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Accueil > Revue Partage > année 2006

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 2006 - N° 219

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Migrations : une action mondiale est-elle possible ? par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home Les premiers pas

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Quand Maitreya apparaîtra aux yeux de tous, les gens se rendront compte qu’ils l’ont déjà connu dans le passé et que son enseignement n’a rien d’étrange, rien qui dépasse leur entendement. Il s’exprimera si simplement que tous le comprendront.

En vérité, cette simplicité même suscitera l’étonnement. Toutefois, il apparaîtra aussi que la plupart des gens recevront ses paroles d’une façon nouvelle et y trouveront la lumière naissante d’une vérité insoupçonnée qui les touchera en profondeur. Si simples que puissent être ses idées, elles trouveront une résonance dans les cœurs et les feront vibrer d’une vie nouvelle. Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya touchera-t-il le cœur des hommes, les exhortant à s’aider eux-mêmes en aidant leurs frères et sœurs à travers le monde. Ses paroles susciteront de profondes réflexions, et l’on se sentira étrangement ému à l’écoute de propos bien connus. Les hommes répondront par le cœur comme jamais auparavant, et une compréhension nouvelle de l’urgence de la situation donnera force à cette réponse.

Agir pour le changement

Ainsi Maitreya galvanisera-t-il les peuples du monde, les poussant à agir pour le changement. Ceux qui se seront tenus jusque là à l’écart sortiront du rang et ajouteront leur voix à la clameur réclamant justice et partage, liberté et paix.

Beaucoup, bien sûr, ignoreront Maitreya. Beaucoup trouveront ses idées exécrables et dangereuses, ou utopiques et impossibles à appliquer. Certains, encore plus sombres, trembleront d’effroi et verront en lui l’Antéchrist, objet de toutes leurs craintes. D’autres regretteront de ne pouvoir le faire crucifier sur-le-champ. Beaucoup resteront indécis, incapables de prendre position pour ou contre ses idées.

De plus en plus nombreux, ceux qui seront capables d’agir feront entendre leur voix pour demander partage et justice. Ils se regrouperont autour de Maitreya et le soutiendront, voyant en lui leader et mentor, instructeur et guide.

Ainsi se formera une opinion publique mondiale importante et puissante, qui réclamera le changement. Les gouvernements auront de plus en plus de difficultés à résister aux revendications du peuple et se verront contraints de mettre en œuvre un minimum de transformations.

Le premier jour des temps nouveaux

La puissance du peuple ira croissant et, sous l’inspiration de Maitreya, sa voix se fera entendre toujours plus fort, avec des demandes toujours plus claires. Le peuple demandera que son porte-parole s’adresse au monde et tout sera prêt, dès lors, pour le jour de la Déclaration, le premier jour des temps nouveaux.

Le jour de la Déclaration, où Maitreya donnera pour la première fois son nom et annoncera sa mission véritable, restera dans l’Histoire comme le grand tournant de l’évolution de l’humanité. Il s’inscrira dans les annales comme le Jour entre tous les jours, celui de l’avènement du renouveau, de la sanctification de l’humanité et de son envol vers l’avenir glorieux qui l’attend. Ce jour n’est pas éloigné.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Conférence 2006 de Benjamin Creme

Tournée de Benjamin Creme aux Pays-Bas

La conférence annuelle de Benjamin Creme à Amsterdam (Pays-Bas), le 20 septembre 2006, a attiré des visiteurs venus de toute l'Europe.

La conférence fut très bien accueillie et l'ambiance était exceptionnelle – réceptive, chaleureuse, et en même temps sérieuse. Une photographie de l'adombrement de Benjamin Creme par Maitreya, prise au début de la soirée, a saisi les énergies spirituelles extraordinaires inondant la salle de conférence. (Voir une énergie dorée inonde la salle de conférence : rubrique signes des temps, même numéro).

Le lendemain, Benjamin Creme fut interviewé à Amsterdam pour Paravisie, l'une des revues new age les plus populaires aux Pays-Bas. Le journaliste, qui avait assisté à la conférence, était fasciné par l'information et semblait authentiquement ému et inspiré d'entendre parler des plans et des enseignements de Maitreya.

Comme chaque année, la rencontre des groupes de transmission européens s'est déroulée dans l'abbaye de Rolduc au sud des Pays-Bas. « L'unité dans la diversité » fut la note clé de cette rencontre. Ce thème avait déjà été abordé lors de la conférence donnée par Benjamin Creme, en août 2006, lors de la rencontre des groupes de transmission d'Amérique et d'Océanie. La transcription de cette conférence sera publiée dans le numéro de janvier-février 2007 de Partage international.

Les participants, venus de toute l'Europe, ont consacré de nombreuses heures pendant le week-end à une méditation de transmission concentrée, ainsi qu'à des discussions sur le thème de la conférence et son importance dans le travail des groupes et dans tous les domaines de la vie.

Le premier soir, pendant les deux heures qui ont suivi la méditation de transmission, on a pu voir des vaisseaux spatiaux planer dans le ciel au-dessus de l'abbaye. Cela fait maintenant plusieurs années que des journaux locaux relatent l'apparition de « mystérieux objets » dans le ciel, en septembre, au moment de la rencontre. De nombreux participants ont pu les observer nettement pendant un temps considérable.

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité des vaisseaux spatiaux et indiqué qu'ils venaient de Mars. Lorsqu'on lui a demandé quel était leur but, le Maître de Benjamin Creme a répondu que c'était « un message amical » pour dire tout simplement : « Nous sommes ici. Nous savons que vous croyez en notre existence. »


Home La coopération

par Jiddu Krishnamurti Source : www//tuljo.store20.com/krishnamurti/index.php

Jiddu Krishnamurti (1895-1986), initié du quatrième degré, fut entraîné pour devenir le véhicule de manifestation de Maitreya, l'Instructeur mondial. En 1929, lorsque Maitreya vit l'opportunité de venir lui-même, le plan fut modifié et Krishnamurti dissout l'Ordre de l'Etoile d'Orient, qui avait été créé pour préparer sa mission.

Krishnamurti devint l'un des instructeurs spirituels et des philosophes les plus influents du XXe siècle, mais il ne cessa de refuser le rôle de guru. En 1985, il reçut la Médaille de la Paix 1984 des Nations unies.

Dans cette conférence, il aborde la nature de la véritable coopération et souligne également la nécessité de savoir quand ne pas coopérer. Le texte ci-dessous a été publié pour la première fois dans l'introduction au chapitre 15 de son ouvrage This matter of culture.

L'un des problèmes fondamentaux auxquels le monde se trouve confronté est celui de la coopération. Que signifie le mot « coopération » ? Coopérer, c'est faire des choses ensemble, construire ensemble, sentir ensemble, avoir quelque chose en commun de manière à pouvoir travailler librement ensemble. Mais généralement les gens ne se sentent pas enclins à travailler ensemble de manière naturelle, avec bonheur et facilité ; et ils sont contraints à travailler ensemble sous diverses incitations : la menace, la crainte, la punition, la récompense. C'est ainsi que les choses se passent dans le monde entier. Sous des gouvernements tyranniques, vous êtes forcés de manière brutale à travailler ensemble ; si vous ne « coopérez » pas, vous êtes liquidés ou envoyés dans un camp de concentration. Dans les nations soi-disant civilisées, vous êtes incités à travailler ensemble au nom de la « patrie », ou pour une idéologie qui a été soigneusement mise au point et largement répandue de manière à ce que vous l'acceptiez, ou bien vous travaillez ensemble pour réaliser un plan que quelqu'un a tracé, un projet utopique.

C'est donc le plan, l'idée, l'autorité, qui incite les gens à travailler ensemble. C'est ce que l'on appelle généralement la coopération, et il y a toujours l'implication d'une récompense ou d'une punition, ce qui signifie que derrière une telle « coopération » existe la peur. Vous travaillez toujours pour quelque chose – pour le pays, pour le roi, pour le parti, pour Dieu ou le Maître, pour la paix, ou pour amener telle ou telle réforme. Votre idée de coopération est de travailler ensemble en vue d'un résultat particulier. Vous avez un idéal – construire une école parfaite, ou autre chose – pour lequel vous travaillez, et par conséquent vous dites que la coopération est nécessaire. Tout cela implique une forme d'autorité. Il y a toujours quelqu'un qui est supposé savoir exactement ce qu'il faut faire et vous déclarez : « Nous devons coopérer pour mener cette tâche à bien. »

Je n'appelle pas cela de la coopération. J'y vois plutôt une forme d'avidité, une forme de crainte, d'obligation. Il existe une menace sous-jacente : si vous ne « coopérez » pas, le gouvernement ne vous reconnaîtra pas, ou le plan quinquennal échouera, ou vous serez envoyé dans un camp de concentration, ou votre pays perdra la guerre, ou vous n'irez pas au paradis. Il y a toujours une forme ou une autre d'incitation et lorsqu'il y a incitation il n'existe pas de véritable coopération.

Il ne s'agit pas non plus de coopération lorsque vous et moi travaillons ensemble simplement parce que nous nous sommes mis d'accord pour faire quelque chose. Dans un tel arrangement, ce qui est important c'est de faire cette chose particulière, pas de travailler ensemble. Nous nous sommes mis d'accord, par exemple, pour construire un pont, ou pour planter des arbres, mais dans cet accord, il y a toujours la peur d'un possible désaccord, la crainte que je puisse ne pas faire ma part et que je vous laisse tout faire.

Lorsque nous travaillons ensemble en obéissant à une forme ou une autre d'incitation, ou en raison d'un simple accord, il ne s'agit pas de coopération car dans ce cas est impliquée l'idée de gagner ou d'éviter quelque chose.

Pour moi la coopération est une chose entièrement différente. C'est le plaisir d'être ensemble et d'agir ensemble – pas forcément en faisant quelque chose de particulier. Comprenez-vous ? Les jeunes enfants aiment être et agir ensemble. Ils sont prêts à coopérer à n'importe quoi. Il n'est pas question d'accord ou de désaccord, de récompense ou de punition ; ils veulent tout simplement aider. Ils coopèrent instinctivement, pour le plaisir d'être ensemble et de faire quelque chose ensemble. Mais les adultes détruisent cet esprit naturel, spontané, de coopération chez les enfants en disant : « Si tu fais ceci je te donnerai cela ; si tu ne fais pas ceci je ne te laisserai pas aller au cinéma », ce qui introduit un élément corrupteur.

La véritable coopération vient, non pas en acceptant simplement de mener à bien tel ou tel projet ensemble, mais par la joie, le sentiment de communion, car dans ce sentiment il n'y a pas l'entêtement d'une idée ou opinion personnelles.

Lorsque vous connaîtrez une telle coopération, vous saurez également quand ne pas coopérer, ce qui est également important. Comprenez-vous ? Il est nécessaire pour nous tous d'éveiller en nous-mêmes cet esprit de coopération, car alors ce ne sera pas un simple plan ou un accord qui nous poussera à travailler ensemble, mais un sentiment extraordinaire de communion, la joie d'être ensemble et d'agir ensemble sans la moindre pensée de récompense ni de punition. C'est très important.

Quand ne pas coopérer

Mais il est également important de savoir quand ne pas coopérer. Si nous manquons de discernement, nous pouvons coopérer avec des gens dépourvus de sagesse, avec des dirigeants ambitieux qui ont des projets grandioses, des idées fantastiques, comme Hitler et d'autres tyrans au cours des siècles. Nous devons donc savoir quand ne pas coopérer et nous ne pouvons le savoir que lorsque nous connaissons la joie d'une réelle coopération.

C'est une question très importante, car s'il vous est suggéré de travailler ensemble, il est probable que vous demanderez immédiatement : « Pour quoi faire ? Qu'allons-nous faire ensemble ? » En d'autres termes la chose à faire devient plus importante que le sentiment d'être ensemble et d'agir ensemble ; et lorsque la tâche à réaliser – le plan, le concept, l'utopie idéologique – prend la première importance, il n'existe pas de véritable coopération. C'est seulement l'idée qui nous lie ensemble, et si une idée peut nous lier, une autre idée peut nous diviser. Donc, ce qui importe c'est d'éveiller en nous cet esprit de coopération, ce sentiment de joie d'être ensemble et d'agir ensemble, sans la moindre pensée de récompense ou de punition. La plupart des jeunes l'éprouvent spontanément, librement, s'ils n'ont pas été corrompus pas leurs aînés.


This Matter of Culture de Jiddu Krishnamurti (Victor Gollanecz, London, 1964) est épuisé. L'édition américaine : Think on These Things (Harper & Row, New York, 1964) est disponible. On peut lire cet ouvrage sur www.krishnamurti. oeddech.com/strona.




Home Un appel à la liberté, la vérité et la justice

par Rocky Anderson Source : www.slcgov.com, Etats-Unis

Lors d'une manifestation prévue pour coïncider avec la visite du président Bush, de Donald Rumsfeld et de Condoleezza Rice, à Salt lake City (Utah), Rocky Anderson, le maire de cette ville, prononça un discours passionné. Le 30 août 2006, sur la place Washington, il dénonça la guerre en Irak et la politique de l'administration Bush. Voici quelques extraits de son discours :

« Un patriote est une personne qui aime son pays.
Qui parmi vous aime son pays au point de venir ici aujourd'hui faire entendre sa voix car vous vous sentez profondément concerné par l'avenir de notre nation et du monde en général ? Et qui parmi vous aime son pays au point d'insister afin que nos dirigeants nous disent la vérité ?
Clamons-le : « Dites la vérité ! Dites la vérité ! Dites la vérité ! »

Ne laissons personne prétendre que nous ne sommes pas des patriotes. Nous tenons beaucoup aux valeurs sur lesquelles fut fondée notre nation et nous sommes bouleversés lorsque nous voyons ce que notre président, son Administration et notre Congrès sont en train de faire à cette grande nation et en son nom.

Faire aveuglément confiance à de mauvais dirigeants n'est pas du patriotisme.

Ce n'est pas être patriote, c'est plutôt être flagorneur. C'est être l'agent d'une société effrayante, caractérisée par l'obéissance, une société où se ranger derrière l'autorité est plus important que de choisir ce qui est juste même si ce n'est pas facile, sécurisant ou populaire. C'est avoir peur, peur de la vérité (même jusqu'au point de la nier), peur de cautionner ce régime oppressif et inhumain qui ne respecte ni les lois ni les traditions de notre pays et que l'Histoire considérera comme la pire présidence que notre nation ait jamais eu à endurer.

