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Accueil > Revue Partage > année 2006

Extraits de la revue
Partage international

Février 2006 - N° 209 / 210

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La pratique du discount pourrait mener Wal-Mart à sa perte par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Dossier


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Un prodige se prépare

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Le jour est proche où les hommes sauront, sans l’ombre d’un doute, que le Christ est présent une fois encore parmi nous. Les gens de toutes confessions attendent en lui le Grand Saint, celui qui connaît Dieu. Les hommes reconnaîtront en lui le frère et l’instructeur qui leur garantira l’accès à la divinité. Aujourd’hui, il attend patiemment le moment de son émergence pour travailler au grand jour pour le monde. D’ores et déjà, pourtant, il ne cesse d’œuvrer pour tous les hommes. Pas une seconde il ne détourne du monde son regard ni ne retient son amour. A chaque instant, cet amour embrasse tous ceux qui peuvent l’absorber et pénètre furtivement dans leur cœur. Ainsi soutient-il le monde des hommes, les protégeant et les guidant avec sagesse. Apprêtez-vous à voir un frère entré dans un nouvel état de Fraternité, un frère venu pour aider, enseigner, et racheter par son amour.

Peu de temps

Il ne reste que peu de temps avant qu’il apparaisse. Que cela vous encourage à redoubler d’efforts pour le servir. Faites savoir qu’il est parmi vous, et touchez le cœur de ceux qui ignorent encore cette bonne nouvelle. Accomplissez ainsi votre but et honorez votre promesse de jadis.

Le monde attend, alerte, impatient, mais inconscient des raisons de son espérance. En même temps, le monde gémit sous le poids du malheur et de la crainte, sans savoir quand il sera mis fin à son martyre. Maitreya montrera que l’heure est venue de s’attaquer aux problèmes séculaires qui séparent les hommes, font les riches et les pauvres, engendrant guerre et souffrance sur notre planète. Il montrera également que chaque jour qui passe diminue le temps qui nous reste pour restaurer la santé de notre planète.

Le but de la vie

Maitreya expliquera aux hommes la raison de leur présence sur Terre et leur dira comment réaliser le but de leur vie. Il montrera qu’en chacun d’entre eux existe un Etre de Lumière, et les incitera à devenir cet Etre. Il leur rappellera qu’aucun obstacle ne se dresse entre eux-mêmes et Dieu, si ce n’est l’ignorance et la peur. Il les libérera de la culpabilité et leur enseignera la joie. Il leur indiquera que, sans culpabilité et sans peur, ils connaîtront l’amour.

Comprenez bien que voici une époque à nulle autre pareille, qui ne se répétera jamais. C’est une époque héroïque, valeureuse et sacrée. Mettez-la à profit pour renforcer les liens qui vous unissent avec vos frères et avec Maitreya. Travaillez pour lui comme jamais auparavant. N’ayez pas peur, car l’heure est proche où vous le verrez et où vous saurez que vos efforts n’ont pas été vains.

Ainsi en est-il, amis et travailleurs de la Lumière. Répandez loin cette lumière et éveillez vos frères et sœurs qui ne savent pas encore quel prodige se prépare en ce monde qui est le nôtre.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les libertés civiles menacées en Grande-Bretagne

Source : The Independent, G.-B.

Depuis les déclarations du premier ministre T. Blair annonçant que les « règles du jeu avaient changé », un malaise croissant s'est installé au sein du grand public et des organisations des droits de l'homme qui s'inquiètent de ce qui ressemble à une entrave aux libertés civiles qui pourrait modifier la structure de la société et de la démocratie en Grande-Bretagne.

Les nouvelles et spectaculaires mesures anti-terroristes de T. Blair comprennent la fermeture des mosquées les plus radicales ainsi que l'expulsion des responsables religieux accusés de prêcher la violence et la haine sous couvert des lois britanniques des droits de l'homme. Toutefois, les mouvements des droits de l'homme et les membres des instances judiciaires britanniques se sont inquiétés du fait que cette nouvelle ligne dure du gouvernement puisse menacer le respect des libertés civiles qui est une tradition chère aux britanniques.

« Liberty » (Liberté) est l'une des principales organisations britanniques militant en faveur des droits de l'homme et des libertés civiles. Fondée en 1934 en tant que National Council for Civil Liberties (Conseil national pour les libertés civiles), cette organisation milite pour l'égalité des droits depuis plus de 70 ans. Son directeur, Shami Chakrabarti, a récemment déclaré : « Liberty fut très déçue par les propos du premier ministre. Nous voulons un leader qui rassemble, pas un leader qui sème les graines de la discorde. M. Blair a déclaré que les règles du jeu avaient changé mais la sécurité publique n'a jamais été un jeu. Les valeurs fondamentales d'une démocratie ne peuvent pas être changées parce que nous sommes menacés par des terroristes. »

Liberty s'inquiète aussi du fait que le délit qui consiste à tolérer, glorifier ou justifier le terrorisme est trop vague et visera les modérés autant que les extrémistes.

Pendant ce temps, le ministère de l'Intérieur a confirmé les intentions du gouvernement de créer des tribunaux anti-terroristes spéciaux qui seront tenus au secret.

Des juges ainsi que des magistrats expérimentés ont rejeté unanimement ce qu'ils considèrent comme étant une ingérence du gouvernement dans les affaires de la justice et une atteinte à son indépendance. 




Home Prix Right Livelihood 2005

Les pionniers pour la justice sont récompensés

Source : Inter Press Service, Etats-Unis ; www.rightlivelihood.org

Le Prix Right Livelihood (PRL) a été attribué cette année à Francesco Toledo (Mexique), Maude Barlow et Tony Clarke (Canada), Irene Fernandez (Malaisie), et à l'association « Peuple premier du Kalahari » (Botswana).

Le PRL – qui a déjà récompensé plus de 100 lauréats issus de 48 pays, – souvent considéré comme un « Prix Nobel Alternatif », a été fondé par un riche philatéliste germano-suédois, Jacob Von Uexkull, avec le fruit de la vente de sa collection (plus d'un million de dollars). Il récompense les actions, menées dans des conditions difficiles, visant à promouvoir la justice sociale dans l'utilisation des ressources naturelles, notamment en ce qui concerne les « peuples premiers ».

Francesco Toledo est un artiste peintre d'Oaxaca, qui a exposé dans de nombreuses galeries un peu partout dans le monde. Il a créé des bibliothèques pour enfants dans les communautés indiennes de cette ville, ainsi que des instituts artistiques et culturels, comme le Museo de Arte Contemporaneo de Oaxaca, The Graphic Arts Institute, la bibliothèque pour aveugles Jorge Luis Borges, le Centro Cultural Santo Domingo, et sa propre maison d'édition. Il a également participé à la fondation de Pro-Oax, institution dédiée à la protection et à la promotion de l'art, de l'architecture, de la culture et de l'environnement d'Oaxaca. Mais, comme l'indique Pro-Oax, il ne se borne pas à promouvoir la culture et le patrimoine de sa ville, il la protège de tout ce qui pourrait la menacer.

Il a ainsi réussi à faire interdire la construction d'hôtels de luxe, de parkings, d'autoroutes, d'un funiculaire qui devait déverser des flots de touristes sur le site archéologique situé près de Monte Alban, et enfin, le projet d'installation d'un Mc-Donald's sur une place historique de la ville.

Maude Barlow et Tony Clarke militent de longue date dans les domaines de la justice et du commerce, plus particulièrement dans celui de l'eau. M. Barlow, très active dans la vie publique de son pays, a participé à la fondation du Conseil des Canadiens, principal organisme de défense des intérêts publics avec plus de 100 000 membres, originellement mis en place pour contrer les tentatives d'instauration d'un « marché commun » Canada/Etats-Unis et assurer à son pays la maîtrise de ses ressources naturelles, dont l'eau. Elle a écrit, seule ou en collaboration, une quinzaine d'ouvrages sur la mondialisation et les menaces qu'elle pose à nos « biens communs » – dont le dernier s'intitule « Too Close for Comfort, Canada's Future in Fortress North America » (Trop près pour ma sécurité ! L'avenir du Canada dans la forteresse Nord-américaine).

T. Clarke, quant à lui, a présidé le département « action sociale » de la Conférence de l'Episcopat canadien ainsi que « Action Canada Network », réseau qui regroupe la majeure partie des associations et syndicats du pays en lutte contre le programme d'ultralibéralisation des relations commerciales avec son grand voisin. Tous deux ont également écrit, en 2002, « L'or bleu, l'eau, nouvel enjeu stratégique et commercial », publié dans une quarantaine de pays. Et dernièrement, T. Clarke a, dans un ouvrage intitulé « Inside the Bottle », exploré l'industrie de l'eau minérale et ses impacts sur les ressources en eau des pays pauvres.

Irene Fernandez est la figure de proue de la lutte pour les plus défavorisés en Malaisie (immigrants, fermiers, domestiques, prostitué(e)s, et victimes du sida). Au début des années 1970, elle a organisé le premier syndicat textile et étendu depuis ce travail d'organisation syndicale au reste du pays, plus particulièrement dans les régions tournées vers les activités d'exportation. En 1976, elle a rejoint l'Association de Consommateurs de Penang, qui a pris depuis une place centrale dans tout ce qui touche aux droits des consommateurs, à la protection de l'environnement et à la sécurité au travail. Vers le milieu des années 1980, elle s'est lancée dans la lutte contre les violences contre les femmes, et a présidé durant cinq ans la All Women's Action Society. Début des années 1990, elle est devenue présidente de Pesticide Action Network, une association qui a mené campagnes sur campagnes contre les organismes génétiquement modifiés et le contrôle des semences par les multinationales. Elle a, de plus, fondé l'association Tenaganita, qui se consacre à l'amélioration de la condition de la population immigrée du pays et gère un centre de réadaptation pour les prostitué(e)s séropositifs. Arrêtée en 1996 peu après la parution de son rapport sur les abus commis à l'encontre des travailleurs migrants, et accusée de « publication intentionnelle de fausses informations », elle a été condamnée en 2003 à un an de prison ferme. Son dossier est actuellement en appel.

« Le Peuple premier du Kalahari » (PPK) représente des centaines de Bochimans Gana et Gwi du Botswana, en fait les derniers occupants de territoires ancestraux situés dans la Réserve du Centre du Kalahari. Depuis 1996, le gouvernement s'est lancé dans une vaste campagne d'expulsion des Bochimans, qu'il parque dans des camps, moyennant quelques subsides. C'est en réaction à cette politique, qui vise, selon eux, à faire place nette pour céder l'exploitation des concessions diamantifères à la multinationale De Beers, et avec le soutien de l'association londonienne Survival International, que Roy Sesana a créé le PPK. Ce qui a conduit, dans un premier temps, à un durcissement de l'action du gouvernement – qui a été jusqu'à leur couper l'accès aux réserves naturelles d'eau. D'où un départ massif des autochtones, et un quasi effondrement de l'association. Mais cela n'a pas découragé Roy Sesana, qui s'efforce de convaincre ses camarades de quitter les camps, ces « lieux de mort », comme il les appelle, et à rentrer chez eux. Des efforts qui commencent à porter leurs fruits, puisque 248 Bochimans ont intenté une action en justice contre le gouvernement, une démarche devenue depuis une démarche phare pour tous les peuples indigènes en lutte. Le premier jugement a été annulé, pour vice de forme, en 2002.

Un nouvel examen du dossier est prévu pour 2006, qui cette fois portera sur le fond.




Home Créer de la monnaie sans créer de la dette

par Patricia Pitchon

Nos systèmes financiers basés sur la dette sont en crise aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Même dans les pays riches, des signes de malaise se font clairement sentir : effondrement des structures sociales, poids croissant de la dette, les riches devenant plus riches et les pauvres devenant plus pauvres.

Actuellement, presque tout l'argent provient de la dette : les gouvernements exercent leur souveraineté en permettant aux banques centrales de créer du crédit, de créer de l'argent à partir de rien sous la forme de prêts leur rapportant des intérêts. Les banques prêtent davantage que ce dont elles disposent, et tout le système dépend de la confiance mise dans le système lui-même.

Le facteur important ici est que le manque d'argent est artificiel. Un autre facteur est que les gouvernements ont accordé des pouvoirs exorbitants aux banques privées, un pouvoir démesuré à une petite minorité non élue et non représentative.

Les banquiers ne sont ni représentatifs ni responsables vis-à-vis du public. Ils décident qui bénéficiera d'un crédit, sur quelle base et dans quel but. Cela compromet l'évolution sociale car les banquiers ne sont motivés que par leur profit et non par celui de leurs clients.

Les gouvernements, qui n'engrangent pas suffisamment de taxes pour couvrir leurs besoins, émettent de prétendues valeurs, des documents promettant un paiement différé. Ces derniers se présentent sous la forme d'actions, d'obligations et de bons du trésor, lesquels sont achetés par des fonds de pension, des sociétés de crédit, des compagnies d'assurance et des banques.

Pour les acquérir, les banques créent de l'argent neuf à partir de rien, et lorsque ces titres sont échus, le gouvernement qui n'a pas d'argent mais qui doit respecter sa promesse de les rembourser, est obligé :

a) d'en émettre davantage ;

b) de lever de nouvelles taxes. Cette forme de remboursement s'appelle « payer un intérêt sur la dette nationale ».

Parmi les réformateurs monétaires sérieux faisant campagne pour la création par les gouvernements d'argent sans dette, Alistair McChonnachie fait remarquer que d'autres systèmes sont tout à fait envisageables, à condition de faire preuve de volonté et d'un certain courage politique. A. McChonnachie cite l'inventeur américain Thomas Edison : « Il est absurde de dire que notre pays peut émettre 30 millions de dollars d'obligations et non 30 millions de monnaie. Dans les deux cas il s'agit de promesses de paiement ; mais la première engraisse l'usurier, tandis que la seconde vient en aide au peuple. » [The New York Times, 6 décembre 1921]

Les arguments contre la création par les gouvernements d'argent sans dette pour financer les besoins sociaux fondamentaux (éducation, services de santé, logements à prix modique, etc.) sont que cela provoquerait de l'inflation. Mais la plupart des réformateurs monétaires très sérieux estiment que l'argent sans dette pourrait entrer dans le système financier de manière graduelle. Ils font remarquer que cela a déjà été fait par le passé. En 1945 par exemple, à la fin de la seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique a couvert la moitié des besoins de financement de la nation par la création d'argent sans dette (de l'argent n'ayant pas besoin d'être remboursé), laissant au secteur banquier privé le soin de financer les investissements privés pour l'autre moitié.

Mais aujourd'hui, le gouvernement britannique n'assure que 3 % des besoins de financement et le secteur banquier privé 97 %. Barry Turner note qu'en effet, le gouvernement emprunte la majorité de l'argent public auprès du secteur banquier privé et que la population paie des taxes pour financer les intérêts. Le fait d'équilibrer l'équation entre les dépenses, les taxes et la dette signifie que le gouvernement est maintenu artificiellement à court de fonds.

Richard Greaves, dans un essai sur les conséquences négatives du système de l'argent grevé par la dette, fait remarquer que le coût de l'emprunt accroît les coûts de production. Ce qui signifie que les biens et services sont toujours plus chers, mais que le pouvoir d'achat des consommateurs diminue, ce qui implique l'existence d'un surplus d'offre de biens et services que la population n'a pas les moyens d'acheter. Cela engendre une concurrence suicidaire, et le monde des affaires tente de réduire les coûts en baissant les salaires, en supprimant des postes de travail et en délocalisant vers des pays pauvres (où la main d'œuvre est bon marché, moins protégée et non syndiquée et où existent des avantages fiscaux en faveur des grandes compagnies qui pourraient aisément se permettre de payer des impôts). Cela ne profite ni aux populations ni aux gouvernements des pays pauvres, bien qu'il ne manque pas d'individus à des postes élevés qui bénéficient de pots de vin.

R. Greaves signale que cette situation engendre l'inflation : les producteurs doivent constamment emprunter davantage, ce qu'ils répercutent sur les consommateurs pour lesquels le niveau de la dette augmente également. Avec un système fondé sur la dette, le montant des emprunts et celui de la création monétaire sont forcés d'augmenter, ce qui ajoute sans cesse le poids des intérêts, et maintient l'inflation.

La dette du « tiers monde » constitue un facteur clé dans la destruction de l'environnement du fait que pour continuer à rembourser leur dette, les pays en développement sont obligés d'exploiter toutes leurs ressources afin d'exporter et de créer les revenus nécessaires. Les famines se produisent parce que les gens ne peuvent pas cultiver diverses denrées locales si une grande partie de la production agricole est exportée comme produits de luxe, et souvent, lorsque la production locale est suffisante, les autochtones meurent de faim parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour acheter de quoi se nourrir. Notre système est profondément cruel car le remboursement des intérêts à lui seul dépasse de loin les sommes prêtées à l'origine.

Dans beaucoup de pays en développement, la pénurie désespérante de monnaie implique que des millions de personnes, potentiellement actives, manquent cruellement d'opportunités d'éducation, de logements, de soins et souffrent d'un environnement pollué.

Les réformateurs monétaires recommandent un changement radical. Les gouvernements doivent cesser de prêter de l'argent avec intérêts. Ils doivent créer de l'argent sans dette et le dépenser (et non le prêter) en soutenant des projets et des services publics. Cela aurait pour effet de créer des emplois et de stimuler l'économie. Une institution spéciale devrait être créée dans ce but, avec des objectifs transparents et responsables. Dans son livre The Money Bomb, J. Gibb Stuart pense que les intérêts de la dette nationale pourraient être financés par de l'argent sans dette créé par les gouvernements, en lieu et place de l'impôt.


Références :
Prosperiperityuk.com/articles
R. Greaves, The Negative Consequences of the Debtbased Money System, Glasgow.
A. Mc Chonnachie, Looking Beyond the Money Myth, Prosperity, août 2001.
J. Gibb Stuart. The Money Bomb. Ossian Publishers, Glasgow, UK, 1983.
Barry Turner, The Squeeze on the Heart of Society, Prosperity, juin 2001.





Signes des temps

Home Une explosion qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques

Source : Sky News, BBC, Times, Grande-Bretagne

Le terminal de stockage de carburants de Buncefield, à Hertfordshire, au nord de Londres, était un site de cinquante hectares, l'un des plus grands de Grande-Bretagne, abritant vingt réservoirs immenses, contenant chacun des millions de litres d'essence, de kérosène et de gazole. Le 11 décembre 2005, il explosa. Ce fut la plus importante explosion en Europe, en temps de paix. Terry Hines, conducteur de camion-citerne, téléphona à la chaîne de télévision Sky News pour faire le récit de la manière extraordinaire dont il avait réchappé à la catastrophe.

Alors qu'il faisait la queue au dépôt pour faire le plein avec quatre autres conducteurs de camions-citernes, il vit un fin brouillard sortir sur le côté de l'un des immenses réservoirs de stockage. Etant un conducteur novice, il présuma qu'il s'agissait d'une opération de refroidissement. Les autres conducteurs n'avaient rien remarqué. « Mais soudain, dit-il, un type qui se trouvait dans l'avant-cour nous dit de sortir le plus rapidement possible. » Les cinq camionneurs se dirigeaient vers les grilles de sortie lorsqu'il y eut une énorme explosion derrière eux, au moment où le réservoir le plus proche explosa. Ils prirent leurs jambes à leur cou – « Nous n'avions jamais couru aussi vite de toute notre vie » – des morceaux de tuyaux et des éclats de métal volaient autour d'eux. Cependant, en dépit de l'énorme force de l'explosion (si forte qu'elle fut enregistrée à 2,5 sur l'échelle de Richter, et que les habitants des environs pensèrent qu'il s'agissait d'une bombe nucléaire), les cinq hommes ne souffrirent que de coupures bénignes et de contusions, la blessure la plus importante étant une entaille au genou.

La police locale déclara qu'il était miraculeux que personne n'ait été tué, et le Times raconta l'histoire sous le titre : « Un miracle s'est produit dimanche : une énorme explosion a causé de graves dégâts matériels mais il n'y a eu aucun décès. »

Le Maître de Benjamin Creme a indi-qué que l'homme qui a protégé les camionneurs, dans l'avant-cour, était Maitreya.


Home Nouvelles déclarations sur la vierge de Rockingham

Source : The Sunday Times, Australie

On avait découvert, il y a deux ans, qu'une petite statue de la Vierge en fibre de verre, achetée en Thaïlande et rapportée à Rockingham (Australie) par Mme P. P., versait des larmes d'huile.

Des recherches approfondies avaient démontré que ces larmes d'huile, dégageant un parfum de rose et auxquelles étaient associés des cas de guérison, ne pouvaient provenir de l'intérieur de la statue. Le Maître de Benjamin Creme avait confirmé qu'il s'agissait d'un signe authentique donné par le Maître qui fut la Vierge Marie. [Partage international, janvier-février 2003]

Aujourd'hui de nouvelles déclarations sont faites concernant la statue de Rockingham. La Vierge elle-même apparaît régulièrement dans la maison où la statue est conservée. Une apparition de la Vierge se produit chaque soir, à 20 h, dans le jardin situé à l'arrière de la maison de Mme P. On raconte également que la Vierge a laissé l'empreinte de ses pas sur le dallage où elle apparaît.

