DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Avril 2005 - N° 200

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La majorité silencieuse américaine en quête d'une autre politique par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Regard sur le monde


  • Dossier


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La fin de la corruption

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
De plus en plus, les nations parviennent à identifier et à prendre au sérieux un problème ancestral, celui de la corruption. Dans certaines régions du monde la corruption est un véritable mode de vie depuis des siècles. Bien sûr cet état de choses a profité à une petite minorité, au détriment de la majorité. Depuis les temps les plus reculés, des dirigeants corrompus et de puissants hommes politiques s’enrichissent grâce aux impôts infligés à leurs sujets ou concitoyens. Dans l’histoire récente, les grandes sociétés occidentales ont été reconnues coupables de falsifications de grande envergure dans leur comptabilité, tandis qu’en Orient on considère comme allant de soi de « graisser la patte » à quelqu’un pour la moindre transaction.
 
La corruption est endémique et, dans certains pays, s’étend au champ social tout entier, du président ou du premier ministre au policier et au sportif. La corruption électorale règne en maître, comme l’ont montré de récentes élections, même dans des pays que l’on croît acquis à la liberté et à la démocratie. Les gouvernements qui se livrent à ce genre de fraude manquent à leurs engagements et trahissent leur peuple, perdant ainsi leur légitimité.
 
Faire naître la confiance
 
Face à cette corruption omniprésente est-il possible de faire naître la confiance, sans laquelle l’avenir de l’homme serait particulièrement sombre ? Sans la confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans la confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre planète natale ne seraient jamais prises. Sans cette confiance bénie et bénéfique, les hommes perdraient le droit de régir la planète Terre, et se priveraient de toute possibilité d’évolution pendant des âges.
 
Ainsi en serait-il. C’est pourquoi les hommes doivent s’attaquer sérieusement et sans délai à l’impact destructeur de la corruption sur toutes les couches de la société, dans tous les coins et recoins de notre vie planétaire où elle va se nicher.
 
Un effet corrosif
 
Pour aider les hommes à y parvenir, on peut être certain que Maitreya prendra grand soin de mettre en évidence l’effet corrosif de la corruption dans ses nombreuses manifestations. Il fera valoir que si les hommes veulent devenir les dieux qu’ils sont en puissance, il leur faut abandonner leurs vieilles habitudes de tromperie et de falsification ; que pour faire face aux graves problèmes écologiques qui se posent aujourd’hui, il leur faudra travailler ensemble dans la confiance ; que lorsque la confiance fait défaut, on ne peut pratiquement rien faire. Les dirigeants des nations eux-mêmes baignent à tel point dans la corruption qu’ils ne font confiance à personne.
 
Maitreya montrera qu’il n’y a qu’un seul moyen de créer la confiance nécessaire : partager plus équitablement dans le monde entier les fruits de cette Terre généreuse, et mettre ainsi fin à jamais à la condition des millions d’hommes qui vivent dans le dénuement et meurent de faim au beau milieu de l’abondance.
 
Les gouvernants prêteront-ils attention aux paroles de Maitreya ? Pour la plupart, probablement pas, au début en tout cas. Mais bientôt les peuples de tous les pays entendront aussi sa voix, et comprendront le bien-fondé de ses conseils. Ils approuveront sans réserve les sages propos de Maitreya, et soutiendront sa cause. Quand l’opinion publique mondiale trouvera en lui son porte-parole et son mentor, les dictateurs cupides et les politiciens corrompus seront réduits à l’impuissance. Ainsi en sera-t-il, et ainsi commenceront la purification et la transformation de ce monde.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Cessons de dénigrer les Nations unies !

Source : The Independent, Grande-Bretagne

Dans un article de The Independent, Clare Short, député travailliste et ex-secrétaire au Développement international, nous avertit du danger que nous fait courir le dénigrement constant des Nations unies de la part du gouvernement américain.

Alors que nous avons aujourd'hui plus besoin que jamais des services et des compétences des Nations unies, celles-ci viennent encore d'être la cible de critiques du président Bush qui a parlé d'« échecs répétés ».

Clare Short considère qu'il s'agit là, « dans le meilleur des cas, d'un manque total d'information », et elle attribue la responsabilité de ces échecs au Conseil de sécurité : « (C'est) le Conseil de sécurité qui a refusé d'agir pour prévenir le génocide rwandais et c'est lui aussi qui a prolongé les sanctions contre l'Irak. C'est encore le Comité des sanctions du Conseil de sécurité, dominé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui a été incapable d'agir à la suite des multiples rapports dénonçant la corruption dans le cadre du programme nourriture contre pétrole. » Ce ne sont pas les agences des Nations unies ni ses différents systèmes de réponse aux désastres humanitaires qui sont à blâmer, dit-elle, mais plutôt les membres permanents du Conseil de sécurité.

La tendance croissante à dénigrer les Nations unies inquiète Clare Short : « Dans une période de désordre international croissant, de crise humanitaire et de menace environnementale, nous assistons à une campagne de la part des plus grandes puissances visant à saper le seul système capable d'entreprendre des actions coordonnées pour établir la paix, répondre à la crise humanitaire et parvenir à des accords sur l'environnement. » Même s'il est clair qu'il souffre d'une bureaucratie excessive, « si nous sapons le seul système mondial dont nous disposons, nous nous retrouverons dans un monde où la force primera le droit et où notre capacité à faire face aux problèmes graves qui menacent notre futur – la pauvreté, l'instabilité et la dégradation de l'environnement – en sera largement diminuée. »




Home Le peuple irakien manifeste contre le terrorisme

Source : Baltimore Sun, E.-U.

Des milliers d'Irakiens ont pris le risque de manifester contre le terrorisme après l'attentat suicide qui a tué 125 personnes, le 28 février 2005, à Hillah.

Cet attentat visait des recrues de la police et de l'armée qui faisaient la queue devant un centre médico-social pour obtenir leur certificat médical. Mais il a fait davantage de victimes parmi les civils qui fréquentaient le marché situé de l'autre côté de la rue.

Ce massacre a été revendiqué par le terroriste le plus redouté en Irak, Abu Musab al-Zarqawi, qui affirme que son groupe est affilié à Al Qaïda.

Bravant la crainte qu'un autre attentat suicide ne se produise contre eux, les manifestants se sont rassemblés en masse, le 1er mars, devant le centre médico-social, pour protester contre les membres du parti Ba'ath, contre les combattants étrangers qui soutiennent Al Qaïda et pratiquent le wahhabisme – islamisme strict associé à l'Arabie Saoudite – et pour exiger le départ du premier ministre par intérim Ayad Allawi. « Non au Ba'athisme et au Wahhabisme !, scandaient-ils, Non au terrorisme ! »

Depuis l'invasion de février 2002, les Irakiens n'ont cessé d'organiser des marches de protestation, au risque d'être attaqués par les terroristes étrangers et par les militaires américains, qui ont déjà pris pour cible et tué des dizaines de manifestants irakiens.




Home Le maire de Londres s'élève contre l'injustice

Source : The Guardian, G.B.

Dans un article sans détours paru dans le journal The Guardian, le maire de Londres, Ken Livingstone, évoque sa haine du racisme et affirme que dénoncer les injustices dont sont victimes les Palestiniens n'est pas un acte antisémite mais une responsabilité morale. Il écrit : « Le racisme n'est rien d'autre qu'une idéologie réactionnaire utilisée pour justifier les plus grands crimes de l'Histoire. Une idéologie qui commence par affirmer qu'un être humain est inférieur à un autre mène à la pente dont l'aboutissement final est Auschwitz. »

Tout en qualifiant « d'extraordinaire et sans égal » la contribution du peuple juif à la civilisation et à la culture de l'humanité, il explique qu'il ne reproche rien au peuple juif mais qu'il critique le traitement que le gouvernement israélien impose aux Palestiniens : « L'expansion d'Israël a entraîné une purification ethnique. Par un recours systématique à la violence et à la terreur dont le but était le nettoyage ethnique d'un territoire qui allait devenir une grande partie de l'Etat d'Israël, des Palestiniens furent chassés de cette terre qui fut la leur pendant des siècles. Les méthodes de groupes tels que Irgun et le gang de Stern sont identiques à celles du leader serbe bosniaque Karadzic : chasser les gens grâce à la terreur.

A l'heure actuelle le gouvernement israélien poursuit sa colonisation des terres palestiniennes, ses incursions militaires dans les pays avoisinants et continue à rejeter toute demande palestinienne concernant leur retour sur les terres dont ils furent chassés par la terreur. Ariel Sharon, le premier ministre israélien, est un criminel de guerre qui devrait être en prison au lieu d'occuper son poste actuel. Selon la commission israélienne Kahan, A. Sharon aurait été impliqué dans les massacres de Sabra et Shatila. A. Sharon continue à organiser la terreur. Le nombre de Palestiniens tués dans ce conflit est de plus de trois fois supérieur au nombre d'Israéliens tués. Plus de 7 000 prisonniers palestiniens sont enfermés dans les prisons israéliennes.

Afin d'occulter ces faits, ceux qui forment le gouvernement israélien actuel diabolisent tout acte antisémite : ils cherchent à promouvoir en Europe une image complètement déformée du racisme et de l'intolérance religieuse consistant à faire croire que ce sont contre les juifs que sont dirigées les attaques raciales et les discriminations les plus graves.

Toute agression antisémite et raciste doit disparaître. Toutefois, la réalité est qu'actuellement en Europe ce sont les Noirs, les Asiatiques et les musulmans qui subissent la majorité des attaques racistes et ce sont eux les principales cibles de l'extrême droite. Pendant vingt ans, le gouvernement israélien a qualifié d'antisémite toute critique dirigée contre sa politique. La vérité est toute autre : les mêmes valeurs humaines universelles qui reconnaissent que l'Holocauste est le plus grand crime raciste commis au cours du XXe siècle exigent la condamnation de la politique menée par les gouvernements israéliens successifs – pas pour la raison absurde que cette politique serait équivalente à celle des Nazis et à l'Holocauste mais parce que la purification ethnique, la discrimination et la terreur sont immorales. »




Home La mondialisation dans un vide éthique et social

par Patricia Pitchon

Les protestations qui se répandent contre la mondialisation visent en réalité le pouvoir croissant des grandes sociétés, la quasi carte blanche qui leur est laissée et leur influence indue sur les responsables politiques et les organismes comme l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce mécontentement se trouve renforcé par l'opacité de ces firmes, un facteur reconnu de dommages sociaux et environnementaux, ainsi que par la sous-représentation de la société civile.

Certains observateurs avaient, à juste titre, prédit que la tendance toujours plus forte à la dérégulation et à la privatisation, deux des aspects principaux de la mondialisation, conduiraient à une restriction des domaines publics et civiques. Ainsi, une privatisation excessive place entre les mains des grandes entreprises des biens essentiels tels que l'eau, que l'on devrait considérer comme des besoins plutôt que comme des marchandises ; ou tels que l'éducation, dont certains secteurs sont devenus hors de prix. Sans parler de la pression constante exercée sur les pays les moins riches pour qu'ils abaissent d'une manière ridicule le salaire que leurs entreprises consentent à leurs employés, c'est-à-dire pour les soumettre à une forme moderne d'esclavage particulièrement hideux. Ajoutons à cela, et c'est de notoriété publique, les tentatives faites pour contrôler l'opinion publique et l'accès à l'information par une emprise capitaliste croissante sur les médias.

La piètre opinion qu'une bonne partie des citoyens se fait des responsables politiques tient pour partie à la perte de pouvoir des Etats souverains sur les activités des multinationales. Les politiciens doivent donc entreprendre des réformes radicales pour rééquilibrer les intérêts des citoyens et ceux de ces grandes sociétés essentiellement tournées vers la recherche de bénéfices aux profits de leurs actionnaires. Ils ont peu à craindre, car ils auront un très large soutien populaire. Les mouvements altermondialistes, par exemple, insistent avec toujours plus de force sur la nécessité de réformer le droit des affaires. Si les entreprises ne sont responsables que devant leurs actionnaires, si leur recherche de profit domine tous les autres buts qui devraient être aussi les leurs, alors, rien ne peut légitimer les cadres juridiques en vigueur, qui menacent non seulement les processus démocratiques, mais le bien-être des peuples de la planète.

Il est important de prendre conscience que les firmes multinationales, tout au moins aux Etats-Unis, ont pour origine des accords mis en place par les gouvernements successifs pour spécifier et limiter leur cadre d'action, la durée de leur existence et la manière dont elles pourraient investir leur capital. Ces firmes devaient, au début, servir l'intérêt public. Les divers Etats qui composent les Etats-Unis pouvaient et, de fait, révoquaient ces accords en cas de tromperie et de violation de cet intérêt commun.

La « mythologie » qui prévaut actuellement accorde à ces corporations le même statut légal qu'aux individus, sous une forme modifiée, celui de « personnes morales ». Mais c'est un statut que l'on peut revoir, tout comme peuvent l'être les objectifs qu'elles devraient servir. Ce serait là un premier pas pour infléchir leur pouvoir et élargir leurs responsabilités. Sans quoi nous traverserions, pour reprendre une expression du militant des Droits de l'homme Kevin Danaher, une longue période de « gouvernement des multinationales, par les multinationales et pour les multinationales », et non plus de « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », axiome même de toute démocratie (1).

Pistes de réformes

Aujourd'hui, des millions de vies humaines se trouvent affectées par des décisions qui se prennent derrière des portes closes, par exemple à l'OMC ou au Fonds monétaire international (FMI). Au manque de transparence dans le fonctionnement de ces institutions s'ajoutent l'incapacité malheureuse de nombre de responsables politiques d'harmoniser les intérêts (nationaux et autres) en conflit. Face à un tel blocage, on ne peut faire moins que suggérer à la plupart des gouvernements soit de protéger, soit de re-nationaliser les entreprises qui pourvoient leurs populations de biens aussi essentiels que l'eau, le gaz et l'électricité, et de mettre des secteurs comme la santé, l'éducation et l'environnement à l'abri des conséquences destructrices – pas toujours de manière délibérée – des activités de ces firmes.

On peut renverser les dictateurs, mais non les multinationales, car ce ne sont pas des individus, en dépit du statut trompeur de « personne morale » qu'on leur attribue. Pourtant, d'une manière paradoxale, ce statut de « personne morale » diminue la responsabilité des personnes « réelles » qui en tiennent en réalité les commandes. Face à un tel système de blocage, comment accepter d'accorder à ces sociétés les pouvoirs qu'elles ont aujourd'hui ?

Autre réforme juridique essentielle qui incombe à tous les gouvernements : n'accepter aucune réglementation sans l'avoir soumise préalablement à un examen en profondeur par toutes les parties concernées – les dirigeants politiques et les représentations nationales. L'instrument qui a accordé il y a quelques années aux corporations les pouvoirs démesurés qu'on leur connaît et qui affaiblit d'autant la souveraineté des Etats est constitué d'un document de 500 pages rédigé par le GATT, l'ancêtre de l'OMC (1995). Mais la majeure partie des responsables des 120 pays engagés dans cette négociation n'ont pas analysé dans le détail le nouveau dispositif juridique mis sur la table, de sorte qu'ils ont perdu une bonne part de leur crédibilité auprès de leurs peuples, aux yeux de qui ils se sont montrés inaptes à les protéger des déprédations auxquelles se livrent les grandes firmes, comme la pollution, l'atteinte à l'environnement, l'imposition de bas salaires, voire à leur assurer des garanties de sécurité dans tout un ensemble de domaines essentiels.

Mais ce que l'on a dérégulé peut retrouver de nouvelles règles et ce que l'on a privatisé peut être rendu au domaine public si nécessaire, pour peu qu'il existe une volonté politique suffisante. Les cadres juridiques en vigueur actuellement n'ont rien d'irrévocable.

Les accords de libre échange

Les accords de « libre échange » constituent souvent une menace pour les souverainetés nationales et une réduction des Droits de l'homme. Prenons le cas de l'Accord de libre échange pour l'Amérique centrale (Aleac), qui porte sur de nombreuses questions d'intérêt public que nous avons déjà mentionnées. En tant qu'accord bilatéral, il favorise les intérêts des grandes compagnies et fait, à certains égards, peser de graves menaces sur les individus et les communautés.

S'il devait entrer en vigueur, il laisserait les petits fermiers du Nicaragua face à des importations massives de blé et de riz, vendus au-dessous de leur propre coût de production. Importations qui viendraient, naturellement, des Etats-Unis. Ces fermiers sont capables de produire les céréales dont ils ont besoin et d'en vivre, mais pas en situation de dumping. Quand on sait la part extrêmement importante de la population rurale en Amérique centrale, on imagine les effets dévastateurs qu'engendreraient son exode massif vers les grandes villes.

Les grandes compagnies agro-alimentaires qui fabriquent les divers produits chimiques, souvent indispensables, utilisés dans l'agriculture, comme les pesticides, les engrais..., défendent naturellement leurs propres intérêts. Par exemple, CropLife, organisme qui rassemble plusieurs de ces grandes compagnies, comme Monsanto, veut bloquer la clause qui permettrait à ces petits fermiers d'utiliser des produits chimiques génériques, moins chers, qui les mettrait donc en mesure de produire les mêmes quantités de céréales à moindre coût, ces produits entrant pour une bonne part dans leur coût de production. Mais comme toujours, ces grandes compagnies ont le soutien de leurs gouvernements. Malchanceuses à l'OMC, où les pays en développement apprennent peu à peu à se regrouper pour défendre leurs intérêts, elles ont essayé de faire passer leur projet par le biais d'accords bilatéraux, ce qui revenait, dans les faits, à pousser les élites politiques et industrielles centre-américaines à agir contre les intérêts de leurs propres peuples.

