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Accueil > Revue Partage > année 2007

Extraits de la revue
Partage international

Mars 2007 - N° 223

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Dossier


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le rassemblement des forces de Lumière

par le Maître –

Par l'entremise de Benjamin Creme

D'importants événements sont en train de se produire dans différentes parties du monde, suivis de témoignages qui partout susciteront l'étonnement. Un nombre sans précédent de personnes verront des vaisseaux spatiaux en provenance des planètes proches de la nôtre, Mars et Vénus en particulier. Ce net accroissement de l'activité extraterrestre, couvrant de vastes zones de la Terre, créera une situation totalement inédite. Ceux qui refusent obstinément de prendre au sérieux le phénomène auront des difficultés à maintenir leur position. Les récits de contacts avec les occupants d'ovnis se feront de plus en plus nombreux, confirmant la réalité de leur existence. Les miracles de toute nature continueront de se produire, augmentant à la fois en quantité et en diversité. Les hommes seront stupéfiés par ces manifestations ; plongés dans la perplexité, ils seront amenés à s'interroger profondément.

Un monde de prodiges et d'énigmes

C'est dans ce monde de prodiges et d'énigmes que Maitreya fera sans bruit son entrée pour commencer son travail public. Il lui sera demandé de répondre aux doutes et aux craintes, d'expliquer ces phénomènes et de se porter garant de leur authenticité. Les événements extraordinaires continueront au même rythme, amenant dans leur sillage de nombreuses prophéties de fin du monde. Maitreya, toutefois, continuera d'aborder le sujet de la manière la plus simple, pour en proposer une interprétation différente. Ainsi encouragera-t-il les hommes à saisir les formidables dimensions de la vie, son immensité et les nombreux niveaux où elle se déploie, dont jusqu'à présent ils ignoraient à peu près tout. Pas à pas, il leur présentera les vérités fondamentales de notre existence, les lois qui la gouvernent, et les bénéfices que l'on retire à vivre selon ces lois.

Conquérir l'espace et le temps

Il leur fera découvrir la vastitude de notre galaxie et leur montrera que, le moment venu, les Terriens conquerront l'espace et le temps. Il les incitera à chercher à l'intérieur d'eux-mêmes, autant qu'à l'extérieur, la réponse à leurs problèmes, et attestera qu'ils sont en lien constant entre eux et avec le Cosmos. Il rappellera à l'humanité sa longue histoire et les nombreux périls qu'elle a dû surmonter. Il sèmera les graines de la foi dans l'avenir glorieux qui attend les hommes, et se portera garant de leur éternelle divinité. Il montrera que le sentier de la vie, le voyage évolutif, conduit inévitablement toujours plus haut, toujours plus loin, et que voyager ensemble, en frères et sœurs, est le meilleur moyen de cheminer en sûreté, dans la lumière de la joie. Recherchez donc les signes de l'entrée en scène de Maitreya, faites-la connaître, et fortifiez l'espoir de vos frères.





Signes des temps

Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier – Londres

Source : Islington Gazette, Hornsey and Crouch End Journal, Grande-Br

Comme l'indique le Maître – dans son article publié page 3 du numéro 223 de mars 2007 (le rassemblement des forces de lumière), il semble que nous entrions dans une phase d'accroissement, en fréquence et en intensité, de certaines activités. L'article suivant en est une illustration : nous pouvons maintenant nous attendre à une recrudescence d'apparitions d'ovnis et d'autres signes de l'émergence de Maitreya. C'est pourquoi une part importante de cette rubrique est consacrée à ce type de manifestations. Il s'agit sans nulle doute d'un nouveau chapitre, particulièrement lumineux et inspirant, de l'activité de la Hiérarchie.

– Trente personne au moins ont vu un « escadron » de lumières oranges dans le ciel au-dessus d'Archway, au nord de Londres, vers le jeudi 2 février 2007. Des automobilistes ont arrêté leurs voitures pour observer les mystérieuses lumières planant dans le ciel. Des gens ont crié et la police a reçu plusieurs appels en quelques minutes. Alix McAlister, âgé de trente-quatre ans, qui tient un stand sur les marchés, était en train de récupérer son fils à la crèche lorsqu'il remarqua les lumières : « Elles formaient un groupe – dix ou quinze se déplaçant ensemble. Elles me firent tout d'abord penser à un escadron d'avions en formation. Mais le groupe n'avait pas de forme proprement dite et les lumières ne se déplaçaient pas toutes à la même vitesse… L'idée d'avions et de bombes me traversa l'esprit. Mais je réalisai très vite qu'elles ne ressemblaient à aucun avion que j'avais pu voir auparavant. » A. McAlister décrit la manière dont « elles s'arrêtaient en quelque sorte et planaient. Il n'y avait aucun bruit. Elles semblèrent s'évanouir au loin et j'en vis d'autres arriver et s'arrêter. Cela dura environ dix minutes. » James Zagar, designer, originaire de Crouch End, observa le spectacle sur la même route. Décrivant les « boules de lumière dans le ciel », il a déclaré : « Elles se déplaçaient toutes ensemble. Elles s'arrêtaient, puis elles revenaient et il devait bien y avoir une douzaine de ces objets dans le ciel. »

Tom Cull, technicien vidéo, âgé de vingt-sept ans, travaillant dans la zone, sortit et vit un groupe de gens, les yeux levés vers le ciel. « Il y avait au moins trente personnes à regarder, a-t-il déclaré. Les voitures étaient arrêtées. C'était impressionnant. Ce que je trouvais étrange, c'était la manière dont ces objets se déplaçaient. Leur altitude élevée suggérait l'idée qu'ils devaient être très grands. » T. Cull a ajouté qu'il avait vu à nouveau les lumières en rentrant chez lui à Fortis Green, à quelques kilomètres de là. 

Le ministère de la Défense a déclaré que l'on n'avait signalé aucun « incident de sécurité », et l'Office météorologique écarta toute explication météorologique.

Moins de trente minutes plus tard, « d'étranges lumières » similaires furent aperçues à 160 kilomètres de là dans la ville de Kings Lynn, dans le Norfolk.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les objets lumineux étaient des vaisseaux spatiaux venus de Mars.


Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier – Hawaï

Source : KHON/WLTX-TV, Etats-Unis

 – Sur la côte sud de l'île d'Oahu, des témoins ont vu des lumières non identifiées dans le ciel, au nord-est, vers 18 h 20, le vendredi 26 janvier 2007. Un habitant de l'île, Peter Hollingworth, a dit qu'il avait vu deux lumières tournant en rond dans le ciel. L'une d'entre elles fut photographiée par une chaîne de télévision locale. « Ces deux petites boules de feu avec un rayon derrière elles, a déclaré P. Hollingworth, avaient l'air d'étoiles filantes mais elles ne cessaient de revenir. Elles changèrent de direction à plusieurs reprises. »

L'Office météorologique national des Etats-Unis a déclaré que rien n'était apparu sur leur écran radar à ce moment-là et la US Federal Aviation Administration ne signala rien d'anormal.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les objets signalés étaient des vaisseaux spatiaux martiens.


Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier - Ouest de l'Iran

Source : United Press International

– Dans la ville de Bouyer Ahmad, dans l'ouest de l'Iran, des témoins ont signalé deux apparitions d'ovnis en l'espace de deux jours en janvier 2007. Le 15 janvier, des gens ont raconté qu'ils avaient vu un objet brillant « avec une rayure jaune et un point rouge brillant au milieu » planer à basse altitude au-dessus de la ville, de 19 h à 20 h environ. Deux jours plus tard, un objet similaire a été vu dans le ciel, dans la même région et à la même heure.

Environ une semaine avant ces apparitions d'ovnis, on avait signalé le crash d'un ovni dans les montagnes de Barez, dans la province de Kerman, située au centre de l'Iran. Le crash, signalé par des témoins de différentes villes, s'était produit à environ 100 kilomètres de la capitale de la province de Kerman. Des témoins ont raconté qu'un ovni brillant, en feu et émettant une épaisse fumée, s'était écrasé sur le sol, provoquant une explosion. Le gouverneur général de la province a déclaré que le crash ne pouvait être celui d'un avion ou d'un hélicoptère car tous les avions volant dans la région ce jour-là avaient été enregistrés. Il déclara que la police et d'autres autorités menaient une enquête sur ce crash.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ces ovnis étaient des vaisseaux spatiaux venant de Mars. Il a également expliqué que le crash était délibéré : les occupants avaient quitté le véhicule et celui-ci était considéré comme vieux et ne valant pas la peine d'être réparé. Le crash avait pour but d'attirer l'attention sur sa présence.


Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier - Sud-est de l'Angleterre

Source : The Mirror, Grande-Bretagne

– Le 24 janvier 2007, plus de trente-cinq personnes ont appelé la police pour signaler qu'elles avaient vu des ovnis au moment où de fortes averses de neige tombaient sur le West Sussex. Parmi ces personnes un agent de police, a déclaré que cinquante lumières orangées avaient plané dans le ciel pendant quinze minutes avant de disparaître dans la nuit. Moira Dawson, âgée de cinquante-sept ans, a raconté : « Nous pensions que c'était des feux d'artifice, mais ils ne faisaient aucun bruit. Les lumières flottaient tout simplement dans l'averse de neige. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces lumières étaient des vaisseaux spatiaux martiens.


Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier - Etats-Unis

Source : WorldNetDaily.com

– Lorsque Brian Fields, colonel de l'Armée de l'Air à la retraite, âgé de soixante et un ans, vit des lumières colorées planant dans le ciel, dans l'ouest de l'Arkansas, le 9 janvier 2007, il n'avait « aucune idée de ce qu'elles pouvaient être ». Après trente-deux années d'expérience en tant que pilote d'avions de combat F-16 il a déclaré : « Je pense que ces lumières n'appartenaient pas à notre monde et je sens qu'il est de mon devoir et de ma responsabilité de témoigner. » Juste avant il vit deux lumières très brillantes près de l'horizon en direction du sud-est. « Je pensais tout d'abord qu'il s'agissait de feux d'atterrissage d'un avion. En continuant à les observer, je les vis commencer lentement à disparaître, puis soudain l'une réapparut, suivie de deux autres, puis de trois. A un moment donné, au moins quatre ou cinq apparurent. A chaque fois elles s'éloignaient lentement et finalement disparaissaient. Ceci se produisit à plusieurs reprises et lorsqu'elles réapparaissaient, leur nombre et leur position pouvaient être différents, quelquefois elles formaient un triangle, ou elles étaient empilées les unes au-dessus des autres, ou encore elles avançaient de front. Lorsque les objets apparaissaient, ils pouvaient rester illuminés pendant dix minutes ou davantage. » Brian Fields prit de nombreuses photographies et il envoya le récit de cette histoire sur le site WorldNetDaily.com. L'histoire reçut un tel accueil qu'elle incita rapidement de nombreuses autres personnes à apporter leur témoignage sur des phénomènes similaires. 

« Lorsque je lus cette histoire, j'eus des frissons dans tout le corps, car c'était exactement ce dont je me souvenais », a déclaré Will Childers, originaire de Camden, dans l'Arkansas, qui dit avoir vu les mêmes lumières le 10 janvier 2007, vers dans le sud de l'Arkansas.

Richard Mobley, créateur de logiciels qui fait la navette entre Scottsdale, dans l'Arizona et son domicile, à Tucson, affirme également avoir vu « exactement la même chose », mais le 15 novembre 2006. R. Mobley se souvient : « Les lumières apparurent au-dessus de la réserve indienne de Gila et elles se déplaçaient en direction du sud-est. Je vis un, puis deux, puis trois, puis quatre, puis cinq de ces objets se mettre à briller. Chacun commençait à briller à un moment différent et ils disparaissaient également à des moments différents. Parfois ils formaient une rangée, et à d'autres moments ils apparaissaient collés les uns contre les autres (rassemblés ou empilés les uns au-dessus des autres). Ils se déplaçaient à environ 1 800 ou 3 000 mètres au-dessus du sol, suffisamment haut pour voler au-dessus de la chaîne de montagnes. La lumière (lorsque l'objet était éclairé) était une lumière de forme ronde, de couleur ambrée, très intense, qui semblait illuminer le sol au-dessous. Cette lumière brillait pendant cinq à sept minutes, puis elle s'obscurcissait et disparaissait. Après s'être éteinte pendant environ trois minutes, la lumière revenait, allant progressivement de l'obscurité à une intense lumière ambrée. Il y avait dans la zone un avion qui avait des phares d'atterrissage et des feux (des lumières rouges et vertes sur les ailes et la queue) et il était donc facile de faire la distinction entre les objets en question et un avion ordinaire. L'intensité de lumière visible à la hauteur où ils se trouvaient montraient que ces objets étaient assez grands. »

A Belton, au Texas, Jim Martin, directeur commercial chez Clear Channel Radio, affirme lui aussi « avoir observé un objet lumineux blanc, de forme ronde, correspondant exactement aux descriptions du Colonel Fields », mais le phénomène s'était produit le 22 décembre 2006.

Jeff Pement, de Pensacola, en Floride, raconte avoir vu le même phénomène. « Excepté en ce qui concerne la durée pendant laquelle les lumières demeuraient visibles, la description de ces lumières correspond exactement à ce que j'ai vu. Lorsque j'ai lu ce que disait le colonel Fields, c'était comme si je racontai moi-même l'événement à quelqu'un. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'apparitions authentiques d'ovnis venant de Mars.


Home Apparitions d'ovnis dans le monde entier - Chicago, E.-U.

Source : Chicago Tribune, Etats-Unis

 – Le 7 novembre 2006, des dizaines d'employés de l'aéroport international O'Hare, à Chicago, ont vu un objet en forme de soucoupe volante planer à basse altitude au-dessus de l'aéroport pendant quelques minutes avant de s'élever en flèche à travers une épaisse couche de nuages, avec une énergie si intense qu'il laissa « un trou inquiétant dans le ciel chargé ». Certains témoins, interviewés par le Chicago Tribune, se sont déclarés stupéfaits que ni le gouvernement ni la compagnie d'aviation n'aient prévu de mener une enquête sur l'incident.

 L'ovni fut observé une première fois à 16 h 30, juste avant le coucher du soleil, par un employé au sol de United Airlines qui guidait un avion vers la porte C17. Selon les témoins, l'objet était gris foncé et nettement visible. Il avait un diamètre de plus de 7 mètres et tournait sur lui-même comme un frisbee, juste au-dessous de la couverture de nuages, à environ 600 mètres au-dessus du sol, avant de partir soudain comme une flèche. 

« J'ai tendance à avoir l'esprit scientifique et je ne comprends pas pourquoi des extraterrestres planeraient au-dessus d'un aéroport où le trafic est dense, a déclaré un mécanicien de United Airlines. Mais je sais que l'objet que j'ai vu, et que de nombreuses autres personnes ont également vu, se détachait très nettement dans le ciel et que ce n'était certainement pas un avion. » Tous les témoins, dont plusieurs pilotes, ont affirmé qu'il ne s'agissait ni d'un avion, ni d'un hélicoptère, ni d'un ballon météorologique ou d'un autre objet connu. L'un des pilotes, alors dans le cockpit de son avion posé au sol, raconte avoir ouvert une vitre pour mieux voir l'objet, qui planait à 450 mètres au-dessus du sol. L'objet accéléra soudain et traversa en flèche l'épaisse couche de nuages : « C'était comme si quelqu'un avait fait un trou dans le ciel », laissant dans la couche nuageuse une ouverture de ciel clair, qui disparut au bout de quelques minutes.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial de Mars.


Home Des militaires chiliens croient à l'existence des ovnis

Source : El Mercurio, Chili

Plus de 1 000 personnes se sont réunies à Viña del Mar, au Chili, du 6 au 7 février 2007, pour assister à la dixième Conférence internationale d'ufologie organisée par l'Ufology Investigation Group (Aion).

Des membres des forces armées présents à la conférence montrèrent une série de photographies prises par des militaires chiliens. Selon les participants, la présence de militaires a ajouté à la légitimité de la rencontre. Rodrigo Fuenzalida, directeur d'Aion, a déclaré que la présence des militaires était importante en raison de leur objectivité et de la technologie de pointe dont ils disposent pour soutenir leurs observations.

Parmi les nombreuses photographies et prises de vue, une vidéo montrait des vaisseaux de la Marine poursuivis par un objet lumineux en 2000.

Rodrigo Bravo, capitaine de la 5e division de l'Armée chilienne, a présenté sa thèse au sujet des ovnis, dans un reportage intitulé : « Observations de phénomènes aériens non identifiés par l'Aviation civile. » R. Bravo ne représentait pas la position officielle de l'Armée chilienne, mais il est significatif qu'il ait été autorisé par son commandant en chef à donner cette conférence.

« Le capitaine Bravo a montré l'importance des ovnis en tant que phénomène, a déclaré R. Fuenzalida. Il a parlé de rencontres comme celle faite, près de la Unión , par trois hélicoptères qui découvrirent un ovni posé sur le sol, et de ce qui est arrivé, en 2000, à cinq personnes qui furent poursuivies par un objet lumineux n'apparaissant pas sur les écrans radar ».




Home Une sculpture de Jésus émet des étincelles

Source : Liverpool Echo, Liverpool Daily Post, Grande-Bretagne

Les yeux d'une sculpture de Jésus, présentée dans une galerie d'art britannique, étonnent la population locale en émettant des étincelles.

Cette sculpture en acier et en bronze, intitulée Cleansing the Temple (Purifier le Temple) est exposée depuis février 2007, dans une galerie de Liverpool, au nord-ouest de l'Angleterre. Le sculpteur, Brian Burgess, athée selon ses dires, a déclaré que le phénomène avait été remarqué pour la première fois lorsque « une femme, en voyant la statue, s'était agenouillée et avait commencé à prier. Elle était restée comme pétrifiée pendant plus de trente minutes et lorsqu'elle revint de cet état de transe, elle déclara qu'elle avait vu des étincelles sortir des yeux du visage du Christ ».

