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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 2004 - N° 195

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L’accord de l’OMC marginalise les pays en développement par Devinder Sharma


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Message de Maitreya


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Le choix de l’Amérique

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Quand ils se rendront aux urnes le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’Histoire. De leur décision dépendra en grande partie la tournure des événements dans l’avenir proche. S’ils font un choix avisé, ils éliront un président soucieux du bien-être de tous ceux qui aspirent à la paix et à la justice dans notre monde perturbé ; de tous ceux qui se rendent compte que paix et justice sont le fruit de la confiance, et sont prêts à partager les immenses ressources de leur pays pour créer cette confiance.
 
L’autre éventualité est trop terrible pour être envisagée : elle impliquerait une escalade de la guerre, du terrorisme et du contre-terrorisme ; des restrictions de plus en plus sévères imposées aux libertés traditionnelles du peuple américain ; la dégradation des relations entre les Etats-Unis et les autres pays ; et une réputation internationale de paria pour cette fière nation. Qui ferait un tel choix en connaissance de cause ?
 
Le peuple américain
 
A l’approche de l’heure fixée par le destin, beaucoup tournent leur regard vers le peuple américain, ce peuple tourmenté que, désormais, tant d’autres méprisent et haïssent. Ils prient pour le voir délivré de la cruauté et de la brutalité des tenants d’un pouvoir illégal et usurpé. Ils en appellent à tous les Américains épris de paix pour qu’ils se prononcent contre les menées belliqueuses du gouvernement actuel, et expriment cela par leur vote.
 
L’Amérique n’est bien sûr pas la seule fautive pour les inégalités du monde, ce fléau de notre temps qui est à la source de tous nos problèmes. Elle en partage la responsabilité avec toutes les nations développées qui traitent de façon cavalière et arrogante les pays qui se débattent dans la pauvreté. Ces nations doivent prendre conscience que la misère représente aujourd’hui le plus grand des foyers de tensions – et de terrorisme.
 
Les torts du monde occidental
 
C’est là que le bât blesse pour le monde occidental : c’est en grande partie à l’Histoire qu’il doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, ainsi qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt par le jeu agressif des forces du marché. Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient. Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. Le terrorisme continuera de couver et donnera naissance à une guerre qui menacera la survie des peuples de la Terre.
 
Nous, vos Frères aînés, ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à apporter à l’humanité. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde.
 
Cette élection peut marquer un tournant majeur dans les affaires des hommes. Prononcez-vous, nous vous en adjurons, pour la justice, le partage et la paix.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les deux otages italiennes libérées réclament le retrait des troupes d'Irak

Source : BBC, Grande-Bretagne

Les « deux Simona », c'est le nom qu'on leur a donné, ont été accueillies avec allégresse en Italie, à l'issue de leur captivité en Irak. Aujourd'hui, ces deux jeunes femmes, Simona Pari et Simona Torretta, agitent le monde politique et les médias de leur pays, et ont provoqué un débat public en demandant le retrait des troupes italiennes d'Irak.

Ces ex-otages ont affirmé leur souhait de continuer leur mission d'aide à Bagdad. Elles ont remercié les nations arabes, les combattants pour la liberté en Irak et le monde musulman pour leurs contributions à leur libération.

Selon Simona Torretta : « On ne doit pas confondre terrorisme et résistance. »  Les deux jeunes femmes ont clairement dit qu'elle voyaient l'Irak comme un pays occupé combattant pour sa liberté et son indépendance. S. Torretta, qui parle arabe et était en Irak avant l'éviction de Saddam Hussein, a déclaré au quotidien italien Corriere della Sera : « La lutte de guérilla est légitime, mais je suis opposée aux enlèvements de civils. »

S. Torretta décrit l'administration du premier ministre Iraquien Iyad Allawi comme « un gouvernement fantoche entre les mains des Américains ».




Home Un plan simple pour sauver le monde (deuxième partie)

par Jeffrey D. Sachs

Dans notre précédent numéro, Jeffrey Sachs montre comment les pays en développement pourrait vaincre la pauvreté avec l'aide des nations riches – aide à la fois altruiste et au service de nos propres intérêts, garantissant un monde plus sûr et plus pacifique.

Comment réajuster la position américaine

Il nous faut réévaluer radicalement la conduite des Etats-Unis dans le monde. Je ne voudrais pas me contenter de proposer quelques règles, qui n'auraient aucune chance de répondre aux exigences globales qui nous attendent, mais me fondant sur mes voyages dans plus de cent pays et sur mes expériences de conseiller auprès de dizaines de gouvernements, quelques réflexions clés sur notre monde, nos espoirs, et les occasions que nous avons systématiquement manquées dans nos dernières mésaventures.

1. Nous ne sommes pas en guerre (si ce n'est avec nos propres démons).

Thomas Friedman, journaliste au New York Times, avait vu dans l'attaque terroriste du 11 septembre le commencement d'une troisième guerre mondiale, tandis que, pour notre gouvernement, naturellement, c'était le début d'une guerre ouverte au terrorisme. Autant d'idées qui étaient non seulement fausses, mais qui risquaient d'elles-mêmes de se transformer en réalités autodestructrices. Ce qui se produisit, d'une certaine façon, lors des attentats de Madrid. Lorsque les Etats-Unis décidèrent de répondre au 11 septembre en lançant une guerre contre l'Irak à partir d'informations fausses sur l'existence d'armes de destruction massive (ADM) et de liens avec Al Qaïda, l'Espagne nous rejoignit dans notre erreur et fut brutalement frappée par le terrorisme islamique. La violence avait monté d'un cran, non seulement à Madrid, mais comme en témoignait aussi la recrudescence des bombardements en Afrique de l'Est, au Moyen Orient et en Asie. Notre guerre contre le terrorisme a eu davantage pour effet d'attiser la violence que de l'apaiser.

Avant qu'il soit trop tard, comprenons que nous ne sommes pas dans une lutte désespérée pour notre survie, que le 11 septembre n'a rien changé (sauf si nous ne faisons rien), et qu'il est temps de regarder enfin les défis réels qui nous attendent, nous et notre monde, pendant qu'il en est encore temps. Le 11 septembre a fait 3 000 victimes dans le World Trade Center. Au moins 10 000 Africains meurent chaque jour du sida, de la tuberculose et de la malaria. Je ne préconise pas de baisser les bras devant le terrorisme, mais d'agir d'une manière plus subtile, et moins obsessionnelle que le président Bush. Il faut traquer et arrêter les cellules terroristes, mais sans nous aliéner le reste du monde. La guerre en Irak était le contraire de ce qu'il fallait faire. Elle a enflammé cette nation au point que les citoyens des Etats-Unis et des pays sympathisants, comme l'Espagne, sont pris pour cibles dans des dizaines de pays.

Les « conseillers itinérants » du Département d'Etat, qui sillonnent de vastes zones d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient, causent des ravages dans les domaines du tourisme, des investissements étrangers et du commerce. Au nom de leur sécurité nationale, les Etats-Unis ont annulé ou différé les visas de milliers d'étudiants originaires de pays musulmans, qu'ils soient Africains, Moyen-Orientaux ou Asiatiques, ce qui n'a fait qu'augmenter la mauvaise disposition à notre égard de ces jeunes qui seront les dirigeants de demain.

Nous oublions que les gens des autres pays vivent et respirent, qu'ils ont des familles, des aspirations et même des factures à payer. Et qu'il ne faut donc pas les considérer comme de simples objets à manipuler. L'immense majorité du monde musulman n'a pas de désir plus cher que de vivre en paix avec nous, de commercer avec nous à notre bénéfice mutuel et de pouvoir envoyer ses enfants dans nos universités. Pourtant, cette même majorité a perdu confiance dans les intentions américaines après que nous ayons envahi leurs territoires, aveugles que nous fûmes à leurs combats pour la survie économique et la dignité, en tentant d'imposer à l'Irak une occupation de style néo-colonial sans avoir été le moins du monde capables de régler le problème du Proche-Orient en travaillant à la création de deux Etats, ce qui aurait mis fin une fois pour toutes au conflit israélo-palestinien.

2. Le vrai combat, c'est de vivre ensemble sur une planète bondée.

Le défi majeur et incontournable auquel nous devons faire face, c'est l'explosion démographique mondiale, qui a fait passer notre population de 1,6 milliard d'humains il y a un siècle à 6,3 aujourd'hui et la portera à 8 ou 9 dans une cinquantaine d'années. Cette explosion fait peser sur les terres et les océans une pression qui croît de façon alarmante – ce qui ne nous empêche pas de garder les yeux obstinément fermés sur les conséquences désastreuses de nos comportements. Selon les scientifiques, la surpêche a fait décliner d'une façon vertigineuse les réserves halieutiques des principaux océans. Dans le même temps, les changements climatiques à long terme engendrés par l'activité humaine commencent à faire sentir leurs ravages.

On ne peut ignorer cette situation démographique sans précédent, sauf à courir à la catastrophe. La bonne nouvelle, c'est que la population mondiale se stabilisera d'ici quelques décennies ; la mauvaise, c'est que nous atteindrons plusieurs milliards de plus, ce qui accentuera la pression sur les écosystèmes de la planète, et sur les relations entre humains. Le défi socio-écologique essentiel que nous ayons à relever est donc de vivre dans la paix et la prospérité dans un monde surpeuplé. Les mégapoles urbaines peuvent être hautement positives – venez donc voir à New York – mais elles peuvent tout aussi aisément déboucher sur des explosions de type écologique et politique si nous ne montrons pas plus de prudence et de sympathie que ce n'est le cas aujourd'hui.

New York montre, en effet, à quel point des gens d'une extraordinaire diversité d'origines nationales et ethniques peuvent vivre en bonne entente, dans la paix et l'efficacité. Mais cette ville dépend d'un ensemble ahurissant d'institutions visant à protéger la santé publique, la qualité de l'eau, à traquer les cas de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), de tuberculose et de virus du Nil, à maintenir en bon fonctionnement les routes, les ponts, le métro et le réseau énergétique. Et tout cela marche, la plupart du temps, et marchera aussi longtemps que les autorités investiront dans l'avenir. Relâchons nos efforts, gaspillons-les dans la guerre, réduisons d'une manière inacceptable les impôts et taxes diverses, et nous nous préparons un avenir sombre.

Qui plus est, la population urbaine des pays pauvres s'accroîtra de près de 2 milliards de personnes dans les trente prochaines années, ce qui constitue un défi qu'on à peine à mesurer en ce qui concerne l'environnement tant local que mondial. Ces populations grouillantes disposeront-elles d'emplois ou le protectionnisme américain leur interdira-t-il tout espoir de connaître un sort meilleur ? Les jeunes Pakistanais et Péruviens pourront-ils se former aux métiers de l'informatique parce qu'on leur permettra d'exporter leurs services vers notre pays, et donc d'ouvrir la voirie de leur développement économique, ou bien deviendront-ils des sympathisants de Ben Laden ou du Sentier Lumineux ? Notre phobie actuelle, irrationnelle, concernant l'exportation d'emplois – qui permettrait à des pays pauvres de nous vendre des produits tout comme nous le faisons avec eux – nous cachera-t-elle le fait que c'est la liberté de commerce, la liberté de circulation des personnes et des idées qui nous donneront le plus sûr espoir de vivre en paix dans un monde surpeuplé ?

3. C'est la science qui nous a conduit dans cette situation, c'est elle qui nous en sortira.

Sur les 6,3 milliards d'hommes qui vivent sur la planète, plus d'un milliard vit dans un luxe et une sécurité inimaginables dans le passé, tandis que quatre autres vivent en-dessous du niveau de pauvreté. Sans la science, nous en serions tous réduits à vivre – voire, à lutter pour survivre – comme le fait le milliard le plus pauvre de la planète – un sixième de la population mondiale – qui vit pratiquement comme le faisait l'humanité avant les révolutions scientifiques et industrielles du XIXe siècle. Sans la science, nous serions dans l'incapacité de nourrir 6,3 milliards d'hommes, sans parler des 3 autres qui se profilent à l'horizon. Ce sont des découvertes scientifiques fondamentales qui ont rendu possibles les énormes augmentations de production alimentaire des cent dernières années et, donc, permis à une bonne partie du monde de sortir de la faim chronique et de la pauvreté extrême qui étaient pratiquement de règle jusque-là.

Cependant, si la science a été la servante du progrès, notre société a du mal à prendre véritablement la mesure de son rôle, et à entendre les avertissements qu'elle nous adresse sur les profonds dégâts que nous infligeons aux écosystèmes mondiaux et les dangers auxquels nous nous exposons. Et ces dangers vertigineux, nous ne les surmonterons pas si trop d'Américains croient la science réservée aux « minables » et le créationnisme aux hommes véritables.

Chaque jour, notre société vit des découvertes de la physique quantique et de la biologie – nos ordinateurs seraient impossibles sans les semi-conducteurs, tout comme nos nouveaux médicaments sans la biologie moléculaire moderne – ce qui n'empêche pas une large fraction de notre société de s'accrocher aux pseudo-sciences. Les attaques de l'Administration Bush contre la communauté scientifique ont été d'une étroitesse d'esprit tout à fait particulière – fruits tant d'une ignorance de la véritable nature de la science que d'une pêche aux voix des fondamentalistes chrétiens.

