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Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2005 - N° 203 / 204

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L'impact de l'environnement sur la pauvreté par Wangari Maathai


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Le respect de la loi


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La fin des ténèbres

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Nulle part ailleurs que sur Terre la division et la discorde ne dominent autant la vie planétaire. Aucune autre planète de notre système n’est aussi immergée dans la compétition, aucune n’ignore à ce point les avantages de la coopération. En aucun autre lieu ne s’observent les résultats de semblable démence : angoisse et maladies de toute nature ; richesse côtoyant l’indigence ; insécurité et guerre.
 
Pourquoi doit-il en être ainsi ? Pourquoi faut-il que les habitants d’un monde si extraordinairement fertile s’en disputent à ce point la possession ?
 
Dans une certaine mesure, la réponse tient à la richesse même des ressources terrestres. La Terre est, de tous les mondes, le plus densément matériel ; depuis les temps les plus reculés les hommes, sous l’emprise de la fascination qu’exerce cette richesse matérielle, rivalisent et se battent pour s’en assurer la maîtrise. Cela a conduit le règne humain (et avec lui le règne animal) au bord de la destruction. Avec la bombe atomique, c’est son existence même que l’homme a mise en danger.
 
Plus que toute autre chose, ce péril a joué un rôle déterminant dans la décision prise par Maitreya de revenir avec son groupe dans le monde moderne au moins mille ans avant la période fixée initialement. Il a pour but d’user de sa bienveillante persuasion pour détourner les hommes de l’abîme, et leur montrer tous les dangers et les destructions auxquelles les exposent leur soif de pouvoir, leur cupidité et leur goût de la compétition.
 
La voie de la coopération
 
Il leur indiquera une voie plus simple, celle de la coopération, de la justice et de la confiance.
 
Nombreux sont ceux qui, dans leur cœur, renoncent aujourd’hui à l’iniquité du matérialisme qui imprègne la planète. Aspirant à la justice et à la paix, ils descendent dans la rue pour les voir instaurées. De plus en plus, les peuples du monde prennent conscience qu’en s’unissant ils ont le pouvoir de changer l’action des puissants. Ainsi Maitreya fait-il confiance au peuple, et se fait-il l’écho de ses revendications. Ainsi se joint-il à ses manifestations pour y faire entendre sa voix.
 
Un nouvel état d'esprit
 
Si l’avarice demeure généralement dominante, on assiste dans quelques pays à de nouvelles prises de conscience, notamment de la part des hommes politiques. Les dettes des pays les plus pauvres sont annulées et l’on regarde d’un œil neuf l’écrasante pauvreté des multitudes. Ainsi commence-t-on à recueillir les fruits de vingt années de labeur. Les énergies bénéfiques de Maitreya font leur œuvre magique, et un nouvel état d’esprit gagne en puissance.
 
Ainsi, des habitudes et des comportements immémoriaux commencent-ils à perdre de leur emprise face à la marée d’énergies nouvelles et irrésistibles maniées par Maitreya et son groupe. Les hommes n’ont plus de raison d’avoir peur ; les humbles, les pauvres, ceux qui n’ont d’autre choix que de travailler sans fin hériteront de la Terre. L’humanité apprendra la beauté de la coopération et du service et, l’un après l’autre, les bastions du pouvoir s’effondreront. Les empires de puissance et de richesse disparaîtront, tandis qu’une nouvelle exigence de partage et d’unité gagnera l’esprit des hommes. Ainsi en sera-t-il ; ainsi l’homme sortira-t-il de l’égarement pour reprendre son ascension.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La journée d'un fermier éthiopien

Source : Africa-Farm

Haile Yesho, 46 ans, membre de la communauté Manja, vit dans la forêt de l'Etat de Bonga, dans la région de Kaffa – patrie du café sauvage – au sud-ouest de l'Ethiopie. Il nous décrit ici comment lui et son village, en collaboration avec le gouvernement éthiopien et l'ONG britannique Farm-Africa, travaillent à protéger et à gérer de manière durable la forêt.

« Je me lève au chant du coq, vers 5 h 30. Ma femme allume le feu dans notre tukul [maison éthiopienne traditionnelle] et prépare le café et le maïs grillé pour moi et mes six enfants. Je bois le café assis dehors, puis je vais voir mes animaux – nous avons trois vaches, un bœuf, deux moutons et quinze poules.

Mon job, c'est de patrouiller dans la forêt pour vérifier que l'on ne coupe pas d'arbres ou qu'on ne déracine pas de caféiers sauvages. Nous avons des arbres précieux, ici, comme le cordia africana et le schefflera abyssinica. L'un des plus menacés est l'aningeria adolfi-ferderechi, parce qu'on s'en sert pour construire des ruches – un demi-million dans la seule région de Kaffa.

Le matin, si je sème, je commence par labourer ma terre – j'ai environ trois hectares – avec mon bœuf et un autre que je loue à la communauté. Ma femme passe derrière, pour déraciner les mauvaises herbes. Je peux faire du maïs, ou vendre d'autres types de légumes, selon la saison. Ce dont je suis le plus fier, c'est de mes caféiers, que j'ai plantés et cultivés en association avec des ensetes, une sorte de bananier. J'ai été le premier à le faire, et maintenant, tout le monde me copie.

Nous vivons à la lisière de la forêt, c'est pourquoi c'est si tranquille ici : il n'y a pas de voitures, nous vivons au milieu des arbres. Pour venir ici, il faut traverser deux ponts de bois. Depuis que nous avons signé le contrat avec l'Etat, nous avons le droit de protéger et de gérer la forêt. Nous avons aussi des droits exclusifs sur certains de ses produits, comme le café sauvage, la cardamome, le poivre, le bambou et des plantes médicinales. Mais pour les produits comestibles, comme la cardamome, nous sommes dans une concurrence sans merci avec les babouins !

Ma communauté, récoltant depuis toujours du bois de chauffe, nous nous sommes entendus sur des quotas avec les villageois, fixés en fonction de leurs revenus. Celui qui est très pauvre pourra en récolter davantage que celui qui est dans une meilleure situation. C'est notre façon de contribuer à éviter la surexploitation de la forêt.

Nous vendons notre bois de chauffe et notre charbon de bois dans la ville voisine. Ce fut pendant longtemps notre seule activité pour laquelle on nous méprisait. On ne nous laissait pas entrer dans les maisons pour livrer ; on ne nous appelait pas par nos noms, mais uniquement « brûleurs de charbon de bois ! » Aujourd'hui, nous avons des abeilles, des poules, des bœufs et des vaches, et nous cultivons des avocats, des betteraves, des choux, des carottes et des pommes de terre – qui sont des plantes nouvelles pour notre communauté.

Si j'ai passé la matinée à labourer, je m'assois un moment avec ma femme sur des feuilles de bananier, à l'ombre d'un arbre. Ce n'est pas facile de mener deux bœufs. S'ils sont inexpérimentés, comme c'est le cas pour un ou deux de ceux de la communauté, alors il faut les guider – ils partent parfois dans toutes les directions, et il faut les ramener, bien entendu.

A midi, j'ai généralement quelque chose à manger à la maison. C'est la plupart du temps du kocho, de la viande grillée et du chou. Le kocho est le pain local ; il est fait d'ensete et épicé avec du poivre berbère. Si c'est jour maigre, c'est-à-dire sans viande, nous avons souvent des pois chiches à l'étuvée avec du pain, plus quelques légumes provenant de notre récolte.

Il y a 17 ans, le régime communiste d'alors a envoyé la troupe pour nous expulser de notre terre, détruire nos maisons et les arbres que nous avions plantés. On nous a installé à deux heures d'ici, à Kanteri, dans un endroit très pauvre en terres cultivables. Il n'y avait pas de place pour nos animaux ; d'où des conflits fréquents avec les autres villageois.

En 1991, le gouvernement actuel nous a permis de revenir ici. Mais comme il y avait une plantation d'arbres à la place de notre village, nous avons dû nous installer dans des clairières voisines. Les autorités, pensant que nous les avions occupées illégalement, ont emprisonné 66 d'entre nous pendant six mois.

C'est vers cette période qu'est arrivée Farm-Africa. Nous l'avons d'abord accueillie avec méfiance. J'ai même fait partie d'un groupe qui s'était donné pour but de la chasser. Mais ils se sont montrés très patients et nous ont beaucoup aidés. Nous avons travaillé ensemble à explorer le potentiel de la forêt, ce que nous pourrions en faire et ses problèmes, et quelles sortes de revenus nous pourrions tirer de ses produits. Cela nous a servi de base de négociation avec tous les groupes d'utilisateurs pour mettre au point un plan de gestion.

Farm-Africa nous a emmenés dans d'autres villages pour voir les dégâts qu'y avait causés la déforestation : il ne reste plus que 60 000 hectares de forêt naturelle dans la région de Bonga. Ils nous ont formés et, en particulier, appris à mieux gérer la forêt ainsi que les bénéfices que rapporteraient les nouvelles cultures et à utiliser des arrosoirs. Cela m'a permis de passer du maïs à la pomme de terre, ainsi que d'autres après moi, les prix étant bien meilleurs. En ce qui concerne l'abattage massif d'arbres pour l'apiculture, nous avons adopté un nouveau type de ruches, appelé « ruche kenyane à entrée par le haut ». On peut les construire avec le bambou local, qui se régénère très vite après la coupe, ce qui limite beaucoup les destructions. On peut les inspecter sans gêner les abeilles et, en ce qui concerne les rendements, il semble qu'ils soient quatre fois meilleurs.

Nous avons encore pas mal de progrès à faire dans notre village. Nous aurions besoin, par exemple, d'un moulin – les femmes pilent encore le maïs à la main et ne peuvent avoir accès au moulin de la ville voisine en raison des forts préjugés qui existent encore contre nous. Nous avons aussi besoin d'améliorer notre approvisionnement en eau : nous avons deux sources ici, mais les gens boivent aussi de l'eau de la rivière, ce qui fait que beaucoup d'enfants ont la diarrhée. Nous projetons d'installer l'irrigation et de creuser un puits.

Tard dans l'après-midi, on peut nous lancer d'un autre tukul : « Buno Uyote ! », ce qui veut dire « Viens boire un café. » Les voisins se rassemblent pour discuter entre eux. Ils parlent parfois de petites questions locales, mais d'autres fois, de sujets régionaux et nationaux. Nous nous asseyons dans le tukul et l'on sert le café à la ronde. Tout le monde prend part à la discussion.

Dernièrement, nous avons parlé de planning familial et de l'importance d'espacer les naissances. Nous n'avions aucune information ni services médicaux sur tout ce qui touche à la reproduction avant l'arrivée de Farm-Africa. Plusieurs femmes sont mortes en couches, et les grossesses multiples (9 ou 10 enfants) en ont épuisé plus d'une. La coutume veut que lors de leurs règles, elles dorment dehors et ne participent pas à la cuisine et aux repas. Cette tradition a suscité une très vive discussion entre ceux qui la soutenaient et ceux pour qui il fallait en changer. Je crois qu'elle nous a beaucoup fait réfléchir.

Le contrat de gestion de la forêt que nous avons signé avec le gouvernement l'automne dernier a changé nos vies. Nous savons maintenant que notre communauté ne sera plus expulsée. Nous voulons revigorer et consolider la forêt et en profiter. Nous voulons que le gouvernement nous donne des prêts et des conseils, nous voulons cultiver nos terres et améliorer notre niveau de vie grâce à l'utilisation de nouvelles et meilleures variétés de semences et de nouvelles techniques. Nous vendons notre café sauvage biologique à la Kaffa Zone Coffee Cooperative Union, qui l'exporte en Allemagne. Les gens du village commencent à en voir les bénéfices.

Le soir, un repas réuni toute la famille… Il fait sombre alors, dans notre tukul, mais il est très confortable. Nos animaux y sont aussi, à cause des prédateurs… Nous savons qu'ils sont en sécurité.

Vers 9 heures, quand j'entends que les singes colobus commencent à s'agiter, je sais qu'il est temps de se coucher. Nous nous préparons tous peu à peu pour la nuit, et gagnons nos lits. »




Home CConférence internationale interreligions sur la mondialisation pour le bien commun

Conférence interreligions sur la justice et la paix pour l'Afrique

par Todd Lorentz

Un public international d'universitaires, d'ecclésiastiques, de politiciens, d'économistes et de journalistes a assisté à la quatrième Conférence internationale inter-religions sur la mondialisation pour le bien commun, qui s'est tenue à Kericho, au Kenya, en avril 2005. La conférence de cette année a porté sur « L'Afrique et la mondialisation pour le bien commun: une quête pour la justice et la paix ».

La rencontre a commencé par une allocution du Dr Kamran Mofid, économiste et théologien, co-fondateur de cette conférence et co-auteur d'un nouvel ouvrage : Promouvoir le bien commun : Réunir de nouveau l'économie et la théologie.

Ont assisté un groupe interdisciplinaire de plus de 45 conférenciers ainsi qu'un grand nombre de délégués. Les conférences et les débats se sont focalisés sur les valeurs morales et spirituelles dans le monde économique, le commerce et les échanges internationaux. « Nous sommes convaincus que le marché n'est pas seulement une sphère économique, a observé K. Mofid. C'est une région de l'esprit humain ; tandis que nous considérons les nombreuses questions et problèmes économiques, nous devrions aussi refléter la dimension divine de la vie, et nous devrions, à l'opposé de ce qui est pratiqué aujourd'hui, être concernés par le monde du cœur et de l'esprit. »

Parmi les conférenciers : le professeur kenyan Ali Mazrui, président du Centre pour l'étude de l'Islam et de la démocratie, qui affirmait que l'Afrique serait le « champ de bataille final pour les forces de la mondialisation » ; et la scientifique politique Lynn Muthoni Wanyeki, qui émit des inquiétudes sur l'impact de la mondialisation et de la religion sur la santé et les droits des femmes africaines.

James Quilligan, directeur du Centre pour des négociations mondiales, commenta le rapport Notre Intérêt commun, émis en avril 2005 par la Commission pour l'Afrique, lancée par T. Blair et des politiciens et économistes de neuf pays africains, de cinq pays occidentaux et de la Chine, en 2004. Décrivant cette Commission comme un « premier pas vers les recommandations de la Commission », J. Quilligan insista sur la vision hardie et les solutions pratiques proposées dans ce rapport. Il précisa que plusieurs initiatives actuelles, faisant pressions pour une réforme économique mondiale, promettaient de faire de 2005 « un tournant pour le développement mondial ».

Par une déclaration finale, élaborée en consensus entre les conférenciers, les participants ont accepté de promouvoir le service, le désintéressement, la compassion, la justice, la paix et la spiritualité, afin d'aider au développement de l'Afrique et de ses habitants. Ce document sera présenté aux dirigeants mondiaux lors de plusieurs sommets internationaux tout au long de l'année. Le public est invité à marquer son soutien en ajoutant sa signature à la déclaration au : www.gnnsj.org/commongood.

[Kamran Mopid et Marcus Braybrooke, « Promouvoir le Bien commun : réunir de nouveau l'économie et la théologie ». Shepheard-Walwyn, Grande-Bretagne, 2005.
Voir aussi l'article de James Quilligan, Notre Intérêt commun dans Partage international, mai 2005.]


" Vaincre la pauvreté n'est pas un acte de  charité. C'est un acte de justice. C'est  la protection d'un droit humain fondamental, le droit à la dignité et à une vie décente.Tant que la pauvreté persiste, il n'y a pas de vraie liberté " Nelson Mandela


Extraits de la Déclaration de la Conférence de Kericho

« Nous affirmons notre conviction que les peuples prospèrent là où la justice et l'égalité sont respectées. Nous pressons le monde de travailler en association avec les pays d'Afrique afin d'encourager ce processus et d'enlever les obstacles qui ont été imposés à l'Afrique de l'extérieur.

Nous affirmons avec enthousiasme que le bien des peuples africains est une condition indispensable afin d'atteindre un bien commun universel, mais nous reconnaissons que les conditions de vie dans lesquelles de nombreux africains vivent restent intolérables, un affront à la dignité du genre humain.

Nous disons l'urgence à améliorer ces conditions grâce à un changement de politique gouvernementale, intergouvernementale, un changement de politique des entreprises et d'une politique sociale en faveur des pauvres, des marginalisés, des dépossédés et des exclus.

Nous offrons nos engagements individuels et unis afin de travailler vers ce but. Nous demandons de toute urgence que la communauté internationale, les gouvernements et les institutions expriment leur solidarité envers le peuple africain en promouvant une société d'espoir, de compassion, de justice et de paix en Afrique. Nous réclamons la formation et l'éducation de la jeunesse africaine en préambule à ces transformations.

Enfin, nous recommandons la vision et la mission pratiques de la Mondialisation pour le bien commun en Afrique.

La Mondialisation pour le bien commun signifie la promotion de valeurs éthiques, morales et spirituelles – qui sont partagées par toutes les religions – dans les domaines de l'économie, du commerce et des échanges internationaux ; insiste sur les qualités personnelles et sociétales ; réclame une compréhension et une action en collaboration – de la part des sociétés civiles, des entreprises privées, du secteur public, des gouvernements et des institutions nationales et internationales – afin d'aborder les problèmes majeurs à l'échelon mondial. La mondialisation pour le bien commun est fondée sur une économie mondiale de partage et de communauté, basée sur un système de valeur. »




Home Tournée de Benjamin Creme au Japon en 2005


Photographie montrant des tourbillons d’énergie manifestés durant l’adombrement de Benjamin Creme lors de la bénédiction de Maitreya,
au commencement de la conférence de Nagoya (Japon), en mai 2004.
 

Grandes affiches de Benjamin Creme placées dans de nombreuses stations de Tokyo et d’Osaka.
 

Une fois encore, les conférences de Benjamin Creme ont été bien accueillies à l’occasion de sa tournée 2005 au Japon.

De nombreuses personnes se sont déplacées de loin pour y assister.

Le 14 mai, la conférence de Tokyo a attiré un public attentif de plus de 1 800 personnes – dont 70  étaient venues pour la première fois – et le lendemain près de 500 personnes assistèrent à la méditationde transmission. Le 21 mai, la conférence

d’Osaka, attira près d’un millier de personnes et 350 étaient présentes à la méditation de transmission le lendemain.

Plus de 450 personnes ont assisté à la conférence de Nagoya le 24 mai.

