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Accueil > Revue Partage > année 2006

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 2006 - N° 218

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Changer de cap ou disparaître par Leonardo Boff


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Brève


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture




L'article du Maître

Home Les priorités de Maitreya

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Tandis que le monde attend avec espoir Maitreya et la délivrance, beaucoup reste à faire pour assurer la sécurité de la planète et de l’humanité. Toutefois, c’est dans un bref délai que Maitreya commencera à servir au grand jour. Il ne reste donc que peu de temps pour lui préparer la voie, pour dire aux hommes qu’aide et espoir sont à portée de main et que l’Instructeur est là, prêt à s’adresser directement aux peuples de toutes les nations.

Intensifiez donc vos efforts. Hâtez-vous d’informer tous ceux qui sont disposés à vous entendre que l’heure fixée par le destin a sonné, que bientôt l’humanité se réjouira de la présence de l’Instructeur. Dites-le-leur, et suscitez en eux espoir et courage. Beaucoup écouteront, qui ne l’auraient pas fait naguère : l’angoisse et la peur ont ébranlé les certitudes. Les signes aussi ont rempli leur mission, suscitant dans la multitude l’attente d’événements et de révélations.

Jamais auparavant dans l’histoire les hommes n’avaient été si nombreux à pressentir les changements à venir et à comprendre leur nécessité.
Ainsi, c’est dans un monde préparé et attentif que Maitreya émergera, avec l’assurance que sa présence est ardemment espérée.

Sauvegarder la Terre

Maitreya présentera aux hommes les priorités qui seules permettront de préserver et de sauvegarder la planète Terre et tous ses peuples. La paix est d’une importance primordiale, car sans elle tout le reste est perdu. La paix, dira-t-il, ne peut être assurée que par l’établissement de la justice, dont l’absence engendre à la fois le terrorisme et la guerre. La justice, affirmera-t-il, ne peut être obtenue que par le partage. Le partage est donc la clé de la paix et de la sécurité du monde.

Maitreya attirera l’attention des hommes sur l’urgente nécessité de traiter les maux dont souffre la Terre elle-même : sans une planète saine et vigoureuse, l’avenir des générations à venir est menacé. Il mettra l’accent sur la nécessité d’agir sans délai pour rétablir l’équilibre de notre habitat planétaire et de mobiliser toutes les énergies, par-delà les différences d’âge, pour cette tâche essentielle.

Le sort de tous ceux qui meurent de faim dans un monde d’abondance sera la première de ses préoccupations : « Rien ne m’afflige autant que cette honte », dit-il, et il espère susciter le lancement d’un vaste programme d’aide en faveur de tous les pauvres du globe à une échelle inconnue jusqu’ici.

Les priorités immédiates

Telles sont les priorités immédiates, pour assurer fermement l’avenir de l’humanité. Le libre arbitre des hommes est sacro-saint, et doit être respecté ;  la rapidité d’adoption des mesures qui permettront de répondre à ces exigences fondamentales est donc soumise à leur volonté.
Les hommes sont désormais face à un choix : voir que le monde est un, partager, et connaître ainsi la sécurité, le bonheur et une paix bénie – ou bien être témoins de la fin de la vie sur Terre.

Maitreya émerge maintenant pour s’assurer qu’ils feront le bon choix. N’ayez nulle crainte, il connaît déjà leur réponse, et il s’en réjouit.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Tournée de Benjamin Creme au Etats-Unis

Lors de sa tournée annuelle aux Etats-Unis, en août 2006, Benjamin Creme s'est rendu à New York, Los Angeles et San Francisco, où il a accordé des interviews dans les médias, donné des conférences publiques et dirigé des ateliers de méditation de transmission. Les conférences ont réuni un public nombreux, de 300 à 600 personnes, dont beaucoup assistaient pour la première fois à une conférence de Benjamin Creme. L'accueil fut sérieux et enthousiaste. Comme toujours, dans chaque région, les groupes avaient travaillé avec beaucoup d'énergie et de conviction pour organiser et faire connaître les événements et prévoir ensuite des rencontres afin de soutenir l'intérêt des participants. Maitreya et le Maître Jésus ont été présents parmi le public à toutes les conférences sous divers déguisements.

A New York, Benjamin Creme a donné une conférence aux Nations unies pour les membres de la Society for Enlightment and Transformation ; des membres de la société théosophique y ont également assisté. Dans son allocution il a mis l'accent sur le rôle des Nations unies en tant que « espoir du monde », un thème souvent abordé dans Partage international.

Le séminaire annuel de méditation de transmission, organisé par les groupes de méditation du sud de la Californie, s'est déroulé au YMCA conference centre, situé dans le magnifique cadre du centre de loisirs du Golden Gate ; l'enthousiasme et la chaleur des cent participants ont compensé le temps plutôt froid et brumeux. Le thème de la conférence d'ouverture fut « l'unité dans la diversité » et Benjamin Creme rappela à l'auditoire que c'était déjà le thème de sa première conférence aux Etats-Unis en 1980.

La conférence de cette année s'est inspirée d'un article du Maître de Benjamin Creme publié dans le numéro de mai 2006 de Partage international, mettant l'accent sur la nécessité pour la communauté internationale d'embrasser divers régimes politiques, incluant différentes formes de démocratie. Benjamin Creme a également appelé tous ceux qui travaillent pour l'émergence du Christ à mettre leurs divers talents et qualités individuelles au service du groupe et de sa tâche capitale.

Des extraits de la conférence de Benjamin Creme aux Nations unies ont été publiés dans le numéro de Septembre de Partage international. Une version éditée de sa conférence sur « l'unité et la diversité » sera publiée dans le numéro de janvier 2007.




Home La colonisation économique de l'Irak

par Patricia Pitchon

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), avant la première guerre du Golfe en 1991, 90 % des Irakiens avaient accès à l'eau potable sans restriction. Les sanctions subies par l'Irak entre cette période et la seconde guerre du Golfe ont changé la situation au point qu'au terme de la seconde guerre, 80 % des familles rurales buvaient de l'eau de qualité douteuse et 51 % des familles urbaines côtoyaient des égouts à ciel ouvert. En janvier 2006, seulement 3 % des familles rurales bénéficient du tout à l'égout.

Un rapport du gouvernement américain, daté de janvier 2006, décrit l'échec de la reconstruction du pays par l'intermédiaire de sociétés anonymes titulaires de contrats très lucratifs : bien que 93 % des fonds pour la reconstruction aient maintenant été dépensés, près de 60 % des projets en rapport avec l'eau potable et le réseau d'égouttage ne seront pas réalisés. Sur 425 projets prévus en matière d'électricité, 125 n'aboutiront jamais. Seuls 20 % des projets prévus en matière d'égouttage seront réalisés.

En revanche, après la première guerre du Golfe, les ingénieurs irakiens avaient reconstitué les services de base en seulement trois mois. Antonia Juhasz, expert américain, a récemment décrit en détail cette situation dans un excellent livre intitulé l'Agenda de Bush. Il affirme que la volonté de l'administration américaine de réformer l'économie irakienne en instaurant le libre échange a abouti à l'établissement de politiques commerciales fortement régulées en faveur des multinationales.

Ce sont les fameux Ordres de Bremer qui ont servi d'instrument pour la colonisation économique de l'Irak par des intérêts étrangers : il s'agit d'une centaine de mesures décrétées par Paul Bremer entre mai 2004 et juin 2005, lorsqu'il était à la tête de l'Autorité provisoire de la Coalition.

Il est maintenant largement admis que les ordres 1 et 2, qui ont écarté près de 120 000 fonctionnaires et 500 000 membres des forces militaires et des services secrets sous le prétexte de réduire l'emprise du parti Baas, ont constitué une énorme erreur dès les premiers jours de l'occupation et ont contribué de manière significative à l'insurrection. Les efforts ultérieurs en vue de rectifier la situation sont probablement venus trop tard. Beaucoup de ceux qui furent écartés ont ensuite rejoint le parti Baas.

En plus de la désorganisation des services publics, le faible recours au personnel local a contribué à un processus de sous-traitance très coûteux et parfois frauduleux. Les ordres de Bremer contribuent à développer un sentiment d'affairisme et d'indifférence aux besoins des populations locales : l'ordre 39 permet aux investisseurs étrangers de rapatrier sans préavis leurs investissements, sans aucune obligation de réinjecter quoi que ce soit dans l'économie locale. Il ne s'agit pas là de la reconstruction de l'Irak, mais plutôt de l'exploitation inique de la situation. Le même ordre 39 permet la privatisation de pratiquement n'importe quel secteur (hôpitaux, écoles, usines, alimentation, agriculture, eau, électricité, etc.). Aucune préférence ne peut être donnée aux entrepreneurs locaux.

Les Ordres de Bremer

Privatiser des services essentiels comme l'eau et la transformer en marchandise a pour effet de la rendre inabordable pour les pauvres. En Bolivie, où une multinationale avait tenté de faire la même opération, il s'en est suivi des manifestations et la chute du gouvernement. Les citoyens de Cochabamba (Bolivie) ont d'ailleurs écrit à leurs interlocuteurs irakiens pour les mettre en garde contre de telles calamités. Aux Etats-Unis, d'ailleurs, le système de distribution de l'eau est presque entièrement géré par l'Etat. C'est une ressource considérée comme un service par le gouvernement des Etats-Unis et fortement subventionnée de sorte que tous les Américains ont accès à l'eau potable et à un système d'égouttage. Ce service est facturé par l'Etat sans que l'on cherche à l'exploiter pour générer du profit.

Les ordres 80 et 81 ont remplacé les systèmes légaux régissant les brevets, les marques déposées et les droits d'auteur, afin de garantir l'accès au marché irakien et protéger les producteurs étrangers et leurs produits. L'OMS a constaté que la généralisation d'une telle législation sur la propriété intellectuelle a eu pour effet d'augmenter d'environ 200 % le prix des médicaments contre le sida et la malaria dans plusieurs pays d'Amérique du Sud.

Ces mêmes règles de plus en plus détestées, imposées par l'OMC, ont rendu illégal le fait de conserver ou de partager des semences, car les grandes multinationales de l'agriculture font breveter les droits sur les semences. En Irak avant l'occupation, en dépit des nombreuses cruautés de la dictature, le gouvernement rachetait les récoltes de blé et d'orge à un prix fixe et distribuait gratuitement de la farine dans le cadre d'un programme de garantie alimentaire qui comprenait également le sucre, le thé et d'autres biens de première nécessité. Mais l'ordre 12 a suspendu tous les impôts et taxes dus sur les marchandises entrant ou sortant d'Irak à partir de février 2004. En supprimant toutes les mesures de protection dont bénéficiait l'économie locale, l'occupant a laissé le pays grand ouvert à la concurrence internationale et à la merci d'importations massives de marchandises bon marché, ce qui a provoqué des ravages parmi les producteurs et revendeurs locaux.

L'Irak avait une constitution qui garantissait la gratuité des soins médicaux et de l'éducation depuis l'école primaire jusque et y compris l'université. Toute ceci a été remplacé par les ordres de P. Bremer dont la plupart ont été incorporés dans la constitution irakienne. Lorsque les Irakiens ont voté en octobre 2005, les deux tiers d'entre eux n'avaient pas eu l'occasion de voir les textes qui devaient faire l'objet du vote (les documents avaient été distribués seulement trois jours avant les élections et le texte de la constitution a été à nouveau modifié par quelques responsables irakiens et l'ambassadeur des Etats-Unis après la distribution de ces documents). Très peu d'Irakiens ont eu l'occasion d'examiner et de débattre de ce pour quoi ils devaient voter.

L'entrée et la sortie massive de fonds, rendues possible par les ordres de Bremer, prend encore une autre dimension suite à l'ordre 40 qui permet à des banques étrangères d'acquérir à 100 % des banques irakiennes sans qu'aucune préférence ne soit accordée aux banques locales. On ne tient pas du tout compte des petites banques communautaires locales qui pouvaient rendre des services non rentables aux yeux des banques étrangères.

Dans une étude sur la mondialisation, l'auteur canadien Wayne Ellwood attire l'attention sur le fait que les flux non régulés de capitaux constituent une menace majeure pour la stabilité de l'économie dans son ensemble, en transformant le monde en un énorme casino financier. Il cite l'économiste britannique Keynes qui dès 1930 attirait l'attention sur le fait que les flux de capitaux non régulés ôtaient le pouvoir aux hommes politiques élus pour le remettre aux mains des riches investisseurs. De nos jours, ces investisseurs, à travers les multinationales et la complicité de l'occupant, réalisent d'énormes profits aux dépens du peuple irakien. Il ne faut pas s'étonner alors que ce peuple apporte sa contribution à la résistance, à l'insurrection et au terrorisme.




Home Jésus, le plus authentique des démocrates

par Murdo McDonald-Bayne

En septembre 1944, à Johanesburg, le Dr. Murdo MacDonald-Bayne donna une conférence intitulée : « Les principes de base permettant la résolution des problèmes personnels et la reconstruction du monde ». Il plaida avec passion pour que chaque individu assume la responsabilité de ce qui se passe dans le monde. Par bien des aspects, les solutions qu'il propose font écho aux priorités de Maitreya et à sa recommandation : « L'homme doit agir et mettre en œuvre sa volonté. » Ces solutions sont aujourd'hui tout aussi pertinentes et urgentes qu'à l'époque où il les a présentées.

Le Dr  Murdo MacDonald-Bayne (1887-1955) était un initié de degré 2,0 et avait été préparé au Tibet par les Maîtres. C'était à la fois un guérisseur renommé et l'auteur de nombreux livres, notamment Beyond the Himalayas (Au-delà de l'Himalaya) et Divine Healing of Mind and Body (La guérison divine de l'esprit et du corps). Il a fondé des centres dans le monde entier afin de propager « les véritables enseignements du Christ ». Les extraits suivants ont été publiés dans l'appendice de son ouvrage I Am The Life (Je suis la vie1)

« Il est essentiel que chaque individu prenne conscience de sa place dans l'ordre des choses, qu'il comprenne qu'aucune amélioration durable sur le plan des relations humaines ne pourra se produire tant qu'il ignorera qu'il n'y a pas de séparation entre lui et les autres hommes. 

Aujourd'hui, le monde se dispute sur des choix de société, mais cette querelle est loin d'être nouvelle ; en fait, elle est aussi vieille que la société elle-même, car, au fil des siècles l'homme a toujours lutté pour la liberté, pour le droit de vivre. Les faits dont nous sommes témoins ne sont que les résultats des actions d'hier, et quels que soient les remèdes que nous leur apporterons, ils ne soigneront pas les maux de notre monde en faillite spirituelle. Nous en sommes responsable, que nos actes conduisent ou non à une nouvelle guerre mondiale. Y a-t-il une solution ? Oui, les Maîtres nous montrent le chemin. 

La Lumière est une qualité essentiellement individuelle, car chaque individu doit voir la lumière avant qu'elle puisse s'instaurer dans le monde, et que nous puissions devenir cette lumière. Nous devons montrer l'exemple par notre vie, et pas seulement par nos prêches.

Le monde s'efforce d'obtenir la paix en répartissant les nations en deux camps armés et opposés : les nantis et ceux qui, n'ayant rien, veulent tout avoir. Il n'y a vraiment pas grande différence entre eux. Mais les fondements de la guerre ne sont pas ceux de la paix : il est impossible d'obtenir une paix durable en gardant l'œil rivé sur la pointe d'une baïonnette. On ne pourra éradiquer la guerre qu'en coopérant librement pour s'attaquer systématiquement et sans égoïsme à ses causes. C'est seulement lorsque nous serons capables de nous aimer et de nous assister les uns les autres – au lieu de nous craindre et de nous haïr – que nous pourrons espérer bannir le malheur et la souffrance que nous avons nous-mêmes créés.

Si l'on doit justifier l'actuel sacrifice, colossal, de vies humaines au nom de la démocratie, alors faisons l'impossible pour fonder une démocratie mondiale en devenant nous-mêmes d'authentiques démocrates. Jésus était le plus authentique des démocrates. Le Sermon sur la montagne est le seul fondement possible d'une vraie démocratie mondiale – et cette véritable démocratie n'a encore été expérimentée ni individuellement, ni collectivement.