La statue, qui représente Jésus chassant les marchands du temple, suscite l'enthousiasme. « La nouvelle s'est répandue, explique B. Burgess, et une foule de gens viennent prier et vénérer la statue. »

De nombreux témoins ont vu les étincelles jaillir des yeux du personnage central représentant Jésus. Certains, selon June Lornie, responsable de la galerie, « s'agenouillent et parlent comme dans un état de transe, convaincus d'être en connexion avec Dieu. »
« Lorsque je suis entrée pour la première fois dans la pièce où se trouve la statue, a déclaré Natasha Jones, une étudiante âgée de dix-huit ans, j'ai instantanément senti son charme envoûtant et j'ai été hypnotisée. Je ne suis pas une personne religieuse et je fus stupéfaite lorsque je vis des étincelles sortir des yeux de la statue.»

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle est manifesté par Maitreya. Cette statue particulière a été utilisée afin de souligner le symbolisme du travail de Maitreya détournant l'humanité du matérialisme grossier pour la diriger vers le partage et la justice pour tous.


Home Des pierres précieuses trouvées à l'intérieur d'une noix

Source : Blick, Suisse

Le Blick, un quotidien suisse à grand tirage, a raconté une histoire extraordinaire dans son édition du 5 janvier 2007 : deux pierres précieuses ont été trouvées à l'intérieur d'une coquille de noix. L'article raconte qu'Alfred Hossmann, un homme âgé de soixante-cinq ans, employé des chemins de fer à la retraite, originaire de Trun, dans les Grisons, était assis dans sa salle de séjour avec sa femme et sa fille la veille du Nouvel An. Sa fille Andrea avait apporté pour Noël un sac de noix acheté dans un magasin Spar à Lustenau (Autriche). Lorsque Alfred prit une noix et l'ouvrit avec son couteau de poche, il fut vraiment intrigué de voir qu'il n'y avait pas de noix à l'intérieur de la coquille. A la place, il y avait deux pierres précieuses, une grosse de couleur verte et une autre plus petite translucide. A. Hossmann explique que « sa première pensée avait été que quelqu'un avait ouvert la noix, mis les pierres à l'intérieur et recollé la coquille ». Cependant, il n'y avait aucune trace de colle. Andrea crut tout d'abord que son père plaisantait, mais avec sa mère, Theres, elle raconta au journal qu'en fait, il ne s'agissait nullement d'une plaisanterie – elles avaient pu le constater. D'après le journal, la plus petite pierre est un cristal de roche et la plus grosse sans doute une aventurine.


Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 223 de mars 2007, page 20.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un miracle accompli par Maitreya.


Home D'autres pierres précieuses miraculeuses

Source : Newpaper.asia1.com ; New Straits Times, Malasyia Star, Mala

La revue Partage international relate chaque mois des miracles survenus dans le monde. Parmi les plus extraordinaires on peut citer ceux-ci : une jeune libanaise qui versait chaque jour des larmes de verre coupant ; une jeune fille dont les yeux laissaient échapper de minces fils colorés et plus récemment une jeune Indienne sur le front de laquelle on voit sortir des petits morceaux de verre, sans que cela nuise durablement à sa santé. Maintenant, des pierres précieuses sortent sous l'ongle du gros orteil d'une jeune Malaisienne.

Siti Suhana Saadon, âgée de vingt-trois ans, originaire de Malacca, en Malaisie, attire une vive attention lorsque son ongle « s'ouvre » et qu'une pierre précieuse, quelquefois petite, translucide, dépourvue de couleur, mais plus récemment, colorée et plus grosse, sort soudain. Les pierres apparaissent normalement par groupes de cinq, mais récemment deux pierres plus grosses, comme des billes – l'une gris perle et l'autre vert émeraude – sont apparues.

Siti remarqua pour la première fois son orteil enflé en octobre 2006 et consulta un médecin. Les analyses ne montrèrent rien d'anormal, mais peu de temps après, les premières pierres précieuses commencèrent à apparaître sous l'ongle de son gros orteil. Les médecins sont très perplexes, mais Siti semble en bonne santé en dépit de cette étrange capacité à produire des pierres précieuses.

« Je ne travaille pas car je dois veiller sur mon frère handicapé. Je me sens fatiguée lorsque les pierres sont sur le point de sortir, a déclaré Siti. Quelquefois, elles sortent même pendant mon sommeil. »

Depuis que les médias ont raconté son histoire, Siti a reçu des offres de personnes souhaitant acheter les pierres. Rahmat Saadon, le frère de Siti, a déclaré que sa famille n'avait pas prévu de vendre ces objets ressemblant à des cristaux, car ils ne savaient pas ce qu'ils étaient réellement.


Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 223 de mars 2007, page 20.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les pierres précieuses sont manifes-tées par Maitreya.


Home Agroglyphes 2006

Source : www.temporarytemples.co.uk

Benjamin Creme s'est exprimé à maintes reprises sur le phénomène des agroglyphes (crop circles). Nous reproduisons ici sa réponse à une question, publiée dans Partage international. 

Selon mes informations, ces agroglyphes sont créés par ce qu'on appelle communément des ovnis. Les ovnis viennent principalement de Mars et de Vénus, et non pas d'un autre système solaire. Toutes les planètes de notre système sont peuplées, bien que si vous alliez sur Mars ou sur Vénus, vous ne verriez personne – leurs habitants étant tous constitués de matière éthérique des plus hauts niveaux.

Le phénomène des ovnis se trouve en rapport étroit avec la réapparition du Christ et l'extériorisation du travail de la Hiérarchie. Nous devons énormément aux Frères de l'espace. Ils surveillent l'ensemble de la planète, et le monde en tire un bénéfice énergétique immense.

Par ces cercles dans les champs de céréales, les Frères de l'espace recréent dans une certaine mesure sur le plan physique le « réseau » du champ magnétique terrestre. Chacun de ces cercles représente un chakra, un vortex d'énergie magnétique. Apparu initialement en Grande-Bretagne, le phénomène se répand maintenant dans le monde entier.

Chacune de ces formes représente un idéogramme, et vous en reconnaîtriez certains si « l'idéographie » de l'ancienne Atlantide vous était  familière. Ces formes n'ont pas pour vocation d'être comprises, mais de laisser entendre qu'elles ont bien une signification, dont de nombreuses personnes auront l'intuition. Elles remémorent nos anciennes relations avec les Frères de l'espace. (PI, juin 1991)


Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 223 de mars 2007, pages 17 à 20.

·        Un recueil de photographie d'agroglyphe de Steve et Karen Alexander, auteurs de  Crop Circle Year Book 2006.

·        Uffington Castle, Oxfordshire, G.-B., 8 juillet 2006

·        Straight Soley, Berkshire, G.-B., 20 juillet 2006

·        Aldhourne, WILTSHIRE, G.-B.,14 juillet 2006

·        Windmil Hill, WILTSHIRE,G.-B., 23 juillet 2006





Tendances

Home Lancement d'un réseau africain de distribution d'eau

Source : Greenleft Weekly, Australie

De nombreuses résolutions ont été votées lors du Forum social mondial (FSM) de Nairobi (Kenya), en janvier 2007.

Il est généralement reconnu que, parmi les nombreux problèmes auxquels l'Afrique doit faire face, il faut compter les effets de la sécheresse, la pénurie d'eau, les tentatives de privatisation de la distribution de l'eau, la fourniture d'eau contaminée quand l'infrastructure tombe en panne dans les zones de conflit, et les maladies générées par l'eau.

L'un des groupes présents au FSM – militant dans le domaine de l'eau – a annoncé la formation du Réseau africain de distribution d'eau, pour faire campagne contre les industriels et les plans gouvernementaux de privatisation de l'eau. Des centaines de militants, représentant des groupes de pression et des mouvements populaires dans plus de quarante pays d'Afrique, ont soutenu cette initiative.

Al Hassan Adam, militant ghanéen, a déclaré : « Le lancement de ce réseau devrait avertir les industriels, les gouvernements et les institutions financières internationales que les Africains s'opposeront à la privatisation de l'eau. Nous exigeons que les gouvernements fournissent l'accès à l'eau potable par une distribution publique efficace. »

Le nouveau groupe militant Réseau africain de distribution d'eau prend les engagements suivants :

– lutter contre la privatisation de l'eau ;

– garantir un rôle au secteur public, comportant une direction collégiale du peuple pour la gestion des ressources de l'eau ;

– s'opposer à toute mesure de pré-paiement de l'eau ;

– s'assurer que l'eau soit inscrite dans les constitutions nationales comme un droit inaliénable de l'homme ;

– s'assurer que la distribution de l'eau reste dans le domaine public à l'échelon des projets nationaux.




Home Une épaule sur laquelle pleurer

Source : Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires

Dans le monde, le nombre des orphelins du sida ne cesse d'augmenter, particulièrement en Afrique. Sur ce continent, le petit royaume du Swaziland fait figure de modèle dans son approche du traitement des effets de l'épidémie

Les bénévoles de cette communauté se sont simplement posé la question de savoir ce dont avaient besoin ces orphelins. Peut-être surtout une épaule sur laquelle pleurer ? C'est ce qu'ils leur ont fourni ! Des volontaires identifient les orphelins et les enfants vulnérables, dont la plupart sont également séropositifs, et évaluent leurs besoins. Ces intervenants portent le nom de « lihlombe lekukhalela », ce qui signifie « une épaule sur laquelle pleurer ». Ce sont des gens auxquels les enfants savent pouvoir s'adresser. « Ils peuvent dire leurs problèmes à ces personnes, et trouver de l'assistance », explique Ezrome Magagula, coordinateur bénévole de la communauté auprès du bureau du premier ministre délégué. Les « épaules sur lesquelles pleurer » subviennent aussi aux besoins nutritionnels, médicaux, éducatifs et psychologiques des jeunes.

A la tribune du Réseau intégré d'information régionale des Nations unies, M. Delezi Masilela, dirigeant de la chefferie Vusweni, a décrit comment, par le passé, la société Swazi était basée sur un système communal d'interdépendance mutuelle, dans lequel chacun assumait la responsabilité de tout le monde, et notamment des enfants. Mais avec l'effet dévastateur du sida, le vieux filet social s'était déchiré alors que des générations entières tombaient sous le coup de la maladie.

« Je connais la plupart des gens de la chefferie où je vis, et nombre d'enfants. Je me rends dans les écoles et les églises, et je demande qui est mort et a laissé des enfants derrière lui. Y a-t-il encore des orphelins dans cette école ? Y a-t-il des enfants que pasteurs ou instituteurs ne voient plus à l'école du dimanche ou dans leurs classes et savent-ils ce qui leur est advenu ? Je parle aux voisins et assiste aux réunions communales. Je suis un détecteur d'orphelins. C'est ainsi que s'exprime Jerome Fakudze, infirmier, âgé de vingt-sept ans, qui passe trois jours par semaine et ses heures de congé comme « épaule sur laquelle pleurer » : « Peu importe si un enfant est orphelin, ou si il, ou elle, est simplement exposé au manque de soin, au viol ou à la pauvreté ; s'il existe un besoin, c'est à moi de le détecter et de le résoudre ! »

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) accorde une aide financière et technique. Certaines bénévoles reçoivent une formation via le Centre de ressources des femmes du bureau du premier ministre délégué. Selon Jabu Dlamini, coordinateur du programme : « Ces bénévoles ont de grands cœurs. Nous développons leur capacité à s'occuper des enfants en les formant à la gestion de services psycho-sociaux. »
« Le Swaziland n'arrache pas les enfants à leurs foyers ni aux communautés qui les ont nourris pour les placer dans des institutions »,
a déclaré Alan Brody, représentant du Swaziland auprès de l'Unicef. « Autant que possible, le lihlombe lekukhalela assistera les enfants là où ils vivent, afin qu'ils puissent y rester et continuer d'aller à l'école avec leurs camarades. Ce qui donnera de la continuité à leur vie après la mort de leurs parents. »




Home L'énergie verte

Source : Het Parool, Pays-Bas

La municipalité d'Amsterdam tire désormais l'intégralité de son énergie de la combustion des ordures ménagères. Même les tramways, le métro et l'éclairage public fonctionnent grâce à l'électricité provenant de la combustion des déchets.

L'utilisation de cette énergie « verte » permet d'éviter une production de CO2 équivalente aux émissions d'environ 82 500 voitures.





Les priorités de Maitreya

Home Combien devraient donner les riches pour aider les pauvres ?

Source : The New York Times, E.U.

Dans un article du New York Times intitulé : Que devrait donner un milliardaire, et vous ? Peter Singer, professeur à Princeton, évalue le revenu cumulé des 10 % des américains les plus riches, et conclut qu'une fraction de cette somme suffirait à éliminer la pauvreté dans le monde.

Constatant d'abord la reconnaissance quasi générale du fait que toutes les vies humaines ont la même valeur, quels que soient la nationalité, le sexe et le lieu de résidence, P. Singer note que cette égalité reste théorique, comme le montre la co-existence d'un milliard d'hommes vivant dans un luxe sans précédent, alors qu'un autre milliard survit avec moins d'un dollar par jour. Selon l'Unicef, plus de dix millions d'enfants meurent chaque année – environ 30 000 par jour – de causes évitables, conséquences de la misère.

P. Singer affirme que les riches ont l'obligation morale de donner aux pauvres, s'appuyant notamment sur Thomas Pogge, professeur de philosophie à l'université de Colombia, selon lequel une partie au moins de la richesse des plus riches est acquise aux dépens des pauvres. Il cite, entre autres exemples, les barrières douanières que le monde développé dresse contre l'importation de biens du monde en développement, mais aussi la pratique des multinationales qui passent des contrats avec des gouvernements sans se poser de questions sur leur légitimité et leur « respectabilité ». Ce qui a pour résultat d'aiguiser les appétits et d'encourager les candidats potentiels aux coups d'Etat. Cette liberté d'accès aux matières premières, si elle est à la base de la prospérité des nations industrielles, est un véritable cadeau empoisonné pour les pays en développement riches en ressources naturelles, une malédiction qui, outre qu'elle ne relève en rien le niveau de vie de leurs populations, les plonge, au contraire, dans des séries interminables de coups d'Etat, de guerres civiles et de corruption.

Pour P. Singer, le niveau actuel de l'aide publique internationale étant loin d'être à la hauteur du problème de la pauvreté mondiale, on ne peut guère compter que sur la philanthropie des particuliers. C'est pourquoi il fait appel aux grandes fortunes de la planète. Mais comment déterminer leurs contributions ? Se guidant sur les Objectifs de développement du millénaire (ODM) – programme onusien qui a évalué à 121 milliards de dollars par an le coût des mesures urgentes à prendre dès 2006 – et prenant en compte les promesses d'aide. P. Singer chiffre le supplément nécessaire chaque année pour atteindre ces ODM.

Et après analyse des revenus des 10 % des Américains les plus riches, il propose une échelle mobile, où ceux dont les revenus annuels dépassent 1,1 million en ver-seraient un pourcentage situé entre 25 et 33 % ; ceux qui gagnent entre 92 000 et 1,1 million, contribueraient à hauteur de 10 à 20 %. Une sorte d'impôt mondial contre la pauvreté, en somme. La conclusion de P. Singer est plus que convaincante : « Ce qui est remarquable, c'est que cette échelle de contributions, qui a peu de chances de créer de réelles difficultés à ces richissimes contributeurs, produit un montant global de 404 milliards, disponibles pour l'aide au développement. »

Les autres pays pourraient, de leur côté, instituer une échelle semblable. Ainsi, si l'on admet que les riches Américains contribueraient pour 50 % à l'ensemble des dons, les grandes fortunes du reste de la planète permettraient de doubler l'aide, qui atteindrait ainsi 808 milliards. Soit plus de six fois ce qu'a chiffré l'équipe de J. Sachs pour 2006 afin d'atteindre les ODM, et plus de seize fois la différence entre ce chiffrage et l'aide internationale officielle.

« C'est après avoir évalué les revenus des 10 % des Américains les plus riches, pour préparer cet article, que j'ai compris à quel point il serait facile au monde prospère, d'éliminer la pauvreté de la planète, conclut-il. Ainsi comparé à notre potentiel d'aide, ce que nous avons accompli dans le cadre des ODM est scandaleusement modeste. Si nous échouons à les atteindre – comme semblent le faire craindre les tendances actuelles – nous n'aurons aucune excuse. L'aide publique internationale, effective et promise, ne suffit même pas pour réduire de moitié le nombre des victimes de la pauvreté et de la faim, comme nous nous y étions engagés en fixant les ODM. [Voir ci-dessous, « La faim s'étend »]) Il faut faire en sorte que nul être humain ne vive dans des conditions aussi dégradantes. C'est là un objectif noble et digne, et largement à notre portée. »




Home L'inégalité économique, bombe à retardement

Source : Libération, France

Une série d'articles publiés dans Libération révèle un cocktail explosif, fait de dérégulation, de concentration de la richesse face à une pauvreté massive, et de systèmes financiers hors contrôle.

Selon une étude publiée par l'Organisation internationale du travail (OIT) en janvier 2007, le nombre de chômeurs a atteint le chiffre record de 195,2 millions pour 2006, et ce, en dépit de la forte croissance économique de la planète. « Le nombre d'emplois rémunérés a augmenté de 16 % tandis que la productivité mondiale grimpait de 26 %, précise le directeur de l'OIT, Juan Somavia. Et l'on n'a aucune certitude que la poursuite de la croissance en 2007 se traduira en termes de création d'emplois décents, et donc diminuera le nombre de travailleurs pauvres. »

Le nombre de jeunes au chômage (15-24 ans) est passé de 74 à 85 millions. Mais, pour l‘OIT, la situation est sans doute pire que ce qu'indiquent les chiffres, dans la mesure où nombre de salaires ne permettent pas de mener une vie décente. Plus de 300 millions de jeunes – un quart de la jeunesse mondiale – vivent en dessous du seuil de pauvreté : avec moins de deux dollars par jour.

