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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 2003 - N° 182

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Economie mondiale : exercer son pouvoir de consommateur par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le Verseau, dispensateur d'unité

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Chaque ère donne l’occasion à l’humanité de développer une qualité spécifique. L’ère des Poissons, qui touche aujourd’hui à sa fin, a fait aux hommes le don divin de l’individualité, ainsi que des qualités de dévotion et d’idéalisme. Ce sont là des avancées considérables sur le long voyage de l’évolution qui ont préparé l’humanité pour les bienfaits du Verseau.
 
Le nouvel âge du Verseau, possède, lui aussi, sa qualité intrinsèque – la synthèse – et, dans les temps à venir, on verra cet attribut divin manifester sa bienfaisante unité à travers le monde. Notre époque actuelle de tumulte, de division et de séparation cèdera peu à peu la place à une ère où les énergies sans cesse grandissantes du Verseau accompliront leur œuvre prodigieuse, rassemblant et fusionnant les parties disparates et anarchiques. Ainsi les hommes connaîtront-ils une extraordinaire transformation, la plus considérable et la plus rapide de leur longue histoire.
 
L'avant-garde

Pour que cela soit possible, les hommes doivent répondre correctement aux énergies nouvelles en reconstruisant les structures mondiales de façon à ce qu’elles ne fassent plus obstacle aux forces synthétisantes du Verseau.
 
A cette fin, la Hiérarchie, physiquement présente parmi les hommes, apportera toute son expérience et tout son savoir. Ainsi en sera-t-il, ainsi les hommes reprendront-ils leur ascension vers leur destinée divine, manifestant dans toute sa gloire leur unité avec Dieu et avec l’humanité tout entière.
 
Bientôt, Maitreya fera son émergence, suivi de l’avant-garde des Maîtres. Ils prodigueront leurs conseils et indiqueront les changements nécessaires, mettant leur sagesse à la disposition de l’humanité. Tout ce qui aujourd’hui est cher aux hommes sera remis en question, tout ce qui a conduit le monde à l’état affligeant et dangereux dans lequel il se trouve aujourd’hui.
 
La faiblesse des structures actuelles
 
Bientôt, la faiblesse des structures actuelles commencera à se révéler, même aux yeux des plus obtus. Les lézardes et les failles apparaîtront pour ce qu’elles sont : les signes d’effondrement d’un ordre usé et chancelant, prêt pour le renouveau. La rapidité de cette renaissance repose entre les mains des hommes ; c’est à eux seuls qu’il appartient de faire un accueil chaleureux à la nouveauté, et d’entreprendre les tâches de reconstruction dans la joie.
 
Guidés et aidés par la Hiérarchie, les hommes ne tarderont pas à voir les avantages du changement et ils feront confiance à la sagesse de leurs Frères aînés pour les guider d’une main sûre pendant la période de transition.
 
Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes retrouveront-ils la divinité qu’ils semblent aujourd’hui avoir perdue. Ils mettront enfin de côté leurs talents pour la guerre et le conflit. Apprenant à partager, ils inaugureront l’ère de la confiance. Dans la confiance et la coopération, ils résoudront les nombreux problèmes auxquels ils sont aujourd’hui confrontés et, suivant avec reconnaissance l’exemple des Maîtres, ils s’éveilleront à l’amour qui a toujours été présent, même s’ils n’en avaient pas conscience.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Home L'état de l'humanité

par Nelson Mandela Source : Croix Rouge britannique, G.-B.

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela, le 10 juillet 2003, à Westminster, en l'honneur de la Croix Rouge britannique.

 La Croix Rouge occupe une place privilégiée dans le cœur de chacun de nous, car elle nous donne le sentiment d'appartenir à une communauté qui sait se mettre au service des besoins sociaux de l'humanité entière. Mais pour moi – et pour tous ceux qui ont connu l'emprisonnement pour des raisons politiques – la Croix Rouge fut aussi un phare d'humanité perçant de sa lumière le monde inhumain de l'obscurantisme politique. L'amélioration de nos conditions d'emprisonnement sur l'île Robben ont été dues pour une large mesure aux pressions que la Croix Rouge a exercées sur notre régime dictatorial. Une telle influence en dit long sur le poids moral de la Croix Rouge, car le régime de l'apartheid s'était presque toujours montré – et dans de si nombreux domaines – indifférent à l'opinion internationale.

Cela prouve que ceux qui se conduisent avec moralité, intégrité et conscience n'ont pas à craindre les forces inhumaines et cruelles, et qu'en fin de compte, ces dernières vivent dans la crainte – et sous la menace – de ceux qui s'engagent sans compromis du côté de la justice, de l'honnêteté, et de la compassion.

La guerre et l'unilatéralisme politique

Depuis deux siècles, l'histoire du monde se confond beaucoup trop avec celle de ses innombrables guerres, où l'humanité se dresse contre l'humanité dans un foisonnement de cruautés. Et le XXIe siècle, au cours duquel tant de gens espèrent voir le triomphe de la paix et de la solidarité mondiales, n'a pas connu un départ très prometteur. De nombreuses régions du monde sont encore en proie à des conflits, et nous assistons à l'apparition d'interventions militaires unilatérales menées par des superpuissances. Mais, au milieu des guerres et de leurs bains de sang, où la haine répond si souvent à la douleur, la Croix Rouge brandit fermement l'étendard de la croyance en notre humanité commune, mettant en œuvre cette croyance dans des lieux et des circonstances où domine le sentiment inverse.

Les Conventions de Genève et celles qui leur ont succédé – toutes issues de la Croix Rouge Internationale – continuent à nous rappeler avec la plus grande force notre obligation commune de prendre soin les uns des autres. Ces conventions appellent aux actions humanitaires multilatérales et aux consensus internationaux, dont elles démontrent l'efficacité avec plus de force que tous les traités.

Ces derniers mois, nous avons été obligés de nous élever vigoureusement contre la montée de l'unilatéralisme dans les affaires internationales. En public et en privé, nous avons exprimé notre vive divergence d'opinion avec le premier ministre Tony Blair et avec le président Bush, particulièrement sur la question de la guerre en Irak. Ces divergences ne se réduisent pas simplement à des divergences politiques. Je ne suis qu'un vieil homme, désormais sans fonction ni influence, et je ne désire pas en retrouver. Mais j'ai vécu, pendant presque tout le XXe siècle, dans un pays et un continent où nous avons dû consacrer presque toute notre vie à lutter contre l'héritage social et politique du XIXe siècle, et cela m'inquiète énormément de voir ainsi, au XXIe siècle, de jeunes leaders de pays développés faire en sorte de miner les plus nobles tentatives de l'humanité pour transformer cet héritage.

 Dans un monde où règnent encore les plus grossières inégalités, que ce soit dans le domaine matériel ou dans celui de la puissance et de l'influence, notre espoir de coexistence pacifique repose sur la coopération de tous à l'échelle planétaire et dans une approche résolument multilatérale de tous nos problèmes, conflits, différents et défis.

La guerre contre le sida

Lorsque l'on pense au rôle de la Croix Rouge Internationale, on a tendance à privilégier celui qu'elle joue par temps de guerre. Or, il y a une nouvelle guerre aux dimensions planétaires que nous ne pouvons pas omettre de mentionner : la guerre contre le sida. Le sida est une tragédie sans précédent qui affecte le globe tout entier, mais plus particulièrement l'Afrique. A ce jour, ce virus a fait davantage de victimes en Afrique que l'ensemble de toutes les guerres, famines, inondations, et épidémies de malaria qui ont ravagé le continent africain. Il dévaste des familles et des communautés entières, décime les services sociaux, et prive les écoles à la fois d'étudiants et de professeurs. Les entreprises perdent en même temps employés, productivité et profits, la croissance économique est minée. L'espérance de vie a été amputée de plusieurs décennies, et la mortalité infantile devrait bientôt doubler dans les pays d'Afrique les plus sévèrement affectés. A lui seul, le sida a effacé des décennies de développement et terriblement compromis l'avenir.

Ce n'est rien moins qu'une guerre, une guerre mondiale qui, en fin de compte, nous affecte tous. Et, comme c'est si souvent le cas, ce sont les pays en voie de développement qui en souffrent le plus, alors qu'ils ont beaucoup moins de ressources pour y faire face. Nous sommes tous, dans ce monde moderne mondialisé, gardiens de nos frères et de nos sœurs. Trop souvent, nous avons failli à cette obligation morale.

Puisse ce XXIe siècle dans lequel vous vivez devenir vraiment le siècle où tous les êtres humains de par le monde jouiront enfin d'une vie meilleure.




Home Les Nations unies, espoir du monde

Vu les circonstances mondiales actuelles et considérant le rôle vital et prépondérant que les Nations unies devraient jouer au sein des affaires internationales, nous avons regroupé ici une sélection des commentaires de Maitreya ainsi que des articles du Maître de Benjamin Creme traitant du rôle présent et futur des Nations unies.

Commentaires de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué une série de prévisions et d’analyses sur l’état du monde à l’un de ses plus proches collaborateurs de la communauté asiatique de Londres. Nous avons regroupé ci-dessous ceux ayant trait aux Nations unies (exprimés dans les termes de ce collaborateur).

