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Accueil > Revue Partage > année 2004

Extraits de la revue
Partage international

Février 2004 - N° 185 / 186

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses par Thalif Deen


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons


  • Compilation




L'article du Maître

Home L’engagement des Maîtres

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Tandis que les sombres nuages de la guerre s’accumulent dans le ciel et masquent la lumière de la paix, la réponse de l’humanité est double : acceptation silencieuse et soumise de la volonté des bellicistes, ou résistance active et résolue à leurs machinations.
 
Aujourd’hui, nous constatons que ces deux réactions s’équilibrent. La moitié du monde est prisonnière du mirage d’une « guerre contre le terrorisme » (bien qu’elle n’en comprenne pas les causes sous-jacentes) et du terrorisme lui-même. Quant à l’autre moitié, elle déplore tout autant le terrorisme qu’une insuffisante compréhension de son origine. Sachant que seules des transformations sur une grande échelle pourront mettre fin à cet horrible fléau, elle en appelle aux dirigeants des nations pour qu’ils reconnaissent les inégalités qui divisent le monde de manière si injuste et qu’ils y remédient.
 
Le groupe de ceux qui réclament ces changements doit prendre de l’ampleur et renforcer sa résistance face aux projets de ceux qui, au pouvoir actuellement, menacent si gravement la stabilité du monde. Les membres de ce groupe doivent se retrouver et œuvrer de concert, en sachant bien qu’ils travaillent et s’expriment pour une majorité immense mais silencieuse, avec laquelle ils partagent une même aspiration à la paix et à la manifestation de la justice.
 
Les conditions de la paix
 
La paix ne surviendra que quand la justice régnera, quand le partage aura ouvert le cœur des hommes et y aura fait naître la confiance. Ainsi les hommes doivent-ils travailler et se prononcer haut et fort pour la justice et le partage, seuls susceptibles de mettre fin à leurs souffrances, au terrorisme et à la guerre. Nous, vos Frères aînés, sommes prêts à jouer notre rôle. Nous potentialiserons toutes les actions entreprises en faveur du bien commun. Nous n’attendons que l’opportunité de manifester notre force ; de vous aider à corriger les erreurs du passé ; de montrer aux hommes l’inutilité de la guerre. Nous prenons l’engagement de soutenir tous ceux qui réclameront la fin de la guerre, le retour de la raison et de l’équilibre dans les affaires humaines, la création de la justice et de la liberté pour tous.
 
Aidez-nous à vous aider. Aidez-nous à jouer notre rôle. Il nous tarde d’agir, comme toujours, en faveur du bien commun qui, à nos yeux, représente les meilleurs intérêts de tous les hommes. C’est pourquoi nous recommandons le partage ; c’est pourquoi nous conseillons la justice ; c’est pourquoi nous voyons dans la liberté et la paix le couronnement du partage et de la justice.
 
Travaillons ensemble pour sauver ce monde. Oublions nos différends dans l’intérêt de la race humaine. Faisons triompher le bon sens et amenons les hommes à comprendre qu’ils ont tous besoin de paix et de guérir un monde souffrant.
 
Justice et confiance

Beaucoup envisagent l’avenir avec appréhension, craignant que l’homme se soit égaré et qu’il soit trop tard désormais pour trouver le chemin de la paix. Nous recommandons une autre attitude. Nous savons que le sentier de la paix est facile à trouver, car il ne requiert que la création de la justice et de la confiance. Nous savons que seul le partage engendrera cette confiance et amènera l’homme à abandonner à la fois le terrorisme et la guerre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes répondront-ils au message de fraternité et de justice de Maitreya, enfin libérés des mirages de la peur et de la méfiance, prêts à façonner eux-mêmes un avenir de joie.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le grand canular ?

Nous publions dans l'encadré ci-dessous le texte d'un communiqué de presse adressé par notre rédaction, en décembre 2003, aux grands médias du monde entier.

Au fil des années, la revue Share International (en français, Partage international) a publié régulièrement les articles du Maître de Benjamin Creme. Loin de se cantonner aux sujets mystiques ou ésotériques, ce Maître de sagesse traite des problèmes concrets qui se présentent à l'humanité. Son dernier article projette une lumière nouvelle sur la situation mondiale. Il révèle les dangers résultant de la politique agressive de l'actuel gouvernement américain, politique qui a déchaîné des énergies destructrices du passé, et augmenté considérablement les tensions mondiales.

La capture de Saddam Hussein ? Une nouvelle à regarder de plus près

Dans un communiqué de presse que nous avons envoyé aux médias du monde entier le 8 avril 2003, nous avons informé ces médias que Saddam Hussein avait été blessé lors des premiers bombardements de l'Irak, le 20 mars 2003, et qu'il était mort deux jours plus tard de ses blessures.

On peut donc se demander qui vient d'être capturé par les forces américaines !

Selon nous, il ne peut en aucun cas s'agir de Saddam Hussein. Parmi les per­­sonnes susceptibles de le remplacer, il y en a au moins trois : deux de ses cousins et l'un de ses proches amis, qui présentent tous des traits physiques similaires. Il s'agit vraisemblablement du cousin de Saddam qui est apparu à la télévision irakienne, le 4 avril 2003, dans une séquence où il prenait un enfant dans ses bras, riait et faisait des signes à la foule. Son langage corporel était totalement différent de celui de Saddam. Il avait la base du nez beaucoup plus large, et présentait sur le front et les tempes des grains de beauté identiques à ceux de la personne qu'on vient d'appréhender. A l'époque, les commentateurs étaient tout disposés à mettre en doute l'identité de l'homme qui apparaissait sur cette bande vidéo. Aujourd'hui, l'on semble avoir opportunément abandonné tout questionnement et toute velléité d'enquête.

Les Américains prétendent que l'ADN des échantillons prélevés sur la personne appréhendée est apparenté à celui de Saddam Hussein. Comment le savent-ils ? A quoi comparent-ils ces échantillons ? De toute manière, s'il s'agit de l'un de ses cousins, il est évident que celui-ci présente des traits génétiques semblables. Depuis le début du conflit irakien, nous avons eu la preuve des mensonges du gouvernement américain en particulier au sujet des armes de destruction massive, ce qui n'encourage pas à croire aveuglément aux informations qu'il diffuse aujourd'hui.

Nous sommes persuadés que la vérité finira par éclater : l'homme désorienté et confus que l'on vient d'appréhender n'est pas Saddam Hussein, mais un sosie qui pourrait bien avoir sa place dans le cadre d'une intrigue visant à dissimuler aussi longtemps que possible la mort de Saddam au peuple irakien.

Communiqué de presse de Partage international, décembre 2003

Rappel de quelques déclarations de B. Creme déjà publiées dans notre magazine :

« D'après mes informations, Saddam Hussein a été grièvement blessé dans le bombardement de Bagdad du 20 mars 2003 et il est mort des suites de ses blessures. L'homme que l'on a pu voir récemment à la télévision irakienne est donc (et cela me paraît évident) un sosie jouant le rôle de Saddam Hussein. » [Partage international : mai 2003]

« Le gouvernement américain savait que les propositions irakiennes (notamment de se soumettre aux inspections concernant les armes de destruction massive) étaient crédibles mais il n'avait aucune intention de négocier avec Saddam Hussein et il le lui fit savoir. Il savait également que Saddam Hussein était atteint d'une maladie incurable et qu'il ne lui restait qu'environ un an à vivre. Les Américains étaient donc déterminés à provoquer « un changement de régime » pour être certains que leurs futurs besoins en pétrole seraient assurés, grâce à la mise en place d'un gouvernement fantoche. Après la mort de Saddam Hussein, une telle opportunité aurait pu ne pas se présenter et une intervention américaine n'aurait certainement eu aucune excuse. [Partage international, décembre 2003]

Toutefois, que ce soit un canular délibéré ou une simple erreur de la part de l'ad­ministration américaine, cela reste une colossale désinformation pour le monde entier. Le sujet est trop sérieux pour avoir été largement divulgué sans la moindre investigation préalable.   

Questions-Réponses 

Question. Les Américains affirment avoir capturé Saddam Hussein – comment être certain qu'il s'agit réellement de lui ?
Benjamin Creme. Il est clair pour nous (Partage international) que les Etats-Unis n'ont pas capturé Saddam Hussein. D'après nos informations, Saddam Hussein a été blessé le premier soir de la guerre, le 20 mars 2003, et il est décédé deux jours plus tard. L'homme récemment capturé est l'un de ses sosies, un cousin, qui ressemble à Saddam Hussein mais a plusieurs traits différents. Voir sur ce point précis notre communiqué de presse (encadré ci-contre).

Q. J'ai vu des reportages confirmant vos informations selon lesquelles Saddam Hussein était décédé peu après le premier bombardement. Mais les principaux médias et dirigeants du monde entier semblent l'ignorer. Est-ce délibéré ?
BC. Je crois que les principaux médias ont des doutes, en privé, mais ils obéissent à la politique du gouvernement américain pour ne pas « faire d'histoires ». Je suis certain que certains leaders ont de sérieux doutes, d'autres ne tiennent pas à creuser pour connaître la vérité.

Q. Comment se fait-il que les médias ne mettent pas en doute la validité de cette « capture » ?
BC. Pourquoi, en effet. Posez leur donc la question.

Q. Les militaires américains ont-ils monté toute l'affaire : en supposant que l'homme « capturé » soit un sosie de Saddam Hussein, a-t-il collaboré avec les Etats-Unis pour sembler se cacher et permettre ainsi sa « capture » ?
BC. Non. Il a été démasqué par un informateur avide de recevoir les 25 millions de dollars de récompense offerts par les autorités américaines. Les militaires (ou plutôt les agents de la CIA opérant dans l'armée) peuvent avoir pensé qu'ils avaient capturé Saddam Hussein. Mais je ne crois pas que les hauts responsables du gouvernement ignorent qu'ils ont capturé un sosie, qu'ils avaient, auparavant, lors de son apparition à Bagdad en avril, désigné comme tel.

Q. Les autorités américaines, au plus haut niveau, savent-elles qu'il ne s'agit pas de Saddam Hussein ? Existe-t-il un petit cercle fermé qui connaît la vérité et qui nourrit la propagande destinée aux médias et au monde entier ?
BC. Oui, je le crois.

Q. Si le supposé Saddam Hussein que l'on a « capturé » n'est pas le vrai, il semble certain que le gouvernement américain, y compris George W. Bush et le Pentagone prennent un énorme risque. Pensez-vous que leur mensonge sera découvert ?
BC. C'est un risque colossal, qui mon­tre combien ils désespèrent d'obtenir quelque succès au milieu du chaos qui règne en Irak. Je pense que ce nouveau mensonge sera découvert, tout comme celui d'avoir affirmé que les Etats-Unis étaient menacés par les « armes de destruction massive » de l'Irak.

Q. Quel est approximativement le nombre de responsables dans les différents gouvernements à savoir que l'homme
capturé n'est pas Saddam Hussein ? Ce groupe inclut-il Tony Blair, George W. Bush, Colin Powell, Donald Rumsfeld, Dick Cheney et tous les autres hauts responsables du gouvernement américain et du gouvernement britannique ?

BC. Tony Blair est hésitant je crois. Il est trop intelligent pour accepter cela tout simplement, mais il ne veut pas croire qu'il s'agisse d'un mensonge. Je crois que G. W. Bush, D. Rumsfeld et D. Cheney connaissent la vérité.

Q. Est-ce que Tony Blair sait que l'homme n'est pas Saddam Hussein ? Est-ce que par conséquent il ment au public britannique ?
BC. Je crois qu'il a (ou qu'il a eu) des doutes. Au fur et à mesure que le temps passe c'est plus facile pour les gens à accepter, d'autant plus que le « captif » est gardé hors de vue.

Q. Qui pourrait faire pression en faveur d'une enquête impartiale et d'une analyse des affirmations américaines au sujet de l'homme capturé ? Si ce n'est pas vrai, cela devrait être révélé. L'Onu devrait-elle exiger une enquête approfondie ?
BC. Oui. Non seulement l'Onu, mais les médias du monde entier. Si la vérité éclate, c'est sûrement ce qui arrivera.

Q. Les Etats-Unis avaient-ils un spécimen de l'ADN de Saddam Hussein avant sa capture ?
BC. Non. Ils l'ont comparé à l'ADN qu'ils avaient de ses fils décédés, ce qui n'est pas exact, mais « suffisamment exact » pour que des hommes désespérés puissent l'accepter. M. Rumsfeld a déclaré aux journalistes que « c'était le même ADN à environ 90 %, ce qui était suffisant ». L'ADN de l'homme capturé, un cousin, serait probablement le même à 70 % que celui de Saddam Hussein et celui des fils le même à 80 %.

Q. De l'argent a été trouvé dans la même cache : pas un montant énorme pour Saddam Hussein, mais suffisamment pour impressionner certaines personnes. Le vrai Saddam Hussein aurait sûrement eu un plan, un itinéraire et l'argent pour assurer son évasion.
BC. Bien sûr. Le pauvre sosie remplit loya­lement les instructions des fils de Saddam Hussein, pour continuer la mascarade aussi longtemps que possible. L'argent a été mis sur lui par ceux qui l'ont capturé. S'il avait eu autant de dollars, il aurait pu monnayer sa fuite d'Irak, si cela avait été son intention.

Q. Qu'arrivera-t-il au « captif » Saddam Hussein ? Quels sont les plans des Américains en ce qui le concerne ? S'il est jugé par un tribunal international des droits de l'homme comme celui de la Haye, aux Pays-Bas, la vérité n'émergera-t-elle pas ?
BC. Probablement, mais je pense qu'il est très improbable qu'il soit jugé à La Haye. Il est beaucoup plus vraisemblable qu'il soit livré au gouvernement fantoche irakien pour être jugé.

Q. Plusieurs personnes ont fait remarquer qu'elles avaient ressenti que l'état d'urgence élevé, « l'alerte orange », les rapports de menaces de terroristes, les avions retenus au sol, etc., n'était pas authentique, mais que tout cela faisait partie d'une campagne visant à faire peur. Ceci est-il exact ? Un gouvernement pourrait-il être assez machiavélique pour effrayer son propre peuple avec de fausses informations ?
BC. Je suis certain que les gouvernements américain et britannique ont fait monter la tension délibérément, mais je pense que c'est pour que les gens restent vigilants et en alerte plutôt que pour leur faire peur. Ils ont eux-mêmes vraiment peur.

Q. [1] Si le supposé Saddam Hussein est en fait un cousin, comme l'affirme Partage international, quelles ont pu être les motivations de ce cousin pour s'être caché et exposé lui-même à l'humiliation, à des poursuites et peut-être à une exécution à la place de Saddam Hussein ? [2] Tout ceci est-il une intrigue des Américains pour permettre au gouvernement Bush de marquer des points grâce à cette capture ?
BC. [1] Il a juré loyauté à Saddam Hussein pour aussi longtemps que nécessaire afin de maintenir le moral des supporters de celui-ci, toujours très nombreux en Irak. Savoir s'il ira jusqu'au bout – même jusqu'à une exécution – cela reste à voir. Ce sera peut-être le moment où la vérité de cette supercherie éclatera. [2] Bien sûr.




Home La réactualisation des rapports Brandt - première partie

Le monde selon Willy Brandt - 1/2

par James Bernard Quilligan

Dans ce numéro et ceux à paraître, Partage international publie une analyse de James Quilligan, sur les progrès accomplis depuis les Rapports Brandt de 1980.

En 1977, Willy Brandt a réuni un groupe d'anciens chefs d'Etat, et de personnalités mondiales éminentes, afin d'examiner les échecs de l'économie mondiale et les problèmes qui pesaient sur les pays en voie de développement.

Ancien Chancelier de la République fédérale allemande, W. Brandt avait reçu le prix Nobel de la paix en 1971 pour sa politique de détente entre l'Union soviétique et les pays alliés de l'Otan. Avec cette nouvelle commission destinée à améliorer les relations économiques Nord-Sud, W. Brandt espérait reproduire des avancées similaires à celles qu'il avait accomplies dans le cadre des relations Est-Ouest. La Commission indépendante sur les questions de développement international avait pour objectif d'établir un projet pour l'économie mondiale du XXIe siècle.

Le rapport de la Commission Brandt, qui s'intitulait : Nord-Sud : un programme pour la survie, a été publié en 1980.Un additif a suivi en 1983 sous le titre Crise internationale : la coopération Nord-Sud pour reconstruire le monde.

Dans le monde entier, une large publicité a été consacrée aux Rapports Brandt, qui ont également été l'objet de nombreux débats. L'ensemble de la communauté internationale s'est accordée pour dire qu'ils constituaient la première tentative significative pour établir une politique économique et énergétique mondiale. Avec plus d'un million d'exemplaires vendus, dans une vingtaine de langues, les Rapports Brandt représentent la meilleure vente de livres sur le développement international de l'histoire.

En introduction à l'ouvrage Nord-Sud, W. Brandt qualifie les relations Nord-Sud de « principal défi social de notre époque. Nous sommes persuadés que les deux décennies à venir seront déterminantes pour l'humanité. Nous voulons que tous les citoyens responsables du monde comprennent que nombre de questions internationales atteindront un seuil critique au cours de cette période. Mais nous soulevons également des problèmes qui devront être résolus bien avant la fin de ce siècle ». [Nord-Sud, 7]

Selon la Commission, le problème principal vient du fait que les pays développés dominent le système économique mondial à travers leurs institutions et leurs politiques commerciales, monétaires et financières. Les pays en développement, dont la plupart sont très pauvres et profondément endettés, sont ainsi économiquement dépendants des nations riches.

Afin de sortir de l'impasse, la Commission a publié un ensemble de recommandations audacieuses à l'attention des gouvernements, des agences internationales et du grand public. Elle a proposé une réforme de l'économie mondiale, combinée à une nouvelle approche des problèmes de développement, ainsi qu'un programme d'urgence pour éliminer la pauvreté dans les pays en développement.

« Les membres de la Commission sont issus des cinq continents. Ils viennent de pays aux systèmes politiques très variés, disposant chacun d'un passé et d'une vision de l'avenir qui leur sont propres. Pourtant, nous sommes tous convaincus que la communauté internationale doit adopter de nouvelles approches dynamiques à court et à long terme. Le débat entre le Nord et le Sud est ancien ; il est urgent que les deux parties travaillent à établir un programme d'actions afin de créer un ordre économique mondial équitable. Ce sera long et difficile, mais sa mise en œuvre doit débuter dès à présent afin de relever le défi du siècle prochain. » [N-S, 270]

Le monde prospère du XXIe siècle a-t-il encore besoin des Rapports Brandt ? Ses propositions sont-elles encore d'actualité ?

Le tableau de bord des propositions Brandt

La Commission Brandt a inclus une large gamme de sujets dans son ordre du jour international, démontrant ainsi leur interdépendance, et recommandant expressément que cette interdépendance soit désormais prise en compte dans toutes les discussions et tous les programmes. Depuis, la communauté internationale a largement eu le temps nécessaire pour y apporter des réponses. Il est temps de faire le point sur les progrès réalisés – par des résultats mesurables fournissant un aperçu de la destinée probable du monde.

Les paragraphes suivants reprennent les principales questions traitées par la Commission Brandt, et fournissent une évaluation de ses propositions. Une note est également attribuée dans chaque domaine, afin que chacun prenne connaissance des avancées que nous avons accomplies depuis vingt ans dans la réalisation des objectifs Brandt. Cette note est indiquée en fin de paragraphe.

La faim

Lorsque Nord-Sud a été publié, le monde comprenait quelques 500 à 600 millions de personnes affamées ou souffrant de malnutrition, condamnées à subir des déficiences physiques, ou à mourir littéralement par manque de nourriture. « Cette situation est intolérable, déclarait W. Brandt. L'idée d'une communauté de voisins n'a que peu de signification si l'on permet à cette situation de perdurer, si la faim est considérée comme un problème marginal avec lequel l'humanité peut composer. » [N-S, 90]

Les Rapports Brandt ont demandé la mise en place immédiate d'un programme d'aide alimentaire d'urgence assorti d'un mécanisme de financement, ainsi que l'accroissement des réserves alimentaires mondiales.

Les pays en voie de développement sont hautement dépendants des importations alimentaires. Pour qu'ils parviennent à l'autosuffisance alimentaire, il est indispensable de mettre en œuvre des programmes alimentaires et agricoles, tout comme il est essentiel d'accroître l'irrigation et l'utilisation des engrais appropriés, ou encore d'accentuer la recherche agricole et d'engager des réformes agraires, afin de favoriser un développement rural qui s'accompagne d'une progression des emplois et d'une augmentation des revenus locaux. La Commission Brandt affirmait que le développement économique passe par des réformes agraires et des programmes alimentaires.

De plus, il est nécessaire de créer un filet de sécurité pour s'assurer que les pays pauvres ne souffrent pas de ruptures, lorsque leur production nationale se révèle déficiente. La Commission a proposé la création de réserves alimentaires, ainsi que différentes mesures financières, afin de renforcer la production alimentaire mondiale et soutenir les prix. Elle a aussi préconisé la création d'un organisme centralisateur afin de coordonner la distribution alimentaire, à destination des pays les plus pauvres en particulier.

« Il revient à l'humanité d'éradiquer la faim et la maladie sur le chemin qui la mène vers le nouveau millénaire – afin de déjouer les pronostics de ceux qui affirment que nous devrons affronter le désespoir de centaines de millions de personnes souffrant de la faim et de maladies préventives à l'aube du XXIe siècle. » [N-S, 15]

Malgré le travail des ONG qui fournissent des programmes d'assistance alimentaire, malgré les efforts de gouvernements et de nombreuses organisations pour soulager les victimes de désastres, la communauté internationale n'a apporté aucune réponse en mesure d'endiguer significativement la famine et la malnutrition dans le monde. L'aide alimentaire internationale a progressé de manière significative jusqu'en 1992, mais elle n'a cessé de chuter depuis.

L'aide alimentaire est à son plus bas niveau depuis vingt ans, et on ne voit poindre aucun programme pour soulager la faim dans le monde. Des millions de paysans sont contraints à l'exode par les grandes entreprises agro-alimentaires. Des champs, autrefois cultivés pour la production alimentaire locale sont désormais utilisés pour produire l'alimentation animale ou cultiver des céréales destinées à l'exportation. Comme les agriculteurs sont obligés de produire pour le marché international, les produits de l'agriculture locale sont introuvables sur les marchés locaux, privant ainsi des millions de personnes aux faibles ressources des moyens de leur autosuffisance et de leur autonomie.

La distribution équitable de la nourriture reste un rêve lointain en ce début de XXIe siècle. Nous n'avons pas mis un terme à la faim sur la planète. Au contraire, ils sont aujourd'hui un milliard à souffrir de la famine et de la malnutrition, et plus d'un milliard à manquer d'eau potable. Les produits de première nécessité sont distribués en fonction du pouvoir d'achat, et non en fonction des besoins.

Dans l'économie mondiale moderne, la surproduction et la famine coexistent. Comme le disait W. Brandt : « Moralement, cela ne fait aucune différence si un être humain meurt par la guerre ou bien s'il est condamné à mourir de faim à cause de l'indifférence des autres. » [N-S, 16]

Dans un monde d'abondance aux richesses extraordinaires, ces vies perdues sont indiscutablement la grande tragédie de notre époque, un crime par négligence, dont nous sommes tous complices. [Note : F]

La pauvreté

La cause sous-jacente à la faim est la pauvreté. En 1980, il y avait 800 millions de pauvres survivant en marge de la société, luttant pour obtenir le strict minimum. Les Rapports Brandt ont préconisé un programme d'urgence en faveur des pays les plus pauvres. La Commission Brandt a en particulier proposé un programme international pour bâtir des logements adéquats, favoriser l'accès aux soins et aux médicaments, éradiquer la maladie, accroître l'accès au crédit, soutenir l'industrialisation, construire des moyens de transport et des infrastructures, développer l'énergie solaire, améliorer la gestion des sols et de l'eau, reboiser, réformer l'exploitation des terres et des ressources minérales, créer des emplois pour les sans terres et engager des réformes agraires. De surcroît, les Rapports Brandt ont appelé à un « transfert de ressources » massif au bénéfice des pays pauvres, incluant nourriture, assistance, énergie et technologie.

« La plupart des gens vivant au Nord, n'ont pas la moindre idée de l'étendue de la pauvreté qui frappe le tiers monde, ni des formes qu'elle prend. Dans les pays les plus démunis, des centaines de millions de personnes ont pour unique préoccupation de survivre et de pourvoir à leurs besoins les plus élémentaires. Pour eux, il n'y a généralement pas de travail. Ou bien ils travaillent, pour une maigre pitance, dans des conditions souvent intolérables. Les habitations sont en matériaux éphémères et n'ont ni adduction d'eau, ni équipement sanitaire. L'électricité est un luxe.

