DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 2007

Extraits de la revue
Partage international

Avril 2007 - N° 224

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Gratter la terre nue pour se nourrir par Ochieng Ogodo


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La voie des étoiles

par le Maître –

Par l'entremise de Benjamin Creme

L'humanité ne va pas tarder à s'apercevoir qu'elle s'est enfermée dans une impasse,
dont l'issue est pour le moins incertaine. L'adhésion aveugle des nations aux lois du marché les a menées à la paralysie dans leur lutte féroce pour les débouchés commerciaux et les profits.

Certaines, voyant leurs économies chanceler, commencent à faire preuve de prudence tandis que d'autres, celles surtout qui jouissent d'une prospérité nouvelle, poursuivent leur course folle aux richesses et à la croissance. Lentement toutefois, les plus expérimentées prennent conscience que tout ne va pas pour le mieux, que l'avenir semble plus sombre qu'il ne devrait, qu'après tout l'effondrement tant redouté n'est peut-être pas si éloigné. L'on pourrait presque dire qu'un nouveau réalisme fait son apparition.

Dans cette situation, il n'y a qu'une voie que les gouvernements du monde puissent emprunter — une voie tellement nouvelle et impondérable, semble-t-il, qu'elle n'a pratiquement pas été envisagée jusqu'ici.

La pierre angulaire

Cette voie nouvelle est la pierre angulaire des conseils de Maitreya aux nations. Bien que jamais testée, elle est d'une efficacité si flagrante que, une fois adoptée, les hommes seront surpris des succès qu'ils rencontreront. C'est la voie du partage, expression pure et simple de l'unité du genre humain.

Le principe de partage amène en manifestation la qualité de la divinité. Quand les hommes partageront, ils se révéleront en tant que dieux en puissance. Il n'est rien d'aussi authentiquement divin que ce grand geste de fraternité. Quand les hommes comprendront cela, ils découvriront une nouvelle définition d'eux-mêmes et ils instaureront l'ère de la droiture. Ainsi en sera-t-il.

Quand Maitreya entrera dans leur vie et leur offrira ses conseils, un nouveau chapitre s'ouvrira dans l'histoire des hommes. Ils sauront qu'ils ne sont pas seuls dans ce vaste univers. Ils sauront qu'il existe bien d'autres mondes où leurs frères travaillent pour eux, pour leur épargner de grandes souffrances. Maitreya inaugurera l'ère du contact avec ces frères lointains, et établira un avenir d'interaction et de service mutuel. Ainsi en sera-t-il.

Ceux qui savent

Mes amis, ce ne sont pas là de vaines rêveries, mais les paroles bien pesées de l'un de Ceux qui savent. Prenez donc courage, et préparez-vous à l'expansion de votre vision et de votre capacité de service.

Maitreya vous montrera qu'il est possible d'emprunter la voie des étoiles dans l'odyssée
de l'illumination. Il fera apparaître que les unités de la vie une se manifestent dans toute l'étendue
du cosmos ; que si jusqu'à présent les hommes n'avaient pas accès à cette connaissance, elle ouvrira pourtant un sentier sûr aux générations à venir.

Beaucoup dépend, donc, de la réponse des hommes aux directives de Maitreya. Ils ont en effet le choix : soit rester entravés dans leur croissance vers un état glorieux, soit devenir véritablement les dieux qu'ils sont en réalité. Maitreya est certain que les hommes répondront avec leur cœur, et qu'il les guidera vers leur destinée.





Home Microcrédit par la Toile

Interview de Matt Flannery et Premal Shah par Monte Leach

En swahili, « kiva » signifie accord, unité. Appellation on ne peut plus appropriée pour une association à but non lucratif qui, grâce à sa plate-forme Internet, rapproche les prêteurs et les emprunteurs dans des opérations de microcrédit, tout en abaissant leur coût de manière importante. Matt Flannery et Premal Shah, respectivement co-fondateur et président de Kiva, ont précisé pour Partage international les objectifs et le fonctionnement de Kiva.

Partage international : Qu’est-ce que Kiva ?
Matt Flannery : Kiva est une plateforme de microcrédit en ligne. Notre site présente les profils et les photos d’hommes et de femmes du monde en développement qui ont besoin de prêts pour se lancer dans de petites entreprises, comme, par exemple, un magasin de vêtement, un atelier de tailleur, ou un élevage de chèvres. Faute d’avoir accès au crédit officiel, ils obtiennent ces prêts, grâce à Internet, de personnes du monde développé comme vous et moi. Tout ce dont vous avez besoin, c’est une carte de crédit, qui vous permettra d’être remboursé au bout d’un an.

PI. Quel est l’apport de Kiva dans le domaine du microcrédit ?
MF. Avant Kiva, il n’y avait aucun moyen de bénéficier d’un microcrédit à un prix aussi bas. Nous avons apporté deux innovations. La première, c’est que l’on peut envoyer de l’argent directement à un emprunteur sitôt qu’on l’a vu sur notre site. La seconde, c’est qu’au lieu de se borner à faire un don, on peut faire un investissement, un prêt, qui nous seront remboursés. Nous ne sommes pas sur le terrain, comme la Grameen Bank de Mohammed Yunus, au Bangladesh, qui octroie des prêts sur des territoires définis. Nous travaillons depuis San Francisco à développer une plateforme informatique grâce à laquelle des gens des mondes développés et en développement peuvent entrer directement en contact.

Un crédit pour Elisabeth, en Ouganda

PI. Pourriez-vous nous citer un prêt qui a changé radicalement la vie de quelqu’un ?
MF. Ma famille et moi avons prêté une somme à Elizabeth Omalla, une Ougandaise vivant près de Turora. Elle vendait du poisson sur le trottoir. Trois ou quatre par jour, pour un maigre profit. Elle se les procurait auprès d’un distributeur du Nil qui prenait des marges exorbitantes.
Nous lui avons donc prêté 500 dollars, une somme tout à fait conséquente pour elle. Ce qui lui permit d’aller elle-même au Nil, par un court voyage en bus. Les économies qu’elle a pu ainsi réaliser lui ont permis de s’acheter non pas trois ou quatre poissons, mais des douzaines, ainsi qu’un congélateur, histoire de se constituer des réserves. Grâce à ses bénéfices (multipliés par trois), elle a pu envoyer ses enfants à l’école et épargner ; bref, mettre un tant soit peu sa famille à l’abri des coups durs si dévastateurs pour ceux qui vivent dans la misère.

Faire parvenir les fonds aux bénéficiaires

PI. Comment sélectionnez-vous les bénéficiaires potentiels du microcrédit ?
Premal Shah : Grâce à un réseau d’institutions de microcrédit (IMC). Il y en a des milliers, généralement de taille modeste, locale ou régionale, disposant de fichiers de moins de 10 000 emprunteurs, du fait des limitations de leurs ressources financières. Seul un travailleur pauvre sur cinq, soit 100 millions dans le monde, y ont accès.
La réputation de Kiva (facilitation et souplesse des contacts, abaissement des coûts des opérations) commence à se répandre. Quand une IMC manifeste un intérêt pour nous, nous prenons aussitôt contact et examinons ses références et sa situation financière. A partir d’un certain niveau de fiabilité, nous lui ouvrons notre site (Kiva.org), pour qu’elle puisse commencer à y proposer des contrats, après lui avoir indiqué le nombre d’entreprises qu’elle pouvait financer par mois, et les sommes qu’elle pouvait emprunter.
MF. Les IMC ont des « agents de prêt » qui se rendent dans les communautés, et fonctionnent un peu comme des travailleurs sociaux. Ils travaillent sur le terrain, et ce sont eux qui découvrent les entrepreneurs locaux potentiels. Ils les aident à remplir les formulaires de candidature, prennent souvent une photo de l’emprunteur ou de l’emprunteuse, et entrent le tout dans l’ordinateur une fois de retour au bureau, ainsi que divers éléments, comme son profil, son plan, le montant du prêt, etc. Il suffit parfois de quelques minutes pour obtenir la somme demandée d’un internaute.
A la fin du mois, nous envoyons à cette IMC l’ensemble des fonds accordés, où qu’elle se trouve – au Cambodge, par exemple, pour lequel le transfert du prêt à l’emprunteur prendra une journée.
Au cours de l’année suivante, l’agent de prêt retournera environ chaque mois voir les bénéficiaires, collecter les remboursements et suivre leurs activités et leur situation financière, dont les prêteurs seront très régulièrement informés. Au bout d’un an, nous encaissons auprès de l’IMC le montant des sommes remboursées et les remettons dans le circuit. Les prêteurs peuvent les retirer quand ils veulent.

PS. En fait, plus de 80 % d’entre eux les laissent pour d’éventuels nouveaux prêts.

PI. A combien se montent, en moyenne, les prêts qui se font par votre site ?
PS. A environ 600 dollars. Cela paraît peu, mais c’est une grosse somme pour quelqu’un qui gagne deux dollars par jour en Ouganda. Cela lui permet, par exemple, de s’acheter quatre ou cinq vaches et de démarrer une petite entreprise de production laitière. Sur notre site, les prêts vont de 75 à 2 000 dollars.

PI. Quel est le taux de recouvrement ?
MF. Cent pour cent. Ce qui signifie que tous les projets d’entreprises qui ont vu le jour ont remboursé les prêts dans leur intégralité. Cela dit, seul un petit pourcentage ayant, jusqu’à présent, atteint ses douze mois, la plus grande partie des remboursements est encore en cours. Nous espérons parvenir à terme à un taux de 95 %.

PI. Comment financez-vous Kiva ?
MF. Par les tarifs optionnels que nous proposons aux prêteurs, qui leur offrent la possibilité de donner 10 % en plus de la somme qu’ils placent dans notre circuit. Ils le font pratiquement tous. Ce sont ainsi les Américains et les Européens, plus de 30 000, qui paient nos factures. Nous avons aussi des soutiens dans le monde de la finance.

Les taux d’intérêts supportés par les pauvres

PI. Quel taux d’intérêt s’applique aux crédits accordés via Kiva ?
PS. Nos partenaires IMC prennent environ 16 % d’intérêt : seulement la moitié de ce que perçoit le secteur bancaire de la microfinance.

PI. Pourquoi le microcrédit est-il si cher ?
PS. Dans le monde, environ 500 millions de travailleurs vivent sur ou sous le seuil de pauvreté.
Aujourd’hui, environ 100 millions d’entre eux bénéficient du microcrédit et reversent environ 35 % d’intérêt aux diverses IMC. Ce taux est élevé en raison des coûts importants que génère la gestion de ces prêts. Que ceux-ci se montent à 100 ou 500 dollars, il reste qu’on doit aller dans les villages tous les mois, par exemple. De plus, les IMC, pour constituer le capital qu’elles placeront en microcrédits, doivent emprunter auprès des organismes de crédits locaux. Ce qui revient assez cher. D’autant que le taux d’inflation est élevé. Ici, aux Etats-Unis, il est de l’ordre de 3 %. Mais en Ouganda, il est à deux chiffres. D’où le prix du microcrédit pour l’emprunteur. Le reste des 400 millions de travailleurs pauvres s’adressent aux usuriers locaux, dont les taux vont de 80 à 800 %. Ils n’ont pas le choix. Les banques leur sont fermées, et il n’y a pas d’organisme de microcrédit dans leur région. Les IMC ont travaillé dur pour arriver à 35 %, et rendre ainsi leurs services accessibles à déjà 100 millions de travailleurs pauvres. Mais les IMC avec lesquelles Kiva travaille sont parvenues à diviser ce taux par deux.

PI. Quels sont les obstacles qui vous empêchent d’atteindre les autres 400 millions de travailleurs pauvres ?
MF. Il y en a principalement deux, qui sont liés. Le premier, c’est le potentiel de croissance des organismes de microcrédit : l’augmentation de leurs effectifs, la mise en place de technologies leur permettant d’augmenter leurs capacités de prêts dans leurs zones d’intervention.
Le second obstacle, c’est leur disponibilité réduite en capital. S’ils ne disposent que de 100 000 dollars, par exemple, ils ne peuvent atteindre que 1 000 personnes. Avec 500 000 dollars, ce serait cinq fois plus. Kiva a pour rôle d’augmenter leurs capitaux disponibles par Internet.

PI. Avez-vous quelques objectifs précis pour l’année à venir ?
PS. En un peu plus d’un an, nous nous sommes étendus à 22 pays grâce à 30  organismes de microcrédit. Cinq nouveaux partenaires nous rejoignent chaque mois. Mais nous aimerions nous diversifier davantage, et toucher plus de pays.
MF. Nous aimerions également atteindre le chiffre de 10 millions de dollars de prêts, cette année. C’est-à-dire multiplier par cinq notre chiffre de l’an dernier.




Home L'espoir est de retour

par Michael Lerner

Nous publions ci-dessous l'extrait d'un article de la revue Tikkun, où le rabbin Michael Lerner déclare que sortir les Etats-Unis des options et priorités du gouvernement actuel n'est pas suffisant : il faut aller au-delà et promouvoir un nouveau modèle de société.

