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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 2004 - N° 196

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Echanger la dette contre le développement par Antonio Vereda del Abril


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Regard sur le monde


  • Le respect de la loi


  • Citation


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home L’Amérique s’égare

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Avant longtemps, le peuple des Etats-Unis se rendra compte qu’il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d’un homme et d’un gouvernement qui s’emploient à semer la division et la haine, tant dans leur pays qu’au plan international.
 
Les Américains auront le regret de voir les libertés dont ils s’enorgueillissent subir une attaque en règle ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement car le gouvernement sera contraint de tenter de réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d’une perte de confiance dans leur monnaie et d’une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. La plaie née de la désastreuse invasion de l’Irak continuera de s’envenimer, dans ce pays comme en d’autres endroits de la planète. En réaction à la peur et à la haine que leurs dirigeants ont engendrées partout ou presque, les habitants des Etats-Unis auront tendance à se replier sur eux-mêmes et à tourner encore davantage le dos au monde.
 
Une puissante illusion
 
L’un des principaux problèmes posé par ce gouvernement provient de la puissante illusion qui l’anime : celle d’être inspiré par Dieu, touché par la grâce divine, et d’avoir pour mission de redonner au message chrétien sa puissance et sa gloire de jadis. Ainsi les Etats-Unis ont-ils opéré une véritable régression, s’isolant des préoccupations d’une grande partie du monde : pollution de l’environnement et exigences d’une planète malade menacée par une catastrophe imminente.
 
Mais l’Amérique s’apercevra que le monde ne restera pas inerte. Avec ou sans sa coopération, les nations feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’attaquer aux nombreux problèmes écologiques et sociaux qui sévissent actuellement et dont il faut s’occuper de toute urgence. L’Amérique se trouvera ainsi laissée pour compte et mise à l’écart, et c’est seulement alors qu’elle sera prête à montrer la voie.
 
D'importants changements
 
A présent, tout en savourant sa victoire, le gouvernement pèse le pour et le contre de nouvelles aventures militaires. Pris au dépourvu et contrarié par le cours des événements en Irak, il lui faut marquer une pause avant d’envisager d’autres actions violentes. Mais la bravade et les rodomontades continueront sans aucun doute, dans l’espoir que menace et intimidation suffiront à assurer une position dominante. En attendant, les importants changements qui se préparent dans de nombreux pays vont amener une profonde transformation de l’équilibre des forces à l’échelle du monde. La Chine et l’Inde, l’Amérique du Sud et la Russie reprennent pied et découvrent leur potentiel économique. L’Afrique commence enfin à susciter l’intérêt et la bonne volonté de puissants gouvernements et institutions, et elle peut s’attendre à une embellie prochaine.
 
Ainsi le monde se détourne-t-il de la domination exercée par une Amérique riche et puissante, et dresse-t-il de nouveaux plans pour accomplir sa destinée.
 
Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d’agir unilatéralement, ils se verront ignorés et laissés de côté dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l’action de son gouvernement. Isolés, et avec des forces déclinantes, ils seront contraints de changer de cap et de renouer le dialogue avec leurs amis de naguère.
 
L’émergence de Maitreya accélérera ce processus de transformation et assurera sa mise en œuvre tant attendue.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Yasser Arafat : La paix des braves

Source : The New York Times, E.-U.

Laissons le grand et bon Yasser Arafat s'exprimer lui-même :

En février 2002, le New York Times a publié une déclaration de Yasser Arafat intitulée « Je veux parler de la paix ». En voici quelques extraits :

« Nous recherchons une véritable indépendance et une pleine souveraineté : le droit de contrôler notre propre espace aérien, nos ressources en eau et nos frontières ; le droit de développer notre propre économie, d'avoir des relations commerciales normales avec nos voisins et de voyager librement. En un mot, nous ne recherchons rien d'autre que ce dont jouit le monde libre aujourd'hui et rien de plus que ce qu'Israël exige pour lui-même : le droit de contrôler notre propre destinée et de prendre notre place au sein des nations libres [...]

La paix n'est pas un accord signé entre des individus – c'est une réconciliation entre des peuples. Deux peuples ne peuvent se réconcilier lorsque l'un d'entre eux exige un contrôle sur l'autre, lorsque l'un refuse de traiter l'autre comme un partenaire de paix, lorsque l'un utilise la logique du pouvoir plutôt que le pouvoir de la logique. Israël n'a pas encore compris qu'il ne peut y avoir de paix lorsque la justice est refusée.

Aussi longtemps que continuera l'occupation des territoires palestiniens, aussi longtemps que les Palestiniens se verront refuser la liberté, le chemin vers la « paix des braves », sur lequel je m'étais engagé avec mon défunt partenaire Isaac Rabin, sera jonché d'obstacles [...]

Les Palestiniens ont une vision de la paix : il s'agit d'une paix basée sur la fin totale de l'occupation et un retour aux frontières d'Israël de 1967, le partage de tout Jérusalem qui deviendrait une ville ouverte et la capitale de deux Etats, la Palestine et Israël. Il s'agit d'une paix chaleureuse entre deux Etats égaux jouissant mutuellement d'une coopération économique et sociale bénéfique.

En dépit de la répression brutale des Palestiniens au cours des quatre décennies passées, je crois que lorsque Israël considèrera les Palestiniens comme des égaux et non comme un peuple assujetti sur lequel il peut imposer sa volonté, une telle vision pourra s'avérer juste. Elle le doit.

Les Palestiniens sont prêts à mettre un terme au conflit. Nous sommes prêts à nous asseoir auprès de n'importe quel dirigeant israélien, quel que soit son parcours, afin de négocier la liberté pour les Palestiniens, la fin réelle de l'occupation, la sécurité pour Israël et des solutions créatrices pour mettre un terme à la situation critique des réfugiés tout en respectant les soucis démographiques d'Israël.

Mais nous ne nous assiérons à une table de négociations qu'en tant qu'égaux et non en tant qu'humbles sollicitants, en tant que partenaires et non en tant que sujets, en tant que chercheurs d'une solution de paix équitable et non en tant que nation vaincue heureuse de recueillir les miettes qui lui sont jetées. Car en dépit de l'avantage militaire écrasant d'Israël nous possédons quelque chose de plus grand : le pouvoir de la justice. »




Home Election présidentielle américaine de novembre 2004

Source : www.michaelmoore.com

Voici les expériences de quelques électeurs de l'Ohio, communiquées sur le site Internet de Michael Moore, Mike's election Watch 2004 :

« Après avoir fait la queue pendant une heure et demie, j'arrivai enfin à la table où l'on signe. Lorsqu'on trouva mon nom sur la liste, il était indiqué à côté, en petits caractères : « Est coupable de criminalité au cinquième degré. » Inutile de dire que c'était faux mais, quoi qu'il en soit, on me fit clairement savoir que je ne pouvais pas voter. »

J. U. North Olmsted


« Je suis étudiant à l'Université Denison, et lorsque je suis allé voter à 17 heures, on m'a annoncé qu'il y avait une attente de trois heures et demie et l'on me poussa rapidement dans une salle où se trouvait une centaine d'autres étudiants, dont aucun ne savait ce qui se passait.

Lorsque j'allai demander quel était le problème, la seule réponse que je pus obtenir de l'une des personnes s'occupant du scrutin fut : « Vous faites partie de la circonscription D. » Il n'y avait la queue dans aucune autre circonscription.

Lorsque certains d'entre nous interrogèrent les employés électoraux, ceux-ci se montrèrent aimables et cordiaux, mais leurs réponses furent impératives, et ils nous demandèrent de retourner nous asseoir pour faire la queue. Il existait visiblement une discrimination par rapport à l'âge, et une différence entre les étudiants de l'Université et les autres électeurs, si bien qu'après avoir attendu pendant des heures, de nombreux étudiants se découragèrent et s'en allèrent sans avoir voté. »

R. G. Granville.


« Sur un faux « communiqué concernant les élections » on pouvait lire : Il est demandé aux électeurs républicains de voter à l'endroit fixé le mardi et aux électeurs démocrates de voter le mercredi. Il s'agissait clairement de semer la confusion chez les électeurs démocrates et les nouveaux électeurs. Je contactai alors la hotline sur la fraude électorale et je lui faxai une copie du faux communiqué.

Je ne croyais pas vraiment que certains républicains s'abaisseraient jusque-là. Mais que peut-on attendre des supporters d'un président qui nous a fourvoyés dans une guerre. »

O. V. Columbus


 




Home Pologne : un témoin oculaire raconte la formation d'un agroglyphe

par Nancy Talbott Source : Voir Published Papers sur le site Internet : www.bltresearch

Dans la nuit du 22 juillet 2000, Jerzy Szpulecki, cultivateur dans la région rurale du centre de la Pologne, était en train de travailler dans une nouvelle maison qu'il construisait en bordure d'un champ de blé cultivé par son voisin, Tadeusz Filipczak. A minuit et quart, les lumières de sa maison s'éteignirent soudain et il descendit pour essayer de trouver l'origine de la panne. En arrivant au premier étage, il put voir, à travers les grandes fenêtres de la façade, que tous les lampadaires de la route voisine étaient également éteints et qu'il n'y avait pas de lumière non plus dans les maisons.

Presque aussitôt, il vit une « étrange » lumière rouge descendre très lentement dans le ciel, en direction du champ situé devant sa maison. Elle était d'un rouge très brillant, elle avait une forme sphérique et environ vingt mètres de diamètre et lorsqu'il l'aperçut pour la première fois elle se trouvait à environ 500 mètres au-dessus des arbres, à gauche du champ. Lorsqu'elle se rapprocha, il vit quelque chose qui ressemblait à un « brouillard blanc » tournoyant au-dessus de la lumière rouge qui, lorsque l'objet fut descendu à environ 80 mètres du champ, juste en face de ses fenêtres, sembla être « une sorte de vaisseau ». En se rapprochant, l'objet s'inclina et continua à descendre vers le champ, très, très lentement.

A ce moment-là, la sphère d'un rouge brillant apparût comme une sorte de coquille extérieure, entourant une masse interne de brouillard blanc qui tournoyait constamment au sein de la sphère rouge. En se rapprochant du sol, l'étrange objet commença à grossir et à se transformer en un objet beaucoup plus grand, mais toujours de forme ronde, et il sembla « dégager quelque chose dans l'air autour de lui ». J. Szpulecki dit qu'il pense que le « vaisseau » était « la couleur du brouillard blanc » (voulant dire par là qu'il y avait un brouillard blanc tournant autour d'un vaisseau réel et solide, le tout se trouvant maintenant à l'intérieur de la sphère rouge). Il eut également l'impression que la coquille rouge « dirigeait » l'objet à l'intérieur.

Lorsque l'objet fut descendu à environ vingt mètres au-dessus du sol, J. Szpulecki commença à ressentir « une pression » sur son corps et lorsque l'objet se trouva près du sol, des étincelles jaillirent, « comme lors d'un court-circuit […] Je l'ai vu toucher le sol […] et lorsqu'il l'a touché, il y a eu des flashs brillants, comme des éclairs ». Lorsque l'objet a atterri, de multiples « bras » sont soudain sortis de son centre et se sont lentement courbés vers le sol. A ce moment-là, la lumière rouge est devenue si brillante « qu'il était difficile de la regarder car elle faisait mal aux yeux ». Il semblerait qu'il y ait eu quatre « bras » (des protubérances ressemblant à des tentacules qui se penchaient vers le sol), tous de la même longueur et d'une couleur bleuâtre. A l'extrémité de chaque « bras » il y avait une boule ronde de lumière violette, encore plus brillante. Ces boules de lumière violette étaient la partie la plus brillante de l'objet et elles étaient « très difficiles à regarder » car leur éclat faisait mal aux yeux.

A ce moment-là, J. Szpulecki remarqua qu'il y avait au moins trois voitures arrêtées sur la route près du champ, leurs occupants observant apparemment l'objet. Le lendemain, il entendit d'autres villageois raconter que de « nombreuses » personnes avaient vu la boule de lumière rouge brillante traverser le ciel et se diriger vers le champ.

J. Szpulecki raconte que l'objet resta posé sur le sol pendant « au moins une minute », avec des étincelles qui volaient et provoquaient une lumière intense, et que c'est à ce moment-là qu'il prit conscience d'une « pression » physique sur son corps. Cette sensation de quelque chose exerçant une pression sur son corps, et notamment sur sa tête, fut particulièrement nette lorsque les « bras » sortirent de l'objet au moment où il se posa sur le sol. Même si seulement le haut de son corps était exposé à la fenêtre, il est certain d'avoir ressenti cette forte pression sur tout le corps. Il n'a pas eu d'effets électromagnétiques typiques (comme les poils qui se hérissent sur les bras ou la nuque) ni de maux de tête et il n'a senti aucune odeur particulière ni entendu le moindre son pendant toute la durée du phénomène. Il sut instinctivement que « l'énergie », mise en évidence à la fois par la lumière brillante émanant de l'objet et par la pression sur son corps, n'avait pas d'effet nocif sur les gens.

Au bout d'environ une minute, les bras protubérants se rétractèrent et l'objet dont le centre blanc continuait à tourner à l'intérieur de la coquille rouge, s'éleva dans l'air à quelques mètres, puis redescendit dans le champ, à une « faible distance » de là. A nouveau, les « bras » (avec les sphères brillantes de lumière violette à leurs extrémités) sortirent de l'objet, se penchèrent vers le sol et il ressentit à nouveau une très forte pression sur le corps, particulièrement sur la tête. « De multiples étincelles » accompagnèrent ce second atterrissage, mais d'après J. Szpulecki cette fois elles « retournaient vers le brouillard » au lieu d'en sortir, elles montaient du sol vers l'objet.

Finalement après être restés posés sur le sol pendant environ une minute, les bras se rétractèrent et la « coquille rouge se referma à nouveau autour du centre blanc », si bien que tout ce que J. Szpulecki put voir à ce moment-là fut une boule rouge de lumière. L'objet tout entier commença alors à monter, devenant de plus en plus petit au fur et à mesure qu'il s'élevait. Sa lueur rouge, « comme un brillant coucher de soleil », devint si intense qu'elle éclaira la pièce où se trouvait J. Szpulecki. Elle s'éloigna lentement au-dessus des champs et disparut. J. Szpulecki estime qu'entre le moment où il a vu l'objet pour la première fois et celui où il a disparu, il s'est écoulé environ sept minutes.

Même si lorsqu'il a aperçu l'objet pour la première fois J. Szpulecki a pensé qu'il s'agissait de quelque chose qui était « en feu », il devint ensuite clair que le champ ne prenait pas feu et il eut plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un phénomène « d'un autre monde », peut-être « extraterrestre ». Il déclare avoir été profondément ému, terriblement impressionné et étonné par tout ce qu'il a vu, affirmant que « c'était magnifique » et qu'il ne s'était senti ni menacé ni effrayé. Cette intense émotion dura pendant environ une demi-heure après que l'objet eut disparu, « comme après avoir bu un verre de bière ». Il a réaffirmé avoir senti que cette énergie n'était pas nocive pour les gens. Lors de l'interview, il parut évident que J. Szpulecki était encore marqué par le souvenir de cette expérience survenue trois ans auparavant et on peut le constater également sur la vidéo. [L'interview a eu lieu le 31 juillet 2003.]

