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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 2003 - N° 184

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les ONG en ligne de mire par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Une époque sans précédent

par le Maître –

 
par l'entremise de Benjamin creme
 
Bien que cela ne semble guère être le cas, l’humanité avance résolument vers sa destinée. En dépit des tensions et des inquiétudes suscitées par la situation actuelle, nous, vos Frères aînés, sommes pleinement convaincus que les hommes prendront conscience des périls et agiront à temps pour y faire face. Cette conviction repose, dans une large mesure, sur la connaissance du fait que les hommes ne sont pas seuls, et qu’en vérité ils bénéficient de notre sollicitude et de notre assistance. A nos yeux, les hommes ne sont pas séparés de nous, ce sont simplement des frères plus jeunes sur le sentier de l’évolution, qui sont donc confrontés aux nombreuses difficultés et dangers que ce sentier présente pour les ignorants comme pour les sages, et qui s’efforcent, avec notre aide, d’en venir à bout.
 
Faire confiance
 
Les hommes doivent comprendre que notre époque n’a rien d’ordinaire ni d’habituel ; il s’agit, en vérité, d’une époque cruciale par sa nature et ses enjeux, d’une époque sans précédent. Pour cette seule raison, les problèmes et les dangers s’en trouvent multipliés et doivent être abordés avec la plus grande prudence par les hommes comme par nous-mêmes. Notre présence physique parmi les hommes, bien qu’en nombre relativement limité pour l’instant, apporte l’assurance que notre aide se manifestera plus que jamais auparavant, et qu’elle sera à la mesure de la tâche à accomplir.
 
Notre confiance est raffermie par le fait que notre Grand Leader, Maitreya lui-même, est lui aussi présent parmi les hommes. Ses ressources sont immenses. En coulisse pour l’instant, il travaille sans relâche afin d’amener la paix et le progrès dans les affaires de l’humanité, s’efforçant, dans les limites de la Loi, de démêler les nombreux intérêts divergents qui poussent à la guerre et de créer ainsi les conditions dont dépend une véritable paix. Seule la justice apportera la paix à laquelle les hommes aspirent, et ce n’est que lorsque la justice régnera que la guerre deviendra un souvenir relégué dans le passé. Dans presque tous les pays, la présence de Maitreya se manifeste par la création d’un réseau de serviteurs dans chaque domaine. Ainsi tisse-t-il l’étoffe du renouveau.
 
Les travailleurs choisis connaissent bien leur tâche. Ils apparaîtront bientôt au grand jour et introduiront dans le monde une nouvelle façon de penser, démontrant qu’il est impératif de faire de la justice l’objectif primordial de l’humanité. Ils montreront que seule la justice pourra mettre à jamais un terme au fléau de la guerre et au règne de la terreur ; que seule une reconstruction rationnelle de nos structures économiques rendra cette justice possible et rassemblera l’humanité sur la base de la confiance. Ainsi en sera-t-il, ainsi la sagesse et les préceptes de Maitreya imprégneront-ils et influenceront-ils la pensée des hommes.
 
Nombreux sont ceux qui répondent maintenant à cet enseignement. Dans chaque pays, des groupes se forment, qui manifestent en faveur d’une vie meilleure, appelant à la fin de la guerre, à la justice et la liberté pour tous, et au partage, unique moyen naturel de garantir l’avenir de la race humaine. N’ayez aucune crainte, les hommes s’éveillent à l’appel et la victoire est assurée.
 

 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international




Home La guérison

par Benjamin Creme

Transcription d'une interview donnée au Japon, en mai 2003
 
 
Question : Il semblerait que certains individus aient des dons innés de guérisseurs et consacrent leur vie à guérir. Pourriez-vous nous dire de quel genre de personnes il s'agit et quelle attitude elles devraient conserver dans ce travail ? Cette question ne concerne pas seulement l'aide physique mais également l'aide à une échelle beaucoup plus vaste, notamment l'aide psychologique professionnelle.
Benjamin Creme : Je pense que soixante-dix pour cent des individus ont des dons de guérisseur. Ils découvrent qu'ils sont capables de guérir, non parce qu'ils ont eux-mêmes accompli quelque chose de particulier, mais parce qu'ils sont des canaux naturels pour l'énergie de guérison. Ceci dépend beaucoup de leur structure de rayons, c'est-à-dire du type d'énergies, ou « rayons », inclues dans leur nature, en tant qu'âme et en tant que personnalité, et dans leur équipement mental, leur appareil astral/émotionnel et leur corps physique. Chaque individu est doté d'une combinaison de ces énergies qui conditionne le type et la nature de chacun. Ceux dont les rayons s'y prêtent, seront un bon canal pour les énergies de guérison.
Il existe sept énergies qui suivent deux lignes principales : la ligne des rayons 1, 3, 5 et 7 et celle des rayons 2, 4 et 6. Les rayons nous conditionnent. C'est la raison pour laquelle soixante-dix pour cent des personnes ont des dons naturels pour la guérison (car soixante-dix pour cent de la population mondiale répond aux rayons 2, 4 et 6). Pour les trente pour cent qui restent la guérison ne correspond pas à leur « ligne de moindre résistance », bien que bon nombre de personnes se situant sur la ligne 1, 3, 5, et 7 accomplissent une forme ou une autre de guérison.
Les rayons détermineront quelle forme de guérison conviendra mieux à telle ou telle personne, ou quelle est celle qui l'attirera le plus. Par exemple, si votre structure se situe sur la ligne 2, 4, 6, vous aurez généralement un contact facile avec l'âme, mais vous aurez peut-être des difficultés à travailler dans le monde extérieur. Par contre, si vous êtes conditionné par les rayons 1, 3, 5 et 7, vous trouverez plus facile de travailler à l'extérieur, dans le monde physique, vous manipulerez la matière plus facilement, mais vous aurez plus de difficultés à entrer en contact avec l'âme.
La psychologie moderne reconnaît ces différences et décrit deux types d'individus : l'individu introverti et l'individu extraverti. La personne introvertie dans une vie particulière (cela peut changer d'une vie à l'autre) est une personne qui a un contact facile et direct avec l'âme ; elle se situe presque toujours sur la ligne 2, 4, 6. Mais quelqu'un qui est particulièrement doué pour gagner de l'argent, pour faire des affaires, et qui se débrouille très bien dans le monde extérieur peut, par contre, avoir très peu de contact avec l'âme. Une telle personne est très probablement influencée par les rayons 1, 3, 5 et 7.
Plus la personne est évoluée, plus grande est sa faculté d'adaptation. L'initié peut à volonté être introverti ou extraverti. Ainsi, lorsque c'est nécessaire, il peut se tourner vers l'âme, méditer, pratiquer la guérison ou, au contraire, faire face aux exigences du monde extérieur. Mais la plupart des gens penchent soit d'un côté soit de l'autre. Ils ont soit un bon contact avec leur âme, soit un bon contact avec le monde extérieur ; la gageure est de trouver un équilibre entre les deux.
Si vous êtes sur la ligne 1, 3, 5, 7 et cependant intéressé par la guérison – et presque tout le monde en a la capacité (même si, comme je l'ai dit précédemment, soixante-dix pour cent des personnes sont davantage douées pour guérir que les trente pour cent qui restent) – vous avez la possibilité de devenir chirurgien. La chirurgie est une forme de guérison qui se pratique sur le plan physique dense. Selon le Maître Djwhal Khul, elle est aujourd'hui la forme de guérison la plus avancée. Ce n'est pas la forme de guérison la plus avancée en soi, ou pour plus tard, mais, à l'époque actuelle, elle est plus avancée sur sa propre ligne que les autres formes de guérison sur la leur.
La chirurgie mise à part, la guérison sur le plan physique à travers la ligne 1, 3, 5, 7 inclut de nombreux autres aspects de la médecine : la médecine générale, l'orthopédie, l'acupuncture, les massages, la diététique, l'hydrothérapie, etc.
Les guérisseurs, naturellement, travaillent sur différents niveaux, selon le degré d'évolution qu'ils ont atteint. Une bonne partie de la guérison se fait en utilisant l'énergie éthérique et/ou l'énergie astrale. Elle utilise aussi beaucoup l'énergie de l'âme, invoquée soit de l'âme du guérisseur, soit de celle du patient, consciemment ou inconsciemment. Beaucoup de guérisseurs sont des médiums et ils canalisent l'énergie astrale venant d'individus ou de groupes sur le cinquième et sur le sixième plan astral.
La véritable guérison, la guérison « spirituelle », de nature scientifique, vient de différents Maîtres de notre Hiérarchie spi-rituelle. Le guérisseur ne pratique pas la guérison lui-même, il est simplement un canal pour la guérison venant d'une source plus élevée. Les Maîtres utilisent l'énergie éthérique (des quatre plans) et l'énergie spirituelle ou l'énergie de l'âme, comme il se doit. Il est important de réaliser que la loi de cause et d'effet (la loi du karma) gouverne toutes les phases de l'art de guérir. Toute énergie de guérison émane essentiellement de Dieu. Dieu ne vient pas taper sur l'épaule de quelqu'un, il travaille à travers des intermédiaires et les Maîtres en font partie.
Une grande partie de la guérison est pratiquée de manière non scientifique, sans comprendre. Les gens aspirent à pratiquer la guérison et c'est une bonne chose, car la guérison est nécessaire et presque tout le monde a la capacité de guérir. Mais, à moins d'avoir les connaissances nécessaires, leur action peut ne pas répondre aux besoins de la personne qu'ils essaient de guérir. Cela peut aussi être du gaspillage, pas en termes économiques, mais en termes d'énergie et de temps, car ils ne connaissent pas suffisamment la technique. La technique, même dans la soi-disant guérison spirituelle, est essentielle. Vous devez utiliser l'énergie intelligemment sinon vous travaillez dans l'obscurité. Vous travaillez à partir de vos émotions. Vous voulez guérir. Vous voulez de la magie. Il ne s'agit pas de magie, mais de science.
 
Q. Diriez-vous que certaines personnes feraient mieux de ne pas essayer de pratiquer la guérison ?
BC. Ceux qui sont particulièrement attachés à obtenir un résultat, ou à être admirés en tant que « guérisseurs », peuvent avoir trop d'illusions sur eux-mêmes, ou encore être eux-mêmes en trop mauvaise santé, pour pratiquer la guérison en toute sécurité. Le détachement est essentiel.
Il existe plusieurs obstacles sur la voie menant à une meilleure compréhension de la guérison et par conséquent à une plus grande efficacité. Et je dirais, tout d'abord, que je ne crois pas que beaucoup de guérison soit réellement effectuée. Ce qui est apporté, c'est une amélioration, pas une guérison véritable. Dans le domaine de la psychothérapie, ce qui bloque la guérison, c'est que l'humanité attend toujours de la psychologie, en tant que moyen de comprendre la nature humaine, qu'elle accepte la réalité de l'âme.
Depuis Freud, et même auparavant, la réalité de l'âme a été rejetée par la plupart des psychologues, à l'exception de Jung et de quelques autres. De nombreux psychologues, spécialement Freud, ont rejeté l'idée de l'âme. Cependant il existe aujourd'hui une tendance grandissante à la prendre en compte – même si on ne l'appelle pas âme. Des gens comme Winnicott (psychanalyste britannique, 1876-1971) lui donnent un autre nom, par exemple « le véritable soi ». Il existe chez les psychologues une compréhension grandissante du fait que l'âme existe et que ce qu'ils constatent sur le plan physique est l'activité d'une entité qu'ils sont trop timides ou trop gênés pour appeler âme, parce que ce mot a une connotation religieuse. Mais il ne s'agit pas de religion. L'âme existe ou elle n'existe pas. Elle est reconnue et nommée dans les religions, mais elle existe à part, et en dehors, de la religion. Jusqu'à ce que la psychothérapie accepte la réalité de l'âme, elle ne fera guère de progrès dans la guérison des perturbations mentales.
Ce que les guérisseurs en général, les professionnels, ne semblent pas vraiment comprendre ou prendre au sérieux, c'est le fait que nous vivions dans un univers d'énergie. Tout est énergie. Tout ce que vous voyez, si solide que cela puisse paraître, est de l'énergie vibrant à un certain taux. Le taux de vibration détermine la forme. La guérison attend la compréhension de ce qu'est la maladie, et de ce qui la provoque. Vous ne pouvez soigner la maladie tant que vous ne savez pas comment elle se produit, ce qu'elle est et quelle en est la cause.
 
Q. Pourriez-vous nous dire comment la maladie se produit ?
BC. Elle vient d'un déséquilibre énergétique. Si vous recréez un équilibre des énergies, vous vous débarrassez de la maladie, mais comment y parvenir ? Vous devez comprendre comment l'énergie agit dans le corps physique, par exemple. Notre science actuelle connaît seulement trois niveaux de ce que nous appelons le physique : le physique solide, le physique liquide et le physique gazeux. Mais au-dessus du physique gazeux, il existe quatre états supérieurs de matière physique appelés plans éthériques de la matière. Ils sont normalement invisibles, à moins que vous n'ayez la vision éthérique. Certains enfants les voient peut-être, mais on ne les écoute pas ; ils sont mal compris. 
 
Q. Où se situe l'âme dans le champ éthérique ? Dans mon esprit, l'âme fait partie de la lumière et elle peut résider dans le corps au niveau éthérique, ou à un niveau supérieur à celui du corps.
BC. L'âme utilise tous les niveaux du corps physique. Il existe sept niveaux ; nous en connaissons trois, mais il y en a quatre de plus. La science de la guérison ne peut réaliser le moindre progrès sans la compréhension des niveaux éthériques de la matière. Les gens doivent savoir, les médecins doivent savoir, pour être de véritables médecins, pour se montrer efficaces et ne pas travailler dans l'obscurité, comment les énergies viennent de l'âme.
Mais l'âme n'existe pas dans le corps éthérique. Le corps éthérique est le véhicule physique que l'âme utilise à ce niveau. Nous sommes littéralement des âmes en incarnation. L'âme s'incarne à maintes et maintes reprises. Elle crée dans l'utérus un corps qui lui permettra de réaliser son dessein dans telle ou telle incarnation et elle le dote de certains rayons. Le rayon de l'âme est toujours le même. Mais les autres rayons changeront : le corps physique, le corps mental et le corps astral peuvent changer de rayon de vie en vie.
Tout cela est créé par l'âme dans l'utérus chaque fois qu'une personne vient en incarnation. Vous devez comprendre le mécanisme par lequel les énergies de l'âme atteignent le monde extérieur. Elles l'atteignent directement ou, au contraire, de façon dé-tournée si l'énergie est mal utilisée et dans ce cas la maladie survient. Toutes les maladies sont provoquées par le mauvais usage ou le non-usage de l'énergie le l'âme. Si vous n'utilisez pas l'énergie de l'âme, finalement une forme ou une autre de perturbation, ou de « mal-être », se manifeste. Il en va de mê-me si vous l'utilisez de manière incorrecte.
 
Q. Comment l'énergie de l'âme pénètre-t-elle dans le corps physique ?
BC. L'énergie de l'âme agit à travers les chakras, ou centres de force, dans le corps éthérique. Les chakras sont au nombre de sept et ils s'échelonnent du sommet de la tête jusqu'à la base de l'épine dorsale. Ce sont les sept principaux orifices d'entrée et de sortie de l'énergie allant de l'âme vers le monde extérieur ou du monde extérieur vers l'âme. Ce système fonctionne dans les deux sens. L'aura d'une personne est imprégnée par l'énergie de l'âme, du corps mental et du corps astral, qui entre et sort par les chakras. Lorsque les choses se passent de manière efficace, que l'énergie circule correctement, en quantité suffisante pour tel ou tel chakra, sans excès, juste ce qu'il faut, sans stagnation (elle doit s'écouler tout le temps), elle crée alors une aura équilibrée. Dans ce cas il n'y a pas de maladie.
La maladie est créée par le déséquilibre. L'équilibre est rompu lorsque trop d'énergie circule à travers tel chakra particulier, ou pas assez, ou bien lorsque l'énergie est statique, immobile. Lorsqu'elle stagne, cela crée les conditions propices à une forme ou une autre de maladie.
Ces chakras sont reliés au système endocrinien, les glandes du corps physique, et par l'intermédiaire des glandes aux différents organes du corps. Et si vous avez à guérir des organes, ce que la plupart des médecins s'efforcent de faire, qu'il s'agisse du cœur, du foie, de la rate ou des reins, vous devez savoir si ces organes reçoivent suffisamment d'énergie et à partir de quel chakra. Les chakras sont-ils ouverts ? Font-ils leur travail ? Existe-t-il une stase, un manque de mouvement ? Et s'il y a de l'énergie venant de l'âme, est-elle interrompue et bloquée dans sa fonction ? C'est ce qui provoque la maladie.
Pour guérir, le guérisseur doit donc connaître les chakras, en comprendre l'usage et celui des énergies qui vont des chakras aux glandes et des glandes aux organes. Mais la plupart des gens ignorent tout cela. Lorsque les Maîtres travailleront ouvertement dans le monde, de plus en plus de médecins et de guérisseurs de toutes sortes tourneront leur attention vers le plan éthérique.
Le monde attend une véritable compréhension du plan éthérique de la matière ; il s'agit toujours de matière mais d'une matière plus fine que celle qui nous est connue. Lorsque ceci sera compris, la maladie pourra être traitée de manière correcte. Il faudra peut-être deux ou trois cents ans pour débarrasser totalement le monde de la maladie, mais cela arrivera un jour. Les gens comprendront tout cela de mieux en mieux. La même chose s'applique au niveau psychologique. C'est la même énergie, bien ou mal utilisée.
Certaines personnes sont malades tout simplement parce qu'elles ne sont pas assez actives. L'âme déverse de l'énergie en elles et elles ne l'utilisent pas. L'âme leur dit : « Sers ! Sers ! » C'est pour cela que l'âme vient en incarnation : pour servir le Plan de l'évolution. Mais si la personne ne le fait pas, elle tombe malade, et elle ne sait pas pourquoi elle est malade, pas plus que le médecin. Mais c'est tout simplement que la personne ne se montre pas assez active.
 
