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Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Juin 2005 - N° 202

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Sécurité armée ou sécurité humaine par Silvia Borren


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faire le lien


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Le respect de la loi


  • Citation


  • Message de Maitreya


  • La voix des peuples


  • Environnement


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home L’héritage de l’homme

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Quand les choses se seront un peu calmées sur la scène mondiale, c’est un tableau du plus grand intérêt qui s’offrira au regard des observateurs perspicaces. La situation qui se fera jour sera, à bien des égards, en contradiction avec la vision pessimiste de beaucoup aujourd’hui. Il est vrai qu’il existe nombre de divisions et de tensions dangereuses, dont le traitement nécessitera beaucoup d’attention et de clairvoyance ; nombreux sont aussi les problèmes qui défient l’entendement humain, et dont la résolution passera par une approche entièrement nouvelle qui à ce jour fait défaut. Parallèlement toutefois, apparaissent maints signes de progrès et de prise de conscience de la part des hommes, maintes situations où ils font preuve d’une sagesse et d’une maturité nouvelles en abordant les difficultés et les incertitudes présentes. Le panorama qu’offre la vie n’est pas plat et unidimensionnel, mais constitue plutôt une arène sans cesse changeante où des événements de nature différente se produisent simultanément à plusieurs niveaux et dans des directions diverses.
 
Ainsi, il est nécessaire d’observer les tendances générales et les principaux courants d’une époque pour comprendre ce qui s’y passe véritablement. Lorsqu’on a accès à cette compréhension, on voit d’un autre œil la scène mondiale actuelle et l’avenir qui s’y façonne.
 
Les plus grandes possibilités
 
Nous sommes persuadés que cet avenir, loin de confirmer les craintes de tant d’hommes aujourd’hui, leur offrira les plus grandes possibilités de progrès et de développement de la conscience qui aient jamais été proposées à l’échelle de la race humaine. Rien de comparable à l’opportunité à venir ne leur a jamais été présenté. Jamais un aussi grand nombre d’entre eux n’a été prêt à bénéficier de cette ère de félicité. Jamais, nous, qui sommes vos Frères aînés, n’avons été si certains du dénouement, ni si fermes dans notre résolution de travailler avec les hommes et de les aider de toutes les manières qui s’offrent à nous.
 
Un cœur léger
 
Nous abordons notre tâche sinon avec légèreté, du moins d’un cœur léger et enthousiaste, alors que nous entrons dans votre vie pour enseigner et pour soigner.
 
Nous vous invitons à prêter attention à nos paroles et à œuvrer avec nous, pour votre bien. De la sorte, vous ferez moins d’erreurs et éviterez plus facilement les impasses. Ainsi le travail de reconstruction sera-t-il sûr et sans entrave, ainsi les hommes pourront-ils prendre place à nos côtés pour apprendre les arts de la paix et de l’amour.
 
Ce n’est pas seulement pour vous guider que nous entrons dans votre vie, mais pour franchir une étape dans notre propre évolution ; toutefois, nous consacrerons l’essentiel de nos efforts à aider les hommes à surmonter les difficultés et les erreurs du passé, et à tirer le meilleur parti des opportunités qui leur seront présentées au cours de cette ère nouvelle. Nous sommes persuadés que de leur côté ils se révéleront, en tant qu’élèves, à la fois doués et réceptifs ; que la lumière de connaissance et de sagesse que nous apportons trouvera un écho dans leur esprit et dans leur cœur ; que quand la justice aura amené dans son sillage une paix bénie, les hommes s’éveilleront à nouveau aux vérités des temps anciens et comprendront que tous les hommes sont un, maintenant et à jamais ; et que, sous cette bannière, ils transformeront rapidement et dans la joie la texture de la vie sur Terre pour en faire cette vision brillante que nous savons être l’héritage de l’homme.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home L'Onu récompense « l'ange du Burundi » ou comment le meilleur peut émerger du pire

Source : UN News Service, G.-B.

Profondément choquée par les événements qui déchiraient son pays, une Burundaise, Marguerite Barankitse, réalisa qu'elle ne pouvait demeurer inactive face aux terribles souffrances causées par la guerre civile. Pendant le massacre réciproque des Tutsis et des Hutus au Burundi, en 1994, elle sauva de nombreux orphelins à Ruyigi, une ville de l'Est du pays.

Au moment de la guerre, Marguerite Barankitse enseignait à Ruyigi où elle fut témoin du massacre de soixante-douze personnes. Avec d'autres Burundais fuyant pour sauver leur vie, elle s'efforça de trouver des cachettes sûres et elle s'arrangea pour sauver vingt-cinq enfants, en les prenant sous sa protection pendant toute la durée du conflit. « Au début, il y avait vingt-cinq enfants dont les parents avaient été tués, mais au bout d'une année il y en eut cent, puis cinq cents, et maintenant ils sont plus de dix mille. J'ai donc commencé à chercher un terrain plus grand, et j'ai pensé : pourquoi ne pas utiliser la terre de mes parents ? »

La terre de ses parents fut utilisée pour construire un lieu de paix et de sécurité pour les enfants. Elle fonda une maison pour eux, la Maison Shalom (Maison de la paix), procurant ainsi un havre où les orphelins et les enfants séparés de leurs parents peuvent grandir en « famille », dans un endroit sûr où ils sont éduqués et aimés.

Marguerite Barankitse – mais elle préfère qu'on l'appelle Maggie – et son équipe dirigent maintenant quatre « villages d'enfants » dans le pays, ainsi qu'un centre pour les orphelins et les autres enfants vulnérables de Bujumbura, la capitale.

Surnommée « l'ange du Burundi », Maggie recevra au mois de juin la récompense maximum de l'Agence des nations unies pour les réfugiés, pour son travail en tant que « mère » ou « ange » des dix mille enfants déplacés par les guerres civiles dans son pays et les pays voisins, ainsi que pour l'aide apportée aux Burundais récemment rapatriés.

Les membres de l'association enseignent aux enfants et aux mères rapatriées et chefs de familles les préceptes de santé et d'hygiène, notamment en ce qui concerne la prévention et le traitement du sida, et également la gestion d'une maison et l'élevage du bétail, la création d'activités génératrices de revenus, et les possibilités de bénéficier d'une formation. A Ruyigi, l'association gère également un cinéma, une piscine publique, un restaurant, un salon de coiffure et une pension de famille.

D'autres projets, allant des soins de santé à la réunification des familles, furent également lancés par la Maison Shalom. En plus des orphelins de guerre et des enfants séparés de leurs familles dont on essaie de retrouver des parents survivants, Maggie vient en aide à d'anciens enfants soldats, à des enfants séropositifs, et à de jeunes réfugiés du Rwanda et de la République démocratique du Congo.

Un très grand nombre de Burundais furent déplacés à l'intérieur du pays, ou s'exilèrent en Tanzanie, et la Maison Shalom aide pratiquement à réadapter tous ceux qui ont besoin de reconstruire leur vie. Dans de nombreuses communes, la Maison Shalom a travaillé avec des rapatriés et des personnes déplacées pour créer des activités génératrices de revenus comme des ateliers de couture, de menuiserie et de fabrication de savon. Elle a également mis en place des projets de menuiserie, financés par le UNHCR, en faveur des rapatriés de la commune de Gisuru, une région où les réfugiés sont rentrés en grand nombre.

Le Haut Commissariat aux réfugiés a déclaré que M. Barankitse devait être honorée « pour ses efforts infatigables » ; elle est cette année la lauréate du Prix Nansen pour les réfugiés. Ce prix est décerné chaque année à des individus ou des organisations qui se sont distinguées dans le travail en faveur des réfugiés. M. Barankitse recevra, le 22 juin 2005, lors d'une cérémonie, à Bruxelles (Belgique), cette récompense qui porte le nom du premier Haut Commissaire pour les réfugiés, l'explorateur norvégien Fridtjof Nansen, et qui inclut une subvention de 100 000 dollars destinée à financer un projet en faveur des réfugiés proposé par le lauréat.

Le travail de Maggie a été largement reconnu. En 2004, elle a reçu le Four Freedoms Award de l'Institut Franklin et Eleanor Roosevelt, et le Voices of Courage Award de la Commission des femmes pour les enfants et les femmes réfugiés, basée aux Etats-Unis. Elle a également reçu le Prix des enfants du monde (2003), le prix Juan Maria Bandrés pour les défenseurs des droits d'asile, octroyé par le Comité espagnol d'aide aux réfugiés (2003), le prix Nord-Sud (2000), ainsi que le Prix des Droits de l'homme du gouvernement français (1998). En 2004, l'Université catholique de Louvain en Belgique lui a décerné un doctorat honoris causa.





Signes des temps

Home Des guérisons miraculeuses

Source : Associated Press

Des journaux italiens ont parlé de miracles attribués au pape Jean-Paul II, ajoutant ainsi aux spéculations selon lesquelles ce dernier pourrait être bientôt reconnu comme un saint. L'un de ces supposés miracles concerne le cas d'un millionnaire juif américain, affligé d'une tumeur au cerveau, dont l'identité n'a pas été révélée, et qui aurait assisté à une messe célébrée par Jean-Paul II, en 1998, dans sa résidence d'été, aux environs de Rome. Le correspondant d'un journal italien La Stampa a déclaré que le cas lui avait été décrit en 2002 par l'archevêque Stanislaw Dziwisz, secrétaire personnel de Jean-Paul II. Selon La Stampa, plusieurs semaines après l'audience l'archevêque avait appris que « la tumeur avait complètement disparu en l'espace de quelques jours ».

Un autre cas est celui de Jose Heron Badillo, qui avait quatre ans lorsque Jean-Paul II se rendit en 1990 dans sa ville natale, Zacatecas, au Mexique. L'enfant, qui souffrait de leucémie, fut sélectionné pour tenir une colombe à l'occasion des cérémonies organisées à l'aéroport pour accueillir Jean-Paul II. « Le pape lui dit de laisser la colombe s'envoler, puis il le serra dans ses bras et l'embrassa sur le front », a raconté le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan dans une interview publiée dans le Corriere della Sera. Le cardinal, qui dirigeait le bureau du Vatican chargé des questions de santé, sous le pontificat de Jean-Paul II, a déclaré qu'il n'y avait aucune explication médicale pour la guérison de l'enfant. « On lui donnait seulement quelques jours à vivre », a-t-il déclaré au journal.

Une autre guérison inexplicable fut révélée par le cardinal Francesco Marchisano au cours de son homélie, à l'occasion d'une messe célébrée pour Jean-Paul II. Le cardinal a déclaré qu'il avait perdu la faculté de parler après une opération de la gorge. « Le pape toucha la partie de ma gorge qui avait subi une intervention chirurgicale, en disant qu'il prierait le Seigneur pour moi, a-t-il dit. Au bout de quelque temps, je fus capable de parler normalement. »

 

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de ces trois cas de guérison. Dans chaque cas, la guérison a été accomplie non pas par le pape, mais par le Maître Jésus.


Home Japon : les miraculés du 26 avril

Source : asahi.com - Mainichi Shimbun -Tokyo Sport News

  • Le 26 avril dernier, un accident de train près de Kobe, au Japon, a causé la mort de 107 personnes et fait près de 500 blessés. En l'espace de quelques minutes, d'autres trains allaient arriver sur le lieu de l'accident. Le conducteur du Super Express venant dans l'autre sens vit soudain devant lui un feu rouge d'avertissement. Il arrêta son train et, sans savoir ce qui s'était passé, il envoya des signaux d'alarme aux trains qui arrivaient. La manière dont le signal d'avertissement a été actionné reste un mystère, car il n'y avait aucun dispositif à portée susceptible de le déclencher.

[source : asahi.com] 
 

  • Un reporter du Mainichi se trouvait dans le wagon de tête du train accidenté. Ce wagon a été complètement détruit et le reporter fut l'un des rares survivants. Il était debout, se tenant à une poignée, lorsqu'il ressentit une secousse et vit le second et le troisième wagon vaciller au ralenti. Il ne se souvient pas du reste. Lorsqu'il revint à lui, il flottait dans l'air tenant toujours la poignée.

[source : Mainichi Shimbun] 
 

  • Un autre reportage raconte que lorsqu'une jeune femme voulut monter dans le train à un arrêt précédent, elle fut tirée en arrière par une femme âgée, au dos voûté, qui lui dit qu'elle ne devrait pas monter.  Un peu plus tard, restée sur le quai, elle entendit annoncer l'accident. Elle pense que la dame âgée lui a sauvé la vie.

[source : Tokyo Sport News] 

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le signal d'avertissement a été activé par le Maître de Tokyo ; la « vieille femme » était Maitreya. Trois Maîtres, Maitreya, le Maître Jésus et le Maître de Tokyo, ont travaillé ensemble pour sauver le plus de personnes possible.


Home Un minuscule ovni découvert par une caméra à imagerie chimique

Source : www.indiadaily.com

Une caméra à imagerie chimique (qui aide les scientifiques à analyser des objets et leur composition chimique) a été récemment inaugurée en Inde dans un laboratoire de pointe consacré à la recherche et au développement. Cette caméra est capable de déceler un motif chimique microscopique et de générer en quelques secondes un ensemble en trois dimensions de données d'information spectrale, spatiale et énergétique.

En analysant les données de la caméra, les scientifiques sont tombés sur un ensemble de photographies d'un minuscule ovni, invisible à l'œil nu. Etant donné qu'une caméra infrarouge utilisée en même temps n'avait décelé aucune donnée, les scientifiques ont émis le postulat que l'ovni était un appareil contrôlé à distance, ne produisant pas de chaleur et sans aucune forme de vie à bord. Les scientifiques ont également observé que lorsque la caméra à imagerie chimique capturait les détails de l'ovni, les manœuvres de celui-ci suggéraient qu'il détectait la présence de la caméra.

Le Maître de B. Creme a indiqué que le minuscule objet était un détecteur contrôlé à distance qui se trouvait précisément là pour inspecter la caméra à imagerie chimique. Il avait été envoyé d'un vaisseau spatial laboratoire vénusien.