En réponse à ceux qui pensent que nous devrions aveuglément suivre cet épouvantable président, son Administration ainsi que ce Congrès suffisant et complice, écoutez les paroles de Theodore Roosevelt, un grand président et un républicain, qui déclara : « Le président n'est rien d'autre que la personne la plus importante parmi un grand nombre de serviteurs de l'Etat. Il devrait recevoir l'opposition ou le soutien qu'il mérite en fonction de sa bonne ou mauvaise conduite, son efficacité ou inefficacité à servir d'une manière loyale et désintéressée la nation dans son ensemble. »

Il est donc absolument nécessaire d'être totalement libre de dire la vérité sur ses actes et cela signifie que l'on doit pouvoir le blâmer pour ses mauvaises actions ou le féliciter pour ses bonnes actions. Toute autre attitude chez un citoyen américain peut être qualifiée de basse et de servile.

Nous sommes ici aujourd'hui pour souligner la responsabilité sacrée qu'ont nos médias à établir et rendre compte de la vérité plutôt que de servir de simple bulletin d'information pour transmettre les mensonges et la propagande d'un gouvernement fédéral manipulateur et malhonnête.

Nous avons pratiquement tout eu, sauf la vérité, sur des questions de vie et de mort […], sur des questions dont dépend la réputation de notre nation […], sur des questions concernant les valeurs fondamentales de notre nation […] et sur des questions relatives à la survie de la planète.

Notre pays est engagé dans une guerre inutile basée sur de fausses justifications. Plus de 100 000 personnes ont été tuées et beaucoup d'autres ont été gravement mutilées ou ont perdu la raison.

La réputation de notre pays à travers le monde a été détruite. Nous avons beaucoup plus d'ennemis voués à notre destruction qu'avant notre invasion de l'Irak. Et la haine à notre encontre, provoquée par l'invasion et l'occupation d'un pays musulman, a grandi jusqu'à un tel point que cela prendra de nombreuses années, voire même des générations, pour qu'elle se calme. Quelle incroyable maladresse et quelle dureté de la part de notre président lorsqu'il parle d'une Croisade alors qu'il nous a menti pour justifier l'invasion d'un pays musulman et de son occupation.

Nous sommes ici pour dire : « Nous en avons assez. Nous ne voulons plus de ces mensonges, plus de cette guerre illégale et préventive fondée sur de fausses informations. Nous ne voulons plus de ces absurdités religieuses du genre « Dieu est avec nous » pour justifier cette guerre illégale et immorale. Nous ne voulons plus d'inhumanité […] »

Dans la suite de son discours, R. Anderson détailla « quelques-uns des mensonges les plus scandaleux – des mensonges qui nous ont conduit à cette guerre tragique comme une nation de moutons ». Se désolant de la confusion que ces mensonges font encore régner, il accusa lourdement le président et les médias américains d'avoir trahi le peuple américain en omettant de dire que des documents essentiels à la justification de l'invasion avaient été falsifiés. « Il nous a tous trahi, il a trahi notre pays et il a trahi la cause de la paix mondiale. »

« quelques-uns des mensonges les plus scandaleux – des mensonges qui nous ont conduit à cette guerre tragique comme une nation de moutons ».« Il nous a tous trahi, il a trahi notre pays et il a trahi la cause de la paix mondiale. »

Le maire Anderson poursuivit :

« La vérité a été établie. L'Irak n'est pour rien dans les attaques du 11 septembre. Rien ne prouve qu'il existe des liens opérationnels entre l'Irak et Al-Qaïda. Et il n'y avait pas d'armes de destruction massive en Irak. Quelle tragédie, qui a entraîné une tragédie plus grande encore.

Qu'ont fait les Etats-Unis lorsque Saddam Hussein a utilisé des armes chimiques lorsqu'il en avait réellement, causant ainsi la mort de dizaines de milliers de personnes ? Nous avons sympathisé et l'avons récompensé avec des prêts gouvernementaux atteignant 5 milliards de dollars depuis 1983, ce qui lui permit de moderniser son équipement militaire.

Pourquoi ceux qui, au gouvernement, ont aidé Saddam Hussein, au bénéfice de sociétés américaines, alors qu'il gazait les Kurdes, ne se retrouveraient-ils pas avec lui dans le box des accusés alors qu'il est en ce moment jugé pour ses crimes ?

Nous sommes des patriotes. Nous nous sentons profondément concernés. Et nous demandons des changements maintenant. »

Personne n'échappa à l'acte d'accusation incisif du maire de Salt lake City.

Il passa en revue les mensonges, l'incompétence ainsi que l'indifférence arrogante qui caractérisent l'administration actuelle. Il fit référence à l'utilisation de la torture, au non respect des Conventions de Genève, à la pratique de l'espionnage, de la mise sur écoute et aux dangers liés au Patriot Act. Il évoqua aussi les problèmes écologiques, de corruption et de profits exorbitants, l'ignorance des données scientifiques relatives au réchauffement planétaire, la montée du ressentiment envers les immigrés et le fossé qui se creuse entre riches et pauvres aggravé par les réductions d'impôt dont bénéficient les plus riches. Il rappela à la foule l'inaction dont fait preuve l'Administration à l'étranger dans des crises telles que celle du Darfour alors qu'elle s'implique de plus en plus dans des guerres illégales. Il dénonça l'« achat » d'élections par les corporations les plus riches ainsi que la corruption d'individus à travers le pays.

Il continua : « Ceci est un nouveau jour. Nous ne resterons pas silencieux, nous continuerons à nous faire entendre. Nous en entraînerons d'autres avec nous. Nous grandirons et nous grandirons sans tenir compte des partis politiques, unifiés dans notre soif de vérité, de paix, de voir nos frères et sœurs à travers le monde être traités plus humainement.

« Ceci est un nouveau jour. Nous ne resterons pas silencieux, nous continuerons à nous faire entendre. Nous en entraînerons d'autres avec nous. Nous grandirons et nous grandirons sans tenir compte des partis politiques, unifiés dans notre soif de vérité, de paix, de voir nos frères et sœurs à travers le monde être traités plus humainement.

Nous resterons à jamais conscients de notre responsabilité morale à nous exprimer face à ceux qui agissent mal et à travailler dans la mesure de nos capacités à la création d'une communauté, d'une nation et d'un monde meilleurs, plus sûrs et plus justes.

Nous n'abandonnerons pas le combat, nous ne nous tairons pas, nous continuerons à résister aux mensonges, aux tromperies, aux outrages de l'Administration Bush. Nous persévérons afin que la paix soit instaurée et qu'en tant que nation nous venions en aide à ceux qui sont dans le besoin. Nous devons rompre le cycle de haine, d'intolérance et d'exploitation. Nous devons rechercher la paix avec autant de vigueur que l'administration Bush a recherché la guerre. C'est à nous tous de jouer notre rôle dans cette initiative.

Merci à tous de vous être prêtés à cet appel à la compassion, à la paix et à plus d'humanité. Rappelons-nous l'injonction de Martin Luther King, Jr : « Nos vies commencent à se terminer le jour où nous passons sous silence des choses qui comptent. »




Home Une nouvelle vision politique ?

Source : un.org

Des dirigeants politiques du monde entier se sont rendus au siège de l'Onu, à New York, à l'occasion de la 61e session de l'Assemblée générale qui s'est déroulée du 19 au 27 septembre 2006. Bon nombre d'entre eux ont tenu des propos énergiques abordant notamment la pauvreté, les droits de l'homme, la menace de guerre mondiale et la réforme de l'Onu.
Nous présentons quelques extraits des déclarations de ces personnalités
.

Le président Hugo Chávez du Venezuela

« [...] le monde s'éveille. Il s'éveille partout. Et les peuples se lèvent, tous ceux qui s'élèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations [...]

J'estime qu'il y a des raisons d'être optimiste. Un poète aurait dit « désespérément optimiste » car, au-dessus des violences et des bombes, au-delà des guerres d'agression et de prévention, et de la destruction de populations entières, on peut dire qu'une nouvelle ère voit le jour. Comme le dit [le poète et chanteur cubain] Silvio Rodriguez, « cette époque met au monde un cœur ».

Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes qui pensent différemment. Et ce changement est apparu en une simple décennie : il a été démontré que la fin du monde était une hypothèse totalement dénuée de fondement et la même chose a été démontrée concernant la pax americana et l'établissement d'un monde capitaliste néo-libéral. On a bien vu que ce système ne faisait que générer la pauvreté pure et simple. Qui y croit maintenant ?

Ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est définir l'avenir du monde. L'aube se lève partout. Nous pouvons assister à cela en Afrique, en Amérique latine, en Océanie. Je veux mettre l'accent sur cette vision optimiste.

Nous devons nous fortifier nous-mêmes, ainsi que notre volonté de nous battre, notre lucidité. Nous devons construire un monde meilleur et nouveau.

Nous voulons des idées pour sauver cette planète de la menace impérialiste. J'ai bon espoir qu'au cours de ce siècle, dans peu de temps, nous verrons cela, nous verrons l'ère nouvelle et ce qui sera, pour nos enfants et petits-enfants, un monde de paix, basé sur les principes fondamentaux des Nations unies, je veux dire des Nations unies rénovées. »

H. Chávez décrivit alors à grands traits son plan de réforme de l'Onu, à savoir :

– augmenter le nombre des membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité « des pays en voie de développement et des pays émergents devant accéder au titre de nouveaux membres permanents » ;

– établir « des méthodes efficaces pour traiter les conflits mondiaux » ;

– suspendre le droit de veto ;

– renforcer le rôle et les pouvoirs du secrétaire des Nations unies.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva du Brésil

« Consacrer des ressources à des programmes sociaux n'est pas une dépense, mais un investissement. Si nous avons réalisé autant au Brésil avec si peu de moyens, imaginez ce qui aurait pu être fait à l'échelle mondiale si le combat contre la faim et la pauvreté était une priorité véritable pour la communauté internationale.

Quand il y a la faim, il n'y a pas d'espoir. Il n'y a que désolation et souffrance. La faim est mère de violence et de fanatisme. Un monde où l'on meurt de faim ne sera jamais sûr. Quelque fortes qu'elles soient aujourd'hui, les nations riches ne doivent nourrir aucune illusion : personne n'est à l'abri dans un monde d'injustice. La guerre n'amènera jamais la sécurité. La guerre ne sait qu'engendrer des monstres : amertume, intolérance, fondamentalisme. Il faut donner aux pauvres des raisons de vivre, et non de tuer ou mourir.

La grandeur des peuples réside non dans la belligérance mais dans l'humanisme. Et il n'y a pas de véritable humanisme sans respect des autres. Il y a en vérité des gens différents de nous, qui ne sont pas pour autant moins dignes de respect, moins valables, moins dignes du bonheur, des créatures exactement comme nous, nées du même créateur. Il n'y aura de sécurité dans le monde que lorsque tous auront le même droit au développement économique et social. La véritable voie vers la paix, c'est le développement partagé. Si nous ne voulons pas voir la guerre devenir mondiale, nous devons créer une justice mondiale. L'ordre du monde que nous devons construire doit être basé sur des critères de justice et de respect du droit international. C'est le seul moyen de réaliser la paix, le développement et une authentique coexistence démocratique au sein de la communauté des nations.

Les ressources ne manquent pas. Ce qui manque, c'est la volonté politique de les utiliser là où elles peuvent vraiment être utiles. Là où elles peuvent changer le désespoir en joie et raison de vivre. »

Le Dr Dimitrij Rupel, ministre des Affaires étrangères de Slovénie

« Les petits Etats menacent rarement et mettent rarement en danger les autres pays. Ils savent ce que représentent les petits organismes et les minorités au sein des grands systèmes. Ils peuvent exécuter des tâches spéciales qui requièrent des qualités et des capacités particulières telles que la souplesse, l'adaptabilité, l'esprit d'empathie et de coopération. Ils peuvent jouer le rôle d'honnêtes courtiers. Il existe un certain nombre de pays petits ou moyens capables de réussir. Ils peuvent s'aider les uns les autres pour remplir des tâches créatives appropriées dans la communauté internationale.

A l'avenir, l'Onu devrait encourager de nouveaux projets et fournir un cadre efficace pour gérer la diversité religieuse et permettre le dialogue entre les cultures. Il y a beaucoup à apprendre des pays qui ont l'expérience d'une transition réussie entre un système centralisé autocratique et un système décentralisé démocratique. »

Oscar Arias Sanchez, président de la République du Costa Rica

« Les Objectifs du millénaire pour le développement, ratifiés par 189 pays, ont été pour nous la démonstration tangible que, pour la première fois dans son histoire, l'humanité est capable de s'unir sur des buts essentiels, que nous commençons à prendre conscience de notre interdépendance et de l'unité de notre espèce, et que nous pouvons désormais nous comporter comme une famille, pas encore très harmonieuse, peut-être, mais une famille quand même [...]

C'est dans un esprit d'optimisme et avec force que je propose à cette Assemblée d'engager aujourd'hui ses efforts dans trois directions, qui peuvent avoir un impact décisif sur le bien-être des hommes. En premier lieu, dénoncer les dépenses militaires, la course aux armements et le commerce des armes comme autant d'atteintes à la condition humaine. Ensuite, traduire dans les faits, par le libre échange, les promesses que renferme la mondialisation pour l'humanité, en particulier pour les plus pauvres. Enfin, employer toutes nos forces et notre éloquence à défendre le droit international et les Nations unies, en proposant notamment les réformes qui nous permettront de nous adapter au mieux aux immenses changements en cours sur la planète [...]

Si, aujourd'hui, nous ne faisons rien contre l'accroissement des dépenses militaires et du commerce des armes ; si nous ne stimulons pas l'économie des pays les plus pauvres qui investissent leurs ressources dans la vie plutôt que dans la mort ; si nous ne surmontons pas les peurs et l'hypocrisie qui empêchent l'instauration d'une véritable liberté de commerce dans le monde ; si nous ne renforçons pas les institutions et les normes internationales qui nous protègent d'une anarchie généralisée ; si nous restons les bras croisés, alors nous nous condamnons à marcher au bord du précipice, à vivre sur la roue de l'éternel retour, à redescendre chaque fois sitôt atteint, tel Sisyphe, le sommet de notre montagne. Il est essentiel d'ajouter à l'optimisme le courage et la volonté de changer. Je crois qu'il est temps, pour l'humanité, de se construire un avenir sur le plus lumineux de ses rêves. »




Home L'eau : les faits

Unep ; water.org ; tearfund.org

– 1,1 millard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable.

