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Accueil > Revue Partage > année 2007

Extraits de la revue
Partage international

Juin 2007 - N° 226

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Le changement climatique : une question de mode de vie par Marwaan Macan-Markar


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home La Transformation

par le Maître –

Par l'entremise de Benjamin Creme

On ne sera pas surpris d'apprendre que le véritable nombre de morts parmi les civils irakiens dépasse maintenant huit cent mille tandis que les blessés, graves et légers, sont au moins un million. Combien de temps encore les puissances d'occupation pourront-elles cacher ces chiffres à leurs populations ? Il va sans dire qu'elles font tout ce qui est en leur pouvoir pour dissimuler et minimiser, à leurs propres fins, ces horribles statistiques de destruction. Rien de surprenant, dès lors, à ce que des millions d'Irakiens aient fui leur pays. Faut-il s'étonner que l'invasion de l'Irak soit appelée à être bientôt reconnue comme le plus grand désastre de cette époque récente : arbitraire, inutile et arrogante à l'extrême ? Tandis que le monde attend, Américains et Britanniques tentent de s'extirper du bourbier qu'ils ont créé, tout en préservant toute la dignité et la crédibilité dont ils soient capables. Gloire et triomphe ne sont certainement pas à l'ordre du jour face à un héritage de mort, de chaos et d'abus de pouvoir.

Réparer les brèches

Pendant ce temps, les forces de reconstruction se sont mises à l'œuvre pour réparer les brèches, physiques en Irak et psychologiques ailleurs. Le monde attend avec anxiété de connaître les résultats de ce malheureux épisode, mais beaucoup entretiennent des espoirs étrangement élevés sans raison apparente, semblerait-il. A l'insu des hommes, le monde tout entier se prépare à des changements d'envergure, qui mettront un terme non seulement à la situation traumatique du Moyen-Orient, mais aussi aux dangers et tragédies de la Terre elle-même.

Maitreya frappe fort à la porte. Bientôt, cette porte s'ouvrira et le Seigneur d'Amour descendra dans l'arène. En le voyant, les hommes s'étonneront de la simplicité de ses paroles, mais aussi de sa clarté d'expression. Sa sagesse les enchantera autant qu'elle les déconcertera, et elle attirera vers lui ceux qui sont prêts à le suivre dans la reconstruction du monde. Il
a pour nom Bravoure ; et également, Fermeté de dessein. Le Grand Seigneur vient équipé comme nul autre avant lui, prêt à livrer bataille à tout ce qui accable et rabaisse l'homme.

Les hommes ne font qu'un

Nombreux sont ceux que l'idée d'une telle Présence parmi nous fait sourire, mais bientôt tous connaîtront le bien-fondé de ces lignes et prendront position pour ou contre lui. Ainsi le Grand Seigneur mettra-t-il l'humanité face à la question de sa survie. Il montrera que, en essence, les hommes ne font qu'un, quelle que soit leur croyance ou leur couleur de peau ; que l'abondance des fruits de la Terre appartient à tous, et que le partage de cette abondance est la clé de leur avenir.

Seuls le partage, et la justice qu'il amènera, offrent un espoir à l'homme. Seule la justice née du partage mettra fin aux calamités de la guerre et de la terreur. Seuls le partage et la justice peuvent amener les hommes à cette Fraternité qui est leur véritable héritage. Quand les hommes comprendront cela, ils se montreront à la hauteur du défi et s'attaqueront aux nombreux problèmes qui aujourd'hui nous semblent insurmontables, les abordant l'un après l'autre.

La lumière de Maitreya soutiendra les hommes, leur apportant l'équilibre nécessaire dans leur empressement à mettre en œuvre les changements et, dans l'ordre qui convient, le renouveau du monde s'accomplira. Ainsi en sera-t-il.





Home Les lauréats du Prix Goldman 2007

Le « Prix Nobel vert » décerné annuellement à des militants travaillant à la jointure du social et de l'environnemental, a couronné l'action de six personnes, issues de quatre continents.

Les Cinq de Rossport 

En 1996, la compagnie Shell avait découvert une réserve naturelle de gaz au large des côtes ouest de l'Irlande. Elle avait aussitôt enclenché les procédures de routines, dont la construction d'un gazoduc et d'une raffinerie.

Hélas pour elle, un certain Willie Corcuff s'est mis en tête de refuser qu'elle fasse passer son gazoduc sur ses terres et celles de ses voisins, sans parler de mettre en danger un délicat écosystème marécageux et la population environnante. Ses motifs étaient d'autant plus fondés que l'autorisation reçue par Shell pour lancer ses projets était illégale, par défaut de consultation préalable de la population.

Shell avait prévu de démarrer sa production en 2003, et d'acheminer le gaz toxique, non raffiné, via Rossport, par un gazoduc à haute pression d'une dizaine de kilomètres jusqu'à la raffinerie à construire dans la région de Bellanaboy.

W. Corduff et ses amis et voisins ont donc lancé une campagne d'information auprès des résidents. En juin 2005, lui-même et quatre de ses collègues, connus comme « les Cinq de Rossport », furent condamnés à la prison pour avoir refusé – en toute légalité – l'accès de leurs terres à Shell. Libérés après 94 jours de détention à la suite de protestations massives de la population, ils ont imposé un blocus contre le site prévu pour la raffinerie.

Ces efforts ont payé, puisque la compagnie a accepté de redessiner le parcours du gazoduc, même si, dit-on, les changements sont mineurs, et n'ont pas encore été rendus publics.

Malgré cela, en octobre 2006, Shell a donné le premier coup de pioche sur le site de Bellanaboy. Dernièrement, une Haute Cour de Dublin, confirmant la loi, a statué que le gouvernement ne pouvait forcer les cinq fermiers à accepter le passage du pipe-line sur leurs terres – un jugement qui a définitivement rendu caduc le tracé préétabli par la compagnie. Une commission gouvernementale étudie actuellement l'impact écologique de la raffinerie.

Cinq millions de saumons sauvés

Au cours de la fin du XXe siècle, les populations de saumons jadis pléthoriques de l'Atlantique nord sont tombées à des niveaux alarmants, affectant non seulement les écosystèmes océaniques et fluviaux de la région, mais également les communautés rurales pour lesquelles cette pêche constitue une tradition ancestrale et leur principale source de revenus.

C'est dans les années 1970 qu'Orri Vigfússon, entrepreneur et grand amateur de pêche à la ligne dans les rivières de son Islande natale, a pris conscience du problème. Il a alors créé le North Atlantic Salmon Fund (NASF). Depuis 1989, cette association a levé une trentaine de millions d'euros pour racheter des licences de pêche au filet dérivant. Pour assurer la pérennité de son action, O. Vigfússon a lancé des alternatives viables, comme l'élevage de crabe des neiges et le caviar de lompe.

Le NASF a aussi négocié des moratoires avec plusieurs gouvernements. Tous ces efforts ont abouti à une remontée spectaculaire des stocks de saumons dans de nombreux pays. Selon les estimations du NASF, la pêche industrielle dans l'Atlantique a chuté de plus de 75 % ces quinze dernières années, et les pêcheurs à la ligne dans les rivières où les filets sont bannis ont signalé une forte augmentation des prises. Plus de cinq millions de saumons atlantiques auraient ainsi été sauvés.

Régisseurs légitimes de la terre

La forêt boréale du Canada forme une ceinture verte traversant le centre du pays et constitue 25 % de la surface forestière mondiale.

Le territoire traditionnel des peuples première de Poplar River, qui compte 1 200 âmes, pour la plupart des Ojibway, vit sur le côté oriental du lac Winnipeg (Manitoba). Le territoire des peuples premiers a, d'un point de vue légal, un statut public. Ce qui permet aux agences provinciales et fédérales d'accorder des baux à long terme à l'industrie sans consulter au préalable les premiers intéressés. D'où, entre autres choses, une déforestation importante et la multiplication des centrales hydro-électriques sur les fleuves de la région.

Sophia Rabliauskas, une des principales figures de ce peuple premier, s'efforce depuis huit ans, avec son peuple, d'assurer la protection des deux millions d'acres de leur forêt encore préservés du bûcheronnage et des exploitations hydraulique, gazière et minière. En 2004, en collaboration avec d'autres membres de sa communauté, elle a lancé un plan de développement et de gestion de leur territoire – une première parmi les autres peuples premiers de cette région boréale. Elle travaille maintenant à faire avaliser ce statut et cette politique par le gouvernement du Manitoba. Ils espèrent ensuite faire inscrire l'ensemble de cette forêt sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Transformer la communauté grâce au développement durable

La vallée de Luangwa, au nord de la Zambie, est depuis les années 1980 une des zones favorites des braconniers, qui ont décimé la population des éléphants et réduit ses habitants à la plus extrême misère. C'est pour lutter contre ces déprédations que Hammerskjoeld Simwinga a lancé des initiatives de développement durable, dans le but de restaurer la flore et la faune et faire sortir cette région de sa pauvreté.

Chef du Programme de la conservation de la vie sauvage et du développement des communautés humaines, il protège la biodiversité du Parc national du nord de Luangwa tout en améliorant la vie des villages par le micro-crédit, des programmes de santé et d'éducation, et en promouvant le rôle des femmes.

Il a commencé son travail dans la région en 1994, dans le cadre d'un programme américain de conservation de la vallée, à une époque où les économies locales tiraient une grande partie de leurs ressources du braconnage. Il a aidé les villageois à former des « clubs de défense et de promotion de la vie sauvage », dont le but était d'octroyer à ceux qui aidaient les braconniers des petits prêts pour lancer de petites affaires comme alternatives à ces activités de braconnage.

Grâce à ce dispositif, les gens ont pu ouvrir de petites épiceries et des moulins, offrant ainsi des emplois à des meuniers, des mécaniciens et des comptables. Ce programme a également prêté des semences aux fermiers et leur a apporté une assistance technique destinée à améliorer la qualité nutritive et la quantité de leurs récoltes, dans le but de les rendre moins dépendants, pour leur alimentation, de la viande des animaux sauvages.

Protection des sources en Mongolie

Dans les vastes steppes de Mongolie, à la population clairsemée, des pratiques minières d'un autre âge font peser une lourde menace sur les ressources hydrologiques de l'ensemble de la région. Avec une population pauvre, rurale et en partie nomade, le pays fait face à un défi sérieux : mettre en place une politique industrielle afin de protéger l'environnement naturel dont tire chichement sa nourriture une partie de ses habitants. C'est Tsetsegee Munkhbayar qui a pris la tête de la campagne de protection des ressources en eau du pays. Les Mongols qui vivent dans les zones rurales comptent essentiellement sur les fleuves et leurs affluents pour se fournir en eau potable, eux et leurs troupeaux. Les exploitations minières sauvages, qui extraient le minerai par des systèmes à eau sous haute pression, ont asséché plus de 30 affluents de l'Onggi (l'un des principaux fleuves du pays).

Munkhbayar, issu d'une famille de bergers semi-nomades, dirige le Mouvement pour la rivière Onggi, organisation militante qu'il a cofondée en 2001. Son action a abouti à la formation de la Coalition mongolienne pour la protection de la nature, qui réunit onze mouvements de défense des fleuves et rivières.

Munkhbayar a fini par convaincre le gouvernement d'augmenter et de renforcer les règles d'exploitation minière dans la région, de fermer les mines trop polluantes et d'entreprendre une restauration de l'environnement. Autant de succès qui se sont traduits, en mai 2006, par l'adoption d'une loi cadre sur les règles d'exploitation minière et la protection des voies d'eau. De plus, 35 des 37 mines qui sévissaient dans le bassin de l'Onggi ont mis fin à leurs activités destructrices. Depuis, le fleuve a retrouvé sa vigueur et son débit.

Une voix pour les sans voix

De petites communautés autochtones parsemées dans l'Amazonie péruvienne ont décidé de refuser tout contact avec le monde extérieur, et de continuer à mener leur vie ancestrale millénaire. Mais cette volonté d'isolement a vite été mise à mal par l'intrusion de forestiers à la recherche d'acajous pour le marché américain, intrusions souvent responsables d'épidémies catastrophiques, d'affrontements particulièrement violents, et de la perte d'une culture indigène ancestrale.

Julio Cusurichi, chef Shipibo de l'Amazonie péruvienne, a très vite pris les choses en mains. Ses efforts, ayant attiré l'attention internationale, ont abouti en 2002 à la création d'une réserve territoriale pour ces peuples, s'étendant sur une superficie de près de 8 000 km², dans une des régions les plus vierges de l'Amazonie.

J. Cusurichi a ensuite aidé le gouvernement à établir des postes de surveillance sur les principales rivières de la région et à faire l'inventaire des acajous restants. Lorsque le gouvernement eut décidé d'abandonner ces postes, il entreprit, en collaboration avec un groupe de défense des droits des autochtones, de former les villageois afin que, payés par le Trésor public, ils prennent le relais des fonctionnaires.

Pour verrouiller plus encore la protection de sa région, J. Cusurichi, en collaboration avec diverses associations de défense de l'environnement, a engagé des poursuites contre les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture des Etats-Unis et contre trois grands importateurs de bois de construction américains, pour viola-tion par l'Etat américain de sa propre loi de protection des espèces en danger (Endangered Species Act). En cas de victoire, c'est le principal débouché de ce trafic qui pourrait se voir fermer, et donc parachèverait la politique de protection de la réserve.




Home La solidarité économique

par Jeffrey D. Sachs Source : BBC.co.uk/radio4/Reith2007

Jeffrey Sachs est directeur de l'Institut de la Terre, conseiller de gouvernements et d'agences internationales en matière de réduction de la pauvreté, d'annulation de la dette et de santé dans les pays en développement. Il est également conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et auteur de The End of Poverty (la Fin de la pauvreté). Dans cinq conférences, intitulées Un monde qui explose, diffusées récemment sur la BBC, Jeffrey Sachs a abordé les défis complexes et les choix auxquels est confrontée l'humanité.

