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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Avril 2004 - N° 188

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le triomphe ultime

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la Loi qui unit toutes les nations dans le respect de leurs responsabilités et de leurs besoins mutuels. Le gain en maturité se signale précisément par ce respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre en paix ensemble.
 
De temps à autre, il peut advenir qu’une nation se sente assez puissante pour ignorer la loi qui fait obstacle à ses ambitions dominatrices, et qu’elle se lance dans la guerre en dépit des avertissements de ses amis et de leurs incitations à la prudence.
 
C’est ainsi qu’aujourd’hui les Etats-Unis, devenus l’unique « superpuissance », sont source de contrariété et de préoccupation pour les peuples des nations plus mûres, qui connaissent d’expérience la folie des actions unilatérales menées hors du cadre de la loi.
 
Jeune « superpuissance » trop sûre d’elle-même, l’Amérique cherche tellement à en imposer qu’elle outrepasse ses capacités. Plus tôt elle sera confrontée à ses limites, mieux ce sera pour la sécurité du monde. D’ores et déjà, le chaos sans cesse croissant lève un lourd tribut de vies humaines, tant américaines qu’irakiennes. On a brisé le sceau de la boîte de Pandore, dont il est sorti un monstre que personne ne peut maîtriser. Bien entendu, le gouvernement américain fait tout ce qu’il peut pour faire bonne contenance, mais en coulisse il est des plus inquiet et cherche désespérément comment se retirer sans perdre la face.
 
En attendant, l’armée irakienne vaincue mène un combat de guérilla qui lui rapporte quelques succès, tandis que les groupes religieux profitent de l’occasion pour attiser les tensions en appelant à la guerre civile. Ainsi l’aventure suprême du président américain, conçue pour démontrer l’invincibilité des Etats-Unis, non seulement n’a guère de résultats à faire valoir mais ne pourra qu’amener des pertes encore plus lourdes.
 
Une guerre insensée
 
Quand enfin le gouvernement des Etats-Unis comprendra la démence de cette guerre aussi insensée qu’inutile, il se gardera bien sûr de le reconnaître devant le monde. Il recherchera plutôt le soutien des Nations unies pour échapper tant bien que mal aux conséquences d’une bévue embarrassante et, si possible, en faire porter à d’autres la responsabilité.
 
Lorsque, parmi les nations, l’autorité de la loi est bafouée, c’est le monde entier qui en souffre. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la tension dont s’est accompagnée cette futile démonstration de force militaire affecte des millions d’hommes innocents de toute destruction et de tout terrorisme. Le monde subit maintenant toutes sortes d’épidémies parce que le système immunitaire humain ne parvient plus à résister au stress. Si seulement les va-t-en-guerre prenaient conscience des effets karmiques de leurs actions irréfléchies, ils chercheraient sans doute à se racheter et à changer de cap.
 
Pendant ce temps, Maitreya observe attentivement cette situation discordante, prêt à intervenir s’il le faut, prêt à émerger quand ce sera possible. Rappelez-vous qu’il ne doute pas un instant du triomphe ultime de ceux qui se tiennent derrière lui et sont attachés à la paix et à la justice, à la liberté et à l’amour. Il sait que ce sont là les raisons d’être de l’existence humaine et vient pour les voir consacrées dans tous les hommes.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home LA REACTUALISATION DES RAPPORTS BRANDT - Deuxième partie - 1/3

Les échecs du monétarisme international : la première crise de la dette

par James Bernard Quilligan

Dans ses numéros de janvier/février et mars 2004, Partage international a publié le début d'une série d'articles sur la réactualisation des rapports Brandt. En 1977, l'ancien chancelier allemand Willy Brandt avait réuni un groupe d'anciens chefs d'Etat et de personnalités mondiales de premier plan afin d'examiner « l'échec de l'économie mondiale et les problèmes qui accablent les pays en développement ». Plus de vingt ans après la publication du Rapport Nord-Sud : un programme pour la survie (1980) et de son complément : la Crise internationale : la coopération Nord-Sud pour reconstruire le monde (1983), James Quilligan analyse les demi-succès et les échecs dans l'application de ces propositions.

Dans la première partie, James Quilligan a passé en revue les principales questions traitées par la Commission, et il a établi une évaluation de ses propositions (voir Partage international de janv./fév. et mars 2004). Dans cette seconde partie, il propose une analyse approfondie de l'histoire économique depuis la Seconde Guerre mondiale, et il établit les liens avec les solutions que la Commission Brandt a préconisées, et dont l'application est plus que jamais indispensable aujourd'hui.

Après les horreurs de la Grande Dépression et de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés reconnurent qu'il fallait mieux coordonner l'économie internationale en reconstruction. En 1944, la conférence de Bretton Woods, dans le New Hampshire, aux Etats-Unis, réunit 44 pays et créa deux nouveaux instruments au service de la coopération financière et monétaire internationale, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. L'année suivante, ces institutions s'établirent à Washington. La nouvelle économie issue de Bretton Woods a fonctionné sans problème majeure durant vingt-cinq ans. Le système monétaire mondial était fondé sur l'étalon or, et les devises internationales disposaient d'une parité fixe par rapport au dollar. Avec cet ancrage fort des devises, les gouvernements étaient incités à maintenir une certaine discipline financière.

Un changement profond apparut au début des années 1970. La guerre du Vietnam fit plonger le déficit américain. Parallèlement, nombre des anciennes nations coloniales s'étaient industrialisées au cours des années 1950 et 1960, et disposaient de stocks substantiels de produits manufacturés disponibles pour l'exportation. La spéculation internationale provoqua une sortie massive de capitaux hors des Etats-Unis en quête de taux d'intérêts supérieurs et de devises plus stables. Comme le nombre de détenteurs étrangers de dollars augmentait, il s'ensuivit une ruée sur les réserves d'or américaine. Lorsque les Etats-Unis ne furent plus en mesure de garantir la contrepartie aux devises mondiales, la discipline qui avait prévalu depuis la fin de la guerre cessa brutalement. Le 15 août 1971, le président Richard Nixon supprima la convertibilité du dollar en or, inaugurant une nouvelle ère de taux de change flottants.

Ce « système des taux de change flexibles » connut des problèmes dès sa naissance. Sans stabilité monétaire, les taux d'intérêt s'envolèrent. Alors que les taux de change avaient jusqu'alors été conditionnés par la demande du commerce international, ils furent désormais déterminés par la volatilité des mouvements de capitaux. L'économie mondiale devint instable et les pays développés se retrouvèrent exposés. Les prix du pétrole s'envolèrent. L'inflation atteignit des sommets. Le chômage grimpa en flèche. Nombre de pays riches connurent des problèmes de balance des paiements. Comme l'a expliqué Willy Brandt : « Les pays industrialisés occidentaux avaient connu des taux de croissance de plus de 4 % l'an de 1950 à 1960, et de plus de 5% entre 1960 et 1973, mais ces taux se réduisirent à quelque 2,5% annuel entre 1973 et 1979. » [N-S, 40]

Dans le même temps, devenus riches, les pays de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) promirent d'exercer leur pouvoir économique et leur influence grandissante au bénéfice des nations pauvres qui espéraient ainsi pouvoir contrôler leurs propres ressources, accroître leur influence dans le commerce international et leur productivité, et participer au processus politique à l'échelle mondiale. Ces pays anticipaient l'émergence de conglomérats issus du tiers monde qui disposeraient de la puissance nécessaire pour augmenter les prix des matières premières et faire pression sur les pays riches pour imposer une transformation de l'économie mondiale. Ils créèrent le Groupe des 77 en faveur d'un nouvel ordre économique, au sein de l'Assemblée générale des Nations unies.

Au cours de la même période, un nouveau domaine de recherche interdisciplinaire sur les problèmes internationaux naquit. De nombreuses études furent conduites sur la théorie des systèmes, les limites de la croissance, ainsi que la modélisation internationale. Pour la première fois, on porta systématiquement attention aux liens entre la finance, la pauvreté, la population, la consommation, la technologie et l'environnement. Vers la fin de l'année 1977, Willy Brandt réunit un panel de dirigeants internationaux et d'experts renommés afin d'intégrer cette recherche et de proposer de nouvelles analyses, de nouvelles propositions pratiques concernant le développement international.

La signature de la Commission Brandt – un motif sommairement dessiné sur les couvertures de Nord-Sud et Crise Commune – était une ligne irrégulière dessinée en travers d'une carte du monde, dépeignant le gouffre entre les pays riches du Nord et les nations pauvres du Sud : « Il est inacceptable, conclut le groupe, que la plupart des hommes vivent relativement confortablement dans une partie du monde, tandis qu'ils luttent âprement pour survivre dans l'autre. » [N-S, 64]

La publication de Nord-Sud entraîna une réaction à l'échelle mondiale, et fut largement couverte par les médias, provoquant des débats animés un peu partout. Le rapport fut traduit dans plus de vingt langues dont l'arabe, le chinois, le swahili, le roumain. Au début des années 1980, des milliers de personnes se joignirent à des assemblées pacifiques de par le monde pour soutenir les propositions Brandt, un prélude aux rassemblements altermondialistes actuels. Des porte parole parcoururent le monde afin de transmettre le message des Rapports Brandt dans des communautés locales. Nord-Sud était commenté dans les églises, les organisations civiques, les universités, les conférences, les ONG, les agences nationales et internationales. Plus des trois quart des pays de la planète endossèrent les propositions Brandt, lors des trente cinquième et trente sixième sessions de l'Assemblée générale des Nations unies.

« Ce rapport traite de risques qui sont très élevés, déclara W. Brandt, mais il n'abdique à aucun fatalisme. Il cherche à démontrer que les dangers mortels qui menacent nos enfants et nos petits-enfants peuvent être contournés ; et que nous avons la possibilité – que nous vivions au Nord, au Sud, à l'Est ou à l'Ouest – si nous sommes suffisamment déterminés, de bâtir un monde de paix et de bien-être, solidaire et digne. » [N-S, 7]

Mais l'heure n'était pas venue. Alors que Nord-Sud était publié, l'Union soviétique envahissait l'Afghanistan et les pays occidentaux subissaient une récession économique sévère. Les Rapports Brandt eurent un impact certain sur l'opinion publique, l'analyse institutionnelle et la diplomatie intergouvernementale. Mais la peur du communisme et la léthargie des marchés préoccupaient davantage les pays développés. En 1982, le Nord entra dans sa pire récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et les dirigeants occidentaux commencèrent à perdre de vue les considérations de la Commission Brandt sur la reprise économique et les critiques des pays pauvres.

En 1983, année de publication de Crise commune, Helmut Kohl avait rejoint les rangs de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, en tant que dirigeants des Trois puissances. Les marchés financiers commençaient à croître et les économies occidentales étaient de nouveau dynamiques. En 1985, les Rapports Brandt furent écartés par les dirigeants et par le public, considérés comme inadaptés à l'époque, et ils furent remisés sur les étagères. Les pays sous-développés souffraient toujours, mais peu semblaient s'en soucier. Les marchés grimpaient et le monde développé célébrait sa renaissance après une décennie précaire.

Il est instructif de repenser à cette période, afin de voir pourquoi la Commission Brandt était si préoccupée par les perspectives tant au Nord qu'au Sud. Depuis le début des années 1970, le nouveau système monétaire dérégulé avait produit un effet fortement récessif sur les économies avancées. Sans discipline monétaire, le monde vacillait d'une crise à l'autre. Les taux d'intérêt grimpaient et la croissance était atone, entraînant du chômage, une baisse des salaires, des dévaluations monétaires, ainsi qu'une baisse de l'épargne et des investissements. Cela provoqua un accroissement des déficits budgétaires et des emprunts, corollairement à une réduction de la demande dans la plupart des économies développées.

Les pays en développement connurent également une grave crise de liquidité. Les pays exportateurs de pétrole – débordant d'argent frais suite aux augmentations des prix du pétrole des années 1973 et 1974 – investirent leur argent par l'entremise de banques internationales qui « recyclaient » une large portion de ce capital en crédits accordés aux gouvernements d'Amérique latine. Avec la récession couvant dans les économies développées, les prix des matières premières s'effondrèrent dans nombre de pays en développement ; le protectionnisme douanier contrecarrait les exportations, les flux de l'aide internationale et des investissements s'asséchèrent. Alors qu'ils s'étaient appuyés sur cette manne financière pour commencer à bâtir de nouvelles infrastructures, les pays d'Amérique latine virent soudain les banques retirer leurs deniers. Cet épisode ne fut cependant pas le dernier exemple de petits pays à connaître successivement une phase d'afflux massifs de capitaux, de flots d'investissements, suivie d'une implosion drastique provoquée par un assèchement brutal de ces flux.

« Le Sud a, avant tout, besoin de finances, avait annoncé la Commission Brandt dans Nord-Sud. La plupart des pays riches ont accepté l'objectif de consacrer 0,7 % de leur PIB à l'aide internationale publique, mais peu d'entre eux s'y sont tenus. Pour l'essentiel, l'aide sert à financer les coûts de change des projets, mais nombre de pays très pauvres ont également besoin d'un soutien aux dépenses domestiques et aux importations de marchandises. Certains des pays les plus prospères du Sud ont récemment réalisé des emprunts conséquents auprès de banques commerciales, se créant de graves difficultés pour l'étalement de leurs remboursements, ce qui inquiétait autant les créanciers que les débiteurs à la fin des années 1970. Et nombreux sont les pays en développement qui auront besoin de ressources financières supplémentaires dans les vingt ans à venir, afin d'apporter de maigres améliorations pour la santé et la nutrition, le développement industriel et minier, ou simplement soutenir un niveau de croissance satisfaisant. » [ N-S, 43] 

Le Mexique se retrouva en cessation de paiement au mois d'août 1982. Cela déclencha la panique au sein des banques internationales privées à New York, qui étaient les principaux créanciers du Mexique. Les Etats-Unis et les autres pays du G7 bricolèrent un ensemble de mesures de sauvetage au profit du Mexique, à travers le FMI et la Banque mondiale. Comme les autres pays en développement éprouvaient les pires difficultés pour honorer leur dette, les grandes banques durent étaler la dette et réduire parallèlement l'émission de nouveaux prêts en faveur de ces pays. En les contraignant à continuer de payer les intérêts des emprunts, les banques évitèrent ainsi un effondrement ; mais les taux de croissance chutèrent, et la crise de la dette se répandit à travers toute l'Amérique latine, ricochant ensuite vers l'Asie et l'Afrique.

