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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2004 - N° 193

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Démocratiser la mondialisation avant qu'elle ne dénature la démocratie par Boutros Boutros Ghali


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Le respect de la loi


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Avancer sur le chemin

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Préalablement à tout changement dans la conscience humaine il y a une pause, un moment de silence permettant de réévaluer les réalisations du passé et, si elles laissent à désirer, de les éliminer. Ainsi en est-il aujourd’hui : l’homme évalue ce qu’il est judicieux et nécessaire de préserver pour un usage futur, et ce qu’il peut laisser derrière lui à la lumière des progrès de sa conscience et de sa vision du monde. S’il était livré à lui-même, cette période risquerait d’être des plus prolongées. Beaucoup d’expériences lui seraient nécessaires, et nombreuses seraient les erreurs possibles avant qu’il ne trouve le bon chemin et ne prenne les bonnes décisions.
 
Désormais il peut, si tel est son choix, tirer profit de l’expérience et de l’aide que nous, ses Frères aînés, mettons à sa disposition pour l’épauler et l’inspirer quand il fera appel à nous. Ainsi vivons-nous donc à une époque sans précédent où les Aides sont proches en toute situation, soucieux de respecter le divin libre arbitre de l’homme mais désireux aussi de partager avec lui les fruits d’une sagesse séculaire, d’une expérience et d’une connaissance chèrement acquises.
 
Une vie plus simple
 
Beaucoup de ce qui semble aujourd’hui important est appelé à disparaître et sera remplacé par des formes de vie et de relation plus simples et plus naturelles. Finie, sans aucun doute, l’hérésie de millions d’hommes mourant de faim dans un monde de surabondance. Finie également, l’intolérance qui défigure tellement l’esprit humain aujourd’hui. Disparu, le désir de dominer et de soumettre les nations plus petites et plus faibles pour exploiter leur territoire et leurs ressources. Tout cela cédera la place à un nouveau réalisme, à une meilleure compréhension de l’interdépendance de tous les hommes, de leurs droits et de leurs obligations mutuelles. Les hommes et les nations auront le souci de vivre dans le respect de la loi, tout en remplissant les conditions nécessaires à la paix et à la sécurité de tous.
 
La nouvelle pensée
 
Bientôt, ce processus se mettra en marche. Déjà, les visionnaires qui ont l’intuition de l’avenir se font connaître et attirent l’attention. De plus en plus nombreux sont ceux qui se tourneront vers eux en quête de conseils et d’encouragements, permettant ainsi à la nouvelle pensée de prendre racine. Petit à petit, une transformation se produira dans les conceptions humaines et, inévitablement, les habitudes du passé céderont la place à une approche nouvelle et plus saine des problèmes de la vie.
 
Ainsi, dans un chaudron de feu, se façonne dès maintenant un avenir dont les contours, bien qu’encore flous et indistincts, sont pourtant assez clairs pour qui a l’œil aiguisé. Cet avenir porte en lui l’assurance et l’espoir que l’homme s’éveille à son identité et à sa raison d’être véritables et que, malgré les vicissitudes actuelles, il est prêt à avancer sur le chemin.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le plan Marshall, plus grand accomplissement des Etats-Unis

par le Maître –

Le 5 juin 1947, le Secrétaire d'Etat George C. Marshall esquissa, dans une allocution prononcée à l'Université d'Harward, les grandes lignes de ce qui allait devenir le plan Marshall. L'Europe était dévastée par la guerre et venait de survivre à l'un des pires hivers jamais enregistrés. « Il serait logique que les Etats-Unis fassent tout ce qu'ils peuvent pour aider au retour d'une santé économique normale, sans laquelle il ne saurait exister de stabilité politique ni de paix assurée, déclara-t-il. Son but devrait être de rétablir dans le monde une économie en état de fonctionner afin de permettre l'émergence de conditions politiques et sociales dans lesquelles de libres institutions pourront exister. Un tel soutien, j'en suis convaincu, ne devrait pas se faire au coup par coup lorsque différentes crises surgissent. Toute forme de soutien accordée par notre gouvernement dans l'avenir devrait apporter une véritable guérison plutôt que des soins palliatifs [...] Avec de la prévoyance, et une volonté de la part de notre peuple de faire face aux vastes responsabilités que l'Histoire a clairement placées devant notre pays, les difficultés que j'ai soulignées peuvent être et seront surmontées. »

Ce qui suit est une compilation tirée de différentes sources : les écrits du Maître Djwhal Khul, du Maître de Benjamin Creme, et de Benjamin Creme lui-même.

En mai 2003, le Maître de Benjamin Creme a donné, dans la revue Partage international, la description suivante du futur rôle des Etats-Unis dans le monde :

« Le monde attend l'émergence de l'âme américaine, naguère à l'origine de cette belle initiative que fut le plan Marshall. Il attend également, pour montrer la voie aux hommes, l'émergence de Maitreya. Son enseignement éveillera l'âme idéaliste des Etats-Unis et l'invoquera, guidant leurs meilleurs citoyens vers la lumière qu'ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils se mettront en accord avec leurs frères et sœurs d'autres nations et, à l'unisson, sous l'inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix à un monde qui les attend. » [Partage international, mai 2003]

Benjamin Creme a formulé le dilemme essentiel et le grand potentiel des Etats-Unis :

Le rayon de l'âme des Etats-Unis est le 2e rayon d'Amour-Sagesse qui s'est manifesté de manière évidente, après la guerre, avec le plan Marshall qui est à ce jour la plus grande réalisation des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Ce n'est pas son sens de la compétition, son informatisation, sa conquête de la Lune et son espoir d'atteindre un jour la planète Mars qui importent. Tout le monde accomplit plus ou moins les mêmes prouesses techniques. Les Etats-Unis le font à plus grande échelle, mieux et plus vite, parce que c'est un pays plus vaste et plus doué pour ce genre de choses. Mais tout cela n'a guère d'importance. Ce qui compte réellement, ce sont les justes relations humaines créées par une nation quelle qu'elle soit.

En tant qu'idéal, les Etats-Unis croient aux justes relations dans la mesure où elles correspondent à l'idée qu'ils s'en font. Pour eux, cet idéal est le capitalisme et un système politique suffisamment démocratique, mais pas trop.

Maintenant que la Guerre froide est terminée, une certaine coopération s'est installée pour la première fois entre les Etats-Unis et l'ancienne Union soviétique [...] Nous avons connu, face-à-face et en compétition, deux géants politiques, économiques et militaires, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à une époque récente. [...] En attendant l'émergence de la Chine, il n'existe plus désormais qu'une seule superpuissance, les Etats-Unis, et la responsabilité leur incombe de créer un monde différent. Cela ne sera possible que lorsque se manifestera le 2e rayon d'Amour, qui est celui de l'âme de cette nation.

Comment peut-il se manifester ? Il ne le peut que par l'intermédiaire des disciples et des initiés, car ils sont les seuls à exprimer l'aspect de l'âme d'une nation. C'est à eux qu'il appartient de mettre en avant les idées, les enseignements, les formes-pensées qui inspireront la coopération à une échelle mondiale, en accord avec la mondialisation créée par les Etats-Unis dans le domaine économique, mais non dans le domaine politique. Pour l'instant, il n'existe pas suffisamment de bonne volonté entre les nations pour créer cette contrepartie politique et c'est pourquoi l'esprit de compétition, à travers les forces du marché, règne en maître dans notre vie.

Si les forces du marché sont supposées dominer le mode de vie de la communauté mondiale, celui-ci sera nécessairement basé sur la compétition car les forces du marché reposent sur elle. Les plus grands pays seront inévitablement les gagnants. Or il se trouve que les Etats-Unis sont la plus grande nation et c'est la raison pour laquelle ils encouragent les forces du marché. Personne ne va encourager de telles forces s'il se trouve dans une situation de faiblesse. Vous n'imaginez pas le Zaïre ou l'Ouganda faisant « cadeau » au monde d'une économie basée sur les forces du marché. Un tel cadeau ne pouvait venir que des Etats-Unis et l'esprit de compétition s'est répandu dans le monde entier parce que son économie s'est elle-même répandue partout.

La crise spirituelle de l'humanité, la recherche du sens et du but de notre vie, se focalise aujourd'hui dans le domaine politique et spécialement dans le domaine économique, et c'est là qu'il faudra trouver la solution. Cela signifie que l'aspect de l'âme, l'aspect spirituel, doit entrer en jeu.

Nous devons observer notre manière d'agir et transformer nos habitudes. L'humanité doit changer ou mourir. C'est ce que le Maître exprime avec tant de justesse : « Coopération est synonyme d'unité. L'unité et la coopération sont les tremplins de l'avenir, offrant à tous l'assurance de l'accomplissement. De grandes réserves d'énergie restent latentes au sein de l'humanité, n'attendant que la magie de la coopération pour se manifester. » [Benjamin Creme, l'Art de la coopération]

Le Maître Djwhal Khul, par l'intermédiaire d'Alice Bailey, expose les problèmes et les possibilités suivantes :

« Le conflit interne des Etats-Unis a lieu entre un amour de la liberté qui en arrive presque à l'irresponsabilité et à la licence, et une idéologie humanitaire grandissante, celle-ci devant aboutir à un service mondial et à la non-séparativité. »

« L'interprétation juvénile de cet idéal apparaît dans la conviction absolue des Américains selon laquelle tout ce qui existe aux Etats-Unis est supérieur à n'importe quoi, n'importe où, dans leur empressement à dire au monde ce qu'il faut faire et ne pas faire, dans leur révolte contre tout contrôle, dans leur acceptation irraisonnée de toute information qui cadre avec leurs idées préconçues et leurs préjugés. L'idéalisme américain, sous son aspect maturité, conduit le peuple à répondre promptement à ce qui est beau, bon et vrai, à exprimer un humanitarisme actif, et à aborder la réalité de manière spirituelle et invocatoire. » [Alice Bailey, Les Rayons et les Initiations]

La note-clé des Etats-Unis est « J'éclaire le chemin ». Ceci est le privilège des Etats-Unis, si ses citoyens en décident ainsi et, de leur propre initiative, se sacrifient dans un but humanitaire universel et prennent la ferme décision d'exiger que la droiture gouverne leur présente attitude et leur politique. Ceci se produit graduellement. L'attitude négative est en voie de lente disparition ; les voix égoïstes des idéalistes aveugles et celles des craintifs et des séparatistes s'éteignent. Le désir de servir, motivé par l'amour est la cause qui inspire ce changement. Ainsi les deux grandes démocraties (américaine et britannique) pourront finalement rétablir l'ordre mondial, abroger l'ancien ordre égoïste et agressif, et inaugurer l'ordre nouveau fait de compréhension, de partage mondial et de paix universelle. La paix sera le résultat de la compréhension et du partage et non leur origine, ainsi que le croient si souvent les pacifistes.

Les implications de ce fait sont non seulement claires et intéressantes mais également encourageantes. L'aspect conscience du peuple britannique tend de plus en plus à exprimer le second rayon de l'âme, ce qui lui fait saisir en ce temps l'occasion de servir l'humanité quoiqu'il lui en coûte. C'est ce qui arrive aussi au peuple américain. » [A. Bailey, La destinée des Nations]

Il existe un puissant courant de type fasciste aux Etats-Unis, qui observe les événements et attend une opportunité pour se manifester. Cette opportunité pourrait venir lorsque les changements auront pris une certaine importance, mais les tenants de ce courant découvriront que les éléments les plus instruits du public prendront alors des positions auxquelles ils ne s'attendaient pas. Ils prendront le parti du changement. Vous découvrirez alors que la qualité de Maitreya invoquera l'âme des Etats-Unis, qui est celle du deuxième rayon d'amour-sagesse, et agira comme elle le fit après la Seconde Guerre mondiale avec le plan Marshall. Le plan Marshall est sans aucun doute la plus grande réalisation de l'Amérique moderne. Malheureusement il s'est arrêté à l'issue de son travail immédiat en Europe, et il s'est transformé en plan de la CIA, qui fut de maintenir le statu quo, de déstabiliser les pays orientés à gauche et de maintenir les Etats-Unis en tête. La CIA est toujours très puissante mais cela aussi aura une fin.