C'est précisément en cela que les forces libérales et progressistes ont une leçon à recevoir des progressistes spirituels. Nous devons exiger du mouvement anti-guerre et des forces pour la paix œuvrant à l'intérieur du Congrès, qu'ils aillent au-delà du « Ça suffit maintenant », et incluent comme noyau dur de leur discours public le Plan Marshall mondial (point 7 de notre Accord spirituel avec l'Amérique, présenté dans mon livre La main gauche de Dieu).

En résumé, nous exigeons que les Etats-Unis (il faut vraiment le faire nous-mêmes) engagent le processus et consacrent 5 % du produit national brut pendant les vingt prochaines années à un plan sophistiqué mettant fin à la pauvreté mondiale, à la faim, aux problèmes des sans-logis et de l'analphabétisme, à la fourniture de soins médicaux appropriés et visant à porter remède aux dommages causés à l'environnement par 150 années d'industrialisation irresponsable des nations tant capitalistes que socialistes. Et ceci bien évidemment sans déverser les crédits dans des dictatures ni faire des cadeaux à bas prix. Un plan visant à construire les capacités de chaque société.

Une stratégie de générosité

Nous voudrions indiquer clairement que la guerre d'Irak a prouvé une fois de plus que la supériorité militaire n'engendrait pas la sécurité. Bien au contraire, elle a fourni un terrain d'entraînement à une nouvelle génération de terroristes. La stratégie de domination (pour atteindre la sécurité) ne marche pas au XXIe siècle ! C'est d'une stratégie de générosité dont nous avons besoin… Lorsque les Etats-Unis (et j'espère les autres pays du G8)
démontreront qu'on peut donner, qu'on peut s'occuper des autres, non seulement parce qu'il y va de notre propre intérêt mais aussi parce que nous sommes vraiment préoccupés du bien-être des autres (de nombreux Américains le sont effectivement), nous assurerons bien mieux la sécurité intérieure qu'en dépensant des milliards de dollars pour notre budget militaire et pour mettre au point des technologies capables de localiser et de tuer de supposés terroristes.

Un plan détaillé

Une bonne manière de démarrer le Plan Marshall mondial serait de choisir, comme premiers bénéficiaires de cette aide, des pays tels que l'Irak, la Palestine, Haïti, la Jamaïque, le Bangladesh, le Mexique et l'Afrique du Sud, ou la Nouvelle Orléans et autres noyaux de pauvreté aux Etats-Unis.

Dans chacun des cas, il faudrait mettre sur pied un plan détaillé pour placer les fonds et les aides entre les mains d'ONG et autres structures qui ne les utiliseraient pas au profit des élites ou de leurs amis.

Par exemple, en Irak, nous prendrions probablement une région à la fois – nous pourrions notamment commencer par reconstruire totalement Fallujah, et nous excuser publiquement des crimes atroces commis en notre nom par les forces d'occupation (villes rasées, viols, torture, etc.). Les seules forces qui pourraient être autorisées à rester seraient celles qui protègeraient la reconstruction de logements et d'infrastructures pour les Irakiens. Ce n'est qu'un exemple. Nous devons préciser que notre but est d'effacer la pauvreté partout sur terre, y compris aux Etats-Unis, dans les vingt prochaines années.

Si le principe du « Ça suffit maintenant » était lié inéluctablement au « Plan Marshall mondial maintenant », l'idéal des élections américaines 2006 pourrait être poursuivi.

Un langage visionnaire

C'est là-dessus qu'il faut se focaliser. Il faut résister à tous les avis « pragmatiques » qui nous conseillent de restreindre notre champ à ce qui est « réaliste ». L'essence même du Plan Marshall mondial c'est qu'il casse le discours du « réalisme » pour adopter un langage visionnaire. C'est la partie centrale de ce que le Réseau des progressifs spirituels appelle une « stratégie de générosité », rejetant une « stratégie de domination ». Et cette générosité doit s'exercer avec élégance. Les dons doivent être significatifs dans le domaine culturel et de l'environnement et ils doivent être sollicités par les pays bénéficiaires. Le but est d'aider les gens à se prendre en charge eux-mêmes, ne pas en faire les dépositaires passifs d'un fonds qui s'épuisera dans vingt ans. Cette prise de conscience doit s'accompagner d'une politique de construction de logements, d'écoles, de centres hospitaliers, fournissant des outils et des formations.

Il faut aussi que cela montre que s'occuper des autres est non seulement bon pour les bénéficiaires, mais aussi pour les donateurs en répondant au besoin que nous ressentons d'un but spirituel à nos vies.

En même temps, nous devons construire le Plan Marshall mondial d'une manière qui nous permette d'apprendre de la sagesse indigène des peuples que nous aidons, en reconnaissant que nous avons souvent autant à apprendre qu'à donner, et que notre projet n'est pas basé sur une arrogance culturelle mais sur un désir sincère de faire partie d'un processus dont nous serions bénéficiaires autant que donateurs. »


Texte intégral et calendrier de la prochaine campagne d'activités : www.tikkun.org/magazine





Signes des temps

Home Apparitions d'ovnis aux Etats-Unis

Source : Maine Sun-Journal, Etats-Unis - CBS, nationalledger.com - w

(1) Maine
Dans la soirée du 13 février 2007, de nombreux témoins ont raconté avoir vu des lumières inhabituelles dans le ciel, au nord de Franklin County, dans le Maine. La police locale a reçu de nombreux appels concernant ces lumières. « Les gens voyaient généralement un chapelet de sept ou huit lumières fixes, dans le bas du ciel, a déclaré Bill Hoyt, officier de police. Il y eut également des récits concernant un bruit de moteur à réaction assez près du sol. » Le poste de régulation du trafic aérien de la région a signalé qu'il n'y avait eu que deux vols de routine ce soir-là et que les appareils volaient à 12 000 mètres d'altitude.

(2) Phoenix, Arizona
Le 6 février 2007, un groupe de lumières brillantes, stationnaires, a été observé au-dessus du centre ville de Phoenix. De nombreux témoins ont appelé la radio, la télévision et les commissariats de police pour signaler le phénomène. D'après certains témoins, les lumières semblaient voler en formation. Une vidéo de ces lumières prise par la chaîne 3 de la station de télévision de Phoenix a montré « une des lumières clignotant presque sur place », selon un témoignage publié sur le site Internet de la station.

(3) Caroline du Nord
Le 24 janvier 2007, de nombreuses personnes ont raconté qu'elles avaient vu un ovni de couleur turquoise dans le ciel. Jamarus Crews, de Kernersville, en Caroline du Nord, a raconté qu'il était assis dans son appartement lorsqu'il a vu quelque chose d'inhabituel. « L'objet était éclairé de nombreuses lumières et ne faisait aucun bruit », a-t-il déclaré. Un autre témoin, Charles Miller, originaire de Charlotte, a pris une photo de l'objet non identifié et l'a envoyé à CNN qui l'a diffusée. C. Miller a déclaré à CNN : « Entre le moment où je l'ai aperçu et celui où il a disparu, il s'est écoulé 45 secondes et il a traversé le ciel tout entier. »
Selon CNN : « Certains l'ont décrit comme un objet bleu vert de forme ovale. D'autres ont dit qu'il était bleu et blanc. D'autres qu'il laissait une traînée dans le ciel. Tous ont déclaré que c'était quelque chose de très inhabituel. »

(1)Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux de la planète Mars effectuant un vol de routine. (2)Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « lumières » n'étaient pas des fusées éclairantes mais de vaisseaux spatiaux venant de la planète Mars. (3)Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'ovni était un vaisseau spatial venant de la planète Mars.


Home La technologie extraterrestre pourrait sauver la planète

Source : The Ottawa Citizen, Canada

Un ancien ministre de la Défense canadien pense que la technologie avancée des extraterrestres pourrait « sauver notre planète » des dangers dus au réchauffement climatique, en apportant une alternative viable aux énergies fossiles. Paul Hellyer appelle à une divulgation publique des informations obtenues au moment des crashs d'ovnis, comme le crash de Roswell en 1947, dans le Nouveau Mexique. P. Hellyer, défenseur de la cause des ovnis depuis septembre 2005, explique que les personnes qui ont fait des recherches sur les ovnis ont amassé des preuves indéniables du fait que des extraterrestres ont visité notre planète, et que pour voyager à de telles distances les véhicules doivent être équipés d'une source énergétique ou d'un système de propulsion avancé. Il a déclaré : « Il faut persuader les gouvernements de dire clairement ce qu'ils savent. Certains d'entre nous soupçonnent qu'ils en savent beaucoup et que cela pourrait suffire à sauver notre planète si c'était mis en application assez rapidement. »




Home Hanuman verse des larmes

Hindustan Times, Inde

On raconte que deux statues d'Hanuman, le dieu hindou représenté sous l'aspect d'un singe, versent des larmes. La première fut découverte dans un temple, à Rajkot, dans le Gujarat (Inde). Les prêtres et les fidèles d'un temple local ont vu des larmes couler sur le visage de la statue.

Un fait similaire a été signalé à Mathura, dans l'Uttar Pradesh (Inde) vers la fin janvier 2007. Mahesh Gaur, prêtre du temple de Ganga sur la route Mathura-Agra, a déclaré qu'un fidèle lui avait dit qu'il avait vu les yeux de la statue d'Hanuman se remplir de larmes lorsqu'il était entré dans le sanctuaire le matin.

Lorsque les rumeurs et les reportages concernant le dieu qui verse des larmes se répandirent, d'autres temples dédiés à Hanuman se remplirent également de fidèles.

Hanuman incarne la sagesse, la dévotion, le courage, la justice et la force. Il n'est pas de bénédiction qu'il ne puisse accorder, mais la plus grande bénédiction que l'on puisse demander à Hanuman, c'est les qualités spirituelles pour lesquelles il est lui-même connu.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle de Maitreya.


Home Etoiles lumineuses

Source : Times Herald-Record, E.-U.



 
Le 5 octobre 2002, dans l'église chrétienne réformée de Woodbourne, une ville située dans la partie nord de l'Etat de New York, un visiteur a découvert une extraordinaire manifestation de lumière sur les fenêtres des toilettes du bâtiment. Les effets lumineux, donnant l'impression d'hologrammes, représentaient des étoiles à six branches à l'intérieur de cercles. Les invités de l'église ce soir-là étaient les membres d'une congrégation juive, autorisée à utiliser l'église pour ses cultes. Cette congrégation appartient à une secte juive croyant que Jésus est le Messie. Le rabbin Michael Zeitler découvrit le phénomène juste après que lui et sa femme Gail aient achevé un concert. Il reconnut immédiatement des étoiles de David dans ces effets lumineux.

Au bout de quatre ans, la communauté protestante de l'église décida qu'il était temps de téléphoner à un journal local, qui publia un article sur le phénomène le 10 décembre 2006. En lisant l'article, deux collaborateurs locaux de Partage international organisèrent une visite de l'église. La révérende Barbara Claypool, pasteure de cette église, raconta aux collaborateurs de Partage international qu'elle était inspirée par les étoiles sur les fenêtres et les considéraient vraiment comme une bénédiction et un signe de la présence de Dieu. Elle trouvait ces étoiles de David très appropriées, car elles nous rappelaient que Jésus, qui était un descendant direct du roi David, est ici pour tous.

Certains membres de la communauté ont fait l'expérience d'un accroissement du nombre de guérisons et de prières exaucées depuis l'apparition des étoiles. La révérende Claypool reconnaît l'effet magnétique de ces étoiles et croit que cette bénédiction a aidé la communauté à « se rapprocher » de Dieu et à devenir ainsi plus fidèle et davantage prête à aider les autres. L'église, généralement assez peu fréquentée, était pleine de monde pour les cultes de la veille de Noël.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est Maitreya qui a créé les étoiles à six branches, en raison de l'orientation de la congrégation juive qui reconnaît Jésus comme le Messie.


Home Un bébé ramené à la vie

Source : BBC ONline ; The Guardian, Grande-Bretagne

Selon ses parents et les médecins, un bébé est « revenu à la vie » une demi-heure après que son décès ait été prononcé à la suite d'un arrêt cardiaque.

Woody Lander était décédé depuis trente minutes et les médecins le tendirent à ses parents pour un dernier adieu. Alors qu'il gisait dans les bras de son père, les infirmières enlevèrent le tube de sa bouche. C'est alors que le personnel médical entendit une légère toux et remarqua qu'il se contractait. Il commencèrent aussitôt à essayer de le réanimer et son cœur se remit à battre.

En décrivant cet événement extraordinaire, Jon, le père de Woody, a déclaré : « Après ce qui avait semblé une éternité, les médecins étaient sortis en disant qu'ils pensaient avoir fait tout ce qu'ils pouvaient. » Mais après que les infirmières aient enlevé le tube, M. Lander explique que Woody « leur petit miraculé, est revenu à la vie » sous leurs yeux.

M. Lander et son épouse Karen avaient conduit Woody à la Leeds General Infirmary, à Leeds (Grande-Bretagne), en décembre 2005, après avoir constaté qu'il avait cessé de respirer. Il avait eu un arrêt cardiaque.

