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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2004 - N° 191 / 192

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La politique de la force armée accroît l'insécurité planétaire par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Le respect de la loi


  • Dossier


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home Enseignants et enseignés

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Bien des fois, au cours de sa longue histoire, l’homme a perdu son chemin, mais jamais jusqu’à présent il ne s’était égaré si loin du sentier de sa destinée. Jamais auparavant il n’a eu un si grand besoin d’être secouru, et jamais l’aide n’a été aussi facilement disponible qu’aujourd’hui. Depuis des temps très anciens, la Loi imposait des limites au soutien susceptible de lui être accordé ; le libre arbitre humain est sacro-saint et ne peut être transgressé. Aujourd’hui, pour la première fois depuis des siècles sans nombre, l’homme peut recevoir plus d’aide que jamais auparavant. A l’heure où il est plongé dans le plus profond des désespoirs, ses Frères aînés peuvent lui tendre la main et lui fournir en abondance le secours et l’assistance qu’il appelle de ses vœux.
 
La seule obligation est que l’homme lui-même en fasse la demande. La seule condition est qu’il soit disposé à reconnaître la sagesse de la Fraternité, à accepter ses conseils et à changer de direction.
 
En période de crise
 
Nombreux sont ceux, en cette période de crise, qui ont perdu toute espérance et qui, habités par la peur, attendent la fin de tout. Ils ne savent rien de l’avenir plein d’espoir qui s’offre à eux et s’abandonnent à l’inaction tandis que tout change autour d’eux. Bien plus nombreux sont ceux qui s’impatientent et recherchent le changement à n’importe quel prix. Ils sentent confusément que le futur leur fait signe et rongent leur frein dans l’attente du renouveau. Tous sont soumis aux tensions et au stress qui caractérisent cette époque de changement, et répondent en fonction de leurs dispositions personnelles.
 
Dans cette situation complexe, les Maîtres se rapprochent de l’humanité. Ils doivent agir de manière que le libre arbitre humain ne soit pas transgressé, mais ils aspirent à se rendre utiles par tous les moyens que permet la Loi. Il leur faudra faire preuve d’un grand discernement en de nombreuses circonstances, jusqu’à ce que se mette en place un modus operandi acceptable pour tous.
 
Une expérience séculaire
 
Nous, vos Frères aînés, vous conseillons le processus démocratique avec la pleine participation de tous, système qui apportera liberté et justice à chacun. Toutefois, en de nombreuses circonstances il sera profitable et bénéfique pour l’humanité de profiter des fruits de notre expérience séculaire et de notre recul par rapport à l’évolution humaine.
 
Ainsi travaillerons-nous ensemble, enseignants et enseignés, dans l’harmonie et la confiance ; ainsi les hommes apprendront-ils à connaître le sentier suivi par leurs ancêtres dans le passé, pour aligner leur aspiration sur le but prédestiné de leur vie.
 
Ainsi en sera-t-il. Ainsi l’homme commencera-t-il à distinguer l’essentiel dans la vie et à éliminer cette myriade d’attachements inutiles qui aujourd’hui déforment sa vision, causent son malheur et vont jusqu’à le menacer dans son existence même.
 
Bientôt Maitreya, le Maître des Maîtres, commencera sa mission publique. Bientôt, les hommes pourront entendre son enseignement et juger par eux-mêmes. Beaucoup y trouveront une vérité si évidente et si simple qu’ils se joindront bien vite à son groupe de guerriers et partageront son fardeau. Puissent tous ceux qui lisent ces lignes être de ceux-là.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La forme d'un visage découverte sur l'envers du suaire de Turin

Source : Discovery News, Etats-Unis ; Reuters, Grande-Bretagne

Des scientifiques italiens ont découvert sur l'envers du suaire de Turin la forme d'un visage d'homme correspondant au visage que l'on peut voir sur l'endroit.

L'envers du suaire était resté caché depuis qu'il avait été recouvert par une autre couche de tissu en 1534, après avoir été noirci dans un incendie. Cette couche de tissu fut enlevée pour la première fois en 2002 lorsque le suaire fut restauré. A l'œil nu, on ne décelait presque rien sur l'envers du suaire, si ce n'est un point de couture unique que Mechtild Flury-Lemberg, l'expert en textile suisse qui accomplit le travail de restauration, identifia comme un style qui existait au premier siècle après J.-C., ou avant.

En 2002, au moment de la restauration, l'envers fut photographié en détail par Monseigneur Giuseppe Ghiberti, et les photographies furent publiées dans un ouvrage. Giulio Fanti, professeur de mesures mécaniques et thermiques à l'Université de Padoue, a déclaré : « Lorsque j'ai vu les photos dans l'ouvrage, j'ai remarqué une image estompée sur l'envers du suaire. Je me suis dit que peut-être il y avait là beaucoup plus que ce qui était visible à l'œil nu. »

G. Fanti et un de ses collègues, le professeur Roberto Maggiolo, étudièrent les photographies et utilisèrent des techniques mathématiques et optiques pour traiter les images. Ces méthodes sophistiquées de traitement d'images révélèrent l'image d'un visage d'homme sur l'envers du suaire qui correspond à celle qui se trouve sur l'endroit par la forme, la taille et la position. G. Fanti a déclaré : « Bien que l'image soit très estompée, des traits tels que le nez, les yeux, les cheveux, la barbe et la moustache sont nettement visibles. » Le traitement d'image n'a pas révélé l'image du corps entier, telle que l'on peut la voir sur l'endroit, mais seulement le visage, et probablement les mains.

Selon G. Fanti : « Des deux côtés, l'image du visage est superficielle, imprimée seulement sur les fibres extérieures du lin. Lorsque les fibres se croisent, une image extrêmement superficielle apparaît dessus et une autre dessous, mais il n'y a rien au milieu. Il est extrêmement difficile de faire un faux présentant de telles caractéristiques. »




Home Le suaire de Turin – informations données par Benjamin Creme

Je crois personnellement que le suaire de Turin est absolument authentique, qu'il est le suaire dans lequel le corps de Jésus fut enveloppé après la crucifixion. L'empreinte qu'il montre fut laissée intentionnellement, pour que les générations futures puissent être assurées de la réalité de la résurrection, car c'est sur quoi repose tout l'Evangile. L'Evangile ne traite pas de la crucifixion, mais de la résurrection [...].

A mon avis, ce qui est intéressant en ce qui concerne le suaire, c'est la façon dont fut créée l'empreinte.

Le Christ ressuscita le corps de son disciple Jésus. Quand le corps fut étendu dans la tombe, au matin du troisième jour, le Christ Maitreya y entra. Une fois de plus, sa conscience pénétra le corps de son disciple et non seulement elle le ramena à la vie, mais elle le ressuscita. Maitreya libéra par la descente d'une formidable énergie spirituelle dans le corps alors sans vie de Jésus, les particules atomiques de matière, les reconstitua et amena dans ce corps une matière de niveau vibratoire subatomique, une matière qui est littéralement de la lumière. Cela eut sur le corps l'effet d'une intense radiation, et c'est cette radiation qui produisit l'empreinte sur le suaire. C'est ce que l'on appelle un effet d'ionisation.

Il existe en photographie un procédé appelé ionisation. Quand un photographe désire imprimer une image positive à partir d'une négative, ou vice versa, il passe la plaque aux rayons X. Ce bombardement de hautes fréquences ionise la plaque, de sorte que, lors du développement, on obtient le contraire de ce à quoi on pourrait s'attendre. Le blanc devient noir, et le noir devient blanc. Le puissant flux spirituel s'écoulant du Christ dans le corps du disciple Jésus causa cet effet d'ionisation, et produisit le négatif sur le suaire, il brûla en quelque sorte le suaire, mais seulement en surface.

L'empreinte est exacte comme ne pourrait l'être aucune photographie et elle est apparue que le suaire ait touché ou non le corps. Ce fut une ionisation de tous les aspects du corps, avec les blessures, le sang et tout le reste. C'est un fac-similé précis que les ingénieurs spécialistes de l'espace, aux Etats-Unis, ont pu reproduire sur ordinateur, sous la forme d'une image en trois dimensions. Cela obéit parfaitement aux lois des trois dimensions, et que cela ait été établi par la science, à l'heure actuelle, constitue l'un des signes de la présence du Christ dans le monde, bien que sa venue ne dépende pas de ce signe. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Qu'est-il advenu du suaire de Turin après la mort de Jésus ?

[Immédiatement après la mort de Jésus, le suaire] fut retiré du tombeau dans lequel trois des plus proches disciples avaient déposé Jésus, puis il fut caché pendant deux ans. Par la suite, il fut montré, sporadiquement, à des pèlerins chrétiens venus à Jérusalem. Au VIe siècle, on le considérait généralement comme l'authentique suaire de Jésus, une relique sacrée. [Partage international, janvier-février 1998]

Il ne peut s'agir d'un faux

Toutes les analyses informatiques de la silhouette présente sur le suaire ont montré qu'elle était à cent pour cent anatomiquement exacte. L'hypothèse d'un dessin exécuté à la main semble donc hautement improbable. L'élément le plus concluant prouvant qu'il ne s'agit pas d'un faux est le suivant : cette silhouette est une photographie, ce qui était tout à fait inconnu au XIIIe siècle.

De plus, il s'agit d'un négatif photographique, ce qu'aucun faussaire n'aurait pu concevoir à cette époque-là. Ce n'est que lorsque le suaire fut photographié, à la fin du XIXe siècle, qu'on réalisa qu'il s'agissait d'un négatif produit par un processus d'ionisation connu et utilisé aujourd'hui pour la première fois dans l'histoire. L'énergie utilisée afin de provoquer ce phénomène « d'ionisation » fut transmise au suaire par l'entrée de Maitreya dans le corps décédé de Jésus reposant dans le tombeau. Rien d'autre n'aurait jamais pu produire ce résultat. [Partage international, oct. 1988]

Examen des preuves

Commentant les résultats obtenus par l'examen au carbone 14 effectué par trois groupes scientifiques et publiés dans la revue Nature du 16 février 1989, Benjamin Creme a déclaré :

« Je suis informé que les trois groupes de recherche ont daté leurs échantillons respectivement du VIe siècle après J.-C., du XIIe siècle après J.-C. et du XIVe siècle après J.-C. Sans tenir compte du résultat du VIe siècle (parce que trop éloigné des deux autres), ils ont divisé la différence entre les deux autres dates et ont tranché pour le XIIIe siècle. Cette approche n'est, il me semble, ni logique ni scientifique.

Un résultat plus logique, mais pas plus scientifique, aurait pu être obtenu en prenant la moyenne des trois résultats, c'est-à-dire le XIe siècle. Si, comme j'en suis informé, les techniques actuelles de datation au carbone radioactif offrent une marge d'erreur de 800 ans à 2 000 ans, alors on doit remettre en question le procédé de datation au carbone 14. Il n'est pas assez précis pour apporter une preuve concluante de datation. On observera que ces trois dates se situent aisément à l'intérieur de la marge d'erreur. Ce test ne prouve rien ni dans un sens ni dans un autre.

Il a été suggéré que la radiation (spirituelle) censée avoir imprégné le suaire aurait pu fausser les tests au carbone 14, mais je suis informé qu'il n'en est rien. C'est la technique de datation elle-même qui est en défaut. Nul n'a jamais pu prouver (ni ne pourra jamais prouver) comment l'image du suaire aurait pu être falsifiée – peinte, dessinée, ou imprimée à la main d'une manière ou d'une autre. Cette image défie toute analyse ou théorie de ce type, et montre par ailleurs une connaissance pratiquede la technique de la crucifixion : les clous sont, par exemple, clairement visibles au travers des os des poignets et des chevilles et non pas, comme dans toutes les peintures religieuses les représentant à ce jour, au travers des mains et des pieds.

Il ne fait pour moi aucun doute (et il devrait me semble-t-il en être de même pour tout observateur impartial et objectif ayant réellement étudié toutes les preuves) qu'il s'agit bien d'un suaire dans lequel un crucifié a été enseveli. La crucifixion est une forme d'exécution qui fut utilisée par Rome et qui, heureusement, n'a pas survécu à la période romaine. Ce qui signifie, n'est-il pas vrai, que le suaire ne peut être postérieur au IVe siècle après J.-C. – nous sommes bien loin du Moyen Age.

Si nous admettons que le suaire est celui d'un homme qui fut crucifié selon la coutume romaine, la question suivante se pose alors : pourquoi est-il le seul de cette sorte a être parvenu jusqu'à nous ? Plusieurs milliers d'êtres humains furent crucifiés par les Romains et les corps de nombre d'entre eux ont été ensevelis dans des suaires. Pourquoi celui-ci est-il le seul à avoir été conservé jusqu'au XXe siècle ? Je suggère qu'il a survécu parce que son image est unique et que son origine est unique. Parce qu'il s'agit d'une photographie, d'un enregistrement de la résurrection.

Cette question sera bientôt éclaircie une fois pour toutes, sans aucun doute à la consternation des sceptiques et des scientifiques qui utilisent des méthodes non scientifiques afin d'étayer leurs préjugés. Le Maître Jésus le revendiquera comme le sien. [Partage international, déc. 1989]




Home Les félins ont des vertus curatives

Source : Living Lightly, Etats-Unis.

Le Fauna Communications Institute de Hillsborough, en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, est un institut dédié à l'étude de la communication et de l'expression animales. Partant d'une vaste banque de données de vocalisations et autres sons émis par les animaux, et à l'aide d'outils mathématiques sophistiqués, ses chercheurs ont pu constater que cette communication s'étendait bien au-delà du spectre auditif humain et incluait la gamme des infrasons (pour les tigres ou les girafes, par exemple) et des ultrasons. Ils essaient également de voir si elle ne serait pas également codée, tout au moins pour certaines espèces, un peu comme notre grammaire syntaxique. Ce qui permettrait à terme de créer un langage commun entre hommes et animaux.

Ils avaient déjà découvert, il y a deux ans, que les fréquences comprises entre 20 et 140 Hz avaient un effet anabolisant sur la croissance osseuse, qu'elles pouvaient faciliter et accélérer la guérison des fractures et en atténuer la douleur, et que cette action curative avait son maximum d'efficacité pour les fréquences allant de 20 à 50 Hz, qui sont celles du ronronnement des chats (et des félins en général). D'où des perspectives prometteuses en ce qui concerne le traitement par les sons (une recherche est en cours en ce qui concerne l'ostéoporose féminine) – au point que les chercheurs pensent « être bientôt en mesure de proposer une nouvelle génération de thérapies, simples, non invasives et peu coûteuses ». Mais ils espèrent surtout que l'ensemble de leur travail permettra un rapprochement entre nos deux règnes et favorisera dans la communauté humaine la naissance d'un respect authentique envers les animaux.

Le Maître de Benjamin Creme confirme la valeur et les promesses de cette recherche.


Home Des tunnels solaires pour sauver les récoltes

Source : Süddeutsche Zeitung, All.

Selon le chercheur Werner Mühlbauer de l'Institut d'agriculture et de technologie de l'Université de Hohenheim, en Allemagne, 30 % des ressources alimentaires et 50 % des fruits sont gaspillés après la récolte, dans les pays en voie de développement. Il est donc tout à fait inutile de porter les efforts sur l'augmentation des rendements ; le plus urgent est de trouver un moyen pour réduire les pertes après récolte.

Il y a cinq ans, W. Mühlbauer et ses collègues ont installé, en Thaïlande, une structure de démonstration destinée à sécher efficacement les fruits tropicaux. Cette structure, simple, en forme de tunnel, facile à construire, peut être fabriquée avec des matériaux locaux. Ce modèle a d'ores et déjà été utilisé dans près de 40 pays.

Les tunnels de dessiccation de Hohenheim, de deux mètres de large sur trente mètres de long, présentent une base noire et une partie supérieure transparente. La surface noire absorbe l'énergie solaire, la transforme en chaleur et réchauffe ainsi l'air de la partie supérieure du tunnel. De petits ventilateurs propulsent l'air chaud au-dessus des fruits, des légumes ou des herbes, placés dans des casiers pour le séchage. La faible quantité de courant nécessaire est produite par une unité de cellules solaires.

En Turquie, on procède à des essais sur une installation identique, capable de sécher 75 kg d'abricots en deux jours. En Indonésie, 15 tunnels ont été mis au point par des coopératives de fermiers et sont utilisés pour le séchage des fèves de cacao. Il semble que la qualité des fèves soit réellement améliorée de cette manière. De plus, il n'y a plus besoin de décimer les précieuses forêts pour fournir le bois de chauffage, ce qui était la méthode traditionnellement utilisée.





Signes des temps

Home De mystérieux « cercles féeriques » au sud de l'Afrique

Source : BBC, New Scientist, G.-B.

Selon le magazine New Scientist, les botanistes affirment ne pas pouvoir expliquer les mystérieuses plaques circulaires de terre sablonneuse, dépourvues de végétation, découvertes dans certaines prairies, au sud de l'Afrique. Ils ont étudié les causes possibles de ces « cercles féeriques » : radioactivité du sol, protéines toxiques laissées par des plantes empoisonnées, et action des termites mangeant les graines. Mais les analyses ne confirment aucune de ces hypothèses pour des cercles de deux à dix mètres de diamètre.

Ces cercles sont situés à la lisière ouest du désert de Namibie, sur une bande côtière allant du sud de l'Angola jusqu'au fleuve Orange, en Afrique du Sud. Ils sont facilement repérables car ils sont stériles en leur milieu et de hautes herbes luxuriantes poussent à leur périphérie. Au début des années 1970, des chercheurs ont commencé à s'intéresser à ces « cercles féeriques » qui sont devenus si célèbres qu'ils sont inclus dans les circuits touristiques.

Selon Gretel van Rooyen, botaniste à l'Université de Pretoria, qui a dirigé une équipe explorant l'hypothèse selon laquelle des éléments toxiques seraient déposés à l'intérieur des formations, rendant impossible toute végétation à cet endroit : « Ils resteront un mystère, car même si nous le prouvons, reste à savoir comment ils sont arrivés là – pour le moment, nous en restons à l'hypothèse des fées. »

Le Maître de B. Creme a indiqué que ces cercles sont les traces d'atterrissage produites par des ovnis, parfois des vaisseaux éclaireurs (les plus grands cercles) ou des disques de surveillance. Les centres dénudés sont causés par la radiation à haute vibration du vaisseau. Les herbes luxuriantes des périmètres sont stimulées par la libération d'une haute énergie. Ces engins sont transportés à bord de « vaisseaux mères », provenant principalement de Mars et de Vénus.


Home Un poireau miraculeux

Source : The Citizen, Grande-Bretagne

Asif Hamid, de Preston, dans le Lancashire (Grande-Bretagne), essaie de conserver un poireau qu'il a acheté récemment. Pour quelle raison ? Sur ce légume on peut lire l'inscription « Allah » en écriture arabe.
A. Hamid pense que le destin l'a guidé à acheter ce « légume miraculeux ». Il a examiné un grand nombre de poireaux avant de choisir celui-là.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ce miracle a été manifesté par Maitreya.


Home De l'huile suinte d'un portrait de Jésus

Source : www.mcall.com

A Bethlehem, en Pennsylvanie (Etats-Unis), de l'huile suinte d'un portrait du Christ crucifié, dans l'Eglise grecque orthodoxe Saint Nicolas. Cela commença lors du congé du carême grec orthodoxe.

Derrière l'autel se trouve une croix de trois mètres, sur laquelle le visage peint de Jésus scintille sous les lumières, alors que des traînées d'huile suintent de sa tête, de son torse et des ses pieds. Le révérend Michael Varvarelis a précisé que cette icône, en place dans cette église depuis vingt-cinq ans, a commencé à exsuder de l'huile incolore et inodore en février 2004. Depuis, ce suintement a légèrement diminué, mais il ne s'est jamais arrêté.

Metropolitan Maximos, évêque du diocèse grec orthodoxe de Pittsburgh, dont dépend l'église, a examiné la croix et a déclaré que c'était une bénédiction. Il explique que l'huile attirerait l'attention sur la croix et sa signification. Tandis qu'il se retient tout juste d'appeler cela un miracle, certains parmi les 700 familles que rassemble cette église, sont enclins à penser que c'en est bien un. « Quel message essaie-t-il de nous envoyer ? demande le révérend Varvarelis à sa femme Maria, qui croit que cette huile est d'origine divine. Parfois, un petit signe comme celui-ci vous rend nerveux, car vous ne savez pas ce qui pourrait arriver. Mais nous sommes impatients de le savoir. » Il précise qu'il est informé de nombreux évènements concernant des icônes grecques orthodoxes exsudant des larmes d'huile.

George Fillipakis, célèbre iconographe, qui a créé des tableaux religieux pour 55 églises orthodoxes, aux Etats-Unis, depuis qu'il a émigré de Grèce, en 1969, précise que cette croix est constituée de bois (un contreplaqué ordinaire), recouvert de toiles peintes. Les peintures sont mélangées à des pigments secs et des blancs d'œufs. Il suppose que l'exsudation d'huile est peut-être une sorte de réaction chimique ou atmosphérique, « mais pourquoi cela se produit-il sur cette icône plutôt que sur une autre ? Peut-être, est-ce un coup de pouce du Divin vers plus de dévotion, en ce temps de carême. Je ne sais pas exactement ce que signifie ce message, mais je crois que cette huile est une huile sainte. Si vous êtes religieux, vous devez accepter cette huile comme un miracle. »

Larry Chapp, président du département de théologie et de philosophie à l'Université De Sales à Center Valley (Pennsylvanie), déclare qu'une multitude d'évènements semblables se sont produits dans le monde entier ces dernières années. Pour de nombreux croyants, « la situation mondiale frise l'apocalypse », dit-il.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle manifesté par Maitreya.


Home Le retour de l'apparitionde la Madone

Source : The Toledo Blade, Ohio, E.-U.

Sur le lieu de pèlerinage de Notre Dame de Toledo, en Oregon, (Etats-Unis), la visionnaire « Sally » Steadman voit et parle avec la Madone chaque année, le 25 mars, fête de l'Annonciation de l'Eglise catholique, ainsi que le premier samedi de chaque mois. Chaque année, l'apparition publique de la Mère bénie marque le retour des pèlerins à Notre Dame de Toledo, après le long hiver.

S. Steadman, retraitée de 83 ans, a commencé à avoir des apparitions mariales en 1992. Le lieu de pèlerinage ouvrit en juin 1997, mais il n'est pas officiellement reconnu par l'Eglise catholique. Les apparitions, vues seulement par S. Steadman, qui décrit à la foule ce qu'elle voit, se produisent toute l'année, le premier samedi de chaque mois. Mais quand les fidèles – par centaines pour les sessions mensuelles – commencent à grelotter à l'approche de l'hiver, Sally leur dit que la Madone a déclaré qu'elle n'apparaîtrait plus durant l'hiver par souci de la santé de ses fidèles.

« Quand l'apparition se produit, la sensation est indescriptible », raconte M. Lewinski, 74 ans, propriétaire retraité d'une société de construction, membre de la paroisse de l'Immaculée Conception.

Sally Steadman fut effrayée quand la Madone lui apparut pour la première fois, en 1992, mais elle se familiarisa progressivement à ces visites, qui se produisent régulièrement en privé, et mensuellement pour le public se réunissant en pèlerinage. Certains de ces rassemblements publics ont attiré plus de 1 600 personnes en pèlerinage à Notre Dame de Toledo.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de ces apparitions du Maître qui fut la Vierge Marie.



Tendances

Home Energies renouvelables 2004

Source : communiqué de presse du World-watch

Avec plus de 3 000 participants, la conférence internationale sur les énergies renouvelables qui s'est tenue à Bonn (Allemagne), en juin 2004 fut, d'après ses organisateurs, le plus large rassemblement de représentants de gouvernements et de responsables du secteur privé sur ce thème. La conférence a abouti à la rédaction d'un programme d'actions internationales listant 165 engagements pris par des gouvernements, des agences internationales et des groupes privés, visant à promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables.

Suite aux inquiétudes relatives à la hausse du prix du pétrole et aux dégâts causés à l'environnement et à la santé humaine par une économie basée sur l'utilisation de carburants fossiles, une grande partie de la communauté internationale considère désormais la question des énergies renouvelables comme prioritaire. Pour les pays en développement, celles-ci permettront de fournir de l'énergie aux pauvres des régions rurales, de réduire la dépendance par rapport aux carburants fossiles et de créer des milliers de nouveaux emplois. La conférence s'est terminée par une déclaration ferme de 154 gouvernements selon laquelle les énergies renouvelables sont appelées à jouer un rôle très important dans la politique énergétique du 21e siècle. Cette conférence a aussi montré l'existence d'un large consensus entre le Nord et le Sud avec des pays tels que le Brésil, le Maroc et l'Ouganda jouant un rôle moteur décisif. Christopher Flavin, président du Worldwatch, a participé à la conférence en tant que conseiller. Il a témoigné du haut degré d'enthousiasme et de consensus parmi les délégués : « Des milliers de responsables vont quitter cette conférence avec l'espoir qu'une action soutenue permettra de dessiner un nouvel avenir énergétique. »




Home L'effet Mozart

Source : The Guardian, G.-B.

De nouvelles recherches ont révélé que la musique de Mozart pouvait provoquer des merveilles sur la santé. Dans un article intitulé l'Effet Mozart, John Jenkins, professeur d'endocrinologie à l'Université de Londres, montre l'impact de la musique sur le cerveau. Selon lui, la musique de Mozart pourrait constituer un élément clé du traitement contre l'épilepsie, maladie qui touche 420 000 personnes en Grande-Bretagne, soit une personne sur 130.

Ces découvertes, publiées dans le Journal of the Royal Society of Medecine, rendent compte des résultats obtenus auprès de 29 épileptiques gravement atteints, a qui l'on a fait écouter du Mozart tout en mesurant leurs ondes cérébrales : 23 d'entre eux présentèrent une réduction de l'activité épileptique. Chez l'un des patients masculins, le taux des ondes cérébrales épileptiques chuta des deux tiers à un cinquième. Deux patients qui présentaient 90 % d'ondes cérébrales épileptiques, virent leur taux chuter à 50 % alors qu'ils écoutaient du Mozart depuis cinq minutes. Cependant, la plupart des patients subirent une rechute dès que l'on arrêta la musique.

En vue d'évaluer l'effet Mozart à long terme, on passa la sonate pour piano K 448 à une fillette de huit ans, en état de veille, dix minutes par heure. Le nombre de crises diminua de neuf au cours des quatre premières heures, à une au cours des quatre dernières heures. Le lendemain, elle ne présenta plus que deux crises en huit heures.

Des études antérieures avaient mis en évidence le fait que, chez les jeunes enfants au cerveau en bonne santé, la musique améliore la vivacité mentale et l'intelligence.




Home Une puce qui voit loin

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une équipe de scientifiques japonais de l'Université de science et de technologie de Nara, en association avec l'Université d'Osaka, vient de mettre au point une puce qui pourrait bientôt refaire voir la vie en rose aux personnes (une sur 5 000) atteintes de rétinite pigmentaire.

Cette dégénérescence rétinienne affecte essentiellement les cellules visuelles (cônes et bâtonnets), laissant à peu près intact le reste du tissu rétinien. Or, ce sont ces cellules qui captent la lumière, et déclenchent ainsi dans l'ensemble de la rétine les stimulations qui aboutiront au cerveau via le nerf optique. Implantée sous la rétine, cette puce capable de transformer directement les excitations lumineuses en signaux électriques de même intensité, suppléera en partie aux déficiences des cellules photo réceptrices. Il devrait s'ensuivre une amélioration de la vue ou, dans les cas sévères, de la perception de la forme générale des objets.





Les priorités de Maitreya

Home Le jeune visage des pauvres d'Uruguay

Source : Unicef

Andrés, 10 ans, et son ami Johnatan, 9 ans, chantent ensemble dans les bus de la capitale, en échange de quelques pièces. « J'ai une sœur jumelle qui vend des poèmes dans les bus, et un frère de 20 ans qui ramasse des cartons jetés pour les vendre. Je vis avec ma mère et mon père », explique Andrés tandis qu'il attend le prochain bus. Andrés et Johnatan chantent ensemble « depuis environ deux ans ». Ils commencent le midi, après l'école.

Selon Fonds des Nations unies pour l'enfance de l'Unicef, la pauvreté infantile a augmenté ces deux dernières décennies en Uruguay, en partie parce que les gouvernements ne sont pas parvenus à mettre à profit les opportunités économiques. Selon le rapport de l'Observatoire des droits des enfants et des adolescents en Uruguay, présenté par l'Unicef à  Montevideo en avril 2004, le ratio entre le nombre d'enfants pauvres et le nombre d'adultes pauvres de plus de 65 ans est passé de 2 pour 1 en 1986 à 7 pour 1 en 1995, et 9 pour 1 en 2003.