Les Nations unies deviendront la plus puissante force politique du monde. A travers elles tous les problèmes internationaux importants seront réglés. [Partage international, septembre 1989]

Les systèmes politiques et religieux, les idéologies sont les « barreaux d’une échelle » qui nous est nécessaire pour « atteindre le toit ». Cette échelle n’est plus nécessaire lorsque le toit est atteint. Les religions sont importantes ; aussi seront-elles transformées de telle manière qu’elles enseigneront la vérité. Les gouvernements nationaux persisteront encore longtemps, cependant, la responsabilité des affaires mondiales sera de plus en plus assurée par les Nations unies du monde. [Octobre 1988]

Maitreya dit : « Le dessein, le but et le rôle des Nations unies est et doit être de servir la cause de l’humanité et non pas de devenir une force politique contrôlée par les puissants. Ni les Etats-Unis, ni l’Union soviétique ne pourront jamais dominer le monde entier. Soyez forts : défendez le véritable bien-être de votre nation et pays avec honnêteté, sincérité et détachement. Vous serez les témoins d’événements miraculeux. Les nations seront alors en paix. Ceux qui voudront la guerre disparaîtront. [Octobre 1990]

L’Otan prendra une nouvelle forme sous les auspices des Nations unies. Sa fonction sera de surveiller les nations et les pays dans le monde entier et de les protéger contre la guerre. Les Russes, les Chinois et les Japonais seront également impliqués dans ce rôle de « police » protectrice. [Janv./fév. 1992]

Les riches et les puissants doivent prendre en charge le continent africain. L’approvisionnement en nourriture deviendra une obligation mondiale, et notamment celle des Nations unies qui jouera le premier rôle dans cette tâche. Selon Maitreya : « La nourriture abonde. » Aux Nations unies, certains disciples ont été formés par Maitreya et seront totalement dévoués à cette cause. Dès le jour de la Déclaration de Maitreya, ce message prendra tant de force que les gouvernements commenceront à le prendre en compte. Certains politiciens recherchent également des solutions. Ils feront preuve de davantage de bonne volonté dirigée dans les directions appropriées. [Juin 1988]

Le rôle changeant des Nations unies par Patricia Pitchon

[Partage international juillet/août 1991]

Selon le Maître de B. Creme, les Nations unies joueront un rôle de plus en plus important dans le monde. Interviewé par Patricia Pitchon, par l’intermédiaire de B. Creme, le Maître a déclaré : « Les Nations unies sont destinées à conduire le monde hors de son déséquilibre actuel, et à agir comme chambre de résonance pour les pensées et les aspirations des peuples du monde. »

Patricia Pitchon : La récente guerre du Golfe [1991] a, de différentes manières, mis en évidence le rôle des Nations unies. Il est généralement admis que le degré de coordination des nations qui font partie du Conseil de sécurité fut inhabituellement bon. Ceci indépendamment de la sagesse (ou du manque de sagesse) dans le choix d’entrer en guerre contre l’Irak. Mais on a l’impression que la distribution du pouvoir au sein des Nations unies – dont une grande partie se concentre dans le Conseil de sécurité – gêne le potentiel de l’Onu en tant qu’organisation efficace des nations du monde. Le Maître peut-il donner son avis sur la manière dont ce pouvoir pourrait être mieux distribué à l’intérieur de l’Onu, afin que cette organisation soit réellement représentative ?
Le Maître : Le véritable problème de l’Onu tel qu’il agit actuellement est que le Conseil de sécurité a pris le pas sur l’Assemblée générale. Ceci est considéré comme « réaliste » par les principales puissances, et leurs alliés au sein de l’Assemblée générale, qui estiment que c’est le seul moyen d’appliquer les résolutions de l’Onu. Ceci n’est pas vraiment le cas, mais c’est ainsi que les choses sont perçues. Les membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, URSS, Chine, France et Royaume-Uni), en tant que possesseurs de la bombe atomique, ont, depuis la Seconde Guerre mondiale, joué le rôle de policier du monde. Tout ce qui, entre eux, ne pouvait pas trouver accord était inacceptable. Ce fait est souligné par l’existence du droit de veto au sein du Conseil de sécurité.
Les nouvelles relations existant entre les Etats-Unis et l’Union soviétique ont fait éclater ce vieux schéma et ont créé une situation entièrement nouvelle dans laquelle la voix de l’Assemblée générale peut se faire entendre de plus en plus distinctement. Jusqu’à présent, aussi bien les Etats-Unis que l’URSS ont craint que des résolutions émanant de l’Assemblée générale ne se retournent contre eux dans des situations spécifiques. Cela ne sera plus le cas. Les Etats-Unis, lorsqu’ils auront surmonté le succès de leur récente escapade au Moyen-Orient, et l’Union soviétique seront de plus en plus attentifs à l’autorité grandissante de l’Assemblée générale des nations. Ici aussi, la démocratie est en route, et rien ne peut l’arrêter.
Les Nations unies sont destinées à conduire le monde hors de son déséquilibre actuel et à agir en tant que chambre de résonance pour les pensées et les aspirations des peuples du monde. L’Onu n’y réussira que si la voix des peuples réussit à se faire entendre. Un nouveau secrétaire général de l’Onu sera bientôt élu et prêtera serment. Son approche plus dynamique insufflera une vie nouvelle à cette institution et garantira son efficacité accrue.

PP. Que peut faire l’Onu pour tenir un rôle efficace face au problème de la faim dans le monde ?
Le Maître. Le véritable rôle des Nations unies est d’être le porte-parole des peuples du monde et d’organiser les relations internationales de manière à assurer la paix. Le but avoué des Nations unies n’est pas d’abolir la faim. Toutefois, de nombreuses agences de l’Onu se sont depuis longtemps penchées sur ce problème. Finalement, une nouvelle agence des Nations unies sera créée, dont le seul but sera la redistribution des ressources mondiales. De cette façon, l’Onu, sans modifier son rôle de « chambre des débats », pourra se saisir du problème épineux de l’aide pratique à apporter aux pauvres du monde.

PP. Ainsi que l’a prédit Maitreya, la nouvelle tendance des gouvernements du monde entier est de viser quatre tâches principales : nourrir le peuple, le loger, et lui assurer les soins médicaux et l’éducation nécessaires. Et ce, indépendamment des idéologies politiques.
Récemment, l’Organisation mondiale de la santé fut critiquée pour avoir concentré trop de ressources sur l’Europe et pas assez sur des pays plus nécessiteux, ainsi que pour avoir trop dépensé en frais administratifs. Quels sont les principes qui devraient guider les efforts de l’Onu afin d’apporter une amélioration dans ce domaine ?

Le Maître. Chaque nation doit prendre ses propres décisions, mais un plan d’ensemble pour une transformation globale, formulé et énoncé par l’Onu, pourrait constituer un stimulant accru destiné à conduire les différents gouvernements à subvenir aux besoins de santé, d’éducation, de logement et de nourriture du peuple.
Jusqu’à présent, les actions de l’Onu ont été entravées par l’intransigeance idéologique. Ces besoins de base existent quelle que soit l’idéologie suivie et quelle que soit l’époque, et une idéologie ne devrait jamais constituer un facteur de choix dans la distribution de l’aide. A l’avenir, il n’en sera plus ainsi. Chaque cas sera résolu en toute objectivité, et non selon une croyance ou un système idéologique.

PP. Quelles mesures devraient être prises pour en arriver là ?
Le Maître. Il s’agit d’un processus graduel. Cela exigera certainement une vision plus vaste que celle que l’on a généralement aujourd’hui, et il se pourrait bien que l’émergence de Maitreya doive servir de catalyseur destiné à éveiller l’humanité, et donc les Nations unies qui la représentent, aux véritables besoins du monde. L’Onu consacre trop d’efforts à la théorie et à l’idéologie. Il faut trouver une approche beaucoup plus pragmatique.

PP. Cela signifie-t-il davantage d’activité sur le terrain, par exemple ?
Le Maître. Non seulement davantage d’activité sur le terrain, mais des relations plus étroites entre les gouvernements et les organisations de secours, et entre les organisations de secours et les bénéficiaires de ces secours, afin de déterminer exactement quelle aide est nécessaire et sous quelle forme elle doit être apportée.

PP. De graves catastrophes naturelles ont affecté des millions de personnes en 1989 et 1990 – tremblements de terre, inondations, ouragans, etc. Un Fonds de secours d’urgence coordonné par l’Onu ne devrait-il pas pouvoir s’occuper des catastrophes à cette échelle ?
Le Maître. En bref, ma réponse est oui, oui, oui ! Et si l’Onu intervenait dans les nombreuses guerres locales qui causent tant de destructions, le bonheur des peuples s’en trouverait immensément accru.

PP. Cette intervention signifie-t-elle conciliation ?
Le Maître. L’intervention signifie un travail policier. Les Nations unies doivent se considérer comme le garant de la paix et des droits de l’homme.
Là où ils sont menacés par l’antagonisme existant entre factions locales, l’Onu devrait avoir le droit d’intervenir et d’offrir son aide pour rétablir la paix. Si, par exemple, cela avait été fait en Ethiopie, les tragiques souffrances de millions de personnes aujourd’hui auraient pu être évitées.
C’est avant tout à l’instigation du gouvernement américain que l’Onu a été amenée à prendre position dans la récente crise du Golfe, en grande partie parce que les Etats-Unis pensaient que leurs intérêts matériels à long terme étaient menacés. Si la même énergie et les mêmes capacités logistiques étaient déployées en faveur des besoins des pauvres, la misère et la famine seraient assez rapidement éliminées et les catastrophes naturelles entraînant tant de souffrances humaines trouveraient une réponse rapide et efficace. A cet égard, les Nations unies n’ont pas, dans l’ensemble, de quoi être fières.