Les groupes japonais ont fourni de gros efforts pour parvenir à ce succès, partageant idées, ressources et documentation. Ils ont distribué plus de 400 000 petites brochures, fait insérer à leurs frais plus d’un million de prospectus dans des journaux locaux et loué des espaces publicitaires dans les gares pour y poser de grandes affiches. Maitreya est apparu à un

membre du groupe de Tokyo qui lui a demandé comment « il » avait entendu parler de la conférence, et il a répondu qu’il avait vu « les affiches posées partout ».

The Laws of Life, ouvrage nouvellement publié regroupant les enseignements et les prévisions de Maitreya, bénéficia d’une large publicité dans les journaux et fut proposé à toutes les conférences. 750 exemplaires ont été vendus.

Maitreya et le Maître Jésus étaient présents à toutes les conférences et ont été reconnus par des membres du groupe et même photographiés (voir dans notre rubrique Courrier des lecteurs : Révélation intérieure et Leçon particulière).

Sur de nombreuses photographies prises à l’occasion des conférences, on peut voir des bénédictions de Maitreya ou du Maître Jésus. Une photographie particulièrement belle fut prise à Nagoya pendant la bénédiction de Maitreya au début de la conférence.

La tournée s’est terminée par la rencontre des groupes de transmission à Shiga du 27 au 29 mai, à laquelle ont assisté 148 co-workers venus de tout le Japon.

Chacun est rentré chez soi rempli d’une aspiration renouvelée et déterminé à continuer à faire connaître l’information.

Grandes affiches de Benjamin Creme placées dans de nombreuses stations de Tokyo et d’Osaka.

Photographie montrant des tourbillons d’énergie manifestés durant l’adombrement de Benjamin Creme lors de la bénédiction de Maitreya, au commencement de la conférence de Nagoya (Japon), en mai 2004.Tournée de Benjamin Creme au Japon

Une fois encore, les conférences de Benjamin Creme ont été bien accueillies à l’occasion de sa tournée 2005 au Japon.

De nombreuses personnes se sont déplacées de loin pour y assister.

Le 14 mai, la conférence de Tokyo a attiré un public attentif de plus de 1 800 personnes – dont 70  étaient venues pour la première fois – et le lendemain près de 500 personnes assistèrent à la méditationde transmission. Le 21 mai, la conférence

d’Osaka, attira près d’un millier de personnes et 350 étaient présentes à la méditation de transmission le lendemain.

Plus de 450 personnes ont assisté à la conférence de Nagoya le 24 mai.

Les groupes japonais ont fourni de gros efforts pour parvenir à ce succès, partageant idées, ressources et documentation. Ils ont distribué plus de 400 000 petites brochures, fait insérer à leurs frais plus d’un million de prospectus dans des journaux locaux et loué des espaces publicitaires dans les gares pour y poser de grandes affiches. Maitreya est apparu à un

membre du groupe de Tokyo qui lui a demandé comment « il » avait entendu parler de la conférence, et il a répondu qu’il avait vu « les affiches posées partout ».

The Laws of Life, ouvrage nouvellement publié regroupant les enseignements et les prévisions de Maitreya, bénéficia d’une large publicité dans les journaux et fut proposé à toutes les conférences. 750 exemplaires ont été vendus.

Maitreya et le Maître Jésus étaient présents à toutes les conférences et ont été reconnus par des membres du groupe et même photographiés (voir dans notre rubrique Courrier des lecteurs : Révélation intérieure et Leçon particulière).

Sur de nombreuses photographies prises à l’occasion des conférences, on peut voir des bénédictions de Maitreya ou du Maître Jésus. Une photographie particulièrement belle fut prise à Nagoya pendant la bénédiction de Maitreya au début de la conférence.

La tournée s’est terminée par la rencontre des groupes de transmission à Shiga du 27 au 29 mai, à laquelle ont assisté 148 co-workers venus de tout le Japon.

Chacun est rentré chez soi rempli d’une aspiration renouvelée et déterminé à continuer à faire connaître l’information.




Home 26 000 visages : mettre un visage sur ce qui est invisible

Source : www.26000gezichten.nl - Human Rights Watch

Une centaine de cinéastes néerlandais se sont engagés dans la campagne 26 000 visages, afin d'attirer l'attention du public sur la vie des demandeurs d'asile et sur le sort de tous ceux qui seront expulsés des Pays-Bas et qui doivent retourner dans des pays où leur vie est souvent menacée*.

Ce groupe a réalisé une série de courts métrages montrant des réfugiés qui racontent leur histoire. Une série de films similaires a été tournée pour être diffusée dans des émissions enfantines.

Les cinéastes cherchent à « mettre un visage sur ces 26 000 demandeurs d'asile qui seront expulsés des Pays-bas, au cours des trois prochaines années. » Ces demandeurs d'asile sont arrivés avant avril 2001, date à laquelle la loi sur l'asile est devenue plus restrictive. Presque tous venaient de régions ayant souffert de guerre, de violences et de persécutions. Dans de nombreux cas, le fait d'être renvoyé les condamne à un dénuement absolu.

L'un des initiateurs du projet, psychologue et thérapeute familial, s'occupe de familles traumatisées. Il voit les dommages infligés aux enfants de familles vivant dans la misère, souvent depuis plus de dix ans, alors qu'elles attendent de savoir si elles vont pouvoir rester ou non. Pendant cette longue attente, les adultes n'ont pas le droit de travailler ou d'étudier et doivent vivre dans des conditions très précaires, vivant souvent à quatre ou cinq dans une pièce, sans salle de bain privée ni toilettes. La plupart des enfants parlent couramment le néerlandais et peuvent aller à l'école, où ils ont de bons résultats, jusqu'à l'âge de 18 ans. Mais tout s'arrête à partir de 18 ans.

Le gouvernement néerlandais a décidé d'expulser tous les demandeurs d'asile arrivés avant 2001 dès que leur appel aura été rejeté. Ces plans, qui autorisent l'emploi de la force, ont été soutenus début 2005 par le Parlement, mais ils ont été largement contestés par la société civile.

 Source : www.26000gezichten.nl 


* Human Rights Watch, basé à New-York, a tiré la sonnette d'alarme l'année dernière dans une lettre au ministre néerlandais de l'Immigration, faisant remarquer que « la politique et les pratiques du gouvernement des Pays-Bas enfreignent la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et à son protocole de 1967, ainsi que les traités et amendements ultérieurs, telle la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Mais les autorités néerlandaises ont décrété que le nouveau plan d'expulsion était « sûr et humain ».

Human Rights Watch est très préoccupé par le fait que les propositions feront courir des risques aux demandeurs d'asile refusés, aussi bien aux Pays-Bas – sous forme de rejet, d'interruption de l'aide sociale, de détention, entre autres – et potentiellement après leur retour, comme indiqué plus haut. Peu importe comment les autorités néerlandaises caractérisent les expulsions programmées, elles engendrent de sérieuses inquiétudes du fait qu'elles ne sont pas conformes aux obligations internationales néerlandaises. Human Rights Watch demande instamment au gouvernement de respecter la législation internationale lors de toutes les procédures liées à l'expulsion de demandeurs d'asile. 

 Source: Human Rights Watch 





Signes des temps

Home Arcs-en-ciel dans une église

Source : Courrier Journal, Casey Country, Etats-Unis

Un mystérieux arc-en-ciel est apparu à deux reprises sur le plafond d'une église à Casey County, dans le Kentucky (Etats-Unis), en mai 2005.

Le pasteur Rick Hogue vit cet arc-en-ciel pour la première fois le 22 mai alors qu'il enseignait le catéchisme dans le sanctuaire de Rich Hill Christian Church. Il le décrivit comme un arc de lumière, d'environ deux mètres de diamètre, qui changea légèrement de longueur, de largeur et de couleur avant de disparaître.

L'image de l'arc-en-ciel est réapparue sur le plafond bas du sanctuaire au début du culte du matin devant soixante membres de la congrégation. Le pasteur Hogue a déclaré : « Il avait trois lumières brillantes au milieu. De nombreux témoins l'ont vu. Lorsqu'il est apparu tout le monde fut saisi de stupeur – il y eut un profond silence. L'éclat de cet arc-en-ciel était incroyable. » Sa femme en a décrit les couleurs : du pourpre, du rouge, du vert avec des traces de jaune.

Le ciel à l'extérieur était nuageux. Le pasteur ajusta les stores, déplaça les objets brillants et éteignit les lampes pour voir si un reflet de lumière était à l'origine de cet arc-en-ciel, mais celui-ci demeura inchangé et disparut seulement à la fin du culte. « Je continue à demander au Seigneur de me donner suffisamment de discernement pour comprendre vraiment ce que cet arc-en-ciel signifie », a déclaré R. Hogue.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'arc-en-ciel était un miracle manifesté par Maitreya.


Home Un homme fait apparaître des ovnis à la télévision

Source : www.unknowncountry

Un Américain qui se donne le nom de Prophet Yahweh a récemment fait apparaître un ovni sur commande pour une équipe de télévision de Las Vegas, qui l'observait au moment où il levait les bras pour prier Dieu. Un moment plus tard, l'équipe filma un ovni dans le ciel, manœuvrant d'une manière apparemment impossible. L'ovni se dirigea vers une base voisine de l'Air Force, puis revint et disparut. Yahweh, qui dit être un prophète de Dieu, Yahweh en hébreu, a prédit que l'on verrait de nombreux ovnis dans la région au cours des semaines et des mois à venir.

Prophet Yahweh, dont le nom de baptême est Ramon Watkins, dit qu'il fait apparaître des ovnis sur commande depuis vingt-cinq ans. Il déclare avoir vu 1 500 ovnis durant toute cette période et qu'il a appris à les faire apparaître en lisant l'Ancien Testament.

Lorsque les ovnis ont commencé à apparaître sur commande, « j'ai prié le grand Yahweh et lui ai dit que s'il voulait m'utiliser pour montrer ses vaisseaux spatiaux et ses ovnis aux yeux du monde, je vivrais une vie de pauvreté entièrement consacrée à lui. En raison de cet engagement envers Yahweh, les vaisseaux spatiaux et les ovnis apparaissent de manière presque infaillible ! », a-t-il dit.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de cette histoire.


Home Bénédictions lumineuses

Partage international publie régulièrement des photographies qui montrent des « bénédictions lumineuses ». Des colonnes ou des tourbillons lumineux apparaissent sur certaines photographies après développement. Ces motifs ne sont pas le fait d’un défaut de la pellicule ou provoqués par quelque accident au cours du développement. Elles apparaissent uniquement sur un cliché et non sur l’ensemble du film.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce sont des bénédictions de Maitreya ou du Maître Jésus.

Ces photos ont été sélectionnées parmi un grand nombre envoyé à notre revue.



​Bénédiction lumineuse manifestée par Maitreya sur une photographie de Y. A., devant sa maison, en juin 1988.



Bénédiction manifestée par le Maître Jésus sur une photographie  prise par Y. I., à Tokyo (Japon), en avril 2005.
 



 Bénédiction lumineuse manifestée par Maitreya sur une photographie prise par K. S., lors du mariage de sa fille, en septembre 2004, à Tokyo (Japon). 
 



​Bénédiction manifestée par le Maître Jésus sur une photographie de  K. I., à Hagia Sophia, Istanbul (Turquie) en novembre 2000. 

  • Bénédiction manifestée par le Maître Jésus sur une photographie de H. K. dans sa boutique, à Okinawa (Japon). Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page 20.​
     
  •  Bénédiction manifestée par le Maître Jésus sur une photographie de  S. L. P., lors de son 21anniversaire,  montrant ses amis se promenant près de Callender (Ecosse). Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page  21.
     
  • ​Bénédiction manifestée par le Maître Jésus sur une photographie de Y. N. et R. D., prise à Sangklaburi, Kanchanaburi (Thaïlande), en mars 2005. Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page  21.
  • ​Bénédiction lumineuse manifestée par Maitreya sur une photographie prise par Y. O., en janvier 2003, dans sa maison de Akita (Japon). Photo envoyée par N. O. Leur mère, S. O., touche sa petite-fille et prie pour que celle-ci commence à parler. Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page 20.




Home Les cercles de lumières

Partage international a reçu un grand nombre de photographies, provenant du monde entier, montrant des cercles de lumière soudainement apparus sur des murs d’immeubles, de bâtiments et de maisons, et toute autre surface réfléchissante, lorsque le soleil brille, et qui disparaissent au bout de quelques jours ou quelques semaines.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces motifs lumineux étaient manifestés par les Frères de l’espace, en association avec Maitreya.

Ces photos ne sont qu’une petite sélection parmi un grand nombre envoyé par nos lecteurs.


Façade d’un immeuble de Kitaku, à Osaka (Japon) constellée de motifs lumineux. 
Photo envoyée par Y. T.

  • Motifs lumineux sur la façade d’une maison à Kiel (Allemagne). Photographie prises en 2004, par R. B. Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page 22.
     
  • Motifs lumineux apparus sur une durée de 14 mois, à Schiltigheim (France). Photographies envoyées par Rodolphe Kappel. Voir la version imprimée de la revue Partage international n° 203-204 de juillet-août 2005, page 22.





Tendances

Home Deux fois plus petit, deux fois plus puissant

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une équipe de chercheurs de l'Université de Kagukuin (Japon) a mis au point un système de cellules à combustibles pouvant produire un voltage double de celui des modèles conventionnels. Les cellules à combustibles conventionnelles produisent de l'hydrogène sous forme de gaz. Ce nouveau système le produit dans une solution liquide. Ce système tout entier, y compris les composants de distribution, peut être contenu dans une petite unité très légère, de la taille d'une boite d'allumettes. Les chercheurs affirment pouvoir trouver des applications pour les véhicules et les systèmes d'approvisionnement énergétiques fixes, les téléphones cellulaires et autres équipements mobiles.

La cellule à combustible est une source d'énergie propre qui produit de l'électricité au moyen d'une réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène. L'hydrogène est généralement utilisé sous forme gazeuse, mais dans cette nouvelle cellule, il est dissous dans une solution alcaline et combiné à une solution de peroxyde d'hydrogène. La réaction produit de l'électricité. Au cours des essais, les cellules à combustibles ont atteint des voltages de 1,3 à 1,5, soit plus du double de ceux des cellules à combustibles conventionnels. Comme le voltage est double, il en suffirait de la moitié pour alimenter une voiture par exemple.




Home Le G8 accepte de réduire la dette

Source : The Observer, Grande-Bretagne

Le chancelier de l'Echiquier britannique Gordon Brown a conclu un accord historique entre les nations les plus riches en vue d'annuler le remboursement de la dette de plus de trente pays les plus pauvres du monde.

Sur les 55 milliards de dollars de réduction de la dette annoncés par G. Brown, le 12 juin 2005, 40 milliards bénéficieront aux 18 pays qui ont rempli les conditions de 1996 fixées par la Banque mondiale, selon l'Initiative PPTE (pays pauvres et très endettés) dont l'Ethiopie, l'Ouganda, le Rwanda et le Mozambique. Neuf pays supplémentaires sont prêts à remplir les conditions.

Saluant cet accord comme « la victoire des masses », le musicien militant Bob Geldof affirme : « Demain, 280 millions d'Africains se réveilleront pour la première fois de leur vie sans nous devoir un penny du fardeau de la dette qui les a accablés, ainsi que leur pays, pendant si longtemps. Cet argent qu'ils n'auraient jamais pu rembourser, nous ne savions même pas qu'ils nous le devaient. »

L'annonce de G. Brown intervient après un différent international concernant l'annulation de la dette qui pèse sur l'économie des pays en développement, maintenant dans la misère une partie de leur population. L'accord a été conclu grâce à un compromis tripartite entre les Etats-Unis, qui souhaitaient que l'annulation de la dette corresponde à une réduction de l'aide, l'Europe qui désirait une nouvelle aide conditionnée par une bonne gouvernance et le développement économique, et la Grande-Bretagne qui était pour annuler totalement la dette et accorder une aide supplémentaire. La résolution finale préconise l'augmentation de l'aide (selon les conditions gouvernementales et économiques, et selon les règles de transparence strictes fixées par la Banque mondiale, afin de s'assurer que l'aide atteigne bien ceux qui en ont besoin). Les Etats-Unis ont abandonné leur objection de longue date pour une aide supplémentaire en échange d'un projet pour dédommager les institutions de crédit (y compris la Banque mondiale et le Fonds de développement africain) pour les pertes subies.

John Nagenda, porte-parole du président de l'Ouganda, Yoweri Museveni, a salué cette initiative en ces termes à la BBC : « Cet accord va dans le sens souhaité et nous en sommes enchantés, car avec cette dette notre pays ne pouvait pas aller de l'avant. » Cependant, il a demandé que l'annulation soit accompagnée de compensations commerciales : « Il est indispensable que nous puissions exporter nos produits […] Je vous en prie, aidez-nous. En Ouganda, on dit que si quelqu'un est mieux nanti qu'un autre, il est de son devoir de l'aider. »




Home L'Union européenne consent à doubler l'aide

Source : BBC News, Grande-Bretagne ; Inter Press

L'union européenne a accepté de doubler l'aide au développement des pays émergents à l'horizon de 2010. Ce qui accroîtrait l'aide annuelle d'au moins 20 milliards d'euros (25 milliards de dollars) et ne coûterait aux contribuables européens des quinze pays les plus riches qu'un supplément d'impôt de 49 euros par an.

Selon ce plan, les quinze Etats membres les plus riches ont accepté d'offrir au moins 0,51 % de leur richesse nationale aux pays émergents d'ici 2010 et au moins 0,7 % d'ici 2015. Les dix nouveaux Etats membres, principalement de l'Europe de l'Est, s'engagent à s'efforcer de verser au moins 0,17 % d'ici 2010 pour atteindre 0,33 % en 2015.

Ces objectifs sont destinés à rapprocher l'Union européenne du taux de 0,7 % préconisé par les Nations unies et participent à l'effort pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire.

Le chancelier britannique, Gordon Brown, qui a mené la campagne pour l'accroissement de l'aide au développement, qualifie ce plan « d'accord historique » et d'« opportunité unique de faire la différence ».




Home Adopt-A-Minefield lance un appel

Source : www.landmines.org/news

Adopt-A-Minefield (AAM) est une association américaine qui rassemble des citoyens, des communautés et des hommes d'affaires afin de soutenir l'effort des Nations unies au sujet de la crise mondiale des mines terrestres. Elle aide à sauver des vies en récoltant des fonds pour l'enlèvement des mines et l'assistance des survivants, et permet d'attirer l'attention sur le problème des mines terrestres.