Les services de santé sont disséminés, et dans les zones rurales, ils sont fréquemment trop éloignés pour s'y rendre à pieds. Les écoles primaires, lorsqu'elles existent, peuvent être gratuites et relativement proches, mais les enfants sont réquisitionnés pour travailler et ils ne peuvent que difficilement se rendre à l'école. » [N-S, 49]

« L'accès aux soins, le progrès social et économique doivent avancer conjointement si nous voulons atteindre notre objectif pour l'an 2000. »[N-S, 16]

Bien que de la liberté politique se soit répandue dans le monde, la communauté internationale aucunement pris en compte les droits de l'homme des pauvres. En deux décennies, la pauvreté a plus que doublé. Un milliard d'individus ne reçoivent aucune éducation. Un milliard ne disposent d'aucun abri permanent. Près de trois milliards manquent d'équipement sanitaire. Au total, 1,8 milliard de personnes vivent actuellement dans la pauvreté la plus absolue, selon les normes établies par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), pour fixer les besoins minimum de l'être humain.

Le coût réel pour éradiquer la pauvreté au niveau mondial est bien inférieur à ce que les gens croient généralement. A la fin des années 1990, le Pnud a dressé le budget annuel des dépenses requises pour un programme international de lutte contre la pauvreté. Ce budget comprenait neuf milliards de dollars pour l'eau et les équipements sanitaires, six milliards de dollars pour l'éducation, et quelque 13 milliards de dollars pour la santé et l'alimentation. D'autres estimations, établies par la Banque mondiale, avancent qu'un programme complet exigerait un budget d'environ 80 milliards de dollars par an – soit 10 % des dépenses militaires mondiales annuelles.

Etrangement, la satisfaction des besoins essentiels n'apparaît pas comme un droit fondamental reconnu aux masses. Certes, nombreux sont les gouvernements, les ONG, les agences publiques d'aide et, surtout, les diverses agences des Nations unies, qui apportent une contribution non négligeable. Toutefois, il n'existe aucun effort systématique pour éliminer globalement la pauvreté. Les conditions du travail et de l'emploi dans les pays en voie de développement sont, pour l'essentiel, définies par les entreprises étrangères. Tandis que l'infrastructure a parfois été améliorée, les pauvres ne disposent toujours pas des produits de première nécessité, ni d'accès aux soins, ni de conditions de travail supportables, ni de salaires décents, ni de pouvoir d'achat. Les pays en développement accusent également un retard considérable en ce qui concerne la recherche médicale, les télécommunications et les technologies de l'information. Nous avons un besoin urgent de programmes pour l'alimentation, le logement, la santé et l'éducation. Il faut alléger la bureaucratie afin de s'assurer que les ressources parviennent directement aux personnes démunies, sans être filtrées par des administrations tatillonnes ou des gouvernements corrompus.

Pour coordonner un programme d'aide de grande envergure, la supervision devrait en être confiée à la Banque mondiale, à condition qu'elle soit réformée, ainsi qu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres agences des Nations unies. Des projets nationaux pourraient s'y adjoindre, sous la supervision d'un conseil de représentants des pays développés et du tiers monde. En quelques années seulement, ce tiers monde pourrait être totalement transformé, si les pays riches en prenaient l'initiative. [Note : F]

La population

Le problème de la croissance démographique est étroitement lié à la pauvreté, et son impact affecte gravement la qualité de vie dans les pays en développement. La pauvreté génère un fort taux de natalité, et cette démographie galopante surenchérit la pauvreté.

Au début du XXe siècle, la population mondiale frôlait les deux milliards. Elle a triplé au cours des cent ans qui ont suivi. Au cours des quatre dernières décennies du siècle écoulé, le rythme de l'explosion démographique s'est ralenti – de 2,1% dans les années 1960 à 1,3 % en l'an 2000 – et le taux de natalité continue de chuter dans nombre de pays développés. Toutefois, 1,7 milliard de personnes sont venues grossir les rangs de l'humanité entre 1980 et 2000, et plus de 90 % d'entre elles sont nées dans le tiers monde.

Les Rapports Brandt ont réclamé une assistance internationale plus soutenue afin de fournir des programmes démographiques nationaux. Ces programmes permettraient d'offrir des services gratuits de planning familial aux femmes dans les pays pauvres. La Commission Brandt a noté que le planning familial a bien fonctionné dans les pays en voie de développement, mais seulement lorsqu'existe préalablement un niveau d'éducation et de solidarité élémentaires, un faible taux de mortalité infantile, et quand les femmes disposent d'un statut social reconnu.

La croissance de la démographie mondiale a d'autres conséquences. Nombre de personnes sont contraintes de quitter leur terre natale devenue trop peuplée et trop pauvre. Les Rapports Brandt ont préconisé un traitement équitable des travailleurs immigrés, ainsi qu'une plus grande coopération internationale sur les politiques d'émigration et d'immigration. Willy Brandt a également suggéré que les nations renforcent le droit d'asile et la protection légale des réfugiés, et qu'elles étendent les engagements internationaux au relogement des réfugiés.

La Commission Brandt était particulièrement préoccupée par l'expansion rapide de la population dans les pays en développement, qui « aggrave la difficulté de fournir l'aide alimentaire, les emplois, le logement, l'éducation et les services de santé, et d'atténuer la pauvreté absolue, de faire face à des besoins financiers et administratifs colossaux générés par une urbanisation galopante. » [N-S, 106]

 Dans les pays à forte progression démo-graphique, la moitié des investissements et des fonds de développement sont consacrés à empêcher l'aggravation des conditions de vie. La démographie galopante favorise également l'illettrisme et le chômage.

L'accès à l'éducation et à l'emploi est particulièrement ardu pour les membres des familles rurales, dont les enfants doivent aider aux travaux de la ferme dès leur plus jeune âge. Les familles moins nombreuses offrent plus de chances aux mères et aux filles de recevoir une éducation, et une opportunité plus grande pour les pères et les fils de trouver un travail en dehors de la structure familiale.

Cette pression démographique affecte également les économies des pays riches, car elle recèle une possibilité d'expansion des marchés. La question clé est de savoir si la planète possède la capacité à continuer de soutenir le niveau actuel de consommation humaine, compte tenu du taux de croissance de la population. Le rythme de cette croissance, associé à l'augmentation des capacités de production, pourrait entraîner à l'avenir une formidable expansion de l'économie mondiale – en considérant toutefois que ces nouveaux consommateurs potentiels puissent jouir d'un revenu suffisant pour s'offrir les produits mis sur le marché. Il faut aussi supposer que soient adoptées des politiques en faveur du développement durable et de la préservation de l'environnement, avant que l'impact de la surpopulation sur les ressources planétaires ne menace le développement et même la survie des générations futures, et même de la nôtre.

Des progrès importants ont été accomplis depuis 1980. Les Nations unies, en collaboration avec de nombreuses agences nationales de développement, des universités et des organismes privés, ont mené à bien des programmes internationaux dans les domaines des moyens de communication, de l'éducation et du planning familial, afin de stabiliser la croissance de la population mondiale. Néanmoins, malgré l'efficacité indéniable des programmes de contrôle démographique, une coordination bien plus grande est nécessaire dans un contexte d'expansion mondiale. Les Nations unies constituent l'entité logique pour diriger les opérations, mais le travail ne sera réellement efficace que s'il s'inscrit dans le cadre d'un plan global multilatéral destiné à éliminer la pauvreté et à promouvoir le développement. [Note : C]

Les femmes

Historiquement, les femmes ont rencontré des obstacles phénoménaux sur toute la planète, bien que les conditions avaient déjà quelque peu changé dans le monde développé en 1980. La Commission Brandt était particulièrement préoccupée par le statut de la femme dans les pays en développement, où elles subissent les inégalités doublement : en vivant dans une société paupérisée, tout en souffrant de la discrimination sexuelle. La Commission a recommandé l'égalité de l'accès à la nourriture, à l'éducation, la formation, l'emploi, la propriété foncière, le crédit et les opportunités d'affaires pour les femmes dans les pays du tiers monde. De plus, des programmes favorisant les combustibles alternatifs, l'eau potable et des centres de soin de proximité, pourraient aider à résoudre certaines de ces déficiences sociales, en réduisant les corvées ménagères et en laissant aux femmes plus de temps pour leur développement personnel.

« Toute définition du développement est incomplète si elle n'intègre pas la contribution des femmes, ainsi que les répercussions du développement sur leur vie. Toutes les politiques et tous les projets de développement ont un impact sur les femmes et ne peuvent réussir sans le travail des femmes. Pour un développement juste, il est urgent d'adopter des mesures qui donneront aux femmes un accès à de meilleurs emplois ; qui réduiront les tâches exténuantes auxquelles des centaines de millions d'entre elles sont soumises dans leurs occupations domestiques et agricoles ; et qui distribueront plus équitablement entre les sexes les opportunités pour un travail créatif et le progrès économique. » [N-S, 59]

Plus de vingt ans après la publication des Rapports Brandt, les femmes ne bénéficient toujours pas d'un traitement équitable dans le développement. Quelle que soit la région du monde, et particulièrement dans les pays pauvres, chaque jour des jeunes filles sont exclues des écoles. A l'aube du siècle nouveau, 543 millions de femmes, vivant dans les pays en voie de développement, étaient répertoriées comme étant fonctionnellement illettrées, en comparaison de 311 millions d'hommes.

Les programmes de développement économique nationaux sont focalisés sur l'homme, qui est le chef traditionnel du foyer. Les avantages secondaires des programmes de développement sont ensuite supposés atteindre les femmes au foyer et les enfants. Privées d'éducation et des avantages directs des projets de développement, les femmes reçoivent peu d'incitations positives pour stimuler leur dignité personnelle et leur autosuffisance.

L'égalité de statut, d'opportunités et de salaire pour un travail égal, reste l'objectif tangible du mouvement féministe dans les pays développés ; tandis que dans le tiers monde où elles se trouvent, ces idéaux semblent totalement inaccessibles. Dans les pays du tiers monde, les femmes sont les plus pauvres d'entre les pauvres. Là où l'autorité et l'information restent aux mains des hommes, la contribution des femmes est sous-évaluée, tant en terme de salaire qu'en valeur reconnue. Pour combler les inégalités économiques entre le Nord et le Sud, il faut commencer par émanciper les femmes et mettre un terme aux disparités entre les sexes. Sur ce front, toutes les sociétés ont un long chemin à parcourir. [Note : D-]

L'aide

Nord-Sud préconisait un effort multilatéral afin de fournir l'aide aux pays en voie de développement à travers les institutions internationales. Il avançait l'idée que l'aide nationale au développement ne soit pas transférée directement d'une nation à l'autre, mais soit plutôt mise en commun au niveau international, de sorte que les bénéfices de cette aide soient plus continus et prévisibles, et qu'ils soient équitablement répartis entre les pays. La Commission Brandt pressait également les pays riches de porter progressivement le niveau de leur contribution à l'aide au développement à hauteur de 0,7 % du produit national brut dans un premier temps, et jusqu'à 1% avant l'an 2000.

« Nous croyons que les pays riches doivent continuer à accorder une attention toute spéciale aux pays les plus démunis afin de les aider à s'aider eux-mêmes. Ils devraient intensifier leur aide, et la diriger intelligemment et efficacement, vers les domaines critiques de l'écologie. Ils devraient fournir une assistance d'urgence qui vienne s'ajouter aux programmes à long terme, et qui ne constitue pas l'essentiel de leur aide comme c'est le cas à présent. » [N-S, 88]

En 1951, les pays développés consacraient environ 1% de leur produit national brut (PNB) au titre de l'aide internationale. A l'heure du nouveau millénaire, ces transferts sont tombés à 0,21% du PNB. De surcroît, l'aide au développement manque fondamentalement de coordination à l'échelle mondiale. Il est urgent de créer une nouvelle institution – une sorte de version restructurée de la Banque mondiale – qui gère les partenariats entre les nations et les institutions, et dispense l'aide équitablement.

Des progrès ont été accomplis dans le domaine de l'aide aux victimes du sida, à l'image des efforts consentis par le secrétaire général des Nations unies pour mener un programme efficace de lutte contre cette maladie mortelle. Le sida a tué 16 millions de personnes depuis 1980, et en affectaient 34 millions d'autres en 2001, dont 95 % dans les pays en voie de développement.

L'aide au développement international, qui s'élève à l'heure actuelle à 57 milliards de dollars, est, pour l'essentiel, distribuée de pays à pays, et souvent conditionnée à des accords politiques et commerciaux.

Nombreuses sont les nations et les organisations qui octroient des dons généreux, en particulier dans le domaine de l'aide aux pays victimes de désastres. Trop souvent cependant, les dons privés, qui consistent surtout à se débarrasser de vieux produits, sont effectués en retour de crédits d'impôts. Un autre problème vient du fait que des fonctionnaires corrompus des pays en développement s'approprient fréquemment les transferts de l'aide internationale. D'un autre côté, les accusations de gaspillage, de fraude et d'abus, ont souvent fourni une excuse facile aux pays développés pour justifier la limitation du montant qu'ils sont prêts à dispenser au titre de l'aide internationale.

En 2001, le président G. Bush a pro-posé d'utiliser la moitié de l'aide apportée par la Banque mondiale sous forme de subventions directes, au lieu de prêts à faible taux d'intérêt, mais cette idée a été rejetée par les autres pays du G7 qui ont argumenté que la Banque mondiale verrait ainsi ses réserves diminuées sans être reconstituées. En 2002, les Etats-Unis ont proposé d'accroître leur propre aide de 10 milliards de dollars entre 2004 et 2006. Et l'Union européenne s'est également engagée à augmenter son aide de 25 milliards de dollars d'ici 2006, bien que ces deux promesses soient sujettes à toutes sortes d'échappatoires. Pour bénéficier de cette nouvelle assistance au développement, les pays récipiendaires sont assujettis à mettre en œuvre des réformes constitutionnelles, politiques et économiques, qui satisfassent les gouvernements donateurs et les marchés des capitaux. Mais aucun accord n'a été conclu sur la manière dont ces réformes seraient évaluées, et les pays en développement n'ont pas été conviés au moindre échange ou dialogue concernant la question des critères d'éligibilité à ce surplus d'aide. Selon certains observateurs, fonder l'éligibilité à l'aide internationale sur la capacité de l'économie locale à se conformer aux normes rigoureuses du marché mondial constitue une régression, alors que les pays pauvres ne peuvent même pas faire face aux besoins de leur propre population en terme de développement économique.

Les pays riches attirent souvent l'attention sur leurs largesses humanitaires, mais l'aide transférée vers les pays plus pauvres est en fait plutôt réduite en comparaison du paiement de la dette qui afflue dans l'autre sens. Les pays pauvres continuent à subventionner les pays riches.

Le total des subventions, du commerce, des crédits, des investissements privés directs et des prêts en provenance des pays riches, compte pour moins de la moitié des paiements en principal et intérêts que le tiers monde finit par payer en retour.

Fondamentalement, ce que l'on appelle « l'aide », est un prêt avec intérêt et l'investissement initial est souvent remboursé deux ou trois fois aux pays riches – un flux négatif de transfert d'argent des pays pauvres vers les nations aisées. Dans les faits, l'aide représente une gratification des pays développés pour importer ensuite des produits à faible prix en provenance de pays en développement contraints d'accroître leurs échanges internationaux afin de rembourser leurs prêts. [Note : D-]

La dette

Nord-Sud notait qu'en 1980, l'endettement total des pays les moins développés dépassait 700 milliards de dollars. L'essentiel de cette dette est due à des banques internationales situées dans les pays développés. Les Rapports Brandt ont appelé les créanciers à accorder des termes plus justes aux débiteurs, ainsi qu'à adopter un programme visant à réduire ou supprimer les dettes des pays pauvres envers les pays riches, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, et divers autres organismes multilatéraux prêteurs.

Comme l'a souligné la Commission Brandt, l'annulation de la dette publique marquerait un tournant historique dans le développement international. Les pays pauvres pourraient briser le cercle vicieux qui consiste à emprunter, produire pour l'exportation, générer un excédent commercial, obtenir des devises, et rembourser leur dette. Au lieu d'être détournés en vue de payer la dette, les revenus de l'exportation pourraient être utilisés pour accroître l'investissement et importer de nouvelles technologies afin d'améliorer la productivité. De même, moins les pays du tiers monde seront contraints de concurrencer d'autres pays en voie de développement pour l'exportation, plus les prix pourront monter sur le marché mondial du textile, des produits alimentaires et des matières premières. Ce changement se traduirait par des salaires plus élevés, un pouvoir d'achat accru, un appétit régénéré pour les produits du marché, des taux d'intérêt stables et des revirements moins dramatiques dans les comptes de leur balance des paiements. En inversant le flux net du capital transféré vers les économies développées par le mécanisme de l'annulation de la dette, les pays pauvres pourraient jouir de la possibilité d'un développement et d'une croissance réels.

Vingt ans après, on ne constate aucun changement fondamental dans les politiques de prêts accordés aux pays sous-développés qui, de ce fait, restent lourdement dépendants des exportations et du commerce extérieur. Les revenus en devises et les ressources nationales qui pourraient être canalisés dans des programmes répondant aux besoins fondamentaux des citoyens, sont encore employés à payer le service d'une dette extérieure colossale. Le fardeau de la dette dans les pays les plus pauvres est effarant. Nombre de pays africains, par exemple, versent en intérêts sur la dette quatre fois plus que le budget cumulé qu'ils consacrent à la prévention de la maladie, à la santé et à l'éducation de leur population. Le paiement annuel de la dette extérieure est supérieur au revenu national dans les 30 pays les plus pauvres du monde ; et il l'égale dans 20 autres pays. Sous le régime monétaire mondial actuel, ces économies sont étranglées par la dette et n'ont aucune possibilité de s'épanouir. De nouveaux prêts sont contractés dans le seul but de pouvoir rembourser les créanciers actuels.

Les conditions d'austérité exigées par le Fonds monétaire international (FMI) pour l'octroi de prêts au développement – connues sous le nom de programmes d'ajustements structurels – ont abouti à multiplier les fractures sociales dans les pays pauvres. Les exigences du FMI ont entraîné des coupes sombres dans les dépenses des gouvernements pour la santé et l'éducation, ainsi que des licenciements d'employés du secteur public, une dépréciation des actifs nationaux et une dévaluation des devises locales.

Dans de nombreux cas, les politiques du FMI ont indirectement conduit à la conversion de terres locales au profit de vastes cultures céréalières destinées à l'exportation, d'exploitations d'aliments pour bétail, ainsi qu'à un déboisement massif et à un vaste exode rural des régions défavorisées, tandis que les paysans sont chassés des terres de leurs ancêtres.  

Alors que la Commission Brandt considérait que la question de la rémission de la dette devait être mise à l'ordre du jour international, seul un petit groupe de pays riches et de grandes banques ont répondu favorablement. En dehors de quelques velléités occasionnelles visant à différer les échéances de paiement d'un pays, aucune réforme significative n'a été entreprise. Heureusement, la question de l'annulation de la dette a été prise à cœur par une nouvelle génération d'activistes, et leurs voix se fait entendre.

En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont concédé qu'une partie de la dette du tiers monde devait être éradiquée. En 2000, ces deux organisations ont annulé pour 220 milliards de dollars de dettes pour 22 des pays les plus pauvres de la planète, un montant inférieur à la moitié de leur endettement. Cependant, certaines conditions assorties à cette annulation – exigeant des pays qu'ils maintiennent un taux d'exportation élevé pendant de nombreuses années – se montreront coûteuses et hautement irréalistes. A l'arrivée, il n'y a pas eu de réelle annulation de la dette, mais plutôt un allongement de la période de remboursement des prêts.

En 1999, répondant à des pressions similaires, des représentants du G7 – Italie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Japon, Canada et Etats Unis – ont proposé une réduction de la dette, détenue sur les 33 pays les plus pauvres, la plupart en Afrique, de l'ordre de 127 milliards de dollars. Cette mesure devait être financée par la vente de 10 millions d'onces d'or prélevées sur les réserves du FMI. Après avoir essuyé une rafale de protestations de la part des pays producteurs d'or, ainsi que du Congrès américain, ce plan d'éradication de la dette a été rejeté. De même, la proposition du président Clinton, visant à annuler 100 % de la dette détenue par les Etats Unis sur les pays les moins avancés, n'a jamais reçu l'aval du Congrès.

La dette du tiers monde frôle les 3 000 milliards de dollars et menace de plonger l'économie mondiale dans une récession de longue durée, alors que les pays pauvres continuent à connaître des difficultés majeures pour honorer leurs paiements. Le remboursement de cette dette est impossible. Insister en ce sens est pure folie et condamne les pays déshérités à la misère permanente, et rapproche l'échéance qui verra un réajustement, peut être rapide et brutal, des finances mondiales. [Note : D-]

L'armement

Les rapports Brandt ont souligné l'énorme gaspillage de ressources que constituent les dépenses en armement. Nord-Sud a recommandé de convertir la fabrication d'armes en production civile, d'accroître les forces de maintien de la paix des Nations unies, de réduire les exportations d'armes, et d'imposer une taxe sévère sur le commerce des armes – dont le produit pourrait être consacré au développement international. La commission Brandt a également émis le souhait d'une plus grande transparence dans le commerce des armes, afin que la communauté internationale puisse identifier clairement qui produit, vend et achète des armes dans le monde. En 1980, alimentées par les tensions entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, les dépenses militaires mondiales approchaient les 450 milliards de dollars par an. A ce jour, bien après la fin de la Guerre froide, ces dépenses atteignent 800 milliards de dollars. En comparaison, la Banque mondiale estime que le coût annuel d'un programme capable de répondre aux besoins des pays en développement en matière d'alimentation, d'approvisionnement en eau, d'équipement sanitaire, de santé et d'éducation, serait d'environ 80 milliards de dollars.

« Le problème, expliquait Brandt, est de réduire la demande d'armes afin que les ressources disponibles puissent être réorientées avant qu'elles ne soient transformées en armement. Il serait cependant simpliste de croire que les économies dégagées grâce à la réduction des dépenses militaires seraient automatiquement converties en aide au développement. De nouvelles priorités économiques et politiques sont aussi requises. » [N-S, 123]

Nombreux sont ceux qui pensent que le monde a laissé passer une opportunité sans égale en faveur de la démilitarisation au début des années 1990, lorsque la Guerre froide a pris fin. L'industrie, les ressources, le capital, la recherche et la main d'œuvre consacrées à l'armement auraient pu être réorientés vers la production d'équipements et de technologies indispensables à l'éradication de la faim et de la pauvreté, et pour remettre les pays pauvres sur les rails du développement. Mais les propositions visant à transformer les usines d'armes en fabriques pacifiques, et les budgets militaires en dividendes de paix, firent long feu. Les ventes d'armes publiques et celles du privé légalement autorisées ont suivi l'explosion des échanges commerciaux internationaux. A l'aube du XXIe siècle, les dépenses militaires pèsent encore lourdement sur les économies de tous les pays, les privant de ressources potentielles au service du développement. Au rythme actuel de leur croissance, les dépenses militaires mondiales dépasseront les 1 000 milliards de dollars dans quelques années. [Note: F]

La sécurité

La commission Brandt s'est également fait l'avocat d'un nouveau concept de sécurité. L'un des membres de la commission, l'ancien premier ministre suédois Olof Palme, a présidé la Commission indépendante sur les questions de désarme-ment et de sécurité. Dans son rapport intitulé Sécurité commune, paru en 1982, la commission Palme a suggéré de transformer la notion de sécurité militaire grâce à un accroissement de la coopération inter-nationale, une meilleure transparence, le désarmement, ainsi qu'une politique de reconversion et de démilitarisation.

A l'époque, W. Brandt avait déclaré : « Nous ne pouvons qu'ajouter notre voix au vœu ainsi formulé : qu'un désarmement authentique soit entrepris, en tant que priorité absolue à l'action internationale, afin de débarrasser le monde de l'insécurité grandissante liée à la prolifération des armes, et de leur coût inacceptable, qui représente désormais une menace sérieuse pour les pays industrialisés ou en développement. » [CC, 38]

Traditionnellement, la notion de sécurité est associée au droit souverain d'un gouvernement à se préserver de menaces extérieures. L'autodéfense est peut-être un privilège national légitime, mais elle entraîne souvent des conséquences internes malheureuses lorsque des gouvernements invoquent la « sécurité nationale » comme prétexte pour déstabiliser voire anéantir leur propre population. Comme l'a souligné le rapport Brandt, il faut reconsidérer la sécurité en pensant aux populations. Le concept de sécurité purement défensif devrait être étendu à la faim, la maladie, la pauvreté, les pressions écologiques, la répression et le terrorisme, qui tous menacent la sécurité humaine autant que la provocation militaire.

La commission Brandt a relevé que de nombreux pays en voie de développement achètent des armes plus par peur qu'en raison de réelles menaces à leur sécurité. En outre, elle observait que « les importations massives d'armement requièrant une infrastructure dimensionnée en con-séquence, absorbent une large fraction de la main d'œuvre qualifiée. Elles impliquent également une augmentation du volume du commerce extérieur, afin de financer les importations nécessaires à l'entretien et la maintenance des armes, contribuant ainsi à accroître le fardeau de la dette ». [N-S, 121-22]

« Si seulement une fraction de l'argent, de la main d'œuvre et de la recherche actuellement orientés à des fins militaires était consacrée au développement, les perspectives d'avenir du tiers monde seraient totalement différentes. » [N-S, 117]

« Il ne subsiste aucun doute dans mon esprit : seule la fin de la course aux armements, qui a atteint un rythme effarant, même dans les pays en développement, nous laissera une chance de surmonter la crise actuelle et la terrible confusion politique et économique dans laquelle sombrent nos sociétés. » [CC, 8]

Des avancées majeures ont été accomplies dans le domaine du désarmement, grâce au traité de Non-prolifération (1968), au traité Antimissile balistiques (1972), et aux traités sur la Réduction des armes stratégiques (1991 et 1993). Le traité sur l'interdiction des essais nucléaires et les conventions sur les armes chimiques et biologiques sont toujours l'objet de négociations, et de nombreux progrès ont été accomplis.