Q. Quel est le rôle du système nerveux ?
BC. Il existe une fonction subtile de l'âme dans le corps physique qui n'est pas comprise. Le lien entre l'âme et le corps physique se fait à travers le système nerveux. Le système nerveux est composé de « fils » qui courent le long de l'épine dorsale et qui vont jusqu'aux extrémités de vos doigts et de vos orteils. Tout le système nerveux est là pour transporter l'énergie de l'âme.
Chacun des fils du système nerveux, ou nadis, comme on les appelle, est creux et rempli de gaz. Ce gaz vient de l'âme. Ceci n'a jamais été découvert scientifiquement, mais le sera un jour, et les gens comprendront alors comment l'âme imprègne l'ensemble du corps physique de son énergie.
Le système nerveux est pour ainsi dire l'aspect le plus élevé du physique car il est le lien entre l'âme et le corps physique. C'est quelque chose de physique, mais à l'intérieur se trouve le gaz de l'âme et celui-ci transporte le dessein de l'âme ou la qualité particulière de la lumière de l'âme dans le corps physique. Tout ceci attend d'être découvert, et quand cela le sera la guérison fera de grands progrès. Il y aura une immense avancée dans la capacité de guérir.
 
Q. Où l'âme se situe-t-elle ?
BC. L'âme se situe au niveau le plus élevé du plan mental. Il existe un niveau appelé niveau causal. Le corps de l'âme – le corps causal – existe sur le plan causal. Le plan causal est le quatrième sous-plan du plan mental. L'énergie de l'âme imprègne l'ensemble du système à travers les chakras. Les chakras sont comme des portes à travers lesquelles les énergies vont et viennent entre l'âme et le corps. C'est un système qui fonctionne dans les deux sens.
 
Q. Peut-on en apprendre davantage à ce sujet en lisant vos ouvrages ?
BC. Il n'y a pas grand chose de plus dans mes livres. Le meilleur ouvrage que je puisse vous recommander et d'où sont tirées la plupart de mes informations, est la Guérison ésotérique, du Maître Djwhal Khul (à travers Alice Bailey). Il est disponible en anglais et dans d'autres langues (notamment en français) et publié par Lucis Press. Si les gens sont intéressés par la guérison, ils doivent comprendre d'où viennent les maladies. C'est une science. Il ne s'agit pas de quelque chose de purement physique.
 
Q. En raison de la situation actuelle, après la guerre en Irak et la violente énergie déclenchée, les gens qui pratiquent un travail de guérison semblent particulièrement affectés dans leur corps physique. Dans quelle mesure ces énergies négatives et violentes affectent-elles nos chakras ? Est-ce seulement les guérisseurs qui y sont réceptifs ou tout un chacun ?
BC. Tout le monde. Cela dépend de votre détachement. Moins les gens sont détachés, plus ils sont affectés.
 
Q. Les guérisseurs sont-ils particulièrement sensibles à cette tension et à ce stress ?
BC. Etant des guérisseurs, ils sont probablement plus sensibles que la majorité. Leur équipement physique étant plus sensible, ils sont plus affectés que les autres. Ils doivent donc apprendre à être détachés.
La chose la plus importante pour tout le monde, mais plus spécialement pour les guérisseurs qui veulent poursuivre leur travail de guérison, est d'apprendre à accomplir leur tâche sans attachement émotionnel. S'ils sont détachés, ils ne seront pas affectés par le stress et la tension dont ils souffriraient autrement en raison de leur sensibilité. Plus vous êtes sensible, plus votre niveau de conscience est élevé ; le contraire est également vrai : moins vous êtes sensible, plus vous êtes fort sur le plan physique. Bon nombre de personnes ne sont pas affectées de manière notable par ce même stress qui cause beaucoup de douleur et de souffrance aux personnes sensibles qui réfléchissent et réagissent. Le détachement est la clé. 
 
Q. Quel rôle le karma joue-t-il dans la maladie et la guérison ?
BC. Ce à quoi la plupart des guérisseurs ne prêtent pas attention, c'est à la loi du karma. La loi du karma est fondamentale en ce qui concerne la guérison. Les gens passent leur temps à déverser de l'énergie sur telle ou telle personne ou à lui donner des médicaments d'une sorte ou d'une autre et rien ne se passe. La personne ne va pas mieux car le karma ne le permet pas.
Une grande partie des maladies est d'origine karmique – mises à part celles qui viennent du mauvais usage ou du non-usage de l'énergie de l'âme. Nous ramenons de vies antérieures du karma qui se manifeste sous forme de maladie à un niveau ou un autre – mental, physique ou astral, ou un mélange des trois. Cela dépend de l'individu. Si vous transportez ce karma de vie en vie, si vous comprenez le problème et si vous réalisez que votre maladie peut seulement connaître une amélioration, mais ne saurait être guérie dans cette vie, cela sera peut être plus facile à accepter. Les symptômes et la douleur ou la souffrance peuvent éventuellement être diminués par des médicaments, ou une approche différente de la vie, mais la maladie actuelle est là pour la durée déterminée par le karma.
La personne doit apprendre à résoudre le karma, à restituer ce qui est à l'origine du karma. C'est donc quelque chose de complexe. C'est si subtil et si complexe que l'on ne peut donner une réponse simple, dire :
« Faites tout simplement ceci ou cela. » Vous devez comprendre en profondeur la condition du patient, ce qui cause la difficulté karmique. Cela peut être le résultat du mauvais usage ou du non-usage de l'énergie de l'âme, et cette attitude doit être rectifiée. Lorsqu'elle le sera, le karma sera résolu et la personne recouvrira la santé sans avoir besoin de recevoir de soins. La guérison réside dans l'ajustement du karma.
Du point de vue d'un Maître, il arrive parfois que le seul ajustement possible du karma passe par la mort ; la mort est le traitement. Cela peut sembler dur à admettre ; pour les Maîtres c'est l'un des moyens – pas le seul – par lequel la personne peut être guérie. Dans la vie suivante elle renaîtra sans cette dette karmique particulière, et elle
démarrera d'un niveau plus élevé, libérée de ce qui la retenait en arrière.
 
Q. Que pensez-vous du fait de demander de l'argent pour la guérison spirituelle (ou énergétique) ?
BC. Je ne pense pas que l'on devrait demander de l'argent pour guérir. Pour la simple raison que même si les gens se donnent le nom de guérisseurs, ce ne sont pas eux qui apportent la guérison. Dans tous les cas, la guérison est faite à un niveau supérieur, soit au niveau astral par des « guides » ou par des groupes, soit au niveau spirituel par un Maître. Le soi-disant guérisseur n'est qu'un canal à travers lequel l'énergie circule. Je ne pense donc pas que l'on devrait faire payer la guérison. Cependant, les gens doivent gagner leur vie. Un certain nombre de personnes consacrent tout leur temps à pratiquer la guérison, et certaines demandent des dons. Je ne suis pas d'accord, mais c'est mieux que de fixer un tarif. Les guérisseurs pourraient essayer de trouver une forme ou une autre de travail pour gagner leur vie et pratiquer la guérison gratuitement.  
 





Home Des scientifiques se penchent sur le mystère des agroglyphes

par Leslie Kean Source : Providence Journal(E-U)et Associated Press

 Au cours de l'été 2002, les agroglyphes (crop circles) ont été en vedette avec la sortie du film Signs. Depuis, la baie de San Francisco a eu le privilège de voir le phénomène se produire pour de bon.

La formation découverte en juin dans un champ de blé à Rockville, dans le comté de Solano, semble être la plus grande jamais signalée aux Etats-Unis, et elle a attiré des centaines de visiteurs (voir compte rendu dans l'encadré p.16). Une analyse des plantes et de la terre prélevés au sein de cet agroglyphe, et comparée à celle d'échantillons provenant d'autres endroits du champ, pourrait aider les chercheurs à déterminer si l'agroglyphe de Rockville est tout simplement l'œuvre d'individus qui sont venus à la dérobée aplatir les tiges avec des planches. Pour beaucoup, cela paraît la seule explication possible.

Il existe cependant des preuves tangibles montrant que tous les agroglyphes ne sont pas faits de façon aussi rudimentaire. Des données surprenantes publiées dans des journaux scientifiques très sérieux montrent clairement que certaines de ces figures géométriques, que l'on trouve dans des dizaines de pays, n'ont pu être créées par des « farceurs munis de planches ».

Une étude effectuée par une équipe de scientifiques, grâce au soutien financier de Laurance Rockefeller, et sur le point d'être publiée, est arrivée à la conclusion « qu'il est possible que nous observions les effets d'une forme d'énergie nouvelle, encore inconnue ».

Anomalies sur les échantillons prélevés sur certains sites

Au début des années 1990, William Levengood, biophysicien au Pinelandia Biophysical Laboratory, dans le Michigan (Etats-Unis), a examiné des végétaux et de la terre provenant de 250 agroglyphes apparus dans sept pays différents.

Les échantillons prélevés à l'intérieur et à l'extérieur de ces formations ont été fournis par la BLT Research Team (équipe composée de trois chercheurs, Burke, Leven-good et Talbott), basée dans le Massachusetts.

W. Levengood, auteur de plus de cinquante articles publiés dans la presse scientifique, a mis en évidence de nombreuses modifications constatées dans les végétaux prélevés au sein de figures géométriques, notamment un étirement des nœuds le long des tiges, ainsi que des « cavités d'expulsion », des trous qui se sont formés à l'endroit des nœuds, à la suite du brusque échauffement de l'humidité interne, sous l'action d'intenses poussées de radiation. La vapeur à l'intérieur des tiges s'est échappée soit en étirant les nœuds, soit, lorsque le tissu n'était pas suffisamment élastique, en les faisant éclater, comme une pomme de terre qui éclate dans un four à micro-ondes.

Des graines provenant de plantes prélevées dans les agroglyphes et mises à germer en laboratoire ont montré des altérations significatives dans leur croissance, comparées avec des plantes prélevées à l'extérieur des formations. On a pu constater soit une incapacité à former des graines, soit, au contraire, une croissance spectaculaire des semences – selon les espèces, l'âge des plantes lorsque le cercle a été créé, et l'intensité du système d'énergie en cause.

Ces anomalies ont également été trouvées dans des touffes encore droites à l'intérieur des agroglyphes et dans de petites parcelles de végétaux aplatis trouvés ici et là à proximité des figures géométriques. Tout ceci suggère l'action d'une force naturelle encore inconnue.

Publiées en 1994 dans Phisiologia Plantarum, le journal international des Sociétés européennes de physiologie végétale, les données établies par W. Levengood ont montré que « les plantes prélevées au sein des agroglyphes présentent des anomalies anatomiques qui excluent l'hypothèse de canulars ». Il définit une formation « authentique » comme « étant produite par des forces énergétiques externes indépendantes de l'influence humaine ».

Un étrange « vernis » brun recouvrant les plantes à l'intérieur d'un agroglyphe britannique a fait l'objet d'un article de W. Levengood et John Burke, paru en 1995 dans le Journal of Scientific Exploration. Ce « vernis » était du fer pur qui s'était incrusté dans les plantes alors qu'il était encore en fusion. De minuscules boules de fer furent également trouvées dans le sol.

En 1999, Ronald Ashby, chercheur britannique, examina le « vernis » au moyen de microscopes optiques et électroniques. Il mit en évidence le fait qu'une chaleur intense avait été nécessaire, le fer fondant à environ 1 500 ° C, et qu'elle avait été administrée par petites doses ne durant pas plus d'un millième de seconde. « Une enquête approfondie a montré qu'il n'existe aucune explication normale pour ce vernis », a-t-il déclaré en guise de conclusion.

Dans un autre article paru en 1999 dans Physiologia Plantarum, W. Levengood et N. Talbott ont émis l'hypothèse que l'énergie à l'origine des agroglyphes pourrait être un tourbillon plasmique atmosphérique – de multiples masses d'air chargées d'électricité agissant les unes sur les autres lorsqu'elles tournent autour des lignes du champ magnétique terrestre. Mais on trouve dans certaines formations des carrés et des lignes droites.

Bernard Haisch, astrophysicien au California Institute for Physics and Astrophysics de Palo Alto (Californie), affirme pour sa part que « des motifs aussi élaborés et aussi intelligemment conçus ne peuvent être l'œuvre d'une force naturelle ». Il souligne cependant le fait qu'étant donné que tous les agroglyphes ne font pas l'objet d'investigations poussées, on ignore combien sont authentiques. Par ailleurs, il n'est pas vraisemblable que la complexité des agroglyphes ait pu naturellement évoluer d'une manière aussi rapide. « Les phénomènes naturels sont à l'origine de la formation de chaînes de montagnes ou de continents – ils n'apprennent pas la géométrie en dix ans », a déclaré B. Haisch, rédacteur scientifique à Astrophysical Journal et auteur de plus de 120 articles scientifiques.

En 1999, Laurance Rockefeller, philanthrope, a rendu possible l'étude la plus sérieuse et la plus révélatrice à ce jour. La BLT Research Team a collecté des centaines d'échantillons de plantes et de terre dans une formation composée de sept cercles dans un champ d'orge, à Edmonton (Canada). Les tiges présentent à la fois des nœuds étirés et des cavités d'expulsion, et les échantillons de terre contiennent des boules de fer typiques, ce qui indique une formation authentique. Les plantes prélevées en dehors ne présentent, par contre, aucune de ces modifications.

Sampath Iyengar, minéralogiste au Technology of Materials Laboratory, en Californie, a examiné des minéraux argileux spécifiques, sensibles à la chaleur, dans ces sols, en utilisant la diffraction sous rayons X et un microscope électronique. Il a découvert une augmentation du degré de cristallisation (l'ordre des atomes) dans les minéraux de l'agroglyphe, ce que le statisticien Ravi Raghavan a déterminé comme étant statistiquement significatif à 95 %.

« J'ai reçu un choc, a déclaré S. Iyengar, spécialisé en minéralogie argileuse depuis trente ans. En effet, de telles modifications sont normalement découvertes dans des sédiments enfouis dans la roche depuis des milliers et des milliers d'années, modifications survenues en raison de la chaleur et de la pression, mais jamais dans des sols de surface. »

Tout aussi étonnante est la corrélation directe entre l'allongement des nœuds sur les tiges et l'accroissement de la cristallisation des minéraux, ce qui indique que ces changements ont été provoqués par une source d'énergie commune.

Les scientifiques n'ont pu cependant expliquer comment ceci était possible. La température requise pour modifier la cristallisation du sol se situerait entre 800 et 1000 ° C, ce qui devrait détruire les plantes.

Evaluation des preuves

Réalisant les ramifications possibles de ces découvertes, N. Talbott a sollicité l'expertise d'un professeur émérite de géologie et de minéralogie au Dartmouth College, Robert Reynolds Jr, président fondateur de la Clay Minerals Society. Il est considéré par ses collègues comme« l'expert le plus renommé dans le monde »en ce qui concerne l'analyse par diffraction sous rayons X des minéraux argileux. R. Reynolds est arrivé
à la conclusion que les données fournies par la BLT Team avaient été « obtenues par du personnel compétent, en utilisant les méthodes habituelles ». La chaleur intense nécessaire pour provoquer les modifications observées dans la cristallisation « aurait dû calciner toute substance végétale, a-t-il confirmé dans une déclaration destinée au rapport Rockefeller. En résumé, je crois que nos connaissances actuelles n'offrent aucune explication. »

James Deardorff, météorologiste et professeur émérite au College of Oceanic and Atmospheric Sciences de l'Université de l'Oregon, a déclaré dans un commentaire publié en 2001 dans Physiologia Plantarum, que la variété, la complexité et la beauté artistique des agroglyphes « indiquent un travail intelligent » et qu'il ne peut s'agir en aucun cas d'un tourbillon de plasma.

