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Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Mars 2005 - N° 199

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • La meilleure stratégie contre la pauvreté par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Dossier


  • Citation


  • Message de Maitreya


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La tâche de Maitreya

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Il apparaît de plus en plus clairement que le rythme des changements s’accélère. Dans le monde entier, les événements se succèdent à une vitesse telle que peu de gens parviennent à discerner dans leur enchaînement la logique par laquelle le renouveau s’impose. Nous, qui sommes vos Frères aînés, reconnaissons ce processus comme inévitable et l’observons avec satisfaction, car nous savons que tout concourt à une expression plus parfaite du Plan.
 
Pour les hommes cependant, il s’agit d’une période d’épreuves et de difficultés où ils cherchent à comprendre les effets de leurs actions, et à s’y adapter. La raison d’être des événements leur échappe et les fait douter de la divinité dans laquelle ils ont mis leur confiance. De tous temps il en a été ainsi, lorsque les hommes luttent dans l’aveuglement pour imposer leur volonté ou pour fuir les conséquences des actions qu’ils ont entreprises.
 
Une période de tension
 
A chaque transition entre deux âges, ces périodes de tension et d’indécision se répètent. Chaque ère nouvelle amène dans le monde des forces encore inconnues, qui s’imposent petit à petit et suscitent une réponse de l’humanité. Ainsi en est-il aujourd’hui, tandis que les hommes tâtonnent dans l’obscurité pour trouver la nouvelle direction que réclament les énergies de l’ère nouvelle. Certains d’entre eux pensent la deviner, et cherchent à montrer la voie à leurs frères. Mais la plupart ont peur du changement et, à l’idée que les « radicaux » pourraient l’emporter, ne voient devant eux que le chaos et l’imminence d’un effondrement.
 
C’est dans ce monde divisé qu’est venu le Christ. Il a pour tâche de réconcilier ces groupes divergents, et de mettre de l’ordre dans la confusion et le tumulte ambiants. Il doit être clair pour tous que sa tâche n’est pas des plus facile. Il est tout aussi clair que le fossé qui sépare les uns des autres est profond et difficile à combler. Comment peut-il donc s’y prendre pour jeter un pont sur l’abîme qui sépare le passé, avec toutes ses peurs, d’un renouveau en plein essor ? Comment, d’autre part, peut-il venir à bout d’un matérialisme si fermement ancré à l’époque actuelle ? Comment aborder l’intolérance des groupes religieux et les aider à faire l’expérience de l’unité ?
 
Un homme entre les hommes
 
Maitreya, en se présentant comme un homme entre les hommes, ne revendiquera nul statut, ne réclamera nulle allégeance. Son contact sera simple et direct, son attitude calme et modérée. Sa clarté d’esprit retiendra l’attention. Sa sagesse l’emportera sur les peurs des hommes. La sincérité de ses propos leur fera fondre le cœur, et les soulagera de leur fardeau de haine et de cupidité. Ainsi les hommes feront-ils l’expérience d’un nouvel aspect de la divinité, qui les inclut dans sa manifestation et ne connaît ni distance ni séparation.
 
En tant qu’incarnation et agent de la puissance et de l’amour cosmiques, Maitreya éveillera le cœur de tous ceux qui peuvent répondre à son énergie et, en les soustrayant à la peur et à la division du passé, les préparera à la gloire de l’avenir.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Signes des temps

Home Un miracle pour l’anniversaire de Saï Baba

Ces trois photographies ont été prises dans le foyer de l’école Sathya Saï au Canada, lors de la commémoration de l’anniversaire du grand Avatar indien ( 23 novembre 2004). La première photo fut prise le 22 novembre au moment où l’on suspendit la guirlande au-dessus de la photographie de Saï Baba, à environ 8 h 30, tandis que les étudiants commençaient les célébrations. Puis, miraculeusement, « pendant leurs présentations la guirlande commença à s’allonger ». La deuxième photo fut prise vers 17 h, après que la guirlande se soit allongée « de façon significative ». La troisième photographie fut prise le lendemain, à 8 h 15, après le satsang de l’anniversaire (célébration et service).
Photos envoyées par M. G., professeur à l’école Sathya Saï du Canada.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agit d’un authentique miracle de Saï Baba.


Home Miraculés d'un typhon

Source : The Independent, G.-B.

Quatre personnes – Maria Tamares, 50 ans, son petit-fils de 3 ans, et deux garçons de 14 ans – ont été retrouvés le 9 décembre 2004. Elles avaient survécu après avoir passé 10 jours sous les décombres d'une chapelle, à Rea,l aux Philippines. La région avait été frappée par un typhon et trois tempêtes tropicales. Après trois jours de fouilles n'ayant abouti qu'à découvrir des cadavres, les sauveteurs avaient abandonné tout espoir de trouver des survivants. Ils commençaient le déblaiement des débris lorsqu'ils entendirent des gémissements. « C'est Dieu qui nous a sauvé, raconte M.Tamares. Je ne peux expliquer comment nous avons trouvé la force de tenir tant de jours sans nourriture. » Elle ajoute qu'ils ont survécu en buvant toute sortes de liquides qui gouttaient à travers les décombres. Son petit-fils lui avait dit : « Ne t'inquiète pas grand-mère, nous en sortirons vivants. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'ils ont été sauvés par le Maître Jésus.


Home Du nouveau sur le suaire de Turin

Source : BBC News, Associated Press

Selon une nouvelle étude, le suaire de Turin est beaucoup plus vieux que ne l'a indiqué la datation au radiocarbone pratiquée dans les années 1980. Raymond Rogers, chimiste membre d'une équipe autorisée à étudier de petits morceaux du suaire en 1978, affirme que ses nouvelles recherches et analyses chimiques démontrent que le morceau utilisé en 1988 pour les analyses au radiocarbone provenait d'un tissu du Moyen Age tissé dans le suaire afin de réparer un dommage causé par le feu. Selon lui, ce morceau est responsable de la date erronée assignée au suaire. « L'échantillon testé au radiocarbone a des propriétés chimiques complètement différentes de celle de la partie principale du suaire », explique-t-il.

R. Rogers a comparé l'échantillon utilisé dans le test de 1988 avec d'autres échantillons du suaire. Ses analyses ont révélé la présence d'un produit chimique appelé vanilline dans l'échantillon du radiocarbone et le tissu médiéval, mais pas dans le reste du suaire. La vanilline, présente dans les fibres de lin, disparaît lentement dans un temps que l'on peut calculer, explique R. Rogers. Selon ses calculs, 63 % de la vanilline présente dans un vêtement du Moyen Age devrait avoir disparu. Mais il n'y avait plus du tout de vanilline dans l'échantillon qu'il a analysé, ce qui lui a permis de calculer qu'il avait entre 1 500 et 3 000 ans – beaucoup plus que ne l'avait indiqué le précédent test au radiocarbone.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le suaire de Turin est l'authentique suaire ayant servi à envelopper Jésus.


Home Découverte du bassin de Siloé

Source : Reuters, Grande-Bretagne

Dans les environs de Siloé, dans la partie arabe de Jérusalem, près du mur de la Vieille Ville, des archéologues ont découvert le site du bassin de Siloé où Jésus est réputé avoir redonné la vue à un aveugle.

Les fouilles ont mis à jour un large escalier descendant vers une salle de réunion pavée et un canal creusé dans la roche, qui amène encore de l'eau provenant de la source de Siloé. Un tronçon de route qui menait au temple juif sur le Mont du Temple a également été mis à jour.

Selon le responsable des fouilles, Roni Reich, de l'Université de Haïfa, il a été possible de dater la construction grâce à des pièces de monnaie trouvées dans le ciment utilisé pour construire le bassin, dont la plus ancienne remonte au milieu du premier siècle avant J.C. Le bassin fut utilisé à l'occasion de rituels juifs entre 50 avant J.C. et 70 après J.C., année de la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains.

Dans le Nouveau Testament, le bassin de Siloé est décrit comme l'endroit où un aveugle eu les yeux recouverts d'argile par Jésus qui lui dit ensuite d'aller se laver dans le bassin. L'aveugle découvrit alors qu'il avait recouvré la vue. L'Evangile de Jean (chapitre 9) raconte : « Il y alla, se lava et, quand il revint, il voyait. »

Le bassin fut longtemps considéré par les chrétiens, les juifs et les musulmans comme ayant des propriétés curatives. D'après Stephen Pean, spécialiste de la Bible, ses eaux étaient considérées comme si pures qu'elles pouvaient même guérir la lèpre.

Le site, qui se trouve sur le territoire annexé illégalement par Israël pendant la guerre de 1967, est la propriété de l'Eglise grecque orthodoxe. Les autorités israéliennes responsables des antiquités sont en train de négocier pour avoir l'autorisation de continuer les fouilles.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait bien de l'authentique site du bassin de Siloé.


Home Cercles de lumière à New York

Cercles de lumière sur la façade de l’école Julliard, à New York (Etats-Unis). Photographie prise par J. K., en décembre 2004, vers 14 h.




Home Bénédiction lumineuse du Maître Jésus à Maribor

Bénédiction lumineuse du Maître Jésus, sur une photographie prise par V. K., de Maribor (Slovénie), le 5 décembre 1984, durant une classe de danse.





Tendances

Home Partage et élimination de la pauvreté

Source : BBC News, Associated Press ; WEF Press Release

Après que le tsunami a, par son horreur, donné aux hommes un sens nouveau de leur unité, ils s'ouvrent en nombre croissant à la notion de partage. Au point que les informations et les réactions que relaient les médias semblent directement émanées des pages de Partage international, ainsi que des ouvrages de Benjamin Creme, et répercuter les exhortations mêmes de Maitreya. De toutes parts se font entendre des appels au changement, que ce soit au cœur même de ces bastions, de ces sanctuaires défendus âprement par les milieux d'affaires et les marchés – tels le Forum mondial de Davos qui réunit l'élite économique du monde, ou celui de Porto Alègre, le Forum social mondial (FSM) où convergent les sans-terre et les altermondialistes. De toutes les régions du globe se font entendre des exigences de justice économique et sociale.

Que ce soit le président Jacques Chirac, le Chancelier de l'Echiquier britannique Gordon Brown, l'ancien premier ministre du Portugal Antonio Guterres, le président vénézuélien Hugo Chavez, celui du Brésil, Lula da Silva, Nelson Mandela ainsi que nombre de stars du monde du spectacle, tous se font les défenseurs des pauvres.

Pour le président de la Banque mondiale (BM), James Wolfensohn, s'il était indispensable de s'engager sans attendre dans la remise en état des zones sinistrées par le tsunami, de passer des secours immédiats à la reconstruction, « il l'est tout autant de travailler à briser le cercle de la pauvreté et à créer pour les peuples de ces régions un avenir meilleur et plus sûr, afin de ne pas recréer les circonstances qui les ont rendus si vulnérables au désastre. La longue expérience de la BM, ajoute-t-il, en matière de gestion de crises de ce genre et de reconstruction, lui a appris que ce sont les plus démunis qui sont les premières victimes des catastrophes naturelles. » C'est pourquoi il demande à la communauté internationale de poursuivre dans une unité accrue la mise en œuvre des Objectifs du millénaire. 

Le Forum économique mondial annuel qui s'est tenu en janvier 2005, où s'est rassemblé le gotha planétaire des milieux économiques, industriels, politiques, religieux, voire des stars et des représentants d'ONG, s'était donné comme thème « Prendre ses responsabilités face à des choix difficiles ». Jacques Chirac, retenu à Paris, proposa par vidéo-conférence l'instauration d'une sorte de taxe internationale destinée à combattre la pauvreté, « pour éviter que ses victimes, et en particulier les jeunes, incapables de supporter plus longtemps une injustice aussi scandaleuse, ne se soulèvent bientôt dans un mouvement de révolte incontrôlable. » Il réitéra sa demande à l'ensemble des pays développés de consacrer 0,7 % de leur PIB (Produit intérieur brut) à aider les pays les plus pauvres, comme ils s'y étaient engagés, il y a une vingtaine d'années. « Le fossé entre riches et pauvres, précisa-t-il, s'est élargi d'une manière effrayante. » Une telle inégalité est, encore une fois, non seulement potentiellement dangereuse, mais moralement inacceptable, dans la mesure où le revenu par tête d'habitants entre les mondes riche et pauvre a plus que doublé en 25 ans. « Les jeunesses d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine exigent un droit à l'avenir. Elles consacreront toutes leurs énergies et leurs talents à se le créer, pour peu qu'on leur en donne les moyens. Si tel n'était pas le cas, si on leur barrait la voie du progrès, avertit-il, alors attendons-nous au pire. Le développement constitue le défi majeur et la question la plus urgente de notre temps. »

Egalement présent, le Chancelier allemand Gerhard Schröder exhorta les pays exportateurs de pétrole à éviter les hausses de cours qui, non seulement mettent en péril la croissance mondiale, mais touchent en premier lieu les pays en développement. Estimant que les pays pétroliers avaient une responsabilité spéciale envers ces derniers, il réitéra sa demande, pour parer aux dérives spéculatives, d'une plus grande transparence des marchés pétroliers.

Abordant la question de la dette des pays africains, le président de Tanzanie, Benjamin Mkapa déclara qu'il lui fallait trouver chaque année plusieurs millions de dollars pour honorer celle de son pays. Une somme, précisa-t-il, qu'il pourrait utiliser plus utilement en limitant, par exemple, les ravages de la malaria, qui fait chaque année un million de victimes. L'actrice américaine Sharon Stone invita l'assistance à ajouter aux 10 000 dollars qu'elle avait consacrés à fournir des moustiquaires à l'Afrique. Cinquante participants répondirent à l'appel et ajoutèrent immédiatement près d'un million de dollars pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria.

Le musicien irlandais Bono, entouré de Tony Blair et Bill Gates, appela les gouvernements à faire de la pauvreté une affaire du passé. « En tant que rock star et militant, je ne peux qu'applaudir des deux mains quand je vois des responsables politiques aller dans le bon sens et connaître les pires difficultés dans le cas contraire,  a-t-il déclaré. Cette génération ne veut pas rester dans l'Histoire comme étant celle de la lutte contre le terrorisme et l'Internet. » Après avoir souligné que la Grande-Bretagne disposait d'une « occasion historique » depuis qu'elle avait pris la présidence du G8 (le groupe des 8 nations les plus riches du monde), il s'est réjoui de voir que T. Blair semblait avoir entendu son appel, puisqu'il s'était engagé à faire de la lutte contre la pauvreté sa priorité numéro un. Quant à Bill Gates, il annonça que la « Bill and Melinda Gates Foundation » donnait 750 millions de dollars sur 10 ans à l'Alliance mondiale pour la vaccination (Global Alliance for Vaccines and Immunization), somme à laquelle la Norvège avait promis d'ajouter 290 millions de dollars sur 5 ans. Plus de deux millions de personnes meurent chaque année dans les pays en développement faute d'avoir reçu les vaccins de base. L'Organisation mondiale de la santé évalue entre 8 et 12 milliards de dollars la campagne de vaccination des quelque 27 millions d'enfants qui ne le sont pas encore. Selon B. Gates, cette insuffisance de financement pourrait être compensée par des stratégies d'aide et de développement plus efficaces et inventives. Dans une interview donnée au quotidien, The Guardian, où elle raconte leurs voyages en Afrique, Melinda explique que lorsqu'elle visite les villages et s'assoit avec les femmes, elle ressent immédiatement le sentiment profond de leur identité, elle sent qu'elle pourrait être à leur place, et elles à la sienne, de l'autre côté, en quelque sorte, si le sort les avait fait naître aux Etats-Unis : « Elles vivent la mort de leur mère ou de leur père de la même façon que je le ferais si je perdais mes parents », ajoute-t-elle. 




Home Vérité internationale

Source : DPA, Allemagne

S'adressant à l'agence de presse allemande DPA, Hans-Peter Schneider professeur de droit constitutionnel et directeur de l'Institut de recherche fédérale de l'Université d'Hanovre (Allemagne), a lancé l'idée d'un organisme destiné à surveiller les gouvernements et à exiger la transparence : « Je réfléchis à la création d'une organisation internationale, constituée de journalistes et de citoyens engagés, qui évalueraient les gouvernements et mettrait en évidence les promesses non tenues, particulièrement en temps de crise. » Amnesty international et Transparency international, visant à révéler la vérité et à lutter contre la corruption, pourraient servir tous deux d'exemple.

Appelé Truth International (Vérité internationale), il pourrait procéder « en déterminant, par des rapports annuels, quand et où des gouvernements ont systématiquement menti et désinformé leur population », a déclaré P. Schneider. Leur travail serait surtout utile en situation de crise, comme lors du drame des otages de Beslan en Russie, les fraudes électorales dans divers pays, et la guerre.




Home Le Brésil sur la voie de l'éradication de la faim

Source : Reuters, Etats-Unis ; El Paìs, La Vanguardia, Espagne

Dans le cadre de sa politique de justice sociale, le gouvernement du président Luiz Inácio Lula da Silva a élaboré un programme appelé « Zéro Faim », qui produit des effets réels au Brésil, où plusieurs programmes sociaux ont été regroupés sous l'appellation « Pool-Famille ».

« Avec le Pool-Famille, nous touchons cinq millions de familles, c'est-à-dire quelque 23 millions de personnes, a déclaré Frei Betto, consultant auprès du président brésilien, et nous espérons en toucher 6,5 millions avant la fin de l'année. Au Brésil, 50 millions de personnes ont besoin d'aide. » a déclaré Frei Betto, consultant auprès du président brésilien,

Les bénéficiaires de ce programme reçoivent de l'argent – 20 euros par mois et par famille –, pas de nourriture. « Le plus grand succès de Zéro Faim est d'avoir attiré l'attention sur la pauvreté et la misère grâce à une large mobilisation sociale, explique Zilda Arns, coordinatrice de l'Institution pastorale pour l'enfance, organisation récemment nominée pour le Prix Nobel. Les choses commencent à aller mieux, mais il nous faudra encore trois ou quatre ans pour que le programme fonctionne pleinement. »

D'après Frei Betto, le président Lula a su inverser la tendance des gouvernements à reléguer les problèmes sociaux au second plan : « Habituellement, les problèmes sociaux et l'aide étaient relégués entre les mains de l'épouse du président. Mais le gouvernement de Lula a réussi à politiser la faim, parce qu'un problème social ne peut être résolu que s'il est converti en une question politique. »





Les priorités de Maitreya

Home Un plan d'éradication de la pauvreté

par Jeffrey D. Sachs

Un groupe éminent d'experts dans différents domaines – agriculture, médecine, économie, éducation, etc. – vient de faire une proposition au monde. Si les pays riches et pauvres se conforment aux promesses qu'ils ont faites ces cinq dernières années pour combattre la misère et la maladie, en se fondant sur le meilleur de la science et de la technologie, on peut épargner des millions de vies et faire sortir des centaines de millions d'hommes de la misère. Il suffirait d'y consacrer 0,5 % des revenus du monde riche des dix prochaines années.

Considérons la malaria, par exemple [transmise par les moustiques] : c'est un tsunami silencieux qui tue chaque année plus de 150 000 enfants africains. Pourtant, du fait de l'absence de couverture médiatique, l'opinion publique reste de marbre, alors qu'une tragédie d'une telle ampleur a des coûts économiques incalculables et contribue à l'explosion démographique du continent, les familles pauvres cherchant à compenser la mortalité infantile par une procréation massive.

Ce qui est choquant, c'est que l'on peut prévenir cette maladie et la traiter. Il suffirait de répandre l'usage de moustiquaires traitées aux insecticides (à 5 dollars pièce). Des médicaments efficaces, coûtant à peine un dollar la dose, pourraient pallier aux défauts de moustiquaires. Mais la pauvreté de l'Afrique est telle que les familles rurales, bien que connaissant l'efficacité de ces moustiquaires et des traitements, ne disposent pas des quelques dollars qui leur permettraient de se les offrir.

Le rapport du Projet du millénaire (Millenium Project), produit par ce groupe d'experts indépendants nommés par le
secrétaire-général des Nations unies, montre que 2 à 3 dollars versés par les citoyens des pays riches suffiraient à combattre efficacement la malaria. Aujourd'hui, les sommes dépensées par habitant ne dépassent pas 20 cents par an.

Ce rapport, intitulé Investir dans le développement, ne s'arrête pas à ce fléau. Les experts montrent, par exemple, comment certains « arbres fertilisateurs » pourraient refertiliser le sol africain et conduire à un doublement, voire à un triplement des rendements agricoles. L'Afrique pourrait connaître sa « révolution verte », comme ce fut le cas pour l'Asie quelques décennies auparavant. La sécurité alimentaire assurée, le continent africain pourrait entreprendre son décollage économique.

En matière d'obstétrique, on pourrait mettre en place un réseau de cliniques et sauver des centaines de milliers de femmes condamnées à mourir, suite à de mauvaises conditions d'accouchement.

L'introduction dans les « cantines scolaires » de repas peu chers mais diététiquement équilibrés, utilisant les produits locaux, améliorerait la santé, le taux de présence scolaire et les performances des écoliers des pays les plus défavorisés.

De telles mesures changeraient la situation. Pourtant, rien n'est entrepris. Les Etats-Unis et la plupart des pays donateurs n'y consacrent que 0,5 % du revenu par habitant, que ce soit par des aides d'Etat ou privées. Les contributions se rapprochant plus des 0,2 % que des 0,5 %, et ne concernant qu'accessoirement la lutte pour l'éradication de la pauvreté.

Pourquoi n'investissons-nous pas davantage ? Pas par pingrerie mais plus par ignorance de ce que nous serions en mesure de faire si nous nous y mettions résolument. Les Américains croient donner bien plus qu'ils ne le font en réalité. Ils croient également, à tort, que la corruption supposée régner dans ces pays rendrait leur aide inefficace – alors que des dizaines de ces pays défavorisés, bien qu'abandonnés de la communauté internationale, sont plutôt bien gouvernés. La tristesse et la générosité qui ont marqué la catastrophe du sud-est asiatique montrent pourtant que les Américains aspirent à contribuer à sauver des vies humaines et à restaurer leurs moyens d'existence.

Voici trois mesures proposées aux Etats-Unis par le rapport du Projet du millénaire :

– En premier lieu, que le président, soutenu par les principaux leaders du Congrès (républicains et démocrates), lance un appel à chacun d'entre nous pour combattre concrètement les tsunamis silencieux que sont la malaria, la faim, la mortalité en couche et la misère. Qu'ils endossent le « plan d'action » présenté dans le rapport pour combattre ces fléaux dont on peut, finalement, rapidement venir à bout.

– En second lieu, à l'image de ce que la Maison Blanche et le Congrès ont fait pour le sida, nos dirigeants devraient élaborer des moyens d'action précis, chiffrés. Au lieu de se contenter, comme c'est souvent le cas, de programmes vagues et symboliques d'éradication de la pauvreté, sans apport financier réel, qu'ils évaluent précisément les sommes nécessaires pour mettre fin à cet ensemble de fléaux et qu'ils en informent les Américains. Le rapport du Projet du millénaire montre, chiffres à l'appui, que ces sommes n'ont rien d'alarmant : elles se montent tout au plus à 0,5 % de nos revenus annuels, soit environ 60 milliards de dollars, autant dire une petite fraction des 450 milliards que nous dépensons en matière militaire, et constitueraient pourtant un enjeu vital pour notre sécurité nationale.

– Enfin, le président devrait appeler les Américains au même engagement dont ils ont fait preuve en faveur du sida en 2003 et lors du tsunami de Noël 2005. Il devrait conduire notre nation à mettre ses richesses et sa technologie au service de la lutte contre la malaria et la faim, qui réduisent à l'impuissance des centaines de millions de nos frères de par le monde. Nous savons que ne rien faire pour soulager une souffrance, quelle qu'elle soit, ne fait qu'ajouter à l'instabilité et à l'insécurité du monde. Les Américains ne demandent qu'à agir.


Article publié par le Washington Post, en janvier 2005, reproduit avec la permission de l'auteur.




Home Rapport 2005 de l'Unicef sur la situation des enfants dans le monde

L'enfance en péril

Source : Unicef

La Convention relative aux droits de l'enfant a beau avoir été adoptée à la quasi-unanimité des nations membres de l'Onu, en 1989, le nouveau rapport de l'Unicef montre, comme l'a précisé Carol Bellamy, présidente de cette agence onusienne, que la pauvreté, les conflits armés et le sida maintiennent plus de la moitié des 2,2 milliards d'enfants du monde dans un dénuement extrême qui leur vole leur enfance et plombe l'avancée des droits de l'homme et le développement économique.

« Trop de gouvernements, déplore-t-elle, font des choix qui vont à l'encontre des véritables intérêts des enfants. La pauvreté, les guerres ne naissent pas de rien, le sida ne s'étend pas au hasard. Ces fléaux découlent de nos choix. Quand la moitié des enfants de la planète grandissent le ventre vide et dans des conditions insalubres, quand les écoles sont devenues des cibles et que des villages entiers sont vidés par le sida, c'est manifestement que nous avons échoué à tenir les promesses que nous avons faites aux enfants. »

Ce rapport, sous-titré L'Enfance en péril, examine trois des menaces majeures qui pèsent aujourd'hui sur les enfants : la misère, la guerre et le sida – posant chaque fois un diagnostic de la situation mondiale avant de proposer un certain nombre de mesures concrètes.

L'Unicef souligne que la pauvreté n'a pas le même impact sur l'enfant que sur l'adulte, et qu'on ne peut donc la mesurer en termes de niveaux de revenus et de consommation. C'est pourquoi, en collaboration avec l'Université de Bristol et la London School of Economics, l'Agence propose sept grandes catégories de biens et services essentiels à un bon développement de l'enfant, dont l'absence détermine des privations graves – et dont voici l'évaluation chiffrée des victimes :

– logement : 640 millions d'enfants n'ont pas d'abri adéquat ;

– installations sanitaires : 500 millions n'y ont pas accès.

– eau salubre : 400 millions en manque ;

– information (TV, radio, presse) : 300 millions n'y ont pas accès.

– santé, soins : 270 millions en manque ;

– éducation : 140 millions d'enfant, majoritairement des filles, n'ont jamais fréquenté l'école ;

– nourriture : 90 millions en manque cruellement ;

en ajoutant que 700 millions d'enfants combinent deux formes ou plus de ces privations, qui s'aggravent l'une l'autre.

Tout aussi préoccupant, depuis une décennie, cette pauvreté touche un nombre d'enfants vivant dans des pays à revenu national relativement élevé (une quinzaine, environ).

Les conflits armés ne résultent pas seulement d'erreurs politiques mais aussi, dans une très grande mesure, de l'extrême pauvreté, qui en est à la fois la cause et l'effet ; c'est particulièrement vrai des guerres civiles (55 des 59 conflits ayant éclatés entre 1990 et 2003 sur la planète), où des factions se disputent des ressources nationales mal gérées.

Les enfants sont les principales victimes de ces conflits, tant en termes de mortalité que de conséquences personnelles : ils constituent près de la moitié des 3,6 millions de disparus du fait des guerres depuis 1990, selon le rapport (mines, tirs accidentels, bombardements, etc.). Qui plus est, fait nouveau, ils sont devenus des cibles délibérées pour les soldats et le terrorisme, comme l'a montré le massacre d'environ 350 enfants de l'école de Beslan (Russie) en septembre 2004.

Ce rapport évalue également où en est la communauté internationale par rapport au programme en 10 étapes d'action et de protection de l'enfance de l'Unicef, de 1995. Le bilan, s'il comporte quelques avancées indéniables, est cependant plus que mitigé : en témoigne l'enrôlement en augmentation accélérée d'enfants soldats.

La guerre a aussi des conséquences catastrophiques dans le domaine de la santé et des conditions sanitaires. Pour un conflit type de cinq ans, le taux de mortalité parmi les moins de cinq ans croît de 13 %. Et l'augmentation de la misère qu'entraîne forcément tout conflit armé (20 millions d'enfants ont ainsi dû quitter leurs maisons dans les années 1990), rend d'autant plus nécessaire l'intervention massive de la communauté internationale, pour garantir une transition stable et ferme vers une société de développement.

Les effets pernicieux du sida

Rien ne rend mieux l'impact du sida sur les enfants que la quinzaine de millions d'orphelins que cette maladie a déjà faits.

La mort des parents touche toute la vie de l'enfant, de sa sécurité physique à son développement mental, en passant par son bien-être affectif ; bref, de sa santé sur tous les plans. Mais les effets pernicieux du sida se font sentir bien avant : les conditions financières rendues difficiles par la maladie (qui s'ajoute à la misère et aux privations) font que nombre d'enfants, surtout les filles, abandonnent l'école pour aider leurs familles – avec le risque de se retrouver victimes d'exploitations de toutes sortes.

Mais le sida ne se contente pas de tuer les parents, il décime également les instituteurs, les travailleurs sociaux et médicaux, etc. qui forment un réseau protecteur irremplaçable autour des enfants d'une communauté et sur lesquels le virus a un effet dévastateur, souvent à la fois d'une manière immédiate et progressive, le délai entre la contamination et le décès pouvant durer une dizaine d'années.

La science et la prise de conscience croissante des politiques font espérer, cependant, que ces nouvelles infections seront bientôt susceptibles d'être stabilisées, voire de diminuer en nombre. A cette fin, le rapport détaille les mesures que les pays devraient prendre pour enrayer l'expansion de l'épidémie, maintenir en vie les adultes contaminés et répondre aux besoins des orphelins.

Le rapport déclare qu'il ne tient qu'à nous de combler le fossé entre l'enfance idéale et celle que vivent la moitié des enfants du monde. Il préconise, pour ce faire, certaines lignes d'action :

– Travailler au développement social et économique en conformité avec les droits de l'homme, en accordant une attention spéciale aux enfants les plus vulnérables.

– Mettre en place des politiques socialement responsables, accordant notamment une place prioritaire aux enfants.

– Inciter à des investissements massifs tant privés que gouvernementaux, qui permettront de placer le bien-être de l'enfance au cœur même de l'élaboration des budgets nationaux.