Home Découverte d'une source miraculeuse

Source : MindaNews, Philippines

Une source aux propriétés curatives a été découverte dans l'île de Mindanao, au sud des Philippines, à Koronadal, dans le quartier de Barangay New Pangasinan. Lauro Daguro, un guérisseur, la découvrit, le 24 mars 2005, le jeudi avant Pâques. Il marchait en s'appuyant sur un bâton lorsqu'il vit de l'eau sortir du sol desséché. « Cela attira ma curiosité, et je bus de cette eau », a déclaré L. Daguro qui souffre d'arthrite. « Je mis également un peu d'eau sur mon coude douloureux et sur mon genou. Quelques instants plus tard, la douleur avait disparu. C'est un véritable miracle. » L. Daguro ne s'explique pas la présence de cette source, car on ne trouve de l'eau qu'en creusant profondément. Or l'eau jaillit à moins de trente centimètres de la surface.

Les nouvelles se sont rapidement répandues dans toute cette région très pauvre et des milliers de personnes sont venues visiter le site. Antonina Agustin, une femme de soixante-dix ans, souffrait d'un mal de dos et avait du mal à marcher. Elle était courbée comme la lettre C, dit-elle. Elle se rendit à la source où on la frictionna avec de la terre humide. « Après avoir été lavée avec l'eau de la source, je peux me redresser et marcher en me tenant droite. La douleur a disparu », a-t-elle déclaré. Une autre femme a raconté que l'eau avait guéri un enfant de cinq ans dont la tête était enflée. L. Daguro et plusieurs femmes qui s'occupent de la foule des visiteurs ont dit qu'ils ne collectaient pas d'argent auprès de ceux qui cherchent à être guéris, car ils pensent que s'ils le faisaient, les propriétés curatives de l'eau pourraient disparaître.

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que cette source miraculeuse a été créée par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Bénédiction lumineuse du Maître Jésus à San Francisco

Bénédiction lumineuse du Maître Jésus sur une photographie prise dans un hôtel de San Francisco, Californie (États-Unis), en novembre 2000. Photo envoyée par M. A. S., San Francisco, Californie (États-Unis).




Home Bénédiction de Maitreya à Hokkaido

Cette photographie de la crèche de l’église catholique de Rumoi, à Hokkaido (Japon), présente une bénédiction lumineuse manifestée par Maitreya. 




Home Bénédiction du Maître Jésus à Madison

Photographie de K. G., prise en 1966, envoyée par sa sœur E. T. Madison (États-Unis). Dans sa lettre celle-ci demande : « Où étaient le Seigneur Maitreya et le Maître Jésus avant de revenir sur Terre ? »

​Le Maître de B. Creme a indiqué que la bénédiction lumineuse a été manifestée par le Maître Jésus. Il explique également que le Maître Jésus est toujours resté « sur Terre », et que Maitreya était auparavant dans l’Himalaya, dans son « corps de lumière ».



Tendances

Home 2005 : Année internationale du microcrédit

Source : www.yearofmicrocredit.org

Le microcrédit et la microfinance contribuent de façon significative à la réalisation des Objectifs de développement du millénaire fixés par les Nations unies. Ces objectifs comprennent huit points, adoptés par les 191 Etats membres lors du Sommet des Nations unies du millénaire en septembre 2000, qui concernent la pauvreté, la santé, l'égalité des sexes et l'éducation. En déclarant 2005 comme l'année du microcrédit, les Nations unies souhaitent promouvoir des systèmes financiers à petite échelle, si importants pour la réalisation des Objectifs.

Se fondant sur le résultat d'études économiques montrant que les ménages qui ont accès au microcrédit n'ont plus la nécessité de faire travailler leurs enfants, Mark Malloch Brown, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, est catégorique sur l'importance de tels systèmes pour aider les gens à sortir de la pauvreté : la microfinance est beaucoup plus qu'un simple outil pour produire du revenu. En permettant aux pauvres de se prendre en charge, en particulier les femmes, le microcrédit est devenu un instrument clé pour avancer vers la réalisation des Objectifs de développement du millénaire, en particulier celui tant espéré de réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim à l'horizon 2015.

Quelques faits

– Bangladesh : 48 % des ménages les plus pauvres aidés par le microcrédit se sont élevés au-dessus du seuil de pauvreté. Cinq pour cent des clients de la Grameen Bank sortent de la pauvreté chaque année, en participant à des programmes de microfinance. En outre, ces ménages continuent à progresser après la fin du programme d'aide.

Dans un village bangladeshi, presque toutes les filles issues de familles ayant bénéficié de microcrédits de la Grameen Bank ont reçu un minimum d'éducation, alors que dans le groupe test c'est le cas de seulement 60 % des filles.

En ce qui concerne les garçons, 81 % d'entre eux allaient à l'école, et seulement 54 % dans des familles n'ayant pas reçu de microcrédit de la Grameen.

Le taux d'instruction minimum des enfants de 11 à 14 ans dans les familles recevant des microprêts du Comité bangladeshi pour le développement rural (CBDR) est passé de 12 % à 24 % entre 1992 et 1995 ; dans les autres familles, ce taux est resté à 14 %. Les ménages aidés par le CBDR souffrent moins de la faim que ceux ne recevant pas d'aide. Et les cas de malnutrition grave ont diminué en proportion de la longueur du plan de microcrédit.

– Bolivie : les clients recevant des microcrédits ont vu leur revenu doubler en deux ans et ont été davantage en mesure de bénéficier des soins de santé et d'envoyer leurs enfants à l'école. Les femmes bénéficiant de plans de microcrédit se sont engagées dans la gestion des affaires de leur communauté.

– Brésil : quelque 15,7 millions de personnes participent à l'économie informelle en tant que micro-entrepreneurs – le triple des entrepreneurs du secteur formel. Et 93 % d'entre eux dégagent du profit.

– Ghana : les femmes participant aux plans de microcrédit ont vu leur confiance en elles-mêmes s'améliorer, ainsi que leur statut dans leur communauté, où elles ont assumé plus de postes à responsabilité.

– Honduras : les revenus des clients recevant des microprêts de l'organisation Save the Children ont progressé, ce qui leur a permis d'envoyer leurs enfants à l'école et de les maintenir plus longtemps dans le système éducatif.

– Inde : les trois-quarts des clients à long terme de l'organisation de microcrédit Share ont connu une amélioration remarquable de leur situation économique, la moitié d'entre eux s'extrayant même de la pauvreté. On a également observé une modification des habitudes de travail des clients, évoluant de jobs au jour le jour, irréguliers et mal payés, vers des sources diversifiées de revenu impliquant davantage d'autres membres de leur famille, et relevant surtout du petit commerce.

– Indonésie : les clients de la banque Rakyat ont vu leur revenu augmenter de 12,9 % par rapport à une augmentation de 3 % dans les groupes de contrôle. Sur l'île de Lombok, le revenu moyen des clients de la Rakyat a augmenté de 112 %, et 90 % des ménages sont sortis de la pauvreté.

– Ouganda : la Fondation pour le Crédit et l'assistance aux communautés a permis à 95 % de ses clients de faire bénéficier leurs enfants de meilleurs soins de santé et d'une meilleure alimentation, alors que ce fut seulement le cas de 72 % des non-clients. Il faut aussi remarquer que 32 % des clients avaient essayé au moins une méthode de prévention contre le sida, contre 18 % pour les non-clients.


Objectifs de développement du millénaire
1. Eradiquer l'extrême pauvreté et la faim.
2. Assurer l'éducation primaire pour tous.
3. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomie des femmes.
4. Réduire la mortalité infantile.
5. Améliorer la santé maternelle.
6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies.
7. Assurer un environnement durable.
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
[Source: www.un-ngls.org]




Home Doubler l'aide au développement

Source : www.worldbank.org

Dans un rapport commun, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) recommandent de doubler l'aide internationale pour le développement des pays pauvres durant les cinq prochaines années. Ce rapport fait partie d'une tentative de suivi des objectifs du développement du millénaire des Nations unies. L'Afrique subsaharienne risque de ne pas atteindre les objectifs mondiaux pour réduire la faim, la pauvreté et les maladies d'ici 2015, affirme le rapport. Si les tendances actuelles perdurent, cette région du monde pourrait se montrer incapable de réduire la mortalité infantile et maternelle ainsi que de généraliser la scolarisation. Dans leur Rapport mondial 2005, la Banque mondiale et le FMI appellent à une stratégie en cinq points pour aider l'Afrique à réaliser ces objectifs d'ici 2015, ce qui implique une réforme majeure des politiques agricoles et commerciales, et le doublement de l'aide au développement de l'Afrique durant les cinq prochaines années, qui est actuellement de l'ordre de 26 milliards de dollars par an.

 




Home Inde-Pakistan : un processus de paix irréversible

Source : www.cnn.com, Etats-Unis

Lors d'un week-end de négociations fructueuses, les dirigeants de l'Inde et du Pakistan ont pris des mesures fondées sur la confiance et ont déclaré le processus de paix « irréversible ».

Le 18 avril 2005, le premier ministre indien Manmohan Singh et le président pakistanais Pervez Musharraf ont affirmé, dans une déclaration commune, que les deux nations apporteraient une « résolution définitive » au problème du Cachemire, vieux de dix ans.

Parmi les efforts en vue de bâtir une coopération entre les deux pays, les dirigeants ont déclaré qu'ils renforceraient les liens commerciaux et les échanges interfrontaliers, mettraient en place une commission économique mixte et disposeraient de consulats à Mumbai et Karachi à la fin de l'année. Ces deux pays possédant l'arme nucléaire se sont mis d'accord pour ouvrir la frontière hautement militarisée, qui divise le Cachemire, en établissant des points de rencontre pour les familles divisées et en permettant les échanges culturels. Les deux dirigeants se sont également mis d'accord pour renforcer les services de bus entre le Cachemire pakistanais et le Cachemire indien.




Home Des responsables de l'apartheid présentent leurs excuses

Source : The Guardian Weekly, Grande-Bretagne

En accord avec l'esprit de tolérance stimulé par la Commission vérité et réconciliation, le Parti national, autrefois puissant, haï et craint – partisan de l'apartheid en Afrique du Sud – a voté sa dissolution. Le plus étonnant, eu égard à son passé cruel, c'est qu'il s'est excusé auprès de la nation pour sa politique raciste.

« Le Parti national a apporté la prospérité à une partie de l'Afrique du Sud, mais il a aussi engendré la souffrance en raison d'un système fondé sur l'injustice. » Ainsi s'est exprimé Marthinus van Schalkwyk, ancien chef du Parti. Il a ajouté qu'en se dissolvant de lui-même, le Parti clos une période de l'histoire de ce pays, contribuant ainsi à mettre fin à la division de l'âme de l'Afrique du Sud. 

 

 




Home Reconnaissance de l'acupuncture

Source : The Independent, G.-B.]

Selon une étude publiée par les deux universités britanniques, Southampton and University College de Londres, l'art ancien de l'acupuncture chinoise est efficace pour réduire la douleur. Cette nouvelle étude, parue dans la revue médicale Neuro Image, fournit des données de scanners cérébraux de patients sous acupuncture et montre des réactions cérébrales différentes selon que l'on utilisait de véritables aiguilles d'acupuncture ou des aiguilles factices qui touchaient mais ne piquaient pas la peau.

Les chercheurs ont découvert que la partie du cerveau qui gère la douleur réagissait aux aiguilles d'acupuncture et soulageait la douleur de 10 à 15 %. « Exactement le même type d'effet que l'on obtient en administrant du Prozac par rapport à un placebo, ou un vrai antidouleur dans le cas de douleur chronique », a déclaré le Dr George Lewith de l'unité de recherche complémentaire de l'Université de Southampton.

Le conseil britannique d'acupuncture espère que ces découvertes aideront à faire accepter l'acupuncture comme traitement officiel.




Home Nanomédecine, grands impacts

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Les vastes possibilités offertes par la nanomédecine sont mise en œuvre pour identifier les cellules cancéreuses.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Kyoto a développé une nouvelle nanotechnologie, la nanophotonique, capable de détecter les cancers indécelables avec les méthodes conventionnelles.

Cette nouvelle technique de bio-imagerie utilise la tendance des tumeurs cancéreuses à se développer dans un milieu pauvre en oxygène. Elle consiste à injecter des peptides luminescents (un composé de quelques acides aminés prélevés sur des protéines de lucioles) qui se dissolvent au contact des cellules saines, mais s’agglutinent dans les cellules pauvres en oxygène, indiquant ainsi la présence d’une tumeur. A mesure que les cellules cancéreuses se multiplient, la luminosité émise s’intensifie. Les chercheurs ont adjoint une substance magnétique à ces peptides luminescents afin que l’imagerie par résonance magnétique améliore encore la détection des cellules malades.

Le grand avantage d’un tel procédé est qu’il permet de détruire uniquement les cellules cancéreuses, en occasionnant très peu d’effets secondaires sur les cellules saines environnantes. Les chercheurs envisagent d’utiliser la nanophotonique pour régénérer les tissus et organes humains endommagés.





Les priorités de Maitreya

Home Nouvel Irak : la malnutrition des enfants s'aggrave

Source : BBC, Grande-Bretagne

Selon un rapport rédigé pour la réunion annuelle à Genève de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, quelque 17 000 enfants meurent chaque jour de maladies liées à la faim. Ce rapport présente cette situation comme « une honte dans un monde plus riche que jamais ». En Irak, un nombre croissant d'enfants ne disposent pas de suffisamment de nourriture : plus d'un quart souffre de malnutrition chronique et le taux de malnutrition des enfants de moins de cinq ans a presque doublé depuis l'invasion américaine.