– 2,4 milliards de personnes manquent même d'installations sanitaires basiques.

– L'eau contaminée tue un enfant toutes les 15 secondes.

– 6 000 enfants meurent quotidiennement de déshydratation dues aux diarrhées causées par de l'eau polluée.

– Sur la planète, la moitié des lits d'hôpitaux sont occupés par des patients atteints de maladies en relation avec l'eau.

– 60 à 70 % de la population rurale des pays en voie de développement n'a pas accès à l'eau potable ou à des installations sanitaires appropriées.

– Chaque jour, des femmes et des fillettes consacrent plus de 200 millions d'heures à collecter l'eau de sources très éloignées, souvent polluées.

– Une personne a besoin de 18 à 22 litres d'eau par jour pour survivre. L'Américain moyen consomme 450 à 800 litres) par jour, alors qu'une famille entière en Afrique consomme environ 22 litres par jour.

– L'aide pour les besoins en eau et en installations sanitaires doit être doublée : elle doit atteindre 30 milliards de dollars – moins du tiers de la consommation annuelle mondiale d'eau en bouteille.

– Chaque dollar investi pour les enfants, comprenant le financement pour l'accès à l'eau potable et les installations sanitaires, économise 7 dollars sur le coût des services publics à long terme.

– 20 % de la population mondiale, répartie dans 30 pays, manque d'eau. Ce sera 30 % de la population mondiale dans 50 pays en 2025.

– Les pauvres dans les pays en voie de développement paient en moyenne 12 fois plus par litre d'eau que leurs concitoyens connectés aux systèmes municipaux – bien qu'ils utilisent moins d'eau et que celle-ci soit souvent sale et contaminée.





Signes des temps

Home Du verre sort du front d'une jeune Népalaise

Source : www.kantipuronline.com

Des morceaux de verre sortent du front d'une écolière âgée de douze ans, Sarita Bista, originaire de Tikapur, à l'ouest du Népal. Plus de cent trente éclats sont apparus depuis janvier 2006, et depuis le 7 août ce phénomène extraordinaire se produit chaque jour. Les morceaux de verre ont en moyenne 3,8 cm de long et 1,25 cm de large, et il en sort environ douze par jour. « Au début, nous avons remarqué qu'elle avait une cloque sur le front. Lorsque nous l'avons grattée, un morceau de verre est sorti », a déclaré sa mère. Bien qu'il se produise un léger saignement lorsque les éclats émergent, la blessure se referme rapidement d'elle-même. 


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 219 de novembre 2006, page 18.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle était manifesté par Maitreya.


Home Une énergie dorée inonde la salle de conférence

   
Ci-dessus photographies prises « avant et après » l'« adombrement » de Benjamin Creme par Maitreya

Au début de la conférence de Benjamin Creme, à Amsterdam (Pays-Bas), le 20 septembre 2006, un visiteur venu d’Allemagne a pris cette photographie de l’adombrement de Benjamin Creme par Maitreya, aussitôt après que Benjamin Creme soit monté sur la scène. Cet « adombrement » se produit à chaque conférence et parfois il apparaît sur une photographie. Cette photographie extraordinaire montre les énergies spirituelles inondant la salle.

L’adombrement de Benjamin Creme par Maitreya a semblé durer presque toute la soirée ; c’était quelque chose de palpable, non seulement pour ceux qui sont familiarisés avec le flux de telles énergies, mais également pour l’ensemble du public. Après l’adombrement final il était évident que les gens étaient émus par cette expérience, car personne ne semblait vouloir quitter la salle et « rompre l’enchantement ».




Home Bénédictions de lumière


Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de cercles de lumière sur la façade de la maison des voisins de J. G., hiver 2005, Londres, G.-B.


Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de la cathédrale de Milan (Italie). Photo prise par T. d’Hiroshima (Japon) durant sa lune de miel.

 


Photographie prise à Ameland Island (Pays-Bas) en juin 2006, envoyée par H. et P. H., montrant une bénédiction de lumière du Maître Jésus. 

 


Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie prise à Saga-Pref, Kyunen lori (Japon), en 2002. Photo envoyée par M. H.



Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie du lac de Piedluco, Terni (Italie). Photo envoyée par A McL., Co. Wexford (Irlande)



Photographie du fils de M. S., au Japon, montrant une bénédiction de Maitreya.



Bénédiction de lumière de Maitreya sur une photographie d’I. K, de New York (États-Unis) gravissant une pyramide, au Mexique, en juin 2005. Photo envoyée par J. K.

Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de Chinghai-gashansu, leader de la religion taïwanaise. (Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 219 de novembre 2006).




Home Ovni à Alton Barnes (Wiltshire)

 Une forme apparaît près d'un agroglyphe à Alton Barnes (Wiltshire), le 12 juin 1999. Photo envoyée par C. F. B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la forme qui apparaît près de l’agroglyphe est celle d’un vaisseau spatial venant de Jupiter.



Tendances

Home Commémoration de la non-violence

Source : www.nyc-dop.com ; www.the-peacealliance.org, Etats-Unis

Si le 11 septembre évoque immédiatement les attaques terroristes de 2001 sur New York et Washington, on sait moins que c'est aussi le jour anniversaire de la naissance du mouvement non violent du Mahatma Gandhi.

L'année 2006 est en outre celle du centenaire de ce tournant historique, lorsque Gandhi commença à organiser la résistance non-violente aux lois raciales discriminantes d'Afrique du Sud. Le 11 septembre 2006, l'organisation « New-Yorkais pour un ministère de la paix » (NY-DOP) a procédé à des projections de Gandhi, le film biographique de 1982.

Le film a été projeté dans 44 villes des Etats-Unis ainsi qu'en Italie et au Canada. A New York, il a été projeté dans un théâtre, situé près du lieu où se trouvaient les tours du World Trade Center, détruites le 11 septembre 2001.

Le communiqué  de presse de NY-DOP relate les débats animés qui ont précédé la projection. Anthony Aversano, dont le père est mort ce jour-là, a déclaré en citant Gandhi : « Œil pour œil, ne fait que rendre aveugle le monde entier. » Kamran Elahian a expliqué comment le Projet Gandhi utilise le film Gandhi, doublé en arabe, pour enseigner aux Palestiniens la force de la non-violence.

Monica Willard a rappelé que les Nations unies, qui avaient d'abord proposé le 11 septembre pour la Journée internationale de la paix, avaient déplacé cette date au 21 septembre.

Marie Ukeye, survivante du génocide rwandais, a conclu que les hommes sont très efficaces pour organiser la violence, et que le monde serait bien différent si cette énergie était utilisée pour organiser la paix.

NY-DOP fait partie d'un mouvement citoyen qui travaille à mettre en place un ministère de la Paix au niveau fédéral, dont le rôle serait de promouvoir la résolution non-violente des conflits intérieurs ou internationaux. Travaillant sous les auspices de « The Peace Alliance », ce mouvement a obtenu le soutien de 53 membres du Congrès américain.




Home Des voix qui comptent demandent la fin du conflit du Moyen-Orient

Source : Die Presse, Allemagne

Dans une lettre ouverte, plus de 100 anciens premiers ministres, présidents, ministres des Affaires étrangères, diplomates et dirigeants religieux ont demandé la fin du conflit israélo-palestinien.

Parmi les signataires de cette lettre publiée le 26 septembre 2006, se trouvent le Dalai Lama, les anciens présidents J. Carter et M. Gorbatchev, l'archevêque Desmond Tutu.

En soulignant que toutes les parties impliquées dans le conflit ont perdu, la lettre cite trois objectifs principaux :

– Israël a droit à la sécurité à l'intérieur de frontières reconnues internationalement ;

– les Palestiniens doivent avoir leur propre Etat ;

– Israël doit rendre le plateau du Golan à la Syrie.

Les signataires ont demandé une action internationale immédiate pour résoudre le problème, incluant une nouvelle conférence internationale de toutes les parties intéressées. 




Home La conférence Clinton s'engage dans le changement mondial

Source : New York Times, Etats-Unis

Les quelques mille délégués de la seconde conférence annuelle de la Clinton Global Initiative de septembre 2006 (venus de la sphère politique, du monde des affaires, des ONG, ainsi que du spectacle) se sont engagés à investir 7,3 milliards de dollars dans des projets concernant le réchauffement planétaire, la pauvreté, la santé (malaria, sida...) et les conflits religieux et éthniques. Chacun des participants a dû s'engager dans un domaine précis, et à rendre compte dans les prochains mois. Avec obligation de résultat, car sinon, ils ne seraient pas invités l'an prochain.

L'ancien président Bill Clinton et la Fondation William J. Clinton ont lancé cette Initiative pour « contribuer à la formation d'une communauté mondiale, fondée sur le partage des bénéfices, des responsabilités et des valeurs ».

L'engagement le plus impressionnant a sans conteste été celui du Britannique Richard Branson, qui a promis d'investir la totalité des bénéfices de ses compagnies aérienne et ferroviaire pour les dix ans à venir, soit environ 3 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros environ), dans le développement des énergies renouvelables.

Citons également, parmi bien d'autres, Opportunity International, spécialisée dans le micro-crédit dans les pays en développement, dont la campagne $500 millions for 50 Million People vise, en leur offrant des prêts, des polices d'assurance et une formation, à soutenir les efforts de tous ceux qui, en Afrique, Asie, Europe orientale et Amérique du Sud, cherchent à sortir de la pauvreté ; le Comité pour la réforme agraire du Bangladesh, qui va consacrer 250 millions de dollars supplémentaires à ses activités, déjà remarquablement efficaces, en Tanzanie, en Ouganda, au Soudan, au Kenya et au Nigeria, dans les domaines de la santé (en particulier la prévention de la malaria et l'éducation sanitaire de base) et de l'économie (prioritairement l'éradication de la pauvreté, grâce à l'extension du micro-crédit et à la mise en place d'une agriculture durable et équitable) ; enfin, l'ONG américaine Doctors for Africa, qui s'est engagée à investir 75 millions de dollars sur cinq ans pour déployer 200 dispensaires mobiles et 2 000 professionnels de santé volontaires dans l'Afrique sub-saharienne d'ici 2011, et améliorer les équipements sanitaires de base déjà existants.

La conférence s'est conclue sur l'intervention, depuis l'Afrique du Sud, de Nelson Mandela, pour qui la Clinton Global Initiative est « l'exemple unique d'une union vitale et décisive des efforts d'êtres humains décidés à passer des paroles aux actes – à des actes sur une échelle sans précédent. Cette Initiative, a expliqué N. Mandela, est un mouvement mondial où toute parole, tout nouveau partenariat, toute promesse, peuvent avoir un impact direct sur la vie de millions d'hommes sur la planète, et pour les générations à venir. Nous devons nous poser une question :
Que puis-je faire en tant que citoyen du monde ? Nos engagements peuvent devenir un outil puissant pour créer un monde meilleur. »

 




Home La Californie vote une loi sur le réchauffement planétaire

Source : New York Times, Etats-Unis

L'Etat de Californie, depuis longtemps à l'avant-garde de la défense de l'environnement, se démarque clairement du gouvernement fédéral en votant une loi qui impose un contrôle sévère des émissions de dioxyde de carbone, agent non négligeable du réchauffement de la planète.

Après des semaines de négociations difficiles entre les représentants démocrates californiens et Arnold Schwarzenegger, son gouverneur républicain, un accord a été conclu le 31 août 2006. Il obligera les principales industries de cet Etat à réduire d'environ 25 % leur niveau d'émission d'ici 2020. Le plan inclut un programme autorisant les sociétés à se vendre, entre elles, des « crédits de dégagement de gaz toxiques ».

Les législateurs ont également approuvé une disposition interdisant à l'Etat de signer des contrats à long terme avec des organismes extérieurs à l'Etat qui ne rempliraient pas cette obligation de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

En l'absence d'une action du gouvernement américain visant à éviter le réchauffement planétaire, ce sont les Etats qui doivent agir à titre individuel. Les effets des lois californiennes ont déjà été démontrés. D'autres Etats ont voté des lois concernant les émissions de gaz automobiles et les énergies renouvelables, et d'autres encore sont sur le point de le faire.




Home Améliorer la vue et changer la vie

Source : UN News Center

Le Dr Akio Kanai, optométriste japonais, a reçu le prix Nansen Refugee 2006. Depuis vingt ans, il a travaillé en testant la vue de plus de 10 000 réfugiés au Népal, en Thaïlande, en Azerbaïdjan et en Arménie. Son travail a amélioré la vie de dizaines de milliers de réfugiés.

Cette récompense, la plus prestigieuse attribuée pour l'aide aux réfugiés, lui a été remise pour son travail auprès des personnes déplacées. Il a remis les 100 000 dollars du prix à l'Agence pour les réfugiés des Nations unies, qui aide les mal voyants d'Azerbaïdjan et d'Arménie.

Lors de la cérémonie de remise du prix à Genève, Il a déclaré : « Ce prix est un témoignage de l'importance de l'optométrie dans la vie des réfugiés. Elle améliore leur vie, et leur permet de se concentrer sur leur futur. Une vision nette peut changer la vie. Une simple paire de lunette peut grandement améliorer la vie des réfugiés. »

Le prix Nansen Refugee est accordé chaque année par la Norvège et la Suisse.

Le docteur Kanai a été lui-même réfugié, déplacé de son île natale de Sakhaline, occupée par l'URSS, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des vingt dernières années, il a donné plus de 108 000 paires de lunettes, fourni des équipements, attribué des bourses et formé des équipes locales durant vingt missions du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.





Les priorités de Maitreya

Home L'eau non potable tue chaque jour 4 000 enfants

Source : Unicef ; tearfund.org

 Plus d'un milliard d'êtres humain n'ont pas accès à l'eau potable, et environ 2,6 milliards disposent d'un système sanitaire insuffisant. Telles sont les conclusions d'un rapport publié par l'Unicef en septembre 2006. L'eau polluée et l'absence de systèmes sanitaires élémentaires tuent plus d'un million et demi d'enfants par an, principalement à cause de maladies dues à l'eau polluée.

