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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 2003 - N° 183

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La menace de l'insécurité collective par Inder Kumar Gujral


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Le secret de la vie

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Peu nombreux sont ceux qui savent aujourd’hui que dans des temps reculés, lorsque l’homme était plus jeune et plus sage, le mot « voleur » était inconnu dans toutes les langues. Les Maîtres de Sagesse vivaient alors au grand jour et encourageaient les hommes à vivre dans l’honnêteté. Aucune porte n’était verrouillée et le partage était la norme. Pendant des siècles et des siècles, en bien des endroits, cet état béni a perduré.
 
L’homme est tombé bien loin de cette magnifique simplicité. Il s’est égaré bien loin de son but. Le voici désormais à la croisée des chemins : l’un des sentiers, celui de la séparation et du clivage, sur lequel il se tient aujourd’hui, conduit tout droit à la perdition. L’autre l’appelle à l’accomplissement de sa destinée, une destinée si merveilleuse qu’on ne saurait aujourd’hui la décrire, un chemin sur lequel l’homme trouvera en lui-même le moyen de devenir un Dieu.
 
Le partage
 
Afin d’aider les hommes à choisir et d’éclairer leur jugement, les Maîtres reviennent, une fois encore, dans un monde où ils ont eux aussi lutté et souffert comme les hommes d’aujourd’hui, hésitant sur la voie à suivre et l’action à entreprendre. Puisant dans leur expérience et leurs connaissances immenses, ils offriront leurs conseils et guideront les hommes en terrain sûr, loin de l’abîme. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes recommenceront-ils à gravir la montagne, avec l’assurance que leurs Mentors, leurs Frères aînés, ne les abandonneront pas et ne les induiront pas en erreur.
 
Lorsque les hommes prendront la décision de partager les ressources de ce monde d’abondance, quelque chose d’extraordinaire et de mystérieux se produira : d’un coup, ils comprendront que la guerre n’est plus nécessaire, la menace du terrorisme disparaîtra rapidement, et la confiance engendrée par le partage permettra de résoudre, dans un épanouissement de bonne volonté, les problèmes d’environnement et de territoire auxquels ils sont aujourd’hui confrontés.
 
Grâce au partage, les hommes se rendront compte qu’ils sont tous frères et, agissant en tant que frères en étroite coopération, ils commenceront à mettre en œuvre le processus de transformation du monde.
 
Ainsi le Plan de Dieu pour les hommes et la planète Terre trouvera-t-il un nouvel élan et ainsi les hommes grandiront-ils rapidement en sagesse et amour. Ils redécouvriront le secret de la vie, une vie simple dans la grandeur, la dignité, et le respect du droit de chacun à exister et à vivre dans l’harmonie. Ils se rassembleront dans la vénération du Plan et du Dessein de Dieu et ajouteront ainsi leur vision et leur soif de vérité aux annales de l’humanité.
 
Maitreya et son groupe de Maîtres se tiennent prêts à aider les hommes dans cette heure de nécessité. Patiemment, ils attendent le moment où ils pourront apporter leur concours et, avec sagesse, dans les limites de la Loi, faire profiter les hommes de leur généreuse assistance. Ce moment n’est pas loin.
 

 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Home La Déclaration universelle des droits de l'homme

Source : www.un.org

Adoptée par les Nations unies, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme continue à exercer une prodigieuse influence sur la vie des gens partout dans le monde. Elle reste l'un des documents le mieux connu et le plus souvent cité à travers le monde, et utilisé pour la défense et la promotion des droits de l'homme. Ses principes ont été inclus dans les législations et les institutions de nombreux Etats devenus récemment indépendants, et continuent de les inspirer. Sa totale mise en application transformerait la communauté mondiale.

 En juillet 1984, un Maître de Sagesse a donné, dans la revue Share Internationale, son point de vue sur le rôle vital des Nations unies dans les affaires mondiales et la signification de la Déclaration universelle des droits de l'homme :

« L'Organisation des Nations unies a formulé un code des droits de l'homme qui, s'il était mis en application, résoudrait totalement les tensions sociales actuelles, et établirait la base d'une société juste et stable. Jusqu'à présent, la Déclaration universelle des droits de l'homme est resté un rêve pour des millions de personnes démunies et privées de leurs droits de citoyen partout dans le monde. Le but doit être d'établir, le plus vite possible, ces droits fondamentaux dans tous les pays. » [Human Rights, Share International, juillet 1984]

Article premier – Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2 – a) Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
b) De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome, ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 – Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4 –Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5 – Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6 – Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7 – Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8 – Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9 – Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10 – Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11 – a) Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
b) Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12 – Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13 – a) Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
b) Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14 –a) Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
b) Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies.

Article 15 – a) Tout individu a droit à une nationalité.
b) Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16 – a) A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
b) Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
c) La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17 – a) Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
b) Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18 – Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19 –Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20 – a) Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
b) Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21 –a) Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
b) Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
c) La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22 –Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23 – a) Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
b) Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
c) Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu'à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
d) Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24 – Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25 – a) Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être, et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
b) La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26 a) Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
b) L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations unies pour le maintien de la paix.
c) Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27 – a) Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
b) Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28 – Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29 – a) L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
b) Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
c) Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations unies.

Article 30 – Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.




Home Le partage est la clé

par Benjamin Creme

Le principe du partage est au cœur des enseignements de Maitreya et se trouve en toile de fond de la série des 140 messages qu'il a donnés à travers Benjamin Creme, lors de rencontres publiques qui se sont déroulées à Londres, entre 1977 et 1982. Ces messages, transmis grâce à un processus d'adombrement mental, montrent à l'humanité que la solution aux problèmes mondiaux peut être simple si nous adoptons un nouveau mode de vie basé sur le partage et la justice.

Nous présentons ici des citations sur le partage extraites des messages de Maitreya, un article du Maître de Benjamin Creme et les réponses de Benjamin Creme à des questions qui lui ont été posées sur ce thème.

Arguments en faveur du partage

Le moment viendra bientôt pour l'humanité de prendre une importante décision. Déchirée de toutes parts comme elle l'est par les divisions et les clivages, elle doit trouver une nouvelle approche aux nombreux problèmes qui l'assaillent. Sinon, il ne fait guère de doute qu'un avenir lourd de menaces l'attend.

Historiquement, il n'existe aucun précédent à la situation actuelle, ni aux conditions qui règnent sur la Terre. Jamais auparavant autant d'âmes n'ont coexisté sur la planète. Rarement, pour ne pas dire jamais, les divisions entre les groupes n'ont été si pénibles et si profondes. Jamais l'homme n'a eu le contrôle de forces de destruction aussi puissantes que celles dont il dispose aujourd'hui, et qui lui donnent le pouvoir de détruire la vie dans tous les règnes. Devant la menace d'une telle destruction, l'homme doit faire le bilan de la situation et inventer de nouvelles manières de procéder.

Parmi toutes les possibilités, une seule n'a jamais été essayée. Durant toute son histoire une réponse simple a échappé à la conscience de l'humanité, le principe du partage. Il est le seul qui puisse répondre à ses besoins et résoudre ses nombreux problèmes car c'est un principe fondamental du Plan divin. Sans partage, l'homme renie sa divinité et engrange tous les malheurs à venir. Sans partage, c'est le règne d'un impitoyable chaos et l'homme se voit refuser la justice qui lui revient de droit. Seul le partage fournit l'opportunité d'établir le Plan divin de Fraternité et d'extirper à jamais du monde l'hérésie de la séparation.

Comment, sans partager, l'homme pourrait-il poursuivre sa route ? Comment, en refusant le partage, pourrait-il espérer survivre ? Si grands sont les dangers inhérents au déséquilibre actuel entre les nations que la chance seule ne saurait suffire pour passer au travers. Une maladie mortelle, celle de la séparation et de la cupidité, prévaut sur la Terre et réclame des mesures drastiques pour assurer sa guérison.

La guérison est à portée de main en dépit du chaos extérieur. Les épreuves longuement endurées par l'humanité touchent à leur fin. Mobilisée contre les forces qui tiennent encore l'homme en esclavage, la Hiérarchie de Lumière revient sur ses pas et se tient réunie sous la bannière de la Vérité.

La mission de Maitreya commence par un appel en faveur du partage. Sa connaissance du cœur des hommes le rend certain de leur choix, et certain de leur bonne volonté à réaliser les changements nécessaires. « L'homme doit partager ou mourir », a-t-il déclaré, sachant bien que les hommes choisiront de partager et de vivre, et de créer avec lui un avenir meilleur.

Jusqu'à présent, tous les efforts visant à résoudre les problèmes de l'humanité ont été dirigés dans le sens du maintien des structures existantes, si injustes se soient-elles avérées. Les clivages qui se manifestent de tous côtés réclament une solution et attendent l'application de la Loi de Justice.

Nombreux sont ceux qui sont saisis de peur aujourd'hui en entendant leurs dirigeants se quereller ; mais le temps est proche où ils s'éloigneront d'eux. L'homme s'éveille à l'appel de la liberté et il a seulement besoin d'un véritable guide pour l'aider à redresser le monde. Maitreya est venu pour montrer la voie et conduire les hommes vers la fraternité et la justice. Une ère nouvelle s'ouvre sous sa sage direction, une ère où l'humanité manifestera sa véritable divinité et mettra en place les modalités du partage et de la coopération, réalisant ainsi le Plan de Dieu.[Share international, mars 1987]

A propos du partage

Question : Le Seigneur Maitreya nous enseignera-t-il le partage ? Il semble difficile d'aider des gens qui se trouvent à l'autre bout du monde, alors que nous vivons à Londres, par exemple.
Benjamin Creme : Ce n'est pas trop difficile à comprendre si vous vous souvenez qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'économie de l'Europe était complètement à genoux. Il fallait s'occuper, littéralement, de millions de réfugiés, et des millions de prisonniers venaient d'être libérés des camps de concentration. Un problème colossal se posait : l'Allemagne avait été ravagée par les bombardements, et la plupart de ses villes étaient en ruine. C'était également le cas de certaines régions en France, en Belgique et de certains endroits en Angleterre. Inutile d'entrer dans les détails. L'Europe – et l'Union soviétique – étaient en miettes, et que s'est-il passé ? De l'autre côté de l'océan, à des milliers de kilomètres, un américain nommé George Marshall proposa un plan excellent – le plan Marshall vit le jour et l'argent et les biens furent acheminés des Etats-Unis vers l'Europe sous forme de crédit-bail. Le plus grand exercice de partage au monde transforma l'Europe. En quelques années seulement l'économie se remit à tourner et les villes furent reconstruites.
Il est possible de partager au niveau mondial si nous en avons l'idée et la volonté. Il suffit de prendre conscience des besoins et de trouver un moyen de les satisfaire.
Les Maîtres ont un plan très simple, qui fut élaboré non pas par eux-mêmes, mais avec leur aide, par un groupe d'initiés, économistes et financiers de niveau international, qui appartiennent à la Hiérarchie spirituelle : on demandera à chaque pays de dresser un inventaire de ce dont il dispose et de ses besoins. Ainsi pourra-t-on évaluer le « gâteau » mondial. Chaque pays devra transférer à un fonds commun ses excédents, de quelque nature qu'ils soient. Une nouvelle Agence des Nations unies sera créée et se chargera exclusivement de la répartition des ressources, sous la supervision d'un Maître ou d'un initié au moins du troisième degré. Ainsi, sous forme d'un procédé simple de partage et d'échange, une sorte de troc sophistiqué remplacera le système économique actuel. Cela ne se produira pas à très court terme, mais pas non plus dans un futur trop lointain.
L'effondrement des marchés boursiers, en commençant par le marché japonais, contraindra les gouvernements à considérer certaines priorités énumérées par Maitreya :
a) un approvisionnement alimentaire suffisant et adapté pour chacun ;
b) la fourniture d'un logement et d'un abri correct ;
c) la mise à disposition d'une infrastructure éducative et médicale pour tous, en tant que droit naturel. Cela peut sembler peu – la nourriture, le logement, la santé et l'éducation – mais il n'existe aucun endroit au monde où cela soit systématiquement assuré. Cela ne fait pas partie des droits élémentaires, même aux Etats-Unis, qui se considèrent pourtant comme la nation la plus riche du monde – et indubitablement la plus puissante sur le plan militaire. Il existe officiellement aux Etats-Unis 33 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Lorsque ces simples priorités de base seront reconnues, le monde en sera transformé. Dès que nous reconnaîtrons notre responsabilité envers le tiers monde, nous commencerons à appliquer le principe du partage. [la Mission de Maitreya, tome II]

Q. Si l'on considère ce qui s'est passé il y a 2 000 ans en Palestine, ne pensez-vous pas que les pouvoirs en place résisteront au principe du partage et par la même occasion aux enseignements de Maitreya ?    
BC. Il ne fait aucun doute que « les pouvoirs en place » – c'est-à-dire ceux qui ont des positions de privilège et de pouvoir – feront leur possible pour arrêter ou ralentir les changements que demandera Maitreya.
Les communautés internationales bancaire et financière seront probablement parmi les dernières à accepter la nécessité du partage, mais elles seront de moins en moins à même d'arrêter cette force de transformation, et le cri du tiers monde pour l'aide et la justice sera de plus en plus fort et de plus en plus difficile à ignorer.
Le monde aujourd'hui est très différent de celui d'il y a 2 000 ans. A l'époque, le Christ parlait à des paysans ignorants et superstitieux, totalement soumis à la domination des prêtres. Aujourd'hui, l'éducation et les moyens de communication ont préparé les peuples à prendre leurs propres décisions et à demander leur application. [la Mission de Maitreya, tome I]