PP. Est-il nécessaire de pousser les gouvernements à concentrer leur attention sur cette idée et à la mettre en pratique ?
Le Maître. Inévitablement. Pour citer le Seigneur Maitreya : « Rien n’arrive tout seul. L’homme doit agir afin d’accomplir sa volonté. »

PP. Quels facteurs empêchent les personnes détenant une position influente dans le monde de considérer la diminution de la pauvreté et de la famine comme une priorité essentielle ?
Le Maître. De nombreux facteurs entrent ici en jeu. Mais les principaux sont le manque de volonté politique d’agir pour répondre aux besoins perçus ; un sentiment d’impuissance face à l’énormité du problème ; une complaisance invétérée de la part de la vaste majorité des nations influentes, développées, et de leurs représentants (au gouvernement et à l’Onu) ; et l’avidité effrénée et l’égoïsme des hommes qui partout provoquent la peur des transformations que peuvent amener des actions sincères et désintéressées visant à redresser les déséquilibres dans le monde. Les possédants savent instinctivement que tout changement véritable et fondamental sonnerait le glas de leurs privilèges et de leur pouvoir.

PP. Bien que le Maître ait dit que plusieurs changements majeurs allaient se produire graduellement, verrons-nous l’Onu transformée d’ici à une dizaine d’années, ou cela prendra-t-il plus de temps ?
Le Maître. A moins que les nations ne perçoivent la nécessité d’une réévaluation complète des systèmes économiques en vigueur, un effondrement total de l’économie mondiale est inévitable. Ce qui provoquerait des conditions chaotiques. Par exemple, des guerres civiles, toutes sortes de querelles internes et même, en fin de compte, un grand conflit mondial. L’Onu ne pourrait rien faire pour empêcher une telle situation. Le nouveau facteur qui transformera cette menace sera l’apparition de Maitreya aux yeux du monde. Ceci est pré-vu et inévitable, et aura un effet galvanisant sur le comportement de tous les Etats membres. La rapidité de leur réaction ne peut être prévue avec précision, mais on peut estimer qu’elle sera rapide et efficace.

PP. Y a-t-il autre chose que le Maître désire ajouter ?
Le Maître : L’Onu constitue le plus grand espoir du monde. Dans ses interrelations, nous pouvons voir que la démocratie se déploie largement, symbole de cette expression de la volonté de Dieu que les hommes nomment la bonne volonté. Avec le retour du Christ, cette bonne volonté conduira tous les hommes et toutes les nations vers de justes relations et créera les circonstances permettant l’expression de cette synthèse qui constituera l’idée maîtresse qui guidera la civilisation future. L’Onu jouera un rôle déterminant dans cette vaste entreprise.


Une perspective plus saine

par le Maître —, à travers Benjamin Creme

A première vue, il pourrait sembler que le monde traverse une crise plus profonde que jamais auparavant. La guerre et le terrorisme ont accéléré le cours des événements et la peur s’est emparée du cœur de millions d’hommes. Si cette lecture de la situation était juste, il y aurait effectivement bien des raisons d’avoir peur et de se lamenter. Fort heureusement, cette vision est superficielle et masque les nombreux changements pour le meilleur qui, sans attirer l’attention, se mettent également en place. Le côté sensationnel de la guerre et du terrorisme fait la une des médias. Les actions de grande envergure qui améliorent la vie de millions d’êtres font rarement les gros titres de l’actualité, et passent inaperçues dans le tumulte suscité par des gouvernements autoritaires et des dictateurs inquiets.

Le monde doit énormément aux nombreuses agences des Nations unies dont le travail altruiste et consciencieux se poursuit fermement au milieu des discours emphatiques ou vindicatifs de politiciens ivres de pouvoir. Le temps est proche où chacun réalisera que les besoins du monde sont ceux des hommes et des femmes où qu’ils soient : besoin de nourriture et de travail, de soins de santé et d’éducation. Telles sont les priorités qui devraient guider les actions des hommes et mobiliser leur énergie et leurs ressources. Tels sont les besoins essentiels de chacun. C’est à ses risques et périls que l’humanité les néglige. Des organisations non gouvernementales spécialisées contribuent également, par leur discernement et leurs recherches, à éveiller les hommes aux dangers de cette course effrénée à l’exploitation systématique des ressources de cette planète déjà bien malade.

Nombreux sont ceux qui, jusqu’ici aveugles, ouvrent les yeux. Nombre de ceux qui se contentaient de regarder agir leurs frères passent maintenant à l’action. Pour la première fois dans la vie de nombre de ceux qui souffraient en silence, le monde est rempli d’espoir. Pour ces hommes patients et calmes, la vie ouvre ses portes, laissant entrer l’air frais et la lumière du jour. Grâce au travail des différentes organisations, une énergie nouvelle et vivifiante se répand et nombre d’hommes et de femmes y répondent et se réjouissent. Ceux-là, les serviteurs, sont les véritables héros de notre temps. Non pas ceux qui lancent des bombes du haut du ciel, mais ceux qui perçoivent les besoins de leurs frères et sœurs, et agissent, quel qu’en soit le prix.

Lorsque Maitreya apparaîtra ouvertement, aux yeux de tous, il inspirera la création d’une attitude plus saine face à la vie, fondée sur le service et répondant aux besoins des hommes et des femmes du monde entier. Il montrera que les conflits d’aujourd’hui ne sont pas inévitables. Que les dirigeants des nations ont une responsabilité à l’égard de l’humanité toute entière et que ce ne sont pas seulement leurs convictions personnelles ou idéologiques qui sont en jeu. Il appellera à la prudence et à la sagesse en ce qui concerne les armes, aujourd’hui si terriblement puissantes, et soulignera l’inutilité de faire la guerre « pour avoir la paix ».

La paix, montrera-t-il, n’est pas difficile à trouver si elle est honnêtement recherchée. La paix, affirmera-t-il, ne pourra être obtenue qu’avec l’instauration de la justice et de la liberté pour tous.

Ainsi Maitreya indiquera-t-il la direction du changement. Ainsi inspirés, les hommes franchiront un pas vers l’inconnu et verront s’accomplir les rêves de paix et les aspirations qu’ils portent depuis si longtemps dans leur cœur.




Home Avec un peu de volonté nous pourrions éradiquer la pauvreté

par Jeffrey D. Sachs et Sakiko Fukuda-Parr Source : Los Angeles Times (Etats-Unis)

Le grand paradoxe de notre époque est que la situation de grande détresse des plus pauvres – maladies, famine, eau non potable, etc. – pourrait facilement être soulagée par une aide modique des pays les plus riches. Avec moins de 1 % des revenus annuels de ces pays, les principales souffrances résultant de la pauvreté pourraient être réduites de façon très substantielle voire même éradiquées.

D'ailleurs, les pays riches et pauvres ont solennellement proclamé, non pas une fois mais au moins à quatre reprises au cours des trois dernières années, qu'ils allaient travailler ensemble pour réaliser des progrès substantiels visant à éliminer la pauvreté. Mais, la grande difficulté au niveau du développement économique n'est pas de savoir comment soulager la souffrance mais plutôt de savoir comment faire pour que les pays riches et pauvres honorent leurs engagements.

Au cours de l'année 2000, 150 leaders mondiaux se sont réunis au siège des Nations unies à New York, afin de fixer des objectifs globaux pour le nouveau millénaire. Au cours de trois sommets qui ont suivi, y compris lors de la réunion du G8 qui s'est déroulée en France, ces objectifs ont été répétés.

Avec seulement 0,7 % du PNB

Ceux-ci mettent l'accent sur la réduction de la pauvreté mais pointent aussi des problèmes apparentés tels que l'infection par le virus HIV, l'illettrisme et la mortalité infantile. Pour atteindre ces objectifs, les pays les plus riches – Etats Unis, Japon et Europe occidentale – ont marqué leur accord pour accroître (à long terme) leur aide extérieure jusqu'à 0,7 % de leur PNB. Les pays pauvres se sont également engagés à apporter leur contribution en instaurant des administrations publiques honnêtes et efficaces et des réformes économiques.

L'affaire était équitable : davantage d'aide en échange d'une meilleure gouvernance. Une aide de 0,7 du PNB s'élèverait à environ 175 milliards de dollars par an et permettrait, si elle était utilisée de manière efficace, un contrôle des grandes maladies pandémiques telles que le sida, la tuberculose et la malaria, un accroissement de la quantité de nourriture produite par les fermiers des tropiques, la scolarisation des enfants et un accès minimum à l'eau potable, à l'énergie et à d'autres marchés.