– Que les individus, les familles, les milieux d'affaire et les communautés s'impliquent sur le long terme dans l'amélioration de la vie des enfants, et s'emploient à promouvoir et protéger leurs droits.

« L'approbation de la Convention des droits de l'enfant a été un moment extraordinaire de lucidité, où le monde a montré qu'il comprenait qu'il ne saurait y avoir de progrès sans une enfance vivant dans un cadre sain et protégé », déclare C. Bellamy. Mais la qualité de vie d'un enfant dépend de décisions qui sont prises jour après jour dans les foyers, les communautés et les sphères gouvernementales. Ces choix doivent être faits avec sagesse, avec l'intention de servir au mieux l'intérêt de nos enfants. Faute de quoi, nous ne parviendrons pas à atteindre nos objectifs plus larges, plus mondiaux, les objectifs d'instaurer les droits de l'homme et d'assurer le développement économique. L'état d'une nation se mesure à celui de ses enfants. C'est aussi simple que cela. »





Faits et prévisions

Home La Chine ne croit plus au dollar

Source : Associated Press

« Ils [les Etats-Unis] auront à subir une attaque en règle contre les libertés dont ils s'enorgueillissent ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement alors que le gouvernement cherchera, par nécessité, à réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d'une perte de confiance dans leur monnaie et d'une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. » [Le Maître de Benjamin Creme, PI, décembre 2004]

Selon un économiste chinois de renom, la Chine ne croit plus en la stabilité du dollar, et le pays ne devrait plus désormais indexer sa monnaie au seul dollar. Intervenant au Forum économique de Davos (Suisse), en janvier 2005, Fan Gang, directeur de l'Institut de recherche économique national à la Fondation pour la réforme de la Chine, a déclaré : « Le dollar n'est plus considéré comme une monnaie stable ; il dévalue constamment. »




Home Le classement écologique des pays

Source : The New York Times, Etats-Unis

« L'environnement deviendra la priorité « numéro un ». Il y a seulement quelques années, aucun homme politique ne prenait l'écologie au sérieux. Maintenant, tout le monde se sent concerné. Cette préoccupation grandissante pour notre environnement est le résultat d'un accroissement de la conscience du Soi. » [La Mission de Maitreya, Tome II]

Les pays d'Europe du nord, du centre et l'Amérique du sud sont aux premières places du Classement 2005 de la durabilité environnementale, qui évalue les réussites en matière d'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, de préservation de la bio-diversité et de coopération internationale sur les problèmes environnementaux.

Les trois premières places du classement, effectué par des chercheurs des universités de Yale et de Columbia, sont occupées par la Finlande, la Norvège et l'Uruguay. C'est le second classement réalisé, en collaboration avec le Forum économique mondial, qui se réunit chaque année à Davos (Suisse). Le premier avait été publié en 2002.

L'étude se base sur 75 mesures comme le taux de mortalité infantile dû à des maladies respiratoires, le taux de fertilité, la qualité de l'eau, la surpêche, les émissions de gaz à effet de serre, et celles de dioxyde de sodium (à l'origine des pluies acides).

Selon Daniel C. Esty, directeur du Centre de politique environnementale de l'Université de Yale et auteur du rapport, se voir parmi les derniers du classement 2002 a poussé certains pays, comme le Mexique et la Corée du Sud, à accentuer leur effort. Young Keun Chung, économiste environnemental de l'Institut de l'environnement de Corée du Sud partage cet avis : « Notre retard nous a choqués et notre gouvernement a entrepris d'améliorer la situation. Nous nous sommes focalisés sur l'amélioration de la politique environnementale, les problèmes de pollution et les problèmes de circulation. » La Corée du Sud a élevé son rang de 13 places depuis 2002.




Home Le déclin des Etats-Unis

Source : WBUR Radio, Etats-Unis

« Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d'agir unilatéralement, ils se verront ignorés et négligés dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l'action de son gouvernement. » [Le Maître de B. Creme, Partage international, décembre 2004]

Peter Drucker, expert de réputation mondiale en management, s'est exprimé sur le statut déclinant des Etats-Unis dans le monde, lors d'une émission sur WBUR : « Pour ce qui est du rôle des Etats-Unis dans le monde, heureusement, nous ne sommes plus dominants. Etre super star est très dangereux. Nous restons militairement dominant, mais nous ne le sommes plus politiquement. Avec la Chine, l'Inde et l'Europe qui montent rapidement, nous allons vite devenir une grande puissance comme les autres. Ca va être dur à avaler, surtout à cause de ces 30 dernières années d'illusion de grandeur, non parce que nous étions forts, mais parce que les autres étaient faibles.

Une économie mondiale émerge, dans laquelle l'Amérique n'est plus la puissance dominante. C'est probablement l'Union européenne qui le devient. Il va nous falloir apprendre à compter parmi une demi-douzaine d'acteurs majeurs. La situation est comme on la découvre en Irak, un désastre complet où l'on a fait qu'accentuer le chaos. Quelles valeurs soutient-on autre que celle de la puissance ? La grande force des Etats-Unis était qu'ils soutenaient des valeurs. »




Home La popularité de G. Bush en baisse

Source : The New York Times, Etats-Unis

« … on ne peut rester sourd à l'opinion mondiale. Le monde se transforme aujourd'hui à la faveur de tant d'événements de différentes natures que ces hommes du passé, aux méthodes obsolètes, seront bientôt relégués silencieusement aux oubliettes de l'histoire. [Le Maître de Benjamin Creme, PI, novembre 2002]

Un sondage du New York Times et de CBS News montre que le président des Etats-Unis Georges Bush n'est plus soutenu par sa population. La majorité des Américains n'espère ni une embellie économique ni le retrait des troupes américaines d'Irak d'ici le départ de leur président dans quatre ans, et seulement 29 % estiment que le pays sera mieux protégé de la menace terroriste. Les 49 % d'opinion favorable sont le plus faible taux observé lors d'une réélection depuis un demi-siècle – bien plus faible que celui du président Clinton (60 %) ou du président Reagan (62 %) au début de leur second mandat.




Home Le changement climatique se poursuit

Source : Helsingin Sanomat, Finlande

« Nous empoisonnons notre planète à une telle vitesse qu'à moins d'un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [B. Creme, PI, juin 1991]

Les dirigeant non signataires des accords de Kyoto se posent-ils les bonnes questions ? Ils devraient pourtant considérer la réalité du réchauffement planétaire, à la lumière des renseignements que toutes les stations climatiques diffusent en rapportant des conditions anormales.

En 2004, les pires incendies signalés depuis 1983 ont dévasté de larges zones dans le sud de l'Australie. Les îles britanniques et l'Europe du Nord ont été le théâtre de divers problèmes climatiques d'une gravité exceptionnelle. Des pluies torrentielles et des chutes de neige en Californie ont causé glissements de terrains, inondations, coups de vent violents, tempêtes et coupures de courant. Des rivières normalement gelées tout l'hiver, telle que la Neva à Saint-Pétersbourg (Russie), ont débordé. Dans le nord de l'Angleterre, des gens ont dû être évacués et le trafic routier et ferroviaire interrompu. En Finlande, le niveau de la mer est monté de 1,50 m au-dessus des niveaux normaux, et la Sierra Nevada a été le siège des chutes de neige les plus importantes depuis 90 ans.




Home Augmentation des maladies liées à la pollution

Source : Sydney Morning Herald, Australie

La pollution de l'air, des mers et du sol est le péril numéro un pour l'humanité, car elle est responsable des problèmes de santé de millions d'individus et de la mort prématurée de milliers et de milliers d'autres.[Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Les pays occidentaux connaissent une augmentation dramatique du nombre de personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.).

Les chercheurs s'accordent pour reconnaître que les facteurs environnementaux en sont probablement les responsables. Un rapport de la revue Public Health montre le lien entre les maladies du système nerveux et les produits contaminants comme les pesticides, les fumées industrielles, les déchets domestiques, les gaz d'échappement et autres substances toxiques.

Cette étude, qui portait sur les maladies cérébrales dans les principaux pays développés, de 1979 à 1997, a permis d'établir que plusieurs formes de démence sénile –principalement la maladie d'Alzheimer, mais également d'autres formes de sénilité – ont plus que triplé chez les hommes et presque doublé chez les femmes pendant cette période, en Angleterre et au Pays de Galles. Tous les pays étudiés ont été affectés, à l'exception du Japon.

Pour d'autres maladies, telle que la maladie de Parkinson et les maladies neuro-dégénératives, l'augmentation a été de 50 % pour les hommes et les femmes dans tous les pays sauf le Japon.

L'augmentation des cas de maladies cérébrales a été attribuée à la présence de produits chimiques dans l'environnement, comme les gaz d'échappement et les pesticides, ainsi qu'aux produits chimiques utilisés par des industries comme l'agro-alimentaire, l'emballage, les fournitures électriques et les garnitures et tapisseries.

Ce rapport a aussi montré que l'alimentation était également un facteur important, puisque le Japon est épargné par ces tendances. C'est seulement lorsque les Japonais émigrent vers d'autres pays qu'ils deviennent sujets à ces maladies.





Regard sur le monde

Home Les Etats-Unis menacent de cesser leur aide

Source : The Daily Telegraph, G.- B.

Un article (Art. 98), introduit dans le budget américain 2005, prévoit l'interruption de toute aide économique aux pays qui ne signeraient pas l'engagement de ne pas traduire devant la Cour pénale internationale (CPI) les citoyens américains qui seraient accusés de crime de guerre.

La CPI a été créée en 1998 par 139 pays pour entendre les cas de crime de guerre, de génocide et d'autres crimes contre l'humanité. Le traité fondateur a été signé par les Etats-Unis sous l'administration Clinton, mais révoqué ensuite par le président Bush, inquiet que des militaires ou des leaders américains puissent se retrouver un jour devant un tribunal sous des motifs politiques. Les partisans de la CPI affirment que des garde-fous ont été prévus pour éviter que soient engagées à la légère des poursuites insuffisamment fondées ou basées sur des motifs politiques.

Jusqu'ici, seuls quelques petits pays, pauvres pour la plupart, ont signé l'Article 98, comme l'Albanie, le Timor oriental, le Sénégal et la Sierra Leone. D'autres, comme la Jordanie (qui reçoit annuellement 600 millions de dollars d'aide des Etats-Unis), pourraient perdre des millions de dollars de dons s'ils ne signent pas. Une exception de « sécurité nationale » a cependant été prévue dans l'Article 98 pour exempter de cette punition les alliés traditionnels des USA.




Home Des journalistes américains payés par le gouvernement

Source : The Guardian, The Observer, Grande-Bretagne

L'administration américaine est de nouveau sous le feu de la critique : trois journalistes américains de renom ont reconnu avoir reçu d'importantes sommes d'argent du gouvernement pour promouvoir son action politique. L'information est venue d'un article de US Today selon lequel Armstrong Williams, journaliste conservateur, aurait reçu 21 000 dollars du ministère de l'Education pour promouvoir, dans les journaux, à la radio et à la télévision, le programme de Bush No Child Left Behind (Ne laissons pas un seul enfant prendre du retard). Michael McManus, éditorialiste de la presse écrite, aurait reçu 10 000 dollars pour faire l'éloge du projet du gouvernement sur le mariage, projet qui réoriente des fonds publics destinés aux plus démunis vers des actions de conseil matrimonial. Ce même projet a aussi été salué par les éditoriaux de Maggie Gallagher. Elle-même, fervent défenseur du mariage, aurait reçu, pour ses services, 21 500 dollars du département de la Santé et des services sociaux.

L'administration Bush a ainsi dépensé plus de 88 millions de dollars dans des actions de relations publiques en 2004, ce qui donne pour l'ensemble du premier mandat un total de 250 millions de dollars en dépenses de relations publiques.

L'inclination marquée de ce gouvernement à payer pour s'offrir les faveurs de la presse fait douter de la neutralité des médias américains, et survient à une époque de déficits budgétaires pharamineux. « Même si toutes les dépenses de relations publiques ne sont pas illégales ou inopportunes, leur augmentation rapide en des temps de graves déficits budgétaires soulève la question des priorités de ce gouvernement », selon les termes d'un rapport publié par les membres démocrates du Comité de réforme du gouvernement.




Home Les Israéliens frappés par les atrocités perpétrées par l'armée

Source : The Gardian, Grande-Bretagne

Un soldat israélien jugé pour le meurtre de Briton Tom Hurndall, en avril 2003, dans la bande de Gaza, a admis qu'il a menti sur les circonstances des coups de feu – mais il a affirmé qu'il avait l'ordre de tirer, même sur des gens désarmés.

Tom Hurndall était à la limite de Rafah, essayant d'abriter des enfants palestiniens terrorisés par les tirs de l'armée israélienne, lorsqu'il a été atteint à la tête par le sergent Idier Wahid Taysir, et est mort de ses blessures. W. Taysir a d'abord affirmé aux enquêteurs de l'armée qu'il avait tiré sur T. Hurndall car celui-ci était au bord de la zone de sécurité, portait un fusil et une veste de camouflage. Il a ensuite avoué à la cour que T. Hurndall n'était pas entré dans la zone fermée, était non armé, et portait une veste orange clair.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait tiré sur T. Hurdall, W. Taysir répondit : « Auparavant, j'ai déjà tiré sans autorisation. Tout s'est produit sous la pression et était le résultat de la peur. Ils nous demandent toujours de tirer et que nous y sommes autorisés. Toutes les troupes [à Rafah] tirent sans autorisation sur quiconque traverse la ligne rouge. »

La mère de T. Hurndall, a bien accueilli les aveux du sergent Taysir, et dit que cela confirmait le fait qu'il n'exécutait que la politique de l'armée israélienne qui permet le tir sur des civils non armés : « Nous restons extrêmement préoccupés par le climat dans lequel le soldat vivait. Il suivait des ordres, appliquait ce qui lui était demandé, comme aux autres soldats. »

Les Israéliens croient avec fierté que leur armée est « la plus morale du monde ». Mais les aveux du sergent Tayir sont intervenus le même mois que celui où la confiance du public israélien dans son armée a été ébranlée par la diffusion d'un enregistrement audio du meurtre manifeste d'une Palestinienne de 13 ans, Imam Al-Hams, égarée dans la zone de sécurité de Rafah. Bien que son corps soit manifestement inerte, il était toujours criblé de balles par un officier israélien, qui n'a été accusé que d'une erreur mineure.

Maintenant, les mères israéliennes demandent à leurs soldats de ne plus perpétrer de tels actes. Le groupe de paix israélien, l'institut Arik, fait paraître des encarts dans les journaux exhortant les « patriotes juifs d'ouvrir les yeux et de regarder autour d'eux » les souffrances des palestiniens. B'Tselem, groupe israélien militant pour les droits de l'homme, a critiqué « le climat d'impunité » qui règne au sein de l'armée, citant 1 656 Palestiniens non combattants, dont 529 enfants, tués par l'armée pendant l'intifada, mais un seul soldat accusé de la mort d'un Palestinien non combattant.




Home Israël condamné pour « apartheid »

Source : The Guardian, G.-B.

Des projets israéliens pour l'amélioration des routes et la construction de tunnels révèlent l'existence d'un plan d'« apartheid » visant à créer un Etat palestinien constitué d'enclaves séparées par des murs et reliées entre elles par un système de tunnels et de routes contrôlées.

Seuls les Juifs seraient autorisés à utiliser les routes actuelles reliant les colonies juives de Cisjordanie entre elles et avec Israël. Les Palestiniens se verraient tout simplement interdits d'accès au système routier actuel, et obligés d'emprunter un réseau alternatif spécial. Selon le géographe néerlandais Jan de Jong, de l'Unité de soutient aux négociations de l'OLP, le trajet Tulkarem-Nablouse qui nécessite aujourd'hui 40 minutes prendrait 73 minutes sous le système d'apartheid.

Goran Eiland, directeur israélien de la sécurité nationale, a demandé à la Banque mondiale 200 millions d'euros pour financer le projet – de l'argent qui proviendrait des contribuables européens, américains et japonais. La communauté internationale a refusé de financer un projet qui n'est pas appuyé par l'autorité palestinienne.

Ces projets routiers israéliens étayent l'intention avouée d' A. Sharon d'autoriser un Etat palestinien constitué d'enclaves « autonomes » sur 42 % de la Cisjordanie. Les Palestiniens seraient citoyens de ces enclaves isolées, mais pas de l'Etat d'Israël, qui contrôlerait toute la région alentours. Cette politique est en contradiction flagrante avec les déclarations d'A. Sharon et de son gouvernement sur le soutient d'Israël à la feuille de route appuyée par les Américains.

Le modèle d'Etat palestinien proposé par Israël inquiète les observateurs internationaux, qui y voient un relais de l' apartheid de l'ancien régime sud africain sous domination blanche, où les citoyens noirs se voyaient parqués dans des bantoustans soi-disant indépendants. Selon un diplomate israélien, Ariel Sharon s'est rendu plusieurs fois en Afrique du Sud dans les années 1980, au cours de voyages officiels ou secrets. « Il avait une admiration démesurée pour les bantoustans », a-t-il déclaré à Gershom Gorenberg, directeur du The Jerusalem Report et membre du Center for Millennial Studies de l'Université de Boston. Cette admiration s'est trouvée confirmée par la récente publication d'une carte provenant de documents des années 1990 lui appartenant, qui montre onze enclaves palestiniennes séparées – exactement inspirées des homelands sud africains. Yossi Alpher, analyste stratégique renommé, nous prévient : « Si A. Sharon parvient à ses fins, Israël ressemblera beaucoup à l'Afrique du Sud. »





Dossier

Home THEME DU SEMINAIRE DE MEDITATION DE TRANSMISSION 2004

La réapparition du Christ - 1/4

par Benjamin Creme

L'article suivant est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme à l'occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s'est déroulée près de San Francisco, aux Etats-Unis, en août 2004.

Le Maître –, par l'entremise de Benjamin Creme
Depuis plusieurs années, nombreux sont ceux qui attendent, avec plus ou moins de patience, que Maitreya apparaisse sur la scène mondiale et se présente lui-même comme Instructeur mondial de l'ère du Verseau. Beaucoup trouvent cette attente vraiment fastidieuse, alors que d'autres travaillent allégrement à faire connaître au monde sa présence et ses projets, sachant que finalement leurs efforts seront récompensés. Le jour est proche où tous le verront. Sciemment ou non, tous l'ont appelé et il a tenu sa promesse de revenir.» [L'Emergence de Maitreya, article du Maître, avril 1987]

La patience est une vertu, qu'il est bon de posséder. On la rencontre rarement chez une femme et jamais chez un homme.

« Beaucoup trouvent cette attente vraiment fastidieuse. »

Si vous connaissiez Maitreya mieux que vous ne le connaissez en réalité, vous sauriez qu'il considère qu'il est revenu. Il pense réellement que toutes ces discussions concernant le moment de son retour sont un non-sens. Il est déjà revenu. Lorsqu'il rend visite à des groupes – pas sous l'apparence de Maitreya, bien sûr – ceux-ci savent qui il est, car son apparition est confirmée par mon Maître comme étant la sienne. Il revient ensuite sous une apparence identique et les membres du groupe lui posent des questions auxquelles il répond – on lui dit : « C'est si long ! Ce qui me tourmente c'est l'état du monde, et l'attente est si longue. Comment expliquer aux gens que cela prend du temps ? » Il répond : « De quoi parlez-vous ? Vous pouvez être aussi anxieux que vous voulez, mais c'est insensé. Il n'y a aucune raison d'être anxieux. Le monde est magnifique, plein de promesse. Maitreya est ici. Il est de retour. Vous n'avez rien à attendre ; c'est fait – le plan se déroule au mieux. »

Le monde change même si nous ne nous en rendons pas compte, tant nous sommes impliqués dans les événements des dernières années, notamment depuis l'attentat du 11 septembre 2001, la guerre en Afghanistan et la guerre d'Irak qui se poursuit – sans parler des possibilités de formes de terrorisme encore plus grandes.

La décennie qui a précédé l'attentat du 11 septembre fut une décennie de calme grandissant et de changements pour le meilleur. Des choses étonnantes se sont produites : la fin de la guerre froide, par exemple, un événement extraordinaire, le plus grand événement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a libéré l'humanité de la crainte d'une mort soudaine – pas seulement de la possibilité d'une telle éventualité, mais de la quasi-probabilité d'une fin catastrophique de toute chose. Les gens cessaient d'avoir des enfants car ils ne voulaient pas les faire naître dans un monde qui allait être détruit. Maintenant les gens ont des enfants, ils les désirent et ils savent que leurs enfants vivront et construiront une nouvelle civilisation.

Au cours des dix ou douze années qui ont précédé l'attentat du 11 septembre, on a pu assister à une extraordinaire transformation du monde. Pour les personnes concernées, certains de ces changements ont été spectaculaires et d'une importance cruciale : les changements qui se sont produits en Union soviétique, par exemple, l'effondrement du système politique, les revendications de millions de gens aspirant à un mode de vie meilleur et plus facile, et même l'arrivée sur le devant de la scène de richissimes magnats du pétrole.

En Chine également d'importants changements ont permis à une large fraction de la population d'accéder à une abondance matérielle inconnue auparavant. Aucun des peuples de la Chine n'avait disposé de la qualité de vie ni de l'abondance matérielle que connaissent actuellement les Chinois vivant sur la côte est. Vingt millions de personnes peut-être jouissent maintenant d'un bien-être matériel équivalent à celui qui existe dans les régions les plus riches de l'Europe et des Etats-Unis. Ceci est entièrement nouveau. Dans les autres régions de la Chine, la pauvreté a largement diminué. Elle existe encore dans certains endroits, mais dans l'ensemble le pays est sorti de la pauvreté mortelle qui y régnait auparavant. De même, la plupart des Russes trouvent la vie plus facile, même si elle est plus vide.

En Occident – aux Etats-Unis, en Europe – les gens commencent à prendre conscience d'une interdépendance grandissante, à reconnaître l'unité de l'humanité et la nécessité de considérer le monde comme un tout, et à comprendre que de réels changements ne sont possibles qu'à l'échelle mondiale.

L'un des événements majeurs des dernières années et une première dans l'Histoire, c'est que des millions de gens ont été reconnus comme des citoyens pleinement égaux et propriétaires de leur propre pays. Ce fut un événement extraordinaire : la libération de Nelson Mandela et la création de la nouvelle Afrique du Sud. Ce fut l'œuvre directe de Maitreya. De même, son influence a ouvert l'Union soviétique à la glasnost, qui a permis l'entrée de l'Union soviétique dans la communauté des nations, et la transformation du vieil ours en colère disant toujours nyet en une fédération de nations amicales et coopératives. C'est un changement colossal.

Il y a eu également la réunification de l'Allemagne, bien plus tôt qu'on aurait pu l'imaginer. Naturellement, certains Allemands, ceux de l'Ouest, considèrent que c'est une nouvelle responsabilité qui a diminué leur niveau de vie (qui était artificiellement élevé), mais cette réunification a donné une nouvelle stabilité à l'Europe qui, jusqu'aux années 1940, était, comme vous le savez, perpétuellement en guerre.

Un nombre considérable de changements ont eu lieu, en grande partie sous l'influence de Maitreya, ce que nous avons tendance à oublier. Dans notre angoisse, notre souci de l'avenir et notre manque de sens des proportions, nous avons tendance à oublier les grands changements positifs qui se sont produits, suscités en grande partie par les énergies puissantes qui se déversent aujourd'hui dans le monde et la présence d'un vaste groupe d'hommes extraordinaires, environ quatorze Maîtres et le Maître de tous les Maîtres, Maitreya lui-même.

« De son côté, il a attendu, pendant des années, l'invitation des hommes pour pouvoir apparaître et venir s'exprimer au nom de tous. Ayant enfin reçu cette invitation, il a pris des mesures pour s'assurer d'être reconnu et accepté. Ce n'est pas sans raison qu'il a préparé de nombreux groupes à le reconnaître. Hauts placés et influents, et travaillant dans différents domaines, certains connaissent sa présence, ses plans et ses priorités ; ils ont écouté ses paroles et les tiennent pour vraies. Venant de divers horizons et de différents pays, ces hommes préparés partagent tous le même désir de servir Maitreya et le monde. Ayant une connaissance détaillée de ses plans, ils parleront en son nom, éveillant leurs collègues et leurs concitoyens à la tâche future. Il pourra ainsi travailler à travers eux et indiquer le chemin vers un avenir meilleur. » [L'Emergence de Maitreya, avril 1987]

Même s'il est prêt à agir de manière spontanée, tout ce que fait Maitreya, ainsi que les autres Maîtres, est accompli avec un soin méticuleux. Il passe des années et dépense une somme considérable d'énergie pour s'assurer que son plan se déroule au mieux, en apparaissant à des gens dans le monde entier : des personnes sans importance, des gens qui l'attendent, qui le reconnaîtraient s'ils le voyaient à une conférence, etc. Il n'est pas toujours facile de le reconnaître car il apparaît sous divers aspects : celui d'une femme, d'un homme, ou d'une vieille femme n'ayant qu'une seule dent ; il peut apparaître portant de beaux vêtements, mais chaussé de bottes en caoutchouc ou de pantoufles, l'air un peu bizarre. C'est le genre de remarque qui est souvent faite. Je me souviens d'un courrier décrivant l'apparition d'un Maître superbement vêtu d'habits de la fin du dix-neuvième siècle – un long manteau, une cravate, mais un chapeau haut de forme dont sortait un amas de laine et de tissu.

Maitreya a créé un immense réseau d'hommes et de femmes qui l'ont rencontré, avec qui il a passé du temps, souligné ses priorités, parlé des besoins du monde ; des gens dans tous les domaines de la vie, des rois, des gens ayant du pouvoir et du prestige, des chefs de gouvernement, des diplomates du monde entier, des gens ayant de l'influence au sein des gouvernements, des envoyés spéciaux, etc. Des chefs religieux, des personnalités connues de tous dans l'industrie, des directeurs de sociétés. Il existe désormais un vaste groupe de personnes familiarisées avec les pensées, les idées et les plans de Maitreya. Lorsqu'il apparaîtra plus ouvertement, lorsque les gens le verront réellement (même s'il n'est pas présenté sous le nom de Maitreya), ces personnes se manifesteront, elles parleront et elles déclareront que tout cela est vrai, que le Grand Instructeur, un Instructeur mondial, est présent. Elles ne le désigneront peut-être pas, mais elles diront : « Il est ici, je le sais. Cette idée est la sienne. »

Il y a parmi ces personnes des individus ayant une grande influence et lorsqu'ils parleront, ils seront crus par les masses qui se contentent de suivre un leader. Ce sont des maîtres à penser, qui lancent les idées à la mode, qui écrivent pour les journaux et les revues, des gens des médias de haut niveau qui ont rencontré Maitreya, qui connaissent ses idées et ses analyses quant aux exigences requises pour amener le changement et instaurer la paix. De cette manière, Maitreya met en place un vaste courant de sympathie en sa faveur.

Puis viendra le moment pour les masses de former une large, une immense opinion publique qui se répandra partout dans le monde et forcera les gouvernements à entamer le processus du changement, à mettre en pratique les enseignements de Maitreya.

Certains verront en lui le Christ. D'autres le considéreront peut-être comme un penseur politique et économique qui les inspirera et leur montrera qu'il existe une possibilité de changement, que nous ne sommes pas obligés de suivre M. Bush ou M. Blair et de continuer comme par le passé ; que les vieilles méthodes qui consistent à diviser pour régner sont périmées, que les vieilles méthodes des gouvernements qui fixent leur politique et l'imposent à leurs peuples ne doivent plus avoir cours. Les gouvernements finiront par réaliser, grâce à la volonté manifestée par le peuple, que leur travail, leur tâche, est de veiller aux besoins de celui-ci. Cela se produira dans tous les pays, car c'est effectivement le rôle du gouvernement de veiller aux besoins du peuple. Certains gouvernements le font dans une faible mesure, d'autres davantage. Certains sont plus démocratiques et la participation de leurs citoyens est plus grande, mais d'autres sont extrêmement dictatoriaux et le peuple n'a guère la parole. Tout ceci cessera.

« Bientôt, des milliers de personnes dans le monde verront son visage. Grâce à la télévision, l'Avatar pourra pénétrer dans d'innombrables foyers et, avec des mots simples, toucher le cœur des hommes. » [L'Emergence de Maitreya, avril 1987]

L'un des secrets du pouvoir de Maitreya, dont seul un nombre limité de personnes a fait l'expérience jusqu'à présent (même si c'est un nombre très important, il reste limité comparé à la population mondiale), c'est la simplicité avec laquelle il s'exprime. Il s'exprime de cœur à cœur. Il n'essaie pas de se montrer intelligent. Il n'essaie pas d'argumenter. Il attire l'attention des gens sur ce qui est évident, mais ne semble pas l'être pour de nombreux gouvernements dans le monde, sur le fait que chacun a besoin de nourriture, d'un logement, de soins de santé, d'éducation, de stimulation, de culture et de variété dans sa vie. Tout le monde le sait, mais les gouvernements d'une manière générale ne pourvoient pas à ces besoins essentiels.

C'est la responsabilité des gouvernements d'agir en ce sens. Lorsque Maitreya parle, il énonce ces choses simples que la plupart des chrétiens ne s'attendent pas à entendre de la part du Christ. Ils s'attendent à entendre parler de religion, de Dieu ou d'une religion en opposition à une autre, de religion académique, de religion à la manière dont les religieux en parlent, en s'inquiétant ou en se querellant.

Il ne vient pas comme un instructeur religieux, même s'il est attendu par tous les groupes religieux sous un nom ou un autre. Et naturellement pour ces différents groupes, ce sera une extraordinaire surprise et pour de nombreuses personnes il sera très difficile de le reconnaître et de le suivre.

D'autres apparitions suivront jusqu'à ce que le monde entier écoute et réagisse.

Il a prévu toute une série d'apparitions. L'émergence de Maitreya s'effectue en fait, comme nous le savons, sur des années et par phases, chaque phase permettant à un nombre de plus en plus grand de personnes de l'entendre. Il a passé des années à parcourir le monde, apparaissant à des groupes dans les endroits où il a créé des sources d'eau curative énergétisée avec l'énergie cosmique du Verseau. Pour finir, il y aura, m'a-t-on dit, 777 sources de guérison.

