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Accueil > Revue Partage > année 2006

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2006 - N° 217

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La nécessaire démocratisation des Nations unies par Kumi Naidoo


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home La réponse au besoin d'aide

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il deviendra bientôt évident que, sans assistance, les hommes n’ont que peu de temps pour remédier aux problèmes écologiques, politiques et économiques qui engendrent chaos, danger et détresse pour la majeure partie de la population terrestre. C’est une situation unique dans l’histoire de la Terre. Beaucoup dépend de la prise de conscience par les hommes qu’il est de leur responsabilité de prendre soin de la planète qui leur a été confiée en veillant à son bien-être et à celui de tous ses règnes, et qu’il leur incombe de transmettre aux générations à venir un habitat planétaire plein de vitalité et de santé. L’activité prédatrice de l’homme, sa désinvolture et son mépris pour l’environnement ont nui si gravement à la santé de la planète que, si un être humain était en pareil état, on pourrait douter sérieusement de ses chances de guérison. Il faut donc soigner l’habitat de l’homme et des règnes inférieurs, et le remettre sur pied pour qu’il puisse remplir son rôle dans le Plan d’évolution.

Le chaos règne

C’est également le chaos dans la sphère politique. Les nations sont dirigées par des groupes d’hommes tournés vers le passé et incapables de voir que leurs méthodes ne sont plus adaptées aux besoins présents et à venir. Aveugles et arrogants, ils s’exhibent sur la scène du monde comme des acteurs passés de mode, peu sûrs de leurs répliques et du rôle qu’ils ont à jouer. La porte de sortie est grande ouverte pour ces usurpateurs du pouvoir et les catastrophes qu’ils provoquent.

Les sphères économique et sociale sont en pire état encore. Tandis que les richesses du monde se concentrent entre des mains toujours moins nombreuses, la multitude de ceux qui sont réduits à la mendicité pour survivre ne cesse de croître. Des millions d’êtres humains, trop faibles pour mendier, meurent abandonnés avant même d’avoir goûté à la vie. Que peut-on faire pour remédier à cette situation déplorable et dangereuse ? Vers qui les hommes, dans leur désespoir, peuvent-ils se tourner pour trouver du secours ?

Une seule source d'aide

Il n’y a pour eux qu’une seule source d’aide possible dans cette extrémité. Il leur suffira d’en faire la demande. Nous, vos Frères aînés, n’avons d’autre souhait que votre bien-être et votre félicité, et nous sommes prêts à vous aider et à vous montrer la voie d’un avenir meilleur pour tous.

Pour nous, tous les hommes sont un, frères et sœurs au sein d’une grande famille. Les hommes ont besoin, eux aussi, de bannir de leur cœur le sentiment de séparation, et de redécouvrir la réalité de la fraternité qui est au cœur de la condition humaine. Les hommes, tous les hommes, sont des dieux en puissance et doivent absolument créer les conditions permettant à tous de s’épanouir et de prospérer. C’est avec joie que nous vous y aiderons, quand vous ferez simplement le premier pas dans cette direction. Il ne comporte ni risques, ni difficultés. Vous n’avez rien à perdre, et votre divinité à gagner : ce premier pas se nomme Partage.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le Liban dans l'œil du cyclone

par Andrea Bistrich

Andrea Bistrich, correspondante de Partage international à Munich, est rentrée récemment du Liban où elle a assisté aux dix premiers jours des bombardements israéliens. Elle nous livre ici des impressions et commentaires, la plupart rédigés alors qu'elle se trouvait sur place.

Ces derniers temps, quand un avion de chasse passe au-dessus de ma tête, je me mets à compter : un, deux, trois, quatre, cinq. Je m'attends à ce que, d'un moment à l'autre, il lâche sa cargaison mortelle. Mais les sourdes détonations qui ont ébranlé mon système nerveux pendant tous ces jours au Liban ne viennent pas. Au lieu de cela – le silence.

Je me trouvais à Beyrouth, tout comme Esther et Camille qui tournaient un film sur deux journalistes ; comme Ghada du cybercafé dans la rue Hamra, qui traduisait pour moi les dernières nouvelles et sans l'aide de laquelle je n'aurais pu me débrouiller dans des circonstances aussi difficiles ; comme Monika et Zico, Sharif, Robert et de nombreux autres, qui sont encore à Beyrouth.

Dimanche 16 juillet 2006, sur la route de Haret Hreik, banlieue chiite de Beyrouth – Depuis mercredi, la place-forte du Hezbollah subit le feu continu de l'aviation israélienne. Nous roulons à travers des rues désertes, longeons des ponts complètement détruits et des rues pleines de cratères, et nous arrivons juste au quartier voisin de Ghobeiry au moment où éclatent les tirs de défense du Hezbollah. Dans un crissement de pneus, notre voiture fait demi tour. « Partons d'ici », crions-nous tous à l'unisson. Le conducteur accélère. Peu après, deux énormes bombes explosent à quelques kilomètres de là. Une lourde fumée s'élève au sud de Beyrouth. A Haret Hreik, des bâtiments entiers sont rasés – un Ground Zero libanais. Sous prétexte de détruire des positions « terroristes » du Hezbollah, les soldats israéliens massacrent des civils innocents.

Le samedi 15 juillet, à Marwaheen, au sud du Liban, l'armée israélienne utilise des haut-parleurs pour ordonner aux gens d'évacuer leurs villages. En voiture et en mini bus, ceux-ci quittent leurs maisons et s'enfuient devant le danger imminent. Exactement au même moment – alors qu'ils sont en train de s'enfuir – les bombardiers israéliens attaquent le convoi de fugitifs innocents. Vingt personnes, dont neuf enfants, sont brûlées vives dans les véhicules. Tous des terroristes ? « Une fois de plus, la vérité est la première victime de la guerre », comme l'écrit Robert Fisk dans son article pour The Independent.

La cité qui ne dort jamais

« Notre passé a été difficile, mais le présent est insupportable », déclare Jamil, mon chauffeur de taxi, en allemand. Il me conduit à la porte de mon appartement dans Spears Road, à Sanayeth Park. Il y a des années, Jamil a demandé l'asile en Allemagne, mais il a subi un refus. Au cours des onze mois d'attente, il a appris l'allemand et il le parle particulièrement bien. « Après quinze années de guerre civile, deux invasions israéliennes et de nombreuses années de bombardements israéliens, j'avais espéré un avenir meilleur pour ma petite fille. Et maintenant tout est à nouveau détruit. Je veux essayer de faire partir ma famille d'ici. »

Il a probablement raison. Même si Israël cesse la destruction aveugle des aéroports, des routes, des ponts, des ports, des centrales électriques, des stations de télévision, des phares, des stations services et des immeubles dans les semaines qui viennent, il faudra des années pour que le pays atteignent le niveau de prospérité dont il jouissait il y a seulement trois semaines. Jamil n'est pas le seul qui projette d'immigrer. De nombreux habitants de Beyrouth partagent la même attitude. « Nous n'avons plus d'avenir ici », dit avec conviction Ahmad, âgé de dix-huit ans. Il vient de quitter l'école. Du jour au lendemain, la partie populaire de la ville est devenue la principale cible de la guerre. Kassin, âgé de quarante-quatre ans, est serveur dans un grand restaurant. « Beyrouth était la ville qui ne dormait jamais, dit-il tristement. Nous avons vu de nombreuses guerres ici, mais c'est la pire. Elle a commencé si rapidement et de manière si violente. »

L'indifférence occidentale

Combien de souffrance un peuple peut-il tolérer ? Combien d'injustice peut-il endurer ? Dans les premiers jours de la guerre, beaucoup espéraient que George W. Bush parlerait franchement avec ses amis israéliens. « Dans deux ou trois jours, la guerre sera finie, vous verrez », prédisait Fouad. Fouad est étudiant à la prestigieuse Université américaine de Beyrouth et il participait à la distribution de nourriture aux fugitifs venant du sud bombardé de Beyrouth. Je me sentais mal à l'aise, car il m'apparaissait que G. Bush n'avait probablement aucun intérêt à s'impliquer dans les « affaires d'Israël ». Un peu plus tard, les Libanais mirent leurs espoirs sur les Nations unies. En vain. « Chaque jour où les délégués se contentent de parler sans parvenir à un accord, il y a de nombreuses victimes – une honte pour le monde occidental civilisé », disent les passants déçus auxquels je m'adresse au hasard dans la rue.

Un autre exemple du deux poids, deux mesures des Occidentaux : avec des bateaux de guerre américains et français, escortés par plusieurs hélicoptères militaires et un assez grand nombre de soldats, nous évacuons nos ressortissants hors de la zone de danger – laissant les Libanais désespérés, hommes, femmes et enfants, dont certains ont tout perdu, à leur triste sort. Le récent sondage fait par le Centre de recherche et d'information de Beyrouth montre clairement que les habitants de Beyrouth n'acceptent plus l'indifférence occidentale : aujourd'hui, 87 % des Libanais soutiennent la résistance du Hezbollah contre Israël – il y a cinq mois, seulement 58 % étaient d'accord pour que le Hezbollah reste armé. Et 89 % des Libanais sont aujourd'hui d'avis que les Etats-Unis n'ont pas apporté une médiation juste dans ce conflit. Après le récent massacre de Cana (30 juillet) perpétré par l'armée israélienne, les institutions qui aux yeux de la population représentent la justice occidentale truquée sont spontanément saccagées, comme le bâtiment des Nations unies à Riyad Al Soloh Square dimanche dernier. « Nous sommes en colère contre le monde qui reste silencieux face aux massacres qui se produisent au Liban », a déclaré un manifestant de Beyrouth.

Il est tragique que les titres et les images des journaux soient aujourd'hui les mêmes qu'il y a vingt-quatre ans lorsque les troupes israéliennes s'avançaient vers Beyrouth : « Le Liban en guerre », « Beyrouth en flammes », « Menace d'une invasion israélienne ». Sous les titres, les images de cratères de bombes, les morts, les blessés.

En septembre 1982, l'Occident regardait en silence, tandis que d'atroces massacres avaient lieu à Beyrouth dans les camps de réfugiés de Sabra et Shatila où la milice chrétienne assassina plus de 1 700 Palestiniens – on pense que ce massacre a été perpétré avec l'accord de l'armée israélienne (sous le commandement d'Ariel Sharon alors ministre de la Défense). Le premier ministre de l'époque, Menahem Begin, fit à la Knesset le commentaire suivant : « A Sabra et Shatila, des non juifs ont été massacrés par des non juifs ; en quoi cela nous concerne-t-il ? » Avant ce terrible massacre, les présidents américain, français et italien (Ronald Reagan, François Mitterrand et Alessandro Pertini) avaient tous assuré le chef de l'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, qu'aucun mal ne serait fait aux populations civiles des camps.

L'exode de masse et la misère de ceux qui restent

Nous sommes maintenant en sécurité, mais qu'en est-il de ceux que nous avons laissés derrière nous ? Mohamed Yassine, germano-libanais, âgé de vingt-cinq ans, ne peut réellement se réjouir de quitter le Liban. Une semaine plus tôt, mardi dernier, il avait voyagé du sud jusqu'à Beyrouth, avec son frère. Ils voulaient rendre visite à des amis et faire une petite fête, explique Mohamed. Le lendemain l'inimaginable se produisit. L'armée israélienne détruisit toutes les routes et tous les ponts et coupa le sud du Liban du reste du pays. « Nos parents et nos quatre sœurs sont encore à Houla et ne peuvent partir, précise Mohamed, désespéré. Personne ne peut nous aider – ni l'ambassade allemande, ni les Nations unies. Je me sens comme un traître qui a abandonné sa famille. » Son père Youssef Yassine et sa femme Hamia sont originaires de Houla, une cité idyllique de 15 000 habitants, située à la frontière israélienne.

Ahmed Jaber, âgé de dix-huit ans, s'inquiète aussi pour sa famille, toujours prisonnière à Wadi Djilon, près de Tyr. « Le pire c'est qu'il n'y a aucune protection contre les bombes, explique Ahmed. Ma grand-mère, mon oncle, mes cousins et mes tantes vivent dans la peur constante de la mort ». Il sait de quoi il parle, car il s'est retrouvé avec quelques amis pendant plusieurs jours dans un sous-sol à Haret Hreik, la banlieue de Beyrouth, alors que des F-16 israéliens transformaient les bâtiments de la cité tout entière en gravas. « Comment le monde entier peut-il assister à cette destruction aveugle, qui tue de si nombreux innocents, et croire encore qu'Israël est la véritable victime de la violence ? » demande désespérément Ahmed.

Beyrouth ville fantôme

Après l'exode de masse des derniers jours, Beyrouth est devenue une ville fantôme. Les rues sont dépourvues de vie. Presque toutes les boutiques sont fermées. Ceux qui doivent sortir le font en voiture ou prennent un taxi. « Presque toutes les entreprises ont fermé et renvoyé leurs employés sans les payer », dit Batoul Jaber, informaticien, qui a lui aussi été licencié pour une durée indéterminée. « Que produire et pour qui ? » Ghada Jalani anticipe sur ce qui va se passer à Beyrouth. « Maintenant que les étrangers sont partis, la guerre va réellement commencer. » Israël a de nouveau brandi la menace de lancer une grande offensive terrestre dans les prochains jours.

Que Mohamed et Hussein Yassine revoient jamais leurs parents et leurs sœurs reste incertain. Maintenant, ils veulent essayer d'agir depuis Berlin, par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères. Des médicaments et de l'aide devraient au moins pouvoir être acheminés dans les zones isolées, espère Mohamed, qui raconte comment mardi, les forces israéliennes ont bombardé deux camions de nourriture en route vers les villages isolés du sud. « Ma mère m'a dit au téléphone qu'il n'y a plus d'eau et que de nombreuses personnes ont désespérément besoin de médicaments. »

Des avions de combat dans le ciel nocturne

« Les avions israéliens vont-ils à nouveau nous attaquer ce soir ? » me demande Ali, mon épicier de Spears Street, comme si j'étais en contact avec les plus hauts échelons de l'armée israélienne. La confiance qu'il place en une journaliste allemande semble infinie, mais je dois le décevoir à chaque fois. « Je regrette Ali, mais je n'ai pas l'impression que les Israéliens vont se retirer demain. » Il hausse les épaules dans un geste d'impuissance. Sa femme s'est enfuie dans les montagnes il y a deux semaines. Chaque jour elle lui téléphone en pleurant, et le supplie de venir la rejoindre en sécurité.

Beyrouth, 3 h 25, par une chaude nuit

Je suis assise dans la véranda et j'entends l'appel matinal du Muezzin. D'une voix forte il chante malgré le hurlement des avions de combat israéliens, en chasse dans le ciel clair rempli d'étoiles. Les ondes de choc qui suivent les lourdes détonations secouent chaque cellule du corps. Chaque jour l'air devient plus suffocant. Le soufre brûle les poumons. Presque tout le monde à Beyrouth est enrhumé. Que fera Israël lorsqu'il n'y aura plus d'aéroports, de ponts, de centrales ni de positions « terroristes » du Hezbollah à bombarder au Liban, je me le demande.

Les derniers rapports sont désespérants. Plus d'un million de réfugiés, 3 000 blessés et le nombre des morts risque de dépasser un millier. On dirait une compétition. Pour finir, la désolation est simplement exprimée en chiffres. Combien de travail de réconciliation faudra-t-il pour guérir les blessures infligées sur cette ville et sa population ?




Home Benjamin Creme aux Nations unies

par Benjamin Creme

Le vendredi 28 juillet 2006, Benjamin Creme a prononcé une allocution à l'auditorium Dag Hammarskjold des Nations unies, à New York, à l'invitation de la Society for Enlightment and Transformation. Voici un extrait de cette allocution sur le rôle de l'Onu.

[…] Maitreya a une tâche à accomplir : elle consiste principalement à montrer à l'humanité comment vivre ensemble en paix. C'est tellement simple – cela exige seulement le partage des ressources mondiales. Le partage est la clé. Lorsque nous accepterons le principe du partage, nous créerons immédiatement la confiance nécessaire à toute autre action. Lorsque la confiance aura été établie, les autres problèmes disparaîtront. Avec la bonne volonté, qui naît de la confiance, la solution des difficultés devient une simple question de bon sens.