Le rapport des Nations unies sur le développement humain publié en juillet 2003 cite de nombreux exemples de programmes de développement qui ont réussi grâce à un soutien financier et à l'instauration de bonnes pratiques ; il montre avec de nombreux détails comment des investissements dans des domaines tels que la santé, l'éducation, l'agriculture, l'eau ou les installations sanitaires peuvent contribuer à l'amélioration de la situation des populations. Mais ce rapport insiste également sur l'effort qui reste à accomplir. En effet, d'un côté, la contribution des pays riches se limite actuellement à 0,2 % de leur PNB et d'un autre côté, la bonne gouvernance constitue encore un objectif lointain pour de nombreux pays défavorisés, bien que certains d'entre eux tels que le Bangladesh, la Bolivie, le Ghana, le Sénégal ou la Tanzanie se démarquent en luttant contre la pauvreté et méritent plus de soutien que ce qu'ils reçoivent actuellement.

Comment expliquer l'incapacité du monde à suivre ses engagements de lutter contre la pauvreté alors que les solutions à cette question sont bien connues ?

En ce qui concerne les Etats-Unis, leur aide au développement est relativement la plus faible parmi l'ensemble des pays donateurs (environ 10 milliards de dollars pour un PNB de 10 000 milliards de dollars soit 0,1%) ; l'explication principale à cette situation semble être la confusion qui règne dans l'esprit du public. Des enquêtes d'opinion montrent que les Américains croient fermement que leur nation aide bien plus les pays pauvres que ce n'est réellement le cas. De plus, à l'époque de la Guerre Froide et même à l'heure actuelle, une partie importante de l'aide américaine allait à des tyrans et à des escrocs afin d'appuyer la politique étrangère des Etats-Unis. Trop peu d'argent était consacré à la lutte contre la pauvreté, la faim et les maladies. Non seulement le montant de l'aide étrangère était bien trop faible mais de plus, celle-ci était mal dirigée.

Il est parfois affirmé que les pays riches n'ont pas les moyens de fournir une aide financière plus importante et que leurs budgets sont déjà trop déséquilibrés pour consacrer plus de moyens au reste du monde. Et pourtant, les Etats-Unis, le Japon et l'Europe occidentale dépensent de manière inconsidérée bien plus d'argent dans des subsides destinés à leurs propres agriculteurs – en protégeant par exemple des producteurs de sucre qui ne peuvent être rentables sous des climats tempérés – que dans l'aide au développement.

Un commerce plus équitable

Le montant de l'aide portant sur moins de 1% de leur PNB, la question n'est pas de savoir si les pays riches peuvent se permettre d'accroître leur effort ou s'ils doivent faire un choix entre d'un côté leur budget militaire et d'un autre côté la réduction de la pauvreté dans le monde ; la vraie question est de voir s'ils sont disposés à accorder la priorité à l'élimination de l'extrême pauvreté dans le monde.

Les objectifs établis lors de la conférence du millénaire, qui s'est tenue aux Nations unies, en l'an 2000, constituent le meilleur espoir de l'humanité afin de garantir que la mondialisation se fera au bénéfice de tout le monde et pas uniquement au profit des riches. Mais le temps presse, les objectifs de réduction de la pauvreté, de la faim et des maladies ont été fixés pour 2015, il ne reste qu'une douzaine d'années.

Les pays nantis doivent montrer de manière non équivoque aux pays pauvres qu'ils sont prêts à fournir l'aide adéquate via des règles de commerce plus équitables et une contribution plus généreuse au développement. Il n'y a plus de temps à perdre si nous voulons créer un monde avec plus de justice, de prospérité et de sécurité pour tous.


Publié à l’origine dans le Los Angeles Times (Etats-Unis), reproduit avec la permission des auteurs.




Home Un cœur chaleureux et un esprit ouvert

par Dalaï Lama

Le texte qui suit est extrait d’une allocution publique prononcée le 30 mai 2003, à Auckland (Nouvelle Zélande), par le Dalaï Lama.

A l’heure actuelle, tout le monde se soucie de l’humanité et il me semble qu’il y a une véritable recherche de la paix et de réelles préoccupations pour l’environnement.

De nos jours, un individu isolé ne peut plus apporter les réponses et c’est pourquoi l’ensemble de la société doit coopérer et agir en faveur de la paix et de la protection de la nature. Chacun est responsable de sa propre contribution. Des points de vue différents, des conflits, des traditions religieuses et des différences raciales se retrouvent naturellement au sein de la société et c’est pourquoi il est particulièrement important de développer le sens de l’unicité de l’humanité. Le concept de« nous » et « eux » n’a plus de raison d’être, les intérêts d’une personne sont liés à ceux des autres. Le monde entier se retrouve en chacun d’entre nous, c’est une réalité.

L’environnement a changé de façon radicale mais nous avons conservé nos anciennes habitudes de pensées ; chacun d’entre nous continue à penser en terme de « mon pays », « ma famille ». Nous devons reconnaître le fait que l’ensemble de l’humanité forme une seule entité. Les différences importent peu. Ce qui compte, c’est que nous sommes tous des êtres humains : sur les plans mentaux, émotionnels et physiques, nous sommes identiques. Par conséquent, nous devons raisonner en terme d’humanité une ; cette approche nous permettra certainement de résoudre de nombreux problèmes.

L’héritage du XXe siècle

Un autre point important concerne les découvertes réalisées au XXe siècle. Par exemple, la découverte de la bombe atomique ; de ces armes dont la puissance de destruction est telle que leur utilisation signifierait la fin du monde. Cette force ne nous a pas permis de résoudre les problèmes de l’humanité : elle a généré beaucoup de dégâts écologiques et apporté plus de peur et d’anxiété. Néanmoins, je pense qu’au moins en Europe, ces armes nucléaires ont eu un effet dissuasif pendant quelques décennies. Cependant, cette situation n’est pas comparable à une paix authentique ; il s’agit plutôt d’une absence de conflit ou d’une crainte de la guerre.

Si nous jetons un regard sur le XXe siècle, il nous apparaît comme une époque marquée par les effusions de sang à un point tel qu’il me semble que l’humanité est saturée par la violence. Il ne s’agit pas uniquement de la violence entre nations mais aussi de la brutalité au sein même des communautés. Parfois, nous assistons à des scènes de violence entre enfants ou jeunes élèves qui se battent en classe ; ces scènes sont regrettables et illustrent nos problèmes de sociétés.

J’ai eu l’occasion de participer à des séminaires ou des conférences traitant des troubles de la jeunesse. Il y a chaque fois de nombreux experts parmi les participants qui affirment que le manque de compassion et le manque d’affection au sein des familles ou de la société constituent les facteurs principaux expliquant les troubles de la jeunesse. Ce ne sont pas uniquement la prière et la méditation qui nous amènent à ce diagnostic mais également l’analyse des médecins et des travailleurs sociaux qui font les mêmes constats.

Nous sommes arrivés à la conclusion que nous devons développer le sens de la compassion au sein de la société et ceci dans l’intérêt de chacun d’entre nous. Ainsi, lors d’un séminaire sur la santé, un docteur en médecine a mentionné que les personnes qui utilisent souvent les termes « je », « moi », « le mien », connaissent un risque plus élevé d’attaque cardiaque. Ceci est dû à leur attitude trop centrée sur eux-mêmes. Cette attitude renforce un point de vue réducteur qui fait que les petits problèmes prennent des proportions démesurées. Par contre, lorsque nous raisonnons au niveau du monde entier, lorsque nous pensons aux autres, notre vision s’élargit de sorte que nos propres problèmes n’attirent plus notre attention.

Nous devons aussi mettre davantage l’accent sur la chaleur humaine et la cordialité. En général, une attention suffisante est consacrée aux questions d’éducation, aux soins à apporter au mental, mais la même attention ne se retrouve pas sur le plan émotionnel. Lors de la petite enfance et durant la période scolaire, il n’est plus accordé une importance suffisante à la chaleur des relations. Notre cerveau peut dominer complètement nos pensées et les valeurs humaines disparaissent complètement. Je pense que c’est la leçon que nous devons tirer de ce XXe siècle.

L’éducation au dialogue

Le XXIe siècle devrait être consacré au dialogue et à la paix. Pour instaurer une paix véritable, il nous faut une méthode efficace de gestion des conflits : un dialogue dans un esprit de réconciliation. Pour promouvoir la paix, nous devons favoriser le dialogue. J’ai souvent fait la suggestion d’introduire un cours sur le dialogue ou sur la résolution des conflits dans nos cursus scolaires de façon à ce que, dès qu’ils détectent un conflit, les enfants acquièrent des réflexes visant à le résoudre par le dialogue.

D’ordinaire, lorsque nous sommes confrontés à un conflit, notre première réaction est de tenter de le résoudre par la force et de rechercher les moyens dont nous disposons en ce sens ; c’est là l’ancienne manière de réagir. A ce sujet, il est intéressant de noter les différences de comportement entre hommes et femmes. Dans le passé, un corps solide constituait un atout, on le constate également dans le monde animal. Notre perception et notre attitude à l’égard des hommes et des femmes gardent une trace de ces anciens modes de pensée : un corps masculin est généralement plus solide, tandis qu’un corps féminin est plus fragile ; cette base induit des discriminations qui ne sont plus acceptables dans un monde civilisé. A l’heure actuelle, la taille physique a beaucoup moins d’importance ; ce sont le cœur et le cerveau qui comptent. Par conséquent, les enfants qui fréquentent l’école au XXIe siècle devraient apprendre à réagir par le dialogue dès qu’ils constatent un conflit. Nous devrions faire des efforts en ce sens et les perspectives pourraient changer radicalement pour le meilleur.