Q. Pourtant beaucoup de gens ne s'estiment pas égoïstes, ici aux Etats-Unis. Lorsqu'une crise survient en Afrique ou ailleurs, nous fournissons aussitôt de l'aide et de la nourriture.
BC. Bien sûr, mais ce sont là des réactions individuelles. Dans chaque pays vous trouverez des personnes dont le cœur répond aux besoins des hommes. Mais il s'agit là d'interventions ponctuelles. L'humanité en tant que tout, à travers ses institutions et les différents gouvernements du monde, ne s'attaque pas à ces problèmes d'une manière globale. Nous n'élirions probablement pas un gouvernement dont la priorité serait de sauver les millions d'affamés, si ce programme entraînait une baisse du niveau de vie dans notre propre pays. ­Personne ne peut gagner des élections sur cette base, ou du moins, c'est ce que pensent les politiciens. Le temps approche où ils n'obtiendront plus aucun suffrage, s'ils n'affichent pas cette question en tête de leurs priorités.
Nous allons assister à la création, par Maitreya, d'une opinion mondiale focalisée, galvanisée, centrée sur le partage comme étant un droit divin. Maitreya déclare : « Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. » Il dit que les problèmes des hommes sont bien réels, mais qu'ils peuvent être résolus. La solution est entre nos mains. Il affirme : « Prenez les besoins de vos frères comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n'y a pas d'autre voie. » Il galvanisera et renforcera l'opinion publique. Lorsqu'elle sera organisée, aucun gouvernement ne pourra lui résister. C'est cette opinion publique qui contraindra, finalement, tous les gouvernements du monde à accepter le principe du partage, car il deviendra évident que nous n'avons pas d'autre alternative. Nous devons partager ou mourir. C'est aussi simple que cela. [la Mission de Maitreya, tome III]


Je présenterai à l'humanité les deux lignes d'action qui s'offrent à elle ; de sa décision dépend l'avenir de ce monde.
Je lui montrerai que le seul choix possible passe par le partage et l'interdépendance.
De cette manière, l'homme prendra pleinement conscience de ce qu'il est, et de son but, ce qui l'amènera aux pieds de Dieu.
L'autre voie est trop horrible à envisager, car elle signifierait l'anéantissement de toute forme de vie sur cette Terre. [Message de Maitreya n° 17]

L'homme est un Dieu en émergence, et il lui faut créer de nouveaux modes de vie permettant à ce Dieu de s'épanouir.
Comment pouvez-vous vous satisfaire de votre manière de vivre actuelle, quand des millions d'êtres ont faim et meurent dans la misère, quand les riches font étalage de leur fortune devant les pauvres, quand chaque homme est un ennemi pour son voisin, quand nul ne fait confiance à son frère ?
Combien de temps devrez-vous vivre ainsi, mes amis ? Combien de temps pourrez-vous supporter cette déchéance ?
Mon projet et mon devoir sont de vous révéler une voie nouvelle, une voie qui permettra au divin en l'homme de s'exprimer. C'est pourquoi je parle avec gravité, mes amis, mes frères.
Soyez attentifs à mes paroles. Les hommes doivent changer ou disparaître : il n'y a pas d'autre possibilité.
Lorsque vous en prendrez conscience, avec joie vous soutiendrez ma cause, et montrerez que, pour l'homme, existe un avenir baigné de lumière.
Mon enseignement est simple : Justice, Partage et Amour sont des attributs divins.
Pour manifester sa divinité, l'homme doit les faire siens tous trois. [Message de Maitreya n° 81]

La clé de mon enseignement est, comme vous le savez, le principe du partage.
Tout ce que les hommes font ou feront dépend de cette vérité simple et élémentaire : de Celui que nous appelons Dieu, jaillit la providence pour tous les hommes. Acceptez ceci comme un fait, mes amis, et prenez possession de votre divinité.
En vous tous demeure un semblable Dieu et, à travers les hommes unis, ce Dieu peut se manifester. C'est la voie qui a été tracée pour vous depuis le commencement.
Lorsque les hommes comprendront cela, ils sauront ce qu'est la véritable fraternité. [Message de Maitreya n° 69]

Cela me brise le cœur de voir tant d'hommes mourir inutilement ; la faim et la pestilence règnent sur la Terre. Rien ne m'afflige autant que cette honte. Le crime de la séparation doit être chassé de ce monde. J'affirme que tel est mon dessein. [Message de Maitreya n° 93]




Home Des médecins israéliens au chevet des victimes palestiniennes

Source : Oxfam, Grande-Bretagne

Chaque samedi, un cortège de jeeps, véritable clinique mobile où s'entasse une petite équipe médicale de volontaires israéliens, s'aventure sur la rive occidentale du Jourdain pour soigner un patient particulier souffrant de la guerre et de fractures politiques multiples : le système sanitaire palestinien. Ils font partie d'une association basée à
Tel-Aviv, les Médecins pour les droits de l'homme (MDH), qui lutte pour donner aux Palestiniens les mêmes facilités médicales qu'aux Israéliens, alors que ces derniers ont, en quelque sorte, droit de vie et de mort sur les habitants des Territoires occupés.

« A Jenin, en avril de l'année dernière, des soldats israéliens m'ont tiré quatre fois dessus. J'ai reçu 19 éclats d'obus dans le corps, j'aurais besoin de soins et peut-être même d'une opération. Mais il m'est impossible de me rendre dans un hôpital de la rive occidentale à cause des barrages et des bouclages israéliens », raconte Hussein, caméraman de télévision. Il fait partie des centaines de patients qui ont fait la queue dans le village cisjordanien de Kufr Rai pour se faire examiner par l'équipe du MDH – faute de pouvoir se rendre dans « des hôpitaux dignes de ce nom dont les plus proches se trouvent à Naplouse », relève Miri Weingarten, coordinatrice des interventions en Territoires occupés. Ceci du fait du bouclage des villes et villages et du couvre-feu qu'impose le gouvernement israélien pour tenter d'écraser les soulèvements quasi permanents depuis septembre 2000, et d'empêcher les attentats, suicides et autres, qui frappent son pays. Une politique qui a, en fait, eu l'effet inverse, car elle a intensifié la violence et fait des milliers de morts (au moins 2 175 Palestiniens et 750 Israéliens) depuis le début de la seconde Intifada.

Soigner les maladies de la politique

Si Israël souffre de cette situation explosive, la première victime, pour le MDH ainsi que d'autres organisations, en est la société palestinienne ; elle a été si dangereusement blessée que la plupart de ses secteurs, allant de l'économie à la santé, sont pratiquement inopérants. « Le niveau sanitaire de la population des Territoires occupés s'est considérablement détérioré, constate la Banque mondiale en mars 2003, dans une étude consacrée aux effets des bouclages. Les services de santé, plombés par un environnement politique effroyable et un déclin de leurs ressources, ne peuvent faire face à l'augmentation des cas de diarrhée et de maladies parasitaires. »

Parti de Tel-Aviv, le convoi est hélé aux mêmes points de contrôle qui disloquent de plus en plus la vie des Palestiniens ; d'abord à un « checkpoint volant », par un groupe de soldats à l'évidence médusés de voir des médecins israéliens en route pour la Rive Ouest. Puis à un second, fixe cette fois, pour négocier leur entrée dans les Territoires. Poliment, mais tout aussi étonnés que les premiers, des militaires saluent le convoi qui longe d'énormes blocs de béton et une file de Palestiniens qui attendent de faire vérifier leurs papiers.

Sitôt le barrage franchi, l'asphalte se transforme en piste à la limite du praticable. Cahin-caha, ils arrivent enfin au village de Kufr Rai, dont les centaines d'habitants les accueillent en héros. Des petits garçons leur tirent la veste et leur souhaitent « shalom ». Les docteurs sourient et répondent en arabe.

L'équipe entre ensuite dans un bâtiment scolaire de trois étages, pour un échange de brèves allocutions autour de tasses de café. Le maire lit un texte en anglais, souhaitant notamment « soigner les maladies de la politique qui divisent la nation ». Puis les consultations commencent et accueillent tous les patients, auxquels les autorités locales ont distribué des numéros d'appel. Des femmes vêtues de leurs meilleurs habits et de foulards attendent leur tour dans la cour sur de petites chaises de classe.

Médecins pour les droits de l'homme

Certains consultants viennent pour la première fois ; d'autres pour un suivi médical ou subir des soins post-opératoires. Tout a été organisé dans le détail pour tirer le maximum de cette clinique mobile, où opère un personnel aux compétences les plus variées : des généralistes, un cardiologue, un neurochirurgien, une orthophoniste, un spécialiste de médecine interne, un pharmacien disposant d'une bonne réserve de médicaments, des infirmières (dont une de 82 ans), ainsi que le représentant local de l'association, le docteur Salah. Les prescriptions sont transmises par la fenêtre d'une salle de classe à une équipe de volontaires des deux peuples, qui fournissent rapidement les médicaments.

C'est la première fois qu'Ariella Nach-many, l'orthophoniste, participe à ce genre d'opération. Elle est venue examiner un enfant au palais fendu. « Ce n'est rien de sérieux, dit-elle, ou plutôt ce ne le serait pas dans une société normale avec un système de santé normal. Mais dans une telle situation. » Une situation qui, selon le MDH, a conduit à la paralysie des services publics et rendu l'ensemble de la société, et particulièrement son système sanitaire, complètement dépendant de l'assistance financière et technique étrangère. Le système de santé palestinien n'est tout simplement pas en mesure de remplir les tâches de routine et encore moins de travailler à améliorer son efficacité à moyen et long termes. Il ne peut plus que gérer la crise. « En effet, déplore Miri Weingarten, ce système de santé s'est à un tel point dégradé ces dix dernières années qu'il n'y a plus un seul service hospitalier, que ce soit en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, qui soit en mesure de prendre en charge un enfant cancéreux. Alors qu'auparavant, il y en avait deux. »

« Nombre de Palestiniens, poursuit-elle, ne peuvent se faire soigner que dans les hôpitaux israéliens, mais il leur faut pour cela une autorisation spéciale et, même quand ils l'obtiennent, ils sont souvent re-fusés à leur arrivée. […] Ce qu'il faudrait avant tout, c'est la liberté de circulation. Et il n'y en a aucune. »

Ces visites du samedi ne constituent que l'une des activités du MDH. Cette association dépose souvent des requêtes devant la Cour suprême, chaque fois qu'elle constate ce qu'elle considère comme une violation à la fois du droit israélien et de la législation internationale sur les droits de l'homme. Elle a ainsi essayé d'obtenir de cette institution qu'elle oblige le gouvernement hébreu à doter les Palestiniens des mêmes masques à gaz que ceux qu'il avait distribués à sa population lors de la guerre en Irak. En vain. Car, pour Miri Weingarten, « le système judiciaire israélien est de plus en plus réticent à s'opposer à l'Etat. »

Le MDH visite aussi les prisons, s'efforce de protéger les médecins que l'on oblige à examiner les prisonniers palestiniens menottés et enchaînés, et dénonce les tortures et les mauvais traitements. Cette association travaille également à obtenir pour les Bédouins, qui vivent dans la partie israélienne du Néguev, le même service sanitaire que celui dont jouissent les Israéliens, et a créé des centres de soins pour les travailleurs immigrés et leurs enfants – dont la situation illégale ou en attente de régularisation les prive de tout droit à bénéficier du système sanitaire.

Vers deux heures de l'après-midi, la place commence à se vider de ses patients et, pendant que les médecins se livrent à une courte séance de paperasserie, on allume les barbecues. Le village a organisé une petite fête pour ses visiteurs, leur offrant de succulents kebabs, des salades et des boissons. Une heure plus tard, rafraîchis et fêtés, il est temps pour eux de partir ; ils remontent dans leurs jeeps et s'apprêtent à passer en sens inverse les mêmes checkpoints qu'à l'aller.

Les responsables locaux retirent des murs les cartons fixés au scotch et sur lesquels étaient inscrites au crayon feutre un certain nombre de formules, comme « Les droits de l'homme sont des droits sacrés qu'il faut respecter. Tout homme a le droit de vivre dans la liberté et la dignité. » Et, en grands caractères sur le principal mur de l'école : « Faciliter le travail médical est un devoir national. »

Une équipe composée de vingt Israéliens et d'un Palestinien avait examiné et soigné 480 personnes en quatre heures.




Home Le Jnana Yoga de Ramana Maharshi

par George Catlin

La voie du cœur a été recherchée par des aspirants pendant des milliers d'années. C'est comme si nous savions tous qu'il existe un endroit – associé au cœur – où la conscience devient remplie d'amour, de compassion et d'un sentiment d'unité avec toutes choses. Cependant, trouver sa voie vers cet endroit sacré n'est pas chose facile. Focaliser son attention sur le cœur peut aider, mais celui qui focalise son attention, le soi séparé, reste au centre du problème qu'il s'efforce de régler. Il doit exister un autre moyen et l'un des plus grands sages des temps modernes, Ramana Maharshi, en a justement proposé un.

