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Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 2005 - N° 206

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Katrina : le « tiers monde » chez nous par Jim Lobe


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home La Fraternité humaine

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Tôt ou tard, les nations et leurs dirigeants se rendront compte de la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience amènera une approche totalement nouvelle des problèmes auxquels ils sont actuellement confrontés, et conduira à des solutions plus simples et plus sages. Progressivement, un changement de perspective permettra le remplacement de la confrontation et de la compétition acharnées d’aujourd’hui par la compréhension mutuelle et à la coopération. Il est clair que toutes les nations n’avanceront pas à la même allure dans cette direction, mais l’efficacité de la méthode, fondée sur un bon sens évident, finira par encourager même les moins enthousiastes à en reconnaître les bénéfices pour tous. Chaque pas effectué dans ce sens renforcera le processus et accélérera le mouvement vers la coopération. De cette manière, on verra se développer une relation plus saine entre nations, ce qui, à terme, amènera un véritable sens de la fraternité.
 
La réalité de l'interdépendance
 
Nombreuses sont les petites nations qui reconnaissent d’ores et déjà la réalité de cette interdépendance mais ne sont pas assez puissantes pour faire entendre leur voix. Quant aux grandes nations puissantes, elles traitent de telles idées par le mépris, leur orgueilleuse autosuffisance les aveuglant à la réalité de leur relation avec le monde.
 
L’homme n’évolue que lentement et a besoin de temps et d’expérimentation pour faire des progrès significatifs, mais c’est précisément ainsi que de tels progrès deviennent stables et permanents.
 
Ce sont bien sûr les Nations unies qui constituent le forum où les petites nations doivent pouvoir faire entendre leur voix. Cela ne sera possible que quand le Conseil de sécurité, avec son droit de veto arbitraire, sera aboli. Ce Conseil n’a plus de raison d’être et doit bientôt céder la place à une assemblée des Nations unies libérée des abus de pouvoir comme du droit de veto.
 
La fin des empires
 
Nous verrons alors les nations agir sans les restrictions qu’imposent le veto des grandes puissances et leurs « récompenses » financières. Ceux qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à son absence aux Nations unies.
 
Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont un, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède ni ne peut gouverner le monde. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L’homme est au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation avec ceux qui cheminent avec lui sur la voie de la sagesse et d’une gestion éclairée des ressources de ce monde d’abondance.
 
Nous, les Frères aînés, aiderons l’humanité à effectuer ce changement. Maitreya mettra les hommes devant la réalité de ce qui les attendrait s’ils n’agissaient pas pour transformer le monde. Il leur montrera que sans un changement de direction l’avenir, en vérité, serait difficile et sinistre, et les éveillera à la réalité de leur interdépendance et de leur Fraternité.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Nous avons tous de la valeur

par Michiko Ishikawa Source : www.avp in-ternational.org ; gsequoya@iinet.net.au

J'ai rencontré Giri Sequoya à Berkeley en juillet 2005, lors d'une conférence du Network of Spiritual Progressives Conférence (Réseau des Progressistes spirituels). Elle avait exposé dans un atelier sur la pratique de la non-violence son expérience de terrain auprès de paysannes vivant dans les villages déshérités de l'Inde du Sud. Sa famille appartient à la classe moyenne supérieure et à la caste brahmane, façon traditionaliste. Très tôt, elle fut profondément frappée par l'injustice et la discrimination dont étaient victimes les gens de castes inférieures et économiquement défavorisés.

Alors qu'elle avait neuf ans, sa servante, ayant eu un enfant, avait demandé à sa grand-mère de le bénir en le touchant ; celle-ci ayant refusé avec mépris – c'était un « intouchable » –, Giri alla aussitôt lui porter des vêtements qu'avait porté son frère bébé, et demanda à le prendre dans les bras, ainsi qu'à boire et à manger. Sa grand-mère, horrifiée, entreprit de la purifier, en la baignant et brûlant ses vêtements. Giri lui demanda comment elle allait s'y prendre pour l'intérieur de son corps, puisqu'elle avait pris de la nourriture impure. Ajoutant, à peine sèche, et pour faire bonne mesure : « Tu dis que le bébé est intouchable, mais il est aussi beau et doux que mon frère. »

Le pouvoir économique aux femmes

Giri partit de chez elle vers 1970, à 19 ans, encore célibataire parce que refusant d'accepter un « mariage arrangé ». Elle fut de la sorte très vite confrontée à la dure réalité de la condition féminine dans un pays où les hommes se considèrent comme ayant un droit de propriété sur les femmes. Ne bénéficiant d'aucune protection masculine, elle apprit rapidement les règles élémentaires de survie, notamment en se familiarisant avec les lois et le système judiciaire. Entre 1986 et 1995, elle travailla dans la section « développement » de nombreuses ONG, et plus spécialement dans tout ce qui touchait à la vie des femmes et des enfants – à qui elle apprenait à respecter tous les êtres humains, sans égard à leur sexe, leur caste et leur race.

En 1992, dans le cadre de son travail pour l'ONG Anitra (Asian Network for Innovative Training, Research and Action – Réseau asiatique pour l'action, la formation et la recherche innovantes), elle recueillit les traditions orales sur les plantes et les arbres médicinaux auprès des vieilles villageoises vivant entre les Etats de Tamil Nadu et d'Andhra Pradesh. Mais son enquête prit rapidement un autre tour car, devant cette jeune femme volontaire et attentive, elles n'ont pas tardé à aborder leurs problèmes : leurs dotes dilapidées, que ce soit sous forme de bijoux, d'argent ou de vaches ; les salaires gagnés dans les rizières, qu'elles devaient reverser jusqu'à la moindre roupie à leurs maris, qui s'en servaient pour acheter de l'alcool – illégal, de fabrication artisanale, et vendu dans des bouteilles en plastiques aux villageois pauvres, pour le plus grand malheur de leurs familles et de l'économie du village et au bénéfice de la police et des détenteurs de l'autorité gouvernementale, impliqués jusqu'au cou dans ce trafic.

Giri s'est alors aperçue qu'il fallait que les femmes s'emparent du pouvoir économique. Elle leur en montra les perspectives et les encouragea à changer radicalement leurs vies. « Nous avons formé une communauté (sanga) de femmes. Chacun des foyers du village (environ 45) devait y être représenté par une femme. S'il n'y avait pas de femme adulte, une fillette scolarisée de quatre ans pouvait faire l'affaire. » Elles s'employèrent à prélever une petite partie des légumes de leurs potagers, pour les vendre discrètement. Mais vu l'exiguïté de leur logement (une hutte), il leur fallait cacher l'argent dans leur soutien-gorge qu'il fallait tenir hors de portée de leurs maris ! La situation devenant risquée, et difficilement tenable, elles eurent l'idée d'ouvrir un compte bancaire. Ce qu'elles ne pouvaient faire sans l'aval de leurs époux. Giri s'est alors tournée vers un responsable de secteur (qui comportait cinq ou six villages) de l'Anitra pour obtenir une signature. Ce responsable a pour fonction d'aider l'économie villageoise, mais il n'était pas très chaud, par peur de perdre son emploi. Il refusa même de la recevoir. Elle s'assit alors devant les toilettes jusqu'à ce qu'il change d'avis. Elle lui expliqua qu'il était de son devoir de favoriser la vie économique du village. Impressionné par ses connaissances juridiques, il finit par signer le formulaire : la communauté avait un compte bancaire.

Chacun des foyers étant considéré comme membre, trois femmes le cosignèrent. « Il fallait voir comment ces femmes, en apprenant qu'elles disposaient d'un compte, se mirent à danser, à chanter. Elles se sentaient en mesure de participer activement à la vie du pays. » Ce succès les a changées. Elles n'avaient aucune éducation, ne pouvaient même pas écrire leurs noms, mais elles étaient pleines de confiance en elles-mêmes. Elles déposaient chaque semaine l'argent qu'elles avaient pu épargner.

Lorsque le relevé de compte fit apparaître un dépôt de 1 000 roupies et des versements réguliers, elles purent obtenir un prêt de 3 000 roupies. « Nous avons alors décidé d'acheter des poules. Toutes les maisons en avaient au moins une et pouvaient produire des œufs. Elles achetèrent ensuite des coqs pour avoir plus de poules, d'œufs et de volailles à vendre. Puis des chèvres, propriétés de tout le village ; tous les foyers finirent par en avoir au moins une. A mesure que nos finances s'amélioraient et que nous prenions davantage confiance en nous, l'attitude des hommes a commencé à changer. Ils se sont mis à nous regarder avec une espèce de « crainte ». Avec comme conséquence, d'augmenter le problème de l'alcoolisme, que les femmes durent prendre en mains. Car le fait de voir celles-ci s'émanciper les plongeaient dans un profond désarroi. Elles n'avaient pas l'habitude de leur dire de cesser de boire, ou de refuser de coucher avec eux, car elles risquaient d'être battues ou violées. » Les villageoises prirent conscience que si elles ne pouvaient empêcher leurs hommes de boire, elles pouvaient au moins empêcher l'alcool d'entrer dans le village. Elles entreprirent un dharna (un sit-in silencieux et non-violent) sur le chemin qui reliait le village à la route principale. Elles se divisèrent en deux groupes de garde, assurant alternativement l'action tandis que l'autre s'occupait des tâches domestiques et fermières. « Nous avons étendu notre linge et nos grains à sécher, nous nous sommes assises pour nous occuper des cheveux de nos enfants ou empêcher les vaches de manger nos graines. Les enfants jouaient autour de nous. »

« Lorsque les camions d'alcool sont arrivés, les chauffeurs nous ont demandé le chemin du village. Nous leur avons répondu : « Désolé, mais nous ne pouvons enlever tous ces vêtements. Il y en a qui appartiennent à d'autres femmes du village. Il faut qu'on aille les chercher. Pourquoi ne descendez-vous pas de votre camion pour marcher, leur dit-on sur un ton innocent et amical. » C'étaient des fonctionnaires qui étaient en pleine illégalité et ne pouvaient donc pas foncer dans les rangs de femmes et d'enfants. Ils n'eurent pas d'autre choix que d'aller dans un autre village.

Les hommes, n'ayant plus leurs quotas d'alcool hebdomadaire, nous en voulaient beaucoup. Ils se rendirent donc dans d'autres villages, où les femmes usèrent de la même technique. Une technique qui fit tache d'huile puisque, lorsque Giri partit en 1995, sept villages avaient ainsi mis fin à ce trafic.

Face à la confiance, à la position de force et au pouvoir économique qu'avaient acquis les femmes, les responsables (masculins) du village comprirent qu'il leur fallait faire la paix avec elles. Lorsqu'ils leur demandèrent ce qu'ils devaient faire en geste d'amitié, elles répondirent qu'elles voulaient avoir une représentante dans le panchâyat (sorte de conseil composé de cinq anciens, qui gère les affaires du village) et qu'elles ne voulaient plus que les services gouvernementaux, y compris la police, pénètrent dans le village, sauf après en avoir obtenu la permission – le panchâyat pouvant lui-même se charger de régler les litiges et les différends. Elles voulaient, de plus, être de véritables partenaires des hommes, y compris en matière économique. Ceux-ci ayant accédé à ces revendications, le village ressuscita le Panchâyat Raj, ancienne instance d'autogouvernement, pour limiter les risques de corruption. Cette institution s'est depuis étendue à d'autres villages et, selon Giri, continue à se répandre dans l'ensemble de l'Inde.

Aujourd'hui, Giri vit en Australie, mais elle retourne chaque année en Inde pour travailler avec de jeunes femmes et des enfants, en particulier avec des étudiantes qui souhaitent faire carrière dans le « travail social ». Elle leur apprend à être autonomes, à être elles-mêmes tout en vivant dans les cadres culturels de leur société.

Projet Alternatives à la violence

Aujourd'hui, Giri Sequoya collabore bénévolement au Project Alternatives to Violence (PAV – Projet alternatives à la violence). Sa sensibilité à la notion d'égalité l'a poussée très vite à s'intéresser à cette initiative. Elle va là où on l'invite. Elle a ainsi dirigé près de 600 ateliers dans les prisons, dans des communautés variées un peu partout à travers le monde (Etats-Unis, G.-B., Canada, etc.).

Le PAV est né en 1975 dans la prison new-yorkaise de Green Haven. Un groupe de détenus condamnés à perpétuité, ayant remarqué le taux élevé de récidives parmi les jeunes de même communauté qu'eux, essayèrent de rentrer en contact avec eux (seuls ou en bandes) pour les amener à ne plus gâcher leurs vies ainsi. Devant la difficulté de l'entreprise, ils firent appel à des Quakers, avec qui ils organisèrent des ateliers de « résolution de conflit ». Ce programme rencontra un tel succès qu'il ne tarda pas à s'étendre à de nombreux autres établissements pénitentiaires, en Amérique et dans une quarantaine de pays. Ces ateliers durent trois jours pleins. On y apprend concrètement (discussion de cas, jeux de rôles, etc.) à gérer les tensions entre individus.