Lorsque Maitreya sera davantage accepté et que l'opinion publique sera mobilisée, ceux qui résistent au changement se découvriront bientôt minoritaires. Des millions d'Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour réclamer le changement et la justice. Un nouveau type d'action du genre plan Marshall sera créé pour sauver les millions d'êtres qui meurent de faim dans le monde. Une aide immense, extraordinaire, telle qu'il n'en a jamais existé auparavant, sera organisée et distribuée par l'intermédiaire des agences des Nations unies. Ceci aura un effet profond sur l'opinion mondiale y compris aux Etats-Unis. Ceux qui sont contre le changement seront de moins en moins nombreux, de plus en plus retranchés dans leurs bastions, incapables de résister bien longtemps aux décisions de la majorité. [Benjamin Creme, le Grand Retour]

Questions et réponses

Question : Le Seigneur Maitreya nous enseignera-t-il le partage ? Il semble difficile d'aider des gens qui se trouvent à l'autre bout du monde, alors que nous vivons à Londres, par exemple.
Benjamin Creme : Ce n'est pas trop difficile à comprendre si vous vous souvenez qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'économie de l'Europe était complètement à genoux. Il fallait s'occuper, littéralement, de millions de réfugiés, et des millions de prisonniers venaient d'être libérés des camps de concentration. Un problème colossal se posait : l'Allemagne avait été ravagée par les bombardements, et la plupart de ses villes étaient en ruine. C'était également le cas de certaines régions en France, en Belgique et de certains endroits en Angleterre. Inutile d'entrer dans les détails. L'Europe – et l'Union soviétique – étaient en miettes, et que s'est-il passé ? De l'autre côté de l'océan, à des milliers de kilomètres de là, un américain nommé George Marshall proposa un plan excellent – le plan Marshall vit le jour, et l'argent et les biens furent acheminés des Etats-Unis vers l'Europe sous forme de crédit-bail. Le plus grand exercice de partage au monde transforma l'Europe. En quelques années seulement l'économie se remit à tourner et les villes furent reconstruites.
Il est possible de partager au niveau mondial si nous en avons l'idée et la volonté. Il suffit de prendre conscience des besoins et de trouver un moyen de les satisfaire.
Les Maîtres ont un plan très simple, qui fut élaboré non pas par eux-mêmes, mais avec leur aide, par un groupe d'initiés, économistes et financiers de niveau international, qui appartiennent à la Hiérarchie spirituelle : on demandera à chaque pays de dresser un inventaire de ce dont il dispose et de ses besoins. Ainsi pourra-t-on évaluer le « gâteau » mondial. Chaque pays devra transférer à un fonds commun ses excédents, de quelque nature qu'ils soient. Une nouvelle Agence des Nations unies sera créée et se chargera exclusivement de la répartition des ressources, sous la supervision d'un Maître ou d'un initié au moins du troisième degré. Ainsi, sous forme d'un procédé simple de partage et d'échange, une forme sophistiquée de troc remplacera le système économique actuel. Cela ne se produira pas à très court terme, mais pas non plus dans un futur trop lointain.
L'effondrement des marchés boursiers, en commençant par le marché japonais, contraindra les gouvernements à considérer certaines priorités énumérées par Maitreya : a) un approvisionnement alimentaire suffisant et adapté pour chacun ; b) la fourniture d'un logement et d'un abri correct ; c) la mise à disposition d'une infrastructure éducative et médicale pour tous, en tant que droit naturel. Cela peut sembler peu – la nourriture, le logement, la santé et l'éducation– mais il n'existe aucun endroit au monde où cela soit systématiquement assuré. Cela ne fait pas partie des droits élémentaires, même aux Etats-Unis, qui se considèrent pourtant comme la nation la plus riche du monde – et indubitablement la plus puissante sur le plan militaire. Il existe officiellement aux Etats-Unis 33 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.
   Lorsque ces priorités de base seront reconnues, le monde en sera transformé. Dès que nous reconnaîtrons notre responsabilité envers le tiers monde, nous commencerons à appliquer le principe du partage. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II]

Q. Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont généreusement contribué à la reconstruction d'une Europe dévastée, grâce au célèbre plan Marshall. De nombreux particuliers ont donné des sommes importantes, dans un élan du cœur, face à la souffrance de la population européenne. Aux Etats-Unis, les œuvres de bienfaisance ont réuni 500 millions de dollars, ce qui représente un don de 3 dollars par habitant (qui correspondrait à une valeur probablement vingt fois plus élevée aujourd'hui). Cette réaction généreuse du peuple américain peut-elle se comparer à la vague d'amour qui a déferlé récemment sur la Grande-Bretagne, à la suite de la mort tragique de la princesse Diana ?
BC. Oui. Dans les deux cas, c'est l'âme de 2e rayon (exprimant l'aspect divin de l'Amour), respectivement des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui s'est puissamment manifestée. Il existe cependant une différence : l'épanchement d'amour du peuple britannique après la mort de Diana a été potentialisé par Maitreya ; ce fut une sorte de répétition du jour de Déclaration. [Partage international, mars 1998)

Q. Aux Etats-Unis, combien y a-t-il d'initiés susceptibles de contribuer à la manifestation de l'énergie de l'âme de ce pays ?
BC. Environ 3 000. C'est-à-dire des initiés du second, troisième et quatrième degré. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est suffisant pour que le travail puisse être accompli. L'un d'entre eux, un initié de quatrième degré, qui fut auparavant Abraham Lincoln, vit à Washington. Il occupe un poste de bureau peu important dans l'administration. Il va sortir des coulisses, même si sa véritable identité restera ignorée, et apporter son pouvoir, sa profondeur de vue et son expérience passée à ce groupe d'initiés. [PI, mars 1998]

Q. Quelles sont les questions primordiales que les Etats-Unis devraient aborder à l'heure actuelle ?
Le Maître de Benjamin Creme. La tâche principale des Etats-Unis, à présent, consiste à découvrir son âme et ainsi son besoin de servir plutôt que de dominer le monde. Les Etats-Unis sont actuellement tellement focalisés sur l'expression de leur personnalité qu'ils manifestent peu de réel service à travers leurs décisions. Le séparatisme, l'égoïsme et la cupidité conditionnent la plupart des agissements de ce grand pays. La faillite de l'Union soviétique, en tant que rivale dans le monde des affaires, a seulement contribué à renforcer ces mirages (illusions). La voie à suivre pour les Etats-Unis consiste à mettre ses ressources, ses multiples talents et son énergie à la disposition de la communauté mondiale et de conduire ainsi les nations à la création d'un nouveau monde plus vivable. Le monde attend un tel accomplissement. Cependant, il n'est pas improbable que cet espoir ne doive attendre la réapparition du Christ et son acceptation par l'humanité avant de se concrétiser. [PI, sept. 1993]




Home Nations unies : dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler

Source : www.un.org

Afin d'attirer l'attention sur des questions internationales et sur des événements qui ne bénéficient pas d'un intérêt médiatique satisfaisant, le Département de l'information des Nations unies a lancé une nouvelle initiative intitulée Dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler.

Cette liste couvre un certain nombre de cas d'urgences humanitaires et de situations conflictuelles et post-conflictuelles, et présente les histoires positives auxquelles l'Onu a contribué. En voici un bref résumé :

1. Ouganda : les enfants soldats au centre d'une crise humanitaire

Avec une croissance économique de plus de 8 % sur les trois dernières années, l'Ouganda offre un exemple frappant pour d'autres pays africains. Cependant, une insurrection armée dans le nord et l'est du pays a provoqué le plus vaste déplacement de populations d'Afrique. La rébellion de l'Armée de Résistance du Seigneur contre le gouvernement, qui dure depuis 18 ans, a forcé plus de 1,6 million d'Ougandais (pour moitié des enfants) à fuir vers des camps misérables et surpeuplés afin d'échapper aux attaques et aux massacres gratuits. Le nombre de personnes déplacées a presque triplé depuis 2002. Les attaques contre des civils se poursuivent, perpétrées par des enfants soldats beaucoup plus jeunes que leurs victimes.

Depuis le début de la rébellion dans les années 1980, quelque 30 000 enfants ont été enlevés pour travailler comme enfants soldats et comme porteurs, ou pour servir d'« épouse » aux rebelles et porter leurs enfants. Ces chiffres ont augmenté, avec 10 000 enfants enlevés dans les seuls 18 derniers mois. En dépit de la gravité de la situation humanitaire, moins de 10 % des 130 millions de dollars demandés par les organismes humanitaires pour 2004 ont été versés. Dans certaines régions, on a atteint chez les enfants un taux de malnutrition de 30 %.

2. République Centrafricaine : une crise silencieuse qui appelle à l'aide

En mars 2003, alors que l'attention mondiale se concentrait sur l'Irak, la République Centrafricaine (RCA) a subi une nouvelle crise, lorsque le général Bozize a conduit une armée d'insurgés à renverser le président élu Ange-Felix Patasse. Aujourd'hui, des institutions transitoires ont été créées et un calendrier électoral a été établi, fixant les élections à janvier 2005.

Mais la situation générale reste précaire. Malgré la richesse de ses ressources naturelles, la RCA se place au 154e rang parmi les 174 pays les plus pauvres, 95 % de sa population vivant avec moins de deux dollars par jour. Sur 3,7 millions d'habitants, plus d'un million sont isolés et privés de toute assistance sanitaire, d'éducation et de biens de première nécessité. Avec 200 000 personnes déplacées, l'agriculture s'est disloquée et l'approvisionnement en nourriture du pays est précaire. Environ 15 % de la population de la RCA souffre du sida, faisant de ce pays l'un des dix les plus sérieusement atteints, tandis que le nombre d'enfants devenus orphelins à cause du sida ne cesse de croître.

La communauté internationale est appelée à apporter un soutien immédiat, non seulement pour stabiliser la transition vers la démocratie, mais aussi pour permettre un développement économique viable. A ce jour, 700 000 dollars seulement ont été réunis en réponse à un appel humanitaire spécial de 17 millions de dollars, lancé par l'Onu en novembre.

3. Les orphelins du sida en Afrique sub-saharienne : menace pour les générations futures

Alors que la tragédie du sida focalisait de plus en plus l'attention des médias, l'un de ses aspects les plus troublants a moins attiré l'attention, l'impact à long terme sur les sociétés africaines, avec 11 millions d'orphelins du sida en Afrique subsaharienne.

L'épidémie contribue à l'appauvrissement de nombreuses communautés du fait que le poids représenté par la prise en charge des orphelins incombe souvent à des familles déjà fragilisées (des femmes ou des grands-parents disposant de maigres ressources). La vie dans la rue est le dernier recours pour de nombreux orphelins qui sont souvent en mauvaise santé et souffrent de traumatismes et de détresse psychologique, ce qui les rend encore plus vulnérables aux abus et à l'exploitation.

L'épidémie aura aussi un impact profond sur la future administration, les structures sociales et la croissance des pays les plus traumatisés de l'Afrique subsaharienne. Le taux de mortalité très élevé provoquera une pénurie de main d'œuvre en zone urbaine comme en zone rurale, les pertes ayant un impact dramatique sur la structure de l'économie et de l'administration. Avec un nombre d'orphelins du sida estimé à 25 millions d'ici à 2010, ce problème devrait rester au centre de l'attention de toutes les instances concernées (gouvernements, public et médias).

4. Le paradoxe du maintien de la paix : alors que la paix gagne du terrain, l'augmentation de la demande d'opérations met à rude épreuve les ressources de l'Onu

Les ressources nécessaires pour le maintient de la paix s'épuisent devant le nombre de situations de paix à maintenir. Les gros titres récents peuvent sembler en contradiction avec cette constatation, mais de nos jours, la guerre fait moins de victimes qu'à n'importe quelle période du XXe siècle. Quelque 25 000 personnes ont été tuées lors de conflits armés en 2002, soit un dixième des victimes tombées chaque année au cours des années 1990. Même les attaques du 11 septembre et les guerres d'Afghanistan et d'Irak n'ont pas modifié cette tendance au cours des dernières années.