La biographie de Sri Ramana Maharshi est remarquable. Dans son jeune âge, il fit l'expérience de sa propre mort. Il ne mourut pas réellement, mais il vécut une expérience pleinement consciente de la mort du corps et en même temps il se perçut lui-même comme un courant éternel d'énergie. Il réalisa ainsi qu'il était autre chose que le corps. Dès ce jour il cessa d'être un garçon comme les autres. En dépit des efforts de sa famille pour lui préserver une vie quelque peu normale, il quitta la maison avec seulement quelques roupies en poche, et se dirigea vers une montagne sacrée dont il avait entendu parler par un oncle. Cette montagne, le Mont Arunachala, était révérée par les Hindous comme le véritable corps du dieu Shiva. Elle s'élève au-dessus de l'ancienne cité de Tiruvanamali et de son temple, au cœur de l'Inde du Sud. Elle est saturée de pouvoir – certainement en raison des énergies qui y sont ancrées depuis longtemps et ont probablement été renforcées par la présence du grand sage qui y est arrivé pour la première fois à l'âge de seize ans.

Lorsque Ramana arriva à Tiruvanamali, personne ne savait quoi faire de lui, mais cela n'avait pas réellement d'importance car tout ce qu'il voulait, c'était se perdre lui-même dans une union avec le Soi. On raconte qu'il médita dans le sous-sol du temple pendant des mois d'affilée, n'absorbant que rarement de la nourriture et laissant les rongeurs grignoter la chair de son corps de plus en plus maigre. Il survécut pourtant et il sortit du temple pour s'installer dans une grotte de la montagne. C'est alors que des dévots découvrirent sa présence et il lui apportèrent une maigre nourriture pour la seule bénédiction d'être auprès de lui. Il passa vingt-trois ans dans la montagne, dans un silence presque total, avant de se laisser persuader de descendre dans un modeste ashram qui prenait forme afin d'héberger ceux qui désiraient se trouver près de lui.

C'est alors que son « enseignement » commença. Il préférait enseigner par le simple pouvoir du silence qui l'entourait. Les fidèles restaient assis pendant des heures, s'imprégnant de la paix et de la conscience qui semblaient émaner de lui. Mais bien sûr, beaucoup restaient insensibles à cette forme d'enseignement et ils lui soumettaient leurs questions. Il y répondait par un enseignement qui jaillissait directement de son expérience et allait directement au cœur des questions les plus essentielles concernant le sentier spirituel.

La question fondamentale dans l'optique de Ramana Maharshi est : « Qui suis-je ? » Sri Ramana explique que l'éternel est toujours présent – c'est notre état naturel – mais il nous échappe car nous sommes captifs du mental. Pour échapper à l'emprise du mental, nous devons tourner notre attention intérieure vers lui : afin de le voir pour ce qu'il est en réalité – un charlatan, quelque chose qui apparaît plus substantiel qu'il ne l'est en fait. La technique que propose Sri Ramana est tout simplement de remonter les pensées jusqu'à leur origine – afin de voir d'où elles viennent. Cette recherche nous amène finalement à « l'idée du je », l'idée que « je » existe en tant qu'entité séparée de Dieu et de toute la création. Il est assez naturel qu'une telle pensée se manifeste, mais Ramana encourageait ses disciples à essayer d'aller à la racine de cette pensée. D'où venait-elle ? D'où vient-elle instant après instant ? En se livrant à cette recherche, on découvre tout d'abord qu'il n'existe pas de mental en temps qu'entité réelle qui serait à l'origine de toute pensée. Il existe seulement un courant de pensée et chaque pensée peut s'arrêter dès que sa réalité essentielle est mise en question.

Pour simplifier les choses, considérez une simple pensée, comme par exemple : « Je dois aller faire des achats cet après-midi . » Une telle pensée peut sembler très réelle – il s'agit de quelque chose de concret. Mais avec un léger déplacement de perspective, cette même pensée peut apparaître comme rien de plus qu'une idée fantaisiste reposant sur un faisceau d'autres pensées tout aussi dépourvues de substance. C'est facile de voir que « J'ai besoin d'aller faire des achats » est « simplement une pensée » – c'est-à-dire quelque chose qui n'a pas de réalité particulière. 

Le même procédé d'investigation peut être appliqué à toutes les pensées. Lorsque l'on pense : « J'ai peur », on peut poser la question : « Qui a peur ? » En agissant ainsi, on réalise bientôt que la pensée a peur et rien d'autre. La peur est « juste une pensée ». Le processus omniprésent de la pensée commence finalement à être considéré comme une prison dans laquelle nous nous enfermons nous-mêmes. La pensée régit tout. Nous sommes nos pensées – quel que soit le niveau conscient, ou inconscient, auquel elles se manifestent. Mais Sri Ramana voulait nous amener à considérer ces pensées et à constater leur nature transitoire, imaginaire, irréelle. Une par une, elles peuvent être éliminées, et l'on peut également parvenir à la racine de toutes, « l'idée du je ».

Il semble beaucoup plus difficile de voir le caractère erroné de « l'idée du je » que celui de toutes les autres pensées qui en jaillissent. Imaginez que l'on puisse voir toutes les pensées comme un arbre. Les petites pensées (« j'ai besoin d'aller faire des achats ») sont les brindilles et elles peuvent être facilement éliminées avec un peu d'attention. Les pensées plus importantes (« j'ai peur ») sont comme les branches et elles exigent une attention plus grande. La pensée la plus important de toutes, « l'idée du je » est le tronc de l'arbre et une attention immense, soutenue, est nécessaire pour percevoir sa non-réalité.

L'un des plus grands récits jamais faits d'une quête spirituelle est A Search in Secret India*, de Paul Brunton. P. Brunton était quelqu'un de tout à fait ordinaire – mis à part sa fascination pour l'Inde. Son ouvrage raconte une étonnante série de rencontres avec des individus dotés de différents pouvoirs et parvenus à différents états de conscience. Certains lui offrirent leur enseignement, mais il poursuivit inlassablement sa quête, à la recherche d'un être qui pourrait réellement satisfaire à la haute idée qu'il se faisait d'un véritable instructeur. Il est intéressant de noter, lorsque l'on connaît la suite de son cheminement, que l'un des instructeurs auprès desquels il ne put se résoudre à rester est Ramana Maharshi. Cependant, la description de sa première rencontre avec le sage mérite d'être reproduite. Après un voyage en train de toute une nuit, suivi d'un long trajet en char à bœufs, P. Burton pénètre dans une salle où se trouve vingt à trente personnes assises en demi-cercle autour du sage. Il écrit : « Il y a quelque chose dans cet homme qui retient mon attention tout comme la limaille d'acier est attirée par un aimant. Je ne puis détourner mon regard de lui. Mon égarement initial, ma perplexité devant le fait d'être totalement ignoré, s'évanouissent lentement au fur et à mesure que cette étrange fascination commence à me saisir. Mais ce n'est qu'au bout d'une heure de cette scène inhabituelle que je commence à prendre conscience du changement silencieux, irrésistible, qui se fait dans mon esprit. L'une après l'autre, les questions que j'avais préparées dans le train avec la plus grande minutie s'évanouissent. Car il ne semble plus avoir d'importance désormais qu'elles soient ou non posées, ni que soient résolus les problèmes qui m'ont jusqu'ici troublé. Je sais seulement qu'une rivière de quiétude semble couler près de moi, qu'une grande paix pénètre au plus profond de mon être, et que mon cerveau torturé de pensées commence à trouver quelque repos. »

Malheureusement pour P. Brunton, ce « cerveau torturé de pensées » s'est réveillé trop vite. La méditation se termine et, au bout d'une semaine, sa quête l'attire plus loin, ailleurs. Il voyage durant des mois jusqu'à ce que, comme la limaille de fer mentionnée ci-dessus, il soit une fois encore attiré par le puissant aimant au pied du Mont Arunachala. Alors, finalement, lorsque malade et le temps et l'argent commençant à lui manquer, au prix d'un intense effort personnel et certainement grâce à la bénédiction de Ramana Maharshi, P. Brunton trouve enfin sa voie vers le réel. C'est exactement comme Ramana Maharshi l'a décrit : une fois que l'origine de la pensée est perçue, elle perd son emprise sur la conscience et celle-ci est absorbée dans le véritable Soi.

Pour ceux qui désirent entreprendre le voyage aujourd'hui, la voie n'est pas moins ouverte qu'elle ne l'était lorsque Ramana Maharshi était encore physiquement présent sur la planète. Lorsque le moment de quitter son corps approcha, il dit à ses disciples : « Vous dites que je pars, mais où pourrais-je aller ? » En fait, de même que Dieu ne se résume pas aux objets physiques de l'univers, Ramana Maharshi n'est pas seulement le corps qui a vécu et qui est mort dans l'Inde du Sud. Son esprit continue à vivre et semble rester disponible pour ceux qui s'alignent sur lui. De même, ses enseignements demeurent totalement disponibles pour nous – peut-être plus disponibles que jamais.

L'un des meilleurs ouvrages sur les enseignements de Ramana Maharshi est probablement Be as you are* , de David Godman, qui a accompli une tâche remarquable en rassemblant les enseignements du sage, provenant de sources diverses, et en les classant par thème. Chaque chapitre commence par une introduction claire de D. Godman aux idées de Sri Ramana sur tel aspect particulier du sentier. Celle-ci est suivie de questions et de réponses présentées un peu comme un dialogue sur le sujet en question.

Aucun passage isolé ne saurait rendre justice à la puissance et à la joie émanant des enseignements, mais celui qui suit permettra, en guise de conclusion, de se faire une idée de l'esprit de ce grand instructeur et de son enseignement :

« Question : Lorsqu'un homme réalise le Soi, que voit-il ?
Ramana Maharshi : Il ne s'agit pas de voir. Voir est seulement être. Parvenir à la réalisation du Soi, comme vous dites, n'est pas atteindre quelque chose de nouveau, ou un but lointain, mais simplement être ce que l'on est toujours et ce que l'on a toujours été. Tout ce qui est nécessaire, c'est de cesser de percevoir comme vrai ce qui ne l'est pas. Chacun d'entre vous considère comme réel ce qui ne l'est pas. vous devez simplement renoncer à cette manière de voir. Alors vous réaliserez le Soi en tant que Soi ; autrement dit, « Soyez le Soi. »


* Paul Brunton, l'Inde secrète, Payot, Paris, 1946.
* David Godman, Sois ce que tu es – les enseignements de Sri Ramana Maharshi, Ed. Jean Maison-neuve, 1988.





Signes des temps

Home Des croix de lumière en Californie

Source : The Whittier Daily News, E.-U.

Trois croix d'un jaune éclatant apparaissent chaque nuit sur la petite fenêtre de la salle de bain de l'appartement d'Ernesto et Pilar Romero, à Whittier (Californie). Les croix sont disposées en triangle, celle du centre étant plus haute que les deux autres. Elles sont entourées d'un halo de lumière et semblent suspendues en l'air. Ernesto Romero raconte que sa belle-mère a remarqué les trois croix en juillet 2003. La rumeur aidant, des centaines de personnes ont visité la maison de Whittier pour voir les croix. « Quand les gens viennent ici, ils sont recueillis, comme s'ils étaient dans une église », raconte Ernesto.

Les Romero, qui habitent cette maison depuis six ans, déclarent que les croix sont là depuis peu. Seule une lampe sous le porche, à environ dix mètres, éclaire la fenêtre de leur salle de bain. « Cela nous a tout d'abord effrayés, déclare Ernesto, en parlant des croix. Mais maintenant nous sommes heureux car nous nous sentons bénis. »

Le Maître de Benjamin Creme indique que ces croix sont manifestées par Maitreya.


Home Apparition d'agroglyphes en Pologne

Source : www.unknowncountry.com ; T'aipei Times, Taiwan

Des agroglyphes (crop-circles) apparaissent chaque année depuis trois ans dans le petit village de Wylatowo, en Pologne. En 2003, à la fin juillet, on en comptait quatre, l'un d'entre eux représentant une immense fleur de lotus. « Je n'y suis absolument pour rien, a déclaré Tadeusz Zarywski, propriétaire du champ où les figures géométriques sont apparues. Je n'ai jamais recherché la notoriété, mais maintenant toute la Pologne me connaît. »

Sa belle-sœur Irena a déclaré, quant à elle : « Au début, les cultivateurs étaient furieux qu'on vienne saccager leurs récoltes. Mais maintenant les gens se disent qu'après tout, c'est peut-être vrai que ces formations géométriques sont créées par des êtres différents et supérieurs, venus de l'espace. »

Les premières figures sont apparues, il y a trois ans, dans le champ de Tadeusz Filipczak, qui a déclaré : « C'est impossible à reproduire. L'an dernier nous avons essayé avec des cordes et des planches, mais cela s'est avéré sans espoir. »




Home Nouvelles apparitions d’agroglyphes - Wisconsin

Source : www.unknowncountry.com ; www.cropcirclenews.com ; www.The MilwaukeeChannel.com

Dans la région rurale de Dodge County, dans le Wisconsin, un cultivateur, Arthur Rantala a été témoin de la formation d’agrophyphes dans un de ses champs d’orge. « Les trous sont apparus soudain, mais il était impossible de voir comment ils étaient faits – je l’ai vu au moment même où cela s’est produit », a t-il déclaré.

 Alors qu’il se trouvait dans son abri de jardin pendant un violent orage, le matin du 4 juillet 2003, il vit les cercles se former. « On au-rait dit un lac. Des vagues, le vent qui souffle et soudain ce trou sombre qui apparaît, comme un trou noir. Et aussitôt, un autre trou à droite, puis un autre encore au centre du premier », a déclaré A. Rantala. 