Nombreux sont ceux qui soutiennent le concept d'une sécurité mondiale étendue et humaniste, mais la majorité des nations ne sont pas prêtes à accepter et mettre en œuvre un plan commun.

Seule une sécurité considérée d'un point de vue collectif peut garantir la sécurité nationale et générer le climat propice au développement économique. Parallèlement, le recours à la force militaire et aux armes conventionnelles ne peut se justifier que dans de réelles situations de défense nationale, ou bien d'actions entreprises sous l'égide des Nations unies. Les armes de destruction massives, nucléaires, chimiques et biologiques, ne devraient jamais être employées pour se défendre, et devraient être éliminées de la surface du globe aussi vite que possible. A l'évidence, les nations sont loin d'atteindre ces objectifs, et toutes souffrent de l'absence d'une paix durable. [Note : F]

( suite dans le prochain article )


Système d'évaluation
Les notes indiquées sont décroissantes de A à E, et se rapportent à l'efficacité des actions entreprises, des progrès atteints, par rapport aux objectifs Brandt publiés il y a vingt ans.
Bien que le système américain d'évaluation académique soit sujet à quelques variantes, les notes attribuées aux étudiants se décomposent généralement ainsi :
­­­A : entre 94 et 100 %
B : entre 85 et 93 %
C : entre 76 et 84 %
D : entre 70 et 75 %
F  : entre    0 et 69 %




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Le monde selon Willy Brandt - 2/2

par James Bernard Quilligan

L'énergie et l'environnement

La commission Brandt a préconisé de réduire la dépendance vis-à-vis des combustibles non renouvelables, et elle a également recommandé l'adoption d'une stratégie énergétique transnationale.

Les rapports Brandt ont également suggéré l'émission de crédits et de subventions visant à stimuler le développement des énergies non fossiles solaires et éoliennes. W. Brandt avait remarqué que l'interdépendance économique, la production énergétique, et la préservation, étaient des questions d'importance vitale pour tous les pays. « Toutes les régions du monde subissent les conséquences des sérieuses dégradations de l'environnement, de la raréfaction des ressources naturelles, et de la pollution du sol, de la mer et de l'air. La biosphère est notre héritage commun et elle doit être préservée par la coopération, sinon la vie elle-même risque d'être menacée. » [N-S, 72-73]

La commission Brandt avait réuni le premier panel mondial indépendant à examiner les liens entre l'environnement et le développement international. Le rapport Brundtland de 1987, Notre avenir commun, publié par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, ainsi que le sommet de Rio en 1992 (Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement) prolongèrent les propositions Brandt, plaçant le modèle de « durabilité » au centre de toute planification internationale de développement. Plu-sieurs initiatives émanèrent du Sommet de Rio, dont un projet à long terme visant à infléchir le réchauffement planétaire.

Depuis la fin des années 1980, de nombreux scientifiques ont expliqué que les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère, ce qui accroît la température du globe. Le protocole de Kyoto de 1997 visait à amener 37 pays industrialisés à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone à un niveau de 5,2 % inférieur à celui de 1990, en l'an 2012. Par la suite, un accord pionnier a été signé en 2001 par 178 pays, lors d'une séance de négociations présidée par Jan Pronk, ministre de l'Environnement des Pays-Bas, et membre ex-officio de la commission Brandt. Ce traité exige des pays industrialisés qu'ils réduisent leurs émissions de gaz responsables du réchauffement planétaire. L'une des clauses de l'accord concernait le commerce des droits d'émission, qui permet aux pays qui n'atteignent pas leurs objectifs de réduction de recevoir des crédits qu'ils peuvent acheter aux pays qui dépassent les leurs. Les crédits échangeables seraient également étendus aux pays pratiquant le reboisement et employant des méthodes agricoles qui absorbent le dioxyde de carbone. Ce pacte constituait une avancée majeure, même si les Etats-Unis ont refusé de le signer. Alors que les Etats-Unis sont responsables d'environ un quart des émissions mondiales industrielles de gaz à effet de serre, le président Bush a décrété que le traité comportait des défauts rédhibitoires, revendiquant qu'il mettrait l'économie mondiale en péril. Il a cité les témoignages de scientifiques qui nient l'existence d'un lien probant entre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement planétaire.

En ce changement de millénaire, la mauvaise nouvelle est que les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 12 % depuis 1980. La bonne nouvelle est que les émissions de carbone fossile à l'échelle planétaire ont diminué sensiblement de-puis 1998. Certains scientifiques et économistes croient désormais à la possibilité de dissocier croissance économique et augmentation de la pollution due à l'essence, aux gaz, et aux autres combustibles fossiles, notamment grâce à l'émergence du secteur de l'industrie informatique.

Cependant nous ne pouvons pas nous reposer sur les seules technologies propres pour ramener le taux de croissance économique actuel proche du taux de reconstitution des ressources naturelles. On ne peut y échapper : les pays développés doivent réduire leurs émissions industrielles, et les pays en développement doivent cesser d'épuiser leurs ressources naturelles. Le nettoyage de l'environnement et le reboisement ont débuté. Au-delà, les objectifs de l'écologie internationale doivent être soigneusement reliés à des objectifs monétaires et financiers. Des projets intégrés commencent à voir le jour.

L'industrie et les gouvernements ont atteint plus vite que prévu certains objectifs d'ajustement entre la production et la consommation de substances qui détruisent la couche d'ozone stratosphérique ; objectifs définis par le Protocole de Montréal, en 1987. Le commerce des crédits d'émissions de carbone entre les nations constitue également une des clés du traité de Kyoto pour amorcer le changement climatique.

Les économistes et les écologistes poursuivent leur débat sur l'intérêt de ralentir la consommation et sur les modalités d'une telle réduction. Le facteur écologique ajoute une nouvelle dimension à l'économie, qui s'est traditionnellement plutôt concentrée sur les aspects sociaux de la production et de la distribution. Il résulte de cette nouvelle approche que de plus en plus d'entreprises incluent dans leurs budgets des mesures pour la sauvegarde de la biodiversité et pour la protection du climat.

L'engagement au profit de la préservation grandit, parallèlement à un souci plus important de qualité de vie des générations présentes et futures. La promesse d'un développement durable et équitable, conjuguant réformes économiques et écologiques, a été l'un des phares des deux dernières décennies. Toutefois, la réalisation de cette promesse dépend de la reconnaissance par les populations et les nations qu'elles ont plus à gagner en partageant le monde qu'en le maintenant divisé.

La préservation des ressources est un objectif mondial et, de ce fait, un objectif national. Pourtant les nations n'ont pris aucun engagement sérieux pour abandonner les énergies non renouvelables au pro-fit du solaire ou d'autres sources d'énergie renouvelables, ni pour améliorer l'efficacité énergétique, ou changer les modes de consommation. En fait, il n'existe aucune esquisse de stratégie internationale de l'énergie à l'heure actuelle.

Les pays développés ont été longs à s'attaquer aux problèmes de la gestion des déchets, de la pollution industrielle, des pluies acides, des émissions automobiles et du changement climatique.

Dans les pays en développement, la surpopulation constitue une menace sérieuse pour l'écosystème, alors qu'ils sont des millions à venir gonfler les rangs des villes déjà surpeuplées, ou à surexploiter des terres du fait de méthodes séculaires qui entraînent le déboisement, la destruction des couches arables, la désertification, la contamination de l'eau, la dégradation des ressources naturelles, l'extinction d'espèces biologiques et la surexploitation des réserves de poissons des océans.

Il est urgent qu'une instance internationale autorisée, telle que les Nations unies, protège et gère les écosystèmes et la bio-diversité planétaire afin d'assurer un équilibre entre les pressions liées à la croissance démographique, les modes de consommation, et les capacités limitées des ressources naturelles. [Note : C-]

La technologie et les entreprises

La commission Brandt s'est interrogée sur l'impact de la technologie et des entreprises sur les pays en voie de développement. Les Rapports Brandt ont préconisé l'instauration de codes de conduite inter-nationaux pour le partage des technologies, l'établissement d'un programme de transfert, le développement de technologies appropriées à un coût raisonnable, l'application de mesures internationales de protection contre les pratiques commerciales restrictives, et la définition d'un nouveau système d'encadrement des activités des sociétés multinationales.

« Non seulement la technologie est un élément important de la croissance économique dans les pays en développement, déclarait W. Brandt, mais on peut même affirmer que la principale faiblesse de ces pays réside dans leur manque d'accès à cette technologie ou à sa maîtrise. » [N-S, 194]

De nombreux pays en voie de développement ont cru pouvoir « sauter » l'étape de l'industrialisation et passer directement d'une société agraire à l'âge technologique, tandis que d'autres mettaient en garde contre l'emploi de potions toutes prêtes. Bien que la technologie soit indiscutablement un facteur clé de l'économie mondiale du futur, elle n'a pas encore répondu aux besoins et aux aspirations de la moitié de la population mondiale. Les pays en voie de développement recèlent de vastes opportunités pour le commerce de l'énergie solaire, des fibres optiques, des télécommunications et de leurs services auxiliaires – de même qu'ils peuvent bénéficier du microcrédit pour la production et la distribution sur Internet de produits locaux. Mais les obstacles sur le chemin sont nombreux.

Comme la commission Brandt l'a relevé il y a vingt ans, « les technologies avancées émanent quasiment toutes des pays industrialisés et continuent à s'y développer. Le Nord compte pour environ 96 % des dépenses en recherche et développement. Les scientifiques et les ingénieurs, les grandes institutions de formation et de recherche, les usines ultramodernes, les centres de consommation et les financements se trouvent principalement dans les pays les plus riches. » [N-S, 194]

A l'aube du XXIe siècle, le tiers monde est encore à la traîne selon tous les indices liés à la technologie : les téléphones, la consommation électrique, les tracteurs, les brevets et leurs redevances, les exportations de technologies, la recherche et développement, le nombre de scientifiques et d'ingénieurs. Avec la révolution de la micro-informatique et des télécommunications au cours des années 1980/1990, la disparité de la diffusion des technologies de l'information et de communication s'est également accrue. En l'an 2000, l'Afrique comptait 734 millions d'habitants, mais seulement 14 millions de lignes téléphoniques. Les pays développés, avec 15 % de la population mondiale, comptaient pour 88 % de toutes les connexions à Internet. L'infrastructure technologique ne représente qu'une partie de la fracture numérique. Même si les pays pauvres disposaient de systèmes de télécommunications modernes, l'illettrisme n'en serait pas pour autant éradiqué et les compétences techniques   fondamentales feraient toujours défaut.

Au fossé séparant ceux qui jouissent de l'information de ceux qui en sont privés, vient s'ajouter l'écart grandissant entre les intérêts des multinationales et ceux des pays en développement. Comme le notait la commission Brandt en 1980, « les sociétés privées qui investissent se sont montrées contrariées par les nationalisations et les conflits commerciaux, et cherchent à obtenir une protection et un cadre opérationnel prévisible pour leurs investi-sements, tandis que nombre des pays en voie de développement émettent des ré-serves quant à l'honorabilité et la sincérité de ces sociétés ». [N-S, 189]

Après vingt années de forte croissance des multinationales et d'un développement peu brillant des pays pauvres, la situation reste électrique. Les sociétés transnationales poursuivent leurs implantations dans des pays où les salaires et les charges, tout comme les restrictions commerciales, financières et environnementales, sont les plus faibles. Il n'existe virtuellement aucune réglementation des pratiques des entreprises, qui sont fréquemment en désaccord avec les objectifs de développement et les intérêts nationaux de ces pays. De plus, il n'existe aucun accord international concernant les investissements directs, qui permettrait aux pays en développement d'être partie prenante aux décisions concernant des questions telles que les normes du travail, les politiques fiscales, le rapatriement des profits, et la communication d'informations par les multinationales.

Les pays en développement manquent de pouvoir de négociation et d'un accès plus large aux moyens de financement du développement. Alors que les revenus tirés des exportations pourraient être employés à l'importation de technologies permettant de stimuler la productivité, ils sont au contraire dédiés au paiement de la dette. En plus d'une aide financière supplémentaire et d'une annulation de leur dette, ils ont besoin qu'on les aide à prendre part à la révolution de l'information. L'appel de la commission Brandt en faveur d'un programme complet de transfert de technologie au profit des pays pauvres à un prix raisonnable est plus actuel que jamais.

Les avantages de la technologie numérique et de l'information en temps réel (normalisation et prévisibilité des marchés, transparence et ouverture bureaucratique, stabilité démocratique et protection) pourraient, en fin de compte, avoir un impact favorable sur les pays en développement, stimulant l'infrastructure productive, mais ces objectifs ne pourront être atteints par la seule technologie. A l'horizon prévisible, les produits technologiques et l'information dans ces pays seront plutôt utilisés comme fondement de programmes visant à renforcer les compétences humaines et à stimuler la croissance de la production.

Lorsque les besoins fondamentaux seront pourvus, une technologie appropriée deviendra un élément vital du processus de développement. L'accès à l'information et à la communication pourra ensuite véhiculer des connaissances plus étendues, apporter de nouvelles opportunités économiques, et encourager l'engagement politique. Seul le développement local associé à la technologie peut fournir les conditions d'autosuffisance et de sécurité nécessaires à l'augmentation des revenus et à la naissance d'une demande véritable. A défaut de cette demande, les pays en développement ne peuvent espérer acheter les panneaux solaires pourtant si nécessaires, ni les lignes à fibre optique, ni les téléphones et les ordinateurs désormais disponibles sur le marché, et les pays développés ne peuvent espérer les leur vendre. [Note : D]

Le commerce

Les Rapports Brandt ont souligné que le commerce mondial stagnait au début des années 1980, et ont proposé un système plus ouvert mais encadré, qui pourrait améliorer la concurrence sans encourager le protectionnisme. Depuis, le commerce mondial a connu une expansion phénoménale, mais il est toujours entravé par un labyrinthe déconcertant de taxes, règlements et pratiques commerciales restrictives.

La Commission Brandt avait stipulé qu'une augmentation substantielle de l'aide financière aux pays en développement leur permettrait d'améliorer leurs prix, de stimuler leurs exportations et d'accélérer leur croissance économique, leur conférant ainsi la capacité à importer davantage de biens en provenance des pays développés. Les vastes transferts de ressources envisagés par la Commission « sont donc considérés comme des mesures permettant à la fois de soutenir la croissance des pays en développement, et d'engendrer une expansion significative du commerce international. Ainsi voyons-nous ces transferts comme une contribution à la croissance et la création d'emplois tant au Nord qu'au Sud .» [N-S, 68]

Les Rapports Brandt ont préconisé que les pays en développement acquièrent une plus grande maîtrise dans la fabrication, la commercialisation et la distribution de leurs produits. W. Brandt estimait indispensable la stabilité des prix des denrées, l'instauration de nouveaux outils financiers, un meilleur partage des technologies et le retrait des barrières tarifaires. Il était parfaitement au fait qu'à court terme, ces politiques pourraient avoir un impact négatif sur les pays développés, mais il considérait qu'elles fonderaient le socle d'une prospérité plus solide pour l'avenir.

« Le grand défi pour le Nord est donc de traiter les difficultés d'ajustement, afin de favoriser l'expansion du commerce international, d'envisager ses échanges commerciaux avec le Sud non pas sous l'angle d'une menace mais comme une opportunité : de ne pas les considérer comme source de problème mais comme partie intégrante de la solution. En fin de compte, l'incapacité des économies industrielles parvenues à maturité à s'ajuster aux réalités de la compétitivité internationale pourrait les déposséder de leur prospérité et leur imposer des mesures d'ajustement brutales beaucoup plus onéreuses que celles que les mesures de protection actuelles tentent de retarder. Les pays industrialisés ne peuvent espérer continuer à jouir de leurs exportations dans les pays en développement (et de voir les prêts généreux offerts à certains d'entre eux par les banques commerciales être remboursés) s'ils n'autorisent pas ces pays à gagner leur vie en leur vendant aussi leurs productions. » [N-S, 70-71]

Depuis la divulgation des propositions de la Commission, peu de progrès ont été réalisés au sein de l'ancien système du Gatt (Accord général sur les droits de douane et le commerce), chargé de réguler les échanges commerciaux. Néanmoins, le Gatt avait déjà fait beaucoup pour libéraliser le commerce mondial, depuis sa création à la fin des années 1940. De nouvelles normes concernant le commerce international et les taxes douanières ont été introduites dans une période de croissance sans précédent des échanges, tout au long des décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Après quarante années de négociations, le Gatt a fait passer les droits industriels d'une moyenne de 40 % à environ 4 %. Personne ne devrait sous-estimer l'impact considérable que cette réduction des droits de douane a eu sur l'augmentation du niveau de vie et la prospérité dans le monde entier. Elle a octroyé aux anciens pays colonisés un accès plus direct à la communauté financière internationale, et leur a conféré une meilleure capacité à faire croître leur économie.

Toutefois, le Gatt a connu de nombreux problèmes. Au départ, il constituait un forum de négociation sur les droits de douane. Ces objectifs ont été fixés par les pays les plus puissants du monde. L'Accord ne s'appliquait pas aux matières premières ni aux services. Les groupes sociaux et écologiques n'étaient pas impliqués dans les négociations commerciales. De nombreux pays n'étaient pas représentés au sein de l'Accord. Au lieu de soutenir un commerce multilatéral profitable à tous les partenaires, la vie du Gatt a été caractérisée par des négociations acrimonieuses et un manque de justice dans le règlement des conflits.

On espérait que les 142 membres de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), créée en 1995, auraient une position plus généreuse, moins pesante et plus juste, que leurs prédécesseurs, envers les pays en développement. L'accès à un commerce équitable est plus crucial que jamais, mais à ce jour, l'OMC n'a pas comblé le fossé. Les lois et règlements commerciaux ne sont souvent pas respectés. Bien que l'OMC serve de tribunal commercial et prenne position sur les conflits en imposant des pénalités, ses décisions sont régulièrement violées par les nations et les multinationales, alors qu'elles ont force de loi. Les conflits commerciaux se voient au contraire résolus par le biais de menaces d'augmentation des tarifs douaniers.

En autorisant le maintien de tarifs douaniers plus élevés dans les pays pauvres que dans les pays riches, l'OMC a effectivement contraint les pays en développement à démanteler leurs dispositifs de subvention et de barrières douanières mis en place pour protéger leur agriculture locale et leurs producteurs de l'impact des multinationales. Le résultat est que ces pays ont été envahis par des produits agricoles importés et subventionnés, qui ont provoqué l'exode des agriculteurs et entraîné une dépendance nationale à l'égard de produits alimentaires étrangers. Parallèlement, les marchés des pays développés restent fermés aux importations de textile, de prêt à porter et de produits agricoles – les domaines où les pays en développement disposent d'avantages concurrentiels. Cela contraint les pays pauvres à maintenir des salaires peu élevés et à abandonner les normes écologiques, dans le seul but de rester compétitifs, tandis que l'intensification de la concurrence entre ces pays pauvres entraîne une baisse des prix à l'exportation.

Cette situation confère aux pays développés une position de force qui leur permet de valoriser leurs exportations à un prix plus élevé que celui de leurs importations. Alors que les pays développés campent sur cet avantage acquis, les Rapports Brandt ont noté que l'emprise des multinationales est également prépondérante.

« Les habitants des pays industrialisés devront comprendre plus vite et plus amplement que la division du travail qui a été imposée ou structurée à une époque coloniale ne peut perdurer.

L'interdépendance entre les exportations et les importations va se renforcer bien au-delà de ce qu'on imagine. Le Nord ne peut espérer accroître ses exportations que s'il se résout à l'ouverture de ses propres marchés. » [N-S, 21]

Depuis 1947, huit sessions de négociations se sont déroulées, et une nouvelle série de négociations, intitulée conférence de Doha, a commencé. L'expansion du commerce international peut stimuler l'amélioration des niveaux de vie et générer un monde plus libre et plus pacifique. Ou bien il peut déstabiliser les sociétés, accroître la pauvreté, générer l'oppression et le chaos. Une vaste restructuration des lois et réglementations du commerce international est à l'évidence indispensable, et doit avoir pour point de mire les besoins des pays en voie de développement. Dans ce processus, l'établissement de nouveaux codes de conduite encadrant l'activité des multinationales est primordial.

Pourtant, l'OMC continue à agir en secret, menant ses délibérations hors de toute supervision publique, tandis que les procédures de ruptures de négociations continuent de laminer les pays en développement.

D'après le Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), l'aide internationale annuelle octroyée aux pays en développement atteint les 57 milliards de dollars, mais les barrières douanières érigées par les pays riches leurs coûtent en fin de compte deux fois ce montant en manque à gagner, annulant ainsi tous les bénéfices de l'aide publique au développement.

Malgré la spectaculaire croissance du commerce mondial au cours des vingt dernières années, les règles inégalitaires qui le régissent ont encouragé l'existence d'une version moderne du piratage, exercé par les multinationales et les pays riches.

Il est temps de quitter le sillage du libre échange au profit du commerce équitable. Ceux qui tiennent les rênes de l'OMC doivent organiser un système plus démocratique et durable, s'ils prétendent représenter les intérêts des populations du monde. Jusqu'à une date récente, les déficits commerciaux des pays riches ont permis de maintenir le système à flot. S'ils continuent à s'enfoncer dans le rouge, le bateau tout entier pourrait couler. [Note : D]   
 (A suivre)


Application des propositions Brandt

Evaluations de l'efficacité des actions entreprises et des progrès atteints, depuis ces vingt dernières années, par rapport aux objectifs préconisés par la commission Brandt (A étant la meilleure note et F étant la plus mauvaise) :
La faim : F
La pauvreté : F
La population : C
Les femmes : D -
L'aide : D -
La dette : D -
L'armement : F   
La sécurité : F
L'énergie : C
L'environnement : C -
La technologie : D  
Les entreprises : D
Le commerce : D


Abréviations :
N-S : Nord-Sud : un programme pour la survie.
C-C : Crise commune : la coopération Nord-Sud pour la reconstruction du monde.


Remerciements à MIT Press pour leur permission d'utiliser les extraits des ouvrages Nord-Sud et Crise commune.
Pour plus d'infos : www.brandt21forum. info

 





Signes des temps

Home Un homme guérit miraculeusement du cancer

Source : The Sun News, Etats-Unis ; para-normal.about.com

Le 14 août 2003, l'édition du Sun News relate que Larry Oyler, mécanicien installateur de grues, habitant Aromas (Etats Unis), affligé d'une tumeur anormalement grosse dans l'oreille gauche, se réveilla un matin en constatant la disparition mystérieuse de la tumeur.

L'histoire de Larry débuta 18 mois plus tôt lorsqu'il commença à souffrir de violents maux de tête. Une IRM révéla une énorme tumeur cancéreuse au cerveau, et les chirurgiens lui dirent qu'il devait être opéré immédiatement s'il voulait survivre. « J'étais complètement effaré, raconte-t-il. Je ne savais pas si ma famille me reverrait. De plus, les chirurgiens m'informèrent du risque encouru de devenir un légume. La pensée de ne plus être capable de prendre soin de moi était terrifiante. »

Larry accepta l'opération mais il changea d'avis seulement quelques heures avant. Contrariés, les docteurs acceptèrent de repousser l'opération. Mais de nouveau, Larry changea d'avis à la dernière minute.
« Cette fois, ils se mirent en colère et me dirent que je n'avais plus le droit de bénéficier d'une intervention. »
Larry rentra chez lui, priant Dieu toute la journée de lui accorder un répit pour cette horrible douleur. « Le lendemain, je m'éveillai et me sentis frais et dispos, raconte-t-il. C'était comme si on m'avait enlevé un grand poids des épaules. Je sus alors que Dieu était intervenu et avait accompli un miracle. »

Une autre IRM confirma la disparition de la tumeur. Les médecins de l'hôpital restent sceptiques quant à ce « miracle », mais Larry déclare qu'il est tout simplement heureux d'être en vie : « Je me sens neuf et revigoré. Ceci a changé ma vie et je remercie Dieu de m'avoir laissé en vie et d'avoir fait de moi le plus heureux des hommes. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est l'auteur de cette guérison.


Home Un enfant entouré par les anges

Source : www.mansfieldnewsjournal. com

Agé de quatre ans, Caleb Elkins, de Mansfield, Ohio (Etats-Unis), a reçu la visite d'anges pendant qu'il était en soins à l'hôpital. En juillet 2003, Caleb jouait chez lui lorsqu'il tomba et se blessa gravement à la tête. A l'hôpital, des analyses révélèrent une hémorragie cérébrale, et pendant l'intervention chirurgicale qui suivit, on lui déboucha une artère et on lui inséra une plaque de métal dans la tête.