Le nombre des 15-20 ans a augmenté de 13 % entre 1995 et 2005, contre 3,8 %, pour les offres d'emplois. Si bien que 44 % de ces jeunes sont au chômage, bien que cette tranche d'âge ne représente que 25 % de la population active mondiale.

« L'Afrique, l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient sont les régions les plus touchées. Il faudrait 400 millions d'emplois dignes de ce nom pour intégrer les jeunes noirs dans la société civile », indique l'OIT. En Afrique subsaharienne, huit personnes sur dix vivent avec moins de deux dollars par jour, et 26 millions d'Africains sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2001 et 2006.

indique l'OIT. En Afrique subsaharienne, huit personnes sur dix vivent avec moins de deux dollars par jour, et 26 millions d'Africains sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2001 et 2006.

La faim s'étend

« La faim touche quatre millions d'hommes de plus par an », a annoncé Jacques Diouf, directeur du FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), en octobre dernier, à Rome.

Il y a dix ans, les chefs d'Etat et les responsables du FAO avaient déclaré la faim « inacceptable et intolérable » et s'étaient accordés pour réduire de moitié le nombre des personnes frappées par la malnutrition d'ici 2015 – soit une baisse de 31 millions par an. « Nous n'avons pas accompli de progrès significatif. Je suis désolé de dire que la situation reste inacceptable et intolérable, a-t-il poursuivi, et à moins de prendre de toute urgence ce problème à bras le corps, nous n'atteindrons pas l'objectif avant 2150. »

Même si le nombre des victimes de la faim a baissé en Asie, en partie du fait des investissements dans l'agriculture réalisés au Vietnam et en Chine, l'Afrique centrale et du sud en comptent aujourd'hui 179 millions. Dans certains pays, comme la République démocratique du Congo, ce nombre a même été multiplié par trois. La malnutrition frappe également les anciens pays du bloc de l'Est, comme l'Arménie, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et la Russie, où ce fléau touche 21 millions de personnes. Selon le FAO, la nourriture est plus abondante maintenant qu'il y a une dizaine d'années, et pourrait le devenir plus encore. « Nous disposons des ressources et des connaissances pour vaincre la faim, mais les promesses n'ont jamais nourri personne, a scandé J. Diouf.

Les riches sont peu nombreux mais de plus en plus riches

Tandis que la faim fait des ravages dans le monde, une étude menée par les Nations unies a montré que 2 % de la population mondiale possède la moitié du parc immobilier de la planète, la moitié de celle-ci n'en détenant que 1 %. (Voir PI, janvier/février 2007). Cette étude confirme la concentration croissante de la richesse dans les pays développés : sur les 10 % les plus fortunés de la planète, 25 % vivent aux Etats-Unis, 25 % en Europe, et 20 % au Japon.

Boulimie des fonds spéculatifs

Selon l'Institut de recherche sur les fonds spéculatifs de Monaco, le volume des actifs contrôlés par les fonds spécula-tifs a doublé depuis 2002, pour atteindre la somme vertigineuse de 1 336 milliards de dollars. Traditionnellement domaine des riches investisseurs institutionnels (comme certaines universités étasuniennes) et des multinationales, ces fonds attirent aujourd'hui des particuliers, naturelle-ment plus fragiles. Les mouvements de capitaux de ces partisans zélés d'une dé-régulation extrême de l'économie et des marchés financiers restent en dehors de tout contrôle. La société américaine Amaranth Advisors, a ainsi perdu 6,6 milliards à la suite du « pari » d'un fonds spéculatif sur le prix du gaz naturel.

L'organisme de contrôle de la Bourse américaine a pris des mesures pour protéger les investisseurs novices en élevant le minimum légal du capital investi dans ces fonds. Mais la dangerosité de ces fonds devient sans commune mesure quand on sait qu'ils peuvent miner des économies nationales entières – comme on l'a vu lors de la crise asiatique de 1997. La taille de leurs investissements est telle qu'ils peuvent déstabiliser des pays comme la Thaïlande et Hong Kong. Cette situation est devenue si explosive que Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, a exprimé publiquement sa préoccupation devant le Parlement européen et demandé un accord international sur la régulation de ces fonds spéculatifs.




Home Nouveaux chiffres sur la pauvreté en Europe

Source : Bureau fédéral de statistiques, Allemagne

De nouvelles statistiques sur l'évolution de la situation socio-économique dans l'Union européenne (UE), plus la Norvège et en Islande, depuis 2005, fournissent pour la première fois des données comparables sur la pauvreté et les conditions de vie dans ces pays.

Selon ce rapport, 13 % de la population allemande était au bord de la pauvreté en 2004, soit environ 10,6 millions de personnes, dont 1,7 d'enfants de moins de 16 ans.

Les personnes menacées de pauvre-té sont, selon la définition adoptée par l'UE, celles qui disposent de moins de
60 % du revenu moyen national.

« Les facteurs de pauvreté sont principalement le chômage et le manque de qualification », a expliqué lors d'une conférence de presse donnée à Berlin Walter Radermacher, vice-président de l'Office allemand de statistiques. Plus de 40 % des chômeurs – un quart des personnes n'ayant pas reçu de véritable scolarité, et un quart sans qualification professionnelle – courent le risque de la pauvreté, contre 5 % pour les gens ayant un emploi.

a expliqué lors d'une conférence de presse donnée à Berlin Walter Radermacher, vice-président de l'Office allemand de statistiques. Plus de 40 % des chômeurs – un quart des personnes n'ayant pas reçu de véritable scolarité, et un quart sans qualification professionnelle – courent le risque de la pauvreté, contre 5 % pour les gens ayant un emploi.

Cette menace de la pauvreté oblige ceux sur qui elle pèse de se passer de nombre de nécessités de base de la vie de tous les jours : plus de la moitié de cette population, en Allemagne, déclarent ne pas pouvoir s'offrir, ne serait-ce qu'une semaine de vacances, ailleurs que chez eux, ou faire face aux dépenses imprévues (remplacer une machine à laver en panne, par exemple). 14 % en sont à réduire au maximum leur facture de chauffage en hiver.

Cette situation de précarité fait sentir ses effets également dans le domaine de la santé : plus de 20 % de cette population fragile (et même 7 % chez les autres) déclare se passer de médecin et de dentiste, faute d'être en mesure de payer la partie du traitement qui reste à leur charge.

A défaut d'Etat providence, qui verse par exemple des indemnités de chômage et des allocations logement et familiales, près du quart de la population des pays étudiés se trouverait au bord de la pauvreté.





Faits et prévisions

Home Le politique s'empare du climat

Source : Le Monde, France

Peu à peu, les décideurs se rendent compte que le temps ne joue pas en faveur de ceux qui pillent et polluent la planète, que les ressources ne sont pas illimitées, et que la nature ne supporte pas l'exploitation et l'agression.. [Le Maître de B. Creme Partage international, mai 1989]

Le point de basculement a été atteint. Désormais, le climat et l'environnement sont au centre de nos préoccupations, et nous reconnaissons la nécessité d'un changement pour sauver la planète.

Le Groupe intergouvernemental d'expert sur l'évolution du climat (Giec) s'est réuni à Paris et, le 2 février, il a publié un rapport scientifique clé intitulé Changement climatique 2007 : la base scientifique. Ce rapport du Giec met en exergue des données scientifiques officielles et irréfutables qui démontrent que « l'augmentation du taux de dioxyde de carbone est essentiellement due aux carburants fossiles et aux changements dans l'utilisation des sols tandis que l'accroissement de la concentration du méthane et de l'oxyde de nitrate provient des méthodes employées dans l'agriculture ». Ce qui revient à constater que l'activité humaine influence le climat et est responsable du réchauffement planétaire et des changements climatiques.

Dans son allocution de bienvenue à la Conférence de Paris, le président français Jacques Chirac a appelé à une triple « révolution » afin de sauver la Terre. « Le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique », a-t-il affirmé devant des ministres étrangers, des représentants d'ONG, des chefs d'entreprises et des scientifiques de haut niveau venus de soixante pays.

« La planète souffre, la nature souffre, nous sommes au seuil de l'irréversible » a-t-il prévenu. J. Chirac estime que les Nations unies devraient adopter une Déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux. Il a rappelé que la France avait déjà ajouté une Charte de l'environnement à sa Constitution.

J. Chirac recommande de prendre en considération l'environnement dans le calcul de la richesse nationale. Il estime qu'une « transformation radicale de nos modes de production et de consommation » est inéluctable. Si la communauté internationale ne parvient pas à réaliser les changements nécessaires, le président français prédit une « guerre écologique ».

J. Chirac cherche à mettre sur pied un groupe pionnier dont la tâche serait de promouvoir la création d'une toute nouvelle agence des Nations unies, l'ONUE (Organisation des Nations unies pour l'environnement) qui remplacerait l'actuel Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) qui, selon lui, manque de moyens pour agir efficacement.

« Chacun sait qu'une activité humaine non maîtrisée est en train de provoquer un lent suicide collectif, a-t-il déclaré. Seul le rassemblement des nations autour d'engagements consentis en commun permettra de prévenir un désastre. »




Home Cinq minutes de répit pour la planète

Source : Le Monde, France

« L'environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier » [Maitreya, PI, juin 1989]

Pour attirer l'attention sur la nécessité de réduire la consommation d'énergie et d'alléger le fardeau qui pèse sur le climat, une manifestation a été organisée dans toute la France.

Le jeudi 1er février 2007, les ménages français ont éteint leurs lumières entre 19 h 55 et 20 h, à l'heure où la consommation atteint son maximum. Cette manifestation spectaculaire, réalisée à l'initiative du collectif d'associations écologiques « Alliances pour la Planète », a rencontré un franc succès dans tout le pays. La consommation d'électricité a chuté de 800 mégawatts, soit l'équivalent d'une ville comme Marseille. L'extinction des feux de la tour Eiffel et d'une dizaine de monuments parisiens a constitué l'un des temps forts de cette opération.

Un récent sondage de l'insitut Sofres révèle que 86 % des Français sont prêts à réduire leur consommation d'électricité. Dans plusieurs autres pays, des manifestants ont emboîté le pas à l'opération française et ont éteint leurs lumières pendant cinq minutes au cours de cette « journée pour la préservation de l'énergie ».




Home Le Prix Earth Challenge

Source : Le Monde, France

L'homme d'affaires Sir Richard Branson et sa compagnie, Virgin, se sont engagés à verser 25 millions de dollars à qui inventerait le moyen d'éliminer de l'atmosphère un milliard de tonnes de carbone par an.

Parmi les juges de ce Prix, lancé à Londres en février 2007, se trouvent l'ancien vice-président Al Gore, qui a déclaré : « Nous n'avons pas l'habitude de penser aux urgences planétaires. Et rien dans notre histoire en tant qu'espèce ne nous a préparés à imaginer que nous, en tant qu'êtres humains, pourrions être en train de rendre la planète inhabitable. »




Home Quand l'ignorance est dangereuse

Source : Reuters

Environ 13 % des Américains n'ont jamais entendu parler du réchauffement planétaire.

Bien que les Etats-Unis émettent environ un quart de tous les gaz à effet de serre – le plus gros pollueur avant la Chine, la Russie et l'Inde – 13 % des Américains disent n'avoir jamais entendu ou lu quelque chose à ce sujet.

Le rapport d'une étude conduite par ACNielsen Europe dans 46 pays, indique que, dans le monde entier, 57 % des gens considèrent que le réchauffement planétaire est « un problème très sérieux » et 34 % que c'est un « problème sérieux ».

Les populations d'Amérique latine sont les plus inquiètes, tandis que les citoyens américains sont le moins préoccupés, 42 % seulement d'entre eux estimant que le réchauffement climatique est « très sérieux ».

Presque tous les climatologues affirment que les températures augmentent en raison des gaz à effet de serre émis par les combustibles fossiles.

En Chine et au Brésil la population est convaincue de la relation avec les activités humaines, alors que les Américains le sont beaucoup moins.

D'après ce rapport, les gens vivant dans des régions exposées à des catastrophes naturelles semblent les plus inquiets – depuis les Latino-américains préoccupés par les dommages causés aux récoltes de café ou de bananes jusqu'aux habitants de la République tchèque dont le pays a subi des inondations en 2002.

En Amérique latine, 96 % des personnes interrogées ont dit qu'elles avaient entendu parler du réchauffement global et 75 % estiment que c'est « très sérieux ».

Alors que la plupart des nations industrielles ont signé le protocole de Kyoto (qui fixe des conditions sur les émissions de gaz à effet de serre, dont la majeure partie provient des usines, des centrales électriques et des moyens de transport), le président Bush a retiré son pays du traité en 2001.




Home Scientifiques et chrétiens évangélistes se rapprochent

Source : Centre for Health and the Global Environment, E.-U.

Un groupe de scientifiques et de leaders chrétiens évangélistes ont annoncé un nouveau partenariat pour la protection de l'environnement.

S'exprimant à Washington, une douzaine de leaders du Centre pour la santé et l'environnement planétaire à la Harvard Medical School et de l'Association nationale des évangélistes ont parlé de leurs préoccupations sur les menaces que l'humanité fait peser sur la « Création » – incluant le changement climatique, la destruction de l'habitat, la pollution, l'extinction des espèces, la prolifération de maladies infectieuses humaines et autres dangers pour le bien-être de la société.

Cette coalition a lancé un Appel urgent à l'action signé par 28 leaders évangélistes et scientifiques. Envoyé au Président Bush, à Nancy Pelosi, porte-parole de la Maison Blanche, à des leaders bipartites du Congrès et à des organisations évangéliques et scientifiques, cet appel demande « un changement fondamental des valeur et du style de vie, et des mesures politiques pour traiter ces problèmes croissants avant qu'il ne soit trop tard. Le commerce tel qu'il se pratique aujourd'hui ne peut pas continuer un jour de plus. » Le groupe s'engage à « travailler main dans la main en faveur d'une protection responsable de la Création et demande d'une seule voix » aux instances religieuses, scientifiques, commerciales, politiques et de l'éducation de le rejoindre dans cette initiative historique.

« L'environnement n'est ni républicain ni démocrate, ni libéral ou conservateur, ni religieux ou séculaire. Nous respirons tous le même air et buvons la même eau. », a déclaré le Dr. Eric Chivian, lauréat du Prix Nobel et directeur du Centre pour la santé et l'environnement planétaire.

« Si les déprédations se poursuivent au même rythme, on peut estimer que la moitié des espèces de plantes et d'animaux qui survivent encore sera détruite ou dangereusement réduite d'ici à la fin de ce siècle, déclare le Dr. Edward O.Wilson, écrivain et lauréat du prix Pulitzer. Le prix à payer pour les futures générations touchera l'économie, la sécurité environnementale et l'épanouissement spirituel. Il est donc approprié que le sauvetage de l'environnement vivant soit exigé conjointement par les milieux scientifiques et religieux. »

L'un des objectifs du groupe est de faire avancer le dialogue et d'influencer la politique sur le sujet du réchauffement planétaire. « Afin d'éviter les dangers les plus évidents et les plus graves… il sera nécessaire de réduire substantiellement les émissions de CO2 au cours des prochaines décennies, et peut-être même de 80 % ou plus avant la fin du siècle, affirme le Dr. Joel Hunter, pasteur de la Northland Church à Orlando, Floride. Ils disposent des faits que nous devons soumettre à nos congrégations ; nous disposons d'assez d'activistes prêts à agir auprès des églises, du gouvernement et des milieux commerciaux pour avoir un impact significatif. »




Home La paix grâce à la justice

Source : Washington Post, Etats-Unis

« On voit combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d'une véritable justice et d'un Etat viable. C'est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd'hui. Un échec, dans ce domaine, conduirait le monde au désastre. » [le Maître de Benjamin Creme, PI, juillet/août 2003]

Les grands penseurs imputent les tensions entre musulmans et occidentaux à la frustration, l'humiliation et l'injustice, plutôt qu'à une question de croyance.

« Tant que les Palestiniens vivront sous occupation, exposés à une frustration et à une humiliation quotidiennes et que les Israéliens subiront des attentats dans les bus et les dancings, les passions seront partout attisées », a déclaré Kofi Annan, à Istanbul à l'occasion de la rencontre « Alliance of Civilisations Initiative » soutenue par l'Onu.

La conférence a dressé un rapport sur la manière de promouvoir la paix, qui est arrivé à la conclusion que le conflit israélo-arabe est un symbole marquant du fossé grandissant séparant l'Occident et l'Islam, et a appelé à la reprise du processus de paix au Moyen-Orient.

Kofi Annan a déclaré que la violence était alimentée par la peur et l'incompréhension, les disparités économiques, les guerres menées par les puissances occidentales dans des pays musulmans et le conflit israélo-arabe. Tout effort pour régler les tensions entre musulmans et Occidentaux échouera en l'absence de solutions à ces problèmes.

Cette initiative de l'Onu est parrainée par les dirigeants de l'Espagne, un pays à prédominance catholique, et la Turquie, qui est musulmane à 99 %. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, ont conjugué leurs efforts pour essayer d'accroître les contacts entre les sociétés musulmanes et occidentales. L'ancien premier ministre iranien, Mohammad Khatamini, et l'archevêque Desmond Tutu, militant sud-africain, prix Nobel de la Paix, faisaient également partie du groupe.

Kofi Annan a déclaré qu'il coopérerait avec son successeur, Ban Ki-moon, pour aider à l'application des recommandations préconisées dans ce rapport qui appelle la création pour Israël et la Palestine, « de deux Etats pleinement souverains et indépendants coexistant côte à côte dans la paix et la sécurité ».