En 2002, 46,6 % des enfants d'Uruguay (et 23,7 % de l'ensemble de la population) vivaient dans des foyers pauvres. Cela signifie que, dans un pays de 3,3 millions d'habitants, 104 000 enfants de moins de six ans manquent de nourriture et des biens et services de base.

« En Uruguay, la pauvreté tend à se concentrer dans les segments les plus jeunes de la population, et en particulier parmi les enfants », constate le rapport, qui tient largement pour responsables les gouvernements conservateurs qui ont dirigé le pays depuis la fin de la dictature militaire de 1973-1985.

Les enfants des rues et le travail des enfants « sont les aspects visibles de la pauvreté. Il convient d'y répondre de manière plus décisive et plus innovante, en traitant les problèmes immédiats mais également en instaurant des réseaux de protection sociale plus solides et plus durables », ajoute le rapport. L'Unicef maintient qu'on ne peut simplement accuser les dernières crises économiques, comme celle de 2002 – l'une des pires de l'histoire du pays, de l'augmentation de la pauvreté infantile. En effet, il y a déjà plus de vingt ans que presque la moitié des enfants et des adolescents vivent dans la pauvreté.

L'Uruguay a subit une récession entre 1999 et 2001, laquelle a tourné en véritable crise en 2002, quand l'Argentine, pays voisin – et auquel l'économie uruguayenne est inextricablement liée – a connu une situation économique et politique catastrophique. En Uruguay, les salaires, les exportations et les réserves de devises ont chuté, le système financier s'est effondré et le chômage est monté en flèche pour atteindre le taux de 17 %, le plus élevé depuis 1985 (il est actuellement d'environ 14 %).

« Le pays n'est pas parvenu à tirer avantage des meilleures périodes économiques des années 1990 pour réduire l'écart entre la pauvreté infantile et la pauvreté parmi les adultes les plus âgés. Et les inégalités entre générations ont même augmenté », explique l'Unicef.

L'Unicef note aussi qu'un adolescent sur six a quitté l'école. « Il existe une relation nette entre le travail adolescent et la désertion de l'école : 70 % des adolescents qui travaillent ne vont pas l'école. »

Le rapport s'est également intéressé à d'autres aspects de la situation des enfants et adolescents uruguayens, comme le taux de mortalité, la nutrition, la couverture des services de santé et d'éducation, les grossesses adolescentes, et les taux de VIH/Sida.




Home Combattre davantage la pauvreté

Source : New York Newsday, Etats-Unis

Le 22 avril 2004, lors d'un Sommet financier mondial, aux sièges du Fond monétaire international et de la Banque mondiale, à Washington, James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, a déclaré aux ministres des Finances et aux banquiers centraux de 184 pays que, bien qu'ils puissent voir des signes de reprise économique, trop peu était entrepris pour améliorer les conditions de vie de nombreuses personnes de par le monde. Les dépenses faussement jugées comme prioritaires, comme les subventions militaires et agricoles, sont effectuées aux dépens des efforts à mener contre la pauvreté : « Le terrorisme, l'Irak, la croissance, l'emploi, les élections, le déficit budgétaire, s'il s'agit de sujets légitimes, tendent à repousser les questions de pauvreté et de développement. Or ils ne sont pas sans lien. Vous n'obtiendrez pas la paix et la stabilité à moins de vous occuper de la pauvreté et du développement. »

Précédemment, s'adressant à une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu au sujet de la prévention et de la résolution des conflits, le 15 avril, J. Wolfensohn a tourné en dérision l'écart existant entre la dépense mondiale de 900 milliards de dollars pour la Défense et celle de 50 milliards pour le développement. « Si c'était l'inverse, a-t-il déclaré, nous n'aurions probablement pas besoin de plus de 50 milliards pour la Défense. »

Citant une étude de la Banque mondiale sur les sources de conflits disant que « nos recherches suggèrent que le manque d'opportunités économiques et la compétition pour des ressources rares qui en résulte, plus que les problèmes ethniques, politiques, et idéologiques, sont à la racine de la plupart des conflits des trente dernières années », J. Wolfensohn déclare : « On peut deviner la conclusion [...], les pauvres, comme les riches, veulent vivre en paix dans leur communauté. Ils ne veulent pas la charité, mais des opportunités. »




Home La Bolsa Escola de Lula

Source : New York Times, Etats-Unis

Dans le cadre de ce que le New York Times décrit comme « un programme social d'un genre nouveau qui se répand rapidement à travers l'Amérique latine », le Brésil, sous la conduite de son président Lula da Silva, a augmenté de façon spectaculaire son programme de transferts de revenus en faveur de ses citoyens les plus pauvres.

Le gouvernement verse de petites sommes aux familles les plus défavorisées, qui leur permettront d'acheter des biens de première nécessité comme du riz, du sucre, des pâtes et de l'huile, celles-ci s'engageant en retour à scolariser durablement leurs enfants et à leur assurer un suivi médical sérieux. Cette bolsa escola (bourse scolaire), change radicalement les choses dans les régions du nord-est du pays, qui connaissent le plus fort taux de pauvreté rurale de l'Amérique latine. Le gouvernement prévoit de faire bénéficier 45 millions de Brésiliens de ce programme d'ici 2006, soit environ un quart de sa population.

Cette version brésilienne des allocations familiales s'est répandue dans un certain nombre de pays, comme le Nicaragua, le Honduras et le Mexique, où elle connaît d'ores et déjà des résultats impressionnants. L'International Food Policy Research Institute (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, association américaine à but non lucratif), a constaté qu'au Mexique, les enfants de familles bénéficiant de ces allocations sont mieux nourris, donc en meilleure santé, et restent plus longtemps à l'école. Ce programme touche désormais plus de 20 millions de Mexicains.

Ces politiques d'allocations familiales ciblées traduisent, selon Nancy Birdsall, présidente du Center for Global Development (groupe de recherche à but non lucratif basé à Washington), le souci général des responsables sud-américains de prendre en compte les besoins des catégories les plus défavorisées. Elles constituent, en quelque sorte, des « accélérateurs miracles » du développement. « A chaque décennie, déclare-t-elle, on voit apparaître une initiative décisive, et ces mesures en sont certainement une illustration. »





Faits et prévisions

Home Risque d'un effondrement du système financier

Source : EIR

« D'après la loi de cause et d'effet, un krach boursier mondial est inévitable. » [Le Grand Retour, Benjamin Creme]

Interrogé par l'Executive Intelligence Re-view (EIR), le directeur d'un des principaux fonds de pension mondiaux a avoué qu'il était très pessimiste au sujet des marchés financiers mondiaux, et qu'il prévoyait un effondrement majeur de tout le système. « Nous observons la formation de bulles simultanément sur le marché immobilier, sur le marché obligataire et sur le marché des actions ; ces bulles sont encore en train de croître, mais elles finiront par exploser. »

Il a utilisé la métaphore suivante pour faire part de son inquiétude : « Les marchés financiers ressemblent à un groupe de campeurs dans la savane. Ils sont entourés d'animaux sauvages. Alan Greenspan (président de la Réserve fédérale américaine) et les directeurs des Banques centrales sont les gardiens du camp. Pour le préserver, ils ravivent constamment le feu avec tout le bois qu'ils trouvent. Mais au matin, il n'y aura plus de bois. Je vous laisse imaginer ce qui arrivera. » La situation des marchés financiers est très similaire. Les dettes et les prêts se sont accrus de manière astronomique l'année dernière. D'après les estimations du FMI, la croissance des produits dérivés a été exponentielle pour atteindre un niveau inimaginable de 170 000 000 millions de dollars. « Ceux qui sont engagés dans cette roulette refusent de voir la réalité en face, déclare-t-il, et il conclut en disant que, nous sommes à la veille d'un krach excessivement brutal. »




Home Aucun lien entre Saddam Hussein et l'attentat du 11 septembre

Source : The Guardian, G.-B.

Question. Existe-t-il un lien entre Saddam Hussein et Al-Qaïda ?
Benjamin Creme :
Non. [Partage international, mars 2003]

La Commission américaine d'investigation sur l'attentat du 11 septembre a déclaré en juin 2004 n'avoir trouvé aucune preuve que l'Irak et Al-Qaïda aient coopéré dans le complot ni collaboré en quoi que ce soit, contrairement aux affirmations persistantes de la Maison Blanche.

George W. Bush avait auparavant concédé qu'il n'existait « aucune preuve » d'un lien entre Saddam Hussein et les attentats du 11 septembre, mais des responsables de la Maison Blanche, notamment D. Cheney, ont continué à parler d'un lien avec Al-Qaïda.




Home Initiative pour un plan Marshall mondial

Source : Communiqué de presse de l'Initialive pour le plan Marshall m

« Des millions d'Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour le changement et la justice. Un nouveau plan comparable au plan Marshall sera créé, qui sauvera les millions d'affamés dans le monde. » [Benjamin Creme, Le Grand Retour]

La politique internationale prétend adhérer aux plus hauts objectifs éthiques, tandis que dans les faits, sa pratique consiste simplement à piller les pays pauvres au profit des riches. « A terme, cette situation appauvrira tout le monde. Un système économique mondialisé qui maintient les pauvres à l'extérieur de frontières renforcées, tout en leur exposant la richesse de leurs voisins à la télévision, nourrie une pratique de terreur », déclare le professeur Franz Radermacher, membre du Club de Rome. F. Radermacher réclame de toute urgence la mise en place d'un plan Marshall comparable à celui qui a permis la reconstruction de l'Allemagne et de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale : « Le défi auquel le monde est confronté est celui de faire disparaître la pauvreté. Mais cela ne se produira que si les riches sont prêts à co-financer la mise en place de conditions de vie acceptables pour l'ensemble de la population. »

L'Initiative plan Marshall mondial (Global Marshall plan Initiative) a vu le jour en 2003 grâce à la Fondation pour le Contrat mondial (Global Contract Fondation), au Forum Eco-social européen et à des représentants du Club de Rome et du Club de Budapest, auxquels se sont joints des partenaires du monde des affaires, de la société civile et du monde politique.

D'ici 2008, l'Initiative a pour but, sous la conduite de l'Europe, de changer le paysage mondial afin que les Objectifs de développement du millénaire des Nations unies – diviser par deux la pauvreté d'ici 2015 – puissent être atteints. Cela nécessitera de nouveaux instruments financiers et de nouvelles méthodes de mise en œuvre. « Des engagements et non des mots, la coopération et non l'isolation, l'investissement et non le dépouillement, la perspective et non la haine – il est encore temps de stopper la destruction de l'écosystème et la guerre entre les riches et les pauvres », affirme le professeur Radermacher.

F. Radermacher, qui a publié un ouvrage intitulé Une alternative à la destruction – l'économie de marché écosocial comme clef d'un développement mondial durable », présenté au groupe de travail du plan Marshall mondial à Bruxelles, début 2004, nous met en garde : « L'humanité se trouve sur un chemin dangereux : un écosystème surexploité, un déséquilibre extrême des forces en présence, un écart plus grand encore entre les riches et les pauvres, une croissance vertigineuse de la population mondiale, de la haine et de la terreur. »

Le livre aborde de nombreux scénarios imaginés par le Pentagone qui résulteraient à la fois du processus de mondialisation engendrée par le fondamentalisme du marché libre, et de la politique menée par le Nord de « prise de pouvoir sur les ressources ». Ces éléments, selon F. Radermacher, dominent la politique étrangère des Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001.

Pour assurer un futur durable, nous devons changer de direction et suivre les principes d'une économie de marché écosocial, explique F. Radermacher. Cela remplacerait le fondamentalisme de la liberté du marché et des échanges par une coordination appropriée des processus sociaux économiques guidée par des principes de consensus et de pérennité. Au centre du dispositif, il y aurait un Contrat mondial, c'est-à-dire le co-financement du développement par le monde riche en échange du consentement des nations pauvres à accepter une qualité définie de vie sociale et environnementale.




Home Chine : une incroyable croissance

Source : The Guardian, G.-B.

« La Chine est sur le point de devenir une nation très puissance. Pour le moment, le capitalisme y occupera une certaine place mais cette nation conservera les valeurs de vie propres à sa civilisation, contrairement à la Russie où ces valeurs ont été détruites. Le capitalisme pur, pas plus que le socialisme pur, ne peuvent survivre dans le monde. L'économie chinoise deviendra très forte : elle « égalera le dollar ». [Maitreya, Partage international, octobre 1993]

Lors de la conférence de Shanghai sur la réduction de la pauvreté, en mai 2004, la Chine a reçu des éloges pour les succès sans précédent remportés ces dernières années : depuis l'ouverture de son économie en 1978, trois-quarts des personnes sorties de la misère à travers le monde sont chinoises. Selon la Banque mondiale, le nombre de Chinois survivant avec moins d'un dollar par jour est passé de 490 millions en 1981 à 88 millions aujourd'hui. Pendant cette période, la production en Chine a été multipliée par huit et le revenu moyen a augmenté de 7 % par an.

L'objectif principal des 800 délégués à cette conférence, parmi lesquels les présidents du Brésil, de la Tanzanie et du Bangladesh, était de partager leurs expériences en matière de lutte contre la pauvreté, afin que des exemples d'action simples ayant réussi localement soient adaptés et appliqués à plus grande échelle ailleurs. Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, s'est trouvé dans la position inhabituelle de faire l'éloge des plans quinquennaux du Parti communiste chinois en matière économique.

« Shanghai fait clairement figure de référence pour ceux qui réfléchissent aux moyens de réduire la pauvreté. Il y a ici des exemples à suivre en matière de constance et d'efficacité, a-t-il déclaré. Ceci n'est pas une conférence pour enseigner le consensus de Washington. Le consensus de Washington est mort depuis des années. Aujourd'hui, il n'y a plus de consensus. Nous ne sommes pas ici pour enseigner des doctrines mais pour échanger des idées. »

Mais la croissance rapide que connaît la côte Est chinoise a créé une grande inégalité avec l'intérieur du pays où règne la pauvreté : dans les forêts du Yunnan, les montagnes du Tibet et les déserts de la Mongolie intérieure, des millions de personnes manquent toujours d'eau et de nourriture. Il convient également de souligner que les plans chinois de réduction de la pauvreté sont possibles en grande partie grâce au système politique autoritaire qui règne dans ce pays. La politique de l'enfant unique, qui a été condamnée par la communauté internationale comme une atteinte aux droits de l'homme, a permis néanmoins de limiter la croissance démographique et donc le niveau de prélèvement sur les ressources.

Cependant, l'aide internationale reconnaît que l'administration chinoise fait preuve d'une bonne volonté croissante lorsqu'il s'agit de tirer parti d'expériences venant de l'étranger.

De nombreux projets pilotes, comme ceux financés par les Britanniques visant à informer sur le sida/VIH au Yunnan et d'autres projets éducatifs dans le Gansu, ont été adaptés et appliqués par le gouvernement chinois au niveau national.

« La Chine est en pleine mutation. Elle se développe de la façon qui lui convient, a déclaré Hilary Benn, secrétaire d'Etat britannique au Développement international. La croissance chinoise est étonnante, et les bénéfices de sa croissance le sont aussi. La Chine nous montre ce qui peut être fait grâce à des décisions politiques éclairées. »


– Le PIB de la Chine est passé de 362,4 milliards de dollars en 1979, à
11 900 milliards aujourd'hui. On s'attend à ce qu'il double encore dans les dix prochaines années.

– Son PIB a augmenté de 9,1 % au cours de l'année dernière.

– On estime que le taux de pauvreté en Chine est descendu de 49 % de la population en 1981 à 6,9 % en 2002.

– L'espérance de vie moyenne est passée de 35 ans (en 1949) à 71,4 ans aujourd'hui.





Regard sur le monde

Home Le fossé entre riches et pauvres

Source : Rapport de l'Onu sur le développement humain

– 54 pays ont vu leur revenu moyen décliner pendant les années 1990.

– 21 ont connu une détérioration de leurs revenus, de leur espérance de vie et de leur taux d'alphabétisation.

– 30 000 enfants meurent chaque jour de maladies curables.

– 500 000 femmes meurent chaque année – une par minute – durant leur grossesse ou leur accouchement.

– 13 millions d'enfants sont morts de diarrhée dans les années 1990 – un nombre supérieur à celui des pertes dues aux conflits armés depuis la Seconde Guerre mondiale.

– L'espérance de vie au Zimbabwe est de 33,1 ans, alors qu'elle était de 56 ans au début des années 1970. En Grande-Bretagne, elle est passée de 72 à 78,2 ans.

– En Sierra Leone, 363 enfants sur mille n'atteignent pas leur cinquième anniversaire, contre 4 en Norvège.





Le respect de la loi

Home Les lois sur la torture foulées au pied

Source : The Guardian, Reuters, G.-B. ; The Nation, The New Yorker,

« Chaque fois que la loi se relâche et que les désordres apparaissent de tous côtés, alors je Me manifeste. » [Baghavad Gita] La promesse faite par Krishna, l'Avatar, de revenir lorsque les désordres se multiplieraient, semble aujourd'hui particulièrement opportune. C'est pour tenir cette promesse que Maitreya, l'Avatar actuel, est à présent ici, à une époque où le désordre prédomine.

« Lorsqu'une nation atteint l'âge adulte, à la maturité, les relations qu'elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l'autorité de la Loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix. [...]Lorsque, parmi les nations, l'on ignore l'autorité de la loi, c'est le monde entier qui en souffre. » [Le Maître —, PI, avril 2004]

Actuellement, des traités et les résolutions de l'Onu sont ignorés, et des lois nationales et internationales sont bafouées. Dans cette section, nous publions des articles mettant l'accent sur la nécessité de renouveler le respect de la Loi.

Tandis que des photographies montrant les abus et les humiliations infligés aux prisonniers irakiens engendrent l'indignation et la condamnation des Etats-Unis pour leur hypocrisie et leur violation de la loi internationale, des reportages diffusés par les médias américains ont alimenté les accusations selon lesquelles l'administration Bush aurait manipulé les lois nationales et internationales afin de justifier la torture des prisonniers à Guantanamo Bay, en Irak et ailleurs, et fera en sorte que les Etats-Unis ne puissent être légalement poursuivis pour les actes commis dans la « guerre contre le terrorisme ».

Une série d'articles de Seymour Hersh, parus dans The New Yorker, a révélé que les racines du scandale Abu Ghraib reposent sur une opération top secret approuvée par D. Rumsfeld, encourageant les abus physiques et les humiliations sexuelles afin d'obtenir des renseignements. Des tactiques similaires ont été utilisées dans la chasse au groupe terroriste Al-Qaïda.

Les documents obtenus par le magazine américain comprennent un mémo des avocats de l'administration Bush à D. Rumsfeld, daté de mars 2003,soutenant qu'en tant que commandant en chef, « l'autorité absolue du président sur la conduite de la guerre » prévalait sur les traités internationaux, ainsi que la Convention générale et les lois fédérales américaines interdisant la torture. Ils comprennent également un rapport du Pentagone, daté d'avril 2003, décrivant comme légales certaines méthodes de torture telles que la privation de sommeil, et déclarant que le président Bush avait le pouvoir constitutionnel d'autoriser la torture lorsque des vies américaines se trouvaient en danger.

Auparavant, l'ordre militaire du 13 novembre 2001 du président Bush avait refusé le statut de prisonniers de guerre aux captifs afghans, permettant ainsi leur détention sans acte d'accusation et sans qu'ils puissent faire appel à un avocat. Premier ordre de ce type à être prononcé depuis la Seconde Guerre mondiale, il a été formulé sans consultation légale du Pentagone et, d'après un ancien fonctionnaire du Pentagone, il est « tombé comme un coup de foudre. Ni moi, ni personne de ma connaissance n'en avons eu aucune connaissance préalable, et n'avons eu aucune opportunité de commenter cet ordre militaire du président ». D'après un autre fonctionnaire, le conseiller général du Pentagone, William James Haynes, lui-même, n'avait pas été consulté.

Pressé par le Comité du Sénat, le 8 juin 2004, quant à savoir si le président Bush était jamais intervenu dans le traitement réservé aux détenus, le procureur général John Ashcroft a refusé de répondre autre chose que : « Cette administration rejette la torture. » Il a également refusé de divulguer des documents sur la question de savoir si le président avait donné un ordre accordant l'immunité aux interrogateurs, déclarant seulement : « Le président n'a donné aucun ordre de ce genre. »

Lors de la conférence de presse du G-8 à Savannah, Georgie (Etats-Unis), à la question de savoir s'il considérait que la torture pouvait se justifier dans certaines circonstances, le président Bush a affirmé que ses ordres étaient conformes à la loi : « Ce que j'ai autorisé, c'est que nous restions dans les limites de la loi », a-t-il affirmé, mais il a ajouté ne pas être en mesure de se souvenir du mémo à Donald Rumsfeld.

Un rapport du 10 juin 2004, émanant du Human Rights Watch (HRW), affirme que c'est la politique de l'administration Bush qui a conduit aux abus infligés aux prisonniers en Irak. « Les tortures et mauvais traitements infligés aux prisonniers irakiens à la prison d'Abu Ghraib ont été le résultat prévisible de la décision de l'administration Bush de contourner la loi internationale, » affirme le rapport de 38 pages intitulé La route vers Abou Ghraib.

Ce rapport examine comment l'administration Bush a délibérément adopté une politique autorisant des techniques d'interrogatoire illégales – puis a passé deux ans à couvrir ou à ignorer les rapports de tortures et autres abus commis par les troupes américaines. « Les horreurs d'Abu Ghraib n'étaient pas simplement des actes de soldats isolés, a déclaré Kenneth Roth, directeur du HRW. L'affaire d'Abu Ghraib est
le résultat des décisions prises par l'administration Bush de contourner la loi. »

Les méthodes coercitives utilisées par les Etats-Unis sur des « détenus » pour « les préparer » aux interrogatoires consistaient à les maintenir dans des positions douloureuses et stressantes ; à les priver de sommeil et de lumière pendant de longues périodes ; à les exposer à une chaleur extrême, au froid, au bruit, à la lumière ; à leur mettre une cagoule ; et à les faire rester nus – pratiques prohibées par les interdictions de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants stipulées dans la loi internationale sur les droits de l'homme, les lois sur les conflits armés, ainsi que les vieilles réglementations militaires américaines, affirme le rapport.

Le HRW soutient que les fonctionnaires de l'administration Bush ont ignoré les rapports sur les mauvais traitements infligés aux détenus et affirme que dès les premiers jours de la guerre en Afghanistan et de l'occupation de l'Irak, le gouvernement américain a couvert ou omis de réagir aux allégations répétées et sérieuses de tortures et d'abus. L'organisation a demandé au président Bush d'apporter la preuve de ces réfutations en révélant publiquement tous les documents gouvernementaux correspondants, et a prié l'administration américaine d'exposer en détail les mesures prises pour s'assurer que ces pratiques abusives cesseront et de poursuivre énergiquement tous les responsables qui ont ordonné ou excusé ces abus.

Susan Sontag, auteur et journaliste, écrivant dans le journal anglais The Guardian, remet en question le niveau auquel le gouvernement américain traite le scandale : « Tous les actes ont été commis par des individus. La question n'est pas de savoir si les tortures étaient l'œuvre de quelques individus mais si elles étaient systématiques, autorisées, tolérées, couvertes. Elles étaient tout cela à la fois. La question n'est pas de savoir si une majorité ou une minorité d'Américains commettent de tels actes, mais si la nature de la politique poursuivie par cette administration et les hiérarchies mises en place pour les commettre rend ces actes vraisemblables.

L'idée que les « excuses » ou manifestations de « dégoût » et « d'horreur » exprimées par le président et le secrétaire à la Défense sont une réponse suffisante à la torture systématique et au meurtre de prisonniers dénoncés à Abu Ghraib est une insulte au sens moral et historique. »




Home Condamnation de la dévastation de Rafah

Source : UNRWA, The Guardian, G-B

Recept Tayyip Erdogan, premier ministre de Turquie, l'un des plus proches alliés d'Israël au Moyen-Orient, a accusé Ariel Sharon de « terrorisme d'Etat » à l'encontre des Palestiniens et comparé le traitement infligé aux Palestiniens à celui infligé aux juifs pendant l'Inquisition espagnole.

« Aujourd'hui, les Palestiniens sont les victimes, a-t-il déclaré au journal israélien Ha'aretz, et les Israéliens traitent les Palestiniens comme eux-mêmes ont été traités, il y a cinq cents ans. »

M. Erdogan a ordonné aux services de sécurité de Turquie de ne pas signer de nouveaux contrats d'armements et de réduire la coopération militaire et l'échange de renseignements avec Israël. Le gouvernement turc a déclaré qu'à son avis Ariel Sharon n'était pas intéressé par une paix négociée. « Nous sommes favorables à une reprise du processus de paix, et le gouvernement israélien n'a pas contribué à nos efforts dans ce sens », a affirmé M. Erdogan.

L'UNRWA (Agence d'assistance et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) a condamné très vivement la violation du caractère sacré de ses écoles. Deux garçons de dix ans ont été frappés à la tête et au cou lorsque des tanks israéliens ont tiré sur leur école à Rafah, le 1er juin 2004. En mars 2003, une écolière de douze ans est devenue irrémédiablement aveugle après avoir reçu dans la tête une balle tirée depuis un poste d'observation israélien situé à l'extérieur de Khan Younis.

« Une telle indifférence à l'égard du caractère sacré des écoles, et des drapeaux de l'Onu flottant au-dessus d'elles, viole toutes les normes humanitaires et est absolument intolérable », a déclaré Peter Hansen, commissaire général de l'UNRWA.




Home De l'importance des droits de l'homme

Source : Amnesty International

Décriant ce qu'il appelle la pire attaque contre les droits de l'homme et le droit international humanitaire depuis cinquante ans, le Rapport Amnesty International 2004 condamne le sabotage du droit international par les grands Etats et met en relief le mouvement mondial de justice qui émerge à travers les millions de manifestants en faveur des droits de l'homme de par le monde.

« Les gouvernements sont en train de perdre leur conscience morale, ils sacrifient les valeurs universelles des droits de l'homme à une poursuite aveugle de la sécurité. Ces erreurs de gouvernement sont une dangereuse concession aux groupes armés », déclare le rapport, qui décrit comment « les gouvernements et les groupes armés ont lancé une guerre contre les valeurs universelles, détruisant les droits fondamentaux des gens ordinaires », et signale que la violence des groupes armés et l'augmentation des violations par les gouvernements conduisent à un monde de méfiance, de peur et de division grandissantes.

Selon Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, «les principes du droit international et les outils de l'action multilatérale qui pourraient nous protéger d'une attaque [terroriste] sont sapés, négligés ou détruits par les gouvernements puissants ». Dans son avant-propos, intitulé : De l'importance des droits de l'homme, elle met en garde : « Il n'y a pas d'autre issue pour une sécurité durable que celle des droits de l'homme. Les visées sécuritaires mondiales du gouvernement des Etats-Unis sont totalement dépourvues de perspectives ou de principes. Sacrifier les droits de l'homme au nom de la sécurité intérieure, en fermant les yeux sur les abus commis à l'étranger et en recourant sans restriction à des frappes militaires préventives n'ont ni augmenté la sécurité ni assuré la liberté. » Obsédés par le terrorisme et les armes de destruction massive, déclare-t-elle, les gouvernements ont laissé sans réponse les vraies armes de destruction massive – l'injustice et l'impunité, la pauvreté, la discrimination et le racisme, le libre commerce des armes légères, la violence faite aux femmes et les mauvais traitements des enfants. « L'Irak et la « guerre contre le terrorisme » ont laissé dans l'ombre les plus grands enjeux actuels des droits de l'homme, déclare-t-elle. Selon certaines sources, les pays en développement dépensent environ 22 milliards de dollars par an en armement, alors que pour 10 milliards de dollars par an, ils pourraient offrir une éducation primaire pour tous. Ces statistiques cachent un énorme scandale : la promesse trahie de combattre la grande pauvreté et de s'occuper des injustices économiques et sociales flagrantes. »

Mme Khan décrit le monde comme « réclamant à grands cris une direction morale basée sur les valeurs universelles des droits de l'homme. Les droits de l'homme importent car ils offrent une vision puissante et irrésistible d'un monde meilleur et plus juste, et un plan concret pour y arriver. Ces valeurs universelles de justice sont la voie la plus efficace vers la sécurité et la paix ».