L'électricité étant toujours coupée dans la maison, J. Szpulecki remonta à l'étage chercher sa montre et il découvrit que celle-ci s'était arrêtée à minuit et quart, heure à laquelle il pensait que la panne de courant avait commencé. Etant donné qu'il était évident que le champ de blé n'avait pas pris feu et comme il n'avait jamais entendu parler d'agroglyphe et par conséquent n'avait pas de raison particulière de vérifier l'état du champ, il s'en retourna chez lui au village.

Un agroglyphe en forme de pictogramme

Le lendemain, un voisin, dont la maison se trouve également en face du champ où l'objet avait atterri, informa J. Szpulecki qu'il y avait une marque étrange dans le champ de blé : un dessin en forme de pictogramme situé, découvrit-on ensuite, à l'endroit précis où l'objet étonnant avait atterri la nuit précédente. Par ailleurs, le motif du pictogramme, décrit par le voisin comme « une sorte de croix », correspondait de manière frappante à la description de l'objet lui-même avec ses « bras » étendus se terminant par de petites sphères violettes, lumineuses.

Dans un autre champ, situé au nord de la route, à seulement quelques mètres de là, on découvrit également un cercle de vingt mètres de diamètre. Les deux hommes s'efforcèrent de saisir le sens des symboles mais furent incapables de « comprendre la signification des signes ».

A notre connaissance, c'est le seul compte rendu de ce type dans la littérature concernant les agroglyphes, la seule fois où l'atterrissage d'un objet visible de forme si complexe a résulté en la formation d'un agroglyphe qui semble reproduire, dans les céréales couchées, les aspects géométriques de l'objet lui-même. C'est également le premier témoignage direct sur la formation d'un agroglyphe à Wylatowo, bien qu'en 1973 un cercle aplati ait été signalé dans le village de Zabno, à environ 5 km de là, un cercle créé par un « objet métallique en forme de disque » descendu dans un champ de seigle. Je dois cependant rappeler qu'aucun des résidents de Wylatowo que nous avons interviewés n'avait eu connaissance du phénomène survenu précédemment à Zabno, ni du phénomène des agroglyphes en général, avant l'expérience faite par J. Szpulecki en 2000.

C'est le voisin de J. Szpulecki (qui n'avait pas été témoin de ce qui s'était passé la nuit précédente) qui fut le premier
à découvrir l'agroglyphe et qui en parla à J. Szpulecki. Il déclara également qu'il y eut une panne d'électricité dans toute la région et que les batteries de nombreux camions et voitures étaient déchargées. Plus tard dans la journée, la compagnie d'électricité commença à réparer les lignes électriques et signala également que le courant était coupé dans toute la région. Elle fut apparemment incapable de déterminer l'origine de la panne de courant. Et en l'espace d'une semaine on apprit que tous les véhicules (voitures, camions, tracteurs) dans un rayon de cinq cents mètres autour du champ avaient eu leurs batteries complètement déchargées.

D'autres personnes commencèrent à raconter qu'elles avaient vu l'objet lorsqu'il se trouvait en l'air, mais il se peut que J. Szpulecki soit le seul témoin oculaire à avoir vu l'objet descendre et atterrir, tout au moins le seul témoin local. Il est peu probable que les véhicules qu'il a vus, arrêtés sur la route, aient été conduits par des gens des environs, la plupart d'entre eux étant des cultivateurs qui sont généralement couchés à cette heure-là. On pense plutôt qu'ils étaient conduits par des fournisseurs qui parcourent de longues distances au cours de la nuit. On ignore si ces véhicules étaient arrêtés en raison d'une défection de leur batterie. J. Szpulecki ne se souvient pas s'ils étaient encore présents lorsqu'il est rentré chez lui.

Un second agroglyphe à Wylatowo en 2001

Deux ou trois autres agroglyphes furent finalement découverts dans la région de Wylatowo au cours de l'été 2000 et, au cours des étés suivants, le phénomène a continué à se produire et des agroglyphes sont à nouveau apparus à Wylatowo, dans les mêmes champs, ainsi que dans d'autres régions de Pologne.

Le 27 juin 2001, un agroglyphe fut à nouveau découvert dans le champ où Jerzy Szpulecki avait vu l'objet d'un rouge éclatant atterrir en 2000. Cette formation était beaucoup plus complexe que la première et elle sembla être un développement du motif originel en forme de croix. Un examen approfondi des photos prises les deux années (en bordure des arbres le long de la route voisine) montre clairement que l'agroglyphe de 2001 est apparu au même endroit du champ que l'agroglyphe en forme de croix de l'année 2000.

Dans la seconde quinzaine du mois de juillet 2002, Milosz Kuss, un jeune garçon des environs, habitant un village situé non loin de Wylatowo, a découvert à son tour un agroglyphe dans un champ appartenant à son oncle. La famille de Milosz, comme d'autres dans cette région éloignée, avait elle-même fait l'expérience de plusieurs événements très inhabituels au cours des sept dernières années et Milosz avait entendu parler des agroglyphes de Wylatowo. Son dessin de l'agroglyphe découvert dans le champ de son oncle est presque la réplique exacte de l'objet que J. Szpulecki a vu atterrir à Wylatowo en 2000.

Le phénomène des agroglyphes en lui-même demeure un mystère. Une recherche scientifique approfondie sur les changements constatés sur des échantillons de plantes et de sol, prélevés dans les agroglyphes, met en évidence le fait que la majorité des ces phénomènes, constatés dans le monde entier, n'a pu être produite de façon mécanique.




Home De l'énergie lumineuse entourant un conférencier

Pour plus d'information, voir site: www.bltrsearch.com

Addenda (30 mars 2004)

Depuis que ce compte rendu a été rédigé un nouvel événement s'est produit. Robert Bernatowicz, un reporter radio de Varsovie qui manifeste un grand intérêt pour les phénomènes inexpliqués, a commencé à faire des recherches sur les agroglyphes de Wylatowo peu après leur découverte. Chaque été, il est retourné à Wylatowo pour essayer d'en apprendre davantage sur les agroglyphes et les autres événements étranges de la région, et depuis un ou deux ans il a été lui-même témoin d'un nombre croissant de phénomènes inhabituels. Bien que parfaitement conscient du cynisme avec lequel de nombreuses personnes abordent tous les sujets inconnus et peut-être plus particulièrement ceux que l'on pourrait penser de nature « spirituelle », R. Bernatowicz est devenu de plus en plus convaincu que quelque chose de vraiment merveilleux – un aspect de la « réalité » nouveau et pas encore reconnu – se manifeste dans les agroglyphes et les phénomènes qui y sont liés.

Le 14 mars 2004, Robert Bernatowicz donnait une conférence à Chicago (Etats-Unis) sur les agroglyphes de Wylatowo à des membres de la communauté polonaise. Un journaliste dans le public l'interrompit pour lui demander comment il pouvait prouver que les histoires qu'il racontait étaient vraies. Robert n'étant pas très familiarisé avec la recherche scientifique menée aux Etats-Unis et, par ailleurs, son intérêt pour le phénomène étant davantage d'ordre intuitif et métaphysique, il ne répondit pas en faisant référence au travail scientifique publié sur la question. Au lieu de cela, il lui vint à l'idée de répondre que les gens devraient prendre des photographies de lui pendant sa conférence et que ces photos montreraient « quelque chose d'étrange » au-dessus de sa tête. Cette idée ne lui était jamais venue auparavant, à l'occasion d'autres conférences, et dans l'email qu'il m'a adressé il dit : « A dire vrai, j'ignore pourquoi j'ai agi ainsi. »

Tandis que Robert Bernatowicz décrivait la « merveilleuse énergie » qu'il croit impliquée dans ces phénomènes, il fut soudain submergé par une forte émotion qu'il ne put expliquer, mais qu'il décrit comme « étonnante » et qui lui fit monter les larmes aux yeux.

Un photographe professionnel qui se trouvait parmi le public commença à prendre des photos numériques et il observa immédiatement quelque chose de tout à fait inhabituel sur l'écran de son appareil – la partie supérieure du corps de Robert était partiellement voilée par de multiples rayons de lumière rouge orangé, apparemment chargés d'une forte énergie et qui semblaient dirigés vers et autour de la tête de Robert. Il ne s'agit pas de photos accélérées et le photographe n'a pas utilisé de flash ; par ailleurs, il n'y avait aucune source visible pour les étranges rayons de lumière apparus sur l'écran de l'appareil. Aucune des personnes présentes n'a constaté le phénomène – il fut seulement visible sur l'appareil numérique. Trois photos ont été prises en l'espace de quelques minutes, sous des angles légèrement différents, et toutes ont montré les mêmes rayons d'énergie, dont la source doit s'être déplacée très rapidement. La lumière est en fait dirigée vers Robert (plutôt qu'émanant de lui).

Pour davantage d'information, consulter le site Internet : www.bltresearch.com


Une photo intitulée
"Bénédiction lumineusede Maitreya pendant la conférence de Robert Bernatowicz sur les agroglyphes de Pologne, donnée à Chicago, le 4 mars 2004. Photo numérique:  Ted Prejner. " a été publiée dans la revue Partage international, N° 196, de décembre 2004, page11.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le phénomène de bénédiction lumineuse entourant le conférencier et visible sur les photographies a été manifesté par Maitreya.



Signes des temps

Home Le miracle de Niigata

Source : Asahi Shinbun, Japon

Le 23 octobre dernier, vers 18 h, un séisme de magnitude 6,8 à frappé les villages isolés des environs de Niigata (Japon). L'épicentre était situé à 13 km sous terre, et un important glissement de terrain se produisit.

Mme Takako Minakawa rentrait chez elle avec ses deux enfants, Mayu (3 ans) et Yuta (2 ans), lorsque sa voiture fut soudain happée par la boue et les rochers qui dévalaient la colline. Un hélicoptère repéra l'avant du véhicule, à peine visible dans la boue, mais en raison de l'instabilité du sol et des nombreuses répliques sismiques de forte amplitude qui suivirent la secousse initiale, les secours ne purent intervenir que quatre jours plus tard.

Contre toute attente, ils entendirent une faible voix humaine. Après avoir précautionneusement dégagé le véhicule des rochers et de la boue, ils découvrirent Yuta blotti dans un petit espace d'un mètre de haut sur 50 cm de large, créé entre la voiture et un rocher. Le petit garçon semblait s'être extirpé de l'arrière du véhicule. Sa sœur était encore assise sur le siège arrière complètement écrasée. Sa mère, les mains encore sur le volant, semblait être morte sur le coup.

Lorsque les secouristes dégagèrent Yuta, ils s'aperçurent qu'il n'était vêtu que d'un Tee-shirt et d'une couche, et qu'il avait les jambes nues. Il était resté dans cet espace sombre et froid durant 92 heures (la température était tombé à 8° la nuit). Son corps était encore chaud et il n'était que légèrement déshydraté. Il ne présentait aucune blessure, excepté une petite coupure sur le front. Quand on lui demanda s'il avait bu quelque chose, il répondit « du lait ».

Selon les experts, il est extrêmement rare qu'un être humain puisse survivre plus de trois jours dans de telles conditions

La nation toute entière a suivi ce dramatique sauvetage, émue par cette manifestation de la vie, si précieuse et si forte.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'enfant a été sauvé par le Maître de Tokyo, qui a également manifesté le lait.


Home Des archéologues découvrent la grotte de saint Jean-Baptiste

Source : Associated Press

Des archéologues ont exploré une grotte que certains affirment avoir un lien avec Jean-Baptiste. « Jean-Baptiste, qui fut simplement un personnage des Evangiles, revient à la vie », a déclaré Shimon Gibson, archéologue britannique, qui a supervisé les fouilles à l'extérieur de Jérusalem.

La grotte, située à environ 4 km d'Ein Kerem, la ville natale de Jean-Baptiste, contient des marches conduisant à un étang souterrain qui pourrait avoir été utilisé pour des baptêmes. Les murs de la grotte sont couverts de sculptures qui, d'après les archéologues, illustrent la vie du personnage biblique. Les fouilles ont également mis à jour une pierre peut-être utilisée pour des lavements de pieds cérémoniels et environ 250 000 éclats de poteries qui semblent être les restes de petites jarres d'eau utilisées dans le rituel du baptême.

James Tabor, professeur de théologie à l'Université de Caroline du Nord, à Charlotte (Etats-Unis) reste sceptique et cite le fait qu'aucune inscription n'a été trouvée dans la grotte. S. Gibson et J. Tabor croient tous deux que les sculptures de la grotte racontent la vie et les activités de Jean-Baptiste car elles montrent la silhouette d'un homme portant un bâton et vêtu d'une peau d'animal. Il semblerait que ces sculptures aient été faites par des moines au IVe ou au Ve siècle pour dépeindre la vie de Jean-Baptiste et la commémorer dans un endroit qui lui est associé par la tradition locale.

S. Gibson pense que les sculptures, la pierre du lavement des pieds et les autres objets, ainsi que le fait que la grotte soit située à proximité de la ville natale de Jean-Baptiste, prouvent de manière indirecte que la grotte a pu être utilisée par lui.

Cette grotte fut creusée entre 800 et 500 ans avant J.-C. par des Israélites qui l'utilisèrent, pense-t-on, comme bassin d'immersion. « Elle fut apparemment adoptée par Jean-Baptiste, qui voulait un endroit où il pourrait procéder à des rituels, correspondant à sa conception du baptême », a déclaré S. Gibson.

(Voir le compte rendu de PI, juin 2001)

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de la grotte authentique de Jean-Baptiste. Il a ajouté que les sculptures murales avaient été faites par des moines au IIIe siècle.


Home Des ovnis au-dessus de la Grande-Bretagne

Source : The Huddersfield Daily Examiner, Grande-Bretagne

Des ovnis ont été vus dans le ciel au-dessus d'Emley Moor, dans le West Yorkshire, au nord de l'Angleterre, le 14 juin 2004. Ce qui semble être cinq objets volant en parfaite formation a été saisi sur la pellicule, vers trois heures du matin. Mark Windle, qui a pris les photos, a déclaré : « J'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'objets qui se consumaient dans l'atmosphère. Il y avait un avion dans le ciel et son aspect était différent. »

Une femme qui a également observé le phénomène a raconté que, dès qu'elle avait vu les lumières, elle était allée chercher son appareil photo. Mais les objets se déplaçaient très vite et le temps qu'elle revienne, ils avaient disparu : «Nous avons l'habitude de voir passer des avions, mais pas en formation aussi régulière. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux spatiaux venant de Mars.



Tendances

Home La Russie ratifie le Protocole de Kyoto

Source : BBC News, G.-B ; Optimum On-line

Pour entrer en vigueur, le Protocole de Kyoto (traité élaboré sous l'égide de l'Onu et destiné à gérer les changements climatiques à long terme), devait être ratifié par au moins 55 pays produisant ensemble 55 % des gaz à effets de serre.

C'est maintenant chose faite, au grand soulagement des défenseurs de l'environnement, depuis que les deux chambres de la Russie ont émis un vote favorable : le Conseil de la Fédération par 139 voix contre 1, la Douma par 334 contre 73. Ce traité, déjà signé par 126 pays, entre maintenant en application.

D'ici 2012, les pays industrialisés sont tenus de réduire leurs émissions de gaz à effets de serre à 5,2 % au-dessous des niveaux de 1990 – sauf, ce qui limitera les effets de ce traité, les deux principaux pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine.