Nos besoins sont par nature dualistes : individuels et collectifs. Sur le plan collectif, il nous faut un système financier et commercial qui serve les peuples au lieu de les asservir, qui évite les guerres au lieu de les provoquer. Sur le plan individuel, nous devons cesser d'exploiter nos semblables, aider davantage les autres, et moins rechercher la gratification de notre petit ego.

Nous devons veiller à ce que la radio, la presse et les voyages servent à créer de bonnes relations internationales, au lieu de causer des dissensions par des propagandes hostiles […].

Nous devons nous assurer que les personnes ou les groupes dont la priorité n'est pas le bien-être de l'humanité, et qui ne reconnaissent pas la valeur de la spiritualité, n'occupent de position prépondérante ni à l'échelon national, ni à l'échelon international. Désormais, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre notre temps à rapiécer de vieux systèmes usés, des croyances ou des cultes qui n'ont plus d'utilité, ou qui ont échoué lamentablement. Nous ne pouvons pas attendre que d'autres nous montrent le chemin : nous devons nous rendre compte que rien ne peut résister à l'union de nos volontés, parce que Dieu est avec nous : son plan, sa puissance, sa Sagesse, son Amour.

Chacun d'entre nous doit consacrer ses énergies à l'œuvre de construire un monde nouveau et meilleur constitué en fraternité – un monde assurant à tous, en permanence, la santé, le bonheur, la sécurité et la paix. Et cela doit commencer par nous-mêmes, au sein de nos associations, dans nos foyers, nos entreprises et notre vie quotidienne.

Sur le plan individuel, nous ne devons pas manquer une occasion de nous perfectionner dans la connaissance de la vie, afin de contribuer réellement à l'établissement d'un meilleur ordre des choses. Sur le plan communautaire, nous devons tous accepter notre responsabilité de citoyens du monde et orienter notre intelligence et nos efforts vers l'émancipation de l'humanité, sachant que chaque individu a droit à la sécurité et à la liberté, à la santé, au savoir et aux richesses culturelles. Nous devons décider que désormais les ressources mondiales seront moissonnées dans le but constructif et bénéfique de servir l'humanité et non pour notre asservissement – que désormais nos actes seront dominés par l'amour de notre prochain davantage que par l'amour de nous-mêmes. »


1. Edition révisée publiée par Mystica Publication (N-Z°? ISBN 978-0-9582700-3-8 (2006)




Home Monnaie virtuelle de l'Onu : un plan de commerce coopératif pour l'Afrique

par Scott Champion

Depuis les décennies qu'elle afflue sur le continent africain, l'aide internationale a largement montré ses limites. Elle a, certes, sauvé des millions de vies, mais sa mauvaise gestion, son gaspillage, ses détournements, le fait qu'elle est en grande partie revenue dans les poches occidentales via le remboursement des intérêts de la dette, l'on rendue inopérante pour l'amélioration de la sécurité économique et financière des Africains.

La croissance continentale stagne depuis 30 ans, et perd du terrain dans tous les secteurs socio-économiques1. La corruption, endémique, touche toutes les couches de la société, au détriment des plus pauvres. Enfin, s'ajoute au tableau les guerres, les conflits tribaux ,  les famines et autres sécheresses. Bref, l'Afrique est plus divisée et plus affaiblie que jamais.

Que faire ? L'Union africaine (UA) et son programme « Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique » (NPDA) ont examiné, en quelque sorte de l'intérieur, les problèmes prioritaires, mais sans avoir pleinement les moyens, politiques et économiques, de mettre en œuvre leurs solutions. Des plans d'action tels que les Objectifs du millénaire (ODM) et les recommandations de la Commission pour l'Afrique1 (CPA) ont sans aucun doute eu un impact positif sur le continent. Mais les ODM ne parviennent pas à se traduire sur le terrain, et l'on ne peut dire que les recommandations de la CPA aient vraiment retenu l'attention des pays développés. Peut-être conviendrait-il donc d'imaginer une autre façon d'assurer l'avenir du continent, une sorte d'union économique où entreraient une majorité de ses nations – une union non pas sur le modèle de l'Union européenne, avec sa monnaie unique, mais adaptée à la situation africaine actuelle.

Soutenu par le monde développé, ce dispositif de nature coopérative pourrait contribuer à l'instauration d'un nouveau système – incluant la monnaie, le commerce, l'aide et les investissements. C'est précisément le but de cette proposition d'un nouveau système commercial pour l'Afrique.

Un nouveau système commercial

Les pays d'Afrique les moins avancés – que nous appellerons ici le Groupe africain (GA) – ne pourront sortir de leur situation sans mettre en place un vaste système multilatéral de commerce et de développement spécifiquement dédié à leurs intérêts économiques et financiers communs. Il leur faut également un médiateur fiable pour les assister lors de leurs négociations avec leurs partenaires plus riches et plus puissants. Vu leur peu de confiance envers des institutions internationales comme le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale – dans lesquelles les nations riches ont un poids considérable, ce médiateur ne saurait être que l'Onu. Ce système multilatéral devrait être conçu en vue de favoriser la souveraineté financière indispensable aux nations africaines les plus pauvres (tout en limitant par des mécanismes automatiques les dégâts d'une corruption généralisée) et, d'une façon plus générale, de créer les conditions les plus favorables au développement de ces économies, afin d'éliminer à terme leur dépendance à l'égard des pays occidentaux.

Pièce maîtresse de ce dispositif, une banque de commerce et de développement, placée sous la responsabilité directe de l'Onu, et alimentée par les contributions des autres pays, en particulier des pays riches. Cette banque gérerait un bouquet minimal de fonctions bancaires de base, créerait et utiliserait une monnaie virtuelle onusienne (MVO), et mettrait en place une sorte de chambre de compensation pour gérer l'ensemble des activités commerciales, des investissements et de l'aide internationale se déroulant ou aboutissant en Afrique. Elle ferait, notamment en faisant de cette monnaie l'intermédiaire unique entre celles des pays du GA et celles de leurs partenaires commerciaux internationaux dans toutes les transactions, office de gardien économique et financier des pays africains les moins développés.

Les contributions des pays parties prenantes à ce dispositif économique et financier seraient versées dans leurs monnaies – à condition qu'elles soient pleinement convertibles, sinon, dans une devise convertible (dollars, euro, etc.) – et créditées en MVO, et destinées à alimenter une réserve de devises internationales pour cette banque – une monnaie virtuelle est une unité de compte internationale, strictement comptable, non en cours dans le public (sans pièces ni billets). Ainsi, selon ce modèle, un pays donné voulant commercer avec un membre de la zone GA ouvrirait un canal (une sorte de droit de commercer) entre sa banque centrale et celle du pays GA concerné, au centre duquel se trouverait, tel un sas étanche, la banque de l'Onu. L'examen d'un canal, permettant de comparer les flux commerciaux entre un membre du GA et un pays extérieur, fournirait un bon indicateur du niveau de l'aide apportée par ce dernier.

Prenons un exemple, afin de rendre les choses plus claires (en faisant abstraction des opérations de change et des modalités de fixation des prix : soit une société kenyane qui décide d'acheter des tuyaux d'irrigation à une compagnie américaine. La banque centrale kenyane débiterait la somme dans la monnaie nationale (en l'occurrence, des shillings) du compte bancaire de l'acheteur. Puis la banque onusienne, sous instruction du Kenya, débiterait le compte virtuel qu'y posséderait ce pays au bénéfice de celui qu'y détiendraient également les Etats-Unis. Enfin, la banque centrale américaine créditerait en dollars le compte bancaire du vendeur. Même chose dans le sens inverse : une société américaine voulant acheter du thé au Kenya, la banque centrale américaine débiterait son compte d'une certaine somme en dollars, puis la créditerait en MVO dans la banque onusienne, laquelle la transférerait, via la banque centrale du Kenya, à l'entreprise de thé, en monnaie locale. Les deux Etats concernés resteraient ainsi sur un pied d'égalité, émettant et recevant la même valeur, les opérations de change se passant totalement en dehors du GA tout en protégeant ses membres des fluctuations économiques et financières mondiales.

Une telle étanchéité est particulièrement importante pour l'Afrique. Cette banque étant l'unique intermédiaire entre les pays du GA et le reste du monde, tous les flux financiers deviendraient de la sorte visibles – ce qui constituerait une arme particulièrement efficace contre la corruption. La possibilité de suivre ces flux donnerait, en effet, aux pays participant à ce système, aux institutions multilatérales, aux ONG et à la société civile des moyens de pression dissuasifs sur les gouvernements du GA de même que sur les sociétés qui y opèrent – les uns et les autres ne se caractérisant généralement pas par leur transparence.

Renforcer la monnaie africaine

En 1969, dans le but d'accroître les liquidités dans les échanges économiques et financiers internationaux, le FMI a créé une réserve internationale d'actifs, les Droits de tirage spéciaux (DTS) – une sorte de « panier » monétaire artificiel destiné à compléter les avoirs en devises des membres du FMI. A la différence des DTS, la MVO (elle aussi un « panier » artificiel) serait destinée non pas à compléter, mais à remplacer les réserves en devises des différents pays du GA. Autre différence : la valeur des DTS équivaut à la moyenne des quatre principales devises mondiales. Celle de la MVO équivaudrait à celle de l'ensemble des monnaies convertibles des pays parties prenantes. Enfin, tout aussi important, les pays du GA fixeraient les valeurs de leurs monnaies respectives, après négociation avec la banque onusienne, par rapport à la MVO, en tenant compte de facteurs tels que leurs réserves de devises, leurs taux d'intérêt, leur masse monétaire, leurs balances budgétaire et commerciale, leur dette et leur croissance économique. Les membres du GA pourraient ainsi établir entre leurs devises les taux de change indispensables aux échanges entre eux. Taux de change qui feraient l'objet d'ajustements périodiques pour tenir compte des diverses évolutions des économies nationales.

Ce système de taux de change donnerait sans nul doute aux habitants de ces pays une confiance qu'ils n'ont jamais ressentie envers leurs monnaies respectives. La convertibilité ainsi instaurée entre les monnaies de la zone GA (une convertibilité aujourd'hui plus qu'inégale, allant d'une convertibilité totale à une convertibilité quasiment nulle), appuyée par les efforts que déploie l'Onu pour favoriser l'intégration de ces pays dans le commerce international, contribuerait à intensifier la circulation des personnes, des biens et des services entre leurs territoires. Ce dispositif pourrait, sur une échelle réduite, reproduire la relation qui existe entre les principales devises convertibles du monde, et donner au continent certains des avantages (tels que la facilité de commercer et de voyager) que les pays développés trouvent tout naturels.

Ces nouvelles relations monétaires créeraient une dynamique d'union poussant les gouvernements, les sociétés et les citoyens du GA à former un vaste groupe économique et coopératif – bien plus vaste et puissant que celui des Communautés économiques régionales d'Afrique (CERA) – tout en permettant à chaque nation de garder la maîtrise de sa monnaie. Cependant, afin de limiter les mouvements de capitaux indésirables, les devises du GA, après accord, devraient fonctionner à l'intérieur de cette seconde barrière [ce groupe économique et coopératif], et n'avoir de valeur que dans la zone, et par rapport à la MVO. Cela permettrait aux pays les plus pauvres du continent d'accumuler les liquidités dont ils ont besoin pour amorcer leur développement économique.

Dans toute économie, quelle que soit son échelle – locale, nationale ou mondiale – les flux monétaires circulent à la manière du sang dans le corps. Il ne saurait y avoir d'économie saine si ces flux n'irriguent pas l'ensemble d'un organisme social. La banque de commerce de l'Onu constituerait une pompe puissante [le cœur] pour les pays d'Afrique les moins développés. La MVO, agissant de concert avec les différentes monnaies de la zone GA, contribuerait à élever le tonus général, un peu comme le ferait une transfusion de sang neuf. Ce dispositif de convertibilités opérerait comme un réseau de veines et d'artères, assurant une circulation monétaire sans entraves à l'intérieur de la zone et avec ses partenaires internationaux. La force vitale d'un tel système circulatoire serait apportée par les pays garants de la valeur de la MVO, notamment les pays riches, mettant leurs énergies, inhérentes dans leurs économies et symboliquement contenues dans leurs devises, au service de ces nations dont les économies ne disposent pas de la circulation monétaire sans laquelle il ne saurait y avoir ni santé ni vitalité économiques.

L'un des principaux rôles de cette banque serait de servir de chambre de compensation et de contrôle des flux d'investissements internationaux. De servir à la fois de régulateur et de tampon dans les diverses relations économiques pouvant affecter les économies du GA. Ce rôle serait double : il consisterait en premier lieu à renforcer l'activité économique à l'intérieur de la zone. Notamment en repérant, réduisant, éliminant les nombreux obstacles à la circulation des différents flux économiques entre ses membres : règlements et tarifs labyrinthiques, inefficacité douanière, absence d'infrastructures de base (télécommunications, électricité, réseaux routier et ferroviaire, ports). Les barrières financières internes de la zone, tout aussi nocives au commerce, se verraient réduites par le nouveau cadre financier créé par la banque.

Equilibrer les échanges

En second lieu, cette chambre de compensation servirait d'intermédiaire entre les pays de la zone et ses partenaires internationaux. Rappelons ce que nous avons déjà souligné : ce dispositif n'aurait d'autre raison d'être que d'améliorer la situation économique des pays les plus pauvres du continent africain. C'est pourquoi cette chambre de compensation, avec le soutien tant des pays du GA que des autres, contribuerait à : (1) accroître les exportations, (2) instaurer un commerce équitable, (3) mettre en place les architectures fiscales et légales ad hoc, (4) négocier des accords avec les multinationales, notamment en fixant les niveaux de rapatriement de leurs bénéfices et de retour sur leurs investissements, (5) contrôler tous les actes commerciaux ainsi que les règlements, avec droit de veto en cas d'opérations suspectes, et enfin (6) surveiller les flux commerciaux entre les pays de la zone et leurs partenaires internationaux.

S'inspirant de la proposition faite par l'économiste britannique J.M. Keynes d'instaurer un contrôle des flux d'investissements internationaux (International Clearing Union), on demanderait aux pays parties prenantes à cette institution (mais ne faisant pas partie du GA) d'équilibrer leurs échanges commerciaux avec chacun des pays de la zone ainsi que d'accepter la mise en place de mécanismes garantissant cet équilibre. Même chose à l'intérieur du GA, où les pays les moins développés seraient les bénéficiaires prioritaires de ce dispositif. Une manière d'inverser la situation actuelle, où ce sont les pays les plus pauvres qui ont les plus gros déficits commerciaux, et les plus riches les excédents les plus importants. Autrement dit, ce sont ces derniers qui profitent le plus des nations les plus pauvres du continent. La situation est telle qu'on ne pourra en sortir que si tous les pays s'accordent pour veiller à respecter cet équilibre dans leurs relations commerciales.

De leur côté, les pays du GA devraient travailler ensemble à atteindre et maintenir cet équilibre avec leurs partenaires internationaux. Et tout cela dans un climat de souplesse et de coopération, les seuls éléments « rigides » du dispositif étant les deux barrières que nous avons proposées [la banque onusienne et le groupement économique et coopératif]. La participation à cette institution étant volontaire, aucun pays n'aurait à craindre la perte de sa contribution : il pourrait à tout moment récupérer ses crédits en MVO.

L'histoire des rapports commerciaux du monde développé avec l'Afrique est l'histoire d'un déséquilibre. Le modèle de relations commerciales que nous proposons ici, fondé sur la collaboration et la bonne volonté de ses parties prenantes, pourrait avoir un impact positif sur les nombreuses variables économiques qui empêchent le décollage économique et social de l'Afrique. Si ce modèle (ou tout autre) conduisait les économies de la zone GA vers une plus grande prospérité, il en résulterait naturellement une amélioration rapide dans les domaines aujourd'hui les plus sinistrés, comme la sécurité alimentaire, les niveaux de revenus, le logement, la santé, l'éducation, les droits de l'homme et de la femme, et l'environnement. L'Afrique ne réduira sa dépendance vis-à-vis de l'aide étrangère qu'en élevant sensiblement son niveau de vie, qu'en le rapprochant de la norme internationale. Et cela ne sera possible qu'en intensifiant ses échanges commerciaux, intérieurs et extérieurs. C'est là que se trouve la clé de son avenir.