P. P. a déclaré qu'une huile au parfum de rose, identique à celle des « larmes », est maintenant visible à l'endroit où ont lieu les apparitions. On raconte que certains visiteurs repartent avec des taches d'huile sur leurs vêtements. Plus de cent personnes viennent voir la statue chaque semaine, d'Australie et d'ailleurs, souvent dans l'espoir d'une guérison miraculeuse. 


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 209-210 de janvier-février 2006, page 26.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'apparitions du Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Bénédiction lumineuse aux Nations unies

Source : Channel 4 News, Grande-Bretagne ; www.un.org

Nous sommes tous conscients de la position fanatique du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'égard d'Israël et de la nature inacceptable de ses déclarations publiques. Partage international n'approuve pas cette polémique dépourvue de toute retenue.

Néanmoins on a raconté que, lorsque le président Ahmadinejad se trouvait aux Nations unies, à New York, et s'adressait aux leaders mondiaux, le 17 septembre 2005, il était entouré d'une brillante lumière. D'après nos informations, cette lumière a été manifestée par Maitreya.

Des témoins ont raconté qu'ils avaient vu une brillante lumière entourer le président pendant toute la durée de son discours. Il a lui-même raconté par la suite qu'il avait senti que quelque chose d'inhabituel se produisait.

A la fin de son discours le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré : « Depuis le commencement des temps, l'humanité aspire au jour où la justice, la paix, l'égalité et la compassion régneront dans le monde. Nous tous pouvons contribuer à la création d'un tel monde. Lorsque ce jour viendra, la promesse ultime de toutes les religions divines sera accomplie avec l'émergence d'un être parfait qui est l'héritier de tous les prophètes et de tous les hommes pieux. Il guidera le monde vers la justice et une paix absolue. O Seigneur tout puissant, je vous prie de hâter l'émergence de votre dernier représentant, celui qui nous a été promis, un être humain parfait et pur, celui qui remplira ce monde de justice et de paix. »

Le président Ahmadinejad, musulman chiite, a fait savoir, qu'il croit, comme de nombreux autres chiites, que l'apparition de l'imam Mahdi est imminente. Certains commentateurs prétendent qu'il s'agit d'opportunisme politique, mais au début novembre 2005 il a déclaré à de hauts dignitaires religieux iraniens qu'il considérait que son gouvernement avait pour mission de préparer la voie « pour la glorieuse apparition de l'imam Mahdi ». « Puisse Dieu hâter sa venue. » a-t-il ajouté. Plus récemment il a déclaré que l'imam Mahdi apparaîtrait d'ici deux ans. Comme le savent nos lecteurs, l'imam Mahdi est l'un des noms sous lesquels Maitreya est attendu.




Home Tibériade : découverte d'un sceau à l'effigie de Jésus

Source : Haaretz Daily, Israël

Un sceau de plomb, datant du sixième siècle, montre une représentation de Jésus sur une de ses faces.

Ce sceau a été découvert à l'occasion d'une fouille archéologique dans l'antique cité de Tibériade (Israël), en novembre 2005, par deux bénévoles, employés par des ambassades américaine et britannique. Sur l'autre face du sceau, on peut apercevoir une croix portant l'inscription « Christos ».

Le professeur Yizhar Hirschfeld de l'Université hébraïque de Jérusalem, qui dirige les fouilles, a déclaré que ce sceau appartenait apparemment à un important dignitaire ecclésiastique et indiquait que l'Eglise à Tibériade « semblait plus puissante qu'on ne l'avait cru ».




Home Bénédiction de lumière du Maître Jésus à Edinbourg

Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie prise lors de la représentation d'une pièce de théâtre produite par les étudiants, à Edinbourg (Ecosse). Photographie envoyée par S. L. P.





Tendances

Home L'accord de paix indonésien entre en vigueur

Source : BBC News, G.-B.

L'Indonésie a retiré ses troupes de la province dévastée d'Aceh, dernière étape d'un accord de paix destiné à mettre fin à trente années de conflits. Le retrait des troupes fait suite au désarmement du Mouvement de libération d'Aceh (MLA) et à la dissolution de sa branche armée.

Cet accord a conduit les rebelles à renoncer à leur demande de complète autonomie en échange d'une plus grande indépendance de la province qui constitue la pointe nord de Sumatra. Le gouvernement indonésien a accepté de limiter à 14 700 le nombre de soldats et à 9 100 celui des policiers dans la province d'Aceh, tous devant être recrutés localement.

Avant cet accord, conduit par l'ex-président suédois Marthi Ahtisaan, il y a eu plusieurs tentatives infructueuses d'établir la paix dans la région. Les efforts de paix ont pris de l'ampleur après la dévastation de la province par le tsunami du 24 décembre 2004. Les deux camps ont alors coopéré pour permettre les efforts de reconstruction. Et beaucoup d'observateurs s'accordent à considérer que les énormes dégâts et pertes de vies humaines provoqués par le tsunami a modifié les priorités des deux camps.

La mise en œuvre de l'accord de paix, supervisé par l'Union européenne et l'association des pays du sud-est asiatique, a dépassé les espérances des observateurs les plus optimistes : Le gouvernement indonésien a accordé une amnistie aux membres du MLA et libéré les prisonniers politiques ; et même si le gouvernement conserve le pouvoir sur la finance, la défense et les affaires étrangères, Aceh a ainsi acquis une réelle indépendance, avec l'assurance qu'au moins 70 % des revenus des ressources naturelles resteront dans la province. D'autres aspects de l'accord restent à mettre en œuvre, tels que la réintégration des anciens rebelles dans la vie civile, et les changements politiques qui leurs permettront de jouer un rôle dans les élections locales.




Home Cuba partage les services de santé avec ses voisins

Source : The independant, G.-B.

Bien que politiquement isolé, Cuba a su développer un système de santé supérieur à des pays bien plus développés. Intégré et gratuit pour tous, il compte un médecin pour 170 Cubains – alors que le ratio est de un pour 188 aux Etats-Unis et de un pour 250 en Grande Bretagne.

Des médecins formés à Cuba exercent déjà pour les pays pauvres d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Mais Cuba et le Venezuela collaborent dans un programme humanitaire ambitieux de chirurgie des yeux gratuite pour le bénéfice de quelques 6 millions de personnes souffrant de cataracte ou d'autres maladies qu'on peut soigner rapidement.

« L'Opération Miracle » a été lancée conjointement, en juillet 2005, par le président cubain Fidel Castro et le président du Venezuela Hugo Chavez, Cuba fournissant l'expertise médicale à la Havane et le Venezuela finançant l'opération grâce à son pétrole.

Les patients, qui arrivent quasiment aveugles et repartent avec leur vue rétablie, affluent à la Havane par avions entiers d'Amérique Latine et des Caraïbes qui n'ont pas cette expertise et/ou les finances pour les aider. Ce programme supplante même l'industrie touristique très lucrative de Cuba. Les chambres d'hôtel de la Havane attribuées aux patients sont toutes réservées jusqu'à mi 2006.




Home La responsabilité sociale des entreprises japonaises

Source : Nikkei Weekly, Japon

Au cours des 25 dernières années, la perception de l'importance des questions écologiques et sociales a progressé parmi les entreprises.

Au Japon, le programme pour la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) s'intéressait jusqu'alors à la résolution des problèmes de l'emploi, au combat contre les inégalités sociales et aux thèmes écologiques, ce qui conduisait globalement à l'amélioration de l'innovation et à une plus grande conscience.

Aujourd'hui, les entreprises japonaises font un autre pas en assumant une nouvelle responsabilité : favoriser la diversité, lutter contre le travail des enfants et promouvoir des mesures pour faire face à la corruption.

Grâce à l'importance croissante des activités et des critères établis par le RSE, ainsi qu'à l'intérêt des investisseurs pour les investissements éthiques, de plus en plus d'entreprises publient des rapports exhaustifs sur leurs efforts pour traiter ces problèmes.

Au Japon, par le passé, on s'occupait plutôt des problèmes relatifs au travail et aux égalités à l'intérieur du pays, et rarement de problèmes comme le travail des enfants dans les pays pauvres. Les entreprises japonaises, qui s'intéressaient déjà aux questions écologiques mais pas à d'autres problèmes, comme la corruption par exemple, vont désormais se pencher sur ces questions grâce à l'influence des critères du RSE. 




Home Centrale de refroidissement

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Les villes sont toujours plus chaudes que la campagne de quelques degrés et l'air que l'on y respire est beaucoup plus pollué. Des chercheurs de la Toyota Motor Corporation viennent de « développer » un arbuste à feuilles semi-persistantes qui purifie l'air et diminue la température ambiante. Cet arbuste, une sauge-cerise, est capable d'absorber des polluants tels que le dioxyde d'azote et l'anhydride sulfureux et peut contribuer à la diminution de la température urbaine. Des responsables de Toyota suggèrent de le planter le long des rues et dans les parcs. Cette nouvelle plante sera disponible à la vente à partir du mois de mars 2006.




Home Combattre la pauvreté à Amsterdam

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

Dans son discours de voeux, le maire d'Amsterdam a exprimé sa préoccupation face à l'augmentation de la pauvreté dans sa ville.

Job Cohen, qui a été désigné comme l'un des héros de 2005, en Europe, par le magazine Time pour ses prises de position anti-racistes, a déclaré que bien que les pauvres eux-mêmes soient bien sûr les premiers touchés, c'est la société dans son ensemble qui est menacée lorsque des gens n'arrivent pas à joindre les deux bouts.

A moins que l'on trouve un moyen de la juguler, la pauvreté conduit à la ségrégation et engendre des attitudes radicales.

La mairie a alloué 14 millions d'euros supplémentaires pour combattre la pauvreté à Amsterdam.





Les priorités de Maitreya

Home Unicef : Rapport 2006 sur la situation des enfants dans le monde

Les enfants invisibles

Source : Unicef

D'après un rapport de l'Unicef, des centaines de millions d'enfants souffrent de formes graves d'exploitation et de discrimination, et sont devenus virtuellement invisibles.

L'Unicef affirme perdre la trace de millions d'enfants faisant l'objet de trafic ou soumis à diverses formes de servitude domestique. D'autres enfants, parmi lesquels ceux des rues, restent bien visibles mais sont exclus de leurs droits élémentaires et ne bénéficient d'aucune protection : ils sont non seulement abusés, mais la plupart d'entre eux n'ont pas accès à l'école, aux soins de santé et aux autres services vitaux qui leur seraient nécessaires pour se développer.

Ce rapport, intitulé : La situation des enfants dans le monde en 2006 : exclus et invisibles, porte sur les enfants dont la situation est la plus fragile parce que leurs droits sont particulièrement difficiles à protéger. Ces enfants vivent hors de portée des campagnes de développement, ils sont la plupart du temps absents des débats publics, des législations et ne figurent pas dans les statistiques.

Si aucune attention particulière ne leur est accordée, des millions d'enfants resteront oubliés et continueront à être victimes de négligence et d'abus, ce qui provoquera des conséquences dramatiques pour leur situation à long terme et le développement des nations. Le rapport de l'Unicef insiste sur le fait que toute société qui porte un intérêt au bien-être de ses enfants et à son propre futur ne peut tolérer une telle situation.

En présentant ce rapport, Ann Veneman, directrice à l'Unicef, a déclaré : « La réussite des objectifs de développement du millénaire dépend de l'attention que l'on portera aux enfants vulnérables des pays en voie de développement. Il n'y aura pas de progrès durable si nos sociétés continuent à négliger les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables, ceux qui sont exploités et victimes d'abus. »

Pourquoi ces enfants deviennent-ils invisibles ?

Par le passé, l'Unicef a démontré, de manière détaillée, comment les enfants sont victimes de la pauvreté, du sida et des conflits armés ; ce dernier rapport montre de manière précise comment ces facteurs, ainsi que la discrimination et une mauvaise gouvernance, privent les enfants de protection contre les abus et l'exploitation, les excluent de l'école, des soins de santé et d'autres services essentiels.

Le rapport montre que les enfants qui n'ont pas accès aux services de base sont plus vulnérables à l'exploitation parce qu'ils ne sont pas informés sur la façon de se protéger et parce qu'ils n'ont pas d'alternatives. Les enfants engagés dans les conflits armés, par exemple, sont couramment victimes de viols. Ce sont ces enfants, seuls et sans défense, qui sont totalement ignorés.

Le rapport met en avant quatre circonstances qui finissent par rendre invisibles certains enfants :

1) Les enfants sans identité formelle. A l'heure actuelle, plus de la moitié des naissances dans le monde en développement (hormis la Chine) ne sont pas enregistrées : ainsi, plus de 50 millions d'enfants se voient privés d'un droit essentiel : leur statut de citoyen. Les enfants non enregistrés à la naissance n'apparaissent pas dans les statistiques officielles et ne sont pas reconnus en tant que membres de leur société. Sans identité enregistrée, les enfants n'ont pas droit à l'éducation, à l'accès aux soins et à d'autres services de base.

2) Les enfants sans parents. Des millions d'orphelins, d'enfants des rues et d'enfants en détention grandissent sans les soins, l'amour et la protection de leurs parents ou d'un environnement familial. Les enfants qui vivent dans ces conditions ne sont, la plupart du temps, pas du tout traités comme des enfants.

On estime qu'environ 143 millions d'enfants, dans les pays en voie de développement, – soit un enfant sur 13 – sont orphelins d'au moins un des parents. Pour les enfants qui vivent dans une pauvreté extrême, la perte d'un seul parent, en particulier de la mère, représente un grand facteur de risque pour leur santé et leur éducation.

Des dizaines de millions d'enfants passent une grande partie de leur temps dans les rues où ils sont exposés à toutes les formes d'abus et d'exploitation.

Plus d'un million d'enfants vivent en détention, la plupart attendant un procès pour des délits mineurs. Parmi eux, nombreux sont ceux qui souffrent de négligence grossière, de violence et de traumatisme.

3. Les enfants privés d'enfance. Le rapport affirme que les enfants forcés à joueur un rôle d'adulte manquent certaines étapes cruciales de leur développement.

Des centaines de milliers d'enfants sont engagés dans des conflits armés en tant que combattant, coursier, porteur, cuisinier et esclave sexuel pour les groupes armés. La plupart du temps, ils ont été enlevés de force.

En dépit des lois contre le mariage des enfants, plus de 80 millions de filles dans les pays en voie de développement seront mariées avant l'âge de 18 ans, souvent beaucoup plus jeune.

Environ 171 millions d'enfants travaillent dans des conditions périlleuses et avec des machines dangereuses, y compris dans des usines, des mines et dans l'agriculture.

4. Les enfants exploités. Cloîtrés par les abuseurs, éloignés de l'école et des services essentiels, les enfants victimes de l'exploitation sont de manière notable parmi les plus invisibles. Leur existence est virtuellement impossible à détecter.

Quelque 8,4 millions d'enfants exercent des formes de travail les plus extrêmes, y compris la prostitution et l'esclavage pour dette (où ils sont exploités dans des conditions de quasi esclavagisme pour rembourser une dette).

Près de 2 millions d'enfants sont utilisés dans le cadre de l'exploitation commerciale du sexe où ils sont confrontés de manière régulière à la violence sexuelle et physique.

Chaque année, des millions d'enfants sont engagés dans des trafics illégaux où ils sont forcés à se livrer à des formes dangereuses et dégradantes de travail, y compris la prostitution.

Un grand nombre d'enfants sont exploités comme domestiques chez des particuliers. La plupart n'ont aucun accès à l'école, souffrent de sévices physiques et sont sous-alimentés ou surchargés de travail.

Le rapport affirme également que les enfants qui vivent dans des « pays fragiles » des pays qui sont dans l'incapacité ou qui n'ont pas la volonté de fournir des services de base pour leurs enfants – sont virtuellement invisibles.

La discrimination sur la base du sexe, de l'origine ethnique ou d'un handicap intervient également dans l'exclusion
des enfants. Ainsi, des millions de filles sont exclues de l'école, les enfants provenant de minorités ethniques ou de groupes indigènes n'ont pas accès aux services de base. On estime qu'environ 150 millions d'enfants vivent avec un handicap, la plupart n'ayant pas accès à l'éducation et aux soins de santé pour cause de discrimination.

S'engager en faveur des enfants

Le rapport affirme qu'il faut accroître les efforts actuels pour garantir que les enfants les plus vulnérables ne soient pas laissés pour compte. Les gouvernements, qui portent une très lourde responsabilité face à cette situation, doivent accroître leurs efforts dans quatre domaines fondamentaux :

1. La recherche et le suivi des enfants. Des systèmes d'enregistrement et de rapports sur la nature et l'étendue des abus envers les enfants sont essentiels pour garder trace des enfants qui sont devenus exclus et invisibles.

2. Le système législatif. Les lois nationales doivent s'aligner sur les engagements internationaux en faveur des enfants ; les lois qui encouragent la discrimination doivent être changées ou abolies. Les lois à l'encontre de ceux qui s'attaquent aux enfants doivent être considérablement renforcées. Souvent, le peu d'attention apporté à l'application des lois perpétuent un climat d'impunité vis-à-vis du rapt d'enfants.

3. Le financement. Des budgets spécifiques pour l'enfance et le renforcement des institutions qui sont au service des enfants doivent compléter les textes législatifs et le travail de recherche.

4. Des programmes. Dans de nombreux pays et communautés, des réformes sont nécessaires afin de supprimer les barrières pour les enfants exclus des services de base, comme supprimer l'obligation de présenter un certificat de naissance pour inscrire un enfant à l'école.

Le rapport mentionne également des actions concrètes qui peuvent être entreprises par la société civile, le secteur privé, les donateurs et les médias pour aider les enfants. Ces actions contribuent à construire un environnement protégeant les enfants de la même manière que la vaccination et une nutrition adéquate les préservent de la maladie.

Les gouvernements, les familles et la communauté doivent agir d'avantage, tout d'abord pour empêcher les abus et l'exploitation, et ensuite pour protéger les enfants victimes d'abus. Il faut instaurer des lois qui condamnent ceux qui sont coupables de crimes envers les enfants, ces lois doivent être appliquées ; les attitudes, les traditions et les pratiques nuisibles pour les enfants doivent être revues ; les enfants doivent recevoir l'éducation et les bases qui leur permettront de se protéger eux-mêmes.

Selon Ann Veneman : « Les personnes qui s'en prennent aux enfants leur volent l'opportunité de grandir en toute sécurité, de manière saine et dans la dignité.

Pour garantir la protection des enfants, les abus et l'exploitation doivent être mis à jour et ceux qui s'en prennent aux enfants doivent rendre des comptes à la justice. »





Dossier

Home Séminaire 2005 : L'art de vivre

Conférence - 1/2

par Benjamin Creme

L’article suivant est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme, à l’occasion de la rencontre des groupes de transmission, qui s’est déroulée près de San Francisco, aux États-Unis, en août 2005.

Cette conférence a pour thème l’art de vivre. Il s’agit probablement du sujet le plus important dont on puisse parler, même si la vaste majorité des gens n’a aucune idée que vivre est un art. Puisqu’il s’agit d’un art, il ne peut être laissé au hasard. Les lois et les règles sous-jacentes à l’art doivent être comprises et suivies. Ce n’est qu’alors que nous connaîtrons un monde dont tous les habitants entretiendront de justes relations et exprimeront leur aspect divin, leur divinité potentielle. Si nous ignorons qu’il existe des lois et des règles, nous aboutirons, comme aujourd’hui et à toutes les époques précédentes, à un véritable gâchis, à une situation catastrophique, en total décalage avec l’idée d’un art.

Un art, qu’il s’agisse de peinture, de musique, ou de tout autre forme d’art, doit obéir à certaines lois et règles. Si vous voulez être peintre ou compositeur, vous devez apprendre les lois auxquelles obéissent la création artistique, les méthodes également, mais, avant tout, les lois qui gouvernent la création artistique, comme les proportions et la révélation. La magie de l’art est contenue dans l’obéissance à ces lois. En plus de ces lois, il existe des règles qui, dans certains cas, à certaines périodes de l’Histoire, ont été suivies littéralement pendant des milliers d’années sans le moindre changement apparent. Certains objets d’art de ce genre sont encore produits aujourd’hui dans des groupes religieux obéissant à des canons, vieux de plusieurs siècles, de beauté, de justesse et de vérité, des canons de sainteté et de justes relations de l’homme avec Dieu, et par conséquent de l’homme avec ses semblables.

La plupart des peintres et des compositeurs modernes ont élargi les limites de ces canons et les ont assouplis, et créé un art qui, même s’il obéit aux lois et aux règles de son sujet, le fait d’une manière très désinvolte, hasardeuse et improvisée, instinctive et pas très élaborée. L’art qui ne respecte aucun canon est relativement superficiel. Cela ne signifie pas qu’il ne vaut rien, mais il est superficiel et n’atteint pas la profondeur de sens d’une forme d’art plus élevée.

Nous vivons à une époque d’extrême désordre – sur le plan politique, économique et social. Nous le savons tous. Progressivement les masses en prennent conscience et commencent à réagir et à difficilement supporter ces structures inadéquates, ces lois et ces habitudes négatives – en d’autres termes ce conditionnement – et elles cherchent à y échapper. Ceci est à l’origine de l’agitation que nous constatons aujourd’hui.