Dans son rapport de 33 pages intitulé l'Eau et les systèmes sanitaires, l'Unicef presse la communauté internationale d'adhérer de nouveau aux Objectifs du millénaire des Nations unies, qui prévoient entre autres de diminuer de moitié « la proportion d'êtres humains privés d'accès à l'eau potable » d'ici à 2015.

« En dépit de progrès notables, déclare Anne Veneman, l'un des cadres dirigeants de l'Unicef, on estime que 425 millions d'enfants et d'adolescents de moins de 18 ans n'ont pas accès à l'eau potable, et que plus de 980 millions ne disposent pas de système sanitaire adéquat. Outre les décès, les maladies liées à l'eau polluée causent des retards de développement et minent la santé de nombreux millions d'enfants. »

Nous ne pouvons nous contenter des résultats actuels, ajoute-t-elle. Et nous ne pouvons nous permettre de ne pas profiter des Objectifs du millénaire pour transformer la vie des enfants les plus vulnérables. La communauté internationale n'a pas la volonté d'atteindre les objectifs des Nations unies. Pourtant, il est difficile d'imaginer une incitation plus puissante à redoubler d'efforts que cette terrible réalité : chaque année, plus d'un million et demi d'enfants disparaissent avant leur cinquième anniversaire.

Le rapport de l'Unicef précise que l'eau non potable, l'hygiène insuffisante due au manque d'eau, et les équipements sanitaires inadéquats causent chaque année la mort de plus d'un million et demi d'enfants – c'est-à-dire plus de 4 000 par jour – en raison d'affections liées à la diarrhée.




Home Interdiction des ventes d'armes : Oxfam presse l'Onu

Source : Oxfam, Royaume Uni

Dans son dernier communiqué de presse, Oxfam fait le lien entre l'escalade des dépenses militaires dans le monde, l'augmentation du nombre des conflits, et les niveaux record de famine et de misère. Cette organisation humanitaire britannique prévient également qu'avant la fin de 2006 les dépenses militaires mondiales auront rattrapé celles de la Guerre froide, pour atteindre un montant estimé de 1 059 milliards de dollars. Oxfam presse donc les gouvernements « d'interdire les ventes d'armes qui entretiennent la misère, les conflits et les atteintes aux droits de l'homme, en exigeant un traité sur les ventes d'armes ».

Les Nations unies ont commencé à travailler sur ce traité lors de son Assemblée générale d'octobre 2006.

Selon Oxfam, les conflits sont devenus la principale cause de famine dans le monde, tandis que les dépenses militaires ne cessent de croître. Son communiqué de presse cite l'Afrique, l'Afghanistan et Gaza. En Afrique, 61 % des pays affectés par des famines sont en proie à des guerres civiles. Depuis très longtemps, en Afghanistan, 2,5 millions de personnes souffrent de la faim, alors que le conflit armé empêche les secours de se déployer. Depuis des mois, à Gaza, le conflit bloque, près des points de contrôle frontaliers, des centaines de conteneurs de nourriture envoyés par les Nations unies. Cela signifie que les Palestiniens manquent de façon chronique de denrées essentielles – et parfois même de pain.

« D'année en année, on assiste à une escalade des dépenses militaires ; d'année en année, les conflits causent davantage de faim et de souffrances. Les ventes d'armes ne créent pas les conflits, mais, de toute évidence, elles les amplifient et les prolongent. Il est grand temps que le monde enraye le flot continu d'armes qui se déversent de façon incontrôlée dans les zones de conflit. Le monde doit s'accorder pour élaborer un Traité sur les ventes d'Armes », déclare Bernice Romero, directeur de campagne d'Oxfam International.

L'augmentation des budgets militaires a entraîné l'augmentation de presque 60 % du chiffre d'affaires des 100 principaux fabricants d'armes : leurs ventes sont passées de 157 milliards de dollars en 2000 à 268 milliards en 2004. Et, selon le FAO (Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), les conflits armés sont devenus en 2005 la principale cause des pénuries de nourriture. Auparavant, entre 1992 et 2003, les conflits et les problèmes économiques avaient causé environ 35 % des pénuries – et 15 % de 1986 à 1991.

« En Afghanistan, poursuit B. Romero, 2,5 millions de personnes ne disposent jamais d'assez de nourriture en hiver. Et comme ils ont souffert six fois de la sécheresse sur les sept dernières années, ils n'ont aucune réserve pour tenir. De plus, à cause de la guerre, les secours ne peuvent parvenir à destination. 

Ainsi, ajoute-t-il, non contents de causer des souffrances et des destructions immédiates, les conflits provoquent les dommages à long terme. Le ministère du Développement international du Royaume Uni estime qu'après un conflit armé, il faut en moyenne vingt ans pour que l'économie d'un pays retrouve son niveau antérieur. En Afrique, 15 milliards de dollars sont perdus chaque année du fait des guerres, sur un continent qui, même sans cela, aurait désespérément besoin d'une aide au développement accrue. Et une partie de l'aide que l'Afrique reçoit est utilisée pour faire face aux conséquences humanitaires des guerres. Il faut donc à tout prix arrêter ce flot d'armes qui se déversent sur les zones de conflit des pays pauvres. »





Citation

Home Extrait du message n° 67

par Maitreya

« Mon amour se déverse en abondance. Ma volonté créatrice prépare votre gloire future. La tendance actuelle est de rejeter ce qui est simple, de s'attacher à ce qui est complexe, érudit et vague ; mais tout ce qui procède de la vérité, mes amis, se révélera être vraiment simple. Ainsi, je suis un homme simple. Lorsque vous me verrez, vous le saurez et, avec le sourire, vous m'accueillerez en frère. »





La voix des peuples

Home Un soutien international pour les migrants

Source : indymedia.org.uk, Grande-Bretagne

La troisième journée internationale d'action en soutien aux droits des migrants du monde entier s'est tenue le 7 octobre 2006.

De Varsovie à Londres, de Hambourg à Nouakchott, des milliers de migrants, leurs familles et des sympathisants ont défilé afin que la législation européenne accorde « une justice sociale pour tous », incluant l'égalité des droits pour tous les réfugiés et migrants, la fin des contrôles de l'immigration et la criminalisation des réfugiés boucs émissaires, la fermeture de tous les centres de détention à travers le monde, et la fin de toutes les déportations ainsi que l'externalisation des contrôles de frontières.

Les activistes espèrent construire un mouvement international visant à protéger les droits des immigrants et améliorer leur situation.




Home Critique des gouvernements américain et britannique

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

L'intérêt pour la façon dont l'armée conduit la guerre en Irak a refait surface aux Etats-Unis. En septembre 2006, exprimant une critique plutôt rare, trois officiers à la retraite ont appelé à la démission du secrétaire à la Défense, Ronald Rumsfeld, accusant le Pentagone d'une guerre maladroite et d'incapacité à fournir un équipement suffisant aux troupes.

En outre, le général en chef de l'Armée Peter Schoomaker, s'est ouvertement opposé à son ancien allié D. Rumsfeld, refusant de souscrire au plan budgétaire pour 2008 pour le motif que les militaires ne pouvaient pas continuer leurs opérations en Irak sans financement supplémentaire. Cette protestation est encore plus significative puisqu'il a repris sa carrière et accepté son poste à la demande de D. Rumsfeld. Son désaccord a révélé l'étendue de l'inquiétude des militaires quant aux coûts et à la durée de la guerre.

Au même moment, des affaires similaires ont fait surface en Grande-Bretagne, où d'anciens hauts responsables de l'armée ont pressé le gouvernement de retirer les troupes d'Irak, en raison de la pression subie par les troupes menant la guerre sur deux fronts : l'impopularité de la guerre en Grande-Bretagne et le besoin urgent de plus de troupes en Afghanistan. Les chefs de l'armée se plaignent souvent du budget de la Défense, aussi cette critique d'un déploiement militaire outre-mer est plutôt inhabituelle.




Home Des marches pour la paix dans 230 villes américaines

Source : Associated Press ; San Francisco Chronicle, Etats-Unis

Le 5 octobre 2006, des milliers d'Américains ont défilé dans 230 villes contre le gouvernement Bush et les guerres en Afghanistan et Irak. Le groupe organisateur « Le monde ne peut plus attendre », rapporte : « A travers le pays, des citoyens de tous âges ont montré du cœur et du courage pour affronter la réalité du régime Bush fasciste et belliciste qui dirige le pays et le monde entier. Ensemble, nous avons défini un manifeste politique puissant et précieux – il sera débattu et pris en considération sérieusement mais il doit encore être suivi par le peuple d'une façon plus massive pour réellement changer les dynamiques politiques de ce pays.

Les milliers de personnes qui agissent sont le noyau d'un mouvement grandissant qui doit maintenant continuer et convaincre ceux qui restent encore sur la touche. »

A Washington, des manifestants ont étendu un ruban jaune de police le long de trois immeubles, devant la Maison-Blanche, et 500 manifestants ont simulé une fausse scène de crime afin d'attirer l'attention sur les problèmes s'étendant du réchauffement planétaire à la guerre en Irak.

« Nous arrivons à une période critique en créant un mouvement de masse de résistance afin de renverser le régime Bush, a expliqué l'organisateur, Travis Morales. Les marcheurs portaient des costumes colorés, avec un prisonnier cagoulé en combinaison orange, une interprétation diabolique du président Bush, et deux « faucheuses ». a expliqué l'organisateur, Travis Morales. Les marcheurs portaient des costumes colorés, avec un prisonnier cagoulé en combinaison orange, une interprétation diabolique du président Bush, et deux « faucheuses ».

Un manifestant a témoigné qu'il défilait contre « l'administration Bush, le réchauffement planétaire, le déclin des libertés civiles et la dépendance à la guerre pour résoudre les problèmes ». Un passant a expliqué que cette manifestation atteignait son but en réveillant les consciences : « Si ce n'est pas devant vos yeux, vous l'oubliez », a expliqué Soulaphet Schwader, de Washington. « Le fait de voir vous force à penser de manière plus politique à ce qui se passe. »

A Seattle, des manifestants ont récité une litanie de plaintes contre le président Bush, incluant la conduite de la guerre en Irak et la réponse fédérale ratée suite à l'ouragan Katrina. Ils précisent que le récent projet de loi, signé par G. W. Bush, autorisant certains moyens techniques pour interroger les détenus difficiles, légalise la torture. Les manifestants ont scandé des slogans, brandi des panneaux et porté des costumes ridiculisant des fonctionnaires de l'administration Bush.

A San Francisco, des centaines de manifestants ont bloqué Market Street en direction de l'ouest, brandissant des pancartes, arborant des T-shirts et scandant des slogans comme « Mettez Bush en accusation » ou « Bush dehors ». Toutes les tranches d'âges étaient représentées : des étudiants qui avaient séchés leurs cours, aux retraités.

Sonya Guadalupe, de Berkeley, a expliqué : « Nous pensons que le régime Bush devrait se retirer de l'Irak et mettre fin à l'occupation. Nous devrions davantage nous préoccuper d'aider les gens dans le monde entier au lieu de faire la guerre pour du pétrole. Je ne suis pas radicale, je me sens seulement inquiète par l'état du monde dans lequel ma fille devra vivre. »

A New York, des milliers de manifestants ont bloqué les rues dans un défilé s'étendant du quartier général des Nations unies et le long de cinq pâtés de maisons jusque l'Union Square. Certains se sont couchés au milieu de la rue, d'autres brandissaient des pancartes : « Démasquez le 9/11 » et « Cette guerre devrait finir ». D'autres distribuaient des prospectus déclarant : « Expulsez le régime Bush. »

Lydia Sugarman, 82 ans, de Manhattan, qui avait également manifesté contre la guerre au Vietnam et pour les droits des femmes, assure qu'elle croit fermement au pouvoir des manifestations. « C'est ainsi que nous avons obtenu nos droits civiques, précise-t-elle. Si nous ne manifestions pas nous ne serions pas Américains. »




Home Pyramides de chaussures à Paris et manifestations autour du monde

Source : handicap-international.org

Pour la douzième année consécutive, Handicap international (HI) a organisé dans 39 villes de France l'élaboration d'une pyramide de chaussures « symbolisant la dévastation, les membres arrachés ou les vies fauchées par milliers à la suite d'un accident par mines ou bombes à sous-munitions (BASM) ». Jamais ces pyramides n'avaient été autant d'actualité avec la tragédie du Liban et son million de sous-munitions non explosées qui menacent encore la population après la fin de la guerre. HI agit et milite depuis 1982 dans près de 60 pays afin de permettre aux populations les plus vulnérables – handicapées, déplacées, réfugiées, de retrouver leur dignité et leur place dans la communauté.

Partenaire de HI, la ville de Paris a voulu montrer son engagement contre les BASM. Le 30 septembre 2006, les Parisiens étaient invités à participer à la manifestation en laissant une paire de chaussures sur la pyramide de la place de la Bastille.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, encourageait les participants à signer la pétition destinée au gouvernement français afin que la France interdise les BASM.

D'autres villes du monde se sont jointes à cette action, dont Johannesburg, Ottawa, Oslo, Rome, Londres et Washington, où le même appel a été lancé aux gouvernements. Les chaussures sont ensuite données à des associations caritatives.




Home Plaidoyer mondial pour le Darfour

Source : The Independent, G.-B.

Le 17 septembre 2006, une trentaine d'organisations humanitaires ont organisé une Journée internationale de mobilisation pour le Darfour.

Des centaines de milliers de personnes ont pris part à des rassemblements dans plus de 40 pays pour réclamer l'envoi de Casques bleus au Darfour, région du Soudan où est en train de se produire un génocide. Des manifestations ont eu lieu dans une cinquantaine de villes dont Londres, New York, Le Caire, Paris, Phnom Penh, Melbourne, Séoul et Toronto. Des survivants du génocide de 1994 au Rwanda ont défilé à Kigali, réclamant la fin des massacres au Darfour. A Londres, des survivants de l'Holocauste se trouvaient parmi les manifestants devant l'ambassade du Soudan, et des leaders religieux chrétiens, juifs et musulmans ont conduit des prières devant la résidence de Tony Blair.