1. Notre intérêt commun. Rapport de la Commission pour l'Afrique.




Home Le droit à la nourriture

par Frances Moore Lappé Source : thenation.com

« Si quelqu'un ne peut pas s'acheter de quoi manger, il n'en est pas moins un citoyen et nous en sommes responsables. » Ce concept, mis en avant par Adriana Aranha, a contribué à la victoire de son parti des travailleurs aux élections municipales de Belo Horizonte (Brésil), en 2000.

Déclarant qu'une alimentation saine était un droit pour tous les citoyens de la quatrième ville du Brésil, la nouvelle équipe municipale a réuni des voix de travaillistes, de l'Eglise et d'organisations citoyennes. Le nouvel office municipal de sécurité alimentaire a innové : 25 catégories de produits sont fournies à des prix modiques par des fermiers locaux, des restaurants en plein air servent quotidiennement 12 000 repas gratuits, des programmes radio sponsorisés par la mairie orientent les consommateurs vers les aliments de base à prix réduits.

Ces initiatives et beaucoup d'autres contre la faim ne représentent qu'un pour cent du budget de Belo, mais elles donnent de bons résultats. La mortalité infantile, l'un des indicateurs du niveau de malnutrition, a diminué de 56 % depuis dix ans. Belo, dans le cadre du programme Famine zéro du président Lula, a inspiré de nombreuses initiatives sur le droit à la nourriture à travers tout le pays.

La nourriture a été considérée comme un droit, pour la première fois en 1948, avec la Déclaration universelle des droits humains de l'Onu. En 1993, lors de la Conférence de Vienne sur les droits humains, les organisations de citoyens ont commencé à exiger des normes spécifiques pour le droit à la nourriture. En 2004, le conseil du FAO (Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) avait adopté « des lignes directrices pour la mise en œuvre progressive du droit à une alimentation correcte », signées par 187 gouvernements. Aujourd'hui, 22 pays ont inclus le droit à la nourriture dans leur constitution, soit pour tous les citoyens, soit spécifiquement pour les enfants.

Après une période de déclin, le nombre de personnes souffrant de la faim dans l'hémisphère sud a néanmoins augmenté de près de quatre millions par an entre la moitié des années 1990 et la fin de la décennie.

Il est facile de comprendre pourquoi le fait de déclarer officiel le droit à la nourriture est une stratégie attrayante.

Alors que la plupart des gens admettent que nous avons le droit de vivre, le droit à la nourriture, essentiel à la vie, ne semble pas en faire partie. Peut-être que notre expérience évolutive ne nous incite pas à reconnaître ce droit. A l'exception des derniers millénaires, l'Homo sapiens a vécu dans des sociétés de chasseurs-cueilleurs pendant ses quelque 200 000 ans d'évolution ; en étudiant ceux qui restent aujourd'hui, les anthropologues constatent que le comportement des humains est unique dans le partage de la nourriture, « tout particulièrement parmi les individus sans liens entre eux », écrit Michael Gurven, qui fait autorité en matière de transfert de nourriture parmi les chasseurs-cueilleurs. Sauf en période d'extrême disette, lorsque quelques-uns mangent, tous mangent. Et les chasseurs les plus productifs partagent la plus grande partie de leur chasse. Cette éthique relationnelle pourrait bien avoir perduré jusqu'à l'époque féodale, ainsi que le suggère l'expression « seigneur » – gardien de la miche de pain, impliquant la responsabilité envers tous les autres.

Un autre intérêt de reconnaître un droit est que cela implique la présomption d'un éventuel mécanisme de mise en œuvre. Au Brésil, Flavio Valente, rapporteur national sur les droits humains à la nourriture, à l'eau et à la terre, est déjà en train d'examiner ce qu'il appelle les « violations du droit à la nourriture ».

Mais faire du « droit à la nourriture » l'objectif essentiel de la lutte contre la faim comporte des inconvénients. D'abord, les droits et le pouvoir sont trop facilement séparés. Ainsi, les prisonniers ont le droit de manger, mais qu'en est-il de leur pouvoir ? Même un Etat totalitaire peut garantir le droit à la nourriture.

En outre, à entendre le mot « droit », on peut vite glisser vers un mode passif, et toujours attendre de recevoir d'un tiers, comme dans le cas du droit (légitime) à l'éducation ou à bénéficier d'un jury dans un procès. Ce cadre du « droit » peut également conduire certains à s'installer définitivement dans leur situation, au lieu de se percevoir comme citoyen co-créateur d'un processus en permanente évolution.

Prendre son pouvoir

Existe-t-il alors un moyen plus basique de lutter contre la faim ? Je pense que oui. Et cela commence avec le pouvoir.

La recherche du pouvoir est encore plus profondément ancrée dans l'être humain que le besoin de manger. Pensez à la grève de la faim, où le refus de manger devient un moyen de pression. Le philosophe Erich Fromm considérait notre besoin d'être utile comme fondamental. Imitant la formulation de Descartes, il écrivit : « Je suis parce que je suis utile. »

Le mouvement des sans terre

Envisager le terme de la famine du point de vue du pouvoir déclenche une série de connections et d'actions dynamiques et énergiques. On le voit de nos jours en Amérique latine. Le plus vaste mouvement social du continent américain, le Mouvement brésilien des paysans sans terre (MST), n'est pas né du droit à la nourriture. Il est né parmi les gens sans terre et enseigne des concepts et des savoir-faire démocratiques, comme la prise de décisions en groupe, la désobéissance civile et plus récemment, l'égalité des sexes. Ainsi le MST ne fait-il qu'accroître son pouvoir. Grâce à lui, 350 000 familles ont créé 2 000 nouveaux hameaux comprenant fermes et commerces, ainsi que 1 800 écoles. Le revenu des familles a augmenté et le taux de mortalité infantile a chuté.

L'expérience de la Bolivie montre quelque chose de similaire. En 1952, une révolution fit promulguer une loi destinée à fournir des titres de propriété à la majorité de citoyens sans terre. Mais la population indigène – 60 % de la population du pays – s'est insuffisamment mobilisée et quelques milliers de gros propriétaires terriens ont été les véritables bénéficiaires de cette loi. En 1990, une deuxième réforme a donné les mêmes résultats décevants.

Mais en 2000, dans le département de Tarija, dans le sud du pays où 80 % des paysans ne possèdent pas le moindre lopin de terre, les sans terre ont imité la stratégie de leurs frères brésiliens. Cela consistait à identifier les terres arables inutilisées – la loi bolivienne et la constitution brésilienne exigent que les terres arables aient une fonction sociale – puis à soumettre une pétition au gouvernement pour en obtenir les titres de propriété. S'ils étaient ignorés, ils prenaient possession de la terre et commençaient à la cultiver. Malgré les attaques féroces des propriétaires terriens, cette stratégie a déjà permis de créer plus d'une centaine d'exploitations rurales en Bolivie, dont beaucoup jouissent à présent d'un titre de propriété.

Ce vaste mouvement des paysans sans terre a également contribué à créer la majorité qui a élu Evo Morales à la présidence en décembre 2005. En juin 2006, E. Morales s'est rendu dans les basses terres fertiles de l'Est afin d'accorder à des paysans des titres de propriété sur des terres du gouvernement, première phase d'un plan visant à transférer d'ici cinq ans 180 000 km2 de terres publiques à des gens sans terre – soit deux fois la superficie du Portugal.

Il est plus difficile d'évaluer le pouvoir des citoyens que de réduire la faim, mais cela pourrait bien être encore plus important. Quand vous « oubliez comment dire « oui monsieur » et que vous apprenez à dire « je pense que », cela marque la naissance d'un citoyen, explique João Pedro Stédile, leader MST brésilien ; et c'est comme d'aller à bicyclette, cela ne s'oublie pas ».

Le droit de manger découle donc peut-être d'un droit encore plus fondamental – le droit au pouvoir – qui à son tour exige une remise en question de la démocratie. Beaucoup plus qu'une structure juridique, une démocratie permettant d'éradiquer la faim est une pratique vivante du pouvoir citoyen pour créer des communautés solides. Et c'est ce qui est en train de se produire.


(Reproduit avec la permission de The Nation Magazine. Voir : thenation.com)




Home La justice réparatrice

Interview de Jim Boyack et Helen Bowen par Megan Scherer

La justice réparatrice, apparue dans les années 1980, est une justice de nature thérapeutique et collective. Elle consiste à laisser à une communauté (ethnique, un quartier...) le soin de décider la meilleure façon de composer avec les auteurs de délits. Contrairement au système judiciaire traditionnel, axé sur l'accusation et le châtiment, la justice réparatrice se base sur la responsabilité du contrevenant, sur la résolution de problèmes – causes et effets – liés à l'acte jugé, et sur l'égalité de parole entre les deux parties. Elle se pratique surtout dans les pays anglo-saxons et au Québec ; l'Union européenne, plus portée sur la médiation judiciaire, s'y intéresse depuis un ou deux ans. La Nouvelle Zélande fut le premier pays a en incorporer le principe dans son code pénal, en 2002. Partage international a interrogé deux des fondateurs, néozélandais, de Restorative Justice Trust (Association pour la justice réparatrice), Jim Boyack et Helen Bowen.

Partage international : Pour quelles raisons la Nouvelle Zélande a-t-elle ce rôle de pionnière dans la pratique de la justice réparatrice ?
Jim Boyack : La Nouvelle Zélande est un petit pays, très centré sur la vie communautaire. Ce furent les Maoris qui furent les militants les plus actifs de cette nouvelle approche de la justice à partir des années 1970-1980 quand ils ont commencé à demander une meilleure prise en compte de leurs valeurs propres par le système judiciaire du pays. Cela a débouché en 1989 sur la création des premiers forums de groupes familiaux, ébauches de cette justice réparatrice. Devant le succès de cette première expérience, menée dans le cadre de la justice pour mineurs (14-17 ans), on a décidé d'étendre ces forums, à titre expérimental, au cas par cas, à l'ensemble du champ pénal. Les résultats s'avérant vite probants, le gouvernement et le Parlement ont progressivement officialisé cette innovation, jusqu'à ce qu'en 2002, ils l'incluent dans le code pénal.

PI. Y a-t-il eu, dans les pratiques judiciaires passées, quelque chose d'approchant ? Connaissez-vous des cultures qui, aujourd'hui, ont adopté cette justice communautaire ?
Helen Bowen. Nombre de peuples indigènes ont toujours réglé leurs différends dans un cadre familial et communautaire [la notion de communauté, chez les Anglo-saxons, ne revêt aucune connotation communautariste], au point que l'on a pu considérer cette pratique comme co-naturelle aux îles du Pacifique ou aux Maoris ; en ce qui me concerne, je pense que tout dépend surtout du rôle que l'on accorde à la communauté, à la collectivité. Si l'on accepte qu'elle soit partie prenante à la pratique judiciaire, alors, les solutions aux différends qui naissent en son sein seront meilleures que celles obtenues entre les seules parties en conflit.
JB. Les Maoris ont une grande expérience dans ce type de règlement collectif des problèmes. Ils se réunissent dans les marae (maisons communes) pour discuter de questions qu'ils n'oseraient à aucun prix aborder ailleurs. Il existe un accord selon lequel rien de ce qui s'y passe ne devra en sortir. La justice réparatrice consiste simplement à donner à un agresseur et à sa victime l'occasion de parler de leurs litiges dans un cadre sûr, pacifique qu'ils ne trouveraient nulle part ailleurs.

PI. Le fait que des membres de la famille et des amis soient présents, et pas seulement l'auteur du délit et sa victime, doit naturellement faciliter les choses.
HB. Il est particulièrement important, pour un plaignant, de savoir que la personne qu'il accuse ne vient pas seule. Rien de plus inquiétant pour lui que de l'imaginer solitaire, sans famille, sans amis ni soutiens, un tel isolement donnant inévitablement l'impression que la délinquance est chez elle une seconde nature. Il est, de plus, rassurant de la voir se présenter aux séances accompagnée de gens prêts à l'épauler et l'aider tout au long du forum dans l'exercice de sa responsabilité.

PI. Quels bénéfices les victimes retirent-elles de ces procédures ?
HB. De l'information. Prenons le cas d'un vol. Tout ce dont la victime peut se rappeler, c'est ce qui est arrivé au moment de l'effraction, la peur qu'elle a ressentie, et les objets volés. Grâce à cette procédure de justice réparatrice, elle va rencontrer cette personne, savoir qu'elle a une famille, qu'elle est au chômage. C'est toute la situation qui s'en trouve démystifiée ; il est alors plus facile aux victimes de se dire : « Bon, d'accord. Mais je ne voudrais pas que vous refassiez la même chose à quelqu'un d'autre. Voyons ensemble comment vous pourriez éviter de recommencer. » Cette façon de faire apporte une aide précieuse aux plaignants.

PI. Et du côté des auteurs de délits ?
HB. Les bénéfices son immenses. Ils n'ont généralement pas conscience des conséquences de leur délit. Ils ont tendance à se fermer sur eux-mêmes. Qu'ils n'aient pas d'emploi ou d'ami(e)s, et la vie leur paraît étroite, sans intérêt. Rien n'est plus difficile que de les amener à se mettre à la place de quelqu'un d'autre, à comprendre combien ils ont affecté sa vie, et enfin, à leur demander de faire un geste positif envers lui.

PI. A ce que je comprends, il y a un certain nombre de règles à respecter. La première, c'est que chacun respecte le point de vue de l'autre. Pouvez-vous nous en dire un mot ?
HB. D'abord et avant tout, le respect, effectivement ; puis éviter toute dispute, laisser chaque personne parler sans la couper. Avant la réunion, on explique ces règles et on s'assure que tous les acceptent. L'auteur du délit commence par reconnaître les faits, puis la parole est donnée à la victime, qui explique comment elle a vécu l'agression, qu'elles en ont été les conséquences. Tout tourne autour de ce moment de parole de la victime, car c'est sur lui que repose le succès de la justice réparatrice.

PI. Il semble que l'un des facteurs essentiels du succès de ces forums, c'est qu'ils ne sont pas obligatoires.
JB. Sauf pour les jeunes, qui sont obligés d'y participer, quels que soient leurs délits. Pour les adultes, ils n'ont effectivement lieu que si la ou les victimes y consentent, car, en leur absence, aucun processus de réparation n'est possible. Leur refus se fait au détriment des contrevenants qui regrettent sincèrement leur acte et veulent faire amende honorable. Mais pour le moment, c'est ainsi que cela fonctionne pour les adultes. Ce qu'on pourrait reprocher à la justice réparatrice telle qu'elle est aujourd'hui appliquée aux mineurs (de 14 à 17 ans), c'est qu'elle met trop l'accent sur l'accusé. Elle fait passer au second plan la parole de la victime, alors que le processus de réparation se fonde sur la rencontre des deux parties sur un pied d'égalité. De ce fait, les forums se transforment parfois en mini-tribunaux visant à punir plutôt qu'à faire prendre conscience de leurs responsabilités aux jeunes délinquants.

PI. La tenue d'une séance de justice réparatrice affecte-t-elle la sentence ?
JB. Oui, en particulier depuis que le Parlement a voté en 2002 le Sentencing Act, qui oblige les tribunaux à tenir compte des résultats de la justice réparatrice quand les plaignants s'en estiment satisfaits. Il va de soi que si l'auteur d'un délit a appris de ce travail collectif, et que sa victime s'est vu accorder l'essentiel de ses demandes, une partie des objectifs de la justice pénale a été atteinte et elle peut en conséquence tempérer sa sentence. Cela dit, notre véritable objectif est de parvenir, dans ces séances, à une compréhension mutuelle satisfaisante des parties concernées.