Il est apparu principalement à des groupes religieux et presque à chaque fois une source curative a été créée. Si vous multipliez le nombre de personnes présentes par le nombre de ses apparitions, 239 (1988-2002), cela fait un nombre immense de gens qui l'ont entendu parler, qui ont écouté ses préoccupations et les solutions qu'il propose à nos problèmes.

« De cette manière, chacun finira par savoir que le Christ, Maitreya, est parmi nous, prêt à nous prodiguer ses enseignements et ses conseils, à nous servir et à nous guider, à nous montrer comment sortir de l'abîme et à nous inspirer la création d'une ère nouvelle pour l'humanité. » [L'Emergence de Maitreya, avril 1987]

Le Maître a utilisé à maintes reprises ces mots « nous montrer comment sortir de l'abîme ». Du point de vue des Maîtres le monde est déjà sauvé, mais l'humanité ne le sait pas, elle doit agir en suivant ses meilleures intentions et son intérêt supérieur et sortir ainsi de l'abîme, du précipice. L'abîme, naturellement, serait une guerre à l'échelle mondiale. Ce serait une guerre nucléaire qui détruirait toute vie sur Terre ; l'expérience humaine sur la Terre cesserait.

Les Maîtres sont certains que leur travail, le don qu'ils font à l'humanité de leur protection, de leurs enseignements et de leurs conseils, permettront à l'humanité de s'écarter à temps de l'abîme, de changer de direction. C'est la dernière phase du travail de Maitreya.

Lorsqu'il travaillera ouvertement dans le monde, même si ce n'est pas sous le nom de Maitreya, il amènera l'humanité à ce stade. Lorsque celui-ci sera atteint, lorsque les gens changeront eux-mêmes de direction, il pourra révéler sa véritable stature et son dessein. Les Maîtres considèrent la situation actuelle en Irak, aux Etats-Unis en général avec le gouvernement actuel, comme une sorte de hoquet dans le processus de changement. Ils ne la voient pas comme un point final qui nous précipitera dans l'abîme.

Pour les Maîtres ce n'est pas la « fin de partie ». La fin de partie réside dans l'esprit des fondamentalistes qui pensent que la « fin des temps » existe, que nous en approchons, et que peut-être ils y contribuent. Le président américain est un chrétien fondamentaliste qui croit que Dieu le dirige. Je pense qu'il vit dans l'illusion, et je partage cette idée avec des millions d'autres aux Etats-Unis et ailleurs. Mais de nombreuses personnes sont conditionnées, dans leur esprit et dans une certaine mesure dans leur cœur, par les enseignements des fondamentalistes et elles considèrent notre époque comme « les temps divins », les temps annoncés dans leurs Ecritures, et pensent que tout va dans le sens des « déclarations de Dieu » dans la Bible. Ce n'est nullement le cas, mais des millions de personnes y croient.

Je me souviens qu'on m'a affirmé, il y a de nombreuses années, que ce pays (les Etats-Unis) compte 40 millions de chrétiens fondamentalistes sur une population de 275 millions d'habitants, ce qui est une proportion énorme. Les fondamentalistes sont ici très puissants parmi les groupes religieux, qu'il s'agisse de baptistes ou de catholiques romains. Chaque groupe a sa branche fondamentaliste.

Maitreya dit : « Ne quittez pas l'enjeu des yeux, l'enjeu c'est l'humanité. » Maitreya est apparu à l'occasion d'une manifestation à Londres, en février 2003, et il fut interviewé pour une vidéo par un petit groupe d'étudiants. Certains membres de notre groupe se trouvaient là. Il avait les traits d'un Antillais de Trinidad, et il était merveilleux. Il a déclaré : « Je suis si heureux. Je suis si heureux de vous voir, vous les jeunes, manifester en faveur de la vérité, de la paix et de la justice. C'est si beau à voir. » Puis il a dit que son fils et ses petits enfants étaient dans la manifestation et que lui-même avait fait la même chose des années auparavant. Et il a ajouté : « Ne quittez pas l'enjeu des yeux ! L'enjeu c'est l'humanité ! » Puis un jeune homme est venu vers lui et ils se sont touchés le poing. Le jeune homme était un disciple de l'un des Maîtres. Ils se sont éloignés ensemble.

Donc : « Ne quittez pas l'enjeu des yeux, l'enjeu c'est l'humanité ! » [Voir Partage international, avril 2003]

Tous les hommes au début ne le reconnaîtront pas. Tous, en effet, ne connaissent pas le véritable fondement de sa vie et de sa venue. Mais, de plus en plus, ils constateront la sagesse de ses paroles, ressentiront le bienfait de sa présence et sauront au fond d'eux-mêmes qu'il exprime la vérité.

Et c'est du fond du cœur qu'ils y répondront, reconnaissant en lui l'Instructeur du nouvel âge. Il évoquera en eux le désir de partager, de recréer un monde équilibré et harmonieux. Lorsque les hommes réaliseront l'urgence de la tâche, ils s'attaqueront aux iniquités du présent, mus par une bonne volonté et une force jamais vues auparavant. La transformation du monde se fera rapidement et les hommes travailleront ensemble, comme des frères, pour le bien de tous. Ainsi en sera-t-il. Ainsi le nouvel âge sera-t-il construit par l'homme sous la direction de Maitreya et de son groupe. La séparation du passé cédera la place à la coopération et au partage ; l'égoïsme et la cupidité à un nouveau sens de la justice. De l'homme lui-même viendra le désir de se surpasser, témoignage de la divinité qui existe en chacun de nous. Maitreya nous montrera que cette divinité est inhérente à la nature humaine et que lui-même est l'Agent de sa manifestation.

« Déjà, les signes de son action sont évidents pour tous. Les vieux dogmes meurent ; des balais tout neufs repoussent les débris du passé. La vieille garde s'attarde mais une nouvelle force de vérité frappe contre ses murailles assiégées et en train de s'écrouler. Et elle ne saurait résister longtemps à cette force nouvelle au service du droit et de la justice. » [L'émergence de Maitreya, avril 1987]

C'est ainsi que les Maîtres voient l'effet des paroles de Maitreya lorsqu'il commencera à s'adresser ouvertement au monde. Tous ne le reconnaîtront pas. Certains l'appelleront l'antéchrist. Ils m'appellent le précurseur de l'antéchrist, le reporter de l'antéchrist. Il y a longtemps que l'on m'appelle ainsi.

« Chaque jour qui passe nous rapproche du moment où le Grand Seigneur apparaîtra devant le monde. Très bientôt, l'humanité saura qu'elle compte en son sein un homme en tous points hors du commun : par sa capacité de servir, qui n'a d'autres limites que celles qu'impose la loi karmique ; par sa connaissance de cette loi, sans égale même parmi ses pairs ; par sa sagesse, façonnée par une expérience plusieurs fois millénaire ; par sa vision du Dessein inhérent au Plan divin, vision qui puise dans les profondeurs de son expérience. » [La voix de Maitreya, juillet 1994]

C'est le genre d'homme que nous allons voir. Un homme extraordinaire, différent de tous ceux que nous avons connus auparavant. Personne dans le monde, excepté peut-être un autre Maître, ne peut s'exprimer avec la connaissance, la sagesse, l'expérience très ancienne, que possèdent Maitreya. Vous devez être un Maître et vous devez connaître non seulement le monde et tous ses problèmes, toutes ses difficultés, tout ce qui est nécessaire dans la voie du changement, mais également le monde de la signification. Vous devez connaître le sens et le but de la vie sur Terre. Vous devez être capable d'en donner au moins un aperçu à l'humanité de l'époque. C'est une chose d'être le Christ ou un Maître et de parler à l'humanité, mais à moins que ce ne soit dans des termes que l'humanité puisse saisir, rien ne pourra être communiqué. Il s'agit donc d'une compréhension des problèmes et de la manière de les résoudre, présentées à l'humanité d'une manière qui rende ces problèmes réels, tangibles, afin que nous puissions les reconnaître comme nos propres problèmes et réaliser que la solution proposée est une réponse logique, plausible à ceux-ci.

L'une des raisons pour lesquelles de nombreuses personnes n'acceptent pas cette information, contrairement à notre attente, est sans doute que nous ne savons pas la présenter d'une manière qui soit totalement crédible, totalement compréhensible et qui corresponde à leur propre expérience.

Si nous étions un Maître, et plus particulièrement Maitreya, nous pourrions projeter dans l'esprit de nos auditeurs des réponses, des expériences et des visions qui consolident l'information, la rende plus réelle pour eux. C'est très difficile et nous en sommes dans l'ensemble incapables.

Cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas essayer, que nous ne devrions pas consacrer autant de temps et d'énergie que possible à raconter l'histoire, à faire connaître la présence du Christ et la nature de ses priorités, la nécessité du changement et le genre de changements qu'il juge indispensable.

Nous devons présenter tout ceci d'une façon qui le rende réel pour ceux à qui nous nous adressons ; ils doivent en faire l'expérience. Vous devez leur faire sentir que des gens meurent de faim. Il ne faut pas que ce ne soit seulement des mots, ils doivent dans une certaine mesure faire l'expérience de ce que signifie mourir de faim. Vous devez placer les faits dans un cadre qui les rapprochera d'eux et leur fera voir combien ce doit être horrible. Donner une liste de statistiques leur passerait par-dessus la tête. Les statistiques sont difficiles à retenir. Vous pouvez dire que 20 % des gens dans le monde utilisent 80 % des ressources mondiales et cela ne signifie pas grand chose. C'est un fait, un fait terrible, cependant il est facile de ne pas s'y attarder. Mais les gens pourront avoir une vision des pauvres, des affamés, lorsqu'ils verront Maitreya et l'entendront exprimer ses préoccupations concernant les millions d'hommes qui meurent de faim, car c'est d'eux qu'il parlera. Il ne parlera pas des classes moyennes bien nourries d'Europe, des Etats-Unis et du Japon. Ce qui le préoccupe, ce sont les millions d'hommes qui vivent avec moins d'un dollar par jour, des hommes qui ne possèdent rien, qui n'ont que la peau sur les os et meurent par millions. Il saura trouver les mots justes pour exprimer tout cela et son énergie galvanisera l'amour et la compassion des gens face à ce problème. Ainsi la réponse à Maitreya sera tout à fait différente de celle que nous pourrions obtenir en disant les mêmes choses. Mais nous ne devons pas penser que cela sera facile.

Par son art de s'adresser aux hommes avec simplicité, de parler à leur cœur ; par sa connaissance des besoins humains, et de la manière dont il est possible de les satisfaire ; par sa sollicitude et son amour pour tous, illimités et insondables, tels que l'homme ne pourrait même les concevoir, c'est un Héros, un Titan qui se tient parmi les hommes, et bientôt ils prendront conscience de sa présence.

Bientôt, très bientôt même, selon ses prévisions, Maitreya s'adressera à une importante section de la population mondiale pour lui faire part de ses espoirs et de ses projets, pour lui donner à partager sa vision d'un monde meilleur pour tous. A compter de ce moment-là, le processus de son émergence se poursuivra à un rythme accéléré, l'amenant à se présenter ouvertement devant le monde. Ainsi le Fils de l'Homme remplira-t-il sa promesse de re-venir, ainsi les hommes sauront-ils que l'heure de leur délivrance est proche.

Tandis qu'il attendait une invitation à apparaître et à s'adresser directement aux hommes, Maitreya, vous pouvez en être certains, n'est pas resté dans l'oisiveté. Profondes et puissantes sont les transformations que sa présence a déjà opérées et, alors même que ce texte prend forme, l'on peut s'attendre que d'autres changements d'importance apparaissent au grand jour dans un délai proche.

Une nouvelle voix se fait entendre parmi les hommes, s'exprimant à travers certains gouvernants à l'esprit ouvert et réceptif. De plus en plus, elle fera connaître les besoins primordiaux de notre temps : la paix, la tolérance, le pardon des injustices passées, la coopération et le partage au profit de tous. Cette voix viendra du cœur et de l'esprit de tous ceux qui aiment leur prochain ; elle appellera à la reconstruction et au renouveau mondial, et cet appel sera invincible. Cette voix est celle de l'ère nouvelle. C'est la voix de Maitreya.

« Joignez votre voix à toutes celles qui, haut et fort, réclament la paix et la justice, et prenez conscience de votre place dans l'Histoire. Un monde nouveau est en train de prendre forme, qui nécessite la participation de tous : chacun a son rôle à jouer dans cette vaste entreprise, et nul n'a à se sentir trop jeune ou trop âgé pour formuler à voix haute ses aspirations. » [La voix de Maitreya, juillet 1994]

Il y a déjà des individus, et bientôt ce seront des groupes d'individus, qui expriment à voix haute, qui expriment déjà, les besoins du monde. Nous ne sommes pas les seuls à affirmer que la justice est nécessaire pour assurer la paix. Des milliers, des millions peut-être, de personnes le pensent également. Nous connaissons la présence de Maitreya, et ceci crée une situation différente. Mais nous devons comprendre et nous souvenir que des millions de gens ont répondu intérieurement à Maitreya et qu'il existe différents groupes, différentes sortes de gens, des gens dans le monde politique, le monde des affaires, dans les services sociaux, dans les ONG, qui sont persuadés de la nécessité de transformer le système de distribution qui existe dans le monde de manière à ce que chacun partout puisse avoir une vie décente.

Nous avons tendance à penser que notre tâche étant de faire savoir que Maitreya est présent dans le monde et que les Maîtres reviennent, les choses s'arrêtent là et que nous sommes les seuls à avoir ce genre d'idées. Mais il n'en est rien. Lorsque nous comprenons que ces mêmes idées, peut-être pas ce qui a trait à la réapparition du Christ, mais les idées concernant la politique et l'économie, sont partagées par des millions de gens, cela rend notre tâche plus facile. Ils n'adhéreront peut-être pas à l'idée de la présence du Christ dans le monde, mais cela n'a pas d'importance s'ils adhèrent à l'idée que le monde doit partager, que la justice est nécessaire si nous voulons la paix. C'est la chose importante.

Si seulement MM. Bush et Blair savaient que cette vérité se cache derrière les événements de l'époque qui vient, cela changerait entièrement le climat mondial. Malheureusement ils ne le savent pas. Ils croient seulement à la guerre, tout au moins M. Bush – la guerre contre le terrorisme. Cela est très populaire, « la guerre contre le terrorisme », et la guerre en Irak, bien sûr, est considérée comme une guerre contre le terrorisme, ce qu'elle n'est pas.

C'est un mensonge. Ces mensonges apparaissent au grand jour à un rythme accéléré, l'un après l'autre, et les habitants de ce pays (les Etats-Unis) et du reste du monde ne peuvent plus les ignorer, même s'ils n'en savaient rien auparavant.

Le temps de ces hommes petits se termine, ces hommes de peu de conscience, qui n'ont même pas suffisamment de respect pour dire à leur peuple qu'ils ont eu tort, qu'ils ont fait des erreurs et qu'ils s'en excusent. S'ils le faisaient, cela transformerait leur position et ils tiendraient peut-être davantage compte de ce que pensent leurs concitoyens. Mais ils en sont incapables. Ils sont trop arrogants pour cela.

« Un monde nouveau prend forme, qui nécessite la participation de tous : chacun a son rôle à jouer.
Lorsque, comme maintenant, l'homme se tient à la croisée des chemins et attend qu'on lui indique la direction à prendre, il lance un appel invocatoire pour recevoir de l'aide. Inévitablement, quand cet appel atteint un certain niveau d'intensité, nous, vos Frères aînés, y apportons réponse. Ainsi en est-il aujourd'hui, tandis que les hommes s'enlisent dans le chaos qu'ils ont eux-mêmes créé, craignant de prendre les seules mesures qui leur éviteraient de s'y enfoncer davantage.
C'est dans ce maelström que Maitreya s'apprête à entrer, pleinement conscient de la tâche qui l'attend. Seul un être de son incommensurable sagesse peut accepter pareille charge. Seul un être de son incomparable courage peut entreprendre semblable mission. A partir des conditions anarchiques de l'époque actuelle, il doit construire un nouvel ordre meilleur. A partir du tourment que vivent les multitudes, il doit façonner un monde nouveau.
Qui donc est prêt à l'aider dans son œuvre salvatrice, à se rallier à sa cause, en venant en aide à ses frères et sœurs ? Maintenant, plus que jamais, se présente l'opportunité de servir un monde en proie aux douleurs de l'enfantement, un monde nouveau qui n'attend que de naître. » [Maitreya entre en scène, déc. 2001]

C'est la chance de chacun de servir le monde comme jamais auparavant au cours de son histoire personnelle, car les difficultés actuelles et la transformation de ce monde rempli de problèmes en un monde nouveau, l'arrivée d'un nouvel âge, ne se répéteront jamais. Il y aura d'autres ères nouvelles, mais nous vivons actuellement un moment de crise dans l'histoire de l'humanité et du monde. Nous devrions donc, ceux d'entre nous qui ont montré leur intérêt de différentes manières, nous souvenir qu'il reste peu de temps pour tirer parti de tout ce dont nous disposons, de chaque once de force, de concentration et d'enthousiasme pour mener à bien la tâche qui consiste à parler au monde, à faire connaître la présence de Maitreya et celle de certains Maîtres, ainsi que l'extériorisation finale d'une grande partie de la Hiérarchie.

« Le Grand Seigneur entend conférer un caractère digne et sacré à la vie de chaque être humain. »

L'une des tragédies d'aujourd'hui est que des millions et des millions de personnes n'ont aucun sens de leur propre valeur. Ils ne comptent pas, et ils le savent. Ils savent que leurs vies sont insignifiantes, à peine meilleures que celle des animaux. Leur conscience n'est pas autorisée à se développer, leur perception est limitée. Ils vivent pour travailler, s'ils ont suffisamment de chance pour avoir du travail, un travail qui est généralement mécanique et dur, un travail physique pour un salaire de misère, permettant à peine de nourrir leur famille. Telle est la réalité vécue par des millions de gens dans le monde. Souvenez-vous que la Chine compte un milliard d'habitants, que l'Inde en a presque autant, entre 850 et 900 millions, et l'Amérique du Sud, l'Afrique et d'autres parties du monde ont des millions d'habitants qui vivent des vies atrophiées et pénibles. Ils ne comptent pas. Ils n'ont aucune position dans la société. Ils n'ont pas voix au chapitre en ce qui concerne leur vie personnelle et leur avenir. Ce sont simplement des pions, existant à peine en tant qu'être humains, exploités et pauvres dans tous les sens du terme. Pauvres en expérience, pauvres au sens matériel.

Maitreya « entend conférer un caractère digne et sacré à la vie de chaque être humain. » Amener chacun à l'expérience qu'il est une âme en incarnation, qu'il compte, que chaque âme compte, qu'aucune âme n'est séparée des autres âmes. Que chacun, quelle que soit sa condition, devrait avoir, et aura, un droit égal à l'éducation, à la nourriture, au logement, aux soins médicaux et à l'accomplissement de tout son potentiel en tant qu'âme vivante.

Lorsque cela arrivera, lorsque les gens seront conscients d'être des âmes et auront le sentiment de leur propre valeur, le sentiment de compter, leur estime personnelle pourra grandir et devenir une force créatrice, et le monde sera transformé. Si vous pensez à tous les talents, toutes les ressources dont sont dotés des millions et des millions d'êtres qui aujourd'hui sont mal nourris, sous-estimés et condamnés à l'existence la plus démunie qui soit, vous pouvez imaginer la transformation qui se fera sur Terre.

Ceci est sans doute la chose la plus importante que Maitreya vient faire. Doter des millions et des millions d'hommes du sentiment de leur propre valeur, de l'estime d'eux-mêmes, de l'idée qu'ils comptent et que chacun sur Terre a un dessein à remplir. Ce dessein vient du fait que nous sommes des âmes, que notre présence ici obéit au dessein de notre âme et que chacun est embarqué pour un voyage, une aventure, ouverte à tous, mais refusée aujourd'hui à la majorité des gens en tant qu'expérience consciente.

Nous, gens des classes moyennes, vivant bien, jouissant d'expériences culturelles enrichissantes, n'avons qu'une perception limitée de la privation, du manque de conscience et d'espoir qui condamne des millions de gens à une pauvreté sans fin et à une mort indigne.

Maitreya est la seule personne au monde qui puisse conférer à ces millions d'individus le sentiment de valeur personnelle, d'estime de soi, sans lequel personne ne peut rien créer de valable. Vous pouvez imaginer le changement qui se produira quand ces millions de personnes apporteront leur contribution au bien-être et au bonheur, toute la richesse de la culture et des idées qui transformeront le monde.

« Il aspire à délivrer le monde de la violence et de la guerre. Où trouvera-t-il ceux dont il a besoin pour lui prêter main-forte ? Ceux qui sont prêts à répondre à son appel ? Ceux qui ont le courage de venir en aide au Seigneur de l'Amour ? Déjà il connaît ceux sur qui il peut compter. » [Maitreya entre en scène, déc. 2001]

Maitreya connaît tout ce qui a la moindre importance dans le monde et naturellement il doit connaître ceux sur qui il peut compter. Il doit connaître ceux qui ont déjà montré leur empressement à travailler avec lui à la restauration du monde.

Assis ici comme des coqs en pâte, dans notre confort, bien nourris, il est difficile pour nous de pressentir le changement qui fleurira dans la vie des plus démunis. Il y a 6,5 milliards d'hommes en incarnation, dont seulement environ un tiers, 2 milliards peut-être, vit en Occident. Le reste de la population mondiale connaît des difficultés plus ou moins grandes à faire ce qui nous semble aller de soi. C'est une chose que nous devons garder présente à l'esprit. Car sinon, nous agirons (que nous en soyons conscients ou non, que nous le reconnaissions ou non) avec une autosatisfaction qui est à la racine du problème.

Certains diront que l'argent est la racine de tous les maux. Maitreya affirme que non, qu'il n'en est rien. L'argent est simplement une énergie. Il peut être utilisé pour le bien comme pour le mal.

Le mal réel, la cause fondamentale de tous les problèmes dans le monde, du fait que deux tiers de la population mondiale vivent dans une pauvreté absolue, avec moins d'un dollar par jour, et que certains n'ont même pas cela et meurent par millions – la racine de tout ceci est notre autosatisfaction. Si nous n'étions pas autosatisfaits, nous ne pourrions supporter de vivre dans un monde où de telles choses se produisent, où des gens meurent de faim au sein de l'abondance. Nous ne permettrions pas que cela arrive. C'est une chose que nous devons toujours avoir présente à l'esprit et communiquer aux autres. Ce grave problème doit occuper une place fondamentale dans chacune de nos conférences, car c'est la racine de toutes les difficultés qui existent dans le monde.

C'est un signe de notre séparativité. L'autosatisfaction résulte de la séparation, du sentiment que nous sommes séparés, que par la compétition nous devenons supérieurs aux autres et que cette supériorité nous permet de « bien » vivre. Mais nous ne pouvons « bien » vivre lorsque les deux tiers du monde vivent et meurent dans une pauvreté absolue. Il n'est pas possible d'agir ainsi avec impunité. Le résultat, c'est la criminalité. C'est une forme ou une autre de catastrophe – des gouvernements qui se lancent dans la guerre pour le pétrole, par exemple. Ce genre de catastrophe n'est possible que parce que nous sommes autosatisfaits, et que nous ne reconnaissons pas les besoins de millions d'hommes qui ne disposent pas de ce qui nous semble aller de soi : une nourriture régulière, des loisirs, de l'éducation et des soins de santé.

Tel est le véritable fondement du travail avec le Christ. Si quelque chose est important, c'est bien cela. Seulement ceux qui sont capables de souffrir avec ceux qui souffrent peuvent expérimenter vraiment le pouvoir et l'amour du Christ. Et il sait déjà ceux qui sont capables de répondre. Ce sont ceux qui sont altruistes, qui sont tout sauf autosatisfaits, qui sont conscients et engagés dans la vie dans tous les sens du terme. Non seulement dans leur petite vie personnelle, mais dans la vie du monde ; non seulement avec leur famille et leurs amis, mais avec les six milliards et demi d'habitants de notre planète dont deux tiers vivent dans une pauvreté absolue. Ce sont les gens sur lesquels Maitreya peut compter, ceux qui reconnaissent cet état de fait et brûlent de le changer.

« Il a pour mantram : n'ayez nulle crainte ! Avec le temps, tout sera renouvelé. Avec le temps, tout retournera à la lumière ! » [Maitreya entre en scène, déc. 01]

« Il a pour mantram : n'ayez nulle crainte ! » Quel mantram ! Rien n'inhibe autant l'humanité que la peur. La peur semble inhérente à la condition humaine et cependant du point de vue des Maîtres elle n'est pas nécessaire. Les gens sont littéralement remplis de peur. La peur est inculquée à l'enfant depuis son plus jeune âge et ce conditionnement nourrit les craintes qui entourent chacun, ou presque, dans sa vie. Je ne connais pas la proportion de ceux qui ont peur et celle de ceux qui n'ont pas peur, mais le nombre de personnes qui ne connaissent pas la peur doit être minime. Cependant le mantram de Maitreya est : " N'ayez nulle crainte ! "

La crainte vous rend inutile, vous êtes si inhibé que vous avez peur d'agir. Si vous avez peur d'agir parce que vous avez peur du changement, vous avez peur de ce qui arrivera si vous agissez. Tel est l'état de l'humanité aujourd'hui. Nous savons qu'il pourrait être mis un terme à la guerre. Nous le savons, mais nous laissons faire car nous avons peur.

Je suis extrêmement étonné que les Nations unies aient laissé M. Bush attaquer l'Irak et l'Afghanistan. Je ne peux imaginer comment M. Blair a pu s'aligner sur cette politique. M. Blair est un homme intelligent, un juriste, un premier ministre qui avait une grande écoute qu'il a sacrifiée par ambition pour devenir le prince du monde. Si Bush est le roi du monde, le roi du château, Blair en est le prince. Si Bush est le chef, le roi, le leader du pays le plus grand, le plus puissant, le plus riche et le plus influent du monde, en se joignant à lui, en ayant une relation privilégiée avec Bush et les Etats-Unis, Blair devient alors le prince, il occupe la seconde place. Tel est le mirage, l'illusion.

« Maitreya pénètre maintenant dans votre monde d'infortune. Mieux encore que vous, il connaît vos tourments et vos souffrances car il connaît aussi la joie qui est votre droit de naissance. » [Maitreya entre en scène, décembre 2001]

Telle est la tragédie. Maitreya et les Maîtres voient la joie qui est le droit de naissance de l'humanité, ils voient que la douleur et la souffrance ne sont pas nécessaires, qu'elles sont dans une large mesure engendrées par nous-mêmes. Lorsqu'elles ne viennent pas du karma, elles viennent des mauvais gouvernements que nous avons élus si nous vivons dans un pays démocratique, ou de l'action néfaste de tyrans et d'hommes éhontés qui usurpent le pouvoir.

Ceci laisse l'humanité dans une situation terrible : les hommes rêvent de paix, ils rêvent par exemple de ce qui pourrait être fait l'année prochaine à la maison, dans les champs, comment ils pourraient semer ceci, ou faire cela. Si seulement ils avaient un peu d'argent, ils pourraient transformer leur petit lopin de terre, avoir un autre enfant peut-être et la vie serait meilleure.

Ils sont littéralement des millions d'hommes et de femmes de par le monde qui pensent ainsi, qui ont tout simplement besoin d'un peu plus d'argent pour faire une petite chose, par exemple améliorer l'appentis délabré d'une maison, ou agrandir leur petite ferme et peut-être pouvoir vendre une partie de leur récolte, gagner un peu plus d'argent et développer cette minuscule exploitation que des millions de gens possèdent mais qui est trop petite pour nourrir leur famille.

La joie, qui est notre droit de naissance, est sans cesse présente dans l'esprit de Maitreya. Mais si vous pouviez voir dans son cœur, vous verriez la douleur, la souffrance, la terrible agonie de millions d'êtres, leurs cris, leur aspiration, à la mort parfois, ou à une vie meilleure, à davantage d'amour, davantage d'opportunités, d'éducation, de connaissances pour nourrir leurs familles. Des millions d'hommes se trouvent dans cette situation et, jour après jour, sont remplis d'une angoisse et d'une souffrance que nous-mêmes, avec nos petits problèmes, connaissons rarement. Ce sont des souffrances perpétuelles dont la plupart des gens en Occident ne font jamais l'expérience, mais c'est l'expérience quotidienne des deux tiers de la population mondiale. C'est ce que Maitreya voit. C'est la perception consciente de Maitreya, à chaque instant. Si vous pouviez regarder dans sa vie, vous verriez toute cette souffrance dans son cœur ; il la transporte avec lui. Mais en même temps il transporte avec lui son sentiment de joie, sa joie en tant que Maître, en tant qu'être divin dont la nature est la joie, et cette souffrance et cette joie existent simultanément dans son expérience. Il sait qu'il pourrait être mis un terme à la douleur, à l'agonie de la plupart de ceux qui souffrent dans le monde avec peu de chose : simplement un peu plus de nourriture, un peu plus d'argent, un peu plus de biens matériels, ou quoi que ce soit dont ils ont besoin.

« Cette joie, il aspire à vous la restituer dans sa pleine et juste mesure. C'est pour cela qu'il est parmi vous. » [Maitreya entre en scène, décembre 2001]

Il vient nous montrer comment être nous-mêmes en tant qu'âmes, et la nature de l'âme est la joie, une joie sans fin, inaltérée. Ce qui entrave la manifestation et l'expérience de la joie, c'est notre peur, notre peur de la vie, notre peur de la mort, notre peur de tout ce qui pourrait changer ce qui nous est familier. L'humanité a peur du changement et, en même temps, nous aspirons tous au changement, à une amélioration. Mais comment savoir si le changement sera pour le meilleur ? C'est là le hic. Nous ne voulons pas du changement pour l'amour du changement. Nous voulons un changement qui soit pour le meilleur, et les gens fuient le changement lorsqu'ils ne savent pas s'il améliorera les choses. La tâche de Maitreya est de montrer à l'humanité que le changement auquel elle aspire est un changement en bien. Ce changement transformera la vie d'une vaste majorité des hommes.