J. Deardorff met également l'accent sur le fait que les anomalies constatées sur les plantes examinées de manière approfondie par W. Levengood et N. Talbott ne peuvent avoir été provoquées par des plaisantins.

 Ainsi décrit-il une formation apparue en 1986 en Grande-Bretagne, où les couches supérieures et inférieures de céréales étaient enroulées d'une manière compliquée, et courbées perpendiculairement les unes par rapport aux autres, d'une manière « défiant toute explication. Les gens ne veulent pas regarder tout ceci en face et les scientifiques doivent affronter la dérision », a-t-il déclaré dans une interview.

Des témoignages visuels

Ajoutant des éléments à l'énigme, des cinéastes professionnels ont filmé en plein jour d'étranges « boules de lumière » sur les sites d'agroglyphes, et des phénomènes lumineux ont été observés par de nombreux témoins sur le site de la formation canadienne étudiée grâce au soutien de Laurance Rockefeller.

Un photographe britannique, Andrew Bucley, a saisi sur sa pellicule un oiseau qui plongeait sur une boule de lumière comme pour la saisir et qui a rapidement battu en retraite sous l'impact, ce qui montre clairement la réalité tridimensionnelle de la boule de lumière.

Steven Alexander a saisi un fermier du voisinage au moment où il arrêtait son tracteur pour regarder la boule de lumière passant au-dessus de sa tête, dans une séquence analysée par Nippon TV au Japon. « Ces images et d'autres que je sais être authentiques ont été captées en plein jour sur des agroglyphes, a ajouté S. Alexander. Ceci serait pratiquement impossible s'il s'agissait de canulars. »

Le docteur Eltjo Hasselhoff, physicien et chercheur néerlandais qui étudie les agroglyphes depuis plus de dix ans, déclare ne pouvoir expliquer d'où viennent les lumières. Il les décrit comme « des objets volants brillants, fluorescents… dont la taille varie entre celle d'un œuf et celle d'un ballon de football ».

Une boule de foudre, plasma à haute énergie, est le phénomène naturel connu qui ressemble le plus au comportement des boules de lumière observées, mais il est généralement associé aux orages et aux tornades.
« Nous ne savons pas ce qu'est une boule de foudre, mais je ne pense pas que la foudre ait quelque chose à voir avec les agroglyphes », a déclaré Bernard Haisch.

Dans un article paru en 2001 dans Physiologia Plantarum, Eltjo Hasselhoff s'est penché sur les anomalies constatées sur les nœuds par William Levengood et Nancy Talbott dans trois figures géométriques apparues en Allemagne, afin de voir si elles pouvaient avoir été provoquées par une « source électromagnétique » placée au-dessus du centre d'un cercle, émettant de la chaleur. D'étranges lumières avaient en effet été constatées pendant la formation d'un de ces cercles.

Selon les calculs d'E. Hasselhoff, les anomalies constatées pourraient s'expliquer « en présumant qu'une boule de lumière a provoqué le gonflement des nœuds ».

Une étude précédente de W. Levengood a également montré une corrélation linéaire entre les modifications constatées sur les plantes et leur distance par rapport à une source centrale d'énergie, les effets sur les nœuds étant plus prononcés à l'intérieur du cercle. Cette recherche est intéressante mais elle ne donne aucune explication définitive sur les lumières ou leur relation avec la création des figures géométriques.

Face à ce mystère, les scientifiques se heurtent à des questions sans réponses. Pourrait-il s'agir d'une technologie secrète utilisant le laser à partir de satellites ? S'agit-il d'un phénomène naturel ? Ou d'une conscience ou d'une intelligence dirigeant une forme d'énergie encore inconnue pour nous ?

« Considérer les éléments et repartir sans être convaincu est une chose, déclare l'astrophysicien B. Haisch. Mais refuser de les regarder et porter un jugement négatif en est une autre. Ce n'est pas de la science. »


Article publié dans Providence Journal, (E.-U.), le 16 septembre 2002, et reproduit avec l'aimable autorisation du journal.




Home Willy Brandt, un homme hors du commun

par Alexander Douwes Dekker

Les enseignements de la Sagesse éternelle révèlent que notre univers et toutes les formes de vie qui y participent répondent à des énergies qui pénètrent tous les aspects de l'existence et les influencent. L'impact de ces énergies et notre réponse à ces dernières confèrent à chaque ère, à chaque nation comme à chaque individu les qualités, les forces et les faiblesses qui leur sont propres. Ces notions, concernant les énergies ou « rayons » des individus et des nations, seront sans doute devenues familières à nos lecteurs. Le portrait dressé ici, de l'une des figures majeures de ce temps, Willy Brandt (1913-1992), examine l'homme et sa contribution à l'histoire du monde sous l'angle de l'ésotérisme.

Dans l'ouvrage d'Alice Bailey les Rayons et les initiations, le Maître Djwhal Khul, en commentant certains effets des guerres mondiales, déclarait : « Ceux qui luttent pour l'unité du monde et enseignent aux hommes les principes de l'harmonie et les relations humaines justes, seront un jour reconnus comme étant les vrais héros. »
Présenté dans Partage international (décembre 1992, p. 27), peu après sa mort, comme « l'un des personnages de l'Histoire contemporaine les plus importants », Willy Brandt était bien un héros de ce type.

Le rôle que W. Brandt a joué, à la présidence de la Commission Nord-Sud sur les questions de développement, à partir de 1977, est révélateur du service qu'il a rendu au monde. Hélas, en 1981, les gouvernements occidentaux s'opposèrent aux propositions de cette commission, connue sous le nom de Commission Brandt, propositions détaillées dans son rapport de 1980, Nord-Sud, un programme de survie. Si elles avaient été acceptées, le monde aurait pu voir se lever un nouveau jour. On pourrait même dire que Maitreya, qui a inspiré le travail de cette commission (PI, déc. 1992),serait depuis longtemps apparu sur le devant de la scène.

Rayons et vie politique

L'introduction par laquelle W. Brandt ouvre ce rapport est toujours d'actualité : « Notre rapport se fonde sur ce qui paraît être le simple intérêt de tous : que l'humanité veut survivre, et l'on pourrait même ajouter qu'elle a l'obligation morale de survivre. Ceci ne pose pas seulement les questions traditionnelles relatives à la guerre et à la paix, mais aussi celles de la faim dans le monde, de la misère de masse et des disparités alarmantes entre les conditions de vie des riches et des pauvres[...]. En résumé, ce rapport traite tout simplement de la paix. »

Peu de gens réalisent que la politique, ainsi que d'ailleurs tous les domaines de l'activité humaine, peuvent être « spirituels ». Pourtant, les enseignements de la Sagesse éternelle, tels qu'ils sont présentés en Occident à travers les ouvrages d'Alice Bailey (comme dans L'Extériorisation de la Hiérarchie) et de Benjamin Creme, affirment que la politique joue un rôle majeur dans l'évolution de l'humanité et constitue un champ de service fondamental.

Les rayons de Willy Brandt, indiqués par le Maître de Benjamin Creme, sont les suivants : âme 2 ; personnalité 1 (sous-rayon 4) ; corps mental 5 (sous-rayon 7) ; corps astral 2 (sous-rayon 4) ; corps physique 1 (sous-rayon 3). Cette indication fournit une clé permettant de comprendre le sens de sa vie : une vie dédiée au service à l'échelle mondiale.

Willy Brandt est né en 1913, sous le nom d'Herbert Frahm, à Kiel (Allemagne). Il était l'enfant illégitime d'une famille de la classe ouvrière. Son grand-père et sa mère avaient tous les deux reçu une bonne éducation ; ils étaient membres du Parti social démocrate allemand.

W. Brandt eut très jeune une activité politique et devint membre du parti dès l'âge de 16 ans (l'âge minimum normal était 18 ans) en reconnaissance de son potentiel exceptionnel.

Vu sous l'angle de l'ésotérisme, cette précocité révèle un disciple hautement évolué, atteignant jeune la plénitude de sa personnalité. Ses rayons nous éclairent sur les raisons pour lesquelles ses qualités naturelles furent reconnues à l'époque. Toutefois, l'influence majeure dans la vie d'un disciple tel que W. Brandt, c'est le point d'évolution. Celui-ci est l'indicateur de la qualité du niveau de conscience et en conséquence de la puissance et de l'amplitude de son influence, ainsi que de l'impact de son service au monde.

W. Brandt était pratiquement un initié du troisième degré (2,97) – et donc « polarisé spirituellement » – doué d'une vision et d'une volonté spirituelle telles que le niveau et la qualité de son service étaient très supérieurs à ce qu'il est possible d'atteindre pour des disciples moins évolués. A titre de comparaison, signalons que le Mahatma Gandhi et Martin Luther King étaient des initiés du second degré, alors que Winston Churchill était un initié du troisième degré.

La compréhension intuitive de ce que sont des relations humaines justes, qui caractérise le deuxième rayon, s'exprimant à travers une puissante personnalité charismatique, en faisait un dirigeant né. Son véhicule mental de cinquième et septième rayons lui permettait d'aborder idéalement des questions complexes d'une manière claire et pragmatique. Son corps astral (ou émotionnel), sensible et doué pour la communication, coloré par le deuxième rayon associé à un sous rayon quatre, et son corps physique puissant et adaptable de premier et de troisième rayons étaient parfaitement alignés avec ses rayons d'âme (2) et de personnalité (1 et 4). Combinée à sa polarisation spirituelle, cette structure lui permit sans aucun doute de mener à bien son travail de disciple et laissa entrevoir aux autres la bonté, la vérité, la volonté, l'intuition et la beauté radieuse innées de son âme

En 1933, quand Hitler et le parti nazi s'emparèrent du pouvoir, il décida de fuir sa patrie pour la Norvège. De là, il s'engagea dans la résistance contre les Nazis à l'intérieur et en dehors de l'Allemagne et visita secrètement Berlin en 1936. L'année suivante il se rendit en Espagne, et la guerre civile qui y opposait forces de droite et forces de gauche produisit sur lui une impression durable.

Le manque de réalisme de beaucoup de dirigeants des partis de gauche, de même que le jeu de pouvoir stalinien, déplaisaient à Willy Brandt. Il acquit la conviction que la démocratie sociale qu'il avait connue en Scandinavie était l'approche la meilleure et la plus pragmatique pour améliorer le sort des peuples. Cette conviction qui ne le quitta plus nous ramène à son rayon d'âme. Le réalisme et le pragmatisme auxquels il tenait beaucoup cadraient avec le cinquième et le septième rayon de son véhicule mental.

Après l'occupation de la Norvège par l'Allemagne en 1940, W. Brandt fut capturé par les autorités nazies mais heureusement il ne fut pas reconnu et réussit à s'échapper en Suède. Là, il participa à des mouvements de résistance en tant que journaliste. Contrairement à d'autres exilés allemands, il ne douta jamais des rapports sur les camps de concentration.

Après la guerre, il retourna en Allemagne en tant que correspondant pour des journaux scandinaves. En 1948, il reprit la nationalité allemande sous le nom de Willy Brandt et l'année suivante il devint membre du nouveau Parlement allemand au sein du parti social démocrate.

Du fait de la Guerre froide (1948-1989), l'Allemagne et sa capitale Berlin restèrent divisées avec d'un côté un Occident capitaliste allié des Etats-Unis et de l'autre côté l'Est communiste allié de l'Union soviétique. Durant son mandat de maire gouverneur de Berlin Ouest (1957-1966), Willy Brandt réussit à établir de nombreuses relations de travail des deux côtés et à les maintenir. Ce fut un véritable tour de force, compte tenu des tensions existantes dont le point culminant fut la construction, en 1961, du Mur de Berlin par le gouvernement Est allemand.

Ceci montre bien l'habileté dont il fit preuve toute sa vie pour coopérer avec des gens de nombreuses orientations politiques différentes, sans pour autant compromettre ses propres convictions. Et le fait qu'il n'avait jamais eu aucun lien avec l'Allemagne nazie en faisait un partenaire fiable pour les dirigeants politiques des pays d'Europe de l'Est. C'est sur cette base qu'il s'appuya en tant que chancelier de l'Allemagne de l'Ouest (1969-1974) avec son cabinet pour restaurer les relations entre son pays (la RFA), et l'Union soviétique alliée aux pays de l'Europe de l' Est. Cette politique fut une réussite en ce qu'elle réduisit les tensions résultant de la guerre, contribua à guérir de nombreuses blessures causées par les atrocités nazies et permit plus rapidement la fin de la Guerre froide. En 1971, il reçut le Prix Nobel de la paix pour la politique étrangère de son gouvernement connue sous le nom de Ostpolitik.

Peu oublieront ce jour de 1970 où, au cours d'une visite d'Etat en Pologne, Willy Brandt s'agenouilla en public. La vue de son imposante présence, en humble révérence devant un mémorial de guerre à Varsovie, remua les cœurs et captiva l'attention partout dans le monde. A travers ce geste spontané et spectaculaire, il démontra la volonté de la nouvelle République allemande de reconnaître les horreurs du passé et d'assumer la responsabilité de relations justes dans le présent.

Ceux qui sont familiers avec le travail de groupe dans le domaine ésotérique trouveront intéressant de savoir que W. Brandt évitait de recourir au vote pour prendre des décisions et qu'il chercha toujours à trouver le consensus au sein de son cabinet.

 Souvent critiqué pour son « indécision » tout au long de sa carrière politique, il s'intéressa peu au côté organisationnel des processus politiques de son cabinet. Au lieu de cela, il aimait entamer des discussions et était toujours impatient d'explorer de nouvelles idées et approches.

Cette ouverture pourrait bien être une des raisons pour lesquelles W. Brandt décida, après avoir initialement hésité, de présider la Commission Nord-Sud des pays non alignés sur les questions de développement. L'intégration de membres de pays communistes risquait certes d'être inutile, vu les tensions de la Guerre froide ; mais il estimait que cette Commission constituait un rassemblement unique en son genre de penseurs expérimentés issus de nations riches, industrialisées et de pays pauvres du tiers monde.

Tout au long de l'existence de la Commission (1977-1983), W. Brandt consulta régulièrement des dirigeants des pays communistes tel que Leonid Brejnev de l'ex Union soviétique. Le génie de W. Brandt se manifesta par son habilité à rassembler et à synthétiser un large éventail d'opinions politiques et économiques différentes qui, jusque-là, avaient été ressenties et vécues comme hostiles les unes envers les autres. Les divisions étaient profondes à l'époque où W. Brandt fut invité à relever ce défi. Les notions de synthèse, d'inclusion, étaient au centre des observations et des recommandations émises par la Commission Brandt. Son Rapport (1980) était à l'époque unique dans sa description de la nécessité d'interactions économiques entre pays riches et pays pauvres. Il démontra qu'il était de l'intérêt des pays riches que les pays en voie de développement aient les moyens d'assurer leur croissance. La Commission recommanda fortement la mise en place d'un Programme d'urgence constitué de quatre points principaux :

– un transfert à grande échelle de ressources vers les pays en voie de développement ;

– une stratégie énergétique internationale ;

– un programme alimentaire mondial ;

– des réformes majeures au sein du système économique international.

Globalement, les recommandations de la Commission sont basées sur le principe du partage. Les réformes initiales de l'économie mondiale suggérées dans le Rapport auraient signifié la naissance d'un système mondial de commerce équitable, ouvert et libre pour la première fois dans l'histoire.

Ce Rapport fut suivi d'une mise à jour appelée Crise commune : la coopération Nord-Sud pour le rétablissement du monde (1983). Là encore, l'introduction de Willy Brandt parle d'elle-même :

« Avec mes collègues, j'espère que nos réflexions et nos pensées ouvriront une voie vers un monde plus juste et prospère pour les générations à venir – un monde libéré de la dépendance et de l'oppression, de la faim et du désespoir. Un nouveau siècle approche et avec lui la perspective d'une nouvelle civilisation. Ne pourrions-nous pas commencer à poser les fondations de cette nouvelle communauté basée sur des relations raisonnables parmi les peuples et les nations, et à construire un monde dans lequel le partage, la justice, la liberté et la paix domineraient ? »

Un homme d'exception

Vu sous l'angle de l'ésotérisme, l'œuvre politique de W. Brandt peut s'interpréter comme la manifestation d'une motivation spirituelle et d'une intégrité inspirée par l'âme, rarement vues dans l'histoire. Le courage caractéristique dont il fit preuve tout au long de sa vie face à l'adversité, et la volonté tenace qu'il manifesta pour faire face à de nouveaux défis, tant au sein de son parti qu'au niveau national et international, peuvent être considérés comme les qualités d'une personnalité hautement intégrée de premier et quatrième rayons, et d'une âme de deuxième rayon.