Deux raisons fondamentales expliquent ce déclin du nombre des tués par la guerre : il y a moins de guerres déclenchées et de nombreuses guerres anciennes se terminent. Paradoxalement, cette tendance positive grève les ressources de l'Onu qui reçoit de nouvelles missions de maintien de la paix. Afin de s'assurer de la fin véritable de ces conflits et de rendre la paix durable, de nouvelles missions sont lancées au Libéria, en Côte d'Ivoire, et en Haïti.

Actuellement, 15 missions de maintien de la paix sont conduites par l'Onu sur trois continents, comptant 50 000 soldats sur le terrain. Même si le coût du maintien de la paix par l'Onu devait atteindre quatre milliards de dollars par an, montant envisageable si le Conseil de sécurité de l'Onu ordonnait de nouvelles missions dans toutes les régions sensibles, le maintien de la paix coûterait toujours moins de 1% des dépenses annuelles des Etats-Unis en matière militaire. Mais dans le contexte actuel de l'Onu, l'accroissement des besoins pour le maintien de la paix poussera le système au-delà de ses capacités.

5. Les femmes agents de la paix : jadis victimes, elles contribuent à la reconstruction de la société

Alors que le calvaire que vivent les femmes en période de guerre fait souvent l'objet de l'attention des médias, leur rôle vital dans les négociations de paix et la restauration des sociétés est souvent passé sous silence.

En mai 2003, les Rwandais ont ratifié une nouvelle constitution en accordant aux femmes 30 % des postes décisionnaires du pays. Et aux élections parlementaires de septembre 2003, les femmes ont obtenu 49 % des sièges – le nombre le plus élevé au monde de femmes parlementaires – un résultat pour lequel les rwandaises ont activement lutté.

Dans les points chauds de toutes les régions du monde, les femmes militant pour la paix font une grande différence. Ainsi, des palestiniennes et israéliennes unissent leurs forces et travaillent ensemble pour défendre la paix. Au Népal, des femmes qui ont été victimes de violences s'efforcent d'être représentées lors des pourparlers de paix entre le gouvernement et les rebelles maoïstes.

En Colombie, les Caravanes féminines de la paix s'aventurent dans les régions les plus dangereuses du pays pour protester contre la guerre civile et négocier avec les guérilleros. Grâce à leur action, qui passe souvent inaperçue, les femmes apportent la paix dans de nombreux pays en conflit.

6. Personnes handicapées : un traité entend jeter de nouvelles bases pour assurer l'égalité

Les gouvernements travaillent sur un nouveau traité en faveur des personnes handicapées, qui créerait un cadre légal pour la protection et la promotion des droits des handicapés. Ce traité irait bien au-delà du concept traditionnel de l'accès physique à l'environnement, incluant l'égalité d'accès aux services sociaux, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, et d'autres progrès en matière politique, économique et sociale. Les gouvernements signataires s'engageront à traiter les personnes handicapées non pas comme des victimes ou comme une minorité, mais en tant que sujets soumis à la loi bénéficiant de droits qui seront appliqués.

Un aspect particulier de ce travail est que le processus de négociation est ouvert, consultatif et accessible à des personnes handicapées et à leurs organisations, tandis qu'elles travailleront avec des experts gouvernementaux de l'Onu. Ce nouvel instrument légal met en relief la nécessité de créer une prise de conscience sur quantités de questions importantes pour les 600 millions de personnes dans le monde qui souffrent de divers types et degrés de handicap.

7. Péninsule de Bakassi : recours au droit pour prévenir un conflit

Depuis 1913, la péninsule de Bakassi, riche en ressources naturelles, ainsi que la zone frontalière longue de 1 600 kilomètres séparant le Cameroun du Nigeria, du Lac Tchad jusqu'au Golfe de Guinée, constituent des zones de litige entre le Cameroun et le Nigeria. Le désaccord a culminé lors de confrontations militaires entre les deux pays au début des années 1990. En 1994, le Cameroun a demandé à la Cour internationale de justice (CIJ), principal organe judiciaire de l'Onu, de régler le conflit.

Après huit années d'arbitrage, la Cour a décidé que la souveraineté sur la péninsule de Bakassi et sur la zone litigieuse du lac Tchad revenait au Cameroun. Afin d'aider à entériner cette décision de manière pacifique, les présidents du Cameroun et du Nigeria ont demandé au secrétaire général de l'Onu de créer une commission chargée d'étudier les « moyens de suivre de près l'ordonnance de la CIJ et de faire avancer le processus de paix ».

Le retrait de l'administration civile, des forces militaires et de police et le transfert de l'autorité dans la région du lac Tchad en décembre 2003 ont marqué un progrès significatif dans l'application du jugement de la CIJ. Les deux pays sont aussi convenus de prendre plusieurs mesures politiques et économiques visant à instaurer un climat de confiance et d'envisager l'adoption d'un traité d'amitié et de non-agression.

Bien qu'il reste beaucoup à faire, cela illustre le rôle crucial des instances multilatérales, comme la CIJ, qui présente un bon potentiel de dialogue dans la résolution des conflits. La commission créée par l'Onu constitue également une initiative notable qui peut être considérée comme un modèle de diplomatie préventive.

8. Le Tadjikistan au sortir de la guerre civile

En dépit des formidables difficultés liées aux répercussions de la guerre civile, le Tadjikistan persiste sur la voie de la paix et de la reprise économique dans un effort dont on parle trop peu. A une époque où l'attention du monde se portait sur le conflit des Balkans, ce petit pays d'Asie centrale s'enfonçait dans la guerre civile. Au Tadjikistan, devenu indépendant en 1991, les conflits entre milices des différentes régions du pays ont conduit à des destructions massives. Ces luttes et leurs répercussions ont provoqué la mort de plus de 50 000 personnes et ont conduit à une catastrophe humanitaire avec quelque 1,2 million de réfugiés ou de personnes déplacées.

Aujourd'hui, le Tadjikistan est sur le chemin d'une paix durement gagnée par l'entremise de l'Onu en 1997, ce qui a mis fin aux hostilités et a permis d'entamer le processus de reconstruction. La mission de paix de l'Onu au Tadjikistan a joué un rôle majeur pour consolider la paix et la réconciliation nationale, promouvant le respect de la loi et renforçant les institutions démocratiques. Dans le cadre de cet effort, l'Onu a contribué à mobiliser l'aide inter-nationale pour des programmes encourageant la démobilisation, le dépôt volontaire des armes et la création d'emplois pour les anciens combattants.

9. La pêche excessive : une menace contre la diversité biologique des mers

La pêche est le principal moyen d'existence pour 200 millions de personnes, particulièrement dans le monde en développement, alors qu'une personne sur cinq dans le monde dépend du poisson comme premier apport de protéines.

Pourtant, les stocks mondiaux de poisson sont menacés, subissant les pressions croissantes de la pêche excessive et de la dégradation de l'environnement. D'après les estimations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), plus de 70 % des espèces de poissons dans le monde sont soit entièrement exploitées soit épuisées. En 2002, le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg (Afrique du Sud) a lancé un appel pour la création de zones marines protégées (ZMP). De nombreux experts y voient la clé de la conservation et du développement des stocks de poissons. Pourtant, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, les ZMP représentent aujourd'hui moins de 1% de la surface des océans et des mers du monde.

Le forum de Johannesburg a mis l'accent sur l'importance de reconstituer les pêcheries menacées et a reconnu qu'une pêche durable exigeait des partenariats entre les gouvernements, les pêcheurs, les communautés et l'industrie. Le sommet a pressé les pays de ratifier la Convention sur la loi de la mer et d'autres instruments de promotion de la sécurité maritime, et de protéger l'environnement contre la pollution marine et les dommages causés par les navires.

10. Peuples autochtones vivant dans un isolement délibéré

Loin du regard du monde, quelque 64 peuplades indigènes vivant volontairement dans l'isolement en Amazonie (Equateur, Pérou, Brésil et Bolivie) sont condamnées à une disparition progressive. Ces tribus évitent tout contact avec les étrangers et préfèrent l'existence solitaire qu'elles mènent depuis des siècles. Le peu que nous connaissons sur elles a été glané auprès d'autres groupes indigènes ou lors de rencontres fortuites. Mais il est clair que leur nombre diminue rapidement.

Des gouvernements du monde entier reconnaissent de plus en plus les droits des peuples indigènes. Cela est en partie dû au processus de prise de pouvoir de ces groupes qui ont fait connaître leurs exigences aux gouvernements. Mais il est beaucoup plus difficile de répondre aux besoins de groupes vivant dans l'isolement. Le gouvernement brésilien a été parmi les premiers à créer des réserves territoriales pour les gens vivant volontairement dans l'isolement, des zones fermées aux industries d'extraction et aux immigrants. La Colombie, l'Equateur et le Pérou cherchent à en faire autant. Le défi relevé par les gouvernements de la région est d'arriver à équilibrer l'utilisation des richesses de la ceinture amazonienne au nom du développement, la protection de ces groupes indigènes fragiles, et l'héritage culturel qu'ils représentent.





Signes des temps

Home Des cercles de lumière dans une station balnéaire néerlandaise

Source : Noordhollands Dagblad, www. molenplein.nl, Pays-Bas

Des cercles de lumière apparaissant sur les fenêtres de la maison d'un artiste à Egmond, station balnéaire néerlandaise, ont été décrits comme une « bénédiction » par les habitants de la région. Ces cercles de lumière ont tout d'abord été découverts par un membre du groupe de méditation de transmission. Le nouveau phénomène lumineux est une variante des signes précédents de la présence de Maitreya – il se présente comme une combinaison des croix de lumière apparaissant sur des fenêtres depuis 1988 et des cercles de lumière se réfléchissant sur des immeubles, découverts pour la première fois en 1997.

Un journaliste du Noordhollands Dagblad, journal régional, raconte comment le photographe et lui-même durent attendre jusqu'après le coucher du soleil avant de pouvoir contempler les cercles de lumière dans tout leur éclat. D'après lui, tout se passe « comme si un grand projecteur au voisinage de la maison » projetait des cercles de lumière de couleur orange, mais il n'existe aucune source de lumière extérieure qui puisse expliquer le phénomène.


Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 193 de septembre 2004, page 15.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'une « bénédiction pascale » manifestée par Maitreya.


Home Un crucifix miraculeux en Alaska

Source : Anchorage Daily News, E.-U.

Un grand crucifix, situé dans l'église du Cœur Immaculé, à Marshall, petit village inuit situé sur le cours inférieur du fleuve Yukon, attire beaucoup d'attention depuis qu'à Pâques 2004 la statue s'est mise à saigner à « l'endroit des stigmates ».

Le « miracle de Marshall » a commencé pendant l'office de minuit célébré à Pâques dans l'église catholique du Cœur Immaculé de Marie.

Fitka Larson, qui habite Marshall et fréquente l'église russe orthodoxe locale, s'est rendue chaque jour pendant une semaine à l'église du Cœur Immaculé pour prier et observer la statue.

« A partir de ce soir-là et aujourd'hui encore, le crucifix n'a cessé de saigner, a-t-elle déclaré. On ne voit pas le sang couler goutte à goutte, mais on le remarque en vérifiant chaque jour. » Elle a ajouté que du sang avait coulé de façon nettement visible sur le pagne de la statue.

Un autre habitant de Marshall a déclaré que la statue, blanche à l'origine, semblait prendre des tons couleur chair. « Cela m'a impressionné. C'est quelque chose que l'on ne peut expliquer. »

Le prêtre de l'église orthodoxe russe, le père Max, a déclaré qu'il n'était parvenu à aucune conclusion quant à l'authenticité du crucifix qui saigne, mais qu'il était prêt à accepter l'idée d'un miracle si cela s'avérait être le cas. « Il y a des choses mystérieuses que la science ne peut expliquer. Il arrive réellement que des choses mystérieuses se produisent. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle manifesté par le Maître Jésus.