En 2001, un sondage Gallup a montré que seuls 12 % d'Américains adhèrent à la théorie darwinienne de l'évolution, 37 % autres croyant en une évolution dirigée directement par Dieu. Qui plus est, 45 % de nos concitoyens préfèrent une version fondamentaliste de la Création. Nous pourrions laisser les créationnistes à leur ignorance béate, mais c'est un luxe que nous ne pouvons nous permettre. Car non seulement cette partie scientifiquement inculte de la population peut, en promouvant le créationnisme, pervertir l'ensemble du système éducatif, mais l'ignorance de la science chez le grand public contribue dans de nombreux domaines à renforcer l'irresponsabilité de nos politiques, comme le montre, par exemple, l'impasse pernicieuse que fait notre gouvernement sur les changements climatiques engendrés par l'homme. Ce thème du changement climatique est, par exemple, rejeté de la page éditoriale du Wall Street Journal, qui est devenu un bastion bredouillant de l'ignorance scientifique, et dont l'absurdité encourage la confusion et l'immobilisme politiques.

4. Ce qu'il nous faut, c'est une éthique mondiale qui prévale sur les croyances religieuses particulières.

Aussi importante que soit la science pour notre avenir, elle ne suffit pas, à elle seule, à fixer des objectifs à une société. Celle-ci a encore besoin de partager des préceptes moraux. Pour cela, nombre d'Américains se tournent vers leurs diverses religions. Mais le message de la religion peut être aussi négatif que positif. Pour chacune des admonitions puissantes, telles que « agis avec les autres comme tu aimerais qu'ils agissent avec toi » et « aime ton prochain comme toi-même », il existe des systèmes de croyances religieuses injustes et blessants, censés assurer le salut à leurs seuls adhérents.

La religion divise, souvent violemment, autant qu'elle élève. Elle se trouve au cœur de nombre, sinon de la plupart des guerres actuelles. Je crains que nous ne vivions des explosions collectives de plus en plus nombreuses et fortes si nous ne travaillons dur à trouver une nouvelle éthique qui transcende toutes les traditions religieuses particulières. En cela, la science nous est fort utile. La génétique montre à l'évidence que nous sommes tous des Africains, les descendants communs du petit groupe plein d'audace d'homo sapiens qui a quitté le continent il y a environ 70 000 ans. Nous partageons un même patrimoine génétique, tout comme nous partageons un même destin. Nous sommes tous des Africains, et cherchons tous ardemment à trouver sens et bonheur dans nos vies, celles de nos enfants et des enfants de nos enfants. De ce sort commun résulte également la possibilité puissante de nous discerner une destinée et un dessein partagés. Personne ne l'a mieux dit que le président Kennedy lorsqu'il fit observer, à la veille de la crise des missiles de Cuba où l'on a cru le monde au bord de l'Apocalypse, qu'« en fait, ce qui nous unit le plus fondamentalement, c'est que nous habitons tous cette petite planète. Que nous respirons tous le même air.
Que nous avons tous le souci de l'avenir de nos enfants. Et que nous sommes tous mortels.
 »

5. Pas de panique, Monsieur Cheney. Il y en a assez pour tout le monde.

C'est le vice-président Cheney qui a été le moteur de la montée du militarisme américain, en grande partie parce que, pour lui, le monde se réduit à une gigantesque bagarre pour la survie. Le contrôle sur le Moyen-Orient n'a d'autre but que d'assurer la sécurité de l'approvisionnement en pétrole – et donc la sécurité nationale – des Etats-Unis. Toutes ses idées sont fondées sur la croyance que le monde est une lutte incessante pour s'approprier des ressources rares et indispensables – une façon de voir très profondément ancrée dans la nature humaine, et qui vaut encore pour une bonne part de l'humanité.

Au fameux poster anti-guerre de l'an dernier, qui demandait « comment notre pétrole arrive-t-il sous leur sable [des Arabes] ? », le vice-président a donné l'impression de répondre que ce sable nous appartenait aussi. La guerre en Irak n'avait pas pour seul objet de faire tomber Saddam, mais d'assurer la sécurité énergétique de notre pays pour les générations futures – une sécurité non seulement vis-à-vis des islamistes, mais aussi des Chinois et des autres peuples qui pourraient oublier l'exigence, qui paraît naturelle aux Etats-Unis, de s'assurer la priorité dans l'appropriation de ressources mondiales destinées à être de plus en plus rares.

Mais c'est là une façon de voir archaïque et fausse. Les avancées de la science et de la technologie ont mis assez de ressources à la disposition de tous. Inutile, donc, de faire la guerre pour cela. Tout ce qu'il nous faut faire, c'est de penser plus clairement que nous ne le faisons aujourd'hui. Il arrive souvent que dans une même famille, des enfants se disputent devant une table, si gorgée soit-elle de plats ; aujourd'hui, ce sont des adultes qui font de même et dépensent des centaines de milliards de dollars en guerre même s'il y a assez de ressources pour tous.

La lutte née de la rareté de ressources fut naturellement la force motrice de la société humaine pendant des millénaires, mais les percées techno-scientifiques des deux derniers siècles nous ont offert la perspective d'une autre percée : celle de sortir de la lutte naturelle, « bec et ongles », qui avait été si longtemps de règle. En accumulant de vastes réserves d'énergies via les hydrocarbures, l'électricité solaire, les énergies éolienne et hydroélectrique, nous avons pu sortir des contraintes d'une existence régie par l'exigence de survie. L'ancienne puissance solaire, enterrée dans les couches de pétrole et de gaz naturel, nourrit désormais le monde sous forme de fertilisants et d'engrais ; la puissance solaire d'aujourd'hui, engrangée dans les piles photovoltaïques, peut aider à lancer une révolution de l'information dans les villages d'Afrique et d'Inde. En somme, nous ne risquons pas de manquer d'énergie, même s'il est probable que les réserves pétrolières diminuent fortement dans les prochaines décennies. Car les technologies existent déjà qui convertiront pour des siècles de vastes quantités de charbon, de goudron et schiste bitumeux en pétrole ou même en hydrogène et autres sources et vecteurs d'énergies.

Mais avant d'utiliser ces alternatives en toute sécurité et à bas prix, il reste un travail considérable à faire pour les améliorer et mettre en chantier de nouvelles politiques environnementales qui assureront la sécurité de leur utilisation. Notre gouvernement a vaguement, pour ne pas dire moins, pris conscience des tâches qui nous attendent ; pour ce qui est des investissements nécessaires, cela ne vaut guère la peine d'en parler.

Bref, nous gaspillons des centaines de milliards de dollars et des milliers de vies dans l'effort effréné que nous menons pour nous assurer des champs pétrolifères du Moyen-Orient quand l'investissement d'une infime fraction de ces sommes dans les sources d'énergie alternatives produirait une énergie bien plus durable, moins chère et plus propre pour les générations à venir. Tel est le prix à payer pour avoir élu un gouvernement qui néglige et ridiculise le potentiel de la recherche scientifique.

6. Notre richesse a beau être immense, nous la saccageons quand même.

Poussés par une négligence stupide et une ignorance désastreuse de la science, nous nous dirigeons droit dans le mur, que ce soit sous forme d'une profonde dégradation du climat, des océans, des forêts tropicales humides ou de la mise en danger de ces autres espèces animales qui sont nos compagnes. Nous fermons délibérément les yeux à l'évidence. Le changement à long terme du climat est réel, et dangereux. Nous en voyons peut-être déjà les premiers signes, massifs et imprévisibles. Peut-être les sécheresses interminables qui frappent certaines régions d'Afrique, la canicule exceptionnelle qu'a connue l'Europe en 2003, les sécheresses sans commune mesure qui ravagent le sud-ouest américain, pour ne pas mentionner bien d'autres évènements extrêmes, relèvent-ils d'une sorte de malchance accidentelle, mais peut-être s'agit-il d'autre chose. Ce qui semble clair, en tout cas, c'est que des phénomènes autrefois séculaires tendent maintenant à se produire plusieurs fois par siècle. Et il semble, depuis peu, que de tels changements annoncent une extinction d'espèces sur une échelle sans précédent et d'immenses risques pour nombre de greniers alimentaires de la planète.

La situation est tout aussi dramatique en ce qui concerne les écosystèmes majeurs, que ce soit les barrières de corail, les forêts tropicales, les réserves halieutiques de nos océans, les mangroves, les marais… Dans quel que domaine de l'environnement biologique terrestre que ce soit, le gonflement temporaire de la population mondiale combiné à la négligence inconsidérée des impacts causés par l'action de l'homme conduisent à une situation porteuse de conséquences très graves.

Pourtant, une fois encore, il suffirait d'un peu de prudence, de mieux entendre la voix de la science et d'investir sur le long terme une petite part de nos revenus actuels pour conjurer, pour inverser nombre de ces sombres perspectives. Si nous consacrions quelques dizaines de milliards de dollars par an – une fraction de ce que nous coûte la guerre en Irak ou les réductions d'impôts, et moins de 1% de notre revenu annuel – nous pourrions mettre au point de nouveaux systèmes d'énergie pour capter et utiliser en toute sécurité les émissions de carbone qui sont à l'origine du changement du climat mondial. Nous pourrions préserver des écosystèmes vitaux – comme l'Amazonie, la forêt tropicale du Congo, l'Asie du Sud-Est – ce qui, non seulement serait d'une aide précieuse pour nourrir, renforcer nos vies et notre survie, mais favoriserait l'héritage planétaire de la biodiversité, héritage d'une valeur inestimable et irremplaçable.

7. Demander davantage aux grandes fortunes.

Les possesseurs de grandes fortunes ont fait pression pour obtenir des réductions d'impôts, réductions dont ils n'ont pas besoin, et fui leurs responsabilités internationales. A quelques rares exceptions près comme Bill Gates, George Soros, Gordon Moore, qui ont reversé leurs immenses richesses au service du bien public. Mais ces grands philanthropes sont rares. Les façons de faire, les dispositions actuelles pratiquées aux Etats-Unis, qui font que les très riches le deviennent encore plus pendant que les plus pauvres du monde meurent de leur misère, ne dureront pas. Si les grandes fortunes ne font rien pour revenir à la mesure, elles finiront victimes d'explosions sociales, que ce soit aux Etats-Unis ou dans le reste du monde.

La mesure la plus simple à prendre, c'est d'inverser la politique de réduction d'impôts du président Bush. Quand les « idéologues de l'Upper West Side » [milieu intellectuel new-yorkais situé entre libéralisme, au sens américain, et altermondialisme] appellent à arrêter la baisse des impôts, comme je le fais, nous sommes immédiatement taxés d'élitisme, accusés de ne pas comprendre les difficultés qu'a l'Amérique à joindre les deux bouts.

Mais les réductions d'impôts, loin d'améliorer les perspectives de la classe laborieuse, les ont assombries d'une manière dramatique. Les victimes de cette politique, ce sont les ménages de bas et moyens revenus. G. Bush leur avait affirmé que tous en bénéficieraient, même si une infime fraction de la population (les riches) en tirerait plus avantage que les classes laborieuses et pauvres, simplement parce qu'elles paient plus d'impôts. Mais c'est pure sophistique. Alors que les baisses d'impôts profitent sans commune mesure aux riches – près de 50 % pour ces derniers contre 5 % pour les autres classes – il en résulte un déficit budgétaire que tous doivent payer. Si, comme la Maison blanche le propose, ces déficits budgétaires sont compensés finalement par des coupes dans les financements publics, les pertes subies par les classes laborieuses dépasseront de loin les maigres gains occasionnés par les baisses de taxes. Seules environ 15 % des plus riches en profiteront vraiment financièrement, compensés qu'ils sont par les avantages accordés aux investissements off-shore.

Le fait évident, c'est que les grandes fortunes des Etats-Unis sont parties avec l'argent durant les dernières années, et qu'elles seront les premières à devoir payer le rééquilibrage du budget, l'aide aux classes pauvres et des investissements environnementaux sûrs et sains. Il est juste que les employés paient leur tribut, mais les réductions fiscales de G. Bush ne font que les enfoncer davantage.

La première mesure saine serait de prendre le contre-pied des baisses d'impôts que le président a octroyé aux 20 % des revenus supérieurs, réduisant ainsi de 60 % les baisses d'impôts. Mais il faudrait aller plus loin. Pour les fortunes les plus hautes, nous devrions instaurer une surtaxe « Sauver le Monde », destinée directement à aider les pays les plus pauvres. Il existe à peu près 635 000 contribuables dont le revenu annuel dépasse les 500 000 dollars. Ces super-riches partagent un revenu d'environ mille milliards de dollars par an, c'est-à-dire d'un million et demi par tête. Collectons 5 % de ces revenus, et nous aurons 35 milliards de dollars – juste la somme dont les Etats-Unis auraient besoin pour aider les pays les plus pauvres. Quoi de plus beau, et de plus efficace, que de voir les gens les plus riches de la planète partager un faible pourcentage de leurs immenses revenus pour aider à sauver chaque année des millions de gens de la mort de faim ?

8. L'Amérique n'est pas Rome

Les néoconservateurs ont fait des Etats-Unis la nouvelle Rome. Ce qui n'a rien d'un précédent glorieux. La Russie s'est longtemps considérée comme la Troisième Rome (après l'Empire romain et la Nouvelle Constantinople). Si nous persistons à entretenir de telles illusions, nous suivrons le sort qui a jeté l'URSS dans le précipice.

Les Etats-Unis jouissent d'une économie et d'une puissance militaire sans égales, mais ils n'ont ni les moyens, ni la volonté, ni aucune raison d'essayer de régir le monde. D'ici 2050, l'économie chinoise équivaudra largement la nôtre, sans compter que l'Inde pourrait également nous rattraper en matière de balance des paiements. Empêchant un désastre planétaire, le centre de gravité du monde se déplacera vers l'Asie, à mesure que ces grands pays combleront le fossé technologique qui s'était ouvert au cours des deux derniers siècles.