« Nous sommes aujourd'hui empêtrés dans une autre guerre calamiteuse, marquée par l'échec manifeste de la coopération mondiale. La guerre en Irak non seulement fait des dizaines de milliers de morts et des mutilés en plus grand nombre encore, mais elle nous détourne de nos tâches vitales. » [Conférence n° 3]

« Pour résoudre les problèmes, nous devons d'abord comprendre que le défi de notre génération, ce n'est pas nous contre eux, nous contre l'Islam, nous contre les terroristes, nous contre l'Iran, c'est nous tous sur cette planète contre un ensemble de problèmes partagés et de plus en plus urgents. » [N° 1]

« Dans un monde interconnecté, nous avons le grand besoin et la responsabilité partagée, pour notre propre survie, de veiller sur nos maillons les plus faibles. Un milliard de personnes sur la planète sont trop pauvres, trop affamées, trop accablées par la maladie, trop privées des infrastructures de base les plus élémentaires pour accéder à la première marche sur l'échelle du développement. Le monde riche semble croire, en dépit de tous les beaux discours, que ceci n'a pas vraiment d'importance, puisqu'il n'agit pas. Nous laissons dix millions de gens mourir chaque jour car ils sont trop pauvres pour rester en vie. De beaux discours ne résolvent pas les problèmes. » [N° 1]

« La fin de la pauvreté d'ici 2025. Cela semble une exigence inaccessible, un rêve impossible. Mais c'est à notre portée. C'est un objectif raisonnable scientifiquement parlant […] Comment pouvons-nous choisir, comme nous le faisons aux Etats-Unis, de réclamer un budget de 623 milliards de dollars pour l'armée – plus que le reste du monde dans son ensemble – et seulement 4,5 milliards de dollars pour l'Afrique et penser que c'est faire preuve de prudence ? […] Combien d'exemples nous faut-il pour comprendre les liens, et les menaces communes, et l'imprudence de laisser des gens mourir de faim – l'imprudence de l'esprit, du cœur et de la sécurité géopolitique pour nous ? » [N° 1]

« En ce qui concerne l'augmentation démographique, les preuves scientifiques montrent nettement que même les pauvres aimeraient avoir moins d'enfants, et le choisiront lorsqu'ils auront accès au planning familial et à la contraception, et quand ils seront persuadés que leurs enfants survivront, recevront une éducation et auront une chance de participer en tant que membres productifs de la société. » [N° 3]

« Quant aux allégations de corruption en Afrique, l'Afrique, comparée aux autres régions pauvres du monde, souffre de quatre fardeaux énormes, pouvant tous être résolus à un coût relativement peu élevé […] Ces défis – la production de nourriture, le contrôle des maladies, le manque d'infrastructures, la démographie galopante – ne sont pas dus à la corruption, mais à l'environnement, à l'histoire et au cercle vicieux de l'extrême pauvreté elle-même. » [N° 4]

« Les pauvres des pays en développement portent leurs enfants sur le dos pendant des kilomètres jusqu'à un dispensaire et l'enfant est mort lorsqu'ils arrivent. Ils connaissent l'angoisse du manque de nourriture pendant les trois mois précédant la nouvelle récolte. Ils ne peuvent se permettre d'avoir une pompe à bras pour irriguer pendant les périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. [N° 4]

« Ils aimeraient produire davantage de nourriture, ne plus avoir faim, ne plus voir leurs enfants mourir de la malaria. Ils aimeraient avoir des points d'eau sûrs et des moyens de transport et de communication. Quelle aide leur apporter ? Des moustiquaires contre la malaria, des semences à haut rendement, des pompes à bras, des vaccins et des médicaments anti-rétroviraux, des forages. » [N° 4]

« Le monde développé ne consacre même pas 0,7 pour cent de son PNB à l'aide, à l'exception de cinq pays : le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Ce qui est frappant en ce qui concerne l'aide, c'est la forte corrélation entre l'aide internationale d'un pays et le soin qu'il prend des plus démunis. Les pays qui s'occupent de leurs propres pauvres ont également tendance à aider les pauvres dans le reste du monde. Les pays qui négligent leurs propres pauvres ont tendance à s'écarter également de leurs responsabilités internationales. » [N° 4]

« Le point de départ est à mon avis un diagnostique sérieux et scientifique des problèmes à résoudre, qu'il s'agisse de climat, de biodiversité, d'eau, ou d'extrême pauvreté. Vient ensuite une prise de conscience publique. Nous vivons, heureusement, dans une ère démocratique. Les problèmes mondiaux ne peuvent être résolus que si l'opinion publique mondiale en a conscience. Vient ensuite le développement des moyens technologiques pour faire face aux défis. Pour finir, il doit exister un accord mondial. » [N° 3]

« Nos gouvernements ignorent les objectifs parce les dirigeants politiques ne savent pas comment les réaliser. » [N° 5] […] Il faut réorganiser nos gouvernements car nous avons des structures gouvernementales du dix-neuvième et du vingtième siècles pour faire face à des problèmes du vingt-et-unième siècle. [N° 1]

« Nous avons besoin de l'engagement de tous. [N° 1]

« Il existe d'innombrables manières pour vous de vous impliquer dans la solution des grands défis de notre temps – la fin de la pauvreté, la protection de l'environnement, ou le contrôle et pour finir l'élimination des armes nucléaires… Chaque citoyen devrait faire pression sur son gouvernement pour qu'il remplisse ses obligations, et nos Promesses du millénaire. » [N° 5]

« Le coût des mesures pour faire face au changement climatique s'élèverait probablement à moins d'un pour cent de notre revenu mondial annuel, et peut-être beaucoup moins. Mettre un terme à l'extrême pauvreté coûterait moins d'un pour cent du revenu mondial. La préservation de la biodiversité coûterait beaucoup moins cher encore. Et le désarmement, lorsqu'il sera basé sur la confiance mondiale et des traités, permettra d'économiser des sommes énormes qui sont destinées aujourd'hui à empiler des stocks dangereux d'armes nucléaires ou autres. [N° 5]

« Adoptons l'économie de marché, mais reconnaissons que le libre échange appartient au passé. Nous avons besoin du rôle actif de l'Etat, pour aider les plus pauvres à se libérer de l'impasse de la pauvreté et aider également à réduire les inégalités d'une société de marché à hauts revenus.
Efforçons-nous de comprendre que la solidarité économique est une assurance pour tous, pauvres et riches. Si nous investissons dans la solidarité, nous parviendrons également à une société plus humaine. Il ne s'agit pas de choisir entre les pauvres chez nous et les pauvres ailleurs. Il s'agit d'aide et de solidarité pour tous.
Efforçons-nous d'honorer nos engagements dans le combat contre la pauvreté, la faim et la maladie. Nos engagements sont petits comparés à notre immense richesse, et les bénéfices seront grands. Nous avons le pouvoir de sauver des millions de vies chaque année, d'aider à limiter la croissance de la population dans les pays les plus pauvres, et de réduire, à défaut d'y mettre un terme, les conflits et les guerres engendrés par l'extrême pauvreté, qui menacent la paix partout dans le monde. Ceci est en vérité la tâche de notre génération. » [N° 4]





Signes des temps

Home Bénédictions du Maître Jésus


Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de hiboux au zoo d'Amsterdam. Photo envoyée par R. van de P.



Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de J. C., Miltoen Malbay, (Irlande), montrant sa petite-fille Aoibheheann, âgée de quatre mois, à qui sa mère donne un bain.
 


Bénédiction de lumière du Maître Jésus, sur une photographie datant de novembre 2003, prise lors de l'anniversaire de la fille de K. A., à Solothurn (Suisse). La photo montre une buche qui brûle.
 


Bénédiction de lumière du Maître Jésus, sur une photographie de B. D., Gorey (Irlande), prise lors du baptême de sa petite nièce, en avril 2007.




Home Des ovnis au-dessus des Iles Anglo-Normandes

Source : The Independent, Grande-Bretagne

Le 23 avril 2007 à 15 h, deux pilotes de ligne ont remarqué de gigantesques ovnis au-dessus d'Aurigny, dans les Iles Anglo-Normandes.

Selon The Guernsey Press and Star, le capitaine Ray Bowyer, âgé de cinquante ans, se dirigeait de Southampton vers Aurigny et, alors que son avion se trouvait à une cinquantaine de km de sa destina-tion, à une altitude de 1 300 m, il vit une lumière jaune brillante située à l'ouest de l'île. « C'était un objet jaune, mince, très pointu, avec une partie verte. Son altitude était de 600 mètres et il était immobile, a-t-il déclaré. Je pensais qu'il se trouvait à environ 15 km, mais je réalisai plus tard qu'il était approximativement à une soixantaine de km. Il me parut tout d'abord avoir la taille d'un Boeing 737. Mais il devait être beaucoup plus grand, si j'en juge par la distance à laquelle il se trouvait. Il devait avoir 1 500 m de long. » 

Puis il vit un second objet, plus loin vers l'ouest. « C'était exactement le mê-me, mais il paraissait plus petit car il était plus éloigné, a-t-il déclaré. Il se trouvait plus près de Guernesey. En me rapprochant, il devint clair pour moi que c'était un objet tangible. Je me demandais si je devais me rapprocher davantage pour le voir de plus près, mais j'y renonçai en raison de sa taille. Je devais tout d'abord penser à la sécurité de mes passagers. »

Le capitaine Bowyer, qui a vingt ans de pilotage à son actif, a affirmé n'avoir « jamais rien vu de semblable ». Il a signalé les objets au contrôle aérien et fait un rapport écrit.

Le contrôleur aérien de service, Paul Kelly, a déclaré que le pilote d'un autre avion avait fait un rapport similaire, mais que rien n'était apparu sur son radar.

En effet, à la même heure, le pilote du Blue Islands, en route pour Jersey, passa près de Serk et décrivit un objet se trouvant derrière lui, à sa gauche. Sa description était très similaire à celle du capitaine Bowyer et tous deux ont situé l'objet exactement au même endroit. Mais ils le regardaient de deux côtés opposés. 

Le deuxième pilote a indiqué que l'objet se trouvait à environ 450 m au-dessous de lui. « Le Blue Islands se trouvait à ce moment-là à 1 050 m d'altitude, les deux pilotes ont donc indiqué une altitude identique pour l'objet. Si celui-ci était immobile, notre équipement ne pouvait le saisir car le radar l'aurait ignoré », a expliqué le contrôleur.

Le ministère de la Défense britannique est enfin en train d'ouvrir ses dossiers concernant les ovnis.

Des milliers de personnes lui ont signalé des ovnis au fil des années, selon le journal The Independent : « Mais ce sont les observations impartiales des pilotes et du personnel militaire que le ministère de la Défense a tendance à prendre le plus au sérieux. La plupart de ces rapports ont été transférés au Bureau des Archives nationales à Kew. Ce n'est que très récemment que le ministère a reconnu qu'il existait une unité gouvernementale concernant les ovnis, connue sous le nom S4F (Air) ou D155. »

Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré : « Nous recevons actuellement de nombreuses requêtes de personnes demandant à voir ces informations, aussi avons-nous décidé de mettre les rapports sur notre site Internet. Mais pour être clair, nous ne nous sommes jamais intéressés qu'aux rapports pouvant concerner la défense. »

Nick Pope, ancien enquêteur du ministère de la Défense sur ce sujet, a déclaré que « les pilotes étaient des observateurs entraînés et qu'ils étaient moins susceptibles de mal identifier des objets ordinaires que la plupart des autres personnes. Les dossiers du ministère de la Défense concernant les ovnis contiennent plusieurs rapports de pilotes civils et militaires, dont certains furent confirmés par radar. Ce dernier incident [celui des Iles Anglo-Normandes] fait partie de ceux qui sont pris au sérieux et il devrait faire l'objet d'une enquête approfondie. »
.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'authentiques vaisseaux spatiaux venant de Mars


Home Une silhouette d'ange sur une photographie

Source : The Daily Mail, Grande-Bretagne



Lors d'une visite à Rome, Andy Key, policier britannique à la retraite, a pris une photographie d'un rayon de soleil à travers une fenêtre à la basilique Saint-Pierre.

Lorsque sa femme et lui téléchargèrent leurs photographies sur leur ordinateur, ils remarquèrent une image inhabituelle sur la photographie du Vatican : un ange planant au-dessus de la tête des visiteurs dans l'église. « Personne ne peut expliquer ceci, a déclaré Andy Key. Il n'y a rien au-dessus des têtes des visiteurs qui puisse avoir réfléchi la lumière… C'est presque comme un hologramme. » 

 Des photographes professionnels ont examiné la photographie d'Andy Key et ils ne peuvent expliquer ce qui est à l'origine de la silhouette angélique.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un miracle accompli par le Maître Jésus.


Home Michigan : une statue de la Vierge penche la tête

Source : www.chaldeannews.com

Ghassan Pattah, un catholique chaldéen âgé de trente-neuf ans, est décédé de ce que les médecins appellent une défaillance cardiaque. Peu de temps avant sa mort, il avait dit à sa mère que la Vierge Marie lui était apparue et il avait confié à son frère qu'il allait bientôt mourir.

Amira, la mère de Ghassan, explique que lorsque Ghassan est tombé malade, la statue de la Vierge, située dans le jardin, devant leur maison, à Sterling Heights, dans le Michigan (Etats-Unis), a penché la tête et s'est mise à pleurer.

Un certain nombre de personnes racontent également avoir vu une photo de la Vierge Marie en train de pleurer au moment de la mort de Ghassan. La famille et d'autres personnes disent qu'elles ont vu la statue « cligner des yeux et verser une larme » sur la photographie.

Des catholiques chaldéens et des milliers de personnes de différentes nationalités et croyances affluent dans le Michigan pour voir la statue et les photographies dans la maison des Pattah.

« Des centaines de gens sont venues ici pour voir la Vierge bénie et ils disent qu'ils vont cesser d'accomplir de mauvaises actions, a déclaré Sal Pattah. Nous avons la religion catholique chaldéenne dans le sang, a déclaré Shahla Gabbara, venue de Macomb Township pour voir la statue et les photos exposées. C'est un signe de notre Mère bénie pour nous montrer qu'elle existe. » La famille a placé une boîte de plexiglas au-dessus de la statue et protégé les photographies. 

« Une femme atteinte d'un cancer est venue la semaine dernière prier devant la statue, a raconté Sal. Elle est revenue l'autre jour et a dit que son cancer avait disparu. Les gens essaient de me donner de l'argent, mais je n'en veux pas. Nous avons aussi une photographie de mon frère sur laquelle est soudain apparue une image de la Vierge Marie. Je ne sais pourquoi. Je ne peux l'expliquer, mais je sais que c'est un miracle. »

Amira affirme que son fils décédé avait commencé à lui parler en araméen, la langue de Jésus, une langue qui n'était pas familière à Ghassan. Il lui a dit que la Vierge lui avait parlé en araméen.

Certains des pèlerins et des membres de la famille ont déclaré que la statue est plus qu'un miracle – Dieu essaie de leur dire de redresser leur conduite. Ils croient que la mère du Christ essaie de leur dire qu'elle est avec eux dans chacune de leurs actions et de leurs pensées.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces miracles ont été manifestés par le Maître qui fut la Vierge Marie.



Tendances

Home Une nouvelle ère pour l'Irlande du Nord

Source : The Independent, G.-B.