Nous attendons Maitreya. Maitreya attend que l'âme des Etats-Unis s'exprime, et lorsque celle-ci s'exprimera, les Etats-Unis inaugureront le principe du partage. Ils partageront généreusement toutes leurs ressources. L'Amérique a perdu son chemin. Elle est à la dérive. Ce n'est pas la seule nation qui soit à la dérive, mais elle a beaucoup à donner au monde, et elle a déjà donné beaucoup. Aujourd'hui son âme attend d'être invoquée, de manière à pouvoir montrer la voie vers le partage, la justice et la liberté. Les gouvernements, les hommes politiques parlent toujours de liberté, mais où est la justice ? Nous n'entendons jamais parler de la justice. La Russie avait l'habitude de parler de justice, mais jamais de liberté. La justice ne peut exister sans la liberté, ni la liberté sans la justice. C'est la même chose. Maitreya vient nous enseigner ceci, nous montrer que sans l'une vous ne pouvez avoir l'autre. Toutes deux sont des concepts divins, guidant l'humanité vers le futur. Le futur sera plus merveilleux, plus glorieux que tout ce que vous pouvez imaginer, mais il exige la décision de l'humanité de partager.

Le partage est la clé de tout. Certaines nations, certaines personnes, trouvent que c'est ce qu'il y a de plus difficile. Je connais de nombreuses personnes qui sont d'accord avec tout ce que je dis, sauf avec l'idée du partage. Elles ne peuvent concevoir que c'est la clé, le cœur des problèmes de l'humanité. Nous devons nous considérer comme uns, comme frères et sœurs d'une seule humanité, et par conséquent faire ce que fait une famille : partager les ressources.

Aujourd'hui, comme vous le savez – nous sommes aux Nations unies, vous connaissez les faits – des millions de gens meurent de faim dans un monde d'abondance. Trente-cinq mille personnes meurent chaque jour de faim dans un monde regorgeant de nourriture, disposant d'énormes surplus par habitant. Pourquoi les nations ne le voient-elles pas ? Elles ne le voient pas parce qu'elles sont auto-satisfaites, avides, égoïstes et ignorantes.

L'autosatisfaction engendre l'ignorance.

L'humanité doit se réveiller. Maitreya vient pour éveiller l'humanité et la guider hors du bourbier dans lequel elle est tombée. Il vient montrer qu'il existe une voie simple, un sentier facile : partager et créer la justice. Alors les guerres cesseront. Le terrorisme disparaîtra. On ne peut gagner une guerre contre le terrorisme. Des millions de nouveaux terroristes surgissent chaque mois, à cause de l'injustice, car ils ont le sentiment d'être abusés. C'est cela qui crée le terrorisme. Vous devez rechercher les causes du terrorisme. C'est un chancre, une abomination, mais il a une cause et cette cause c'est l'injustice qui règne dans le monde. Celle-ci est causée par les pays développés, les pays du G7 ou du G8, qui pensent que le monde leur appartient. Aucune nation, pas une seule, ne possède le monde. Aucun groupe de nations ne possède le monde, aucun ne peut dire au monde ce qu'il doit faire. Le monde a sa propre destinée et cette destinée, il la réalisera en suivant l'inspiration et les conseils de Maitreya et de son groupe de Maîtres.

J'aimerais, s'il reste suffisamment de temps, vous lire certaines choses que Maitreya et mon Maître ont déclaré au sujet des Nations unies. Tout d'abord, des extraits de l'ouvrage Enseignements de Maitreya les Lois de la Vie :

« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante du monde. A travers elles tous les problèmes internationaux importants seront réglés. » [Maitreya, Partage international, sept. 1989]

« Les Nations unies représentent le germe du Parlement mondial. Il s'agit d'un processus graduel. Cela ne signifie pas que les Parlements nationaux disparaîtront. Mais le Parlement mondial et les Parlements nationaux coopéreront. » [Maitreya, Partage international, juillet-août 1991]

Mon Maître écrit chaque mois depuis des années un article pour notre revue, Partage international, et il a parlé des Nations unies plus de cent cinquante fois. Il appelle les Nations unies « l'espoir du monde ».

« Les Nations unies sont destinées à conduire le monde hors de son déséquilibre actuel et à agir en tant que chambre de résonance pour les pensées et les aspirations des peuples du monde. » [Le rôle changeant des Nations unies, interview du Maître de Benjamin Creme par Patricia Pitchon, PI, juillet-août 1991]

« Les Nations unies ont adopté un code des droits de l'homme, qui, s'il était appliqué, contribuerait dans une large mesure à résoudre les tensions sociales existantes et pourrait servir de base à une société juste et stable. Mais jusqu'à présent, cette Déclaration universelle des droits de l'homme est restée à l'état de rêve pour des millions de démunis et privés de droits civiques dans tous les pays du monde. Le but doit être de faire respecter le plus rapidement possible ces droits fondamentaux dans chaque nation.
Avec l'acceptation du principe de partage, cela devient possible. Les hommes n'auront plus besoin de lutter pour obtenir le droit de travailler, de nourrir leur famille et d'être, dans une certaine mesure, maîtres de leur destin. D'un seul coup, l'acceptation du partage mettra fin aux divisions et aux conflits, et guérira notre société malade en extirpant les hommes du bourbier où ils se sont enlisés. Faites du partage le but de vos efforts. Montrez que le monde a maintenant besoin, plus que jamais au cours de son histoire, de mettre en place ce principe juste et fondamental, dont seule l'acceptation peut permettre à l'homme de trouver et de manifester sa nature divine. » [Les droits de l'homme, PI, juillet 1984]

« Bientôt, conformément au plan prévu pour l'avenir et aujourd'hui sur le point de se manifester, la nouvelle civilisation commencera à prendre forme. Chaque nation a son rôle à jouer, en apportant à la structure de l'ensemble sa note spécifique. En cela, les Nations unies joueront un rôle capital en coordonnant les divers projets de reconstruction et de redistribution. Déjà, en dépit des limitations imposées par les grandes puissances, la contribution de cet organisme à la paix mondiale est considérable. Ses agences apportent éducation et secours à des millions d'hommes dans divers pays. En tant que forum des débats mondiaux, sa position est unique et inestimable. Triste serait le jour et grande la perte pour l'humanité si les nations perdaient confiance en cette institution qui occupe une place centrale pour la mise en œuvre du Plan divin. [La venue de grands serviteurs, PI, avril 1986]

« Le monde doit énormément aux nombreuses agences des Nations unies dont le travail altruiste et consciencieux se poursuit fermement au milieu des discours emphatiques ou vindicatifs de politiciens ivres de pouvoir. Le temps est proche où chacun réalisera que les besoins du mon-de sont ceux des hommes et des femmes où qu'ils soient : besoin de nourriture et de travail, de soins de santé et d'éducation. Telles sont les priorités qui devraient guider les actions des hommes et mobiliser leur énergie et leurs ressources. Tels sont les besoins essentiels de chacun. C'est à ses risques et périls que l'humanité les néglige.
Des organisations non gouvernementales spécialisées contribuent également, par leur discernement et leurs recherches, à éveiller les hommes aux dangers de cette course effrénée à l'exploitation systématique des ressources de cette planète déjà bien malade.
Nombreux sont ceux qui, jusqu'ici aveugles, ouvrent les yeux. Nombre de ceux qui se contentaient de regarder agir leurs frères passent maintenant à l'action. Pour la première fois dans la vie de nombre de ceux qui souffraient en silence, le monde est rempli d'espoir.
Pour ces hommes calmes et patients, la vie ouvre ses portes, laissant entrer l'air frais et la lumière du jour. Grâce au travail des différentes organisations, une énergie nouvelle et vivifiante se répand et nombre d'hommes et de femmes y répondent et se réjouissent. Ceux-là, les serviteurs, sont les véritables héros de notre temps. Non pas ceux qui lancent des bombes du haut du ciel, mais ceux qui perçoivent les besoins de leurs frères et sœurs, et agissent, quel qu'en soit le prix. » [Une perspective plus saine, PI, janvier-février 2003]

« Ce sont bien sûr les Nations unies qui constituent le forum où les petites nations doivent pouvoir faire entendre leur voix. Ce ne sera possible que quand le Conseil de sécurité, avec son veto arbitraire, sera aboli. Ce Conseil n'a plus de raison d'être, et doit bientôt céder la place à une assemblée des Nations unies libérée des abus de pouvoir comme du droit de veto.
Nous verrons alors les nations agir sans les restrictions qu'imposent le veto des grandes puissances et leurs « récompenses » financières. Ceux qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à son absence aux Nations unies. Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont uns, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le régir. Aucune nation ne peut s'opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L'homme est au seuil d'une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation avec ceux qui cheminent avec lui sur la voie de la sagesse, sur la voie d'une gestion digne et éclairée des ressources de ce monde d'abondance. » [La Fraternité humaine, PI, octobre 2005]





Signes des temps

Home Une « eau divine »

Source : Associated Press, CNN, Etats-Unis

   

A San Antonio, au Texas, de l'eau jaillit d'un « arbre mystérieux » depuis environ trois mois, en dépit de la sécheresse de l'été. Cette eau est fraîche et il semble de plus en plus qu'elle possède des propriétés curatives.

L'eau, appelée « eau divine » par Mme Lucille Pope, sort de l'écorce d'un chêne rouge dans son jardin. « De quelle sorte de mystère s'agit-il ? »

Le phénomène fut découvert par Lloyd, le fils de Mme Pope, et l'arbre a été examiné par le Forest Service du Texas, des pépinières locales et l'Edward Aquifer Authority.

Jusqu'à présent, personne n'est parvenu à expliquer de manière satisfaisante pourquoi de l'eau s'écoule du tronc d'un chêne rouge en période sèche.

Mme Pope voudrait seulement savoir s'il s'agit « d'un arbre qui guérit ou d'une eau bénite ». Mais « Dieu seul le sait », explique-t-elle.

Mme Pope commence à croire que « l'arbre mystérieux » est particulier et que l'eau a des propriétés curatives. Elle a déclaré qu'un visiteur avait répandu quelques gouttes de cette eau sur une piqûre d'araignée et que l'enflure avait disparu.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ce phénomène était l'un des multiples signes de la présence de Maitreya. Il est manifesté par Maitreya et l'eau a des propriétés curatives. Il ne s'agit pas cependant de l'une des 777 sources d'eau curative prévues ; l'énergie est différente.


Home Cinq boules de feu

Source : RTV Noord Holland, Pays-Bas

Le 1er juillet 2006, cinq boules brillantes de couleur rouge orangé se sont déplacées silencieusement en suivant une ligne droite au-dessus d'une large zone des Pays-Bas. Plusieurs témoignages ont été recueillis : les objets ont été aperçus entre 23 h et minuit, la nuit était claire et le ciel étoilé. Dans quelques endroits, des groupes de témoins ont filmé ces lumières brillantes. Ces objets non identifiés ont été aperçus au-dessus des faubourgs d'Amsterdam, se dirigeant vers l'aéroport international de Schiphol.

Un présentateur de Radio-2 a reçu un certain nombre d'appels d'auditeurs : les récits précisaient qu'il n'y avait pas de lumières clignotantes, que les objets étaient silencieux, semblaient avoir une lumière blanche en dessous, et se déplaçaient très rapidement.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « cinq boules brillantes » étaient d'authentiques ovnis, des vaisseaux spatiaux venant de Mars.


Home Une statue verse des larmes

Source : MSNBC News, Etats-Unis

Une statue de la Vierge située à l'extérieur de l'église catholique vietnamienne des Martyrs, à Sacramento (Etats-Unis), semble verser des larmes de sang.

Un prêtre fut le premier à remarquer des larmes sur le visage de la statue le 9 novembre 2005, mais pensant qu'il s'agissait de taches, il les essuya. Les larmes réapparurent une dizaine de jours plus tard. Avant la messe, le 20 novembre, des fidèles remarquèrent une substance rougeâtre près des yeux de la statue. La statue a continué à verser des larmes.

Depuis que les larmes sont apparues pour la première fois, de nombreuses personnes viennent prier dans l'église et certaines requêtes ont été exaucées. Ce fut le cas, par exemple, pour Maria Huenguyen qui souffrait depuis des années de problèmes de vue et qui, après s'être frottée le front avec quelques gouttes de sang prélevées sur la statue, a constaté que sa vision s'était améliorée, au point que maintenant elle peut même conduire la nuit. « Je remercie Dieu et je remercie Marie de m'avoir aidée », a-t-elle déclaré.

De très nombreux visiteurs sont venus voir la statue. « Pour moi, c'est un miracle. Vous y croyez ou vous n'y croyez pas, peu importe. Personnellement, j'y crois tout à fait », a déclaré l'un d'entre eux, André Nguyen. Nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi la Vierge pleure. Une autre personne, Brenda Harris, a déclaré : « Je pense qu'à cette époque de l'Histoire, étant donné ce qui se passe aux Etats-Unis, ce qui se passe dans l'Eglise est peut-être un signe. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait d'un miracle authentique accompli par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Bénédiction de lumière

Photographie envoyée par L. C., New Market, présentant son petits-fils et montrant une bénédiction de lumière manifestée par Maitreya, 

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Tendances

Home Des soldats américains refusent de combattre en Irak

Source : The New York Times, San Francisco Chronicle, Etats-Unis

Pour éviter d'être envoyés en Irak, un nombre assez restreint mais croissant de militaires américains basés aux Etats-Unis abandonnent leurs unités et se rendent au Canada. Depuis février 2004, on estime que 200 soldats ont ainsi déserté. Ils choisissent le Canada d'une part parce que ce pays avait aidé les conscrits américains qui avaient refusé de se rendre au Vietnam dans les années 1960 et 1970, d'autre part en raison de la ferme opposition du Canada à la guerre en Irak.

Selon un article du San Francisco Chronicle, le déserteur fuyant actuellement la guerre en Irak est différent de celui qui refusait de combattre au Vietnam. « Contrairement aux 50 000 soldats qui ont refusé la conscription lors du Vietnam, les objecteurs de conscience actuels ne sont pas nécessairement des étudiants de gauche soutenus par un grand mouvement pour la paix. Ils viennent souvent de petites bourgades, se sont engagés volontairement dans l'armée, espérant qu'elle leur permettrait d'échapper aux petits boulots et de se payer des études supérieures et une protection sociale et médicale que leurs familles n'ont pas les moyens de leur offrir. »

Ces objecteurs de conscience justifient leur choix de diverses manières : adoption de convictions pacifistes ; guerre non justifiée puisqu'on n'a découvert ni armes de destruction massive, ni liens entre Irak et Al-Qaïda ; persistance des atrocités en Irak et meurtre de milliers d'Irakiens innocents.

« Une fois parvenus au Canada, les déserteurs sont accueillis par un réseau d'anciens déserteurs du Vietnam, de Quakers, et d'opposants à la guerre en Irak » qui les aident à trouver « des avocats, des hébergements gratuits, des offres d'emploi, et de la nourriture biologique, poursuit le Chronicle. Alors que l'armée américaine les considère comme des criminels et certains Américains comme des traîtres, le gouvernement canadien n'a pas adopté de position officielle, préférant laisser aux tribunaux le soin de décider de leur accorder ou non le droit d'asile. »

L'un des cas de désertion les plus remarquables est celui du lieutenant Ehren Watada. C'est l'un des rares officiers de l'armée américaine à avoir refusé de participer à ce qu'il considère comme une guerre d'occupation illégale. « La guerre en Irak, dit-il, viole notre système démocratique d'équilibre des pouvoirs. »

Le lieutenant Watada s'était engagé dans l'armée pour servir son pays. Il était alors favorable à la guerre parce qu'il croyait que l'Irak possédait des armes de destruction massive. Mais ensuite, il réfléchit et lut beaucoup – entre autres, le livre de James Bamford Un Prétexte pour faire la guerre, et celui de Seymour Hersh Chaîne de commandement. Il parla également aux soldats qui, de retour d'Irak, rentraient à la base de Fort Lewis, où il se trouvait. Il acquit ainsi la conviction que ce qui avait été présenté comme des renseignements et des faits incontestables avait été dicté par les hommes politiques, et que, s'il participait à cette guerre, il se rendrait complice de crimes de guerre. Naguère considéré comme un chef de section « exemplaire et doté d'un potentiel exceptionnel », le lieutenant Watada est maintenant passible de cour martiale.