La question, en fait, est une question de domination : les accords bilatéraux comportent des clauses qui obligent les gouvernements et les parlements des pays moins puissants, comme le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua, à consulter et prendre en compte les exigences de la Maison Blanche et du monde des affaires américain pour chaque réforme qui pourrait affecter leurs intérêts, que ce soit dans le domaine juridique ou politique. Il
y a meilleure façon de favoriser la démocratie locale... C'est même une excellente illustration de la manière de réduire les pouvoirs de trop nombreux Etats souverains, et de se construire à courte vue un empire, sans égards pour les torts causés aux communautés pauvres et à l'image des Etats-Unis à l'étranger.

L'une des clauses les plus insidieuses d'accords bilatéraux de libre échange comme l'Aleac accorde aux compagnies étrangères un « traitement national », grâce auquel aucun citoyen ni aucune entreprise d'un des pays signataires ne pourront avoir d'avantage plus grand que celui octroyé à une firme américaine. Tout aussi inquiétant, tous les secteurs de l'économie doivent être ouverts aux investissements étrangers, qu'il s'agisse de la santé ou de l'éducation, des communications, de l'exploitation minière, des équipements militaires, des ports, des prisons, et même de l'eau. C'est, une guerre, tout simplement, mais par d'autres moyens – une « façon commerciale » de reconstituer des colonies.

Il est intéressant de noter que les accords, bien meilleurs, signés entre l'Europe et l'Amérique du Nord empêchent quelques-uns des pires abus que pourraient commettre les compagnies des deux continents dans le cadre de leurs activités dans le tiers monde.

Le poids de la dette

Le FMI et la BM ne sauraient continuer indéfiniment à se comporter comme des instruments de domination sur une masse des nations par une poignée d'entre elles, du tiers monde par le « premier monde », sans que cela n'entraîne de graves conséquences en termes de santé, de faim, de chômage, de mouvements migratoires, de dégradation de l'environnement, voire d'augmentation des tensions et des conflits sociaux. Une bonne façon de s'assurer et de pérenniser cette domination par les pays et institutions créditeurs, c'est de faire peser sur ces pays des dettes irremboursables, dont le seul service empêche nombre de nations pauvres d'investir dans des domaines aussi essentiels que la santé et l'éducation nationale, et donc de se donner un jour les moyens de pouvoir s'acquitter de ces dettes.

Trois ONG spécialisées dans le développement (le CAFOD – Fond catholique pour le développement des pays d'outre-mer (2), ActionAid et Oxfam) ont demandé au FMI de vendre ou de réévaluer une partie de ses réserves d'or pour payer la totalité de la dette des pays les plus pauvres, précisant même que cette opération libérerait les 30 milliards de dollars nécessaires à cette fin. De fait, cette institution avait, en 1999-2000, réévalué son or pour lever des fonds afin de soulager des pays tels que le Mexique et le Brésil d'une partie de leur dette. Ainsi que l'a déclaré son directeur actuel, Rodrigo de Rato, cela dépend du « bon vouloir des membres du Fonds ». Un « bon vouloir » que seule une pression continue de l'opinion publique pourra transformer en volonté politique.

Ce problème du remboursement de la dette est devenu une question majeure aux Etats-Unis mêmes. Le paiement des intérêts de la dette fédérale a franchi les 400 milliards de dollars par an. Ce qui représente un transfert de richesses du contribuable américain en direction des investisseurs fortunés (américains et étrangers) qui possèdent les milliers de milliards de dollars de cette dette. L'augmentation de la part des impôts des ménages augmente alors même que diminue celle des entreprises. Dans les années 1950, pour chaque dollar versé par les ménages à titre d'impôt local, national..., ces dernières versaient 80 cents. Depuis les années 1990, leur part est descendue à 21 cents – exemple s'il en est de l'appauvrissement de la population et de l'enrichissement des multinationales grâce à l'élévation du niveau de la dette. Un mécanisme qu'ignore étonnamment un grand nombre d'Américains, qui se croient les premiers bénéficiaires des promesses de baisse d'impôts, alors qu'elles ne visent, en réalité, que les plus fortunés, ceux qui gèrent ou possèdent la majeure partie des stocks-options et actions des principales compagnies.

Les tarifs douaniers sont, en réalité, des taxes sur le capital mais d'un point de vue mondial, et non plus seulement national, car ils concernent les grandes multinationales. Il est fréquent de voir certaines d'entre elles, notamment américaines, délocaliser leurs unités de production à l'étranger où les salaires sont infiniment plus bas qu'aux Etats-Unis. Elles réimportent ensuite dans leurs pays ce qu'elles ont produit ainsi à l'extérieur, et les taxes sur ces « importations » ont fortement chuté entre les années 1950 et 1990. Résultat : nombre d'employés américains ont perdu leur emploi alors que les autres doivent consacrer une proportion croissante de leurs revenus aux dépenses de santé et de sécurité sociale, tandis que les multinationales s'enrichissent à leurs dépens.

La propriété des médias

La concentration de la propriété des médias entre les mains de quelques individus à la tête d'une poignée de multinationales a donné place à « l'infotainment », où l'information se mêle souvent de façon homéopathique aux émissions de divertissement (« entertainment »). Laissant la plupart du temps à de petites entreprises spécialisées ou à des campagnes menées par des organisations diverses, telles des ONG, la charge d'informer véritablement le public sur les retombées sociales des accords commerciaux complexes, des réformes fiscales, de l'avancée de la dérégulation et des privatisations, ainsi que des menaces sur l'environnement. Ce qui rend d'autant plus urgent que les grandes ONG, les mouvements sociaux de toutes sortes et les diverses communautés se fédèrent progressivement en de vastes initiatives, telles que le Forum social mondial, pour continuer à éclairer l'opinion publique, faute de médias suffisamment solides pour assurer leur indépendance.

Par exemple, dans un récent documentaire intitulé « The Corporation », fondé sur le livre de Joel Bakan (3), on a vu des journalistes appartenant à d'importants groupes de presse mettre l'explosion des activités illégales chez un nombre croissant des grandes entreprises au compte de quelques « brebis galeuses », cachant que le montant dérisoire des amendes infligées pour ces comportements n'encouragent pas à les changer. Preuve s'il en est besoin, General Electric s'est vue condamnée à 41 amendes, entre 1990 et 2001, pour des délits graves touchant la pollution, la contamination des sols et des eaux, des fraudes fiscales, des erreurs de conception dans la construction de centrales nucléaires, des surfacturations de contrats de défense, etc. On ne saurait donc dire que les réponses juridiques à ce genre de comportements aient un effet véritablement dissuasif.

Une mondialisation équitable

Ainsi que l'indique l'excellent rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) Une mondialisation juste : Créer des opportunités pour tous (Genève, 2004) : « La gouvernance de la mondialisation doit être fondée sur des valeurs universellement partagées et le respect des Droits de l'homme. La mondialisation s'est développée dans un vide éthique, où le succès ou l'échec sur le marché ont tendu a devenir la norme ultime de comportement, et où l'attitude « le gagnant empoche tout » fragilise le tissu des sociétés. » L'OIT travaille de manière constructive avec les diverses parties prenantes de cette mondialisation, y compris les multinationales, les grandes organisations financières – FMI, grandes banques, etc., et propose un cadre juridique international de normes en matière de travail. Sa déclaration de base comporte d'importantes notions à même de soutenir un nouveau système international susceptible de remplir ce vide éthique, comme, par exemple : « Le travail n'est pas une marchandise ; la liberté d'expression et d'association sont essentielles si l'on veut assurer un progrès durable », et « la pauvreté de quelques-uns constitue une menace pour la prospérité de tous. »


(1) Dix raisons pour abolir le FMI et la Banque mondiale, Editions du Serpent à Plumes (épuisé)
(2) CAFOD, proche du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement)
(3) Joel Bakan : La soif pathologique du profit et du pouvoir, Transcontinentals Eds.
Pour avoir le rapport de l'OIT, www.ilo.org




Home Les contradictions de la politique nucléaire américaine

Source : IPS News

Les Etats-Unis sont déterminés à ce que certains pays ne développent pas l'arme nucléaire. La Corée du Nord et l'Iran sont « incités » à renoncer à leurs programmes.

Au même moment, les Etats-Unis augmentent leurs dépenses militaires pour accroître leur propre arsenal. Ils prévoient des investissements importants pour « une nouvelle génération de missiles anti bunker ». Catherine Stapp déclare, dans un article destiné à IPS news : « Selon la Western States Legal Foundation, un groupe anti-prolifération, les dépenses américaines ont augmenté de 84 % depuis 1995, et s'élèvent aujourd'hui à 40 milliards de dollars annuel. Ce budget inclut la maintenance de quelques 10 000 têtes nucléaires – dont 2 000 sont prêtes à être lancées. »

Les Etats-Unis ont signé le traité de non prolifération de 1996 qui interdit les essais de nouvelles armes, mais ce traité autorise les tests simulés par ordinateur et les tests nucléaires souterrains « en dessous d'un seuil critique ». Les experts déclarent que les Etats-Unis ont réalisé 21 essais de ce type, 300 m sous la surface du désert, au cours des dix dernières années. Un nouveau rapport du Conseil de défense des ressources naturelles (Natural Ressources Defence Council  NRDC) affirme que les Etats-Unis déploient aujourd'hui 480 têtes nucléaires dans ses bases militaires en Europe, environ deux fois plus que ce qui était estimé auparavant.

Contre qui ces armes peuvent-elles être utilisées ? Les cibles sont vraisemblablement la Russie, l'Iran et la Syrie, selon les experts de la NRDC, même si la Russie a retiré tous ses missiles nucléaires tactiques des Etats ex-soviétiques à l'issue de la disparition de l'Union soviétique en 1991.

Hans Kristensen, auteur du rapport de la NRDC, déclare : « Il y a quelque chose de contradictoire d'aller dans ces pays en leurs disant : « Vous ne pouvez pas avoir vos propres armes nucléaires, mais nous avons besoins des nôtres pour les utiliser contre vous ».




Home Nettoyer la terre

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Le sol de quelque 400 000 sites japonais est pollué. La moitié de la pollution provient de solvants organiques à base de chlore utilisés pour nettoyer les machines. Actuellement, deux sociétés japonaises ont réuni leurs forces pour lancer une entreprise de nettoyage du sol contaminé.

D'un coût relativement faible, leur procédé de nettoyage implique l'utilisation d'un « composé électro-donneur » mélangé à de l'eau et dispersé grâce à des puits de 10 m de profondeur creusés dans les sites pollués. Cela stimule les micro-organismes qui décomposent les solvants à base de chlore en substances moins nocives. Les sols sont ainsi dépollués en quelques mois.





Signes des temps

Home Sauvetage miraculeux d'une petite fille

Source : The Times, Grande-Bretagne

Une petite fille de vingt mois est miraculeusement sortie indemne d'un accident survenu à Mexborough, dans le South Yorkshire (Grande-Bretagne). Une Alfa Romeo monta sur le trottoir et aplatit la poussette de l'enfant, après que le conducteur se soit trouvé mal, un pied posé sur l'accélérateur.

Molly Wright, la petite fille, fut projetée en l'air, rebondit sur le capot et fut entraînée sous le véhicule, sous les yeux horrifiés des passants. Elle se retrouva coincée sous la carrosserie, ce qui semble l'avoir empêchée d'être écrasée sous les roues. Sa mère Vanessa eut une jambe cassée, ainsi que le pelvis et un bras. Le père de Molly, Steve Wright, a déclaré : « Le mot miracle peut paraître excessif, mais c'est pourtant bien d'un miracle qu'il s'agit ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'enfant avait été protégée par le Maître Jésus.


Home Sri Lanka : un avertissement miraculeux

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

« Je regardai autour de moi et ma maison avait disparu », tel est le titre d'un petit compte rendu venant du Sri Lanka. Sagara, un marchand de sable, se tient, désespéré, au milieu des ruines de ce qui peu de temps auparavant était sa maison. Son village comptant une cinquantaine de familles, proche du port de pêche de Chilaw, à environ 80 km au nord de Colombo (Sri Lanka), fut complètement détruit par le tsunami de décembre 2004. « Nous nous sommes enfuis, je me suis retourné et soudain ma maison avait disparu », dit-il.

Sagara et Sidney, également marchand de sable et résident du village, étaient en train de creuser dans la rivière lorsque, selon Sidney, « une vieille femme avec un bébé dans les bras vint les avertir que l'eau montait de plus en plus haut. Et il y eut alors le premier choc, une vague de trois mètres de haut ». Sagara poursuit : « Puis l'eau se retira sur 500 mètres. On pouvait voir le fond de la mer, l'eau avait complètement disparu, puis elle revint avec une vague encore plus haute, avec une force encore plus grande. Dieu nous avait envoyé un avertissement, mais la femme et le bébé furent engloutis par la mer. Peut-être étaient-ce des esprits. Je n'avais jamais vu cette femme auparavant. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille femme » était le Maître Jésus et que le « bébé » était Maitreya.


Home Des bases souterraines pour ovnis dans l'Himalaya

Source : India Daily , Inde

Kongka La, un col dans l'Himalaya, est situé au Ladakh, dans la région frontalière que se disputent l'Inde et la Chine. C'est l'une des régions les moins fréquentées du monde et, d'un commun accord, la Chine et l'Inde s'abstiennent de surveiller cette partie de la frontière. Des habitants de la région, du côté chinois comme du côté indien, ont raconté qu'ils avaient vu des ovnis sortir du sol dans cette zone. Selon ces témoignages, il existerait des bases souterraines d'ovnis dans la région et les gouvernements indien et chinois seraient au courant.

Récemment, des pèlerins hindous en route vers le Mont Kailash, arrivant par l'ouest, ont vu d'étranges lumières dans le ciel. Des guides locaux, sur le territoire chinois, leur ont dit qu'il s'agissait d'un phénomène normal dans la région du col de Kongka. Des vaisseaux éclairés, silencieux, de forme triangulaire, sortent du sol et s'élèvent dans l'air, presque à la verticale. Certains pèlerins voulurent visiter le site en question. Mais, ils se virent refuser l'entrée du côté chinois et lorsqu'ils essayèrent d'approcher du site du côté indien, les gardes frontières indiens les refoulèrent également, en dépit de leur permis de voyager entre les deux pays. Selon les pèlerins, les membres du personnel de sécurité leur déclarèrent qu'ils avaient l'ordre de n'autoriser personne à s'approcher de la zone en question, et qu'il était exact que d'étranges objets sortaient du sol, avec de brillantes lumières clignotantes.

Selon la population locale, la présence d'extraterrestres sous terre est bien connue. D'après elle, ni le gouvernement indien ni le gouvernement chinois ne veulent révéler les faits ouvertement. Lorsqu'elle aborde le sujet devant des responsables du gouvernement, ceux-ci lui demandent de se taire.

Récemment, dans une école de la région, de jeunes enfants firent un concours de dessin. Plus de la moitié des dessins montrait d'étranges objets voguant dans le ciel, ou sortant des montagnes.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de ces ovnis. La zone en question est depuis longtemps une base souterraine pour des ovnis venant de Mars.


Home Un rescapé à Florida Keys

The Guardian, Grande-Bretagne

Le 11 décembre 2004, un avocat cubain de 80 ans, Ignacio Siberio, péchait à 18 km au large de Florida Keys. Tandis qu'il était en plongée, de forts vents poussèrent son bateau. L'ancre dérapa et l'embarcation partit à la dérive dans les courants du Golf Stream. Il essaya de la rattraper à la nage et, épuisé, il trouva une petite bouée et s'y accrocha toute la nuit, ses palmes frôlées par de grands prédateurs (requin ou barracuda) qui nageaient au-dessous de lui. Finalement il décida de nager vers la côte, 18 km plus loin. Lorsque des sauveteurs le retrouvèrent, il avait passé 20 heures dans les eaux glacées de l'Atlantique et il avait nagé durant cinq heures, mais ne souffrait que d'une légère hypothermie.

Le numéro peint sur la bouée – 731 – correspondait à l'anniversaire de I. Siberio, le 31 juillet.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il a été sauvé par le Maître Jésus.



Tendances

Home Le Niger met en vigueur l'interdiction de l'esclavage

Source : BBC,The Guardian,The Times, The Independant, Grande-Bretagne

Le Niger a mis fin à des siècles d'esclavagisme en annonçant l'application d'une nouvelle législation rendant illégal la possession et le commerce des esclaves.

Deuxième pays le plus pauvre de la planète en 2004, le Niger a le taux de natalité le plus élevé du monde et une espérance de vie de 42 ans. Soixante pour cent de sa population vit en état de pauvreté. Sur 12 millions d'habitants, on estime à 870 000 le nombre de personnes asservies, dont 43 000 au moins font partie d'une classe établie d'esclaves, selon l'organisation anti-esclavagisme Timidria.

Bien que pratiquée principalement dans les régions du Sahara, l'esclavagisme est largement accepté dans la société nigérienne. Les victimes sont généralement issues de tribus pauvres du nord ayant peu accès à l'éducation. On peut hériter d'esclaves, ou en recevoir comme cadeau (posséder des esclaves est considéré comme un symbole de richesse et une marque de prestige). Ils n'ont aucun droit et ne sont pas autorisés à voter – une politique d'exclusion qui permet aux dirigeants au pouvoir de maintenir le statu quo.