L’avenir du monde ne dépend que de nous-mêmes. Chacun d’entre nous a le potentiel et la responsabilité morale d’apporter sa pierre à l’édifice. Ces quelques notes constituent ma contribution qui vise à rendre l’individu et toute l’humanité plus heureux.


[Extrait de Warm Heart Open Mind.]





Signes des temps

Home Un jeune malade en phase terminale a vu des anges

Source : www.abcnews.go.com

Deux mois avant de mourir d'une tumeur au cerveau, Ryan Reynolds, âgé de dix ans, et demeurant à Cincinnati, dans l'Ohio, a pris part à un pique-nique avec sa famille et des amis. Au cours d'une promenade dans la campagne, il a dit à sa mère qu'il voyait des anges. Cela n'avait rien de vraiment surprenant car il parlait souvent d'anges.

Mais lorsque les photos du pique-nique furent développées, des formes blanches, transparentes, étaient visibles au milieu des personnes présentes. « Nous avons d'abord pensé que cela avait quelque chose à voir avec le développement », a déclaré Shirley Reynolds, la mère de Ryan, à la chaîne WCPO-TV de Cincinnati. Mais trois appareils photos différents, utilisant différents types de films, développés dans trois endroits différents, ont donné le même résultat.

Les formes blanches sont éparpillées et d'aspects différents. On peut voir notamment un poisson et un grand globe blanc que Ryan reconnut immédiatement. Sa mère se sovient que lorsqu'il le vit, il lui dit : « Maman, c'est pour cela que j'étais si content de me promener dans les prés, et il ajouta : parce que juste là se touve mon ange gardien. Je savais qu'il serait là. C'est mon ange, maman. Il me parle sans cesse. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « formes blanches », considérées par le jeune malade comme des anges, ont été manifestées par Maitreya.


Home De l'activité électromagnétique décelée à l'intérieur de la Terre

Source : Paranormal News, www.para-normal.miningco.com/library

Deux scientifiques ont déclaré qu'ils avaient détecté des signes de radioactivité, des micro-ondes, des tensions électriques et des oscillations venant de l'intérieur de la Terre. Omar Hesse et Jorge Millstein sont affiliés à la Fundación Instituto Biofísico de Investigaciones (FICI) dont le siège se trouve à La Matanza (Argentine). Cette fondation est dirigée par Pedro Romaniuk, spécialiste des ovnis.

Les scientifiques ont inspecté les montagnes entourant la ville de Cachi, à 157 km de la capitale et à 2 280 mètres au-dessus du niveau de la mer. Après avoir effectué des tests dans le voisinage du mont Nevado de Cachi, ils sont arrivés à la conclusion que les signaux n'ont pas une origine naturelle, mais semblent au contraire provenir de machines guidées par des êtres intelligents. « Les oscillations indiquent clairement qu'à des kilomètres sous terre il existe une activité, des ondes électriques qui indiquent une source d'énergie, a déclaré O. Hesse. Cela pourrait signifier la présence de machines. »

Les scientifiques n'ont pas choisi cette région par hasard. Un alpiniste de la région, Antonio Zuleta, y avait déjà effectué quatre reportages entre juin 2000 et novembre 2002. Les reportages de O. Hesse et J. Millstein montrent des images analogues – des lumières qui se déplacent rapidement et semblent « plonger » dans le sol au même endroit. Les chercheurs ont calculé l'endroit précis et, accompagnés d'A. Zuleta lui-même, ils ont exploré la zone. « Nous devrons y retourner avec des instruments plus sensibles pour parvenir à des données plus précises », a indiqué J. Millstein. Les deux chercheurs estiment que les reportages d'A. Zuleta et les signaux enregistrés des profondeurs de la Terre correspondent à une technologie qui ne vient pas de notre monde. « Pour nous qui travaillons sur cette question, la possibilité que des vaisseaux puissent pénétrer à l'intérieur de la Terre n'a rien de nouveau dans les Andes, car on en trouve de nombreux témoignages gravés dans la pierre, depuis l'Equateur jusqu'à Mendoza (Argentine) ».

Le Maître de B. Creme a indiqué que les signaux proviennent de l'activité souterraine d'ovnis (martiens) et que cette activité existe dans la région depuis des siècles.


Home Voyage sur une otarie

Source : Otago Daily Times, Nouvelle-Zélande

Deux jumeaux, Kevin et Barry Odgers, originaires de Tapanui, en Nouvelle-Zélande, faisaient du kayak ensemble le 17 avril 2003, près de l'embouchure d'une rivière, sur la côte de Papatowai. A environ cinquante mètres du rivage, leurs bateaux se retournèrent, laissant aux deux frères la seule possibilité de nager dans leurs gilets de sauvetage. « J'étais sans cesse recouvert par les vagues, a déclaré Barry, et nous nous perdîmes de vue. » Kevin réussit à atteindre le rivage et alla chercher du secours, mais Barry s'épuisait de plus en plus, jusqu'au moment où il se retrouva près d'un groupe de cinq ou six otaries. « Je me suis agrippé à la nageoire de l'une d'entre elles. J'étais à bout de souffle et cela me parut tout simplement une bonne idée ».

L'otarie le rapprocha du rivage, puis fit demi-tour. « J'ai lâché la nageoire, mais j'avais pu me reposer un peu, et cela allait », a déclaré Barry qui fut capable de continuer tout seul. Bien que personne n'ait assisté au sauvetage, les habitants de la région disent que l'on voit souvent des otaries dans les eaux de cette région et que l'on sait qu'elles peuvent parfois s'approcher des hommes.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'otarie a été manifestée et dirigée par Maitreya.


Home L'eau bénite résiste à un incendie

Source : Rhyl, Prestatyn et Abergele Journal, Grande-Bretagne

A Prestatyn (Pays de Galles), un incendie a ravagé un garage, détruisant tout excepté une bouteille d'eau bénite. Doug et Anne Mangan ont eu la stupéfaction de retrouver quasiment intacte la bouteille de plastique contenant de l'eau bénite, au milieu des débris carbonisés de leur garage, qui fut détruit à la suite de l'explosion de la caravane d'un de leurs voisins. L'incendie ravagea la véranda et le garage de la maison voisine avant de se propager à la maison des Mangan. Il fallut des heures aux pompiers pour maîtriser cet incendie, causé par un court-circuit dans la caravane.

Le couple croyait que tout avait été détruit dans leur garage jusqu'à ce que Doug Mangan ait fait la découverte miraculeuse, en commençant à enlever les débris. Sa mère avait rapporté la fiole d'eau bénite de Lourdes plus de dix ans auparavant, et elle était conservée dans un sac de toile dans le garage. Doug a déclaré : « C'est stupéfiant, c'est la seule chose qui ait résisté. Il ne restait rien de ce garage. Tout avait fondu – le plastique, le métal et le verre – mais nous avons alors découvert la petite bouteille d'eau bénite quasiment intacte. »

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle accompli par Maitreya.


Home Des statues de la Vierge versent des larmes - 1

Source : Sidwaya, Burkina

On raconte que, dans une église du Burkina, en Afrique de l’Ouest, une statue de la Vierge a versé des larmes de sang pendant une séance de prières d’intercession à la Vierge pour la guérison d’une organiste de la région.

Cette statue, d’environ 1 m 90 de haut et se trouvant dans la sacristie de l’église Sainte-Thérèse de Diapaga, à Diapaga, à 450 kilomètres de la capitale Ouagadougou, a commencé à verser des larmes le 10 juillet 2003, pendant une séance de prières. Les larmes ont coulé pendant plus de deux heures, sur le visage de la statue, sur sa robe blanche, sur le piédestal et jusque sur le dallage. Un linge fut trempé de liquide. Les reporters, qui reçurent finalement des autorités religieuses la permission de voir la statue, ont dit qu’ils avaient vu des traînées de ce qui ressemblait à du sang coagulé nettement visibles sur le visage de la statue. Cependant la permission de prendre des photos leur fut refusée. L’église a vu ses offices perturbés par les nombreux visiteurs venus constater le phénomène qui est décrit comme un miracle par nombre de chrétiens et de musulmans de la région. Des échantillons du liquide ont été soumis à une analyse en laboratoire supervisée par le directeur des services médicaux de la région, mais le résultat des tests n’est pas encore connu.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle accompli par Maitreya.


Home Des statues de la Vierge versent des larmes -2

Source : Agenzia Italia, Italie

Italie

– Un groupe de pèlerins de la paroisse de San Giovanni Battista a constaté un phénomène miraculeux à l'occasion d'une visite du sanctuaire de San Gabriele della Maiella, un lieu de culte situé près de Gran Sasso, dans la région de Teramo. Alors qu'ils priaient devant la statue de la Madonna dell'Addolorata, ils virent couler un liquide incolore qui ressemblait à des larmes. Il y eut un grand émoi dans l'église et les prêtres intervinrent et confisquèrent la statue. Le recteur réunit les personnes qui avaient assisté au phénomène. Il leur demanda de ne pas parler du miracle et d'être prudents dans la description de ce qu'ils avaient constaté. Les prêtres, qui avaient également vu la statue verser des larmes, la mirent à l'abri dans l'église et appelèrent des photographes. Des échantillons du liquide ont été prélevés.