L'erreur la plus grande que commet l'Amérique, c'est de croire que sa position dominante d'aujourd'hui résulte d'une faveur divine censée maintenir ce pays à la tête des nations. La façon « autocongratulatoire » dont les Etats-Unis se considèrent comme la seule « ville phare » du monde est une variante du créationnisme. En fait, ce qui leur a donné leur prééminence économique actuelle, c'est un territoire vaste et favorable, des institutions politiques et économiques pertinentes, la volonté d'intégrer chez eux tous les immigrants durs à la tâche et créatifs de la planète, ainsi qu'une politique précoce et soutenue en matière de science et de technologie. Mais le succès de l'Amérique peut et sera reproduit partout, au grand bénéfice de tous les hommes.

Le Japon, puissance manifestement non occidentale, a saisi sa chance au XIXe siècle. La Chine a commencé à se réveiller au cours des années 1970, et l'Inde est aujourd'hui en pleine ascension. Et cela comme résultat de ces mêmes politiques en matière d'éducation, de science et de technologie qui ont été si favorables aux Etats-Unis.

Le progrès de la prospérité sur la planète est une bonne nouvelle pour tous. La pauvreté est en chute libre et les revenus s'élèvent, non pas aux dépens du bien-être de notre pays, mais en étendant les bienfaits de la science et de la technologie à une partie sans cesse plus large de l'humanité. Et la prospérité est rapidement suivie par la démocratie et la stabilité sociale.

9. Si nous ouvrons la voie, Washington suivra.

La science et la technologie, mobilisées par une éthique de responsabilité partagée, peuvent combattre la maladie et la faim, et prévenir ou atténuer le changement climatique à long terme. Mais cela ne peut se faire que si nous essayons. Nous sommes, à coup sûr, la première génération dans l'histoire humaine qui soit en mesure de mettre définitivement fin à la misère sur cette planète. Avec prudence et persévérance, nous pourrions aussi investir dans la recherche et le développement, et mettre en place une infrastructure nouvelle qui nous permettra de jouir de notre prospérité. Nous pourrions instaurer de la diversité dans nos systèmes énergétiques et gérer nos besoins en phase avec les défis écologiques qui pèsent de plus en plus sur notre planète. Bref, nous sommes les héritiers heureux d'un monde dont les connaissances scientifiques et technologiques ont fait un bond sans précédent dans l'histoire, et moins divisé que jamais auparavant par des idéologies économiques. Ce nouveau millénaire s'est ouvert sur un vaste panorama de tout ce que nous pouvons accomplir.

Nous sommes pourtant partis d'une manière exceptionnellement mauvaise, non seulement à cause du 11 septembre, mais de la façon désastreuse dont nous y avons réagi. Mais il est encore temps d'y remédier. Nous tous, Américains, devons adopter un nouveau mode de comportement, sans attendre, cette fois, Washington. Puisque nos dirigeants ne prendront pas leurs responsabilités dans ce changement, c'est à vous, à moi et à des millions comme nous, de nous lancer dans cette cause à leur place.


Article paru aux Etats-Unis, dans le magazine Esquire, en mai 2004. Reproduit avec la permission de l'auteur.




Home L'homme est son propre ennemi

par Swami Nirliptananda

Il doit exister des raisons essentielles pour que l'hindouisme ait survécu en dépit de toutes les vicissitudes. L'une d'entre elles pourrait être son esprit de tolérance. En dépit de toutes les provocations et lorsque, apparemment, appliquer la méthode opposée serait plus efficace, les hindous s'en tiennent toujours à ce principe. Le temps leur a prouvé qu'ils avaient raison. Nous vivons aujourd'hui dans de telles conditions que la seule alternative à la tolérance est l'autodestruction.

L'hindouisme accepte la diversité et l'inégalité comme des manifestations inhérentes aux lois de la nature, mais la tolérance, une vision commune et le partage des ressources peuvent faire beaucoup pour atténuer ces différences. L'homme est doté d'une intelligence qu'il peut utiliser soit pour le bien commun, soit pour son profit personnel ou celui du groupe dont il fait partie. L'hindouisme met l'accent sur le bien commun (streyas), opposé au bien personnel (preyas). Le Mahabharata, l'un des textes sacrés hindous, enseigne que l'individu doit se sacrifier pour le bien de la famille. La famille devrait se sacrifier pour le bien de la société, la société pour le bien de la nation et la nation pour le bien du monde. Et dans la Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna déclare que celui qui fait la cuisine pour lui tout seul mange une nourriture dénaturée.

Lorsqu'il existe un conflit d'intérêt, si nous appliquons le principe du sacrifice nous pouvons éviter beaucoup de violence et de souffrance inutile. C'est seulement lorsque nous sommes trop centrés sur nous-mêmes que nous perdons conscience de la nécessité de prendre les autres en considération.

Chaque personne et chaque nation ont un rôle à jouer pour la sauvegarde de l'intérêt général. Dans la mesure où nous refusons cette responsabilité, nous contribuons à la création d'une atmosphère conflictuelle. Trop souvent les gens restent indifférents aux choses négatives qui peuvent se produire car elles ne les concernent pas directement. Il est nécessaire que chacun prenne davantage conscience de son rôle et de l'importance de cultiver une attitude positive de manière à prévenir tout ce qui peut conduire à la souffrance.

Les problèmes fondamentaux du monde d'aujourd'hui viennent de l'homme lui-même. C'est lui qui les a forgés. L'homme doit apprendre à vivre avec ses semblables. Il doit apprendre à tolérer des points de vue différents du sien, accepter la diversité comme une chose naturelle, accepter que chacun ait le droit d'exister, accepter de ne pas enfreindre les libertés d'autrui, accepter l'idée que la vie est sacrée et que personne n'a le droit de la supprimer quelles que soient les circonstances.

Le Mahabharata nous prodigue des conseils à cet égard : « On ne devrait jamais infliger à autrui ce que l'on considère comme injurieux pour soi-même. Ceci résume le Dharma (le principe éternel de la coexistence mutuelle). Celui qui agit différemment ne tient pas compte du Dharma.»

Les hindous croient que, bien que Dieu soit unique, il en existe différents concepts. Tant qu'ils ne l'ont pas compris les gens débattent de la question de Dieu. Lorsqu'un homme a enfin atteint la réalisation, il se tait, car un homme réalisé sait que la langue ne peut jamais pleinement exprimer ce que le cœur a « vu ».

Dans la Bhagavad Gita Krishna dit : « Les divers sentiers que prennent les hommes conduisent tous vers moi. Quelle que soit la façon dont un homme me vénère, je remplis son aspiration. » Des milliers d'années avant la Bhagavad Gita, le Rig veda exprimait ceci d'une manière différente : « La réalité est une. Les Sages la décrivent de différentes manières. » Ceci signifie que chacun doit respecter les aspirations d'autrui, même si elles sont différentes des siennes. Toute chose a évolué à partir de la Source éternelle et tout retourne vers cette même Source. Le reconnaître est très important. Cela permettrait d'éviter bien des conflits.

Les hindous ne croient pas que Dieu puisse être satisfait du massacre des autres en son nom, ni du prosélytisme, un principe directement opposé à l'harmonie. Celui-ci est peut-être une des causes majeures de conflit dans le monde. Alors que les religions prosélytes réprouvent la conversion de leurs propres fidèles à d'autres religions, elles n'ont aucun scrupule à essayer de convertir les fidèles d'une autre religion. Etant donné que les hindous sont tolérants et ont une attitude libérale, ils sont considérés comme une cible facile, et des moyens détournés et des approches agressives sont utilisés pour les convertir. Ceci crée une atmosphère qui engendre la violence. La tolérance des hindous est considérée comme allant de soi. Lorsqu'une religion essaie de profiter de la nature bienveillante des autres, cela crée une situation qui sape les valeurs religieuses elles-mêmes. Les gens perdent alors tout intérêt pour les religions dogmatiques et recherchent d'autres sources de satisfaction.

L'Inde fournit l'exemple de quatre grandes religions qui coexistent sans problème. Trois d'entre elles, l'hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme sont d'origine ancienne. Sur le plan doctrinaire, elles ne croient pas au concept de « salut exclusif ». L'idée de salut exclusif relève de la discrimination religieuse et de l'intolérance. Elle encourage ses adeptes à dénigrer les autres et leurs croyances. Pour faire disparaître les tensions, les ouvrages religieux devraient être examinés avec soin et à chaque fois qu'existe une incitation à la haine, au dénigrement ou à l'insulte d'autres personnes ou de leur religion, les passages devraient être modifiés ou supprimés. Puisque l'idée de salut exclusif joue un rôle important dans la conduite des hommes, elle devrait être améliorée afin de répondre aux critères d'une conduite civilisée, libérée des préjugés et de la haine qui conduisent à la guerre, à la destruction des ressources, à la famine, menaçant ainsi notre existence même.

Les doctrines du karma (de l'action responsable) et de la réincarnation sont basées sur les religions indiennes. La première est liée à la loi de causalité impliquant que toute action provoque une réaction égale. Contrairement aux animaux, l'homme a un rôle responsable à jouer dans le schéma de la vie. La question qui nous préoccupe aujourd'hui est celle des problèmes que l'homme a lui-même engendrés. Ceci implique que la race humaine n'a pas respecté le statut qui était le sien.

Selon l'hindouisme l'homme est son propre ami ou, au contraire, son propre ennemi. Ses ennemis réels sont à l'intérieur de lui-même. Ce sont le désir, la colère et l'avidité. Ces trois fléaux privent l'individu de son équilibre mental, le poussant à une conduite anormale. Le but des disciplines et des valeurs religieuses est de lui apprendre à contrôler ces tendances négatives, car lorsqu'elles prennent possession de son esprit, toute forme de connaissance s'éloigne de lui. Un homme en colère est toujours destructeur. Les sages disent qu'aussi longtemps que l'esprit sera ainsi possédé, il y aura conflit. Si un homme ne dispose pas d'armes conventionnelles, il prendra un bâton ou des pierres. S'il n'en a pas, il utilisera ses poings. Les frères se battront contre leurs frères, les sœurs contre leurs sœurs et les maris contre leurs femmes.

Pour surmonter ces tendances négatives, l'homme doit pratiquer la retenue, la compassion et la charité. Lorsque ces vertus lui font défaut, il ne se conduit pas de manière naturelle. L'énergie de la jeunesse, sans maîtrise de soi, mène à la sensualité. Le pouvoir, dénué de compassion, mène à la tyrannie. La richesse, sans esprit de charité, engendre la pauvreté, la maladie et la famine. Notre monde dispose de suffisamment de nourriture pour tous, mais en raison de la cupidité, certaines régions connaissent la pénurie et la famine alors qu'ailleurs règnent l'abondance et le gaspillage. Si les excédents de ressources étaient dirigés là où l'on en a besoin, beaucoup de souffrance pourrait être évitée.

La vénération des hindous pour les animaux, par exemple la vache sacrée, aussi bien que pour les plantes, les rivières, les collines, les montagnes, notre mère la Terre, ont suscité de sévères condamnations de la part des religions monothéistes. Pour elles les hindous n'ont aucune notion de Dieu. Elles les ont traités de tous les noms comme s'il s'agissait de sauvages. Elles les ont considérés comme des païens, des mécréants, des gens à convertir et à sauver ! Un journal new-yorkais a déclaré il y a plus de cent ans : « Après avoir entendu Vivekananda, nous avons réalisé combien il était insensé d'envoyer des missionnaires dans cette nation cultivée, l'Inde. » [New York Herald Tribune, 15 avril 1894] Cependant les évangélistes considèrent qu'on n'en a pas fait assez et que davantage d'efforts devraient être accomplis pour amener les populations de culture orientale sous leur domination. Ceci s'applique également aux populations indigènes et tribales à travers le monde. A mon avis, le rôle de la religion devrait être de transformer l'instinct de domination en un esprit de partage et de service altruiste (seva).

Selon la philosophie hindoue, en toute chose existe l'Essence divine. Découvrir celle-ci est l'objectif de la pratique spirituelle et des systèmes de méditation hindous. Ce sont des moyens qui permettent de faire l'expérience d'une affinité avec toute chose. Il en résulte que les hindous sont généralement végétariens. L'ancien législateur, Manu, a dit ceci : « L'homme qui donne l'ordre de tuer un animal, celui qui le tue, celui qui l'emporte au marché, celui qui le vend, celui qui l'achète, celui qui le fait cuire, celui qui le mange – tous sont également coupables. Il n'existe pas de péché pire que celui de manger la chair d'un autre pour l'ajouter à la sienne. »

Lorsque nous prenons en compte l'exploitation de la nature et les divers effets qu'elle produit sur le climat et l'environnement, la pollution qui affecte toute forme de vie, la cruauté gratuite et la destruction, le sentiment d'insécurité et de peur, le stress qui sape toute vitalité, nous réalisons combien il est important pour nous de travailler ensemble afin de rendre notre monde plus humain, plus tolérant, plus respectueux de la nature, de la vie et des biens d'autrui.

Les considérations précédentes montrent l'attitude générale des hindous et combien ils sont sensibles à la manière d'agir des autres. Le fait qu'ils soient tolérants ne signifie nullement qu'ils soient insensibles à la manière dont on les traite. La considération pour autrui et l'honnêteté sont des principes généraux : si chacun les suit, quelles que soient ses croyances personnelles, le monde sera pour tous un endroit plus agréable à vivre.




Home Mise au point

par Benjamin Creme

Il semblerait que certains lecteurs soient gênés par notre intérêt pour l'élection présidentielle américaine de novembre et l'espace que nous y consacrons. Ils semblent penser qu'il est déplacé pour une revue fondée sur la spiritualité de s'intéresser à la politique, et particulièrement à la politique américaine, alors que chacun sait que les deux partis sont corrompus. Ce n'est certainement pas le cas.