Si vous êtes peintre, vous savez qu’il existe certaines lois concernant les proportions que, d’une manière générale, la plupart des artistes suivent, ne serait-ce qu’instinctivement, ayant l’habitude de les voir appliquées dans l’art qui respectait réellement les règles de composition, les lois de la proportion. Même s’il s’agit d’un art très conventionnel, dépourvu d’originalité, s’il obéit à ces lois dans une certaine mesure, même instinctivement, sans beaucoup de compréhension, le morceau de musique ou le tableau sera utile et intéressera quelqu’un. Il pourra contenir une tonalité qui plait toujours ou avoir de jolies couleurs et des proportions qui réjouissent l’œil.

Aucune œuvre d’art ne peut être réalisée, quelles que soient les circonstances, sans que l’artiste obéisse d’une manière ou d’une autre à une loi, une règle ou une marche à suivre, ne serait-ce qu’à son insu. Plus l’artiste est doué, plus il sera conscient de cela et mieux il parviendra
à réaliser son but. L’artiste conventionnel se contentera du premier stade. L’art conventionnel d’une époque donnée, qu’il s’agisse de peinture ou de musique, est populaire et ne dépasse pas le niveau de compréhension de la plupart des gens.

Le peintre commence par prendre un support. Puis il se met à le couvrir de formes ou de touches colorées jusqu’à ce que sa création obéisse à la loi de la beauté, selon la conception qu’il a de celle-ci, jusqu’à ce que cela lui semble juste, que tout soit en place, si conventionnel que le tableau puisse être. Chaque angle, chaque courbe sont liés au rythme général du tableau. Celui-ci possède une certaine forme de vie, même si elle reste conventionnelle. Une vibration en émane qui pousse les gens à acheter le tableau et à le fixer au mur. Sans cette vibration, personne ne l’achèterait, si simple et conventionnel puisse-t-il être.

Si vous êtes compositeur, vous devez savoir comment se compose la musique. Vous devez comprendre les lois de l’harmonie et de nombreuses autres lois et propriétés de la musique, selon la complexité de l’œuvre. Vous devez être capable d’écrire la partition. Vous devez toujours rechercher l’achèvement, reconnaître jusqu’où vous pouvez aller, quelle longueur doit avoir le morceau. Les compositeurs ont créé au cours des siècles des œuvres musicales de longueurs variées, mais quelle que soit leur longueur, elles doivent obéir aux lois de la composition. Elles doivent obéir aux lois du contrepoint, de l’harmonie, de l’instrumentation et de la tonalité. Une somme énorme et riche de connaissances entre dans la production d’un morceau de musique complexe, si conventionnel puisse-t-il être en termes de signification.

Mais, dans la vie, les gens n’ont aucune éducation réelle. Si vous voulez être peintre, vous allez dans une école d’art, ou dans l’atelier de quelqu’un ayant déjà atteint une certaine maturité artistique et vous vous instruisez auprès de lui. Il en va de même pour les musiciens, ils s’instruisent auprès d’autres musiciens. Ils vont dans une école de musique et étudient les rudiments de la musique. Ces rudiments sont essentiellement les lois gouvernant la création musicale.

En matière d’éducation, on nous apprend à lire et à écrire, ce qui naturellement est très important. On nous enseigne généralement un peu d’histoire, de géographie, d’arithmétique, de mathématiques et c’est à peu près tout. On nous enseigne également dans une certaine mesure comment acquérir des connaissances concrètes qui nous permettront d’exercer un métier particulier, et c’est tout. On ne nous enseigne pas comment vivre. On ne nous enseigne pas l’art de vivre. Il n’existe aucune école où nous puissions apprendre l’art de vivre.

Il s’agit d’un problème spirituel, car l’art de vivre est rattaché à la vie elle-même. Il dépend de nos croyances concernant la vie, de l’importance que nous accordons à la nécessité d’en pénétrer plus profondément la nature, ou d’essayer d’analyser et de comprendre ce qui est essentiel dans la vie à une époque donnée. Nous vivons aujourd’hui à une époque extraordinaire, une époque de transition entre deux grandes ères, si bien que ce qui semblait immuable auparavant ne l’est plus. Les connaissances qui semblaient certaines ont cessé de l’être. Tout ce que nous voyons, c’est le passé et des aperçus possibles du futur, et nous nous tenons au milieu, déchirés.

J’aimerais approfondir cette idée, en vous lisant un article que mon Maître a écrit pour le numéro de juillet-août 2000 de Partage international.

Entrer dans la divinité

Dans le monde entier, les hommes commencent à se rendre compte que des certitudes et des croyances qu’ils tenaient pour inébranlables se révèlent plus précaires qu’ils ne l’avaient supposé. L’effondrement de leurs institutions sociales et politiques met en question la valeur des schémas de pensée établis, et les place devant un dilemme : tandis que les modes de pensée et d’action présents semblent ne plus fonctionner, ceux que recèle l’avenir sont encore flous et incertains. Ainsi les hommes se tiennent-ils dans l’indécision, attendant qu’on les guide, s’égarant en vaines tentatives de perpétuation du passé ou de prédiction du futur. En de telles circonstances, les hommes sont mûrs pour le changement.

Il en est peu qui connaissent la direction ou l’étendue de la transformation nécessaire, ou encore la manière dont elle peut s’accomplir, mais graduellement, beaucoup commencent à s’apercevoir que l’actuelle manière de vivre des hommes est dénuée de sens, dépourvue de toute perspective de bonheur pour l’humanité. Ainsi, en nombre croissant, ils « décrochent » de la lutte, cherchant réconfort et équilibre dans des religions, des philosophies ou des « cultes » de plus en plus nombreux, anciens ou d’apparition récente. Les changements nécessaires leur semblent trop vastes et trop radicaux pour s’y atteler avec quelque chance de succès, et ils se tournent intérieurement vers le Dieu qui, leur semble-t-il, gouverne les affaires des hommes.

Qu’ils en aient conscience ou non, ce Dieu n’est autre qu’eux-mêmes, et n’attend que l’occasion de se manifester. C’est eux-mêmes qui contrôlent leur vie, en bien ou en mal. C’est eux qui, par leurs actions, font tourner la roue des événements, générant le conflit ou la paix, semant la mauvaise ou la bonne volonté.

Les hommes doivent apprendre leur rôle dans la vie et le pouvoir inné qui est le leur, prenant ainsi la responsabilité de la qualité et de la direction de leur vie. A moins qu’ils ne le fassent, ils ne laisseront jamais derrière eux leur enfance.

Maitreya pénètre maintenant dans l’arène du monde pour apprendre aux hommes qu’ils sont potentiellement des dieux, que grande est leur puissance, et que seul leur conditionnement les rend esclaves de la superstition et de la peur, de la compétition et de la cupidité. Il leur montrera comment renoncer au passé pour construire, sous sa sage supervision, une civilisation digne des hommes qui entrent dans leur divinité. Le jour n’est pas éloigné où les hommes, entendant son appel, y répondront. Le jour n’est pas éloigné où ils sauront que la longue et sombre nuit prend fin, et que l’heure est venue d’accueillir la lumière nouvelle qui pénètre dans le monde.

Ainsi les hommes commenceront-ils la tâche de reconstruction, tâche qui réclamera la force et la volonté de tous. Tous doivent voir en cette période une opportunité de servir et de grandir, d’accomplir la destinée qui les a amenés maintenant dans le monde. Quand, dans les temps à venir, les hommes se tourneront vers l’époque exceptionnelle que nous vivons, ils s’étonneront de l’iniquité présente, et auront peine à croire que nous ayons pu tolérer si facilement la cruauté et les souffrances inutiles dont notre vie est entachée. Maitreya vient livrer bataille à ce mal séculaire, et conduire les hommes vers l’ère de la Lumière. Accueillez-le en lui tendant la main, et permettez-lui de vous guider vers votre Soi véritable. [Le Maître de Benjamin Creme, PI, juillet-août 2000]

Voici un autre article que je commenterai ensuite :
 

L’Art de vivre

Avant longtemps, un grand changement se manifestera dans notre approche de la vie. Du chaos de l’époque actuelle, émergera une nouvelle compréhension de la signification sous-jacente à notre existence et un effort maximum sera fait pour exprimer cette nouvelle conscience dans notre vie quotidienne. Ceci entraînera une totale transformation de la société : une vitalité nouvelle marquera nos relations et nos institutions ; une nouvelle liberté et un sentiment de joie remplaceront la peur d’aujourd’hui. Avant tout, l’humanité réalisera que vivre est un art basé sur certaines lois, et dont la juste expression repose sur l’intuition.

L’innocuité est la clé de la beauté nouvelle qui émergera au sein des relations. Chaque individu prendra conscience qu’il est responsable de ses actes et de ses pensées et ce sentiment nouveau le guidera dans toute situation ; la compréhension de la loi de cause et d’effet transformera l’attitude de chacun à l’égard d’autrui. Des relations nouvelles et plus harmonieuses entre les hommes et entre les nations remplaceront la compétition et la méfiance d’aujourd’hui. Progressivement, l’humanité apprendra l’art de vivre, qui apportera à chaque instant l’expérience du neuf. Les hommes ne vivront plus dans la crainte de l’avenir ni de leurs semblables. On ne verra plus des millions d’êtres mourir de faim ou assumer le lourd fardeau du labeur pour leurs frères.

Chacun a un rôle à jouer dans le motif complexe tissé par l’humanité. Chaque contribution a une valeur unique et nécessaire à l’ensemble. Si pâle que puisse être pour l’instant l’étincelle, il n’existe personne chez qui le feu de la créativité ne puisse être allumé. L’art de vivre est l’art de permettre à ce feu créateur de s’exprimer, et aux hommes de révéler ainsi leur potentiel divin.

Il est essentiel que tous puissent partager cette expérience et apprendre cet art de vivre. Jusqu’à présent, une vie réellement créatrice a été le privilège d’un petit nombre. Dans l’époque qui vient, la créativité jusqu’ici inutilisée de millions d’individus ajoutera un nouvel éclat aux réalisations humaines. Émergeant de l’obscurité de l’exploitation et de la peur, partageant enfin des relations vraies et justes avec ses semblables, chaque homme trouvera en lui-même le but de sa vie et la joie.

La présence du Christ et des Maîtres accélérera ce processus, en inspirant à l’humanité des méthodes de progrès plus saines et plus sûres. Une nouvelle simplicité caractérisera la civilisation naissante grâce aux conseils éclairés de ces Connaissants.

Il existe déjà un sentiment grandissant de l’imperfection de la condition humaine. De plus en plus, les hommes prennent conscience des limitations de leur existence et cherchent comment l’améliorer. Ils remettent en question les méthodes et les structures qui empêchent leur pleine participation à la vie et aspirent à trouver un sens et une finalité à tout ce qu’ils font.

D’ici peu, de nouvelles énergies entreront dans nos vies et inspireront aux hommes une action créatrice. Une stimulation nouvelle et harmonieuse sera donnée à l’art en général et à l’art de vivre. Une beauté jamais vue auparavant transformera la vie des hommes dans tous les domaines et révélera pour toujours la nature divine dans tout son éclat.

L’homme se tient prêt pour la Révélation. Le cœur et l’esprit tournés vers le futur, il attend la gloire que par son aspiration il a lui-même invoqué. [Le Maître de B. Creme, PI, octobre 1983]

Avant longtemps un grand changement se manifestera dans notre approche de la vie. » Ceci est déjà en train de se produire. Un courant souterrain de changement apparaît, une simplification de nos demandes en ce qui concerne la vie, un dégoût croissant du matérialisme et de tout ce qu’il représente à travers le monde. Cela reste cependant quelque chose de très fragmentaire. Il n’existe aucune nation que l’on puisse désigner comme étant, dans son ensemble, à la tête des autres, en ce qui concerne la mise en place de cette transformation.

Au sein de ce pays vaste et complexe, les États-Unis, il existe des groupes isolés de penseurs et de personnes qui expérimentent de nouvelles façons de vivre, qui essaient consciemment de trouver la voie du futur. Tout cela semble plutôt artificiel. Pour utiliser un terme ésotérique précis, ils sont remplis de mirage, d’illusion. Cependant des expériences sont faites et beaucoup de choses sont apprises. Les précurseurs de l’avenir cherchent ainsi de nouvelles structures – politiques, économiques, religieuses et sociales – qui caractériseront cet avenir et feront du chaos actuel une chose appartenant au passé.

Nous connaissons tous le chaos dans lequel nous vivons. On ne peut trouver dans l’ensemble du monde, avec ses six milliards et demi d’habitants, aucun endroit où existerait un semblant d’harmonie, de relations justes. L’harmonie signifie de justes relations.

Tout peintre, tout compositeur, recherche l’harmonie. Celle-ci peut sembler à certains de la disharmonie, mais c’est l’harmonie que l’artiste recherche. Il le fait de manière tout à fait consciente afin de réunir en un tout les différentes parties de son œuvre, qu’il s’agisse de musique ou de peinture. Il travaille jusqu’à ce qu’il soit parvenu à un sentiment d’achèvement.

Comment sait-il que son œuvre est achevée ? Il en sait plus que nous sur le tableau ou le morceau de musique qu’il est en train de créer. C’est son œuvre, mais jusqu’à ce qu’elle soit achevée, jusqu’à ce qu’elle soit un objet fini, elle est ouverte au changement. L’artiste doit prendre la décision d’arrêter. Quelque chose le conduit à reconnaître le moment juste. Celui-ci est venu lorsque toutes les facettes de l’œuvre créée obéissent aux lois qui permettent à l’art de s’exprimer de manière vivante, vibrante.

Il n’existe guère de joie à créer un art sans vie, bien que beaucoup d’art et de musique dépourvus de vie soient créés. C’est peut-être parce que l’œuvre d’art, conventionnelle, sans vie, inerte d’un point de vue rythmique, mélodique et structurel, n’a rien de nouveau à dire, à offrir au monde. Étant conventionnelle, elle répétera de manière plus ou moins efficace ce qui a été fait auparavant, des milliers de fois peut-être. Une copie, à moins de présenter une certaine qualité d’exécution, est déjà morte avant d’être commencée.

Il existe cependant de magnifiques copies faites par les artistes eux-mêmes. Je ne sais pas si l’on peut faire une copie en musique, mais on peut copier le style d’autres personnes. Stravinsky était maître dans l’art de réinventer la musique ancienne et il utilisa de nombreuses partitions de compositeurs du passé pour créer quelque chose d’absolument nouveau, et également sans aucun doute du pur Stravinsky. C’est ce qui est extraordinaire, prendre l’art du passé et le faire entièrement sien.

Son ami Picasso fit quelque chose de similaire en peinture. Il pouvait regarder les œuvres d’art du passé et y sélectionner quelque chose, par exemple chez Vélasquez, Manet ou un autre artiste qu’il admirait ou enviait. Il pouvait s’inspirer d’un tableau qui allumait en lui le feu de la création pour réinventer, en utilisant les formes, les idées, le sujet, l’atmosphère de l’original, et créer quelque chose de totalement nouveau. C’est ainsi que la créativité se manifeste : en prenant ce qui est connu et en le réinventant totalement. Si vous regardez la peinture du passé, si vous écoutez la musique du passé, si différentes de la peinture et de la musique d’aujourd’hui, vous reconnaîtrez les peintres et les musiciens qui réinventent le passé. Ils prennent leurs ancêtres immédiats, s’instruisent auprès d’eux et ajoutent leur voix personnelle.

Comment procèdent-ils ? De quelle façon peut-on introduire sa voix, sa propre individualité, dans un tableau ou un morceau de musique ? Il ne s’agit pas de quelque chose que vous puissiez acheter quelque part et ajouter. Cela doit venir de vous. Comment décidez-vous du moment où cela marche ? N’importe qui peut avoir l’idée, mais c’est autre chose de la mettre en pratique, de telle sorte qu’un fragment d’art du passé devienne un art d’aujourd’hui – nouveau, plein de fraîcheur, intéressant et jamais vu auparavant.

Cela réclame l’usage de l’intuition. Sans intuition, c’est impossible. Aucune création artistique n’a jamais été accomplie sans que l’intuition entre en jeu. L’intuition étant une qualité de l’âme, une manifestation de l’âme agissant à travers sa réflexion – l’homme ou la femme qui compose la musique ou peint le tableau – c’est elle, par conséquent, qui est le feu créateur donnant naissance à l’œuvre d’art. Cela vient de l’âme. Toute peinture et toute musique ancienne de qualité qui vous touche, qui dure, qui garde une signification après des centaines, voire même des milliers d’années, est la manifestation de l’âme.

L’art vient de l’âme. Il est une démonstration, à travers l’intuition, du fait que les hommes et les femmes sont des âmes. Plus ils agissent en tant qu’âmes, plus la qualité de l’art qu’ils créent est élevée. Cette qualité dépend toujours du degré auquel l’âme a été capable de manifester sa créativité, à travers l’homme ou la femme accomplissant l’œuvre d’art. L’art et la culture viennent de l’âme.

En ignorant l’âme, nous construisons des structures telles qu’un nombre relativement peu élevé de personnes peuvent réellement exprimer leur âme au sein de leur culture. Nous sommes tous des âmes, mais nous devons le manifester. Si vous vivez dans les endroits les plus déshérités d’Afrique ou d’autres régions du monde, où il n’existe qu’une forme de vie misérable et rudimentaire, où vous devez travailler dix-huit heures par jour pour tout juste vous nourrir vous-même et votre famille, la création artistique sera rare ou inexistante. Les véhicules de l’âme ont besoin de loisirs pour qu’elle puisse se manifester. L’homme, ou la femme, sont les véhicules de l’âme. S’ils ne disposent pas de loisirs, ils ne pourront guère manifester la créativité de leur âme. 

Ce n’est pas que nous ayons besoin de tableaux ou de morceaux de musique pour savoir que l’âme existe, mais puisque l’âme existe, l’homme a inventé des façons et des moyens de lui permettre de s’exprimer. L’homme aime dessiner, peindre, créer de la musique, réaliser son instinct, son intuition de ce qu’est réellement la nature de la vie. Il exprime sa réponse à la vie et aux stimulations que celle-ci lui apporte. Mieux il le fait, plus l’âme est impliquée dans le processus. Plus l’âme est impliquée dans le processus, plus profonde et plus durable sera l’œuvre créée.

Si nous regardons en arrière, nous pouvons constater qu’il y a eu au cours de l’Histoire des périodes où la culture a atteint un niveau élevé et d’autres périodes où elle a connu un niveau relativement bas. Nous pouvons ainsi voir comment l’âme travaille de manière cyclique à travers l’humanité. Il faut beaucoup de temps à l’humanité pour évoluer suffisamment et laisser à l’âme la possibilité de s’exprimer. C’est l’âme, chez l’homme ou la femme, qui exprime sa perception du monde de la signification. Au-dessus et au-delà de l’expérience quotidienne, au niveau de pensée le plus élevé que vous puissiez imaginer, il existe un autre niveau d’être, les plans spirituels. Ce niveau d’être donne à la personne impliquée une conscience du monde de la signification. Le monde de l’âme est le monde de la signification. L’âme connaît la signification de la vie. Elle connaît le but sous-jacent à notre existence. Elle sait pourquoi nous sommes ici, alors que nous l’ignorons. Nous ne savons pas qui nous sommes, ni quel est notre but. Ceci parce que nous avons perdu le contact avec la source de notre être, qui est l’âme. Nous ne connaissons même pas notre triple constitution. Nous ne savons pas que chaque homme et chaque femme sont fondamentalement des dieux en puissance.

Nous sommes des étincelles du Divin, des fragments du Divin, possédant toute la divinité inhérente à cette étincelle. En raison de la nature même du monde, du cosmos, dont une partie est invisible mais s’exprime dans ce que nous appelons la vie, le devenir et l’évolution de cette vie font que l’homme ou la femme créent sur le plan physique extérieur, car c’est là que nos véhicules vivent. Ceci crée les conditions qui permettent à l’âme de se manifester réellement sur ce plan, ne serait-ce que de manière imparfaite.

Sans l’âme, l’homme ou la femme ne sont rien, en admettant que l’on puisse imaginer un homme ou une femme dépourvus d’âme. L’étincelle de Dieu, l’étincelle divine, se reflète en tant qu’âme, et l’âme se reflète en tant qu’homme, ou femme, sur le plan physique. Le plan physique est relié aux plans spirituels par l’âme. L’âme agit comme le divin intermédiaire entre le plan spirituel qui n’est pas dans la matière et la matière elle-même, le plan physique. Ils sont en polarité. L’âme imprègne la vie, elle manifeste la nature de l’aspect invisible de l’homme, l’aspect divin, et le montre dans ses œuvres, qu’il s’agisse de science, de musique, de peinture, d’architecture, ou d’autre chose. L’âme s’exprime correctement avant tout lorsqu’elle crée de justes relations. Elle s’exprime de manière incorrecte lorsque le contraire se produit.

Lorsque nous regardons le monde d’aujourd’hui, nous ne voyons presque rien d’autre que des relations négatives. Si vous avez des relations négatives, vous connaissez le conditionnement. Le conditionnement engendre la guerre. Toutes les guerres, la souffrance, l’incapacité des hommes à se manifester en tant qu’âmes en incarnation, sont le résultat du conditionnement.