Cette campagne, simple et efficace, demande au niveau national et international de parrainer des champs de mines que les Nations unies ont identifiés comme cas urgents. On demande aux parrains de récolter des fonds dans leurs communautés pour nettoyer le champ de mines choisi. Chacun peut parrainer un champ entier (qui peut coûter entre 25 000 et 40 000 dollars) ou bien donner une petite somme (par exemple 5 dollars). Toutes ces contributions sont envoyées aux Nations unies pour l'élimination des mines.

AAM a lancé « L'appel Farah », une campagne qui récolte des fonds pour éliminer les mines en l'honneur de la nouvelle ambassadrice AAM pour la jeunesse, Farah Ahmedi. Farah a perdu une jambe après avoir marché sur une mine terrestre en allant à l'école, en Afghanistan, il y a dix ans. Elle vient récemment de remporter le concours « The story of my life » (L'histoire de ma vie), financé par l'émission Good Morning America (Bonjour l'Amérique) de la chaîne ABC et les éditeurs Simon et Schuster.

Farah, qui est âgée de 17 ans, agit en tant que porte-parole pour « That land-mine Thing », une campagne conjointe des étudiants d'AAM et du réseau « Landmine Survivor ». En tant que lycéenne, elle met en garde les élèves sur la réalité et les dangers des mines terrestres pour la jeunesse à travers le monde.




Home Initiatives environnementales aux Etats-Unis

Source : The New York Times, Etats-Unis

Défiant l'administration Bush qui a refusé de signer le Protocole de Kyoto, une coalition bipartite de 132 maires américains a décidé de combattre le réchauffement planétaire au niveau local. Représentant 29 millions de citoyens dans 35 Etats, ces maires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 7 % au-dessous du taux de 1990, d'ici 2010.

Ces mesures, entreprises par Greg Nickels, maire de Seattle (Etats-Unis), reflètent l'intérêt de ces maires pour la vitalité économique de leur ville. Les villes côtières se soucient de la montée des eaux, la Floride des tornades, et les villes de l'intérieur des effets de la sécheresse.

Chaque localité compte atteindre ces résultats de différentes façons : Seattle pense supprimer les moteurs diesels des bateaux de croisières et n'utiliser que de l'énergie électrique, Salt Lake City aura recours à l'énergie éolienne et New York se tournera vers les véhicules hybrides pour son parc de voitures municipales.

Simultanément, les chefs d'entreprise américaine commencent à envisager une stratégie nationale visant la réduction des gaz à effet de serre, marquant ainsi leur opposition à l'administration Bush qui n'encourage que les contrôles volontaires. La nouvelle position prise par ces chefs d'entreprise est encourageante pour les groupes écologiques qui voient leur engagement comme décisif dans le débat sur le réchauffement planétaire.

Jeffrey Immelt, PDG de la General Electric, la plus grande entreprise des Etats-Unis, a récemment donné un discours intitulé : Le courage de développer des énergies propres. Il déclare que les Etats-Unis doivent changer leur façon de produire et de consommer l'énergie. Il fait remarquer que les Etats-Unis possèdent la technologie et les incitations économiques, mais manquent de la volonté de persévérer. « Ils ont échoué, affirme-t-il, pour exécuter complètement les plans audacieux, relatifs à la technologie et les matériaux respectueux de l'environnement. »

Dans ce but, la General Electric investira 1,5 milliard de dollars par an en faveur de la recherche sur la réduction de la pollution, au lieu des 700 millions actuels, et envisage de réduire ses émissions de 1 % les sept prochaines années. Les deux géants Johnson and Johnson et Citigroup rejoignent la General Electric en investissant dans la recherche et le développement d'énergies propres.

D'autres entreprises progressent dans cette direction. Sous les auspices de la Fondation des Nations unies et de Ceres (une coalition d'actionnaires et d'intérêts environnementaux), 24 actionnaires institutionnels (qui gèrent plus de 3 000 milliards d'actifs) pressent les entreprises américaines d'investir dans des stratégies concernant les changements climatiques.




Home Augmentation des ventes de voitures hybrides

Source : The Independent ; BBC News, Grande-Bretagne

Aux Etats-Unis, la flambée du prix du pétrole et l'intérêt pour l'écologie de certaines stars du cinéma, comme Susan Sarandon, Minnie Driver, Leonardo Di Caprio et Kevin Bacon, ont contribué à la montée en popularité des véhicules hybrides.

Les hydrides bi-moteurs, tels que la Toyota Prius, ne consomme que 5 à 6 litres aux 100 km, contre près de 30 litres pour les énormes Hummers, véhicules sportifs utilitaires, et autres élégants dévoreurs de carburant.

Aux vitesses lentes, le moteur électrique hybride l'emporte sur le moteur classique, car il consomme et pollue moins et est moins bruyant. La Prius est agréable à conduire avec son écran informatique moderne et sa maniabilité silencieuse à faible vitesse.

La Prius et la Honda Civic ont acquis une certaine renommée en Europe grâce aux économies de carburant qu'elles permettent, mais les Américains ont été plus lents à cet égard en raison de leur attrait pour les véhicules de grande taille. Mais à présent, les grandes voitures se font également hybrides : la Ford Escape, et devant sortir en 2005, la Lexus RX400, la Honda Accord et la Nissan Altima.

Entre-temps, la luxueuse mais peu coûteuse MG Rover 75, exposée au salon de Birmingham (Grande-Bretagne), en mai 2004, possède une version GPL/essence.




Home Détecteurs de microbes

Source : Nikkei Weekly, Japon

 La firme Mitsubishi Electric, utilisant la technologie des semi-conducteurs, vient de créer une nouvelle puce en silicone capable de détecter, en moins d'une minute, la présence de microbes dans une substance donnée – une opération qui, aujourd'hui, nécessite d'observer les réactions d'un échantillon de cette substance sur une culture d'agar (un champignon), ce qui prend environ 24 heures.

Cette puce, baptisée « détecteur d'impuretés », comporte une sorte de cannelure large de 5 microns dans laquelle sont envoyées les substances à analyser sous forme de solutions auxquelles on a ajouté des pigments fluorescents. Un microscope associé à une caméra dotée d'une mémoire à couplage de charges repère alors les microbes colorés à mesure qu'ils circulent le long de la cannelure.

Cette technologie a déjà permis à Mitsubishi de découvrir un bacille du colon, et les chercheurs espèrent bientôt pouvoir détecter d'autres microbes, comme la salmonella, etc., chaque microbe réagissant à un colorant particulier, qu'il reste à trouver.

Cette puce, d'une fabrication relativement facile et bon marché, devrait être rapidement à la disposition des secteurs agro-alimentaire et médical.





Les priorités de Maitreya

Home Plus d'un million d'enfants travaillent dans les mines

Source : OIT

La « Journée mondiale contre le travail des enfants », organisée par l'Onu, le 12 juin 2005, a mis en évidence une tragédie de longue date qui touche plus d'un million d'enfants dans le monde. Ces enfants – certains n'ont que 5 ans – travaillent dans des mines souterraines dans d'épouvantables conditions.

Aux Philippines, près de 18 000 enfants entre 5 et 17 ans travaillent dans des mines et des carrières ; au Népal environ 32 000 enfants travaillent dans des carrières de pierres, et au Niger le chiffre est stupéfiant : 250 000 enfants travaillent dans des mines et des carrières de plus petite importance, atteignant à peu près la moitié du nombre total de personnes faisant ce travail dans le pays tout entier.

Les enfants creusent pour leur survie et celle de leur famille. « L'argent qu'ils gagnent est crucial pour leur survie et celle de leur famille, explique l'Organisation internationale du travail des Nations unies (OIT). Sous terre, ils travaillent dans l'obscurité dans une chaleur étouffante, ils posent des explosifs et rampent ou nagent au travers de tunnels instables. Au-dessus, ils plongent dans des rivières à la recherche de minéraux, ou creusent le sable, le rocher et la poussière et passent des heures à piler des rochers en graviers, utilisant des outils lourds, trop grands, faits pour des adultes. »

Pour sauver ces enfants et fournir à leur famille une autre façon de gagner leur vie, l'OIT a mis au point le Programme international pour l'élimination du travail des enfants (IPEC) qui doit assurer qu'aucun enfant n'aura plus à travailler dans une carrière ou une mine. L'OIT a aidé des communautés de mineurs à mettre en place des coopératives et à augmenter leur productivité pour l'acquisition de machines qui réduisent ou éliminent la nécessité pour les enfants de risquer leur vie. De telles communautés ont également obtenu des protections juridiques et crée des cliniques, des écoles et des systèmes sanitaires.

Ce plan fonctionne : à titre d'exemple, une mine d'or au Pérou qui employait 200 000 enfants déclare aujourd'hui ne plus en employer aucun. Ce changement a pris quatre ans, mais la communauté de Santa Filomena a changé radicalement depuis que l'OIT l'a aidée à développer des projets pour adultes générant un meilleur revenu.

« Des projets pilotes entrepris par l'Ipec en Mongolie, en Tanzanie, au Niger et dans les Andes ont montré que le meilleur moyen d'assister les enfants mineurs est de travailler directement avec les communautés dont ils sont issus », indique l'OIT.

Des projets en lien avec leur communauté peuvent aider ces enfants mineurs de façon pratique et directe, mais le problème persiste lorsque ces enfants sont constamment réembauchés pour travailler dans les mines. Seule une conscience mondiale peut inciter la communauté internationale à mettre fin à ces pratiques pour toujours.




Home Des demandeurs d'asile secourus en mer

Source : HCR

Les 27 passagers d'un petit bateau, qui dérivait en Méditerranée après une panne de moteur, ont dû s'en remettre à la providence pour que leur appel à l'aide soit entendu.

Bien que quelques bateaux soient passés, leur signalant qu'ils transmettraient le message aux garde-côtes, aucun secours ne s'est manifesté durant une semaine entière. Finalement, le 31 mai – leur huitième jour d'épreuve – un navire-container danois, le M.V. Clementine Maersk, recueillit les survivants.

Le capitaine du Clementine Maersk a pris le risque d'un retard et d'une perte financière pour changer de cap et sauver ces boat people, composés de Somaliens, de deux Tunisiens et d'un Palestinien.

Le haut commissaire pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a remercié le capitaine. « Nous lui sommes reconnaissants d'avoir suivi la loi et les usages maritimes internationaux, ainsi que son sens moral, et d'avoir secouru ce groupe de naufragés », a expliqué Pirkko Kourulal, directeur du Bureau européen du HCR. « Mais nous n'en sommes pas moins troublés d'apprendre que d'autres bateaux ont apparemment poursuivi leur route en les abandonnant à un destin qui aurait pu leur être fatal. »

Le HCR travaille en étroite collaboration avec l'Organisation internationale maritime et d'autres agences des Nations unies afin de maintenir les traditions de l'assistance maritime et soutenir les capitaines qui viennent en aide aux réfugiés et aux demandeurs d'asile en difficulté en mer.

« Chaque année, un nombre inconnu de personnes meurent en essayant de gagner l'Europe, la plupart en traversant la Méditerranée, » précise Peter Keosler, du bureau londonien de l'HCR. Une coalition d'ONG européennes a répertorié près de 5 000 décès confirmés depuis les dix dernières années, la plupart en mer. Cependant, le chiffre réel semble être beaucoup plus élevé. »


Nombre de demandeurs d'asiles et de réfugiés, en janvier 2004

Asie:                                                 6 187 800    
Afrique:                                             4 285 100
Europe:                                             4 242 300
Amérique latine et Caraïbes             1 316 400
Amérique du Nord:                              978 100
Océanie:                                               74 400
Total:                                              17 084 100*
* Juin 2005: nouveau total              19 200 000
[ Source:HCR ]

              




Home L'Onu félicite l'Espagne

Source : El Mundo, Espagne

L'Espagne a accueilli des immigrants en situation irrégulière : elle a fourni des permis de travail et des papiers à environ 700 000 immigrants irréguliers déjà installés dans le pays. Le gouvernement espagnol a annoncé une amnistie de trois mois pendant lesquels les immigrants en situation irrégulière pouvaient faire une demande pour régulariser leur situation. D'autres pays européens, comme l'Italie, ont pratiqué des amnisties similaires dans le passé mais jamais sur une si grande échelle.

La démarche espagnole se produit au moment où la tendance en Europe est au renforcement des règlements et à la prise de mesures énergiques contre les immigrants économiques.

Louise Arbour, haut commissaire pour les droits de l'homme, a fait l'éloge de l'initiative du gouvernement espagnol. « J'estime que c'est une évolution très positive », a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse à Madrid.

L. Arbour, ancien procureur du tribunal international concernant l'ex Yougoslavie et le Rwanda, et haut commissaire aux Nations unies depuis février 2004, a ajouté : « Je suis consciente que les gouvernements sont confrontés à un sérieux dilemme, car ils craignent qu'une régularisation attire davantage d'immigrés clandestins. Néanmoins, le gouvernement espagnol n'a pas craint de donner des droits à des personnes qui n'en possédaient pas. Les citoyens sont devenus très sceptiques et ne savent plus qui croire au sujet de questions comme celle de l'immigration. Mais les Etats doivent montrer clairement qu'ils respectent les droits de l'homme. »




Home Rapport 2005 d'Amnesty International

Source : Amnesty International

 Le rapport 2005 d'Amnesty International porte un regard sur les droits de l'homme à travers le monde. Il examine les violations et les mesures prises pour protéger des tels droits dans 149 pays, et souligne les manquements face aux abus commis contre les droits de l'homme, tant au niveau national qu'international. Amnesty déclare que « les droits de l'homme ne sont pas seulement une promesse non tenue mais une promesse trahie », et appelle à une plus grande responsabilité internationale. Pendant l'année 2004, les droits de l'homme ont été ignorés ou grossièrement bafoués, à travers le monde, en raison de facteurs tels que les intérêts économiques, l'hypocrisie politique et la discrimination orchestrée socialement, qui ont enflammé certains conflits à travers le monde.

Ce qu'on nomme la « guerre contre le terrorisme » a davantage érodé les principes des droits de l'homme qu'elle n'a empêché le « terrorisme » international. Les droits de millions de femmes qui souffrent de violences du fait de leur sexe, dans certaines communautés ou dans des zones en guerre, ont été largement ignorés. Et les droits économiques, sociaux et culturels de communautés marginalisées ont été presque complètement négligés.

Lors de la divulgation du rapport à l'association Foreign Press, Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty a déclaré : « De nombreux millions de personnes se sentent trahies par l'impuissance des gouvernements et de la communauté internationale à soutenir les droits de l'homme. » Elle a poursuivi en ces termes : « J'ai volontairement choisi le mot trahi. L'écart est tel entre la promesse et ce qui a été réalisé par les gouvernements, entre leur devoir de soutenir les droits de l'homme et leur échec à y parvenir, entre leur rhétorique pour le respect des droits de l'homme et leur zèle à les ignorer ou à les déformer, en 2004, que je ne trouve aucun autre mot pour le décrire. »

I. Khan a précisé que les gens ordinaires souffrant d'abus des droits de l'homme ne sont pas toujours familiers des termes « droits de l'homme », mais « ils savent certainement ce que la justice et l'injustice signifie ».

En préambule du rapport 2005, I. Khan écrit : « Malgré les promesses de la Déclaration des droits de l'homme et des traités internationaux des droits de l'homme selon lesquels chaque individu possède le droit à une vie décente et à l'accès à la nourriture, au logement, à l'éducation, au travail et à la santé, il y a plus d'un milliard de personnes qui n'ont pas accès à une eau saine, 121 millions d'enfants ne vont pas à l'école, plus de 25 millions de personnes souffrent du sida en Afrique et n'ont pas accès aux soins, et un demi million de femmes meurent chaque année pendant la grossesse ou à l'enfantement. Les pauvres sont plus facilement atteint par le crime et la brutalité policière. »

Notre rapport présente une image noire des dirigeants et des promesses non tenues. Mais de toutes les promesses faites par les gouvernements, aucunes n'était aussi creuse que celle de faire du monde un lieu plus à l'abri des attaques terroristes. »

Des changements positifs ont eu lieu en 2004 et, comme le confirme le rapport d'Amnesty, ces changements ont souvent pour origine des campagnes publiques d'activistes des droits de l'homme ou d'ONG.

Amnesty demande aux Nations unies de renforcer leur position vis-à-vis des Droits de l'homme et de se montrer plus fermes à l'encontre des pays qui bafouent les traités internationaux.

Le rapport demande : « Les gouvernements et les Nations unies tiendront-ils un tel agenda ? Aujourd'hui plus que jamais les activistes doivent faire leur part en mobilisant l'opinion publique pour faire pression sur les gouvernements et les organisations internationales. De diverses manières au cours de l'année 2004, la mobilisation populaire pour les victimes des attentats de Madrid et du tsunami dans l'océan Indien ont montré la puissance des gens ordinaires à susciter l'espoir au lieu de la peur, l'action au lieu de l'inertie et la solidarité au lieu de l'indifférence. Amnesty International croit en la capacité des gens à apporter des changements extraordinaires, et avec nos membres et sympathisants, nous poursuivrons en 2005 notre campagne de promotion de la justice et de la liberté pour tous. Nous restons d'éternels négociants d'espoir. »




Home Mettons fin à la discrimination féminine

Source : Inter Press Service

Des relations de pouvoir plus égalitaire entre hommes et femmes, associées à un accès accru à un suivi prénatal amélioré, sauveraient la vie de centaines de milliers de femmes, y compris de celles décédant de causes liées à la grossesse. Telle est la conclusion d'un rapport établi par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

Le FNUAP a déclaré que si les femmes avaient le pouvoir de prendre les décisions en matière d'activité sexuelle et de ses conséquences, elles pourraient éviter un grand nombre des 80 millions de grossesses non désirées et des 20 millions d'avortements dangereux, d'infections et de blessures qui se produisent chaque année.

Ce rapport déclare également que les femmes pourraient contribuer à prévenir un grand nombre des 333 millions d'infections sexuellement transmissibles, contractées chaque année, à condition de pouvoir partager avec les hommes le rôle de décideurs.

Nafis Sadik, directrice du FNUAP, déclare que dans tous les pays, l'inégalité des sexes, la discrimination et la violence, entravent non seulement les femmes, mais également les hommes, les familles, les communautés et les nations entières.