Le principal objectif de Giri, c'est d'aider les détenus à reconnaître leur valeur, leur dignité d'êtres humains, « la beauté qui est la leur en tant qu'enfants de Dieu ». Une fois cette prise de conscience faite, ils l'étendront automatiquement aux autres personnes de leur entourage.

Elle explique comment se déroule un atelier : « Le premier jour, nous avons une séance non directive, où chacun explique pourquoi il est venu. Par exemple : « Je suis là parce que mon juge de l'application des peines me l'a recommandé. » A quoi nous leur répondons qu'étant nous-mêmes des volontaires, nous souhaitons qu'ils viennent ici parce qu'ils le veulent eux-mêmes vraiment, non parce qu'on le leur a recommandé. Qu'ils peuvent partir quand ils veulent, s'ils s'aperçoivent que cet atelier ne leur convient pas. A la fin de la première journée, généralement, la plupart veulent continuer. Nous ne leur parlons pas de ce pour quoi et à quelle peine ils ont été condamnés. Ce qui les a amenés en prison ne m'intéresse pas, dit-elle. Ce qui m'intéresse, c'est que ce sont des êtres humains. Je veux voir le bien en chaque personne. C'est quand on voit ce qu'il y a de bien en nous et qu'on honore la beauté de chaque être que l'on commence à communiquer, à coopérer les uns avec les autres, et que naît en nous un sentiment de confiance en la communauté. »

« Je leur demande : « Combien, parmi vous, aiment le conflit ? Combien, parmi vous, aimeraient vivre une vie sans conflit, une vie paisible, aimante, merveilleuse ? » Tout le monde lève la main. Je leur demande alors : « Qui aime regarder des films ou des émissions, lire des livres où il n'y a pas de conflit, qui montrent une belle famille, une maman et un papa avec une jolie fille et un garçon sympathique, sans conflit ? Regarderiez-vous ce genre de film ? Non, il faut qu'il y ait un méchant, une intrigue. Donc, vous aimez le conflit. C'est lui qui pimente votre vie. Pas de conflit, pas de vie possible. Le conflit n'est pas mauvais, mais il faut apprendre la manière de le régler. Par exemple, supposons que moi et mon mari ayons une discussion, et que la colère me gagne. Je peux prendre une hache et lui couper la tête. Fin du problème. Mais est-ce vraiment le cas ? Je n'ai fait que me créer un autre problème autrement plus grave. Je compterai les barreaux de ma cellule. Est-ce vraiment une vie ? Comment donc puis-je résoudre le conflit de façon à ce que je puisse vivre avec moi-même, vous avec vous-mêmes et que nous puissions vivre tous ensemble comme des amis, ayant surmonté le différend qui nous opposait ? Plus nous travaillons ensemble sur le conflit, plus le lien qui nous unit se resserre. Face à une situation conflictuelle, il faut s'arrêter un moment pour se dire : « J'ai besoin d'être en sécurité. L'autre également. Il faut y parvenir ensemble. » C'est ce que nous allons apprendre à faire, et vous pouvez m'y aider. » Ils me demandent alors comment. Je leur réponds : « Parce que vous êtes ici. Vous avez commis un assassinat. Pas moi. C'est pourquoi vous avez une expérience que je n'ai pas. Dites-moi quoi faire. Dites-moi ce que je dois faire quand je me sens des envies de meurtre sur mon mari, pour que je n'aille pas en prison. » Ils élaborent des stratégies alternatives à la violence. Mais ils ne s'en rendent pas compte parce que je ne fais que leur parler, que je les tire de leur esprit. »

Giri évoque ce détenu qui lui avait demandé de raconter son histoire à tous ceux qu'elle visiterait. Il avait été condamné pour un crime particulièrement violent et mis en isolement. Quand il vint à l'atelier, c'était la première fois depuis trois ans qu'il rencontrait autant de personnes à la fois. Il ne fut d'abord pas très communicatif. Il était assis, le dos au mur, à côté de la porte. Sa posture, ses gestes, tout démontrait qu'il ne se sentait pas en sécurité ; mais il a participé à la totalité de la session.

Son changement fut spectaculaire. Peu après l'atelier, on l'informa que le juge qui l'avait condamné devait venir le voir. Il avait contre lui une haine féroce, un violent désir de le gifler. Il s'est arrangé pour se procurer un couteau, l'aiguiser et, l'ayant dissimulé dans sa manche, il se mit à le guetter sur le pas de sa cellule. Il ressassait sa rancune, revoyait les images du tribunal : le regard des jurés, les procureurs et les plaignants s'adressant à lui comme si c'était la lie de la terre, et le juge le regardant du haut de son siège. A ce moment, une surveillante passa devant lui, par hasard. Elle n'avait aucune idée de ce qui se passait dans sa tête. Elle lui dit, sur un ton cordial : « Bravo, Johnny, je vois que vous allez à cet atelier du PAV. Je suis très contente que vous preniez votre vie en mains. C'est merveilleux ! » Aussitôt, les souvenirs de l'atelier vinrent remplacer ses pensées de vengeance. Il se rappela comme tous avaient eu quelque chose de positif à dire sur lui. A la fin du stage, les participants créent une affiche mettant en lumière les points forts de chacun d'entre eux, chacun écrit avec une encre de couleur un commentaire positif sur tous les autres. « Je suis un être humain d'une valeur inestimable, se dit-il alors. Si je tue le juge, ma vie sera encore pire. » Et il cassa son couteau.

« Ce que j'admire le plus, dans le Jésus historique, déclare Giri, c'est qu'il a vécu sa vie comme un exemple. L'exemple, c'est ce que voient les gens. Mes enfants ne voient pas combien de fois je vais à l'église, mais ils voient la façon dont je traite un enfant qui pleure sur la route. Si mes actes ne parlent pas, mes paroles sont creuses. Nous sommes tous des êtes humains ; chacun de nous est d'une valeur inestimable, et pour toujours.

Nous devons vivre dans le respect d'autrui. Ma fille m'avait dit, quand elle avait neuf ans, alors que nous parlions de la guerre du Golfe, que chaque être humain, chaque vie, ressemble à une pièce de puzzle de couleur et de forme différentes. Chacune est nécessaire au tout. Tuer quelqu'un, c'est détruire une pièce du puzzle ; on ne pourra plus avoir l'image complète. Une pièce située dans un coin de ce puzzle ne verra jamais celle qui est dans le coin opposé, mais que l'une manque, et l'on ne pourra le recomposer complètement. »

 

 




Home Des progressistes spirituels lancent un nouveau mouvement

par Monte Leach Source : Informations : www.tikkun.org

Le rabbin Michael Lerner a une mission. Son objectif est rien moins que la transformation fondamentale du paysage politique et économique de la société américaine. Rédacteur du magazine Tikkun, cet auteur et activiste de longue date a organisé une Conférence inaugurale sur l'activisme spirituel, en juillet 2005, à Berkeley (Californie), afin de lancer un nouveau mouvement, une force nouvelle dans la politique américaine appelée le Réseau des progressistes spirituels.

M. Lerner explique ainsi les objectifs de la conférence : « Nous avons mis sur pied cette réunion pour ceux qui souhaitent trouver un moyen de contrer les aspects du monde libéral et progressiste qui est réfractaire et même hostile aux gens qui sont spirituels et religieux ; et pour promouvoir une nouvelle éthique au sein de la société américaine, afin de contrer le matérialisme et l'égoïsme dominant et de le remplacer – en insistant sur le fait que les institutions doivent être rationnelles, productives et efficaces, non seulement pour accroître l'argent et le pouvoir, mais aussi pour accroître l'amour et la compassion, la générosité et la gentillesse, l'éthique et l'intérêt pour l'écologie, ainsi que le respect et l'émerveillement pour la grandeur de la création. »

Lors de cette conférence de quatre jours, à laquelle assistaient 1 300 personnes, plus de 100 orateurs se sont exprimés sur des sujets tels que « Notre crise spirituelle et le rôle de la non violence », « La signification de la politique et comment elle diffère de la politique libérale traditionnelle », et la « Construction d'un mouvement spirituel progressiste visant à transformer la société américaine ».

Le centre moral de la politique

L'un des principaux orateurs était le Révérend Jim Wallis, prêtre évangélique progressiste dont le nouveau livre La politique de Dieu : pourquoi la droite se trompe et la gauche ne comprend rien, est devenu un best-seller national.

Le rôle de la religion a été extrêmement important lors des élections américaines de novembre 2004, estime Jim Wallis : « Beaucoup de gens ont tenu compte de la manière dont la religion était utilisée et, d'après certains, trompée, lors de ces élections. Ils considèrent la manière dont les médias abordent la foi et regardent comment la Maison Blanche et le Congrès utilisent la religion et disent : « Moi aussi j'ai la foi, mais ceci n'est pas ma foi. » Ou encore, « Il se peut que je ne sois pas religieux, mais j'ai des valeurs morales, et leurs valeurs morales ne sont pas les miennes. » 

J. Wallis a rencontré beaucoup de personnes s'exprimant ainsi lors de sa tournée pour présenter son livre : « Après avoir visité 49 villes en 21 semaines, rencontré face à face et écouté 80 000 personnes, je suis convaincu que le monologue sur le Droit religieux est dépassé et qu'un nouveau dialogue vient de débuter. Certains l'ont appelé l'avènement d'un droit sans religion. Ce titre ne convient guère à un mouvement, mais le mouvement existe dans l'esprit de tout un chacun. Ils ont envie d'adhérer à quelque chose. Ils ont envie de faire partie de quelque chose. Ils souhaitent quelque chose de nouveau. »

J. Wallis poursuit : « Le droit est quelque chose de très pratique dans le langage religieux, la foi, les valeurs et Dieu, si bien qu'ils agissent comme s'ils possédaient le territoire ou peut-être même Dieu. Mais ils réduisent tout à deux sujets. Saviez-vous qu'il n'existe que deux sujets en relation aux valeurs morales dans la politique américaine : le mariage gay et l'avortement ? Mais je suis un chrétien évangéliste, et quand je trouve 3 000 vers dans la Bible sur les pauvres, j'insiste sur le fait que la lutte contre la pauvreté fait, elle aussi, partie des valeurs morales. La protection de l'environnement, qui est une création de Dieu, est une valeur morale. Et nous devons insister pour que l'éthique de la guerre (s'il faut partir à la guerre, quand il faut entrer en guerre et si l'on dit la vérité sur le fait d'entrer en guerre) soit, elle aussi, une question religieuse. »

« Comment Jésus pourrait-il être favorable à la guerre, aux riches et aux seuls Américains, demande J. Wallis. C'est comme si votre foi vous était volée. Lorsqu'un personnage public vous vole votre foi, il arrive un moment où vous décidez qu'il est temps de la récupérer. Il y a beaucoup de gens dans ce pays que nous pouvons atteindre, que nous devons atteindre, qui ne se considèrent pas comme faisant partie de la gauche et qui probablement n'en feront jamais partie. Mais ils répondront à un appel afin de trouver le centre moral de la politique. Je sens que les gens ont un grand désir que cette sorte de foi nous réunisse. »

Une convention spirituelle en Amérique

Le rabbin Lerner est d'accord avec Jim Wallis et pousse son analyse plus loin. « Cette société traverse une crise spirituelle à cause de la domination du discours matérialiste et égoïste que les gens entendent jour après jour dans le monde du travail », a-t-il déclaré dans son discours lors de la conférence.

« La droite, continue-t-il, reconnaît que les gens traversent dans leur vie quotidienne une crise spirituelle. Mais les conservateurs se trompent dans l'analyse de ses causes, affirmant que le matérialisme et l'égoïsme qui détériore la vie de famille ont pour origine le « comportement des autres » dans la société (les gays, les féministes, les libéraux, les humanistes séculaires). Ces groupes ont introduit leurs propres « intérêts particuliers » dans le discours politique, affirment les conservateurs, et c'est pourquoi il existe aujourd'hui une crise spirituelle dans la vie familiale des Américains. »

L'ironie, explique M. Lerner, c'est que les conservateurs sont les premiers supporters de l'égoïsme et du matérialisme dans le monde du travail. Ils luttent contre l'introduction d'un quelconque critère de responsabilité sociale et ne souhaitent pas que le gouvernement interfère avec la capacité des entreprises de poursuivre leurs propres intérêts égoïstes sans tenir compte des conséquences que cela peut avoir sur l'ensemble de la société.