Journée historique pour l'Irlande du Nord, le 8 mai 2007 a vu le dirigeant du parti unioniste démocratique, Ian Paisley, prêter serment comme premier ministre et le négociateur en chef du Sinn Fein, Martin Mc Guinness, prêter serment comme premier ministre délégué, devant l'Assemblée d'Irlande du Nord, à Stormont.

Ces deux anciens adversaires politiques formeront un gouvernement commun de douze membres issus des quatre principaux partis. Ils s'occuperont des affaires locales en matière de finances, économie, environnement, culture, développement des régions, agriculture, éducation, emploi, santé et développement social. Londres conservera sa souveraineté sur cette province.

Le retour d'un gouvernement décentralisé fait suite à la réunion historique de mars 2007 entre I. Paisley et le président du Sinn Fein, Gerry Adams, où ils se sont entendus pour partager le pouvoir.

Les commentateurs s'émerveillent de ce miracle permettant de voir d'anciens ennemis jurés – l'un supportant le Royaume-Uni, l'autre une Irlande unifiée – mettre fin à des années d'âpres conflits entre catholiques et protestants et, avec un respect mutuel et cordial, promettre de diriger l'Irlande du Nord ensemble pour le bénéfice des deux côtés. Pour les observateurs d'Irlande du Nord, ce furent des scènes étonnantes après des années de haine, des milliers de morts et une détermination des deux côtés de ne jamais céder.

Dans son discours, Ian Paisley a déclaré : « Si vous m'aviez dit il y a quelques temps que je me tiendrais là pour prendre cette fonction, je ne vous aurais pas cru. Nous faisons cette déclaration, nous partageons tous le but de construire une Irlande du Nord dans laquelle nous pourrons tous vivre ensemble en paix, étant sur un pied d'égalité devant la loi et tous soumis à cette loi.
Aujourd'hui, nous saluons et honorons les morts de l'Ulster – innocentes victimes – ce groupe de braves, membres des deux religions, protestants et catholiques romains, forts dans leur fidélité à leurs différentes croyances politiques, unionistes et nationalistes, hommes et femmes, enfants et adultes, tous victimes innocentes de ce terrible conflit […]
Je suis persuadé que l'Irlande du Nord va connaître une ère de paix, un temps où la haine n'aura plus cours. Comme il sera bon de participer à cette merveilleuse guérison de notre province. Aujourd'hui nous avons commencé à semer et nous attendons la récolte. »

Martin Mc Guinness a ajouté : « Unis dans le pouvoir exécutif, le premier ministre et moi-même nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire en sorte qu'il y ait une réelle différence dans la vie de tous.
Nous nous efforcerons de conduire une société divisée et sans harmonie vers une société célébrant notre diversité et déterminée à fournir un meilleur avenir pour son peuple. Une société qui chérisse nos aînés, les plus vulnérables, les jeunes et tous nos enfants d'une manière égale, qui accueille chaleureusement les étrangers de cultures différentes qui veulent se joindre à nous et ainsi forger un avenir ensemble. Une société qui se souvienne de ceux qui ont sacrifié leur vie. »




Home Un navire hôpital

Source : www.mercyships.org

Africa Mercy est un navire hôpital équipé des dernières technologies, dont l'équipage est composé presque exclusivement de volontaires. Cet ancien ferry danois a récemment quitté le port de Blyth, en Angleterre, pour se diriger vers la côte ouest de l'Afrique où il fournira gratuitement des soins médicaux pour les personnes les plus pauvres du Libéria. La plupart des 400 membres de l'équipage comprenant des médecins, des dentistes, des infirmières, des enseignants, des maçons et des cuisiniers, est formée de bénévoles de confession chrétienne sans que cela constitue un prérequis. Le personnel médical prévoit d'effectuer environ 7 000 opérations par an, y compris des opérations de la cataracte, l'implantation de lentilles ou l'ablation de tumeurs. Ceci constitue la quatrième opération lancée par l'association internationale Mercy Ships, créée en 1978. Il a fallu huit ans et 30 millions de livres sterling pour convertir Africa Mercy en navire hôpital équipé de 474 couchettes, d'une salle d'hôpital de 78 lits, de six salles d'opération, d'une salle de radiographie, d'un scanner et d'une école pouvant accueillir 60 élèves.




Home La Banque mondiale se fixe-t-elle une nouvelle cible ?

Source : Le Monde, France

« Il est frappant de voir que les trois-quarts des pauvres dans les pays en développement sont des fermiers. L'agriculture n'est peut-être pas le seul moyen de les sortir de la pauvreté, mais c'est certainement le plus efficace. »

 Voici l'une des déclarations inhabituelles du prochain Rapport 2008 sur l'évolution du monde de la Banque mondiale – à paraître en septembre 2007.

Ce rapport, tel qu'il se présente actuellement, est divisé en trois parties :

– Quand l'investissement dans l'agriculture est-il efficace pour la croissance globale et la réduction de la pauvreté ?

– Comment la croissance agricole et rurale peut-elle favoriser davantage les pauvres et être plus durable ?

– Comment les stratégies de développer par l'agriculture peuvent-elles réduire efficacement la pauvreté ?

Bien que ce rapport puisse connaître des modifications avant sa parution, la Banque mondiale s'éloigne de son traditionnel soutien à la fameuse doctrine des « réajustements structurels ». Elle préconise désormais un engagement fort et actif des gouvernements en faveur de l'agriculture dans le monde en développement, et reconnaît implicitement avoir négligé jusqu'à présent cette arme majeure dans la lutte contre la pauvreté. « L'industrialisation a dominé le débat politique ; le développement grâce à l'agriculture n'était même pas envisagé comme option pertinente. Le coût de cette omission aura été élevé en terme de croissance, de bien-être, et de conséquences environnementales. »

Ce changement de position est considéré comme un rejet significatif du Consensus de Washington qui dirige la politique des institutions internationales depuis 1989 avec une formule basée sur toujours plus de privatisations, de déréglementation de réduction des impôts et taxes, de démantèlement des barrières douanières.

Entre 1980 et 2004, la part du budget de l'agriculture a diminué en Afrique (de 6,4 à 5 %), en Amérique latine (de 14,8 à 7,4 %) et en Asie (de 8 à 2,7 %), mais la Banque mondiale considère maintenant qu'il est urgent d'engager « des politiques de développement de l'agriculture basées le soutien massif des gouvernements. »
« La vitesse du changement climatique, l'imminence d'une crise mondiale de l'eau, le développement plutôt lent des biotechnologies, la demande croissante en biocarburants, tout cela crée de nouvelles incertitudes quant aux conditions dans lesquelles la nourriture sera disponible dans l'économie mondiale », prévient la Banque mondiale.




Home Le Venezuela s'oriente vers une économie libre et juste

 Hugo Chávez, président du Venezuela, a déclaré qu'il nationaliserait les services bancaires s'ils ne mettaient pas à l'ordre du jour prioritaire « la réduction des coûts de financement pour les secteurs industriels vénézuéliens ». Le président veut voir le système bancaire et l'industrie de l'acier subir de profonds changements. Il faut que les banques soutiennent l'industrie de l'acier en accordant des taux de financement bas, et de son côté, cette industrie devra s'engager à ce que le Venezuela ne soit pas obligé d'exporter ses matières premières brutes pour importer ensuite les produits fabriqués avec ces mêmes matières premières.

H. Chávez a également donné l'avertissement suivant : « Si les banques privées ne soutiennent pas les efforts économiques du gouvernement vénézuélien en posant comme priorité le financement de notre industrie, elles feraient mieux de s'en aller et nous gérerons nous-mêmes notre système bancaire. » Dans une interview accordée à un journal vénézuélien, El Observador, H. Chávez a déclaré : « Si Sidor [le plus gros producteur d'acier du Venezuela] n'accepte pas de changer sa manière d'agir, je serai obligé de la nationaliser, comme je l'ai fait pour CANTV [la Société nationale des téléphones du Venezuela]. Sidor exporte nos matières premières à l'étranger, et c'est à l'étranger qu'on fabrique des tubes que nous devons ensuite acheter à la Chine. »




Home Accueillir des réfugiés irakiens

Source : UNHCR

 Les Irakiens quittent leur pays en grand nombre, et d'autres sont déplacés à l'intérieur du pays même. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 1,9 million d'Irakiens sont déplacés à l'intérieur du pays, et deux millions d'autres sont partis à l'étranger, principalement en Syrie et en Jordanie. Les violences sectaires ont ajouté au chaos régnant dans le pays, faisant de nombreuses victimes.

Une famille chrétienne d'ascendance arménienne vivant à Bagdad s'est trouvée impliquée dans ce type de conflits, et, lorsque leur petit-fils a échappé de peu à la mort, elle a décidé de s'enfuir. Ils ont tout vendu, et se sont rendus à l'aéroport avec 250 dollars. En fin de compte, seules les deux sœurs aînées, âgées de 78 et 76 ans, ont été admises au départ. Le restant de la famille a été refoulé, car les papiers n'étaient pas en ordre. Les deux sœurs sont arrivées à l'aéroport du Caire le jour du réveillon de la nouvelle année, sans argent – on leur avait fait payer un excédent de bagages – sans amis, famille ni contacts.

Seules, inquiètes et désorientées, elles erraient aux alentours de l'aéroport, lorsqu'elles furent remarquées par une jeune égyptienne qui les prit non seulement sous son aile, mais aussi dans sa maison où elles ont vécu avec son mari saoudien et sa fille en bas âge. Ces deux femmes sont restées chez leurs hôtes musulmans pendant cinq mois. La jeune femme égyptienne a contacté le HCR pour trouver une solution à la situation difficile de ces personnes.

Pendant ce temps, les nouvelles d'Irak étaient mauvaises et il est vraisemblable que la famille, que ces deux sœurs ont laissée derrière elles, ait été tuée.

Avec l'aide du HCR, il a été prévu que les deux femmes se rendent aux Pays-Bas pour rejoindre la fille de l'une d'elles, sans doute leur seule parente survivante, pour commencer une nouvelle vie. C'est en pleurant que la famille musulmane qui leur avait offert sans hésiter un havre et de l'amitié leur ont fait leurs adieux, début mai.
« Que dire ? Où dans le monde trouver quelqu'un qui vous héberge pendant cinq mois, vous nourrisse, prenne soin de vous et se préoccupe de vous ?,
ont demandé les sœurs, dont les larmes coulaient sur les joues. Nous avons vraiment une dette de reconnaissance envers cet homme, que nous considérons comme un fils désormais, sa femme et leur fille de 20 mois. »





Les priorités de Maitreya

Home Un ambassadeur lance un appel

Source : Weekly, Japon

Elly Elikunda Mtango, ambassadeur de Tanzanie au Japon, a récemment lancé un appel aux pays riches et industrialisés en leur demandant de traiter les autres nations de manière plus équitable. Dans un article paru dans le journal japonais Nikkei Weelky, l'ambassadeur a énuméré les nombreux défis auxquels doivent faire face les pays en voie de développement.

D'après lui, une de leurs difficultés principales « résulte de la mondialisation qui a créé de grandes richesses mais dont la redistribution se fait en faveur d'une minorité de personnes dans quelques pays. Ce déséquilibre important représente une menace pour la démocratie. Lorsque la richesse est concentrée dans quelques mains, elle est utilisée pour renforcer des positions privilégiées. Ceux qui gèrent le pouvoir économique veulent de plus en plus influencer les décisions politiques. Les déséquilibres dans le domaine de la distribution de la richesse renforcent les inégalités : l'éducation de qualité, les soins de santé et des opportunités de travailler sont alors réservés à ceux qui peuvent en payer le prix. La richesse dépend aussi de la capacité de négociation au sein d'instances telles que l'Organisation mondiale du commerce ; ce qui signifie que les pauvres récoltent peu d'avantages des règles du commerce international ».

Des expressions répétées constamment telles que « les mêmes règles pour tous » ou « les mêmes opportunités pour chacun » n'ont aucun sens dans le contexte des règles de commerce actuelles qui sont profondément injustes ; de même, de nombreuses barrières à l'importation empêchent les produits venant d'Afrique de pénétrer les marchés des pays développés. Le système actuel met en compétition des économies fragilisées contre des multinationales qui ne cessent de croître en taille et en puissance suite aux fusions incessantes entre groupes dont la technologie, l'influence et le pouvoir financier sont bien plus importants que le PNB de pays tels que la Tanzanie. Tant que le système économique mondial ne prend pas en considération les situations profondément inégales des différents pays, les déséquilibres aboutiront à la marginalisation de l'Afrique.

L'ambassadeur lance également un appel en faveur de l'allègement de la dette des pays en développement, pour plus d'investissements en Afrique, pour plus de programmes d'éducation et de formation et davantage d'aide dans le combat contre les maladies infectieuses. Dans son article provocateur, l'ambassadeur cite Albert Einstein qui écrivit que bien que l'humanité fasse partie d'un tout appelé univers, nous sommes tentés de nous considérer comme séparé du reste ; Einstein nous encourage à nous associer à toutes les créatures vivantes.

E. E. Mtango conclut : « La plus grande menace pour la prospérité, la sécurité et la stabilité mondiale, c'est le sentiment de désespérance et d'impuissance d'une grande partie de nos frères – près de quatre milliards de pauvres dans le monde. L'Afrique est encore à l'heure actuelle, le continent où 46 % de la population survit avec moins d'un dollar par jour. »




Home Climat : la mise en garde de généraux retraités

Source : The New York Times, National Public Radio, USA ; BBC News,

Le débat concernant le changement climatique a pris une nouvelle tournure avec la publication d'un rapport rédigé par onze généraux et amiraux américains à la retraite, qui concluent que ce phénomène constitue une menace sérieuse pour la sécurité nationale. Les auteurs du rapport décrivent les risques importants de conflits dans le cas où des mesures ne seraient pas prises rapidement pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre.

Les désordres qui risquent de survenir dans certaines des régions les plus instables du monde seront causés par les inondations, les pénuries en nourriture et en eau, et les migrations de masse vers des régions plus prospères. L'incapacité des nations les plus démunies à assurer l'ordre sur leur territoire favorisera le développement de l'extrémisme. Des tensions devraient également se développer dans les régions stables.

Le rapport recommande que les Etats-Unis s'engagent dans des partenariats destinés à aider les pays les moins développés à gérer les impacts du changement climatique. Ce rapport a reçu le soutien de Michael McConnell, haut responsable des services de renseignements américains, qui considère qu'il est tout à fait pertinent que les services de renseignements se penchent sur les implications du changement climatique en matière de géopolitique et de sécurité.