Sa polarisation spirituelle, travaillant à travers les véhicules de sa personnalité inspirée par l'âme, se manifesta par le don de soi, l'intuition, une vision globale, l'idéalisme, la loyauté, la persévérance, l'esprit de synthèse et l'amour. Des vices tels que le fanatisme, le sectarisme, la partialité, les préjugés et la violence n'avaient aucune place dans son attitude envers la politique : volonté d'une coopération altruiste sans compromettre pour autant ses convictions politiques.

Sa capacité de voir le tout plus vaste et de travailler pour le bien supérieur se comprend mieux à la lumière des rayons de son corps mental. On pourrait croire qu'un corps mental de cinquième et septième rayons serait enclin à trop rentrer dans le détail, à penser peut-être d'une manière limitée purement intellectuelle avec un grand intérêt pour l'organisation. En effet, des écrits tels que son autobiographie (1989) ou l'Armement et la faim dans le monde (1985) sont remplis de récits et d'informations détaillées. Cependant, que ce soit en présentant des faits d'ordre général ou ses opinions personnelles, son style sobre mais sensible, souvent journalistique, révèle son esprit de synthèse, sa perception de l'existence d'un grand tout plus vaste.

Dans les Rayons et les Initiations, le Maître Djwhal Khul déclare que le cinquième rayon, celui de la connaissance concrète, « est profondément lié à l'énergie d'Amour-Sagesse, et que le nom que nous donnons à sa fusion avec l'aspect amour est « sagesse », car toute sagesse est faite de connaissance acquise à travers l'expérience affermie par l'amour » (p 591). Ceci est bien illustré par le pragmatisme sensible et visionnaire dont W. Brandt fit preuve, surtout en tant qu'homme politique d'un certain âge.

Ses confrères membres du Parti socialiste international, qu'il présida durant de longues années, furent influencés par lui – par exemple, son ami, le premier ministre suédois, Olaf Palme, et le premier ministre norvégien, Gro Harlem Brundtland. La commission Palme sur le désarmement et la sécurité et la commission Brundtland sur l'environnement et le développement, dans les rapports Sécurité commune (1982) et Notre avenir commun (1987) respectivement, complétèrent et élargirent le travail commencé par la Commission Brandt.

Au cours des dernières années de sa vie, des personnalités de nombreux pays et d'horizons politiques différents – tels que le premier ministre indien Indira Gandhi et le leader soviétique Mikhaël Gorbatchev – recherchèrent son avis et apprécièrent beaucoup sa vision des choses. Même son rival en politique, le chancelier Helmut Kohl, le consulta à plusieurs reprises au cours de la réunification de l'Allemagne.

Une vision non partagée

Malheureusement, la compréhension que W. Brandt avait de la situation difficile des Allemands de l'Est après la chute du mur de Berlin ne fut pas partagée par la plupart des figures publiques de l'Allemagne de l'Ouest. Son opinion que les Allemands de l'Est ne devaient pas abandonner leurs traditions et leurs réalisations, ne fut pas partagée. Toutefois, la réunification toucha beaucoup W. Brandt qui avait abandonné l'espoir de voir cet événement se dérouler de son vivant.

Willy Brandt demeura actif toute sa vie. En 1990, il invita les membres des différentes commissions présidées par Gro Harlem Brundtland, Olaf Palme et lui-même, et la commission Sud (dont l'objectif depuis 1986 était de renforcer la coopération entre les pays en voie de développement) présidée par Julius Nyerere, ancien président de la Tanzanie, à se réunir et à discuter de la nouvelle situation mondiale après la Guerre froide. Ceci finit par aboutir, en 1992, juste avant sa mort, à la création de la Commission sur un gouvernement mondial.

Il ne vécut pas assez longtemps pour assister à la publication du rapport de cette commission, Notre voisinage mondial (1995), mais les recommandations de celle-ci pour faire de notre monde un endroit plus coopératif, sûr et équitable pour tous, en rendant plus puissante, en démocratisant et en diversifiant l'Organisation des Nations unies, sont dans l'esprit de son héritage politique et spirituel.


Questions-réponses concernant Willy Brand

Question : Quel était le niveau d'évolution de Willy Brandt lorsque, très jeune, il est entré en politique ?
Benjamin Creme : C'était un initié du deuxième degré. Dans sa maturité, il a agi comme un initié du troisième degré, ce qu'il était pratiquement, son niveau précis d'évolution étant 2,97.

Q. [1] Willy Brandt fut-il adombré par Maitreya ? [2] Etait-il un de ses disciples ?
BC. [1] Non. [2]Non. C'était un disciple d'un autre Maître.

Q. Maitreya a-t-il inspiré la création de la Commission Brandt ?
BC. L'une des premières actions de Maitreya dans le domaine politico/économique, peu après son entrée dans le monde moderne en juillet 1977, fut d'inspirer la mise en place de la Commission Brandt.
En novembre 1977, Maitreya est apparu à Willy Brandt et lui a demandé de réunir des représentants de toutes les grandes nations, appartenant à tout l'éventail économique et politique, afin de former la Commission Brandt.
Les recommandations issues de ces rencontres furent publiées dans un rapport intitulé Nord-Sud, un programme de survie, un titre indiquant de manière précise les conclusions de la Commission, à savoir que la survie de la planète dépendait littéralement de la mise en place immédiate du programme proposé. Seule une action de ce genre pouvait sauver l'humanité de l'extinction.
Au premier abord, W. Brandt ne pensait pas que l'idée fut valable, car il régnait à l'époque une extrême division idéologique. Il pensait que les choses n'avaient guère de chance d'aboutir et il doutait un peu de ses capacités à mener à bien une tâche aussi difficile. Mais il se mit au travail et ses propres qualités d'inclusivité et de synthèse commencèrent à se manifester. Il découvrit alors que le fossé infranchissable qui semblait diviser les différents concepts économiques et politiques pouvait se combler, si chacun y mettait suffisamment de bonne volonté.
Son rôle fut d'essayer de parvenir à un consensus, ce qui aux yeux de Maitreya était essentiel ; ce ne devait pas être un accord de façade, mais un véritable consensus laissant de côté l'idéologie personnelle afin de trouver une manière de sauver le monde.
L'éventail très large d'attitudes et d'idées différentes, réunies sous la direction et l'inspiration de Willy Brandt, suscita une vision de grande ampleur et la Commission réussit à accomplir sa mission. Le problème était de déterminer les mesures essentielles à prendre pour assurer la survie de la planète. Et la solution trouvée fut : le partage.
Les recommandations de la Commission Brandt furent largement acceptées, excepté en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le partage représentait un certain sacrifice de la part des grandes puissances occidentales, et elles n'étaient pas encore prêtes.
Les propositions de la Commission Brandt incarnent les idées de Maitreya, en ce qui concerne la création d'un monde économique équitable pour tous.
J'ajouterai que c'est aujourd'hui encore la seule voie qui puisse nous assurer un avenir. Il est maintenant plus urgent que jamais que le principe du partage soit appliqué.


Références :
– Alice A. Bailey, L'extériorisation de la Hiérarchie, Lucis Press 1957.
– Alice A. Bailey, Un traité sur les Sept Rayons, vol V : Les Rayons et les Initiations, Lucis Press 1960.
– Willy Brandt, L'armement et la faim dans le monde : un appel à l'action, Victor Golancz Ltd, 1986.
– Willy Brandt, Erinnerungen (mémoires). Propylaen, Francfort sur le Main, 1989.
– La Commission Brundtland sur l'environnement et le développement, Notre Avenir Commun, 1987.
– Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tomes 1, 2 et 3. Partage international 1986, 1993 et 1997.
– Barbara Marshall, Willy Brandt : Une biographie politique, MacMillan Ltd., 1997.
– La commission Palme sur le désarmement et la sécurité, 1982.
– La commission sur un gouvernement mondial, Notre voisinage mondial, 1995.
– La commission Nord-Sud sur le développement (la commission Brandt) :  Nord-Sud : un programme pour la survie. Mit Press, 1980.
– La commission Nord-Sud sur le développement (la commission Brandt) : La crise commune, coopération Nord-Sud pour le rétablissement du monde, 1983.





Signes des temps

Home Japon : des croix de lumière sur la façade d’un supermarché

Voir photographies de croix de lumière illuminant les vitres du supermarché Seiyu, à Hibarigaoka (Japon) dans  la version imprimée de la revue Partage international n° 184 de décembre 2003, page 13. 
Ces photographies ont été prises en octobre 2003, par T. S. Avec son épouse, ils avaient remarqué ces croix depuis cinq ans, mais ils supposaient qu’elles étaient un effet du vitrage.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces croix de lumière sont une manifestation de Maitreya.


Home Des agroglyphes à Rockville, en Californie

Source : Source : Associated Press

Le 28 juin 2003, Larry Balestra, un cultivateur de Fairfield (Californie), a découvert une douzaine de grands cercles et d'autres figures géométriques dans un champ de blé   – l'un des cercles mesurant plus de 40 m de diamètre. L. Balestra a déclaré que les tiges étaient curieusement aplaties sur le sol et que les agroglyphes s'étendaient sur une zone de plus de cent mètres de long, avec des formes variées et des motifs symétriques. Les ouvriers agricoles, qui vivent dans une maison près du champ, lui ont dit qu'ils n'avaient rien vu ni entendu de particulier cette nuit-là.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’authentiques agroglyphes créés par un vaisseau spatial venu de Mars.



Tendances

Home Une Iranienne Prix Nobel de la paix

Source : The New York Times, Etats-Unis

Shirin Ebadi est la première femme musulmane à obtenir le Prix Nobel de la paix. Avocate infatigable des droits de la femme et des enfants, ainsi que de la démocratie, elle a combattu la tyrannie du Shah et défendu les intellectuels et les étudiants qui protestaient contre les persécutions des ayatollahs. En tant que juriste, écrivain et conférencière, elle a essayé de favoriser le dialogue entre extrémistes et réformateurs.
 
Tout au long de sa carrière exemplaire comme juge et femme de loi, elle a démontré que la foi islamique n'est pas incompatible avec la loi et qu'il n'existe rien dans l'Islam et le Coran qui restreigne les droits de la femme. « Il n'existe aucune contradiction entre l'Islam et les droits de l'homme, affirme-t-elle. Si un pays bafoue les droits de l'homme au nom de l'Islam, ce n'est pas le fait de l'Islam. » Elle pense que le combat pour les droits de l'homme en Iran devrait être mené par les Iraniens eux-mêmes sans aucune ingérence étrangère. On espère que ce Prix Nobel de la paix permettra largement d'encourager le mouvement réformateur en Iran et partout ailleurs, et de promouvoir les droits de l'homme et la démocratie en Iran.




Home Maroc : amélioration du statut des femmes

Source : Le Monde, France

Le 10 octobre 2003, lors d'un discours au Parlement, le roi Mohammed VI du Maroc a annoncé l'ébauche d'un nouveau code de la famille (applicable avant la fin de cette année) qui renforcerait le rôle de la femme au sein de la famille.
 
Avec ces nouvelles dispositions, la « famille sera placée sous la responsabilité des deux conjoints », alors qu'elle était jusqu'à présent sous la seule responsabilité du mari. En outre, l'obligation d'« obéissance de la femme envers son mari », prévue dans le code de 1957 actuellement en vigueur, a été annulé, ouvrant la voie vers l'égalité totale des droits et des devoirs.
 
Pour se marier, les jeunes filles n'auront plus besoin du consentement de leur père ou de leurs frères. Dans l'immédiat, la polygamie, autorisée par l'Islam, ne sera pas illégale, mais un ensemble de règlements en rendra la pratique impossible. En particulier, ceux qui voudront la pratiquer devront présenter des preuves justifiant « sa nécessité objective ». Le divorce légal sera instauré, pour remplacer les pratiques actuelles.




Home Un surdoué de 13 ans œuvre pour le droit des enfants

Source : Associated press

Gregory Robert Smith savait résoudre des problèmes mathématiques à l'âge de 14 mois, il lisait couramment et corrigeait les fautes de grammaire des adultes à l'âge de deux ans, âge auquel il résolut de devenir végétarien. A cinq ans, il expliquait la photosynthèse à ses petits camarades de l'école maternelle. Il a sauté dix classes en l'espace de trois ans et a obtenu à l'âge de 9 ans l'équivalent du baccalauréat avec mention. Il a fondé une organisation internationale de défense des jeunes, a rencontré des premiers ministres et des présidents, et a été nominé deux fois pour le Prix Nobel de la Paix.
 
Aujourd'hui, âgé de 13 ans, Gregory a passé sa licence de mathématiques à l'Université Randolph-Macon, établissement d'enseignement privé méthodiste situé à 10 km au Nord de Richmond, Virginie (Etats-Unis). Il ne sait pas encore où il poursuivra ses études, mais il compte passer des doctorats en mathématiques, en ingénierie aérospatiale et biomédicale et en sciences politiques ; il veut mener de front plusieurs carrières tout en continuant de militer en faveur de la non-violence et des droits des enfants. L'un de ses objectifs est de devenir président des Etats-Unis. « Cela me donnerait la possibilité de venir en aide à beaucoup de gens », déclare-t-il.
 
Quand il était lycéen, il dépensait beaucoup d'énergie à travailler avec le Fonds chrétien des enfants et à voyager en tant que fondateur de la Défense internationale de la jeunesse, qui prône la non-violence et les droits de l'homme. Gregory gagne de l'argent en donnant des conférences afin de soutenir son travail philanthropique. « Quand j'étais très jeune, a-t-il déclaré lors de l'une de ces conférences, et que je regardais les reportages sur les enfants souffrant de maladies et de malnutrition, séparés de leurs familles et subissant des violences, je savais que je devais agir. Je n'avais alors que 7 ans, mais j'étais sûr qu'il y avait quelque chose que je pouvais faire pour changer tout cela. »
 
Gregory continue de lutter pour la défense des enfants et pour la paix. « Le premier pas vers la paix est l'éducation. C'est pourquoi je travaille énergiquement en ce sens. »
 

 
[Voir aussi l'article sur Gregory Smith publié dans le numéro de novembre 2001 de Partage international, lorsqu'il n'avait que 11 ans et était encore au lycée.]




Home Interdiction d'un sonar

Source : National Resources Defense Council ; CNN

Une récente décision d'un juge fédéral des Etats-Unis interdirait à la Marine américaine de déployer son système de sonar à haute fréquence à travers la plupart des océans du monde. Le juge Laporte a également exigé que la Marine négocie la limite de portée de son sonar à basse fréquence avec le Conseil national pour la défense des ressources et d'autres plaignants. Selon lui, le bruit tonitruant du sonar pourrait endommager irrémédiablement des populations entières de baleines, marsouins et autres poissons, et en ne prenant pas soin d'évaluer les risques envers l'environnement marin, la Marine viole la loi de protection des mammifères marins, la loi pour les espèces menacées et la loi nationale pour la politique environnementale.





Les priorités de Maitreya

Home Des millions d'êtres humains meurent de faim dans un monde d'abondance

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

« Toutes les sept secondes, quelque part dans le monde, un enfant de moins de dix ans meurt directement ou indirectement de faim », a déclaré Jean Ziegler, responsable spécial du programme onusien Droit à l'alimentation, lors de la Journée internationale de l'alimentation du 16 octobre 2003.
 
Selon le troisième rapport annuel, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé de 815 millions en 2001 à 840 en 2002. Cent mille personnes meurent de faim chaque jour, et chaque minute, la cécité frappe quelqu'un par manque de vitamine A.
 
« Cette situation est absurde, continue-t-il. Pour la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), notre planète peut nourrir jusqu'à douze milliards d'individus, alors que nous ne sommes aujourd'hui que 6,2 milliards. »J. Ziegler nous met également en garde contre tout fatalisme : « Ce n'est pas une loi de la nature qui fixe ce nombre élevé de pertes humaines. »




Home L'épidémie du sida

Source : Guardian Weekly, G.-B.

– En Afrique sub-saharienne, on estime à 24,5 millions le nombre de porteurs du virus, et 6 000 d'entre eux en meurent chaque jour.

– Il faudrait 10 milliards de dollars par an pour combattre cette épidémie sur le seul continent africain. L'ensemble des pays à faibles et moyens revenus y consacrent moins de la moitié.

– Au Botswana, d'ici 2015, elle aura rendu orphelins 60 % des 10-14 ans.

– Elle a tué plus de 12 000 enseignants botswanais en 2002.