Woody a maintenant quatorze mois et il subit des contrôles réguliers. Il ne manifeste aucun signe de dommage au cerveau, ou d'autres problèmes. « Les médecins ont dit qu'ils n'avaient jamais vu personne revenir à lui après être resté apparemment sans vie pendant trente minutes, encore moins un jeune enfant », a déclaré son père.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le bébé a été « ramené à la vie » par le Maître Jésus.


Home Le visage de Jésus apparaît dans les racines d'une plante

Source : thisislocallon don.com




En mai 2006, Martin Gregory, originaire de Belvedere, dans le Kent (G.-B.) enleva un asparagus de son pot qui se trouvait dans le jardin depuis vingt ans, pour le rempoter, lorsqu'il découvrit dans les racines de la plante le visage de Jésus.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un authentique miracle manifesté par le Maître Jésus.


Home Maroc : guérisons miraculeuses

Source : BBC, G.-B.

Un guérisseur marocain attire les foules dans le village de Skhirat, à 30 km de Rabat.

Torbi el Mekki attire des milliers de personnes chaque jour – toutes espérant un miracle. Elles font la queue en portant des bouteilles d'eau ou des sacs de sucre que Torbi el Mekki touche, disant à ces personnes qu'elles seront guéries.

Torbi serre la main des visiteurs et bénit les sacs ou les bouteilles. Il demande aux malades de boire l'eau plus tard « pour bénéficier de ses propriétés curatives ».

Mais le père Mekki, comme on l'appelle, est très clair : il n'accepte pas d'argent. « Je fais ceci au nom de Dieu. Je ne le fais pas pour de l'argent. » Il est absolument persuadé d'avoir la responsabilité d'aider et de guérir. « Dieu m'a donné ce don et je dois l'utiliser. »

Tous sont convaincus de sa capacité à guérir. « J'avais un cancer du sein. Après avoir vu le guérisseur, je suis retournée chez mon médecin et il n'y avait plus de trace du cancer », a déclaré une femme.

Une autre explique qu'elle a été guéri d'une tumeur au cerveau. 

Le Maître de B. Creme a indiqué que Torbi est un authentique guérisseur. Le Maître Jésus guérit à travers lui.


Home Photographies de bénédictions

 


​Bénédictiode lumière de Maitreya sur une photographie prise le jour du mariage de P. et G. R., en juillet 1993. Photo envoyée par G. R.


Bénédiction de lumière du Maître Jésus, sur une photographie prise par Tomomi K., sous l’arc de triomphe de Paris (France), en 1994.





Tendances

Home La nouvelle philanthropie

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

Dans un monde où règent de puissants médias, la dernière tendance est de produire des documentaires qui mettent en exergue certains problèmes urgents. Albie Hecht, ancien président de la chaîne de télévision câblée Nickelodeon en est un bon exemple. Il avait toujours soutenu généreusement les œuvres charitables destinées aux enfants, mais quand il a commencé à se soucier de la situation critique des jeunes réfugiés africains, il a décidé d'essayer quelque chose de nouveau. C'est ainsi qu'il a financé un film documentaire sur les enfants d'Ouganda participant à un concours de musique, pendant la guerre civile traumatisante qui a duré vingt années.

Le film, War/Dance, a reçu le prix du meilleur documentaire au festival des films documentaires Sundance dans l'Etat de Utah (Etats-Unis).

D'autres ont suivi. Depuis la parution du film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, qui décrit les causes et les effets du réchauffement climatique, on a assisté à une vague de financements comme celui d'A. Hecht. Le Los Angeles Times les nomme les « filmanthropes ». Bien que leurs buts soient différents, tous attirent l'attention sur les injustices sociales, ou la corruption des gouvernements, ou bien présente une perspective différente des événements historiques dans un but de pardon et de réconciliation.

Ces investisseurs s'impliquent aussi personnellement dans leurs projets ; leur motivation est de contrôler le message. Ted Leonsis, vice-président du fournisseur d'accès Internet America Online, a financé Nanking en 2005.

Ce film décrit les efforts d'un groupe d'Occidentaux pour sauver des milliers de civils chinois d'un massacre par les soldats japonais au début de la Seconde Guerre mondiale. Son but réel est d'encourager la détente culturelle entre le Chine et le Japon.

De même, James D. Stern, directeur de la firme américaine Endgame Entertainment, qui produit d'habitude des comédies musicales à Brodway, a financé et co-produit So goes the Nation (Ainsi va la nation), en 2006. Ce documentaire expose les machinations politiques qui ont fait basculer l'Etat clef de l'Ohio en faveur de George W. Bush lors de l'élection présidentielle de 2004. « J'ai pensé que cet épisode pouvait être source de discorde, a-t-il déclaré, mais, en tant que producteur, c'est une histoire que j'ai beaucoup aimé raconter. »

Selon Mark Urman, directeur du département théâtre de ThinkFilms, la société de distribution de War/Dance, cette forme de philanthropie est contraire au paradigme hollywoodien usuel : « Le profit avant l'humain. » « Bien qu'il y ait toujours eu beaucoup de philanthropie dans le milieu du cinéma, ce phénomène est nouveau : des gens relativement inexpérimentés, établis dans d'autres secteurs d'activité, réalisent des long-métrages de qualité, déclare-t-il. Plutôt que de signer un chèque, vous pouvez faire un long-métrage dévoilant des maux ou bien faisant progresser les activités humaines. » En outre, les films documentaires étant plus rapides à réaliser que les fictions, ils peuvent mieux suivre les préoccupations du public.

Cet accroissement de la « filmanthropie » est peut-être aussi lié à la profitabilité croissante des documentaires. La marche de l'empereur, par exemple, a coûté 8 millions de dollars, et en a rapporté 122 millions à travers le monde.

Cependant, les « filmanthropes » insistent sur le fait que c'est leur cœur qui guide leurs décisions plutôt que leur porte-monnaie.

Ainsi, Charles Ferguson, qui a créé la technologie pour la première page des logiciels Microsoft, et l'a vendue 122 millions de dollars en 1996, affirme qu'il a dépensé une part importante de cette somme pour financer son premier film No End in Sight (La fin n'est pas en vue), un documentaire sur la guerre en Irak, qu'il a écrit et dirigé. C. Ferguson, comme d'autres « filmanthropes », espère que ce film amènera des changements politiques.




Home La société bénéficie de la prospérité des femmes

Source : Centre d'Information de l'Onu, Unifem

Lors de la journée internationale de la femme, la nouvelle présidente de l'Assemblée générale des Nations unies, Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, du Bahrein, a déclaré : « Donnons aux femmes l'accès aux services financiers et toute la société en bénéficiera. »

Lors du forum sur l'émancipation économique des femmes, à New York, Sheikha Haya a déclaré : « Améliorer l'accès au microcrédit et aux services financiers pour les femmes, est un élément important de leur émancipation économique, c'est aussi un droit humain fondamental. Quand les femmes ont l'opportunité d'accroître leurs revenus et de réduire leur dépendance envers les hommes, les retombées positives sur le bien-être de la famille et le développement local sont impressionnantes. »

Lors de la 51e session de la commission sur le statut des femmes, trois responsables de l'Onu se sont exprimées : « La violence contre les femmes est à la fois la cause et la conséquence des discriminations envers les femmes », a indiqué Rachel Mayanja, conseillère particulière du secrétaire général des Nations unies sur les thèmes des sexes et de la progression des femmes. Noeleen Heyzer, directrice du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (Unifem), a indiqué de son côté que les violences faites aux femmes en temps de paix sont exacerbées en temps de guerre. Le viol est utilisé comme une arme de guerre, à grande échelle.

Un fonds Unifem – union de 16 agences de l'Onu, huit organisations internationales et régionales et de nombreuses associations de femmes – a distribué près de 13 millions de dollars à 226 programmes qui aident à résoudre le problème de la violence faite aux femmes dans plus de 100 pays.

La directrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), Rima Salah, qui a observé les effets de la violence sexuelle en période de conflits dans des pays comme le Libéria, la Sierra Leone et le Soudan, déclare que « c'est une arme de guerre comportant l'intention stratégique d'humilier des communautés, de démobiliser les individus, de véritablement désintégrer le tissu social ». Actuellement, 89 pays ont des clauses législatives sur les violences domestiques, 104 considèrent que les viols conjugaux sont des crimes, 90 ont des lois contre le harcèlement sexuel, et 93 pays interdisent le trafic d'êtres humains, a souligné N. Heyzer. « Cependant l'application de ces lois est souvent insuffisante. »




Home Réforme du Conseil de sécurité

Source : Centre d'information de l'Onu

La nécessité d'une réforme du Conseil de sécurité de l'Onu, constitué actuellement de 15 membres, gagne du terrain.

La présidente de l'Assemblée générale de l'Onu, Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, a désigné cinq ambassadeurs, chacun représentant une région différente, pour favoriser les débats sur cinq idées-clefs : appartenance, droit de veto, représentation régionale, taille d'un conseil de sécurité élargi, méthode de travail du conseil et ses relations avec l'Assemblée générale.

Les ambassadeurs désignés sont Ali Hachani de Tunisie, Andreas D. Mavro yiannis de Chypre, Mirjana Mladineo de Croatie, Heraldo Muñoz du Chili et Frank Majoor des Pays-Bas.

« Le processus de facilitation devrait refléter les points de vue de tous les membres d'une façon juste et factuelle, tout en soulignant les zones d'accord, a déclaré la présidente de l'Assemblée. Ces consultations sont le commencement du processus, ajoutant que d'autres thèmes considérés comme importants dans la restructuration du Conseil seraient aussi examinés.

a déclaré la présidente de l'Assemblée. ajoutant que d'autres thèmes considérés comme importants dans la restructuration du Conseil seraient aussi examinés.

La réforme du Conseil de sécurité est « un élément essentiel de notre effort pour réformer les Nations unies », pour les rendre « plus représentatives, efficaces et transparentes, et accroître leur efficacité et la légitimité de leurs décisions. »




Home Lutte contre la faim : lancement d'un site Internet interactif de l'Onu

Source : www.fao.org/righttofood/

A travers le monde entier, les centaines de millions de personnes qui souffrent de la faim ont besoin d'aide.

Afin de répondre à cet appel à l'aide, le site interactif du FAO donne des informations sur les Directives nécessaires à la réalisation progressive du droit à l'accès à une alimentation correcte dans le cadre de la sécurité alimentaire nationale, qui furent approuvées par le Conseil du FAO, en 2004, ainsi que des conseils pratiques destinés aux nations afin de les aider à éradiquer la faim en adoptant une approche basée sur le respect des droits de l'homme.

Selon Anton Mangstl, directeur de la Division d'échange des connaissances et de développement des compétences : « Le site Droit de s'alimenter est un excellent outil et un bon exemple de collaboration interne et externe allant des activités de développement des compétences tels que des modules de « cours électroniques » à la constitution de réseaux et d'étude de projets réussis du monde entier. »




Home Signature d'un accord sur le Darfour

Source : Le Monde, France

Les dirigeants du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine se sont engagés à arrêter de soutenir les rébellions à l'intérieur des pays voisins. Le Tchad et la République centrafricaine accusaient le Soudan de soutenir des révoltes sur le territoire. De son côté, le Soudan accusait le Tchad de soutenir des forces rebelles au Darfour.

« Nous avons convenu que chaque pays devait respecter la souveraineté des autres », a déclaré Lam Akol, ministre soudanais des Affaires étrangères, à l'issue de cette rencontre pour laquelle Hosni Moubarak, président égyptien, et John Kufuor, président ghanéen de l'Union africaine, avaient servi de médiateurs.

a déclaré Lam Akol, ministre soudanais des Affaires étrangères, à l'issue de cette rencontre pour laquelle Hosni Moubarak, président égyptien, et John Kufuor, président ghanéen de l'Union africaine, avaient servi de médiateurs.

On estime que l'insurrection actuelle de l'Ouest du Soudan et la répression du gouvernement central de Khartoum ont fait entre 180 000 et 300 000 victimes, déplacé deux millions de personnes à l'intérieur des frontières du Soudan, et 200 000 personnes qui se sont réfugiées au Tchad.




Home Réduction des gaz à effet de serre : l'Union européenne s'engage

Source : The New York Times, Business Week, Etats-Unis ; Associated P

 Les 27 membres de l'Union européenne se sont mis d'accord pour réduire d'ici à 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre de 20 % au-dessous des niveaux de 1990, et pour produire dans le même temps 20 % de leur électricité grâce à des sources d'énergie renouvelables. Ces objectifs, s'appliquant à l'ensemble de l'Union européenne, autorisent des variations nationales.

Ce chiffre de 20 % de réduction pourrait être porté à 30 % si d'autres pays tels que les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l'Inde venaient à signer cet accord à leur tour. Le présent accord formera la pierre angulaire de la position de l'Europe lors des discussions internationales visant à remplacer le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Actuellement, la production d'électricité par des énergies renouvelables comme le vent et la lumière solaire n'est que de 7 % en Europe, alors qu'elle devra atteindre 20 % en 2020. L'accord demande également aux pays membres d'alimenter à cette date 10 % de leurs voitures et camions avec des biocarburants d'origine végétale.