Ce sauvetage des banques, en partie financé par le gouvernement, constitua un tournant majeur. Le Mexique avait été sauvé et un effondrement économique mondial avait été enrayé. De manière plus significative, on avait testé avec succès une nouvelle pratique : la dette privée avait été transformée en liquidité publique à l'échelle internationale. Dans le sauvetage mexicain, les actifs publics nationaux garantissaient les entreprises sans qu'elles engageassent une quelconque responsabilité. Les contribuables des pays du G 7 n'eurent même pas conscience de payer l'addition. Ce fut la première étape d'une nouvelle approche : des garanties financières officieuses fournies par les pays développés à travers le système international offraient des subventions publiques à l'investissement privé dans les pays en voie de développement.

Pour recevoir de nouveaux crédits, les pays endettés d'Amérique latine durent accepter certaines conditions. Ils durent réduire leurs dépenses publiques, tailler dans l'investissement, et dégager des excédents commerciaux afin de rembourser le service de leur dette. Très souvent, ils durent également dévaluer leur monnaie. Ces mesures étaient censées accroître la prospérité de ces économies émergentes, mais les crédits nouveaux n'étaient pas drainés vers des investissements productifs ni au profit de programmes de lutte contre la pauvreté. A l'opposé, ils étaient employés à payer les intérêts des emprunts existants.

L'Amérique latine s'enfonça dans la dépression entre 1981 et 1986, mais il fallut le krach boursier américain de 1987 pour ra-mener les pays développés à la réalité économique. Les bureaucrates commencèrent à percevoir que la dette des pays sous-développés était une affaire sérieuse qui nécessitait de nouvelles solutions. Que se passerait-il si une cessation de paiement brutale des pays en voie de développement venait à coïncider avec un krach boursier ?

Dans Crise commune, la Commission Brandt a lancé une mise en garde contre le risque d'une crise économique mondiale qui résulterait d'un défaut de paiement de la dette du tiers monde. W. Brandt réclamait un soutien financier externe de la part des banques et des agences internationales, et prônait un allégement de la dette afin de soulager les balances des paiements. La Commission envisageait un nouveau cadre pour le financement du développement, comprenant une augmentation de l'aide, un accroissement des prêts accordés par les institutions financières internationales, des transferts de ressources massifs à destination du tiers monde, et la création d'un nouveau Fonds de développement mondial. Le groupe de Brandt proposa également que l'on taxe l'exploitation des biens communs comme l'océan et le fond des mers, ainsi que le commerce des armes.

« Notre situation est unique, disait W. Brandt. Jamais auparavant, la survie de l'humanité n'a été en jeu à ce point ; et jamais elle n'a disposé d'autant de moyens de s'autodétruire, non seulement par le fait de la course aux armements, mais aussi par l'exploitation et la destruction des ressources planétaires. Nous sommes peut être en train de nous armer à mort, sans faire la guerre, en étranglant nos économies et en refusant d'investir dans l'avenir. Tout le monde sait – devrait savoir – comment s'est terminée la crise économique des années 1930. Tout le monde devrait avoir conscience des dangers immenses que recèle la crise internationale actuelle, et comprendre que seule une relation différente entre les pays industrialisés et le tiers monde pourra nous aider à surmonter cette crise. » [CC, 9]

Deux décennies plus tard, le problème reste entier : comment pouvons-nous assurer que des flux substantiels de capitaux soient canalisés en direction des pays en voie de développement sans courir le risque élevé d'un retrait brutal des investisseurs, entraînant une implosion des économies émergentes. Crise commune avait demandé au monde développé d'accroître ses investissements dans le tiers monde, mais dans le cadre d'une économie stable et gérée à l'échelle internationale. Ce n'est bien entendu pas ce qui s'est produit. Tandis que les banques internationales se montraient trop capricieuses pour réinvestir dans les pays en voie de développement comme elles l'avaient fait à la fin des années 1970 et au début des années 1980, une nouvelle source de financement du développement prit forme. (A suivre)


[Pour plus d'informations : www.brandt21fo-rum.info]


Abréviations
N-S : Nord-Sud : un programme pour la survie
CC : Crise commune




Home La croissance des inégalités menace la sécurité mondiale

par Stephen Leahy Source : IPS

Brooklin, Ontario, Canada

 D'après une étude de l'Université des Nations unies (Unu), les droits de l'homme et les protections sociales et économiques des habitants du Sud sont mis à mal par la mondialisation croissante. La capacité des gouvernements à protéger leurs citoyens des fluctuations des marchés est de plus en plus réduite. Ce rapport, intitulé la Mondialisation des droits de l'homme, a été publié par l'Unu le 10 décembre 2003, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme. Il montre que les impacts de la mondialisation sur les droits de l'homme peuvent être à la fois positifs et négatifs.

Côté avantages, la mondialisation favorise l'émergence d'un sens de la communauté mondiale et de la solidarité internationale se traduisant par un nombre sans précédent d'interventions collectives à but humanitaire dans des conflits nationaux. Jean-Marc Coicaud, coauteur de l'étude, affirme qu'il existe un consensus international au sujet des besoins de base et des droits de l'homme qui traverse les barrières géopolitiques, culturelles ou religieuses.

Du côté des points négatifs, le rapport montre que la mondialisation qui se caractérise par une mobilité croissante des idées, des gens, des biens et des capitaux, a provoqué un renforcement des inégalités sur le plan international. « La mondialisation est avantageuse pour les riches et les puissants car elle a été conçue par ces derniers pour agir en ce sens », affirme Henry Shue, coauteur de l'étude et chargé de recherche au département de politique et de relations internationales au Merton College d'Oxford en Grande-Bretagne.

L'Unu a été créée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1973. Elle est basée à Tokyo et regroupe des chercheurs chargés de se pencher sur une série de problèmes mondiaux urgents.

Les droits de l'homme

D'après J.-M. Coicaud, la communauté internationale s'implique peu en matière de droits de l'homme, lesquels sont considérés comme relevant de la compétence nationale. Durant les années 1990, la communauté internationale a consacré un budget de 20 milliards de dollars à des interventions humanitaires à travers le monde comme en Bosnie, au Rwanda ou en Somalie. Ce montant ne représente qu'une faible part du budget annuel de la Défense des Etats-Unis qui était compris entre 280 et 300 milliards de dollars durant la même période. Lorsqu'on compare ce budget humanitaire avec un budget de Défense beaucoup plus modeste tel que celui du Japon (40 milliards de dollars par an), l'absence de volonté des pays riches à consacrer des fonds à des questions relatives aux droits de l'homme en dehors de leurs frontières apparaît clairement. D'après J.-M. Coicaud : « Les nations sont promptes à user de la force lorsqu'elles sentent que leur propre intérêt est menacé, mais elles ne prendront aucune initiative pour protéger les droits de l'homme en dehors de leurs frontières. » C'est ainsi que les Etats-Unis ne font aucune difficulté lorsqu'il s'agit d'envahir l'Irak qu'ils présentent comme menaçant pour leur propre sécurité.

La protection des droits de l'homme n'est pas uniquement une question d'ordre moral, mais c'est également la clé de voûte d'une politique globale de sécurité. L'instabilité politique, les troubles sociaux, la famine et les situations d'injustice forment le terreau idéal pour les manipulateurs et menacent la sécurité mondiale. Les solutions ne sont pas seulement militaires, mais nécessitent une vision globale. Il faut s'investir au niveau local en s'assurant du respect de normes minimales au niveau social et au niveau des droits de l'homme.

La mondialisation

Ruth Gavison, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et un des auteurs du rapport, considère que les conséquences de la mondialisation sont très vastes et qu'elles affectent de manière significative la capacité des Etats à répondre aux attentes d'ordre social et économique de leur population. Le rapport cite de nombreux facteurs qui mettent à mal les progrès sociaux et économiques dans de nombreux pays ; on y trouve notamment la mobilité des entreprises, des travailleurs et du capital, ainsi que les grandes disparités en matière de coût du travail. Les travailleurs non qualifiés des pays développés ne sont plus compétitifs par rapport aux salaires pratiqués dans les pays en voie de développement. La production se déplace tandis que des immigrants affluent vers les pays industrialisés car ils acceptent de travailler dans des conditions qui sont rejetées par les habitants de ces pays. Un autre facteur important est que les grandes décisions économiques sont prises dans des forums internationaux où souvent les classes les plus aisées conviennent d'accords qui sont à leur avantage mais qui vont à l'encontre des intérêts de leur propre pays. Il en résulte une dépendance accrue par rapport aux technologies et aux capitaux occidentaux, ce qui augmente la vulnérabilité des leaders des pays en voie de développement et de leur population.

Tandis que la mondialisation a été économiquement très profitable à la Chine, l'Afrique n'a pas pu en bénéficier car elle ne dispose pas des infrastructures de base nécessaires. La plupart des pays africains ne disposent pas des conditions minimales telles qu'une population formée et des réseaux de transport. De plus, ils ne disposent pas des politiques fiscales qui permettraient de récolter les fonds nécessaires pour le financement de ces structures et la fourniture d'autres services publics. Sans taxation, les pays vivent de l'aide internationale, ce qui conduit à la dépendance, à des institutions étatiques qui n'ont plus de lien avec la population, et à la corruption. La protection des droits de l'homme est également rendue plus complexe, en l'absence des systèmes de taxation qui permettent de financer les tribunaux et les organismes chargés de l'application des lois.

D'après les experts, la communauté internationale se doit d'intervenir massivement. Une des priorités consisterait à revoir les politiques de développement qui, d'après J.-M. Coicaud, ne fonctionnent pas correctement. Il faut aussi que les pays en voie de développement, et leurs élites en particulier, prennent plus à cœur de travailler à leur propre avenir. Ces élites ont le choix entre, d'une part, la construction de barrières encore plus hautes pour les protéger de la masse de la population et d'autre part, l'amélioration des conditions de vie qui feront que les droits de chacun soient respectés, y compris le droit à la sécurité alimentaire. « En se retranchant derrière des murs, les riches deviennent victimes et souffrent de leurs propres privilèges. » Les mêmes principes s'appliquent à la communauté internationale : pour garantir leur propre sécurité et pour ne pas devoir se retrancher derrière des barrières, les pays les plus riches doivent travailler à améliorer les droits sociaux et civils des plus pauvres.  





Point de vue

Home L'imminence d'une crise dans les pays industrialisés

par Ann Pettifor Source : IPS

Londres, Grande-Bretagne

Jubilee Research, le programme international sur la dette et la finance de la New Economics Foundation (Nef), dont les études ont mis en lumière la crise de l'endettement des pays en développement, a récemment dévoilé des résultats troublants quant à l'imminence d'une crise de l'endettement qui affecterait, cette fois-ci, les pays industrialisés. Ces observations paraissent dans le premier des rapports annuels de la Nef sur l'économie mondiale, Real World Economic Outlook (RWEO) (Regard sur la véritable économie mondiale), qui se veut la contrepartie de la publication annuelle du FMI sur l'économie mondiale, World Economic Outlook (Regard sur l'économie mondiale).

Selon le RWEO, en quelques décennies, les dirigeants des banques centrales et les ministres des Finances ont créé une bulle financière géante par leur politique de « crédit facile ». Mais cette bulle est sur le point d'éclater, alors que l'actif des pays du G-7 est neuf fois supérieur à leur PIB (produit intérieur brut). Un tel ratio a déjà déclenché des crises financières ailleurs dans le monde. Selon la Nef, un autre élément déstabilisant serait une hausse des taux d'intérêt – qui n'est pas improbable aux Etats-Unis et au Royaume Uni, dont la dette extérieure est énorme. 

Le RWEO révèle que la dette mondiale s'élève à 100 billions de dollars, alors que les revenus pouvant être affectés au paiement de cette dette ne sont que de 33 billions. Les récentes chutes boursières, bien que sévères, ont à peine ébranlé ce fragile échafaudage. La Nef prédit que lorsque la bulle éclatera, aux Etats-Unis et au Royaume Uni, les consommateurs de la classe moyenne en seront les premiers affectés. Une situation particulièrement injuste, alors que c'est la politique de dérégulation des gouvernements et des banques centrales qui les a encouragé à s'endetter. L'impact de l'explosion de cette bulle de crédit se fera sentir autour du globe, affectant d'abord les plus pauvres. Cette situation est d'autant plus injuste que les dirigeants des banques centrales et les ministres des Finances ont gelé les prix et les salaires, et utilisé la bulle de crédit (l'emprunt) pour faire monter la va-leur des actifs (actions, obligations, biens immobiliers) à des sommets inégalés. Et, dans l'ensemble, les pauvres et les classes moyennes dépendent des salaires, alors que les riches tirent leurs revenus de leur patrimoine.

Comment nous sommes-nous enfoncés dans un tel bourbier ? Le RWEO remet en question les explications habituelles sur les raisons qui ont conduit à la « mondialisation ». Nous [les auteurs] contestons la théorie selon laquelle la dérégulation des mouvements de capitaux – au cœur même du projet de mondialisation – a été induite par une sorte de « combustion spontanée » résultant de la nouvelle technologie. Nous n'endossons pas non plus le point de vue de nombreux activistes, voulant que la mondialisation soit imputable à l'action des grandes entreprises. Nous croyons plutôt que la mondialisation a été déclenchée par des politiciens élus et des dirigeants de banques centrales, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, car ce sont eux qui ont aboli le système de remboursement des dettes basé sur l'échange de l'or. Ils ont, à la place, cherché à ouvrir (libéraliser) les marchés financiers afin de permettre aux Etats-Unis d'emprunter pour payer leurs dettes.

Ce nouvel arrangement leur a permis d'imprimer de nouveaux dollars pour payer leurs dettes, alors que les pays pauvres sont forcés d'utiliser des devises étrangères pour payer les leurs. Les politiciens et directeurs de banques centrales britanniques n'ont été que trop heureux de servir d'intermédiaires financiers aux Américains. Ensemble, ils ont créé une nouvelle structure financière qui oblige effectivement les banques centrales des autres pays, riches et pauvres, à prêter aux Etats-Unis – et à s'endetter – en achetant des bons du Trésor américain, devenus l'actuelle monnaie de réserve à la place de l'or, qui avait l'avantage d'être neutre. Ce système rend les financiers américains confiants dans le fait que le reste de l'humanité continuera à défrayer le coût de leurs dépenses extravagantes.