 

 

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'un authentique miracle accompli par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Apparition de la Vierge dans les environs de Washington

Source : The Washington Post, E.-U.

La Vierge apparaît presque tous les soirs à Gianna Talone Sullivan, dans sa maison située près d'Emmitsburg (Maryland), pour lui transmettre des paroles de sagesse, des conseils et, parfois, des avertissements. Pour les croyants, les détails des apparitions de Marie sont bien connus : elle porte un voile, elle a les cheveux bruns et les yeux bleus et elle émerge d'une brillante lumière. Ses visites varient en fréquence et en durée. Des milliers de visiteurs se sont rendus chez G. Talone Sullivan au cours des dernières années pour recevoir les messages de la Vierge, mais ils ne la voient pas.

Les responsables de l'Eglise catholique romaine au Vatican ont déclaré que ces visions n'avaient rien de surnaturel, mais de nombreux sympathisants de G. Talone Sullivan continuent à y croire fermement. Même ceux qui sont sceptiques reconnaissent que les apparitions ont eu un effet positif sur l'Eglise catholique locale et la petite ville d'Emmitsburg. « Je suis prêtre depuis quarante-cinq ans et je n'ai jamais rien vu de tel », a déclaré Al Pehrsson, prêtre de l'église St Joseph d'Emmitsburg de 1989 à 1996 et maintenant prêtre dans l'Alabama. Il y avait une joie tranquille chez les centaines de pèlerins qui sont venus d'un peu partout... Il n'y avait chez eux aucun fanatisme. » Il y a deux ans, les autorités catholiques ont ordonné à G. Talone Sullivan de cesser ses rencontres de prières hebdomadaires à l'église locale, mais elle continue à diffuser les messages de la Vierge de bouche à oreille et sur Internet.

« Ce fut réellement une des expériences religieuses les plus étonnantes de ma vie, a déclaré Marti O'Neill, qui a assisté à deux des réunions de prières de G. Talone Sullivan. J'ai rencontré de nombreuses personnes qui étaient malades, des gens en quête de miracles. Je dois dire que chacun repartait avec quelque chose. »

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'un authentique miracle accompli par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Miracles dans le Kentucky

Source : Wave 3 Television, Etats-Unis

Un endroit tranquille, près de Springfield (Kentucky), a de temps à autre défrayé la chronique au cours des dix dernières années. Certains habitants affirment que des miracles se produisent dans un endroit connu sous le nom de Valley Hill. Hazel Spalding, qui habite la région, n'a aucun doute sur le fait qu'il s'y passe des choses étranges. « J'avais mon chapelet à la main et il s'est transformé en or, a-t-elle déclaré. J'ai senti un parfum de rose alors qu'il n'y avait aucun rosier. » En avril 1995, sept fillettes et leur professeur de catéchisme ont raconté qu'elles avaient vu des taches dorées et des apparitions d'anges et de la Vierge Marie. On en parla dans une émission de télévision sur les « mystères non résolus ». Même si, au cours de l'émission, un expert discrédita les visions et les photographies, les personnes concernées par ce mystère ont tenu bon. Les visiteurs vinrent nombreux. Puis, au cours des années suivantes, leur nombre diminua. Amanda Terrell a dit au sujet de ses expériences : « Beaucoup de gens ne me croient pas et me prennent tout simplement pour une folle. » Mais Amanda y croit toujours et cequ'elle a vu reste le pivot de sa foi. « Cela m'a donné un arrière plan spirituel, a-t-elle déclaré, depuis lors, je me sens plus proche de Dieu. »

Bon nombre des personnes qui se trouvaient à Valley Hill au printemps 1995 continuent à y venir en pèlerinage. Elles ne peuvent oublier ce qu'elles ont vu et la manière dont cela a changé leurs vies. « Nous avons vu des taches de lumière au-dessus de chacun de nous, a déclaré Mandy Mattingly. Le soleil semblait émettre des pulsations. C'était un miracle. C'était grandiose. »

« Je sais ce qui s'est passé, a affirmé Phyllis Filiatreau, je sais combien cela nous a transformé, moi et ma fille. Nous garderons ce souvenir toute notre vie. »

La propriétaire du domaine de Valley Hill a déclaré que les miracles sont plus fréquents le deuxième et le vingt-troisième jour du mois.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un authentique miracle accompli par Maitreya.


Home Un léopard se lie d'amitié avec une vache

Source : www.expressindia.com

Certains soirs, un léopard vient rendre visite à une vache, et ce cas rare d'amitié entre un prédateur et son éventuelle proie alimente toutes les conversations. Dans le village d'Antoli, situé dans la région de Waghodia Taluka (Inde), l'attitude incroyable des deux animaux a attiré l'attention de tout un chacun, y compris celle de spécialistes des animaux sauvages. Rohit Vyas, responsable bénévole de la sauvegarde de la faune et de la flore, s'est rendu à plusieurs reprises dans le village avec d'autres spécialistes enthousiastes. Il raconte : « Le léopard vient rendre visite à la vache à intervalles réguliers depuis octobre dernier. Après que les villageois nous aient informés des fréquentes visites effectuées par le léopard dans le champ de canne à sucre pour retrouver la vache, notre équipe, comprenant notamment H. S. Singh, conservateur des forêts, ainsi que Manoj Thakkar et Kartik Upa-dhyay, spécialistes de la faune, est venue constater les faits. C'était incroyable. Les deux animaux s'approchaient très près l'un de l'autre et l'intrépide vache léchait la tête et le cou du léopard. » R. Wyas a ajouté : « Les chiens se mettaient à aboyer dès que le léopard venait voir la vache qui l'attendait tous les soirs entre 21 h 30 et 22 h 30. »

L'Office des Forêts qui essayait de capturer le fauve, y a renoncé lorsqu'il a appris l'amitié qui existait entre les deux animaux. Par ailleurs, selon R. Wyas, le léopard n'a blessé aucun autre animal dans le village et ses visites ont été bénéfiques pour les villageois car les autres animaux ont cessé d'endommager les récoltes dans les champs et le rendement a augmenté de 30 %.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya est à l'origine de cet extraordinaire phénomène.



Tendances

Home Europe : l'éolienne a le vent en poupe

Source : WorldWatch, Etats-Unis

L'Europe a installé pour plus de 5,8 millions d'euros de tech­nologie éolienne en 2002, produisant dans l'année près de 23 700 mégawatts (MW) d'énergie issue du vent, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2001. L'Europe détient aujourd'hui près des trois quarts de la capacité éolienne mondiale et fabrique environ 80 % des turbines à vent.

Dans certaines régions d'Allemagne, du Danemark et d'Espagne, l'énergie éolienne fournit plus de 20 % de l'énergie nécessaire aux besoins en électricité. Ces trois pays totalisent 90 % de l'énergie éolienne installée sur le continent en 2002. L'Allema­gne a consolidé sa position en tant que leader de l'énergie éo­lienne, terminant l'année avec 12 000 MW – assez pour couvrir 4,5 % de ses besoins en électricité, tandis que l'Espagne, qui a augmenté sa capacité de 44 %, arrive en seconde position. Des turbines de plus de 240 MW tournent actuellement en Europe, avec un accroissement de 20 000 MW prévu pour les régions du nord de l'Europe.




Home De l'énergie tirée de l'hydrogène

Source : The Daily Telegraph, Grande-Bretagne.

Des chercheurs britanniques pensent avoir été en mesure de « créer » de l'énergie à partir d'atomes d'hydrogène.

Lors d'expériences menées à l'Université de Bristol (Grande-Bretagne), une équipe de Gardner Watts, société de technologie environnementale de Dedham, dans l'Essex (G.-B.), a eu recours à une « cellule d'énergie thermique » pour produire apparemment une énergie plus de cent fois supérieure à celle introduite dans l'appareil. Si ces découvertes sont vérifiées, et si la cellule peut être reproduite à des fins commerciales, on pourrait chauffer de l'eau pour une fraction des coûts habituels, réduisant ainsi considérablement les factures de combustibles domestiques.

Les inventeurs de la cellule déclarent ne pas pouvoir expliquer avec exactitude comment fonctionne leur appareil. Mais Christopher Davies, directeur de Gardner Watts, explique que des calculs basés sur la théorie des quantas, les lois du monde subatomique, suggèrent que l'hydrogène peut exister à un état « métastable », renfermant une source potentielle d'énergie supplémentaire. Cette théorie suggère que si de l'électricité était filtrée dans un mélange d'eau et d'un catalyseur chimique, l'énergie supplémentaire serait évacuée sous forme de chaleur.

L'équipe de Gardner Watts s'est rendue compte qu'une faible quantité d'électricité diffusée à travers un mélange d'eau et de carbonate de potassium, la potasse, libérait une extraordinaire quantité d'énergie. Ces découvertes ont été testées par le Dr Jason Riley, de l'Université de Bristol, qui a trouvé des gains d'énergie de trois à vingt-six fois supérieurs à celle investie.

Selon les chercheurs de Gardner Watts, il faudra six mois pour pratiquer les expériences nécessaires pour vérifier les résultats initiaux. Cette société envisage ensuite de développer un prototype capable de produire dix kilowatts de chaleur avec un kilowatt de puissance électrique. C. Davis a déclaré que la société envisage de mettre sur le marché les premiers appareils à cellules d'énergie thermique d'ici deux ans.