Par ailleurs, ajoute M. Lerner, les forces libérales et progressistes ne pensent pas qu'il existe une crise spirituelle. Ils pensent que lorsque les gens parlent de crise spirituelle, ces mots servent de code pour désigner le racisme et le sexisme. « Ce dont on a besoin, explique-t-il, c'est d'une voix spirituelle progressiste capable de reconnaître qu'il existe une véritable crise spirituelle et insiste pour que cette crise devienne un aspect central de la politique (mais avec une analyse et une solution différentes de celles des conservateurs. »

M. Lerner espère que cette nouvelle voix spirituelle progressiste constituera le Réseau des progressistes spirituels. Il défend une nouvelle ligne de conduite pour l'Amérique, pouvant transformer les institutions de la société afin qu'elles favorisent l'amour et la sollicitude à la place du matérialisme et de l'égoïsme.

Un moyen d'atteindre cet objectif, dit-il, est d'ajouter dans la Constitution américaine un amendement sur la responsabilité sociale. « Toute entreprise américaine ayant un revenu annuel de plus de 50 millions de dollars devrait remettre en cause son existence tous les dix ans. La prolongation de la vie de l'entreprise ne serait garantie qu'à celles capables de prouver devant un jury de citoyens ordinaires qu'elles suivent une voie de responsabilité sociale satisfaisante. »

Dans les écoles, précise M. Lerner, on entraînerait les enfants à faire preuve de sollicitude. Chaque élève entre 9 et 18 ans formerait des plus jeunes sous la super-vision d'un professeur. La plupart des élèves prendraient soin de quelqu'un d'autre. « Nous voulons enseigner les valeurs de l'amour, de la gentillesse, de la générosité et de la sollicitude, déclare M. Lerner, un héritage spirituel commun à toute la race humaine. »

M. Lerner voit son idée comme le point de départ d'une large plate-forme, une réunion spirituelle avec l'Amérique présentée par le Réseau des progressistes spirituels. Les participants à la conférence ont formé des groupes de travail afin de discuter de la manière de créer cette nouvelle plate-forme dans les secteurs de l'économie, de la politique, de l'éducation, de l'environnement et de la science.

A partir de la Conférence sur l'activisme spirituel, une nouvelle réunion est programmée pour le printemps 2006 à Washington. Cette conférence nationale transmettra un programme politico-spirituel aux médias et aux politiciens de Washington et formera des organisateurs pour faire connaître ce programme dans leurs communautés.

« Nous voulons construire un monde dans lequel l'amour, la générosité et la gentillesse constitueront le centre de notre monde au lieu d'être ignorés comme une vision impossible et irréaliste ne pouvant jamais se concrétiser, conclut M. Lerner. Au cours des 20 à 30 prochaines années, nous allons profondément transformer ce pays et faire en sorte que la guérison et la transformation du monde devienne possible. Nous pouvons faire cela ensemble. Voulez-vous vous joindre à nous ? N'hésitez pas à nous rejoindre. »





Signes des temps

Home Bénédiction lumineuse de Maitreya en Espagne

Bénédiction lumineuse de Maitreya sur une photographie de J. A., prise en septembre 2004 et représentant une famille dans un petit village au centre de l'Espagne.




Home En réchapper par miracle

Source : Waikato Times, Nouvelle-Zélande

Un directeur commercial d'Hamilton (Nouvelle-Zélande), déclare « qu'il mesure toute sa chance » depuis qu'il est sorti indemne d'une collision avec deux camions qui ont réduit sa voiture en miettes. Cet homme de cinquante et un ans, qui se rendait dans le sud pour son travail vers 8 h 30, se rappelle seulement « avoir pensé à la vie » lorsque sa Subaru Legacy entra en collision avec un camion qui allait dans la même direction et fut alors projetée en travers de la route devant un second camion allant dans l'autre sens. Il ne souffrit que d'égratignures mineures et de contusions et quitta l'hôpital le jour même avant midi.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le conducteur avait été sauvé par le Maître Jésus.


Home L'image de Jésus dans une fontaine

Source : VG, Norvège

Une image de Jésus est apparue sur une photographie prise par Tom Brobakke à Bragenes Torg, Drammen (Norvège) le 9 juillet 2005. Il avait photographié une fontaine et en rentrant chez lui il découvrit sur la photo l'image d'une silhouette aux mains levées. VG, le plus important journal norvégien, a relaté l'histoire en ces termes : « Regardez attentivement cette image : il peut s'avérer que Jésus soit apparu à Drammen jeudi soir. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'image avait été créée par le Maître Jésus.


Home Des ovnis au-dessus de la côte britannique

Source : Plymouth Independent, Grande-Bretagne

« Mystery UFO over Coastline » (Un mystérieux ovni au-dessus de la côte) titrait en première page un journal local de Plymouth (Grande-Bretagne) en juin 2005. De brillantes lumières vues au-dessus de la côte sud-ouest de l'Angleterre ont été photographiées par Mark Fowler, persuadé qu'il ne pouvait s'agir d'un avion militaire. « J'ai été pendant dix-sept ans pilote dans l'Armée de l'Air et si cela avait été un avion militaire, je l'aurais su. Je n'ai pas la moindre idée de ce dont il s'agit. Je n'ai jamais rien vu de semblable », a-t-il déclaré. Il était en train de photographier le coucher du soleil sur le Devon et la Cornouaille lorsqu'il a vu les objets. « Il y avait un grand amas de lumières brillantes que je crus tout d'abord être un nuage, mais alors un disque argenté a émergé au milieu. Il était visible à l'œil nu, mais à travers le viseur de mon appareil photo je le voyais encore plus nettement. Il s'arrêtait, puis accélérait et s'arrêtait à nouveau. C'était vraiment bizarre. »  

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières étaient des vaisseaux spatiaux venant de Mars.


Home Un phénomène officiellement « inexplicable »

Associated Press ; www.vision-sofjesuschrist.com

Une enquête officielle concernant la Madone de Civitavecchia, qui verse des larmes de sang par intermittence depuis 1995, a conclu que le phénomène n'avait pas « d'explication humaine ».

La statue de 42 cm de haut, originaire de Medjugorje, était placée dans le jardin de Fabio Gregori, à Civitavecchia, à 60 km au nord de Rome ( Italie). En février 1995, des milliers de personnes s'étaient attroupés dans le port de la petite ville, après qu'une fillette de cinq ans ait signalé que la statue versait des larmes de sang. Dans les mois qui suivirent, la statue pleura plus de quatorze fois.

Dénoncé par un groupe de consommateurs auprès du juge local, M. Gregori fut accusé de conspiration, de fraude et d'abus de la crédulité des gens, et sa maison fut fouillée à plusieurs reprises. Cette nouvelle enquête l'a complètement disculpé, et toutes les charges retenues contre lui sont enfin tombées. « Je suis heureux que ce procès soit terminé, mais honnêtement je dois dire que je me suis toujours senti totalement en paix, explique-t-il. Pour défendre la vérité jusqu'au bout, j'étais prêt à affronter une éventuelle peine. »

Initialement, l'Evêque de Civitavecchia, Mgr Girolamo Grillo, était particulièrement réticent à propos de cette affaire : « Une semaine après l'annonce des premières larmes, je dis au prêtre de la paroisse de prendre un marteau et de détruire la petite statue, raconte-t-il. Mais, au lieu de cela, il la cacha et la confiant au frère de G. Gregori. Peu après, j'en pris la garde afin de tirer la chose au clair, et la statue se mit à verser des larmes tandis que je la tenais dans les mains. »

A cette époque, le liquide rouge s'écoulant de la statue fut identifié comme du sang humain (masculin). Les rayons-X et les scanners ne révélèrent aucune cavité dans le corps de la statue qui aurait pu dissimuler des mécanismes permettant au liquide de s'écouler. L'équipe actuelle, composée de théologiens, d'historiens et de docteurs engagés par le diocèse de Civitavecchia afin de réexaminer le cas, ont analysé l'intégralité des témoignages et ont conclu que ce phénomène restait « inexplicable ».

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce « nouveau miracle », de même que le miracle original, ont été manifestés par le Maître qui fut la Madone.


Home Bénédiction lumineuse du Maître Jésus à Chigasaki City

Bénédiction lumineuse du Maître Jésus sur une photographie envoyée par S.K., Chigasaki City (Japon).




Home Cercles de lumière à Berlin

Cercles de lumière sur une photographie prise en décembre 2001, à Berlin (Allemagne), envoyée par P.S.





Tendances

Home Etats-Unis : Dennis Kucinich appelle à un changement de direction

Source : www.kucinich.us ; The New York Times, Etats-Unis

« Il y a une heure, le président a dit que la Côte du Golfe semblait avoir été rayée de la carte par une arme. Elle le fut. L'indifférence est une arme de destruction massive », a expliqué D. Kucinich s'adressant au Congrès, le 2 septembre 2005, lors d'une session spéciale ayant pour but d'octroyer des fonds pour les victimes de l'ouragan Katrina.

« Hier, l'Administration Bush a prétendu que personne ne pouvait anticiper la rupture des digues. N'a-t-elle pas vu ou ne s'est-elle pas préoccupée de l'avertissement de la FEMA en 2001 sur les risques de dévastation de la Nouvelle-Orléans par un ouragan ? Ne savait-elle pas ou ne se préoccupait-elle pas de la mise en garde, répétée depuis des années, par les ingénieurs civils et militaires, sur les conséquences possible du non renforcement des digues ? S'est-elle préoccupée du fait que cette même Administration, qui minimise la détresse du peuple aujourd'hui, a réduit le budget du système de protection contre les inondations des dix millions indispensables à leur maintien ? »

D. Kucinich, qui appelait à déployer immédiatement des ressources fédérales vers cette région, a ajouté : « Il est temps, pour le gouvernement fédéral de prendre au sérieux la recherche des scientifiques qui avertissent depuis des années des dangers d'un changement du climat mondial, et de préparer d'autres régions du pays à d'autres désastres climatiques éventuels, jusqu'à ce que nous changions nos politiques énergétiques désastreuses. Il est temps de changer notre politique énergétique, de mettre fin à la domination du pétrole et du fioul fossile et d'investir massivement dans des énergies alternatives. Aussi dramatique que cette catastrophe se soit révélée, elle est en fait un simple avertissement. Notre gouvernement doit changer de direction, il doit s'efforcer de faire des Etats-Unis un lieu agréable à vivre, où chacun puisse survivre et prospérer. Ils doivent sortir du sentier de la guerre et chercher celui de la paix, la paix avec l'environnement naturel et avec les autres nations, la paix grâce à un système économique juste. »

De nombreux démocrates ont ajouté leur voix à ces critiques. Le sénateur Hillary Clinton a reproché à l'administration Bush les réductions de budget de la Federal Emergency Management Agency.

Al Gore, ancien vice-président, utilisa un jet privé pour envoyer des médecins dans les régions touchées par la tempête.

Jonh Kerry a précisé dans un entretien : « Ce que vous voyez ici est la récolte d'une Administration qui a passé quatre années à éviter de s'attaquer aux problèmes réels et ne s'est occupé qu'à se mettre en valeur et à imposer son idéologie. »

« Cela est très troublant pour de nombreux Américains, car plus d'un millier de personnes ont péri ; il s'agit de la destruction de la communauté américaine, a précisé Howard Dean, président du Comité national démocratique. L'idée qu'un quelconque gouvernement n'ait pas agi comme il l'aurait dû pour des raisons politiques est scandaleuse. »

L'ancien sénateur John Edwards fit remarquer que la nation a longtemps été coupée en deux. Le sénateur Edward M. Kennedy a ajouté : « Les vents puissants de cette tempête ont arraché le masque qui excluait de nos débats les nombreux Américains qui sont exclus et oubliés. »




Home Japon : Apprentissage de l'écologie

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Les sociétés japonaises s'investissent de plus en plus dans l'éducation, mais pas n'importe laquelle. Elles veulent que leurs employés prennent part à des projets environnementaux.

Ce sont des sociétés de premier plan au niveau international qui se sont lancées dans cette direction, qui a des résultats très positifs. Certaines de ces sociétés fournissent même des activités de loisirs écologiques aux enfants de leurs employés.

L'idée directrice est d'informer le public des problèmes de l'environnement et de la manière dont il peut facilement se dégrader. De grandes sociétés engagent leurs employés à cultiver du riz en n'utilisant que des substances organiques non polluantes. Ces personnes entreprennent un cycle complet de semence, soin et récolte du riz qui, dans certain cas, est destiné à la confection du saké.