Home Etats-Unis : des Samaritains portent secours aux immigrants

Source : diverses (voir à la fin de l'article)

Alors même que l’administration Bush renforce les contrôles le long de la frontière de l’Arizona, un groupe de Samaritains de l’Arizona, comme ils se désignent eux-mêmes, patrouille nuit et jour le désert Sonora – région particulièrement meurtrière – afin de porter secours aux centaines d’hommes et de femmes qui, au risque de leur vie, pénètrent aux Etats-Unis pour échapper à la misère.

Depuis 1995 et le verrouillage de la frontière, environ 2 600 hommes, femmes et enfants ont péri sur le sol américain, et des milliers d’autres continuent à risquer leur vie pour immigrer aux Etats-Unis. Entre juin et août 2006, 124 immigrants ont trouvé la mort, y compris une petite fille de 11 ans et une adolescente de 17 ans qui essayaient de rejoindre leurs parents travaillant à Atlanta (Géorgie).

Ces immigrants traversent la frontière à pied, par groupes de 10 ou 20, très rentables pour les « coyotes » (les passeurs), marchant des jours entiers à travers montagnes et déserts, sans eau ni abri.

Beaucoup d’entre eux meurent de froid en altitude, mais ils sont bien plus nombreux encore à mourir lentement de chaleur et d’épuisement dans l’un des déserts les plus torrides du monde. Dans le Sonora, la température peut atteindre 60 degrés.

Les Samaritains bénévoles patrouillent une zone de 180 km de long et 120 de large, sept jours sur sept en été, deux ou trois jours par semaine en hiver, lorsque les immigrants courent moins de dangers.

Chaque patrouille inclut un médecin et au moins une personne parlant couramment l’espagnol. Transportant de l’eau, de la nourriture, des équipements médicaux d’urgence, des cartes et des kits individuels de survie, ils recherchent les traces des immigrants dans le désert, à l’écoute de leurs appels de détresse, et lancent eux-mêmes des appels : « Nous sommes des
Samaritains. Nous avons de la nourriture, nous avons de l’eau ! »

Une autre association de volontaires, intitulée En finir avec les décès d’immigrants, a installé des relais d’aide médicale le long de la frontière de l’Arizona.

« Je ne pouvais vivre tranquillement en Floride tout en sachant que des gens mouraient en essayant de fuir la misère, explique Jim Cundiff, résident d’Orlando. Je me suis senti obligé de donner un visage humain à cette tragédie. »

Ces associations s’opposent à la politique draconienne du gouvernement des Etats-Unis qui contraint les immigrants à emprunter des itinéraires de plus en plus dangereux.

Les causes fondamentales de l’immigration illégale sont les inégalités environnementales, économiques et commerciales, affirment ces associations qui font campagne pour l’ouverture de certains ports aux immigrants et à leurs familles, et pour leur permettre ensuite de travailler et de vivre légalement et en toute sécurité aux Etats-Unis. En attendant, le site Internet des Samaritains encourage les volontaires potentiels par ces mots :  « Souvenez-vous qu’il n’est jamais illégal de procurer de l’eau, de la nourriture et des soins médicaux à un être humain en détresse. »


[Sources : samaritanpatrol.org ; nomore-deaths.org ; pcusa.org, Etats-Unis ; Channel 4 News, Grande-Bretagne]




Home Campagne publicitaire pour la paix au Moyen-Orient

Source : www.tikkun.org

« Arrêtez le massacre au Liban, en Israël et dans les Territoires occupés ! Convoquez une Conférence internationale pour la paix au Moyen-Orient afin d'imposer un règlement définitif à toutes les parties. »

Ainsi commence une publicité parue dans le New York Times et le Los Angeles Times, signée par plus de 3 000 personnalités religieuses, universitaires et culturelles, ainsi que par des écrivains, des philanthropes, des activistes et de simples citoyens.

A l'origine de cette campagne publicitaire se trouve le rabbin californien Michael Lerner, rédacteur en chef du magazine juif œcuménique Tikkun, et président du Réseau des progressistes spirituels. M. Lerner espère faire publier cette publicité en Israël, en Palestine et au Liban, et lance un appel pour que le plus grand nombre possible de gens participe à cette campagne.

« Tikkun » signifie « guérir, réparer et transformer le monde ». On peut le lire sur le site Internet du magazine : « Tikkun et le Réseau des progressistes spirituels vous demandent de nous aider à placer dans des journaux nationaux et internationaux des publicités appelant à la fin des massacres au Liban, en Israël et dans les Territoires occupés – et à utiliser cette impulsion non pour obtenir seulement un cessez-le-feu temporaire, mais pour résoudre tous les contentieux opposant les différentes parties au Moyen-Orient.

Nous appelons la communauté internationale à promouvoir une nouvelle approche de résolution des conflits basée sur une « Voie médiane progressiste » reconnaissant que, depuis cent vingt ans, chacun des deux camps nourrit des griefs légitimes contre l'autre, et que chacun a agi contre l'autre avec insensibilité et cruauté. Nous n'acceptons pas que l'un des camps soit considéré comme la « victime innocente », tandis que l'autre serait « l'agresseur démoniaque ».

Mais, reconnaissant qu'à l'heure actuelle Israël dispose d'une puissance militaire bien supérieure, nous demandons à Israël de faire le premier pas pour en finir avec ce cycle de haine et de violence, même si nous condamnons le Hezbollah pour avoir été à l'origine de l'actuelle escalade de violence.

« […] Nous croyons que cette campagne peut contribuer considérablement à inciter les forces de paix et de réconciliation dans le monde entier à faire savoir que de nombreuses personnes aux Etats-Unis, au Canada, en Israël et en Palestine et, dans le monde, de nombreux juifs, musulmans, chrétiens et membres d'autres appartenances religieuses, rejettent les analyses communément admises de la situation au Moyen-Orient et les thèses dominantes concernant le meilleur moyen de combattre le terrorisme. »




Home Un nouveau microscope pour diagnostiquer les cancers

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Au Japon, des scientifiques de l'Institut Riken et de la société Shimadzu ont créé un microscope qui facilitera le diagnostic rapide du cancer ainsi que la création de médicaments adaptés.

En dix minutes, le microscope détermine quelles protéines s'agglutinent autour des cellules cancéreuses. Il indique le type de protéines qui induisent le cancer et cela permet de trouver les médicaments qui le guérissent.

Par exemple, si un patient souffre d'un cancer du foie, on pourra déterminer les protéines qui entourent son foie, et on saura ainsi si le cancer a atteint d'autres organes.





Les priorités de Maitreya

Home Oxfam et les crises alimentaires en Afrique

Source : Oxfam International

Dans un récent rapport, la confédération humanitaire Oxfam met en évidence la nécessité pour la communauté internationale d'accroître la réflexion et l'action pour subvenir efficacement aux besoins des Africains nécessiteux et malnutris.

Intitulé les Causes de la faim : vue d'ensemble sur la crise alimentaire en Afrique, ce rapport signale que le nombre moyen d'urgences alimentaires en Afrique a presque triplé depuis le milieu des années 1980. Les interventions d'urgence n'offrent souvent qu'une solution partielle, et il est vital d'accroître le soutien à long terme à l'agriculture, à l'infrastructure et au système de protection sociale dans les pays vulnérables. Si une assistance alimentaire est appropriée dans certaines situations, le rapport montre que l'aide arrive souvent trop tard et s'avère trop coûteuse et trop politisée. Il constate aussi que les ravages du HIV, les conflits et les changements climatiques sont des causes majeures de crises alimentaires pour lesquelles une solution existe.

Selon Jeremy Hobbs, directeur général d'Oxfam International : « Le cycle des calamités et de l'insécurité alimentaire dans certaines régions africaines pourrait être interrompu si le monde traitait directement les causes de ces crises. Bien que les dépenses en aide humanitaire augmentent, les donateurs et les gouvernements n'apportent pas de soutien suffisant aux stratégies à long terme. »

Le rapport est paru au moment où les menaces de crise humanitaire se renouvelaient au Niger, où au moins un million de personnes connaissent une grave insécurité alimentaire pendant la période annuelle d'improductivité des récoltes, de juillet à octobre. En Afrique de l'Est, près de onze millions de personnes ont besoin d'aide d'urgence. Un haut représentant des Nations unies compare la situation à « un tsunami silencieux », et régulièrement, les appels de l'Onu n'apportent pas les fonds escomptés.

La distribution basique d'aide alimentaire reste le principal moyen de la communauté internationale pour lutter contre l'insécurité alimentaire. En dépit de l'orientation bienvenue de certains des grands donateurs, qui commencent à acheter l'aide alimentaire dans les pays en développement, la majeure partie de cette aide est toujours importée, ce qui signifie qu'il peut se passer jusqu'à cinq mois avant qu'elle ne soit distribuée et qu'elle peut coûter jusqu'à 50 % de plus que des denrées locales.

Selon ce rapport, bien que l'aide alimentaire puisse jouer un rôle important dans les cas d'urgence et sauver des vies, il ne faudrait pas l'envisager comme la réponse incontournable à l'insécurité alimentaire, en particulier quand la pauvreté est la cause principale de famines. D'autres solutions innovantes, telles que les dons en argent, les bons alimentaires ou les programmes de travaux rémunérés, peuvent s'avérer plus appropriées. Malgré l'augmentation des dépenses d'aide humanitaire de ces dernières années, on peut mesurer l'excès de confiance accordé aux solutions à court terme au fait que l'aide pour la production agricole en Afrique subsaharienne a chuté de 43 % entre 1990-1992 et 2000-2002.

Les conflits armés, le HIV et les changements climatiques engendrent les crises alimentaires africaines :

– Les conflits africains sont à l'origine de plus de la moitié des crises alimentaires du continent. La situation actuelle au Darfour, qui compte 3,4 millions de dépendants de l'aide alimentaire, montre ce qu'un conflit engendre la plupart du temps comme crise humanitaire dévastatrice.

– Le sida a anéanti de façon terrifiante la ressource-clé de la production de nourriture, les personnes. D'ici 2020, on estime qu'un cinquième de la main-d'œuvre agricole des pays d'Afrique subsaharienne aura succombé au virus.

– Le changement climatique ravage les moyens de subsistance des petits exploitants agricoles et des éleveurs nomades. Des chercheurs prédisent que d'ici 2080, environ 60 millions d'Africains supplémentaires seront menacés par la famine, en raison de l'augmentation des températures au niveau mondial.

J. Hobbs poursuit : « Cela coûterait beaucoup moins au monde d'investir sérieusement dès à présent en s'attaquant à la racine de la faim, plutôt que de conti-nuer à attribuer une aide trop faible et trop tardive, comme c'est le cas en Afrique depuis près d'un demi-siècle. »

Selon le FAO, la proportion d'aide alimentaire d'urgence a presque doublé ces vingt dernières années. Mais Oxfam affirme que des solutions sont possibles et propose les actions suivantes :

– Les Etat donateurs, et particulièrement les Etats-Unis, doivent réexaminer leur politique d'aide alimentaire, ne pas assortir de conditions leurs contributions et envisager d'accroître la proportion de denrées achetées localement. Ils doivent assurer un travail d'interventions plus spécifiques pour soutenir les plus vulnérables.

– Les Etats africains devraient adhérer aux promesses du sommet de l'Union africaine de 2003 selon lesquelles ils s'engageaient à augmenter les dépenses agricoles jusqu'à 10 % de leur budget. Ils devraient également établir des projets de protection sociale à long terme destinés aux personnes en insécurité alimentaire chronique et rendre disponibles des ressources pour les besoins prévisibles.

– Les agences d'aide, les donateurs, l'Onu et les Etats devraient recourir plus souvent à des solutions innovantes, comme la distribution d'argent, afin de garantir aux populations pauvres d'Afrique une assistance plus souple et pérenne.




Home La croissance économique ne profite pas aux pays pauvres

Source : Libération, France

Selon l'Onu, la croissance économique ne modifie en rien la vie des millions d'habitants des pays les plus pauvres.

Malgré les pics de croissance de leur Produit national brut (PNB), les habitants des 50 pays les moins avancés (PMA) n'ont tiré aucun profit de l'intégration de leur pays dans le système économique international.

Le Rapport 2006 sur les PMA, publié en mai 2006 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), révèle que la croissance des PMA a atteint un niveau moyen record de 5,9 % en 2004, grâce aux exportations, aux investissements directs étrangers et à l'aide étrangère. Mais selon la Cnuced, « ce qui compte pour le citoyen moyen, ce n'est pas le PNB mais un emploi stable lui permettant de mener une vie décente ».

Les investissements étrangers se sont avant tout concentrés sur l'exploitation minière. L'aide étrangère était destinée à alléger la dette nationale et n'a pas atteint la population générale. Quelques investissements ont été réalisés dans l'infrastructure et les secteurs secondaires, mais 70 % de la population dépend de l'agriculture, un secteur qui ne génère pas de nouveaux emplois.




Home La croissance de l'économie masque une crise sous-jacente.

Source : Worldwatch Institute

D'après le Rapport sur les Signes vitaux 2006-2007 du Worldwatch Institute, les indicateurs économiques sont en hausse : en 2005, la production d'acier et d'aluminium a été plus forte que jamais, la fabrication de véhicules à moteur a atteint le record de 45,6 millions d'unités, et la production mondiale brute 59 600 milliards de dollars. Le nombre d'utilisateurs d'Internet dans le monde a atteint un milliard en 2005, et les ventes de téléphones cellulaires sont estimées à 816 millions.

Cependant, alors que ces tendances indiquent des niveaux jamais atteints de commerce et de consommation, elles sont contrebalancées par le déclin écologique, dans un monde lourdement dominé par les combustibles fossiles.

En 2005, la concentration moyenne de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de 0,6 % par rapport à 2004, ce qui représente la plus forte hausse annuelle jamais enregistrée. La température globale moyenne a atteint 14,6 degrés Celsius, faisant de 2005 l'année la plus chaude jamais enregistrée à la surface de la terre.

A la fin de 2005, par rapport à la situation d'il y a 25 ans, environ 20 % des récifs de corail avaient été détruits, tout comme 20 % des forêts de mangroves. Récifs coralliens et mangroves constituent pourtant une barrière contre les désastres climatiques, lesquels ont coûté 204 milliards de dollars en 2005, dont 125 milliards rien que pour l'ouragan Katrina qui a frappé la côte est des Etats-Unis.

Les données publiées dans Signes vitaux 2006-2007 reposent sur l'Evaluation des écosystèmes du millénaire, réalisée par les Nations unies en 2005, qui note que la dégradation des systèmes naturels est provoquée par les activités humaines. Ainsi, la déforestation compte pour 25 % dans les émissions de carbone dues aux activités humaines ; et près de 1 % des régions boisées du monde ont été détruites entre 2000 et 2005 (les plus grosses pertes étant en Afrique et en Amérique latine : respectivement 3,2 et 2,5 %).

Le déclin des écosystèmes affecte les éléments vitaux qu'ils nous procurent, notamment les apports en eau et en nourriture, la régulation climatique et la qualité de l'air. Ce déclin accroît en outre le risque de changements brutaux et potentiellement irréversibles : perturbations climatiques régionales, émergence de maladies nouvelles, formation de « zones mortes » dues au manque d'oxygène dans les eaux côtières.

« Comme toujours, le business détériore les écosystèmes et porte atteinte aux populations, affirme Erik Assadourian, directeur du projet Signes vitaux 2006-2007. Si tout le monde consommait autant que dans les pays à haut revenu, la planète ne pourrait subvenir qu'aux besoins de 1,8 milliard d'individus et non à ceux des 6,5 milliards actuels. La population mondiale ne va pas diminuer, mais atteindre 8,9 milliards d'ici 2050. »

Près de 80 % de l'énergie mondiale provient du pétrole, du charbon ou du gaz naturel, des carburants fossiles qui contribuent aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui accélère le réchauffement climatique. La combustion de carburants fossiles n'a cessé d'augmenter malgré la hausse des prix au cours des deux dernières années : en 2004, la consommation de charbon a fait un bond de 6,3 % et celle de gaz naturel s'est accrue de 3,3 % ; en 2005, la consommation de pétrole a augmenté de 1,3 %.