Dossier

Home L'illusion : 3/3

par Benjamin Creme

(suite de 2/3)

Q. Je crois que vous avez dit que c’était la personnalité d’H.P. Blavatsky et non son âme qui avait travaillé à travers la société théosophique. Comment se peut-il que l’âme de quelqu’un qui est un initié du quatrième degré, et dont par conséquent la personnalité est imprégnée par l’âme, ne soit pas impliquée dans son travail de service ? Est-ce de l’illusion ou du mirage ? (E-U)
R. Il ne s’agit ni d’illusion ni de mirage. C’est le simple fait que l’âme d’H. P. Blavatsky n’était pas impliquée dans son travail à la société théosophique. Ce qui était impliqué, c’était sa personnalité imprégnée par l’âme. Elle a accompli toute sa tâche en tant que personnalité imprégnée par l’âme. L’âme d’un initié du quatrième degré a été réabsorbée dans la monade, et elle n’existe donc pas en tant qu’aspect séparé.
La personnalité est un véhicule pour l’âme, mais du point de vue monadique, la personnalité imprégnée par l’âme n’est pas identique à l’âme elle-même. L’âme est réabsorbée par la monade à la quatrième initiation, et il n’existe alors que la monade d’une part, avec l’âme réabsorbée, et d’autre part la personnalité imprégnée par l’âme. Les énergies, les pouvoirs et les qualités de l’âme s’expriment à travers la personnalité. Le but pour la monade est de travailler finalement à travers la personnalité du plan physique. Ceci est réalisé à la cinquième initiation. L’âme prépare la voie, accordant les différents véhicules, les affinant de plus en plus, élevant leur taux vibratoire jusqu’à ce qu’ils puissent supporter l’union des énergies très élevées de la monade et du véhicule physique.
   Les corps sont transformés, de manière subtile et graduelle, par l’apport de plus en plus grand de particules subatomiques. Lorsqu’une personne atteint la quatrième initiation, il y a en elle trois quarts de matière subatomique et un quart de matière atomique. La personne est alors composée de trois quarts de lumière et d’un quart de matière atomique. A la cinquième initiation ce processus est achevé, le corps du Maître est à cent pour cent composé de matière subatomique, ou de lumière. C’est de la matière physique, mais cette matière physique est maintenant de la lumière. Nous sommes en vie pour spiritualiser la matière de la planète, et nous le faisons en spiritualisant l’aspect matière de nos corps. Dans une pièce où se trouvent des personnes ayant atteint un certain niveau d’initiation, il y a davantage d’illumination, davantage de lumière émanant des corps. Si nous étions tous des Maîtres, il y aurait tout simplement un grand rayon de lumière. 
 
Q. Un initié du second degré devrait être libéré du mirage. Hitler était un initié du second degré, mais était-il libéré du mirage ? (Europe)
R. Je ne pense pas que les initiés du second degré soient nécessairement totalement libérés du mirage. Ils sont capables de passer la deuxième initiation car ils sont parvenus à une maîtrise relative du plan astral, mais cela ne signifie pas qu’ils soient entièrement libérés du mirage.  Cependant, le problème d’Hitler, c’était l’illusion. Il était obsédé par deux membres de la loge noire. Hitler étant médium, ces derniers travaillaient à travers lui. C’est pour cette raison qu’il était capable de caresser la tête des petits enfants et que ses amis le trouvaient très gentil, mais que par ailleurs, lorsqu’il était obsédé et s’adressait à la foule, il entrait dans une folle rage car les membres de la loge noire s’exprimaient alors à travers lui. Ils prenaient possession de son corps et Hitler disait ce qu’ils lui faisaient dire. C’était une profonde illusion. Mais si Hitler n’avait pas été médium, tout cela ne serait pas arrivé. Il aurait probablement eu ces illusions, mais il n’aurait pas été capable de les mettre en pratique. Bien qu’ayant passé la seconde initiation, il avait une personnalité mauvaise – seule une personnalité mauvaise pouvait vouloir diriger le monde et c’était son but, diriger et contrôler le monde pendant mille ans. Le Troisième Reich a duré douze ans.
 
Q. Comment est-il possible qu’un individu mauvais comme Hitler ait pu passer la seconde initiation ? (Europe)
R. Peut-être n’était-il pas un individu mauvais avant de passer la deuxième initiation. L’initié du deuxième degré possède un certain pouvoir. Toute initiation confère à l’initié un pouvoir qu’il peut utiliser en bien ou en mal. C’est le même pouvoir, mais Hitler était névrosé, il avait une personnalité mauvaise, et, qui plus est, il était médium et pouvait donc être obsédé, comme ce fut le cas, par des membres de la loge noire. Il travailla avec un groupe de sept personnes en Allemagne, ainsi qu’un groupe de militaristes au Japon et un groupe ayant à sa tête Mussolini en Italie. Ils formèrent les puissances de l’Axe : l’axe Berlin, Rome, Tokyo opposé aux Alliés, derrière lesquelles se tenaient les Maîtres de notre Hiérarchie. Hitler aurait dominé le monde aussi longtemps qu’il aurait vécu – c’est-à-dire pas lui, mais les forces du mal qui travaillaient à travers lui. Il n’était qu’un agent, un représentant du mal, mais les forces du mal avaient besoin d’une personnalité mauvaise ou d’un groupe mauvais pour agir à travers lui.
   Une chose similaire se produit aujourd’hui avec le groupe du Pentagone aux Etats-Unis, les sionistes en Israël et un groupe en Europe de l’Est, qui utilisent le même genre d’énergie, mais heureusement avec une puissance moindre. La guerre en Irak et la soif générale d’ambition du gouvernement républicain des Etats-Unis, ainsi que l’oppression du peuple palestinien par le gouvernement israélien, obéissent à ce même flux d’énergie. C’est la raison pour laquelle la situation est très dangereuse. Mon Maître a affirmé qu’il faudrait toute la force combinée de la Hiérarchie et de l’humanité pour finalement venir à bout de cette énergie mauvaise.
 
Q. Je peux comprendre le triangle du mal entre les Etats-Unis et Israël mais qu’en est-il en ce qui concerne l’Europe de l’Est ? (Europe)
R. Que faites-vous de Milosevic par exemple ? Il existe un groupe de pays dans l’ancien bloc de l’Est qui constitue la troisième pointe de ce triangle.
 
Q. A notre niveau (degré d’évolution) la distinction entre illusion et mirage entre-t-elle réellement en jeu ? (E-U)
R. Oui, sinon je n’aurais pas donné cette conférence sur l’illusion. Il est important pour les disciples et ceux qui sont dans la période probatoire, les aspirants au discipulat, de s’éveiller à la nature du mirage, à la nature de l’illusion, et à la façon dont celle-ci restreint la faculté de l’âme dans son processus de révélation. Il est très bénéfique pour les groupes d’aborder cette question.
 
Q. Le fait d’être certain de quelque chose – une idée ou même une connaissance supposée obtenue par intuition – est-il un signe d’illusion ? (E-U)
R. Généralement oui. Si c’est de l’intuition, vous êtes vraiment certain. Vous savez parce que vous savez. Il n’y aucun doute. Si vous travaillez sous l’emprise de l’illusion, vous pouvez être tout aussi certain, mais vous êtes certain de quelque chose qui est manifestement erroné. Cela n’a aucun lien avec la réalité. Le test est celui-ci : cela a-t-il un lien avec la réalité, ou est-ce juste une illusion, une forme-pensée ? Lorsqu’il s’agit d’une illusion, d’une forme-pensée, vous découvrez que cela ne s’accorde pas avec la réalité, et ne révèle rien.
 
Q. Vous avez parlé du devoir des disciples de se manifester et de défier l’autorité afin de dissiper l’illusion lorsque c’est possible. Le Maître lui-même nous a encouragés dans ses messages à manifester en faveur de la paix ou à soutenir des programmes particuliers. Cependant, il existe une confusion commune sur la quantité d’efforts qui devrait être consacrée à ces activités aux dépens du travail concernant la Réapparition. Ceci semble être un problème pour de nombreuses personnes dans le groupe. Pourriez-vous nous dire ce que vous pensez de cette division apparente de l’effort ? (E-U)
R. A mon avis il n’y a pas de division. Vous faites les deux. Vous ne faites pas une chose au détriment de l’autre. Vous défiez l’autorité, en dissipant l’illusion lorsque c’est possible. Vous manifestez en faveur de la paix lorsque c’est nécessaire, vous soutenez des programmes particuliers. Mais vous utilisez également votre temps et votre énergie pour promouvoir l’information sur la Réapparition. Je ne vois pas de division, mais il semblerait que certaines personnes en voient une.
   Cela dépend de la manière dont elles organisent leur vie. Si leur vie doit être organisée et si elles ont un temps mesuré, consacrant tant d’heures à ceci, tant d’heures à cela, c’est une façon de faire. Ce n’est pas la mienne, mais cela peut être celle de certaines personnes.
C’est une question de bon sens, d’équilibre. Il n’existe pas d’autre groupe dans le monde préparant la voie pour Maitreya et les Maîtres. C’est le travail primordial. On doit lui accorder la priorité. 
 
Q. Pouvez-vous en dire plus sur le courage que doit avoir un disciple ? (Europe)
R. Il doit avoir davantage de courage. Il faut du courage pour s’attaquer à ses mirages. Il faut du courage pour changer. Le mirage, comme la lumière, a une émanation – tout comme la sagesse ou l’amour ont une émanation.
   Il est très facile de voir les mirages des autres, mais pas les siens. Si d’autres ont des mirages, vous pouvez être certain que vous en avez vous-même. Vous en avez nécessairement quelques-uns. Si vous en avez, vous avez besoin de courage pour les reconnaître. Il faut même du courage pour admettre leur existence.
   Il y a également les illusions du plan mental que toute personne intelligente et réfléchie a nécessairement. Dans ce groupe, les gens sont généralement, mais pas exclusivement, des personnes intelligentes et réfléchies dont le principal problème sera l’illusion, plutôt que le mirage. Les gens souffrant d’illusion sont habituellement des personnes qui, dans une certaine mesure (même si elles n’ont pas encore passé la deuxième initiation), se sont libérées des mirages du corps astral, et ont mis suffisamment d’ordre dans ce domaine pour y voir plus clair. Elles n’ont pas besoin d’aller chez le psychanalyste !
   Le mental peut regarder les émotions et apporter sa lumière sur les mirages du corps astral. Mais cela nécessite du courage. Il faut du courage pour changer, pour être prêt à changer, pour accepter le bouleversement, la transformation, qui se produit lorsqu’on passe la première, la deuxième, ou la troisième initiation. Il faut du courage pour arriver là, pour franchir ce cap difficile, pour renoncer. D’une manière générale, l’évolution est un processus de dépouillement. Il faut du courage pour se transformer et commencer à faire certaines choses – comme la méditation de transmission. Certaines personnes ont peur de la méditation de transmission car elles ont entendu dire qu’elle transforme ceux qui la pratiquent. Elles ont peur d’être transformées et effectivement la méditation de transmission transforme.   
 
Q. Vous avez mentionné la nécessité pour un disciple d’avoir le courage de dire la vérité ; devrions-nous continuer à le faire, même si cela crée un conflit avec les autres ? (Europe)
R. Oui et non. Si vous connaissez la vérité, ou pensez la connaître, il vous appartient de la révéler et de ne pas faire semblant de l’ignorer.
D’un autre côté, vous devez faire preuve de bon sens. L’une des qualités qui manquent le plus au disciple idéaliste moyen est le bon sens. Sinon on n’aurait pas ces questions « abruptes et directes » auxquelles il faut répondre par un oui ou un non. Il ne s’agit pas de oui ou non ; c’est oui et non. Oui, si vous pensez connaître la vérité, vous devez parler ; dans la mesure où vous connaissez la vérité, il vous appartient de la révéler. Mais, vouloir coûte que coûte révéler votre version de la vérité lorsque personne ne vous écoute, et lorsque personne ne veut l’entendre, c’est autre chose. Vous ne devez pas, par exemple, gaspiller votre temps et votre énergie à crier aux ministres du culte chrétiens : « Pourquoi ne le croyez-vous pas ? Le Christ est présent dans le monde. Combien de fois devrais-je vous le dire ? Pourquoi, vous qui êtes chrétien, ne le croyez-vous pas ? » Je connais des personnes qui agissent ainsi, qui écrivent à toutes les églises, puis m’adressent les réponses qu’elles ont reçues. C’est ennuyeux et infructueux. Les groupes chrétiens organisés et les autres groupes religieux seront les derniers à reconnaître Maitreya. Les ministres du culte ne veulent pas entendre votre vérité. Ils veulent entendre ce qui est dans leur petit livre et ils veulent être les seuls à parler. Les ministres du culte chrétiens font un sermon tous les dimanches. Ils ne sont confrontés à aucune contestation de la part des fidèles qui se contentent de répondre Amen et restent assis à écouter. Ce sont les dernières personnes à qui révéler le message. Ne perdez pas votre temps et votre énergie à parler à des gens qui ne veulent pas vous entendre. Faites preuve de bon sens !
 
Q. Il semblerait que bon nombre de mirages et d’illusions découlent de la grande illusion que nous sommes séparés les uns des autres. Est-ce que « faire comme si », ou être conscient intellectuellement de l’âme et, par conséquent, du lien qui nous unit aux autres, est suffisant pour transcender cette illusion ? (E-U)
R. Non, ce n’est pas suffisant pour transcender l’illusion, mais cela pourrait être un pas dans la bonne direction. Savoir de manière théorique que nous sommes une âme ne nous empêche pas d’être rempli de mirages et d’illusions. Savoir en théorie que nous faisons partie d’une race humaine qui n’est pas une entité séparée, mais au contraire est liée à toutes les particules de l’ensemble du cosmos, ne suffit pas en soi à libérer de l’illusion.
   Il faut une prise de conscience. La seule chose qui libère de l’illusion est la prise de conscience. Celle-ci vient de l’expérience de soi en tant qu’âme – vous devez en faire réellement l’expérience. Lorsque vous faites l’expérience de vous-même en tant qu’âme, vous vous conduisez comme une âme. Vous ne construisez plus toutes ces idées imaginaires, cette fantasmagorie illusoire. Votre vision devient claire et vous ne connaissez plus les mêmes difficultés.          
 
Q. Voudriez-vous nous faire partager certaines de vos propres techniques ou entraînements pour aborder le mirage et l’illusion ? (E-U)
R. Je l’ai déjà fait dans le passé, mais vous ne pouvez me prendre comme exemple. Il ne s’agit pas de la pratique habituelle, elle ne convient pas à tout le monde. En ce qui me concerne, il s’agissait simplement d’être préparé en vue d’un certain travail. Afin que vous soyez prêt pour ce travail, on vous fait subir un brossage et un nettoyage avant que vous ne commenciez. C’est ainsi que cela se passe. Mais nous ne parlons pas ici de brossage ni de nettoyage. Nous parlons de la manière de débarrasser totalement la masse des hommes du mirage et de l’illusion. C’est très différent. Les façons de faire et les moyens employés ne peuvent être comparés à un cas individuel. Vous ne pouvez me prendre comme modèle.
 
Q. La méditation de transmission est-elle plus bénéfique pour dissiper le mirage personnel et le mirage mondial que les techniques données auparavant par le Maître D.K. dans Le Mirage : un problème mondial ? (E-U)
R. Plus bénéfique car elle est plus efficace. Elle s’adresse aux personnes qui sont prêtes et capables de servir, mais on attend probablement d’elles qu’en même temps elles mettent en pratique dans leurs vies personnelles les techniques données précédemment par le Maître D.K. dans le Mirage : un problème mondial.
   Le mirage est le mirage quoi que vous fassiez. Si vous pratiquez la méditation de transmission le mirage disparaîtra progressivement. Il ne s’agit pas de choisir entre cette méditation et les techniques données par le Maître D. K. mais plutôt de pratiquer les deux.
 
Q. Pour dissiper le mirage et l’illusion, serait-il utile de réciter la Prière du nouvel âge au cours de notre méditation quotidienne ? Si oui, comment aide-t-elle à éclairer le mental ? Serait-il utile de visualiser le nettoyage des toiles d’araignée du mental ? (E-U)
R. La Prière du nouvel âge a été introduite par Maitreya pour nous donner le sentiment de notre réalité, nous montrer où nous nous situons dans le schéma général, afin d’imprégner notre esprit de l’idée de notre divinité essentielle. Si vous avez vraiment le sens de votre divinité, vous n’avez pas de mirages. Prononcer cette prière chaque jour aiderait certainement le mental à se libérer de ses mirages. Mais vous devez persévérer. Vous devez vous tenir à la réponse que cette prière éveille en vous. Lorsque vous la dîtes, elle fait naître en vous un certain sentiment. Si vous pouvez conserver ce sentiment aussi longtemps que possible au cours de la journée, et dire à nouveau cette prière et vous y tenir, l’utiliser ainsi dissipera très certainement l’illusion dans votre mental. Mais si vous vous contentez de la dire de façon mécanique, je ne pense pas que vous puissiez en attendre beaucoup.
 
Prière pour le nouvel âge
 
Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout est venu de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit* et le corps
sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Etre suprême et mon Devenir.**
 
Q. Lorsque vous dites « quelqu’un qui vous montre constamment vos mirages », voulez-vous dire quelqu’un qui vous dise quels sont vos mirages ? (E-U)
R. Non, pas quelqu’un qui vous dise quels sont vos mirages, mais quelqu’un qui vous mette en face du mirage à toute occasion, parce qu’à moins de le voir, rien ne change. Lorsque vous le voyez, vous pensez : « Suis-je réellement comme cela ? Oui, je suis réellement comme cela. C’est tout à fait moi. » Lorsque vous le voyez, le mirage perd son emprise. Progressivement, en pratiquant la méditation de transmission qui est un service, et en étant actif dans d’autres domaines du travail concernant la Réapparition, vous perdez cette fascination pour vous-même et vos mirages. Les gens adorent parler d’eux et penser à eux. Rester assis à parler de soi, même de ses mirages, est le passe-temps le plus populaire dans le monde.
   Nous pouvons soit laisser tomber et nous dire : « Je ne vais pas avancer pendant cette incarnation. Je ne viendrai jamais à bout de ce mirage », ou bien faire quelque chose. En fait, tout ce que nous avons à faire, c’est de reconnaître le mécanisme du mirage. Observez-vous et surveillez le mécanisme de son action. De cette manière vous trouverez la force de vous en éloigner et il se dissipera. Certaines personnes ont besoin de quelqu’un d’autre pour leur montrer leurs mirages, mais dans l’idéal vous devriez vous les montrer vous-même.
 
Q. L’expérience montre qu’il est difficile de se relier aux autres et de participer au travail des groupes sans partager une partie de leurs illusions et de leurs mirages. D’une certaine manière, l’illusion est le ciment qui maintient l’activité des groupes. S’attaquer à l’illusion dans un groupe signifie alors menacer sa cohésion. Comment voyez-vous un groupe travailler sans être confronté à ce problème ? (E-U)
R. Je vois ce que vous voulez dire. Mais pourquoi ? Qui a dit cela ? : « D’une certaine manière, l’illusion est le ciment qui maintient l’activité des groupes. S’attaquer à l’illusion dans un groupe signifie alors menacer sa cohésion. » Je constate en effet qu’un tel groupe a un problème majeur. Je ne suis pas du tout d’accord avec cette idée. Je pense que ce genre de chose existe – je ne veux pas dire que ce n’est pas un phénomène réel. Mais nous parlons de groupes authentiques. Bien sûr, ce que vous dîtes concerne de nombreux groupes. C’est ce qui est sous-entendu dans l’idée de préserver le confort mental des gens et donc de tout réduire à un niveau confortable, acceptable, et ne jamais rien mentionner qui aille au-delà.
   Certains groupes organisent des rencontres, mais ne parlent jamais de politique par exemple. Ils sont toujours en désaccord sur ce sujet et comme ils ne veulent pas de disputes ni de désagréments, ils n’abordent jamais de sujets politiques. D’autres groupes se rencontrent régulièrement et tout se passe très bien, mais ils ne parlent jamais de religion. Ils appartiennent tous à des religions différentes et à chaque fois qu’ils parlent de religion ils commencent à se disputer. Aussi préservent-ils leur confort en acceptant les mirages et les illusions de chacun, mais ce n’est pas de ce genre de groupe que je parle.
   Dans notre groupe, vous pouvez parler de politique, de toute sorte de politique, de droite, de gauche ou du centre, ou parler de religion. Personne ne se préoccupe de savoir quelle est votre religion. Il s’agit d’un groupe différent des autres. Je suis en train d’essayer de souligner combien un groupe ésotérique doit être différent.
 
Q. Quelles caractéristiques pourraient distinguer l’illusion au niveau du groupe, au-delà de ce que le Maître D.K. décrit comme l’illusion affectant l’individu ? (E-U)
R. Au niveau du groupe, vous voyez les illusions individuelles amplifiées, car il y a davantage de gens à les partager et il existe ainsi une illusion de groupe. Il y a également les illusions qui reflètent les illusions de la personne la plus forte, ou la plus suffisante, ou la plus bavarde dans le groupe, qui n’est pas nécessairement la personne la plus forte, mais celle qui parle le plus, qui affecte le plus la pensée du groupe, celle qui pense être la plus évoluée et la mieux qualifiée pour éduquer le groupe. Vous découvrirez que ces mirages et ces illusions deviennent les mirages et les illusions du groupe dans son ensemble.
   Cela peut être très subtil, se produire lentement au fil des jours, mais c’est néanmoins suffisant. Il peut s’agir également du fort impact d’un mental sûr de lui, mais rempli d’illusions, sur le mental d’autres personnes qui sont remplies d’autres illusions et font de la place pour les nouvelles. C’est certainement une des manières dont se caractérisent les illusions de groupe.  
 
Q. Dans quelle mesure notre structure de rayons a-t-elle une influence sur notre tendance au mirage ou à l’illusion ? (Europe)  
R. Tout le monde – sur tous les rayons – passe par le mirage. La nature humaine est ainsi faite. Certains rayons y prédisposent davantage, par contre, au même niveau d’évolution, certaines personnes sont moins sujettes que d’autres au mirage mais davantage à l’illusion.
   Les rayons 2, 4, 6 prédisposent davantage aux mirages, c’est-à-dire aux illusions de nature astrale ou émotionnelle, que les rayons 1, 3, 5, 7, ce qui ne veut pas dire que les individus se situant sur la ligne 1, 3, 5, 7 soient exempts de mirages. Ce n’est nullement le cas.
   Le premier rayon a des mirages, le troisième également. Le cinquième rayon a tendance à les surmonter plus rapidement. Il ne semble pas que le mirage soit le principal problème pour les personnes ayant un mental et un cerveau de cinquième rayon. Cela dépend dans une certaine mesure des sous-rayons, mais si le corps mental est fortement influencé par le cinquième rayon, la personne souffrira généralement d’illusion plutôt que de mirage. Bien sûr, dans ses vies antérieures la même personne aura également souffert du mirage. Les gens ont un mental de cinquième rayon seulement lorsqu’ils ont atteint un certain niveau d’évolution – auparavant cela ne servirait pas à grand chose. La personne de troisième rayon a également une propension à la stimulation mentale – ce qui ne veut pas dire qu’elle soit libérée du mirage, mais elle construira plus vraisemblablement des formes-pensées issues de l’activité du troisième rayon sur le corps mental. Le premier rayon a des mirages quand il est situé sur la personnalité. On ne rencontre guère le premier rayon sur le plan astral, mais lorsque cela arrive, cela donne un type de personne plutôt froide et autoritaire – plus particulièrement si elle a un sixième rayon ailleurs. Le premier rayon sur le corps mental a tendance à manifester non pas le mirage mais l’illusion. Ces illusions sont parfois des illusions majeures.  
   Le mirage dans sa pire expression dure généralement jusqu’à la deuxième initiation. La plupart des personnes, lorsqu’elles sont capables de passer la deuxième initiation, ont en grande partie résolu – en prenant ce mot dans un sens très large – les problèmes du mirage, mais pas les problèmes liés à l’illusion. Une fois que l’on a passé la deuxième initiation, le problème du mirage est généralement surmonté ou il s’estompe. Il n’est plus une « maladie » aussi sérieuse, bien que cela dépende, dans une large mesure, de la structure de rayons. Certains rayons, le 2, le 4 et le 6 par exemple, sont très enclins au mirage et, à mon avis, manifestent des mirages même à l’approche de la deuxième initiation. Je connais des personnages historiques qui étaient des initiés du deuxième degré et qui, à mon avis, avaient des mirages très nets.
   Le principal problème de ceux qui ont dépassé la deuxième initiation est l’illusion. Les rayons les plus « intellectuels » – le troisième ou le cinquième rayon sur le corps mental – sont enclins à l’illusion. La personne de cinquième rayon peut être exacte, fiable, et avoir l’esprit clair en raison de l’absence de mirage, mais elle sera sérieusement confrontée à l’illusion. Le scientifique de cinquième rayon – qui croit qu’il n’existe rien au-delà de ce qui peut être mesuré avec des instruments ou vu au microscope – a une vision et une compréhension très claires de la fonction des choses. Il regarde le monde et comprend comment il fonctionne ; il peut construire des modèles de structures ADN, tester des échantillons d’ADN et retrouver ainsi un individu. Tout cela caractérise la manière de penser du cinquième rayon, de la science. Les scientifiques souffrent plutôt de formes-pensées ayant trait à la connaissance ; ils pensent savoir parce qu’ils ont tout analysé et tout étudié. Ils ont regardé le ciel, étudié la nature, la qualité de l’air, ils connaissent la taille du système solaire et combien de temps il faudrait pour aller d’une extrémité à l’autre, et d’autres choses de ce genre. Tout cela peut être vrai à un certain niveau, mais ce n’est pas la véritable nature de la réalité. Leurs illusions sont immenses.
   C’est pourquoi je dis que les scientifiques – qui croient que les plus élaborés et les plus magnifiquement construits des agroglyphes ont pu être faits par des imposteurs comme « Doug et Dave », ou des tourbillons de vent – sont ignorants et arrogants. Ils ne peuvent se résoudre à dire : « Nous ne savons pas. » Les témoignages de ceux qui voient des ovnis voler à des milliers de kilomètres à l’heure d’un bout à l’autre du ciel, phénomène observé depuis des années par des centaines de milliers de personnes, sont rejetés par les scientifiques au mental de cinquième ou de troisième rayon, qui affirment en savoir davantage et prétendent qu’il s’agit de vols d’oiseau ou de ballons météorologiques lumineux, se fragmentant en morceaux, en dizaines de lumières, puis se rassemblant à nouveau – comme si des ballons pouvaient se comporter ainsi !
 
Q. J’ai cru comprendre que l’âme fonctionnait sur les quatre sous-plans supérieurs du plan mental, et la personnalité sur les trois sous-plans inférieurs de celui-ci ? (E-U)
R. L’âme fonctionne sur le sous-plan le plus élevé (le quatrième) du plan mental. Les illusions dans le mental de l’individu conditionnent la capacité de l’âme à voir la réalité. Si le mental lui-même n’est pas clair, s’il présente une vision floue de la réalité, l’âme ne peut pas la voir clairement. C’est cela l’illusion, et le problème c’est qu’il concerne l’âme.
 
Q. Pourriez-vous expliquer comment s’entraîner pour avoir de l’intuition ? (E-U)
R. S’entraîner à avoir de l’intuition n’est pas une chose simple. Il ne suffit pas de s’asseoir et de se concentrer. C’est une faculté qui se déploie. Elle se fait sentir lorsque le véhicule mental est suffisamment libéré de l’illusion pour permettre à l’âme de fonctionner.
   Aucun homme, ni aucune femme, n’est pris en charge par un Maître autrement qu’à titre probatoire s’il n’a pas la faculté d’intuition développée dans une certaine mesure. On ne devient pas un disciple accepté si cette faculté n’est pas présente. C’est une faculté humaine naturelle qui commence à se manifester lorsque l’âme imprègne suffisamment les différents véhicules, et en particulier le corps mental, qui permet à l’âme de projeter sa lumière sur le monde, le monde mental, mais également le plan astral et le plan physique. L’âme peut alors voir le monde tel qu’il est. Mais si le mental lui-même est rempli d’illusion, l’âme ne peut voir le monde tel qu’il est. Elle en a une idée totalement illusoire. C’est le problème de tous.
 