Le lendemain, une infirmière, Linda Carder, raconta à la mère de Caleb qu'elle avait ressenti un groupe d'anges autour de la pièce pendant l'opération de l'enfant. « J'ai l'habitude de prier pour mes patients, dit-elle. Peut-être pas nécessairement avec eux ou à voix haute, mais avec amour. » Après son service, Linda Carder découvrit qu'un fait inhabituel était arrivé à son mari, pasteur d'une église locale. « Au milieu de la nuit, mon mari a été réveillé et a ressenti le besoin impératif de prier tout spécialement pour moi, ce qui sort tout à fait de l'ordinaire », a-t-elle raconté.

« Caleb a déjà vu des anges », explique sa mère, Brenda Ferguson. Avant l'accident, le petit garçon lui racontait qu'il avait fait le même rêve plusieurs fois : il voyait Jésus descendre vers lui puis remonter au ciel, et des anges aux yeux bleus planaient au-dessus de lui, effleurant sa tête et lui chatouillant les oreilles de leurs ailes. « Il s'approche de moi tout le temps et il me dit que je suis son cadeau pour toi, maman ». Caleb parle beaucoup de Jésus et du ciel, disant combien Jésus l'aime.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la manifestation angélique a été orchestrée par le Maître Jésus.


Home Apparitions d'ovnis en Ecosse

Source : www.thisisnorthscotland.uk

En août dernier, au cours de deux nuits consécutives, Graham Lawther, journaliste de l'Evening Express et résident de Fyvie, Aberdeenshire, vit de petites lumières blanches traversant rapidement le ciel dégagé.

La première apparition eut lieu à 22 h 35, dans une « nuit sans lune, claire comme du cristal », alors qu'il sortait pour regarder Mars. Il décrit avoir vu « une petite lumière blanche, haut dans le ciel, apparaître côté sud et voler extrêmement vite vers le nord. C'était beaucoup trop rapide pour être un avion. Elle traversa tout le ciel en moins de dix secondes alors qu'un avion aurait mis quelques minutes. »

Dans le courant de la même soirée, G. Lawther aperçut 13 autres lumières identiques, telles des piqûres d'aiguilles se déplaçant à grande vitesse, et trois supplémentaires le soir suivant. Ces lumières apparurent à l'altitude d'un avion de grande ligne, et dégagèrent un scintillement blanc. Les contrôleurs aériens et les experts en aviation excluent tout avion ou satellite, car ces lumières se déplaçaient trop rapidement ; des astronomes ont déclaré qu'il ne pouvait s'agir « d'étoiles filantes », car elles se déplaçaient trop lentement et venaient de directions différentes.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet objet était un authentique vaisseau spatial martien.


Home Apparitions d'agroglyphes en Angleterre

Source : The Westmorland Gazette, Grande-Bretagne ; www.thisisthelake

Une série de quatre cercles concentriques est apparue dans un champ de blé d'une trentaine d'hectares, à Old Hutton, en Combrie, au nord de l'Angleterre.

Un résident local, Andy Woodhouse, a raconté avoir vu des lumières jaunes et oranges suivies de multiples éclairs blancs, dans la soirée du 8 septembre 2003, date à laquelle cette formation semble avoir été créée. Il rentrait chez lui en voiture avec un ami quand il vit cette scène inhabituelle : « J'ai tout d'abord pensé à un tracteur, mais c'était plutôt une heure inhabituelle pour moissonner le blé. Je n'ai jamais rien vu de tel. Avec les marques laissées dans le champ, on pouvait penser à des extraterrestres. »

Au même moment, ce soir-là, un autre résident local, Steve Reeve, vit une « grosse boule de flammes surgir du ciel, descendant à grande vitesse au-dessus de la forêt ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces lumières étaient le résultat d'une authentique activité martienne.


Home Apparitions d'ovnis en Angleterre

Source : www.mansfieldtoday.co.uk

Un ovni a été aperçu par des résidents de Bolsover, Derbyshire, au nord de l’Angleterre, pendant le week-end du 23-24 août 2003, ainsi que les 4 et 7 septembre. Un témoin le filma afin d’aider les officiels à examiner les événements.

Jim Webley empoigna sa caméra quand il vit, avec sa femme Christine, des lumières rougeoyantes par la fenêtre de leur salon. « Nous regardâmes à l’extérieur et vîmes une sphère blanche dans le ciel. Nous l’avons observé attentivement, tandis qu’elle devenait rouge et verte, raconte-t-il. Cela semblait très étrange. Je savais que ce ne pouvait être un avion – la forme ne correspondait pas. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet objet était un authentique vaisseau spatial martien.



Tendances

Home Soudan : partage des ressources pétrolières

Source : The Seattle Times, Etats-Unis

Le Soudan a accompli une action historique en acceptant que le nord et le sud du pays se partagent les ressources pétrolières nationales, chacun en obtenant la moitié. Après des mois de pourparlers et des années de conflits à ce sujet, l'accord de janvier 2004 entre le gouvernement du Soudan et les rebelles du sud supprime l'un des obstacles majeurs pour parvenir à un accord de paix global qui mettra fin à une guerre qui dure depuis vingt ans.

La guerre civile du Soudan, a dressé le nord arabe et musulman, qui a longtemps dominé la nation, contre les rebelles chrétiens et animistes du sud. Le dernier conflit a commencé en 1983 sur la question de l'autonomie politique du sud et s'est poursuivi en guerre concernant la religion, le pétrole et la politique.

Les pourparlers ont commencé au début 2002, à la suite de la pression internationale, d'une lassitude face à la guerre, et de la prise de conscience du fait que la richesse pétrolière du Soudan pourrait être mieux exploitée en temps de paix. « Le processus de paix au Soudan est maintenant vraiment irréversible », a déclaré le leader rebelle Garang devant une salle bondée où ont éclaté des cris joyeux et des chants pendant la cérémonie de signature. « C'est une journée historique, dans le processus de paix », a déclaré Ali Osman Mohamad Taha, vice-président du Soudan. Le conflit a fait plus de 2 millions de morts, en raison principalement de la famine et de la maladie engendrées par la guerre, et il a transformé la plus vaste nation d'Afrique en un pays appauvri dépendant de l'aide internationale, avec de vastes régions laissées incultes dans le sud. Le Soudan, avec une population de 30 millions d'habitants, n'a commencé à exporter du pétrole qu'à la fin des années 1990.




Home Le pape appelle au partage

Source : Associated Press

Dans son message annuel de fin d'année, le pape a appelé à la paix au Moyen Orient et en Afrique, et à la création d'un nouvel ordre mondial fondé sur le respect de la dignité des êtres humains et l'égalité entre les nations.

Le pape a insisté sur le fait que l'instauration de la paix nécessite le respect de la loi internationale et la création d'un « nouvel ordre international » basé sur les objectifs des Nations Unies. Il a appelé à la création « d'un ordre capable d'apporter des solutions adéquates aux problèmes quotidiens, et dont le fondement soit le respect de la dignité de l'être humain, le développement intégral de la société, la solidarité entre les nations riches et pauvres, le partage des ressources et des résultats extraordinaires du progrès scientifique et technique. »




Home Démission d'un colonel israélien

Source : The Indepedent, G.-B.

Le lieutenant colonel israélien Eitan Ronel, vétéran de la guerre du Kippour de 1973 et de l'invasion du Liban, a donné sa démission pour protester contre la « conduite immorale » de son armée dans les territoires occupés, et il a écrit une lettre ouverte accablante au général en chef Moshe Ya'alon.

Le comble a été pour le colonel Ronel que l'on ait ouvert le feu sur des personnes non armées manifestant contre la « clôture de séparation » que l'on est en train de construire en Cisjordanie.

« Un pays dans lequel l'armée disperse les manifestations de ses citoyens en ouvrant le feu n'est pas un pays démocratique [...]. Je constate la détérioration qui se produit peu à peu : on a fermé les yeux sur les mauvais traitements infligés aux détenus en violation des ordres de l'armée, on a fermé les yeux sur les tirs des soldats sur des civils palestiniens non armés, on a fermé les yeux sur la conduite illégale des colons israéliens à l'encontre des civils palestiniens, sur l'oppression de la population, le blocage des routes, le couvre-feu, la clôture ; l'armée a fermé les yeux sur l'humiliation et les mauvais traitements, les fouilles et les arrestations, l'usage de balles réelles contre des enfants et des personnes non armées. Peu à peu, la vie humaine a perdu de sa valeur. Peu à peu, les valeurs qui nous ont été inculquées – la valeur de la vie humaine, la dignité des êtres humains – sont devenues une mascarade pleine de mépris. Et maintenant nous avons atteint le dernier stade : des soldats tirent sur des civils israéliens en train de manifester [...] C'est un échec sur le plan de l'éducation, de l'éthique et de la morale. Vous [les chefs de l'armée] avez failli. Vous et vos prédécesseurs avez corrompu mon armée, notre armée. Je ne veux plus faire partie d'une telle armée. »

En réponse, l'armée a accusé E. Ronel d'essayer de mêler l'armée à la politique. Entre temps, cinq jeunes conscrits ont été mis en prison pour un an pour refus de servir dans l'armée « tant qu'elle agit comme une armée d'occupation ».




Home Le joyau des pauvres

Source : Der Spiegel, Allemagne

Moses Mugume, directeur de l'hôpital de Kisizi, au sud-ouest de l'Ouganda, qualifie son établissement de « véritable joyau ».

Pourtant, il y a quelques années cet hôpital se trouvait face à une étrange situation. Alors que les cas de malaria, de tuberculose et de sida se multipliaient dans la région, l'hôpital restait vide, en raison d'un tarif hors de portée des habitants.

Suite à une conférence sur la santé, qui s'est déroulée à Nairobi (Kenya), les dirigeants de l'hôpital ont eu l'idée de mettre en place un nouveau système d'assurance mutualiste. Pour permettre à ce projet de voir le jour, ils se sont associés à une coopérative funéraire communale.

« Ce que nous faisons pour les morts, nous pouvons tout aussi bien le faire pour les vivants », a déclaré Masiko Kagonyera, l'ancien directeur.

 En l'espace de quelques mois, 75 des 300 unions Engozi locales sont entrées en scène et se montrèrent disposées à collaborer à ce plan. A présent, environ 10 000 personnes se sont inscrites à ce système d'assurance mutualiste. Une famille de quatre personnes paie une contribution mensuelle d'environ 1,40 dollar. Pour une consultation normale, on demande une contribution personnelle de 70 cents et une hospitalisation coûte 3,30 dollars. Tous les autres frais, de médicaments, d'opération, de piqûres, etc., sont couverts par « l'association de santé ».

 Sans l'aide de cette association, les soins médicaux et l'hospitalisation seraient pratiquement inaccessibles aux fermiers ougandais. Une opération de la prostate, par exemple, coûte 130 dollars plus les frais d'anesthésie qui s'élèvent à 23,80 dollars – une fortune pour la population rurale.

 

 

 

 




Home Le langage des signes sur écran

Source : Elektronik, Allemagne

Des chercheurs de l’Université canadienne de Sherbrooke, au Québec, ont mis au point un logiciel informatique capable d’interpréter des gestes ou des signes enregistrés sur un film, et les convertir sous forme de texte sur un écran informatique. Ce programme pourrait constituer une aide inestimable pour les personnes ayant des troubles de l’audition et du langage, et qui utilisent un langage de signes complexe, difficile à apprendre.

Ce logiciel est basé sur les syllabes et les codes utilisés dans le langage international des signes (LIS), et déchiffre correctement 95% de ces signes. En raison de légères variations dans la gestuelle des différents utilisateurs du LIS, ce système peut être paramétré par l’utilisateur afin d’améliorer le taux de reconnaissance.

Des chercheurs britanniques de l’Université Televisual d’East Anglia, ont mis au point un programme inverse, qui transforme les textes en langage des signes.

Certains malentendants ont des difficultés à suivre les émissions sous-titrées, car le laps de temps pendant lequel le texte est visible est trop court pour permettre à la fois de le lire et de voir les images.

Actuellement mis au point pour l’anglais, ce programme traduit les sous-titres interprétés par Simon, petit personnage virtuel évoluant dans un coin de l’écran.




Home Etats-Unis : des juges contre la peine de mort

Source : The Independent, E.-U.

L’augmentation des arguments judiciaires contre la peine de mort aux Etats-Unis eut pour résultat l’annulation de deux exécutions. En réponse à différentes instances, la Cour suprême des Etats-Unis a ordonné la révision d’une condamnation à mort et la Cour suprême de l’Etat de Géorgie stoppa une électrocution.




Home Bientôt un éclairage qualité jour

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une société électrique japonaise est parvenue à fabriquer une ampoule produisant une lumière d’une qualité très proche de celle du jour.

C’est une lampe sans électrodes où la lumière provient du bombardement d’ondes de haute-fréquence sur du bromure d’indium. Ce dispositif est si petit par rapport aux électrodes qu’il permet d’envisager de nouvelles applications dans le domaine de l’équipement optique, en particulier en ce qui concerne les fibres optiques utilisées en endoscopie.

Enfin, dernier avantage de cette ampoule, sa durée de vie estimée entre 40 000 et 60 000 heures.




Home Action conjointe de robots

Source : Nikkei Weekly, Japon

Une équipe de chercheurs de l’Université de Hokkaido, au Japon, a mis au point un robot qui flotte sur l’eau et qui fonctionne comme une amibe. Un seul robot flottant n’est pas en mesure d’avancer ou de déterminer une direction, mais lorsque plusieurs robots nagent ensemble, ils peuvent « décider » collectivement de leur destination et peuvent se déplacer alors comme s’ils constituaient une seule entité. Ils sont équipés d’ailerons et ne peuvent pas se déplacer dans une direction fixe quand ils sont séparés, cependant, s’ils sont associés, ils « apprennent » à se déplacer individuellement vers l’avant, par l’observation et l’adaptation aux mouvements des autres. Si un obstacle transparent est mis sur leur route, ils adaptent leur programme et effectuent une manœuvre de contournement. Les chercheurs étudient une application dans la gestion de la pollution marine due aux marées noires.





Les priorités de Maitreya

Home Mise en garde contre une pénurie d'eau à l'échelle planétaire

Source : Environment News Service

Selon le Worldwatch Institute, dont le siège est à Washington, aux Etats-Unis, des initiatives doivent être entreprises en vue d'assurer un approvisionnement d'eau suffisant. L'approvisionnement en eau diminue dramatiquement dans de nombreuses régions du globe en tête de la production alimentaire, tandis que les niveaux d'eau chutent, suite au pompage excessif des nappes phréatiques, en Chine Centrale et du Nord, dans le Nord-Ouest de l'Inde, dans certaines régions du Pakistan et dans une grande partie des Etats-Unis, d'Afrique du Nord, du Moyen Orient et de la Péninsule Arabique.

Chaque année, les agriculteurs du mon-de entier consomment près de 160 milliards de mètres cubes d'eau de plus qu'il n'en est remplacé naturellement dans les nappes aquifères. Cette quantité est égale à la quantité d'eau nécessaire pour produire environ 10 % des céréales dans le monde.

L'eau de surface dans les rivières et les ruisseaux est également en train de se tarir. Un grand nombre de cours d'eau majeurs s'assèchent à présent durant une grande partie de l'année, y compris le Fleuve Jaune en Chine, l'Indus au Pakistan, le Gange en Inde, et le Colorado dans le sud-ouest des Etats-Unis. Les villes et les exploitations sont en compétition pour un maigre approvisionnement en eau, de même que des pays voisins qui dépendent des mêmes cours d'eau.

La croissance démographique est plus rapide dans certaines régions du monde les plus pauvres en eau. On estime que le nombre de personnes vivant dans les pays confrontés à cette pénurie d'eau va s'élever de 470 millions à trois milliards d'ici 2025. La compétition pour les importations de céréales va s'accroître si ces pays manquent de l'eau nécessaire pour produire assez de nourriture pour leurs populations.

« La pénurie d'eau est à présent la seule et la plus grande menace pour la production alimentaire mondiale, a déclaré Sandra Postel, du Worldwatch Institute. Ce n'est qu'en entreprenant dès à présent les actions nécessaires pour sauvegarder l'approvisionnement en eau dans nos principales régions productrices de céréales que nous pourrons assurer une distribution d'eau suffisante pour satisfaire les besoins alimentaires futurs. »




Home Inde : les enfants esclaves

Source : The Independent, G.-B.

Selon les ONG (organisations non gouvernementales) travaillant avec le gouvernement indien, la pauvreté endémique touchant de grandes régions du pays alimente un immense marché du travail des enfants, au profit des gangs de trafiquants bien organisés.

Sur les 20 millions d'enfants indiens supposés travailler, la moitié sont employés comme domestiques et emprisonnés chez leurs employeurs ; ils endurent harcèlements et abus, incluant le viol et la torture. Nombre d'entre eux sont prostitués par leurs employeurs (habituellement de nouveaux « jeunes professionnels »). Un salaire de 100 roupies par mois (environ deux euros) est parfois promis, mais rarement versé.

En 1986, le gouvernement indien a promulgué un décret pour la protection des enfants qui travaillent, mais il ne s'applique pas aux enfants de moins de 14 ans puisqu'ils sont employés illégalement. Manquant de protection légale, ces enfants asservis – certains n'ont que six ans – ont bien peu de chance d'échapper à leur esclavage.

Childline, une ONG britannique ayant installé des réseaux d'aide à Bombay et à Delhi à la fin des années 1990, ne recevait que peu de plaintes, les enfants les plus en danger n'ayant pas accès au téléphone ou ne sachant pas s'en servir. Mais le gouvernement désigna cinq ONG afin de remédier à la situation, et actuellement plus de 3 000 appels, souvent anonymes, sont enregistrés chaque mois, permettant d'identifier les enfants les plus vulnérables et ceux ayant besoin d'une aide urgente.

L'intérêt des médias secoue peu à peu l'inertie de la police et des autorités locales, mais les méthodes utilisées afin d'aider ces enfants et leur rendre réparation restent laborieuses et inefficaces. Lorsqu'un cas passe en justice, le paiement compensatoire pour maltraitance atteint la somme dérisoire de 10 000 roupies (230 euros) ; et un membre officiel du Bureau pour la protection de l'enfance de Delhi a confirmé qu'aucun employeur responsable de maltraitances n'a encore été emprisonné à ce jour.




Home Les enseignants victimes du sida

Source : The Teacher, Grande-Bretagne

La déliquescence de l'éducation dans les zones vulnérables du monde cause des inquiétudes de plus en plus vives, car le service de la dette, le sida et la guerre ne se contentent pas seulement d'atteindre de plein fouet le fonctionnement des systèmes éducatifs au quotidien, mais ils en menacent la survie même.

Selon Clare Riches, de Action for South-ern Africa, l'une des grandes causes de cette situation est l'épidémie de sida, principale cause des décès dans le corps enseignant en 2002. Cette épidémie tue davantage de professeurs qu'il n'est possible d'en former.

C. Riches rappelle la nécessité d'une annulation de la dette des pays en développe-ment, qui permettrait de mettre en place un véritable plan de lutte contre cette pandémie.

Lors des cérémonies qui se sont tenues à Londres, le 3 octobre 2003, à l'occasion de la Journée mondiale des enseignants, organisée sous l'égide de l'Unesco, de nombreux professeurs et instituteurs, venus du monde entier, ont témoigné des difficultés auxquelles ont à faire face les pays en développement, en particulier en Afrique. Selon Steve Sinnott, secrétaire général adjoint de l'Union nationale des enseignants : « Si l'on veut que tous les enfants de ce continent accèdent à l'éducation d'ici 2015, il faudrait former cinq millions d'enseignants supplémentaires. » Un objectif d'autant plus difficile à atteindre, selon le secrétaire général du Commonwealth, Don McKinnon, que le sida a fait 2 500 victimes chez les instituteurs tanzaniens en un an.

En même temps, l'Irak, qui disposait jusqu'en 1991 d'un des meilleurs systèmes éducatifs du Moyen Orient, a démarré la rentrée scolaire dans le chaos, 80 % des écoles n'étant plus utilisables. Plus d'une décennie de sanctions de l'Onu, la récente guerre anglo-américaine, sans parler des pillages qui n'ont rien laissé (ordinateurs, appareils d'air conditionné, imprimantes, ventilateurs, bureaux, réfrigérateurs, télé-visions, etc.) ont pratiquement abouti à la fermeture générale des établissements scolaires, ceux-ci n'ayant ni eau courante et ne disposant que de quelques heures d'électricité par jour. A cela, il faut ajouter l'incendie d'avril 2003 qui a détruit le ministère de l'Education et la totalité de ses archives. Pourtant, comme l'a déclaré Tamsir Jallow, haut commissaire adjoint pour la Gambie : « L'éducation est la seule profession qui puisse avoir une influence sur ce que nous sommes et sur l'avenir du monde. »





Les enseignements de Maitreya

Home Le bonheur

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

Lorsqu'un bébé pleure trop longtemps, sa mère s'approche de lui et le réconforte. A ceux qui pleurent, je fais entrevoir des signes. Cependant, le bonheur qui en découle n'est que momentané.
L'instant du plus grand bonheur est celui où vous me percevez dans votre cœur. [Partage international, avril 1989]

Les êtres humains recherchent un bonheur analogue à celui qu'ils ont connu dans le sein de leur mère. Vous trouverez le bonheur lorsque vous comprendrez que le Tout-Puissant est avec vous en permanence. Ainsi, vous connaîtrez la liberté intérieure. Il n'y a alors plus de place pour le chagrin, l'avidité et la colère. [juillet/août 1990]

Maitreya nous conseille : « Ne cherchez pas à me rendre heureux, rendez-vous heureux vous-mêmes. C'est de cette manière que vous me rendrez heureux. Prendre soin de soi-même, c'est prendre soin de moi. » [Mai 1991]

Selon Maitreya, on ne devrait effectuer aucune tentative consciente de « trouver » Dieu, parce que si nous sommes honnêtes, sincères et détachés, la porte s'ouvre.
Maitreya a déclaré : « Vous évoluez par la conscience. Seul le seigneur peut accélérer le rythme.
Tout ce qui vous est donné est à vous. Ne permettez pas que cela soit perturbé. La conscience est divine tant qu'elle ne subit pas d'interférence. Mais dès qu'on la manipule, elle n'est plus divine. Vous n'avez pas à me faire plaisir. Rendez votre Soi heureux, et je serai content de vous. » [Décembre 1990]

[A l'époque de l'effondrement de l'Union soviétique.] L'Union soviétique fait aujourd'hui face à une recrudescence de la corruption, du chaos et de la confusion, situation qui, pour l'essentiel, n'a pas été rapportée par les médias. Le peuple est actuellement libéré du joug du passé grâce à la politique d'ouverture. Cette politique équivaut pourtant à laisser sortir un serpent venimeux de son panier.
La véritable ouverture ne consiste pas à essayer de copier l'Occident. Une plus grande démocratie vous rend-elle plus heureux ? Y a-t-il moins de violence et de confusion ? Le véritable bonheur ne réside ni dans la démocratie, ni dans le communisme, mais dans une conscience, dans un état de vigilance, libéré de toute idéologie. [Mai 1989]

La société humaine de demain sera bâtie sur le concept d'équilibre entre l'environnement et l'énergie. Il en sera de même pour la politique. Le Maître a annoncé que c'en était fini de tous ceux qui se prêtent à la création de divisions dans la vie et dans la politique. « J'ai débranché la prise. Il ne reste plus d'énergie là-dedans », a affirmé le Maître.
Les jours sont comptés pour les médias qui cachent la vérité et dissimulent la corruption et les scandales politiques, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Dorénavant, les médias seront ouverts et étaleront au grand jour la corruption et le chaos qui règnent dans les sphères politiques et judiciaires. Le Maître affirme que le fonctionnement du pouvoir judiciaire doit être régi par la constitution. Il doit en faire partie intégrante. Il doit également répondre de ses décisions de manière appropriée.
« Désormais, si vous voulez être heureux, assurez-vous que votre voisin le soit aussi. Si vous êtes riche et qu'il est pauvre, alors partagez avec lui. » [Décembre 1989]

La trahison

L'idée que les hommes politiques sont « les maîtres de l'univers » touche à sa fin. Les politiciens se rendent maintenant compte que le bonheur et la sécurité de la société passent par le respect de la volonté du peuple. [...] Trahir la volonté du peuple met en action un dangereux processus. Lorsque vous trahissez quelqu'un, un mouvement de recul s'opère en vous. Le Soi se retire alors du mental, de l'esprit* et du corps. Ce retrait, extrêmement destructeur, conduit à un état de tension nerveuse et, dans des cas extrêmes, au suicide ou au meurtre.
Croire de manière dogmatique aux forces du marché, c'est croire en des forces de destruction qui sont telles un serpent aveugle qu'on aurait laissé s'échapper. Les forces du marché divisent : elles rendront certains heureux, d'autres malheureux. Une telle situation engendre la contradiction et le chaos. [Juin 1989]