De nombreuses sociétés coopèrent avec des associations sans but lucratif dans une relation de réciprocité et font des dons au profit de nouveaux projets dans ce domaine.

« Les sociétés ont besoin d'engager des employés au courant des problèmes de l'écologie pour que, dans le cadre de leur travail, ils soient à même de détecter des risques environnementaux à un stade précoce, notamment concernant l'utilisation de matériaux dangereux », a déclare M. Hisso Katamura, président directeur général de la Fondation japonaise pour l'Environnement Sompo.

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Home Les thérapies alternatives dans les universités américaines

Source : Associated Press

L'enseignement officiel de la médecine aux Etats-Unis commence à prévoir des thérapies alternatives telles que l'acupuncture, la phytothérapie, l'homéopathie. Plus de 95 instituts sur 125 prévoient ce genre de disciplines dans leurs programmes.

L'Université de Pennsylvanie, connue sous le nom de Penn, s'est récemment associée à cette tendance. Elle se propose de coopérer avec l'Institut Tai Sophia, un institut de médecine alernative du Maryland, dans un programme visant à initier les étudiants en médecine à de nouvelles méthodes. Des instituts traditionnels tels que Penn comprennent que la médecine complémentaire (utilisée parallèlement à un traitement conventionnel), ou alternative (utilisée en lieu et place d'un traitement conventionnel) peuvent grandement contribuer à améliorer l'état du patient.

Le Dr Alfred P. Fishman, de l'Ecole de Médecine Penn, estime que si on avait tenté cette démarche il y a dix ans, tout le monde aurait ricané. Il ajoute qu'aujourd'hui, le praticien doit rechercher l'obtention et la conservation de la santé de son patient plutôt que se limiter à la prévention de la maladie.




Home Le Venezuela défie le FMI et investit dans son peuple

Source : www.news.bbc.co.uk

Le plus grand programme d'alphabétisation est peut-être en marche au Venezuela, financé par les revenus du pétrole dont le Fonds monétaire international (FMI) affirme qu'ils devraient être gardés en réserve.

Le gouvernement vénézuélien marque son désaccord. Depuis 2004, en dépit de l'opposition du FMI, le 5e exportateur mondial de pétrole investit ses bénéfices liés à l'augmentation internationale du prix du pétrole dans l'alphabétisation, la santé, et autres programmes sociaux – c'est pour ce gouvernement une façon tout à fait nouvelle de traiter le développement économique et la justice sociale.

Depuis 2004, plus d'un million d'adultes ont appris à lire et écrire grâce à l'immense programme d'alphabétisation des masses dénommé « Mission Robinson » (alphabétisation de base et enseignement primaire) et « Mission Ribas » (enseignement secondaire). Les méthodes d'enseignement – comme presque tous les 13 000 médecins et dentistes exerçant dans les communautés vénézuéliennes les plus pauvres – viennent de Cuba, qui en contrepartie reçoit 53 000 barils de pétrole par jour à prix préférentiel.

Avec un pétrole brut vénézuélien dépassant les 33 dollars le baril, la compagnie pétrolière nationale PDVSA fournit 6 milliards de dollars supplémentaires aux finances publiques et utilise plus de 3 milliards de dollars à des projets sociaux de son cru. Dans un dépôt de carburant désaffecté situé à Fabricio Ojeda, un quartier pauvre de la capitale Caracas, la compagnie a construit, en collaboration avec une communauté locale, un « centre de développement auto-suffisant » comportant une école, une clinique, un magasin d'alimentation subventionné, un jardin maraîcher biologique et deux petites fabriques, le tout constitué en coopératives locales après une période initiale de soutien de la PDVSA.

Hugo Moyer, directeur des programmes sociaux de la PDVSA, pense que l'éducation de base, la santé, la nourriture et la création d'emplois sûrs, productifs et bien rémunérés devraient être considérés comme un investissement dans le peuple et non comme une dépense : « Ce pays, comme beaucoup d'autres en Amérique latine, a une énorme dette sociale envers sa population », a-t-il déclaré.




Home La lutte contre la tuberculose

Source : Agence France-Presse; OMS, Suisse; Earth Times, E.-U.

Le Canada a offert 20,2 millions de dollars pour lutter contre la propagation de la tuberculose dans les pays en voie de développement et contribue à la création d'un fonds d'aide pour l'achat de médicaments antituberculeux. La moitié des fonds sera gérée par l'Organisation mondiale de la santé, et l'autre moitié ira aux projets antituberculeux spécifiques de l'Inde, des Philippines et de la Zambie.

La Fondation Bill et Melinda Gates a alloué 10 millions de dollars au Programme de développement de l'Onu, à la Banque mondiale, au Programme spécial pour la recherche et le développement contre les maladies tropicales de l'OMS, afin de financer le développement de nouveaux tests de diagnostic de la tuberculose. La subvention sur cinq ans, destinée à soutenir l'Initiative du diagnostic de la tuberculose vise à trouver de nouvelles approches pour détecter cette maladie. Cette initiative est issue d'un partenariat entre des chercheurs universitaires, des experts cliniciens, des promoteurs de tests commerciaux et des responsables de la santé publique.

« Nous avons un retard de 100 ans en matière de diagnostic de la tuberculose », a déclaré Mark Perkins, directeur de la recherche et du diagnostic pour OMS. Carlos Morel, directeur du programme, a déclaré que le fait de détecter la maladie de façon précoce suscitait des critiques, et que s'il y a eu beaucoup de progrès en ce qui concerne le traitement de la tuberculose, « le diagnostic reste une pierre d'achoppement ».

De son côté, Médecins sans frontières a déclaré que les médicaments et les vaccins utilisés pour lutter contre la tuberculose sont dépassés et très onéreux. Selon eux, le vaccin le plus récent a été mis au point il y a 78 ans, et le traitement médical utilisé actuellement pour combattre la tuberculose a été inventé il y a 30 ans. « Ce traitement n'est guère à la portée de la majorité des patients tuberculeux ne disposant que de faibles revenus, a déclaré Ian Small de MSF. Il nous faut examiner les véritables coûts de ce traitement ».

« Il est scandaleux de constater à quel point aujourd'hui la recherche et le développement ont un si faible impact », a conclu James Orbinski, de Médecin sans frontières. Chaque année, plus de deux millions de personnes meurent de la tuberculose et sept à huit millions contractent la maladie.





Les priorités de Maitreya

Home Pnud : rapport 2005 sur le développement humain

La réduction des inégalités est essentielle

Source : Pnud

Les dirigeants du monde ont reçu un ferme avertissement sur le coût humain du non-respect des accords mondiaux visant à sortir les hommes de l’extrême pauvreté – coût qui inclut de nombreux millions de morts qui pourraient être évités dans les dix prochaines années, selon le Rapport 2005 sur le développement humain : La croisée des chemins de la coopération internationale – l’aide, le commerce et la sécurité dans un monde injuste, rapport des Nations unies pour le développement.

Ce rapport a été présenté aux dirigeants du monde une semaine avant qu’ils ne se rencontrent, au siège des Nations unies à New York, pour le Sommet mondial 2005 – la plus grande réunion de chefs d’Etats et de gouvernements – pour faire le point sur les progrès accomplis vers les Objectifs de développement du millénaire (ODM). Ces objectifs incluent l’engagement de diviser par deux l’extrême pauvreté, de réduire des deux tiers la mortalité infantile et d’étendre l’éducation primaire universelle, d’ici 2015.

L’étude fait apparaître que si des progrès substantiels ont été accomplis globalement, beaucoup de pays pris individuellement ont aussi régressé. Le rapport recommande un changement rapide et important dans les politiques d’aide mondiale, le commerce et la sécurité pour remplir les ODM « Le monde possède la connaissance, les ressources et la technologie, mais le temps presse », selon l’administrateur du Pnud, Kemal Dervis.

« La Déclaration du millénaire était un engagement solennel à libérer nos frères hommes, femmes et enfants des conditions d’extrême pauvreté les plus abjectes et déshumanisantes, selon Kevin Watkins du pnud, auteur du rapport et ancien directeur à l’Oxfam. Les ODM constituent une promesse, rédigée par 189 gouvernements, destinée aux pauvres de la planète. Il reste moins de 10 ans pour les respecter. » 

 Le rapport montre que le développement humain s’améliore mais que son rythme est trop lent pour atteindre les ODM. Parmi les chiffres clefs :

– Objectif de réduction de la pauvreté : en 2015 et au rythme actuel, 827 millions d’humains vivront dans l’extrême pauvre-té – dont 380 millions pourraient l’éviter si les objectifs des accords internationaux étaient respectés. En outre, 1,7 autres milliard d’humains vivront avec 2 dollars par jour, en 2015.

Objectif de réduction des deux-tiers de la mortalité infantile : au rythme actuel, l’objectif de réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans sera atteint en 2045, soit 30 ans après 2015. Pour la prochaine décennie, le coût humain de non tenue de l’objectif se traduirait par 41 millions de mort d’enfants supplémentaires.

– Objectif d’éducation primaire universelle : En 2015, 47 millions d’enfants seraient non scolarisés, dont 19 millions dans l’Afrique sub-saharienne.

– Objectif d’améliorer l’accès à l’eau salubre et aux installations sanitaires : Plutôt que de diviser par deux le milliard de personnes qui n’ont pas l’accès à une eau propre, avec la tendance actuelle, 210 millions de personnes n’atteindraient pas l’objectif. Plus de 2 milliards n’auraient toujours pas accès aux installations sanitaires en 2015, principalement en Afrique sub-saharienne.

Le rapport affirme que les inégalités extrêmes constituent un frein au progrès vers les ODM. Il souligne l’ampleur des écarts de bien être entre les pays : les 40 % de la population la plus pauvre – 2,5 milliards de personnes qui vivent avec moins de 2 dollars par jour – ne compte que pour 5 % du revenu global.

Dans un langage étonnamment peu diplomatique, le Rapport accuse les Etats-Unis d’avoir « une stratégie militaire surdéveloppée et une stratégie de sécurité humaine sous-développée – y compris en ce qui concerne leurs propres citoyens ». Le rapport de l’Onu montre clairement, pour la première fois, qu’une partie des Etats-Unis est aussi pauvre que le monde en développement – vérité mise à nu lors du désastre de l’ouragan Katrina. Le rapport mentionne une augmentation du taux de mortalité infantile (nombre d’enfants qui meurent avant leur 5e anniversaire) aux Etats-Unis depuis 2000, taux qui est aujourd’hui égal à celui de la Malaisie, et un taux de pauvreté infantile qui a augmenté de plus de 20 %. Le taux de pauvreté infantile – défini comme le pourcentage d’enfants vivant dans une famille dont les revenus sont 50 % en dessous de la moyenne nationale – est un indicateur particulièrement sensible de la pauvreté dans les pays développés.

Dans un défi apparent aux actions bilatérales des administrations Bush et Blair, le rapport affirme : « Il existe un besoin urgent à développer un cadre de sécurité collective qui va au-delà de la réponse militaire au terrorisme. La pauvreté et la misère sociale sont les composants fondamentaux de la menace de sécurité globale. Le seul moyen d’éradiquer la pauvreté est de cibler les inégalités. A moins que cela soit accompli, les MDG ne seront pas atteints »

« Ce rapport nous présente un signal clair, a déclaré K. Dervis. Nous savons que ces ODM sont atteignables, mais si l’on continue nos affaires comme d’habitude, les promesses de la déclaration du millénaire ne seront pas tenues. Ce serait avant tout une tragédie pour le monde pauvre – mais les nations riches ne seraient pas épargnées par ses conséquences. Dans un monde interdépendant, nos prospérités et sécurités collectives partagées dépendant de manière critique du succès dans la guerre contre la pauvreté. »




Home Financement d'un programme de vaccination

Source : The New York Times, E.-U.]

La France, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni et la Suède se sont mis d'accord pour collecter ensemble presque 4 milliards de dollars en vendant des bons du Trésor. Cet argent servira à développer considérablement les programmes de vaccination dans les pays en voie de développement. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'en 2015, cette contribution aura sauvé la vie de quelques cinq millions d'enfants.

Ce nouveau financement doublera pratiquement les ressources de l'Alliance mondiale pour l'immunisation, qui regroupe plusieurs pays et organisations internationales, des représentants des laboratoires produisant des vaccins et la Fondation Bill et Melinda Gates. Au cours des cinq dernières années, l'Alliance a financé la vaccination de 78 millions d'enfants, et estime avoir ainsi sauvé la vie de plus d'un million d'entre eux.