Q. Quelles sont à votre avis les illusions majeures des groupes engagés dans le travail concernant la Réapparition ? (E-U) 
R. L’une des illusions majeures est la notion d’exclusivité de notre travail. Un groupe relativement réduit de personnes, 3 000 à 4 000, a été amené en incarnation dans le but d’effectuer le travail concernant la Réapparition. Etant donné la qualité exceptionnelle de ce travail (ce n’est pas tous les jours que l’on prépare la voie pour le retour du Christ, c’est seulement une fois en deux mille ans), une des illusions qui prévalent dans l’ensemble des groupes est une illusion de grandeur, l’illusion de la qualité, de la puissance, et de la valeur extraordinaire de ce travail.
   Je ne suis pas en train d’essayer de déprécier notre travail. Sa qualité, sa puissance et sa valeur sont incontestables, et je serais le dernier à le nier. Mais s’il existe une tendance à l’illusion en ce qui concerne ce travail, elle consiste à en surestimer l’exclusivité, la difficulté, l’importance. Pour ce qui est de l’importance, il n’occupe que la troisième place dans le monde. Les groupes les plus importants dans le monde, ceux qui font le travail le plus difficile, sont les groupes politiques. Viennent ensuite les groupes religieux, et les groupes préparant le monde pour la Réapparition arrivent en troisième position. Nous devons mettre les choses en perspective et garder le sens des proportions.
   Un autre mirage majeur que j’ai pu constater est que les gens s’imaginent travailler pour la Réapparition, alors qu’en réalité il n’en est rien. Ils sont intéressés par la Réapparition. Ils croient à la présence de Maitreya. Ils sont d’accord sur tous les faits et ils s’imaginent travailler pour Maitreya. Mais souvent ce n’est pas le cas. S’ils sont honnêtes et s’ils examinent ce qu’ils font jour après jour, mois après mois, et notent par écrit combien d’heures par semaine, combien de semaines par mois, combien de mois dans une année, ils ont réellement travaillé pour la Réapparition, ils réaliseront que c’est beaucoup moins qu’ils ne l’imaginent. Ils sont intéressés par la Réapparition, mais ils ne travaillent pas pour la Réapparition. Il y a une grande différence entre les deux.
   La plupart des gens dans les groupes sont intéressés, mais ils laissent les autres faire le travail réel. Dans chaque groupe, ceux qui font le travail destiné à promouvoir l’information sur la Réapparition du Christ sont relativement peu nombreux. C’est surprenant, mais c’est ainsi.
Certaines personnes sont impliquées seulement lorsque je viens faire une conférence. Par exemple, lorsque je viens aux Etats-Unis, je vois les mêmes visages chaque année. Je dis : « Il y a un tel et un tel », et l’on me répond : « Oui, nous ne les avons pas vus depuis la dernière fois. Nous les voyons une ou deux fois par an, seulement avant que vous ne veniez. Ils distribuent quelques prospectus. » Ils sont soudain inspirés. Cela leur donne le droit de venir à la rencontre ou aux activités de groupe.
   Si vous êtes honnête – et vous devez être honnête dans ce travail – vous découvrirez que je dis la vérité. Beaucoup de gens ne sont pas impliqués, mais pensent l’être car ils sont intéressés. Ils prennent leur intérêt pour un engagement. C’est un mirage majeur. Etre engagé signifie faire quelque chose, agir, sacrifier du temps et de l’énergie. C’est du service.
 
Q. Comment faire la différence entre organisation et organisme ? Quels sont les signes indiquant qu’un groupe travaille trop en tant qu’organisation et pas assez en tant qu’organisme ? Le groupe évolue-t-il dans la bonne direction, ou l’organisation est-elle encore une illusion majeure ? (E-U) 
R. Nous reconnaissons les caractéristiques d’un organisme à sa capacité à travailler sans leader. Un organisme travaille de lui-même, à partir de la nature de la forme, de la vie au sein de la forme manifestant ses différentes approches au monde, par exemple dans la manière de faire connaître l’information, qu’il s’agisse de publication ou d’un autre aspect du travail. Si ce groupe fonctionne comme un organisme, les choses sont faites par des individus travaillant sous l’égide de leur âme, sans supervision. Les gens ne travaillent pas sous la supervision de quelqu’un, qui jouerait le rôle de chef d’équipe. Ils travaillent d’eux-mêmes, en utilisant leurs propres facultés. Ils demandent conseil s’ils en ont besoin, sinon ils travaillent par leurs propres moyens.
   S’ils travaillent vraiment comme un organisme, ce qu’ils entreprennent, ils le font. Dans chaque groupe il y a des personnes qui entreprennent un travail et ne l’achèvent jamais vraiment. Elles commencent quelque chose et le laissent inachevé, et quelqu’un d’autre doit le terminer. C’est une perte d’efficacité et d’énergie pour le groupe.
L’aspect majeur d’un groupe qui travaille en tant qu’organisme est qu’il n’y a pas de leader attitré. Le groupe ne dépend pas du pouvoir d’un dirigeant individuel. Il ne dépend pas du pouvoir de quelqu’un qui parle plus fort et a davantage d’idées que les autres. Il ne dépend pas de gens qui ont de l’argent, et par conséquent la possibilité de faire bénéficier le groupe de leurs ressources, de leur maison, de leur voiture. Certains cherchent à tirer avantage de leur situation privilégiée, ils considèrent qu’elle leur donne des droits au sein du groupe. Ils procurent le lieu de rencontre, des facilités, car ils ont la possibilité de le faire. C’est accepté, mais cela ne donne aucun droit et si le groupe fonctionne comme un organisme, cela n’en donnera pas.
   Par contre, si le groupe travaille comme une organisation, cela pourrait en donner et c’est très souvent le cas. Une organisation se distingue par le fait que certaines personnes occupent une fonction particulière. Il y a des gens qui contrôlent les idées, leur diffusion, la manière dont elles sont exprimées. Ce sera une organisation dans le genre de celles qui existent dans le monde des affaires. Le groupe ressemblera de plus en plus à une entreprise, car les gens qui y sont impliqués viennent du milieu des affaires, en connaissent les routines et les adaptent à ce genre de groupe.
   Ce groupe est quelque chose d’entièrement nouveau et il ne fonctionne pas bien lorsqu’il est organisé de cette façon. Naturellement, une certaine organisation est nécessaire dans tout groupe composé de plus de deux ou trois personnes. Mais cette organisation devrait être réduite au minimum et devrait simplement répondre à une demande venant de l’extérieur. Lorsque la demande est forte, vous augmentez la capacité d’organisation pour y faire face. Lorsque la demande n’est pas forte, vous ne le faites pas.
   Une organisation travaillera autrement, elle créera une structure permettant de fournir une vaste somme d’informations, que la demande existe ou non. Lorsque la demande augmente, elle est capable d’y répondre. Lorsque la demande ralentit, les gens sont empêtrés dans cette organisation qui dans une certaine mesure ne sert pas. Il existe d’autres différences, j’en suis sûr. Certaines d’entre elles vous apparaîtront qui ne viennent pas à l’esprit. Mais le but de toute organisation est de s’agrandir, de devenir de plus en plus puissante, de plus en plus reconnue.
Notre but est de faire connaître la venue de Maitreya et des Maîtres dans le monde, au mieux de nos capacités, ce qui signifie à la plus grande échelle possible. Une interview télévisée, comme celle que j’ai donnée à Merv Griffin, est, à mon avis, une des meilleures façons de procéder. Cette émission a touché apparemment 15 millions de personnes. L’interview n’avait rien de spécial. Elle n’était ni meilleure ni plus mauvaise que des centaines d’autres qui ont eu lieu avant ou après. Mais c’était dans l’émission de Merv Griffin qui a une audience de 15 millions de personnes. Les chiffres parlent. La meilleure façon de travailler pour n’importe quel groupe est d’atteindre le grand public par la télévision. En une interview de vingt minutes, ou une demi-heure, vous pouvez atteindre des millions de gens. Si vous vous exprimez simplement et correctement, vous pouvez faire preuve d’une grande puissance et d’une grande efficacité. La télévision est l’instrument de communication le plus puissant que nous ayons et c’est la raison pour laquelle tous les leaders mondiaux l’utilisent à la moindre occasion.
 
Q. Un mental prisonnier de l’illusion retarde l’expression de la lumière de l’âme. Le moyen de dissiper l’illusion passe par l’intuition, qui est une qualité de l’âme. Cela semble être un paradoxe. Nous avons besoin d’utiliser une qualité de l’âme pour accroître l’expression de l’âme lorsque nous sommes immergés dans l’illusion. Pourriez-vous donner quelques explications ? (E-U)
R. Vous devez utiliser une qualité de l’âme pour vous débarrasser de l’illusion qui empêche l’expression de la lumière de l’âme. C’est un paradoxe. Les paradoxes existent. Nous devons apprendre à les aimer.
   Je me suis rendu compte que la plupart des gens détestent les paradoxes. Ils pensent que si ceci est vrai, cela ne peut l’être. Si les Etats-Unis sont le meilleur de tous les pays, si l’économie basée sur les forces de marché est la meilleure de toutes les économies possibles, il ne peut être vrai que le communisme ait quelque chose de bon. Personnellement je pense qu’il y a du bon dans le communisme. Comparez la Constitution russe et la Constitution américaine, vous constaterez une grande similitude dans les idéaux qui y sont exprimés. 
   L’ennui avec le communisme, c’est qu’il est venu d’en haut. Il a été imposé par environ dix millions de personnes, tout au plus, à 250 millions d’autres. Celles-ci ont dû l’accepter que cela leur plaise ou non. Le communisme n’est pas né du peuple, il a été imposé d’en haut par le parti. C’était très difficile de devenir membre du parti. Seulement dix millions d’individus en devinrent réellement membres. Ils dirigèrent l’Union soviétique, un vaste pays qui couvrait un sixième de la surface du monde. Ce dont ils n’ont pas tenu compte, c’est du besoin de liberté. La liberté individuelle est essentielle. Mais également la justice. Aux Etats-Unis vous avez un certain degré de liberté individuelle mais peu de justice. On a besoin à la fois de la justice et de la liberté. C’est un paradoxe, mais c’est vrai. La meilleure justice dans le monde est la liberté. La meilleure liberté dans le monde est la justice.
   Une intuition développée surmonte l’illusion. Si vous avez de l’intuition, vous n’avez pas d’illusion. Vous pourriez croire que l’illusion perdure et que l’on utilise l’intuition pour s’en débarrasser lorsque c’est nécessaire. Les choses ne se passent pas ainsi. Vous utilisez l’intuition, la faculté développée de l’âme, pour clarifier la vision de la vie, ce que l’illusion ne fait pas. L’illusion crée un brouillard entre l’observateur et le monde, et le résultat est la vision imaginaire, l’illusion. Lorsque la lumière de l’âme, l’intuition, a la possibilité de jouer son rôle, lorsque cette faculté est utilisée, l’illusion ne se manifeste pas.
   On pourrait croire que l’illusion existe et qu’il ne peut y être mis un terme. Mais un échange se fait. Vous échangez l’illusion contre l’intuition. L’intuition, lorsqu’elle est utilisée, fait le ménage. C’est comme un balai qui débarrasse des toiles d’araignées. Tout ce qui entrave l’expérience de la réalité est clarifié et balayé, et vous savez. Lorsque vous savez à partir de l’intuition, il n’existe plus de place pour la moindre illusion. Elle ne se manifeste pas.
 
Q. Lorsque vous avez parlé hier de votre lithographie « Invocation »,*** il y a eu un adombrement, mais il m’a paru très différent ( et j’ai constaté que d’autres personnes avaient ressenti la même chose) des bénédictions « habituelles » de Maitreya. (Europe)
R. C’était très différent de tout ce que vous avez jamais ressenti. Et c’était très différent de tout ce que j’ai moi-même jamais ressenti. Lorsque j’étais en train de parler de la lithographie, j’ai été adombré par Maitreya et une grande énergie particulière s’est écoulée. C’était extraordinaire, comme vous l’avez probablement ressenti. Je n’avais jamais rien expérimenté d’exactement identique auparavant. C’était cosmique et cela correspond à ce qui est exprimé par la lithographie.
 
Q. C’est la vingtième année que ce genre de rencontre a lieu. Vous-même et votre Maître considérez-vous que c’est un succès ? A quelles réalisations ces rencontres ont-elles permis d’aboutir ? Voudriez-vous avoir l’amabilité de nous faire partager certains de vos souvenirs les plus chers, ou les plus importants, des premières rencontres ? (E-U)
R. Elles ont répondu avec succès aux objectifs limités de leurs organisateurs. Elles parviennent à réunir les individus qui composent les différents groupes, pas tous, mais une sélection représentative.
   Les rencontres ont également eu de l’influence dans la mesure où la conférence d’ouverture qui en a toujours fait partie, excepté la première année, donne le ton, la note clé du moment, qui cette année est de se débarrasser de l’illusion. La chose qui concerne la plupart des gens à notre stade – les gens réfléchis, éduqués travaillant dans une certaine mesure au niveau du mental – n’est pas tant le mirage, même si Dieu sait qu’il existe ici, que l’illusion du mental. C’est un problème auquel il faudrait s’attaquer sur-le-champ et avec la plus grande persévérance.
   Il existe des exemples extraordinaires aujourd’hui parmi les dirigeants mondiaux de la manière dont l’illusion induit les gens en erreur. Des hommes comme G. Bush et T. Blair, qui soufflent dans leurs trompettes ! On peut voir également combien dramatiques et puissants sont les mirages et les illusions des terroristes qui pensent que, par l’usage de la terreur, ils peuvent bouleverser la vie du reste du monde. Cela peut créer une situation très inconfortable, mais cela ne peut bouleverser la vie de milliards d’individus. Cependant, ils sont nombreux, il y en a dans tous les pays et ils utilisent des armes de terreur de plus en plus sophistiquées. C’est un réel problème qui ne peut être résolu que par une reconstruction du monde et l’instauration de la justice et de la liberté pour tous. Pour vaincre le terrorisme, on doit en rechercher la cause, qui est la séparation et l’injustice, et la faire disparaître.
   Les rencontres ont été un succès dans la mesure où elles ont attiré l’attention sur différents sujets, et procuré un article comme celui-ci pour Partage international !
 
Q. Si nous prenons conscience de nos illusions et de nos mirages et n’en tenons pas compte, quel effet cela a-t-il sur notre karma ? (E-U)
R. Ne pas tenir compte de nos illusions altère nos actions et, de ce fait, cela influe inévitablement sur notre karma.
 

 
* En anglais, spirit. Ce mot, particulièrement difficile à rendre en français, signifie notamment « la force de vie qui anime le corps des êtres vivants » et « le principe émotionnel fondamental qui motive l’activité d’une personne ». Sa traduction par esprit ( au sens « de principe de vie » ) est donc approximative, et n’est utilisée dans ce texte que faute d’un terme plus adéquat (NdT)
 

** Cette prière nous a été communiquée par un proche de Maitreya. Nous l'avons publiée dans le premier numéro de Partage international ( version française ) en septembre 1988


*** " Invocation " : peinture de Benjamin Creme, a été publiée dans la revue Partage de juillet-août 2004 (n° 191-192 ), page 33. Se trouve aussi en couverture du livre de Benjamin Creme:  " L'Instructeur mondial pour toute l'humanité " publié aux éditions:  Partage Publication




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par Benjamin Creme

L'article suivant est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme à l'occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s'est déroulée à San Francisco, aux Etats-Unis, en août 2003.

Dans les ouvrages d'Alice Bailey le Maître Djwhal Khul dit ceci :

« Le problème de l'illusion réside dans le fait que l'illusion est une activité de l'âme et le résultat de l'aspect mental de toutes les âmes en manifestation. C'est l'âme qui est plongée dans l'illusion, l'âme qui ne parvient pas à voir clairement jusqu'au moment où elle apprend à déverser sa propre lumière dans le mental et le cerveau. »

Il se peut que ceci soit pour vous une révélation. Vous n'aviez peut-être jamais envisagé que l'âme puisse être restreinte en quoi que ce soit. Vous pensiez sans doute que la restriction venait toujours de l'aspect matière, de la personnalité, du caractère trop inadéquat de l'appareil physique, astral ou mental, pour permettre à l'âme une conscience exacte du monde extérieur dans lequel nous vivons.

Nous fournissons à l'âme l'accès vers l'extérieur, mais si nous n'avons pas l'appareil qui convient, l'âme ne peut voir. On a beaucoup insisté dans les enseignements sur le fait que l'appareil était inadéquat, et il l'est effectivement. L'inertie de la matière elle-même rend difficile, parfois même impossible, pour l'âme d'utiliser de manière satisfaisante l'appareil procuré par la personnalité dans une incarnation donnée. Il en résulte au niveau mental ce que nous appelons l'illusion. Le mental et le cerveau interprètent la réalité, et donc ce que l'âme voit, de façon erronée. C'est précisément cette mauvaise interprétation de la réalité qui est à l'origine de l'illusion.

Nous voyons le monde, notre mental enregistre toutes les idées, les formes-pensées, les idéologies et les différents points de vue et nous essayons d'y trouver un sens. Si ces idées et idéologies nous attirent, nous nous y attachons. Nous rejoignons tel ou tel groupe, ou telle ou telle organisation, et nous remplissons ainsi notre mental d'illusion.

Nous nous comportons de telle façon qu'il est impossible pour l'âme de voir clairement, véritablement, sans entrave, à quoi ressemble réellement le monde. Nous lui montrons notre propre conception du monde. Après avoir côtoyé toutes les idées, les idéologies, les partis politiques, les différentes manières de vivre et de penser, les différentes religions, doctrines et dogmes, nous nous retrouvons dans un brouillard, un manque de lumière, que nous appelons illusion, fermant ainsi le mental de la personnalité à la lumière de l'âme.

L'âme cherche à déverser sa lumière à travers le corps mental. Lorsque l'illusion se situe au niveau astral, nous l'appelons mirage. Le monde est rempli de mirage. Certains d'entre vous connaissent plus ou moins leurs propres mirages. Chaque individu en incarnation, excepté les Maîtres et les grands initiés, souffre de mirage ou d'illusion. Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est réellement. Nous vivons dans la Grande Illusion.

La plupart des gens qui commencent à penser (c'est là que se situe la différence entre le mirage et l'illusion) utilisent leurs pensées et leurs interprétations comme si elles étaient réelles, et effectuent un choix parmi elles. Certains, par exemple, aiment éprouver des sentiments et ils trouvent une façon sentimentale de s'exprimer. D'autres sont d'un type plus austère, et ils peuvent préférer une approche plus austère. Nous nous attachons à ce que nous pouvons interpréter, ce que nous pensons être vrai.

« L'illusion est principalement de nature mentale et caractéristique de l'attitude d'esprit de ceux qui sont plus intellectuels qu'émotifs. Ils ont dépassé le mirage tel qu'on le comprend généralement. Ils sont surtout coupables d'une compréhension erronée d'idées et de formes-pensées ainsi que de fausses interprétations [...]

L'illusion est aujourd'hui si puissante qu'il y a peu de gens au mental tant soit peu développé qui ne soient sous l'emprise de ces grandes formes-pensées illusoires ayant leurs racines dans la vie inférieure de la personnalité et dans la nature du désir des masses. »

Nous vivons dans un monde envahi d'illusions. Chaque pays dans le monde a les siennes. S'il s'agit d'un vaste pays, comme la Russie ou les Etats-Unis, les gens ont généralement des illusions de grandeur. Ils cherchent à dominer, à s'agrandir. Plus le pays est vaste, plus il cherche à s'agrandir. C'est une chose bizarre. On pourrait penser que des pays comme la Russie ou les Etats-Unis seraient fatigués d'être aussi grands. Ils pourraient avoir l'impression d'être difficiles à gérer et mal organisés. Mais non, ils aimeraient devenir encore plus grands.

On pourrait croire que ce vaste territoire appelé les Etats-Unis, près de 5 000 km d'est en ouest et plus de 3 000 du nord au sud, devrait suffire à satisfaire la plupart des gens. Mais non. D'où viennent le Texas, le Nouveau-Mexique, la moitié de la Californie ? Les Etats-Unis les ont volés au Mexique. Le désir d'être le plus grand et le meilleur, de s'agrandir, de créer cette forme-pensée de supériorité, est une immense illusion existant chez les Américains. Aujourd'hui, sous l'administration républicaine actuelle, les Etats-Unis semblent tendre à la création d'un système politique et économique mondial qui serait sous leur domination.

Les Britanniques ont dirigé une immense partie du monde pendant près de deux cents ans, jusqu'au milieu du XXe siècle. Lorsque vous regardiez une carte du monde, vous pouviez voir du rose. Là où vous voyiez du rose, c'était la Grande-Bretagne, les dominions et les colonies britanniques, appartenant à la Grande-Bretagne et dirigés par elle, bien ou mal. Cela donnait à la Grande-Bretagne la grande illusion d'être une superpuissance. Pendant une courte période elle le fut effectivement.

Lorsque les Espagnols sont allés conquérir la plus grande partie de l'Amérique du Sud, ils ont pris tout l'or et l'argent qu'ils ont pu trouver, et l'Espagne est devenue le pays le plus riche du monde. En Europe, les Espagnols se sentirent puissants et dominants, mais seulement pendant un certain temps. Ce genre de situation se répète régulièrement.

En Europe, l'arrivée de Napoléon sur la scène mondiale fut à l'origine d'un processus qui fit de « la France glorieuse » une illusion puissante, une puissante forme-pensée. L'aspiration française à changer la corruption, la civilisation surfaite des rois Louis, conduisit à une campagne militaire de conquête menée par Napoléon, qui couvrit toute l'Europe et une partie de la Russie et de l'Afrique. C'est l'illusion de la grandeur. La colonisation qui a eu lieu du XVIe au XIXe siècle fut le résultat de l'illusion d'une expansion.

Aujourd'hui, les Etats-Unis sont engagés dans quelque chose de similaire, un programme d'expansion sous la bannière d'une « guerre contre le terrorisme » et de la création d'une « Pax Americana » dans le monde entier. Les bases que les Etats-Unis détiennent aujourd'hui à l'étranger, plus de 2 000, fournissent le soutien militaire nécessaire pour « faire la police » dans le monde. Etre les gendarmes du monde, comme se considéraient les Britanniques, et comme les Américains se considèrent aujourd'hui, est une immense illusion. C'est une attitude insoutenable, ridicule et aujourd'hui très inquiétante pour la paix dans le monde. C'est une illusion à grande échelle.

L'illusion parcourt toute la gamme, depuis l'illusion au niveau des nations et de la politique mondiale jusqu'aux illusions qui régissent le travail de groupes comme le nôtre.

Certains groupes ne sont pas sortis d'incarnation, pour ainsi dire, mais ont perdu leur impact dans le monde, perdu leur autorité et leur réalité en raison de l'illusion de leur origine. Je pense, par exemple, à la société théosophique, qui fait encore du bon travail, publie les enseignements théosophiques, et peu à peu, tranquillement, diffuse les enseignements des Maîtres à travers H. P. Blavatsky et d'autres auteurs. La vaste majorité des premiers théosophes se considéraient comme la pointe de la connaissance, le fer de lance du changement de conscience dans le monde. En un certain sens c'était vrai, car, pour la première fois de mémoire d'homme, les idées de la Hiérarchie furent publiquement révélées. Mais elles furent alors controversées, rabaissées, considérées comme l'œuvre du diable, tout comme n'importe quel changement de direction parmi les adhérents de n'importe quelle religion. Tout changement est considéré comme « l'œuvre du diable ».

Le changement peut être bon ou mauvais, mais si les choses fonctionnent bien, en général vous ne les changez pas. Lorsque les choses fonctionnent mal, lorsque se manifeste le besoin de changement, le besoin d'idées nouvelles, d'un nouvel apport d'énergie, c'est le signe certain que l'enseignement de l'époque a atteint ses limites. Il ne peut plus rien révéler, et il devient de plus en plus cristallisé. Les enseignements d'une grande partie du monde avaient atteint ce genre de limites lorsque la Doctrine secrète, par exemple, l'ouvrage majeur d'H. P. Blavatsky, fut publiée.

Il est certain que dans le domaine religieux la porte fut hermétiquement fermée contre l'introduction de la théosophie. La théosophie est la philosophie concernant Dieu. Il ne peut exister plus grande menace contre la religion, ont pensé nombre de personnes, et cependant la théosophie n'a jamais été opposée à la religion – au contraire. Les religieux de l'époque trouvèrent à redire à tout ce qui était avancé par Mme Blavatsky. Il en fut de même pour les scientifiques. Les plus renommés d'entre eux furent parmi les critiques les plus sévères et, même de nos jours, à chaque fois qu'il est fait mention de Mme Blavatsky dans des journaux ou dans des médias, elle a très mauvaise presse.

Il s'agit d'une femme qui était une initiée de quatrième degré, le même niveau que Jésus en Palestine, ou Léonard de Vinci, et cependant elle est encore rabaissée, accusée de supercherie. On l'accuse notamment d'avoir triché dans les séances où elle intervenait en tant que médium, bien qu'elle n'ait jamais triché (elle n'en avait d'ailleurs nullement besoin), et elle a une très mauvaise réputation.

C'est, en fait, parce que les idées venant de la Hiérarchie sont absolument explosives. Elles ont perturbé les idées de l'époque, qui étaient pleines d'illusion. Les idées données par l'intermédiaire d'H. P. Blavatsky, les idées de la Hiérarchie, furent délibérément envoyées dans le monde, pour éclairer la voie, la débarrasser des mirages et des illusions qui aujourd'hui encore empoisonnent les sentiments et les pensées de la plupart des gens. Plus la personne est intellectuelle, plus son problème sera l'illusion.

J'ai été critiqué récemment pour avoir qualifié de « stupides » de soi-disant scientifiques, dans Partage international, en référence à leur réaction au sujet des agroglyphes. En lisant le Maître D. K., l'autre jour, j'ai trouvé un passage où il traite également certains scientifiques de stupides. Je suis donc en bonne compagnie. Le Maître D. K. explique également que tous les disciples doivent, tout d'abord et avant tout, faire preuve de courage. Le monde ne se débarrassera jamais de l'illusion si nous manquons de courage. L'un des devoirs des véritables disciples, selon le Maître D. K., est d'exprimer ouvertement leur désaccord avec n'importe quelle autorité – que ce soit dans le domaine scientifique, religieux, politique, ou autre – lorsqu'ils ne sont pas du même avis et ont une vision des choses plus profonde et plus claire.

Lorsqu'un disciple pense que quelqu'un a tort, il lui appartient de le dire. S'il se contente de s'esquiver et de prétendre qu'il n'a pas d'avis sur la question, et rien de meilleur, de plus clair, de plus vrai, à proposer, il n'a alors de disciple que le nom. Le vrai disciple est celui qui ne connaît pas la peur. L'absence de peur est essentielle à tous les disciples.

Selon le Maître D. K., le problème du mirage ne peut être surmonté qu'à travers le corps mental, l'âme révélant le mirage à travers celui-ci. Et il ajoute : « C'est déjà beaucoup que vous ayez reconnu l'existence du mirage et de l'illusion. La majorité des gens ne sont pas conscients de leur présence. » Il vous suffit de parler à la plupart des individus pour constater que c'est vrai. Ils sont généralement totalement inconscients du fait qu'ils vivent dans le mirage et l'illusion.

« Un grand nombre de braves gens ne les voient pas et ils idéalisent leurs mirages. » Ils les idéalisent ! Ils pensent qu'ils sont merveilleux. « Ce que je possède de mieux est ce mirage », quel qu'il soit. Et ils considèrent leurs illusions comme des possessions de haute valeur et chèrement payées.

Les gens rejoignent des partis politiques et des organisations. Ou bien ils se joignent à un groupe qui n'est pas une organisation et ils le transforment en organisation, et se mettent en position de pouvoir. Cela leur donne une illusion de grandeur, d'importance. C'est une manière cachée d'exercer un contrôle. C'est une illusion majeure qui domine toute la société.

Tous les partis politiques, tous les soi-disant groupes spirituels, tous les groupes partout, s'efforcent d'atteindre une situation où ils seront en mesure d'exercer un contrôle. Il se peut que ce ne soit pas le cas du groupe dans son ensemble, mais d'individus en faisant partie. Ce contrôle leur donne un sentiment de pouvoir. C'est le pouvoir qui les intéresse, non pas le service qu'ils pensent apporter, que ce soit dans le domaine politique, spirituel ou religieux. Consciemment ou inconsciemment, ils recherchent le pouvoir. C'est le grand mirage et l'énorme illusion de leurs vies.

Ils peuvent gaspiller des années à lutter afin d'obtenir une position importante et de la conserver aux dépends des autres dans leur groupe particulier, qu'il soit religieux, politique, social, scientifique ou académique. Toute institution que vous puissiez citer, tout groupe auquel vous puissiez faire allusion, sont aujourd'hui confrontés à ce problème.