Home Extrait du message n° 11

Un coût élevé en vies humaines

par Maitreya

« Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n'ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s'entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ? Mon dessein est de les sauver d'une famine certaine et d'une mort inutile. Mon dessein est de vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d'écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l'intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu'ils soient. » Maitreya, message n° 11

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que durant le mois de mai 2005, 670 000 personnes sont mortes inutilement de faim et de la pauvreté.



Faits et prévisions

Home Préservation de la nature à Puerto Rico

Source : Interpress Service

« La première priorité sera la sauvegarde de notre planète – c'est-à-dire, le changement de nos structures politiques et économiques afin de permettre la création d'une économie viable. Par exemple, les forêts vierges, dont dépend notre oxygène devront être préservées. » [Benjamin Creme, La Mission de Maitreya tome III]

A Porto Rico, une remarquable coopération entre la société civile et le gouvernement a permis la création d'une réserve naturelle de plus de 30 000 ha. Il s'agit d'un corridor traversant la principale chaîne de montagne de l'île, et destiné à préserver la qualité de l'eau et la bio-diversité dans cette petite île tropicale connue pour la diversité de sa végétation et de ses espèces animales. Créé à la fin de 2002, ce couloir augmente considérablement la superficie des terres protégées contre l'expansion urbaine, et inclut les sources qui fournissent en eau la moitié des quatre millions d'habitants du pays.

A l'origine de cette réalisation se trouve Casa Pueblo, une association populaire lauréate en 2002 du prestigieux Prix Goldman pour l'Environnement. Casa Pueblo s'est battu avec succès, pendant des dizaines d'années, contre l'exploitation des mines à ciel ouvert. En 1996, un terrain situé près de la ville d'Ajuntas, et sur lequel se trouvait la première mine à ciel ouvert, a été transformé en une forêt d'Etat entretenue par la communauté locale. Ce terrain, rebaptisé El Bosque del Pueblo (la Forêt du Peuple), fait à présent partie du couloir de réserve naturelle.

Casa Pueblo gère cette forêt à la suite d'un accord unique en son genre avec le ministère des Ressources naturelles de Puerto Rico. L'association n'accepte ni sponsorings d'entreprises, ni subventions gouvernementales, mais bénéficie de l'aide de bénévoles venus de toutes les régions de l'île et de tous horizons professionnels pour offrir leurs dons ou leur travail. Cependant, le principal soutien économique de Casa Pueblo se trouve être sa propre marque de café, Madre Isla.

La Forêt du Peuple est principalement gérée et entretenue par des volontaires – depuis des étudiants et des professeurs jusqu'à des poètes et des biologistes. Leurs tâches consistent aussi bien à servir de guides touristiques qu'à surveiller la biodiversité. A Ajuntas, cinq stations surveillent la qualité de l'eau des ruisseaux et rivières de la région, et sont gérées par des résidents de la communauté locale.

« A Casa Pueblo, il n'y a pas de place pour le pessimisme, ni pour le cynisme, a déclaré Alexis-Massol-Gonzale, directeur de l'association. Nous sommes remplis d'espoir, car nous avons pu résoudre certains problèmes de Puerto Rico grâce à notre volontarisme. »




Home L'Onu agit vigoureusement pour le maintien de la paix

Source : The New York Times, E.-U.

« Les Nations unies devraient déployer des armées pour protéger les peuples d'Afrique et chasser les militaires qui massacrent leurs propres compatriotes » [ Un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1991]

Inquiète par son incapacité à empêcher le génocide du Rwanda et à mener à bien ses missions en Bosnie et en Somalie, l'Onu redéfinit et étend son rôle de maintien de la paix. Le Conseil de sécurité a adopté le concept de « maintien énergique de la paix », rejetant ainsi l'idée que la seule présence de casques bleus dans une zone démilitarisée suffisait à dissuader les combattants.

Ce changement se préparait depuis une dizaine d'années. Une commission mandatée par l'Onu et dirigée par un ancien ministre des Affaires étrangères d'Algérie, Lakhdar Brahimi, a publié un rapport appelant à accélérer considérablement le déploiement des forces armées lors des opérations de maintien de la paix. En conclusion, ce rapport affirme que « les bonnes intentions ne peuvent en aucun cas se substituer à une capacité incontestable à déployer une force crédible ».

Actuellement, l'Onu est impliquée dans 18 zones de conflit, mais c'est peut-être dans la République démocratique du Congo que cette nouvelle conception se traduit dans les faits de la façon la plus évidente. Dès que les atrocités de la région d'Ituri ont été connues, l'Onu a fait preuve de détermination. « Le spectre du Rwanda a beaucoup influencé la réaction de l'Onu et du Conseil de sécurité aux massacres d'Ituri », a déclaré David Harland, haut fonctionnaire au Département des opérations de maintien de la paix.

Ce qui n'était en 1999 qu'une modeste mission déploie aujourd'hui 16 500 soldats. Et les responsables de l'Onu considèrent qu'il en faudrait davantage. Ces opérations n'échappent d'ailleurs pas aux critiques, allant des accusations de tactiques opérationnelles trop agressives ayant coûté la vie à des civils, à celles d'abus sexuels sur des jeunes filles mineures. Du côté positif, ces opérations ont rétabli un certain degré de sécurité et de stabilité dans une bonne partie du Congo. Et 14 000 des 15 000 combattants de la région d'Ituri ont rendu leurs armes.

Ce rôle plus actif des forces de maintien de la paix a été permis par un mandat du Conseil de sécurité de 1993. Les forces onusiennes sont désormais bien pourvues en tanks, fusils et hélicoptères. Le lieutenant général sénégalais Babacar Gaye, commandant des forces de l'Onu au Congo, a affirmé : « Cela ressemble peut-être à une guerre, mais c'est du maintien de la paix. » L'époque où les militaires de l'Onu demeuraient confinés dans leurs camps pendant que des atrocités se déroulaient un peu plus loin semble bien révolue.

Cependant, tandis que plusieurs régions du Congo jouissent d'une meilleure sécurité, « des atrocités se produisent encore. Des villageois prennent encore la fuite, poursuivis par des hommes armés de fusils et de machettes. Au milieu de tout cela, les soldats de l'Onu se trouvent engagés dans quelque chose qui n'est pas tout à fait la guerre, mais qui est encore loin de la paix ».





Le respect de la loi

Home Appels à la fermeture de la prison de Guantánamo

Source : The New York Times, Etats-Unis

L'ex-président Jimmy Carter a joint sa voix à celle d'un autre leader démocrate pour exiger des Etats-Unis la fermeture de la prison de Guantánamo, estimant que « les rapports sur les mauvais traitements infligés aux prisonniers en Irak, en Afghanistan et à Guantánamo mettent le pays dans un terrible embarras et portent atteinte à notre réputation» Son discours, donné à Atlanta le 7 juin 2005, a suivi celui du sénateur Joseph Biden qui a déclaré sur la chaîne de télévision ABC que Guantánamo « est devenu le meilleur outil de propagande pour le recrutement de terroristes tout autour du monde ».

Cette nouvelle vague de critiques à l'encontre de la prison intervient après que l'armée américaine ait admis qu'elle y avait couvert des cas de profanation du Coran par des gardes et des interrogateurs. Quelque 540 prisonniers sont retenus dans ce camp prison de Cuba. Beaucoup s'y trouvent depuis plus de trois ans sans jamais avoir fait l'objet d'un quelconque chef d'accusation et sont systématiquement privés de contact avec leurs familles et leurs défenseurs. M. Carter a ajouté que, outre la fermeture de Guantánamo, les Etats-Unis devraient faire en sorte que tous les prisonniers se voient signifier clairement les charges portées contre eux. Il a aussi recommandé que les Etats-Unis cessent de transférer des prisonniers vers des pays qui emploient la torture.




Home La Grande-Bretagne condamnée

Source : The Guardian, G.-B.

Un ex-haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères anglais a accusé son gouvernement de fermer les yeux sur les cas de torture et les morts de civils perpétrés par les Etats-Unis au nom de la « guerre contre le terrorisme », et de porter une partie de la responsabilité pour l'incarcération de citoyens anglais dans la prison de Guantánamo à Cuba. Chris Mullin, député travailliste du Sud Sunderland, lors d'un débat à la Chambre des Communes le 13 mai 2005, s'est dit alarmé que le gouvernement ferme les yeux sur « l'exécution aveugle de civils qui, selon moi, est une caractéristique de toutes les activités militaires américaines, et en particulier en Irak et en Afghanistan », et sur la torture de prisonniers suspectés de terrorisme envoyés à l'étranger par les Etats-Unis en accord avec leur politique de « reddition extraordinaire », « prisonniers fantômes » qui ont disparu après leur arrestation par les forces de sécurité dans les pays alliés des Etats-Unis.

Se référant aux « rapports concernant un goulag secret dans lequel les suspects de terrorisme disparaîtraient », C. Mullin a déclaré : « Ils sont transportés en secret d'un pays à l'autre, et, parfois, leur torture est sous-traitée à d'autres pays. L'Egypte et la Syrie ont été mentionnées. Certains sont totalement innocents, et réapparaissent neuf mois plus tard hébétés et perdus dans le plus parfait mépris des procédures prévues par la loi. »

C. Mullin a souligné « l'obligation morale » de l'Angleterre de retirer les citoyens anglais retenus par les Etats-Unis dans la tristement célèbre prison de Guantánamo, alors qu'ils ne font l'objet d'aucune charge, « au premier chef parce que nos services de sécurité pourraient être impliqués dans leur emprisonnement là-bas »une allusion au cas de Bisher al-Rawi, homme d'affaires irakien basé à Londres, qui a été arrêté et transféré à Guantánamo par des agents de la CIA qui lui ont dit obéir à des ordres anglais. « Nous sommes tous contre le terrorisme, a conclu C. Mullin, mais nous ne sommes pas obligés de fermer les yeux sur les excès de nos alliés. Et si cela implique un certain relâchement de nos liens avec les Etats-Unis, qu'il en soit ainsi. »




Home Tony Blair doublement attaqué

Source : The Independent, G.-B. ; www.bbc.co.uk; www.statewatch.org

 La Grande-Bretagne a reçu deux rapports extrêmement critiques du Conseil de l'Europe concernant son respect des droits de l'homme. Le gouvernement britannique a été critiqué pour son adoption de politiques discriminatoires sur le terrorisme, le droit d'asile, et les comportements anti-sociaux dans un rapport accablant signé par Alvaro Gil-Robles, commissaire pour les droits de l'homme au Conseil de l'Europe, rapport établi sur la base d'investigations conduites lors d'un séjour en Grande-Bretagne, en novembre 2004.

M. Gil-Robles a jugé que dans son traitement des prisonniers suspectés de terrorisme, la Grande-Bretagne méprise le droit fondamental à la présomption d'innocence. Il a critiqué les décrets assignant à domicile les suspects, émis sans aucune autorisation judiciaire. Ces décrets sont intervenus après que des juges aient déclaré que l'ancien système de détention illimitée sans charge pour les suspects violait la législation sur les droits de l'homme. « Ces décrets … substituent au système de justice criminelle ordinaire un système parallèle sous la responsabilité du pouvoir exécutif (c'est-à-dire des politiques et non plus des juges) ». « Ces mesures ne pourraient être compatibles avec la Convention européenne sur les droits de l'homme que si des garanties judiciaires étaient appliquées aux procédures et si la législation les concernant était soumise à une révision régulière de la part du Parlement. »

Le commissaire a recommandé que les suspects puissent bénéficier de la garantie d'un procès équitable, qui suivrait une mise en accusation officielle selon les procédures du système de justice criminelle ordinaire, et qu'ils soient libérés au bout de douze mois si l'insuffisance des charges ne permet pas de les déférer à la justice. Aucune déposition obtenue par la torture ne peut être admissible devant un tribunal.

Il a critiqué particulièrement la longue détention des demandeurs d'asile, en particulier les enfants. « Une société qui perd sa sensibilité à la souffrance des étrangers simplement parce qu'ils sont étrangers, a véritablement perdu quelque chose de précieux », a déclaré A. Gil-Robles. Il faut trouver d'autres formes de contrôle pour les familles avec enfants qui sont en attente de déportation. Il s'est élevé contre le refus d'assistance opposé à ceux qui avaient tardé dans leur demande d'asile, ce qui les condamnait à l'indigence, du fait de l'impossibilité totale de travailler et de l'absence de moyens de subsistance. Il a aussi critiqué la perfidie du retrait de l'assistance à ceux qui n'avaient pas obtenu le droit d'asile, dans le but de les encourager à repartir plus vite. « Menacer les demandeurs d'asile non acceptés de les condamner à la misère pourrait bien être un moyen de les faire repartir, mais ça ne peut être considéré comme particulièrement humain », a-t-il ajouté sèchement.

Le gouvernement anglais s'est aussi trouvé en butte aux attaques du Comité du Conseil de l'Europe pour la prévention de la torture, qui a critiqué les traitements infligés par la Grande-Bretagne aux suspects de terrorisme à la prison de Belmarsh, les qualifiant « d'inhumains et dégradants ». Le rapport mentionne de nombreux suspects se trouvant dans un état de santé physique et mentale déplorable, résultat de leur détention. Les 14 suspects qui ont été visités par le Comité au mois de mars 2004, étaient emprisonnés sans procès depuis trois ans en vertu de la loi anti-terroriste de 2001. Ils ont été libérés en mars 2005 à la demande du ministre de l'Intérieur.





Citation

Home Un courant d'espoir

par Robert Kennedy

« Ce qui façonne l’histoire humaine, ce sont des actes de conviction et de courage infiniment variés et nombreux. Chaque fois qu’un homme prend position pour une idée, qu’il agit pour améliorer le sort des autres ou qu’il se dresse contre l’injustice, il émet une petite onde d’espoir ; émanant d’une myriade de centres d’énergie et d’initiative différents, ces ondes se croisent et créent ensemble un courant capable de balayer toute résistance et de faire s’écrouler toutes les forteresses de l’oppression. »





La voix des peuples

Home La voix du peuple bolivien

Source : La Razón de Bolivia, El Diario, Bolivie ; El País, Espagne

La question de la gestion des ressources naturelles en Bolivie est à l’origine du renversement de deux présidents en l’espace de moins de deux ans. La pression exercée par les pauvres, y compris les indigènes boliviens, afin de nationaliser le secteur de l’énergie, a causé la démission du président Carlos Mesa, en juin 2005.

Par la suite, le Congrès bolivien a désigné Eduardo Rodriguez comme président. A la tête de la Cour suprême jusqu’à sa nomination, E. Rodriguez a accepté le poste avec l’objectif de provoquer de nouvelles élections afin de renouveler les pouvoirs publics. L’Armée et l’Eglise ont également joué un rôle clé dans cette tournure inattendue des événements, apportant tous les deux leur soutien à E. Rodriguez.

Après des semaines de manifestations, La Paz, capitale de la Bolivie, s’est réveillée en espérant que la nomination du nouveau président mette un terme aux quatre semaines de manifestations. Les organisations impliquées dans les manifestations se sont réunies, notamment à El Alto, théâtre de grandes manifestations sur les carburants, afin de décider de la continuation des manifestations jusqu’à ce que le nouveau gouvernement nationalise les énormes réserves de gaz naturel bolivien. Les manifestants ont brandi des banderoles où était écrit « Le peuple veut les nationalisations ».

« Nous voulons retourner dans nos villages. Nous donnons dix jours au nouveau gouvernement pour nationaliser le gaz et convoquer une nouvelle assemblée constitutionnelle », a déclaré le leader des fermiers Roman Loayza. Evo Morales, le leader indigène de Movimiento al Socialisme (Mouvement pour le socialisme) réclame également une trêve avec le nouveau gouvernement jusqu’à ce que E. Rodriguez ait constitué son cabinet ministériel.

« Nous reviendrons manifester en masse dans les rues si ce président ne respecte pas la volonté du peuple, a déclaré un des ouvriers qui a participé à la dernière marche à La Paz. La grève doit continuer jusqu’à ce que le secteur pétrolier soit nationalisé. Nous devons maintenir le blocus. »

« Nous n’avons rien à faire de ce nouveau président que nous trouvons médiocre, a déclaré Jaime Solares, leader de Central Obrera Boliviana (COB) qui est parmi les plus radicaux, à moins qu’il fasse ce que nous lui demandons. »

Les représentants de l’Eglise ont été plus modérés dans leurs réactions, mais leurs positions ont été néanmoins claires. Selon l’évêque de El Alto, Jesus Juarez : « Tout en étant dans le respect de la loi, les Boliviens ont le droit d’exiger que les hydrocarbures les aident à réduire leur pauvreté. Si les lois ne conviennent pas aux gens, nous devons alors nous réunir afin de les négocier, et non pas les imposer. »

Pendant ce temps, une trêve sociale semble s’être graduellement installée en Bolivie. La plupart des organisations sociales ayant participé au blocus national ont été invitées à une réunion avec le président Rodriguez afin de discuter, parmi d’autres sujets, de la nationalisation des hydrocarbures. Bien que le leader de l’organisation Fejuve Altena, Abel Mamani, ait déclaré que la plupart des organisations étaient prêtes à participer à la réunion afin de trouver une solution consensuelle, le secrétaire exécutif de COR, Edgar Patana, a dit qu’il préférait personnellement poursuivre les manifestations avant de rencontrer le gouvernement, « parce que nous n’avons pas encore atteint tous nos objectifs. Ils doivent continuer à écouter la voix du peuple. »




Home Les Koweïtiennes obtiennent le droit de vote

Source : CNN, News24.com, Etats-Unis ; BBC News Online, Grande-Bretag

Après des années de débats et de luttes, les femmes du Koweït ont finalement accédé au droit de vote et ont été autorisées à se présenter à des élections. En mai 2005, le Parlement du Koweït a passé un amendement en faveur d'une loi électorale en ce sens. Des législateurs islamistes avaient milité contre le suffrage des femmes en se basant sur le fait que les enseignements de l'Islam interdisaient la participation des femmes à la vie politique. Mais après plusieurs manifestations de femmes activistes, le Parlement a tranché. Lorsque l'amendement a été voté, des hommes et des femmes ont dansé et se sont réjouis devant le Parlement.