Au moins 300 000 personnes ont été tuées au Darfour et plus de deux millions sont déplacées depuis 2003 à la suite d'attaques de milices pro-gouvernementales contre certaines tribus ethniques. On estime que trois millions de personnes dépendent maintenant de l'aide humanitaire internationale. Selon les ONG, 40 pour cent d'entre elles n'ont accès à aucune assistance, en raison de l'insécurité générée par la recrudescence des attaques. 

Le Conseil de sécurité de l'Onu a voté fin août une résolution prévoyant le déploiement au Darfour d'une force de paix allant jusqu'à 22 000 Casques bleus. Mais cette résolution nécessite l'accord du gouvernement soudanais. Or, le président soudanais, Omar al-Bachir, s'oppose fermement à tout déploiement de Casques bleus pour remplacer les forces de l'Union africaine. La mission des 7 000 soldats sous-équipés de l'Union africaine n'a malheureusement procuré qu'une sécurité limitée aux civils du Darfour et aux envoyés des ONG internationales.




Home Grande-Bretagne : manifestants contre la guerre en Irak

Source : Manchester Evening News, stopthewar.co.uk, G.-B.

La guerre en Irak continue de susciter la colère et la mobilisation des britanniques, qui ne veulent pas laisser de répit au gouvernement malgré les efforts déployés par ce dernier pour faire oublier cette question sensible. Quelque 50 000 manifestants venant de tout le pays se sont rassemblés à Manchester où le parti travailliste au pouvoir tenait son congrès annuel.

Dans ce qui a été la plus grosse manifestation de ce genre jamais vue dans la ville, des gens de tous les horizons ont exprimé leur colère sur la situation en Irak en clamant : « Il est temps de changer », allusion à la démission du premier ministre Tony Blair. Ils étaient venus en autobus, à vélo, à pied et avec un train spécial depuis Londres, le « train de la paix », dont les 700 passagers ont pu écouter des chansons contre la guerre par la chanteuse folk Peggy Seeger.

Après deux heures de marche dans le calme, les manifestants se sont couchés dans la rue pour symboliser les plus de 100 000 morts en Irak depuis le début du conflit, avant d'écouter des déclarations de politiciens, syndicalistes et activistes divers. On pouvait lire sur les banderoles des slogans comme « Blair doit partir » et « La paix, pas la guerre ».

Parmi les orateurs se trouvait la militante des droits civils Bianca Jagger, qui a affirmé que la plupart des britanniques étaient contre la guerre en Irak. « On ne peut pas exporter la démocratie par les baïonnettes », a-t-elle déclaré.





Les mensonges dévoilés

Home Proscrire le vote électronique

Source : indymedia.org ; www. kucinich. us, Etats-Unis

Dennis Kucinich, membre du Congrès pour l'Ohio, a présenté au Congrès un projet destiné à mettre fin au vote électronique aux Etats-Unis.

Le projet, qui porte le numéro HR 6200, a reçu l'appui de 19 personnalités. Il apporte une modification à une loi datant de 2002 en rendant obligatoire, pour les élections présidentielles, l'utilisation de bulletins de vote en papier et leur comptage à la main.

En 2002 le Congrès avait voté une loi visant à garantir la sécurité des votes électroniques mais la mise en œuvre de cette nouvelle législation s'est avérée très lente, et lors des élections de novembre 2004, de nombreux problèmes relatifs aux systèmes informatiques, tels que ceux fournis par Diebold Election Systems, furent rapportés.

D'après une étude indépendante menée par l'Université Johns Hopkins, les lacunes les plus importantes détectées dans le logiciel de Diebold permettaient à une personne de voter à plusieurs reprises, de consulter les votes enregistrés dans une machine, de provoquer des erreurs dans le décompte des votes, de créer, de supprimer et de modifier des votes, d'interférer avec le fichier reprenant la trace des opérations effectuées sur la machine et donc de modifier le résultat des élections.

Diebold, l'un des multiples fournisseurs de logiciels sévèrement critiqués, est dirigé par Walden O'Dell, qui est intervenu de manière active dans la réélection du président Bush et a participé aux campagnes de recherche de fonds pour le parti républicain.

Lors d'une allocution au Congrès en 2005, D. Kucinich avait déclaré : « Nous ne pouvons pas confier l'avenir de notre pays à des technologies non fiables, suspectes et dont nous avons la preuve qu'elles ont échoué ; en particulier, lorsque ces technologies ont été développées par des sociétés qui ont leur propre agenda politique. »

Le projet HR 6200 amenderait la loi de 2002 en y ajoutant de nouvelles règles applicables aux élections présidentielles. Tout d'abord, seuls des bulletins de vote en papier pourraient être utilisés durant ces élections. Ensuite, le nombre de bulletins ne pourraient pas dépasser 500 par urne. Enfin, le dépouillement des bulletins devrait s'effectuer à la main, dans les bureaux de vote et par des personnes désignées officiellement, en présence d'un représentant de chaque parti politique ayant présenté un candidat ainsi que de toute personne désirant observer le déroulement des dépouillements.




Home La guerre en Irak a renforcé la menace terroriste

The New York Times, The Washington Post, Etats-Unis

D'après le National Intelligence Estimate, coordonnant l'action de 16 agences des services secrets du gouvernement américain, la guerre en Irak a alimenté le radicalisme islamique et accru la menace terroriste. Le document, intitulé Tendances du terrorisme global : implications pour les Etats-Unis, reprend l'analyse la plus complète à l'heure actuelle des tendances en matière de terrorisme. Il affirme qu'un petit noyau d'activistes d'al-Qaïda s'est développé sous forme de réseaux autonomes qui ont peu, voire pas du tout, de liens avec l'organisation d'Ousama Ben Laden. Ce qui les rapproche, ce sont leurs sentiments anti-occidentaux issus de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis. Les fronts liés au terrorisme se sont multipliés et leur décentralisation les a rendus encore bien plus difficile à contrer.

Le rapport, rédigé par un groupe d'experts dans le domaine de la sécurité, évalue la situation actuelle et fait des projections à long terme destinées au président et aux responsables de la sécurité, mais n'émet aucune recommandation. Ses conclusions décrivent une situation peu réjouissante concernant la présence militaire en Irak et le terrorisme à l'échelle mondiale. Il entre clairement en contradiction avec l'administration Bush, selon laquelle la guerre en Irak contribue à rendre le monde plus sûr.




Home L'administration Bush dans le déni sur la question de l'Irak

Source : voir en fin d'article

Deux mois avant les attaques du 11 septembre, Condoleezza Rice, alors qu'elle était conseillère à la sécurité nationale sous le président Bush, a écarté un rapport des services secrets mettant en évidence la possibilité d'une attaque imminente de la part d'al Qaïda. Ces informations paraissent dans un nouveau livre rédigé par Bob Woodward, journaliste au Washington Post.

L'ouvrage, En état de déni : Bush en guerre, troisième partie (Simon & Schuster 2006) reprend notamment un compte rendu de la visite du directeur de la CIA et de son responsable du contre-terrorisme à C. Rice, afin de l'informer de la situation.

Peut-être parce qu'il adopte un ton différent des deux ouvrages précédents écrit par B. Woodward sur l'administration Bush, ce nouveau livre a beaucoup plus attiré l'attention des médias. Les précédents montraient un président compétent entouré d'une équipe loyale et efficace, répondant admirablement à une attaque surprise et aux tragiques conséquences qui en suivirent. Le nouveau livre, par contre, montre les conseillers les plus proches « en désaccord entre eux et dans certains cas, se parlant à peine », selon un compte rendu publié dans le New York Times.

B. Woodward montre que les plus hauts responsables qui ont planifié l'invasion de l'Irak se sont complètement désintéressés de l'après-guerre. Plus tard, en septembre 2003, la Maison Blanche a ignoré un avertissement lancé par un haut conseiller irakien qui affirmait que des milliers d'hommes supplémentaires étaient nécessaires pour mettre un terme à l'insurrection.

Un rapport secret destiné à C. Rice affirmait catégoriquement que deux ans après l'invasion, la situation était un échec total. De manière similaire, d'après B. Woodward, les généraux sur le terrain ont fait savoir à Washington que le conflit ne pouvait pas être gagné sur le plan militaire. Dans le même temps, l'administration Bush affirmait en public que la situation en Irak s'améliorait.

En état de déni reprend de nombreux détails sur le fonctionnement interne de l'administration Bush, glanés à partir de 200 interviews de responsables du gouvernement, de l'armée et des services secrets.

Le livre explique en détails ce qui s'est passé après l'invasion de l'Irak, comment G. Bush a pris ses décisions, et comment son équipe et les responsables ont travaillé sous la pression de la guerre. La conclusion cependant a été donnée par B. Woodward lors d'une interview télévisée au magazine 60 Minutes : « Quand il s'agit du gouvernement, on en revient chaque fois à la même conclusion : son incapacité à dire la vérité. »


[Sources : The New York Times, The Los Angeles Times ; 60 Minutes CBS-TV; Bob Woodward, State of Denial]





Courrier des lecteurs

Home Sauvé de justesse

Cher Monsieur,

En rentrant en voiture de mon travail, le 15 septembre 2006, j'ai échappé, miraculeusement semble-t-il, à une inévitable collision. J'attendais à un embranchement que les feux changent de couleur. Je pouvais voir qu'ils étaient passés au vert pour les voitures en sens inverse, car elles commençaient à arriver vers moi. Le premier véhicule était un camion. Habitué à ces feux, je savais qu'il y aurait un certain délai avant qu'ils deviennent verts pour moi. Je ne prêtais guère attention aux voitures venant en face, car je surveillais les feux de manière à pouvoir démarrer rapidement lorsqu'ils auraient changé de couleur.

Soudain je vis, à une trentaine de mètres, une voiture roulant droit vers moi sur la chaussée où je me trouvais. Elle venait de toute évidence de déboîter de derrière le camion (qui était maintenant très près de moi et qui accélérait) et elle essayait de le doubler dans ce qui semblait être une manœuvre impossible. Par une réaction automatique, je donnai un coup de volant vers le côté droit, mais comme j'étais à l'arrêt cela n'eut aucun effet. Je regardais désespérément la voiture qui arrivait vers moi et je ne sais comment je m'arrangeai pour me glisser dans l'espace qui se rétrécissait rapidement entre le camion qui arrivait et moi. Il semblait y avoir trop peu d'espace et je ne peux comprendre comment la collision fut évitée. Par la suite, en y réfléchissant, je me suis souvenu que j'avais eu l'étrange sensation que nos deux voitures étaient en quelque sorte « passées à travers » l'une de l'autre. Tout cela ne sembla pas durer plus d'une seconde.

J. C., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il avait lui-même diminué la largeur des deux voitures de quelques centimètres afin d'éviter la collision.


Home Une influence apaisante

En juillet 1997, je roulais à 120 km à l'heure sur une autoroute allant de Logrono à Saragosse. A la sortie d'un virage, je vis un moine très grand, habillé chaudement en dépit de la chaleur. Il portait une croix sur la poitrine et avait beaucoup de distinction. Avec sa canne il avait l'air d'un pèlerin en route pour Santiago.

A partir de ce moment-là, je me détendis et je ralentis. J'étais anxieuse car je prenais soin de mes parents et j'avais dû les laisser seuls à la maison pour aller travailler.

Qui était ce pèlerin distingué qui me rendit si calme ?

L. T.,  Saragosse, Espagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « pèlerin » était le Maître Jésus.


Home Un jeu d'enfant

Dans un square appelé Las Torres, à Saragosse (Espagne), alors que j'étais en train de boire de l'eau à une fontaine, je remarquai deux petites filles, âgées de quatre à six ans, qui se distinguaient par leur apparence et leurs vêtements. Je me sentis attirée par leur présence et la façon dont elles me regardaient. Elles ne cessaient de me regarder dans les yeux et leur regard m'impressionnait, bien qu'elles ne disent pas un mot.

Qui étaient ces petites filles qui me firent une impression si forte ?

L. T., Saragosse, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux « petites filles » étaient une apparition simultanée du Maître Jésus.


Home Argent de poche

Cher Monsieur,

C'était un dimanche, ou un jour férié, du mois de janvier 1999, à Vitoria (Espagne). Nous étions en train de dire au revoir à des amis dans l'avenue Gazteiz, à Centro Europa, où se trouve une cabine téléphonique. Le ciel était bleu. Il faisait froid, mais il y avait du soleil. Soudain, un Noir très bien habillé vint demander de la monnaie à mon ami, mais celui-ci n'y prêta pas attention. Il s'approcha alors de moi et me demanda une pièce pour téléphoner. Je tâtai ma poche mais étrangement elle était vide ! Je m'apprêtai à lui dire que je n'avais pas de monnaie, mais en remettant la main dans la poche je découvris une pièce que je lui donnai. Il me dit « Merci, frère. » Il s'éloigna, mais au lieu de se diriger vers la cabine téléphonique, il alla dans le sens opposé. Je me demande si c'était le Maître Jésus ?

J. J. I., Vitoria, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « Noir » était Maitreya.


Home Une leçon apprise

Le 30 juillet 1999, Lisa et moi étions en vacances en Italie, lorsqu'un incident inhabituel se produisit dans le hall de la gare de Benevento, vers 8 h 30. Nous étions assis pour attendre un train, lorsqu'un homme d'une trentaine d'années, vêtu d'un jean et d'un sweater bleu, vint vers nous en tendant la main comme pour demander de l'argent. Nous eûmes tous deux l'impression qu'il y avait chez lui quelque chose d'inhabituel. Pendant les quelques instants où nous nous regardâmes, nous demandant quoi faire, avant de chercher sans enthousiasme de la monnaie dans nos poches, il avait eu le temps de faire demi-tour et il s'éloignait d'une manière lente et délibérée. Nous étions plongés un instant dans un dilemme, car les gens du pays nous avaient auparavant recommandé avec insistance de ne pas donner d'argent aux mendiants car, d'après eux, cela les encourageait à faire de la mendicité leur style de vie.