Un des auteurs du rapport, le général Anthony Zinni, ancien responsable du Commandement central américain, a déclaré : « Soit nous tentons de réduire dès aujourd'hui les émissions de gaz à effet de serre et nous devons supporter le poids financier de ce programme, soit nous récolterons plus tard les fruits de notre inaction dans le domaine militaire, avec des conséquences en terme de vies humaines. »
Le lien entre le changement climatique et la sécurité a déjà fait l'objet d'un séminaire intitulé « Les implications du changement climatique sur la sécurité nationale », organisé en mars 2007 par le US Army War College et le Triangle Institute for Security Studies. 





Faits et prévisions

Home Climat : débat historique à l'Onu

Source : BBC ; www.stepitup.com, E.-.U

« L'environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier. » [Maitreya, PI, juin 1989]

Pour la première fois, la menace pour l'environnement a fait l'objet d'un débat au Conseil de sécurité. Cette discussion d'avril 2007 ouvre de nouvelles perspectives importantes.

Ce débat sur les modifications du climat a fait suite à un document, diffusé par les autorités britanniques, signalant des désaccords côtiers et maritimes dus aux « changements majeurs survenus au cours de ce siècle sur les zones habitables du globe », et l'éventualité d'avoir à déplacer 200 millions de personnes d'ici 2050 en raison du risque d'élévation du niveau de la mer. Le rapport envisage aussi l'éventualité de conflits dus à « la raréfaction des sources d'énergie, et portant sur la sécurité des approvisionnements et sur le rôle que ces ressources énergétiques joueront après le début du conflit ».

Selon la ministre des Affaires étrangères britannique, Margarett Beckett, qui a présidé ce débat : « Le Conseil de sécurité est le forum de discussion des problèmes mettant en danger la paix et la sécurité de la communauté internationale. Qu'est-ce qui provoque les guerres ? Les disputes pour l'approvisionnement en eau, les modifications du mécanisme des pluies, les luttes pour la production de nourriture et l'utilisation des sols. Il y a peu de dangers potentiels plus importants pour nos économies, mais aussi pour la paix et la sécurité elle-même. »




Home La pollution domestique tue 1,5 million de personnes par an

Source : CBC, Canada

D'après les Maîtres de Sagesse, la pollution est déjà la principale cause de mortalité dans le monde. Elle diminue tellement l'activité du système immunitaire que les gens succombent de maladies diverses. L'air même que nous respirons, l'eau, le sol, sont totalement pollués et nous sommes en train de détruire la planète dont nous-mêmes et nos enfants avons besoin pour poursuivre notre existence. [B. Creme, Le Grand Retour]

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 1,5 million de personnes meurent chaque année suite à des problèmes de santé dus à la combustion de charbon, de bois ou de combustibles provenant de déjections animales, pour la cuisine et le chauffage domestique. Parmi les 21 pays les plus affectés, principalement en Afrique, la pollution de l'air dans l'habitat est à l'origine de près de 5 % de la mortalité et des maladies. Plus de 3 milliards de personnes dans le monde dépendent, pour la cuisine et le chauffage, de combustibles solides dont le charbon, le bois, les combustibles issus de déjections animales et de produits agricoles. Une relation a pu être établie entre l'utilisation de tels combustibles et de nombreuses maladies dont la pneumonie, en particulier chez les enfants, et certaines maladies respiratoires chroniques.

Selon l'OMS, l'utilisation de combustibles plus propres et plus efficaces comme le biogaz, le gaz liquide et le kérosène pourraient largement éliminer ce risque pour la santé. A court terme, l'utilisation de technologies plus propres et moins consommatrices d'énergie (comme, des fourneaux plus perfectionnées, des hottes pour la fumée et des cuisinières isolant la chaleur) pourraient réduire substantiellement la pollution de l'air dans l'habitat.




Home Les Américains veulent agir sur le réchauffement global

Source : News, New York Times, E.-U.

L'humanité tournera réellement son attention vers l'action à mettre en œuvre pour dépolluer l'environnement et rendre notre planète à nouveau vivable. Chaque être humain, quelque soit son âge, apportera sa participation. [B. Creme, Le Grand Retour]

Selon un récent sondage, la majorité des Américains considèrent que le réchauffement de la planète est un problème préoccupant et croissant, et sont persuadés que l'on devrait agir immédiatement  pour tenter de réduire le réchauffement planétaire. Le sondage mené par CBS News/New York Times lancé en avril 2007 a aussi montré qu'environ la moitié des personnes interrogées souhaitent que le réchauffement planétaire devienne une grande priorité pour les chefs de gouvernement.

Ce sondage fait apparaître que 49 % des Américains sont convaincus que le réchauffement de la planète a actuellement des répercussions sérieuses, pourcentage en augmentation de plus de 14 % depuis 2001, et 52 % considèrent que le réchauffement planétaire est un problème très sérieux, qui devrait constituer une préoccupation prioritaire pour le gouvernement. Plus de 80 % des Américains sont favorables à l'utilisation de combustibles alternatifs tels que l'énergie solaire et le vent, et beaucoup affirment avoir pris individuellement des mesures pour protéger l'environnement : par exemple, l'achat de produits non nocifs pour l'environnement ou de produits recyclables, ou bien le recyclage des journaux, des boites de conserve ou des bouteilles.

Selon un autre sondage, une majorité d'Américains affirment que le gouvernement devrait développer de nouvelles sources d'énergie et inciter à leur préservation. Une option extrêmement populaire, soutenue par 92 % de la population, est d'obtenir des industriels qu'ils fabriquent des voitures à consommation réduite. 

Bien que seulement 38 % soient favorables à l'augmentation des taxes sur le carburant, deux Américains sur trois affirment qu'ils accepteraient  une augmentation de ces taxes sur le carburant si l'argent correspondant servait à la recherche de nouvelles ressources d'énergie telles que l'énergie solaire ou le vent.





Citation

Home La confiance

par Jeffrey D. Sachs Source : BBC Reith Lecture

Londres, 2 mai 2007 

« En définitive, la clé du succès au XXIe siècle sera peut-être de créer la confiance entre les diverses tendances ethniques et culturelles au sein de nos propres sociétés, ainsi qu'entre les différentes sociétés. Nous pouvons mettre un terme à la pauvreté, chez nous et à l'étranger, en utilisant la technologie et les outils à notre disposition, si nous nous faisons suffisamment confiance les uns les autres, dans notre propre pays et ailleurs. Comme l'avait déclaré John F. Kennedy, dans le contexte de la guerre et de la paix, il ne s'agit pas d'une confiance aveugle, naïve, d'une confiance de rêveurs ou de fanatiques. Nous devons rechercher une confiance raisonnable, s'appuyant sur des institutions spécifiques et des manières spécifiques d'apporter de l'aide aux plus démunis. Notre solidarité économique doit reposer sur une base scientifique et des audits rigoureux autant que sur la confiance elle-même. Mais au cœur de telles institutions réside la confiance que dans tout ceci nous sommes ensemble, que nous partageons la même destinée dans le domaine économique et ailleurs, et que la victoire sur la pauvreté sera une victoire de la sécurité pour tous sur la planète. »





La voix des peuples

Home Journée mondiale pour le Darfour

Source : BBC News, Tne Guardian, Grande-Bretagne ; www.ipsnews.net, w

Face à la situation catastrophique sévissant dans la région du Darfour, où l'on dénombre 450 000 morts et 2,3 millions de personnes déplacées, des manifestants du monde entier ont organisé une Journée mondiale pour le Darfour afin de protester contre l'incapacité du Soudan à mettre un terme au génocide perpétré contre des groupes ethniques non arabes dans sa province occidentale.

Le 27 avril 2007, quatrième anniversaire du début du conflit, des manifestations ont eu lieu dans trente-cinq capitales à travers le monde. A Londres, des manifestants, notamment des hommes politiques et des célébrités, se sont rassemblés devant Downing Street avec 10 000 sabliers contenant du faux sang pour souligner les violences continues au Darfour, où « le sang coule comme de l'eau », selon Kristyan Benedict d'Amnesty International. Une lettre adressée au premier ministre Tony Blair lui demande instamment de maintenir la pression sur le Soudan afin qu'il autorise « la présence sur le terrain d'une force de maintien de la paix pour protéger les civils ». 

New York a connu une semaine d'action avec une manifestation dans le quartier des finances contre Fidelity, grande société d'investissement et principale actionnaire de PetroChina, une gigantesque compagnie chinoise. La Chine achetant la moitié du pétrole soudanais et bloquant les initiatives internationales de paix, certains pensent que le président soudanais Omar al-Bashir peut se permettre d'ignorer la pression internationale. « Nous voulons montrer au Soudan que la population mondiale est choquée et que les gens veulent retirer leur argent des entreprises qui soutiennent ce régime meurtrier », a déclaré Helga Moor du Darfur Vigil Group.

A Rome, des manifestants ont marché vers le Colisée, réclamant que des soldats des Nations unies soient immédiatement envoyés au Darfour. A Berlin, parmi les manifestants à la Porte de Brandebourg, se trouvait Ulrich Delius, membre de la Société des populations menacées. « Génocide, épuration ethnique, violations massives des droits de l'homme, telle est la situation réelle aujourd'hui dans l'ouest du Darfour, a-t-il déclaré, et il n'existe aucune initiative de la part de la communauté internationale pour mettre en place une protection de la population civile. C'est une honte. »

 Des manifestations ont eu lieu sur le continent africain, notamment une journée d'événements culturels au Caire, auxquels ont assisté des réfugiés du Soudan et du Darfour, en particulier des interviews de victimes du Darfour dans le documentaire Jihad on Horse Back, ainsi qu'une exposition de Human Rights Watch montrant des dessins d'enfants et un spectacle de musique et de danses du Darfour.

Des célébrités ont apporté leur soutien à la journée d'action. George Clooney et Mick Jagger étaient parmi les signataires d'une déclaration demandant instamment que la communauté internationale « cesse de tergiverser et agisse de manière décisive ». Steven Spielberg, réalisateur de films, actuellement conseiller artistique pour les jeux olympiques 2008 de Pékin, a demandé à la Chine de faire pression sur le Soudan pour qu'il autorise la présence de casques bleus au Darfour. « J'ajoute ma voix à ceux qui demandent à la Chine de changer de politique à l'égard du Soudan, dit-il dans une lettre adressée au président chinois Hu Jintao. La Chine devrait plaider clairement en faveur d'une action des Nations unies pour mettre un terme au génocide perpétré au Darfour. » 

« Ce qui se passe très souvent avec les situations de crise en Afrique, c'est que le monde garde le silence, a déclaré le saxophoniste Talib Kibwe, jouant devant des centaines de personnes à l'occasion d'un service œcuménique à New York. Je pense donc qu'il est important de faire prendre conscience aux gens que face à cette situation nous devons faire quelque chose maintenant, car des gens meurent chaque jour. »




Home Brian Haw : l'art de la protestation

The Times ; BBC, G.-B.

Source d'embarras pour le gouvernement britannique, symbole de persévérance face aux conditions difficiles qu'il s'impose lui-même et au harcèlement de la police, Brian Haw, le protestataire solitaire, campe à Parliament Square, à Londres, depuis cinq ans et demi pour manifester contre la guerre en Irak. Lorsqu'on lui demande combien de temps il restera, sa réponse est invariable : « Aussi longtemps qu'il faudra. »

L'action de Brian Haw est devenue le sujet d'une œuvre controversée d'art nouveau, intitulée Stage Britain, réalisée par l'artiste Mark Wallinger. Cette œuvre a été sélectionnée, ainsi que l'œuvre de trois autres artistes, pour le prix Turner, une récompense annuelle offerte à un peintre britannique âgé de moins de cinquante ans. Lancé en 1984 par la Tate Gallery, le Prix Turner (du nom du peintre J.M.W. Turner) est la récompense artistique la plus renommée en Angleterre. Mark Wallinger a peint un tableau reproduisant l'exposition contre la guerre de Brian Haw à Parliament Square, avec plus de six cents bannières flottant au vent, des drapeaux, des pancartes qui furent enlevées par la police durant la nuit du 23 mai 2006. Les membres du jury ont déclaré que l'œuvre « évoque un sens élevé de la réalité qui communique une vérité politique désagréable ».




Home Etats-Unis : manifestations contre le changement climatique

Source : www.stepitup.com, Etats-Unis

 Plus de 1 400 manifestations et autres actions publiques se sont déroulées dans l'ensemble des Etats-Unis le 14 avril 2007, à l'occasion d'une journée nationale d'action sur le climat, organisée dans le cadre de la campagne Step It Up 2007.

Des participants ont effectué une descente à ski d'un glacier du Wyoming en voie de disparition, d'autres ont plongé sur un récif de corail au large de Florida Keys. Dans le Vermont, les participants ont mangé des crêpes pour montrer que le changement climatique pourrait affecter la production de sirop d'érable. A New York, des centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine dans Lower Manhattan pour marquer l'endroit où pourrait se trouver la ligne côtière – à plusieurs blocs à l'intérieur des terres – suite à l'élévation du niveau de la mer. Une mise au point similaire fut faite à Jacksonville (Floride) où un bateau fut hissé à six mètres devant le stade Altel. A San Francisco, des manifestants ont conduit des véhicules non polluants, remplis d'ours polaires en peluche, jusque chez un vendeur de véhicules de sport pour montrer que l'élévation des températures pourrait détruire l'habitat de l'ours polaire, et des milliers de personnes ont assisté à des manifestations. Le documentaire d'Al Gore, Une vérité qui dérange, a été projeté en de nombreux endroits.

Décrite comme la plus vaste manifestation américaine en faveur de l'environnement depuis la Journée de la Terre de 1970, cette journée fut programmée de manière à précéder le premier débat qui ait jamais eu lieu sur l'environnement au Conseil de sécurité de l'Onu. La campagne appelle le Congrès à voter une loi exigeant une réduction de 80 % des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis d'ici 2050. Une autre manifestation nationale en faveur du climat est prévue aux Etats-Unis en août 2007.

 




Home Etats-Unis : manifestation en faveur des immigrés

Source : www.theseminal.com, CNN ; MSNBC ; Etats-Unis

Le 1er mai 2007, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes américaines pour demander au Congrès de donner une possibilité d'accéder à la citoyenneté américaine aux douze millions de personnes vivant illégalement aux Etats-Unis. De nombreux manifestants brandissaient des drapeaux américains et portaient des pancartes où l'on pouvait lire : « Les Pèlerins avaient-ils des papiers ? » « Aucun être humain n'est illégal » et « Ne séparez pas les familles ». Des orateurs ont dénoncé les raids de plus en plus nombreux effectués par des services d'immigration, et notamment le fait que des immigrants illégaux soient séparés de leurs enfants, considérés comme citoyens américains lorsqu'ils sont nés aux Etats-Unis. A Los Angeles, une foule estimée à 25 000 personnes a convergé vers l'hôtel de ville. A Chicago, 75 000 personnes ont marché vers Union Park. Une manifestante, Sherri Wolf, a déclaré qu'elle était en faveur de « l'amnistie pour tous. » « Si vous réduisez le salaire d'une partie de la classe des travailleurs, nous sommes tous foutus. »




Home Brésil : les dépossédés s'unissent

BBC, Grande-Bretagne

Des mouvements sociaux représentant les paysans sans terre et les sans-logis ont amplifié leurs protestations en avril 2007 afin d'appeler à une action plus rapide dans la lutte contre la pauvreté endémique du pays.