Je dois avouer être perplexe devant une telle réponse aux événements qui secouent le monde depuis plusieurs années. Le but de Partage international est de faire connaître l'existence de la Hiérarchie, son re-tour dans le monde, ses plans et ses soucis pour le présent et l'avenir.

En ce qui concerne les prochaines élections américaines, ces soucis ont été exprimés avec force dans les récents articles de mon Maître. Permettez-moi de citer quelques passages de l'article de ce mois-ci. Rien ne saurait être plus clair ou moins ambivalent. Pourquoi la voix de Partage international devrait-elle être moins honnête et moins soucieuse de la vérité ?

« Quand ils iront voter le mois prochain, les citoyens américains auront l'opportunité de changer le cours de l'histoire.

A l'approche de l'heure fixée par le destin [...] Nous, vos Frères aînés, nous ne pouvons nous tenir à l'écart quand l'avenir même du monde est menacé.

Cette élection marque un tournant majeur dans les affaires des hommes. »

Benjamin Creme, rédacteur en chef





Signes des temps

Home Souvenirs d'une vie antérieure

Source : ABC News, Etats-Unis

Il y a bientôt soixante ans, un pilote de chasse de la Marine des Etats-Unis, âgé de 21 ans, en mission dans le Pacifique, a été abattu par l'artillerie japonaise. Son nom serait tombé dans l'oubli sans les dires d'un garçonnet américain de six ans, James Leininger.

Un certain nombre de personnes – dont plusieurs ont connu le pilote de chasse – pensent que James est le pilote réincarné. Les parents de James, Andrea et Bruce, expliquent qu'ils n'étaient pas « du genre à laisser émerger un tel scénario dans leur vie », mais qu'avec le temps, ils ont fini par se convaincre que leur fils avait eu une vie précédente.

Depuis son plus jeune âge, James ne voulait jouer qu'avec des avions. Mais à deux ans, les avions qu'il aimait commencèrent à lui donner des cauchemars. « Je le réveillais tandis qu'il hurlait », a raconté Andrea aux informations sur ABC. Elle explique que lorsqu'elle demandait à son fils à quoi il rêvait, il répondait : « Avion brûle, petit homme peut pas sortir. »

James ne regardait que des émissions pour enfants, racontent ses parents, et ils ne regardaient jamais de documentaires sur la Seconde Guerre mondiale et ne parlaient pas de la guerre. Dans une vidéo de James, âgé de trois ans, il passe en revue un avion comme s'il effectuait une visite de prévol. Une autre fois, raconte Andrea, elle lui acheta un avion en jouet, et lui fit remarquer ce qui semblait être une bombe sous le fuselage, mais James a rectifié, expliquant que c'était un réservoir largable. « Je n'avais jamais entendu parlé de réservoir largable,  raconte-t-elle. Je ne savais pas du tout ce que c'était. »

Puis les violents cauchemars de James se multiplièrent jusqu'à atteindre le rythme de trois à quatre par semaine. La mère d'Andrea lui suggéra de consulter Carol Bowman, thérapeute qui croit en la réincarnation et aux vies antérieures. Sous sa guidance, ils commencèrent à encourager James à partager ses souvenirs, et immédiatement, raconte Andrea, les cauchemars devinrent moins fréquents.

Les parents de James racontent, qu'avec le temps, il a révélé des détails extraordinaires sur la vie d'un pilote de chasse – surtout à l'heure du coucher, quand il était à moitié endormi. Il leur dit que son avion avait été touché par les Japonais et s'était écrasé.

Un soir, James expliqua à son père qu'il pilotait un Corsair, puis à sa mère : « Les pneus étaient tout le temps à plat. » Même si les historiens et des pilotes confirment que les pneus de ces avions étaient mis à rude épreuve à l'atterrissage, cette information aurait pu se trouver facilement dans des livres ou à la télévision. Mais James précisa à son père le nom du porte-avions d'où il avait décollé – le Natoma – et le nom de l'un de ses coéquipiers – Jack Larson.

Après quelques recherches, Bruce découvrit que le Natoma et Jack Larson existaient bien. Le Natoma Bay était un petit porte-avions qui avait sillonné le Pacifique, et J. Larson vivait encore dans l'Arkansas. Bruce fit des recherches sur Internet, fouilla les archives militaires et interrogea des hommes qui avaient servi à bord du Natoma Bay. James avait précisé que son avion avait été abattu à Iwo Jima, frappé en plein dans le moteur. Depuis quelques temps, il signait ses dessins d'enfant « James 3 ».

Bruce apprit bientôt que le seul pilote de l'escadrille mort à Iwo Jima était James M. Huston Jr. Ralph Clarbour, artilleur arrière sur un avion qui décolla du Natoma Bay, lui raconta que son avion était tout à côté de celui piloté par James M. Huston Jr. durant un raid près d'Iwo Jima, le 3 mars 1945. Il vit l'avion de J. Huston frappé par un tir anti-aérien et précisa « qu'il fut frappé de front, juste au milieu du moteur ».

Bruce affirme qu'il croit maintenant que son fils a eu une vie passée dans laquelle il était James M. Huston Jr. Les Leininger écrivirent une lettre à la sœur de J. Huston, Anne Barron, au sujet de leur fils, et maintenant elle le croit également. « L'enfant est si convaincant dans ce qu'il affirme et il n'y a aucun moyen qu'il ait pu savoir tout cela », raconte-t-elle.

Les souvenirs de James commencent à s'effacer tandis qu'il grandit, mais parmi les objets auxquels il attache le plus de valeur, il y a deux cadeaux envoyés par Anne Barron : un buste de George Washington et un modèle d'avion Corsair. Ils étaient parmi les effets personnels de James Huston Jr. renvoyés chez lui après la guerre. Bruce raconte : « Il semble qu'il ait expérimenté quelque chose que je ne pense pas être unique, mais la manière dont cela a été révélé est tout à fait stupéfiante. »




Home L'agroglyphe Tesla

Source : Western Daily Press, G.-B.

Un agroglyphe a été découvert à East Field, Alton Barnes, dans le Wiltshire (Grande-Bretagne). Des scientifiquesl'ont comparé au diagramme d'un transistor électrique conçu il y a cent ans par Nikola Tesla. Le pictogramme complexe, qui est apparu le 20 juin 2004, a environ 138 mètres de long.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de cet agroglyphe.


Home Un portrait de Jésus verse des larmes

Source : Houston Chronicle, Etats-Unis

Un portrait de Jésus qui verse sans arrêt des larmes attire des milliers de visiteurs dans la maison de Gloria Fino, située tout près de Corpus Christi, au Texas (E.-U.).

Gloria a remarqué ces larmes pour la première fois le 7 mai 2004, alors qu'elle était en train de prier pour son petit-fils Frank, qui souffre d'une grave malformation et lutte pour survivre depuis sa naissance, en janvier 2004. Depuis la première fois où elle a vu les larmes, celles-ci n'ont cessé de couler.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un miracle manifesté par le Maître Jésus.


Home L'Eglise soustrait à la vue du public des statues miraculeuses

Source : The Guardian, G.-B.

En mai 2004, les fidèles de l'église St Mark's, située à Inala, dans la banlieue de Brisbane (Australie), et fréquentée par la communauté vietnamienne, remarquèrent de l'huile au parfum de rose suintant d'une statue de la Vierge Marie et d'un crucifix. Quelques jours plus tard, pendant la messe, on vit du sang couler de statues et d'un crucifix situés au-dessus de l'autel. Le lendemain soir, des fidèles virent du sang couler d'un crucifix dans la main d'une autre statue. Le père Joseph Liem a déclaré : « Chaque jour les gens n'ont cessé d'affluer. J'en ai compté des centaines. Certains venaient à 16 h et restaient jusqu'à minuit. » A son avis, il ne s'agissait pas d'un miracle mais d'un signe de paix.

Après deux mois de recherches aux rayons X et à la spectroscopie, l'Eglise a annoncé que les statues versant des larmes paraissaient être un événement merveilleux mais qu'il ne s'agissait pas d'un miracle. Elle a déclaré également que la somme de 41 000 dollars provenant des dons des visiteurs serait en grande partie versée sur un fonds destiné à lutter contre la pauvreté au Vietnam et en Afrique.

Le 29 juillet, l'archevêque Bathersby ordonna que les statues et les icônes soient soustraites à la vénération du public ; la statue de la Vierge fut transférée du meuble de verre situé sur l'autel de la chapelle à un meuble fermé dans le hall. De nombreux paroissiens continuent cependant à croire que les traces de larmes et de sang étaient des miracles. Truong Phan, âgé de vingt-neuf ans, originaire de Melbourne, est venu voir la statue et il a contesté le rapport de l'Eglise : « Je pense que tout cela est authentique, a-t-il déclaré. Ce n'est pas la première fois que ce genre de choses se produit. »

A l'occasion d'un culte suivi par environ 200 personnes, le père Thu Nguyen a demandé aux fidèles de respecter les conclusions de l'Eglise, mais il a dit par la suite que les gens « croiraient ce qu'ils croiraient ». Il a ajouté avoir vu lui-même trois statues de la Vierge verser des larmes dans des maisons situées aux environs d'Inala.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ces phénomènes étaient des miracles accomplis par Maitreya et le Maître Jésus.


Home Une statue verse des larmes dans l'Ohio

Source : News Channel 5, Etats-Unis

Des paroissiens de l'église orthodoxe copte St Mark's, à Cleveland, dans l'Ohio (E.-U.), racontent qu'une icône verse des larmes d'huile. La congrégation affirme qu'une image de la Vierge, située sur l'autel, a commencé à verser des larmes le 28 août 2004 . Des traces, que l'on dit être de l'huile, sont visibles sur la statue. Le père Mikhail, prêtre de la paroisse, considère le phénomène comme un signe de Dieu et un miracle.

La même chose s'était déjà produite dans cette église avec une icône de Jésus en septembre 1990. Des taches d'humidité sont encore visibles sur l'icône. Ce phénomène a attiré environ 60 000 pèlerins.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces miracles avaient été manifestés par le Maître Jésus.


Home Un ovni filmé en Louisiane

Source : The Times-Picayune, E.-U.

Le 24 mai 2004, deux spécialistes des ovnis, Joe et Linda Montaldo, de Metairie, en Louisiane, ont filmé un objet sombre de forme allongée émettant des lumières clignotantes bleues, vertes, rouges et jaunes. Ils ont vu l'objet planer pendant onze minutes au-dessus du lac Pontchartrain.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial venant de Mars.



Tendances

Home La Grande-Bretagne va annuler une partie de la dette du tiers monde

Source : The New York Times, Etats-Unis

La Grande-Bretagne a annoncé qu'elle va renoncer aux créances qu'elle détient sur un certain nombre de pays parmi les plus pauvres et invite d'autres pays riches à procéder de même. Elle prévoit de consacrer un budget annuel de 100 millions de livres pour effacer 10 % de la dette de 32 pays pauvres auprès de créanciers internationaux, dont la Banque mondiale et la Banque pour le développement de l'Afrique. Gordon Brown, Chancelier de l'Echiquier, a fait l'annonce suivante lors d'une rencontre avec des membres du Mouvement pour un commerce équitable : « Les déshérités ne peuvent plus attendre et par conséquent notre intention est de montrer l'exemple en remboursant une part de leur dette auprès de la Banque mondiale et de la Banque pour le développement de l'Afrique. Nous nous engageons seuls sur cette voie aujourd'hui mais nous vous suggérons d'user de votre autorité morale pour inviter d'autres pays à suivre cette voie de façon à ce que les pays les plus pauvres puissent se tourner vers l'avenir débarrassés du fardeau de la dette. »

G. Brown a également répété une suggestion faite précédemment en faveur d'une réévaluation des réserves en or du Fond monétaire international (FMI), actuellement évaluées à un dixième de leur valeur sur le marché, et d'utiliser les fonds ainsi libérés en faveur d'une annulation de la dette du tiers monde. « Nous ne pouvons pas enterrer les espoirs d'une moitié de l'humanité dans des chambres fortes où repose de l'or. L'annulation de la dette détenue par le FMI pourrait être financée par une meilleure utilisation de l'or détenue par cette institution. »




Home La Russie s'apprête à ratifier le protocole de Kyoto

Source : The New York Times, Etats-Unis

Le gouvernement russe a approuvé le protocole de Kyoto sur le réchauffement planétaire et a demandé sa ratification par le parlement. La participation de la Russie permettra la mise en vigueur de l'accord au niveau mondial. Le protocole doit être ratifié par au moins 55 pays qui ont contribué en 1990 pour au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Ce traité est considéré comme une étape cruciale pour une politique internationale de l'environnement. C'est le premier accord qui impose des restrictions sur l'émission de gaz tels que le dioxyde de carbone qui agissent comme piège à chaleur et qui sont considérés comme un des facteurs clés à l'origine du réchauffement planétaire. Le traité va obliger 36 pays industrialisés à réduire globalement, d'ici 2012, leur émission de six gaz à effet de serre à un niveau inférieur de 5 % à celui atteint en 1990, des objectifs individuels étant établis séparément pour chaque pays.




Home Signature d'une déclaration contre la faim et la pauvreté

Les représentants de 110 pays, incluant plus de 50 chefs d'Etat et de gouvernement, ont approuvé une campagne pour mobiliser annuellement 50 milliards de dollars supplémentaires au titre de l'aide au développement, afin de lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde. « Le plus grand scandale n'est pas que la faim existe mais qu'elle persiste alors même que nous avons les moyens de la supprimer. Il est temps d'agir », sont les termes de la déclaration adoptée à l'issue du Sommet des dirigeants du monde contre la faim et la pauvreté, qui s'est tenu en septembre 2004, au quartier général des Nations unies, à New York.