Le passé

[A l'époque de l'effondrement de l'Union soviétique.] Il est très important d'établir clairement que les nations ne doivent pas se séparer en s'abritant sous le parapluie de la liberté. M. Gorbatchev a libéré le serpent de la liberté, et maintenant il doit utiliser le bâton soit pour le remettre dans le panier, soit pour le tuer. Les gens ont été mal inspirés de tenter de s'emparer de la liberté. Si vous essayez de vous emparer de la liberté, vous serez mordu, tout comme vous le seriez avec un serpent.
Certains essayent de ressusciter le passé et de le faire revivre dans le présent, mais cela est impossible. Le collaborateur de Maitreya s'est servi d'un exemple pour illustrer son propos. La situation est comparable, a-t-il expliqué, à celle d'une personne qui parvient à se souvenir de son existence précédente. Elle peut se souvenir des endroits où autrefois, enfant, elle a joué, décrire sa maison, ses parents, sa veuve. Cependant, pourquoi ne peut-elle revenir en arrière et revendiquer la vie qu'elle avait ou la personne qu'elle était ? Tout simplement à cause de la naissance. C'est la barrière existant entre nos différentes vies. Une fois cette porte franchie, le passé est derrière nous et ne nous appartient plus.
Il en va de même avec les nations. Elles ne peuvent revenir en arrière dans l'histoire et dissoudre les années écoulées. La création, c'est-à-dire l'existence, s'équilibre en nettoyant le passé, comme on éponge une ardoise, offrant alors la possibilité d'écrire de nouvelles expériences.
Tenter de vivre dans le passé détruit la liberté, ne la confère en rien. Vivez dans le présent et regardez vers le futur, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Nous pouvons parfois regarder le passé, comme à travers une fenêtre, mais nous ne pouvons le revendiquer. La liberté ne peut être expérimentée tant que nous sommes prisonniers du conditionnement du mental, de l'esprit et du corps. Seul le Soi peut connaître la liberté. Croyez-vous vraiment qu'un prisonnier puisse apprécier la liberté alors qu'il est encore en prison ? [Mai 1990]

La mort et le détachement

La vie dans l'univers est absolue. Dans la création, elle est toujours relative. C'est la raison pour laquelle les individus ne devraient pas pleurer face à la mort, qui n'est ni horrible ni effrayante. Leurs amis, les êtres qui leur sont chers, sont simplement retournés dans leur patrie. Les ouvrages que des écrivains ont rédigés, en étant un canal de l'information transmise, montrent que le message concernant la vie après la mort est en passe d'être reçu par l'humanité. [Juin 1989]

Maitreya dit : « Je viens à la onzième heure pour sauver mes étincelles de vie. Les étincelles de vie sont tout et chaque Soi individuel. Si quelqu'un a des soucis et s'il est un de mes disciples, je viens le consoler et le guider. » (« Mon disciple », c'est celui qui met en pratique l'enseignement.)
« La mort est également la onzième heure. Cela vous fait-il mal lorsque vous quittez vos vêtements ? Lorsque vous quitterez votre corps, cela ne vous fera pas plus de mal. Vous paniquerez peut-être. Ce sera votre onzième heure. A ce moment-là, tout s'arrête. Je suis avec chacun de vous à sa onzième heure.
J'aide l'assassin et celui qui est assassiné. Je procure à tous les deux des expériences. Lorsque Jésus était sur la croix, Je me tenais à côté du crucifié et de celui qui crucifiait à la onzième heure. Lorsque Jésus s'en rendit compte, Il dit : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Dans la victoire et dans la défaite, je suis avec vous. A l'approche de la mort, vous faites l'expérience d'une sorte de solitude, comme si les choses s'en allaient de vous. A ce moment-là, je vous aide à être détaché. » [Sept. 1989]

Maitreya a déclaré : « Observez le mental, l'esprit et le corps d'un petit bébé, qui est honnête, sincère et détaché. Le bébé, dans son innocence, aime aller partout, sans peur. Chacun d'entre nous est passé par cet état d'intrépidité.
Dans la vie adulte, on devient conscient, grâce à la connaissance et à la sagesse qu'en devenant égoïste durant le processus de lutte entre le bien et le mal, le juste et le faux, l'ombre de la peur s'abat sur soi. Mais si l'on reste détaché et humble, on est exempt de cette ombre de crainte.
Maitreya dit : « L'Etre Suprême est au-delà du mental, de l'esprit et du corps. C'est la conscience qui permet au Soi de faire l'expérience de l'Etre Suprême et du Devenir du Seigneur. La conscience ne peut être individualisée. La conscience embrasse l'Etre Suprême et le Devenir de l'Etre Suprême, et grâce à la conscience, le Soi fait l'expérience de l'équilibre. La discipline de l'équilibre est engendrée et entretenue par le détachement.
Qu'arrive-t-il à celui qui, au moment de la mort, croit ardemment en une idéologie particulière ? Sur un lit de mort, on laisse tout derrière soi. A ce moment-là, la discipline du détachement agit sur le mental, l'esprit et le corps. Aussi le détachement est-il un facteur très significatif de la vie. Invitez les politiciens, les philosophes et les scientifiques à répondre à la question suivante : le détachement a-t-il une importance dans la vie ? Et si c'est le cas, pour-quoi conditionnez-vous les individus avec des idéologies, ne créant ainsi rien d'autre que la confusion ? » [Septembre 1989]

Les spirites, qui pensent pouvoir entrer en contact avec les morts, en sont un exemple. Selon Maitreya, ces prétendus médiums « se branchent » sur des vibrations qui appartiennent encore au domaine du mental, de l'esprit et du corps.
Maitreya demande : « Où se trouve le Soi du défunt ? » Il n'habite plus le corps, qui a été incinéré ou enterré, ni le mental, que le Soi expérimenta comme un temple du Seigneur pour un laps de temps déterminé. Le Soi ne peut pas davantage être identifié au pouvoir (l'esprit), qu'il expérimenta également comme un temple du Seigneur. Maitreya déclare : « Aucun spirite ne peut rappeler le Soi. » Puisque l'être humain est le Soi, qui le médium pourrait-il rappeler ? Seul un Maître peut rappeler le Soi, en de rares occasions dictées par la loi spirituelle. [Déc. 1988]

Qu'est-ce que la haine ? Le Soi n'aime pas le fardeau de tout le conditionnement accumulé dans le corps mental. L'esprit incite alors le Soi aux karmas (les comportements conditionnés). Le Soi perd alors la direction, l'équilibre, la conscience et le détachement. Le Soi « vieillit » dans cet état de conditionnement connu comme la naissance et la mort. Au moment de la mort, le Soi se libère du corps physique, ensuite du corps mental, et demeure dans une certaine forme du corps spirituel. Ce cycle de la naissance et de la mort se poursuit jusqu'à ce que le Seigneur lui-même « ouvre la porte du ciel ». Maitreya dit : « Il n'existe pas de ciel dans le mental, l'esprit et le corps. Le ciel se trouve au-delà du mental, de l'esprit et du corps. Il se trouve dans l'Etre Suprême. » [Septembre 1990]





Faits et prévisions

Home Une nouvelle technologie transforme les déchets en pétrole

Source : Discover ; Kansas City Star, Etats-Unis

« Il nous reste probablement vingt ou trente ans pour restaurer la santé de notre planète. » [Benjamin Creme, Le Grand Retour, p. 126]

Une petite unité pilote de Philadelphie (Pennsylvanie, Etats-Unis), a mis au point un procédé qui permet, par dépolymérisation thermique, de transformer sept tonnes de déchets organiques par jour en trois produits utiles et respectueux de l'environnement : un pétrole de haute qualité, un gaz combustible dépourvu d'émanations toxiques, ainsi que des minéraux purifiés. Cette centrale traite pratiquement tous les déchets à base de carbone, comme les abats animaux, les pneus, les bouteilles plastiques, les vieux ordinateurs, les déchets municipaux et médicaux, les produits de vidange et des égouts, les résidus des raffineries de pétrole, et même les armes biologiques comme l'anthrax. La seule chose qu'elle ne peut encore traiter, ce sont les déchets nucléaires.

L'inventeur de ce procédé, Paul Baskis, a évalué que la transformation de l'ensemble des déchets agricoles des Etats-Unis pour­­rait produire 12 milliards de barils de ­pétrole par an – le pays en consommant actuellement près de 7 milliards. Il estime, en outre, que le prix du baril ainsi produit pourrait se situer entre 8 et 12 dollars, soit moins de la moitié de son prix actuel.

Afin d'industrialiser ce procédé de dé­polymérisation thermique, P. Baskis s'est associé en 1996 avec un homme d'affaires new-yorkais, Brian Appel, pour créer la société Changing World Technologies (Technologies pour changer le monde). Pour B. Appel, le PDG, cette technique pourrait résoudre trois des plus grands défis auxquels doit faire face l'humanité aujourd'hui : le traitement des déchets, la diminution des réserves pétrolières dans le monde et le lent réchauffement planétaire.

Le succès des premiers essais de la petite usine de Philadelphie, qui lui a valu une subvention de 5 millions de dollars de la part de l'Agence américaine pour la protection de l'environnement, et l'entrée enjoint-venture du géant ConAgra Foods, ont permis à cette société d'entreprendre la construction d'un nouveau centre de trai­tement de 20 millions de dollars, à Car­thage (Missouri), près de l'usine d'élevage de dindes. Cette vaste centrale doit per­mettre de transformer 200 tonnes de car­­­-cas­ses par jour en 10 tonnes de gaz, près de 80 000 litres d'eau pure, 11 tonnes de mi­néraux divers et 600 barils de pétrole des­tinés au chauffage domestique.

Par ailleurs, d'autres centres de traitement sont en phase expérimentale : en Alabama, où l'on recycle des abats de poulets et des engrais, au Nevada, où l'on s'occupe de résidus de moissons et de graisses, et en Italie, pour des déchets de porcs et de fromage.

Selon B. Appel, le procédé de dépoly­mérisation thermique peut s'appliquer dans des unités de diverses capacités, allant de vastes centrales pouvant traiter 4 000 tonnes de déchets par jour à d'autres tenant sur la remorque d'un camion, et ca­pables, par exemple, de transformer une tonne de déchets par jour. La première gé­nération de ce genre de centrale sera opé­rationnelle en 2005.


Pour plus d'informations : www.changing-worldtech.com




Home La pollution et la libido

Source : Nikkei Weekly, Japon

« Nous empoisonnons notre planète si vite qu'à moins d'un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [B. Creme, Partage international, juin 1991]

On connaissait déjà le rôle des fumées de diesel dans toute une série de troubles, allant de l'asthme au cancer des poumons. On sait désormais qu'elles inhibent la libido.

Des chercheurs de l'Université des Sciences de Tokyo ont, en effet, découvert que la suie produite par la combustion du diesel, et qu'on retrouve sous forme de micro-particules dans l'atmosphère, contient un élément qui perturbe les sécrétions hormonales. Des cellules de testicules soumises à de minuscules quantités de cette suie ont montré un fort taux d'anormalité, dont une inhibition marquée de la production d'hormones mâles et femelles.

Ces substances inhibitrices, qui ont la propriété d'imiter les véritables hormones sexuelles, font partie du millier de composés chimiques que contient la suie.

Il reste donc aux chercheurs à les isoler, puis à les éliminer des gaz d'échappement.

 




Home Des moteurs à énergie solaire

Source : www.positivenews.org. Grande-Bretagne

« Nous devons également créer une éco­nomie durable qui utilise uniquement des ressources renouvelables et correctement gérées, afin de ne pas en priver les géné­rations futures. » [Benjamin Creme, Le GrandRetour, p. 126]

Les véhicules à énergie solaire s'améliorent chaque jour davantage, et la liste des mo­dèles offerts au consommateur ne cesse de s'allonger. Les vainqueurs du dernier Rallye solaire américain couru sur quel­ques 3 000 km, entre Chicago et la Califor­nie, et qui a vu la participation d'une vingtaine d'équipes universitaires, ont effectué une moyenne de 55 km/h.

Au même moment, en Inde, le premier Rallye solaire international voyait la par­ti­cipation de douze véhicules qui furent ensuite offerts à l'Association caritative Maharana of Udaipur. Cette épreuve était organisée à l'instigation de Malcom Moss, homme d'affaires britannique inventeur du rickshaw (tricycle utilisé en Inde pour le transport des passagers) solaire, où douze panneaux solaires de 75 watts disposés sur le toit ajoutent leur puissance à celle du cycliste, permettant d'atteindre 30 km/h.

Par ailleurs, le premier navire britanni­que solaire a été lancé. Il a pu emmener des touristes à travers les plaines marécageuses du Norfolk. Alimenté par trois rangées de panneaux solaires, Ra – tel est le nom de ce bateau – mesure 10 mètres de long et peut transporter une douzaine de passagers. Il a été construit en Allemagne, pour le prix d' environ 75 000 euros.

Parmi les dernières idées de ces modes de transport alternatifs, signalons cette ancienne Citroën diesel qu'un agriculteur, D. Blackburn, a entièrement reconvertie à l'huile végétale – issue de végétaux comme le colza, le tournesol, les graines de lin et le chanvre. Un véhicule qui, selon son propriétaire, « peut sauver la planète tout en faisant faire des économies».





Citation

Home Extrait du message n° 105

par Maitreya

« Lorsque vous me verrez et m'entendrez,
vous réaliserez que, depuis longtemps,
vous connaissez les vérités que j'énonce.
En votre cœur, demeurent les vérités de Dieu. 
Ces vérités simples, mes amis, sous-tendent toute existence.
Partage et Justice, Fraternité et Liberté ne sont pas des concepts nouveaux.
Depuis la nuit des temps, l'humanité a lié son aspiration à ces étoiles qui lui font signe.
Maintenant, mes amis, nous devons les ancrer dans le monde.»





La voix des peuples

Home Des manifestations perturbent la visite du président Bush

Source : The Guardian, G.-B.

Une semaine de manifestations a causé d'importantes perturbations lors de la récente visite de George W. Bush à Londres : il n'a pas pu se déplacer librement dans la ville, le cortège officiel (qui fait habituellement partie de la visite de n'importe quel chef d'Etat) fut annulé et George W. Bush ne s'est pas adressé au Parlement.

Le Maître de B. Creme a confirmé le nombre de manifestants (170 000) qui ont marché dans les rues de Londres le jeudi 20 novembre 2003. Ce fut l'une des plus grandes manifestations ayant jamais eu lieu un jour ouvrable.

La marche était conduite par Ron Kovic, un vétéran du Vietnam handicapé et un groupe d'Américains expatriés, rassemblés sous la bannière « Fier de mon pays, j'ai honte de mon président .» Ron Kovic a déclaré : « Ce qui arrive en Irak reflète le cauchemar du Vietnam. C'est inacceptable et nous ne le supporterons pas. »

« Nous sommes fiers de parler à voix haute, côte à côte avec nos frères et sœurs qui, partout dans le monde, sont victimes de la politique de Tony Blair et de George Bush », a déclaré Anas Altikriti, de l'association musulmane de Grande-Bretagne.

En plus des manifestations de Londres, la semaine a été marquée par l'envoi d'une pétition signée par des milliers de personnes et adressée à Tony Blair, ainsi que par des manifestations dans d'autres villes de Grande-Bretagne. 




Home Manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong

Source : The Guardian, G.-B.

Plus de 20 000 personnes ont manifesté dans le centre de Hong Kong en janvier 2004 pour exiger davantage de démocratie et de liberté. Leur porte-parole Richard Tsoi a déclaré :

 « Nous voulons une vraie démocratie – le droit d'élire notre propre chef de l'exécutif et tous les membres du conseil législatif. Les nouveaux dirigeants chinois ont montré qu'ils étaient prêts à écouter le point de vue du peuple. Il est donc important que les habitants de Hong Kong se lèvent et fassent entendre leurs voix d'une manière ferme et claire. »

Tung Chee-hwa, chef de l'exécutif de Hong Kong, a suscité la colère des manifestants en désignant 102 personnes aux conseils de districts, sans tenir compte des demandes du peuple qui souhaite avoir son mot à dire dans le choix de ses dirigeants. La constitution de Hong Kong garantit aux citoyens le droit d'élire leur dirigeant et leurs législateurs jusqu'en 2007.




Home Inde : des villageois militent contre Coca Cola

Source : The Guardian, G.-B

Au Kerala, des villageois ont obtenu d'un tribunal l'autorisation d'empêcher la société Coca Cola d'épuiser les précieuses nappes phréatiques, en dépit de l'opposition du gouvernement qui soutient la compagnie.

Pendant 608 jours, 1 000 familles ont milité contre l'usine de mise en bouteille de la société Coca Cola, invitant les gens à boire des boissons naturelles et à boycotter ces « boissons toxiques ». Ils prétendent que l'usine pompe au moins 510 000 litres d'eau par jour, ce qui dessèche les cocotiers et transforme les rizières en désert. En 2001, le village de Plachimada a produit plus de 50 sacs de riz et 1500 noix de coco ; alors que la dernière récolte n'a fourni que cinq sacs de riz et 200 noix de coco.

Bien que la Haute Cour eût constaté que la compagnie puisait l'eau illégalement, elle n'a pas pu la forcer à fermer. La compagnie Coca Cola a fait appel contre la décision de justice.

 





Courrier des lecteurs

Home Sans souci et chaleureux

Cher Monsieur,

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, je travaillais en tant que bénévole avec un groupe de personnes sérieusement handicapées, dont la plupart en fauteuils roulants.

Un jour, j'accompagnai l'une d'entre elles à une rencontre avec des officiels en tant que conseillère. Seules les personnes handicapées de la région accompagnées de leurs conseillers étaient invitées. Peu de temps avant la rencontre, un jeune homme d'une trentaine d'années entra dans la salle et se glissa dans le coin où mon ami Tai et moi-même étions assis. Il était vêtu d'un jean impeccable et d'une veste assortie et il portait des chaussures de travail marron parfaitement cirées. Il avait des yeux d'un bleu particulièrement éclatant, des cheveux blonds nettement coupés et un teint resplendissant de santé. Il rayonnait de chaleur humaine et de bonté.

Au début de la rencontre, on nous demanda de nous présenter. Il s'avéra être la seule personne à ne pas avoir été invitée et la seule venant de la campagne (Mt Gambier), à six heures de voiture d'Adélaïde. Il parla avec tant de sympathie de son souci des personnes handicapées que les officiels le remercièrent d'être venu.

Après la rencontre il nous invita, Tai et moi, à prendre un café et nous acceptâmes de bon cœur. Cet homme charmant voulut pousser le fauteuil roulant à ma place en disant : « C'est trop lourd pour vous. »

Alors que nous nous dirigions vers le salon de thé, il commença soudain à parler de la mort et des mourants. En conclusion il dit ceci : « A la mort nous n'allons nulle part, nous changeons simplement d'état de conscience. » Je le regardai avec étonnement et dis : « Oui, vous avez raison. » En même temps je pensais que c'était un commentaire inhabituel pour quelqu'un venant de la campagne.

Je lui demandai quel genre de travail il faisait. Il me répondit qu'il ne travaillait pas et, voyant mon expression intriguée, il ajouta en guise d'explication : « Si j'ai besoin d'argent je vais dans les champs d'opale, je déterre quelques opales et je les vends à Adélaïde. » Voyant que j'avais toujours l'air intriguée, il ajouta : « Je sais où creuser. » Tout ce que je trouvais à dire fut : « Ah ! Très bien », et les choses en restèrent là.

Dans l'intervalle, nous étions arrivés au salon de thé. Il trouva un endroit agréable et c'était bon de voir combien il se montrait aimant et chaleureux avec Tai et comme il s'assurait qu'il se sente à l'aise. Après nous avoir demandé ce que nous voulions boire et manger, il insista pour régler l'addition. J'objectai fermement mais il insista. Pour me convaincre, il sortit son portefeuille de sa poche arrière et me montra qu'il était bourré de billets de banque. « Voyez, j'ai beaucoup d'argent », dit-il. Je me laissai fléchir et acceptai en riant qu'il paie l'addition.

Il sortit ensuite une photo montrant sa femme et ses deux filles en train de rire, assises toutes trois sur un banc dans un parc. Sa femme était originaire d'Indonésie et ses filles étaient adolescentes. Mon impression fut celle d'une famille heureuse et sans souci.

Lorsque nous quittâmes le salon de thé, il prit le fauteuil roulant et nous accompagna jusqu'au parking. Nous nous dîmes au revoir. Il traversa la route, puis s'éloigna d'un pas léger et plein de vigueur, la tête légèrement levée comme s'il sifflotait un air pour lui-même. J'étais triste de le voir partir. Cet homme était-il un Maître ? Que penser de sa femme et de ses filles ?

T. C., Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya. Sa femme et ses filles étaient fictives.


Home Un visiteur de belle allure

Cher Monsieur,

En juin 2002, je participai à la tenue d'un stand sur la méditation de transmission, au salon Mental, Corps et Esprit, à Melbourne (Australie). Au cours de l'après-midi, un homme de petite taille se présenta à notre stand. Il portait une casquette et il était vêtu d'un pull-over orange et d'un pantalon à carreaux. Il avait quelque chose de différent des autres visiteurs.

Il engagea immédiatement la conversation avec nous, nous demandant quelles étaient les dernières informations et les livres les plus récents. Il nous dit que son nom était Con, et il élargit la conversation de manière à relier le travail concernant la Réapparition aux besoins du monde, disant par exemple : « Mais qu'en est-il des petits enfants, comment allons-nous aider les petits enfants ? » et « Ce qui est proposé ici, c'est très bien, mais je voudrais voir tout cela dehors, dans la rue. » Il parlait avec autorité et nous éprouvions le désir de trouver des réponses à ses questions. Mon collègue fit remarquer plus tard que l'homme avait eu des conversations séparées avec chacun de nous, abordant nos questions intérieures, et pour sa part, il voyait mieux le prochain pas à faire – je ressentais la même chose. A un moment donné, je demandai à notre visiteur ce qu'il faisait chaque jour et il me répondit : « C'est très simple, je demande tout simplement à Dieu ce qu'il veut que je fasse et je le fais. »

Lorsqu'il s'en alla, au bout de vingt ou trente minutes, nous nous sentions tous deux inspirés et réconfortés, aidés et encouragés dans notre voie personnelle, et je sentis que je pourrais faire beaucoup plus pour la Réapparition et le partage.

Bien que Con fut d'une apparence simple, presque ordinaire, et que de la salive s'accumulait dans les coins de sa bouche lorsqu'il parlait, mes premières paroles en le voyant s'en aller furent : « Quel bel homme ! » Pourriez-vous me dire qui il était ?

A.B., Mt Dandenong, Victoria, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Un excellent musicien

Cher Monsieur,

Un soir d'avril 2003, alors que j'attendais sur le quai du métro, j'entendis un musicien qui jouait du violon. J'ai entendu des musiciens plus accomplis, mais il y avait dans sa manière de jouer quelque chose qui attirait mon attention. C'était un homme assez petit. Les gens ne prêtaient pas réellement attention à lui, ce qui n'a rien d'étonnant à New York. Il joua Amazing Grace, le chant folklorique israélien Hava na Gila et deux autres airs. En voyant l'expression de son visage, je sentis qu'il aimait jouer du violon.

Je me dirigeai vers lui et je laissai tomber un dollar dans sa boîte. Il me demanda, en anglais, si je parlais espagnol. Je répondis : « No hablo espanol. » J'ignore pourquoi j'ai répondu en espagnol. En parlant, il me regardait droit dans les yeux. Son regard avait un éclat particulier – ses yeux, de couleur brune, semblaient étinceler. Il me dit ensuite en souriant (ce ne sont peut-être pas ses paroles exactes) : « Dans ma prochaine vie, je jouerai au Lincoln Center et vous viendrez m'écouter. Vous serez assise dans la rangée de devant. » Il continua à parler et à jouer du violon.

Juste au moment où le métro arrivait dans la station, il se rapprocha de moi tout en jouant God will take care of you. Au début l'air n'était pas très familier (ce n'était pas un virtuose) mais la mélodie s'amplifia et devint claire pour moi. Je restai en retrait pour mieux écouter. Lorsque le métro entra dans la station et que les portes s'ouvrirent, je me tournai vers lui en souriant et je dis : « Merci, merci. » Je montai dans le métro et je m'assis en le regardant continuer à jouer tandis que le train s'en allait. Fermant les yeux, je répétai mentalement les paroles de la chanson et je remerciai joyeusement Dieu pour le messager et le message. Etait-ce Maitreya ?

N. J. M., Brooklyn, New York, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « violoniste » était en fait le Maître Jésus.


Home Un visiteur bienvenu

Cher Monsieur,

Le 26 octobre 2003, j'assurais la permanence au centre d'information de Share Internationalà Amsterdam lorsque je vis entrer un homme d'environ soixante-quinze ans, grand, plein d'allant, portant un chapeau élégant. J'eus aussitôt le sentiment que c'était Maitreya. Je pris son chapeau et son manteau. Je venais juste de faire du café pour Jos, un membre du groupe, et nous nous assîmes tous trois pour boire un café et manger des cookies. Notre visiteur nous raconta qu'il s'était intéressé à différentes approches spirituelles au fil des années et qu'il voulait se documenter sur la méditation de transmission. Lorsqu'il posait une question, il avait un air très sérieux, mais lorsque je lui répondais, il me regardait avec une expression amicale et pleine d'humour.