Il existe cependant un certain nombre d'individus très riches, très puissants qui ne tireront pas profit, sous cette forme, de l'expérience de Maitreya. Ils considèrent sa venue comme un avertissement et ils se battront de toutes leurs forces pour garder la manifestation de Maitreya secrète et en dehors de la vie qu'ils connaissent. C'est ce qui se produit actuellement, ce qui se produit depuis des années.

Ce n'est pas sans raison qu'il a fallu trente ans pour que cette information se répande suffisamment pour qu'aujourd'hui trente millions de personnes aient entendu l'histoire de la réapparition du Christ. Sur ces trente millions, environ vingt millions ont l'esprit ouvert et pensent que cette histoire est peut être vraie, ils attendent, ils aimeraient que ce soit vrai. Ils ne peuvent l'affirmer car ils ne sont pas suffisamment convaincus, mais ils ont l'esprit ouvert et ils pensent que ce serait merveilleux si cela l'était. Ceux qui y croient réellement et travaillent dans ce sens, ceux pour qui c'est une réalité, sont environ deux millions. C'est beaucoup, mais très peu, comparé à la population mondiale. C'est cependant suffisant.

Maitreya a dit, il y a longtemps, dans un ouvrage de l'Agni Yoga : « Il fut un temps où dix hommes justes pouvaient sauver le monde. Puis vint un temps où dix mille ne suffisaient pas. J'en appellerai un milliard. » Il y a cinq ou six ans j'ai demandé à mon Maître : « Maitreya a-t-il son milliard d'hommes ? » Il m'a répondu : « Un milliard et demi. » Il y a donc maintenant plus d'un milliard et demi de gens prêts à répondre à l'appel de Maitreya en faveur du partage et de la justice. Il n'est pas nécessaire que tout le monde soit prêt, il suffit d'une certaine proportion de gens qui fassent partager leurs convictions à des centaines, puis à des milliers, à des millions d'autres, pour atteindre cette masse suffisante de plus d'un million et demi de personnes. Maitreya n'a aucun doute quant à la réponse de l'humanité.

« Prenez-le dans votre cœur et laissez-le vous servir. Reconnaissez en lui votre ami et frère de jadis. Permettez-lui de vous guider et de vous prodiguer son enseignement ; ainsi grandirez-vous dans votre divinité. L'heure est venue où vous allez le voir. L'amour présent dans son sourire vous servira de signal pour marcher à ses côtés. Votre propre amour, vous le verrez, s'en trouvera infiniment magnifié. En offrant cet amour en service à sa cause, vous entrerez dans le Plan dont vous faites partie. » [Maitreya entre en scène, déc. 2001]

Chacun dans cette salle est venu en incarnation à cette époque dans le but de servir le Plan d'une manière ou d'une autre, généralement, en priorité, afin de préparer la voie pour Maitreya. C'est un fait connu de la plupart d'entre vous.

Quel sera le résultat de la venue de Maitreya dans le monde ? Question intéressante. Voici une réponse :

« Les passeports deviendront une chose du passé. Dans l'ère à venir, les hommes seront libres d'entrer et sortir comme ils veulent de n'importe quel pays. Si grande sera la confiance engendrée par la présence de Maitreya que toutes les portes seront ouvertes et que des échanges importants et enrichissants se feront entre les peuples. Les hommes apprendront à connaître et à aimer leurs frères, réalisant qu'ils sont peu différents d'eux-mêmes. Ainsi en sera-t-il. » [L'Emergence du Grand Seigneur, juin 1988]

N'est-ce pas extraordinaire ? Vous ne serez plus fouillés. Vous ne devrez plus enlever vos chaussures. Vous ne devrez plus passer à travers cette chose qui ressemble à une guillotine, avec des rayons X. Vous passerez en montrant simplement votre ticket, en supposant que vous ayez encore besoin d'un ticket.

« Dans quelques semaines (ceci a été écrit, il y a un certain temps), la mission publique de Maitreya va commencer, attirant vers lui tous ceux qui ont le souci et le désir de servir le monde de tout leur cœur. Ceux qui se trouvent dans son entourage et qui sont proches de lui prépareront le terrain, en soulignant ses préceptes et ses enseignements. Lorsque cette préparation aura atteint son but, il entrera lui-même sur la scène mondiale.
Déjà la politique des différents pays est remodelée par son influence. Déjà, des personnalités importantes connaissent sa présence et attendent qu'il s'annonce publiquement. Ainsi travaille-t-il, en silence, influençant, dans le respect de la loi karmique, l'avenir de la race humaine.
Cet avenir détient pour l'humanité d'incroyables promesses. Le Jour de la Déclaration marquera le début d'un processus de transformation du monde qui conduira les hommes aux plus hauts sommets d'achèvements. Ce jour-là, les hommes et les femmes du monde entier feront l'expérience de l'amour de Dieu et reconnaîtront cet amour en eux-mêmes. A travers leurs cœurs s'écoulera le flux du rayon de Maitreya, qui évoquera en eux une compréhension totalement nouvelle. Maitreya appellera au partage et à la justice et, ainsi guidés et inspirés, les hommes répondront pleinement à son appel, et reconstruiront le monde selon ses sages directives. Ce n'est pas sans raison qu'il a attendu jusqu'à maintenant pour apparaître. C'est seulement maintenant que les hommes prennent des mesures pour mettre de l'ordre dans leur maison. C'est donc seulement maintenant qu'il peut venir les guider.
Le Jour de la Déclaration, il tracera les grandes lignes du futur, montrant les alternatives auxquelles se trouve confrontée la race humaine. Il montrera clairement que le choix de l'homme ne peut être que celui du partage, car la planète n'en supporterait pas d'autre. » [L'Emergence du Grand Seigneur, juin 1988]




Home THEME DU SEMINAIRE DE MEDITATION DE TRANSMISSION 2004

La réapparition du Christ - (suite 2/4)

par Benjamin Creme

Nous, le monde développé, c'est-à-dire un tiers de la population mondiale, faisons mauvais usage et causons la destruction des ressources de la planète, rendant ainsi le monde invivable. Le monde ne peut supporter plus longtemps les méthodes de gestion des pays occidentaux, dont le plus terrible résultat est la pollution qui s'étend à la planète tout entière, à l'air, au sol, aux rivières, même aux océans. Nous détruisons de vastes zones forestières qui fournissent, ou qui fournissaient, l'oxygène dont nous avons besoin pour vivre. Nous rendons cette planète inhabitable. Même si partager les ressources mondiales n'était pas un problème, il serait impossible de continuer beaucoup plus longtemps à mésuser de ces ressources comme nous le faisons actuellement. Nous devons partager de manière à ce que tout le monde puisse vivre, mais nous devons également apprendre à vivre plus simplement pour que la vie soit possible. Nous devons simplifier nos modes de vie et manifester des exigences moindres et plus intelligentes à l'égard de la planète. L'équilibre écologique du monde sera l'une des principales préoccupations de Maitreya, et avec tout le recul dont il dispose, il mettra l'accent sur le mauvais usage que nous faisons des ressources de la planète et sur les conséquences inévitables qui s'ensuivraient si nous continuions ainsi. La nécessité d'agir à cet égard deviendra évidente pour les scientifiques et à travers eux pour les gouvernements. Dans une certaine mesure, cela se produit déjà, mais cela reste insuffisant.
 
« Les hommes devraient savoir que l'on a besoin de tous pour triompher des maux du passé. La division et la séparativité ont des racines anciennes et ne lâcheront pas facilement prise. Chacun devrait donc considérer comme sienne la tâche d'aider le Christ dans sa mission, et donner le meilleur de lui-même pour reconstruire le monde.
 
Bientôt le monde entier connaîtra le Seigneur dans toute sa splendeur. Bientôt les hommes pleureront de joie à son apparition. Bientôt, ils prendront sur eux-mêmes la tâche de sauvegarde du monde et l'humanité retrouvera sa véritable unité. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes connaîtront-ils enfin cette fraternité à laquelle ils aspirent depuis longtemps mais qu'ils ont jusqu'ici été incapables de réaliser. » [L'Emergence du Grand Seigneur, juin 1988]
 
Vous pouvez penser que nous n'avançons pas, qu'en fait nous reculons. Chaque fois qu'il se produit une calamité comme l'attentat du 11 septembre 2001 ou l'invasion de l'Irak ou autre chose de ce genre, nous avons l'impression de reculer. Les gens m'écrivent et me disent : « Ceci affectera-t-il la venue de Maitreya ? A-t-il remis sa venue à plus tard ? » En fait, la réponse est toujours non. Ces événements ne sont pas rien et ils ont un réel impact sur l'humanité ; la tragédie du 11 septembre a eu sur les Etats-Unis un impact tel que n'en a jamais eu aucun autre événement au cours de leur histoire récente. C'est assez extraordinaire car l'attentat du 11 septembre fut perpétré sur un seul bâtiment dans une ville et sur un autre bâtiment dans une autre ville, soit deux bâtiments, les Twin Towers à New York et le Pentagone à Washington, et il y eut un attentat avorté sur la Maison Blanche, tout cela en un rien de temps, en une matinée. Plus de trois mille personnes furent tuées, ce qui est énorme – mais pas lorsqu'on compare ce nombre à celui de toutes les morts occasionnées par des attentats terroristes perpétrés à l'étranger contre des Américains, ou en Grande-Bretagne du fait de l'IRA, et en Espagne du fait de l'ETA pendant des années. Pas lorsqu'on le compare aux attentats terroristes continuels, mois après mois pendant des années, des attentats constants auxquels les gens finissent par s'habituer si tout n'est pas détruit, si la vie quotidienne reste encore possible.
 
Mais l'attentat du 11 septembre semble avoir eu un impact psychologique extraordinaire sur les Américains, et ceci a été manipulé, amplifié hors de toute proportion, par le gouvernement actuel. On ne vous a pas permis de l'oublier, tout comme les Israéliens font de l'Holocauste – un événement impensable et terrible – quelque chose que l'humanité ne doit jamais oublier. Ils en ont fait un grand symbole de leur douleur et de leur souffrance, leur autorisant n'importe quel excès envers les Palestiniens. Les juifs de partout – à cause de ce qui est arrivé à des millions de juifs avant la création de l'Etat d'Israël – ont vécu quotidiennement dans le souvenir de cet événement où six millions d'entre eux sont morts dans des camps en Allemagne. Mais c'est arrivé à des millions d'autres gens : des Gitans, des Polonais, des Hongrois, des Roumains et des Russes sont morts de la même façon, aux mêmes endroits. On n'entend pas les mêmes lamentations de la part des Russes, des Polonais ou des Gitans, ni de la part des Roumains ou d'habitants d'autres pays de l'Europe de l'Est.
 
Loin de moi l'idée de minimiser l'importance ou l'horreur des camps de la mort, mais l'humanité ne peut continuer à les brandir à jamais comme une illustration de l'horreur dont elle peut être capable envers elle-même. C'est, à mon avis, une profonde erreur de la part du peuple juif et plus particulièrement du gouvernement d'Israël, et elle fait que le monde ne verra jamais leur expérience autrement qu'à travers leur propre apitoiement sur eux-mêmes. Cela les empêche de voir la réalité de leur propre intolérance et de leur intransigeance à l'égard du peuple de Palestine. De tous les peuples du monde qui ont souffert, souffert pendant des siècles, le peuple juif remporte probablement la palme ; mais en Palestine, cela semble ne compter pour rien. L'Holocauste est utilisé par Israël, même inconsciemment, pour justifier l'oppression des Palestiniens d'une manière qui est dépourvue de cœur et présente un profond danger pour l'ensemble du monde.
 
Les Américains se demandent pourquoi ils sont haïs. Après le 11 septembre, les gens aimaient les Etats-Unis. Chacun était rempli de sympathie et de sentiments chaleureux pour les Américains qui venaient de perdre trois mille de leurs concitoyens. Tous n'étaient pas Américains, bien sûr, mais près de trois mille personnes sont décédées dans l'attentat sur les Twin Towers, et le gouvernement a manipulé la situation et mis en place « une guerre contre le terrorisme ». Il ne pourra jamais y avoir une guerre contre le terrorisme, qui est mondial, qui ne vient pas d'un Etat ou d'un pays. Cette idée est un fantasme, mais elle donne au gouvernement américain actuel le droit de faire la guerre à n'importe quel pays qu'il considère comme aidant ou encourageant l'activité terroriste. Lui-même aide et encourage l'activité terroriste. Il soutient Israël en lui accordant trois milliards de dollars par an pour son armement, si bien que l'armée israélienne est la plus puissante de la région, et l'une des plus puissantes dans le monde. Israël possède l'arme nucléaire. Personne ne pense qu'il ne devrait pas avoir la bombe. Dans ce cas pourquoi l'Irak n'était-il pas autorisé à posséder une bombe nucléaire ? Pourquoi l'Irak n'aurait-il pas dû avoir des armes de destruction massive si Israël était autorisé à en avoir ? L'une des raisons données par le gouvernement américain actuel pour attaquer l'Irak fut qu'il n'avait pas respecté dix-neuf résolutions votées contre lui par les Nations unies. Mais Israël a enfreint soixante-trois résolutions des Nations unies. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis ont un droit de veto au Conseil de Sécurité et ne permettront pas aux résolutions d'aller plus loin.
 
C'est ce genre de gouvernement qui est au pouvoir aux Etats-Unis. C'est un pouvoir qui aide et encourage l'oppression des Palestiniens, tout en prétendant en approuver les motions visant à favoriser la mise en place d'un Etat palestinien.
 
La meilleure proposition offerte aux Palestiniens pour résoudre leurs problèmes et la création d'un Etat palestinien fut élaborée lors de l'accord de Camp David et elle fut rejetée par Yasser Arafat – à juste titre, car elle était inéquitable et injuste et pour cette raison même elle n'aurait pas duré. Aucune solution inéquitable et injuste ne saurait durer car le peuple se révolterait inévitablement contre elle. Maitreya conseilla à M. Arafat de ne pas signer l'accord. C'est l'une des raisons – elles sont nombreuses – pour lesquelles Ariel Sharon déteste, exècre, Yasser Arafat et pour lesquelles les Américains ont essayé de mettre Yasser Arafat à l'écart et de le remplacer par un premier ministre.
 
Il n'est pas possible pour les Palestiniens de signer un accord qui ne leur donne que quarante pour cent de leur terre. La Cisjordanie appartenait au royaume de Jordanie avant l'invasion préventive d'Israël en 1967. Maitreya demanda au roi Hussein de Jordanie (lors du séminaire organisé par Maitreya en avril 1990, à Londres) s'il accepterait de renoncer à la souveraineté sur la Cisjordanie afin qu'elle devienne une patrie pour le peuple palestinien. Le bon roi de Jordanie (aujourd'hui décédé) accepta la proposition et ainsi la Cisjordanie devint une patrie possible, avec la Bande de Gaza, pour les Palestiniens.
 
Mais depuis, ce territoire a été rogné par l'implantation de colonies israéliennes sur une grande partie de la Cisjordanie. Il existe de vastes ensembles de bâtiments avec des murs et une petite armée autour pour les sécuriser, et des routes construites à travers la Cisjordanie pour les relier. Ces routes ont découpé la Cisjordanie, si bien que ce qui est offert au peuple palestinien correspond à environ quarante pour cent du territoire originel. Telle est la réalité et c'est la raison pour laquelle Yasser Arafat n'a pas signé l'accord. Ce fut la meilleure des propositions qui a été faite. L'implantation de colonies s'est poursuivie. Elles ont complètement détruit la Cisjordanie, coupant les Palestiniens de leurs terres, de leurs vergers, les empêchant de gagner leur vie. Maintenant les Israéliens sont en train de construire un mur. Tout ceci est fait froidement, professionnellement, en réponse à ce qu'ils appellent le terrorisme des Palestiniens qui utilisent les seules méthodes à leur disposition pour obtenir une réparation ou un semblant de liberté, une liberté identique à celle qu'Israël désire pour lui-même.
 
Les premiers Israéliens ont enseigné le terrorisme aux Palestiniens. Israël s'est formé par le terrorisme. Il y avait un certain nombre de groupes, comme le groupe Stern et l'Irgun Zevai Leumi. Ils combattirent comme des terroristes contre les Britanniques et les Palestiniens, et « conquirent » le territoire que nous connaissons sous le nom d'Israël. Ils se sont battus et ils ont lutté pour cette terre tout comme les Palestiniens se battent aujourd'hui pour garder le petit morceau de terre qui pourrait être leur patrie. C'est tout à fait injuste et il y a le poids du gouvernement américain, la force du dollar et de l'armée américaine derrière tout cela. Il n'y aura jamais de paix dans le monde tant que cette situation perdurera. Si la paix n'existe pas en Palestine, il n'y aura pas de paix dans l'ensemble du monde.
 
La guerre en Irak fait partie d'une guerre plus vaste au Moyen-Orient entre deux forces opposées, les forces de lumière et les forces de l'ombre, ou du mal. Les forces du mal ont créé une réplique des puissances de l'Axe de la guerre de 1939 à 1945. Il existe trois points de mal profond dans la situation actuelle. L'un est ce pays, les Etats-Unis, centré sur le Pentagone, un autre se situe en Israël et un troisième en Europe de l'Est. Ces trois points forment un triangle qui potentialise toute l'énergie envoyée à travers eux.
 
C'est la même énergie – bien qu'heureusement à une moindre puissance – que celle qui a dirigé Hitler, Mussolini et leur entourage, ainsi que les bellicistes du Japon, de 1939 à 1945. C'est l'énergie des forces du mal sur cette planète. Ce n'est rien de moins que cela. Les Maîtres ont dit qu'il faudrait toute la force et toute la conscience de l'humanité, jointes à celles de la Hiérarchie elle-même, pour en venir à bout. Cette force négative sera vaincue, mais entre temps Israël sème la discorde et fait peser une terrible menace au Moyen-Orient, et les Etats-Unis font de même en Irak et en Afghanistan, et sont prêts à faire la même chose à chaque fois qu'ils le jugeront « nécessaire ».
 
L'un des événements occultes dont il est bon de prendre conscience est qu'une grande partie des forces allemandes – armée, troupes SS, certains officiers et lieutenants généraux – se sont réincarnés en Israël, et nombre d'entre eux sont derrière les événements qui se produisent en Palestine aujourd'hui. Sharon est un vieux terroriste depuis les premiers jours d'Israël et il y a un certain nombre de personnes de son âge qui étaient également des terroristes à cette époque-là. Ils se sont battus et ont pratiqué le terrorisme pour construire l'Etat d'Israël. Maintenant ils accusent les Palestiniens de terrorisme, mais ceux-ci l'ont appris des Israéliens. Les Palestiniens n'ont aucun autre moyen à leur disposition, car ils ne sont pas autorisés par les Israéliens à avoir une armée ni d'autres armes que leurs fusils fabriqués sur place et les quelques armes qu'ils peuvent s'arranger pour ramener d'Egypte. C'est une situation très injuste et soutenue sans réserve par le gouvernement américain actuel. Leur temps viendra. C'est la fin de ceux qui distribuent les cartes.
 
« Au moment où Maitreya s'apprête à se faire connaître de l'humanité, l'on peut s'interroger sur les réactions que cette prise de contact risque d'engendrer. Tout d'abord, ceux qui ont œuvré à faire connaître sa présence seront peut-être surpris de voir qu'elle suscite des réponses plus discrètes qu'ils ne s'y attendaient. » [L'accueil réservé à Maitreya, oct. 2001]
 
En effet, tous ceux qui, de par le monde, s'efforcent comme vous depuis des années de faire connaître sa présence, pourraient être surpris de constater que les réponses sont souvent plus discrètes qu'ils ne l'avaient envisagé.
 
« Initialement, il semble probable qu'il en sera ainsi. Au départ de sa mission publique, le Grand Seigneur devra faire preuve de prudence, pour ne pas effaroucher ceux qu'il souhaite aider. »
 
Si Maitreya se faisait connaître et se mettait à parler comme je le fais, personne ne l'écouterait. Ce serait trop perturbant, personne ne le reconnaîtrait comme le Christ ou Maitreya, ou une grande personnalité, mais simplement comme un homme qui a « une case de vide ».
 
« C'est donc à une tonalité réservée, mais empreinte d'amour qu'il faut s'attendre dans l'immédiat. Par la suite, son attitude se fera plus pressante, ses déclarations plus vigoureuses. »
 
De mon côté, je suis libre de dire ce que je veux, mais Maitreya ne s'adressera pas à un public invité, il parlera à la télévision, à la radio, etc. Il est donc important que les gens ne se détournent pas de lui.
 
« Par la suite, son attitude se fera plus pressante, ses déclarations plus vigoureuses, et c'est d'un ton incisif qu'il lancera son appel aux hommes. Attendez-vous donc à des propos plus fermes, des avertissements plus sévères de sa part. »
 
« Parlez des mensonges ! s'est-il écrié un jour. Parlez-leur des mensonges ! Montrez les mensonges ! Montrez les mensonges ! »
Deux d'entre vous donnaient récemment une conférence et Maitreya et le Maître Jésus étaient présents, même si alors vous ne le saviez pas. Vous répondiez aux questions et l'un de vous disait : « Ce sont des … » (vous hésitiez, n'ayant pas envie d'utiliser le mot) et Maitreya ou le Maître Jésus a déclaré : « Allez-y, dites le mot ! » Vous hésitiez encore. « Dites-le ! » Ils vous pressaient, « Des fascistes ! Des fascistes ! » Maitreya parlera directement, mais pas au début. Il adoptera d'abord une tonalité réservée, mais empreinte d'amour, puis ensuite une attitude plus pressante, un ton plus vigoureux.
 
« Au fil du temps, ses propos susciteront deux types de réactions divergentes. Les plus conservateurs auront du mal à épouser certaines de ses vues, et les dénigreront de façon virulente. Les autres, moins obtus, examineront ses idées et les évalueront ; il s'en trouvera beaucoup, parmi eux, pour embrasser joyeusement sa cause. En nombre croissant, ils se rassembleront autour de lui, et joindront leur voix à la sienne.
De cette façon, l'enseignement de Maitreya stimulera chez les hommes l'aspiration la plus élevée, leur faisant prendre conscience à la fois des difficultés et des périls de cette époque, et des moyens simples de venir à bout pour toujours des dangers actuels. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes recevront-ils les directives et la vision qu'ils appellent de leurs vœux, ainsi réclameront-ils les changements dont leurs structures de vie ont besoin.
 
Bien sûr, on peut s'attendre à voir se développer une vive opposition à l'enseignement du Grand Seigneur. Les groupes religieux, emprisonnés dans le carcan doctrinaire de leurs propres attentes, réprouveront énergiquement la présence et les idées de Maitreya, et nombre d'accusations déplaisantes seront portées contre lui. » [L'accueil réservé à Maitreya, octobre 2001]
 
J'ai été appelé « la bête » l'autre soir dans un appel téléphonique lors d'une émission de radio. « Je peux entendre la respiration de la bête derrière vous, George ». George Noory qui m'interviewait a alors déclaré : « Vous n'avez pas l'air d'une bête. »
 
« Pourtant, beaucoup connaîtront un renouveau de leur inspiration et de leur foi, et donneront le meilleur d'eux-mêmes à sa cause.
Les conglomérats industriels et financiers, si fortement investis dans les structures dépérissantes d'aujourd'hui, réagiront de deux manières différentes. Ceux qui voient en Maitreya l'ennemi de tout ce qu'ils représentent, feront tous leurs efforts pour s'opposer à lui et contrarier ses plans. Ceux qui reconnaissent en lui la voix de l'avenir et le seul sentier possible pour les hommes, embrasseront ses idées et contribueront par leur expertise à soutenir ses projets.» .[L'accueil réservé à Maitreya, octobre 2001]
 
Cela fera probablement un tiers en sa faveur et deux tiers contre lui dans le monde des affaires, ce qui est beaucoup.
 
« Ainsi chaque faction prendra-t-elle position : pour ou contre le futur, pour ou contre la seule voie qui s'offre à l'humanité. Partout, les masses suivront leurs dirigeants. Progressivement, elles prendront conscience que Maitreya parle pour elles, pour leurs besoins et leur aspiration à une vie meilleure et plus sûre pour leurs familles, pour un avenir dont elles sentent confusément qu'il leur revient de droit, et n'attend que de naître. Dès lors, la voix des peuples du monde s'élèvera pour soutenir et louer le Grand Seigneur, pour demander que son enseignement les illumine et les ennoblisse, et qu'il les conduise de leur plein gré vers l'avenir béni qui point à l'horizon.» [L'accueil réservé à Maitreya, oct. 2001]
 
Ainsi en sera-t-il. Les gens prendront position. La grande épée de clivage agira et séparera ceux qui sont prêts pour l'avenir, prêts à changer, prêts à construire un monde dans lequel chacun pourra vivre décemment, d'une manière simple, mais que tous trouveront plus attractive, plus valable. Ceux qui verront la fin de leurs privilèges, de leur pouvoir, de leur richesse, de leur facilité à obtenir toujours davantage d'argent et par conséquent davantage de pouvoir, ceux-là considéreront que ce n'est pas une voie pour eux. Ils s'opposeront à Maitreya, et certains déjà s'opposent à lui.
 
« Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, seraient stupéfiés par les perspectives que nous, vos Frères aînés, voyons s'ouvrir devant l'humanité. En dépit des crises et des périls, de la détresse et de l'urgence, nous savons que l'homme surmontera les obstacles et créera les temps nouveaux. Nous savons que l'heure des épreuves est quasi achevée, qu'un cap décisif a été franchi, et que l'homme se tient au seuil de découvertes qui dépassent l'imagination.
 
Bien sûr, nous voyons les problèmes qu'affrontent les hommes. Nous connaissons l'appréhension qui tue la joie dans tant de cœurs humains. Nous partageons le martyre de ceux qui, en si grand nombre, vivent et meurent dans le désespoir.
 
Nous savons que, malgré les dangers et l'injustice, l'espoir est toujours prêt à renaître pour inspirer les actes les plus nobles, parce qu'il est le divin en l'homme et ne peut jamais s'éteindre.
 
C'est juste avant l'aube que règne l'obscurité la plus profonde », dit un vieil adage, et il en est ainsi aujourd'hui pour les hommes. Au milieu du chaos et de la peur, de la perplexité et de la souffrance, nous voyons la résolution et la fin des conflits, nous apercevons la lumière qui éveillera les hommes à la promesse de l'avenir.
 
Tout opère selon la loi, et une nouvelle situation d'équilibre est créée progressivement par nos soins. En dépit des apparences, un nouveau rythme s'affirme qui ramènera à l'équilibre ce monde discordant. Maitreya lui-même manie cette puissante loi d'origine cosmique, l'amenant dans les affaires humaines. Ainsi naîtra un nouvel espoir chez les hommes, ainsi prendront-ils les mesures nécessaires pour remodeler leur avenir en accord avec le Plan. » [Maitreya hâte son émergence, septembre 2002]
 
Le Maître parle bien sûr de l'Esprit de Paix et d'Equilibre dont l'énergie est maintenant la plus puissante dans l'ensemble du monde. Pas la plus puissante en elle-même, mais l'énergie dominante. Cette énorme énergie cosmique, dont l'action transforme le monde, est plus abondante que n'importe quelle autre des énergies énormes déversées par Maitreya.
 
L'Esprit de Paix et d'Equilibre, comme beaucoup d'entre vous le savent, agit selon la loi d'action et de réaction qui sont opposées et égales. Cette énergie a pour effet de transformer la haine qui prévaut aujourd'hui, la violence et les crises, l'alarme et la tension, en leur opposé. Ainsi entrerons-nous dans une ère de paix et de tranquillité, d'équilibre mental et émotionnel, en exacte proportion de la violence, de la haine, du désordre et de la discorde qui règnent aujourd'hui.
 
Grâce à l'action de la grande loi d'action et de réaction, ce puissant Avatar qui adombre Maitreya, d'une manière très similaire à celle dont ce dernier a lui-même adombré Jésus en Palestine, crée chaque jour les conditions de l'avenir. Celles-ci doivent encore descendre sur le plan physique, mais elles transforment déjà le monde. C'est la raison pour laquelle les Maîtres et Maitreya sont remplis d'espoir. C'est un espoir fondé naturellement sur la connaissance.
 
« [...] des millions d'êtres se tiennent prêts à accueillir l'Instructeur. » [L'Avatar, octobre 1988]
 
Ceci est intéressant. Qu'ils en soient conscients ou non, dit le Maître, des millions de gens sont prêts à recevoir l'Instructeur. Trente millions ont entendu cette histoire, vingt millions ont l'esprit ouvert et espèrent que cela pourrait être vrai et deux millions en sont convaincus.
 
« Tout concourt désormais à la réalisation de ce bienheureux événement. Les Forces de Régénération, cosmiques et planétaires, récoltent maintenant la moisson de ce qu'elles ont semé et mettent en place les conditions qui permettront à Maitreya de se manifester. Contraint par la loi de s'abstenir, pour un temps, de remplir sa mission au grand jour, il sait que la règle est respectée, que les dettes sont en train d'être réglées et les opportunités saisies et qu'il va pouvoir maintenant apparaître dans toute sa splendeur, et recevoir l'amour et le service que beaucoup se déclarent prêts à lui offrir.
 
Sa Grâce, déjà, embrasse le monde. Son Amour enveloppe les nations, de l'Orient à l'Occident, du Nord au Sud. Personne n'échappe à la flèche de cet Amour. Jour après jour, son Rayon éveille les hommes à leur véritable destinée, et fait renaître en eux l'espoir et la confiance.
Venus de tous les horizons, des hommes se rassemblent à ses côtés et il les dote d'une sagesse toute nouvelle. Bientôt, ce groupe d'hommes et de femmes éclairés témoigneront de leur histoire et de leur expérience, et apporteront la preuve incontestable que le Christ se trouve parmi nous.
 
