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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2004 - N° 189

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L'eau, un bien public détourné au profit d'intérêts privés par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Le sentier du Soleil

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Souvent, on constate que les gens ne croient pas à ce qu’ils voient de leurs propres yeux. Ils rejettent ainsi nombre d’expériences qui auraient pu leur être précieuses pour donner du sens et un but à leur vie. Il est fréquent, par exemple, que les gens refusent de croire qu’ils ont bien vu un ovni, comme on les appelle généralement, alors que tous les indices prouvent le contraire. Ils rechignent à accepter le nouveau et l’inconnu, quand bien même cela pourrait leur être profitable. Et ce faisant, ils inhibent le développement de leur conscience.
 
Des services incommensurables
 
Depuis de longues années déjà, les engins en provenance de planètes sœurs sillonnent nos cieux, nous rendent des services incommensurables et, de temps à autre, nous fournissent des preuves aussi certaines qu’inspirantes de la réalité de leur présence. Voyageant seuls, par groupes de deux ou en grand nombre, ils travaillent sans relâche pour atténuer, dans les limites de la loi karmique, les conséquences nocives de notre sottise et de notre ignorance. Nombreux sur Terre sont ceux qui les ont vus, ont été impressionnés et émerveillés par leur formidable maîtrise de l’espace mais, par crainte du ridicule, ont gardé le silence. De sorte que les hommes n’ont pu connaître la réalité de leur existence, ni apprendre les raisons de leur présence et leur en savoir gré. Pourquoi faut-il qu’il en soit ainsi ? Pourquoi les hommes devraient-ils rejeter ce qu’il leur serait si bénéfique d’accepter et de comprendre ?
 
Plusieurs facteurs contribuent à ce comportement aberrant. Le plus important est la peur. Dans les profondeurs du psychisme humain réside la crainte paralysante d’une éventuelle destruction. Cette grande peur, toujours prête à surgir, conditionne toutes les réactions, inhibe tous les élans spontanés d’espoir et d’émerveillement. Il en a hélas toujours été ainsi pour beaucoup d’hommes.
 
L'innocuité des ovnis
 
Dans la majorité des pays, le gouvernement et les médias ont manqué à l’obligation qui est la leur d’éduquer et d’éclairer les masses. Dans de nombreuses instances gouvernementales on connaît beaucoup de choses que l’on dissimule au public. En premier lieu l’innocuité des ovnis et de leurs occupants, même lorsqu’elle est connue, n’est jamais affirmée. Bien au contraire tout ce qui les concerne, bien qu’enveloppé d’un vague mystère, est présenté sous l’angle de la menace.
 
Les gens qui détiennent le pouvoir et contrôlent les populations savent que si ces dernières connaissaient la véritable nature du phénomène ovni et comprenaient que les vaisseaux spatiaux viennent de civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre, elles cesseraient d’accepter dans un silence passif les conditions qui prévalent sur Terre. Elles exigeraient que leurs leaders invitent les visiteurs de l’espace à atterrir au grand jour pour nous enseigner un art de vivre qui nous mène à un accomplissement semblable au leur.
 
Le moment où cela se produira n’est pas si éloigné. Nous approchons d’une époque où la véritable nature de la vie sur les planètes autres que la Terre sera connue de tous. Où les hommes commenceront à considérer le système solaire comme un tout formé de planètes à divers degrés d’évolution, mais qui établissent entre elles des relations de coopération dans le but de réaliser le plan du Logos solaire, tout en s’entraidant et se soutenant les unes les autres sur ce sentier.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Témoignages sur les premières conférences de Benjamin Creme

Depuis 1974, Benjamin Creme a donné des milliers de conférences sur l'émergence de Maitreya, en Grande-Bretagne, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, à Taïwan, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Mexique, au Canada et ailleurs. Il encourage également ses collaborateurs à transmettre l'information de cette manière, la plus directe qui soit.

Venant de tous les horizons, ceux qui entendent Benjamin Creme pour la première fois font souvent remarquer que son « message d'espoir » a transformé leur vie. Les témoignages suivants émanent de différentes personnes ayant assisté à ses conférences mensuelles à Londres.

Idina Le Geyt, Londres, G.-B. (chercheuse)
Lorsque je suis allée pour la première fois à la Friends House, il y a vingt-quatre ans, j'étais pleine d'excitation. Les enseignements d'Alice Bailey m'étaient familiers, ainsi que la méditation, et je sentais depuis longtemps que le retour du Christ était proche.
Sur les murs de la salle de conférence, il y avait de beaux messages, appelant à la justice, au partage des ressources mondiales, à la sauvegarde des millions d'hommes souffrant de la faim. Benjamin Creme parla avec force de l'injustice, du blasphème, que constitue le fait que des hommes, des femmes et des enfants meurent de faim dans un monde d'abondance. Ces statistiques étaient choquantes et je ressentis une telle honte que j'avais envie de me cacher sous ma chaise. Il expliqua clairement les enseignements de la Sagesse universelle et parla du retour imminent du Christ et du Jour de la déclaration où tous les yeux le verraient. J'étais pleine d'émerveillement et de joie.
A 20 h, Benjamin Creme annonça que nous allions recevoir un message de Maitreya lui-même. La salle fit silence, l'éclairage fut réduit et Benjamin Creme commença à parler d'une voix lente et mesurée, avec de longues pauses qui rendaient parfois difficile la pleine compréhension du message. Ce soir-là, le message portait sur le « réservoir d'amour auquel tous les hommes peuvent s'abreuver » (message no 110, du 24 septembre 1980), qui me toucha profondément.
Pendant la méditation, Benjamin Creme regardait chacun de nous tour à tour et des vagues d'énergie s'écoulaient de lui. Les trois premières fois où j'assistai à une conférence, je fus capable de voir ces énergies, la première fois comme une lumière blanche emplissant la salle, si éclatante que les silhouettes des auditeurs s'évanouissaient, leur contour seul demeurant visible, tandis que Benjamin Creme était enveloppé d'une pulsation de lumière qui atteignait le plafond. Garder les yeux ouverts ou fermés ne changeait rien au phénomène. La deuxième fois, la pièce était imprégnée de couleur rose (la couleur de Maitreya, ai-je réalisé par la suite) et la troisième fois, elle était dorée. Je n'ai plus jamais fait cette expérience, et j'ai senti qu'il s'agissait d'un aperçu derrière le voile, destiné à m'encourager.
Par la suite, je n'ai jamais manqué une rencontre et le fait de connaître la présence certaine du Christ et des Maîtres a donné une perspective totalement différente à ma vie, une assurance précieuse qu'en dépit de toute la cruauté et de tous les dangers du monde, « tout irait bien ».

Adrian Jackson, Londres, G.-B. (professeur de physique)
C'est en 1983 que je suis allé pour la première fois à l'une des conférences de Benjamin Creme, afin de satisfaire ma curiosité après l'avoir vu dans une émission de télévision locale dans le Yorkshire, quelques années auparavant, émission au cours de laquelle il avait annoncé la présence du « Christ » dans le monde. Il m'avait donné l'impression d'un homme sensé et droit, et je m'étais simplement demandé quel genre d'expérience ou de motivation pouvait pousser quelqu'un à faire une déclaration aussi stupéfiante.
J'appréciai beaucoup l'atmosphère régnant au début de la rencontre qui commença par une méditation, pendant laquelle chacun demeura tranquillement assis les yeux fermés. Naturellement je voulais voir ce qui se passait, je regardai donc autour de moi et j'observai Benjamin Creme. Il regardait lentement chaque personne dans la salle d'une manière paisible comme s'il donnait une sorte de bénédiction à chacune. Puis, je remarquai une chose étonnante : alors que ses yeux se déplaçaient d'une personne à l'autre, son visage tout entier disparut dans une sphère rayonnante de brillante lumière jaune ou dorée. Cela ne dura qu'une ou deux secondes peut-être, mais ce fut une expérience très nette et il me parut impossible que ce puisse être le fruit de mon imagination – il n'y avait aucun doute possible. Je continuai à regarder son visage, mais l'expérience ne se produisit plus, ni à aucune des autres rencontres auxquelles j'ai assisté par la suite.
Je suis un scientifique chevronné, diplômé en physique, et mon approche générale de la vie fait que je considère que le seul esprit sain est un esprit sceptique. Avec une telle vision des choses, je ne fus pas impressionné par l'histoire et elle n'eut pas de sens particulier pour moi. J'étais cependant d'accord avec le diagnostic général concernant les maux dont souffre le monde et les difficultés que nous connaissons, mais pas avec les prédictions et le contexte spirituel. Benjamin Creme déclara d'ailleurs qu'il ne pouvait bien sûr rien prouver et c'était honnête de sa part. Cependant, je continuai longtemps après à penser à l'expérience que j'avais vécue. J'allais aux rencontres et je commençais à m'intéresser aux « sujets spirituels ». Peu à peu, il me sembla qu'il y avait suffisamment d'éléments pour prendre cette histoire au sérieux et garder un « esprit ouvert » quant à la possibilité que tout ceci soit vrai.

Richard Elphick, Worthing, G.-B. (chargé d'un travail de soutien auprès des personnes ayant des difficultés d'apprentissage)
Lorsque j'ai assisté pour la première fois à une conférence de Benjamin Creme, ce qui me laissa une impression durable, c'est la véritable compassion qu'il manifestait en parlant des millions d'êtres qui meurent de faim. Je peux dire en toute honnêteté qu'en tant que militant d'Oxfam ayant participé à différentes actions humanitaires, je n'avais jamais entendu un homme ou une femme, s'intéressant ou non à la spiritualité, parler avec une telle compassion en faveur des opprimés.
Cela me donna la profonde conviction que le principe du partage et de la justice ne sont pas simplement des idées branchées, auxquelles il fait bien de sembler s'intéresser, mais la pierre angulaire de nos vies. Je compris également que chaque individu, d'où qu'il vienne, peut participer activement à la création d'un monde plus juste.
Je fus également frappé par la manière très simple et réaliste de présenter l'information, avec beaucoup de sérieux mais aussi avec humour, ce qui la rendait d'autant plus crédible. Je me sentis dès lors inspiré à envisager ma propre vie comme une forme de service pratique, au lieu d'accorder la première place à mes besoins personnels.

Suzanne Philipps, Forest Row, G.-B. (professeur de sciences)
En avril 1990, je me rendis du Wiltshire à Londres pour assister à une conférence à la Friends House, à Euston, un long voyage pour une femme enceinte. Un an auparavant, ma sœur aînée m'avait offert un ouvrage de Benjamin Creme et ma première réaction avait été de le laisser de côté (car je lui trouvais une connotation trop « religieuse »). Je suis diplômée en sciences et j'ai également rejeté l'éducation religieuse catholique qui m'a été fortement imposée. En me rendant à la conférence, j'étais donc sceptique et ne savais à quoi m'attendre.
Ce soir-là, Benjamin Creme insista tout particulièrement sur l'état critique de notre planète, tout en racontant l'histoire de l'émergence de Maitreya et des Maîtres. Je m'intéresse vivement aux questions d'environnement et je fus immédiatement captivée par la conférence. Pendant la dernière bénédiction, une intense énergie dorée traversa tout mon être et je restai rivée à mon siège.
Cela fait maintenant treize ans que je viens régulièrement aux conférences.

Gill Fry, Londres, G.-B. (infirmière)
En 1986, dans le courant de l'été, je suis allée à une conférence de Benjamin Creme à Londres, après avoir vu une annonce dans le journal The Guardian. A la suite d'un voyage récent en Asie du Sud-Est et en Inde, j'avais réfléchi aux liens existant entre les différentes religions et je fus immédiatement attirée par le message.
La salle de la Friends House était remplie d'une foule animée : des gens de tous les âges, de tous les milieux, des personnes isolées, des groupes d'amis. L'atmosphère était décontractée, mais pleine d'effervescence. Benjamin Creme était assis sur un haut tabouret et il expliqua que « l'adombrement » de Maitreya allait commencer.
Un message de Maitreya fut diffusé : les phrases étaient prononcées lentement, avec persuasion, et les idées résonnaient en chacun. Toute notion de temps avait disparu et une immense sensation d'amour et de bien-être semblait emplir la salle. Tout était silencieux, mis à part le bruit occasionnel d'une respiration ou d'un soupir. J'ouvris les yeux pour jeter un coup d'œil, le visage de Benjamin Creme paraissait tout à fait différent, plus âgé, avec des traits plus orientaux, et il rayonnait.
Benjamin Creme commença sa conférence en nous demandant de l'écouter avec un esprit ouvert, tout en faisant remarquer qu'un esprit réellement ouvert est chose fort rare. Phrase après phrase, ce fut comme une révélation : parfois je demeurais en arrière réfléchissant à ce qui venait d'être dit, me disant : « Oui, c'est si vrai ! » Il parlait d'une manière et à un rythme faciles à suivre : les idées coulaient spontanément, se développaient, puis revenaient tout naturellement vers le thème central. Des concepts abstraits paraissaient parfaitement clairs, comme si on en faisait l'expérience à l'instant même, et quand il parla de manière si naturelle de la réincarnation, de l'âme, de Maitreya et des Maîtres, je sus que tout cela avait un sens.
Ce qu'il y avait de très inhabituel dans sa conférence, c'était sa façon de relier de nombreux sujets : il montrait comment résoudre les problèmes du monde en suivant des vérités ésotériques. Il parlait de manière calme et détachée, sans le moindre soupçon de fanatisme ni la moindre tentative de persuader qu'il avait raison. Le public appréciait les plaisanteries qui émaillaient sa conférence, et il semblait lui-même y prendre plaisir.
Après la conférence, Benjamin Creme répondit aux questions du public : cette session fut très vivante et j'eus l'impression que nous avions devant nous quelqu'un qui pouvait littéralement répondre à n'importe quelle question ! La soirée se termina par une dernière bénédiction de Maitreya qui m'imprégna d'une énergie merveilleuse et me laissa l'esprit apaisé.
Lorsque je quittai la salle, personne ne m'adressa la parole – j'avais un net sentiment de libre arbitre, je ne sentais aucune pression, aucune exigence à mon égard. La conférence de Benjamin Creme avait été si captivante que je me sentais en sécurité et certaine que tout se déroulerait pour le mieux. J'étais pleine d'espoir et de gratitude.
Cette première conférence changea mon existence et je pense maintenant que ma vie se divise en deux parties distinctes : avant et après les révélations de cette soirée. Ce fut comme entrer dans la réalité et voir enfin ce vers quoi nous allons.