Après que nous ayons parlé de la méditation de transmission, je déclarai que notre tâche principale était d'informer le public sur la présence et l'émergence de l'Instructeur mondial et des Maîtres de Sagesse. Il répondit d'un ton catégorique que ce n'était pas le cas, la tâche la plus importante étant la méditation de transmission car c'est par les énergies ainsi transmises que le monde est transformé. A son avis, il nous est difficile d'imaginer combien cette méditation est puissante. Jos a dit par la suite qu'il avait compris qu'étant donné le temps relativement court qui nous restait pour informer le public sur l'émergence de Maitreya et des Maîtres, Maitreya voulait dire que la méditation de transmission continuerait ensuite et deviendrait par conséquent « plus importante » à l'avenir. [Voir note 1.]

Lorsque nous avons parlé du service, Jos a déclaré que certaines personnes qui méditent n'utilisent pas toujours l'énergie dans le service et deviennent névrosées. Notre visiteur lui a répondu que les choses ne se passaient pas tout à fait ainsi. « Les gens deviennent névrosés en raison du stress, de la compétition et de la peur ; nous nous rendons fous les uns les autres et chacun pense être meilleur que tout le monde. » Nous nous mîmes à rire tous les trois. « Admettez-le, tout le monde se comporte ainsi, nous avons tous fait des caricatures de nous-mêmes, nous avons de fausses personnalités et tout cela crée des difficultés. Nous avons peur de tout le monde. Mais avec la méditation de transmission tout s'améliore automatiquement. Vous ne pouvez pratiquer la méditation de transmission sans développer automatiquement une attitude intérieure orientée vers le service. » [Voir note 2.]

Il poursuivit en déclarant que le monde est aujourd'hui dément dans tous les domaines de la vie et que la plupart des gens sont d'accord là-dessus. « Ils veulent le changement et tout se transforme très vite. Le processus du changement se met en place de manière continue en raison des énergies. Nombre de personnes ont entendu parler de Maitreya et l'attendent, également dans d'autres groupes. » Je lui demandai quels groupes aux Pays-Bas. Il répondit : « Les chrétiens l'attendent tout comme les bouddhistes. »  Il a ajouté que les personnes qui attendent Maitreya sont plus nombreuses que nous le pensons. A cause des énergies, de plus en plus de gens sont ouverts aux idées nouvelles. Tout comme le rideau de fer a soudain disparu, chose qui semble maintenant aller de soi pour tout un chacun, la nouvelle conscience sera soudain là, comme si un rideau s'était ouvert. Il existe un processus énergétique qui est déjà en cours. Les changements s'effectueront sur une période assez longue – aussi longue qu'une vie humaine (cent ans certainement). [Voir note 3.]

Je ressentis pendant toute cette visite une authentique humilité et une relation de maître à disciple et, en même temps, l'atmosphère était aussi détendue et amicale que si nous avions eu la visite d'un ami très cher. Lorsque je revins dans la salle de réception après être allée du café, je vis qu'il regardait les ouvrages sur l'étagère du haut, où nous conservons une petite bibliothèque à la disposition du public. Je lui donnai du café et je m'assis. Il régnait un merveilleux silence qu'il rompit soudain en demandant : « Qu'est-ce que ce livre fait ici ? », tenant à la main A Course in Miracles. Je lui dis qu'une personne du groupe avait traduit ce livre en néerlandais et qu'elle s'y intéressait beaucoup. « Dans ce cas, que fait-elle dans le groupe », demanda-t-il. Presque choquée, je répondis: « Cette personne est un membre très sérieux du groupe. Pensez-vous que cet ouvrage ne devrait pas être ici ? » Il secoua alors légèrement les épaules dans un geste qui ne signifiait ni oui ni non. « Je dois admettre que je ne l'ai pas lu, dis-je. Pensez-vous que je devrais le faire ? » – « Ce livre n'est pas pour vous, vous n'avez pas à le lire », répondit-il. Il regarda ensuite les ouvrages de l'Agni Yoga. Je lui dis que j'étais en train de relire Cœur. Avec un large sourire, il dit alors : « Celui-là est un bon livre pour vous. » [Voir note 4.]

Je me demandais si j'en faisais assez (en ce qui concerne le travail de service) car je pensais avoir été récemment trop préoccupée de mon propre égo. Il dit alors tout à coup : « Un jour vous regarderez soudain autour de vous en pensant : est-ce que je fais tout cela ? Mais cela se fait tout seul, cela ne dépend pas de vous. Vous transmettez automatiquement les énergies. » Je mentionnai que j'avais eu cette impression la semaine précédente pendant la leçon de danse que j'avais donnée et que cela procurait un sentiment de joie particulier. « Oui, dit-il, cela peut arriver aussi en faisant de la peinture ou autre chose que vous pourriez essayer, avant de revenir finalement à ce que vous faisiez auparavant. »  

Il voulut ensuite voir le tétraèdre qui se trouve dans la salle de méditation de transmission. En entrant, son regard se posa sur une lithographie de B. Creme intitulée « Méditation »* (photographie ci-contre). « De quoi s'agit-il ? », demanda-t-il. Je fis une brève réponse, sachant qu'il ajouterait quelque chose. « Regardez, dit-il, voici le centre/chakra le plus important, le centre ajna. Celui-ci représente le centre de la gorge et celui-là le centre du cœur ».

Nous restâmes un moment devant cette lithographie. Dans la salle de méditation, se trouvent également des photos de différents Maîtres (des avatars comme Ramana Maharshi, Vivekananda, entre autres) et de Sai Baba. Nous nous arrêtâmes devant chaque photo en désignant chaque Maître. Lorsque nous arrivâmes devant la photo de Maitreya à Nairobi, je dis que nous avions l'habitude de penser que, lors de sa première interview, Maitreya ressemblerait à l'aspect qu'il avait à Nairobi, mais que Benjamin Creme avait dit récemment qu'il n'en serait rien et que cela demanderait de l'intuition et du discernement de notre part pour le reconnaître. « Vous le reconnaîtrez immédiatement », dit-il avec force. « Pendant combien de temps méditez-vous ici ?, demanda-t-il. « La plupart d'entre nous méditent pendant environ deux heures, trois fois par semaine », répondis-je. « Je pense que c'est plutôt long », dit-il. Je mentionnai le fait que ma sœur médite parfois pendant quatre heures sans que cela pose de problème. Il dit : « Oui, quatre heures de temps en temps, mais trois fois par semaine pendant deux heures à chaque fois, c'est beaucoup, à mon avis. Et il y a bien sûr les week-ends des trois fêtes spirituelles – mais c'est différent. » Je lui dis qu'à Londres, dans le groupe de B. Creme, ils transmettent pendant au moins quatre heures, trois fois par semaine. Il dit en riant : « Oui, mais il s'agit d'un groupe particulier avec des gens particuliers. Certaines personnes s'endorment pendant la transmission, mais cela n'est pas grave dans la mesure où elles ne ronflent pas ! Il n'y a rien de mal à dormir quelques instants. Mais ce qui ne va pas c'est, après avoir dormi, qu'elles se lèvent et rentrent chez elles. La fonction du sommeil est de régénérer le système nerveux, ces personnes pourraient transmettre parfaitement après avoir dormi ! » [Voir note 5.]

Je lui dis que j'avais eu récemment de réels troubles du sommeil pendant plusieurs nuits et que j'avais pris un puissant somnifère (qui de toutes façons n'avait rien fait) et que cependant je me sentais parfaitement éveillée pendant la transmission et que je pouvais méditer aussi bien que d'habitude. Il déclara que je ne devrais pas reprendre de somnifères ni m'inquiéter de ne pas dormir. Le système nerveux prend soin de lui-même et s'il a besoin de sommeil il dormira. Je devrais tout simplement l'accepter et, si je m'endors dans la journée, je ne devrais pas lutter contre le sommeil, mais m'accorder un petit somme. Je lui dis que je considérais que c'était une perte de temps de ne pas dormir la nuit, car dans le sommeil profond on peut effectuer un service, ou apprendre différentes leçons. Il repoussa cette idée d'un geste de la main et se mit à rire comme pour dire que je disais n'importe quoi : « Vous ne savez rien de tout ceci ; les gens peuvent à peine formuler une question sur le concept du temps, cela ne servirait à rien puisqu'ils ne peuvent pas vraiment comprendre cette notion. » Il insista : « Ne vous inquiétez pas, renoncez à tout ce qui vous préoccupe. Cela n'existe pas. » Ceci me permit de ressentir au fond de moi un réel sentiment de liberté ou de libération.

« Gardez votre légèreté, ne vous laissez pas perturber [par les autres], il y a toujours le danger dans un groupe que certains deviennent fanatiques et veuillent prendre la direction. » – « Oui, dis-je, c'est pourquoi Benjamin Creme ne veut pas que nous créions des postes particuliers ni que des responsables soient officiellement désignés au sein du groupe. » Il déclara alors : « Voilà un vrai leader ! Bien sûr, les choses doivent être faites, mais si vous sentez la moindre réticence en vous pour une tâche particulière, cela signifie que vous ne devriez pas la faire. Faites seulement quelque chose si vous le faites avec joie ; soyez tout simplement vous-même. » Je dis alors que la phrase utilisée par le Maître Djwhal Khul dans les ouvrages d'Alice Bailey sur l'importance de « s'asseoir légèrement sur la selle » m'avait toujours inspirée.

Il parla également des masses qui sont incapables de penser et qui croient sans se poser de questions tout ce qui est imprimé dans les journaux ou présenté à la télévision. Il n'y a qu'un petit nombre de personnes capables de penser de manière créatrice.

Notre conversation s'arrêta là, il acheta quelques ouvrages, me serra la main, me remercia et je fis de même. Il se dirigea vers sa voiture qui était garée tout près, mais quelques secondes plus tard je le vis revenir du même pas alerte. Il voulait la Mission de Maitreya, tome II et il déposa sur la table la somme exacte, sans avoir regardé une liste de prix pendant toute sa visite au centre d'information.

Il est resté pendant environ deux heures et demie et, après son départ, j'éprouvais un immense sentiment de bien-être et de réconfort. Jos K., l'autre membre du groupe qui se trouvait présent pendant une partie de cette visite, ajoute que l'impression qui est demeurée en lui est celle de la totale simplicité de ce visiteur.

Avons-nous eu raison de penser qu'il s'agissait de Maitreya ?

M. op ten N., Bilthoven, Pays-Bas


PS – Le 15 novembre 2003, alors que l'équipe d'Amsterdam était en train d'achever la préparation du numéro de décembre de Share International, nous avons eu la visite de l'homme décrit dans la lettre ci-dessus, « Un visiteur bienvenu ».

Il nous a dit notamment ceci : « Participer à des salons, donner de l'information à des stands, dans des endroits publics, est un travail utile, valable. Donner des conférences est encore plus important. Mais un homme doit marcher sur deux jambes et les deux activités que sont la méditation de transmission et l'information destinée au public sont des tâches importantes. »

Le reste de ces informations sera publié dans le numéro de mars.


Notes de Benjamin Creme :

[1] Maitreya veut dire que la méditation de transmission, que n'importe qui peut faire, est plus facile pour la plupart des gens. Informer le public et les médias est plus difficile. Si vous pouvez faire les deux, bien sûr, c'est encore mieux. Par ailleurs, la méditation de transmission est un service à long terme alors qu'informer le public est la tâche immédiate à court terme.

[2] On peut faire une différence entre la méditation ordinaire et la méditation de transmission. Dans la méditation, quelle qu'elle soit, l'énergie invoquée est celle de l'âme de la personne. Le non-usage de cette énergie peut créer des difficultés – physiques, astrales ou mentales – à la suite d'une stase, d'une stagnation de l'énergie. Dans la méditation de transmission, ceci n'arrive pas, car les énergies viennent de sources cosmiques, solaires et extra planétaires, et sont transmises à travers les chakras par les Maîtres. La méditation de transmission est en elle-même une forme de service.

[3] La signification de ceci est que régler complètement les problèmes d'aujourd'hui et transformer la vie sur la Terre prendra au moins l'espace d'une vie. Il s'agit de changer la conscience humaine.

[4] A Course in Miracles est destiné aux aspirants qui approchent de la première initiation. Quatre-vingt-dix-sept pour cent des personnes engagées dans la méditation de transmission ont au moins atteint la première initiation et ne trouveraient pas cet enseignement très approprié.

[5] Maitreya ne veut pas dire que deux heures de transmission trois fois par semaine c'est trop. Il constate que pour beaucoup de personnes cela semble plutôt démoralisant.


Méditation. * Peinture de Benjamin Creme (1964 ). Ce tableau représente de manière symbolique, les chakras ( les centres ) de la tête, de la gorge et du coeur, en alignement durant la méditation.
Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage International n° 185-186,  de janvier-février 2004, page 43.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que dans ces deux occasions le visiteur était un « familier » utilisé par Maitreya.


Home Un symbole de paix

Cher Monsieur,

Le 28 mai 2003, je traversai Regents Park, à Londres, avec mon amie Gisela. Au bout d'un moment elle me dit : « Oh, regarde ! » Je tournai la tête et je vis, assis sur un banc, un homme âgé aux cheveux bouclés, au crâne dégarni et portant un costume de tweed. Il était en train d'écrire quelque chose dans un journal. Je supposai qu'il faisait des mots croisés.

La chose étonnante, c'est que deux colombes vinrent sautiller sur ses genoux et ses bras comme si elles y avaient élu domicile. Le vieillard et les oiseaux formaient une unité charmante, parfaitement naturelle et pleine d'harmonie. L'homme nous regarda quelques instants. Son regard rayonnait d'amour et de paix et on pouvait y discerner également une pointe d'humour.

Lorsque nous nous éloignâmes, j'avais les larmes aux yeux et la vie me paraissait facile, joyeuse et pleine de beauté.

Cet homme était-il Maitreya ?

U. R., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Regrets

Cher Monsieur,

En novembre 1997, je descendais une rue à Vancouver (Canada), agitée et stressée par la période de chômage et la situation désagréable dans laquelle je me trouvais. Mon désespoir était grand. Un homme à l'air négligé, d'âge moyen, s'approcha de moi et me demanda si j'avais « 75 cents pour le bus ». Je répondis avec rage : « Je n'ai pas d'argent. » La force de ma colère le déstabilisa. Il se détourna et regarda vers le ciel. Puis il se dépêcha pour attraper le bus qui venait juste d'arriver afin de de-mander s'il pouvait quand même monter.

Je fus totalement abasourdie par ma propre réaction. D'habitude, je suis très attentionnée envers les personnes qui demandent de l'argent, que je puisse en donner ou pas. Lorsque je ne peux rien donner, j'explique alors pourquoi. Cela humanise un peu la situation. Je ne réagis jamais comme je l'ai fait avec cet homme.

Au moment où je l'agressai, je sentis mon cœur se briser par ma propre cruauté. Ses yeux étaient brillants, d'un bleu clair intense, et bien qu'il eût l'air négligé, il était d'une grande sensibilité. J'eus l'impression d'avoir taillé dans sa vulnérabilité avec un couteau. Après avoir repris mes esprits, j'essayai aussitôt de le suivre et de lui donner l'argent dont il avait besoin, mais il avait eu le temps de disparaître. C'était trop tard. Je fondis alors en larmes, à cause de ma brutalité. Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais une telle rage en moi. Il était manifestement « à la rue » mais c'était une personne d'une nature très douce.

Encore aujourd'hui, le fait que j'aie agressé avec une telle véhémence un étranger innocent qui avait besoin d'aide me dérange énormément. En fait, quelque chose me faisait penser que cette personne n'était pas ordinaire. Qui était-il ?

K. E., Colombie britannique, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.



Interviews

Home La vie secrète des enfants déshérités

Interview de Camila Batmanghelidjh par Gill Fry

A Camberwell, au sud de Londres, se trouve Kids Company : une entreprise caritative unique en son genre, qui travaille avec des enfants et de jeunes victimes de la pauvreté, de l'exclusion et de négligence, en les aidant à réduire l'impact des traumatismes et en leur permettant de croire en un avenir meilleur. Depuis sa création en 1996, Kids Company aide environ 350 enfants chaque semaine, dans un centre où ceux-ci reçoivent de la nourriture, de l'aide, des conseils et une éducation. Ils sont encouragés à pratiquer différentes formes d'art, de musique ou d'activités sportives. Quatre mille enfants supplémentaires sont reçus chaque semaine dans des écoles déshéritées. Un rapport commandé en 2002 par le gouvernement décrit Kids Company comme « l'exemple parfait d'un projet géré par la communauté, orienté vers la satisfaction des besoins et avec une rare capacité à réellement toucher un grand nombre de jeunes gens profondément désavantagés ».

Camila Batmanghelidjh, fondatrice et directrice du projet, a une expérience de quinze ans en matière de psychothérapie pour enfants. Au cours de sa petite enfance, elle a grandi dans une famille aisée, en Iran. Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi la femme de ménage et ses sept enfants devaient vivre dans une seule pièce ; elle leur donnait quelques-uns de ses jouets ainsi que de la nourriture. Alors qu'elle était adolescente, sa famille a fui l'Iran pour s'installer en Grande-Bretagne. Elle est bien connue pour ses actions en faveur des droits des enfants et de ceux qui souffrent d'exclusion sociale.

Partage international : Comment avez-vous créé Kids Company et pourquoi ?
Camila Batmanghelidjh : J'ai une longue pratique en psychothérapie et depuis l'âge de neuf ans, je savais que je voulais créer un projet destiné à aider les enfants vulnérables. A l'âge de 20 ans, j'ai créé The Place to Be, un projet qui organisait des thérapies et des conseils à l'école. Ce projet a maintenant atteint une envergure nationale et concerne plus de 100 000 enfants. Je me suis rendue compte qu'il y avait des enfants qui redoutaient l'approche des vacances, qui étaient inquiets de ne pas aller à l'école. C'est ainsi que j'ai créé, au début de l'année 1996, un centre de vacances dans deux annexes de la gare de Camberwell. Malheureusement, une centaine d'adolescents regroupés en bande sont venus pour détruire ces installations. Je me suis subitement retrouvée face à face avec un groupe de clients qui parlaient un langage de ghetto que je ne comprenais même pas et qui faisaient partie d'un réseau criminel avec lequel je n'étais pas du tout familiarisée. Nous étions un groupe de psychothérapeutes de race blanche, formés dans les écoles de Hampstead. Ce groupe est allé visiter ces enfants à une seule occasion, et n'est plus jamais revenu par la suite. Je me retrouvais donc seule avec ces garçons.

Chaque jour, j'ouvrais les portes à 3 h de l'après-midi mais j'étais complètement terrorisée. En raison de mes origines perses, je considère chacun comme un invité ; c'est ainsi que lorsque j'ouvrais les portes, je leur souriais et je leur disais : « S'il vous plaît, ne crachez pas ! » Les garçons m'ont dit qu'ils étaient fascinés parce que je ne m'en prenais jamais à eux et parce que j'étais très respectueuse lorsque je leur disais « Vous ne pouvez pas faire ceci » ou « Vous ne pouvez pas faire cela ». Ils étaient très curieux. Une centaine d'enfants sont arrivés par la suite : la plupart étaient de race blanche, drogués et avaient moins de 12 ans. Tandis que les premiers survivent grâce au crime, les autres sombrent. Ceux qui avaient 12 ans en paraissaient 6 et il était manifeste qu'ils avaient beaucoup souffert, que leurs parents étaient drogués et que l'argent de la famille était consacré aux drogues, ce qui rendait les enfants très vulnérables.

PI. Qui vous venait en aide ?
CB. J'ai fait appel à quelques hommes car en cas de bagarre nous ne pouvions rien faire. Nous avions aussi quelques hommes de race noire qui travaillaient pour nous. Ils n'avaient aucune éducation mais savaient très bien s'y prendre avec les enfants ; il y avait aussi des psychothérapeutes brillants mais qui, en dépit de leur qualification, n'avaient pas une bonne approche avec les enfants. Je devais faire travailler ces deux groupes de personnes ensemble, m'arranger pour qu'elles se respectent mutuellement et qu'elles développent une culture tournée vers les besoins des enfants.
En même temps, ces derniers ont commencé à me faire confiance et à parler autour d'eux. J'ai compilé plus de 300 de leurs bibliographies toujours très perturbées. Un profil des enfants traumatisés a ainsi commencé à se construire : ils sont à chaque fois victimes de négligences et ont subi des événements traumatisants. Soixante pour cent des adolescents n'allaient plus à l'école et personne ne s'inquiétait de leur sort.
Kids Company s'est finalement installé dans six hangars de chemin de fer. L'équipe était divisée en différents secteurs : santé, éducation, services sociaux, arts, ménage, recherche d'emploi, soins de base. Les jeunes se sont donnés le mot et ils arrivaient de plus en plus nombreux.

PI. Comment ces jeunes étaient-ils pris en charge par les services sociaux ?
CB. Cinquante-sept pour cent de nos jeunes sont sans abri : ils dorment dans des garages, dans des cages d'ascenseurs, à même le sol ou dans des voitures. Cela a été très difficile pour nous de trouver un logement pour la plupart d'entre eux. C'est ce qui m'a fait comprendre que les services sociaux sont complètement dépassés dans nos villes. Le Children's Act déclare qu'il faut protéger les enfants lorsqu'ils sont négligés, victimes de violences sexuelles ou physiques mais, en vérité, seuls les cas extrêmes sont pris en charge ; les enfants négligés ne font l'objet d'aucune attention. Ainsi, si vos deux parents sont drogués, s'ils dépensent tous les revenus du ménage pour se procurer leur drogue, s'ils ne vous habillent pas, s'ils vous laissent sans chauffage, sans nourriture mais sans vous battre, alors, vous n'aurez pas droit à l'aide dont vous avez besoin. Kids Company a démarré en essayant de se faire connaître tout en fournissant ses services. Nous nous sommes retrouvés en train de lutter en faveur de nombreux enfants. Nous avons poursuivi les autorités locales en justice parce qu'elles ne voulaient pas fournir un abri pour des enfants, nous avons aussi dû lutter contre des services sociaux. La situation devenait de plus en plus difficile parce que ce sont ces mêmes services qui octroient les subventions dont nous avions besoin en tant qu'association à but non lucratif. Notre travail mettait de plus en plus en évidence les inadéquations du système.
Le meurtre de Damilola Taylor a mis sur la place publique ce que nous savions depuis longtemps. Les gens ont commencé à comprendre à quel point ces enfants sont brutalisés et comment ils se montrent violents en réaction.

PI. Ces 57 pour cent d'enfants qui sont sans abri vivent-ils avec leurs parents ?
CB. Ils n'ont pas de parents. Ce qui est frappant avec notre groupe d'enfants c'est qu'ils ne font l'objet d'aucune attention de la part de leur père et mère. Nous ne portons aucun jugement parce que ces parents ont connu la même situation que leurs enfants, il y a de nombreuses années ; fondamentalement, il n'existe aucune place dans leur cadre mental pour les soins à apporter aux enfants. Le jour de Noël, nous avions 158 enfants avec nous. Ils venaient tous du coin. Cela donne une idée de l'ampleur du problème.

PI. Quels sont les problèmes particuliers des enfants pauvres dans ce pays ?
CB. La situation est très différente de celle que l'on rencontre dans les pays pauvres, où vous ne vous retrouvez pas confrontés aux gaspillages que l'on affiche à la télévision et dans les vitrines des magasins. Dans ces pays, il y a une communauté et une forme de famille étendue, de sorte qu'il peut y avoir beaucoup de pauvreté mais il reste une cohésion sur le plan émotionnel. Chez nous, la pauvreté tend à isoler les enfants car invariablement elle a pour lieu un logement exigu dans un grand immeuble avec des barrières métalliques et où chaque porte est cadenassée. Les gens ont peur de créer des liens entre eux car chaque étranger est un criminel potentiel. En conséquence, je pense qu'il est très difficile pour les enfants de s'identifier à un groupe. A la base, le problème est que les parents biologiques n'ont pas réussi à s'occuper de leurs enfants et que l'Etat a aussi échoué dans sa mission. Tout le monde est horrifié lorsque les enfants s'attaquent aux institutions de l'Etat ou de la famille. Mais on ne récolte que ce que l'on a semé. Si ces enfants ne sont pas respectés alors, une fois adultes, ils se retourneront contre la société. Celle-ci ne leur apporte rien et ce qui leur manque : une expérience de nature émotionnelle, ne peut pas s'apprendre en classe. Ils n'ont connu que brutalité et manque de respect ; ils se sentent sans valeur car ils ne trouvent aucune protection.

PI. Comment vous y prenez-vous avec un enfant qui a été profondément traumatisé ?
CB. Les enfants qui ont été traumatisés se ferment pour se protéger contre la souffrance et finissent par perdre la capacité de ressentir un large spectre d'émotions. Ils ont oublié ce que signifient les sentiments et pensent qu'il en est également de même pour les autres. Ils ne sont pas capables d'empathie car ils n'ont même pas de sentiments pour eux-mêmes. Ils ne peuvent pas se mettre à la place de la victime ou se sentir désolés pour ce qui lui est arrivé ; ils ne peuvent pas imaginer la souffrance de la victime, ils n'ont pas de remords et ne se sentent pas coupables. Ils n'ont pas accès à tous ces sentiments, ils n'accordent pas plus d'importance à leur propre vie qu'à celle des autres. Leur rage est immense et très profonde.