Cette croissance a cependant été limitée grâce aux énergies renouvelables : la capacité des éoliennes a fait un bond de 24 % en 2005, la production solaire photovoltaïque a augmenté de 45 %, et la production de carburants biologiques de 20 %. « Cette évolution pourrait entraîner dans les cinq prochaines années des changements considérables sur le marché mondial de l'énergie, affirme Christopher Flavin, président du Worldwatch Institute. Mais la transition va devoir s'accélérer si l'on veut éviter les crises écologiques et économiques provoquées par une dépendance constante des carburants fossiles. »





Citation

Home Extrait du message n° 101

par Maitreya

« La Justice doit être instaurée et elle le sera. Le monde implore la justice. La véritable raison des problèmes de l'homme, aujourd'hui, est l'absence de justice et d'amour. Si ces aspects divins étaient en vigueur demain, une nouvelle douceur colorerait vos vies. Ce don généreux d'amour et de juste partage provient de Dieu. »





La voix de la raison

Home Jimmy Carter appelle à une solution durable de la crise du Moyen-Orient

Source : The Washington Post, E.-U. ; The Guardian, G.-B.

Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, plaide en faveur d'une solution globale et durable au Moyen-Orient, en plus d'une cessation de la violence au Liban.

Dans un article publié dans The Washington Post (E.-U.) et The Guardian (G.-B.), J. Carter déclare : « Tragiquement, le conflit actuel fait partie du cycle de violence inévitable qui résulte de l'absence de règlement d'ensemble au Moyen-Orient, exacerbé par le fait que depuis près de six ans aucun effort réel n'a été fait pour parvenir à une solution. »

Il poursuit : « Il n'y aura aucune paix réelle et permanente pour aucun des peuples de cette région troublée tant qu'Israël continuera à violer des résolutions majeures des Nations unies, et à ignorer la politique américaine officielle et la « feuille de route » internationale en faveur de la paix, en occupant des territoires arabes et en opprimant les Palestiniens. Mis à part des modifications négociées satisfaisant les deux parties, les frontières israéliennes officielles d'avant 1967 doivent être respectées. Comme tous les gouvernements précédents depuis la fondation d'Israël, le gouvernement américain actuel doit tout faire pour atteindre ce but si longtemps différé. »

J. Carter critique le manque d'engagement du gouvernement américain dans les efforts de paix au Moyen-Orient. « Un empêchement majeur au progrès est l'étrange politique de Washington selon laquelle le dialogue sur les questions controversées se poursuit en récompense aux attitudes serviles et est interrompu avec ceux qui rejettent les assertions des Etats-Unis. Un dialogue direct avec l'Organisation de libération de la Palestine ou l'Autorité palestinienne et le gouvernement de Damas est indispensable pour parvenir à des règlements négociés durables. L'incapacité à aborder les questions avec les dirigeants concernés risque de créer une zone d'instabilité encore plus grande s'étendant de Jérusalem jusqu'à Beyrouth, Damas, Bagdad et Téhéran. »

J. Carter déclare en conclusion : « Les peuples du Moyen-Orient méritent la paix et la justice, et la communauté internationale doit les guider et leur apporter un ferme soutien. »




Home Israël attend un Messie

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

Israël « attend un Messie », affirme Harry de Winter, magnat des médias néerlandais, dans une récente interview accordée au deuxième quotidien des Pays-Bas, de Volkskrant.

« Un mouvement de guérilla comme le Hezbollah ne peut être éliminé que s'il ne reçoit plus de soutien populaire. Si les Palestiniens avaient eu des supermarchés, une école pour leurs enfants, de l'argent pour partir en vacances, au lieu de quarante années d'occupation, ni le Hamas ni le Hezbollah n'auraient eu aucune chance. Mais chaque bombe lancée par Israël fait gagner dix nouveaux supporters au Hezbollah. Quarante années d'occupation ont engendré le terrorisme et il n'y a aucun signe de paix en vue. C'est tout simplement ridicule. Je sais par expérience personnelle que les juifs et les Palestiniens se ressemblent beaucoup. Ils sont frères, ils ont des liens, ils sont sémites ; ils mangent la même nourriture, accordent la même importance à certaines choses. C'est comme si nous [les Néerlandais] occupions la Belgique. »

Dans l'interview, Harry de Winter raconte qu'il a grandi dans la communauté juive d'une ville du sud des Pays-Bas. Ses parents n'étaient pas religieux, mais jouaient un rôle actif dans la communauté juive d'Oss. Son admiration initiale pour Israël diminua rapidement après la guerre de 1967 et il apporta son concours à « Une voix juive différente », organisation néerlandaise de juifs critiques à l'égard de la politique menée par Israël à l'encontre des Palestiniens. « Nous disons depuis des années que les choses vont mal au Moyen- Orient et que cela conduira à la chute d'Israël. Tout le monde aux Pays-Bas est très inquiet. Pourtant, depuis quarante ans, nous n'avons rien fait pour la création d'un Etat palestinien indépendant. Aucun être humain ne peut supporter éternellement l'oppression et l'occupation. Si j'avais vécu en Cisjordanie, je serais moi-même devenu terroriste. Et regardez Gaza. C'est révoltant de voir comment un million et demi de personnes sont punies collectivement.

Naturellement, chaque nation doit défendre ses frontières, y compris Israël, mais ce devrait être les frontières d'avant 1967. Cette solution n'est même pas considérée. Il n'y a pas de feuille de route pour un Etat palestinien. Israël est un foyer de rébellion dans le monde. Je pense qu'Israël a besoin d'un Mandela, le pays attend un Messie, quelqu'un ayant une vision. »




Home La paix repose sur la justice et le partage

Mgr Bruce Kent, ancien vétéran, s'est adressé à l'immense foule réunie à l'issue de la marche en faveur de la paix qui s'est déroulée à Londres le 5 août 2006.

« Comment nous diriger vers un monde différent ? Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que les bombes, les fusils, les avions et les tanks peuvent apporter la paix. Je pense que la paix repose sur la justice et une société où les gens vivent ensemble, en partageant, en vivant comme des êtres humains. C'est le chemin vers la paix. Et quand j'entends des gens en Israël dire : « Pourquoi m'attaquent-ils ? » Je leur réponds en moi-même : « Parce que vous représentez un Etat apartheid où des millions de vos concitoyens vivent en prison, dans la pauvreté, dominés par la classe supérieure. » Ce n'est pas le chemin vers la paix et cela doit changer si nous voulons la paix au Moyen-Orient. Et cela ne signifie ni fusils ni bombes, cela signifie plus d'investissements en Israël, plus de tourisme, plus d'achat de marchandises israéliennes dans les boutiques. Cela signifie devenir amis avec les Palestiniens. Ne pas aller en vacances là-bas, aller vivre avec les Palestiniens et travailler avec eux et certains de leurs soldats.

Pour finir, permettez-moi de dire ceci : ne laissez pas l'antisémitisme grandir dans votre cœur. Il ne s'agit pas d'antisémitisme. Parmi les gens les plus courageux dans le monde, on peut citer ceux qui refusent de servir dans les forces de Défense israéliennes et sont maintenant en prison. Ce sont des gens très courageux. Dans ce pays, nous avons les « Juifs pour la justice », et les « Juifs contre la démolition des maisons ». Travaillez avec vos frères juifs pour la paix dans le monde, avec vos frères chrétiens, avec vos frères musulmans.

Je fais un rêve inspiré de l'Ancien Testament, celui où sur la montagne de Dieu tous les gens viendront prier ensemble, c'est dans le livre d'Isaïe. Travaillons ensemble pour un Moyen-Orient où tous seront égaux et justes sous la protection de Dieu et où nous vivrons ensemble en harmonie. »




Home Des écrivains condamnent les récentes violences

Dans une lettre publiée dans des journaux du monde entier, dix-huit écrivains, dont trois lauréats du prix Nobel, condamnent les récentes violences israéliennes qualifiées de « liquidation de la nation palestinienne ».

La lettre est signée par John Berger, Noam Chomsky, Harold Pinter, José Saramago, Eduardo Galeano, Arundhati Roy, Naomi Klein, Howard Zinn, Charles Glass, Richard Falk, Gore Vidal, Russell Banks, Thomas Keneally, Chris Abani, Carolyn Forché, Martin Espada, Jessica Hagedorn et Toni Morrisson. Elle a été publiée notamment par Le Monde, El País, The Independent et La Republica, ainsi que dans l'hebdomadaire américain The Nation.

« Le chapitre le plus récent du conflit israélo-palestinien a commencé lorsque les forces israéliennes ont enlevé deux civils, un médecin et son frère, dans la bande de Gaza. Cet épisode a été quasiment passé sous silence, sauf dans les journaux turcs. C'est le lendemain que des Palestiniens font prisonnier un soldat israélien, et proposent sa libération négociée, dans le cadre d'un échange contre des prisonniers détenus par Israël – ils sont environ 10 000 dans les prisons israéliennes.

Que ce « kidnapping » soit considéré comme un outrage, quand l'occupation militaire illégale de la Cisjordanie et l'appropriation systématique de ses ressources naturelles – l'eau, en premier lieu – par les forces de Défense d'Israël sont décrites comme de simples aléas, tout au plus regrettables, de l'existence, en dit long sur le « deux poids, deux mesures » constamment employé en Occident vis-à-vis des Palestiniens, sur la terre qui leur avait été allouée par des accords internationaux, au cours des 70 dernières années.

Aujourd'hui, l'outrage succède à l'outrage : des missiles improvisés se croisent avec d'autres missiles, de haute technologie ceux-là. Ces derniers atteignent généralement leurs cibles là où se trouvent les masses pauvres et déshéritées, qui en sont toujours à attendre ce qu'on appelait autrefois la Justice. Les deux types de missiles déchiquètent horriblement les corps – qui, hormis les commandants sur le terrain, pourrait l'oublier un seul instant ?

Chacune des provocations et des contre-provocations sont contestées ou revendiquées. Mais les débats qui s'ensuivent, les accusations ou les serments, tout cela ne fait que distraire l'attention du monde d'une pratique militaire, économique et géographique au long cours, dont le but politique n'est rien de moins que la liquidation de la nation palestinienne. 

Il faut dire cela à haute voix, car cette pratique, à demi avouée et bien souvent cachée, avance à grands pas en ce moment. Selon nous, il est impératif de la qualifier, sans relâche, telle qu'elle est, et de nous y opposer. 





La voix des peuples

Home Un ancien soldat britannique parle

Source : The Independent, G.-B.

Steven McLaughlin, ancien fusilier, attaque violemment MM. Bush et Blair dans son livre intitulé Squaddie : A Soldier's Story (l'Histoire d'un simple soldat) [Mainstream Publishing, 2006]. Le livre, basé sur son journal, a été qualifié de « regard candide sur la vie d'un soldat ordinaire ». S. McLaughlin a démissionné de l'armée britannique après son expérience en Irak.

« Personnellement, je ne suis pas contre la guerre. Je suis contre la guerre injustifiée. L'Irak est un terrible gâchis[…]. Je pense vraiment que nous avons envahi l'Irak sous un faux prétexte – l'existence d'armes de destruction massive – et nous avons déstabilisé tout le Moyen Orient, a-t-il déclaré dans le journal The Independent. Des gars comme moi qui auraient été heureux de risquer leur vie en Bosnie ou au Kosovo pour empêcher la purification ethnique ne sont certainement pas prêts à risquer leur vie pour un prétexte bidon[…]. Je sais que les soldats sont malheureux de participer à la guerre en Irak et très frustrés, mais ils ne peuvent rien dire. Je ne suis plus dans l'armée, je peux donc parler librement. »

Parlant des soldats qui se trouvaient avec lui, il a déclaré : « Beaucoup de gars viennent d'un milieu extrêmement défavorisé. […]L'armée est souvent le seul endroit où ils peuvent aller. Ils veulent s'en sortir[…]. C'est criminel de la part du gouvernement d'avoir abusé de leur confiance et de leur bonne volonté[…]. Il y a des hommes en bon état physique qui reviennent avec une jambe, un bras ou un œil en moins. […]Et on les oublie. C'est scandaleux. »




Home Les refuzniks israéliens de plus en plus nombreux

Source : truthout.org, yeshgvul.org

Un certain nombre de soldats réservistes israéliens sont en prison pour avoir refusé de se battre au Liban et dans les Territoires occupés.

Yesh Gvul (ce qui signifie « Il y a des limites »), un groupe qui apporte son soutien et ses conseils aux refuzniks, dit qu'il a été contacté par des dizaines de soldats et d'officiers de réserve qui refusent de se battre.

Le 28 juillet 2006, le capitaine Amir Pasteur, officier d'infanterie et étudiant à l'Université de Tel Aviv, a été le premier à être emprisonné – pendant vingt-huit jours – pour avoir refusé de se battre au Liban, en disant que « prendre part à cette guerre est contraire aux valeurs dans lesquelles il a été élevé. »

Un autre réserviste, le sergent Omri Zeid, un artilleur originaire de Tzfat, a refusé de tirer sur Mjadara, un village libanais. Il avait reçu l'ordre de tirer 150 obus sur le village, mais il s'en alla, en disant à ses compagnons : « Je ne veux pas faire partie d'une armée qui tire sur des femmes et des enfants. » Il quitta son poste un jour seulement avant sa libération et n'a pas été jugé pour son refus de tirer.

Tout juif israélien de sexe masculin est dans l'obligation de servir dans la Force de Défense israélienne pour une durée de trois ans à partir de l'âge de dix-huit ans. Il doit ensuite s'entraîner un mois par an et peut être appelé jusqu'à l'âge de quarante ans. Selon Perets Kitron, auteur du livre Refuznik, environ 4 000 Israéliens ont refusé de servir dans des campagnes militaires depuis les années 1970.

Le dernier soldat à rejoindre le groupe est Tom Mehagel, âgé de vingt-neuf ans, originaire de Tel Aviv. Il fut renvoyé chez lui par les officiers après leur avoir dit qu'il était « troublé » à l'idée de combattre au Liban. Il pense que l'action d'Israël n'aide pas sa cause. « C'est l'opposé en fait. Cela renforce les extrémistes. »

Un autre soldat figurant sur la liste de Yesh Gvul sous les initiales DY juge qu'une telle agression de la part d'Israël est autodestructrice. Le 8 août, il a été emprisonné pour vingt-huit jours pour avoir refusé de se battre dans les Territoires occupés.

Dans sa déclaration, il a expliqué : « Je refuse de prendre part à cette guerre insensée, dont certains actes équivalent à des crimes de guerre. Je ne servirai pas le système d'apartheid imposé par notre gouvernement aux habitants des Territoires occupés. Cette guerre est également destructrice pour le peuple israélien. »




Home Appels en faveur de la paix à l'occasion de la Journée d'Hiroshima

Source : diverses (voir à la fin de l'article)

Les 6 et 9 août 1945, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis lancèrent les premières bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, tuant plus de 210 000 civils – 140 000 dans la seule ville d’Hiroshima. Le 6 août 2006, des gens du monde entier ont profité des commémorations du soixante et unième anniversaire d’Hiroshima pour protester contre les guerres et les armes qui continuent de menacer la paix dans le monde.

Dans vingt-sept Etats américains, des manifestations et des veillées exigeant la fin de l’armement nucléaire et de la guerre se sont déroulées dans plus de soixante-dix villes.

Les manifestations ont visé plus particulièrement la Bechtel Corporation, une des principales bénéficiaires de l’industrie nucléaire et de la guerre en Irak.

Au Livermore Nuclear Weapons Laboratory, en Californie, laboratoire où sont conçues des armes nucléaires, un immense gonflable en forme de missile portait le slogan : « Bush Strategy : Endangering America, Enraging the World » (La stratégie Bush met en péril les Etats-Unis et dresse le monde contre nous).