Jean Ziegler, spécialiste de la faim aux Nations unies et auteur de ce rapport, critique l'aggravation de la situation en Irak depuis le début de la guerre menée par les forces de coalition. Devant une commission réunissant 53 nations, gardienne des droits des Nations unies, il a déclaré qu'avant la destitution de Saddam Hussein, environ 4 % des enfants irakiens de moins de cinq ans souffraient de la faim : ce taux maintenant a presque doublé et approche 8 %. Impliquant la responsabilité des Américains, le rapport remarque que « les gouvernements doivent reconnaître le droit des autres peuples à la nourriture et ne devraient pas en empêcher l'accès. »

J. Ziegler déplore le manque de nourriture en Corée du Nord où l'aide alimentaire des Nations unies n'est pas correctement distribuée. Au Darfour, une province du Soudan, le conflit qui perdure a empêché les gens d'effectuer les plantations qui leur auraient permis de se nourrir.

De façon générale, J. Ziegler se montre choqué par l'accroissement mondial de la faim : « Ce massacre silencieux par la faim est une forme de meurtre. Elle doit être combattue et éliminée. »


Un coût élevé en vies humaines

« Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ? Mon dessein est de les sauver d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient. » Maitreya, message n° 11

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que durant le mois d’avril 2005, 680 000 personnes sont mortes inutilement de faim et de la pauvreté.



Faire le lien

Home L'interdépendance des phénomènes de société

Source : Worldwatch Institute

On peut déceler un indice de la maturité croissante de l’humanité dans le fait que des idées et des aspects de la vie considérés jusque là comme dénués de liens sont maintenant synthétisés en une approche unifiée des problèmes mondiaux. Dans cette section, nous mettons l’accent sur cette tendance qui se fait jour, preuve d’un sentiment accru de l’interdépendance des phénomènes.
 «[…] toutefois, l’on voit maints signes de progrès et de prise de conscience de la part des hommes, maintes situations où ils font preuve d’une sagesse et d’une maturité nouvelles en abordant les difficultés et les incertitudes présentes. » [Le Maître de B. Creme,
Partage international, juin 2005]

La séance de présentation du rapport annuel du Worldwatch Institute intitulé L'état du monde en 2005, redéfinition de la sécurité mondiale, qui s'est tenue fin avril 2005 à Berlin, a accueilli plus de 400 personnalités, dont les ambassadeurs de plus de vingt Etats et des représentants de nombreux gouvernements et ONG.

Ce sommet est une bonne illustration de l'accroissement de la compréhension des interconnexions de tous les aspects et problèmes de la vie. « Faire le point avec un grand angle » ne constitue-t-il pas, en effet, un changement important de notre mode de pensée ?

Il y a quelques années, les participants d'un tel sommet sur la sécurité auraient été surpris de voir les mots de Wangari Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix et militante écologiste, placardés au-dessus du podium : « Si nous gérions mieux nos ressources, il y aurait moins de conflits. Protéger l'environnement mondial est directement lié à la paix. » A l'heure actuelle, le lien est clair pour tous. C'est Joschka Fischer, ministre des Affaires étrangères allemand, qui a donné le ton, en déclarant : « J'estime que la sécurité dans le monde passe par la résolution des problèmes sociaux et écologiques. » Lorsqu'il s'exprime à la tribune du ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne, J. Fischer démontre à l'évidence que les économistes de premier plan et les dirigeants de la politique étrangère et de la défense prennent au sérieux l'appel lancé par le Worldwatch Institute qui préconise une nouvelle approche de la sécurité. Christopher Flavin, président du Worldwatch, a déclaré lors de la séance d'ouverture : « La gestion des ressources terrestres est au centre de tous les sujets majeurs de la politique internationale : la dépendance des Etats en matière pétrolière, la prévention des catastrophes naturelles, le suivi des maladies infectieuses, etc. »

Ce rapport annuel du Worldwatch Institute montre que les problèmes de sécurité restent prioritaires sur l'agenda mondial. Il dénonce comme causes sous-jacentes de cette insécurité, la pauvreté, les maladies infectieuses, la dégradation de l'environnement, l'augmentation de la concurrence en matière de pétrole et d'autres ressources. Il indique que le terrorisme n'est que l'indicateur de problèmes beaucoup plus complexes qui requièrent plus qu'une réponse militaire.

C'est ainsi que, dans le préambule à  L'état du monde en 2005,  Mikhaïl Gorbatchev, président de la Croix verte internationale et ancien président du Soviet suprême de l'URSS, écrit ce qui suit : « Nous avons besoin d'une politique d'engagement préventif, d'une action de solidarité tant internationale qu'individuelle pour résoudre les problèmes de la pauvreté, de la maladie, de la dégradation de l'environnement et des conflits, d'une manière efficace et non violente. »





Faits et prévisions

Home La fusion froide à nouveau dans l'air

Source : Newsweek, Etats-Unis

L’utilisation du principe de la fusion nucléaire au moyen d’une méthode économique, sûre, « froide », utilisant un simple isotope de l’eau disponible dans le monde entier répondra à tous les besoins énergétiques futurs de l’humanité. [B. Creme 1998, la Mission de Maitreya, tome II]

Les perspectives peu encourageantes de l'approvisionnement énergétique mondial ont remis plus que jamais d'actualité la recherche sur la fusion nucléaire, qui a sur la fission le double avantage d'être propre et inépuisable.

Jusqu'à présent, on n'avait réussi que deux fois à produire de l'électricité, pendant quelques secondes à partir de la fusion, mais c'était de la fusion à chaud, à 100 millions de degrés, donc difficile à obtenir. Or, selon un dossier que le magazine américain Newsweek a consacré, en mai 2005, à l'état de la recherche dans ce domaine, une équipe de l'Université de Los Angeles (Brian Naranjo, Jim Gimzewski et Seth Putterman) vient de réussir à déclencher une réaction de « fusion froide ».

Il ont décrit leur technique dans la revue Nature : soit un petit cylindre dans lequel on a remplacé l'air par du deutérium à l'état gazeux à – 33° (le deutérium est de l'hydrogène avec un neutron, que l'on trouve en quantité dans l'eau de mer). On y introduit un cristal, le tantalate de lithium, un cristal banal si ce n'est qu'il est de nature pyroélectrique – c'est-à-dire qu'il crée un champ électrique au moindre changement de température. On porte alors le tout à + 7°, ce qui génère en quelques secondes un champ électrique de 100 000 volts. Un champ suffisamment intense pour dissocier les noyaux du deutérium de leurs électrons et à les faire entrer en collision avec ceux du cristal. Il s'ensuit une fusion des protons entre eux (particules positives du noyau) et une émission de neutrons, qui ne fusionnent pas. C'est cette émission qui sert à mesurer la quantité d'énergie produite par la fusion.

Pour le moment, cette quantité est inférieure à celle qu'il a fallu apporter pour enclencher la réaction. Mais l'équipe espère arriver à créer un dispositif rentable en combinant plusieurs de ces appareils.

 

 




Home Critique du capitalisme

Source : www.spd.de ; Süddeutsche Zeitung, Allemagne

A l'occasion d'un forum du Parti social-démocrate allemand (SPD), tenu en avril 2005, son président, Franz Müntefering, dans un discours intitulé Critique du capitalisme, a appelé à mettre en place un nouveau type de stratégie politico-économique combinant le capitalisme et le socialisme. Son appel a reçu l'accord unanime des délégués du SPD et des Verts. Qui plus est, selon l'institut de sondage Infratest, deux tiers des Allemands soutiennent cette position. Voici quelques passages clés de son intervention :

« Nous savons qu'il existe un rapport conflictuel entre la politique étatique et sociale et le règne sans contrôle du marché. Il faut mettre un terme à ce conflit [...] Nous avons besoin d'une économie sociale de marché plutôt que d'une économie de marché pure et dure [...]

« L'économie ne touche (dans le meilleur des cas) qu'indirectement les gens, mais on ne leur accorde de la valeur qu'en raison de la fonction qu'ils y remplissent : dans la production, en tant que consommateurs, ou en tant que marchandises sur le marché de l'emploi [...]

Cette logique abstraite se manifeste clairement dans les comportements de certaines entreprises financières internationales : leurs stratégies de recherche du profit maximum à tout prix mettent en danger la démocratie [...]

Notre critique est dirigée contre le pouvoir croissant du capital et contre la privatisation de tous les échanges dans une optique de recherche du profit à court terme. Cette vision des choses conduit à laisser pour compte une partie importante de la population, à négliger les potentialités d'entreprises et de régions entières et à réduire les moyens d'action de l'Etat. Ce dernier, n'étant désormais plus en position de protéger efficacement les intérêts de ses citoyens, perd une bonne part de son prestige. »





Regard sur le monde

Home Les dépenses militaires viennent en tête

Source : www.Sipri.org

D'après le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm) : « Dans leur ensemble, ce sont les dépenses dans les domaines militaires et du commerce des armes qui sont les plus importantes au monde avec un montant annuel de plus de 950 milliards de dollars. » Le SIPRI a constaté que les dépenses militaires avaient augmenté de 18 % entre 2002 et 2003, avec une dépense totale de 956 milliards de dollars en 2003.

Environ 75 % des dépenses militaires mondiales reviennent aux pays riches dont le nombre d'habitants représente seulement 16 % de la population mondiale. Le montant de leurs dépenses militaires combinées était légèrement supérieur à l'ensemble de la dette extérieure de tous les pays pauvres et dix fois supérieur à l'ensemble de l'aide internationale dont ces pays ont bénéficié en 2001. L'écart est énorme entre ce que les nations consacrent à leur défense, à leur sécurité, au maintien de leur pouvoir régional et international, et ce qu'elles consacrent à la lutte contre la pauvreté et à la promotion du développement économique.

Selon le Rapport, les Etats-Unis (représentant presque la moitié des dépenses mondiales) sont largement responsables de l'augmentation des dépenses militaires mondiales. Même si l'on enlève les dépenses consacrées par les Etats-Unis à la « guerre contre le terrorisme » et à la guerre en Irak, les dépenses militaires des Etats-Unis et des autres pays ont augmenté dans leur ensemble. Le SIPRI estime qu'à long terme de tels niveaux de dépenses militaires ne pourront plus être maintenus.




Home Le retrait de Gaza masque le supplice du peuple palestinien

Source : Yediot Aharonot, Israël

« Si Ariel Sharon a l'intention d'évacuer les colonies de Gaza, il le fait avec désinvolture. Il est bien plus efficace en Cisjordanie où les plans se réalisent conformément aux prévisions. Depuis l'accord de retrait conclu il y a un an entre MM. Sharon et Netanyahu, il était convenu que l'évacuation de Gaza ne serait pas effective avant que le mur de séparation ne soit achevé du côté Ouest de la Cisjordanie », a affirmé Tanya Reinhart, Maître de conférence en linguistique à l'Université de Tel Aviv (Israël) et à l'Université d'Utrecht (Pays- Bas).

En avril 2005, dans Yediot Aharonot, elle fait remarquer que M. Netanyahu avait clairement signifié qu'il n'apporterait son appui au processus de désengagement de Gaza que si certaines conditions étaient remplies. Parmi ces conditions, figurait le fait que l'évacuation ne pourrait se faire qu'après la réalisation du mur de séparation entre Israël et la Palestine.

D'ici juillet 2005, date annoncée du début de l'évacuation de Gaza, le mur de l'apartheid qui sépare Jérusalem Est de la Cisjordanie sera en place. T. Reinhart lance un avertissement : « Les Palestiniens qui vivent là ne pourront se déplacer qu'avec une permission. La Cisjodanie va devenir une prison à ciel ouvert. Le mur Nord, qui transforme en prisonniers les habitants de Tul Karem, Qalqilya et Mas'ha, et qui les prive de leur terre continue à progresser vers le Sud. »

D'après les Nations unies, 237 000 Palestiniens se retrouveront coincés entre le mur et la Ligne verte tandis que 160 000 personnes resteront du côté palestinien mais coupées de leurs terres.

« Quel sera le sort de ces personnes, de ces paysans qui auront perdu leur terre, de ceux qui seront séparés de leur famille, de leurs moyens de subsistance ? Dans les villes de Tul Karem et de Qalqilya et les villages autour de Mas'ha, beaucoup ont déjà quitté leurs terres pour chercher un moyen de survie dans les faubourgs des villes du centre de la Cisjordanie. » Dans la mémoire collective, les transferts sont associés aux camions qui arrivaient de nuit pour déplacer les Palestiniens de l'autre côté de la frontière comme cela s'est passé dans certaines régions en 1948. Aujourd'hui, derrière le rideau de fumée du désengagement se cache un lent processus de transfert en Cisjordanie. Il n'est pas facile de dire laquelle des deux méthodes de transfert est la plus cruelle. A l'heure actuelle, environ 400 000 personnes – près de la moitié du nombre de Palestiniens qui furent forcés de quitter leur pays en 1948 – sont candidats pour une « émigration volontaire » vers les camps de réfugiés de Cisjordanie. Et tout ceci est passé sous silence parce que M. Sharon va peut-être se désengager de Gaza.




Home Un sommet consacré à la non-prolifération nucléaire

Source : Financial Times, G.-B.]

Tous les cinq ans, les responsables politiques se réunissent pour passer en revue le Traité de non-prolifération nucléaire. Cette année, la réunion qui doit durer un mois, se tiendra aux Nations unies à New York. Des craintes ont été soulevées quant à la capacité qu'aura cette conférence de produire des résultats significatifs ; le gouvernement américain et ses alliés ont demandé que l'Iran et la Corée du Nord mettent un terme à leur développement nucléaire et « démantèlent leurs programmes qui pourraient être détournés pour produire des armes nucléaires ». De son côté, la délégation américaine veut que les failles du Traité de non-prolifération soient éliminées en particulier à l'égard de l'Iran et de la Corée du Nord. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a mis en garde les 188 parties prenantes au traité que tout incident nucléaire aurait des conséquences à l'échelle mondiale. Mais il a aussi rappelé aux cinq nations nucléaires qui ont signé le traité qu'elles ont l'obligation de procéder à des réductions de leur arsenal.





Le respect de la loi

Home Des manœuvres diplomatiques affaiblissent l'interdiction de la torture

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Selon Human Rights Watch (l'Observatoire des droits de l'homme), les gouvernements d'Europe et d'Amérique du Nord expulsent de plus en plus de prévenus vers des pays où les droits de l'homme sont peu respectés, sur la base de « garanties diplomatiques » légères.