A Sao Paulo, par exemple, les minuscules chambres d'un bâtiment délabré de vingt-deux étages, Prestes Maia, logent 460 familles vivant sous la menace quotidienne d'expulsion – ceci en dépit du programme de réformes du président Lula da Silva qui a redistribué de la terre à 400 000 familles et affecté des milliards de dollars aux installations sanitaires. Désormais, les mouvements sociaux du pays s'unissent dans une coalition informelle pour critiquer la lenteur du gouvernement à faire face à la pauvreté et à s'en prendre aux grands propriétaires terriens. A la campagne, le mouvement des paysans sans terre (MST), une des organisations les plus efficaces d'Amérique latine, a occupé le siège d'une agence gouvernementale chargée de la réforme de la terre, tandis que dans les villes différents groupes ont été encouragés par le mouvement des « sans toit » à occuper illégalement des immeubles vides.

A Sao Paulo, dans la banlieue d'Itapecerica de Serra, des groupes de sans-logis, qui avaient occupé un grand terrain pour y installer leurs tentes, y ont organisé un rassemblement et partagé une plate-forme avec MST. « Nous combattons pour les mêmes objectifs, car chacun de nous a des objectifs spécifiques, mais nous combattons essentiellement les mêmes ennemis… et nous réclamons de la part des gouvernements fédéraux et du gouvernement de l'Etat des réponses au problème de la majorité du peuple brésilien », a déclaré Gilmar Mauro de MST.





Courrier des lecteurs

Home Maintenant ou jamais

Cher Monsieur,

Le dimanche 21 avril 2007, notre groupe avait un stand dans une exposition, à Pasadena, en Californie (Etats-Unis). Au moment de la fermeture, un jeune Noir américain d'une trentaine d'années vint regarder notre tableau d'affichage sur les miracles. Il était vêtu de manière soignée d'un sweater et d'un pantalon bruns. Il avait un visage fin, des yeux brillants et des cheveux noirs ondulés – il était plutôt beau. Lorsque nous lui demandâmes son nom, il répondit : « Christopher. » Je répétai : « Christopher. » «  C'est comme cela qu'on m'appelle », dit-il avec un accent indiscernable. Je vais vous faire partager une partie de notre conversation avec Christopher au mieux que je puisse m'en souvenir.

Je lui demandai s'il souhaitait que je lui explique la raison des miracles. « La raison ? dit-il en riant. OK dites-moi la raison. » Il débordait de joie. Je lui dis que tous les deux mille ans Dieu envoie un grand instructeur. Il m'interrompit pour me demander si je le croyais. Je répondis : « C'est vrai » « Je veux vous entendre dire que vous y croyez ! » répliqua-t-il. Je répondis : « J'y crois. » Il sourit. Je dis : « Le moment est venu pour le nouvel instructeur. » « Qui est-ce ? », demanda-t-il. Je répondis : « C'est l'Instructeur mondial. Son nom personnel est Maitreya, ce qui signifie le Bienheureux – celui qui apporte la joie dans le monde. » Il dit : « Comment savez-vous que c'est lui ? » Après une pause pour réfléchir à toutes les manières dont je sais que Maitreya est l'Instructeur mondial, je répondis : « Je le sais parce que je le sais. » Je pense qu'il a souri. Puis il a dit quelque chose comme ceci : « Lorsque mes élèves me disent qu'ils savent quelque chose, je leur réponds : « Le savez-vous comme lorsque vous savez que votre pied frappe le sol ? » Il frappa du pied sur le sol. « Sinon, ils ne le savent pas réellement. »

Il parlait très vite, d'une manière saccadée, avec beaucoup d'énergie et d'enthousiasme. Il souriait souvent, même lorsqu'il parlait des problèmes du monde. Je lui demandai ce qui à son avis allait arriver. Il refusa de parler de l'avenir mais dit : « Je vais vous dire ce qui se passe maintenant. » Il parla de la manière dont les choses et les gens sont déjà morts ou en train de mourir. Il déclara : « Les océans sont en train de mourir. On arrive à la fin. » Je dis que j'étais d'accord mais que nous pouvions y mettre un terme. Il parlait comme s'il était trop tard pour trouver une solution aux problèmes. Je répondis : « Vous et moi pouvons le faire ». Il déclara : « Mes élèves me demandent de régler les problèmes et je leur réponds que je ne peux pas. C'est à eux de le faire. Je suis seulement là pour observer. » Puis il fit une pause, me regarda et dit : « Je suis l'observateur. » Il continua à déclarer de manière catégorique que le monde n'a plus le temps, en désignant à plusieurs reprises une montre imaginaire sur son poignet gauche, comme pour souligner qu'il ne restait plus de temps – que c'était maintenant ou jamais. C'était visiblement la principale chose qu'il voulait dire.

La référence de Christophe à ses élèves est intéressante car notre groupe de méditation de transmission du sud de la Californie a fait il y a quelque temps une campagne de publicité concernant Maitreya, l'Instructeur mondial, utilisant la phrase : « Comment enseigner à six milliards de personnes ? »

C. G., un membre de notre groupe, s'est joint à la conversation et a déclaré : « Maitreya a dit que l'humanité sera au bord du précipice avant que nous nous sauvions nous-mêmes. » L'homme a dit qu'il était d'accord et a insisté à nouveau sur le fait qu'il reste TRES PEU DE TEMPS. 

Il déclara ensuite sans équivoque : « Le 11 Septembre était une occasion de changer le monde ! » « Je leur avais dit – je les avais appelés avant que cela n'arrive et je leur avais dit ce qui allait arriver. Je les avais avertis DE NE RIEN FAIRE en réponse. RIEN. Je leur ai dit si vous répondez avec des bombes et une action militaire, il y aura des guerres partout. Mais ils ne m'ont pas écouté. Naturellement le 11 Septembre fut une horrible tragédie avec ses trois mille morts – la loi karmique fut appliquée – cependant c'était une chance de changer l'ensemble du monde, de rendre tout différent. Mais cela ne s'est pas produit. » Je lui dis que j'étais optimiste. Il répondit : « C'est magnifique ! Nous avons besoin de personnes optimistes. » Puis il me dit de manger « beaucoup de fruits chaque matin ». Se tournant vers C., il déclara en parlant de moi : « Je veux que ce type vive quelques années de plus. C'est un « être qui existe réellement. » La plupart des gens sont morts ou en train de mourir, mais lui « existe ». C. fut d'accord et je déclarai : « C. est aussi « un être qui existe réellement ». Il répondit : « Il en faut un pour en reconnaître un autre. » Il me dit également que je buvais trop d'eau distillée. Je répondis que c'était vrai, mais seulement une partie du temps. Il mentionna une histoire au sujet de Jésus disant à un homme de jeûner pendant seulement sept jours et que le dixième jour il serait guéri – et il le fut.

Christopher parlait si vite et avec une telle urgence qu'il est difficile de se souvenir de tout. Il mentionna la plupart des ouvrages sacrés des différentes religions – les désignant tous par leur nom aussi vite qu'il pouvait, l'un après l'autre – et il ajouta : « Peu importe la religion d'une personne. Il n'y a aucune différence. » Et il répéta que tout cela est terminé – que tout est mort, si les gens n'agissent MAINTENANT.

Alors que C. et moi étions en train de parler avec Christopher, un autre membre du groupe, R. M., parlait avec un autre Noir américain qui semblait en quelque sorte à l'opposé de notre homme. Il n'était pas particulièrement soigné – il avait l'air d'un sans-logis – il avait une moustache tombante et une attitude et un air accablés. Il racontait à R. qu'il avait assisté à une conférence de Benjamin Creme en 1991 et qu'il avait vu un être recouvrir le visage de Benjamin Creme pendant l'adombrement. Il dit également que les paroles de Benjamin Creme avaient été très importantes pour lui. Mais la plupart du temps il parlait de l'aspect sombre des choses (il faisait jour à l'extérieur) disant : « Il fait noir dehors. Il fait si noir. C'est très difficile. » Il semblait déprimé et il disait qu'il ne savait quoi faire.

Vers la fin de ces deux conversations, j'eus le sentiment qu'elles étaient dirigées en équipe par Maitreya et le Maître Jésus, essayant de mettre l'accent sur l'état extrêmement critique infligé à la Terre par l'humanité et la nécessité d'une action immédiate de grande envergure.
Est-ce exact ? Qui étaient ces deux hommes ? Etaient-ils des Maîtres ?
 
D. L., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le premier homme était Maitreya et le second le Maître Jésus.



Interviews

Home Un moment fort

Interview de Ervin Laszlo par Felicity Eliot

Fondateur du Club de Budapest et membre de celui de Rome, philosophe des sciences, spécialiste de la théorie des systèmes et des champs, Ervin Laszlo est un auteur prolifique (75 ouvrages, 400 articles…), qui se double d’un pianiste de renom. Il vit actuellement en Toscane. Felicity Eliot l’a interviewé pour Partage international.
 « L’humanité se trouve aujourd’hui devant un choix de vie ou de mort : sombrer dans le chaos, ou se transformer en une communauté durable, éthique et planétaire. Nous n’avons jamais connu une occasion aussi cruciale, vitale, de changer radicalement le monde. »
Toutes les interventions d’Ervin Laszlo, ses articles, ses entretiens… dégagent une impression à la fois d’urgence et de sérénité. Répondant à ma première question, il m’a expliqué que nous, l’humanité, le monde, la planète allons à contresens et que l’ensemble de nos systèmes sont, à des degrés divers, en état de crise. Il montre comment les processus qui sont à la base de nos vies individuelles et collectives s’effondrent. Vous connaissez, dit-il, le dicton chinois, selon lequel « si nous ne changeons pas de direction, alors nous allons droit devant nous ».

Partage international : La situation en est-elle à ce point ?
Ervin Laszlo : Nous allons à contresens. Loin d’assurer notre sécurité, nous courons vers l’abîme. Et vous savez ce qui arrive dans ces cas-là : le pas devient moins sûr, on commence à glisser, et il devient difficile de reprendre pied.
E. Laszlo estime indispensable d’entreprendre des changements radicaux, de changer totalement de direction d’ici les cinq prochaines années. On ne peut attendre plus longtemps. D’autant que toutes sortes de signaux, positifs et négatifs, qui viennent des domaines les plus variés, nous y poussent.

PI. Quelles sortes de signaux ?
EL. Je pense qu’aujourd’hui, il existe dans l’opinion publique des éléments cruciaux porteurs de ce genre de changements. Peut-être sont-ils le produit de certaines prévisions, mais je crois qu’ils viennent surtout d’une prise de conscience presque générale qu’un certain nombre de fonctionnements ne sont plus tenables et ont atteint un point critique.
La crise de notre environnement, par exemple, nous donne des avertissements on ne peut plus clairs sur la nécessité d’agir. Pas un jour ne passe sans que nous n’entendions parler de problèmes urgents liés au climat. Ces changements climatiques menacent les modes de vie de communautés entières, menacent des régions immenses. En fait, la souffrance de la planète nous affecte tous. C’est de cela qu’il faut prendre conscience : que tout, absolument tout, est interconnecté. Nous commençons seulement à nous en rendre compte.
Nous constatons dans certains endroits des pénuries d’eau, une augmentation et un allongement des périodes de sécheresse ; nous voyons des fermiers qui ont de plus en plus de mal à tirer de quoi manger de leurs lopins de terre. Les déserts s’étendent. La pollution fait des ravages.
Autre processus auquel nous assistons aujourd’hui, c’est l’élargissement du fossé et la polarisation entre riches et pauvres. Regardez les niveaux de pauvreté et de surpeuplement qui frappent nombre des plus grandes métropoles mondiales.
Il suffit de faire le tour de l’ensemble de ces problèmes pour s’apercevoir que ça ne peut plus durer. C’est pourquoi je dis, moi et bien d’autres, que nous avons atteint un moment crucial et qu’il est plus que temps d’engager des changements en profondeur. Le problème, c’est que certain experts et responsables politiques pensent que l’on peut résoudre ces difficultés indépendamment les unes des autres, l’une après l’autre.

PI. Pour vous, ce n’est pas la bonne approche ?
EL. Bien sûr que non. Cela ne correspond à rien. Tout est interrelié – tous ces processus sont interconnectés. Une dégradation ou une destruction dans un domaine particulier affecte l’ensemble des autres. Prenez le réchauffement global, l’utilisation de combustibles fossiles, leurs taux de consommation et les émissions de CO2, et examinez leurs effets sur notre santé et nos problèmes d’alimentation (d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif)… La seule chose qui compte, c’est de laisser à nos enfants et à nos petits enfants une planète viable. Mais nous la sacrifions, ainsi que notre santé et nos enfants, à l’économie.

PI. Certains scientifiques estiment que le changement climatique n’est pas aussi grave que ce que l’on prétend, que soutenir cette thèse, c’est donner dans le catastrophisme…
EL. Je ne veux pas donner de noms, mais il se trouve que je connais certains groupes, certains intérêts occultes qui font le forcing pour contrer toute information sur les effets destructeurs du changement climatique et de la pollution. Je connais des scientifiques mercenaires, stipendiés pour mener des campagnes de désinformation intensives sur tous ces problèmes. On retrouve, là encore, le profit.

PI. Certains de vos livres et de vos articles exposent une vision de la vie particulièrement originale, centrée autour de la notion d’interconnexion totale, que nous avons déjà mentionnée. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
EL. Je suis toujours étonné de rencontrer quelqu’un qui ne comprend pas ce fait, tant il me semble évident. Tous les processus, tous les systèmes, toute vie – tout est interdépendant. Ce qui se passe quelque part a une influence ailleurs. C’est maintenant prouvé par la science – notamment la physique quantique. La philosophie de l’antiquité le savait, et nous pouvons le vérifier à chaque instant à tous les niveaux. Nous commençons tout juste à comprendre que, dans notre univers, rien n’est véritablement localisable. Cette non-localité est synonyme de cette interconnexion totale dont nous avons déjà parlé, de cohérence. Des expériences ont montré et mesuré que les particules paraissent « savoir », d’une manière ou d’une autre, ce que font les autres. C’est cela que j’appelle non-localité. Et, ce qu’il y a de plus extraordinaire, l’information est transférée instantanément, quelle que soit la distance entre les particules. Cela veut dire que nous commençons à modifier radicalement notre conception de l’espace et du temps, voire à la transcender. C’est vrai sur notre planète, c’est vrai dans le cosmos, et c’est certainement vrai pour nous, les humains.