– 90 % des enfants touchés par le HIV l'ont reçu de leur mère lors de l'accouchement, un risque que l'on peut éradiquer par les médicaments et l'éducation.

– Le traitement au Combivir coûte 332 euros par an, depuis que GlaxoSmithKline a réduit son prix de moitié. Les médicaments de marque contre le sida peuvent valoir le double des génériques, mais les compagnies pharmaceutiques ont été obligées de réduire leurs prix.

Il suffirait que chaque habitant des pays riches donne au Fonds mondial des Nations unies l'équivalent d'une place de cinéma pour qu'on puisse instaurer un véritable système de santé sur l'ensemble du continent africain.





Les enseignements de Maitreya

Home L'environnement

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

Si vous voulez percevoir que vous faites partie intégrante du Tout-Puissant,l'environnement est le miroir qui permet au Soi de réaliser qu'il participe de toute la création.L'éveil de la conscience nous amène à observer la nature qui nous entoure. Un environnement propre, bien entretenu et ordonné, nous rapproche de Dieu. [Partage International, mai 1989]

Il y a un lien entre notre espace intérieur et notre environnement extérieur. A partir du moment où l'on devient conscient de soi, l'environnement qui est à portée du mental, de l'esprit et du corps devient alors sous contrôle. Ce développement s'étend ensuite à la famille, puis au pays tout entier. [Juin 1989]

Le Maître a affirmé : « N'oubliez jamais votre maison. Votre première maison est votre corps, dans lequel vous retournez chaque matin après une nuit de sommeil. Votre seconde maison est votre pays, là où vous êtes né. Vous ne devez pas rompre les liens existant avec votre seconde maison. » [Jan./fév. 1990]

La prise de conscience de l'environnement est le premier pas vers la réalisation du Soi. [Septembre 1989]

Il existe dans le corps humain la drogue la plus puissante qui soit – le détachement. Et il peut seulement se manifester dans un environnement sain, propre et paisible. [Sept. 1989]

[En ce qui concerne les drogués] on doit s'adresser au mental, et cela ne peut se faire qu'avec la conscience du Soi, qui ne peut être atteinte qu'à travers l'expérience du Soi. La conscience du Soi englobe le mental, l'esprit et le corps, et crée dans ces derniers une harmonie immédiate.
Comment y parvenir ? Sûrement pas en utilisant la crainte de la loi, ni le prêche. Le seul moyen efficace réside dans l'environnement de la personne. Si vous créez un environnement net et propre, vous aurez une façon de vivre nette et propre.
C'est l'impact de l'environnement qui crée la conscience du Soi. Lorsqu'un individu entre dans une église, il ressent paix et tranquillité ; le Soi en fait l'expérience, et le mental n'est plus confus, ni agité. [Sept. 1989]

Le temps est proche où chaque maison aura son jardin. Les fleurs de différentes couleurs poussant dans un jardin sont les symboles des enfants de la terre.
Là où un individu vit, dort et mange, le jardin représente pour lui un symbole de Dieu. Passez au moins dix à quinze minutes chaque jour à vous occuper de votre jardin, à y faire croître des plantes, et devenez très proche de Moi. Un mystère, qui purifiera l'esprit et le mental, sera révélé par l'intermédiaire de ce jardin. [Avril 1989]

« Les éléments naturels, eux, nous fait remarquer Maitreya, n'attaquent personne ! »
Des avions ont bombardé des ponts et des bâtiments, comme si ceux-ci n'étaient pas vivants. Mais le Maître affirme qu'un pont n'est pas dénué de vie, car le Seigneur se trouve dans tous les éléments naturels.
Personne n'a le droit de tirer des balles ou de lâcher des bombes sur Mère Nature, que ce soit sur terre ou sur mer. Il est temps d'en prendre conscience, car les énergies de la nature, qui ont été perturbées, vont brusquement se manifester sous forme de tremblements de terre et d'éruptions volcaniques. [Avril 1991]

Lorsque vous détruisez Mère Nature, vous vous détruisez vous-même. [Mars 1991]

Nous devons respecter notre environnement, et non le détruire. Lorsque vous désirez monter sur le toit de votre maison, il vous faut une échelle. Arrivé en haut, vous ne devriez ni la jeter, ni la délaisser, car d'autres vous suivront qui en auront besoin. Il en va de même de l'environnement pour les générations qui nous suivent. [Mars 1990]

Le service

Vous ne pouvez aider les autres tant que vous ne vous êtes pas aidé vous-même. [Avril 1989]

Dans la conscience, on expérimente l'Unité. La conscience de l'interdépendance, de l'unité, incite les individus à s'entraider. [Mai 1989]

A partir du moment où vous agissez comme un maître plutôt que comme un serviteur, l'égoïsme devient une force du mal qui, finalement, tue l'individu. Maitreya a déclaré : « Dans la création du Seigneur, on agit comme un disciple et non pas comme un maître. A partir du moment où vous agissez en maître dans la création du Seigneur, les portes de Son Etre Suprême vous sont fermées. Quand vous agissez en disciple, en dévot ou en serviteur, les portes de L'Etre Suprême du Seigneur s'ouvrent. » [Nov. 1990]

Maitreya a déclaré : « Servir, même une seule personne, c'est servir le Seigneur lui-même. Dans le service, vous ne serez jamais perdus. Vous atteindrez le chemin qui mène droit à la liberté et au salut. » [Jan./fév. 1991]

Le partage

Maitreya affirme : « Allah a clairement indiqué que vous devriez travailler ensemble et partager. Il s'agit d'un principe de base du Coran. Si vous disposez de quelque chose en excès, partagez-le avec les autres, qui sont vos frères et vos sœurs. »
D'après Maitreya, un autre principe important bien spécifié aux musulmans, est qu'aucun intérêt sur le capital ne devrait jamais être demandé à personne.
Maitreya précise : « Si vous le faites, vous profanez la foi islamique et détruirez l'individu, le pays et la nation. Cela constitue la cause première de la souffrance et du mal dans le monde. Si les principes du Coran étaient observés par les individus et les nations, il n'existerait pas de germes de discorde.
Si la richesse d'une nation et d'un pays demeure à l'intérieur de ce pays, la nation trouve santé et richesse. Mais si vous exportez cette richesse, vos frères et sœurs souffriront par manque de richesses matérielles, et cela engendrera le chaos et finalement la guerre. » [Mars 1991]

Selon Maitreya : « Si vous voulez être heureux, assurez-vous que votre voisin le soit aussi. Si vous êtes riche et qu'il est pauvre, alors partagez avec lui. » [Décembre 1989]

Le message de Maitreya est le suivant : « Travaillez ensemble et partagez. » [Oct. 1990]

Dans le nouvel âge, ce seront les pauvres, ceux qui n'ont rien, qui célébreront l'arrivée d'un espoir nouveau et d'un but nouveau à la vie. [Septembre 1991]





Faits et prévisions

Home L'eau et la fée électricité

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

« Les ressources de la planète sont limitées mais, bien administrées et correctement partagées, elles satisferont aux besoins de tous. » [« C'est à l'homme de choisir », article du Maître de Benjamin Creme, Partage international, novembre 1997 ; voir aussi le Grand Retour, p. 125,]
 
Le numéro d'octobre 2003 du Journal of Micromechanics and Microengineering Scientists annonce une avancée prometteuse dans le domaine des sources alternatives d'énergies propres, la source étant l'eau du robinet.
 
Des scientifiques canadiens de l'Université d'Alberta, observant la circulation de l'eau dans des microtubes (d'un diamètre d'environ un dixième de celui d'un cheveu), se sont aperçus qu'elle engendrait un faible courant électrique le long du tube. Ayant juxtaposé plusieurs milliers de tels tubes, disposés un peu comme un filtre, et augmenté la pression de l'eau, ils ont pu produire assez d'électricité pour allumer une ampoule.
 
Ainsi que l'explique Larry Kostiuk, un des expérimentateurs, lorsque l'eau est au repos, les ions positifs y sont disséminés d'une façon aléatoire, seule une faible quantité de ions négatifs restant fixés sur la surface des tubes. Une surface qu'ils quittent dès que l'eau est mise en circulation avec suffisamment de pression, tandis que les ions positifs sont attirés en bas du tube – créant ainsi une bipolarité, et donc un courant électrique.
 
Larry Kostiuk compare cette découverte à celle faite par Faraday en 1839, notant qu'il aura fallu près de 160 ans pour trouver une nouvelle source d'électricité.




Home Les enfants, premières victimes des produits chimiques toxiques

Source : Environment News Service

« Nous empoisonnons notre planète si vite qu'à moins qu'un rapide changement de direction n'intervienne, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [Benjamin Creme, PI, juin 1991]

Des millions de cas de troubles de la croissance constatés chez les enfants américains sont liés aux 12 millions de tonnes de toxines rejetées annuellement dans l'atmosphère des Etats-Unis. Un rapport récemment publié conjointement par le NET (Groupement national pour l'environnement), l'Association des médecins socialement responsables (MSR) et l'Association américaine pour l'étude des handicaps, examine pour la première fois l'ensemble des produits chimiques toxiques, leur source, leur utilisation, et leur lien avec les troubles de la santé et du développement chez les enfants. Ce rapport établit un classement des émissions toxiques pour chaque Etat. Il révèle que les fabricants de produits chimiques, les fabricants de papier, de métal et de matières plastiques, ainsi que les centrales d'énergie électrique sont les plus importants émetteurs de toxines dans le pays.

Selon les chiffres du Bureau du recensement américain, parmi les enfants américains âgés de moins de 18 ans, soit environ 12 millions d'enfants, un sur six subit un, voire plusieurs troubles du développement, du comportement ou de l'apprentissage, tels que le retard mental, des séquelles post na-tales, l'autisme, ou encore l'hyperactivité ou des troubles de l'attention.

Le rapport du NET estime que l'exposition aux substances toxiques connues entraîne des déficiences de croissance ou neurologiques chez environ 360 000 enfants, soit un sur deux cents.

Pour le docteur Ted Schettler, médecin du travail et spécialiste en hygiène publique, également membre de l'association MSR : « Alors qu'il est habituellement impossible d'affirmer qu'un handicap particulier chez un enfant est dû à une substance chimique toxique, il est ainsi clairement établi que la population dans son ensemble paie une dîme élevée à ces produits chimiques toxiques. Il s'agit d'un rapport parmi d'autres, qui tire la sonnette d'alarme auprès des parents et des responsables politiques, en leur disant que l'environnement chimique actuel nuit à nos enfants et qu'une surveillance réglementaire fait défaut. »

Le rapport du NET appelle le gouvernement à adopter des politiques de sélection des nouveaux produits chimiques avant leur mise sur le marché. Il recommande aussi la mise en place de tests obligatoires pour les produits existants, ainsi qu'un meilleur étiquetage des produits et l'obligation de réaliser des rapports de pollution, des contrôles sur les produits chimiques toxiques pour les centrales électriques, ainsi que la gestion des expositions et des maladies.





Citation

Home Le rassemblement des peuples

par Dennis Kucinich

« Dans ce monde, le courant va dans le sens de l'unité des hommes. Il ne va pas vers la désintégration et le chaos. Il va vers le rassemblement des peuples. »





La voix des peuples

Home De nouvelles marches pour la paix

Source : The Washington Post, Etats-Unis

Le 25 octobre 2003, 100 000 personnes ont défilé à travers les rues de Washington, au cours de la plus grande marche pour la paix depuis le 1er mai, date de la proclamation par George W. Bush de la fin de la guerre en Irak. S'étendant sur plus de 20 blocs, la foule provenait d'environ 150 villes différentes. Cette marche a coïncidé avec des manifestations dans plus de 20 villes à travers les Etats-Unis et le monde entier, comme à Anchorage, Paris et San Francisco (avec 20 000 manifestants).

Les organisateurs pensent que le nombre élevé de participants à la marche de Washington témoigne que, pour un plus grand nombre d'Américains, les arguments de l'administration Bush pour justifier la guerre et l'occupation de l'Irak passent maintenant pour des mensonges. Dans un article du Washington Post, Manny Fernandez écrit : « Les manifestants représentent différents courants d'opinion. Des bannières rédigées en espagnol, coréen, ourdou, hébreu, arabe et tagalog reprenaient des slogans contre la guerre. » Fernando Suarez del Solar, habitant d'Escondido (Californie), et dont le fils, un « Marine », a été tué le 27 mars, s'est adressé à la foule : « Nous devons faire comprendre à G. Bush qu'il ne peut disposer ainsi de la vie de nos enfants. » 

« C'est formidable que des gens sortent dans la rue pour crier tout haut ce que beaucoup d'autres disent en privé », affirme Mardi Crawford, d'Albany (New York). Les organisateurs affirment que c'était un véritable défi que de mobiliser une grande foule contre une occupation qui se prolonge et que les manifestations ne sont qu'une des voies par lesquelles le mouvement se fait entendre. « Aucune manifestation ne changera la politique américaine, affirme Lesli Cagan, coordinatrice nationale de United for Peace and Justice. Ce n'est qu'un aspect de notre action et une démonstration comme celle-ci renforce l'engagement des gens. »




Home Les manifestants face à George Bush

Source : CNN ; ABC et AAP Online

Des manifestations de plus en plus importantes accompagnent les visites de G. Bush à travers le monde. En octobre 2003, des Philippins ont brûlé 100 drapeaux américains en signe de protestation contre la visite de G. Bush aux Philippines, et 10 000 personnes ont jalonné les rues conduisant à la Chambre des représentants où il s'adressait au gouvernement des Philippines.
 
Un peu plus tard, 1 000 personnes ont manifesté à Bangkok (Thaïlande), à l'occasion du sommet sur la coopération économique Asie-Pacifique.
 
Des mouvements de protestations ont également eu lieu à travers tout le pays, lors de la visite de G. Bush en Australie. A Sydney, 5 000 personnes ont défilé bruyamment depuis la mairie jusqu'au consulat américain. Différents intervenants se sont exprimés, dont Harry Quick, député et membre du parti travailliste, qui portait un brassard blanc à l'occasion du discours de G. Bush devant le parlement fédéral. « Pourquoi devrions-nous témoigner du respect face à ce président des Etats-Unis qui fait preuve de duplicité, de complicité et de mensonge. Lorsque j'étais jeune, on m'a enseigné que le respect se méritait. Les nombreux Australiens qui réalisent que notre gouvernement est entré en guerre sur la base d'un mensonge délibéré ne pourront jamais témoigner de respect à l'égard de G. Bush. »
 
Trois mille personnes ont protesté contre la visite de Bush à Canberra, la capitale australienne. Au Parlement, Bob Brown, sénateur écologiste, est intervenu durant le discours de G. Bush pour demander la libération de deux citoyens australiens détenus dans la baie de Guantanamo, alors qu'aucune charge n'a été formulée contre eux. Des milliers de personnes ont également manifesté à Melbourne, Hobart et Brisbane.
 
Le 20 novembre, plus de 10 000 personnes ont défilé à Londres, lors du séjour de G. Bush dans la capitale britannique.




Home Donateurs ou pillards ?

Source : El País, Espagne, CNN, E.-U.

Le 23 octobre 2003, 20 000 personnes ont manifesté à Madrid (Espagne), à l'occasion de la conférence des pays donateurs pour l'Irak. Ils ont rebaptisé cette réunion « Conférence des occupants pilleurs » et ont réclamé le retrait des troupes étrangères. La manifestation était organisée par une coalition de 50 mouvements regroupant des partis politiques, des organisations civiles et des mouvements étudiants. A la fin de la manifestation, Rosa Regas a lu un manifeste dans lequel elle dénonce l'hypocrisie de l'appellation « donateur », qui a été donnée aux pays participant à la conférence. Elle décrit cette réunion comme un conclave aux cours duquel sont calculés les bénéfices honteux du business de la guerre. D'autres manifestations similaires se sont tenues dans différentes villes d'Espagne, notamment à Barcelone.





Courrier des lecteurs

Home Une affection débordante

Cher Monsieur,

Le lundi 23 juin 2003, vers 15 h 15, Lisa et moi remontions Clarendon Road en direction de la station Hove après la méditation de transmission qui s'était déroulée chez elle.

Tandis que nous bavardions, nous croisâmes deux jeunes écoliers qui dirent quelque chose à notre passage. Lisa s'arrêta pour parler à l'un d'entre eux, âgé d'environ treize ans. Il avait des cheveux noirs, coupés court, et il portait un sac à dos. Il la serra alors dans ses bras. Il s'apprêtait à en faire autant avec moi, mais je refusai pensant qu'il s'agissait sans doute d'un ami du fils aîné de Lisa, mais il dit alors : « Allons, vous aussi », et nous échangeâmes une brève accolade. Tout cela se déroula très vite.

En continuant notre chemin, Lisa et moi échangeâmes nos impressions sur cette attitude pour le moins surprenante.