PI. Pourrait-on appliquer ce modèle de justice réparatrice dans d'autres contextes, de guerre civile, par exemple, ou de conflits internationaux ?
JB. La justice réparatrice (JR) est un outil puissant et prometteur dans de nombreux domaines, en fait partout où il est question de victimes et d'agresseurs, partout où deux parties en conflit se proclament victimes l'une de l'autre. Des démarches de réparation ont été menées avec un succès extraordinaire depuis le milieu des années 1990 à Bougainville – région de Papouasie Nouvelle Guinée qui a fait sécession et connu une guerre civile féroce. Les groupes de pacificateurs australiens l'y ont utilisée avec un réel succès partout où c'était possible.
Selon un spécialiste bien connu de la JR, le Dr Chris Marshall, cette technique de règlement de conflit constituerait le moyen idéal de traitement du terrorisme international. La commission Paix et Réconciliation d'Afrique du Sud peut en apparaître également comme une variante. On peut employer la JR dans les écoles, les entreprises, en fait partout où des différends peuvent surgir. C'est le meilleur moyen d'aider les gens à en comprendre les causes, comment ils en sont venus là, à déterminer les responsabilités et à rechercher collectivement comment éviter de retomber dans ce genre de situation.

PI. En l'absence de respect mutuel entre les parties, aucune solution n'est possible ?
JB. Exactement. Le Dr Derek Wilson, spécialiste réputé du conflit nord-irlandais, a fait remarquer que la peur se nourrit du vide, et que c'est quand les « adversaires » en viennent à se connaître que la confiance devient possible. On ne peut sortir d'un conflit qu'en se rencontrant, en se respectant, et en cultivant une attitude de confiance mutuelle. Il devient alors possible de le régler à la satisfaction de tous.


Effet de séances JR sur la sentence d'une cour de justice néo-zélandaise

Un jeune, au lourd passé de violences, accusé de « coups et blessures avec intention de porter gravement préjudice à l'intégrité corporelle d'autrui », avait plaidé coupable. Il risquait plusieurs années de prison. L'homme qu'il avait agressé avait fini par surmonter les effets de cette agression au terme d'un long et douloureux travail sur lui-même. A l'instigation de l'officier de police qui s'était le premier occupé de cette affaire, on avait reporté la sentence pour permettre au jeune homme de bénéficier de séances de JR.

La première réaction de la victime fut de demander une sanction exemplaire. Mais après avoir appris à connaître son agresseur au cours des séances, elle parvint à dépasser sa souffrance et son ressentiment pour rechercher la solution la plus appropriée et la plus utile au jeune homme.

Le forum avait permis au jeune délinquant de faire face à son acte dans les meilleures conditions, et de réfléchir à la manière dont il pourrait à l'avenir canaliser sa violence, et non plus la laisser détruire sa vie.

Il fut condamné à deux ans avec sursis, avec obligation de suivi psychologique, ainsi qu'à 25 000 dollars néo-zélandais (environ 12 000 €) de dommages et intérêts – un montant qui avait été convenu entre les parties au cours des séances de justice réparatrice. Selon son avocat, il n'a plus eu de problème depuis.




Home Gaza en état de crise

Source : The Independent, Grande-Bretagne

Les habitants de Gaza sont affamés et survivent en buvant l'eau des étangs. Ils vivent sous la constante menace d'une attaque. Ils n'ont presque plus d'électricité, pas d'argent ni d'emploi, pas le droit de voyager, de pêcher ni de franchir les check-points. Ils ne peuvent pas bénéficier de subventions de l'Union européenne ni s'adresser aux banques des pays arabes pour demander une aide financière et ils s'estiment heureux lorsqu'on leur accorde 30 mn pour évacuer leurs maisons avant une attaque de bombes ou de missiles.

Le nom donné aux attaques israéliennes et au blocus imposés au Liban et à Gaza, en juin 2006, est « Pluies d'été ». Ce qui suit donne un aperçu des conséquences de ces « Pluies d'été » sur quelque 1,4 million de personnes virtuellement prisonnières d'une petite bande de terre, l'un des endroits les plus densément peuplés au monde.

Comme l'explique Maged Abu-Ramadan, maire de la ville de Gaza : « C'est la pire année pour nous depuis 1948, année où les premiers Palestiniens se réfugièrent à Gaza. Gaza est une prison. Ni les personnes ni les marchandises ne peuvent quitter le territoire. La population est affamée. Les gens essaient de survivre avec du pain et du falafel et le peu de tomates et de concombres qu'ils cultivent eux-mêmes. »

Le journaliste Patrick Cockburn écrit dans le journal britannique The Independent : « Gaza est en train de mourir. Le siège israélien de l'enclave palestinienne est tellement dur que ses habitants sont au bord de la famine[…]. Ici sur les bords de la Méditerranée se déroule une grande tragédie[…]. C'est toute une société qui est en train d'être détruite[…] et ce conflit sanglant de Gaza a pour l'instant peu retenu l'attention des médias internationaux par rapport à la guerre au Liban. »

L'agence des Nations unies dédiée aux réfugiés palestiniens, United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (UNRWA) a déclaré, le 24 août 2006, que « l'activité de l'agence de Gaza était quasiment suspendue en raison du manque d'accessibilité du territoire ». D'après l'agence, suite à la fermeture de Karni, le principal terminal d'approvisionnement en marchandises, de sérieuses pénuries en nourriture, carburant et matériaux de construction sont apparues.

Selon l'UNRWA, plus des trois quarts de la population de Gaza est composée de réfugiés et plus de la moitié d'entre eux vivent dans huit camps.

Depuis la destruction de la centrale électrique de Gaza par une attaque aérienne israélienne, en juin, les centres médicaux de l'UNRWA sont contraints d'utiliser des groupes électrogènes. « Si nous venons à manquer de carburant, cela aura de graves conséquences sur le stockage des réserves de médicaments et le fonctionnement des équipements médicaux dans les 18 centres médicaux de l'UNRWA que compte la bande de Gaza », prévient John Ging, directeur des opérations de l'agence pour Gaza.

J. Ging décrit les conditions générales de vie à Gaza comme étant « misérables, frustrantes et en constante dégradation. Les perspectives d'avenir sont très préoccupantes puisque Gaza est maintenant isolée économiquement du monde extérieur et la poursuite de nos opérations
humanitaires est devenue une lutte qui coûte cher. »
L'UNRWA doit maintenant la somme incroyable d'un million de dollars à ses agents de transport maritime israéliens pour couvrir des frais de retard de déchargement de navire causés par la fermeture du terminal de Karni.

Suite à cette situation tragique, six organisations de défense des droits de l'homme ont lancé, le 28 août 2006, un appel urgent à la Haute Cour israélienne, réclamant l'ouverture des passages vers la bande de Gaza pour assurer un acheminement de nourriture, de médicaments, de carburant et d'autres produits essentiels. Les six organisations (l'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI), Médecins défenseurs des droits de l'homme, Centre pour la défense de l'individu, Comité public contre la torture en Israël (PCATI), B'tselem et Gisha) estiment que « les militaires sont dans l'obligation de permettre aux résidents de Gaza d'accéder à tout ce qui leur est nécessaire afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins essentiels et mener une vie normale. Cette obligation comprend l'autorisation de passage des ressources nécessaires au fonctionnement normal des services de santé, de l'éducation et du commerce. D'après ces organisations, Israël doit au moins, si elle respecte les lois humanitaires internationales, permettre aux organisations d'aide de venir en assistance à une population qui a été durement touchée et qui a besoin de cette aide. »

Frustrés de constater que les grands médias ne rendent pas compte de la situation désespérée qui règne à Gaza, certains racontent leur vie quotidienne sur leurs blogs sur Internet. Mona El-Farra, 52 ans, médecin et militante des droits de l'homme et de la femme à Gaza, relate sa vie au jour le jour :

Lundi 28 août 2006 : Des opérations militaires israéliennes contre Gaza ont lieu sans discontinuer. A l'Est de la ville, 8 personnes ont été tuées et 17 autres blessées, y compris des journalistes de Reuters. Les forces navales nous tirent abondamment dessus. Chaque jour les hôpitaux accueillent les blessés et les tués. La consommation en gazole de nos hôpitaux a augmenté depuis qu'ils doivent utiliser des groupes électrogènes pour les salles d'opération […]

Des milliers d'enfants souffrent du syndrome de stress post traumatique. Ils rentrent à l'école samedi prochain mais il n'y a pas d'eau, pas d'électricité, pas de système d'égouts efficace, pas de distractions, pas d'argent pour acheter de la nourriture. Les frontières sont juste ouvertes de temps en temps pour laisser passer des médicaments et de l'aide humanitaire pour l'UNRWA. La santé publique est largement touchée. De plus en plus de familles font appel à l'aide alimentaire et de nombreux enfants n'ont pas de repas équilibrés. L'Alliance des enfants du Moyen-Orient a distribué 500 cartables ainsi que des fournitures scolaires à des enfants de Gaza.

La vie sous l'occupation continue [...] et les gouvernements du monde ne restent pas seulement silencieux – la souffrance de la population de Gaza semble les divertir. Ils se pressent en apportant des solutions inefficaces alors qu'ils oublient l'origine du problème : l'OCCUPATION et l'INJUSTICE.

Pour Jan Egeland, coordinateur de l'aide humanitaire des Nations unies, la population de Gaza est comme « enfermée dans une cage. Il n'y a pas assez d'électricité, pas assez d'eau. Les conditions de vie y sont en ce moment intolérables. Pour moi Gaza est une bombe à retardement. Cela ne peut pas continuer ainsi sans qu'une énorme explosion sociale se produise. »


 Des faits et des chiffres

10 septembre 2006

– La population de la bande de Gaza, estimée à 1,4 million d'habitants, dont un tiers vit dans des camps de réfugiés, subit des attaques depuis 74 jours.

– Les avions de guerre israéliens ont lancé plus de 250 raids contre Gaza et ont touché les deux centrales électriques et les ministères des Affaires étrangères et de l'Information.

– Plus de 260 Palestiniens, dont 64 enfants et 26 femmes, ont été tués depuis le 25 juin 2006. Plus de 1 200 Palestiniens ont été blessés, et 60 d'entre eux ont été amputés.

– Au moins 120 bâtiments palestiniens, maisons, ateliers et serres ont été détruits et 160 endommagés par les Israéliens.

– Israël a cessé tout commerce. Même la pêche est interdite. Les fermetures ont paralysé l'industrie, ce qui a coûté leur emploi à plus de 30 000 habitants de Gaza.

– Les deux tiers de la population de Gaza vivent dans un état de grande pauvreté. La Banque mondiale prévoit que suite au déclin de l'économie de Gaza, ses habitants devront survivre avec moins de 2 dollars par jour.

– Les deux tiers des habitants de Gaza sont sans emploi. Le tiers restant est composé de fonctionnaires non payés par manque de fonds.

– Gaza est devenue la région la plus pauvre de la Méditerranée avec un revenu annuel de 700 dollars par personne. Le revenu annuel par personne est de 20 000 dollars en Israël.

– L'Union européenne a suspendu ses aides alors que les banques arabes, sous la pression de l'administration américaine, ne transfèrent pas de fonds vers Gaza.

– Les dégâts causés par les bombardements israéliens au réseau électrique sont estimés à 1,8 milliard de dollars et plus d'un million de personnes n'ont plus régulièrement accès à l'eau potable.


Voir deux photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 218 d'octobre 2006, page 21, représentant deux réfugiés palestiniens.
Haj Mohamed Zoarab, âgé de 62 ans, est réfugié palestinien depuis 1950.
Hanya El Kurdi, âgée de 67 ans, est réfugié au camp d'Ashdod. Elle a confié que, récemment, son fils et elle-même étaient restés sans manger pendant deux semaines, avant que l'aide ne leur parvienne. [Source : UNRWA]





Signes des temps

Home L'évangile de Judas

Source : The New York Times, national geographic.com, Etats-Unis

L'évangile de Judas, découvert après 1 700 ans, a fait la une des médias du monde entier. On dit que le texte déchiffré apporte un nouvel éclairage sur la relation entre Jésus et Judas, le disciple qui l'a trahi.

Le document récemment révélé, rédigé en écriture copte, a été découvert dans un ouvrage ancien datant, pense-t-on, du troisième ou du quatrième siècle. Il s'agirait d'une traduction d'un texte grec qui aurait été écrit par les premiers chrétiens, un peu avant 180 apr. J.-C. On lit dans ce document qu'il s'agit du « compte rendu secret de la révélation que fit Jésus dans une conversation qu'il eut avec Judas Iscariote pendant une semaine, trois jours avant de célébrer la Pâque. Jésus lui dit : « Ecarte-toi des autres et je te révélerai les mystères du royaume. Il est possible pour toi de l'atteindre, mais tu souffriras beaucoup. » Le compte rendu dit ensuite que Jésus fait référence aux autres disciples en disant : « Tu les surpasseras tous – car tu sacrifieras l'homme qui me revêt. » Le document, considéré comme authentique, fut découvert dans les années 1970 dans une grotte en Egypte. Par le commerce d'antiquités, il atteignit finalement l'Europe et, beaucoup plus tard, les Etats-Unis. On dit qu'il est resté dans un coffre bancaire à New York pendant seize ans, avant d'être acheté en 2000 par un commerçant de Zurich. Il fut alors acquis par une fondation suisse, la Fondation Maecenas pour l'art ancien, qui en commença la traduction. Des sociétés américaines, la National Geographic Society, et le Waitt Institute for Historical Discovery financèrent le projet. Elaine Pagels, professeur de religion à l'Université de Princeton et auteur de The Gnostic Gospels fit partie de l'équipe qui traduisit cet évangile de Judas. « Beaucoup considéraient ces évangiles apocryphes non pas comme une remise en cause radicale des évangiles du Nouveau Testament, mais comme un enseignement d'un niveau avancé pour ceux qui ont déjà reçu le message élémentaire de Jésus. » 

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de l'évangile de Judas. Il explique également que lorsque Jésus a dit à Judas : « Tu les surpasseras tous – car tu sacrifieras l'homme qui me revêt », c'est en fait Maitreya qui parle à Judas par la bouche de Jésus. « L'homme qui me revêt » fait référence à Jésus adombré par Maitreya.


Home Découverte d'un authentique voile de Véronique

Source : Voir en fin d'article

En septembre 2006 la visite du pape Benoît XVI dans un monastère italien a attiré une attention grandissante du public sur un petit morceau de tissu conservé dans ce monastère et portant une image que beaucoup pensent être le visage de Jésus. Le tissu a été comparé au suaire de Turin, en raison des extraordinaires similitudes entre les deux images et de l’inexplicable nature de ces images.

Selon la tradition chrétienne, une femme appelée Véronique essuya le visage de Jésus lorsqu’il marchait sur la route du Calvaire, et une image de son visage s’est imprimée sur le tissu. D’autres disent que le nom de Véronique vient de vera icona (véritable icône). Des documents remontant au IVe siècle font référence à l’existence d’un tissu, désigné sous le nom de Voile de Véronique, supposé avoir des propriétés miraculeuses et curatives. Il est mentionné dans le poème de Dante la Divine Comédie, écrit entre 1306 et 1321, et il fut exposé pour les pèlerins chrétiens dans la Chapelle du Vatican à partir du XIIe siècle jusqu’en 1608. Cette année-là, lorsque la chapelle fut reconstruite, le voile disparut, volé pense-t-on. Peu après, des récits indiquent qu’un tissu considéré comme le voile de Véronique fut donné aux moines du monastère de Manoppello, petite ville située à 240 km de Rome, où il est resté jusqu’à présent. Cependant, le Vatican maintient qu’il détient toujours le voile original.