PI. Quelles seraient les bases de cette nouvelle morale qui, je suppose, devrait faire l’objet d’un consensus planétaire, et transcender les religions, ainsi que les différences ethniques et nationales ?
EL. Il est hors de doute qu’elle serait proche de celles de nombre de religions, mais tout le monde n’est pas religieux. De plus, une nouvelle morale aurait pour première fonction d’unir. La vieille idée de « vivre et laisser vivre » a coexisté avec de nombreux codes éthiques, mais je crois qu’elle a une faille rédhibitoire : elle implique, certes, une attitude de tolérance ou d’indifférence, mais, poussée trop loin, elle pousse à accepter que les riches continuent à vivre comme ils le font tout en ignorant les pauvres. Autrement dit, que l’on peut continuer à décimer les forêts, polluer l’air ou les fleuves, pratiquer la surpêche en mer et exploiter ses semblables. Ce qu’il nous faut, c’est apprendre à simplifier nos vies de sorte que tout le monde puisse mener une existence décente.

PI. Cela me rappelle une parole de Gandhi.
EL. Oui. Gandhi a dit : « Menez une vie simple pour que les autres puissent vivre de même. » Ce qu’il nous faut apprendre, c’est à satisfaire nos besoins essentiels ; à simplifier notre mode de vie. Il est impératif que nous fondions nos vies, non plus sur la compétition, mais sur la coopération – personnellement, et dans le cadre de tous nos systèmes.

PI. Certains sceptiques vous objecteront que ce que vous demandez, c’est une perte de notre niveau de vie, une baisse de notre qualité de vie, quand ce n’est pas un retour à l’âge des cavernes !
EL. Non, absolument pas ! Ce pour quoi je plaide, c’est une amélioration de notre qualité de vie, précisément le contraire du règne de la quantité qui prévaut aujourd’hui. C’est qu’on abandonne la recherche de satisfactions purement matérielles. De quoi avons-nous besoin, en réalité, pour être heureux ? De quoi avons-nous réellement besoin chaque jour ?

PI. Croyez-vous que les gens – les gens « ordinaires » – seront d’accord pour simplifier leur vie ?
EL. Des millions d’humains vivent dans une pauvreté terrible. C’est même l’un des facteurs qui nous pousse à changer. L’injustice actuelle de la distribution des richesses de la Terre ne saurait durer. Des millions de gens le savent et sont prêts à s’engager à fond pour y mettre un terme. Tout aussi nombreux sont ceux qui veulent une « créativité culturelle » des gens idéalistes qui vivent selon les principes de respect de l’environnement, de leur communauté, pour le plus grand bien de tous, le bien commun. Ils sont très attentifs à leur façon de vivre ; ils exigent de meilleures conditions de vie pour tous. Ils ne sont en rien matérialistes, car ils ont pour seul critère la qualité de la vie.
Notre rythme effréné de consommation est insoutenable. La croissance économique, dont on nous rebat les oreilles, est d’une nature plus que douteuse. Aujourd’hui, tous nos systèmes sont mus par la cupidité. Cela ne peut pas durer.

PI. A votre avis, les systèmes économiques et financiers actuels sont-ils tenables ?
EL. Certainement pas. D’un point de vue superficiel, l’économie peut paraître florissante, mais pour de nombreux experts, y compris ceux du Fonds monétaire international lui-même (FMI), par exemple dans son Economic Outlook 2005, indiquent qu’un ajustement est inéluctable, que ce n’est qu’une question de temps, et qu’il pourrait être brutal.

PI. Je ne suis qu’un individu. Comment puis-je faire changer les choses ?
EL. Votre question se fonde sur le fait que vous vous croyez seule, isolée, mais ce n’est pas vrai. Vous pouvez être le changement. Vous pouvez vous changer vous-même et, ainsi, augmenter votre influence sur la société, si vous œuvrez avec d’autres. Il n’est rien de plus facile que de s’associer, aujourd’hui.

PI. C’est le marché qui décide. Les forces du marché distribuent les bénéfices, et la théorie des retombées économiques fonctionne bien.
EL. Concevoir la vie comme une lutte sans merci s’accompagne, naturellement, de l’idée que nous sommes soumis à une compétition féroce. Ce qui nous aide, d’ailleurs, à justifier la misère des autres. C’est, d’une certaine façon, un mythe confortable. Mais un mythe quand même.
Il est instructif de regarder de près les résultats des diverses enquêtes publiques faites sur cette question. Il semble que leur richesse ne rende pas les riches plus heureux. Et même dans le pays le plus puissant du monde, les Etats-Unis, et son fameux rêve, prétendument accessible à tous, on s’aperçoit que les citoyens, en dépit de leur niveau de vie et de bien-être, sont plus déprimés, plus mécontents d’eux-mêmes et de leurs existences que jamais. Cela mérite réflexion.
En réalité, il faut réfléchir à la façon de nous élever, personnellement et en tant que société interconnectée, afin de permettre la création d’un mode de vie accessible à tous. Il faut se demander comment construire un monde fait de confiance mutuelle, de sécurité pour tous, qui ne connaisse ni exclu ni pauvre ; dans lequel tous ont accès aux soins dont ils ont besoin ; où tous puissent faire entendre leur voix, exprimer leur avis sur la façon dont leur communauté fonctionne et ses priorités. Il faut se demander comment s’assurer que les politiciens et les fonctionnaires servent réellement le peuple ; comment sauver notre planète, être sûrs que nous pourrons respirer son air, boire son eau, collaborer avec la nature plutôt que de l’exploiter.

Le changement, aujourd’hui, est impératif. C’est possible, car nous disposons des connaissances nécessaires. Nous pouvons opérer une rupture ; un effondrement n’a rien d’inéluctable, mais il faut agir tout de suite – ce pourrait être un moment d’une grande force.


Pour plus d’info : clubofbudapest.org




Home Populations et changement climatique

Interview de Tanja Cegnar par Saso Segula Prosenc

Tanja Cegnar, slovène, a commencé sa carrière comme météorologue avant de se spécialiser dans la climatologie, plus précisément sur ses effets sur l'économie et les humains. Après avoir collaboré à l'Organisation météorologique mondiale (OMM), elle dirige aujourd'hui la commission Média de la Société météorologique européenne. Sašo Šegula Prosenc l'a interviewée pour Partage international.
 
Partage international : Notre style de vie a-t-il des conséquences sur le climat ?
Tanja Cegnar : Sans aucun doute. Et le problème, c'est que ces influences continuent à sévir, tant localement que mondialement. Tout le monde sait que les processus climatiques sont devenus aujourd'hui plus intenses. Le nombre et la puissance des ouragans ne cessent de grandir. L'Atlantique est parcouru de cyclones d'une extrême violence, accompagnés de vents destructeurs, atteignant jusqu'au Nord-Est de l'Europe. Plus un système climatique est intense, plus il met en jeu d'énergie, plus il a de chances de produire des phénomènes extrêmes. Tous les processus ne connaissent pas cette intensité, mais les plus violents pourraient atteindre des sommets encore jamais connus.

PI. Cela vient-il du réchauffement climatique ?
TC.
Oui. Du fait que l'augmentation de l'énergie dans l'atmosphère se transforme d'une forme en une autre. Cette transformation n'élève pas seulement le niveau de la température atmosphérique, comme le fait l'effet de serre, mais elle libère aussi de gigantesques énergies latentes et cinétiques, qui se manifestent sous la forme de cyclones. A quoi il faut ajouter un jeu complexe de feedbacks. Par exemple, une sécheresse estivale signifie moins de végétation, donc moins d'évaporation, de sorte que les énergies du soleil augmentent la température de l'air. C'est ce qu'on a vu avec la désastreuse canicule qui a frappé l'Europe en 2003, avec les pertes humaines que l'on sait. Mais il n'est pas possible de mesurer exactement la relation entre les oscillations naturelles et les changements climatiques dûs au comportement humain, entre l'élévation de la température mondiale et européenne et l'augmentation de l'émission des gaz à effets de serre (GAES). Cette relation peut être déterminante, mais peut-être faut-il tenir compte aussi des variations naturelles normales.

PI. On dit qu'il n'existe plus de climats (continental, semi-continental...) ?
TC. Cela ne paraît pas tout à fait exact. On avait l'habitude de reconnaître une certaine constance dans le climat. Mais de nos jours, on constate de rapides passages du chaud au froid et inversement. Cela ne veut pas dire que les spécificités climatiques ont disparu. Peut-être serait-il plus juste de dire qu'un certain type de climat est plus fréquent durant une période donnée, ou que la cadence des changements de climat s'est accélérée. Ce genre de changement a toujours existé, mais on est surtout sensible aux variations de températures. Que la température s'élève d'un demi-degré d'un jour à l'autre, et tout le monde s'en aperçoit. Ce qui ne sera pas le cas si c'est d'une année à l'autre.

PI. Il y a des séries d'hivers chauds et des séries d'hivers froids. Est-ce en rapport avec l'activité solaire ?
TC. L'activité solaire se traduit par de nombreux cycles, le plus connu étant ce-lui de 11 ans (les « taches »). Mais il y en a bien d'autres, dont celui de ses éruptions. Le dernier pic s'est produit en 2000. Depuis, ce cycle a baissé, ce qui ne s'est accompagné d'aucune diminution de la température mondiale moyenne. L'année 2005 a même été la plus chaude depuis que l'on a relevé les données. Reste à voir la tendance en 2007.
Il faut aussi prendre en compte les anomalies dans les températures des océans. Le courant El Niño, extrême, a un impact sur la température atmosphérique, comme le fait l'effet de serre, mais il libère aussi de gigantesques énergies latentes et cinétiques, qui se manifestent sous la forme de cyclones. A quoi il faut ajouter d'autres perturbations accidentelles, telles que des éruptions volcaniques qui envoient des tonnes de poussières dans l'atmosphère et peuvent ralentir le réchauffement climatique en « tamisant » le rayonnement solaire, tout comme les particules de sulfates produites par l'industrie. Ce fut jadis le cas en Europe, mais ce l'est moins aujourd'hui du fait des efforts accomplis pour purifier l'atmosphère.
On sait, par exemple, que le Moyen-Âge européen fut particulièrement doux, de 500 à 1 300 environ. Ce qui a sans doute été pour quelque chose dans l'expansion des Vikings. Il a été suivi par une instabilité croissante des conditions climatiques, qui s'est conclue par une petite ère glaciaire qui a démarrée au milieu du dernier millénaire et pris fin vers 1850. La température moyenne n'était pas beaucoup plus basse, mais suffisamment pour causer la destruction des fermes des Hautes Alpes, le retrait des colonies Vikings du Groenland et la fin des vignobles de Grande-Bretagne. Si l'on s'en tient à ces données, les températures n'ont pas beaucoup baissé, mais elles ont eu d'importantes répercutions sur la vie sociale. Le petit âge glaciaire a, par exemple, aussi provoqué des changement dans les circuits commerciaux, et donc affecté la disponibilité des produits.

PI. L'amincissement de la couche d'ozone ne pourrait-elle pas être un phénomène naturel, à l'œuvre avant même l'apparition de l'homme et de sa civilisation industrielle ?
TC.
On n'avait jamais observé ce phénomène auparavant. Certains affirment que les chlorofluorocarbones (CFC) présents dans les aérosols, les réfrigérateurs, certaines installations d'air conditionné, sont à l'origine de la disparition rapide de l'ozone.
 
 PI. Si je comprends bien, cette couche est plus épaisse au-dessus des pôles que de l'équateur, mais quand le trou se rétrécit, la couche perd davantage de son épaisseur au-dessus des pôles que de l'équateur...
TC.
Dans certaines régions, l'ozone pourrait disparaître complètement.
 
PI. Vous voulez dire qu'il y a de moins en moins d'ozone chaque année ?

TC. Non. L'atmosphère est en constant état de brassage, du fait de la circulation des vents chauds. Qu'une zone perde un peu de son ozone, les vents en ramèneront automatiquement, et tout repartira comme avant. C'est lors du siècle dernier (XXe) que l'on a pu observer la plus grande concentration de gaz destructeurs d'ozone. D'après les dernières prévisions, le trou qui se trouve au-dessus du pôle sud y restera probablement jusqu'en 2065, et jusqu'en 2050 environ à des latitudes plus modérées. Mais ce ne sont là que des estimations.
Le trou d'ozone atteint parfois l'Australie, certainement l'une des régions les plus affectées. Ce sont les Australiens qui ont été les premiers à donner l'alerte. Les Aborigènes, de peau noire, sont mieux protégés contre le rayonnement solaire que les premiers immigrants, d'origine celtique. D'où un développement précoce et important du cancer de la peau chez ces derniers, un peu comme en Amérique du Sud. L'augmentation des UV (rayons ultra-violets) a également augmenté le nombre de cataractes, non seulement chez les hommes, mais aussi chez les moutons.
La réaction de la communauté internationale a été étonnamment rapide, et a abouti au Protocole de Montréal (1987) qui, avec tous les amendements qui ont suivi, constitue aujourd'hui l'un des rares succès dans la lutte pour la protection de l'environnement. Il suffit pour cela de le comparer avec l'opposition encore vive au Protocole de Kyoto ! Celui de Montréal fournit un brillant exemple de ce que la communauté internationale et la politique peuvent faire si elles en ont la volonté. Cet accord présupposait, comme condition essentielle, une réorientation technologique, en vue, notamment, de trouver des gaz de substitution, non nocifs pour la couche d'ozone. Malheureusement, on a commis dès le départ une erreur importante, dans la mesure où ces gaz de substitution se sont vite avérés être des GES. Même si les efforts allaient un peu dans tous les sens, manquaient de coordination, il faut reconnaître que tous tendaient à appliquer le Protocole.
En matière de changements climatiques, nos succès ont été beaucoup plus limités. En premier lieu, parce qu'il y a un niveau d'incertitude, qui se traduit par une diversité d'opinions, sur les causes de ces changements. Ensuite, certains pays, plus confiants dans la technologie, s'attendent à des effets plus positifs que négatifs, au moins pour les toutes prochaines décennies. D'autres estiment que la lutte contre les GES est au-dessus de leurs moyens financiers. Enfin, un certain nombre de lobbies très puissants tirent d'immenses profits du mode de vie actuel. D'un point de vue mondial, ce sont les pays en développement qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Mais ce sont aussi, hélas, ceux qui ont le moins de moyens d'y faire face.
Si l'on envisage le problème au niveau individuel, on peut se demander jusqu'à quel point on est prêt à se passer de vacances, de vols longs courriers, de l'utilisation quotidienne de sa voiture. Jusqu'à quel point on est prêt à changer nos dispositifs de chauffage domestique ou à isoler nos maisons, à éteindre la lumière et le courant quand ils ne sont plus nécessaires. Voilà le genre de questions concrètes qu'il faut se poser. Les gouvernements devraient trouver des méthodes pour encourager les citoyens à vivre d'une manière plus respectueuse de l'environnement, et ne pas se contenter d'augmenter les impôts.
Prenez les transports publics aux Etats-Unis. Si l'on met à part New York, Washington et quelques autres grandes villes, ils sont d'une très basse qualité. De sorte que vous êtes obligé d'utiliser votre voiture. En Europe, ce n'est guère mieux. Tout le monde reconnaît que la circulation automobile est l'une des principales sources de pollution, mais quelles mesures prenons-nous pour la réduire ? Qu'avons-nous fait, par exemple, en matière de ferroutage ? Apparemment pas grand chose, puisque le nombre de camions et de poids lourds augmente d'année en année. Je suis persuadée que les gens utiliseraient davantage les transports publics s'ils étaient mieux adaptés à leurs besoins, plus conviviaux et, bien entendu, mois chers.
 