L'accord européen est « le plus ambitieux jamais signé par une commission ou un groupe de pays dans le but d'assurer la sécurité énergétique et la protection climatique », a déclaré José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. La chancelière allemande Angela Merkel, actuelle présidente de l'Union européenne, a exhorté les pays du reste du monde à faire un effort semblable, en soulignant qu'il était encore temps « d'éviter ce qui pourrait bien devenir une calamité humanitaire » causée par le réchauffement de la planète.




Home Faire face au changement climatique

Source : www.confrontingclimatechange.org

Dix-huit éminents scientifiques venus du monde entier ont défini diverses stratégies pour prévenir les changements climatiques encore évitables, et s'adapter à ceux qui ne le sont plus. Leur rapport, S'opposer au changement climatique : éviter les effets que l'on ne pourra maîtriser, et maîtriser l'inévitable, a été préparé à la demande de la Commission des Nations unies pour le développement durable.

D'après ce rapport : « L'avenir du monde sera radicalement différent selon les choix que fera aujourd'hui l'humanité. Les choix actuels conduisent à des changements climatiques de plus en plus accélérés, aux conséquences de plus en plus dramatiques… L'autre chemin que nous pouvons emprunter réduira les émissions dangereuses, créera des opportunités économiques, aidera à réduire la pauvreté mondiale et la dégradation des écosystèmes, et contribuera au développement durable. L'Humanité doit agir collectivement et de toute urgence à tous les niveaux de la société pour forcer les décideurs à abandonner les options actuelles. Il n'est plus possible d'attendre le lendemain pour agir. »

Pour citer le professeur John Holden, co-auteur du rapport : « La température moyenne à la surface du globe a déjà augmenté d'environ 0,8 degré depuis l'ère pré-industrielle, et l'on estime qu'elle s'élèvera de 2 à 4 degrés d'ici 2100 si les émissions de CO2 continuent d'augmenter au rythme actuel. La prudence la plus élémentaire nous impose de limiter l'augmentation de la température moyenne à 2 ou 2,5 degrés au-dessus du niveau pré-industriel, et notre rapport recommande une série de mesures simples pour atteindre cet objectif. »




Home Quarante-six pays s'opposent aux bombes à fragmentation

Source : Le Monde, France

Quarante-six pays ont récemment adopté une résolution réclamant l'interdiction complète d'ici 2008 de l'utilisation des bombes à fragmentation. Des quarante-neuf pays représentés à la rencontre d'Oslo de février 2007, seuls le Japon, la Pologne et la Roumanie ont refusé de signer cette résolution en arguant de l'absence de nations clés telles que les Etats-Unis et Israël. Cependant, le Royaume Uni et la France, qui avaient pourtant hésité à répondre à l'invitation du gouvernement norvégien, ont finalement approuvé la résolution.

Les bombes à fragmentation peuvent contenir jusqu'à 650 petites bombes qui « arrosent » une vaste surface après l'explosion, et peuvent elles-mêmes exploser aussitôt ou, parfois, des années plus tard. L'ONG Handicap International a révélé récemment que 98 % des victimes des bombes à fragmentation étaient des civils.





Les priorités de Maitreya

Home Augmentation de la pauvreté aux Etats-Unis

Source : The Independent, G.-B.

D'après une étude du journal McClatchy, qui s'est basée sur les données officielles disponibles pour l'année 2005, le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême aux Etats-Unis croît dans une proportion plus importante que tous les autres segments de la population. L'étude révèle que près de 16 millions d'Américains vivent dans une extrême pauvreté, soit une augmentation de 26 % par rapport à l'année 2000. La pauvreté extrême est définie comme correspondant à un revenu annuel de moins de 9 903 dollars pour une famille de quatre personnes et moins de 5 080 dollars pour un individu isolé.

Cette croissance de la pauvreté s'est déroulée durant une période d'expansion économique inhabituelle. L'étude révèle que « la productivité du travail a augmenté fortement depuis la brève récession de 2001, mais les salaires et l'emploi n'ont pas suivi. Dans le même temps, la part du revenu national affectée au bénéfice des entreprises a très largement dépassé celle revenant aux salariés ». L'écart entre riches et pauvres s'accroît encore davantage aux Etats-Unis. Le cinquième des ménages les plus fortunés bénéficient de plus de 50 % des revenus nationaux, tandis que le cinquième des ménages les plus pauvres doivent se contenter d'environ 3,5 %.




Home Des milliers de mères décèdent par manque de soins

Source : Metro, UK; oxfam.org.uk

Chaque minute, une femme meurt en cours d'accouchement parce qu'elle ne peut pas recevoir des soins médicaux appropriés. La très grande majorité de ces décès pourrait être évitée ; en effet, les femmes dans les pays les plus pauvres ont une chance sur 16 de mourir dans le cadre d'une grossesse tandis que la proportion est d'une pour 2 800 dans les pays développés. La réduction de la mortalité maternelle constitue un des huit objectifs du millénaire fixés par les Nations unies mais d'après l'association Oxfam, « au rythme actuel, les objectifs internationaux de réduction de 75 % de la mortalité maternelle pour 2015 ne pourront jamais être atteints ». Des activistes ont mis en avant ce problème qui fait très rarement l'actualité lors de la célébration de la Journée internationale de la femme du 8 mars.

Sur le milliard de personnes qui vivent avec moins d'un dollar par jour, 70 % sont des femmes. Elles sont aussi plus susceptibles d'être mal nourries, d'avoir le sida ou d'être victime de violence ou d'abus sexuels.

Le taux de décès des mères est particulièrement important au Yémen où seulement 27 % des femmes enceintes peuvent s'adresser à une sage-femme, contre 72 % au Moyen-Orient ou en Afrique. Selon Oxfam, il faudrait « quatre milliards de dollars supplémentaires par an pour sauver un demi million de vies par an.

Les nations les plus riches n'ont rien fait, les membres du G8 devraient donner un signal du changement de leurs priorités en avançant un agenda afin d'atteindre les objectifs des Nations unies de consacrer 0,7 % de leur PNB à l'aide au développement. »

 




Home Des moustiquaires pour sauver des vies

Source : netlifeafrica.org

Deux étudiants en médecine aux Etats-Unis ont créé une association sans but lucratif, NetLife, qui distribue gratuitement des moustiquaires dans des villages reculés du Sénégal. Plus d'un million de personnes meurent chaque année de la malaria dont le parasite, transmis par les moustiques, est la première cause de décès des enfants de moins de cinq ans en Afrique. Parce que les moustiques vecteurs de la malaria sont essentiellement actifs du crépuscule au lever du jour, des moustiquaires traitées avec un insecticide et placées au-dessus des lits permettent de prévenir l'apparition de la maladie.

Andy Sherman, étudiant en médecine, a pris conscience de l'importance de la malaria lors d'un service bénévole de deux ans dans les « Peace Corps », au cours duquel il a perdu plusieurs de ses proches amis. A. Sherman et Jesse Mathews, un condisciple de l'université de St Louis, ont fondé NetLife en 2005. L'association lève des fonds et achète des moustiquaires pour cinq dollars pièce. Tout l'argent récolté est consacré à l'achat de moustiquaires tandis que A. Sherman et J. Mathews paient de leur propre poche les fonds nécessaires pour apporter en vélo ces filets dans les régions rurales du Sénégal. Ils ont distribué 600 filets en 2005 et ont l'intention de distribuer 1 500 nouveaux filets en 2007.




Home Des pilules à bas prix contre la malaria

Source : The New York Times, E.-U.

Un médicament peu coûteux qui sera utilisé pour traiter la malaria a été développé dans le cadre d'une coopération entre Sanofi-Aventis, la 4e société pharmaceutique au monde, et l'association humanitaire Médecins Sans Frontières. Le médicament, baptisé Asaq, est disponible sous la forme d'une pilule qui combine le nouvel agent artémisine avec le traditionnel amodiaquine. Le traitement de base coûtera moins d'un dollar par adulte et moins de 50 cents par enfant, et sera disponible sous forme de dose à prendre une fois par jour pour les enfants. En Afrique, la malaria tue 3 000 enfants par jour mais avant l'Asaq, il n'existait pas de traitement basé sur plusieurs agents actifs disponible sous la forme d'une seule pilule et aucun médicament disponible pour les enfants pesant moins de 5,5 kg. D'après le docteur Michel Queré, coordinateur médical pour Médecins Sans Frontière au Tchad : « La combinaison de ces deux agents dans un seul médicament constitue une amélioration significative car elle rendra le traitement de la malaria beaucoup plus simple. »

Sanofi-Aventis a marqué son accord pour renoncer à tout profit dans le cadre de la vente de ce médicament à des agences telles que l'OMS et le Fonds mondial pour le sida, la tuberculose et la malaria. Elle ne va pas non plus déposer de brevet ce qui permettra à d'autres compagnies de produire des versions génériques meilleur marché.




Home Coup de pouce financier contre la rougeole

Source : unfoundation.org

La Fondation des Nations unies a reçu une contribution de 139 millions de dollars pour soutenir les efforts déployés dans le monde entier par l'Initiative contre la rougeole, visant à réduire de 90 % le nombre de décès dus à la rougeole d'ici 2010. La rougeole a été pratiquement éradiquée dans l'hémisphère occidental, mais chaque année elle tue près de 345 000 personnes dans le reste du monde. Parmi celles-ci, la plupart sont des enfants de moins de cinq ans. La maladie peut être évitée par une vaccination qui coûte moins d'un dollar.

L'Initiative contre la rougeole est un partenariat international de grands organismes de santé qui a commencé en 2001. Pendant les cinq premières années, l'Initiative fut le principal soutien international des campagnes de prévention de masse contre la rougeole qui ont conduit à la vaccination de plus de 217 millions d'enfants, notamment en Afrique. De 1999 à 2005, les décès dus à la rougeole en Afrique ont diminué de 75 %, passant de 506 000 à 126 000 par an, en raison principalement du soutien apporté par l'Initiative et l'engagement des gouvernements africains. Mettant à profit sa réussite en Afrique, l'Initiative s'est tournée vers l'Asie, où le taux de décès dus à la rougeole est le plus élevé, après l'Afrique sub-saharienne.

L'Initiative élargit de plus en plus ses campagnes de prévention à d'autres domaines de santé, en encourageant par exemple l'utilisation de filets traités aux insecticides pour prévenir la malaria, l'utilisation de la vitamine A, de médicaments contre les vers, et la vaccination contre la poliomyélite.

La contribution de 139 millions en faveur de l'Initiative a été apportée par la Gavi Alliance, connue auparavant sous le nom de Global Alliance for Vaccine and Immunisation. La Gavi Alliance est un partenariat public-privé visant à offrir aux enfants des pays en développement un meilleur accès aux vaccins.




Home Reverdir le désert

Source : www.afrol.com

Vivant en bordure du désert du Kalahari, les villageois de la région aride du sud du Botswana ont trouvé un moyen de stopper la marée de sable qui engloutit peu à peu leurs maisons et leurs fermes.

Le processus de désertification, provoqué par des années de surexploitation par les bergers et les fermiers, a fait que le village de Struizendam, près de la frontière avec l’Afrique du Sud, est complètement encerclé de dunes.

« Dans la plupart des villages reculés du Botswana, comme ailleurs dans les régions arides d’Afrique, les gens dépendent lourdement des ressources naturelles pour vivre, car il existe peu d’alternatives autres que l’aide gouvernementale, a déclaré un porte-parole du Pnud. Mais la pauvreté les pousse souvent à surexploiter les ressources pour pourvoir à leurs besoins immédiats. »

Maintenant, cependant, les villageois ont commencé à restaurer les étendues arides grâce à un programme de plantations indigènes et de clôtures pour écarter les chèvres et les animaux sauvages. Bien que les dunes continuent de s’étaler à l’horizon, certaines ont reverdi, leurs sommets ont été stabilisés par des arbres, des buissons et des touffes d’herbe.

Un comité de gestion des ressources communautaires a aidé la communauté à tracer un plan d’action pour réparer les dommages subis par l’environnement et améliorer les ressources de la population. Les projets locaux tirent profit de la connaissance indigène et des systèmes traditionnels d’aménagement de la terre, et se concentrent sur le maintien de l’écosystème de ressources locales. Ceci inclut la préservation de la vie sauvage et des produits tels que le bois de chauffe, l’herbe pour les pâturages et les toits de chaume, l’arbre morula dont les noix sont utilisées pour l’huile ainsi que dans les confitures, les boissons et les bonbons, et la chenille phane, un délice pour les populations de la région. Des plantes médicinales sont également protégées, comme la griffe du diable (sengaparile), qui est vendue sur les marchés européens pour fabriquer des remèdes contre l’hypertension artérielle.

Les fonds pour le projet pilote initial de cinq ans proviennent des Nations unies, en partenariat avec les gouvernements du Botswana, du Kenya et du Mali, la coopération technique allemande et l’Université d’Oslo (Suède). Le programme a rencontré un tel succès que le Pnud « l’exporte » dans d’autres régions du Botswana où l’environnement est dégradé et dans d’autres pays d’Afrique. Des programmes de restauration ont été menés à bien dans treize autres villages du Botswana, et des villages du Kenya et du nord du Mali ont adopté des programmes similaires.