Home En finir avec la pauvreté

Source : voir en fin d'article

Le rassemblement Make Poverty History (MPH) (En finir avec la pauvreté), programmé le 2 juillet à Edimbourg (Ecosse), vise les dirigeants des pays les plus riches du monde qui se réunissent pour le sommet du G8, à Gleneagles (Ecosse) du 6 au 9 juillet. La campagne du MPH, ainsi que celle du Jubilee Debt Campaign et de nombreuses autres organisations, réclament un commerce juste et équitable, l'annulation de la dette ainsi qu'une aide plus importante et efficace pour les pays les plus pauvres du monde. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues pour ce rassemblement.

Ajouté à cela, le Global White Band Day (Journée mondiale des banderoles blanches) se déroulera le 1er juillet. Au cours de cette journée organisée par le Global Call to Action against Poverty (Appel mondial pour l'action contre la pauvreté), des banderoles blanches portant les mots « Make Poverty History » seront déployées sur la façade des immeubles, dans le monde entier, dans le but de demander aux leaders du G8 de prendre des mesures afin de favoriser un commerce plus juste et équitable, l'annulation de la dette ainsi qu'une aide plus importante et efficace.

Commencée en 2004, la campagne de Make Poverty History a connu une croissance rapide et forme maintenant une coalition regroupant 463 organisations, œuvres caritatives, syndicats, groupes religieux, et une sélection assez remarquable d'organisations représentant toutes les tendances politiques. Selon Richard Curtis, le fondateur de MPH : « Si 50 000 personnes mourraient à Londres le lundi, à Rome le mardi et à Paris le vendredi, les leaders du G8 trouveraient la solution. »

Au Royaume-Uni, plus de trois millions de personnes ont acheté un brassard blanc, symbole de l'organisation. Selon MPH : « En le portant, vous adhérez à un mouvement d'envergure mondiale sans précédent, dont le but est de mettre fin à l'extrême pauvreté – ainsi vous affirmez qu'il est temps d'empêcher le fait que plus de 200 000 personnes meurent chaque semaine de maladies tout à fait évitables. » L'ouvrage du MPH , How to defeat world poverty in seven easy steps (Sept étapes simples pour vaincre la pauvreté dans le monde), de Géraldine Bedell (Penguin), est rempli de bonnes idées pour s'impliquer.

Afin de marquer la campagne Make Poverty History, des concerts Live 8 organisés par le musicien et militant Bob Geldof se dérouleront le 2 juillet dans cinq grandes villes avec la participation de nombreux musiciens et chanteurs célèbres. D'autres rassemblements et concerts sont programmés à Edimbourg pour le 6 juillet en même temps que le sommet du G8. Vingt ans après les concerts du Live Aid, B. Geldof explique comment les gens peuvent apporter leur aide : « Live 8 incite les gens à travers le monde à s'unir dans un seul appel – en 2005 c'est votre voix qui nous intéresse, pas votre argent. »

Bob Geldof parle de l'occasion unique que représentent les événements d'Edimbourg : « C'est sans aucun doute un moment dans notre histoire où les gens ordinaires pourront saisir l'occasion de réaliser quelque chose de vraiment monumental et demander aux huit leaders mondiaux présents au G8 de mettre fin à la pauvreté. Le pouvoir de changer le cours de l'histoire est entre les mains des leaders du G8. Ils prendront les mesures nécessaires seulement si des dizaines de milliers de personnes leur montrent que trop c'est trop. En doublant l'aide, en annulant complètement la dette et en instaurant des relations commerciales justes avec l'Afrique, le G8 pourrait changer l'avenir de millions d'hommes, de femmes et d'enfants. »


www.Makepovertyhistory.org ; www.Live8live.com ; www.white-band.org




Home Gordon Brown à l'écoute de la voix du peuple

Source : Daily Mail, The Independent, Grande-Bretagne

Gordon Brown, ministre des Finances britannique, soutient avec enthousiasme les grandes manifestations organisées par Make Poverty History et Live 8 qui se dérouleront en juillet 2005 à Edimbourg, en même temps que la conférence du G8.

Dans une interview diffusée sur la chaîne britannique GMTV, le 3 juin 2005,G. Brown a affirmé que les manifestations publiques étaient un élément clé du processus de changement et il a encouragé les gens à agir en faveur des pauvres de ce monde en manifestant massivement dans les rues d'Edimbourg. Il a déclaré que le gouvernement britannique contribuerait au financement du concert Live 8 de Londres du 2 juillet en subventionnant à hauteur de 500 000 livres le concert de Hyde Park. « Nous apporterons notre soutien aux gens qui veulent faire connaître leurs opinions », a-t-il déclaré.

Cette interview était centrée autour de la série de mesures ambitieuses préconisées par G. Brown telles que l'annulation de la dette, l'amélioration de l'aide et les mesures commerciales qui pourraient être adoptées à la conférence du G8. Dans un appel pour changer la « destinée de l'Afrique » et transformer la vie des millions de pauvres du monde, il a déclaré : « Nous voulons qu'une décision importante soit prise au sommet de Gleneagles, une décision qui puisse faire dire aux gens : « Regardez, ce que nous avons fait a des effets durables, ça va transformer le monde et le rendre meilleur. »

Cela met en évidence le pouvoir du peuple et je pense que les jeunes en particulier devraient savoir qu'en se rassemblant on peut transformer le monde, a-t-il déclaré. Nous voulons que les Britanniques jouent leur rôle afin de convaincre le G8 que le temps est venu d'agir pour résoudre les problèmes de la pauvreté à l'échelle mondiale. »





Les mensonges dévoilés

Home Irak : révélation sur les premiers plans américains

Source : The Chicago Tribune, Los Angeles Times, Etats-Unis

Un document hautement confidentiel, divulgué pendant la campagne qui a précédé les élections législatives en Grande-Bretagne, indique que l'administration Bush avait décidé de renverser le président Saddam Hussein huit mois avant de lancer son attaque contre l'Irak, qu'elle avait manipulé les services secrets dans ce but et qu'elle n'avait jamais eu sérieusement l'intention d'essayer d'éviter la guerre par des moyens diplomatiques.

Ce document, rédigé par Matthew Rycroft, membre des services secrets britanniques, est basé sur des notes qu'il a prises pendant une rencontre qui s'est déroulée en juillet 2002 entre le premier ministre Tony Blair et ses conseillers, notamment Richard Dearlove, chef des services secrets britanniques, qui venait de rencontrer des membres de l'administration Bush.

On peut lire dans ce document : « Le président George W. Bush voulait se débarrasser de Saddam Hussein par une action militaire, en invoquant le terrorisme et les armes de destruction massive. Mais les Services secrets et les faits devaient se conformer à la politique. Il semblait clair que G. Bush avait pris sa décision d'engager une action militaire, même si le moment n'était pas encore décidé. Cependant les arguments étaient peu probants. Saddam Hussein ne menaçait pas ses voisins et ses capacités en matière d'armes de destruction massive étaient inférieures à celles de la Libye, de la Corée du Nord ou de l'Iran. »

Le document affirme que le président Bush avait décidé de renverser Saddam Hussein près de huit mois avant que les troupes américaines et britanniques n'envahissent l'Irak. Résumant le point de vue de R. Dearlove, chef des services secrets, après qu'il ait consulté les responsables américains, le document déclare : « L'action militaire était désormais considérée comme inévitable. » Au même moment, l'administration Bush assurait le public que la décision de faire la guerre n'avait pas encore été prise et que l'Irak pouvait empêcher une action militaire en se pliant aux résolutions des Nations unies qui visaient à interrompre ses programmes de fabrication d'armes chimiques, nucléaires, biologiques et de missiles.

Le cabinet du premier ministre Tony Blair n'a pas contesté l'authenticité du document, mais la Maison Blanche a catégoriquement nié les faits avancés. John Conyers, représentant américain du House Judiciary Committee, a fait circuler une lettre ouverte demandant au président Bush davantage d'explications.




Home Effet de serre : falsification de documents

Source : The New York Times, Etats-Unis

The New York Times a obtenu des documents du Government Accountability Project (un groupe d'intérêt non lucratif qui offre son appui aux whistleblowers, des citoyens qui tirent sur la sonnette d'alarme) apportant la preuve qu'un fonctionnaire de la Maison Blanche a minimisé le lien existant entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Philip Cooney est le chef du conseil de la Maison Blanche pour la qualité de l'environnement, un organisme qui aide à fixer et à promouvoir la politique du gouvernement en matière d'environnement. Avant de rejoindre l'équipe de la Maison Blanche, il travaillait pour l'American Petroleum Institute, le plus grand groupe représentant les intérêts de l'industrie pétrolière. Il ne possède aucune formation scientifique, mais sur plusieurs rapports (en 2002 et en 2003) il a censuré et « corrigé » les résultats de recherches sur le changement climatique déjà approuvés par des scientifiques appointés par le gouvernement et ceux qui les supervisent (y compris certains hauts responsables de l'administration Bush).

Commentant les distorsions introduites par P. Cooney, les climatologues et les écologistes ont dit qu'elles étaient très significatives de l'influence discrète de P. Cooney et d'autres fonctionnaires ayant des attaches avec les industries énergétiques qui ont longtemps combattu les restrictions visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.




Home Conflit israelo-palestinien : partialité des médias britanniques

Source : Greg Philo and Mike Berry, Bad News from Israel. Pluto Press

Bad News from Israel ( Mauvaises nouvelles d’Israël ), un livre écrit par Greg Philo et Mike Berry, deux sociologues du Groupe Media de l’Université de Glasgow, est le résultat de recherches sur l’influence des journaux télévisés sur les croyances et l’opinion du public britannique en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. L’étude montre que la présentation du conflit donnée par la télévision est partiale et pauvre et qu’il en résulte un niveau alarmant d’ignorance et de confusion chez les téléspectateurs, un manque d’intérêt pour le conflit et un sentiment d’impuissance et d’impossibilité de changer quoi que ce soit.

Dans les sociétés occidentales, les journaux télévisés sont la principale source d’information pour environ 80 % de la population. Les deux sociologues ont interviewé plus de 800 personnes, y compris des reporters de télévision connus, des responsables de programme, des journalistes, des universitaires et des téléspectateurs ordinaires, sur le conflit et sa couverture médiatique, et suivi à différentes reprises la couverture des événements par la BBC et ITN – les deux principales chaînes d’information – entre le début de l’Intifada en septembre 2000 et le printemps 2002.

G. Philo et M. Berry ont exprimé leur profonde conviction que sans information correcte ni discussion, une amorce de résolution du conflit ne surviendra jamais, car la pauvreté de la couverture médiatique empêche un réel débat public. Ils ont découvert au moins cinq caractéristiques dans la couverture du conflit qui contribuent à la partialité et à la confusion :

  • 1. Une incapacité à informer et éduquer. Même si les gens ont regardé les informations concernant le conflit, ils sont très peu nombreux à en avoir compris les origines et les causes. Seulement 10 % des étudiants britanniques interviewés savaient que c’était Israël qui avait occupé la Palestine et non l’inverse. Nombre d’entre eux furent surpris d’apprendre que l’Etat d’Israël avait été créé en 1948 ; la majorité pensait qu’Israël existait depuis l’époque biblique.

  • 2. L’accent est mis sur les perspectives israéliennes. Les Israéliens ont été interviewés ou ont fait l’objet de reportages deux fois plus souvent que les Palestiniens. En dépit du nombre élevé de décès chez les Palestiniens, la sympathie est souvent exprimée envers la position israélienne, ce qui fait apparaître les Palestiniens comme étant les victimes de leurs propres actions. Le point de vue palestinien n’est pas totalement présenté dans la couverture médiatique. Il en résulte que la plupart des gens ne savent pas grand chose des conditions dans lesquelles vivent les Palestiniens sous la loi militaire israélienne – la fermeture de centaines de routes, l’arrachage de bois d’oliviers, les détentions sans jugement, la torture, la démolition des maisons, les couvre-feux, le contrôle israélien de ressources primordiales telles que l’eau et les dommages que tout ceci cause à l’économie palestinienne.

  • 3. Différences dans le langage utilisé pour décrire le conflit. L’agression d’Israël est présentée comme faisant partie de la « guerre contre le terrorisme ». Les Palestiniens sont dépeints comme des fauteurs de trouble et de violence, auxquels les Israéliens ne font que « répondre » ou « riposter », ce qui conduit de nombreux téléspectateurs à considérer les Palestiniens comme les agresseurs. 

  • 4. Forte partialité en faveur de la politique américaine pro-israélienne. Les journaux télévisés mettent en vedette les politiciens américains qui soutiennent Israël.

  • 5. Pression pro-israélienne sur les journalistes. Le dernier problème mentionné par les auteurs de l’ouvrage concerne les contraintes journalières imposées aux journalistes, qui sont largement condamnés lorsqu’ils critiquent les actions israéliennes, mais pas du tout lorsqu’ils émettent des critiques envers les Palestiniens.


​Greg Philo and Mike Berry, Bad News from Israel. Pluto Press, Grande-Bretagne, juillet 2004

 




Home Lettre au président George W. Bush concernant le compte-rendu de Downing Street

M. le Président,

Nous soussignés, sommes concernés par de récentes révélations parues dans le London Times. Il s'agit du compte rendu d'une réunion du premier ministre Tony Blair avec ses conseillers, où il est indiqué d'une part que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont mis d'accord, au cours de l'été 2002, pour attaquer l'Irak, donc bien avant l'invasion et bien avant que vous ayez sollicité l'accord du Congrès vous autorisant à engager cette action militaire, et d'autre part que votre administration a délibérément manipulé les Services secrets pour justifier la guerre.

Par ailleurs, un document émanant du gouvernement britannique cite un haut fonctionnaire britannique qui affirme qu'en juillet 2002 vous aviez décidé une action militaire, alors qu'un mois plus tard, vous affirmiez que vous souhaitiez envisager toutes les éventualités et qu'il n'y avait pas de calendrier pour la guerre en Irak. Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense, a affirmé catégoriquement que vous n'étiez pas si déterminé à déclencher cette guerre.

De plus, l'origine de la fausse affirmation que l'Irak possédait des armes de destruction massive reste la question sérieuse et insistante au sujet de cette guerre. C'est un débat récurrent de savoir s'il s'agit d'un « échec monumental des services de renseignements », en d'autres termes une erreur ; ou bien le résultat d'une manipulation intentionnelle et délibérée pour justifier la guerre. Le mémo semble aussi résoudre cette controverse où, citant les termes du chef des services de renseignements britanniques, celui-ci laisse entendre qu'aux Etats-Unis « les renseignements et les faits étaient fixés en fonction de la politique ».

Nous souhaiterions que vous répondiez aux questions suivantes :

1) Contestez-vous l'exactitude de ce document ?

2) Y a-t-il eu des tractations, y compris le recrutement d'alliés, avant de demander le vote du Congrès autorisant la guerre ?

3) A ce moment précis, y a-t-il eu un effort pour produire un ultimatum, relatif aux inspecteurs en armement, pour permettre de justifier la guerre ?

4) A quel moment vous et Tony Blair vous êtes-vous mis d'accord pour envahir l'Irak ?

5) Y a-t-il eu un effort coordonné avec les services secrets américains et/ou britanniques pour arrêter une position politique comme l'affirme ce document dont nous avons eu connaissance ?

Ce sont là les questions que vous ont soumis les 89 membres du Congrès, conduits par le républicain John Conyers junior, le 5 mai 2005. En tant que citoyens et contribuables, nous estimons qu'il est impératif que nous puissions faire confiance à notre gouvernement et à notre chef des armées quand, en notre nom, il déclare la guerre.

En conséquence, nous vous demandons de répondre publiquement à ces questions dès que possible. Merci de votre prompte attention sur ce sujet.

Sincèrement,

John Conyers





Courrier des lecteurs

Home Révélation intérieure

   

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme, à Osaka, en mai 2005, un homme grand et corpulent d'une trentaine d'années, au crâne rasé, se présenta au stand des livres dont j'étais chargée en disant : « Nous sommes des moines appartenant à la secte Soto du bouddhisme Zen et nous aimerions parler avec quelqu'un qui soit bien documenté sur la question. A qui pouvons-nous nous adresser ? » Il y avait plusieurs personnes dans le hall portant le badge « information ». « Demandez-leur », répondis-je. Le moine était accompagné d'un jeune homme d'environ dix-sept ans qui me demanda les yeux remplis d'attente : « Maitreya existe-t-il réellement ? » « Oui, il est dans un corps physique et il vit à Londres », répondis-je. « Oh ! C'est merveilleux ! Comme je suis heureux ! » Il exprima sa joie en se frottant la tête avec un large sourire. Je fus émue de constater que cette information pouvait apporter une joie aussi pure à ceux qui l'apprenaient.

Plus tard, le moine revint et me demanda : « Quel livre me conseillez-vous ? » Je lui parlai des différents ouvrages. Il montra un intérêt tout particulier pour Messages de Maitreya, le Christ, et je lui dis alors : « Lorsque vous lisez ces messages à voix haute, vous invoquez l'énergie de Maitreya. Ils sont écrits dans un langage très simple, mais cette simplicité fait qu'il arrive parfois que la profondeur et la complexité de ces enseignements échappent à certaines personnes. » (Cela fut mon cas) « C'est comme un sutra bouddhiste », dit-il. Je répondis : « Nous avons également une édition en anglais. » Il se mit à rire en disant : « Je n'ai pas besoin de l'édition anglaise. » et il ajouta : «  Je ne peux pas acheter beaucoup de livres aujourd'hui. » Tandis qu'il se demandait quel livre choisir, le jeune homme vint lui montrer la Mission de Maitreya, tome I, en disant : « J'ai acheté celui-ci. » Le moine étant toujours indécis, je lui dis : « Pourquoi ne pas décider après avoir entendu la conférence ? » « C'est une bonne idée », répondit-il et il entra dans la salle.

Pendant l'entracte il revint. Il commença à lire Messages de Maitreya, le Christ avec intérêt et il semblait avoir pris la décision de l'acheter. Cependant, comme il semblait vouloir acheter encore autre chose, je lui montrai le numéro spécial de Partage international et le livret Enseignements de la Sagesse éternelle, dont le titre japonais est : Qui suis-je ? Il me demanda alors : «  Qui est ce je ? » Pendant un moment je fus perdue. Il ajouta : « Est-ce Maitreya ? » Je répondis : « Non, je en vous est le même je en moi. Et c'est la même chose avec Maitreya et c'est aussi Dieu lui-même… » J'avais du mal à m'exprimer, je voulais parler du Soi mais je ne retrouvais plus le mot. « Oh ! C'est [… ?] dans le bouddhisme, n'est-ce pas ? » (Je ne pus comprendre le terme bouddhiste.) Puis il alla payer ses livres.