Regard sur le monde

Home Yasser Arafat, 1929-2004

par Benjamin Creme

Un grand homme de notre temps est décédé. Grand, mais traîné dans la boue par ses ennemis et même incompris par ses amis. C'était un homme de vision, d'un courage et d'un optimisme extraordinaires, qui fut une source d'inspiration et une figure paternelle pendant près d'un demi siècle pour le peuple palestinien opprimé. Il a été la cible de la haine implacable d'Ariel Sharon pendant des décennies et la machine de propagande israélienne l'a accusé de toutes sortes de fautes et de méfaits, et de n'avoir pas su saisir l'opportunité de la paix. La calomnie laisse des traces et même ses amis d'antan le considéraient comme un président « imparfait ». Mais, il était tout autre.

Il fut invité et assista, comme le roi Hussein de Jordanie, à la rencontre de trois jours organisée par Maitreya pour plus de 300 personnes, à Londres, en avril 1990. Depuis lors, il travaillait sous l'inspiration immédiate et en suivant les conseils de Maitreya qui lui répéta, à maintes reprises, de ne pas accepter un accord injuste. Tous les accords proposés étaient injustes et n'auraient pas duré.

Voici une citation tirée de l'article de mon Maître, intitulé L'heure de la décision [Partage international, mai 2002] :

« [...]Israël, poussé à agir par les attentats-suicides, a comme toujours des réactions disproportionnées, et prend prétexte de la « guerre contre le terrorisme » pour imposer sa volonté. Ses dirigeants et son armée n'ont pas à s'enorgueillir des persécutions et des humiliations sans vergogne qu'ils font subir à Yasser Arafat. Le peuple d'Israël, plus que tout autre, devrait comprendre le martyre des opprimés. »

Questions-réponses

Yasser Arafat (1929-2004), président de l'autorité palestinienne :

Ame : 6 ; personnalité : 4 (6) ; corps mental : 1(4) ; corps astral 6 (6) ; corps physique : 3 (7) ; niveau d'évolution : 2,4.

Q. Yasser Arafat a-t-il été empoisonné ?

R. Non, il est mort le cœur brisé.

Q. Yasser Arafat a-t-il agi de manière inconsidérée en refusant le plan de paix proposé par l'ancien président israélien
Ehud Barak ?

R. Non, car ce plan n'était ni juste ni équitable. Ehud Barak a déclaré que les Palestiniens s'étaient vu offrir 90 % des territoires de Cisjordanie alors qu'en fait on ne leur a offert que 42 % de ces territoires et la bande de Gaza. La Cisjordanie était déjà couverte d'implantations israéliennes, dont chacune aurait été défendue par une garnison militaire. Les routes reliant les implantations auraient par conséquent favorisé des communications rapides pour l'armée israélienne, coupant ainsi les zones soi-disant palestiniennes en parties isolées les unes des autres. Ce plan fut salué comme « particulièrement généreux », « trop généreux peut-être », par la machine de propagande israélienne. Mais il s'agissait en fait d'un simulacre de justice. [Par-tage international, mars2003 ]

Q. On a raconté que le président Arafat et les autres leaders de l'OLP, assiégés dans le quartier général de Ramallah, n'avaient jamais perdu courage pendant toute la durée du siège. Le médecin du président Arafat lui a rendu visite et l'a déclaré en bonne santé en dépit du terrible stress auquel il était soumis pour un homme de son âge.

[1] Maitreya a-t-il donné au président Arafat et à ses collaborateurs enfermés dans le quartier général une bénédiction particulière de protection ? [2] Maitreya a-t-il eu d'autres contacts avec le président Arafat depuis 1988 ? [3] Maitreya est-il apparu au président récemment ?

R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Oui. [Partage international juin 2002]




Home L’ETHIQUE JUIVE DANS LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Mettre fin au cycle de la violence

Interview de Marc H. Ellis par Andrea Bistrich

Marc H. Ellis dirige le Centre d’Etudes américaines et juives qu’il a fondé en 1999, à l’Université Baylor de Waco, au Texas (Etats-Unis). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont Israel and Palestine : Out of the Ashes, The Search for Jewish Identity in the 21st Century (Israël et Palestine : née de la cendre, la recherche de l’identité juive au XXIe siècle), publié en 2003.
 
Les juifs de conscience, vivant en Israël ou aux Etats-Unis, reconnaissent les souffrances historiques des juifs et les souffrances contemporaines des Palestiniens. Ils appellent à la fin de l’occupation des terres palestiniennes par Israël et au cycle de la violence qui règne une fois encore dans la région.
 
M. H. Ellis offre une vision du judaïsme qui témoigne d’une vie éthique, reposant sur les principes de justice et de communauté sur lesquels s’est fondée la foi juive. Selon lui, ce n’est qu’en se penchant sur la façon dont l’Etat militaire d’Israël, avec la complicité du lobby juif américain, a perdu de vue ces principes originaux, que l’on peut espérer une paix future. Regardant au-delà de l’héritage de l’Holocauste et au-delà de l’idée du Juif victime ou persécuteur, M. H. Ellis offre une nouvelle vision de ce que cela signifie aujourd’hui d’être juif.
 
L’archevêque Desmond Tutu décrit le travail de M. H. Ellis comme « une contribution vitale à la résolution de l’un des rares problèmes insolubles de notre époque ».
 
Partage international : Qu’entendez-vous par « juif de conscience » ?
Marc H. Ellis : Je pense aux juifs qui refusent de justifier la dépossession d’un autre peuple – en l’occurrence les Palestiniens – de ses terres et de ses droits politiques. J’emploie cette expression pour poser la question de savoir si les juifs qui permettent cela, ou même le justifient, font appel à leur conscience dans leur lutte pour la justice. En tant que juif de conscience, j’essaye de comprendre et de lutter contre l’injustice commise au nom des juifs et de l’histoire juive. Tout comme d’autres juifs de conscience, je lutte contre un certain « judaïsme constantinien » dont relève nos leaders en Amérique et en Israël.
Le judaïsme constantinien est une forme de judaïsme qui, comme le christianisme constantinien, s’attache à l’Etat et au pouvoir.  Avec la création de l’Etat d’Israël et la nécessité de défendre son droit et son territoire, les leaders juifs se sont alignés sur le pouvoir d’Israël et des Etats Unis.
 
PI. Quelles sont les causes sous-jacentes du conflit entre Israël et la Palestine, et le Moyen Orient en général ? S’agit-il d’un problème religieux ?
MHE. Ce n’est pas un problème religieux. C’est une lutte pour des terres et des droits politiques. Israël est établi. La Palestine devrait être établie sur la Rive droite, Gaza et Jérusalem Est. Même si des problèmes vont persister au Moyen Orient, c’est la première chose qu’il faut faire pour commencer à résoudre les autres problèmes.
 
PI. Après les terribles souffrances subies pendant l’Holocauste, comment le peuple juif peut-il aujourd’hui se comporter en oppresseur d’un autre peuple ?
MHE. Une très bonne question qui semble rester sans réponse. J’aborde cette question par un fait : nous, en tant que Juifs, opprimons un autre peuple et cette oppression ne fait que raviver nos blessures. Nous, en tant que Juifs, ne pouvons pas guérir le traumatisme subi en infligeant un traumatisme à un autre peuple. Au lieu de répondre à la question, je veux mettre fin au cycle de la violence afin que nous puissions commencer à nous poser une autre question dans un contexte nouveau et pacifique. Le cycle de la violence ne peut se terminer que si un Etat palestinien est créé avec ses pleins pouvoirs. Il pourra alors entamer un programme de reconstruction économique et politique qui rendra à son peuple un statut démocratique pacifique et fraternel avec ses voisins, y compris Israël.
 
PI. Israël peut-il tirer un enseignement de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ?
MHE. Je ne suis pas sûr que cela puisse servir de leçon, mais je suis certain que nous sommes en train de créer une situation d’apartheid. L’apartheid en Afrique du Sud est terminé. L’apartheid en Israël pourrait durer très longtemps. Quand et comment il finira va au-delà de mes années de vie. Mais en ce qui me concerne, il a annihilé toute possibilité de maintenir et de proclamer l’éthique juive. Par éthique juive, je parle d’une justice fondée sur une histoire et une lutte particulières. La particularité de l’histoire juive est la création d’une éthique juive et permet aux Juifs et à d’autres communautés de contribuer à l’élargissement d’un mouvement d’action pour la justice.
 
PI. Nous sommes à l’évidence tous d’accord pour condamner l’Holocauste, mais si le peuple juif continue à s’accrocher à la mémoire de l’Holocauste, il est certain qu’il s’interdit de voir les possibilités du futur ?
MHE. La question est de savoir comment la mémoire de la souffrance est employée. Utilisons-nous la mémoire de l’Holocauste comme un simple instrument contre les autres ? Ou allons-nous considérer l’Holocauste comme un pont de solidarité avec d’autres gens qui souffrent, surtout ceux qui souffrent par notre faute ? Chaque communauté a sa façon de se souvenir et de s’exprimer. Pour les juifs, la mémoire de l’expérience juive, y compris de ses souffrances, est importante. Bien sûr, nous devons nous souvenir que lorsque nous avons du pouvoir, nous avons tendance à l’utiliser comme n’importe quel autre peuple. Les deux types de mémoire sont donc essentiels pour continuer notre voyage ; la mémoire de nos souffrances et la mémoire des souffrances que nous infligeons à un autre peuple.
 
PI. Que se passe-t-il en Israël – les gens manifestent-ils contre les mauvais traitements infligés aux Palestiniens ?
MHE. Il y a des juifs de conscience en Israël et, oui, il y a eu des manifestations contre certaines décisions politiques de Sharon. Mais il faut distinguer les Israéliens juifs sérieux de ceux qui veulent un simple allègement de l’oppression. C’est pourquoi je fais une distinction entre les juifs progressistes et les juifs de conscience. Par exemple, la plupart des « rabbins pour les droits de l’homme », surtout leur leader, rabbi David Forman, sont des juifs progressistes qui veulent le respect des droits de l’homme pour les Palestiniens sans leur accorder tous les droits politiques. Bien qu’ils se considèrent comme opposés à la politique d’Israël, ils constituent un soutien pour l’Etat. Jeff Halper, d’un autre côté, se bat pour être un juif de conscience. Il exige des droits politiques égaux pour les Palestiniens. La distinction entre juifs progressistes et juifs de conscience est essentielle, les premiers ne réclamant pas vraiment la justice pour les Palestiniens. Les juifs de conscience ne tiennent pas à maintenir ou à proclamer l’innocence juive, et ils souhaitent que les juifs et les autres reconnaissent l’égalité des Palestiniens.
 
PI. Comment la situation peut-elle s’améliorer entre Israéliens et Palestiniens ?
MHE. Les juifs et les Palestiniens de conscience devraient s’unir, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Il s’agit d’un travail de longue haleine qui prendra plusieurs décennies. Mais ce long travail en vaut la peine. Spécialement au sein de la diaspora, juifs et Palestiniens pourront se montrer et prouver aux autres que le fanatisme racial et culturel est lié au contexte et que dès que le contexte négatif est éliminé, des peuples de diverses origines peuvent vivre pacifiquement ensemble. Il n’existe pas d’autre moyen d’atteindre cet objectif qu’en établissant des modèles – par le dialogue et des actions communes. Où qu’ils se trouvent, juifs et Palestiniens doivent commencer à vivre et à travailler ensemble, à manifester ensemble pour la justice, jusqu’au moment où une offense subie par l’un deviendra une offense infligée à l’autre.
 
PI. Vous avez déclaré que l’injustice infligée aux Palestiniens affecte non seulement ces derniers mais altère également l’identité juive. Pouvez-vous vous expliquer ?
MHE. Nous assistons à la fin de la tradition juive en matière d’éthique et de justice. C’est ainsi que nous modifions fondamentalement l’identité juive. A long terme, il n’y a pas de raison d’être juif à moins que cela ne signifie quelque chose – surtout un système éthique – de particulier. Les Palestiniens représentent un défi au cœur de notre identité. C’est pourquoi aujourd’hui, la manière d’être fidèle en tant que juif est de devenir solidaire avec le peuple palestinien.
 
PI. Voyez-vous la possibilité d’un changement dans la manière dont les juifs perçoivent les Palestiniens ?
MHE. Pris collectivement, il n’y aura aucun changement dans la manière dont les juifs perçoivent les Palestiniens. En tant que communauté, les juifs sont une cause perdue en ce domaine. Toutefois, le problème est très différent en ce qui concerne les juifs de conscience. Il y a chez eux de l’espoir pour l’avenir. Bien que ce groupe ne soit pas important, il existe partout des juifs de conscience. Ils sont les témoins du futur. Le fait qu’ils deviennent une force politique est une autre question. Bien sûr, si le rapport de force entre Israël et les Palestiniens ou le monde arabe devait changer, ou si les Etats-Unis estimaient que l’expansion constante d’Israël menaçait leurs intérêts, alors ce pays pourrait se trouver forcé de changer. Je ne voit pas cela se produire, tout au moins pas dans un proche avenir.
 
PI. Quelle solution pourrait créer les conditions d’une coexistence pacifique ?
MHE. C’est très simple. Deux véritables Etats pour deux peuples. Mais cela n’arrivera pas. Mon impression est que l’on a dévié pour une lutte pour les droits civiques dans un Etat d’Israël en expansion face à un espace palestinien culturel, géographique et politique de plus en plus réduit.
A moins qu’Israël ne soit disposé et capable d’expulser des centaines de milliers – peut-être même des millions – de Palestiniens, alors les juifs et les Palestiniens sont condamnés à vivre ensemble. Le défi politique est de montrer aux deux communautés que leur destin doit devenir la perspective d’une vie commune productive. Là encore, il s’agit d’un projet à long terme.
 
PI. La Cour internationale de justice de La Haye a décrété que le mur de la Rive droite était illégal, qu’il entravait le droit des Palestiniens à l’autodétermination et que sa construction devait cesser immédiatement. Israël acceptera-t-il cette décision ?
MHE. Israël n’acceptera pas ce jugement. Israël n’a pas besoin de ce mur. Ils ont déjà conquis les terres. Avec ou sans le mur, la situation reste la même.
 
PI. Y a-t-il l’espoir d’un processus d’intégration pour les deux communautés ?
MHE. L’intégration et la désintégration se produisent sans cesse. Tout change, même quand les choses paraissent statiques. Il n’y aura pas deux Etats et il y a déjà un seul Etat, si par Etat on entend le contrôle de toute une région, Israël contrôle le territoire depuis Tel Aviv jusqu’au Jourdain. Et cela restera ainsi encore longtemps. Certains pourraient penser que cette façon de voir manque d’optimisme. Je répondrais qu’il est important de comprendre la réalité et que l’espoir, un véritable espoir, émane de la reconnaissance de la réalité et de la lutte pour créer un futur qui transcende le présent. Des slogans déconnectés de la réalité sont dommageables pour l’avenir.
 