En un instant, nous réalisâmes que si nous voulions aider les gens en leur donnant de l'argent nous devrions nous sentir libres de le faire. Lisa se leva aussitôt et se dirigea dans la direction que l'homme avait prise mais il n'était nulle part. Lorsqu'elle revint s'asseoir nous ressentîmes une énergie d'amour, profondément émouvante. Plus tard, dans le train pour Rome, nous réfléchîmes sur le triste sort des mendiants et sur la condition humaine en général. Après cela, nous n'hésitâmes plus à donner quelque chose aux nombreuses personnes moins fortunées que nous que nous rencontrâmes dans les rues (que la mendicité soit pour elles un style de vie choisi, ou non !)

Cet homme était-il Maitreya ?

P. C., Burnside, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Un aveugle patient

Un dimanche de mars 1998, je me rendais à la méditation de transmission à Bounds Green, au nord de Londres, lorsque je remarquai un aveugle, avec une canne blanche, qui se tenait entre deux voitures garées sur l'autre côté de la chaussée. Il semblait avoir attendu assez longtemps et comme personne n'était venu à son aide,  je traversai pour le conduire de l'autre côté. Le plus étonnant, c'est qu'il attendait juste en face de la maison où notre groupe se réunit. Qui était cet homme ?

 D. J., Londres, G.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'aveugle était Maitreya.


Home Sauvetage en montagne

Cher Monsieur,

Le 22 mars 1999, par une belle journée ensoleillée, je faisais du ski avec ma fille âgée de vingt-trois ans, au Candanchu, Huesca (Espagne). Après avoir traversé quelques larges pistes dans la zone verte, en bout de course nous découvrîmes un corridor très étroit de neige gelée que nous aurions voulu éviter pour atteindre l'autre côté de la pente. Ce corridor était situé entre une pente rocailleuse et un mur de sept mètres de haut. En avançant, ma fille perdit le contrôle de ses skis et glissa sur le sol gelé. Elle perdit ses skis et dévala la pente de sept mètres. Elle ne souffrit que de deux contusions mineures, de quelques égratignures sur le nez et d'une douleur musculaire qui disparut en vingt-quatre heures. Elle était tombée sur les coudes dans la neige gelée et elle dit qu'elle avait eu l'impression de rebondir sur le sol.

Je pense qu'il s'agit d'un miracle. J'aimerais savoir qui a aidé ma fille.

E. G. G., Saragosse, Espagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'aide était venue du Maître Jésus.


Home Une heureuse rencontre

Cher Monsieur,

Le 25 mai 1999, alors que je me rendais chez le dentiste, une étrange jeune femme brune s'approcha de moi et voulut me lire les lignes de la main. En fait, je n'étais pas d'accord, mais elle commença à parler. En l'espace de dix minutes, elle me raconta tant de choses sur ma vie et mon passé que j'en fus étonnée. Tout était vrai. Elle avait un sourire charmant et un charisme qui m'enchanta. Je lui demandai d'où elle venait et elle me répondit qu'elle venait de Perse.

Lorsque je lui demandai combien je lui devais pour m'avoir lu les lignes de la main, elle me répondit que son tarif habituel était de 60 francs (suisses), mais que pour moi c'était gratuit parce que j'étais noire comme elle – de la même race. Je ne compris pas (je suis blanche). Elle m'expliqua que dans l'histoire de ma famille il y avait différentes races, ce qui est exact. Je ne pouvais en croire mes oreilles ; je n'avais jamais connu une expérience aussi étonnante. Parler avec cette charmante femme m'émut profondément et je me sentis inondée de paix et de lumière. Tout cela en l'espace d'environ quinze minutes ; c'était magnifique, cela ressemblait à un rêve.

Malheureusement je dus la quitter. Nous prîmes rendez-vous pour midi au restaurant Migros. Mais, lorsque je m'y rendis, elle n'y était pas.

L'image de cette personne si sympathique ne m'a pas quittée depuis. Cette rencontre était comme un miracle. De qui s'agissait-il ?

M. M., Zurich, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame » était le Maître Jésus.


Home Une nuit blanche

 Cher Monsieur,

En 1994, à la fin de l'été ou au début de l'automne, entre Chase et North Shuswap, alors que nous roulions vers l'Est, j'ai fait une expérience sur laquelle je me suis souvent posé des questions. Nous traversions une région montagneuse pour rentrer chez nous. La nuit était très froide et nous devions garder le chauffage. La voiture suivait un tournant menant à une descente assez raide. A environ 500 mètres devant nous, nous aperçûmes sur le bas-côté de la route un homme entièrement vêtu de blanc et portant un sac à dos également blanc. Il marchait, sans faire d'auto-stop. Il me sembla que nous pourrions le prendre avec nous jusqu'à l'endroit où nous devions bifurquer, à 2 km de là, afin qu'il puisse se réchauffer un peu. Ma suggestion mit mon mari mal à l'aise, car il est très réticent à l'idée de prendre des inconnus en stop, en particulier la nuit. Nous n'avions pas assez d'essence pour conduire cet homme jusqu'à la prochaine ville, où il aurait pu trouver un abri. Par ailleurs, nous savions que dans cette ville la station-service était fermée. Nous passâmes donc sans nous arrêter, mais je n'ai pu oublier cette rencontre. Cet homme était-il un Maître ?

Identité non révélée, Canada

Le Maître de B. Creme a indiqué que « l'homme en blanc » était Maitreya.


Home Une plaisanterie à Playden

Cher Monsieur,

Le 19 septembre 1999, un dimanche après-midi, je me mis en route pour ma courte promenade habituelle vers un petit abri en bois, en haut de la colline, où je me repose un moment avant de rentrer à la maison. L'abri est situé tout près d'une église et en face d'un petit hôpital, sur une route très fréquentée de Playden. Au moment où j'atteignais le trottoir près de l'abri, un homme grand et large d'épaules apparut venant de la direction opposée. Je m'arrêtai pendant quelques instants car je ne savais quel chemin il allait prendre. Il était vêtu d'un long manteau de bonne qualité et portait une casquette et il avait l'air d'un gentleman romantique de l'époque victorienne. Il me sourit et, à mon grand amusement, il souleva sa casquette, laissant voir une très abondante chevelure bouclée blond doré. Il me salua d'un grand geste plein d'élégance en disant d'une voix claire et très belle : « Bon après-midi. » Je souris, lui rendis son salut et poursuivis ma route, ne soupçonnant rien de particulier.

Cependant, une fois rentrée chez moi, je me dis soudain : « Personne n'a jamais enlevé son chapeau pour me saluer depuis au moins soixante ans et d'ailleurs les hommes ne portent plus de chapeau aujourd'hui. » J'eus alors le soupçon que peut-être il s'agissait du Maître Jésus voulant me jouer une petite plaisanterie innocente. Je ne l'avais pas vu s'éloigner, il avait donc peut-être disparu comme il le fait parfois.

Votre Maître pourrait-il me dire qui était ce gentleman débonnaire à l'allure victorienne, aux charmantes manières, et parlant un anglais aussi parfait ?

P. D. G, Playden, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Changement d'avis

Cher Monsieur,

Il y a plusieurs années à San Francisco, je me dirigeai vers ma voiture après une conférence de Benjamin Creme lorsque je fus abordé par un jeune homme. Il me dit qu'il souffrait du sida et me demanda si je pouvais l'aider. Le lendemain, le bruit courut que nombre de personnes utilisaient ce stratagème à San Francisco pour soutirer de l'argent alors qu'elles étaient en bonne santé. A une autre occasion j'avais donné de l'argent à quelqu'un qui insistait, bien que craignant, à juste titre, qu'il ne le dépense en alcool. Aussi, pendant quelque temps me montrai-je moins généreux. Puis l'incident suivant me fit changer d'avis. En traversant à bicyclette le Central Park de Boulder (Colorado), je passai près d'une jeune femme solitaire, aux grands yeux particulièrement tristes. Elle me dit qu'elle avait besoin d'un endroit où dormir et me demanda si je pouvais l'aider. Je refusai. Je me sentais à la fois content de moi et coupable en disant non. Cependant, je n'ai jamais oublié ses grands yeux tristes. Je décidai qu'à l'avenir je donnerais, même si je réalisais que je m'étais parfois laissé berner par des imposteurs.

Se peut-il qu'un des Maîtres m'ait aidé à prendre conscience de mon manque de générosité ?

L. L., Colorado, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune femme » était Maitreya.


Home Double commande

Dans le courant de l'été 1998, je me rendis en voiture à Denver où je devais faire une présentation de l'Emergence dans une librairie. J'avais emmené avec moi plusieurs personnes du groupe de transmission de Boulder. Sur l'autoroute, en approchant de Denver, la voiture qui se trouvait devant moi commença soudain à ralentir assez vite et je sus que j'allais avoir des problèmes. Je réalisais que j'allais heurter cette voiture si je ne freinais pas rapidement et, en freinant trop brusquement je craignais de me faire emboutir à l'arrière. Pouvais-je m'engager dans la voie de gauche ? Non, des voitures arrivaient. Tout ceci se passa en une fraction de seconde. Quoi qu'il en soit, j'eus soudain l'impression qu'une main céleste rectifiait la situation. Je fis une expérience surréelle, comme si quelque chose venait amortir le choc qui paraissait inévitable. Tout à coup il y eut de l'espace entre ma voiture et celle qui la précédait, et la voiture sur la voie de gauche me laissa passer en toute sécurité, alors que si j'avais bifurqué auparavant nous aurions sûrement été heurtés. Un de mes passagers déclara : « Je pense que nous avons été aidés. »

Y a t-il eu une intervention ?

L. L., Colorado, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya est intervenu.


Home Planer

Après avoir tenu un stand sur la Réapparition du Christ pendant le week-end du Memorial Day à la fin du mois de mai 1999, je rentrais à la maison à bicyclette lorsqu'une averse soudaine m'obligea à me mettre à l'abri. Je fus alors abordé par un sans-logis qui se présenta. Son nom était plutôt commun et je pensais ne pas l'oublier, mais cela arriva pourtant rapidement. C'était quelqu'un de tempérament plutôt grégaire, mais je pouvais sentir sa souffrance. Il me dit qu'il avait perdu sa femme six mois auparavant et traversait une période difficile. Elle lui manquait tant qu'il s'était consolé en mangeant et il avait pris 25 kilos. Il était si déprimé qu'il était incapable de garder un travail. Je lui donnai de l'argent, une somme plus importante que ce que je donne habituellement à un sans-logis. Il l'accepta et commença à me parler de sa femme. Je pourrais dire qu'il ne prenait guère soin de lui-même. J'éprouve une certaine aversion pour l'obésité car, enfant, j'étais moi-même trop gros. Je lui dis que sa femme voudrait qu'il prenne soin de sa personne et que j'étais certain qu'elle l'attendrait lorsqu'il mourrait. Ses yeux s'éclairèrent et il fit un large sourire en disant quelque chose comme : « Oh, vous pensez vraiment qu'il en est ainsi, vous me rendez très heureux, vous me donnez un merveilleux espoir. »

Nous bavardâmes un certain temps et chaque parole d'encouragement que je prononçais était suivie d'une réponse similaire presque trop positive de sa part. Je me souviens que j'étais très remonté après avoir parlé tout l'après-midi de Maîtreya et du retour imminent des Maîtres, mais bavarder avec lui me donnait un sentiment de planer que j'avais rarement expérimenté. Tout d'abord je me suis dit tout simplement que c'est ce que l'on éprouve lorsque l'on a agi comme il le fallait, mais maintenant je me pose des questions.

Qui était ce sans-logis inoubliable ? Etait-ce un Maître voulant me montrer que je pourrais, ou que je devrais, me montrer plus tolérant à l'égard de l'obésité ?

L. L., Colorado, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le sans-logis était Maitreya.



Interviews

Home Campagne pour le droit à l'eau

Interview de Tony Clarke par Jason Francis Source : www.polarisinstitute.org

Tony Clarke est directeur de l'Institut Polaris, une organisation non gouvernementale basée dans l'Ontario (Canada), qui développe des stratégies visant à aider des mouvements citoyens dans le monde à lutter pour un changement social démocratique. Il a travaillé pour le Forum international sur la mondialisation, un institut de recherche et d'éducation basé à San Francisco, opposé à la mondialisation économique, et a été co-lauréat pour le Right Livelihood Award 2005. Il est l'auteur d'ouvrages présentant un tableau précis de la diminution des réserves d'eau dans le monde, des tentatives des corporations transnationales pour faire du « droit » à l'eau un « besoin » dont la satisfaction est mise aux enchères, et de la lutte de communautés du monde entier pour obtenir le contrôle de cette ressource.
Jason Francis a interviewé Tony Clarke pour Partage international.
 
Partage international : Qu'est-ce que la mondialisation économique ?
Tony Clarke : La mondialisation économique concerne essentiellement l'expansion mondiale d'une économie de marché libre. Avec l'effondrement du Mur de Berlin à la fin des années 1980, une économie mondiale bi-polaire du communisme et du capitalisme a brusquement été remplacée par une économie mondiale uni-polaire dominée par le capitalisme. Avec pour résultat que le nombre de corporations transnationales a explosé, ouvrant des marchés dans le monde entier.
En dernière ligne se trouve le secteur public où des gouvernements maintiennent un contrôle sur des capitaux importants pour le compte de leurs populations. Pour les corporations transnationales tournées vers le profit, la méthode est de viser le secteur public en tant que nouveaux marchés potentiels et de développer des stratégies pour mettre la main sur ces marchés.
Le secteur public existe surtout pour préserver les espaces sans profit de notre vie ordinaire, qui ne devraient pas être soumis aux exigences et aux pressions du marché. Cela comprend l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les semences qui nous nourrissent et les plantes, et la construction génétique de la vie elle-même. Dans de nombreux pays et cultures, cela implique aussi la santé, l'éducation, les transports et beaucoup d'autres services publics.
Au nom de la mondialisation économique, les corporations transnationales, avec l'aide et le soutien de leurs gouvernements, se lancent avec énergie dans la privatisation de ces espaces et services publics, transformant ce qui relève de la vie communautaire en marchés où « tout est à vendre ». 
 