Personne n’est condamné à être conditionné. Cependant tout être humain est conditionné par le passé, par ses parents, par la nature même des véhicules qu’il possède, qui ont été créés pour lui par son âme, selon la loi du karma. Cette grande loi détermine la nature physique, la coloration émotionnelle et le facteur mental de chaque individu. Le karma lui apporte la possibilité de créer de justes relations pendant sa courte existence. Nous avions l’habitude de dire pendant soixante-dix ans en moyenne, mais c’est un peu plus long maintenant. Cependant, que sa vie soit courte ou longue, elle donne à l’individu l’opportunité d’aborder ses problèmes, de redresser les torts causés dans le passé et de les résoudre, et de construire ainsi de meilleures relations dans cette vie.

Nous venons en incarnation à maintes reprises afin d’avoir la possibilité de réparer les torts du passé – nos torts, pas ceux des autres. Très peu de gens en Occident croient à la réincarnation, même si un nombre croissant de personnes l’acceptent comme une idée intellectuelle, peut-être vraie. Elles ne savent pas vraiment ce que cela signifie, mais elles disent par exemple : « Peut-être ai-je été un chat dans ma vie précédente. C’est la raison pour laquelle j’aime tellement les chats. » C’est la manière dont les Occidentaux comprennent la réincarnation. En Orient des millions de personnes ont accepté la réincarnation comme faisant partie de la nature même de leurs vies, mais elles non plus n’ont pas compris comment cette grande loi fonctionne. 

La vie se déroule selon la loi. Bien que cela paraisse simple et évident, c’est une chose qui n’a pas été prise en compte. Combien de personnes, combien de philosophes parlant du sens et du but de la vie, parlent de la réincarnation comme étant l’une des lois, la grande loi de la vie ? C’est seulement dans l’enseignement ésotérique que la loi du karma, la loi de cause et d’effet, est considérée pour ce qu’elle est.

Jésus a exprimé cela très simplement : « Vous récolterez ce que vous aurez semé. » Cela ne pourrait être exprimé plus simplement ni de façon plus compréhensible, pourrait-on penser. Selon ce que vous semez, que ce soit du blé dans un champ, ou autre chose, vous récolterez ce que vous avez semé. Dans une bonne terre, avec de bonnes graines (si le temps est favorable), vous aurez une bonne récolte. Si vous semez du mauvais blé et si vous ne préparez pas la terre avec soin, vous obtiendrez une maigre récolte. C’est très simple. Jésus s’est exprimé ainsi car il s’adressait à des cultivateurs qui savaient ce qu’il voulait dire. Mais il parle de la loi du karma, sans aucun doute, de manière claire. Il s’est exprimé si clairement que personne n’a pris cette idée très au sérieux. On l’a considérée simplement comme une de ces évidences qui ne sont pas mises en pratique.

La loi du karma, la loi de cause et d’effet, est la grande loi qui gouverne chaque aspect de notre existence. Chacune de nos pensées, chacune de nos actions engendre une cause. Les effets découlant de ces causes font que nos vies sont ce qu’elles sont, en bien ou en mal. Cela dépend de nous. Étant donné que cette loi est sous-jacente à la condition humaine sur la planète Terre, nous y sommes liés. Il n’y a rien que nous puissions faire pour y échapper, si ce n’est pratiquer l’innocuité. Si vous pratiquez l’innocuité, vous obéissez à la loi. Si vous accomplissez des actions justes, de ces actions justes ne pourront découler que des réactions justes. Mais neuf fois sur dix l’humanité a accompli des actions négatives. Nous avons toujours eu des guerres. Nous avons toujours volé. Nous avons toujours fait preuve d’avidité, d’égoïsme, d’autosatisfaction. Toutes ces actions, que l’humanité a accumulées, font que nous avons un monde très destructeur.

Nous avons un monde de séismes, d’inondations, de tsunamis, et autres catastrophes. Nous avons des crashs aériens, des catastrophes ferroviaires, des accidents de voiture et toutes sortes d’horreurs sur le plan physique. Nous connaissons la maladie. Elle nous tue. Elle réduit nos capacités. Elle nous fait vieillir vite. La maladie est le résultat de nos pensées et de nos actions négatives, ainsi que des pensées et actions négatives de nos ancêtres, car nous héritons de la tendance à une maladie ou à une autre à travers notre structure génétique.

Que faire ? Il est évident que nous devons faire preuve d’innocuité dans toute situation, dans toute forme de relation. Lorsque nous pratiquerons l’innocuité dans toutes nos relations, nous découvrirons que le monde est un endroit plus facile, meilleur, plus chaleureux, plus harmonieux à vivre.

Cela semble tellement simple, mais nous trouvons cela incroyablement difficile. C’est si difficile de vivre de manière ingénieuse. Je ne veux pas dire en utilisant des procédés astucieux, mais d’une manière harmonieuse, élégante et pleine de sens, d’une manière pleine de créativité, qui obéisse aux lois de notre nature, au fait que nous sommes des dieux en puissance. Nous avons de la chance si nous jouissons de loisirs nous permettant de devenir créatifs. Sans loisirs c’est impossible. La plupart des gens ne disposent pas de loisirs. Ils peuvent avoir du temps, mais le temps et les loisirs ne sont pas exactement la même chose. Les gens ont besoin d’être éduqués, instruits. Ils ont besoin de stimulation, de conditions de vie où règnent l’harmonie et l’innocuité. Ils ont besoin de manger une fois au moins, et de préférence deux fois par jour, de savoir d’où viendra leur nourriture. Malheureusement, il existe des millions de gens dans le monde qui n’ont pas ce plaisir, qui ne mangent presque jamais, qui ne peuvent se souvenir à quand remonte leur dernier repas. Des millions de gens meurent de faim dans un monde croulant sous la nourriture. Le monde est tellement rempli de nourriture que nous ne savons quoi en faire. Dans certaines parties du monde, on jette de la nourriture tous les jours, alors qu’au même moment des millions de gens meurent de faim. C’est une situation terrible et douloureuse – ou qui devrait l’être. Elle est douloureuse pour ceux qui sont laissés-pour-compte. Elle devrait l’être pour nous tous.

Ce devrait être une douleur, un cauchemar dans nos vies de savoir qu’une telle situation se prolonge jour après jour, d’heure en heure, interminablement. Des gens marchent dans le désert à la recherche d’agences d’aide humanitaire qui, leur a-t-on dit, distribuent de la nourriture. Quelqu’un leur a dit que de la nourriture était distribuée, mais à huit jours de marche dans le désert. Ils prennent leurs enfants et se mettent en route. Telle est la réalité que connaissent des millions de personnes. Ce devrait être si choquant, si pénible, que nous ne pourrions le supporter un jour de plus.

Comme le Maître l’a dit, le moment approche où nous regarderons en arrière vers cette époque absolument incroyable, incapables de comprendre comment nous avons pu agir ainsi. « Quand, dans les temps à venir, les hommes se tourneront vers l’époque exceptionnelle que nous vivons, ils s’étonneront de l’iniquité présente, et auront peine à croire que nous ayons pu tolérer si facilement la cruauté et les souffrances inutiles dont notre vie est entachée. »

Nous prenons cette situation si facilement, même pour ceux d’entre nous qui s’en préoccupent le plus, qui prennent la plume ou la parole pour la dénoncer, qui rejoignent des groupes, et applaudissent le travail des ONG distribuant incessamment de la nourriture. Il est difficile d’imaginer comment, en tant que race humaine, nous pouvons accepter ce genre de situation. «Pendant combien de temps, dit Maitreya, supporterez-vous cette dégradation ? » C’est une dégradation de notre vie. C’est une dégradation de notre réalité en tant que dieux potentiels. Nous sommes des êtres soi-disant spirituels qui ne manifestent pas leur spiritualité. Nous le savons, mais nous ne faisons rien. Nous n’en avons pas la volonté.

L’humanité dans son état présent est capable de voir le mal, les besoins, les horreurs du monde d’aujourd’hui, de secouer la tête en signe de désapprobation et de faire un don à une ONG. Mais nous pouvons rapidement rejeter tout cela de notre esprit, nous sommes incapables d’y faire face et de faire agir notre volonté pour qu’une telle dégradation ne soit plus acceptée. Ce qui est nécessaire, c’est que la volonté de l’humanité, et pas seulement sa consternation, soit suscitée pour débarrasser le monde de ces maux.

Il existe bien d’autres iniquités dans le monde, la douleur et la souffrance, la maladie, la toxicomanie. La manière dont nous utilisons les autres, notre incroyable intolérance envers les gens d’autres nationalités, d’autres couleurs. Nous croyons être assez bien éduqués, évolués. Il est évident qu’il n’en est rien.

Seul Maitreya pourra montrer à l’humanité cette iniquité dans toute son horreur. Nous savons tous que ceci est horrible, mais est-ce si douloureux ? Pouvons-nous y penser sans perdre notre sérénité ? Si nous pouvons y penser sans que cela nous perturbe outre mesure, il est évident que nous ne sommes guère civilisés, ni évolués. Les Maîtres considèrent que l’humanité a atteint un niveau où elle est prête à apprendre. C’est la raison pour laquelle ils sont ici. Nous les avons invoqués en étant prêts comme jamais auparavant à suivre leurs préceptes et à créer l’harmonie et la justice.

C’est l’harmonie que l’artiste recherche. Son œuvre peut ne pas sembler très harmonieuse aux autres, suivant le peintre ou le compositeur, mais lui-même cherche à atteindre le point exact où il sait qu’il est parvenu à créer une harmonie, une vie, dans son tableau, ou son morceau de musique, le moment où celui-ci obéit aux lois de la création artistique, où il est achevé, et où il sait qu’une autre touche de pinceau, ou une autre note, l’abîmerait, en détruirait l’équilibre. L’artiste est sans cesse à la recherche de l’équilibre. Il peut ne pas le faire consciemment, mais si c’est un bon peintre ou un bon compositeur, il le fait inconsciemment. Son sens de l’intuition le guide dans l’application des couleurs, la création des formes, car il n’y a personne d’autre pour le faire. Seule son intuition le guide. S’il la suit, il tend à l’achèvement et cet achèvement est l’unité.  

Si déséquilibrée que son œuvre puisse paraître au premier regard, il doit créer un équilibre. Vous ne créez pas l’unité en amenant tout à un état statique. Vous pouvez créer l’unité en créant une situation non statique et en l’amenant à l’équilibre. Cet équilibre est la vie du tableau ou de la composition musicale, ou la vie de la communauté dans laquelle vous travaillez.

Lorsque l’humanité pourra créer un équilibre dans tous les aspects de sa vie, nous saurons que nous créons des relations justes. Des relations justes sont fondées sur l’innocuité et l’équilibre. L’équilibre est une harmonisation. Il existe plusieurs facteurs dans la vie et vous devez les réunir, comme les nombreux facteurs qui interviennent dans un tableau, ou une sculpture. Vous devez le faire de telle manière qu’à la fin vous ayez créé un équilibre, un véritable équilibre, pas quelque chose de mort. Vous créez ainsi une structure vivante. Si vous voulez une harmonie dans la couleur, vous pourriez peindre tout d’une seule couleur. Mais vous voulez exprimer de nombreuses couleurs, de nombreuses facettes, de nombreuses tonalités, et vous devez travailler plus dur, utiliser votre intuition pour amener tous ces facteurs à un état d’équilibre. L’équilibre n’est pas quelque chose de statique.

La vie est la vie lorsqu’il existe un équilibre. Quand il n’y a pas d’équilibre, elle est destructrice ou statique, sur le point de mourir. La vie statique est statique seulement pendant une fraction de seconde. Le statu quo est le dernier moment, mais vous avez déjà dépassé le dernier moment. Le statu quo n’existe donc pas. Il y a toujours du mouvement, et ce mouvement cherche la stabilité. Il cherche l’unité, un autre mot pour l’équilibre.

De même, tout le monde est en quête d’unité. Dans sa quête du sens de la vie, chacun recherche l’unité. Les hommes désirent faire partie d’un groupe, partager l’existence humaine, car ce sont des âmes. Ils sont déjà divins et la nature de la divinité est l’unité. Il existe des millions et des millions de manifestations de cette divinité dans l’univers, mais la nature de la divinité absolue d’où procède toute chose est unifiée, immobile, sans fin, éternelle, immuable. Elle se trouve derrière chacun d’entre nous. Comme le dit Maitreya, c’est l’Être de l’humanité. Le devenir est ce qui se passe lorsque cet Être prend la forme du vivant. Nous traversons le processus de l’évolution ; c’est le devenir. En essence, nous sommes le Soi, qui est divin. La divinité, lorsque nous pouvons la saisir, la comprendre, la reconnaître, nous donne l’expérience de ce que nous appelons la vie. Tel est le sens et essentiellement le but de ce que nous sommes.




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Conférence - 2/2

par Benjamin Creme

Ce qui suit est un autre article écrit par mon Maître (PI, nov. 1999).

Les lois de la vie

De toute éternité, les hommes ont connu l’existence de grands instructeurs ; de temps immémorial ils ont su que l’un de ces hommes, à la sagesse inégalable, viendrait leur révéler la vérité. De manière cyclique, âge après âge, ces Grands Êtres sont apparus dans le monde. La période actuelle ne fait pas exception à cette loi cosmique. A l’aube de l’ère nouvelle, les hommes sont plus que jamais dans l’expectative, s’attendant à la venue d’un Grand Instructeur qui, bien qu’ils l’ignorent encore, se trouve déjà parmi eux. A travers la planète, qu’ils soient jeunes ou âgés, riches ou pauvres, les hommes se préparent à le voir s’annoncer, déclarer sa mission et son but, honorer son rendez-vous avec l’humanité. Tandis qu’un siècle touche à sa fin, et avec lui une ère tout entière, les hommes se font de plus en plus réceptifs aux nouvelles énergies qui façonneront la nouvelle civilisation et imposeront leurs qualités à la conscience humaine.

Ces qualités, de synthèse et de fusion, de tolérance et de bonne volonté, d’innocuité et d’amour fraternel, amèneront avec le temps la race des hommes à manifester la gloire à laquelle elle est destinée. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes renoueront-ils leur alliance des temps anciens avec le Divin.

 Si peu qu’ils en aient conscience, les hommes sont au seuil d’une renaissance à la finalité et au sens même de leur existence. C’est en partie pour s’assurer que les hommes surmonteront l’actuelle période d’épreuves que leurs Frères aînés, les Maîtres de Sagesse, retournent vivre ouvertement dans le monde. Avec leur grand leader, Maitreya, l’Instructeur mondial, ils inspireront aux hommes la création de structures nouvelles et mieux adaptées, qui leur permettront de vivre et de travailler ensemble en paix. Cette paix sera à l’origine d’un jaillissement de créativité sans commune mesure avec ce que le monde aura connu jusqu’alors.

Les hommes apprendront à comprendre les lois subtiles qui gouvernent leur existence : cette loi fondamentale de la vie qu’est la loi du Karma, ou loi de cause et d’effet, dominant la destinée de tous ; une autre loi connexe, celle de la Renaissance, rendant possible le voyage de l’âme dans la matière ; la loi de l’Innocuité, gouvernant l’établissement de relations justes, et la grande loi du Sacrifice, moteur de toute évolution.

Par leur compréhension de ces lois, les hommes en viendront à ressembler à leurs Mentors, leurs Frères aînés, et à manifester une divinité que tous partagent. Ils prêteront l’oreille à l’enseignement des Sages et, pas à pas, prendront possession de leur héritage. Les hommes sont nés pour devenir des dieux, et rien ne peut changer cette destinée ; seul le rythme de son accomplissement repose entre les mains des hommes.

Bientôt, le monde saura que celui qu’attendent les hommes est maintenant parmi nous. Très bientôt, à vrai dire, il se montrera et les attirera à lui. En lançant son appel à la justice pour tous, le Grand Seigneur établira son droit d’enseigner les lois de la vie, cette voie sacrée qui conduit les hommes à devenir des dieux. [Le Maître de Benjamin Creme, PI, novembre 1999]

J’ai parlé de la loi du karma, de la loi de la renaissance et de la loi de l’innocuité, mais la grande loi du sacrifice est peut-être plus difficile à comprendre. Elle est le moteur même de l’évolution. Nous évoluons grâce au sacrifice, toujours en nous-même, de l’inférieur au supérieur.

Les corps d’expression de l’âme – le corps physique, le corps astral ou émotionnel, et le corps mental – sont des véhicules. Maitreya les appelle les « temples » du Soi, à travers lesquels celui-ci peut voir et observer l’évolution de l’âme en incarnation, notre « devenir » en tant que dieux. Ce processus s’accomplit en affinant la matière de l’équipement physique, astral ou émotionnel et mental, en l’affinant un peu plus à chaque vie, en lui apportant de plus en plus de lumière, c’est-à-dire de particules de matière subatomique. A mesure que les corps changent, la nature et les exigences du corps physique se transforment. Il en va de même pour le corps astral ou émotionnel et finalement pour le corps mental. Chaque changement marque pour le Soi, qui observe le processus, une modification du statut de l’homme ou de la femme, venant en incarnation selon les lois du karma et de la renaissance, travaillant sous la loi de l’innocuité et subissant le processus de la loi du sacrifice. Chaque modification dans la qualité de l’énergie du corps physique, du corps astral et du corps mental marque un degré de changement qui est un sacrifice, car l’inférieur est toujours sacrifié au supérieur. Toute avance en matière d’évolution ne peut s’accomplir qu’à travers le sacrifice d’un aspect inférieur. Il est impossible d’évoluer et en même temps de demeurer le même.

Ou bien nous avançons et nous changeons, ou bien nous n’avançons pas. Toute avance est le résultat du sacrifice d’un aspect inférieur : les désirs et les exigences du corps physique, les attachements et les désirs du corps émotionnel, le conditionnement du corps mental.

Le sentiment d’un soi séparé doit disparaître. Lorsque l’exigence ultime, un total sacrifice du sentiment du soi apparaît, nous sommes « sauvés ». C’est cela le salut, en dehors de toute connotation religieuse. C’est quelque chose que chacun de nous doit accomplir par lui-même. C’est le but ultime de l’évolution de l’humanité sur cette planète.  

A ce stade, nous sommes devenus un Maître. Nous sommes libérés de cette planète à jamais. Nous sommes libérés à jamais de l’attrait de la matière. Apporter progressivement davantage de lumière dans nos véhicules, c’est comme mourir au passé et renaître au futur, le futur étant ce qui nous fait avancer tout au long du cycle d’évolution, vers le salut ou le perfectionnement. Ce perfectionnement est toujours accompli à travers le sacrifice. La grande loi du sacrifice est fondamentale dans le processus d’évolution. C’est dur à accepter pour bon nombre de personnes car elles pensent qu’un sacrifice est quelque chose de douloureux. Mais ce genre de sacrifice « se fait de lui-même ». Vous ne comptez pas la quantité de particules subatomiques, la quantité de lumière qui arrive en vous en disant : « Cela devient vraiment douloureux. »

Vous réalisez au cours de votre vie que les choses ne sont jamais les mêmes. Vous « mourez » à ce qui accaparait votre attention auparavant. Vous « mourez » à ce qui était un besoin auparavant. Vous « mourez » à la vie du corps physique. Vous « mourez » aux exigences et aux illusions du corps astral, à l’insuffisance et à l’étroitesse du corps mental, car vous dépassez de plus en plus ces véhicules.

L’âme vous imprègne de plus en plus de particules subatomiques, donc de lumière, et cela vous purifie. Cela affine les véhicules de votre corps. Les demandes des véhicules inférieurs deviennent moins prononcées, et les exigences de l’âme plus accentuées. Ce que vous faites en réalité, c’est remplacer la lumière de la Terre par la lumière de l’âme.

La matière est relativement inerte et pesante, mais bien sûr vous ne pouvez travailler sans elle. Vous devez traverser l’évolution. Vous ne pouvez faire autrement, mais vous ne cessez de vous affiner. A mesure que vous évoluez, vos véhicules ne cessent d’être affinés par de la lumière de plus en plus subatomique, et c’est cela le sacrifice. Il ne s’agit pas réellement d’un sacrifice, mais c’est un sacrifice d’un point de vue occulte. Vous sacrifiez la matière inférieure à la lumière supérieure, et pour finir vous devenez un Maître. C’est une chose à laquelle nous devons aspirer. Chacun dans cette pièce deviendra finalement un Maître.

Nous devons apprendre l’art de vivre. C’est une forme d’art, et elle ne peut être apprise qu’à mesure que nous progressons. Ce n’est pas une chose que vous puissiez enseigner aux autres, mais vous pouvez en enseigner les rudiments, les lois. Enseignez les lois et les règles qui en découlent – la loi de cause et d’effet, la loi de renaissance, la loi d’innocuité et la loi du sacrifice – et vous aurez enseigné ce qui est essentiel dans la vie. La vie procède de ces lois, et plus nous en ferons des éléments instinctifs de notre vie, plus vite nous connaîtrons une vie et un monde ordonnés et harmonieux. Aujourd’hui le monde est rempli d’anxiété et de peur. La nature de la vie devrait être le contraire de ce qu’elle est actuellement. Un jour, avec l’aide de Maitreya et des Maîtres, il en sera ainsi.

L’arrivée du quatrième rayon, le rayon de l’harmonie, l’harmonie à travers le conflit, est relativement proche. Nous en savons long sur le conflit ; nous sommes en train de le traverser. Le quatrième rayon de l’harmonie contrôle le règne humain. C’est le rayon qui gouverne l’humanité. Par sa nature il crée les conditions nécessaires pour une évolution humaine rapide : le conflit, et pour l’harmonie qui résultera de ce conflit.