PI. Existe-t-il la moindre ébauche d’espoir de mettre fin à ce cycle de la violence et d’amener aussi bien les juifs que les Palestiniens vers un avenir meilleur ?
MHE. L’espoir est notre témoin commun – le témoin des juifs et des Palestiniens ensemble – que le cycle de la violence et des atrocités puisse être brisé au cours de notre vie. Cela revient à dire « non » à tout discours raciste et colonial. Les juifs et les Palestiniens doivent dire « non » à tout discours de leur propre communauté qui qualifierait les différences comme étant « l’autre ». Les juifs et les Palestiniens de conscience doivent continuer leur action, quitte à risquer l’exil physique et culturel. Cela implique de se distancer du discours progressiste qui se contente d’essayer de réduire la répression et d’affronter l’option conservatrice qui prétend que le choc des civilisations est inévitable et déterminé. Beaucoup de jeunes juifs et Palestiniens ont déjà dépassé les catégories du passé. Ils doivent être encouragés et soutenus.




Home Une nouvelle élection usurpée

Source : www.technocrat.net, Associa-ted Press

A travers les Etats-Unis, quelque 1 100 problèmes relatifs aux machines à voter électroniques ont été rapportés. Figurent notamment des cas de difficultés pour voter en faveur du candidat de son choix. La Coalition pour la protection des élections, qui regroupe des observateurs bénévoles, a signalé également des problèmes relatifs à des pannes de courant, ou d'assesseurs n'ayant pas les compétences requises.

Dans six Etats, plusieurs dizaines d'électeurs – en particulier des démocrates en Floride – ont signalé que le mauvais candidat apparaissait sur l'écran de contrôle de la machine : dans de nombreux cas, ils avaient l'intention de sélectionner J. Kerry, mais lorsqu'ils vérifiaient leur choix, celui-ci indiquait un vote en faveur du président Bush. Lorsqu'ils essayaient de corriger le problème, la machine faisait souvent la même erreur à plusieurs reprises.

Roverta Harvey, de Clearwater (Floride), qui votait à l'église presbytérienne de Northwood, affirme qu'elle a essayé, au moins à six reprises, de sélectionner Kerry-Harvez. Après avoir essayé pendant 10 minutes de corriger le problème, elle fit appel à un assesseur qui lui donna une serviette pour nettoyer l'écran ainsi qu'un stylo à utiliser à la place de ses doigts. Elle affirme qu'il lui a fallu près de dix essais avant que l'écran ne confirme son choix. Bien qu'il semble que les problèmes fussent résolus la plupart du temps, de nombreux électeurs sont restés avec un sentiment de malaise quant à savoir si leur choix avait bien été enregistré. Des experts se posent la question de savoir si d'autres électeurs ont connu le même problème sans se rendre compte que la machine n'avait pas enregistré de manière correcte leur choix. Des observateurs signalent que les problèmes, initialement attribués à des erreurs commises par les électeurs, étaient très répandus et probablement relativement courants dans le cas des machines à voter à écran tactile. Les votes mal enregistrés comptent pour environ 20 % des problèmes rapportés par la Coalition pour la protection des élections. Matt Zimmerman, de cette coalition, a affirmé : « Alors que nous pouvons faire face à des problèmes visibles et évidents comme ceux-ci, nous sommes beaucoup plus inquiets au sujet des problèmes que les électeurs et les observateurs ne peuvent voir. Souvent, la seule manière de mettre le doigt sur ces défauts est d'effectuer un audit et pourtant le système le plus élémentaire d'audit à savoir une trace sur papier du vote effectué par l'électeur fait défaut dans la plupart de ces machines. »




Home Ohio : des électeurs furieux prennent d'assaut la State House

Source : Michigan Independent Media Centre

Le 3 novembre 2004, des résidents d'Ohio furieux ont défilé à travers les rues de la capitale Columbus et ont pris d'assaut le principal bâtiment administratif de l'Etat pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une élection injuste. Défiant les ordres et les menaces d'arrestation provenant de la police de l'Etat, près de 100 personnes ont bloqué l'accès à la State House en chantant « O-H-I-O ! Il faut mettre fin au déficit démocratique » et en arborant des bannières avec des messages tels que « Un seul vote refusé = Démocratie en danger !, 100 ou 1 000 votes refusés = Démocratie en échec ! »

Les manifestants protestaient contre ce qu'ils considèrent comme étant un vaste effort républicain destiné à supprimer, intimider et voler des électeurs et contre le fait que la personne responsable du décompte des votes, le secrétaire de l'Etat de l'Ohio, était également codirecteur de campagne du tandem Bush-Cheney.




Home Ohio : les erreurs de vote électronique

Source : Associated Press, www.new.com

Selon le bureau du secrétaire d'Etat de l'Ohio, une erreur de transmission électronique a attribué presque 4 000 votes fantômes au président George W. Bush, lors des résultats préliminaires qui furent publiés online. L'examen des résultats officieux publié sur le site Web des élections dans le comté de Franklin, révèle que G. Bush a bénéficié de 3 893 votes supplémentaires : il aurait reçu 4 258 voix contre 260 pour Kerry. Seuls 638 électeurs ont voté dans cette circonscription ce qui fait que le score de Bush aurait dû être de 365. 




Home Le contrôle du résultat des élections aux Etats-Unis

Source : www.straight.co ; www.straight. com ; www.news.com

Black Box Voting, une organisation sans but lucratif basée à Seattle, a annoncé son intention de mener la plus grande action entreprise jusqu'à présent dans le cadre du Freedom of Information Act (loi de la liberté de l'information) de façon à contrôler le processus de vote électronique utilisé lors des élections américaines du 2 novembre. Le Freedom of Information Act demande au gouvernement de publier certaines informations sur la base d'une requête écrite. Bev Harris, membre fondateur du Black Box Voting (blackboxvoting. org) affirme que son groupe a l'intention d'introduire des requêtes portant sur les journaux de contrôle de toutes les machines à voter électroniques utilisées à travers le pays. « Toute application gérée par un ordinateur est vulnérable car un programmeur peut y introduire du code que nous ne pouvons pas contrôler », affirme-t-elle.




Home Irak : la guerre ingagnable

Source : Toronto Star, Canada

« Cette guerre échappe à tout contrôle. Elle est ingagnable, déclare Seymour Hersh, journaliste et lauréat du prix Pulitzer. C'est nous qui entretenons la rébellion. Rien n'avancera tant que nous serons dans le pays. »

Ce journaliste fut le premier à révéler les détails sur les tortures de la prison d'Abu Grhahib en mai 2004. Si G. Bush est réélu, disait-il, il continuera la guerre, quel qu'en soit le prix, quel que soit le nombre de morts américaines ou irakiennes. « Quelles qu'en soient les raisons – karma, croisade, intervention divine, ou même son père – si son mandat est reconduit, il poursuivra cette guerre [...]. Il n'aura d'autre choix que d'intensifier les bombardements pour maintenir au pouvoir le gouvernement impopulaire, inéligible, qu'il a mis en place. Tout ce qu'il fera, c'est de bombarder, bombarder, bombarder encore [...]. »

S. Hersh estime que les pays européens – sous la pression de leurs populations musulmanes croissantes et toujours plus radicales, et du fait de leur plus grande proximité du théâtre des opérations – resserreront encore leurs rangs pour faire face à la politique américaine. Pour lui, « cela ira même jusqu'à voir les Allemands contester le rôle des Etats-Unis comme seul interlocuteur entre Israël et les Palestiniens. »

Mais surtout, les deux dernières années « s'avèreront comme un échec qui constituera une sorte de cas d'école ». S'il reproche à la Maison blanche et au Pentagone d'avoir plongé l'Amérique dans le bourbier irakien et terni son image internationale, il ne peut cependant s'expliquer précisément comment on en est arrivé là. « Comment, se demande-t-il, huit ou neuf néo-conservateurs ont-ils pu s'emparer des rênes du pouvoir ? Ils ont pris le contrôle de l'administration, ils ont pris le contrôle du Congrès, de la presse et de l'armée. Comment, dès lors, ne pas se poser la question de la fragilité de la démocratie ? »




Home Une patrouille américaine refuse une mission

Source : Washington Post, Etats-Unis ; IPS

Une patrouille composée de réservistes a été arrêtée par les autorités américaines pour avoir refusé une « mission suicide » en Irak.

Stationnée à Tallil, au nord de Bagdad, elle avait reçu l'ordre de convoyer des camions citernes ni protégés ni armés. Les camions, dont plusieurs connaissaient des problèmes mécaniques, ne pouvaient pas dépasser 65 km/h. Le convoi ne devait être escorté ni par l'infanterie ni par des hélicoptères.

Selon le Washington Post, six mois après l'attaque américaine de mars 2003, 51 000 soldats et administrateurs civils en Irak n'étaient pas équipés de protections corporelles et autres armes défensives. Les email et les appels téléphoniques avaient mobilisé les familles qui avaient dû acheter des vêtements protecteurs pour leurs enfants sur le terrain. Les gilets pare-balles étaient envoyés en Irak par courrier. Au même moment, les gradés se plaignaient d'un manque général d'équipement et de préparation. Les appels téléphoniques et email des troupes en Irak vers le pays sont révélateurs de mécontentements et de la faiblesse du moral, alors que les critiques à l'encontre du gouvernement continuent à s'amplifier.

La mère de l'un des membres de la patrouille qui a refusé l'ordre (mi-octobre) de conduire le fuel à travers la région nord de Bagdad, connue pour ses embuscades, a rapporté à Associated Press les paroles de sa fille au téléphone : « Nous avions des camions hors services, des véhicules non blindés, et nous transportions du fuel contaminé. Ils nous retiennent contre notre volonté. Nous sommes prisonniers. »

Beverly Dodds, de Vandiver (Alabama), rapporte au magazine Salon qu'elle a reçu un appel de son fils, le 13 octobre, se plaignant d'avoir « de gros ennuis ». « Nous avons refusé l'ordre car les véhicules étaient en trop mauvais état. L'endroit où ils voulaient nous envoyer était dangereux. Nous devions y aller sans armes. On a tous refusé. On ne peut risquer sa vie comme cela. »

Les soldats affirment également que le gouvernement Bush leur a menti à la fois sur les raisons d'aller faire la guerre en Irak et sur le niveau de risques que la troupe devrait affronter.

Les protestations de « vétérans » de la guerre d'Irak continuent d'augmenter. Un vétéran de l'armée de l'air ayant servi au Moyen Orient a déclaré : « Je me sens complètement trahi par cette administration. J'ai été élevé en croyant qu'être militaire était la chose la plus honorable qui soit. Mais j'ai appris que cela n'avait rien de glorieux, et que le comportement de notre pays n'était pas à la hauteur de ce que je croyais – notre politique étrangère mettra des dizaines d'année à s'en remettre. » 

Le Support Network for an Armed Forces Union (SNAFU) (Réseau de soutien des forces armées) est une organisation qui soutient la résistance au sein de l'armée. D'après le SNAFU : « Ces soldats ont été mis en danger par la politique du gouvernement des Etats-Unis qui crée un climat de haine à travers le monde arabe et musulman. La guerre illégale contre l'Irak, les brutalités envers le peuple palestinien, les bombardements des civils à Fallujah et à travers l'Irak, et les séances de torture d'Abu Ghraid et d'ailleurs sont perçus, à juste titre, comme un véritable outrage à travers la région. 

Le Pentagone et le commandement militaire ont fait preuve, à plusieurs reprises, de leurs mépris de la vie humaine : en brutalisant et en tuant des Irakiens, et en négligeant la sécurité et le bien-être de leurs propres troupes. Les officiels du Pentagone et le corps des officiers considèrent les troupes du front, issues principalement de communautés pauvres et peu favorisées, comme étant sacrifiable, de même qu'ils considèrent les Irakiens comme moins que des humains [...] Nous soutenons la décision de ces soldats qui ont refusé aux ordres et nous appelons les autres à agir pour stopper la guerre. »





Le respect de la loi

Home Démolitions illégales à Gaza

Source : Human Rights Watch

Dans un rapport publié en octobre 2004, le Human Rights Watch (HRW) déclare que non seulement les forces israéliennes détruisent les habitations de la Bande de Gaza proches de la frontière avec l'Egypte, mais qu'elles étendent la zone de démolition, que les résidents présentent ou non un danger supposé. L'armée israélienne a illégalement rasé des milliers d'habitations sans nécessité militaire, afin de chasser les Palestiniens de la zone frontière entre Gaza et l'Egypte, et afin de créer une zone tampon. Le gouvernement israélien exige maintenant la destruction de centaines de maisons supplémentaires dans le cadre d'un plan visant à se « désengager » du territoire.

Le HRW estime que la Force de défense israélienne (IDF) « a fait 16 000 sans-abri au cours des quatre dernières années, sans s'inquiéter de savoir si leurs maisons présentaient un véritable risque militaire ».

La loi internationale stipule qu'une force d'occupation ne peut détruire des propriétés civiles que « lorsque des opérations militaires rendent ces destructions absolument nécessaires. La destruction de propriétés afin d'accroître la sécurité générale des forces d'occupation, ou à titre préventif contre d'hypothétiques menaces, est interdite ».

« La conduite d'Israël dans le sud de Gaza part de la présomption que tout Palestinien est un terroriste en puissance et que toute maison constitue une base d'attaque, explique Kenneth Roth, directeur du HRW. Une telle politique de destruction en masse de maisons constitue une grave violation de la loi internationale humanitaire visant à protéger les civils. »

D'après un communiqué de presse du HRW, le gouvernement israélien a approuvé à la mi-mai un plan prévoyant l'élargissement de la zone tampon en détruisant « des dizaines, peut-être des centaines » de logements. L'IDF aurait ensuite recommandé la démolition de toutes les habitations situées à moins de 400 mètres de la frontière. Une telle destruction laisserait sans toit des milliers de Palestiniens supplémentaires, dans l'une des régions les plus peuplées de la planète. 

Le rapport examine également l'ampleur des destructions, par Israël, des maisons et des infrastructures de Rafah, en mai, en représailles manifeste pour la mort de cinq soldats de l'IDF tués par des militants palestiniens. D'importantes opérations de l'IDF au cours de ce mois ont entraîné la destruction de 200 maisons, dont beaucoup étaient situées au centre de la ville, loin de la frontière. Des bulldozers blindés ont foncé à travers les maisons et les échoppes, défonçant les routes sans discrimination, détruisant les conduites d'eau et les écoulements d'eaux usées. Ils ont aussi transformé deux grands champs cultivés en terre stérile.

« Les Etats-Unis et les gouvernements européens ont omis de reprocher à Israël son manque de respect de la loi internationale. Bien au contraire, ils financent la reconstruction des maisons après leur destruction », affirme HRW. Le rapport encourage les gouvernements étrangers à exiger qu'Israël dédommage les victimes ou rembourse aux donateurs les fonds dépensés pour réparer les destructions illégales.  




Home Le Guantanamo Bay britannique

Source : The Independent, Grande-Bretagne

Les médecins ont constaté des troubles psychiatriques graves chez huit prisonniers suspectés de terrorisme, incarcérés sans jugement depuis près de trois ans dans des prisons britanniques. Ils sont détenus à la prison de Belmarsh, au sud de Londres, et à la prison de Woodhill, Milton Keynes, Buckinghamshire. Tous ont songé au suicide et l'un d'eux a fait une tentative de suicide.