Les priorités de Maitreya

Home Les Etats arabes investissent dans l'éducation

Source : Service de presse de l'Unesco

Dans un rapport sur l'éducation dans les pays arabes, l'Institut des statistiques de l'Unesco vient contredire plusieurs des stéréotypes les plus courants concernant ces pays, mais montre également que subsistent certains problèmes soulevés depuis longtemps, tels que l'inégalité entre les sexes.

Le Rapport régional sur les pays arabes analyse le système éducatif de 19 pays (Algérie, Bahrein, Djibouti, Egypte, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Mauritanie, Maroc, Oman, Territoires autonomes palestiniens, Qatar, Arabie Saoudite, Soudan, Syrie, Tunisie, Emirats arabes unis et Yémen) regroupant 270 millions d'habitants dont 39 % âgés de moins de 14 ans.

Malgré de nombreux points positifs tels qu'un large consensus en faveur de l'éducation, le rapport met l'accent sur d'anciens problèmes récurrents : quelque 8 millions d'enfants en âge scolaire, dont 5 millions de filles, ne fréquentent toujours pas l'école primaire. Le rapport montre également que les filles, lorsqu'elles ont l'opportunité de fréquenter l'école, ont plus de chances que les garçons de terminer leurs études primaires et secondaires et sont moins susceptibles de redoubler une année.

Le rapport, basé sur l'année scolaire 1999/2000, montre de grands écarts entre les différents pays. Cependant, ces données doivent être corrigées suite aux dommages infligés aux systèmes éducatifs lors des conflits dans les Territoires autonomes palestiniens et en Irak, alors même que ces deux pays ont témoigné d'un degré de scolarisation élevé pendant cette période.

Le rapport reconnaît que des investissements considérables ont été effectués dans le domaine éducatif au cours des quarante dernières années et, qu'en conséquence, de nombreux pays sont proches d'atteindre l'objectif d'une scolarisation de tous les enfants ; il montre également que la parité entre les sexes (même taux de scolarisation entre garçons et filles) n'a été atteinte que dans les Territoires autonomes palestiniens, à Bahrein, en Jordanie, au Liban et dans les Emirats arabes unis.

Dans l'ensemble de la région considérée, 35 millions d'enfants (dont 54 % de garçons) ont fréquenté l'école primaire durant l'année scolaire 1999/2000, ce qui laisse presque un enfant sur cinq (dont une fille sur quatre) sans scolarisation. D'un autre côté, dans tous les pays, à l'exception du Soudan, les filles ont moins de chance que les garçons de redoubler une année à l'école primaire. Seuls 6 % des filles ont redoublé contre 9 % de garçons, et plus de 90 % des enfants ont terminé leur cycle primaire, avec, dans tous les pays, un léger avantage pour les filles.

Les taux de scolarisation dans l'enseignement secondaire sont nettement plus faibles. Quelques 22,5 millions d'élèves (soit seulement 60 % de la population concernée) sont inscrits dans des écoles secondaires et parmi ceux-ci, près de 10,6 millions (47 %) sont des filles. Les chiffres montrent que la probabilité de passer de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire varie de 98 % à 66 % et, qu'à ce point de vue, les filles dépassent également les garçons. Le taux de redoublement dans le secondaire est généralement élevé pour les deux sexes.

Chacun des pays concernés dispose d'au moins une institution d'enseignement supérieur, mais le rapport souligne que de nombreux étudiants se rendent à l'étranger pour parfaire leur formation : en Europe, en Amérique du Nord ou dans d'autres Etats arabes. Durant l'année sur laquelle portait l'étude, quelques 5 millions d'étudiants étaient inscrits dans l'enseignement supérieur dont un peu plus de 2 millions – près de 40 % – de sexe féminin. Les sciences sociales, la gestion et le droit sont les options préférées regroupant par exemple un tiers des étudiants dans les Territoires autonomes palestiniens. En Arabie Saoudite, 50 % des étudiants se dirigent vers la formation d'enseignant, tandis que l'agriculture et les services constituent les branches les moins prisées.

Le budget consacré à l'éducation varie fortement selon les pays. On constate également très peu d'inscriptions dans les écoles privées. Avec 9,5 % de son PNB consacré à l'éducation, c'est l'Arabie Saoudite qui investit le plus dans son système éducatif mais dans certains pays, le budget de l'enseignement ne dépasse pas 2 à 3 % du PNB.

Quoi qu'il en soit, ces chiffres représentent un accroissement très important des dépenses d'éducation durant les quarante dernières années. Le rapport considère que cet investissement fut profitable: entre 1960 et 1985, les enfants auront passé environ deux ans et demi de plus à l'école. Néanmoins, il s'avère que le taux d'illettrisme atteint encore un homme sur trois et une femme sur deux dans l'ensemble des pays arabes.




Home La Commission océanique lance un cri d'alarme

Source : Pew Oceans Commission, E.-U.

La surpêche en mer, le surdéveloppement côtier et l'accroisse­ment de la pollution provenant des villes et des cultures aboutissent au déclin de la faune marine et à l'effondrement des écosystèmes océaniques, d'après un rapport établi par des scientifiques, pêcheurs, écologistes, hommes d'affaires et citoyens élus. Le rapport 2003 de la Commission océanique Pew demande une réforme im­médiate des lois et politiques américaines des océans afin de restaurer la faune marine, de protéger les écosystèmes océaniques et de préserver les profits écologiques, économiques et sociaux ap­portés par les océans. Ce rapport très complet, intitulé Les océans vivants d'Amérique : Charte d'un cours pour le changement des océans est le résultat d'une étude océanique nationale de trois ans, la première du genre en plus de trente ans. « Depuis des siècles nous avons considéré les océans comme ne pou­vant être perturbés et leur abondance comme ne pouvant être enta­mée par l'homme. Il est évident que tel n'est plus le cas, af­firme Leon Panetta, président de la Commission indépendante et bipartite. La bonne nouvelle est qu'il n'est pas trop tard pour agir. Ce rapport offre des solutions pratiques pour introduire dans le XXIe siècle une gestion des océans pouvant garantir que les futures générations pourront jouir de plages propres, de poissons sains, d'une faune marine abondante et de profiter des communautés littorales. Il y a un siècle, le président Theodore Roosevelt a inculqué une éthique de conservation de notre planète qui a abouti à des trésors nationaux tels que Yellowstone, Yosemite et le Grand Canyon. Au­jourd'hui nous étendons cette éthique aux océans et nous nous en­gageons à assumer la responsabilité de léguer aux générations futures un océan d'abondance. »

Des membres de la Commission sont venus à Washington pour pré­senter le rapport aux membres du Congrès et à l'administration Bush ; il sera également soumis à des gouverneurs et citoyens des 50 Etats et territoires, ainsi que dans plus de 30 pays.





Faits et prévisions

Home Kofi Annan en faveur d'une réforme du Conseil de sécurité

Source : Communiqué de presse des Nations unies, Le Monde, France

« Le Conseil de sécurité doit disparaître, et alors l'Assemblée générale des Nations unies trouvera sa propre expression ». [Mission de Maitreya, tome II]

Lors de sa conférence de presse du 8 septembre 2003, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a livré son rapport sur l'état de la communauté internationale six mois après le début d'une guerre conduite en violation de la Charte de l'Onu de 1945. K. Annan a déclaré que le système de sécurité collective, hérité de la Seconde Guerre mondiale, était menacé. Il s'est interrogé sur l'avenir de ce système, alors que plusieurs régions du monde ne partagent plus la même conception des dangers qui les menacent. « Nous reconnaissons tous l'existence de nouveaux dangers, a-t-il affirmé, mais nous ne parvenons pas à une vision commune de leur nature, ni à nous entendre sur la réponse appropriée à y apporter, même à l'échelle mondiale. » Selon lui, le fait que certains pays sont tentés de recourir à leur propre mécanisme de défense traduit le besoin de réformer le mode de fonctionnement des institutions internationales.

Il considère notamment que le Conseil de sécurité parviendra à « regagner la confi-ance des Etats et de l'opinion publique mondiale que s'il est perçu comme étant largement représentatif de la communauté internationale et des réalités géopolitiques du monde contemporain ».

Il a également préconisé des changements au sein de l'Assemblée générale de l'Onu, qu'il voudrait « moderniser ». Le Secrétaire général a critiqué sans ménagement cette institution, qui fut l'arène préférée des Etats-Unis pendant les années 1950, quand le Conseil de sécurité était paralysé par les veto de l'Union soviétique, avant de devenir leur bête noire lorsque les pays en voie de développement se joignirent à la constellation soviétique pour la transformer en un forum anti-américain.




Home Un nouveau traitement des déchets radioactifs

Source : Environment News Service

« L'environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier. » [Maitreya, PI , juin 1989]

Un nouveau revêtement à base d'un polymère de silicone blanc, connu sous le nom de Ekor, peut emprisonner les déchets nucléaires en toute étanchéité et empêcher toute évaporation ou suintement d'agents contaminants dans l'atmosphère.

Cette substance, actuellement testée en Ukraine dans le réacteur nucléaire endommagé de Tchernobyl, pourrait permettre de résoudre les problèmes de gestion des déchets nucléaires dans le monde entier.