L'impact négatif de la privatisation
 
PI. Quel impact la privatisation a-t-elle sur les collectivités et sur l'environnement dans le monde ?
TC. Il y a trois formes principales de privatisation. Premièrement, il y a le modèle de la propriété privée où les gouvernements vendent la totalité de biens publics tels l'eau ou d'autres services publics au profit de compagnies cherchant à faire un maximum de bénéfices. Deuxièmement, il y a le modèle de la concession privée où les gouvernements confient le contrôle et le fonctionnement de leur eau ou d'autres services publics à une corporation pour une certaine période (habituellement 25, 50 ou 100 ans). Troisièmement, il y a le modèle de contrat privé où les gouvernements établissent des contrats avec une compagnie privée sur certaines parties de leurs services publics, tels que la facturation, tout en maintenant un contrôle sur le reste de leurs opérations.
Le modèle le plus couramment utilisé est le deuxième, le modèle de la concession qui se fait généralement au moyen de partenariats privés-publics. Ce procédé fait que ce que les citoyens considèrent comme des biens et services publics est transformé en biens et services privés. Le mécanisme de distribution devient un marché qui est, bien évidemment, déterminé sur la base de la capacité de payer : ceux qui peuvent payer obtiennent le service, tandis que ceux qui ne le peuvent pas doivent s'en passer.
Lorsque, par exemple, le service des eaux est entre les mains de sociétés commerciales, le prix de l'eau explose afin d'assurer des dividendes aux actionnaires. Des compteurs d'eau sont généralement installés, ce qui a pour conséquence un impact dévastateur sur les communautés les plus pauvres. Ainsi, dans les quartiers pauvres de Johannesburg, des millions d'habitants ont vu leur approvisionnement en eau interrompu parce qu'ils ne pouvaient pas payer l'augmentation du tarif de l'eau. La même chose s'est produite à Detroit, où 40 000 personnes ont soudain subi des coupures d'eau.
La privatisation d'un service public tel que l'eau remet le contrôle de l'eau des gouvernements locaux entre les mains des entreprises commerciales, lesquelles sont souvent sous contrôle étranger. De plus, la privatisation n'assure pas automatiquement une meilleure protection de l'environnement. Les plus grandes corporations qui ont le contrôle de l'eau sont connues pour leur piètre gestion de l'environnement, notamment parce que le traitement des eaux usées, l'élimination des ordures et les décharges représentent l'un des aspects les moins rentables de leurs activités. Il existe même des exemples de sociétés de gestion de l'eau qui se sont plaintes de ce que la hausse du prix de l'eau entraînait une baisse de la consommation, ce qui a conduit à une diminution de leurs bénéfices.
 
PI. Quel est l'impact de l'industrie de l'eau en bouteille ?
TC. C'est l'exemple type de la commercialisation de l'eau dans la société moderne. Aux Etats-Unis, l'eau est prélevée soit dans les rivières, soit aux robinets municipaux, traitée et mise en bouteille (surtout en plastique), puis vendue aux consommateurs à un prix équivalent souvent à mille fois ce qu'elle coûterait au robinet du réseau public.
Il y a quinze ou vingt ans, la plupart des gens buvaient l'eau du réseau municipal. Aujourd'hui, un cinquième des Américains consomment exclusivement de l'eau en bouteille. Ce changement de comportement significatif résulte largement des campagnes de marketing prônant la « supériorité » de l'eau en bouteille sur l'eau du robinet. Cette prétendue supériorité ne repose sur rien de concret, pourtant une population de plus en plus nombreuse semble avoir adopté cette habitude. Et plus les gens prennent l'habitude d'acheter de l'eau en bouteille qu'ils payent beaucoup plus cher, plus ils sont amenés à accepter l'argument selon lequel le système de distribution public devrait être privatisé.
 
PI. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international proposent aux pays des prêts à condition qu'ils privatisent leurs services publics. Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ces prêts sous condition et des conséquences qui en découlent lorsque des pays s'y opposent ?
TC. Un exemple classique est le cas de la Bolivie, à qui la Banque mondiale a imposé en 1999, comme conditions au renouvellement de prêts gouvernementaux, que les systèmes de distribution d'eau de grandes villes comme Cochabamba soient privatisés. Le réseau d'eau de Cochabamba fut alors vendu à Bechtel, une société américaine d'ingénierie et de construction, qui a aussitôt augmenté le prix de l'eau au profit de ses actionnaires. Ils ont même facturé aux habitants le coût de la récupération de l'eau de pluie ! Lorsque les habitants de Cochabamba se sont révoltés au printemps 2000, des responsables de Bechtel ont dû fuir le pays, et le système de distribution a été rendu à la communauté. Mais pas pour longtemps. Peu de temps après, Bechtel a profité d'un traité d'investissement entre les Pays-Bas et la Bolivie pour poursuivre le gouvernement bolivien, exigeant 25 millions de dollars pour la perte de futurs bénéfices. Bechtel a réussi à entamer une procédure au nom du traité d'investissement bilatéral via l'une de ses filiales aux Pays-Bas.
Une société américaine géante comme Bechtel a réussi à se servir d'un traité bilatéral d'investissement impliquant un autre pays pour exiger de la part du pays le plus pauvre d'Amérique latine le paiement de millions de dollars ! Si à cette époque, des négociations concernant les réseaux d'eau avaient abouti à l'Organisation mondiale du commerce, le gouvernement américain aurait probablement pu exiger du gouvernement bolivien de relancer la privatisation du réseau d'eau dans des villes comme Cochabamba, ou de se voir sanctionné financièrement.
 
Des suggestions
 
PI. Que peuvent faire les gouvernements pour que l'eau soit reconnue un droit pour tous, pour encourager sa préservation et obliger les corporations à adhérer à des principes d'écologie durable ? 
TC. Avant tout, les gouvernements doivent mettre de l'ordre dans leur propre maison. Il faut que la constitution et la législation de tous les pays reconnaissent le droit de tous les peuples à l'eau potable. Le droit et les pouvoirs publics devraient également renforcer les services de distribution de l'eau et faire en sorte que l'industrie de l'eau en bouteille soit placée sous contrôle démocratique, afin d'assurer une distribution d'eau équitable pour tout le monde. Pour cela, les gouvernements doivent protéger et réguler aussi bien les eaux souterraines que les eaux de surface comme les lacs, rivières et cours d'eau.
Ces mesures devraient en outre inclure une révision complète des réglementations sur les prélèvements d'eau pour l'agriculture et l'industrie.
Au plan international, il est nécessaire qu'une convention de l'Onu stipule que l'eau est un droit humain, et que les gouvernements contrôlent le respect d'une charte environnementale, au bénéfice des générations présentes et futures de la planète. Une telle convention doit être consolidée par des moyens pouvant contrer le pouvoir des entreprises transnationales. En outre, des actions concertées doivent être menées pour supprimer la possibilité de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale du commerce d'obliger les gouvernements, en particulier ceux des pays en développement, à privatiser leurs services des eaux. Ces institutions financières et commerciales devraient au contraire renforcer la capacité des gouvernements à assurer un bon service public d'approvisionnement en eau.
 
Le mouvement citoyen
 
PI. Beaucoup de gens n'acceptent pas que leur eau soit volée. Que font les collectivités pour revendiquer le contrôle de leurs ressources hydriques et développer un mouvement mondial cohésif ?
TC. Vous avez raison. Les gens n'acceptent pas qu'on leur vole leur eau et leurs droits et il se crée dans tous les pays un mouvement mondial de citoyens pour un juste partage de l'eau. Après tout, nous parlons ici de l'essence même de la vie sur cette planète. Sans eau il n'y a pas de vie – ni plantes, ni animaux ni humains. Notre corps est composé d'eau à 60-75 %. Dans les quartiers pauvres de Johannesburg, les gens ont défié les compagnies des eaux et leurs coupures d'eau en reconnectant les conduites sans passer par les compteurs.
En Uruguay, des activistes et des travailleurs ont organisé un plébiscite sur le droit universel à l'eau, pour qu'il soit inscrit dans leur constitution. Dans beaucoup de villes à travers le monde, Djakarta, Buenos Aires, Manille, Johannesburg, des compagnies des eaux comme Suez sont devenues la cible des groupes de résistance. En Inde, des villageois ont organisé des manifestations et des défilés dans plus de 60 villes pour protester contre les prélèvements d'eau opérés par Coca-Cola et Pepsico.
Mais ce mouvement pour une distribution équitable des ressources hydriques ne concerne pas seulement la résistance. Il a aussi pour objectif de proposer des alternatives. Au lieu de promouvoir la privatisation des services publics de l'eau au moyen de « partenariats privés-publics », ce mouvement préconise la reconstruction de systèmes de distribution d'eau à travers de nouvelles formes de « partenariats publics collectifs ». Beaucoup de ces nouvelles initiatives émanent de groupes de citoyens et de collectivités existant dans des pays en développement de l'hémisphère sud.




Home On ne peut rayer un peuple de la carte

Interview de Raji Sourani par Andrea Bistrich

Raji Sourani, éminent avocat et militant palestinien, a fondé et dirige le Centre palestinien des Droits de l’Homme. Dans les années 1980, il a défendu de nombreux compatriotes devant les tribunaux militaires israéliens. Il a lui-même connu la prison à quatre reprises, avec mauvais traitements physiques et mentaux. En 1988, Amnesty International l’a déclaré « Prisonnier de conscience ». Il a, depuis, reçu de nombreuses récompenses et prix prestigieux. Il fait aujourd’hui partie du Comité exécutif de la Commission internationale des juristes.

Interdit de séjour à Gaza par le gouvernement israélien, il vit actuellement en Egypte. Andrea Bistrich s’est entretenue avec lui par téléphone pour Partage international.

Partage international  :Lors de sa récente visite dans la Bande de Gaza, le commissaire de l’Onu pour les droits de l’homme, John Dugard, l’a décrite comme une prison dont le geôlier, Israël, a jeté les clés. Que se passe-t-il à Gaza ? 
Raji Sourani  :Les 365 km² de la Bande de Gaza sont hermétiquement clos et coupés du monde extérieur. Nous n’avons pas accès à la Rive occidentale (la Cisjordanie), ni à Israël, ce qui nous interdit d’importer les médicaments et les biens essentiels.
La situation est très difficile et tragique. Sans précédent. Nous n’avons jamais rien connu de pire. Israël nous ayant également coupé l’accès à la mer, notre industrie de la pêche est morte. Le passage de Rafah, notre seule connexion au monde extérieur, a été fermé pendant quatre mois, à l’exception de deux ou trois jours.
L’aviation israélienne pilonne nos maisons et traque nos résistants. Elle a bombardé notre ministère des Affaires extérieures, ainsi que celui du Commerce et de l’Industrie, le bureau du premier ministre, et d’innombrables cibles civiles. Ses drones et ses hélicoptères Apache prennent possession du ciel dès le soir tombé. Elle envoie pratiquement chaque jour de 300 à 400 obus à quelques centaines de mètres des premières zones habitées, afin de plonger en permanence la population dans un climat de terreur indescriptible.
Les parties est et nord connaissent un traitement spécial  :Tsahal les envahit de jour comme de nuit pour opérer des raids dans les camps de réfugiés. Les soldats détruisent par pure méchanceté nos maisons et nos potagers, déracinent des milliers d’oliviers, retournent les champs, détruisent les routes, les lignes électriques, nos systèmes sanitaires, d’épuration... On n’a l’eau que deux ou trois heures par jour.
Israël a pulvérisé les principales artères et les six ponts du territoire. Il terrorise, 24 heures sur 24, un million six cent mille hommes, femmes et enfants, en particulier par ses bombes sonores. Le 28 juin, des F-16 ont détruit notre unique station électrique, laissant 60 % de Gaza sans électricité, ce qui est catastrophique, en particulier pour les hôpitaux. La centrale étant purement civile, cette attaque n’avait aucune justification militaire. C’est pourquoi elle constitue, selon le droit international, un crime de guerre.

PI. Quelles sont les réactions, à l’étranger, en particulier dans les médias ?
RS. Personne ne semble s’intéresser à ce qui se passe ici. Nous découvrons avec stupeur à quel point les médias internationaux parlent peu de la situation dévastatrice dans laquelle nous sommes plongés – ou que, s’ils le font, c’est d’une façon succincte, fausse ou falsifiée.
A Gaza, 85 % de la population est sans emploi ou non payée, et 90 % vit sous le seuil de pauvreté. L’extrême difficulté de vivre que nous avons connue ces derniers mois est de nature profondément dépressive. Gaza est désespérée. Gaza est en sang. Elle n’a jamais connue de situation aussi noire. A part quelques rares exceptions,
les médias se taisent. Nous sommes consternés, nous ne comprenons pas.

PI. De quand date cette détérioration ?  De l’enlèvement du soldat Gilad Shalit, le 25 juin 2006 ?
RS. Il est étrange que la communauté internationale ne parle que de l’enlèvement de Gilad Shalit et ne dise rien du Dr Nabil Abu Salmeya, tué avec neuf membres de sa famille à 2 h 45 du matin par des F-16. Des centaines de personnes innocentes et sans défense ont été blessées, mutilées et tuées, ont vu leurs maisons détruites. Personne ne trouve rien à redire à ce que, depuis le 25 juin, 300 civils ont été tués, dont 85 enfants et 70 femmes. Les terribles souffrances d’un peuple qui peine à maintenir sa tête hors de l’eau se poursuivent dans l’indifférence quasi générale.
Il n’y a pas un sang sacré et un sang qui ne le soit pas, une souffrance sacrée et une qui ne le soit pas. Il n’y a qu’une souffrance humaine, qu’un sang humain. Ne vous méprenez pas : je n’ai aucun mandat pour protéger des combattants armés ou des groupes de militants. Je ne parle que de la population civile, de citoyens palestiniens sans défense – que l’armée israélienne a décrété cibles militaires. C’est du terrorisme d’Etat, pratiqué par l’État d’Israël.
Par l’article 1 de la IVe Convention de Genève, la communauté internationale s’est engagée à respecter et à faire respecter ce traité, autrement dit, à garantir la protection des peuples occupés. Il ne s’agit pas d’un privilège dont le peuple palestinien espérerait jouir sous l’occupation israélienne. Non, la communauté internationale doit protéger notre population, en particulier des actes de violence et de terrorisme et des représailles collectives que lui infligent ses occupants. Or, non seulement elle la laisse exposée sans recours à des crimes de guerre quotidiens, mais elle vient de décider de l’enfoncer désormais dans la misère la plus abjecte [allusion au blocage de l’aide internationale par les Etats-Unis et l’Europe].