Home Kosovo : une icône verse des larmes

Source : Radio KIM News, ERPKIM In-formation Service, Kosovo

Une icône de la Vierge et de Jésus, située dans une église à Lipljan, au Kosovo, a commencé à verser des larmes. Le prêtre de la paroisse, le père Randjel Denic, a remarqué une trace inhabituelle d'environ vingt centimètres de longueur en forme de larme sous l'œil droit de la Vierge.

« Juste au moment où j'étais en train de dire une prière en face de l'icône, j'ai observé une trace qui ne se trouvait pas là auparavant. Cette trace, qui ressemble à celle d'une larme, apparaît sous l'œil droit et descend sur la joue de la Mère du Christ », a déclaré le père Randjel.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait d'un signe manifesté par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Des contrôleurs aériens signalent l'apparition d'un ovni

Source : Winnipeg Sun, Canada

Trois contrôleurs aériens de l'aéroport international de Winnipeg ont raconté avoir vu un objet volant non identifié traverser le ciel, le 28 mars 2004 vers 21 h 45.

« Je ne pense pas qu'il s'agissait de l'approche du 5.15 en provenance de Mars, mais nous devons certainement le classer comme inexpliqué. Nous n'avons aucune preuve pour le classer dans la catégorie extraterrestre. C'est déroutant », a déclaré Chris Rutkowski, un ufologue de Winnipeg.

C. Rutkowski a interviewé les trois contrôleurs aériens qui ont vu l'objet. « Cela pourrait faire penser à un avion, a-t-il dit, mais ils sont convaincus que cela n'en était pas un », et il a ajouté que l'objet n'était pas apparu sur l'écran radar de l'aéroport.

Un témoin, qui a demandé à rester anonyme, a déclaré que l'objet avait l'air d'un point rouge de lumière brillante se déplaçant à faible altitude dans le ciel, au sud-ouest : « Je ne crois pas particulièrement aux Martiens, a-t-il dit, mais j'ai l'esprit ouvert et il y a là quelque chose d'inhabituel ». L'objet semblait voler à plus de 400 kilomètres à l'heure, d'ouest en est, « s'éloignant en oblique ». Le témoin a observé l'objet pendant 30 secondes, jusqu'à ce « qu'il implose en une lumière blanche plus petite », avant de disparaître.

Un autre témoin anonyme a déclaré qu'il n'avait aucune idée de ce que pouvait être l'objet en question : « J'ai vu beaucoup de choses, et certaines sont inexplicables. »

C. Rutkowski a indiqué qu'il y avait eu ce soir-là au Canada neuf rapports présentant une description similaire. Selon lui, il y a chaque année au Canada environ 700 témoignages concernant des ovnis.

 

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Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial de reconnaissance venant de Mars.


Home Mexique : des pilotes de l'armée de l'air filment des ovnis

Source : El Mundo, Espagne

Selon un porte-parole du ministère de la Défense mexicaine, le 5 mars 2004, au-dessus de l'Etat de Campeche, des pilotes de l'armée de l'air ont filmé seize objets non identifiés dans le ciel, et pour la première fois des images ont été communiquées aux médias. L'enregistrement vidéo, diffusé aux informations télévisées, dans le monde entier, a montré des objets brillants, certains comme des points de lumière très nets et d'autres comme de grands phares se déplaçant rapidement dans le ciel nocturne.

Ces lumières, filmées par les pilotes avec du matériel infrarouge, semblaient voler à une altitude d'environ 3 500 mètres, et auraient entouré le jet militaire tandis qu'il effectuait un vol de routine contre les trafics de drogue. Seuls trois de ces objets apparaissaient sur le radar de l'avion.

« Ai-je eu peur ? oui, un peu, car nous nous trouvions face à une situation inconnue », a déclaré le lieutenant German Marin, opérateur-radar. « Je ne peux pas dire ce que c'était [...], mais je pense qu'ils étaient vraiment réels », a ajouté le lieutenant Mario Adrian Vazquez, opérateur des appareils infrarouge, qui a insisté sur le fait qu'il n'existait aucun moyen de truquer les images enregistrées.

Le commandant de bord de l'avion, le major Magdaleno Castanon, a raconté que les jets militaires ont pourchassé les lumières : « Et je crois qu'elles savaient que nous les poursuivions. Il y a eu un moment où [...] les écrans indiquaient qu'elles étaient derrière nous, à gauche et devant. C'est à ce moment que j'ai senti une certaine tension. Lorsque nous avons arrêté la poursuite, les objets ont disparu. »

La vidéo montrant ces ovnis a été retransmise à la télévision nationale mexicaine, puis lors d'une conférence de presse de Jaime Maussan, un journaliste de la télévision mexicaine spécialisé dans le phénomène ovni depuis dix ans. « C'est un événement historique, a déclaré J. Maussan. Il existe des centaines de vidéos d'ovnis, mais aucune n'avait eu le soutien des forces armées d'un quelconque pays. »


[Commentaire de B. Creme : Il n'y avait en réalité que trois ovnis à l'origine des nombreuses lumières observées par le personnel de bord. Ils venaient de Mars.]





Tendances

Home Jimmy Carter lance un appel à la vérité et à la confiance

Source : www.cartercenter.org

Dans un discours de soutien au candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, John Kerry, et à son allié John Edwards, l'ancien président Jimmy Carter a souligné avec fermeté son opposition aux effets de la politique de l'administration Bush sur la crédibilité de l'Amérique dans le monde. Il a affirmé que « le principal défi international était la restauration de la grandeur de l'Amérique fondée sur une parole de vérité, un engagement pour la paix, ainsi que le respect des libertés civiles sur le territoire et des droits de l'homme fondamentaux à travers le monde ».

« La vérité est à la base de notre leadership mondial, a-t-il expliqué dans son discours du 26 juillet 2004 à la Convention nationale démocratique de Boston, Massachusetts (Etats-Unis), mais notre crédibilité a été brisée et nous sommes de plus en plus isolés et vulnérables dans un monde hostile. Sans vérité – et sans confiance – l'Amérique ne peut prospérer. La confiance est au cœur de la démocratie, l'engagement sacré entre le président et les citoyens. Quand cette confiance est violée, les liens qui maintiennent la cohérence de la république s'affaiblissent. »

Se référant à « la coopération et à la compréhension qui a atteint un niveau sans précédent à travers le monde » suite à l'attaque du 11 septembre, il a déploré qu'« en seulement 34 mois, nous avons vu avec consternation toute cette bonne volonté gaspillée par une suite d'erreurs quasiment ininterrompue ».

L'ex-président Carter a affirmé que depuis cette date, « les Etats-Unis ont aliéné leurs alliés, déçu leurs amis et conforté leurs ennemis, en proclamant une stratégie confuse et contestable de guerre préventive », et a exprimé son inquiétude pour la conduite du processus de paix sous-jacent au Moyen Orient. « Tous les ex-présidents, démocrates ou républicains, ont tenté de trouver une paix globale pour Israël préservant l'espoir et la justice des Palestiniens, a-t-il déclaré. Mais aujourd'hui, le processus de paix au Moyen Orient s'est brutalement immobilisé, pour la première fois depuis qu'Israël est une nation. Les avancées de Camp David il y a un quart de siècle et celles, plus récentes, faites par le président Bill Clinton, sont aujourd'hui en péril. Au lieu de cela, la violence s'empare de la Terre Sacrée, et la région est balayée par les passions anti-américaines. Cela ne peut durer. »

L'ex-président a énoncé les principes clés que devraient adopter les Etats-Unis. « En répudiant l'extrémisme, nous devons nous réengager sur quelques principes de bon sens qui devraient transcender les différences partisanes :

– d'abord, nous ne pouvons accroître notre sécurité si l'on met en danger ce qui nous est le plus précieux, nommément le caractère essentiel des droits de l'homme dans la vie de tous les jours et dans les affaires publiques ;

– deuxièmement, nous ne pouvons maintenir un degré de confiance en nous, en tant que peuple, historiquement si élevé, si l'on engendre la panique publique ;

– troisièmement, nous ne pouvons faire notre devoir de citoyen et de patriote si l'on suit un agenda qui polarise notre pays et le divise ;

– ensuite, nous ne pouvons pas être vrai vis-à-vis de nous-même si l'on maltraite les autres ;

– enfin, à l'échelle mondiale, nous ne pouvons devenir un guide si nos leaders sont de mauvais guides.

On ne peut être un président guerrier un jour et clamer le lendemain être un président de paix, suivant ainsi le dernier sondage politique ».

L'ex-président Carter a exprimé sa conviction que « la décence, la compassion et le bon sens essentiels du peuple américain prévaudra », mais a mis en garde : « Finalement, ou bien les Etats-Unis fourniront un leadership mondial qui naîtra de l'unité et de l'intégrité du peuple américain – ou bien les doctrines extrémistes et la manipulation de la vérité définiront le rôle de ce pays dans le monde. L'enjeu n'est pas moins que l'âme de notre nation »




Home Un nouvel accord commercial

Source : The New York Times, Etats-Unis ; BBC, Oxfam, Grande-Bretagne

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a convenu de réduire et finalement d'éliminer les subventions à l'exportation que les pays riches accordent à leurs agriculteurs. Celso Amorim, ministre brésilien des Affaires étrangères, a affirmé que cet accord était une étape importante pour les agriculteurs des pays en développement qui ne peuvent concurrencer les récoltes subventionnées des pays riches. « C'est le début de la suppression des subventions, c'est une combinaison rare de justice sociale et de commerce », a-t-il déclaré. 

Les principaux membres de l'OMC, y compris les Etats-Unis, l'Union européenne, le Brésil et le Japon, ont accepté d'éliminer les subventions à l'exportation à une date qui reste à déterminer, de limiter les autres subventions, et d'abaisser les barrières douanières. En retour, les nations plus riches demandent un meilleur accès au marché des pays en développement.

Les associations caritatives pensent cependant que cet accord est un échec sur certains points : il ne traite pas des subventions indécentes que les Etats-Unis versent à leurs producteurs de coton, ni du dumping à l'exportation, et il introduit de nouvelles lacunes. Elles affirment que l'accord place les pays en développement dans une position injuste de devoir « prendre ou laisser ». Cet accord représente une étape dans le cours des entretiens commerciaux mondiaux qui devraient aboutir en 2006.





Les priorités de Maitreya

Home La faim accable encore l'Ethiopie

Source : BBC

Vingt ans après son documentaire choc sur la famine de 1984 en Ethiopie, le correspondant de la BBC Michael Buerk est retourné dans ce pays. Le nouveau reportage qu'il y a tourné nous apprend qu'aujourd'hui un nombre encore plus important de personnes y meurt de faim.

Dans les villes de Mekele et de Korem, et dans les régions montagneuses, M. Buerk a découvert que les paysans étaient bien plus pauvres qu'en 1984, n'ayant pu remplacer les animaux et les outils qu'ils avaient perdus. Depuis 1984, l'Ethiopie a reçu davantage de secours que toute autre nation, mais moins d'aide au développement. Le revenu moyen est tombé de 190 dollars en 1984 à 108 dollars aujourd'hui, et la production alimentaire par individu est passée de 450 kg à 140. La population ayant explosé dans les régions montagneuses, la demande de produits agricoles a fortement augmenté, et l'on tente de cultiver des sols pratiquement infertiles dans des régions où presque tous les arbres ont été abattus, ce qui a provoqué l'érosion complète de la fine couche de terre cultivable. La perte annuelle de 2,7 pour cent de terre arable correspond exactement à l'accroissement annuel de la population, qui est également de 2,7 pour cent.

En dépit de changements positifs tels que la fin des guerres civiles dans les années 1990 et un changement de gouvernement, en moyenne six millions d'Ethiopiens mourraient de faim chaque année sans l'aide de pays étrangers.