A Santa Cruz, en Californie, l’association bouddhiste en faveur de la paix déploya une banderole de 30 m de long sur 90 cm de hauteur portant la liste des noms de 40 000 civils irakiens tués pendant la guerre en Irak, ainsi que les noms, les photographies et l’histoire de plus de 2 000 soldats des États-Unis ou de la coalition, également victimes de cette guerre.

Dans les villes australiennes, des milliers de personnes ont manifesté en faveur de la paix et pour qu’il soit mis un terme au danger toujours présent des armes nucléaires.

Des manifestants à Sidney et à Adelaïde ont appelé à un cessez-le-feu au Moyen Orient pour mettre un terme aux attaques israéliennes contre des civils au Liban et contre les Palestiniens à Gaza.

A Londres (G.-B.), une pétition de 50 000 signatures a été portée à la résidence du premier ministre, au 10 Downing Street, pour protester contre les projets visant à remplacer les missiles Trident qui commencent à vieillir par une nouvelle génération d’armes nucléaires.

Un récent sondage, mené par la Campagne pour le désarmement nucléaire, a montré que près de deux britanniques sur trois étaient opposés à la politique gouvernementale, et le nombre de membres de l’organisation s’est accru de 300 %.

A Hiroshima, environ 45 000 survivants, résidents, visiteurs et officiels venus de tout le pays ont respecté une minute de silence en mémoire des victimes des bombes.

Le maire de la ville, Tadatoshi Akiba, a demandé que le Japon joue un rôle de leader dans l’élimination des arsenaux nucléaires. « Soixante et un ans se sont écoulés depuis que les radiations, la chaleur intense et une explosion atomique ont créé l’enfer sur Terre, a-t-il déclaré, mais le nombre de nations sous l’emprise du mal et esclaves des armes nucléaires s’est accru. La seule chose à faire avec les armes nucléaires est de les détruire. »


Source : august6.org, indybay.org, usa-today.com, news.independent.co.uk




Home Manifestations dans le monde entier contre la guerre au Liban

Source : diverses (voir à la fin de l'article)

Des milliers de personnes à travers le monde ont manifesté en réponse à la guer-re au Liban, réclamant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Depuis le début du conflit, le 12 juillet 2006, des manifestations et des rassemblements ont été organisés presque chaque jour, par un public sous le choc, triste, et en colère devant l’ampleur de la destruction et de la violence, et ce qu’il considère comme une réaction disproportionnée d’Israël à la capture de deux de ses soldats.

De vastes manifestations se sont déroulées le 22 juillet et celles-ci n’ont cessé de prendre de l’ampleur au cours du mois d’août, dans des villes comme Tel Aviv, Bagdad, Paris, Sydney, Londres, Kuala Lumpur, Edimbourg, Madrid, Santiago, Amsterdam, Varsovie, Chicago et Sao Paulo.

En Grande-Bretagne, une partie du peuple britannique et des députés étaient furieux que leur gouvernement soit le seul, avec celui des Etats-Unis, à ne pas appeler à un cessez-le-feu immédiat. Des rassemblements ont eu lieu dans tout le pays et deux manifestations « Ceasefire Now » (Cessez-le-feu immédiat) organisées les 22 juillet et 5 août à Londres par la coalition Stop the War (Arrêtez la guerre) ont attiré un public sans précédent pour des manifestations annoncées avec un délai aussi court. La dernière a réuni plus de 20 000 manifestants, arrivés par cars entiers de toute la Grande-Bretagne, qui ont entendu des députés et des militants dénoncer la destruction barbare du Liban et de Gaza par Israël et l’alignement du gouvernement britannique sur les Etats-Unis. Les manifestants avaient apporté des chaussures d’enfants pour les déposer contre le cénotaphe de Whitehall afin de rappeler les centaines d’enfants tués au Liban.

Les organisations humanitaires britanniques dont l’action s’étend au monde entier ont fait publier en pleine page dans les journaux britanniques une lettre ouverte au premier ministre pour demander un cessez-le-feu immédiat.

A Bagdad (Irak), des milliers de manifestants ont défilé en brandissant des drapeaux libanais, du Hezbollah et irakiens. Ils scandaient, en montrant des drapeaux israéliens et américains : « Ce sont eux les terroristes. »

A Sydney (Australie), un rassemblement organisé le 22 juillet par différents groupes et par la coalition Stop the War a attiré entre 10 000 et 20 000 personnes. De vastes manifestations similaires ont eu lieu dans d’autres villes du pays.

Dans différentes villes du Canada, on a également pu assister à de vastes mouvements de protestation, qui ont augmenté face à la prolongation du conflit. Au cours d’une veillée programmée à Montréal, le 30 juillet, les manifestants, beaucoup plus nombreux que prévu, ont manifesté leur colère suite à la nouvelle du massacre israélien à Cana.

Le 6 août, environ 15 000 personnes ont participé à une manifestation pacifique au centre-ville. Elles ont été rejointes par des hommes politiques ainsi que par un groupe de juifs orthodoxes venus de New York.

En Indonésie, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, dont une qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Jakarta, le 28 juillet. Les gens se sont rassemblés autour de l’ambassade américaine, autour d’un orateur qui a déclaré : « Il est ironique que l’Amérique appelle à la paix et à la démocratie, alors qu’elle soutient Israël lorsqu’il massacre des musulmans innocents. »

Aux Etats-Unis, des milliers de manifestants ont participé à des rassemblements dans tout le pays. Les organisateurs d’une manifestation qui s’est tenue le 12 août devant la Maison Blanche, à Washington, ont déclaré qu’elle avait réuni 30 000 personnes, dont certaines venues de loin, comme de Floride et du Michigan.

D’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres pays, notamment en Israël, au Yémen, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne, en Islande, en Irlande, en Malaisie et en Jordanie.


Sources : stopwar.org, The Independent, BBC news, Grande-Bretagne ; truthout. org, indymedia.org, wsws.org, wikipe dia.org





Courrier des lecteurs

Home Les plans d'un Maître

Cher Monsieur,

Le 12 février 2006, un dimanche matin, Dick Larson et moi tenions un stand de Share International à l'exposition Whole Life de Los Angeles. Nous avions deux tables sur lesquelles étaient disposés nos documents. Sur l'une d'entre elles nous avions un grand tableau où était exposé notre collage de photographies de miracles. Un Noir, à l'aspect agréable et très soigné, mince, de taille moyenne, âgé d'une trentaine d'années, s'approcha du tableau et regarda les photographies. Vêtu de manière décontractée, il portait une chemise turquoise et verte aux rayures verticales et un pantalon beige. J'allai vers lui pour lui expliquer qu'il s'agissait de photographies de miracles survenus dans les différentes communautés religieuses au cours des vingt-cinq dernières années, ce qui signifiait que le moment était venu pour l'arrivée d'un grand instructeur. L'homme avait une attitude très calme et très réservée et il parlait peu, mais il écoutait avec beaucoup d'attention. Il donnait l'impression de savoir davantage de choses que nous ne pouvions lui en apprendre. Dick se joignit à la conversation et lui expliqua quelque chose. Je dois mentionner qu'au cours de cet échange assez bref entre nous trois aucun sujet politique ne fut abordé.

L'homme se mit alors à parler. « Vous savez, dit-il, j'ai fait un rêve. Dans ce rêve j'avais entre les mains les plans permettant d'apporter une solution à tous les problèmes du monde. J'entrai dans une pièce remplie de responsables de différents services. Je donnai un exemplaire des plans que j'avais à chaque personne présente dans la salle. Savez-vous qui pénétra alors dans la salle ? » Dick et moi écoutions avec beaucoup d'attention ce qu'il disait et nous demandâmes : « Qui ? » Il répondit : « George Bush. Je lui tendis également un exemplaire des plans mais il le déchira et le jeta. Que pouvais-je faire ? »

Je me dis que cet homme devait avoir un certain développement spirituel pour faire un tel rêve. Avant de partir, il serra la main de Dick et la mienne en disant qu'il reviendrait. Sa poignée de main était très ferme, ce qui était un peu surprenant, mais j'appréciai cette authentique énergie. Dick mentionna après coup qu'il pensait que cet homme n'était pas quelqu'un d'ordinaire et j'avais la même impression. Qui était-il ? L'un des Maître peut-être ?

J. C., Los Angeles, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Sujet de conversation

Cher Monsieur,

Le 30 juin 2006, je me rendis au Makola Market, à Accra, afin d'acheter quelques provisions. Lorsque j'arrivai à l'endroit où j'achète d'habitude des ignames, la vendeuse n'était pas là. Un jeune homme et une jeune femme étaient assis à sa place. L'amie de la vendeuse d'ignames me donna ce que celle-ci avait laissé pour moi. Tandis que je lui parlais, je remarquai que le jeune couple parlait de moi. Je ne pouvais saisir dans quelle langue ils s'exprimaient, mais ils me regardaient tout en parlant. Ils étaient conscients du fait que j'avais remarqué qu'ils parlaient de moi, mais ne faisaient aucun effort pour arrêter ou faire semblant. La jeune femme me regarda intensément jusqu'à ce que je m'en aille. J'étais embarrassé et j'aurais voulu leur demander si je pouvais faire quelque chose pour eux, mais j'étais incapable de dire un mot. En partant, je me demandais ce qu'ils pouvaient bien avoir à dire de si important me concernant, pour ne même pas prendre la peine de s'arrêter lorsqu'ils réalisèrent que j'étais conscient d'être l'objet de leur conversation. Mais, plus tard, l'idée me vint qu'il s'agissait peut-être de Maitreya et du Maître Jésus.

Pouvez-vous me dire qui étaient ces deux personnes ?

Reverend K. A., Accra, Ghana

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya et la « jeune femme » le Maître Jésus.


Home Bénédiction familiale

Cher Monsieur,

Le 11 mars 2006, nous avons eu une grande rencontre familiale. J'étais revenue dans mon pays après plus d'une année d'absence et je m'étais dit que le onzième anniversaire du décès de mon père serait une bonne occasion de réunir toute la famille. Avant le repas, où nous étions dix-neuf personnes, nous joignîmes les mains pour rendre grâce à Dieu. Ma mère nous demanda alors de penser à mon père pendant quelques instants. Lorsque je le fis, je me sentis submergée par une puissante énergie au niveau du centre du cœur. Ma mère et ma sœur dirent par la suite qu'elles avaient également ressenti cette énergie (nous pratiquons toutes les trois la méditation de transmission), mais lorsque nous en parlâmes, il sembla que personne d'autre n'avait ressenti quoi que ce soit. Nous avions fait l'expérience de la présence de mon père depuis sa mort, mais ceci était différent. Cela ressemblait davantage à de l'énergie venant de Maitreya. Votre Maître pourrait-il nous dire si l'énergie que nous avons ressentie venait de mon père, de Maitreya, ou peut-être bien des deux ?

D. M., Los Angeles, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction du Maître Jésus.


Home Une visite de compassion

Cher Monsieur,

Le 5 septembre 2005, mon grand-père est décédé. C'était une merveilleuse journée ensoleillée et quelques heures avant sa mort de nombreuses personnes de la famille étaient venues lui rendre visite dans la ferme où il vivait avec son épouse. Mais dans l'heure où il mourut, presque personne ne se trouvait auprès de lui. Après son travail dans les champs, il entra dans la cuisine, s'allongea sur le sofa et mourut. Sa femme mise à part, une seule personne était présente – l'employée d'une compagnie de télécommunications qui se trouvait là « par hasard ». Elle avait des cheveux roux et un accent allemand (elle venait de Berlin). Nous ne l'avions jamais vue auparavant et, après sa seconde visite deux jours plus tard, nous ne la revîmes plus. Nous ne pûmes trouver son nom dans l'annuaire téléphonique ni auprès de la compagnie de télécommunications.

Se peut-il qu'elle ait été l'envoyée d'un Maître, ou un Maître lui-même ?

P. K., Salzbourg, Autriche

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la visiteuse était le Maître Jésus.


Home Un spectacle de lumière

Cher Monsieur,

Le 22 octobre 2005, je rentrai chez moi à 22 h 15, après un voyage en France avec deux amis. Après avoir déchargé la voiture, nous étions dehors en train de nous dire au revoir. En levant les yeux je vis un mouvement circulaire de lumière que je n'avais jamais vu auparavant. Je le montrai à mes amis et nous vîmes une lumière en forme de cercle ou de disque qui tournait sur elle-même dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, comme un volant autour de son axe. L'objet était silencieux et il suivait une trajectoire en forme de cercle devant la maison, s'élevant au-dessus du toit puis descendant au-dessus de la niche du chien. Plus le disque lumineux s'approchait, plus il était clair et plus le mouvement était prononcé, et au milieu de ce disque un « œil » puissant pulsait. J'évaluai son diamètre à une dizaine de mètres et il descendait assez bas, environ dix mètres au-dessus du sol. Il mettait environ trente secondes pour tourner au-dessus de la maison.

Je peux vous assurer qu'il ne s'agissait pas d'un rayon laser venant d'une discothèque. C'était une expérience tout à fait exceptionnelle qui n'inspirait pas le moindre sentiment de peur.

R. D., Belgique

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un ovni venant de Mars.


Home Un hibiscus saturé d'énergie



Cher Monsieur,

En mai 2003, j'achetai un petit hibiscus en pot au marché pour orner le stand de Partage international à une foire holistique qui a eu lieu au Islington Business Centre. Après la foire je l'emportai à la maison et de-puis il fleurit chaque année produisant une fleur après l'autre, en dépit de soins quelque peu hasardeux.

Pour une si petite plante les fleurs sont énormes et elles ont suscité les commentaires de mes amis.

Se pourrait-il que les énergies de Maitreya aient saturé cette petite plante pendant la foire ?

I. Le G., Londres, G.-B.

Le Maître de B. Creme a confirmé que les énergies de Maitreya avaient saturé la plante.



Interviews

Home Les Américains désinformés sur le Proche-Orient

Interview de Alison Weir par Andrea Bistrich

Peu après le début de l'insurrection palestinienne (l'Intifada), à l'automne 2000, Alison Weir, alors journaliste à Sausalito (Californie), s'était étonnée du parti-pris pro-israélien des médias américains. La tragédie et les dévastations qu'elle vit quelques mois plus tard à Gaza et en Cisjordanie la décidèrent à enquêter sur les raisons de cette désinformation et à donner à l'opinion publique de son pays de quoi se faire une idée plus juste de la situation. C'est dans ce but qu'elle a fondé If Americans Knew – Si l'Amérique savait. Andrea Bistrich l'a interviewée pour Partage international.

Partage international : Pourquoi les Américains ignorent-ils tout de ce qui se passe en Israël et en Palestine ?
Alison Weir : Cela vient du caractère israélo-centrique des informations. Il y a quelques années, peu après le début de l'Intifada, une enquête d'opinion avait demandé à un échantillon de la population américaine quelles avaient été les premières victimes enfants – Israéliens ou Palestiniens ? Plus de 80 % des personnes interrogées n'en avaient aucune idée, ou pensaient que c'était des Israéliens. En réalité, il avait fallu attendre trois mois et demi pour que l'Intifada fasse sa première jeune victime israélienne tandis que, dans leur camp, avant même que débutent les opérations kamikazes, les Palestiniens en comptaient déjà 82. Une telle ignorance ne s'explique que par le silence des médias.
Cela vient du caractère israélo-centrique des informations. Il y a quelques années, peu après le début de l'Intifada, une enquête d'opinion avait demandé à un échantillon de la population américaine quelles avaient été les premières victimes enfants – Israéliens ou Palestiniens ? Plus de 80 % des personnes interrogées n'en avaient aucune idée, ou pensaient que c'était des Israéliens. En réalité, il avait fallu attendre trois mois et demi pour que l'Intifada fasse sa première jeune victime israélienne tandis que, dans leur camp, avant même que débutent les opérations kamikazes, les Palestiniens en comptaient déjà 82. Une telle ignorance ne s'explique que par le silence des médias.
Les médias rapportent beaucoup plus souvent les morts de jeunes israéliens. Nous avons constaté que cette disproportion était d'environ sept cas rapportés pour Israël contre un pour la Palestine dans le New York Times. C'est encore pire pour les journaux télévisés de prime time, où la proportion passe à 14 pour un ! Et ce n'est là que le sommet de l'iceberg. Les médias américains font a priori l'impasse sur des pans entiers de sujets méritant enquête. Ainsi, nous nous sommes aperçus qu'ils ne parlent pratiquement jamais des tortures infligées aux prisonniers palestiniens ; ni de la montée en puissance du mouvement non-violent dans les territoires palestiniens ; ni des objecteurs de conscience israéliens.
Rares sont les Américains qui savent que, tout dernièrement, l'armée israélienne a effectué presque quotidiennement des raids meurtriers dans des villes et villages palestiniens. Quiconque observe jour après jour ce qui se passe dans cette région ne cesse de s'étonner de ce comportement de la presse.