En 2006, l'Alliance prévoit d'intensifier la prévention de la rougeole en Asie du Sud et en Afrique sub-saharienne, d'aider à l'éradication de la poliomyélite dans le monde entier, et d'accroître l'utilisation des vaccins antitétaniques chez les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Ce mode de financement novateur, appelé le Financement international de l'immunisation, a été imaginé par le ministre des Finances britannique, Gordon Brown. Les bons du Trésor des cinq pays donateurs seront progressivement octroyés à l'Alliance sur une période de dix ans, ce qui permettra à celle-ci de se fournir en vaccins pendant cette période. Les pays les plus généreux sont respectivement la Grande-Bretagne, qui s'est engagé à couvrir 35 % de la somme, et la France, qui doit en couvrir 25 %. C'est la première fois que des pays riches utilisent des bons du Trésor pour financer un programme d'aide à des pays en voie de développement.

Outre les vaccins, l'argent servira à l'achat de bicyclettes pour les transporter, à réhabiliter des cliniques et à payer le personnel chargé de procéder aux vaccinations dans les régions les plus reculées. Ainsi, l'Alliance ne veut pas se limiter aux vaccinations ; elle espère contribuer aussi à l'amélioration des systèmes de santé dans les pays en voie de développement.




Home Katrina : ce que la tragédie a révélé

Source : The Independent, G.-B.

Il va sans dire que le monde a été choqué et profondément attristé par la souffrance endurée par les populations des régions touchées par l'ouragan Katrina aux Etats-Unis. Une fois de plus le monde entier s'est mobilisé pour apporter toute l'aide possible. Un des gestes les plus touchants est venu du Sri Lanka, un pays qui a lui-même été durement touché par le récent tsunami et qui a encore du mal à se remettre de ce désastre.

La catastrophe en Louisiane a inspiré l'horreur, la stupéfaction, la sympathie, mais aussi une véritable incrédulité non seulement face à la puissance des éléments déchaînés mais encore à la découverte stupéfiante que certaines régions des Etats-Unis semblent être aussi pauvres que des pays du tiers monde.

Pourtant, un récent rapport des Nations unies sur les inégalités dans le monde nous le confirme sur la base de preuves statistiques : pour beaucoup d'Américains – en fait beaucoup plus que ceux qui ont été touchés par l'ouragan Katrina – le grand « Rêve américain » reste, justement, un rêve.

L'édition 2005 du rapport annuel des Nations unies sur le développement humain, qui se limite habituellement aux pays en voie de développement, attire l'attention sur les inégalités qui règnent aux Etats-Unis dans le domaine de la santé, ce dans le cadre d'une étude globale sur les inégalités dans le monde et leur impact sur l'éradication de la pauvreté. Le document, véritable réquisitoire contre la politique américaine intérieure et étrangère, ne devrait pas plaire à Washington, et ce précisément au moment où le gouvernement américain cherche à affaiblir les Nations unies.

Pourtant les faits sont éloquents : qui, avant Katrina, aurait pu croire que le pays le plus riche du monde possédait un taux de mortalité infantile égal à celui de la Malaisie ? Le rapport 2005 sur le développement humain révèle également un type de pauvreté – particulièrement choquant pour les observateurs du monde entier – qui fait que les enfants noirs américains ont deux fois plus de risques de mourir avant l'âge d'un an que les enfants blancs.

Le rapport accuse les Etats-Unis d'avoir « une stratégie militaire surdéveloppée et une stratégie de sécurité humaine sous-développée »… « La pauvreté et la cassure sociale sont des éléments fondamentaux de la menace globale sur la sécurité. »

Les Etats-Unis considèrent les Nations unies comme une contrainte inutile sur ses intérêts stratégiques. John Bolton, le nouvel ambassadeur américain à l'Onu, a récemment proposé 750 amendements au projet de déclaration prévue pour le sommet des Nations unies de septembre 2005, qui doit réformer et renforcer les Nations unies, et faire le bilan des progrès réalisés dans la réalisation des Objectifs du millénaire de réduire de moitié la pauvreté à l'horizon 2015.

Les différences d'appréciation entre les Etats-Unis et les Nations unies sur le thème de la pauvreté ont pour origine la politique économique américaine de promotion de la croissance et de la libéralisation des échanges censée au final bénéficier aussi aux pauvres.

Les Nations unies, considèrent qu'une telle politique ne peut empêcher les enfants de mourir. La croissance économique ne peut réduire la pauvreté si les pauvres n'ont pas accès aux soins de santé, à l'éducation et autres prestations sociales.





La voix des peuples

Home Irlande : cinq hommes incarcérés pour avoir défié Shell

Source : The Independent, Grande-Bretagne ; Indymedia.org

D'un côté le gouvernement irlandais et le géant pétrolier Shell, de l'autre cinq citoyens ordinaires – trois cultivateurs et deux enseignants en retraite. Le soutien ne cesse de grandir en faveur des « Rossport five » (les cinq de Rossport), qui sont détenus en prison depuis juin 2005 pour enfreinte à la loi, en raison de leur opposition aux projets de Shell visant à faire arriver un gazoduc sur le rivage.

Rossport est une petite ville du comté de Mayo dans l'ouest de l'Irlande, avec une belle côte non polluée. Mais, à quarante miles de la côte, se trouve un vaste gisement de gaz, le Corrib field. Ce gisement a été découvert en 1996 et le gouvernement en a accordé l'exploitation à Shell et à d'autres compagnies. Brit O'Seighin, la fille de l'un des contestataires, décrit ainsi les effets sur la région : « J'aime vivre ici. Tout était magnifique avant l'arrivée de Shell, il y a cinq ans. Shell est arrivé avec des jeeps, des camions et des excavatrices, et la destruction a commencé. »

Les habitants de la région ont protesté en disant que la raffinerie ne leur apporterait aucun avantages, n'offrant qu'une poignée d'emplois et aucune réduction sur le prix du gaz. Mais les cinq de Ross-port (Michael O'Seighin, Willie Corduff, Brendan Philbin, Vincent McGrath et son frère Philip), ainsi que d'autres habitants de Rossport, s'opposent particulièrement à ce qu'ils considèrent comme un projet à risque de la part de la compagnie. Généralement, le gaz des gisements off-shore est raffiné et traité en mer, ou sur le rivage, et ensuite acheminé à l'intérieur des terres. Mais la raffinerie du Corribfield doit se situer à six miles à l'intérieur des terres. Les contestataires disent que la conduite a été conçue pour supporter une pression de 345 bars – environ quatre fois la pression supportée par une conduite normale – et que le gaz non traité, venant directement de la mer, est plus dangereux que le gaz raffiné.

Ils ont mené la campagne « Shell to Sea » (Shell à la mer), demandant à la compagnie de traiter le gaz avant de l'acheminer à terre. Ceci coûterait des millions à Shell et la compagnie refuse, affirmant que les normes de sécurité sont élevées et que la conduite sera trois fois plus épaisse qu'une conduite normale. Un arrêt du tribunal a été pris à l'encontre des cinq contestataires en juin 2005, leur interdisant d'entraver les travaux de Shell. Ils ont refusé d'accepter la décision de justice et ont été incarcérés.

Les cinq hommes, qui n'ont pas l'habitude d'être des fauteurs de troubles, sont décrits par un autre habitant de Rossport comme « des hommes de caractère, participant à la révolte de toute la communauté contre Shell ». Leur incarcération a attiré une vague de protestations de la part des habitants et de certains hommes politiques, ainsi que de supporters d'un peu partout réclamant la « libération des cinq de Rossport ».

Comme l'a dit un habitant : « Lorsque des hommes résistent ainsi, nous avons tous la responsabilité de les soutenir. » Lors d'une manifestation, une femme a déclaré : « Cette affaire touche tous les domaines, depuis l'environnement, la santé et la sécurité jusqu'à la corruption politique et le respect de la démocratie. »

La campagne a reçu un soutien récemment, lorsqu'il a été révélé que les consultants désignés par le gouvernement n'étaient pas indépendants, comme on l'avait affirmé, mais qu'en fait ils avaient des liens avec Shell.

L'issue de cette lutte de David contre Goliath, où des intérêts commerciaux se heurtent à la détermination d'une communauté, est incertaine. La compagnie pétrolière a temporairement cessé de travailler sur le projet et a appelé au dialogue, ce que les cinq hommes reconnaissent dans une lettre ouverte aux médias : « Nous souhaitons accepter immédiatement cette proposition et entrer en pourparlers pour résoudre l'impasse. A cette fin nous demandons à Shell et à ses partenaires officiels de retirer immédiatement leur plainte de manière à ce que nous puissions sortir de prison pour assister aux pourparlers. »




Home Des enfants manifestent

Source : www. bbasaccs.org ; Hindustand Times, Inde,

La ville de New Delhi fut remplie d'un son nouveau, le 8 septembre 2005, lorsque des milliers d'enfants, venus de vingt-quatre pays, ont envahi les rues pour attirer l'attention sur les problèmes auxquels sont confrontés les enfants dans le monde.

Ils portaient des tee-shirts blancs et des casquettes rouges, brandissaient des bannières et psalmodiaient leurs demandes : « Nous réclamons l'éducation », « Que toutes les routes mènent à l'école », « Plus d'outils dans des mains minuscules ».

La manifestation était organisée par la Global March Against Child Labour (Marche mondiale contre le travail des enfants) et Bachpan Bachao Andolan, le dernier jour du 2e Congrès des enfants dans la capitale, qui a duré quatre jours. Fondée par un groupe de quelques personnes, Bachpan Bachao Andolan (BBA) est devenue une organisation soutenue par des milliers d'individus et un réseau de plus de 750 ONG, syndicats, associations des droits de l'homme, déterminés à obtenir une totale suppression du travail des enfants et une éducation de qualité pour tous en Inde.

Les enfants participant à la manifestation venaient des pays de la bordure du Pacifique et également d'Afrique et du Moyen Orient : Ethiopie, Pakistan, Philippines, Cameroun, Bangladesh, Cambodge, Iran, Mexique, Malawi, Costa Rica, Japon et Népal.

Les enfants ont formulé ensemble une charte de demandes qui sera soumise aux Nations unies en 2006, appelant les gouvernements à prendre leurs responsabilités pour protéger les droits des enfants, et pour que des coupures drastiques soient faites dans le budget de la guerre et de l'armement au profit de l'éducation. La charte demande également que les gouvernements s'engagent, de manière visible et effective, à mettre un terme au travail des enfants, en assurant une éducation gratuite et égale pour tous.

« Nous voulons jouer et aller à l'école. Nous demandons aux autorités de prendre en compte notre triste condition et de mettre un terme au travail des enfants », a déclaré Kifayatulla, âgé de treize ans, qui travaille à temps partiel dans un petit restaurant au bord de la route à Dhaka.

Un autre enfant, Umair Choudhury, âgé de douze ans et originaire du Népal, a expliqué : « Je suis heureux de me trouver parmi d'autres enfants, même si c'est difficile de comprendre leur langue. Au moins, pendant quatre jours je n'ai pas été obligé de travailler et je n'ai plus du tout envie de retourner à mon travail. »





Les mensonges dévoilés

Home Etats-Unis : nouvelles révélations sur la fraude électorale

par Peter Phillips Source : www.projectcensored.org

A l'automne 2001, après une enquête qui révéla qu'en Floride 175 000 votes n'avaient jamais été comptabilisés au cours de l'élection présidentielle de 2000, une étude du « National Opinion Research Center » (Centre national de recherche sur l'opinion) confirma que c'est bien Al Gore qui remporta la Floride et que c'est lui qui aurait dû être président. Toutefois ce rapport passa presque inaperçu dans les médias publics puisqu'une histoire beaucoup plus importante monopolisa l'attention après le 11 septembre 2001.

De nouvelles recherches réalisées par Dennis Loo en collaboration avec l'université de Cal Poly Pomona (Université polytechnique d'Etat de Californie, révèlent maintenant que des machines à voter automatiques (sans trace papier) furent les cibles d'importantes fraudes qui se déroulèrent dans plusieurs Etats pendant les élections de 2004. Les faits sont les suivants : en 2004, en Floride, G. Bush dépassa de beaucoup le score des 85 % de votes en sa faveur par l'électorat républicain, obtenu en 2000 et il obtint plus de 100 % des votes républicains dans 47 des 67 comtés que compte la Floride, 200 % de ces votes dans 15 comtés et plus de 300 % dans quatre autres. G. Bush réalisa ces scores remarquables bien que la contribution des votes croisés des Démocrates en sa faveur n'ait pas augmenté en Floride depuis 2000, et il a perdu du terrain parmi les Indépendants avec une chute de 15 points. Nous savons également que Bush « remporta » l'Ohio avec un score de 51 contre 48, mais ces résultats ne correspondent pas au décompte à la main supervisé par les autorités judiciaires des 147 400 votes par correspondance et votes provisionnels parmi lesquels Kerry obtint 54,46 % des suffrages. Dans le comté de Cuyahoga, Ohio, le nombre de votes décomptés dépassa de 93 000 le nombre d'électeurs inscrits sur les listes électorales.