Home Des enseignants porteurs d'espoir

Source : Unicef

Dans les camps de réfugiés d'Azerbaïdjan, dans les provinces d'Angola dévastées par la guerre, et dans les salles de classe de la République démocratique populaire du Laos, des enseignants stagiaires aident les enfants, et leur pays, à se développer. Dolores Jamba, 18 ans, mère de famille et enseignante, représente l'avenir de l'Angola. Elle fait partie de ces 4 000 Angolais qui commencent à assurer le retour de leur pays à l'éducation. La longue guerre civile qui a dévasté le pays, jusqu'au mois de mars 2002, a exclu un million d'enfants du système éducatif.

En février 2003, l'Unicef et les autorités locales ont lancé le programme Retour à l'Ecole, et sont parvenus ainsi à scolariser 250 000 enfants dans les provinces de Bié et de Malanje, qui avaient particulièrement souffert de la guerre.

Avant cela, les responsables angolais croyaient qu'il fallait attendre la construction d'écoles et la formation complète d'un nombre suffisant d'enseignants avant de pouvoir scolariser tous les enfants en âge de fréquenter l'école primaire. Mais l'Unicef a déjà dispensé à 5 000 maîtres de classes primaires une formation accélérée suivie d'une formation continue. Ainsi, Dolorès a achevé sa première formation de trois semaines et suit sa formation continue.

Dolores habite à Kunhinga, à trente kilomètres au nord de Kuito, capitale de la province de Bié. Maintenant, à Kunhinga, on vend des manuels scolaires et des stylos en même temps que des fruits, des céréales et des chaussures d'occasion. Et le programme Retour à l'Ecole a distribué à chaque élève un kit éducatif de l'Unicef, comprenant des livres, des crayons, un cartable et une gomme.

Ce programme a tellement bien réussi dans les provinces de Bié et de Malanje que le gouvernement l'étend à tout l'Angola, consacrant 40 millions de dollars à la formation de 29 000 enseignants de classes primaires, ce qui permettra de scolariser 90 % des enfants de cette tranche d'âge.




Home Une urgence un peu différente

Source : Unicef

 

Au Laos, la grande majorité des enseignants n'avaient reçu aucune formation. En 1992, presque 80 % des maîtres du primaire étaient dans cette situation – et plus de 50 % d'entre eux n'avaient pas achevé leurs études secondaires.

Avec le support de l'Unicef et l'aide d'une organisation nationale japonaise, le ministère de l'Education a mis en œuvre une formation continue des enseignants visant autant à élever le niveau de leurs connaissances qu'à améliorer leurs compétences professionnelles.

D'autres organismes se sont rapide-ment associés à ce programme, dont la Banque pour le développement de l'Asie, l'Agence suédoise internationale pour le développement et la coopération, l'Alliance pour le secours des enfants et le Secours catholique. Toutes ces aides ont permis d'étendre ce programme à toutes les provinces. Début 2003, 77 % des maîtres du primaire avaient déjà été formés.

 





Faits et prévisions

Home Le réchauffement planétaire devant les tribunaux

Source : www.commondreams.org

« C'est la mauvaise utilisation des ressources, la soumission aveugle aux forces du marché [...] qui ont entraîné cette pollution qui devient une telle catastrophe écologique. De plus en plus de gouvernements, de groupes et d'individus comprennent la nécessité d'une prise de conscience écologique et de l'élaboration d'une solution au problème de la pollution. » [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II]

En juillet 2004, M. Lockyer, avocat général de l'Etat de Californie, ainsi que de hauts fonctionnaires de sept autres Etats et de la ville de New York, ont porté plainte contre cinq usines électriques responsables des plus grosses émissions de dioxyde de carbone du pays.

« Malgré les objections formelles de l'administration Bush, la science démontre que la menace du réchauffement planétaire est claire et réelle, a déclaré Elisa Lynch, directeur de campagne pour le réchauffement planétaire du groupe écologiste Bluewater Network. Du fait de l'inaction des autorités fédérales, il est urgent que les administrations locales agissent de manière autoritaire. Ce procès est un magnifique exemple de ce que peut être une action tournée vers l'avenir pour apporter une solution à la plus grande menace écologique de notre temps. »

Si les tendances actuelles continuent, l'augmentation des températures entraînera une élévation du niveau des mers, des incendies, de terribles ouragans, une détérioration de la qualité de l'air et une diminution des réserves en eau douce qui auront pour conséquence de graves problèmes environnementaux et économiques. Déjà, le réchauffement planétaire a réduit les zones de vie des poissons des mers froides, les glaciers fondent, les forêts se déplacent vers le nord ou meurent, les espèces en danger d'extinction perdent leurs habitats, et les plages et les îles sont sujettes à l'érosion, et se retrouvent submergées par la montée du niveau des mers.

E. Lynch nous met en garde : « C'est notre propre survie qui est en jeu. Le réchauffement planétaire pourrait altérer rapidement et profondément les écosystèmes dont nous dépendons. »

L'administration Bush, incapable de traiter ce dossier, oblige les autorités locales à agir. Ce procès est la première action en justice intentée directement contre les entreprises qui rejettent du dioxyde de carbone, un sous-produit inévitable de l'utilisation des combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole.




Home La concentration en CO2 atteint des niveaux records

Source : Associated Press

« L'équilibre de cette planète se fait de plus en plus précaire, perturbé comme il l'est par les abus des hommes, et c'est à leur propre péril que les hommes ignorent les appels de détresse que leur lance la nature. Les hommes sont atteints dans leur respiration même, leur souffle de vie menacé par un air pollué, empoisonné, qui cause des dommages chez des millions d'entre eux. » [PI, le Maître de Benjamin Creme, novembre 1997]

D'après des scientifiques américains qui analysent l'atmosphère depuis l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaii, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, largement mise en cause dans le cadre du réchauffement de la planète, a atteint des niveaux records et a connu une nouvelle accélération dans le courant de l'année 2003. Des analyses plus poussées seront nécessaires pour identifier les raisons à l'origine de l'accélération du processus. Russell Schnell, directeur adjoint de la National Oceanic and Athmospheric Administration, à Boulder, dans le Colorado, ajoute : « Le point important, c'est que la concentration de CO2 continue à augmenter. » Le dioxyde de carbone, produit principalement par la combustion du charbon, du gasoil et autres combustibles fossiles, capte la chaleur irradiée par la Terre vers l'espace. Le niveau de température moyen de la Terre s'est accru d'environ 0,6 degrés Celsius dans le courant du XXe siècle ; un groupe de scientifiques internationaux en a conclu que la cause principale était due aux gaz à effet de serre.

Les climatologues prévoient une poursuite de l'accroissement en température qui bouleversera le climat, provoquera une hausse du niveau des mers et aboutira à d'autres conséquences imprévisibles notamment suite aux incertitudes provenant des modèles mathématiques développés pour simuler le climat dans le futur.

Avant l'époque industrielle et l'usage intensif des combustibles fossiles, la concentration en dioxyde de carbone dans l'atmosphère était d'environ 280 parties pour un million (ppm).

La moyenne des mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa, à une altitude de 3 386 m, atteignait 379 ppm en mars 2004, à comparer au niveau de 376 ppm observés l'année précédente. Cet accroissement annuel d'environ 3 ppm est considérablement plus élevé que l'accroissement moyen de 1,8 ppm observé lors de la décennie précédente, et encore bien plus élevé que l'accroissement annuel de 1 ppm observé il y a cinquante ans lorsque les premières mesures ont été prises à Mauna Loa. Interrogé au sujet de l'accélération de la concentration, les climatologues affirment que des analyses plus poussées doivent être effectuées.

Cependant, l'Asie est citée comme une des causes possibles. « La Chine décolle du point de vue économique et consomme beaucoup de fuel, de même que l'Inde », affirme Pieter Tans, spécialiste en climatologie.




Home Un détecteur de tumeurs

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une équipe de chercheurs de l'Université de Tsukuba a mis au point un appareil qui permet de localiser et d'évaluer de manière précise la taille et la structure des tumeurs.

Il s'agit d'un simulateur de palpation constitué d'une plaque de massage de la taille de la paume de la main, et d'un projecteur vidéo. Une image montrant l'organe apparaît au-dessus de la plaque de massage, ce qui permet aux médecins de détecter toute tumeur ou anomalie.





Le respect de la loi

Home Le règne du droit

Source : The Gardian, Grande-Bretagne

Dans un arrêt du 28 juin 2004, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté l'argumentation de l'administration Bush, selon laquelle le camp de Guantanamo ne relèverait pas des juridictions civiles mais militaires, et ordonné que les quelque 600 prisonniers puissent être en mesure de contester leur détention devant les différentes Cours fédérales, avec l'assistance d'un avocat.

Cette décision ne garantit en aucune façon une prompte libération des détenus, le gouvernement ayant encore le droit de les garder en détention indéfiniment au nom de « la guerre contre le terrorisme ». Mais pour les avocats de la défense, ce verdict aura au moins le mérite de forcer l'Administration à révéler les preuves justifiant l'incarcération de chacun des détenus, et permettra à ces derniers de prendre contacts avec des avocats, ce qui leur était refusé depuis la création du camp, il y a plus de deux ans.

Pour l'avocat Joe Margulies, cet arrêt montre qu'il n'y a pas de prison qui échappe au droit national et, « établit clairement que même si un état de guerre peut donner au gouvernement américain le droit d'arrêter des gens, il ne peut cependant le faire en dehors des procédures légales»

Ce même jour, cette Cour avait aussi estimé qu'un citoyen américain, Yaser Esam Hamdi, détenu pour terrorisme dans une prison militaire de Caroline du Sud, avait le droit de contester le caractère constitutionnel de son incarcération. Pour Sandra Day O'Connor, l'une des membres nommées à cette haute juridiction par les Républicains, « il est évident qu'un état de guerre n'est en aucun cas un chèque en blanc pour le Président quand il s'agit du droit des concitoyens ». L'administration Bush s'est toutefois réservée le droit de détenir des prisonniers sans charges précises ni procès, s'il s'avérait qu'il s'agissait d'« ennemis combattants ».

Le père de Moazzam Begg, l'un des détenus britanniques de Guantanamo, qui s'est déclaré satisfait de la décision de la Cour, a néanmoins regretté qu'elle n'aille pas assez loin. « Aurais-je l'autorisation de le voir et de lui parler, s'inquiétait-il ? C'est tout ce que nous voulons. Je veux que mon fils revienne dans son pays. Je me fais du souci pour sa santé mentale. Ce verdict signifie que les Etats-Unis, Bush et Rumsfeld ont mal agi pendant deux ans et demi, et qu'ils devront rendre des comptes. »




Home Un ancien otage critique l'Administration Bush

Source : Waterville Morning Sentinel, E.-U.

Au cours d'une conférence sur les Décisions morales et éthiques, donnée au Colby College, dans le Maine (Etats-Unis), Terry Waite, ancien otage et négociateur auprès des preneurs d'otages, qualifiait la situation en Irak de « fiasco moral ». T. Waite a sévèrement critiqué l'attitude de l'Administration Bush. Il a déclaré que les leaders occidentaux devraient mieux comprendre les différents aspects du fondamentalisme du monde islamique.

Fustigeant la décision unilatérale de l'Administration Bush d'entrer en guerre, T. Waite a averti que les prisonniers américains détenus à Guantanamo Bay sont la marque d'une erreur dans la guerre contre le terrorisme.

Il a établi un parallèle entre la prise d'otages et les méthodes utilisées par l'Amérique à Guantanamo Bay, précisant que les détenus, simplement soupçonnés, n'avaient pas droit à un procès en bonne et due forme et qu'au début ils n'avaient droit à aucun contact avec leur famille.

« Vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme en adoptant des méthodes de terroristes, a-t-il déclaré. Guantanamo Bay constitue une victoire pour les terroristes. Les libertés obtenues là-bas ont été durement gagnées. Nous avons brutalement miné ces libertés en détenant des gens de cette façon. Nous finirons tous par nous faire voler ces libertés.