Essy Payne, Westcliff-on-Sea, G.-B. (thérapeute iranien)
Je suis allé par hasard avec un ami à une conférence de Benjamin Creme. Assis en train d'écouter, tout en regardant le public autour de moi, j'appréciai tout particulièrement la manière simple avec laquelle Benjamin Creme communiquait l'information. Je sentis qu'après des années de quête j'étais arrivé au but. Toutes les recherches, toute la confusion de tant d'années, toutes les questions que je m'étais posées et tous les débats qui s'étaient déroulés dans ma tête prenaient fin.
Des gens de toutes nationalités et de tous milieux étaient assis là et ils apprenaient la raison de leur naissance, le sens de ce qui nous arrive et le fait que nous ne sommes pas seuls. Pour la première fois de ma vie, je me sentais vraiment heureux et libre et je réalisais que je n'avais pas péché mais commis des erreurs, rien de plus. Il y a douze ans de cela. Benjamin Creme m'a fait connaître les enseignements de la Sagesse éternelle que je n'ai cessés de lire depuis.
Je m'efforce d'aller chaque mois aux conférences. Je les considère comme une nourriture spirituelle. Il est question de politique, d'affaires courantes, de spiritualité. Pour moi, aller à ces conférences, c'est anticiper sur le moment où, dans un avenir très proche, Maitreya et les Maîtres de Sagesse marcheront parmi nous sur la Terre et mon cœur se remplit d'allégresse.

Susan Brindle, Benfleet, G-B
J'ai entendu Benjamin Creme pour la première fois il y a huit ans. J'ignorais tout des enseignements de la Sagesse éternelle, mais, malgré cela, l'histoire ne me parut ni étrangère ni nouvelle. Je sus que j'étais parvenue au but. Pour moi, c'était comme si la conférence de Benjamin Creme mettait les points sur les « i », métaphysiquement parlant. En un mot, je sus que ma longue quête de réponses et de compréhension n'avait pas été vaine. Pour la première fois de ma vie, je ressentais une certaine paix. Cette paix est demeurée en moi et a continué à grandir au-delà de tout entendement.
J'ai cinquante et un ans, je suis aveugle de naissance, j'ai peu fréquenté l'école et je n'ai aucune occupation. Pour cette raison mon expérience peut, peut-être, être jugée négligeable, peu représentative, en dehors de la norme. Mais je crois que si un changement aussi dynamique a pu se produire dans ma vie, d'autres personnes peuvent certainement vivre une expérience similaire.

Jenny Glover, Londres, G.-B. (écrivain)
J'avais appris de sources diverses l'arrivée imminente dans le monde du Christ, l'Instructeur mondial, le prochain Bouddha, et donc lorsqu'en 1979 j'entendis parler d'un homme qui faisait une conférence à Londres sur la présence du Christ dans le monde d'aujourd'hui, je m'y rendis.
En tant qu'ancienne hippie habituée à des rencontres moins orthodoxes (depuis les ateliers thérapeutiques jusqu'aux satsangs) je fus surprise de me retrouver dans le cadre d'une conférence formelle, au milieu d'un public composé de personnes de toute culture et de tout milieu. Je fus encore plus surprise lorsque je vis un homme d'âge moyen, vêtu et chaussé de manière conventionnelle, s'avancer sur le podium. Ceci, pensais-je, était beaucoup trop sérieux pour une rencontre spirituelle et ne promettait rien de bon. Cependant, j'étais curieuse et je décidai de rester jusqu'au bout.
Le conférencier s'assit, et commença simplement à regarder tour à tour chaque membre du public. Tandis qu'il agissait ainsi, un changement se produisit dans la salle, un calme extrêmement profond s'installa. C'était comme si l'air avait soudain changé de consistance, comme s'il s'était en quelque sorte épaissi de particules de lumière. Benjamin Creme lui-même était entouré d'un pâle brouillard de lumière dorée. J'aurais pu rester assise là pour toujours.
Je ne compris pas tout ce qui fut dit ce jour-là et il y a certaines choses que je ne pouvais alors accepter ; tout ce que je retins fut l'information concernant Maitreya. Mais je quittai la salle profondément touchée – et totalement certaine de la présence du futur Instructeur dans le monde. Et c'était si bon de connaître son nom.




Home Mondialisation : à l'Onu de piloter

par Suri Sanjay

« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante sur la planète. C'est par leur entremise que seront résolus tous les grands problèmes internationaux. » [Partage international, septembre 1989] « Les pays développés doivent maintenant prendre en charge le bien-être du tiers monde. » [PI, juin 1991]

 Londres, Grande-Bretagne.

« Le système multilatéral des Nations unies a un rôle central à jouer dans la gouvernance mondiale et il dispose de moyens sans équivalents pour guider le processus de réforme. » Tel est le message central du Rapport sur la dimension sociale de la mondialisation, le premier du genre, que vient de publier l'Organisation internationale du travail (OIT). Un rapport qui, en d'autres termes, demande à l'Onu d'orchestrer et de stimuler les efforts internationaux pour instaurer une mondialisation juste.

La Commission mondiale qui l'a produit est présidée par deux chefs d'Etat en exercice, la Finlandaise Tarja Halonen et le Tanzanien Benjamin William Mkapa. Elle est composée de 26 commissaires de tous les horizons – politiques, militants divers, hommes d'affaires, économistes, syndicalistes (en fait, un véritable « microcosme », pour reprendre les termes d'un des participants). Elle émet toute une série de propositions, touchant l'ensemble des aspects (du mondial au local) de la vie internationale, dans le but de faire passer la question de la mondialisation « d'un débat stérile à une action positive », au point que son rapport pourrait constituer un tournant dans la façon d'aborder ce processus.

Pour les auteurs, les notions de multilatéralisme et de mondialisation sont synonymes d'unité des nations – une unité qu'incarne mieux que toute autre l'Organisation des Nations unies. D'où leur proposition de lui confier le pilotage du processus : « Le système multilatéral de l'Onu et de ses diverses agences fournit la base sur laquelle asseoir les politiques internationales qui permettront de nous faire progresser dans des domaines aussi divers que le développement, le commerce, la finance, ainsi que la paix et la sécurité internationales. » Les Nations unies « constituent un cadre éprouvé par le temps pour guider la mondialisation en accord avec le droit international ».

Déclarant qu'il n'y a pas d'alternative aux Nations unies, les auteurs notent cependant que l'Onu doit encore changer radicalement s'il veut jouer le rôle qu'ils leur proposent dans l'établissement d'une mondialisation juste. Parmi ces changements, ils appellent à une recomposition du Conseil de sécurité, en lequel ils voient un reliquat de la Seconde Guerre mondiale. Mais ils vont plus loin en proposant à l'Onu et aux principales organisations internationales (telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'OMC, etc.,) de nouveaux rôles spécifiques ; ils insistent notamment pour qu'elles se mettent à travailler en synergie, de façon à formuler progressivement des propositions aptes à équilibrer et harmoniser le traitement des problèmes qui leur sont communs, qu'ils soient de nature économique, social ou en faveur du développement. Au premier rang de ces problèmes, et méritant d'être traités sans attendre, la création d'emplois, le renforcement du rôle et de la place des femmes, l'intégration de l'économie informelle dans l'économie formelle, l'observation des normes fondamentales du travail telles que définies par l'OIT, l'éducation, la santé ainsi que la sécurité alimentaire. Ils suggèrent également que l'Onu et ses institutions spécialisées (en particulier l'OIT) « organisent un Forum sur les politiques de la mondialisation afin d'examiner régulièrement et systématiquement l'impact social de la mondialisation. Les organisations participantes pourraient produire périodiquement un Rapport sur l'état de la mondialisation. »

Ce rapport appelle également à examiner avec tout le sérieux qu'elles méritent les propositions déjà émises, visant à créer un Conseil de sécurité social et économique, et un Conseil mondial sur la gouvernance planétaire – deux conseils devant jouir des mêmes statuts que le Conseil de sécurité, même s'ils n'auront pas l'autorité légale pour prendre des décisions contraignantes.

Ainsi renforcées par cet ensemble de réformes, les Nations unies favoriseraient et affermiraient les gouvernances nationales.

 Des marchés efficaces requièrent des Etats efficaces. Mais les Etats doivent être plus vigilants en ce qui concerne le système multilatéral : « Nous proposons la création d'un groupe parlementaire qui veillerait à la cohérence et à la conformité des politiques économiques, sociales et environnementales mondiales et mettrait en place un contrôle intégré des grandes organisations internationales. »

Le rapport souligne que les pays en développement ne peuvent que bénéficier d'un « système plus juste de droits de vote » dans des institutions internationales qui, de ce point de vue, ont besoin d'une réforme radicale.

La difficulté ne tient pas à la mondialisation en tant que telle mais aux carences de sa gouvernance. Dans l'agriculture, « tous les nouveaux crédits et toutes les subventions aux exportations, toutes les mesures nationales d'aide déguisées aux agriculteurs devraient être interdites, et les mesures existantes rapidement éliminées. Sous réserve de la nécessaire volonté politique, une action immédiate est réalisable sur certaines questions commerciales et financières qui font l'objet depuis longtemps de négociations multilatérales entre décideurs[…] ce qui ne sera guère possible sans un effort continu de mobilisation et une opinion publique plus forte ».

La gouvernance mondiale, pour la Commission, ne saurait exister sans mesures pour renforcer le respect des mêmes droits du travail pour tous, sans un cadre cohérent en ce qui concerne les mouvements trans-frontières et sans l'établissement de règles justes, que ce soit pour le commerce, la finance et l'investissement, ainsi que la propriété intellectuelle où elles « équilibreront les intérêts des producteurs et des utilisateurs de technologie ». De plus, la libéralisation des mouvements de capitaux devra être « prudente et progressive ».

Le rapport appelle les pays riches à se préparer à payer une bonne part des changements nécessaires. « Un effort accru est nécessaire pour mobiliser davantage de ressources internationales afin d'atteindre des objectifs mondiaux clés. Pour l'Aide publique au développement (APD), l'objectif de 0,7 % doit être atteint, et de nouvelles sources de financement, au-delà de cet objectif, devraient être activement prospectées et développées. » Mais, pour urgent que soit le changement, « il ne s'agit pas de dresser les plans d'une utopie censée voir le jour d'un seul coup : nous reconnaissons les réalités du pouvoir et de l'inégalité. Mais nous tirons notre inspiration de la détermination des femmes et des hommes d'aujourd'hui à exercer un plus grand contrôle sur leurs destinées, et du potentiel d'une mondialisation plus juste et plus complète pour satisfaire leurs besoins. »

T. Halonen et W. Mkapa rappellent un commentaire de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, pour qui l'Organisation est « arrivée à un carrefour ». « C'est aujourd'hui, concluent-ils, que le monde doit choisir la bonne direction. »




Home Trente ans de préparation à l'émergence de Maitreya - 1ère partie

Interview de Benjamin Creme

En mars 1974, Benjamin Creme forma, à Londres, le premier groupe de méditation de transmission et commença son travail public de préparation à la venue de Maitreya, l'Instructeur mondial. Aujourd'hui, trente ans plus tard, il existe environ 650 groupes de transmission répartis dans plus de 40 pays, et l'information est connue de millions de personnes de par le monde.