Il a pensé que les cercles avaient été créés par des forces naturelles à la suite d’une mini-tornade. Le champ a été par la suite examiné par des chercheurs : Gary Kahlhamer, le docteur Charles N. Lietzau, Roger Sugden et Jeffrey Wilson. Les analyses qu’ils ont effectuées sur les nœuds des tiges ont montré l’existence de ruptures horizontales dues à une chaleur soudaine.

J. Wilson a également raconté qu’ils avaient parlé avec un membre de la Special Crop Circle Investigative Unit de l’US Air Force et que celui-ci leur avait dit que leur unité étudiait ces agroglyphes depuis deux semaines.




Home Nouvelles apparitions d'agroglyphes - Michigan

Source : www.unknowncoun-try.com ; Daily Press & Argus, Michigan, Eta

– Lorsque Pat Esper, cultivateur à Howell Township, dans le Michigan, découvrit dans son champ de blé un cercle de 1 m 20 de diamètre, il supposa que c'était une farce et il passa par-dessus avec sa moissonneuse. Mais il vit ensuite un autre cercle trente mètres plus loin qui mesurait quinze mètres de diamètre et il le contourna.

Dans les deux cercles, le blé était couché sur le sol dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre. « C'est tout à fait comme vous le voyez à la télévision, a déclaré Pat Esper. Le blé était sec, si bien que si quelqu'un avait marché dans le champ il aurait laissé une trace derrière lui. Mais, s'il y avait bien des traces de pneus de camions et d'engins agricoles, il n'y avait aucune trace de pas dans le blé ni d'empreintes de pieds sur le sol. Ce n'est pas à la portée du premier venu, a déclaré P. Esper. De toutes façons, cela a pris un certain temps pour coucher tout ce blé sur le sol. »




Home Nouvelles apparitions d’agroglyphes - Arkansas

Source : Jonesboro (Arkansas) Sun, E.-U ; www.unknowncountry.com

Dix agroglyphes sont apparus dans un champ de blé, à Knobel, dans l’Arkansas, le 7 juin 2003. Le cultivateur Todd Young, avait survolé son champ le 6 juin sans rien noter de particulier, mais un autre cultivateur, Bruce Catt, les découvrit le lendemain. « Nous survolions le champ par hasard et cela nous sauta aux yeux. » Les cercles avaient entre 2 m 50 et 12 m de diamètre et étaient tous écartés d’environ 3 m.

T. Young a déclaré : « Cela a quelque chose de surnaturel. C’est très précis, très symétrique. Cela n’est pas à la portée du premier venu, moi y compris. »





Tendances

Home La vision d'un monde meilleur : vitale pour lutter contre le terrorisme

Source : www.un.org

Le 22 septembre 2003, Kofi Annan, secrétaire général de l'Onu, s'est exprimé aux Nations unies au sujet du terrorisme. Voici un court extrait de son allocation :
 
« Nous devrions nous souvenir que, dans la lutte contre le terrorisme, les idées ont aussi leur importance. Nous devons développer une vision du monde large et attractive qui puisse contrer les idées vivaces, souvent extrêmes, de certains groupes terroristes. Nous devons montrer clairement, par nos paroles et nos actes, que non seulement nous luttons contre les terroristes, mais aussi que nous nous battons pour des idées telles que la paix, la résolution des conflits, les droits de l'homme et le développement. En conséquence, notre objectif ne doit pas se limiter à vaincre le terrorisme ; il doit aussi intégrer la promesse d'un monde meilleur et plus juste ainsi qu'un plan concret pour y aboutir. »




Home Cancun : Les pays riches contestés

Source : The Economist, G.-B.

La réunion de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) qui s'est tenue en septembre 2003, à Cancun (Mexique), fut la scène d'un événement sans précédent : les pays membres du G21 – un groupe de pays en voie de développement conduits par le Brésil, la Chine et l'Inde – a osé faire face au bloc des pays riches rassemblés sous le G8 sur la question de l'ouverture des marchés et des subventions à l'exportation.

Cette réunion était l'aboutissement de discussions qui avaient débuté à Doha, au Qatar, en 2001. On espérait aboutir à un accord visant à créer un marché global juste et efficient, capable de faire profiter les pays pauvres des bénéfices du libre-échange. Mais les discussions ont échoué avec le départ des délégués des pays en voie de développement, lorsqu'il est apparu que les pays riches n'avaient aucune intention de réduire les subventions qu'ils versent à leurs agriculteurs (soit environ un milliard de dollars par jour). Après des mois d'impasse et sous la pression de nombreux pays en voie de développement, les Etats-Unis et l'Europe avaient concocté un plan visant à libéraliser leur commerce agricole; mais bien qu'il prévoit certaines réformes, ce plan était nettement moins ambitieux que ce qui avait été prévu à Doha.

Sous le coup de la colère face à ce manque d'engagement, les pays du G21 ont conclu qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de quitter les discussions, en affirmant qu'aucun accord était préférable à un mauvais accord. Ce groupe, malgré les différences d'intérêts et de situation économique, se fait de mieux en mieux entendre. Il représente la moitié de la population mondiale et les deux tiers de ses agriculteurs. Le G21 a formé un front uni à Cancun pour marteler le même message : les pays riches, qui accordent le plus de subventions à l'agriculture, doivent faire davantage d'efforts pour libéraliser le commerce agricole.

En défiant les pays les plus riches, le G21 a montré qu'il pouvait représenter une force dans les négociations futures. Miguel Rossetto, ministre brésilien de l'Agriculture, a affirmé : « Le G21 a ses propres propositions, qui ont été mises au point soigneusement. Il représente 63 % de la population agricole, une population qui doit trouver un moyen de se défendre.[...] Nous faisons des efforts politiques pour préserver le multilatérisme, non en tant qu'idée abstraite mais en tant qu'élément clé du développement et de l'éradication de la pauvreté. » Les discussions à Cancun se sont déroulées sous les protestations de milliers d'agriculteurs, de travailleurs et de militants altermondialistes qui réclament un commerce plus équitable.




Home George Soros contre les extrémistes américains

Source : BBC Radio 4, Grande-Bretagne

S'exprimant sur BBC 4, au sujet des élections présidentielles, G. Soros, illustre milliardaire de la finance et généreux philanthrope, s'est déclaré opposé au renouvellement du mandat de G. Bush. « J'ai grand espoir que les gens vont se ressaisir et se rendre compte qu'ils ont été trompés, et que le 11 septembre a été utilisé par un groupe d'extrémistes afin d'appliquer des politiques qu'ils prônaient bien auparavant, comme l'invasion de l'Irak. »

D'après G. Soros, la politique de l'administration Bush se base sur une idéologie fausse : « Il existe un groupe que j'appellerais « extrémiste » qui croit que les relations internationales sont basées sur le pouvoir et non sur le droit, et que la loi finira toujours par s'accorder avec ce qui a été établi par la force. Il pense donc que les Etats-Unis, étant la plus grande puissance, doivent imposer leur volonté et leurs intérêts au monde entier. Cette idéologie est très dangereuse car les Etats-Unis sont en effet très puissants. »

G. Soros estime qu'en réalité le conflit qui a surgi entre les Etats-Unis et les Nations unies au sujet de la guerre, et que le président Bush avait qualifié de « crise décisive pour les Nations unies », a renforcé l'Onu : « Je pense que les Etats-Unis ont dépassé les limites. En adoptant des positions extrêmes, les extrémistes rendent eux-mêmes apparente la fausseté de leur idéologie. Dans une démocratie, l'électorat, qui n'est pas extrémiste, va les désavouer et ils le savent ; c'est pourquoi ils préparent leur retraite. Je pense qu'il y a de bonnes chances pour que les Etats-Unis se tournent à nouveau vers les Nations unies, car ils se rendent compte qu'il est très difficile et certainement très coûteux de vouloir tout régler soi-même. Ainsi finalement, tout ceci pourrait conduire à un renforcement des Nations unies. »




Home D. Kucinich : « Il est temps de reconstruire l'Amérique »

Source : Albuquerque Tribune, E.-U.

Lors d'une allocution à Santa Fe, où il devait participer à un débat télévisé national, Dennis Kucinich, sénateur de l'Ohio, s'est exprimé en faveur d'une couverture médicale universelle, de l'arrêt de toute dépense militaire nouvelle et de la fin des guerres étrangères comme celle en Irak. « La seule manière d'assurer la sécurité de l'Amérique passe par la coopération internationale, a-t-il déclaré. Les politiques unilatéralistes nous coupent de la communauté mondiale. »

D. Kucinich se présente aux élections primaires du parti démocrate, qui doivent désigner le candidat qui se présentera contre le président Bush. C'est lui qui s'est élevé le plus violemment contre la guerre en Irak : « Je continue à poser des questions sur la légitimité de notre présence en Irak. »

A Albuquerque, il a exposé son programme de « reconstruction de l'Amérique », programme analogue à ceux mis au point au cours de la dépression pour reconstruire des routes, des usines hydrauliques, améliorer les systèmes d'assainissement et d'approvisionnement en énergie. « Il est temps de reconstruire l'Amérique, a-t-il déclaré, nous avons les ressources pour le faire et nous devons avoir la volonté de le faire. » Il a qualifié la guerre en Irak de « gaffe de Bush », répétant qu'il n'y avait aucune justification à la guerre. « Il est temps de retirer nos troupes d'Irak et d'y faire entrer l'Onu. »

Exprimant sa conviction que « l'Amérique doit se rappeler d'où elle vient, en tant que nation, et tendre les bras, une fois de plus, vers la communauté mondiale », D. Kucinich a déploré que les actes terroristes de septembre 2001 avaient encore des retombées tragiques sur la communauté des immigrants. Il est partisan d'une amnistie envers les travailleurs sans papiers et d'un élargissement des possibilités d'obtenir la citoyenneté pour les immigrants. Il souhaite également que les Etats-Unis fournissent des soins médicaux à tous les travailleurs en provenance du Mexique.

A Santa Fe, D. Kucinich a abordé des thèmes d'une importance vitale pour les électeurs. « Comment se fait-il que dans une nation qui dispose de tant de richesses, nous ayons des citoyens d'un certain âge qui fragmentent leurs pilules pour faire durer plus longtemps les médicaments qui leur sont prescrits ? La recherche du profit est incompatible avec un système de santé. Donner accès à chaque Américain à la meilleure qualité de soins possible... cela constitue un problème essentiel dans notre pays, mais nous ne pourrons jamais en débattre tant que la nation sera focalisée sur des discussions à propos de la guerre et des baisses d'impôts. »

D. Kucinich a critiqué les accords commerciaux internationaux, comme l'Acte de libre-échange nord-américain (l'Alena) qui, selon lui, aurait coûté plusieurs millions d'emplois aux Etats-Unis. « A compter de mon élection au mandat de président, l'une de mes premières décisions sera d'annuler l'Alena », a-t-il déclaré sous un tonnerre d'applaudissements.

Concernant la guerre en Irak, D. Kucinich a écarté l'idée des politiques de frappes préventives, déclarant qu'il ne fallait recourir à l'armée que si le pays était directement attaqué : « Il n'y a aucune autre justification à l'utilisation des forces armées. »




Home Une opportunité de revitaliser l'Onu

Source : Sojourners, Etats-Unis

Dans un article du magazine Sojourners intitulé Say goodbye to the UN ? (Dire adieu à l'Onu ?), Davis Batstone écrit que lors d'un récent congrès auquel assistaient des dirigeants de nombreux pays, en Suède, il a eu la nette impression que beaucoup d'entre eux considéraient les Nations unies comme une cause perdue. Des représentants de pays en voie de développement s'insurgeaient contre l'intégralité structurelle affichée par le Conseil de sécurité. De leur côté, les Européens se plaignaient du manque de pouvoir de l'Onu, soulignant son incapacité à réaliser une médiation efficace dans les enjeux de la politique de pouvoir en Irak.

D. Batstone met en garde contre un tel pessimisme sur l'avenir de l'Onu car il « résonnera comme une musique douce aux oreilles des néo-conservateurs qui mettent en place un programme très différent à la Maison blanche ». Il soutient qu'en dépit des insuffisances de l'Onu, « c'est pratiquement le seul organisme auquel le gouvernement américain puisse accorder un minimum de considération en ce qui concerne les affaires internationales. » Il reconnaît que l'Onu peut être inefficace dans un certain nombre de domaines, mais affirme que cela devrait nous inciter à formuler « des propositions en vue d'une sérieuse réforme et d'une revitalisation », et non à demander son élimination. « L'Onu a le potentiel, rarement mis en œuvre cependant, de fournir une vision morale face aux conflits mondiaux, transcendant les intérêts de chaque Etat. Des critiques soulignent que l'existence même du Conseil de sécurité engendre une justice à deux vitesses et qu'il faudrait créer une nouvelle institution. Il s'agit là d'une impasse. Pouvez-vous imaginer les Etats-Unis, sans parler de la Chine ou de la France, se joignant à un nouvel organisme de gouvernement auquel ils devraient rendre compte, où la parité régirait l'ordre des choses ? Dans un monde parfait, oui, mais cela n'est pas réaliste aujourd'hui. L'intense focalisation sur l'Onu après l'Irak nous offre l'opportunité de créer un système plus juste de gouvernement, avec des contrôles et des régulations appropriées, au sein des structures présentes. Nous ne devrions pas gaspiller cette chance sous prétexte que nous craignons sa faiblesse. »




Home De nouvelles avancées dans la compréhension des cancers

Source : BBC TV Ceefax, G.-B.