PI. Contrairement à l'opinion générale, vous avez déclaré, dans quelques-unes de vos interventions, que ce conflit n'a rien de compliqué...
AW. Il y a un peu plus d'une centaine d'années est apparu en Europe un mouvement dont le noyau dur visait à créer un État strictement mono-ethnique. Comme le territoire sur lequel ce petit groupe voulait l'implanter comportait 95 % de gens ne correspondant pas aux critères ethniques qu'il avait définis, il résolut de faire place nette, en les expulsant. Ce fut chose faite en 1948, après que près d'un million de personnes eurent été chassées de leurs terres – sans aucun droit de retour possible. Qui plus est, ce processus d'expulsion s'est poursuivi depuis, manu militari, en toute illégalité, notamment par la guerre de 1967. Cette situation n'a donc, fondamentalement, rien de particulièrement compliqué.
Il y a un peu plus d'une centaine d'années est apparu en Europe un mouvement dont le noyau dur visait à créer un État strictement mono-ethnique. Comme le territoire sur lequel ce petit groupe voulait l'implanter comportait 95 % de gens ne correspondant pas aux critères ethniques qu'il avait définis, il résolut de faire place nette, en les expulsant. Ce fut chose faite en 1948, après que près d'un million de personnes eurent été chassées de leurs terres – sans aucun droit de retour possible. Qui plus est, ce processus d'expulsion s'est poursuivi depuis, en toute illégalité, notamment par la guerre de 1967. Cette situation n'a donc, fondamentalement, rien de particulièrement compliqué.
La complexité, d'une certaine façon, apparaît dans les détails : dans le fait, par exemple, qu'à la différence de leurs dirigeants, bon nombre des juifs qui s'étaient installés en Palestine n'avaient aucune intention d'en déloger les habitants ; dans l'importance croissante du mouvement de la paix en Israël ; et, surtout, dans le rôle de la religion, les Ecritures juives pouvant à la fois justifier et s'opposer à cet expansionnisme.

PI. Vous dites que les Américains sont, à leur insu, directement partie prenante dans ce conflit, qu'ils contribuent directement à sa violence ? Pouvez-vous préciser ?
AW. Les contribuables américains donnent 10 millions de dollars par jour à Israël (15 millions, selon certains observateurs). C'est bien plus que ce que donnent les Etats-Unis à n'importe quel autre pays, plus que ce qu'ils donnent à l'ensemble des pays de l'Afrique subsaharienne, par exemple. En outre, l'Administration amé-ricaine bloque systématiquement toutes les initiatives visant à brider le militarisme israélien ; elle a ainsi mis son veto à plus de 32 résolutions envisagées par le Conseil de sécurité à l'encontre d'Israël.
Pourtant, rares sont les citoyens américains qui connaissent leur implication dans le conflit, car ces faits sont généralement passés sous silence par les médias, ou alors relatés d'une façon minimaliste. Lors du travail que nous avons mené durant six mois sur le San Francisco Chronicle, pour ne citer que ce journal, nous avons trouvé 251 articles sur Israël. Aucun ne mentionnait le montant de l'aide que les Américains apportent par leurs impôts à ce pays. Rien d'étonnant à ce que la plupart en ignorent l'importance, de même, naturellement, que la manière dont Israël l'utilise. Nous n'avons généralement qu'une faible idée de la brutalité et de l'injustice perpétrées grâce à l'argent et au soutien diplomatique américains, encore moins du danger extrême que cette situation fait peser sur nous et nos familles.

PI. Que répondez-vous aux critiques qui vous accusent d'être trop pro-Arabe/Palestinienne/musulmane et, donc, de sou-tenir la violence contre Israël ?
AW. Je crois que mes efforts conduiront à l'inverse. Ce sont les Américains qui financent les attaques d'Israël contre les Palestiniens, lesquels, naturellement, ripostent. A mesure que les Américains prendront conscience de la réalité, ils exigeront avec de plus en plus de force l'arrêt du soutien au militarisme israélien, ce qui épargnera des vies des deux côtés.
Quant à la violence de l'opposition à Israël, il faut savoir que les Palestiniens ont longtemps essayé d'adopter des méthodes de résistance non-violentes. Mais la non-violence n'est efficace que pour autant qu'elle soit connue de l'opinion mondiale. Or, le fait que les médias américains n'en disent rien, non seulement lui enlève une bonne part de son efficacité, mais renforce la position des tenants d'une solution militaire. J'espère qu'à mesure que notre organisation éclairera concrètement les Américains sur la nature réelle de ce conflit, et sur la posture non-violente d'une bonne partie de la société palestinienne, celle-ci obtiendra davantage de résultats et finira par estomper l'impression que seule la violence aura le dernier mot.

PI. Si l'on s'en tient aux informations distillées par la grande majorité des médias, on a l'impression que les agressions israéliennes ne sont, en fait, que des représailles à la violence palestinienne – en d'autres termes, que les opprimés sont plus puissants que leur oppresseur.
AW. La simple chronologie des évènements montre justement le contraire. Depuis le début de cette Intifada, au moins 140 Palestiniens ont été tués avant le premier mort juif israélien. Rappelez-vous aussi ce que je vous ai dit tout à l'heure sur les 82 jeunes morts palestiniens. Autrement dit, les pertes palestiniennes ont précédé de loin les premiers attentats suicide en Israël.
Qui plus est, les médias n'arrêtent pas de dire, à propos de ces attentats kamikazes, qu'ils « rompent la trêve ». En réalité, durant ces soi-disant périodes de trêve, Israël continue à tuer à grande échelle dans le camp palestinien. Par exemple, le Los Angeles Times du 26 février 2005 titre en première page : « Un kamikaze palestinien pulvérise la trêve. » Mais cette trêve, cette « accalmie » avait été pulvérisée depuis longtemps ! La dernière attaque suicide contre des civils israéliens avait eu lieu le 1er novembre 2004 ; elle avait fait trois morts. Depuis, tandis que les Israéliens vivaient dans un « calme relatif », 170 Palestiniens, hommes, femmes et enfants, avaient été tués, et 359 blessés ou mutilés. Ce quotidien a toujours refusé de prendre en compte nos demandes de rectification, et même de publier notre courrier.
Vous avez parlé de puissance. Les médias américains tendent à nous faire croire que ce conflit oppose deux adversaires de même force – en fait, certains s'efforcent même de présenter Israël en victime. Alors que ce pays possède la quatrième armée du monde, équipée du meilleur matériel disponible sur le marché (grâce et à l'insu des contribuables américains...), et de centaines d'armes nucléaires, produites grâce à une technologie et à des matériaux volés à l'Amérique. Les forces armées de l'Etat hébreu sont bien plus puissantes que celles de l'ensemble des pays de la région.
L'Etat d'Israël déchaîne sans aucun scrupule cette puissance militaire contre une population civile en grande partie non armée. Il envoie ses F-16 bombarder les villes et les villages palestiniens comme il avait, lors de son invasion du Liban, bombardé Beyrouth de bombes à fragmentation, ce qui se fait de pire dans les arsenaux terrestres. Une urgentiste américaine avait déclaré, à l'époque, n'avoir jamais vu de telles blessures de sa vie...

PI. Vous avez enquêté dernièrement sur la disparition d'une vidéo de l'Associated Press, montrant un soldat de Tsahal en train de tirer sur un adolescent palestinien. Que s'est-il passé ?
AW. Lorsque je me trouvais dans la région de Naplouse, en 2005, j'ai effectivement appris, par des témoignages de première main, qu'un caméraman de l'AP avait filmé un soldat israélien tirant délibérément sur un garçon palestinien, lequel dut subir par la suite plusieurs opérations de l'abdomen. Ce soldat, m'a-t-on dit, s'était servi de son fusil sans aucune raison, et l'adolescent ne lui avait même pas jeté un caillou.
Des témoins directs m'ayant informé que la vidéo avait été détruite, j'ai décidé d'enquêter de plus près : j'ai interrogé des témoins, vu le garçon à l'hôpital, téléphoné au caméraman ; je me suis rendue au bureau de l'AP en Israël et ai joint le QG de New York. Lequel m'a constamment opposé un refus poli. Quand mon reportage s'est mis à circuler sur Internet et que les courriels commencèrent à affluer, l'AP a fini par publier un démenti. Mais en l'examinant de près, j'ai constaté avec intérêt qu'ils se sont bien gardés de nier formellement cette destruction.
Les médias ont un tel sentiment de puissance qu'ils se croient à l'abri des critiques. Cela a sans doute été vrai dans le passé, mais je crois que, grâce à Internet et aux médias alternatifs, tant d'Américains en viennent aujourd'hui à connaître les faits réels que les choses sont en train de changer et que la presse doit s'attendre à un retour de bâton. L'indignation face aux comportements israéliens et à la complicité des médias gagne rapidement du terrain dans tous les secteurs de l'opinion.

PI. Cette opinion, et peut-être celle d'autres pays également, est-elle délibérément manipulée par les médias ? Et si oui, qui est derrière cette manipulation : les services de communication de l'Administration ? Les lobbies pro-israéliens ? Y a-t-il des raisons financières ?
AW. Je crois que les raisons de cette perversion de la couverture médiatique du conflit sont multiples, pour certaines intentionnelles, pour d'autres non. Il est évident que notre gouvernement s'efforce, de temps en temps, de manipuler les médias et l'opinion publique ; mais cela compte peu, sur cette question. Ainsi y a-t-il eu, à plusieurs reprises, des Administrations – républicaines et démocrates – qui ont essayé d'améliorer la situation en Palestine – et dont les initiatives ont, soit été passées sous silence par les médias, soit déformées – indication, s'il en est, que cette désinformation remonte à plus loin. D'ailleurs, même si notre travail d'investigation sur le fonctionnement des médias est encore en cours, nous disposons déjà de tout un faisceau de preuves montrant que certains propriétaires, certains directeurs d'organes de presse, certains journalistes profondément pro-israéliens travaillent en coulisses à manipuler l'information. Et, étant donnés la concentration croissante des médias et le petit nombre d'agences de presse au centre de la collecte internationale de l'information, ils n'ont pas besoin d'être nombreux : il leur suffit d'occuper les postes clés.
Leur tâche devient encore plus aisée une fois qu'un point de vue s'est installé dans les médias et l'opinion publique, que ces médias et cette opinion publique adoptent quasi automatiquement une sorte de « pensée unique » sur un sujet donné.
Ils ont également une longue expérience des stratégies de pression sur la presse, et disposent de tout un arsenal bien rodé à l'encontre de tout organe d'information qu'ils estiment « pro-palestinien » – c'est-à-dire qui rend compte de la réalité sans la maquiller : menace de retrait de publicité, de boycotts, ou de campagne massive de « courrier des lecteurs » ; accusations d'antisémitisme envers les journalistes qui font honnêtement leur travail, ou, si ce sont des juifs, « d'auto-dénigrement » ; et quand cela ne suffit pas, menaces de mort. Beaucoup de ces journalistes s'aperçoivent très vite que mieux vaut ne pas faire de vagues.

PI. Dans ces conditions, y a-t-il la moindre chance pour que les lecteurs aient accès à une information complète, exacte et impartiale ?
AW. Oui, en particulier grâce à Internet. L'International Middle East Media Center, de Cisjordanie, par exemple, publie quotidiennement sur son site des informations et des reportages. Les médias inter-nationaux, également, sont souvent bien meilleurs sur cette question que la plupart des nôtres : l'Independent et le Guardian, en Grande Bretagne, etc... En ce qui concerne les Etats-Unis, le Washington Report on Middle East Affairs et the Link sont superbes.

PI. Une enquête menée en 2003 par un organisme américain sur l'attitude de l'opinion israélienne sur les droits de l'homme indiquait que 44 % des personnes interrogées voyaient dans le durcissement de la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens le meilleur moyen d'assurer leur sécurité. En outre, la grande majorité des citoyens de l'Etat hébreu refusaient de reconnaître le moindre lien entre les kamikazes, l'Occupation et la violation des droits de l'homme. En fait, ils ne se posent qu'une seule question face aux kamikazes : « Mais qu'est-ce qu'on leur a fait ? »
AW. Cette enquête montre la tendance de ce peuple à s'abuser lui-même (avec l'aide considérable de la communication gouvernementale). Dans les guerres, il est d'usage que les camps opposés se traitent plus bas que terre. Durant la Première Guerre mondiale, pour les Anglais, les Allemands étaient des « Huns ». Durant la seconde, les Américains voyaient dans le Japon l'incarnation du mal. C'était probablement vrai dans l'autre sens.
Robert Pape, professeur à l'Université de Chicago, qui a étudié le phénomène des attentats suicides, a montré dans son ouvrage Dying to Win (Mourir pour gagner) que 95 % des kamikazes sont des nationalistes qui n'ont d'autre but que de bouter hors de leurs pays les forces qui l'occupent. Cela vaut pour les Tigres tamouls du Sri Lanka, pour le PKK kurde, les groupes communistes et socialistes du Liban (qui sont derrière 75 % des attentats dans ce pays), et les diverses organisations palestiniennes.
Le conflit israélo-palestinien est une guerre d'agression et de résistance. Israël largue ses bombes depuis ses F-16 et ses hélicoptères. Les Palestiniens, s'ils veulent riposter, n'ont d'autre choix que de s'attacher des explosifs autour du ventre et d'aller se faire sauter sur place. Il y a deux façons de mettre fin à ces opérations kamikazes : fournir aux Palestiniens du matériel « civilisé » de largage de bombes, ce qui augmenterait considérablement le nombre des victimes civiles, ou forcer Israël à arrêter ses bombardements. Je préfère la seconde solution.

PI. Le 17 avril 2006, un adolescent s'est fait sauter dans un restaurant de Tel-Aviv, faisant neuf morts et des dizaines de blessés. Israël en a aussitôt attribué la responsabilité au Hamas tandis que Sami Abu Zuhri, porte-parole de ce parti, déclarait que cet attentat était le résultat naturel des crimes commis par Israël contre son peuple. Y a-t-il un moyen de sortir de ce cercle vicieux où chacun s'accuse mutuellement, afin que tous puissent revenir au sens des réalités et retrouver la volonté de coopérer ?
AW. Bien sûr. Le Hamas a largement respecté une trêve, l'an dernier, pendant que Tsahal continuait à tuer et blesser des Palestiniens par centaines. Le gouvernement et la population de Palestine ont longtemps fait preuve d'une volonté de négocier pacifiquement un accord de paix juste et équitable – notamment quand l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) s'est pour la première fois publiquement donné comme but d'instaurer un Etat laïc et démocratique dans lesquels musulmans, chrétiens et juifs (y compris les Israéliens nés sur ce territoire) auraient des droits égaux.
Il y a également depuis longtemps en Israël des personnes et des organisations qui militent pour cette solution. Certains des premiers sionistes avaient même proposé la création d'un Etat binational, Juif/Palestinien. Malheureusement, le gouvernement israélien a toujours ignorée cette position.
A mon avis, la meilleure façon de changer les choses, c'est que les contribuables américains refusent de continuer à soutenir l'Etat d'Israël. Il s'apercevra alors très vite qu'il n'a d'autre solution que d'accepter de travailler à un compromis et d'écouter les voix de la raison et de la morale. Alors, les deux parties œuvreront de concert à trouver une solution. Et cette solution, à mon avis, sera proche de celle qui a permis à l'Afrique du Sud de repartir de l'avant : la commission Vérité et réconciliation, fondée sur la reconnaissance par chacun de ses responsabilités et la demande de pardon.