Q. J'ai cru comprendre qu'en mars 1974 votre Maître vous avait suggéré d'inviter quelques personnes à participer à la première méditation de transmission. C'était il y a exactement trente ans. Ce premier groupe était composé de douze personnes et maintenant il existe plusieurs centaines de groupes dans le monde. Ce genre de groupe est-il, pour la Hiérarchie , une tentative nouvelle de nature expérimentale ? A-t-il marqué une nouvelle phase dans le travail de la Hiérarchie ? Si oui, pourriez-vous donner quelques explications ? 
Benjamin Creme. Le Maître me donna une liste de quatorze personnes à inviter pour une conférence sur la méditation et des sujets voisins – deux d'entre elles ont abandonné après la première rencontre. J'ai présenté la méditation de transmission, mais j'ai surtout parlé de la Réapparition du Christ, en soulignant brièvement pourquoi la Hiérarchie s'était engagée dans ce genre de travail et ce qu'elle proposait de faire. J'ai invité les gens à prendre part au premier groupe de méditation de transmission. Il y avait longtemps que je recevais le même genre de transmissions, mais seul, à titre individuel ; de très nombreuses heures s'écoulaient ainsi chaque semaine. C'était la première fois qu'un groupe – car il s'agit essentiellement d'une méditation de groupe – était impliqué. Auparavant, j'avais construit le tétraèdre en suivant les directives du Maître. Un ami se chargea de la partie en verre et de la base et j'assemblai les instruments à l'intérieur.
Je construisis également une batterie d'énergie spirituelle en suivant les instructions du Maître. Ce fut tout un travail et il me fallut plusieurs semaines pour trouver le matériel nécessaire. Le Maître suggéra alors que nous ayons une transmission. Elle fut très courte, une demi-heure peut-être. Le Maître suggéra ensuite que nous prenions une tasse de thé. Pendant ce temps, je connectai la batterie au tétraèdre, elle prit ainsi la place du groupe, et la transmission se poursuivit en utilisant l'énergie déjà transmise dans la batterie à travers le groupe.
La batterie était constituée de telle manière qu'elle pouvait emmagasiner de l'énergie spirituelle et celle-ci pouvait être envoyée à travers le tétraèdre au lieu d'être envoyée à travers un groupe. Il me fallut des semaines pour construire cette batterie, mais nous ne l'avons utilisée que cette unique fois. C'était simplement pour nous montrer que la chose était possible. Nous n'avons jamais eu de raison ni d'occasion de l'utiliser à nouveau, car à partir de ce moment-là l'énergie fut toujours envoyée à travers le groupe. J'ai encore cette batte-rie, mais elle demeure inutilisée.
Le travail de groupe n'était pas une tentative nouvelle, mais ce type particulier de travail de groupe l'était. C'était un prolongement du Mouvement des Triangles qui avait été introduit à la fin des années 1930 par le Maître Djwhal Khul à travers Alice Bailey. Trois personnes forment un triangle. Elles peuvent se trouver n'importe où dans le monde, mais elles se connaissent et se sont mises d'accord pour se relier mentalement à une heure qui leur convient, visualiser un triangle de lumière au-dessus de leur tête et voir ce triangle comme faisant partie d'un immense réseau de triangles semblables recouvrant le monde entier. De cette manière, l'énergie invoquée par l'utilisation de la Grande Invocation est amplifiée. Davantage d'énergie peut être envoyée en toute sécurité à travers trois personnes formant un triangle qu'à travers les mêmes individus pris séparément. C'est également la base de la méditation de transmission.
La méditation de transmission est une tentative nouvelle pour  la Hiérarchie. Elle n'est possible qu'aujourd'hui car elle implique un alignement beaucoup plus mental. Cela ne signifie pas que toutes les personnes participant à la méditation de transmission soient polarisées sur le plan mental, mais ce sont des personnes qui arrivent à mi-chemin entre la première et la deuxième initiation et c'est le niveau où l'on passe de la polarisation astrale à la polarisation mentale, vers 1,5-1,6. Ces personnes atteignent par conséquent un degré de focalisation mentale qui faisait défaut jusqu'ici.
Pendant des siècles, la Hiérarchie a diffusée l'énergie à travers les groupes religieux de toutes sortes, et la plupart des gens dans les groupes religieux, comme la plupart des gens dans le monde, sont polarisés sur le plan astral. Le siège de leur conscience se situe sur le plan astral, et ceci limite la quantité et le type d'énergie qu'il est possible de déverser dans le monde sans distorsion. Les plans astraux, ceux de l'illusion, colorent les pensées et les sentiments des gens et altèrent ainsi l'énergie spirituelle. Au fur et à mesure que les gens avancent – et de plus en plus de personnes parviennent à la première initiation, ou ont déjà passé celle-ci et se dirigent vers la deuxième – un type supérieur de travail comme la méditation de transmission peut être accompli. Il existe aujourd'hui dans le monde entier des groupes qui ont le temps et par-dessus tout le désir de servir.
Le désir de servir résulte du contact avec l'âme. Ceux qui approchent de la première initiation ont un certain niveau de contact avec l'âme, ce qui est relativement nouveau dans la condition humaine. Aujourd'hui, trois ou quatre millions de personnes se tiennent sur le seuil de la première initiation. C'est quelque chose d'une importance considérable pour le monde. Cela signifiera une grande élévation de la vibration spirituelle de l'humanité, si bien qu'une évolution rapide pourra se produire. Par ailleurs, de nombreuses âmes plus évoluées arrivent en incarnation, d'autres l'on fait, il y a vingt ou trente ans, et ont maintenant atteint un niveau qui les rend particulièrement aptes à ce genre de travail.
Les groupes ont été constitués dans ce but, mais ils forment également la base des groupes impliqués dans la Réapparition du Christ et l'extériorisation de la Hiérarchie. Dans tous les domaines de la vie, des groupes sont impliqués dans le travail concernant la Réapparition , qu'ils le sachent ou non, en particulier les groupes politiques et économiques, qui ont un rôle énorme à jouer dans tout ceci. Cependant, la première approche du grand public a été faite à partir de 1974 par les groupes qui travaillent avec moi. Ceux-ci sont spécifiquement chargés de la tâche qui consiste à faire connaître l'extériorisation de la Hiérarchie et la présence de l'Instructeur mondial, le Seigneur Maitreya, ainsi que des quatorze Maîtres qui sont également physiquement présents dans le monde.
Ce fut une tentative nouvelle pour la Hiérarchie car aucun groupe n'avait jamais travaillé de cette manière auparavant, la méditation de transmission n'avait pas encore été mise en place, il n'y avait pas assez de personnes prêtes pour la pratiquer. La méditation de transmission exige un niveau de contact avec l'âme qui n'est pas courant. Seule une très petite minorité de personnes sont suffisamment imprégnées par l'âme pour avoir le désir de pratiquer ce genre de service qui semble abstrait, mais qui est extrêmement efficace et précis et qui consiste à transmettre les énergies qui transforment le monde. C'est notre réponse aux énergies qui est à l'origine du changement. Ce n'est pas nous qui en décidons tout seuls. Nos décisions sont, dans le meilleur des cas, le résultat de notre réponse aux énergies. Ces énergies incarnent certaines grandes idées qui deviennent nos idéaux ; lorsque nous mettons ceux-ci en pratique, le monde est transformé. 

Q. Avec l'arrivée des énergies de l'ère du Verseau, souhaiterons-nous de plus en plus travailler en groupes ?
BC. Oui, vous pouvez déjà le constater. Si vous considérez les vingt ou trente dernières années, vous remarquerez que la formation de groupes a été générale : dans tous les domaines de la vie les gens ont constitué des groupes – dans le monde des affaires, dans l'éducation, le jeu, et maintenant la méditation – et lorsque les choses sont faites en groupe l'effet est amplifié. Cela apporte davantage d'idées, de créativité dans le travail et rassemble différentes structures de rayons, différentes manières de penser, de sentir et d'envisager la vie et ses problèmes, si bien que tout avance beaucoup plus rapidement. Cela met en jeu la coopération, et celle-ci est particulièrement nécessaire en cette période de conflit et de guerre.
La formation de groupes était-elle de nature expérimentale ? La manière dont les choses devaient se dérouler avait été prévue – mais pour la Hiérarchie , tout est expérimental en ce qui concerne l'humanité jusqu'à ce que l'essai soit concluant.
Cela a-t-il marqué une phase nouvelle dans le travail de la Hiérarchie ? Oui. Cela fait partie, dans une large mesure, du travail de mon Maître et de celui de Maitreya. Maitreya est avant tout responsable du choix des énergies, du mélange et de l'équilibre des énergies envoyées à n'importe quel moment. C'est un travail énorme qui a toujours existé pour la Hiérarchie , mais à notre époque des énergies totalement nouvelles arrivent sur la planète et des énergies anciennes continuent à affluer avec une puissance entièrement nouvelle, si bien que le travail change constamment pour les Maîtres. Cela a atteint un stade où ce travail est devenu extrêmement complexe, ce qui accroît la possibilité d'un surdosage préjudiciable, si bien que Maitreya lui-même a pris en charge l'ensemble du processus de distribution des énergies, même si pour la diffusion concrète de celles-ci il est aidé par un groupe de Maîtres. 

Q. La méditation de transmission nous est maintenant devenue très familière, mais lorsqu'on y réfléchit, c'est quelque chose d'assez extraordinaire de pouvoir se joindre à un groupe et décider de travailler en coopération avec les Maîtres.
BC. Ceci n'avait jamais été possible auparavant. Il s'agit là aussi d'une nouvelle phase dans le travail des Maîtres. C'est parce qu'ils sont en train de s'extérioriser. Cela fait partie de leur processus d'extériorisation. Celui-ci leur donne la possibilité de travailler avec des groupes de personnes qui, sans cela, ne penseraient pas aux Maîtres de Sagesse, ne sauraient rien d'eux, mais qui, dans la méditation de transmission, travaillent de manière constructive et coopérative avec eux. Cette forme de méditation rapproche donc le travail des Maîtres de l'humanité et ce rapprochement se fera de plus en plus étroit.

Q. Les Maîtres ont toujours travaillé avec leurs disciples dans le monde. Le Maître Morya et le Maître K. H. ont travaillé avec et à travers Helena Blavatsky et ses collaborateurs et le Maître D. K. à travers Alice Bailey et les siens. Pouvez-vous souligner en quoi la manière dont vous travaillez vous-même, avec votre Maître et avec les groupes qui participent à votre tâche, diffère des entreprises précédentes ?
BC. Il s'agit surtout d'un travail extérieur. La tâche d'Helena Blavatsky – qui a travaillé sous la direction de son propre Maître, le Maître Morya et celle du Maître Koot Hoo-mi (K.H.) – était entièrement nouvelle. Elle introduisit ouvertement l'idée des Maîtres grâce à ses ouvrages – la Clé de la théosophie, Isis dévoilée, la Doctrine secrète, par exemple – et tous ses écrits destinés à la Société théosophique, et également par les conférences qu'elle a données. De cette manière, l'idée des Maîtres fut apportée à l'humanité. Ce fut le premier pas dans l'extériorisation du travail de la Hiérarchie qui se met en place aujourd'hui. Les Maîtres savaient depuis plus de cinq cents ans qu'ils devraient finalement venir ouvertement dans le monde ; la seule question était de savoir quand. Maitreya donna le signal en 1945 lorsqu'il déclara qu'il viendrait dans le monde lorsque l'humanité aurait commencé à faire le ménage chez elle.
Telle fut la première phase, l'introduction des idées des Maîtres, la description, donnée dans la Doctrine secrète, du vaste Plan d'évolution reliant ce monde au Cosmos, du travail des différents dévas, etc. La Doctrine secrète est un ouvrage fantastique et tout ce qu'Helena Blavatsky a accompli était de grande envergure. C'était une initiée de quatrième degré, presque un Maître elle-même, et elle fut donc capable de mener à bien ce travail et de créer la société théosophique. 
Par la suite, le Maître Djwhal Khul (D.K.) travailla par l'entremise d'Alice Bailey en projetant sur son mental un écran où s'inscrivait ce qu'il avait à dire. Pendant longtemps il communiqua avec elle de manière télépathique, mais vers la fin de sa vie elle tomba malade – elle travaillait depuis trente ans et elle était très affaiblie – aussi le Maître D.K. remplaça-t-il la communication télépathique par un écran. Elle regardait l'écran à l'intérieur de son mental, à l'intérieur de son cerveau, et lisait ce que D.K. avait projeté dessus à sa secrétaire qui le notait puis le tapait à la machine. Elle faisait ce travail tous les jours.
Ce fut un extraordinaire travail qui dura trente ans. Le Maître D.K. amena l'enseignement donné à travers Helena Blavatsky à un niveau pratique, en entraînant des disciples et en élargissant leur esprit et leur conscience. Il introduisit les enseignements sur les rayons, la guérison ésotérique et l'astrologie ésotérique. Ceci amena l'enseignement à un niveau pratique accessible aux disciples du monde entier. Ce fut un travail énorme, très concret, qui aboutit à la publication de 24 ouvrages, dont certains furent écrits par Alice Bailey elle-même, et d'autres (19) dictés par le Maître D.K.
Lorsque je fus contacté, je connaissais les enseignements d'Alice Bailey et ceux de la société théosophique. J'avais étudié les enseignements orientaux, indiens, notamment, les Vedas, et autres, et j'étais donc familiarisé avec les idées spirituelles, mais mon travail est très spécifique. J'ai été contacté par l'un des Maîtres en janvier 1959. En fait, il essayait de me contacter sans succès depuis de nombreux mois et il chargea quelqu'un de m'en avertir. Ce fut une surprise pour moi. Je connaissais l'existence des Maîtres, mais je ne recherchais pas de contact avec eux, ni même le souhaitais. Je trouvais simplement leurs enseignements très intéressants, j'y croyais, mais j'étais détaché à leur égard ; je me contentais de faire mon propre travail.
Quelqu'un m'avertit que les Maîtres essayaient de me contacter. Je répondis : « Non, sûrement pas. » – « Si, et j'ai été envoyé pour vous le dire. » – « Eh bien, je n'entends absolument rien. » (Normalement il s'agit d'un contact télépathique)  « Non, les messages viennent à vous, mais ils rebondissent car vous n'êtes pas ou-vert. » Etre ouvert est une chose difficile à expliquer. Cela ne signifie pas être ouvert à l'idée – j'aurais certainement été ouvert à l'idée – mais être ouvert au sens réel. Pour cela il faut que l'esprit soit calme, suffisamment tranquille, pour recevoir directement le message d'un Maître et ce n'était pas le cas. J'avais traversé avec un autre groupe une période très difficile pendant deux ans. On me conseilla de quitter ce groupe, ce que je fis. Alors le contact avec le Maître commença.
Le premier contact réussi eut lieu le 3 janvier 1959 et les contacts se sont poursuivis depuis. En mars 1959 je fus adombré pour la première fois par Maitreya. Ce fut une expérience extraordinaire et Maitreya me confia la tâche que j'accomplis aujourd'hui. Il déclara que lui-même allait venir, plus tôt que quiconque ne l'aurait cru possible, et que j'aurais un rôle à jouer dans sa venue si je l'acceptais. Ce serait dans une vingtaine d'années, ce qui me semblait très loin. En fait, ce fut au bout de dix-huit ans. Je vécus une expérience extraordinaire : j'étais rempli d'amour pour le monde entier et tout ce qui s'y trouvait et je n'eus qu'une seule chose à dire, ce fut : « Je suis votre homme, quoi qu'il en coûte ! » Le Maître me dit alors : « Tu as entendu quelque chose aujourd'hui qui a entièrement changé ta vision des choses », – ce qui était effectivement le cas. Il ajouta : « Le temps est proche où l'on attendra que tu agisses en conséquence et que tu affirmes sa venue. » Il répéta ceci deux jours plus tard dans un autre contexte, en parlant de la foi et du sens réel de la foi : « Aie la foi et affirme sa venue. » Il voulait dire avoir foi en ses propres expériences, pas une foi aveugle, mais la foi en ce que l'on a expérimenté et que par conséquent on sait être vrai, avoir foi en cela. Il ajouta : « Pour avoir simplement manqué de foi, nombre de disciples prometteurs ont échoué. Aie la foi et affirme sa venue. »
On ne me dit pas quoi faire. Au fur et à mesure que le temps passait, je commençais presque à oublier tout cela. Le Maître commença alors à m'entraîner et à me dicter de nombreuses informations. Puis un jour, en 1974, il déclara : « Il est temps de communiquer tes informations au monde. » – « Oh non ! » répondis-je. Il dit alors : « Très bien, j'ai d'autres projets pour toi. » Je pensai : « Dieu merci ! » Ce que je faisais était très intéressant, important, mais personne ne le savait, cela ne me demandait aucun effort psychologique et j'étais donc très heureux de continuer, jusqu'à ce que finalement le Maître déclare : « Je t'ai donné toutes ces informations et tu dois les communiquer au monde ! » Je refusais à nouveau. Mais il dit alors : « Si, tu sais que tu as pris un engagement ! » Je pensais : « Un engagement ! oh mon Dieu, j'ai dit que je ferai tout ce qu'on me demanderait ! » Je n'avais jamais pensé m'être engagé. Mais, il me dit : « Si, tu as pris un engagement et tu dois le tenir. » Alors je m'y suis mis sérieusement et mon travail a commencé.