Ce grand rayon est toujours en manifestation dans la mesure où l’humanité est concernée, mais dans quelques années il entrera dans un cycle majeur et stimulera toute vie sur la planète à un degré extraordinaire. Le grand septième rayon arrive également sous l’influence du Verseau. La combinaison du quatrième et du septième rayon est unique. Elle est merveilleuse. Elle apporte tout ce dont nous avons besoin en matière d’harmonie et de structures.

Le Maître DK a écrit, par l’entremise d’Alice A. Bailey : « Les artistes peuvent être trouvés sous tous les rayons, mais la combinaison du quatrième et du septième rayon donne le type le plus élevé d’artiste. » Vous pouvez le constater en examinant la structure de rayons de quelques-uns des plus grands artistes du passé. Léonard de Vinci avait seulement du quatrième et du septième rayon, mis à part un petit troisième rayon arrivé là on ne sait comment. C’était un immense artiste dans tous les domaines.

Cette arrivée du quatrième et du septième rayon aura un énorme impact sur l’humanité. Le septième rayon donne une base à l’idéal spirituel. Il ancre sur le plan physique l’énergie de synthèse se déversant du Verseau à travers Maitreya, qui la focalisera dans le monde. Ceci aura un impact colossal, a déjà un impact, en rassemblant les hommes. Ces puissantes forces cosmiques font déjà leur travail et continueront à le faire. Elles amèneront l’humanité à une synthèse, à un accord, à une fusion. Les hommes connaîtront l’unité qu’ils recherchent car la nature de cette fusion est l’unité. Ils connaîtront un véritable équilibre. La combinaison du quatrième et du septième rayon, lorsque la proportion est environ de 50/50, crée le genre d’équilibre dont j’ai parlé en matière de création artistique.

Nous cherchons tous un équilibre. Nous cherchons l’unité, l’équilibre, quelle que soit la manière dont nous le définissons. C’est ce qui nous permet d’être créatif et heureux. Cela permet à la roue de tourner sans fin et de créer sans cesse. De cette façon, la civilisation du futur manifestera des qualités dont nous ne pouvons même pas commencer à parler. Nous n’avons pas de mots pour exprimer ce que nous connaîtrons et ce que nous verrons alors. Nous n’avons pas de mots pour exprimer les qualités de cette civilisation. Ni pour exprimer les sentiments, les relations qui existeront entre tous les hommes, lorsque ceux-ci se considéreront et se sentiront frères et sœurs d’un seul foyer, d’une seule planète. Cela ramènera les hommes à l’expérience de l’enfance. La maison était la maison. Vos frères et sœurs vous gardaient sur le droit chemin. Ainsi en sera-t-il.

Nous dépendrons réellement les uns des autres. Un monde interdépendant sera une réalité. C’est une réalité aujourd’hui, mais nous ne la reconnaissons pas en tant que telle. Dans l’ère qui vient, les constructions, les inventions, les extraordinaires découvertes latentes, mais encore hors de portée aujourd’hui, deviendront des réalités. Elles verront le jour tout naturellement, grâce aux relations correctes, aux loisirs, à l’éducation, à la reconnaissance pour la première fois dans le monde du fait que nous sommes des âmes en incarnation, accomplissant ensemble un voyage d’exploration, créant tous les éléments nécessaires à cette civilisation et manifestant notre divinité.

Ce que cela signifie réellement, c’est qu’ensemble en tant que peuple, en tant que groupe appelé humanité, nous exprimerons notre réalité intérieure en tant que dieux. L’âme s’exprimera. Le Soi, à travers nos vies, enveloppera tous les hommes. Nous considérerons tous les hommes en tant qu’âme unique. Nous réaliserons qu’il n’existe qu’un seul Soi et que nous partageons tous notre identité avec ce Soi. Maitreya est ici pour nous aider à le voir, nous enseigner à devenir ce que nous sommes.

Je vais terminer en lisant quelques citations de Maitreya. On pourrait continuer indéfiniment car les paroles de Maitreya sont une mine extrêmement riche de vérité, de connaissances incroyables et de sagesse.

Les citations qui suivent sont tirées du livre Maitreya’s Teachings : The laws of life.

Maitreya parle de la nouvelle conscience. La lumière, la bible, la prière, pour chacun d’entre nous, est désormais la prise de conscience que Maitreya est en nous et que nous sommes en lui. Ses vibrants enseignements stimulent maintenant le monde, et les politiciens demeurent silencieux.

Maitreya est l’incarnation du principe christique, de l’énergie d’amour. Lorsque le principe christique sera éveillé là où il ne l’est pas encore, et stimulé là où il est déjà éveillé, il transformera le monde. C’est en ce sens que Maitreya peut dire : « Je suis avec vous et en vous. Je cherche à exprimer ce que je suis à travers vous. C’est pour cette raison que je viens. » Il dit que c’est désormais la nouvelle bible, la nouvelle lumière, la nouvelle prière pour tout un chacun. Savoir que Maitreya est en nous, que nous sommes en lui.

Il n’est rien que nous fassions qu’il ne voit ni n’entende et qui n’obtienne une réponse de sa part. Toute vibration d’amour émanant de nous trouve sa réponse dans le cœur de Maitreya. Il est l’incarnation de l’aspect conscience de l’humanité. C’est grâce à la prise de conscience et au développement de la conscience que nous évoluons. Maitreya stimule notre conscience. Plus nous sommes conscients de sa présence en nous et de notre présence en lui, plus sûr est notre sentier et plus nous pouvons apporter à ceux qui nous entourent.

Il dit : « Votre destinée est la liberté. Nul ne naît dans le péché. Il serait plus exact de dire que le Soi est assujetti au conditionnement tout au long du processus d’évolution. Ce processus d’évolution est le Devenir. »

A travers le processus d’évolution, qui consiste à devenir ce que nous sommes déjà potentiellement, en essence, en tant que Soi, le conditionnement se met en place. 

« Si vous suivez les trois principes d’honnêteté du mental, de sincérité de l’esprit et de détachement, l’évolution s’effectue naturellement. Votre « seconde nature » est une nature conditionnée, mais la mise en pratique de ces trois principes vous libérera du conditionnement. Nul n’est « condamné » au conditionnement. »

Ne trichez pas avec vous-même. Faites preuve de respect envers vous-même.

Qu’est-ce que la paix ? « Dans la création, la paix signifie le non-conditionnement. Qu’est-ce la guerre ? La guerre signifie conditionnement. »

Les instructeurs spirituels et les « ismes » :

De nombreux instructeurs spirituels, gurus et saints, dit Maitreya, atteignent un point de conscience et s’y arrêtent. Ils personnifient cette expérience. Ils considèrent cette sagesse, cette connaissance, cette expérience comme faisant partie d’eux-mêmes. Il ne s’agit pas d’eux. Il s’agit d’une expérience. En personnifiant cette expérience, ils perdent la possibilité d’évoluer davantage, de devenir ce qu’ils sont en essence.

« Cette fois-ci, dit Maitreya, je suis venu moi-même. Nul ne peut m’enfermer dans des « ismes ».

Si vous enseignez ce que vous avez découvert, vous créez un « isme » – le bouddhisme, le christianisme, l’Islam, le judaïsme, l’hindouisme. Tous sont des « ismes ». Ils ont tous été créés par des hommes érudits qui ont fait une expérience et se sont ensuite arrêtés. Ils ne sont pas allés au-delà de l’expérience de cette connaissance de ce qu’ils ont appelé le Divin, qui est une structure autour de leur perception du Divin.

« Je suis venu moi-même. Nul ne peut m’enfermer dans des « ismes ». Un temps viendra où les gens comprendront ceci naturellement, sans aucun problème, parce qu’ils se sentiront libres intérieurement. » C’est la raison pour laquelle Maitreya déclare : « Je ne suis pas venu pour former des disciples. » 

Si vous suivez Maitreya de la manière dont vous suivez Mahomet, Jésus ou le Bouddha, vous créerez une contrainte en vous. Vous ne serez plus vous-même. Vous suivrez quelqu’un d’autre. Ce n’est pas intéressant. Ce n’est pas que le christianisme, le bouddhisme, ou l’hindouisme soient mauvais ou erronés, c’est qu’il ne s’agit pas de vous-même. Si vous suivez quelqu’un, vous vous perdez. Vous devez être vous-même. L’hindouisme, le bouddhisme, le christianisme, etc. peuvent vous aider à savoir qui vous êtes, mais c’est le fait de savoir qui vous êtes qui est important, pas de suivre le Bouddha, Krishna ou Jésus.

Maitreya dit : « La religion est comme une échelle. Elle peut vous aider à grimper sur le toit. Mais une fois que vous êtes sur le toit, vous n’en avez plus besoin. » Vous pouvez donner l’échelle à quelqu’un d’autre ou la jeter. Ce n’est pas une attitude juste de suivre quelqu’un d’autre, même Maitreya. Il dit : « Je ne suis pas venu pour former des disciples. » Il ne veut pas que vous le suiviez. Il veut que vous découvriez qui vous êtes et que vous soyez vous-même. Cela ne peut être séparé de lui car il sait déjà qui vous êtes. Il est déjà en vous car il est l’incarnation de l’aspect conscience de l’humanité. C’est la raison pour laquelle il est le Christ. C’est cela le Christ. Mais le suivre signifie vous nier vous-même en mettant une religion autour de lui. Il ne vous demande pas de suivre sa religion. Il ne vend pas de religion.

« Je ne suis pas venu pour former des disciples. L’important, c’est votre Soi, libéré de toutes contraintes, capable de remplir sa tâche sans que cela lui pèse, insensible à la critique ou à l’éloge.

A partir du moment où vous ressentez la divinité en vous, vous réalisez que tout se trouve en vous. La clé qui ouvre toutes les portes est en vous. Si vous avez une expérience directe du Seigneur, du Tout-Puissant, du Divin, cela aura-t-il de l’importance que vous deveniez millionnaire, roi ou clochard ? En elle-même, cette expérience est suffisante pour amener l’équilibre dans le mental, l’esprit et le corps. Cette expérience ne pourra jamais changer. Elle est éternelle. Lorsque vous faites l’expérience du Tout-Puissant, vous ne créez pas de divisions ».

« Soyez vous-même. Ne vous imitez pas les uns les autres. »

Lorsque je demande aux gens s’ils croient à mon histoire, certains répondent : « Je ne sais pas. J’aimerais interroger mes amis, savoir ce qu’ils en pensent. » Comme s’ils pouvaient en apprendre davantage de leurs amis au sujet de ce que je dis que ce qu’ils apprennent de moi. Je leur dis alors : « Comment pourraient-ils vous répondre, ils ne savent pas. En quoi leur avis peut-il vous apporter quelque chose ? » Ils n’avaient pas pensé à cela, mais ils ont le sentiment qu’ils doivent interroger leurs amis, voir comment ils réagissent à cette histoire. Si leurs amis réagissent de manière positive, il y a des chances qu’ils fassent de même. Pourquoi ? Parce qu’ils se contentent de copier leurs amis. C’est ainsi que certaines personnes pensent, répondent à la vie. Elles disent : « Comment mes amis font-ils telle ou telle chose ? Quels tableaux aiment-ils ? Je les aime aussi. Quelle musique aiment-ils ? Moi aussi. C’est pour cette raison qu’ils sont mes amis, c’est parce nous aimons tous la même musique, la même peinture, la même nourriture. »

Ceci n’a rien à voir avec la réalité. Nos amis sont différents, mais nous n’avons pas à être comme eux. Maitreya dit qu’il n’existe pas deux personnes identiques. On ne peut avoir la copie conforme de qui que ce soit dans le monde. Chacun est unique. Nous avons plus ou moins les mêmes besoins, mais nous sommes différents. Chacun de nous a quelque chose d’unique à offrir au monde. Personne ne peut être la copie exacte de quelqu’un d’autre, alors pourquoi essayer ? L’intérêt que vous présentez pour vos amis, c’est que vous êtes différent, que vous êtes unique. Dieu, dont nous venons tous, a pris un soin infini à faire que ces étincelles soient toutes différentes. Il les a envoyées à travers tous les plans jusqu’à ce qu’elles arrivent sur le plan physique, et ensuite par bateau jusqu’en Amérique !

Nous ne devrions pas essayer de nous imiter les uns les autres. Nous ne devrions pas essayer d’être la même personne. Dieu a besoin que chacun soit exactement ce qu’il est. C’est la raison pour laquelle il nous a donné différentes structures de rayons. Pourquoi existe-t-il différentes structures de rayons ? Parce qu’elles sont nécessaires pour réaliser les plans de Dieu. Mais ce n’est pas lui qui les réalise. C’est à nous de le faire car nous sommes des dieux.

En essence nous sommes Dieu et nous devons réaliser les plans du Vieil Homme. Si nous copions les autres, nous ne sommes pas nous-mêmes. Il nous a fait unique. Nous pouvons être un simple ouvrier, mais nous avons une tâche à accomplir – devenir un dieu.

« Soyez vous-mêmes. Ne vous imitez pas les uns les autres. Progressivement vous évoluerez. Il n’existe pas deux personnes semblables. Personne n’est la copie conforme de quelqu’un d’autre. Dès que vous adoptez la personnalité de quelqu’un d’autre, vous créez une distance entre vous et moi. Lorsque vous êtes vous-même, vous commencez à ressentir la joie, la sérénité et la tranquillité. Il n’y a alors aucune distance entre nous. »

« Je suis le nectar, je suis le poison. L’immortalité se manifeste lorsque vous réalisez que vous n’êtes ni le mental, ni l’esprit, ni le corps, ni même la force de vie. Alors vous pouvez prendre en charge votre propre destinée. Vous êtes une étincelle du Tout-Puissant. Je suis avec chacun. Je n’abandonne personne. »

« La vérité a de multiples facettes, mais c’est au sein de l’individu qu’elle résonne le mieux. Au moment où vous ressentez l’Unité, si vous parlez, la vérité résonne en vous. »

« Faites l’expérience de ma présence en vous. Soyez vous-même. A partir du moment où vous essayez d’être vous-même, vous faites l’expérience de qui vous êtes et de pourquoi vous êtes. Les gens répondront. Mais si vous essayez de travestir la vérité ou d’en tirer profit, vous la déformerez tellement que les gens s’en désintéresseront. »

Les questions-réponses relatives à cette conférence seront publiées dans notre prochain numéro.





Citation

Home Le jour où la faim aura disparu de la Terre

par Frederico Garcia Lorca

« Le jour où la faim aura disparu de la Terre, le monde connaîtra la plus grande explosion spirituelle de tous les temps. L'humanité ne peut imaginer la joie qui éclatera dans le monde le jour de cette grande révolution. »





La voix des peuples

Home La voix du peuple (Compilation)

La volonté et la voix du peuple deviendront la lumière qui guidera tous les pays et toutes les nations – Maitreya, l'Instructeur mondial.

Depuis le début de son émergence, Maitreya, l'Instructeur mondial, a insisté dans ses messages et ses enseignements sur la nécessité du partage, de la justice et de la paix et il a appelé l'humanité à se joindre à lui dans la tâche de reconstruction du monde. « Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Faites luire votre lampe, et que son rayonnement montre la voie. Tous sont utiles, chacun d'entre eux. Personne n'est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. » [Message n° 13]

La voix du peuple, qui commence à se faire entendre, a été la base de nombreux articles du Maître de Benjamin Creme, et Benjamin Creme lui-même insiste sur l'importance vitale de l'action personnelle dans la création d'un monde nouveau. Aujourd'hui, nous sommes témoins de la montée de cette force nouvelle, nous voyons dans le monde entier des hommes et des femmes, en nombre croissant, descendre dans la rue pour réclamer la liberté, la démocratie, la justice, la paix, le commerce équitable, le respect des droits de l'homme, l'éradication de la famine et un terme à la destruction de l'environnement. Ce « super pouvoir » nouveau, la voix du peuple, a réussi à obtenir des changements politiques pacifiques un peu partout dans le monde et il exerce une influence grandissante dans les politiques locales et internationales. Maitreya nous dit : « Les choses ne se font pas d'elles-mêmes. L'homme doit agir pour accomplir sa volonté. » [Message n° 31]

Nous présentons à nos lecteurs quelques passages sur ce thème, extraits des Messages de Maitreya le Christ, des articles du Maître de Benjamin Creme et des ouvrages de Benjamin Creme.

Dès maintenant, mes amis, mes frères, vous serez témoins d'une plus grande détente dans le climat du monde : une douce atmosphère d'espoir s'inscrira dans les affaires des hommes, un nouvel appel à la justice s'élèvera de toutes parts et, au sein de cette clameur, vous me trouverez. Je soutiendrai tous ceux qui appellent à la paix, à la justice et à l'amour fraternel.
J'appellerai à mes côtés tous ceux qui aiment leurs frères. De tous les partis et de toutes les nations, ils viendront, se rassemblant autour de moi. J'emplirai leur cœur d'espoir et d'amour et, en nombre croissant, ils conquerront le monde. Ce processus a débuté. On peut déjà entendre la voix des peuples. De plus en plus fort, ils réclament la justice, la paix pour toujours. Un espoir renouvelé s'empare de l'humanité et cela me réjouit le cœur. [Maitreya, message n° 131]

Pratiquement sans exception, les nations du monde sont gagnées par une nouvelle expérience : l'émergence de la capacité d'expression des masses. Disparus sont les jours de la soumission silencieuse aux règles autocratiques. A la place, les peuples partout sont en marche, manifestant leur volonté et exigeant leurs droits démocratiques. Chez certains, l'agitation grisante et l'exaltation les conduisent à des excès et à des espoirs prématurés voués à l'échec, mais un mouvement est sur pied dans le monde entier, annonçant sa transformation. Régulièrement, les signes démontrant que les peuples se réveillent de leur ancienne torpeur et prennent leur futur en main apparaissent. Alors que nous observons silencieusement depuis les coulisses, les nations, gémissant sous les douleurs de l'enfantement, donnent naissance à un nouveau concept: l'humanité une. Pendant longtemps, nous avons travaillé en vue de cet accomplissement ; pendant longtemps, nous avons cherché à inspirer cette noble réalisation. Enfin, les hommes partout saisissent le sens de leur existence et perçoivent la nécessité de la justice et de la participation. [Le Maître – La voix du peuple est entendue]

Le monde est prêt au changement, et des millions de personnes le veulent, bien qu'actuellement leur voix ne puisse pas se faire entendre. Maitreya deviendra la voix du peuple qui ressent le besoin du changement. Il galvanisera l'opinion publique mondiale et l'éduquera. Aucune nation sur Terre ne peut lutter contre une opinion publique correctement galvanisée et éduquée. [B. Creme, Le Grand Retour]

Ce que Maitreya peut faire, c'est éduquer, informer, inspirer, créer un véhicule fiable – la voix des peuples de toute la Terre – et créer une masse structurée à laquelle aucun pays dans le monde ne pourra résister. Nous avons besoin d'une opinion mondiale informée, éduquée en faveur de la paix, de la justice et de la liberté. Rien de moins. C'est ainsi que les choses changeront. [B. Creme, PI, nov. 2002]

Une voix nouvelle se fait entendre parmi les hommes, s'exprimant à travers certains gouvernants à l'esprit ouvert et réceptif. De plus en plus, elle fera connaître les besoins primordiaux de notre temps : la paix, la tolérance, le pardon des injustices passées, la coopération et le partage au profit de tous. Cette voix viendra du cœur et de l'esprit de tous ceux qui aiment leur prochain ; elle appellera à la reconstruction et au renouveau mondial, et cet appel sera invincible. Cette voix est celle de l'ère nouvelle. C'est la voix de Maitreya.
Joignez votre voix à toutes celles qui, haut et fort, réclament la paix et la justice, et prenez conscience de votre place dans l'Histoire. Un monde nouveau est en train de prendre forme, qui nécessite la participation de tous : chacun a son rôle à jouer dans cette vaste entreprise, et nul n'a à se sentir trop jeune ou trop âgé pour formuler à voix haute ses aspirations.
Bientôt, c'est Maitreya lui-même qui focalisera cette revendication d'un nouveau mode de vie, mettant à contribution sa vision et son expérience quand les hommes appelleront au secours, demandant justice et paix. [Le Maître – La voix de Maitreya]

Les systèmes politiques actuels deviennent moins rigides, et ils donneront finalement naissance à de nouveaux systèmes de gouvernement beaucoup plus représentatifs. Les personnes ordinaires, les intellectuels, les éducateurs, et autres, venus de toutes les couches de la société, s'apercevront qu'ils ont réellement une voix au gouvernement. Une telle évolution remplacera l'actuel contrôle des masses par l'idéologie. Le véritable sens de l'évolution est l'évolution vers la liberté. [Share International, juin 88]

Si la forme que pourrait prendre la nouvelle culture reste, pour la plupart, imprécise et sans réelle substance, il est au moins une chose qui soit déjà imprimée dans l'esprit du public comme des médias : la force grandissante de la voix des peuples, et leur détermination croissante à se faire entendre. C'est là l'événement politique le plus important de notre temps. Dans le monde entier, les peuples de toutes les nations prennent le contrôle de leur destin, exigeant le respect de leurs droits. L'appel intérieur à la liberté, inhérent à leur divinité, unit les hommes de toute race et de toute croyance et, en un crescendo ininterrompu, il fera retentir à l'infini son écho jusqu'à ce que s'effondrent les derniers bastions de la tyrannie, jusqu'à ce que l'humanité puisse prendre possession de son héritage. Tel est l'avenir qu'attendent tous les hommes. [Le Maître – La voix des peuples]