Regard sur le monde

Home Les Etats-Unis au bord de l'effondrement

Source : Harper's Magazine, Etats-Unis

Chalmers Johnson, auteur, professeur et ancien expert auprès de la CIA, prédit un effondrement économique et politique aux Etats-Unis dans un futur proche.

Dans un article intitulé République ou empire, paru dans le Harper's Magazine, il livre son analyse de l'évaluation de la situation du pays menée par la CIA.

C. Johnson explique que les Etats-Unis rencontrent une « violente contradiction entre la longue tradition républicaine et les ambitions impériales plus récentes ». Le pays est déjà « bien engagé à devenir un empire antidémocratique », dont il estime avec certitude qu'il « sera bref et au-ra toutes les chances d'aboutir à un effondrement économique et politique ».

Il distingue quatre positions actuelles fondamentales de l'administration :

– Le keynésianisme militaire : « L'impérialisme est onéreux… l'économie intérieure requiert une ambition militaire durable pour éviter la récession ou un effondrement. »

– La présidence unitaire : « … Le président Bush suit une interprétation ésotérique de la constitution appelée la théorie du chef unique, selon laquelle le président a dans les faits l'autorité d'outrepasser la séparation des pouvoirs stipulée par la Constitution, ce qui engendre un cercle vicieux où guerre permanente et présidence unitaire se renforcent mutuellement..

– L'incontrôlable ambition du chef : « Les corps législatif et judiciaire américains se montrent incapables de refréner le président et donc l'ambition impériale. Une opposition directe du peuple, sous forme d'action démocratique ou de soulèvement violent, est improbable du fait que les médias ne trouvent pas leur intérêt à informer le public des actions des dirigeants. »

– La faillite et l'effondrement : marqués par « des ressources financières vastes mais néanmoins finies et une démocratie incapable de contrôler les dépenses, les Etats-Unis seront confrontés d'ici peu à un effondrement intérieur financier voire même politique et à une capacité significativement réduite à projeter leur force à l'extérieur ».




Home Le coût de la guerre

The Guardian, G.-B. ; The New York Times, E.-U.

Selon le Service de recherche du Congrès américain, à fin 2006, le coût de la guerre en Irak atteint 500 milliards de dollars, un chiffre approchant, à monnaie constante, les 614 milliards que coûtèrent les treize années de guerre au Vietnam.

Le Congrès américain a déjà accordé pour la période 2007-2008, 190 milliards de dollars à la guerre en Irak, en plus des 90 milliards réclamés pour 2007 par le président Georges W. Bush. Avant l'invasion de l'Irak en 2003, le Pentagone estimait le coût de la guerre à 50 milliards de dollars.

Quand Lawrence Lindsey, conseiller économique de la Maison Blanche, estima en 2002 que le coût de la guerre pourrait atteindre 200 milliards, le président Bush le licencia.

Le New York Times a fait remarquer que l'argent dépensé à la guerre en Irak aurait pu financer la couverture santé universelle américaine, l'école maternelle pour tous les enfants de trois et quatre ans, ou la vaccination de tous les enfants du monde contre de multiples maladies qui sévissent à travers le monde.





Dossier

Home séminaire de méditation de transmission 2006 : questions-reponses

L'unité dans la diversité

par Benjamin Creme

Nous publions ci-dessous la transcription des séances de questions qui ont suivi l’exposé de Benjamin Creme intitulé L’unité dans la diversité (publié dans notre numéro de janvier/février), lors des séminaires 2006 des groupes de méditation de transmission américains et européens.

Q. Quelle relation existe-t-il entre la diversité et l’individualité ? L’une peut-elle exister sans l’autre ?
R. S’il n’y avait pas d’individualité, vous ne parleriez ni de relation ni de diversité – sans individualité, plus rien. Nous sommes des individus. Dieu nous a créés ainsi. L’important, c’est de contrôler cette individualité. Ne l’imposez pas aux groupes, ne l’imposez pas aux autres personnes. Vous ne devez jamais renoncer à votre individualité, mais vous devez la mettre au service du groupe. Vous avez quelque chose à donner que personne d’autre ne peut donner et c’est la même chose pour les autres. Chacun, en raison même de son individualité, possède quelque chose que personne d’autre ne peut offrir. C’est ce qui fait la diversité du groupe.
Chacun de vous est unique. C’est votre individualité ; elle vient de votre âme. Vous êtes des âmes humaines individualisées et chaque âme est unique. Dans tout l’univers manifesté, il n’existe aucune âme identique à la vôtre. Elle possède cette vibration unique qu’un Maître peut reconnaître instantanément. C’est quelque chose que personne ne peut vous retirer, et vous ne devriez autoriser personne à essayer de le faire. Cette individualité devrait être acceptée comme faisant partie de la diversité du groupe.
Chacun a le droit de dire ce qu’il pense et les autres ont le droit de ne pas être d’accord. Pour finir, le groupe en tant qu’ensemble doit parvenir à une unité, qui en termes pratiques est un consensus. Le consensus du groupe ne vient pas en votant – qui vote pour ceci ou pour cela – mais par un consensus de pensée qui donne naissance à la pensée de groupe. C’est ce que nous essayons de faire, car c’est seulement de cette façon que nous pourrons travailler correctement avec l’énergie du Verseau. Cette énergie n’a pas d’application individuelle. Elle agit seulement à travers des groupes, et c’est la raison pour laquelle on assiste à la formation de groupes.
Des groupes se forment aujourd’hui dans tous les domaines de la vie, car les gens ont le sentiment d’entrer dans une époque où les groupes comptent. Jusqu’à présent un certain nombre de personnes – ne formant pas un groupe à proprement parler – suivaient un individu qui était le leader. Aujourd’hui c’est différent, et demain cela le sera encore davantage. La position de leader disparaîtra progressivement. Le groupe dans son ensemble cultivera à la fois la diversité et l’unité, et les décisions seront prises par consensus. Il existe des personnes qui ne croient pas au consensus. Elles affirment que rien de tel n’existe « Vous gagnez sur certains points et vous perdez sur d’autres. » Telle est la voix du businessman moderne. C’est le jeu de la compétition. Vous vous jugez vous-même selon le nombre de personnes que vous avez convaincues et le nombre de celles que vous avez échoué à convaincre. Le travail de groupe n’a rien à voir avec l’idée de gagner ou de perdre, rien à voir avec la compétition. Ce qu’il faut dans un groupe, c’est un consensus de pensée. Ce n’est pas dominer l’esprit des autres et crier le plus fort.

Q. Lorsqu’il s’agit de prendre une décision de groupe, il existe souvent une diversité d’opinions mais pas d’unité. Dans ce cas, à votre avis, comment parvenir à une décision ?
R. C’est la même chose – avancer de manière progressive. Le fait qu’il existe des opinions diverses lorsqu’il s’agit de prendre une décision de groupe est une chose à laquelle on ne peut que s’attendre. Si vous avez un groupe de personnes diverses, vous avez diverses opinions – peut-être pas aussi diverses que dans un autre groupe – mais vous devez accepter qu’il existe des opinions différentes.
La beauté du travail de groupe est de parvenir à un consensus. Il faut accepter qu’il existe des différences et s’en réjouir. Cela fait partie de la vie. Profitez-en. Vous avez besoin de points de vue différents. Vous avez également besoin de parvenir à une unité. Utilisez deux méthodes. Demandez aux gens de dire ce qu’ils ont à dire et écoutez-les. Certains auront des idées plus significatives, plus pratiques, plus faciles à appliquer. Utilisez-les et laissez les idées trop fantaisistes. Procéder par tâtonnements. Je ne connais pas d’autre façon de faire. Vous savez tout aussi bien que moi comment vous y prendre.

Q. L’unité à travers la diversité nous donne l’opportunité, grâce à l’énergie de synthèse, de travailler extérieurement avec d’autres groupes, et nous réalisons également que l’unité à travers la diversité doit être appliquée intérieurement dans nos propres groupes pour ce nouveau défi. L’unité à travers la diversité doit être appliquée partout.
R. Je suis tout à fait d’accord.

Q. La conscience des autres et la coordination avec eux sont-elles des conditions préalables pour parvenir à l’unité dans la diversité ? Quelles autres qualités et quelles autres méthodes recommanderiez-vous pour amener l’unité entre les différentes personnes et les différents groupes ?
R. Vous devez trouver votre propre méthode. Ce n’est pas de la mienne dont vous avez besoin. Vous devez trouver ce qui marche pour vous et votre groupe. Votre groupe doit faire des expériences. Utilisez différentes méthodes. Je n’ai pas de méthodes toutes faites à vous proposer. Les choses ne se passent pas ainsi. Je suis là pour vous inspirer. Je ne suis pas un stand d’information. Utilisez vos propres dons.

Q. Le drapeau britannique, l’Union Jack, serait-il un emblème de l’unité dans la diversité ?
R. L’Union Jack est un emblème de l’unité dans la diversité. C’est exactement ce qu’il est. Il représente les drapeaux d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galle.

Q. Quelle différence y a-t-il entre la diversité et la fragmentation ?
R. La fragmentation est dépourvue de forme ; la diversité au sein de l’unité n’est pas dépourvue de forme. La forme est le résultat de l’unité. La fragmentation en elle-même n’a ni forme extérieure ni unité.
Avec l’unité dans la diversité, les divers groupes et points de vue ne sont pas des fragments de l’ensemble, ils en sont les parties. L’ensemble est le résultat de leur rapprochement et cela leur donne une forme. L’unité naît de la diversité, mais le contraire n’est pas vrai. Vous n’avez pas d’abord l’unité, puis la diversité. Vous avez la diversité, puis une unité grandissante, en étant capables de surmonter les différences, de tendre à une approche unifiée, à un schéma de pensée unifié. Vous atteignez un certain degré de conscience de groupe. Ce-la crée une forme que nous appelons unité.
Tout le monde aspire à l’unité. Tout le monde se dirige vers l’unité. C’est la raison pour laquelle les gens rejoignent des groupes, rejoignent des partis politiques. Ils recherchent des personnes partageant les mêmes idées avec lesquelles ils peuvent s’unir. Le but de toute vie est d’atteindre l’unité. Dans l’ère du Verseau, l’ère qui vient, vous verrez ceci se manifester grâce à l’énergie de synthèse. Elle fusionnera l’humanité dans une véritable synthèse, une réelle unité.
Chaque nation, chaque individu dans cette nation, avec ses opinions diverses, sa conception différente du sens et du but de la vie, s’exprimera personnellement. Il se formera ainsi une immense tapisserie composée de toutes les idées et de la créativité des différentes nations obéissant à différents rayons : les différentes nations ont différents rayons pour fondre cette immense panoplie de qualités diverses en une vaste unité. L’unité est dans le mental du Logos et nous réalisons son plan, consciemment ou non. Cela se produit parce que c’est planifié. C’est la nature du Plan du Logos d’avoir la plus haute définition de l’individualité des différentes nations, chacune exprimant sa qualité unique immédiatement reconnaissable et différente de toutes les autres. Mais finalement toutes feront partie d’un ensemble fusionné. C’est un mélange et une fusion de qualités différentes, pas de qualités identiques. Une fusion des mêmes qualités est ce que les Etats-Unis obtiendraient si tout le monde adoptait leur version de la démocratie, comme s’ils possédaient la réponse finale à l’évolution vers la démocratie des différents systèmes politiques. Le Plan prévoit que chaque nation forgera sa propre destinée, et qu’une unité naîtra de toute cette diversité.
Si vous avez un jardin et que toutes les fleurs sont blanches, c’est un jardin agréable, mais plutôt monotone. Un jardin qui n’a que des fleurs d’une seule couleur n’est pas un véritable jardin. Mais un jardin où vous sentez que toutes les couleurs s’offrent au regard et que ce jardin est arrangé de manière telle que l’on passe harmonieusement d’une partie à une autre, c’est un vrai jardin, vivifiant et rafraîchissant.
Certains peintres utilisent une seule couleur, ou peut-être différentes nuances d’une même couleur. Vous avez une unité, mais c’est en quelque sorte une fausse unité. On peut faire cela occasionnellement. Mais si tous vos tableaux étaient d’une seule couleur et toujours la même, vous auriez une unité mais pas de diversité. De la même manière c’est la diversité des êtres humains qui est intéressante.

Trois expériences : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie

Q. Dans votre conférence vous avez parlé du Commonwealth britannique et d’une forme d’unité dans la diversité ayant un rôle à jouer dans le Plan du Logos. Vous avez également mentionné les Etats-Unis à ce sujet. Dans l’Extériorisation de la Hiérarchie, le Maître DK indique que l’Union soviétique en tant que grande fédération de républiques représente la synthèse future. Pourriez-vous parler du British Commonwealth, des Etats-Unis, de l’ancienne Union soviétique et du Plan du Logos ?
R. Il existe trois aspects du Plan : un en Grande-Bretagne, un aux Etats-Unis et un en Russie. Dans ma conférence j’ai indiqué le rôle de la Grande-Bretagne. Je n’ai pas parlé de la Russie, cette question est donc très pertinente. Une expérience similaire est en effet menée en Russie.
Aux Etats-Unis c’est très simple. Toutes les nations européennes ont été transportées aux Etats-Unis. C’est devenu un mélange de groupes différents et de tout ceci naîtra finalement quelque chose d’entièrement nouveau. Vous pouvez reconnaître un Américain de loin. Pourquoi ? Il y a quelque chose sur un visage américain qui n’existe pas en Europe. C’est l’amalgame de tous ces groupes différents : germaniques et latins, africains, indiens, sud-américains, etc., tous réunis aux Etats-Unis. Tous ces groupes de types différents se sont mélangés et il en est résulté quelque chose que l’on n’avait jamais vu auparavant.
Aujourd’hui il ne s’agit pas seulement d’un mélange physique. Pour les Maîtres cela ne serait pas tellement important. Les Maîtres considèrent l’aspect physique comme l’aspect inférieur. Ce qui les intéresse, c’est l’aspect psychique, l’évolution de la conscience et des différents types et aspects de la conscience chez les différents peuples.
L’humanité ne cesse d’évoluer selon le Plan d’évolution contenu dans le mental du Logos. La Hiérarchie, par l’intermédiaire de ses membres les plus élevés, comme le Christ et le Bouddha, peut accéder au mental du Logos et connaître le Plan, et sa tâche est de réaliser ce Plan à travers l’humanité et les règnes inférieurs.
L’expérience est triple, ce qui la rend très puissante. Le fait de former un triangle accentue sa puissance. Une des pointes de ce triangle se situe en Grande-Bretagne, une autre aux Etats-Unis et la troisième en Russie.
En Grande-Bretagne, c’est le Commonwealth, le regroupement de nombreuses nations dans un petit pays. Les différents membres du Commonwealth sont réunis tout en gardant leur existence propre et leur identité. Les groupes restent ensemble, et dans l’ensemble ne se mélangent pas, mais ils coexistent dans une paix relative.
Dans l’expérience en cours, la Russie est le troisième aspect. Ce qui était l’Union soviétique a réuni différents peuples – environ 280 millions de personnes sur un sixième de la surface du globe, de Saint-Pétersbourg à l’ouest jusqu’à Vladivostok à l’est. C’est un pays colossal composé de nombreux peuples différents : les nations européennes de la Russie occidentale, les gens de la région de la Mer noire, à travers le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, à travers les populations musulmanes de la Russie orientale jusqu’à Vladivostok. C’est un mélange extraordinaire.
L’ancienne Union soviétique s’est effondrée (comme l’avait prédit Maitreya, prédiction publiée dans Partage international et envoyée sous forme de communiqué de presse aux médias en janvier 1990) et cela s’est produit presque furtivement. Maintenant il existe une fédération d’Etats autonomes ou semi-autonomes. Certains d’entre eux luttent encore pour devenir autonomes. Ils composaient l’Union soviétique, homogénéisée sous la direction d’un groupe de dictateurs, les hommes forts de Moscou et le parti communiste, composé seulement d’environ 10 millions de personnes. Dix millions de personnes en gros furent autorisées à rejoindre le parti communiste. Ce petit groupe imposa sa volonté sur les 270 millions d’autres personnes vivant en Union soviétique, s’efforçant d’établir l’égalité mais oubliant la liberté. Il ne fait aucun doute que le gouvernement de Moscou aimerait encore avoir davantage de contrôle sur ce qui se passe dans d’autres parties de l’ancienne Union soviétique. Mais il s’agit maintenant d’États souverains et indépendants.
Les États-Unis sont également une fédération d’Etats, possédant chacun un important degré d’autonomie. Il existe une loi fédérale et une loi de l’Etat, et elles ne sont pas toujours identiques. Les Etats gardent très jalousement leur identité individuelle, et ne sont en aucune manière totalement assujettis à la seule loi fédérale. Ils ont largement leur mot à dire dans la manière de diriger le pays.
Dans l’ancienne Union soviétique, les membres indépendants de la fédération ont, théoriquement, pleinement leur mot à dire sur la manière dont leur Etat est gouverné, même si la Russie occidentale et Moscou exercent encore un certain contrôle sur les Etats les moins développés. Et il existe également beaucoup de conflits au niveau de la politique locale pour maintenir ou rejeter l’ancien régime communiste. Certains sont encore communistes au fond d’eux-mêmes. Le changement prendra du temps. Si vous regardez la Constitution de Russie et la Constitution américaine vous verrez qu’elles présentent une similitude étonnante. Elles croient aux mêmes valeurs. Les deux pays sont de sixième rayon. Ils pensent tous deux avoir la liberté. Ils pensent également avoir la justice, car leur but théorique est la liberté et la justice. Aux Etats-Unis il existe un certain degré de liberté, mais peu de justice sociale. En Russie, sous le régime soviétique, il existait une certaine justice sociale, mais pas de liberté. Les deux pays s’y prennent de manière différente en raison de leurs traditions différentes. Ils en viendront lentement à comprendre que sans liberté on ne peut avoir de justice et sans justice on ne peut avoir de liberté. Elles sont une seule et même chose.
Ces trois modèles de regroupement correspondent au plan de développement de l’humanité, de manière à ce que puisse coexister la plus grande intégration et la plus grande diversité. Ces trois grandes expériences – aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans les Etats fédérés de Russie – tendent à l’unité dans la diversité, chacune à leur manière. C’est ainsi que le Plan se met en place.
Naturellement, il existe beaucoup d’échanges entre ces nations. Etant donné qu’elles forment un triangle, les forces, les énergies de la Hiérarchie s’écoulent à travers elles. Elles constituent les trois groupes les plus importants dans le monde pour les deux mille cinq cents années à venir et elles apporteront une transformation complète de l’humanité. Les rayons ou les énergies de ces pays apporteront le changement : en Grande-Bretagne, l’énergie de deuxième rayon d’amour-sagesse au niveau de l’âme et l’énergie de premier rayon de pouvoir ou de gouvernement au niveau de la personnalité ; aux Etats-Unis, le deuxième rayon d’amour-sagesse au niveau de l’âme et le sixième rayon de l’idéalisme ou de la dévotion au niveau de la personnalité ; et en Russie, le septième rayon de l’organisation et du rituel au niveau de l’âme et le sixième rayon de l’idéalisme ou de la dévotion au niveau de la personnalité. Ces rayons joueront leur rôle à travers ces trois groupes. De temps en temps les habitants des autres nations s’incarneront dans les groupes britanniques, américains ou russes et en temps voulu, ceci amènera une unification dans le monde, avec le maximum de diversité et de liberté pour tous les peuples.

