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Accueil > Revue Partage > année 2005

Extraits de la revue
Partage international

Février 2005 - N° 197 / 198

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La victoire de Bush ne fera que hâter la fin de l'empire américain par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home Les ténèbres se dissipent

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
De temps à autre, les forces naturelles de la planète manifestent leur irrésistible puissance sur un mode destructeur et inopportun pour les hommes.
 
Ainsi en a-t-il été de la récente catastrophe dans l’océan Indien. La mort soudaine de milliers de personnes et les immenses dommages causés aux habitations et infrastructures ont bouleversé le monde et suscité une réponse remarquable : pour la première fois toutes les nations, à l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud, se sont rassemblées dans un mouvement d’aide spontané. Les peuples poussent leur gouvernement à faire preuve de générosité et à annuler les arriérés de la dette des pays les plus pauvres. Cette vague de compassion pour les victimes du cataclysme s’est également traduite par un élan de solidarité envers les millions de démunis du tiers monde, ce qui indique clairement que les peuples sont prêts pour Maitreya.
 
Il ne saurait y avoir de signe plus sûr qu’il en est ainsi. Nul ne peut douter de la sincérité de cette préoccupation pour les déshérités ; la tragédie du tsunami a touché les cœurs, incitant les multitudes à demander l’instauration de la justice et la transformation du monde.
 
L'aspiration des peuples
 
Enfin, leurs voix commencent à être entendues. Enfin, les énergies bénéfiques de Maitreya suscitent une réaction dans le cœur d’un grand nombre d’hommes qui ignorent encore sa présence. Enfin, les gouvernements des pays riches répondent à l’aspiration de leur peuple à la justice et à la paix. Ils pressentent que leur propre avenir dépend de l’attention qu’ils prêteront à la voix du peuple, qui se fait entendre chaque jour plus clairement et plus puissamment.
 
Que les gouvernements le comprennent : la voix du peuple est celle de la sagesse. Il s’agit d’un appel au réalisme et à la vérité, aux seules décisions susceptibles d’amener un monde meilleur et plus sensé. Les gouvernements qui ignoreront cette voix sont condamnés, car ils perdront leur autorité et la confiance de leur peuple.
 
Le moment de l'émergence
 
Pour l’heure, Maitreya attend le moment d’émerger et évalue avec le plus grand soin le pour et le contre. Il se réjouit des signes qui montrent que les hommes sont prêts, et sait que la date est proche. Il se réjouit de cette opportunité de travailler au grand jour pour l’humanité et le Plan. Ainsi, sa puissance et son efficacité s’en trouveront immensément accrues.
 
Cela lui permettra de travailler directement avec les hommes, de montrer l’importance qu’il accorde à leur bien-être, sa compréhension de leurs besoins et de leurs difficultés, sa conscience de leurs problèmes et de la manière dont ils peuvent être résolus. Il souhaite être perçu comme un frère et ami, un père plein de sagesse aux conseils bénéfiques et fondés, un aide et un partenaire sur le chemin de cet avenir radieux qui attend tous les hommes.
 
Patientez donc encore un peu et sachez que, en dépit des problèmes et des difficultés, des pertes et des déchirements, le Plan de transformation du monde et de salut des hommes avance vers la victoire. Tout ira pour le mieux.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Rapport 2004 de l'Institut Worldwatch sur l'état du monde

Pour une vie centrée sur le bien-être

Source : Worldwatch Institute, E.-U.

« La réussite d'une ville se mesure non pas à sa richesse, mais au bonheur de ses habitants. » [Enrique Pejalosa, maire de Bogota (Colombie)]

La plupart des gouvernements, persuadés que c'est la richesse qui assure le bien-être, font de l'augmentation du produit national brut un élément central de leur politique. Mais c'est une politique qui, dans la mesure où elle pousse à la consommation, pourrait se révéler contre-productive.

Richesse et bien-être

Il est urgent de repenser notre « mode de vie » qui, non seulement est pathogène, mais, de plus, menace les océans, les forêts, la biodiversité et les ressources naturelles. Redéfinir la prospérité en termes de qualité de vie plutôt que de simple accumulation de biens, individuels, communautaires ou nationaux, pourrait conduire à orienter la production vers ce que les hommes désirent le plus. De fait, on ne peut parvenir à une juste définition de l'art de vivre en la centrant autour de la richesse, mais autour du bien-être, à savoir la satisfaction des besoins de base, la liberté, la santé, la sécurité et des relations sociales de qualité. La consommation ne serait plus considérée qu'en tant que facteur d'amélioration de la qualité de la vie.

Les sociétés centrées autour du bien-être se caractérisent par davantage d'interactions au sein de la famille, entre amis et voisins, ainsi que par une expérience plus directe de la nature. Elles prêtent plus d'attention à l'épanouissement et à l'expression créative qu'à l'accumulation de biens. Elles privilégient les styles de vie qui favorisent la santé, individuelle et collective, voire environnementale. Bref, elles procurent un sentiment de satisfaction profonde que peu connaissent aujourd'hui.

Qu'est-ce qui procure une vie satisfaisante ? Les études mesurant le degré de satisfaction que l'on retire de la vie ont largement confirmé le vieil adage selon lequel l'argent ne fait pas le bonheur – au moins en ce qui concerne les personnes riches. La preuve en est que, dans les pays industriels, la croissance des revenus est inversement proportionnelle aux niveaux de bien-être. Ainsi, aux Etats-Unis, où le revenu moyen par personne a plus que doublé entre 1957 et 2002, la part de ceux qui se déclarent « très heureux » est pratiquement restée la même.

Bien évidemment, le rapport entre richesse et bien-être est différent dans les pays pauvres : revenu et bonheur y vont de pair, probablement parce que l'on y consacre une plus grande part de ce que l'on gagne à satisfaire les besoins de base.

L'union fait la force

« Un nombre réduit mais croissant de personnes s'interrogent sur leur façon de consommer, sur la quantité de choses qui encombrent et compliquent leurs vies et le temps qu'ils passent au travail. »

Face à la poussée consumériste s'affirme de plus en plus la nécessité de tenir compte, dans nos achats, de la notion de bien-être. Ainsi, en Europe, le marché des produits biologiques a atteint 10 milliards de dollars en 2002, soit une augmentation de 8 % sur l'année précédente.

Mais cette remise en question dépasse les simples habitudes de consommation et débouche sur un effort plus général de simplification du style de vie – un processus qui prend sans cesse plus d'ampleur, même s'il est difficile d'évaluer précisément le nombre de ceux qui l'adoptent. En Europe occidentale, le nombre des personnes ayant volontairement réduit leur temps de travail s'est accru de 5,3 % par an, au cours des cinq dernières années. Une tendance qui va sans nul doute se renforcer.

Cependant, ces initiatives, si elles restent à l'état individuel, ne suffiront pas à créer des communautés fortes et saines (même si elles peuvent libérer du temps de loisir que l'on pourra consacrer à un plus grand engagement social), pas plus qu'à traiter les obstacles structurels qui s'opposent à la pratique d'une consommation responsable – comme l'absence de produits biologiques dans les supermarchés. Certains vont même jusqu'à dire qu'elles pourraient être contre-productives : ainsi que le note Michael Maniates, spécialiste en sciences politiques et en écologie « cette individualisation de la responsabilité » détourne l'attention du rôle que certaines institutions, économiques, financières ou politiques, jouent dans la perpétuation du consumérisme. Le fait de considérer que notre pouvoir d'agir réside dans notre portefeuille risque de nous conduire à négliger des rôles clés dans l'édification d'une société de bien-être, tels ceux de parents, d'éducateurs ou de citoyens.

La force du lien social

« Les êtres humains étant des êtres sociaux, il n'y a rien d'étonnant à ce que la qualité des relations constitue l'un des facteurs d'une vie réussie. »

Selon Robert Putnam, professeur d'études politiques à Harvard, « la seule découverte qui fait l'unanimité depuis un demi-siècle de recherches sur les facteurs du sentiment de bien-être c'est que le bonheur dépend avant tout de l'étendue et de la profondeur de ses relations sociales. » Celles-ci favorisent la santé d'une manière significative. Une quinzaine d'études menées au Japon, aux Etats-Unis et en Scandinavie montrent que, pour une année donnée, les personnes isolées ont de deux à cinq fois plus de risques de mourir, toutes causes confondues, que celles jouissant d'une bonne insertion sociale.

Les spécialistes du développement international savent que la force des relations sociales est un facteur clé du développement d'un pays. La Banque mondiale (BM), considère celles-ci comme une forme de capital, comme un atout qui favorise puissamment le développement.

Il semble que l'absence de ce capital social soit en rapport avec la faiblesse de la croissance économique d'un pays. Pour Stephen Knack, de la BM, de bas niveaux de confiance sociétale ne peuvent qu'enfermer les pays qui en souffrent dans un « piège de pauvreté », où défiance, faiblesse des investissements et misère se conjuguent en un cercle vicieux.

Outre le fait d'améliorer la santé et de favoriser la sécurité économique, des liens sociaux forts contribuent à promouvoir la consommation collective [par exemple l'utilisation en commun d'une machine à laver], avec ses conséquences souvent positives tant au niveau social qu'environnemental. Une bonne illustration de cela est la « cohabitation », où 10 à 40 ménages appliquent un mode de développement destiné à stimuler l'interaction entre voisins ; par exemple, les maisons sont souvent mitoyennes et disposées autour d'une cour ou d'une voie piétonne, les voitures restant strictement à la périphérie du « village ». Grâce à ce dispositif, ces communautés consomment souvent moins d'énergie et de matériaux que celles formées de maisons dispersées. Une étude réalisée sur 18 communautés américaines vers le milieu des années 1990 a montré que la mise en place de cette cohabitation a entraîné une baisse de 4 % du nombre de voitures, de 25 % des machines à laver et des sèche-linge et de 75 % des tondeuses à gazon. L'espace habitable par foyer – incluant la part que celui-ci utilisait dans les salles communautaires – était d'environ 150 m², soit seulement deux tiers de la surface habitable moyenne pour l'ensemble du pays à la même époque.

Mais la haute qualité de vie que connaît ce genre de communautés tient peut-être aux liens sociaux qu'elles créent, notamment parce que le fait qu'elles soient auto-gérées encourage le partage.

Aller vers le bien-être

« Les gens aspirent à des choses plus profondes – la joie, la dignité, à donner sens à leur vie – en un mot, au bien-être. Et ils attendent de leur économie qu'elle soit un outil à cette fin, non une entrave. »

Derrière le mécontentement croissant à l'égard de la société de consommation réside une question : à quoi sert l'économie ? La réponse traditionnelle, qui inclut la prospérité, le travail, les ouvertures d'opportunités, semble assez logique tant que cela fonctionne. Quand la prospérité nous rend obèse, que le surmenage nous vide, et que notre attrait de l'argent nous conduit à négliger famille et enfants, nous commençons à nous interroger plus profondément sur la vie et le système qui nous incite à aller dans cette direction. Les signaux émanant de certains pays industrialisés – et également de certains en voie de développement – suggèrent que beaucoup attendent autre chose de la vie qu'une plus grande maison et une nouvelle voiture.

Une société de bien-être offrirait aux consommateurs un choix de produits de qualité d'une diversité suffisante, plutôt qu'une multitude de produits identiques. Les hommes d'affaires seraient économiquement encouragés à fournir ce que les consommateurs recherchent réellement – des transports fiables, pas forcément une voiture ; ou des produits saisonniers locaux plutôt qu'importés d'autres pays, ou de solides relations de voisinage plutôt qu'une grande maison avec un grand jardin. Les choix seraient affinés pour exprimer le parti d'une meilleure qualité de vie plutôt qu'une sélection parmi des produits et services particuliers.

Pour les individus, un choix authentique inclut la possibilité de ne pas consommer. Chacun sera amené à se poser la question : combien me faut-il pour avoir assez ? Les réponses varieront d'une personne à l'autre, mais la phrase de Lao Tseu : « Etre riche, c'est savoir quand on en a assez » peut être une aide précieuse. Les consommateurs qui adhérent à cette sagesse ancienne font un grand pas pour s'évader de la tyrannie de la comparaison sociale et du marketing qui dicte souvent nos choix. Les membres d'une société de bien-être développeraient aussi une relation étroite avec leur environnement naturel. Comme un biologiste d'Harvard, Stephen Jay Gould, a dit un jour : «  Nous devons développer un lien émotionnel et spirituel avec la nature pour ne pas nous battre à sauver ce que nous n'aimons pas. »

Finalement, une société focalisée sur le bien-être s'assurerait que chacun de ses membres ait accès à une nourriture saine, à l'eau potable, à l'hygiène, l'éducation, aux soins et à la sécurité physique. Il est impensable d'imaginer une société de bien-être qui ne satisfasse pas à ces besoins élémentaires. Et il est encore plus inconcevable qu'une société de bien-être soit satisfaite de ses propres succès si d'autres, en dehors de ses frontières, souffrent au-delà de toute mesure. Les sociétés classées les premières dans l'ordre de la prospérité, spécialement les pays du nord de l'Europe, ont aussi les programmes d'aide les plus généreux.

La transformation vers une société de bien-être sera sans doute un challenge, vu l'habitude des populations à mettre la consommation au-dessus de toute autre valeur sociétale. Mais tout mouvement dans cette direction commence avec deux atouts. Le premier est que la famille humaine d'aujourd'hui dispose d'une base de savoirs, de technologies qui peut être investie dans le bien-être plutôt que dans l'accumulation matérielle. Le second est simple mais puissant : beaucoup de gens préfèrent une vie de bien-être à une vie de consommation effrénée.

En nourrissant les relations, en facilitant les choix sains, en apprenant à vivre en harmonie avec la nature, et en répondant aux besoins vitaux de tous, les sociétés pourront passer de la primauté de la consommation à la primauté du bien-être. Ce pourrait bien être le grand accomplissement du XXIe siècle.




Home Le dharma, loi immuable

par Swami Nirliptananda

L'hindouisme est généralement considéré comme une religion. Il serait cependant plus exact de parler de dharma hindou plutôt que de religion hindoue, car il existe une différence considérable entre dharma et religion. Cela ne veut pas dire pourtant que le dharma ne contient pas d'éléments religieux. En fait, certaines croyances religieuses y sont également présentes. Ces croyances ne sont pas essentielles, mais elles jouent un rôle important dans le contexte où le dharma est pratiqué.

La religion a un fondateur, un livre sacré, un prophète ou un sauveur, un système de croyances, et elle commence à un moment donné de l'Histoire. Le dharma n'a pas de fondateur et, si étrange que cela puisse paraître, il n'a pas non plus de commencement historique. Il repose sur des lois ou des principes. La loi fondamentale est celle de la coexistence. Cette loi est inhérente à la création, elle existait avant qu'il n'y ait des hommes sur cette Terre. Sans elle rien ne pourrait survivre. Elle sert de fondement à tout ce qui existe.

Dans toute société il y a des lois, des lois sociales, civiles, pénales, etc. Si nous procédons à un examen attentif, nous découvrirons que ces lois sont fondées sur la coexistence. Chaque fois qu'un principe est violé, il se produit des désastres et des conflits et, tôt ou tard, la loi doit être modifiée ou adaptée au contexte du dharma. Dans un monde de diversité, le dharma est ce qui maintient l'équilibre, l'harmonie. Si l'on abat les arbres d'une forêt, cela modifie les conditions climatiques. Mais, en plantant un arbre pour remplacer chaque arbre abattu, l'homme peut éviter le désastre. C'est la raison pour laquelle il est dit que le dharma protège celui qui le pratique, mais que quiconque ignore le dharma devra en subir les conséquences. Il ne s'agit pas d'une punition mais du résultat direct de l'acte commis. Nous ignorons la loi à nos dépens. C'est un fait.

Dans toutes les sociétés civilisées il existe des lois. Le but de ces lois est de régler la conduite des hommes afin que personne ne porte atteinte aux intérêts et à la liberté d'autrui. Pour faire observer les lois, la société dépense beaucoup d'argent. Des tribunaux sont mis en place et de nombreux fonctionnaires y sont employés. Le premier rituel dans un tribunal consiste à jurer de dire toute la vérité. Il arrive que ce serment ne soit pas respecté. Mais c'est le principe de base, car sans vérité il ne saurait y avoir de justice, et sans justice il ne peut y avoir ni loi ni ordre. Tous les efforts sont faits pour découvrir la vérité car celle-ci est la base de la loi, et de l'ordre que l'humanité s'est efforcée d'instaurer dans sa marche vers la civilisation. Là où règnent la loi et l'ordre, règnent la paix, la prospérité et le bonheur.

Il existe un livre sacré hindou intitulé le Rig Veda. C'est le plus vieux livre sacré hindou. Il date de plus de quatre mille ans et c'est également l'ouvrage le plus ancien de l'humanité. A cette époque lointaine, on avait déjà découvert que la vérité apporte la stabilité. « Seule la vérité triomphe », ont déclaré les sages du Rig Veda. On peut essayer d'échapper à la loi en ne disant pas la vérité, mais celle-ci éclate tôt ou tard.

Le sacrifice

L'autre principe de base du dharma est le yajna, qui signifie le sacrifice. C'est un acte qui permet de maintenir l'unité et l'harmonie. C'est un acte qui purifie. Il purifie le corps, le mental et l'esprit. Il nous rend divin. L'égoïsme souille toute chose. Il est contraire au principe fondamental de la coexistence. Il est à l'origine des conflits et de la souffrance qui règnent dans le monde. Dans l'hindouisme la philosophie du yajna a été étudiée en détail.

Cependant, d'une manière générale, cinq yajnas sont recommandés. Ils sont connus sous le nom de mahayajnas, ou sacrifices universels. Ils servent de base aux autres yajnas. Comme nous allons le voir, ils prennent en considération le bien-être de toute la création car la vie est interdépendante. Les hindous considèrent toujours la vie comme un tout. Ils voient l'ensemble.

Je mentionnerai brièvement les mahayanas pour clarifier cette notion de sacrifice. Dans une telle vision du monde, la loi prend la forme du devoir : rien n'est imposé, tout est accompli volontairement pour le bien de tous.

Le premier de ces mahayajnas est Deva Yajna : le principal devoir de l'homme est de vénérer Dieu, car chacun dépend du Divin pour son existence même. La vénération est l'un des moyens qui permettent à une personne d'exprimer sa gratitude pour les bienfaits qu'elle a reçus. Cette expression de gratitude se manifeste dans tout le tissu de la société hindoue. C'est grâce à une telle attitude que des relations cordiales sont maintenues. Elle donne à l'individu un sentiment de plénitude qui lui apporte la satisfaction et la paix intérieure.

Le second mahayajna est Rishi Yajna. Les Rishis sont ceux qui ont découvert les principes fondamentaux de la vie grâce à leur divine réalisation. Ces principes, transcrits dans les Ecritures, doivent être étudiés et divulgués gratuitement. La connaissance divine ne saurait être commercialisée. Etablir une relation avec les sages permet de comprendre le sens profond des écritures. C'est aussi une manière d'exprimer sa gratitude. De cette façon, la connaissance demeure sanctifiée et un tel état d'esprit lui permet de fructifier.

Pitri Yajna concerne le culte des ancêtres et les prières destinées à la paix de leurs âmes. Ce yajna est pratiqué dans un esprit de gratitude. Il permet de maintenir l'unité de la famille, ce qui aide à surmonter les problèmes et les traumatismes qui surviennent dans la vie. Il est à la base des valeurs familiales et il est fondé sur le concept d'interdépendance. Cette interdépendance va de soi. Les parents prennent soin de leurs enfants, ce qui est naturel, même dans les formes de vie inférieures. Dans la conception hindoue de la société, les enfants se souviennent de ceux qui sont décédés, et ils prennent soin des personnes âgées. Les parents font des sacrifices pour leurs enfants lorsque ceux-ci sont jeunes et vulnérables, et lorsque les parents sont vieux, c'est le devoir des enfants adultes de prendre soin de leurs parents. Tout bien considéré, si les enfants négligeaient leurs parents, ils seraient négligés à leur tour et tout le monde en souffrirait. Par contre suivre la voie du yajna profite à tous.

Le quatrième yajna, Nri Yajna, découle d'un principe similaire. On devrait toujours s'attendre à la venue impromptue de visiteurs et être prêts à leur offrir l'hospitalité. De cette manière la société répond aux besoins de chacun.

Pour finir vient le Yajna Bhut, qui concerne les vies inférieures et l'environnement. C'est une obligation pour l'homme de prendre soin de l'environnement et des autres créatures car il fait partie d'un ensemble et il dépend des autres formes de vie. Il a tout intérêt à développer une attitude bienveillante à l'égard de la nature.

Lorsque, au contraire, l'homme adopte une attitude agressive, non seulement il se rend responsable de l'exploitation de la nature et de la destruction de la vie, mais, selon la philosophie hindoue, cette attitude l'affecte lui-même sur le plan mental et le pousse à se conduire de façon anormale. Ce comportement anormal est l'une des causes majeures des problèmes de notre temps. L'homme dispose d'une abondance d'objets matériels mais il lui manque la paix intérieure. Il existe un vide en lui qui ne peut être comblé ni par la drogue, ni par l'alcool ou autre chose. Il éprouve un sentiment d'insatisfaction générale.

L'homme ne peut se retrouver qu'en apprenant à vivre avec la nature. Telle est la grandeur du dharma. Ce que j'ai dit auparavant vous permet d'en mieux saisir la nature inclusive. Tout est lié, du niveau le plus élevé au niveau le plus bas. L'homme devrait toujours adopter une attitude responsable et bienveillante à l'égard des formes de vie inférieures et il ne devrait jamais essayer de les dominer.