La voix des peuples

Home Vastes manifestations anti-Bush en Amérique latine

Source : The Guardian, The Independent, G.-B. ; The China Post, Chine

Le voyage du président Bush en Amérique latine : en mars 2007 (Brésil, Uruguay, Colombie, Guatemala et Mexique) a été marqué par de vastes manifestations contre la politique des Etats-Unis.

Dans le district financier de Sao Paulo (Brésil) 6 000 personnes ont défilé pacifiquement, certaines portant des tiges de cane à sucre en protestation contre le nouvel accord sur l'éthanol entre les Etats-Unis et le Brésil. « Bush et ses copains essayent de contrôler la production d'éthanol au Brésil, et cela doit cesser », explique Suzanne Periera dos Santos, du Mouvement des paysans sans terre. A Montevideo (Uruguay) 5 000 personnes ont manifesté à travers les rues, d'autres ont marché vers l'ambassade des Etats-Unis. A Bogota (Colombie), environ 2 000 manifestants ont descendu l'avenue principale juste après l'atterrissage du président Bush pour une visite de six heures dans le pays. Bien qu'un petit groupe se soit heurté à la police anti-émeutes, le groupe principal de manifestants pacifiques était composé d'étudiants, de syndicalistes et de membres de l'opposition politique. Ils scandaient : « A bas Bush » et « Bush est un terroriste », tandis que son convoi passait pour rencontrer le président Uribe. A Guatemala City (Guatemala), d'autres manifestations ont eu lieu devant l'ambassade américaine et des prêtres indiens ont envisagé de purifier les sites archéologiques sacrés afin d'éliminer « les mauvais esprits » après que le président ait visité les ruines Maya d'Iximche à l'ouest de la capitale. A Tecpan, des manifestants ont arboré des banderoles : « A bas Bush : meurtrier, envahisseur, fasciste, criminel. »

Pendant le séjour de G. Bush au Mexique, des centaines de personnes ont défilé à travers les rues de Mexico, portant des drapeaux mexicains et scandant : « Bush est un meurtrier et il n'est pas le bienvenu ! » La sécurité dans le pays était extrêmement serrée – les écoles étaient fermées et les environs de l'hôtel du président étaient sévèrement gardés. Le programme de ses entretiens à Mexico comportait le problème du trafic de drogue et de l'immigration, bien que les manifestants protestaient autant contre la guerre en Irak que contre la politique du gouvernement américain envers l'Amérique latine.

Le président mexicain Felipe Calderon a critiqué la décision des Etats-Unis de construire une nouvelle clôture de 1 130 km à la frontière entre les deux pays. Il l'a comparée au Mur de Berlin et a soutenu que les deux pays devaient plutôt aider l'économie mexicaine afin de réduire l'attrait des Etats-Unis.

Les manifestations se sont étendues aux pays non visités par le président Bush, avec des manifestations au Salvador, au Paraguay et en Argentine où environ 40 000 personnes se sont rassemblées pour voir le leader vénézuélien, Hugo Chavez, pendant son voyage en « contrepoids » de celui de George Bush.




Home Face aux transnationales, la résistance s'organise

Source : Tierramérica news service

Nimbyism, le sigle qui veut dire « pas dans mon arrière-cour », lorsqu'il est appliqué aux grandes compagnies minières, aux industries lourdes etc., signifie habituellement « propre chez nous, mais sale chez les autres ».

Les personnes vivant dans les régions riches en ressources naturelles comme le charbon, le pétrole, l'or, les diamants, savent de première main que les promesses faites par les sociétés transnationales – ne pas détruire l'environnement, apporter seulement des bénéfices à la communauté locale – ne sont pas seulement vides, elles sont très souvent fausses. Si vous habitez en aval de la troisième plus grande usine minière du monde, la Canada's Goldcorp Inc., vous êtes à même d'avoir dans les veines du sang chargé de plomb et d'arsenic à des taux plus élevés que le maximum autorisé par les normes internationales.

C'est le cas de ces villageois honduriens qui habitent près de la mine San Martin, à San Ignacio, municipalité située au centre de la Vallée Siria. Un mouvement de protestation local et international, entrepris en 1999 lorsque la mine ouvrit, s'amplifie, appuyée par les récentes études montrant de l'arsenic dans le sang (ce qui peut causer de sérieux problèmes gastro-intestinaux, cardiovasculaires et au système nerveux), commissionnées par des groupes de défense de l'environnement, comme le Comité pour l'environnement de la Vallée Siria. Ces recherches ont été menée par l'activiste italien Flaviano Bianchini, qui a également conduit des études de ce type dans plusieurs autres pays d'Amérique centrale. « Presque 60 % des sociétés d'exploitations minières au monde sont canadiennes. Elles génèrent plus de 40 billions de dollars annuels, représentant environ 4 % du produit intérieur brut canadien. »

Peu de Canadiens sont informés des projets miniers en Amérique du Sud ou ailleurs, en raison d'une absence de couverture médiatique, et ils « sont choqués lorsqu'ils découvrent ce que certaines sociétés canadiennes manigancent », rapporte Karyn Keenan, responsable du programme Initiative Halifax, une ONG des droits de l'homme et des droits de l'environnement canadiens. Ceux qui vivent près des mines ou en aval se plaignent de problèmes de santé croissants et d'un approvisionnement en eau infecte.

L'un des principaux problèmes est que les mines utilisent un éventail de produits chimiques qui posent un sérieux danger pour la santé. Le cyanure utilisé dans les mines est un poison dangereux et bien qu'il soit stocké avec soin, des experts pour l'environnement expliquent que ce stockage nécessite une énorme quantité d'eau fraîche et crée des dérivés toxiques – métaux lourds comme le mercure et l'arsenic. Cela peut conduire à la contamination des sources d'eau.

Les habitants de la Vallée Siria se plaignent aussi de pénuries d'eau résultant des actions de Glamis, une grande société minière canadienne qui a extrait environ 15 000 kg d'or de la mine San Martin depuis 2001, pour une valeur approximative de 412 millions de dollars.

Fin 2006, les Latino américains affectés par les mines ont assisté à différentes réunions publiques sur les mines canadiennes, dans les secteurs du pétrole et du gaz, et réclament une plus grande responsabilité sociale.

Le mouvement populaire contre l'impact de la pollution de l'industrie minière retient de plus en plus l'attention des médias, et le gouvernement canadien sera bientôt interpellé par un rapport officiel afin de régulariser les opérations à l'étranger.

Ces actions mettent en contact direct les représentants des mines et du gouvernement avec les résidents, pour la première fois. Ce rapport est « sans précédent dans l'histoire canadienne », explique K. Keenan, car il représente un consensus entre les ONG, l'industrie minière et les représentants du gouvernement. 




Home Grands rassemblements pour la paix en Grande-Bretagne

www.bbc.co.uk, www.stopwar. org.uk

Selon la coalition « Stop the War » (Arrêtons la guerre), la vaste manifestation pour la paix, qui s'est déroulée à Londres le 24 février 2007, s'est avérée être « l'une des plus vives et rassemblant le plus de participants depuis l'invasion de l'Irak il y a quatre ans ». Le même jour, Glasgow a vu un défilé pour la paix rassembler une foule de 2 000 manifestants.

Bien que les autorités aient minimisé l'événement londonien, la police ayant recensé 2 à 3 000 personnes au départ, les organisateurs affirment qu'ils étaient environ 100 000. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le chiffre exact avoisinait les 95 000 personnes.

Dans la foule bigarrée et enjouée se mêlaient tous les âges : certains arboraient de longues banderoles de vêtements joliment brodés, tandis que d'autres affichaient des messages personnels manuscrits sur des pancartes plus réduites.

Alors que le point central de cet événement était un appel au retrait des troupes d'Irak et une protestation contre les plans de remplacement des missiles Trident, beaucoup de personnes exhibaient sur leurs bannières des exigences étendues à la paix et la justice, ou encore contre l'attaque de l'Iran. De nombreuses banderoles appelaient à la justice et la liberté pour les Palestiniens.

Du fait de la multitude de participants, pendant que la foule se rassemblait à Trafalgar Square pour entendre les premiers discours, d'autres n'en était seulement qu'à la première étape du défilé.

Tony Benn, homme politicien et militant pour la paix, a prononcé un discours de ralliement :

« Mes amis, qui sommes-nous ? Nous représentons tous les partis politiques de Grande-Bretagne. Nous représentons les juifs, les chrétiens, les musulmans et les bouddhistes. Nous représentons la majorité du peuple américain qui vote contre Bush. Nous représentons l'écrasante majorité du monde qui est opposée à ces guerres […] 

Nous ne sommes pas prêts à accepter que le premier ministre se déclare vouloir développer des armes de destruction massive. Il veut que la Grande-Bretagne construise davantage d'armes de destruction massive dans un monde qui a désespérément besoin d'écoles, d'hôpitaux, de logements pour les personnes âgées, d'éducation et de toutes ces choses nécessaires. 

Nous sommes à Trafalgar Square. A quelques pas d'ici se trouve le Parlement et nous exigeons que tous les parlementaires écoutent ce que nous disons aujourd'hui.

J'ai été à Trafalgar Square de très nombreuses fois dans ma vie. J'y suis venu il y a plus de cinquante ans pour m'exprimer alors sur la crise de Suez. Je m'y suis exprimé en 1964 quand un homme très connu a été condamné à perpétuité : Nelson Mandela. Je m'y suis exprimé quand Franco était un dirigeant fasciste en Espagne. Les femmes se sont exprimées ici pour leur droit de vote ; tout comme les syndicats et les Irlandais.
Nous sommes la voix de demain et je félicite tous ceux qui sont venus car je crois que l'ampleur de cette manifestation montre que notre voix n'est pas de celles que le gouvernement ou le Parlement ose ignorer. »





Courrier des lecteurs

Home Un voyage hors du temps

Cher Monsieur,

Le dimanche 17 septembre 2006, alors que j'étais assis dans un parc à Barcelone, un homme très aimable s'approcha de moi. Il me demanda si je savais comment me rendre à une certaine fontaine. Je lui répondis que je n'avais jamais entendu parler de cette fontaine. Il déplia alors une carte très rare et très détaillée, comme je n'en avais jamais vue. Il me montra où se trouvait la fontaine et par curiosité j'acceptai d'aller à sa recherche avec lui.

Chemin faisant, nous abordâmes toutes sortes de sujets. Il me dit qu'il venait d'Angleterre et qu'il était jardinier et violoniste. Lorsque nous passions près d'une plante, il la désignait de son nom scientifique.

Il me demanda si j'avais vu le film What the Bleep Do We Know ? Je lui répondis que je l'avais vu il y a un certain temps et que j'avais eu pendant un moment l'intention de le revoir. Puis, je lui parlai de la présence de Maitreya, l'Instructeur mondial, de ses priorités, et de ce que signifiait sa présence pour le monde et pour l'humanité.

Il me parla pendant un moment de musique, puis de méditation et il me dit que ce serait une bonne chose pour moi de la pratiquer. Plus tard nous parlâmes du monde et de l'époque chaotique que traversait l'humanité. A un moment donné, il me dit : « Vous devez avoir de l'ESPOIR. » Le mot ESPOIR toucha une corde en moi, comme si c'était quelque chose de très important qu'il fallait toujours avoir présent à l'esprit.

Nous finîmes par arriver à la fontaine. C'était une vieille fontaine construite en 1910, mais fermée depuis 1985, l'eau étant polluée. Mon compagnon déclara que l'humanité avait gaspillé beaucoup d'eau potable, en raison notamment des réseaux de distribution mal conçus.

Nous nous rendîmes ensuite à une station de bus. Dans le bus il sortit un petit porte-monnaie et commença à chercher des pièces, mais je lui dis que je paierais les deux tickets. Arrivé à mon arrêt, je descendis et je rentrai chez moi. Lorsque je regardai ma montre, je fus stupéfait. Ma promenade avec lui avait duré environ quatre heures et j'avais l'impression que nous n'avions pas été ensemble plus de quatre minutes !

Cet homme était-il un Maître ?

M. C. P., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya.


Home Mathusalem ?

Cher Monsieur,

A la fin novembre 2006, je me rendais à la méditation de transmission à Ukiah (Californie), à environ une heure de trajet de chez moi. Je venais de traverser ma ville lorsque je vis un auto-stoppeur au bord de la route. C'était un homme jeune appuyé sur une béquille. Normalement je ne prends pas d'auto-stoppeur et je l'avais déjà dépassé lorsque sur l'impulsion du moment, je changeai d'avis. Je fis demi-tour à travers un parking et je me garai près de lui. Lorsque je sortis de ma voiture je constatai qu'il était pieds nus.