Nous désapprouvons cette position. Il est de plus en plus reconnu que l'endettement progressif des ménages et des entreprises, ainsi que l'accroissement de la dette intérieure et extérieure des Etats-Unis, n'est plus acceptable. Certaines banques centrales commencent même à délaisser le dollar américain en faveur de l'euro. Si les capitaux continuent de déserter les Etats-Unis, Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine, devra hausser les taux d'intérêt pour attirer de nouveau les capitaux étrangers aux Etats-Unis, et renflouer ainsi le déficit des marchés intérieurs et extérieurs. Ce qui pourrait se produire très bientôt, si l'on se fie aux fluctuations du marché obligataire. La bulle éclatera lorsque les taux d'intérêt grimperont de nouveau ; que les coûts de la dette monteront en flèche, à la fois pour les entreprises et les ménages ; et que les défauts de paiement et les faillites iront croissant. (Voir Eric Helleiner, The Re-emergence of Global Finance : from Bretton Woods to the 1990s. Cornell University Press, Ithaca, 1994).

Pour certains, cette « minute de vérité » a déjà sonné. Lorsque ce sera également le cas pour les millions de personnes qui empruntent et dépensent avec sagesse et héroïsme, soutenant ainsi l'économie, la souffrance et l'anxiété envahiront les individus, les entreprises et leurs salariés, les familles et les communautés. Les conséquences, pour chacun d'entre nous, et particulièrement pour les habitants des pays les plus pauvres, seront tout simplement terrifiantes. Le RWEO invite donc les gouvernements et les banques centrales à assumer leur responsabilité quant à la dérégulation financière inconséquente qu'ils ont exercée ; à réglementer de nouveau le marché financier international en réinstallant le contrôle des changes ; à mettre un frein à l'« argent facile » (le crédit et l'emprunt inconsidérés) et à ramener l'économie à de justes proportions. Nous invitons les gouvernements à apporter une compensation aux consommateurs qui, en ce moment, soutiennent du mieux qu'ils peuvent l'économie américaine et britannique, non en taxant davantage les classes moyennes, mais en obligeant les riches à partager certains des gains énormes accumulés ces vingt dernières années grâce aux tactiques des banques centrales. Notre monde a été mis sens dessus dessous. Le temps est maintenant venu de le remettre à l'endroit. 





Signes des temps

Home Guérisons miraculeuses de Noël -1/3

Depuis plus d'une décennie, au moment de Noël, le docteur David Steinberg, oncologiste au Lahey Clinic Medical Center de Burlington, dans le Massachusetts (Etats-Unis), présente un compte rendu des « guérisons miraculeuses » qui se sont produites à la clinique, afin de remonter le moral des médecins et des infirmières.

Dans le cas de Brandon Connor, un enfant de deux ans de la banlieue d'Atlanta, le Dr Steinberg avait découvert une étrange grosseur qui se développait près de la colonne vertébrale de l'enfant alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère. Cinq semaines après la naissance, les Connor reçurent de mauvaises nouvelles : Brandon était atteint d'un neuroblastome, une des formes de cancer les plus graves chez l'enfant.

La chirurgie était dangereuse car elle pouvait provoquer une paralysie. Il fut donc décidé de surveiller la tumeur, de la grosseur d'une bille, car des grosseurs de ce genre disparaissent parfois spontanément chez les bébés avant l'âge d'un an.

Mais la tumeur ne disparut pas. Finalement, après que Brandon eut atteint l'âge de deux ans, ses parents se rendirent à l'Université de Californie, à San Francisco, où un neurochirurgien accepta d'opérer l'enfant. Mais la veille de l'opération, la tumeur avait disparu. Un scanner ne montra aucun signe de grosseur, seulement du tissu adipeux.

Etant donné qu'aucune biopsie n'avait jamais été pratiquée, il est également possible que la grosseur ait été un autre type de tumeur et qu'elle ait régressé, a déclaré le Dr Katherine Matthay, pédiatre oncologiste à l'Université.

Depuis lors, Brandon déborde d'énergie, pianotant sans cesse sur son clavier ou jouant avec son frère Ryan, âgé de cinq ans.

Quelquefois sa mère éprouve un certain sentiment de culpabilité devant cette chance inespérée alors que tant d'autres enfants souffrent. Elle a rassemblé 150 000 dollars pour la recherche sur les cancers rares touchant les enfants. « Un miracle nous a été donné pour que nous aidions ces autres enfants », a-t-elle déclaré.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'enfant avait été guéri par le Maître Jésus.


Home Guérisons miraculeuses de Noël - 2/3

Pour Tim Kaczmarek, un père de famille de quarante-huit ans, originaire de Natrona Heights, en Pennsylvanie (Etats-Unis), entendre le battement de son cœur est la preuve vivante de sa seconde chance dans la vie.

Professeur d'Histoire et entraîneur de basket-ball, il a été terrassé par une crise cardiaque. Après un quadruple pontage coronarien effectué en urgence dans un hôpital régional, il fut transféré au Centre médical de l'Université de Pittsburgh où les chirurgiens lui ouvrirent à nouveau la poitrine et lui implantèrent une pompe mécanique pour prendre la relève du cœur et laisser ainsi l'organe se reposer. Les médecins pensaient que T. Kaczmarek devrait rester branché sur cette pompe jusqu'à ce que l'on puisse pratiquer une transplantation cardiaque.

Il est arrivé que certains malades aient pu être débranchés de la pompe, mais il s'agissait généralement de malades dont les problèmes cardiaques étaient récents. Dans le cas de T. Kaczmarek ce genre de guérison était improbable, car sa première crise cardiaque remontait à près de dix ans. Mais, au bout d'un mois et demi, les médecins constatèrent une telle amélioration de la fonction cardiaque de leur patient qu'il le débranchèrent de la machine.

« Il est relativement inhabituel de voir un patient comme lui se remettre d'une crise cardiaque majeure, a déclaré le Dr Robert Kormos, qui dirige le service de cœur artificiel à Pittsburgh. Ce fut une surprise agréable de constater qu'il avait suffisamment de réserve cardiaque pour guérir et avoir un cœur qui fonctionne bien. »

Libéré de la pompe depuis juillet 2003, T. Kaczmarek récupère dans l'espoir de reprendre ses cours et plus tard son travail d'entraîneur. Il s'estime favorisé d'avoir une seconde chance de passer les vacances avec sa femme et ses deux filles. « C'est un miracle, a-t-il déclaré. On a du mal à croire qu'après une chose pareille on puisse être encore là pour en parler. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus était à l'origine de cette guérison miraculeuse.


Home Guérisons miraculeuses de Noël - 3/3

Source : Associated Press

En 2002, Stacey Perrotta, âgée de quinze ans, découvrit une mystérieuse grosseur au niveau de son estomac. Quelquefois celle-ci ressortait comme une balle de golf, mais elle ne lui faisait jamais mal et ne la dérangeait pas. Finalement, une semaine avant un contrôle de routine chez le médecin, elle en parla à sa mère.

Stacey fut alors dirigée vers le Golisano Children'Hospital au Centre médical de l'Université de Rochester, où un examen au scanner révéla une importante tumeur. Les chirurgiens enlevèrent une masse de la taille d'une balle de softball, et des analyses mirent en évidence une tumeur desmoplastique à petites cellules rondes, un cancer rare que l'on trouve généralement chez les garçons adolescents. Seuls 20 % des patients survivent à cette maladie.

Les médecins de Rochester n'avaient encore jamais traité cette forme de cancer. Ils se plongèrent dans la littérature médicale, consultèrent d'autres spécialistes du cancer et décidèrent d'un traitement incluant une chimiothérapie à très forte dose, suivie d'une radiothérapie.

« Lorsque je commençai à étudier comment les gamins atteints de cette maladie s'en sortaient, j'ai pensé : cela s'annonce mal, cela va être difficile », a déclaré le Dr David Korones, un pédiatre oncologiste.

Les médecins croient que l'attitude positive de Stacey a aidé à sa guérison, et insistent sur le fait que « la médecine doit laisser la porte ouverte afin que la foi et la volonté de guérir puissent venir s'ajouter à la formidable contribution apportée par les médicaments et la chirurgie ». Pendant tout le traitement, la jeune malade s'arrangea pour plaisanter sur la perte de ses cheveux.

« Je n'ai jamais réellement pensé que j'allais mourir, a déclaré Stacey, aujourd'hui âgée de dix-sept ans. Je n'avais pas le sentiment que mon heure était arrivée. »

Elle n'a pas eu de récidive et elle a été désignée comme l'un des cinq « enfants miraculés » de l'hôpital pour 2003.

Lutter contre la maladie l'a forcée à grandir rapidement. En 2005 elle terminera ses études au lycée et entreprendra une carrière d'infirmière.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est à l'origine de cette guérison.


Home Miracle au Botswana

Source : Mmegi Monitor, Botswana

Le 6 novembre 2003, au temple de Maruapula de Gaborone (Botswana), des membres de la communauté hindoue ont été témoins d'un miracle, alors qu'ils offraient du lait à la statue de leur dieu Ganesh. Ils se sont inclinés devant la statue, ont placé une cuillerée de lait devant sa bouche et ont vu le lait « disparaître ». Des journalistes sceptiques vinrent constater le phénomène. « Le lait a simplement disparu ! » raconta l'un d'eux, après avoir constaté que la statue semblait avoir bu le lait qu'il lui avait offert.

M. Subramanima, le prêtre en charge du temple, déclara qu'il avait reçu un appel téléphonique de l'Inde signalant « un miracle en cours ». La communauté hindoue commença à allumer des bougies et des lampes autour de la statue et apporta du lait à Ganesh. « Cela se produit dans le monde entier. Le Seigneur Ganesh boit le lait. Vous pouvez y aller et faire un vœu », déclarait M. Subramanima aux spectateurs curieux non hindous. Des fidèles, Pradip Mukherjee et Naresh Chanda, avaient remarqué que Ganesh acceptant du lait de personnes non hindoues, montrait qu'il ne faisait aucune discrimination. « Ce dieu accepte les gens sans distinction de couleur ou d'idées », explique N. Chanda.

Parmi les miracles les plus extraordinaires jamais enregistrés, durant plusieurs jours de septembre 1995, dans le monde entier, des milliers de statues de Ganesh et d'autres dieux hindous avaient semblé « boire » de grandes quantités de lait.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ce miracle a été manifesté par Maitreya, tout comme ceux survenus à travers le monde entier en septembre 1995.


Home De la poussière d’or sur une photographie d'une statue de Maitreya Bouddha.

En 2000, N. T. a acheté une photographie noir et blanc de la statue de Maitreya Bouddha, au temple de Koryuji, à Kyoto (Japon). Bien que cette photographie ait été sous verre et accrochée au mur, trois ans après, elle a noté que de la poussière d’or commençait à recouvrir Maitreya Bouddha.


Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 188 d'avril 2004, page 11.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la poussière d’or était un miracle manifesté par Maitreya.



Tendances

Home Un adolescent au secours de l'Afrique

Source : www.zenit.org

Un jeune canadien de douze ans travaille depuis plusieurs années à remédier à la pénurie d'eau potable dont souffre l'Afrique.

En 1997, Ryan Hreljac, de Kemptville, Ontario, alors âgé de six ans, demande à ses parents, Mark et Susan, 70 dollars pour les pauvres gens vivant en Afrique. « Ils n'ont même pas d'eau potable, expliqua le garçon. Ils boivent de l'eau provenant de marais et de cours d'eau insalubres, tombent malades et meurent. L'instituteur en a parlé aujourd'hui à l'école et il dit que cela coûterait 70 dollars pour leur procurer un puits. Puis-je avoir cet argent ? »

Les parents de Ryan étaient fiers de leur fils mais ils ne pouvaient s'imaginer que des gens allaient creuser des puits en Afrique pour un écolier canadien. Ce soir-là, Ryan s'agenouilla au pied de son lit pour prier : « Mon Dieu, bénissez ma maman, mon papa et mes deux frères, et faites qu'il y ait de l'eau potable pour tous les Africains. »

Mark et Susan encouragèrent Ryan à mettre de l'argent de côté en rendant de menus services, en plus de mettre la table, nourrir le chien et faire son lit. Pendant de longues semaines, l'enfant fit les carreaux, balaya le garage, aida les voisins dans leur jardinage, ramassa les branches mortes après les tempêtes de neige, ramassa des pommes de pin pour sa grand-mère qui en avait besoin pour des travaux d'artisanat. Tous les soirs, ses prières s'achevaient de la façon habituelle : « et faites que je puisse procurer de l'eau potable aux Africains. »

Quatre mois plus tard, Susan et Ryan se rendirent au bureau d'une organisation basée à Ottawa, dénommée Water Can (le broc d'eau), ayant pour objet de creuser des puits en Afrique. Ryan présenta ses économies à Nicole Bosley, directrice de cette organisation, qui le remercia et lui dit que 70 dollars permettaient seulement d'acheter une pompe manuelle. Forer un puits coûterait en fait 2 000 dollars. Ryan ne s'en montra pas surpris outre mesure. « D'accord, dit-il. Je rendrai davantage de services. » C'est ce qu'il fit pendant le printemps, l'été et l'automne suivants, gagnant quelques dollars par semaine.

Un ami de Susan fit paraître un article sur le projet de Ryan dans le journal local. Des fonds arrivèrent de la part de lecteurs sympathisants. Puis, le journal Ottawa Citizen fit paraître un article sur « le puits de Ryan ». Une chaîne de télévision parla de ce jeune garçon âgé maintenant de sept ans. Les chèques affluèrent et les fonds collectés par Ryan approchèrent les 1 000 dollars.

C'est alors que l'Agence canadienne pour le développement international, qui travaille en liaison avec Water Can, multiplia par deux la mise de Ryan.

Ryan et sa mère furent invités à une ré-union spéciale de Water Can. C'est là que Ryan et Gizaw Shibru, directeur du CPAR (Canadian Physicians for Aid and Relief – Association de médecins canadiens pour l'assistance sanitaire en Ouganda) décidèrent de l'implantation du puits à l'école primaire d'Angolo. M. Shibru expliqua que le puits serait creusé à la main, car une petite foreuse coûte déjà 25 000 dollars. « Je vais collecter des fonds pour cette foreuse, afin de creuser d'autres puits », déclara Ryan.

Ryan retourna immédiatement à la collecte des fonds. Son jeune frère Keegan aida au mailing et Jordan, le grand frère, prépara un audiovisuel pour les présentations de Ryan. Après son travail d'école, Ryan allait présenter son projet dans divers clubs. Plus il parlait, plus les dons affluaient. Dans la classe de Ryan, on avait mis une cagnotte, et des échanges épistolaires commencèrent entre les écoliers canadiens et les élèves de l'école primaire d'Angolo. Le correspondant de Ryan était un orphelin de huit ans, Jimmy Akana.