 Si l'on élimine un dictateur, les groupes qui ont été réprimés vont inévitablement se soulever et se battre entre eux. Bientôt, ils se retourneront contre quiconque est perçu comme une force d'invasion dont les motivations soulèvent des questions dans l'ensemble du monde arabe. »

T. Waite était déjà très respecté en tant que négociateur envoyé par l'Archevêque de Canterbury, lorsqu'il fut capturé, en 1987, par des extrémistes islamistes alors qu'il était en mission de négociation à Beyrouth, au Liban. Depuis sa libération, T. Waite s'est consacré au travail humanitaire. Parmi d'autres missions, il a aidé les sans abri en Afrique et les enfants des rues en Inde et en Colombie ; il a aussi été conseiller pour les enfants traumatisés au Kosovo et au Moyen-Orient.

Retenu en confinement solitaire pendant près de cinq ans, T. Waite a été torturé. Son histoire n'est pas seulement poignante parce qu'il a survécu, mais parce qu'il a publiquement pardonné à ses ravisseurs lors d'un retour à Beyrouth, en février 2004.

Il a décrit comment il a négocié, seul et sans arme, et a parlé de l'importance d'avoir la vérité de son côté.

« La vérité est votre dernier allié, a-t-il ajouté. Lorsque j'étais interrogé, j'ai toujours pu rester du côté de la vérité. »




Home Des tribunaux « inacceptables »

Source : The Independent, G.-B.

Le procureur général britannique, Lord Goldsmith, le fonctionnaire de justice le plus haut gradé du pays, a déclaré en juin 2004 devant l'Association internationale de Droit pénal que : « les détenus de Guantanamo ne sauraient avoir de procès équitables devant des tribunaux militaires. Même si dans certaines situations exceptionnelles, a-t-il précisé, on peut être amené à prendre des mesures provisoires de restrictions des libertés civiles fondamentales, il est des principes qui ne souffrent aucun compromis. Et au nombre de ces principes, il y a celui [d'assurer à quiconque] un procès équitable. C'est la raison pour laquelle nous, Britanniques, n'avons pu accepter les tribunaux militaires que les Américains avaient mis en place pour juger les prisonniers de ce camp de détention, car ils n'offraient pas les garanties suffisantes pour de véritables procès au regard des normes internationales. »




Home La Cour de justice internationale condamne le Mur d'Israël

Source : The New York Times, Etats-Unis

Dans un jugement prononcé le 9 juillet 2004, la Cour de justice internationale a déclaré que la barrière de séparation qu'Israël est en train d'ériger sur la rive occidentale du Jourdain (Transjordanie) est illégale, dans la mesure où elle confisque de fait une partie du territoire palestinien reconnu par l'Onu, en 1948, aux Palestiniens. De plus, les juges considèrent que ce mur – qui restreint leur liberté de circulation et empiète sur leur droit à l'autodétermination – constitue une violation des droits de l'homme et des règles humanitaires fondamentales. La Cour ajoute également qu'Israël devrait commencer à démanteler ce qui a déjà été construit et à réparer les dommages causés.

Dans un jugement rendu séparément et allant dans le même sens, la Cour suprême israélienne avait déjà condamné les difficultés sans nombre causées aux populations palestiniennes par le tracé du mur et enjoint le gouvernement Sharon de le modifier en conséquence. Si elle avait reconnu la légitimité de ce Mur pour des raisons de protection, c'était expressément à condition qu'il ne serve pas de prétexte à « annexer de nouveaux territoires ».

Les deux jugements, international et israélien, reconnaissent en Israël une puissance occupante et qui, comme telle, est sujette au droit international.




Home Des parlementaires britanniques se prononcent contre le Mur

Source : alawda.org ; The Daily Star, Grande-Bretagne

Faisant écho aux récents jugements émis par la Cour internationale de justice et les Nations unies, des parlementaires britanniques ont signé un Appel à Israël pour qu'il démantèle le « Mur » qu'il est en train de construire en Transjordanie, sur les Territoires occupés. Un nombre record de signatures (202) a été recueilli pour ce genre de motion. En juillet 2004, cette « Motion 407 », adoptée symboliquement en début de séance [Early Day Motion 407], demande à Israël de « cesser immédiatement de construire ce mur de séparation », arguant, outre « qu'il empiète profondément sur les territoires palestiniens », d'autres motifs, à la fois humanitaires et légaux :

 plus de 274 000 Palestiniens vivent dans 122 villes et villages cernés par le Mur ou piégés entre celui-ci et les frontières internationalement reconnues de l'Etat hébreux, certains habitants ayant même besoin de permis israéliens pour continuer à vivre chez eux ;

400 000 Palestiniens supplémentaires vivant à l'est du Mur seront séparés de l'accès à leurs fermes, à leurs emplois, aux marchés, aux hôpitaux et aux écoles ;

le Mur aura de sévères conséquences humanitaires sur 30 % de la population palestinienne de la rive occidentale ;

les chiffres publiés par les Nations unies révèlent que 54 des colonies israéliennes situées en Transjordanie et 63 % des colons se trouveront sur le côté israélien du Mur, ce qui donnera à ce pays un contrôle presque total sur les terres les plus fertiles et le système aquifère qui fournit la plus grande partie des ressources en eaux de la Transjordanie ;

– ce Mur [...] viole les articles 53 et 147 de la quatrième Convention de Genève, lors de laquelle la Grande-Bretagne s'était montrée l'une des plus actives – une Convention qui interdit par un occupant toute destruction de propriété et l'enfermement de personnes. »

Richard Burden, président du groupe parlementaire, tous partis confondus, « Grande-Bretagne et Palestine », qui a déposé cette motion, a déclaré qu'il ne s'agissait plus de proposer à la communauté internationale « seulement de décider, mais d'agirEn d'autres situations où des pays ont délibérément bafoué leurs obligations internationales et violé les droits de l'homme, la communauté internationale a cherché à mettre en place tout un éventail de réactions, y compris économiques. Il est temps d'agir de même avec Israël. »





Citation

Home Extrait du message n° 135

par Maitreya

« S’organisant eux-mêmes en groupes,
des hommes de bonne volonté clameront bien haut leurs espoirs et leurs rêves de justice et de paix.
Cette clameur allumera la torche de la vérité parmi les nations et, en son centre, on pourra me trouver.
Ouvrez le chemin de votre cœur à ma Vérité,
Ouvrez le chemin de votre cœur à mon Amour,
Manifestez cet Amour autour de vous
et connaissez la signification de la Vie.





La voix des peuples

Home Un autre monde est possible

Source : Inter Press Service

Quito, capitale de l'Equateur, a accueilli le Forum social des Amériques, du 25 au 30 juillet 2004, attirant environ 10 000 personnes unies sous le slogan : « Un autre monde est possible ».

Les participants, venus des quatre coins de l'Amérique et de l'Europe, ont pris part aux 300 événements de la semaine : assemblées, débats, ateliers, discussions, spectacles artistiques et activités culturelles. Les principaux thèmes de ce forum ont tourné autour de l'opposition à la mondialisation « néo-libérale », des projets de zones de libre échange des Amériques (FTAA) et des appels à l'élimination du fardeau injuste et immoral de la dette extérieure.

Andrea Borgs, un des leaders du mouvement brésilien des travailleurs sans terre, a affirmé que l'un des grands défis actuels était de combattre la militarisation du continent par les Etats-Unis, qui installent des bases dans le cadre de la politique de guerre préventive de l'administration Bush. Le refus de la présence d'une base militaire américaine dans le port de Manta, au sud de l'Equateur, passé sous silence dans les discours, fut pleinement revendiqué dans les chants et sur les pancartes des manifestants.

« Nous sommes venus ici pour soutenir la vie et non la mort, a déclaré Pérez Esquivel, activiste et écrivain argentin, nous sommes ici pour combattre et résister, pour la dignité de nos peuples. La guerre préventive est un projet de mort. » Et il a ajouté que l'administration Bush essayait d'imposer dans le monde « un mode de penser unique », qui se heurtait à « la résistance de nos modes de penser respectueux de nos peuples, de nos cultures et de nos identités. »

Le leader autochtone équatorien Léonidas Iza a qualifié le forum d'événement « multi-ethnique et multi-culturel ». Au cours de la cérémonie d'inauguration, Jaribu Hill a salué la foule au nom des défenseurs des droits de l'homme du Mississippi et a entonné a capella une émouvante chanson contre l'exploitation des Noirs et appelant à l'unité. Ensuite, elle a incité l'assemblée à chanter en espagnol « el pueblo unido jamás será vencido » (le peuple uni ne sera jamais vaincu).




Home Grand rassemblement à Mexico

Source : The Guardian, G.-B.

Le 27 juin 2004, 250 000 personnes sont descendues dans les rues de Mexico pour manifester contre l'escalade de la violence dans le pays et les kidnappings, et pour protester contre les insuffisances en matière d'application de la loi.

« Nous manifestons pour dire que nous ne voulons plus être les otages de crimes violents », a déclaré Maria Elena Morerea, membre du groupe organisant la campagne « le Mexique uni contre le crime ».

Ce qui a déclenché ce rassemblement a été le décès de deux frères kidnappés, tués après que leur famille ait payé la rançon, ce qui montre le degré de violence dont font preuve les gangs.





Les mensonges dévoilés

Home Révélations sur les exagérations de Tony Blair

Source : The Observer, G.-B.

Le journal The Observer du 18 juillet 2004 a rapporté que les affirmations répétées de Tony Blair selon lesquelles 400 000 corps auraient été découverts dans des tombes irakiennes étaient fausses.

Seuls 5 000 corps ont été retrouvés à ce jour. La reconnaissance par le bureau du premier ministre que ce chiffre avait été gonflé est arrivée la même semaine que le Rapport Butler sur les activités des services de renseignement en Irak, qui concluait que Downing Street avait poussé les rapports des services de renseignement « au-delà des limites permises ». Le chiffre avancé de 400 000 cadavres avait été largement diffusé en novembre et décembre 2003 et avait été publié dans un pamphlet du gouvernement américain sur les charniers irakiens intitulé Le legs irakien : les charniers de la terreur.




Home La presse britannique critiquée sur la question de l'Irak

Source : The Guardian, G.-B.

George Monbiot, journaliste britannique, a accusé la presse britannique d'avoir publié de nombreux et graves mensonges durant la période précédant l'invasion de l'Irak, et de s'être fait « complice de la campagne de désinformation du Pentagone. On comprend difficilement comment la Grande-Bretagne aurait pu entrer en guerre si la presse avait fait son travail ».

G. Monbiot a ajouté qu'entre autres journaux cités, The Observer a donné des détails sur les missiles balistiques à longue portée de l'Irak et sur ses tentatives pour mettre au point des engins nucléaires, alors que tous ces faits s'appuyaient sur de fausses informations fournies par le Congrès national irakien et les agences de renseignement américaines ou britanniques. Ce journal a aussi parlé d'un mandat de l'Onu en faveur de la guerre, pour ensuite soutenir l'invasion sans ce mandat.

« Le pire de ces menteurs, a déclaré G. Monbiot, a été le Sunday Telegraph, qui a apporté des détails sur « l'arsenal d'armes chimiques et biologiques » de Saddam, les « équipements nucléaires » et les « bombes empoisonnées », des histoires qui aujourd'hui s'avèrent fausses. Ce journal devrait se rétracter, alors qu'il continue à publier de nouveaux mensonges. »

L'une des conséquences a été que certains mensonges ont « glissé dans le discours politique » et qu'ils semblent « impossibles à éradiquer », comme ce fut le cas avec les déclarations selon lesquelles les inspecteurs en désarmement auraient été expulsés d'Irak en 1998, alors qu'en réalité, ils avaient été rappelés par l'Onu pour leur propre sécurité. G. Monbiot fait appel aux lecteurs, leur demandant d'exercer leurs droits et de bombarder la presse d'appels et d'emails s'ils estiment qu'ils ont été trompés : « Vous seriez surpris de l'impact que cela peut avoir. »





Courrier des lecteurs

Home La main qui guérit

Cher Monsieur,

Mon fils a souffert de tuberculose et de problèmes d'estomac et à quarante ans, il se demande : « Pourquoi moi ? » Je lui ai montré la « main de Maitreya » et après être resté tranquillement assis, la main posée sur la photo, il s'est installé à sa place habituelle à la table de la cuisine.