Et ce qui est plus important, les élections finales nationales de 2004 auraient dû être remportées par Kerry. Toutefois, c'est seulement dans des circonscriptions où les machines à voter (sans trace papier) étaient utilisées que des différences sont apparues entre le décompte des votes et le résultat final des élections. Selon le Dr Steve Freeman, statisticien de l'Université de Pennsylvanie, la probabilité pour que le résultat des élections finales soit faux par hasard est de un sur 250 million. En fait, là où les résultats des élections étaient en contradiction avec les calculs des ordinateurs, c'était toujours G. Bush qui était gagnant, une autre impossibilité statistique.

Il existe maintenant des preuves statistiques solides qui mettent en évidence une manipulation à grande échelle des machines à voter aux Etats-Unis depuis les élections de 2000. La couverture de cette fraude fut réalisée par des médias indépendants et sur différents sites Internet. Cette information n'est pas secrète. Mais aux Etats-Unis, c'est certainement un sujet tabou pour les médias publics.

Black Box Voting (www.blackboxvo-ting.org) a signalé le 9 mars 2005 que des machines à voter utilisées par plus de 30 millions de votants pouvaient facilement être piratées et que des audits ne pouvaient pas mettre en évidence ce piratage. Des irrégularités dans le décompte des votes indiquent clairement que ce qui s'est passé au cours des récentes élections n'est pas le fruit du hasard.

Le fait qu'un groupe lié à un parti politique essaie de tricher au cours d'une élection, aux Etats-Unis, n'a rien de nouveau. Des historiens nous racontent comment des groupes politiques locaux appartenant aux deux principaux partis ont dans le passé eu recours à des méthodes de double décompte, de bourrage des urnes et de manipulation des listes électorales. Toutefois, avec l'ordinateur, la fraude électorale peut arriver de l'extérieur sans que les administrateurs électoraux locaux ne se rendent compte de la fraude, et que celle-ci peut prendre une telle ampleur qu'elle peut changer le cours d'une élection nationale.

Les dirigeants démocrates sont sans aucun doute informés de la fraude électorale qui eut lieu en 2004 et au cours des élections précédentes. Le fait que peu de membres du Congrès se plaignent de la fraude est révélateur de l'état d'esprit qui règne au sein des deux partis qui acceptent le statu quo d'un système électoral basé sur l'argent. Aucun des deux partis ne veut affaiblir davantage la confiance du public dans le système « démocratique » américain (plus de 80 millions d'électeurs refusèrent de voter en 2004). Pour y remédier, nous assisterons sûrement à des modifications de la législation afin de corriger les problèmes les plus flagrants. Dans l'avenir les élections américaines continueront de présenter une opportunité égale pour les deux partis de maintenir l'équation démocratique nationale dans laquelle l'argent compte plus que la vérité.


Publié avec la permission de l'auteur.




Home Le lien entre les attentats de Londres et la guerre en Irak

Source : The Observer, G.-B.

En opposition aux démentis répétés par le gouvernement, une note interne parvenue à la presse montre que celui-ci a été averti, il y a plus d'un an, par un haut responsable du Foreign Office que la guerre en Irak contribuait à raviver l'extrémisme musulman en Grande-Bretagne.

Michael Jay, secrétaire du Foreign Office, a rédigé cet avis dans une lettre datée de mai 2004 qui est parvenue au journal The Observer. Cette lettre, adressée au secrétaire du Cabinet Sir Andrew Turnbull, affirme que la politique étrangère britannique était un des éléments clés favorisant le recrutement au sein des groupes extrémistes musulmans. Michael Jay affirme que la question de la politique étrangère britannique, en particulier dans le contexte du processus de paix au Moyen-Orient et de la guerre en Irak, constitue un thème récurrent parmi les éléments expliquant les attitudes extrémistes au sein de la communauté musulmane. Il mentionne que la politique étrangère britannique et la perception de ses effets négatifs sur les musulmans jouent un rôle important dans l'émergence d'un sentiment de colère et d'impuissance, surtout parmi la jeune génération musulmane de Grande-Bretagne.

Tony Blair a toujours affirmé que les attentats de Londres, de juillet 2005, n'étaient pas motivés par un sentiment d'injustice mais plutôt par une « interprétation perverse de l'Islam », il répète que, bien que la guerre en Irak soit utilisée comme prétexte par les extrémistes, ce sont des motifs idéologiques qui les poussent à tuer. Cette affirmation a été démentie par les services de contre espionnage britannique, qui confirment que l'Irak constitue la question primordiale pour les extrémistes islamiques de Grande-Bretagne.





Courrier des lecteurs

Home Un message d'espoir


 

Cher Monsieur,

Lorsque mon père, qui m'était très cher, est décédé, je sombrai dans un profond chagrin, mais j'essayai malgré tout de retourner travailler.

Un jour, j'arrivai en avance à une réunion d'affaires dans un hôtel et j'attendais à l'extérieur de la salle que la réunion commence.

Un collègue vint s'asseoir près de moi et je me livrai à lui, expliquant combien la mort de mon père me touchait plus durement que je ne m'y attendais et que je craignais de me sentir trop vulnérable pour participer à la réunion.

Je levai les yeux et vis alors passer rapidement près de nous un homme en costume gris qui avait l'air d'un homme d'affaires ordinaire.

En passant, il se dirigea vers le banc où j'étais assise et tendit la main pour me donner quelque chose. J'ouvris ma main sous la sienne et il laissa tomber dans ma paume un objet lisse en argent, sur lequel était inscrit le mot HOPE (espoir). Je regardai l'objet avec étonnement et gratitude. Je levai les yeux pour voir l'homme qui me l'avait donné, mais il avait disparu au coin d'un couloir, aussi rapidement qu'il était venu. Je suis une artiste et je remarque habituellement l'aspect des gens, mais c'est comme si je n'avais même pas vu son visage. Je n'ai aucune idée de ce à quoi cet homme ressemble.

Qui était cet homme qui me donna ce message d'espoir, comme un rayon de soleil, et me rendit le sourire ?

F. O. , Oakland, Etats-Unis

Benjamin Creme a indiqué que « l'homme d'affaires » était Maitreya.


Home Un arbre de famille

Cher Monsieur,

Le dimanche 31 juillet 2005, je suis allée dans une pépinière à la recherche d'un acacia. Je trouvai la section qui m'intéressait et après avoir regardé les acacias pendant un certain temps, je décidai d'explorer le reste de la pépinière.

Au moment de partir, obéissant à une impulsion, j'allai voir à nouveau les acacias. Je remarquai que l'un d'entre eux portait une étiquette avec la mention « réservé » et par curiosité je regardai le nom. Je reçus un choc lorsque je lus « S. McDaid ». La pépinière était très calme, il y avait seulement une poignée de visiteurs, et je trouvai étrange que deux d'entre nous portent le nom de S. McDaid.

Je m'enquis auprès des vendeurs de l'autre client ayant un penchant pour les acacias. Ils me répondirent qu'un homme du nom de Shaun McDaid était venu plus tôt le même jour. Ils se souvenaient qu'il était vêtu de cuir, avait une moto et portait son casque sous le bras. Il n'avait pas regardé les arbres ni choisi lui-même.


Il avait simplement demandé que l'un d'eux soit réservé pour une semaine. Cela semblait bizarre car les différents spécimens varient en apparence et en santé.

Etait-ce une coïncidence ou y a-t-il eu là quelque chose d'extraordinaire ?

S. McD., Richmond, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Shaun McDaid » était Maitreya.


Home Vision éthérique

Cher Monsieur,

Le 22 juillet 1991, à Majorque (Espagne), vers 17 h, nous étions seuls au bord d'une lagune lorsque nous remarquâmes loin de nous une petite sphère blanche glissant dans l'air, au-dessus des eaux, en suivant la direction du vent. Pensant qu'il pouvait s'agir d'un ovni, nous bondîmes et lui firent signe de revenir. Elle s'éloigna, bientôt et elle allait échapper à notre regard, mais nous continuâmes à lui faire signe de revenir. La sphère commença alors à paraître de plus en plus brillante et de plus en plus grosse. Diminuant son altitude, elle revenait maintenant directement vers nous. En un rien de temps, elle fut près de nous : belle, parfaitement ronde, comme une pleine lune, une grosse sphère blanche planait maintenant devant nous, en silence sur les eaux.

Elle resta là, immobile, dans le ciel, pendant les vingt minutes qui suivirent, puis changea soudain de position – environ trente degrés vers la gauche – et resta à nouveau immobile comme si elle nous étudiait. Toutes les vingt ou trente minutes, la sphère répétait le même mouvement (vers la gauche ou vers la droite).

La soirée s'avançait et la pleine lune apparut. Nous restions là, fascinés par la scène : une grande sphère de lumière d'un blanc éclatant et, comme une sœur jumelle, la pleine lune juste derrière elle – toutes deux au-dessus des eaux ! C'était magnifique et mystérieux.

Au moins quatre heures s'écoulèrent et pendant tout ce temps la sphère se trouvait devant nous : planant, changeant de position, vers la gauche ou vers la droite, toutes les vingt ou trente minutes.

A un moment donné, elle vint même juste au-dessus de nos têtes et s'arrêta au-dessus de la lagune où nous nous tenions, puis elle retourna à sa position au-dessus des eaux. A un certain moment, un couple de britannique nous demanda ce que nous regardions et lorsque nous leur répondîmes, ils nous jetèrent un regard incrédule et s'éloignèrent.

Soudain deux nombres apparurent sur la « surface » de la sphère et ils y demeurèrent pendant environ une heure. Puis, vers 22 h, ils disparurent aussi soudainement qu'ils étaient apparus.

Le ciel était maintenant plein d'étoiles. La belle sphère de lumière glissa une fois de plus vers nous, plana au-dessus de nos têtes, puis commença à s'élever lentement, devenant de plus en plus petite, de plus en plus lointaine. Nous aimerions si possible savoir ce qu'était cette sphère et que représentaient les nombres ?

B. et J. S., Troy, New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la sphère avait été manifestée par un Maître américain de l'ashram de sixième rayon, vivant aux Etats-Unis. Les auteurs de cette lettre ont bénéficié temporairement de la vision éthérique.


Home Une lumière surprenante

Cher Monsieur,

En face du bloc d'appartements où je réside, il y a un autre bloc qui présente souvent des motifs de lumière sur les murs. Le 9 septembre 2005, en fin d'après-midi, un jour où les cercles de lumières étaient visibles, j'étais assis à lire au soleil à l'extérieur de mon appartement, lorsqu'une lumière mouvante attira mon regard. Je levai les yeux et au bout d'un moment je remarquai deux cercles blancs, deux boules de lumière, qui se déplaçaient très rapidement, entre les murs des appartements de mon bloc et ceux du bloc d'en face. C'était comme si les deux cercles se poursuivaient. Ceci dura un bon moment. De quoi s'agissait-il et cela a-t-il quelque chose à voir avec les motifs de lumière ?

TC, Londres, Grande-Bretagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que les cercles étaient un effet de l'énergie investie dans les motifs de lumière, qui sont de nature énergétique. Chaque motif génère une énergie. Ces motifs sont manifestés par les frères de l'espace en collaboration avec Maitreya.


Home A la recherche de signes

Cher Monsieur,

Le 5 août 2005, alors que mon compagnon Charles et moi-même nous trouvions dans le Wiltshire, en Angleterre, nous nous rendîmes au Silent Cafe, à Cherhill, un endroit de rencontre pour les gens qui s'intéressent aux agroglyphes.

Je remarquai soudain un homme souriant assis à la même table que moi. Je me tournai dans sa direction et commençai à bavarder avec lui. Il portait de petites lunettes rondes, il avait un regard quelque peu amusé et se montrait très amical. Charles se souvient de lui comme d'un homme grand, plutôt basané, aux cheveux noirs.

Il nous dit qu'il était américain mais vivait en France, qu'il enseignait la musique et venait souvent donner des cours en Suisse. Son français était parfait et pratiquement dépourvu d'accent. Il venait chaque année en Angleterre pour voir les agroglyphes et il était là depuis deux semaines, se rendant de l'un à l'autre à bicyclette. C'était son dernier jour.

Il était avec une amie qui vivait dans la région, une française qui n'avait jamais vu d'agroglyphes auparavant – il l'avait emmenée en visiter deux. Je lui parlai des phénomènes de lumière apparaissant sur des maisons et lui dit que nous en avions pris de nombreuses photographies à Lausanne et je lui expliquai à quoi ils ressemblaient. Il sembla intéressé et demanda : « Cela ressemble-t-il à une croix celtique ? » Je répondis : « Oui », et promis de lui envoyer quelques photographies.