Des millions d'êtres entendront cette promesse et demanderont à voir le Représentant de Dieu. Il se présentera alors sous des noms divers, répondant ainsi aux espérances de chaque croyance.» [L'Avatar, octobre 1988]
 
Je l'appelle le Christ car il incarne le principe christique, mais les musulmans l'attendent sous le nom d'Imam Mahdi, les juifs sous celui de Messie, les hindous sous celui de Krishna, les bouddhistes sous celui de Maitreya Bouddha (le nom correct). Tous ces noms pour un seul et même Etre, ce qui sera un problème pour l'humanité, un problème, une surprise, et pour finir une source de joie car lorsqu'ils le verront, ils sauront qu'il est l'Imam Mahdi, le Christ ou Maitreya Bouddha, ou Miroko Bosatsu, ou quel que soit le nom de l'Etre qu'ils attendent. Ce sera une immense expérience pour l'humanité.
 
Ceux que Maitreya a déjà entraînés à l'occasion de rencontres et qu'il a dotés d'une « sagesse toute nouvelle », ce groupe d'hommes et de femmes éclairés présenteront leur histoire, parleront de lui, diront à leur manière qu'ils l'ont rencontré, qu'ils le connaissent et qu'ils peuvent témoigner de son origine. Cela aura un énorme effet sur les masses. Son appel en faveur de la Justice, de la Paix et de la Fraternité sera alors entendu dans toutes les nations, témoignant de l'intérêt que Dieu porte au bien-être de tous les hommes. Sa voix rappellera aux peuples leur origine et leur destinée, et les amènera, en toute confiance, aux pieds du Seigneur.
 
Vous pouvez être assurés que sa tâche est bien préparée. Ses disciples, formés intérieurement, sont engagés depuis longtemps dans ce travail de préparation et connaissent parfaitement leurs différents rôles. Appelés à l'action, ils accompliront leur tâche de reconstruction, partout dans le monde, et ils remplaceront la misère par la joie, la séparation par l'unité, la haine et la malveillance par l'amour altruiste. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les temps nouveaux commenceront dans toute leur splendeur et l'humanité prendra conscience de la promesse offerte par la présence de Maitreya.
« Bien sûr, tous ne rendront pas témoignage à sa Gloire ; pour certains, le Manteau de Dieu brille d'une lumière trop éclatante. Mais la plupart des êtres verront en lui la réalisation de leurs espoirs et de leurs rêves de justice et d'amour, de rectitude et de liberté. Et ils tourneront vers lui leurs yeux et leurs cœurs, cherchant conseils et réconfort, inspiration et but, lumière et amour. Il accordera tout cela en abondance. Il est une vaste Rivière de Vérité, nourrissant tous ceux qui boivent abondamment de ces eaux. Il est une Fontaine d'Amour, englobant tous les êtres dans son cœur. Un Avatar comme personne n'en a jamais vu auparavant, qui vient guider les hommes vers la prise de conscience de leur propre divinité. » [L'Avatar, octobre 1988]
 
[Les citations du Maître de Benjamin Creme sont tirées d'articles publiés dans la revue Partage international, et dans l'ouvrage Un Maître parle.]
 
Questions et réponses
 
Transcription des questions posées à B. Creme à l'occasion des rencontres des groupes de transmission de San Francisco (Etats-Unis), en août 2004, et de Kerkrade (Pays-Bas), en septembre 2004.
 
Pourquoi ce sujet maintenant ?
 
Q. Pourquoi le Maître a-t-il suggéré la réapparition du Christ comme sujet de votre conférence ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec l'imminence de l'émergence de Maitreya ? (Europe)
R. Oui, bien sûr. Share International publie depuis vingt-trois ans des articles du Maître sur l'émergence de Maitreya, sur la réponse à celle-ci et sur toute la complexité du travail de préparation à cet événement extraordinaire. Ces articles ont parfois abordé deux ou trois fois de suite des idées ou des thèmes similaires, avant de passer à des sujets différents. C'est la manière dont les Maîtres travaillent, et cela ressemble beaucoup à la manière adoptée par Maitreya dans les 140 messages qu'il a communiqués à travers moi et que l'on peut trouver dans l'ouvrage Messages de Maitreya, le Christ.
    Maitreya traite un sujet : l'émergence, la pauvreté, l'idée de partage, etc. Il en parle deux ou trois fois différemment, en abordant les différentes facettes afin d'en donner une image complète. Puis il choisit un autre thème pendant quelques semaines. Plus tard il revient, éventuellement, sur le premier thème et le traite d'une manière encore plus approfondie, en ajoutant des facettes auxquelles nous n'aurions pas pensé mais qui en élargissent le sens.
   Lorsque les Maîtres, si spontanés soient-ils, présentent un ensemble d'enseignements ou d'informations, ils ont tendance à le voir comme un tout et à développer chaque idée séparément, à l'examiner en profondeur, sous tous ses aspects, puis à la laisser, à prendre une autre idée, et faire de même. Ils couvrent ainsi un éventail très vaste.
 
Q. Les articles du Maître semblent souligner alternativement le triste état de la planète, et les progrès accomplis sous la stimulation des Maîtres. Quelle est la tendance la plus forte dans le monde d'aujourd'hui ? (Etats-Unis)
R. La tendance la plus forte dans le monde d'aujourd'hui est le progrès accompli sous la stimulation des Maîtres. C'est vrai, le Maître s'y prend de la manière dont vous le dites. Il écrit un article qui concerne entièrement le triste état de la planète, les différents problèmes, mais il termine toujours sur une note positive. Il apporte toujours de l'espoir pour finir. « En dépit des exigences de l'époque, en dépit de la terreur, de la famine, de toutes les iniquités qui abondent dans le monde, celui-ci est néanmoins davantage prêt pour le Christ qu'il ne l'a jamais été. »
   Les gens n'étaient pas prêts pour le Christ, il y a deux mille ans, et il ne put rester que trois ans. Cette fois-ci il restera deux mille cinq cents ans et il stimulera la transformation du monde. Ce sera une époque extrêmement intéressante.
   Si vous prenez tous les articles, si vous faites un décompte, vous constaterez que l'accent est mis avant tout sur les progrès accomplis, les grands changements déjà en cours. Des changements qui auraient dû prendre normalement une centaine d'années et qui se sont produits en l'espace de dix ans, parfois même du jour au lendemain.
    Un exemple est la fin de l'apartheid en Afrique du Sud. Et aux Etats-Unis, pouvez-vous imaginer combien de temps la ségrégation raciale a duré, combien elle était ancrée ? Même si maintenant tous les Noirs américains ne se sentent pas en sécurité et acceptés, notamment dans le Sud, si l'on compare les choses à ce qui se passait il y a ne serait-ce que quarante ou cinquante ans – au milieu des années cinquante par exemple, une époque terrible, celle du maccarthysme – on constate un changement extraordinaire. De même en Afrique du Sud, la situation a profondément changé.
 
Q. Pourquoi ce sujet aujourd'hui ? Est-ce que les efforts du groupe faiblissent ? Est-ce la raison du choix de ce thème de conférence ? (E-U)
R. Peut-être. Il existe toujours une raison derrière ce qu'un Maître fait, pense ou dit. C'est lui qui m'a suggéré de prendre comme sujet la réapparition du Christ.
Le groupe a brandi des drapeaux « Non à la guerre ! » très haut, mais il n'a pas fait grand chose d'autre.
   Il n'est jamais assez tôt pour parler des choses importantes comme la réapparition du Christ, sa présence pleine et entière, une présence physique, pour la première fois dans le monde, et pas seulement l'adombrement d'un disciple. Cela n'était jamais arrivé auparavant et cela n'arrivera plus jamais. C'est pour les Maîtres le point culminant de 98 000 années d'expériences et de vie en coulisses. C'est une époque sans précédent dans toute l'histoire du monde. Quiconque y participe doit s'assurer qu'il ne faiblira pas, qu'il brandira le bon drapeau, celui des Nations unies, celui de la fin de la guerre, celui du partage des ressources, celui de la justice et de la liberté.
 
Q. La Hiérarchie exerce-t-elle actuellement une poussée plus forte ? (E-U)
R. Oui, il y a vraiment une poussée plus forte. C'est une grande poussée spirituelle qui durera au moins jusqu'à Noël 2004 et sans doute au-delà. Elle rehausse l'impact des énergies qui s'écoulent normalement dans le monde – l'énergie de l'Esprit de paix ou d'équilibre, l'énergie d'Amour de Maitreya, l'énergie de l'Avatar de Synthèse, l'énergie du Bouddha, l'énergie du Verseau focalisée à travers Maitreya, etc. Un arc-en-ciel d'énergies se déverse actuellement sur le monde avec une puissance énorme, et ces énergies accomplissent leur merveilleux travail, conformément à la loi. Les Bush et les Blair de ce monde, comme le dit le Maître, « viennent du passé et seront relégués au passé. L'époque nouvelle n'a pas de place pour eux. »
 
Q. Quel effet aura l'émergence de Maitreya sur les groupes travaillant pour la Réapparition ? (E-U)
R. Sa venue au grand jour mettra évidemment un terme au travail consistant à faire connaître sa présence dans le monde. Après le Jour de la Déclaration, vous irez vers les gens en disant : « Vous savez que le Christ est dans le monde ? » Ils vous répondront : « Je sais, j'étais là. Je l'ai vu entrer par la porte. » Vous serez surpris de voir combien de gens et de groupes prétendront avoir tout su auparavant. On ne vous écoutera pas. Vous leur direz : « Nous avons fait le travail et personne ne savait. » Mais ils penseront qu'ils étaient au courant.
   Après le Jour de la Déclaration, il est évident que le travail des groupes changera. Cela sera très différent de la tâche qui consiste à entrer en contact avec les gens, et leur dire quelque chose de difficile à admettre. Certains y croient, d'autres n'y croient pas ; dans ce pays (Etats-Unis) vous vous adressez à un public très sceptique, même s'il l'est moins qu'auparavant. Les médias habituellement ne veulent rien savoir. Cela a été difficile pour la plupart des groupes. Mais après le Jour de la Déclaration que ferez-vous ? Que voulez-vous faire ? Voulez-vous vous asseoir, vous frotter les mains en disant : « Depuis trente ans, vingt ans, dix ans, un an, ou six mois, je n'ai pas perdu mon temps. » Tout dépend du moment où vous avez commencé. Certaines personnes se contentent de mettre les orteils dans l'eau, de prendre la température, prêtes à sortir rapidement si c'est trop chaud ou trop froid.
   Il ne fait aucun doute qu'un immense effort d'éducation sera demandé aux groupes car les gens voudront savoir. Aussi, au lieu que moi seul porte le badge que quelqu'un m'a envoyé – « Pour qui me prenez-vous, pour une agence d'information ? » – vous porterez tous un tel badge. On vous posera des questions sur l'histoire de la Réapparition. « Qui est réellement Maitreya ? D'où vient-il ? Qu'est-ce que cette Hiérarchie des Maîtres ? Qu'est-ce qu'un Maître ? Comment en êtes vous arrivé à savoir tout cela alors que personne d'autre n'était au courant ? Qui vous l'a dit ? Qui ? Je n'ai jamais entendu parler de lui. »
   De nombreuses lectures seront nécessaires. Vous devrez étudier si vous ne l'avez déjà fait. Si vous l'avez fait, il faudra approfondir vos connaissances. Ce n'est pas grave dans le feu de l'action de dire quelque chose de bizarre qui n'est peut-être pas strictement vrai, mais lorsque les gens vous demandent la vérité en vous regardant droit dans les yeux, comme ils le feront, en veillant à ce que vous ne vous dérobiez pas et à ce que vous n'osiez pas leur dire un mensonge, c'est autre chose. A ce moment-là il vous faudra connaître les réponses !
   La plupart des questions concerneront Jésus et ceux qui l'ont entouré, ainsi que sa mère. Rien sur les choses d'aujourd'hui qui pourraient intéresser les gens. Ils voudront savoir : « Jésus a-t-il réellement épousé Marie-Madeleine ? Ont-ils eu des enfants ? Combien et quels noms leur ont-ils donné ? Y a-t-il encore des descendants aujourd'hui ? », etc. Les gens posent inlassablement des questions parfaitement inutiles.
   Vous allez avoir beaucoup de travail à faire, principalement un travail d'éducation. Beaucoup de gens étudient, mais les mauvais ouvrages. Etudiez les enseignements d'Alice Bailey, les ouvrages de Madame Blavatsky, les enseignements de l'Agni Yoga, étudiez mon information, si vous ne la trouvez pas trop ennuyeuse !
   Après le Jour de la Déclaration, les groupes travaillant à la Réapparition devront faire face à tout ceci. On ne jettera pas de fleurs sur leur passage. Vous pouvez aller lentement si vous voulez, mais vous verrez ce qui arrivera ; ce sera peut-être des tomates ou des œufs !
 
Comment présenter l'histoire
 
Q. Pouvez-vous nous donner quelques conseils d'ordre général sur la manière de parler en public ? (Europe)
R. Les gens se demandent comment faire – comment parler de manière à capter l'attention des auditeurs et les émouvoir, en leur parlant du fond du cœur, en leur faisant comprendre le fossé existant entre le monde développé et le monde sous développé. Je pense que la clé de tout ceci, même si vous n'aimez pas vous l'entendre dire, est de parler souvent, de parler beaucoup. Il n'est pas possible, si vous ne parlez qu'une fois par an, que vous acquériez beaucoup de pratique dans ce domaine. Vous ne pouvez pas mettre en pratique vos différentes qualités. Vous ne pouvez pas les utiliser correctement car vous ne leur donnez pas l'opportunité de se manifester. Si vous parlez, vous devez parler de manière régulière. Je ne veux pas dire tous les jours, mais tous les deux jours, cela fera l'affaire ! Plus vous le faites, plus vous progressez.
 
Q. Maitreya en tant que Seigneur de l'Amour et de la Compassion m'a été révélé de manière plus approfondie par votre conférence. Devrions-nous en tant que groupe focaliser nos efforts en nous centrant davantage sur le cœur ? (E-U)
R. Oui, bien sûr. Mais il ne vous appartient pas de choisir : « Aujourd'hui je vais me centrer sur le cœur. Hier j'étais centré sur le cerveau et j'ai fait une conférence magnifique. Aujourd'hui je vais faire une conférence centrée sur le cœur. J'atteindrai des personnes différentes. Je serai plus efficace dans une certaine sphère, moins efficace pour les cérébraux, mais ceux qui ont du cœur… » Quand vous faites une conférence vous utilisez tout ce dont vous disposez. C'est le cœur et la tête. Il ne s'agit pas d'être davantage centré sur le cœur. Quiconque transmet ce message est forcément centré sur le cœur. Autrement il ne pourrait pas le faire. Cela ne signifie pas que vous n'avez pas de tête. Vous vous exprimez avec des mots que les gens peuvent comprendre, qui les touchent, qui les font réfléchir. Vous utilisez tout ce qu'il y a en vous de valable pour le faire. Vous ne dites pas : « Je suis quelqu'un qui a du cœur. Je ne peux m'exprimer qu'à partir du cœur et tout ce que je fais vient du cœur. » Les choses ne se passent pas ainsi. Vous parlez tout simplement et votre cœur est impliqué, car autrement vous ne feriez pas ce travail. Votre cerveau et votre esprit sont impliqués, sinon vous ne pourriez donner une conférence. Lorsque vous donnez une conférence tout votre être est impliqué.
 
Q. Comment pouvons-nous mettre davantage de cœur dans nos conférences ? (Europe)
R. Vous ne pouvez le faire de manière délibérée. Si vous donnez beaucoup de conférences, vous n'avez pas à être spécialement bon. Vous commencez et vous parcourez toute la gamme, donnant un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cœur et un peu de mental. De quoi d'autre avez-vous besoin ? De sympathie ? Vous devez donner tout de vous-même, si bien que le public vous considère comme une sorte d'animateur et vient pour passer un moment agréable. Vous devez le faire encore et encore et quelquefois cela marchera. Vous sentirez que vous réussissez lorsque vous serez capable de trouver les mots justes, des mots simples, des paroles apaisantes ou fortes, une forme de relation qui fasse passer les idées. Si vous le faites à un niveau de concentration suffisamment élevé, vous verrez que votre intuition fonctionnera. L'intuition est la voix de l'âme. C'est votre âme qui parle, en utilisant l'équipement de votre cerveau pour structurer les idées.
   Les idées et les pensées qui comptent réellement face à un public vous permettent de vous élever au-dessus de l'ennui ultime de dire et redire la même chose, car c'est ce que nous faisons. Je répète la même chose depuis trente ans, mais les gens pensent à chaque fois qu'ils l'entendent que c'est différent. Vous le dites de la manière dont vous le ressentez. Vous le dites avec votre intuition. Si vous utilisez votre faculté intuitive, vous découvrirez que vous dites des choses que vous savez être vraies, mais auxquelles vous n'aviez jamais pensé ou dites auparavant. Cependant, vous savez dès que vous les avez dites que c'est vrai. C'est parce que votre intuition fonctionne, et vous ne pouvez la laisser fonctionner que lorsque vous êtes à la fois détendu et focalisé, focalisé en haut de la tête.
 
Q. Comment traduire notre information en termes que les gens puissent saisir ? Comment la rendre plus réelle et plus accessible pour eux ? (Europe)
R. Vous montrer personnellement, faire des conférences à la radio et à la télévision, telles sont les armes, le modus operandi pour contacter le monde et raconter une histoire. Comme je l'ai dit, plus vous le ferez, mieux vous réussirez. Et plus vous le ferez, plus vous y prendrez plaisir.
   Si vous êtes intéressé, vous rendrez l'histoire intéressante. Si vous êtes intéressé par le sujet et les idées, si vous les faites vôtres, exprimez-les comme si elles étaient les vôtres et rattachez-les au monde, rattachez-les à la réalité, ne les présentez pas comme quelque chose de desséché, et votre auditoire répondra inévitablement. Mais vous devez le faire et y prendre plaisir. Vous devez vous oublier, oublier que c'est vous qui le faites et tout simplement le faire. Apprendre à le faire, ce qui signifie le faire souvent.
   C'est la plus grande histoire du monde. Cela personne ne peut nous l'enlever. Nous avons la plus grande histoire qu'il ait jamais été donné à un groupe de raconter. C'est sans prix, c'est merveilleux. Cette histoire a tant de ramifications et elle répond tellement aux besoins de l'humanité. Vous pouvez réunir les différents aspects qui en font l'histoire la plus fascinante. Les journalistes aiment cela.
   Les gens aiment se distraire. N'ayez pas peur de plaisanter si une plaisanterie vous vient à l'esprit. Laissez-la venir. Si elle vient, saisissez-la, exprimez-la.
 
(voir suite à 3/4)




Home THEME DU SEMINAIRE DE MEDITATION DE TRANSMISSION 2004

La réapparition du Christ - (suite 3/4)

par Benjamin Creme

Q. Vous avez parlé de la nécessité de formuler le message de manière à ce que les gens puissent l’insérer dans le contexte de leur expérience. Comment aborder la question de manière spécifique afin de pénétrer dans l’âme des gens plutôt que d’avoir une approche basée sur la peur comme c’est généralement le cas dans le militantisme ordinaire ? (E-U)
R. Il est impossible de parler de la réapparition du Christ et des Maîtres sans pénétrer dans l’âme de ses interlocuteurs, sans invoquer l’expérience de l’âme et l’intuition de la personne à laquelle on s’adresse. Il faut procéder par tâtonnements. Ce qui marche avec certaines personnes ne réussit pas avec d’autres. Lorsque vous essayez vous-même de travailler en tant qu’âme, de voir les choses du point de vue de l’âme, il ne s’agit pas de voir les choses de façon mystique. L’âme n’est pas mystique. Il existe des âmes mystiques de sixième rayon, mais celles-ci mises à part, l’âme elle-même n’est pas mystique. C’est un grand mystère pour la plupart des gens, mais la Réapparition du Christ n’est pas une idée mystique.
Lorsque les gens pensent à une approche en tant qu’âme, ils ont tendance à croire qu’il s’agit d’une approche très élevée ayant une intonation mystique. Il n’en est rien. Vous pouvez, et vous devriez, être aussi réaliste que je le suis lorsque vous communiquez ce message. Certaines personnes viennent à mes conférences et disent : « Je pensais qu’il allait s’agir de la réapparition du Christ. En fait, il n’est question que de politique et d’économie. » Il est question des deux. La politique et l’économie sont des idées spirituelles.
La crise mondiale actuelle est une crise spirituelle. C’est une crise de l’Etre. L’humanité ne sait pas qui elle est, ce qu’elle est, d’où elle vient, où elle va. C’est une crise spirituelle concernant le monde entier. Cette crise spirituelle est aujourd’hui focalisée dans le domaine politique et le domaine économique.
Nous, les Occidentaux, faisons preuve d’une totale indifférence. Nous savons et cependant nous acceptons que des millions d’hommes meurent de faim en Orient, en Afrique, par manque d’une nourriture qui pourrit dans les entrepôts de l’Occident. C’est une réalité spirituelle. Le fait que nous puissions l’accepter est une erreur spirituelle. Ce n’est pas simplement un manque de bon sens, une erreur de distribution ou de gestion, comme si nous laissions ces hommes en dehors du circuit et que pour une raison ou une autre la nourriture ne leur parvenait pas. Ce n’est pas ce genre d’erreur. C’est l’effet d’un manque spirituel en nous. Nous ne sommes pas ce que nous pensons être. Nous pensons être intelligents, avisés, capables de diriger nos vies et la vie de notre pays d’une manière bénéfique pour tous. Ce n’est pas vrai. Vous pouvez être intelligent et avisé. Vous pouvez avoir de bonnes idées. Vous pouvez avoir les meilleures intentions. Mais à moins d’être spirituel au sens réel, au sens pratique, vous ne manifestez pas ces qualités, l’habileté, l’intelligence, le souci des autres. Vous êtes autosatisfaits. Vous pensez : « Cela va bien, nous avons plutôt bien agi ici. Qu’est-ce qui ne va pas dans notre pays ? C’est un grand pays. Nous devons faire une guerre de temps à autre simplement pour donner une leçon à quelqu’un qui se fait trop remarquer, mais à part cela, tout va bien », en oubliant totalement que vous n’êtes qu’une partie du monde.
Etre spirituel signifie réellement considérer le monde comme un tout, voir les choses de manière globale. Ceci est particulièrement nécessaire à l’époque actuelle. Tous les gouvernements devraient subir la pression des citoyens éduqués afin d’avoir une vision plus large, et de prendre conscience de la nécessité de justes relations humaines au sens politique et économique, pas seulement dans un sens agréable, amical, exclusif.
L’un n’empêche pas l’autre naturellement. Vous avez besoin de relations agréables, amicales, personnelles. Mais en fait la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis, le Japon, tous les pays développés devraient avoir les mêmes sentiments envers les Africains, les Indiens, les gens qui souffrent, qui vivent avec un dollar par jour – un cinquième de la population mondiale. C’est incroyable. Il y a 1, 3 milliard de gens dans le monde qui vivent avec un dollar par jour. Parmi eux, des millions meurent de faim chaque jour, à chaque heure, à chaque instant.
La crise spirituelle réside dans le fait que nous permettions qu’une telle chose puisse arriver. Nous avons tendance à penser à ces problèmes uniquement en termes économiques et politiques. Mais la réalité économique et politique est la crise spirituelle. Nous devons voir ce qui est au cœur de cette crise. Au cœur se trouvent les mauvaises relations humaines. Nous avons tendance à ne pas savoir ou à oublier que l’humanité est une.
Il n’existe qu’une seule humanité, un groupe appelé humanité, le règne humain. Ce n’est pas le seul règne, ni même le plus important. Mais nous considérons seulement une partie de celui-ci, le monde développé, comme la partie la plus importante.
Du point de vue des Maîtres, le règne humain est simplement un règne parmi d’autres, d’une grande importance, mais faisant partie de l’évolution de la planète Terre. Et la planète Terre fait partie de l’évolution du système solaire, et cela continue ainsi, à un niveau de plus en plus élevé. Il n’existe pas d’interruption. Il n’existe aucun endroit où vous pourriez couper la chaîne et dire : « Arrêtons-nous ici. C’est l’Amérique, occupons-nous seulement de l’Amérique. » C’est ce que l’Amérique a tendance à faire, s’occuper de l’Amérique. C’est ce que la Grande-Bretagne a tendance à faire, s’occuper des intérêts britanniques. Est-ce dans l’intérêt des Britanniques, des Américains, des Français, des Italiens, des Japonais ou des Russes d’agir ainsi ?
Nous mettons toujours en avant ces intérêts spécifiques, et non l’intérêt mondial. Les intérêts spécifiques des Américains, des Russes ou des Britanniques n’existent pas. Il y a les intérêts mondiaux, humains, et si ceux-ci ne sont pas satisfaits, il n’y aura pas d’humains dans le monde. C’est ce que nous devons saisir et ce que vous pouvez mettre en avant.
C’est cela le langage de l’âme. C’est de cette manière que l’âme considère le monde. Lorsque les gens le comprennent, ils disent : « Vous avez raison », car leur âme leur dit que vous exprimez la vérité.
Ils voient alors les choses en tant qu’âmes. A moins de percevoir les choses en tant qu’âme, vous ne voyez pas que la crise est spirituelle, vous la voyez simplement comme une crise économique ou politique. Il s’agit effectivement d’une crise politique et économique, mais la politique et l’économie sont les domaines où la crise spirituelle est focalisée.  

Q. Vous avez dit que nous protéger de la « dangereuse connaissance » de la souffrance des autres nous empêche de faire réellement l’expérience de l’amour du Christ. (E-U)
R. Je pense que c’est l’inverse. Si nous faisons réellement l’expérience de l’amour du Christ, nous ne sommes pas auto-satisfaits, nous faisons l’expérience de la souffrance des autres. Nous la reconnaissons, si « dangereux » que cela puisse être. C’est le résultat de la véritable expérience du principe d’amour, du principe christique.

Q. Pourriez-vous parler davantage de l’autosatisfaction, et de la manière de connaître « l’autre » comme nous-mêmes, c’est-à-dire nous en dire davantage sur le mécanisme de l’autosatisfaction ? (E-U)
R. Le mécanisme de l’autosatisfaction est l’habitude. Vous êtes nés et avez été éduqués dans un pays si matérialiste dans ses perspectives que l’autosatisfaction en résulte inévitablement. Vous êtes éduqués à l’école et par les médias de telle façon que votre vision, votre imagination, votre sentiment du monde se limitent aux Etats-Unis. C’est parce que les Etats-Unis sont si vastes. Vous avez des médias puissants qui, jour après jour, mettent en face de vous ce qui se passe en Amérique. A l’école, on vous apprend à saluer le drapeau chaque jour. Cela ne se produit pas ailleurs. De nombreux écoliers refuseraient de saluer le drapeau national. Ils penseraient que vous êtes débiles. Mais pour vous c’est normal.
C’est parce que les Etats-Unis sont un pays jeune. C’est, ou c’était, un pays de pionniers. Il rassemble des Européens qui ont franchi la mer : des Britanniques, des Français, des Hollandais, des Allemands, des Scandinaves, des Espagnols et des gens venant d’autres parties du monde, notamment des Africains amenés comme esclaves. Vous avez un mélange unique, mais cela fait partie d’un plan. Vous faites partie d’un plan. Vous êtes tous ici pour un dessein particulier qui n’a pas de lien avec la réapparition du Christ.
Vous êtes ici car trois grandes expériences sont menées dans le monde – une ici aux Etats-Unis, une en Russie et une en Grande-Bretagne. Ici l’expérience consiste à réunir tous ces gens, venant principalement d’Europe. Mis à part quelques exceptions, ils ont été réunis dans ce grand melting pot et autorisés à se mêler et à devenir ce qu’ils deviennent. Vous pouvez avoir commencé comme mi-suédois, mi-écossais, et vous finissez au bout de quelques générations en partie suédois, en partie écossais, en partie iranien ou hongrois ou autre chose encore. C’est un mélange, un immense melting pot. Vous êtes le fromage qui résulte du mélange.
Les gens recherchent la trace de leurs ancêtres – des Irlandais, des Ecossais, des Gallois, des Anglais – mais il est trop tard pour cela. Vous êtes quelqu’un d’autre. Vous êtes des Américains, quelque chose de différent de ce que vous étiez au départ, même si tout cela se fait naturellement. Vous avez un quart de ceci, un quart de cela, un huitième de quelque chose d’autre. Tout se rassemble pour faire des Américains ce qu’ils sont. Finalement, de ce mélange, naîtra une figure très distincte, un Américain, quelqu’un qui ne ressemble à personne. Vous deviendrez très nombreux car votre pays est tellement vaste. Je ne sais pas si nous pourrons le supporter !
Pour la Russie le plan est différent. Il s’agit cette fois de regrouper des nations. La Russie est encore plus vaste que les Etats-Unis, elle couvre un sixième de la surface du globe. Il y a la Russie telle que nous la connaissons, environ jusqu’à Moscou, et ensuite aussi loin que vous puissiez voir d’un avion, aussi loin vers l’est que vous puissiez aller, et au sud jusqu’en Ukraine. Tous ces pays faisaient partie de l’Union soviétique avant qu’elle ne s’effondre. Chaque pays est maintenant un pays indépendant, faisant partie d’une fédération de nations. Cette fédération réunira tous ces différents peuples, qui pour finir vivront en harmonie, sans chercher à se marier entre eux, ni à fusionner, à se mélanger comme vous le faites ici.
En Grande-Bretagne, il se produit quelque chose de similaire. Le British Commonwealth, qui couvrait le globe sous forme de colonies, couvre maintenant le globe sous forme de pays indépendants. En Grande-Bretagne, il y a une vaste population venant des pays du Commonwealth : d’Afrique du Sud, de différents Etats d’Afrique de l’Est ou d’Afrique de l’Ouest, des Antilles, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, d’Inde, du Pakistan, du Bengladesh et du Sri Lanka. Nous avons rendu Hong Kong aux Chinois mais les gens viennent de Hong Kong en Grande-Bretagne comme ils l’ont toujours fait.
Il y a en Grande-Bretagne un vaste regroupement de populations venant du monde entier. Dans certaines villes, vous pourriez vous croire en Inde. Chaque boutique, chaque restaurant est indien et c’est très coloré. L’atmosphère est complètement différente de celle de la ville voisine qui est tout à fait britannique.
Il y a une juxtaposition délibérée de populations venues du monde entier, mais pas de fusion, pas de mélange, des gens qui restent eux-mêmes, des Indiens, des Pakistanais, des Africains, non pas isolés, mais vivant ensemble en groupes nettement séparés, avec leur propre religion, leurs propres traditions, installant des boutiques, des cafés et des restaurants, et vivant tous en harmonie. L’harmonie n’est pas totale aujourd’hui. Mais le but est que tous ces représentants d’une vaste partie du monde puissent vivre ensemble, apprennent à vivre ensemble en harmonie. C’est là que se trouve Maitreya, et cela facilite peut-être les choses.
Ces trois expériences concernent le regroupement des peuples. L’une est un mélange comme ici, en Amérique. C’est l’une des raisons de vos problèmes. Lorsque des populations diverses sont rassemblées en grand nombre comme cela s’est passé aux Etats-Unis, il est inévitable que des problèmes surgissent. Mais finalement le mélange se poursuivra, le brassage continuera. Les Maîtres américains y veillent.
C’est une expérience très intéressante. Lorsqu’on le sait, cela répond à bon nombre de questions sur la nature de la vie sociale dans différents pays, et même sur l’aspect des gens. Je vois aux Etats-Unis des gens qui ne ressemblent à personne d’autre. Un nouvel homme, une nouvelle femme voient le jour en Amérique, tout à fait différents de quiconque auparavant. Vous ne verrez jamais ce type de personne en Europe par exemple. Ni au Japon. Ni en Russie. Vous ne verrez ce type de personne qu’aux Etats-Unis.