Il me dit qu'il voulait se rendre à environ quatre kilomètres, à la bifurcation près du pommier. Nous commençâmes à bavarder et il déclara qu'il avait entendu dire beaucoup de bien de moi. J'essayai de trouver comment il pouvait me connaître. Probablement par mon fils, pensai-je, qui avait vingt-trois ans et qui avait fait ses études ici. Je l'interrogeai sur sa scolarité et sur sa vie dans notre ville, mais je n'obtins aucune réponse satisfaisante à mes questions. Finalement je lui demandais quel âge il avait pour voir s'il correspondait à celui de mon fils. Il resta silencieux pendant un moment, puis il me dit avec un petit rire : « Je suis sans doute l'être vivant le plus vieux sur cette planète. »

Avant que je puisse réagir à cette déclaration, nous avions atteint la bifurcation. Il descendit, s'appuya à la portière et me regarda dans les yeux en disant : « Merci et que Dieu vous bénisse. » Je retournai sur la route principale et lorsque je regardai par le rétroviseur il avait disparu. Pourriez-vous me dire qui était cet homme.

B. E., Laytonville, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home De l'argent tombé du ciel ?

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, j'ai vécu une expérience à laquelle j'ai souvent repensé et je me suis demandé si la personne que j'avais rencontrée n'était pas un Maître.

Entre 1996 et 1997, je traversai une période très difficile dans tous les domaines : personnel, financier, professionnel, etc. Je n'avais aucune sécurité et je ne savais dans quelle direction me tourner.

Je me trouvai à Crouch End Broadway, au nord de Londres, un après-midi, avec mon ami, lorsque nous passâmes auprès d'un homme qui attira mon attention. C'était un Noir, d'un certain âge, vêtu d'un vieil imperméable et se tenant tranquillement debout sur le trottoir. Je le dépassai, puis je m'arrêtai, sortis mon porte-monnaie et fis demi-tour pour lui donner un peu d'argent. Mon ami, qui se montre généralement très généreux avec les ONG, me dit « de ne pas l'encourager » en lui donnant de l'argent. Je répondis que cet homme n'avait rien demandé, mais que quelque chose dans son regard m'avait touché et que j'avais l'impression de le connaître. L'homme dont le nom était Joe apprécia mon geste, tout en demeurant très digne, et il me toucha les mains en me regardant profondément dans les yeux. J'étais dans un état très vulnérable à cette période de ma vie et il émanait de lui beaucoup de gentillesse et d'amour.

Je me souviens d'avoir pensé à lui pendant quelque temps, puis je fus absorbée par autre chose. Une semaine ou deux plus tard, il était de nouveau là, et je lui donnai à nouveau de l'argent pour qu'il puisse s'acheter à manger. Ceci se prolongea pendant quelques mois. J'appris qu'il était originaire de Gambie, ne savait pas conduire, et vivait seul dans un petit appartement. Je constatai qu'il ne demandait jamais d'argent à personne.

Pendant les mois qui suivirent, je fis souvent un détour pour passer en voiture près de Broadway, dans l'espoir de voir Joe, de lui dire bonjour et de lui donner quelque chose à manger. Quel que soit le moment de la soirée, je savais toujours exactement où il se trouverait. Un soir, mon ami était avec moi. Il était très tard et il faisait sombre. Joe ne se trouvait pas à Broadway et mon ami pensa qu'il était parti. Mais je savais qu'il était dans les parages ; je sentais sa présence et je demandai à mon ami de prendre une rue latérale. Je savais que Joe y serait. Il était effectivement là, dans une rue très sombre. Nous arrêtâmes la voiture et lorsque je m'approchai de Joe, il s'arrêta, nous tournant encore le dos. Il fut content, mais pas du tout surpris de nous voir, et je lui donnai un peu plus d'argent que d'habitude. Il refusa et me rendit une partie de l'argent, n'acceptant que le montant « habituel ». Ce genre de situation arrivait fréquemment et je savais souvent où il se trouverait, quelle que soit l'heure, ou le jour.

Mon ami était lui aussi très déprimé et en dehors de moi il ne s'intéressait guère à qui que ce soit à cette période de sa vie. Un jour je le présentai à Joe et Joe le regarda avec tant d'amour qu'il se sentit très ému, et il déclara qu'il avait reçu plus d'amour et de tendresse de cet étranger que de nombreuses personnes dans sa vie.

Le temps se réchauffa et un jour mon ami et moi étions assis à la terrasse d'un café lorsque nous vîmes Joe qui attendait le bus de l'autre côté de la rue. Je l'invitai à venir boire quelque chose avec nous ; il sembla très amusé, mais il refusa, disant qu'il ne buvait pas. Il m'interrogea sur ma famille et sur nos projets à tous deux et il sembla y prendre un réel intérêt. Je me souvins lui avoir dit que je cherchais un endroit où vivre et que j'avais toujours désiré un petit jardin.

Un jour je lui donnais un carton rempli de vêtements et des conserves mais il m'expliqua que, bien que ce soit une idée généreuse, il n'avait aucune possibilité de faire la cuisine dans sa petite chambre et qu'il était sans doute préférable de ne plus lui donner de conserves à l'avenir. Je l'imaginai dans un hôtel ou une petite chambre quelque part. A un moment donné, il déclara qu'il partirait bientôt, peut-être en Gambie. Je fus contente pour lui mais je savais qu'il me manquerait beaucoup.

Juste au moment où ma vie commença à changer et où une certaine sécurité sous la forme d'un nouveau logis sembla possible, je revis Joe et il se réjouit pour moi, notamment parce que j'aurais un jardin. Il me regarda à nouveau avec tendresse et me prit les mains.

Quelques semaines plus tard, alors que je me trouvais dans le magasin Wool-worth's, je fis une étrange expérience – sur le sol je vis quelques billets de banque. Je les regardai et je regardai autour de moi pour voir si personne n'avait son porte-monnaie ouvert et cherchai quelque chose. Mais la chose la plus étrange se produisit. C'était un peu comme s'il y avait une énorme bulle autour de la scène. Les billets étaient sur le sol et personne ne pénétrait dans cet espace ni ne prêtait attention à tout ceci. Le temps semblait arrêté. Je ramassai les billets et je m'éloignai avec. Je réalisai alors qu'il y avait plus ou moins le montant exact de l'argent que j'avais donné à Joe au cours des derniers mois.

Je n'ai jamais revu Joe et il m'a manqué pendant longtemps, mais je pense souvent à son regard rempli d'amour et la pensée de ces quelques mois, même dix ans plus tard, ne m'a jamais quittée. Je me demande simplement si cet homme était quelqu'un de particulier ou simplement un vagabond au grand cœur qui est finalement rentré chez lui en Gambie.

A. M., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Joe était en fait le Maître Jésus.


Home Deux hommes distingués

En 1995 ou 1996, un matin ensoleillé, comme d'habitude en Catalogne (Espagne), je rentrai chez moi, après mes cours de médecine chinoise. Dans une rue voisine des Ramblas je vis deux hindous venant dans la direction opposée. Tous deux avaient la même stature et la même allure. Ils étaient grands, beaux et ils marchaient vite et d'un pas assuré. Ils portaient des vêtements similaires – des tuniques longues, très simples, et des sandales. Seule la couleur de la tunique était différente. L'une était bleu ciel et l'homme qui la portait avait la peau claire, des yeux clairs et une barbe soignée. La seconde tunique était blanche et l'homme qui la portait avait le teint foncé, des cheveux noirs et des yeux bruns. Leur allure était très impressionnante. Ils passèrent près de moi et l'homme vêtu de blanc me regarda du coin de l'œil avec un sourire rayonnant de joie et de sincérité. Après qu'ils m'eurent dépassé, je me retournai pour les regarder, car cette scène avait quelque chose d'irréel. Je vis que les tuniques étaient parfaites, immaculées, elles étaient sans coutures et sans le moindre faux pli. Je réalisai également que, plutôt que de marcher, les deux hommes semblaient glisser sur le trottoir, et ils tranchaient sur le décor environnant par leur rayonnement personnel, bien qu'aucune lumière réelle n'émana d'eux.

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme à la tunique blanche était Maitreya et celui à la tunique bleue le Maître Jésus.


Home Un homme impossible à rattraper

Un soir, en rentrant de la méditation de transmission j'étais un peu déprimé et, bien qu'il fût onze heures du soir, je décidai de faire une promenade avant de rentrer chez moi. Je marchai dans une rue déserte et sombre lorsque soudain, sur le trottoir opposé, un jeune homme à la peau foncé apparut, vêtu d'un jean et d'une veste de cuir noir.

Il traversa la rue et marcha directement et avec détermination vers moi, arborant un sourire éclatant. Je pensai tout d'abord qu'il voulait saluer quelqu'un derrière moi, mais je vis qu'il n'y avait personne. Je me dis alors qu'il désirait peut-être me demander une direction ou autre chose, mais ce n'était pas le cas. Il passa très près de moi, me touchant presque, en continuant à sourire, mais il ne me regarda pas et ne me demanda rien. Pour dire vrai, cette situation me laissait perplexe et je le suivis. La chose étrange, c'est que bien qu'il marcha très tranquillement et que moi-même je marchai très vite, il s'éloignait de moi. Cela avait quelque chose d'irréel, comme si la rapidité et le temps étaient modifiés. Finalement, je ne pus le rejoindre. Il tourna à un coin de rue et au bout de quelques secondes je fis de même, mais il avait disparu. Alors une phrase concernant Maitreya dans la Mission de Maitreya, tome II me vint à l'esprit : « Lorsque vous me verrez, ne courez pas après moi. Si vous courez après moi, vous me perdrez. Je ne peux être monopolisé – je n'appartiens à personne. »

Ce jeune Noir était-il Maitreya ?

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune Noir » était Maitreya.


Home Une beauté des Balkans

Un mercredi, à l'époque de la guerre en Bosnie-Herzégovine, alors que l'allais à la méditation de transmission, en longeant Pelayo, une rue commerçante du centre de Barcelone, je vis une jeune femme d'une vingtaine d'années, assise à l'entrée d'une boutique et demandant de l'argent. D'après son allure, je me dis qu'elle venait des Balkans et que peut-être elle avait fui le conflit armé. Ce qui m'étonnait, c'est qu'elle avait l'air d'un top modèle, très jolie, très droite, des cheveux blonds bien coupés. Elle était habillée de blanc et portait un short très serré et elle avait un sac de cuir auprès d'elle.

Tout avait l'air neuf, comme venant d'être acheté. Son visage était très calme et ne reflétait aucune souffrance. Cependant, je ressentis un immense chagrin et je me dis qu'une jeune femme si jolie, avec une telle silhouette et des difficultés financières, pouvait devenir une proie facile pour n'importe quel proxénète. Je fus tenté de lui offrir l'hospitalité pour quelques jours, mais finalement je n'osai pas et je me contentai de lui donner quelques pièces. Cette jeune femme était-elle Maitreya ?

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que « la jeune femme » était le Maître Jésus.


Home Conversation de rue

C'était au moment de Noël, en 1994 ou en 1995. Je passai devant un homme qui vendait La Farola, le journal espagnol des sans-logis. Il était jeune, beau et avait un air sérieux. Il avait une moustache, portait un jean, une veste marron et un chapeau brun à larges bords. Je me dis que ce n'était pas l'un des vendeurs habituels du quartier et son allure me surprit. Il était complètement immobile, le journal dans les mains, et il regardait fixement devant lui.

Bien que la rue ait été très fréquentée, il ne regardait pas les gens, il semblait absent. Il ne faisait aucun effort pour vendre ses journaux, se contentant d'attendre que quelqu'un lui en achète un. Je me souviens également que, lorsque je passai devant lui, mon cœur commença à battre fort et vite. Je le regardai pendant quelques instants et je poursuivis ma route. Le lendemain, je le trouvai au même endroit et avec la même attitude. Je le regardai à nouveau pendant quelques instants et je m'éloignai. Quelques jours plus tard, je le vis à nouveau, toujours à la même place et ayant la même attitude, mais cette fois quelque chose avait changé. Soudain il se mit à parler avec deux hommes qui se trouvaient au milieu de la foule. D'après la manière dont ils parlaient, ils semblaient discuter de certains projets. Je les regardai pendant quelques instants et je continuai ma route. Depuis, je n'ai jamais revu ce vendeur de journaux.

Qui étaient ces trois hommes ?

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les trois hommes étaient des disciples du Maître Jésus.


Home Chargée du courrier

En novembre 1996, notre groupe de méditation de transmission avait un stand à l'exposition Whole Life. Pendant que je travaillais à ce stand, un homme s'approcha, examina les documents exposés et prit en main le livret sur les Enseignements de la Sagesse éternelle, disant qu'il voulait l'acheter. Il me tendit un billet de 20 dollars et lorsque je lui rendis la monnaie, il se pencha vers moi et me dit en chuchotant : « Gardez la monnaie, je connais quelqu'un qui a envoyé beaucoup de courriers. » Après son départ, je pensai étonnée : « Comment peut-il savoir cela ? » Avant l'exposition, notre groupe avait diffusé des avis à la télévision annonçant l'émergence de l'Instructeur mondial, et j'avais envoyé des informations aux personnes qui répondaient aux annonces. J'avais aussi envoyé des informations sur Maitreya aux journaux, magazines et libraires du Sri Lanka et, étant coordinatrice dans ma région, aux Etats-Unis, j'envoyais des informations à ceux qui en faisaient la demande. A l'époque, j'avais l'impression de me rendre tous les deux jours à la Poste.

Je ne fis aucun lien avec Maitreya, jusqu'au jour où un membre du groupe me dit que c'était possible. Etait-ce le cas ?