En janvier 1999, la famille Hreljac reçut la nouvelle qu'un grand nombre de villageois assoiffés utilisaient maintenant le puits de Ryan ! Ce soir-là, Ryan pria encore une fois : « Mon Dieu, veillez sur mes amis, Jimmy et Gizaw, et faites que je voie bien-tôt mon puits. » Les parents de Ryan lui expliquèrent qu'on pouvait commencer à économiser pour un voyage en Ouganda, mais qu'on ne pouvait guère envisager ce voyage avant qu'il ait douze ans.

Le jour de la nouvelle année 2000, Beverly et Bruce Paynter, les plus proches voisins des Hreljac, leur firent cadeau de leurs bonus de vol, permettant à trois personnes de se rendre à Londres. Grâce à ces coupons de vol et à d'autres dons généraux, Mark, Susan et Ryan se rendirent en avion en Ouganda en juillet 2001.

 Ils arrivèrent à Angolo en camionnette, accompagnés de Gizaw Shibru. Des centaines de personnes le long de la route scandaient : « Ryan ! Ryan ! Ryan ! » Des enfants en uniforme bleu et blanc étaient alignés et frappaient dans leurs mains à l'unisson alors que Ryan parcourait les derniers mètres vers le puits orné de fleurs et qui portait à sa base l'inscription : « Puits de Ryan, fondé par Ryan H. »

En avril 2001, Ryan a créé la « Fondation du Puits de Ryan » et à ce jour, grâce à des opérations de bonification des fonds comme celle opérée par le CPAR, le jeune canadien a récolté près d'un million de dollars, et creusé plus de 70 puits en Afrique.

Cependant, comme le dit sa mère : « Ryan ne pense pas être exceptionnel. Il dit que tout le monde n'est pas appelé à creuser des puits mais que chacun peut améliorer le monde autour de lui, en aidant par exemple son frère dans son travail ménager. » « Apporter de l'aide aux autres est une sorte de pissenlit, affirme Ryan. Quand le vent souffle, les graines vont partout. J'essaie de faire comprendre aux gens qu'aider est important pour eux également. »


Pour plus d'information sur la Fondation du puits de Ryan, consulter le site Internet : www.ryanswell.ca




Home Une découverte majeure dans le dépistage du cancer

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une nouvelle découverte technique raccourcit le temps normalement requis par le détecteur de tumeur (PET) utilisé dans le dépistage du cancer. Hamamatsu Photonics KK, fabricant d'instruments de précision, a perfectionné divers composants utilisés par le système PET, ce qui permettra d'examiner les patients en 10 à 15 minutes, autorisant 30 dépistages par jour, soit quatre à cinq fois plus qu'avec les instruments actuels. Cette découverte est la bienvenue car elle permettra au personnel médical de dépister des cancers plus vite et de traiter les patients à un stade plus précoce.




Home Un détecteur de mines "végétal"

Source : Nature News Service

Un organisme génétiquement modifié capable de détecter des mines dans le sol en changeant de couleur pourrait prévenir des milliers de morts et d'accidents.

La plante, un OGM de l'arabette (arabis thaliana), crucifère des régions tempérées, est sensible au bioxyde d'azote libéré par les mines enterrées. Les feuilles initialement vertes deviennent rouges après environ cinq semaines de croissance en présence de ce gaz. « Elles sont faciles à repérer », déclare Carsten Meier de l'Université de Copenhague, conseiller technique de la société danoise Aresa, qui met cette plante au point.

L'équipe de recherche ne sait pas encore à quel point la plante est sensible au bioxyde d'azote ni quelle quantité de ce gaz est nécessaire pour faire virer ses feuilles au rouge. Mais elle compte sur des expériences de terrain. Cette plante pourrait accélérer considérablement le processus de déminage. « A l'heure actuelle, déclare C. Meier, on ne nettoie que deux mètres de terrain par jour. Les mines vont plus vite à poser qu'à enlever. »

 « C'est une riche idée », déclare Richard Vierstra, chercheur en horticulture de l'Université du Wisconsin, à Madison (Etats-Unis) qui travaille sur l'arabis thaliana. Il observe que la plante n'a pas de longues racines et ne détectera les mines qu'en surface. « Mais c'est là en effet que se trouve le plus grand nombre de mines », répond Geir Bjoersvik, chef de l'unité d'action anti-mines du projet norvégien de déminage. Mais, Ben Ayliffe, porte-parole de Greenpeace n'est pas convaincu que la technologie soit le meilleur remède contre les mines. « Il existe déjà des moyens effectifs de traiter ce problème, déclare-t-il. En fait, ce qui manque, c'est une volonté politique. La véritable solution est de faire cesser la pose de ces mines, et non de les enlever une fois posées. »




Home Prévenir les caillots de sang

Source : Nikkei Weekly, Japon

Des chercheurs de l'Université de Tsukuba (Japon) ont développé une machine de surveillance portable capable de prévenir l'apparition des caillots de sang. Ce qui éviterait ainsi les crises d'apoplexie ou les attaques cardiaques. Ce nouveau moniteur portable analyse la lumière émise par des lasers infrarouges visant les vaisseaux sanguins et d'autres parties du corps. Cet appareil est particulièrement utile après les opérations, quand les patients risquent de développer des caillots. Lors d'un test sur des patients ayant subi soit une chirurgie soit une dialyse, le nouveau moniteur a prévu la formation des caillots 30 minutes à une heure avant leur formation, donnant aux médecins le temps d'intervenir avec des injections d'anticoagulant.





Les priorités de Maitreya

Home L'éducation des filles : cruciale pour le développement mondial

Source : Unicef

Ainsi que l'indique l'Unicef dans son dernier rapport annuel La situation des enfants dans le monde 2004*, des millions de filles se voient refuser l'accès à l'école chaque année, ce qui entraîne de graves conséquences pour les nations.

Les efforts pour le développement international sont beaucoup trop timides en ce qui concerne l'amélioration du sort des filles, les laissant par centaines de millions sans éducation et incapables de contribuer à tout changement positif, tant pour elles-mêmes que pour leurs enfants et leurs communautés.

Si l'on ne met pas en place une politique d'accélération de la scolarisation des filles dans les deux prochaines années, les efforts pour réduire la pauvreté et améliorer la condition humaine resteront nuls. L'élimination des barrières qui s'opposent à cette scolarisation serait bénéfique aux enfants des deux sexes, ainsi qu'à leurs pays.

Le réajustement des stratégies de développement pour scolariser durablement les filles donnerait une impulsion puissante et décisive au  Programme 2015, connu aussi sous le nom de Objectifs de développement pour le millénaire. L'ensemble des objectifs fixés à l'occasion du millénaire doit être réalisé pour l'année 2015, mais l'objectif visant à scolariser l'ensemble des enfants de la planète, a été ramené à 2005.

« Il est évident que, dans de trop nombreux pays, les efforts en faveur du développement dans le monde n'ont pas été suffisants concernant la scolarisation des filles, déclare Carol Bellamy, auteur du rapport et directrice de l'Unicef. Nous devons en rechercher la cause et les conséquences. Les conclusions de ce rapport sont claires : la discrimination sexuelle entrave les efforts de développement et   viole le droit fondamental de chaque enfant à recevoir une éducation de qualité. »

Les taux d'analphabétisme sont bien plus élevés chez les femmes que chez les hommes, et chaque année, l'exclusion scolaire frappe neuf millions de plus de filles que de garçons – chiffres qui ont des implications à long terme non seulement pour les filles et les femmes, mais aussi pour leurs enfants et leurs familles.

« Nous n'aurons aucune chance de réduire substantiellement la pauvreté, la mortalité infantile, le sida et autres maladies si nous ne faisons pas en sorte d'assurer à tous les garçons et à toutes les filles l'exercice de leur droit à une éducation de base, déclare Carol Bellamy. Dans la vie de tous les jours, ce sont les connaissances qui font la différence d'une manière décisive. »

Le rapport montre de façon convaincante que permettre aux filles de recevoir un enseignement de qualité améliorerait d'autres indicateurs de bien-être. Il indique, par exemple, que les pays dont le nombre de lycéennes est le plus bas sont aussi, pour la plupart, ceux qui connaissent le plus fort taux de mortalité infantile – taux qui peut toucher plus de 15% des enfants de moins de cinq ans.

Pourquoi c'est important

Le rapport montre que les filles qui se sont vu interdire l'école sont plus fragiles devant la pauvreté, la faim, la violence et les mauvais traitements, sont plus facilement victimes d'exploitations et de trafics de tous ordres. Elles ont plus de chances de connaître une mort précoce et de contracter des maladies, dont le sida. 

En effet, selon le rapport, l'impact positif qu'aurait l'éducation des filles serait tout aussi spectaculaire : les mères instruites ont plus de chances d'avoir des enfants en bonne santé et de leur assurer, garçons ou filles, un cursus scolaire complet.

« L'absence d'éducation, chez un individu, non seulement limite son propre potentiel, mais réduit, pour ses futurs enfants, l'espoir de connaître un jour une vie qui ne soit pas une vie d'extrême pauvreté et de souffrances de toutes sortes, ajoute C. Bellamy. C'est pourquoi l'Unicef considère que cette question doit être au centre de la mobilisation mondiale pour le développement. Par l'éducation, on empêche le gaspillage d'un vaste potentiel humain. »

Le rapport de l'Unicef  La situation des enfants dans le monde  illustre par de nombreux exemples que la suppression des obstacles à la scolarisation des filles bénéficie également aux garçons. Parmi ces obstacles, il y a l'éloignement de l'école, l'insalubrité de l'eau et l'absence de toilettes séparées, ainsi que le climat de violence potentielle dans lequel peuvent baigner certains établissements.

« Il ne s'agit pas de remplacer les garçons par des filles, souligne C. Bellamy, mais d'aborder un facteur essentiel du développement avec plus de sensibilité, d'intelligence et de sens de la stratégie qu'on ne l'a fait jusque ici. Tout ce qui contribue à scolariser durablement plus de filles, concourt à améliorer cette école, et contribue ainsi au développement global. »

Les causes de notre échec

Si l'approche classique visant à instaurer une éducation pour tous a tourné court, c'est parce qu'elle était fondée sur l'idée que des efforts globaux et indifférenciés pour étendre la scolarisation bénéficieraient à tous les enfants également, idée qui ne prenait pas en compte, du moins suffisamment, le fait que des barrières spécifiques se dressent devant les filles. Même si les taux de scolarisation s'améliorent progressivement et régulièrement du point de vue de la parité, les filles, comme on l'a vu, sont encore neuf millions de plus que les garçons à ne pas avoir accès à l'école – sans parler du fait qu'une fois inscrites, elles tendent aussi à la quitter plus tôt : « La discrimination sexuelle persistante et souvent subtile qui caractérise nombre de sociétés fait que ce sont les filles qui sont sacrifiées en premier – qu'elles sont les dernières inscrites et les premières retirées de l'école quand la famille connaît des difficultés, note le rapport. C'est pourquoi il faut ranger l'éducation parmi les droits de l'homme, et non plus la considérer comme un privilège ou comme le résultat automatique du progrès économique. Quand l'éducation est considérée comme un droit, les gouvernements sont obligés de mobiliser les ressources nécessaires pour que tous les enfants puissent suivre un cursus scolaire de qualité. Ainsi les parents sont-ils davantage à même de sanctionner leurs dirigeants s'ils manquent à ce devoir. »

Ce qui doit changer

Le rapport propose un programme d'action précis, et appelle les agences spécialisées dans le développement, les gouvernements, les familles et les communautés à concentrer et intensifier leurs efforts face aux obstacles qui barrent la route de l'école aux filles. Il appelle avant tout, et essentiellement, à modifier radicalement la façon d'aborder la question du développement.

Parmi les mesures présentées, citons :

– prise de conscience, dans chaque pays, du fait que les filles ont droit à l'éducation autant que les garçons ;

– intégration de l'éducation dans les plans de développement, notamment dans les mesures visant à réduire la pauvreté ;

– gratuité totale de l'école, y compris des livres et des fournitures scolaires ;

– augmentation des budgets nationaux de l'enseignement.

Le rapport a constaté que, à quelques exceptions près, les pays industrialisés et les institutions financières internationales n'ont pas tenu leurs promesses quant à leur aide à l'éducation.

« En dépit des promesses faites en 1990 par les pays donateurs d'accroître leur aide à l'éducation et de leur engagement pris en 1996 d'assurer un enseignement primaire universel d'ici 2015, l'aide aux pays en voie de développement a baissé durant les années 1990, baisse plus importante encore quand il s'agit des accords bilatéraux. »

La région la plus touchée est la région sub-saharienne, où le nombre des filles exclues de l'éducation est passé de 20 millions en 1990 à 24 millions en 2002 (83% de l'ensemble des filles non scolarisées sur la planète vivent en Afrique sub-saharienne, en Asie du sud-est et dans le Pacifique.)

Pourquoi il est urgent d'agir

Parmi les Objectifs de développement pour le millénaire, le premier à venir à échéance (c'est-à-dire en 2005) est donc celui de la parité entre garçons et filles dans l'éducation. Pour l'Unicef, il est encore possible de faire un pas important en direction de ce but, pour peu que l'on mette en place une stratégie d'accélération des efforts nationaux et du soutien international.

En 2002, l'Unicef a lancé la campagne 25 d'ici 2015 – qui vise à aider 25 des pays où le fossé entre filles et garçons est le plus large et le taux de scolarisation le plus bas, à éliminer les obstacles qui ferment la porte des écoles aux enfants des deux sexes. Le rapport ausculte en détail les progrès de cette campagne, en examinant à partir de nombreux cas concrets ce qui marche et pourquoi.

« Donner le même accès à l'éducation aux filles qu'aux garçons n'est pas un investissement facultatif, déclare C. Bellamy. Il n'est pas un seul des pays riches qui ne se soit développé sans avoir massivement investi dans l'éducation. C'est une leçon que nous devons garder à l'esprit si nous avons réellement l'intention de changer notre monde. C'est un test et les résultats auront des conséquences majeures et durables. »

Pour elle, la technologie peut aider les enfants, mais elle ne remplacera ni l'alphabétisation ni les apprentissages fondamentaux. « S'il est étonnant de voir les progrès réalisés par la technologie de l'information et la place prise par cette technologie ces 25 dernières années, il est non moins surprenant de constater que chaque année, plus de 121 millions d'enfants n'entrent jamais dans une salle de classe. Toute la technologie du monde ne saurait remplacer ce que ces enfants perdent. Cela montre tout simplement que lorsqu'il s'agit d'assurer à chaque enfant une éducation de base de qualité, il n'est pas besoin d'une révolution, mais simplement de prendre ses responsabilités. »


* Disponible en français sur le site de l'Unicef.