Après qu'il soit retourné chez lui, j'ai pu voir l'empreinte d'une « main » sur le bois de sa chaise (photo ci-dessous).

S'agit-il d'une bénédiction de Maitreya venant récompenser le courage dont mon fils a fait preuve au cours des deux dernières années ?

L. L., Brighouse, Yorkshire, Grande-Bretagne


Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 193 de septembre 2004, page 22.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'empreinte de la main » a été manifestée par Maitreya.


Home Une main difficile à effacer

Cher Monsieur,

Le samedi 22 mai 2004, j'étais en train de nettoyer la table recouverte de formica après le déjeuner lorsque je remarquai l'empreinte d'une main gauche sur la table. Je pensai aussitôt qu'elle ressemblait à la « main » de Maitreya. J'essayai en vain de l'effacer. Je frottais très fort, mais plus je m'efforçais de l'enlever, plus elle semblait s'accentuer. Je plaçai ma propre main dessus et je pus constater que l'empreinte était nettement plus grande. Mon mari fit de même et l'empreinte était également trop grande pour être celle de sa main. Il pensa lui aussi que cette empreinte ressemblait à celle de la main de Maitreya. Dans le courant de la journée, je continuai à essayer de l'effacer mais elle réapparaissait toujours, aussi nette qu'auparavant. Même mon mari essaya.

Dans la soirée, je la montrai à une amie très sceptique, qui fut convaincue qu'elle ressemblait à « l'empreinte » que j'avais extraite du site Internet de Share International. Mon amie commença à frotter l'extrémité des doigts particulièrement difficile à effacer et l'ensemble de la main disparut. Je me demande si Maitreya a quelque chose à voir avec cette empreinte ?

A. K., Kettering, Ohio, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'empreinte » a été manifestée par Maitreya.


Home Un exploit divin

Cher Monsieur,

Le 18 mai 2004, j'étais en route pour un concert en faveur de la paix. J'éprouvai quelque hésitation à m'y rendre seule et assise sur le quai, en attendant le train, j'inventai une chansonnette : « Au moment où les choses n'allaient pas très bien, un miracle s'est produit ». Il était 17 h 30 et le quai était bondé. Je remarquai une belle jeune femme indienne aux yeux bruns, profonds, et aux cheveux longs, berçant un enfant dans une poussette. Le petit garçon était délicieux : il se lançait en arrière dans la poussette, les jambes volant en l'air. Il poussait des cris aigus et gloussait de joie, c'était un plaisir de le regarder. J'allai vers eux et la jeune femme me sourit – elle était chaleureuse et ouverte et elle sembla trouver naturel que je me mette à parler à son fils. Celui-ci était âgé de deux ans. Nous jouâmes à cache-cache en nous couvrant les yeux avec les mains. Il riait de bon cœur. Comme il avait les pieds nus, je me penchai pour lui chatouiller doucement les orteils. Alors avec beaucoup de grâce, il leva le pied gauche, me le présenta pour que je le chatouille, puis l'abaissa et me présenta l'autre pied. Et dans un étrange mouvement rythmique il leva un pied après l'autre douze fois de suite ! Le mouvement était si précis et délicat que j'en fus stupéfaite.

Nous montâmes tous dans le train. La jeune femme resta debout près de la porte avec la poussette tandis que je m'asseyais en me mettant à écouter mon walkman. Je levai les yeux et vis qu'elle m'observait – son regard me saisit par surprise et je sentis un pincement au cœur. Je détournai les yeux et je retins mes larmes, en respirant profondément. Je me demandai si cette femme et son enfant n'étaient pas Maitreya et le Maître Jésus – quelque chose sur le visage de la femme me rappelait le visage de Maitreya à Nairobi. Son téléphone portable se mit alors à sonner et la situation sembla redevenir normale.

Elle alla s'asseoir sur un siège à ma gauche et un jeune homme musclé vint s'asseoir entre nous. Il commença à chatouiller le pied du petit garçon, de manière un peu brusque. L'enfant ne réagit pas mais il posa son regard sur lui, sans sourciller. Au bout d'un moment, l'homme cessa de s'intéresser à lui. Je ne pouvais détourner mon regard de l'enfant : avec calme et sérénité, il leva la main vers le jeune homme dans un geste délibéré de salut. « Vous voyez », dis-je à l'homme, qui parut content. Il descendit à la station suivante.

L'enfant manifesta le désir de sortir de sa poussette. Sa mère le détacha et il escalada le siège pour regarder par la fenêtre. Leur relation semblait empreinte d'une liberté particulière. Lorsque nous arrivâmes à une station, la jeune femme se demanda soudain si elle ne s'était pas trompée de train. Je vérifiai. C'était effectivement le cas et ils durent descendre immédiatement. Je saisis l'enfant, aidait la mère à descendre la poussette et leur dit rapidement au revoir.

Je me sentis réconfortée par cette rencontre et j'appréciai le concert – toutes mes hésitations s'étant évanouies. La mère et l'enfant étaient-ils Maitreya et le Maître Jésus ?

G. F., Londres, Grande-Bretagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « femme » était Maitreya et le « petit garçon » le Maître Jésus.


Home Un réveil forcé

Cher Monsieur,

Dans le courant de l'été 1992, je ne pouvais me décider quant au choix d'un stage. Il s'agissait soit de découvrir la tradition ésotérique égyptienne, soit de suivre un cours sur les remèdes des fleurs de Bach. Tout en attendant une patiente, je commençai à remplir le formulaire pour la tradition égyptienne qui devait être adressé à Marseille. Comme ma patiente n'était toujours pas arrivée, je décidai de remplir l'autre formulaire pour les fleurs de Bach. Dans la soirée, je cachetai les deux enveloppes afin qu'elles soient prêtes à être expédiées le lendemain matin, pensant que la nuit me porterait conseil.

Le lendemain, à moitié réveillée, je fus soudain projetée du lit, sachant que je devais poster la lettre portant l'adresse de Marseille. Plus tard dans la matinée, j'appelai la malade qui ne s'était pas présentée. Elle me répondit qu'elle avait téléphoné la veille pour s'excuser d'être dans l'impossibilité de venir et qu'une jeune femme dont la voix ressemblait à la mienne lui avait répondu que j'étais partie pour Marseille. Je fus extrêmement surprise – la veille mon téléphone n'avait pas sonné du tout !

Pourriez-vous me dire quelle est l'origine de la force qui m'a projetée du lit, et quelle est la personne qui a répondu à ma patiente pour moi ?

S.G., Paris, France

Le Maître de B.Creme a indiqué que c'est le Maître Jésus qui a propulsé notre correspondante hors du lit et que c'est également lui qui a répondu à la patiente.


Home La réponse juste

Au cours du dernier trimestre 1999, alors que je venais chercher mon fils à la sortie de l'école, un peu préoccupée par son adaptation à un nouvel environnement sans ses parents, une vieille dame qui passait près de moi me dit que les personnes qui s'occupaient des enfants étaient gentilles et attentives. Elle avait répondu à ma question sans que je la lui pose. En dépit de son grand âge, elle me surprit par son aspect résistant, ses yeux bleus, étincelants, et le fait qu'elle tienne en laisse un grand chien, jeune et plein de vie. Je me demandai comment elle avait la force de maîtriser ce chien.

Cette dame était-elle un Maître ?

S.G., Paris, France

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que la « vieille dame » était le Maître Jésus.


Home Un service musical

Cher Monsieur,

Le vendredi 9 avril 1999, je suis allée voir une amie à Genève. J'arrivai sur la promenade du lac de Genève, en face de l'Hôtel d'Angleterre, lorsque j'entendis une belle musique provenant d'un petit train blanc transportant des enfants et des touristes.

J'allai jeter un coup d'œil et en approchant, je vis un jeune homme blond d'une trentaine d'années qui jouait de la flûte de façon charmante en face du train. Je lui demandai s'il acceptait un peu d'argent, mais il se tourna vers moi avec un rire spontané venant du fond du cœur, comme si j'avais fait la plus grande plaisanterie du monde, et il répondit : « Je ne joue pas pour moi. Je joue pour une petite Africaine orpheline dont la mère est venue ici pour lui donner naissance et est décédée lors de l'accouchement. » Je lui demandai s'il avait adopté la petite fille. « Non, dit-il en souriant, mais de temps en temps je joue pour elle. » Je mis alors deux francs suisses sur son pull-over rouge posé sur le sol.

Plus tard, je décrivis cette rencontre à mon amie qui déclara : « C'était Krishna, avec sa flûte. »

Ce soir-là, chez moi, où quelques personnes m'avait rejoint pour la méditation de transmission, je me sentis inondée de joie et d'énergie d'amour, et je ne doutais plus d'avoir rencontré « le Seigneur Krishna », autrement dit Maitreya.

H. G., Musièges, France

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune homme » jouant de la flûte était Maitreya.


Home Une salutation particulière

Cher Monsieur,

A la fin de septembre 1998, je me promenais dans le centre ville de Perpignan, avec un cousin du sud de l'Algérie venu en vacances. Nous rencontrâmes quelqu'un qui ressemblait tout à fait à Maitreya tel qu'il apparaît sur la photo de Nairobi. Il nous salua très respectueusement en disant : « Salaam alaikoum », ce qui signifie : « Que la paix soit avec vous ». A ce moment-là, je sentis de la force et de la beauté émanant de cet homme.

Pourriez-vous m'indiquer s'il s'agissait du Seigneur Maitreya ?

T. B., Rivesaltes, France

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Ne pas oublier de remercier

Cher Monsieur,

Le mercredi 10 mars 2004, je me dirigeais vers l'arrêt du bus. Le bus approchait, mais je suis âgée et je ne pouvais courir pour l'attraper. Soudain je levai les yeux et je vis un jeune homme qui fit immédiatement signe au bus pour moi. Lorsque je le regardai en montant dans le bus, il émanait de lui des vibrations très légères. A cet instant, il me dit : « N'oubliez pas de remercier le conducteur du bus. »

Ce charmant jeune homme était-il Jésus ou Maitreya ?

B. J., Erlington, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya.


Home A grandes enjambées

Cher Monsieur,

Alors que j'attendais à des feux de croisement à North Adams, Massachusetts, je remarquai deux hommes en train de traverser la chaussée, à l'intersection de la Route 2 et de l'Allée du Mémorial des Vétérans. Je connaissais l'un d'entre eux, Arthur. Le second, qui marchait à grandes enjambées, paraissait nettement plus jeune (il devait avoir une trentaine d'années), il portait un costume de ville et il avait un type ethnique particulier, indien peut-être. Il avait des jambes longues et minces.

Cette dernière particularité attira ma curiosité. Dans le courrier des lecteurs de Partage international, quelqu'un avait parlé d'un homme « aux jambes longues et minces » et, pour une raison ou une autre, cette expression m'était restée à l'esprit. Je me demandai donc l'espace d'un instant si la personne qui se trouvait avec Arthur n'était pas Maitreya. Cependant, ne voulant pas me prendre trop au sérieux, je rejetai cette idée comme un fantasme passager.

Au moment où Arthur se trouva à la droite de ma voiture, l'homme en costume de ville se trouvait à ma gauche, sur le bas-côté. Mon passager, un ami d'Arthur, cria pour attirer son attention. Comme s'il avait aussi entendu, l'autre homme se tourna vers moi en souriant et me fit un signe de la main.

S'agissait-il de Maitreya ou de l'un des Maîtres ?

J. F., Clarksburg, Massachusetts, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme « aux jambes longues et minces » était Maitreya.


Home Une apparition opportune

Cher Monsieur,

En mars 1999, mon fils me téléphona de manière inattendue pour me demander si je voulais bien le retrouver au centre commercial de Burnside Village pour lui donner certaines choses dont il avait besoin. Lorsque je garai la voiture, je remarquai deux très jeunes femmes assises sur le trottoir, ce qui paraissait inhabituel. Elles avaient un duvet sur les genoux, elles fumaient et semblaient avoir une conversation très agréable. Assise dans ma voiture, je réalisai que mon cœur était rempli d'une agréable sensation de chaleur.