D. C., Atlanta, Géorgie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était Maitreya.


Home Un homme en mission

Lors de l'exposition Whole Life de novembre 1997, à Atlanta, un homme s'approcha du stand où je travaillais, regarda les documents exposés et dit qu'il avait entendu parler de Maitreya. Puis il regarda les livres et dit : « Il y a vraiment trois Missions de Maitreya, cela fait trop à lire ! » Puis, il acheta le premier volume. Avant de partir, l'homme se pencha et me serra dans ses bras. Son geste était à la fois ferme et doux, et je ressentis la pression de sa main sur mon dos. Je restai interloquée. Après son départ, je ne pus me retenir de fondre en larmes.

S'agissait-il là encore de Maitreya ?

D. C., Atlanta, Géorgie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était Maitreya.



Interviews

Home Plan Marshall mondial – un contrat planétaire

Interview de Franz Radermacher par Dunja Müller et Michael Stöger

L'Initiative pour un Plan Marshall mondial (PMM) a été lancée en octobre 2003. Comme son nom l'indique, cette Initiative est largement inspirée du Plan Marshall, les pays riches devant, cette fois, tenir le rôle de l'Amérique en 1947. Elle a pour but de réaliser les Objectifs de développement du millénaire (ODM) formulés par les Nations unies en 2000 – notamment, l'éradication de l'extrême pauvreté, la protection de l'environnement et la garantie d'une éducation pour tous. Dunja Müller et Michael Stöger ont interrogé pour Partage International l'un de ses principaux artisans, le mathématicien allemand Franz Radermacher.
 
Partage international : Vous êtes engagé depuis longtemps dans diverses commissions travaillant à la mise en place d'un développement durable et à une juste distribution des ressources du monde. Le PMM existe depuis plusieurs années. Quel est son objectif central ?
Franz Radermacher : Le PMM est un plan à long terme, visant à instaurer ce qu'on pourrait sans doute le mieux définir comme une « économie éco[logico]-sociale de marché ». Les ODM constituent une étape intermédiaire, et font l'objet d'un consensus entre l'ensemble des nations et les grands organismes internationaux, comme l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et, le FMI (Fonds monétaire international). Le problème, c'est que, comme c'est généralement la règle dans ce domaine, on échafaude des plans grandioses, qu'on signe sans difficulté, mais qui ne voient jamais le jour, d'abord par manque de fonds, et ensuite parce qu'ils s'écartent trop des priorités des pays riches. Aujourd'hui, par exemple, les armées et les diplomates américains sillonnent le monde au cri de « Sécurité nationale ! », de sorte que l'argent sans lequel aucun développement international n'est possible est affecté à ce poste. A force de ne pas prendre au sérieux les problèmes fondamentaux du monde, il ne faut pas s'étonner de l'insécurité qui y règne. Il faut une coalition mondiale, qui exige le respect des ODM.
 
PI. L'économie éco-sociale de marché peut-elle suffire à résoudre les problèmes les plus criants de la planète ?
FR. Je suis personnellement convaincu que ce type d'économie est la seule solution aux problèmes du monde – la seule solution pacifique, qui fasse l'objet d'un consensus. Il y en a une autre, qui n'est ni pacifique ni consensuelle, et qui consisterait, pour les pays riches, à imposer aux pays pauvres une répartition injuste des ressources planétaires, ce qui ne pourrait se faire qu'en mobilisant des ressources gigantesques – tant militaires qu'informationnelles – pour les empêcher d'accéder aux ressources essentielles. Cela provoquerait, bien entendu, des résistances massives, une multiplication des actes de « terrorisme ». C'est ainsi que les hommes réagissent quand l'injustice est trop flagrante.
Les pays qui réussissent vraiment sont ceux qui permettent aux bénéfices issus du capital d'utiliser l'autre élément clé de la société, la politique, pour protéger l'environnement et assurer une éducation pour tous, garantie d'un haut niveau de productivité. Il faudrait créer des sociétés ouvertes, établir un fonctionnement véritablement démocratique, en mesure de respecter les différences culturelles et de promouvoir la coexistence pacifique de diverses communautés, au lieu de les plonger dans un climat de conflit et de haine.
 
PI. Vous citez aussi le processus d'élargissement de l'Union européenne (UE) comme un modèle que l'on pourrait étendre aux pays en développement, un modèle basé sur le cofinancement et la fixation de normes. De quelles normes parlez-vous ?
FR. Des normes de protection de l'environnement, des ressources et des valeurs sociales ; des normes visant à assurer un équilibre entre les cultures. Le problème majeur, avec les accords internationaux, c'est leur application, en particulier quand ils portent sur des questions mondiales. Par exemple, pour l'environnement, il y a le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) ; pour tout ce qui touche au social et au travail, il y a l'Organisation internationale du travail (OIT) qui émet des directives contre le travail des enfants, sur l'égalité de salaire et le droit syndical – mais ces directives ne sont pas légalement contraignantes. L'Unesco s'occupe des questions culturelles, de garantir la diversité et l'indépendance des différentes cultures. Mais toutes ces organisations, qui n'ont aucun pouvoir de sanction, se trouvent souvent en opposition avec l'OMC et le FMI qui, eux, en disposent.
L'OMC, qui réglemente le commerce mondial, autorise parfois la vente de biens produits par des enfants. Les directives de l'OIT ne s'appliquant pas à l'OMC, tout refus d'importer de telles marchandises risque de donner lieu à un dépôt de plainte auprès de l'Organe de règlement des conflits, et à de lourdes amendes. Il en va de même avec l'environnement. Les traités signés n'empêchent nullement les Etats-Unis d'expédier de grandes quantités de déchets électroniques dans les pays pauvres – sous le nom de « recyclage mondial ». Le problème est simple : comme dans tout pays en bon ordre de marche, l'économie mondiale, si elle veut nourrir, éduquer et développer le monde pauvre, doit prendre l'argent là où il se trouve. Tant que le monde riche ne le comprendra pas, l'exploitation et la destruction continueront à faire leurs ravages sur la planète.
 
PI. Pouvez-vous nous donner un ou deux exemples d'action concrète de l'Initiative PMM ?
FR. Pour nous, il est indispensable d'harmoniser les différentes institutions entre elles. Les pays pauvres l'ont toujours demandé – à la condition que les riches co-financent les projets allant dans ce sens. Ce dont les Américains et les Européens ne veulent pas entendre parler, même s'ils demandent cette harmonisation eux aussi
à chaque conférence de l'OMC. Ce que nous proposons, c'est précisément le « contrat » (deal) qui a vu le jour en même temps que cette organisation. Nous avons besoin de l'accord de celle-ci pour nous assurer qu'au moins quelques-unes des normes fixées par l'OIT, le Pnue et l'Unesco soient juridiquement contraignantes dans le commerce mondial de demain. Ce qui implique nécessairement la participation financière des Occidentaux. C'est cela, le « deal » : d'un côté, le co-financement (par les nations prospères) auquel répond, de l'autre côté, un effort soutenu pour établir et maintenir des normes justes et équitables. qui a vu le jour en même temps que cette organisation. Nous avons besoin de l'accord de celle-ci pour nous assurer qu'au moins quelques-unes des normes fixées par l'OIT, le Pnue et l'Unesco soient juridiquement contraignantes dans le commerce mondial de demain. Ce qui implique nécessairement la participation financière des Occidentaux. C'est cela, le « deal » : d'un côté, le co-financement (par les nations prospères) auquel répond, de l'autre côté, un effort soutenu pour établir et maintenir des normes justes et équitables.
 
PI. Les initiatives en faveur de la justice et de l'environnement ne manquent pas. Le PMM semble prendre à son compte bon nombre de leurs idées de départ. Comment faites-vous pour réunir dans de mêmes commissions des intérêts aussi divers ?
FR. Cela ne crée, fondamentalement, pas de difficulté, dans la mesure où nous travaillons sur une seule et même réalité. Quand des groupes aux points de vue différents s'attaquent aux problèmes du monde, ils s'occupent tous plus ou moins des mêmes questions. Ce qui crée une dynamique de coordination et de synthèse. Une association préconise que « les enfants doivent aller à l'école » ; d'autres sont plutôt sensibles au problème démographique, à la nécessité d'un commerce équitable ou à la protection de l'environnement… Chacune a raison. Tout l'art est d'élaborer un modèle mondial où chacune de ces questions trouvera sa juste place.
 
PI. L'un des gros problèmes auquel nous avons à faire face, aujourd'hui, semble être le pouvoir gigantesque des marchés financiers internationaux. Quelle est votre position sur ce point ?
FR. Les marchés financiers internationaux disposent d'une puissance incroyable, et seul un petit groupe d'initiés, disposant de pas mal d'argent et d'influence, est en mesure d'en tirer profit. C'est certainement la partie la plus ardue de notre combat. Comment le gagner ? En montrant le point faible de ces marchés, point faible manifesté d'une manière on ne peut plus évidente par les krachs et autres fiascos massifs dont ils sont à l'origine. A tel point
que beaucoup de ceux qui, auparavant, croyaient à l'intelligence collective de ces marchés sont aujourd'hui devenus circonspects. Il nous faut montrer le peu de crédit dont « l'intégrisme des marchés » jouit dans l'opinion mondiale.
 
PI. Le PMM semble une initiative européenne. Quelle place y tient la relation entre l'Europe et les Etats-Unis ?
FR. Cette initiative n'est pas seulement européenne. C'est, pour nous, un « contrat planétaire », comme nous l'avons d'ailleurs baptisée. Notre mouvement a des représentants venus de toutes les parties du monde, comme le prince El Hassan (oncle du roi de Jordanie), comme le directeur du Club de Rome, par ailleurs co-fondateur du Parlement des Cultures. Nous ne le considérons pas comme occidental. La référence au Plan Marshall relie nos objectifs à un chapitre très positif du passé. Le PMM est une initiative européenne dans le sens où l'Europe pourrait en être le fer de lance. Ce qu'il faut, maintenant, c'est une puissance établie [Etat, institution…] – quelqu'un qui ait le courage de résister au credo intégriste des marchés et de le dénoncer haut et fort comme la cause de la pauvreté, de la haine et de la terreur qui dévastent le monde. Le « marché », aujourd'hui, est une sorte de mégaphilosophie, de religion, qui polluent la planète, et dont la critique même est tabou. La seule puissance qui puisse le contrer, c'est l'UE, parce que son économie est forte et qu'elle est relativement bien ancrée dans l'économie sociale de marché.

PI. Dans la vidéo musicale que vous avez produite en 2003, The Globalisation Saga, on voit de grandes foules parcourir les rues en réclamant à grands cris le changement. Croyez-vous au pouvoir du peuple ?
FR. Je crois qu'il est essentiel que les gens descendent dans les rues, comme vous l'avez vu dans la partie de la vidéo intitulée Nous sommes le peuple du monde, mais la partie suivante L'ordre mondial actuel est une forme de guerre, me paraît plus importante encore. A mon avis, la manière dont le monde est gouverné, aujourd'hui, si on la considère à un niveau plus profondément spirituel, constitue presque un crime. C'est une forme légalisée de terreur et d'exploitation. Les protestations, les manifestations qui s'élèvent de toutes parts sont autant de réactions contre les effets pervers de la mondialisation. Je dirais que notre plus grand défi est celui de réformer cette mondialisation. Qui peut le faire ? Ce n'est possible que par un va-et-vient de haut en bas et de bas en haut, une circulation triangulaire entre la politique, les multinationales et la base. Par exemple, les consommateurs peuvent faire pression sur les entreprises des pays riches pour qu'elles se comportent correctement dans les pays en développement.
Les manifestations sont importantes, parce qu'elles signalent que quelque chose est fondamentalement erroné. Ce n'est que lorsque nous, gens de la société civile, avons préparé et préparons le terrain aux côtés des ONG que la politique peut agir. Chacun de nous peut être un acteur important, dans ce changement – en discutant ces idées dans les meetings et les réunions, sur les marchés, en donnant ou en organisant des conférences, par des dons… Il y a un immense travail à faire. Car il faut créer un mouvement de base, et seuls les individus peuvent le faire, ne serait-ce que dans leurs villages. Et c'est ainsi que, tous, nous pouvons avancer.


[Franz Josef Radermacher : Balance or Destruction, Eco-social Forum Europe, Vienne 2002. Vidéo : The Globalization Saga, 2003. Globalmarshallplan.org]


Le Plan Marshall mondial

Le PMM vise à créer un « monde en équilibre ». Pour cela, il est nécessaire de réformer le processus de mondialisation, de mettre en place une économie éco-sociale de marché planétaire. Il s'agit, essentiellement, d'améliorer les structures mondiales, d'assurer un développement durable et équitable, d'éradiquer la pauvreté et de protéger l'environnement. Ce qui conduira infailliblement à un « nouveau miracle économique, à l'échelle de la planète ».

 
 




Home De la nourriture pour le corps et l'âme

Interview de Regina Mac-Nack par Eva Beaujon

Dans un ancien snack-bar du sud-est d'Amsterdam, quelque 800 colis de nourriture sont préparés pour les habitants résidant aux abords de la ville. Regina Mac-Nack gère cette banque de nourriture avec un groupe de volontaires, dont certains sont d'anciens toxicomanes. Elle a débuté cette activité en 2001 dans l'appartement où elle vit encore avec sa famille, dans le même quartier.