Ces hommes, provenant d'Algérie, de Tunisie et de Palestine, ont été arrêtés peu après le 11 septembre 2001, pour suspicion de terrorisme selon la loi d'urgence, mais ils n'ont jamais été interrogés ni accusés. Aucun motif n'a été fourni pour leur détention, ni aucune date fixée pour leur libération sur parole, comme cela se fait pour les criminels, et ils souffrent d'un sentiment d'impuissance et de désespoir. Certains d'entre eux ont été détenus et torturés dans un autre pays avant d'arriver en Grande-Bretagne, et souffrent de dépression et de troubles post traumatiques. Onze psychiatres de renom et un éminent psychologue les ont examinés et, fait inhabituel pour des spécialistes, sont unanimes dans leurs conclusions. Ils ont également constaté que les épouses des prisonniers souffraient de dépression et, dans un cas, de troubles post traumatiques, concluant que leurs symptômes sont en relation directe avec « l'incarcération de leur mari et sa nature imprécise ». 

L'un des détenus est un réfugié palestinien qui a subi des tortures en Israël et a été transféré à l'hôpital psychiatrique de Broadmoor. Un autre est un Africain d'une trentaine d'années qui n'a plus de bras et dont on dit qu'il est tellement malade qu'il ne peut se tenir debout ni reconnaître ses compagnons de cellule. Les médecins ont rencontré des difficultés à recommander des solutions du fait qu'ils ignorent les crimes que les détenus sont supposés avoir commis.

Le professeur Raj Persaud, psychiatre consultant à l'hôpital Maudsley, à Londres, a expliqué : « Les dispositions particulières de l'article de loi en vertu duquel ils sont détenus implique qu'ils n'ont droit à aucune sorte de procès et qu'ils n'ont pas le droit de faire appel contre les mystérieuses accusations portées contre eux. » Il fait remarquer que l'Angleterre est le seul pays, parmi les 45 pays du Conseil de l'Europe, à avoir suspendu le droit légal à un procès dans ce genre de cas. « La démocratie et le respect de la loi sont de bien meilleures armes pour lutter contre le terrorisme. Si ces hommes sont coupables, faites-leur un procès et mettez fin aux souffrances qui leur sont infligées et que subissent leur famille. Il est vital que les psychiatres s'expriment toujours au nom de leurs patients sans tenir compte des préférences des politiciens. »





Citation

Home Je vois Dieu en chaque être humain

par Mère Teresa

« Je vois Dieu en chaque être humain. Quand je nettoie les plaies d'un lépreux, c'est du Seigneur lui-même que j'ai le sentiment de prendre soin. N'est-ce pas là une belle expérience ? »





La voix de la raison

Home Avancer avec détermination

Source : www.kucinich.net

Un message de Dennis Kucinich

Nous publions, ci-dessous, quelques extraits du discours prononcé par le député Dennis Kucinich devant des supporters démocrates, peu après les élections américaines.

Vous, moi et tous ceux avec qui nous avons travaillé ces dernières années avons l'opportunité de participer à la création d'un dialogue radicalement neuf, dans notre pays et dans le monde. Nous n'avons peut-être pas l'élan que nous espérions, un élan que nous pensions tirer d'une victoire de Kerry, mais il nous reste notre courage – et nos qualités de cœur – qui nous seront fort utiles dans les temps particulièrement exigeants qui nous attendent.

Que les résultats de cette élection nous fassent plonger dans une période de découragement est compréhensible, mais il faut accepter d'y mettre fin, d'une manière ou d'une autre, la dépasser afin de nous remettre à l'action – une action centrée sur le cœur – et de relever les défis que cette Administration jette à notre nation et au monde.

Oeuvrer à la paix

Nous devons travailler avec une ardeur renouvelée pour la paix. Pas simplement en renforçant le mouvement anti-guerre, mais en considérant la paix comme un effort créatif, à appliquer par chacun d'entre nous dans nos relations et nos communautés.

Le ministère de la Paix devient chaque jour plus nécessaire. Déjà, les élections démocrates de onze Etats de notre pays ont pris clairement position en faveur de sa création. Elles agiront auprès des délégations du Congrès pour obtenir leur soutien à l'idée qui fonde ce projet : faire de la non-violence un principe organisateur de notre société. S'il y eut jamais un moment où un tel projet a été nécessaire, c'est bien maintenant.

Eviter la division

Ce n'est pas la première fois dans son histoire que notre pays connaît cette division amère : en mars 1865, Abraham Lincoln eut à faire face à une nation plongée dans une guerre civile meurtrière. Et dans sa seconde adresse inaugurale [lorsqu'il fut réélu à la présidence] à la nation, il prononça ces paroles : « Méchants envers personne, charitables envers tous. » Il nous a ainsi donné une leçon toujours valable aujourd'hui, si l'on veut éviter de succomber à l'amertume et à l'esprit de division : celle de toujours communiquer entre nous avec sincérité de cœur, de nous départir autant que possible de la colère que nous ressentons tous et de la dépasser, afin de tenter de renouer nos liens mutuels – par l'intermédiaire du cœur. Dès le début de cette campagne, et nous l'avons fondée là-dessus, nous avons compris que le monde est interconnecté et interdépendant. C'est cette union avec tous les hommes qui nous permet d'élever notre niveau de compassion.

L'environnement

Nous savons que de cette Administration, il ne sortira rien de bon pour l'environnement – mais nous savons aussi que nous avons l'occasion de pousser, à tous les niveaux, au développement des énergies alternatives.

Une approche spirituelle

Alors, rappelons-nous les paroles de Lincoln – et gardons à l'esprit notre résolution. Faisons en sorte, quand nous commencerons un nouveau chapitre dans la politique de cette nation, d'avancer avec toujours plus de détermination, toujours plus de courage, toujours plus de cœur et d'adopter une approche toujours plus spirituelle – ce qui nous permettra d'être mieux préparés pour contribuer à la création de ce monde nouveau qui, nous le savons, n'attend qu'un signe de nous pour advenir [...]

Ne cédons jamais à la déception et au découragement, parce que nous construisons nos victoires de demain sur nos défaites d'hier [...]




Home Pas de paix possible sans justice

Source : www.ministryforpeace.org.uk

*Extraits de l'intervention du député Tony Benn lors d'une discussion sur le projet de création d'un ministère de la Paix, tenue en marge de la Conférence du parti travailliste (G.-B.), en septembre 2004 :

« De bonnes idées voient le jour dans les manifestations de rue, et alors, avec l'aide de braves membres du Parlement, elles finissent dans le code. Autrement dit, elles commencent dans une manifestation et aboutissent à Down Street ! [...]

Quand ils parlent de chrétiens et de musulmans, je crois qu'en réalité, la différence réside essentiellement entre chrétiens riches et chrétiens pauvres, entre musulmans riches et musulmans pauvres[...].

Il nous faut réformer l'Onu de façon à en faire un organisme à même de dépasser le droit de veto, et cela ne peut se faire qu'au niveau de l'Assemblée générale. Je pense que c'est elle qui devrait contrôler le commerce des armes, l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, et jouer un rôle central en promouvant un développement pacifique[...].

Il faut rester positifs. Ce que nous voulons, c'est la paix. Et il n'est pas de paix possible sans justice. C'est une chose d'avoir eu les Croisades du XIe siècle, [une autre d'en mener de nouvelles aujourd'hui], car avec l'importance actuelle de la population mondiale, le manque de ressources ainsi que les stocks d'armes chimiques, biologiques et nucléaires disponibles, on ne peut plus se permettre de conflit – il effacerait la race humaine de la surface de la terre.»





La voix des peuples

Home Manifestations à Tahiti

Source : BBC News Online, G.-B. ; Tahiti Presse

Le 16 octobre 2004, environ 20 000 personnes ont défilé à Papeete, capitale de Tahiti (Polynésie française), la plus importante manifestation que ce territoire ait connu. Les protestataires soutenaient le président évincé, pro-indépendantiste, Oscar Temaru, demandant la dissolution du parlement et de nouvelles élections.

O. Temaru a perdu son mandat, à 28 voix contre 29, suite à une motion de censure introduite, huit jours plus tôt, par le parti de l'opposition. Il accuse la France d'avoir interféré dans les affaires locales depuis son élection de mai 2004 comme premier dirigeant pro-indépendantiste de la Polynésie française – mettant alors en minorité le président conservateur, Gaston Flosse – proche allié du président français Jacques Chirac. Le chef de l'opposition, G. Flosse a introduit la motion de censure après que O. Temaru eut commandé un audit financier du précédent gouvernement.

G. Flosse, en fonction pendant 16 ans avant les élections de mai 2004, vient d'être réélu pour un mandat présidentiel par l'Assemblée territoriale, de nouveau à une voix de majorité.

Pendant la manifestation, O. Temaru a invité le président français à « respecter la décision du peuple du 23 mai » et à permettre de nouvelles élections générales.

Le dirigeant du parti socialiste français, François Hollande, a ajouté à ces accusations le fait que le gouvernement français était fortement impliqué, expliquant sur Europe 1 qu'un « acte de corruption » avait permis le succès de la motion de censure.

En Polynésie, la France garde le contrôle sur la justice, la défense et la monnaie, mais elle a accordé davantage d'autonomie à ce territoire qui regroupe 118 îles.




Home Des troubles en Chine

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

En octobre 2004, plus de 10 000 personnes ont été impliquées dans une manifestation contre la corruption et la répression dans la région de Chongqing, à l'ouest de la Chine.

Ces manifestations ont fait suite à une échauffourée survenue sur un marché aux fruits de la ville de Wanzhou. Un porteur avait heurté accidentellement la femme d'un commerçant, et ce dernier lui avait donné une raclée. Les passants avaient essayé de calmer le commerçant, mais il avait affirmé qu'il était un riche officiel et qu'il n'avait de comptes à rendre à personne.

Cette remarque a déclenché l'indignation d'un millier de personnes pendant deux jours. Des policiers essayant de rétablir l'ordre, subirent des jets de pierres, tandis que des bâtiments publics étaient pillés et des voitures de police incendiées. La municipalité tint une réunion de crise et un journal local fit état de « conditions chaotiques ».

Les protestations populaires sont en passe de devenir plus courantes en Chine, alimentées par l'insatisfaction du peuple envers la corruption et la différence toujours croissante entre les riches et les pauvres. 





Courrier des lecteurs

Home Un stigmate symbolique

Cher Monsieur,

L'été dernier, je me trouvais à Assise ( Italie), dans l'Eglise Saint-François. Ma nièce et moi-même étions assises dans l'église. Soudain des larmes se mirent à couler sur nos joues. Nous ne pleurions pas réellement, mais des larmes coulaient de nos yeux.

Puis ma main gauche devint très chaude et lorsque je pris la main de ma nièce dans la mienne elle la lâcha, surprise par la chaleur de ma propre main. On aurait dit que j'avais une pièce de monnaie brûlante posée dans la paume. Cette impression demeura toute la journée et même maintenant, lorsque je pense à cet incident ou que j'en parle à d'autres personnes, cet endroit de ma main devient à nouveau brûlant.

[1] S'agit-il d'un signe qui m'est destiné ? [2] Devrais-je, ou puis-je faire, quelque chose avec mes mains ?

Pourriez-vous expliquer l'incident qui s'est produit dans l'église ? Je ne sais vraiment quoi en penser ni quoi faire ?

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me donner votre avis.

C. V-M., Delden, P.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction du Maître Jésus. [1] Oui, c'est un signe – un mini-stigmate symbolique. [2] Vous saurez quoi faire par la suite.


Home Une alternative de guérison

Cher Monsieur,

Ma fille Isabelle âgée de huit mois était hospitalisée à la suite d'une grave infection de la peau sur la poitrine à la suite d'une piqûre d'insecte. Elle avait un abcès profond de dix-huit centimètres de diamètre et une très forte fièvre.

Au bout de cinq jours de traitement antibiotique, son état ne montrant aucune amélioration, les médecins décidèrent de drainer l'abcès sous anesthésie générale.

Le fait qu'ils veuillent l'endormir pour l'opérer me causait une vive inquiétude car je connaissais quelqu'un qui ne s'était jamais réveillé d'une anesthésie générale. Je téléphonai à M. Creme cinq minutes avant l'entrée en salle d'opération pour demander que ma fille soit inscrite sur la liste de guérison de son Maître et demander également au Maître si l'intervention ne pourrait être faite sous anesthésie locale, ce à quoi il répondit par l'affirmative. Mais le chirurgien refusa, disant qu'un bébé de huit mois remuerait trop et que c'était trop risqué.

Je refusai l'opération sous anesthésie générale. Les médecins m'expliquèrent que l'intervention devait être faite car l'infection pouvait se répandre aux organes internes, en raison du fait qu'à huit mois le système immunitaire n'est pas entièrement formé. Et finalement nous acceptâmes de reprogrammer l'opération pour le lendemain.

Mais le lendemain l'infection d'Isabelle avait complètement disparu et les médecins furent vivement surpris que du jour au lendemain l'abcès se soit complètement résorbé de lui-même et que la fièvre ait disparu. A ce moment-là, ma fille se trouvait sur la liste de guérison du Maître depuis dix-huit heures. Le chirurgien vint dans le service pour se rendre compte par lui-même et il fut lui aussi extrêmement surpris du total rétablissement d'Isabelle. Il fut décidé de la laisser partir le jour même et avant de quitter la chambre, le chirurgien m'a regardé en disant : « Dieu merci nous ne l'avons pas opérée ! »

N. B., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que c'était lui qui avait guéri le bébé.


Home Donner une chance à l'amour

Cher Monsieur,

Le mardi 2 novembre 2004, dans la soirée, je me rendis à une méditation de transmission à Richmond, dans le Surrey. J'étais arrivée à la gare de Richmond un peu en avance. Au moment où je sortais de chez un marchand de journaux, une jeune femme, âgée de seize à dix-huit ans, se dirigea vers moi et me demanda si je pouvais lui donner un peu d'argent pour acheter un ticket afin de pouvoir passer la nuit dans un foyer. Elle était petite et portait une veste de cuir noir et elle avait une croix dorée autour du cou.

Elle me sembla vulnérable et également très effrayée. Je posai le bras sur son épaule et lui demandai ce qui lui était arrivé. Elle me dit qu'elle était sans logis et ne pouvait supporter de passer une autre nuit dehors. Je sortis mon porte-monnaie et lui donnai un peu d'argent, mais je sentis que je devais m'enquérir davantage de sa situation.

Je lui demandai si elle connaissait le Vineyard Project à Richmond, qui fait beaucoup pour aider les sans-logis et où j'avais eu l'occasion de faire un travail bénévole. Elle me dit qu'elle y était allée mais qu'ils ne pouvaient pas l'aider. Je ne savais trop quoi penser car les jeunes qui sont réellement en difficulté sont toujours aidés. S'agissait-il d'une question d'alcool ou de drogue ? Il y avait sûrement une raison. Peut-être lui avaient-ils indiqué un foyer où elle avait peur de se rendre ? Je ne voyais pas le moindre signe indiquant qu'elle avait bu ou qu'elle s'était droguée.