Dans son rapport de 91 pages intitulé Danger : les assurances diplomatiques ne mettent pas à l'abri de la torture, l'Observatoire, basé à New York, explique la manière dont des pays tels que les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas transfèrent des suspects terroristes vers d'autres pays avec la « garantie » qu'ils seront traités humainement. Mais « les gouvernements qui pratiquent la torture essaient toujours de le cacher, si bien que leurs « assurances » ne peuvent jamais être prises au sérieux ».

Les pays fournissant de telles « garanties » ont un long passé de torture avéré, parmi eux l'Algérie, la Syrie, l'Egypte, l'Ouzbekistan, le Yemen, la Russie et la Turquie. De plus en plus souvent, les suspects attestent qu'ils ont été torturés pendant leur détention. Le gouvernement suisse a provoqué un scandale lorsqu'en décembre 2001 il a expulsé deux demandeurs d'asile égyptiens, Ahmed Agiza et Mohammed al-Zari, les envoyant en Egypte après avoir obtenu la garantie qu'ils ne seraient pas torturés. Les deux hommes ont été tenus au secret pendant cinq semaines et ont fait un rapport détaillé des tortures et des mauvais traitements qu'ils ont subis dans leur prison égyptienne.

La Grande-Bretagne mène une négociation avec les gouvernements algériens et marocains pour autoriser le transfert de terroristes suspects et les rapports présentés montrent que Tony Blair est intervenu à plusieurs reprises pour expulser quatre demandeurs d'asile vers l'Egypte, bien qu'il ait été averti qu'ils pourraient être torturés et condamnés à mort. Ils n'ont finalement pas été expulsés car l'Egypte n'a pas consenti à fournir les garanties nécessaires.

Dans un autre cas bien documenté, Maher Arar, informaticien canadien né en Syrie, a été arrêté par les autorités américaines, en septembre 2002, et envoyé en Syrie. Il a été libéré dix mois plus tard de sa prison syrienne sans motif de détention et a décrit des tortures répétées, souvent avec des câbles électriques.

La loi internationale interdit la torture, et aucune exception n'est acceptée, même en temps de guerre ou de catastrophe nationale. Les gouvernements se fondent sur diverses dispositions pour transférer des suspects vers d'autres pays, incluant reddition, retrait, déportation, extradition et expulsion. Mais aucunes n'est légalement admissible si la personne à transférer risque la torture à l'arrivée.

Selon l'Observatoire, l'emploi de la garantie « est une tendance très négative de la diplomatie internationale, qui constitue une enfreinte réelle à l'interdiction de la torture ». Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, le commissaire européen des droits de l'homme, et l'expert indépendant des Nations unies chargé des droits de l'homme et de la lutte anti-terroriste s'accordent pour avertir du danger que constituent ces pratiques qui érodent l'interdiction internationale de la torture.




Home Torturer impunément ?

Source : Human Rights Watch

Un an après la publication des photographies de sévices à Abu Ghraib, Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport demandant une enquête sur les rôles et responsabilités de hauts dirigeants militaires et des services secrets américains dans « certains cas de maltraitance et de torture envers des détenus ».

Le rapport, Torturer impunément ? responsabilité du commandement américain dans la maltraitance de prisonniers, apporte des éléments en faveur d'une enquête criminelle sur le secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld, l'ancien directeur de la CIA George Tenet, le lieutenant général Ricardo Sanchez, ancien commandant en chef de l'armée américaine en Irak, et sur le général Geoffrey Miller, ancien commandant de la prison de Guantánamo Bay à Cuba.

Selon ce rapport, il existe des preuves convaincantes « que la maltraitance et la torture de prisonniers musulmans a eu lieu non seulement à Abu Ghraib mais aussi ailleurs en Irak, en Afghanistan, et à Guantánamo, ainsi qu'en divers « lieux secrets » à travers le monde, cela en violation de la Convention de Genève et des lois sur la torture ».

HRW pense que les dirigeants susceptibles d'être tenu responsables suivant la doctrine de « la responsabilité du commandement » sont les suivants :

– Le secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld : pour crime de guerre et torture infligés par les troupes américaines en Afghanistan, Irak et Guantánamo, et approbation de techniques d'interrogations en violation des accords de Genève et de la Convention contre la Torture.

– George Tenet : comme complice de tortures pour avoir autorisé spécifiquement la CIA à « livrer » des détenus dans des pays où ils ont été torturés en utilisant des techniques précisément documentées. Sous sa direction, la CIA aurait « fait disparaître » des détenus dans des endroits secrets.

– Le général Sanchez : pour avoir approuvé des méthodes d'interrogatoire illégales et ne pas être intervenu pour arrêter des crimes de guerre et des tortures effectués par des soldats sous son commandement direct.

Le rapport du HRW, qui comprend aussi des preuves de crime de guerre à Guantánamo Bay, sur l'île de Cuba, souligne « qu'une commission indépendante pourrait amener des preuves que le gouvernement américain a continué à dissimuler les faits, et notamment les instructions que le président Bush aurait signées, autorisant la CIA à créer des établissements de détention secrets et à faciliter le transfert de suspects à des régimes brutaux. »

« Un an après Abu Ghraib, les Etats-Unis continuent à faire ce que les dictatures et les républiques bananières font dans le monde entier quand leurs abus sont découverts – étouffer le scandale et blâmer les subalternes, indique Reed Brody, conseiller spécial pour Human Rights Watch. Un mur d'immunité protège les architectes de la politique qui conduisit à tous ces crimes ».





Citation

Home Extrait du message n° 13

par Maitreya

Permettez-moi de vous indiquer la voie qui mène à l'ère nouvelle,
de vous faire entrevoir les splendeurs qui, si vous le voulez, peuvent devenir vôtres.
L'homme est fait pour servir à la fois Dieu et l'homme,
et c'est seulement de cette manière que le chemin menant à Dieu peut être parcouru.
Donnez-vous pour mission d'assumer les tâches de réorientation, de reconstruction et de changement.
Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère.
Préparez votre lampe pour qu'elle brille et montre la voie. Tous sont utiles, chacun d'entre eux.
Personne n'est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde.
Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide.
Comment débuter ? Commencez par vous consacrer vous-mêmes,
tout ce que vous êtes et avez été, au service du monde,
au service de vos frères et sœurs, où qu'ils se trouvent.
Assurez-vous que pas un jour ne s'achève sans que vous n'ayez accompli un acte de service véritable,
et soyez assurés que mon aide sera vôtre.





Message de Maitreya

Home Message de Maitreya du 14 avril 2005

par Maitreya

Benjamin Creme a été interviewé sur Radio Ici et Maintenant à Paris, le 14 avril, et à la fin de cette interview Maitreya a donné une bénédiction et adressé un message réconfortant :

Merci à vous tous qui vous intéressez à l'Emergence,  et m'allégez la tâche.
C'est ainsi que le monde, dans toutes ses manifestations, sera graduellement changé en mieux.
J'ai le cœur léger, et rempli du bonheur que vous éprouvez à l'écoute de ce message.
Gardez-le en vous, laissez-le vous guider et bientôt vous me verrez.
Mes bénédictions s'écoulent vers vous tous.





La voix des peuples

Home Manifestation antinucléaire à New York

Source : The New York Times, E.-U.

A la veille d'une conférence des Nations unies sur le Traité international de non-prolifération nucléaire, une manifestation sur le désarmement a traversé New York, réclamant la fin de la prolifération du nucléaire et le retrait d'Irak des troupes armées américaines.

Des milliers de participants se sont rassemblés, le 1er mai 2005, dans le monde entier. Au Japon, les maires d'Hiroshima et de Nagasaki et 35 survivants des attaques à la bombe atomique américaine sur ces villes étaient présents.

Sunao Tsuboi, 80 ans, étudiant à l'Université d'Hiroshima quand la ville fut détruite par la première bombe atomique, le 6 août 1945, a décrit les conséquences de ce bombardement comme étant « l'enfer sur la terre ». Son corps a été entièrement brûlé, et la radiation lui a infligé de nombreuses maladies dont un cancer.

Yuko Nakamura, 73 ans, qui travaillait dans une usine à 20 km environ de l'explosion d'Hiroshima et a souffert des effets de la radiation, a plaidé pour que les enfants ne soient jamais exposés à des « souffrances dues au nucléaire ».

Le Traité de non prolifération nucléaire, signé en 1970 par tous les pays sauf trois, visait à stopper la diffusion des armes nucléaires, à parvenir à un désarmement nucléaire et à promouvoir l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Cependant, comme Kofi Annan l'a signalé, la mondialisation, les avancées technologiques et autres développements mondiaux ont compromis le traité. La seule façon d'éviter une catastrophe nucléaire, pense-t-il, est de se débarrasser de telles armes dans le monde entier : « Dans notre monde interconnecté, une menace envers un pays est une menace envers tous, et nous partageons tous la responsabilité de la sécurité de chacun. »

 

 

 




Home Mexico : une manifestation de masse

Source : The Guardian, Grande-Bretagne ; The Washington Post, E.-U.

Des centaines de milliers de manifestants ont afflué dans les rues du centre de Mexico, le 24 avril 2005, pour protester contre les poursuites envers leur maire, considérées comme une manipulation politique.

Le populaire maire de gauche Andres Manuel Lopez Obrador est accusé par le bureau de l'avocat général d'avoir ignoré l'ordre de la Cour en 2001 de cesser la construction d'une bretelle d'autoroute. Si le procureur entame une procédure d'inculpation, M. Obrador aura l'interdiction de se présenter à l'élection présidentielle dont il est favori.

L'accusation est basée sur un détail technique – la route ne fut jamais construite – mais ses opposants disent que personne ne doit être au-dessus de la loi.

Cependant, les sondages montrent que la majorité des Mexicains croient la version de l'histoire de M. Obrador, et nombreux sont ceux qui voient dans ces poursuites une attaque contre la nouvelle démocratie au Mexique. Le 24 avril, le square central de la ville était bondé de personnes de tous âges. Cette « Marche du silence » a été l'une des plus grandes manifestations à Mexico de mémoire récente, et a rappelé la manifestation estudiantine pro-démocratie de 1968. Les gens portaient des masques blancs ou brandissaient des pancartes avec des messages tels que : « Combat pour l'Espoir » ou « Ils n'entendent pas notre voix, peut-être entendront-ils notre silence. »

S'adressant à ses supporteurs, Andres Manuel Lopez Obrador baptisa cette affaire comme n'étant pas « un problème de loi, mais un problème politique », accusant ses opposants, conduits par le président Vicente Fox, de vouloir intenter une action en 2006 afin de l'empêcher de participer au scrutin de 2006. Dans son discours il parla de son désir de lutter contre la pauvreté et de créer des opportunités pour les citoyens les plus pauvres.

Arturo Roja, 50 ans, administrateur à l'université, présent dans la foule a précisé : « Je suis ici à cause de l'injustice qui a été commise. Les gens sont fatigués de la répression, nous désirons avancer. »

« Nous ne sommes pas ici pour soutenir une personne mais pour soutenir la démocratie, a déclaré un étudiant, Eduardo Velazquez, 19 ans. Nous voulons montrer que nous ne supporterons plus cela, et que le gouvernement ne pourra plus nous duper. »




Home Le pouvoir du peuple équatorien

Source : The New York Times, Associated Press, Etats-Unis

En avril 2005, le Congrès équatorien a voté le renvoi du président Lucio Gutierrez suite à huit jours de protestations par des dizaines de milliers de manifestants qui avaient perdu de plus en plus leurs illusions quant à la présidence oppressive de L. Gutierrez.

Une petite station de radio alternative, La Luna, a joué un rôle clé en galvanisant ceux qui voyaient le gouvernement abandonner ses positions populistes et anti-corruption qui avaient permis l'élection de L. Gutierrez en 2002. La station a encouragé les manifestations et a trouvé de nombreuses personnes désirant descendre dans la rue et participer, comprenant des retraités et des femmes avec leurs enfants. Comme le raconte le chef de la station Luis Pozo : « Pour la première fois en Equateur, il y a eu des manifestations sans leader. Ce fut l'indignation du peuple contre tous les politiciens, contre toute la politique traditionnelle. »

Au lieu d'aider les pauvres, le président Gutierrez a institué de sévères mesures d'austérité afin de satisfaire les directives du Fonds monétaire international et a également permis une présence militaire des Etats-Unis le long de la frontière avec la Colombie. Mais ce fut son éviction de la Cour suprême qui a été le catalyseur des manifestations anti-gouvernementales et a finalement précipité sa chute.

Le vice-président Alfredo Palacio, qui avait exprimé publiquement son inquiétude concernant la politique de L. Gutierrez quant à l'économie de marché, a prêté serment afin de le remplacer.





Environnement

Home PRIX GOLDMAN 2005

Honneur aux héros de l'écologie

Source : www.goldmanprize.org

Parmi les lauréats du prestigieux Prix Goldman de l'environnement, décerné chaque année, figure un prêtre catholique du Honduras qui a mené la lutte contre l'exploitation forestière effrénée dans son pays ; un agronome haïtien qui a enseigné les principes de l'agriculture durable et du développement économique à plus de 200 000 personnes ; un biologiste du Kazakhstan qui a réussi à empêcher son pays d'importer des déchets nucléaires ; un botaniste congolais qui a protégé les animaux et les plantes rares d'une réserve nationale pendant une décennie de guerres civiles ; une journaliste qui a organisé l'opposition à l'ouverture de la plus vaste mine d'argent à ciel ouvert d'Europe en Roumanie ; enfin, le leader d'une communauté indigène du Mexique qui se bat contre l'activité illégale des forestiers dans sa région.

Combat contre la déforestation

Le père Andres Tamayo Cortez, prêtre catholique, se bat pour plus de justice en matière d'environnement au Honduras. Il vit parmi les communautés montagnardes de la région d'Olancho dont la forêt de près de 6 millions d'hectares a été à moitié détruite par des années d'exploitation commerciale incontrôlée.