Q. Quel est le but de ces différents développements ?
R. Chaque race possède sept sous-races et toutes les nations d’aujourd’hui font partie de la cinquième race racine. L’Europe et les Etats-Unis représentent la cinquième sous-race de la cinquième race racine. Parmi ces gens, particulièrement aux Etats-Unis, se développe lentement le noyau de la sixième sous-race de la cinquième race racine. La cinquième sous-race exprime les qualités de cinquième rayon du mental concret inférieur. Ceci a permis l’avancée de notre technologie. La sixième sous-race exprimera finalement l’aspect mental supérieur que l’on appelle intuition.
Ce que nous appelons science est, du point de vue des Maîtres, l’activité du mental inférieur, mais par inférieur ils ne veulent pas dire de moindre importance. Il s’agit simplement de l’aspect inférieur du mental, utilisant le cerveau et créant la science d’aujourd’hui, la science concrète.
Il existe trois types de sciences. Il y a la science concrète, la technologie et il y a la science du mental supérieur, philosophique, théorique et abstraite, la science d’Einstein, par exemple. Il existe également la science de la psyché ou de la magie blanche que les Maîtres utilisent. C’est la même science que les autres mais elle est intangible, bien que l’on puisse en voir les résultats.
Un Maître vient dans une pièce. Comment est-il passé à travers le mur ? Il apparaît soudain. Il le fait en utilisant la magie blanche, et il disparaît en utilisant la même science. Il crée quelque chose dans sa main – ou comme Saï Baba crée de la vibhuti lorsque vous tendez votre main. C’est la même science psychique, une science utilisant un niveau différent d’équipement psychique. Toutes ces sciences sont l’application de la connaissance et de la pensée à différents niveaux. Toutes sont liées au principe fondamental selon lequel tout dans l’univers manifesté est énergie et l’énergie suit la pensée.
Comme je l’ai dit, la sixième sous-race développera l’intuition, la connaissance de l’âme, qui descend à travers le cerveau dans la conscience. La fonction du mental inférieur est de raisonner, de distinguer une chose d’une autre. Vous savez à partir de l’expérience, vous faites des équations. L’intuition se situe au-delà de la pensée. C’est la fonction de l’âme avant qu’elle soit descendue au niveau de la pensée. L’âme sait sur son propre plan et, à travers le système nerveux, elle peut faire connaître ce qu’elle sait. Vous savez sans avoir besoin de penser.
Ainsi, ce groupe deviendra apte à l’usage de l’intuition et ce sera un grand pas en avant pour l’humanité.

Se débarrasser de la culpabilité

Q. Parmi les priorités de Maitreya figure « la suppression de la culpabilité et de la peur ». Vous avez parlé de la peur. Pourriez-vous parler un peu de la manière de se débarrasser, de surmonter la culpabilité ?
R. La culpabilité et la peur sont très liées. La culpabilité est le résultat de la peur. La situation fondamentale qui crée la peur crée également la culpabilité. La peur est celle d’avoir péché. C’est le résultat de l’enseignement erroné donné par les mouvements chrétiens depuis deux mille ans, qui a inculqué un sentiment de peur et de culpabilité chez un milliard de chrétiens. A chaque incarnation, ils ont trouvé la même chose – la peur engendrant la culpabilité et la culpabilité engendrant la peur, et le terrible effet sur le sentiment d’estime de soi causé par cet enseignement. Cela, ajouté aux innombrables vieilles superstitions qui emplissent l’esprit des gens des autres traditions religieuses, fait de la peur et de la culpabilité un puissant blocage sur le chemin de l’éveil de la conscience.
Une grande partie du temps de Maitreya sera consacrée à éradiquer la peur et la culpabilité de l’humanité. Il ne se contentera pas de les faire tout simplement disparaître comme par enchantement, c’est son enseignement qui est conçu pour les éradiquer. Il vous a indiqué la voie ; vous la connaissez déjà. La manière de faire disparaître la peur et la culpabilité, c’est de pratiquer les trois techniques suggérées par Maitreya. Inculquez, acquérez, cultivez l’honnêteté du mental, la sincérité du cœur et le détachement. Si vous le faites de manière assidue et correcte, vous parviendrez au détachement dans lequel la peur et la culpabilité disparaissent.
Si vous êtes détaché, vous êtes libéré de la culpabilité et de la peur. Autrement c’est impossible. La peur et la culpabilité viennent de l’attachement. Si vous êtes attaché à vos croyances – en tant que chrétien, musulman ou bouddhiste – et que vous faites des choses qui sont contraires à ces croyances vous vivez dans la culpabilité et la peur. Par exemple, on dit aux catholiques qu’ils ne devraient pas avoir de relations sexuelles en dehors du mariage, et que même mariés, ils ne devraient pas utiliser la contraception. Cependant des millions de catholiques le font et ils vivent dans la culpabilité attachée à leurs actes.
Pour les catholiques il existe une immense lutte intérieure. Doivent-ils obéir aux injonctions de l’Eglise ratifiées par le pape selon lesquelles on ne doit pas avoir de relations sexuelles en dehors du mariage, on ne peut se marier deux fois à l’église, et la contraception est un péché ? Si les catholiques croient ce que dit le pape, ils sont en difficulté car leur bon sens leur dit qu’il ne s’agit pas d’actions mauvaises ou de péchés, mais de choses naturelles et normales. Ils ont la culpabilité et la peur du châtiment inscrites en eux.
Maitreya fera disparaître le sentiment de culpabilité et de peur dans lequel vit l’humanité par un appel au bon sens. Vous pouvez faire disparaître ce sentiment en vous-même en pratiquant le détachement. C’est uniquement une question de détachement. Si vous êtes attaché à votre châtiment parce que vous en avez peur, vous vous sentez coupable. Si vous n’êtes pas attaché, il n’existe ni peur ni culpabilité.
Certaines actions sont mauvaises, mais elles peuvent être corrigées. La loi du karma corrige toutes les actions. C’est une grande loi bénéfique. Lorsque vous accomplissez quelque chose de destructeur, cette action est transformée par l’effet que vous avez amené sur vous-même en raison de la loi du karma. C’est un effet, ce n’est pas un châtiment.
La loi du karma ne fait pas de vous des coupables, elle vous dit seulement : « Vous récolterez ce que vous avez semé. » Vous avez certaines pensées, vous accomplissez des actes. Les effets qui découlent de ces causes que vous avez mises en mouvement font que votre vie est bonne ou mauvaise. Une partie sera bonne, une autre partie sera douloureuse. Mais c’est le résultat de votre action. Il n’existe pas de châtiment. Il y a le karma qui est la loi de l’équilibre « Vous récoltez ce que vous semez ». En permettant aux gens de comprendre véritablement la loi du karma, Maitreya la rendra réelle pour eux. Ils réaliseront que la meilleure action est une action empreinte d’innocuité, car ainsi vous récoltez des résultats positifs, des résultats créateurs, de bons résultats. Vous avez un bon karma.

Comment présenter le groupe travaillant pour la Réapparition ?

Q. Le but principal de ce groupe est-il toujours de parler de la Réapparition ?
R. Que pourrait-il être d’autre ? Ce groupe n’en serait pas un s’il n’avait pas ceci comme but principal. Il s’agit de communiquer l’information la plus importante qui ait jamais été donnée : le Christ revient dans le monde ! Que pourrait-il y avoir de plus grand, de plus important ? Comment le travail de ce groupe pourrait-il être différent après toutes ces années ? Avez-vous vu Maitreya ? Le monde sait-il réellement que Maitreya est présent, entouré d’un groupe de Maîtres ?
D’après mes informations, environ trente millions de personnes le savent, ont entendu cette histoire, et environ vingt millions ont l’esprit ouvert et pensent que ce pourrait être vrai. Cela fait deux personnes sur trois parmi celles qui sont au courant. C’est un chiffre significatif. Environ deux millions de personnes sont absolument convaincues que c’est vrai. C’est une petite minorité mais c’est encore un chiffre très significatif. Heureusement vous n’avez pas à présenter l’histoire à tout le monde pour créer une conviction chez un grand nombre de personnes. Un certain nombre de personnes suffisent pour mettre le monde au courant. Par leur travail et leurs formes-pensées se dirigeant dans toutes les directions, elles peuvent créer un sentiment beaucoup plus vaste de l’événement.
C’est donc encore, et cela a toujours été, le travail de ce groupe d’annoncer la Réapparition au monde.

Q. En travaillant dans divers groupes d’action politique et sociale qui, selon nous, agissent dans le sens des priorités de Maitreya, notre priorité devrait-elle être de parler de Maitreya ou simplement de soutenir leur action ?
R. Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est une question de bon sens. Comment pouvez-vous travailler de manière constructive et intelligente avec d’autres groupes sans mentionner ce qui caractérise votre propre groupe ? Est-il vraisemblable que vous puissiez passer une partie de votre temps avec des gens partageant vos idées, travaillant pour des priorités identiques à celles de Maitreya sans faire allusion d’une manière ou d’une autre à Maitreya ?
Faites preuve de bon sens. Parfois vous désirerez parler de Maitreya parce qu’on vous le demandera et que vous aurez un auditoire intéressé. D’autres fois vous sentirez que l’occasion n’est pas propice. J’espère que cela ne sera pas trop souvent. Mais il n’y a pas « d’obligation » à le faire. Ce n’est pas une priorité. Si vous travaillez avec d’autres groupes, vous travaillez avec d’autres groupes. Ce n’est pas alors la priorité de parler de Maitreya. Mais si vous le pouvez…

Q. Il existe une diversité d’approche au sein des groupes. Une conférence faite par quelqu’un, par exemple, est-elle une meilleure approche que la projection d’une de vos vidéos, suivie de questions-réponses ?
R. Cela dépend de la personne qui donne la conférence ou présente la vidéo. Utilisez toutes les possibilités. Cela apporte de l’eau au moulin. Utilisez tout ce qui marche. Cependant, mon avis personnel est que ce qui réussit le mieux, c’est s’adresser directement à un individu ou à un vaste groupe de personnes. Aucune présentation de vidéo, à mon avis, ne peut se comparer à l’impact vivant, immédiat, d’une personne s’exprimant du fond du cœur avec une totale conviction. Votre conviction devient la leur. L’énergie que votre pensée exprime, éveille leurs meilleures motivations et leur espoir. Ils se sentent éclairés et souvent, d’une certaine manière, heureux.
Q. Serait-ce une bonne façon d’utiliser notre temps que d’organiser des tables rondes avec trois ou quatre groupes ayant des priorités communes avec Maitreya, en insistant ouvertement sur les différences et les aspects communs de chaque groupe ?
R. Oui, cela pourrait être une bonne manière d’utiliser votre temps. C’est une des nombreuses possibilités. N’y consacrez pas tout votre temps, mais essayez. Essayez et voyez si c’est efficace.

Q. Lorsque nous travaillons avec d’autres organisations, comment nous présenter ? Quel nom utiliser ?
R. Vous pouvez prendre n’importe quel nom ou aucun. Cela n’a pas d’importance. Vous pouvez dire : « Nous n’avons pas de nom. Nous sommes simplement un groupe de personnes. Nous pensons que vos priorités sont justes et les nôtres également et nous parlons ensemble. » Nous n’avons pas besoin d’avoir un nom. Si on vous demande quelle documentation vous avez à proposer, vous pouvez montrer Partage international, mais vous n’êtes pas Partage international, vous êtes vous-mêmes.

Q. Ceci est une question concernant les diverses façons de présenter l’histoire de la Réapparition. S’il est exact que quatre autres disciples majeurs ont refusé de la présenter au public, cette histoire a peut-être jusqu’à présent été présentée selon une seule perspective, c’est-à-dire comme une continuation du travail d’Helena Blavatsky et d’Alice Bailey. Pourriez-vous nous apporter des précisions ?
R. C’est tout à fait vrai, mais je n’ai jamais dit que ces quatre autres personnes étaient des disciples majeurs. J’ai déclaré qu’il y avait quatre autres disciples. Je n’ai pas dit que l’un ou l’autre d’entre eux était un disciple majeur. Cela fait une différence. Aucun d’entre eux n’était en contact avec un Maître. S’ils l’avaient été, ils auraient probablement agi comme je l’ai fait. Si je n’avais pas été en contact avec un Maître et si j’avais reçu l’information comme ils l’ont probablement reçue, je n’aurais peut-être pas agi non plus. Mais j’avais un Maître qui me disait : « Allons, va parler au monde. » Vous ne pouvez imaginer combien c’était difficile. Il n’était absolument pas dans mon idée d’aller parler au monde. Je ne l’aurais jamais fait si je n’avais pas été poussé à le faire. Je ne blâme donc pas les autres de ne pas s’être manifestés. C’est vrai que cette information a été présentée dans une large mesure comme une continuation de l’information donnée par H. Blavatsky et A. Bailey, qui est à mon avis l’information correcte. Je n’aurai jamais pu la présenter d’une autre manière. Je suis imprégné des enseignements d’H. Blavatsky et d’A. Bailey que je crois être les enseignements directs de la Hiérarchie. Je ne m’intéresse qu’à ce que je considère comme la vérité.
Néanmoins cette information pourrait être présentée autrement. Vous pouvez être un chrétien convaincu. Je suis certain que de nombreuses personnes dans les groupes sont chrétiennes. Elles pourraient présenter tout ceci comme le retour du Christ sans avoir besoin de se référer à Alice Bailey ou H. Blavatsky ou à aucun des enseignements donnés. Tout ceci pourrait être présenté de bien des manières différentes. Je ne suis pas ces autres personnes et je ne peux donc présenter les choses d’une autre manière. Mais je suis absolument certain que cela peut être présenté autrement.
Par exemple, les musulmans attendent l’imam Mahdi. Deux Pakistanais furent envoyés à Londres à peu près au moment où Maitreya lui-même y est arrivé. Tous deux avaient rencontré un « saint homme », l’un à Lahore, l’autre à Karachi. Ils ne se connaissaient pas et les saints hommes étaient différents, mais chacun racontait la même histoire. Ils devaient se rendre à Londres pour préparer la voie pour l’imam Mahdi. L’un des deux hommes était journaliste et il était engagé dans le domaine politique. Il déclara : « Non je ne peux pas. J’ai mon travail. Je suis journaliste et je suis membre du parti politique du père de Benazir Bhutto (avant qu’il soit assassiné). Je ne peux en aucune manière m’absenter ». Le saint homme lui avait dit qu’il devrait se rendre à Londres. Il lui avait donné des objets qu’il avait perdus des années auparavant et il connaissait des choses sur sa famille dont seule la famille était au courant. Il s’était présenté comme quelqu’un de très bien informé. Il avait dit : « Si tu ne pars pas, les événements te forceront à partir. »
La même chose est arrivée à l’autre homme, qui était avocat. Il déclara : « Je ne peux partir. J’ai mes fonctions à remplir. » Le saint homme lui répondit : « Si tu ne pars pas, les événements te forceront à partir. »
Finalement M. Bhutto fut assassiné et toute personne ayant un lien avec lui devint suspecte. On recherchait les membres de son parti. Je ne sais pas quel poste occupait le journaliste mais il était lié au parti. Il avait un frère vivant dans la communauté asiatique de Londres. Il renonça à son travail, vint à Londres et travailla dans un journal pakistanais. L’avocat, dans l’intervalle, vit son étude péricliter et avant que les choses n’aillent trop mal, il la vendit et partit lui aussi pour Londres. Ces deux hommes ne se connaissaient pas et ils ne s’étaient jamais rencontrés avant que je ne fasse paraître une annonce sur une pleine page dans un des journaux de la communauté asiatique de Londres, disant que l’imam Mahdi était de retour dans le monde et vivait dans la communauté asiatique de Londres. L’information fit le tour de la communauté. Les deux Pakistanais la lurent. Il se trouva que le frère de l’un d’entre eux connaissait l’autre. Il les invita tous les deux et ils découvrirent qu’ils avaient vécu exactement la même expérience. Dans des villes différentes, des saints hommes différents leur avaient donné des instructions identiques. Ils décidèrent donc de me contacter et je les rencontrai. En mai 1982, j’annonçai que Maitreya se trouvait dans la communauté asiatique de Londres et que si des journalistes bien connus faisaient l’effort de le chercher, il viendrait vers eux. J’espérais que de nombreux journalistes étrangers le feraient et je demandai à ces deux hommes de leur servir de guides dans la communauté asiatique plutôt fermée et ils acceptèrent.
Cependant, celui qui était journaliste se contenta d’attendre que Maitreya vienne lui taper sur l’épaule. L’autre lut tout ce qu’il put trouver sur l’imam Mahdi et devint finalement un musulman fondamentaliste. Depuis, il a écrit un livre sur la venue dans le monde de l’imam Mahdi.
Vous pouvez présenter cette information à la manière des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes. Le Bouddha Maitreya est attendu par tous les bouddhistes. Les bouddhistes japonais pensent qu’il faudra encore attendre cinq milliards six cent soixante-dix millions d’années, donc pour eux rien ne presse. Tout ceci peut également être présenté comme se référant à Krishna, à l’avatar Kalki, ou au messie juif. Tous font référence à Maitreya, qu’on le sache ou non.
Je présente les choses selon la version de la Hiérarchie, que je crois être la mieux documentée, la plus exacte, la plus profonde, la moins déformée. Toutes les versions religieuses sont déformées dans une certaine mesure. Elles ont traversé des centaines ou des milliers d’années avant de nous parvenir et elles sont toutes déformées. Tous les textes sacrés sont affadis dans une certaine mesure. A mon avis, ce n’est que dans l’enseignement ésotérique que nous recevons l’information exacte.
Ce qui est le mieux, c’est d’être en contact avec un Maître. Vous n’avez pas besoin de livres ni d’autres enseignements. Vous pouvez parler directement. Mais c’est rare, vraiment assez rare.