Cette approche inclusive donne à l'hindouisme un caractère unique. Il ne prend pas seulement en considération un groupe d'hommes, ou même l'humanité. Il tient compte du bien-être de l'ensemble de la création. C'est la raison pour laquelle les hindous respectent toute vie. Les arbres, les plantes, les animaux, les rivières, les montagnes, le sol, tout est sacré. La Terre est appelée dharti mata (notre mère la Terre). Tout est sanctifié. Au lieu de tuer les vaches, les hindous les vénèrent.

Lorsque je suis venu pour la première fois en Grande-Bretagne, il y a trente ans, je suis allé à une conférence. Au déjeuner, on m'offrit un plat de viande au curry et lorsque je déclarai que j'étais végétarien, le plat fut remporté, la viande enlevée, et on me laissa les pommes de terre ! Les choses ont bien changé depuis. Le végétarisme est désormais très populaire, mais les hindous sont végétariens depuis des milliers d'années. Manu, le législateur, a déclaré : « L'homme qui donne l'ordre de tuer un animal, celui qui le tue, celui qui l'apporte au marché, celui qui le vend, celui qui l'achète, celui qui le fait cuire, celui qui le mange, tous sont également coupables. »

La méditation

L'hindouisme accorde une grande place à la méditation et également à la liberté de choix. Respecter cette liberté de choix fait partie de l'essence même du dharma. Vouloir la restreindre en imposant ses propres préférences est contraire à l'esprit du dharma, l'esprit de coexistence. Pour pouvoir méditer, il est utile d'avoir quelque chose sur quoi se concentrer. Cela aide à maintenir la stabilité du mental. C'est la raison pour laquelle il y a tant de murtis (images ou représentations) sur l'autel. Elles ont une histoire qui inspire le fidèle. Elles sont jeunes, belles, sereines et souriantes. Elles soulagent inconsciemment le fidèle du stress accumulé en lui et lui permettent finalement de faire l'expérience de la liberté, de la paix et du bonheur.

Les hindous vénèrent Purna (l'Absolu) en tant que Dieu. En dehors de lui, rien n'existe. Au sein de l'Absolu, les possibilités sont multiples. Il ne peut y avoir de restriction. Ce concept de Dieu en tant qu'Absolu est à la base même de l'attitude inclusive des hindous à l'égard de la vie. La diversité religieuse est inhérente à cette conception des choses. Les différents Dieux sont des manifestations de l'Absolu. Dans la Bhagavad Gita, ceci est magnifiquement illustré lorsque le Seigneur Krishna dit : « Quelle que soit la manière dont un homme me vénère, il est le bienvenu. Les divers sentiers que prennent les hommes conduisent tous vers moi. »

L'esprit multiculturel qui fait de plus en plus partie de notre manière de vivre ici, en Grande-Bretagne, est un signe encourageant. La diversité religieuse, le yoga, la méditation, le végétarisme recueillent de plus en plus d'adeptes. Le passé semble détenir bon nombre de solutions pour résoudre les problèmes actuels. Nous les découvrons peu à peu.

En guise de conclusion, je citerai le Mahabharata : « On ne devrait jamais infliger à autrui ce que l'on considère comme injurieux pour soi-même. Telle est l'essence même du Dharma. »

Om Shanti Shanti Shanti.




Home L'autre tsunami

Source : New Statesman, G.-B.

Sous le titre l'Autre Tsunami, le New Statesman publie un article de John Pilger, journaliste de renom, dans lequel il souligne qu'« au milieu du désastre, une nouvelle politique de partage et de moralité émerge ». Le désastre asiatique laisse entrevoir l'expansion d'un sens commun d'interdépendance et de la conscience du bien commun. C'est la cupidité et l'hypocrisie qui ont généré la division et l'injustice dans le monde, engendrant l'autre tsunami, celui-là continuel.

« Les croisés occidentaux (les Etats-Unis et la Grande-Bretagne) donnent moins pour aider les victimes du tsunami que le coût d'une bombe « furtive » ou d'une semaine d'occupation en Irak. La facture de la cérémonie de prise de fonction de G. Bush suffirait à reconstruire la majorité de la côte du Sri Lanka. MM. Bush et Blair n'ont augmenté leur première « aide au compte-gouttes » que lorsqu'il devint clair que les peuples du monde entier donnaient spontanément des millions et qu'un problème de relations publiques se posait. L'actuelle contribution  « généreuse » du gouvernement Blair représente 1/16e des 800 millions de livres qu'il a dépensé pour le bombardement de l'Irak avant son invasion, et à peine 1/20e du milliard de livres prêté à un taux avantageux aux militaires indonésiens afin qu'ils puissent acquérir des bombardiers Hawk. »

L'article précise que de nombreux militants et organisations humanitaires ont été mis en garde afin de faire la distinction entre les victimes « indignes » et les victimes « dignes ». Ces dernières étant les bénéficiaires des largesses de l'Occident. « Les victimes d'une grande catastrophe naturelle sont dignes (pour combien de temps,) tandis que les victimes des désastres causés par l'impérialisme sont indignes et souvent à ne pas mentionner. »

L'Afghanistan est un exemple de cette hypocrisie, explique J. Pilger : un pays qui n'a pas d'eau potable et où la mortalité infantile est énorme. Tandis que Tony Blair promettait d'aider ce pays, la Grande-Bretagne s'apprêtait à entrer en guerre contre lui, guerre dans laquelle environ 25 000 civils furent tués. « De mémoire d'homme, dans les grandes crises humanitaires, aucun pays n'a plus souffert et aucun n'a été si peu aidé. Seulement 3 % de toute l'aide internationale envoyée en Afghanistan a été investie dans la reconstruction, 84 % l'a été pour la « coalition » militaire soutenue par les Etats-Unis, et les miettes ont été attribuées à l'aide d'urgence. Ce qui est souvent présenté comme une aide à la reconstruction sont des investissement privés, tels les 35 millions de dollars qui financeront un hôtel cinq étoiles destiné aux étrangers. Un conseiller au ministère des Affaires rurales à Kaboul m'a raconté que son gouvernement avait reçu moins de 20 % de l'aide promise à l'Afghanistan. »

J. Pilger donne d'autres exemples de « victimes indignes » dont la misère persistante, la malnutrition et l'injustice dont ils souffrent ne semblent pas mériter une grande couverture médiatique.

« L'Unicef a rapporté que la malnutrition parmi les enfants irakiens avait doublé sous l'occupation. En Irak, la mortalité infantile atteint le niveau du Burundi, plus élevée qu'en Haïti et en Ouganda. Il sévit une pauvreté écrasante et un manque chronique de médicaments. Les cas de cancers augmentent rapidement, spécialement les cancers du poumon ; la pollution radioactive s'étend. Plus de 700 écoles ont été victimes de bombardements. Sur les milliards promis pour la reconstruction de l'Irak, seulement 29 millions de dollars ont été dépensés, en grande partie pour le paiement des mercenaires protégeant les étrangers. Peu de ces informations sont relatées en Occident. »

En dépit des promesses et des objectifs, peu des acteurs-clés ont tenu leur parole et engagé les sommes promises. « L'autre tsunami » systémique, structurel est mondial, « provoque quotidiennement 24 000 décès dus à la pauvreté, aux dettes et aux divisions générées par le néolibéralisme, écrit J. Pilger. Très peu de gouvernements occidentaux ont honoré le minimum requis par les Nations unies (0,7 % du revenu national pour l'aide internationale). La Grande-Bretagne donne 0,34 %, les Etats-Unis 0,14 %, le taux le plus bas de tous les pays industrialisés. »

L'article détaille d'autres injustices, comme le FMI (Fonds monétaire international) avec ses exigences exorbitantes envers les pays débiteurs. « De nombreux morts, lors du séisme à Sumatra, avaient été ruinés par la politique du FMI. L'Indonésie a une dette de 110 milliards de dollars. L'Institut des Ressources mondiales estime que cet autre tsunami créé par l'homme provoque la mort de 13 à 18 millions d'enfants chaque année, dont 12 millions de moins de 5 ans. »

« Que le système responsable de cela (le tsunami créé par l'homme) ait la démocratie comme cri de guerre est une supercherie que chacun comprend de plus en plus. Ceci est une prise de conscience qui offre plus qu'un espoir. L'afflux de l'aide venant du peuple occidental représente un appel spectaculaire à une politique de partage et d'internationalité, et le refus de la propagande des gouvernements et des corporations. »

Citant Arundhati Roy décrivant le mouvement de colère anti-guerre (février 2003), comme « la démonstration la plus spectaculaire de la moralité du public que le monde ait jamais vue », J. Pilger explique : « Ces forces font partie d'un mouvement contre les inégalités, la pauvreté et la guerre qui a commencé il y a six ans. Ce mouvement s'est diversifié, est devenu plus entreprenant, plus international et plus respectueux des différences. C'est un mouvement enclenché par le libéralisme occidental qui croit représenter une façon de vivre supérieure ; les plus avisés l'appellent : le colonialisme ; et savent aussi que de même que la conquête de l'Irak est en train de péricliter, de même tout un système de domination et d'appauvrissement peut également péricliter. »




Home La dette internationale : une bombe à retardement

par James Bernard Quilligan

En 1977, l'ancien chancelier allemand Willy Brandt avait réuni un groupe d'anciens chefs d'Etat et de personnalités mondiales de premier plan afin d'examiner « l'échec de l'économie mondiale et les problèmes qui accablent les pays en développement ». Plus de vingt ans après la publication du Rapport Nord-Sud : un programme pour la survie (1980) et de son complément : la Crise internationale : la coopération Nord-Sud pour reconstruire le monde (1983). James Quilligan propose une analyse approfondie de l'histoire économique depuis la Seconde Guerre mondiale, et établit les liens avec les solutions que la Commission Brandt a préconisées, et dont l'application est plus que jamais indispensable aujourd'hui.

On compare la dette internationale à une bombe à retardement qui va exploser, mais personne ne sait quand ni comment. Les experts financiers étant incapables de prévoir l'éclatement d'une crise majeure, la confusion qui règne au sein du grand public sur ce sujet est bien compréhensible. L'idée de perdre toute leur richesse en cas d'effondrement financier mondial leur parait si accablante que nombreux sont ceux qui refusent de prendre en considération tous les mécanismes qui entretiennent la « bombe de la dette » et les actions qui seraient nécessaires pour la désamorcer.

Sur le plan individuel, de nombreuses personnes se montrent perplexes quant à la signification de leur endettement. Il y a seulement trois générations, celui qui se rendait « coupable » d'endettement était traité avec mépris et se voyait fermer l'accès à nombre d'opportunités économiques et sociales dévolues aux citoyens solvables. Aujourd'hui, ne disposer d'aucune ligne de crédit constitue une marque de désaveu de la part du marché. Quelle est l'origine de ce changement culturel ?

Au cours des trente dernières années, un changement fondamental de la finance internationale a transformé le crédit bancaire de moyen banal de financement du développement local et de remboursement de dettes antérieures, en un moteur majeur de la croissance économique mondiale. Tout comme les gouvernements occidentaux ont modifié leurs stratégies fiscales d'équilibre budgétaire en politique de déficit et d'expansion monétaire, ceux qui croyaient en la vertu de la gestion ordonnée et précautionneuse de leurs économies se voient désormais offrir instantanément moult crédits et facilités de paiement. Emprunter n'est plus un acte honteux, il est salutaire. Mais comment l'histoire jugera-t-elle cette période de largesse financière ? La dette est-elle réellement bonne pour l'économie ? Et qu'en est-il vraiment de cette « bombe de la dette » ?

L'expression « dette mondiale » est habituellement associée aux crédits douteux accordés aux pays en développement et aux défauts de paiement, ainsi qu'aux pertes supportées par les créanciers internationaux. La commission Brandt affirmait que « le cœur du problème de la dette est qu'une large part des fonds sont prêtés selon des termes désavantageux pour les débiteurs, tant du point de vue des capacités de retour sur investissement des projets financés, que du temps nécessaire aux pays endettés pour ajuster les déséquilibres structurels de leurs comptes extérieurs ». [N-S, 223]

Comme le volume de la dette du tiers monde a quadruplé au cours des deux dernières décennies, un cercle élargi de dépositaires se trouve désormais exposé au risque d'insolvabilité des Etats. Lors de la crise latino-américaine des années 1980, la dette des pays défaillants était détenue par les banques internationales, qui endossèrent l'essentiel des pertes. Dans la crise asiatique des années 1990, les prêts défaillants étaient aux mains des banques, des compagnies d'assurance, des fonds mutuels, des fonds de pension, c'est-à-dire de millions d'investisseurs. Les plans de sauvetage du FMI mobilisèrent principalement les deniers du G7. Désormais, avec la dérégulation croissante du commerce mondial, de la finance et des transactions en devises, la poudrière de la dette internationale se trouve aux portes du plus grand débiteur du monde : les Etats-Unis ; et du fait que la prochaine crise majeure pourrait impliquer non seulement les institutions de crédit et d'investissements, mais également les banques centrales et leurs devises, toute personne qui recourt à l'argent sur la surface du globe pourrait s'en trouver affectée.

Une économie vulnérable

La dette extérieure actuelle des Etats-Unis se monte à trois trillions de dollars – soit un niveau équivalent à la dette de l'ensemble des pays sous-développés. Mais comme le dollar sert de devise de référence pour tous les pays – ce qui permet aux Etats-Unis d'emprunter dans leur propre monnaie et d'influencer les taux de change et les taux d'intérêt du monde à leur avantage – les intérêts de la dette américaine représentent un poids bien moindre que ceux des pays en développement. En d'autres termes, la dette américaine est largement subventionnée par les prêts et les investissements en dollar des autres pays. Les Etats-Unis ne sont pas peu fiers de leur indépendance politique par rapport aux forces de la mondialisation et au multilatéralisme, mais leur économie est la plus dépendante du monde. Et avec une bulle de la dette du tiers monde très étroitement imbriquée dans la bulle de la dette américaine, une crise du crédit dans une zone du monde se propagerait rapidement aux deux hémisphères.

Aujourd'hui, l'économie mondiale est vulnérable à plusieurs titres. De nombreuses menaces s'amoncellent :

– une pauvreté abjecte dans de nombreuses parties du monde ;

– l'instabilité générale liée au terrorisme, à la guerre, aux prix élevés du pétrole, au ralentissement du commerce et à un marché de l'immobilier surévalué ;

– la crise de la dette publique et les faiblesses structurelles du système bancaire dans un Japon en déflation ;

– le désordre politique au Moyen-Orient ;

– la dette bancaire du Sud-Est asiatique et la fragilité de son système financier ;

– l'insolvabilité des banques publiques chinoises ;

– la récession en Europe ;

– la faiblesse des devises et la récession en Argentine, au Brésil, en Uruguay, au Paraguay et en Colombie ;

– le déficit du commerce et le fardeau de la dette des Etats-Unis.

Ce recensement n'est pas exhaustif. La déflation ou la dévaluation monétaire de ces régions, ou d'autres, pourrait contaminer toute la finance mondiale et entraîner un mouvement de panique et d'hypervolatilité des capitaux dans le monde entier. La somme nécessaire pour monter une opération de sauvetage au secours de cette troisième crise de la dette serait colossale, en particulier si les pays développés rejoignent cette fois le rang des victimes. Alors que les principaux pays développés ont été relativement préservés lors des crises précédentes en Amérique latine et dans le Sud-Est asiatique, plusieurs facteurs érodent désormais cette protection.

Au cours des vingt dernières années, il s'est toujours trouvé un marché suffisamment fort dans le monde pour pallier à la récession générale et importer des produits, sauvant ainsi les autres économies du marasme. Après la crise internationale des devises de 1997 et 1998, les Etats-Unis sont devenus le consommateur en dernier ressort, épargnant au monde une récession économique. Mais tandis que de nombreux pays lorgnent vers une économie américaine évaluée à 10 trillions de dollars, en espérant le démarrage d'un nouveau cycle d'expansion, l'Histoire risque de ne pas se répéter.

Bien que les Etats-Unis restent au centre du commerce et de l'investissement mondial, leur économie s'est récemment montrée atone. La baisse du dollar a permis de rendre plus attractives certaines exportations américaines sur les marchés mondiaux, mais nombre de fabricants américains font encore face à une concurrence âpre des importations en provenance de pays asiatiques dont les devises sont arrimées au dollar. Les consommateurs américains continuent à emprunter et à dépenser, mais moins vigoureusement, du fait du chômage grandissant, de l'accroissement de la dette des ménages et d'un faible taux d'épargne. Les dépenses des ménages et l'investissement offrent également un profil bas dans le monde entier. A l'exception de la Chine, l'industrie mondiale ne travaille qu'aux deux tiers de ses capacités. Les taux de croissance du commerce international sont au plus bas depuis deux décennies, avec seulement 1 % en 2001 et 3 % en 2002, à comparer avec un taux de 12 % en l'an 2000. La crainte du terrorisme et de la guerre a également eu un impact estimé à 5 % sur la croissance du commerce international en 2003.

Avec la forte érosion de sa base industrielle, l'Amérique a commencé à connaître un déficit extérieur au cours des années 1980. Parce qu'ils exportent la moitié de ce qu'ils importent, les Etats-Unis empruntent désormais deux milliards de dollars par jour dans le monde afin de financer leur appétit pour les produits et les services étrangers. En conséquence, l'épargne domestique américaine est éclipsée par les investissements étrangers aux Etats-Unis, amenant certains économistes à avoir des craintes sur la durabilité du déficit courant de la balance des paiements (une statistique qui combine la différence entre les exportations et les importations américaines, plus les intérêts de la dette que les Etats-Unis doivent aux pays étrangers sur des prêts antérieurs). Cet énorme déficit du compte courant (600 milliards de dollars) s'additionne à l'énorme dette contractée par le secteur privé américain (5 000 milliards de dollars) et au gonflement du déficit fédéral (455 milliards de dollars en 2003), et devient une menace non négligeable pour l'économie mondiale.

Un risque de fuite des capitaux

Que se passera-t-il si les Etats-Unis perdent leur réputation de havre mondial pour l'investissement sûr ? Les investisseurs étrangers qui détiennent quelque 8 000 milliards de dollars d'actifs sur le sol américain, scrutent attentivement les ternes résultats des entreprises américaines, les faibles taux d'intérêt, et tous les autres signes de faiblesse monétaire ou de dévaluation d'actif. Le capital étranger a déjà commencé à refluer des Etats-Unis pour diverses raisons :

– l'effondrement du marché de la nouvelle économie des sociétés « .com » ;

– la fraude comptable de certaines grandes entreprises ;

– l'insoutenable expansion du crédit ;

– les crises budgétaires des Etats ;

– la déréglementation effrénée et la suppression des filets de sécurité des prestations sociales ;

– les réductions d'impôts censées réduire la taille du gouvernement fédéral, mais qui n'empêchent pas son gonflement réel à travers un accroissement des dépenses publiques ;

– le surengagement militaire américain et son unilatéralisme.

On s'inquiète de plus en plus, dans le monde entier, de voir que l'économie américaine hautement endettée pourrait ne pas être capable d'honorer le service de sa dette indéfiniment. Même si les Etats-Unis pouvaient continuer à accroître leurs emprunts et différer l'ajustement inévitable des termes de leur commerce extérieur et des déséquilibres financiers et monétaires avec les autres pays, les investisseurs internationaux ne vont probablement pas accepter d'endosser encore et toujours les montants considérables de la dette américaine. Si la perception d'un risque lié à la dette américaine et à la dévaluation du dollar s'affirme, et si un nombre suffisant d'investisseurs étrangers transfèrent leurs fonds des marchés financiers américains vers des options plus attractives telles que des actifs libellés en euro, la valeur du dollar pourrait bien sombrer rapidement. Les marchés financiers plongeraient alors imparablement, les liquidités se raréfieraient et la bulle du marché de l'immobilier éclaterait. L'économie américaine serait stoppée, générant des effets déstabilisateurs sur toute la surface du globe. Dans les pays en développement, un écroulement du dollar assécherait le commerce et provoquerait la hausse des taux d'intérêt, la réduction des investissements étrangers, ainsi que la diminution de la production. Avec un effondrement de la demande américaine, les pays qui exportent aux Etats-Unis se trouveraient dans l'incapacité de payer le service de leur dette, notamment auprès des institutions financières américaines, accentuant le risque d'un effondrement du dollar.

Qui remplacera l'Amérique pour tirer la croissance mondiale ? L'Europe et le Japon flirtent avec la récession, et n'offrent pas de perspective d'un redressement prochain. L'Asie, le Moyen-Orient, l'Amérique latine et l'Afrique, tous fortement dépendants de la croissance dans les pays riches, se débattent également avec la récession. Bien que les entreprises internationales jouissent maintenant d'un accès plus aisé au milliard trois cents millions de consommateurs chinois, et malgré l'explosion des exportations chinoises et de l'exceptionnel taux de 8 % de croissance de l'économie domestique, le pouvoir d'achat des Chinois reste relativement atone du fait d'une sous-évaluation de leur monnaie (le yuan), des restrictions imposées par le gouvernement sur le commerce et l'investissement national, et à cause d'un arriéré de dette de plus de 550 milliards de dollars dû aux banques publiques (50 % des crédits en cours en Chine sont irrécouvrables). En Chine, la faiblesse des salaires entraîne une déflation à l'échelle mondiale en provoquant la baisse des prix à l'exportation, contraignant les fabricants étrangers à réduire leurs propres prix pour rester compétitifs.