 En 1977, des scientifiques ont examiné le voile de Manoppello aux rayons ultraviolets et découvert que les fibres ne contenaient pas de pigment. Ils en ont conclu que l’image du visage d’un homme sur le tissu ne pouvait avoir été ni peinte ni tissée avec des fibres colorées. En 1999, le père Heinrich Pfeiffer, prêtre et chercheur allemand, annonça qu’au bout de treize ans de recherches il était arrivé à la conclusion que le tissu de Manoppello était l’authentique voile de Véronique. Le tissu de 24 cm sur 16 est fait dans une très belle matière tissée à partir de fibres produites par des moules, et il possède un certain nombre de propriétés extraordinaires : l’image apparaît ou disparaît selon l’angle de la lumière ; elle semble en trois dimensions lorsqu’on la regarde à une certaine distance et sous un certain angle ; et une image identique apparaît des deux côtés du tissu, comme sur une plaque photographique, ce qui était impossible à réaliser en utilisant des techniques anciennes.

Les recherches scientifiques comparant l’image du visage sur le suaire de Turin et celle sur le voile de Manoppello montrent qu’elles ont exactement la même taille et sont superposables. La seule différence est que sur le suaire les blessures visibles sur le visage sont toujours ouvertes, alors que sur le tissu de Manoppello les blessures sont refermées ; par ailleurs, sur le tissu de Manoppello la bouche et les yeux sont ouverts alors que sur le suaire ils sont fermés. Les chercheurs qui ont étudié les deux images sont arrivés à la conclusion que le visage sur les deux images est le même, mais « photographié » à deux moments différents.

La clarté de l’image, supposée vieille de plus de 2 000 ans, surprend les visiteurs du sanctuaire. Silvana Fiorelli, une Italienne, a déclaré que l’image l’avait remplie d’un sentiment « d’émerveillement » : « Je ne peux expliquer, a-t-elle dit, comment le visage du Christ est resté aussi visible après tout ce temps. »

Frère Emiliano, un des moines capucins gardiens du sanctuaire, a qualifié la visite du pape « d’événement historique ». Le souverain pontife, a-t-il déclaré, « comme de nombreux pèlerins, ne vient pas tant pour voir le visage du Christ sur le voile de Véronique que pour être vu par lui, être aimé par les yeux du Seigneur ».


 (Sources : Reuters ; Zenit News Agency, Rome ; www.catholic-forum.com ; Die Welt, Germany ; Daily Telegraph, G.-B.)

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité du voile de Véronique de Manoppello.


Home Recherches sur le suaire de Turin

Source : http://www.shroudstory.com www. shroud.com ; Channel 4, G.-B

« Ce que fit le Christ ne fut pas seulement de ramener le corps de nouveau à la vie, mais également de le ressusciter. Il libéra, si vous voulez, par la descente d'une formidable énergie spirituelle dans le corps alors sans vie de Jésus, les particules atomiques de matière, les reconstitua et amena dans ce corps une matière de niveau vibratoire subatomique, une matière qui est littéralement de la lumière. Cela eut sur le corps l'effet d'une intense radiation, et c'est cette radiation qui produisit l'empreinte sur le suaire. C'est ce que l'on appelle un effet d'ionisation.

Il existe en photographie un procédé appelé ionisation. Quand un photographe désire imprimer une image positive à partir d'une image négative, il passe la plaque aux rayons X. Ce bombardement de hautes fréquences ionise la plaque, de sorte que, lors du développement, on obtient le contraire de ce à quoi on pourrait s'attendre. Le blanc devient noir, et le noir devient blanc. Le puissant flux spirituel s'écoulant du Christ dans le corps du disciple Jésus causa cet effet d'ionisation, et produisit le négatif sur le suaire, il brûla en quelque sorte le suaire, mais seulement en surface. L'empreinte est exacte comme ne pourrait l'être aucune photographie et elle est apparue que le suaire ait touché ou non le corps… » [Benjamin Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Un documentaire télévisé intitulé Les Secrets des morts : le suaire du Christ ? tourné par Alex Hearle pour Pionner TV et diffusé à Pâques 2006 en Grande-Bretagne (Channel 4) et aux Etats-Unis, a passé en revue les preuves accumulées depuis le test au carbone de 1988 qui avait mené à la conclusion que le suaire de Turin était un faux médiéval.

Les preuves apportées par un restaurateur de tissus qui a travaillé sur le suaire, par un médecin légiste, un microbiologiste, des experts photographiques et différents historiens d'art spécialistes des linceuls ont mené à un accord général selon lequel le suaire daterait du 1er siècle après J-C. Tous rejettent la datation au carbone, la considérant comme largement inexacte, en raison du choix de l'échantillon de tissu pour le test – un fragment pris dans un coin du suaire, la partie s'avérant la plus contaminée par des siècles de manipulation et d'exposition.

Le document révèle également que les analyses effectuées sur le sudarium d'Oviedo (un tissu ayant recouvert le visage de Jésus mourant) montraient que le sang sur le sudarium et sur le suaire était du même groupe rare AB – partagé par seulement 3 % des gens. [Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité du sudarium. Voir PI, septembre 1998]

Les débats se poursuivent au sujet du suaire, notamment en ce qui concerne les différentes théories sur un procédé photographique. Les scientifiques du Shroud of Turin Research Project sont arrivés à cette conclusion : « On suggère maintenant qu'une énergie inconnue fut appliquée sur le corps sans vie enveloppé dans le suaire, et qu'un jaillissement de chaleur ou de lumière extrêmement intense pendant un temps extrêmement court – probablement des millièmes de secondes – a en quelque sorte fait du suaire un film polaroïd primitif. »

Robert Dinager, du laboratoire scientifique de Los Alamos (Nouveau Mexique), pense que « l'image a sans doute pour origine une brève pulsation d'énergie. On pourrait dire que cela s'est fait instantanément. Il aura fallu beaucoup d'énergie, mais pas trop sinon le tissu aurait été détruit. »

Peter Shumacher, inventeur de l'analyseur VP 8 de la Nasa qui a révélé les propriétés tridimensionnelles de l'image, décrit l'empreinte sur le suaire comme « une image topographique tridimensionnelle qui agit comme un négatif photographique ». L'ombre particulièrement subtile du suaire, explique-t-il, « est un diagramme de proximité du tissu au corps. En même temps elle agit comme un négatif photographique ». Il décrit la découverte de l'image tridimensionnelle du suaire en ces termes : « Je n'avais jamais entendu parler du suaire de Turin auparavant. Je n'avais aucune idée de ce que j'étais en train de regarder. Cependant les résultats étaient différents de tout ce que j'ai pu constater en utilisant l'analyseur VP 8, avant ou après. Seul le suaire de Turin a produit ces résultats à partir d'une étude de projection isométrique avec l'analyseur VP 8. » 




Home Une statue du Bouddha émet des rayons de lumière

Source : diverses (voir à la fin de l'article)

Des milliers de pèlerins ont afflué dans les temples du Sri Lanka au début du mois d'août 2006 après que les médias aient rapporté que l'on pouvait voir « des rayons miraculeux » émaner de statues du Bouddha. Lorsque la nouvelle du phénomène extraordinaire s'est répandue, la circulation fut bloquée dans toute la ville de Colombo et des environs, un grand nombre de personnes s'étant rendues dans les temples et auprès des statues du Bouddha sur le bord de la route.

« Plusieurs de mes collègues et moi-même avons vu la statue du Bouddha luire de rayons verts », a raconté un témoin au temple Gangararamaya, à Colombo. Parmi les nombreuses statues supposées émettre de la lumière, on a cité des statues du temple Bellanwila Rajamaha Vihara situé dans les environs de Colombo, une statue près de l'orphelinat Sambodhi à Galle, ainsi qu'une statue située à un arrêt de bus dans la même ville, et une statue du Bouddha à l'entrée d'un complexe d'habitation dans la ville de Battaramulla. « Des milliers de personnes ont certifié avoir vu des rayons de lumière émaner de la poitrine des statues du Bouddha et ont considéré qu'il s'agissait d'un miracle », selon un article paru dans un journal sri lankais.


Sources : www.lankanewspapers.com, The Island, Sri Lanka ; Agence France-Presse

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait d'authentiques miracles accomplis par Maitreya.


Home Un médecin concède une « guérison miraculeuse »

Source : Cadillac N, Michigan, Etats-Unis

Pour Donna Sikes, de Cadillac, dans le Michigan (Etats-Unis), la question n'était pas de savoir si elle devait se faire opérer pour enlever une tumeur de 8 mm au cerveau, mais quand et comment. Quittant son domicile en camion pour se rendre à Dearborn afin d'y subir une visite pré-opératoire et une IRM avant l'intervention très risquée, elle décida de mettre une cassette pour avoir de la compagnie. C'était une cassette de Gordon et Pat Robertson intitulée « Infinite Power – God's Plan for Miracle Living » (Pouvoir infini – le Dessein de Dieu pour une vie faite de miracles).

La cassette disait de poser la main là où se trouve la maladie, ce que je fis. Pendant tout le trajet, je me laissais porter par la cassette, tout en disant : « Jésus, enlève cette tumeur, je suis seule et je n'ai personne pour m'aider. »

Ce qui est arrivé ensuite est décrit par Donna Sikes comme un miracle. « Il n'y avait que la cassette, moi et mon camion, se souvient-elle. Ce n'était pas la cassette, mais Jésus qui a agi. Je sentis de la chaleur. C'était comme si j'avais été transportée au ciel pendant toute la durée du trajet. » En conduisant elle sentait la présence de Dieu ; l'Esprit saint lui dit que tout irait bien. « Je savais déjà que Jésus m'enlèverait cette tumeur, explique-t-elle. Je n'ai jamais eu peur. »

Pendant l'IRM, l'opératrice fit une pause, visiblement intriguée, et demanda ce qu'elle était supposée rechercher exactement. Donna Sikes lui dit que l'on recherchait une tumeur pituitaire, mais qu'elle savait que cette fois on ne la trouverait pas, bien que les deux scanners précédents l'aient clairement montrée. Elle avait raison. L'opératrice ne trouva aucune grosseur et le scanner ne détecta pas le moindre signe de tumeur. Le médecin de Donna examina les résultats et lui dit : « Il y a une poche vide dans votre tête. »

Le docteur Alicia Elmore, médecin de famille, de Cadillac, écrivit pour confirmer que la tumeur avait disparu : « J'ai vérifié les radios et les comptes rendus moi-même et je n'ai aucune explication médicale à fournir. Je ne peux que qualifier cela de guérison miraculeuse. »

« Nous avons deux de ses anciennes IRM, a-t-elle déclaré plus tard lors d'une interview. Ici, la tumeur est visible. » Le docteur Elmore a expliqué ensuite que les médicaments peuvent aider à résorber des tumeurs, mais dans le cas de Donna Sikes « il n'est pas signalé qu'elle ait pris un quelconque médicament. »

Sa guérison miraculeuse a transformé la vie de Donna. « Je croyais en Dieu avant, mais maintenant je lui parle. Je sais combien il m'aime. Jésus fait des miracles, déclare-t-elle.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Donna Sikes avait été guérie par sa propre foi. Aucun Maître n'est impliqué dans cette guérison.


Home Une abondance de miracles

Les médias s'intéressent aux miracles

Source : Daily Mail, Grande-Bretagne

« Maitreya va inonder le monde de tant d'événements extraordinaires qu'il semblera impossible de leur trouver la moindre explication. » [un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1988]

« La dernière décennie a connu une augmentation du nombre de prétendus miracles », selon le journal britannique Daily Mail, qui a consacré à ce sujet une double page intitulée « Miracles ou folie ? » où l'on peut voir une grande photographie de la Vierge versant des larmes de sang.

Le journal cite des miracles récents comme les inscriptions religieuses et les symboles apparaissant sur des légumes, les statues hindoues qui « boivent » du lait et qui attirent des centaines de milliers de personnes, et les dizaines de statues de la Vierge que « l'on a vu verser des larmes au parfum de rose ou, même plus spectaculaire encore, des larmes de sang ». Bien que dans de nombreux cas il s'agisse de supercheries avérées, dit le journal, « il reste un noyau dur de mystères qui ne peuvent être expliqués de manière conventionnelle ».

Le journal cite Irene Thompson, auteur de l'ouvrage It's a Miracle, qui fait remarquer que les miracles ne sont pas « rares, spectaculaires, bibliques », mais arrivent à « des gens ordinaires au cours de leur vie de tous les jours ». « Il n'existe généralement aucune explication logique au fait qu'un miracle s'est produit, qu'une vie a été sauvée ou un malade guéri. Même si une explication peut être attribuée à un phénomène naturel, le moment et la combinaison de facteurs influençant le miracle suggèrent l'intervention de Dieu ou d'un pouvoir supérieur », explique-t-elle.

Relatant une histoire de poisson ayant parlé, le journal fait le commentaire suivant : « Beaucoup pensent que Dieu choisit de révéler sa présence avec un nombre croissant de miracles surréalistes adaptés à l'ère des médias. » Un clairvoyant, Uri Geller, explique que « dans un monde cynique et sceptique, les signes pour l'esprit humain doivent être clairs et manifestes. Les allusions subtiles à l'âme passent inaperçues. Le message doit être écrit en grosses lettres et clamé à travers un mégaphone. »

L'effet de la prière est un type de miracle pouvant plus facilement être vérifié par la science. The Annals of Internal Medecine ont relaté en 2000 des études concernant les effets de la prière pour les malades, dont la moitié indiquait un effet positif. Le Dr Mary Self, originaire de Cardiff, fut guérie d'un cancer des os après que les fidèles de son église baptiste aient commencé à prier pour elle. « Je crois qu'il est possible pour Dieu de guérir les gens et la seule explication que j'ai est qu'il s'agit d'un miracle », a-t-elle déclaré à son chirurgien au Royal Orthopaedic Hospital de Birmingham. « Oui, j'en conviens », a répondu le chirurgien Robert Grimer. « Il n'y a pas d'autre explication. »




Home Un nouveau « miracle du lait »

Source : diverses (voir à la fin de l'article)

Des milliers de personnes ont afflué dans les temples hindous de nombreuses régions de l'Inde pour voir des statues apparemment « boire » le lait qui leur était offert.

Signalé pour la première fois dans l'Uttar Pradesh, au nord de l'Inde, le 20 août 2006, le miracle s'est rapidement répandu aux Etats du nord, Haryana, Punjab, Gujurat, Madhya Pradesh, Bihar et dans l'ouest du Bengale, où des témoins ont raconté que le lait avait été « accepté » par des statues de Krishna, Shiva, Durga et Ganesh. Des queues se formèrent à l'extérieur des temples à Lucknow, Kolkata et Delhi et les temples restèrent ouverts tard le soir pour recevoir la foule des visiteurs.

« J'ai mis une cuillerée de lait dans la bouche de Ganesh et il l'a bu », a déclaré Akhilesh Shukla, négociant à Lucknow. « C'est un miracle », affirme Sudhir Mishra, prêtre dans un temple de Shiva, à Lucknow. Plus de dix litres de lait ont été offerts dans son temple le lundi 21 août. « Regardez le sol : il est pratiquement sec. Où le lait est-il allé ? On devrait le voir par terre. Comment comprendre cela ? »

« Je suis venu avec ma famille pour offrir du lait […] Oui, les statues ont bu le lait – c'est un miracle », a témoigné Sunil Gupta, originaire d'Agra. Le prêtre d'un temple dédié à Ram, à Aruna Asaf Ali Marg, dans l'Utthah Pradesh, a raconté : « Les gens ont vu Ganesh boire le lait vers 20 h et ensuite la nouvelle s'est répandue et des milliers de personnes ont afflué dans le temple pour vérifier par eux-mêmes. Le Seigneur Ganesh a bu le lait de tout le monde et la foule est restée jusqu'à 23 h. » Un autre témoin, Meenak-shi Kumar, s'exclame : « C'est vraiment arrivé. Ganesh a bu du lait dans ma main ! » Et au Shiv Mandir, près du Bengali Market de Delhi, Bibhak Mishra a vu du lait disparaître d'une cuillère présentée à une statue de Saï Baba.

Les médias indiens ont relaté des miracles similaires dans des maisons particulières. Share International a également reçu des comptes rendus du même miracle s'étant produit en Grande-Bretagne, à l'occasion de fêtes célébrant la naissance de Krishna, au mois d'août.