Question : Comment le mouvement anti-guerre peut-il s'adapter à la nouvelle situation ?[Après l'invasion de l'Irak, en mars 2003]
B. Creme : L'humanité doit exiger la paix. Selon Maitreya, la seule façon de l'obtenir est d'accepter le principe que l'humanité est une, et donc que la nourriture, les connaissances scientifiques, l'éducation, les soins de santé, appartiennent à tous et doivent être redistribués de façon plus équitable. Nous devons créer un monde uni : l'humanité une doit vivre dans un monde uni. Actuellement, il existe deux mondes : celui des riches et des très riches et celui des autres, les pauvres et les misérables qui meurent littéralement de faim.
Maitreya a besoin que vous défiliez et que vous manifestiez continuellement. Le 15 février, 12,5 millions de personnes ont manifesté, dont près de deux millions à Londres. Maitreya a pris part à cette manifestation ; il la considère comme un signe montrant que nous sommes prêts à faire quelque chose pour nous-mêmes. Il est déterminé à commencer son travail public, mais l'humanité doit manifester, appeler au partage qui est la seule façon d'apporter la justice et la paix.
Les gouvernements ne feront rien tant que l'humanité ne les y forcera pas. Et lorsque cela se produira, ce sera sous l'inspiration de Maitreya qui éduquera l'humanité comme un tout, la galvanisera et l'éclairera. Aucune nation ne peut ignorer une opinion publique aussi massive. C'est cela qui amènera la transformation du monde. C'est à nous de le faire.
Quelle est la meilleure chose que nous puissions faire ? Certainement manifester à toute occasion, encore et encore, pas seulement pour la fin de la guerre en Irak mais pour la paix, la justice, le partage des ressources mondiales. Vous devez commencer à réclamer autre chose. La demande doit venir de l'humanité : pour la justice à travers le partage. Quand les gouvernements du monde verront cela, ils trembleront, ils seront terrifiés devant le pouvoir du peuple grandissant dans chaque pays.
Ils érigent toutes sortes de restrictions, mais le peuple a trouvé le moyen de s'organiser. Il doit continuer consciencieusement à manifester et passer de « l'Irak » au « partage », pour créer la justice comme seul chemin vers la paix. Fondé sur cette réalité, ce mouvement doit s'amplifier et se répandre. [B. Creme, PI, mai 2003]

Question. Le « pouvoir du peuple » a toujours existé – il n'y a là rien de nouveau. Partage international présente cette idée comme si elle était neuve et révolutionnaire. Pourquoi ?
B. Creme. Historiquement, mis à part les grands mouvements révolutionnaires, comme les révolutions française, russe et chinoise, la « voix du peuple », telle qu'elle est présentée aujourd'hui dans a été vraiment très assourdie. Au cours de l'Histoire, le « peuple » a fréquemment souffert de la succession d'invasions, de pillages et de cruautés perpétrés par les armées d'individus avides de conquête, sans pouvoir faire quoi que ce soit.
Aujourd'hui un phénomène nouveau est apparu. Partout les gens ont le sentiment de leur pouvoir collectif et exigent un monde libre et juste, leur revenant de droit en tant que membres d'une humanité une. Ceci, à mon avis, est tout à fait nouveau et se manifestera en tant qu'opinion publique mondiale avec une voix si puissante et si unie qu'aucun gouvernement ne pourra y résister. Comme l'a dit l'un des Maîtres : « La voix du peuple est la voix de la sagesse. » [B. Creme, PI, mars 2005]

Certains demandent : « Que puis-je faire, je ne suis qu'un petit individu isolé ». Mais vous n'êtes pas seul. Vous êtes des millions à travers le monde, des millions de personnes de bonne volonté qui pensent juste. Joignez-vous à elles. Tout comme vous, elles veulent la paix et savent que ce sont les injustices qui empêchent la paix de régner. Faites-le savoir. Joignez-vous à d'autres, rejoignez des groupes. L'humanité représente une force immense et les changements se produiront lorsque les peuples feront entendre leur voix. La voix des peuples de toutes les nations s'élève de plus en plus, inspirée par Maitreya, guidée, amplifiée par lui – que les gens le sachent ou non. La volonté unie des peuples forcera les gouvernements à changer d'attitude. [B. Creme, PI, déc. 2003]

Empêtrés dans le bourbier de l'indigence et de la maladie, des millions d'hommes ne peuvent que déplorer l'immuabilité de leur condition, et aborder l'avenir dans l'amertume et la désillusion. Privés de toute perspective, ils croient le recours à la violence seul susceptible d'infléchir leur destinée. Acculés au désespoir, ils rêvent de revanche et de révolution : si les nécessités de la survie au quotidien n'étaient là pour les en empêcher, ils seraient déjà passés à l'action pour tenter d'améliorer leur sort. Ainsi tant d'hommes souffrent-ils inutilement, n'osant espérer que dans certains pays lointains se fera jour un changement d'attitude à leur égard.
Bientôt, ils commenceront à se rendre compte que rien ne les oblige à subir indéfiniment pareille affliction, qu'il en est tant d'autres qui ignorent tout de leurs souffrances et de leurs maux, qu'il y a de quoi satisfaire aux besoins de tous, et qu'il suffit de partager pour que chacun ait ce qu'il lui faut.
Dès lors, une nouvelle exigence de justice se répandra en écho à travers le monde. Au cœur de cette demande résonnera la voix de Maitreya, réclamant la transformation rapide de tout ce qui fait obstacle à la véritable destinée des hommes. Le Grand Seigneur montrera la voie du changement : la création des modes de vie qui unissent les hommes plutôt que de les diviser ; la formulation de lois garantissant à tous justice et liberté ; la redistribution des ressources, pour que tous puissent voir leurs besoins satisfaits ; une gestion plus sage de ces ressources, pour en assurer le renouvellement, et les inscrire dans la durée. [Le Maître – Une Terre nouvelle]

Il est clair que de nombreux bras seront nécessaires pour créer la nouvelle société. Multiples sont les tâches à entreprendre. Multiples sont les réajustements à opérer. Tous ceux qui souhaitent servir entendront l'appel résonner dans leur cœur, et du fond du cœur ils y répondront. D'une voix unie, les peuples de toute la Terre, réclamant la justice et le partage, lanceront une invocation à laquelle rien ne pourra résister. Ainsi le monde sera-t-il transformé. Ainsi, progressivement, de nouvelles formes seront-elles créées, de nouvelles relations forgées et une ère nouvelle et plus heureuse se lèvera pour l'humanité, grâce aux sages conseils du Christ et des Maîtres. [Le Maître – A l'aube d'une ère nouvelle]

Question. Les gens au pouvoir actuellement semblent remplis d'illusion. De quelle manière les personnes ordinaires, comme nous-mêmes, peuvent-elles aider à amener des changements dès maintenant ?
B. Creme. En rejoignant des groupes et en travaillant à faire entendre la « voix du peuple ». Ajouter votre voix à celle des autres – les gens ordinaires qui n'occupent pas une position leur donnant l'illusion du pouvoir et de la sagesse. Ajouter votre poids en participant aux manifestations qui sont organisées. Aidez à développer le concept de « la voix du peuple » – qui, pour finir, sera la force la plus puissante dans le monde lorsqu'elle aura été imprégnée par les idées de Maitreya, focalisée par lui, et à même d'aborder les différents problèmes de l'humanité d'une manière réaliste. Ceci construira la force la plus puissante : celle d'une opinion publique mondiale éduquée, focalisée – une force à laquelle aucun gouvernement ne pourra résister. Ajoutez votre voix à celle de millions d'autres. [B. Creme, PI, janv. 2004]




Home Bolivie : élection d'un leader indigène

Source : New York Times ; The Guardian, G.-B. ; www.democracy-now.org

Le paysage politique et économique de l'Amérique du Sud poursuit sa transformation avec la victoire décisive du leader socialiste indigène Evo Morales à l'élection présidentielle en Bolivie.

Son parti, le Mouvement vers le socialisme, a gagné avec 54 % des voix (presque la moitié des sièges aux deux Chambres, et deux des neufs postes de gouverneurs). E. Morales, Indien Aymara et ancien producteur de coca, a battu aisément ses sept concurrents pour devenir le premier président indien de Bolivie avec ses 180 années d'histoire.

Maintenant en possession d'instaurer les transformations politiques et économiques qu'il envisage E. Morales a précisé que cette victoire constituait « le début d'une nouvelle histoire de la Bolivie, une période de recherche d'égalité, de justice et de paix accompagnée de justice sociale ». Sa victoire accentue le changement en Amérique du Sud, où sur 365 millions d'habitants, presque 300 vivent maintenant dans des pays ayant des gouvernements progressistes de gauche.

Tandis qu'il envisage des relations cordiales avec les Etats-Unis, mais non « des rapports de soumission », E. Morales s'est engagé à démanteler les programmes économiques adoptés précédemment par la Bolivie sous la pression américaine. Cela inclut l'extension du contrôle de l'Etat sur l'industrie du gaz, extrêmement lucrative, en donnant au gouvernement un rôle décisionnaire en matière stratégique et opérationnelle.

Mais plus important, E. Morales espère donner la parole aux pauvres qui l'ont soutenu pendant sa campagne. « La voix du peuple est celle de Dieu », a-t-il affirmé. Le 6 janvier, il a annoncé, dans un geste hautement symbolique, que lui-même et son cabinet réduiraient leur salaire de moitié et dirigeraient les sommes épargnées pour régler des problèmes sociaux, de santé et d'éducation. Lors de sa rencontre avec Hugo Chavez, président du Venezuela, au début d'une tournée dans sept pays, E. Morales a déclaré : « Nous sommes dans un nouvel âge, nous sommes dans un nouveau millénaire, un millénaire pour le peuple et non pour l'empire. »




Home Tony Benn : un espoir pour l'avenir

Source : www.aljazeera.net

Dans un récent entretien avec Kevin Zeese, publié par le magazine Al Jazeera, Tony Benn, politicien britannique et activiste pour la paix, a évoqué ses espoirs pour le futur.

« Des dizaines de millions, peut-être des centaines de millions de personnes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde entier, veulent voir une issue pacifique à la guerre en Irak. Selon moi, ce sont de vrais Américains, de vrais Anglais, de vrais Français, de vrais Allemands, car ils regardent le monde en pensant à l'avenir de leurs enfants. Il existe des millions de braves gens travaillant pour le progrès, dont le courage et la persévérance nous donnent l'espoir et la confiance dont nous avons besoin pour continuer notre travail. 

 Il est vrai qu'avec les armes modernes – nucléaires, chimiques et biologiques – la race humaine pourrait se détruire elle-même pour la première fois de son histoire. Mais il est également vrai que nous avons maintenant l'argent, la technologie et les ressources pour transformer le monde si nous les utilisons sagement et si nous en faisons le choix. Nous devons utiliser les ressources mondiales pour le bénéfice de tous les peuples de la Terre…

Dans chaque pays, il y a des progressistes, écrivant et faisant campagne pour les mêmes causes qui nous lient tous ensemble, travaillistes, syndicalistes et mouvements en faveur de la paix. Mais on parle peu d'eux car les hommes au pouvoir s'inquiètent du rejet grandissant de leur système et de la brutalité nécessaire pour l'imposer, afin de maintenir leurs pouvoirs et leurs privilèges…

Les vrais conflits dans le monde n'opposent pas les Noirs et les Blancs, les Américains et les étrangers, ou même les hommes et les femmes, mais les riches et les pauvres, les puissants et les faibles, comme ce fut toujours le cas. Et avec une population grandissante et des ressources réduites, la probabilité d'une guerre grandit…

Je suis optimiste car je ne crois pas un instant qu'une telle injustice et une telle horreur puissent continuer pendant encore longtemps sans qu'elles soient contestées – car elles persistent uniquement parce qu'on nous a dit de les accepter. Une fois cette acceptation remplacée par une détermination à construire un monde meilleur, elles cesseront. »




Home Manifestation pour la démocratie à Hong Kong

Source : ChinaDigitalTimes.net ; BBC News, G.-B.

Des habitants de Hong Kong se sont déplacés par milliers, le 4 décembre 2005, en une immense manifestation réclamant le suffrage universel et la possibilité de choisir leurs propres dirigeants. Les citoyens ordinaires étaient rejoints par des syndicats, des militants démocrates et des associations. Les organisateurs, réunis dans le Front pour les droits civiques, ont estimé le nombre des manifestants à 250 000, tandis que la police en a estimé moins de 63 000.

Les contestataires réclament un système totalement démocratique pour Hong Kong, où les citoyens pourront élire leur prochain gouvernement d'ici deux ans. Les 800 puissants dirigeants administratifs, conduits par Donald Tsang, sont régulièrement choisis parmi les résidents de Hong Kong par la Chine, qui a fait des concessions suite aux manifestations de masse de 2003 et 2004 mais qui refuse de mettre en application les réformes qui permettraient au peuple de voter. Plau Cheung, 42 ans, a déclaré : « Je pense que nous avons les qualités pour choisir notre propre gouvernement. »

L'activiste Martin Lee a insisté sur la taille de la manifestation, en précisant : « Plus les gens manifesteront en grand nombre, plus le gouvernement sera dans l'obligation de faire quelque chose. »




Home Les pauvres font face à l'OMC

Source : www.indymedia.org ; The Guardian, The Observer, G.-B.

Du 13 au 18 décembre 2005, près de 10 000 manifestants se sont rassemblés à Hong Kong, pendant la conférence de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), au Centre des conventions, pour protester contre la pauvreté et l'insécurité économique subies par les pays les plus pauvres du monde comme résultat direct de la politique de l'OMC, et pour suggérer des alternatives.

Les manifestants comprenaient des paysans, des petits fermiers et des pêcheurs des Philippines, d'Indonésie, de Taiwan, de Thaïlande et de Corée. Parmi les nombreux groupes représentés, des centaines de femmes ont défilé, représentant les femmes de paysans à faible revenu qui souffrent des pires effets de la mondialisation agressive imposée par les nations les plus riches et des multinationales. La « Caravane pour la justice et la souveraineté des peuples » a réuni des indigènes d'Asie et des fermiers dont le gagne-pain et les cultures sont menacés par l'OMC, et réclamé que leurs pays ouvrent leurs marchés. Un groupe de 100 fermiers sud-coréens s'est déshabillé, a revêtu des gilets de sauvetage et a plongé dans la Baie de Hong Kong pour atteindre à la nage le centre de conférence barricadé. De nombreux habitants se sont joints aux manifestants.

Les manifestations bruyantes et colorées – de quelques centaines de personnes au début jusqu'à 7 000 pour la marche du dernier jour – ont été plutôt pacifiques. Mais la violence a éclaté quand la police a bloqué une marche autorisée tandis que des rapports arrivaient affirmant que les délégués à la conférence étaient sur le point d'accepter un compromis favorisant largement les pays riches aux dépens de la demande-clé des manifestants : la fin des subventions agricoles à l'Europe et aux Etats-Unis qui sont en train de détruire le gagne-pain des fermiers des pays pauvres du monde entier.

Environ 1 000 manifestants, des fermiers coréens et sud asiatiques en majorité, ont été arrêtés et laissés sans information ou sans accès à des traducteurs.

« Nous voulions seulement marcher devant le Centre des Conventions afin d'exprimer notre opinion, » a précisé Lee Chang Eun de la Fédération des syndicalistes coréens.

José Bové, leader d'un mouvement d'agriculteurs français, a réclamé leur libération, ajoutant : « Ce ne sont pas des terroristes ou des criminels. Ce sont des fermiers et des travailleurs demandant que leurs droits soient respectés. Nous n'avons pas le droit de parler aux délégués, que ce soit au sujet du riz, du coton, ni de rien d'autre. C'est pourquoi nous sommes en colère. C'est pourquoi nous résistons à la mondialisation. »

Aftab Alam Khan, chef de la campagne pour la justice commerciale d'Action-Aid, a critiqué l'issue de la conférence. « Il est désappointant et frustrant que les pays pauvres aient été dupés une fois de plus , écrit-il dans The Guardian, journal britannique. La déclaration finale reflète les intérêts de quelques pays riches, comme les Etats européens et les Etats-Unis, plutôt que ceux de plus de 100 pays en voie de développement, représentant les quatre cinquièmes de l'humanité… En échange de quelques offres symboliques, des concessions importantes ont été soutirées aux pays pauvres dans les domaines des services et des produits manufacturés : cela forcera les pays pauvres à ouvrir des secteurs-clés de service public comme la santé, l'éducation et l'eau. Nous nous inquiétons de l'ouverture de secteurs industriels vulnérables à la concurrence déloyale d'industries plus avancées et de puissantes corporations multinationales. Les mouvements protestataires démontrent « le niveau de désespoir atteint par les personnes les plus pauvres du monde en raison d'accords commerciaux qui favorisent les riches et trahissent les pauvres ».

Tri-Heru Wardoya, fermier de Sumatra, approuve : « Le libre-échange commence à détruire la vie des cultivateurs de riz et de maïs. Les gens de mon village ne gagnent que 20 dollars par mois et utilisent des méthodes traditionnelles… Comment peuvent-ils entrer en compétition avec les riches entreprises internationales ? »

Mais M. Kahn espère dans le futur : « Une chose positive a surgi de ce sommet : la formation d'une nouvelle alliance puissante entre les pays pauvres du monde. Tous les principaux pays en voie de développement – les G20, G33 et G90 – se sont réunis pour la première fois à l'OMC. »




Home Mouvement uni pour la paix

Le 10 décembre 2005, s'est tenue à Londres une Conférence internationale de la paix, à l'initiative du mouvement Coalition Halte à la Guerre. Elle a réuni environ 1500 participants, venus d'Irak, d'Iran, du Pakistan, d'Inde, ainsi que de la plupart des pays occidentaux.

A l'ordre du jour : des témoignages vécus, la présentation des initiatives lancées contre la guerre, la conception de nouvelles et la préparation de la journée internationale de manifestations fixée pour le troisième anniversaire de l'entrée en guerre, les 18 et 19 mars 2006.

C'est un vétéran de la vie politique britannique, Tony Benn, qui a ouvert la conférence, a qualifié le mouvement pour la paix de « mouvement politique le plus puissant qu'il ait connu au cours de sa longue carrière, car il représente les désirs de la majorité de l'humanité ».

Au terme d'une vigoureuse intervention, dans laquelle il demanda, en parti-culier, que l'on poursuive le président Bush et le premier ministre Tony Blair pour crimes de guerre, il lança un message à la fois de détermination et de confiance en l'avenir : « Nous devons utiliser les ressources du monde pour le bénéfice de tous les hommes. Nous avons le pouvoir de nous détruire nous-mêmes, mais nous avons également celui de résoudre les problèmes fondamentaux auxquels est confrontée l'humanité. »

Outre l'intervention de Phyllis Bennis (voir interview dans ce numéro, page 27), les moments les plus émouvants ont, naturellement, été ceux où témoins et victimes de ce conflit sont venus faire part de leur indignation d'avoir été dupés sur les raisons de cette guerre, et de leurs expériences : « On nous avait dit qu'on était menacés par un fou. Mais il s'est avéré que le fou, c'était celui qui était en charge de notre pays », a déclaré par exemple, John Miller (GB), dont le fils a été tué en Irak.

Reg Keys, de Famille de Militaires contre la Guerre, fit vivre à l'assemblée quelques moments d'irréalité, en racontant, par exemple, ces obsèques célébrées en deux fois parce que le corps du fils était arrivé en deux parties. Ou ce pasteur qui refusa de procéder à une cérémonie parce que le cercueil ne contenait que deux jambes, mais appartenant à des soldats différents...

Un autre témoin nous rapporte cette histoire que lui avait racontée un soldat britannique qui, ayant aidé un homme à sortir des décombres et à enterrer les corps des membres de sa famille tués par une bombe « propre », le voyant prendre une kalashnikov, lui demanda où il allait : « Au nord, tuer des Américains ». « Comment qualifier cet homme, demanda-t-il à l'auditoire ? De terroriste ? De rebelle ? Pour moi, c'est un être humain déshumanisé. »

Ben Griffith, qui a passé huit ans dans l'armée britannique, et est devenu objecteur de conscience au terme de son expérience en Irak compara ce qu'il a vu à ce qui se passait dans les villes nées de la ruée vers l'or, en Amérique : les gens du cru étaient forcés, brutalement, d'adopter des modes de vie qui n'étaient pas les leurs tandis que des multinationales se livraient au pillage des ressources naturelles et s'enrichissaient sur le dos des pauvres. « Regardez ce qui se passe depuis 8 ans, nous dit-il. En 1997, on nous avait dit que nous aurions une politique étrangère éthique. Nous sommes aujourd'hui les caniches de l'impérialisme américain... Les soldats doivent affronter un dilemme moral. On vous apprend à suivre les ordres, d'un côté, tandis que de l'autre, vous avez l'obligation morale de faire ce que vous estimez juste. Si vous êtes du côté de ceux qui commettent des crimes, vous êtes complices. Et l'Histoire a montré que s'excuser d'un meurtre parce qu'on n'a fait que suivre les ordres ne tient pas la route. »

Kelly Dougherty, membre de l'association pacifiste Anciens de la Guerre d'Irak, raconte que les convois avaient pour consigne de ne s'arrêter à aucun prix. Résultat : de nombreux morts civils écrasés par les véhicules. Nombre de ses amis, revenus amputés du champ de bataille, et « incapables de supporter les souvenirs de ce qu'ils avaient accompli en Irak », ont sombré dans l'alcoolisme, la drogue, quand ils ne se sont pas suicidés.