Les hommes travaillent dans les fermes et s'occupent du bétail ; les femmes effectuent les travaux domestiques épuisants. Tous sont soumis à des tortures : les femmes sont régulièrement violées et abusées sexuellement par leurs maîtres, et les hommes désobéissants sont fouettés ou même castrés ou amputés de force. Les bébés sont retirés à leur mère pour empêcher tout lien affectif, et les esclaves n'ont rien à dire concernant la possibilité pour leurs enfants d'aller à l'école.

Timidria condamne l'extension continuelle de l'esclavagisme par manque d'une législation claire.

Après qu'il eut gagné son indépendance de la France en 1960, le Niger a rendu illégale la pratique ancestrale de l'esclavagisme, mais la nouvelle constitution ne fixait aucune peine pour ce crime, continuant plutôt à ignorer cet esclavage de masse, le considérant comme du « travail volontaire », comme l'avait fait l'Administration française. Depuis, une législation anti-esclavagisme est passée, mais elle ne fut pas mise en vigueur. La loi a maintenant été modifiée afin de rendre passible d'emprisonnement pour 30 ans le fait d'avoir des esclaves ou d'en faire commerce, et le gouvernement a promis une législation afin de classer la mise en esclavage comme un crime.

Les anciens esclaves auront des certificats pour prouver leur indépendance légale, et de l'argent pour retourner chez eux. Ils seront libres de voyager en toute légalité, d'être propriétaire au Niger, de choisir leur conjoint et d'habiter où bon leur semble – et ils auront le droit de demander une rémunération pour leur travail.

Dans un premier temps, on peut s'attendre à ce que cette liberté apporte peu de changements. Le faible accès à la radio et le fort taux d'analphabétisme empêcheront les esclaves de réaliser qu'ils sont libres de quitter leurs maîtres, et le manque d'opportunités de travail pourrait les décourager de quitter leur environnement familier.

Selon Anti Slavery International, les plus grands changements immédiats seront d'ordre psychologique. « C'est le premier pas vers leur complète émancipation, affirme Romana Cacchioli, porte-parole du groupe. Les esclaves sont considérés comme des animaux et ont été traités comme tels. »

Les plus jeunes esclaves seront probablement les premiers à réclamer leur liberté. Les tribunaux du Niger sont déjà en train de traiter les cas d'esclaves dont les maîtres refusent d'obéir à la nouvelle loi. « Nous aimerions travailler plutôt par la médiation,  précise R. Cacchioli, mais s'il y a des maîtres qui refusent de libérer leurs esclaves, alors nous n'hésiterons pas à utiliser les tribunaux. » Elle pense qu'un programme d'éducation civique et humanitaire sera nécessaire afin d'amener ces hommes libérés à devenir des citoyens égaux et à part entière.

Mais le Niger n'a pas les moyens de soutenir cette criminalisation de l'esclavagisme. On espère que les gouvernements français et britannique, ainsi que d'autres organismes, apporteront leur aide pour créer de nouvelles écoles, donner accès à l'eau potable, et aider les esclaves libérés à obtenir du bétail et des semences. Un porte-parole du Foreign Office a toutefois précisé que le gouvernement britannique ne s'était pas impliqué dans le programme anti-esclavagisme, bien que des pourparlers se soient tenus concernant l'allègement de la dette.

De son côté, une ancienne esclave Assibit – ayant vécu 50 ans en esclavage avant de s'échapper, en juin 2004, avec l'aide de Timidria – n'a aucun regret. Bien que désespérément pauvre, elle peut maintenant décider de son destin. « Je n'ai jamais connu le bonheur jusqu'à maintenant,  explique-t-elle. C'est la liberté. »




Home L'engagement du Canada contre les maladies

Source : www.theglobalfund.org

Le gouvernement canadien a promis 140 millions de dollars canadiens (environ 112 millions de dollars américains) au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria. L'allocation pour 2005 double l'aide du Canada pour ce travail et fait partie de son engagement pour les Objectifs de développement du millénaire de l'Onu.

Le Canada est le premier grand donneur à promettre une augmentation de cette aide. « Elle est particulièrement bienvenue car cette année nous devons faire face à d'extraordinaires défis, précise Richard Feachem, directeur du Fonds. Nous encourageons les autres pays à suivre l'exemple du Canada. Le Fonds mondial est une association publique-privée mondiale ayant pour but de collecter et de répartir des ressources afin de prévenir ces maladies et les traiter. C'est une association entre des gouvernements, la société civile, le secteur privé et les communautés affectées, qui se veut l'exemple d'une nouvelle manière de financer la santé internationale. »





Les priorités de Maitreya

Home Dix mille bébés à sauver par jour

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Le journal de médecine britannique The Lancet vient de lancer une campagne en faveur des mères et de leurs bébés en situations dramatiques dans les pays les plus pauvres. Environ 10 000 bébés de moins d'un mois meurent chaque jour (4 millions par an) et la plupart pourraient être sauvés par de simples traitements au prix unitaire d'environ un dollar. Deux tiers des décès surviennent dans 10 pays – Afghanistan, Bangladesh, Chine, République démocratique du Congo, Ethiopie, Inde, Nigéria, Pakistan, Indonésie et Tanzanie. Environ 3 millions de décès pourraient être évités par des interventions telles que la vaccination des femmes enceintes contre le tétanos, des mesures d'hygiène lors de la naissance, l'allaitement maternel, l'apport de soins adaptés aux enfants qui souffrent d'un déficit pondéral et d'antibiotiques aux bébés qui développent des infections.

Beaucoup des bébés de faible poids pourraient être sauvés s'ils étaient maintenus au chaud et nourris, mais plus de la moitié des femmes d'Afrique et d'Asie du Sud n'ont pas de sage-femme pour les conseiller et prévenir les complications.

 

 




Home Hier, des milliers de personnes sont mortes en Afrique

Source : The New York Times, E.-U.

Après les ravages du tsunami qui ont choqué le monde entier et l'ont amené à un nouveau sens de l'unité, de plus en plus de personnes tentent de promouvoir l'idée de partage. Des appels à la justice économique et sociale se font entendre à travers le monde entier. Le dernier exemple est un éditorial publié dans le New York Times, intitulé « Hier, des milliers de personnes sont mortes en Afrique ». L'article commente la générosité des pays développés en réponse au tsunami mais critique le manque de générosité à l'égard de l'Afrique « où des centaines de milliers de personnes meurent inutilement chaque année de maladies qui peuvent être prévenues ou de désastres dus à des causes artificielles telles que les guerres civiles ». Le journal considère que les régions les plus troublées d'Afrique, telles que la Somalie, le Congo, le Zimbabwe, la Côte d'Ivoire, le Libéria, le Soudan et la Sierra Leone représentent un défi, à la fois à notre humanité et à la sécurité mondiale.

« Certaines de ces contrées servent d'incubateur pour le terrorisme international et pour les maladies contagieuses telles que le sida. Il s'y mélange des leaders corrompus ou génocidaires, aidés par la porosité des frontières, et des jeunes déracinés sans aucune perspective d'avenir. Certaines régions sont devenues des repaires d'escrocs et de trafiquants de drogue. Dans ces endroits, la pauvreté, le chômage et le désespoir rendent les jeunes vulnérables aux appâts tendus par les organisations terroristes qui, bien plus que d'offrir deux repas par jour, fournissent surtout une cible sur laquelle ils peuvent pointer leur rancœur à l'égard des sociétés riches qui, pensent-ils, les considèrent avec condescendance et dédain. A l'heure actuelle, les camps d'entraînement pour terroristes islamistes se répandent comme des fourmilières. »

D'après l'éditorialiste, les Etats-Unis n'ont pas su reconnaître certaines des causes de l'instabilité mondiale. Les dépenses militaires américaines s'élèvent à 400 milliards de dollars chaque année, auxquels il faut ajouter les 100 milliards de dollars nécessaires pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, et compare ce montant au budget de 16 milliards de dollars consacré à l'assistance envers les populations les plus pauvres.

Le New York Times poursuit : « Depuis des décennies, la plupart des Américains ont soit préféré ne rien entendre au sujet de ces problèmes soit, découragés par l'étendue de la tragédie humaine, ils ont baissé les bras. Nous sommes choqués par la comparaison entre le faible apport qui suffirait pour satisfaire les besoins urgents de l'Afrique et les sommes consacrées par l'Occident aux sports, aux loisirs, et aux extravagances sans parler des budgets de la Défense. Ce qui fait défaut, c'est la volonté politique. »

Il est urgent d'agir, le continent est en train de mourir. En République démocratique du Congo, un millier de personnes meurent chaque jour de maladies qui pourraient être prévenues telles que la malaria ou la diarrhée. C'est l'équivalent d'un tsunami tous les 5 mois et pour ce seul pays. A travers le continent africain, des milliers d'individus meurent inutilement chaque jour de maladies telles que le sida, la tuberculose ou la malaria.

Nous sommes tous responsables de considérer que les victimes du tsunami en Asie du Sud-Est méritent davantage notre aide que les victimes de la malaria en Afrique. Jeffrey Sachs, qui dirige le Projet de développement pour le millénaire aux Nations unies, attire l'attention sur la presse dans son livre la Fin de la pauvreté. « Chaque matin, écrit-il, notre quotidien pourrait titrer Hier, plus de 20 000 personnes sont mortes d'extrême pauvreté ».


« Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ? Mon dessein est de les sauver d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de  vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient. » Maitreya, message n° 11

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que durant le mois de février 2005, 650 000 personnes sont mortes inutilement de faim et de la pauvreté



Regard sur le monde

Home Le Centre pour l'intégrité citoyenne contre la désinformation

Source : IPS News

Organisation sans but lucratif, le CPI examine des questions de politique publique, aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde. Créé aux Etats-Unis en 1989 par Charles Lewis, journaliste d'investigation, son objectif est de fournir des articles intègres bien renseignés, et d'inspirer une citoyenneté mieux informée, plus exigeante envers son gouvernement. Il coopère avec le consortium international de journalisme d'investigation, réseau de 92 grands éditeurs et reporters dans 48 pays. Le groupe a collaboré à nombre de rapports en ligne ou imprimés sur le crime d'entreprise, les trafics d'armes, le terrorisme, et des faits concernant la politique militaire américaine et les droits de l'homme.

Depuis 1990, le CPI a produit plus de 275 rapports d'enquête et 14 ouvrages. « Chablis de la Guerre » (Windfalls of War) est un rapport sur les contrats du gouvernement américain en Irak et en Afghanistan. La dernière publication du CPI, L'achat du président 2004 (The buying of president 2004) se penche sur les relations entre les grands candidats à la présidence et leurs « patrons de carrière ». Ce livre affirme avoir fourni la seule enquête approfondie sur les principaux candidats, avant même les premiers comités électoraux et les primaires.

Dans un article intitulé Une culture du secret, Charles Lewis s'interroge sur le sort des principes d'accès à l'information et de transparence dans les processus de décision de la démocratie américaine. C. Lewis, qui a reçu des menaces de mort s'il ne se taisait pas, n'est pas prêt de céder. Il donne un exemple de tactiques de persuasion : « Lorsque le CPI a obtenu le projet secret Patriot Act, connu sous le nom de « Patriot II » et se préparait à le mettre en ligne, nous avons reçu des appels du Département de la justice nous suppliant de ne pas le publier. »

Il y a plusieurs éléments qui contribuent à la création d'une société secrète et corrompue – où une apathie publique généralisée se combine à la peur et à la désinformation, avec des médias qui ne tiennent plus leur rôle d'observateur indépendant. C. Lewis parle de la relation étroite entre le pouvoir en place et les médias. « A un moment où discerner la vérité est plus difficile et essentiel que jamais, les grands médias ne sont plus capables de jouer leur rôle de révélateurs de mensonges et d'inexactitudes. Beaucoup d'organes de presse laissent à leur sort des centaines de personnes dans les salles de rédaction, pour s'occuper d'accroître leurs profits en fusionnant avec d'autres. Résultat ? Moins de journalisme d'enquête, une attention moins vigilante sur des gens du pouvoir et, une population plus facile à mystifier. »

Selon lui, le public américain est gravement désinformé : « La ligne qui sépare la vérité du mensonge – entre les faits et la vraisemblance de façade – a été tellement brouillée qu'elle est devenue imperceptible. De plus en plus, tout ce que le pouvoir dit est devenu la réalité perçue par le public, simplement parce qu'ils l'affirment. 

Prenez la guerre en Irak. D'après un sondage électoral national, la majorité de ceux qui ont voté G. Bush croyaient qu'on avait découvert des armes de destruction en Irak. Et quelques mois plus tôt, plus de la moitié du pays pensait que Saddam Hussein et l'Irak avaient des relations étroites avec Al Qaïda, ou étaient directement impliqués dans les attentats du 11 septembre. Comment les Américains peut-ils être si tragiquement désinformée, alors que les enquêtes officielles largement diffusées dans les médias, présentent des conclusions contraires ? »

Ajoutez à cela la propagande très habile menée par l'administration Bush. « Le problème est aggravé par la présence de brillants tacticiens de la communication à la Maison Blanche, qui ont intelligemment annoncé des engagements dans des domaines sensibles, mettant à la leçon de sténographie du jour, en insistant sur les mots : No child Left Behind (Aucun enfant laissé pour compte), USA Patriot Act (le pacte des patriotes américains), le Clear Sky (Ciel clair) de la politique environnementale, Healthy Forest Initiative (Initiative pour une forêt saine). Inutile de dire que de tels mots truqués à la Orwell – amplifiés par une couverture médiatique docile et immédiate – se sont glissés insidieusement dans l'usage commun, laissant le public mal équipé, non protégé et vulnérables à une manipulation inattaquable et à vous couper le souffle. »

A propos de l'instauration d'un climat de peur, C. Lewis écrit : « Le 11 septembre a permis à ces pouvoirs de renforcer les prérogatives de la présidence au nom de la sécurité nationale, laissant le champ libre à une nouvelle politique de la terreur qui a singulièrement réduit ce que le public pouvait connaître de son gouvernement. Dès son arrivée au pouvoir, l'administration Bush était complètement hostile à l'ouverture et au droit du public à l'information. »

Détaillant un exemple de corruption, il apporte la preuve de ses enquêtes sur les contrats du Pentagone : « Nous avons produit un rapport intitulé « Les marchés du Pentagone » (outsourcing of Pentagone). Une équipe a examiné plus de 2,2 millions de documents contractuels du Pentagone totalisant 900 milliards de dollars de dépenses sur six ans. Cette enquête de neuf mois a passé en revue les 737 plus gros contractants du Département de la défense qui, en incluant leurs sous-traitants et leurs filiales, ont reçu au moins 100 millions de dollars par contrat.

Selon le CPI les plus gros contractants sont les plus prodigues pour influencer la politique. Pire encore, nous avons trouvé que les contrats sans mise en concurrence, tel celui accordé à Halliburton pour faire des affaires en Irak, totalisent plus de 40 % des contrats du Pentagone depuis 1998. Ceci représente au moins 362 milliards des deniers du contribuable attribués à des sociétés sans mise en concurrence. »





Dossier

Home QUESTIONS POSÉES LORS DU SÉMINAIRE DE MÉDITATION DE TRANSMISSION 2004

Karma – la loi de cause et d'effet

par Benjamin Creme

Questions posées à Benjamin Creme à l’occasion de la rencontre des groupes de transmission qui a eu lieu à San Francisco, Etats-Unis, en août 2004

Q. Vous avez déclaré qu'un certain nombre d'anciens nazis s'étaient réincarnés en Israël. Il semblerait qu'ils continuent à agir comme dans leur vie précédente – oppression et sévices infligés aux autres pour des raisons raciales, prise de possession de territoire pour le groupe « choisi ». Comment la loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ?
R. La loi du karma n'aide pas des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière. La loi du karma entre certainement en jeu dans le déplacement de ces militaires nazis et d'autres leaders qui agissent en Israël comme ils avaient l'habitude d'agir en Allemagne dans leur incarnation précédente.
Ils agissent ainsi en raison de leur structure de rayons et parce qu'ils se trouvent dans une situation similaire. Ils se considèrent comme Israéliens. Je ne pense pas qu'ils savent qu'ils ont été nazis. Connaissent-ils leur incarnation précédente ? Non. Ils interprètent simplement à leur manière les problèmes de l'époque. Le problème pour eux, c'est qu'Israël reçoit une semaine sur deux la visite de jeunes gens qui commettent des attentats suicides dans des bus ou dans des cafés, tuant ainsi des Israéliens. Les Israéliens détestent cet état de fait. Ils détestent le côté imprévisible des attentats ; cette imprévisibilité est une des raisons pour lesquelles le terrorisme fait si peur.
Comment la loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ? C'est une vision idéaliste des choses. La loi du karma n'est pas concernée par l'idéalisme. La loi du karma est une loi très bienveillante que vous mettez vous-même en mouvement et qui vous renvoie les événements que vous amorcez. Lorsque vous pensez, vous créez des formes-pensées. Vos actions engendrent des causes. Ces causes ont des effets. Ces effets sont ce dont vous faites l'expérience. Ils font que votre vie est ce qu'elle est, pour le meilleur ou pour le pire. Telle est la loi du karma et elle montre la nécessité de l'innocuité dans toute situation. C'est ce que les gens ignorent.
La loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ? Ces anciens nazis se sont incarnés en Israël parce qu'ils ont assassiné, opprimé de toutes les façons possibles des milliers de juifs en Allemagne. Ils avaient grandi dans la haine des juifs. Le but d'Hitler était de se débarrasser de tous les juifs du monde s'il l'avait pu. Ces nazis sont responsables et doivent maintenant revenir en tant que juifs.
Il ne s'agit pas d'apprendre à évoluer. C'est la loi de cause et d'effet, c'est-à-dire du karma. Ils partagent les conditions de vie de ceux qu'ils ont tellement détestés et opprimés pendant leur précédente incarnation. Ils apportent également avec eux les caractéristiques de leur structure de rayons, les énergies qu'ils utilisent, celles qui leur ont donné du pouvoir en Allemagne. Ces nazis n'étaient pas ceux qui se trouvaient au sommet, mais juste en dessous, parmi les SS et dans l'armée. Ils ne font pas figure d'exception, ils sont nombreux. Nombre de nazis se sont également réincarnés en Argentine et dans d'autres endroits du monde, notamment aux Etats-Unis