Le Maître D. K. dit : « L'illusion est aujourd'hui si puissante qu'il y a peu de gens au mental tant soit peu développé qui ne soient sous l'emprise de ces grandes formes-pensées illusoires ayant leurs racines dans la vie inférieure de la personnalité et dans la nature du désir des masses […]

L'illusion est la méthode par laquelle la compréhension limitée et la connaissance matérielle interprètent la vérité, la voilent et la cachent derrière un nuage de formes-pensées. Ces formes-pensées deviennent plus réelles que la vérité qu'elles voilent, et conditionnent par conséquent la manière dont on aborde la réalité. »

Il existe de nombreux problèmes dans le monde, mais le problème de la conscience est précisément que plus vous êtes éduqué, plus vous êtes avancé dans votre profession, plus il est vraisemblable que vous viviez dans l'illusion, car celle-ci procure la forme permettant d'assouvir ce désir de contrôle. L'institution qu'elle soit religieuse, politique ou académique, procure une structure permettant d'accéder à une position de plus en plus élevée de pouvoir et de contrôle.

Vous avez peu à peu de l'avancement, ce qui vous donne un pouvoir sans cesse accru, une possibilité de plus en plus grande d'exercer un contrôle sur les événements, l'argent et les gens, au sein de cette institution. C'est un mirage majeur qui sévit partout, depuis le Pentagone jusqu'aux marchés boursiers. Il s'agit du même mirage, de la même illusion, que tout ceci a un sens. L'idée que gagner de l'argent apporte le bonheur, que gagner encore davantage d'argent apporte un bonheur encore plus grand est une illusion. Si vous vivez dans des conditions désespérées, si vous avez à peine de quoi vous nourrir, de quoi vêtir et éduquer vos enfants, il est évident que gagner davantage d'argent allègerait ce stress. Mais l'idée que vous avez besoin de devenir millionnaire, et, une fois millionnaire, de devenir milliardaire, et que la manière d'y parvenir est d'investir en Bourse, est une illusion.

Les gens passent leur temps, jour après jour, à lire dans les journaux spécialisés comment faire de l'argent, comment augmenter les bénéfices de l'argent qu'ils ont investi. C'est vivre coupé du monde, ne rien donner en échange. C'est simplement jouer, investir de l'argent, en tirer le double, le triple, et ainsi de suite. Faire fortune sur les marchés boursiers n'apporte rien à la société. C'est une énorme forme-pensée illusoire et des millions de gens, dans tous les pays, ont accepté cela comme une réalité.

C'est la raison pour laquelle Maitreya appelle les marchés boursiers « les casinos du monde ». Ils ne doivent rien à la société et ne lui donnent rien. Ils permettent à quelques personnes qui ont davantage d'argent qu'elles n'en ont besoin d'augmenter leur épargne sans rien faire, sans travailler, mais simplement d'avoir de l'argent disponible, dont les intérêts rendent la vie facile.

Ces formes-pensées obscurcissent et envahissent nos vies. Il ne s'agit pas d'une fantaisie passagère. Tout ce que j'ai dit sur l'illusion se poursuit en ce moment même et constitue la vie de la plupart des gens.

Par ailleurs, et ceci est peut-être encore plus triste : « Cette forme d'illusion devient de plus en plus répandue parmi les disciples et parmi ceux qui ont passé les deux premières initiations […] Le sens de ce qu'ils ont atteint les envahit, ainsi que le sentiment de leur responsabilité et de leur connaissance. De nouveau, ils se surestiment, considérant eux-mêmes et leur mission comme uniques parmi les fils des hommes. Leurs exigences ésotériques et subjectives de reconnaissance entrent en jeu et gâtent ce qui, autrement, aurait pu être un service fructueux. Tout accent mis sur la personnalité peut déformer très facilement la pure lumière de l'âme qui cherche à se déverser à travers le soi inférieur. Tout effort fait pour attirer l'attention sur la mission ou la tâche qu'entreprend la personnalité détourne de cette mission et handicape l'homme dans cette tâche jusqu'au moment où il est en mesure de n'être plus qu'un canal à travers lequel l'amour peut se déverser et la lumière briller. Cet influx et cette radiation doivent être spontanés et sans référence au soi. »

Combien de fois voyons-nous, ou entendons-nous parler de groupes dirigés par tel ou tel individu qui pendant quelque temps, une saison, un an ou deux, occupent une position en vue ? On le voit, ou on l'a vu beaucoup, ici aux Etats-Unis. Chaque fois que je suis venu depuis 1980, j'ai entendu parler de quelque « gourou » ou instructeur célèbre à la tête d'un vaste groupe. Ils vivaient dans une retraite privilégiée, à la campagne ou à la montagne, dans des endroits merveilleux.

Ceux que j'ai eu l'occasion de rencontrer m'ont paru imprégnés de mirage à un niveau vraiment pénible. J'essayais de ne pas le montrer, naturellement, et les choses en restaient là. Six mois ou un an plus tard, on n'entendait plus parler du groupe en question, ou on apprenait qu'il avait des difficultés financières, après avoir dilapidé 400 000 dollars à aménager des bâtiments qui étaient repris par le bienfaiteur. Il y avait toujours quelque magouille, en général des histoires d'argent.

Ceci arrivait parce que l'essence du groupe n'était pas réelle. Elle était basée sur quelque chose d'imaginaire. L'individu qui avait lancé le groupe avait probablement un certain sens du service, ou il avait vécu une expérience particulière. Peut-être était-il sensitif au niveau astral, en contact avec quelque entité, sur le cinquième ou le sixième plan astral par exemple, et recevait-il des pensées et des idées agréables et cohérentes à ce niveau. Ces idées attiraient le type de personne répondant à ce qui vient du plan astral, mais elles n'intéressaient pas ceux qui demandent plus de clarté, plus de contact avec le monde extérieur, le monde de la réalité, et pour finir le groupe cessait de lui-même ses activités et on n'entendait plus parler de lui. Ceci est arrivé à maintes reprises.

Plus dramatique encore, vous pouviez apprendre qu'ils s'étaient tous tués en absorbant du poison ou en utilisant des armes. Toutes sortes de faits horribles ont marqué l'histoire de certains de ces groupes « spirituels » les plus bizarres. Mais ce « spirituel » est basé dans 99 % des cas sur une immense illusion – celle du fondateur et de ceux qui l'ont suivi dans le feu, dans la mort, dans les montagnes ou ailleurs.

Ma fille a récemment rencontré Maitreya dans Hyde Park à Londres. Elle avait quelque chose à faire et elle était pressée. Un homme âgé la rejoignit et ils se mirent à marcher côte à côte. Il lui dit soudain : « Je vais vous dire quelque chose de très important. » Naturellement elle était tout ouïe. Il dit alors : « Tout est énergie. Tout est composé d'énergie, vibrant en petites molécules. Et tout ce qui est fait d'énergie a son opposé. Par exemple, il se peut que vous ayez été déprimée cette année, lasse, les choses allant mal, mais qui peut dire que l'année prochaine tout ne sera pas différent ? Tout pourrait être agréable et se dérouler de manière heureuse. Tout est ainsi. Tout change. C'est comme Tony Blair, il s'est mis sur un piédestal. » Puis il ajouta : « Regardez-le. Il va sûrement dégringoler. » Après avoir dit cela, il demanda à ma fille un baiser sur la joue en paiement de l'information. Là-dessus ils se séparèrent et poursuivirent leur chemin chacun de leur côté.

Ceci montre quel regard les Maîtres portent sur les mirages et la réalité. Ils voient la réalité et savent que ce que nous-mêmes voyons est entièrement différent de la vérité. La vérité ne peut être perçue par l'âme car la personnalité ne lui permet pas de la voir. Nous avons caché la vérité.

Nous voyons une idée. A partir de notre faux langage, de notre fausse éducation, de notre ignorance, de notre manque de discernement, nous interprétons selon la « norme», la ligne académique, la manière généralement admise, que ce soit dans le domaine politique, religieux, ou éducatif.

En d'autres termes, nous acceptons le « statu quo ». Tout cela parce que nous avons peur de changer quoi que ce soit. Nous craignons le changement et par conséquent nous n'en voyons pas la nécessité. Nous recouvrons d'un voile le besoin de changement, la réalité qui est là, le véritable état du monde, la douleur, la souffrance, l'insécurité. Je ne veux pas dire seulement le terrorisme, mais l'insécurité de la vie, dont naturellement le terrorisme fait aujourd'hui partie, car nous ne voulons pas la voir. Tout cela est trop déstabilisant, trop effrayant, et nous le recouvrons d'illusion. Nous recouvrons tout fragment de vie d'illusion. Il en est ainsi au niveau des groupes, des partis politiques, des gouvernements. Tous ont leur manière différente de fonctionner et de voiler la vérité. Quelle est la réponse ? Comment sortir de cette situation ?

Le Maître D. K. déclare que seule l'intuition peut surmonter l'illusion. « C'est dans la méditation et par la technique de la maîtrise mentale que les vrais penseurs commenceront à débarrasser le monde de l'illusion. D'où l'intérêt croissant pour la méditation à mesure que l'on se rend compte du poids du mirage mondial, et d'où aussi la nécessité vitale qu'il y a à comprendre correctement le chemin menant à la maîtrise mentale[…]. Seule l'intuition peut dissiper l'illusion, d'où le besoin d'avoir des intuitifs entraînés. »

L'intuition est la lumière de l'âme, le niveau bouddhique de l'âme agissant directement à travers le mental. Lorsque le mental est débarrassé de l'illusion, buddhi ou l'intuition, peut se manifester. Lorsque l'intuition se manifeste, elle débarrasse immédiatement le mental de l'individu de toutes ses illusions. C'est comme lorsqu'on fait le ménage. Un jour vous entrez dans une maison et vous voyez les toiles d'araignées. Vous avez vécu dans cette maison chaque jour pendant des années et vous n'aviez jamais remarqué qu'elle était remplie de toiles d'araignées. Lorsque vous vous en apercevez, vous prenez un balai et vous commencez à les enlever.

La faculté que nous appelons intuition est le prochain niveau du mental à développer. Au niveau actuel de l'humanité, la plupart des gens travaillent en utilisant le raisonnement, la pensée. Nous sommes capables de penser. Plus nous en sommes capables, plus nous nous considérons comme intelligents.

Malheureusement, les membres de groupes ésotériques croient avoir l'esprit plus clair au sens ésotérique, justement parce qu'ils appartiennent à un groupe ésotérique. Mais ils peuvent être encore plus assujettis au mirage, et ils le sont souvent, que ceux qui ne savent rien de l'ésotérisme. De tous les groupes qui existent dans le monde, les groupes ésotériques sont parmi les plus assujettis au mirage et les plus chargés d'illusion.

Si quelqu'un occupe une fonction lui donnant une certaine autorité, ou un certain niveau de responsabilité dans le monde extérieur, et s'il fait également partie d'un groupe ésotérique, il a tendance à faire un amalgame et à penser que dans le groupe ésotérique, il devrait avoir le contrôle, le pouvoir, qu'il détient dans le domaine académique, religieux ou scientifique. Dans un groupe ésotérique cela ne marche pas. Il n'existe pas de position de pouvoir dans un véritable groupe ésotérique.

C'est la grande question dont j'ai déjà parlé auparavant, le problème de l'organisation qui tend à prendre la place d'une forme organique d'organisation. Certains entrent dans un groupe comme le nôtre par exemple, et organisent, organisent. Ils pensent être doués pour l'organisation. Ils le sont peut-être, ou peut-être pas, mais cela n'a rien à voir avec la nature ésotérique du groupe.

Un groupe ésotérique ne fonctionne pas par l'organisation. En fait, le Maître D. K. dit que la société théosophique s'est échouée sur le « roc de l'organisation ». Lorsque H. P. Blavatsky est décédée et a laissé le champ libre, le travail principal s'est effondré car son âme n'était pas impliquée dans le groupe. C'était une initiée de quatrième degré. Elle travaillait uniquement par l'intermédiaire de sa personnalité imprégnée par l'âme, et lorsqu'elle est dé-cédée et que sa personnalité a disparu, le groupe a sombré.

Il s'est échoué sur le roc de l'organisation introduite par les gens « intelligents ». H. P. Blavatsky n'était pas une personne intelligente au sens banal du terme. C'était un génie, l'une des plus grandes initiées du monde. Pas une « je sais tout », comme certains de ceux qui sont arrivés après et qui ont édifié la structure de la société théosophique, l'ont répandue à travers le monde, et ont créé une fixation dans l'essence des enseignements théosophiques, ce qui les a, dans une large mesure, empêchés de progresser depuis l'époque d'Annie Besant. Ils ont ainsi cristallisé les enseignements et fermé la société théosophique aux idées démocratiques d'Alice Bailey et aux nouveaux enseignements donnés à travers Alice Bailey par le Maître D. K.

Vous devez être très clairs envers vous-mêmes. Tous dans ce groupe doivent se regarder et essayer de découvrir en quoi ils sont assujettis au mirage et en quoi ils sont remplis d'illusions. Ce qu'ils considèrent comme leurs plus grandes qualités, celles qui les ont amenés dans le groupe, sont probablement leurs plus grandes illusions. C'est pourquoi le Maître D. K. parle de « leurs possessions les plus chères ». Ce pourquoi ils ont travaillé si dur, et qu'ils ont développé tout au long de leur vie, n'a en réalité guère de valeur lorsqu'il s'agit de devenir un disciple.

Nous présentons nos expériences à travers nos fausses interprétations qui sont toutes liées à la personnalité, au moi. Elles rassurent notre moi. Elles peuvent être liées à l'idée de patriotisme. « Je suis américain », ou « Je suis britannique », ou « Je suis français », donc pas n'importe qui. Ce sont les formes-pensées qui conditionnent la vie des nations. Presque tous les Britanniques sont patriotes. Ils pensent tous que les footballeurs britanniques sont les meilleurs du monde, ce qui est un non-sens. Personne d'autre ne pense que le football britannique est le meilleur du monde. Il l'a été – mais pas longtemps.

Regardez tous les drapeaux partout aux Etats-Unis. Je n'ai jamais vu un pays aussi décoré de drapeaux. C'est toujours le même drapeau, les mêmes rayures, les mêmes étoiles.

« L'objectif de tout entraînement donné sur le Sentier du disciple, et jusqu'à la troisième initiation, est de provoquer une façon de penser qui libérera le disciple de l'illusion […] ».

Ceci a trait à la liberté de notre pensée. Elle doit être claire. Nous sommes tellement assujettis au mirage que, même lorsque nous sommes instruits et que nous commençons à utiliser dans une certaine mesure nos facultés mentales, notre pensée est encore remplie de mirage, ou plus exactement d'illusion, comme on l'appelle sur le plan mental. Il nous est très difficile d'avoir une vision exacte de la vie, car nous ne clarifions pas la voie qui permet-trait à l'âme de nous la montrer telle qu'elle est. L'âme regarde vers l'extérieur, et elle voit ce que nous lui avons présenté comme la réalité. Et elle est ainsi perdue dans l'illusion. C'est un problème majeur.

« […] de provoquer une façon de penser qui libérera le disciple de l'illusion et lui donnera l'équilibre émotionnel fermant la porte à tout mirage mondial.

Une des questions qui se posent à l'aspirant est de savoir comment reconnaître vraiment le mirage lorsqu'il surgit et comment être conscient des mirages qui obstruent son sentier ainsi que des illusions qui élèvent un mur entre lui et la lumière. C'est déjà beaucoup que vous ayez reconnu l'existence du mirage et de l'illusion. »

Nous savons tous que le mirage et l'illusion existent. Mais le savez-vous en tant qu'affirmation ésotérique ou en tant que résultat de l'expérience ? Dans quelle mesure reconnaissez-vous vraiment l'existence du mirage et de l'illusion ? Pouvez-vous les voir en vous-mêmes ? Est-ce pour vous un sujet de préoccupation quotidienne ? Ou est-ce juste une idée que vous avez adoptée en lisant le Maître D. K. et en disant : « Oui, j'admets que le mirage et l'illusion sont des choses terribles, oui c'est terrible. » Vous admettez qu'ils existent ou voyez-vous qu'ils existent ? Vous devez les voir. Vous devez en faire l'expérience, voir où le mirage et l'illusion cachent la vérité, voir où les gens cachent la vérité, voir en quoi ils ne sont pas authentiques. Ils pensent se montrer sous leur vrai jour. Ils en ont l'intention. Ils ont tous de bonnes intentions. La plupart des gens dans un groupe comme celui-ci ont de bonnes intentions, mais l'action est souvent différente de l'intention.

Le Maître D. K. dit : « Le monde des phénomènes n'est pas nié, mais nous considérons le mental comme en donnant une fausse interprétation et comme refusant de le voir tel qu'il est en réalité. Nous considérons la fausse représentation comme constituant la Grande Illusion. »

Un aspirant, par un juste effort, parvient à prendre contact avec son âme ou ego. Par la méditation, de bonnes intentions, la technique correcte et le désir de servir et d'aimer, il parvient à établir l'alignement. Il devient alors conscient des bons résultats de son travail. Son mental est illuminé, un sentiment de pouvoir passe à travers ses véhicules. Il devient, temporairement du moins, conscient du Plan. Les besoins du monde et la possibilité pour l'âme de satisfaire ces besoins inondent sa conscience. Son dévouement, sa consécration, son juste motif augmentent l'influx d'énergie spirituelle. Il sait, il aime, il cherche à servir, et il y réussit avec plus ou moins de succès. Le résultat en est qu'il devient plus animé par un sentiment de pouvoir et par le rôle qu'il doit jouer en aidant l'humanité qu'il ne l'est par un juste sens des proportions et des valeurs spirituelles. Il se surestime et surestime aussi son expérience.

Au lieu de redoubler d'efforts, d'établir ainsi un contact plus étroit avec le royaume des âmes [les Maîtres] et d'aimer tous les êtres plus profondément, il commence à attirer l'attention sur lui-même, sur la mission qu'il doit accomplir, sur la confiance que le Maître et même le Logos planétaire lui manifestent apparemment. Il parle de lui-même ; il gesticule, il demande que ses mérites soient reconnus. Ainsi, son alignement diminue graduellement ; son contact avec l'âme s'affaiblit ; il rejoint les rangs de ceux qui ont succombé à l'illusion du sentiment de pouvoir. Cette forme d'illusion devient de plus en plus répandue parmi les disciples et parmi ceux qui ont passé les deux premières initiations. »

Comment se débarrasser de cette terrible réalité du mirage et de l'illusion ? Le mirage est, à un niveau inférieur, la somme de toutes les réactions émotionnelles de la masse des gens depuis le commencement des temps, et des formes-pensées que ces réactions émotionnelles ont créées. Il est sans fin, profond, sordide et intolérable. Pour un Maître qui possède une vision claire, débarrasser l'humanité de ce terrible fardeau doit sembler une lutte interminable.

Tout effort de notre part visant à libérer l'humanité du poids, de la prison du mirage, doit être une journée formidable pour la Hiérarchie. On y parvient par l'expérience, en apprenant à regarder les mirages, à les reconnaître et à travailler sérieusement à les surmonter.

Nous sommes toujours capables de reconnaître les mirages chez les autres ; c'est la chose la plus aisée du monde. Tous les autres ont des mirages. La difficulté, c'est de voir les siens. Voir ses propres mirages, tel est le problème. Les voir et les mesurer, voir ceux qui sont profondément ancrés et importants, comme la peur, le pire de tous, celui dont découlent probablement les mirages les plus graves. Voir que la peur est à la racine de tout le malheur, de toute la souffrance du monde et essayer de reconnaître les illusions. Cela signifie utiliser la faculté d'intuition.

C'est difficile à faire car vous devez avoir de l'intuition avant de pouvoir l'utiliser. Mais nous en avons tous le potentiel, et l'intuition est la faculté de l'esprit qui remplacera la faculté que la plupart des gens jugent si importante aujourd'hui, la capacité à penser, à raisonner. Le raisonnement est devenu le moyen qui nous permet de faire des « miracles ». Nous pouvons fabriquer des bombes qui tueront des gens, des centaines de milliers à la fois. Nous pouvons fabriquer des fusées qui iront sur la lune et en reviendront.

Nous sommes assez doués pour concevoir des projets, mais pas toujours de manière correcte en raison des illusions et des mirages de toutes sortes qui interviennent au cours du processus. Les Américains sont doués pour certaines choses et les Russes sont meilleurs pour d'autres, car les illusions propres à leur pays colorent ce qu'ils font. Les illusions colorent leur habileté à mener à bien une tâche, selon l'importance qu'ils lui accordent et la somme qu'ils sont prêts à dépenser.

Les Russes ont acquis une certaine maîtrise de l'espace, en dépensant relativement peu d'argent. Les Américains ont réalisé des choses plus spectaculaires. Ils ont envoyé un homme sur la lune. Ils ont des instruments beaucoup plus sophistiqués, si sophistiqués qu'ils ont des défaillances. Il s'est produit plusieurs événements dramatiques lorsqu'on a voulu envoyer des hommes dans l'espace. Certains étaient attendus et même prédits par les ouvriers de la Nasa, mais leur avis n'a pas été pris en compte par leurs supérieurs. Ils avaient pourtant mis en garde au sujet d'un anneau ou d'un couvercle de piston, par exemple. Ils savaient qu'ils étaient faits de telle façon qu'ils pouvaient s'avérer défectueux et présenter des fuites, et c'est en fait ce qui a causé l'un des accidents les plus tragiques. Rien n'a été fait car les mises en garde venaient d'un homme qui ne jouissait d'aucune autorité particulière. C'était un exécutant et le mirage de l'autorité, le mirage d'une personne occupant un poste supérieur et supposée avoir davantage de connaissances qu'un subalterne, a prédominé et les avertissements n'ont pas été pris en compte.

De même, lorsque les Maîtres ont averti les militaires américains, trois mois avant le 11 septembre, de la probabilité d'une attaque terroriste en septembre 2001, rien n'a été fait. Ils avaient averti les militaires en ce qui concerne le Pentagone et la Maison Blanche. Ils n'avaient rien dit au sujet des Twin Towers, mais ils avaient prévenu qu'une action de réelle envergure concernant le Pentagone et probablement la Maison Blanche aurait lieu. On aurait pu penser que quelque chose aurait été fait. Mais si grande est l'illusion que l'Amérique est intouchable, si grande est cette forme-pensée dans l'esprit de ceux qui dirigent le pays depuis le Pentagone, que rien ne fut fait. Les Etats-Unis sont davantage dirigés à partir du Pentagone qu'à partir de la Maison Blanche, bien que les deux aient des fonctions différentes, mais le Pentagone a le dernier mot. Les responsables ignorèrent ce qui leur avait été dit et le résultat fut tragique, ce fut la catastrophe du 11 septembre.

C'est le résultat du mirage et de l'illusion. Le mirage est celui-ci : « Nous pouvons faire tout ce que nous voulons. Nous sommes si forts, si riches, si puissants », même si ce n'est pas le cas. Le Japon détient 31 % de la dette nationale des Etats-Unis. Si le Japon et un ou deux autres pays, ou même le Japon seul, retirait son argent, encaissait les sommes investies sous forme de bons qui garantissent la dette américaine, le marché boursier serait en chute libre. Ce serait une catastrophe. Il ne faudrait rien de plus que cela.

Aveuglés par cette illusion et ce mirage, les dirigeants ne pensaient pas qu'une telle catastrophe puisse se produire aux Etats-Unis. C'est pourtant arrivé et cela se reproduira si les forces de sécurité de ce pays ne prennent pas au sérieux de futurs avertissements. Ils peuvent avoir de la chance. Ils peuvent anticiper ce genre d'événements. Ils l'ont peut-être déjà fait. Il est essentiel que les gens voient le monde tel qu'il est, et non comme ils veulent qu'il soit.

Après le 11 septembre, les Etats-Unis bénéficiaient de la sympathie du monde entier. Tout le monde aimait l'Amérique, se sentait concerné et pensait : « Cela aurait pu se passer dans n'importe quel pays développé. » Maintenant c'est le contraire. Les Etats-Unis sont vilipendés, haïs et ils font peur. Ils sont vilipendés et haïs justement parce qu'ils font peur. Ils font peur parce qu'on ne leur fait plus confiance. Aujourd'hui, personne ne fait plus confiance au gouvernement américain, tout le monde craint qu'il ne renverse l'équilibre mondial, ce qu'il tente de faire. C'est une énorme illusion, mais une illusion qui pourrait être vraie. Les illusions peuvent être fausses, mais elles peuvent aussi concerner des situations réelles. L'illusion que l'Amérique est puissante et prête à n'importe quoi pourrait bien être le facteur même qui rend possible la réussite d'un attentat comme celui du 11 septembre.

Il n'est bon pour personne de vivre dans l'illusion. Cela peut permettre de se sentir plus à l'aise, mais l'illusion coupe de la réalité. Développez l'intuition. La manière de développer l'intuition est de méditer, de pratiquer la méditation de transmission, la meilleure méditation qui soit pour amener le développement de l'âme et l'intuition. La divinité est cet état béni dans lequel vous voyez la réalité de façon parfaitement claire. Ceci ne peut être obtenu avec les seules facultés du mental inférieur. Il est impossible de voir la réalité avec le corps physique, le corps astral et le corps mental.

Au mieux, on peut être chef de gouvernement, directeur de banque ou d'une institution. On peut être au sommet de sa profession, mais cela ne signifie pas grand chose en termes de niveau d'évolution. Un travail extraordinaire est fourni par des gens dont le mental est quelque peu évolué et utilisé, et cependant ces mêmes personnes peuvent fort bien ne pas avoir passé la première initiation. En fait, elles pourraient passer la première initiation plus rapidement si elles n'étaient pas directeur de banque, ou principal de collège.

L'évolution est liée à l'état d'être, au degré d'imprégnation de l'âme à un moment donné. Si l'âme est immergée dans son véhicule et voit la réalité à travers lui, celui-ci peut être évolué. Mais s'il est seulement capable de penser, d'utiliser le cerveau, il utilise les facultés du mental inférieur. Ce n'est pas ainsi que se mesure le niveau d'évolution. L'un des plus grands mirages et l'une des plus grandes illusions des personnes appartenant à des groupes soi-disant ésotériques sont qu'elles croient être évoluées parce qu'elles font partie d'un groupe ésotérique. Très souvent, elles le sont moins que des gens qui n'ont jamais entendu parler d'ésotérisme, du Maître D. K. ou d'autres choses de ce genre. Pour être un disciple, il faut être très honnête envers soi-même.


[Les citations du Maître D. K. sont toutes tirées du chapitre intitulé « L'illusion » dans Réfléchissez-y, la compilationd'Aart Jurrianse . Ed Lucis]




Home L'illusion : 2/3

par Benjamin Creme

(suite de 1/3)

Questions - Réponses au sujet de l’illusion  
Transcription des questions posées à B. Creme à l’occasion des rencontres des groupes de transmission de San Francisco (Etats-Unis), en août 2003, et de Kerkrade (Pays-Bas), en septembre 2003.
 
Q. Ce fut une surprise d’apprendre que l’âme ne peut pas toujours reconnaître la vérité car elle est contaminée par la personnalité. Nombre d’entre nous avions l’illusion que l’âme était omnisciente. Pouvez-vous donner quelques explications ? (E-U)
R. Il y a ici un malentendu. L’âme est omnisciente. Elle n’est pas « contaminée » par la personnalité. Elle n’est pas réduite d’un iota dans son être par son incapacité à se manifester à travers les véhicules de la personnalité, le corps mental en l’occurrence.
   Les véhicules de la personnalité interprètent de manière erronée ce que l’âme voit et lui présentent cette interprétation in-exacte. En raison des illusions, le corps mental ne voit pas la réalité, il ne voit pas la vérité. Il présente donc cette vision erronée à l’âme qui travaille à travers lui. Il lui présente ces illusions comme si elles étaient la réalité et la vérité.
   Si l’âme n’a pas atteint le stade où elle peut manifester sa lumière sans obstacle à travers un corps mental libéré des illusions de la personnalité, cela peut la conduire à une mauvaise appréciation, car les don-nées qui lui sont présentées sont fausses. L’âme ne peut voir la vérité, car celle-ci ne lui est pas présentée par le corps mental.
Une construction, une idée, une idéologie, une série de formes-pensées, sont présentées à l’âme à tout instant comme la réalité qu’elle voit à travers le corps mental. Cela peut être faux, mais cela n’affecte nullement l’âme sur son propre plan. L’âme demeure parfaite, inviolable. Elle est simplement inadéquate pour fonctionner à ce niveau si le véhicule ne le permet pas, si les véhicules de la personnalité présentent des formes-pensées déformées quant à la nature de la réalité.
   L’âme dépend des véhicules. Elle se procure ceux-ci de manière à voir la réalité à ce niveau. Lorsque ceux-ci sont inadéquats, la vision de l’âme est déformée. C’est ainsi que se manifeste l’illusion.
 