Soudain le jeune homme arriva en courant, plein d'enthousiasme, et il s'exclama avec son large sourire : « C'est vrai, n'est-ce pas ? C'est vrai ! » Je me mis à rire en disant : « N'est-ce pas magnifique si c'est vrai ? » « C'EST vrai ! C'est absolument vrai ! » déclara-t-il. En le regardant, je voyais une telle joie émaner de lui que je me sentis très heureuse. Ces deux hommes étaient-ils des Maîtres ?

K. I., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine » était Maitreya et le « jeune homme » le Maître Jésus.


Home Leçon particulière

Cher Monsieur,

Le 21 mai 2005, à la conférence de Benjamin Creme d'Osaka, j'étais responsable d'étage. L'un des co-workers me demanda de m'occuper de deux hommes qui étaient venus à la conférence. L'un d'entre eux était grand, il avait le crâne rasé, et l'autre était un jeune homme très petit qui me regardait en souriant. Le plus grand me demanda : « Quelle est l'idéologie du conférencier ? » C'était une question tellement inattendue que je puis seulement répondre que sa conférence n'était basée sur aucune idéologie particulière. L'homme dit alors qu'il voulait parler d'idéologie dans un sens plus large. Il me demanda ensuite si la conférence avait un lien avec R. Steiner ou Krishnamurti. J'expliquai un peu la relation entre Maitreya et Krishnamurti et ajoutai que le conférencier n'avait pas l'intention de parler d'une idéologie particulière ni d'un enseignement, mais qu'il souhaitait simplement transmettre une information. Je lui demandai d'écouter la conférence attentivement. Le jeune homme me demanda alors avec un sourire s'il pourrait poser une question générale. Je répondis : « Notez-la par écrit et soumettez-la. Si M. Creme a suffisamment de temps il y répondra aujourd'hui et sinon, il y répondra dans la revue Partage international» Les deux hommes sourirent et se dirigèrent vers un autre stand, et ils posèrent des questions à d'autres responsables.

Par la suite, j'ai eu l'impression d'avoir reçu une leçon sur la manière de raconter cette histoire à d'autres personnes. Ces deux hommes étaient-ils des Maîtres ?

S. M., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'homme grand » était Maitreya et le « plus petit » le Maître Jésus.


Home En ligne directe

Le 24 mai 2005, à la conférence de Benjamin Creme de Nagoya, j'étais responsable d'étage. Peu après le début de la conférence, une jeune femme sortit de la salle et me demanda : « Pouvez-vous m'indiquer le thème général de cette conférence ? » Je répondis qu'en dépit de l'instabilité actuelle de la situation mondiale, M. Creme affirme que l'avenir du monde sera magnifique, et il présente différentes raisons de le croire et indique comment nous devrions agir dans ce but. Je lui dis également que le conférencier présentait ce message au monde depuis plus de trente ans, pas comme un dogme mais comme une information à examiner par le public. Dès qu'elle eut entendu ma réponse, la jeune femme téléphona à quelqu'un sur son portable. A en juger par sa conduite, je me dis qu'elle était peut-être membre d'un groupe, ou éditrice, ou journaliste. Elle entra dans la salle. Au bout d'un moment elle sortit à nouveau avec son téléphone portable et fit les cent pas devant moi comme pour m'impressionner. Qui était cette femme ?

S. M. , Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.


Home Sortie en famille



Cher Monsieur,

Le 16 janvier 2005, nous avons tenu un stand au Congrès spirituel de Fukuoka.

Un peu après midi, une famille de quatre personnes – le père et la mère, âgés d'une trentaine d'années, un garçon de trois ans et un bébé de sept à huit mois – se présenta à notre stand. Ils étaient vêtus simplement. La mère portait des vêtements de sport tachés. Je me dis qu'il devait s'agir d'une famille de cultivateurs. Le père, qui avait une grande tache noire de naissance sur la joue gauche, nous raconta qu'ils avaient reçu un appel d'un ami les incitant à venir et qu'ils avaient fait le voyage, depuis Oita, une ville assez éloignée.

Le père regarda avec enthousiasme tous les panneaux exposés et pris bon nombre de prospectus. Sa femme lui confia le bébé et alla voir les autres stands. Le jeune garçon semblait prendre plaisir à regarder les photographies et il revenait sans cesse les toucher et les caresser. Son père lui dit : « Tu ne devrais pas caresser le Seigneur Maitreya. »

Une méditation de transmission était prévue à 15 h. Pendant que nous expliquions ce qu'était la méditation de transmission, à notre grande surprise, le petit garçon vint s'installer sous la chaise de l'un des membres de notre équipe. Nous dîmes au père qu'un enfant âgé de moins de douze ans ne devrait pas se joindre à la méditation. Il répondit : « Je vois. » Lorsque nous prononçâmes le mantra, nous entendîmes derrière nous une voix particulièrement forte le réciter. C'était le père, et les enfants n'étaient pas là.

La mère revint au bout d'un moment et ils s'apprêtèrent à rentrer chez eux. Nous fûmes étonnés de voir comment elle portait le bébé sur son dos – dos à dos avec une corde attachée au cou de l'enfant !

A l'occasion de la conférence de Tokyo, le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le père était Maitreya et le jeune garçon le Maître Jésus. Puis-je vous demander qui était la mère et le bébé ? La photographie (ci-dessus)* montre le père, le jeune garçon et le bébé.

T. T. , Fukuoka, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que la « mère » était le Maître de Tokyo et le « bébé » un disciple du Maître Jésus.


Home Vérité intérieure

Cher Monsieur,

A la fin des années 1960, je vécus à mon travail ce qui fut pour moi, qui suis habituellement dépressif, une matinée particulièrement réconfortante. J'éprouvai un sentiment non pas d'euphorie à proprement parler, mais d'intensité et de clarté, comme si j'étais réellement vivant. Un petit garçon que je ne connaissais pas vint à moi et nous bavardâmes tout naturellement pendant un moment. Puis il s'en alla et je rentrai chez moi pour un bref déjeuner.

Dans l'entrée de ma maison il y a un miroir. En passant devant, je me sentis poussé à le regarder et j'y vis un visage qui n'était pas le mien. C'était celui d'un homme jeune, d'une vingtaine d'années probablement. Il avait des cheveux blonds, coupés courts, des yeux bleus éclatants et sereins et il rayonnait de santé.

Je clignai des yeux, ou changeai mon angle de vision, et ce visage fut alors remplacé par mes propres traits. Je clignai à nouveau des yeux, d'une manière que j'espérais similaire à la précédente, et je vis à nouveau le visage inconnu qui me regardait calmement. Cette expérience me semblait parfaitement naturelle, même si j'étais témoin de quelque chose d'unique.

Pourriez-vous me dire s'il s'agit d'une expérience imaginaire due à un état d'euphorie ou autre chose ?

D.W., Battle, Sussex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la réflexion dans le miroir était celle du « soi intérieur » de notre correspondant, montré par Maitreya.


Home Garde de nuit

Cher Monsieur,

A la fin des années 1980, je traversai une courte période au cours de laquelle il m'arrivait de cesser de respirer pendant mon sommeil. Emergeant des profondeurs, je ressentais une douleur dans la poitrine, et une certaine panique, et je commençais à analyser ce qui n'allait pas – crise cardiaque, attaque, ou autre chose – et une voix me disait alors : « Tu ne respires pas. » Je respirais, m'asseyais le temps que la douleur disparaisse, et finalement
je me rendormais.

Je commençais à être si habitué à ce malaise que je n'y attachais plus tellement d'importance.

Une nuit, je ressentis la douleur habituelle, mais au lieu d'attendre la voix, je me dis en moi-même : « Oui, oui, je sais, je ne respire pas », et je me replongeai dans le sommeil sans rien faire. Je fus réveillé par un coup très fort sur le côté droit de la poitrine, ce qui me fit me redresser très rapidement dans mon lit et il me fallut un certain temps pour me rendormir. Le lendemain matin, dans la salle de bain, je constatai que j'avais une contusion, environ de la taille d'un poing, à l'endroit exact où j'avais senti un coup.

Pourriez-vous me dire qui est intervenu pour mon bien ? Après cet incident, mon problème cessa.

D. W, Battle, Sussex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « coup » fut donné par Maitreya qui est intervenu pendant le sommeil de notre correspondant.



Interviews

Home Aider les fermiers africains

Interview de Sarah Gillam par Gill Fry Source : Farm-Africa

Fam-Africa (Food and Agricultural Research Management) est une ONG britannique centrée sur la réduction de la pauvreté des travailleurs agricoles africains les plus démunis. Dans le cadre de projets en cours dans plusieurs pays (Ethiopie, Kenya, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda), elle travaille aux côtés de petits fermiers et de bergers pour les aider à tirer un meilleur parti des terres dont ils vivent.

Plus de 80 % des Africains n’ont d’autre nourriture que celles qu’ils tirent du sol et de leurs troupeaux. Son expérience auprès des plus nécessiteux a convaincu Farm-Africa qu’il suffit d’une assistance, même faible, pour que des petits fermiers et des bergers africains à la limite de la survie améliorent d’une façon spectaculaire leurs vies. Pour cette ONG, il ne fait aucun doute que le continent a de quoi nourrir sa population – et que, pourvu que soit disponible le soutien adéquat, sa vision d’une Afrique rurale prospère est réalisable. Elle fait partie des 463 organisations qui participent à la campagne « Abolissons la pauvreté ». Une de ses membres, Sarah Gillam, répond aux questions de Gill Fry pour Partage international.

Partage international : Quand Farm-Africa a-t-elle démarré, et quelle est sa tâche principale ?
Sarah Gillam : Nous avons commencé en 1985, à la suite de la famine en Ethiopie. C’est Michael Woods qui, après s’être retiré de Service des médecins volants qu’il avait fondé au Kenya, a lancé notre organisation avec David Campbell, alors directeur d’Oxfam pour l’Afrique de Est, qui s’était aperçu que la mauvaise qualité de l’alimentation entrait pour une bonne part dans les maladies qu’il traitait.
Nous travaillons principalement dans trois domaines : la petite agriculture et les activités pastorales et forestières.

PI. Votre travail est donc très local ?
SG. Oui. Il s’agit d’introduire dans la gestion des ressources naturelles une technologie et des approches innovantes. Nous travaillons avec les plus pauvres d’entre les pauvres. Par exemple, en ce qui concerne les petites exploitations, nous pouvons nous associer à des organismes de recherche sur de nouvelles variétés de plantes, plus résistantes aux maladies (mais non des OGM), comme les patates douces ou le manioc. Un projet a été lancé récemment sur le problème du virus de la mosaïque, qui touche cette dernière plante : la récolte étant passée de 16 tonnes par hectares à 2, nous avons, en collaboration avec un institut de recherche, procuré trois ou quatre nouvelles variétés à des fermiers pour qu’ils les cultivent dans des champs expérimentaux afin que, en fonction de critères de productivité et de goût, ils choisissent les plus intéressantes. Ils ont aujourd’hui un surplus de récoltes, qu’ils ont pu vendre – tels quels, ou transformés en farine, voire en pains et en beignets. Cela, grâce à la petite usine destinée à moudre le manioc et à en tirer des sous-produits qu’ont financés des investisseurs japonais, très impressionnés par le projet et par ses premières réalisations. Voilà un exemple de développement de la petite agriculture.
Nous travaillons actuellement avec les bergers nomades, en particulier en Afar (Ethiopie). Nous disposons de camps mobiles comprenant un vétérinaire, assisté d’un membre de la communauté visitée, spécialisé dans les questions de santé animale. Ces camps vont là où se trouvent les bergers et les aident à introduire de nouvelles méthodes dans leur manière de s’occuper de leurs troupeaux. Ainsi, il n’y a pas longtemps, il y a eu une sécheresse dans la zone où circulaient les bergers : nous avons monté un abattoir mobile pour tuer les animaux les plus faibles, tout en gardant les femelles afin de reconstituer leurs troupeaux une fois la crise passée.

PI. Pourriez-vous décrire votre travail dans les régions forestières ?
SG. Nous travaillons, en Ethiopie et en Tanzanie, sur les questions de gestion communautaire de forêts. Environ 20 000 hectares disparaissent chaque année en Ethiopie, du fait de la croissance démographique – les abattages procurant du combustible ainsi que de nouvelles terres cultivables. Cette situation aggrave considérablement l’érosion des sols ainsi que l’évolution du climat. Nous sommes aux côtés de communautés qui vivent soit dans les forêts, soit à proximité. En accord avec le gouvernement, nous avons réparti celles-ci entre les groupes communautaires, de sorte qu’ils en sont maintenant propriétaires, et responsables. Si quelqu’un vient faire des coupes claires dans la forêt, il existe désormais des accords légaux entre la communauté et le gouvernement qui garantissent l’application de la loi.
Autre projet à venir, toujours avec les mêmes populations : enrichir et diversifier leurs sources de revenus, en se lançant dans l’apiculture, par exemple. Cela les conduira à moins dépendre de la forêt.

PI. Qu’attendez-vous de votre réforme rurale ?
SG. En Afrique du Sud, plus précisément au nord de la région du Cap, nous procédons à un programme de restitution des terres à ceux qui en ont été spoliés. On en distribue aussi des lots aux communautés les plus pauvres, et nous les assistons dans les premiers pas de leurs activités fermières.
L’un des problèmes que nous rencontrons en Afrique du Sud, en particulier en ce qui concerne ce programme de restitution, c’est que certaines personnes se trouvent à 150 ou 300 km des terres dont leurs ascendants ont été chassés, il y a 50 ou 60 ans, par le régime d’apartheid. Beaucoup en sont aujourd’hui légalement propriétaires mais, vu les distances, ils ne sont pas en mesure de venir s’y établir.

PI. Dans ces cas, leur accordez-vous un soutien financier ?
SG. Nous ne donnons jamais d’argent, mais, par exemple, nous pouvons fournir des brebis et des chèvres. Nous procurons deux chèvres d’une race locale à une famille, puis nous les croisons avec un bouc Toggenberg (race britannique), de façon à mêler à 50 %-50 % leurs patrimoines génétiques. Puis un nouveau croisement portera la proportion du mélange à 75 % (Toggenberg)-25 %. On obtient en bout de course une chèvre laitière d’une grande robustesse, qui peut produire quatre litres de lait par jour. Les propriétaires donnent alors leurs deux premières chevrettes à une autre famille pauvre, qui poursuit les opérations de croisements.

PI. Comment décidez-vous des bénéficiaires ?
SG. C’est la communauté qui choisit. Les chefs et les officiels locaux se réunissent pour déterminer la personne qui en a le plus besoin, souvent une veuve. Les veuves ont un statut social particulièrement défavorisé, précaire ; on les laisse tout simplement se débrouiller. Le choix se porte aussi souvent sur les femmes seules ou chefs de famille, les personnes âgées, les jeunes que le sida a privé de leurs parents – la file d’attente des bénéficiaires de nos programmes est longue, et très variée.
Nous intervenons en majeure partie dans la campagne, où il n’y a ni électricité, ni eau courante ni système d’épuration. Les gens doivent souvent aller chercher leur eau dans un trou de rivière asséchée situé à 3 ou 4 heures de marche – c’est en fait toute la famille qui y va avec des bidons.
Peu mangent de la viande, c’est un luxe. On se contente d’une nourriture extrêmement maigre : des légumes tout le temps, en fait, qui constituent un régime très pauvre. Ce sera du manioc, de la bouillie de maïs, des plats à base de féculents – ce qui revient à manger des patates tous les jours. La plupart de ces gens ne disposent que d’un demi ou d’un hectare, où ils cultivent quelques plantes comme les patates douces et, dans certaines régions, du maïs et du sorgho ; en Ethiopie, un ou deux arbres proches de notre citronnier, un manguier, un noyer. Parfois, un avocatier ou un papayer.

PI. Y a-t-il des écoles dans la région ?
SG. Les écoles sont à une heure de marche. Les enfants s’y rendent pieds nus par des chemins caillouteux et boueux. Mais, par exemple, le Kenya a maintenant une éducation primaire pour tous qui assure aux enfants huit ans de scolarité gratuite. S’ils vont ensuite à l’école secondaire, il leur faudra payer des droits d’inscription. 

PI. Pouvez-vous dire un mot de la campagne « Abolissons la pauvreté », et pourquoi vous l’avez rejointe ?
SG. C’est une vaste coalition que vous connaissez. Nous partageons ses buts : commerce équitable, abandon de la dette, augmentation et amélioration de l’aide. Naturellement, chaque organisation sera davantage présente dans le ou les domaines les plus proches de ses propres engagements. En ce qui nous concerne, nous nous intéressons plus particulièrement à la question de l’aide. Etant donné que nous travaillons surtout avec des organisations engagées sur le terrain et auprès de gens qui sont réellement dans une situation de misère, nous nous sentons moins concernés par les questions de commerce international. Notre raison d’être, c’est d’aider les gens à améliorer par eux-mêmes leur alimentation.
Nous travaillons à élaborer des aides de mieux en mieux ciblées, qui ne soient donc pas uniquement de type bilatéral, de gouvernement à gouvernement, mais qui bénéficient également à la société civile. L’argent que l’on recueille va directement aux communautés, et l’on en voit très vite les résultats. Il faudrait demander plus. Accorder une aide bilatérale est, certes, plus facile, mais l’aide ciblée, même si cela coûte plus cher d’en effectuer le suivi, est plus efficace. Nous voudrions aussi que l’on rende compte de l’aide [publique] britannique aux citoyens, afin que nous puissions savoir de quelle manière notre argent, nos impôts sont dépensés.

PI. L’éradication de la pauvreté est-elle possible et, si oui, à quelle échéance ?
SG. A moins que les choses ne changent radicalement, il est probable que la pauvreté s’aggrave en Afrique ; en fait, la Banque mondiale prévoit une augmentation du nombre de pauvres en Afrique et dans le Moyen-Orient d’ici 2015 ; et les évolutions actuelles ne laissent guère d’espoir quant à la réalisation des principaux Objectifs du millénaire (ODM) fixés par l’Onu pour 2015. Par exemple, les deux ODM proposant de réduire de moitié le nombre des personnes vivant dans la pauvreté absolue ainsi que de celles souffrant de la faim, ne seront jamais atteints, si l’on s’en tient aux tendances présentes. La pauvreté la plus extrême se trouve en Afrique sub-saharienne, où près de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour – moins de 0,80 euro. 