Q. Pouvez-vous expliquer la relation existant entre le déchaînement des forces de la matérialité et les répercussions karmiques sur les individus à travers lesquels ces forces agissent. L'énergie de l'antéchrist et l'énergie des forces de la matérialité sont-elles une seule et même chose ?
R. Oui. Hitler n'est plus en incarnation, il se trouve dans ce que les chrétiens appelleraient le purgatoire. Combien de temps y restera-t-il, je n'en ai aucune idée, mais longtemps. Il existe une relation directe entre l'effet négatif d'une personne travaillant avec les forces d'involution et les répercussions karmiques. Plus grand est l'impact sur le monde, plus grand sera le karma de cette personne.
Il existe des individus qui ne sont pas foncièrement mauvais, qui peuvent être des initiés du deuxième degré comme Staline. Staline n'était pas mauvais. Il était en quelque sorte « gris », pas « noir ». Il ne travaillait pas essentiellement avec le même genre d'énergie. Il travaillait pour un idéal, pour ce qu'il pensait être le bien de la Russie.
Tous les méfaits qu'il a perpétrés à l'encontre de certains individus et de millions de gens, il les a accomplis pour la « bonne » cause, pour l'idée qu'il se faisait de la nouvelle Russie. C'est un idéalisme que l'on peut séparer du mal évident, sans ambiguïté, des forces travaillant à travers Hitler et compagnie. Je n'inclus pas Staline dans ce groupe, je le situe dans une zone grise. Il s'agit dans son cas d'un mauvais usage personnel du pouvoir et d'un manque de discernement entre le bien et le mal. Alors qu'Hitler (qui était également un initié du deuxième degré) était littéralement obsédé par les forces de la matérialité, comme l'était dans une moindre mesure Mussolini en Italie. Les répercussions karmiques dépendent toujours du montant d'énergie dépensée.
Un initié du second degré peut toucher le « côté sombre » à titre expérimental, pour « s'amuser », pour faire quelque chose d'intéressant, par curiosité, sachant que ce n'est pas la chose à faire, mais être néanmoins tenté de le faire. Un initié du second degré a atteint un niveau assez élevé, mais il n'est pas encore parfait. Ce n'est pas qu'un initié du troisième degré le soit, mais un initié du second degré n'est pas entièrement tourné vers le Christ, pas complètement du côté de la lumière. Il peut être l'un ou l'autre et il peut être utilisé par les forces de lumière mais également par les forces de l'ombre. C'est le problème de certains initiés du deuxième degré. Ils ne savent pas où ils se situent. Ils ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent. Staline recherchait le pouvoir. Il voulait une vie meilleure pour le peuple russe, mais il était obsédé par sa propre capacité à lui procurer cette vie meilleure. Il ne le pouvait pas, sans prendre de mauvaises décisions concernant ses propres compagnons et le peuple russe, mais son but n'était pas mauvais. Telle est la différence.
Tout dépend du but. Quel était le but sous-jacent à l'action ? Si le but est mauvais, l'action est mauvaise. Si le but est bon, mais le résultat mauvais, il y a probablement moins d'énergie dépensée et utilisée dans le processus, et la répercussion karmique est moins importante.

Q. Faisons-nous l'expérience de vies au cours desquelles nous recevons les résultats de nos actions passées ?
R. Naturellement. Vos actions passées font de vos vies ce qu'elles sont. C'est exactement ainsi que le karma agit. La manière dont nos vies se déroulent aujourd'hui est le résultat des actions que nous avons accomplies dans le passé et de celles que nous accomplissons aujourd'hui. Il ne s'agit pas seulement du passé. Le karma est une loi dynamique qui concerne toutes nos actions. Etant réincarnés, nous ne cessons d'accomplir des actions. Nous recommençons sans cesse. Si ce sont de bonnes actions, elles engendrent du bon karma. Si ce sont des actions destructrices, elles engendrent peine et souffrance.
Ces personnes souffriront-elles ? Les souffrances qu'elles ont causées, elles les connaîtront à leur tour. Les souffrances endurées par quelqu'un d'autre en raison de leurs propres actions, elles les connaîtront d'une manière ou d'une autre. Il ne s'agit pas d'une loi mécanique, mais d'une loi exacte. C'est comme si les seigneurs du karma pesaient la qualité de l'énergie dépensée pour telle pensée, ou telle action, et elle vous revient de manière semblable. Nombre de personnes qui sont assassinées dans le monde subissent une situation karmique.

Q. Si j'ai bien compris, du nouveau karma est créé en permanence. Nous ne pouvons donc pas tout simplement présumer que cette personne a tué l'autre personne dans une autre vie.
R. Non, nous ne pouvons le présumer.

Q. Comment savoir ce qui se passe réellement dans ce cas ? On ne peut le savoir. On ne peut présumer que tout ce qui arrive dans cette vie est le résultat du karma. Quelqu'un pourrait simplement vous faire quelque chose à vous, ou à une autre personne, pour la première fois.
R. Précisément. Il s'agit d'un processus dynamique. Vous avez affaire à une situation dynamique. Il y a du vieux karma et du nouveau karma côte à côte dans la conscience de chacun. Naturellement, pour toute chose il existe une première fois. Si vous êtes suffisamment évolué pour ne pas commettre de meurtre, vous ne commettrez pas de meurtre. Nous parlons donc du karma qui est lié aux actions auxquelles nous pouvons nous relier, aux actions qui ont eu lieu.

Q. Comment cela prendra-t-il fin ?
R. Il n'y a pas de fin. Il y a une résolution du karma. Par exemple, je connais une femme qui dans sa vie actuelle a subi de la part de son père des sévices sexuels qui se sont prolongés jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de quatorze ou quinze ans. C'était le résultat direct du fait que dans la vie précédente elle était le père et le père était la fille, qui subit des sévices sexuels de la fille actuelle. C'était le résultat d'une vie encore plus antérieure dans laquelle le père était le père et la fille était la fille. Cet échange successif de relations se produisit à trois reprises. J'ai posé à mon Maître la question que vous venez de poser et il m'a répondu : « Cela sera résolu dans cette vie. Il est improbable que cela se prolonge au-delà. » Tel est le karma.

Q. Cela peut-il être résolu par le pardon ?
R. Le pardon est l'une des lois majeures pour adoucir et atténuer la force du karma. Le karma est une loi et il agit de manière impersonnelle. Il y a quatre grands Seigneurs du karma qui manipulent cette loi. C'est une loi impersonnelle, mais si le pardon est présent chez la personne qui a subi des dommages, cela peut adoucir énormément le résultat de la loi. Peut-être pas totalement, cela dépend de la profondeur du pardon. Nous ne sommes pas tous Jésus.

Q. Qu'en est-il si la personne se pardonne à elle-même ?
R. C'est une chose différente. Se pardonner à soi-même n'a rien à voir avec le karma, cela concerne le sentiment de culpabilité.
L'une des principales tâches de Maitreya sera de faire disparaître le sentiment de culpabilité de l'humanité. Les gens se sentent coupables sans raison. Ils se sentent coupables parce qu'ils sont trop sérieux, ou parce qu'ils assument les problèmes des autres, la haine des autres, le manque d'amour des autres, ou autre chose. Les gens se sentent coupables, particulièrement les enfants. Les enfants dont les familles s'effondrent, dont les parents divorcent, se sentent souvent personnellement coupables de la rupture des parents, tant celle-ci est traumatique pour eux. Ils pensent qu'ils n'ont pas suffisamment aimé leurs parents ou qu'ils n'ont pas été « sages » ou qu'ils ont mal agi. Cela n'a absolument rien à voir avec les enfants bien sûr. C'est la sensibilité de l'enfant qui fait qu'il ne blâme ni son père ni sa mère, mais lui-même, pour cette séparation.
Ceci est lié au pardon de soi. Les gens ne se pardonnent pas car ils s'attachent au résultat de leurs actions. Vous ne pouvez modifier le passé. Le passé est le passé. Ce que vous pouvez modifier, c'est votre attachement au passé. Lorsque votre attachement est fixé sur votre action, ou votre manque d'action, en relation avec une personne décédée, par exemple – vous ne vous êtes pas assez occupé d'elle, ou vous n'avez pas été assez bon pour elle – vous vous sentez coupable. La personne est décédée et vous vous sentez coupable de ne pas avoir fait preuve de davantage de gentillesse ou de bonté à son égard. Il n'y a rien que vous puissiez faire. Tout cela n'est même peut-être pas vrai, mais c'est le sentiment que vous éprouvez car la personne est décédée. Vous ne pouvez plus lui dire ce que vous auriez facilement pu lui dire et qui lui aurait rendu la vie meilleure.
Si vous vous attachez à ce sentiment, vous vous attachez à la culpabilité. Vous pouvez continuer à vous blâmer pendant des années de n'avoir pas fait ce que vous auriez pu faire pour cette personne. C'est de l'attachement, quelque chose de négatif. L'attachement retient une partie de votre énergie et de votre attention. Votre psyché est fixée là où elle devrait être libre. Vous n'êtes plus libre si vous êtes attaché à ce que vous ressentez, à ce « J'aurais dû faire... ». Peut-être auriez-vous dû le faire, mais vous ne pouvez rien y changer maintenant que la situation n'est plus la même. Vous devez apprendre à renoncer au passé, à lâcher prise, à aller de l'avant. Ne vous accrochez pas, ne vous attachez pas à quelque chose qui ne peut être modifié. C'est du passé.

Q. Ce sentiment d'attachement ne peut-il être dû au fait que nous serons tenus pour responsables karmiquement pour ces choses que nous nous reprochons ?
R. Cela peut être vrai si vous connaissez la loi du karma. Cela pourrait effectivement être le cas. Mais je ne pense pas que cela le soit habituellement, à moins que vous ne croyiez que Dieu garde toujours les yeux tournés vers le bas, en agitant le doigt. On vous a appris dans votre jeune âge que lorsque vous étiez « méchant », pas gentil, pas bon, Dieu vous observait. Le monde entier a été éduqué avec cette idée imaginaire. Dieu a trop à faire pour surveiller les enfants qui disent des mensonges !


« Les hommes sauront qu'ils créent eux-même, par leurs pensées et par leurs actes, les circonstances de leur vie; mais également que par l'action de ces mêmes lois, ils peuvent transformer et améliorer leur propre nature et les conditions de leur vie. »
[ Un Maître parle, La loi de renaissance, janvier 1985 ]

« Depuis les temps les plus reculés, en Orient, l'idée de vies successives, gouvernées par l'inexorable loi du karma, est rarement mise en doute. Il en résulte une acceptation servile des conditions de vie du moment, si dégradantes et inhumaines puissent-elles être. En Occident, au contraire, le concept d'incarnations répétées est resté oublié, n'attirant plus l'attention que de quelques personnes, depuis sa suppression des enseignements de l'Eglise au VIe siècle, à l'instigation de l'empereur Justinius. Si les enseignements d'Origène avaient continué à faire partie de l'ensembles des croyances chrétiennes, une approche totalement différente de la vie et de la mort existeraint en Occident. »
[ Un Maître parle, La loi de renaissance, janvier 1985 ]

« Quand un homme est véritablement détaché, il a déjà pardonné. Il attend patiemment de voir celui qui est à l'origine du mal se rendre compte, du tort qu'il a fait à lui-même, à la victime et au groupe, et faire amende honorable. ».
 [  Partage international, septembre 2001  ]






Home THÈME DU SÉMINAIRE DE MÉDITATION DE TRANSMISSION 2004

La réapparition du Christ (suite)

par Benjamin Creme

Suite des questions posées à Benjamin Creme à l’occasion des rencontres des groupes de transmission qui se sont déroulées à San Francisco, Etats-Unis, en août 2004, et aux Pays-Bas, en septembre 2004. La conférence d’ouverture et la première partie des questions-réponses ont été publiées dans le numéro de mars 2005 de Partage international.

Q. Y a-t-il d'autres disciples qui pourraient œuvrer comme vous le faites à faire connaître la présence du Christ ? (Europe)
R. Cinq personnes auraient pu jouer un rôle clé au sein du groupe de 4 000 personnes participant à ce travail : une à New York, moi-même à Londres, une à Genève, une à Darjeeling, une à Tokyo, toutes choisies pour être les premières à présenter cette histoire.
Autour d'elles se seraient rassemblées d'autres personnes, si bien que ce serait devenu un événement mondial. Cette information serait arrivée de cinq points différents à travers le monde, de New York jusqu'à Tokyo, un brillant projet, malheureusement la personne de New York n'y croit pas. C'est un homme qui est venu plusieurs fois à mes conférences, mais qui ne croit pas à l'histoire. Je suis la personne choisie à Londres. L'homme choisi à Genève ne croit pas plus à l'histoire que celui de New York. Tous deux sont des chrétiens mystiques, influencés par des hommes comme Rudolph Steiner, qui est décédé avant que ne fut mis au point le plan décidant que le Christ viendrait en personne.
R. Steiner affirmait que le Christ ne pouvait revenir dans un corps physique. Il pensait que lorsque le principe christique serait suffisamment éveillé dans le cœur des hommes, on pourrait dire que le Christ est présent dans le monde. Ce n'est que l'un des aspects de la réapparition du Christ. Les personnes qui suivent R. Steiner ont fermé leur esprit à toute possibilité de réapparition du Christ lui-même, en tant qu'homme physique dans le monde, accompagné d'une quarantaine d'autres Maîtres. Elles ont rendu un mauvais service à notre cause.
L'homme de New York n'y croit pas, celui de Genève non plus, celui de Darjeeling est encore endormi, la personne de Tokyo est une femme qui croit être elle-même le Christ, ils ne font donc pas un très bon travail. Ce n'est pas la faute de la Hiérarchie, car elle se contente d'offrir l'opportunité de servir. C'est au disciple de prendre suffisamment conscience des implications de tout ceci. Les Maîtres ne vous racontent pas une histoire qu'ils savent devoir s'avérer fausse. Mais nous devons agir. Nous devons « faire du bruit » pour faire comprendre aux gens que tout ceci est en train d'arriver et créer ainsi le climat d'espérance et d'attente nécessaire, et redonner espoir à l'humanité qui est si désespérée. Les hommes doivent croire à l'avenir, et rien ne leur donne autant d'espérance que l'idée de la réapparition du Christ, ou de l'imam Madhi, ou de Maitreya Bouddha, ou de Krishna. Cette idée les réconforte et soulage leur anxiété et leur tension.

Q. Si j'ai bien compris, le fait que le Christ reviendrait dans le monde était connu de la Hiérarchie depuis 350 ans. Elle savait que ce serait par adombrement et ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, qu'elle décida que le Christ reviendrait en personne. Est-ce exact ? (Europe)
R. Elle le savait depuis plus de 500 ans. La décision est venue de Maitreya lui-même.

Q. Rudolf Steiner n'aurait-il pas pu savoir ce que les Maîtres savaient depuis 500 ans ? (Europe)
R. Peut-être, mais c'était un chrétien mystique. Il n'était pas vraiment ésotériste. Les disciples de Steiner pensent qu'il savait tout sur tout, mais ce n'était pas le cas en ce qui concerne la réapparition du Christ.

Q. Il avait raison sur le fait qu'ils étaient deux, Jésus et Maitreya. Il n'utilise pas le nom de Maitreya mais celui du Christ dans ses ouvrages. (Europe)
R. Oui, mais il ne croit pas en Maitreya. Il croit seulement que c'est le principe christique qui est descendu sur Jésus. Mais celui-ci est descendu sur Jésus du fait de l'adombrement. R. Steiner est un vrai chrétien. C'est très bien, mais il a induit en erreur nombre de personnes et fermé leur esprit par son dogmatisme.

Q. Vous avez déclaré dans votre conférence que l'autosatisfaction était un signe de séparation, une sorte de narcotique ou d'anesthésie. (Etats-Unis)
R. Je n'ai rien dit de cela. J'ai dit que c'était la racine de tout le mal. Selon Maitreya, l'autosatisfaction est la racine de tout le mal, car elle vient de notre sentiment de séparation. C'est le mal de l'autosatisfaction.

L'humanité est prête à accueillir Maitreya

Q. Qui sont les 1,5 milliard de personnes prêtes à accepter les idées de Maitreya ? Faites-vous référence aux plus pauvres d'entre les pauvres ? (E-U)
R. Je fais référence à tout le monde. Maitreya a dit, il y a longtemps, dans un ouvrage de l'Agni Yoga : « Il fut un temps où dix hommes justes pouvaient sauver le monde. Puis vint un temps où dix mille ne suffisaient pas. J'en appellerai un milliard. » Il y a cinq ou six ans, j'ai demandé à mon Maître : « Maitreya a-t-il son milliard d'hommes ? » Il a répondu : « Un milliard et demi. » Je fais référence à ce milliard et demi et c'était il y a quelques années. Il s'agit donc d'un milliard et demi, et plusieurs millions depuis.