Q. Si, dans le but d’atteindre un plus grand nombre de personnes avec notre message, nous évitons de trop mettre l’accent sur les éléments les plus ésotériques, nous pouvons craindre que cela en diminue également la portée. Cette tentative visant à atteindre le plus grand nombre est peut-être illusoire. Qu’en pensez-vous ? (E-U)
R. Je suis d’accord dans une certaine mesure avec ce point de vue. J’ai entendu dire récemment qu’il existait une tendance, presque un mouvement, dans ce groupe, visant à supprimer du message tous les aspects ésotériques, difficiles (ou considérés comme tels). Ce sentiment de « difficulté » peut être parfaitement illusoire. C’est une vue plutôt condescendante vis-à-vis des gens de « l’extérieur ». Vous devez considérer à qui vous vous adressez. En termes généraux, c’est à tout le monde. Approchez-vous tout le monde de la même manière ? En un certain sens oui.
   Prenons l’exemple de l’interview que j’ai donnée à Merv Griffin [interview projetée à cette conférence]. Tout était direct, clair. Cela a été pris comme un message d’espoir, annonçant la venue d’un être hautement évolué, accompagné d’autres êtres, un message exprimé dans un langage ésotérique ou philosophique qui n’était pas nécessairement familier à M. Griffin, mais qui, par ailleurs, n’était pas suffisamment outré pour lui donner la moindre inquiétude. Je pense que le message est très bien passé, et cet avis est partagé par les quinze millions de personnes qui s’en souviennent encore et qui s’y réfèrent comme si cette interview remontait à quelques années seulement, alors qu’en fait elle date d’une vingtaine d’années.
   Si vous supprimez tout le langage soi-disant ésotérique, vous courez le danger de laisser de côté le message lui-même. Vous risquez de le réduire jusqu’à ce qu’il ne diffère plus guère d’une gentille histoire biblique racontée aux enfants, au catéchisme du dimanche après-midi. Il n’y a rien de mal à cela, mais cela n’élargit guère la conscience de vos auditeurs. Cela peut leur donner un agréable sentiment de réconfort. Si c’est votre but en présentant le message, alors vous avez certainement mal interprété le mien, car ce n’est pas mon but en racontant cette histoire extraordinaire.
   Je ne doute pas que le message puisse être présenté à différents niveaux. Il y a la masse des gens, des millions et des millions, 270 millions dans ce pays, les Etats-Unis. Parmi eux, on trouve un certain nombre de personnes que vous pourriez appeler les classes moyennes éduquées. Aux Etats-Unis elles sont très nombreuses. En Europe elles le sont probablement encore davantage, comparées à l’ensemble de la population. Et il y a l’intelligentsia. L’intelligentsia en Europe, aux Etats-Unis et au Japon est très nombreuse, moins nombreuse peut-être dans d’autres pays.   
Il existe donc trois catégories de personnes : les masses, la classe moyenne éduquée qui forme le gros de la population des nations occidentales développées, et l’intelligentsia qui en est issue.
   Je dirais que l’accent devrait être mis tout d’abord sur les classes moyennes éduquées. Elles sont prêtes pour le changement. Elles sont, bien sûr, souvent fixées sur leurs systèmes de croyances, ne recherchent pas la nouveauté, y résistent même parfois, mais elles sont éduquées et elles acceptent la communication. Elles ont généralement l’esprit ouvert et elles forment le plus large groupe de personnes susceptibles de comprendre le message dans une communauté donnée.
   Le message devrait leur parvenir le plus clairement possible, débarrassé de tout discours ésotérique du genre de « ceci vous mènera à la troisième initiation et vous vous tiendrez alors devant le Seigneur du Monde ». Ce discours convient très bien pour mes rencontres, qui ont un public sélectionné venu de lui-même, mais lorsqu’on s’adresse au grand public, ce genre de langage pourrait aller à l’encontre du but recherché.
Cela ne signifie pas cependant que le message lui-même doive laisser de côté tout ce que vous pourriez considérer aujourd’hui comme ésotérique. Le Christ est ésotérique. L’événement que nous annonçons est ésotérique. Ce qui est ésotérique un jour devient exotérique un autre jour. Ce n’est pas ésotérique à jamais. Il ne s’agit pas d’un langage appartenant aux initiés. En fait, il existe bien un langage qui appartient aux initiés, mais il n’en est pas question ici.
   Dès que le Christ sera établi dans le monde, et que celui-ci connaîtra une paix, une sécurité et une justice relatives, il commencera à restructurer et à présenter à nouveau les mystères.
   Ceux-ci sont les mystères de l’initiation laquelle sera à la racine même de la nouvelle religion mondiale. Comment pouvez-vous laisser ceci de côté et offrir une approche intelligente à des gens intelligents, à qui vous êtes supposés proposer quelque chose d’intéressant et de neuf ? Il n’y a aucun intérêt à leur apporter ce que d’autres leur apportent déjà.
   J’ai trouvé dans notre littérature certaines choses sur lesquelles il n’y a rien à redire, mais les autres groupes font plus ou moins la même chose. Elles présentent la même tonalité populaire, un message accommodant qui n’a rien de vital. Je le lis et je le mets de côté. Si vous transmettez un message, vous voulez qu’il révèle quelque chose aux autres. Vous ne devez pas les traiter avec condescendance. Vous ne devez pas traiter avec condescendance les classes moyennes d’aujourd’hui, qui sont au moins aussi éduquées que vous. Vous faites partie des classes moyennes éduquées des Etats-Unis.
   Vous n’avez rien de spécial. Vous faites un travail particulier, mais vous n’êtes pas différents pour ce qui est de la conscience, de l’éducation et de la capacité à comprendre. Vous n’avez pas l’esprit plus ouvert, ou peut-être seulement un peu plus, que des milliers d’autres groupes.
   Vous devez faire les choses correctement et ne pas traiter non plus avec condescendance les masses dépourvues d’éducation, mais dont le cœur peut être ouvert et prêt pour la transformation à laquelle elles aspirent – la justice dans le monde, et le fait d’une importance capitale que quelqu’un va apporter cette transformation. Le Christ est ici pour montrer aux gens comment vivre. Les premières personnes à lui répondre ne seront pas les membres de l’intelligentsia, ni les journalistes très populaires et très connus. Ce seront les millions de gens ordinaires dont le cœur répondra à son message. Donnez leur ce message et ne le délayez pas afin de lui donner un goût plus agréable.
   Faites qu’il soit consistant, au sens de réel. Débarrassez-vous de vos propres illusions sur ce que vous êtes et ce que sont les masses. Donnez-leur le bénéfice du doute. Considérez qu’elles sont au moins aussi prêtes que vous l’étiez à entendre cette histoire et à y répondre. Pourquoi pas ? Certaines personnes ne le seront pas, bien sûr, mais d’autres le seront.
   Vous ne pouvez pas dire à l’avance qui, dans un cercle donné, va répondre à ce message. Vous parlez et ensuite quelques personnes viennent vers vous, peut-être celles que vous attendiez le moins, et elles vous demandent : « Où pouvons-nous en apprendre davantage ? » Les gens sont prêts d’une façon que vous ignorez. C’est la raison pour laquelle le Christ peut être ici. Si ce n’était le cas, il ne pourrait être présent. Maitreya est dans le monde. Il est prêt à apparaître publiquement et à commencer sa mission ouvertement. Il ne pourrait le faire si les gens n’étaient pas prêts.
   Maitreya espère que nous suivrons ses idées. Celles-ci ne sont pas faciles à mettre en pratique. L’idée en elle-même est simple : « Partager les ressources mondiales et changer le monde. » Mais le dire aux gens ne suffit pas. Tout le monde doit subir un changement de conscience. C’est l’un des résultats de la venue du Christ dans le monde. Les énergies du nouvel âge, l’ère du Verseau, grandissent en puissance chaque jour qui passe et ceci a un effet immense sur la conscience de chacun.
   Je pense que vous courez le danger d’aborder ceci comme vous auriez pu le faire il y a vingt ou trente ans ; cette idée de rendre l’enseignement moins ésotérique, plus ordinaire, plus accessible, marque un recul. Ne vous méprenez pas sur ce que j’avance. Il y a un équilibre à trouver, mais n’allez pas trop loin en dépouillant le message de tout son sens, car il perdrait ainsi tout son pouvoir.
   Il se peut également que vos efforts visant à rendre le message moins ésotérique soient nourris de vos propres illusions, notamment si vous êtes inconscients de celles-ci. Cette tentative d’atteindre davantage de gens, mais en douceur, est le résultat, je crois, de la peur qu’à l’époque actuelle il ne soit nécessaire de vous limiter, de renforcer les murs extérieurs, de consolider plutôt que d’agrandir, car il existe des forces qui enlèvent aux Américains ordinaires le droit de faire ceci ou cela. Naturellement tout cela est vrai. Ce qui est également vrai, c’est que vous avez le droit de livrer cette information. Mon conseil n’est pas de consolider, de restreindre, de châtrer cette information, de diminuer son pouvoir, ce qui semble apparemment dans l’esprit de certaines personnes.   
 
Q. Comment, à votre avis, l’illusion se manifeste-t-elle le plus fréquemment dans ce groupe et quel en est l’impact général sur la réalisation du dessein de celui-ci ? Existe-t-il certaines initiatives spécifiques et certains schémas de pensée que vous pourriez souligner ? (E-U)
R. Il existe une sorte de cri d’alarme. « Nous ne pouvons faire ceci. Cela attirera l’attention sur nous, et nous devons par conséquent nous limiter. Nous ne pouvons nous montrer trop hardis. »  Le Maître dit le contraire : « Soyez hardis, soyez libres, soyez forts, n’ayez pas peur. » A vous par conséquent de choisir qui vous voulez écouter. Pour ma part, j’écouterais plutôt le Maître.
   Mais c’est autre chose d’envoyer des déclarations spécifiques faites par le Maître, par moi-même, ou quelqu’un d’autre, aux médias que vous savez totalement opposés à toute cette idée, ou à des individus, des groupes ou des écrivains que cela n’intéresse pas du tout et qui considèrent tout ceci comme une interruption exaspérante de leur bien-être. Ce serait stupide.
   A mon avis, l’équilibre devrait reposer sur la puissance du message lui-même. Il ne s’agit pas de le réduire, mais de le présenter, lorsqu’il s’agit du grand public, à mi-ton, si je puis m’exprimer ainsi. Quant aux classes moyennes, présentez-leur sous son aspect le plus riche, et aux intellectuels à mi-ton également. Ces derniers sont aveuglés par leur propre sentiment de supériorité, une fausse supériorité mentale. C’est leur illusion. 
   Dans chaque pays, parmi les intellectuels, il y a des gens comme moi. Je suis un intellectuel. Je viens d’un groupe intellectuel. Tous mes anciens amis, avant que je ne m’engage dans ce travail, étaient des peintres, des écrivains, des poètes, des médecins, des cinéastes, des musiciens. Nous étions les intellectuels de notre époque spécifique et de l’endroit où nous vivions. Mais je pense être le seul à m’être impliqué dans ce genre de travail. Du jour au lendemain, j’ai perdu la plupart de ces amis. Ils ont disparu dans le crépuscule de leurs illusions. N’ayez donc pas une trop haute opinion des intellectuels, vous n’irez pas très loin avec eux. C’est au sein des masses, dans la classe moyenne en particulier, que vous trouverez la meilleure réponse.
 
Q. Dans notre travail de diffusion du message, nous sommes confrontés aux illusions de ceux à qui nous nous adressons. Est-il approprié de formuler notre information en respectant le niveau de confort mental de ceux qui détiennent de telles illusions ? Serait-ce cacher la vérité ? (E-U)
R. Cela pourrait cacher la vérité, « formuler l’information selon le niveau de confort mental » ! Seul un Américain peut concevoir une telle phrase ! On ne l’utiliserait nulle part ailleurs dans le monde. Le « niveau de confort » de votre esprit. Cela montre effectivement l’étendue du problème. Le niveau de confort mental ne doit jamais être dépassé ! N’allez pas au-delà de mon niveau de confort mental ! Vous avez une petite notice sur le front avec un drapeau qui dit : « Mon niveau de confort mental s’arrête ici. » On ne vous donne rien au-dessus de cela et vous vous sentez bien. « Si c’est quelque chose que je ressens, c’est agréable. Je n’ai pas aimé tout cet ésotérisme, il m’a mis mal à l’aise. Mais, maintenant je me sens bien. Cela me dit ce que je sais déjà, donc je me sens à l’aise. »
   Si vous réduisez le message au « niveau de confort mental » de la majorité des gens auxquels vous espérez vous adresser, vous n’allez guère aller de l’avant. Vous serez populaire, si c’est ce que vous souhaitez, mais vous ne ferez pas passer le message. 
 
Q. Faire la différence entre avoir réellement de l’intuition et prendre ses désirs pour des réalités peut être difficile. Pourriez-vous nous donner quelques indications permettant de faire la distinction ? (E-U)
R. Nombre de personnes prennent leurs désirs pour des réalités. Les gens construisent des formes-pensées à longueur de temps. Ces pensées incluent souvent un scénario dans lequel le souhait est réalisé. C’est comme un rêve. Ils vont se coucher en disant : « Je vais faire un rêve agréable cette nuit. Je vais rêver que je suis en vacances et ce sera formidable. Je serai à Haïti et les noix de coco tomberont des arbres. » Ils brodent là-dessus, puis ils vont se coucher et rêvent. C’est prendre ses désirs pour des réalités.
   Comment distinguer entre cela et l’intuition directe ? La différence entre l’intuition et le fait de prendre ses désirs pour des réalités se montre dans la capacité de l’intuition à révéler quelque chose. Prendre ses désirs pour des réalités permet de réaliser un rêve, une forme-pensée, une aspiration, un désir. Tandis que l’intuition, la véritable intuition, révèle toujours quelque chose ; elle est révélatrice. Si elle n’est pas révélatrice, ce n’est pas de l’intuition.
   Prendre ses désirs pour des réalités n’a rien à voir avec l’intuition. Souhaiter quelque chose fortement, en éprouvant un immense amour pour le monde, n’est pas de l’intuition. L’intuition est la fonction de l’âme qui regarde le monde et donne sa révélation ; c’est sa capacité à révéler à l’extérieur. Ceci n’est possible que lorsqu’il n’existe pas une barrière de mirage, ou plus exactement dans ce cas, d’illusion, pour restreindre la capacité de révélation de l’âme.
   L’âme, qui sur son propre plan ne connaît pas d’entrave, peut révéler. Elle connaît l’amour et la révélation, et elle sait sans penser. Telle est l’essence de l’intuition. L’âme n’a pas à penser. Elle sait déjà. Au stade où elle peut devenir puissante dans la vie, elle se révèle elle-même. La personne commence alors à savoir, sans avoir à penser ni à raisonner. La faculté de raisonner peut se charger de tout ce qui concerne la vie concrète inférieure et le mental de la personnalité. Lorsque l’âme fonctionne sans restriction, l’intuition prend la place du raisonnement.
   Finalement le raisonnement – la capacité de raisonner, de comprendre les choses et d’aboutir à une conclusion – descendra au-dessous du niveau de conscience et sera remplacé par l’intuition. C’est la prochaine étape à franchir pour la race humaine dans son ensemble. Ceci ne devient possible que lorsque la personne est imprégnée par la nature de l’âme et travaille sur la personnalité afin de purifier les véhicules de l’âme.
   Les véhicules sont la cause du problème. Le véhicule mental apporte ces illusions, ces formes-pensées, ces idées, ces croyances, toute cette manière de penser erronée, et l’âme est alors incapable de travailler directement à partir de son propre niveau et de révéler à travers l’intuition ce que la personne désire savoir.
   Ceux dont l’équipement mental suit la ligne 2, 4, 6 ont davantage de chance de développer l’intuition, tout au moins plus rapidement et plus facilement que ceux qui se trouvent sur la ligne 1, 3, 5, 7. Mais quelle que soit sa structure de rayons, le disciple n’est pas accepté en tant que disciple tant que la faculté intuitive n’est pas quelque peu développée et manifeste.
   Nous parlons de gens qui sont quelque peu évolués, même si l’humanité dans son ensemble est concernée. Plus la personne est évoluée, plus la faculté d’intuition fonctionne, et moins la personne a besoin de raisonner. C’est vrai pour tous les disciples, quelle que soit leur structure de rayons.
Puis vient un temps où l’âme elle-même se développe dans deux directions. Elle se tourne vers la monade et reçoit l’énergie de celle-ci, mais elle se tourne également vers sa réflexion, l’homme ou la femme en incarnation. Elle crée une certaine unification, une union à un niveau très profond, entre la monade et la personnalité. Tout ceci est lié à l’imprégnation des véhicules par l’âme. Lorsque les véhicules physique, astral et mental d’une personne vibrent plus ou moins au même niveau, ils deviennent synchronisés. Il existe une synthèse produite par l’âme.
Lorsque le physique et l’astral sont suffisamment synchronisés, et que le corps mental commence à l’être également, l’intuition commence automatiquement à se manifester. Lorsque l’énergie de la monade est introduite par l’âme, l’intuition est enregistrée en tant que faculté normale de la personne. Elle peut cependant être encore dans une certaine mesure colorée par l’illusion.
   Certaines personnes avancées ont été tellement remplies d’illusion qu’elles ont pensé être le Christ. Je veux parler notamment de Baha’u’lláh et Meher Baba. 
   Baha’u’lláh a introduit les enseignements Bahaï, qui furent donnés par Maitreya. Il était adombré par Maitreya et ce dernier lui dicta les enseignements. Baha’u’lláh , qui était un initié du troisième degré, pensait que ces enseignements venaient directement de Dieu. Il avait cette illusion, cette forme-pensée, que Dieu existait là-haut dans le ciel et lui dictait ces enseignements. Il les recevait du Christ mais il pensait être lui-même le Christ. C’était une illusion, une forme-pensée très puissante, une mauvaise interprétation de la réalité à un très haut niveau. Les choses ne sont ni simples ni automatiques ; les gens évoluent de manière inégale.
   Meher Baba, quant à lui, était un génie religieux. C’était un initié de degré 2,4 néanmoins il avait certaines idées imaginaires, certaines illusions concernant sa vie personnelle. Meher Baba, croyait, lui aussi, être le Christ. Il devint muni (il cessa de parler) pendant environ vingt ans, et il écrivit alors : « Lorsque je recommencerai à parler, je serai le Christ. » Il mourut avant de pouvoir être le Christ ! Vous ne pouvez être le Christ au niveau 2,4. C’est impossible. Il s’agit d’un mirage majeur, ou plutôt, dans ce cas, d’une illusion.       
 
Q. Quelle est la différence entre le mirage et l’illusion ? (E-U)
R. Il s’agit de la même illusion – c’est-à-dire d’une absence de clarté, de lumière, de révélation, de sens. Lorsque votre mental est fermé à la vérité, ou obscurci, vous vivez dans l’illusion.
   Si l’expérience se manifeste en tant qu’émotion, c’est du mirage ; si c’est une conception mentale ou une idée, c’est une illusion.
   Le mirage est l’illusion sur le plan astral/émotionnel. L’illusion est l’illusion sur le plan mental. Elle implique l’âme, car celle-ci utilise le plan mental qui doit être clair. S’il n’est pas clair, l’âme ne peut avoir un regard clair sur le monde. Elle le voit à travers une foule d’illusions, dont l’individu n’est pas conscient. Celui-ci peut avoir une excellente opinion de lui-même. Il a de brillantes idées. Il dirige le groupe vers un nouvel avenir grandiose. Il est chef d’Etat, il développe les armes qui feront de son pays le meilleur et le plus fort dans le monde. Il est en train de devenir un grand homme.
   Les gens, dans tous les groupes, même s’ils l’ignorent le plus souvent, sont remplis d’illusions : sur eux-mêmes, leur sincérité, leur dévotion à la cause. Ils pensent avoir consacré leur vie au service. Qu’ils regardent les choses en face. Si un aspect ou un autre de leur vie est menacé, lorsque leur bien-être, leur « zone de confort » est en jeu, voyons alors où vont leur consécration et leur dévotion. Lorsqu’ils regarderont les choses en face, ils verront que souvent ce qu’ils pensent être en train de faire n’est pas ce qu’ils font réellement.
   Tout le monde a des illusions. Elles sont inhérentes à la vie et nous ne pouvons les éviter. Elles sont là, nous devons les prendre en compte et essayer de nous en débarrasser. La seule manière de procéder est de développer l’intuition. Comment faire ? En apprenant à contrôler le mental, car c’est le mental contrôlé qui peut éviter l’illusion. Il existe toutes sortes de techniques pour contrôler et développer le mental.
   Tout d’abord, je suggérerais comme moyen de commencer à contrôler le mental, d’employer le pouvoir du mental lui-même, pour découvrir où le mental se situe réellement. Quelle part du mental est à notre disposition ? Dans quelle mesure est-il fragmenté dans le subconscient et se nourrit-il de toutes ces formes-pensées qui produisent le mirage et l’illusion ?
   Il existe une technique d’auto-hypnose que vous pouvez développer. Un ouvrage écrit par un Canadien, Rolf Alexander, The Power of the Mind (Le pouvoir de la pensée), décrit une technique d’auto-hypnose, la libération progressive du mental de sa fragmentation dans le subconscient.    Le mental subconscient devrait rester subconscient. Il devrait simplement continuer de manière inconsciente à veiller sur notre digestion, la nourriture de notre sang et de nos cellules dans les différentes parties du corps, un processus purement automatique, au-dessous du seuil de la conscience.
   Les émotions de l’individu sont le résultat du mauvais usage de l’énergie du corps astral. Le corps astral devrait être comme un lac calme, tranquille, où l’énergie que nous appelons buddhi, le second des trois aspects de l’âme, peut se refléter. Lorsque c’est le cas, l’intuition se manifeste. La vision de l’âme, reflétée en tant que buddhi, apporte l’intuition. Là où règne le désordre habituel du corps astral, que connaissent la plupart des gens, il n’existe pas de lac tranquille sur lequel l’âme puisse refléter sa conscience bouddhique. 
   The Power of the Mind est très intéressant car il propose un processus très simple d’auto-hypnose qui permet de libérer le mental de sa fragmentation dans le subconscient. Chaque fois que vous dormez, vous rêvez. Vous rêvez, que vous vous souveniez ou non de votre rêve, mais les rêves ne sont que le résultat de la faculté du mental humain de former des pensées. Le processus est tel que le mental, qui n’est pas accessible dans le sommeil, devient accessible sous forme de rêves. Le processus qui consiste à former des pensées se poursuit et vous avez les rêves les plus merveilleux, les plus créatifs.
   Les rêves sont comme des films. Vous pouvez y créer n’importe quoi. Il vous suffit d’y penser et c’est là instantanément dans votre rêve. Sur le plan mental, la même activité se poursuit, mais à un tour plus élevé de la spirale, et elle implique des idées et des concepts plutôt que des désirs. Ceci inhibe la capacité de l’âme à voir la réalité.
   Dans The Power of the Mind, vous commencez par vous projeter dans le sommeil. Vous faites certaines affirmations en vous-mêmes. Vous vous accordez un certain temps pour vous réveiller. Vous vous réveillez et progressivement vous développez ce qui est contenu dans les affirmations. Votre mental, au lieu d’être fragmenté dans le subconscient, s’élève progressivement. Votre corps demeure endormi, mais votre mental s’élève hors du corps qui dort, qui est fermé et que vous ne pouvez bouger. N’importe qui peut le faire, c’est très simple. Votre mental s’élève de plus en plus et sort, et vous avez alors l’esprit clair. C’est une expérience du mental totalement différentede celle où il est absorbé dans le subconscient, comme c’est le cas habituellement.
Plus votre mental est submergé dans l’inconscient, plus vous êtes limité au niveau mental. Lorsque votre mental n’est que partiellement submergé, vous avez la pleine énergie du plan mental. Plus votre mental est absorbé et fragmenté, moins il est disponible pour vous en tant que personne. Dès que vous commencez à libérer votre mental de ce processus de fragmentation, vous libérez son énergie, et votre mental grandit en proportion. Etant libre, il est également libéré de l’illusion, ce qui permet à l’intuition de se manifester.    
 
Q. Quel genre de techniques de contrôle du mental peut nous aider à développer l’intuition et à moins utiliser le mental rationnel ? (E-U)
R. Il ne s’agit pas de moins utiliser le mental rationnel. Ce qui arrivera, c’est que la faculté de raisonner tombera au-dessous du niveau de conscience. Cela ne signifie pas que nous cesserons d’utiliser le mental rationnel.
   Vous utilisez les facultés dont vous disposez. Si vous avez un mental rationnel, vous l’utilisez. Mais vous ne l’utilisez pas lorsque cela ne marche pas. Cela ne marche pas au niveau supérieur, mais seulement sur les plans mentaux inférieurs.
   Les scientifiques ignorants pensent que le mental rationnel fait tout. Ils pensent pouvoir trouver la réponse à tous les problèmes, que toute la connaissance à laquelle il est possible d’accéder peut être découverte par leur mental rationnel inférieur. Ils ont tort, ils manquent d’ouverture d’esprit. Ils ne lisent même pas les ouvrages comme ceux du Maître D. K., qui leur en enseigneraient davantage sur les facultés de l’esprit que tout ce que peuvent contenir leurs ouvrages scientifiques. Etant fermés, ils sont ignorants et, qui plus est, extrêmement arrogants. A tel point qu’ils peuvent tout simplement expliquer un « miracle du lait » par un phénomène de capillarité, le lait s’écoulant selon eux par les minuscules sillons des statues de bronze, de laiton, ou de cuivre, si bien que la structure de ces statues absorberait le lait et le ferait disparaître. Ils peuvent l’affirmer, mais c’est illogique et cela n’a rien de scientifique.  
   Ils refusent également d’ouvrir leur esprit à la masse d’informations sur les ovnis et les agroglyphes. Ils refusent d’examiner les témoignages qui s’empilent partout dans le monde, car ils ne connaissent pas la réponse et ont peur de dire : « Nous ne savons pas. »
   C’est la même chose avec les soi-disant miracles. Un miracle est seulement un miracle si vous ignorez la science qui l’explique. En raison des restrictions du mental inférieur, et en raison de l’ignorance et de l’arrogance des scientifiques qui les ont menés à établir certaines lois  (tout doit obéir à ces lois, qu’elles soient ou non des lois terrestres), ils ne voient pas (car ils refusent de voir) que nous sommes au milieu de la plus extraordinaire manifestation de l’existence de relations entre les planètes que nous n’ayons jamais connue.
   Ils ferment délibérément leur esprit à tout cela, car ils ont peur de montrer leur ignorance. Ils sont soutenus par tous les quasi-scientifiques qui suivent cette attitude, l’acclament et pensent que c’est de la science, des « règles scientifiques », mais la science ne sait presque rien. La science moderne ne connaît qu’une infime fraction de la nature de l’univers ou même de notre planète, ou des lois qui gouvernent la manifestation d’une planète ou d’un système solaire. Plus vite ces soi-disant scientifiques descendront du piédestal sur lequel ils ont été placés, plus vite ils découvriront les réponses à certains de leurs problèmes. Ceux-ci sont principalement d’ordre psychologique !        
 
Q. Si la méditation et le contrôle du mental développent l’intuition, pourriez-vous expliquer comment parvenir au contrôle du mental ? (E-U)
R. J’ai déjà mentionné différentes manières, différents moyens, par exemple la méditation ou l’auto-hypnose. Il existe de nombreuses méthodes. Les Maîtres, dans leurs écoles d’entraînement, enseignent le contrôle du mental. C’est l’une des choses importantes, notamment lorsqu’une personne approche de la troisième initiation. Les Maîtres enseignent le contrôle du mental et la manière de traiter le problème de l’illusion. Généralement, lorsqu’une personne travaille en vue de la troisième initiation, il est considéré comme acquis qu’elle a quasiment maîtrisé le mirage et qu’elle n’en souffre plus guère.
   D’après mon expérience, cependant, le mirage a la vie dure. Je pense que seul un Maître en est entièrement libéré. Mais plutôt que de parler de mirage, il faudrait parler d’illusion. L’illusion sur le plan mental implique l’âme, elle est donc spécifique et elle nécessite un soin et un traitement particuliers.
   Les gens reçoivent des enseignements et des entraînements, et personne n’y fait allusion. Le processus d’enseignement a changé dans la Hiérarchie en raison des transformations de la vie moderne et des communications. Il y a beaucoup d’allées et venues. Les gens sont maintenant plus nombreux à travailler la nuit que jamais auparavant. Et ceux qui sont sans emploi veillent souvent pour effectuer une tâche ou une autre ou pour bavarder.
   La lumière artificielle a apporté la facilité de travailler tard le soir et les machines de notre société moderne fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C’est pourquoi la Hiérarchie s’est adaptée et, si vous travaillez la nuit, vous pouvez vous entraîner durant la journée. A chaque fois que vous dormez vous pouvez être entraîné.
 