Home Famine en Afrique australe

Source : Associated Press

La sécheresse que connaît l'Afrique australe, la pire depuis des décennies, frappe actuellement des millions de gens. Les agences d'aide internationale et les ONG s'attendent d'ores et déjà à des récoltes catastrophiques au Swaziland, au Malawi et dans le sud du Mozambique, ainsi que dans certaines régions du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud, voire à une récolte pratiquement nulle pour le Lesotho.
 
Malgré de récentes contributions de l'Union européenne et des Etats-Unis, il manque encore 127 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies – soit 29 % de ce qu'il estime nécessaire pour nourrir d'urgence les 6,5 millions de victimes de ce fléau.





Les enseignements de Maitreya

Home Les enseignements de Maitreya

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

Maitreya a déclaré : « Je suis venu sur Terre enseigner trois principes : l'honnêteté, la sincérité et le détachement. » [Partage international, mars 1990]

Il dira : « Je suis avec vous et vous êtes avec moi. Je vous connais et vous me connaissez. Et cette prise de conscience transformera chacun d'entre nous . » [Avril1990]

Maitreya a affirmé : « Si vous mettez en pratique les trois principes d'honnêteté, de sincérité et de détachement, ma conscience universelle vous sera révélée. Ne vous y attachez pas. Utilisez-là pour votre propre amélioration et celle des autres. Ne déclarez pas : « Je ne suis qu'un être humain, je ne peux pas le faire. » Vous pouvez le faire. Quoique vous fassiez, je suis avec vous. » [Mai 1990]

Maitreya dit : « Ceci n'est pas de la philosophie. Je vous apprends des choses vivantes, non pas « du passé, du présent et du futur ». Si vous pratiquez l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit * et le détachement pendant votre vie, vous pouvez m'embrasser totalement dans une seule vie. [Septembre 1989]

L'enseignement du Maître vous inspire à chercher au dedans. Ce n'est pas de la religion. Ce n'est pas de la politique. Ce n'est pas de l'idéologie.
Le karma est lui-même dharma. Il n'existe pas de salut sans karma. Ne demeurez toutefois pas attaché, car c'est un emprisonnement. Lorsque le Soi intérieur se libère des contraintes et des tensions inhérentes au processus d'être et de devenir, et qu'il continue pourtant à remplir son devoir d'une manière détachée, il expérimente alors le royaume du Seigneur dans le cœur. (Le karma est dharma signifie que l'activité humaine est elle-même le sentier du service.) [Novembre 1988]

L'enseignement est simple à comprendre, et cependant difficile à mettre en pratique dans votre vie, car vous avez besoin de discipline. Une expérience du Seigneur peut vous aider. Lorsque le Soi se retire du mental, de l'esprit et du corps (même momentanément), cette expérience en elle-même est suffisante. (Ce qui est sous-entendu ici est, qu'une fois que vous avez eu une expérience, vous pouvez commencer à développer le détachement.) [Septembre 1989]

Maitreya déclare : « A partir du moment où vous me voyez, vous êtes libre de toute idéologie, de tous les « ismes ». Votre conscience devient alors votre guide. » [Juin 1989]

Le Maître enseigne qu'à partir du moment où une personne renonce à ses différentes croyances personnelles, à ses « ismes », elle est libérée. « Elle s'apercevra alors que je suis en elle, car je suis libre de toute idéologie. » [Janvier/février 1990]

« Je suis venu vous enseigner à ne pas m'implorer à cor et à cri. Les gourous et les religieux fanatiques m'implorent sans cesse, mais le résultat final est qu'il ne me connaissent jamais, a déclaré le Maître. Vous n'êtes pas né dans le péché, en dépit de ce que l'on vous répète avec insistance. Car je suis avec vous et vous êtes avec moi.
Ceux qui me sont le plus proche, qui sont le plus cher à mon cœur, sont ceux qui effectuent mon travail de manière désintéressée. Cependant, c'est également le cas du voleur, car lui aussi fait son travail sans en connaître le résultat. Il lui faut satisfaire ses besoins essentiels et, pour cela, il agit de la seule manière qu'il connaisse. Il n'a pas pour intention de faire du mal à qui que ce soit. Il ne m'implore pas non plus à grand cri.
Les plus éloignés de moi sont les saints et les gourous qui ont renoncé à tous les devoirs et responsabilités de la vie. Ils ont fermé leur mental aux réalités de la vie. Chaque matin et chaque nuit, ils sont à la recherche de Dieu, désirant le connaître, découvrir le lieu où il vit, quelque part dans le ciel. Extérieurement, ils donnent l'apparence d'être sensés et paisibles. Intérieurement, ils éprouvent le chaos, pleurant en silence dans leur recherche désespérée de Dieu. » [Janvier/février 1990] 

Le message de Maitreya [aux instructeurs religieux] est le suivant : « Soyez ce que vous êtes et ne trompez pas les autres. »
Son message aux personnes ordinaires est simple : « Regardez en vous, et vous trouverez le véritable Maître dans votre cœur. Ignorez les préjugés émotionnels engendrés par les prétendus chefs spirituels. Ils ne vous conduiront nulle part, sinon à l'autodestruction. »
« Personne n'a le droit de tuer au nom de la spiritualité, a déclaré Maitreya. Me connaître c'est me réaliser. Cela n'implique aucun sacrifice d'aucune sorte. » [Juillet/août 1990]

Maitreya a déclaré : « Cette fois-ci je m'exprime à travers des individus qui véhiculent mes messages. Ces individus savent que ce serait ne pas me comprendre que d'exclure une seule personne. Si vous me comprenez vraiment, vous saurez qu'il n'existe aucune différence entre vous et votre ennemi. » [Mars 1990]

Maitreya dit : « Je suis avec chacun. Lorsque vous vous battez vous me combattez. » [Octobre 1990]

Maitreya a affirmé : « Ceux qui lisent ces enseignements les mettent en pratique. A partir du moment où cette pratique devient une habitude, elle devient une protection, le sceau qui vous garde. » [Mars 1990]

« Dès l'instant où ils les lisent. Je remue leur cœur. Cela crée des vibrations dans le mental, l'esprit et le corps. Ce sont des processus automatiques. Trouver le Seigneur constitue un désir inné, naturel, de tout individu. » [septembre 1992]

Les enseignements du Nouvel Age reposent sur l'idée suivante : Soyez ce que vous êtes. Si vous êtes juif, soyez un juif. Si vous êtes musulman, soyez un musulman. Si vous êtes chrétien, hindou, bouddhiste, soyez ce que vous êtes. Si vous pouvez découvrir le secret du mental, de l'esprit et du corps, vous saurez qui vous êtes.
Vous pouvez y parvenir par l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement. Dans la création, vous obtiendrez la liberté, et dans l'Etre suprême, le salut. C'est le détachement qui vous conduit depuis la création jusqu'à l'Etre suprême. De cette manière, vous ne serez pas perturbés par les pouvoirs de la création. Si vous vous attachez, ne serait-ce qu'au pouvoir divin, vous pourrez effectuer des miracles, mais cela ne constitue pas le salut. [Déc. 1991]   

Maitreya affirme : « Votre Bible, votre Gîta, votre Coran, vos manuscrits de vie, sont en vous. Vous seuls pouvez en faire l'expérience et la réalisation. Ceux qui vous disent ce que vous devez faire, se laissent aller à des actes qui ne mènent nulle part sinon à l'évolution et à l'involution cycliques.
La même chose peut s'exprimer en termes simples, en parlant du bébé qui s'amuse avec ses jouets. A un moment il construit un pont, à un autre une maison ; il se fait ainsi plaisir à lui-même, il pense avoir créé un objet nouveau, mais il ne réalise pas que ce n'est jamais qu'un jouet. Ce même bébé, lorsqu'il a grandi, réalise que les jouets sont des jouets et il cesse de s'amuser avec.
De la même manière, les gourous, les disciples, les prophètes et les saints jouent avec les jouets de la création. Mais dès qu'ils réalisent qu'ils ont grandi (ce qui signifie qu'ils ont évolué et sont devenus « à l'image du Seigneur »), ils cessent de jouer avec la création.
L'enseignement de Maitreya – consistant à pratiquer l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement – aide-le Soi à se mouvoir dans la création, avec humilité et respect, en obéissant à la Volonté divine suprême, et non pas à jouer le rôle de gourou, de saint ou de prophète.
Ainsi ferez-vous l'expérience de la liberté dans la création : la liberté dans ce qui est Un et dans ce qui est multiple, la liberté dans l'Unité et dans la diversité, et vous vivrez le salut ultime qui émane de la Volonté divine suprême.
Lorsque vous atteignez ce stade dans la vie, il n'y a plus de différence entre l'âme et le Tout-Puissant, qui ne connaissent ni commencement ni fin. » [Jan /fév. 1992]

Lorsque Maitreya expliqua que le problème d'une âme est le problème de toutes les âmes, un swami hautement évolué demanda : « Pourquoi peut-on dire que votre problème est mon problème ? ». Maitreya répondit : « Il vaut mieux que je vous donne une vision. Vous pourrez alors me parler de votre propre expérience. Fermez les yeux... maintenant rouvrez-les. »
Le swami vit un Maître en lui-même et se perçut comme la source de tout attachement. Il réalisa qu'il était lui-même un « isme ». Lui-même est l'âme. Lui-même est destruction. Lui-même est construction. Mais lorsque l'âme est le témoin, le phénomène change. Le Maître qui est en chaque personne ne participe à aucun acte de création.
C'est le chemin vers la liberté et le salut. Lorsque l'âme pratique ce détachement avec honnêteté et sincérité, elle prend conscience que ce n'est pas la personnification. La prise de conscience, qui croît avec le détachement, permet à l'âme d'agir avec réserve. Dès que cela se produit, l'âme expérimente l'équilibre du mental, de l'esprit et du corps. Maitreya poursuivit : Parfois vous expérimentez un détachement momentané. Une émotion se présente et passe, comme un nuage. Si vous vous détachez de cette émotion, vous expérimentez l'équilibre. Mais si vous vous y attachez, vous le perdez. Certains s'éveillent par ces lueurs de compréhension fugitives.
Si l'âme est détachée, elle se conduit en témoin, elle perçoit l'unicité de la vie. Elle est libre de se mouvoir, et n'est plus prisonnière de la trame de la création.
Ces enseignements sont donnés de manière à ce que l'on puisse comprendre pourquoi on se laisse aller à des activités (karmiques) produisant l'enfer dans la vie – comme de se droguer ou d'autres actes autodestructifs. Tout ceci se produit parce que, quelque part dans la vie, l'âme connaît le désespoir, comme si la vie n'avait aucun but. Il est nécessaire de comprendre cette stagnation.
En pratiquant le détachement, vous pourrez vivre librement – vous ne vous laisserez pas aller à des activités vous conduisant d'un point de destruction à un autre.
Le salut ne se trouve ni dans la religion, ni dans la politique, ni dans la philosophie ou les idéologies. Il se trouve dans la pratique de l'art de vivre avec un puissant sens du détachement. » [Janvier/février 1992]

Quoique vous fassiez dans la vie, pratiquez le détachement. Alors vous trouverez l'équilibre et ferez l'expérience des forces de la vie qui traverseront votre mental, votre esprit et votre corps, sans que vous ne soyez possédés par elles. Tel est l'enseignement de Maitreya. [Décembre 1989]

Dans ce monde tout est interdépendant. Ceci est la base des enseignements de Maitreya. [Juin 1990]

Le véritable enseignement est : « Je suis avec vous si vous êtes honnêtes, sincères et détachés. » [Septembre 1988]

« Ne perdez pas la foi. Ne perdez pas le sens de votre vie. Je suis avec vous. » [Juillet/août 1991]   


* En anglais, spirit. Ce mot, particulièrement difficile à rendre en français, signifie notamment « la force de vie qui anime le corps des êtres vivants » et « le principe émotionnel fondamental qui motive l’activité d’une personne ». Sa traduction par esprit ( au sens « de principe de vie » ) est donc approximative, et n’est utilisée dans ce texte que faute d’un terme plus adéquat (NdT)





Faits et prévisions

Home Le réchauffement mondial : un million d'espèces menacées

Source : The Independent, G.-B.

Après l'apparition de Maitreya, notre premier devoir sera de sauver les millions d'individus qui ­meurent de faim dans le monde. Ensuite, la priorité sera la sauvegarde de notre planète. [la Mission de Maitreya, tome III]

Au cours des cinquante prochaines années, plus d'un quart des animaux et plantes sauvages vont s'éteindre en raison du réchauffement climatique, annonce une étude publiée par le journal scientifique anglais Nature. Les auteurs, un groupe de scientifiques internationaux de huit pays conduits par le professeur Chris Thomas de l'Université de Leeds, déclarent que seule une conversion immédiate vers des technologies vertes et une élimination efficace du dioxyde de carbone pourront éviter le désastre qui menace le monde.

Le rapport estime que si les tendances actuelles se poursuivent, plus de la moitié des papillons d'Australie pourraient être éradiquée ; 45 % des plantes rares du Brésil pourraient disparaître, ainsi que toutes les espèces de prothéa, la fleur emblème national de l'Afrique du Sud ; les nuages ne se formeraient plus au-dessus des forêts pluviales du Costa Rica et l'extinction d'espèces serait particulièrement importante au Mexique où elles seraient contraintes à de longues migrations pour survivre.

« Nous sommes aujourd'hui confrontés à un sixième cataclysme, déclare le journal The Independent, qui publie l'étude en première page et demande une action immédiate. Les cinq cataclysmes précédents étaient la conséquence de changements climatiques catastrophiques ou de l'impact d'un astéroïde ou d'une comète ; cette fois, ce sera la conséquence des activités humaines, de la destruction des forêts et autres habitats naturels, et des effets sur l'atmosphère de deux siècles d'utilisation du charbon, du gaz et du pétrole. » Le professeur Thomas a déclaré qu'il était urgent de passer d'une économie fondée sur les carburants fossiles à une économie non polluante : « Il est possible de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et il est impératif que nous le fassions dès que possible. Si nous pouvons stabiliser le climat et même renverser le processus de réchauffement, nous pourrions sauver ces espèces, mais nous devons agir dès maintenant. »

Si les groupes écologistes souhaitent sauver les espèces, ils doivent orienter leur énergie sur des campagnes politiques visant à réduire le réchauffement terrestre, qui est la seule grande menace qui pèse sur la survie des espèces.