Q. Vous avez mentionné le fait que nous sommes supposés être ici, que notre karma est de nous trouver dans ce groupe. Je me demande si ceci est vrai pour tout le monde ou seulement pour quelques personnes. (Europe)
R. Il existe un groupe impliqué dans le contact initial avec le public dans le but de diffuser l’information sur le retour du Christ. Ce groupe est composé d’environ 4 000 personnes qui sont venues en incarnation à notre époque, reliées karmiquement, non pas au retour du Christ naturellement, mais entre elles en relation avec la Hiérarchie. L’opportunité karmique leur a été donnée (car c’est ce dont il s’agit) de surmonter le karma de leur passé, les limitations que celui-ci a mises à leur évolution, et de « conclure un marché » avec le Christ. Accomplir le travail de préparation pour le Christ, créer un climat d’attente, de manière à ce qu’il puisse pénétrer dans nos vies sans enfreindre notre libre arbitre, présenter au monde non pas le Christ, mais les paroles, les idées, les préoccupations du Christ avant qu’il ne se présente ouvertement. En retour, il donne aux groupes sa bénédiction et allume en eux un feu qui en devenant de plus en plus brûlant les fait évoluer.
C’est ce qui se produit. C’est le marché que chacun de ceux qui sont engagés dans ce travail, qu’il en soit conscient ou non, a conclu avec le Christ. Il leur donne l’opportunité de servir, une opportunité incroyable. Je ne connais probablement pas toute la portée de ceci, mais je peux vous dire que c’est une opportunité offerte aujourd’hui au monde et qu’elle ne se reproduira jamais, car la Hiérarchie est de retour dans le monde. La prochaine fois, ce sera une histoire différente, une situation différente. C’est la dernière fois qu’un groupe, un Jean-Baptiste, va dans le monde en disant : « Un grand Etre arrive ! » C’est ainsi. Vous pouvez le faire en solo comme Jean-Baptiste ou vous pouvez le concevoir en tant que groupe de 4 000 à 4 500 personnes répandues dans le monde entier et ayant cette extraordinaire opportunité de servir. Ceci leur est accordé car la plupart d’entre elles l’ont assumé. Les Maîtres n’ont pas tout simplement mis une annonce : « Il y a une compétition pour ceux qui voudront s’inscrire pour ce service – les 4 000 premiers seront choisis. » Les Maîtres connaissent les gens et ils savent qu’Untel est sûr, qu’il fera le travail, qu’il fera tout son possible. Certains vont faire tranquillement de leur mieux. Pour d’autres il existe un point d’interrogation, mais s’ils ont le bon sens de saisir l’opportunité, ils feront le travail et accompliront de grandes choses.
Tout est là – l’opportunité est présentée, mais le libre arbitre n’est pas enfreint. Le don de servir est offert au groupe. Quelqu’un doit le faire. Les Maîtres ont à leur disposition un peu plus de 4 000 personnes, ce qui semble peu par rapport à la population mondiale qui compte 6,5 milliards d’individus, mais elles sont toutes reliées à la Hiérarchie d’une manière ou d’une autre. Elles sont toutes des disciples ou en cours de le devenir et toutes brûlent de la fièvre du service !

Q. En ce qui concerne ce groupe de 4 000 personnes : quels sont les faits karmiques les concernant ? (Europe)
R. C’est une opportunité présentée aux gens qui ont quelque chose en commun, une relation karmique. Ceci résulte du fait que ce sont des disciples, ou des aspirants, engagés sur le sentier de l’initiation. Ils sont donc membres de la Hiérarchie – à un niveau peu élevé, naturellement – et il leur a été donné l’opportunité de servir dans le plan qui consiste à donner à l’humanité une première approche de « l’histoire » de la Réapparition et de tout ce qui lui est lié. Ceci n’aurait jamais été fait sans les exigences de l’époque. Les gens impliqués dans ce travail ont la chance, si l’on peut dire, d’en avoir fait suffisamment dans leurs vies précédentes. Estimez-vous tout simplement heureux d’avoir entendu parler de cette histoire, heureux d’avoir l’opportunité de travailler pour cette cause, de la faire vôtre et de faire partie des 4 000 braves !

Q. Les Etats-Unis sont un pays si divers, si vaste que nous avons besoin de développer une participation plus active. Pourriez-vous parler de l’importance de l’initiative locale et du travail en tant que groupe ? (E-U)
R. La participation locale est la première nécessité. C’est cela la démocratie. Les politiciens parlent de la démocratie, mais en fait, il n’existe guère de démocratie. Il y a ceux qui prennent les décisions, ce sont eux qui gouvernent. Des décisions comme le Patriot Act par exemple. Votre démocratie est ainsi amoindrie.
La démocratie est la démocratie non seulement par le vote mais par la participation. Plus il existe de participation, plus la démocratie est réelle. Tant que la participation n’est pas réelle, on peut seulement dire qu’il existe une tendance vers la démocratie, mais pas de véritable démocratie dans le monde. Si vous voulez la démocratie, vous devez participer. Cela signifie agir. Cela ne signifie pas laisser quelqu’un d’autre participer à votre place – vous devez le faire vous-même. Plus vous agissez au niveau local, plus vous pouvez devenir efficace. Si vous participez en tant que groupe à un niveau local, l’effet peut être beaucoup plus positif, plus efficace, qu’au niveau abstrait de la politique nationale et internationale. Il est très difficile pour une personne de changer les actions d’un gouvernement, mais il n’est pas impossible pour une seule personne d’avoir un puissant impact sur un groupe au niveau local. Cela se produit sans cesse. Des gens qui ont quelque chose à dire, des idées que la communauté considère comme bonnes et réalistes, sont en train de changer la vie, dans tous les pays du monde. Cela se produit partout, que nous en ayons conscience ou non.
Dans chaque pays, au niveau local, un grand changement se met en place ; de plus en plus de gens prennent les décisions concernant leur propre vie. Cela se produit en Orient, dans des pays qui, jusqu’à maintenant, n’avaient aucune représentation réelle, sans parler de participation. Ici aux Etats-Unis vous avez une représentation mais peu de participation, si ce n’est à un niveau très local. Vous devez en faire le meilleur usage possible. Il existe toutes sortes de groupes qui travaillent en utilisant la participation, dans le domaine de l’éducation, de la vie communautaire, du sport, etc.
Notre sujet est la Réapparition du Christ, ce n’est pas le sport, ni l’action communautaire, même s’il pourrait inclure cette dernière. En travaillant au niveau de la communauté, vous pourriez trouver beaucoup plus de supporters que vous ne l’imaginez. Vous pourriez les approcher personnellement. Il n’y a rien de tel que l’approche personnelle, le face à face, pour faire saisir à une autre personne les idées concernant la Réapparition et tout ce que cela signifie en matière de transformation du monde. Les gens sont plus ouverts lorsque vous leur parlez, et vous êtes plus persuasifs lorsque vous le faites – à condition de vous montrer persuasifs, sans être envahissants !
Lorsque vous travaillez en tant que groupe vous êtes plus efficaces. Le travail de groupe est le travail de l’avenir. Les énergies du Verseau ne peuvent être reconnues, absorbées et utilisées qu’en formation de groupe. Vous verrez les groupes grandir au cours des centaines d’années à venir. Lorsque vous êtes un groupe, vous potentialisez toute l’action que les individus y investissent. C’est une manière très puissante de travailler.
Ce n’est pas par hasard si à chaque fois que la Hiérarchie entreprend quelque chose, elle crée un groupe. Elle contacte une personne et lui confie un groupe ou elle lui donne le moyen de contacter un groupe et ce groupe travaille ensemble. C’est la raison pour laquelle vous avez la société théosophique, l’école Arcane, et nos groupes de par le monde qui travaillent pour l’émergence de Maitreya et des Maîtres. Le travail de groupe est la solution.

Q. Y a-t-il quelque chose de particulier que vous-même ou les Maîtres jugez souhaitable que nous fassions sur le terrain à cette époque particulière ? (E-U)
R. Oui. Agir davantage sur le terrain. Continuez à agir de la même façon, ou un peu mieux. Si vous avez brandi des banderoles comme vous l’avez fait, peut-être avez-vous hissé les mauvais drapeaux – trop de bannières étoilées et pas assez de drapeaux des Nations unies. Vous devez élargir votre horizon et cesser de penser à vous-mêmes, c’est-à-dire à l’Amérique. Pensez au monde et à l’impact des Etats-Unis sur le monde aujourd’hui. Vous avez un gouvernement pourri, un gouvernement fasciste, dangereux, nuisible pour l’Amérique ou qui que ce soit d’autre, excepté peut-être pour Israël et un ou deux pays d’Europe de l’Est. C’est un grand danger pour le monde.
Vous devez élargir votre concept d’allégeance et l’étendre au monde dans son ensemble. En termes pratiques, aux Nations unies – pas au Conseil de Sécurité, mais à l’Assemblée générale, qui est composée de presque tous les pays du monde. Votre gouvernement est en train de construire sciemment un empire. Je l’ai entendu dire à la radio aujourd’hui. Je n’avais jamais auparavant entendu admettre aussi clairement le fait que les Etats-Unis considèrent comme normal que le nouvel empire soit un empire américain, que tout ceci se passe très bien et que cet empire deviendra plus grand et meilleur. Cette déclaration émanait d’un historien parlant de Napoléon qui avait créé un empire en Europe. Cet empire n’existe plus. Les Etats-Unis sont en train de faire la même chose aujourd’hui. Ils possèdent plus de 2 000 bases dans le monde. En quoi avez-vous besoin de 2 000 bases étrangères ? Votre gouvernement les juge nécessaires à la sécurité américaine et vous payez des impôts pour les entretenir. Il ne s’agit pas réellement de sécurité. Il s’agit d’hégémonie. Il s’agit d’influence américaine et de la possibilité d’accéder au pétrole, aux marchés, ou à tout ce que le gouvernement ou les grandes sociétés jugent nécessaire pour avoir la main-mise et exercer un contrôle. Lorsque vous avez des bases à l’étranger, vous exercez évidemment un contrôle sur les régions concernées. Certaines de ces bases militaires sont assez petites, d’autres très grandes, certaines sont vieilles, d’autres sont flambant neuves. Il en est créé tout le temps, par exemple dans des endroits comme la Bulgarie. Que faites-vous en Bulgarie ? Votre gouvernement envoie quelqu’un en Bulgarie. Il s’occupe de Sophia, la capitale, et fait le don d’un hôpital ou d’une école à la ville. Cela établit des relations agréables avec les Etats-Unis. L’Américain moyen ignore où se situe la Bulgarie. Mais lorsque la nécessité se présente, les Etats-Unis font appel au vote de la Bulgarie. C’est ainsi qu’il y a même des Bulgares en Irak.
L’influence américaine est promue de cette manière partout dans le monde. Chacune de ces bases peut se voir attribuer davantage de personnel et de pouvoir si nécessaire, dans n’importe quel domaine. Elles couvrent entièrement le monde. C’est comme une Pax Romana, mais à l’échelle mondiale, un empire plus vaste que l’empire européen de Napoléon, ou même que l’ancien empire britannique. Dans l’esprit de ceux qui sont en train de le construire, il durera toujours et il rehaussera l’influence de l’Amérique. Mais il ne durera pas toujours. Ceux qui le construisent ne savent pas, comme nous le savons, ce qui se passe actuellement dans le monde. Nous savons que c’est un rêve chimérique et que, comme la plupart des chimères, il partira en fumée.

Q. Pourriez-vous parler de la valeur relative de l’échange d’idées par Internet en tant que moyen de galvaniser les gens afin qu’ils prennent une part active à ce travail ? En quoi peut-il se comparer à la communication personnelle dans le travail concernant la Réapparition ? (E-U)
R. Sur une échelle de 1 à 10, je situerais l’efficacité de ce genre d’échange au niveau 3. Ce n’est pas très bon. Il n’est pas dans sa nature d’être beaucoup plus efficace. Vous ne devez pas penser que le travail accompli avec un ordinateur est équivalent à un échange personnel. Il n’y a rien de plus efficace que le contact personnel. Il se passe quelque chose qui ne peut se passer sur un ordinateur. La seule chose qui est transmise sur un ordinateur, ce sont des idées. Les idées peuvent être écoutées, acceptées ou rejetées, mais quand vous racontez de vive voix cette histoire aux gens, votre âme parle à leur âme, à travers votre cœur vous parlez à leur cœur. Il s’ensuit quelque chose de totalement différent. Votre énergie les galvanise ou ils la rejettent. Rien n’est garanti.
Mais entre deux personnes derrière un ordinateur et deux personnes face à face, ou cent ordinateurs contre vous-même vous adressant à cent personnes dans une conférence, il n’existe aucune comparaison. Avec la conférence, cinquante personnes se montreront réceptives et entreprendront ce travail. Avec l’ordinateur vous n’en compterez tout au plus que cinq.

Q. Lorsque vous dites que Maitreya apparaîtra bientôt publiquement, voulez-vous dire à l’occasion d’une interview à la télévision ? (Europe)
R. Lorsque je dis qu’il apparaîtra publiquement, je veux parler tout d’abord d’une interview à la télévision américaine. Cette conférence est, je vous le concède, l’indication que l’émergence de Maitreya est, comme le Maître l’a si souvent dit, pour bientôt. Vous savez après tout ce que bientôt signifie. Mais c’est réellement très bientôt, probablement plus tôt que vous ne le souhaiteriez. Pensez-vous que ce travail va devenir plus facile lorsque Maitreya apparaîtra publiquement ? C’est maintenant la période facile. Cela va devenir le contraire ensuite. Vous allez être totalement plongés dans l’action, pris dans les discussions et ressentir toute la confrontation. 

Le moment de l’émergence de Maitreya

Q. N’est-ce pas une époque difficile pour l’émergence de Maitreya ? (Europe)
R. Il est évident que le choix de ce thème, « la réapparition du Christ », après toutes ces années, doit signifier que le moment est maintenant propice pour que Maitreya apparaisse au grand jour et commence sa tâche. Nous pouvons penser que c’est un moment terrible pour Maitreya et ce l’est d’une certaine façon. Rencontrer des gens qui sont réceptifs et qui sont capables d’écouter et de mettre en pratique ce dont il parle est une chose, mais se présenter à la radio et à la télévision devant des interviewers sceptiques, en est une autre. Non pas qu’il soit effrayé par le scepticisme. Cela pourrait difficilement être le cas.
Au début cependant il se peut que ce soit assez difficile même pour quelqu’un comme Maitreya qui, non seulement connaît les réponses à toutes les questions qui pourraient lui être posées, mais qui sait quelles questions mettre dans l’esprit de son interlocuteur. Si bien que l’interviewer pourrait se trouver en train de poser des questions qu’il n’avait pas l’intention de poser. Il aura devant lui certaines questions consignées par écrit, mais une autre question pourrait lui venir à l’esprit. Si bien que finalement les choses pourraient ne pas être aussi difficiles qu’on l’imagine.
Néanmoins, le monde est vaste et il y a de nombreux pays différents, avec différents systèmes et différentes manières de considérer les mêmes choses, différentes valeurs accordées à ces mêmes choses.
Au début il ne sera pas désigné sous le nom de Maitreya. Si l’interviewer est une personne avisée, il pensera peut-être que c’est quelqu’un d’extraordinaire, particulièrement lorsqu’il se découvrira en train de poser des questions qu’il n’avait pas l’intention de poser. (Je viens juste de demander à mon Maître si cela se passerait bien ainsi et il m’a répondu : « Oui, régulièrement. ») Maitreya connaît les réponses à ses propres questions.
On m’a souvent demandé comment les choses se passeraient. Comment Maitreya parviendra-t-il à s’adresser au monde entier ? Comme le dit le Maître, et je pense que c’est très significatif, des groupes comme vous, qui ont fait ce travail pendant des années, pourraient être déçus ; vous serez de toutes façons quelque peu surpris de la tranquillité de son approche, de son absence d’emphase et du fait qu’il laisse passer, pourriez-vous penser, l’opportunité de sortir la « grosse artillerie ».
Maitreya aura le souci d’apparaître le plus souvent possible. Au début, bien sûr, ce sera plus difficile, mais il a sa manière et ses moyens. Ses apparitions deviendront de plus en plus fréquentes jusqu’à ce qu’il ait une audience régulière à la télévision et à la radio dans le monde entier. 

Q. Maitreya attend-il le meilleur moment pour apparaître publiquement même s’il lui serait possible de le faire aujourd’hui. Qu’est-ce qui le retient ? (E-U)
R. Maitreya attend le meilleur moment. Il attend la meilleure opportunité, c’est-à-dire le moment où ce qu’il a à dire sera le mieux et le plus rapidement accepté.
Il y a encore dans le monde de très nombreuses personnes qui ne veulent rien avoir à faire avec Maitreya ou ses idées. Tous les groupes religieux ont leurs fondamentalistes qui constituent un immense bloc. Pensez aux fondamentalistes chrétiens, musulmans, juifs, hindous maintenant et même bouddhistes dans une certaine mesure. Cela constitue un nombre énorme de personnes, et il leur faudra se familiariser avec cette réalité. Ils ne considéreront pas Maitreya comme le Christ ou l’imam Mahdi, pas au début.
Le meilleur moment sera lorsque le système économique chancelant mettra les Occidentaux sur les genoux, économiquement parlant, et pour la première fois face à la réalité. Nous vivons depuis si longtemps dans l’irréalité. Nous pensons, ainsi que nos dirigeants, que nous pouvons continuer à agir comme nous l’avons toujours fait – avec toujours plus de compétition et d’avidité, que tout pourra continuer ainsi et que nous gagnerons. Cela n’est plus possible, cela ne marche plus.
Si les deux tiers de la population mondiale vivent dans la pauvreté, c’est que le système économique ne fonctionne pas. Si nous pensons qu’ils continueront à vivre ainsi sans réclamer un système satisfaisant pour eux, nous sommes très loin de la réalité. Maitreya nous le montrera clairement.
Un effondrement immédiat des structures économiques, un krach boursier en Europe et aux Etats-Unis, amènerait Maitreya immédiatement sur le devant de la scène. Une telle situation nous ramènerait à la réalité. C’est l’un des facteurs qu’il attend, cette prise de conscience de la réalité. Nous verrions que notre système ne marche pas. Nous pensions qu’il marchait, il semblait marcher pour certains d’entre nous, mais, dans notre autosatisfaction, nous ne pensions même pas à ceux pour qui il ne marchait pas. L’une des tâches majeures de Maitreya sera de jeter de l’eau froide sur cette autosatisfaction, de la rendre très inconfortable.
Je me souviens de gens qui sont venus à une rencontre et qui m’ont dit : « Je pensais que cela allait être un message d’espoir, mais je me sens mal. Je me sens si malheureux. Je me sens si coupable et si horrible. » J’ai répondu : « C’est parfait. C’est ce que nous appelons l’amour. »
Vous devez trancher cette autosatisfaction. Si les gens veulent seulement être « gentils », cela ne changera pas le monde. Il est important qu’ils sachent que le Christ est présent et pas seul, que le monde est prêt à changer et qu’il changera. Mais s’ils veulent seulement se sentir bons, cela n’aidera personne car ce ne sont pas eux qui travaillent réellement dans le monde.

Q. Maitreya attend-il encore l’effondrement du marché boursier ? Sa réapparition sera-t-elle affectée si le président Bush est réélu pour quatre ans ? (Europe)
R. Le facteur temps sera-t-il modifié si M. Bush a un autre mandat ? Non. M. Bush va faire des déclarations grandiloquentes ; il va parler de la nécessité de vaincre le terrorisme, de faire l’impossible. Il va continuer à faire ce qu’il a commencé. Il ne peut maîtriser la situation en Irak. Je pense que le gouvernement américain commence à comprendre que l’invasion de l’Irak a été une terrible erreur. Comme l’a dit mon Maître, l’Irak échappe à tout contrôle, les Américains sont dépassés par la situation. Ils s’efforceront de mettre un semblant d’ordre en Irak avant les élections américaines de novembre, mais je ne crois pas qu’ils y parviendront. Il est probable que même si Bush gagnait les élections il remettrait à plus tard l’invasion de l’Iran ou de la Syrie. La Syrie risque davantage d’être attaquée, car l’Iran est plus puissant et les Américains n’aiment pas s’en prendre à des opposants trop puissants. Ils sont par ailleurs terriblement dispersés. A mon avis, il est plus probable qu’ils laissent la Syrie aux Israéliens plutôt que de l’attaquer ouvertement ; ils n’ont pas eu assez de guerre, assez de conquête, mais ils ont assez de problèmes pour le moment. Je ne pense pas que la réélection de G. Bush puisse avancer ou retarder la venue au grand jour de Maitreya.
Oui, Maitreya attend toujours le krach boursier, mais si les événements politiques étaient suffisamment critiques, il apparaîtrait au grand jour, qu’il y ait un krach boursier ou non – s’il jugeait que sa présence et ce qu’il a à dire puissent avoir un effet puissant sur la situation politique.

Q. Vous avez déclaré que les manifestations en faveur de la paix mondiale avançaient l’émergence publique de Maitreya. Le krach boursier mondial ne doit-il pas nécessairement avoir lieu avant que Maitreya n’apparaisse ouvertement ? Certaines circonstances comme la réélection de G. Bush ou une crise au Moyen-Orient pourraient-elles hâter son émergence ? (E-U)
R. Il y a un certain nombre de crises qui pourraient l’amener à se manifester ouvertement mais il connaît la Loi et vous pouvez être certains qu’il y obéit à la lettre. Cependant, il sait comment manipuler cette Loi. Il sait comment la manipuler sans pour autant l’enfreindre. Il parlera de la loi du karma, au sujet de laquelle sa compréhension et son savoir dépassent celle de ses pairs eux-mêmes, les Maîtres, qui, pourtant, en connaissent les subtilités.
Si la paix du monde se trouvait menacée, Maitreya agirait et apparaîtrait publiquement sans attendre le krach boursier. Il faudrait que ce soit une situation très dangereuse et même dans ce cas, son action ne devrait pas enfreindre la loi karmique. Il doit faire preuve de jugements subtils qui sont de niveau cosmique. Il a affaire aux énergies cosmiques.
Il ne s’agit pas d’une option simple, directe. Tout ce qu’il fait doit prendre en compte un millier de possibilités cosmiques, celles qui poussent à l’action et celles qui pourraient être dangereuses si l’acte était accompli. Il doit faire preuve à chaque instant d’une très grande subtilité de jugement. Sa tâche est loin d’être simple. C’est pourquoi j’essaie d’expliquer la complexité de la situation.
S’il existait un réel danger dans le monde, la possibilité d’un conflit à l’échelle mondiale qui inclurait l’usage d’armes nucléaires, il pourrait agir. Il invoquerait, me semble-t-il, des énergies qui mettraient un terme au processus en cours. Ou cela pourrait être quelque chose de tout à fait différent. Il est exclu que les Maîtres utilisent la force, mais les Seigneurs du Karma pourraient être amenés à faire quelque chose. C’est aussi une possibilité. Mais ne vous y accrochez pas trop.
Il existe des possibilités et des impossibilités, mais lorsque les Maîtres sont concernés, vous ne pouvez dire que les choses sont impossibles. Vous pouvez toujours les considérer comme possibles. Les Maîtres sont extrêmement puissants et je ne pense pas que quiconque a la moindre idée de la puissance d’un Avatar tel que Maitreya. Il manipule des énergies qui n’ont jamais été manipulées ensemble sur cette planète. Il s’agit d’un Etre extrêmement puissant, et il doit utiliser ce pouvoir dans le cadre de la Loi C’est la seule chose qui le limite. Si Bush était réélu, je ne pense pas que Maitreya pourrait faire quelque chose sans enfreindre le libre arbitre humain. Cela ne serait pas une raison suffisante. Vous auriez tout simplement à supporter le gouvernement Bush quatre années supplémentaires.
Lorsque les Britanniques élisent un premier ministre, il peut décider de la date de nouvelles élections. Il a le pouvoir de gouverner aussi longtemps qu’il veut dans les limites d’une période donnée, qui est généralement de cinq ans ou cinq ans et demi, ou bien il peut avancer les élections. S’il considère que ce serait habile de sa part d’avoir des élections à un moment donné, car sa cote est en hausse, mais que par ailleurs il sait, après avoir parlé avec le Chancelier de l’Echiquier, que les choses ne se passent pas aussi bien qu’on le laisse entendre, il peut dire : « Nous allons faire de nouvelles élections rapidement et obtenir une large majorité pour encore quatre ou cinq ans. »
Aux Etats-Unis, ce n’est pas possible. Vous avez une période de quatre ans qui ne dure en fait que trois ans, car à un an des élections tout s’arrête. Rien ne peut être fait. Aucune décision importante ne peut être prise. Je ne pense donc pas qu’il y ait une nouvelle guerre en perspective de la part du gouvernement Bush.
Je ne crois pas qu’ils entreprendront trop de guerres dans la période qui vient car ils ne savent pas faire la guerre. Ils ont toujours besoin d’avoir quelqu’un d’autre lorsqu’ils rassemblent des forces, car le public américain n’aime pas la mort d’Américains. La mort d’Irakiens, d’Afghans ou de Vietnamiens ne le dérange pas, mais la mort d’Américains pèse son poids dans les élections. Je ne crois pas qu’il se passera quelque chose de vraiment important sur le plan politique. Je peux me tromper, bien sûr, mais je ne le pense pas. Il pourrait y avoir un attentat terroriste, pas nécessairement à l’échelle du 11 septembre, et cela ne ferait que renforcer le gouvernement Bush car le peuple américain ne voudrait pas changer de gouvernement dans une telle situation. Cependant pour l’instant, s’il y avait une élection demain, je crois que Bush serait largement vaincu, à moins bien sûr qu’il n’y ait des fraudes comme d’habitude. Mais d’ici novembre, qui peut savoir ?
On ne peut exclure la possibilité qu’il se produise quelque chose qui amènerait l’émergence de Maitreya. Nous souffrons et nous devons continuer à souffrir un peu plus, et assister à l’effondrement des marchés boursiers. Vous pouvez avoir un milliard de livres ou un milliard de dollars dans le marché boursier et vous les perdrez probablement. Cela dépend sur quoi cet argent est investi. Certaines valeurs ne chuteront pas, mais le marché boursier dans son ensemble s’effondrera. Il y a très peu de temps, de nombreuses personnes ont perdu les économies de leur vie. Ce fut douloureux pour elles, comme cela le serait pour beaucoup d’autres. C’est la raison pour laquelle les gens ordinaires ne devraient jamais investir en Bourse.




Home THEME DU SEMINAIRE DE MEDITATION DE TRANSMISSION 2004

La réapparition du Christ - (suite 4/4)

par Benjamin Creme

Le gouvernement américain et son effet sur le monde

Q. La Hiérarchie interviendra-t-elle dans les élections de novembre (2004) pour assurer un résultat différent de celui que le vote pourrait donner ? (E-U)
R. La réponse est non. Il n’y aura pas d’intervention dans les élections de novembre. Ce serait interférer avec le libre arbitre américain. Il n’existe rien d’immortel en vous, excepté vos âmes. L’âme ne vote pas, malheureusement. Si l’âme votait, vous auriez des gouvernements merveilleux !
Cependant, si une situation évoluait de façon suffisamment dangereuse pour susciter une intervention de la Hiérarchie, cela se ferait dans la mesure nécessaire et autorisée par la Loi. Il n’y a rien à faire en ce qui concerne les élections de novembre et il n’y aura pas d’intervention pour amener un résultat donné.