Ann Wright, qui a démissionné en mars 2003, après 29 ans dans l'armée américaine, dont 15 au Département d'Etat, se joignant en cela à Tony Benn, demanda qu'on poursuive pour crimes de guerre les responsables américains et britanniques. Elle rapporta comment l'armée américaine, devant les difficultés de recrutement qu'elle rencontre aux Etats-Unis, prospecte dans d'autres pays, comme le Mexique, qui compte une centaine de citoyens tués, ou les Iles du Pacifique vidées d'une partie de leur population masculine, embrigadée dans l'armée américaine.

Le député britannique Jeremy Corbyn, quant à lui, élargit le débat en faisant observer que le mouvement pour la paix ne devait pas se limiter à l'Irak. Car de plus en plus de conflits, qui opposent apparemment deux pays lointains, ont pour cause principale les inégalités qui caractérisent notre monde. Elles permettent, par exemple, à des marchands d'armes de s'enrichir aux dépens de pays pauvres, en les poussant à la guerre, et en l'entretenant. La lutte contre ces inégalités est donc l'affaire de tous, et un élément central du combat pour la paix.

Enfin, deux intervenants soulignèrent la nécessité de continuer à manifester : pour dire non à la guerre, et réveiller les indécis.

Herbert Docena, Philippin, raconta le climat d'exaltation qui avait saisi nombre de ses amis à la vue des manifestations fleuves de Londres, en février 2003, ou deux millions de personnes étaient descendues dans la rue.

John Rees, de Coalition halte à la guerre, électrisa véritablement l'assemblée en appelant à intensifier notre action : « On me demande pourquoi continuez-vous à manifester ? A cela, je n'ai qu'une réponse : Je continuerai à manifester jusqu'à ce qu'ils arrêtent de tuer, c'est aussi simple que cela. Arrêtez vos massacres, ou nous continuons à descendre dans la rue... Nous le faisons parce que nous savons que c'est vrai, parce que nous savons que c'est juste. »





Les mensonges dévoilés

Home George Bush admet que les raisons de la guerre étaient mensongères

Source : BBC News, G.-B.

Soumis à une pression de plus en plus forte, le président Bush dut admettre qu'il entraîna les Etats-Unis dans la guerre en Irak sur la base de faux renseignements. Alors qu'il se trouvait au Woodrow Wilson center à la veille des élections parlementaires en Irak, il déclara que sa décision d'aller à la guerre était la bonne et que le monde n'allait que mieux sans Saddam Hussein, mais il dut reconnaître que « de nombreuses agences de renseignement avaient estimé que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massives et il est vrai que beaucoup de leurs informations se sont avérées fausses. »

Selon un sondage américain de To-day/CNN/Gallup, réalisé en décembre, la majorité des Américains se montre inquiets au sujet de la guerre en Irak et 59 % d'entre eux désapprouvent la manière dont G. Bush gère cette guerre.




Home Jimmy Carter critique G. Bush dans son nouveau livre

Source : The New York Times, E.-U.

Les anciens présidents des Etats-Unis s'abstiennent traditionnellement de critiquer publiquement les présidents en place, mais Jimmy Carter a dérogé à cette règle dans son nouveau livre, Our Endangered Values : America's Moral Crisis, (Nos valeurs en péril : la crise morale américaine), un ouvrage résolument politique dans lequel il fait connaître ses préoccupations au sujet de l'administration Bush dans des termes sans équivoque.

Ses critiques visent entre autres la gestion de la guerre en Irak par les républicains qu'il décrit comme étant un désastre politique et moral qui ne fait qu'augmenter les menaces d'attaques terroristes. J. Carter critique également les réductions des impôts et des financements des programmes sociaux faites par l'Administration ce qui revient ouvertement à favoriser les riches aux dépens des pauvres et il déclare que l'environnement a été sacrifié en faveur de l'économie. Il critique également les actions des Etats-Unis dans le domaine des droits de l'homme en donnant des exemples tels que le « Patriot Act » et la détention de prisonniers à Guantanamo et déclare que les Etats-Unis sont maintenant considérés par beaucoup de pays comme étant un paria au lieu d'un exemple de justice. « Je n'ai jamais rêvé que nous puissions légaliser la torture de prisonniers par des Américains », a-t-il déclaré.

Une des principales préoccupations de J. Carter est l'amalgame croissant entre religion et Etat qui a lieu au sein de l'administration Bush et la présence du fondamentalisme à la Maison Blanche dont il condamne l'attitude qui consiste à dire : « J'ai tout à fait raison et toute personne qui n'est pas d'accord avec moi doit avoir tort, rien de ce que je fais ne peut être considéré comme étant une erreur, c'est dégradant pour mes propres croyances que de négocier et de trouver des compromis avec d'autres personnes. » Son ouvrage, publié en novembre 2005, figure dans la liste des cinq meilleures ventes du New York Times.




Home Un ancien général demande la mise en accusation de Tony Blair

Source : The Daily Telegraph, G. B.

Un des cadres militaires le plus gradé et le plus respecté en Grande-Bretagne appelle à la mise en accusation du premier ministre britannique Tony Blair à cause de la guerre en Irak.

Le général à la retraite, sir Michael Rose, qui a commandé les forces des Nations unies en Bosnie, a fait les commentaires suivants, dans l'émission Today de BBC Radio 4, en janvier 2006, lorsqu'il a été interrogé par l'ancien correspondant de guerre et député indépendant Martin Bell pour un documentaire de Channel 4 intitulé Irak : L'échec de la guerre.

Accusant T. Blair d'avoir trompé le public ainsi que le Parlement quant à ses raisons pour partir en guerre, sir Michael a déclaré que le Parlement avait seulement approuvé la guerre à cause des affirmations de T. Blair concernant les armes de destruction massives, alors que T. Blair « avait probablement une autre stratégie en tête. » Il a décrit les actions du premier ministre pendant la course à la guerre comme « étant situées quelque part » entre induire les politiques en erreur et agir en fait de manière illégale, avec le Parlement qui fut seulement convaincu par l'insistance de T. Blair à affirmer l'existence des armes de destruction massives. « Certainement, pour un soldat, il ne peut pas y avoir de décision plus sérieuse prise par un premier ministre que de déclarer la guerre. Et puis partir en guerre pour des raisons qui ne sont en fait pas valables est une chose pour laquelle on doit obligatoirement rendre des comptes », a-t-il déclaré.

L'ancien général a déclaré qu'il aurait préféré démissionner plutôt que de mener des troupes à la guerre pour les raisons futiles données par le premier ministre. « Les politiciens devraient être tenus pour responsables et mon avis est que T. Blair devrait être mis en accusation, a-t-il déclaré. Cela empêcherait les politiciens de traiter avec au-tant de légèreté le fait d'entraîner un pays dans la guerre. »




Home Renseignements militaires, ou propagande ?

Source : The Independent, G.-B.

Des membres du parlement et les familles de soldats morts en Irak sont en colère contre le gouvernement britannique qui a tiré un avantage politique d'un incident survenu au sud de l'Irak et dont la responsabilité fut à tort rejetée sur l'Iran. Les soldats ont été tués par un engin explosif près d'Al-Amarah, au nord de Bassora, en juillet 2005. De hauts responsables du gouvernement britannique ont accusé l'Iran, publiquement et de manière répétée, de fournir des engins explosifs aux insurgés et ont sommé le régime de Téhéran de ne pas intervenir en Irak.

La situation a reçu une large couverture médiatique. Les négociations concernant le programme nucléaire de l'Iran se trouvant dans une impasse, ces accusations ont été utilisées par le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a parlé de « conséquences » et a mis l'Iran en garde contre toute nouvelle intervention en Irak. Le premier ministre britannique Tony Blair a repris ces allégations à l'occasion d'une conférence de presse donnée à Downing Street, en compagnie du président irakien Jalal Talabani. « Il n'existe aucune justification pour l'Iran, ou n'importe quel autre pays, d'intervenir en Irak », a déclaré Tony Blair aux journalistes.

Téhéran a toujours nié toute implication. Les diplomates britanniques et les porte-parole militaires, ainsi que les représentants irakiens, se contentent maintenant de dire que les explosifs et les détonateurs étaient identiques à ceux employés par le Hezbollah (un groupe libanais) qui est supposé avoir des liens avec l'Iran et la Syrie.

Cependant, un ancien ministre travailliste de la Défense, Peter Kilfoyle, a critiqué la manière dont le gouvernement britannique suit l'attitude américaine envers l'Iran : « S'agit-il de renseignements ou de propagande ? a-t-il demandé. Ceci s'est déjà produit en Irak. J'éprouve une méfiance profonde et persistante envers tout ce qui émane du gouvernement et la même méfiance envers tout ce qui émane des services secrets. Ils éprouvent un besoin presque inconscient de soutenir la politique américaine du moment, quelle qu'elle soit. »

Sue Smith, une mère en colère de Hewett, dont le fils soldat a été tué en juillet 2005 au nord de Bassora, a déclaré : « Le gouvernement n'aime pas l'Iran et cherche à attirer la sympathie du public, en affirmant que l'Iran est impliqué dans la mort de nos fils. Dès le moment où ils ont fait cette déclaration, ,j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'une manœuvre d'intimidation à l'encontre de l'Iran. Cela me met vraiment en colère. Ils devraient s'occuper des gens qui ont tué nos fils et ne pas utiliser leur mort comme une arme. Je vois ceci comme une simple excuse pour une autre invasion. Ils ont mis un pied au Moyen Orient et ils veulent aller plus loin. »




Home La vérité sortant d'une valise diplomatique ?

Source : The Gardian, G.-B.

Les ambassadeurs ont connaissance de secrets politiques et récemment un certain nombre de diplomates importants ont décidé, en dépit des sanctions encourues, de rendre publiques certaines informations compromettantes. Aujourd'hui, Craig Murray, ancien ambassadeur britannique, a été rappelé de son poste en Ouzbékistan, après avoir révélé que le gouvernement britannique savait que certains des renseignements qu'il recevait étaient obtenus sous la torture.

C. Murray a été mis en demeure, en raison du secret-défense, d'enlever certaines informations hautement sensibles d'un ouvrage à paraître, où il relate son séjour en tant que diplomate en Ouzbékistan. Loin de se soumettre à la demande du Foreign Office, C. Murray a décidé de publier l'information sur Internet. Un des textes qu'il a rendu publics était le contenu de télégrammes qu'il avait envoyés à Londres, entre 2002 et 2004, afin d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait que les renseignements obtenus par les services de sécurité ouzbeks étaient « entachés de torture ».

Les informations de Craig Murray suscitent des doutes sur les affirmations de Jack Straw, ministre des Affaires étrangères, selon lesquelles la Grande-Bretagne n'avait pas « à sa connaissance » utilisé des renseignements obtenus sous la torture. Un autre document encore plus choquant, émanant du Foreign Office prétend, dit-on, expliquer pourquoi les informations obtenues sous la torture ne sont pas en infraction avec la Convention des Nations unies contre la torture.

Condolezza Rice, secrétaire d'Etat américaine, a également été confrontée à de vives critiques européennes concernant le traitement infligé par les Etats-Unis aux terroristes présumés. Elle a admis que Washington avait pratiqué des « déplacements » de terroristes présumés [des transferts de détenus vers d'autres pays pour qu'ils y soient interrogés], mais toujours en informant les autres pays et certainement jamais s'il y avait un risque que la torture puisse être utilisée. Le vice président Dick Cheney a cependant déclaré en public que la CIA devrait être exemptée de l'interdiction de pratiquer la torture en ce qui concerne les terroristes présumés.

United Press International a relaté que, selon une « source diplomatique », le Foreign Office avoue en privé croire que la CIA a utilisé le territoire britannique pour déplacer des prisonniers devant être « livrés » à un troisième pays en vue d'y être interrogés. Bien que le Foreign Office n'ait pas été au courant à l'époque des vols de la CIA, on le dit « extrêmement préoccupé » à l'idée d'éventuelles retombées politiques.

Les informations concernant l'usage du territoire britannique pour les transferts effectués par la CIA ont été niées par le ministre des Affaires étrangères Jack Straw. S'adressant à la Commission parlementaire des Affaires étrangères, il a déclaré : « A moins de nous mettre tous à croire aux théories de conspirations, selon lesquelles les responsables officiels mentent, je mens, Condolezza Rice ment, il n'existe simplement aucune vérité dans les informations selon lesquelles le Royaume Uni aurait été impliqué dans ces transferts. »

De récentes informations selon lesquelles la CIA auraient des prisons secrètes en Europe de l'Est et ailleurs sont également étudiées. Il existerait, dit-on, des camps de prisonniers dirigés par les Etats-Unis, ou la CIA, dans un certain nombre de pays : Cuba, l'Irak et l'Afghanistan, et peut-être également la Pologne, la Roumanie, l'île de Diego Garcia et sans doute l'Egypte. Toutes ces affirmations et leurs démentis demandent encore à être soigneusement vérifiés et prouvés. Mais un ancien colonel de l'armée américaine (chef d'état major de l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell, de 2002 jusqu'au début 2005) a indiqué que les circonstances de la mort de soixante-dix à quatre-vingt-dix prisonniers étaient « contestables ».





Courrier des lecteurs

Home Self service

Cher Monsieur,

En janvier 2005, j'ai rendu visite à ma famille à Téhéran (Iran). Ma mère suggéra un jour que nous prenions le bus pour rentrer à la maison après avoir fait des courses, car je n'avais pas pris le bus en Iran depuis que j'avais quitté l'école.

Nous attendîmes à l'arrêt et lorsque le bus arriva, je remarquai que les hommes entraient à l'avant et les femmes à l'arrière. Dans le bus il y avait une petite séparation métallique entre les hommes et les femmes. J'étais debout avec les autres femmes à l'arrière et je fus étonnée de voir qu'à l'avant les hommes étaient assis, alors que les femmes étaient debout.

Lorsque le bus démarra, un homme mince, âgé de trente-cinq à quarante ans, se leva. Il tenait à la main des prospectus, et il commença à parler suffisamment fort pour que tout le monde entende : « L'imam Zamaan (Maitreya) est ici. Lisez ceci pour en savoir davantage. Levez la main si vous voulez un prospectus. »

A un moment donné, il me regarda et je sentis qu'il me mettait au défi de prendre un prospectus. Dans ma tête je me demandais si je pouvais lui faire confiance. Je ne levai pas la main et au moment où je décidai de prendre un prospectus il était trop tard. Depuis, je ne cesse de regretter de ne pas l'avoir fait plus tôt. Cet homme était-il Maitreya ?

E. P., Westcliff on Sea, G.-B.

Le Maître de B. Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Empathie

Cher Monsieur,

Le 16 octobre 2005, jour de la conférence de Benjamin Creme à Munich, j'allai dans l'après-midi visiter l'église d'Altötting (un lieu de pèlerinage), en Bavière, avec ma femme et mes deux filles handicapées. Je me trouvai près de la porte de sortie, avec ma fille sur son fauteuil roulant, lorsque je sentis que quelqu'un me tirait le bras droit. En me retournant, je vis un jeune garçon d'une dizaine d'années portant des lunettes et un appareil auditif. Il me fixait et me faisait signe de me pencher, afin de me donner un baiser sur la joue droite. Lorsque je lui demandai son nom il répondit : « Martin ». Il me prit par la main et me guida à travers l'église jusqu'à la crypte, puis me ramena près de la porte. Pendant notre trajet jusqu'à la crypte, il me demanda plusieurs fois de le serrer dans mes bras. Après m'avoir dit au revoir, il disparut soudain. Ce jeune garçon était-il quelqu'un de particulier ?

D. H., Tettnang, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune garçon » était Maitreya.


Home Loin de la foule

Cher Monsieur,

C'était en février 2005. Je me rendais à la méditation de transmission à Londres, seule, et j'étais assise dans le bus, en bas, sous l'écran vidéo. Un Noir d'une soixantaine d'années, portant une casquette de base-ball et tenant des sacs de provisions dans les deux mains, attira mon attention lorsqu'il monta dans le bus. Il ne pouvait trouver sa carte d'abonnement et il plaisantait avec le conducteur. « Sauriez-vous reconnaître un homme honnête si vous en voyiez un ? » Il souriait d'une manière chaleureuse et décontractée comme s'il avait tout son temps.

Finalement il s'assit, sur le côté, en face de moi. Mon horoscope apparut sur l'écran disant : que « rien ni personne ne pourrait m'empêcher d'atteindre mon but ». Je me mis à penser à Maitreya et je me demandai si je devais rester à Londres, y chercher du travail, ou retourner dans la campagne irlandaise où je suis la plupart du temps seule pour faire de la méditation. L'homme me regarda droit dans les yeux en disant : « A quoi pensez-vous, jeune fille ? » Nous nous regardâmes, sans prononcer un mot, sans penser à rien, mais il y avait dans cet échange de regards une immense profondeur. Il se leva pour descendre deux arrêts plus loin. En passant près de moi, il me dit : « Regardez bien autour de vous, jeune fille, regardez toute cette folie, c'est dingue ici. » Nous étions à nouveau face à face. « Mais vous et moi, ma sœur, nous sommes en dehors de la maison des fous. » A nouveau cet échange chaleureux. Il quitta le bus et en descendant il m'envoya un baiser. Qu'en pensez-vous ? Etait-ce Maitreya ?

M. B., Sneem, Co. Kerry, Irlande

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Instructeur tricoteur


 

Cher Monsieur,

Le dimanche 13 novembre 2005, je m'apprêtais à donner une conférence sur l'Emergence, accompagnée d'une présentation de photos de miracles, à la Quaker Meeting House, à Edimbourg, lorsqu'un homme d'une soixantaine d'années vint se joindre au public. Je lui offris une tasse de thé juste avant que la présentation commence. Chose surprenante, dès le début de la conférence, il prit une paire d'aiguilles à tricoter et de la laine et commença à tricoter ! (Je trouvai cela un peu bizarre et je dus faire des efforts pour ne pas me mettre à rire.)

Il était vêtu de manière décontractée et portait une casquette de sport rouge. Il avait des yeux petits, profondément enfoncés dans les orbites, et la peau un peu flétrie. Il y avait dans son allure générale quelque chose de chaleureux. Le public étant peu nombreux, j'invitai les personnes présentes à poser des questions pendant la conférence. L'homme, bien qu'apparemment occupé par son tricot, m'écoutait attentivement et il posa de nombreuses questions. Il était toujours très courtois et j'avais l'impression que ses questions avaient pour but de me faire clarifier et approfondir ce que j'avais dit, de manière à ce que l'on puisse comprendre parfaitement, de la manière la plus claire et la plus simple possible, certains aspects spécifiques de l'Emergence. Ses questions étaient toujours intéressantes et elles ne présentaient jamais un caractère sceptique, dubitatif ou négatif.

Après la conférence il se présenta sous le nom de Daniel et me montra un motif qu'il avait tricoté – il lui donna le nom de « carré de l'amitié » et il me demanda de l'accepter en guise de cadeau. Il offrit quelques autres carrés de ce genre à des personnes présentes. Nous bavardâmes pendant un petit moment et il me raconta qu'il avait subi treize opérations du cerveau de nombreuses années auparavant et que cela avait affecté sa mémoire. Je trouvais cela assez incroyable – avoir subi tant d'opérations. A un moment donné de la conversation, il répéta une question, car il ne se souvenait pas s'il me l'avait déjà posée auparavant. (Je me demandai s'il n'était pas en même temps un reflet de moi-même, car j'ai une mémoire qui aurait bien besoin d'être améliorée.) Il s'enquit également du siège de la société théosophique et de la manière de s'y rendre.

Je crois me souvenir qu'il but une autre tasse de thé, puis il s'en alla après avoir pris quelques brochures gratuites.

Cette rencontre étant un peu inhabituelle je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un Maître ?

C. P., Edimbourg, Ecosse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'homme qui tricotait » était Maitreya.


Home Paroles de sagesse

Cher Monsieur,

Le samedi 23 juillet 2005, je descendais Telegraph Avenue à Berkeley (Californie) avec plusieurs membres de notre groupe. Nous allions dîner après avoir assisté à la Conférence on Spiritual Activism. Nous passâmes auprès d'un homme assis sur une couverture, posée sur le trottoir. Il portait des vêtements usés jusqu'à la corde, il avait des cheveux gris, longs, et un air très fragile ; il demandait de l'argent. Je fis demi-tour pour lui en donner. Lorsqu'il me regarda, je fus stupéfaite ; il avait un visage très aimable et un sourire plein de douceur, mais des yeux bleus étonnamment pénétrants. Il me demanda : « Pensez-vous être une bonne chrétienne ? » Je répondis vaguement que je ne me considérais pas comme chrétienne, mais que je croyais à l'enseignement du Christ et à l'importance de traiter les gens comme je souhaitais l'être moi-même. L'homme dit alors : « Je ne crois pas en Paul ; je crois en Jésus. Paul a dit : « Ce n'est qu'à travers la foi que vous serez sauvés. » Mais Jésus a dit : « Si vous ne nourrissez pas les pauvres, ne vêtez pas ceux qui sont nus, ne visitez pas ceux qui sont en prison, je ne vous connais pas. » Et Paul n'a même pas connu Jésus. »

Cet homme était-il l'un des Maîtres ?