PI. L'Amérique du Nord a, semble-t-il, particulièrement souffert des conséquences du changement climatique. On ne peut pas dire, pourtant, qu'elle prenne ce problème à bras le corps...
TC.
Les Etats-Unis ont connu une série de catastrophes climatiques, telles des canicules, des inondations, des tornades ayant dévasté des régions entières et fait de nombreuses victimes. Ils ne peuvent donc ignorer la situation climatique.
Je suis convaincue que la principale explication de la mollesse de leur réaction est de nature économique. Pour les multinationales et les grands intérêts financiers, les gens comptent infiniment moins que la recherche du profit. Ils ne deviennent importants qu'en temps d'élection, quand il s'agit de renouveler les mandats de politiciens liges. C'est, entre autre, le cas sur la question des combustibles fossiles et le comportement des consommateurs, deux secteurs où ce sont les transnationales qui ont la main. Les changements ne peuvent venir que des consommateurs, qui peuvent refuser d'acheter les produits de certaines compagnies. Sur le plan international, certaines d'entre elles se sont mises à produire des biens qui tiennent compte de leur sensibilité écologique. Peut-être que, tôt ou tard, le changement climatique constituera un des thèmes des campagnes électorales. Si les choses avancent si lentement, dans ce domaine, c'est que cela requiert un changement de mentalité chez les citoyens, et donc, également, chez les politiciens, les multinationales et les consommateurs.
 
PI. Il nous faut donc faire deux choses : sensibiliser les gens à ce problème et pousser les gouvernements à agir, et augmenter l'aide des pays riches en faveur des nations en développement.
TC.
Oui. Je ne peux pas dire que cette aide n'existe pas, mais elle est trop limitée, et souvent pas assez efficace. Les programmes d'aide internationale ne manquent pas, mais pour quels résultats ? Prenez la Chine : elle a plus d'un milliard d'habitants, et voyez à quelle vitesse elle se développe.
L'Union européenne (UE) s'est fixée des buts très ambitieux pour limiter les émissions de GES. J'ai mentionné la Chine en raison de sa population, de l'extrême rapidité de son taux de développement et de l'augmentation de ses émissions de GES. Le rêve des Chinois, c'est de parvenir à adopter le mode de vie américain; idem pour les Indiens, bien que leur croissance soit moins forte. Ce sera aussi bientôt le cas des Africains. Une immense partie de la population mondiale veut atteindre notre niveau de vie.
Ce qui signifie une gigantesque augmentation de la production automobile et d'appareils électriques domestiques, des besoins en énergie et, par voie de conséquence, des émissions de GAES. Le Protocole de Kyoto et sa mise en œuvre est plus que jamais nécessaire, même si certains amendements en réduisent certaines de ses applications. Il ne fait que limiter les dégâts. Le changement climatique se produira, ne serait-ce que du fait des GES déjà présents dans l'atmosphère.
Ce changement climatique est un facteur à la fois grave et négligé de ce que l'on appelle les « migrations environnementales ». Comment ignorer ces déplacements massifs de gens qui fuient des conditions climatiques empirant d'année en année ? Cette situation est déjà plus que préoccupante et le deviendra de plus en plus si nous ne faisons rien. Les déserts s'étendent. L'augmentation et l'intensification des inondations rendront bientôt certaines régions du monde inhabitables : les grands deltas, par exemple, situés au niveau de la mer et surpeuplés. Ces anomalies peuvent aussi déstabiliser des économies nationales, et donc augmenter les risques d'instabilité politique. D'un côté, il y a des migrants environnementaux, et de l'autre, des migrants politiques. Les raisons de ces deux types de mouvement de populations sont souvent intimement reliées. En Amérique centrale, par exemple, on a pu voir comment des catastrophes naturelles peuvent déstabiliser un pays, économiquement et politiquement. Même chose en Afrique : les conflits qui enflamment le Soudan et le Darfour seraient moins nombreux, ou moins intenses, si l'aide arrivait véritablement aux populations. Il faut bien se mettre dans la tête que le nombre de conflits va augmenter. Ne serait-ce que pour une simple pénurie d'eau potable... 
 
PI. Y a-t-il d'autres facteurs qui jouent sur l'environnement ?
TC.
La population humaine de la planète augmente, ce qui ne va pas sans ajouter des pressions supplémentaires sur l'environnement naturel. Autrefois, les inondations avaient des conséquences limitées. Aujourd'hui, du fait du développement urbain ou agricole, les fleuves sont confinés dans d'étroits canaux et, par voie de conséquence, lors des crues importantes, inondent des endroits qu'auparavant, elles épargnaient, avec des dégâts et des pertes humaines parfois considérables.
Les principaux fleuves d'Europe de l'Ouest sont domestiqués, leurs berges bétonnées, mais ce n'est pas la meilleure solution. Il faudrait faire en sorte de permettre des inondations dans certaines régions naturelles, ce qui ralentirait le débit et le niveau de certains fleuves. Si les crues sont devenues un problème récurrent en Europe centrale, c'est en partie à cause de cela. Nous pouvons évaluer des conditions moyennes, mais nous sommes impuissants face à des situations extrêmes ou nouvelles. Prenez l'Amérique du Nord : les Indiens n'ont jamais construit d'installations permanentes sur la côte de Floride ou dans la partie méridionale de la côte est. Ils savaient que, périodiquement, des ouragans puissants détruisaient tout sur leur passage. Aujourd'hui, il ne viendrait à l'idée de personne de déménager de ces régions. Qui plus est, les normes de construction ne sont même pas conçues pour résister aux vents violents. Les habitants vivent pour la plupart dans des maisons préfabriquées, quand ce n'est pas des caravanes. Deux facteurs se combinent : la nature et les hommes. Nous voulons plus d'espace pour nous-mêmes, nous souhaiterions jouir de la nature tout en maximisant nos profits par l'exploitation de chacun de ses centimètres carrés.
Quel fermier, quand il s'installe quelque part, se demande si c'est une zone inondable ? Le long de la Tamise se trouve une zone particulièrement dangereuse, mais cela n'empêche pas les gens d'y construire leurs maisons, persuadés qu'ils sont que la technologie les mettra à l'abri de toute mauvaise surprise. Il y a quelques dizaines d'années, on avait projeté de fortifier les rives des fleuves pour se prémunir contre la hausse du niveau des mers. Nous disposons donc, dans les conditions actuelles, de la technologie appropriée pour maîtriser des phénomènes qui se produisaient autrefois à peu près une fois par siècle, mais il se peut qu'ils se produisent bientôt une fois tous les dix ans.
Les Néerlandais se penchent sur la question de savoir s'il faut classer certaines régions comme zones inondables. Ils ont déjà créé d'excellents systèmes. Au cas où les digues lâcheraient, ils dirigeraient les eaux dans ces zones. Tous les pays devraient se préparer activement aux changements climatiques et s'adapter aux nouvelles conditions météorologiques. Ce qui est encourageant, c'est que les gens en sont plus conscients, maintenant ; qu'ils commencent à s'y préparer concrètement et à exiger une réorientation radicale des politiques en matière de protection de l'environnement.





Compilation

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Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages de Benjamin Creme.
 
[…] Je viens pour vous emmener avec moi dans cette contrée nouvelle, le pays de l'Amour, le pays de la Confiance, de la Beauté et de la Liberté. Je vous y emmènerai si vous pouvez me suivre, m'accepter, me laisser montrer le chemin et être votre guide. Et, s'il en est ainsi, ensemble nous construirons un monde nouveau : un monde dans lequel les hommes pourront vivre sans crainte, sans méfiance, sans division, partageant ensemble les bienfaits de la Terre, connaissant ensemble la félicité de l'union avec notre Source. [Maitreya, message n° 3]
 
Tout d'abord, la véritable paix repose sur la confiance, laquelle ne peut exister que lorsque la Loi de Justice est respectée. L'immense écart, qui se creuse chaque jour davantage, entre le mode de vie des riches et des pauvres, au plan national mais aussi entre les différentes nations, est aujourd'hui le principal obstacle à l'instauration de la paix. Les idéologies divergentes jouent en faveur de la division, mais ce facteur ne cesse de perdre de l'importance. Bien plus graves sont l'autosatisfaction et l'avidité profondément enracinées du monde développé. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 189]
 
Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupi-
dité, de manifester la divinité intérieure de l'homme. Cette manifestation doit s'accomplir. Si ce n'était le cas, le futur de l'homme serait vraiment sombre. Une crise nécessitant une prise de décision attend l'humanité. [Maitreya, message n° 64]

Sans la confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans la confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre planète natale ne seraient jamais prises. Sans cette confiance bénie et bénéfique, les hommes perdraient le droit de régir la planète Terre, et se priveraient de toute possibilité d'évolution pendant des âges […] Si la confiance fait défaut, Maitreya ne peut pratiquement rien faire. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 479]
 
Les passeports vont devenir une chose du passé. Dans l'ère à venir, la liberté d'aller et venir d'un pays à un autre sera totale. Si grande sera la confiance engendrée par la présence de Maitreya que toutes les portes seront ouvertes et que des échanges considérables et enrichissants auront lieu entre les peuples. Les hommes apprendront à connaître et à aimer leurs frères en se rendant compte qu'ils ne sont guère différents d'eux-mêmes. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 141]

Aucun problème mondial ne pourra être résolu sans le partage… Lorsque vous partagez vous créez de la confiance, car vous avez exprimé de l'amour. Le partage est l'expression de l'amour. Dans une famille, on partage les ressources en fonction des besoins de chacun. Le sentiment d'appartenir à une seule famille fait vraiment défaut dans ce monde.
En partageant vous créez la confiance qui vous permet de faire confiance aux autres. Si vous faites preuve de confiance, on vous fait confiance. C'est en partageant ce que vous possédez que vous créerez la confiance sans laquelle aucune décision majeure ne pourra jamais être prise. Sans confiance il n'y aura jamais de consensus sur les principaux problèmes auxquels le monde est confronté et qui ne peuvent être abordés que sur le plan international. [B. Creme, L'Art de la coopération]

Pour aimer, l'homme doit faire confiance. Sans confiance, l'amour ne peut exister. L'amour naît spontanément dans le cœur confiant, car il est inhérent à la nature humaine. Aussi, apprenez la confiance et manifestez l'amour qui est toujours prêt à rayonner. La confiance est l'acceptation de la vie, avec ses souffrance et sa beauté. La confiance est la certitude que tout avance vers le bien, que tout obéit à la loi, et que cette loi est juste. Apprenez la confiance et bannissez la peur. Bannissez à jamais ce mécanisme de limitation et ouvrez grand les portes de l'amour.
Quand l'homme aime, il attire à lui toutes les possibilités. L'aimant de l'amour, par identité de vibrations, attire toutes choses nécessaires. Ainsi l'amour est-il le levier de l'évolution.
Essayez d'envisager un monde sans amour. Pareille horreur confond l'imagination. Mais pourquoi devrait-il en être ainsi ? Instinctivement, l'homme reconnaît le besoin d'amour et il comprendra bientôt la nécessité d'aimer. Il finira par comprendre que l'amour le relie à tous ses frères dans une chaîne sans fin. Timidement, au début, il commencera à expérimenter la confiance. Puis, peu à peu, il vaincra sa peur. Il pénétrera alors dans cet état béni où la peur n'a pas sa place, où l'amour règne en toute quiétude, accordant sa grâce à tous ceux qui l'approchent.
Pour l'homme, donc, vivre c'est aimer. La peur, cette usurpatrice, doit être écartée et vaincue. La confiance engendre l'amour et détruit la peur, révélant le dieu qui depuis toujours réside dans le cœur de chacun. La confiance et la foi sont une, elles reflètent la divinité intérieure. Ayez confiance en cette divinité, permettez-lui de rayonner sous forme d'amour, et c'en sera fini de la peur. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 101]

La réaction du cœur est toujours sûre. Vous pouvez vous y fier en toute circonstance. L'ennui c'est que la plupart des réactions des gens viennent également, même si ce n'est qu'en partie, du plexus solaire. C'est la cause même du mirage… L'intuition est une expérience directe. Vous savez de manière instantanée, et c'est infaillible. L'intuition procède du cœur, sans aucun mélange d'énergie émotionnelle. La différence entre la pitié et la compassion est celle qui existe entre le mirage d'une réaction émotive et la réponse d'un cœur pleinement intuitif, réponse provenant du niveau bouddhique. Vous le ressentez dans vos chakras, si vous êtes conscients de vos chakras. Chaque fois que votre expérience procède de l'activité du plexus solaire, il y a mirage. Mais si elle vient purement et simplement du centre du cœur, vous pouvez vous y fier. [B. Creme, La Transmission]

Chaque tressaillement d'amour ressenti dans votre cœur est enregistré dans le mien. Voilà la simple vérité de notre relation. Sachez alors, mes amis, combien grande est ma joie lorsque je perçois votre espérance, votre affranchissement de la peur et que je ressens votre confiance.
On prépare ma voie. Faites vôtre, mes frères et sœurs, la tâche de partager ce fardeau. Créez autour de vous l'atmosphère d'espoir et de confiance dans laquelle je pourrai bientôt entrer.
Croyez-moi, mes amis, c'est vraiment un travail important. Beaucoup dépend de la création de cette source de confiance, de cette atmosphère d'espoir. [Maitreya, message n° 73]