On attend un redémarrage d'une consommation déprimée et un renflouement de l'investissement, mais les économistes parient plutôt pour une augmentation du chômage, une croissance étale, et une volatilité accrûe des devises. Sans un chevalier blanc pour stimuler l'investissement mondial, la surcapacité de production et la léthargie de la consommation pourraient entraîner une spirale déflationniste des prix, de la demande, qui engloutirait progressivement toutes les économies.

Les Etats-Unis dépendent des capitaux étrangers

Les Etats-Unis, qui dépendent des entrées massives de capitaux étrangers pourtant en baisse depuis 2001, ont une décision douloureuse à prendre. Substituer l'épargne nationale à cette épargne étrangère (qui finance en fait le déficit commercial américain, ainsi que la dette des ménages, de l'Etat et du secteur privé) nécessiterait de tailler dans les dépenses publiques et d'augmenter les recettes fiscales de manière significative. Un dollar bon marché permettrait à l'Amérique de réorienter ses achats vers les produits nationaux et stimulerait ses exportations. Aussi douloureuse qu'elle puisse être, cette décision aiderait à endiguer un krach monétaire majeur, elle réduirait également des déséquilibres du commerce extérieur américain et sa dette extérieure, et remettrait l'économie américaine sur le chemin d'une croissance durable. Mais l'Amérique parait engagée dans une voie totalement différente.

En plus de la baisse des impôts et des taux d'intérêt, les Etats-Unis ont choisi d'accroître les dépenses militaires tout en cherchant à recourir à l'usage de leur armement dans divers points du globe. Cette question est particulièrement délicate, car le séisme géopolitique provoqué par l'escalade militaire et les interventions armées extérieures – quelle qu'en soit la justification – pourrait suffire à troubler les marchés mondiaux et allumer la mèche de la « bombe de la dette » internationale (en décourageant le commerce international, provoquant ainsi la chute du dollar et déclenchant une vague de fluctuations erratiques des taux de change).

L'impact négatif des dépenses militaires

La Commission Brandt, présidée par Willy Brandt, a mis en garde contre la croissance économique par la course aux armements, du fait qu'à long terme, les dépenses militaires ne représentent pas un substitut approprié à la demande réelle. « Les dépenses militaires constituent l'une des racines du problème économique mondial plutôt que sa solution, a déclaré W. Brandt. Pour un niveau de dépenses publiques donné, plus grande est la proportion dédiée à l'armement, moins il y a de création d'emplois. Les dépenses publiques militaires sont celles qui produisent l'inflation la plus élevée. L'argument du bénéfice technologique qui est avancé est fallacieux ; le progrès technologique peut bénéficier d'une promotion directe par l'entremise d'une économie plus développée. » [CC, 43]

Parallèlement, la Commission Brandt a observé que les achats d'armement par les pays en développement pour leur sécurité s'est avéré économiquement déstabilisant : « Les importations massives d'armement nécessitent une infrastructure appropriée, et elles absorbent une main d'œuvre rare et des devises nécessaires pour la maintenance, ce qui accroît le poids de la dette. » [N-S, 121-22]

De nombreux économistes s'accordent désormais à dire qu'une dette impossible à rembourser génère une instabilité sociale, politique et économique à l'échelle mondiale, plus que tout autre facteur. Des politiques de crédit excessivement strictes affectent principalement les pays en voie de développement qui disposent des ressources les plus maigres mais des besoins les plus grands, et qui doivent pourtant emprunter et rembourser au taux du marché. Le prêt n'est pas le problème en soi ; il résulte de sa mise en œuvre. « La dette est issue de l'emprunt, a déclaré la Commission Brandt, et celle des pays sous-développés ne devrait pas être considérée comme particulièrement indésirable. Elle n'est pas souhaitable lorsque le capital emprunté n'est pas employé de manière adéquate pour renforcer la capacité de production ou lorsque les termes de l'emprunt ne sont pas en rapport avec la capacité de remboursement de l'emprunteur, et que les prêteurs continuent de prêter. » [CC, 45]

Les pays pauvres ont besoin de crédits pour leur développement et le capital international est toujours en quête de projets à financer. Cela ressemble à un mariage parfait. Mais depuis que le monétarisme est devenu le système économique dominant en 1971 (lorsque les Etats-Unis ont mis un terme au système de parité avec l'or, permettant aux devises de flotter par rapport au dollar, et inaugurant ainsi une ère de dérégulation monétaire, financière et commerciale), le volume monétaire et du crédit international a augmenté de près de 2 000 %, laissant les pays en développements sans défense face aux récessions cycliques de l'investissement et de la production mondiale. En tirant les salaires vers le bas, en produisant du chômage et en accroissant les déficits publics, les politiques monétaristes sont à l'origine des bulles du crédit et des effondrements qui entravent la capacité productive mondiale, réduisent les dépenses et entraînent une croissance de la dette supérieure à celle des exportations.

Du fait que les prêteurs craignent que les pays pauvres n'honorent pas leurs remboursements, et parce qu'ils jouissent de meilleures sources de profits ailleurs, les prêts aux régions en développements ont ralenti au cours des années passées. Avec des prêts internationaux que l'on destine aux marchés des capitaux présentant des taux d'intérêt compétitifs, plutôt qu'aux projets de développement et de coopération selon des termes moins rigoureux, cette énorme manne de capitaux et de crédits ne parvient pas jusqu'aux mains des habitants des villages reculés et des bidonvilles surpeuplés, qui survivent dans des conditions de pauvreté extrême, et sont impuissants à créer des sociétés prospères sans cette aide. Si le dollar vient à s'effondrer, les pays en développement subissent une chute catastrophique des revenus de leurs exportations (du fait que les pays riches plongent dans la récession et que le commerce mondial se contracte), ainsi qu'une montée brutale des taux d'intérêt (les investisseurs étrangers retirent leur capitaux et le coût de l'emprunt augmente).

En 1980, la Commission Brandt a annoncé un « programme international d'action qui apporterait simultanément un soutien au tiers monde et soulagerait les difficultés économiques des pays industrialisés. Fondamentalement, nous avons besoin d'un programme de mesures qui permette de générer une demande soutenue et de promouvoir une expansion du commerce mondial. De telles mesures seraient utiles afin que le tiers monde ne soit pas contaminé par la déflation, les déséquilibres de la balance des paiements et le défaut de remboursement de la dette. » [N-S, 240-241]

Sans un programme macroéconomique international pour s'attaquer à ces trois faiblesses – déflation, déséquilibres macroéconomiques et difficultés de remboursement de la dette – ces dernières ne manqueront pas de se propager à toute l'économie mondiale, comme la Commission Brandt l'a prédit. Non seulement le volume de la dette internationale a explosé au cours des vingt dernières années, mais le problème du remboursement de cette dette se traduit par un déclin des prix et une croissance léthargique du commerce mondial, un effondrement du crédit et des crédits au développement, ainsi qu'un manque de dispositifs de sécurité financière pour protéger la population mondiale d'une crise majeure de la dette.

Les propositions Brandt

Une intervention internationale est nécessaire afin de désamorcer cette « bombe de la dette » et de créer un système de crédit international stable pour gérer la demande globale et stimuler l'économie mondiale. Le programme de crédit proposé par la Commission Brandt est simple :

– annuler la dette des pays les plus pauvres et réduire la dette des autres nations sous-développées ;

– étendre l'utilisation des Droits de tirage spéciaux du FMI, en tant qu'actifs de réserve internationaux permettant de faciliter le remboursement de la dette et de financer les programmes de développement dans les pays du tiers monde ;

– autoriser les contrôles des capitaux (restrictions nationales sur les sorties de devises) afin de stabiliser la distribution du crédit international ;

– créer une banque centrale mondiale qui régule les institutions financières, contrôle l'émission monétaire internationale, ajuste les déséquilibres de la dette et du commerce et serve de prêteur international en dernier ressort ;

– mettre un terme aux subventions et aux taxes douanières nationales, afin que les pays en développement puissent réduire leur dépendance à l'exportation pour financer la dette, devenir autosuffisants et pouvoir commercer à égalité avec les pays développés ;

– augmenter les salaires et le pouvoir d'achat, dans les pays sous-développés principalement, afin d'accroître la demande mondiale.

Non seulement ces mesures sauveraient les pays en développement d'une pauvreté qui les mine et d'une dette impossible à rembourser, mais elles assureraient une stabilité économique à long terme aux pays riches. De surcroît, un système mondial fort et fiable restaurerait la confiance dans l'économie mondiale et prémunirait d'un désordre général que ne manquerait pas de provoquer l'explosion de la « bombe de la dette », la chute du système économique monétariste et les tentatives d'exploitation du vide social et financier qui en résulterait, à travers les insurrections ou l'action policière. 

« Chaque nouveau prêt du marché, émis par une banque commerciale, un gouvernement ou le FMI, peut aider à alléger la crise immédiate, mais ne fera qu'augmenter à terme l'endettement de ces pays, a estimé la Commission Brandt. Seul un rétablissement majeur de l'économie mondiale, associé à des mesures d'allègement du fardeau du service de la dette, assainirait la situation. Des mesures prolongées et excessives qui contraignent au paiement de la dette peuvent en fin de compte s'avérer contre-productives, provoquant des soulèvements sociaux, imposant aux gouvernements une pression trop forte, au risque de déclencher le chaos. » [CC, 39-40]

« La guerre est perçue comme un conflit militaire, une annihilation. Mais le monde prend conscience d'un risque aussi grave de chaos – qui résulterait de la faim, d'un désastre économique et écologique, et du terrorisme. Nous ne devrions pas penser uniquement à réduire les menaces qui pèsent sur la paix, mais au besoin de s'éloigner du chaos pour retrouver un peu d'ordre. » [N-S, 13]


Nord-Sud : un programme pour la survie.
CC : Crise commune : la coopération Nord-Sud pour la reconstruction du monde.

Remerciements à MIT Press pour leur permission d'utiliser les extraits des ouvrages Nord-Sud et Crise commune.
Pour plus d'infos : www.brandt21forum.info





Signes des temps

Home Malte : une statue de la Vierge verse des larmes de sang

Source : The Malta Independent, Malte

   

Au couvent dominicain de Rabat (connu aussi comme Victoria) sur l'île de Malte, une statue de la Vierge en marbre blanc verse des larmes de sang. Des analyses ont montré qu'il s'agissait de sang humain.

L'archevêque Joseph Mercieca a désigné une commission afin d'examiner le cas de Notre Dame de la Grotte de l'église dominicaine. Des tests ADN ont montré que les larmes de sang sont catégoriquement d'origine humaine. La commission affirme qu'à sa connaissance il n'y a eu aucune manipulation de la statue.

Les larmes rouges, nettement visibles sur le marbre blanc, ont été remarquées pour la première fois, le 6 mai 1999, par Rita Bugeja. La statue, habituellement hors de vue, avait été exposée pour la fête de l'église. Mais le sacristain, Martin Caruana, avait essuyé le sang pensant que si c'était un vrai miracle de la Madone, elle pleurerait de nouveau. Le lendemain, des larmes de sang coulaient sur la joue gauche de la statue.

La statue fut mise à l'abri dans un endroit sécurisé durant les expertises. Elle resta dans la chapelle du prieuré pendant environ deux ans. Mais en 2003, l'archi-diocèse de Malte autorisa les dominicains à la montrer aux fidèles.

Frère Micallef, responsable de la chapelle, raconte que la Madone aux mystérieuses marques rouges sur la joue gauche attire de nombreux visiteurs. Mais on ne peut l'approcher de trop près, car elle est protégée par une vitrine fermée à clé. Nancy de Graaf, collaboratrice néerlandaise de Partage international, a été photographiée lors de sa visite à la chapelle. Au développement, une colonne de lumière est apparue sur la photo.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ce phénomène est manifesté par Maitreya. Il a également indiqué que la bénédiction lumineuse sur la photographie a été manifestée par le Maître Jésus.


Home Une jeune fille verse des larmes de pierre

Source : New Zealand Herald, Nouvelle-Zélande

Une jeune indienne de 15 ans a été hospitalisée après que de petits cailloux aient commencé à sortir des coins de ses yeux. Les médecins ne peuvent expliquer le phénomène. Selon les habitants du village de la jeune fille, dans l'Etat de Jharkhand, soit elle est possédée par un esprit maléfique, soit elle est l'incarnation d'une déesse.

Savitri déclare ressentir des maux de tête atroces avant que les pierres commencent à apparaître. De petits cailloux ont également émergé de ses oreilles, de son nez et de sa bouche. « Il est arrivé que des cailloux sortent du nez ou des oreilles de quelques personnes, explique le Dr Ragho Saran, qui a suivi Savitri. Mais c'est la première fois que je vois des cailloux sortant des yeux. La formation de cailloux est due à un taux élevé de calcium dans le corps. Mais on les trouve en général dans la vésicule biliaire et les reins. »

« Des cailloux émergeant d'organes comme les oreilles, le nez et la bouche peuvent se concevoir, a précisé le Dr I.B. Prasad, chef du département de médecine à l'hôpital où Savitri a été traitée. Mais des cailloux sortant des yeux est un étrange phénomène puisqu'il n'est pas mentionné dans la littérature médicale. »

Savitri et sa famille désespèrent de trouver un remède à ces symptômes. Sa chambre d'hôpital a été submergée de journalistes mais sa famille déclare que personne ne s'est présenté avec une éventuelle aide médicale.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce phénomène est encore un miracle manifesté par Maitreya. Il est temporaire et ne durera pas longtemps.


Home Miracles de la Vierge au Liban

Source : The Daily Star, Liban

A la mi-août 2004, un jeune Jordanien âgé de dix ans, en pèlerinage avec sa famille au monastère de Saydet Ras à Baalbek (Liban), a déclaré avoir vu la statue de la Vierge bouger. La nouvelle du miracle s'est répandue, ainsi que des comptes rendus de guérison et maintenant des milliers de gens affluent pour voir la statue de la « Dame de Beshwat ». Le père Elias Khodatri, supérieur du monastère, raconte que de nombreuses personnes ont vu la Vierge ouvrir et fermer les yeux.

Le dimanche 4 septembre 2004, Asaad Chamoun, âgé de soixante-dix neuf ans, infirme à la suite d'une intervention chirurgicale et forcé d'utiliser un fauteuil roulant depuis sept ans, a été guéri devant des centaines de personnes. A. Chamoun s'est levé de son fauteuil roulant et a marché à côté de son épouse Fadwa et de son fils Joseph. Il a ensuite marché de la vieille église où la Dame de Beshwat est apparue jusqu'à la nouvelle église où il a déclaré : « J'ai vu une lumière en face de moi et j'ai été obligé de marcher. J'ai essayé et j'ai pu le faire. »

Le personnel de la Défense civile et la police municipale assurent la sécurité des pèlerins, et les habitants du quartier leur offrent du café, de l'eau fraîche et du pain.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ceci faisait partie d'une série de miracles importants et qu'il y aurait encore d'autres miracles manifestés par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Des ovnis survolent le Mexique

Source : Inexplicata, Espagne

De nombreux objets volants non identifiés ont été aperçus dans le ciel, pendant quelques minutes, le matin du 28 octobre 2004, dans la région de Cordoba-Orizaba, dans l'Etat de Veracruz, au Mexique. Juste après 8 heures, des étudiants, des parents et des professeurs assistant à une réunion matinale ont vu quelques points blancs dans le ciel qui ressemblaient à des ballons. Le directeur du lycée « Constitution de 1917 » a raconté qu'il y avait au début de cinq à sept objets dans le ciel, puis que ce nombre avait augmenté jusqu'à 14 ou16.

« Ils étaient blancs, mais ne brillaient pas comme des étoiles. Au début, ils se déplaçaient en cercle, puis ils se dirigèrent en une seule file vers Orizaba », explique-t-il, ajoutant que les étudiants et les professeurs ont été témoins de cet événement qui dura environ 25 minutes.

De même à Orizaba, à l'école primaire Carlos Cardenas Rojas, de Colonia Cidosa, le maire Martin Cabrera Zavaleta dirigeait une réunion municipale lorsqu'une personne présente a demandé à l'assemblée de regarder les ballons dans le ciel. « Tout d'abord ils étaient six, puis neuf. Soudain ils commencèrent à se déplacer tandis que d'autres restaient immobiles », raconte un témoin. Deux de ces objets allèrent d'un côté et six du côté opposé. L'un d'entre eux resta immobile et finalement tous disparurent.

Des professeurs, des parents, des étudiants, des journalistes et des fonctionnaires municipaux ont été témoins de l'événement, qui a également été aperçu dans d'autres lieux.

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit dans les deux cas d'authentiques vaisseaux venus de Mars.


Home Rescapés du tsunami

Source : (1)Sky News (2)ABC News, Etats-Unis (3)Aljazeera.com

(1) Une jeune Srilankaise de onze ans, Sylvia Lucas, fut emportée par la vague alors qu'elle jouait sur la plage dans le village de Pasikudha. Des hélicoptères de secours réussirent à sauver d'autres personnes qui se trouvaient auprès d'elle, mais ils ne la virent pas. Elle resta accrochée à un rondin pendant vingt-quatre heures, repoussant un « gros poisson » qui tournait autour d'elle dans l'eau et elle fut finalement remarquée par un hélicoptère de secours le lendemain.

(2) Lorsque le tsunami frappa une base aérienne indienne sur l'île de Nicobar, la fille du chef de l'escadron Meghna Rajshekhar, âgée de treize ans, fut emportée avec de nombreuses autres personnes. Les sauveteurs ne la virent pas et n'entendirent pas ses cris, et elle passa deux jours loin en mer, flottant sur une porte en bois qu'elle dut partager avec des serpents de mer – qui ne lui firent aucun mal. Elle flotta finalement jusqu'au rivage où des habitants du coin la découvrirent marchant hébétée sur la plage.

(3) Un bébé de vingt jours a été retrouvé vivant, flottant sur un matelas, dans le restaurant détruit de ses parents à Penang, en Malaisie. Ses parents, A. Suppiah et son épouse Annal Mary, furent emportés par le tsunami mais ils purent tous deux retourner jusqu'à leur restaurant détruit où ils trouvèrent leur bébé en pleurs, sur le matelas qui flottait sur un mètre cinquante d'eau.

(1)Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la fillette avait été aidée par Maitreya. (2)Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la fillette avait été protégée par un Maître indien qui l'a également protégée des serpents de mer. (3)Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le bébé avait été sauvé par le Maître Jésus.


Home Le faon de Saï Baba

On raconte dans l'ashram de Saï Baba à Puttaparthi, en Inde, que Saï Baba avait prophétisé qu'un jour un faon serait trouvé dans un troupeau de moutons et que ce faon serait divin.

Le faon a été découvert récemment dans un troupeau de moutons. Alors qu'il se trouvait à Ananda Forest, un projet de Saï Baba près de Puttaparthi, un visiteur néerlandais, H.J. Pieters Graafland, a été photographié tenant le faon.

Selon le Maître de Benjamin Creme, ce faon est un « compagnon divin cosmique » (une sorte d'animal avatar), venu partager les dernières années de Saï Baba.




Home Bénédiction du Maître Jésus à Cork

Bénédiction lumineuse du Maître Jésus, sur une photographie prise par D. B., de Cork, Irlande, (2002).





Tendances

Home Wangari Maathai : Prix Nobel de la Paix

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Militante écologiste de nationalité kenyane, Wangari Maathai s'est vue attribuer le Prix Nobel de la Paix. Responsable du Green Belt Movement (Mouvement de la ceinture verte) qui, depuis près de trente ans, travaille à la protection de l'environnement, à donner du pouvoir aux femmes et à combattre la corruption en Afrique. Wangari Maathai, secrétaire d'Etat à l'Environnement au Kenya, est la première femme africaine et la première écologiste à recevoir cette distinction depuis sa création en 1901.

Le Mouvement de la ceinture verte, qu'elle a créé, a planté 30 millions d'arbres en Afrique pour ralentir la déforestation. Il favorise un développement de base par le biais de l'éducation, du planning familial, de la nutrition et du progrès des droits des filles et des femmes.

« La paix sur la Terre dépend de notre capacité à assurer pour nous et nos enfants un environnement sûr », a-t-elle déclaré lors de sa nomination.

W. Maathai se tient à l'avant-garde du combat pour la promotion d'un développement social, économique et culturel compatible avec l'écologie, au Kenya et en Afrique. En s'opposant aux projets du parti au pouvoir pour la construction d'un gratte-ciel géant à Nairobi, en 1989, elle avait déclaré : « Nous devons des milliards aux banques étrangères et le peuple meurt de faim. Nous avons besoin de nourriture, de médicaments, et non d'un gratte-ciel pour loger le parti au pouvoir, ou d'une station de télévision 24 h/24. Une politique de développement qui spolie les ressources humaines, les forêts, la terre, l'eau et la nourriture est une politique à court terme, autodestructrice. Mais pour certains dirigeants, le développement signifie agriculture intensive de produits destinés à enrichir les propriétaires et non à nourrir les populations, barrages coûteux, luxueux hôtels, aéroports, hôpitaux, armées lourdement équipées et des supermarchés. Voici les priorités des budgets nationaux ! Peu importe si cela ne reflète pas les besoins du peuple, qui, si on lui demandait son avis, préfèrerait qu'on lui donne de la nourriture, des logements, des écoles, de l'eau potable, des dispensaires, de l'information et de la liberté. »

On a accusé W. Maathai de préférer l'environnement à la paix. Mais certains ont salué son inspiration et son audace. Selon elle : « Les guerres en Afrique ont souvent pour enjeu les ressources naturelles. Les préserver est une manière d'éviter les conflits. En gérant nos ressources, nous semons les graines de la paix. »




Home Les Néo-Zélandais aident les pays pauvres

Source : www.WorldVision.org

D'après un sondage indépendant, les Néo-Zélandais sont généreux et de bon citoyens du monde. Plus des trois quarts soutiennent leur gouvernement pour les aides aux pays pauvres (76 % en 2004, contre 71 % en 1999).