Q. Quelle est l’importance de la tension spirituelle pour nous débarrasser du mirage et de l’illusion ? (Europe)
R. Sans tension spirituelle, nous n’aurions pas de vision spirituelle. La vision spirituelle, que nous pensons sans doute avoir, vient des livres que nous avons lus, ou de ce que nous avons entendu dire par d’autres personnes. Nous appelons cela nos idées et nos idéaux spirituels. Nos vies en sont imprégnées, mais nous ne prêtons guère attention à l’idée de tension spirituelle. Comment savoir si ces idées et ces idéaux spirituels ne sont pas eux-mêmes une simple illusion ? Nous ne pouvons reconnaître l’illusion qu’à partir de la vision spirituelle qui est le résultat de la création d’une tension spirituelle.
   La tension spirituelle n’est pas continue dans la vie de la plupart des gens. Ce n’est pas quelque chose qui nous est donné une fois pour toutes. C’est comme une pendule qui a constamment besoin d’être remontée. Au fil des heures, le ressort se détend, il ne peut plus faire tourner les aiguilles et nous devons remonter la pendule ou changer la pile. Les batteries spirituelles ont également besoin d’être rechargées et c’est là toute la valeur de la méditation, notamment la méditation de transmission.
   La tension spirituelle est le résultat de l’aspiration spirituelle et du service (la méditation, ou le travail lié à l’émergence de Maitreya et des Maîtres), travail reposant sur un idéal spirituel qui génère l’énergie permettant de le mener à bien. Quand la tension spirituelle atteint un certain niveau, elle peut être constatée dans la créativité qui en résulte. Lorsque vous avez créé une tension spirituelle suffisamment élevée, la pression qu’elle engendre vous pousse à une action spirituelle. Car c’est bien d’action qu’il s’agit. Il n’est nullement question d’un agréable sentiment de spiritualité. Cela n’a rien à voir avec cela ; ce genre de sentiment est en grande partie du mirage. Le sentiment d’être une « personne spirituelle », le regard toujours légèrement tourné vers le ciel, n’élevant jamais la voix, ne riant jamais trop fort, ne disant jamais rien de dérangeant ni de grossier, n’étant jamais en conflit avec les autres, gardant toujours une attitude « spirituelle » – c’est du mirage. Rien que l’idée « d’être spirituel » est un mirage. Si vous êtes un être spirituel vous n’y pensez pas.
   Les batteries spirituelles sont rechargées par les pensées spirituelles, et les pensées spirituelles s’expriment dans la créativité. Il ne s’agit pas d’avoir des pensées agréables, mais de se montrer créatif de quelque manière que ce soit. C’est ce qui crée la tension spirituelle. La méditation crée la tension spirituelle, particulièrement la méditation de transmission. C’est une action de nature spirituelle, et je ne veux pas dire par là ce qui est habituellement appelé une « bonne » action – naturellement celle-ci sera bonne si c’est une action spirituelle, mais elle n’a pas à être consciemment bonne ou « spirituelle ». C’est une action accomplie pour le bien du monde. Tout ce qui améliore l’état du monde, toute action de ce genre est spirituelle, qu’elle se situe sur le plan physique, le plan émotionnel, le plan mental, ou celui de l’âme. Tout ce qui élève la personne, ou l’humanité dans son ensemble, à un niveau supérieur est fondamentalement spirituel.          
 
Q. Que signifie la déclaration : « Nous devons regarder les mirages sans illusion » ? (Europe)
R. La plupart des gens ont à la fois des mirages et des illusions. Les illusions sont liées aux idées, aux formes-pensées mentales. Tout le monde en a. Le corps mental du monde, le plan mental, est rempli de milliards de formes-pensées – énormes ou petites, sans cesse en augmentation, toujours changeantes. Ce sont des formes-pensées mentales.
Il existe également des formes-pensées astrales, ou émotionnelles ; elles sont plutôt liées aux émotions. Avec les formes-pensées émotionnelles nous faisons l’expérience d’un sentiment, d’une sensation, et nous y mettons un sens. Le sens, s’il n’est pas vrai, est du mirage. C’est seulement en utilisant le corps mental que vous pouvez savoir qu’il s’agit de mirage. Le mirage est surmonté par la lumière de l’âme venant jouer sur le mirage à travers le corps mental. La vision du corps mental doit être utilisée pour vaincre le mirage. La lumière de l’âme qui est l’intuition, doit être utilisée pour vaincre les formes-pensées mentales qui sont des illusions. Les formes-pensées sont des illusions ou elles sont vraies. La vérité est toujours là, vous n’avez pas à la découvrir. Si vous n’avez pas de mirages, vous ne faites pas l’expérience de sentiments illusoires ; vos sentiments sont vrais. Ils viennent du cœur et non du plexus solaire, ils ne sont pas dus à un mauvais usage de l’énergie astrale. Si les idées sont vraies, elles viennent de l’âme et elles sont créatrices, révélatrices, lumineuses. Par contre si elles sont illusoires, elles sont fausses. L’intuition, la lumière de l’âme, est nécessaire pour révéler leur caractère erroné.     
 
Q. Comment reconnaître si notre intuition est pure ou au contraire colorée par l’illusion et le mirage ? (Europe)
R. En voyant si elle fonctionne. Lorsque l’intuition fonctionne, vous savez parce que vous savez. Vous n’avez pas à réfléchir – vous savez simplement qu’il en est ainsi. Comment savoir s’il s’agit d’intuition et non d’illusion ? Par l’expérience. Parce que cela fonctionne. Parce que cela illumine. Parce que c’est conforme aux enseignements donnés depuis des milliers d’années et que ce n’est pas une idée imaginaire.
   La prochaine phase du développement de l’humanité est le développement de l’intuition. Les Européens et les Américains, en particulier, sont la cinquième sous-race de la cinquième race racine, utilisant le cinquième rayon (celui du mental concret) comme véhicule particulier d’expression. Cela a conduit à une énorme explosion de la science au cours des 120-130 dernières années. C’est le résultat de l’afflux de ce rayon déversé dans le monde à une puissance énorme. Il a de bons et de mauvais résultats. Il a ouvert le mental des gens aux réalités du monde physique. Il a débarrassé de milliers de superstitions, tout en créant par ailleurs sa propre forme de superstitions. Il a fermé l’esprit de millions de gens (particulièrement les doctes scientifiques eux-mêmes) à la nature plus profonde de la réalité, mais d’un autre côté, il a conduit au développement de la radio, de la télévision, du téléphone, des fax, des emails – toutes ces choses qui empiètent sur mon temps et mon énergie et m’empoisonnent la vie !   
   C’est de cette manière que la stimulation du cinquième rayon a activé notre capacité à inventer, à découvrir la nature de l’électricité, ou tout au moins à commencer, et à développer l’information, grâce entre autres à l’électronique. Mais il existe une immense illusion liée à la science, car elle laisse nécessairement de côté un vaste champ d’expérience qui n’a rien à voir avec le monde physique concret. Elle limite l’expérience de l’humanité au plan physique dense. C’est la raison pour laquelle il est si difficile aujourd’hui de faire passer certaines idées. Il a fallu des années et des années pour parler au monde de la Réapparition du Christ. Nous aurions dû être capables de le faire en deux ans. Mais, en raison de la réduction de la réalité au seul plan physique, il existe un immense scepticisme, une incrédulité qui plane au-dessus de nous, créée par le cinquième rayon du mental inférieur. Considérée à son propre niveau, cette vision du monde est juste, bien sûr. L’erreur, l’illusion, c’est que les scientifiques prennent le niveau qu’ils voient pour la totalité. Ce qu’il n’est pas, naturellement. Il s’agit d’un seul niveau.
   Lorsque des scientifiques regardent un bois, ils ne le voient pas en tant que bois, ils voient seulement de nombreux arbres et ils les comptent. Ils savent qu’il s’agit d’un bois lorsqu’ils ont compté les arbres. Les ayant comptés, ils admettent qu’il s’agit d’un bois. Mais ils ne voient que les arbres.
   La prochaine sous-race de la cinquième race racine verra se développer l’intuition sur une grande échelle. Pour répondre à votre question, comment reconnaître qu’il s’agit vraiment d’intuition ? Vous le reconnaissez grâce à une expérience détachée. Après avoir longtemps lutté contre le mirage et l’illusion, vous devenez de plus en plus détaché. Ce détachement lui-même vous donne un outil pour regarder l’illusion. Vous voyez qu’il ne s’agit que d’une illusion, que cela n’a aucune signification – ce n’est pas une intuition, c’est une illusion.
   Lorsque j’ai été entraîné par mon Maître au début, je lisais quelque chose et je pensais l’avoir vraiment compris. Je lui demandais : « S’agit-il de ceci ou de cela ?» Et il répondait : « Exactement ! Exactement ! » Je me disais : « Je m’en sors bien, je ne me suis pas trompé. » Plus tard, pour autre chose, je faisais à nouveau jouer mon « intuition » et il répondait : « Exactement ». Il me fallut des mois pour réaliser qu’il avait simplement dit : « Exactement ». Cela ne voulait pas dire « Tu as raison » mais « Exactement – tu l’as dit. C’est ce que tu as dit ». Vous devez apprendre la manière de penser d’un Maître : il connaît toute illusion, la moindre supercherie du corps mental ou du corps astral qui créent des illusions ou des mirages. Il connaît ces illusions et ces mirages car il les a vus des milliers de fois auparavant. Il constate que tous ses disciples en ont, plus ou moins – des masses de mirages et d’illusions.         
 
Q. Lorsque nous agissons à partir du cœur, nos actions sont imprégnées par l’âme. Comment distinguer entre une action qui vient de nos émotions et une action qui vient du cœur ? (Europe)
R. C’est là que le détachement entre en jeu ; cela dépend de la mesure dans laquelle vous êtes détaché – et c’est également une question d’expérience.
 
Q. Comment définir l’intuition ? Comment la développer ? Qu’est-ce qui n’est pas de l’intuition ? Quelles sont les caractéristiques de l’intuition ? (E-U)
R. Ce qui caractérise l’intuition, c’est son pouvoir de révélation, son caractère immédiat dans le temps et l’espace. Il n’y a pas de pensée, pas de raisonnement, pas de temps. C’est la connaissance instantanée de ce qui est. Lorsque l’intuition entre en jeu, vous savez vraiment. Ce n’est pas comme lorsque vous croyez savoir quelque chose, mais que vous pourriez avoir tort ou raison. S’il s’agit vraiment d’intuition, vous savez, et vous savez que vous avez raison. Il s’agit d’une faculté très particulière de l’âme qui lui permet de révéler la nature de la réalité.
   Qu’est-ce que l’intuition n’est pas ? Ce n’est absolument pas la formation de pensées. Ce n’est pas le processus d’élaboration de grands schémas. Ce n’est pas le processus qui consiste à imaginer votre amour pour l’humanité tout entière. Ce n’est pas en soi la prise de conscience du fait que nous sommes un, même si cette conscience de l’unité peut conduire à la clarté du mental qui permet à l’âme de se manifester à travers lui. Il est plus facile de dire ce que l’intuition n’est pas que ce qu’elle est.
 
Q. Aller au-delà de la pensée aide-t-il à contrôler les illusions et à en finir avec elles ? Si oui, dépasser le processus de la pensée permet-il à la lumière de l’âme de pénétrer dans le mental et de développer ainsi l’intuition ? (E-U)
R. Oui. Aller au-delà du processus de la pensée est une forme de méditation. La méditation est l’un des moyens de contrôler le mental, non pas le contrôler dans le sens de lui refuser la possibilité de penser, ce qui serait inhiber, étrangler tout simplement le mental dans son processus de penser. Aller au-delà de la pensée n’est pas étrangler la pensée.
   Aller au-delà de la pensée est littéralement aller au-delà. Il s’agit d’un processus de méditation, très utilisé en Orient par les Maîtres et les Avatars. C’est un processus qui consiste à « plonger à l’intérieur » comme ils disent. Vous trouvez alors la source du Soi, l’idée de « Je » ; vous la trouvez au centre du cœur, le centre de l’âme dans le corps physique éthérique. Etant conscient de la notion du « Je », vous allez au-delà. Vous plongez à l’intérieur sur cette pensée « Je ».
   Au cours de ce processus, vous pouvez penser : « Qui suis-je ? Qui suis-je ? » Vous découvrez ainsi que le « Je » prend sa source au centre du cœur. Pour trouver le « Je », vous devez localiser l’idée de « Je ». Vous découvrez que l’idée de « Je » et la respiration viennent d’une seule et même source. Lorsque vous ralentissez la respiration, vous ralentissez le processus de la pensée. Lorsqu’elle est ralentie au point de fonctionner à peine, vous pouvez plonger dans le centre du cœur, dans l’âme. C’est aller au-delà de la pensée, mais c’est un état de méditation.
Dans cet état de méditation, aucune illusion n’apparaît. En méditant ainsi, vous vous libérez, dans une large mesure, de la possibilité de créer de futures illusions. Lorsque vous agissez de cette façon, vous ne pouvez penser car vous êtes allés au-delà de la pensée. C’est un processus de méditation plutôt qu’un processus de pensée.
   Penser correctement est penser sans illusion, ce qui n’est pas la même chose que méditer. Pour méditer correctement vous libérez votre mental de l’illusion, car la méditation éclaire le mental.

(suite en 3/3)





Citation

Home Extrait du message n°15

par Maitreya

Nombreux sont ceux qui me verront prochainement
et, de prime abord, seront peut-être surpris par mon apparence,
car je ne suis pas le prédicateur d’antan,
je suis simplement venu pour indiquer la voie,
montrer le chemin à suivre pour retourner à la source
au sein de l’harmonie, de la beauté et de la justice.

Ma tâche est simple : vous montrer la voie.
A vous, mes amis, incombe la tâche ardue de bâtir
un nouveau monde, un nouvelle contrée, une nouvelle vérité;
mais, ensemble, nous triompherons.





La voix des peuples

Home Inde : le vote des pauvres a été décisif

Source : The New York Times, The Nation, Etats-Unis

Suite à ce que l'on considère comme le plus grand bouleversement de l'histoire politique de l'Inde, le Parti du Congrès est revenu au pouvoir, remportant une large victoire sur les favoris : le Parti nationaliste hindou, le parti Bharatiya Janata (BJP) et le premier ministre Atal Bihari Vajpayee. Sûr de sa victoire, conforté par une bonne santé économique, les négociations de paix avec le Pakistan et la popularité du premier ministre, le BJP avait provoqué des élections anticipées de six mois. Mais, les progrès enregistrés sur le plan économique n'ont profité qu'à une élite, laissant de côté la grande majorité de la population indienne qui continue à vivre dans des conditions abjectes. Le Parti du Congrès a mené une campagne intense dans les zones rurales, en attaquant la politique du BJP en faveur des plus riches et l'iniquité dans la redistribution des richesses.

Et les pauvres se sont rendus aux urnes en grand nombre pour évincer le parti au pouvoir et marquer leur opposition au slogan du BJP présentant une « Inde resplendissante ». Bien que, comme le souligne The Nation : « Le résultat du scrutin est complexe, différencié sur le plan régional et à l'image de la diversité de l'Inde », la tendance de fond ne laisse aucun doute : les gens ont voté contre une politique qui a bénéficié aux grandes sociétés et aux plus riches mais qui n'a pratiquement rien apporté à la majorité des Indiens.

Sonia Gandhi, leader du Parti du Congrès, a renoncé à prendre la tête du nouveau gouvernement, en faveur de Manmohan Singh, économiste et ancien ministre des Finances. C'est la première fois qu'un sikh occupe le poste de premier ministre. On s'attend à ce que le Parti du Congrès, qui a formé une coalition avec plusieurs autres partis, prenne ses distances avec l'idéologie nationaliste hindoue et cherche à promouvoir une politique culturelle plus large. On s'attend également à ce qu'il poursuive le processus de normalisation des relations avec le Pakistan. La nouvelle coalition a déjà établi son programme de base visant à introduire des mesures économiques pour mieux répartir la prospérité au profit des citoyens ordinaires.





Les mensonges dévoilés

Home Pour un journalisme de vérité

Source : New Stateman, Grande-Bretagne

Dans un article paru dans le New Stateman, le journaliste australien John Pilger condamne le renvoi de Piers Morgan, rédacteur au Mirror. Ce journal britannique avait publié des photographies de mauvais traitements commis par des militaires britanniques sur des prisonniers irakiens.

« Depuis le départ de P. Morgan, écrit-il, aucun journal n'a demandé au ministère de la Défense de produire les « preuves irréfutables » que ces photos étaient truquées. On a simplement accepté les excuses d'un régiment dont le passé montre pourtant qu'il avait atteint des records de brutalités en Irak, étant d'ailleurs sous le coup d'au moins cinq actions judiciaires pour meurtre. Canulars ou non, ces photos ont montré que les sévices, voire pire, s'étaient propagés jusqu'au centre même du contingent britannique. » The Independent on Sunday a révélé que les forces britanniques sont accusées d'avoir perpétré une quarantaine de mises à mort illégales de civils et de prisonniers depuis l'invasion du pays.

Mais « si l'on veut parler de canular, ironise J. Pilger, le record a été battu au sein même du Conseil de sécurité, lorsqu'en février 2003, Colin Powel présenta des « documents » montrant l'existence d'armes de destruction massive (ADM) en Irak ». « Les photos que je vais vous montrer sont parfois difficiles à interpréter pour le non spécialiste, même pour moi, a déclaré C. Powel en préambule, avant de les qualifier de « preuves irréfutables ». Il a depuis laissé entendre que c'était des trucages. Le président Bush lui-même a, par la suite, émis des plaisanteries sur cette absence de preuves ; Paul Wolfowitz a révélé que cette histoire d'ADM a été « retenue » car elle semblait une des plus faciles à faire avaler au public. D. Rumsfeld a admis qu'il n'existait aucun lien entre l'Irak et Al-Qaïda. »

Aujourd'hui, suite à la propagande menée par le gouvernement, des millions d'Américains croient encore à l'existence de ce lien, et que les soldats américains infligent des sévices aux détenus à titre de « rétorsions pour le 11 septembre ». The Mirror et The Independent furent les deux seuls quotidiens britanniques à s'opposer à la guerre. The Mirror, dans son édition du 4 juillet 2002, a accusé les forces américaines d'Afghanistan d'avoir tué près de deux fois plus de civils qu'il n'y eut de victimes lors de l'attentat du World Trade Center, et d'avoir installé au pouvoir des « seigneurs de la guerre » qui ne valaient guère mieux que les talibans. Il a également déclaré que G. Bush et T. Blair mentaient et que l'invasion qu'ils proposaient était planifiée depuis longtemps. « Pendant deux ans, écrit J. Pilger, The Mirror a représenté la majorité du peuple britannique, qui avait pénétré bien avant les journalistes la mascarade à laquelle s'est livré le premier ministre lors de la période précédant l'invasion. » Pour lui, si P. Morgan a été sèchement mis à la porte, c'est pour avoir affirmé que la « guerre contre la terreur » n'était qu'une tromperie et l'invasion de l'Irak un crime – il en voit la preuve dans le fait que ses ennuis commencèrent bien avant que ne soient connues les images soi-disant truquées.

La BBC, quant à elle, n'a accordé que 2 % de ses émissions aux manifestations anti-guerre, moins même que les chaînes américaines. Ce mutisme général, selon l'écrivain et journaliste Phillip Knightley, s'explique par un « accord non écrit [passé au sein des média] de ne pas publier ce qui était trop horrible, que ce soit à la télévision ou en première page des journaux », alors que la presse arabe s'en faisait abondamment l'écho.

Les journalistes américains et britanniques regrettent aujourd'hui publiquement ce soutien quasi unanime. Pour Charles Lewis, ancien reporter à la CBS et actuel directeur du Center for Public Integrity, et que cite J. Pilger, si les médias avaient, dès les premiers doutes, relevé les mensonges de l'Administration Bush, « il est plus que probable que nous n'aurions pas eu de guerre ».

« Aujourd'hui, ajoute J. Pilger, grâce à une poignée de journaux « voyous », aux appareils numériques et à Internet, le public apprend peu à peu la vérité, image après image, jour après jour, fait après fait. Michael Berg, dont le fils fut décapité en Irak et qui en reporte le blâme sur G. Bush et D. Rumsfeld, demande : « Comment pouvez parler de responsabilité [pour vos actes] quand vous refusez d'en voir les conséquences ? »

L'auteur conclut en demandant pourquoi l'on n'a pas invoqué l'article 7 des statuts du Tribunal pénal international pour condamner les comportements américains et britanniques comme « crimes contre l'humanité ».




Home L'administration Bush « aveuglée par une idéologie »

Source : The Independent, Scotland on Sunday, G.-B. ; The Nation, E.-

Un groupe de 26 anciens diplomates et militaires américains de haut rang, républicains et démocrates sans distinction, ont appelé les électeurs de leur pays à ne pas apporter leur voix au président Bush à l'occasion du scrutin présidentiel de novembre 2004 : ces dignitaires l'accusent de nuire aux intérêts américains, à la sécurité nationale et à la réputation de la nation vis-à-vis de la communauté internationale.

Ce groupe bipartite en faveur d'une alternance a affirmé sa position le 16 juin à Washington : « L'administration Bush a fait montre d'une incapacité à appréhender la nouvelle conjoncture et est incapable, dans le fond et dans la forme, d'assurer la responsabilité d'un leadership mondial. »

Cette prise de position commune fait allusion à la désillusion éprouvée par les membres de ce groupe face à la manipulation exercée par le président Bush sur de nombreux sujets, tels que la guerre en Irak, les enjeux environnementaux et la politique de traitement du sida. Phyllis Oakley, ancienne adjointe du secrétaire d'Etat américain aux Renseignements, décrit l'administration américaine comme « aveuglée par une idéologie, et totalement indifférente au monde qui l'entoure ».William Harrop, autrefois ambassadeur à Tel Aviv du président Bush père, a déclaré : « Nous n'avons tout simplement plus confiance dans la capacité de l'administration Bush à défendre les intérêts américains et à donner la direction que le monde requiert. »

Ce groupe a rompu une convention respectée par les anciens diplomates et hauts gradés de l'armée, qui s'abstiennent de toute déclaration politique, en particulier à l'approche d'une période électorale. « Jamais auparavant nous n'avons été si nombreux à ressentir la nécessité d'un changement radical de l'orientation de notre politique étrangère », a déclaré P. Oakley.




Home L'art de la propagande

Source : The Guardian, G.-B.

Dans un article intitulé Qu'importe la vérité !, publié le 30 mai 2004, dans The Guardian, le journaliste Gary Younge explique comment la fiction peut devenir réalité lorsque les échéances politiques priment sur la vérité.

« La politique a, dans une certaine mesure, toujours été le triomphe des symboles sur la substance, des déclarations sur la réalité. Mais, dans le cas de l'Irak, cette tendance semble avoir atteint son apogée, comme si de simples affirmations pouvaient modeler la réalité par la force d'une volonté propre.

La politique semble être devenue une affaire de communication. On en est venu à un point où même la simple question de savoir si ce qui est communiqué a le moindre rapport avec le monde dans lequel nous vivons semble déplaisante, voire parfois intempestive. La devise du jour, à Down Street ou à la Maison Blanche, paraît être : « Le dire, c'est le rendre vrai. » Ces gens sont en train de réécrire l'Histoire avant même que l'encre de la première mouture soit sèche. »

G. Younge identifie deux « règles d'or dans cette nouvelle ère de politique par effets d'annonces. La première, c'est que si vous déclarez quelque chose avec aplomb et assurance, peu importe que cela ait du sens ou non. La seconde, c'est que toute déclaration de votre part annule celles que vous aviez faites antérieurement. »

Ainsi T. Blair déclarait-il, en avril 2002 : « Il ne fait aucun doute que la fabrication d'armes de destruction massive par Saddam Hussein constitue une menace sérieuse, non seulement pour la région, mais pour l'ensemble du monde », et, quatre mois avant le bombardement de l'Irak : « Aucun membre du gouvernement britannique n'est en faveur d'une action militaire contre l'Irak. »

« L'explication la moins amène, et également la plus probable, de l'écart entre ces propos et la vérité, conclut l'auteur de l'article, serait que T. Blair ment en permanence. Si l'on voulait être plus compréhensif, on dirait que c'est un rêveur incurable, qui prend ses désirs pour la réalité. »





Courrier des lecteurs

Home La roue du destin

Cher Monsieur,

Le 18 août 1995, alors que je filmais, avant leur démolition, les anciens entrepôts d'une coopérative agricole, situés dans la cour de la gare de Montivilliers, j'ai rencontré un jeune garçon d'une dizaine d'années, légèrement typé, vêtu d'un bermuda, d'un tee-shirt et d'une casquette.

Il me dit qu'il était venu avec sa mère chercher des restes de bois. Puis la conversation dévia et il se mit à me parler de vie antérieure. Je fus surprise qu'un aussi jeune garçon s'exprime ainsi. Il dit se souvenir qu'il était un jeune soldat américain mort à Omaha-Beach. Lorsqu'il était allé dans ce cimetière, accompagné de ses parents, il avait retrouvé sa tombe. Il me parla de ses petits camarades de jeux qui jouent à la guerre en se déguisant en soldats. Je rétorquai qu'il ne faut pas faire cela, qu'il ne faut plus la guerre. Il répondit : « Je sais, c'est juste un jeu, il faut dorénavant la paix et la fraternité. » Il dit que ses petits camarades savaient qu'ils avaient retrouvé dans cette vie des soldats allemands avec lesquels ils étaient désormais amis, ce sont maintenant leurs camarades de jeux. Je me dis que si les générations futures avaient de telles idées, le monde serait sauvé.

Comme cet enfant parlait comme un adulte, j'ai pensé que quelqu'un s'exprimait par son intermédiaire. Mais qui ? Je me suis souvent posé la question.

L. F., Montivilliers, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune garçon » était Maitreya. Sa « mère » était le Maître Jésus.


Home A vive allure

Cher Monsieur,

Le 15 novembre 2003, au Dawn Center, à Osaka (Japon), nous avons projeté une vidéo de la conférence donnée par Benjamin Creme à Tokyo. J'attendais à la sortie d'une station de métro voisine en tenant une affiche afin de guider les gens.

De nombreux passants regardaient l'affiche. Une femme d'une soixantaine d'années s'arrêta et vint vers moi dès que nos regards se rencontrèrent. Elle portait une robe noire à la mode, brodée de perles. En regardant la photo de Benjamin Creme sur l'affiche, elle me demanda : « De quel genre de rencontre s'agit-il ? Allez-vous projeter une vidéo de la conférence de cet homme ? Sera-t-il lui-même présent ? Est-ce que cela concerne la paix ? » Je lui donnai un prospectus et quelques explications et elle écouta comme si elle connaissait bien le sujet. Ensuite elle regarda sa montre en disant : « Le Dawn Center est dans cette direction ? Je dois déjeuner avec un ami, je viendrai si je peux. » Elle s'exprimait avec tant d'allant qu'après son départ je me sentis réconfortée.

Une heure plus tard, je vis un homme d'environ soixante-cinq ans, vêtu d'une chemise et d'un pantalon noirs, et les cheveux attachés dans le dos. Il allait et venait avec ostentation comme s'il cherchait quelque chose. Lorsqu'il me vit il demanda : « Est-ce bien la direction du Dawn Center ? J'ai reçu ceci par courrier. » Surprise d'apprendre que cet homme un peu bizarre allait venir à notre réunion, je regardai le prospectus qu'il me montrait. C'était une assez mauvaise copie en noir et blanc du prospectus annonçant les quatre rencontres vidéo prévues pour le mois de novembre. Il ajouta : «  Je viens de loin. » Je décidai de marcher avec lui. Lorsque nous arrivâmes à l'escalier il déclara d'un air las : « Je suis toujours à la maison, je ne sors pas beaucoup et je ne suis pas un bon marcheur. » Cependant, il commença à monter les escaliers deux marches à la fois, d'une manière rythmée, et il paraissait quelqu'un de totalement différent. Il semblait en quelque sorte se trouver dans une dimension différente. En haut de l'escalier je lui demandai s'il avait une montre. Il me montra sa montre en disant : « Il est juste l'heure, n'est-ce pas ? » Lorsque nous commençâmes à marcher il me demanda soudain : « Combien de mètres pouvez-vous parcourir en une minute ? »

Il monta l'escalier suivant en me précédant, toujours deux marches à la fois, sans donner l'impression de respirer plus fort. Etrangement, en haut de l'escalier il se trouvait toujours à une marche seulement au-dessus de moi, alors qu'il montait les marches à toute vitesse ! J'avais l'impression que l'escalier sur lequel il se trouvait était dans un monde différent, tandis que celui sur lequel je me trouvais était réel et que les deux escaliers se manifestaient simultanément en parallèle. Il me regardait d'un air calme comme pour dire : « Vous voyez que vous pouvez me suivre. » Mais il transpirait abondamment.