Q. Pourriez-vous souligner en quoi votre travail avec les Maîtres et les groupes qui partagent votre tâche diffère de ce qui a été fait auparavant ?
BC. Le travail d'Helena Blavatsky était extériorisé en ce sens que la société théosophique fut créée, qu'elle eut des sous-groupes et se répandit à travers le monde : elle existe toujours. Le siège est en Inde, mais la société est présente aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, dans toute l'Europe et ailleurs. Il existe des groupes presque partout dans le monde. C'est l'un des aspects de ce travail, mais le grand public n'a pas réellement été contacté. Vous avez très peu de chances d'entendre parler de la société théosophique dans une émission de radio ou de télévision – ce serait un événement rarissime.
C'est la même chose pour Alice Bailey : elle mit en route l'école Arcane, des groupes furent formés qui se retrouvaient une fois par an, peut-être, dans une rencontre destinée à tous les membres mais, là encore, il ne s'agissait pas de groupes de travail mais d'individus, même si ceux-ci formèrent des groupes plus petits, des groupes de discussion notamment. Le mouvement des Triangles forma de minuscules groupes composés de trois personnes seulement. L'aspect extérieur du travail du Lucis Trust consiste à publier et à diffuser des ouvrages.
Notre travail fut différent. Nous établîmes sciemment un premier contact avec le public, avec l'humanité ordinaire, en publiant des livres, des revues, en utilisant la radio, la télévision et tous les moyens à notre disposition, dans le but de révéler que les Maîtres de Sagesse étaient en train de revenir dans le monde, puis, à partir de 1977, que le Maître de tous les Maîtres, Maitreya lui-même était présent dans le monde, à Londres, en Angleterre, et qu'il aidait en coulisses à transformer le monde.
Ce fut donc un travail très différent – un travail que je n'avais jamais fait auparavant. J'étais quelqu'un de particulièrement discret et réservé. Comme vous le savez, je suis peintre, je l'ai toujours été, depuis l'âge de treize ans, et tout mon travail s'est fait en privé. Je passais la journée seul à peindre. Il ne me serait jamais venu à l'idée de participer à une émission de radio ou de télévision. Ce fut donc une transformation totale de ma vie que d'essayer de faire connaître l'existence de la Hiérarchie et la présence du Christ dans le monde. Je ne savais comment commencer. Le Maître me dit : « Ecris à des groupes. » Je demandai : « Quels groupes ? » Il répondit : « N'importe quels groupes ! » Je me procurai une brochure où il y avait quarante noms de groupes (personnellement je n'en connaissais aucun) et je leur écrivis pour leur proposer de faire une conférence sur les enseignements d'Alice Bailey.

Q. Des groupes New Age ?
BC. Des groupes de toutes sortes, pas tous New Age, mais pour la plupart. Sur quarante lettres, je reçus six réponses. Trois d'entre elles me remerciaient et me faisaient savoir que leur groupe avait ses propres conférenciers, ou encore que leurs conférences étaient déjà prévues pour les deux années à venir, mais que si je le souhaitais, on pouvait ajouter mon nom sur la liste d'attente. Je reçus une réponse favorable de trois petits groupes nouveaux. Ils s'arrangèrent pour mettre en place des conférences et c'est ainsi que je commençai, en 1975. J'organisai moi-même la première conférence dans une salle paroissiale, non loin de l'endroit où j'habitais et environ quarante personnes vinrent de tout Londres. L'information fut ainsi transmise à de nombreuses personnes et certaines formèrent des groupes de transmission, ce fut donc un succès. Je réservai ensuite des salles municipales un peu partout dans Londres. J'y organisai des rencontres, que je faisais connaître en mettant des annonces, et les choses avancèrent. 
Ma première conférence à l'étranger fut le fruit d'une extraordinaire coïncidence. Nous avions un stand au premier Festival for Mind and Body. Nous ne savions comment présenter l'information et n'avions aucun ouvrage, mais nous avions la méditation de transmission. Nous prîmes le tétraèdre, l'instrument de transmission, et ce fut un fantastique succès. Nous faisions des méditations de transmission espacées de quelques heures, et à ce moment-là, les gens bloquaient les allées entre les stands, si bien qu'à plusieurs reprises les organisateurs nous prièrent d'arrêter, mais le public était fasciné. Des centaines de personnes vinrent, elles touchèrent les fils du tétraèdre, sentirent les énergies, ou imaginèrent les sentir, ou ne les sentirent pas – selon leur réponse à la vue du tétraèdre, car elles pensaient que c'était de là que les énergies venaient. Ce n'était pas le cas – les énergies arrivaient à travers nous dans le tétraèdre et allaient ensuite du tétraèdre vers le mon-de extérieur. 

Q. Les gens étaient fascinés par le tétraèdre ?
BC. Oui. C'était quelque chose de scientifique qu'ils n'avaient jamais vu auparavant, un objet de forme étrange, composé d'or, d'argent et de cristal, avec un champ magnétique. Nous disposions d'une introduction à « l'histoire » d'environ seize pages et Sir George Trevelyan, qui m'avait entendu à plusieurs reprises et qui jugeait l'information très intéressante, l'avait fait dupliquer sous forme de brochures ronéotypées par le Wrekin Trust, en rose vif et violet. C'était tout ce que nous avions, environ 500 copies d'un résumé de la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse.
Un Néerlandais en acheta un exemplaire. Nous les faisions payer trente anciens pennies. Nous n'avions rien d'autre à proposer au public, si ce n'est un peu de littérature gratuite. Le Néerlandais rapporta la brochure aux Pays-Bas et la donna à la Cosmos library située dans l'un des immenses hôtels particuliers construits au XVIIe siècle par les marchands d'Amsterdam. La Cosmos library disposait d'une grande salle en haut du bâtiment, pouvant contenir environ 150 personnes, où je donnai par la suite plus d'une conférence.
Un autre Néerlandais que je ne connaissais pas, Simon Vinkenoog, poète et écrivain spécialisé dans les sujets ésotériques, trouva la brochure. Il écrivit un article pour Bres, une revue ésotérique néerlandaise existant depuis très longue date. A la suite de cela, un homme vivant à Amsterdam, August van Rossum, lut l'article et me téléphona. « Ceci est la plus extraordinaire information que j'ai jamais lue, c'est ce que j'attendais depuis trente ans ! » dit-il. Il était théosophe et franc-maçon et il attendait le retour du Christ. C'est ce qu'il avait toujours espéré, vivre assez vieux pour voir le retour du Christ. Je lui dis : « Eh bien c'est vrai ! » Il répondit: « L'article m'a convaincu – pourrais-je venir vous voir ? » Cet homme s'avéra être quelqu'un de merveilleux. Il vint le soir même à l'une de mes conférences hebdomadaires. A cette période, Maitreya donnait des messages à travers moi. Il donna ainsi 140 messages. Ce soir-là, ce fut le message no 14, celui qui se termine, je crois, par ces mots : « N'entendez-vous pas le roulement des tambours qui vous appellent à inaugurer l'avenir ? Pouvez-vous rester sourds à leur grondement ? » 

Q. Quand ceci s'est-il produit ?
BC. Maitreya est arrivé à Londres en juillet 1977 et le premier message fut donné en septembre de la même année, le no 14 a donc probablement été donné en janvier 1978. Peu de temps après, je suis allé aux Pays-Bas. Il me semble que je suis allé aux Pays-Bas très souvent, peut-être cinq fois par an car c'était ma première tournée à l'étranger.

Q. La réponse fut-elle rapide ?
BC. Oui. En un rien de temps il y eut des groupes de transmission dans tous les Pays-Bas et ces groupes grandirent, les gens étaient très intéressés, nous avions un énorme public.

Q. N'avez-vous pas fait un jour une grande manifestation ?
BC. Nous avons fait une grande marche dans les rues d'Amsterdam. Mille trois cents personnes y ont participé avant d'assister à la conférence qui eut lieu au RAI (une grande salle d'exposition) – ce fut le plus vaste public que nous ayons jamais eu. Il y eut une réponse extraordinaire et les gens assimilèrent très vite l'idée de partage, qu'ils appelaient samendelen – het kan : il est possible de partager – cela peut être fait. Ensuite les tournées inclurent la Belgique , puis l'Allemagne et la France , et toute l'Europe – l'Italie, la Suisse , la Slovénie , la Suède et l'Espagne.
Puis en 1979, le Maître me dit : « Sois prêt à voyager partout car les invitations vont venir nombreuses. » Alors que je me trouvais à Amsterdam (c'était, je pense, en septembre ou en octobre) je reçus un coup de téléphone de Los Angeles, d'un homme que je ne connaissais pas, qui organisait une grande rencontre et me proposait de faire partie des conférenciers. Je lui demandai : « Comment avez-vous entendu parler de moi ? » – « Vous êtes célèbre ici. » répondit-il. Je n'avais jamais été là-bas. Il ajouta : « Tout le monde connaît votre travail. Vos conférences sont enregistrées sur des cassettes diffusées dans toute la Californie. » Je lui demandai : « Combien de personnes attendez-vous à cette rencontre ?» – « Environ 3 000 » répondit-il. Je répliquai aussitôt : « Je viendrai ! »
Je partis le 1er janvier 1980. Je quittai Londres par une température de -15° et atterrissais à Los Angeles, onze heures plus tard, le soleil brillait encore lorsque je remontais Sunset Boulevard. Toutes les boutiques étaient ouvertes, je mangeais une glace, et la température était de 25°. Je me suis dit : « C'est la belle vie ! » 


A suivre dans notre prochain numéro 




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Echec du monétarisme international et deuxième crise de la dette

par James Bernard Quilligan

Dans ses numéros de janvier/février et mars 2004, Partage international a publié le début d'une série d'articles sur la réactualisation des rapports Brandt. En 1977, l'ancien chancelier allemand Willy Brandt avait réuni un groupe d'anciens chefs d'Etat et de personnalités mondiales de premier plan afin d'examiner « l'échec de l'économie mondiale et les problèmes qui accablent les pays en développement ». Plus de vingt ans après la publication du Rapport Nord-Sud : un programme pour la survie (1980) et de son complément : la Crise internationale : la coopération Nord-Sud pour reconstruire le monde (1983), James Quilligan analyse les demi-succès et les échecs dans l'application de ces propositions.

Dans la première partie, James Quilligan a passé en revue les principales questions traitées par la Commission, et il a établi une évaluation de ses propositions. Dans cette seconde partie, il propose une analyse approfondie de l'histoire économique depuis la Seconde Guerre mondiale, et il établit les liens avec les solutions que la Commission Brandt a préconisées, et dont l'application est plus que jamais in-dispensable aujourd'hui.
 
L'histoire de l'économie post-moderne se confond dans une large mesure avec la libéralisation du marché par le biais des devises flottantes, de l'ouverture des marchés financiers et de l'abaissement des barrières douanières. La dérégulation monétaire de 1971 a été suivie d'une déréglementation financière au cours des années 1980, et de la libéralisation du commerce dans les années 1990.
 