PI. Que doit-on faire pour changer cette situation et créer la volonté politique nécessaire ?
SG. Il faut participer à la campagne, en écrivant à son député, en se manifestant par toutes sortes de moyens. En écrivant à Tony Blair, comme la campagne « Abolissons la pauvreté » a encouragé à le faire, en entrant en contact avec tous nos représentants et tous les lobbies.

PI. Pensez-vous que les manifestations sont efficaces pour faire connaître la volonté des gens, et serez-vous à celle prévue lors du G8 en Ecosse ?
SG. Bien sûr, qu’elles sont efficaces – et oui, nous serons à Edimbourg le 2 juillet et à Gleneagles le 6. Si personne ne parlait du G8 et qu’il n’y avait personne dans les rues, ses participants sentiraient peut-être comme un manque d’intérêt. Nous leur disons, au contraire, que nous sommes très intéressés par ce qu’ils vont se dire.


Pour plus d’information : farmafrica.org.uk




Home Quel est le prix de la guerre ? Quel est celui de la paix ?

Interview de Martin Broek par Corné Quartel

La campagne contre le commerce des armes (Campaign Against Arms Trade) (CAAT), a été mise sur pieds en Grande-Bretagne, en 1974, par une large coalition d'organisations et d'individus qui veulent mettre un terme au commerce international des armes. Le CAAT affirme que ce commerce a un impact négatif sur les droits de l'homme, la sécurité ainsi que sur le développement économique à l'échelle globale, régionale et locale. Il cherche à encourager la paix, la justice et les valeurs démocratiques ; il suggère le recours aux Nations unies et à la société civile pour résoudre les conflits internationaux par des moyens pacifiques. Enfin le CAAT prône la conversion des industries militaires vers une production civile.

Martin Broek est un écrivain néerlandais. Il travaille pour le CAAT aux Pays-Bas, qui fait partie des dix pays les plus actifs dans le commerce des armes. Avec Frank Slijper, il est co-auteur d'un livre intitulé Explosieve Materie (Matière explosive) qui met en avant le cuisant échec du gouvernement néerlandais en matière de contrôle des exportations militaires, son appui systématique à l'industrie de l'armement et le maintien du secret sur les informations en rapport avec le commerce des armes. Bien que le gouvernement cherche à promouvoir l'idée d'un frein en matière de dépenses militaires, des armements sont exportés pour des millions de dollars vers des régions en guerre et des régimes qui violent les droits de l'homme. Depuis la publication du livre, le gouvernement s'est montré progressivement plus ouvert en matière d'information sur le commerce des armes. A l'heure actuelle, les Pays-Bas font figure de leader pour ce qui est de la transparence en matière de commerce des armes.

Corné Quartel a interviewé Martin Broek pour Partage international.

Partage international : Quels sont les objectifs du CAAT ?
Martin Broek : Nous mettons l’accent sur le respect strict du code de conduite européen en matière de commerce des armes. Ceci signifie que nous voulons mettre un terme aux livraisons problématiques telles que celles en faveur de pays où les droits de l’homme sont violés, des pays en guerre ou des pays qui supportent le terrorisme international. Nous mettons aussi l’accent sur la relation entre dépenses sociales et dépenses militaires. Le problème vient du fait que de nombreux achats d’armes sont financés au détriment d’autres budgets. Nous déplorons les livraisons à grande échelle vers des pays pauvres qui devraient consacrer ces sommes à d’autres objectifs comme les programmes en matière de santé ou d’éducation.
Un thème important est l’exportation de fournitures à double usage ; il s’agit de biens qui peuvent être utilisés aussi bien dans le domaine civil que dans le domaine militaire. De telles marchandises constituent une part importante des exportations d’armes des Pays-Bas. Le ministère des Affaires étrangères utilise cet argument afin de ne pas informer les membres du Parlement. Nous pensons que ce dernier devrait pouvoir contrôler de telles exportations. De grands scandales sont liés à l’exportation de biens à double usage. Le programme nucléaire du Pakistan, par exemple, a été rendu possible en grande partie grâce à l’industrie néerlandaise de l’armement. L’exportation de matières premières vers l’Irak constitue un autre exemple : ces matériaux furent utilisés dans la fabrication d’armes chimiques qui furent employées contre le peuple kurde. Ces questions peuvent avoir d’énormes implications : quelques années plus tard, la présence de telles armes fut invoquée comme un élément justifiant l’attaque contre l’Irak. Le référendum pour la constitution européenne constitue un autre sujet d’intérêts car celle-ci tend à renforcer la position de l’industrie de la défense. Par exemple, une Agence européenne de la défense a été créée pour stimuler l’industrie de la défense et des budgets sont prévus pour la recherche et le développement en Europe. Cette agence essaie d’aboutir à plus de flexibilité en matière d’exportation des armes. L’Union européenne dispose d’un code de conduite pour l’exportation des armes, mais au niveau de la Constitution il est seulement mentionné que le contrôle des armes ne fait pas partie des politiques communes de l’Union européenne. Une telle mention est courante dans les traités de commerce internationaux, mais pourquoi ne pas faire référence au code de conduite sur le commerce des armes ?
 
PI. Pourquoi le CAAT s’oppose-t-il à l’exportation d’armes vers les régions à haute tension ?
MB. Parce qu’il a été prouvé que si l’exportation d’armes vers les régions en conflit se développe à une grande échelle, de tels conflits ont plus de chance d’aboutir à une guerre et qu’une telle évolution n’est pas conforme aux intérêts des nations en conflit et de leurs peuples. Nous ne devrions pas contribuer à favoriser ce genre de développement. Ainsi, au Cachemire, un conflit subsiste entre l’Inde et le Pakistan ; des groupes non armés essaient de résoudre la crise sur le plan politique mais ils sont confrontés à des ligues armées qui sont équipées par les Pays-Bas. D’après le code de conduite, ceci ne devrait pas se produire, et en 1998, nous avons pu mettre un arrêt aux licences d’exportation. Mais ce moratoire a été révoqué suite au lobbying mené par l’industrie militaire.
Suite à la guerre contre le terrorisme, un nouveau phénomène international est apparu : on exporte maintenant des armes vers des régions où, auparavant, il n’était pas possible de la faire. Dès septembre 2001, des avions se sont rendus des Etats-Unis au Moyen Orient. En une semaine, plusieurs milliards de dollars d’armement ont été vendus à ces pays afin de les convaincre de rejoindre la coalition contre le terrorisme. Ceci a été rendu possible non pas parce que ces pays agissaient de manière plus respectueuse par rapport aux droits de l’homme mais parce qu’on souhaitait qu’ils deviennent des alliés. Il est indéniable que le commerce des armes renforce les liens politiques.
En 1989, un embargo sur les armes à destination de la Chine fut décrété après la violente répression contre les étudiants manifestant sur la place de Tiananmen. Depuis un an et demi, l’embargo est menacé parce que l’Allemagne et la France cherchent à renforcer leurs relations économiques et politiques avec la Chine. Si vous fournissez des armes à un pays, vous en faites votre allié car vous vous engagez dans une relation à long terme. Par exemple, une frégate peut durer 30 ans pendant lesquels il faut fournir de la maintenance.
Officiellement, les Pays-Bas ont une politique restrictive en ce qui concerne l’exportation directe d’armements vers Israël. Cependant, la société Philips, par exemple, fournit des pièces détachées aux Etats-Unis pour les hélicoptères d’attaque Apache qui sont envoyés en Israël. De nombreuses exportations d’armes passent par l’aéroport de Schiphol et le port de Rotterdam. De plus, les Pays- Bas achètent des armes en Israël et, en échange, vend des pièces de rechange pour les armes israéliennes. C’est ce qu’on appelle les politiques de compensation. Les obligations de divulgation ne concernent que les exportations directes d’armement mais les Pays- Bas fournissent de nombreuses pièces de rechange pour des fusils et des carabines aux Etats-Unis. Nous ne savons pas ce qui se passe avec ces pièces, c’est pourquoi nous voulons que ces cas de figure soient également réglementés.
Le gouvernement néerlandais est un important fournisseur d’armes vers les pays non-européens auxquels il vend son matériel de seconde main. Très peu d’informations sont rendues publiques sur ces livraisons et il est donc difficile pour le Parlement d’exercer un contrôle. Ainsi, des armes de seconde main valant quelques 500 millions d’euros ont été fournies au Chili ; ce qui a fait que le Pérou, voisin du Chili, s’est senti menacé. Un grand nombre de tanks ont été fournis à une compagnie chilienne dont l’un des anciens directeurs était le général Pinochet.
 
PI. Quels sont les autres pays qui font partie des dix plus importants exportateurs d’armes ?
MB. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et la France forment les quatre plus importants, suivis de l’Allemagne, la Chine, l’Italie, l’Espagne et Israël. L’Otan et l’Union européenne fournissent les plus gros volumes d’exportation : les Etats-Unis pour 45 %, l’Union européenne pour 35 % et le reste pour 20 %.
 
PI. Combien dépense-t-on chaque année en armement ?
MB. Les dépenses militaires mondiales s’élèvent à 900 milliards de dollars chaque année : 600 milliards sont dépensés en Occident ; 50 % des dépenses militaires couvrent des frais de personnel, 25 % le carburant, les bâtiments et les terrains et 25 % concernent l’armement ; 20 % de la production est exportée.
 
PI. L’Onu estime que chaque année, 80 milliards de dollars seraient suffisants pour empêcher 60 000 personnes de mourir chaque jour de famine.
MB. Parfois il est facile de dire que nous devons couper dans les budgets militaires mais aux Etats-Unis, les républicains comme les démocrates y sont opposés car cela menacerait l’emploi. D’un autre côté, les ressources humaines, et en particulier la connaissance, pourraient également être utilisées pour atteindre des objectifs plus utiles. C’est un véritable gaspillage du génie humain. De plus, des montants astronomiques sont consacrés à la production militaire : par exemple, un tank coûte 10 millions de dollars, un avion de chasse F16, 80 millions. Parfois on affirme que les dépenses militaires garantissent la sécurité des gens mais dans de nombreux pays, les gens sont beaucoup plus menacés par le manque de nourriture, d’eau potable, de carburant, d’éducation et de soins de santé que par l’invasion d’un autre pays. D’après le Programme des Nations unies pour le développement, les objectifs du millénaire ne pourront pas être réalisés si les dépenses militaires sont maintenues à leur niveau actuel.
 
PI. Comment des sommes aussi importantes investies dans l’industrie de l’armement peuvent-elles influencer la politique du gouvernement ?
MB. Aux Etats-Unis, les principaux fabricants d’armes ont toujours été impliqués dans les campagnes électorales des républicains et des démocrates. Ils offrent de l’argent et des facilités pour s’assurer qu’ils obtiendront des commandes de la part du prochain président ou du président actuel s’il est réélu. Les relations entre l’industrie de l’armement et les autorités politiques sont très proches par nature. Les gouvernements supportent leur propre industrie de façon à garder le contrôle, de même, ils préfèrent acheter des armes dans leur propre pays.
 
PI. La réduction des dépenses militaires ou le désarmement pourraient-ils conduire à une déstabilisation ?
MB. On dit que l’industrie de l’armement est nécessaire pour maintenir l’armée à un niveau acceptable. Cependant, l’Otan est responsable des deux tiers des dépenses militaires. Même si les dépenses sont réduites considérablement, cette situation se maintiendra. La Russie s’est plus ou moins effondrée et la Chine ne sera significative sur le plan militaire que dans environ une vingtaine d’années.
 
PI. Quel est le pays qui a la capacité de destruction la plus élevée ?
MB. Les Etats-Unis ont l’armée la plus importante et le plus d’armes. Mais comme les événements du 11 septembre l’ont montré, il est possible de provoquer d’énormes destructions avec des moyens limités en combinant l’ingéniosité et une volonté farouche. Les pays qui ne sont pas forts sur le plan militaire peuvent faire appel à d’autres tactiques. C’est ce que nous appelons une « guerre asymétrique ». Vous pouvez faire des bombes « sales » à partir de déchets nucléaires, par exemple en les plaçant dans une sorte de missile. Quand vous répandez des gaz neurotoxiques dans une station de métro où se trouvent 10 000 personnes, comme cela s’est passé au Japon, les effets sont extrêmement destructifs.
 
PI. N’est-il pas possible de protéger son pays contre de telles attaques ?
MB. Vous ne pouvez pas faire appel à la puissance militaire pour éliminer de telles attaques. Si vous considérez par exemple la guerre contre le terrorisme, l’engagement de toutes les forces militaires et la violence ont échoué ; ils ont seulement abouti à plus de terrorisme. Les conflits doivent être résolus par les moyens diplomatiques. A cause de la dominance militaire de certains pays, d’autres sont forcés de recourir à des tactiques asymétriques. Le Pentagone combat ces tactiques par un contrôle encore plus serré des biens et des personnes. Mais c’est une bataille dépassée comme du temps de « Tom et Jerry » : Tom est le plus fort mais Jerry est toujours un peu plus malin et leurs disputes n’en finissent jamais. En plus, l’économie américaine est faussée par le niveau des dépenses militaires. Par exemple, 62 % des budgets de recherche annuels sont consacrés aux armements. Je crois que vous ne pourrez éteindre un conflit par la simple force. Ce à quoi il faut s’attaquer, ce sont les problèmes sociaux et politiques qui sont à la base des conflits.
 
PI. Que faudrait-il faire des bases militaires réparties à travers le monde ?
MB. Je suis convaincu que les bases étrangères où sont stockées des armes nucléaires devraient être fermées. Ceci contribuerait à renforcer le traité de non prolifération. Nous sommes tous d’accord pour affirmer qu’il faut réduire le nombre d’armes atomiques mais aucun progrès ne pourra s’accomplir si de telles armes sont disséminées à travers le monde entier. De nombreuses autres bases pourraient également être fermées car elles constituent une réponse militaire à des problèmes politiques.
 
PI. Pensez-vous que l’Iran et la Corée du Nord constituent une menace pour le monde ?
MB. La menace est fortement exagérée. La Corée du Nord détient probablement l’arme atomique ou, du moins, a la capacité d’en produire. Mais ce pays est tellement pauvre et mal organisé que j’ai du mal à croire qu’il constitue une réelle menace. Il est vrai que la Corée du Nord exporte des armes à travers le monde entier, mais les autres pays le font également.
Il serait préférable que l’Iran ne développe pas sa capacité nucléaire. Ceci ne contribuerait qu’à accroître les problèmes liés aux armes atomiques. Mais ce pays ne constitue pas une menace pour la paix mondiale ; s’il tente quoi que ce soit de dangereux, il serait bombardé dans les minutes suivantes. Aucun des deux pays ne constitue un réel danger, mais il serait préférable qu’ils mettent un terme à leur programme nucléaire. Ceci implique que les programmes d’autres pays devraient également être démantelés. Si c’était le cas, l’Occident aurait d’avantage le droit à la parole. A l’heure actuelle, l’Occident détient quelque milliers d’armes atomiques, tandis que la Corée du Nord en détient tout au plus six.
 
PI. Que pensez-vous des Etats-Unis qui vendent des bombes bunker-busters à Israël ?
MB. Les Etats-Unis fournissent beaucoup d’armes à Israël. Les bunker-busters sont des bombes qui pénètrent dans le sol et explosent lorsqu’elles entrent en contact avec le béton ou l’acier ; on les utilise pour détruire les installations militaires souterraines ou les bunkers. Le nouveau secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a affirmé : « Israël ne pourrait pas survivre sans l’appui militaire des américains. » Israël détient le plus grand budget militaire par tête d’habitant, et pourtant le conflit avec les Palestiniens n’est toujours pas résolu et il n’y a toujours pas de solution diplomatique. Bien sûr Israël doit pouvoir se défendre mais il le fait d’une manière tellement cruelle en lançant des roquettes contre les Palestiniens ; dans le conflit actuel, quatre Palestiniens ont été tués pour un Israélien.
 
PI. Que pensez-vous de l’expression « axe du mal » ?
MB. Je n’aime pas cette expression. Nous ne devrions pas parler de cette manière, en terme d’Etats sataniques ! Ce n’est pas un langage politique mais plutôt une sorte de langage religieux fondamentaliste. Cela revient à affirmer : « Nous sommes les bons, ils sont les mauvais. » Il n’existe pas d’Etat représentant le mal et, de même, il n’existe pas d’Etat représentant le bien. Nous faisons tous de notre mieux pour réaliser quelque chose de notre vie et de notre monde et nous commettons tous des fautes. La population de Corée du Nord est composée de gens ordinaires et intelligents qui vivent dans un pays de « l’axe du mal ». Nous devons éviter ces schémas de pensées. Certaines personnes pensent que ce sont les Américains qui sont les terroristes mais vous y trouverez à la fois des gentils et des méchants. Si nous parlons de l’autre avec de telles expressions, nous empêchons tout effort constructif de recherche d’une solution tout comme avec l’expression : « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » C’est une forme de tyrannie qui suppose que la vérité absolue existe.
 

Le coût de l’armement
Bombardier B-2                  $ 1 000 millions
Avion de chasse F-15           $ 105 millions
Hélicoptère Apache                $ 50 millions
Tank Léopard                         $ 10 millions
Missile AMRAAM                       $ 386 000
Missile Stinger                              $ 88 000
Bombe Cluster                             $ 14 000  
source : www.defensenews.com

Pour plus d’informations : www.caat. org. uk ; stoparmstrade.org ; Campagne tegen Wapenhandel www.stopwapenhandel.org
M. Broek et F. Slijper, Explosieve Materie, Edition Papieren Tijger, Pays-Bas 2003.




Home Eléments pour une paix durable (1ère partie)

Interview de Mazin Qumsiyeh par Andrea Bistrich

Militant palestinien et professeur à l’université de Yale, Mazin Qumsiyeh vient de publier un ouvrage, Sharing the Land of Canaan – Human Rights and the Israeli-Palestinian Struggle. (Partager la Terre de Canaan – les droits de l’Homme et le conflit Israélo-palestinien) (1) dans lequel il examine les questions centrales de ce conflit et dessine les grandes lignes d’une paix durable, basée sur l’application sans exclusivité des Droits de l’Homme.
Il a cofondé de nombreuses associations et organisations, telles que Triangle Middle East Dialogue, Carolina Middle East Association, the Holy Land Conservation Foundation, the Middle East Genetics Association et la Coalition pour le droit au retour des Palestiniens et universitaires pour la justice.
Andréa Bistrich l’a interviewé pour Partage international.
 