Regina est un personnage connu et apprécié dans le voisinage, et beaucoup la surnomment « la Mère du sud-est ». Ses apparitions régulières à la télévision et à la radio pour parler de son travail l'ont fait connaître à travers tout le pays. Elle a été nommée en 2005 Citoyenne de l'année d'Amsterdam et femme de l'année. Regina a grandi au Surinam et vit aux Pays-Bas depuis l'âge de 19 ans. Eva Beaujon l'a interviewée pour Partage International.

La banque alimentaire se trouve dans un quartier multiculturel, avec de grands immeubles d'habitations datant des années 1980, à l'aspect morne et mal entretenu. A mon arrivée, Regina est en train de balayer. Elle m'accueille chaleureusement reprend son balai tout en me parlant de son travail et en donnant des instructions à un volontaire venu l'aider ce jour-là.

Puis elle m'invite à assister aux deux réunions prévues avant l'interview. La première avec des représentants de la fondation De Key housing qui, depuis 2005, met gracieusement le local à disposition. Aujourd'hui, alors que son travail prend de l'ampleur, Regina cherche de l'aide pour trouver un endroit plus spacieux. La seconde avec des représentants de la municipalité d'Amsterdam et le directeur d'une nouvelle fondation : la Banque alimentaire d'Amsterdam.

Alors qu'elle était jeune fille, Regina se préoccupait déjà des problèmes des au-tres et tentait d'aider partout où c'était possible, s'occupant des pauvres, cuisinant, faisant la lecture, etc. Quelque chose se produisit en 1989 qui la conduisit à se consacrer davantage aux gens dans le besoin. 

Regina Mac-Nack : Durant ma grossesse, on décela une tache sombre aux ultrasons. Les médecins suspectèrent une grossesse extra-utérine et décidèrent aussitôt d'opérer. Ce n'était qu'un kyste bénin, mais l'opération fit mourir le bébé.
Mais je continuais à souffrir ; les médecins dirent que cela passerait, mais la douleur ne cessait d'empirer. Une radiographie révéla une lésion d'un nerf dans mon dos. Je souffrais 24 h sur 24 et seuls de puissants calmants me soulageaient. Ma santé ne cessait de se dégrader. A cause de la douleur, je ne pouvais marcher que très peu de temps et je finis dans un fauteuil roulant.
Quand les médecins me dirent que je devais apprendre à vivre avec ce handicap, je refusai de l'accepter. Je fis appel à Dieu : « Seigneur, si vous existez, vous devez m'aider. Si tous ces docteurs ne peuvent pas m'aider, alors c'est à vous de le faire. » Et Dieu entendit ma prière, pas tout de suite, mais un peu plus tard.
Alors que je participais à un groupe de prière auquel j'avais été invitée, j'ai senti une main chaude se poser sur son dos. Je regardai derrière moi. Il n'y avait personne, mais je sentais nettement qu'une main chaude me donnait une légère poussée, exactement sur l'endroit qui me faisait mal*. Cela s'était produit tandis que j'attendais encore mon tour pour que les gens prient pour moi. Alors que j'attendais là, je réalisai que je ne souffrais plus. A la fin de la prière, je marchai sans aide jusqu'à mon fauteuil. Je ne m'y écroulai pas. Je rentrai à la maison à pied après avoir descendu les escaliers sans aucune aide alors que j'aurais dû être portée.
Depuis ce jour je n'ai plus jamais eu mal. Les docteurs étaient stupéfaits car une nouvelle radiographie montrait que les lésions des nerfs étaient toujours vi-sibles. Dieu m'a guérie parce que je lui avais promis que je ferai quelque chose en retour. Je voulais commencer à travailler pour lui.

Partage international : Avez-vous commencé avec la banque alimentaire ?
RM : Non, pas tout de suite. Cela a commencé par un rêve dans lequel je marchais dans une rue en portant une énorme marmite. Cette marmite, qui était tellement lourde que je pouvais à peine la soulever, était remplie de nourriture chaude. Je me dirigeais vers des gens, sales et aux habits déchirés, qui venaient vers moi pour me demander à manger. Je pensai que c'était quelque chose que je pourrais faire, mais pas en Hollande ; il n'y a pas tant de pauvres que cela ici. Je pensais que je devrais aller dans un pays du tiers monde.

Une femme d'une quarantaine d'années entra. Regina m'expliqua plus tard qu'elle n'avait pas de logement. Cette femme soupirait sans arrêt. Elle se plaignit de maux de ventre et demanda du jus de fruit, des gâteaux secs et du chocolat. Regina la fit asseoir sur le sofa et alla lui chercher de quoi manger. Plus tard, elle posa la main sur la tête de la femme et demanda à Dieu de la bénir et de la guérir. Puis elle revint s'asseoir et continua :

Au bout d'un moment je regardai autour de moi et je remarquai qu'il y avait beaucoup plus de sans abri que je ne croyais. Peu de temps après, je cuisinai le premier repas chaud, posai les marmites à l'arrière de la voiture et, avec deux autres personnes, nous nous sommes rendues à un endroit où j'avais aperçu un ou deux sans abri. Un instant plus tard nous avions toute une file de gens attendant de recevoir à manger.

Je n'oublierai jamais ce jour. Ces gens étaient tellement heureux ; certains d'entre eux n'avaient rien mangé depuis plusieurs jours. Nous avons continué à faire la même chose pendant dix jours. Chaque samedi soir, nous allions au Zeedijk à Amsterdam, et les mardis soirs nous allions à Utrecht. Certains autres soirs nous leur apportions des sandwichs. Ces gens étaient souvent des toxicomanes. Nous priions avec eux et nous efforcions de les persuader d'échapper à ce cycle destructeur ; nous les envoyions vers des centres de désintoxication. Plus tard, nous avons commencé à préparer des colis de nourriture.

PI. A qui ces colis sont-ils destinés et d'où la nourriture vient-elle ?
RM. Un ménage a droit à un colis de nourriture si ce qu'il lui reste pour la nourriture et les vêtements, après ses dépenses courantes, est inférieur à 150 euros pour une personne, 200 euros pour deux adultes et 250 euros pour deux adultes avec deux enfants.
Beaucoup de gens du voisinage n'ont pas de travail et bénéficient d'une allocation chômage ou d'un quelconque autre revenu minimum. Il y a des mères célibataires et des retraités, mais aussi des couples. Ces aides se sont maintenues au même niveau depuis des années et sont devenues insuffisantes, du fait de la hausse des prix. Lorsqu'il faut remplacer la cuisinière ou payer le dentiste, il ne reste plus rien pour la nourriture. Les enfants vont à l'école le ventre vide. Ces familles ne pourraient vivre sans ce complément de nourriture.
La nourriture provient de grandes sociétés alimentaires, de grossistes et de boulangeries. Nous recevons régulièrement des appels de la part de grosses sociétés de vente à la criée qui nous informent qu'elles disposent de fruits et de légumes invendus. Parfois, la nourriture vient d'une agence de publicité qui l'a utilisée pour une de ses campagnes.

L'interview est souvent interrompue. Une boulangerie appelle pour dire qu'elle a 40 miches de pain à donner. Un autre appel demande une aide alimentaire temporaire pour les résidents d'une maison de retraite des environs en attendant que de nouvelles dispositions soient prises.
Plusieurs appels restent sans réponse parce que Regina a trop à faire à organiser ou à discuter avec quelqu'un. Des bénévoles arrivent avec de la nourriture qu'ils vont entasser dans une salle du fond encombrée. L'endroit est très animé, avec de nombreuses allées et venues, mais Regina reste calme au milieu de toute cette agitation. J'aime la façon dont elle donne des instructions sans que cela ressemble à un ordre. Il est clair que les bénévoles aiment ce qu'ils font. Le respect qu'ils ont pour Regina, que certains appellent « Mère », est évident.

PI. Vous accordez une attention particulière aux enfants.
RM. Oui, le mercredi après-midi est réservé aux enfants de nos clients. Cet endroit est devenu trop petit ; il arrive que nous ayons 60 enfants ici. Les mères préparent un repas pour eux. Je m'efforce de passer beaucoup de temps à parler avec les enfants, et je découvre que beaucoup d'entre eux, aussi jeunes qu'ils soient, ont déjà un lourd passé. Certains sont tristes parce que leur mère est absente toute la journée pour travailler et qu'ils doivent rester tout seuls à la maison. D'autres ont subi des abus en l'absence de leur mère et ont peur d'en parler. Ils n'ont pas une enfance normale. Je fais souvent appel à un organisme d'aide à l'enfance ou à l'assistance sociale. Il y a des enfants intelligents parmi eux qui font de leur mieux à l'école, mais les problèmes familiaux rendent la chose presque impossible.

PI. Vous organisez des cours de gestion budgétaire pour les femmes.
RM. En effet. Ces cours sont très simples, mais cela fonctionne bien. J'écris quelques informations concernant des allocations et suppléments auxquels elles pourraient prétendre. Nous en discutons ensemble. Elles savent très peu de choses, si bien que je leur donne des conseils sur ce qu'elles peuvent faire, qui elles doivent voir. Je les encourage à économiser un peu d'argent chaque mois, même s'il ne s'agit que de 10 euros. Elles sont fières quand elles y arrivent.
Elles changent grâce à l'interaction positive que nous avons avec elles. Elles s'ouvrent davantage et communiquent plus librement.

Regina, trouvant que le gouvernement n'en fait pas assez pour les pauvres, a décidé de présenter sa candidature au conseil municipal du sud-est d'Amsterdam pour le parti d'union chrétienne. Elle n'a pas réussi à entrer dans le conseil, mais a contribué à obtenir des votes pour le parti qu'elle estime le plus apte à défendre les membres les plus vulnérables de la société.

RM. Il faut récolter des fonds et distribuer des revenus minimums, et obliger les gens ayant des difficultés pécuniaires à suivre des cours pour gérer leur budget. Il ne suffit pas de se contenter de les aider avec leurs problèmes de dettes, si lourdes soient-elles, mais il faut veiller à ce qu'ils respectent leurs engagements, sinon ils se retrouveront rapidement à nouveau endettés et reviendront frapper à votre porte. Je vois cela chaque jour. Certains d'entre eux sont évidemment à blâmer s'ils ont des difficultés financières et il faut qu'ils en prennent conscience. Mais il faut ensuite faire tout ce qui est en votre pouvoir pour les aider – sinon nous n'aurons jamais un monde meilleur.

PI. Quelles sont les relations existant entre votre banque alimentaire « officieuse » et la fondation de la Banque alimentaire d'Amsterdam (VBA) ?
RM. Ma banque alimentaire ne recevant aucune aide financière de la municipalité ou de VBA, j'ai créé une fondation appelée « Il y a de l'espoir pour demain ».
La différence entre les deux banques alimentaires est que VBA ne s'occupe pas des toxicomanes et des immigrants illégaux, alors que je le fait. La VBA préférerait que je ne fasse pas mon travail aussi visiblement et ouvertement au nom de Dieu (mes locaux sont remplis de beaux et grands posters religieux) et m'a demandé de les retirer. Je leur ai répondu que je pourrai le faire, mais qu'alors je partirai aussi – et ce n'est pas ce qu'ils souhaitent !

PI. L'un des sujets de la réunion d'aujourd'hui concernait les gens qui deviennent pendant trop longtemps dépendants des colis de nourriture, ce qui empêche d'apporter de l'aide aux nouveaux arrivants et allonge la liste d'attente.
RM. L'une des raisons de ce problème, est l'accès à d'autres organismes d'aide. Une femme, qui avait bénéficié d'aide pendant un certain temps, avait eu besoin de voir un avocat à Utrecht mais se sentait incapable d'entreprendre cette démarche. Je l'ai accompagnée et tout fut réglé beaucoup plus rapidement.
Pour apporter une solution à ce problème, les représentants de la municipalité présents à la réunion ont envisagé d'avoir recours à des accompagnateurs pour guider les gens vers les bons organismes. Ils ont également parlé de créer un bureau mobile extérieur à la banque alimentaire destiné à conseiller les gens ayant des problèmes de dettes et de les aider à s'y retrouver dans les méandres des réglementations qui empêchent beaucoup de gens de réclamer l'aide à laquelle ils ont droit.
A la fin de l'interview, trois heures plus tard, Regina était aussi fraîche et pleine d'énergie qu'au moment de notre arrivée. Les membres de sa famille lui apportent tout leur soutien, ce qui est une chance, car chaque fois qu'elle entend parler d'un enfant ne sachant où aller, elle lui offre l'hospitalité à son domicile jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée, et elle est souvent appelée à l'extérieur pour venir en aide à un client en difficulté. Le nom de « Mère » lui va très bien.


Pour plus d'informations : Fondation Stichting Er is Hoop voor Morgen ; email : eri shoopvoormorgen@hotmail.com

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la guérison de Régina a été donnée par le Maître Jésus. C'est lui aussi qui a donné à Regina le rêve de la grande marmite.




Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.