Charles se joignit à la conversation et lui demanda s'il avait entendu parler de Partage international. Il répondit : « Oui, je connais très bien Benjamin Creme depuis de nombreuses années. J'ai participé à la méditation de transmission avec le tétraèdre. En fait, j'ai choisi de vivre à Lyon car il y existe un groupe important de méditation de transmission. » Il ne dit pas s'il continuait à pratiquer cette méditation, mais il semblait en avoir une opinion très positive. Il nous donna son nom et son adresse.

Charles et moi étions étonnés de l'attitude humble de la femme qui l'accompagnait. Elle écoutait attentivement tout ce qui se disait, mais elle ne prenait pas part à la conversation. Elle était assise comme si elle aurait aimé se trouver plus bas que là où l'homme était assis : penchée en avant, les bras sur les genoux. Comme elle ne disait pas un mot, je lui demandai si elle parlait français et elle dit simplement : « Je suis française. » Il y avait en elle quelque chose de très doux.

Ils nous quittèrent en nous disant au revoir. Nous étions intrigués par cette rencontre car il y avait une telle gentillesse émanant de ces deux personnes. Puis nous nous fîmes la réflexion qu'il était vraiment étrange que cet homme ait passé deux semaines à visiter les agroglyphes à bicyclette. Au cours de notre séjour nous avons visité de nombreux agroglyphes et rencontré des personnes intéressantes mais ces deux là étaient spéciales et différentes de toutes les autres.

Elles nous ont laissé une impression si particulière que nous nous sommes demandé s'il ne s'agissait pas de Maitreya et du Maître Jésus.

N. W. et Charles S., Lausanne, Suisse

Le Maître de B. Creme a confirmé que l'homme était Maitreya et la « femme » le Maître Jésus.


Home Guérison par le livre

Cher Monsieur,

A l'âge de sept ans j'ai eu un accident. J'ai passé le bras à travers une porte vitrée. Je fus envoyée en salle d'urgence où le personnel eut beaucoup de mal à arrêter l'hémorragie. A un moment donné, seul mon père se trouvait dans la salle avec moi lorsqu'un étranger entra. Mon père et lui échangèrent des salutations. Mon père supposa qu'il s'agissait d'un prêtre. Il portait un costume sombre et il était très grand. Il avait à la main un petit livre noir, qui nous parut être une Bible. Il l'ouvrit, lut un passage, puis quitta la pièce. Mon hémorragie commença à s'arrêter. Mon père sortit rapidement de la pièce afin de remercier l'étranger mais celui-ci était introuvable. Ma mère était allée au bureau d'accueil pour donner des informations me concernant. Elle rencontra mon père qui remontait l'unique couloir et elle lui dit qu'elle n'avait croisé personne et qu'aucun individu correspondant à cette description n'était passé auprès d'elle à la porte d'entrée. Mon père revint et demanda au médecin s'il savait qui était l'étranger – il déclara qu'il n'avait vu personne.

Qui était cet homme ?

A. W., Knoxville, Tennessee, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'étranger » était Maitreya.


Home Une corde qui disparaît

Cher Monsieur,

Ce qui suit est arrivé entre 1981 et 1983, alors que j'avais entre neuf et onze ans, un soir d'hiver lorsque je me dépêchais de rentrer à la maison. Il était assez tard, il faisait nuit et il n'y avait pratiquement pas de circulation sur la route, ni de passants sur le trottoir. Mais des paroles, prononcées apparemment au-dessus de moi, m'obligèrent à m'arrêter : « Hé ! toi. » Je levai les yeux et je vis la tête et les épaules d'une femme appuyée à la fenêtre d'un appartement du deuxième étage. Elle tenait l'extrémité d'une longue corde à laquelle était attaché un seau de métal qui atteignait presque le sol. Je ne puis me rappeler ses paroles exactes, mais cela ressemblait à ceci : « J'ai besoin d'eau, pourrais-tu remplir ce seau ? »

Je fus tentée de refuser car j'étais vraiment pressée, mais je me dis aussitôt que je ne pouvais refuser de l'eau à quelqu'un. Mais il n'y avait pas de pompe aux alentours ni de boutiques ouvertes, et je proposai d'apporter de l'eau dans des bouteilles de plastique. « Peu importe », répondit-elle, avare de paroles. « Attendez, je vais chercher de l'eau chez moi », dis-je.

Tout en me hâtant, je ne cessais de me demander pourquoi cette femme n'allait pas tout simplement chercher de l'eau au robinet de sa cuisine ou de sa salle de bains, ou pourquoi elle n'appelait pas un organisme de secours si elle était handicapée et que les canalisations étaient rompues. Tout cela semblait trop théâtral et illogique, et, bien sûr, lorsque j'arrivai à la maison et pris les bouteilles, ma mère voulut venir avec moi. Mais, lorsque nous arrivâmes sur place, il n'y avait aucune trace du seau, de la corde ni de la femme. La fenêtre était fermée.

Cet incident est resté vivant dans ma mémoire pendant quelques années, puis je l'ai complètement oublié. Ce n'est qu'il y a quelques semaines qu'il m'est revenu en mémoire lorsque je me suis souvenu d'un autre incident similaire.

Qui était cette femme ?

C. F., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » qui tenait un seau au bout d'une corde était Maitreya.


Home Un démarrage rapide

Ceci s'est passé exactement au même endroit que l'expérience précédente, dix ou douze ans plus tard, mais cette fois sur la route et en plein jour. J'étais prise dans un embouteillage et lorsque je dus démarrer à nouveau, ma voiture refusa. Je fis rapidement deux, trois essais, mais sans succès. Soudain une femme qui se trouvait sur le trottoir s'approcha, en faisant de grands gestes et en criant que je devrais sortir de ma voiture. Elle y mettait tant d'énergie que pendant un instant je crus que ma voiture pouvait prendre feu. J'obéis et elle monta dans la voiture en me saluant. Elle avait l'air d'une simple ménagère, mais elle s'exprimait comme une experte en mécanique, parlant de détails techniques que je ne comprenais pas. Mais je me souviens qu'elle fit démarrer la voiture presque aussitôt après avoir touché la clé de contact, terminant son discours par ces mots : « Je suis habituée à ce genre de chose, cela arrive si souvent. » Je la remerciai et je voulais lui demander comment elle avait réalisé que ma voiture refusait de démarrer. Mais elle me salua à nouveau et s'en alla.

Tout s'était passé très vite, cependant ce qui me surprit réellement au cours de cet incident fut qu'en reprenant le volant j'éprouvais le sentiment très fort et inhabituel que l'on avait pris soin de moi, que j'avais beaucoup de chance pour une raison que j'ignorais.

Ceci est arrivé quelques mois avant que je n'entende parler de Maitreya, de la Réapparition et des Maîtres.

Qui était cette femme ?

C. F., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était Maitreya.



Interviews

Home Dévoiler la vérité

Interview de Robert Fisk par Andrea Bistrich

Robert Fisk est un éminent journaliste britannique dont les reportages en profondeur sur le Moyen-Orient constituent depuis des années un contrepoids plus que nécessaire aux positions officielles [britannique et américaine].
Depuis de longues années correspondant de The Independent pour le Moyen-Orient, il a longtemps résidé à Bagdad. Il a couvert la révolution iranienne, la guerre Iran-Irak, la Guerre du Golfe et le conflit en Algérie. Il fut l’un des deux journalistes résidents à Beyrouth durant la guerre civile libanaise, à une époque où les prises d’otages étaient monnaie courante, une guerre dont il a publié l’histoire sous le titre Pity The Nation (Pitié pour la nation). Il a couvert l’attaque lancée contre l’Afghanistan dans la foulée du 11 Septembre, et décrit par le menu la façon dont il fut délivré de réfugiés afghans révoltés.
Il a reçu le prix du British International Journalist of the Year et de l’Amnesty International UK Press (Prix de la section britannique d’Amnesty international) pour ses reportages sur l’Algérie (1998) et ses articles sur les bombardements par l’Otan de la République fédérale de Yougoslavie (2000). Son dernier livre, The Great War for Civilisation : The Conquest of the Middle East (La Grande Guerre pour la civilisation : conquête du Moyen-Orient (1), paraîtra en octobre 2005. « Le travail d’un journaliste, c’est d’être un témoin de l’Histoire, dit-il. Nous ne sommes pas ici pour nous apitoyer sur nous-mêmes [Allusion aux nombreux courriels américains et aux menaces de mort que lui ont valu ses reportages critiques sur la politique israélienne et américaine au Moyen-Orient]. Nous sommes ici pour essayer de nous approcher autant que faire se peut de la vérité, dans un monde imparfait, et de la dévoiler. »  
 
Andrea Bistrich s’est entretenu avec lui, à Beyrouth, pour Partage international.
 
Partage international : Vous avez passé l’essentiel de votre carrière de journaliste au Moyen-Orient. Pourquoi avez-vous choisi de vivre et de travailler dans cette zone de tous les dangers ?
Robert Fisk : C’est en 1976 que The Times, dont j’étais le correspondant au Portugal, m’a offert ce poste. La guerre civile au Liban avait éclaté depuis près d’un an. J’avais alors 29 ans, et ce poste de correspondant permanent pour le Moyen-Orient était une grande opportunité. J’y suis donc venu, et j’y suis resté.
 
PI. Vous auriez pu partir deux ou trois ans après, mais vous êtes resté. Pourquoi ?
RF. Le journal ne voulait pas que je parte ; ils aimaient mes reportages et, pour ma part, moi non plus – l’affaire était trop importante. Je regardais se dérouler cette immense tragédie historique dont je voulais sans cesse connaître le « chapitre suivant ». C’était un peu comme quand on lit un livre tard le soir : juste encore un chapitre avant d’aller se coucher, un autre au lit, puis quelques pages encore – et finalement, l’aube commence à filtrer à travers les rideaux. C’est cela, le Moyen-Orient.
 
PI. C’est aujourd’hui l’Irak qui est l’endroit le plus dangereux de la région. Il s’y produit chaque jour de nouvelles explosions, de nouveaux assassinats. Et pour quoi ? Si ce n’est pas pour les armes de destruction massive que cette guerre a été engagée (on sait maintenant qu’elles n’existaient pas), ni pour la relation supposée entre Saddam Hussein et Al Qaïda. Alors, pour quel motif  ?
RF. L’invasion était illégale, cela ne fait aucun doute. Kofi Annan l’a lui-même déclaré. Ce fut une guerre totalement malhonnête menée pour des motifs fallacieux. Les vraies raisons apparaissent de plus en plus clairement. C’est un désastre pour le peuple irakien, et [pour la justifier] nous en sommes réduits à dire que Saddam était pire. Si on l’accuse d’avoir multiplié les charniers, il faut le comparer avec ce que nous sommes en train de faire : les assassinats aux points de contrôle, par exemple, ou les sévices sexuels à Abu Ghraib.
    Si l’on se sert sans arrêt de quelqu’un comme Saddam – qui était cruel, grotesque, un mélange insensé de Donald Duck et de Don Corleone [maffioso] – si l’on se compare sans cesse à ce genre de personnage, alors la honte de la prison d’Abu Ghraib telle qu’elle fonctionnait sous son règne deviendra inévitablement la nôtre également. Et c’est ce qui s’est passé. Chose intéressante, les fameuses photos ont scandalisé le monde entier, mais pas les Irakiens, pour qui c’était un comportement normal de la part des Américains.
     Ce que je dis sur l’Irak ? Si quelqu’un affirme que les Etats-Unis n’y sont pas allés pour le pétrole, qu’il réponde à la question : seraient-ils là si la principale exportation du pays étaient les asperges ? Non, bien sûr. Si l’Amérique et ses amis sont venus, c’est pour deux raisons : en premier lieu, bien sûr, pour le pétrole.
     Quant à la seconde raison, j’en ai pris conscience un jour où j’étais assis le long de l’autoroute 8, en Irak. Un collaborateur de la Croix-Rouge avait été tué dans un véhicule de son organisation, et j’essayais de trouver des témoins. J’étais en train de parler avec une famille irakienne quand, soudain, le sol s’est mis à trembler. Je me retournais, et vis des convois américains massifs. Des heures durant se sont succédés des chars, des véhicules de combat, une interminable colonne de camions, de soldats, de jeeps, en route pour occuper la zone désolée du Tigre et de l’Euphrate.
    La question sur les véritables raisons de la guerre m’est alors revenue en force. Je me suis aperçu qu’il y a 2 000 ans, un peu plus à l’ouest, les légions romaines avaient fait la même chose.
    L’une des raisons pour lesquelles nous avons envahi l’Irak – par « nous », j’entends la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (en fait, ces derniers, soyons honnêtes) – c’est tout simplement le besoin physique, viscéral, de projeter une puissance massive. « Nous pouvons aller à Bagdad, nous irons à Bagdad ! Nous pouvons faire sauter des régimes sur la terre de Sumer – nous le ferons, nous le pouvons ! » C’est ça, l’impérialisme : nous pouvons le faire, donc nous le ferons ! C’est ça, l’expansionnisme.
    Regardez les bases américaines installées dans le monde : Islande, Grande-Bretagne, Allemagne, Yougoslavie, Grèce, Turquie, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Arabie saoudite, Qatar, Oman, Yémen maintenant, l’Algérie. Il y a des troupes spéciales en Egypte. Ils ont essayé en Somalie, mais ce fut un échec ; au Liban en 1983, échec là aussi. Mais ils sont partout ailleurs. Quel sera le prochain pays ? L’Iran ? L’Ouzbékistan ? Le Turkménistan ? Et qu’est-ce qu’il y a, de l’autre côté du globe ? La Chine !
 