L'abattage massif des arbres, qui maintiennent le sol et piègent son humidité, a conduit à une diminution importante des nappes phréatiques de la région. En conséquence, il n'est pas rare de voir des communautés migrer de source en source à mesure qu'elles se tarissent. C'est pour attirer l'attention du gouvernement sur ces questions que Tamayo a créé le Mouvement écologique d'Olancho, qui réunit des petits fermiers, des responsables de communautés rurales et des religieux. Il organise des manifestations, des rencontres et des campagnes de sensibilisation sur la déforestation et ses dangers.

Pour les ONG, la déforestation de la région est le fait des grands propriétaires, de certains intérêts de l'industrie du bois ainsi que de parrains de la maffia. En l'absence de toute autorité officielle à laquelle se référer, nombre de membres de ces communautés qui s'opposaient à cette exploitation sauvage ont reçu des menaces, quand ils n'ont pas été assassinés, tandis que d'autres ont dû fuir. Tamayo lui-même a vu sa tête mise à prix.

Ce qui ne l'a pas empêché de conduire durant une semaine une « Marche pour la Vie » en 2003, où près de 3 000 participants ont parcouru environ 200 kilomètres pour rallier la capitale et poser la question de l'environnement au niveau national. Un mois plus tard, le président hondurien acceptait de le rencontrer. Suite à une marche encore plus importante l'année suivante, le gouvernement s'engagea à prendre des mesures concrètes pour réduire l'exploitation forestière sauvage dans cette région.

Reconstruire l'agriculture

Il y a 30 ans, Jean-Baptiste Chavannes écrivit trois petits ouvrages expliquant les principes de base de l'agriculture biologique. Il les distribua aux petits fermiers, suscitant parmi eux un mouvement écologique dans un pays littéralement asséché par un taux de déforestation massif.

Jadis couvert d'une forêt tropicale luxuriante, Haïti connaît aujourd'hui une situation de semi-désert, les arbres, qui n'occupent plus que 2 % du territoire, ne suffisant plus à empêcher l'érosion du sol. Résultat, une grande partie de la terre est devenue stérile et inexploitable, et les inondations et les glissements de terrain balaient régulièrement des villages entiers et font des milliers de victimes.

En 1973, Jean-Baptiste fonde le « Mouvement paysan de Papay » (MPP), qui compte aujourd'hui 60 000 membres. Depuis, il a organisé avec des collègues la plantation d'au moins 20 millions d'arbres fruitiers et forestiers.

Le MPP forme les fermiers à l'utilisation de systèmes d'irrigation économes en eau, d'engrais et de pesticides naturels, et leur apprend à mettre en place des dispositifs bon marché de prévention contre l'érosion des sols. Il en est résulté une augmentation des récoltes, d'où une forte diminution de la dépendance du pays en matière alimentaire, une réduction significative du taux de malnutrition des enfants, la protection des ressources hydrologiques et, surtout, une baisse de la pauvreté. Jean-Baptiste a tout dernièrement lancé une petite fabrique de produits solaires.

En dépit de tentatives d'assassinat répétées, il a poursuivi sa tâche. Le gouvernement lui a confié la présidence du nouveau Conseil sur les questions rurales, qui a fait de la lutte contre la déforestation l'une de ses priorités.

Echec aux importations de déchets nucléaires

Kaisha Atakhanova est l'un des principaux opposants à l'importation de déchets nucléaires dans une zone qui est l'une des plus radioactives du monde, l'ex-république soviétique du Kazakhstan.

Pendant une quarantaine d'années, l'Union soviétique a utilisé ce territoire pour ses essais nucléaires, et y a fait exploser l'équivalent de 20 000 bombes d'Hiroshima. Lors de son retrait, elle y a également abandonné 237 millions de tonnes de déchets radioactifs et 1 100 têtes nucléaires. Résultat, des milliers de km² sont désormais interdits d'accès et 1,5 million de personnes continuent à ressentir dans leurs corps les conséquences de l'exposition aux rayonnements – on compte, par exemple, un taux élevé de cancers, de malformations à la naissance et de retards dans le développement mental.

Cette situation n'a cependant pas empêché le parlement, aguiché par les perspectives de retombées financières importantes, de voter une loi permettant l'importation de déchets nucléaires.

K. Atakhanova, en tant que biologiste, a entrepris de lancer une campagne d'information. Le succès n'a pas tardé : la pression était devenue telle sur le parlement qu'il abrogea le décret en 2003. Fondatrice et directrice du Centre écologique du Karaganda, elle travaille à former des militants antinucléaires.

Protection de la flore et de la faune

La Réserve zoologique Okapi de la République démocratique du Congo est l'un des endroits de la planète les moins étudiés et les plus remarquables par sa biodiversité. Son million et demi d'hectares de forêts tropicales héberge 13 espèces de primates, une importante population d'éléphants et l'okapis, une espèce raréfiée proche parente de la girafe.

En 1996, soit quatre ans après la création de la Réserve, éclata la première de deux guerres civiles qui transforma celle-ci en champ de bataille. Son directeur, le botaniste Corneille Ewango, risqua sa vie à maintes reprises tout au long de cette longue période de troubles pour protéger ses collaborateurs ainsi que les animaux et les plantes les plus menacées du domaine.

En 2001, les combats s'intensifiant, une bonne partie du personnel expérimenté s'enfuit. Ewango choisit de rester, avec 30 membres de son équipe et 1 500 résidents, que le spectacle de massacres et de viols de masse n'avaient pas découragés.

Ewango n'hésita pas à faire front directement aux chefs militaires pour s'opposer au braconnage massif dont étaient victimes les primates et les éléphants. Il cacha l'herborarium de la réserve, ses ordinateurs, ses données portant sur 380 000 arbres. Menacé de mort, il vécut dissimulé dans la forêt pendant trois mois.

La réserve était intacte lorsque prit fin la guerre civile en 2002. En reconnaissance de ses efforts, ses collègues de tous les pays lui ont obtenu une bourse pour qu'il continue ses travaux. Il prépare un diplôme de botanique tropicale à l'Université de Saint-Louis, dans le Missouri.

Contre l'exploitation minière

Autre lauréate, Stéphanie Danielle Roth est l'âme d'une grande campagne internationale contre la construction de ce qui constituerait la mine à ciel ouvert d'or et d'argent la plus importante d'Europe. Cette mine, composée de quatre carrières et d'un bassin de stockage de cyanure d'une surface de 700 hectares, serait installée, si le projet voyait le jour, sur l'un des plus vieux sites de Roumanie, Montana Rosia. Elle entraînerait l'expulsion de 2 000 personnes, la destruction de 900 logements, et ferait peser un risque sérieux de pollution sur la rivière Ariès, qui fournit l'essentiel de son eau à la région.

C'est pour empêcher la mise en œuvre de ce projet que S. Roth, en dépit de menaces de mort répétées, a organisé les plus importantes manifestations qui se soient tenues dans le pays depuis 1989, année qui vit les opposants renverser le régime de Ceaucescu et le parti communiste, qu'elle a mobilisé les résidents et créé une coalition d'ONG nationales, d'archéologues, d'universitaires et de membres du clergé.

En décembre 2004, le Parlement européen, qui examinait la candidature de la Roumanie à l'entrée dans l'Union européenne, déclara que la mine « constituait une menace écologique sérieuse pour l'ensemble de la région ». Le projet a néanmoins encore de nombreux partisans et fait l'objet d'une évaluation de son impact sur l'environnement.

S. Roth, ancienne journaliste londonienne, s'est lancée dans cette campagne à la demande des habitants de Montana Rosia, à la suite de celle qu'elle avait déjà menée victorieusement dans le pays pour arrêter la construction d'un parc de loisirs thématique, le parc Dracula, en Transylvanie.

Résistance non-violente

La partie occidentale de la Sierra Madre mexicaine est l'un des écosystèmes mondiaux les plus riches par sa biodiversité, possédant de nombreuses plantes et espèces animales menacées. C'est également là que vivent les Tarahumara, un peuple autochtone parmi les nombreux en Amérique du Nord. Nombre de communautés de ce peuple se plaignent d'être harcelées par des barons de la drogue qui, depuis une trentaine d'années, blanchissent leur argent par le biais d'exploitations forestières et agricoles. Aujourd'hui, 99 % des forêts de la région ont ainsi disparu.

En 1993, Isidro Baldenegro Lopez, petit fermier et responsable communautaire Tarahumara, lance un mouvement de résistance non-violente contre cette déforestation, qui obtiendra un soutien croissant de la part d'ONG nationales et internationales. En 2002, il organise des sit-in et des marches, pour presser le gouvernement de suspendre provisoirement la déforestation dans la région. Un an après, apparemment en représailles contre son action et le succès qu'elle rencontrait, il est arrêté à la suite de ce qui s'avérera plus tard de fausses accusations de trafic d'armes et de drogue.

Son séjour en prison (dont il sortit en 2004) n'a en rien entamé sa détermination et lui a valu un surcroît de soutien international grâce aux efforts d'Amnesty International et du Sierra Club. Il a récemment créé une ONG pour la justice en matière d'environnement qui gagne l'un après l'autre les procès qu'elle intente pour protéger la forêt et préserver l'avenir du peuple Tarahumara.





Les mensonges dévoilés

Home Tony Blair accusé de mentir

Source : The Independent, G.-B.

En Grande-Bretagne, des documents, divulgués à la veille des élections législatives de mai 2005, révèlent que Tony Blair a été informé, dès mars 2002, que la guerre avec l'Irak risquait d'être illégale. Il est donc clair qu'il avait décidé d'attaquer l'Irak aux côtés des Etats-Unis bien avant le début des hostilités.

En effet, avant sa rencontre de mars 2002 avec le président Bush, son ministère des Affaires étrangères (Foreign Office) l'avait prévenu que « cette invasion nécessiterait une justification légale. A l'heure actuelle, il n'en existe aucune ».

Un an plus tard, le juge suprême, Lord Goldsmith, lui avait transmis un document daté du 7 mars 2003 selon lequel la guerre risquait d'être illégale pour six raisons, dont : nécessité d'une seconde résolution de l'Onu ; la Résolution 1441 n'autorisait pas l'invasion ; seul l'Onu – et non la Grande-Bretagne – pouvait décider de désobéir à ses propres résolutions ; le travail des inspecteurs en désarmement n'était pas achevé.

Pourtant, dix jours plus tard, Lord Goldsmith changeait d'avis et déclarait que l'utilisation de la force était fondée.

Le document du 7 mars 2003 ne fut jamais présenté aux ministres. Lorsqu'il en prit connaissance, comme tout le monde, juste avant les élections du 5 mai 2005, Brian Sedgemore, député travailliste de longue date, rejoignit les rangs des libéraux démocrates en accusant le gouvernement de « mensonges écœurants ».

Des parents de soldats britanniques morts au combat ont entrepris une campagne sans précédent contre le premier ministre, en exigeant une enquête indépendante. La mère du fusilier Gordon Gentle, par exemple, s'est présentée aux élections législatives contre le ministre des Armées Adam Ingram, et menace d'accuser le premier ministre de « crimes de guerre » : « Nous exigeons que justice soit faite, non seulement pour Gordon, mais également pour tous les garçons tombés en Irak, et pour tous les Irakiens tués. Il est temps de faire comprendre au gouvernement que nous n'accepterons plus de mensonges. »

De son côté, le père du caporal Tom Keys, également tué en Irak, s'est présenté aux élections dans la circonscription de Sedgefield – celle de Tony Blair. « Je crois, déclare-t-il, que Tony Blair a sur les mains le sang de ceux qui sont morts en Irak, les Irakiens comme les soldats britanniques. » Quant au frère de l'otage Ken Bigley, exécuté en Irak, il a déclaré : « Beaucoup de gens à Liverpool sont furieux des mensonges du gouvernement. Ils ne peuvent oublier que l'un des leurs a été entraîné dans une guerre justifiée par un mensonge et y a trouvé la mort. »

En avril 2005, les chefs des Services secrets britanniques ont enfin reconnu l'inexactitude du rapport de septembre 2002 que le gouvernement avait utilisé pour justifier la guerre, et en particulier qu'aucune preuve ne venait étayer l'allégation que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive.

Dans un article dévastateur cherchant à prendre la mesure de la sincérité de Tony Blair, The Independent on Sunday a souligné les contradictions des arguments du premier ministre en faveur de l'intervention en Irak, arguments qui allaient du danger des armes de destruction massive ( jamais trouvées) à l'affirmation du juge suprême que la guerre était légale (en se gardant d'évoquer les réserves qu'il avait formulées dix jours plus tôt), en passant par la nécessité de changer le régime irakien (ce qui n'a jamais constitué une justification légale de guerre) et la Résolution 1441 de l'Onu (qui ne fournissait pas non plus de base légale à cette guerre).

Pour couronner le tout, T. Blair avait soutenu que les revenus tirés du pétrole seraient distribués au peuple irakien. En fait, ils ont été détournés au profit des gouvernements des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.





Courrier des lecteurs

Home Mission vénézuélienne

Cher Monsieur,

En octobre 2004, ma femme et moi avons assisté à la conférence de Benjamin Creme, à Munich. Avant la conférence, nous avons consulté les affiches où étaient listés les endroits où Maitreya était apparu. Ma femme étant vénézuélienne, nous avons donc regardé où et quand Maitreya était apparu au Venezuela – c'était le 22 décembre 1996, à San Fernando de Apure, devant trois cents catholiques. Nous pensions passer Noël au Venezuela et nous avions justement projeté une excursion dans cette région.

Une fois au Venezuela, nous nous sommes arrêtés dans une ferme au milieu du llanos, la plaine traversée par l'Orénoque, au sud-ouest de San Fernando. Nous y avons passé la première semaine de la nouvelle année et avons entendu parler d'un homme, vivant dans le voisinage, qui racontait une histoire d'apparition. Luis était chez lui lorsque nous arrivâmes et il accepta de nous raconter son expérience.