John Lanchberry, expert en changement climatique pour le compte de la Société royale pour la protection des oiseaux, ajoute : « Cette étude est profondément déprimante. Le président Bush risque d'avoir le plus puissant impact sur la faune sauvage jamais vu depuis le météore qui a éradiqué les dinosaures. Au mieux, dans les cinquante années à venir, de nombreuses espèces seront vouées à la destruction à cause des changements climatiques provoqués par l'homme. Quant au pire, il vaut mieux ne pas y penser. Des mesures drastiques pour réduire les émissions sont clairement exigées de tous, mais spécialement des Etats-Unis ».




Home Chili : nouvelles réserves naturelles

Source : Reuters, Etats-Unis

La banque d'investissements Goldman Sachs a annoncé qu'elle allait créer une réserve naturelle au sud du Chili, dans une zone de bois rares jusque-là exploitée par une compagnie forestière américaine, la Trillium Corporation.

Après avoir acquis ces terres, la banque les a cédé à un fonds caritatif qui, dès cette année, les gérera en collaboration avec des organismes de la conservation. Cette réserve de 272 000 hectares de bois de lenga, se trouve sur l'île de Terre de Feu que le Chili partage avec l'Argentine. Le lenga ne se trouve que dans le sud du Chili et de l'Argentine, et il est considéré comme présentant une valeur écologique certaine.

Les écologistes ont remporté une autre victoire au Chili le jour où le gouvernement a accepté de créer une réserve naturelle dans une immense région, au sud du Chili, appartenant à l'homme d'affaires Douglas Tompkins, un millionnaire américain. Le Parc Purnalin couvre 300 000 hectares de forêt. Une convention permettra de protéger le parc, d'interdire son développement et sera assortie de réductions fiscales.




Home Accord historique pour sauver les forêts canadiennes

Source : Seattle Post-Intelligencer Reporter, Etats-Unis

L'une des plus grandes initiatives mondiales pour la protection des forêts (un accord impliquant des écologistes, des peuples des nations indiennes et des compagnies forestières) a été annoncée au Canada. L'objet de l'accord est la forêt qui s'étend de l'Alaska à l'océan Atlantique et qui couvre un peu plus de la moitié du Canada. La moitié de cette forêt serait interdite à l'exploitation du bois et au développement. Le reste serait assujetti à un développement durable et écologique attentif.

La forêt canadienne nordique, ou boréale, représente environ un dixième de toutes les terres boisées du monde – un tiers des forêts boréales de la planète et l'un des plus vastes écosystèmes intacts ou presque du monde. Un tiers environ est couvert de zones humides et comprend quelques-unes des plus grandes rivières du Canada.

L'accord concerne les compagnies forestières et productrices d'énergie ainsi que des intérêts tribaux, dont les activités affectent environ un sixième des forêts boréales canadiennes. Il met en exergue l'importance d'une telle masse de verdure dans le ralentissement du réchauffement mondial, ainsi que le fait qu'elle produit de l'air et de l'eau purs. « Il s'agit de la toute première vision nationale de la région boréale, qui fixera le cadre de futures négociations sur les conflits environnementaux locaux », a déclaré Cathy Wilkinson, directrice de la Canadian Boreal Initiative.

L'initiative prône l'adhésion aux principes d'une « sylviculture durable » qui cherche à assurer aux consommateurs que des produits certifiés, tels que le bois, le papier et d'autres produits, sont issus de forêts gérées de façon responsable. Les écologistes canadiens espèrent, grâce à l'Initiative boréale, influencer les consommateurs américains en leur montrant que les compagnies qui renoncent à l'habitude de raser les forêts pour se tourner vers des pratiques d'exploitation durable s'assurent les meilleurs débouchés sur le marché. « Nous ne parlons plus de raser les forêts, déclare Peter Penashue, président de la Nation Innu au Labrador et au Newfoundland, l'une des premières nations impliquées dans l'Initiative canadienne. Nous parlons de développement durable. Nous reconnaissons que nous vivons tous sur la même planète et que nous devons tous y jouer un rôle. »




Home Pollution et maladies cardiaques

Source : Circulation ; Journal of the American Medical Association

« Nous empoisonnons notre planète à une telle vitesse qu'à moins d'un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [B. Creme, PI, juin 1991]

Selon des chercheurs américains, les microparticules de pollution émises par les voitures, les centrales électriques et les usines ont un impact non seulement sur nos poumons, mais conduisent également au développement de maladies cardiaques. En fait, la pollution de l'air dans les villes américaines a provoqué deux fois plus de décès suite à des maladies cardiaques que de décès résultant du cancer des poumons ou d'autres maladies pulmonaires.

Une enquête portant sur 500 000 adultes répartis dans plus de 150 villes, montre que même si l'on élimine l'influence d'autres facteurs de risque tels que le fait de fumer, un mauvais régime alimentaire, l'obésité et l'activité professionnelle, la pollution de l'air accroît les risque de maladie cardiaque. D'après les chercheurs, « la corrélation est plus importante pour les maladies cardio-vasculaires que pour les maladies respiratoires. Plus des deux tiers des décès dus à la pollution de l'air sont d'origine cardiovasculaire ».

Le danger provient des fines particules de matière émises lors de la combustion, par les voitures, les camions, les centrales électriques au charbon ou les usines. Ces découvertes confirment d'autres recherches suggérant que la pollution de l'air provoque des inflammations des poumons et accroît le rétrécissement des artères.




Home Appel au boycott des produits israéliens

Source : The Independent, G.-B.

Lorsque nous partagerons, nous créerons un monde juste et alors, seulement, la paix pourra régner. Si nous n'acceptons pas le processus qui mène à la paix, le monde n'existera plus, car nous avons maintenant les moyens de détruire toute vie présente sur cette planète. [Mission de Maitreya, tome III]

Un comité, composé de membres du parlement britannique de toutes tendances, a demandé que l'Union européenne prenne des sanctions commerciales à l'encontre d'Israël, jusqu'à ce que celui-ci autorise une libre exportation des produits en provenance de la Cisjordanie et de Gaza. Tout en comprenant le besoin de sécurité d'Israël, le comité a insisté sur le fait que la construction d'une clôture de sécurité d'environ 680 km, avait déplacé des maisons palestiniennes, détruit des fermes et sévèrement perturbé le commerce.

Dans son rapport, le Commons International Development Committee a déclaré : « Il est malheureusement vrai que pour nombre de Palestiniens, plus les services de défense israéliens pèsent sur eux, plus ils se sentent obligés de résister par les armes.[...] Des actions d'envergure, telles que la construction d'une barrière de sécurité, peuvent donner aux Israéliens l'illusion d'une sécurité immédiate, mais le désespoir ressenti par le Palestinien moyen, qui se voit privé d'une vie normale, ne peut qu'accroître le nombre des volontaires kamikazes. Ceci n'est pas non plus susceptible de favoriser des concessions de la part des leaders palestiniens.

Le taux de malnutrition à Gaza et dans certaines parties de la Cisjordanie est équivalent à celui que l'on peut rencontrer en Afrique subsaharienne. L'économie palestinienne s'est totalement effondrée. Le niveau de chômage dans la région est de 60 à 70 %. L'Union européenne ne devrait pas hésiter à utiliser des mesures économiques pour faire pression sur la politique d'Israël. »





Regard sur le monde

Home L’Onu compromise par la surveillance illégale

Source : BBC, The Independent,G.-B

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été vu et filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir Partage international, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Un an plus tard, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.

Des membres du service public et des acteurs de la vie politique se plaignent de surveillance illégale compromettante pour le processus démocratique de l’Onu.

– L’ancien ministre britannique Clare Short a affirmé avoir eu accès à des transcriptions de conversations de Kofi Annan, secrétaire général de l’Onu. Elle a mentionné que la Grande-Bretagne « espionnait le bureau de K. Annan et a obtenu des rapports de sa part durant la période précédant le vote de l’Onu quant à l’invasion de l’Irak. »

– Boutros Boutros Ghali, secrétaire général de l’Onu avant K. Annan, raconte que dès qu’il prit son poste il fut averti que son bureau, sa résidence, sa voiture et son téléphone étaient mis sur écoute par les Etats membres de l’Onu. Il qualifia ces écoutes de « violation de la charte des Nations unies, [déplorant que] cela complique le travail du secrétaire général et des diplomates, qui ont besoin d’un minimum de confidentialité pour parvenir à des résultats ».

– Hans Blix a confirmé qu’il était systématiquement sous surveillance lors de ses visites en Irak en tant qu’inspecteur principal en désarmement de l’Onu. Selon un membre de « l’Intelligence Service » australien, les transcriptions des appels en Irak du portable de H. Blix étaient partagées entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, et leurs alliés : l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande. H. Blix suppose que son bureau de New York était également sur écoute. Des cercles diplomatiques considèrent les écoutes présumées de H. Blix – dont la mission était considérée comme la dernière chance d’éviter la guerre – comme faisant partie d’une action concertée visant à saboter toute solution pacifique.

– Richard Butler, prédécesseur de H. Blix et actuel gouverneur de Tasmanie, affirme qu’il savait être sous surveillance à l’Onu car on lui avait montré les transcriptions de ses conversations. Déplorant la pratique de l’espionnage comme étant illégale et néfaste au processus de paix de l’Onu, il a déclaré : « Je savais que j’étais écouté par les Américains, les Anglais, les Français et les Russes. Ils avaient des espions parmi mon personnel. Il était évident que nous étions constamment surveillés. »

– Adolfo Aguilar Zinser, ambassadeur mexicain auprès de l’Onu pendant la période précédant l’invasion de l’Irak, s’est plaint des écoutes opérées en mars 2002, lors d’une réunion ayant pour but de trouver un compromis, et à laquelle assistaient des délégués de l’Angola, du Cameroun, du Chili, de la Guinée, du Mexique et du Pakistan – dont les voix étaient critiques pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui cherchaient à obtenir une deuxième résolution à l’Onu en leur faveur. L’avant-projet du document établi lors de cette réunion fut critiqué comme « inacceptable » le matin suivant par un diplomate américain, alors que seuls ceux qui étaient présents à cette réunion pouvaient connaître son contenu. A. Zinser a critiqué l’activité de surveillance des Etats-Unis comme « étant en violation avec les conventions de l’Onu ». Le Mexique et le Chili ont demandé aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne des explications sur de tels actes, qualifiés par le Mexique « de nature à affecter la confiance qui devrait exister entre les nations ».

– De nombreux délégués de l’Onu ont confirmé la surveillance illégale des bureaux et des délégués onusiens, et indiqué qu’ils doivent tenir leurs conversations confidentielles au café situé au sous-sol de l’Onu, ou lors de promenades à Central Park, où le bruit de fond rend inaudible toute conversation collectée par micros directionnels.




Home Les Etats-Unis coupables de terrorisme

Source : Agence France Presse

Terry Waite, ancien otage des extrémistes islamistes palestiniens, a comparé son expérience aux mains des terroristes avec le traitement infligé aux prisonniers du gouvernement américains, à Guantanamo Bay (Cuba).

En janvier 1987, Terry Waite, envoyé spécial de l'archevêque de Canterbury, a été kidnappé par le Jihad islamique, à Beyrouth, et gardé prisonnier pendant près de cinq ans, dont la majeure partie en cellule d'isolement. Aujourd'hui, il se bat pour que les prisonniers de Guantanamo Bay soient traités selon la loi internationale.

Lors de la conférence de la Commission des droits de l'homme de Guantanamo, qui s'est déroulée, le 5 mars 2004, à Londres, T. Waite a déclaré : « Les détenus ont été maintenus entravés, les yeux bandés, et à ma connaissance, ont été enfermés dans des cages, ce qui en soi équivaut à de la torture mentale. On dit qu'ils ont été brutalisés afin de les faire parler. J'ai moi aussi été enchaîné les yeux bandés, mis à l'isolement et interrogé. Ce sont ces mêmes violences qui sont infligées à d'autres êtres humains, et cela ne devrait pas exister dans une nation civilisée. Ma famille sait ce que c'est que de n'avoir eu aucune nouvelle de moi, ni même de savoir si j'étais vivant ou mort. De nombreuses familles se trouvent aujourd'hui dans la même situation à cause de Guantanamo Bay. »

Une délégation composée de militants des droits de l'homme et des actrices Corin et Vanessa Redgrave, de l'écrivain Margaret Drabble, ainsi que des membres britanniques et français des familles de détenus de Guantanamo, doit se rendre aux Etats-Unis afin de remettre des lettres au président Bush, de lancer des appels au public ainsi qu'à des législateurs américains. Ils espèrent rencontrer le candidat démocrate à la présidence, John Kerry, qui se montre critique à l'égard de l'invasion de l'Irak.

« Notre message est très simple. Les Etats-Unis ont donné au monde l'exemple d'une démocratie fondée sur la loi, sur les droits humains fondamentaux, y compris le droit à un jugement équitable et celui de garder le silence. Guantanamo offre au monde un modèle bien différent où ces droits n'existent pas », a déclaré Corin Redgrave. « On ne peut lutter contre le terrorisme en adoptant des méthodes de terroristes », a conclu T. Waite.




Home Londres évite de parler d'invasion

Source : BBC ; The Guardian, G.-B.

En février 2004, sur les conseils de Lord Goldsmith, procureur général britannique, le Service juridique de la Couronne a abandonné les charges contre Katherine Gun, traductrice au Service des communications du gouvernement qui, en juin 2003, avait divulgué un email secret émanant d'espions américains exigeant que leurs homologues britanniques mettent sur écoutes téléphoniques les pays devant voter aux Nations unies au sujet de la guerre contre l'Irak.

L'échec du procès, pour insuffisance de preuves, et l'insistance du Service juridique de la Couronne déclarant « qu'il ne serait pas approprié d'entrer dans les détails de cette décision », ont renforcé l'opinion que l'affaire avait été abandonnée afin d'éviter des révélations embarrassantes pour le gouvernement. Les avocats de K. Gun devaient produire des documents relatifs à l'opinion communiquée au Cabinet par le procureur général sur la légalité de l'invasion de l'Irak, et révélant les activités illégales de surveillance menées par des agents de renseignements britannique à l'Onu.