Q. En fait nous ne sommes pas si nombreux. (Etats-Unis)
R. Il ne s'agit pas de vous, je sais que je peux compter sur vous. Je fais référence à ceux qui sont prêts à recevoir Maitreya, ceux qui verront en sa venue la réponse à leurs prières, à leurs besoins. Ils seront nombreux parmi les pauvres, ceux qui meurent de faim dans le monde.

Q. Maintenant qu'un milliard et demi de personnes sont prêtes à recevoir le message de Maitreya, est-il exact qu'il n'existe aucune autre condition qui empêche Maitreya d'apparaître en public ? (Etats-Unis)
R. Oui, c'est vrai. Rien ne peut empêcher l'apparition de Maitreya en public.

Q. Combien y a-t-il d'initiés de troisième et quatrième degré aux Etats-Unis ? (E-U)
R. Je ne répondrai pas à cette question, bien qu'il me soit possible d'obtenir la réponse. Elle met en effet l'accent, une fois de plus, sur les Etats-Unis. Vous devez apprendre à oublier un peu les Etats-Unis. Vous considérez les Etats-Unis comme une extension de vous-mêmes. Le monde est la véritable extension de vous-mêmes.
Nous vivons dans un monde où il y a environ 865 000 initiés du premier degré, environ 250 000 initiés du deuxième degré, entre 2 000 et 3 000 initiés du troisième degré, 450 initiés du quatrième degré et 63 Maîtres.

Le libre arbitre

Q. Vous avez parlé de leaders dans différents domaines qui ont été en contact avec Maitreya et les Maîtres et ont été préparés par lui. Pourquoi leur travail n'est-il pas plus évident dans la situation actuelle ? (Europe)
R. Je me demande si ce que vous dites est exact. Dans quelle mesure vous attendez-vous à ce que ce soit évident ? Quel est le domaine de votre recherche ? Je ne sais pas ce que vous attendez. Il y a des hommes et des femmes dans le monde entier qui savent, comme nous le savons, que Maitreya est présent dans le monde et pour quelle raison. Il se peut qu'ils ne connaissent pas tout le contexte ésotérique, mais ils savent qu'un grand Instructeur est présent dans le monde et qu'il pourrait, de leur point de vue, être le Christ. Ils savent qu'il a des idées très explicites sur la nécessité pour l'humanité de changer et dans quelle direction, et qu'eux-mêmes peuvent se rendre utiles en influençant la direction de ce changement. Ils savent tout cela, mais ils ne vont pas l'écrire dans les journaux.
Ils ne résident pas nécessairement en France, ou en Allemagne, ou aux Pays-Bas. Ils peuvent se trouver en Amérique du Sud ; il en existe en fait en Amérique du Sud. Ils peuvent se trouver en Chine ; il en existe effectivement en Chine et également en Russie. Nous, Européens, avons tendance à penser que tout ce qui est important se passe en Europe, tout comme les Américains pensent que l'Amérique est l'endroit où tout arrive. Il n'en est rien,
naturellement. Certaines choses, les pires comme les meilleures, se produisent effectivement aux Etats-Unis et en Europe, mais beaucoup de ce qui présente de la valeur pour l'humanité, le genre de chose qui d'après vous n'est pas évident, devient en fait de plus en plus évident et prend de plus en plus d'ampleur dans certains pays comme en Amérique du Sud, en Chine, en Russie. Il existe une volonté de changement dans tous les domaines, et l'on voit apparaître sur le devant de la scène, dans plusieurs Etats d'Amérique du Sud et ailleurs dans le monde, non pas le vieux style de leader communiste révolutionnaire, mais un nouveau type de leader démocratique de gauche, tourné vers le peuple. C'est une manière d'agir plus saine que celle de la vieille oligarchie, désormais moribonde, des zones d'influence soviétique, tant à l'Est qu'à l'Ouest.
La démocratie est une réalité et c'est le mode de vie sociale préféré des Maîtres. Eux-mêmes ne travaillent pas exactement comme une démocratie. La Hiérarchie, comme son nom le suggère, est effectivement une hiérarchie. Les Maîtres acceptent ouvertement, par exemple, que Maitreya en sache davantage qu'eux, car il est plus évolué, plus vieux, et possède une conscience des différents aspects du cosmos que ses disciples immédiats n'ont pas, même si ce sont des initiés du sixième degré. C'est une hiérarchie et ils considèrent comme allant de soi que quelqu'un de plus évolué possède un éventail plus large et plus profond de connaissance et de sagesse, en raison de la nature même de sa conscience. Cependant, ils travaillent de manière démocratique dans la mesure où chaque Maître prend en charge un certain ensemble de tâches et les mène à bien, selon sa propre conscience. Il est responsable de son propre domaine de travail ou d'enseignements et il a le droit démocratique d'exposer son point de vue lors des rencontres collectives de la Hiérarchie où toutes les idées sont discutées et évaluées.
Nous trouvons difficile d'accepter une vue hiérarchique de la vie, d'accepter les différences entre les gens. Des nations comme les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, par exemple, qui sont très démocratiques, trouvent réellement déplaisante l'idée qu'il existe une Hiérarchie, des gens qui sont des Maîtres. Ils croient toujours que les Maîtres nous disent ce que nous devons faire.
Comme je me suis donné du mal pour l'expliquer au fil des années, les Maîtres ne sont nullement là pour nous dire ce que nous devons faire. Les Maîtres se contentent de conseiller et d'enseigner en nous révélant les résultats de nos actions. Si nous accomplissons telle action, tel sera inévitablement le résultat, si nous accomplissons telle autre action, il en résultera quelque chose de tout à fait différent, sans doute préférable. Ils nous laissent ainsi le choix. Si nous faisons preuve d'intelligence, nous tenons compte de leurs avis. Ils mettent en lumière les résultats des différentes actions que nous pouvons accomplir. Cela facilite beaucoup les choses, lorsque vous avez une décision à prendre, d'avoir un Maître, un Instructeur, un Guide qui vous dise que si vous faites ceci, tel sera le résultat, et que si vous faites cela, le résultat sera totalement différent. Vous pouvez alors voir quelle direction vous souhaitez prendre. Le choix vous appartient ; vous jouissez du libre arbitre. Je ne peux être plus explicite.
Nous ne comprenons pas réellement ce qu'est le libre arbitre. Nous en avons une compréhension superficielle, mais nous n'en saisissons pas vraiment toute la profondeur. Nous ne comprenons pas non plus la raison pour laquelle il est impossible pour les Maîtres de l'enfreindre. Le libre arbitre est l'élément de notre nature qui rend l'évolution possible. Sans libre arbitre nous n'évoluerions pas.
Les Maîtres sont chargés du Plan de l'évolution, ils sont donc impliqués dans l'évolution, et l'évolution humaine en fait partie. S'ils enfreignaient notre libre arbitre, qui est fondamental pour notre évolution, ils mettraient un terme à leurs propres actions et un terme à toute évolution de l'humanité – cela n'arrivera donc jamais. Nous devons prendre conscience de toute l'importance de ce libre arbitre et ne pas le considérer seulement comme quelque chose auquel nous nous accrochons, même lorsque nous savons que nous agissons de manière erronée.
Quelqu'un arrive, un instructeur par exemple, quelqu'un qui connaît les réponses, qui a foulé le même sol que vous, et qui sait que si vous faites ceci, cela arrivera, et qui vous le dit. Si vous considérez qu'il s'agit d'une atteinte à votre précieux libre arbitre, vous n'allez pas bénéficier de cet avis.
Je connais des gens qui n'accepteront pas le fait de la présence des Maîtres dans le monde, même lorsque ceux-ci agiront ouvertement. Ils n'accepteront pas les conseils de la Hiérarchie car ils ont l'esprit démocratique et n'accepteront aucune forme de supervision hiérarchique s'ils ont l'impression qu'il s'agit d'une supervision sur leur droit à être eux-mêmes, et sur leur droit à la démocratie. C'est une obsession par rapport à la démocratie. Ils ont élevé la démocratie à un niveau d'importance très élevé dans notre vie sociale et ils l'ont déifiée. Ils en ont fait une idéologie qui met une barrière autour d'eux, si bien qu'ils ne peuvent grandir. Ils ne peuvent accepter quelque chose de plus élevé que leur démocratie.
Ils ne sont que des hommes et des femmes et ils sont limités, comme le sont tous les hommes et toutes les femmes, par leur niveau d'évolution. J'ignore quel est le niveau moyen d'évolution des politiciens intelligents qui gouvernent dans le monde. Je dirais quelque chose comme 1, 4 ou 1, 35. C'est insuffisant. Ils fonctionnent sur le plan astral ; ils ne sont pas polarisés sur le plan mental. Ils ne peuvent prendre des décisions objectives et donc ils sèment le désordre.
Vous découvrirez que ceux que Maitreya et les Maîtres ont entraînés ont atteint le degré 1,5 ou davantage et que quelques-uns sont même des initiés du second degré, travaillant d'un niveau plus élevé. Ils peuvent voir les choses de manière plus objective. Il se pourrait qu'ils soient encore fanatiques et plongés dans leur idéologie particulière, mais ils auront un sens plus vaste de l'ensemble. Ils feront preuve de davantage de tolérance dans les choses qui importent, même s'il s'agit de fanatiques chrétiens, ou musulmans, ou autres.

Les nations – les peuples et leurs dirigeants

Q. Je trouve intéressant qu'un pays comme l'Allemagne ait pu en moins d'un demi-siècle aller d'un dirigeant néfaste comme Hitler, à l'élection d'un dirigeant comme Willy Brandt, l'homme qui a dirigé la commission qui est parvenue à un véritable consensus en ce qui concerne l'élaboration d'un projet économique modèle pour l'avenir. Est-ce un exemple de la manière dont l'humanité peut aller d'un extrême à l'autre en prenant une direction positive ?
R. C'est certainement un exemple. Je ne sais pas si l'on peut en faire l'exemple que vous suggérez. C'est extraordinaire qu'il y ait eu Hitler et pas très longtemps après qu'il y ait eu en Allemagne Willy Brandt. W. Brandt fut élu. Hitler ne fut pas correctement élu – il y eut une manipulation. Il ne fut pas élu par le peuple. Willy Brandt était un initié du troisième degré et Maitreya lui demanda de créer le Rapport Brandt. Willy Brandt fut élu dirigeant par un processus démocratique, c'était un démocrate. Il démissionna alors que ce n'était pas nécessaire, à la suite d'une affaire pas claire concernant un subordonné et dont il endossa la responsabilité. Ce fut une grande perte pour l'Europe, une réelle perte pour le monde.
Il fut contacté par Maitreya très peu de temps après que celui-ci vienne dans le monde. Maitreya est arrivé à Londres en juillet 1977 et il a contacté Willy Brandt en novembre 1977. Il lui suggéra de réunir un comité d'économistes représentant tout un éventail de points de vue différents, de l'extrême gauche à l'extrême droite, des hommes et des femmes éminents venant d'autant de pays que possible. Il rassembla ce comité, et ses membres parvinrent par consensus au projet qui fut publié sous le nom de Rapport de la Commission Brandt. Ce rapport recommandait rien moins que le partage des ressources et la reconstruction de notre système économique – une réalisation immense. C'est une grande perte pour le monde que Willy Brandt ne soit pas resté au pouvoir en Allemagne.
Hitler a dominé l'Allemagne à partir de 1933 jusqu'à la fin de la guerre, en 1945. Il l'a dominé à cause du pouvoir exercé sur lui par deux membres de la loge noire qui, tour à tour, ont littéralement pris possession de son corps, et l'ont obsédé pendant toute cette période. Ce mal n'était pas celui de l'Allemagne, même si, de toute évidence, la même chose n'aurait sans doute pas pu se produire dans un autre pays. Cela n'est pas arrivé en France, ni en Grande-Bretagne, ni aux Pays-Bas. C'est arrivé initialement en Italie avec Mussolini. C'est la raison pour laquelle les puissances de l'Axe se sont réunies. Hitler, Mussolini et le groupe de militaristes du Japon ont créé une force à trois pointes, un triangle. L'énergie s'est déversé à travers ce triangle qui fut potentialisé par les forces noires. Les Maîtres de la loge noire connaissent ce genre de chose aussi bien que les Maîtres de la loge blanche. Mais
ils les utilisent dans des buts différents.
L'Allemagne, en tant que nation, est très jeune et, de ce fait, ses habitants ont une réponse très astrale à l'égard de la vie, comme c'est le cas aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays. Si l'Allemagne avait été une nation plus vieille, l'ascension d'Hitler n'aurait, sans doute, pas été acceptée. Je ne dis pas que cela ne serait pas arrivé, mais que cela aurait fort bien pu ne pas arriver. L'immaturité d'une nation donne à de tels hommes l'opportunité d'émerger et de prendre le pouvoir. Lorsqu'existent des systèmes établis depuis plus longtemps, et reposant sur un équilibre des pouvoirs, ce genre de situation n'a pas tendance à se produire.
Je ne pense pas qu'il y ait un corollaire entre Hitler et Willy Brandt, comme la question le suggère, car ce qui se passe en réalité, c'est qu'il faut que le pays soit prêt pour l'émergence de personnages comme Willy Brandt. Si un pays est prêt à faire quelque chose, les personnalités capables de l'accomplir émergent. C'est un fait occulte que, dans toute période de l'Histoire, des âmes viennent en incarnation avec la capacité de régler les problèmes de l'époque. Des êtres arrivent, entraînés et prêts à répondre aux problèmes et à guider fermement l'humanité vers l'avant.
Du point de vue des Maîtres, le développement de l'humanité est plutôt régulier. Nous voyons les hauts et les bas. Pour les Maîtres, les guerres de 1914 à 1945 sont une seule guerre d'importance majeure qui a permis aux Maîtres de venir. Maitreya a annoncé sa venue en 1945, à cause de la défaite des forces du mal, les seigneurs de la matérialité, comme les Maîtres les appellent. La défaite des seigneurs de la matérialité a rendu possible pour la Hiérarchie la reprise de son travail sur le plan physique avant le calendrier prévu.

Q. Comment Maitreya est-il apparu à Willy Brandt ? Fut-il conscient de l'identité de Maitreya ? (E-U)
R. Oui, il savait qui il était et il fit le travail demandé. C'était un initié du troisième degré et il savait ce qui se passait.

Q. Existe-t-il toujours une convergence de vue entre les dirigeants d'un pays et ses habitants, déterminant le choix d'agir ou de ne pas agir face à un problème donné ? Y a-t-il jamais eu une époque où les dirigeants potentiels existaient, mais n'avaient pas à leur disposition les personnes possédant les qualités nécessaires pour mettre en œuvre leurs idées, ou vice versa – les personnes adéquates existaient mais pas les dirigeants ? (E-U)
R. Ce n'est pas exactement comme cela que les choses se passent, vous avez souvent les dirigeants mais pas le soutien nécessaire pour un gouvernement démocratique. Les dirigeants existent mais le pays est jeune, immature sur le plan politique et pas assez conscient. Les dirigeants deviennent alors des dictateurs comme Napoléon, qui transforma l'Europe et créa des Etats qui n'existaient pas auparavant.

Q. Le président Bush a déclaré : « Ce serait plus facile si c'était une dictature, dans la mesure où je serais le dictateur ». Ses gaffes sont très révélatrices. (E-U)
R. En effet. Je suis sûr que c'est vrai.