La déclaration a également vivement recommandé aux gouvernements d'examiner attentivement le rapport préparé pour la conférence et décrivant une série de moyens pour collecter ces fonds supplémentaires. Ceux-ci incluent une taxe internationale sur les transactions financières et sur le commerce des armes, un système d'emprunts internationaux, et un projet de lancement de cartes de crédit dont les utilisateurs reverseraient à cette cause un petit pourcentage de leurs dépenses.

Le président français Jacques Chirac a exprimé sa satisfaction pour ce rapport qui propose « des solutions techniquement réalistes et économiquement raisonnables ». Il a déclaré qu'un mouvement d'une importance majeure contre la faim et la pauvreté s'est fait jour au sein de l'opinion publique internationale. Interrogé sur l'opposition de certains pays, dont les Etats-Unis, à la taxation des transactions financières et du commerce des armes, J. Chirac a déclaré : « On ne s'oppose pas durablement et victorieusement à une position soutenue par 100 pays, et qui sera probablement approuvée par 150, créant de ce fait une situation politique nouvelle. »

Ce sommet a été organisé par le président brésilien Lula da Silva, lequel a pu ainsi étendre sa croisade contre la pauvreté, avec l'aide de ses collègues du « Quintet contre la faim » qu'il avait lui-même lancé – les présidents de la France (Jacques Chirac) et du Chili (Ricardo Lagos), le premier ministre espagnol (José Luis Rodríguez Zapatero), et le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.

L'initiative de ce Groupe des Cinq est le premier pas d'une nouvelle coalition avec une vision multilatérale du monde. Elle est à l'opposé de l'alliance de George W. Bush, Tony Blair et José María Aznar. Frei Betto résume ainsi ces deux visions opposées : « L'axe de Bush et l'axe de Lula : le premier pense que la paix résultera de l'équilibre de deux forces, alors que le second pense qu'elle sera la conséquence naturelle de l'instauration de la justice sociale. »

Les Nations unies ont salué les efforts du président brésilien et, dès janvier 2004, Kofi Annan a signé avec les présidents brésilien, français et chilien la Déclaration de Genève contre la Faim et la Pauvreté. La Déclaration de Genève vise à atteindre en 2015 les Huit Objectifs du Millénaire approuvés par 191 pays en l'an 2000. Ces huit objectifs sont : éliminer les situations extrêmes de pauvreté et de faim, la fin de l'analphabétisme, la réduction de la mortalité infantile, l'amélioration de la santé maternelle, l'arrêt de la propagation du sida et des autres épidémies, assurer un environnement viable, et la création d'un partenariat mondial pour le développement.




Home La téléportation

Source : BBC, Grande-Bretagne

En Autriche, des physiciens ont effectué avec succès la téléportation de particules de lumière sur une distance de 600 m.

Des chercheurs de l'Université de Vienne et de l'Académie des Sciences autrichienne ont utilisé une fibre optique de 800 m de long passant par les tunnels des égouts, pour connecter des laboratoires situés des deux côtés du Danube.

La « téléportation » qu'ils ont décrite dans la revue scientifique Nature, se rapporte au transfert de propriétés-clés d'une particule à une autre, sans qu'il existe de lien physique entre elles. La téléportation quantique s'opère au moyen de ce qu'une branche de la physique appelle « l'enchevêtrement », par lequel les propriétés de deux particules peuvent être liées ensemble même si elles sont éloignées l'une de l'autre, ce qu'Einstein appelait « mystérieuse action à distance ».

Cela pourrait être exploité pour des ordinateurs puissants ou des réseaux de communication. Dans les ordinateurs du futur, on utilisera des « qubits » (correspondance quantique des suites numériques « digital bits » de 0 à 1 utilisés actuellement.

Les propriétés, ou « états quantiques », des particules de lumière ont été transférées entre le laboratoire expéditeur (Alice) et le récepteur (Bob), par la liaison optique.

Les « qubits » encodés utilisant la polarisation – une propriété des photons (particules de lumière) – ils furent capables de téléporter trois états de polarisation distincts entre Alice et Bob.

Un aspect significatif de cette recherche est qu'elle eut lieu en conditions réelles. Dans les tunnels, la liaison de la fibre optique fut exposée à des fluctuations de température et à d'autres facteurs environnementaux qui auraient pu interférer dans le processus. « La question vraiment intéressante pour nous était de savoir si nous pouvions considérer cette expérience extérieure comme un cadre de laboratoire, dans l'environnement utilisé pour les communications actuelles par fibre optique », précise le rapport du co-auteur Rupert Ursin de l'Université de Vienne.





Les priorités de Maitreya

Home 40 % de la population mondiale ne dispose pas des moyens d'hygiène de base

Source : Unicef ; BBC, Grande-Bretagne

Selon un rapport de l'Unicef et de l'Organisation mondiale pour la santé, plus de 2,6 milliards de personnes, plus de 40 % de la population mondiale, ne disposent pas des moyens d'hygiène de base, et plus d'un milliard boivent de l'eau non potable.

Ce rapport fait état des progrès réalisés au regard des Objectifs de développement du millénaire, fixés au Sommet des Nations unies de l'an 2000. Un des objectifs essentiels est de réduire de moitié la population n'ayant pas accès à l'eau potable et aux moyens d'hygiène d'ici 2015.

Si la tendance actuelle se poursuit, dans onze ans 500 millions de personnes n'auront toujours pas accès aux moyens d'hygiène. Et bien que le monde s'oriente de manière à atteindre les objectifs fixés pour l'eau potable, la croissance démographique risque d'annuler les avancées. Il y aurait ainsi 800 millions de personnes à boire de l'eau non potable en 2015. Il y a pourtant eu des progrès, puisqu'on estime que 1,1 milliard de personnes ont plus facilement accès à l'eau qu'il y a douze ans.

L'Unicef indique que ce sont les jeunes qui souffrent le plus des carences chroniques. Selon Carol Bellamy, directeur de l'Unicef : « Des millions d'enfants à travers le monde naissent dans l'urgence silencieuse des besoins les plus simplesLa disparité croissante entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas en terme d'accès aux services de base tue 4 000 enfants chaque jour et contribue aux 10 millions de décès d'enfants chaque année. Nous devons agir dès maintenant pour réduire cet écart, sinon le nombre de morts ne cessera de croître. »

Selon l'Unicef et l'OMS, donner à chacun l'hygiène et l'eau potable demande davantage que de l'argent. Un engagement politique clair pour le droit universel à l'eau est également nécessaire. L'inaction aura des conséquences graves. Des millions de personnes, principalement des enfants, mourront et des millions d'autres seront écartés du processus de développement.




Home Le régime végétarien épargne les réserves d'eau

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Anders Berntell, directeur de l'Institut international de l'eau (IIE), à Stockholm, affirme que « le monde court vers la pénurie d'eau ». Les mangeurs de viande sollicitent trop les réserves d'eau. L'IIE a récemment publié un rapport demandant aux gouvernements de « persuader les gens de manger moins de viande » afin de réduire la sollicitation des réserves d'eau.

Les agronomes s'accordent sur le fait qu'il est virtuellement impossible que les générations futures continuent de suivre les régimes alimentaires actuels de l'Europe occidentale et de l'Amérique du Nord sans détruire l'environnement.

Les repas à base de viande et de végétaux, que la plupart des gens consomment s'ils peuvent se l'offrir, demande plus d'eau que ne le requièrent des céréales comme le blé ou le maïs. En moyenne, il faut 1 790 litres d'eau pour faire pousser 1 kg de blé, mais 9 680 litres pour produire 1 kg de viande.

Environ 840 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées et les prévisions de croissance prévoient deux milliards de naissances d'ici vingt ans. Dans ces circonstances, la recherche de l'eau nécessaire à la production de la nourriture sera l'un des défis majeurs des gouvernements. Aujourd'hui, 90 % de l'eau consommée est utilisée pour produire la nourriture. David Molden, responsable de recherche à l'IIE déclare qu'« en moyenne d'ici vingt ans, il y aura assez de nourriture pour tout le monde, mais si nous ne changeons pas la manière de la produire, il y aura bien plus de personnes sous-alimentées ».

Selon l'IIE, la meilleure approche serait de combiner les méthodes traditionnelle et hi-tech de préservation de l'eau. Des variétés de céréales mieux sélectionnées, de meilleures méthodes de cultures et une irrigation plus précise réduirait la consommation d'eau et augmenterait les rendements.

L'IIE suggère que les fermiers utilisent davantage l'eau usée urbaine pour l'irrigation. On estime que seulement 10 % de la population mondiale mange une nourriture produite en utilisant les eaux usées.

Mais le point le plus important souligné par les auteurs du rapport presse les gouvernements occidentaux à modifier leurs politiques, vu le déséquilibre des échanges et des niveaux technologiques entre les pays développés et ceux en développement. « Les subventions agricoles [en Occident] maintiennent les prix bas dans les pays pauvres et découragent le fermier d'investir [dans des techniques économisant l'eau] car ils n'auraient aucun retour sur leurs investissements. Des législations sur la terre et l'eau sont également nécessaires, afin que les gens investissent sur le long terme. »




Home Les Nations unies demandent 96 millions de dollars pour le Kenya

Source : CBS, Canada

Selon les Nations unies, qui viennent de lancer un appel à l'aide de 96 millions de dollars, plus de 2,3 millions de Kenyans sont menacés de famine du fait de la sécheresse et de la destruction de récoltes. Ce fonds servira à l'achat et à la distribution de 165 millions de tonnes de nourriture aux pays africains affectés par la sécheresse.

« La vie et les moyens d'existence de plus de 2,3 millions de Kenyans sont en danger, a déclaré Timo Pakkala, directeur délégué national du Programme des Nations unies pour l'alimentation. Le taux de malnutrition atteint des niveaux alarmants qui mettent en danger le développement physique et intellectuel des enfants. »

L'agence des Nations unies affirme que les récoltes dévastées du fait de l'insuffisance des pluies ont créé une pénurie alimentaire dans de nombreuses régions du Kenya. Dans les régions touchées, on estime qu'un Kenyan sur trois est atteint de malnutrition. Mais, selon les Nations unies et d'autres agences, la pénurie menace aussi des millions d'autres personnes.




Home Plus de polio en Somalie

Source : Unicef

La Somalie, n'ayant plus eu de cas de poliomyélite depuis 2002, vient de quitter officiellement le groupe des nations encore infectées par le virus. Quand on connaît l'état de ce pays, pauvre parmi les pauvres, on comprend l'enthousiasme de la directrice générale de l'Unicef, Carol Bellamy, quand elle parle d'une « victoire miraculeuse sur les conflits et les dévastations obtenue au nom du bien-être des enfants ».

Cette victoire couronne une campagne internationale baptisée « Initiative mondiale pour l'éradication de la polio », lancée il y a huit ans par un certain nombre d'organisations internationales, comme l'Unicef, l'OMS, dans l'ensemble des pays encore concernés par ce fléau – et dont « l'Assaut final » a mobilisé en février 2004 sur le continent africain « des dizaines de milliers d'agents de vaccination qui ont fait du porte à porte pour administrer le vaccin à chaque enfant en particulier ».

Si l'on peut parler de miracle, c'est en raison de la rapidité et de l'union sacrée avec laquelle ce pays, qui accumule les difficultés – géographie difficile, infrastructures ruinées par des années de guerre civile et absence totale d'Etat central depuis treize ans – a remporté cette victoire. Une victoire qui, pour reprendre les mots de C. Bellamy, « atteste de la volonté de tout un peuple de stopper le virus et de l'efficacité des stratégies mises en place. »

Car, comme le dit Jesper Morch, représentant de l'Unicef pour la Somalie, « le succès de cette initiative a reposé tout entier sur le dévouement des communautés somaliennes ». Les chefs traditionnels et les responsables musulmans (dans leurs prêches, par exemple), en jetant tout leur poids dans la balance, y ont ainsi joué un rôle central. « Il n'était pas question de résister à la campagne. Les Somaliens étaient déterminés à immuniser leurs enfants, malgré les défis énormes qu'ils avaient à relever [par ailleurs]. » Cet esprit d'unité nationale était particulièrement sensible lors des Journées nationales de vaccination – appelées aussi « Journées de tranquillité » – qui, en promouvant la coopération entre communautés et en réintégrant dans la vie nationale, sous la protection des milices locales, des régions jusque-là désertées parce que livrées aux guerres et aux exactions de toutes sortes, ont largement contribué à instaurer une atmosphère de paix.

Seuls, six pays n'ont pas encore vaincu la polio : l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan, le Niger, l'Egypte et le Nigeria. Cette liste pourrait malheureusement réintégrer d'anciens membres, dans la mesure où, dans ce dernier pays (pourtant en voie de gagner le combat en 2003), un certain nombre de groupes islamistes ont réussi à faire suspendre la campagne, avec pour effet de rallumer l'endémie dans les zones frontalières de huit pays d'Afrique centrale et occidentale. Ce que regrette C. Bellamy, c'est « qu'il suffirait que ces six pays emploient avec la même détermination les stratégies mises en œuvre en Somalie pour que la totalité des enfants du monde soient définitivement libérés de ce fléau. »

Ce redémarrage de la polio montre que la guerre n'est pas encore gagnée, et que la victoire ne sera vraiment acquise qu'à condition d'en remporter bien d'autres. Par exemple, en aidant les petits Somaliens à surmonter la série de défis gigantesques auxquels ils ont à faire face ; comme, parmi bien d'autres, leur faible taux de vaccination (moins de 50 % ont reçu les principaux vaccins), l'ancrage important de la malnutrition chronique et des années de guerres et d'instabilité, avec comme conséquence inévitable, un taux de mortalité infantile dépassant les 22 %. Autant d'éléments, pour ne citer qu'eux, qui ont fait d'eux « les enfants les plus vulnérables du monde » et les ont plongés dans une situation si critique qu'ils ne pourront s'en sortir sans l'aide de la communauté internationale.