K. Gun a déclaré à l'époque, lors d'une conférence de presse, qu'elle avait agi en toute conscience parce qu'elle estimait que le public avait le droit de savoir ce qui se passait : « Je pensais que ce qui était demandé aux services de renseignements britanniques était susceptible d'affaiblir tout le processus démocratique des Nations unies. Toutes les révélations étaient justifiées car elles dévoilaient de graves illégalités et manquements commis par le gouvernement américain qui s'efforçait de corrompre nos propres services de sécurité. Il s'agissait de prévenir un massacre à grande échelle et des pertes parmi la population irakienne et les forces britanniques lors d'une guerre illégale. »

Cinq membres du Congrès américain ont écrit à Tony Blair pour soutenir l'action de K. Gun. La lettre de Dennis Kucinich, membre du Congrès, et des représentants John Conyers, Lynn Woolsey Jan Scha-kowsky et Raul Grijalva, affirmaient entre autres : «Mlle Gun a tiré le signal d'alarme. Fidèle à ses principes, elle a divulgué des malversations et abus de pouvoir méritant l'attention du public. C'était son devoir moral de révéler les détails entourant les subterfuges du gouvernement cherchant le soutien de la population pour la guerre. Les Britanniques et les Américaines méritaient de connaître tous les éléments intervenus dans la préparation de la guerre. Etant donné que des milliers de soldats britanniques et américains seraient amenés à faire cette guerre, Mlle Gun a servi le peuple en l'informant de ce que les gouvernements concoctaient .

« Nous estimons que Mlle Gun a rendu un grand service en divulguant le mémo, et nous espérons qu'elle bénéficiera de toutes les protections que la démocratie britannique accorde à ceux qui tirent la sonnette d'alarme. »




Home Révéler les mensonges : un risque à prendre

Source : The Guardian, G.-B.

Daniel Ellsberg qui, en 1971, avait risqué une peine de prison de 115 ans pour avoir révélé les « Dossiers du Pentagone » (7 000 pages de documents top secret révélant la fausseté de pratiquement toutes les déclarations faites au public par quatre présidents américains sur l'engagement américain au Vietnam) a soutenu énergiquement Katherine Gun, la traductrice qui a tiré la sonnette d'alarme.

« Depuis un an, je me retrouve dans l'horrible situation d'assister à une répétition de l'Histoire, a-t-il déclaré. Je pense que George Bush et Tony Blair ont menti – et continuent à le faire – sur leurs raisons d'envahir l'Irak, d'une façon aussi éhontée que ne l'ont fait les présidents sous lesquels j'ai servi, à propos du Vietnam. » Regrettant de n'avoir pas agi « des années plus tôt, avant que les bombes ne commencent à tomber », D. Ellsberg a déclaré qu'il admirait « l'action courageuse et opportune de Katherine Gun [...] qui a risqué sa carrière et sa liberté en révélant un plan illégal visant à obtenir un soutien officiel et public pour une guerre illégale, avant que cette guerre ne soit déclenchée ».

« Je suis convaincu qu'il existe, en ce moment même, des milliers de documents dans les coffres-forts, à Washington et à Londres – les dossiers secrets du Pentagone sur l'Irak, dont la divulgation pourrait modifier profondément l'opinion du public sur le fait que l'on doive ou non continuer à envoyer nos enfants mourir en Irak. Cela apparaît clairement dans ce qui a déjà été révélé par des fuites provenant de sources anonymes et de fonctionnaires ou d'anciens fonctionnaires. Ceux qui divulguent des documents à un niveau pouvant ramener la politique étrangère sous le contrôle démocratique risquent des poursuites et des peines de prison. La révélation des mensonges du gouvernement entraîne un grave risque personnel, même dans nos démocraties. Mais cela peut en valoir la peine lorsqu'une guerre et des vies humaines sont en jeu. »





Citation

Home Extrait du message n° 101

par Maitreya

« La Justice doit être faite et elle le sera. Le monde implore la justice.
La véritable raison des problèmes de l'homme, aujourd'hui,
est l'absence de justice et d'amour.
Si ces aspects divins étaient demain en vigueur,
une nouvelle douceur colorerait vos vies.
Ce don généreux d'amour et de juste partage provient de Dieu.
Ce n'est que par la manifestation de ces qualités
que l'on peut connaître Dieu.
Enseignez ceci aux hommes, mes amis,
et vous enseignerez une grande et simple vérité. »





Courrier des lecteurs

Home Un cavalier solitaire

Cher Monsieur,

Depuis que nous nous sommes rencontrés, ma femme m'a souvent raconté, ainsi qu'à d'autres personnes, une expérience qu'elle a vécue adolescente, au cours d'une randonnée à cheval avec des amis, dans les Sangre De Christo Mountains du Colorado. Au moment où ils franchissaient un sentier très étroit et très élevé, sa selle s'étant soudain détachée, elle se retrouva suspendue presque à l'envers, au-dessus d'une gorge située à 30 mètres en contrebas. Soudain un cavalier apparut. Il descendit de cheval, vint vers elle, la redressa et fixa la selle. Il ne dit pas un mot, mais il avait des magnifiques yeux, d'un bleu éclatant. Il s'inclina légèrement en souriant, remonta sur son cheval, les suivit jusqu'au fond de la vallée, puis poursuivit son propre chemin. Il avait une barbe et de longs cheveux bruns. Pouvez-vous nous dire qui était ce sauveteur ?

R. B., Denver, Colorado, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « cavalier » était le Maître Jésus.


Home Réconfort de Noël

Cher Monsieur,

En 2003 le jour de Noël, mon mari, ma sœur et moi-même étions chez nous dans le salon, après avoir déjeuné au-dehors. Ma fille était partie avec ses enfants au Moyen- Orient pour rendre visite à la famille de son mari. Ma sœur fit remarquer que ce n'était pas un Noël comme les autres et j'ajoutai que je trouvais l'atmosphère bien morne.

A cet instant, un adolescent à bicyclette, portant un chapeau d'un blanc éclatant, passa devant la fenêtre. Mon mari sortit pour voir qui c'était, mais il n'y avait personne.

Nous nous sommes demandés si nous avions eu la visite d'un Maître. Après cet incident l'atmosphère fut transformée et le reste de la journée de Noël et le lendemain nous parurent bien meilleurs.

Mrs M. L., Sutton Coldfield, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'adolescent » était Maitreya.


Home Deux fois bénie

Cher Monsieur,

En 2003, j'ai fait un court séjour à Paris. Le 8 juillet, premier anniversaire de la mort de ma mère, je suis allé visiter la cathédrale Notre-Dame et j'ai acheté une petite croix de bois au stand de souvenirs. La jeune fille qui tenait le stand m'informa que, si la croix était pour moi, le prêtre pouvait la bénir. Presque à la minute même où ma mère était décédée l'année précédente, le prêtre et moi-même tenions ensemble la petite croix. Il la bénit en disant : « Puisse Votre Fils veiller sur Tony, comme lui-même, son fils, a veillé sur elle. » Je savais que cette simple croix de bois avait quelque chose de particulier – a-t-elle été bénie par un Maître ?

T. W., Crewe, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'au moment où la croix a été bénie par le prêtre, elle a également été bénie par le Maître Jésus lui-même.


Home Images superposées

Cher Monsieur,

Le dimanche 23 novembre 2003, au cours d'une méditation de transmission, j'ouvris brièvement les yeux. Je remarquai que la photo de la «  main de Maitreya », posée sur le meuble télé, dans la pièce où nous étions en train de méditer, s'était transformée et que, sur la partie droite de cette photo, apparaissait l'image du visage de Maitreya. Cela me faisait penser à une de ces illusions d'optique où l'image change lorsque le cerveau la « voit » d'une manière différente. Même si l'éclairage de la pièce était faible et si je me trouvais à environ 4 m 50 de la photo, il me semblait que les différents éléments de la main s'étaient reconfigurés pour composer le visage de Maitreya. J'ouvris et refermai les yeux à plusieurs reprises pour vérifier, mais je voyais toujours le visage de Maitreya et à un certain moment je cessai de voir sa main. Est-ce le fruit de mon imagination ou quelque chose de plus ?

K. P., Atlanta, Géorgie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le phénomène avait été manifesté par Maitreya.


Home Le sauveteur

Cher Monsieur,

Le 26 octobre 2003, notre groupe de Hambourg avait un stand à la foire de Kiel. Une jeune femme vint vers nous et fut très impressionnée à la vue des photos de la main de Maitreya posées sur la table. « Je connais cette main, d'où vient-elle ? », demanda-t-elle très excitée.

Elle me parla alors d'un accident qui s'était produit dans le courant de l'été, à Ibiza, où ses parents se trouvaient en vacances. Son père, qui a toujours eu l'habitude de nager au loin, était attendu avec impatience par sa mère qui s'inquiétait pour lui. Lorsqu'il revint sur la terre ferme, elle lui sécha le dos avec une serviette et elle put à peine en croire ses yeux : dans la région des reins, de chaque côté de l'épine dorsale, on pouvait nettement voir une main, plus claire que le reste de la peau. Sa mère prit des photos car son mari ne pouvait le croire ! En voyant notre « main de Maitreya », leur fille lui trouva une grande similitude avec les mains prises en photo par sa mère et elle en demanda un exemplaire pour le montrer à ses parents.

[1] Les mains sur le dos de cet homme ont-elles quelque chose à voir avec Maitreya ? [2] Serait-il possible que Maitreya ait sauvé le nageur ?

H. M., Hambourg, Allemagne

Réponse : [1] Oui. [2] Oui. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le miracle avait été manifesté par Maitreya.


Home Signe de croix




Cher Monsieur,

Le 19 janvier 2004, mon mari acheta quelques pommes au supermarché. Il les choisit avec soin dans le cageot, évitant de prendre une des pommes meurtries.

Le lendemain, en prenant une pomme dans ma coupe de fruits, je remarquai sur cette pomme ce qui semblait être un signe de croix. Il restait une autre pomme dans la coupe, je l'examinai et constatai qu'elle portait également un signe de croix, mais légèrement différent. Les marques sur les deux pommes étaient très profondes ( photo ci-dessous). Vous pouvez imaginer ma surprise et ma joie – ai-je raison de penser que ces marques étaient des signes ?

E. P., Southend-on-Sea, Essex, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que les croix sur les pommes avaient été manifestées par Maitreya.


Home Abracadabra

Cher Monsieur,

J'ai entendu parler pour la première fois de Benjamin Creme et de la présence de Maitreya dans le monde par un ami, à Los Angeles, en mai 1998. Quelques jours plus tard, je suis allé à New York pour rendre visite à ma famille. Me souvenant que mon ami m'avait raconté que, partout dans le monde, des gens avaient rencontré Maitreya, je décidai, dans mon ignorance, de l'invoquer. J'étais seul dans l'appartement de ma sœur à Manhattan. En méditant, je psalmodiais mentalement : « Seigneur Maitreya, Seigneur Maitreya. » Je continuai ainsi pendant une heure et demie. Plus tard, le même soir, alors que je descendais la Deuxième Avenue avec ma sœur et son ami, je remarquai un vieil homme sans logis, avec une barbe blanche. Lorsque nous passâmes auprès de lui, mes yeux rencontrèrent les siens pendant quelques secondes. La façon dont il me regarda me fit reconnaître en lui une profondeur exceptionnelle. Je ressentis un lien très fort. Ma première pensée fut : « C'est Maitreya ! » J'allais m'arrêter espérant trouver quelque indice, mais je me sentis gauche car je n'étais pas seul. Et j'essayai aussi de me convaincre que ce ne pouvait être Maitreya. Mais depuis, je n'ai cessé de me poser des questions. Qui était-ce ?

S. B., Los Angeles, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « sans-logis » était Maitreya.


Home Marque de considération imprévue

Après une méditation de transmission, dans le nord d'Hollywood, le 7 janvier 1999, je rentrais chez moi en voiture lorsqu'une Jeep surgit soudain auprès de moi, à un feu rouge. Je me sentais plutôt fatigué, mais lorsque je levai les yeux vers elle, je vis, assise à la place du passager, une jeune femme rayonnante qui me regardait. Agée d'un peu plus de vingt ans, elle avait la peau bronzée et des cheveux longs, blond roux. Elle me regardait comme si elle trouvait en moi quelque chose d'extraordinaire, tout en arborant un large sourire. Puis elle se tourna vers le conducteur, un homme barbu, aux cheveux bruns, de type caucasien, âgé d'une vingtaine d'années, et elle lui demanda de me regarder. C'était comme si elle lui montrait quelque chose de réellement incroyable qu'elle venait de découvrir, mais c'était moi qu'elle désignait. Ma voiture n'avait rien d'excentrique, je ne portais pas de vêtements voyants, je ne faisais rien de spécial et je suis certain que je ne les connaissais pas. Nos vitres étaient fermées. Juste au moment où l'homme me regardait, le feu passa au vert et la Jeep s'éloigna. J'avais l'impression d'avoir été reconnu comme si j'étais une célébrité. Cela me donna un sentiment de joie.

L'une ou l'autre de ces deux personnes était-elle Maitreya ou le Maître Jésus ?

S. B., Los Angeles, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que la femme était Maitreya et le conducteur leMaître Jésus.


Home Une eau sacrée

Cher Monsieur,

Un visiteur de la basilique de St Willibrordus à Echternach, Luxembourg, s'est rendu dans la crypte où se trouve une source. Ayant trempé les doigts dans l'eau, il fit un signe de croix et « ressentit quelque chose qu'il n'avait jamais éprouvé auparavant ». Il en fut très impressionné.

Votre Maître pourrait-il nous dire si l'eau était énergétisée et par qui ?

R. B., Amsterdam, Pays-Bas

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Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'eau de la crypte est énergétisée par le Maître Jésus.


Home Une force accrue

Cher Monsieur,

En août 1998, alors que j'étais assise dans le jardin d'un hôtel, à Scarborough, un samedi après-midi ensoleillé, je fus abordée par une vieille dame qui n'avait pas l'air très soignée. Elle sortit de l'hôtel et se dirigea vers moi. Elle me regardait fixement et ses yeux d'un bleu de cristal étaient si perçants que je me sentais mal à l'aise, pensant que c'était peut-être Maitreya. Elle vint directement vers moi et commença à me parler comme si nous nous connaissions. J'avais mon jeune fils avec moi et nous bavardâmes pendant une vingtaine de minutes. Elle me dit qu'elle travaillait comme bénévole dans un refuge pour animaux et devait être de service cet après-midi là. Elle me raconta qu'il se passait quelque chose de déplaisant au refuge, un homme ayant récemment proposé ses services et pris la direction. Elle m'expliqua que la dame qui avait auparavant assumé cette direction ne s'occupait plus du refuge et que c'était dommage car c'était une personne très gentille et qu'elle avait été évincée par l'homme autoritaire.

Elle m'exposait la situation d'une manière très détachée et ses propos m'intéressaient car j'avais personnellement rencontré ce genre de situation. On aurait dit qu'il s'agissait d'un message qui m'était personnellement destiné. Il me permit de voir plus clairement comment j'avais moi-même permis à des personnes dominatrices d'entrer dans ma vie. Je sentis que cette rencontre avait provoqué un changement en moi et qu'elle m'avait rendue plus forte.