J'avais supposé qu'il s'agissait d'un ami du fils de Lisa, mais elle m'assura qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. Après coup, nous nous demandâmes en riant si ce jeune garçon n'était pas Maitreya.

R. E., Worthing, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune écolier » particulièrement démonstratif était Maitreya. L'autre était le Maître Jésus.


Home La vision d'un enfant

Cher Monsieur,

C'était par une chaude journée d'été et j'étais en train de trier du linge lorsque ma fille Natasha, âgée de neuf ans, qui se trouvait dans le jardin, se précipita dans la maison. Son visage était rouge, elle avait les larmes aux yeux et semblait assez secouée. Elle me dit alors qu'elle venait de voir Maitreya ! Ma fille sait à quoi ressemble Maitreya car nous avons un grand portrait de lui dans notre entrée et de nombreux numéros de Partage international et autre littérature similaire dans la maison.

Je fus plutôt déconcertée par ce flot d'émotion et je lui demandai ce qu'elle voulait dire. Avait-elle vu une image de Maitreya dans un article de journal ? Par la suite, elle raconta ce qui suit :

« Je jouais dans le jardin avec le chien. Mon frère aîné Steve parlait de son travail avec notre cousin Richard. Je levai les yeux vers Steve et je vis la silhouette de Maitreya à sa place. Je ne saurais dire si Maitreya recouvrait Steve ou s'il se trouvait juste devant lui. Steve était toujours là, mais je ne pouvais le voir de manière distincte. Je n'entendais rien. Pendant quelques minutes, ce fut comme si j'étais devenue sourde. La vision de Maitreya semblait composée d'une mince fumée. Il se tenait tout simplement là, le regard fixé sur moi et les mains en coupe sous la poitrine, et il me souriait. Il portait une robe blanche et une sorte de turban blanc avec une bande bleue (comme sur l'image dans notre entrée). Steve se baissa pour caresser le chien et la vision de Maitreya commença à s'évanouir dans l'air, puis elle disparut. Je me frottai les yeux. Je me sentais heureuse et triste à la fois. Juste alors je pus entendre le bruit de la machine à laver et le chant des oiseaux. Je courus alors dire à maman ce qui venait d'arriver. Elle crut que j'avais tout inventé. »

Ma fille n'est pas le genre d'enfant qui invente n'importe quoi, mais cette fois-là je me posai des questions. Bien que son frère aîné et son cousin aient été présents, ils n'ont rien vu. La manière dont elle courut vers moi montrait une grande excitation – cependant son visage était rouge et ses yeux étaient remplis de larmes et elle tremblait. J'étais déconcertée. Je crois qu'elle a vu quelque chose. Etait-ce réellement Maitreya?

B. H., Somerset, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya avait pris un aspect semi-solide et confirmé que Natasha l'a vu.


Home Un jeune missionnaire

Cher Monsieur,

En octobre 2002, alors que je quittai la cabane de mon père au bord du lac, ma voiture s'embourba dans la neige et je dus marcher assez longtemps pour arriver jusqu'à la route principale. Quelques voitures passèrent sans s'arrêter. Je commençai à désespérer et je demandai l'aide de Dieu. Peu de temps après, un camion s'arrêta et un Indien vint à mon secours. Il me conduisit à la ville la plus proche, mais, comme il n'y avait pas de dépanneuse, il me ramena à ma voiture et me tira de la neige avec son véhicule à quatre roues motrices. Puis il s'en alla.

Sur le chemin du retour, je vis un jeune homme qui faisait du stop à l'endroit même où j'en avais fait vingt ans auparavant. Etant donné qu'un service en mérite un autre, je décidai de le prendre et il était temps car il commençait à pleuvoir à verse. Le jeune homme me remercia.

Une fois dans la voiture, il me demanda s'il pouvait écouter son enregistrement de tambour. Je lui offris une cigarette. Il commença à sortir deux plumes d'aigle d'une boîte qu'il avait dans la poche de sa veste et me proposa de prier pour mes enfants et pour la sécurité du voyage. Son enregistrement ressemblait à une psalmodie et, avec la fumée dans la voiture et la pluie à l'extérieur, je me demandais quel genre d'expérience j'étais en train de vivre. Le jeune homme mentionna le fait que ses aînés l'avaient envoyé dans le monde pour faire de nouvelles rencontres. Lorsque nous fûmes presque arrivés à destination, je lui demandai son nom. Il me répondit : « Mon nom est Prosper et si jamais vous avez besoin de moi, je serais au bord de la route. » Ce fut une expérience si étrange pour moi que je me demande si les Maîtres, ou Maitreya, n'y sont pas pour quelque chose.

B. R., Lloydminster, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Prosper » était le Maître Jésus.


Home Parler en langues

Cher Monsieur,

Une amie m'a raconté récemment l'histoire suivante :

« En février 2002, un samedi, je suis allée avec une amie visiter le quartier gothique de Barcelone, où se trouve une magnifique église, Sainte Marie de la Mer.

Nous sommes entrées et nous avons regardé la statue du Christ avec les mains dans la position du Sacré Cœur. Soudain, j'ai vu son bras se déplacer vers le centre de sa poitrine. C'était un mouvement d'une grande ampleur. J'étais abasourdie. Lorsque ceci s'est produit, mon amie m'a demandé si, moi aussi, j'avais vu le bras bouger. Je répondis : « Oui. » Nous sommes restées toutes deux à regarder fixement la silhouette se transformer pour adopter un aspect humain, comme si elle était vivante. Sa barbe paraissait réelle et elle semblait bouger les yeux, et les abaisser vers nous. On aurait dit un ancien personnage de la Bible.

Mon amie commença à se sentir mal et elle cessa de regarder la statue. Je continuai à le faire et j'eus la stupéfaction de voir soudain le personnage tirer la langue. Il recommença trois ou quatre fois. Je le racontai à mon amie et celle-ci me répondit que c'était sans doute parce que je me montrais beaucoup trop sérieuse. J'acquiesçai en riant.

Pendant tout ce temps, des gens mettaient des cierges devant toutes les autres statues, excepté celle-ci, ce qui était un peu étrange. Nous restâmes encore un moment. En partant, je me retournai pour voir la statue une dernière fois, mais elle avait retrouvé un aspect normal. Cette expérience a suscité en nous une vive émotion et un sentiment de paix. »

Mon amie aimerait savoir ce qui s'est réellement passé dans l'église.

X. C., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un authentique miracle accompli par Maitreya.


Home Ses propres paroles

Cher Monsieur,

Le vendredi 6 juin et le samedi 7 juin, en soirée, nous avons tenu un stand sur la Réapparition à l'occasion d'un festival qui a eu lieu au Théâtre de Barcelone. Il y avait toutes sortes de spectacles : théâtre, vidéo, musique, danse, etc., à l'intérieur et à l'extérieur. Les activités extérieures avaient lieu dans un jardin situé au milieu des bâtiments du théâtre. Il y avait des stands consacrés à la culture de différents pays et d'autres à la pensée alternative parmi lesquels nous avions installé le nôtre.

Le samedi, après minuit, je me trouvais derrière notre table avec deux autres membres du groupe dont ma femme. Le stand était vide lorsqu'un jeune homme d'une trentaine d'années, vêtu de manière décontractée, se dirigea vers nous avec détermination. Il ne regarda pas la documentation gratuite que nous avons l'habitude de distribuer (journaux, revues, prospectus) mais il prit aussitôt un exemplaire des Messages de Maitreya et commença à lire un message. Il avait l'air très concentré sur sa lecture. A un moment donné, une personne se présenta devant le stand. Il cessa alors de lire, tourna lentement la tête pour regarder cette personne qui alors s'éloigna. Il reprit la lecture du message. Une atmosphère de calme l'entourait. Lorsqu'il eut terminé, il referma le livre et le remit avec beaucoup de soin sur la table. Il nous regarda avec un large sourire complice et nous lui rendîmes son sourire en hochant la tête. Il se dirigea ensuite vers les autres stands.

Intrigué, je partis à sa recherche quelques instants plus tard, mais il demeura introuvable. Ma femme le chercha de son côté mais elle ne le vit nulle part. Qui était ce jeune homme ?

H. L., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya.


Home Une seule et même personne

Cher Monsieur,

Le 13 septembre 2003, je suis allée à Rome avec mon mari et ma sœur. Ne pouvant marcher que lentement et sur une petite distance, je me déplaçais en fauteuil roulant.

Après avoir visité le Vatican, nous nous dirigeâmes vers la fontaine Trévi. En longeant la rue, nous croisâmes une dame âgée – elle était infirme et borgne. Je remarquai en passant qu'elle avait un petit bol à la main. Je demandai à mon mari de s'arrêter. Je descendis de mon fauteuil roulant et, accompagnée de ma sœur, j'allai lui donner quelques euros. J'eus envie de lui dire : « Dieu vous bénisse », mais il me vint à l'esprit qu'étant italienne elle ne parlait peut-être pas ma langue.

Un peu plus tard, nous nous dirigions toujours vers la fontaine Trévi, mais nous n'étions pas très certains de la direction à prendre. Nous arrivâmes dans une rue un peu isolée. Soudain survint un beau jeune homme. Je l'arrêtai immédiatement pour lui demander le trajet à suivre. Il répondit : « Si vous avez un plan, je marcherai avec vous jusqu'à la fontaine pour vous montrer le chemin. » Il nous dit qu'il venait des Philippines et qu'il était étudiant à Rome. Il poussa mon fauteuil roulant jusqu'à la fontaine et lorsque nous fûmes arrivés, il refusa tout argent de notre part. Il s'inclina vers moi (il avait des yeux magnifiques et un charmant sourire) en disant qu'il avait agi par gentillesse. Nous n'avons pas oublié son beau visage et les vibrations de paix et d'amour qui émanaient de sa personne. Est-il possible que la dame âgée et le jeune homme aient été le Maître Jésus et Maitreya ?

M. A. L., Sutton Coldfield, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » et le « jeune homme » étaient Maitreya.



Interviews

Home La guérison

Interview de Benjamin Creme

Transcription d’une interview donnée par Benjamin Creme au Japon, en mai 2003

Question : Il semblerait que certains individus aient des dons innés de guérisseurs et consacrent leur vie à guérir. Pourriez-vous nous dire de quel genre de personnes il s’agit et quelle attitude elles devraient conserver dans ce travail ? Cette question ne concerne pas seulement l’aide physique mais également l’aide à une échelle beaucoup plus vaste, notamment l’aide psychologique professionnelle.
Benjamin Creme : Je pense que soixante-dix pour cent des individus ont des dons de guérisseur. Ils découvrent qu’ils sont capables de guérir, non parce qu’ils ont eux-mêmes accompli quelque chose de particulier, mais parce qu’ils sont des canaux naturels pour l’énergie de guérison. Ceci dépend beaucoup de leur structure de rayons, c’est-à-dire du type d’énergies, ou « rayons », inclues dans leur nature, en tant qu’âme et en tant que personnalité, et dans leur équipement mental, leur appareil astral/émotionnel et leur corps physique. Chaque individu est doté d’une combinaison de ces énergies qui conditionne le type et la nature de chacun. Ceux dont les rayons s’y prêtent, seront un bon canal pour les énergies de guérison.
Il existe sept énergies qui suivent deux lignes principales : la ligne des rayons 1, 3, 5 et 7 et celle des rayons 2, 4 et 6. Les rayons nous conditionnent. C’est la raison pour laquelle soixante-dix pour cent des personnes ont des dons naturels pour la guérison (car soixante-dix pour cent de la population mondiale répond aux rayons 2, 4 et 6). Pour les trente pour cent qui restent la guérison ne correspond pas à leur « ligne de moindre résistance », bien que bon nombre de personnes se situant sur la ligne 1, 3, 5, et 7 accomplissent une forme ou une autre de guérison.
Les rayons détermineront quelle forme de guérison conviendra mieux à telle ou telle personne, ou quelle est celle qui l’attirera le plus. Par exemple, si votre structure se situe sur la ligne 2, 4, 6, vous aurez généralement un contact facile avec l’âme, mais vous aurez peut-être des difficultés à travailler dans le monde extérieur. Par contre, si vous êtes conditionné par les rayons 1, 3, 5 et 7, vous trouverez plus facile de travailler à l’extérieur, dans le monde physique, vous manipulerez la matière plus facilement, mais vous aurez plus de difficultés à entrer en contact avec l’âme.
La psychologie moderne reconnaît ces différences et décrit deux types d’individus : l’individu introverti et l’individu extraverti. La personne introvertie dans une vie particulière (cela peut changer d’une vie à l’autre) est une personne qui a un contact facile et direct avec l’âme ; elle se situe presque toujours sur la ligne 2, 4, 6. Mais quelqu’un qui est particulièrement doué pour gagner de l’argent, pour faire des affaires, et qui se débrouille très bien dans le monde extérieur peut, par contre, avoir très peu de contact avec l’âme. Une telle personne est très probablement influencée par les rayons 1, 3, 5 et 7.
Plus la personne est évoluée, plus grande est sa faculté d’adaptation. L’initié peut à volonté être introverti ou extraverti. Ainsi, lorsque c’est nécessaire, il peut se tourner vers l’âme, méditer, pratiquer la guérison ou, au contraire, faire face aux exigences du monde extérieur. Mais la plupart des gens penchent soit d’un côté soit de l’autre. Ils ont soit un bon contact avec leur âme, soit un bon contact avec le monde extérieur ; la gageure est de trouver un équilibre entre les deux.
Si vous êtes sur la ligne 1, 3, 5, 7 et cependant intéressé par la guérison – et presque tout le monde en a la capacité (même si, comme je l’ai dit précédemment, soixante-dix pour cent des personnes sont davantage douées pour guérir que les trente pour cent qui restent) – vous avez la possibilité de devenir chirurgien. La chirurgie est une forme de guérison qui se pratique sur le plan physique dense. Selon le Maître Djwhal Khul, elle est aujourd’hui la forme de guérison la plus avancée. Ce n’est pas la forme de guérison la plus avancée en soi, ou pour plus tard, mais, à l’époque actuelle, elle est plus avancée sur sa propre ligne que les autres formes de guérison sur la leur.
La chirurgie mise à part, la guérison sur le plan physique à travers la ligne 1, 3, 5, 7 inclut de nombreux autres aspects de la médecine : la médecine générale, l’orthopédie, l’acupuncture, les massages, la diététique, l’hydrothérapie, etc.
Les guérisseurs, naturellement, travaillent sur différents niveaux, selon le degré d’évolution qu’ils ont atteint. Une bonne partie de la guérison se fait en utilisant l’énergie éthérique et/ou l’énergie astrale. Elle utilise aussi beaucoup l’énergie de l’âme, invoquée soit de l’âme du guérisseur, soit de celle du patient, consciemment ou inconsciemment. Beaucoup de guérisseurs sont des médiums et ils canalisent l’énergie astrale venant d’individus ou de groupes sur le cinquième et sur le sixième plan astral.
La véritable guérison, la guérison « spirituelle », de nature scientifique, vient de différents Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle. Le guérisseur ne pratique pas la guérison lui-même, il est simplement un canal pour la guérison venant d’une source plus élevée. Les Maîtres utilisent l’énergie éthérique (des quatre plans) et l’énergie spirituelle ou l’énergie de l’âme, comme il se doit. Il est important de réaliser que la loi de cause et d’effet (la loi du karma) gouverne toutes les phases de l’art de guérir. Toute énergie de guérison émane essentiellement de Dieu. Dieu ne vient pas taper sur l’épaule de quelqu’un, il travaille à travers des intermédiaires et les Maîtres en font partie.
Une grande partie de la guérison est pratiquée de manière non scientifique, sans comprendre. Les gens aspirent à pratiquer la guérison et c’est une bonne chose, car la guérison est nécessaire et presque tout le monde a la capacité de guérir. Mais, à moins d’avoir les connaissances nécessaires, leur action peut ne pas répondre aux besoins de la personne qu’ils essaient de guérir. Cela peut aussi être du gaspillage, pas en termes économiques, mais en termes d’énergie et de temps, car ils ne connaissent pas suffisamment la technique. La technique, même dans la soi-disant guérison spirituelle, est essentielle. Vous devez utiliser l’énergie intelligemment sinon vous travaillez dans l’obscurité. Vous travaillez à partir de vos émotions. Vous voulez guérir. Vous voulez de la magie. Il ne s’agit pas de magie, mais de science.