Elle commença à se montrer très agitée et elle me dit qu'elle avait très, très peur. « Qu'est-ce qui vous fait si peur ? Quelqu'un est-il en train de vous suivre ? », demandai-je en jetant un coup d'œil alentour pour voir si des hommes ne la suivaient pas. « Non, non », dit-elle. Je me souvins alors qu'il y avait un foyer pour sans-abri à environ cinq minutes de la gare et je lui proposai de nous y rendre afin de voir si on pouvait l'aider. Elle me répondit qu'elle y était déjà allée et qu'ils ne pouvaient rien pour elle. Je lui proposai alors d'entrer avec elle et de demander moi-même de l'aide en sa faveur, ce qu'elle accepta. La femme qui se trouvait à l'accueil dit qu'on ne pouvait la prendre sans une fiche de recommandation émanant d'un centre situé à Twickenham et fermé jusqu'au lendemain. Où pouvait-elle aller dans ce cas, demandais-je. « Il n'y a rien que nous puissions faire, je regrette mais telle est la situation, il y a des gens sans abri », répondit la femme.

Lorsque nous sortîmes, la jeune femme était très bouleversée. J'ouvris mon porte-monnaie et je constatai qu'il ne me restait que quelques pièces que je lui remis. Elle me demanda alors si je voulais bien rester avec elle et l'aider à mendier un peu d'argent. Je me souvins que j'avais une carte de crédit et nous nous dirigeâmes vers un distributeur pour retirer l'argent qui lui permettrait d'acheter un ticket pour pouvoir dormir dans un autre foyer à Londres.

La jeune femme manifesta une grande joie, elle était très soulagée et elle me prit dans ses bras. J'avais ressenti une grande affinité à son égard lors de nos allées et venues dans le quartier de la gare. Elle m'avait demandé si je fréquentais l'église. Je lui avais alors répondu que la seule chose qui comptait, c'était l'amour.

Cette jeune femme effrayée avait-elle simplement besoin d'argent pour pouvoir dormir dans un foyer – ou y avait-il quelque chose d'autre derrière tout cela ?

A. H., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune fille » était Maitreya. L'incident était un test.


Home Un Français modeste

Cher Monsieur,

C'était le 17 octobre 2004, le dernier matin du Forum social européen de trois jours, qui s'est déroulé à l'Alexander Palace, à Londres, et où nous avons tenu un stand. Ce forum a eu un grand succès. Il a attiré des milliers de visiteurs et l'information sur la Réapparition a suscité un intérêt très positif.

Pendant une brève accalmie succédant à deux heures d'affluence, un homme s'approcha de notre stand. Il nous dit qu'il était Français et ne parlait pas anglais.

Très élégant, il portait un manteau foncé. Agé d'une soixantaine d'années, il avait un teint olivâtre, des cheveux « en bataille », assez longs, et des yeux clairs étincelants.

Nous parlions toutes deux un peu français et nous fîmes de notre mieux pour lui exposer brièvement l'histoire. Nous mentionnâmes « un Grand Instructeur » en utilisant nos bras pour mettre l'accent sur « grand ». Il répondit : « Plus petit » en utilisant l'index et le pouce pour insister sur plus petit. « un Instructeur pour le monde », dit l'une de nous et il ajouta : « Un Instructeur du cœur », en touchant son propre cœur. Nous acquiesçâmes avec enthousiasme. Il sourit avec chaleur et s'éloigna.

S'agissait-il de Maitreya ?

S. P. et H. S., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « Français » était Maitreya, et indiqué qu'il avait visité le stand les deux jours précédents, sous le même déguisement.


Home Déjà vu

Cher Monsieur,

Un jour d'automne, au début des années 1990, je me trouvais devant le bureau de poste principal de Nuremberg, un grand paquet à la main. Un vieil homme avec des cheveux gris et une queue de cheval passa en courant près de moi. Il attira ma sympathie et je restai rivée à l'endroit où je me trouvais à le regarder. Avant de tourner au coin de la rue, il leva le bras et me fit le « signe de la paix » sans regarder dans ma direction. Il ne pouvait savoir que je l'observais à moins d'avoir des yeux derrière la tête.

J'oubliai cette rencontre jusqu'en octobre 1997, lorsque, à l'occasion d'un atelier de méditation de transmission, Benjamin Creme passa en courant près de moi et je fus certaine qu'il s'agissait de l'homme que j'avais déjà vu des années auparavant devant le bureau de poste de Nuremberg (mais sans queue de cheval). Qui était-ce ?

D. C., Berlin, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que « l'homme » était Maitreya.


Home Un traitement individuel

Cher Monsieur,

En mai 1999, je me trouvais à la People's Clinic, à Boulder, dans le Colorado (Etats-Unis) pour un contrôle annuel. La salle d'attente était comble et je me mis à lire. Un homme très inhabituel à l'air imposant entra alors dans la clinique.

Son aspect était celui d'un sans-logis. Ses cheveux longs, noirs et bouclés, allaient dans toutes les directions. Il avait un aspect très négligé, avec sa vieille chemise sale et son pantalon usé. Il était assez grand, il avait un teint olivâtre et des yeux sombres et pénétrants, les plus étonnants que j'aie jamais vus. Il me sembla avoir une trentaine d'années, mais il avait en même temps quelque chose d'intemporel. Je remarquai que ses vieilles chaussures de tennis étaient trop petites et remplies de trous. Il ne portait pas de chaussettes, et deux de ses orteils dépassaient.

Il n'avait pas de rendez-vous, mais la réceptionniste dit qu'elle ferait de son mieux pour le faire passer et elle le pria de s'asseoir. Au lieu de cela, il s'approcha de différentes personnes et entama avec elles des conversations bizarres. Je pus me rendre compte d'après leurs réactions qu'il faisait des remarques personnelles à leur sujet. Une femme, visiblement intriguée, lui demanda : « Comment pouvez-vous savoir cela ? » Lorsqu'il eut fini de parler avec les autres, il vint s'asseoir en face de moi. Nous nous regardâmes en souriant. Je me sentis soudain submergée d'un sentiment d'amour et les larmes me montèrent aux yeux.

Il me demanda alors : « Que pensez-vous de la situation mondiale ? » Je répondis que Dieu avait un plan divin pour le monde et qu'il avait toute chose en mains. Puis, je commençai à lui expliquer que je croyais qu'il y avait actuellement deux Avatars présents dans le monde – un Avatar cosmique, Saï Baba et un Avatar mondial, Maitreya. Il sourit en disant : « Vraiment ? Dites-m'en davantage. » Après lui avoir expliqué ce que j'étais moi-même en train d'étudier, je lui parlai des livres disponibles sur la question et je l'invitai à se joindre à notre groupe de transmission. Il me dit que tout cela avait l'air merveilleux. Puis il me demanda de l'excuser car il avait encore d'autres personnes à voir.

Je l'observai. Cette fois, il se contenta d'aller vers quelques personnes pour leur demander une cigarette. Elles répondirent de manière négative, mais il garda son sourire particulièrement chaleureux. Il revint s'asseoir près de moi. Il me regarda en riant et dit : « Vous n'auriez pas une cigarette ? » Je ris à mon tour et je lui répondis que j'étais désolée mais que je n'en avais pas. Il déclara alors : « C'est bien ce que je pensais. » Ensuite, il me demanda mon nom. Après que je lui ai dit m'appeler Mary, il me tendit la main. En la serrant, je me sentis submergée par une vague d'amour encore plus puissante et je fus à nouveau au bord des larmes. Il me sourit et me dit : « Au revoir, à bientôt. »

M. H., Boulder, Colorado, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Diffuser le message

Cher Monsieur

Une de mes amies m'a récemment fait connaître les enseignements de Maitreya. Nous avons longuement discuté des Maîtres, des apparitions de Maitreya, de son travail, du travail de Benjamin Creme, des conférences de ce dernier et de la méditation de transmission.

Un soir mon amie me donna un programme des conférences que je glissai dans mon sac à main et elle me prêta la Mission de Maitreya, tome I. En feuilletant l'ouvrage, je le retournai et le dessin figurant sur la couverture reposa sur ma main gauche. Celle-ci commença alors à vibrer (pas à trembler) comme si quelque chose avait traversé la paume de ma main. Pourriez-vous expliquer ce phénomène ?

Au cours de mes conversations avec mon amie, je lui avais demandé si Maitreya apparaîtrait si je le souhaitais vraiment. Elle m'avait dit de le lui demander, que parfois il le faisait. J'eus envie d'essayer et je ne cessai de répéter : « Seigneur Maitreya, si seulement je pouvais parler avec vous juste une minute, afin d'entendre vos sages paroles. » Au bout de deux jours je me dis : « Il est probablement très occupé et je devrais essayer une autre fois. Après tout, qui suis-je, je viens seulement d'entendre parler de lui. »

Je prends le train chaque jour pour me rendre de Staines à Waterloo. Je suis si enthousiasmée par le livre de Benjamin Creme, si bien écrit, et par les messages qu'il contient que je me suis mise à le lire dans le train et à la moindre occasion. Pendant mon trajet habituel, le 27 octobre 2004, je lisais avec bonheur lorsque je pris conscience de la présence d'une jeune Indienne, qui se trouvait à ma gauche et qui se rapprocha de manière à se trouver juste au-dessus de mon épaule.

Je ne la regardais pas mais je savais qu'elle lisait par-dessus mon épaule (chose que je n'ai jamais aimé, mais puisque j'étudiais les enseignements de Maitreya, je jugeai nécessaire de me montrer un peu plus conciliante et de ne pas me préoccuper de ce genre de choses sans importance). Je continuai ma lecture jusqu'à ce que finalement je dus tourner la page, et lorsque je le fis j'étais ennuyée craignant d'avoir interrompu sa lecture.

Le train allait s'arrêter à Clapham Junction, lorsqu'elle me dit : « Excusez-moi, mais pourriez-vous me dire où vous vous êtes procuré ce livre ? » et elle me demanda si je pensais qu'elle pourrait le trouver à la bibliothèque. Je lui répondis qu'une amie me l'avait prêté, mais que je ne voyais aucune raison pour qu'une bibliothèque n'en possède pas un exemplaire.

Je me retournai et je lui demandai : « Cela vous a intéressé ? » Elle me répondit oui. Pendant tout ce temps je ne cessais de penser « Donne-lui le programme des conférences, comme cela elle saura exactement où aller », mais pour une raison ou une autre (peut-être parce que je pensais qu'elle ne serait pas intéressée) je n'en fis rien.

La jeune fille prit son sac et s'excusa d'avoir lu par-dessus mon épaule. Je répondis : « Ce n'est pas grave, cela ne me dérange pas », et elle s'en alla. D'autres personnes avaient entendu la conversation et avaient envie de savoir ce dont il s'agissait, l'homme qui se trouvait près de moi jeta un coup d'œil vers le livre. Je fus contente d'avoir partagé les enseignements de Maitreya avec la jeune femme, même si ce n'était qu'une toute petite partie.

Cependant, le reste de la journée je me sentis triste, et je le suis encore, de ne pas lui avoir donné le programme. Je la cherchai du regard le jeudi et le vendredi, mais je ne l'ai pas revue depuis et je souhaiterais tellement avoir eu le courage de parler sans me sentir gênée de ce dont je suis convaincue et lui avoir donné ce programme. J'ai manqué une opportunité et je le regrette profondément.

Qui était cette jeune fille, était-ce quelqu'un que je reverrai ou était-ce Maitreya venu m'enseigner l'importance de diffuser le message, et de ne pas se sentir gêné de montrer ses convictions ? Quoi qu'il en soit, j'ai compris la leçon.

S. H. R., Staines, Middlesex, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la vibration dans la main était une bénédiction de sa part et que la « jeune fille » était Maitreya.


Home Guérison par les mains

Cher Monsieur,

Une de mes clientes s'était cogné le genou si fort qu'elle ne pouvait marcher sans béquilles. Je lui recommandai d'appliquer de la teinture d'arnica et de faire appel à son « soi supérieur » pour obtenir de l'énergie de guérison, puis de la diriger sur son genou à travers ses propres mains. Elle agit comme je lui avais indiqué et elle ressentit soudain une chaleur très forte qui s'écoulait de ses mains vers son genou. Au même moment, elle vit une « croix de lumière » brillante au-dessus de ses mains. Après cela elle cessa de souffrir et elle put marcher sans béquilles. Pouvez-vous dire
quel « esprit » l'a accompagné ?

P. B., Männedorf, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme a été guérie par Maitreya.


Home Un phénomène lumineux

A l'occasion d'une rencontre entre amis, nous étions en train de parler de la manière dont Benjamin Creme reçoit l'information de son Maître publiée dans Partage international. Quelqu'un m'ayant demandé le nom de ce Maître, je répondis que je ne savais pas. A ce moment-là, à une distance d'environ 10 mètres de nous, se produisit un « phénomène lumineux » d'environ 1 m 50 de haut et 60 à 80 cm de large, avec des couleurs variant du rouge orangé au bleu et émettant une sorte de grésillement. La personne qui se trouvait auprès de moi et qui fut également témoin du phénomène crut qu'il s'agissait d'un reflet du feu dans la cheminée, mais celui-ci était presque éteint. Pouvez-vous expliquer ce phénomène ?

P. B., Männedorf, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il a lui-même manifesté ce phénomène lumineux.



Interviews

Home Perfectionner l'art de la tricherie

Interview de Greg Palast par Felicity Eliot

L'Américain Greg Palast est l'auteur de The Best Democracy Money Can Buy (La meilleure démocratie que l'argent peut acheter). Michael Moore a qualifié son reportage pour la BBC de « courageux », et Noam Chomsky, de « dérangeant pour toutes les personnes concernées ». Au Royaume-Uni, Greg Palast est reconnu comme « le plus grand journaliste d'investigation de notre époque » (Tribune magazine, R.-U.). Pourtant, ses reportages primés ont été interdits sur les ondes américaines, et ses articles pour le journal britannique Guardian arrêtés à la frontière.
Greg Palast est bien connu aux Etats-Unis pour ses rapports sur la fraude électorale de l'an 2000 en Floride et les liens qui unissent les familles Bush et Ben Laden. Ces thèmes font l'objet du dernier film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11.

Partage international : Nombreux sont ceux qui croient qu'il y a eu une tricherie généralisée lors des élections présidentielles américaines de novembre 2004 plus encore qu'en l'an 2000. Il semble que les républicains soient passés maîtres dans l'art de corrompre l'opération électorale. Partagez-vous ce point de vue ?
Greg Palast : En l'an 2000, le parti républicain s'en est tiré en volant les élections. Nous n'avons aucun doute à ce sujet. Il en existe des preuves tangibles, que vous pouvez consulter dans mon livre. Cette fois-ci, de nouveau, ils ont utilisé quantité de stratagèmes, anciens et nouveaux.

PI. Pouvez-vous donner un aperçu de ces stratagèmes ?
GP. Ils ont consisté à continuer à radier des noms des listes électorales sous de faux prétextes : prétendant par exemple qu'une personne avait commis un crime, alors qu'il n'en était rien. Les républicains ont élargi la notion d'« électeurs illégaux », et organisé, pour la première fois depuis cinquante ans, une attaque massive contre le droit de vote des citoyens noirs américains. Ils ont d'abord contesté l'enregistrement, puis le droit de vote, de centaines de milliers de Noirs.

PI. C'est tout simplement incroyable !
GP. C'est effectivement incroyable. Le moindre point de détail suffisait aux républicains pour qu'ils contestent la validité d'un vote : une signature légèrement différente, l'ajout d'une initiale, un déménagement même à proximité de l'adresse inscrite, un électeur qui ne présentait pas une carte d'identité, etc.
J'ai vérifié avec des fonctionnaires électoraux en Floride, où j'ai pu obtenir une liste de milliers d'électeurs noirs que le Parti républicain avait radiés, et douze scrutateurs m'ont affirmé que, de toute leur carrière, ils n'avaient jamais eu connaissance d'une seule radiation de quelqu'un déjà autorisé à voter.