Le fait d'être bon citoyen du monde apparaît comme la principale raison qui motive l'aide. Environ 60 % des sondés approuvent l'argument selon lequel  « l'aide fournie par la Nouvelle Zélande est d'autant plus importante que le monde devient une communauté mondiale ». Selon le ministre de l'Aide internationale, Marian Hobbs, ce sondage montre que le public veut que la Nouvelle Zélande s'engage à aider les habitants d'autres pays à sortir de la pauvreté : « Ils le voient comme un devoir international. On se sent plus interdépendants dans le monde d'aujourd'hui. Les gens comprennent que notre investissement dans le développement international et les aides sont notre police d'assurance à long terme contre les violences observées depuis quelques années, et contre la propagation de maladies telles que le sras. »

Mis en place il y a deux ans, l'agence d'aide du gouvernement est de mieux en mieux reconnue d'envergure mondiale dans le combat contre la pauvreté et l'aboutissement des Objectifs de développement du millénaire [définis par l'Onu]. Le porte-parole des Affaires étrangères du parti écologiste, Keith Locke, a bien accueilli ces nouvelles. Selon lui : « Les Néo-zélandais ont conscience de la position privilégiée qu'ils ont dans le monde par rapport à d'autres pays. Beaucoup voyagent et voient par eux-mêmes la misère et la pauvreté qui prévalent au-delà de l'acceptable dans ce monde. »




Home Un moratoire sur la dette c'est bien ; l'annulation c'est mieux

Source : Jubilee USA Network Press Release

L'idée d'un moratoire sur la dette – c'est-à-dire le gel de tout remboursement pendant une certaine période – rallie un grand nombre d'adeptes. De nombreuses voix cependant lancent un nouveau défi : plutôt que de geler la dette, pourquoi ne pas la supprimer tout simplement. Les groupes de pression en faveur de l'annulation de la dette se sentent encouragés par les dépêches qui signalent que des gouvernements se penchent sur la question d'un moratoire en faveur des pays affectés par le tsunami. Jubilee USA Network a lancé un appel au gouvernement américain pour qu'il soutienne une version étendue du moratoire. « Ce moratoire doit aller au-delà de ce qui a été proposé par la Grande-Bretagne et l'Allemagne et qui se limitait à la dette relevant du Club de Paris ; il doit aussi concerner les dettes vis-à-vis du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque pour le développement de l'Asie. On ne peut obliger ces pays à payer des dettes qui sont souvent injustes, odieuses ou illégitimes, tout en devant faire face à un désastre humanitaire d'une telle ampleur. »

« Les gouvernements ne doivent plus donner la priorité aux remboursements des emprunts, mais cesser de rembourser des dettes trop lourdes et illégitimes. »




Home Amérique du Sud : le changement se fait sentir

Source : Tempos del Mundo, Mexique

Le vent tourne en Amérique du Sud. Une nouvelle conscience émerge pour affirmer que la croissance économique, le développement et la libéralisation ne peuvent se faire aux détriments du progrès social. Après la débâcle du modèle néolibéral, beaucoup de nations sud-américaines se sont tournées vers des gouvernements socialistes, ouvrant ainsi des perspectives pour un nouveau type de société sur ce continent.

A la première Conférence hibérico-américaine qui s'est tenue au Costa Rica au mois de décembre 2004, Rodriguez Zapatera, premier ministre espagnol, a affirmé que le futur de l'Amérique latine dépendait de son développement social.

Pour la première fois de leur Histoire, les électeurs uruguayens ont élu un président issu de la gauche. Récemment, après une décennie de libéralisme et de loi du marché, des politiciens progressistes ont également été élus au Brésil, en Equateur, en Argentine et au Venezuela. Une étude menée par Standard & Poor's montre que de tels mouvements politiques sont également prévisibles dans des pays tels que le Mexique, le Pérou et la Colombie.

Il apparaît que dans la plupart des cas, les gouvernements issus de la gauche, loin de renverser le système économique mis en place par leurs prédécesseurs conservateurs, ont adopté (comme le montre l'exemple du président Lula au Brésil) une approche prudente, en faveur d'une stabilité macro-économique, mais dans le but de créer du progrès social pour toute la population en partageant les profits de la croissance économique. Depuis 1990, le Chili est gouverné par une coalition de centre gauche ; tout en ouvrant son économie au capitalisme, il a su créer des avancées sur le plan social. Il en résulte que le Chili et d'autres pays sont considérés comme « stables », ce qui indique qu'une profonde transition s'est déroulée de manière graduelle sans risque d'un retournement dramatique.





Les priorités de Maitreya

Home Les Nations unies cherchent à accélérer la réalisation des Objectifs du millénaire

Source : Inter Press Service

Dans un rapport sur les Objectifs du millénaire, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, affirme que les pays en voie de développement ont réalisé des progrès significatifs dans la réduction de l'extrême pauvreté, de la faim et des maladies. En même temps, il attire l'attention sur le fait que les progrès ont été les plus lents dans les 50 pays les moins développés, dont 34 se trouvent en Afrique sub-saharienne, ceux où l'on retrouve les plus
pauvres d'entre les pauvres.

L'année 2005 sera critique pour l'Afrique car « vaincre la pauvreté humaine nécessitera des efforts à une échelle sans précédent ». Les Objectifs du millénaire ont été approuvés en septembre 2000, à l'occasion d'un sommet entre les dirigeants mondiaux. Ils établissent des objectifs de progrès dans huit domaines : la pauvreté et la faim, l'éducation primaire, la condition de la femme, la mortalité infantile, la santé des mères, les maladies, l'environnement et une coopération globale en faveur du développement. L'année 2015 constitue le délai fixé pour la réalisation de ces objectifs, notamment la réduction de 50 % de la pauvreté et de la faim.

Pour Kofi Annan, la bonne nouvelle c'est que le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême a été réduit de plus de 200 millions dans l'Est, le Sud-Est et le Sud de l'Asie ; de même les pays d'Afrique du Nord font également des progrès pour atteindre l'objectif d'une réduction de moitié de l'extrême pauvreté. Les taux d'inscription dans les écoles primaires dépassent 90 % en Amérique latine, dans les Caraïbes, dans la plupart
des pays d'Asie, d'Afrique du Nord ainsi que dans l'Union des Etats indépendants (l'ex Union soviétique) ; tous ces pays s'approchent ainsi des objectifs de scolarisation prévus pour 2015.

D'après Kofi Annan, ces informations s'accompagnent également de mauvaises nouvelles à savoir que dans les pays les moins développés, il n'y a pas de progrès significatif et parfois même des régressions. A titre d'exemple, le nombre de nouvelles infections au virus du sida s'accroît d'année en années, ce qui soulève d'énormes inquiétudes quant aux possibilités de développement de ces régions où résidents plusieurs centaines de millions de personnes. Dans son rapport, Kofi Annan ajoute : « Les Objectifs du millénaire restent réalisables même dans les pays les plus pauvres, mais les échéances critiques se rapprochent et les politiciens s'intéressent très peu à cette question. »

Eveline Herfkens, coordinatrice pour la campagne des Objectifs du millénaire, affirme que bien que le pessimisme soit croissant, les huit objectifs restent réalisables. Elle admet cependant que bien que l'on observe des progrès, ceux-ci ne semblent pas significatifs et que la situation en Afrique sub-saharienne et dans les pays les moins développés est inquiétante.

Cependant, selon elle, même en Afrique, des pays tels que le Rwanda et le Malawi ont atteint les objectifs en matière d'éducation et envoient tous leurs enfants à l'école. La Tanzanie est en voie d'atteindre ses objectifs en matière d'eau, l'Ouganda et le Sénégal ont été capables de freiner la pandémie du sida et le Mozambique est proche d'atteindre ses objectifs en matière de mortalité infantile. « Le fait que même certains des pays les plus pauvres de l'Afrique sub-saharienne soient en voie d'atteindre certains de leurs objectifs me porte à croire que ceux-ci sont réalisables dans tous les pays de l'Afrique sub-saharienne, ainsi que dans les pays les moins développés. »

Elle invite les organisations non gouvernementales à maintenir la pression sur les hommes politiques et les parlementaires de leur propre pays. « Nous avons besoin de volonté politique, affirme-t-elle, les parlements tiennent les cordons de la bourse et élaborent la législation nationale ; c'est là que la volonté politique peut et doit-être générée. »

Eveline Herfkens ajoute que les Nations unies offrent une plate-forme aux gouvernements qui peuvent venir y faire des promesses, mais que le monde ne pourra s'améliorer que si celles-ci sont tenues. « Le véritable problème est que les représentants des gouvernements viennent aux Nations unies pour y faire de beaux discours et y lancer des promesses, et ensuite retournent à leurs préoccupations ordinaires. »

C'est ce qui s'est passé avec la promesse faite par les responsables politiques de consacrer 0,7 % de leur PNB à l'aide au développement : sur les 24 pays donateurs, seuls la Suède, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et le Luxembourg ont atteint ou dépassé l'objectif de 0,7 %. Il en va de même pour les déclarations faites, il y a quatre ans, au sujet des Objectifs du millénaire. « Lorsque les présidents et les premiers ministres sont retournés chez eux après le Sommet du millénaire, combien de gouvernements se sont réunis pour étudier comment ils allaient réaliser les promesses faites aux Nations unies ? »




Home Un programme pour améliorer la santé en Ethiopie

Source : Reuters

L'Unicef et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont lancé un programme de 123 millions de dollars afin de réduire le taux de mortalité infantile en Ethiopie.
« Ce programme, financé par le Canada, permettra un meilleur accès aux soins et apportera une nourriture supplémentaire pour six millions d'enfants dans sept régions d'Ethiopie, sur une période de trois ans », ont expliqué les rapporteurs de l'Unicef et du Pam.

Sur 100 000 naissances, on estime que 871 enfants meurent chaque année en Ethiopie pour cause de maladies et de malnutrition, tandis que sur une population totale de 11,9 millions d'enfants, 472 000 meurent chaque année avant l'âge de cinq ans pour cause de diarrhée.

Plus de 1,4 million d'enfants de moins de cinq ans dans les 54 districts les plus frappés par le manque de nourriture bénéficieront en priorité de ce programme avant son extension aux autres régions. « En prenant des mesures de santé au niveau des villages [...] nous ferons en sorte que chaque mère et ses enfants reçoivent les soins nécessaires », a confirmé Bjorn Liungqvist, représentant de l'Unicef en Ethiopie.




Home L'extension des bidonvilles risque de favoriser l'extrémisme

Source : Reuters

Selon Anna Tibaijuka, responsable de l'Habitat aux Nations unies : « Il est probable que l'extrémisme progressera, vu l'extension rapide des bidonvilles dans le monde, si les gouvernements ne s'occupent pas de la pauvreté qui le provoque. » Elle a émis cet avertissement avant la publication du rapport de son agence, L'état des villes dans le monde.

D'après A. Tibaijuka : « A ce rythme, le nombre de personnes habitant des bidonvilles doublera pour atteindre presque 2 milliards en 2030. » Les villes dans leur ensemble se développeront au même rythme, passant de 2,9 milliards d'habitants en 2001 à presque 5 milliards en 2030, en partie dû à l'immigration, qui pourrait exacerber les tensions dans les villes si aucun effort n'est fait pour faciliter l'intégration.

« Nous risquons de voir plus de différences culturelles. Nous sommes amenés à voir davantage d'actes extrémistes provoqués par le désespoir, explique-t-elle. Les pauvres ne sont pas des terroristes, mais le désespoir dans lequel ils vivent est à même de créer des conditions propices, conduisant des criminels à manipuler cette situation. »

Anna Tibaijuka espère que ce rapport encouragera les gouvernements à investir dans la lutte contre les bidonvilles et à chercher des solutions aux problèmes en découlant. « Ces crises sont des processus, non des évènements », et elle insiste sur le fait que les règles du commerce mondial devraient davantage prendre en compte les besoins des défavorisés, et réclame une réglementation stricte des sociétés privées fournissant les services élémentaires comme l'eau ou le ramassage des ordures ménagères.




Home L'intérêt de l'éducation des filles

Source : Unicef

Peu d'actions ont un impact aussi profond sur les enfants, et sur l'ensemble de la société, que celles visant à leur assurer un enseignement de qualité. L'éducation, qui est à la base du développement de chacun d'entre nous, met les personnes en mesure de choisir véritablement le genre de vie qu'elles veulent mener. Pourtant, des millions d'enfants – et pour la grande majorité des filles – se voient refuser ce droit.

La perte de potentiel qui en résulte n'affecte pas seulement les filles, car l'éducation de la population féminine bénéficie tant à la société qu'à l'économie :

– Les enfants de mères éduquées ont plus de chances de survivre et de rester en bonne santé du fait de leur meilleure alimentation et de leur taux d'immunité. Les femmes qui ont été scolarisées se marient plus tard, ont moins d'enfants et risquent moins de mourir en couches que celles qui ont été peu ou pas scolarisées.

– L'éducation des filles est peut-être la seule arme véritablement efficace dans la prévention du sida. Elle ralentit et réduit l'expansion de la maladie en contribuant à l'indépendance économique des femmes, en retardant le mariage, et en leur donnant les moyens de comprendre ce qu'est cette maladie et comment l'éviter.

– Les enquêtes menées à l'échelle internationale ont montré que chaque année de scolarisation, tant pour les filles que pour les garçons, se traduit par une augmentation du salaire d'environ 10 %. Les mères qui ont eu un cursus scolaire minimum tendent davantage à en faire bénéficier à leur tour leurs enfants, ce qui est essentiel pour briser le cycle de la pauvreté inter-générationnel.

– La scolarisation des filles a montré des effets multiplicateurs dans d'autres domaines. Elle potentialise les autres facteurs de développement. Une éducation de qualité garde les enfants à l'école et les rend ainsi moins vulnérables à l'exploitation, au viol et à la maltraitance. Elle fait naître très tôt chez eux une certaine compréhension de la justice et de la paix sociales et leur fait percevoir la fragilité de l'environnement dans lequel nous vivons.

Les pays qui ont les meilleurs taux de scolarisation primaire et qui sont les plus proches de la parité entre garçons et filles sont généralement ceux qui sont les plus démocratiques. Et les investissements faits dans l'éducation des filles – en particulier si c'est dans une éducation de qualité – profitent aussi aux garçons. L'inverse n'étant pas toujours le cas.





Faits et prévisions

Home Le Japon menace de rapatrier ses investissements américains

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

« Aucun pays, pas même le plus puissant, les Etats-Unis, ne peut, politiquement et économiquement, vivre isolé des autres. La dette américaine se monte à des milliers de milliards de dollars, dont 25 % sont détenus par le Japon. Que celui-ci revende ses bons du Trésor américain, et c'est 25 % de votre dette nationale qui s'écroulera. Vous devrez les trouver quelque part, ou alors voir votre économie s'effondrer. » [Benjamin Creme, L'Art de la Coopération]

Un des principaux responsables du parti au pouvoir au Japon, le Parti libéral démocrate (PLD), a reproché à l'Administration Bush de laisser le dollar se déprécier par rapport au yen, allant même, en termes à peine voilés, jusqu'à menacer, si aucune mesure n'était prise, d'entreprendre de rapatrier les milliards de dollars que son pays a investi dans l'économie américaine, sous forme de bons du Trésor [...] « Si rien n'est fait pour enrayer cette chute, a déclaré Kaoru Yosano, président du Conseil politique du PLD, les Etats-Unis pourraient connaître une hémorragie de capitaux massive. »

Son pays a l'intention d'appeler les autres membres du G7 à faire pression sur l'Administration américaine pour qu'elle prenne à bras le corps ses deux déficits gigantesques (commerce extérieur et budget), qui sont à l'origine de cette dévaluation. Faute de quoi la reprise économique qui se dessine au Japon depuis quelques temps pourrait se trouver compromise, ses exportations étant rendues moins compétitives non seulement aux Etats-Unis, mais aussi en Chine, dont le yuan est arrimé au dollar. A titre d'exemple, selon le PDG de Honda, Takeo Fukui, une hausse d'un yen par rapport au dollar sur trois mois ampute de 10 milliards de yens lesbénéfices de l'industrie automobile.




Home Un dollar qui n'en finit pas de chuter

Source : San Francisco Chronicle, E.-U. ; Reuter, G-B.

« L'économie américaine paraît stable, voire florissante, pour l'instant, malgré les milliards de dette nationale. Cependant, cela ne correspond pas à la réalité ; les Etats-Unis seront pris dans le krach économique mondial, comme l'a prédit Maitreya. Aucune nation n'est isolée, aujourd'hui. » [B. C., Le Grand Retour]

Fin 2004, le dollar américain a atteint son niveau le plus bas depuis 9 ans par rapport à un panier des principales devises internationales. La plupart des analystes financiers prévoient une poursuite de cette dépréciation en 2005. « Nous estimons que la monnaie américaine suivra le même cours qu'en 2004 », déclarent les experts de la Royal Bank of Scotland.

Le plus préoccupant, c'est que cette baisse s'accompagne d'une augmentation des déficits du commerce extérieur et du budget. Les importations américaines en biens et services dépassent chaque année de 600 milliards de dollars les exportations. Et ce sont essentiellement les étrangers qui financent ce déséquilibre, en plaçant une partie des dollars gagnés par leurs exportations dans divers secteurs comme, par exemple, les bons du Trésor américain – ce qui revient, en fait, à financer une partie du double déficit, commercial et budgétaire. Pour Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale, les autres pays pourraient se lasser d'investir sur les marchés financiers de l'Amérique pour l'aider à renflouer ses déficits abyssaux. Ce qui, si cela se produit, fera diminuer la demande de dollars et, par voie de conséquence, accentuera sa chute. Face à cette situation, la Réserve fédérale pourrait relever ses taux d'intérêt, dans l'espoir de rendre plus attractifs aux capitaux internationaux le financement de la dette. Mais des taux trop hauts ralentiraient l'activité économique, voire provoqueraient une récession majeure. C'est pourquoi Alan Greenspan préconise une réduction du déficit budgétaire comme le moyen le plus efficace de résoudre les problèmes économiques croissants auquel le pays a à faire face.




Home Sombres perspectives pour l'économie américaine

Source : Reuter, Grande-Bretagne

 Paul Krugman, professeur de sciences économiques à Princeton et éditorialiste au New York Times, accuse la politique économique de Bush de conduire les Etats-Unis à la catastrophe.

L'Administration, dit-il, est noyautée par un « groupe de gens pour qui les règles sont inutiles. Ils sont totalement irresponsables ». Il redoute que la victoire électorale du président Bush ne fasse que rendre son administration encore plus sourde aux voix dissidentes – ce qui mettrait sérieusement en danger une économie américaine souffrant depuis la fin du premier mandat de déficits records, d'une baisse de confiance des investisseurs et d'une création d'emplois peu bénéfique à la vie économique.

Mais ce que craint le plus P. Krugman, c'est que l'Administration Bush ne s'obstine dans ses politiques de réduction d'impôts et de privatisation de la sécurité sociale – politiques qui ont conduit l'Argentine à une sorte de désastre fiscal suivi d'une vague d'emprunts massifs qui, en 2001, a mis le pays en état de cessation de paiement, sa dette nationale se montant alors à 100 milliards de dollars. « Alors, si on se demande si on ressemble à l'Argentine, conclut-il, la réponse dépasse ce que l'on est prêt à admettre aujourd'hui. Nous sommes devenus une république bananière. »

Autre épée de Damoclès, la perspective de voir les banques centrales asiatiques cesser de renflouer la dette budgétaire américaine ; ce qui serait immanquablement suivi d'un plongeon supplémentaire du dollar, plongeon déjà anticipé par les investisseurs internationaux, qui ont compris que le gouvernement américain est décidé à laisser filer sa monnaie.

« Le premier pas peut venir de la Banque de Chine, jugeant qu'elle détient suffisamment de dollars, ou d'investisseurs privés, prêts à spéculer sur un plongeon de la devise américaine – une « prophétie qui contient en elle-même l'assurance de sa propre réalisation », estime-t-il. « Deux scénarios qui mettent les nerfs à rude épreuve. » Ce qui l'inquiète également, ce sont les plans de réforme de la sécurité sociale qui, s'ils étaient appliqués, mettraient les retraités à la merci de l'extrême volatilité des marchés financiers – avec les conséquences que l'on peut imaginer pour les générations futures.