Q. Diriez-vous que certaines personnes feraient mieux de ne pas essayer de pratiquer la guérison ?
BC. Ceux qui sont particulièrement attachés à obtenir un résultat, ou à être admirés en tant que « guérisseurs », peuvent avoir trop d’illusions sur eux-mêmes, ou encore être eux-mêmes en trop mauvaise santé, pour pratiquer la guérison en toute sécurité. Le détachement est essentiel.
Il existe plusieurs obstacles sur la voie menant à une meilleure compréhension de la guérison et par conséquent à une plus grande efficacité. Et je dirais, tout d’abord, que je ne crois pas que beaucoup de guérison soit réellement effectuée. Ce qui est apporté, c’est une amélioration, pas une guérison véritable. Dans le domaine de la psychothérapie, ce qui bloque la guérison, c’est que l’humanité attend toujours de la psychologie, en tant que moyen de comprendre la nature humaine, qu’elle accepte la réalité de l’âme.
Depuis Freud, et même auparavant, la réalité de l’âme a été rejetée par la plupart des psychologues, à l’exception de Jung et de quelques autres. De nombreux psychologues, spécialement Freud, ont rejeté l’idée de l’âme. Cependant il existe aujourd’hui une tendance grandissante à la prendre en compte – même si on ne l’appelle pas âme. Des gens comme Winnicott (psychanalyste britannique, 1876-1971) lui donnent un autre nom, par exemple « le véritable soi ». Il existe chez les psychologues une compréhension grandissante du fait que l’âme existe et que ce qu’ils constatent sur le plan physique est l’activité d’une entité qu’ils sont trop timides ou trop gênés pour appeler âme, parce que ce mot a une connotation religieuse. Mais il ne s’agit pas de religion. L’âme existe ou elle n’existe pas. Elle est reconnue et nommée dans les religions, mais elle existe à part, et en dehors, de la religion. Jusqu’à ce que la psychothérapie accepte la réalité de l’âme, elle ne fera guère de progrès dans la guérison des perturbations mentales.
Ce que les guérisseurs en général, les professionnels, ne semblent pas vraiment comprendre ou prendre au sérieux, c’est le fait que nous vivions dans un univers d’énergie. Tout est énergie. Tout ce que vous voyez, si solide que cela puisse paraître, est de l’énergie vibrant à un certain taux. Le taux de vibration détermine la forme. La guérison attend la compréhension de ce qu’est la maladie, et de ce qui la provoque. Vous ne pouvez soigner la maladie tant que vous ne savez pas comment elle se produit, ce qu’elle est et quelle en est la cause.

Q. Pourriez-vous nous dire comment la maladie se produit ?
BC. Elle vient d’un déséquilibre énergétique. Si vous recréez un équilibre des énergies, vous vous débarrassez de la maladie, mais comment y parvenir ? Vous devez comprendre comment l’énergie agit dans le corps physique, par exemple. Notre science actuelle connaît seulement trois niveaux de ce que nous appelons le physique : le physique solide, le physique liquide et le physique gazeux. Mais au-dessus du physique gazeux, il existe quatre états supérieurs de matière physique appelés plans éthériques de la matière. Ils sont normalement invisibles, à moins que vous n’ayez la vision éthérique. Certains enfants les voient peut-être, mais on ne les écoute pas ; ils sont mal compris. 

Q. Où se situe l’âme dans le champ éthérique ? Dans mon esprit, l’âme fait partie de la lumière et elle peut résider dans le corps au niveau éthérique, ou à un niveau supérieur à celui du corps.
BC. L’âme utilise tous les niveaux du corps physique. Il existe sept niveaux ; nous en connaissons trois, mais il y en a quatre de plus. La science de la guérison ne peut réaliser le moindre progrès sans la compréhension des niveaux éthériques de la matière. Les gens doivent savoir, les médecins doivent savoir, pour être de véritables médecins, pour se montrer efficaces et ne pas travailler dans l’obscurité, comment les énergies viennent de l’âme.
Mais l’âme n’existe pas dans le corps éthérique. Le corps éthérique est le véhicule physique que l’âme utilise à ce niveau. Nous sommes littéralement des âmes en incarnation. L’âme s’incarne à maintes et maintes reprises. Elle crée dans l’utérus un corps qui lui permettra de réaliser son dessein dans telle ou telle incarnation et elle le dote de certains rayons. Le rayon de l’âme est toujours le même. Mais les autres rayons changeront : le corps physique, le corps mental et le corps astral peuvent changer de rayon de vie en vie
Tout cela est créé par l’âme dans l’utérus chaque fois qu’une personne vient en incarnation. Vous devez comprendre le mécanisme par lequel les énergies de l’âme atteignent le monde extérieur. Elles l’atteignent directement ou, au contraire, de façon détournée si l’énergie est mal utilisée et dans ce cas la maladie survient. Toutes les maladies sont provoquées par le mauvais usage ou le non-usage de l’énergie le l’âme. Si vous n’utilisez pas l’énergie de l’âme, finalement une forme ou une autre de perturbation, ou de « mal-être », se manifeste. Il en va de même si vous l’utilisez de manière incorrecte.

Q. Comment l’énergie de l’âme pénètre-t-elle dans le corps physique ?
BC. L’énergie de l’âme agit à travers les chakras, ou centres de force, dans le corps éthérique. Les chakras sont au nombre de sept et ils s’échelonnent du sommet de la tête jusqu’à la base de l’épine dorsale. Ce sont les sept principaux orifices d’entrée et de sortie de l’énergie allant de l’âme vers le monde extérieur ou du monde extérieur vers l’âme. Ce système fonctionne dans les deux sens. L’aura d’une personne est imprégnée par l’énergie de l’âme, du corps mental et du corps astral, qui entre et sort par les chakras. Lorsque les choses se passent de manière efficace, que l’énergie circule correctement, en quantité suffisante pour tel ou tel chakra, sans excès, juste ce qu’il faut, sans stagnation (elle doit s’écouler tout le temps), elle crée alors une aura équilibrée. Dans ce cas il n’y a pas de maladie.
La maladie est créée par le déséquilibre. L’équilibre est rompu lorsque trop d’énergie circule à travers tel chakra particulier, ou pas assez, ou bien lorsque l’énergie est statique, immobile. Lorsqu’elle stagne, cela crée les conditions propices à une forme ou une autre de maladie.
Ces chakras sont reliés au système endocrinien, les glandes du corps physique, et par l’intermédiaire des glandes aux différents organes du corps. Et si vous avez à guérir des organes, ce que la plupart des médecins s’efforcent de faire, qu’il s’agisse du cœur, du foie, de la rate ou des reins, vous devez savoir si ces organes reçoivent suffisamment d’énergie et à partir de quel chakra. Les chakras sont-ils ouverts ? Font-ils leur travail ? Existe-t-il une stase, un manque de mouvement ? Et s’il y a de l’énergie venant de l’âme, est-elle interrompue et bloquée dans sa fonction ? C’est ce qui provoque la maladie.
Pour guérir, le guérisseur doit donc connaître les chakras, en comprendre l’usage et celui des énergies qui vont des chakras aux glandes et des glandes aux organes. Mais la plupart des gens ignorent tout cela. Lorsque les Maîtres travailleront ouvertement dans le monde, de plus en plus de médecins et de guérisseurs de toutes sortes tourneront leur attention vers le plan éthérique.
Le monde attend une véritable compréhension du plan éthérique de la matière ; il s’agit toujours de matière mais d’une matière plus fine que celle qui nous est connue. Lorsque ceci sera compris, la maladie pourra être traitée de manière correcte. Il faudra peut-être deux ou trois cents ans pour débarrasser totalement le monde de la maladie, mais cela arrivera un jour. Les gens comprendront tout cela de mieux en mieux. La même chose s’applique au niveau psychologique. C’est la même énergie, bien ou mal utilisée.
Certaines personnes sont malades tout simplement parce qu’elles ne sont pas assez actives. L’âme déverse de l’énergie en elles et elles ne l’utilisent pas. L’âme leur dit : « Sers ! Sers ! » C’est pour cela que l’âme vient en incarnation : pour servir le Plan de l’évolution. Mais si la personne ne le fait pas, elle tombe malade, et elle ne sait pas pourquoi elle est malade, pas plus que le médecin. Mais c’est tout simplement que la personne ne se montre pas assez active.

Q. Quel est le rôle du système nerveux ?
BC. Il existe une fonction subtile de l’âme dans le corps physique qui n’est pas comprise. Le lien entre l’âme et le corps physique se fait à travers le système nerveux. Le système nerveux est composé de « fils » qui courent le long de l’épine dorsale et qui vont jusqu’aux extrémités de vos doigts et de vos orteils. Tout le système nerveux est là pour transporter l’énergie de l’âme.
Chacun des fils du système nerveux, ou nadis, comme on les appelle, est creux et rempli de gaz. Ce gaz vient de l’âme. Ceci n’a jamais été découvert scientifiquement, mais le sera un jour, et les gens comprendront alors comment l’âme imprègne l’ensemble du corps physique de son énergie.
Le système nerveux est pour ainsi dire l’aspect le plus élevé du physique car il est le lien entre l’âme et le corps physique. C’est quelque chose de physique, mais à l’intérieur se trouve le gaz de l’âme et celui-ci transporte le dessein de l’âme ou la qualité particulière de la lumière de l’âme dans le corps physique. Tout ceci attend d’être découvert, et quand cela le sera la guérison fera de grands progrès. Il y aura une immense avancée dans la capacité de guérir.

Q. Où l’âme se situe-t-elle ?
BC. L’âme se situe au niveau le plus élevé du plan mental. Il existe un niveau appelé niveau causal. Le corps de l’âme – le corps causal – existe sur le plan causal. Le plan causal est le quatrième sous-plan du plan mental. L’énergie de l’âme imprègne l’ensemble du système à travers les chakras. Les chakras sont comme des portes à travers lesquelles les énergies vont et viennent entre l’âme et le corps. C’est un système qui fonctionne dans les deux sens.

Q. Peut-on en apprendre davantage à ce sujet en lisant vos ouvrages ?
BC. Il n’y a pas grand chose de plus dans mes livres. Le meilleur ouvrage que je puisse vous recommander et d’où sont tirées la plupart de mes informations, est la Guérison ésotérique, du Maître Djwhal Khul (à travers Alice Bailey). Il est disponible en anglais et dans d’autres langues (notamment en français) et publié par Lucis Press. Si les gens sont intéressés par la guérison, ils doivent comprendre d’où viennent les maladies. C’est une science. Il ne s’agit pas de quelque chose de purement physique.

Q. En raison de la situation actuelle, après la guerre en Irak et la violente énergie déclenchée, les gens qui pratiquent un travail de guérison semblent particulièrement affectés dans leur corps physique. Dans quelle mesure ces énergies négatives et violentes affectent-elles nos chakras ? Est-ce seulement les guérisseurs qui y sont réceptifs ou tout un chacun ?
BC. Tout le monde. Cela dépend de votre détachement. Moins les gens sont détachés, plus ils sont affectés.

Q. Les guérisseurs sont-ils particulièrement sensibles à cette tension et à ce stress ?
BC. Etant des guérisseurs, ils sont probablement plus sensibles que la majorité. Leur équipement physique étant plus sensible, ils sont plus affectés que les autres. Ils doivent donc apprendre à être détachés.
La chose la plus importante pour tout le monde, mais plus spécialement pour les guérisseurs qui veulent poursuivre leur travail de guérison, est d’apprendre à accomplir leur tâche sans attachement émotionnel. S’ils sont détachés, ils ne seront pas affectés par le stress et la tension dont ils souffriraient autrement en raison de leur sensibilité. Plus vous êtes sensible, plus votre niveau de conscience est élevé ; le contraire est également vrai : moins vous êtes sensible, plus vous êtes fort sur le plan physique. Bon nombre de personnes ne sont pas affectées de manière notable par ce même stress qui cause beaucoup de douleur et de souffrance aux personnes sensibles qui réfléchissent et réagissent. Le détachement est la clé. 

Q. Quel rôle le karma joue-t-il dans la maladie et la guérison ?
BC. Ce à quoi la plupart des guérisseurs ne prêtent pas attention, c’est à la loi du karma. La loi du karma est fondamentale en ce qui concerne la guérison. Les gens passent leur temps à déverser de l’énergie sur telle ou telle personne ou à lui donner des médicaments d’une sorte ou d’une autre et rien ne se passe. La personne ne va pas mieux car le karma ne le permet pas.
Une grande partie des maladies est d’origine karmique – mises à part celles qui viennent du mauvais usage ou du non-usage de l’énergie de l’âme. Nous ramenons de vies antérieures du karma qui se manifeste sous forme de maladie à un niveau ou un autre – mental, physique ou astral, ou un mélange des trois. Cela dépend de l’individu. Si vous transportez ce karma de vie en vie, si vous comprenez le problème et si vous réalisez que votre maladie peut seulement connaître une amélioration, mais ne saurait être guérie dans cette vie, cela sera peut être plus facile à accepter. Les symptômes et la douleur ou la souffrance peuvent éventuellement être diminués par des médicaments, ou une approche différente de la vie, mais la maladie actuelle est là pour la durée déterminée par le karma.
La personne doit apprendre à résoudre le karma, à restituer ce qui est à l’origine du karma. C’est donc quelque chose de complexe. C’est si subtil et si complexe que l’on ne peut donner une réponse simple, dire : « Faites tout simplement ceci ou cela. » Vous devez comprendre en profondeur la condition du patient, ce qui cause la difficulté karmique. Cela peut être le résultat du mauvais usage ou du non-usage de l’énergie de l’âme, et cette attitude doit être rectifiée. Lorsqu’elle le sera, le karma sera résolu et la personne recouvrira la santé sans avoir besoin de recevoir de soins. La guérison réside dans l’ajustement du karma.
Du point de vue d’un Maître, il arrive parfois que le seul ajustement possible du karma passe par la mort ; la mort est le traitement. Cela peut sembler dur à admettre ; pour les Maîtres c’est l’un des moyens – pas le seul – par lequel la personne peut être guérie. Dans la vie suivante elle renaîtra sans cette dette karmique particulière, et elle démarrera d’un niveau plus élevé, libérée de ce qui la retenait en arrière.

Q. Que pensez-vous du fait de demander de l’argent pour la guérison spirituelle (ou énergétique) ?
BC. Je ne pense pas que l’on devrait demander de l’argent pour guérir. Pour la simple raison que même si les gens se donnent le nom de guérisseurs, ce ne sont pas eux qui apportent la guérison. Dans tous les cas, la guérison est faite à un niveau supérieur, soit au niveau astral par des « guides » ou par des groupes, soit au niveau spirituel par un Maître. Le soi-disant guérisseur n’est qu’un canal à travers lequel l’énergie circule. Je ne pense donc pas que l’on devrait faire payer la guérison. Cependant, les gens doivent gagner leur vie. Un certain nombre de personnes consacrent tout leur temps à pratiquer la guérison, et certaines demandent des dons. Je ne suis pas d’accord, mais c’est mieux que de fixer un tarif. Les guérisseurs pourraient essayer de trouver une forme ou une autre de travail pour gagner leur vie et pratiquer la guérison gratuitement.  




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Interview de Kevin Bales par Felicity Eliot

Le professeur Kevin Bales, directeur de Free the slaves (Libérez les esclaves), est l’auteur du best seller Des gens à exploiter : le nouvel esclavage dans l’économie mondiale, que l’archevêque Desmond Tutu a qualifié d’« exposé profondément dérangeant sur l’esclavage moderne, présentant des stratégies bien élaborées sur ce qu’il convient de faire pour combattre cette calamité ». Felicity Eliot a interviewé le professeur Bales pour Partage international.
 
Partage international : Il semblerait que beaucoup de gens, sinon la plupart, sont convaincus que l’esclavage a été aboli il y a près de deux siècles et que ce n’est plus un problème. Qu’en pensez-vous ?
Kevin Bales : Il est vrai que l’esclavage a fluctué au fil du temps, mais ce qui a été aboli au XIXe siècle, c’est l’esclavage légal. Si bien qu’affirmer que l’esclavage n’existe plus revient à dire que plus personne n’a commis d’adultère depuis que les Dix Commandements ont été donnés. L’esclavage est, comme vous le savez, une activité criminelle ; malheureusement, la présomption que l’esclavage n’existe plus contribue à lui permettre d’exister.
 
PI. Vous parlez de l’esclavage légal et illégal – pouvons-nous, avant de poursuivre, connaître votre définition de l’esclavage ?
KB. Les organisations avec lesquelles je travaille en donnent une définition précise : il ne s’agit pas de « travail forcé en atelier » ou de beaucoup d’autres choses qui finissent par être qualifiées d’esclavage. En fait, nous parlons d’esclavage lorsqu’une personne est sous le contrôle d’une autre ; ce contrôle s’exerçant par la violence ou la menace de violence. Il s’agit d’exploitation économique – de circonstances où la personne ne peut s’échapper et où elle n’est pas rémunérée. Ces caractéristiques s’appliquent à toute forme d’esclavage au cours de l’Histoire, elles concernent aussi bien l’Egypte ancienne, le Mississippi des années 1850, ou notre époque.
 