Avec l'abandon du contrôle des capitaux et le déplafonnement des taux d'intérêt au cours des années Reagan-Thatcher-Kohl, le capital financier se trouva libre de circuler et de rechercher les meilleurs taux d'intérêt au-delà des frontières. Conformément au plan américain Brady de 1989, la dette détenue par les grandes banques commerciales sur les pays d'Amérique latine fut convertie en obligations. Les banques internationales en conservèrent une partie tandis qu'une autre fut offerte au public par l'entremise des compagnies d'assurance, des fonds de pension et des fonds communs de placements. Ces nouveaux produits financiers furent conçus pour que les banques ne soient plus seules exposées aux risques liés à la crise de la dette des pays en voie de développement.
 
L'abolition des barrières douanières au cours de la période Clinton-Major-Kohl permit la croissance des exportations et des revenus des pays en voie de développement. Cependant, du fait du poids de la dette, cette croissance des exportations et des épargnes nationales ne suffit pas à générer une croissance économique significative, rendant les pays pauvres encore plus dépendants des capitaux étrangers. Alors que tout le tiers monde adoptait le capitalisme de marché libre, la finance internationale étendait son emprise sur ces pays. Poussés par des investisseurs américains de plus en plus avides de diversifier leurs actifs financiers, les pays développés ont injecté des milliards de dollars sur les marchés de la dette et des valeurs mobilières.
 
Les échanges sur les marchés des valeurs étrangères explosèrent. En un rien de temps, les perspectives d'investissement dans les économies émergentes virent leur cote passer d'une crédibilité nulle à excellente. De pays à haut risque, ces pays se transformèrent soudain en d'exotiques « économies émergentes ». Malgré l'absence de véritables garde-fous bancaires et juridiques dans nombre de ces pays, et malgré l'exemple de la cessation de paiement virtuelle du Mexique en 1994, le portefeuille d'investissements dans les pays en voie de développement (PVD) grimpa jusqu'à 94 milliards de dollars. Avec les produits dérivés, les options, les contrats à terme, les actions, les obligations, les contrats sur les matières premières et les devises, les instruments financiers de toute sorte firent un malheur dans les années 1990, et il n'est pas un lieu sur Terre qui ne sembla digne d'intérêt aux yeux des investisseurs.
 
Pendant ce temps, grâce aux investissements directs étrangers (IDE), des multinationales américaines, européennes et japonaises, purent s'approprier des services publics, des centrales de production d'énergie et des entreprises industrielles dans les pays sous-développés, et non plus simplement détenir leurs actions ou leurs obligations. De ce fait, les objectifs de ces sociétés s'élargirent. Au début des années 1980, les multinationales investissaient dans les PVD afin de produire et de vendre des marchandises localement. En l'an 2000, la situation avait complètement changé : les entreprises étrangères investissaient dans le tiers monde afin de produire des marchandises vendues ensuite dans le monde entier. 
 
Entre 1980 et 2000, le commerce international et les IDE des entreprises ont été multipliés par cinq. Les pays en développement sont devenus de fait l'eldorado des sociétés d'investissement de la planète, et des plate-formes d'exportation pour les sociétés multinationales. Grâce aux investissements des institutions financières et des entreprises, et avec la création d'emplois et l'augmentation des revenus qui en découlèrent, nombre de pays en développement connurent leur premier redressement économique depuis plus d'une décennie. Au cours des années 1990, l'investissement étranger sembla combler le vide engendré par l'effondrement des prêts bancaires des années 1980.
 
A la fin du siècle, la moitié des foyers américains étaient devenus actionnaires de sociétés disposant fréquemment d'avoirs à l'étranger, soit directement, soit au travers d'investisseurs institutionnels. Les Américains détenaient un tiers de leur patrimoine sous forme d'actions. Le nombre d'investisseurs augmenta également fortement en Europe et au Japon. Des millions d'Occidentaux devinrent littéralement propriétaires d'actifs situés dans le tiers monde par l'achat d'actions en direct, ou à travers les investissements d'institutions telles que les compagnies d'assurance, les fonds de pension, les fonds communs ou les fonds de placement à risque.
 
L'enthousiasme ambiant se brisa soudainement lorsque éclata la crise asiatique de 1997. Lorsqu'ils anticipèrent une dépréciation du baht thaïlandais, les investisseurs sur les marchés émergents rapatrièrent prudemment leurs capitaux d'un simple geste sur un clavier d'ordinateur, afin de minimiser leurs pertes. La secousse ne fut pas confinée à la dévaluation du baht. Suspectant l'existence de faiblesses structurelles identiques dans les autres pays de la région – banques en difficulté, sociétés surendettées, monnaies surévaluées, déficits budgétaires conséquents, actions et valeurs immobilières surcotées, protection juridique insuffisante – les sociétés d'investissement retirèrent également leurs avoirs de ces pays afin de rembourser des actionnaires devenus nerveux, drainant ainsi les liquidités disponibles de plusieurs pays.
 
En 1997 et 1998, une dévaluation suivie d'une inflation galopante s'étendit de la Thaïlande à la Corée du Sud, à l'Indonésie, à la Malaisie, puis à la Russie et au Brésil. La liquidation des économies émergentes en Asie n'entraîna pas seulement une flambée des taux d'intérêt, mais également l'effondrement des devises des Philippines, de la Malaisie, de Taiwan, de l'Indonésie et de la Corée du Sud. Les flux de capitaux s'asséchèrent. Les licenciements de personnel se multiplièrent. Le prix des actions s'effondra dans toute l'Asie du Sud-Est. Le commerce mondial ralentit. On appela le FMI au secours d'économies plongées dans la léthargie. Il concocta un programme de sauvetage à hauteur de 230 milliards de dollars en faveur du Mexique, de la Thaïlande, de l'Indonésie, de la Corée du Sud, de la Russie et du Brésil.
 
Les flots ininterrompus de capitaux internationaux s'étaient taris, entraînant de nouveau le chaos. Tout comme le trou noir créé par l'effondrement des prêts bancaires dans les années 1980, la panique des investisseurs de la fin des années 1990 provoqua une pénurie dramatique de liquidité au sein des économies émergentes. En 1999, ces économies commencèrent à sortir de l'ornière, mais le ralentissement de la demande mondiale anéantit les premiers espoirs de reprise. La Corée du Sud, la Russie et le Mexique ont depuis connu un certain regain d'activité, mais l'Amérique latine continue à subir une détérioration des termes du commerce extérieur, un affaiblissement des flux de capitaux, et ses exportations ne décollent pas. En Asie du Sud-Est, la production industrielle a chuté considérablement, en particulier dans le domaine de la haute technologie, car ses principaux clients mondiaux – les Etats-Unis en particulier – connaissent également une réduction sensible de leur demande intérieure.
 
Le Japon a connu une récession et une déflation sévères pendant plus de dix ans. L'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, a contraint ce pays à procéder à la restructuration de ses banques et de ses entreprises, à réduire les barrières tarifaires, à baisser les prix et licencier des salariés, ce qui a provoqué une réaction déflationniste dans le pays mais aussi chez ses voisins. Par ailleurs, une grande instabilité règne toujours au sein des secteurs bancaires asiatiques. Tant le Japon que la Chine détiennent des stocks considérables de crédits irrécouvrables. A la fin de l'année 2001, les pays du Sud-Est asiatique détenaient plus de 2 000 milliards de crédits douteux – soit 30 pour cent de leur PNB. Les banques internationales continuent à perdre de l'argent dans ces pays du fait des retards dans les remboursements des prêts, et en raison des prêts consentis aux fonds de placement à risque qui ont connu des pertes abyssales au moment de la panique des années 1997 et 1998. Criblés de dettes et considérés comme destination à risque par les investisseurs, les pays en développement souffrent encore de pénuries de liquidités.
 
La situation mondiale est désormais plus complexe et plus grave qu'il y a vingt ans. Dans l'affaire de la dette sud-américaine, c'est la dette publique qui menaçait de faire tomber les banques internationales. Lors de la crise asiatique, la dette due aux sociétés et aux banques a mis en danger l'ensemble des marchés financiers, menaçant des millions d'investisseurs, petits et grands. Si une nouvelle crise survient, les banques internationales, les institutions financières privées et les investisseurs en bourse pourraient bien tous se retrouver exposés.
 
Du fait de l'interdépendance étroite des marchés financiers, une crise économique se déclenchant dans un pays peut contaminer le village mondial en une nuit, ne laissant dans son sillage que banqueroute et dévaluation. Il est peu probable que les filets de sécurité mis en place par le G-7 et le FMI s'avèrent alors suffisants pour surmonter un effondrement financier à l'échelle planétaire, du fait qu'à tous les échelons de la société – ménages, entreprises, Etats –  la dette atteint son niveau de saturation dans le monde développé. De même, l'instabilité financière qui affecte le marché dérégulé des produits dérivés, qui se monte à quelques 130 000 milliards de dollars, engloutirait une part astronomique des capitaux nécessaires à un sauvetage planétaire. 

Parallèlement, il n'existe aucun dispositif à l'échelle mondiale pour encadrer le commerce international et l'investissement direct, afin de répartir le risque entre les créanciers et les débiteurs, dans le but de stabiliser la situation financière dans les économies en développement, pour les cas où les investisseurs étrangers subiraient des pertes liées à des créances irrécouvrables. Malgré deux crises majeures au cours des vingt dernières années, il n'émerge toujours aucune source d'assurance financière publique ou privée ayant la volonté ou la capacité de relever un nouveau défi. Il se pourrait qu'aucun garant ne soit suffisamment puissant pour secourir les pays touchés lors de la prochaine crise monétaire. (A suivre)


Plus d'infos : www. brandt 21forum.info





Signes des temps

Home Une vision radiographique

Source : Psychic News, G-B

En janvier 2004, une jeune Russe, dotée d'une vision radiographique qui lui permet de « voir » à l'intérieur du corps des gens et de diagnostiquer leurs maladies, est apparue sur une chaîne de télévision britannique. Elle a correctement diagnostiqué les problèmes médicaux de quatre personnes qu'elle ne connaissait pas – un rein gauche manquant, une atteinte de la moelle épinière, la trace d'une intervention chirurgicale sur la rate et une ancienne blessure à l'épaule. Le médecin présent à l'émission, tout d'abord sceptique, s'est dit impressionné.

Natalia Demkina, originaire de Saransk, à l'est de Moscou, est âgée de dix-sept ans. Elle est capable de passer délibérément de la vision normale à la vision «  médicale », bien qu'elle ne puisse pas voir à l'intérieur de son propre corps. Sa vision radiographique fut remarquée pour la première fois lorsque, à l'âge de dix ans, elle dessina les organes internes de sa mère. Conduite chez un psychiatre, elle dessina l'estomac de celui-ci avec un ulcère qui avait déjà été diagnostiqué. Sa renommée s'est répandue et l'on fait la queue à sa porte. « Je ne peux les renvoyer, déclare-t-elle. Je n'accepte pas d'argent. Je suis souvent épuisée à la fin de la journée. » Irina Kachan, chef de service à l'hôpital principal de Saransk, qui a suivi les progrès de Natalia, a déclaré : « Le pourcentage de cas où elle a raison est très élevé. »

L'ambition de la jeune fille est d'étudier la médecine de manière à pouvoir traiter les patients après avoir diagnostiqué leurs maladies.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus travaillait à travers la jeune Russe.


Home Des larmes de pierre

Source : Utrecht Nieuwsblad ; De Telegraaf, Pays-Bas

A la Mecque, en Arabie Saoudite, des docteurs sont rendus perplexes par un étrange phénomène : pendant un mois, une fillette de huit ans a pleuré des « larmes de pierre ». Des scènes où l'on voit l'enfant pleurant ces larmes miraculeuses ont été filmées.

Jusqu'à présent, la science médicale n'a pas été capable de fournir une explication, et les médecins qui ont examiné attentivement la fillette l'ont déclarée en forme et en bonne santé.

A ce jour, son père a compté huit pierres tombées de ses yeux. Les « cailloux », chacun de la taille d'un grain de blé, ont été soumis à des analyses de laboratoire où l'on a découvert qu'ils n'étaient pas comme des cailloux normaux, mais formés de calcium, de magnésium, de carbone et d'acide urique. Ces larmes en forme de petits grains ont été envoyées à un laboratoire géologique pour d'autres analyses dans l'espoir d'expliquer le phénomène.

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de ce phénomène. Les cailloux sont manifestés par Maitreya.


Home Des agroglyphes créés par des Martiens

Source : The Warsaw Voice, Pologne

Depuis 2001, des agroglyphes apparaissent dans le petit village de Wylatowo, en Pologne. Des sphères lumineuses ont été vues volant au-dessus de ces agroglyphes. Un témoin d'une de ces formations a raconté : « Tout d'abord, il y a un grand silence. Aucun arbre ne bouge, aucun oiseau ne chante, même l'air semble immobile tandis qu'un épais brouillard se forme au-dessus du sol. Il fait tout noir. Tout cela ne dure que quelques minutes durant lesquelles les récoltes sont tout à coup « couchées », prenant la forme de ces cercles caractéristiques ; puis, tout revient à la vie. »

Wojciech Bobilewicz, de la Fondation Nautilus, un groupe enquêtant sur le phénomène ovni, raconte : « Nous pensons que ces pictogrammes ont été créés par une force supranaturelle – nous ne savons pas si elle est de nature physique ou spirituelle et peut-être ne le saurons-nous jamais, mais nous pouvons affirmer que ceci n'est pas une œuvre humaine. »

En juillet 2003, Nancy Talbott, chercheuse américaine et son équipe de la BLT Research, qui a mené des enquêtes sur les agroglyphes du monde entier, a visité la région. Après avoir analysé les plants à l'intérieur des cercles, elle a conclu que ces cercles étaient authentiques, et non créés par la main de l'homme.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de ces agroglyphes, créés par un vaisseau spatial martien.