Pour lui, le seul aspect positif de la réélection de Bush, c'est que sa politique financière de plus en plus erratique pourrait nourrir le mécontentement des couches moyennes et défavorisées. « Je crois que viendra un moment où s'élèvera une sorte de raz-de-marée populaire contre ce qui se sera produit, déclare-t-il. En attendant, il faut rester mobilisés au maximum, continuer à clamer sans relâche la vérité. Jusqu'à ce que finalement les gens descendent en masse dans les rues, seule façon de faire comprendre au gouvernement qu'ils ne sont pas satisfaits de ce qui se passe. »




Home Explosion du déficit

Source : Reuters, Grande-Bretagne

Le déficit du budget américain atteint 3,7 % du produit intérieur brut (PIB). Et les analystes prévoient que la situation « se détériore encore dans les dix années à venir ». L'élection de G. Bush pour un deuxième mandat à la Maison Blanche n'a pas beaucoup amélioré la confiance des investisseurs dans le dollar qui se trouve sous pression du fait de l'inquiétude concernant non seulement le déficit du budget mais aussi le gonflement du déficit des comptes courants. La banque d'investissement NB Rothschild a publié un rapport dans lequel elle déclare : « Les inquiétudes au sujet de la politique économique et de la politique étrangère de l'administration Bush continuent de peser sur le dollar et de pousser les métaux précieux à la hausse. »

Pendant ce temps, le prix de l'or, un indicateur sûr de la tendance des marchés, a atteint en Asie son plus haut cours depuis 16 ans (août 1988) au cours des échanges qui ont suivi l'élection américaine, alors que le dollar chutait à son plus bas cours contre l'euro, attirant ainsi vers le métal jaune les acheteurs désireux de payer avec d'autres devises que le dollar. L'or a gagné presque 60 % depuis que G. Bush a été élu président en 2000, alors que l'euro a atteint un maximum record à Tokyo du fait de l'inquiétude engendrée par les déficits américains. Selon la Banque Rothschild : « La hausse des taux d'intérêts devrait favoriser le dollar. Pourtant, du fait de la défaveur que connaît le dollar il faudrait augmenter les taux de 25 points pour inverser la tendance. » Le déficit du budget américain s'élève à 427 milliards de dollars, c'est-à-dire 3,7 % du PIB, alors que la balance courante, le plus large indicateur commercial, a atteint un déficit record de 166,18 milliards de dollars au deuxième trimestre 2004.




Home Un déficit malvenu

Source : Associated Press

En mars 2004, la Direction du budget au Congrès, indépendante de tout parti, avait annoncé un déficit de 477 milliards de dollars. Par la suite, cette prévision avait été revue à la baisse au cours de l'année, grâce à des revenus fiscaux plus importants que prévus et des dépenses moindres. Pourtant, le chiffre final du déficit dépassa largement les records précédents. Atteignant 413 milliards de dollars, celui-ci a été le pire depuis la seconde guerre mondiale. Joshua Bolten, directeur du budget à la Maison blanche, a qualifié ce déficit de « malvenu », mais a assuré qu'il pourrait être rabaissé « si nous restons fidèles au plan de croissance économique du président et à la discipline qu'il recommande concernant les dépenses ».

Selon le député John Spratt de Caroline du Sud : « Il n'y a simplement aucun moyen crédible de présenter le plus gros déficit budgétaire de l'Histoire comme une bonne nouvelle. »

Beaucoup d'économistes sont embarrassés par de tels chiffres car il est prévu que les déficits augmentent encore au cours de la décennie lorsque la génération du baby boom, d'importance considérable, commencera à peser sur les dépenses de la sécurité sociale. Lorsque le gouvernement présente un budget annuel en déficit, il doit emprunter pour financer ses dépenses courantes, augmentant d'autant sa dette accumulée.




Home Les petites îles menacées par le réchauffement climatique

Source : The Independent on Sunday, Grande-Bretagne]

« On ne parviendra pas à créer l'unité sans la coopération, qui en est un aspect. Quiconque a une vision unifiée de l'univers, des problèmes du monde, reconnaît que ceux-ci nous concernent tous. Il n'est pas un homme qui n'en soit affecté, que ce soit la pollution, le réchauffement planétaire, l'élévation du niveau des mers [...] Autant de problèmes que l'on ne peut traiter que par la coopération. Il n'y a pas d'autre moyen. Personne ne peut dire qu'ils ne le touchent pas. » [Benjamin Creme, L'Art de la Coopération]

Le sommet des 51 petits Etats insulaires en développement (PEID) s'est tenu courant janvier 2005 à l'île Maurice. Notamment pour discuter de l'aide internationale qui leur est allouée – une aide en baisse régulière, bien qu'ils soient les plus exposés aux conséquences du réchauffement planétaire dont, étant peu pollueurs, ils sont les moins responsables. Les ouragans qui ont frappé les Caraïbes et le tsunami de Noël 2005 n'ont rien changé à cet état de choses. Ni le fait que l'élévation du niveau des mers, due à l'effet de serre, pourrait, à terme, rayer de la carte certains de ces micro-Etats, comme Tuvalu ou les Maldives.




Home La Chine s'offre le secteur informatique d'IBM

Source : The Guardian, G.-B.

« La Chine deviendra la puissance dominante de l'hémisphère oriental. C'est une terre de discipline et de tradition, de philosophie et de science. Les Chinois perdent très rapidement leurs idéologies. Cette évolution des mentalités est si rapide qu'elle échappe en partie aux médias. Mais une fois qu'elle sera avérée, ce pays occupera un rôle directeur en Asie. [Un collaborateur de Maitreya, PI, juillet/août 1990]

Le premier des fabricants chinois d'ordinateurs, Lenovo, a acheté le secteur d'informatique personnelle d'IBM pour 1,75 milliards de dollars – marquant ainsi l'arrivée du capitalisme chinois sur la scène internationale d'un grand coup, économique, mais aussi symbolique, vu le prestige de l'entreprise américaine, fondée en 1911, l'image même de la puissance américaine.

La Chine devient ainsi le troisième fabricant d'ordinateurs au monde, venant juste après Dell et Hewlett Packard, et le réseau de distribution de l'ancienne entreprise américaine lui donne accès à 160 pays. La croissance accélérée des exportations chinoises ainsi que celle de son Produit intérieur brut (9 % pour les deux dernières décennies), jointe à la politique d'encouragement très active du gouvernement visant à favoriser l'expansion à l'étranger des sociétés nationales, laissent augurer d'autres opérations du même genre.





Regard sur le monde

Home Irak : pas d'armes de destruction massive

Source : The Guardian, Grande-Bretagne ; Agence France Presse, France

C'est officiel : Il n'y a pas d'armes de destruction massive en Irak. Les contrôleurs ont abandonné leurs recherches dans ce domaine qui était pourtant l'un des principaux motifs de la guerre des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l'Irak. L'existence supposée d'armes de destruction massive constituait en effet le fondement de la doctrine de la guerre préventive.

Charles Duelfer, directeur du Groupe de surveillance des armements en Irak a regagné les Etats-Unis. En octobre 2004, il a présenté au Congrès un rapport préalable concluant que Saddam Hussein avait détruit ses dernières armes de destruction massive il y a plus de dix ans et qu'à l'heure de la deuxième guerre du Golfe, ses possibilités d'en fabriquer de nouvelles étaient pratiquement inexistantes ou extrêmement limitées.

Les recherches exhaustives menées auparavant par les inspecteurs des Nations unies n'avaient abouti à la découverte d'aucune arme susceptible de justifier une guerre. Comme on le sait, ces inspecteurs ont été rappelés d'Irak avant de pouvoir achever leur recherche. Or, les gouvernements anglais et américain déclaraient que l'Irak détenait des armes de destruction massive que Saddam Hussein pouvait mettre en œuvre en 45 minutes, causant d'énormes dégâts en termes de morts humaines et dommages matériels.

Lorsque la dernière commission d'étude et d'inspection dirigée par Charles Duelfer quitta l'Irak, elle demanda au Pentagone de libérer un certain nombre de scientifiques irakiens détenus depuis le début de la guerre.

Depuis que les médias ont rapporté que « Les Etats-Unis ont abandonné la recherche des armes de destruction massive de Saddam Hussein » et que « La commission de contrôle des armements en Irak a conclu que le dictateur avait procédé à la destruction de ses armements des années avant l'invasion », les principaux journaux ont relégué cette information au profit d'autres « sujets clés ».

Toutefois, des critiques se font jour sur la manière dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne veulent étouffer cette affaire. Nancy Pelosi, membre éminent du parti démocrate, qui n'hésite pas à critiquer ouvertement le gouvernement a déjà déclaré : « Le président se doit d'expliquer au peuple les raisons d'une telle erreur. »

De son côté, Hans Blix, ancien contrôleur en chef des armements en Irak, violemment vilipendé aux Etats-Unis par les partisans de la guerre, déclare que l'administration Bush doit répondre de cette question devant les Nations unies.

Charles Duelfer présentera son rapport final au Congrès au printemps 2005.





La voix de la raison

Home Terrorisme, climat et pauvreté

Source : The Observer, Grande-Bretagne

Dans un documentaire intitulé la Guerre du nouveau monde, diffusé en Grande-Bretagne en octobre 2004, le journaliste Jonathan Dimbleby affirme que le terrorisme, les changements climatiques et la pauvreté dans le monde sont liés de manière inextricable, et que nous devons vaincre ces maux avant qu'ils ne nous détruisent. Avant la diffusion de l'émission, J. Dimbleby écrivait dans The Observer : « Le terrorisme international, la pauvreté au niveau mondial et le réchauffement de la planète forment un trio empoisonné qui aboutira à une catastrophe à côté de laquelle les horreurs du 11 septembre paraîtront bien insignifiantes. »

Selon J. Dimbleby : « Les distorsions grotesques du marché mondial impliquent que pour chaque dollar que l'Ouest verse à l'Afrique sous forme d'aide, deux autres reviennent sous forme de subventions et de barrières douanières : c'est de l'exploitation manifeste commise par les plus riches qui imposent aux pauvres d'accepter les lois du « libre échange ». Par la radio, la télévision ou Internet, un nombre croissant d'Africains, en particulier des jeunes (la plupart sans emploi) reçoivent des informations qui les déconcertent. Les hypocrisies et les injustices qu'ils subissent ont conduit Meles Zanawi (premier ministre d'Ethiopie) à lancer un avertissement pour dire que l'Afrique pourrait devenir la source d'un futur 11 septembre « que nous vivions dans un village reculé d' Ethiopie ou au centre de Manhattan, nous sommes tous sur le même bateau. »

J. Dimbleby cite James Wolfensohn, président de la Banque mondiale : « Un démuni ne devient pas terroriste du jour au lendemain [...], mais que feront ses enfants ; ils sont jeunes avec des valeurs similaires aux nôtres, ils ne peuvent pas trouver du travail et sont frustrés à chaque action qu'ils entreprennent. »

J. Dimbleby signale que les pays occidentaux ne se sont pas encore mis en route afin d'atteindre les objectifs du millénaire qui ont pour but de réduire de 50 % la pauvreté d'ici 2015. D'après Gordon Brown, chancelier britannique, le problème provient du manque de volonté politique.

J. Dimbleby explique que « si chaque nation occidentale portait son aide au développement à hauteur de 0,7 % de son PNB, annulait la dette des pays les plus pauvres et éliminait les subventions agricoles à ses propres agriculteurs, ces nations pourraient débloquer chaque année un montant de l'ordre de 785 milliards de dollars en faveur du développement, soit douze fois leur contribution actuelle. »

Le plus grand défi auquel doit faire face l'humanité, c'est de lutter à la fois contre la pauvreté et le réchauffement climatique afin de donner aux pauvres accès à la justice et à la prospérité sans détruire la planète. Déjà à l'heure actuelle, nous consommons les ressources naturelles à un rythme plus élevé qu'elles ne peuvent se reconstituer. Sir David King, principal conseiller scientifique auprès du gouvernement britannique, confirme que le réchauffement climatique constitue une menace plus importante que le terrorisme mondial.

« Assisterons-nous à la fonte des glaciers, à des inondations catastrophiques qui submergeront des centaines de milliers de personnes et transformeront des millions d'autres en réfugiés et émigrants affamés ? Allons-nous tous périr dans un Armageddon sibérien ou saharien ? Serons-nous pris dans un jeu malthusien où nous mourrons par manque de nourriture et d'eau ? Ou au contraire, allons-nous commencer à contrôler notre usage prolifique de carburants fossiles et persuader celui qui remportera les élections américaines, quel qu'il soit, que les ressources de la planète doivent être partagées de manière plus équitable ? »




Home Pas de paix sans justice

Source : Sydney Morning Herald, Australie

Le 2 novembre 2004, Arundhati Roy recevait le Prix de la Paix, décerné par la ville de Sydney. Voici des extraits de la conférence qu'elle a donnée à cette occasion.

« Il ne peut y avoir de paix sans justice. Et il n'y aura pas de justice si nous ne résistons pas à l'injustice. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement la justice, mais l'idée même de justice qui est attaquée.

L'offensive menée contre les couches les plus vulnérables de la société est si massive, si cruelle et si habile que son audace même a suffi à corroder notre définition de la justice. Elle nous a contraints à limiter notre vision et nos espérances [...]

Il devient plus qu'évident que les violations des droits de l'homme sont une composante nécessaire, inhérente à cette dynamique qui tend à imposer au monde un système politico-économique injuste. A tel point qu'elles sont de plus en plus présentées comme des retombées malheureuses, presque accidentelles, d'un système par ailleurs acceptable. Comme s'il ne s'agissait, en somme, que d'un problème sans grande importance que pourrait régler quelque ONG, pour peu qu'elle lui consacre un peu plus d'attention [...].

Nul doute que cette invasion [de l'Irak] restera dans l'Histoire comme l'une des guerres les plus lâches qui aient jamais été menées. Une bande de nations riches, disposant d'un arsenal nucléaire suffisant pour détruire plusieurs fois le monde, a agressé un pays pauvre sous le prétexte fallacieux qu'il possédait des armes nucléaires, en se servant des Nations unies pour le désarmer avant de l'envahir et de l'occuper, et maintenant de le mettre en vente.

Si je parle du problème de l'Irak, ce n'est pas parce que c'est un des sujets du jour, mais parce qu'il préfigure ce qui se prépare. Il inaugure un nouveau cycle. Il nous offre l'occasion d'observer à l'œuvre la cabale militaro-industrielle, « l'empire », comme on l'appelle. Car dans le nouvel Irak, elle ne prend plus de gants.

A mesure que s'intensifie la bataille pour prendre le contrôle des ressources mondiales, le colonialisme économique fait son retour, sous forme d'agression militaire. L'Irak constitue logiquement le point culminant du processus de mondialisation mené par la finance et l'industrie, et où néo-colonialisme et néo-libéralisme ne font plus qu'un. Il n'est que de jeter un coup d'œil dans les coulisses (ce qui n'est pas facile), pour voir les transactions impitoyables qui s'y déroulent.

Une fois envahi et occupé, l'Irak a dû payer 200 millions de dollars à des multinationales telles que Shell, Mobil, Nestlé, Pepsi, en « réparation » d'un manque à gagner dont il serait responsable. Cela en plus de ses 125 milliards de dollars de dette, qui l'ont obligé à se tourner vers le Fond monétaire international, lequel l'attendait ailes déployées, tel l'ange de la mort, avec son programme d'ajustements structurels (même s'il ne semble guère y rester de structures à restaurer...).

Alors, que veut dire la paix dans ce monde sauvage, militarisé et régenté par les multinationales ? Que veut dire la paix pour les populations vivant dans des pays occupés, tels l'Irak, la Palestine, le Cachemire, le Tibet et la Tchétchénie ? Pour les Aborigènes d'Australie, les Dalits et les Adivasis de l'Inde ? Que signifie-t-elle pour les citoyens non musulmans des pays musulmans, les femmes en Iran, en Arabie Saoudite et en Afghanistan ? Quel sens a-t-elle pour les millions de gens chassés de leurs terres par les barrages et les projets de développement ? Qu'est-elle, sinon synonyme de guerre ?

Nous connaissons bien les bénéfices que procure la guerre. Mais nous devons nous demander honnêtement à qui y profite la paix. Le bellicisme est criminel. Mais parler de paix sans parler de justice pourrait facilement nous amener à une sorte de capitulation. Et il n'est rien de plus hypocrite que de parler de justice sans démasquer les institutions et les systèmes qui perpètrent l'injustice.

Il est facile de reprocher aux pauvres d'être pauvres. Il est facile de croire que le monde est pris dans une spirale de terrorisme et de guerre. C'est ce qui permet à George Bush de déclarer : « Vous êtes soit avec nous, soit avec les terroristes. » Mais c'est une fausse alternative. Le terrorisme n'est que la privatisation de la guerre. Pour eux, elle est ouverte à la libre-concurrence, comme l'est l'économie pour les néo-libéraux. Ils refusent à l'Etat le monopole de la violence légitime.

La distinction morale entre la brutalité sans nom du terrorisme et le carnage aveugle de la guerre et de l'occupation est mensongère. Ces deux formes de violence sont inacceptables. On ne peut soutenir l'une et condamner l'autre. »




Home Le Plan Marshall du chancelier britannique

Source : The Independent, G.-B.

Gordon Brown, le chancelier de l'Echiquier britannique, veut utiliser les présidences britanniques du G8 et de l'UE comme tremplin pour enrayer la pauvreté et instaurer un nouveau Plan Marshall en faveur des pays les plus pauvres. Récemment, à Glasgow, le chancelier a énuméré ses objectifs pour les présidences et exposé les trois principaux engagements de son plan.

– Il souhaite l'effacement total de la dette des pays les plus pauvres, qui doivent 80 milliards de dollars au FMI, à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement. « Insister pour le remboursement de ces dettes est injuste – c'est une offense à la dignité humaine. Ce qui est moralement faux ne peut être économiquement juste », a-t-il déclaré.

– Il a promis « les premières négociations commerciales mondiales de l'Histoire en faveur des pays les plus pauvres ».

– Il s'est engagé à créer une nouvelle facilité financière internationale destinée à récolter 50 milliards de dollars supplémentaires, d'ici un an, auprès des marchés de capitaux internationaux.

Dans sa quête passionnée pour l'allégement de la dette, G. Brown s'est engagé auprès de nombreuses organisations non gouvernementales largement soutenues par le public. Ce faisant, il a identifié une nouvelle forme de politique qu'il appelle « consensus progressif ». Au cours d'une récente interview parue dans le journal britannique The Independent, il a expliqué que le soutien du public était vital pour ce consensus, citant l'exemple du public britannique qui est en faveur de l'allègement de la dette et de la nécessité de prendre des décisions au niveau local. « Les progrès dans ce domaine dépendent de la volonté populaire. Ils ne peuvent être accomplis par les seuls gouvernements ou par une élite politique », a-t-il ajouté.

Suite au désastre du tsunami de décembre 2004, G. Brown a négocié un accord avec les chefs des pays les plus riches en faveur d'un moratoire d'au moins un an sur les 3 milliards de dollars de dette dues par les pays frappés par le désastre. Evoquant l'immense soutien du public dans le monde entier et les implications de ce soutien sur le problème plus vaste de la pauvreté dans le monde, le chancelier a déclaré : « La solidarité mondiale de ces derniers jours n'exprime pas seulement de la sympathie, mais aussi un soutien montrant que même si nous sommes des étrangers, séparés et dispersés à travers le monde, même si nous sommes de races différentes, même si notre richesse et nos revenus nous différencient, même si nous sommes divisés par nos croyances et nos idéologies – même si nous sommes différents et souvent divisés – nous constituons un seul univers moral. Et le sens moral que nous partageons et qui nous est commun fait que nous savons où est notre devoir envers les autres. »




Home Un élan de solidarité sans précédent

Source : The Independent, G.-B.

Les organisations humanitaires considèrent que l'extraordinaire élan de solidarité ayant suivi le tsunami a prouvé aux politiciens que le public était très sensible à la souffrance humaine. Cela pourrait faciliter la lutte contre la misère dans le monde.

Comme l'a déclaré Anne Macdonald, directrice des relations publiques d'Oxfam, « des millions de gens ont vu à la télévision des familles entières entassées dans des logements minuscules. Des milliers et des milliers de gens nous ont appelés, et nous nous sommes aperçus en parlant avec eux qu'ils sont conscients que la misère aggrave les conséquences des désastres de ce genre. Ils se sentent vraiment solidaires avec la souffrance de ces malheureux qui vivent pourtant presque à l'autre bout du monde. Si un nombre suffisant d'entre eux font pression sur leurs gouvernements, de grands pas peuvent être réalisés vers la résolution du problème de la dette des pays pauvres ou émergeants, ainsi que des discriminations commerciales et environnementales dont ces pays sont victimes. »

D'autres personnalités ont réagi dans ce sens, comme Tony Benn, député du Royaume Uni : « Ce désastre fait prendre conscience aux gens que les Nations unies ont besoin de davantage de fonds et d'équipements. Nous possédons la technologie nécessaire et l'argent, si les peuples contraignent les gouvernements à utiliser une partie de l'argent qu'ils consacrent aux armes et à la guerre. »

Kanya King, fondateur du Prix de la musique africaine, a affirmé : « Nous ne pouvons plus vivre isolément tout en assistant à la destruction de vies et de moyens d'existence. Nous devons tous prendre des initiatives pour changer les choses. Nous avons apporté la preuve que l'opinion publique et les médias peuvent influencer les gouvernements. »

Le Dr Ghayasuddin Siddiqui, leader du Parlement musulman, a déclaré : « La compassion et la solidarité envers l'humanité unissent chacun d'entre nous, par-delà nos croyances ou nos ethnies. Cette tragédie a démontré que tous les hommes pouvaient s'unir pour s'entraider. L'humanité a fait un pas en avant. »




Home Un monde nouveau nécessite une nouvelle manière de penser

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Dans un article du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, Michaïl Gorbatchev s'en prend au « nouvel empire américain », qu'il accuse d'exiger des autres nations qu'elles « embrassent sa conception de la vie pleine de suffisance. Malheureusement, cette manière de penser d'un autre âge cause davantage de problèmes qu'elle ne pourra jamais en résoudre. Quinze ans après la chute du mur de Berlin, nous avons plus que jamais besoin de penser différemment. Il faut un nouvel ordre mondial qui bénéficiera à tous. Nous savons que les bombes ne suffisent pas à assurer notre sécurité – c'est la pauvreté qu'il faut combattre, car elle engendre le terrorisme. Comme en 1989, il faut de toute urgence un changement et des dirigeants responsables. »





La voix des peuples

Home La révolution orange et pacifique

Source : New York Times, Associated Press, E.-U. ; BBC ; www.pora.org

Les récentes élections présidentielles en Ukraine ont finalement vu la victoire du candidat de l'opposition Viktor Yushchenko, de la Coalition des forces du peuple, face au premier ministre en place, Viktor Yanukovich, considéré comme le « candidat du Kremlin ».