Sources : Associated Press ; Reuters ; Hindustani Times, Daily News Analysis, Inde ; Khaleej Tmes, UAE ; news.sawf. org

Selon Benjamin Creme, ce miracle a été réalisé par Maitreya et son groupe, et il rappelle l'étonnant « miracle du lait » de septembre 1995 où des milliers d'hindous ont afflué dans les temples et les sanctuaires du monde entier pour assister au phénomène. Jamais auparavant au cours de l'Histoire un miracle ne s'était produit simultanément à l'échelle mondiale.


Home Bénédiction de lumière au Tibet

Bénédiction de lumière de Maitreya prise au monastère Tashilunpo à Shigatse (Tibet).




Home Une statue du premier roi du Tibet verse des larmes

Lors d'un voyage organisé au Tibet, une dame de Porto Rico, fut conduite au monastère Tashilunpo à Shigatse, où certains Maîtres ont vécu avant l'invasion chinoise. Elle a photographié une tête sculptée du premier roi du Tibet où des larmes apparaissent.

Il s'agit d'un signe manifesté par Maitreya.



Tendances

Home Restaurer les récifs de corail

Source : Nikkei Weekly, Japon

La mer est une source très riche de nourriture pour la planète. Mais ces dernières décennies, l'activité humaine a commencé à perturber et à détruire l'écologie marine. La décroissance, ou parfois la disparition des espèces a des conséquences négatives immédiates sur tout l'environnement maritime et sur les hommes.

Depuis les quarante dernières années, un tiers du corail mondial a disparu et un autre tiers risque actuellement de mourir.

Le réchauffement planétaire et la pollution des rivières et des océans ont déséquilibré la vie dans les mers. Des prédateurs naturels ont été décimés, entraînant la croissance incontrôlable de certaines espèces. Ainsi,  l'étoile de mer vorace a transformé en cimetières des récifs coralliens autrefois florissants.

La sauvegarde et la régénération des récifs coralliens représentent un projet de toute première importance pour le laboratoire de science maritime d'Akajima (AMSL) (préfecture d'Okinawa), où un heureux accident a amené une découverte capitale qui a permis aux chercheurs de parvenir à préserver et régénérer les récifs.

Après plus de dix ans de recherches à l'AMSL, un laboratoire gouvernemental, des biologistes spécialistes des milieux marins ont découvert comment récolter des œufs de corail et les essaimer dans l'eau pour former une petite colonie de corail. Les œufs sont récoltés à la pleine lune en mai, juin – cela peut sembler de la pure fantaisie, mais c'est un fait scientifique établi, car de nombreuses espèces de coraux se reproduisent à cette période.

On garde les œufs dans des bassins d'eau de mer jusqu'à ce qu'ils forment des larves qui commencent à nager, cherchant une place pour s'ancrer et se transformer en polype.

On installe alors des blocs rugueux et de petites colonies commencent à se re-produire. Auparavant, les blocs se recouvraient trop rapidement d'algues, empêchant les minuscules colonies de coraux d'absorber la lumière.

La découverte capitale eut lieu quand un chercheur a remarqué que les escargots de mer se nourrissaient d'algues. On place maintenant des escargots de mer sur les blocs. Ils dévorent les algues et les polypes des coraux ont ainsi assez de lumière pour se développer.

Une fois qu'ils se sont suffisamment développés, on remet les blocs à la mer. Selon un chercheur d'AMSL, « cette méthode pour faire croître les coraux à partir d'œufs va réellement permettre de régénérer les récifs. »




Home Un carburant à base de noix de coco

Source : www.lankanewspapers.com, Sri Lanka

Un bio-carburant à partir d'huile de noix de coco pourrait amener une grande amélioration économique et environnementale au Sri Lanka.

Ce carburant dopera l'industrie de la noix de coco, en sévère déclin depuis que les importations d'huile de palme en provenance d'Asie inondent le marché local, depuis la dérégulation de 1995.

Nommé Coco Diesel, ce carburant sera fabriqué conjointement par le plus grand producteur d'huile de noix de coco « British Ceylon Company », la « Malaysian Palm Oil Board » et « Golden Hope Plantations », qui utilisent déjà cette technologie pour élaborer du diesel à partir d'huile de coco en Malaisie. L'usine de bio-diesel en cours de construction au Sri Lanka produira 5 000 tonnes par mois (environ 36 500 barils).

Le bio-diesel est beaucoup plus propre que le diesel fossile conventionnel ; tout moteur diesel peut l'utiliser sans modification, tournera mieux et durera plus longtemps.

En 2001, la Thaïlande été la première à lancer le bio-diesel. Elle dispose maintenant de plusieurs usines de bio-diesel fabriqué à base d'huile de palme et d'huile végétale. Mélangé au diesel conventionnel, ce carburant hybride est commercialisé à Chiangmai et Bangkok, où il est largement répandu.

D'autres produits à base de noix de coco seront développés au Sri Lanka. Il s'agit de remplacer 80 % de l'huile de palme vendu sur les marchés par de l'huile de noix de coco fabriquée localement.





Les priorités de Maitreya

Home Sida : le temps est venu de tenir ses promesses

par Stephen Lewis Source : stephenlewisfoundation.org

Lors de son dernier discours comme délégué spécial de l'Onu pour le sida en Afrique, Stephen Lewis s'est livré à un plaidoyer passionné en passant en revue tous les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le sida dans le monde entier.

L'ancien ambassadeur canadien à l'Onu et directeur exécutif à l'Unicef a recommandé instamment aux délégués à la 16e Conférence internationale sur le sida de Toronto de se joindre à lui pour proclamer à nouveau que le temps est venu de tenir ses promesses.

S. Lewis a décrit les principaux problèmes et les solutions à y apporter pour surmonter la pandémie du sida :

1. Les programmes basés uniquement sur l'abstinence ne fonctionnent pas. Une telle approche est totalement désuète et relève du néo-colonialisme.

2. Les programmes basés sur la prévention donnent de bons résultats : le remplacement de seringues et le traitement à la méthadone sauvent des vies. Fermer des centres permettant de pratiquer des injections dans de bonnes conditions revient à lancer une invitation au sida et à la mort. Il faut créer davantage de centres de ce type dans les pays en développement. « On doit s'interroger sur l'état d'esprit de ceux qui préfèrent voir punir les drogués plutôt que d'appréhender le problème pour ce qu'il est : une question de santé publique. »

3. La circoncision est maintenant reconnue comme efficace même dans les zones les plus reculées d'Afrique.

4. Les microbicides constituent une technique de prévention qui arrive à son heure en attendant la mise au point d'un vaccin. Dès qu'elles seront disponibles, ces substances devront être accessibles à toutes les femmes du monde.

5. Prévention de la transmission de la mère à l'enfant : peu de femmes enceintes positives ont accès à un programme de prévention. En Afrique et dans d'autres pays en voie de développement, on délivre des traitements à dose unique plutôt qu'une trithérapie, telle que pratiquée dans les pays occidentaux ; il en résulte que des centaines de milliers de bébés naissent séropositifs alors que le taux de transmission pourrait être pratiquement réduit à zéro. « Quelle est donc cette sorte de monde où la vie d'un enfant africain ou asiatique vaut tellement moins que celle d'un enfant canadien ? »

6. Les personnes sous traitement ont besoin de compléments nutritifs pour le supporter. Le coût de ces compléments est évalué à 66 cents par jour pour une famille. « Par quelle folie ne fournissons-nous pas les fonds nécessaires au Programme alimentaire mondial ? »

7. La violence sexuelle contre les femmes alimente la propagation du virus, en particulier en Afrique. Il faut des lois pour protéger les femmes. Les personnes actives dans la lutte contre le sida devraient prendre davantage ce point en considération.

8. Des tests et des consultations devraient être accessibles à tous ceux qui le souhaitent.

9. Le développement des abus sexuels contre les enfants. Les enfants ont besoin d'une attention particulière mais jusqu'à présent nous n'avons apporté aucune réponse spécifique, les enfants viennent en dernière position dans la liste des priorités et ils ont toujours été relégués à cette place durant les vingt-cinq années de cette pandémie.

10. Les orphelins. Il est impossible de comprendre comment, en 2006, nous n'arrivons pas à mettre en place des mesures pour faire face à ce déluge d'enfants orphelins. Les programmes d'action échouent par manque de financement, seuls 2 à 3 % des enfants orphelins reçoivent une aide de l'Etat. Le nombre monumental d'orphelins, dont de très nombreux sont maintenant devenus adultes, pose un défi presque insurmontable pour leurs pays. « J'en appelle à chacun afin qu'il reconnaisse que nous sommes sur le fil du rasoir et très proche d'une catastrophe humaine qui nous dépassera. » L'impact cumulé de ces orphelins avec leur très haut degré de traumatisme, leurs besoins incommensurables et leur vulnérabilité extrême « nous touche au cœur de notre dynamique humaine, créant une modification sociologique des formes de relations humaines. Nous faisons si peu pour eux, notre réponse est infime. » Une tornade se prépare et nous ne serons pas à même d'y répondre. 

11. Les grands-mères. Les grands-mères sont les héroïnes méconnues du continent  africain : elles se montrent extraordinaires, résistantes et courageuses ; elles se battent contre le chagrin inconsolable de la perte de leurs propres enfants et s'occupent de leurs petits enfants à l'âge de cinquante, soixante, soixante-dix et parfois même quatre-vingts ans. Mais elles se battent toutes contre le même cauchemar : que deviendront mes petits-enfants lorsque je disparaîtrai ? Il faut lancer des programmes sociaux de grande ampleur qui reconnaissent la contribution majeure apportée à la société par les grands-mères et qui leur offrent des garanties d'un revenu suffisant.

12. La continuité des traitements. Les traitements maintiennent les gens en vie. Ils apportent l'espoir. Ils stimulent la prévention et s'intègrent de plus en plus dans les soins communautaires. Il faut encourager ce processus.

13. L'Afrique du Sud. Ce pays voit chaque jour 600 à 800 personnes décéder des suites du virus. Le Dr Lewis a condamné l'échec du gouvernement sud-africain qui n'a pas su agir de manière efficace contre le virus.

14. L'énorme crise financière causée par la pandémie. Les organisations de lutte contre le sida sont sous-financées de manière grotesque. Elles doivent rappeler aux gouvernements des pays développés les engagements qu'ils avaient pris eux-mêmes. « La bataille contre le sida est compromise par le comportement du G8. »

15. Les professionnels de la santé qui quittent les pays affectés au profit des pays développés. Investissements et programmes de formations approfondies sont nécessaires de toute urgence.

16. Donner la parole aux jeunes.« Les chiffres sont sans appel : plus de 50 % des nouvelles infections se contractent entre 15 et 24 ans. Personne ne peut nier l'absence consternante de programmes en faveur des jeunes et de la lutte contre la pandémie. »

17. L'inégalité entre les sexes favorise la pandémie. « Nous n'arriverons jamais à bout du sida tant que les droits des femmes ne seront pas reconnus comme de première importance dans cette lutte ». S. Lewis en appelle à la création d'une agence internationale en faveur des femmes. « Il faut une voix, des défenseurs et des capacités opérationnelles sur le terrain en faveur de 52 % de la population mondiale. »

Le Dr Lewis a conclu son intervention avec la déclaration suivante : « Je vous encourage, chers camarades délégués, à vous engager dans le combat contre l'inégalité entre les sexes. Il n'y a pas de lutte plus honorable et plus importante dans ce monde. Tous les chemins partent des femmes et conduisent aux changements sociaux, y compris la victoire contre la pandémie. En ce qui me concerne, je quitterai ma fonction à la fin de l'année, j'ai demandé que mon successeur soit d'origine africaine, mais encore plus important, qu'il soit une femme africaine. »





Brève

Home L'eau

Source : Unep ; water.org ; tear-fund.org

De toute l'eau sur la Terre, 97,5 % est de l'eau salée. Des 2,5 % restant, à peu près 70 % est l'eau gelée des calottes glaciaires polaires. Les autres 30 % sont principalement dans l'humidité des sols ou dans les nappes souterraines. Moins de 1 % de la totalité de l'eau douce de la planète est facilement accessible à l'usage humain.





La voix des peuples

Home Corruption : les Taïwanais voient rouge

Source : Malaysia Star, Malaisie ; The China Post, Chine

Le samedi 9 septembre 2006, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues de Taipei, capitale de Taïwan, exigeant la démission du président Chen Shui-bian.

Cette protestation massive est révélatrice de la colère publique face à la corruption, aux scandales et à la mauvaise gestion du gouvernement.

La famille du président ainsi que ses ministres sont présumés impliqués dans divers scandales et délits d'initiés, mais le porte-parole du président déclara : « Le président ne démissionnera pas, et il ne rencontrera pas la foule. »

Chen Shui-bian nie toute allégation de corruption et affirme catégoriquement n'avoir jamais utilisé les fonds de l'Etat pour son intérêt personnel.

Les manifestants avaient revêtus des T-shirts rouges symbolisant leur colère. Beaucoup brandissaient des ballons, certains des illustrations dénonçant la corruption ou ayant la forme d'un « pouce baissé ».

Les organisateurs et les journalistes de télévision ont estimé entre 100 000 et 200 000 le nombre des manifestants lors de la marche du samedi qui se termina devant les bureaux présidentiels.

Shih Ming-teh, leader de la manifestation et ancien président du Parti démocratique progressif, qualifia l'événement « d'historique » et promis que le peuple continuerait à mettre la pression sur le président.

« Le peuple de Taïwan a le pouvoir de demander à Chen de démissionner avant la fin de son mandat prévu en 2008 », a-t-il déclaré.




Home Liberté d'expression pour un élève américain

Source : The Guardian, G.-B.

S'exprimer librement est un risque quotidien aux Etats-Unis, comme l'a montré le renvoi d'un écolier de 13 ans de son école du Vermont, pour avoir porté un T-shirt arborant un logo et une image anti-Bush.

A l'issue d'une longue bataille judiciaire pour la liberté d'expression, le cas fut finalement résolu en faveur du garçon.

La décision fut accueillie comme un triomphe par l'Union des libertés civiles américaines, qui s'était occupée de ce cas.





Courrier des lecteurs

Home Taquinerie téléphonique

Cher Monsieur,

Il y a quelques mois j'ai demandé à travers la photographie de la « main » de Maitreya de l'aide pour une amie ; l'aide est venue une semaine plus tard. J'ai alors commencé à me demander si j'avais déjà eu une expérience avec Maitreya ou le Maître Jésus et quelques jours plus tard il m'est arrivé une chose assez particulière.

Je me trouvais à un arrêt de bus lorsqu'un homme, imposant, assez grand, arriva. Lui et la femme qui l'accompagnait avaient l'air de Surinamiens. (Je dois avouer que je n'ai pas prêté beaucoup d'attention à la femme.)

L'homme avait des yeux gris vert étincelants ; j'avais l'impression qu'il regardait droit au fond de moi. Il était vêtu de façon particulière : un costume bien coupé mais un peu miteux (gris foncé avec de fines rayures), des chaussures genre « mafioso », de gros anneaux aux doigts, de nombreux bracelets, et ses cheveux foncés étaient lissés en arrière.

Il commença tout d'abord à me regarder d'une façon exagérément surprise et amusée – comme pour me dire : « Vous êtes encore en train de téléphoner. » Puis il commença à me faire des grimaces, toujours en me regardant intensément.

J'étais en train de téléphoner à mon ami et juste avant cela je m'étais rendu chez l'amie pour qui j'avais demandé de l'aide. Nous avions eu une discussion sur le fait que mon ami me téléphonait toujours lorsque j'étais chez elle, ce qu'elle trouvait assez ennuyeux. Souvent tous deux me téléphonaient en même temps.

Tandis que j'étais en train de téléphoner, l'homme sortit son téléphone de sa poche et commença à m'imiter de façon taquine.