Les Nations unies

Q. Vous avez déclaré que certains problèmes ne seraient résolus qu’après l’émergence de Maitreya. Est-ce également vrai pour la réforme des Nations unies ?
R. Les Nations unies ne sont pas encore dans une humeur favorable pour entreprendre l’extraordinaire réforme consistant à se débarrasser du droit de veto. Il n’existe pour l’instant aucune chance que les Etats-Unis renoncent à l’usage de ce droit et je dirais la même chose de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie et de la Chine. Tous ces pays aiment le droit de veto et le pouvoir qu’il leur donne.
En ce qui concerne la restructuration des Nations unies, je ne pense pas que quoi que ce soit arrivera avant que Maitreya ne soit véritablement établi et que sa vision des choses soit reconnue. Les Nations unies ne pourront en aucune manière parvenir à une véritable démocratie tant que la pression du Conseil de sécurité et du droit de veto perdurera, et que la voix démocratique de l’Assemblée générale ne sera pas entendue. Je ne m’attends pas à une réforme avant que Maitreya ne soit accepté et que ses pensées, ses idées et ses priorités ne guident l’humanité. Je pense que sa présence sera nécessaire pour que les choses changent.

Le krach boursier

Q. Faudra-t-il un krach boursier pour que des changements se produisent et que nous assistions à une transformation de l’Organisation mondiale du travail, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, et du Conseil de sécurité des Nations unies ?
R. Je pense qu’il faudrait de sérieuses perturbations dans les marchés boursiers actuels, pas nécessairement un krach total, mais des perturbations très sérieuses pour changer l’opinion des principaux gouvernements – ceux du G8 – et pour apporter ces réformes. Rien n’arrivera à la Banque mondiale ni au Fonds monétaire international tant qu’il n’y aura pas une perturbation majeure des « réalités » économiques actuelles. Nous voulons la vraie réalité. Tout est actuellement illusoire et nous voulons que les choses soient claires. Cela viendra lorsque les pressions économiques seront suffisamment fortes.

Le pouvoir politique du peuple

Q. Comment les gens peuvent-ils obtenir davantage de diversité dans la représentation politique ?
R. Les gens doivent faire connaître leurs exigences et agir. Vous devez agir. Maitreya dit : « Rien ne se fait tout seul. L’homme doit agir et manifester sa volonté. » Si nous voulons la mise en place du partage, nous devons forcer les gouvernements à l’accepter. Les gouvernements sont là pour servir le peuple et ils continueront à le faire à leur manière. Mais si vous voulez le changement, si vous voulez davantage de représentation, vous devez l’imposer aux gouvernements. Je suis certain que les gens veulent davantage de représentation, ce qui signifie retirer une partie du pouvoir des quelques mains qui, dans la plupart des cas, détiennent les rênes du gouvernement dans le monde. Ceux qui détiennent le pouvoir ne vont pas y renoncer volontairement. Mais lorsque le peuple l’exigera, lorsqu’il y aura chaque jour une manifestation, lorsque des milliers, des centaines de milliers de gens rempliront les squares et les rues des villes et refuseront de bouger, ils pourront alors forcer la main de n’importe quel gouvernement. Nous l’avons déjà vu.

Q. Est-ce qu’une constitution garantit les droits du peuple ?
R. Cela dépend du système. En Grande-Bretagne nous n’avons pas de constitution et nous avons un système de gouvernement relativement juste.
Aux États-Unis les gens parlent beaucoup de la constitution et des droits de l’homme, mais en pratique les droits garantis par la constitution sont enfreints par le gouvernement actuel. Toute forme d’autocratie dans le monde se conduit de la même manière quelle que soit la constitution.

Q. Y a-t-il des gouvernements qui commencent à penser au partage ?
R. Aucun des gouvernements d’aujourd’hui n’est engagé dans le processus du partage des ressources mondiales. C’est la seule chose qui pourrait sauver le monde, mais ce n’est jamais envisagé comme une idée sérieuse. Toute autre méthode a été essayée et a échoué, et ceci a inévitablement mené aux difficultés que nous connaissons et à la guerre.

Une nouvelle politique

Q. Les formes de gouvernements des présidentsCastro, Chávez, Morales sont-elles différente des démocraties occidentales ?
R. Castro est le dernier des vieux dirigeants communistes et il a dirigé Cuba pendant environ cinquante ans. Chávez est quelque peu différent et Morales également. Le monde a changé. Castro appartient à la vieille école communiste. A mon avis, il est un peu dépassé.
Chávez, qui est, c’est le moins que l’on puisse dire, un type de président peu conventionnel, a de brillantes idées, dont certaines peuvent sembler assez inhabituelles, mais elles suivent une certaine ligne. Il vient du monde en développement. Le Venezuela était, avant la découverte du pétrole, un pays très pauvre. Maintenant c’est un pays riche avec une immense réserve de pétrole et il est devenu soudain important, notamment pour les Etats-Unis. Les Américains n’aiment pas le ton du gouvernement de Chávez, il est beaucoup trop à gauche pour ceux qui sont au pouvoir actuellement aux Etats-Unis et qui n’aiment pas le voir à leur porte. Il ressemble trop au gouvernement d’Allende, au Chili, dont la CIA se débarrassa. Aussi les Américains donnent-ils des millions de dollars pour soutenir les forces d’opposition au Venezuela, afin d’exercer autant de pression que possible sur le gouvernement Chávez et d’essayer ainsi de le saper. Il y a de nombreuses riches organisations de droite, des groupes, des hommes d’affaires au Venezuela qui sont heureux d’avoir ces millions de dollars pour leur propagande et leurs groupes de pression, afin de contrer ce qui leur semble la force révolutionnaire du gouvernement Chávez. Pendant ce temps, Chávez lui-même fait un voyage à travers le monde et établit des contacts avec de nombreux gouvernements.
En Grande-Bretagne, notre soi-disant New Labour représente un pourcentage minime d’idées travaillistes et de franc-jeu et un large pourcentage, quatre-vingt pour cent peut-être, de mercantilisme reposant sur les forces de marché. Maitreya dit que les gouvernements qui suivent aveuglément les forces de marché conduisent leur peuple à la destruction. Et c’est exactement ce qui se passe dans le monde. Les forces de marché en raison de leur nature même sont en train de tuer notre civilisation. Vous pouvez observer ce principe destructeur, le mercantilisme, chassant du processus économique mondial tout ce qui est sain, tout ce qui est juste, tout ce qui relève du bon sens. Ce principe trouve le moyen de transformer tout ce qui relève du gouvernement, comme la santé et l’éducation, ainsi que les êtres humains eux-mêmes en pions des forces de marché.
Chávez et Morales ont des formes de gouvernement légèrement différentes. Il existe dans le monde de nombreuses formes de gouvernement. Certaines sont démocratiques, d’autres sont semi-démocratiques, et d’autres nettement antidémocratiques. Avec le temps le monde sera unifié. Les énergies du Verseau apporteront inévitablement une plus grande synthèse, mais aujourd’hui les énergies des Poissons dirigent les gens dans différentes directions.

Q. Voulez-vous dire un monde unifié sous un seul système politico-économique ?
R. Vous pouvez avoir un monde unifié à la manière américaine, suivant le système économique américain, aligné sur les forces de marché et basé sur la compétition, un système servant au mieux les intérêts d’un petit nombre et mal ceux de la majorité, et créant ainsi de véritables schismes, beaucoup d’angoisse, et finalement le terrorisme et la guerre, comme c’est le cas aujourd’hui. Vous pouvez penser que nous pourrions essayer d’unifier le monde, dans le sens d’un empire américain, d’une pax americana. Vous pouvez imaginer que tout le monde voudrait adopter la conception américaine de la démocratie, et que, d’une manière ou d’une autre, les choses continueraient de la même façon, sur la voie de la compétition avide, sans que cela conduise à la guerre. Mais c’est une illusion. Cela n’arrivera jamais.
Nous connaissons la guerre et le terrorisme parce que la vision américaine appartient au passé. Le monde a été poussé par la domination économique des Etats-Unis à des formes de gouvernements et de relations qui seront absolument impossibles dans l’avenir. La compétition impliquée dans ce système n’engendre pas la bonne volonté, car elle est liée uniquement au passé et n’a rien à offrir à l’avenir. Nous avons besoin de la bonne volonté, mais la compétition n’engendre pas la bonne volonté ; c’est tout le contraire. Elle engendre ce que vous pouvez imaginer, la lutte pour les marchés et le désir de l’emporter sur les autres. Tout cela mène à la confrontation et finalement à la guerre, une guerre après l’autre. C’est la voie du passé.
Il s’agit réellement de faire un choix entre la compétition et la coopération. La coopération est la voie de l’avenir, et la seule voie qui puisse servir l’humanité.

Q. Pourquoi les gouvernements semblent-ils si inefficaces aujourd’hui ?
R. Les gouvernements savent seulement agir en employant les méthodes du passé et celles-ci ne sont plus valables. C’est la raison pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucun gouvernement dans le monde qui puisse véritablement gouverner. Ils font de leur mieux et tous échouent car ils utilisent des méthodes dépassées. Une seule chose – la dernière qui leur vienne à l’esprit – changerait l’impasse dans laquelle tous se trouvent, c’est d’inaugurer un système de partage.
Dès qu’ils le feront, ils créeront la confiance qui les rendra capable de traiter tous les autres problèmes dans un esprit de coopération. Seule la coopération peut en effet résoudre les problèmes. On ne peut imposer des solutions aux nations qui n’en veulent pas. Les problèmes ne pourront être résolus que par la coopération, lorsque la confiance engendrée par le partage sera présente et permettra de procéder à des changements. La bonne volonté générée par la confiance permettra de résoudre des problèmes qui semblent aujourd’hui insolubles.

Q. A la conférence de New York, vous avez dit : « Nous devons nous sauver nous-mêmes » ce qui a été très apprécié. J’ai trouvé cette expression très unificatrice dans le contexte de la Réapparition, parce qu’elle répondait à certaines préoccupations ou projections concernant l’Instructeur mondial en tant que sauveur.
R. Cette question présente deux aspects. L’un est général, l’autre est personnel. Maitreya vient pour inciter l’humanité à sauver la planète et l’empêcher de se détruire elle-même. C’est par ses enseignements qu’il s’efforce de nous inciter au changement. C’est ce que la plupart des gens attendent de lui en tant que « sauveur ». Mais nous devons faire le travail nous-mêmes. Comme il l’a dit il y a longtemps, chaque pierre, chaque brique doit être mise en place par l’humanité elle-même [Agni Yoga : Les feuilles du jardin de Morya]. Il a dit également : « Je suis seulement l’architecte, vous êtes les constructeurs volontaires du Temple de la Vérité » [Messages de Maitreya le Christ].
Le second aspect concerne sa relation avec chaque individu. Dans ce cas, il n’est pas un Sauveur qui sauvera l’humanité du résultat de ses péchés. Mais cela n’a aucun lien avec le péché. Il s’agit d’une transformation de soi. Nous nous changeons nous-mêmes et nous entrons dans le processus du salut. C’est un processus qui se fait par étapes successives.
Nous nous sauvons nous-mêmes en répondant aux enseignements et avant tout en les appliquant. Vous pouvez entendre les enseignements et ils restent des enseignements, comme ils l’ont été pendant deux mille ans pour des millions de personnes. Les enseignements de Maitreya, transmis à travers Jésus, que les gens ont entendus et consignés dans la Bible, ont été écartés ou restent encore aussi pertinents aujourd’hui qu’ils l’étaient alors, mais ils n’ont pas été appliqués.
Si vous n’appliquez pas les enseignements, s’ils ne sont pas une force dynamique en vous, et par conséquent une force de changement, vous n’êtes pas sauvés. Correctement appliqués, jour après jour, semaine après semaine, année après année, les enseignements nous transforment progressivement. Nous nous rapprochons de notre âme, nous absorbons en nous-mêmes davantage d’énergie, davantage de lumière venant de l’âme. Nous apportons davantage de matière subatomique dans nos corps, les transformant ainsi, les spiritualisant et les rendant de plus en plus parfaits. C’est cela se sauver soi-même – ressembler de plus en plus à l’âme.
L’âme cherche à s’exprimer à travers son véhicule, l’homme ou la femme, mais ces derniers doivent répondre aux enseignements. C’est la raison pour laquelle l’Instructeur vient, pour nous rappeler une fois encore les lois : la loi du karma, la loi de renaissance et la loi d’innocuité. Nous devons appliquer ces lois correctement, de manière dynamique dans nos vies, elles ne doivent pas simplement rester une idée dans notre tête dont nous ne faisons rien. S’il s’agit seulement d’un souvenir dans le cerveau, c’est inutile. Nous devons réellement appliquer cet enseignement, en faire un levain qui nous transforme. Il nous élève et nous transforme peu à peu. Nous devons changer en mettant l’enseignement en pratique.
Il ne s’agit pas de connaissance en soi, mais d’une réponse instinctive à la dynamique de l’enseignement. Il s’agit d’un processus, pas seulement de mots, de sermons, de quelque chose dont il faut se souvenir. Peu importe que vous vous souveniez ou non des mots. Ce qui importe, c’est que le contenu de cet enseignement devienne un processus actif dans votre vie, et vous conduise d’un niveau de conscience à un autre, d’une initiation à une autre, et finalement à la perfection. C’est cela être sauvé et personne ne peut le faire à votre place.





La voix de la raison

Home L'insurgé de Dieu

Source : Le Figaro, Le Nouvel Observateur, France

« L'insurgé de Dieu », c'est ainsi que le journal Le Figaro décrit le célèbre abbé Pierre qui s'est éteint le 22 janvier 2007 à Paris, à l'âge de 94 ans.

Henri Grouès, plus connu sous le nom de « l'abbé Pierre », a acquis sa renommée en février 1954 au cours de l'hiver le plus rude de l'après guerre, lorsqu'il a lancé son appel historique en faveur des sans-abri de Paris sur Radio Luxembourg. Simple mais vibrant, son fameux « Mes amis, au secours ! » a inauguré ce qu'il appelait « l'insurrection de la bonté », qui l'a guidé tout au long d'une vie dédiée à porter secours aux déshérités.

Fondateur de la Communauté d'Emmaüs, il a consacré sa vie à combattre la misère et à travailler inlassablement pour venir en aide aux plus pauvres. Membre de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, il a aidé des centaines de juifs à s'enfuir vers la Suisse et l'Algérie. Il fut arrêté par les nazis mais parvint à s'évader et à rejoindre l'Algérie où il entreprit de secourir les pauvres et les nécessiteux, et tout particulièrement les familles sans logis.

Il a toujours vécu simplement, même si son parcours l'a amené à rencontrer de grands dirigeants, comme Jawaharlal Nehru ou encore le quatorzième Dalaï Lama.

Sur ses vieux jours, la silhouette familière de cet homme vêtu d'un manteau noir, d'un béret, et s'appuyant sur une canne, a été aperçue dans de nombreux points chauds du monde. « Si quelqu'un me demande de l'aider, je ne sais pas refuser », expliqua-t-il un jour.

Il encourageait l'auto-suffisance et considérait qu'il vaut mieux « offrir une canne à pêche plutôt que du poisson ». On considère qu'il a inspiré le mouvement des « Enfants de Don Quichotte », qui a récemment monté une campagne spectaculaire, captant l'attention des médias et du public, en installant des centaines de petites tentes rouges le long des berges des canaux et dans les rues de Paris, ainsi que dans plusieurs autres villes de France (voir Partage International jan/fév. 2007)

Le Figaro rapporte que lors d'un récent voyage au Japon (où il était considéré comme une sorte de Bodisahttva occidental), une jeune femme française est venue à sa rencontre pour lui dire combien son fils le trouvait extraordinaire. L'abbé Pierre lui a répondu : « Dites-lui que mon temps est terminé. C'est à son tour d'être extraordinaire»


 Voir la rubrique Questions-Réponses pour la structure de rayons de l'abbé Pierre




Home La faim n'a que faire des idéologies

Source : El Pais, Espagne

Ayant quitté ses fonctions d'archevêque pour devenir candidat à la présidence du Paraguay, Fernando Lugo Mendez est rapidement devenu un leader consensuel, bénéficiant du soutien de tous les partis politiques. Jusqu'à présent, cependant, Lugo Mendez a toujours refusé de s'aligner sur aucun d'entre eux. Il explique que son intérêt pour la politique n'est pas contradictoire avec la vie et l'exemple de Jésus, même s'il contrevient à un certain nombre de lois canoniques. « Parfois, explique-t-il, Jésus a laissé de côté les lois et les règles, dans l'intérêt des gens. Et je crois que le Paraguay est dans un état d'urgence. Il se trouve que j'ai déclenché une vague d'espoir dans le pays, et je rêve, avec tous ces gens, de construire un pays nouveau où la discrimination et l'injustice n'existeront plus. »

Selon lui, la solution à de nombreux problèmes – tels que la misère et le man-que de services éducatifs et médicaux – passe nécessairement par l'action politique. « Lorsqu'on est archevêque, dit-il, on peut être pétri de bonnes intentions, distribuer de sages conseils, et même dénoncer un certain nombre de maux. Mais cela ne change pas les choses. Dans notre pays, la corruption et le manque de services éducatifs et médicaux ne font qu'empirer. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'impliquer dans la politique. Vous savez, la faim n'a que faire des idéologies – pas plus que les maladies, ou le manque d'éducation.