Ces élections ont été marquées par d'importantes manifestations, organisées par le mouvement Pora (C'est l'Heure), composé principalement de jeunes dynamiques, efficaces, très motivés, et parfaitement formés aux technologies informatiques.

Lié à aucun parti politique, Pora s'était fixé pour objectifs d'encourager la démocratie en Ukraine et d'assurer des élections libres et équitables.

Le premier tour de ces élections, le 21 novembre dernier, ayant donné Viktor Yanukovich gagnant, des centaines de milliers d'Ukrainiens, arborant des écharpes oranges, le signe distinctif de Pora, ont protesté jour et nuit contre un scrutin entaché de multiples cas de fraude.

Finalement, face à la pression populaire, la Cour suprême (traditionnellement suspectée de subir les pressions du pouvoir en place et de manquer d'indépendance et d'intégrité), a imposé un second tour, qui a donné une facile victoire au candidat de l'opposition.

Après 17 jours de protestation ininterrompus, les manifestants de Pora ont pu célébrer le triomphe de la démocratie en Ukraine. Financé par de multiples dons émanant de tout le territoire, le mouvement Pora avait pu organiser un véritable village de tentes avec un service de restauration, des sanitaires, une infirmerie, et des vestiaires pour se changer. Un service d'ordre assurait en permanence la sécurité des manifestants et des installations.

Longtemps considéré comme les « petits frères » de l'empire soviétique, les Ukrainiens ont, dans ce grand « moment de vérité », clairement démontré leur indépendance politique et leur unité face à la fraude électorale.





Courrier des lecteurs

Home Appel aux médias

Cher Monsieur,

Je me demande si des commentaires seront transmis sur le site Internet de Share International au sujet du tsunami asiatique et de la volonté d'aider tous ceux qui ont été frappés par cette catastrophe. Dans mon pays, la Norvège, tant de gens aimeraient aider. Des millions ont été donnés et des milliards le seront. Si l'on prend du recul, c'est maintenant un défi mondial pour tous les habitants des pays riches de donner en permanence ; il faudrait un changement de conscience afin que donner et aider deviennent des objectifs primordiaux. Dans de nombreux endroits du globe, des populations ont besoin d'une aide quotidienne. Au Soudan, des enfants meurent plus vite que nous ne pouvons les dénombrer, mais il n'y a pas là-bas de couverture médiatique. Si les médias y accordaient la moitié du temps consacré à la couverture du drame qui s'est produit en Asie, les gens prendraient conscience.

R. , K., Norvège


Email adressé au site Internet de Share International




Home La laitière

Cher Monsieur,

Il y a quelque temps j'ai lu dans Partage international tout ce qui concernait le miracle mondial des statues buvant du lait, notamment celles de Ganesh. Nous avons une statue de Ganesh sur le rebord d'une fenêtre et cela semblait une bonne idée d'essayer. Ma fille âgée de deux ans et moi-même avons donc offert du lait à la statue dans un bol placé devant elle. Ma fille mit quelques gouttes de lait sur le bout de ses doigts et les posa à l'extrémité de la trompe de Ganesh. Malheureusement, il ne se produisit absolument rien. Au bout de deux jours, nous renonçâmes. Ma fille déclara que Ganesh n'avait pas faim et je me demandai si Ganesh n'aimait pas le lait de soja que nous lui avions offert.

Quelques jours plus tard, ma fille me montra une petite statuette du Bouddha que nous possédons en disant : « Le petit Bouddha veut aussi du lait. » Nous suivîmes le même procédé et à ma grande surprise, le lait avait disparu le matin suivant. Ma fille ne fut pas le moins du monde surprise. Nous lui offrîmes du lait (de soja) pendant quelque temps et il le « but ».

Notre petit Bouddha « boit-il » le lait ? Si c'est le cas, qui l'aide à le faire ? Depuis Noël, le petit Bouddha a cessé de boire le lait.

C. C., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le petit Bouddha n'a pas « bu » le lait, mais que Maitreya avait fait disparaître celui-ci, comme lors du miracle du lait qui s'est produit en 1995.


Home Plus près que vous ne pensez

Cher Monsieur,

Nous avons mis une annonce sur un tableau d'affichage au sujet des anges et des croix de lumière. Nous demandons aux lecteurs intéressés de nous téléphoner et nous recevons toutes sortes d'appels, y compris certains appels de chrétiens fondamentalistes.

Un soir de l'hiver dernier, un homme a téléphoné et nous avons parlé avec lui pendant quelque temps. Il déclara incidemment que nous nous entretenons souvent avec des anges sans en avoir conscience. Cependant nous ne prêtâmes guère attention à ceci avant la fin de la conversation.

Nous avions l'impression qu'il s'agissait d'un fondamentaliste, car il était très sûr de lui – non seulement content de lui, mais s'exprimant avec l'intonation de quelqu'un qui sait tout. Il nous interrogea sur le sens exact de notre annonce et sur nos opinions. Nous nous attendions à ce qu'il commence à citer la Bible, comme le font habituellement les fondamentalistes. Mais il n'en fit rien.

Nous parlâmes encore pendant quelques minutes et il déclara : « Quelque chose de grand est sur le point de se produire. C'est aussi près que le bout de votre nez. C'est si près que vous ne pouvez le voir. Et rien de ce que vous pouvez imaginer de meilleur ne s'en rapprochera. » Il demanda ensuite si nous avions des questions à lui poser. Le tour de la conversation nous avait tellement impressionné que nous ne posâmes aucune question.

Cet homme était-il un Maître ?

B. et G. D, Montgomery, Alabama, Etats-Unis

Benjamin Creme a indiqué que la personne au téléphone était le Maître Jésus.


Home Question tendancieuse

Cher Monsieur,

Le 4 décembre 2004, je me trouvai à Cuba Mall, en train de distribuer des brochures et de parler à tous ceux qui étaient intéressés par l'exposition des photographies publiées à l'origine au verso de Share International, lorsque soudain un homme se présenta devant moi.

Il n'était plus dans sa prime jeunesse, sans pour autant avoir atteint l'âge mûr. Il avait l'air un peu fatigué, mais il donnait une vive impression de force et de détermination. L'espace d'un instant, je me demandai avec inquiétude s'il ne s'agissait pas d'un fondamentaliste comme nous en avions rencontré un certain nombre ce jour-là. Je lui parlai mais je sentis qu'il n'était pas très intéressé. Il n'essaya cependant pas de s'esquiver. La conversation, guidée d'une certaine manière par lui, tourna autour du fait de savoir si j'aimais les Maoris, ce qui est le cas. En fait, il ne semblait pas avoir besoin de réponse. Il me regarda ensuite de manière très directe en disant : « Et les Chinois ? » Le matin même je m'étais dit que nous avions autant de Chinois que d'Européens dans notre rue. Je répondis à contre cœur que je détestais le racisme, mais qu'en grattant la surface on pourrait le trouver. Je commençai à penser qu'il s'agissait de Maitreya ou de l'un des Maîtres. J'essayai de trouver quelque chose d'approprié à dire et je déclarai : « Que pensez-vous de ce qui se produit aujourd'hui dans le monde et des énergies qui affluent ? » Il me répondit : « Je connais les énergies. » Les mots étaient simples, mais ils en disaient long. Je restai silencieuse et il s'éloigna. En s'en allant, il tourna la tête et me regarda. A ce moment-là, je fus absolument certaine qu'il savait que je savais qui il était. Mon cœur bondit. Le reste du temps que je passai sur notre stand fut rempli de joie.

S'agissait-il de Maitreya ?

B. O'D., Wellington, Nouvelle-Zélande

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le visiteur était Maitreya.


Home Une prouesse d'équilibre

Cher Monsieur,

Le jeudi 16 décembre 2004, je rentrai chez moi après avoir aidé un membre de notre groupe à présenter la méditation de transmission au Watkin's Esoteric Centre, dans le West End de Londres. Je me disais que j'avais beaucoup apprécié cet atelier – que cela avait été un réel bonheur et que je pourrais facilement m'arranger pour participer davantage à ce genre d'activités, en dehors de mon travail quotidien.

Je sortis à la station de métro Shepherds Bush vers 23 h 30 et je longeai le côté nord de l'espace vert de Shepherds Bush, au milieu d'une foule de gens qui avaient fêté Noël et rentraient chez eux en titubant. Je n'avais fait que quelques mètres lorsqu'un homme me dépassa rapidement sur la gauche, les bras tendus. Je le vis seulement de dos tandis qu'il s'éloignait en titubant. C'était un homme jeune, vêtu de noir des pieds à la tête et portant, m'a-t-il semblé, un capuchon ou un bonnet allongé. Raide et concentré, il avançait tant bien que mal, se frayant résolument un chemin au milieu des fêtards dont aucun ne semblait lui prêter attention. Je le suivis des yeux jusqu'à ce que la foule et l'obscurité l'eurent soustrait à ma vue.

Le plus surprenant, c'est qu'il était monté sur un monocycle de cirque et qu'il tenait à bout de bras une longue crosse de hockey sur glace à lame argentée.

Ce ne fut qu'une vision fugitive, mais c'était si comique et si étrange. Pouvait-il s'agir de Maitreya ou de l'un des Maîtres (ou simplement quelqu'un participant à un nouveau sport ésotérique étrange) ?

J. G., Londres, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était Maitreya. Notre correspondante fut la seule à le voir.


Home En réchapper par miracle

Cher Monsieur,

Fin 1999, mon mari attendait à un feu rouge à Tochigi lorsqu'il fut heurté par derrière par un autre véhicule. Sa voiture se retourna et alla s'écraser au centre de la chaussée. Les témoins oculaires de l'accident eurent grand peine à croire que mon mari ait pu en réchapper sans la moindre blessure. Y a-t-il eu une intervention des Maîtres ?

H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya était intervenu.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Gitta Mallasz

Dialogues avec l'ange

par Betsy Whitfill

Dialogues avec l'ange est l'histoire vraie de quatre amis vivant en Hongrie qui, au milieu de la Seconde Guerre mondiale, reçurent les enseignements d'êtres qu'ils désignèrent sous le nom d'anges. Le Maître de B. Creme a indiqué que les « anges » étaient en fait les Maîtres Jésus, Morya et Koot Hoomi, déguisés. (Voir la rubrique Questions-Réponses dans le numéro de janvier-février 2003 de Share International*).

Vivant dans un petit village aux environs de Budapest, Gitta Mallasz et ses trois amis juifs, Lili, Hanna et Joseph (le mari d'Hanna), étaient très perturbés par le nombre grandissant d'arrestations. C'était une époque de tension politique et de terreur, les nazis se répandaient à travers la Hongrie, capturant et déportant les juifs.

Dans l'espoir d'apaiser leur sentiment « de se trouver dans une impasse », comme l'écrit Gitta, les quatre amis décidèrent d'exprimer leurs soucis par écrit et d'en discuter ensemble. Un jour, Hanna fit remarquer à Gitta que ce qu'elle écrivait était très superficiel. Soudain, elle eut une vision dans laquelle une « étrange force » prenait les notes de Gitta, les déchirait et les jetait par terre. Déconcertée, elle dit à Gitta : « Attention ! Ce n'est plus moi qui parle », et elle prononça ces paroles : « On va te faire perdre l'habitude de poser des questions inutiles ! Attention ! Bientôt des comptes te seront demandés ! »

Gitta eut alors une vision juste et impitoyable d'elle-même. « En un éclair, il m'est montré ce que j'aurais dû écrire : je suis saisie de peur et de honte. » Ce fut le début de la communication avec les « anges ». C'était le 25 juin 1943.

L'ange dit ensuite : « Dans un sol dur on ne sème pas la graine. Tu seras labourée par une recherche sans répit. Ce qui était bon jusqu'à présent sera mauvais. Ce qui était mauvais sera bon. » Puis il l'invita à poser une question, mais elle était tellement bouleversée qu'aucune ne lui vint à l'esprit, et le dialogue s'arrêta.

Hanna décrivit son expérience pendant le dialogue comme un état de perception élargie. Elle pouvait voir nettement la pièce et Gitta, et elle savait ce que celle-ci éprouvait, mais, en même temps, elle était consciente de la présence de l'ange dont les sentiments, dit-elle, étaient d'une nature différente des sentiments habituels. Elle les décrivit comme exprimant de « l'indignation », de « l'amour » ou de la « tendresse », faute d'autres mots.

Gitta et Hanna furent très surprises de cette visite car elles se considéraient comme des personnes tout à fait ordinaires. Lorsqu'elles racontèrent leur expérience à Joseph et Lili, Joseph se montra sceptique, mais Lili demanda à être présente lors du prochain dialogue.

Il y aura en tout quatre-vingt huit dialogues. Gitta transcrivit les « paroles » des anges, « exprimées » à travers Hanna.

Les premiers dialogues se déroulèrent principalement avec Gitta et Lili qui posèrent des questions personnelles. Gitta était souvent submergée par ses émotions. Son ange lui dit que ses émotions et ses sentiments bloquaient le contact. Mais il déclara que si elle s'élevait « jusqu'à l'infini », ils pourraient toujours être ensemble. Sa tâche était de « rayonner avec des sentiments vrais », d'être intérieurement si rayonnante que quiconque en la regardant soit réveillé. Le faux sentiment, lui dit-il, est changeant – on aime d'abord une chose, puis une autre. Le vrai sentiment est immobile, il aime tout, et « rayonne ». Il expliqua que la matière et l'esprit fusionnent dans les yeux, où la force « brûle et rayonne à l'extérieur ». Si par l'émotion on bloque la force montante du véritable sentiment à la gorge, on l'étouffe. « Mais si on l'offre au Divin au moment où il atteint la gorge, la force se transforme en Lumière, qui monte et brille à travers les yeux. » Dans l'un des derniers dialogues, l'ange leur dit à tous les quatre : « Les sentiments doivent être élevés. La vibration s'intensifie. Qu'est-ce qui les élève ? l'aspiration ? – Non. La foi ? – Elle n'est que potentialité. La force qui élève : c'est le don de soi, l'offrande de soi. »

Lili, professeur de gymnastique et thérapeute, fut appelée par son ange « celle qui aide ». Elle avait un caractère très sérieux, mais elle luttait contre la dépression et la nervosité, et son ange dit que celles-ci disparaîtraient lorsqu'elle commencerait à agir selon la tâche qui lui incombait – exprimer « un amour débordant », le Divin en elle. Lorsqu'elle demanda si elle recevrait de l'aide, l'ange répondit qu'elle devait commencer seule et que l'aide viendrait ensuite. Il ajouta que si elle désirait le voir à nouveau, elle ne le verrait pas. Elle le verrait, cependant, lorsque sa tâche l'exigerait. Tout dépendrait, dit-il, de l'intensité de son effort. L'ange leur dit à tous de cesser de désirer et de vouloir. Ils ne devaient s'appuyer sur rien, mais avoir uniquement foi dans le Divin. « Ce qui paraît l'appui le plus sûr, c'est le vide le plus noir. Ne le saisissez pas, car vous deviendriez le vide vous-même ! »

L'idée de ne compter que sur soi-même imprégnait tous les dialogues et elle fut exprimée avec une insistance grandissante lorsqu'ils quittèrent leur village pour Budapest afin d'échapper à une arrestation par les nazis. Les anges leur conseillèrent d'être indépendants, de se débarrasser des vieilles habitudes (« l'habituel, c'est la mort » ) et de ne jamais regarder en arrière. Ils leur enseignèrent la véritable humilité qui se manifeste lorsque « baisser la tête élève ». Ils leur enseignèrent que le mauvais est « ce qui n'est plus bon », et qu'il est créé par l'homme. Ils ne devaient pas essayer de corriger le mauvais, mais d'augmenter le bon qui absorberait le mauvais autour de lui. La haine, enseignèrent-ils, est un masque pour la peur et la honte.

L'ange d'Hanna était « Celui qui mesure », que Gitta décrit comme « une présence d'une puissance contenue, d'une sévérité mesurée presque effrayante » : elle l'appelait « l'Ange de la Justice divine ». Il leur enseigna que le Divin donne à chacun une mesure, peu importe si celle-ci est grande ou petite, mais que donner selon sa mesure est la source d'une joie qui retourne, en pleine mesure, à celui qui donne. En donnant, dit-il, on agit en union avec le Divin, qui donne tout. Il évaluait régulièrement leur capacité à donner, à servir, ce qu'il appelait leurs actes, et il les réprimandait souvent.

« Celui qui mesure, que mesure-t-il ? L'espace. Le cercle que la force n'embrasse pas n'est rien. L'Acte, Dieu le sème, l'homme le reçoit. Le cercle et l'Acte : espace et temps. Lui mesure par moi. »

« Le plateau est vide. Vos actes sont insuffisants. Mesurer le vide m'ennuie. J'aimerais déjà emporter les fruits. Déjà Il attend davantage de vous. »

Joseph, d'un naturel calme et tranquille, était dessinateur de meubles et décorateur. Son ange l'appelait « celui qui bâtit », un « messager du Ciel » dont la tâche était de bâtir le Ciel sur la Terre. « La Terre en bas est aussi proche que le Silence en haut : ils sont Un. L'Acte n'est possible qu'ici. »

« Vide est la Terre – pourtant Sa main la remplit – Sa main qui a nom Homme.

« L'Homme est celui qui bâtit (Joseph), qui aide (Lili), qui est force rayonnante (Gitta), qui agit selon la mesure (Hanna).

L'homme est le pont entre le monde créé et le monde créateur. Il est, leur dirent les anges, le berceau du nouvel âge. Les quatre amis symbolisaient le quatrième règne de la nature. En élevant leur vibration jusqu'à celle des anges et en agissant selon leur tâche, ils représenteraient l'Homme Nouveau qui est dans la Main du Divin. Devenir ce lien était leur tâche commune et par extension le but ultime de tous les hommes lorsqu'ils s'élèvent en conscience pour devenir l'Homme et agissent en tant qu'expressions du Divin. Les anges leur dirent : « Le Ciel est en vous. »

Afin d'échapper à la menace grandissante d'une arrestation par les nazis, ils emménagèrent à Budapest, dans l'appartement vacant des parents d'Hanna, mais la situation empira rapidement. Déprimés, ils craignirent pour leur sécurité, ce qui poussa « Celui qui mesure » à leur dire : « Servez ! Jour et nuit ! Défense de vous arrêter ! Beaucoup de talents vous ont été confiés, vous devez en rendre compte. Voyez ! Qu'il est doux de Le servir ! Portez des fleurs, je vous en supplie ! »

Les anges insistèrent sur le fait qu'ils devaient choisir, décider et agir sans regarder en arrière, afin de faire naître le Monde Nouveau dans lequel (donner) de la joie est l'air, et la paix la vibration. « Jurez sur le Ciel que vous l'accomplirez ! »

Les anges les assurèrent que, grâce à cet enseignement et cette stimulation, ils étaient pleinement capables d'accomplir leurs tâches – mais ils devaient agir.

« Lui trace l'éternel Projet – qui passe à travers nous, mais rien ne se peut faire sans vous. Les Cieux parlent : la Terre aura des ailes par vous et par nous. Si nous parlons par vous nous serons debout sur la Terre, et vous aurez des ailes si vous agissez par nous. »

La veille de la déportation de Joseph vers un camp de concentration (où il mourut), un des anges déclara qu'ils n'étaient efficaces que lorsqu'ils agissaient ensemble. Qu'ils soient ensemble physiquement ou non, ils étaient les voix du « Nouveau Chant ». Le Nouveau Chant est, dirent les anges, la nouvelle vibration « accordée au Divin – elle a pour nom Lumière. »

Le destin de Joseph poussa Gitta à chercher un moyen de sauver Hanna et Lili de la déportation. Un ami influent lui avait parlé d'un plan secret visant à sauver une centaine de femmes et enfants juifs, en installant un atelier de confection militaire dans un couvent vide à Buda. Elles pourraient ainsi bénéficier de l'accord et de la protection du ministère de la Guerre et seraient également sous la protection du clergé en charge du couvent. Gitta, fille d'un ancien officier de l'armée hongroise, se vit offrir, et accepta, le poste de « commandant bénévole » de l'atelier. Hanna et Lili faisaient partie des employées.