PI. Ainsi les électeurs noirs étaient particulièrement visés ?
GP. Cela était courant au temps de la ségrégation. Durant cette période, il n'y avait, en fait, aucune loi dans le Sud interdisant aux Noirs de voter, mais il existait un ensemble de règlements et de lois qui rendaient le vote des Noirs presque impossible. Le parti républicain s'est servi de cette vieille ruse lors du dernier scrutin, en appliquant soudainement quelques règles de moindre importance aux électeurs noirs. C'est une opération très facile à réaliser: les Noirs et les Blancs vivent séparés aux Etats-Unis et ne votent pas dans les mêmes circonscriptions électorales.

PI. Qu'en est-il des gens d'autres ethnies, comme les Latino-Américains ?
GP. Je viens juste de recevoir des informations sur des irrégularités massives au Nouveau-Mexique, où le vote hispanique est important, et aussi sur le vote amérindien. Les Latino-Américains et les Amérindiens sont des partisans démocrates, presque autant que la population noire. Au Nouveau-Mexique, on a utilisé un tout nouveau stratagème : les bulletins de vote provisoires, qu'on a remis à la population à la place de bulletins de vote réguliers.

PI. Qu'est-ce qu'un bulletin de vote provisoire ?
GP. C'est comme un faux bulletin de vote, quelque chose qui ne sera probablement jamais enregistré. On vous le remet provisoirement, et il équivaut à « Nous ne savons pas si nous enregistrerons votre vote ou non. » On le met de côté pour en débattre après les élections. C'est aux fonctionnaires électoraux de chaque Etat qu'il appartient de décider si un vote sera ou non enregistré. Dans le cas de l'Ohio, l'actuel secrétaire d'Etat, J. Kenneth Blackwell, responsable de tout le processus du dépouillement du scrutin, fait ressembler Katherine Harris (secrétaire d'Etat en Floride en l'an 2000) à un ange.

PI. Je dois vous avouer qu'il m'est incompréhensible, en tant qu'étrangère, que quelqu'un d'aussi partisan soit en charge du décompte des votes.
GP. C'est également incompréhensible pour un grand nombre d'Américains. Il existe des gens qui sont farouchement partisans. Dans le cas de K. Harris et de J. Blackwell, ils participaient officiellement à la campagne de G. W. Bush. Nous avons ici une situation où des politiciens et des responsables de campagnes électorales sont en charge du scrutin. Jusqu'à tout récemment, ces personnes se montraient prudentes, mais ce n'est plus du tout le cas.

PI. Vu de l'étranger, il semble évident que les attitudes se sont durcies, et que le truquage est plus évident, et même indéniable.
GP. C'est juste. A un point tel que lorsqu'on a questionné J. Blackwell (secrétaire d'Etat en Ohio, où J. Kerry a perdu) sur son intention d'imiter la conduite de K. Harris en Floride en l'an 2000, il a répondu qu'« il n'avait pas vu K. Harris faire récemment la queue à la soupe populaire, mais plutôt siéger au Congrès ! » En d'autres termes, faites bien votre travail, livrez le pays à G. Bush, et vous serez récompensés.
En Ohio, on a utilisé des tactiques racistes frauduleuses. J. Blackwell a remis des formulaires d'inscription aux électeurs, et lorsque les électeurs noirs les ont retournés, on leur a signifié qu'ils étaient invalides parce qu'imprimés sur un papier non conforme! Si vous êtes un électeur noir, vous avez trois fois plus de chances de voir votre nom radié de la liste électorale.
Maintenant, dans l'Ohio, nous sommes confrontés à un problème majeur, avec environ 200 000 votes bloqués en tant que votes provisoires. En outre, nous avons aux Etats-Unis, et cela aussi étonne les Européens, environ deux millions de votes qui ne sont pas enregistrés. Ils sont rejetés.

PI. Pourquoi ?
GP. Pour des raisons techniques. Nous utilisons habituellement des appareils en très mauvais état : les gens vont voter, mais leur vote n'est pas enregistré, ou il apparaît une marque supplémentaire sur le bulletin de vote, etc.
Nous savons qu'environ la moitié de ces quelques deux millions de votes rejetés ont été remplis par des Noirs. Dans l'Ohio, cette fois-ci, il y a eu 93 000 votes qui n'ont pas été enregistrés. Et après vérification, nous pouvons dire que ces votes ont été, pour la plupart, remplis par des Noirs et des électeurs pauvres, majoritairement démocrates. Maintenant, si vous ajoutez les bulletins de vote annulés aux bulletins de vote provisoires (et nous savons qui a rempli ces deux catégories), on peut affirmer que G. W. Bush a effectivement perdu l'Ohio.

PI. Qu'en est-il du Nouveau-Mexique ?
GP. Là encore, c'est la même histoire. Nous savons que si tous les votes avaient été enregistrés, J. Kerry aurait gagné au Nouveau-Mexique et dans l'Ohio. Si vous y ajoutez les votes de ceux qui ont tout simplement été empêchés de voter parce que leurs noms avaient été illégalement radiés des listes électorales, nous ignorons combien d'autres Etats seraient allés à J. Kerry. Probablement la Floride, ainsi que deux ou trois autres Etats.
Nous pouvons donc constater que les républicains sont passés maîtres dans l'art de supprimer le vote noir. La raison pour laquelle ils ciblent les électeurs noirs est qu'il s'agit d'individus politiquement vulnérables. Comme ces gens sont concentrés dans certains quartiers, on peut leur fournir des appareils en mauvais état et même truquer le vote. Je connais des endroits où les files d'attente étaient tellement longues que les gens devaient attendre jusqu'à sept heures pour voter. Le New York Times a fait mention de ces longues files d'attente, mais a omis de signaler qu'elles ont surtout été observées dans les communautés noires.

PI. Je voulais aussi m'informer de la réaction des médias américains.
GP. Notre presse ne veut pas admettre que l'Amérique maintient un système électoral basé sur l'apartheid, et que la situation s'aggrave. Je viens juste de parler avec un spécialiste des élections, qui me confirme qu'un sondage des votants montre J. Kerry gagnant dans l'Ohio, au Nouveau-Mexique, en Floride et dans plusieurs autres Etats. Les sondages de votants sont utilisés, par les observateurs, pour déterminer si les élections ont été truquées ou non. Nous avons donc ici une divergence entre ce que les gens disent avoir voté et les votes enregistrés sur les machines. C'est un problème énorme. On peut en attribuer une grande partie au fait que de nombreux votes n'ont pas été enregistrés. Ainsi, vous votez, mais vous n'avez aucune manière de vérifier si votre vote a vraiment été enregistré.
Un autre problème est que nous sommes passés au vote électronique avec de très étranges résultats. Plus particulièrement dans de petits comtés ruraux. Il semble qu'il soit plus facile de jouer au plus fin avec un ordinateur sans que personne ne s'en rende compte, ou ait le pouvoir de le prouver. Ainsi dans un endroit principalement démocrate, qui a voté démocrate aux dernières élections, vous obtenez soudain une majorité écrasante pour G. W. Bush sur des machines que vous ne pouvez vérifier, comme on a pu le constater de manière saisissante en Floride.

PI. Pouvez-vous expliquer le phénomène de la Floride, il semble incroyable, à un étranger, que G. Bush ait pu gagner après la débâcle de l'an 2000 !
GP. Vous devez comprendre que la Floride fait partie du vieux Sud – le vieux Sud des plantations. Une fois que vous quittez Miami et Palm Beach, vous êtes dans un autre monde.
Tout d'abord, il y a le fait que c'est le frère du président qui est responsable du scrutin dans cet Etat crucial. Vous avez ensuite eu la radiation de milliers de soi-disant électeurs « illégaux », qui d'ailleurs seront remis sur les listes après les élections. Ainsi, vous débutez avec des dizaines de milliers, peut-être même une centaine de milliers, d'électeurs radiés. C'était encore pire cette fois-ci que la précédente. Viennent ensuite les votes naturellement perdus, sans tricherie ou manœuvres frauduleuses, et les votes perdus à cause du piètre état des appareils. Il existe un autre facteur, un facteur culturel.

PI. Que voulez-vous dire ?
GP. Les gens ont tendance à penser qu'en amour, en temps de guerre et en temps d'élection, tout est permis. Si vous pouvez voler un vote, alors allez-y ! Les démocrates étaient reconnus pour être les meilleurs dans ce genre, faisant voter des gens décédés, et ainsi de suite dans les grandes villes. Mais maintenant les républicains ont plus d'argent et ont acquis des méthodes nouvelles, plus sophistiquées, de stopper le vote en utilisant toutes les méthodes précédemment mentionnées. Et l'avènement de l'informatique a énormément facilité la fraude électorale.

PI. Croyez-vous que Kerry a concédé la victoire trop rapidement ?
GP. Il a utilisé l'arithmétique politique. Il savait qu'une contestation se terminerait à la Cour suprême, qui, comme nous le savons tous, est une institution politique. Il est facile de comprendre que bien qu'il puisse avoir eu les suffrages, il ne pouvait espérer qu'on allait les compter. En définitive, nous avons affaire à un gouvernement qui met en place des dictateurs fantoches, comme en Irak, et qui appelle cela de la démocratie !
Cela prête à sourire, mais c'est un phénomène dangereux. Non seulement la démocratie y perd-elle en Amérique, mais cela a des répercussions dans le reste du monde.

PI. L'échec de l'Amérique à poursuivre la démocratie a nui à sa reconnaissance dans le monde. Etes-vous d'accord ?
GP. L'administration Bush a fait fondre la cote d'estime dont jouissait l'Amérique durant l'administration Clinton, et la sympathie qu'on nous a témoignée après les événements du 11 septembre 2001. Le capital de sympathie envers les Etats-Unis accumulé par Bill Clinton a été dilapidé par George W. Bush.




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Interview de swami Nirliptananda par Linda Gumahin Devi

Devi Linda Gumahim : Qu'est-ce que l'hindouisme ?
Swami Nirliptananda :
L'hindouisme est le nom donné à ce que les hindous appellent la « religion védique » ou Sanatan Dharma qui signifie « loi éternelle », la loi qui gouverne l'homme et l'univers. C'est le nom moderne de cette religion ancienne. Il s'agit de quelque chose de très scientifique, de très logique, et non pas d'un dogme. Lorsque nous l'examinons, nous y découvrons certains aspects utilisés aujourd'hui par les psychologues. Le mot hindouisme est venu beaucoup plus tard. L'hindouisme n'est pas une religion de type historique. Aussi loin que l'on puisse remonter, on découvre que l'hindouisme existait déjà. C'est la religion originelle. Les hindous ne s'y sont pas convertis ; ils sont nés, ils ont grandi et vécu dans cette religion. Elle est basée sur Sathya, la Vérité ; et, comme nous le savons tous, Sathya est éternelle. Lorsque nous parlons de Sathya, nous parlons à la fois de sagesse et de connaissance, car la Vérité est la base de la connaissance, et dans la religion hindoue la Vérité joue un rôle très important. C'est par la Vérité que nous pouvons nous libérer, échapper à ce monde d'ignorance.
   Les écritures de cette religion sont connues sous le nom de Vedas. Chaque Veda est un livre de sagesse. Veda signifie connaissance. Dans l'hindouisme, l'accent est mis sur la recherche de la connaissance, car elle seule peut détruire l'ignorance et cette dernière est à l'origine de tous les problèmes qui existent dans le monde. Plus nous serons capables de discernement, plus nous grandirons en sagesse et plus nous serons capables de trouver une solution à ces problèmes.
   L'hindouisme n'est pas seulement une philosophie apportant des enseignements sur Dieu ; c'est également une étude de l'homme et du monde, et c'est cette étude qui fait des hindous des gens à l'esprit très pratique.

DLG. Pourriez-vous expliquer pourquoi vous considérez l'hindouisme comme la « religion originelle » ?
SN.
Contrairement aux Occidentaux qui pensent que la civilisation est récente, les hindous croient que dans des temps reculés, il y a des milliers et des milliers d'années, il existait déjà des gens civilisés, et qu'à cette époque, les instructeurs hindous se sont rendus dans différentes parties du monde, notamment au Mexique et en Amérique du Sud, et qu'ils ont influencé la manière de penser de leurs habitants.
   Nous pouvons nous demander comment les autres religions ont pris naissance. Il y a eu de nombreuses recherches concernant Jésus et beaucoup d'érudits pensent que Jésus s'est rendu en Inde où il aurait reçu des enseignements, avant de retourner dans le monde occidental. D'autres recherches montrent que, dans les temps anciens, il existait des liens entre Israël et l'Inde. Même si le christianisme a un arrière-plan judaïque, il a été très influencé par la pensée hindoue, la religion hindoue, et certains instructeurs hindous sont d'avis que Jésus a rapporté d'Inde l'enseignement contenu dans « Le Sermon sur la Montagne ». Ainsi, l'hindouisme se reflète dans le monde occidental à travers le christianisme.
   L'Islam est un mélange de christianisme et de judaïsme, il a une origine sémitique. Il est prouvé qu'il a existé d'importants contacts entre des instructeurs indiens et des gens venant d'Arabie, d'Egypte et de Grèce, et une grande partie de la sagesse hindoue est parvenue dans ces pays. Nous savons également que les mathématiques, par exemple l'invention indienne des nombres de un à neuf et celle du zéro, ont été apportées au monde occidental par les Arabes. Par ailleurs, la science médicale et l'astrologie, entre autres choses, ont été inventées en Inde et ont influencé d'autres régions du monde. Mais un enseignement partiel ne peut donner totalement satisfaction. Celle-ci ne peut être obtenue que lorsque le tout est expérimenté.
   L'hindouisme est la plus vieille religion. Les hindous croient que quels que soient les principes suivis, ils font partie des principes hindous ; même s'ils ne sont pas entièrement saisis, ils possèdent une certaine vérité ; il se peut que ce ne soit pas l'entière vérité, mais même une partie de celle-ci est utile pour guider quelqu'un sur le chemin de la réalisation de Dieu. C'est la raison pour laquelle les hindous sont très tolérants. Etant donné qu'ils croient que chaque sentier conduit vers Dieu, il ne leur paraît pas nécessaire de convertir qui que ce soit.
   Les hindous croient que Dieu est unique, mais les sages, les hommes avisés, lui donnent des noms divers. Cependant, si les noms diffèrent, nous parlons en réalité du même Etre, de l'Unique. Un homme peut être appelé père, frère ou mari, suivant le lien de parenté que l'on a avec lui, mais il s'agit toujours de la même personne. De la même manière Dieu est un, mais les gens le voient différemment selon l'idée qu'ils se font de lui, et pour eux ce sont ces idées de Dieu qui importent. Certains pensent que leur conception est plus parfaite que celle des autres et vont jusqu'à se battre pour la défendre, créant ainsi bien des conflits de par le monde. Les hindous, quant à eux, pensent que puisque Dieu est un, même si les gens lui donnent différents noms, les conflits ne sont pas nécessaires. Au contraire, il devrait exister de la tolérance entre les différentes religions.
   Dans l'hindouisme, ce n'est pas la croyance qui est importante, mais l'expérience. L'expérience est plus profonde que la croyance car elle seule peut nous transformer et faire de nous quelqu'un de différent. Dans l'hindouisme l'accent est mis sur la connaissance, car, comme nous le savons, l'ignorance est la cause de tous nos problèmes. Par conséquent, la religion devrait insister sur la connaissance. Si nous voulons trouver la connaissance, nous avons besoin de liberté, et les hindous pensent que sans liberté individuelle dans notre recherche de Dieu il est impossible d'obtenir la libération à laquelle nous aspirons. Ainsi la religion en elle-même, selon l'hindouisme, ne peut nous conduire à un niveau très élevé. C'est plutôt une affaire personnelle et cela signifie que nous devons chercher un authentique instructeur spirituel. Lorsque nous l'aurons trouvé, il nous guidera sur le sentier supérieur qui mène à la réalisation de Dieu.