A environ une heure du matin, le 25 juillet 2001, Luis dormait dans son hamac dans sa ferme « Fondo las Venetanas ». Cette nuit-là il était seul et la porte était fermée de l'intérieur par un verrou métallique. Luis fut réveillé par des coups frappés à la porte. Il demanda : « Qui est là ? » et une voix répondit : « C'est moi, ton père, le père de tous et celui de la Terre. » Luis pensa tout d'abord à une plaisanterie. Mais la porte s'ouvrit toute seule et la pièce fut remplie d'une brillante lumière. Il entendit frapper à nouveau et la voix dit : « Invite-moi à entrer », ce à quoi Luis répondit : « Entrez, la porte est ouverte. » Il essaya de reconnaître la personne qui entrait, mais la lumière était si brillante qu'il put seulement distinguer les contours d'une silhouette humaine dont il fut incapable de voir le visage. La voix dit : « Je suis venu pour te sauver. » Luis était alors très préoccupé par le bien-être de sa famille, ses enfants, ses parents et par le travail à la ferme. Il était souvent ivre. Sur le mur apparut quelque chose qui ressemblait à un écran et Luis y vit les différentes étapes de sa vie, les bonnes et les mauvaises. La voix dit : « Je suis venu car tu as une mission. » Luis demanda : « Pourquoi moi, un simple fermier, dépourvu d'instruction ? » La voix répondit : « Tous sont mes enfants. Pour me servir, il n'est pas nécessaire d'être une personne instruite, c'est ta destinée. »

Il montra alors à Luis des événements concernant le monde entier. Il déclara que dans un avenir proche des tragédies et des catastrophes naturelles se produiraient. Il lui montra des bâtiments en train de s'effondrer, des villes en flammes, des tremblements de terre, des raz de marée, des inondations. Il dit que l'humanité était sur le point de changer et tirerait la leçon de tout cela. Il lui montra que finalement tout changerait pour le mieux. Il lui montra également que toutes les religions du monde fusionneraient et qu'il reviendrait sur la Terre. Luis lui demanda : « Comment puis-je me convertir et vous servir, je n'appartiens à aucune Eglise ? » La voix répondit : « Dans une église on ne te sauvera pas, tu n'as pas besoin d'une église, je suis partout. » Luis s'enquit de sa mission. La voix répondit : « Pour le moment, tu as pour seule mission de raconter l'expérience que tu vis en ce moment à tous ceux qui voudront bien l'entendre. Certains te croiront, d'autres non. Attends-moi ici, je reviendrai. »

Puis il lui montra des images concernant le Venezuela. Au fond de l'écran apparurent trois rectangles rouges. La voix demanda à Luis : « Sais-tu ce que ceci signifie ? » Luis répondit non. La voix continua : « Ce sont des drapeaux rouges. Le Venezuela est l'un des pays les plus riches du monde, par ses ressources, sa richesse minérale, sa terre fertile. La mauvaise distribution des richesses, l'inégalité, la pauvreté dans ce pays riche sont un scandale. C'est la raison pour laquelle il s'instaurera une sorte de communisme, mais seulement pour une courte période. »

La visite dura environ deux heures. Lorsque la silhouette de lumière, dont il ne pouvait voir le visage, s'en alla, Luis la suivit dans la nuit. Il la vit s'élever vers le ciel en compagnie de deux autres silhouettes qui ressemblaient à des anges.

Luis pleurait de tristesse et de joie en nous racontant tout ceci. L'expérience l'avait complètement transformé. Nous lui racontâmes nos propres expériences et nous lui parlâmes de Maitreya. Il accepta que son histoire soit envoyée à Partage international et ainsi diffusée. Qui était l'être de lumière qui a rendu visite à Luis ?

S.  L., Maracay, Venezuela et N. V., Hedingen, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'Etre de lumière » était Maitreya.


Home La sagesse d'un enfant

Cher Monsieur,

En juin 2004, je me rendis à Homer (Alaska), avec mon fils, un ami et ses enfants. Nos enfants étaient en train de pêcher et mon ami et moi allâmes nous promener. Mon fils aîné était décédé un an auparavant et je n'avais pas l'habitude de répondre à des questions concernant sa mort. J'étais si triste lorsqu'il me fallait répondre à la question : « Avez-vous des enfants », car je devais dire que j'avais un fils et non pas deux. Mon aîné me manquait terriblement.

En marchant sur une passerelle en planches au bord du rivage nous vîmes un petit garçon de trois ou quatre ans sous le passage, au milieu d'herbes qui lui couvraient presque la tête. Il leva les yeux vers nous et nous vîmes qu'il était magnifique.

Je lui demandai ce qu'il faisait là. Il me dit qu'il avait perdu son épée en jouant. Il était bavard pour son âge. Je lui dis : « Je suis très bonne pour retrouver les objets perdus » et je descendis pour l'aider. Au moment où je m'agenouillais tout en regardant son beau visage, il dit : « Avez-vous des enfants ? » Je répondis : « Oui. » Il me demanda : « Vous manquent-ils ? » Je fus surprise car il semblait avoir décelé que mes enfants n'étaient pas avec moi. Soudain, je vis une lueur brillante dans l'herbe et je dis : « Est-ce ton épée ? » Une longue baguette fine, enveloppée dans du ruban argenté sembla apparaître dans l'herbe. Il prit l'épée et je lui demandai alors : « Où sont tes parents ? » Au bout d'un moment, un jeune couple arriva, en appelant : « Finn...Finnie... Où es-tu ? » Je grimpai sur la passerelle et m'éloignai.

L'enfant était si beau et si perspicace, l'épée semblait avoir quelque chose de magique, et sa question avait touché une corde sensible au fond de mon cœur. Cet enfant était-il Maitreya ou Jésus ?

S. P., Milwaukee, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'enfant » était Maitreya et « les parents » le Maître Jésus et un disciple.


Home Éclairer le sentier

Cher Monsieur,

En juillet 2004, alors que je me trouvais au Japon, j'ai rencontré deux personnes qui m'ont beaucoup impressionnée.

La première rencontre eut lieu à Nara le 9 juillet, alors que je revenais du sanctuaire shinto de Kasuga-Taisha. Je descendais de la colline dont le sentier est bordé de plus de trois mille lanternes de pierre, en pensant à la voie de la lumière, lorsqu'un moine vêtu d'une longue jupe violette et d'une tunique blanche s'approcha de moi et me dit de le suivre. Il marchait au bord du sentier. Il ramassa une branche d'arbre sur le sol, la cassa en deux et me fit sentir son merveilleux parfum. Tout ceci avait quelque chose de magique et je fus incapable de parler ou de demander le nom de l'arbre, tant j'étais impressionnée par la force et la simplicité de cette présence.

Puis le moine s'inclina et poursuivit rapidement son chemin. Lorsque je réalisai ce qui s'était passé, il était déjà loin sur le sentier des trois mille lanternes. Etait-ce un moine ordinaire ou un Maître ?

L. B., Lyon, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine » était Maitreya 2/Le Maître de B. Creme a indiqué que la « dame aimable » était le Maître Jésus.


Home Une bonne fée !

[2] La seconde rencontre eut lieu à la gare d'Osaka le 11 juillet. C'était vers 17 h et j'essayai de voir comment acheter un ticket de bus ou de métro pour me rendre au château. J'étais entourée par un flot de personnes allant dans tous les sens. Tout à coup une femme surgit apparemment de nulle part et me proposa son aide. Elle me demanda où je souhaitais me rendre, me prit la main en déclarant : « Suivez-moi. » Dans un anglais parfait, elle me dit qu'elle était de Kyoto et qu'elle avait le temps de me montrer comment me rendre au château, car son mari était en voyage d'affaires à Hawaï. Elle prit un raccourci compliqué et elle paya mon billet de retour. Non loin de ma destination, je voulus la remercier pour son aide et sa gentillesse. Elle me dit alors avec un sourire : « Il n'y a pas de quoi », et elle disparut dans la foule.

Cette femme était-elle une personne ordinaire ou un Maître ?

L. B., Lyon, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine » était Maitreya 2/Le Maître de B. Creme a indiqué que la « dame aimable » était le Maître Jésus.


Home La musique de l'eau

Cher Monsieur,

Le mercredi 6 avril 2005, dans l'après-midi, je me rendis à Derby, dans Bath Street, pour puiser quelques bouteilles d'eau d'une source aux propriétés curatives utilisée depuis des centaines d'années.

Puis je traversai le centre de Derby, mes bouteilles à la main. Un homme portant une barbe longue et épaisse venait vers moi. Une pensée me traversa l'esprit : « Ce ne peut être Maitreya. » A quelques mètres de lui, se trouvait un autre homme qui était apparemment avec lui. L'homme barbu sortit alors une flûte, joua quelques notes et s'assit sur un banc.

Nous nous regardâmes et je remarquai qu'il avait des yeux bleu clair rayonnant d'intelligence. Je ne dis rien, mais je lui souhaitai mentalement du bien et je poursuivis ma route. La source a-t-elle des vertus curatives et se peut-il qu'elle soit bénie par Maitreya ? L'homme barbu était-il quelqu'un d'ordinaire ?

R. W., Nottingham, G.-B.

 

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que « l'homme barbu » était Maitreya et l'autre le Maître Jésus. La source a réellement des propriétés curatives ; elle est énergétisée par le Maître Jésus.


Home Voyager léger

Cher Monsieur,

En 2003, à l'occasion de l'une des fêtes de pleine lune de printemps, je me rendis à Ladbroke Grove (Londres), pour une méditation de transmission. Lorsqu'elle fut terminée, je me hâtai de prendre le métro pour rentrer chez moi. Un train arriva. Je montai et je vis, assises au fond du compartiment, deux Indiennes âgées et maigres, vêtues de saris et bavardant en hindi. Ce qui me frappa fut qu'elles avaient chacune quatre ou cinq grands sacs de plastique remplis à leurs pieds, trois sacs sur les genoux et trois de plus sur l'appui tête. Les passagers qui montaient et descendaient les regardaient en hochant la tête d'un air incrédule. Au milieu de leur bavardage, soudain l'une dit en anglais : « Vous savez, le Christ est présent dans le monde », et elle poursuivit sa conversation en hindi. Nous sourîmes tous. Pouvez-vous me dire qui étaient ces deux « dames indiennes ».

C. B., Londres, Grande-Bretagne

 

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que les « dames indiennes » étaient Maitreya et le Maître Jésus.


Home Saisir le message

Cher Monsieur,

Pendant le dernier week-end d'avril 2005, nous avions un stand sur l'Emergence au festival de la Terre à Barcelone, un événement annuel qui commémore la journée de la Terre. Le samedi après-midi, j'étais responsable du stand avec d'autres personnes. J'étais très occupé lorsqu'une jeune femme s'approcha. Elle était brune, assez grande. Elle avait les yeux foncés et la peau claire. Elle portait un chemisier blanc, une veste et un pantalon noirs. Elle regarda les diverses brochures et prit un exemplaire des Messages de Maitreya, le Christ.

Elle commença à lire le dos de la couverture, où est reproduite la Grande Invocation. Puis elle ouvrit soigneusement le livre et commença à lire le message n° 13. Elle lisait avec beaucoup d'attention et très calmement. Lorsqu'elle eut finit, elle ferma le livre avec soin et le posa sur la table. Elle me regarda en souriant et, en faisant un geste des deux bras, elle me demanda si toute la documentation disposée sur le stand et les tables concernait Maitreya. Je répondis affirmativement. Elle sembla très contente et elle déclara avec emphase : « Très bien ! Très bien ! »

Elle dit ensuite qu'elle venait d'avoir une longue conversation avec un ami qui lui avait expliqué en détail tout ce qui concernait Maitreya. Je lui offris un paquet de documentation qu'elle prit en me remerciant, et elle dit au revoir en hochant légèrement la tête. Puis elle fit le signe de croix avant de poursuivre son chemin.

Je pris alors un exemplaire des Messages et par curiosité je lus le message n° 13, et je découvris que c'était un message que j'avais toujours trouvé particulièrement beau et puissant.

Je me demande si cette jeune femme était une personne ordinaire ou quelqu'un de particulier ?

H. L., Barcelone, Espagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune femme » était Maitreya.


Home Une intuition juste

Le 20 mars 2005, notre groupe de transmission a tenu un stand au Salon Mind, Body and Soul de Brentwood.

Un Noir, grand et bel homme, vint à notre stand en disant qu'il était passé deux ou trois fois devant et qu'il voulait simplement voir ce dont il s'agissait. Il ajouta que j'avais l'air heureux. Je répondis : « Tout ceci est merveilleux », en montrant les affiches et les livres. Il me regarda d'un air entendu et avec un regard étincelant et l'idée « Etes-vous Maitreya ? » me traversa l'esprit. Il s'éloigna sans demander davantage d'information.

Etait-ce Maitreya ou ai-je pris mes désirs pour des réalités ?

M.  K., Brentwood, G.-B.

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme en question était Maitreya.


Home Liberté de parole

Cher Monsieur,

Les 19 et 20 mars 2005, nous avions un stand au salon Mind, Body and Soul de Brentwood. Le dimanche j'étais chargée de l'atelier de méditation de transmission et j'étais nerveuse car c'était la première fois que je prenais la parole dans un salon important.

Au moment où je commençais à parler, je remarquai qu'un homme que nous avions vu la veille à notre stand était présent. C'était un chrétien born again (né à nouveau). Il avait essayé de nous convertir la veille et ne voulait pas nous laisser parler de l'émergence de Maitreya. Le voir me rendit nerveuse et je n'avais pas tort. Il ne cessa de m'interrompre et il voulait parler à ma place. Après plusieurs interruptions j'oubliais même où j'en étais.

En regardant au fond de la salle je vis deux jeunes femmes. L'une avec de longs cheveux blonds mit les mains sur ses oreilles comme si elle en avait assez de ces interruptions et voulait écouter ce que j'avais à dire. En voyant cela, je me sentis soudain assez forte pour dire à l'homme de s'asseoir et d'écouter, et qu'il pourrait poser des questions à la fin. A partir de ce moment-là, je pus m'exprimer et je réussis, d'après les membres du groupe, à faire une bonne conférence.