« L'Initiative mondiale pour l'éradication de la polio » qui, outre cette campagne de vaccination, a pour mission de maintenir une veille permanente pour contrer d'éventuelles réapparitions, a de son côté encore besoin de 130 millions de dollars. « Ce serait une tragédie de laisser la polio revenir en Somalie et dans d'autres pays libérés du virus simplement par manque de moyens », conclut C. Bellamy.





Faits et prévisions

Home Réexamen de la fusion à froid

Source : The New York Times, E.-U. ; International Herald Tribune, Fr

Une nouvelle technologie est en vue : il s'agit du procédé de fusion à froid. Je dirais que dans très peu d'années, la fusion à froid pourvoira dans une proportion appréciable aux besoins énergétiques de la planète. Mais par la suite, une autre technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l'énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Après avoir été écartée comme irréalisable, la fusion à froid a fait récemment l'objet d'un réexamen. Un petit groupe de chercheurs avait continué ses travaux sur la fusion à froid après que celle-ci ait été rejetée il y a quelques années par la communauté scientifique. Ils affirment que leurs chiffres confirment clairement les résultats des premiers travaux de 1989, montrant qu'il est possible de créer de l'énergie en faisant simplement passer un courant électrique dans un bocal d'eau.

En 2003, ces chercheurs ont demandé au Département américain de l'énergie (DOE) de réexaminer leur travail. Aujourd'hui, un an plus tard, le département a accepté d'étudier le dossier.

La production d'énergie dans la fusion à froid est un sous-produit de l'interaction d'atomes d'hydrogène. En mars 1989, deux chercheurs de l'Université de l'Utah, Stanley Pons et Martin Fleischmann, annoncèrent qu'ils avaient obtenu la fusion en utilisant deux électrodes de palladium et un bocal d'eau lourde, dans lequel les molécules d'eau contiennent du deutérium, un type plus lourd d'hydrogène. Un courant électrique circulant à travers les électrodes attirait vers celles-ci des atomes de deutérium, ce qui d'après les chercheurs produisit une certaine chaleur, M. Fleischmann avançant l'hypothèse que la fusion des atomes d'hydrogène soit à l'origine de cette chaleur. D'autres chercheurs avaient essayé de reproduire l'expérience sans obtenir de résultats fiables. Et comme les théories scientifiques actuelles n'expliquent pas la fusion à froid, il n'en fallut pas davantage pour que le monde scientifique soit convaincu qu'elle ne s'était pas réellement produite.

Selon Peter Hagelstein, professeur d'ingénierie électrique et d'informatique au Massachusetts Institute of Technology, d'autres expériences seront nécessaires pour déterminer si la fusion froide pourra ou non procurer une source d'énergie bon marché et suffisamment abondante. Mais il pense que la fusion à froid pourrait effectivement produire une énergie commercialisable.




Home L'énergie solaire pourrait devenir une réalité

Source : The Guardian, Grande-Bretagne ; www.spacedaily.com

« Une technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l'énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins [...] Cette nouvelle technologie utilisera l'énergie solaire. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Une équipe de chercheurs australiens prédit que dans seulement sept ans, nous serons capables de maîtriser l'énergie solaire pour nous procurer des réserves énergétiques quasi illimitées.

Cette équipe semble être la plus avancée dans ce domaine, et elle projette de produire du combustible d'hydrogène à partir de l'eau, grâce à l'énergie diffusée par les rayons du soleil. Il sera ensuite facile de fabriquer un collecteur de cette énergie sans pièces mobiles et n'émettant ni gaz à effet de serre ni polluants.

Cette énergie serait la moins chère, la plus abondante et la plus propre jamais produite, puisque ses sous-produits ne sont que de l'oxygène et de l'eau. Le professeur Janusz Nowotny, qui conduit avec le professeur Chris Sorrell un projet de recherche sur l'hydrogène solaire à l'Université de New South Wales (Centre for Materials and Energy Conversion), affirme que « ce marché possède un énorme potentiel, aussi important que les marchés du charbon, du pétrole et du gaz réunis [...] Beaucoup de chercheurs en ont rêvé depuis longtemps et c'est excitant de savoir que nous touchons maintenant au but ».





Regard sur le monde

Home Le mirage du pouvoir

par le Maître –

La  clarté de vision et les inquiétudes exprimées dans cet article par le Maître de Benjamin Creme en novembre  2002 sont toujours aussi appropriées aujourd'hui. En raison de la situation mondiale actuelle nous le réimprimons ici.

Au début de chaque année, dans le monde entier ou presque, l'humanité célèbre l'opportunité de prendre un nouveau départ, accompagné de résolutions pour préparer un avenir meilleur. Alors que cette année de crise et de tension touche à sa fin, les hommes peuvent se mettre en quête de nouvelles lignes d'action pour améliorer la vie de tous.

La crise actuelle s'achèvera bientôt, et sera suivie d'une phase d'expérimentation touchant à tous les aspects de l'existence humaine. Des horizons nouveaux et vastes s'ouvriront à l'exploration de l'homme quand il s'attaquera pour de bon aux problèmes que confronte aujourd'hui le monde. Actuellement, beaucoup se préoccupent de la crise politique qui menace de déstabiliser les nations. C'est une chose naturelle et inévitable.

L'hystérie engendrée aux Etats-Unis par les événements du 11 septembre 2001 s'est répandue sur la majeure partie de la planète. L'attitude belliciste du président américain a soufflé sur le feu et attisé les peurs, au point de faire obstacle à toute approche mesurée de la situation. Il va pourtant de soi qu'une certaine sérénité est indispensable tant à l'évaluation correcte des circonstances, qu'à une prise de décisions équilibrée. Dans la conjoncture actuelle, spéculations et rumeurs tiennent le haut du pavé, privant de toute vitalité un monde réduit au rôle d'observateur.

La première des priorités est une véritable connaissance des faits. C'est pourtant là chose rare. Tant de voix s'élèvent, luttant pour s'imposer contre d'autres tendances, tant d'opinions sont érigées au rang de faits avérés, qu'il n'est guère de sources d'informations qui paraissent crédibles ou dignes de respect. En de telles circonstances, ce serait faire preuve de sagesse que d'agir avec prudence et retenue.

Un plan militaire d'envergure est déjà sur pied, dont en général on ne connaît guère l'aboutissement. De notre point de vue, ses effets seront à la fois positifs et négatifs : destruction d'un régime sombre et tyrannique au prix de nombreuses vies innocentes, et déstabilisation aggravée d'une région déjà en crise. En Amérique et ailleurs se font entendre des appels à la prudence. Mais il semblerait qu'ils ne soient pas assez forts pour contenir les passions du groupe de fanatiques qui entoure le président. Ces hommes sont égarés par le mirage du pouvoir, et il sera difficile de les ramener à la raison. Les richesses pétrolières de l'Irak représentent une tentation trop puissante pour leur soif de domination et leur cupidité sans bornes.

Toutefois, ceux qui s'opposent à une guerre contre l'Irak et à tous ses dangers doivent continuer de faire connaître leur refus. Ils doivent faire preuve d'une détermination accrue à faire entendre leur voix par des manifestations. Il faut que les risque-tout et les irresponsables comprennent que le monde ne leur appartient pas ; que s'ils gouvernent, ils doivent le faire en accord avec la loi ; que par le passé, des empires parmi les plus grands se sont effondrés en de semblables circonstances. Leur indifférence à l'opinion mondiale ne pourra durer qu'un temps. Le monde se transforme aujourd'hui à la faveur de tant d'événements de différentes natures que ces hommes du passé, aux méthodes obsolètes, seront bientôt relégués silencieusement aux oubliettes de l'histoire.

Maitreya, le Grand Seigneur, est en train d'émerger et montrera la voie. Ne vous découragez pas, car tout ira pour le mieux.

Novembre 2002





Message de Maitreya

Home Un message de Maitreya du 23 septembre 2004

par Maitreya

Lors de sa visite aux Pays Bas, Benjamin Creme a donné des interviews sur deux chaînes de télévision. Le 23 septembre, à la fin de l'une d'elles, il lui a été demandé si Maitreya pourrait donner sa bénédiction aux téléspectateurs, et éventuellement leur adresser un message. Voici donc le dernier en date d'une série de brefs messages, inspirants et émouvants, qui ont été délivrés dans des circonstances similaires par Maitreya.

« Attendez-moi juste un peu plus longtemps, et vous verrez vos rêves s'accomplir.
Ainsi en sera-t-il, et ainsi le nourrissement de mon Amour remplira-t-il votre vie de force et de joie. »

 





La voix de la raison

Home « Le président Bush met notre sécurité en danger. »

par George Soros Source : www.GeorgeSoros.com

Cette rubrique rassemble une sélection d'appels à la raison et au changement, lesquels se font de plus en plus pressants à mesure que la situation empire.

Le milliardaire George Soros, qui consacre des milliards de dollars pour la promotion de la démocratie, est aussi un défenseur actif de la liberté et de la justice. Lors d'une allocution au Club national de la presse, à Washington, en septembre 2004, G. Soros a invité le public à réagir :

« J'ai choisi de vivre en Amérique parce que j'accorde de l'importance à la liberté et à la démocratie, aux libertés civiles et à une société ouverte

Cette prochaine élection est la plus importante de ma vie, [car] le président Bush met notre sécurité en danger, portant préjudice à nos intérêts vitaux et détruisant les valeurs américaines.

Si Bush est réélu, cela signifiera que nous approuvons sa doctrine d'action préventive et d'invasion de l'Irak, et nous devrons en supporter les conséquences. Nous sommes face à un cercle vicieux d'escalade de la violence sans qu'on puisse en voir la fin. Mais si nous refusons la politique de Bush lors des élections, nous aurons de meilleures chances de retrouver le respect et le soutien du monde, et de rompre ce cercle vicieux.

[ …] Le président Bush a fait taire toutes les critiques en les qualifiant d'antipatriotiques […] Nous sommes en train de perdre les valeurs qui ont fait la grandeur de l'Amérique.

[…] Le président a fait une erreur de jugement fondamentale : le fait que les terroristes sont manifestement mauvais ne rend pas une quelconque riposte automatiquement meilleure. Ce que nous faisons pour combattre le terrorisme peut fort bien être erroné. Reconnaître que l'on puisse se tromper est le fondement d'une société ouverte. Le président Bush n'admet aucun doute et ses décisions ne s'appuient pas sur la réalité. Au cours des 18 mois qui ont suivi le 11 septembre, il s'est arrangé pour supprimer toute contestation. C'est ainsi qu'il a pu conduire la nation aussi loin sur la mauvaise voie.

[…] La guerre et l'occupation engendrent des victimes innocentes. Plus de 1 000 soldats américains sont morts en Irak. Le reste du monde voit aussi les morts Irakiens : au moins vingt fois plus. Quelques-uns essayaient de tuer nos soldats, mais d'autres, beaucoup plus nombreux, étaient totalement innocents, sans compter les femmes et les enfants. Chaque victime innocente contribue à attiser la colère des terroristes contre l'Amérique et leur apporte de nouveaux combattants.

La vague de sympathie pour nous qui a suivie le 11 septembre, à travers le monde, a été remplacée par un ressentiment tout aussi généralisé. Beaucoup plus de gens sont prêts à risquer leur vie pour tuer des Américains qu'il n'y en avait le 11 septembre, et notre sécurité, au lieu de s'améliorer comme le prétend le président Bush, s'est détériorée. Je crains que nous ne soyons entrés dans une escalade de la violence, où notre peur et leur haine se nourrissent réciproquement. C'est un processus qui n'est pas prêt de s'arrêter. Si nous réélisons le président Bush, cela voudra dire au monde que nous approuvons sa politique et nous serons encore longtemps en guerre.

Je réalise que ce que je dis est forcément impopulaire. Nous sommes piégés dans un malentendu engendré par le traumatisme du 11 septembre et encouragé par l'administration Bush.

[…] Le président Bush insiste sur le fait que les terroristes nous détestent pour ce que nous sommes – un peuple aimant la liberté – et non pour ce que nous faisons. Eh bien, il a tort. Il prétend aussi que les scènes de tortures dans la prison d'Abu Ghraib étaient le fait de quelques brebis galeuses. Là aussi il a tort. Ces tortures faisaient partie d'un système de traitement des détenus, et ce sont nos troupes en Irak qui en paient le prix.

[…] La campagne de Bush s'appuie sur la supposition que les gens ne se préoccupent pas vraiment de la vérité et qu'ils croiront pratiquement n'importe quoi si on le leur répète assez souvent […] J'ai envie de crier du haut des toits :« Réveille-toi, Amérique. Ne vois-tu pas qu'on t'induit en erreur ? »

Au sein de l'administration Bush, un noyau influent dirigé par le vice-président Dick Cheney avait envie d'envahir l'Irak bien avant le 11 septembre. L'attaque terroriste leur a donné leur chance. S'il vous faut une preuve tangible que le président Bush ne mérite pas d'être réélu, réfléchissez à l'Irak. La guerre en Irak a été une erreur du début à la fin – si elle peut avoir une fin. C'est une guerre choisie et non une guerre nécessaire, malgré ce qu'affirme le président Bush. […] Nous sommes entrés en guerre sur de faux prétextes. Les véritables raisons d'attaquer l'Irak n'ont toujours pas été révélées. Les armes de destructions massives sont introuvables, et les liens avec Al Qaïda n'ont pas été établis. Le président Bush a ensuite prétendu que nous sommes entrés en guerre pour libérer le peuple irakien. Toute mon expérience dans la promotion de la démocratie et d'une société ouverte m'a appris que la démocratie ne peut être imposée par des moyens militaires. Et l'Irak serait le dernier pays dans lequel je choisirais de tenter d'introduire la démocratie […] ce qui est démontré par l'actuel chaos.