S. S., San Francisco, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Révélation

Cher Monsieur,

J'ai assisté à votre conférence à la Friends House, à Londres, le 4 octobre 2005 et j'ai été très émue lorsque, en réponse à une question, vous avez raconté certaines des expériences que vous avez vécues au début de vos contacts avec Maitreya.

Cette nuit-là, je vécus une expérience merveilleuse au cours d'un rêve. J'étais assise dans une salle d'attente avec d'autres personnes. Soudain une femme vint vers moi et mon cœur fut profondément touché. Je ressentis de l'amour pour chacun et pour toute chose ; en fait, je me dissolvais dans un océan d'amour ! Je compris que Dieu est Amour. Depuis ce moment-là, je suis facilement émue, même à la vue d'un simple bouton de fleur.

Cette expérience vient-elle de mon âme ou est-elle le résultat de l'énergie d'amour de Maitreya libérée au moment de l'adombrement ?

C. S., Londres, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que cette expérience était effectivement le résultat de l'énergie d'amour déversée par Maitreya au moment de l'adombrement, pendant la conférence.


Home Appel à la prière

Cher Monsieur,

En janvier 2005, j'ai assisté avec mon amie à la conférence de Benjamin Creme et à la méditation de transmission à Londres. Le dernier jour de notre séjour à Londres nous décidâmes de visiter le quartier de Whitechapel. Je m'intéresse à la culture musulmane et lorsque nous entendîmes l'appel à la prière venant de la mosquée, nous le suivîmes. De nombreuses personnes entraient dans la mosquée. Nous avions envie d'entrer aussi, mais nous n'étions pas très certains que cela nous soit permis pendant la cérémonie. Nous nous tenions là nous demandant quoi faire. Je pense que nous devions avoir l'air assez ridicules. Les gens entraient, mais personne ne disait rien.

Soudain un homme grand, portant une barbe et un turban, passa près de nous. Il nous dit en souriant : « Etes-vous venus prier ? » Sa question nous surprit et nous ne répondîmes pas. Au bout d'un moment je lui demandai : « Pouvons-nous entrer ? » Il se contenta de répondre : « Entrez et vous verrez bien. » et il poursuivit son chemin. Nous étions étonnés de son aspect. Son attitude exprimait un réel amour, mais en même temps il avait l'air insouciant, on pourrait dire détaché. Nous nous sommes demandé s'il ne s'agissait pas de Maitreya.

A. K., Ljutomer, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Une chute qui se termine bien

Cher Monsieur,

Cette expérience remonte à 1984 ou 1985. Je vivais dans un appartement à Richmond, Virginie (Etats-Unis). J'eus un accident. Je glissai et je tombai par-dessus la rampe de l'escalier extérieur de l'immeuble. Je tombai sur une hauteur de presque quatre étages (environ 12 m) et j'atterris sur le capot d'une voiture. En tombant, j'entendis dans ma tête une voix masculine qui me disait : « Détends-toi, tu rebondiras », et j'avais l'impression de ralentir en approchant du sol. Il y avait là un homme qui avait l'air d'un sans-logis et qui avait été témoin de la scène. Il me demanda si je n'avais rien de grave. Peut-être pourriez-vous me dire ce qui s'est passé. Je m'en suis sortie avec une simple meurtrissure sur la poitrine, à l'endroit du choc sur la voiture. Je ne peux expliquer la voix entendue dans ma tête, l'impression d'avoir été ralentie avant le choc. Ai-je bénéficié d'une « intervention » ? Le sans-logis était-il un Maître, est-ce sa voix que j'ai entendue ?

M. T., Valley Stream, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la voix était celle du Maître Jésus qui amortit la chute. Le sans-logis était simplement un homme ordinaire.


Home Sortie d'hôpital

Cet incident eut lieu à Long Island, à New York (Etats-Unis), la dernière semaine de décembre 2000. J'avais été hospitalisée en raison d'une méningite et j'avais beaucoup souffert de cette épreuve. Au bout de deux semaines je quittai l'hôpital, alors que j'étais encore malade ; je n'avais personne pour prendre soin de moi et je me sentais très seule et très anxieuse, sachant que je devrais m'arranger pour me soigner moi-même. En sortant de l'hôpital, j'étais consciente (et reconnaissante) de la fraîcheur de l'air, et du soleil sur mon visage.

Soudain un homme pauvrement vêtu au regard chaleureux me dit quelque chose de simple dont je ne peux me souvenir avec exactitude (« Hello ! », peut-être, ou « Je vous souhaite une bonne journée ») Mais je sentis quelque chose qui émanait de lui et qui m'étreignait pendant ce bref échange. Après qu'il m'eut dépassée, je me retournai pour le regarder à nouveau (un peu intriguée, devrais-je ajouter), mais il avait déjà disparu. Je ressentis ceci comme une sorte de don. Environ une année plus tard, j'ai entendu parler de l'Instructeur mondial, et je me suis demandé si cet homme était Maitreya ou le Maître Jésus.

M. T., Valley Stream, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Une allure inquiétante

Cher Monsieur,

Le mercredi 14 décembre 2005, mon père se trouvait dans un supermarché à Abingdon, dans l'Oxfordshire. Il était au rayon des vins et il était très absorbé par ses pensées.

Il n'y avait personne d'autre dans les parages, mais soudain un homme apparut et se mit à regarder les vins. Il était vêtu d'une chemise et d'une cravate marron clair et d'un pantalon militaire. Il n'avait pas de veste, mais portait un chapeau aplati à larges bords (du genre australien). Il avait le teint clair et semblait plutôt aisé. Ce qui était très inhabituel, c'est qu'il portait un étui de cuir contenant un pistolet. Ceci étonna mon père. (En y réfléchissant, je pense que rien d'autre n'aurait suffi à attirer son attention). Au bout de quelques minutes, l'homme s'en alla.

Je me demande si cet homme n'était pas Maitreya ou le Maître Jésus.

H. S., Oxford, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Service d'urgence

Cher Monsieur,

Le vendredi 25 novembre 2005, ma fille Amber fut admise en urgence à l'hôpital pour une intervention chirurgicale. Pendant l'opération effectuée sur son appendice, qui avait déjà éclaté, le chirurgien perfora une des artères principales et fut incapable d'arrêter l'hémorragie. Lorsque ma fille eut perdu la moitié de son sang, l'artère se referma subitement. Maitreya ou l'un des Maîtres est-il venu au secours de ma fille ?

A. M., Velserbroek, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'était Maitreya qui était intervenu pendant l'opération d'Amber.



Interviews

Home Face à l'Empire

Interview de Phyllis Bennis par Cher Gilmore

Phyllis Bennis est membre du Institute for Policy Studies de Washington et du Transnational Institute d’Amsterdam. Spécialiste et militante de longue date sur les questions du Moyen-Orient et des Nations unies, elle a écrit et publié de nombreux ouvrages sur la Palestine, l’Irak, l’Onu et le Nouvel ordre mondial – dont le dernier s’intitule Challenging the Empire : People, Governments and the UN Defy US Power(Face à l’Empire : peuples, gouvernements et Nations unies face à la puissance américaine). Elle copréside la « Campagne américaine contre l’occupation israélienne », qu’elle a contribué à lancer en 2001, et coopère étroitement avec la campagne anti-guerre United for Peace and Justice.

Partage international : Qu’y a-t-il, selon vous, sous la décision de Ariel Sharon de se retirer de la Bande de Gaza ?
Phyllis Bennis : Cette décision s’inscrit tout à fait dans la politique à long terme de Sharon – une politique qui est, en fait, celle de la droite la plus dure d’Israël, qui n’a jamais accordé une grande importance à la Bande de Gaza, que ce soit d’un point de vue économique ou idéologique. Ce retrait, qui n’a par conséquent rien d’un sacrifice coûteux, visait en partie à répondre à la réaction de plus en plus vive de l’opinion publique face à l’augmentation des pertes dans les rangs de l’armée israélienne. Ce fut donc, en réalité, une décision éminemment pragmatique, qui lui a valu en retour une compensation extraordinaire.
Les lettres qu’en avril 2004 se sont échangées A. Sharon et G. Bush garantissent que l’Administration américaine, en échange de ce retrait des troupes et des colons, accepterait les projets israéliens d’annexion de larges zones de la Transjordanie, en particulier des trois principales colonies. A. Sharon a obtenu également pour la première fois le rejet explicite du droit au retour pour les Palestiniens sur leurs anciennes terres sauf, éventuellement, dans un État palestinien situé dans un avenir plus que brumeux. A. Sharon a donc retiré un énorme bonus de sa décision – tout en conservant un avantage crucial : le contrôle total de la Bande de Gaza, et notamment de la circulation transfrontalière, de l’espace aérien et de l’accès à la mer. Tout cela, en fait, n’est rien d’autre que de la fumée, un miroir aux alouettes. Israël garde le contrôle de ce territoire sans les coûts directs imposés par son occupation, avec en prime un cadeau sans commune mesure avec son « sacrifice » de la part des États-Unis. De son point de vue, pour ainsi dire, c’est tout bénéfice.

PI. Quelle politique aurait-elle une chance d’établir la paix entre Israël et la Palestine ?
PB. C’est une question difficile. Remarquons d’abord que, sur le terrain, Israël a jusque-là bougé ses pions de façon à rendre toute solution – à savoir la coexistence de deux États – presque impossible. Déjà, sourdement, la lutte pour les droits des Palestiniens tend de plus en plus à se transformer en une lutte anti-apartheid ou pour les droits civils. Au train où vont les choses et si rien n’est fait, la question de l’existence d’un État palestinien indépendant s’estompera peu à peu. On finira par ne plus parler que d’un territoire unique, où les seuls combats menés le seront pour l’égalité des citoyens, et non plus contre un État « théocratique », symbole du triomphe d’un groupe sur un autre. Je ne sais pas si nous en sommes déjà là. Il existe encore une possibilité, fragile, pour une solution à deux États, « binationale ». Mais il va falloir accentuer et affiner la pression sur les États-Unis et sur Israël – comme, par exemple, ce qui est entrain de se passer avec la « Campagne contre l’occupation israélienne », qui prend pour cible tout ce qui, dans la politique américaine, favorise cette occupation. Sur le front israélien, les campagnes de ce genre qui sont menées un peu partout dans le monde sous le nom de BDS – Boycotts, divestment and sanctions (Boycotts, désinvestissements et sanctions), en fait tout un éventail de pressions économiques sur Israël – commencent à produire leurs premiers effets. En particulier sur les campus où le mouvement, suivant en cela les églises chrétiennes (PI, septembre 2005, Un investissement éthique), gagne en puissance, au point d’inquiéter fortement les élites israéliennes.

PI. Les Palestiniens pourraient-ils accepter une solution qui ne reconnaîtrait pas l’existence de deux États ?
PB. De nombreux Palestiniens croient, en fait, comme moi, que cette reconnaissance de deux États ne suffit pas. C’est une solution dont on parlait beaucoup dans les années 80, où l’on attribuait aux Palestiniens la totalité de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem Est. Personnellement, je ne la trouvais pas viable. Aujourd’hui, le territoire « légitime » des Palestiniens ne constitue plus, en fait, qu’environ 40 % des 22 % de la Palestine historique – 22 % de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem Est. Moins d’un quart !... Parler d’une solution binationale sur cette base constitue donc déjà une énorme concession. La simple idée de demander aux Palestiniens d’abandonner 60 % de ces 22 % est tout simplement choquante. Il faut qu’une chose soit claire : ce n’est pas parce que cette solution se trouve actuellement au centre du processus de paix, et avec l’accord des Palestiniens, qu’elle est juste pour autant.

PI. Les efforts de l’administration Bush pour affaiblir l’Onu et la miner de l’intérieur ont-ils déjà porté leurs fruits, et auront-ils des conséquences dans l’avenir ?
PB. Je crois, malheureusement, qu’on peut déjà en observer les résultats. On ne peut dire avec certitude si l’Onu est d’ores et déjà en mesure de les surmonter. Beaucoup dépend de la mobilisation de l’opinion publique mondiale en sa faveur. La nomination de John Bolton a montré, on ne peut plus clairement, l’idée que l’Administration Bush se fait des Nations unies. Mais cela remonte bien avant cette nomination. Les États-Unis sont engagés depuis des années dans une politique de déstabilisation du Secrétariat général : ils ont, par exemple, orchestré le remplacement du chef de cabinet du secrétaire général, Mark Malloch Brown. Et placé à un nouveau poste dans ce même cabinet un faucon du gouvernement Bush, Christopher Burnham ; un personnage très dangereux, et dont le véritable rôle est de veiller au grain (américain). Il n’a pas caché, l’été dernier, qu’il était là d’abord pour servir les intérêts de son pays – et non pas les Nations unies et le droit international. Ce sont là deux exemples de changements que les États-Unis ont réussi à imposer. Ceux-ci sont aujourd’hui engagés dans un combat crucial avec les principaux pays de l’Assemblée générale, le G77, les pays du Sud, pour faire transférer l’essentiel des pouvoirs de décision de cette Assemblée générale au Secrétariat général. Cela avec comme but, faute d’avoir pu faire plier Koffi Annan (l’Administration a essayé, et partiellement réussi, mais pas complètement), de faire nommer un futur Secrétaire général à sa botte.

PI. Comment contrer ce plan ?
PB. Ce qu’il nous faut d’abord faire, au mouvement pour la paix, c’est prendre acte de cette situation telle qu’elle est, en reconnaître la gravité et comprendre que nous avons en face de nous des gens prêts à tout pour nous dépouiller de cette institution essentielle que sont les Nations unies. Ce n’est qu’une fois ce constat fait que l’on pourra passer à l’action et tout mettre en œuvre pour la rendre à nouveau telle qu’elle devrait être. Ce n’est pas là une tâche facile. Je n’ai pas encore de plan bien précis, mais je crois que c’est de là que nous devrions partir.

PI. En 2003, le New York Times a reconnu dans l’opinion publique mondiale la seconde superpuissance. Vous avez parlé de la triple alliance entre les mouvements populaires, les gouvernements indépendants et les Nations unies. Comment recréer et renforcer cette union ?
PB. C’est le défi que nous devons relever aujourd’hui, et le sujet de mon dernier livre. En premier lieu, il nous faut comprendre que la seule composante de cette alliance qui soit réellement fiable, ce sont les gens, la voix des peuples. On ne peut pas prendre pour acquis que les gouvernements, aussi progressistes soient-ils, quelle que soit leur volonté de se tenir à nos côtés sur l’une ou l’autre question, resteront fidèles à leurs engagements de départ. Mais il nous faut imaginer une manière bien plus subtile de travailler avec ceux d’entre eux qui sont décidés à se battre pied à pied contre ce puissant courant qui nous pousse vers l’empire et la guerre.
En second lieu, il y a la question des Nations unies. Là encore, plusieurs choses. D’abord, nous assurer qu’il existe suffisamment de gouvernements dans cette institution, en quelque sorte une masse critique, prêts à dire non. Croire que c’est le Secrétariat général qui va mener le combat n’est guère réaliste : le pouvoir, à l’Onu, appartient aux États nations. Mais il importe également de continuer à faire pression pour une plus grande transparence et une plus grande responsabilité dans le fonctionnement de l’organisation ; continuer à demander l’introduction dans ses instances officielles de porte-parole de la société civile. C’est là une rude tâche, rendue plus difficile encore par « l’onuphobie » si répandue, pour des raisons tout à fait compréhensibles, parmi les militants pacifistes un peu partout sur la planète. Ils pensent que les Nations unies sont devenues, de manière irrémédiable, un instrument de la politique extérieure des États-Unis.

PI. Quelle serait, pour vous, la priorité des priorités aujourd’hui, dans le combat pour la paix et la justice ?
PB. Avant tout, arrêter la guerre en Irak. Cette guerre est le dispositif central de la politique impérialiste américaine. Y mettre un terme ne supprimera pas tous les dangers auxquels le monde doit faire face ; cela ne mettra pas fin aux luttes féroces qui se mènent pour s’assurer du contrôle du pouvoir et des ressources. Mais cela enverra un signal très fort aux politiciens de Washington. Pas seulement aux néo-conservateurs qui noyautent l’Administration, mais à tous ceux qui, autour d’eux, se demandent avec délectation si leurs plans grandioses ont quelques chances d’aboutir. Ils sauront alors qu’ils n’en ont aucune. Que le monde n’a aucune intention de se croiser les bras et de les laisser faire.

PI. Y a-t-il quelque chose que vous voudriez dire sur la situation réelle, sociale et politique, en Irak ?
PB. La dévastation que l’on a imposé à l’Irak durant les années de sanctions – une véritable torture pour les Irakiens – continue à exercer ses ravages. La vie quotidienne n’a connu aucune amélioration. Contrairement au mythe auquel se mettent à croire aujourd’hui les Américains : « D’accord ! C’est peut-être mal que nos troupes soient encore là-bas, sans parler de cette résistance qui n’arrange rien. Mais, au moins, les Irakiens vivent mieux... » Non, ils ne vivent pas mieux ! Ils manquent d’eau salubre. L’électricité ne marche que quelques heures pas jour. L’essence manque, dans un pays qui nage dans le pétrole ! Écoles et hôpitaux sont toujours dans le même état de délabrement. Le taux de chômage flirte avec les 70 %. Et puis, il y a encore cette énorme crise sociale. Pourquoi voit-on sans cesse tant de jeunes gens faire d’interminables queues dans l’espoir d’être engagés dans l’armée ou la police, en dépit des dangers d’attentats ? Tout simplement parce qu’ils n’ont rien d’autre, et que c’est le seul moyen de faire vivre leurs familles.

PI. Quelle est, selon vous, la meilleure façon de sortir de cette impasse ? Comment partir tout en assurant la protection de la population ?
PB. Il faut comprendre qu’il y a longtemps que nous n’assurons plus aucune protection aux Irakiens. Nous ne faisons qu’empirer la situation, et qu’elle ira en s’aggravant tant que nos troupes seront présentes dans le pays. La première chose à faire, c’est donc d’annoncer clairement que nous allons partir et que nous appelons à un cessez-le-feu immédiat et unilatéral. En d’autres termes, que nous cessons toutes activités militaires. Il faut tout de suite évacuer nos soldats des villes dans les bases aériennes et près des frontières, et commencer sans attendre le processus de rapatriement. Voilà ce que devrait faire le Pentagone.
Il faudrait annoncer également que nous abandonnons à l’Irak, définitivement, l’ensemble de nos bases – sans en garder de permanentes. Il faut, ensuite, que le Congrès coupe immédiatement toutes les dépenses de guerre – à l’exception de celles destinées à la protection immédiate des soldats (gilets pare-balles, etc.) et à leur transport hors du pays. Il faut que l’Administration Bush annonce qu’elle n’a pas l’intention de garder le moindre contrôle sur les ressources et le secteur pétroliers de l’Irak. Que les lois imposées par Bremer sont nulles et non avenues, et que c’est aux autorités élues du pays d’édicter les leurs – notamment dans le domaine de l’économie. Alors, la sortie de crise ne semblera plus aussi difficile.

PI. Y aurait-il un rôle pour les forces de sécurité de l’Onu ?
PB. Absolument. Il faut bien comprendre que l’évacuation des troupes n’est que le premier pas.
Nous avons une énorme dette envers l’Irak. Nous lui devons des réparations, et des compensations. Nous leur devons une reconstruction réelle – je veux dire, au bénéfice des Irakiens, non de Halliburton. Mais nous ne pourrons commencer de rembourser cette dette que lorsque nos soldats seront partis. Alors, nous pourrons voir comment internationaliser le processus de paix, notamment par des casques bleus. Je les verrais bien parrainés par les Nations unies et la Ligue arabe.
Quant à la charge financière de l’ensemble, elle doit revenir pour la plus grande part aux États-Unis – mais sans qu’ils y participent directement ni la contrôlent. Ce ne sera pas facile pour eux, mais c’est à cela qu’il faut aboutir.


Note de la rédaction

Nombre de groupes pacifistes d’Amérique et d’Europe appellent à un retrait immédiat des troupes en Irak, mais ce serait, à mon avis la mesure la plus dangereuse que l’on puisse prendre dans la situation actuelle, sauf à les remplacer par une force de l’Onu acceptée par les Irakiens. Le retrait des troupes occidentales ne sera pas possible sans une amélioration importante de la sécurité intérieure. S’il avait lieu maintenant, on courrait le risque de voir la guerre civile larvée qui règne aujourd’hui exploser et échapper à tout contrôle. Il faut d’abord que le gouvernement irakien et les forces de police soient en position d’assurer un minimum d’ordre dans les villes du pays. Actuellement, et dans un avenir prévisible, cela semble impossible. L’autre solution, à savoir le passage de relais entre les troupes américaines et britanniques et une force de l’Onu, devrait être financée par les États-Unis, car l’Onu ne dispose pas des fonds nécessaires pour se charger d’une occupation très probablement de longue durée. Cette présence des Nations unies devrait être faite avec l’accord total du gouvernement et du peuple irakien. Ce qui n’est en aucun cas assuré.






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