PI. Pourquoi toutes les propositions et tous les accords ont-ils échoué jusqu'à présent ?
AW. Parce que le gouvernement hébreux n'a jamais manifesté une volonté sérieuse de compromis. Le point de départ le plus évident, le plus efficace – comme beaucoup de nations et d'individus l'ont constaté – consiste d'abord en une reconnaissance mutuelle de leurs responsabilités de la part des protagonistes. Le gouvernement israélien, par exemple, a encore à demander pardon pour les 30 (55 pour certains historiens) massacres de villages palestiniens en 1948 ; le fait que certains détails horribles de ces massacres aient pu filtrer dans la presse israélienne ne suffit évidemment pas.
Israël ne rentrera sérieusement sur le chemin de la paix que lorsqu'il acceptera de regarder son histoire en face, qu'il reconnaîtra le côté fallacieux d'un certain nombre de ses mythes, soigneusement construits et entretenus, et commencera à rechercher une solution fondée sur la justice plutôt que sur la puissance militaire. Beaucoup d'Israéliens ont déjà adopté cette perspective. Je crois que leur nombre s'accroîtra très vite dès que les Etats-Unis cesseront d'envoyer un chèque en blanc au militarisme de l'Etat hébreu.

PI. Quel est le rôle de la communauté internationale et des Nations unies dans ce conflit ?
AW. La communauté internationale porte une énorme responsabilité dans la perpétuation de l'injustice en Palestine. Une grande part de l'opinion publique internationale ignore tout de la situation réelle, une autre fraction, davantage au courant, ne se sent pas suffisamment concernée. Bon nombre d'Américains se sentent impuissants devant le soutien massif et inconditionnel de leur gouvernement à Israël. Mais ils sont de plus en plus à le rejeter, quelle que soit leur sensibilité – des anarchistes aux Eglises officielles.

PI. Que suggéreriez-vous pour apporter les changements nécessaires sur cette question de la part de l'Onu, des Etats-Unis et de l'Union européenne ?
AW. Il est plus que temps de faire respecter les dispositions légales prises par la communauté internationale à l'égard d'Israël. Il faut renforcer également les mesures de boycott, ainsi que les pressions financières. Il nous faut, nous, citoyens, informer nos communautés respectives sur ce problème, et faire pression sur nos gouvernements pour qu'ils forcent l'Etat hébreu à un changement radical de politique. Nous devons tous, individus et gouvernements, réorienter nos dons et nos aides financières afin de mettre fin à l'oppression et à la cruauté et aider toutes politiques et toutes initiatives humanistes. Le monde est petit. Dès qu'il s'améliore, si peu que ce soit, nous en bénéficions tous.
Une profonde injustice a été perpétrée en 1948 quand près d'un million de personnes furent chassées de leurs terres. Cette injustice, et la tragédie qu'elle a déclenchée, s'accentuent chaque jour, à mesure qu'augmente le nombre de Palestiniens emprisonnés, humiliés, battus, blessés et tués. Il ne faudra pas moins qu'un engagement de tous, au niveau planétaire, pour mettre fin à ce carnage. C'est possible, et indispensable.


Pour plus d'informations : www.ifamericansknew.org




Home Quand toute cette folie prendra fin

Interview de Uri Avnery par Felicity Eliot

Né en Allemagne en 1923, Uri Avnery a émigré en Palestine avec sa famille en 1933. Il a dédié sa vie à promouvoir la paix entre Israéliens et Palestiniens : en tant qu’auteur d’ouvrages et rédacteur de magazines, membre du Parlement israélien, la Knesset, et en tant qu’infatigable activiste pour la paix.

En 2001, Uri et sa femme Rachel, co-fondateurs de « Gush Shalom », le Bloc de la Paix israélien, reçurent le Right Livelihood Award (Prix Nobel alternatif), « en vertu de leur inébranlable conviction, dans les circonstances les plus difficiles, que la paix et la fin du terrorisme ne peuvent advenir que par la justice et la réconciliation. »

U. Avnery, son épouse et leurs collègues sont courageux et persévérants face au mépris affiché par de nombreux Israéliens vis-à-vis de leur lutte contre l’injustice. Pour certains, paix et réconciliation sont des insultes lorsque cela implique de négocier avec l’ennemi.

En 1974, Uri Avnery fut le premier Israélien à entretenir des échanges avec de proches collaborateurs de Yasser Arafat, qu’il considère comme « un géant », et en 1982, il fut le premier Israélien à le rencontrer et à l’interviewer. Pendant trente ans, Uri Avnery a soutenu la position politique du leader palestinien. Par la suite, quand Y. Arafat fut plus ou moins isolé et tenu à demeure dans son quartier général de Ramallah, le Muqata, Uri Avnery a continué à lui rendre visite.

Le 6 août 2006, Felicity Eliot s’est entretenue avec lui par téléphone pour Partage international depuis sa résidence à Tel Aviv (Israël). Avant de répondre à nos questions, U. Avnery a tenu à exprimer sa profonde tristesse devant la crise actuelle au Moyen-Orient et ses victimes, des deux côtés.

Partage international : Qu’est-ce qui vous a incité à créer Gush Shalom ?
Uri Avnery : En 1993, avant les accords d’Oslo, le premier ministre Yitzhak Rabin ordonna la déportation de 425 activistes islamistes vers le Liban. Le principal mouvement pour la paix de l’époque, Peace Now, resta silencieux. C’est alors que nous avons réalisé qu’il ne critiquerait jamais Y. Rabin, un premier ministre travailliste. Nous avons donc lancé Gush Shalom.

PI. Avec Gush Shalom vous avez avancé des principes de base qui peuvent en surprendre plus d’un.
UA. Une exigence fondamentale consiste au retrait total d’Israël de tous les Territoires occupés, les terres dont nous avons pris possession. Nous devons faire la paix avec le peuple palestinien et avec les dirigeants qu’ils ont élus.

PI. Pour être tout à fait clair, vous plaidez en faveur de négociations avec le Hamas, qui pour beaucoup est une organisation terroriste. Les Israéliens devraient reconnaître le Hamas comme parti élu pour représenter le peuple palestinien, restituer les territoires occupés et reconnaître le droit du peuple palestinien à fonder un Etat indépendant ayant pour capitale Jérusalem-Est ?
UA. Oui, telle est notre position.

PI. A votre avis, combien de puissances sont réellement impliquées dans ce conflit ? Certains disent qu’il s’agit d’une guerre par procuration, certains soutiennent que la Syrie et l’Iran sont impliqués, pendant que d’autres ont la conviction que c’est la guerre de l’Amérique et d’Israël contre les puissances musulmanes de la région.
UA. Fondamentalement, ce conflit oppose Israël et le Hezbollah. Mais c’est aussi une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, bien sûr, où sont impliqués la Syrie et, indirectement, chacun d’entre nous.

PI. Quelle est votre opinion sur la nouvelle résolution des Nations unies ?
UA. Une manœuvre hypocrite ; c’est un jeu cynique dont la seule intention apparente est de permettre à M. Olmert de poursuivre la guerre selon son bon vouloir. Le Hezbollah ne peut certainement pas l’accepter, et sans le Hezbollah aucun cessez-le-feu n’est possible.

PI. Mais c’est justement un des problèmes. Le Hezbollah a été complètement exclu des négociations, court-circuité.
UA. C’est tellement stupide ! Pour aboutir à un accord, toute négociation sérieuse doit se faire ente les deux belligérants. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah. Si nous voulons la paix, nous devons parler avec l’autre camp. C’est du pur bon sens. Il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre cela !

PI. Dans un de vos récents articles, vous expliquez le problème du plateau du Golan pris à la Syrie en 1967, et comment le Hezbollah est devenu la cible directe d’opérations israéliennes, ce que semble ignorer les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, qui se sont récemment positionnés contre un cessez-le-feu immédiat. Vous avez écrit : « La Syrie est un acteur central dans ce champ de bataille. Aucun véritable accord ne pourra être conclu sans la participation, directe ou indirecte, de la Syrie.
UA. En vérité, c’est nous qui avons créé le Hezbollah. Quand l’armée israélienne a envahi le Liban en 1982, les chiites ont accueilli les soldats avec du riz et des sucreries. Ils espéraient qu’ils évinceraient les forces de l’OLP, qui contrôlaient la zone. Mais quand ils réalisèrent que notre armée était venue pour rester, ils ont commencé une guérilla qui dure depuis 18 ans. Le Hezbollah est né et a grandi pendant cette guerre, jusqu’à devenir l’organisation la plus puissante de tout le Liban. Mais cela ne serait pas arrivé sans le sou-tien massif que lui a apporté la Syrie. La Syrie a pour but de reprendre possession du plateau du Golan qui a été officiellement annexé par Israël […].
La frontière libanaise sera toujours menacée tant que nous n’aurons pas trouvé un accord avec la Syrie. Autrement dit : jusqu’à ce que nous n’ayons rétrocédé le Golan. L’alternative est d’entrer en guerre contre la Syrie, avec ses missiles balistiques, ses armes chimiques et biologiques et une armée dont les capacités sont prouvées. Le président Bush pousse Israël à cette solution, peut-être pour détourner l’attention de ses fiascos en Irak et en Afghanistan1. »

PI. 1Quelle est l’action actuelle de Gush Shalom dans la crise ?
UA. Nous menons une campagne et une lutte contre la guerre. Nous écrivons constamment des articles. Nous organisons des manifestations. Hier (5 août), Tel Aviv a connu sa plus importante manifestation, avec environ 10 000 participants. C’était environ la dixième.

PI. Le mouvement pour la paix prend-il de l’ampleur ?
UA. Oui. Le premier jour, il y avait 100 manifestants, puis quatre jour après 1 000 ; samedi dernier 5 000 et maintenant 10 000. Accessoirement, c’est précisément de cette façon que se sont développées nos manifestations au cours de la première guerre du Liban ; elles sont allées de 100 personnes à 400 000 après le massacre des camps de Sabra et Shatila.
Dans un sens, c’est du déjà vu. La différence est que nous luttons aujourd’hui contre une énorme propagande organisée, bien plus efficace que précédemment. Ici, personne n’a le droit de critiquer ; rien de ce que nous disons ou écrivons n’est diffusé. Le journal Ha’aretz, laisse parfois paraître des commentaires négatifs dans ses pages éditoriales. Mis à part cela, il soutient totalement la guerre, tout comme les autres médias.

PI. Dans de telles conditions de censure, comment parvenez-vous à faire connaître votre message ?
UA. Par l’intermédiaire de nos propres moyens : lors des manifestations, sur notre site Internet et par messagerie électronique. Chaque jour, nous plaçons des annonces politiques dans les journaux, grâce à nos maigres ressources. Nous envoyons aussi nos articles à de très nombreux publications et sites Internet. Une part de notre tâche, telle que nous la voyons, consiste à éveiller l’attention du monde sur les besoins urgents. Notre rôle est de réveiller les gens pour qu’ils mettent fin à cette guerre : le devoir de tous est d’arrêter cette guerre.

PI. Si vous pouviez parler directement au peuple américain, que lui diriez-vous?
UA. « Votre gouvernement mène une politique criminelle. Le gouvernement américain nous a poussé à la guerre ; cela ne serait jamais arrivé sans le président Bush et son entourage. »
Entre notre gouvernement et le gouvernement américain, je ne pourrais dire qui désirait le plus lancer cette guerre. Les manœuvres détournées de l’administration américaine de ces derniers jours ont été imaginées uniquement pour prolonger la guerre, peut-être pour qu’Israël entre en guerre avec la Syrie, et que la Syrie soit enfin impliquée dans ce conflit. Certaines personnes ici disent que ceci est leur véritable objectif : mener une guerre par l’intermédiaire d’Israël dans le but de défendre les intérêts américains.

PI. Partagez-vous cette opinion ?
UA. Je n’irais peut-être pas aussi loin. Mais, effectivement, il existe certainement une alliance étroite entre MM. Bush et Olmert pour ne pas ordonner le cessez-le-feu.

PI. Vous voulez dire qu’ils retardent délibérément un cessez-le-feu ?
UA. Exactement, et chaque jour qui passe apportera un désastre indescriptible. Ce n’est pas seulement que des gens sont tués tous les jours, des Palestiniens et des Israéliens, mais c’est aussi qu’un pays innocent, le Liban, est dévasté et cours à sa totale destruction. Il est difficile de se représenter l’ampleur de ces destructions.
A présent, je crois qu’il y a un million de réfugiés libanais, soit un quart de la population totale du Liban.

PI. Et maintenant, les réfugiés libanais se réfugient, assez ironiquement, dans les camps de réfugiés palestiniens.
UA. Oui ; partout où ils peuvent trouver un endroit plus sûr, et aussi en Jordanie et en Syrie.

PI. A moins d’en avoir fait l’expérience soi-même, c’est difficile à imaginer pour une personne qui vit dans le confort.
UA. Chaque Américain ou Européen devrait essayer de s’imaginer ce que cela fait d’être averti que vous devez quitter votre maison en une heure. C’est-à-dire faire vos valises et celles de votre famille, vos enfants, peut-être vos parents, ne prendre presque rien et fuir son domicile en une heure, et pour aller où ? Monter dans votre voiture si vous avez de l’essence. Il n’y a pas moyen de se procurer de l’essence dans le Sud-Liban. Oubliez votre mai-son et tout ce que vous avez et partez, sans savoir où, ni à quoi vous attendre. Main-tenant, multipliez cela par un million. Voilà à quoi ressemble le Liban.
Il y a aussi quelque chose comme un demi-million d’Israéliens qui ont quitté leur domicile, même si eux au moins sa-vent où aller et en ont les moyens.
Et à côté de cela, il y a ces satanés politiciens cyniques qui prennent des décisions sans scrupules : « N’arrêtons pas la guerre. Arrêtons-là. Continuons. Encore pour quelques semaines. » Chacun d’entre eux est un criminel de guerre.

PI. En diriez-vous de même pour les Européens ?
UA. Exactement pareil ! L’Europe a un comportement cynique. Quand j’ai entendu que l’Allemagne avait voté contre une résolution d’arrêt des combats, je n’ai pas pu en croire mes oreilles. En sont-ils encore là ?

PI. Beaucoup de Britanniques sont consternés par la position de Tony Blair.
UA. Tony Blair est l’un des pires. Il ne vaut pas mieux que tous les autres qui sont impliqués.

PI. Tony Blair a récemment averti qu’un « arc d’extrémisme » s’étend sur le Moyen-Orient. Lors d’un discours au Conseil des affaires mondiales, le 3 août 2006, il a déclaré : « Cette guerre ne peut pas être remportée de manière conventionnelle, elle peut se gagner seulement par la démonstration que nos valeurs sont plus fortes, meilleures et plus justes, plus équitables que les leurs. » Il semble que lui-même et ceux avec qui il collabore voudraient voir les valeurs occidentales l’emporter.
UA. Pour moi cela ressemble au « Protocole des aînés de Sion », la conspiration sioniste visant à dominer le monde. Maintenant, nous avons de l’anti-sémitisme, non dirigé contre les juifs mais contre les musulmans. Cela est très néfaste, c’est du racisme. Si c’est un stratagème pour renforcer la domination mondiale américaine, alors c’est tout simplement sournois. Cela sert leurs objectifs.