Tous les systèmes idéologiques sont confrontés à ces problèmes. Aujourd'hui, les idéologies convergent, et les problèmes, nombreux et complexes, ont besoin de solutions nouvelles tenant compte des particularités locales. »

 




Home Les Etats-Unis doivent poursuivre leurs efforts diplomatiques

Source : www.fpc.org.uk ; The Guardian, Grande-Bretagne

Face aux positions de plusieurs membres du gouvernement américain préconisant des bombardements aériens comme seule alternative susceptible de mettre un terme au supposé programme nucléaire militaire iranien, de nombreuses voix de premier ordre se sont élevées des deux côtés de l'Atlantique pour prévenir des conséquences désastreuses d'une telle action dont la mise en œuvre serait étudiée par les Etats-Unis et Israël.

Le Foreign Policy Centre, qui regroupe en Grande-Bretagne des groupes de réflexions portant sur la politique étrangère, des organisations humanitaires, pacifiques et religieuses ainsi que des syndicats, a publié le 5 février 2007 un rapport qui met en garde contre les répercussions désastreuses qu'une telle action au-rait pour les attaquants et le monde entier, et lance un appel pour une résolution du conflit par la voie diplomatique.

Le rapport insiste sur le fait que de ré-elles options diplomatiques existent toujours ; il indique également que « les conséquences possibles d'une action militaire pourraient être si importantes que les gouvernements ont la responsabilité de s'assurer que toutes les options diplomatiques ont été tentées. Et à l'heure actuelle, ce n'est pas le cas. »

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, insiste sur le fait que le programme d'enrichissement de l'uranium est destiné à couvrir les énormes besoins énergétiques de son pays et non pas à produire des armes nucléaires. Mais les Etats-Unis re-fusent d'entamer des négociations si ce programme n'est pas stoppé.

Trois officiers retraités haut gradés de l'armée américaine ont apporté publiquement leur soutien aux conclusions du rapport : le général Joseph Hoar, ancien membre du commandement central amé-ricain, le lieutenant général Robert Gard et le vice amiral Jack Shanahan ont déclaré dans une lettre publiée dans le journal britannique Sunday Times qu'une attaque contre l'Iran « aurait des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région et pour les forces de la coalition en Irak et exacerberait encore les tensions à l'échelle régionale et au niveau mondial ».

Ensemble, ils ont conjuré le premier ministre britannique Tony Blair de freiner tout mouvement vers la guerre en faisant clairement savoir à Washington que la Grande-Bretagne s'opposerait à une attaque contre l'Iran. « Les conséquences d'une action militaire contre l'Iran ne seront pas simplement regrettables ; elles sont inimaginables. D'après les estimations les plus optimistes, il faudrait encore plusieurs années à l'Iran avant d'obtenir l'arme nucléaire. Il est encore temps de discuter et le premier ministre doit s'assurer que nos alliés vont dans ce sens », a déclaré Stephen Twigg, directeur du Foreign Policy Centre.

Sir Richard Dalton, ancien ambassadeur britannique à Téhéran, a approuvé les conclusions du rapport : « Les voies diplomatiques n'ont pas encore été épuisées, a-t-il déclaré. L'action militaire devrait être menée en dernier ressort, utilisée en cas de défense contre une menace imminente, ce stade n'est pas atteint. »





La voix des peuples

Home Des marches pour la paix à travers les Etats-Unis

Source : Associated Press, The Washington Post, The New York Times, U

Le 27 janvier 2007, des dizaines de milliers de manifestants venus de tous les Etats-Unis, ont convergé vers le parc du National Mall, à Washington, afin de manifester leur opposition au plan du président Bush prévoyant l'envoi de troupes supplémentaires en Irak. D'autres manifestations similaires rassemblant des milliers de personnes se sont déroulées à San Francisco, Los Angeles, Seattle et San Diego.

A Washington, les manifestants ont acclamé les discours de Dennis Kucinich et de Maxime Waters, membres du Congrès, ainsi que de Rocky Anderson, maire de Salt Lake City. Des acteurs tels que Sean Penn, Susan Sarandon, Tim Robbins, Jane Fonda et Danny Glover se sont adressés à la foule enthousiaste.

De nombreux vétérans se trouvaient dans cette foule marchant à côté de personnes dont les fils, filles, maris ou femmes étaient mobilisés en Irak. Un petit groupe en service actif participait également à la marche, habillés en civil car les règles militaires ne leur permettent pas de manifester en uniforme. Un vétéran revêtu d'une veste militaire portait un écriteau qui disait : « Je me suis engagé au Vietnam, mon fils s'est engagé dans le Golfe Persique, Bush s'est engagé à défendre les intérêts de l'industrie du pétrole. »

La manifestation fut principalement organisée par United for Peace and Justice (Unis pour la paix et la justice), coalition regroupant 1400 organisations locales et nationales. Selon ce groupe, l'annonce de cette manifestation suscita un intérêt énorme après l'annonce par le président Bush de l'envoi de 21 500 soldats supplémentaires en Irak afin de renforcer l'effectif des 130 000 déjà sur place. United for Peace and Justice a déclaré que leur site Internet avait reçu plus de cinq millions de visites au cours des semaines précédant la manifestation. La police n'a pas voulu donner d'estimations sur le nombre de participants, mais Harry Khalil, un porte parole de l'organisation, a annoncé le chiffre de 400 000 manifestants.

« J'ai un fils qui vient juste de quitter l'armée et un autre qui y est encore », a déclaré Jackie Smith, un manifestant originaire de Sunapee, New Hampshire, qui portait un écriteau où on lisait : « Bush, tu mens ! ». Et il a ajouté : « Et je suis ici parce que c'est tout ce que je peux faire pour les aider. » Tassi McKee, sergente dans l'Armée de l'Air, faisait partie d'un petit groupe d'environ vingt membres en service actif qui avaient démissionné. Elle a déclaré qu'elle s'était engagée dans l'Armée de l'Air par patriotisme, pour voyager et pour financer ses études. « Après être allé en Irak, j'ai commencé à voir les mensonges, a-t-elle expliqué. Je pense que l'Irak est maintenant en état de guerre civile et que nous ne faisons qu'empirer les choses en restant là-bas. »

Fernando Braga, membre de la Garde nationale, a déclaré qu'il avait des doutes sur l'utilité de cette guerre avant qu'elle ne commence, et il s'y opposait depuis sa mission de dix mois en Irak : « Lorsque nous sommes arrivés là-bas, notre commandant nous a informé que si nous pensions que nous étions là pour une autre raison que le pétrole, alors nous allions perdre nos illusions à ce sujet. Il s'est rendu compte que même les officiers aux commandes étaient contre cette guerre, mais ne faisait qu'obéir aux ordres. »

Robert Watada, de Honolulu, cadre à la retraite de Hawaï, dont le fils, premier lieutenant Ehren K. Watada, comparaît devant la cour martiale et risque la prison pour avoir refusé d'aller en Irak, a déclaré : « Plusieurs milliers des nôtres sont morts ainsi que des centaines de milliers d'Irakiens, et pour quelle raison ? Et pourtant nous devons pousser le Congrès pour qu'il bloque l'action du président. »




Home Changements climatiques : organisation de grands concerts

Source : The Financial Times, G.-B.

Le monde doit être informé des dangers inhérents au réchauffement planétaire. Afin d'attirer l'attention sur cette question à l'échelle mondiale, une série de concerts « Changements climatiques » est planifiée pour le 7 juillet 2007. L'objectif est que le problème du changement climatique atteigne une audience mondiale d'environ deux milliards de personnes grâce à ces concerts se déroulant simultanément dans le monde entier. Ce sera un événement plus important encore que Live Aid.

Il s'agira d'un ensemble de films, de concerts et d'émissions télévisées se déroulant simultanément dans sept villes telles que Londres, Washington, Shanghai, Rio de Janeiro, Le Cap et Kyoto avec la participation de grandes chaînes médiatiques afin de sensibiliser un public de plus en plus important au problème du réchauffement planétaire.

L'ancien vice président américain Al Gore, dont le film Une vérité qui dérange a réussi à sensibiliser ceux qui fréquentaient les salles de cinéma à l'importance de la protection de l'environnement, a annoncé l'événement lors d'une conférence de presse tenue en février 2007 à Londres. Selon les organisateurs, la notoriété et le nombre des artistes prévus pour cet événement surpassera de beaucoup ceux des concerts Live8 et Live Aid. Le but de Live Aid était de collecter des fonds, mais cette fois-ci il s'agit de changer fondamentalement nos attitudes et notre relation avec la planète. Le but est que les gens agissent, en s'engageant par exemple à faire des économies d'énergie, à réduire leurs émissions en utilisant des équipements économes en énergie ou en prenant moins l‘avion.




Home Une campagne Internet contre le réchauffement climatique

www.Avaaz.org, The Independent, G.-B.

Avaaz.org, un nouveau site militant en ligne, a lancé sa campagne inaugurale, un appel pour « réveiller » les leaders mondiaux afin qu'ils s'intéressent à la question des changements climatiques.

Des annonces publicitaires à la télévision diffusées en février 2007 à Paris, Berlin, Washington et Delhi montrent Georges Bush, Vladimir Putin et Jacques Chirac endormis dans leur lit alors que des inondations, des incendies et d'autres catastrophes naturelles font rage à l'extérieur. Une voix commente : « Le réchauffement planétaire est une réalité, mais nos leaders ne veulent pas se réveiller. Maintenant vous pouvez faire retentir l'alarme. Connectez-vous sur Avaaz.org afin de faire sonner le réveil de vos dirigeants. »

Les citoyens de tous les pays sont invités à se connecter sur le site pour se joindre à l'initiative demandant que les leaders mondiaux prennent des mesures for-tes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre réduisant ainsi les risques de changements climatiques catastrophiques. « L'opinion publique mondiale a été appelée la « nouvelle super-puissance », mais il existe un énorme fossé entre le monde que la plupart des gens désirent et le monde tel qu'il est à l'heure actuelle, a déclaré Ricken Patel, directeur canado-britannique de Avaaz. L'inertie qui existe dans le domaine du changement climatique est une belle illustration de ce fossé et Avaaz.org s'emploiera à le combler. »

Avaaz, mot qui signifie « voix » ou « chanson » dans plusieurs langues asiatiques, a déjà atteint les 900 000 membres dans 198 pays. Inspiré par le succès de l'organisation américaine MoveOn pour son influence dans le domaine du dialogue politique et son soutien envers des candidats politiques novateurs, Avaaz a été fondé afin de faire en sorte que les opinions et les valeurs des citoyens du monde, et pas seulement celles des puissants et des corporations internationales, influencent les décisions planétaires. Son but ultime est de créer un monde plus juste et paisible.




Home Un militant pour la paix lauréat d'un prix politique

Source : The Telegraph, G.-B.

Brian Haw, le militant pour la paix qui campe devant le Parlement, à Londres, a remporté le Prix annuel de l'information de Channel 4, en tant que Personnalité politique la plus inspirée.

Lors d'une cérémonie tenue le 7 février 2007, selon Channel 4, B. Haw a remporté largement les voix du public avec un score de 54 %.

Il a commencé sa manifestation silencieuse de 7j/7; 24h/24 en 2001 pour protester contre les sanctions prises contre l'Irak et recevant un soutien croissant, il a persévéré jusqu'à l'invasion et au-delà. Il est resté jour et nuit devant un étalage important et toujours croissant de banderoles et de photographies déposées par le public.

La police a fini par tout enlever lors d'un raid au cours d'une nuit de mai 2006. B. Haw est resté au même endroit mais avec un étalage beaucoup moins important.

Karen Sharp, une de ses sympathisantes, explique qu'elle soutient B. Haw parce qu'il « a fait plus qu'aucun autre politicien pour attirer l'attention sur cette guerre et occupation illégales de l'Irak ».





Courrier des lecteurs

Home Conversation dans un café

Cher Monsieur,

En 1997, au moment de Noël, je profitai d'un moment libre, entre mon travail et la fête de Noël à l'école de mes enfants, pour aller boire un café. Lorsque j'allai payer, il me sembla que le serveur ne me voyait pas, bien que j'aie attiré son attention à plusieurs reprises. A côté de moi se trouvait un homme à la peau sombre, âgé d'une trentaine d'années. Il portait un jean et une veste de cuir noir. Il me dit : « Vous avez bu une tasse de café ? » Je fus surprise qu'il sache que j'avais pris un café, car j'étais assise à une table isolée au fond de la salle et je n'étais pas une cliente habituelle, mais par politesse je répondis : « Oui. » Il poursuivit : « Je suis triste aujourd'hui car un de mes frères est décédé en Afrique. » « Je suis désolée », dis-je et j'essayai à nouveau d'attirer l'attention du serveur, mais apparemment j'étais devenue invisible pour lui.

« Ne vous inquiétez pas, je vais payer pour vous », dit mon voisin. « Non merci, ce n'est pas nécessaire », répondis-je. « Si car vous savez qui je suis, n'est-ce pas ? », dit-il.

En entendant cela, je restai sans voix et je me dis que c'était peut-être un Maître. Embarrassée, j'acceptai sa proposition et le remerciai, mais j'essayai à nouveau de payer. Cette fois le serveur me vit et il me dit que mon café était déjà payé, en regardant le jeune Noir. Je remerciai ce dernier et il m'apprit que le lendemain il y aurait dans l'église voisine une messe pour son frère. Comme je ne pouvais y aller en raison de mon travail, mon mari et mes enfants assistèrent à la messe. Qui était ce jeune Noir ?

C. S., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune Noir » était le Maître Jésus.


Home Une scène comique

Au printemps 1997, j'étais d'humeur morose, car les choses n'allaient pas très bien pour moi. Un dimanche matin, je pris le train de bonne heure pour aller travailler et bien que le train soit presque vide, j'allai m'asseoir, je ne sais pourquoi, en face d'un individu assez particulier. Agé d'une quarantaine d'années, il avait des cheveux blancs, longs, et une barbe, et il portait des habits étranges pour son âge et pour l'époque de l'année – une chemise blanche, un short blanc et des sandales blanches, le tout d'un blanc immaculé. Il transportait de nombreux sacs. Dès que je fus assise près de lui, il me salua et commença à me parler. Je craignais qu'il ne soit mentalement dérangé, aussi essayai-je de me concentrer sur le livre d'Alice Bailey que j'avais emporté avec moi. Il regarda le livre en disant : « Oh, Alice, Alicia, Alice… », comme s'il la connaissait bien, et il continua à parler.

A la gare suivante, une femme monta et vint s'asseoir près de moi. Il continua à expliquer différentes choses et je le regardais du coin de l'œil, en lui répondant brièvement. La femme commença à me regarder de manière étrange, comme si j'étais un peu folle, ce qui me surprit car c'était l'homme qui était étrange. Mais elle semblait ne pas le voir. J'arrivai à destination et je descendis avec soulagement en disant au revoir. L'homme me dit avec un large sourire : « Réjouissez-vous, car cet été sera merveilleux et de grandes choses arriveront. » Qui était cet homme ?

C. S., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya, et que l'autre passagère ne le voyait pas.


Home Toujours devant

Au cours de l'été 1999, nous avons emménagé dans un nouvel appartement. Totalement épuisés, nous sortîmes un dimanche matin pour chercher des cartons et prendre quelque chose dans la voiture. Lorsque nous arrivâmes à notre voiture, nous croisâmes un vieil homme au teint foncé, de type hindou, qui puisait de l'eau à une fontaine voisine. Il était vêtu d'un costume élégant, très bien coupé.

En passant près de lui, je remarquai qu'il versait l'eau d'une bouteille sur ses pieds qui étaient extrêmement enflés. Ses chaussures, faites de cuir tressé, étaient déchirées d'un bout à l'autre et j'étais surprise qu'elles ne tombent pas en morceaux lorsqu'il marchait. J'allai en parler à mon mari, mais lorsque nous nous retournâmes, il avait disparu. Pourtant, il était impossible que ce vieil homme avec des pieds aussi enflés ait pu marcher si vite. Nous suivîmes les empreintes qui étaient restées sur le sol et je me dis qu'elles étaient beaucoup trop séparées – on aurait dit les empreintes de pieds d'un athlète. Lorsque nous tournâmes au coin de la rue, nous le vîmes 100 mètres plus loin, en train de fouiller dans une poubelle. Soudain toute notre fatigue disparut, un sentiment de paix descendit sur nous et nous sûmes que tout irait bien. Ce vieil homme était-il Maitreya ?