Pendant la séance de questions-réponses, il essaya à nouveau, mais comme cela faisait plus de treize ans que j'assistais aux conférences de Benjamin Creme et que j'avais appris comment il s'y prend avec les gens, je parvins à lui répondre sans qu'il m'interrompe. Lorsqu'il réalisa qu'il ne pouvait perturber la rencontre, il s'en alla. Les deux jeunes femmes partirent avant la méditation de transmission. Il régnait dans la salle beaucoup d'union et d'amour. Tout le monde le ressentit et je continuai à m'en émerveiller les jours suivants. Qui étaient ces deux femmes ?

E. P., Southend-on-Sea, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la « jeune femme blonde » était le Maître Jésus et l'autre Maitreya.



Interviews

Home La nécessité du dialogue

Interview de Alastair Crooke par Gill Fry

Alastair Crooke a passé près de trente années dans les services diplomatiques britanniques, chargé de la résolution des conflits en Irlande, en Afrique du Sud, en Namibie, en Afghanistan, au Cambodge et en Colombie. Il a été conseiller auprès de Javier Solana, Haut Représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l'Union européenne, et a coordonné la médiation lors de conflits arabo-israélien et palestino-israélien. En 2002, il a négocié avec succès la fin du siège de l'église de la Nativité à Bethléem. Le gouvernement britannique l'a récompensé en 2003 pour services rendus dans le processus de paix au Moyen Orient.

A. Crooke est directeur et membre fondateur du Conflicts Forum, une ONG multinationale indépendante basée en Angleterre, regroupant des professionnels cherchant à surmonter les barrières existant entre l'Islam et l'Occident. L'objectif de ce forum est de tenter « d'établir une nouvelle compréhension de l'Islam... et de faire changer l'orthodoxie occidentale régnante qui perçoit l'islamisme comme une idéologie hostile au programme de démocratie mondiale et de bonne gouvernance ». Gill Fry a interviewé Alastair Crooke pour Partage international.

Partage international : Quand le Conflicts Forum a-t-il été créé et quels sont ses buts ?
Alastair Crooke : Au cours de l'année 2003, j'ai travaillé avec l'Union européenne pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu dans le contexte palestinien entre le Hamas, le Djihad et les représentants du Fatah. Cela avait bien marché pendant un certain temps, puis le bombardement de Jérusalem en août 2003, suivi de l'assassinat du leader du Hamas, ont tout fait capoter. L'attaque à la bombe n'avait pas été revendiquée ni organisée par les leaders du Hamas, mais était due à l'initiative d'un petit groupe de Hébron agissant en dépit des accords de cessez-le-feu. Ceci a provoqué mon départ de l'Union européenne : Jack Straw a dit à Javier Solana que je devais me retirer et j'ai quitté le gouvernement. C'était comme quitter de nouveau l'école et recommencer une nouvelle vie.
J'ai été invité à donner des conférences sur la question palestinienne, mais je me suis vite rendu compte que les gens s'intéressaient davantage de savoir qui étaient ces islamistes. Sont-ils vraiment une menace pour nous ? Quelle est la différence entre le Hezbollah et Al Qaïda ? Nous avons réuni un groupe ayant eu des contacts directs avec ces gens afin de tenter d'expliquer qui ils sont et les différences existant entre ces groupes que nous décrivons indistinctement comme des Islamistes et que nous qualifions souvent de « terroristes » bien qu'ils aient des programmes politiques, des objectifs et des caractéristiques très différents.
En dehors de l'étiquette que l'Occident leur a collée, il n'existe pratiquement rien de commun entre des groupes comme le Hamas et Al Qaïda ou le Salafi Djihadi.

PI. Le Conflicts Forum a organisé, en mars 2005, un meeting à Beyrouth intitulé «L'Islam et l'Occident : Ouvrir la voie à un dialogue pacifique. » Quel était le but de ce meeting et qui était concerné ?
AC. Notre but était d'amener les Américains et les Européens à comprendre les points de vue et les problèmes auxquels
les groupes islamistes sont confrontés dans leur société, et comment ils envisagent leur rôle dans la transition. Non pas pour entendre des recommandations ou faire de la politique, mais seulement pour nous écouter, nous, sans que nous soyons influencés par l'un ou l'autre gouvernement. Nous essayons de rester indépendants parce que nous sentons qu'à ce stade c'est pratiquement impossible pour les gouvernements de le rester. Beaucoup de gouvernements sont prisonniers de leur propre rhétorique et il leur est très difficile d'y échapper.
Nous avions ce que je décrirais comme « les quatre piliers de l'Islam politique » : la Fraternité musulmane, le Hamas, le Hezbollah et le Jamaat-Islami du Pakistan. Même s'ils ne représentent pas la totalité de l'Islam politique, ce sont les poids lourds en matière de pensée, de philosophie et de pouvoir intellectuel, et il était important de réunir ces gens avec huit Américains et six Européens.
Nous sommes délibérément restés modestes, sans programme autre que celui d'écouter et, pour une fois, de ne pas leur parler. L'Occident a une très mauvaise réputation en matière d'écoute. Nous avons tendance à très vite monopoliser la parole, si bien que le but n'était pas de résoudre des problèmes politiques, mais simplement d'écouter. Pas plus que le Hezbollah, le Hamas n'avait pas rencontré d'Américains depuis des années, si bien que cet événement revêtait une certaine importance.

PI. Des représentants de gouvernements n'auraient pas eu la possibilité de faire cela ?
AC. Ils auraient eu des difficultés parce qu'il s'agit d'organisations non autorisées. L'objectif était de leur permettre de s'exprimer : il reste beaucoup de questions à débattre et à tirer au clair. Tout aussi important que la conférence, moi-même et un autre délégué (un expert américain du Moyen Orient), Graham Fuller, avions participé à un débat de 90 minutes sur Al Jazira (télévision) avec le représentant du Hamas et du Hezbollah. Cette émission, diffusée quatre fois, a été suivie par beaucoup de musulmans. Que d'anciens officiels européen et américain débattent, à la télévision, de ces sujets, avec des représentants du Hamas et du Hezbollah a été considéré comme un tournant. Il ne s'agit pas seulement de changer la perception des Occidentaux, mais il est tout aussi important de montrer aux musulmans qu'il y a des gens en Europe et en Amérique qui sont vraiment préoccupés par la discorde qui s'est installée, et qui veulent rétablir une écoute mutuelle. Nous avons aussi été interviewés par d'autres chaînes arabes. Nous espérons donner des conférences ailleurs afin de développer une dynamique émanant du peuple et pas nécessairement de la part des gouvernements. Cela ne veut pas dire que nous excluons les gouvernements – plus nous serons nombreux et mieux ce sera – mais nous essayons d'encourager les gens à écouter et à parler. Nous avons reçu un excellent accueil de la part des groupes islamistes ainsi que des Etats-Unis et de l'Europe.

PI. Quelles sont les préoccupations des groupes islamistes ?
AC. Il est très important, en termes d'économie, de reconnaître la nécessité de préserver son identité. L'économie islamique est née en Inde dans une tentative de préserver l'identité musulmane dans un contexte hindou. Il s'agit maintenant d'essayer de maintenir certaines valeurs morales au sein d'une économie toujours plus mondialiste et technique.
Un autre élément consiste à voir comment vous pouvez opérer des transitions dans la société en utilisant les structures traditionnelles : famille, famille élargie, tribu, groupes sociaux plus larges, et les considérer comme des outils pour la transition plutôt que comme des obstacles. De plus en plus, surtout parmi les islamistes non Arabes, on entend dire que le projet occidental d'occupation et d'hostilité envers l'Islam ne vise pas seulement à occuper des territoires musulmans – Palestine, Irak, Afghanistan, la rhétorique contre la Syrie, le Soudan et l'Iran – mais à s'approprier les ressources musulmanes pour satisfaire aux intérêts économiques occidentaux. Il s'agit de l'utilisation des ressources minières, des pipelines et du gaz – considérant les musulmans comme des clients consommateurs dans un monde occidental matérialiste afin d'apporter aux capitalistes des ressources destinées à la société de consommation.

PI. Beaucoup de gens en Occident pensent que c'est une erreur de négocier avec ceux qu'on appelle les « terroristes ». Qu'en pensez-vous ?
AC. Nous sommes souvent accusés de donner une légitimité à ces groupes en leur parlant – mais en réalité c'est le contraire. En diabolisant, excluant et aliénant ces groupes, vous ne faites qu'accroître leur frustration et leur colère, ce qui les conduit à la violence. Par conséquent, ce que nous faisons est destiné à briser le cycle de la violence. Ce n'est pas une question de légitimité – c'est ainsi qu'on lance un processus politique.

PI. Lors de vos entretiens avec des groupes comme le Hezbollah et le Hamas, trouvez-vous des gens qui voient l'autre face de la médaille, qui ne se contentent pas de coller à leur programme et à leurs objectifs ?
AC. Avec le Hamas et le Hezbollah, il est important de voir que ces groupes jouissent d'une immense crédibilité et légitimité au sein de leur propre population. Ils ne sont pas, comme souvent décrits en Occident, des marginaux ou des criminels ou de petites bandes armées. Au contraire, le Hezbollah est probablement la plus importante force politique du Liban. Il gère des hôpitaux, des écoles et dispose d'un vaste programme de protection sociale. Le Hamas a lui aussi un important programme de protection sociale. Ces groupes soutiennent les élections, souhaitent avoir un gouvernement efficace et intègre, croient à la réforme constitutionnelle et aux droits de l'homme.
Ce qui est perçu en Occident, c'est l'emploi de la violence politique. Mais il existe une autre image : ils sont les porte-flambeaux qui s'engagent le plus dans les élections, les réformes et l'amélioration des conditions de vie des musulmans ordinaires. C'est un aspect dont il faut par conséquent tenir compte.

PI. Comment peut-on établir la confiance entre deux parties adverses lors des négociations de paix ?
AC. Je pense que cela dépend de deux simples facteurs. Il est important de traiter les gens avec respect et courtoisie. Je ne pense pas qu'il y ait des trucs magiques pour créer la confiance. Il faut être honnête et franc, et il est aussi important d'être authentique. Il est facile de critiquer sa propre société ou son gouvernement, mais ces gens souhaitent comprendre votre société, et pas une voix dissidente de votre société. Il est donc très important d'expliquer comment la société parvient à un système politique.
La capacité d'écoute est très importante. Nous autres Occidentaux avons des opinions très arrêtées, et nous n'avons pas conscience d'être aussi profondément assujettis à ces opinions particulières touchant à la modernité et au progrès. Nous avons l'impression, alors que la société devient plus prospère, que toutes les valeurs convergent vers des valeurs occidentales libérales et laïques. Nous n'avons aucune véritable raison de penser cela, mais cela conditionne notre pensée. Il faut donc mettre en parallèle les préceptes des deux parties et garder l'esprit ouvert. Sommes-nous vraiment sérieux au sujet de la démocratie et du pluralisme ? Pouvons-nous être aussi pluralistes à propos des groupes islamistes qu'à propos des groupes laïcs ? Sommes-nous vraiment aussi éthiques que nous le prétendons ? Les musulmans nous voient discuter beaucoup d'éthique : nous croyons être éthiques, mais ils voient que dès que nous avons le dos au mur, la société occidentale accepte de sacrifier des civils et des enfants. Si bien qu'ils nous défient – et nous devons à notre tour les défier.
Comment pouvez-vous offrir une image morale de la société, comme les islamistes tentent de le faire, en évitant ce qu'ils considèrent comme une faiblesse de la société occidentale : fragmentation, solitude, sentiment de désespoir et de vide d'une société matérialiste ? Comment y parvenir tout en conservant un domaine ouvert à la discrétion personnelle ? Comment permettre que les gens respirent librement tout en conservant des valeurs morales ? Ce sont là des questions difficiles. Comment peuvent-ils concevoir des gens laïcs dans de telles sociétés ? Je ne pense pas que quiconque souhaite que la domination des uns soit remplacée par la domination des autres sous forme de tyrannie. Comment concevez-vous une participation populaire aux affaires des gouvernements dans une société dominée par les valeurs de la foi ? Il est très difficile pour les deux parties d'écouter attentivement, à moins de commencer à réfléchir à ces problèmes.

PI. Comment réagir si la confiance a été établie et qu'une des parties brise cette confiance : continuer à faire confiance afin de créer davantage de confiance ? Ou bien cela met-il fin à toute possibilité de poursuivre le dialogue ?
AC. Certainement pas. D'après mon expérience, le processus n'est jamais aussi tranché, mais graduel. Dans la plupart des organisations, il y a des courants qui sont en faveur du changement, et d'autres qui n'en sont pas convaincus, qui attendent que les événements décident pour eux. La confiance n'est pas quelque chose de linéaire et de permanent.
Une bombe a explosé à Jérusalem pendant la Hudna [trêve] de 2003, ce qui a provoqué une rupture dans la confiance du Hamas. Cet événement a été provoqué pour défier les dirigeants par un petit groupe de personnes qui avaient décidé d'agir de manière indépendante dans leur propre intérêt et selon leurs propres règles. Cela signifie-t-il qu'il faut tout arrêter ? D'un point de vue historique, toute transition dans la société a été marquée par la violence et a souvent duré un certain temps. C'est une chose à laquelle il faut s'attendre. Il y aura des pas en avant et des pas en arrière. Cela ne signifie pas que la confiance a disparu et qu'il faut ignorer les changements. Au contraire, cela doit faire partie de vos espérances. Il y aura des retours en arrière et des accès de violence, même lors d'un processus qui évolue globalement dans la bonne direction.

PI. Faut-il éviter les calendriers, avec leurs échéances ?
AC. Je ne pense pas qu'il faille abandonner les échéances, mais il faut être réaliste par rapport au temps ; souvent, les gens essayent d'adapter le processus à un agenda interne particulier répondant à leurs propres préoccupations. Cela prend du temps car il s'agit d'un processus de changement et de réflexion entre des gens confrontés à des idées difficiles à admettre. Il faut du temps pour les assimiler, les admettre plus largement, si bien qu'il faut s'attendre à des échecs. Si vous entamez un processus de paix et qu'au bout d'un an il se produit une explosion de violence et que vous dites : « C'est raté, nous ne sommes arrivés à rien, » – ce n'est pas une réponse. Vous pouvez très bien être sur la bonne voie, et c'est précisément parce que ça marche qu'une explosion de violence se produit, du fait qu'il y aura toujours des réactions de rejet.