Home Renouvellement miraculeux de la peau

Source : Channel 10 News, San Diego, Etats-Unis

A la suite d'une réaction rare à un antibiotique pris pour soigner une infection nasale, Sarah Yeargain de San Diego (Californie), a contracté une maladie de peau souvent fatale. Elle commença par avoir des cloques et des boursouflures sur le visage, et au bout de quelques jours sa peau s'est détachée par plaques. Les médecins du Centre régional des brûlés de l'Université de Californie, à San Diego, lui sauvèrent la vie en la recouvrant d'une peau artificielle qui a aidé sa propre peau à guérir.

Après avoir pris un antibiotique, le Bactrim (trimetoprime-sulfamethoxazole), elle remarqua tout d'abord une légère enflure et une décoloration sur son visage, puis des cloques sur ses lèvres et une enflure des yeux. Bientôt son visage, sa poitrine et ses bras furent couverts de cloques et la peau de tout son corps commença à tomber, y compris la peau des organes internes et les membranes recouvrant sa bouche, sa gorge et ses yeux.

Les médecins et les spécialistes du service des brûlés traitèrent Sarah en recouvrant tout son corps d'un substitut de la peau appelé TransCyte. Ils lui administrèrent également des médicaments pour empêcher les hémorragies internes et sa propre peau commença à repousser. Les médecins dirent à sa mère qu'ils ne croyaient pas que Sarah survivrait. Cependant, Sarah a déclaré qu'elle était déterminée à combattre la maladie : « Je n'étais pas prête à disparaître. » Le docteur Daniel Lozano qui a soigné Sarah a raconté : « Elle a perdu la peau de tout son corps. C'était dramatique de voir la peau se détacher par plaques. » Meredith Frank, une infirmière de l'unité de soins aux brûlés a déclaré que la guérison de S. Yeargain était un miracle. « Etant donné la quantité de peau qu'elle avait perdue, il y a eu l'action d'une main divine dans sa guérison. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Sarah a été guérie par le Maître Jésus.


Home Un ovni sur une photo numérique

Source : Daily Record, Grande-Bretagne

Des images de ce qui ressemble à une soucoupe volante planant au-dessus des maisons ont été captées par l'appareil numérique d'un photographe amateur essayant de nuit son nouvel équipement perfectionné. Certains experts sont convaincus qu'il s'agit d'un ovni planant au-dessus de Plymouth, dans le Devon (G.-B.). Un photographe professionnel a précisé que les clichés semblaient authentiques et non falsifiés d'aucune façon. La Royal Navy a déjà demandé à étudier ces photos.

Bob Boyd, président de l'association de recherche sur les ovnis de Plymouth, a répertorié ces clichés comme étant parmi les cinq meilleures photos d'ovni qu'il ait jamais vues en vingt-cinq ans d'étude du phénomène. « Il n'y a aucun doute dans mon esprit, c'est bien un ovni », a t-il déclaré.

Le photographe a été mis en relation avec le Groupe de recherche sur les ovnis. B. Boyd explique : « Il testait son nouvel appareil et fut surpris en voyant les photos une heure après. Il était tout à fait sceptique auparavant. Il est réellement choqué par ce qui est arrivé. »

Ces clichés ont été pris le 28 janvier 2004, juste avant 18 heures, à St Budeaux Square.

Le Maître de B.Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial martien.


Home Des ovnis en Grande-Bretagne

Source : www.unknowncountry.com

 Le Huddersfield Daily Examiner a rapporté que des ovnis avaient été vus en Grande-Bretagne le 29 décembre 2003. Un témoin, Malcom Stapp, regardait par la fenêtre lorsqu'il vit une lumière brillante dans le ciel. Il a déclaré : « Elle stationna au-dessus de Huddersfield pendant au moins un quart d'heure. A un moment donné une autre lumière est apparue se dirigeant vers le nord à une allure très rapide – beaucoup plus vite que les avions à réaction qui volent par ici. Il ne s'agissait pas d'un hélicoptère ni d'un avion. Les deux ovnis avaient la forme de globes entourés de nombreuses lumières. J'essayai de regarder celui qui était stationnaire avec des jumelles, mais je ne pus voir qu'une forme confuse de lumière intense. Je l'observai pendant un quart d'heure et il était toujours là lorsque je suis allé me coucher. Je n'avais jamais rien vu de semblable auparavant. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux spatiaux venant de Mars.


Home Une statue de Padre Pio verse des larmes de sang

Source : Daily Express, Grande-Bretagne

Des centaines de personnes se réunissent à Brancaleone, village de l'Italie du Sud, pour prier devant la statue de bronze de Padre Pio, depuis qu'un garçonnet a remarqué un liquide rouge – que des analyses ont confirmé être du sang – s'écoulant des yeux de la statue.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ce miracle a été manifesté par Maitreya.



Tendances

Home Tony Blair réclame une seconde Commission Brandt

Source : The Guardian, G.-B.

Le premier ministre britannique, Tony Blair, souhaite convoquer une Commission sur le développement international, mettant l'accent sur la pauvreté en Afrique. Trevor Manuel et Gordon, l'allègement de la dette, le sida, le commerce et les questions monétaires, financières et de gouvernance. Selon l'agenda annoncé à Londres, par T. Blair, le premier ministre d'Ethiopie Meles Zenawi et la secrétaire britannique du Développement international, Hilary Benn, la nouvelle équipe entreprendra ses travaux cette année et produira un rapport en 2005 (25e anniversaire du Rapport Nord-Sud : un programme pour la survie, de la Commi Brown, ministres des Finances d'Afrique du Sud et du Royaume Uni, ont été choisis pour conduire la recherche qui portera sur l'aide internationalession Brandt).

La Commission Brandt, présidée par l'ancien chancelier ouest-allemand Willy Brandt, avait proposé une restructuration majeure de l'économie mondiale afin de permettre aux pays pauvres de bénéficier d'un développement équitable, de devenir compétitifs sur les marchés mondiaux, assurant ainsi la stabilité et la prospérité de toutes les nations. Aujourd'hui, T. Blair espère éviter les obstacles qui ont entravé le rapport Brandt.

Le Rapport Nord-Sud, vendu à près d'un million d'exemplaires, avait été unanimement approuvé par les Nations unies et avait fait l'objet de discussions en 1981, aussi bien lors du Sommet du G-7 que d'une rencontre au sommet des chefs d'Etat. Mais rapidement, les gouvernements occidentaux ont interrompu le dialogue sur le développement mondial, et aucune négociation significative n'est intervenue jusqu'au Sommet du Millénaire (Onu, 2000) et la Conférence de l'Onu sur le financement du développement (2002).

En 2005, la Grande-Bretagne présidera aussi bien le G-8 que l'Union européenne, offrant à Tony Blair une assise plus large pour influencer l'agenda de la politique internationale et soutenir les intérêts des populations en matière de pauvreté et d'inégalité. Il projette d'attirer l'attention du monde sur l'Afrique, où le manque d'éducation, le sida et la pauvreté sont chroniques.

L'aide mondiale à l'Afrique se monte aujourd'hui à 13 milliards de dollars par an, soit un peu moins qu'en 1980. La Commission Brandt avait appelé les pays développés à accroître leur aide étrangère jusqu'à 1% de leur PNB avant 2000, mais depuis 1980, l'aide aux pays pauvres a diminué de 0,35 à 0,21 % du PNB des pays riches.

Tout comme W. Brandt, G. Brown souhaite que les gouvernements augmentent l'efficacité et le volume de leur aide et il proposera un financement international allant jusqu'à 50 milliards de dollars par an, afin d'atteindre les Objectifs du millénium pour le développement de l'Onu, visant à diminuer de moitié la pauvreté dans le monde, à réduire la mortalité infantile de deux tiers et à assurer la scolarisation de tous les enfants d'ici 2015.

La Commission pour l'Afrique devra également explorer de nouveaux moyens d'accroître le commerce et les investissements et de réduire la dette des pays en développement. K. Y. Amoako (Ghana), Michael Camdessus (France), Nancy Kassebaum Bayer (Etats-Unis) et Sir Bob Geldof (Grande-Bretagne) se joindront à Trevor Manuel, Gordon Brown, Meles Zenawi et Hilary Benn dans l'équipe pour le développement de l'Afrique.

D'autres personnalités marquantes ont récemment appelé à une réforme du développement mondial, comme James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, et le chanteur rock Bono.

  





Les priorités de Maitreya

Home Jimmy Carter lance un appel au partage

Source : USA Today, Etats-Unis

« Le problème le plus grave et le plus universel auquel se trouve confronté le monde actuel est le fossé croissant entre les plus riches et les plus pauvres », écrit l'ancien président américain Jimmy Carter, dans un article publié par USA Today, en février 2004.

Pourtant, les dirigeants politiques au-tant que les candidats aux élections sont incapables de réaliser qu'il s'agit là à la fois d'un sujet de préoccupation d'ordre moral, et d'une priorité en termes de sécurité nationale. Nous ne remporterons la guerre contre le terrorisme que si nous nous orientons davantage vers un partage équitable des ressources en vue de satisfaire les besoins fondamentaux de tous les habitants de la planète. « Aujourd'hui, les habitants des dix pays les plus riches sont au moins 75 fois plus riches que ceux qui vivent dans les dix pays les plus pauvres, et le fossé s'élargit encore. Cette extrême pauvreté est intimement liée à un ensemble plus large de problèmes, incluant le terrorisme, l'instabilité économique et la maladie. Les problèmes de pauvreté extrême peuvent sembler lointains, irréels même. Nous [les Etats-Unis] sommes une nation qui jouit de richesses sans précédent et une société bombardée d'images de santé, d'opulence et de succès, dans laquelle le revenu moyen par ménage se situe largement au-dessus de 100 dollars par jour. En comparaison, 1,3 milliard de personnes, plus d'un cinquième de l'humanité, essaient de survivre avec moins d'un dollar par jour [...] « Ceux qui vivent dans la misère sont aussi intelligents, créatifs et vaillants que vous et moi. Ils aiment autant leurs enfants et ont pour eux les mêmes espoirs de vie saine, productive et pleine de sens. Au cours de mes voyages dans 120 pays, j'ai constamment été inspiré par leur courage et leur foi, leur sagesse et la clarté de leur jugement, ainsi que par leurs réalisations lorsqu'on voulait bien leur donner une chance d'utiliser leurs capacités innées. Mais les nations les plus riches du monde continuent d'ignorer tragiquement ceux qui vivent dans la misère. Par exemple, bien que les Etats-Unis soient le premier pays du monde en terme de produit intérieur brut (PIB), ils sont le dernier des 22 pays les plus riches en terme de pourcentage du PIB consacré à l'aide aux pays du tiers monde. »

 J. Carter lance un appel à aider des organisations comme Better Safer World, une coalition de neuf ONG, parmi lesquelles CARE, Oxfam America et World Vision. Formée après le 11 septembre, elle travaille pour éduquer les Américains sur les causes profondes de la pauvreté. Elle demande aux Etats-Unis de « consacrer au moins 1% de son budget à des projets d'aide humanitaire et de développement et d'accorder aux pays pauvres l'annulation de leur dette, ce qui libèrerait de grosses sommes pour des projets humanitaires ». « La paix mondiale est en jeu, avertit J. Carter, qui demande au gouvernement de faire face tant au problème des conditions de vie inacceptables de beaucoup d'Américains qu'aux « souffrances encore plus grandes qui règnent en-dehors de nos frontières ».




Home Gordon Brown demande le doublement de l'aide

Source : The Independent, BBC News, Grande-Bretagne

Vu le danger qu'à ce rythme, les objectifs globaux de réduction de la pauvreté fixés pour 2015 ne soient pas atteints dans cent cinquante ans, Gordon Brown, chancelier britannique chargé des Finances, a plaidé fermement devant des leaders mondiaux pour le doublement de l'aide aux pays les plus pauvres. Lors d'une conférence réunissant diplomates et organisations d'aide sous le titre « Faire profiter à tous de la mondialisation – le défi de la mise en application du Consensus de Monterrey », tenue en février 2004, à Londres, G. Brown a averti qu'une action urgente devait être entreprise pour qu'il y ait quelques chances d'atteindre les objectifs du millénaire : réduire de moitié la pauvreté et la mortalité infantile, et améliorer l'éducation dans le tiers monde d'ici 2015.

Il a demandé à la communauté internationale de soutenir les propositions britanniques d'un nouvel effort financier international consistant à doubler l'aide en passant de 50 à 100 milliards de dollars par an, et il a insisté pour que les pays développés prennent des mesures sur les échanges internationaux.

G. Brown a déclaré que les progrès vers les objectifs du millénaire prévus pour 2015 étaient si lents qu'il faudrait au rythme actuel, dans certaines parties du monde, plus d'un siècle pour les atteindre : « Selon les prévisions actuelles, l'Afrique sub-saharienne atteindra son objectif de réduction de mortalité infantile non en 2015 mais en 2165. Ce n'est pas suffisant. La promesse que nous avons faite était pour 2015, non pour 2165. » Il a ajouté que la première cible des objectifs de développement du millénaire qui est d'assurer, en 2005, que les filles aient les mêmes opportunités d'éducation que les garçons, ne serait pas tenue, tandis que la cible qui prévoit l'établissement d'une éducation primaire universelle en 2015 ne serait pas atteinte avant 2129 en conservant le rythme actuel. G. Brown a aussi mis en garde sur la lenteur des progrès sur l'objectif de réduire de moitié la population vivant dans l'extrême pauvreté dans certaines parties du monde : « Notre meilleure estimation prévoit que la cible ne sera pas atteinte avant cent ans. »

Lord Carey, ex archevêque de Canterbery, qui a accueilli la conférence, compara les 2,3 milliards de livres sterling dépensés en Angleterre pour la nourriture et les soins pour animaux de compagnie, en 2002, ainsi que les 700 milliards de dollars dépensés par les Américains en boisson, aux fonds consacrés au soulagement de la pauvreté.