Pendant que je parlais à mon ami, un autre appel se présenta et je dus mettre mon ami en attente. L'homme sortit alors un deuxième téléphone et commença à se moquer encore davantage de moi – avec un téléphone à chaque oreille – tout en me fixant toujours d'un regard perçant. Ses taquineries me firent rire et son regard était si intense que je me sentais prête à éclater en sanglots ou, au contraire, à rire comme je ne l'avais jamais fait de ma vie. J'avais l'impression d'être clouée au sol et toutes les émotions possibles affluaient en moi. Je pense que je me suis contentée de lui sourire. Au bout d'un moment la femme qui l'accompagnait dit, ou fit un geste voulant dire : « Cesse donc de taquiner cette pauvre fille ! »

Lorsque le bus arriva, je commençais à me demander si l'homme n'était pas Maitreya (et la femme le Maître Jésus), et pour voir ce qu'ils allaient faire, je décidai de ne pas prendre le bus. J'attendis. Ils firent de même. Tous trois nous laissâmes le bus passer. Mais lorsque le suivant arriva, je montai et ils me suivirent.

Je téléphonais toujours – j'étais restée depuis le début en conversation avec mon ami. Lorsque le moment arriva pour moi de descendre du bus, l'homme et la femme y restèrent ; je regardai pour voir si l'homme ne me faisait pas un signe de la main ou autre chose, mais il ne fit rien.

Cet homme était-il l'un des Maîtres ou ai-je tout simplement vécu une expérience agréable ?

S. C., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et la femme le Maître Jésus.


Home Un accident évité de justesse

Cher Monsieur,

Le 2 août 2006, ma vie fut épargnée de justesse alors que je roulais en voiture dans une rue très fréquentée d'Oklahoma City. Je me trouvais sur une route à quatre voies, dans la chaussée du milieu, et je roulais en direction du sud, lorsque soudain une voiture allant vers le nord se trouva en face de moi. Je sus que j'allais mourir écrasée. La conductrice avait perdu le contrôle de sa voiture parce que son pneu avant gauche avait éclaté. Sa voiture avait été projetée et avait déjà heurté un pick-up, à environ deux longueurs de voiture devant moi.

Tout se passait extrêmement vite. Elle essayait de remettre sa voiture sur la voie où elle aurait dû se trouver et soudain, dans la brève seconde où j'étais certaine de mourir, je pris conscience du fait que sa voiture semblait « se redresser » et m'évitant de justesse, elle atterrit sur la chaussée qu'elle avait quittée et parvint à s' arrêter au milieu de la route quelques mètres plus loin.

Il me fallut quelque temps pour réaliser ce qui s'était passé – apparemment j'aurais du être écrasée. Je ne puis expliquer de manière logique ce « miracle » qui s'est produit en une fraction de seconde.

Maitreya est-il intervenu – ou l'un des Maîtres ?

B. B., Oklahoma City, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que notre correspondante a été sauvée par Maitreya, ainsi que la conductrice qui avait perdu le contrôle de sa voiture.


Home Intervention divine

Cher Monsieur,

Le 29 juin 2006, j'ai regardé sur la chaîne de télévision Discovery Times une émission intitulée Reporters at War, à laquelle participaient de nombreux journalistes du monde entier racontant les expériences qu'ils avaient vécues en tant que correspondants de guerre au cours des quarante dernières années.

Vers la fin de l'émission, un reporter Jon Steele, raconta ce qui lui était arrivé pendant son reportage sur le génocide entre Hutus et Tutsis au Rwanda. Il dit que lui et son cameraman voulaient faire un reportage en direct sur le conflit en se rendant dans un village, mais ils décidèrent qu'étant donné que ce serait extrêmement dangereux, ils conduiraient un camion chargé de nourriture jusqu'au village afin d'essayer d'apaiser les villageois.

Lorsque les deux hommes pénétrèrent dans le village, ils furent immédiatement entourés par 1 500 villageois. Ces derniers commençaient à sortir des gourdins et des machettes et à faire semblant de couper la tête des visiteurs, en faisant des mouvements avec leurs mains de chaque côté de leur cou. La foule était devenue une meute et Jon Steele explique que lui et son cameraman savaient bien ce qui allait se passer ensuite.

Juste à ce moment-là, un homme vêtu d'un complet sortit de la foule. Il portait un porte-documents et un parapluie. Il vint à la vitre du camion, se présenta comme un professeur et demanda : « Etes-vous de Moscou ? » Il se trouvait qu'un autre reporter dans un camion rempli de nourriture se trouvait derrière le camion de Steele et ce reporter venait justement de Moscou.

Le professeur s'adressa alors à la foule en disant : « Ces gens ne sont pas nos ennemis. Si vous les tuez, il n'y aura plus de nourriture. » Il se retourna ensuite vers Steele et son cameraman en disant : « Partez maintenant, en roulant lentement. »

Plus tard dans la soirée, alors qu'ils récapitulaient les événements de la journée, le cameraman demanda : « Crois-tu aux anges ? »

L'homme « vêtu d'un complet » était-il Maitreya ?

K. P., Atlanta, Géorgie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'ange » était Maitreya.


Home Le miracle de la lune

Cher Monsieur,

A une heure du matin le dimanche 11 juin 2006, un des membres de notre groupe de transmission a vu la pleine lune briller avec éclat dans un ciel sans nuage. Mais à travers la pleine lune il a vu une croix encore plus brillante ! Il a appelé sa femme et elle aussi a vu cette magnifique croix. Ils l'ont observée tous deux pendant dix minutes.

[1] Ce phénomène était-il réel ? [2] Si oui, d'autres personnes l'ont-elles vu ? [3] Cette croix a-t-elle une importance particulière pour eux ou pour d'autres ?

A. van de B-L., Geleen, P.-B.

[1] Oui. [2] Oui. [3] Oui. Pour eux et pour d'autres. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'était un signe manifesté par Maitreya pour annoncer son retour dans le monde.


Home Une expérience réconfortante

 Cher Monsieur,

Le premier jour de mes vacances en Italie, je fis une chute et je me fracturai une vertèbre, si bien que je dus être hospitalisée à Pérouse. Au bout de neuf jours, je fus emmenée en ambulance à Rome et je rentrai chez moi en avion.

Dans l'escalator qui me transporta dans l'avion sur un brancard, un jeune homme me prit les deux mains dans les siennes et me regarda dans les yeux en souriant. Je le remerciai de sa gentillesse. Mais cela ne se produisit pas seulement une fois : à maintes reprises il vint vers moi et me prit les mains dans les siennes en souriant. Toute cette scène avait quelque chose de peu ordinaire. Se peut-il que ce fut Jésus ?

M. E. V., Amstelveen, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était effectivement le Maître Jésus.


Home Des lumières de sécurité

Cher Monsieur,

A la fin des années 1960, mon mari et moi avions pris des vacances de fin d'hiver non prévues et nous avions décidé d'aller là où notre voiture nous conduirait. Nous nous trouvions dans un territoire non familier lorsque la nuit tomba et qu'il commença à neiger, dans les environs de Tucson, dans l'Arizona. Nous n'avions pas l'habitude de conduire sous la neige ni en montagne.

La neige tombait de plus en plus, recouvrant les panneaux de signalisation de l'autoroute qui devenaient illisibles, et elle finit par être si épaisse que nous ne pouvions pratiquement plus voir le capot de la voiture. Nous ne pouvions déterminer où se trouvait le bord de la route et il nous était donc impossible de nous arrêter.

Soudain deux feux rouges apparurent juste devant nous, ressemblant aux feux arrière d'une voiture. Le souffle coupé, nous les suivîmes – les minutes passaient, dix, quinze… la tempête de neige augmentait et devenait surnaturelle – notre seul point de contact avec la réalité était les deux feux rouges devant nous.

Finalement le brouillard et la neige commencèrent à se dissiper comme si un rideau s'était levé. Je regardai devant en pensant que peut-être ces lumières rouges étaient les feux d'une voiture de police, mais il n'y avait aucune voiture devant nous ! En fait, il n'y avait aucun véhicule d'aucune sorte nulle part en vue ! Nous étions totalement seuls sur cette route que nous pouvions maintenant voir. L'étions-nous vraiment ?

A. H. F., Downey, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les feux de signalisation avaient été créés par le Maître Jésus.


Home Big issue

Cher Monsieur,

En octobre 1997, à Aberdeen, je venais de quitter la faculté avec une autre étudiante. En approchant d'un carrefour très fréquenté je remarquai un sans-logis qui vendait la revue Big Issue. J'avais envie d'aller vers lui, mais en même temps je ne voulais pas faire attendre mon amie, et je traversai la rue avec cette dernière. Par la suite, j'ai beaucoup regretté d'avoir agi ainsi et à chaque fois que je pense à cet homme je sens que c'était Jésus ou peut-être Maitreya, car il avait l'air si bon et si gentil, et je me dis que j'ai laissé passer une occasion en or. Ce fut pour moi une importante leçon, cet incident reflétant une crainte que j'ai toujours eue, celle de déranger les autres, ce qui m'empêche parfois de suivre mon cœur et d'être moi-même. Je remercie cet homme pour cette leçon qui m'a aidée à me montrer plus sûre de moi et plus courageuse.

G. G., Aberdeenshire, Ecosse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « vendeur de Big Issue » était le Maître Jésus.


Home Un nom significatif

Au printemps 1998, à Aberdeen, en sortant d'une boutique avec mes trois enfants, je remarquai un jeune homme et un jeune garçon assis dans une entrée, de l'autre côté de la rue. Ils avaient l'air d'être pauvres et sans logis. Je fus horrifiée à l'idée que le jeune garçon notamment soit sans logis et je me précipitai vers eux. Je m'agenouillai auprès d'eux tandis que mes enfants attendaient patiemment à côté de moi. J'appris que le jeune homme était sans logis et qu'il s'occupait du jeune garçon seulement pour la journée.

Le jeune homme avait des yeux magnifiques et l'enfant avait l'air épuisé. Je lui demandai où il vivait et où il allait à l'école. Il me répondit avec l'accent local. Je regardai ses chaussures et lorsque j'y pense cela me donne envie de pleurer car je me souviens qu'elles tombaient en morceaux. J'aurais souhaité sur le moment que mon porte-monnaie soit rempli, mais il ne me restait que deux pièces d'une livre et je savais que mon compte en banque était vide, si bien que je ne pouvais même pas retirer d'argent du distributeur. Je leur donnai une pièce à chacun et je leur dis que j'aurais aimé pouvoir faire plus. Le jeune homme me remercia de m'être arrêtée pour bavarder. Il ajouta : « La plupart des gens se contentent de passer. » Avant de partir, je leur demandai leurs noms. Le jeune homme répondit : « Ally1 » et le jeune garçon : « Allan » ce qui me surprit.

Il me vint à l'esprit qu'il s'agissait peut-être de Maitreya et d'un Maître.

G. G., Aberdeenshire, Ecosse


1. Ally signifie « allié ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était effectivement Maitreya et le « jeune garçon » le Maître Jésus.


Home Des jumeaux célestes

Les deux lettres qui suivent concernent le même événement :

Cher Monsieur,

[1] Au printemps 2000, deux personnes remarquables se sont présentées à notre stand à l'Expo d'Atlanta. La première était une femme d'âge moyen, grande, aux cheveux bruns coupés courts, vêtue d'une jupe bleu marine et d'un chemisier gris. Elle portait des lunettes et avait des yeux bleus au regard profond et pénétrant, et un visage agréable. Elle avait un badge indiquant son nom : Christine.

Lorsqu'elle s'approcha de notre stand, elle regarda la grande photographie de Maitreya à Nairobi et déclara : « Oh ! Maitreya ! » Tandis qu'elle prenait quelques prospectus, je me demandai comment elle avait entendu parler de Maitreya. Elle se tourna vers moi en me re-gardant longuement et dit : « Souvenez-vous du panneau d'affichage où était écrit : Qui est Maitreya ? C'est à ce moment-là que j'ai entendu parler de Maitreya. J'ai également entendu Ben parler de lui. » Son ton était amical. Elle dit ensuite : « Quand va-t-il venir ? » Je répondis que nous espérions qu'il apparaîtrait publiquement très bientôt.

Elle me demanda : « Avez-vous vu Maitreya ? Vous est-il déjà apparu ? » Je répondis : « Oui, avec un groupe, bien que je n'en aie jamais eu confirmation. Il peut apparaître n'importe où, n'importe quand et sous n'importe quelle forme de son choix. Il est comme un voleur dans la nuit. » Elle dit alors : « C'est un étrange choix de mots pour expliquer ses apparitions. » Je poursuivis : « Il n'est pas toujours facile à reconnaître. »

En regardant les livres exposés sur notre table, elle demanda : « Avez-vous étudié tout cela ? » Je répondis : « Oui, et je continue. Il y a tant à apprendre. » Quelques jours auparavant j'avais réalisé que j'avais besoin de consacrer davantage de temps à l'étude. Elle me demanda ensuite : « Si vous deviez lire l'un de ces ouvrages, par lequel commenceriez-vous ? » Je répondis que tous étaient excellents, que le Grand Retour était le plus récent des livres de Benjamin Creme et que je commencerais par la Réapparition du Christ. Elle demanda : « C'est combien ? » Je répondis : « Cinq dollars. »Elle regarda le prix indiqué sur la couverture (7 dollars) et dit avec un sourire aimable : « Oh ! Je fais une affaire ! » Puis elle paya et s'en alla. Etait-ce Maitreya ou un Maître ?

D. D., Marietta, Géorgie, E.-U.

[2] Un peu plus tard, une seconde visiteuse se présenta à notre stand. C'était une petite femme trapue avec des cheveux blonds qui lui arrivaient aux épaules, vêtue d'une longue jupe colorée et d'un sweater bordeaux. Son badge portait la mention : « Exposante – Diane ». Elle regarda la photographie de Maitreya et dit avec un sourire malicieux : « C'est qui, celui-là ? » « Maitreya, l'Instructeur mondial », répondis-je et je lui donnai quelques explications, en mentionnant d'autres instructeurs au cours de l'Histoire. Elle me demanda alors : « Qui était l'Instructeur mondial avant l'époque de Jésus ? » Tandis que j'essayai de réfléchir, elle dit en souriant : « Etait-ce le Bouddha ? » « Oui ! », répondis-je.

Notre visiteuse demanda ensuite : « Dans quel but êtes-vous ici – en train de faire connaître Maitreya ? Est-ce une sorte de religion ? » Je répondis que nous transmettions le message concernant l'émergence de Maitreya et que nous ne représentions aucune religion. Je lui donnai cependant des informations concernant la méditation de transmission. « En quoi, tout ceci a-t-il changé votre vie ? », demanda-t-elle. Je répondis que cela avait eu un impact significatif sur mon travail et ma vie personnelle. Elle dit alors « Je vis dans l'amour, le pardon et la justice. Je dois admettre que je suis trop gentille en ce qui concerne l'amour et le pardon. J'aime et je pardonne si facilement que parfois cela m'attire des ennuis. » Puis avec un sourire elle s'en alla.

Cette rencontre chaleureuse était-elle la visite d'un Maître ou de Maitreya ?

A. M. D., Marietta, E.-U.

1 - Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « Christine » était Maitreya. 2 - Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Diane » était le Maître Jésus.


Home Un supporter

Cher Monsieur,

Le 26 juillet 2006, avec quelques amis j'ai distribué des prospectus et demandé aux passants s'ils voulaient signer une lettre à Tony Blair demandant un cessez-le-feu immédiat au Liban. Les gens étaient très désireux de le faire ; c'était vraiment encourageant. Un homme en particulier nous manifesta son éloge et son soutien pour notre action. Il émanait de lui beaucoup de joie et de chaleur et si, étant non voyante, je ne pouvais voir son sourire, je pouvais le deviner en entendant sa voix et j'étais grandement réconfortée. Si tangible en fait étaient son enthousiasme et son encouragement que je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un Maître.

Pourriez-vous me dire si cet homme extraordinaire était Maitreya ou l'un des Maîtres ?