PI. Fallait-il payer un tel prix pour renverser le dictateur irakien ?
RF. La résolution 1559 de l’Onu appelant la Syrie à se retirer du Liban a effectivement mis fin à la présence syrienne au Liban. Pas encore complètement, mais elle l’a très fortement entamée. N’aurait-il pas été possible de voter une résolution qui nous débarrasse du parti Baas et de Saddam ? Il y aurait certainement eu d’autres façons d’y parvenir, de faire pression pour le forcer à partir.
    Mais nous, nous n’aurions pas eu ce que nous voulions. N’avions-nous pas dit que nous voulions leur apporter la démocratie ? « Ohé ! Nous avons la démocratie pour vous ! » Mais ce que les Irakiens veulent, eux, c’est l’électricité. L’administrateur américain P. Bremer avait déclaré que l’Irak n’était pas prêt, qu’il lui fallait une constitution écrite par les Nations unies.
 
PI. Récemment, le ministre irakien de la Justice, Adel Hussein Shandal, a accusé l’Amérique de cacher des informations sur Saddam Hussein, qui pourraient porter préjudice à de nombreux pays. Il a parlé de « nombreux secrets » que les Etats-Unis voudraient cacher.
RF. L’une des raisons pour lesquelles les Américains ne veulent pas vraiment un procès, et certainement pour lesquelles ils ont essayé de tenir secrète la première audition, c’est qu’ils craignent que Saddam ne s’étende un peu trop longuement sur les bonnes relations qu’il a longtemps eues avec eux. C’est pourquoi il faut l’empêcher de parler. Je présume qu’au cours du procès, il y aura des séances à huis clos.
 
PI. Selon une déclaration officielle, Saddam et un certain nombre d’anciens responsables du régime Baas passeraient en procès devant une cour spéciale irakienne en 2006.
RF. En 2003, on nous avait dit que Saddam serait jugé sitôt pris. Il a été pris, mais il n’y a pas eu de procès. Au moment de sa capture en 2003, on nous avait promis un procès dans les six mois. Rien. Puis pour le début de l’année (2005). Toujours rien. Maintenant, ça serait pour dans « deux mois ». Je vous garantis que, cette fois encore, il ne se passera rien. Tout ça, c’est pour amuser la galerie.
 
Je soumets à Robert Fisk notre information selon laquelle le supposé Saddam serait en fait un sosie, le vrai Saddam ayant été, selon B. Creme, tué dans les premiers jours de l’attaque contre Bagdad. Il n’est pas de cet avis. Puis il se livre à quelques commentaires sur la tactique américaine qui a si lamentablement échoué, au point d’avoir conduit à l’insurrection qui ravage le pays.
 
PI. Que va-t-il se passer, pour Saddam ? Les Américains ne peuvent pas le cacher indéfiniment.
RF. Ce n’est guère plus qu’un fantôme, maintenant. Juste un homme qui détient des secrets. Avez-vous lu La Ferme des Animaux, de George Orwell. « Vous ne voulez pas que M. Jones revienne, n’est-ce-pas ? » « Non, non », répondent les cochons, qui se mettent tous à courir dans tous les sens. « Vous rappelez-vous M. Jones ? » C’est ce qui se passe en Irak, maintenant. « Vous rappelez-vous Saddam ? » « Bah, bah ! » C’est ce qu’on suppose que les Irakiens disent, aujourd’hui, « bah, bah ! » Mais ce n’est pas le cas.
    Les Américains se sont trompés, avec Saddam. Ils ont cru que sa capture mettrait fin à l’insurrection. C’était leur priorité.
    Des Irakiens m’ont dit : « Nous voulons nous joindre à l’insurrection, mais nous ne le ferons pas, parce que si elle réussit, Saddam pourrait revenir au pouvoir. Mais si eux [les Américains] le capturent, nous les combattrons. » Et c’est ainsi que cette capture a allumé le feu de la révolte. Ce fut tout le contraire de ce qu’escomptait Paul Bremer. A partir du moment où il s’est levé pour dire : « Mesdames et Messieurs, nous l’avons ! », l’insurrection avait cessé d’être maîtrisable.
 
PI. Selon un récent article de la BBC, des plans de retrait de milliers de soldats américains et britanniques d’ici le printemps 2006 seraient déjà dans les cartons. Les effectifs du Royaume Uni seraient ainsi ramenés de 8 500 à 3 000, ceux des Etats-Unis de 176 000 à 66 000. Ces plans, s’ils existent, vous paraissent-ils réalistes ?
RF. Ils ne le feront pas. Les Américains doivent quitter l’Irak, ils veulent le faire – mais ils ne le peuvent pas. Telle est l’équation qui transforme le sable en sang. Ils croient que leur départ entraînerait une guerre civile, mais il n’y a pas de risque. Le pays n’a jamais connu ce genre de conflit.
     La meilleure chose qui pourrait se produire, aujourd’hui, c’est que si le gouvernement irakien demande officiellement le départ du dernier soldat américain d’ici le 24 août (par exemple), il obtiendrait sans aucun doute le soutien des insurgés. Mais il n’est pas en mesure de formuler une telle exigence parce qu’il dépend totalement des Américains, qu’il doit vivre sous leur protection dans la Zone Verte.
 
PI. Quels seraient les premières mesures à prendre pour établir la paix et la démocratie en Irak ?
RF. Partir d’Irak. Nous continuons à dire que les Arabes ne veulent pas vraiment de démocraties, qu’ils ne veulent pas vraiment de libertés, qu’ils aimeraient juste bénéficier d’un peu de l’éclat, de la splendeur de notre démocratie, être libérés de la police secrète et des dictateurs (que nous avons pour une grande part contribué à installer).
    Mais ils aimeraient aussi être libérés de nous. Et ils veulent la justice, qui est parfois plus importante que la « démocratie ». L’ensemble du Moyen-Orient est saturé d’injustices – passées et présentes – que nous avons souvent créées nous-mêmes.
    Dire, comme G. Bush, que « A. Sharon est un homme de paix », ou que « les colonies devraient pouvoir rester définitivement sur la Cisjordanie », c’est perpétuer ces injustices. On le voit tous les matins quand on met la radio.
 
PI. La paix est-elle réellement possible au Proche Orient ?
RF. Il faudrait une partie véritablement neutre pour apporter la paix au Proche Orient. Ce que les Américains ne sont en aucun cas. Les superpuissances ne peuvent garantir la paix, et elles ne peuvent l’imposer sans conquérir d’abord la région entière.
    Un des problèmes, dans le cas de la Palestine, c’est que nous avons atteint un stade où la plupart des Palestiniens ont accepté la partition de celle-ci et sont prêts à vivre dans 22 % de ce territoire, ainsi que l’ont établi les Accords d’Oslo de 1993. Mais chacune des étapes de ces Accords ont été violées par Israël, qui a introduit toutes sortes de changements.
    Aujourd’hui, les Palestiniens n’ont même plus les 22 %, et tant de sang s’est déversé dans le fleuve que je crois que la plupart d’entre eux ne se contenteront plus de ces 22 %. Ils veulent désormais que l’ensemble de la Palestine leur soit rendue. On se retrouve donc au même point qu’au lendemain de 1948.
    La manière dont Les Etats-Unis ont conduit le processus de paix au Moyen-Orient a été lamentable, lâche et poussive, parce qu’elle n’a pas été impartiale. Ce sont les Israéliens qui établissent l’agenda, les Américains les soutiennent, tout en enjoignant les Palestiniens de mettre fin au terrorisme. Et quand ceux-ci font observer : « Regardez, ils viennent de construire une nouvelle colonie, c’est contraire à la feuille de route, vous aviez dit qu’ils ne pourraient pas le faire », les Américains répondent que c’est aux parties concernées de régler cette question entre elles. Et nous savons tous ce que sont ces « parties » – l’une, très puissante, qui dispose de l’arme nucléaire, l’autre, minuscule, dont une grande partie vit en exil.
    Il faut revenir à la partition de la Palestine ; revenir à la partition et fermer les colonies. La Cisjordanie ne doit pas et ne peut pas appartenir à Israël. Ce pays veut continuer à y construire d’autres implantations – c’est pourquoi il a évacué Gaza.
 
PI. Pourriez-vous dire quelques mots de votre nouveau livre, The Great War for Civilisation : The Conquest of the Middle East ?
RF. C’est un livre contre l’histoire telle qu’elle nous est présentée par nos dirigeants et nos intellectuels. J’y appelle à la désobéissance civile, à ne plus accepter ce qu’on nous dit de faire. C’est aussi l’épopée du siècle dernier au Moyen-Orient, qui inclut, de plus, un compte rendu de première main des tueries et des guerres. Je l’ai construit principalement à partir de ce que j’ai vu de la guerre Iran-Irak, du conflit israélo-palestinien, de l’Afghanistan, de la guerre d’Algérie, du Liban, etc. J’essaie de voir s’il est possible de décrocher de cette histoire tragique – s’il est possible de dire : ça suffit ! La Déclaration Balfour (1917), l’Accord Sykes-Picot (1916), le traité de Sèvres (1920), les promesses faites aux Arabes… repartons à zéro ! Nous, en Occident, nous pouvons dire : OK, 1945 – ce fut un nouveau départ. Nous avons mis en chantier une Europe nouvelle – et nous avons une Europe nouvelle. On est véritablement passé à autre chose. Mais ce n’est pas possible au Moyen-Orient, parce que les Palestiniens qui vivaient dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila vivotent maintenant dans les bidonvilles de leurs propres camps de réfugiés comme résultat direct de la Déclaration Balfour. Pour eux, c’est comme si Lord Balfour avait fait sa déclaration la nuit dernière, ce matin, il y a une heure – ils la vivent. C’est une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons comprendre les Arabes et les Israéliens, nous mettre à leur place. Beaucoup d’Israéliens ressentent l’Holocauste juif comme s’il avait eu lieu hier ; de même que les Arméniens pour le leur.
    Ce livre n’est pas chronologique, il va et vient dans le temps. Après un chapitre consacré à ma rencontre avec Oussama ben Laden en Afghanistan, je remonte à l’invasion russe, puis, je passe à la guerre Iran-Irak. Les trois chapitres sur cette guerre se terminent sur le récit de l’exécution de « déserteurs » irakiens, en particulier sur le témoignage d’un caméraman de l’armée irakienne. Les soldats étaient attachés, et réclamaient en pleurant leurs femmes et leurs enfants. Puis, je parle de mon père durant la première Guerre mondiale où, en 1918 sur la Somme, il refusa d’exécuter un soldat australien. La guerre terminée, la cour martiale le condamna à transporter les cadavres du Front occidental dans les différents cimetières militaires. Le soldat australien fut exécuté pour avoir tué un membre de la police militaire à Paris, mais par quelqu’un d’autre. Il avait 19 ans, comme mon père.
 
PI. D’où vient le titre de cet ouvrage ?
RF. A la mort de mon père en 1992 (à 93 ans), j’ai hérité de sa médaille pour la campagne de la première Guerre mondiale. Au verso figurait l’inscription : « La Grande Guerre pour la Civilisation. » Et dans les 17 mois qui suivirent le conflit, les vainqueurs dessinèrent la carte de l’Irlande du Nord, de la Yougoslavie et de la plus grande partie du Moyen-Orient. J’ai passé toute ma carrière dans ces pays, à observer les habitants enfermés dans leurs frontières incandescentes. C’est la guerre de mon père qui est à l’origine de ce gâchis tragique.






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