[…] Mais aujourd'hui les Irakiens détestent l'occupation américaine […]Nous n'aurions pas dû assurer la seule protection du ministère du pétrole, mais aussi celle des autres ministères, des musées et des hôpitaux. Bagdad et les autres villes du pays ont été détruites après que nous les ayons occupées. Lorsque nous avons rencontré de la résistance, nous avons employé des méthodes qui ont aliéné et humilié la population. La façon dont nous avons envahi les maisons et traité les prisonniers ont engendré ressentiment et colère. L'opinion publique du monde entier nous condamne.

La campagne de Bush s'efforce de nous présenter les choses sous un jour favorable, mais la situation en Irak est terrible. La partie occidentale du pays a été en majorité abandonnée aux insurgés […] Les espoirs de tenir des élections libres et justes en janvier diminuent rapidement et la guerre civile menace. Le président Bush a reçu en juillet une estimation pessimiste de la part des services de renseignements, mais il a gardé ce rapport sous le coude et a omis d'en informer l'électorat.

La guerre de Bush en Irak a causé un tort inestimable aux Etats-Unis. Elle a affaibli notre pouvoir militaire et démoli le moral de nos forces armées. Avant la guerre en Irak, nous pouvions prétendre avoir un immense pouvoir dans n'importe quelle partie du monde. Nous ne le pouvons plus car nous sommes embourbés en Irak. L'Afghanistan échappe à notre contrôle.

[…] En envahissant l'Irak sans une deuxième résolution de l'Onu, nous avons violé la loi internationale. En maltraitant et en torturant des prisonniers, nous avons violé la Convention de Genève. Le président Bush s'est vanté que nous n'avions pas besoin du sauf-conduit de la communauté internationale, mais nos actes ont mis notre sécurité en danger – en particulier la sécurité de nos troupes.

[…] Beaucoup de nos soldats reviennent d'Irak avec de graves traumatismes et d'autres troubles psychiques, et beaucoup souffrent aussi de blessures physiques.

Il y a beaucoup d'autres décisions pour lesquelles l'administration Bush peut être critiquée, mais aucune n'est aussi importante que l'Irak. L'Irak nous a coûté à ce jour plus de 200 milliards de dollars – un montant énorme. Cet argent aurait pu être employé ailleurs. Les coûts vont augmenter car il a été beaucoup plus facile d'entrer en Irak qu'il ne sera d'en sortir […] car nous sommes pris dans un bourbier.

Beaucoup de personnes avaient prédit ce bourbier. Je l'avais prédit dans mon livre The Bubble of American Supremacy (la bulle de la suprématie américaine) Et je n'étais pas le seul : des diplomates et des militaires de haut rang ont désespérément averti le président de ne pas envahir l'Irak. Mais il a ignoré leurs conseils avisés. Il a réprimé toute critique. Les discussions sur l'Irak restent figées même pendant cette campagne présidentielle du fait de l'idée que toute critique contre notre commandant en chef ferait courir des risques à nos troupes. Mais cette guerre est la guerre de Bush et il devrait en être tenu pour responsable. C'est une mauvaise guerre conduite de la mauvaise manière. Pendant quelques instants prenez du recul par rapport à la cacophonie de la campagne électorale et demandez-vous qui nous a mis dans cette situation ? Malgré ses fanfaronnades de Texan, G. Bush n'est pas qualifié pour être notre commandant en chef.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet, et je l'ai dit dans mon livre.

[…] J'attends avec impatience d'entamer un débat critique, car l'enjeu est extrêmement important. »




Home Les coûts croissants de la guerre en Irak

Source : Institute for Policy Study, E.-U.

Les experts estiment que si la Maison Blanche persévère dans sa politique, on peut s'attendre à une intensification des actions militaires en Irak. Pire, à ce qu'elles ne se limiteront pas à ce pays.

Les derniers rapports publiés par l'Institute for Policy Studies devraient faire réfléchir à deux fois toute Administration sur ce genre de situation. L'un d'eux, publié récemment, Foreign Policy in Focus, montre que ce que l'on a appelé la « phase de transition » s'est révélée la plus coûteuse en vies humaines. Il présente des faits et des chiffres qu'auraient besoin de connaître tous les électeurs américains qui se préparent à voter. En particulier que les pertes, tant américaines qu'irakiennes, se sont accrues depuis le 28 juin 2004.

Une fois de plus, le spectre du Vietnam plane sur le régime Bush : « Cela ressemble de plus en plus à un « remake » de la guerre du Vietnam, déclare le directeur de cet Institut, John Cavanagh. Il est étonnant de voir comme le nombre mensuel des pertes américaines subies durant la prétendue période de transition devant préparer l'Irak à exercer sa souveraineté démocratique dépasse celle des six premières semaines de son invasion. » Ce rapport détaille le nombre de morts recensés jusqu'au 22 septembre 2004 :

– 1 040 soldats américains, depuis le 19 mars 2003 (début des opérations) – sur un total de 1 175 pour l'ensemble des troupes de la coalition ;

– 925 d'entre eux sont morts après que le président Bush a déclaré la fin des hostilités le premier mai 2003.

– Plus de 7 413 soldats américains ont été blessés depuis le début de la guerre, dont 6 953 (94 %) depuis la fin officielle des opérations.

– On évalue à 154 le nombre d'entrepreneurs, missionnaires et employés civils tués depuis le premier mai 2003, parmi lesquels on a identifié 52 Américains.

– 44 journalistes et personnes travaillant pour les médias internationaux sont morts (dont 33 depuis que le président Bush a décrété la fin des opérations), dont 8 étaient américains.

Les rapports montrent qu'il y a eu, depuis l'invasion de l'Irak, un accroissement du terrorisme, de ses victimes et des menaces qu'il fait peser. Selon l'Institut international d'études stratégiques basé à Londres, les membres d'Al Qaïda sont maintenant 18 000, dont 1 000 sont à pied d'œuvre en Irak. Le rapport 2003 du Département d'Etat, Patterns of Global Terrorism, a recensé 625 morts et 3 646 blessés par suite d'attaques terroristes pour cette même année. Il reconnaît que le nombre « d'incidents significatifs » est passé de 60 % du total des attentats pour l'année 2002 à 84 % pour 2003. 

Les Etats-Unis sont en train de perdre leur crédibilité aux yeux du monde : les élections qui ont eu lieu dans divers pays montrent que la guerre en Irak a largement entamé la confiance envers le gouvernement américain et son statut international. En particulier, les résultats de consultations électorales qui se sont tenues dans huit pays européens et arabes indiquent un large accord des citoyens pour reconnaître que cette guerre a gêné plus qu'elle n'a aidé la lutte contre le terrorisme. Aux Etats-Unis mêmes, 52 % des citoyens interrogés par le Annenberg Election Survey désapprouvent la politique de Bush.

Une étude menée par l'armée américaine a montré une baisse de moral chez 52 % des soldats, trois-quarts d'entre eux ayant même l'impression de ne plus être vraiment dirigés. Ils déplorent qu'il ait fallu attendre juin 2004 pour que tous soient équipés de gilets pare balle, de sorte que nombre de familles ont dû payer l'équipement de leur fils sur leurs propres deniers.

Le coût de la guerre dépasse déjà de loin ce qui avait été prévu. Le rapport de l'Institut rappelle que le Congrès avait approuvé un budget de 151,1 milliards de dollars. Mais ce dernier s'attend à se voir demander de dégager un supplément de 60 milliards de dollars après l'élection.

La famille américaine moyenne pourrait être choquée d'apprendre que l'économiste Doug Henwood a estimé que la guerre coûtera au moins 3 415 dollars à chaque foyer ; tandis qu'un de ses collègues, James Galbraith, de l'Université du Texas, prédit que si, dans un premier temps, la guerre a stimulé l'économie, elle pourrait conduire à plus ou moins long terme à une décennie de troubles économiques, en particulier à un accroissement du déficit public et de l'inflation. En août, le prix du pétrole a atteint son plus haut niveau depuis 1983. On estime que le maintien pendant un an du prix du baril autour de 40 dollars [prix qui était début octobre de 52 dollars] provoquerait une baisse du PIB (Produit intérieur brut) de plus de 50 milliards de dollars.

Bilan côté irakien depuis le début de l'invasion jusqu'au 22 septembre 2004 :

– entre 12 800 et 14 843 civils morts ;

– 40 000 blessés ;

– entre 4 895 et 6 370 tués chez les soldats et les rebelles, lors des offensives massives.

L'armée américaine a utilisé des armes comportant de l'uranium appauvri. Le Pentagone lui-même reconnaît que les forces américaines et britanniques ont déversé entre 1 100 et 2 200 tonnes de bombes faites de métaux toxiques et radioactifs durant la campagne de bombardement de 2003.

Les 151,1 milliards de dollars dépensés par l'Administration américaine auraient pu diviser par deux la faim dans le monde et financer les médicaments contre le sida, la vaccination des enfants, l'assainissement de l'eau et l'amélioration de la situation sanitaire des pays en développement pendant plus de deux ans.

 

 

 




Home Les Etats-Unis plus vulnérables que jamais

Source : The Boston Globe, Etats-Unis

Le sénateur Edward M. Kennedy, dans un récent discours à l'Université G. Washington, a déclaré qu'en déplaçant l'attention d'Osama ben Laden sur l'Irak, le président Bush a augmenté le danger d'attaques supplémentaires sur les Etats-Unis. « La guerre en Irak a augmenté les risques d'une guerre atomique, a-t-il précisé dans un discours qui a détaillé les treize raisons pour lesquelles la politique de G. Bush n'a pas rendu les Etats-Unis plus sûrs contre le terrorisme.

Les commentateurs, les détracteurs et les militants ont été averti que l'Irak est le Vietnam de Bush. Développant cette idée, le sénateur Kennedy a précisé : « Les soldats américains s'enlisent dans un bourbier sans fin. »

Le sénateur a également critiqué la performance économique de l'administration Bush. Son incapacité à distribuer les milliards de dollars pour la reconstruction de l'Irak, et à créer suffisamment d'emplois pour les Irakiens « ont sans doute été les principaux facteurs conduisant à l'émergence de l'insurrection dans ce pays ».





La voix des peuples

Home Des manifestants néerlandais lancent un appel au changement

Source : Radio Netherlands, Pays-Bas

Le centre d'Amsterdam (Pays-Bas) a été pratiquement paralysé le 2 octobre par la plus grande manifestation jamais vue depuis les années 1980. La foule protestait contre la réduction des dépenses publiques, la diminution de la protection sociale et les mesures gouvernementales, généralement source de divisions en ce qui concerne l'immigration et les droits des demandeurs d'asile.

Le gouvernement de droite de Balkender devient de plus en plus impopulaire au moment où la durée du travail est augmentée alors que les dépenses publiques concernant les retraites, les indemnités journalières en cas de maladie et l'aide sociale sont réduites, ce qui pénalise injustement les salariés et les plus vulnérables.

Plus de 250 000 personnes venues de tout le pays ont convergé vers le centre d'Amsterdam. Les trains en direction de la capitale étaient bondés et les organisateurs estiment qu'il y aurait eu encore davantage de manifestants si les moyens de transport avaient été plus nombreux. De nombreux manifestants ont défilé sous des banderoles appelant à la solidarité en faveur d'une société multiculturelle. « Changez le courant » était un slogan particulièrement populaire. Les manifestants portaient également des pancartes où l'on pouvait lire : « Les Pays-Bas méritent mieux .»

« Le gouvernement doit s'en aller, a déclaré un manifestant âgé. Il ne s'intéresse pas aux gens, mais seulement à l'argent et au profit. » « Nous exigeons le changement. Nous en avons assez et nous perdons patience », a déclaré un autre.

En soutien aux manifestations, les ouvriers des ports d'Amsterdam et de Rotterdam avaient cessé le travail.





Courrier des lecteurs

Home Une barrière de sécurité



Cher Monsieur,

En 1996, un ami nous conduisait, mes enfants et moi, sur une petite route de montagne dans des Pyrénées. Soudain, il fut ébloui, quitta la route et percuta le petit muret qui protége du ravin. Un mètre avant, il n'y avait pas de muret et nous serions tombés 50 mètres plus bas.

La voiture accidentée fut emportée par une dépanneuse, et je restais avec les enfants sur le bord de la route en attendant que l'on vienne nous chercher. Nous décidâmes alors de prendre une photo souvenir de ce fameux muret qui nous avait sauvé.

Au développement, une semaine plus tard, voici ce que je vis (photo ci-dessous). Nous avons bien été « protégés ».

C. F., Salles, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'ils ont été protégés par le Maître Jésus. Cette photographie montre une bénédiction lumineuse manifestée par lui.


Home Aidée jusqu'au bout

Cher Monsieur,

En janvier 2001, je découvris à mon réveil que ma voiture avait été volée pendant la nuit. Je fus prise de panique car je venais de résilier mon assurance tous risques quelques semaines auparavant et, ma retraite étant insuffisante, je devais travailler à temps partiel. Je me retrouvais sans voiture et je n'avais pas d'argent pour en acheter une autre. Que faire ?