S. B., Essex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Des tours de magie



Cher Monsieur,

Le 4 août 2006, j'étais sortie avec un groupe de collègues de travail, afin de célébrer le prochain mariage d'un ami et mon succès à un examen. Nous étions installés au restaurant lorsqu'un Asiatique est apparu à l'extrémité de la table où je me trouvais et s'est présenté. Il n'a pas donné son nom, mais il a dit qu'il ne voulait pas d'argent et que ce qu'il allait faire, il le faisait par plaisir. Il nous présenta alors un étonnant spectacle de tours de magie. L'un de ces tours consista à déchirer une carte (un deux de trèfle) et à recoller les morceaux. Ce tour ne semblait pas faire partie de son programme ; c'était une requête spontanée de notre part, à laquelle il répondit avec un grand sourire : « Je ne fais pas de miracles, vous savez ! »

En l'observant, je ne cessai de penser que nous assistions à de la véritable magie et que le magicien était réellement quelqu'un de particulier. Il ne cessait de me regarder du coin de l'œil, ce qui laissait entendre que tous deux nous savions quelque chose que les autres ignoraient ! Ses yeux étincelants et son entrain me captivèrent – ce fut un moment très joyeux.

Cet homme était-il Maitreya ?

L. W., Hullbridge, Essex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « magicien » était Maitreya.


Home Des photographies bouleversantes

Le 5 août 2006, je retrouvai les membres de notre groupe de transmission à Londres pour participer à une marche en faveur d'un cessez-le-feu au Liban. Des milliers de personnes étaient venues pour participer à la marche, depuis le Speakers'Corner, à Hyde Park, jusqu'à Parliament Square. Il fallait pas mal de temps pour atteindre Parliament Square et avec mes amis, nous cherchâmes un coin d'herbe pour nous asseoir. Nous étions assis depuis un moment à écouter les discours lorsque je remarquai un petit groupe d'Asiatiques, des hommes et des jeunes garçons. L'un des hommes me fit une impression particulière ; il nous tournait le dos et il portait un long manteau gris vert qui lui descendait jusqu'aux chevilles et une écharpe à carreaux rouges sur la tête. Les autres furent nombreux à venir lui serrer la main.

L'un des jeunes garçons tenait une affiche avec des photographies d'enfants pris dans les bombardements – de jeunes enfants, effrayés et essayant de se cacher. Mon cœur se tordit littéralement dans ma poitrine, je me sentais terriblement bouleversée et les larmes emplissaient mes yeux. Je ne pouvais m'empêcher de m'imaginer à leur place avec mes enfants et je me sentais sombrer dans un sentiment d'impuissance. C'est alors que l'homme qui avait attiré mon attention auparavant se retourna et marcha vers notre petit groupe, deux de mes amis l'avaient également remarqué. Il donnait une impression d'autorité et de dynamisme et son visage rappelait celui de Maitreya à Nairobi. Il s'éloigna dans la foule et ce n'est qu'à la fin des discours que nous le remarquâmes à nouveau. Il semblait mettre de l'ordre et il posait des affiches les unes au-dessus des autres – tout en le faisant, il lisait chacune calmement. A ce moment-là il n'avait pas l'air aussi impressionnant qu'auparavant, c'était un homme parmi d'autres, comme nous, dans la foule.

Etait-ce Maitreya, un Maître, ou peut-être quelqu'un travaillant en étroite collaboration avec Maitreya à Londres ?

L. W., Hullbridge, Essex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Des livres de Scott Ritter

Confidentiel Irak

par Betsy Whitfill

Ancien officier du renseignement américain, Scott Ritter a été de 1991 à 1998 inspecteur des Nations unies en Irak au sein de la commission spéciale de l'Onu chargée du désarmement (UNSCOM). Après sa démission, il a pris parti contre la politique américaine envers l'Irak, devenant l'un des critiques les plus virulents de l'administration Bush.

Scott Ritter a publié en 2002 Guerre à l'Irak : ce que l'équipe Bush ne dit pas, et en 2004 les Mensonges de George W. Bush. Son dernier ouvrage s'intitule : Confidentiel Irak : l'histoire cachée d'une conspiration pour manipuler l'Onu et renverser Saddam Hussein.

Ceux qui ont protesté face à la précipitation avec laquelle les Etats-Unis ont attaqué l'Irak et renversé Saddam Hussein, au printemps 2003, trouveront dans le nouveau livre de Scott Ritter une validation de leur méfiance à l'égard de l'administration Bush, de ses objectifs de politique extérieure et de ses méthodes pour les atteindre. La préface, écrite par le journaliste et prix Pulitzer Seymour Hersh, témoigne du caractère hors du commun de Scott Ritter, de son patriotisme et de son courage, « alors qu'il est conscient du flot d'attaques personnelles qui seront dirigées contre lui dès la sortie du livre. »

S. Hersh écrit : « Il [S. Ritter] nous avait affirmé à de multiples reprises en 2002 et début 2003, alors que le président Bush et le premier ministre Tony Blair préparaient la guerre, qu'il n'y avait pas d'armes en Irak ; que les armes de destruction massives (ADM) irakiennes, principal argument de vente de la guerre, n'existaient pas. Avec chacune de ses déclarations, Ritter est devenu de plus en plus impopulaire – à la fois parmi les politiciens de la Maison Blanche, les néoconservateurs à Washington, ceux qui préparaient la guerre au Pentagone et aussi parmi les grands groupes de presse américains, qui, à de rares exceptions, rêvaient d'entrer en guerre. »

La déconfiture américaine

La reconnaissance ultérieure par l'administration Bush qu'il n'y avait pas d'ADM est peut-être due, au moins en partie, au dernier ouvrage de S. Ritter. Ce livre décrit l'impossible exploration de la maille inextricable tissée pour induire en erreur l'UNSCOM et contrer S. Ritter. En réponse, et en se référant à ce qu'il appelle « la déconfiture américaine en Irak », S. Ritter a écrit récemment dans le Seattle Times : « Il semble que nous nous dirigions à plein régime vers une catastrophe similaire en Iran, en faisant les mêmes erreurs – en brandissant une hypothétique menace nucléaire dénuée de tout fondement –, et en promouvant encore une fois une solution – la démocratie – dans le flou le plus parfait. »

En octobre 2005, S. Ritter a écrit Confidentiel Irak sur la base de ses expériences et de ses observations, afin de préserver un témoignage exact de cet épisode des affaires internationales. Dans sa campagne pour justifier l'invasion de l'Irak en 2003, l'administration américaine a utilisé de faux renseignements de la CIA selon lesquels l'Irak possédait des ADM, et que Saddam Hussein avait l'intention et la capacité de les utiliser. La CIA examine actuellement ses dossiers de l'époque pour confirmer la destruction unilatérale par l'Irak de toutes ses ADM en 1991.

S. Ritter décrit une série d'événements qui montrent la complexité et la fourberie qui ont caractérisé le travail de l'UNSCOM, ce qu'il n'a commencé à comprendre qu'après le début des inspections. Ce n'est pas le désarmement de l'Irak qui a motivé l'envoi d'équipes d'inspecteurs sur divers sites irakiens, mais l'objectif américain – permanent sous les trois mandats de George Bush père, Bill Clinton et George W. Bush – de se débarrasser de Saddam Hussein.

A la fin de la première guerre du Golfe en 1991, Saddam Hussein, vaincu, est resté au pouvoir en Irak. Pour saper l'autorité de Saddam Hussein sur le peuple irakien, et pour inspirer ce dernier à le renverser, les Etats-Unis ont fait voter par le Conseil de sécurité des Nations unies la Résolution 687 et les sanctions économiques contre l'Irak. Et pour obtenir l'unanimité sur cette mesure au sein du Conseil de sécurité, les diplomates américains ont improvisé le « paragraphe 14 », exprimant le désir des Etats-Unis de créer une zone libre d'ADM au Moyen-Orient. Pourtant, S. Ritter écrit que les diplomates en question lui auraient affirmé qu'il ne s'agissait que d'une « déclaration jetable » que les Etats-Unis n'avaient jamais eu l'intention de mettre en pratique. Il affirme que la Résolution 687 et l'UNSCOM ont été créés uniquement comme écran de fumée derrière lequel le gouvernement américain, à travers la CIA, pourrait réaliser son projet de changement de régime en Irak.

L'Irak s'était vu promettre la levée des sanctions s'il coopérait avec le désarmement. Mais les Etats-Unis avaient déjà déclaré publiquement que les sanctions ne seraient jamais levées tant que Saddam Hussein serait au pouvoir. L'Irak avait donc peu de motivations pour suivre les directives de la résolution.

Pour S. Ritter au départ, la mission de l'UNSCOM était claire : collecter les renseignements sur les prétendues ADM, organiser les inspections, recruter et entraîner une équipe internationale d'inspecteurs, et aller visiter les sites à inspecter en accord avec la Résolution 687.

Pourtant, les événements ont montré qu'aucune des missions n'a été facile. Parfois, les renseignements donnés par la CIA étaient faux : un site, par exemple, qui était supposé contenir des ADM, était en fait une ancienne usine de retraitement des eaux. Parfois, lorsque les inspecteurs se présentaient sur un site et que les Irakiens leur en refusaient l'accès, des ordres arrivaient demandant aux inspecteurs de quitter les lieux afin de ne pas provoquer d'incident. S. Ritter affirme qu'à certaines occasions, l'agence de renseignements britannique M16 et Israël avaient rassemblé des informations suffisantes pour justifier des inspections, mais que les Etats-Unis avaient fait pression pour que ces renseignements ne parviennent pas à l'UNSCOM. De toutes façons, les Irakiens ne voulaient pas être inspectés, et ils faisaient tout pour empêcher l'UNSCOM d'accomplir sa mission.

En 1992, alors que l'équipe de S. Ritter préparait une inspection des locaux de la Commission militaire industrielle (MIC) à Bagdad, soupçonnée de contenir des documents d'archives sur les ADM, le New York Times a publié une menace émanant du président Bush et du conseiller à la Sécurité nationale, Brent Scowcroft, disant que si les inspecteurs n'étaient pas autorisés à entrer, les Etats-Unis étaient prêts à bombarder le ministère. Les Irakiens ayant ainsi été prévenus, l'inspection fut finalement annulée.

A un certain moment, S. Ritter découvrit que la CIA utilisait les inspections de l'UNSCOM comme couverture pour ses propres opérations en Irak.

Il explique que l'UNSCOM n'aurait jamais pu déclarer qu'il n'y avait pas d'ADM en Irak, même si on n'en découvrait aucune, car sa mission stipulait qu'il devait en apporter la preuve. Dans ces conditions, toute nouvelle rumeur ou nouvelle information devrait être analysée et l'on n'en finirait jamais. En donnant à l'UNSCOM des renseignements partiels, la CIA sabotait son travail. Que l'UNSCOM ait pu poursuivre dans ces conditions, explique S. Ritter, est dû au fait que de nombreux pays avaient vraiment pris au sérieux la Résolution 687.

Les manipulations de la CIA

Pour ce qui est de la contribution de l'Irak à ce sombre processus, il explique que, bien que le pays ait détruit unilatéralement dès 1991 toutes ses ADM ainsi que les usines permettant de les fabriquer, l'Irak n'avait pas révélé aux Nations unies qu'il avait conservé une quantité considérable d'archives secrètes sur ces ADM dans l'espoir de pouvoir un jour ressusciter ses programmes, une fois les inspections terminées et les sanctions économiques levées. Cette ruse fut mise à jour en Août 1995, lorsque Hussein Kamal, gendre de Saddam Hussein, s'enfuit vers la Jordanie et annonça qu'il projetait de mener le combat pour renverser Saddam Hussein. En tant que chef de la MIC, Kamal était responsable de tous les programmes d'ADM. Lorsque les nouvelles de sa fuite arrivèrent à Bagdad, écrit S. Ritter, le général irakien Amer Rashid contacta l'UNSCOM pour révéler que les documents étaient cachés dans la ferme avicole de Hussein Kamal en Irak. S. Ritter appelle ces archives « le Saint Graal des inspections d'armes depuis 1991 », puisqu'elles ont permis à l'UNSCOM de montrer comment l'Irak avait satisfait ou non à ses obligations de désarmement. Mais en ne disant pas la vérité sur la façon dont il avait pu cacher ces archives pendant plus de quatre ans, l'Irak a vu sa crédibilité se dégrader, en particulier avec la CIA, ce qui a donné une autre raison aux Américains de refuser d'admettre que l'Irak s'était désarmé.

Au cours de son interrogatoire, Hussein Kamal a expliqué que l'Irak avait détruit ses armes interdites et interrompu ses programmes d'armement en 1991. Mais il mentionna par la suite que l'Irak possédait encore les plans et les moules de fabrication des missiles balistiques en lieu sûr, ainsi que des disques informatiques contenant des informations sur les programmes nucléaires. Ainsi, dorénavant, selon S. Ritter, l'objectif principal des inspections aurait dû être d'identifier comment l'Irak dissimulait ces documents, et une écoute des communications irakiennes pendant les inspections de l'UNSCOM devait permettre de le révéler. S. Ritter a constaté qu'il lui fut facile d'obtenir oralement l'approbation de cette idée par la CIA, mais qu'obtenir l'équipement pour la mettre en pratique n'était pas si aisé.

Après avoir proposé à la CIA son idée de mettre sur écoute les communications irakiennes, la CIA mit en place un de ses ingénieurs chargé de veiller sur un outil d'écoute géant à Bagdad, ce qui permit à la CIA d'utiliser l'UNSCOM comme couverture pour ses propres actions.

Depuis le début, écrit S. Ritter, la CIA avait placé des hommes à elle au sein des équipes de l'UNSCOM, dont certains responsables du contrôle des armements qui avaient joué un rôle actif dans la planification des inspections sur la base de renseignements de la CIA. Il décrit la méthode genre espion de bande dessinée – que les Etats-Unis utilisaient pour faire arriver des renseignements à l'UNSCOM. Ils organisaient des réunions réservées aux membres américains de l'UNSCOM, ce qui constituait une provocation pour les non-américains en donnant délibérément l'impression que l'UNSCOM était contrôlée par les Etats-Unis et « fortement sous l'influence de la CIA ». Les Etats-Unis avaient installé l'organisation « Gateway » (Porte d'entrée) dans leur ambassade à Manama, au Bahrain, où les équipes d'inspecteurs de l'UNSCOM se réunissaient et recevaient leurs renseignements des Etats-Unis avant de se rendre sur le terrain en Irak. Bien qu'ils aient invité des représentants des services de renseignements britanniques, australiens et canadiens pour travailler à Gateway, la CIA restreignait l'accès à ses informations sensibles à ceux qu'elle considérait fiables, en excluant bien sûr les non-américains.

S. Ritter raconte qu'il avait vivement insisté auprès du ministère des Affaires étrangères américain sur la nécessité de préserver l'indépendance de l'UNSCOM, et que, bien qu'ayant reçu l'assurance de leur coopération à cet égard, un mois plus tard, John Bird, chef du département de la CIA en charge des relations avec l'UNSCOM, lui dictait encore le programme des sites à inspecter.

Dans le dernier chapitre de son livre, intitulé La mort des inspections, S. Ritter raconte sa dernière rencontre avec le responsable du contrôle des armes à la CIA, qu'il appelle « le Conseiller ». C'était au mois d'août 1998. Ritter avait été rappelé d'Irak. On lui annonça que les inspections n'avaient plus l'appui du patron de l'UNSCOM, Richard Butler, ni du gouvernement américain. S. Ritter cite le Conseiller disant que la politique véritable de la Maison blanche n'avait jamais été le désarmement de l'Irak mais « simplement l'illusion du désarmement ». Le véritable boulot de l'UNSCOM, lui avait-il déclaré, était seulement de « faire le nécessaire pour que soient produits deux rapports par an auprès du Conseil de sécurité afin de légitimer le maintien des sanctions économiques ».

Les inspections qui auraient pu semer le doute furent suspendues, afin que soit maintenue l'unanimité sur les sanctions au sein du Conseil de sécurité. Lorsque S. Ritter lui demanda : « Mais comment veulent-ils qu'on accomplisse notre mission ? », le Conseiller répondit : « Ils n'ont pas l'intention que vous accomplissiez votre mission. »


Scott Ritter, Iraq Confidential : The untold story of the intelligence cons-piracy to undermine the UN and over-throw Saddam Hussein. I.B. Tauris & Co Ltd, London, UK, 2005. First Nation Books, New York, E.-U., 2005.






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