PI. Pourquoi la communauté internationale est-elle si aveugle, si hésitante à prendre des mesures concrètes, à adopter une position claire ?
RS. La cause en remonte manifestement au 11 septembre 2001. Le monde entier a haï les terroristes, et à juste titre : les attaques sur le World Trade Center ont visé des citoyens américains absolument ordinaires. Elles avaient pour but de remplacer la législation internationale, fondée sur les droits de l’homme, par la loi de la jungle.
Or, cette loi de la jungle, vous pouvez remarquer qu’il n’y a qu’un seul pays qui essaie de l’imposer, l’Amérique – à laquelle s’est jointe l’Europe en coupant les vivres aux Palestiniens en avril de cette année. L’une et l’autre ont décidé de maintenir la conspiration du silence sur les crimes d’Israël.
La population des Territoires occupés n’attend pas de miracle – elle attend la mise en œuvre des droits de l’homme et de la IVe Convention de Genève. Ces accords essentiels et le cadre juridique international qui en est issu ne sont pas une invention palestinienne, mais le résultat de ce qu’a vécu l’Europe durant les deux guerres mondiales. En 1945, universitaires, socialistes et diplomates ont uni leurs efforts pour imaginer comment prévenir des atrocités telles que les crimes de guerre contre des civils sans défense – dont, notez-le bien, l’Holocauste, qui a joué un rôle central dans cette démarche. C’est ainsi que sont nés un droit international, et un ensemble de règles de conduite claires visant à protéger sans ambiguïté, lors des conflits armés, les personnes qui n’y sont pas, ou n’y sont plus, engagées.
Pourtant, aujourd’hui, le fait que nous, Palestiniens, demandions le respect et l’application de ces lois, apparaît comme la revendication d’une sorte de privilège. C’est profondément humiliant, et totalement inacceptable ! Les droits de l’homme n’ont pas été créés pour les intellectuels ou les diplomates : ils n’ont rien de marginal, d’interdit, de vague. Ce n’est pas quelque chose dont on doive discuter derrière des portes closes. On les a voulus et créés parce que le monde en avait besoin. C’est pourquoi il faut y adhérer, et les appliquer.

PI. Etes-vous pour l’application des conventions internationales aux politiciens, aux militaires, aux diplomates israéliens suspectés d’avoir commis des crimes de guerre ?
RS. Oui, les militants des droits de l’homme y travaillent déjà, et ils iront jusqu’au bout. Cinquante ans après l’Holocauste, les Juifs n’ont ni oublié ni pardonné à ceux qui ont commis ces crimes innommables. C’est naturellement leur droit de leur demander des comptes.
Mais en même temps, pendant des décennies, Israël s’est rendu coupable des pires crimes à l’encontre de civils palestiniens. C’est pourquoi nous déclarons que nous non plus, nous n’oublierons et ne pardonnerons pas ces crimes et que nous emploierons tous les moyens possibles – dont ceux que nous donne le droit international – pour que justice soit faite. C’est mon devoir, non pas uniquement en tant qu’avocat et Palestinien, mais en tant que membre de l’humanité. Que reste-t-il des principes sur lesquels sont fondés les droits de l’homme quand on les voit foulés aux pieds impunément et de la manière la plus cynique un peu partout dans le monde ?

PI. Que pensez-vous de la proposition qu’a avancée, après la guerre contre le Liban, le gouvernement italien d’envoyer des forces de maintien de la paix dans les Territoires occupés ?
RS. Cela fait vingt ans que nous demandons l’installation d’une force internationale de maintien de la paix pour protéger les civils palestiniens des crimes de guerre israéliens. Nous l’avons demandé lors de deux Conférences internationales – en juin 1999 et en 2002 (après l’Intifada). Malheureusement, la première fois, nous avons été interrompus au bout de 15 minutes, et la session a tourné court, du fait de la pression des Etats-Unis. La seconde conférence a été ajournée six heures après son début.
Je soutiens sans réserves l’initiative du gouvernement italien. Aujourd’hui plus que jamais, le peuple palestinien a besoin de la protection d’une force internationale, agissant dans le cadre de la Convention de Genève. L’Onu doit donner son feu vert sans plus attendre.

PI. L’Union européenne a exprimé l’espoir que la mise en place d’un gouvernement d’union nationale permette un retour au processus de paix. Qu’en pensez-vous ?
RS. Les Palestiniens sont fatigués de devoir sans cesse faire leurs preuves pour que leur soit reconnu ce qui, de toutes façons, leur est dû, pour être à chaque fois déçus. Le facteur décisif, ce n’est pas de savoir si nous avons besoin d’un gouvernement d’union nationale ou non.
Cela n’aura aucun effet sur la cause du conflit. Avant, on prétendait que c’était Arafat qui faisait obstacle à la paix.
Aujourd’hui, on nous dit que c’est le Hamas, comme si on le sortait d’un chapeau. Il y aura toujours de nouvelles raisons [pour bloquer le processus de paix], on nous présentera toujours de nouvelles exigences.
Les demandes des Palestiniens n’ont rien d’irréaliste, elles expriment des besoins simples et naturels, qui sont ceux de toutes les autres nations. Ils veulent pratiquer leur droit à l’autodétermination, à avoir leur propre Etat, avec Jérusalem comme capitale. Mais d’abord et surtout, ils demandent la fin de l’occupation et l’application des traités internationaux. C’est possible, cela n’a rien d’un miracle.
L’Europe a commis une grave erreur en suspendant son aide aux Palestiniens après la victoire du Hamas. Cela a revenu à punir tout un peuple pour avoir élu, par des élections libres et démocratiques, un gouvernement qui n’a pas eu l’heur de plaire aux Etats-Unis, à l’Europe et à Israël. Est-ce cela, la démocratie ? Cette réaction est profondément anti-démocratique. En fait, nous sommes la première démocratie dans le monde arabe – et, même, la première sur Terre sous occupation ! Pourtant, au lieu de la reconnaître et d’engager inconditionnellement un dialogue avec le gouvernement du Hamas, la communauté internationale a affamé tout un peuple et a donné carte blanche à Israël pour l’étrangler davantage. J’espère que le monde, notamment l’Amérique et l’Europe, retrouveront la raison et travailleront à rétablir la stabilité dans une région du monde qui n’a jamais tant aspiré à la paix et à la justice, afin que les Palestiniens puissent vivre une vie relativement normale.

PI. Le Hamas doit-il reconnaître Israël, ainsi que le demande le Quartet [Russie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France] comme préalable au déblocage de l’aide internationale ?
RS. Le Quartet semble avoir perdu contact avec la réalité. Qui a besoin d’être reconnu ? C’est nous, les Palestiniens, qui sommes victimes d’Israël. Pas l’inverse ! C’est le peuple palestinien qui souffre ; c’est lui qui voit ses droits rejetés. C’est nous qui sommes tués jour et nuit, qui sommes victimes d’un siège mortel. C’est la force d’occupation qui doit reconnaître le peuple palestinien, non le contraire. Le peuple palestinien a besoin, et a le droit d’avoir son propre Etat, sa propre patrie.
Les États-Unis et leurs alliés devront bien, un jour ou l’autre, finir par ouvrir les yeux et comprendre qu’on ne peut rayer un peuple de la carte. Et qu’il est dangereux d’essayer de le faire en le soumettant à la loi de la jungle, comme c’est le cas au Moyen-Orient. Pour quiconque croit au règne du droit et de la justice, c’est inacceptable.


Avant l’enlèvement du soldat Gilad Shalit

– 21 juin 2006 : 3 enfants palestiniens tués et 15 blessés dans un assassinat ciblé des Forces d’occupation israéliennes (FOI)

– 14 juin : 2 Palestiniens tués par les forces nationales de sécurité

– 13 juin : 11 Palestiniens, dont un homme, ses deux enfants et deux paramédicaux, tués, et 30 autres blessés lors d’un raid aérien des FOI contre une voiture à Gaza

– 13 juin : escalade des tensions entre le Fatah et le Hamas

– 10 juin : intensification des attaques israéliennes :14 Palestiniens tués en 24 h dans la Bande de Gaza, dont deux parents, 5 de leurs enfants et deux frères. 36 blessés.

– 6 juin : Deux Palestiniens victimes d’attentats ciblés à Jabalya

[Source : Centre palestinien des droits de l’homme]





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Rien n'est plus simple que Dieu car, derrière toute chose, demeure ce principe divin. Lorsque l'homme en sera conscient, il parviendra à sa véritable grandeur et de lui se déversera un flot créateur. [Maitreya, message n° 54]

Chacun a son rôle à jouer dans la toile complexe tissée par l'humanité. Chaque contribution a sa valeur, unique et nécessaire à l'ensemble. Il n'existe personne, si pâle que puisse être son étincelle pour l'instant, chez qui le feu de la créativité ne puisse être allumé. L'art de vivre est l'art de permettre à ce feu créateur de s'exprimer et de révéler ainsi la nature des hommes en tant que dieux en puissance.
Il est essentiel que tous partagent cette expérience et apprennent cet art de vivre. Jusqu'à présent, seul un petit nombre a eu le privilège d'une vie vraiment créatrice. Dans les temps qui viennent, la créativité jusqu'ici inexploitée de millions d'individus donnera un nouvel éclat aux réalisations humaines. Enfin libéré des ténèbres de l'exploitation et de la peur, établissant des relations vraies et justes avec ses semblables, chaque homme trouvera en lui-même le but de sa vie et la joie de vivre. [le Maître de B. Creme. L'art de vivre, Un Maître parle.]

Aucune création artistique n'a jamais été accomplie sans que l'intuition entre en jeu. L'intuition étant une qualité de l'âme, une manifestation de l'âme agissant à travers sa réflexion – l'homme ou la femme qui compose la musique ou peint le tableau – c'est elle, par conséquent, qui est le feu créateur donnant naissance à l'œuvre d'art. Cela vient de l'âme. Toute peinture et toute musique de qualité qui vous touche, qui dure, qui garde une signification après des centaines, voire même des milliers d'années, est la manifestation de l'âme.
L'art provient de l'âme. Il est une démonstration, à travers l'intuition, du fait que les hommes et les femmes sont des âmes. Plus ils agissent en tant qu'âmes, plus la qualité de l'art qu'ils créent est élevée. Cette qualité dépend toujours du degré auquel l'âme a été capable de manifester sa créativité, à travers l'homme ou la femme accomplissant l'œuvre d'art. L'art et la culture viennent de l'âme. [B. Creme, PI, janvier 2006]

Créativité et service sont une seule et même chose : le service est la vie de l'âme s'exprimant de manière créatrice sur le plan physique. Cela domine de plus en plus la vie de l'individu, et aboutit à la création de la culture. Ce n'est pas par hasard que la culture d'une nation est créée par les disciples et les initiés de cette nation ; ils ont eux-mêmes déjà construit la première phase du lien, du pont, entre eux-mêmes et leur âme. [B. Creme, la Mission de Maitreya, tome III.]

Il est dit : « Perdez-vous dans le service. » La manière d'y parvenir est par la construction du pont ; le résultat en est la créativité du service : la créativité est service, le service est créativité. C'est la nature même de l'âme incarnée dans les trois mondes de s'exprimer dans une forme de service créateur ; ce faisant, nous perdons le sens du moi séparé, nous approfondissons notre expérience du Macrocosme, et réalisons que ce dernier et nous-mêmes ne sont qu'un. Telle est l'expérience croissante de l'homme ou de la femme qui construit le Pont, qui crée cette unité avec l'âme. Alors l'âme devient, dans une vie particulière, une réalité. Nous savons, au-delà de toute controverse, de tout démenti, que nous sommes l'âme. [B. Creme, la Mission de Maitreya, tome III.]

Mozart et le processus créatif

« Quand je suis, autant que faire se peut, complètement moi-même, entièrement seul, et de bonne humeur – comme voyageant en fiacre, ou me promenant à pied après un bon repas, ou pendant la nuit quand je ne peux pas dormir c'est dans de telles circonstances que mes idées abondent le mieux. Quand et comment elles me viennent, je ne le sais pas, pas plus que je ne peux les forcer. Ces moments qui me font plaisir, je les retiens dans ma mémoire, et j'ai pris l'habitude, à ce que l'on m'a dit, de les fredonner à moi-même. Quand ça se poursuit de cette façon, j'en viens bientôt à me demander comment je puis préparer ce morceau, afin d'en confectionner un bon plat c'est-à-dire, agréable aux règles du contrepoint, aux particularités des divers instruments, etc.

Tout ceci m'embrase l'âme, et, pourvu que je ne sois pas dérangé, mon sujet s'élargit, devient méthodique et se définit, et l'ensemble, aussi long soit-il, se tient presqu'achevé en mon esprit afin que je puisse en avoir une vue d'ensemble, comme un beau tableau ou une magnifique statue, d'un seul coup d'œil. Non pas que j'entende en imagination les parties successives, mais je les entends, pour ainsi dire, toutes d'un coup. Je ne puis dire le délice que cela me procure ! Toute cette invention, toute cette création, a lieu dans un rêve charmant et plein de vie. Pourtant l'écoute du tout ensemble est ce qu'il y a de mieux. Ce qui a été ainsi produit, je ne puis l'oublier facilement, et c'est peut-être le plus beau présent dont je doive remercier mon Divin Créateur […]

Quand j'en viens à écrire mes idées, je sors du sac de ma mémoire, si je puis m'exprimer ainsi, ce qui y fut rassemblé de la façon que j'ai dite. Pour cette raison la mise sur papier se fait assez rapidement, car tout est, comme je l'ai dit précédemment, déjà achevé ; et cela diffère rarement sur le papier de mon imagination. A cette occupation je ne puis souffrir d'être dérangé ; car quoi que ce soit qui se produise autour de moi, j'écris, et je parle même, mais seulement de volailles et d'oies, ou bien de Gretel, ou encore de Barbel, et seulement de ce genre de sujets. Mais ce qui rend ma production particulière, dans sa forme et son style, ce qui distingue du Mozart de l'œuvre d'autres compositeurs, vient probablement de la même cause que ce qui m'a donné un nez si long, si différent de celui de n'importe qui d'autre. Car je ne cherche pas à être original. »

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). Lettre « au baron von P – » (vers1790).






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