PI. A quelles méthodes faites-vous appel pour aider ces enfants ?
CB. Nous pensons que les méthodes didactiques et morales ne fonctionnent pas car elles s'appuient sur un répertoire émotionnel de base, inexistant chez ces enfants. Les adultes qui travaillent avec nous doivent en quelque sorte développer une attitude émotionnelle au nom des enfants. Grâce à l'attachement qui se développe, ils font resurgir les émotions de leur mémoire. C'est une méthode qui va à contresens des pratiques professionnelles.
Je me dis souvent que je devrais voyager et mettre en garde les peuples du tiers monde contre les habitudes des pays développés, car je pense qu'en développant des structures professionnelles, nous avons dépersonnalisé les soins de manière excessive ; ceux-ci relèvent de l'art. Ce sont des liens de nature émotionnelle qui doivent transparaître dans la relation entre le patient et celui qui donne le service. Il y a là une place intéressante que j'appelle « l'espace créatif de soins ». Je pense que c'est une erreur que de créer des structures professionnelles qui font que les travailleurs se conduisent comme des robots qui agissent et se déplacent mais perdent la notion de soins. Ce que j'essaie de créer pour nos collaborateurs, c'est la capacité à entrer avec les enfants dans une relation instantanée et intense sur le plan émotionnel, de sorte que les enfants se sentent soudainement plongés à nouveau dans la vie.

PI. Comment les enfants réagissent-ils à ces changements ?
CB. Il faut beaucoup de doigté, car les enfants s'en prennent à vous parce que vous les rendez à nouveau sensibles. Ils n'aiment pas cela ; ils se sentent moins forts et ils ne sont pas certains que les émotions et la survie en ville aillent de pair. Ils disent que ressentir limite leur capacité de se battre. C'est un point auquel nous devons faire très attention, et c'est pourquoi notre première tâche, avant de leur rendre leur sensibilité, est de les mettre à l'abri.

PI. Sont-ils encouragés à discuter entre eux de leur transformation ?
CB. Oui. Il y a également une hiérarchie dans les soins. Par exemple, nous nous occupons d'un adolescent, qui à son tour, s'occupe d'un plus jeune. Ceci est très encouragé. Les adultes sont incités à appeler les jeunes sur leur portable et inversement les jeunes sont invités à prendre contact avec les adultes. « Le plus de contacts possibles », c'est en quelque sorte la devise de notre organisation. 

PI. Lorsque des enfants vivent des changements et qu'ils les reconnaissent, comment s'y prennent-ils avec leurs parents qui n'ont pas changé ?
CB. Je pense qu'ils finissent par avoir deux vies parallèles. Mais ce n'est pas une si grande perte car ces enfants étaient déjà séparés de leurs parents lorsqu'ils sont arrivés chez nous. Ils aiment leurs parents, il y a un lien profond, mais il n'y a ni confiance ni respect. Lorsque vous passez en revue la vie de ces enfants, il apparaît que les premières personnes qui les ont trahis étaient celles qui en avaient la charge ; ils ne leur font donc plus confiance. Nous leur apportons un support comme celui qu'ils pourraient attendre de leurs parents, mais nous ne nous substituons pas à ceux-ci.

PI. Les parents s'adressent-ils parfois à vous pour obtenir de l'aide ?
CB. Quelques-uns le font et nous faisons tout notre possible pour recréer des relations familiales et des situations où les adultes peuvent à nouveau se comporter en tant que parents vis-à-vis de leurs enfants. Mais généralement la plupart d'entre eux n'en sont plus capables. Alors que la majorité des organismes cessent leur action à ce point, nous continuons à prendre soin des enfants car ce sont eux qui constituent notre cible et nous avons des responsabilités à leur égard.

PI. Quels sont les enfants les plus jeunes et les plus âgés que vous aidez ?
CB. Nous avons des adolescentes qui accouchent chez nous. Un de nos collaborateurs les assiste. Ensuite, il ramène les mères et leurs bébés chez elles et les prépare à mener une vie indépendante. Nous avons donc une gamme de patients qui va des bébés aux adultes de 23 ans. C'est nettement un programme à long terme.
Certains enfants peuvent avoir un travail, mais il arrive que leur voisinage ou leur famille leur fasse subir des traumatismes répétés, ce qui les ramène parfois chez nous. Par exemple, nous avions un garçon qui était accoutumé à plusieurs drogues ; il avait réussi à se débarrasser de cette dépendance, mais sa mère l'a retrouvé et comme elle se droguait à la cocaïne, elle l'a fait replonger ; nous l'avons donc repris et nous devons tout recommencer avec lui.

PI. Comment venez-vous en aide aux enfants drogués ?
CB. Dans nos installations, nous sommes très stricts : ils ne peuvent pas consommer de drogue. Environ 80 pour cent de nos enfants consomment du cannabis pour se calmer. Une récente étude a montré que ce sont principalement les parents qui mènent leurs enfants à la drogue et non les autres jeunes. La cocaïne devient de plus en plus préoccupante. A l'heure actuelle, environ cinq de nos enfants y sont dépendants. Nous essayons de les soigner, nous faisons appel à des thérapies alternatives telles que les massages et l'homéopathie. La revente de la drogue est le moyen de subsistance des pauvres ; ils peuvent rester passifs et sans ressource le reste de leur vie ou ils peuvent se lancer dans l'action. Lorsqu'ils se retirent de la vie en société et lorsque la communauté ne leur apporte pas le minimum nécessaire alors, à leur tour, ils considèrent qu'ils ne sont redevables de rien à la société. Pour eux, la société est un monde de loups.
Quand vous êtes régulièrement en situation de détresse, votre esprit se met constamment en situation d'urgence. De nouvelles découvertes en neuro-endocrinologie et neuropsychiatrie montrent qu'une bon­­ne partie du comportement des jeunes peut s'interpréter comme la manifestation d'un stress chronique. Les mesures prônées par le gouvernement en matière de surveillance et d'enfermement sont sans effet car elles partent du principe que les jeunes adapteront leur comportement pour ne pas être privés de liberté mais en réalité, vivre ou mourir importe peu pour ces enfants.

PI. De quelle manière les enfants arrivent-ils pour la première fois à Kids Company ?
CB. Notre système fonctionne parce qu'il a été conçu dans la perspective des enfants et qu'il leur est totalement accessible. Nous n'avons imprimé aucune brochure et pourtant nous sommes complets. Les enfants vulnérables se connaissent entre eux car ils se regroupent pour s'entraider. Les enfants n'arrivent pas avec de beaux dossiers bien préparés, mais ils nous donnent des informations très détaillées telles que « Sa mère est alcoolique » ou « Son frère a été blessé par balle », etc. Toutes ces informations nous parviennent, mais par contre, nous n'avons pas de date de naissance et nous devons donc faire quelques recherches. Nous ne questionnons pas les enfants pendant des heures, nous les laissons se pro-mener et s'adresser à n'importe quel collaborateur ; ils se confient lorsqu'ils sont prêts. 

PI. Comment les enfants tirent-ils parti de vos activités ?
CB. Tout d'abord, il existe d'énormes réserves d'énergie chez ces enfants. Nous leur disons : « Ici, vous ne pouvez pas frapper les autres, vous devez chercher d'autres moyens pour utiliser votre énergie. » C'est ainsi que nous faisons appels aux arts et aux sports. L'art est un moyen fantastique pour partager un traumatisme sans nécessairement en parler. L'art et le sport sont des moyens de tisser à nouveau des liens avec la société : il n'est pas nécessaire de savoir lire et écrire, avec un peu de talents, il est possible d'apporter sa contribution à la communauté. Nous sommes très fiers de notre méthode et nous mettons la barre très haute. Nous ne leur disons pas que nous en attendons moins de leur part parce qu'ils ont été traumatisés : en fait nous avons des attentes très fortes vis-à-vis de ces enfants. A l'examen national en informatique, par exemple, nous avons cent pour cent de réussite.

PI. D'où proviennent les fonds ?
CB. Chaque année, je dois trouver environ deux millions de livres et nous sommes régulièrement au bord du gouffre. Les enfants n'ont aucune ressource propre. Nous devons faire du porte-à-porte pour demander un peu d'argent : les agences locales sont submergées par la demande et les grandes organisations caritatives se professionnalisent de plus en plus.
De nombreuses petites associations comme la nôtre sont laissées de côté dans une situation financière très précaire et nous sommes en compétition avec des associations qui bénéficient d'une infrastructure beaucoup plus étoffée que la nôtre. Nous ne recevons pas d'aide du gouvernement : un jeune qui faisait son service civil a cherché où nous pourrions trouver des fonds, mais aucun ministère n'était prêt à prendre cette responsabilité. Les personnes qui travaillent dans ces services administratifs sont en général issues d'un milieu stable et ne peuvent concevoir que des enfants soient amenés à survivre par leurs propres moyens. Ils sont incapables de créer des services d'aide car ils ne peuvent imaginer que des enfants se retrouvent dans une telle situation.

PI. Un des slogans du parti travailliste est « Pas de tolérance pour le crime et pas de to­lérance pour les causes de la criminalité ».
CB. Ce slogan convient aux enfants des rues car la plupart des gens ne savent pas comment s'y prendre avec ces enfants ; leur vie intérieure est tellement différente. La psychologie de l'enfance a démarré avec Freud, mais il n'avait jamais été en contact avec des enfants des rues comme ceux-ci, de sorte que nous n'avons aucun répertoire qui nous permette de décrire l'état psychologique de ces enfants. Ma formation en psychanalyse m'a aidée dans mes observations à Kids Company. Nos conclusions peuvent s'appliquer dans n'importe quel pays parce qu'il y a quelque chose d'uni­versel dans la psychologie de ces enfants, et je souhaite mettre ces informations à la disposition des autres personnes qui veulent élaborer des modèles similaires.


Profil de quelques enfants de Kids Company

Une famille de quatre enfants : deux filles de 7 et 14 ans et deux garçons de 11 et 12 ans
Les services sociaux avaient été contactés par une personne qui avait vu la fille aînée fouiller des poubelles à la recherche de nourriture. Elle était accompagnée de ses deux jeunes frères. Six ans plus tard, le père drogué l'avait emmené pour effectuer un cambriolage. Il a été pris et condamné à trois ans de prison. Les enfants sont restés avec leur mère qui était également droguée. Ils ne fréquentent plus l'école depuis près de deux ans. Des dealers et des drogués fréquentent régulièrement la maison en y faisant régner une atmosphère dangereuse. Les enfants ont peu de vêtements, ils sont rarement lavés, ils ont souvent faim et ils ont l'air complètement désorientés. La sœur aînée a été poussée à la prostitution afin d'aider ses frères et sœurs, et pour pouvoir acheter de temps en temps de l'héroïne pour sa mère. Elle est suivie à Kids Company. Elle a l'intention de suivre une formation d'infirmière car, au centre, elle s'est découverte une passion pour les soins à apporter aux autres.

Un garçon de neuf ans
Sa mère ne veut pas s'occuper de lui et il vit avec un homme qui n'est pas son père et qui travaille comme conducteur de bus, ce qui fait qu'il n'est pas souvent à la maison. Il laisse une clé au cou du garçon et un horaire pour qu'il sache quand il doit se laver les mains et préparer sa nourriture. L'enfant est très souvent seul, ce qui le déséquilibre profondément. Dernièrement, il a été exclu de l'école car son comportement était de plus en plus perturbant. Il a un aspect débraillé, il a peu de vêtements et ses chaussures sont trop petites pour lui.

Un garçon de douze ans
Il habite avec sa grand-mère parce que ses parents ne veulent rien faire pour lui. Ce rejet l'a amené à se dévaluer à ses propres yeux et a entraîné un sentiment de confusion car il ne comprend pas pourquoi il est rejeté. Bien qu'il soit brillant, il a des problèmes d'attention et a de grandes difficultés pour se concentrer sur une tâche. Quand il est frustré, il détruit tout autour de lui. Ce co[mportement choque sa grand-mère qui ne sait plus comment réagir. Il est souvent dans la rue car il ne veut pas rester à la maison.
[Source : Kids Company information : 100 Children's Details]


Information : www.kidsco.org.uk. Les dons peuvent être adressées à Kids Company, 1 Kenbury Street, Londres SE5 9BS, UK.




Home Agroglyphes : une vision unique

Interview de Steve Alexander


Copyright: Steve Alexander
Litchfield, Hampshire, 4 juillet 2003


Copyright: Steve Alexander
Adam's grave, Alton Barnes Wiltshire, 4 août 2003

Depuis 1994, Steve Alexander prend des photographies aériennes d'agroglyphes (cropcircles) en Grande-Bretagne et l'on peut voir comment ceux-ci ont évolué depuis les simples formations circulaires du début jusqu'aux motifs extraordinairement complexes des dernières années. Avec Karen Douglas, co-auteur de l'ouvrage, il publie chaque année depuis 1999 un Crop Circle Yearbook, un magnifique répertoire de l'un des phénomènes les plus impressionnants et les plus inexpliqués. Gill Fry a interviewé Steve Alexander pour Partage international.

Partage international : Qu'est-ce qui vous a poussé à photographier les agroglyphes ?
Steve Alexander : Depuis mon enfance, je suis intéressé par ce qui est mystérieux : les ovnis, le monstre du Loch Ness et le paranormal sous tous ses aspects. J'ai entendu parler pour la première fois des agroglyphes en 1981, mais ce n'est qu'en 1990, lorsque le sujet a fait la une des médias, que je m'y suis réellement intéressé, et en 1993 j'ai commencé à prendre des photos. Ce n'étaient que des photos prises au sol. Puis en 1994 j'ai pris mes premières photos aériennes. Les gens les ont vues et ont voulu les acheter, et j'ai commencé à proposer des photos aériennes.

PI. A votre avis, quelle est l'origine des agroglyphes ?
SA. J'ai l'esprit ouvert. Lorsqu'on aborde ce sujet pour la première fois, on essaie de découvrir par qui ou par quoi ils sont faits, mais j'ai maintenant une autre approche. Je pense que l'expérience des agroglyphes est une expérience individuelle et spirituelle. C'est parfois le début d'un voyage qui changera votre vie à jamais, comme une porte qui s'ouvre sur différentes avenues, et votre vie est transformée. J'ai vu ceci se produire à maintes reprises. Quelquefois le change-ment est spectaculaire, d'autres fois cela peut n'être qu'un petit changement dans la vie des gens. Pour moi ce qui est intéressant, c'est la répercussion des agroglyphes.

PI. J'ai pénétré dans des agroglyphes et j'y ai ressenti une forte énergie qui m'a stimulée pendant des semaines. Ce genre d'expérience est-il fréquent ?
SA. Oui. Les gens qui n'étaient jamais allés voir d'agroglyphes auparavant ressentent souvent quelque chose qu'ils ne peuvent expliquer, et en repartant, ils se sentent dif­férents. Nous avons entendu parler de personnes qui ont pénétré dans les agroglyphes avec des douleurs physiques, de l'arthrite par exemple ou un mal de dos, et en sortant leurs douleurs avaient disparu. Au contraire, d'autres s'y sentent mal. Les agroglyphes affectent donc les gens de différentes manières […] cela dépend de la nature de chacun. Certains racontent avoir vu de mystérieuses « boules de lu­mière » dans les agroglyphes et de nombreuses personnes détectent les énergies  avec des baguettes de radiesthésie.

PI. Avez-vous découvert que les agroglyphes affectaient le matériel électronique ?
SA. Souvent, les téléphones mobiles fonctionnent à l'extérieur de l'agroglyphe mais pas à l'intérieur, et en règle générale les appareils photos fonctionnent mal. J'ai fait une expérience en 1995 sur Telegraph Hill, près de Winchester. J'avais deux appareils : l'un était sur un pied et l'autre était posé sur le sol. Les deux avaient des batteries neuves, mais lorsque j'ai essayé de les utiliser les batteries s'étaient déchargées. Un de mes collègues découvrit également que la batterie de son appareil était déchargée. De retour chez moi, nous constatâmes que les batteries étaient à nouveau chargées. Lorsque vous êtes en train de survoler un agroglyphe, il arrive que les appareils photos fonctionnent mal et que les montres s'arrêtent et se remettent à marcher lorsque vous vous éloignez – on croirait presque entrer dans une réalité différente.

PI. Avez-vous entendu parler de quelqu'un qui aurait réellement vu un agroglyphe se former ?
SA. Il existe quelques témoignages. J'ai entendu parler d'un couple qui a vu des cercles se former : ils ont senti qu'il y avait une grande électricité dans l'air et leurs cheveux se sont dressés sur leur tête. Il y a également le cas célèbre du jeune homme qui, en 1996, campait sur l'ancien fort d'Oliver's Castle et qui a filmé un cercle en train de se former – sur la vidéo on voit des boules de lumière flottant au-dessus du champ. Il existe de nombreux témoignages de personnes ayant vu de simples cercles se former, mais aucun en ce qui concerne les grandes figures géométriques.

PI. Avez-vous déjà vu un ovni ?
SA. Deux ou trois objets précis que je classe dans la catégorie des objets non identifiés. En d'autres termes, ils ne ressemblaient à rien qui puisse avoir été créé de main d'homme ; ils exigeaient une autre explication, en raison de leur comportement.

PI. La région du Wiltshire connaît une extraordinaire concentration d'agroglyphes et il semble qu'il y en ait de plus en plus chaque année. Combien en avez-vous vus, ou photographiés, en 2003 ?
SA. Cette année, il y a eu de 45 à 50 formations dans le Wiltshire et environ 150 à 200 dans l'ensemble du pays. Certains agroglyphes ne sont pas signalés car les cultivateurs ne veulent pas de gens dans leurs champs. Parfois ils sont seulement découverts au moment de la moisson. Ils ne sont pas toujours au bord d'une route et facilement visibles ; certains sont cachés.
Il y a également des agroglyphes un peu partout en Europe (en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie), au Canada, aux Etats-Unis – il s'agit d'un phénomène mondial, mais il y en a davantage en Grande-Bretagne, surtout dans la région du Wiltshire, que nulle part ailleurs, et l'on vient de partout pour les voir. Les gens font un lien entre les agroglyphes et les sites anciens – Silbury Hill, Avebury et Stonehenge.  

PI. Comment entendez-vous parler de nouvelles formations ?
SA. Nous travaillons avec le site Internet Crop Circle Connector et des personnes qui regardent le matin de bonne heure s'il n'y a pas de nouvelles formations dans les champs. Dès que des agroglyphes sont signalés, la nouvelle nous parvient par le site Internet et nous organisons un vol en hélicoptère dès que possible, si le temps le permet. Quelquefois les cultivateurs détruisent les motifs car ils sont en colère et ils veulent empêcher les gens de venir dans leurs champs. Nous devons donc faire très vite avant que la formation ne soit endommagée. Il s'agit d'une activité très intense pendant la saison où les jours sont longs !

PI. Avez-vous entendu dire que certains cultivateurs étaient payés pour détruire les nouvelles formations ?
SA. En 1994, j'ai entendu dire qu'un cultivateur avait soi-disant été payé pour supprimer un motif dans l'Avebury Avenue. J'ignore si c'est vrai ou faux. Il existe de nombreuses théories de conspiration et des rumeurs que l'on ne peut approfondir.
Le gouvernement est certainement intéressé par les petites « boules de lumière » qui apparaissent autour des agroglyphes. Souvent lorsque des boules ont été remarquées, on voit apparaître des hélicoptères militaires. On les a vus poursuivre les boules de lumière qui souvent partent en flèche et disparaissent. Ceci se produit assez souvent et il est possible que les militaires possèdent un certain équipement de surveillance.
Il existe une vidéo montrant un hélicoptère surveillant une boule de lumière : elle montre que l'hélicoptère a repéré la boule de lumière, puis la lumière s'éteint et disparaît. Je pense qu'il y a plus qu'une simple coïncidence dans le fait que les hélicoptères et les boules de lumière apparaissent en même temps.

PI. Existe-t-il des études scientifiques en ce qui concerne les agroglyphes ?
SA. Nancy Talbott, aux Etats-Unis, qui a travaillé avec le Dr Levengood *, biophysicien dans le Michigan, a étudié des plantes prélevées dans des agroglyphes du monde entier, tout en se concentrant plus particulièrement sur des échantillons provenant des Etats-Unis. Nancy a obtenu certains résultats très intéressants qui ont été publiés sur son site Internet (www.bltresearch.com). C'est une personne qui a les pieds sur terre et elle s'occupe depuis quelques années des aspects scientifiques de la question, essayant de susciter l'intérêt d'organismes scientifiques respectés. Mais c'est très difficile : le sujet est tabou et n'importe quel scientifique sérieux a tendance à y travailler en cachette, évitant de montrer publiquement qu'il est intéressé par la question.

PI. Les médias ne présentent pas le phénomène dans toute son ampleur. Leur montrez-vous les photos des nouvelles formations dès qu'elles apparaissent ? Comment faites-vous pour publier l'information ?
SA. C'est presque comme si les agroglyphes servaient simplement à boucher les trous lorsqu'il n'y a rien d'autre à dire. Au début des années 1990, ils faisaient la une des journaux, mais l'intérêt des médias est maintenant au point mort. Je propose aux journaux des photos et des histoires intéressantes mais une seule histoire est parue cette année, celle de la formation représentant un vol d'hirondelles (photo ci-dessus), relatée dans le Daily Express. Le Daily Mail, qui accepte normalement des photos, n'a pas été intéressé cette année.

PI. Les médias britanniques ont fait beaucoup pour ridiculiser les agroglyphes, notamment dans leurs reportages sur les élucubrations de « Doug et Dave » qui ont affirmé qu'ils avaient tout fait eux-mêmes !
SA. On peut se demander comment ces agroglyphes pourraient être créés en même temps – les heures d'obscurité sont très brèves en été et les formations sont localisées dans de nombreux endroits différents. Il commence à faire sombre aux environs de 22 h et il commence à faire jour vers 3 h 30 ou 4 h et certaines de ces formations sont immenses. L'histoire de Doug et Dave au début des années 1990 a détruit l'intérêt du public et depuis on s'efforce de le faire re-naître. Bon nombre de personnes ont pensé que l'explication fournie était la bonne et ont laissé le sujet de côté.
Avant que cette histoire n'éclate, on assistait presque à un éveil de conscience spirituelle. Une foule de gens se rendait dans le Wiltshire et leurs vies étaient transformées à jamais. C'était quelque chose de tout à fait tangible : vous pouviez vous rendre sur le site des agroglyphes, y marcher, toucher les plantes, vivre directement cette expérience, alors qu'avec les ovnis vous devez vous trouver là au bon moment pour les voir. C'était vraiment une expérience spirituelle pour nombre de personnes et tout cela fut détruit par un seul article dans le journal To Day. Depuis lors il faut lutter pour que le sujet soit pris au sérieux.

PI. On peut faire un parallèle avec les informations de Partage international sur les miracles. Il y a eu le grand miracle de 1995 : pendant quatre jours les statues hindoues ont semblé boire des litres de lait au cours des cérémonies d'offrande qui ont eu lieu dans des temples du monde entier. Des scientifiques ont été interviewés et ils ont « ridiculisé » le miracle en disant que le liquide devait avoir disparu par « capillarité », alors que certaines statues étaient faites de métal ! C'était une réponse absurde et non scientifique, mais peut-être plus facile à accepter pour le public.
SA. La communauté scientifique n'applique pas la science pour expliquer ce genre de choses. Je ne pense pas qu'elle puisse les expliquer, car elles sont « en dehors de son rayon ». Les scientifiques n'ont pas les outils nécessaires pour trouver une explication. Ils ont déjà leur opinion et ils pensent connaître la réponse.

PI. Des théories variées et inhabituelles au sujet des agroglyphes ont été suggérées dans le passé, notamment des accouplements de porcs-épics et des tourbillons de vent !
SA. Je pense que les tourbillons de vent était une explication plausible à un certain stade, mais lorsque les formations sont devenues plus complexes et que l'on a vu apparaître des carrés, des triangles et différentes formes, c'est devenu invraisemblable.

PI. Les passionnés d'ovnis et d'agroglyphes se rencontrent-ils pour échanger leurs informations ?
SA. Il y a deux rencontres majeures chaque année en Grande-Bretagne : celles du Glastonbury Symposium et celle du Wilt-shire Crop Circle Study Group. Il existe des groupes locaux plus petits qui organisent des rencontres, mais la plupart des gens communiquent par email et trouvent leurs informations sur les sites Internet. Ils se rencontrent aussi sur les agroglyphes : ceux-ci sont presque comme des temples où chacun parle, fait connaissance avec des inconnus et engage la conversation. Si l'on se rencontrait dans un bus ou un train on s'ignorerait complètement !