A l'Université de Nottingham (G.-B.), des chercheurs coordonnant des études sur le cancer du col de l'utérus ont annoncé des résultats concluants à propos d'un nouveau vaccin contre cette maladie. Un virus, le virus papilloma humain (VPH) est la cause de 99,2 % des cancers du col de l'utérus. L'étude montre que le vaccin, qui opère en créant des anticorps neutralisants, a été efficace à 100 % pour le niveau 1 : sur 6 000 femmes vaccinées, à travers le monde, aucune n'a développé le virus.

Selon une autre étude conduite par Cancer Research (G.-B.), une molécule longtemps associée au cancer des intestins a été identifiée comme agent favorisant les métastases. Des chercheurs ont découvert que la molécule SCR relâche la structure des tissus, ce qui provoque la prolifération des cellules cancéreuses de l'intestin vers les autres parties du corps. De nouvelles re-cherches s'orientent maintenant vers la fabrication de médicaments capable de restaurer la structure des tissus, afin de stopper la maladie en empêchant les cellules cancéreuses de se propager dans le corps.





Les priorités de Maitreya

Home Pourquoi a-t-on faim dans le monde ?

Source : New York Times Magazine, E.-U.

C'est sous ce titre choc que le New York Times apublié un long article sur les raisons de la persistance de la faim en Afrique. L'auteur, Barry Bearak, voulant explorer le « mécanisme de la famine », a commencé par passer quelques semaines dans des villages du Malawi. Il décrit le voyage de la faim d'un certain nombre de personnes durant les mois de disette, (de décembre à mars, période de croissance de la végétation). Ainsi que le dit un des villageois : « On ne peut s'habituer à la faim. Il y a toujours quelque chose qui bouge dans l'estomac. On sent qu'il est vide. Les intestins travaillent sans cesse. Ils sont vides, eux aussi, et cherchent quelque chose pour se remplir. »

Le Malawi, comme beaucoup d'autres pays africains, est « accoutumé » à la faim, et l'année dernière a été la pire de celles qu'il a connues récemment. Ce fléau a probablement fait des milliers de victimes. Le premier symptôme, comme le raconte une femme qui a vu mourir son mari, ce sont les pieds qui gonflent, puis le corps entier.

D'une manière plus générale, B. Bearak explique que « même de simples petites ruptures dans une alimentation régulière suffisent souvent à entrouvrir la porte entre ce qui est normal, c'est-à-dire une malnutrition chronique, et ce qui est exceptionnel, la famine. La faim et la maladie se renforcent alors l'une l'autre, conduisant à la mort ».

Elargissant encore son point de vue, le journaliste fait remarquer que les nations africaines s'enfoncent davantage chaque année dans la pauvreté, la faim et la maladie. Leur part dans le commerce et les investissements internationaux s'est effondrée. « Le revenu par habitant est inférieur à ce qu'il était dans les années 1960, la moitié de la population vivant avec moins de 65 centimes d'euro par jour ». Vingt-sept de ces nations se trouvent en bas de tableau de l'Indice de développement humain – indice élaboré par les Nations unies et intégrant la santé, l'alphabétisation et le revenu. Même si la crise fait le plus de dégâts en Ethiopie, en Erythrée et au Zimbabwe, le Programme alimentaire mondial avertit que près de 40 millions d'Africains sont la proie de la famine et connaissent une souffrance sans précédent.

Une souffrance qui, au Malawi, a frappé nombre de gens qui, faute d'argent, ne pouvait avoir accès aux céréales pourtant disponibles dans les magasins. « Finalement, dit-il, le chemin de la causalité remonte vers les nations riches et les institutions qu'elles cogèrent – comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Il passe par les hauts et les bas aléatoires des prix des biens et services ainsi que des taux de change, et entre péniblement dans les limites étroites de la conscience humaine. »

Dans les années 1990, ces deux institutions ont imposé des mesures d'austérité draconienne, partant du principe que le libre échange était le mieux à même de faire sortir de la pauvreté. La plupart des accords de prêts engageaient les gouvernements, par des clauses en petits caractères, à réduire leurs subventions, leurs dépenses publiques et à brader leurs monopoles. Les résultats ne se sont pas fait attendre : ces pays ont dû procéder à des dévaluations répétées et ont vu fondre de manière dramatique leurs réserves en devises étrangères. Ainsi, le prix en dollars d'un sac de fertilisants a baissé, mais il est en fait devenu cinq fois plus cher pour le paysan malawais du fait des dévaluations successives de la monnaie nationale. D'autre part, alors que les Etats-Unis, la Grande- Bretagne, l'Union européenne, le FMI et la Banque mondiale réclament l'abandon des subventions publiques, « ils distribuent un milliard de dollars par jour à leurs agriculteurs », ce qui fait baisser le prix des biens et services et « sape la capacité des pays en voie de développement à être compétitifs sur les marchés mondiaux ».

B. Bearak cite Nicholas Stern, chef économiste à la Banque mondiale, selon lequel une vache européenne reçoit 2,50 euros de subventions par jour, alors que 75 % des Africains doivent se débrouiller avec moins de 2 euros par jour. « C'est donc, en définitive, par manque d'argent que les familles souffrent de la faim. Dans la plupart des cas, c'est aussi simple que cela. Les nations consacrent bien moins à l'aide au développement qu'il y a une décennie, les Etats-Unis étant, proportionnellement, les derniers de la classe. »

L'auteur conclut son article avec un « truc » que lui ont donné des paysans qu'il a rencontrés peu avant qu'il ne quitte le pays. « Si tu as faim, un jour, au point de ne plus pouvoir travailler, il existe une manière, pour peu qu'on en ait la volonté, de déjouer les ruses d'un estomac vide. Serre aussi fort que tu peux un vêtement autour de ta taille. De cette façon, tu pourras l'espace de quelques heures faire croire à ton ventre qu'il est plein. »




Home Baisse de revenus dans 54 pays

Source : Pnud

Alors qu'une grande partie du monde a connu une période de croissance au cours des années 1990, 54 pays en voie de développement se sont au contraire appauvris, la plupart situés en Afrique sub-saharienne. Pour renverser cette tendance, le Rapport 2003 de l'Onu sur le développement humain (RDH) préconise des stratégies pas uniquement tournées vers la croissance économique, mais visant également une répartition plus équitable de la richesse et des services. « La pauvreté n'est parfois qu'un problème politique, déclare Mark Malloch Brown, administrateur du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement). Ce rapport montre que, dans de nombreux pays, les ressources sont suffisantes pour mettre fin à la misère, mais qu'il y subsiste pourtant des secteurs d'ultime pauvreté, en raison d'une inquiétante discrimination dans la fourniture des services élémentaires. »

Dans sa Convention pour le développement, le RDH propose de nouvelles politiques destinées à relancer la croissance et à réduire la pauvreté. Selon lui, il est plus important pour le développement humain d'investir dans des branches créatrices d'emplois, comme l'industrie manufacturière et textile, que dans des secteurs nécessitant de gros apports de capitaux, tels que la recherche et l'exploitation pétrolière.

Le Rapport insiste donc sur la nécessité de soutenir les petites entreprises dans les pays émergeants. Il invite leurs gouvernements à orienter prioritairement leurs dépenses vers les services les plus nécessaires aux pauvres : les écoles primaires (et non les universités) ; les centres médico-sociaux (et non les hôpitaux des grandes villes utilisant des techniques de pointe).

« Les pays pauvres ne peuvent se permettre d'attendre de devenir riches pour investir sur leurs populations, explique Jeffrey Sachs, consultant du Secrétariat général de l'Onu pour le développement. Au contraire, il faut des centres médico-sociaux, des écoles, des routes, de l'eau potable et des installations sanitaires, afin de générer de la croissance économique. Satisfaire les besoins essentiels de la population ne sert pas seulement à réduire ses souffrances. C'est également la pierre angulaire d'une stratégie globale de croissance économique. »

Le RDH 2003 souligne que, dans de nombreux pays, les femmes, les populations rurales pauvres et les minorités ethniques
ne bénéficient pas équitablement de l'augmentation des dépenses sociales, et subissent une discrimination récurrente dans les domaines de l'accès à l'éducation, aux soins médicaux, à l'eau potable et aux installations sanitaires. Dans la majorité des pays en voie de développement disposant de statistiques fiables, la réduction de la mortalité infantile est beaucoup moins sensible à la campagne qu'à la ville. Et il est frappant qu'au Cambodge, par exemple – où 85 % des habitants vivent à la campagne – 87 % des professionnels de la santé travaillent en zone urbaine.

La Convention pour le développement part du principe que la seule croissance ne parviendrait pas à réduire la misère dont souffrent plus d'un milliard de personnes. Il convient surtout de s'attaquer à des fléaux tels que la malnutrition et l'illettrisme, qui sont à la fois causes et symptômes de la misère.

Les statistiques devraient couvrir de honte la communauté internationale : au cours des dix dernières années, plus de 13 millions d'enfants sont morts de diarrhées chroniques. Tous les ans, plus de cinq cent mille femmes, une toutes les minutes, meurent en cours de grossesse ou d'accouchement. Et plus de 800 millions de personnes souffrent de malnutrition.

Les remèdes de la plupart de ces fléaux sont pourtant connus : des moustiquaires pour lutter efficacement contre la malaria, des sages-femmes pour aider les femmes à accoucher, et des programmes de sensibilisation à l'hygiène pour préserver les réserves d'eau potable. Aucune de ces solutions ne nécessite le recours à des technologies de pointe. Et pourtant, combinées, elles suffiraient à sauver des millions de vies.




Home La pauvreté engendre les guerres ci­viles

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

La pauvreté extrême est la principale cause des guerres civiles. Des pays dont la population vit avec un faible revenu et où l'ex­portation de matière première est la principale source de revenus courent un important risque de conflits internes, d'après une équipe de chercheurs de la Banque Mondiale qui a étudié 52 guerres civiles qui ont fait rage entre 1960 et 1999.

« Chaque fois qu'une guerre civile éclate quelque part, il se trouve toujours un historien qui situe l'origine du conflit dans le XIVe siècle et un anthropologue qui lui trouve des causes ethni­ques, déclare Paul Collier, principal auteur du rapport Briser le piège du conflit : Mais l'histoire ancienne et les tensions ethniques constituent rarement une explication. Les conflits naissent généralement dans un passé récent et dans l'économie. Si bien qu'une guerre civile implique que la politique de développe­ment a échoué. » Le Rapport précise que tandis que les politiciens de droite pensent que les guerres civiles naissent de haines ethniques et religieuses, les politiciens centristes estiment que le manque de démocratie est à blâmer, et ceux de la gauche déclarent que les causes en sont les inégalités et le colonialisme. Mais aucune de ces explications ne s'accorde avec le chiffre de 52 guerres civiles. Les facteurs significatifs sont le niveau et la croissance du revenu, et la présence de ressources naturelles comme le pétrole, les diamants et le bois. Une analyse statisti­que montre qu'un doublement du revenu par habitant réduit de moitié le risque de conflit.

Les nations dites « marginalisées » ayant un taux de prospérité très bas, une administration incompétente et souvent corrompue ainsi que des exportations reposant surtout sur les matières premières sont les plus sujettes aux conflits internes. Dans les années 1990, le niveau moyen de richesse de ces pays a diminué. La côte d'Ivoire et la Sierra Leone en sont des exemples typiques.

Le deuxième groupe de pays à haut risque est composé de nations qui sont « prises » dans un conflit après avoir vécu une guerre ci­vile.





Faits et prévisions

Home Des manifestations massives pour la paix

Source : Reuters ; Associated Press

« Si la forme que pourrait prendre cette culture reste, pour la plupart, imprécise et sans réelle substance, il est au moins une chose qui soit déjà imprimée dans l'esprit du public comme des médias : la force grandissante de la voix des peuples, et leur détermination croissante à se faire entendre. C'est là l'événement politique le plus important de notre temps. Dans le monde entier, les peuples de toutes les nations prennent le contrôle de leur destin, exigeant le respect de leurs droits. L'appel intérieur à la liberté, inhérent à leur divinité, unit les hommes de toute race et de toute croyance et, en un crescendo ininterrompu, il fera retentir à l'infini son écho jusqu'à ce que s'effondrent les derniers bastions de la tyrannie, jusqu'à ce que l'humanité puisse prendre possession de son héritage. » [Le Maître de B. Creme, Partage international, juil./août 1992]

Entre les 25 et 28 septembre 2003, des manifestants se sont déversés par centaines de milliers dans les rues de plus de 45 pays pour protester contre « l'occupation » de l'Irak et affirmer leur solidarité avec les Palestiniens en ce troisième anniversaire du début de la seconde Intifada. Parmi ces pays, citons : l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, le Bahreïn, la Belgique, le Canada, Chypre, la Corée du Sud, le Danemark, l'Egypte, les Emirats Arabes Unis, l'Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, la Grèce, l'Inde, l'Iran, l'Irlande, le Japon, la Jordanie, le Liban, la Macédoine, le Maroc, le Mexique, la Norvège, le Pakistan, la Palestine, les Pays-Bas, les Philippines, la Pologne, le Portugal, le Soudan, la Syrie, la Thaïlande, la Turquie...