Le cardinal Cormar Murphy-O'Connor, chef de l'Eglise catholique en Angleterre et au Pays de Galles, a déclaré que le plus grand défi auquel est confronté le monde n'était pas le terrorisme mais la pauvreté : « Les Etats sont défaillants lorsqu'ils sont incapables de sortir les gens de la pauvreté, ou de répartir la prospérité de manière à ce que l'ensemble de la population puisse s'épanouir. Bien sûr, ils sont aussi défaillants lorsqu'ils ne prennent pas au sérieux l'obligation qu'ils ont d'assurer que la santé ne soit pas réservée à quelques-uns aux dépens de la majorité. Le plus grand scandale et le plus grand fléau de l'humanité sont en fait la terrible pauvreté et l'exploitation qui l'accompagne et l'exacerbe. Là est le vrai scandale... Il existe une véritable prise de conscience du fait que c'est là le grand défi de notre temps. »





Faits et prévisions

Home Les signes qui annonçaient le 11 septembre

Source : 60 Minutes CBS, Etats-Unis ; The independent, Grande-Bretagn

« Les autorités américaines ont été averties trois mois à l'avance qu'un événement de ce genre était planifié. » [Benjamin Creme, Partage international, novembre 2001]

Richard Clarke, ancien directeur de la section antiterroriste dont les mémoires intitulées Against All Enemies (Contre tous les ennemis) est devenu immédiatement un best-seller, et qui avait affirmé au président Georges W. Bush que l'Irak n'avait aucun lien avec Al-Quaïda (voir : Les mensonges dévoilés, page 19), a déclaré que ses mises en gardes répétées sur Al-Quaïda avaient été ignorées. Ignorées aussi, dit-il, les informations fournies par le directeur de la CIA George Tenet, en juin, juillet et août 2001, sur les dangers d'une attaque majeure d'Al-Quaïda contre les intérêts Américains « quelque part dans le monde dans les semaines ou mois a venir ».

Richard Clarke avait réclamé qu'une réunion spécialement consacrée à la menace d'Al-Quaïda ait lieu au niveau du cabinet, mais il ne l'a obtenue qu'une semaine avant le 11 septembre, trop tard pour qu'elle soit efficace.

Il a également déclaré qu'une attaque avait été évitée avec succès en 1999, sous la présidence de B. Clinton, grâce à la prise en compte de telles informations. « Je reproche au gouvernement Bush, lorsqu'il est revenu au pouvoir en 2001, d'avoir continué à travailler sur des sujets relatifs à la Guerre froide. C'est comme si rien d'autre ne s'était passé depuis qu'ils avaient quitté leurs bureaux huit ans auparavant, a affirmé R. Clarke dans l'émission 60 Minutes, sur CBS. Ils voulaient reprendre immédiatement leurs objectifs sur la Guerre des étoiles. Aucune des nouvelles menaces qui se sont développées pendant les huit années qui ont précédées n'ont été prises en compte. »

En août 2001, la CIA a fourni au président des informations selon lesquelles un ou plusieurs avions détournés pouvaient être utilisés pour une attaque. En même temps, le FBI découvrait que des individus du Moyen Orient apprenaient à voler en école de pilotage, sans se soucier de savoir comment atterrir ou décoller ; mais les deux agences n'ont pas échangé leurs informations, a déclaré R. Clarke.

Selon Sibel Edmonds, traductrice ayant travaillé pour le FBI à partir du 13 septembre, des officiels haut placés étaient informés, avant le 11 septembre, qu'Al-Quaïda préparait une attaque aérienne. Elle a déclaré qu'au vu des documents qu'elle a eu en main, il y avait assez d'informations, au printemps et en été 2001, pour s'apercevoir que des terroristes préparaient une attaque. Ils comportaient maints détails sur : « des dossiers d'investigation, des dates spécifiques, des informations sur les cibles », ainsi que « des informations générales sur les calendriers, les méthodes à employer, les exécutants potentiels et les organisateurs de ces attaques terroristes. D'autres grandes villes étaient également mentionnées – avec des gratte-ciel. »




Home L'asthme se répand dans le monde

Source : The Guardian, G.-B. ; Agence France-Presse

« Nous empoisonnons notre planète à une telle vitesse qu'à moins d'un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [B. Creme, Partage international, juin 1991]

Selon un rapport publié par l'Institut de recherches médicales de Nouvelle-Zélande et l'Université de Southampton (Grande-Bretagne), environ 300 millions de personnes souffrent d'asthme sur la planète, et ce chiffre pourrait augmenter de 50 % au cours des vingt prochaines années. C'est une maladie chronique des poumons et des bronches qui s'irritent et enflent. C'est aussi, après le cancer, la seconde cause d'invalidité et de mortalité des adultes dans le monde entier. Mais, selon un organisme asiatique de prévention de l'asthme (l'AADB), 180 000 victimes pourraient être sauvées chaque année.

Les experts médicaux s'accordent à dire que partout en Asie, l'urbanisation rapide, les niveaux dangereux de pollution et les traitements médicaux inadéquats sont responsables d'une l'alarmante augmentation du nombre de cas. « Ce problème ne peut qu'empirer tant que les populations asiatiques s'urbanisent, à moins que des mesures ne soient prises pour améliorer l'efficacité des traitements », ont déclaré les représentants de l'AADB, lors de la Conférence mondiale sur l'asthme qui s'est tenue en Thaïlande, en février 2004. En effet, selon les experts, les malades asiatiques sont plus vulnérables que les autres en raison des difficultés que rencontrent leurs médecins pour traiter convenablement cette maladie. « En Asie particulièrement, l'asthme est devenu un sujet d'inquiétude et un problème croissant, particulièrement dans les villes », a déclaré Richard Beasley, de l'Ecole de médecine de Wellington, co-auteur d'une stratégie mondiale pour le traitement et la prévention de l'asthme. A l'échelle mondiale, en effet, cette maladie progresse régulièrement depuis vingt ans, et se place en tête des maladies respiratoires mortelles.

« L'une des causes de l'asthme est sans aucun doute les émissions des véhicules à moteur », explique Eric Bateman, professeur à l'Institut des poumons du Cap. Au Royaume-uni et en Irlande, on estime que plus de dix millions de personnes sont atteintes par cette maladie, et 20 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque semaine. Et chaque année, il y a plus de 75 000 admissions d'urgence dans les hôpitaux, dont un quart sont des enfants.





La voix des peuples

Home Des manifestations massives pour la paix

Source : The Guardian, , G.-B. ; Reuters, The New York Times, E.-U.

Selon le Maître de Benjamin Creme, le 20 mars 2004, 15 millions de personnes ont marché dans les rues, dans au moins 65 pays, pour manifester leur réprobation à l'occasion du premier anniversaire de l'offensive américano-britannique en Irak.

– Italie : un à deux millions de manifestants à Rome. – Espagne : 250 000 à Barcelone ; 40 000 à Madrid. – Etats-Unis : manifestations dans plus de 250 villes, 10 000 manifestants ont marché dans les rues de New York. – Grande-Bretagne : 29 600 à Londres. – Japon : 130 000 personnes ont manifestées à travers le pays, dont 60 000 à Tokyo ; 20 000 à Osaka ; 7 000 à Fukuoka ; 5 500 à Sapporo. Environ 11 000 personnes ont marché dans 12 villes du nord de l'Ile de Hokkaido. – Belgique : 6 000 à Bruxelles. – Danemark : 2 000 à Copenhague. – Finlande : près de 2 000 à Helsinki. – France : 10 000 manifestants à Paris. – Grêce : 10 000 à Athènes. – Islande : 1 000 à Reykjavik. – Allemagne : des milliers de gens ont défilés dans 70 villes. – Inde : nombreuses manifestation à Bangalore, Mumbai, Kolkata, 3 000 manifestants à New Delhi. – Canada : 25 000 à Vancouver ; 7 000 à Montréal. – Brésil : marches dans plus de 20 villes. – Cuba : 10 000 manifestants. – Australie : 6 000 à Sydney. – Corée du Sud : 10 000 à Séoul.

 

 




Home Le pouvoir du peuple en Espagne

Source : La Vanguardia, Espagne ; CNN, ABC News, Etats-Unis

Le peuple espagnol a prouvé à quel point la volonté active et conjointe de la population a du pouvoir. Avant l'attaque américaine contre l'Irak, 90 % de la population espagnole s'y était opposée, des millions de personnes ayant pris part à une manifestation de masse à travers le pays, tout comme cela s'est produit en Angleterre, mais le gouvernement les a ignorées.

Le 11 mars 2004, près d'un an après l'invasion de l'Irak et trois jours avant les élections nationales, une attaque terroriste à Madrid, au moyen de plusieurs bombes placées dans des trains à une heure de forte affluence, a tué 200 voyageurs et en a blessé plus de 1 500.

Les campagnes électorales ont été suspendues, et le 12 mars plus de douze millions de personnes à travers tout le pays sont descendues dans la rue pour manifester contre toute forme de terrorisme. Ce vaste rassemblement spontané de la population à travers toute l'Espagne, exprimant une opposition unanime, offrait une image poignante qui a été diffusée dans le monde entier. « Ces attaques m'ont ouvert les yeux, a déclaré un manifestant, car elles ont servi à démasquer ce gouvernement. »

« Nous ne souhaitions pas cette guerre contre l'Irak, dit un autre, ni les nombreuses erreurs commises par notre gouvernement. » De nombreuses banderoles portaient des slogans contre le président Bush et l'occupation de l'Irak.

Les élections nationales ont eu lieu quelques jours plus tard, et le parti populaire favorable à la guerre conduit par M. Aznar a été balayé, l'électorat exprimant ainsi son mécontentement général à l'égard de la politique du parti. Le peuple espagnol avait logiquement conclu à l'existence d'un lien direct entre les attaques de Madrid et l'implication de leur gouvernement dans une guerre illégale. Ironiquement, les déclarations initiales du gouvernement Aznar selon lesquelles le mouvement séparatiste basque ETA était le principal suspect, bien qu'exactes*, n'ont servi qu'à attiser la colère d'un public déjà mécontent et sceptique. Malgré des explications contradictoires, le public s'est senti poussé à agir et s'est rendu en masse aux urnes, votant pour le parti socialiste, contre toute attente et à une large majorité. Aujourd'hui, M. Aznar et les responsables de son parti n'ont rien récusé de leurs décisions et persistent à penser que la participation à la guerre n'était pas une erreur. Bien que le parti populaire insiste sur le fait que les attaques ont contribué à la victoire des socialistes, les Espagnols sont dans l'ensemble convaincus que les attaques ont servi à mettre en lumière les conséquences de la violence. Leur vote a été l'expression délibérée de leur opposition à la guerre et à ses conséquences

Le nouveau président élu, José Luis Rodriguez Zapatero, 43 ans, a souligné que si les Nations unies ne se voient pas attribuer un rôle plus important dans la transition vers la démocratie en Irak et si la passation du pouvoir n'est pas effective d'ici le 30 juin, le retrait des 1 300 soldats espagnols sera l'une des priorités pour le parti socialiste. Résistant aux pressions des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, J. Zapatero s'en tient fermement à ses engagements car il croit que « l'actuelle administration de l'Irak n'est pas ce qu'il y a de mieux ». Bien que la participation militaire de l'Espagne en Irak soit modeste, le retrait des troupes pourrait avoir une grande signification politique, laissant Tony Blair relativement isolé en Europe. J. Zapatero a déjà rencontré des leaders de l'Union européenne, dont T. Blair, ainsi que le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, afin de discuter du retrait des troupes.]


*Partage international dispose d'informations provenant du Maître de Benjamin Creme qui affirme clairement qu'un élément radical de l'ETA est en effet responsable des attaques de Madrid du 11 mars 2004. Voir les explications de Benjamin Creme dans la rubrique Questions-Réponses de ce numéro.

 





Les mensonges dévoilés

Home Une programmation de longue date

Source : The Observer, Grande-Bretagne

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été vu et filmé sous les traits d'un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd'hui d'entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C'est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Un an plus tard, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.

Dans une interview donnée au magazine américain Vanity Fair, en avril 2004, sir Christopher Meyer, ancien ambassadeur britannique à Washington, relate une conversation assez extraordinaire qui eut lieu entre George Bush et Tony Blair, lors d'un dîner privé à la Maison Blanche , neuf jours après le 11 septembre. Cette conversation confirme, une fois de plus, les révélations d'un ancien conseiller de G. Bush pour les questions de terrorisme, Richard Clarke, qui affirme que G. Bush était décidé de manière quasi obsessionnelle à faire de l'Irak sa principale cible de représailles.

Selon C. Meyer, qui assistait à ce dîner, T. Blair a conseillé à G. Bush de ne pas se laisser détourner de son but initial, qui était de combattre le terrorisme – plus précisément les Talibans et El-Qaïda en Afghanistan. A quoi G. Bush aurait répondu : « Je suis d'accord avec vous, Tony. Nous devons nous occuper d'abord de cela. Mais une fois cette question réglée, nous devrons retourner en Irak. » L'Administration américaine avait déjà en tête le changement de régime du pays. Il était clair, selon C. Meyer, que « lorsque nous serions revenus en Irak, ce ne serait pas pour discuter d'un réajustement des sanctions. »

C. Meyer poursuit en déclarant que T. Blair a toujours cru qu'il y avait peu de chances de renverser Saddam ni de lui faire abandonner ses armes de destruction massive à moins de lancer une guerre. Face à la perspective d'une nouvelle guerre, ajoute C. Meyer, T. Blair n'éleva aucune objection.