Q. Le monde attend que l'âme des Etats-Unis se manifeste. Cette manifestation viendra-t-elle exclusivement à travers les initiés américains ou à partir des masses dans un avenir proche ? (E-U)
R. Elle viendra à travers les initiés. L'âme d'un pays se manifeste toujours à travers les initiés de ce pays. Des masses vient l'expression de la personnalité. La personnalité des Etats-Unis est de sixième rayon, le rayon de l'idéalisme abstrait ou de la dévotion. Les Américains sont vraiment attachés à leurs propres idéaux. L'idéal de liberté est probablement leur plus grand idéal, tout au moins celui dont nous entendons le plus parler. Mais nous n'entendons guère parler de justice, car l'idée de justice ne colore pas la conscience des masses américaines.
Les Etats-Unis ont élevé le concept de liberté à un degré qui, à mon avis, n'a plus rien à voir avec celle-ci. C'est la liberté de faire ce que vous voulez, sous n'importe quelles conditions, sans aucune restriction. Si l'on gratte un peu, on trouve chez tout Américain ce puissant sixième rayon, prêt à balayer le moindre obstacle en travers de sa route. Pour lui, il ne s'agit pas d'une voie erronée, mais de la voie de son propre idéal et c'est cela la liberté.
Le président des Etats-Unis a déclaré que la liberté des Américains était menacée par un petit Etat nommé Irak. Celui-ci n'avait pas d'armes de destruction massive. Comment l'Irak pouvait-il menacer les Etats-Unis ? Tout cela est absurde. Je ne peux comprendre comment tant d'Américains ont pu se laisser prendre par les affirmations de leur gouvernement selon lesquelles d'une manière ou d'une autre, l'Irak, qui n'avait pas d'armes de destruction massive, était une menace pour les Etats-Unis. Il n'a jamais été une menace pour les Etats-Unis. Rien ne pourrait me persuader que l'Irak était une menace pour les Etats-Unis. Il pouvait être une menace pour le Koweït, une menace pour les Kurdes certainement, une menace à nouveau pour l'Iran, peut-être, bien que j'en doute. L'Irak pouvait être une menace pour la Syrie s'il l'avait voulu. La Syrie est probablement le seul pays pour lequel l'Irak pourrait être une menace, d'autant plus que les deux pays ont une frontière commune. La Syrie ne possède pas d'armes de destruction massive à proprement parler. Croire que l'Irak était une menace pour les Etats-Unis est croire à un non-sens. En ce qui concerne Tony Blair, persuader le peuple britannique et un tiers de son parti que la Grande-Bretagne était menacée par l'Irak est un également un total non-sens. Ce n'est absolument pas vrai.
La liberté a été élevée à une position telle que ce n'est plus de liberté que vous parlez. La liberté est l'un des besoins humains primordiaux. Sans liberté, il n'y a pas de vie réelle. C'est une grande qualité divine, mais il y a aussi la justice. Il ne peut exister de liberté sans justice, ni de justice sans liberté.
Le « mythe » américain de la liberté est basé sur le fait que les masses américaines croient en ce qu'elles appellent la liberté, mais de toute évidence ne croient pas à la justice. J'ai découvert que, dans l'esprit américain, la justice est l'équivalent du système légal. Vous êtes très concernés par la légalité. Le système légal est très développé aux Etats-Unis. Ce système me paraît très curieux sous certains aspects, très avancé sous d'autres. Mais il n'a rien à voir avec la justice, si ce n'est la justice légale. La justice est quelque chose d'autre. La justice a trait aux justes relations, tout comme la liberté. L'une ne peut exister sans l'autre.
Les masses qui composent la personnalité des Etats-Unis réussissent à faire en sorte que la liberté soit considérée comme une nécessité primordiale pour tous les peuples, et l'idée de justice vient loin derrière jusqu'à être presque absente. Vous avez 275 millions d'habitants dans ce pays et 44 millions d'entre eux n'ont pas accès aux soins de santé. C'est incroyable. Bon nombre d'Américains ne peuvent se permettre d'aller chez le médecin, d'accéder aux soins et aux prothèses dentaires si nécessaire, ont peur d'être malades car ils devront s'absenter de leur travail et ne toucheront aucune compensation de salaire. C'est une honte.
C'est la raison pour laquelle, parmi les priorités de Maitreya, figurent une nourriture suffisante, un logement, l'accès aux soins de santé et le droit à l'éducation. Ce sont les priorités essentielles pour tous les peuples, une évidence, un droit humain. Elles figurent également dans la Charte des Nations unies, qui fut rédigée en grande partie par le président F. D. Roosevelt. Vous savez tout cela et cependant aucun accent n'est mis dans la pensée américaine sur le concept de justice. Les Américains savent ce que signifie l'égalité et cela ne leur plait pas. Ils l'appellent communisme ou socialisme.
Maitreya dit qu'aucune nation ne peut fonctionner avec une seule roue. Si vous considérez une nation comme une charrette, elle doit avoir deux roues, sinon elle n'avancera pas. Si elle possède une roue unique et que cette roue soit le capitalisme, elle n'avancera pas. Si cette roue est le socialisme, elle n'avancera pas non plus. La seule chose qui puisse faire que la charrette, c'est-à-dire votre structure politique et économique, fonctionne correctement est d'avoir le meilleur du socialisme et le meilleur du capitalisme. Les Maîtres conseillent comme meilleure proportion 70 % de socialisme et 30 % de capitalisme.

Faire l'expérience de Maitreya et des Maîtres

Q. Pouvez-vous expliquer pourquoi le détachement est si important ? (Europe)
R. Je dirais que la question du détachement est primordiale pour comprendre le rôle des groupes dans la présentation de cette information, et également en ce qui concerne le travail effectué par chacun selon ses capacités, intérieurement et extérieurement, dans le but d'apprendre à être détaché sans être isolé. C'est, à mon avis, la clé permettant de comprendre ce que j'ai dit au sujet de Maitreya, dont le cœur est chargé de toute l'angoisse, de toute la peine et la souffrance, de toute la misère, toute la déception, tous les désirs de milliards d'hommes, et qui, en même temps, est capable de se montrer drôle, joyeux à l'extrême, spontané dans ses relations avec les gens qu'il rencontre dans la rue.
Dans une expérience relatée dans un numéro de Share International, par exemple, une américaine réalisa qu'on lui demandait pour la troisième fois 65 cents.  Elle commença à être légèrement ennuyée, car la première fois elle avait donné de bon cœur, la seconde fois elle l'avait fait avec un peu plus de résistance, mais cette fois-ci elle dit : « Pourquoi est-ce toujours 65 cents ? » Soixante-cinq cents est une somme spécifique, mais elle ne correspond à rien, si ce n'est peut-être à un timbre de 65 cents. Maitreya déclara (car c'était lui qui demandait 65 cents) : « C'est un don de Dieu. » « Soixante-cinq cents, un don de Dieu ? », répliqua-t-elle. « C'est en fait soixante-dix cents », répondit-il. Elle fut si amusée par la réponse rapide qu'elle lui remit, elle ne dit pas combien, mais au moins 65 cents.
Elle réalisa alors qu'il lui donnait l'opportunité de donner, d'apprendre à donner. Bon nombre d'Américains, à mon avis, donnent facilement. Ils ont énormément de générosité, mais un nombre presque équivalent d'entre eux, et ceci s'applique également au reste du monde développé, sont à la fois généreux et plutôt « stingy » (pingres). Stingy est un mot anglais qui signifie : n'aimant pas se départir de son argent, particulièrement en faveur d'un étranger qui vous demande 65 cents pour la troisième fois. Maitreya fit comprendre à cette femme que cette opportunité de donner, ne serait-ce que 65 cents, était un don. Ce don devient aux yeux de Dieu un don de soi-même.
Je pense que les gens ne comprennent pas suffisamment cette qualité que les Maîtres possèdent en une telle abondance. C'est la générosité du cœur, de l'esprit. Les Maîtres comprennent que donner est divin. Si quelqu'un a besoin qu'on lui donne quelque chose, c'est un geste divin de le lui donner. Maitreya semble revenir constamment sur ce point, en se présentant à maintes reprises comme un mendiant, demandant 65 cents ou deux dollars.
Un jour il m'a demandé deux dollars. Il apparut devant moi à Berkeley, en Californie sous les traits d'un jeune homme bien habillé, qui semblait ne pas avoir particulièrement besoin de deux dollars. Il me dit que c'était pour acheter de l'essence pour sa camionnette. Je regardai du haut jusqu'au bas de la rue et je ne vis aucune camionnette. Cela ne me gênait pas du tout de lui donner deux dollars, mais je pensais en lui donnant cet argent que cela pouvait difficilement être pour sa camionnette. Combien d'essence peut-on avoir pour deux dollars ?
Une autre fois, il était vêtu comme une vieille paysanne, venant de débarquer dans nos murs. Elle était avec sa fille, âgée d'une dizaine d'années, qui pleurait et reniflait et avait un air pitoyable. C'était dans le métro et il n'y avait pas âme qui vive dans le wagon, mais elle était là pour mendier. Dès que j'entrai, elle me dit : « Pouvez-vous me donner un peu d'argent ? » N'ayant pas de monnaie, je lui donnai une somme assez importante, plus que l'on ne donne généralement à un mendiant. Elle me remercia à peine. Elle se contenta de prendre le billet et de le glisser quelque part dans ses vêtements. Elle portait de nombreux vêtements en couches superposées. Elle avait l'air d'une gitane ou d'une paysanne. Je la trouvais plutôt déplaisante – elle avait le nez saillant et le regard perçant et un air grincheux. Elle prit mon billet d'un geste brusque et mécanique. Sa fille était assise là en train de pleurer. « Pourquoi est-elle en train de mendier dans un wagon vide ? Elle n'obtiendra pas grand chose, me disais-je. Combien de gens vont-ils monter ? » Mon Maître me dit alors : « Ne sois pas sévère à son égard, car elle a une vie terrible, une vie réellement terrible. Elle est mariée à un homme qui boit et qui l'envoie avec sa fille prendre un ticket de métro. » (Si vous avez un ticket, vous pouvez voyager du début jusqu'à la fin de la ligne et refaire le trajet en sens inverse toute la journée. Vous pouvez le faire aussi longtemps que vous ne descendez pas à une station pour remonter à une autre. C'est ce qu'elle faisait.) Et il ajouta : « Elle doit mendier de l'argent dans le métro. Elle a une vie terrible. Elle et sa fille sont obligées de le faire, et si elles rentrent le soir avec un peu d'argent, le mari le prend et va le dépenser au pub. Si elle ne rapporte pas suffisamment d'argent, il pense qu'elle a traîné ou dormi dans le métro, et il la bat, et le lendemain elle est à nouveau dehors. C'est une vie terrible, ne sois pas sévère à son égard, n'attend pas de sourires. » Il fallut longtemps, un an ou davantage peut-être, pour que je réalise que cette personne était Maitreya et sa fille le Maître Jésus. Ce que Maitreya voulut m'enseigner, je ne sais pas, une certaine forme de tolérance sans doute, car le Maître en fit tant que j'étais pratiquement en larmes. Cette femme vivait dans des conditions si terribles ! Mais, en fait, il s'agissait de Maitreya. Tout cela n'avait rien de réel. C'était simplement une histoire !





La voix des peuples

Home Le pouvoir du peuple mondial

Source : BBC News, G.-B.

Mary Robinson, présidente du Mouvement pour une mondialisation éthique, a fait ressortir les « dures réalités de la pauvreté » dans une interview accordée à la BBC, au « Programme de 16 h ». Dans un discours prononcé au Mozambique en mars 2005, l'ancienne présidente de la République d'Irlande et haut-commissaire aux Droits de l'homme à l'Onu, a déclaré  : « La pauvreté représente la plus grave aliénation des droits de l'homme. Elle prive l'homme de ses droits et de sa dignité. Quand vous vivez au jour le jour, vous êtes inquiet de savoir de quoi sera fait votre prochain repas, et comment vous procurer les médicaments pour un enfant mourant. Une commission africaine doit apporter des changements positifs à cet état de fait. 

En 2005, nous allons voir arriver au pouvoir les peuples du monde, et les politiques vont devoir se mettre à l'écoute des milliers de gens dans le monde qui disent « C'en est assez ! » Le tsunami a touché, comme dans la Bible, les riches comme les pauvres. Cette année doit être celle d'un tsunami politique. Tout va changer. »




Home Le pouvoir du peuple en Irlande du Nord

Source : The Independent, Grande-Bretagne

La mort de Robert Mc Cartney dans une rixe survenue dans un pub de Belfast en Irlande du Nord, en janvier 2005, a été la cause d'une remarquable mobilisation du pouvoir du peuple contre les organisations paramilitaires qui ont perpétré cette attaque, contraint au silence les témoins, et nettoyé le bar avant l'enquête médico-légale.

Déjà un hold-up de 26 millions de livres sterling dans une banque en décembre 2004 avait soulevé la colère de la population contre la criminalité croissante de l'IRA que la police soupçonnait être à l'origine de cette affaire.

Mais ce fut la première fois que la communauté républicaine, qui faisait jusque-là confiance à l'IRA pour assurer sa protection, a dénoncé la violence de ses membres. Les cinq courageuses sœurs de la victime (qui votaient pour le Sinn Fein) ont été rejointes par des centaines d'habitants de la région dans des manifestations qui se tinrent en permanence dans le quartier de Belfast résolument catholique du Short Strand.

La campagne Mc Cartney pour la justice a obligé l'IRA à exclure trois de ses membres, et Gerry Adams, leader du Sinn Fein, a suspendu sept membres du parti. Il a également donné leurs noms à l'ombudsman de la police (médiateur) et donc à la police, ennemi traditionnel des Républicains. G. Adams parla haut et fort à la Conférence du Parti à Dublin, en mars 2005, contre les meurtriers, mais le Sinn Fein (habituellement lent à réagir, mais de plus en plus sensible à la chute de sa popularité) se voit contraint à prendre ses distances vis-à-vis des actes criminels et des menaces de l'IRA.

 

 




Home Gordon Brown appelle à protester auprès du G8

Source : Metro, The Courrier, Grande-Bretagne.

Le Chancelier de l'Echiquier britannique, Gordon Brown, a demandé à des milliers de contestataires de profiter de la prochaine session du G8 pour exiger la justice pour les pauvres du monde.

Lors de la Conférence du parti travailliste du 6 mars 2005, G. Brown, déjà connu pour son engagement en faveur de l'annulation de la dette des pays émergents, a déclaré que les récits et les spectacles poignants dont il avait été témoin lors de son récent voyage en Afrique, lui avaient fait ressentir comme encore plus urgente l'amélioration des conditions d'existence de ceux qui luttent pour leur survie.

En appelant les citoyens à descendre dans les rues d'Edimbourg, en juillet 2005, pour soutenir les pauvres du monde, il déclara : « Je veux que nous travaillions ensemble pour proposer à Gleneagles le plan anti-pauvreté le plus audacieux, un plan de 50 milliards de dollars pour s'attaquer à la pauvreté dans le monde, et demander aux autres pays de se joindre à nous pour établir – comme nous-même l'avons déjà fait – un calendrier permettant d'affecter 0,7 % de nos revenus nationaux à l'aide au développement des pays les plus pauvres. »

Le G8 doit se réunir les 5 et 6 juillet prochains au terrain de golf de Gleneagles dans le Perthshire (Ecosse). L'organisation anti-pauvreté « Faites de la Pauvreté de l'histoire ancienne » espère attirer 200 000 personnes à la manifestation du 2 juillet à Edimbourg.

 « C'est parce que nous sommes tous frères et sœurs que je vous demande de persuader des milliers de personnes de se joindre aux Eglises et groupes confessionnels, aux syndicats et aux ONG à Edimbourg, juste avant la rencontre des dirigeants des grands Etats du monde à Gleneagles », a déclaré G. Brown, en demandant aux citoyens de manifester pour « leur dire qu'on ne doit plus laisser exister cette souffrance. »

 

 





Courrier des lecteurs

Home En tenue de combat

Cher Monsieur,

En novembre 2004, je rentrai chez moi par le train après notre conférence mensuelle sur la Réapparition. Il était tard et j'étais seule dans le wagon. Quelques minutes plus tard, deux jeunes femmes montèrent. Elles portaient des vestes de cuir, des bottes au bout métallique, des chaînes un peu partout, des piercings, des bracelets cloutés et tout l'attirail du style « heavy metal ». Leur allure était si martiale que je ne pus m'empêcher de me sentir anxieuse lorsque l'une d'elles vint s'asseoir à ma droite et l'autre en face de moi. Cependant lorsqu'elles commencèrent à parler entre elles, je réalisai qu'elles étaient inoffensives. J'étais en train de lire un livre et j'avais un paquet d'Emerger Mundial (journal l'Emergence en espagnol) et des numéros de Partage international sur les genoux. Au bout d'un moment, la femme qui se trouvait à côté de moi – qui avait des cheveux et des yeux d'un noir de jais, et arborait un petit rasoir à la ceinture – me demanda soudain, en montrant les revues : « Puis-je prendre une de ces brochures ? » – « Bien sûr » , répondis-je et je lui donnai également, ainsi qu'à l'autre femme, deux revues supplémentaires et de la documentation qu'elles acceptèrent avec empressement.

Ce fut le commencement d'une conversation très longue (plus d'une demi-heure) et très intéressante sur les Maîtres et la situation politique et économique dans le monde. Elles étaient très au courant de l'actualité et leurs opinions étaient loin d'être superficielles. Lorsque l'une d'entre elles dit, littéralement, que : « sans partage il ne peut y avoir de justice », une corde vibra en moi. Je répondis que j'étais d'accord avec elles, mais que je pensais également que les changements dans le monde étaient liés aux énergies et aux événements de nature spirituelle et « ésotérique ». Les noms de Maitreya et de Benjamin Creme vinrent alors dans la conversation. « Oh, oui ! Nous avons entendu parler de Benjamin Creme. » – « En fait, dit l'autre femme, nous sommes très intéressées par la guérison. C'est notre principal souci, même si nous travaillons dans l'éducation. Nous nous demandons parfois si l'humanité apprend à trouver sa voie ! »

Elles étaient sympathiques, mais il y avait chez elles quelque chose de très bizarre, et je n'osai m'enquérir de leurs « activités éducatives ». Par ailleurs, le train approchait de mon arrêt, je me levai donc pour enfiler mon manteau et m'en aller. La femme qui se trouvait auprès de moi ajouta : « La plupart des gens ne nous prennent pas au sérieux à cause de la manière dont nous sommes vêtues. » Ce à quoi je répliquai : « Vous habiller dans un style aussi provocateur peut être une manière de montrer que vous n'êtes pas satisfaites de notre société. C'est beau, bien que cela ne soit absolument pas mon style ! » Nous nous mîmes toutes les trois à rire et nous nous dîmes au revoir. En descendant sur le quai, j'entendis la femme aux yeux noirs dire rapidement : « Je suis certaine que nous nous reverrons bientôt et je parie que ce ne sera pas dans ce train qui ne respecte pas les horaires ! » (Chose inhabituelle, le train s'était arrêté très longtemps dans un certain endroit)

Qui étaient ces deux femmes ?

C. F., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune femme » assise près de notre correspondante était Maitreya et la « jeune femme » assise en face d'elle le Maître Jésus.