Les deux jours suivants, je n'eus aucune nouvelle de la police, mais, chose étrange, j'étais devenue très calme et j'éprouvais un sentiment de paix incompréhensible.

Le matin du troisième jour, je reçus un appel de la police de Muskogee, à 240 km de chez moi, pour me dire que ma voiture avait été retrouvée là-bas, abandonnée, sans essence, dépouillée de ses pneus, le volant cassé et d'autres dommages ; on avait même tenté sans succès de mettre le feu sur le siège avant. Je fondis en larmes ! Que pouvais-je faire ? Comment ramener la voiture à la maison ? Mon assurance couvrait seulement un remorquage sur huit kilomètres.

Après m'être calmée, je me souvins que je connaissais une personne, une seule, à Muskogee, un neveu que je n'avais pas vu depuis dix-sept ans. Je l'appelai pour lui raconter l'histoire, sans intention de lui demander de l'aide. Il me dit qu'il était président de la banque locale et qu'il allait contacter des personnes qui pourraient sûrement m'aider. L'une d'elles, un récupérateur de voitures, avait une voiture de la même marque et il mit les pneus de celle-ci sur ma propre voiture pour rien. Quelqu'un d'autre devait emmener un semi-remorque vide à Oklahoma et il proposa de me ramener ma voiture gratuitement. Par ailleurs il devait passer près du garage où l'on répare les volants. Il pouvait donc y déposer ma voiture et de là je pourrai la ramener chez moi.

Je récupérai donc ma voiture et je me mis en route, mais j'entendis soudain un grand bruit venant du pneu avant gauche. M'arrêtant à une station service, je sortis pour regarder le pneu. Je décidai de me rendre à Hibdon Tire (un magasin de pneus) à quelques kilomètres de là et de leur faire vérifier mes pneus, mais j'éprouvais une certaine inquiétude à l'idée de parcourir cette distance. C'est alors qu'un homme apparut, apparemment surgi de nulle part. « Madame, dit-il, je suis mécanicien et j'ai entendu le bruit de votre voiture. » Je lui expliquai que celle-ci avait été volée et que j'allais essayer de l'emmener chez Hibdon, mais que je craignais de faire le trajet. Il me dit alors : « Les voleurs ont roulé dans de la boue qui s'est logée dans vos plaquettes de frein. Vous pouvez aller sans problème jusque chez Hibdon. »

Lorsque j'arrivai chez Hibdon, leur mécanicien dit aussitôt : « Les voleurs ont roulé dans de la boue qui s'est logée dans vos plaquettes de frein. » Exactement les mêmes mots !

[1] Qui était l'homme qui est apparu et a disparu sans que je le vois ? [2] Qui a tout orchestré à Muskogee pour m'aider à ramener ma voiture à la maison ? Je ne puis sortir cette expérience de mon esprit.

B. B., Oklahoma, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué que [1] l'homme était Maitreya et que [2] c'était également lui qui avait tout orchestré.


Home Une déesse du Verseau

Cher Monsieur,

Le dimanche 29 août 2004, nous avions un stand de Share International à une foire holistique qui s'est tenue à Islington, à Londres, et nous avons eu toute la journée un flux constant de visiteurs intéressés.

A 17 h le haut-parleur annonça la fermeture. Nous étions en train de ranger lorsqu'une femme trapue, d'âge moyen, se dirigea vers notre stand et prit rapidement des prospectus gratuits et une revue. Sarah pensant l'avoir déjà vue à l'occasion d'un salon précédent, alla vers elle en disant : « Je crois que vous connaissez déjà l'histoire. » La femme acquiesça et continua à prendre des prospectus. La voyant de très près, Sarah fut extrêmement surprise de la beauté et de la pureté de son visage.

Me tenant plus loin, je fus stupéfaite par son allure. Elle portait un bonnet de laine sous une casquette en jean à visière qui me faisait penser à celle de Benjamin Creme. Le style de cette casquette était féminin et sa forme bouffante faisait comme un dôme, mais la teinte du tissu et les marques d'usure de couleur rouille étaient identiques.

La femme était vêtue d'une robe d'intérieur impeccable faite d'un tissu brillant, imprimé de coquillages et d'hippocampes, qui me fit penser à l'ère du Verseau. Sur le devant de cette robe se trouvait une montre d'infirmière flambant neuve et au-dessous plusieurs couches de vêtements. Le temps était pourtant ensoleillé. Elle avait à côté d'elle un grand caddie en tissu à carreaux qui ressemblait beaucoup à celui de Maitreya lorsqu'il apparut sous les traits d'Egon.

Je lui demandai si elle voulait un sac en papier étant donné qu'elle avait un grand nombre de prospectus et elle accepta. Sarah lui demanda si elle viendrait le lendemain. « Oui, je serai là demain », répondit-elle. Nous lui dîmes au revoir et nous la regardâmes se diriger vers le stand opposé où elle se mit à examiner les châles et les corsages à paillettes suspendus sur des tringles – comme nous l'avions fait auparavant !

Sarah et moi nous sentîmes pleines d'entrain après sa visite et à force de penser à son magnifique visage et à la casquette qu'elle portait, nous nous sommes demandées s'il ne s'agissait pas de Maitreya.

S. McD et G. F., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « femme » était Maitreya.


Home Un chirurgien hors pair

Cher Monsieur,

Ma mère a été hospitalisée récemment pour une opération du cœur. Elle est âgée de quatre-vingts ans et naturellement je me faisais beaucoup de souci à son sujet, mais dans mes prières je la confiai à Jésus, puis j'attendis. L'opération se passa merveilleusement bien et ma mère fut de retour à la maison au bout de cinq jours. Lorsque je l'ai ramenée à la maison, elle m'a raconté quele chirurgien qui l'avait opérée n'était pas celui qu'elle avait vu auparavant mais un homme très mince avec un visage magnifique. Sur-le-champ, je n'y prêtai pas trop attention, mais le lendemain matin elle me dit qu'elle avait pensé à ce nouveau chirurgien toute la nuit, et elle ajouta que son visage était si bon et l'impression qu'il faisait si merveilleuse que si quelqu'un lui avait dit que c'était Jésus elle n'aurait été nullement surprise.

Pouvez-vous me dire s'il s'agissait simplement d'un chirurgien exceptionnel ou de l'un des Maîtres ?

P. F., Colchester, Essex, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « chirurgien » était le Maître Jésus.


Home En un clin d'œil

Cher Monsieur,

Le 26 juin 2004, j'ai déjeuné avec ma mère et ma sœur dans un café à Palma de Mallorca, en Espagne. Je devais me marier ce jour-là à 18 h et j'étais très stressée. C'était un mariage mixte, mon mari étant juif et moi-même catholique, et je me demandais avec inquiétude comment certaines personnes allaient réagir. Pendant que nous étions en train de déjeuner, un homme qui vendait des montres se dirigea vers notre table. Je déclinai poliment son offre ; c'est alors qu'il me fit un clin d'œil. Je le regardai et je constatai que ses yeux brillaient d'un éclat très profond. Après cela, je me sentis beaucoup plus détendue et je sus que tout se passerait pour le mieux. Cet homme était-il Maitreya ou le Maître Jésus ?

E. C., Londres, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « vendeur » était le Maître Jésus.


Home Une leçon de conduite

Cher Monsieur,

En juillet 1987, je m'entraînais sur le circuit de course de Snetterton, à Norwich (Grande-Bretagne). Ce jour-là je poussai ma voiture au maximum et abordai un virage un peu plus vite que d'habitude, mais je ne pus maintenir la voiture sur la piste. J'allai droit dans la rangée de pneus. La vitesse au moment du choc était d'environ 130 km à l'heure et l'impact fut très violent, si bien que la voiture vola en l'air, rebondit sur la piste et fit au moins trois tonneaux. Elle était complètement inutilisable.

Pendant l'accident je n'éprouvais aucune peur et je me sentais même en sécurité. Je fus conduit à l'infirmerie et un médecin m'examina mais il ne trouva rien d'anormal. Il déclara que j'avais eu beaucoup de chance de sortir indemne d'un tel accident. Une heure plus tard, je pris la route pour Londres comme si rien ne s'était passé.

Sur le coup, je me dis seulement que j'avais eu de la chance, mais depuis j'ai lu de nombreuses lettres de personnes qui ont été sauvées par Maitreya et les Maîtres. Peut-être Maîtreya ou un Maître est-il intervenu dans cet accident. Depuis lors, mon attitude par rapport à la mort a changé.

T. S., Saitama, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que le Maître Jésus a protégé le conducteur.


Home Défense de doubler

Le 16 mars 1998, je me rendis au concert des Rolling Stones, au stade Big Egg, à Tokyo. Ce fut un spectacle fantastique. En rentrant chez moi, je remarquai un homme d'âge moyen qui marchait devant moi. Il avait l'air d'un homme d'affaires ordinaire. Il chantait gaiement (je n'étais pas encore assez près pour saisir les paroles de la chanson). Je me dis qu'il devait être passablement ivre et que je ferais mieux de le dépasser. J'essayai donc de marcher plus vite. Je suis capable de marcher très vite mais, chose surprenante, il marchait aussi vite que moi. Je ne parvins pas à le dépasser et je dus marcher derrière lui. J'étais un peu ennuyé. En me rapprochant de lui je pus saisir les paroles de sa chanson. C'était un hymne en anglais ! Je fus surpris car généralement la plupart des Japonais chantent une chanson comme Enka-song, un blues japonais ou d'autres chants folkloriques. Je me demandai pourquoi il chantait si fort et si joyeusement un hymne en anglais. Un chant de Noël en mars ? Je dus marcher derrière lui pendant quelques secondes de plus, mais dès que je pris une autre route, il cessa de chanter. Je me demande encore qui était cet homme.

T. S., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Une leçon en chantant

Cher Monsieur,

En mars 1999, je suis entré dans une station de métro dans le Upper West Side de New York. Je venais de traverser une période très difficile et j'étais extrêmement stressé. Il y avait là un homme en train de chanter, une tasse devant lui. C'était un Noir qui semblait avoir une trentaine d'années. Je n'avais pas fait attention à lui avant de réaliser qu'il chantait Smile (Souriez même si votre cœur se brise. Souriez même si ça fait mal.) Je me dis que c'était une étrange chanson pour quelqu'un faisant appel à la générosité des usagers du métro. Puis il me vint cette idée : « Magnifique. C'est Maitreya et il se moque de moi. » Après cela, il se mit à chanter The Girl from Ipanema. On aurait cru entendre Johnny Mathis. A ce moment-là le métro arriva, je montai et je restai comme toujours debout près de la porte. L'homme me regarda en souriant et me fit un petit signe de la main. Les portes se fermèrent et le métro démarra. Se peut-il que cet homme ait été Maitreya ?

J. P., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme en question était Maitreya.


Home Stand d'information

Cher Monsieur,

En 1998, notre groupe a participé à un festival New Age. Un jeune homme est venu à notre stand et ma femme lui a parlé de Maitreya et a répondu à ses très nombreuses questions. Il nous raconta une histoire bizarre concernant un oiseau qui était entré par une fenêtre fermée dans une pièce, où il était lui-même en train de méditer avec son groupe ! Il voulait savoir quoi faire lorsqu'un des membres de son groupe avait un caractère difficile. J'ai lu les ouvrages d'Alice Bailey et je suis au courant des recommandations faites par le Maître DK à ce sujet. Je constate qu'il me faut réfléchir beaucoup lorsqu'il s'agit d'appliquer ces principes dans une situation réelle. J'aimerais savoir qui était ce jeune homme.

I. M., Melbourne, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était un Maître vivant en Australie.


Home Se regarder dans les yeux

En 1999, notre groupe donna, à la bibliothèque municipale, une présentation de la vidéo L'événement qui va changer le cours de l'Histoire, suivie de notre atelier mensuel d'introduction à la méditation de transmission. Parmi le public se trouvait un couple d'une soixantaine d'années. Je remarquai que l'homme écoutait avec attention alors que la femme souriait la plupart du temps. Je remarquai ensuite que l'homme me fixait dans les yeux. « Je peux en faire autant », pensai-je. J'essayai mais je réalisai rapidement que le regarder dans les yeux était plutôt difficile.

Pour rompre la glace je me mis à lui parler. Il se présenta sous le nom de Kim. Je lui demandai ce qu'il pensait de la méditation. Il me répondit que lui aussi enseignait la méditation. Il était d'origine allemande. En parlant avec lui, je remarquai que Kim était particulièrement calme dans ses manières et sa façon de parler, ce qui contrastait avec sa manière de fixer les gens qui aurait pu aisément être considérée comme agressive.

Je commençai à me demander s'il ne s'agissait pas de Maitreya. Lorsque le couple fut sur le point de partir, je demandai à Kim s'il aimerait être inscrit sur notre liste d'adresses. Il répondit : « Pas encore, mais j'ai beaucoup apprécié cette rencontre. » Ils se levèrent et restèrent quelques instants entre ma femme et moi en nous regardant avec un large sourire. Nous sourions tous comme si nous partagions une certaine complicité. Puis Kim me prit par l'épaule en disant : « Je suis convaincu que vous faites du bon travail. » A son contact, je sentis une vague de chaleur me balayer le corps.

Ce couple était-il Maitreya et le Maître Jésus ? Ont-ils donné une bénédiction au groupe ? Le dynamisme de celui-ci semble s'être amélioré.

I. M., Melbourne, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « Kim » était Maitreya et que la « femme » était le Maître Jésus. Oui, une bénédiction a été donnée au groupe.




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