Quelques minutes plus tard, mon fils arriva en voiture et s'arrêta juste en face de ces deux jeunes femmes. Lorsqu'il repartit, je me retrouvai seule en face d'elles. La plus jeune, qui avait les cheveux roux, me demanda si j'avais l'heure. Comme j'avais quitté la maison précipitamment, je n'avais pas mis ma montre. Je leur répondis que j'avais l'heure dans la voiture et que je leur indiquerai l'heure en partant, ce que je fis. Elles me remercièrent et me firent au revoir de la main.

Dès que j'eus démarré, je me mis à pleurer. Je me sentais profondément émue par la rencontre avec ces deux jeunes femmes. J'étais bouleversée par cette expérience et je sentais qu'une guérison s'était produite en moi. Les jours précédents j'avais éprouvé un sentiment de solitude sur le sentier spirituel.

Je me demande si cette expérience a un lien avec Maitreya ou les Maîtres.

L. F., Adelaide, Australie du Sud

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux « jeunes femmes » étaient Maitreya et le Maître Jésus.


Home Des fleurs coupées qui continuent de pousser

Cher Monsieur,

Le dimanche 16 novembre 2003, le groupe de méditation de transmission de Voorheesville, à New York, tenait un stand à l'exposition Mind, Body, Spirit de Brattleboro, dans le Vermont.

La veille, un membre du groupe, Boris, avait acheté sept roses, des blanches et des roses. Elles étaient magnifiques et elles ajoutaient une note de douceur à notre étalage disposé sur deux tables contiguës. Chose surprenante, dix-neuf jours plus tard, les roses étaient toujours en fleurs.

Le plus frappant, c'est que deux roses blanche et deux roses rose avaient des pousses vertes, sortant des bourgeons sur les tiges piquantes. Une rose blanche, notamment, donna une pousse de cinq centimètres portant des feuilles. Et deux autres roses semblaient sur le point de donner le même genre de pousses. Les feuilles d'origine étaient toutes tombées.

Pourrait-il s'agir d'une bénédiction ou d'un signe de Maitreya ?

B.S., J. S., I. B., J. V., Francis, Etats-Unis

.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya était présent à l'exposition et qu'il avait béni les fleurs.



Interviews

Home Révéler l'aspect naturel de l'être (première partie)

Interview de Swami Nirliptananda par Felicity Eliot

Swami Nirliptananda, attaché à l’un des temples hindous de la communauté asiatique de Londres, possède une connaissance approfondie des enseignements de Maitreya.
A l’occasion d’un voyage récent aux Pays-Bas, il s’est rendu au centre d’information de Share International à Amsterdam où il a été interviewé pour Share International par Felicity Eliot. (L’interview a été divisée en deux parties.)
L’arrivée de swami Nirliptananda au centre d’information de Share International n’est pas passée inaperçue dans le voisinage plutôt conservateur, sa robe orange faisant contraste avec le cadre général. Il est serein, rempli d’humour et d’un naturel hors du commun.
En l’écoutant expliquer des enseignements qui reflètent précisément ceux de Maitreya, j’ai été frappée une fois de plus par la simplicité de cette approche qui facilite la compréhension de vérités profondes. Swami avait aimablement apporté en guise de cadeau des brochures écrites par lui, intitulées Universal Revelation. Sur la couverture on pouvait lire une citation de la Bhagavad Gita : « Avec un seul atome de moi-même, je détiens l’univers tout entier. » Je commençai par lui demander de développer cette idée.
Swami Nirliptananda expliqua que dans le 11e livre de la Bhagavad Gita, Arjuna demande au Seigneur Krishna de se révéler à lui. Après avoir montré de nombreuses formes à Arjuna, le Seigneur Krishna lui dit que celles-ci ne sont que des formes extérieures et qu’il détient l’univers tout entier dans un seul atome de lui-même. Les physiciens modernes commencent à réaliser l’immensité de notre cosmos. Il s’agit seulement du monde physique, mais il existe également un pouvoir intérieur qui soutient l’univers physique. Nous ne pouvons voir ce pouvoir intérieur à moins de mettre notre esprit au diapason avec lui.

Partage international : Comment faire ? S’agit-il de réunir deux sciences ou deux réalités : la réalité intérieure et la réalité extérieure ?
Swami Nirliptananda : Les scientifiques se débattent aujourd’hui avec des idées similaires, essayant de comprendre la nature de l’existence et ils parlent de quelque chose d’explicite lorsqu’ils décrivent ce qui est manifesté et de quelque chose d’implicite pour décrire le non manifesté. leur plan dans le non manifesté. Tout comme dans une petite graine existent la réplique et le potentiel de l’arbre tout entier, le plan de l’univers existe déjà. Notre problème, c’est de ne pas voir l’intérieur car nos esprits sont focalisés sur les diverses formes que nous essayons d’analyser et de comprendre à travers nos sens.

PI. Entendez-vous par là qu’il est malavisé, ou erroné, d’essayer de comprendre la vie de cette manière, c’est-à-dire en utilisant le mental analytique ? Ou bien nos sens ?
SN. Nos sens ne peuvent nous apporter qu’une connaissance relative, et non une véritable connaissance de la réalité.

PI. Voulez-vous dire que nous regardons la forme ou la substance plutôt que la vie au sein de la forme ?
SN. Tout à fait.

Swami continua ensuite à expliquer, comme le fait Maitreya dans ses enseignements et comme Benjamin Creme le souligne dans sa conférence sur « l’illusion » [voir Partage international, juillet-août 2004], qu’étant donné notre focalisation, à travers les sens, sur les formes matérielles dans toute leur variété, tout se passe comme si le mental absorbait toutes les informations venant des sens et devenait ainsi conditionné. Le problème est que ce processus crée un mur entre notre conscience et la réalité. D’où la nécessité de pénétrer le mur, de se débarrasser du conditionnement et de retourner à un état naturel. Dans cet état nous pouvons voir les choses telles qu’elles sont et les comprendre réellement.

SN. Nous réalisons finalement que, dans cet état supérieur de conscience, nous nous rapprochons davantage les uns des autres. Les sens nous apportent un type particulier d’information qui n’a qu’une valeur temporelle, et notre vie, matérialiste, concerne en fait la poursuite du plaisir.

PI. Pensez-vous qu’il s’agisse de l’un des principaux problèmes de la société actuelle ?
SN. Cela a toujours été un problème car le plaisir et la douleur sont comme les deux faces d’une même pièce de monnaie. Mais plaisir et douleur sont de nature temporaire.

Swami a décrit ensuite la nécessité de distinguer entre le plaisir et le bonheur. Il semble utiliser le mot bonheur pour signifier la joie – un état permanent opposé à l’aspect transitoire du plaisir. « Le bonheur ne dépend de rien d’autre. Il vient de l’intérieur de nous-même. En nous-même existe une source de bonheur. » L’objectif de la méditation est de joindre cette source en nous-même. « L’objectif est de déconditionner le mental et de le brancher. [...] » Homme de peu de gestes, à ce moment-là il s’interrompt pour se brancher sur une radio invisible. Il utilise comme analogie le fait de capter une station à la radio ; nous n’avons pas à créer la station, elle est là en permanence, mais la radio doit être branchée dessus.

 SN. De la même façon, la source de bonheur est là tout le temps. La méditation est l’un des moyens les plus importants pour capter cette source. L’esprit entre progressivement dans un état particulier qui rend le détachement possible.

PI. Comment y parvient-on ?
SN. C’est l’attachement au monde matériel qui cause les fluctuations du mental. Le changement se produit en permanence et il est source d’incertitude. Celle-ci engendre l’anxiété qui maintient l’esprit constamment occupé. Nous devons donc trouver un moyen de détacher notre esprit, ce que nous ne pouvons faire directement.

Swami déclare que d’une manière générale, le mental ne peut se concentrer réellement que sur une seule chose à la fois. Par conséquent donnons-lui une chose sur laquelle se focaliser, un mantra. En nous concentrant sur le mantra, nous sommes détachés du monde et le mental se stabilise progressivement ; finalement il existe une intégration du mental et de la conscience. L’utilisation du mantra protège l’esprit d’un engagement dans des choses inutiles. 

PI. Comment cela fonctionne-t-il ?
SN. Si le mental est concentré sur le son du mantra et par conséquent focalisé sur celui-ci, il est détaché du monde et cela apporte une intégration du mental, du corps et de la conscience. 

PI. Pour un Occidental, cela peut paraître très étrange – vous parlez du mental et de la conscience comme s’il s’agissait de choses séparées que nous devons réunir.
SN. Tout à fait. Nous avons le mental, l’intellect, les sens et le corps physique, mais il existe quelque chose de plus. Nous l’appelons satchitananda, sat-chit-ananda ; chit ou la conscience a un caractère absolu. C’est grâce à cette conscience que le mental peut fonctionner. Sans elle c’est impossible. La conscience est omniprésente. A travers elle, le mental, les sens et tout le reste peuvent fonctionner.
Nous avons également quelque chose que nous appelons notre nature – notre caractère, ce que nous sommes. 

PI. Mais quelle est notre nature ? Comment cette nature est-elle formée ?
SN. Notre nature est formée à travers nos sens, notamment ceux de l’ouie et de la vue. Ces deux sens sont très puissants. Pour en revenir à l’usage du mantra – si nous le répétons et si nous l’écoutons, l’ouie est contrôlée, rien d’autre ne peut y pénétrer. De même si nous méditons sur quelque chose, ou si nous le regardons en nous concentrant, la vue est sous contrôle. Ces impressions pénètrent ainsi dans notre nature et lorsque cela se produit, notre nature est imprégnée de leurs vibrations qui agissent sur elle et la modifient et finalement pénètrent dans notre mental conscient sous forme de pensées. Lorsque vous commencez à penser, le corps commence à bouger et à agir. Il existe donc un lien. 

Pour illustrer ceci Swami prit alors l’ordinateur comme symbole ; le moniteur n’est rien sans l’ordinateur. Le moniteur reflète simplement ce qui est dans l’ordinateur. La même chose se produit avec notre mental qui reflète ce qu’est notre nature. La méditation purifie notre nature – car lorsque celle-ci est pure notre mental est stable. 

PI. Donc méditer, c’est se purifier ?
SN. Oui, l’objectif de la méditation, ou du yoga, est la purification de soi. Purifiez la nature et ce qui sera révélé est l’aspect positif, l’aspect naturel de l’être, qui est toujours présent. 

PI. « L’aspect naturel de l’être » ?
SN. Oui, notre être naturel. Il est toujours présent, mais il est obscurci et nous ne savons pas comment le contrôler ou y accéder. La méditation et l’utilisation d’un mantra, particulièrement si l’on écoute le son de celui-ci intérieurement, aident à révéler cet aspect naturel de l’être. Chaque fois que le mental est perturbé, répétez le mantra, avec un esprit et une attitude justes. Vous découvrirez alors progressivement que tout commence à s’apaiser. 

PI. Avant que nous commencions à enregistrer cette interview, vous avez parlé du grand mantra OM. Voudriez-vous avoir l’obligeance de dire quelque chose à ce sujet ?
SN. Les anciens sages affirmaient que le OM est le son sacré à partir duquel toute la création est née. Si vous examinez les choses scientifiquement et si c’est à partir de ce son que tout a évolué, il est évident que le OM existe en toute chose. Le son lui-même a certains effets si vous le répétez. Puisqu’il s’agit de la partie la plus vitale de notre être ou de notre conscience, en le répétant nous créons un terrain particulier, un processus qui nous permet de retourner à l’endroit d’où nous venons.
Actuellement, voyez-vous, nous avons perdu le chemin menant à l’endroit où nous sommes supposés nous rendre, la voie conduisant à ce que nous sommes supposés être. En chantant le OM, ou en l’écoutant intérieurement, nous nous rapprochons de plus en plus de notre moi naturel. Et en agissant ainsi nous sommes capables de faire partie de tout ce qui existe – et l’unité de la vie est réalisée.


(à suivre)






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