Home Il faut y aller

Suite du précédent courrier des lecteurs : Une reine africaine

Plus tôt dans la semaine, j'avais assisté à une journée d'installation pour les nouveaux employés de l'hôpital. Le lundi matin, à 8 h 30, j'avais rejoint une foule de gens, emmitouflés dans des écharpes et des bonnets de laine, attendant à l'arrêt de bus dans le froid et la bruine. L'atmosphère était morose et chacun semblait se demander ce qu'il faisait là. Au milieu de la foule je remarquai une femme blonde qui venait vers moi en traînant une fillette récalcitrante. La fillette paraissait âgée d'environ cinq ans, elle avait des nattes, elle était vêtue d'un imperméable et portait un cartable. Elle avait un visage très inhabituel, qui faisait davantage penser à celui d'un adulte qu'à celui d'un enfant. Lorsque la femme passa près de moi, nous fûmes reliées par une sorte d'empathie mutuelle. Elle leva la main vers moi, pas pour dire bonjour, mais plutôt dans un geste de soutien et son regard disait : « Mieux vaut prendre les choses comme elles sont ! » Je me sentis décontenancée et émue. Je commençai à penser au fardeau de travail bien plus dur que le mien que doivent affronter tant de personnes, et à mon premier jour de classe lorsque ma mère eut tant de mal à me persuader de m'y rendre !

La fillette et sa mère étaient-elles des Maîtres ?

G. F., Londres, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus et la « fillette » Maitreya.


Home Une reine africaine

Cher Monsieur,

Le samedi 12 février 2005, à 20 h 30, je me dirigeais vers un arrêt de bus après mon travail. Je venais de reprendre mon travail d'infirmière après une longue interruption et j'étais fatiguée, mais soulagée que cette première journée se soit bien passée. Une grande femme noire se dirigea vers moi et me demanda où se trouvait l'Hôtel de la Maison blanche. Je lui expliquai qu'il se trouvait tout près de mon arrêt de bus et que nous pourrions nous y rendre en bavardant. Elle avait un beau visage énergique et paraissait âgée d'environ trente-cinq ans. Sa voix était chaleureuse, pleine d'exubérance et de joie de vivre. Elle portait un manteau qui lui arrivait aux genoux, avec une large fleur au revers, et des chaussures à talons hauts. Elle avait un accent prononcé. Je lui demandai d'où elle venait. « Du Nigeria », dit-elle. Je lui dis que j'aimerais aller en Afrique. Elle répondit que certains gouvernements étaient corrompus. Je répliquai que les gouvernements étaient corrompus presque partout, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, et nous éclatâmes de rire.

Lorsque nous arrivâmes à l'arrêt de bus, j'avais l'impression que nous étions de vieilles amies en train de parler de l'état du monde. Je déclarai que les gens ayant un travail et de l'argent étaient stressés et qu'il leur manquait la chose la plus importante – le temps – alors que ceux qui n'avaient ni travail ni argent avait tout leur temps. Si nous pouvions partager, nous pourrions tous parvenir à un équilibre entre les choses qui nous sont nécessaires.

Elle commença à me décrire la vie au Nigeria. Elle me parla d'un parent et de sa famille : ils avaient une voiture bonne pour la casse qui venait de Grande-Bretagne et qui était toujours en panne. Le mari travaillait dur pour que les enfants puissent aller à l'école et il rentrait si tard le soir qu'il ne les voyait jamais. La mère devait chaque jour parcourir à pied des kilomètres avec ses enfants pour les conduire à l'école. Lorsque la Nigériane m'en parlait, cela semblait si réel que j'avais l'impression de me trouver là-bas et de vivre cette situation.

Elle dit que sans argent on ne peut faire de projets et que chacun devrait pouvoir en faire. Cela fit résonner une corde en moi car j'avais été récemment à cours d'argent et je ne pouvais faire aucun projet.

Elle m'expliqua que de nombreuses personnes de sa famille comptaient sur l'argent qu'elle leur envoyait pour survivre. Elle ajouta en riant que parfois elle savait qu'ils exagéraient leurs besoins, et se montraient dépourvus de scrupules. Elle expliqua que la même chose se produit avec les gouvernements africains : ils exagèrent leurs besoins et cela corrompt leurs relations avec les gouvernements occidentaux. « Sans équité et sans justice, dit-elle, il y aura toujours de la corruption des deux côtés : la corruption existe partout et nous devons la faire disparaître. » Elle me fit part ensuite d'un vieil adage africain : « Le riche ne peut dormir à cause des gargouillements de l'estomac du pauvre. » Nous nous serrâmes la main en nous disant au revoir et en échangeant nos noms : elle s'appelait Kebi. Je m'assis en haut du bus, le cœur léger et heureuse, et je réfléchis à toute l'importance que cela présente pour chacun d'être capable de faire des projets d'avenir.

La femme que j'ai rencontrée était-elle Maitreya ?

G. F. , Londres, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la Nigériane était Maitreya.


Home Bénédiction du Maître Jésus à Enniscorthy

Colonne lumineuse manifestée par le Maître Jésus sur une photographie prise par B. R., lors du mariage de son fils. Enniscorthy (Irlande).




Home Bénédiction du Jésus à Whitefiel

Bénédiction lumineuse manifestée par le Maître Jésus sur une photographie prise par R. v. d. P. (Pays-Bas) à l’ashram de Saï Baba, à Whitefiel (Inde) à Noël 2000.




Home Bénédiction du Maître Jésus à Brazzaville

Bénédiction de lumière rosée manifestée par le Maître Jésus, devant l’autel de la pièce où une méditation de transmission a eu lieu. Photographie envoyée par L. K., de Brazzaville, (République du Congo).




Home Un regard qui guérit

Cher Monsieur,

Un jour où j'étais perturbée sur le plan émotif, je me suis rendue au temple hindou de Queens, à New York. Je me suis assise en face de la grande statue de Ganesh et très rapidement j'ai laissé libre cours à ma tristesse, ne pouvant retenir mes larmes. Cela a duré quelques minutes, puis j'ai commencé à me sentir mieux et j'ai levé les yeux. Une fillette indienne, mesurant environ soixante centimètres, se tenait devant moi en me regardant fixement. Elle se retournait de temps à autre vers ses parents. Cela avait quelque chose d'apaisant. Elle s'en alla, puis revint quelques minutes plus tard et se tint à nouveau près de moi en me fixant du regard. Soudain j'entendis un bébé pleurer derrière moi. Je me retournai et j'échangeai un regard avec la mère de la fillette, puis avec son père. Ensemble ils me sourirent avec chaleur. Cette expérience a-t-elle impliqué Maitreya ou d'autres Maîtres ?

P. D., Brooklyn, New York, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « père » était Maitreya, la « mère » le Maître Jésus, et la « fillette » un disciple du Maître Jésus.


Home Le porteur de feu

Cher Monsieur,

Un lundi soir, en septembre 2004, après la méditation de transmission, j'étais assise en train de réfléchir à différentes choses, je réalisai que je n'avais eu aucune expérience avec les Maîtres depuis quelque temps et je me demandai s'ils m'avaient oubliée.

Le lendemain, je descendis du bus dans le centre d'Utrecht, je traversai la rue et, au moment où j'arrivais sur le trottoir, je sentis quelqu'un me taper sur l'épaule. Un jeune homme âgé d'environ vingt-huit ans, habillé de façon décontractée me dit d'un air amical : « Hello ! Madame, me reconnaissez-vous ? Je suis celui qui vous a donné du feu hier. » Je répondis que non je ne le reconnaissais pas et que d'ailleurs je ne fumais pas, mais que je m'étais trouvée au même endroit hier car je passe par-là pour me rendre à mon travail. Ce qui me surprit fut le fait qu'il avait dans la main gauche une cartouche d'imprimante vide, identique à celle que j'utilise à mon travail. Dans la main droite, il portait un sac de plastique qu'il mit devant mon visage en disant : « Lorsque vous aurez à nouveau besoin de feu, tout ce que vous aurez à faire, c'est d'en demander. J'ai tout plein de feu pour vous. » Nous nous séparâmes et ce n'est qu'après avoir marché un peu que je réalisai que c'était une rencontre tout à fait extraordinaire et que ce jeune homme était peut-être Maitreya. Je me retournai, mais, bien que l'avenue soit dégagée, il n'était visible nulle part.

Ce jeune homme était-il Maitreya ?

E. B., Blaricum, Pays-Bas

 

Le Maître de B. Creme a confirmé que le « jeune homme » était Maitreya.



Interviews

Home La corruption réduit le potentiel des pays

Interview de Professeur Peter Eigen par Andrea Bistrich

La corruption sévit aujourd'hui dans une soixantaine de pays, et le secteur public est miné par la pratique des pots-de-vin. Cette constatation émane du rapport annuel de Transparency International (TI), qui publie l'Indice de perception de la corruption (CPI) 2004.

Parmi les 146 pays étudiés, 106 ont obtenu une note inférieure à 5 sur 10 (la note 10 indiquant l'absence de corruption). Soixante pays se trouvent en dessous de 3 sur 10, ce qui indique une corruption quasi généralisée. La corruption la plus répandue se rencontre au Bangladesh, en Haïti, au Nigéria, au Tchad, au Myanmar, en Azerbaïdjan et au Paraguay, des pays dont la note est inférieure à 2.

Selon le professeur Peter Eigen : « La corruption dans les projets nationaux de grande envergure est un obstacle majeur au développement durable. Il entraîne une perte importante de financements publics dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la lutte contre la pauvreté, à la fois dans les pays développés et dans les pays en voie de développement. »

Andrea Bistrich l'a interviewé pour Partage international.

Partage international : Qu'est-ce que Transparency International ?
Peter Eigen : Transparency International (TI) est une ONG internationale engagée dans la lutte contre la corruption, basée à Berlin. Nous réunissons la société civile, des entreprises et des gouvernements dans une coalition pour tenter d'infléchir tant la demande que l'offre de corruption. Au niveau international, TI fait un travail d'éducation sur les effets néfastes de la corruption. Nous préconisons certaines réformes politiques, nous encourageons la mise en œuvre de conventions multilatérales et vérifions ensuite leur application par les gouvernements, les entreprises et les banques.

PI. Avec ses 90 délégations dans le monde entier Transparency International est la première ONG internationale de lutte contre la corruption. Vous l'avez fondée en 1993. Qu'est-ce qui vous a motivé à cette époque ?
PE. Pour moi personnellement, ce fut au Kenya que l'idée initiale de Transparency International est née, quand j'ai vu d'un côté l'énorme gaspillage qu'entraînait la corruption, et par ailleurs l'incapacité des institutions internationales comme la Banque mondiale à affronter ce fléau, qui détruit tant de vies. La liste des exemples est longue. En particulier, deux projets au Kenya, le barrage de Turkwell et le programme de déviation des eaux de pluie à Mzima, m'ont convaincu de m'engager dans la lutte contre la corruption. J'ai alors quitté la Banque mondiale et fondé TI.

PI. La corruption semble être répandue plus ou moins tout autour de la planète. Qu'est-ce qui, d'après vous, corrompt les gens ?
PE. La corruption remonte à des temps très anciens, mais elle se retrouve plutôt dans des sociétés où il n'y a pas de règles transparentes et équitables, avec des mécanismes assurant leur application, et là où les citoyens ordinaires et les commerçants ne trouvent pas les conditions permettant de conduire les affaires dans une saine concurrence. C'est lorsqu'il n'y a ni égalité des chances ni transparence dans l'application de la loi que la corruption se développe le plus.
Dans les pays où la transparence est bien ancrée dans la culture – où règnent la liberté et où les systèmes d'information sont bien développés –, la corruption est bien moins forte. Il faut qu'il y ait une volonté politique et une éthique du service public (ceci s'applique aussi de nos jours au secteur privé, car la vie d'une entreprise a des retombées sur ses employés, ses clients, ses actionnaires et bien évidemment sur les communautés au sein desquelles elle opère). Si les politiques volent l'argent des coffres de l'Etat, ils perdent la confiance du public, et il devient très difficile de contrer la corruption en l'absence de protestation du public et d'un changement de dirigeants.

PI. L'Indice de perception de la corruption (CPI) de Transparency International classe les pays en fonction du degré de perception de la corruption régnant au sein de leurs fonctionnaires et dirigeants. Pourquoi le CPI est-il basé seulement sur des perceptions ? Et les perceptions de qui ?
PE. Il est difficile d'établir des niveaux comparatifs de corruption dans différents pays à partir de données empiriques, par exemple en comparant le nombre des procès en justice. Cette méthode pourrait refléter aussi bien la qualité des investigateurs et des plaignants que le niveau réel de corruption. La meilleure méthode dont nous disposions pour rassembler des données comparables, est donc de s'attacher à l'expérience et aux perceptions de ceux qui sont directement confrontés à la réalité de la corruption dans un pays donné. Le CPI de TI est un indice composite, qui se réfère à des sondages d'opinion dans les milieux d'affaires et à diverses études conduites dans le monde entier par des experts résidants dans les pays concernés.

PI. Le CPI est-il une mesure fiable du niveau de corruption d'un pays ?
PE. Les diverses études qui constituent le CPI se concentrent sur les niveaux de corruption dans le secteur public, en définissant la corruption comme l'abus d'un poste public pour un profit personnel. Il existe une corrélation forte entre les résultats de ces différentes études et l'opinion des gens du pays ou des expatriés, mais il y a aussi des cas où le CPI indique un manque de consensus et ne donne pas une idée claire du niveau réel de corruption, et ceci est indiqué par l'indice de fiabilité sur les résultats, que nous publions aussi. Le CPI est en fait une enquête permanente sur trois années, ce qui permet d'éviter les variations temporaires. Cela implique qu'il faudra quelques années pour qu'une modification sensible des niveaux de corruption apparaisse dans le CPI.

PI. Y a-t-il un pays dans le monde qui soit exempt de corruption ?
PE. La corruption se retrouve partout et, naturellement, il est important de garder présent à l'esprit que celui qui offre un pot-de-vin dans un pays est souvent le représentant d'une société étrangère, et donc l'évaluation du niveau de corruption d'un pays doit tenir compte de la propension de ses entreprises à corrompre à l'étranger. TI a fait un sondage sur les payeurs de pots-de-vin en 2002 pour déterminer la propension des entreprises de 21 pays exportateurs à offrir des pots-de-vin sur les marchés émergeants. L'Australie s'est classée comme le pays le moins corrupteur, avec un score de 8,5 sur 10, et la Russie bon dernier avec un score de 3,2 sur 10.
Le CPI montre que la Finlande est le pays qui est perçu comme le moins corrompu des 146 pays étudiés. Dans l'ensemble, les pays nordiques apparaissent en effet comme les moins corrompus – ce qui résulte principalement d'une culture de transparence dans laquelle œuvrent leurs gouvernements, et d'un très large accès de leurs populations à l'information.

PI. Quels sont les pays qui ont le plus progressé en 2004 ? Et avez-vous des exemples de pays qui ont reculé ?
PE. Des progrès ont été observés entre 2003 et 2004 en Autriche, au Botswana, dans la République Tchèque, au Salvador, en France, en Gambie, en Allemagne, en Jordanie, en Suisse, en Tanzanie, en Thaïlande, en Ouganda, aux Emirats Arabes Unis et en Uruguay. Par ailleurs, on voit des améliorations à long terme de la situation en Colombie, en Bulgarie, en Estonie, à Hong Kong, au Mexique et en Espagne.
Parmi les pays dont la note a baissé entre 2003 et 2004 se trouvent Bahreïn, le Belize, Chypre, la République Dominicaine, la Jamaïque, le Koweït, le Luxembourg, l'Ile Maurice, Oman, l'Arabie Saoudite, le Sénégal, et Trinidad et Tobago. Des tendances à la détérioration à long terme sont aussi observées en Argentina, en Equateur, en Pologne et au Zimbabwe.

PI. Lors de la publication récente du CPI vous avez déclaré que la corruption prive les pays de leur potentiel, en particulier les pays riches en pétrole. Pouvez-vous expliquer ?
PE. Les pays riches en pétrole comme l'Angola, l'Azerbaïdjan, l'Irak, le Venezuela et beaucoup d'autres montrent de très hauts niveaux de corruption malgré l'importante richesse potentielle que constituent leurs ressources naturelles. Ils n'ont pas réussi à introduire des structures de gouvernance adéquates pour garantir l'équité des contrats publics, c'est-à-dire des contrats où la décision finale serait prise sur la base du mérite et du rapport qualité-prix plutôt qu'en fonction des copinages et de la taille des pots-de-vin.
Les pays riches en pétrole comme l'Irak, le Nigeria et le Soudan possèdent un gros potentiel mais si leurs ressources naturelles ne sont pas gérées sagement et dans l'intérêt du pays dans son ensemble, le pétrole pourra alors devenir une source d'instabilité politique, les élites corrompues luttant pour s'approprier les richesses alors que le gros de la population n'en bénéficie en rien. Dans le cas de l'Irak, le pétrole est de loin le secteur économique le plus important de ce pays. Sans l'instauration de mesures fortes contre la corruption dans le secteur pétrolier, la reconstruction de l'Irak sera une occasion perdue, car elle nourrira les rivalités pour le pouvoir et l'argent entre les minorités, pendant que des multinationales probablement peu scrupuleuses travailleront main dans la main avec des Irakiens corrompus.