DLG. Que pensez-vous de l'attente de la venue d'un Instructeur mondial ?
SN.
Aujourd'hui, la plupart des gens sont conscients de la nécessité d'un Instructeur, et nombre de personnes appartenant à différentes religions attendent un Instructeur mondial qui viendrait dans le monde pour le transformer, pour changer l'esprit de l'homme et en faire un être plus divin. Dans l'hindouisme, on croit qu'une incarnation divine se manifeste de temps en temps afin d'aider le monde. Pour notre part, nous reconnaissons notre Guru Maharaj, Acharya Pranavanandaji Maharaj, comme l'un des instructeurs des temps modernes qui a fait beaucoup pour améliorer la condition et le discernement des hommes.
   La souffrance dans le monde est due à un manque de discernement. Ce discernement, nous pouvons seulement l'obtenir par la méditation, par la culture du Soi. La religion sans la culture du Soi ne peut apporter un tel raffinement aux hommes. Etre capable de garder un esprit équilibré est particulièrement important. C'est pourquoi Acharya a fortement mis l'accent sur le contrôle de soi, car ce n'est que lorsque nous sommes capables de surmonter nos instincts que nous parvenons à la paix intérieure, et finalement à la paix extérieure, en prenant exemple sur Shiva, qui signifie paix, assis en méditation. Asharya lui-même avait l'habitude, lorsqu'il était enfant, de rester assis à méditer le matin très tôt, trois heures, et même jusqu'à six heures durant, et, plus âgé, il méditait toute la journée ou toute la nuit. Il nous a appris ainsi combien la méditation est importante pour notre bien-être spirituel, notre harmonie intérieure et l'harmonie du monde entier. Tel est le rôle de l'instructeur. Un instructeur est quelqu'un qui est détaché des tentations mondaines. Sans instructeur, les fidèles sont laissés dans un état d'aveuglement et c'est pourquoi les instructeurs jouent un rôle très important pour guider les adeptes d'une religion. L'hindouisme n'a donc jamais manqué d'instructeurs et c'est la raison pour laquelle, bien qu'il s'agisse d'une religion très ancienne, elle est toujours très dynamique et très actuelle.
   Aujourd'hui, les différentes religions attendent la venue du Bouddha, du Christ, de Krishna, etc. Nous attendons tous un instructeur car nous pensons être arrivés à un carrefour, à un moment de crise, et si un instructeur ne vient pas, nous craignons que notre monde soit détruit. Cependant il est important de nous souvenir que, tout en attendant cet Instructeur mondial, ce Maître, nous devons faire l'effort d'utiliser ce qui est à notre disposition, c'est-à-dire suivre les enseignements et essayer à notre manière d'aider à résoudre les problèmes auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Nous avons près de nous des instructeurs pour nous aider à demeurer conscients de notre réalité intérieure.
   Lorsque nous serons prêts, l'Instructeur mondial et les Maîtres viendront sans aucun doute. Il est essentiel de comprendre que le contact avec nos maîtres spirituels est très important pour nous permettre de prendre conscience de l'unité de la vie et de l'unité du monde. Les Maîtres ont transcendé le monde de la diversité pour parvenir à un monde d'unité, d'harmonie et d'union. Nos instructeurs spirituels disent que nous entrons dans une ère d'unification et d'émancipation universelles et que nous devrions travailler dans ce sens en répandant le message, les paroles de sagesse, afin d'élever l'esprit des hommes, de les éclairer, de manière à ce qu'ils comprennent qu'il existe dans la vie un dessein supérieur à tous les conflits si évidents.
   La vie dans ce monde devrait être vécue de manière telle que l'harmonie, la paix et le progrès puissent exister au sens collectif, et pas seulement au sens individuel ou personnel. Nous aurons ainsi un monde dont les Maîtres pourront être fiers lorsqu'ils viendront. Mais si nous maintenons un état de conflit, tout en espérant que les Maîtres vont venir, nous pourrions être déçus, car ils viendront seulement lorsque nous serons vraiment prêts à les accueillir. Ceci réclame de notre part beaucoup d'austérité, d'efforts et de discipline, et lorsque tout ceci existera réellement, je ne doute pas que les Maîtres apparaîtront.

DLG. Quelle relation existe-t-il entre Guru Maharaj et le Seigneur Shiva ?
SN.
Shiva n'est pas un Avatar. Il fait partie de la Trinité de la religion hindoue. Dans cette Trinité, Shiva est le Seigneur de la Régénération et du Yoga. Acharya Pranavanandaji Maharaj est un Avatar de Shiva. Il est né en 1896. A cette époque régnait dans le monde un esprit belliqueux, et il y avait des conflits sectaires entre les différentes croyances. Acharya est venu, disant que notre époque est une époque d'unification, d'harmonie et d'émancipation universelles. Il n'a pas mis l'accent sur les différences, mais sur le besoin d'harmonie, d'unité et de coopération pour la sauvegarde de l'humanité. C'est pourquoi nous trouvons son message si actuel.

DLG. Quelle est la différence entre l'hindouisme et le christianisme ?
SN.
Certains instructeurs, comme Jésus et Krishna, sont venus pour une raison particulière, avec un message adapté à leur époque ; d'autres sont venus avec des messages reliant l'homme à Dieu. Guru Maharaj a mis l'accent sur les problèmes de l'humanité. Il a déclaré qu'il existait suffisamment d'enseignements, et qu'à l'époque actuelle nous avions besoin de quelque chose de plus pratique, qui permette à l'homme de réaliser que, sans paix et sans harmonie, notre existence est mise en jeu.
   Krishna est un Avatar de Vishnu, celui qui préserve le monde, et Jésus, comme disent les chrétiens, est un Avatar de Dieu. Dans la religion islamique, il n'y a pas d'instructeurs, mais il y a le Messager ou le Prophète, comme est appelé Mahomet. Lorsque nous examinons l'époque actuelle, nous constatons la nécessité de travailler pour l'harmonie et pour l'unité, nécessité sur laquelle insistent tant les chercheurs authentiques d'aujourd'hui, et qui va dans le sens des prévisions faites en 1920 par Acharya Pranavanandaji Maharaj. Sa vision prophétique était que finalement nous devrions travailler, non pas pour notre propre salut, mais pour le salut de l'humanité. Son principal enseignement est que nous devons cultiver dans notre vie la ligne du renoncement, de la chasteté, de la maîtrise de soi, et de l'adhésion au sentier de la Vérité. Sans ces disciplines, la religion ne peut rendre les hommes meilleurs. Ce sont les principes de base, et les suivre peut nous transformer d'êtres humains en Etres divins. Ces principes élèvent et purifient l'esprit humain, nous rendent davantage conscients du Soi et créent un sentiment d'harmonie avec les autres êtres. L'accent mis par Guru Maharaj sur seva, le service désintéressé, à l'égard des pauvres, des ignorants, des démunis, reste un principe fondamental dans la Sangha (la communauté). Nous devons regarder la souffrance humaine sous tous ses aspects et essayer d'élever au maximum le niveau intellectuel et spirituel de chacun. Ce n'est qu'ainsi, en aidant au développement des gens ordinaires qui ne peuvent se transformer tout seuls, que nous aurons un monde où chacun respectera l'autre, un monde un, un monde parfait. Ceci est l'enseignement principal de Guru Maharaj.
   Si nous examinons tout ceci dans le contexte de notre vie quotidienne, nous réaliserons qu'à moins d'adhérer au sentier de Vérité, notre vie ne peut être sublimée, car le mensonge est à la cause fondamentale de tous les conflits qui règnent dans le monde. Nous avons tous quelque chose à cacher et c'est pourquoi nous ne parlons pas le langage de la vérité. Mais Guru Maharaj insiste sur le fait que suivre le sentier de la Vérité aidera l'homme à réaliser que sans cette vérité nous ne pourrons faire régner l'harmonie dans le monde.
   Pratiquer le renoncement signifie renoncer à l'égoïsme et à la cupidité qui sont sources de conflit. Lorsque nous apprendrons à être contents et satisfaits de ce que nous avons, nous ne convoiterons plus les richesses ou les avantages de qui que ce soit.
   L'accent mis par Guru Maharaj sur la chasteté est des plus utiles à notre époque moderne où les gens deviennent débauchés, ont des relations sexuelles illicites, avec pour conséquence des maladies comme le sida. A moins de nous purifier, et de mener une vie régulière et disciplinée, nous ne pourrons réellement parvenir à la paix de l'esprit, ni établir la paix dans le monde.
   Les prophètes sont venus à différentes époques afin de mettre l'accent sur un message particulier, même s'il existait déjà des enseignements valables. Ils ont insisté sur quelque chose qui concernait tout particulièrement une époque donnée. Acharya Pranavanandaji Maharaj a déclaré que nous devrions pratiquer les principes intérieurs de ces enseignements, car nous en avons oublié l'esprit, et il en résulte que nous nous querellons sur une base sectaire, sur des croyances et des concepts, plutôt que d'essayer d'expérimenter ce que ces prophètes nous ont enseigné.
   Dans le christianisme, la souffrance est presque l'enseignement central ; elle doit être acceptée comme faisant partie de la vie, et considérée comme inévitable. Jésus sur la Croix est la figure centrale du christianisme. Dans l'hindouisme le principe de base est tout à fait différent, car l'hindouisme insiste sur le fait que le bonheur et la joie sont les valeurs fondamentales de la vie et qu'il faut s'efforcer de les atteindre.     L'hindouisme est une culture de méditation et dans la méditation nous ne pouvons pas contempler la souffrance, mais seulement le bonheur, la joie et la paix. Si nous contemplons la souffrance, cela nous affectera psychologiquement et nous serons très perturbés. Lorsque nous méditons sur la joie, notre esprit s'éloigne progressivement de ce monde de souffrance pour rejoindre le monde de l'harmonie, de la paix et du bonheur. Pour favoriser cette impression de bonheur, de joie et de paix, l'autel hindou est orné de magnifiques tableaux représentant différents aspects de Dieu et décorés de lumières et de fleurs. Au contraire, dans la plupart des églises chrétiennes on trouve Jésus sur la Croix, symbole de la souffrance. Telle est la différence essentielle entre le christianisme et l'hindouisme. Il ne fait aucun doute que ceci a influencé l'adhésion à ces deux religions différentes. L'hindouisme insiste sur l'effort pour parvenir à la connaissance, à la libération et au bonheur, car les hindous croient que le bonheur est la Source de notre Etre et que s'efforcer d'atteindre le bonheur est par conséquent très important. La souffrance n'est pas une caractéristique de notre Etre. La souffrance est la cause de l'ignorance et le bonheur vient par la connaissance. Les hindous savent que la connaissance les rendra heureux, qu'elle brisera toutes les barrières de la vie, toutes les différences qui existent dans la société, et c'est la raison pour laquelle ils s'efforcent de l'atteindre. Et c'est par la méditation que l'on peut y parvenir.

DLG. De quelle manière les hindous croient-ils en Dieu ?
SN. Les hindous croient aux bénédictions et à la grâce de Dieu et ils pensent que celles-ci nous parviennent à travers le gourou. Le gourou joue un rôle primordial dans la religion hindoue et la bénédiction que nous recevons de Dieu, c'est la connaissance. Lorsque nous parvenons à cette connaissance, nous sommes capables de reconnaître un saint homme, de discerner la vérité du mensonge, car lorsque nous prenons le mensonge pour la vérité et vice versa, cette confusion apporte bien des problèmes dans la vie. Nous ne faisons aucun progrès réel. Il est très important de reconnaître le bien chez les autres et plus important encore de reconnaître le maître ou l'instructeur spirituel comme Dieu sur la Terre, car il représente la bénédiction divine sur Terre. Ce contact avec le gourou, le maître spirituel est très important car, dès qu'il s'établit, notre vie devient différente. Le gourou est un exemple de ce dont parlent les Ecritures. Il est le sage, le saint, l'homme libre et heureux.
   Lorsque nous nous en remettons à lui, nous recevons la grâce de Dieu, car ce bonheur, cette joie se transmettent de Dieu, de l'Etre divin, à travers le gourou, aux disciples et aux fidèles. Nous avons foi dans le maître spirituel et nous l'approchons avec respect ; nous nous prosternons devant lui et nous le servons. Ce lien étroit avec lui nous aide à recevoir la divine vibration qui émane de son être.
   Donc lorsque nous parlons de la grâce de Dieu dans la religion hindoue, nous constatons que cette grâce de Dieu nous vient à travers le gourou, à travers les saints, à travers les maîtres spirituels. L'enseignant joue un rôle important. Lorsque nous entrons en contact avec un maître spirituel, il est comme une mère pour nous. Cela équivaut à faire quatre-vingt-dix pour cent du voyage et il ne nous en reste plus que dix pour cent à faire tout seuls.
   Lorsque nous nous sentirons frustrés, rejetés, et incapables de parvenir au but, le gourou nous exhortera, nous encouragera, et ainsi nous reprendrons pied et nous poursuivrons le voyage. Le gourou emmène le disciple jusqu'à une certaine distance et lorsque ce dernier est arrivé jusque là, il comprend les valeurs supérieures de la vie intérieure, et il parcourt de lui-même le chemin qui mène à la réalisation du Soi.
   Le détachement joue un rôle important dans la réalisation du Soi, la connaissance et la libération, car lorsque nous sommes attachés au monde nous sommes assujettis à la loi de cause et d'effet. Le gourou, à sa manière, attire « l'enfant », l'aspirant, vers lui et l'éloigne du monde pour l'amener sur le sentier spirituel. Dès que l'aspirant se rapproche du gourou, il sent la valeur spirituelle de la vie de l'instructeur. La vibration spirituelle qui émane de l'instructeur attire le disciple. Cette attraction n'est pas une forme d'attachement. L'attachement se réfère seulement au monde matériel.
   Lorsque nous sommes loin de la source de notre être, l'attachement au gourou ou à cette Source divine nous y ramènera. Si nous nous attachons au gourou, nous trouvons la vie ; si nous nous attachons au monde, nous la perdons. L'attachement au monde et l'attachement au gourou sont diamétralement opposés. Lorsque nous nous attachons au monde nous perdons notre identité, nous nous perdons nous-mêmes, nous perdons notre être. Le gourou nous ramènera sur le sentier, jusqu'à ce que nous ayons retrouvé le chemin de la maison, jusqu'à ce que nous ayons découvert notre véritable identité.

Om Tat Sat Hari Om.






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