Ces premières grandes manifestations depuis l'éviction de Saddam Hussein coïncident avec la baisse de confiance du public envers G. Bush et T. Blair. Dans un sondage réalisé en septembre pour le Financial Times, 50 % des personnes interrogées souhaiteraient le départ du premier ministre britannique. Même chiffre (49 %) en ce qui concerne le président des Etats-Unis, où d'importantes manifestations se sont déroulées de Los Angeles à New York, en passant par San Francisco et Chicago.




Home « Il n'y a pas d'alternative aux Nations unies »

Source : The Guardian, G.-B.

« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante sur la planète. Grâce à elles, les principaux problèmes internationaux trouveront leur solution.  » [un collaborateur de Maitreya, PI, septembre 1989]

La dernière rencontre au sommet de l'Assemblée générale des Nations unies, qui s'est tenue le 23 septembre 2003, a vu s'élever nombre de critiques virulentes contre l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis. Pour plus de 80 chefs d'Etats et de gouvernements, cette session fut la première occasion de se réunir depuis cette invasion et d'entendre ensemble des interventions soutenant vigoureusement le rôle de l'Onu.

Le président du Brésil, Lula da Silva, s'adressant à l'Assemblée lors de l'ouverture, l'appela à mettre en place un « cadre multilatéral où l'Onu aurait le rôle central » dans des questions de sécurité et de reconstruction nationale aussi complexes que l'Irak et le Moyen-Orient. Il fit également de l'éradication de la faim dans le monde « un impératif moral et politique ».

Le président Jacques Chirac critiqua l'isolationnisme américain en ces termes : « Dans un monde ouvert, nul ne peut s'isoler, nul ne peut agir seul au nom de tous les autres, nul ne peut accepter l'anarchie d'une société sans règle. » Il souligna également l'importance des Nations unies pour le règlement de nombreuses questions, comme celle de l'Irak : « Il n'y a pas d'alternative aux Nations unies. Le multilatéralisme est crucial, car il assure la participation de tous à la conduite des affaires du monde. » Avec son homologue allemand, G. Schroeder, J. Chirac demanda un transfert rapide du pouvoir aux Irakiens. « [...] le transfert de souveraineté aux Irakiens, qui doivent être les seuls responsables de leur avenir, est essentiel pour la stabilité et la reconstruction [du pays]. » Quant au terrorisme, il déclara qu'il « continuerait [à frapper] encore et encore tant que nous permettrons à l'extrémisme et au fanatisme de fleurir et que nous n'aurons pas compris qu'il cherche ses justifications dans les conflits non résolus et les déséquilibres sociaux et économiques du monde. »

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, mit en garde contre les attaques préventives : « Jusqu'à présent, il était admis que lorsque des Etats veulent traiter des menaces majeures à la paix et la sécurité mondiales, seule l'Onu est à même de légitimer leur entreprise. Aujourd'hui, certains déclarent que cette position n'est plus tenable, au prétexte que des attaques menées avec des armes de destruction massive peuvent être lancées à tout moment, sans avertissement, par des Etats ou des groupes clandestins. » Il avertit que la logique sous-tendant cette nouvelle interprétation du droit international « constitue une remise en cause fondamentale des principes sur lesquels ont reposé la paix et la stabilité du monde depuis 58 ans. »




Home La plus grande réserve marine du monde

Source : BBC

« L'environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier ». [Maitreya, PI, juin 1989]

La réserve marine de Heard Island et de McDonald Islands – à 4 000 km de la côte sud-ouest de l'Australie – aura deux fois la superficie de la Suisse et protégera l'un des plus anciens milieux naturels de la planète. Un grand nombre d'espèces en danger d'extinction, telles que l'éléphant de mer et le phoque à fourrure, évoluent dans ces eaux. La région a été placée sur la liste de l'Héritage mondial il y a plusieurs années, mais l'initiative du gouvernement australien d'en faire un parc national totalement protégé abolira officiellement la pêche, ainsi que l'exploitation pétrolière et minérale.





Regard sur le monde

Home Briser le silence sur les pertes civiles

Source : Independent Television, G.-B.

Le journaliste britannique John Pilger, dans une émission télévisée de septembre 2003,« Briser le silence : vérités et mensonges sur la guerre contre la terreur », fait état d'une enquête selon laquelle près de 10 000 civils auraient été tués lors de la guerre contre l'Irak, auxquels il faudrait ajouter peut-être plus de 30 000 soldats – pour la plupart des adolescents.

Les officiels américains interviewés dans cette émission se sont montrés très surpris lorsqu'on leur a suggéré d'inclure les pertes civiles dans le décompte des victimes de guerre. Interrogé sur cette estimation de 10 000 civils tués, John Bolton, sous-secrétaire à la Sécurité internationale au département d'Etat et l'un des principaux « néo-conservateurs », a répondu : « Vous savez, je crois que ce chiffre n'est pas très élevé au regard de l'importance des opérations militaires. » Et lorsque J. Pilger posa cette même question à un officiel haut gradé du Pentagone, un colonel ordonna au caméraman d'arrêter l'enregistrement.

J. Pilger traite aussi du « gros mensonge inventé à Washington dans les heures qui ont suivi les attaques du 11 septembre, destiné à berner le public américain et à tromper les médias sur les raisons réelles de l'attaque contre l'Irak. » Un ancien haut gradé de la CIA a déclaré que « c'était de la blague à 95 % ». Le Pentagone avait mis en place un Bureau des plans spéciaux dont « la seule fonction était de faire de renseignements vagues ou non fondés les éléments de base de la politique américaine, a déclaré J. Pilger. C'est ce bureau qui envoya à Downing Street la plupart des preuves sur les armes de destruction que nous savons maintenant être du simple bluff. En fait, a-t-il ajouté, contrairement aux démentis de T. Blair à l'époque, la décision d'attaquer l'Irak a été prise le 17 septembre 2001, seulement six jours après les attentats de New York et de Washington. »




Home Etats-Unis : arrestations secrètes

Source : Human Rights Watch press

Un communiqué de presse de Human Rights Watch (ONG s'occupant des droits de l'homme) appelle la Cour suprême américaine à réviser un arrêté rendu par la cour de justice d'un Etat, permettant de garder secrets les noms de plus de 1 000 personnes arrêtées après le 11 septembre. Ce communiqué accompagnait une seconde pétition, déposée avec un ensemble d'autres organisations spécialisées dans la défense des droits civils et les problèmes liés à l'immigration, demandant que cette affaire soit portée devant la Cour suprême. En effet, les cours de différents Etats ont rejeté la première pétition, remise en octobre 2001, dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information.




Home Fausses solutions contre la pollution de l'air

Source : The Guardian

Des feux de forêts ? La solution est simple : en réduisant les forêts et en supprimant les sous-bois vous aurez moins d'incendies. C'est là la réponse du président des Etats-Unis lorsqu'il visita Cascade Mountains, dans l'Oregon, là où les feux de forêt ont fait rage récemment. Le même jour, le projet d'un amendement au Clean Air Act parvenait aux médias. Les protecteurs de l'environnement sont inquiets car ce projet exempterait les usines américaines des diverses réglementations en matière de protection de l'air. Selon Carl Pope, directeur du Sierra Club : « L'administration Bush accorde un laissez-passer aux pollueurs. L'été dernier, lorsque des millions d'Américains se sont retrouvés sous un ciel noir, nous avons compris ce qui se passe lorsque les entreprises ne se modernisent pas. Trente ans de progrès en matière d'environnement nous ont montré que la loi sur la protection de l'air fonctionne. Pourquoi l'administration Bush nous expose-t-elle à une pollution accrue en vidant la loi d'une bonne partie de sa substance ? »

Des voix critiques s'élèvent pour affirmer que l'Agence de la protection de l'environnement (EPA) a perdu son indépendance. Un rapport publié par Nikki L. Tinsley, inspecteur général à l'EPA, montre que l'agence a fourni des informations biaisées aux habitants de New York quant aux risques pour la santé provoqués par la pollution de l'air, suite à l'effondrement des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Le rapport de M. Tinsley affirme que « lorsque, le 18 septembre, l'EPA a annoncé que l'air ne présentait aucun danger pour la santé, l'agence ne disposait pas de données et d'analyses suffisantes pour justifier une telle déclaration ». Le rapport montre aussi que la Maison Blanche, en invoquant la sécurité nationale, a donné des instructions à l'agence sur les informations à transmettre ou à cacher au public.

Les protecteurs de l'environnement affirment que d'autres incidents montrent comment la Maison Blanche a soit modifié, soit caché des informations scientifiques qui n'étaient pas conformes à sa politique. C'est ainsi que le rapport annuel de l'EPA ne parle plus du réchauffement planétaire. Selon les spécialistes de l'environnement, l'EPA a également refusé de mener ou de publier des analyses sur les législations relatives aux gaz à effet de serre ; celles-ci sont combattues par l'Administration alors que, selon un large consensus, ces gaz sont considérés comme étant à l'origine du réchauffement planétaire. Le Conseil pour la défense des ressources naturelles affirme que le projet d'amendement au Clean Air Act permettra aux industries à travers tout le pays de polluer davantage l'air ; ce qui d'évidence constitue un mauvais coup pour l'environnement.





Courrier des lecteurs

Home "M" pour Maitreya

Cher Monsieur,

Un samedi soir, en avril 2003, j'étais en train de cuisiner pour le dîner et je coupais une carotte en petits morceaux. C'était une grosse carotte de culture biologique et je l'ai coupée d'abord en quatre dans le sens de la longueur, puis en petits morceaux. J'ai été très surprise de voir que sur l'un des morceaux, je pouvais lire distinctement un « M ».

J'ai pensé immédiatement « Maitreya » et j'ai éprouvé un intense sentiment de joie. C'était étonnant car le « M » pouvait se lire sur les deux faces de cette fine tranche de carotte, mais pas sur les autres.

Mon mental a essayé de rationaliser, mais le « M » était si parfait que je l'ai pris en photo. J'étais un peu fatiguée à ce moment-là.

Est-ce que ce pourrait être un signe ?

R-M. C., France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la lettre « M » sur la carotte a été manifestée par Maitreya.


Home Un spectacle étonnant

Cher Monsieur,

Le samedi 14 juin 2003, j'ai participé à une méditation de transmission dans une salle municipale. A midi, j'ai fait une pause et je suis allée faire des courses avec une amie. Il y avait beaucoup de monde dans la rue. Au milieu de la foule, je remarquai un mendiant assis sur le sol et d'un geste automatique je sortis de ma poche une pièce de cinquante centimes.

Je vis alors avec étonnement qu'il y avait devant lui une rangée de billets différents. On aurait dit une petite banque de rue. Je lui remis la pièce que j'avais sortie de ma poche. Je ne pouvais croire qu'on lui avait donné tous ces billets. Tandis que je cherchais des yeux mon amie, un jeune Turc, à l'allure robuste, portant un T-shirt vert et des lunettes de soleil, m'adressa la parole. Pendant un instant j'eus peur qu'il ne se montre agressif, mais il me demanda : « Que pensez-vous de cela ? » Ma confusion augmenta. Il ajouta : « Pour moi, cela signifie que je pourrais prendre un billet. » Je répondis : « Peut-être cela montre-t-il qu'il y a assez d'argent dans le monde, mais qu'il n'est pas distribué de manière équitable. » Je ne comprenais pas le sens de mes propres paroles, car, dans ce cas précis, c'était le mendiant qui avait l'argent. Le jeune homme dit alors : « C'est ce que je dis toujours », et nous nous séparâmes.

L'argent est pour moi aussi une cause de souci et ce mois-ci j'ai payé plus de factures que normal. Je ne peux croire que cette rencontre soit le fruit du hasard – peut-être était-elle destinée à me donner une leçon. Le mendiant était-il Maitreya et le jeune Turc le Maître Jésus ?

H. P., Hambourg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « mendiant » était Maitreya et le jeune homme le Maître Jésus.


Home Un rapide soulagement

Cher Monsieur,

Cela avait été une mauvaise journée ; le travail avait été fastidieux et pénible ; mon cours du soir avait été long. La pizza que j'avais mangée me restait sur l'estomac. Je me sentais mal en point et très fatiguée. J'avais mal aux yeux et à la tête. Rentrant à la maison en bus, les arrêts et les démarrages successifs me rendaient encore plus malade. Je me tenais la tête entre les mains.

Un vieil homme monta alors dans le bus et s'assit devant, en diagonale par rapport à moi. Il avait une grande barbe blanche et de petits yeux brillants. Il était chauve et il portait un chapeau noir et un long manteau noir. Il avait un porte-documents sur les genoux. Je le surpris à me fixer intensément. Cela ne me plaisait guère, mais je me contentai de penser : « Qu'importe », et je continuai à me masser les tempes.

Au bout de quelques instants, je sentis soudain quelque chose d'étrange ; une sorte d'énergie venue de nulle part pénétrait dans ma tête. Elle semblait pulser et tourner en spirale et elle dissipait mon malaise. Il s'agissait d'une énergie forte et indéniable.

Je levai les yeux et je constatai que le vieil homme me fixait toujours. Sa main tapait maintenant sur le porte-documents qui se trouvait sur ses genoux, deux coups successifs suivis d'un intervalle : taptap, taptap. A chaque fois qu'il tapait sur son porte-documents, je sentais un nouvel afflux d'énergie. Il me regardait maintenant d'un air interrogatif, comme pour me demander : « Est-ce que cela marche ? Ressentez-vous quelque chose ? » Je baissai les yeux, non seulement parce que je ne comprenais pas ce qui se passait, mais aussi parce que je ne souhaitais pas qu'il s'arrête. L'énergie continuait à pulser et je me sentais de mieux en mieux.