Commentant cet article, David Rose écrit dans The Observer : « Les conséquences de ces révélations pourraient être encore plus explosives pour T. Blair. Car cette conversation montre qu'il connaissait avant même les bombardements sur l'Afghanistan les intentions américaines de s'en prendre ensuite à l'Irak, alors qu'il a toujours prétendu que la décision d'attaquer le pays n'avait été prise qu'à la veille de l'invasion, en mars 2003. Nul doute que cet interview va pousser les critiques du premier ministre à lui demander de préciser quand il a décidé d'apporter le soutien que recherchait G. Bush. »

 




Home David Kay appelle les Etats-unis à reconnaître leurs erreurs

Source : Reuters

David Kay, ancien inspecteur en chef américain des armements en Irak, a demandé aux autorités de son pays de reconnaître leurs erreurs en Irak. Convaincu qu'il n'existait plus d'ADM et plus que sceptique sur la qualité des rapports remis avant l'entrée en guerre par les services de renseignement, il a démissionné de son poste en janvier 2004. Dans un discours prononcé à l'Ecole de Gouvernement John Kennedy d'Harvard, il avertit l'Administration américaine que si elle ne reconnaissait pas avoir donné de fausses raisons à son entrée en guerre, c'est l'ensemble de sa politique extérieure à venir qui s'en trouverait décrédibilisée. « La solution, c'est d'admettre que vous vous êtes trompés. Ce qui me trouble le plus à Washington, c'est que vous croyez que vous ne devez jamais admettre vos erreurs. »




Home Des exilés irakiens ont menti

Source : Knight-Ridder, Etats-Unis

Une ancienne association d'exilés irakiens aux Etats-Unis (maintenant pour la plupart retournés en Irak) ne s'est pas contentée de fournir à l'Administration des renseignements erronés, voire fabriqués, sur leur pays, elle en a aussi abreuvé les principaux médias américains, britanniques et australiens. Le Congrès national irakien (CNI), avait adressé une lettre à une commission du Sénat américain, dressant une liste de 108 éléments, collectés par une cellule de renseignements subventionnée par le gouvernement américain.

Ces éléments confortaient les positions du président Bush, qui déclarait à qui voulait l'entendre qu'il existait un lien entre Ben Laden et Saddam, que ce dernier s'efforçait d'acquérir l'arme nucléaire et cachait des armes biologiques et chimiques.

Le fait d'avoir fourni ce genre d'informations aux médias, à des cercles choisis de personnalités du gouvernement ainsi qu'à des membres du Congrès, a contribué à donner l'impression qu'il existait plusieurs sources de renseignements sur les programmes interdit d'armement de l'Irak et sur les liens supposés avec Ben Laden – et donc une impression de sérieux, d'autant que d'autres groupes d'exilés se livraient à la même campagne de désinformation. En fait, nombre de ces allégations n'ont pas été confirmées par les services d'espionnage officiels (CIA, le département de la Défense…), quand ils ne les ont pas directement contestées. Cela n'a pourtant pas empêché les autorités américaines et les partisans de la guerre préventive de les citer, dans des déclarations ou des interviews.

Voici quelques-unes de ces fausses informations :

– Saddam collaborait depuis des années avec Ben Laden et fut complice de l'attaque du 11 septembre.

– L'Irak a formé des islamistes aux mêmes techniques de détournement d'avions que celle utilisée le 11 septembre.

– L'Irak avait mis au point tout un dispositif d'armes biologiques mobiles, sous forme de camions citernes, et fabriquait en grand secret des armes interdites, qu'elle stockait sous un hôpital, dans de pseudo puits remplis de plomb et certains palais de Saddam.

– En 2000, l'Irak détenait dans une prison secrète 80 Koweitiens faits prisonniers lors de la première guerre du Golfe.

– L'Irak était en mesure de lancer sur Israël des missiles Scud chargés de poisons susceptibles de tuer 100 000 personnes et travaillait d'arrache-pied à construire des armes nucléaires.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée.

Les services spéciaux américains ont, de plus, montré que presque toutes les informations diffusées par les exilés étaient d'importance marginale, voire inutiles, quand elles n'étaient pas, parfois, enjolivées, ou même fabriquées pour donner plus de poids à la menace que semblait faire peser Saddam.

Le CNI affirme avoir fourni ces « informations » à des médias arabes et occidentaux ainsi qu'à deux membres des cabinets du vice-président Dick Cheney et du ministre de la Défense D. Rumsfeld, chefs de file des va-t-en guerre. Et cela en court-circuitant les canaux habituels des services de renseignement ; cette campagne de désinformation s'est, en effet, poursuivie même après que les officiers de la CIA, de l'Agence de renseignement du ministère de la Défense et du FBI eurent exprimé leurs doutes sur la qualité des données et les motivations de ceux qui les produisaient.





Courrier des lecteurs

Home Le miroir ne ment jamais

Cher Monsieur,

Le 18 mars 2004, dans le courant de l'après-midi, je marchais dans la rue en direction de mon domicile. Dans la soirée nous devions donner notre conférence mensuelle sur l'émergence de Maitreya. Un jeune Noir venait dans la direction opposée. Il me dit avec un léger accent français : « Vous êtes vous déjà regardée dans un miroir ? Vous êtes si belle ! » Je fus éberluée, puis je me suis dit qu'il voulait simplement me faire du charme. Comme il traînait un caddie, j'avais supposé qu'il distribuait de la publicité dans les boîtes aux lettres, mais le caddie était vide. Il poursuivit : « Vraiment, regardez-vous dans un miroir ! Comme vous êtes belle ! » Je commençais à me sentir assez embarrassée, et je lui dis : « C'est très aimable à vous, mais je dois rentrer chez moi. »

 Je réalisai alors qu'il ne s'agissait peut-être pas d'un jeune homme ordinaire. Il me suivit ainsi jusqu'à mon domicile en tenant toujours le même langage : « Très belle, oui, vous devriez vous regarder dans un miroir. Vraiment très belle ! » J'arrivai chez moi, ne sachant trop quoi faire. Il dit alors : « C'est ici que vous habitez ; eh bien, nous nous verrons sûrement. Je viendrai vous voir. A bientôt ! » Et nous nous fîmes au revoir de la main tandis qu'il s'éloignait.

Ce jeune homme était-il quelqu'un d'ordinaire ?

C. F., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya.


Home Vincent – mais pas Van Gogh !

Cher Monsieur,

Le 6 mars 2004, Christophe et moi étions en train de dresser un stand d'information devant l'église située près de la gare, à Berne, dans le but de donner des détails sur la conférence de Benjamin Creme qui devait avoir lieu peu après. Le stand était difficile à monter ; l'un de nous tenait le cadre tandis que l'autre tendait la bâche. Soudain nous vîmes un jeune homme d'environ vingt-huit ans sous la bâche, soutenant le toit. Il nous aida à tout mettre en place. Puis il posa son sac à dos sur une chaise à l'arrière de la tente. Il se conduisait comme s'il appartenait déjà à notre équipe et cela nous paraissait absolument normal. Il déclara s'appeler Vincent, et il ajouta en français qu'il était originaire de Lille (France) mais qu'il était SDF.

Au début de cette rencontre, je me demandai s'il ne s'agissait pas de Maitreya, mais je me dis que Maitreya aurait des yeux plus brillants et je laissai tomber cette idée. Nous restâmes ensemble comme si nous étions de vieux amis ; nous parlâmes de choses ordinaires et tout était très naturel. Sur le devant de la tente nous avions une table avec des cartes de présentation de la conférence. Vincent posa sa bière sur la table et resta avec nous à regarder les passants. Nous avions plaisir à être ensemble et nous ne nous soucions guère que les gens se montrent si peu intéressés par notre information. Nous étions trois co-workers et nous gardions le stand à tour de rôle.

A un moment où je me trouvais seule avec Vincent, il me demanda qui payait les frais de la conférence que nous organisions. Je répondis très vaguement car je ne voulais pas lui dire que nous en assumions nous-mêmes les frais. Puis, après un certain temps de réflexion, je déclarai que l'argent est toujours disponible lorsque la cause est juste.

Vincent me demanda ce que nous faisions au cours de nos réunions. Je lui dis que nous transmettions dans le monde des énergies élevées venant de la Hiérarchie spirituelle. Il répondit alors : « Moi aussi, je sens les énergies et lorsque je vais dans des magasins je sens des énergies négatives et je me couvre la tête avec un chapeau. » Pour me montrer comment il faisait, il enleva le chapeau qu'il portait, puis le remit en l'enfonçant profondément de manière à se couvrir le front. Ensuite nous recommençâmes à observer les passants. Je lui dis : « Les gens ne semblent pas très intéressés par notre message ; ils ne voient même pas notre stand. » Il répliqua : « Oui, tous sont très occupés à faire des courses, ils achètent un tas de choses qu'ils accumulent chez eux et n'utiliseront jamais. »

La conversation avec Vincent se poursuivit ainsi, très amicale et fort intéressante. Chacun de nous lui acheta de la nourriture et de la boisson. A un moment donné, il ouvrit son sac à dos et nous montra sa collection de stylos à bille en disant qu'il en avait toujours un sur lui. Il en donna trois à Anne-Françoise et voulut également m'en donner un, mais je lui dis que je n'en avais pas besoin. Il commença alors à dessiner sur un petit morceau de papier en tenant ensemble trois stylos de couleurs différentes et en dessinant alternativement avec l'un ou l'autre ! C'était très drôle et je me sentais remplie d'amitié et de compassion à son égard. Je me disais que si les conventions sociales l'avaient permis, je l'aurais invité à venir prendre une douche dans mon appartement, je lui aurais donné des vêtements propres et offert quelque chose de bon à manger – j'aurais même pu l'inviter à rester quelques jours car il m'avait dit qu'il dormait à l'Armée du Salut dans un dortoir où il y avait parfois vingt personnes. Il me donna son dessin (Voir page précédente).

Vers 13 heures il nous dit au revoir et quitta la tente. Au fond de mon cœur je sentais que j'aimerais le rencontrer à nouveau.

F. W., Berne, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Vincent » était Maitreya.


Home Guérison par imposition des mains

Cher Monsieur,

Le 12 janvier 2004, j'étais chez moi en train de dormir. Soudain je ressentis une douleur aiguë dans l'abdomen. Je plaçai la photo de la main de Maitreya sur moi en disant : « S'il te plaît, Maitreya, que ton aide soulage la douleur dont je souffre », puis j'expliquai ce que je ressentais et posai mes propres mains sur la photo.

Je me rendormis. Une heure plus tard, je commençai à ressentir dans mes mains de petits mouvements qui s'arrêtaient au bout d'un moment pour recommencer quelques minutes plus tard. Après plusieurs cycles de ce genre, mes mains semblaient collées à mon ventre, comme si elles étaient absorbées par lui. Puis elles commencèrent à vibrer avec une puissance extraordinaire, comme si elles transmettaient de l'électricité au fond de mon corps, en balayant la région du ventre. J'avais l'impression que quelque chose était enlevé de moi et évacué par ma respiration. Pourriez-vous me dire ce qui s'est passé et pourquoi ? Maitreya y est-il pour quelque chose ?

P. M., Valence, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette expérience était une guérison pratiquée par le Maître Jésus.


Home Perte totale de contrôle

Cher Monsieur,

En 2002, quelques mois après qu'une empreinte de main soit apparue dans une salle de bains à Barcelone, je me trouvai dans ma librairie. Ma collègue remarqua un homme en train de regarder des livres. D'après elle, il s'agissait d'un radiesthésiste espagnol connu et elle m'encouragea à lui montrer une carte de la « main de Maitreya » pour lui demander son opinion.

Après m'être présentée, je lui montrai la carte sans expliquer toute l'histoire et je lui demandai s'il voulait bien l'examiner avec son pendule. Il accepta, sortit son pendule et le plaça juste au-dessus de la carte. En un rien de temps, le pendule et le bras du radiesthésiste commencèrent à se déplacer rapidement en arrière et en avant, dans un mouvement balayant. On aurait dit que l'homme avait perdu le contrôle de tout son bras et du pendule, qui se déplaçaient comme s'ils avaient leur vie propre. Il semblait se sentir mal, sans doute en raison des vains efforts qu'il faisait pour arrêter son bras et de la nature inconnue du phénomène.

Puis soudain, le bras et le pendule s'arrêtèrent en plein milieu de la carte et commencèrent un nouveau mouvement, cette fois de gauche à droite, puis de droite à gauche. Le mouvement était aussi rapide qu'auparavant et l'homme semblait, cette fois encore, n'avoir aucun contrôle sur son bras. Au bout d'un moment, le pendule et le bras s'arrêtèrent. L'homme semblait très perplexe. Il déclara que la carte était dotée d'une grande puissance et qu'il n'avait jamais au cours de sa vie fait l'expérience d'un mouvement aussi rapide et incontrôlé du pendule et de son bras, ni vu un mouvement de pendule semblant dessiner une croix. Je lui dis que je n'étais pas surprise car la « main » était celle du Christ et je lui parlais de Maitreya et son émergence. Il me remercia, toujours quelque peu perplexe, puis il prit une carte, et s'en alla.

S'est-il produit quelque chose de particulier ? 

M. D., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya était à l'origine du mouvement du bras et du pendule.




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