Q. John Kerry a déclaré qu’il soutenait le gouvernement israélien et ses méthodes. Pensez-vous qu’il modifiera son approche ? (E-U)
R. Dire que l’on soutient le gouvernement israélien et ses méthodes suscite beaucoup de questions. Soutient-il la force terroriste qui est utilisée contre le peuple palestinien ? Si vous lui posiez la question que répondrait-il ? Personnellement, je ne soutiens pas l’action israélienne en Palestine. Mais est-ce que je soutiens Israël en tant que membre des Nations unies ? Israël est membre des Nations unies, mais ne respecte pas la Charte des Nations unies et a passé outre à soixante-trois résolutions prises par les Nations unies à son encontre. Il n’a pas respecté ces résolutions à cause du soutien des Etats-Unis. Si vous lui enleviez le soutien des Etats-Unis, Israël serait en faillite au bout de six mois.
Vous devez demander au sénateur Kerry s’il soutient les positions prises par Israël, pas seulement pour assurer sa défense, parce que c’est l’excuse donnée à l’oppression du peuple palestinien. Israël pourrait facilement se défendre contre ce qu’il appelle des attentats terroristes sans opprimer les Palestiniens. Si les Israéliens mettaient un terme à leur oppression des Palestiniens dans tous les domaines, ils subiraient une pression moins grande venant des attentats terroristes de kamikazes qui les terrifient plus que tout autre chose. Quelqu’un monte dans un bus et se fait exploser. Pourquoi le font-ils ? Parce que c’est tout ce qui leur est laissé ; ils n’ont ni armée, ni armes. Ils savent par ailleurs que cela a un effet très puissant. Ils croient retourner rapidement vers Allah en tant que martyrs, et que leur famille recevra un peu d’argent. Ils sont délibérément maintenus dans la pauvreté par les Israéliens, qui leur enlèvent la possibilité de travailler ou même de se rendre en Israël pour faire le travail auquel ils étaient habitués. Ils avaient des vergers que les Israéliens ont détruits. Comment peuvent-ils vivre ? Ils sont désespérés, ils n’ont aucun espoir dans l’avenir.
Il est égal aux Israéliens que les Palestiniens vivent ou meurent. Ils préféreraient qu’ils meurent. Non pas qu’ils veuillent réellement aller tous les tuer. Certains le voudraient, tout comme certains Palestiniens voudraient aller tuer chaque Israélien. Mais ils voudraient rendre les choses si difficiles pour les Palestiniens que ceux-ci soient tout simplement obligés de partir, en Syrie, au Liban, en Jordanie. Les Israéliens en auraient alors fini avec ce problème – et le poids de leur culpabilité.
Les Israéliens ont un réel problème car ils ont volé la terre du peuple palestinien. Ils le savent et ils connaissent la loi du karma. Ils savent qu’un jour ils devront la restituer. Cela leur fait peur et les irrite, et par conséquent ils utilisent tous les moyens qu’ils peuvent, même illégaux, même repoussants et horribles, de notre point de vue, pour forcer le peuple palestinien à céder, ce qui signifie renoncer au terrorisme.
Ils ne pourront jamais faire renoncer au terrorisme certains Palestiniens – le Ha-mas, le Hezbollah en Syrie – car c’est la seule arme dont ils disposent. Il y a des Palestiniens qui n’accepteront jamais le droit d’Israël à exister, tout comme des Israéliens aussi nombreux n’accepteront pas le droit des Palestiniens à une terre qui leur revient de droit. Pas même la Cisjordanie, qui leur appartient car elle a été donnée au peuple palestinien par l’ancien roi de Jordanie à la requête de Maitreya. Tant qu’une certaine forme de compromis, une convergence de vues, n’aura pas eu lieu entre les Israéliens et les Palestiniens à ce sujet, la guerre et la terreur continueront.
J’ai dit depuis le début que cette situation ne peut être résolue que par Maitreya. Je suis convaincu que c’est toujours le cas. Rien de ce que j’ai appris depuis, rien de ce qui est arrivé, ne m’a fait changer d’avis.
L’une des premières prévisions de Maitreya, en 1988, fut : « Les Palestiniens auront leur propre terre. L’armée israélienne se retirera de la Cisjordanie et de Gaza, et les deux nations vivront ensemble, partageant les ressources de la région. » Cela arrivera seulement lorsque Maitreya sera accepté, après le Jour de la Déclaration. Les Israéliens devront renoncer à beaucoup de choses d’ici un an, ou deux peut-être, le temps qu’il faudra.

Q. John Kerry a déclaré qu’il soutenait la barrière israélienne, le mur. (E-U)
R. Si vous posiez la question, la plupart des gens, sauf les Français, probablement, vous répondraient qu’ils sont favorables au mur. Le monde soutient Israël car le monde a peur de ne pas soutenir Israël. Les gens ont peur de ne pas soutenir le droit des juifs d’être en Israël. Israël fut créé par défaut par les Britanniques, en conséquence des attaques terroristes menées par les premiers Israéliens, par l’Irgun Zevai Leumi, le groupe Stern et d’autres groupes. C’étaient des terroristes qui se battirent pour chasser les Anglais de Palestine, en prenant la terre, les immeubles et les villes appartenant au peuple palestinien.
Les Israéliens proclament qu’ils ont des droits qui remontent à 5 000 ans sur la Cisjordanie, que c’est la terre que Dieu leur a promise. Si tous les peuples se trouvaient sur la terre où se trouvaient leurs ancêtres il y a 2 000 ans, aucun peuple ne serait là où il se trouve aujourd’hui. Les mouvements de population ont été si importants et les mariages entre les différents peuples si nombreux, que personne ne se trouverait là où il est aujourd’hui. En suivant cette règle, il n’y aurait aucun visage blanc aux Etats-Unis aujourd’hui ; le pays serait rempli de tribus indiennes, et c’est tout. L’Amérique du Sud ne parlerait ni espagnol ni portugais, on y parlerait aztèque et maya et d’autres langues indiennes. Le monde serait entièrement différent.
Le mouvement des peuples a été immense, si bien que personne ne peut dire : « Nos Ecritures disent que Dieu nous a promis cette « terre de lait et de miel » qui s’appelle maintenant Cisjordanie. » Elle appartenait à la Jordanie et lui fut volée en 1967 dans une guerre préventive qui dura six jours, une guerre illégale comme celle d’Irak. Les hauteurs du Golan furent prises à la Syrie, la Cisjordanie à la Jordanie, et le désert du Negev à l’Egypte en six jours. Ce fut la victoire militaire la plus spectaculaire de l’Histoire, mais ce fut une attaque erronée, illégale, préventive, que l’on a laissé faire, une attaque soutenue par le reste du monde, de manière à ce que le peuple israélien puisse avoir son « héritage ».
Il est trop tard pour changer les choses. Je ne crois pas que l’on puisse démembrer l’Etat d’Israël et renvoyer ses habitants en Russie, aux Etats-Unis ou ailleurs, à l’endroit d’où ils sont venus. Trop de temps s’est écoulé. C’est une réalité que nous devons accepter, mais c’est difficile lorsqu’il s’agit de votre terre, de votre maison, de vos champs, de votre histoire.
Je me souviens d’avoir eu, il y a de nombreuses années, une conversation à la Tate Gallery de Londres, avec une jeune Palestinienne. Je n’étais ni pro-Israélien, ni pro-Palestinien. Je discutais tout simplement avec elle. Mais elle me dit : « Nous ne renoncerons jamais au combat pour la restauration de la Palestine. Nous n’accepterons jamais l’Etat d’Israël. » C’était il y a quarante ans peut-être, lorsque l’Etat d’Israël n’était pas si vieux, si établi et si puissant qu’aujourd’hui.
Israël possède maintenant l’armée la plus puissante de la région et elle pourrait être rendue encore plus puissante grâce aux dons et à l’aide des Etats-Unis. On ne peut rien y changer. Une forme ou une autre de compromis doit être trouvée, mais un compromis qui soit juste. Rien de juste n’est venu d’Israël depuis sa création, mais cela viendra.

Q. Il semblerait que J. Kerry ait presque la même philosophie et la même vision nationaliste, militariste et anti-terroriste que G. Bush. (Europe)
R. Non, pas du tout. Je pense que vous vous trompez totalement sur J. Kerry. La première fois que je l’ai vu à la télévision, il ne m’a pas fait une très forte impression. Il était timide, raide et dépourvu d’éloquence. La fois suivante, il s’adressait à environ six cents personnes, un petit groupe, et il était à la fois plus vivant, plus agréable, plus tranchant. La troisième fois il s’adressait à environ cinquante personnes, et il fut merveilleux. Il était réellement très bien. Il était humain, il était vrai. Il avait un bon contact avec les gens et ce qu’il disait était vraiment très bien. Puis il prononça un excellent discours à la Convention où il accepta d’être nominé pour la présidence. Il fut de première classe.
Bill Clinton prononça aussi un discours qui fut encore meilleur. C’est un expert, personne ne parle mieux que B. Clinton. Il fut superbe. J. Kerry s’est montré très présidentiel. Il était obligé de montrer qu’il tenait la forteresse, de s’assurer que les Américains comprenaient qu’il avait été dans l’armée et qu’il livrerait les combats de l’Amérique où qu’ils soient ; si l’Amérique était envahie, il serait en première place – et il le pensait vraiment.
C’est un nationaliste, comme tout Américain et tout président dans le monde. Il a la même notion du droit que les Américains. Les principes doivent être en accord avec la tradition américaine, les besoins américains, les intérêts de l’Amérique. S’il disait autre chose, on le jetterait dehors. Lui demander d’agir autrement est naïf.
Il n’est pas possible d’avoir une certaine idée de la manière dont devrait se conduire J. Kerry et de dire qu’il ressemble à G. Bush. Ses principes et sa manière de travailler sont entièrement différents. Ce qu’il ferait si les Etats-Unis étaient attaqués serait la même chose que G. Bush et tout président de n’importe quel pays ferait de même. On ne peut imaginer que quelqu’un veuille être président et dise : « S’ils nous attaquent, c’est regrettable. Mais je n’ai pas envie de me battre. Je suis un homme de paix. » Les Américains le jetteraient dehors. Il n’entrerait même pas à la Maison Blanche. Il ne pouvait pas dire autre chose que : « Je veillerai aux intérêts américains. Je combattrai lorsque nous serons attaqués, mais je ne livrerai pas d’attaque unilatérale ou préventive. »
 Les Américains commencent à comprendre que la guerre en Irak n’est pas ce qu’on leur a dit. Tout ce qui a été dit était un mensonge et Kerry a déclaré que lui-même ne dirait pas de mensonges : « Si nous sommes attaqués, les gens sauront pourquoi, qui nous attaque et pour quelle raison. Si nous ne sommes pas attaqués, très bien, nous ne sommes pas attaqués. Je n’attaquerai pas un autre pays de manière préventive. Mais si nous sommes attaqués, je défendrai l’Amérique. » C’est un tout autre discours.

Q. Vous avez dit que Maitreya avait conseillé à M. Arafat* de ne pas signer l’accord d’Oslo. M. Arafat connaissait-il Maitreya, ou Maitreya s’était-il présenté à lui sous un déguisement ? (Europe)
R. M. Arafat est venu à Londres. Il assistait à la rencontre organisée par Maitreya à Londres en 1990. Il faisait partie des quelque 350 invités qui y prirent part. Il connaissait donc Maitreya.

Q. Connaissait-il toute l’histoire ? (Europe)
R. Absolument.

Q. En lisant les médias on a l’impression que le gouvernement d’Arafat était très corrompu. Est-ce une façon de ternir la réputation du président Arafat ? (Europe)
R. Non. C’est une excuse. Cela diminue certainement la réputation d’Arafat, mais c’est injuste. Il est sans doute exact que l’autorité palestinienne est corrompue. Il ne peut en être autrement. Ils n’ont ni armée, ni véritables institutions, ni infrastructures. Elles ont été balayées par les canons des Israéliens. Y. Arafat lui-même était prisonnier dans sa petite enclave et les bâtiments qui l’entouraient avaient été bombardés. Il n’y avait que quelques personnes autour de lui. On essayait de lui enlever la moindre parcelle d’autorité. L’organisation actuelle de l’autorité palestinienne est probablement aussi corrompue que n’importe quel gouvernement au Moyen-Orient. Tous sont corrompus. Mais c’est la même chose aux Etats-Unis, en Russie, en Europe, et ailleurs. Il existe différents niveaux de corruption, naturellement, mais il n’existe aucun Etat qui ne soit corrompu dans une certaine mesure. 


(La suite des questions-réponses sera publiée dans le prochain numéro.)

* Voir l’hommage rendu à Y. Arafat dans Partage international, déc. 2004.





Citation

Home Extrait du message n° 50

par Maitreya

Peu de temps s'écoulera avant que vous ne voyiez mon visage.
Reconnaissez-le comme le visage de votre ami et frère,
qui vient à nouveau pour vous aider.
Prenez-moi dans votre cœur comme je vous ai pris dans le mien,
mes chers frères et sœurs et, travaillant ensemble, refaisons le monde.
Changeons tout ce qui est corrompu et inutile dans vos structures,
tout ce qui entrave la manifestation de votre divinité.





Message de Maitreya

Home Message de Maitreya du 22 janvier 2005

par Maitreya

Le 22 janvier dernier, à l'issue d'une réunion téléphonique, Maitreya a donné sa bénédiction et transmis, par l'intermédiaire de Benjamin Creme, le message suivant :

« Mon amour afflue vers vous tous.
Vous me verrez si prochainement que cela vous causera une vive surprise.
N'ayez pas peur, mais exprimez-vous à partir du cœur et les hommes bons vous écouteront.
Mon cœur est rempli de cet amour qui nous amènera à tous le monde nouveau.
Bonne nuit, ou bonne journée, mes amis. »





La voix des peuples

Home La colère des retraités russes

Source : Associated Press

Des dizaines de milliers de retraités ont manifesté dans les rues, sur tout le territoire de la Russie. Les traditionnels avantages gratuits qui permettaient aux personnes âgées d'arrondir leurs maigres retraites ont en effet été supprimés par le Kremlin, et remplacés par une petite allocation mensuelle en espèces. Depuis la mise en application de ce nouveau système le 1er janvier 2005, les retraités russes en grand nombre ont bloqué les routes, occupé les édifices publics et immobilisé des dizaines de centres urbains. Ils se plaignent car ces nouvelles allocations sont loin de compenser la suppression des avantages qui comprenaient la gratuité des transports publics, des allocations de logement et des remboursements médicaux.

« Les premières manifestations ont été spontanées, mais bientôt on verra des actions de protestation bien organisées se produire dans tout le pays, a déclaré Vladimir Ryzhkov, député indépendant à la Duma russe. Le fond du problème est que les retraités russes sont en état de désespoir. »

Valentin Makarov, 84 ans, ancien combattant, était parmi les centaines de retraités qui bloquaient la route principale entre Moscou et la cité dortoir de Khimki. Sa pension mensuelle de 2 300 roubles (environ 64 euros) n'a été augmentée que de 450 roubles (12,5 euros) pour couvrir la perte des avantages gratuits, alors que les charges d'entretien de son appartement ont subi une augmentation d'environ 30 pour cent (300 roubles) au début de l'année. Les transports publics lui coûteront 600 roubles de plus, et le prix du gaz, de l'électricité et autres coûts journaliers sont en hausse. « Il n'y a pas moyen de joindre les deux bouts et le peu de choses que nous étions sûrs d'avoir gratuitement nous ont été enlevées. La police a lancé les chiens sur nous et nous a fait reculer. Nous avons été traités comme du bétail, ajoute V. Makarov. Je bous de colère à l'idée que l'Etat que j'ai servi toute ma vie ne veut pas écouter mes protestations. Je suis prêt à bloquer les routes jusqu'à ce qu'il m'entende. »

 

 




Home Plus de 150 000 participants au Forum social mondial

Source : IPS ; TerraViva online

Plus de 150 000 participants au Forum social mondial, venus de 135 pays, se sont rassemblés en janvier 2005 à Porto Alegre (Brésil). Dès ses débuts, il y a cinq ans, ce forum s'est donné pour tâche de réfléchir d'une manière nouvelle sur un certain nombre de thèmes et de sujets de réflexion, allant de solutions alternatives à la guerre à la fin de la pauvreté, en passant par l'instauration d'un commerce juste et équitable, l'extension et l'approfondissement des droits de l'homme et le respect de l'environnement. Cette année a été marquée par de nombreuses manifestations, dont une qui a vu défiler 200 000 personnes dans les rues. Les forums, tables rondes, conférences, se sont multipliés sur un vaste éventail de sujets. Une campagne a, cependant, pris une ampleur particulière – l'Appel mondial à agir contre la pauvreté (Global Call to Action Against Poverty), et qui s'est donné pour but de pousser les nations à accélérer leurs efforts pour atteindre, d'ici 2015 (date retenue officiellement par l'Onu), les Objectifs de développement du millénaire.

Parmi les participants au Forum se trouvait l'ancien premier ministre du Portugal, Antonio Guterres, actuel président de l'Internationale socialiste, qui a appelé à un « Plan Marshall non-paternaliste » pour l'Afrique. Dans une interview accordée à Interpress Service, il déclare que le monde « a besoin d'adopter une nouvelle approche, de découvrir de nouvelles façons de prendre en compte les besoins économiques, la cohésion sociale et la qualité de l'environnement », mais que cela n'irait pas sans que « les institutions internationales ne subissent de profondes réformes et que l'on n'instaure un système de gouvernance multilatérale. Ce qu'il faut avant tout, explique-t-il, c'est repenser le rôle que jouent des organismes comme le FMI, l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et la Banque mondiale – organismes qui, étant de nature essentiellement financière, ont tendance à privilégier le côté économique par rapport au développement social et à l'environnement, alors que ces trois domaines sont intimement liés. »

Autre participant au Forum, Lula da Silva, président du Brésil, souligna à quel point il est essentiel de « rassembler nos forces afin de faire de la faim un problème politique, et non plus seulement social. » Revenant sur l'effet unificateur de la tragédie du tsunami, il ajouta que la pauvreté est « un séisme silencieux et l'inégalité mondiale un gouffre ». Le vingtième siècle, selon lui, a été caractérisé par « l'abondance et l'injustice », une caractéristique devenue particulièrement flagrante « au cours des 40 dernières années où le PNB (Produit national brut) mondial a doublé alors que les inégalités entre le centre et la périphérie de la planète ont triplé. Les 25 % plus grosses fortunes du monde consomment 80 % des ressources disponibles, tandis que 2 milliards de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (avec moins de 2 dollars par jour). Les économies industrialisées dépensent 900 milliards de dollars dans la protection de leurs frontières, mais consacrent moins de 111,5 milliards de dollars d'aide aux pays pauvres, où la faim est la première arme de destruction massive – tuant 11 enfants chaque minute, 24 000 humains par jour. L'équivalent d'un tsunami par semaine […] »

Lula insista également sur le rôle des Nations unies, soulignant notamment la nécessité d'une réforme de ses institutions – en particulier du Conseil de sécurité, où des décisions engageant le monde reposent entre les mains d'une poignée de diplomates. « Si l'on veut que les pays pauvres soient en mesure de faire de leur effort de développement une priorité, il faut approfondir la démocratie au centre même du pouvoir. En particulier en s'attaquant à la réforme de l'Onu, et avant tout à celle du Conseil de sécurité. Mais la ligne de partage des inégalités ne bougera pas tant que le pouvoir politique demeurera confisqué par un système financier qui ne fait que perpétuer les relations internationales actuelles. 45 % des décisions prises par la BM le sont par les 7 pays les plus riches de la planète. Cinq économies centrales détiennent 40 % des votes du FMI, pendant que 23 nations africaines, prostrées par la faim, n'en ont que 1 %. » Autant de déclarations qui n'ont pas empêché Lula d'être quelque peu chahuté par des Brésiliens venus manifester leur impatience devant ce qu'ils estimaient la lenteur des réformes promises en faveur des pauvres.

Le président du Venezuela, également présent, soutint fermement les initiatives de son collègue Lula et exprima son respect pour ces grands leaders et militants humanistes du passé qui ont pavé la voie des progrès d'aujourd'hui. Jésus-Christ, proclama-t-il, fut « le plus grand des combattants et des révolutionnaires » – une pensée qui allait particulièrement bien à ce Forum, dont le thème est, rappelons-nous, « Un autre monde est possible ! »

Des collaborateurs américains et français de Share International ont tenu un stand d'information et distribué de la documentation en de nombreuses langues, tout en organisant également des conférences et des ateliers de méditation de transmission avec traduction en portugais. Les visiteurs et participants, brésiliens ou étrangers, se sont montrés très réceptifs aux idées concernant le retour du Christ, à ses messages de partage, de coopération mondiale, ainsi qu'à la méditation de transmission.




Home La sagesse est populaire

Source : GEO Wissen, Allemagne

Une enquête, menée en Allemagne par l'Institut allemand pour les études de la population, semble montrer un renforcement des valeurs de paix. 33 % des personnes interrogées conviennent que le Dalaï Lama est le personnage qui, sur la scène internationale, fait montre de plus de sagesse. Suivent Jean-Paul II (14 %), Nelson Mandela (12 %) et Kofi Annan (11 %). Le seul scientifique figurant dans cette liste est Stephen Hawking (7 %). Des résultats qui montrent que l'opinion publique est avant tout sensible à l'engagement en faveur de la paix. 59 % des sondés croient à la « bonté innée de l'être humain », 50 % aux anges gardiens, 46 % à une puissance ou un être supérieurs, 41 % à la divinité de Jésus-Christ et 31 % à la réalité des miracles et des guérisons. Seuls, 16 % n'adhèrent à aucune de ces croyances.





Courrier des lecteurs

Home Une sage philosophie

Cher Monsieur,

Au printemps 2001, un après-midi, j’ai pris le train et je me suis assise dans un compartiment qui, chose inhabituelle, était complètement vide. Un homme est monté et a pris place sur le siège opposé, de l’autre côté de l’allée. Je le remarquai à son allure. Il était pauvrement vêtu et il portait un sac usé. Son visage était ridé mais ses yeux étaient particulièrement vivants. Je me sentais d’humeur plutôt sombre. Il me regarda en disant : « La vie n’est pas si dure, Madame. La vie est facile, je suis un homme heureux. » Je le regardai. Cet homme plus très jeune, apparemment sans logis, ne donnait pas l’impression de quelqu’un ayant une vie facile. Je lui répondis : « Alors dites-moi comment vous faites. » «  Ah ! dit-il en riant, l’air un peu moqueur, c’est ce que tout le monde me demande : comment faites-vous ? Eh bien ! Je vais vous dire quelque chose. Vous créez vous-même vos problèmes. » Je vis une certaine vérité dans ces propos et cette rencontre pleine d’humour commença à me remonter le moral. Le contrôleur arriva alors et il demanda à l’homme de lui montrer son billet, mais il n’en avait pas. Je fus soulagée de voir que le contrôleur ne se montrait pas trop dur à son égard. Il lui demanda simplement de quitter le train à la prochaine gare. L’homme se leva, regarda le contrôleur – un jeune néerlandais timide – dans les yeux et lui demanda brusquement : « Dites-moi, qu’est-ce qui est plus important dans la vie, l’amour ou le sexe ? » Le jeune homme embarrassé demanda s’il pouvait y réfléchir un instant. « L’amour, bien sûr », dit le vieil homme en riant. Puis il descendit du train après m’avoir saluée très poliment. Je le vis traverser le quai, avec ses vêtements et ses sacs usés, et disparaître au milieu de la foule. Cette rencontre particulière m’a laissée perplexe. Je me suis demandé si cet homme s’était trouvé là, à ce moment précis, seulement par hasard. Qui était-il ?

R. B., Utrecht, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya.


Home Avec vos propres mots

Cher Monsieur,

A l'occasion de la conférence de Benjamin Creme à Los Angeles en juillet 2004, je m'étais proposée pour tenir le stand des livres. Etant donné que c'était la première fois, j'étais un peu nerveuse. Les gens commençaient à arriver et à jeter un coup d'œil aux ouvrages et à la documentation proposée. Certains posaient des questions et nous y répondions de notre mieux. Alors que la conférence allait bientôt commencer, deux jeunes femmes s'approchèrent
de la table, une blonde et une brune. La blonde semblait être la porte-parole des deux. Elle me dit : « Nous sommes entrées par hasard et nous ne savons rien. » La brune ajouta : « Nous ne savons rien de rien. » La blonde dit alors : « Voudriez-vous nous dire qui est ce Maitreya ? » Je répondis que c'était un Avatar, un être d'une spiritualité très élevée, venu dans le monde à notre époque dans le but d'aider l'humanité, le chef spirituel de tous les Maîtres. Elle me dit alors : « Que pouvez-vous me dire pour me convaincre d'entrer écouter M. Creme ? » Etant de plus en plus occupée à vendre des ouvrages et à rendre la monnaie, mais surtout réalisant que j'avais peur de ne pas bien savoir expliquer, je répondis : « Si vous allez à la première table, vous trouverez de nombreuses brochures remplies d'informations et si vous demandez à la personne qui s'y trouve (je désignai du doigt une co-worker), elle vous expliquera tout merveilleusement bien, beaucoup mieux que moi. » « Mais, dit-elle, ne faites-vous pas partie de ce groupe ? »  Je répondis : « Si, j'en fait partie depuis de nombreuses années, mais je ne serais peut-être pas capable de vous expliquer aussi bien qu'elle. » Je ne voulais pas être éventuellement responsable de leur départ. On me tendit alors un billet de vingt dollars et je devais rendre la monnaie. Alors que je baissais les yeux pendant quelques instants, j'entendis la femme blonde dire lentement et délibérément : « Non, c'est vous que je veux entendre. » Quelque chose dans sa façon de le dire ressemblait à un ordre. Mes yeux s'agrandirent et je fus prise de panique. Je savais que je devais répondre. Je ne peux honnêtement me rappeler avec exactitude ce que j'ai dit. Je parlai du partage, du service, de la compassion, de l'unité, et de Dieu sait quoi d'autre. Elle me regardait intensément mais de manière encourageante et lorsque j'eus terminé, elle dit très lentement et très doucement : « Vous vous en êtes très bien tirée. Vous nous avez convaincues. Nous allons entrer. » Je sentis qu'elle s'était montrée très bonne. Je remerciai intérieurement Maitreya et me mis à ranger la table, les gens étant maintenant priés d'entrer et de s'asseoir. Je ne remarquai pas où allèrent les deux femmes, et étant donné qu'il y avait beaucoup de monde, mon attention se déplaça vers Benjamin Creme et je me mis à écouter la conférence, ne pensant plus à autre chose.

Cependant, lorsque la conférence fut terminée, je ne revis pas mes deux interlocutrices. Sur le chemin du retour, je ne cessais de revivre intérieurement la scène et je pouvais entendre la femme blonde me dire : « Non, c'est vous que je veux entendre », et je ressentais à nouveau toute mon agitation. Je me disais : « C'est un peu bizarre, la plupart des gens auraient été à la première table et se seraient adressés à la personne que je leur désignais. »

Pourriez-vous me dire si ces deux femmes sont tout simplement entrées en passant ? Je me suis sentie d'une certaine façon testée ou encouragée.

M. C., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame blonde » était Maitreya et la « brune » le Maître Jésus.


Home De bonnes vibrations

Cher Monsieur,

Au cours de l'été 2004, je traversai une période particulièrement difficile, ma personnalité étant déchirée, autant que je peux en juger, entre des tendances karmiques passées négatives et un désir de bien faire. Je posai ma main sur la photographie de la « main » de Maitreya et je prononçai une prière pour demander de l'aide. Soudain je ressentis au niveau du cœur l'énergie transmise par la photographie à travers ma main. Depuis les choses se sont améliorées.

A une autre occasion, au cours de l'été, la photographie de la « main » que j'avais fixée sur la porte de mon armoire, afin de pouvoir la voir avant de m'endormir, émana de la lumière alors que je la regardai avec des pensées positives.

Depuis lors, j'essaie de me concentrer davantage sur le côté positif de ma nature, mon côté spirituel, et de m'éloigner des éléments plus sombres de mon passé, et je lis avec un intérêt grandissant l'ouvrage A Course in Miracles.

Ai-je bénéficié de bénédictions de Maitreya ?

B. B. , Markham, Ontario, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait effectivement de bénédictions de Maitreya.


Home Un langage commun

Cher Monsieur,

Je me suis rendue à New York, avec Ley, une amie, en juillet 2004, afin d'assister à la conférence de Benjamin Creme et à la méditation de transmission publique. Ley venant du Brésil, le dimanche 25 juillet nous sommes allées déjeuner dans un restaurant brésilien. En rentrant à pied à l'hôtel après le déjeuner, nous avons rencontré deux messieurs âgés qui marchaient vers nous sur le trottoir. L'un d'eux portait un costume bleu et un chapeau et l'autre un pantalon décontracté de couleur brune, une chemise écossaise et une casquette de golf.

Je fus charmée par l'allure de ces deux hommes et je les entendis parler en portugais. Je dis alors à mon amie : « Dis-leur bonjour en portugais. » Les deux hommes se retournèrent et nous saluèrent. L'homme au costume bleu demanda : « Parlez-vous espagnol ou portugais ? » Je répondis que je parlais espagnol et mon amie qu'elle parlait portugais. L'homme demanda à Ley d'où elle venait et elle répondit qu'elle venait de Rio de Janeiro. Il lui dit alors : « Quelle est la différence entre New York et Rio ? » Elle répondit : « Cela dépend car il y a à Rio certaines choses que l'on ne peut trouver à New York et à New York certaines choses que l'on ne peut trouver à Rio. » L'homme au costume bleu dit alors : « Je vais vous dire quelle est la différence. Si vous marchiez en ce moment dans les rues de Rio, vous connaîtriez d'autres gens. Ici vous ne connaissez personne et si vous ne connaissez personne vous n'êtes personne. »

Nous demandâmes à l'homme au pantalon brun quelles langues il parlait et il répondit : « Je ne parle que l'anglais. » L'homme au complet bleu lui dit aussitôt : « Souviens-toi, tu parles aussi l'hébreu. » L'homme au pantalon brun répondit : « Oui, je parle aussi l'hébreu, mais actuellement je parle le langage le plus important au monde – le langage de l'amour. »

Je demandai à l'homme au complet bleu quelles langues il parlait et il me répondit en riant : « Je parle tant de langues qu'elles se mélangent dans mon esprit. »

Nous nous séparâmes et nous vîmes les deux hommes pénétrer dans un restaurant non loin de là. En passant nous les aperçûmes assis à une table, en conversation avec un troisième homme qui ressemblait beaucoup à Benjamin Creme. Cet homme portait une casquette noire. Plus tard le soir, en arrivant à la méditation de transmission, Benjamin Creme portait une casquette noire identique.