Une femme qui était assise devant moi se retourna et me regarda avec un large sourire comme pour dire : « Voyez-vous ? N'est-ce pas agréable ? », à moins que peut-être elle ait reçu une partie de cette énergie elle aussi. Elle semblait savoir qu'il se passait quelque chose.

Lorsque le moment fut venu pour moi de descendre du bus, je me sentais beaucoup mieux ; j'avais de l'énergie et mes malaises avaient disparu. Je me levai, je regardai le vieil homme, je lui souris et très timidement je le remerciai. Timidement, car même si je savais que c'était lui qui m'avait guérie, l'expérience était si inhabituelle et dépassait tellement mon entendement que je ne pouvais me sentir vraiment sûre de moi. Il dit quelque chose comme : « Reposez-vous », ou « Détendez-vous ».  Je rentrai chez moi et me sentis parfaitement bien pendant tout le reste de la soirée.

Pourriez-vous me dire qui étaient cet homme et cette femme ?

C. L., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « vieil homme » était Maitreya et la « femme » le Maître Jésus.


Home Une froide indifférence

C'était à New York, un jour de grand vent, et il faisait un froid glacial. Je supporte difficilement le froid. Je pense que j'avais quatre couches de vêtements superposés sous ma veste la plus chaude, mais cela ne suffisait pas le moins du monde à me réchauffer. Le vent était si fort et si pénétrant qu'il me glaçait jusqu'à la moelle des os. Je me rendais à pied de ma banque vers un restaurant, une rue plus loin, et c'était une torture pour moi. Tout ce à quoi je pouvais penser, c'était arriver au restaurant le plus vite possible et me retrouver à l'abri du froid.

A mi-chemin, un Indien, surgi de nulle part, vint vers moi et me demanda de la monnaie. Il ne portait ni chapeau, ni gants, seulement une veste peu épaisse dont la fermeture éclair n'était même pas fermée. Cependant, prise par mon idée fixe, je me contentai de lui répondre : « Je regrette », et je continuai à marcher (par ailleurs, je garde mon argent dans un porte-monnaie à l'intérieur de mon manteau, et je ne voulais absolument pas ouvrir celui-ci). Mais je vis sa réaction. Il leva les yeux et mis la main sur son front en faisant une grimace comme pour me dire : « Oh ! Non, Camille. Ce n'est pas la bonne réponse ! » Il poursuivit sa route et je le suivis des yeux jusqu'à ce que, une fois arrivée au restaurant, il me fut impossible de le voir plus longtemps. Chose étrange, il me semblait moins affecté par le froid, dans sa veste légère, que moi avec toutes mes couches de vêtements superposés. Je me suis sentie vraiment mal à l'aise de ne pas avoir été capable de faire abstraction de mes propres soucis pour aider cet homme qui n'avait même pas un manteau.

Qui était-il ?

C. L, New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'Indien » était le Maître Jésus.


Home Un jeune yogi

Cher Monsieur,

Le mercredi 3 février 1999, je me suis rendue au centre de loisirs municipal afin d'organiser une petite fête pour l'anniversaire de mon jeune fils. Je devais localiser une certaine salle à l'intérieur du centre. J'avais dû emprunter un escalier mal éclairé et j'étais passée à côté d'une salle remplie de garçons et de filles enthousiastes en train de pratiquer le judo. En haut de l'escalier il y avait une porte ouvrant sur la salle que je cherchais. Je dois avoir mis une minute au maximum pour y arriver.

En redescendant, je vis soudain un garçon âgé d'une douzaine d'années, portant une tenue de judo, assis les jambes croisées sur le sol en bas des escaliers. Il était en train de méditer. Je m'arrêtai, saisie par l'atmosphère de calme qui régnait autour de lui. On aurait pu croire qu'il se trouvait là depuis au moins vingt minutes. Je continuai à descendre. Il se trouvait en plein milieu du passage et je dus me faufiler auprès de lui. Je murmurai quelque chose comme : « Désolée de vous déranger », et je poursuivis mon chemin. Des pensées me trottaient dans la tête du genre de celle-ci : « Comme c'est merveilleux que quelqu'un d'aussi jeune médite ainsi. »

J'étais à mi-chemin du corridor lorsque je réalisai soudain l'étrangeté de la situation. Pourquoi méditer juste à cet endroit, en plein dans mon passage ? Il y avait beaucoup de place à côté de l'escalier.

Ayant récemment éprouvé des difficultés à méditer, j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'un message qui m'était directement destiné.

Voudriez-vous avoir l'obligeance de me dire qui était ce jeune garçon ?

S. P., Forest Row, East Sussex, Grande-Bretagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « jeune yogi » était le Maître Jésus.


Home Si l'on en juge par la casquette

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme, à New York, le 23 juillet 2003, j'ai remarqué un Noir américain. Agé d'environ soixante-cinq ans, il était de taille et de corpulence moyennes et il avait de grands yeux bruns. Il portait une chemise marron à col boutonné, un pantalon de tweed brun foncé, des mocassins blancs et une espèce de casquette en paille finement tressée. C'est cette casquette qui attira mon regard – elle était parfaite à tout point de vue. Elle était marron clair, d'une propreté impeccable, et la forme était parfaite. J'avais déjà aperçu cet homme auparavant et j'avais remarqué son air rayonnant. C'était vers la fin de la conférence et je bavardais avec deux autres personnes du groupe au fond de la salle. Nous étions en train d'essayer de déterminer qui dans le public étaient Maitreya et les Maîtres (Benjamin Creme avait mentionné leur présence).

A ce moment-là, l'homme à la casquette en paille était appuyé contre un mur, vers le fond de la salle, et il écoutait attentivement les paroles de Benjamin Creme. Il semblait sourire intérieurement. Je dis aux personnes qui se trouvaient avec moi que je pensais que c'était Maitreya, en leur faisant remarquer l'étrange casquette. Je le regardai en lui demandant intérieurement : « Si vous êtes Maitreya, me donnerez-vous un signe – en faisant un geste affirmatif ou en tournant la tête, par exemple ? » Juste à ce moment-là, il tourna la tête lentement et délibérément, d'un mouvement circulaire, mais il ne me regarda pas. Quelques minutes plus tard, je me rapprochai de l'endroit où il se trouvait. J'échangeai quelques mots avec une personne du groupe assise non loin de là, et je restai debout auprès d'elle pendant quelques instants. L'homme à la casquette passa auprès de moi en disant : « Vous êtes bon-ne », et il sortit de la salle.

Votre Maître pourrait-il dire si cet homme était Maitreya ? 

A. S., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'homme à la casquette en paille » était bien Maitreya.



Interviews

Home La dette sous les projecteurs

Interview de Ann Pettifor par Gill Fry

Après un modeste lancement, Jubilé 2000 est devenu une campagne internationale visant à exercer des pressions sur les leaders du G7, afin « d'annuler, d'ici à l'an 2000, par une procédure juste et équitable, les dettes non remboursables des pays les plus pauvres ». A la fin de cette campagne, 24 millions de personnes avaient signé la toute première pétition mondiale pour « l'annulation de la dette », et 41 pays pauvres avaient vu leur dette réduite de 100 milliards de dollars.

Recherche Jubilé a été créée en vue de continuer ce travail, notamment afin d'effectuer des recherches, des analyses d'informations et de données sur la dette internationale et la finance, et de démystifier les concepts économiques, les rendant ainsi accessibles et utlisables pour les militants et le public. Recherche Jubilé est conduite par Ann Pettifor, cofondatrice et, depuis cinq ans, directrice de la Coalition Jubilé 2000 G.-B.

Gill Fry l'a interviewée pour Partage international au bureau de la New Economics Foundation, à Vauxhall, au sud de Londres (Grande-Bretagne).

Partage international : Qu'est-ce qui vous a conduite à vous lancer dans cette campagne pour l'annulation de la dette ?
Ann Pettifor : Ce qui a le plus compté, c'est que je suis née en Afrique et que j'ai vécu en Tanzanie dans les années 1970. En réalité, ce sont mes racines qui alimentent ma passion et qui m'ont conduite à cette activité. J'ai cherché un travail englobant les diverses facettes de ma vie. Je suis née en Afrique mais j'ai passé beaucoup de temps en Grande-Bretagne, à travailler dans les secteurs parlementaires, politique et économique, et à m'investir dans le domaine de la dette.

PI. Comment était-ce de grandir en Afrique du Sud ?
AP. C'était difficile parce que j'étais une enfant sensible. Nous vivions dans une région rurale de l'Etat d'Orange. Etant à l'époque fervente chrétienne, je n'ai pas tardé à être consciente de l'injustice de notre société. La Bible dit : « Aime ton prochain comme toi-même. » Mais en Afrique du Sud, si notre prochain était un Noir, nous ne l'aimions pas. Je me suis vite rendue compte de l'hypocrisie et des barrières qui divisaient les gens autour de moi, et même au sein de l'Eglise. Plus tard, j'ai perdu mes illusions sur l'Eglise en Afrique du Sud, qui était très divisée.
Je me sentais très seule parce que je souhaitais vivre avec d'autres valeurs, et il était difficile de les trouver dans ma ville. C'était une petite ville minière au milieu du bush, où les seules valeurs étaient l'or et l'argent. Les gens venaient chercher de l'or – les travailleurs creusaient et les propriétaires ne vivaient jamais sur place. Ces mines étaient anglo-américaines et leurs propriétaires vivaient à Londres ou à New York et envoyaient leurs gestionnaires. Ils employaient des milliers de mineurs noirs et quelques responsables blancs. C'était un endroit rude, à la fois excitant et désolé.

PI. Quels sont les succès de Jubilé 2000 et quels sont les objectifs de Recherche Jubilé ?
AP. La campagne Jubilé 2000 a mobilisé des gens dans plus de 60 pays et a réussi à persuader les leaders des pays les plus riches, le G7, à annuler la dette à hauteur de 110 milliards de dollars. Nous aurions souhaité qu'ils annulent au moins 350 milliards de dollars, mais cet objectif était très difficile à atteindre pour l'an 2000. Nous avons pourtant obtenu leur promesse d'annuler la dette de 41 pays.
Recherche Jubilé a été fondée à la fin de la campagne, avec pour première mission de braquer un projecteur sur le G7, sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), et sur les gens avançant les promesses, afin de s'assurer que la dette soit effectivement abolie. Nous espérons être un modèle pour les campagnes internationales travaillant sur ces questions, et si vous voulez savoir ce qui s'est passé, par exemple, pour la dette en Zambie – de combien ce pays a été soulagé et où en est le processus – vous pourrez trouver ces informations sur notre site web. Nous contrôlons et éclairons les décisions du G7 sur ce qu'ils ont promis, et apportons à ceux qui font campagne les moyens et les données dont ils ont besoin pour inter-venir à divers niveaux. Nous ne nous occupons plus seulement des 41 pays les plus pauvres, mais nous avons élargi nos activités à l'Argentine, l'Indonésie, la Turquie, au Pakistan et à d'autres pays à revenu moyen – ceux dont les pays riches estiment qu'ils n'ont pas besoin de voir leur dette annulée.

PI. Comment le Réseau Jubilé s'est-il formé ?
AP. A la fin du Jubilé 2000, nous avons réalisé qu'une campagne pouvait être très utile pour demander à des leaders puissants d'annuler les dettes, mais qu'il était indispensable que la structure des relations entre les créditeurs internationaux et les pays débiteurs soit modifiée. Réfléchissant à la manière dont cela pourrait fonctionner, j'ai rencontré le professeur Raffer, de l'Université de Vienne, qui avait déjà proposé un tel schéma.
Un système judiciaire est nécessaire pour résoudre les crises, car le débiteur comme le créditeur sont responsables de la dette. Avec le système actuel, le débiteur porte seul toute la responsabilité, c'est lui le fautif, ses dettes doivent être « pardonnées » et il est responsable des pertes à mesure que la dette s'alourdit. Dans l'ensemble, les créditeurs tirent tout le bénéfice du système. Ils récoltent les intérêts, et en cas d'impayé, avec un peu de patience, les intérêts composés. Certains créent même des dettes fantômes et continuent à encaisser de l'argent bien après que le pays ait complètement fait faillite.
Nous avons commencé à lancer cette idée et les gens nous ont ri au nez, prétendant que cela n'était pas possible, que cela n'arriverait jamais. Enfin, à notre grand étonnement, [le 21 septembre 2001] Paul O'Neill, secrétaire du Trésor américain, présenta des éléments lui permettant d'affirmer devant un comité du Sénat : « Je pense que le moment est venu d'entreprendre ce dont certains parlent depuis des années et qui n'a jamais été fait ; il faut s'entendre sur une loi internationale à propos de la banqueroute. » Puis nous avons découvert que les gouverneurs des banques centrales européennes, notamment Mervin King, vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre, étaient également favorables à cette idée. Ils s'apercevaient qu'en cas de crise économique, par exemple au Mexique, au Brésil, en Corée du Sud ou en Thaïlande, on leur demandait de fournir au gouvernement de ces pays des dollars ou des devises fortes, afin qu'ils puissent rembourser les banques privées ayant investi dans leur économie, notamment les banques de Wall Street, Londres ou Zurich. Le résultat était que les banques qui avaient accordé ces crédits contestables continuaient à en tirer profit. Lorsque le gouverneur américain ou britannique accorde des crédits aux Etats pour qu'ils couvrent les investisseurs privés, c'est réellement dangereux car cela encourage ces derniers à prendre de mauvaises décisions.
Suite aux déclarations de P. O'Neill, les ministres des Finances du G7 réunis au Canada ont accepté le bien fondé d'une telle structure et ont demandé au FMI de la créer. Nous avons soudain découvert que notre idée était à l'ordre du jour. Nous souhaitons quece soit une structure de justice équitable pour toutes les parties, et qu'elle implique aussi la société civile, parce qu'il s'agit de dettes publiques et non privées, et qu'il s'agit de l'argent des contribuables. Cela aidera à éclairer les actes des gouvernements lorsqu'ils empruntent et prêtent, et intéressera les citoyens aux grandes décisions financières internationales.
Mais cette idée a été récemment rejetée par Wall Street qui a mis sur pied une énorme campagne à Washington contre ce projet. Les financiers de Wall Street n'en veulent pas parce qu'ils préfèrent conserver le système existant et combiner leurs affaires derrière des portes closes. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire parce que je ne pense pas que les crises financières internationales puissent être résolues sans une telle structure. Si bien que j'attends la prochaine crise financière, où elle s'avérera absolument nécessaire. A mon avis, ce sont les Etats-Unis qui en ont le plus besoin, car c'est la nation la plus endettée.