PI. Visiter les agroglyphes peut être une expérience très enrichissante. Une fois que l'on a commencé, on est conquis, n'est-ce- pas ?
SA. Il y a de nombreuses personnes, même des sceptiques, qui ont du mal à partir, quelque chose les retient ! Je pense qu'il y a derrière tout cela une forme supérieure d'intelligence et si vous avez une attitude positive envers elle, vous recevez quelque chose en retour – c'est très bénéfique.


www.temporarytemples.co.uk
Steve Alexander and Karen Douglas, Crop Circle Year Book 2003.
Temporary Temple Press, 2003. ISBN 0-9537446-4-7.

* Voir l’article de Leslie Kean dans notre précédent numéro : Des scientifiques se penchent sur le mystère des agroglyphes.

 





Compilation

Home La prière

par Benjamin Creme

Benjamin Creme répond à des questions sur la prière
 
La compilation suivante de questions posées à Benjamin Creme sur la prière inclut des questions nouvelles et des questions publiées précédemment dans Partage international.
 
Q. Pouvez-vous expliquer les mécanismes sous-jacents de la prière et de la guérison aux personnes religieuses ou orientées vers la spiritualité ? A partir du point initial de la prière, que se passe-t-il exactement ? 
R. La prière est un stade de la grande science de l’invocation et agit en établissant un lien ou un canal télépathique par l’intermédiaire du dénominateur commun du mental. Plus la focalisation mentale est forte, plus le niveau de communication mentale est élevé. La plupart des prières, cependant, sont focalisées sur le niveau astral/émotionnel et la réponse est moins « sûre ».
Le pouvoir de la prière est basé sur le fait qu’il n’existe pas de séparation : tous les atomes, à travers le cosmos, sont liés. L’efficacité de la prière dépend du niveau de focalisation de la pensée de la personne qui prie. La prière est le plus souvent une supplication venant du désir astral et elle est donc limitée en envergure. La prière à un niveau plus élevé est possible à travers le mental focalisé ; à un niveau encore plus élevé, elle émane de l’intention d’amour du disciple imprégné par l’âme, l’âme elle-même étant alors l’agent de la prière.
La réponse à la prière est basée sur la loi de cause et d’effet (la loi du karma comme on l’appelle en Orient) et le degré d’intervention autorisé aux Maîtres de Sagesse en tant que Divins intermédiaires. Ainsi Jésus, la Vierge Marie, Mahomet, ainsi qu’un grand nombre de saints de toutes les religions, sont priés d’intercéder. Ils peuvent agir, et ils agissent effectivement, en tant qu’intermédiaires dans la mesure où la Loi le permet.
 
Q. Pouvez-vous également expliquer les mécanismes sous-jacents d’une manière qui puisse être utile au personnel médical en expliquant comment la prière pourrait jouer un rôle plus approprié dans le processus conventionnel de guérison ?
R. Ceci attend l’acceptation, par les praticiens de la médecine, de la réalité des plans éthériques de la matière sur lesquels se situe l’origine de la maladie.
 
Q. Les communautés scientifiques et médicales reconnaissent qu’il existe un lien entre le mental, les émotions et le corps, même si les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore suffisamment compris. Allant dans ce sens, une vue scientifique du « pouvoir de la prière » est que l’attitude positive d’un individu aide à stimuler le système immunitaire, en renforçant les cellules T et la production naturelle d’interleukine 6 par exemple. [1] Est-ce exact ? [2] Existe-t-il d’autres mécanismes impliqués dans les résultats de la prière et, si c’est le cas, lesquels ? Qu’arrive-t-il spécifiquement, par exemple, aux cellules du corps physique dense lorsque le sida ou le cancer sont guéris par la prière ? Toute guérison se produit-elle à un niveau supérieur au corps physique, le corps physique bénéficiant alors indirectement de cette guérison, ou la guérison du corps physique se produit-elle parfois directement ?
R. [1] Oui. [2] L’énergie invoquée par la prière sature les cellules malades, les remplissant de lumière. Cette énergie pénètre dans le corps à travers les chakras, ou centres de force, dans la contrepartie éthérique du corps physique et, à travers le système endocrinien, elle modifie la nature des cellules.
 
Q. Dans le livre de Glenda Green sur ses entretiens avec le Maître Jésus, celui-ci explique le mécanisme de la prière en termes de transfert de particules « Adamantines ». Est-ce une explication exacte ?
R. A ma connaissance de telles particules n’existent pas. Toutes les énergies de guérison sont – à leur niveau particulier – une manifestation de lumière.
 
Q. [1] Comment les Maîtres et les initiés répondront-ils, de façon plus visible, à la demande de guérison dans un futur proche ? Cela se fera-t-il avec la coopération de la communauté médicale dans son ensemble ? [2] Une fois que Maitreya et les Maîtres se seront déclarés ouvertement et que l’humanité commencera à accepter leur identité, il semble difficile d’envisager que les Maîtres et leurs ashrams puissent être informés à chaque fois que quelqu’un tombera sérieusement malade. [3] Y aura-t-il un processus de sélection des cas graves ? [4] La prière fera-t-elle partie de ce processus, [5] Les Maîtres « entendent-ils » les prières ?
R. [1] Oui. [2] Ce ne sera pas le cas, bien qu’un Maître ou un autre soit fréquemment présent lorsqu’une opération sérieuse est effectuée dans les hôpitaux, même aujourd’hui. [3] Oui, par l’intermédiaire des médecins (s’il s’agit de disciples) ou de disciples extérieurs. [4] Oui, lorsque cela sera jugé nécessaire. [5] Oui. Une part importante de la guérison de l’humanité sera réalisée grâce à l’usage largement répandu des nombreuses sources (777) énergétisées par Maitreya.
 
Q. Si quelqu’un est malade, la prière à son intention est-elle plus efficace si elle est faite par un groupe plutôt que par une seule personne ?
R. Cela dépend du niveau du groupe et de celui de la personne en question ; normalement un groupe devrait être plus efficace.
 
Q. Comment la communauté médicale pourra-t-elle surmonter le manque d’informations quantitatives, de manière à parvenir scientifiquement à des conclusions sur l’effet bénéfique de la prière ? [1] Ceci sera-t-il obtenu par l’usage des méthodes habituelles : recherche de preuves, mesures, comparaisons, groupes témoins, statistiques, etc., ou [2] la prière devrait-elle être évaluée de manière plus large, qualitativement, selon les bienfaits constatés au cas par cas ? [3] Si en fait des questions d’âme et de karma conditionnent le succès ou le résultat de la prière il semble difficile de mener un tel programme de recherche sans l’aide directe des Maîtres, ou, tout au moins, d’initiés avancés, de manière à ce que les conditions karmiques et l’intention de l’âme puissent être incluses dans l’évaluation du résultat fonctionnel.
R. [1] Oui. [2] Oui, les deux méthodes seront utilisées. [3] Dans l’idéal, c’est vrai, et finalement davantage d’initiés entraînés deviendront disponibles pour ce travail.
 
Q. Est-il exact que la prière est généralement un complément utile à la médecine allopathique ou homéopathique ?
R. Oui.
 
Q. Le pouvoir de la prière est-il intimement lié au tissu de l’univers de sorte qu’il est disponible pour chaque individu, ou sa nature exige-t-elle toujours un agent intercesseur, que ce soit un être suprême, le Christ, un Maître, un saint ?
R. Elle nécessite toujours un agent intercesseur.
 
Q. Existe-t-il deux catégories de prière – la prière vue sous son aspect personnel et la prière d’intercession de la personne religieuse ? Dieu ne fait-il acception de personne quand il s’agit de prière et toute prière est-elle fondamentalement la même et utilisée de la même manière ?
R. Il existe des stades dans l’usage de la prière – de la supplication basée sur le désir à l’invocation plus ou moins scientifique. Cela dépend de l’évolution de la personne qui fait la prière.
 
Q. On raconte que le Christ en Palestine a dit à de multiples occasions, à la suite de guérisons : « Votre foi vous a guéri. » A quoi faisait-il référence ? Quel est le lien entre la foi et la prière en ce qui concerne la guérison ?
R. La foi dans le pouvoir et le statut de l’intercesseur, ou dans le pouvoir d’invocation de celui qui prie, apporte la puissance de la volonté. Ainsi l’énergie de guérison invoquée est alors plus efficace.
 
Q. Comment faire connaître nos prières à ceux qui sont capables d’intercéder ? [1] (a) Ceci est-il possible pour tout le monde, (b) ou faut-il être en contact avec un Maître ? [2] Cela fait-il une différence, en matière de guérison, si l’on adresse sa prière à une personne plutôt qu’à une autre ?
R. En visualisant ou en pensant à l’intercesseur. [1] (a) Oui. (b) Non. [2] Oui, dans une certaine mesure.     
 
Q. L’humanité est-elle le seul règne qui utilise la prière ?
R. Oui.
 
Q. [1] Quel avantage y a-t-il à utiliser la prière pour la guérison plutôt que l’affirmation ou l’invocation ? Mère Teresa de Calcutta considérait qu’elle tendait une main secourable à Jésus, à travers les gens qu’elle aidait à guérir, disant : « Jésus, mon patient, combien il est doux de vous servir », et son succès est légendaire. [2] Sa méthode est-elle davantage une manifestation de prière, d’affirmation, de reconnaissance, ou plus simplement la réponse au besoin du malade ?
R. [1] Aucun. Cela dépend de ce que l’on est capable de faire. [2] A la fois une manifestation de prière et la réponse au besoin du malade.
 
Q. Pouvez-vous indiquer les similitudes et les différences entre la prière, l’invocation, l’affirmation, l’usage de mantras ?
R. La prière émane davantage du désir. L’invocation (avec ou sans mantra) est la plus scientifique. L’affirmation se situe quelque part entre les deux, selon la personne qui affirme.
 
Q. Peut-on résumer sommairement en disant : « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer, c’est laisser Dieu vous parler » ?
R. Je ne sais pas. Ce n’est pas ma manière de penser.
 
Q. Peut-on considérer qu’il s’agit de prière si l’on se contente de « parler avec Dieu », plutôt que de lui adresser une prière formelle ?
R. Oui. 
 
Q. La prière serait-elle plus puissante si elle était faite en tant qu’invocation ou affirmation, plutôt que comme une demande (comme c’est généralement le cas) ?
R. Oui, lorsque c’est possible. Pour finir, l’invocation remplacera la dévotion et la prière.
 
Q. [1] La prière est-elle de nature astrale ?[2] La foi influe-t-elle sur son résultat ?[3] Si oui, comment ?
R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Elle invoque la volonté.
 
Q. Pourquoi la prière semble-t-elle agir (donner des résultats) pour une personne et pas pour une autre ?
R. Cela dépend dans une large mesure de la situation karmique. Et également de la foi.
 
Q. La prière pour quelqu’un d’autre peut-elle interférer avec son karma ?
R. Non.
 
Q. La prière peut-elle aider à résoudre notre propre karma ?
R. Non.
 
Q. Quelles sont l’importance et l’efficacité des types de prière suivants : la louange ou la glorification, les remerciements, la supplication ou la requête, la confession, la prière de guérison, l’invocation ?
R. Les remerciements (la gratitude), la supplication ou la requête, la confession et le regret, la prière de guérison et l’invocation sont toutes des formes de prière importantes.
 
Q. Est-il exact que toutes les prières sérieuses sont entendues ? Par qui – des anges ou dévas, des Maîtres, etc. ?
R. Oui, par les Maîtres.
 
Q. Si elles sont entendues, cela signifie-t-il qu’elles recevront généralement une réponse ? Existe-t-il des cas où la réponse n’est pas facile à discerner ?
R. Nombre de prières obtiennent une réponse qui ne va pas nécessairement dans le sens attendu ou espéré. La réponse reste donc alors souvent méconnue.
 
Q. Si vous priez pour quelqu’un et que la personne ne le sache pas, cela allégera-t-il réellement son fardeau ?
R. Cela peut le faire.
 
Q. Dans quelle mesure des prières comme le Notre Père, le psaume 23, etc., sont-elles bénéfiques ? 
R. Elles sont très bénéfiques.
 
Q. La prière peut-elle être nocive ?
R. Oui, par exemple en invoquant une malédiction.
 
Q. Pour être efficace, est-il recommandé de prier plusieurs fois pour sa propre guérison ou celle des autres ? Si l’on demande la guérison plus d’une fois, cela signifie-t-il que l’on n’a pas la foi que notre première prière a été entendue ? D’autre part, si l’on ne prie pas d’un niveau suffisamment élevé en soi-même, ne faudra-t-il pas d’autres prières (peut-être en étant mieux aligné) pour être efficace ?
R. Oui, c’est exact.  
 
Q. Les prières récitées à l’église sont-elles plus puissantes que celles prononcées ailleurs ?
R. Non.
 
Q. Est-il juste de prier ou de demander de l’aide à Dieu pour des questions matérielles ?
R. Ce n’est pas recommandé !
 
Q. Vient-il un moment, dans le voyage de l’évolution, où la prière n’est plus nécessaire ?
R. Oui.
 
Q. J’ai été élevé dans une famille adhérant à la Science chrétienne, mais j’ai quitté l’église adolescent car cette croyance ne me paraissait pas scientifique. Une foi intense et un refus de l’évidence, que je ne pouvais accepter, semblaient être exigés. Un élément clé de cette religion est que la matière physique et la maladie sont des « erreurs. » « Tout est esprit infini et sa manifestation infinie ». Les guérisons sont considérées comme la démonstration du fait que tout est Dieu et donc que l’on est parfait. Mais on doit « connaître la vérité » et ne laisser aucune place à « l’erreur ». Des manifestations de guérison se produisent. Mais dans de nombreux cas la guérison ne se produit pas et il existe une détermination encore plus grande à « réaliser la vérité ». Qu’est-ce qui est à la base des guérisons de la Science chrétienne ? Ont-elles réellement une composante scientifique qui n’est pas comprise par la science moderne ? Pourquoi certaines personnes sont-elles guéries et d’autres pas ? Y a-t-il d’autres facteurs en jeu probablement inconnus des personnes impliquées ?
R. Toute guérison est assujettie à la loi de cause et d’effet, ou loi du karma. La Science chrétienne, à mon avis, est théoriquement correcte, mais, dans la pratique, elle omet la compréhension de cette loi.
 
Q. Il y a de nombreuses années j’ai dirigé chaque semaine des rituels de guérison en utilisant le livre de la liturgie catholique libérale. L’archevêque, qui est également ésotériste, m’avait indiqué que le fait que je sois prêtre et que j’utilise ce rituel attirerait automatiquement des dévas de guérison et l’énergie des Maîtres. Cependant, je n’en avais pas conscience quand je pratiquais ces rituels, au cours desquels je posais ma main droite sur la tête de ceux qui voulaient être guéris, tout en récitant une prière mantrique. Il arrivait que, quelque temps plus tard, certaines personnes viennent me dire qu’elles avaient été guéries. Mais pour finir, une personne se retrouva à l’hôpital le lendemain avec une attaque. Inutile de dire que je fus consterné et je cessai alors de pratiquer cette forme de guérison. [1] Pourriez-vous me dire si ces effets, bons ou mauvais, résultaient des rituels de guérison, de ma propre personne, ou d’autres facteurs ? [2] Le rituel de guérison de l’Eglise catholique libérale attire-t-il réellement des dévas et l’énergie des Maîtres ?[3] D’une manière générale, les services religieux de guérison, avec des rituels, des prières et des impositions des mains sont-ils utiles et efficaces ?
R. [1] Des rituels de guérison et d’autres facteurs. Par exemple, les énergies invoquées peuvent fréquemment précipiter une condition, meilleure ou pire, qui était « prête » à se manifester. [2] Les dévas, non, mais certainement l’énergie des Maîtres s’ils le jugent bon. [3] Oui.
 
Q. Pendant longtemps j’ai utilisé la formule de guérison donnée par le Maître D K, tout d’abord dans des rencontres avec un groupe de guérison, et maintenant je le fais seul (en visualisant le groupe et en pensant les mantras). Les personnes sur la liste de guérison sont celles avec qui j’ai un contact personnel. Depuis cinq ou six ans, de puissantes vagues d’énergie affluent parfois pour certaines personnes inscrites sur la liste, lorsque je parcours celle-ci en m’attardant sur chaque cas. Je sens l’énergie agir sur différents centres de mon corps, comme dans la méditation de transmission que je pratique depuis vingt ans. Je suis souvent surpris par ces vagues d’énergie et par les personnes à qui elles semblent destinées. L’énergie afflue pour ces personnes, à chaque fois que j’utilise la formule, pendant quelques jours ou parfois des semaines ou des mois. Généralement elles semblent aller bien, mais pas toujours. [1] Pourriez-vous dire ce qui se passe en fait pendant tout ce processus ? [2] La pratique de la méditation de transmission facilite-t-elle la guérison ?
R. [1] Les énergies invoquées par la formule de guérison sont envoyées par un ou plusieurs Maîtres de la façon dont vous le décrivez. L’efficacité de la guérison est déterminée par la loi du karma. [2] Oui.  
 
Q. Il m’arrive parfois d’être capable d’accéder à un état d’esprit particulier qui fait que je suis totalement présent dans l’instant, ou dans la fraction de seconde qui est en train de changer, de se déplacer. J’ai l’impression que tout est constamment créé, y compris le corps physique. J’ai remarqué que si je suis capable d’accéder à cet état d’esprit au début d’une maladie ou d’une douleur, celle-ci peut être écartée. Le corps semble sortir de sa mémoire et être guéri, au moins pour un moment. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une supercherie mentale ou d’une illusion. Pourriez-vous indiquer ce qui peut se passer ? [1] Est-ce quelque chose de similaire à ce que Maitreya appelle la « guérison automatique » ? [2] Ceci pourrait-il être une approche différente de ce que croient les adhérents de la Science chrétienne ?
R. [1] Oui. [2] Non.
 
Q. Il me semble qu’il existe un élément de peur à la base de la prière. [1] Est-ce exact ? [2] Pourquoi les gens prient-ils ?
R. [1] Quelquefois, mais pas nécessairement. [2] Pour obtenir de l’aide, bien sûr.
 
Q. Quand la prière a-t-elle commencé ?
R. Lorsque l’homme animal primitif a poussé un hurlement de terreur et appelé à l’aide lorsqu’il était pourchassé par un énorme carnassier. Peut-être n’était-ce pas ce que nous appellerions aujourd’hui une prière et nous ne pouvons que spéculer quant à savoir vers qui cette supplication inarticulée était dirigée.
 
Q. Est-il important de prier un être plutôt qu’un autre ?
R. Qui prier n’a aucune importance ; l’important est de croire en celui que vous avez choisi. Plus l’approche sera consciente, plus elle sera mentale, plus la volonté sera impliquée et plus grande sera la foi en ce contact, plus grande sera alors la probabilité que la prière soit entendue et, dans la limite de la loi karmique, qu’il y soit répondu. Ma recommandation est de prier Maitreya en tant que représentant de Dieu, Divin intermédiaire, notamment parce qu’il a promis de répondre aux prières de ceux qui ont besoin de son aide. Je suggérerais de ne pas prier pour obtenir des biens matériels (ni s’attendre à les recevoir), ni pour trouver des solutions aux problèmes de la vie, qui relèvent de notre responsabilité et que nous devons résoudre nous-mêmes.
 
Q. Après ce qui s’est produit en 1945, ne serait-ce pas les prières qui ont amené Maitreya à Londres ?
R. La décision de Maitreya de revenir dès que possible fut annoncée en 1945. Cette décision est due dans une large mesure à l’appel à l’aide lancé par l’humanité. (La décision de faire de Londres son « point d’attache » a différentes raisons.) Les gens ont sollicité du secours dans toutes les langues, ne s’adressant pas à Maitreya en particulier, mais à Dieu, « là-haut », implorant simplement : « Par pitié, par pitié ! Réalité, Dieu, Cosmos, aidez-nous, aidez-nous ! » Prier Dieu, Maitreya ou qui que ce soit, pour la paix, ne constitue pas, à mon avis, la bonne façon de s’y prendre. Nous devons y parvenir par nous-mêmes. Vous pouvez demander de l’aide, de l’énergie, des conseils, de l’inspiration, afin de rétablir la paix, mais nous devons nous-mêmes faire la paix. Il ne faut pas seulement se tenir en retrait en pensant que Dieu rétablira la paix. La paix est en Dieu, Dieu est paix. L’état de paix existe déjà, mais c’est nous qui le troublons.
 
Q. La prière est-elle un moyen d’invoquer Maitreya ?
R. Oui, certainement. Tous les Maîtres répondent à la prière – c’est eux qui répondent à la prière, et non pas des êtres assis là-haut au paradis. Il n’existe pas de tel endroit, le paradis est un état d’être et ce royaume céleste est le règne des âmes. Les Maîtres sont pleinement éveillés, ils ne dorment jamais et ils entendent toutes les prières. Leur possibilité de répondre à celles-ci dépend de la force de l’invocation, de la proportion de matière émotionnelle ou mentale dans laquelle la prière est enveloppée. Plus la matière dont la prière est enveloppée est élevée et mentale, plus elle a d’impact sur le mental des Maîtres, car ceux-ci travaillent sur le plan mental et non sur le plan émotionnel. Il existe de nombreux êtres sur les plans astraux qui répondent aux prières de type astral, mais les Maîtres eux-mêmes répondent sur le plan mental ou sur des plans plus élevés, le plan de l’âme ou le plan spirituel. Donc plus votre invocation s’exprime d’un niveau élevé, plus la prière a de valeur. Le karma joue un rôle plus important encore. La loi du karma contrôle l’action des Maîtres eux-mêmes en réponse à la prière.
La prière au mieux est l’aspiration. Plus l’aspiration est élevée, plus l’activité du cœur sera impliquée. La méditation est le moyen par excellence de s’aligner, et d’être progressivement imprégné par l’énergie de l’âme, le Soi supérieur. C’est la façon de nous unir à l’âme. L’invocation est quelque chose de différent et la transmission est liée à l’invocation. Il s’agit d’appeler l’énergie d’une source spirituelle supérieure et de transmettre cette énergie à un niveau inférieur. La transmission est un pont entre la source supérieure, la Hiérarchie, et le niveau inférieur, l’humanité en général.
 
Q. Y a-t-il quelque utilité à prier pour les âmes de ceux qui sont décédés – par exemple, pour les élever vers un plan supérieur si leur destinée est sur un plan inférieur ?
R. A mon sens, il n’existe aucun moyen d’influer sur la destinée d’une personne décédée une fois que la mort a eu lieu (tout au moins lorsque trois jours se sont écoulés). Les prières sont utiles pour les personnes qui restent sur le plan physique. Les prières pour, ou avec, une personne qui subit la transition entre la vie et la mort peuvent, cependant, l’aider à focaliser son attention sur le niveau de l’âme et accroître ainsi la tension spirituelle requise pour atteindre les niveaux supérieurs. Prier les uns pour les autres sur le plan physique est toujours bénéfique.
 
Q. Est-il possible d’influer sur la loi du karma en priant constamment pour quelqu’un (ou pour plusieurs personnes, ou même pour l’humanité dans son ensemble) si ceci est fait avec amour ?
R. Il existe une réelle valeur dans la prière pour un individu ou pour le monde dans son ensemble. La loi karmique ne peut être changée, mais les effets de son action peuvent être modifiés par l’invocation de forces supérieures émanant des êtres spirituels qui ont choisi cette forme de service.
 
Q. Devrait-on éviter d’essayer de guérir ( par la prière ou l’imposition des mains) si l’on n’est pas capable de discerner s’il est juste karmiquement de le faire ?
R. Seul un Maître peut savoir, d’un point de vue karmique, si la guérison peut être accordée ou non. La seule chose à faire, pour les guérisseurs ordinaires, est donc de procéder selon leurs connaissances et leur savoir-faire limités, sachant en le faisant que si leur tentative de guérison va à l’encontre de la situation karmique du patient, toute amélioration de la maladie sera temporaire et transitoire. Cela ne devrait pas cependant les empêcher d’essayer.
[Sources : Benjamin Creme, Mission de Maitreya, tomes I, II, III ; la Transmission : une méditation pour le nouvel âge ; revue Partage international, rubrique des questions-réponses.]

Une prière pour le nouvel âge

Je suis le créateur de l'univers.
Je suis le père et la mère de l'univers.
Tout est venu de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l'esprit et le corps
sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Être suprême et mon Devenir.
 
La prière pour le nouvel âge, donnée par Maitreya en juillet 1988, est en fait une affirmation ayant un effet invocatif, et elle sera un puissant instrument qui nous aidera à reconnaître que l’homme et Dieu sont Un, qu’il n’existe pas de séparation. En affirmant : je suis le créateur de l’univers, je pourrai finalement prendre conscience du fait que je suis Dieu, la véritable réalité. Le collaborateur de Maitreya a expliqué que : « Cette prière peut mener les gens vers l’expérience du Soi intérieur qui est détaché du mental, de l’esprit et du corps. »
 
Selon Maitreya, la prière constitue l’un des moyens les plus aisés, les plus doux et les plus élégants de se souvenir du Seigneur. Dans la prière, il y a toujours détachement. Dans la prière, vous ne percevez ni poids, ni souci, car il s’agit d’un état absolu. Vous expérimentez alors la présence du Tout Puissant. Maitreya a déclaré : « Dans la prière, vous ne serez jamais perdu. » [Partage international, mars 1990]






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