Pendant toute la durée de la rencontre, Ley et moi-même avons pensé que ces deux messieurs pouvaient très bien être le Seigneur Maitreya et le Maître Jésus. Je vous envoie cette lettre pour vérification auprès du Maître de Benjamin Creme.

E. T., Madison, Wisconsin, Etats-Unis

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Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'effectivement l'homme portant une chemise écossaise et une casquette de golf était Maitreya et l'homme au costume bleu le Maître Jésus. Le troisième homme dans le restaurant était un disciple imitant Benjamin Creme.


Home Une énergie vivifiante

Cher Monsieur,

Le 27 décembre 2004, j'ai assisté à une rencontre de l'Interfaith Spirituality group de Dallas dans un café. Pendant la dernière partie de la discussion, alors qu'il était question de la relation entre religion et spiritualité, une merveilleuse énergie se déversa sur tout le groupe. Il y avait à la table trois personnes venues du Japon et leur interprète déclara qu'elles ressentaient beaucoup d'amour et de chaleur. Mon voisin était si ému qu'il pouvait à peine parler. J'ai également ressenti cette merveilleuse énergie d'amour.

Pourriez-vous me dire si nous avons reçu une bénédiction et de qui ?

B. W., Dallas, Texas, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que c'était une bénédiction de Maitreya.



Interviews

Home Tikkun : guérir et transformer le monde

Interview de Rabbin Michael Lerner par Monte Leach

Michael Lerner (rabbin et artiste) vivant à San Fansisco, est le fondateur de la Communauté Tikkun (CT) et rédacteur en chef de la revue du même nom. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont The politics of Meaning and Healing Israeli/Palestine (Comprendre et guérir le conflit israélo-palestinien). dont The politics of Meaning and Healing Israeli/Palestine (Comprendre et guérir le conflit israélo-palestinien).

Cette communauté, ainsi qu'il la définit, « est un réseau de personnes de toutes fois et traditions, dont le but est de guérir et de transformer ce monde. Nous appelons aussi bien à la transformation extérieure indispensable si l'on veut instaurer une justice sociale, à la qualité de l'environnement et à la paix du monde qu'à la guérison intérieure sans laquelle on ne saurait cultiver de relations d'amour, avoir une attitude de générosité et de confiance envers le monde et les autres débarrassée des déformations de nos egos, et la capacité de ressentir face à la grandeur de la Création une crainte, un émerveillement et un étonnement venus du plus profond de nous-mêmes. Notre activité est tout entière centrée sur le principe de solidarité. »

Monte Leach l'a interviewé pour Partage international.

Partage international : Quel est l'objectif principal de la Communauté Tikkun ?
Michael Lerner : Pour nous, la guérison et la transformation du monde ne seront possibles que si l'on dépasse les catégories que le monde progressiste, libéral (au sens européen de gauche) a mises en place. Celui-ci a formulé son projet essentiellement en termes de droits économiques et politiques. Nous soutenons naturellement un tel projet, mais il nous paraît insuffisant, car il laisse de côté une dimension centrale de l'oppression capitaliste : celle du triomphe d'une éthique de l'égoïsme et du matérialisme, qui constituent en fait la base sur laquelle repose ce monde de l'argent et du profit.
Nombre de ceux qui adhèrent à cette éthique de l'égoïsme et du matérialisme se sentent profondément salis par le projet global qu'ils servent, au point de chercher désespérément à en trouver une échappatoire. Ce qu'ils font, par exemple, en s'engageant dans des mouvements de droite qui proposent un autre système de valeurs : ce qui fait ainsi le prix d'un homme, selon leur conception, ne se résume pas à ses succès dans le domaine financier ou du travail, mais réside dans l'affirmation d'un aspect spécifique, d'un aspect de son être. De là vient la puissante fascination qu'exercent les mouvements fascistes, ultra nationalistes et religieux intégristes, pour lesquels la valeur d'une personne se réduit exclusivement à son appartenance à une « communauté » particulière, qu'elle soit américaine, russe, italienne, allemande, israélienne, ou bien chrétienne, musulmane, juive, hindoue, etc. Dans tous les cas, il s'agit toujours de valoriser ceux qui se revendiquent de telle ou telle de ces « communautés » aux dépens de ceux qui n'en font pas partie. Leur fascination vient principalement de ce qu'elles fournissent une place où l'on se sent reconnu pour ce que l'on est, et non pas pour les performances telles que les définissent les lois du marché. Elles constituent une façon de sortir de l'égoïsme et du matérialisme de celui-ci.
Nous essayons, quant à nous, de créer un mouvement social qui renverse ces dynamiques mercantilistes, sources indirectes d'extrémismes de toutes sortes, plutôt que de laisser la gauche abandonner la spiritualité à la droite et à l'extrême droite et de permettre aux mouvements qui s'en réclament (qu'ils soient de nature nationaliste ou religieuse) de s'emparer de ce besoin d'identité spirituelle essentiel. Ce qu'il faut, c'est créer une gauche spirituelle qui ait sa juste place dans le jeu du marché, mais qui prenne enfin conscience de la responsabilité qui est la sienne de fournir à tout un chacun un cadre à la quête intense de sens et de but dont tous les hommes ont besoin – une quête qui puisse transcender l'individualisme et l'égoïsme de la compétition économique et mettre chaque homme en rapport avec des valeurs supérieures.

PI. Comment de telles réformes, de tels changements de mentalité pourraient-ils prendre forme ?
ML. Les forces de progrès devraient cesser de s'organiser autour des seuls droits économiques et politiques, mais surtout travailler à définir de nouvelles bases de départ. Si, auparavant, l'argent et le pouvoir étaient les valeurs dominantes, les nouvelles ne peuvent aujourd'hui qu'être centrées autour de l'amour et de l'attention à l'autre. Ou, pour dire les choses plus précisément, il faudrait cesser d'estimer la valeur des institutions uniquement en fonction de leur efficacité, de leur rationalité et de leur productivité, mais prendre en compte leur capacité à favoriser l'amour et un souci généralisé de l'autre, à développer une sensibilité éthique et écologique ainsi qu'à ressentir, devant la grandeur de l'univers, la crainte et l'émerveillement qu'il ne peut qu'inspirer. Tel est le nouveau point de départ que nous proposons. Qu'est-ce qui pourrait développer cette sensibilité éthique et spirituelle, qu'est-ce qui pourrait faire croître nos capacités à plus d'amour et d'attention sur notre lieu de travail. Il n'y a pas, sur ce point, de réponse unique ; mais la recherche de ces qualités et la tentative de les définir partout où elles sont nécessaires constitueraient une piste de réflexion politique profondément radicale. Cela impliquerait une transformation fondamentale et radicalement positive. Nous avons quelques idées sur la question, mais ce n'est pas là l'essentiel. L'essentiel, c'est la recherche d'une méthodologie.
Une part de notre stratégie consiste à demander l'introduction d'un amendement en faveur d'une responsabilité sociale (Social Responsability Amendement – SRA) dans la Constitution des Etats-Unis, un amendement stipulant que toute société dont les revenus excèdent 30 millions de dollars par an devra voir son statut réévalué au moins tous les dix ans ; et que ce nouveau statut ne sera accordé qu'aux firmes en mesure de prouver de manière satisfaisante à un jury de citoyens ordinaires leur comportement éthique.
Si nous ne nous attendons pas à ce que notre demande soit prise immédiatement en compte, nous espérons cependant que notre combat produira des changements significatifs dans les 20 ou 30 prochaines années dans la société américaine. Dans le droit de notre pays, les sociétés ont une responsabilité fiduciaire vis-à-vis de leurs actionnaires. Ceux-ci sont en mesure de poursuivre les firmes dans lesquelles ils ont investi si elles n'augmentent pas leurs dividendes. On ne peut actuellement reprocher aux PDG leurs stratégies, vu la marge de manœuvre étroite que leur laisse le droit des affaires. Mais avec le SRA, il en ira différemment. Ils pourront alors imposer à leurs investisseurs des choix dictés par des raisons d'éthique sociale qui, si elles n'étaient pas respectées, pourrait réduire en grande partie les bénéfices des parts que ceux-ci avaient placées dans l'entreprise. »

Un Plan Marshall mondial

PI. Si notre magazine s'intitule Partage international, c'est parce que nous jugeons nécessaire un partage plus équitable de la nourriture et des ressources planétaires. Une annonce que vous avez publiée récemment inclut un élément de la charte de la CT appelant à un Plan Marshall mondial pour mettre fin à la pauvreté et à la faim et assurer à tous un droit à un logement décent, précisant que son adoption renforcerait la sécurité des Etats-Unis. Pourquoi cela est-il si important pour votre projet ?
ML. Nous sommes là, sans nul doute, en plein accord – c'est à coup sûr un élément central de la charte de la CT. Cette charte proclame l'unité de tous les êtres, la vérité fondamentale que le bien-être de chacun des habitants de cette planète dépend de celui de tous. L'erreur politique fondamentale, aujourd'hui, réside dans l'incapacité de prendre conscience de ce que nous sommes tous dans le même bateau. Lorsque nous polluons des régions entières du tiers monde, cette pollution nous revient et nous affecte directement. Nous ne pouvons chercher à défendre impunément nos intérêts sans défendre ceux de tous les autres peuples de la planète.
Tel est le message central que les traditions spirituelles prêchent depuis des millénaires, un message qu'il reste à l'ensemble du monde, y compris l'Occident, à comprendre. On ne peut s'intéresser à soi sans s'intéresser aux autres. Nous sommes tous interconnectés. Aimer son prochain, aimer son voisin, suivre la voie de la justice et de la paix ne relève pas d'un simple altruisme : il y va aussi de notre propre intérêt. En définitive, et c'est la raison même qui le dit, il n'y a pas de séparation entre servir les intérêts d'autrui et les nôtres.
Une telle façon de voir nous conduit à une politique reconnaissant que le souci de soi est nécessairement inséparable de celui de l'autre. Le bien-être des Etats-Unis, tant économiquement que du point de vue de notre protection contre ceux qui nous ont frappés le 11 septembre ne sera possible que lorsque l'ensemble des besoins de base de la planète aura été satisfait. Il s'agit là d'une orientation radicalement différente de la politique.
Concrètement, comme premier pas dans cette direction, nous appelons à un Plan Marshall mondial. Nous voulons voir notre pays ouvrir la voie à la création d'un consortium des nations industrialisées pour les convaincre de consacrer annuellement environ 5 % de leur PNB (Produit national brut) sur les vingt prochaines années à la reconstruction des économies et des infrastructures du reste de la planète – en particulier du tiers monde qui souffre d'un extrême niveau de pauvreté – afin d'éradiquer la faim, la misère, le désespoir ainsi que les insuffisances en matière d'éducation et de santé ; et cela, tout en respectant les écologies et les sensibilités culturelles de chacun de ces peuples et en investissant massivement pour rectifier les déséquilibres minant la vie économique de la planète – le but étant de parvenir à partager tous ensemble la totalité de ses richesses. C'est là également à quoi nous travaillons également.
Nous reconnaissons aussi que le problème central auquel la race humaine doit faire face en ce XXIe siècle est de corriger 150 années d'irresponsabilité écologique. C'est une nécessité absolue de survie pour la race humaine. Et l'on n'y parviendra que lorsque les peuples auront laissé derrière eux leurs chauvinismes ridicules pour prendre enfin conscience de ce que nous sommes tous dans le même bateau, et responsables du bien-être de tous.

PI. Comment allez-vous faire pour introduire ces idées dans la vie mondiale ?
ML. La CT a actuellement pour objectif principal de mettre en place un réseau de militants dont la tâche principale sera d'introduire ces idées dans la sphère publique. Nous avons tenu une conférence à l'occasion de la Convention nationale du parti démocrate, en août 2004, pour présenter certaines de nos propositions. Toujours dans ce même but d'information, nous prévoyons de tenir une série de colloques avec différents mouvements œuvrant au changement social, comme le parti démocrate, les Verts, les mouvements syndicalistes, féministes, les réseaux anti-guerre, etc.

PI.  Vous êtes engagés depuis un certain temps dans des questions politiques spécifiques comme celles du Moyen-Orient. Avez-vous pu constater des progrès par rapport aux idées que vous défendez ?
ML.  Il y a eu, à n'en pas douter, sur le problème du Moyen-Orient un immense mouvement en direction des propositions de Tikkun. Lorsque nous avons commencé notre action, il y a 18 ans, notre magazine, en appelant à une réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, s'était acquis une réputation d'extrémiste. La grande majorité de l'establishment juif ne reconnaissait même pas aux Palestiniens le droit à exister en tant que peuple, encore moins en tant qu'Etat. Aujourd'hui, le président Bush lui-même vient d'en reconnaître la nécessité et la légitimité. C'est pourquoi, oui, il y a eu un immense changement dans ce domaine.
Pour ce qui concerne la nécessité de travailler à instaurer des valeurs spirituelles chez les gens de gauche, les choses se présentent moins bien. Ce n'est que depuis la campagne électorale de 2004 que je commence à sentir un changement ténu dans cette direction. Nous travaillons à lancer des conférences sur le militantisme spirituel, avec l'espoir de pouvoir le consolider et le transformer en une force politique cohérente.


Pour plus d'information : www.tikkun.org




Home Le droit de jouer pour tous les enfants

Interview de Johann Olav Koss par Ana Swierstra Bie

« Veille sur toi et sur les autres » est la devise de Right to Play (Le droit de jouer), une ONG gérée par des athlètes. Right To Play (RTP) est issue de Olympic Aid et est présente dans 20 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen Orient, œuvrant auprès de personnes vulnérables, fragilisées par la guerre, la pauvreté ou la maladie, parmi lesquelles se trouvent des réfugiés, des orphelins et d’anciens enfants-soldats.

Le président de RTP est Johann Olav Koss, quatre fois médaille d’or olympique au patinage de vitesse, célèbre pour avoir remporté trois médailles d’or aux jeux de Lillehammer en 1994. Il a fait don d’une grande partie de ses gains à Olympic Aid et a incité d’autres athlètes ainsi que le public à en faire autant. Depuis Lillehammer, J. Koss s’est consacré à faire de Right To Play une ONG reconnue au plan international. En dehors de son travail avec RTP, J. Koss s’est engagé dans plusieurs causes. Il a été classé parmi « les 100 leaders de demain » par Time magazine et comme l’un des « 1 000 leaders mondiaux » par le Forum économique mondial.

Ana Swierstra Bie l’a interviewé pour Partage international.

Ana Swierstra Bie : Vous vous consacrez à plein temps à l’amélioration des conditions de vie des enfants les plus démunis et de leurs communautés. Comment avez-vous été amené à vous engager dans ce travail ?
Johann Olav Koss : Cela a commencé à l’époque des Jeux olympiques de 1994. On m’a demandé de devenir l’ambassadeur de Olympic Aid, en 1993, et je me suis rendu en Erythrée (Afrique de l’Est). Dans ma jeunesse, mes parents m’avaient emmené dans des régions désavantagées – plusieurs pays d’Afrique, l’Egypte et l’Inde. J’ai vu les bidonvilles et les pauvres qui y vivent, ce qui m’a appris les différences existant dans le monde.
Lors de ce voyage en tant qu’ambassadeur, j’ai été frappé par ce pouvoir stupéfiant – des gens ayant réellement envie d’apporter par eux-mêmes des changements dans leur propre pays et dans leur destinée. Ils se sentaient très concernés et étaient à peine sortis de trente années de guerre ; ils étaient remplis d’espoir à propos de leur avenir. J’ai été surpris par tant d’énergie positive. J’ai vu l’impact que le sport peut avoir dans un tel contexte – l’éducation, le sport et la santé – et combien tout cela est lié. Les voyant si impliqués dans le développement du pays, j’ai voulu apporter mon aide.
J’ai observé quelques jeunes enfants en train de regarder des posters montrant les martyrs d’Asmara – leurs héros. L’instant d’après, un groupe de cyclistes est arrivé dans la rue et les enfants se sont retournés et leur ont couru après en les saluant joyeusement. On peut se demander quel genre de héros l’on souhaite pour son pays. En tant que sportif, j’étais fier de pouvoir moi aussi apporter mon aide
Je me suis très vite engagé. J’étais motivé à faire de mon mieux parce qu’ils étaient prêts à faire de leur mieux dans leur vie avec les moyens du bord. Ce n’était pas prévu. L’engagement est quelque chose qui arrive spontanément et qui se développe avec le temps. Une chose en amenant une autre, vous vous retrouvez soudain en plein dedans, et c’est très stimulant.

ASB. Comment le sport et le jeu peuvent-ils contribuer à promouvoir le développement, la santé et la paix ?
J.K. C’est un tout nouveau domaine de développement, de plus en plus reconnu. Le sport, et plus particulièrement les grands événements sportifs, sont utilisés depuis longtemps comme vecteurs promotionnels pour diffuser certains messages. Mais le sport en lui-même pourrait être valorisé comme outil servant à construire une société civile. Pensez aux clubs de sport, aux équipes, aux ligues d’enfants – tout ce qui est normal dans notre société – qui n’existent pas dans beaucoup de pays du tiers monde.
A travers le sport, nous apprenons les règles, nous apprenons le jeu en équipe, le fair play, l’engagement les uns vis-à-vis des autres. Le sport apprend à l’enfant à suivre des règles et à respecter l’autorité, sans que cela le limite. L’enfant grandira et s’épanouira au sein d’un système. C’est l’un des éléments cruciaux qui construisent une démocratie. Le sport a un impact sur la construction d’une démocratie. Lors des réunions sportives, les gens discutent et interagissent, et les enfants d’une équipe font de même – ils en comprennent les principes.
Le développement des enfants touche à un autre domaine ; l’activité physique est importante pour leur développement tant physique que psychologique. Dans des communautés qui auparavant n’avaient pas accès à des activités régulières, nous constatons aujourd’hui que les enfants sont en meilleure santé, qu’il y a moins de conflits et qu’ils suivent mieux à l’école. Ils développent des capacités physiques qui accroissent leur confiance en eux, améliorent l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ainsi que leur caractère. Ils apprennent le respect mutuel, notamment entre les garçons et les filles, ce qui est un aspect important dans la prévention du HIV/sida. Je pense qu’il est extrêmement important, particulièrement en matière de comportement sexuel, que les femmes aient davantage de pouvoir. Si vous pouvez amener les femmes à se respecter, elles seront également respectées par les hommes et obtiendront les moyens de se protéger de cette maladie. Elles peuvent créer de nouvelles règles de comportement au sein de la société.

ASB. Comment faites-vous passer toutes ces idées ?
JK. Nous avons des activités ludiques qui renforcent un puissant message de santé appelé « vivre sainement – jouer sainement », qui touche à tous les domaines, allant de la prévention des maladies infectieuses à l’importance de la vaccination, en passant par l’hygiène des mains et le concept général de l’hygiène dans le sexe. Nous souhaitons que les enfants brisent le vieux modèle de comportement et apprennent quelque chose de nouveau.
Nous organisons, en relation avec la vaccination, des joutes sportives dans des hôpitaux. Les enfants privés de soutien parental, comme les enfants des rues et les orphelins, participent aussi aux joutes sportives et se font vacciner. On peut ainsi atteindre toute une nouvelle couche de population. Les enfants voient un athlète célèbre s’occupant de promouvoir la même chose, et ils ont envie de devenir comme lui ou elle, si bien que les taux de vaccination augmentent.

ASB. Pensez-vous que le sport puisse aider en cas de conflit ?
JK. Le sport et le jeu peuvent apprendre aux enfants à résoudre un conflit, préservant ainsi la paix. C’est un moyen d’intégrer les gens. Nous plaçons dans une même équipe des gens de différentes origines ethniques ou religieuses. Nous avons au Moyen-Orient des Israéliens et des Palestiniens dans une même équipe : ils doivent apprendre à se côtoyer, à se respecter et à jouer ensemble. Et savez-vous ce qu’ils disent ? « Nous allons gagner ; nous voulons participer à cela. Nous voulons nous amuser ! » Ils apprennent à se connaître et à jouer ensemble, ce qui crée des liens solides. Le fait de réaliser qu’il existe davantage de ressemblances que de différences peut les amener à se servir de ces ressemblances pour comprendre les autres et créer des outils de communication. Nos activités comportent 160 jeux différents destinés à résoudre des conflits, ce qui donne un cursus de 40 semaines par an sur quatre ans, avec une activité par semaine.

ASB. Tous les sports et jeux ne donnent sans doute pas les mêmes résultats ?
JK. Je crois que n’importe quel sport ou jeu donne un résultat, mais que cela dépend de la manière dont on le pratique. Le sport peut être mal utilisé, par exemple en tant qu’outil nationaliste pouvant créer des différences dans la société et engendrer des différences de classe.
Nous avons deux principes directeurs : l’inclusion et la durabilité. L’inclusion implique que tout le monde devrait pouvoir participer, indépendamment de l’origine, de la capacité physique, de la religion ou du sexe. Il y a aussi les « valeurs du sport », qui vont du fair-play et de l’activité d’équipe jusqu’au respect. Il est intéressant de noter que le concept de « valeurs du sport » est en vigueur dans le monde entier, sauf qu’on n’en parle et qu’on ne l’encourage pas assez. Lorsque le sport est négatif, c’est fondamentalement parce qu’on n’encourage pas suffisamment ces valeurs. Si, par exemple, il existe un conflit autour de la table et que quelqu’un devient agressif, nous disons : « Alors, où sont les « valeurs du sport » dans ce cas ? » Nous utilisons cette phrase comme référence pour la discussion, l’intégration, l’action, la participation.
Il vaut infiniment mieux laisser un enfant-soldat se défouler physiquement dans un environnement contrôlé grâce au sport, et il peut y exceller au lieu de se battre. Nous pratiquons surtout des sports d’équipe comme le football, le basket-ball, le volley-ball, etc. 

ASB. Vous travaillez aussi avec d’autres organisations pour développer les communautés.
JK. Nous donnons des formations de gestionnaire et d’entraîneur. C’est la chose la plus importante pour les rendre autonomes. Nous avons environ 100 coordonnateurs de projets internationaux qui forment les gens et organisent des activités au sein des communautés locales. Ils peuvent former entre 200 et 400 personnes dans une région et créer les infrastructures nécessaires. Tout ce travail est assuré par des bénévoles. Environ 200 000 enfants participent à nos activités régulières, et nous avons formé quelque 7 500 personnes pour les encadrer.
Nous avons créé des organisations communautaires comportant des conseils, des ligues, etc., et réagencé des priorités au sein des communautés afin d’assurer l’accès aux terrains de jeu et de sport.
L’élément de réussite le plus important est la coopération avec des partenaires, en utilisant les spécialités de chacun. Cela permet une approche plus large et holistique des communautés locales. Nous travaillons avec de nombreuses petites organisations locales, mais notre principal partenaire est l’Onu et ses agences, l’Unicef, le HCR, l’OMS, la Croix Rouge, ainsi que Sauvez les enfants, et beaucoup d’autres.

ASB. Comment ce travail est-il financé ?
JK. Nous bénéficions de cinq sources principales de financement : les Etats-Unis, le Canada, la Norvège, les Pays-Bas et la Suisse. Ces pays financent globalement plus de 60 pour cent de notre budget ; des sources privées assurent le reste.

ASB. Pouvez-vous dire quelque chose à propos du Forum de RTP ?
JK. Les gouvernements doivent comprendre le pouvoir du sport et du jeu, et leur utilisation possible pour la paix et la santé. Nous croyons à la Convention sur les droits de l’enfant – d’où nous tirons notre nom. Le jeu est un droit fondamental pour un enfant. Lorsqu’un enfant joue, il doit pouvoir se trouver en sécurité, à l’abri aussi bien des conflits que de l’environnement. Il doit pouvoir être en bonne santé et éduqué, jouir d’un système de soutien parental au sein de la communauté. Le droit d’un enfant au jeu signifie que l’environnement de cet enfant doit permettre son épanouissement.
Nous mobilisons des leaders politiques. L’un des résultats du Forum a été la création d’un groupe de travail international de politiciens, d’experts et d’organisations ayant le potentiel de mobiliser les gouvernements à formuler une politique et une pratique efficace du sport pour le développement, aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés.

Veille sur toi et sur les autres

ASB. Quelle philosophie régit les programmes : « Veille sur toi et sur les autres » ?
JK. Le meilleur exemple illustrant notre philosophie vient de l’une de nos coordinatrices de projet. Elle travaillait dans un camp de réfugiés en Tanzanie, où fut organisé une joute sportive, et ce fut un grand jour. Alors qu’elle attendait une voiture, elle vit un garçon, dans la rue, qui partagea sa banane avec une autre enfant qui n’avait rien, en disant : « Veille sur toi et sur les autres. »
Nous croyons totalement à la philosophie selon laquelle en faisant du sport vous commencez à veiller sur vous-mêmes. Nous devons tous découvrir qui nous sommes et ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes ; mais nous ne devons pas nous en tenir là. Nous devons nous préoccuper les uns des autres. Il est de notre responsabilité de nous assurer que nous nous trouvons dans un partenariat social avec les autres, parce que nous avons un impact les uns sur les autres, nous sommes dépendants les uns des autres. Dans un sens, il est dans notre propre intérêt de veiller sur les autres, et pas seulement sur notre famille, parce que cela ne s’arrête pas là, cela concerne notre communauté et les autres communautés.

ASB. Si bien que si les autres souffrent, nous souffrons aussi – cela nous affecte.
JK. Oui, on peut s’interroger. Pourquoi cela m’affecte-t-il ? Aujourd’hui, nous voyons grandir le fossé entre les riches et les pauvres. Le problème est que les pauvres deviennent plus pauvres, même pas un petit peu plus riches. Ils savent qu’ils deviennent plus pauvres et voient les différences dans le monde, ce qui est nouveau du fait de la technologie de la communication. Nous nous approchons d’une zone beaucoup plus dangereuse. Pour beaucoup de gens, la vie devient plus difficile qu’auparavant et cela génèrera davantage de conflits. Avec la mondialisation cela conduira à un conflit mondial. Ce ne sera pas comme la guerre, mais nous allons voir partout des accès de violence individuelle et notre vie sera beaucoup plus limitée.
Alors, quelle elle notre vision du monde ? Comment souhaitons-nous que le monde devienne ? Je crois à la compétition, je crois aux objectifs et aux possibilités, c’est dans la nature des gens. Mais nous devons atteindre une croissance équitable, elle doit être équitable pour tout le monde. Nous devons tendre vers les Objectifs du millénaire et les atteindre au moyen d’accords commerciaux équitables, de l’allègement de la dette, etc. C’est d’une importance vitale pour le monde.

ASB. Les différences augmentent-elles ?
JK. Oui, mais cela ne signifie pas que le reste du monde doit rester tel qu’il est. L’Afrique ne sera jamais comme l’Europe, et elle ne doit jamais le devenir – elle doit rester l’Afrique parce que nous sommes culturellement différents, nous devons maintenir nos cultures et les différences entre les races. C’est ce qui fait que le monde est beau, plus riche. Ce serait affreux si tout était pareil. Nous n’aurions plus aucune raison de voyager.
Nous avons beaucoup à apprendre de ces sociétés. Il y a tant à apprendre sur le bonheur, comment vivre et apprécier ce que nous avons. Leurs opportunités sont si rares, et pourtant ils sont si heureux et souriants, et vous vous étonnez : « Comment cela est-il possible ? » Cela me fait apprécier ce que j’ai et qui je suis, mes amis et beaucoup d’autres choses. Cela me permet de me faire moins de soucis à propos de ce que je n’ai pas et de ce que je ne peux pas faire.

ASB. RTP s’est engagé dans les régions les plus déchirées du monde par la guerre, par la maladie et par le désespoir. Souhaitez-vous dire quelque chose aux personnes qui se sentent affligées par les souffrances dans le monde mais se considèrent trop petites et trop insignifiantes pour pouvoir faire quoi que ce soit à cet égard ou qui pensent peut-être même qu’il est sans espoir de tenter de faire changer les choses ?
JK. Seuls des individus peuvent faire changer les choses. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un vaste groupe puisse changer tout d’un coup, mais cela se produit grâce aux membres de ce groupe qui peuvent faire bouger les choses et mobiliser les gens, et alors le groupe produit les changements. N’importe quel changement peut survenir – cela ne dépend que d’une personne. Si de telles personnes n’existaient pas, alors rien ne se passerait.
Je crois que chacun de nous, petit ou grand, peut amener un changement, et le seul moyen est de le faire nous-mêmes. Nous ne pouvons pas attendre des autres qu’ils produisent des changements pour nous – c’est notre responsabilité. La seule personne capable de provoquer un changement, c’est nous-même.
Nous sommes arrivés à un point où le monde est en train de devenir meilleur, c’est nous qui provoquons les changements. Il y a davantage d’enfants éduqués, il y a davantage de démocraties, nous sommes mieux informés et nous savons ce que doit être notre engagement, nous savons ce qu’il faut faire.
Baisser les bras n’est pas une solution. Comment serait-ce possible ? Nous avons besoin de tout le monde afin d’insuffler une énergie positive et les forces nécessaires dans le système. Il y a évidemment des gens dont l’influence sur le monde est négative en raison de leur ambition, que ce soit le pouvoir, l’argent ou autre chose. Nous ne devons pas les laisser gagner. La majorité des gens sont positifs et ont une énergie positive. Le monde est vraiment un bel endroit.
Tout le monde peut faire changer le monde. Si vous restez assis sans rien faire, cela signifie que vous avez décidé de faire partie de la dégradation. Tous ceux qui vivent font partie de ce que nous sommes en tant que fragment de notre communauté, en tant que partie de la manière dont nous créons nos systèmes. Tout le monde – peu importe qui vous êtes, vous ne pouvez pas prétendre ne pas en faire partie.

ASB. Si bien que nous devrions être conscients de l’impact que nous avons sur le monde ?
JK. Oui, et les uns sur les autres, sur notre communauté locale. Même si vous pensez que vous n’avez aucun impact, tout le monde en a. Grâce à Dieu nous en avons ! Le simple fait d’être fait que nous avons un impact.


Pour plus d’informations : www.rightto play.com






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