PI. Recherche Jubilé va publier un nouveau livre, dans quel but ?
AP. Même au cours de notre campagne, le FMI a continué à imposer sa politique économique aux pays pauvres. Nous avons effectué des recherches sur ces économies et avons décidé d'écrire à leur sujet, dans un langage compréhensible pour tous. Cet ouvrage, intitulé The Real World Economic Outlook (les Perspectives réelles du monde économique), décrit ce qui se passe dans le monde « réel ». Il jette une ombre sur le rapport annuel du FMI, World Economic Outlook (Perspectives économiques mondiales) et dévoile que les perspectives du FMI ne sont pas réalistes. Nous voulons montrer ce qui se passe « réellement » dans le monde.
Le thème de cette année porte sur les conséquences de la mondialisation : dette et inflation. Nous voulons montrer que le résultat de la mondialisation actuelle est un extraordinaire degré d'endettement. La Banque d'Angleterre vient d'annoncer un niveau record d'endettement des ménages. Les gens utilisent leurs cartes de crédit comme s'il n'y avait pas de lendemain, et ils font des emprunts et prennent des hypothèques. Lorsque la crise se produira, ils se retrouveront dans de gros ennuis. Notre livre montre que c'est le résultat direct d'un système économique qui permet aux banquiers de diriger le monde.

PI. A quoi pensez-vous que cette crise va nous conduire ?
AP. Il faut que règne dans le monde beaucoup plus de coopération et beaucoup moins de compétition, et qu'on cesse de dresser les nations et les groupes les uns contre les autres pour une prétendue « efficacité maximale ». Il faut être beaucoup plus attentif sur les questions de distribution et de partage des ressources, aussi bien environnementales qu'économiques et sociales. Je ne pense pas que cela soit possible dans le monde actuel car certains sont devenus tellement riches qu'ils vivent dans un univers irréel, tandis que les pauvres sont tellement pauvres qu'ils ne peuvent s'occuper que de leur survie immédiate ou sombrer dans des explosions de violence. Il me paraît très difficile d'opérer un changement dans une telle situation d'extrême polarisation.
Je suis pessimiste au sujet de l'économie mondiale et je pense que lorsque l'effondrement se produira, et cela ne saurait tarder, tout ce dont nous avons parlé deviendra soudain à la mode. Mais le coût de cette prise de conscience et de cet apprentissage sera malheureusement énorme. Beaucoup de souffrance devra survenir avant que nous apprenions qu'une politique économique à court terme comme celle qui règne en ce moment ne peut pas durer. Je pense que cela aboutira à un effondrement, ce sera extrêmement douloureux, et ceux qui seront le plus durement touchés seront évidemment les pauvres, les jeunes, les personnes âgées, etc. Là où je suis optimiste, c'est que cette dévastation nous permettra, je l'espère, d'apprendre à construire une économie durable.

PI. Quand pensez-vous que le krach boursier se produira ?
AP. Je ne crois pas aux prédictions. Ce que je sais, c'est que d'après nos calculs, il existe un endettement de 100 000 milliards de dollars. La réalité est probablement plus élevée car il existe tellement de risques sur les produits dérivés. Et il n'y a que 33 000 milliards de revenu. C'est une bulle de crédit ou de dette, et quand cette bulle éclatera, le krach se produira. La question est de savoir combien de temps la masse des crédits peut continuer de s'accroître avant que ceux qui doivent être remboursés et qui ne le sont pas commencent à s'insurger.
Et il existe d'autres bulles économiques, comme celle du logement, et lorsque celle-ci éclatera, nous assisterons à un krach calamiteux. Mais personne ne peut dire quand. En Grande-Bretagne, il y a des signes que la bulle va éclater mais il semble qu'il y ait moins de signes aux Etats-Unis. La bulle américaine est la plus sérieuse parce qu'à la fois l'Etat et les ménages américains sont les plus endettés du monde, si bien que je crois que lorsque le marché s'effondrera, la bourse s'effondrera. Le résultat c'est que nous en souffrirons tous et que, bien sûr, ce sont les pays les plus pauvres qui en souffriront le plus.

PI. A quel point est-il difficile d'intéresser les médias à l'allégement de la dette et de la pauvreté ?
AP. C'était très difficile au début du Jubilé 2000, mais nous avons appris que les médias sont comme vous et moi : ils font leur travail. Vous pouvez leur faciliter le travail, mais il est inutile de leur faire la leçon. Il est important de leur présenter une histoire vraie sous un jour humain, parce que l'essence de la communication avec les médias c'est la simplicité. La plupart des gens, y compris moi-même, ne peuvent absorber que des concepts simples. Je ne peux pas assimiler des choses trop compliquées, et les journalistes sont entraînés à raconter des histoires facilement accessibles. Faire cela en tant que militant demande beaucoup d'adresse : il faut s'y mettre sérieusement et travailler dur pour clarifier les choses, et quand vous y parvenez, il n'y a plus de problèmes avec les médias.
Nous avons dû user de subterfuges, comme organiser des événements pour attirer les grands médias. Nous avons demandé au pape si nous pouvions le rencontrer et lui parler de ce sujet, et nous y sommes allés avec quelques stars du rock, des économistes et d'autres personnalités, si bien que les médias mondiaux ont couvert l'événement. Nous avons aussi travaillé avec Mohamed Ali, par exemple, qui est connu dans le monde entier. Une histoire avec lui fait le tour du monde. Ce sont des techniques que l'on apprend, même si ce n'est pas seulement une question de technique. Il a fallu persuader le pape de faire quelque chose avec nous, mais nous avons réussi parce que nous avions quelque chose de vraiment important à dire, et nous avons obtenu l'attention des médias.
Ce n'est pas difficile et je crois que les militants ne devraient jamais abandonner, mais qu'ils devraient être plus sophistiqués. Plutôt que de mépriser les médias, ils devraient les apprécier en se montrant prêts à les aider à présenter leur histoire de façon intéressante et frappante. Trop de militants envoient des communiqués de presse ternes et ennuyeux, s'attendant à ce que les journalistes en tirent quelque chose. Si l'histoire n'est pas publiée, ils reprochent aux médias de ne pas s'intéresser au sujet. Lorsque nous avons débuté la campagne, tout le monde disait : « Personne ne parlera jamais de la dette, c'est un sujet trop ennuyeux, trop confidentiel, trop économique. » En fin de compte, le Sun, le Daily Mail, le Daily Mirror et le Daily Express ont publié des articles à ce sujet, et des photos de Bono et de Mohamed Ali sont parues dans le magazine Hello qui écrivit lui aussi un article sur la dette. Tout cela parce que nous avons fait des efforts et avons travaillé dur. Au lieu de mépriser les médias nous les respectons, et nous avons obtenu des résultats.

PI. La seule manifestation de février 2003 a rassemblé 12,5 millions de personnes dans le monde entier, qui ne défilaient pas seulement pour la paix, mais réclamaient la liberté et la justice pour les pauvres dans le monde. Comment peut-on, à partir de ces manifestations populaires, construire quelque chose de cohérent et d'organisé ?
AP. Je pense que c'est un grand défi à relever. Nous menons une campagne mondiale et cela implique de créer une coalition internationale. Cela ne fut possible qu'au moyen d'un message simple en espérant qu'il serait repris par d'autres. Notre message fut direct et simple : « Effacer la dette d'ici à l'an 2000 par un processus équitable. » Même ce message a provoqué une polémique et des divisions, mais il était suffisamment simple pour attirer le soutien des masses.
Organiser cela à l'échelle internationale est extraordinairement difficile, et il y a malheureusement de nombreuses forces politiques qui se mettent en travers, et des personnes plus intéressées à diviser le mouvement social mondial plutôt qu'à l'unir. La plupart des organisateurs du Jubilé 2000 étaient des femmes, et à mon avis, les femmes sont plus douées pour unir, pour réunir et rassembler les gens. Les hommes, me semble-t-il, particulièrement ceux qui ont du pouvoir au sein d'organismes sociaux militants, tendent à être extrêmement séparatistes et cherchent à diviser le monde en « ceux qui sont avec moi et ceux qui sont contre moi » ; alors que les femmes à la tête du Jubilé 2000 n'étaient que trop heureuses d'accueillir toute personne défendant et acceptant le principe de l'annulation de la dette. Nous avons donc créé un mouvement uni. Cela ne fut pas facile, mais le thème général était : « Voici une grande tente. Tout le monde y est le bienvenu. » Vous deviez vous engager en faveur de l'annulation de la dette, mais une fois à l'intérieur de la tente, vous ne deviez pas suivre une certaine discipline ou des règles, ni vous conduire d'une certaine façon. Vous étiez libres de vos actes, mais vous deviez agir de manière à unifier, à unir. Je pense que nous y sommes parvenus, mais ce fut très difficile. Il y a eu de nombreuses tensions et des personnes qui ne voulaient rien faire d'autre que diviser le mouvement.
Je pense que les partis politiques sont vitaux pour notre démocratie, mais avec la mondialisation il nous faut un mouvement social mondial qui ne soit pas un parti politique, parce que les partis politiques sont disciplinés, que leurs leaders sont élus, et qu'ils le sont pour des contrats limités. Un mouvement social susceptible de devenir mondial devrait être conduit par des gens éclairés aptes à diriger, et non par des leaders élus. On ne peut pas discipliner un mouvement social et dire : « Vous êtes renvoyés du mouvement contre la guerre. » Et il existe pourtant plusieurs partis politiques qui, à mon avis, souhaitent imposer une telle structure sur ce que l'on appelle un mouvement social. Certains ont tenté de faire cela au Jubilé 2000 et nous nous y sommes fermement opposés, mais c'est très difficile parce que vous vous trouvez alors en lutte avec eux.

PI. A en juger par l'énorme succès des marches pour la paix, les gens paraissent prêts pour des changements mondiaux – quantité de gens espèrent un monde juste et équitable.
AP. Ils ont besoin d'un leadership. Il n'y a aucun leader politique, ni même de leader religieux capable de montrer la voie. Ces gens n'ont aucun leader et je pense que c'est une grande tragédie.

Pour plus d'informations : www.jubilee 2000uk.org


La Structure Jubilé
La Structure Jubilé propose la création d'un organe d'arbitrage pour résoudre la crise internationale de l'endettement. Il serait similaire aux organes internationaux utilisés pour résoudre les conflits territoriaux ou entre les entreprises et les Etats (traités par la chambre de commerce internationale). Cet organe serait composé d'un nombre égal de représentants des créditeurs et des débiteurs. Ces représentants désigneraient à leur tour un arbitre, ou un président, qui assureraient une procédure équitable, transparente et contrôlable. Cette structure agirait selon le modèle établi au chapitre 9 du code légal américain qui traite des cas d'insolvabilité des instances publiques. Ce chapitre 9 donne aussi aux citoyens et aux contribuables le « droLit d'être entendu » dans toute audience concernant leur endettement et l'établissement d'un plan de remboursement.

Les chiffres de la dette
– L'Afrique dépense chaque année 14,5 milliards de dollars (40 millions par jour) pour le remboursement des dettes, et l'aide qu'elle reçoit n'est que de 12,7 milliards (Banque mondiale ; OCDE).
– Les pays en développement (y compris ceux définis comme étant les « moins développés ») consacrent un milliard de dollars par jour au service de la dette (BM).
– En 2001, pour chaque dollar reçu par les pays en développement, ceux-ci versent 13 dollars de remboursement (BM).
– Il suffirait que chaque citoyen des pays les plus riches verse :
• 1,70 dollar par an pour annuler le solde de la dette de l'ensemble des pays africains qualifiés pour l'allégement de la dette (selon l'Initiative pour les pays lourdement endettés) ; 
• 10 dollars par an pour financer entièrement la lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria dans les pays en déve-loppement ;
• 10 dollars par an pour assurer une éducation et un service sanitaire de base pour 20 des pays africains les plus pauvres (chiffres de juin 2002).

 






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