Partage international : Le conflit du Moyen-Orient est-il d’abord de nature religieuse, ou est-ce une lutte pour un territoire, l’eau et d’autres ressources naturelles ?
Mazin Qumsiyeh : Ce conflit est, essentiellement, une lutte que mènent des gens pour rester sur une terre où ils sont nés face à une campagne sans pitié de « nettoyage » (terme utilisé dans le programme du mouvement sioniste au tout début du XXe siècle). Près de cent ans après le début de ce conflit, les deux tiers d’entre eux sont soit réfugiés, soit déplacés, le reste vivant dans des zones de plus en plus restreintes où ils connaissent une situation croissante de pauvreté et de ghettoïsation.
 
PI. Qui profite de l’instabilité du Moyen-Orient ?
MQ. Plusieurs groupes :
a) L’industrie militaire. Les Etats-Unis sont le principal exportateur d’armes du monde et 60 % de ces exportations vont au Moyen-Orient.
b) L’industrie pétrolière. Moins d’engagement des Etats-Unis dans la région pourrait signifier la fin de la dépendance pétrolière, le développement de sources alternatives d’énergie et une politique d’économie d’énergie.
c) Les think-tanks de Washington et leurs employés. Pas moins de 24 de ces groupes reçoivent un financement important de la part d’intérêts particuliers, allant des industries militaires et pétrolières aux lobbies pro-israéliens.
d) De nombreux responsables sionistes. Certains sont très écoutés, voire adulés, et donnent des conférences payées à prix d’or. Collectivement, ils peuvent maintenir le caractère juif de l’Etat d’Israël et empêcher des réformes démocratiques nécessaires, comme la séparation de l’Etat et de la religion ou un ensemble de mesures visant à mettre un terme au développement économique anarchique actuel.
e) Les fanatiques religieux (qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans) qui croient dans les scénarios catastrophes. Ils ne tiennent aucun compte des appels sans ambiguïté de leurs religions au pardon, à l’amour et au respect de l’autre. Les colons juifs d’Hébron en fournissent un bon exemple, tout comme Ben Laden.
f) Nombre de dirigeants arabes. Une solution au conflit pourrait faire sauter la première et unique justification à leurs pouvoirs dictatoriaux, qui tirent des bénéfices immenses des ressources pétrolières et des trafics d’armes et distraient leurs citoyens des problèmes locaux.
g) De nombreux fonctionnaires américains [aux Etats-Unis, un certain nombre de fonctionnaires sont élus] qui reçoivent des millions de dollars sous forme de dons pour être réélus, de la part des sionistes et d’autres groupes qui profitent du statu quo. L’absence d’un conflit au Moyen-Orient pourrait les priver des fonds en provenance de certains secteurs de leur électorat habituel.
 
PI. Quel est le rôle et l’histoire du sionisme dans ce conflit ?
MQ. C’est l’empire britannique qui a concocté un programme politique sioniste lorsqu’il loua les services du lieutenant-colonel George Gawler (alors responsable en chef des colonies pénitentiaires en Australie). Celui-ci entreprit une étude de faisabilité d’un projet « d’établissement de colonies juives en Palestine » visant à servir les intérêts impériaux et géostratégiques de la Grande-Bretagne. Nombreux furent ceux qui critiquèrent son rapport lors de sa parution en 1845, parmi lesquels un député juif, ce qui n’a pas empêché le gouvernement de l’époque de l’adopter et de le financer. La première colonie de juifs européens vit le jour en 1880 en Palestine. Ce fut un échec complet jusqu’à la prise de contrôle physique de la région par la Grande-Bretagne après la Première Guerre mondiale. Depuis cette époque, les Palestiniens, de religions variées, ont beaucoup souffert et continuent de souffrir aujourd’hui sous la férule de l’Amérique, qui a pris le relais de la Grande-Bretagne après la Seconde Guerre mondiale.
 
PI. Quel rapport y a-t-il entre le sionisme et l’antisémitisme ?
MQ. C’est une question que je traite en détail dans mon livre. Fondamentalement, la haine des juifs (le terme d’antisémitisme n’est pas tout à fait adéquat dans la mesure où la plupart des juifs européens ne sont pas sémites et où tous les arabophones le sont) est un phénomène européen. Cette haine s’est nourrie du patriotisme ethnocentrique qui a balayé l’Europe du XIXe siècle au début du XXe. En réaction à ce climat, les hommes les plus rationnels (juifs et non juifs) ont élaboré des idéologies universalistes, allant du socialisme à l’humanisme. Mais une minorité a choisi d’adopter le nationalisme ethnocentrique chauvin inspiré par la Grande-Bretagne, qui a pris la forme du sionisme politique qui a prospéré à partir de ses relations étroites avec d’autres formes d’ethnocentrisme, les unes et les autres se renforçant mutuellement. Voir l’ouvrage de Lenni Brenner, 51 Documents : History of Nazi Zionist Collaboration (51 Documents : Histoire de la collaboration entre les nazis et les sionistes. Non traduit)
 
PI. En ce qui concerne l’application du droit au retour, Israël n’a pas, jusqu’à présent, fait preuve d’une grande souplesse. Y a-t-il, dans la société israélienne, que ce soit dans les sphères politique ou civile, un discours à la fois plus ouvert et crédible sur cette question ?
MQ. Tout comme la situation que connaissait l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, il existe un état d’esprit généralisé très solidement ancré qui porte à refuser aux non juifs (chrétiens, musulmans, etc.) les droits de l’homme fondamentaux. Il y a des juifs et quelques organisations courageuses qui travaillent dur à changer cette mentalité. Quoi qu’il en soit, comme en Afrique du Sud, ceux qui détiennent le pouvoir n’abandonneront leurs rêves impossibles de séparation et de haine de l’autre que sous la pression intérieure et extérieure (boycotts, retrait des investissements, résistance, etc.).
 
PI. Israël a violé plus de 65 résolutions du Conseil de sécurité et en a évité 37 autres grâce au veto des Etats-Unis. Cela ne l’empêche pas de recevoir des milliards d’aide prélevés sur les impôts américains. Comment expliquer cette relation entre les deux pays ?
MQ. Selon les estimations du magazine américain Fortune, le lobby sioniste américain est le quatrième par ordre d’importance, et certainement le premier parmi ceux qui s’occupent de politique étrangère. Mais je crois qu’il y a d’autres facteurs importants que j’ai cités au début de cet entretien quand j’ai fait la liste de ceux qui profitent de la prolongation de ce conflit de basse intensité (complexe militaro-industriel, intérêts pétroliers…).
 
PI. Combien de temps Israël pourrait-il tenir dans son occupation illégale de la Palestine sans le soutien des Etats-Unis ?
MQ. Selon un article de l’essayiste israélien Nehemia Stessler paru dans Haaretz, sans le soutien des Etats-Unis, Israël aurait été depuis longtemps soumis à un embargo commercial et « chassé de tous les forums internationaux, pour ne pas mentionner l’Onu ». Cet Etat n’aurait donc pu tenir longtemps, dans la mesure où il dépend des importations de matières premières et des exportations d’armes (pour la plupart sous licence américaine).
 
PI. Quelles mesures seraient susceptibles de produire les premiers signes de paix et de démocratie dans la région ?
MQ. Il faudrait supprimer l’aide militaire et économique à Israël et le soumettre à des boycotts et à des retraits d’investissements sur le modèle de ce qu’on a fait pour l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. C’est la seule façon d’arriver à une paix juste et durable.
 
PI. Chaque jour, on voit à la télévision des atrocités israéliennes dans les Territoires, mais elles ne semblent guère susciter de protestations dans le pays. On a l’impression que les Israéliens soutiennent dans l’ensemble leur gouvernement. Les contestataires sont-ils partis ?
MQ. Oui, les Israéliens ont, par centaines de milliers, voté avec leurs pieds en quittant le pays. Comme je vous l’ai déjà dit, il y a encore quelques citoyens courageux qui résistent. Mais je crois qu’on aurait tort d’attendre qu’une majorité de juifs israéliens se lèvent contre les injustices et le racisme inhérent au credo politique du sionisme. En Afrique du Sud, il n’y a jamais eu de majorité de Blancs en faveur de l’abandon de l’apartheid.
 
PI. On fait souvent du terrorisme et de la violence – des kamikazes palestiniens – les principaux obstacles à la négociation d’une solution viable au conflit israélo-palestinien. Quelles sont, selon vous, les racines de ce terrorisme et de cette violence, et comment peut-on y faire face ?
MQ. Plutôt que la métaphore agricole de « racines », je préfèrerais en prendre une dans le domaine médical. La violence est le symptôme d’un mal latent. En Afrique du Sud, (y compris dans ses formes les plus horribles, comme de brûler vifs des gens), elle était le symptôme d’une étiologie latente qui avait pour nom apartheid. Une fois celui-ci éliminé, elle a rapidement perdu de son intensité (que ce soit celle des autochtones, ou celle de l’Etat, bien plus large et systématique). La même chose s’est produite lors des combats contre le colonialisme et l’oppression au Vietnam (sous les férules française et américaine), en Algérie (sous l’impérialisme français) et aux Etats-Unis, quand les peuples autochtones combattaient les colons européens.
 
PI. Votre livre veut avant tout éclairer les enjeux de la situation actuelle pour permettre l’instauration d’une paix durable, fondée sur les Droits de l’homme et inscrite dans le droit international. Quel est le rôle de la communauté internationale, dans ce processus ?
MQ. Je voudrais dire simplement ceci : la meilleure « feuille de route », la seule qui puisse conduire à une paix véritablement juste et durable, c’est la Déclaration universelle des droits de l’homme. Amnesty International dit avec raison que, si les accords d’Oslo ont échoué, c’est parce qu’ils les ont ignorés. La « feuille de route » de l’administration Bush (soutenue par le « Quartet » – l’Onu, l’Union européenne, les Etats-Unis et la Russie) comprend 2 218 mots, mais il manque les quatre essentiels : Droits de l’homme, droit international.
 
PI. Il semble que la solution du conflit dépende aussi, dans une certaine mesure, du problème du statut de Jérusalem. A qui cette ville appartient-elle ?
MQ. Jérusalem n’appartient pas à une entité politique, mais à ses habitants (y compris ceux qui en ont été expulsés). Quand on donne la priorité aux droits humains fondamentaux (dont ceux de vivre sur sa terre et d’avoir une maison), les solutions apparaissent plus claires et plus proches. Trois religions monothéistes, comme on sait, la considèrent comme une ville sainte, mais c’est bien trop réducteur de la proclamer « juive », « musulmane » ou « chrétienne ».
 
PI. Qu’en est-il sur le terrain, du côté des militants de la paix dans les deux pays ? Ont-ils la capacité nécessaire pour faire évoluer de manière décisive la situation ?
MQ. Les associations de terrain sont les seules forces de changement dans toutes les sociétés. Celui-ci ne vient jamais d’en haut. Il est toujours le résultat du travail commun de citoyens ordinaires.
 
La seconde partie de cette interview paraîtra dans notre numéro de septembre.
 

 
(1) Sharing the Land of Canaan – Human Rights and the Israeli-Palestinian Struggle. Pluto Press, 2004.




Home Le pouvoir de l'individu

Interview de Marion Bloem par Felicity Eliot www.eenroyaalgebaar.nl

Un coup d’œil aux nouvelles du jour nous donne un aperçu assez clair des sociétés industrielles occidentales qui s’orientent dans deux directions – une faction regardant vers l’extérieur, observant les changements et les idées nouvelles, l’autre se montrant de plus en plus suspicieuse, introvertie et fermée, et surtout, rejetant tout ce qui est nouveau ou étranger.
 
Tandis que le chômage augmente et que l’économie périclite, les dépenses publiques diminuent et la politique d’immigration se durcit. Pendant ce temps, les médias parlent de centaines de milliers de personnes qui fuient leur pays à la recherche de sécurité, d’une chance de vivre, de nourrir et d’élever leurs enfants.
 
D’innombrables personnes sont arrivées mortes dans le nouveau pays, et nous entendons parler des cadavres échoués sur les plages de la Méditerranée. Qu’est-ce que peut faire un être humain ordinaire – un individu isolé et sans pouvoir – face à une telle misère ?
Marion Bloem, auteur et artiste de renom, a été sollicitée afin de prendre part à une campagne visant à attirer l’attention du public sur le calvaire des immigrés aux Pays-Bas. En compagnie d’autres célébrités, elle a été l’hôte pendant un ou deux jours d’une famille de demandeurs d’asile – une mère angolaise, sa fille et son jeune fils.
 
Leur histoire, faite d’injustice et de pauvreté, de violence et de profond désespoir, a conduit Marion à intervenir en leur nom et au nom des milliers d’autres demandeurs d’asile aux Pays-Bas. Elle-même est fille d’immigrés venus d’Indonésie en 1951.
 
Partage international : Depuis combien de temps « votre » famille de réfugiés se trouve-t-elle aux Pays-Bas ?
Marion Bloem : Depuis dix ans. La fillette a 11 ans et à présent, on leur a dit qu’ils devaient partir, ils n’ont plus la permission de rester. Mais la mère est malade, profondément déprimée et traumatisée. Des membres de sa famille ont été abattus et elle a été violée par un policier en Angola. Sa fille, qui s’occupe d’elle, va à l’école ici, aux Pays-Bas, et ne parle aucune des langues de l’Angola. J’ai demandé à la fillette ce qu’elle souhaitait étudier ; elle veut devenir avocate pour les droits de l’homme.
 
PI. Mais pourquoi doivent-ils retourner en Angola ?
MB. D’après les autorités, son viol n’était pas un « viol politique ».
 
Marion continua à parler de beaucoup d’autres réfugiés et demandeurs d’asile, racontant comment ils sont traités par l’actuel gouvernement néerlandais.
MB. Comment des gens peuvent-ils faire de telles lois et jeter à la rue des gens qui n’ont nulle part où aller ? Certaines personnes n’ont même plus de pays – certains pays ont cessé d’exister, mais des réfugiés sont quand même renvoyés vers un pays qui n’existe plus.
 
PI. Que peut-on faire ? Qu’est-ce qu’un « citoyen ordinaire » peut faire ?
MB. C’est pourquoi nous avons pensé au projet « Een Royaal Gebaar » (Un geste royal), qui comprend un livre et un CD portant le même titre. Il nous fallait éviter les grands médias que le gouvernement utilise pour diffuser ses mensonges.

A l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de l’accession au trône de la reine Beatrix, Marion a décidé de faire connaître le calvaire des demandeurs d’asile. Intitulée Un Geste royal, une pétition et une lettre ont été envoyées online, demandant à la Reine de marquer son anniversaire par un geste de clémence et de générosité – une amnistie générale pour les demandeurs d’asile aux Pays-Bas. En tout juste deux semaines, près de 200 000 personnes ont signé la pétition et d’innombrables autres ont écrit aux journaux, demandant que les réfugiés bénéficient d’un traitement humain. Ces réactions des néerlandais ont été réunies dans un livre sur la crise des réfugiés pour montrer que des protestations émanent de toutes les couches de la population et de tous les secteurs de la société.
Ce livre comporte en outre des faits, des chiffres et des informations montrant à quel point le gouvernement néerlandais enfreint la Convention de Genève sur le traitement et les droits des réfugiés.
MB. N’est-ce pas une ironie ? Soixante années se sont écoulées depuis la Seconde Guerre mondiale et la libération de ce pays, et il y a eu des commémorations et tout le monde se souvient de ce que c’est que d’être « libre » – mais nous devons plaider en faveur de gens qui ne sont absolument pas libres d’être traités dignement et humainement.
Je ne m’attendais bien évidemment pas à ce que la reine fasse quelque chose – je parlais de tous les Néerlandais se sentant concernés – même si, naturellement, la reine aurait pu faire quelque chose pour aider. Elle aurait pu utiliser sa position et son influence.
 
PI. Existe-t-il une solution à ce problème en général ?
MB. Je pense que nous devrions ouvrir les frontières nationales partout. Laissons les gens se domicilier officiellement partout où ils vivent. Ouvrons nos frontières et laissons les gens libres de décider pour eux-mêmes. Nous obtenons le plus possible de couverture médiatique et demandons aux gens de passer l’information au sujet de la campagne. Je ne voulais pas que des gens puissent dire : « Je ne savais pas ».
 
Marion fait remarquer qu’une partie du problème qui touche toute l’Europe est que tandis que le fossé existant entre les riches et les pauvres s’élargit, les gens craignent de plus en plus de perdre leur emploi.
MB. Nous ne sommes que des gens ordinaires qui en appelons à l’humanité et aux droits de l’homme. Nous ne pouvons pas laisser nos leaders s’en tirer. Si les gens connaissaient ne serait-ce qu’une infime partie des histoires terribles et des souffrances de ces gens qui ne cherchent qu’à vivre et à pouvoir nourrir leurs enfants ! Les Néerlandais (et les autres puissances coloniales) se rendaient partout dans le monde en prenant possession de tout ce qu’ils voulaient. Comment peuvent-ils à présent traiter les gens de cette manière ? La terre appartient à tout le monde. L’histoire devrait nous avoir appris à éduquer les gens, à lutter contre l’ignorance. Je pense que les gens ont du cœur – beaucoup continuent à visiter notre site et à signer la pétition. Et il n’y a pas de raison de cesser de signer. Nous espérons que les gens vont continuer à se faire entendre.
 
PI. Vous voulez dire que c’est la voix du peuple qui peut faire avancer les choses ?
MB. Oui. Si les gens sont informés, ils peuvent agir. Nous avons lancé tout cela en tant que citoyens ordinaires. Les gens peuvent faire la différence s’ils font quelque chose.
Dans ce cas et dans beaucoup d’autres, c’est à des particuliers, à des gens ordinaires, qu’il revient de relever ces défis et de résoudre les problèmes. Les réactions rapides et spontanées à nos initiatives me laissent des raisons d’espérer et de croire au peuple. Ma conviction est que si je vois quelque chose d’injuste et que je ne fais rien… alors qui le fera ?






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