PI. C'est un élément courant avec la situation israélo-palestinienne : les négociations avancent bien, un événement violent se produit et les Palestiniens doivent subir de plus en plus de restrictions, ce qui engendre davantage de tensions.
AC. La situation israélo-palestinienne est particulièrement insoluble du fait que la violence et les conflits des dernières années de cette seconde intifada ont conduit à une immense déshumanisation mutuelle. Les Israéliens voient les Palestiniens non pas tant comme des êtres humains mais comme l'ennemi, le mal, les terroristes, et beaucoup de Palestiniens voient les Israéliens comme des occupants sans cœur. Le sénateur George Mitchell, qui ne s'occupait pas seulement des Palestiniens mais aussi de l'Irlande du Nord, m'a dit un jour au sujet de l'Accord du Vendredi Saint, qu'un des critères pour un processus de paix est que les deux parties doivent au moins admettre que la partie adverse peut avoir un argument à présenter. Si les deux parties ne peuvent même pas admettre que l'autre partie a un argument – ils peuvent ne pas être d'accord – alors la base d'un processus de paix fait défaut. Je crains que ces dernières années de violence aient conduit les deux communautés à devenir de plus en plus indifférentes à ce qu'elles infligent à l'adversaire.

PI. Vous vous êtes occupé des négociations pendant le siège de l'église de la Nativité à Bethléem en 2002. Pouvez-vous décrire comment cette situation a été résolue ?
AC. C'était une affaire compliquée car il s'agissait en réalité d'une prise d'otages dans une affaire de prise d'otages, avec plus de 200 Palestiniens entourés par l'armée israélienne. L'armée avait apporté des grues et des chars avec des tireurs d'élite afin d'éliminer les gens qui se déplaçaient dans l'église et dans les différentes cours intérieures. Dans l'église se trouvaient une vingtaine de personnes convaincues que les Israéliens cherchaient à les tuer, et ils gardaient le plus possible de gens en otage afin de maîtriser leur propre situation d'otages. La situation se compliquait à cause des pressions exercées de l'extérieur par les Etats-Unis qui voulaient qu'elle soit rapidement résolue ; et en raison des négociations de Y. Arafat avec Israël et les Etats-Unis pour mettre fin au siège de son quartier général.
Il y a eu des hauts et des bas, mais on a fini par réussir. A la fin, dans le cadre de l'accord, j'ai emmené 13 des Palestiniens pour les réinstaller à Chypre puis dans l'Union européenne. Il existait des rivalités au sein du groupe dans l'église. Des négociateurs ont été renvoyés deux fois et remplacés ; avec les Etats-Unis qui intervenaient, qui se retiraient et intervenaient de nouveau. Tout cela fut très compliqué, mais nous avons eu de la chance car il y avait des explosifs et que les choses auraient pu tourner très mal, vu la tension.

PI. Qu'est-ce qui empêche la volonté des Nations unies de s'exprimer clairement dans le problème israélo-palestinien ?
AC. C'est avant tout le droit de veto des Américains au sein du Conseil de sécurité. Les Etats-Unis ont imposé leur veto sur un grand nombre de résolutions sous prétexte qu'elles étaient déséquilibrées ou qu'elles ne tenaient pas suffisamment compte des attaques contre Israël. Beaucoup de résolutions ont été prises par les Nations unies dans le contexte palestinien et israélien, mais très peu d'efforts ont été faits de la part de la communauté internationale pour qu'elles soient appliquées. La majorité du peuple israélien considère l'Onu avec méfiance : ils ne lui font pas confiance, se montrent hostiles et suspicieux et ne la voient pas comme une organisation impartiale et équitable. Ce n'est pas l'image que donne l'Onu, mais c'est l'un des facteurs qui rendent le travail difficile.

PI. Considérez-vous les Nations unies comme « un espoir pour le monde » ?
AC. Je pense que l'Onu ou un autre organisme apparenté est clairement essentiel dans l'ensemble du processus. Plusieurs éléments l'empêchent d'être plus efficace. L'Onu a besoin d'un consensus suffisant parmi les grandes puissances, et le secrétaire général – simple fonctionnaire du Conseil de sécurité – n'est pas un acteur indépendant. L'Onu n'a pas toujours été efficace : la contrainte d'avoir besoin d'obtenir des quotas de personnes et une structure équilibrée n'a pas nécessairement servi à choisir le meilleur personnel et à prendre les meilleures décisions.
Il a régné une atmosphère de résignation et d'inefficacité dans l'esprit de « c'est le mieux que nous puissions faire », et il y a trop de contraintes. Il existe un besoin urgent d'avoir une structure opérationnelle beaucoup plus efficace avec une autorité permettant d'agir. En l'état actuel, cela prend trop de temps pour faire intervenir l'autorité, et lorsque l'autorisation est donnée, elle est trop bureaucratique.

PI. Quelle est votre opinion sur la guerre en Irak ? Auriez-vous soutenu une solution alternative ?
AC. Je ne pense pas que la guerre en Irak ait été bien conçue, ni qu'elle ait atteint ses objectifs. Il est trop tôt pour le dire, mais elle pourrait facilement donner lieu à une instabilité accrue dans la région. Elle pourrait conduire à une plus grande tension entre les sunnites et les chiites, à une guerre civile, et pourrait avoir un impact sur d'autres pays. L'élimination de Saddam Hussein valait-il vraiment le prix payé ? Seule l'Histoire jugera si l'énorme perte en vies de civils et l'instabilité générale de la région étaient justifiées.
Si cette guerre apporte un relâchement de la structure politique qui permettrait aux islamistes de participer ou d'avoir une quelconque raison de s'engager dans le processus politique, nous pourrions ne pas aboutir à la démocratie libérale, laïque, de type capitaliste qui avait été envisagée pour le Moyen Orient en général. Cela pourrait donner un résultat positif inattendu de fluidité. Je travaille à la résolution de conflits depuis 25 ou 30 ans, et n'ai connu aucun cas où les gens se sont assis face à face en sachant à quoi ils aboutiraient. Dans tous les cas, la seule chose certaine était ce à quoi on ne s'attendait pas.

PI. Pensez-vous que l'opinion publique est en avance sur les politiciens qui nous représentent ? Avant la guerre d'Irak, 12 millions de citoyens dans le monde ont manifesté contre un engagement militaire. Considérez-vous cela comme une force mondiale croissante vers un mieux ?
AC. J'y vois un certain paradoxe. Je pense que cette grande manifestation populaire de scepticisme et de doute est très positive. Mais ce que je trouve beaucoup moins positif, c'est la frustration et le sentiment d'aliénation qui l'ont suivie. De plus en plus, les gens qui prennent d'habitude part aux activités politiques demandent : « Peut-on encore changer de politique ? » Vous pouvez voir 1,5 million de personnes dans les rues ; nous avons des élections mais pas de choix ; des commissions d'enquête comme le comité Butler [examen par les services de renseignement britanniques sur les armes de destruction massive] et que se passe-t-il ? Rien. On se contente de poursuivre la même politique, avec les mêmes politiciens, les mêmes choix limités.
Beaucoup de gens ont l'impression d'un accord presque tacite entre les politiciens professionnels : limitons le débat à des choses simples et peu exigeantes. Ne parlons pas de l'Europe, de nos relations avec les Etats-Unis, et surtout pas de l'Irak parce que ce serait dangereux pour nous tous. Les gens sont de plus en plus frustrés et se tournent vers ce que j'appellerais « une politique anti-politiciens ».
Comment changer cela ? Avons-nous réellement une démocratie en Occident ? Je pense qu'il y a chez les gens un profond sentiment de lassitude, de ne plus avoir de véritable choix ou d'être incapable d'influencer les politiciens.

PI. Vous vous êtes occupé de la résolution de conflits en Palestine, Afghanistan, Irlande du Nord, Colombie, Cambodge, Namibie et Afrique du Sud. Qu'est-ce que ces pays ont en commun ?
AC. Dans un sens, rien, mais d'un autre côté, un élément très simple : l'incapacité des gens à écouter. Des opinions tranchées, l'exclusion et la diabolisation d'êtres humains afin de les exclure du pouvoir ou du processus politique ; et des sentiments très forts, obsessionnels. Certains parlent de la politique et de la résolution des conflits comme s'il s'agissait d'une science, mais je pense qu'il s'agit bien davantage de sentiments et de respect vis-à-vis de choses tangibles : comment faire en sorte que les gens sentent qu'ils sont égaux et respectés lors d'une négociation. Comment vous affrontez les inégalités du pouvoir de manière à donner aux parties présentes le sentiment d'être respectées. Sentiments et émotions sont souvent négligés. En Occident, nous sommes mal à l'aise rien qu'à la pensée que des sentiments comme la colère et le ressentiment existent, parce qu'ils ne correspondent pas à notre état d'esprit. Nous considérons la vengeance comme primitive – mais la réalité, c'est que nous éprouvons les deux aussi bien à titre personnel qu'en tant que communauté.

PI. Quels sont les effets de la violence sur la communauté ?
AC. Ce qui n'est pas assez reconnu, c'est l'impact sur la communauté des traumatismes, des conflits, de la perte d'un être cher et de l'humiliation, qui engendrent des sentiments intenses, puissants. La même chose se produit au sein de nos propres sociétés où les gens sont poussés à des actes considérés comme irrationnels : une mère avec ses enfants qui jette sa voiture d'une falaise ou dans une rivière. Tout le monde dira : « Comment a-t-elle pu faire cela ? » Sans doute en raison d'un abus sexuel, d'une humiliation ou de tout autre stress, mais l'impact est le même sur une communauté traumatisée pendant un certain temps. La violence est quelque chose qui vous saisit ou que vous repoussez, et les psychiatres disent que ces sentiments violents peuvent perdurer longtemps chez des individus ou dans des communautés. La colère, l'agression, la perte de l'espoir, le contrôle exercé sur sa vie, l'incapacité de faire ce qu'on aspire à faire peuvent engendrer de gros accès de colère. Les étrangers disent souvent : « Les gens ne voient-ils pas qu'ils auraient tout intérêt à abandonner la violence ? » C'est ce qui apparaît de l'extérieur, mais pour ceux qui sont en plein dedans, ils sont envahis par la violence de leur sentiment de colère et leur désir de vengeance.

PI. Lors des négociations de paix en Afrique du Sud, Nelson Mandela doit avoir représenté une grande inspiration ?
AC. Il est de ces personnages incroyables dont la personnalité a un grand rayonnement. Il existe des personnes auxquelles les gens font simplement confiance, qui peuvent irradier l'intégrité et un réel sentiment de justice, et c'est très important que de telles personnes s'investissent. Les politiciens sont très souvent jaloux et méprisent de telles personnes : ils voient en elles une critique implicite de leur propre faiblesse, si bien qu'ils détestent les voir s'engager dans le processus. Il y a quelque chose d'intangible – ne me demandez pas quoi – mais vous pouvez le constater. Socrate a dit qu'il est difficile de définir la beauté, mais que quand vous la voyez, vous la reconnaissez. N. Mandela possède sans aucun doute des caractéristiques personnelles indéfinissables qui lui ont permis de faire des choses que d'autres, peut-être tout aussi intelligents et réfléchis, ne pourraient pas faire.

PI. Il montra un tel exemple, avec son absence de désir de vengeance et d'amertume après sa sortie de prison.
AC. De tels modèles sont importants. Le sénateur Mitchell a cette même capacité d'écoute et sa patience permet aux choses de se développer, de convaincre les gens. Une qualité différente de celle de Mandela, mais cette qualité était remarquable chez lui. Des gens se montrant hostiles et en colère se sentaient écoutés avec attention. C'est une caractéristique très importante. Combien de personnes connaissons-nous qui ont su aller au cœur du contexte israélo-palestinien et qui ont su montrer un tel respect envers tous les peuples de la région ?

PI. Yasser Arafat semblait posséder les mêmes qualités, mais il a été profondément dénigré par les médias occidentaux.
AC. Arafat a été diabolisé. Il avait un véritable charisme et le sens de ce qui se passait au sein de sa communauté. Nous sommes aujourd'hui encore les victimes de notre propre propagande, lorsque des gens suggéraient qu'Arafat était à l'origine de tous les problèmes.
Maintenant qu'il nous a quittés, les gens réalisent qu'il n'était pas la source des problèmes, mais qu'il occupait simplement, comme il l'avait toujours fait, le centre de l'arène avec les interconnections complexes des intérêts et des opinions des Palestiniens, et c'est ainsi qu'il a survécu – non pas par la tyrannie, mais parce qu'il restait soigneusement au centre de cette étrange et complexe pensée palestinienne. Il était toujours au centre : tout le monde pouvait lui parler et il parlait à tout le monde, il avait la légitimité, la crédibilité et l'influence. Mais l'influence ne venait que de lui, il n'y avait en réalité aucun mécanisme. J'allais souvent lui rendre visite à son bureau. Il n'y avait aucune structure pour faire fonctionner les choses. Y. Arafat faisait cela en grande partie grâce à sa force de caractère, un homme remarquable. Cet homme avait aussi le potentiel de résoudre le conflit.

PI. Le fait de vivre dans son quartier général à Ramallah a dû être un énorme stress ?
AC. Il était toujours mieux dans les situations de stress – cela le stimulait. Plus le stress était grand et plus ses yeux brillaient ! Là où il était vraiment mauvais, c'est quand il avait le cafard ; cela le rendait amer.
Il était très courageux et ne craignait pas de mourir. Une seule chose lui faisait peur – de mourir d'humiliation. Non pas qu'il ait eu peur de mourir, mais il craignait qu'une humiliation infligée à lui, en tant que symbole de la Palestine, ne devienne une humiliation infligée au peuple palestinien, c'est cela qui l'inquiétait.






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