Les dialogues se poursuivirent dans le bureau de Gitta, dans le jardin du couvent. Les anges leur dirent qu'elles ne devaient plus rien demander pour elles-mêmes car on leur avait « tout donné » : « Celui qui ne demande plus pour lui-même agit. »

Pendant le dialogue du solstice d'été, le 21 juin 1944, l'ange dit : « Votre demande crée ici, en haut et là, en bas. Le Nouveau Son vibre. Le Nouveau Soleil se lève maintenant. Votre demande élève. Tout commence maintenant, au moment où l'ancien soleil dans sa force est au zénith. Aujourd'hui tout change. Aujourd'hui. D'éternité en éternité. Amen. » Gitta pressentit le commencement d'une nouvelle phase dans l'évolution humaine. Les anges parlèrent du Nouvel Amour – « donner, toujours donner » : « Le plus grand don qu'Il nous a donné est que nous puissions DONNER. »

« Il n'est plus action, ni réaction, ni récompense, ni punition, ni couteau, ni caresse. »

« Dans l'église, tous supplient et ce n'est plus votre tâche. Votre cœur est UN avec Son Cœur. C'est une tâche, ce n'est pas un don. Ainsi vers le haut ne levez plus la tête ! Jamais ! C'est vers vous que crient les suppliants, afin d'être délivrés. Ouvrez grand les bras ! Donnez ! Donnez toujours ! Ouvrez votre main ! Agissez ! Agissez toujours ! »

Les nombreux dialogues, ponctués de longs silences pendant lesquels les anges apportaient beaucoup de stimulation, créaient les résultats désirés. Une des femmes de l'atelier remarqua que le visage d'Hanna « rayonnait » lorsqu'elle revenait à l'atelier après avoir passé un certain temps dans le bureau de Gitta. A sa demande elle fut autorisée à assister aux dialogues. Des années plus tard, elle a raconté à Gitta qu'elle avait entendu intérieurement toutes les paroles prononcées par Hanna. La femme qui partageait l'abri de Lili s'était beaucoup attachée à elle et elle fut, elle aussi, priée de se joindre aux dialogues.

Le 24 novembre 1944, le dernier dialogue se termina par ces mots : « Croyez-le ! L'Eternelle Vie est déjà vôtre ! »

Le 2 décembre 1944, les nazis forcèrent les portes du couvent. Gitta avait auparavant demandé protection pour les femmes aux soldats allemands qui logeaient dans la maison voisine et elle courut leur demander secours. Ils montèrent la garde et firent rapidement passer les femmes et les enfants juifs à travers un trou dans le mur du jardin afin qu'ils puissent trouver refuge dans la forêt voisine. Gitta s'arrangea pour retarder les soldats hongrois suffisamment longtemps pour que la plupart des femmes puissent s'échapper, mais treize d'entre elles restèrent en arrière, furent capturées et envoyées au camp de concentration de Ravensbruck. Lili et Hanna en faisaient partie. Gitta a supposé qu'elles étaient restées en arrière pour la sauver, craignant qu'elle ne soit fusillée si les nazis hongrois ne trouvaient aucune femme à arrêter. Lili et Hanna moururent par la suite dans le camp. Hanna avait souvent dit à Gitta qu'elle devait leur survivre à tous les quatre et communiquer les dialogues au monde. Une des treize femmes a raconté par la suite à Gitta que dans le camp Lili rayonnait d'une telle force d'amour que les autres prisonnières se portaient volontaires pour les tâches les plus dures afin d'être avec elle. Elle ajouta qu'Hanna l'avait convaincue que même si elle avait été battue, la dégradation des coups ne pouvait la toucher et elle fut ainsi capable de supporter les épreuves du camp et de survivre.

Gitta vécut pendant quelques années secrètement en Hongrie afin d'aider ses parents. Lorsque ceux-ci moururent, en 1960, elle partit pour Paris, se maria et traduisit les dialogues du hongrois en français. Un ami les apporta à un journaliste de radio connu, Claude Mettra, qui interviewa Gitta sur Radio France dans l'émission Les vivants et les Dieux, en avril 1976. L'interview connut un tel succès que les dialogues furent publiés cette année-là sous le titre de Dialogues avec l'ange.

En dépit de nombreuses invitations à s'exprimer publiquement, Gitta se retira à la campagne avec son mari jusqu'en 1983, où elle accepta une invitation à prendre la parole à l'Institut C. G. Jung, à Zurich. L'accueil fut si enthousiaste qu'elle accepta de faire des tournées en Europe et qu'elle écrivit ensuite trois ouvrages basés sur les questions qui lui ont été posées pendant ses tournées : Les Dialogues tels que je les ai vécus, Les Dialogues ou l'enfant né sans parents et Les Dialogues ou le Saut dans l'inconnu. Les dialogues ont été traduits en anglais et publiés en 1988. Gitta est décédée en 1992.


Dialogues avec l'ange, les quatre messagers, un document recueilli par Gitta Mallasz, Editions Aubier.


* Voici la traduction de la question parue dans Share International :

Q. Un ouvrage de G. Mallasz, Dialogues avec l'ange, raconte l'histoire vraie de quatre jeunes hongrois qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, eurent des échanges réguliers avec des êtres spirituels qu'ils considérèrent comme des anges. S'agit-il d'un contact direct de la Hiérarchie spirituelle avec l'humanité et, si c'est le cas, quels Maîtres furent impliqués dans ces contacts ?
R. Les « anges » étaient les Maîtres Jésus, Morya et Koot Hoomi, déguisés.





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Interview de Benjamin Creme par Janez Ferjancic

Janez Ferjancic : Avant de vous engager dans le travail concernant la Réapparition, vous étiez en relation avec les ovnis dans les années 1950. Vous connaissiez personnellement George Adamski. Pourriez-vous expliquer comment tout cela a commencé et quelles ont été vos expériences avec les ovnis ?
Benjamin Creme : J'ai lu pour la première fois quelque chose sur les ovnis dans Flying Saucers have Landed (les Soucoupes volantes ont atterri)un ouvrage dans lequel, au dernier chapitre, George Adamski raconte sa rencontre avec un Vénusien dans le désert de l'Arizona. L'ouvrage lui-même n'était pas de G. Adamski, mais d'un Anglais, Desmond Leslie. C'était l'histoire des soucoupes volantes au cours des siècles, dans différentes parties du monde. Il s'agissait d'un ouvrage de recherche historique, émettant certaines hypothèses, et il se terminait par l'expérience actuelle de G. Adamski.
Je lus ensuite Inside the Spaceships (A l'intérieur des vaisseaux de l'espace) de G. Adamski lui-même, dans lequel il raconte qu'il a été emmené dans un vaisseau spatial, une soucoupe volante, jusqu'à ce que l'on appelle un vaisseau mère. Ce vaisseau mère était vénusien et G. Adamski eut de longues conversations avec un Maître vénusien qui était, je pense, le commandant du vaisseau, la principale personne à bord. En tout cas, il s'agissait d'un Maître vénusien.
Ces conversations étaient fort intéressantes et il m'apparut alors que le plus important n'était pas le phénomène en lui-même, mais le but, le sens caché derrière les soucoupes volantes, comme on les appelait. Le fait que des gens venus d'autres planètes – certaines personnes pensent qu'il s'agit d'autres systèmes solaires, mais d'après mes informations il s'agit d'autres planètes de notre propre système solaire – se soucient suffisamment de nous pour venir nous rendre visite était intéressant en lui-même, mais la nature de leur intérêt était beaucoup plus passionnante encore. Leur souci, exprimé par le Maître vénusien, était que nous évitions de nous détruire. Que nous changions notre manière de vivre, notre manière d'organiser le monde, que nous ne détruisions pas la planète d'un point de vue écologique et que nous évitions de nous détruire mutuellement dans une guerre nucléaire. Ce qui m'impressionna réellement dans le livre de G. Adamski, fut cet échange philosophique, spirituel, avec le Maître vénusien.
J'entendis parler pour la première fois des ovnis en 1947 ou 1948, peut-être en 1945, lorsque de temps à autre apparurent dans les journaux des comptes rendus sur tel ou tel avion qui s'était soudain retrouvé auprès de ce que nous appelons des ovnis. Le pilote le racontait, les passagers de l'avion avaient vu la scène. Ils avaient vu ces objets ronds en forme de disques, volant à côté de l'avion, parfois très près, isolément ou en grand nombre. Cela arrivait assez fréquemment, mais pas tous les jours – ou pour être plus exact, on n'en entendait pas parler tous les jours. Ces comptes rendus s'échelonnaient dans le temps.
La première fois que j'en entendis parler, ou que je lus quelque chose à leur sujet, avant de découvrir le livre de G. Adamski, je crus qu'il s'agissait d'avions spéciaux expérimentés par les Américains ou les Russes, construits selon un système entièrement différent et ne ressemblant pas aux avions normaux ; ils étaient ronds, en forme de soucoupes, et c'est pourquoi on les appelait des soucoupes volantes. Je pensais qu'il s'agissait d'avions secrets, d'objets volants expérimentaux venant d'Union soviétique ou des Etats-Unis, ou des deux, jusqu'à ce que je lise l'ouvrage d'Adamski, après quoi il m'apparut clairement qu'il s'agissait de quelque chose d'autre, que ces objets volants venaient peut-être d'ailleurs.
Puis, en 1959, au début du mois de janvier, je fus contacté par un des Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle et mon travail commença – j'en ai parlé ailleurs. Il s'agissait d'un travail avec les frères de l'espace, ceux qui utilisent les ovnis, et mon Maître assurait la liaison entre nous, pour ainsi dire. Dans mon esprit, mon Maître et les frères de l'espace devinrent associés ; le fait d'avoir lu G. Adamski me laissait ouvert à cette possibilité, même si je n'y avais pas beaucoup réfléchi. Quoi qu'il en soit, je fus immédiatement introduit au phénomène des objets volants et je fis partie d'un groupe, dont G. Adamski faisait également partie, et nous nous rencontrions en dehors de notre corps physique. Pour le monde extérieur, notre travail était secret, mais entre nous il n'existait aucun secret. Nous nous reconnaissions, nous faisions partie d'un comité et nous accomplissions un certain travail qui nous était assigné et qui concernait entièrement le phénomène des ovnis.
D'après mon expérience, ce que nous appelons les ovnis, les soucoupes volantes, viennent de planètes de notre système solaire. Non pas des Pléiades, ni de Sirius, ni d'ailleurs en dehors de notre système solaire, mais principalement de Mars et de Vénus. Quelques autres planètes sont concernées, comme Jupiter ou Mercure, mais la grande majorité des ovnis que nous voyons viennent de Mars ou de Vénus. Pratiquement tous sont fabriqués sur Mars, même ceux qui viennent de Vénus. Ces derniers sont vénusiens par leur aspect ; leur conception et leur technologie sont nettement distinctes et différentes, mais ils sont en fait construits sur Mars. Et tous les ovnis sont construits par la pensée.
Les gens qui vivent dans des corps physiques sur Mars, Vénus, Mercure, Jupiter, etc., se situent sur un autre niveau vibratoire que le nôtre. Nous connaissons seulement trois aspects du physique : le physique solide, le physique liquide et le physique gazeux. Au-dessus du physique gazeux, il existe quatre niveaux supérieurs de matière physique qui n'ont pas encore été découverts sur notre planète. Lorsqu'ils le seront, nous comprendrons beaucoup plus de choses sur la nature et l'origine de la maladie, sur le but de la vie sur cette planète et la réalité de la vie sur d'autres planètes.
Les êtres qui vivent sur Mars, Vénus et les autres planètes évoluent sur ces quatre plans supérieurs du physique. Si vous alliez sur Mars ou sur Vénus, vous ne verriez personne, mais néanmoins les Martiens et les Vénusiens vivent dans la matière physique, ils possèdent des corps composés de cette matière subtile, plus fine, à laquelle nous donnons le nom de matière « éthérique ». Nous-mêmes possédons des corps composés de matière physique dense, liquide et gazeuse et de matière des quatre plans physiques éthériques – mais nous n'avons pas encore découvert ces derniers.
Leur existence a été démontrée par le grand scientifique et psychologue Wilhelm Reich, qui fut un collègue et pendant un certain temps un assistant de Freud. Il est mort en prison aux Etats-Unis, en 1957. Il fut arrêté pour avoir prétendu traiter des maladies avec des instruments qui attiraient, affirmait-il avec raison, de la matière des niveaux éthériques, ce qu'il appelait de l'énergie orgone. Il voyait le plan éthérique comme un vaste plan d'énergie orgone, qu'il considérait, avec justesse, comme existant partout dans l'univers et sous-tendant le plan physique extérieur solide. Selon les ésotéristes, le plan éthérique est composé de quatre niveaux, de plus en plus subtils à mesure que l'on s'élève. Le quatrième niveau éthérique se situe juste au-dessus du plan gazeux et il est invisible à moins d'avoir la vision éthérique. La réalité de cette énergie subtile, de cette « énergie orgone », a été démontrée par Wilhelm Reich de manière palpable dans des expériences simples. Il a néanmoins été arrêté parce qu'il utilisait des instruments qu'il appelait « accumulateurs d'orgone », des boîtes qui accumulaient l'énergie éthérique de certains niveaux, généralement les deux niveaux inférieurs du plan éthérique, les quatrième et troisième, pour traiter certaines maladies, notamment le cancer. Aux Etats-Unis, cela a été jugé illégal. La Food and Drug Administration le fit arrêter, refusant de lui permettre de prouver son travail et il mourut en prison.
A moins de comprendre la réalité des niveaux éthériques de l'énergie, en tant que niveaux plus fins, plus subtils de la matière, on ne peut comprendre le phénomène des ovnis ni la création des agroglyphes, car les deux sont liés. Les agroglyphes sont créés par des êtres venant de Mars et de Vénus, et exceptionnellement d'autres planètes. La vaste majorité d'entre eux sont d'origine martienne, quelques-uns d'origine vénusienne et il en existe dans le monde entier. Les plus nombreux se situent dans le sud de l'Angleterre, mais on a pu en voir aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Pérou – dans le monde entier. Notre planète, comme toutes les planètes, possède un champ magnétique ; son énergie magnétique circule en lignes qui s'entrecroisent, et là où les lignes se croisent, il se forme pour finir un vortex, un centre de force. Les frères de l'espace, en créant les agroglyphes, répliquent sur le plan physique dense ces vortex magnétiques qui se produisent dans notre champ magnétique planétaire. Il existe donc le champ magnétique planétaire à son propre niveau et la contrepartie de celui-ci sur le plan physique, réalisée par les frères de l'espace qui dirigent les ovnis et matérialisent les agroglyphes.
 
JF. Pourquoi agissent-ils ainsi ?
BC. Ils agissent ainsi de manière à créer sur le plan physique la base d'un nouveau type d'énergie, d'un nouveau type de technologie qui utilisera cette énergie et sera développée sur cette planète. C'est un don pour l'époque nouvelle, le nouvel âge dans lequel nous entrons, l'Age du Verseau, une époque où d'extraordinaires découvertes dans l'usage de l'énergie de la planète et du soleil seront faites et adaptées. Cela changera totalement notre manière de vivre et conduira à une maîtrise de l'énergie universelle qui dépasse totalement notre imagination.
Au cours des 2 500 prochaines années, nous atteindrons un stade qui nous permettra de voyager dans le système solaire à volonté, et dans la galaxie. Nous explorerons tout d'abord notre propre système solaire, puis l'ensemble de la galaxie, en utilisant de l'énergie qui agit en dehors de l'espace-temps. La distance sera alors annihilée, de même que le temps. On imagine généralement que si l'on voulait envoyer quelque chose dans la galaxie, cela prendrait des centaines d'années, que les gens mourraient avant d'être arrivés là où cela vaille la peine de se rendre et qu'ils ne reviendraient jamais. Mais cela n'est pas vrai. Des êtres viennent de Mars et de Vénus, qui, bien que pas très éloignées, le sont tout de même si l'on se réfère à notre propre évaluation de la distance. Ils arrivent cependant en l'espace de quelques minutes. Cela ne prend pas de temps une fois que vous avez compris que le temps n'existe pas et que l'espace que vous pensiez avoir à franchir pour aller d'un endroit à l'autre n'existe pas non plus, et en quelques minutes vous pouvez parcourir de vastes distances dans l'espace.
 
JF. Pourquoi les frères de l'espace choisissent-ils les champs de céréales pour y créer ces motifs ?
BC. Ils utilisent les champs de céréales car les cultures de céréales sont saisonnières. Les céréales ne sont là que pour un temps limité, en été et en automne. Ensuite, les champs sont moissonnés et on ne voit plus les agroglyphes. Puis les plantes repoussent l'année suivante, et les agroglyphes apparaissent aux mêmes endroits, car ils sont recréés à chaque fois exactement à la même place et l'énergie, ou quelque chose de similaire, pénètre dans le champ. S'ils apparaissaient partout où ce genre d'énergie est déversé, les agroglyphes recouvriraient littéralement le monde entier, y compris la mer, les montagnes et les rochers où rien ne pousse. On est autorisé à les voir, sous l'aspect réel d'un agroglyphe, d'un motif dans les champs de céréales, car celles-ci sont ensuite moissonnées, c'est quelque chose de saisonnier. C'est une manière tangible de faire prendre conscience aux habitants de la Terre, sans enfreindre leur libre arbitre, que les frères de l'espace, comme je les appelle, les habitants des autres planètes, Mars et Vénus par exemple, sont ici, font partie d'un système, et travaillent dans le cadre de ce système, et pas seulement en tant qu'habitants de planètes séparées. Ils aident notre planète à développer la technologie du futur, et ils veulent également nous faire savoir, sans trop insister, qu'ils sont présents, qu'ils ont conscience de notre existence, qu'ils nous aident, que leur motivation est éminemment spirituelle et qu'ils sont à cent pour cent amicaux et inoffensifs.
 
JF. Il est assez difficile de croire à l'authenticité des agroglyphes car il y a beaucoup de supercheries. Pourriez-vous nous dire quel est le pourcentage d'agroglyphes authentiques et combien sont des canulars, et également pourquoi les gens se livrent à ce genre de plaisanterie ?
BC. Il y a, bien sûr, quelques faux agroglyphes. Il s'agit cependant d'une très petite minorité, peut-être 4 pour cent des agroglyphes réels et authentiques qui apparaissent un peu partout dans le monde. La quantité de faux par rapport aux agroglyphes authentiques varie d'un pays à l'autre. Ici, en Grande-Bretagne – étant donné que nous avons tant d'agroglyphes et depuis si longtemps – le pourcentage est probablement plus élevé qu'ailleurs.
Si vous avez davantage d'agroglyphes, vous avez davantage de supercheries. Par ailleurs, dans d'autres parties du monde, il n'existe peut-être pas un intérêt aussi conscient pour les agroglyphes, et donc les gens ne prennent pas la peine d'en fabriquer. Faire un agroglyphe est un travail difficile. Les faux sont très grossiers, très mal faits et en général faciles à reconnaître. Que l'on puisse confondre un faux agroglyphe avec un vrai – si l'on a visité les vrais agroglyphes – m'étonne, car, lorsqu'ils sont authentiques, ils sont tellement parfaits. Ils sont créés en quelques secondes par les occupants du véhicule spatial. Ces derniers pensent tout d'abord à un motif, puis ils décident que ce motif prendra forme. Il peut s'agir d'un motif très simple, mais, si vous suivez la succession des agroglyphes au fil des années, vous constatez qu'ils deviennent de plus en plus élaborés, de plus en plus complexes. Ils sont de plus en plus variés et leur niveau de complexité, l'ingéniosité nécessaire à la réalisation de leurs motifs dépasse la portée de n'importe quel faussaire. Les faux sont habituellement très rudimentaires et plutôt mal faits.
Pourquoi fabrique-t-on de faux agroglyphes ? Je donnerais deux raisons. L'une d'entre elles est que certaines personnes sont payées pour cela. Des médias, par exemple, emploient de temps à autre un groupe d'étudiants qui ont élaboré une manière de créer une certaine forme d'agroglyphe, plutôt simpliste, mais suffisamment convaincante pour un journaliste. Les journalistes n'en savent pas plus sur les agroglyphes que n'importe qui d'autre, pas plus que l'homme de la rue, et cependant ils arrivent avec leurs caméras, regardent l'agroglyphe et disent : « Oui, il s'agit d'un authentique agroglyphe, c'est magnifique ! » Puis Jeff et Peter, ou Willy et Robert, arrivent et déclarent : « Non, nous l'avons fait hier, c'est nous qui l'avons fait ! Le Daily Mail, (ou The Sun), nous a payé deux mille livres pour faire cet agroglyphe, nous pouvons le prouver. Il s'agit d'un canular, tous les agroglyphes sont des canulars. » C'est une manière de discréditer la valeur et la réalité des agroglyphes.
Je sais également de manière certaine que le ministère de la Défense de ce pays (Grande-Bretagne) donne de l'argent aux cultivateurs pour faire disparaître les agroglyphes qui apparaissent dans leurs champs. Certains d'entre eux, naturellement, n'hésitent pas et, dès qu'un agroglyphe apparaît, ils le font disparaître. Même si les céréales ne sont pas mûres et si normalement il aurait fallu attendre deux ou trois semaines, ou un mois, pour moissonner la zone en question. Et l'on voit alors des champs avec un grand trou au milieu des céréales, là où un agroglyphe a été délibérément détruit par le cultivateur – payé par le ministre de la Défense.
 