«  Je viens de loin », me dit-il à nouveau. Il m'expliqua qu'il venait de la préfecture de Gunma (à environ 800 km d'Osaka) et qu'il était arrivé à 7 h 30 par le train de Shinkansen (le train le plus rapide du Japon). Je lui demandai s'il avait prévu de rentrer le jour même. « Si quelqu'un m'invite, je pourrai rester ici et bavarder. Sinon, je rentrerai chez moi aujourd'hui. Aucune adresse du lieu de rencontre ne figurait sur le prospectus et je ne savais pas où aller. Ce serait mieux d'indiquer l'adresse. Sans adresse, les gens ne savent pas où la rencontre a lieu. » Il dit qu'il avait dépensé 17 000 yens (environ 170 euros), pour l'aller en train.

Lorsque nous arrivâmes au centre je lui dis : « Aujourd'hui, Michiko Ishikawa se joindra à nous, il serait bien que vous lui posiez beaucoup de questions ». Il me répondit : « Je n'aime pas poser des questions, car cela laisse des traces. Si j'indique mes questions par écrit, elles pourront être conservées, n'est-ce pas ? C'est le problème. » Je lui répondis que nous pouvions poser nos questions oralement. Pendant l'entracte, l'homme posa des questions aux membres qui se trouvaient autour du bureau de réception. « La télépathie est-elle similaire à l'électricité, » et : «  Depuis combien de temps les membres de ce groupe pratiquent-ils la méditation de transmission ? »

Lorsque la session de questions-réponses commença, au début personne ne leva la main. L'homme posa alors des questions sur la Grande Invocation – comment la prononcer, à quelle rapidité, et s'il existe un enregistrement. Il déclara qu'à chaque fois qu'il se trouvait dans un environnement spirituel tel que celui-ci, il ressentait une sensation électrique allant de la plante des pieds jusqu'au cœur.

Après la séance l'homme posa d'autres questions à Michiko Ishikawa. Puis il vint vers moi et me montra le dessus de sa main en disant : « Je me demande si vous pourriez ressentir l'énergie ici. » (Auparavant il avait parlé d'électricité sous la plante des pieds). Je me sentis obligée de poser ma main gauche sur la sienne et fus surprise de la taille de l'articulation de son index au moins deux fois supérieure à la normale. « Sentez-vous cette énergie », demanda-t-il. Je répondis rapidement que je n'étais pas très sensible aux énergies et je le remerciai d'être venu de si loin.

Après la rencontre, nous avons parlé entre nous de cet homme. J'ai pensé que c'était peut-être Maitreya. Pourriez-vous me dire si j'ai vu juste ?

M. U., Shiga-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'homme étrange » était Maitreya, et indiqué que la « femme à la station de métro » était le Maître Jésus.


Home Superman

Dans le compte-rendu suivant, il est à nouveau question du visiteur déjà décrit par Midori U. à la séance de vidéo d'Osaka.

Cher Monsieur,

Le 15 novembre 2003, à la rencontre vidéo d'Osaka présentée par Michiko Ishikawa, un homme âgé m'a demandé pendant la pause : « Depuis combien de temps les gens pratiquent-ils la méditation de transmission ? » Je pensais que cela faisait environ dix-huit ans mais je n'en étais pas très sûre, aussi demandais-je à une autre personne du groupe. Je réalisai que j'avais déjà vu le même homme à la conférence de Benjamin Creme, à Osaka, et à la séance publique de méditation de transmission, en mai 2003. Il avait l'air un peu plus jeune et son regard était plus perçant, mais il portait les mêmes vêtements bleu foncé. Je lui demandai s'il était venu à la conférence du 17 mai et il répondit par l'affirmative. Il posa des questions sur la télépathie. Un membre du groupe lui répondit que ce serait plus facile à comprendre en mégahertz d'électricité, car l'électricité vient d'un plan supérieur. En entrant dans la salle il marmonna : « Arrogant ! »

Après la rencontre, il me montra dans la revue Share International une photo de la conférence japonaise de Benjamin Creme. Il déclara, en créant un angle avec sa main : « Si j'avais pris la photo, j'aurais saisi toute la scène. »

Je le vis à nouveau sur l'escalator et nous quittâmes l'immeuble ensemble. Il me dit soudain : « Il faut faire marcher sa cervelle. » Je pensais qu'il faisait allusion à la rencontre vidéo. « Est-ce vrai ? Je connaissais la plupart des questions posées aujourd'hui car j'ai lu le livre, dis-je, mais je pense que la façon dont Michiko Ishikawa a expliqué les choses était claire et facile à comprendre. Mais peut-être cela a-t-il été encore trop difficile pour les nouveaux venus. » Il resta silencieux pendant un moment, puis il marmonna : « Certains d'entre eux ont apporté leur aide. »

Je lui demandai où il allait et comment il avait entendu parler de cette rencontre. Il répondit au bout d'un moment : « L'information était insérée dans un ouvrage. Tout d'abord j'avais l'intention de me rendre à la rencontre de Tokyo, mais à la suite d'un incident je me suis retrouvé à Osaka. » Je lui dis alors : « Si vous vous adressez à Share Japon, vous aurez un grand nombre d'informations. » – « J'ai téléphoné dans la matinée, mais je n'ai pas eu de réponse », répondit-il d'un ton légèrement abrupt. Elle semble être toujours occupée, et elle devait être sortie, et il ajouta : « Je suis allé dans de nombreux endroits mais les gens ne me parlent pas, même lorsque je leur adresse la parole. » Je me rappelai ses questions sur la sensation d'électricité qu'il éprouvait sous la plante des pieds et je dis avec légèreté : « Je pense que dans ce genre de groupes les gens n'aiment pas entendre parler d'expériences médiumniques. » Il cessa momentanément de parler ; puis il marmonna : « Tout le monde est coincé. » Il dit également : « Je déteste les sports. Je déteste tout ce qui est compétitif. » – « Mais il y a des gens qui se débarrassent de leur stress grâce au sport », répliquai-je. Il dit : « Toute relation impliquant un statut supérieur et un statut inférieur est mauvaise. Je recherche les gens dont la personnalité est intégrée. »

« J'envisage d'écrire sur une religion unique », déclara-t-il au bout d'un moment. « Vous voulez dire une religion qui ne soit ni le bouddhisme ni le christianisme ? » demandai-je. « C'est exact, répondit-il. Je vis seul et je ne travaille pas, mais je dispose de beaucoup d'argent. J'ai pris un seul repas aujourd'hui. Je ne serai pas de retour chez moi avant minuit. En rentrant, je vais dormir deux heures puis manger quelque chose. » – « Quel genre de nourriture mangez-vous, » demandai-je. « Des légumes et du poisson, répondit-il. Je n'ai rien mangé non plus le jour de la conférence d'Osaka. Je ne mange pas même lorsque je vais à l'hôtel et je dors seulement deux ou trois heures. C'est suffisant. »

« Vous êtes superman », dis-je. Nous continuâmes à bavarder jusqu'à la gare de Nakatsu où nous nous séparâmes. Je lui dis au revoir et je l'invitai à venir à nouveau à la conférence d'Osaka l'année prochaine.

Les paroles pleines de simplicité de cet homme m'ont rappelé comment nous devrions être. Etait-il Maitreya ?

Y. T., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'homme âgé » était Maitreya.


Home Droit au cœur

Cher Monsieur,

Nous avions organisé une rencontre vidéo au centre municipal de Nagoya, le 4 novembre 2003, et nous avions invité Michiko Ishikawa à répondre à des questions après la vidéo. Je devais aider mon mari dans sa boutique, mais je ne pouvais nier mon vif désir de participer à la rencontre. Après une certaine anxiété, je réussis à persuader mon mari de me laisser y aller.

Il n'y avait pas longtemps que je participais aux activités du groupe de Nagoya. Ce jour-là j'étais donc très excitée et je réfléchissais à la manière de me rendre utile. Soudain je réalisai avec honte que je n'étais même pas capable de prononcer correctement le mantra du Groupe des serviteurs du monde et je décidai de l'apprendre parfaitement avant d'assister le soir à la rencontre. Je le récitai intérieurement tout l'après-midi. Au moment où je quittai la maison, j'étais pleine d'espérance.

Vers 18 h 20, j'étais à l'entrée, tenant la porte de la salle ouverte pour les invités. Juste au moment où je souhaitais voir arriver davantage de monde, trois personnes s'approchèrent. Elles étaient âgées et paraissaient très calmes. L'une d'entre elles, un homme d'une soixantaine d'années, entra d'un pas mal assuré dans la pièce voisine où avait lieu une démonstration d'ordinateur. Les deux femmes vinrent alors vers moi, en souriant. L'une d'elles était une femme bien en chair, âgée d'environ cinquante-cinq ans, et elle portait une magnifique robe de jersey bleu. L'autre femme, d'environ soixante-cinq ans, était mince et avait les cheveux très courts. Elle dit avec chaleur : « Nous venons de voir un prospectus pour cette conférence au premier étage de l'immeuble et nous sommes venues. » Elle s'exprimait non pas dans le dialecte de Nagoya, mais dans un Japonais classique. J'étais très heureuse qu'elles soient venues à la rencontre en ayant simplement vu un prospectus le soir même.
Je m'inclinai en tenant la porte ouverte et je les remerciai d'être venues. Elles attendirent que l'homme vienne les rejoindre. Au bout de cinq minutes il arriva et tous trois entrèrent dans la salle de réunion. Les deux femmes s'assirent dans la rangée de devant, à droite, et l'homme au milieu de la deuxième rangée.

Dès que la vidéo fut terminée, Michiko Ishikawa parla, puis répondit aux questions. Je remarquai que presque tout le monde dans la salle écoutait avec sérieux et approuvait en hochant la tête. Les mots m'allaient droit au cœur comme l'eau est absorbée par une éponge. A un moment donné, Michiko parla d'un épisode que Benjamin Creme avait relaté : « Benjamin Creme eut une fois l'opportunité de regarder dans le cœur de Maitreya. Nous avons tendance à imaginer que le cœur du Seigneur de l'Amour doit être beau, serein, éclatant. Au lieu de cela, ce que Benjamin Creme vit, c'est l'agonie, la souffrance, la douleur et la peur de l'humanité. Pour Maitreya il n'existe pas de séparation entre lui-même et nous. Il porte dans son cœur toute notre douleur et toutes nos souffrances aussi bien que notre joie. Il dit dans un de ses messages transmis à travers Benjamin Creme : Chaque frémissement d'amour ressenti dans votre cœur est enregistré dans le mien. » J'eus l'impression que mon cœur était rempli de feu et j'eus du mal à retenir mes larmes. Tout le monde semblait profondément ému. J'avais l'impression que toute la salle était enveloppée d'un amour serein. La dame à la robe bleue leva la main pour poser une question sur les triangles d'énergie. Deux heures et demie passèrent rapidement et tous restèrent jusqu'à la fin. Je ne cesse de penser à ces trois personnes. Qui étaient-elles ?

H. N., Gifu-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'homme d'une soixantaine d'années » était Maitreya, la « femme à la robe bleue » le Maître Jésus et la « femme aux cheveux courts » le Maître de Tokyo.


Home Le pouvoir de la prière

Cher Monsieur,

Une amie très chère, Toby Hale O'Brien, apprit qu'elle avait un cancer et qu'il ne lui restait plus que deux ans à vivre. Placée devant cette échéance, elle décida d'entreprendre un voyage avec son fils. Alors qu'elle se trouvait au Canada elle souffrait beaucoup. Elle se rendit dans une église appelée église Sainte Anne et se mit à prier. Elle précisa qu'elle souhaitait seulement pouvoir achever le voyage avec son fils et qu'ensuite elle serait prête à mourir. Elle demandait simplement à être débarrassée de la douleur de manière à être en mesure de poursuivre son voyage. Elle affirme que le lendemain elle ne souffrait plus.

Elle affirme également que lorsqu'elle rentra chez elle et que les médecins l'examinèrent, la tumeur qu'elle avait sous le bras avait complètement disparu. Cela laissa perplexe les médecins qui savaient qu'il ne lui restait que peu de temps à vivre, mais ils arrivèrent à la conclusion d'une rémission spontanée.

Je crois que Toby a été guérie à la suite de sa prière dans l'église Sainte Anne. Pourriez-vous me dire s'il s'agit d'un miracle et qui a guéri mon amie.

V. C., Los Angeles, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette « rémission spontanée » est une guérison miraculeuse pratiquée par le Maître Jésus.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de P. H. Ray et S. R. Anderson : l'émergence des créatifs culturels.

Les créatifs culturels : comment 50 millions d'individus vont changer le monde

par Olivier Danès et Luc Guillory

Une culture radicalement nouvelle est en passe d'émerger aux Etats-Unis. C'est ce que révèle une étude menée sur un échantillon de 100 000 personnes, au cours d'une période de douze ans, par les professeurs Paul H. Ray, sociologue et anthropologue, et Sherry R. Anderson, psychologue, qui ont exposé leurs résultats dans un ouvrage intitulé : L'émergence des créatifs culturels : enquête sur les acteurs d'un changement de société.

Un tout nouveau type d'individus serait en passe d'émerger au sein de la société occidentale matérialiste actuelle – des individus dont les valeurs et les priorités sont en rupture avec les normes généralement acceptées. Ils se considèrent comme des citoyens du monde et éprouvent de l'empathie à l'égard de leur prochain. Ils sont altruistes, idéalistes quoique pratiques, ils ont la fibre écologiste, et souhaitent agir pour les causes auxquelles ils croient, en particulier au profit des défavorisés. Les « créatifs culturels » fondent leur culture sur le développement spirituel, ainsi que sur l'harmonie économique et écologique.

Repérer un changement profond et général de la culture implique de mettre en évidence les « valeurs » et la « vision du monde » qui façonnent la vie des gens au cours d'une période donnée. Ces personnes « créent de nombreuses solutions culturelles nouvelles et surprenantes dont le monde de demain a besoin », affirment Ray et Anderson.

Les modernistes et les traditionalistes

Il était jusqu'à présent de coutume de considérer que la société américaine se divisait en deux grands courants : les modernistes et les traditionalistes.

Les modernistes comptent pour 49 % de la population américaine. Ce groupe rassemble « ceux qui sont animés d'une foi inébranlable dans le progrès matériel et les habitudes de vie des grandes villes ». C'est la culture « normale » et normative, celle de l'idéologie officielle. Elle s'affiche partout et envahit nos écrans de télévision. Elle incarne le « rêve américain » et ne souffre aucune remise en question. L'argent, le succès, les apparences, et le progrès technologique, sont considérés comme les facteurs prépondérants d'une vie réussie.

A l'opposé, les traditionalistes ne représentent plus que 25 % de la population, alors qu'ils comptaient pour la moitié à l'époque de la Seconde Guerre mondiale.

Les traditionalistes ne se définissent pas en terme d'orientation politique, mais en fonction de leurs croyances qui reposent sur le patriarcat ; et leur identité tourne autour de l'importance de la famille, de l'église et de la communauté. Au niveau psychologique, les traditionalistes semblent se protéger des intrusions du monde moderne qui ne valorise pas ce qu'ils ont à offrir. Leurs tenants vivent sur le souvenir d'une Amérique rurale et croyante, une image nostalgique et un peu floue qui renvoie aux années 1890-1930.

Les créatifs culturels

Les créatifs culturels représentent un phénomène nouveau en phase de développement. Ils ont commencé à émerger dans les années 1960. Ils comptaient alors pour environ 5 % de la population. Actuellement, selon l'étude de Ray et Anderson, ce groupe représenterait quelques 26 % des adultes aux Etats Unis – soit 50 millions de personnes. Ils ne se reconnaissent pas dans les croyances traditionnellement acceptées, et ont une vision du monde, des valeurs et un mode de vie – autrement dit une culture – radicalement différente.

Ils prennent leur origine dans certains mouvements qui ont marqué une rupture avec les modes de pensée, et qui ont affecté non seulement leur propre vie mais également l'ensemble de la société. « Nous les appelons « créatifs culturels » parce que, d'innovation en innovation, ils façonnent la nouvelle culture américaine du 21e siècle », déclarent les auteurs.

« Depuis près de deux décennies, des visionnaires et des futurologues prédisent un changement de cette amplitude. Nos recherches semblent indiquer que ce moment pourrait bien être arrivé. L'avant garde des créatifs culturels est déjà à l'origine de changements dans la manière dont les Américains pratiquent les affaires et la politique. Ils sont à la pointe de l'activisme écologiste en faveur d'un mode de vie fondé sur le développement durable. »

Les étapes du « passage »

Les témoignages de dizaines de milliers de personnes, interrogées par Ray et Anderson, indiquent que le processus de rupture avec les anciens paradigmes et l'établissement de nouvelles priorités suivent une voie similaire :

« Pour la plupart d'entre nous, changer sa « vision du monde » est une chose qui n'arrive, au mieux, qu'une seule fois dans notre vie. L'éloignement de la transe aveugle que génère l'ancienne culture peut commencer dès l'enfance, lorsque vous décelez un mensonge auquel les adultes semblent croire. Et s'il est très difficile de se détacher du discours dominant habituel, il y a un moment où l'omniprésence du mensonge devient insupportable pour les créatifs culturels. »

C'est alors qu'ils opèrent un retrait par rapport à la culture dominante, même s'ils connaissent l'angoisse d'être rejetés ou ignorés par la société. La deuxième étape, c'est de se mettre véritablement en route vers un nouveau mode de vie. La troisième étape consiste à faire face aux critiques, souvent assorties de mépris, de silence, ou de déni. La quatrième étape, consistera à mettre en pratique ses nouvelles valeurs.

L'ouvrage de Ray et Anderson offre quantités d'exemples et de témoignages d'individus qui sont passés par ces différentes phases, chacun à leur manière, permettant au lecteur de se reconnaître, et de mieux identifier l'endroit du « passage » où il se trouve, et de connaître les difficultés qui peuvent l'attendre.

Façonner le futur

A l'échelle des Etats-Unis, les auteurs estiment que « nous nous trouvons au beau milieu d'une période de transition. Lorsque des dizaines de millions de personnes font de tels choix en l'espace de quelques décennies seulement, cela conduit à un changement dans l'identité collective d'un peuple ». Les auteurs notent que « nous sommes à l'un de ces points cruciaux où les choses peuvent changer incroyablement vite, une fois qu'est apparue une communauté qui puisse prendre en main les changements ». Nous nous trouvons à la lisière d'un monde inconnu, au-delà de notre expérience, et il va falloir nous défaire de notre cadre de référence habituel pour bâtir la nouvelle culture. « C'est une question d'imagination morale et de sagesse du cœur. » Ray et Anderson pensent qu'une transition de cette envergure « ne se produit qu'une fois tous les cinq cents ou cinq mille ans ».


P. H. Ray et S. R. Anderson, L'émergence des créatifs culturels. ISBN : 2-913492-10-X. Ed. Yves Michel





Interviews

Home Les Droits de l'homme – un langage international

Interview de Dr. Ze'ev Wiener par Felicity Eliot

Le Dr. Ze'ev Wiener, est médecin de famille, psychiatre et psychothérapeute. Il dirige les Programmes communautaires au Centre Cohen-Harris pour traumatismes et catastrophes à Tel Aviv, forme des professionnels de premiers secours en psychiatrie et opère comme consultant de la ville pour le système de soins d'urgence des traumatismes mentaux, qui intervient sur la scène d'incidents violents, y compris les attentats suicide. Il s'est occupé de projets offrant une aide médicale aux Palestiniens des territoires occupés, protégeant les droits des prisonniers incarcérés en Israël, et a collaboré avec une équipe internationale proposant des conseils aux professionnels de santé dans des situations de conflit. Il est également membre de Médecins pour les droits de l'homme (MDH). Felicity Eliot l'a interviewé pour Partage international.

Partage international : Pouvez-vous expliquer ce qu'est un « programme communautaire » en matière de traumatismes et de catastrophes ?
Ze'ev Wiener :
Traumatismes et catastrophes ont un impact psychologique non seulement sur les individus, mais aussi sur l'ensemble des communautés concernées. Citons entre autre une perte de confiance dans les autorités, une diminution de l'importance accordée aux valeurs démocratiques, un sentiment d'absence de solidarité et un désespoir grandissant. Si bien qu'une communauté traumatisée a autant besoin d'une thérapie que les victimes individuelles. En outre, la cohésion de la communauté est un facteur déterminant dans la résistance psychologique des individus, c'est pourquoi il faudrait tendre à la renforcer.

PI. Comment décririez-vous le Centre communautaire pour le traitement des traumatismes ? Vos portes sont-elles ou-vertes à tout le monde ?
ZW.
Le centre Hosen, « soins » en hébreu, des traumatismes à Tel Aviv se trouve au sein de la communauté avec trois branches situées dans divers secteurs de la ville.
   Des équipes multidisciplinaires, composées de psychiatres, de travailleurs sociaux et de psychologues, repèrent dans la population ceux qui ont assisté ou qui ont survécu à un événement traumatisant comme un attentat suicide. Ceux qui montrent des signes de désordres fonctionnels bénéficient d'un soutien psychologique, généralement de courte durée, pour eux-mêmes, leur groupe et leur famille, et à un soutien social. Ceux qui ne réagissent pas au processus thérapeutique sont dirigés vers un centre plus spécialisé faisant également partie du système Hosen, où ils bénéficient d'une thérapie et de soins plus spécifiques.
L'équipe de professionnels propose un programme destiné à renforcer la communauté en collaboration avec les système éducatif, de premiers secours, sanitaire municipal et autres services sociaux.

PI. Comment soigner des traumatismes émotionnels dans une situation qui doit être pleine de frayeurs et de tensions ?
ZW.
Le fait est que mes patients et moi-même nous trouvons confrontés au même risque d'être les victimes d'un attentat suicide. C'était la même chose pendant la première Guerre du Golfe en 1991, où nous étions tous exposés aux attaques des missiles irakiens. Ce n'est bien évidemment pas la situation idéale, mais en tant que professionnel je suis censé être armé pour faire face et gérer mes propres peurs et ne pas les laisser interférer avec mon travail. En dehors de ce travail, je suis évidemment comme tout le monde et je suis soutenu par mon propre environnement (famille, amis, collègues) pour surmonter mes peurs. Le système Hosen dispose aussi d'une unité chargée de soutenir le personnel soignant. Elle est composée de professionnels expérimentés et hautement spécialisés dans le domaine de la santé mentale, travaillant en étroite collaboration avec les équipes, intervenant pour leur apporter un soutien psychologique et pour les suivre lorsque cela se montre nécessaire.
   Soigner des gens se trouvant dans une situation traumatique constante est très différent de soigner des traumatismes isolés. Cela fait l'objet de peu d'attention de la part du monde médical. Il faudrait développer d'autres théories et de nouvelles approches pour analyser les traumatismes prolongés et les étudier. Le principal élément dans une telle situation qui se prolonge, est le degré de résistance de la communauté, un facteur crucial lors d'un processus traumatique chronique.

PI. Soignez-vous beaucoup d'enfants traumatisés ? Quel genre de traumatisme rencontrez-vous généralement ?
ZW.
Les enfants ont des réactions particulières après avoir été exposés à un événement traumatisant. Leurs réactions se manifestent surtout dans la façon dont ils jouent et dans leur comportement à l'école (apprentissage, socialisation). Le système professionnel de santé mentale devrait travailler étroitement avec les parents et les enseignants. Ce sont eux qui seront les principaux agents thérapeutiques dans le cas où leur aide s'avère nécessaire.

PI. Pouvez-vous nous parler du travail de MDH ?
ZW.
MDH est une organisation non gouvernementale qui existe depuis seize ans, qui comporte un personnel réduit et plusieurs centaines de professionnels de santé bénévoles, pour la plupart des médecins. L'objectif de l'organisation est de protéger le droit à la santé de toute personne dans le besoin. Nous avons un certain nombre de projets :
– aider les Palestiniens à traverser les barrages sur les routes conduisant aux centres médicaux ;
– aider les Palestiniens qui ont besoin d'un traitement médical spécial qui leur est inaccessible à en bénéficier dans des hôpitaux israéliens ;
– créer des dispensaires mobiles de médecins israéliens dans la Bande de Gaza ;
– promouvoir une collaboration israélo-palestinienne entre professionnels de santé (ateliers, conférences) ;
– nous occuper de la santé des prisonniers ;
– défendre le droit à la santé de la population israélienne et autres ;
– ouvrir des dispensaires aux travailleurs immigrés sans couverture médicale.

PI. Vous travaillez aussi bien avec les Israéliens qu'avec les Palestiniens. Considérez-vous votre travail comme faisant partie du processus nécessaire de rapprochement ?
ZW.
Mon travail avec les Israéliens aussi bien qu'avec les Palestiniens repose sur mon éthique professionnelle et sur le serment d'Hippocrate m'obligeant à prodiguer à tout être humain dans la souffrance les meilleurs soins professionnels. Je ne pense pas que la paix sera apportée par les médecins. Cette question est du ressort des politiciens, et je dois reconnaître que les résultats sont affligeants. Cependant, les médecins peuvent soulager la douleur et la souffrance causées par le conflit, particulièrement pour ce qui touche les civils innocents. C'est ce que je suis en train de faire, et j'espère que cela aura un effet positif sur de futurs accords entre les deux nations.

PI. Les deux communautés vous soutiennent-elles ?
ZW.
Je vis dans une société démocratique, si bien qu'il est évident que tout le monde n'approuve pas mes activités au sein de MDH et surtout avec les Palestiniens. Certaines personnes font preuve d'intransigeance en raison de ce qu'elles ont vécu, vu les attaques terroristes et la durée du conflit. Ils leur est donc difficile de soutenir mes activités et celles de MDH. Mais en même temps, aucun obstacle officiel ou organisé ne gène mon travail.
   Quant à mes patients Palestiniens, la plupart du temps je suis bien accueilli. Il y en a évidemment plus d'un qui refuse d'être soigné par un médecin israélien en raison d'une rancune compréhensible due à l'occupation. Mais en général les gens, en temps de pénurie, acceptent n'importe quel médecin qui fait preuve de bonne volonté et qui les soigne de façon professionnelle.

PI. Je dois vous poser une question : le conflit israélo-palestinien met à l'épreuve la force et l'équilibre de la plupart des gens de la région. Tout le monde ne perd-il pas, en quelque sorte, le sens des réalités ? Sans vouloir minimiser ni dénigrer votre travail et tous les efforts positifs visant à apporter un peu d'humanité à cette crise, comment peut-on parler de soigner alors que ces deux peuples vivent une existence des plus insensée ?
ZW.
Les professionnels qualifient de « dissociation » la perte du sens des réalités. Jusqu'à un certain point, ce processus sert de mécanisme de défense contre la souffrance émotionnelle. Mais il existe ultérieurement le risque de se détacher de la réalité, ce qui annihile la capacité de voir l'ensemble d'une situation, de prévoir les conséquences de certains actes, de planifier le futur et de garder l'esprit ouvert à des solutions créatives. Je pense que ces deux sociétés sont en train de traverser ce processus, qui a en outre des implications domestiques négatives sur l'infrastructure de la société et sur les relations extérieures.
   La médecine moderne ne s'occupe pas seulement de soins et de maladie, de vie ou de mort. Cette dichotomie appartient au passé. Nous avons aujourd'hui de nombreuses maladies chroniques à soigner, ainsi que leur impact sur la vie des gens. Pourtant, aucun effort n'est fait pour tenter d'en éradiquer les causes. Il en va de même pour les traumatismes mentaux. Les causes – l'occupation et les attentats suicide – ne sont pas du ressort des médecins. Alors nous tentons de soulager la souffrance et d'améliorer l'état des victimes tout en renforçant les individus et la communauté et en offrant des moyens d'affronter le stress.

PI. Votre travail fait-il changer les choses ? Qu'est-ce que les gens vous disent ?
ZW.
Mon travail n'apporte pas la paix internationale, ni même nationale. Il vient en aide à de nombreuses personnes, à des familles et à des petites communautés, et c'est suffisamment important pour moi.
Nous avons une devise en hébreux, issue de la tradition juive : « Si vous sauvez une âme, c'est comme si vous sauviez le monde entier. » Je pense que nos efforts contribuent à maintenir un lien, très mince et très fragile entre les deux nations, et ce lien servira à l'avenir de base solide à la coopération.


Pour davantage d'informations : http: www. phr.org.






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