C. S., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « vieil homme » était Maitreya.


Home Un message simple (1)

En 1996, au moment de Noël, dans la gare centrale de Barcelone, je vis un mendiant qui attira mon attention. Il avait une cinquantaine d'années, la peau foncée, de type hindou. Il portait une simple tunique usagée, mais parfaitement propre et soigneusement repassée. Il émanait de lui une certaine sérénité. Il avait devant lui un carton où était écrit le mot HAMBRE (faim). En juillet 1997, en me promenant sur les Ramblas de Barcelone avec mon mari et des amis, je le revis, mais cette fois le mot POBRE (pauvre) était écrit sur son carton. Son allure majestueuse semblait peu ordinaire. Connaissant cet endroit, je savais qu'il ne s'agissait pas de l'un des mendiants habituels. Etait-ce Maitreya ?

C. S., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « mendiant » était Maitreya.


Home Le mot juste

Cher Monsieur,

Le 20 décembre 2002, je me suis rendue, avec un autre membre de mon groupe de transmission, au siège d'une revue locale travaillant avec des sans-logis, pour entretenir le rédacteur en chef de l'idée qui nous était venue d'écrire pour leur mensuel des articles où nous aimerions aborder les problèmes du monde et la manière de les résoudre, puis peu à peu parler de l'Instructeur mondial. Quelques mois auparavant, la revue avait publié une interview concernant Maitreya et nous pensions que le rédacteur en chef pourrait faire preuve d'ouverture d'esprit. Mais ce jour-là, je n'avais aucune idée de la manière de présenter les choses. J'étais découragée, totalement dépourvue de confiance en moi, et notre conversation était difficile.

Soudain la situation changea : une dame âgée qui était assise derrière nous, et bavardait avec d'autres personnes, se tourna vers nous. Tout d'abord elle fit un don à la revue. Puis d'une voix forte, elle expliqua que le monde devait changer et que tout irait pour le mieux, que le Seigneur était réellement « présent » et qu'il suffisait d'ouvrir les yeux pour voir son amour et sa splendeur. Elle parla également de tous les signes et miracles que Dieu nous envoie. Elle était très persuasive et termina son speech en disant avec un large sourire : « J'aimerais parler toute la journée de ce genre de sujets ! » Puis elle dit en se tournant vers nous : « Tous les deux vous comprenez ce que je veux dire ! » Et elle ajouta pour moi personnellement : « L'année prochaine les choses changeront en bien pour vous. » Au cours de la conversation elle avait exprimé tout ce que nous avions voulu dire sans pouvoir trouver les mots justes. Nous nous demandons si cette femme n'était pas Maitreya ?

D. M., Regensburg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « dame âgée » était Maitreya.


Home Un message simple (2)

Cher Monsieur,

En 1996, à Noël, je marchais dans une rue de Barcelone lorsque je vis un mendiant que je n'avais jamais rencontré auparavant. Il était de type arabe et portait une tunique et un turban. Bien que ses vêtements aient ressemblé à des haillons, ils étaient propres et bien repassés, comme s'ils venaient de sortir de la blanchisserie. L'homme avait le teint foncé et il avait entre cinquante et soixante ans. Il était immobile, il regardait droit devant lui et il donnait une impression de dignité et d'humilité. Il portait dans les mains un carton sur lequel on pouvait lire le mot HAMBRE (faim) en espagnol. Je fus ému par cette scène et je me dis que c'était peut-être Maitreya. Je lui donnai quelques pièces de monnaie et je poursuivis mon chemin.

Quelques mois plus tard je le vis à nouveau, en train de mendier sur les Ramblas de Barcelone. C'était par une journée ensoleillée et je faisais une promenade. Lorsque je le vis, tout était identique, ses vêtements usagés parfaitement propres, son apparence, sa posture. Seul le message sur le carton avait changé. Cette fois, le mot écrit était POBRE (pauvre).

Je m'arrêtai à une certaine distance pour jeter un coup d'œil, car j'étais certain que c'était Maitreya. J'eus l'idée de lui demander s'il connaissait Maitreya, mais je n'osai pas et je me contentai de lui donner quelques pièces, puis je poursuivis mon chemin. Je me dis que si je le rencontrais à nouveau, la troisième fois me « porterait bonheur » et j'oserais peut-être lui parler, mais je ne l'ai pas revu depuis.

Quelques jours plus tard, je parlai de cette rencontre à une amie du groupe de transmission et, à ma grande surprise, elle avait également rencontré cet homme – la première fois, le même jour que moi, de l'autre côté de la rue, et la seconde fois le même jour et approximativement à la même heure que moi sur les Ramblas [voir Un message simple (1)]. Elle aussi avait pensé que c'était Maitreya et elle ne l'a pas revu depuis. Qui était ce mendiant ?

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « mendiant » était Maitreya.


Home Recommandation

Pendant mes études de médecine chinoise, en 1995 ou en 1996, j'entrai dans une librairie, Happy Books, pour acheter un atlas d'anatomie. J'en trouvai un en deux volumes, pas trop grand. J'aimais les illustrations car elles étaient très précises, mais, comme à l'époque je n'avais pas beaucoup d'argent, je me demandais si je devais l'acheter ou non . Alors que j'étais en train de réfléchir, un homme s'arrêta près de moi pour regarder le même atlas. Il avait des cheveux blancs bouclés, un teint rose et il portait un costume. Il me fit penser à Benjamin Creme. Nous discutâmes un moment pour savoir si cela valait la peine d'acheter l'atlas. Puis il me dit qu'il allait le prendre pour sa fille qui était étudiante en médecine. Ceci me décida à l'acheter aussi, car cet homme semblait convaincu que c'était un bon atlas. Cet homme était-il Maitreya ?

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.



Interviews

Home Du pardon à l’action

Interview de Michael Berg par Marian Peleski

Michael Berg est un militant pacifiste américain de longue date. Son fils, Nicholas, a été enlevé et décapité en Irak, en représailles contre les tortures et les meurtres perpétrés par les soldats américains dans la prison d’Abou Grahib, alors qu’il était là-bas dans le cadre d’activités strictement civiles et n’avait rien à voir avec l’armée. Michael a reçu de nombreux prix pour son activité en faveur de la paix, et s’est présenté pour le parti vert aux élections législatives de novembre 2006 dans son Etat, le Delaware. Marian Peleski l’a interviewé pourPartage international.

Partage international : L’enlèvement et le meurtre atroce de votre fils vous a-t-il fait remettre en question votre engagement pacifiste ?
Michael Berg : Non, bien au contraire, ils n’ont fait que le renforcer, que me convaincre plus encore que « la guerre coûte cher », et que « la paix est sans prix ». Mais cela m’a fait regretter de ne pas avoir fait davantage et plus tôt pour mettre fin à la guerre d’Irak. Ma résolution s’est intensifiée, au point de faire tomber les vieilles excuses dictées par le confort et qui limitaient jusque là mon action (météo, distances…). Je suis devenu membre du club de ceux qui n’ont plus rien à perdre, convaincu que rien de plus atroce ne peut m’atteindre. Depuis, on m’a tiré dessus alors que je me rendais à Washington, pour intervenir dans un meeting contre la guerre. J’ai harangué des foules de près de 10 000 personnes. J’ai été arrêté sept fois, en particulier par les services de sécurité de Corée du Sud. On m’a brandi sous le nez des portraits grandeur nature de mon fils, on m’a fait écouter des fragments audio de la cassette de son exécution qui circulait sur Internet. Rien de tout cela ne m’a arrêté, non pas parce que je suis brave, ou stupide, mais parce qu’une grande souffrance éclipse toujours les plus petites.
Au moment de l’assassinat de Nick, j’ai su instinctivement, du fait de la façon dont j’avais mené ma vie jusque là, que la vengeance était une erreur. Il y avait encore un trou dans mon être intérieur. Je ressentais une rage que je ne pouvais tourner contre les politiciens ou les meurtriers qui avaient pris la vie de mon fils. Que faire alors ? La réponse m’est venue en assistant à une série de cours donnés à l’Université Immaculata, intitulée : « Le pardon, nom de l’amour dans un monde blessé. » Ces cours m’ont été une sorte de baume. Il ont peu à peu métamorphosé ma souffrance en un amour et une compréhension qui, avec le temps, se sont transformés en pardon, non seulement pour les assassins eux-mêmes mais, ce qui me fut le plus difficile, pour George Bush, Donald Rumsfeld, Alberto Gonzalez et le reste de l’Administration Bush, qui ont, par des manœuvres tortueuses, plongé ce pays dans une guerre au bénéfice de leurs intérêts pervers. Désormais, tout prenait un sens – la paix, le pacifisme, l’opposition à la peine de mort. J’avais compris que la paix ne s’atteint que par le pardon. J’étais désormais un authentique homme de paix, plus solidement ancré dans mon engagement pacifiste que je ne l’avais jamais été.

PI. Pouvez-vous nous exposer vos vues sur la présence de nos troupes en Irak et les questions sur lesquelles portait votre programme de candidat aux élections législatives ?
MB. Je soutiens nos troupes, mais je désapprouve leur présence en Irak. Je pense que, contrairement à ce que proclame à tort le Président Bush, nous courons davantage de risques d’être attaqués du fait de la présence de nos soldats en Irak que si on les en retirait, et que ce que l’on redouterait de voir y arriver si nous en partions mainte-nant est, en fait, déjà en cours. Je pense également que l’attaque contre les Tours jumelles fut le résultat direct de la politique étrangère américaine. Nous avons refusé de négocier avec des gens qui avaient et ont encore des griefs légitimes contre nous – comme, par exemple, notre présence dans leur région ; les sanctions contre l’Irak, qui ont coûté bien plus de vies que la guerre elle-même depuis mars 2003 ; notre soutien inconditionnel à Israël, à qui nous fournissons des canons et des bombes au lieu d’une armée de spécialistes en techniques de résolution de conflits et de réparations aux Palestiniens déplacés ; enfin, pour en rester là, notre politique économique envers les pays dits du tiers monde, qui revient à en faire nos colonies et à asservir leurs citoyens. Que ce serait-il passé, si nous avions négocié de bonne foi sans conditions préalables ? Qu’auraient pu demander nos agresseurs ? Leur souveraineté ? La levée des sanctions contre l’Irak ? L’arrêt du budget militaire massif que nous accordons à Israël ? Ou bien d’œuvrer à la mise en place d’un marché mondial véritablement ouvert, où toutes les nations pourraient commercer loyalement et tous les hommes gagner, par un honnête travail quotidien, de quoi mener une vie digne ? La guerre déborde largement l’Irak, l’Afghanistan, la Palestine, Israël, le Liban, plus généralement le Moyen-Orient : elle s’est étendue et fait rage à l’intérieur même de notre pays. Ce ne sont pas les terroristes qui nous ont volé nos systèmes de santé et de pension. Ce n’est pas la faute des immigrés si le salaire minimum n’a pas augmenté depuis des années alors que, dans le même temps, se sont envolés les revenus de nos élites et de nos gouvernants. Ni celle de ceux qu’a diabolisés à plaisir l’Administration. Ce sont les femmes et les hommes en tailleur et costume trois-pièces de Washington qui ont cessé de nous représenter, nous, peuple américain, pour représenter l’Amérique des affaires et des multinationales. C’est pourquoi, dans mon programme, j’ai demandé, entre autres mesures : un système de santé universel et à guichet unique ; un salaire minimum décent ; un retour aux programmes fédéraux qui ont fait la grandeur de nos écoles dans les années 1960 et 1970, mais qui ont été remplacés depuis par une sélection qui a abouti à augmenter les subventions aux établissements les plus riches au détriment des plus pauvres. J’ai aussi demandé, toujours dans le cadre du renforcement du service public, l’entretien et l’amélioration des infrastructures de notre pays de façon à ce que le prochain Katrina n’emporte pas dans la mer une partie de la population pauvre d’une des grandes villes américaines, et, en ce qui concerne l’environnement, la suppression des incitations financières accordées aux grandes compagnies pétrolières pour l’exploration et la production de combustibles fossiles pour les transférer aux petites et moyennes entreprises et aux chercheurs qui découvrent, développent et produisent de nouvelles sources d’énergie, propres et durables. J’ai fait cette dernière proposition sans me faire trop d’illusion, car elle reviendrait à priver les gros investisseurs d’avantages financiers au profit des travailleurs et des chercheurs, qui deviendraient dès lors les véritables bénéficiaires de cet effort intensif. Et je n’ai jamais accepté un sou des corporations ; ma campagne s’est principalement appuyée sur des contributions individuelles, souvent modestes.

PI. A quoi attribuez-vous votre échec aux législatives ? Est-ce parce que vous représentiez le parti vert, qu’une partie des médias vous a snobé, ou en raison de votre opposition à la guerre en Irak ?
MB. Je ne crois pas que ma candidature ait été un échec. Je me suis présenté aux élections pour étendre l’audience que m’avait value la mort de mon fils. Même si, ironiquement, ma candidature m’a fermé des portes qui, auparavant, m’étaient grandes ouvertes, je me suis gagné bien d’autres auditoires. Les écoles, les Eglises, les divers groupes à but non-lucratif (pacifistes et autres) qui m’avaient invité à donner des conférences se sont vus interdire par le fisc de favoriser un candidat politique sous peine de perdre leur statut d’association à but non-lucratif. Mais j’ai participé à de nombreux débats d’autres candidats, à ceux organisés à l’intention de tous les prétendants par les Eglises, les organisations civiques, des réunions privées. L’avantage qu’avaient ces divers forums sur les associations bénévoles que je fréquentais avant de me lancer dans la campagne, c’est que je n’avais pas l’impression de prêcher à des convertis.
Une partie de la presse, ainsi qu’un certain nombre d’associations civiques, d’organisations religieuses, etc., ne m’ont, en effet, pas traité d’une manière équitable, tantôt m’empêchant d’intervenir dans leurs réunions, tantôt m’ignorant purement et simplement, tout en faisant bon accueil à mes adversaires. Mais cela s’est retourné contre eux, dans la mesure où le reste de la presse s’est fait l’écho de leur partialité. C’est pourquoi ma campagne a été un succès, d’une façon que je n’avais jamais envisagée : elle a mis en lumière l’emprise inique que fait peser le duopole des Démocrates et des Républicains (je les appelle les Républicrates) sur la liberté et l’équité des élections américaines.

PI. Quels sont vos projets ?
MB. Avant de me présenter aux législatives, j’ai littéralement sillonné le globe, et particulièrement les Etats-Unis. J’ai été invité sur diverses chaînes (nationales et internationales) de radio et de télévision, de nombreuses publications un peu par-tout dans le monde m’ont consacré des articles. On nous a oubliés, mon fils et moi. Mais on n’a pas oublié les guerres d’Irak, d’Afghanistan, de Palestine et du Liban. Il y a encore beaucoup à faire.
C’est le 7 novembre qu’ont eu lieu les élections. Le 10, je participais à la Veillée pour la Paix (Peace Vigil) qui se tient tous les vendredis soirs depuis qu’a commencé la guerre. Le 11, j’ai rencontré Cindy Shee-han, Celeste Zappala, ainsi que des vétérans de nombreux conflits, y compris ce-lui-ci, qui s’étaient rassemblés au Liberty Bell de Philadelphie pour dire : « Non à la guerre ! »
Puis, toujours dans cette même ville, j’ai pris la parole à un meeting dont les invitées de marque étaient les mères du lieutenant Ehran Watada et de Steven Funk. Le premier fut le premier officier à refuser de se rendre en Irak ; il risque six ans de prison. Le second a été le premier enrôlé ; il a aujourd’hui fini sa période de service.
J’ai dernièrement eu l’honneur de présenter sœur J. Sheila Galligan avant qu’elle prenne la parole dans une église du Delaware. C’est elle qui avait donné les cours sur le pardon à l’Université Immaculata. Sa causerie, qui portait sur le même thème, a duré environ une heure. J’avais beau avoir suivi son programme de douze heures, participé à deux de ses classes en tant qu’invité et l’avoir entendue à d’autres occasions, j’ai quand même noirci toute une page de notes – ce qui montre qu’il me reste encore beaucoup à apprendre. J’ai décidé d’approfondir et de mieux faire connaître ces notions de pardon et de justice réparatrice. Je vais désormais participer à toutes les Veillées de la Paix et à toutes les manifestations anti-guerre, et montrer par tous les moyens mon opposition à cette invasion démente. Si on me demande de parler, je parlerai. Si on me demande d’écrire, j’écrirai.
Je fais partie de diverses associations de lutte pour les droits de l’homme, d’une, en particulier, contre la peine de mort – un combat que je mène depuis la fin de mes années de collège. Je fais aussi partie de deux associations de défense des animaux, et je vais intensifier mon action dans ce domaine. Un groupe californien, avec lequel je suis en rapport, a proposé la création, à un niveau officiel, d’un service civil mondial (World Service Corps). Cela fournirait aux Américains une forme alternative de service à leur pays. Tout comme mon fils Nick, ils pourraient servir avec des outils plutôt qu’avec des armes. Ils auraient le choix entre une dizaine d’associations, du genre The Peace Corps, la Croix Rouge, etc. Après deux ans de service, ils recevraient une bourse pour quatre années d’études supérieures (des bourses qu’ils pourraient céder à des étrangers ou à des parents), ou bénéficier gratuitement d’une couverture médicale [très chère aux États-Unis]. Ces volontaires accompliraient un travail de prévention pour la paix. Imaginez des jeunes et des moins jeunes, construisant des écoles pionnières à la frontière commune de deux nations en conflit ! Imaginez ces écoles ouvertes aux étudiants des deux bords. Imaginez ceux-ci en train de nouer entre eux des liens d’amitié et de respect. Qui bombarderait de telles écoles ? Cette proposition n’a pas encore été présentée officiellement au Congrès, mais je pressens que ce sera bientôt fait, avec une chance raisonnable d’être acceptée. Je m’y emploierai. Et une fois ce service civil mondial créé, je ferai tout pour le soutenir. En attendant, je continuerai à imaginer de nouvelles formes de paix, et à lutter pour qu’elles deviennent réalité.






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