PI. Existe-t-il une différence entre l’esclavage dans l’ancien temps et l’esclavage moderne ?
KB. Oui, mais elle ne porte pas sur l’essentiel : l’élément fondamental est la violence – c’est la caractéristique essentielle, tout au long de l’histoire de l’esclavage.
 
PI. Pourquoi l’esclavage existe-t-il toujours ? Quels sont les facteurs qui y contribuent ? Qu’est-ce qui le rend possible ?
KB. L’esclavage est avant tout lié à une vulnérabilité face à l’asservissement. Il se développe dans un contexte où des personnes sont pauvres, sans défense ni protection politique et légale, et qu’il existe une opportunité pour d’autres d’exercer la violence contre eux. En d’autres termes, afin que la violence puisse s’exercer contre les plus vulnérables, il faut une corruption de la police et une corruption légale. L’accroissement dramatique de l’esclavage, au cours des cinquante dernières années, est dû à la forte augmentation des personnes vivant dans une telle situation de vulnérabilité, où la corruption permet d’exercer la violence contre elles.
 
PI. C’est donc l’accroissement de la corruption et de la pauvreté qui jouent un rôle ?
KB. Oui, de même que l’accroissement de la population. C’est surtout dans les pays en développement que l’augmentation de la population est la plus forte. Mais cela ne suffit pas à favoriser l’esclavage. Ajoutez à cela les transformations économiques dans ces pays qui ont, par exemple, privé les gens d’une agriculture de subsistance et d’une existence rurale stable – aussi pénible qu’elle puisse être – en les poussant à vivre dans des bidonvilles où ils se retrouvent beaucoup plus vulnérables qu’ils ne l’étaient dans leur village et sans aucun soutien social. Ajoutez à cela un troisième facteur, celui de la corruption, et des individus pourront utiliser l’intimidation et la violence pour exercer leur contrôle sur ces personnes sans défense.
 
PI. Insinuez-vous qu’il existe des gouvernements ou des autorités locales ou régionales qui tolèrent cela ?
KB. Au niveau local, certainement. Il existe également certains gouvernements complices de l’esclavage : la Birmanie et le Soudan en sont des exemples évidents. Des organismes comme les Nations unies et l’Organisation internationale du travail ont déclaré officiellement que certains pays participaient à l’asservissement de leurs propres ressortissants. Mais c’est au niveau local que l’esclavage est le plus toléré. La police, qui devrait protéger la population, est mal payée et sous la férule de gens riches et puissants au plan régional. Si ces derniers choisissent de se lancer dans l’esclavage, alors il est tout à fait possible que la police soit pertinemment au courant.
Par ailleurs, il est également exact que l’esclavage tend à se développer dans des régions du monde où les forces de police sont virtuellement absentes. Dans l’ouest du Brésil, par exemple, il existe une sorte de frontière, une ligne marquant la fin des terres occupées par les Brésiliens européens, au-delà de laquelle on trouve les indigènes – une sorte de Far West sauvage – situation existante dans de nombreuses régions du monde. En l’absence de toute présence officielle dans ces régions, la violence peut-être utilisée pour asservir les gens.
Je pense que le point crucial est que le grand nombre de personnes se trouvant dans cette situation d’extrême vulnérabilité a engendré un nouveau genre d’esclavage – la surabondance d’esclaves potentiels a totalement modifié l’équation économique de l’esclavage. Nous avons connu environ cinq cent ans d’Histoire où les esclaves étaient plutôt chers et représentaient une valeur économique. Mais ces cinquante dernières années, ils sont passés d’une valeur certaine à une valeur négligeable ; selon les termes actuels, de la valeur d’une voiture à celle d’un déjeuner.
 
PI. Ce qui signifie une relation entièrement différente entre l’esclave et l’esclavagiste.
KB. Précisément !
 
PI. Pourriez-vous dire combien de personnes sont actuellement asservies dans le monde ?
KB. J’estime qu’il y en a 27 millions.
 
PI. Vingt-sept millions. Voilà un nombre extraordinaire, n’est-ce pas ?
KB. La réponse est oui et non. Ce nombre brut est probablement le plus important de tous les temps, mais rapporté à la population mondiale, il est minime. Ce qui nous laisse quelque espoir : s’il est relativement très modeste, alors il se peut que nous puisions éradiquer l’esclavage.
 
PI. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt, dans votre article intitulé « la psychologie sociale de l’esclavage moderne », paru dans The Scientific American, que vous vous intéressez à la psychologie des esclaves. Vous dites qu’il ne suffit pas de libérer quelqu’un, qu’il faut provoquer un changement de mentalité chez l’esclave libéré.
 KB. Je viens de discuter avec un psychiatre qui s’occupe des victimes de tortures et d’anciens esclaves. Il parlait des similitudes entre ces deux groupes et notamment de la façon dont les gens qui avaient été asservis sont devenus dépendants de leurs exploiteurs, particulièrement si leurs relations étaient marquées par la violence (ce qui est généralement le cas), et comment cette dépendance et cette destruction profonde de leur volonté signifie qu’une fois libérés, beaucoup d’entre eux se sentent totalement perdus quant à la manière de gérer leur liberté et d’agir en individus libres.
 
PI. Cela fait penser aux violences domestiques et à un emprisonnent prolongé.
KB. Oui, c’est exact. Il y a là aussi beau-coup de similitudes. La brutalité constante réduit la capacité de vivre de façon autonome dans le monde : les victimes de violences doivent réapprendre cela.
 
PI. Je crois savoir qu’il existe aujourd’hui des programmes de réinsertion pour aider les anciens esclaves.
KB. Il existe de nombreux programmes, mais je tiens à mettre l’accent sur le fait qu’il s’agit d’efforts ponctuels. Ceux qui, à travers le monde, s’occupent de libérer les gens de l’esclavage, s’efforcent pour la plupart d’établir des programmes de réhabilitation et de réinsertion dans la société. Mais ce n’est pas une science, il n’existe aucune étude académique ni de références systématiques – ce qui signifie que chacun improvise au fur et à mesure.
 
PI. Existe-t-il des séminaires où les gens mettent en commun leurs connaissances ?
KB. Je pense que cela commence. Je par-lais dernièrement avec un homme très érudit sur les crimes de guerre, qui expliquait qu’au début des années 1980, il n’existait ni centre, ni institut de recherche, ni aucun programme pour aider les victimes de crimes de guerre et les réhabiliter, mais que depuis, il s’en est créé de nombreux à travers le monde. Une compétence et un cor-pus de connaissance se sont développés. De la même façon, concernant l’esclavage, je pense qu’à mesure que se répand la conscience de son existence, il en sera de même.
 
PI. Pouvez-vous nous parler de l’endettement ? De quoi s’agit-il et comment se développe-t-il ?
KB. Il existe deux cas de figure, ce qui prête à confusion. Le premier concerne un emprunteur qui, lorsque le taux d’intérêt et les modalités du prêt ne sont pas honnêtes et équitables, devra consacrer son travail au remboursement.
 
PI. Cela tient-il au fait qu’interviennent d’autres facteurs tels que l’illettrisme, la caste ou la classe, par exemple ?
KB. Oui, tout cela compte, ou tout simplement la fourberie et la tricherie. C’est alors qu’intervient évidemment la violence : «Vous n’avez pas le droit de partir ; vous nous devez de l’argent, vous devez continuer à travailler pour rembourser votre dette. » Mais les modalités du prêt ne sont ni équitables ni honnêtes, si bien que les gens se retrouvent piégés.
L’autre cas de figure, généralement peu connu de l’Occident, se rencontre dans le sous-continent indien. Il s’agit d’une dette qui ne peut jamais être remboursée par votre travail, mais pour laquelle vous-même et votre travail servent en réalité de caution.
 
PI. Si bien que vous ne pouvez jamais la rembourser.
KB. Vous ne pouvez pas la rembourser, sauf si vous trouvez de l’argent ailleurs. Il n’y a pas de remboursement, car votre travail et celui de votre famille servent de caution pour la dette, et celle-ci se prolonge à travers des générations. Cela signifie que si vous mourez et que la dette n’est toujours pas remboursée, elle passe tout simplement à votre femme ou à vos enfants, et ainsi de suite. J’ai rencontré des familles qui supportaient une dette depuis quatre générations.
 
PI. J’ai lu quelque chose qui semble très étrange – que les esclaves ont le droit de rentrer chez eux, qu’ils ont en quelque sorte un jour de congé, mais qu’ils reviennent de leur propre chef.
KB. Oui, c’est parfois le cas, mais pas toujours. Mais lorsque la dette traverse les générations, que vous êtes né avec, vous ne connaissez rien d’autre. Il n’existe aucune autre vie ou lieu de sécurité pour vous. L’esclavage, aussi horrible qu’il soit, offre néanmoins une certaine sécurité : vous savez au moins d’où provient le moindre petit repas. Un autre facteur est votre réputation et votre honnêteté. Si vous êtes persuadé que vous devez payer cette dette, vous vous efforcerez, en tant que personne honorable, de remplir vos obligations.
 
PI. Je crois qu’il existe des programmes d’aide aux personnes qui ont été libérées : pour leur donner de nouvelles compétences, une ouverture à de nouvelles possibilités. Pourriez-vous en parler ?
KB. Un excellent exemple est le travail accompli par un couple qui, dans la périphérie de Mumbai, tient une sorte de session socratique – presque un psychodrame – avec des gens asservis par leur dette.
Ils ont d’abord une longue conversation avec eux, un dialogue au cours duquel ils explorent le genre de vie de la personne en question. Ils amènent progressivement l’intéressé à voir et à admettre ouvertement, à ses propres yeux et aux yeux de sa communauté, qu’il est un esclave. A partir de là, s’il existe une alternative, on demande à cette personne si elle désire poursuivre dans cette voie, et elle répond toujours oui. Il s’agit alors de lui faire comprendre l’avantage de vivre sans cette servitude. Ce qui est délicat car l’esclave doit apprendre à gérer ses affaires. Il a besoin de savoir lire et compter. Une chose est certaine : l’éducation est le principal moyen de prévenir l’esclavage.
Si la violence est ce qui maintient les gens en esclavage, mettre une personne en esclavage s’obtient par la tromperie – on lui propose un prêt ou un emploi, on l’éloigne de sa famille et de sa communauté pour l’emmener dans une région rurale où elle est censée trouver un travail, puis on la garde prisonnière. On utilise alors la violence pour la contrôler. Mais plus les gens sont éduqués, plus ils sont capables de percevoir la tromperie.
 
PI. Même les enfants, au Gabon et dans l’ouest de l’Afrique par exemple, sont pris en esclavage, et leur nombre a augmenté au cours des quinze dernières années. Et souvent, les familles sont parfaitement au courant.
KB. Oui, on appelle cela un « placement » censé aider les familles pauvres, en permettant aux enfants de vivre, de travailler et de manger ailleurs.
Certains Européens ont utilisé cette pratique jusqu’à l’introduction de l’école obligatoire. Grâce aux moyens de transports modernes, des individus ayant une mentalité criminelle s’en prennent aux paysans pauvres et se présentent comme des spécialistes en placement. Ils emmènent les enfants et on ne les revoit jamais plus.
 
PI. Qu’en est-il des législations ? Sont-elles suffisantes ?
KB. Oui et non. Chaque pays a des lois contre l’esclavage, des conventions inter-nationales ont été virtuellement signées par tous les pays, et les systèmes judiciaires et législatifs font que la loi existe. Mais souvent les lois ne sont pas appliquées, surtout au niveau local et régional.
L’Inde offre un exemple intéressant : ses lois en matière d’esclavage, d’asservissement par la dette et de réhabilitation sont parmi les meilleures du monde mais, particulièrement au niveau local, elles ne sont tout simplement pas appliquées. Ce qui signifie que ce pays a le plus grand nombre de personnes asservies de la planète, bien qu’il bénéficie d’un large éventail de lois.
C’est pourquoi notre objectif est de veiller à ce que les gouvernements fassent appliquer leurs propres lois. Nous avons des inspecteurs en désarmement, et pourtant, bien avant que des conventions sur les inspections en désarmement ne soient ratifiées, il existait des conventions contre l’esclavage – mais où sont les inspecteurs des Nations unies contre l’esclavage ? La question de l’esclavage n’a jamais été sou-levée par le Conseil de sécurité, mais l’esclavage est l’un des boulets, horribles mais aussi économiques que traînent certains pays, qui créent des contextes où l’agitation, les conflits et le terrorisme offrent un sol fertile.
 
PI. Qu’est-ce que le citoyen moyen et nous-mêmes en tant que consommateur pouvons faire (concernant par exemple les produits que nous achetons) pour nous assurer que nous ne contribuons pas à l’exploitation d’un enfant ou à maintenir des gens en esclavage ?
KB. Vous pouvez vous informer sur les produits, mais ce n’est pas toujours facile pour un citoyen isolé. Le mieux que vous puissiez faire est d’adhérer à une organisation contre l’esclavage et de la soutenir. La plupart des travailleurs asservis ne contribuent même pas à l’économie d’exportation ; ils ne profitent qu’à l’économie locale. Ce qui est lié à une économie plus large tend à opérer au niveau le plus bas des matières premières, et la distance est si grande entre la production des matières premières et des produits finis qui arrivent, par exemple, en Europe, qu’il est presque impossible de remonter la filière. Mais dans certains cas, où les produits finis sont concernés, comme des tapis ou des couvertures tissées à la main, nous pouvons remonter jusqu’à ceux qui les ont confectionnés, car ces produits sortent directement des mains des enfants esclaves.
 
PI. Ce n’est pas comme dans le cas de la soie ou du chocolat.
KB. Exact. Le travail que nous avons fait avec l’industrie du cacao et du chocolat va permettre de retirer le plus possible d’enfants et d’esclaves de toute la chaîne de production du chocolat. Nous savons qu’il y a des esclaves dans l’industrie du cacao en Afrique de l’Ouest, mais jusqu’à ce que le système d’inspection entre en fonction, en 2005, nous ne pourrons pas contrôler chacune des cargaisons. Ce qui compte, c’est que nous avons conclu un accord avec l’industrie du chocolat à l’échelon mondial, et nous n’aurions pas pu le faire sans les gens qui soutiennent nos organisations de lutte contre l’esclavage. A présent que nous avons le modèle du « protocole cacao », et avec l’aide de nos supporters, nous allons poursuivre le travail sur les produits comme le coton, la soie, le café, le sucre, et tous les produits que nous pourrons trouver qui ont un lien avec l’esclavage.
 
PI. Cette réussite vous rend-elle optimiste ?
KB. Si vous considérez les choses séparément et lisez les faits les uns après les autres, cela peut paraître plutôt déprimant, mais je pense qu’il y a en réalité plusieurs facteurs pouvant nous donner de l’espoir. Il est certain que le protocole sur le cacao est une ouverture très positive car il constitue un modèle à partir duquel les consommateurs occidentaux peuvent agir efficacement en faveur des esclaves, à travers l’économie.
Je crois aussi que cette génération pourrait être celle qui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, mettra fin à l’esclavage. Aucune économie ne dépend plus de l’esclavage. Dans le temps, on était réticent à mettre un terme à l’esclavage parce que les économies nationales en dépendaient. On évalue la valeur du travail des esclaves à 13 millions de dollars par an, soit l’équivalent de ce que dépensent les Néerlandais pour leurs vacances d’été. Cela représente par conséquent une goutte d’eau dans l’économie mondiale, et il n’existe aucune raison légale ni morale à maintenir l’esclavage. Tout ce qui manque, c’est un certain degré de prise de conscience de la part du public, et des actes visant à pousser les politiciens à faire quelque chose. Je pense qu’aujourd’hui nous avons atteint ce moment.
 

 
Free the Slaves (Libérez les esclaves) est une organisation non gouvernementale visant à mettre un terme à l’esclavage à travers le monde.
Pour davantage d’informations sur Free the Slaves et sur leurs excellents modules éducatifs, voir le site : www. freetheslaves.net.

Toute personne a droit d’être libre de toute forme d’esclavage, et de faire valoir ce droit.
Toute personne esclave, ou l’ayant été, devrait bénéficier de l’opportunité de réaliser son plein potentiel.
 
Notre objectif est de :
– Créer un mouvement inclusif et divers, respectant la dignité et les points de vue de tous ceux qui sont engagés dans l’éradication de l’esclavage.
– Baser toutes nos stratégies sur des faits réels.
– Soutenir des solutions viables et éviter les répercussions négatives pour ceux que nous cherchons à aider.
– Rechercher les conseils et les idées d’institutions, à travers le monde, qui réalisent des programmes contre l’esclavage, localement ou régionalement.






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