Maitreya se donnera pour priorité de gagner la confiance des hommes, de leur inspirer foi en sa sagesse et en ses connaissances, de les convaincre de la justesse de sa vision et du bien-fondé de ses arguments. Ce ne sera pas tâche facile, car il en est beaucoup qui cherchent à s'opposer à ses vues, beaucoup qui abhorrent l'idée même de sa présence, beaucoup qui entretiennent le vain espoir qu'il perdra courage et repartira de ce monde.
Bien d'autres, encore, se garderont de toute prise de position, jusqu'à ce que le courant tourne clairement en faveur de Maitreya. Alors seulement, ils se joindront à la multitude de ceux qui, à cor et à cri, réclameront le changement ; qui reconnaîtront la voix de l'authenticité et de la vérité sous les propos de Maitreya ; qui verront en lui un porte-parole et un leader, un inspirateur divin et un ami. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 293]
 
Essayez de croire, mes amis, que je suis ici. Essayez d'accepter le fait que votre Frère de longue date est parmi vous, et relevez le défi que je vous propose. Aidez-moi et aidez vos frères à faire connaître ma présence. Faites le pas de la confiance, et éveillez-vous à votre réelle valeur. Nombreux sont ceux qui m'attendent avec crainte, sans connaître la raison de leur désarroi. Mes amis, là où se trouve la peur, la confiance ne peut s'établir. Pourquoi, alors, s'en tenir à la peur ? Ma présence est manifeste tout autour de vous. Eveillez-vous à ce fait.
Ouvrez les yeux aux changements dans votre monde, dans votre propre cœur, dans la lumière de joie de votre regard d'enfant. Reconnaissez par ces signes que je suis avec vous, mes amis, et contribuez à sauver le monde. [Maitreya, message n° 134]

Beaucoup font preuve d'impatience à l'approche de ces événements, dans leur ignorance des nombreux facteurs, notamment d'ordre cosmique, qui doivent être pris en compte par Maitreya dans l'accomplissement de la Loi. Rien ne peut être fait qui aille contre le libre arbitre des hommes ; rien ne peut influer sur la manière dont Maitreya déterminera l'heure de son émergence, si ce n'est la Loi elle-même, et l'évaluation qu'il fait de la situation à un moment donné. Il est pourtant une chose dont vous pouvez être assurés : il ne tolérera pas le moindre retard pour entreprendre au grand jour sa mission de service. Lui, et lui seul, peut décider du moment propice. Remettez-vous en donc, en confiance, à son jugement.
Ce jugement repose sur une connaissance à laquelle les hommes n'ont pas accès. Seule une compréhension cosmique permet une appréciation correcte de la situation. Et, même dans ces conditions, Maitreya doit prendre d'importantes décisions en se fondant sur des données à la fois limitées et changeantes. A vrai dire, mince est la frontière qui sépare le nécessaire du possible.
Accordez donc votre confiance au Seigneur de l'Amour et au discernement qui guide ses actions. Ne perdez pas patience face aux retards apparents – dans l'éternel présent, le retard n'existe pas. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 305]
 
Au début, le travail dans le cadre du Plan n'est pas exécuté de manière consciente, mais les Maîtres nous ont transmis des enseignements qui nous guident sur le sentier comme, par exemple, l'enseignement théosophique, celui d'Alice Bailey et de l'Agni Yoga. Ces enseignements constituent un ensemble de connaissances à propos du Plan, et nous aident à trouver notre place dans la mise en œuvre de ce Plan. Le service est la clé de ce processus de prise de conscience du Plan : en servant vous grandissez dans le service et vous devenez de plus en plus aptes à croître ; plus vous vous développez, plus le Plan vous est révélé, tant de manière intuitive que dans la réalité. En attendant le moment où vous pourrez finalement travailler de façon consciente et plus étroite avec un Maître, il vous faut agir avec foi et confiance. Le Maître peut alors vous orienter dans une certaine ­direction, non comme vous pourriez le croire par un ­ensei­­­gnement, mais en vous présentant un domaine de service de plus en plus étendu par lequel vous arriverez à connaître davantage la signification profonde du Plan.

Peut-on élever un enfant sans faire naître la peur chez lui ? Comment peut-on éviter de réprimer un enfant sur le plan émotionnel ?
Entourez l'enfant d'amour et faites confiance à son mécanisme instinctif d'auto-préservation. Tous les enfants, tous les animaux (et bien sûr un enfant n'est qu'un petit animal humain) ont construit des moyens instinctifs, intelligents, de se préserver eux-mêmes. Faites confiance en cela. Vous devez avoir confiance dans le fait qu'un enfant est un fils de Dieu et qu'il possède ce mécanisme d'autoprotection et de développement. Entourez-le d'amour mais ne le dorlotez pas, ne fixez pas votre attention sur lui 24 heures sur 24. Laissez-le être lui-même, accordez-lui un espace de liberté. Chacun d'entre nous, et bien sûr tous les enfants, ont besoin d'espace. Ils ont besoin d'un espace où ils peuvent être eux-mêmes et faire l'expérience de leur être intérieur. Etre soi-même signifie faire l'expérience de son propre état d'Etre. Si vous faites ainsi, vous constaterez que l'enfant grandira dans la réalisation de cette expérience, constamment conscient de lui-même en tant que Soi. [B. Creme, La Mission de Maitreya, tome II]
 
J'ai pour projet que vous me voyiez bientôt. Avec votre aide, il peut en être ainsi.
J'ai besoin que se crée un climat de confiance, d'attente et d'espoir. De cette façon, la force ne sera pas nécessaire. Ma Loi s'oppose à son usage. Par conséquent, mes amis, il vous appartient d'accomplir cette tâche. Faites savoir que je suis parmi vous et créez le climat qui permettra de me voir sous peu. Ce ne sera pas aussi difficile que vous pouvez le penser, car l'humanité, aujourd'hui, est sur le point de recevoir la révélation de sa véritable nature et de sa valeur. Ma présence parmi vous le rend possible. Vos frères vous remercieront pour le travail que vous faites. [Maitreya, message n° 58]
 
Q. Pouvez-vous expliquer un commentaire que vous avez fait dans le passé, affirmant que nous devrions faire « comme si » nous étions sûrs de la présence de Maitreya et des Maîtres dans le monde et préparer la voie. Pourriez-vous nous dire ce qui ne va pas dans notre façon de voir les choses ?                
R. Agir « comme si », c'est plutôt accepter l'hypothèse de la présence de Maitreya et des Maîtres dans le monde. Vous avez l'intime conviction qu'il en est ainsi, ou votre mental vous dit qu'avec tant de signes extérieurs et d'illustrations de cette présence, ce ne peut qu'être vrai. Benjamin Creme ne sait peut-être pas tout, mais il doit y avoir quelque chose dans ce qu'il dit qui me fait croire que c'est vrai. Que puis-je faire ? Dois-je me contenter d'attendre jusqu'à ce que tout cela soit prouvé ? Si vous voulez faire quelque chose d'utile, vous devez prendre une décision. Mon conseil (et c'est également celui des Maîtres en pareil cas) est de considérer pour l'instant cette présence comme une hypothèse tout à fait crédible. « Cela pourrait être vrai, cela semble possible. » Prenez-le ainsi, pour l'instant, jusqu'à ce que cela soit vraiment prouvé et agissez en vous appuyant sur l'hypothèse que tout cela est vrai.
Agissez donc « comme si » c'était vrai ; ne réduisez pas votre activité dans la crainte d'en faire trop et de découvrir plus tard que vous vous étiez trompés et que vous avez perdu votre temps et votre énergie. C'est le cas de bon nombre de personnes. Elles restent à la traîne en disant : « Eh bien, si j'étais vraiment sûre, je serais tout à fait présente, mais je ne peux m'y donner à fond car, après tout, ce n'est peut-être pas vrai. » Elles ne sont pas suffisamment convaincues. Si, par contre, votre intuition vous inspire une profonde conviction, vous savez, même si vous ne pouvez rien prouver. Savoir et prouver sont deux choses bien différentes.
Je me souviens du jour (en mars 1959) où Maitreya me dit : « Tu auras un rôle à jouer dans ma venue, si tu l'acceptes », et mon Maître d'ajouter : « Tu as entendu aujourd'hui des paroles qui ont changé ta vision des choses. Le moment viendra où il te sera demandé d'agir en conséquence et d'annoncer sa venue. » Un ou deux jours plus tard, il me fit tout un exposé sur la nécessité de la foi, pas une foi aveugle, mais une véritable conviction intérieure, la foi en notre propre expérience. Il termina par ces mots : « Le manque de foi a suffi à faire échouer de nombreux disciples très prometteurs. Aie la foi et annonce sa venue. »
La foi est si nécessaire que sans elle vous ne ferez jamais rien. Si vous n'avez pas confiance en vous, vous ne ferez jamais rien de personnel ni d'original. Si vous n'avez pas foi dans votre propre façon de voir les choses, vous n'aboutirez nulle part. Même si par la suite vous devez constater que vous vous êtes trompés, il est préférable d'agir avec confiance, de faire des erreurs et d'en tirer les leçons, plutôt que de ne rien faire parce que votre foi est insuffisante. Vous vous dites : « C'est peut-être vrai, ou peut-être pas. Comment le savoir ? Je ne sais quoi faire », parce que vous n'avez pas la foi. Si vous avez confiance en vous, même si par la suite il s'avère que vous vous êtes trompés, il est de toute façon préférable d'agir plutôt que de ne rien faire. Vous risquez simplement de faire des erreurs et il est possible d'y remédier. Tant que vous ne les avez pas faites, vous ne pouvez savoir si ce sont vraiment des erreurs.
Agir « comme si », c'est précisément agir avec foi, foi dans votre propre jugement, non pas faire quelque chose si vous pensez réellement que c'est une erreur, mais le faire parce que vous pensez que cela pourrait s'avérer juste et que, de toutes façons, c'est utile, comme, par exemple, préparer la voie pour Maitreya, sans preuve extérieure ni expérience personnelle particulière. Si vous vous contentez d'attendre une preuve, vous manquerez peut-être l'opportunité de toutes vos vies. [B. Creme, Le Grand Retour]

Lorsque vous-mêmes me verrez, vous verrez un ami, un frère, qui vous a aimés à travers les âges, qui vous a déjà montré le chemin, et qui vient, maintenant, pour vous conduire vers votre demeure. Mes amis, ne craignez pas d'agir en mon nom. Ayez confiance en ma présence et faites part de cette nouvelle à vos frères. [Maitreya, message n° 111]
 
La confiance, reflet de l'amour, naît spontanément lorsque la peur décroît. Seule la confiance peut permettre les miracles de la coopération. Sans elle, bien des réussites seraient impossibles.
Ainsi en est-il dans le monde d'aujourd'hui. Sous l'influence et l'inspiration du Christ, les dirigeants des nations se laissent gagner par la confiance.
Il reste beaucoup à faire, mais déjà les signes sont là, visibles aux yeux de tous. Un nouveau chapitre est en train de s'ouvrir dans la longue histoire des hommes, un chapitre qui marquera de son sceau leur gloire future. Le sentiment croissant d'interdépendance est la preuve que l'homme ne s'est pas totalement fourvoyé, qu'il s'est écarté du précipice et entre désormais dans une ère nouvelle de coopération et de réalisme.
Au niveau individuel, la confiance est indispensable. Rien ne dégrade autant les relations que l'absence de ce précieux joyau. Peu importe que la confiance soit brisée ou trahie ; la confiance engendre la confiance et permet au doux fleuve de l'amour de suivre son cours.
Peu d'hommes aujourd'hui sont capables d'envisager un monde où la confiance règnerait vraiment. Rares sont ceux qui peuvent se représenter le calme et la beauté qui pourraient y régner.
Laissez votre imagination concevoir un monde libéré de la peur et de la criminalité, de la compétition et de la cupidité. Ouvrez votre esprit au concept de justice et de paix universelles, de joie manifestée.
Faites cela et entrevoyez un monde où la confiance intacte de l'enfant fleurit à nouveau dans l'homme libéré de la peur. Dans un tel monde, tout devient possible. L'homme est aujourd'hui au seuil de cette découverte. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 155]

Qu'est-ce qui maintient l'équilibre entre les époux ? La confiance. La confiance est un processus qui apporte le bonheur. Lorsque la confiance règne entre les nations, la paix existe. La confiance ne peut exister que là où se trouvent l'honnêteté, la sincérité et le détachement. Si vous êtes honnête envers vous-même, sincère avec vous-même et détaché, vous pouvez faire confiance à la personne à qui vous prêtez une somme importante, car vous êtes détaché du prêt lui-même. [B. Creme, Les Lois de la Vie]
         
Le partage, soulignera Maitreya, est indispensable à la création de la confiance, sans laquelle rien n'est possible. « Partagez et créez une confiance bénie, vous connaîtrez ainsi les bénédictions de la justice et de la paix. » Il rappellera solennellement aux nations que nulle autre approche ne leur apportera la paix à laquelle elles aspirent dans leur cœur. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 488]

Le problème de la plupart des gens, c'est qu'ils ne font pas preuve d'honnêteté mentale. Ils pensent une chose, en disent une autre, et en font encore une autre. Aussi comment se fier au mental ? On peut seulement lui faire confiance lorsqu'il fait preuve d'honnêteté. L'honnêteté du cœur existe toujours, mais la personne peut la reconnaître ou non. C'est pourquoi les gens essaient de résoudre leurs problèmes à partir du mental. Mais celui-ci travaille par l'intermédiaire du cerveau, et la personne n'a pas une idée claire de ce qu'elle veut faire, ni de ce qu'elle pense vraiment, car l'honnêteté mentale lui fait défaut. Et alors, il n'existe aucune continuité à laquelle elle puisse se fier.
Lorsque le mental est honnête, il peut refléter la lumière de l'âme. Celle-ci utilise le corps mental pour nous montrer la réalité que nous cachent les différentes formes de mirage. Ceci nous permet de voir avec davantage de clarté les problèmes causés par le mirage et mène, finalement, à la polarisation mentale. Il se produit un déplacement de la conscience de l'individu de la polarisation astrale vers la polarisation mentale et, en temps voulu, vers la polarisation spirituelle. [B. Creme, L'Art de la coopération]

Mes bras sont tendus vers vous, demandant votre confiance, faisant appel à votre aide pour refaire votre monde. Nombreuses sont les tâches qui vous attendent ; nombreux sont les coups qui devront être portés pour la Liberté et la Vérité. J'ai besoin que tous ceux en qui cette vérité rayonne me suivent et m'aident dans mon travail. [Maitreya, message n° 26]






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