JF. Un agroglyphe assez élaboré est apparu il y a une semaine à Winchester – un portrait en trois dimensions d'une tête d'extraterrestre de style hollywoodien. Vous avez déclaré que c'était une fabrication humaine, ce qui m'étonne, car on ne peut réellement s'en rendre compte vu du sol. Comment une personne ordinaire peut-elle distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l'est pas ?
BC. Il est difficile pour ceux qui n'ont pas étudié la question et qui n'y connaissent pas grand chose de faire la différence entre un véritable, un authentique agroglyphe, créé par un vaisseau spatial venant de Mars ou de Vénus, et un faux. Mais si vous les avez étudiés pendant un certain temps, et pris conscience des différences, vous voyez immédiatement s'il s'agit d'un faux ou d'un agroglyphe authentique, c'est très net. J'ai vu la photographie de Winchester : on y voit un cercle divisé en carrés, comme une sorte de gâteau décoré de carrés, et à côté une tête, une tête imaginaire d'extraterrestre. Le genre de tête qui est utilisé à chaque fois qu'un auteur de bande dessinée veut montrer un homme de l'espace, un peu comme la tête d'E. T. Pour moi, il est évident que cette tête est un faux, elle n'a rien à voir avec l'agroglyphe situé à côté, qui lui est authentique.
Une des raisons de ceci, c'est tout simplement que les gens aiment jouer des tours, détruire les preuves, se croire plus malins que ceux qui créent les agroglyphes – si bien que le public et les médias ne savent plus quoi penser. Cela détruit la crédibilité de tout le phénomène des agroglyphes.
Si vous ne pouvez faire la différence entre un véritable agroglyphe et un faux, ceux qui sont authentiques perdent leur crédibilité. Pas pour toujours, mais pour le moment. Jusqu'à ce qu'il soit prouvé que les agroglyphes sont véritablement créés par des ovnis venant de Mars et de Vénus. Le nombre de faux est vraiment très faible, car ils sont difficiles à réaliser, cela demande du temps et de l'énergie, et les gens qui y consacrent leur temps et leur énergie le font soit parce qu'ils ont un sens de l'humour surdéveloppé et qu'ils considèrent cela comme une vaste plaisanterie, soit parce qu'ils sont payés pour le faire.
 
JF. Pour que les choses soient claires en ce qui concerne l'agroglyphe de Winchester : voulez-vous dire que le disque est authentique ?
BC. En ce qui concerne celui dont j'ai vu la photographie dans le journal, le cercle est authentique, mais la tête d'extraterrestre ne l'est pas. Elle a été ajoutée pour ruiner la crédibilité du cercle.
 
JF. Les agroglyphes ont commencé à apparaître à la fin des années 1970, mais auparavant, au XVe et au XVIe siècles, les gens les connaissaient déjà. Pourquoi apparaissent-ils en si grand nombre aujourd'hui et pourquoi principalement en Grande-Bretagne ?
BC. Le nombre d'agroglyphes augmente dans le monde entier. Ils ont toujours existé, mais en petit nombre. Ils deviennent plus nombreux parce que le plan des frères de l'espace – en relation avec la Hiérarchie spirituelle de notre planète – est d'accélérer la création, sur le plan physique de la Terre, du champ magnétique d'énergie nécessaire pour la technologie à venir. Pourquoi maintenant ? Parce que tout le processus s'accélère. Parce que notre propre Hiérarchie spirituelle, les Maîtres et les grands initiés de la Hiérarchie spirituelle de cette planète, reviennent dans le monde quotidien. Ils étaient présents sur la Terre, mais ils sont restés cachés dans les montagnes et les déserts pendant des milliers et des milliers d'années. Ils ont travaillé en coulisses, mais maintenant ils extériorisent leur travail et commencent à apparaître. A ma connaissance, quatorze Maîtres vivent ouvertement comme des hommes dans le monde, ainsi que le Maître de tous les Maîtres, l'Instructeur mondial, Maitreya, comme on le désigne dans la Hiérarchie spirituelle, celui que les chrétiens appellent le Christ. La raison pour laquelle tant d'agroglyphes apparaissent dans le sud de l'Angleterre est que Maitreya vit à Londres, son « point de focalisation » dans le monde moderne. Ils sont censés faire une allusion subtile à ce fait.
 
JF. Ce processus va-t-il continuer à s'amplifier ? Allons-nous avoir des contacts plus étroits avec les ovnis ?
BC. Les Hiérarchies de toutes les planètes communiquent entre elles. C'est une chose que les gens devraient comprendre, même si eux-mêmes n'ont pas accès à cette communication. La Hiérarchie est composée de Maîtres de différents niveaux et de disciples de niveaux encore plus variés. Et parmi tous ces disciples, tous ces initiés de différents grades, certains peuvent faire partie de groupes qui ont travaillé avec les frères de l'espace. Les frères de l'espace ont à leur disposition, sur notre planète,différentes personnes, comme G. Adamski et d'autres, qui sont utilisées pour faire connaître au monde la réalité des frères de l'espace, et également pour d'autres raisons, que je ne puis révéler ; différents aspects de ce travail doivent demeurer secrets, pour le moment tout au moins. Les frères de l'espace accomplissent un immense travail de sauvegarde, ils aident à restaurer l'équilibre de notre planète, en particulier en annihilant dans une certaine mesure – dans les limites de la loi karmique – la pollution de notre planète. Sans leur travail de purification de notre atmosphère, leur élimination, grâce à des dispositifs d'implosion, de la radiation nucléaire que nous déversons avec nos réacteurs nucléaires et nos expériences, la vie dans ce monde serait infiniment plus difficile.
 
JF. Vous avez mentionné le fait que différents individus travaillent en collaboration avec les ovnis sur différents projets. Il existe aux Etats-Unis un projet intéressant, le Disclosure Project, dirigé par le Dr Steven Greer. Pourriez-vous donner votre avis à ce sujet ?
BC. Le Dr Steven Greer accomplit une tâche utile. Il ne travaille pas – à ma connaissance – avec les frères de l'espace mais il s'impatiente de voir qu'il existe une foule de preuves de l'existence des ovnis dont on ne parle pas. Pas des preuves concernant l'endroit d'où ils viennent, ni leur but, mais le fait qu'ils sont réels, qu'ils existent bel et bien. Des centaines de milliers de personnes en voient depuis des années et cependant les gouvernements, dont la plupart ont des données suffisantes sur leur existence, refusent de le faire savoir.
Il existe une immense dissimulation, au plus haut niveau, aux Etats-Unis, en Russie, en Grande-Bretagne, en Europe et dans différents autres pays qui ont collecté des données, des témoignages émanant de pilotes, de policiers, de soldats et du public en général, pendant des années et des années. Ceci forme un énorme ensemble de preuves qui n'ont jamais été publiées, jamais révélées, mais qui, au contraire, sont dissimulées. Des gens disparaissent même dans certaines parties du monde et personne n'en entend plus parler. Il arrive également parfois que les médias présentent les faits de manière à les discréditer. De cette manière les gouvernements exercent un contrôle sur ce que le public sait, ou plutôt ne sait pas, au sujet des frères de l'espace et du phénomène des ovnis. Ils peuvent ainsi garder leur emprise.
Ceci impatiente S. Greer. Il a lui-même fait l'expérience des ovnis et il souhaitait le faire savoir. Il a créé une association où d'autres personnes – d'anciens militaires, d'anciens pilotes de la RAF ou de la United States Air Force – viennent apporter leur témoignage. En s'exprimant ainsi publiquement, ces hommes de métier, dotés d'expérience, espèrent mener à une meilleure compréhension du public en général et peut-être, pour finir, à une déclaration ouverte des gouvernements sur cette question.
Mais, naturellement en faisant une telle déclaration, les gouvernements commettraient en même temps un suicide politique. Ils pensent à juste titre que si nous connaissions la technologie des frères de l'espace qui est tellement plus avancée que la nôtre, nous attribuerions alors beaucoup plus de valeur aux idées, à la sagesse de ces hommes (s'il était possible de les avoir à notre service) qu'à celle de nos dirigeants. Ces derniers en effet ne font rien d'autre que de se faire la guerre, détruire l'économie de leurs pays respectifs par la compétition et rendre misérable la vie de centaines de millions d'individus dans le monde. Si la vérité nous était révélée, il ne fait aucun doute que nous exprimerions le souhait de voir les frères de l'espace venir nous enseigner leur savoir-faire, et remplacer Untel ou Untel. Les gouvernements peuvent considérer cela comme une perte de leur pouvoir et c'est la raison pour laquelle ils laissent dans l'ombre toute la question des ovnis.
 
JF. Pensez-vous que l'initiative du Dr Greer aboutira ? Les gouvernements finiront-ils par sortir de leur mutisme ?
BC. Les gouvernements n'agiront que forcés. Lorsque Maitreya et les Maîtres seront connus, on leur posera des questions comme celles que l'on me pose aujourd'hui et la vérité concernant les relations entre notre planète et les autres sera connue. Alors, les gens des autres planètes débarqueront et la réalité de leur existence sera connue.
Nous devons comprendre que ces vaisseaux spatiaux et leurs occupants sont composés de matière éthérique. Il s'agit bien de matière, mais d'une matière plus subtile que notre matière physique. Nous possédons, nous aussi, cette matière subtile dans notre structure éthérique, dont la matière physique n'est qu'une précipitation vers le bas, mais nous ne la voyons pas, et donc pour nous elle n'existe pas. Les frères de l'espace peuvent abaisser le taux vibratoire de cette matière éthérique jusqu'à ce qu'elle atteigne notre champ de vision, de manière à ce que nous puissions voir les vaisseaux spatiaux. Mais il s'agit d'une manifestation temporaire. Lorsque les frères de l'espace vivent sur la Terre, comme certains le font, ils doivent construire, ou prendre, des corps terriens.
La connaissance, l'acceptation de la réalité des frères de l'espace découlera de l'acceptation de Maitreya et des Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle. Ces derniers confirmeront le fait que les frères de l'espace sont réels, que leurs vaisseaux spatiaux le sont également, que les autres planètes ont leurs propres citoyens qui sont remplis de bonne volonté, parfaitement inoffensifs, qui désirent s'entraider, et le font, et qui aident également notre planète dans la mesure où la loi du karma le permet. Lorsque nous les accepterons et verrons ce qu'ils font et comment ils nous aident, le développement de notre planète fera un immense bond en avant.
 
JF. On parle de soi-disant enlèvements et de mutilations du bétail. Devrait-on prendre tout cela au sérieux ? Quelle relation cela a-t-il avec les ovnis ?
BC. La question des enlèvements et des mutilations du bétail fait partie de l'entreprise générale de dissimulation. C'est une façon d'infirmer l'innocuité des frères de l'espace et de faire naître la peur. Les frères de l'espace ignorent tout du mal et n'ont aucune mauvaise intention à l'égard de notre planète. Si ce n'était pas le cas, ils auraient pu la détruire depuis longtemps. Personne n'est jamais enlevé dans un vaisseau spatial. Les mutilations du bétail sont faites délibérément dans le but de cacher la vérité – pour pouvoir en accuser les frères de l'espace et par conséquent créer une crainte à leur sujet. Il s'agit d'un complot contre l'échange extrêmement important et extrêmement sérieux qui existe entre les planètes, complot visant à maintenir le pouvoir d'un nombre limité de personnes sur notre planète. Tout ceci, comme je l'ai dit précédemment, ne durera qu'un temps limité. Lorsque la Hiérarchie des Maîtres et Maitreya lui-même seront connus et acceptés, la réalité des ovnis sera révélée au grand jour.
Ceux qui affirment avoir été enlevés ont des expériences de nature astrale-émotionnelle au cours desquelles ils s'imaginent être dans des vaisseaux spatiaux. Personne n'est jamais emmené dans un vaisseau spatial dans son corps physique. C'est impossible. Ces vaisseaux spatiaux ne sont pas en matière physique solide. Pour être emmené dans un vaisseau spatial vous devez être hors de votre corps physique dense. Vous allez dans le vaisseau spatial dans votre corps éthérique, les vaisseaux spatiaux étant eux-mêmes en matière éthérique. Il s'agit toujours de matière physique, mais c'est de la matière physique éthérique.
Certains racontent qu'ils sont enlevés et que l'on fait des expériences sur eux, que des appareils sont branchés sur leur peau, etc. Les frères de l'espace nous connaissent parfaitement, ils n'ont nul besoin d'agir ainsi. Pour moi, tout cela est un non-sens, car les frères de l'espace sont si avancés dans tous les domaines qu'ils n'ont nul besoin de faire la moindre expérience. Ils connaissent déjà les réponses. C'est un total non-sens de penser qu'ils puissent faire des expériences de nature génétique ou sexuelle sur les habitants de notre planète alors qu'ils possèdent une technologie en avance de plusieurs milliers d'années sur tout ce que nous pouvons imaginer aujourd'hui. C'est stupide, c'est une manière délibérée de s'attaquer à l'idée qu'il puisse exister des êtres supérieurs, dotés de sagesse et orientés de manière spirituelle. De cette façon, ceux qui contrôlent, même par derrière, les gouvernements des différents pays peuvent garder leur mainmise.
 
JF. Pourriez-vous dire quelques mots à propos de l'énergie à l'intérieur des agroglyphes ? Est-il bon de rester un certain temps à l'intérieur d'un agroglyphe, pour guérir par exemple ?
BC. Les agroglyphes sont créés par l'énergie. Les occupants des vaisseaux spatiaux conçoivent un motif dans leur esprit, simple ou complexe, puis, par une combinaison de technologie et de pensée, le motif est exécuté dans le champ de céréales. Ils utilisent toujours un système universel basé sur le 9, plutôt que sur le 10, système que nous adopterons dans le futur. Lorsque nous comprendrons la nature des proportions mathématiques dans leur véritable sens, nous commencerons à mieux comprendre les agroglyphes. Nombre de personnes pensent que les agroglyphes sont des idéogrammes, ce qu'ils ne sont pas. Ils ne nous renferment pas d'idées. Ils représentent simplement des motifs, exécutés selon une certaine formule universelle. C'est cette formule qui est sans cesse réitérée à travers les divers motifs.
Dans tous les cas, une énergie est ancrée dans le sol, dans l'eau, etc., partout où un vortex est créé. Vous devez comprendre que les agroglyphes ne sont que les points externes visibles où ces vortex se produisent, mais ces derniers se produisent partout dans le monde, même là où il n'y a pas de céréales. Il existe donc des milliers et des milliers de ces zones d'énergie, de ces vortex, créés par les frères de l'espace. Lorsqu'un agroglyphe est créé dans un champ de céréales vous le voyez ; lorsque le vortex est créé dans un océan vous ne le voyez pas, mais il est également là.
De cette manière, les frères de l'espace créent un réseau magnétique qui sera une source d'énergie sur le plan physique, des réservoirs de stockage d'énergie en quelque sorte. Ainsi, dans la technologie à venir, de l'énergie pourra être puisée dans notre propre champ magnétique et utilisée sur le plan physique. En utilisant l'énergie solaire en relation avec cette énergie magnétique nous ferons des merveilles en matière de guérison, de transport et dans bien d'autres domaines ; tous nos besoins en énergie seront couverts.
Si vous pénétrez dans un agroglyphe créé par un vaisseau vénusien et si vous êtes sensible à l'énergie, vous constaterez que celle-ci est nettement différente de celle que l'on trouve dans un agroglyphe créé par un vaisseau spatial martien. S'il s'agit d'un vaisseau spatial venant de Mercure ou de Jupiter, l'énergie sera encore différente.
Ces différentes énergies peuvent avoir des vertus curatives. Les personnes qui passent un certain temps à l'intérieur d'un agroglyphe sentent cette énergie, qui peut effectivement guérir. Cependant, je ne recommanderais pas de rester longtemps dans un agroglyphe car on peut être surchargé d'énergie. Spécialement lorsqu'il s'agit d'énergie vénusienne dont le taux vibratoire est très élevé. Je recommande donc la prudence. Restez cinq ou dix minutes peut-être dans un agroglyphe, mais n'y restez pas assis pendant deux heures à parler avec d'autres personnes. Certains le font et ils se demandent ensuite pourquoi ils sont tellement survoltés.
 
JF. Le 20 juin 2000, le premier agroglyphe est apparu en Slovénie. Les médias en ont parlé et votre Maître a confirmé son authenticité. Pourriez-vous dire s'il a été créé par un vaisseau spatial martien ou vénusien ?
BC. Par un vaisseau spatial martien.
 
JF. Y en a-t-il eu d'autres en Slovénie qui n'ont pas été remarqués ?
BC. Un autre la même année, en août.
 
JF. Je dois interviewer demain un vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui se trouvait dans la Royal Air Force. Il a vu de nombreux ovnis pendant la guerre. Il existait alors un phénomène de soi-disant « boules de lumière », « foo-fighters » accompagnant les avions qui allaient bombarder l'Allemagne. Les pilotes pensaient que ces lumières étaient des armes secrètes détenues par les Allemands. Mais les pilotes allemands voyaient les mêmes lumières lorsqu'ils allaient bombarder l'Angleterre et ils pensaient qu'il s'agissait d'une arme secrète britannique. Pouvez-vous indiquer ce qu'étaient ces lumières ?
BC. Tous les vaisseaux spatiaux ont des dispositifs d'écoute, d'environ soixante ou soixante-quinze centimètres de diamètre, et ils peuvent être dirigés par le vaisseau lui-même dont le diamètre peut atteindre, s'il s'agit du vaisseau principal, neuf mètres de diamètre. Ces dispositifs sont envoyés par le vaisseau principal et connectés à lui, et ils ont des instruments qui peuvent lire les rapports enregistrés par des ordinateurs très avancés. Nos ordinateurs sont anciens, démodés en comparaison de la technologie utilisée dans les vaisseaux spatiaux ; leurs ordinateurs recueillent des données sur tout : la qualité de l'air, les pensées et les idées des individus, si nécessaire. Ces dispositifs peuvent planer à l'extérieur d'une pièce, ici par exemple et écouter notre conversation. Lorsqu'ils suivent un avion, ils ne peuvent être touchés – ils ont un champ de force autour d'eux.
Les vaisseaux spatiaux sont également entourés d'un champ de force. Ils ont souvent été visés par des chasseurs envoyés pour les intercepter, mais les balles ne peuvent pénétrer le champ de force qui les entoure, c'est donc une perte de temps et d'énergie. C'est bien la stupidité terrienne. Nous sommes une planète très stupide. Une planète arriérée, sombre, dont les habitants ne connaissent rien, ne croient à rien, ne comprennent rien. Mais tout cela va changer car la Hiérarchie des Maîtres revient dans le monde. Certains sont déjà ici, y compris le Maître de tous les Maîtres, Maitreya lui-même, qui sera le premier à être connu. Sa mission va commencer dans un avenir très proche. Elle donnera un éclairage complètement nouveau sur la réalité de la vie.
Ces « foo-fighters » effectuent un travail – je ne puis vous dire lequel dans chaque cas précis, cela varie. Les vaisseaux spatiaux possèdent des dispositifs d'implosion qui émettent habituellement une lumière rouge et qui sont utilisés pour annihiler ou neutraliser les radiations nucléaires sur la Terre. Ils utilisent différents dispositifs selon leur objectif, les plus communs étant les petits disques destinés à transporter des informations. J'en ai vu. J'ai eu un mouvement pour les esquiver lorsqu'ils se rapprochaient trop ! Ils sont inoffensifs, c'est juste une façon de nous dire : « Hello. »
 
JF. De nombreuses personnes voient également ces boules de lumière là où des agroglyphes apparaissent. Il existe une vidéo britannique célèbre datant de 1996, réalisée par John Weyleigh. Votre Maître a confirmé l'authenticité de cette vidéo, mais par la suite, on a découvert qu'il y avait certaines choses étranges sur cette vidéo ; la lumière était bizarre lorsque le soleil se trouvait en face. Par ailleurs, l'homme qui a réalisé la vidéo a disparu. Pourriez-vous en dire un peu plus à ce sujet ?
BC. Je ne suis pas au courant de tout cela. Je n'ai entendu parler d'aucun témoignage à l'encontre de cette vidéo, et je ne peux donc faire de commentaire à ce sujet. Tout ce que je peux dire, c'est que la vidéo est authentique. Les lumières qui ont été vues ont été montrées de manière délibérée. L'agroglyphe a été créé en quelques secondes par le vaisseau spatial. Puis les lumières ont disparu pour attirer l'attention sur le fait qu'elles avaient créé l'agroglyphe, pour relier ce dernier aux ovnis et montrer que c'était quelque chose de réel, que cela n'avait rien d'un mystère. Car si vous avez simplement un agroglyphe, ou si vous attendez qu'un vaisseau spatial apparaisse pour en créer un et que vous ne voyez pas ce vaisseau spatial, il y a bien un agroglyphe, mais vous n'avez aucune idée du contexte. Lorsque vous voyez les lumières, vous ne savez pas si ces lumières, ou l'ovni, ont créé l'agroglyphe, mais il y a un lien entre eux, car personne n'a jamais donné d'explication à ces lumières qui planent au-dessus du sol.
J'ignore si la critique dont vous parlez est fondée ; elle est peut être valable d'un point de vue technique, mais pour ce qui est de la réalité des faits, il n'existe aucun doute, l'agroglyphe est vraiment apparu.
 
JF. En conclusion, pensez-vous que sans Maitreya, la connaissance des ovnis ne sera pas rendue publique ?
BC. Je n'exprimerais pas les choses ainsi. Je ne dirais pas que sans Maitreya cela n'arriverait pas, mais qu'avec Maitreya cela arrivera sûrement. Le fait que Maitreya se trouve ici – je sais de manière absolument certaine qu'il se trouve ici, qu'il vit à Londres, où je vous parle en ce moment – apporte la garantie que l'existence de nos frères de l'espace sera reconnue. Maitreya commencera ouvertement sa mission très prochainement. Le monde comprendra alors peu à peu qui il est et quelle est sa mission, et lorsque les gens l'accepteront, ils accepteront naturellement ce qu'il dira sur les frères de l'espace et sur les ovnis. Un échange s'instaurera alors ouvertement entre eux et nous.






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