PI. Connaissant votre perception de la nécessité de la justice pour chaque partie, que diriez-vous aux Palestiniens et aux Libanais ?
UA. Je vous répèterais le discours que j’ai tenu hier, lors de la manifestation : « Je veux dire à nos partenaires palestiniens : « Nous ne vous avons pas oubliés ! Nous connaissons les atrocités qui sont commises chaque jour à Gaza et dans les autres territoires occupés. Nous devons coopérer dans le but de mettre fin à cette guerre, d’échanger les prisonniers, de faire la paix entre nos deux peuples. »
Ici, au nom de cette manifestation, je veux dire au peuple libanais : « En tant qu’Israélien, j’ai terriblement honte de ce que nous vous faisons subir ! De cette dévastation dont nous vous affligeons. J’ai terriblement honte ! »
Quand toute cette folie prendra fin, nous devrons lutter ensemble, Israéliens et Palestiniens, Syriens et Libanais, citoyens juifs et arabes d’Israël. Ainsi, nous pourrons avoir une vie normale, chacun dans un Etat libre, en paix côte à côte ! »

PI. Les yeux rivés sur le Liban, le monde oublie Gaza et les territoires occupés (sans parler de l’Afghanistan ou de l’Irak).
UA. Ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas différent de ce qui se passe au Liban. C’est peut être pire. La situation est intolérable : de 10 à 20 personnes sont tuées chaque jour, principalement des femmes et des enfants. C’est une atrocité quotidienne : 1 250 000 personnes y vivent privées de l’essentiel, sans eau, ni électricité, ni médicaments et sans nourriture. Ils sont reclus et encerclés de toutes parts. Certains parlent d’une immense prison. Non, ce n’est pas une prison, parce que les responsables d’une prison ont le devoir de nourrir les détenus. Dans la bande de Gaza, personne ne prend en charge les Palestiniens qui y vivent.
Et depuis quarante ans, nous savons qu’une solution au problème israélo-palestinien existe, une solution facile à mettre en œuvre : quitter les territoires occupés et laisser les Palestiniens disposer de leur propre Etat sur ces territoires.

PI. Quelle part cela représente-t-il de leur terre d’origine ?
UA. Et bien, laissez-moi vous rappeler que ces territoires ne représentent plus que 22 % des terres d’origine de la Palestine telles qu’elles avaient été décidées en 1948. Seulement 22 % ! Les gens oublient cela. A l’heure actuelle, si les Palestiniens déclarent, comme ils le faisaient par l’entremise de leur dirigeant Yasser Arafat, qu’ils veulent bien accepter ces 22 %, c’est déjà une énorme concession.

PI. C’est un énorme sacrifice, montrant une réelle volonté de compromis.
UA. Mais cette offre n’a pas été retenue car beaucoup dans notre pays veulent annexer davantage de terres encore. Ils aimeraient garder 11 % de plus, et laisser seulement aux Palestiniens la moitié de la petite portion de territoire dont ils veulent bien se contenter.

PI. A coup sûr, les ingrédients d’un plus grand désastre ?
UA. Cela ne peut conduire qu’à l’intensification des combats, comme on le voit déjà.

PI. Vous avez sans doute la certitude, comme beaucoup d’autres, que les plans de retrait de Gaza de M. Sharon faisaient partie d’une stratégie plus large.
UA. A. Sharon a réalisé que la bande de Gaza était un fardeau, empêchant Israël de faire ce qu’il voulait, ce qu’il est en train de faire : couper la bande de Gaza du monde et se libérer de la responsabilité d’avoir à assurer la sécurité et l’approvisionnement de ses habitants. Aujourd’hui, la bande de Gaza est totalement à la merci de l’armée israélienne. L’armée va et vient, tue ici ou là, arrête les personnes ici, les harcèle là. Ouvertement. Personne ne fait attention car les yeux du monde sont rivés sur le Liban ou sur d’autres problèmes.

PI. Diriez-vous que le monde a le couteau sous la gorge, et que la paix-même est menacée par Israël et ceux qui supportent la politique israélienne ?
UA. Oui ! La paix est menacée par la politique israélienne. Maintenant, cela s’appelle le plan Olmert, voulant annexer la Cisjordanie, construire des murs et créer une sorte de « Bantoustan » palestinien complètement à la merci d’Israël.

PI. Israël veut établir une domination totale dans la région. Qu’en est-il du Hezbollah ?
UA. Nous dominons la région depuis la guerre des Six Jours, en 1967. Israël est une des plus importantes forces militaires dans le monde. Le Hezbollah est la première force arabe à s’opposer à l’armée israélienne, mais c’est parce que c’est une force de guérilla. C’est ce qui exaspère tant nos officiers : ils ne savent pas comment venir à bout de cette armée de guérilla. La puissante armée qui a renversé trois armées arabes en six jours en est maintenant au vingt-sixième jour de combat contre le Hezbollah sans aucun résultat décisif ; il est incroyable qu’après 26 jours quelques milliers des guérilleros lui tiennent toujours tête. Il n’est alors pas étonnant que le Hezbollah devienne le héros du monde arabe.
C’est peut-être le véritable résultat de la guerre, qu’une organisation fanatique chiite soit devenue le héros du monde arabe. Il s’est accompli quelque chose qui pourra peut-être revêtir une dimension historique : sunnites et chiites se sont étroitement rapprochés pendant que le soi-disant gouvernement modéré sous contrôle de l’administration Bush s’est mis à susciter le dégoût de la plupart des arabes.
Le Hezbollah tire profit du soutien de la Syrie sunnite ; maintenant, nous assistons à une fusion entre le Hamas (une organisation sunnite) et le Hezbollah.

PI. Je vois que vous suggérez un boycott des produits israéliens ? Préconisez-vous un boycott général ?
UA. Nous avons proclamé un boycott des produits provenant des territoires occupés. Un mouvement israélien de paix comme le nôtre se doit de convaincre l’opinion publique de mettre la pression sur ses représentants afin qu’Israël se retire des territoires occupés. Je pense que toute personne, où qu’elle se trouve, devrait faire de même : organiser l’opinion publique pour qu’elle exerce une pression sur son gouvernement afin qu’il ne soutienne pas cette guerre et qu’il commence à soutenir la paix. Nous ne sommes pas contre Israël – cela dépend de quel Israël nous voulons. Si vous soutenez la cause palestinienne, cela ne signifie pas que vous êtes anti-israélien. Nous devrions soutenir les forces de paix de chaque côté.


Pour plus d’information : www.gushshalom.org

1. Uri Avnery, Questions et réponses – L’invasion du Liban, Gush Shalom, 26 juillet 2006.


« La guerre se joue contre le Hezbollah : le cessez-le-feu doit se faire avec le Hezbollah.
Un accord sans le Hezbollah et la Syrie ne vaudra pas plus que le papier sur lequel il est écrit »
[Publicité placée par Gush Shalom dans Ha’aretz, le 8 août 2006]

« Notre combat n’est qu’une infime partie de la lutte mondiale pour la paix, la justice et l’égalité entre les êtres humains et entre les nations, pour la préservation de notre planète. Tout cela peut-être résumé en un mot, qui en hébreux et en arabe à la fois ne signifie pas seulement la paix, mais aussi l’intégrité, la sécurité et le bien-être : Shalom, Salaam. » Uri Avnery





Compilation

Home Une vision de l'avenir

Alors que le monde observe la guerre et ses conséquences, et tandis que perdure la souffrance de centaines de millions de pauvres, d'affamés et de dépossédés, Partage international présente, en contraste, la vision d'un « avenir baigné de lumière ».
Dans son article « Le plus bel avenir », le Maître de Benjamin Creme nous assure : « En cherchant des solutions à leurs problèmes, les hommes trouveront Maitreya et son groupe de Maîtres prêts à répondre, prêts à les guider loin du danger et d'une folie encore plus grande. Ils ont les réponses qui jusqu'ici ont échappé aux hommes, les réponses qui seules assureront l'avenir, le plus bel avenir qui soit pour la race humaine. »
Voici une vision de l'avenir selon Maitreya, à l'aide d'extraits de ses messages (cf.
Messages de Maitreya, le Christ), d'articles du Maître de Benjamin Creme (cf. Un Maître parle), et d'ouvrages de Benjamin Creme.

Mes amis, mes enfants, je suis ici pour vous montrer qu'il existe un avenir des plus merveilleux pour l'homme. Paré de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, rayonnant de la Lumière de Dieu, l'homme, un jour, se dressera dans sa divinité. Je vous en fais la promesse. [Maitreya, message n° 4]

Imaginez donc un futur où nul homme ne manquera de rien. Où les talents et la créativité de tous seront une preuve vivante de leur divine origine. Où les pensées des hommes ne feront aucune place à la guerre, où la bonne volonté embrassera de sa bienveillante emprise le cœur et l'esprit de tous. [Le Maître –, Une esquisse de l'avenir, Partage international, octobre 1999]

La prochaine étape prévue pour l'humanité consiste à instaurer de justes relations humaines. Cela implique de démontrer notre capacité à vivre en paix. Si nous ne pouvons pas vivre en paix, nous ne pourrons plus vivre du tout, car aujourd'hui une guerre à grande échelle conduirait à la destruction de toute vie.
Ainsi, la première étape vers de justes relations humaines consiste à installer les conditions de la paix. Maitreya affirme que c'est simple, mais qu'il n'existe qu'une seule manière de parvenir à la paix : c'est d'instaurer la justice dans le monde. Sans justice, il n'y aura jamais de paix et sans paix, il n'y aura plus de monde.
Comment obtiendrons-nous la justice ? En partageant les ressources. Il y a plus de ressources qu'il n'en faut pour la population mondiale. Lorsque nous partageons, déclare Maitreya, nous entamons le premier pas vers notre divinité. Le partage est divin, la liberté et la justice sont divines. Ce sont tous des aspects divins. « Pour manifester sa divinité, l'homme doit les faire siens tous trois. » [Benjamin Creme, le Grand retour]

Je viens pour vous emmener avec moi dans cette contrée nouvelle, le pays de l'Amour, le pays de la Confiance, de la Beauté et de la Liberté. Je vous y emmènerai si vous pouvez me suivre, m'accepter, me laisser montrer le chemin et être votre guide. Et, s'il en est ainsi, ensemble nous construirons un monde nouveau : un monde dans lequel les hommes pourront vivre sans crainte, sans méfiance, sans division, partageant ensemble les bienfaits de la Terre, connaissant ensemble la félicité de l'union avec notre Source. Tout ceci peut être vôtre. Vous n'avez qu'à faire les premiers pas et je pourrai vous guider.
Permettez-moi de vous aider. Permettez-moi de vous montrer le chemin qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. [Maitreya, message n° 3]

Lorsque Maitreya fera son entrée dans le monde, il annoncera le début d'une ère nouvelle. Une ère au cours de laquelle les hommes atteindront des sommets insoupçonnés de ceux qui sont actuellement en incarnation. Des enseignements nouveaux apporteront successivement de nouvelles connaissances, puis une inspiration et finalement une illumination nouvelles. L'espoir laissera la place à la certitude, la crainte à la foi et l'ignorance à la sagesse.
Lorsque l'homme saisira ce qui caractérise son existence : sa nature triple, ses apparitions répétées sur le plan physique, la grande et juste Loi du Karma qui régit ses vies et ses morts successives, il entrera dans un état d'être où tout devient possible. Alors pourront se manifester les pouvoirs latents en chacun, qui, une fois révélés, démontreront l'origine divine de l'homme. [Le Maître –, l'Epoque à venir, PI, juin 1987]

Le jour où il annonça sa décision de revenir dans le monde moderne, en juin 1945, Maitreya était adombré par l'Esprit de Paix et d'Equilibre, d'une manière très similaire à celle avec laquelle il avait adombré Jésus et travaillé par son intermédiaire. Il l'est encore aujourd'hui.
L'Esprit de Paix est un Avatar extra planétaire, et c'est son énergie d'Equilibre qui, ainsi que Maitreya l'a déclaré récemment, entraîne une nouvelle stabilité dans le monde, un nouveau « consensus » en matière politique dans le monde entier. Cet Etre Cosmique utilise la loi de l'Action et de la Réaction qui, comme vous le savez, sont opposées et de forces égales. L'énergie d'Equilibre provenant de cet Avatar transforme, en proportion égale, le désordre, la violence, la haine et la méfiance actuels en leurs opposés. Sous l'influence de cette énergie, nous allons entrer dans une ère de paix et de coopération, une ère d'équilibre et de calme mental et émotionnel, en proportion exacte de la discorde et des querelles actuelles. [Benjamin Creme, PI, juillet 1989]

L'ère de la compétition touche presque à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d'abondance, la cupidité et la séparation s'effaceront également des mémoires. A la place de ces fléaux émergera une coopération bénie, pour garantir aux hommes leur divinité essentielle. [Le Maître –, l'Art de coopérer, PI, septembre 2000]

Nombreux sont ceux qui voient un avenir bien sombre. Tremblants de peur, ils attendent la fin. Voici ma promesse : pour tous les hommes, se dessine un avenir baignant dans la lumière de la Vérité de Dieu. Ecoutez cette Vérité, mes frères, et prouvez qu'il en est ainsi. [Maitreya, message n° 112]

Lorsque je me ferai connaître, j'exprimerai l'espoir de toute l'humanité pour une vie nouvelle, un nouveau départ, son empressement à changer de direction, à voir se construire un monde nouveau dans lequel les hommes pourront vivre en paix, vivre libérés de la peur d'eux-mêmes ou de leurs frères, libres de créer en puisant à la source même de la joie en leur cœur, libres d'être eux-mêmes, en toute honnêteté. [Maitreya, message n° 8]

L'une des tâches à venir consistera à créer à l'échelle mondiale des conditions qui permettent à chacun de faire entendre sa voix dans l'édification de la future société. Ainsi seulement les divisions actuelles pourront-elles prendre fin. La tâche n'est pas aussi difficile qu'on pourrait l'imaginer, car la clé repose entre les mains de l'humanité. Cette clé, comme toujours, est le principe de partage. [Le Maître –, l'Epoque à venir, PI, janvier 1983]

Mes amis, je suis vraiment près de vous. Je vois autour de vous votre aspiration et votre amour, votre espoir et votre désir d'un monde meilleur. Croyez-moi, mes amis, tout cela s'accomplira. Ce monde nouveau est maintenant en train de se construire ; il existe déjà en pensée et en désir et, lentement, il descend et se manifeste peu à peu. Donc, mes frères, n'ayez aucune crainte. [Maitreya, mes-sage n° 100]

Quel est le but ultime de cette planète, au cours de son évolution ? Un jour, grâce à l'homme, cette planète brillera avec l'éclat d'un diamant. C'est son but ultime que de rayonner dans le ciel dans sa forme absolument pure, émettant son rayon spécifique dans sa totale pureté. [B. Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Une nouvelle simplicité sera la marque de la civilisation qui viendra sous la conduite de Ceux qui connaissent Dieu.
[…]D'ici peu, de nouvelles énergies entreront dans nos vies et inspireront aux hommes une action créatrice. Une stimulation nouvelle et harmonieuse sera donnée aux arts en même temps qu'à l'art de vivre. Une beauté jamais vue auparavant transformera la vie des hommes dans tous les domaines et révélera pour toujours la nature de Dieu dans tout son éclat.
L'homme se tient désormais prêt pour la Révélation. Le cœur et l'esprit résolument tournés vers l'avenir, il attend la gloire qu'il a lui-même invoquée en se préparant à la recevoir. [Le Maître –, l'Art de vivre, PI, octobre 1983]

Grâce à la stimulation du Christ et des Maîtres, les hommes découvriront en eux-mêmes une connaissance et une profondeur de vue qui ouvriront à leur regard de nouvelles perspectives d'être et de sens. Il en résultera, inévitablement, la création de nouvelles formes, de nouvelles manières de vivre et de travailler, de nouvelles méthodes de production, de nouveaux projets, de nouveaux buts, qui permettront de prendre toute la mesure de leur accomplissement. Une approche entièrement nouvelle de la vie s'exprimera dans de nouvelles relations et de nouveaux rituels. [Le Maître – ,Une nouvelle simplicité, PI, mai 1987]

Aujourd'hui, la nécessité primordiale est de transformer les structures dans lesquelles vous vivez actuellement. Votre civilisation, mes amis, est en train de mourir, non, elle est même déjà morte. De ses cendres, naîtra une beauté nouvelle dont les bases sont l'Amour, la Justice et le Partage. Faites-en vos objectifs, mes amis, et découvrez la signification de Dieu. Faites-en vos objectifs, et découvrez la signification d'une vie pleine et heureuse. [Maitreya, message n° 107]






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