La femme continua à bavarder, elle me parla de son mari, de sa fille et de sa petite-fille, et elle me dit qu'elle venait souvent prendre une bière dans ce jardin le samedi, mais je ne l'avais jamais rencontrée auparavant et je ne l'ai jamais revue par la suite.

Il m'a été impossible de chasser cette rencontre de mon esprit, sans doute parce qu'elle a fait résonner une corde sensible en moi. La femme m'affirma que nous nous reverrions et, lorsqu'elle me quitta, elle alla parler à une autre femme qui se trouvait près de la grille.

Qui était cette vieille dame ? Il ne fait aucun doute que depuis j'ai changé et j'ai l'impression qu'un grand poids m'a été ôté des épaules.

O. M., Kipparing, Queensland, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était Maitreya.


Home Une erreur sur l'identité du sauveur

Cher Monsieur,

Pourriez-vous me dire ce qui s'est passé en 1993 à Sydney, New South Wales. Un soir, je descendais Harris Street pour prendre mon tour de garde au Central District Ambulance, à la gare centrale. Au moment où j'approchai du feu vert, une voiture venant en sens inverse décida de tourner devant moi et, sachant qu'il m'était impossible de m'arrêter à temps, je m'attendais à une collision. Mais soudain je me retrouvai de l'autre côté du croisement et, en regardant dans mon rétroviseur arrière, je vis que la voiture avait effectivement tourné, et pourtant je l'avais évitée ce qui semblait absolument impossible. Sur le coup, j'eus l'impression que ma voiture avait été soulevée de la chaussée pour que la collision soit évitée. Je ne cessai de répéter : « Merci Saï Baba. Merci Saï Baba. »

Pourriez-vous me dire ce qui s'est réellement passé ?  

O. M., Kipparing, Queensland, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que notre correspondante a été protégée par le Maître Jésus.


Home Le temps d'un reflet dans la glace

Cher Monsieur,

Au début de la conférence de Benjamin Creme, le 14 février 2004, à Barcelone, après l'adombrement, j'aperçus, reflété dans un miroir situé derrière Benjamin Creme, un couple en train de quitter la salle. Je les vis seulement de dos. La femme était plutôt petite, un peu boulotte et elle avait des cheveux bruns, coupés courts. L'homme, que je ne vis pas aussi distinctement, était plus grand et blond, m'a-t-il semblé. Une pensée me traversa l'esprit : « Pourquoi partent-ils si vite ?»

Qui étaient ces deux personnes ?

I. O., Huesca, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et la femme le Maître Jésus.


Home Une rapidité étonnante

Cher Monsieur,

Le 15 janvier 2004, dans la soirée, nous étions sur le chemin du retour, après avoir donné notre conférence habituelle sur l'émergence de Maitreya.

A la station de métro voisine, nous passâmes les portillons d'accès et nous nous dirigeâmes vers l'escalator afin de descendre sur le quai. En descendant, nous remarquâmes un jeune homme en tenue décontractée qui passait en toute hâte les portillons. Il marchait avec des béquilles et il semblait avoir le bas de la jambe gauche cassé. Ce qui nous surprit, c'est qu'il marchait avec ses béquilles beaucoup plus vite que tout le monde.

Arrivés à mi-hauteur, nous nous retournâmes et nous constatâmes qu'il se trouvait déjà en haut de l'escalator. Puis, notre étonnement grandit. En effet, au lieu de se tenir sur l'une des marches et de se laisser porter par l'escalator, il descendait une marche après l'autre avec ses béquilles ! Nous cessâmes de l'observer et nous échangeâmes un regard, tout en faisant le commentaire que ce jeune homme était bien imprudent, car il courait le réel danger de tomber de l'escalator et de se rompre les os !

Sur le quai, nous vérifiâmes s'il était arrivé en bas sain et sauf et nous le vîmes venir dans notre direction, si vite qu'il semblait courir plutôt que marcher avec ses béquilles. Lorsqu'il se trouva en face de nous, il s'arrêta soudain pendant une fraction de seconde. Le temps sembla s'arrêter. Il tourna lentement la tête vers nous et nous regarda avec des yeux aimants et rieurs pleins de complicité et un sourire jusqu'aux oreilles. Nous lui rendîmes son sourire. Puis il continua sa course vers l'autre extrémité du quai et il disparût dans la foule.

Etant donné sa conduite très étrange et son regard particulier, nous nous sommes demandé s'il s'agissait d'un jeune homme ordinaire ou de quelqu'un d'exceptionnel ?

C. F., et H. L., Barcelone, Espagne

 

Le Maitre de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme aux béquilles était Maitreya.


Home Un traitement remarquable

Cher Monsieur,

En 1994, j’étais occupée à téléphoner dans mon salon de beauté. Lorsque la communication fut terminée, je vis une Asiatique d’un certain âge assise à mon bureau. Je m’apprêtai à m’éloigner lorsqu’elle me demanda de m’asseoir car j’avais mauvaise mine. J’obéis et elle me demanda de lui montrer ma main. Elle me dit d’enlever ma montre. Ce qui arriva ensuite est incroyable. Elle me dit des choses que personne d’autre ne savait. Elle déclara que j’étais une très vieille âme, très généreuse, trop parfois – et que je devrais me montrer plus détachée dans ce domaine. Elle m’apprit également que je pourrais guérir les gens et qu’en vieillissant j’aurais des ennuis d’estomac, ce qui est en train d’arriver.

Puis elle me demanda si j’avais une salle où nous pourrions aller, et nous allâmes dans ma salle de soins. Elle me demanda de m’allonger et sortit quelques aiguilles d’acupuncture qu’elle planta dans mes chevilles en les faisant tourner. Elle commença ensuite à me frotter l’estomac et je ressentis des émotions incroyables – je commençai à pleurer comme je ne l’avais jamais fait auparavant. Elle m’avait prévenu que cela arriverait car j’étais en train de me libérer de toute la peine et la souffrance que j’avais accumulées pendant de nombreuses années.

Elle termina en déclarant qu’elle ferait un contrôle et qu’elle avait travaillé avec mère Teresa – mais je n’ai jamais su son nom. Lorsque tout fut terminé j’éprouvai une impression de calme parfait : mon esprit, mon corps et mon âme se sentaient en paix tout d’un coup, et c’était quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant. Elle m’a dit également de penser à elle si jamais j’étais déprimée et qu’ainsi je me sentirai mieux – ce que je fais.

J’ai gardé les aiguilles en témoignage de ce qui s’est passé. Elles ont signifié beaucoup pour moi et je les ai transportées dans mon sac à main pendant des années, jusqu’à ce que celui-ci soit volé et que les aiguilles soient perdues. La femme revint comme elle l’avait dit. Elle se tint sur les escaliers de mon salon et me regarda d’en haut. Elle me dit que j’avais l’air mieux et qu’elle effectuait simplement un contrôle, puis elle s’en alla rapidement.

Je la revois très nettement – ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. Ma visiteuse était-elle un Maître ?

S. H., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.



Interviews

Home De la nourriture avant tout, la paix ensuite

Interview de Emma Kamara par Suzette van Ijssel

Alors que la Sierra Leone se remet de onze ans de guerre civile, ayant entraîné des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions de réfugiés dans les pays voisins, le Children’s Learning Services (CLS) fonctionne depuis trois ans. Il a pour but essentiel de rendre leur enfance aux enfants démunis et traumatisés, ainsi qu’un avenir, par le biais de programmes portant sur la sécurité alimentaire, l’éducation élémentaire et l’édification de la paix.
 
Emma Kamara, coordinatrice de ce programme, reconnaît que les écoles ne peuvent pas être considérées comme séparées du reste de la société. A l’occasion du Congrès international sur la résolution des conflits à l’école – apprendre à vivre ensemble, qui s’est déroulé en septembre 2003, à Soesterberg (Pays-Bas), et qui a été organisé conjointement par le Centre européen de la prévention des conflits et l’Unesco, Suzette van IJssel a interviewé Emma Kamara pour Partage international.
 
Partage international : Pouvez-vous nous parler de l’édification de la paix au sein de votre programme ?
Emma Kamara : Avant tout, nous nous occupons des besoins élémentaires des enfants. Ce n’est que lorsqu’ils ont mangé à leur faim et qu’ils sont capables d’apprendre quelque chose, qu’ils comprennent que nous nous intéressons à eux. Ce n’est qu’à partir de ce moment que vous pouvez leur parler de paix. Nous cherchons donc des moyens de nourrir les enfants, en nous efforçant d’établir un lien entre la communauté et l’école. Ainsi, nous demandons aux communautés de nourrir l’écolier en lui donnant par exemple un fruit, de sorte que l’enfant n’arrive pas affamé en classe. Nous aidons les écoles à leur dispenser un enseignement élémentaire, en fournissant des manuels et des fournitures scolaires. Ensuite, nous commençons à travailler à l’édification d’une image de soi positive : nous abordons la compréhension des conflits, les conditions d’une vie paisible, la manière de résoudre les différences et comment coexister après la guerre. Dans de nombreuses classes, il y a des enfants soldats, des ex-combattants.
 
PI. De quelle manière vous comportez-vous avec eux ?
EK. La guerre civile montre que nos trois programmes sont profondément connectés. Nous nous trouvons dans des situations difficiles : un cercle vicieux de non alimentation, de non éducation et de non paix. Mais nous devons rompre ce cycle. Si les enfants n’obtiennent pas les capacités éducatives, ils n’apprennent pas la manière de gagner une vie décente et deviennent ainsi une proie facile pour ceux qui, comme les rebelles, leur ont promis plus d’argent et toutes sortes d’armes pour combattre. Notre programme leur fournit les capacités de gagner leur vie, de sorte qu’ils sont moins tentés de se battre pour de l’argent. Et nous abordons avec eux les effets de la guerre, nous écoutons leur histoire avec empathie et compassion.
 
PI. Quels sont les plus grands obstacles à une coexistence pacifique ?
EK. Le grand problème est le profond traumatisme des enfants. Ils sont stressés et se demandent par exemple comment rattraper leurs trois ou quatre années scolaires perdues. Ils se trouvent dans des classes qu’ils auraient dû avoir franchi depuis longtemps. Ils ont perdu leur espoir en un avenir meilleur, et la plupart ont une image négative d’eux-mêmes. Si quelqu’un menace de vous tuer, c’est comme si vous ne valiez rien. Et puis il y a les enfants qui ont tué. Ainsi, au lieu de commencer notre programme par l’édification de la paix, nous abordons en premier lieu la gestion du stress et la guérison des traumatismes. Avant de pouvoir parler de paix, nous leur donnons l’aptitude leur permettant de gérer leurs émotions, leurs craintes et leurs doutes.
Certes, en tant que petite organisation, nous ne pouvons atteindre qu’un nombre restreint d’enfants, bien qu’il y en ait beaucoup plus qui auraient besoin d’aide. Nos ressources sont maigres. Nous n’obtenons aucun fonds du gouvernement et il y a très peu de personnes dans mon pays qui ont été formées pour travailler à ce niveau avec des enfants, et qui savent reconnaître leurs besoins psychosociaux.
C’est également dur pour nous. Il peut nous arriver à nous aussi d’avoir faim, mais nous nous rendons compte de l’importance de parler de certaines choses avec les enfants, d’être sur le terrain, de faire le travail. C’est le seul moyen de fournir la preuve que ce que nous faisons est juste. Ainsi nous avons commencé à aider une école à mettre en place des clubs de la paix, et nous avons entraîné les élèves à la médiation. Certaines fillettes ont déclaré que c’était la première fois qu’elles pouvaient raconter ce qui leur était arrivé au cours de la guerre.
 
PI. De quelle manière guérissez-vous les enfants et leur fournissez-vous les capacités de régler les conflits et les émotions pénibles ?
EK. Lorsque nous avons demandé aux enfants de dire quelque chose de positif sur eux-mêmes, nous avons découvert que la plupart d’entre eux ne disposaient pas d’adjectifs pour décrire de bons sentiments. Tout ce qu’ils étaient capables d’exprimer est qu’ils se sentaient bien ou mal. Ainsi nous avons dû leur fournir le vocabulaire, car à moins de savoir comment décrire un sentiment, vous ne pouvez pas l’édifier. Nous leur avons demandé d’écrire leurs qualités ou aptitudes sur un dessin esquissé de leur main. Nous les avons mis au défi de créer une image positive d’eux-mêmes et des autres. Ainsi les enfants ont écrit sur les contours de leurs doigts des phrases comme « j’apporte le pardon », « je désire faire preuve de sollicitude », ou « je veux être aimable ». Nous les avons laissé s’amuser à écrire des mots gentils. Nous leur avons demandé de rédiger un petit profil sur eux-mêmes afin qu’ils prennent conscience de leurs capacités et de leur importance, sans tenir compte de l’avis de leurs agresseurs qui les traitaient en moins que rien. Toutes ces activités développent l’estime de soi. 
Et enfin, nous avons abordé le travail spirituel. Nous croyons en la réconciliation, la guérison et le pardon. Ces qualités nécessitent un travail au sein de l’être intérieur, de sorte que nous cherchons à avoir quelques moments paisibles avec les enfants, au cours desquels nous faisons une pause et réfléchissons sur leur état intérieur, en les aidant à devenir conscients de ce qu’ils sont réellement, des individus à part entière. Nous les aidons à pratiquer la réflexion, à avoir des moments à eux, paisibles, sérieux.
Il n’est pas habituel, dans notre culture, d’entraîner les enfants à s’asseoir pour réfléchir et à s’offrir de telles pauses. Les familles sont souvent nombreuses et personne n’a d’espace personnel. Chacun se bat pour ses ressources. Vous devez aller chercher de l’eau, tôt le matin, et trouver de l’argent pour acheter de la nourriture au marché. Vous êtes si englué dans les soucis de la vie que vous ne vous accordez pas un instant pour réfléchir profondément à la façon de vous en sortir. La guérison nécessite des instants paisibles, à vous, un espace où vous pouvez vous détendre, de sorte que Dieu sache par quels moments vous passez. Et Dieu s’occupera de vous si vous le lui permettez. Mais si vous ne vous penchez pas sur ce qui se passe au fond de vous, cela produira un déséquilibre émotionnel, un comportement explosif ou une poussée de violence, une fois de plus.
 
PI. A quoi évaluez-vous l’efficacité de votre approche ?
EK. Les enfants, eux-mêmes, vont plus loin. Ils veulent que d’autres puissent en profiter. Ils rentrent chez eux et font leurs exercices, et les parents viennent nous voir en nous demandant : « Qu’avez-vous fait pour que les enfants soient si positifs ? »






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