PI. Y a-t-il un lien entre corruption et pauvreté les pays pauvres sont-ils plus corrompus que les autres ?
PE. Il ne fait aucun doute que la corruption est un piège pour les pays pauvres. En l'absence de règles claires, équitables, ni les hommes d'affaires internationaux ni les petits commerçants locaux honnêtes ne peuvent croire en l'équité du système de la concurrence. Ceci dissuadant les investisseurs, le commerce local se retrouve étouffé par des mastodontes d'Etat ou des oligarques (dans le pire des cas, l'entourage même des élites politiques). L'exemple des pays riches en pétrole montre que ce n'est pas seulement la pauvreté qui favorise la corruption – nous avons l'exemple du Botswana ravagé par le sida, où la corruption est perçue comme moins importante que chez certains membres de l'Union européenne comme la Grèce et l'Italie, ce qui nous montre que des pays en voie de développement peuvent être moins corrompus que des pays riches.

PI. Certains gouvernements se demandent s'il est vraiment utile d'offrir de l'aide à des pays que l'on considère comme corrompus. Est-ce que le CPI peut constituer une aide à la prise de décision en matière d'aide internationale ?
PE. Lorsque qu'un régime corrompu tombe et qu'un nouveau gouvernement donne plus de liberté aux médias et au public, des scandales émergent. Cette situation peut laisser penser que la corruption est importante à ce moment précis alors que cette perception est le résultat de la nouvelle transparence qui met soudain en lumière les erreurs du passé et du présent. C'est pourquoi il est important d'utiliser les données du CPI parallèlement à d'autres indicateurs de progrès, comme l'indépendance de la justice, la transparence du budget et la volonté politique de lutter contre la corruption — parce qu'un pays qui part d'un haut niveau de corruption devrait être encouragé à résoudre ses problèmes plutôt que d'être jugé sur son passé.
TI n'encourage pas les pays donateurs d'aide à utiliser le classement fourni par le CPI pour déterminer quels pays doivent la recevoir, et ceux qui en seront privés. Les pays qui partent d'un haut niveau de corruption ont en fait particulièrement besoin d'aide pour sortir de cet environnement de corruption. Les politiques d'aide devraient davantage tenir compte de la volonté d'un gouvernement de procéder à des réformes anti-corruption sérieuses plutôt que de s'attarder sur le bilan passé du pays. Les donateurs devraient rechercher la volonté politique et l'engagement à introduire des réformes durables du système.

PI. La corruption semble être moindre dans les pays développés. Comment peuvent-ils apporter leur soutien aux pays qui souffrent le plus de ce problème ?
PE. Tout d'abord, les gouvernements des pays développés devraient faire respecter la Convention anti-corruption de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) qui, depuis qu'elle a été signée en 1999, a déclaré illégale la corruption de fonctionnaires en poste à l'étranger. Nous attendons toujours les premières condamnations en vertu de cette législation (et non les cas traités en vertu de la loi américaine antérieure, la Loi sur les pratiques de corruption à l'étranger). En plus d'allouer plus de ressources aux poursuites judiciaires, les gouvernements et les entreprises devraient travailler main dans la main pour renforcer les bonnes pratiques et la transparence dans le secteur privé dans son ensemble.
Les pays développés devraient aussi ratifier la Convention des Nations unies, qui facilitera la coopération internationale dans la lutte contre la corruption, en gelant les comptes en banque de fonctionnaires corrompus ou en extradant des responsables de corruption pour les présenter à la justice de leur pays.
En outre, en tant que donateurs, les pays développés pourraient apporter leur aide dans la mise en place de réformes systémiques, en formant les juges et les fonctionnaires, en favorisant la croissance des PME, de façon à ce que le secteur privé local puisse commencer à entrer en concurrence sur un pied d'égalité avec celui des pays développés.

PI. Comment le monde peut-il éliminer la corruption ?
PE. La lutte contre la corruption est aujourd'hui reconnue comme un pas indispensable si l'on veut trouver des solutions durables aux problèmes globaux tels que la pauvreté et la violence. Les gouvernements, les entreprises et la société civile ont formé une coalition globale contre la corruption, et mettent maintenant en place tout un arsenal d'outils concrets pour la contrôler, tissant une véritable mosaïque pour l'intégrité et la responsabilité.
Nous devons nous assurer que ce niveau de conscience des effets dévastateurs de la corruption ne faiblisse pas dans le public, parmi les multiples problèmes auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée. Les gouvernements, le secteur privé et la société civile doivent collaborer si étroitement que les corrompus ne puissent plus trouver le moindre endroit dans le monde où se cacher.


Information : www.transparency.org




Home Les confessions d'un requin de l'économie

Interview de John Perkins par Cher Gilmore

John Perkins, auteur américain du best seller Confessions of an Economic Hit Man (Confessions d'un requin de l'économie), a travaillé pour la société internationale de consulting Charles T. Main Inc. (MAIN) de 1971 à 1980. Ensuite, il a fondé Independent Power Systems Inc., entreprise qui a démontré qu'on pouvait brûler du charbon dans des centrales thermiques sans provoquer de pluies acides. J. Perkins est également fondateur de la Dream Change Coalition, co-fondateur de la Pachamama Alliance, de l'Institut Eco-Ethics et d'autres associations visant à faire évoluer les consciences et aider les peuples indigènes à protéger les forêts pluviales contre la mainmise des compagnies pétrolières.

Le ton et le contenu de son livre apparaissent dès le premier paragraphe : « Les requins de l'économie (Economic hit men) (EHM) sont des professionnels grassement payés qui volent des milliards de dollars dans le monde entier. Ils détournent l'argent de la Banque mondiale, de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et d'autres organisations d'aide étrangère, pour le placer dans les coffres d'énormes corporations et dans les poches de quelques riches familles qui contrôlent les ressources de la planète. Parmi leurs outils : la falsification des rapports financiers, le trucage des élections, la fraude, l'extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent à un jeu aussi vieux que le monde, mais qui a pris des dimensions terrifiantes en cette époque de mondialisation. Je suis bien placé pour le savoir : je suis un ancien EHM. »

Cher Gilmore a interviewé John Perkins pour Partage international.

Partage international : Comment fonctionne un EHM ?
John Perkins : A la base, notre travail consiste à créer un empire. Et nous avons réussi à créer le premier empire véritablement mondial de l'Histoire, en grande partie sans les militaires. C'est un empire unique en son genre puisqu'il n'a ni empereur ni roi. A la place, nous avons ce que j'appellerais une « corporatocratie », des hommes et quelques femmes qui dirigent nos grandes banques et notre gouvernement.
Nous avons utilisé des moyens nombreux pour créer cet empire, mais ce qui est peut-être typique, c'est que nous choisissons un pays en développement possédant des ressources que nous convoitons, comme le pétrole. Puis nous faisons en sorte que la Banque mondiale ou ses filiales lui accorde un gros crédit. La plus grande partie des crédits est versée directement à des corporations américaines, celles dont nous avons tous entendu parler, comme Bechtel, Halliburton, Stone & Webster, pour qu'elles construisent de vastes infrastructures comme des centrales énergétiques, des ports, des parcs industriels et autres projets bénéficiant aux familles riches de ce pays. Dès lors, le pays en question a contracté une énorme dette, si importante qu'il ne peut la rembourser.
A un moment donné, les requins de l'économie reviennent et disent : « Ecoutez, vous nous devez beaucoup d'argent, vous n'arrivez pas à rembourser votre dette, alors payez-nous en nature. Vendez-nous votre pétrole à très bas prix, ou permettez-nous de construire des bases militaires sur votre territoire, ou votez pour nous à l'occasion d'une décision importante de l'Onu, ou bien envoyez vos troupes en Irak ou à n'importe quel endroit où nous avons besoin de votre soutien. » Voilà comment ça se passe. C'est le procédé qui nous a permis de construire cet incroyable empire.

PI. Expliquez-nous la relation existant entre la corporatocratie et le terrorisme durant le temps que vous avez passé en Arabie Saoudite en qualité d'EHM.
JP. Au début des années 1970, l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) nous a pratiquement mis à genoux en interrompant les livraisons de pétrole. Les voitures faisaient la queue devant les stations service et nous avons eu peur de connaître une nouvelle dépression comme celle de 1929. Le département des Finances est venu nous voir, nous les EHM, et nous a dit : « Nous ne pouvons pas être otage de l'Opep. Vous devez élaborer un plan afin que cela ne se reproduise pas. » Nous savions que la solution pour un tel plan se trouvait en Arabie Saoudite, puisque ce pays avait plus de pétrole que tous les autres et qu'il pouvait en fait contrôler l'offre. Et la famille royale, la Maison de Saoud, était corruptible. Nous sommes donc allés en Arabie Saoudite et, en résumé, nous avons conclu un accord selon lequel la maison royale acceptait de placer aux Etats-Unis la plus grande partie de l'argent gagné en exportant du pétrole, et de l'investir dans des fonds d'Etat. Les intérêts de ces placements seraient utilisés par le Trésor américain pour permettre à des compagnies américaines de construire l'Arabie Saoudite à l'image de l'Occident : usines de déssalinisation, autoroutes, ports, centrales énergétiques et des villes entières en plein désert. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'Arabie Saoudite est un pays très occidentalisé.
Une partie de l'accord impliquait aussi que la Maison de Saoud devait accepter de maintenir le prix du pétrole dans des limites acceptables pour nous, et nous nous engagions à maintenir la Maison de Saoud au pouvoir aussi longtemps qu'elle respecterait sa part du contrat. Tout cela a été mis en place et a fonctionné jusqu'à ce jour. Mais cela a également généré ce que la CIA appelle un « retour de flamme ». C'est une expression de la CIA qui signifie une activité occulte qui semble fonctionner mais qui entraîne de sérieuses conséquences imprévues. Une terrible colère est née dans le monde islamique contre la Maison de Saoud au sujet de ce qui s'est passé en Arabie Saoudite, car les musulmans ne sont pas heureux de voir leurs sites les plus sacrés, la Mecque et Médine, entourés par des villes occidentalisées, des usines pétrochimiques et des McDonald's.
En ce moment, la Maison de Saoud est très instable. De nombreux assassinats ont été perpétrés dans ce pays, beaucoup de violence, de mécontentement et de chômage. Comme dans nombre de pays, le pétrole est devenu non pas une source de profit mais une malédiction pour la plupart des gens. Tout cela a contribué à créer un très fort sentiment de colère dans le monde musulman, ce qui a conduit, aussi bien directement qu'indirectement, à Al Qaïda et à d'autres mouvements terroristes.

PI. Comment envisagez-vous aujourd'hui l'avenir au Moyen Orient ?
JP. Je pense que nous avons créé une situation très dangereuse et instable au Moyen Orient. Une des raisons pour lesquelles nous avons fait cela est, bien sûr, le fait que nous voulons aussi contrôler la Chine, le Japon et la Corée, qui reçoivent une grande partie de leur pétrole du Moyen Orient. Nous ne sommes pas tellement dépendants du Moyen Orient pour notre pétrole, mais ces pays le sont. Ces données sont prises en compte dans notre plan. Nous aimerions contrôler le pétrole d'Iran, d'Irak, de Syrie, d'Arabie Saoudite et du Koweït, et nous nous sommes lancés dans le bourbier irakien avec comme résultat d'accroître la colère qui existait à l'époque du 11 septembre. Les terroristes disposent de forces énormes en Irak, et beaucoup ne sont pas irakiens. Si l'administration parvient à utiliser les dernières élections (qui semblent avoir été un échec) comme excuse pour quitter l'Irak, qu'adviendra-t-il de tous les terroristes qui ont été formés et entraînés et qui sont réellement très en colère ? Où vont-ils aller ?

PI. Vous avez observé que tous les empires finissent par s'effondrer et qu'un nouvel empire prend généralement la place du précédent. Mais vous avez aussi parlé d'une autre possibilité : que nous pourrions nous réveiller et nous mettre sérieusement à partager les ressources du monde avec tous les peuples. Que faudrait-il pour nous réveiller avant qu'il ne soit trop tard ?
JP. Nous sommes en train de nous réveiller. Si nous écoutons notre cœur, nous sommes réveillés.
Lorsque j'étais un requin de l'économie, je savais au fond de mon cœur que ce que je faisais était mal, mais j'arrivais tout de même à me convaincre que ce que je faisais était juste en rationalisant, en lisant des livres d'économie et les rapports de la Banque mondiale. Nous sommes arrivés à un point où la plupart des Américains, et la plupart des gens dans le monde sont profondément troublés par ce qui se passe, et nous sentons au fond de nos cœurs que nous devons changer. Mais il est très pratique et facile de nous convaincre nous-même du contraire. Toutes les données visent à nous convaincre du contraire, et nous craignons qu'en changeant les choses, notre vie devienne moins confortable. Mais je pense qu'au contraire notre vie va devenir bien meilleure, et cela dans divers domaines.

PI. Voyez-vous des signes indiquant que les structures de l'empire commencent à s'effriter ?
JP. Oui, je vois des signes évidents indiquant que les structures de cet empire présentent d'énormes lézardes. En 1997, les « Tigres asiatiques » ont subi un effondrement économique en relation directe avec la politique du FMI et de la Banque mondiale, et aujourd'hui ils sont en train de glisser vers la Chine et le Japon, et même vers la Corée. Une nouvelle alliance asiatique semble se former qui d'une certaine manière s'oppose à nous. Nous voyons la même chose se produire en Amérique du Sud. Lors des six dernières élections dans ces pays, Chili, Brésil, Argentine, Uruguay, Venezuela et Equateur, tous ont élu des dirigeants se trouvant à la tête de mouvements essentiellement opposés à l'empire.
Nous voyons d'immenses fissures en train de se former même dans ce qui était, durant la Guerre froide, une Alliance atlantique très solide. La plus évidente est celle qui apparaît dans nos relations avec la France, mais les Allemands sont eux aussi en train de s'opposer fermement à nous. Et l'Union européenne et l'émergence de l'euro sont des signes que l'empire se fissure.
Nous assistons à travers le monde entier à des mouvements sociaux très importants. Je reviens du Forum social mondial à Porto Alegre, au Brésil. C'était un rassemblement surprenant de 155 000 personnes, toutes très préoccupées par l'empire. Nous voyons se produire un effondrement de l'économie aux Etats-Unis. Le système montre d'énormes failles qui toutes indiquent que l'empire commence à s'effondrer. C'est exactement la raison pour laquelle les gens de la corporatocratie sont en train de prendre des mesures très dures.

PI. Diriez-vous qu'un Plan Marshall en faveur des régions les plus pauvres du monde serait un bon moyen de commencer à renoncer à suivre notre progression destructive ?
JP. Le Plan Marshall, la Banque mondiale, la Banque inter-américaine pour le développement, la Banque de développement asiatique, toutes sont porteuses des germes d'un possible changement radical – un brillant avenir, si vous voulez l'appeler ainsi. Nous disposons de tous les systèmes en place pour nous pencher sur le monde avec compassion, et pour résoudre les problèmes majeurs. Chaque jour, 24 000 personnes meurent de faim, 30 000 enfants meurent par manque de médicaments. Tout cela est inutile. Leurs familles et les gens autour d'eux sont très en colère, et ils savent que ce qui se passe n'est pas uniquement dû à l'incapacité du système à remédier à ces problèmes, mais aussi au fait que nous provoquons dans ces pays les conditions qui sont à l'origine de ces problèmes. Et ces banques, qui sont en fait nos plus grandes corporations, pourraient les résoudre.
Imaginez que le peuple américain se manifeste en exigeant que Coca Cola, Nike et McDonald's s'engagent à ce que personne dans le monde ne puisse jamais manquer d'eau, de vêtements ou de nourriture. Ces entreprises pourraient faire cela. Elles disposent des ressources nécessaires. Si elles prenaient un tel engagement, alors tous leurs concurrents seraient poussés à en faire autant.
L'empire que nous avons créé est unique dans son genre. Il a été créé avant tout par un pays avec de grands idéaux, une grande morale et un peuple plein de compassion qui croit à un gouvernement du peuple, pour le peuple, et par le peuple. Ils croient que chacun a droit à la vie, à la liberté et à la quête du bonheur. C'est écrit dans nos textes les plus sacrés. Mais au lieu de cela, nous avons un gouvernement de corporations, par les corporations et pour les corporations. Nous avons créé ces systèmes afin d'atteindre les parties les plus reculées de la planète, mais je pense que c'est là que réside un espoir. Un Plan Marshall pour le monde entier, ou bien utiliser la Banque mondiale ou le FMI pour atteindre le monde entier, sont des possibilités bien réelles. Cela pourrait, en fin de compte, devenir la conséquence du 11 septembre. Cela nous prendra peut-être plusieurs années, mais nous finirons par comprendre que nous avons aujourd'hui véritablement besoin de consacrer nos cœurs, nos âmes et nos esprits à résoudre ces problèmes.

PI. Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?
JP. Après le 11 septembre, je me suis rendu au Ground Zero. Je suis resté planté là à regarder ce terrible désastre. J'ai su alors que je devais raconter cette histoire, même si j'avais fait le serment de ne pas le faire. Je devais le faire pour de nombreuses raisons, mais l'une des plus impératives était ma fille, qui a 22 ans aujourd'hui. Le seul moyen de rendre ce monde meilleur pour elle, c'était de faire en sorte que ce monde devienne meilleur – en faisant disparaître les causes de la colère, de la haine et de la souffrance dans le monde. Les agents de sécurité dans les aéroports et les armées ne nous garantissent pas la sécurité. La seule chose qui pourra assurer la sécurité, c'est quand nous aiderons sérieusement tout le monde sur la planète à s'unir et à exprimer un amour véritable, la prospérité et la paix.


John Perkins, Confessions of an Economic Hit Man. Berrett-Koehler Publishers, San Francisco, 2004.
ww.johnperkins.org.






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.
Grande conference Paris mars 2017
Grande conference Bruxelles octobre 2017