En mars 2000, le revêtement Ekor a été appliqué avec succès à un élément radioactif provenant du réacteur détruit de Tchernobyl. Des robots ont appliqué le polymère afin de couvrir la plus grande section contenant du combustible, située au dessous du fameux réacteur 4 défectueux de Tchernobyl, le point le plus radioactif de la planète. Une autre application plus étendue est prévue pour affiner la méthode d'application et les équipements qui permettront d'enduire les déchets nucléaires avec de l'Ekor.

Dans plusieurs centrales électriques aux Etats-Unis et dans d'autres pays, des milliers de tonnes de combustible nucléaire usagé attendent un enlèvement et un stockage sécurisés. Les armes nucléaires déclassées après la Guerre froide ont produit des déchets radioactifs qui sont toujours stockés dans les usines du département de l'Energie à travers les Etats-Unis, dans le complexe nucléaire Mayak en Russie, et ailleurs dans le monde. Tous ces matériaux émettent des radiations. Si le revêtement Ekor s'avère être aussi efficace que lors de ses premiers essais, la gestion de certains des déchets nucléaires les plus dangereux en sera largement améliorée.




Home De jeunes diplomates partent pour les Nations unies

Source : Spits, Pays-Bas

« Les jeunes sont plus réceptifs aux énergies spirituelles et également plus intuitifs. Cela fait partie du processus d'évolution. Ils sont plus nombreux à être équipés pour l'ère nouvelle ; ils transformeront notre vie. » [La Mission de Maitreya, tome 1]

Six jeunes provenant de six pays différents feront partie d'une délégation officielle des Nations unies à New York, en octobre 2003. Leur tâche : mettre ce qu'ils considèrent comme étant les problèmes prioritaires du monde à l'agenda politique international.

Pour Anna Chojnacka, 24 ans, représentant les Pays-Bas, la première priorité est de rétablir la confiance envers les Nations unies, qui a atteint son niveau le plus bas lorsque les Etats-Unis ont pris la décision unilatérale d'attaquer l'Irak. Cette confiance pourra peut-être être rétablie si chaque nation cesse de se considérer comme isolée des autres.

D'après A. Chojnacka, qui est née en Pologne et a obtenu un diplôme de maîtrise en relations internationales, les jeunes constituent la clé du succès, et ils devraient être beaucoup plus impliqués dans les décisions politiques. « Ce sont des experts car ils s'engagent totalement dans la vie. Ils n'ont pas encore perdu leurs illusions et n'ont pas peur d'être considérés comme des idéalistes. »

D'après elle, il est urgent de faire passer une résolution concernant la participation des jeunes. Anna est clairement une idéaliste mais elle ne pense pas être naïve. « Je veux montrer qu'une fois le premier pas fait, il est possible de réaliser de grandes choses. La plupart des limitations sont dans notre tête. »





Regard sur le monde

Home Nouvelles menaces nucléaires

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Des fuites alarmantes ont révélé qu'une réunion ultra secrète entre de hauts responsables du complexe militaro-industriel américain (scientifiques, stratèges, Pentagone...) s'était tenue en août 2003, sur la base d'Offutt (Nebraska). Cette base, au cœur d'un réseau labyrinthique de bunkers ultra sophistiqués, jouit d'un très haut niveau de secret et de sécurité – c'est là qu'est situé le poste de commandement prêt à répondre à tout instant à une éventuelle menace nucléaire – le président Bush y fut conduit immédiatement après les attentats du 11 septembre.

Cette réunion, selon le document qui a filtré, avait pour but de faire le point sur le développement d'une nouvelle génération d'armes nucléaires, les mini bombes, qui seules seraient à même de détruire sans trop de dégâts les stocks souvent profondément enfouis d'armes biologiques, chimiques et nucléaires dont pourraient disposer des Etats voyous ou certaines organisations.

Cela révèle, selon les associations spécialisées dans le contrôle des armements, un tournant dramatique dans la stratégie militaire américaine. Un tournant préparé déjà depuis quelques années, puisqu'un rapport publié en janvier 2001 par le National Institute for Public Policy,au moment où l'administration Bush prenait ses fonctions, appelait à la création de ce nouveau type d'arsenal. C'est d'ailleurs ce rapport qui inspire depuis une des revues officielles de l'Administration, la Nuclear Posture Review, qui milite pour l'utilisation préventive de telles armes.

Autre motif d'inquiétude soulevé par cette réunion, qui ne fait que confirmer l'existence de tout un courant militariste, c'est le secret dont elle a été entourée. A l'égard du public, naturellement, mais aussi des scientifiques et des experts en armements qui sont en désaccord avec les positions de la Maison Blanche – un de ces experts auprès du Congrès s'est vu expressément interdire d'y participer. Comme l'a indiqué Greg Mello, président du Los Alamos Group Study, « les laboratoires et les centrales nucléaires peuvent y envoyer autant de gens qu'ils veulent. Mais pas le Congrès. »




Home Protestations contre le Mur de l'apartheid

Source : www. DemocracyNow.org

Le gouvernement israélien construit un mur de séparation entre Gaza et la rive occidentale du Jourdain. Mais ce que l'on ignore c'est que ce Mur de l'apartheid (qui n'est parfois, en fait, qu'une mince barrière ultra protégée), passe au milieu de communautés villageoises et sépare souvent les Palestiniens de leurs champs, généralement des vergers et des potagers disposant d'une source.

Paradoxalement, pour certains officiels américains cités par le New York Times, ce mur pourrait constituer un élément d'optimisme. Car, à force de voir chaque jour davantage de leurs compatriotes coupés de leurs maisons, de leurs fermes, de leurs emplois et de leurs écoles, les leaders Palestiniens pourraient faire campagne auprès de l'Administration et la faire modifier sa politique au Moyen-Orient. Le fait que le président Bush soit sorti récemment de son soutien inconditionnel à Israël, en le menaçant de réduire l'aide annuelle de 9 milliards de dollars que les Etats-Unis lui octroient actuellement, semblerait aller dans ce sens.

En attendant, l'armée israélienne a arrêté 47 Israéliens et militants internationaux qui occupaient une maison à Nasha, près de la ville de Qalqiliya, où ce prétendu mur de sécurité passe au milieu de la propriété d'une famille palestinienne. Le gouvernement israélien n'exclut pas d'expulser les 41 militants de Solidarité internationale qui participaient à cette action.




Home Afrique : les OGM ou la faim

Source : Le Canard Enchaîné, France

Tandis que G. Bush fait le forcing pour convaincre l'Afrique d'utiliser les OGM, nombre de journalistes et de scientifiques réfutent ses arguments et s'interrogent sur ses arrière-pensées. Il affirme haut et fort, en effet, que cette technique, en créant des semences résistantes à la sécheresse et aux insectes nuisibles, augmenterait de façon spectaculaire la productivité agricole, et il la présente même comme le seul moyen de gagner « la bataille contre la famine à l'échelle planétaire».

Le Canard Enchaîné, journal satirique français, démonte cette argumentation, en faisant valoir que l'adoption des OGM par l'Afrique mettrait ses ressources de base à la merci de cinq transnationales (Monsanto, Dupont, Syngenia, Bayer et Dow), dont les brevets interdiraient à terme aux paysans de récolter et sélectionner les graines qu'eux-mêmes ont semées. Le transgénique ne résoudra pas le problème de la faim : « Les 800 millions de personnes qui en souffrent dans le monde pourraient être nourries dès aujourd'hui car, tous les experts le disent, nous produisons actuellement une fois et demie ce dont l'humanité a besoin pour se nourrir. » Le problème central est un problème non de production, mais de distribution. « Comme le dit et le répète Jacques Diouf, directeur général de la FAO, à court terme, la priorité, ce ne sont pas les semences, mais l'eau, les infrastructures, les routes, le stockage et les capacités de conditionnement des denrées. »

 





Citation

Home Distribuer les fruits de la Terre

par Martin Luther King Jr.

« Les nations développées du monde ne peuvent demeurer des îlots de sécurité et de prospérité dans un océan de pauvreté. La tempête se lève contre la minorité privilégiée, et l'isolement et l'armement ne suffiront pas à la protéger. La tempête ne se calmera pas tant qu'une juste distribution des fruits de la Terre ne donnera pas à chaque être humain la possibilité de vivre dans la dignité et dans la décence. »





Courrier des lecteurs

Home Rencontre avec un « familier »

Cher Monsieur,

En avril 2001, je me promenais dans le centre-ville de San Francisco, en pensant à mon père décédé depuis longtemps. Au détour d'une rue, je vis un vieil homme assis sur le trottoir, appuyé contre un immeuble, avec une tasse devant lui, sur laquelle était écrit en grandes lettres : « Aidez-moi, si tel est votre choix. » Je fus frappée par cette inscription car je venais de réfléchir sur tous les choix que nous faisons dans la vie, en bien ou en mal. Je me penchai pour mettre un dollar dans sa tasse. Il leva les yeux et je fus bouleversée par le regard débordant d'amour de ses immenses yeux bleus qui rendait son visage très jeune et joyeux. En descendant la rue, je ne pus m'empêcher de pleurer.

Quelques mois plus tard, j'étais à nouveau dans le centre-ville et, dans la même rue, je rencontrai le même homme. Cette fois, sa tasse ne portait aucune inscription, et lorsqu'il leva les yeux vers moi, son expression, bien que reconnaissante, était tout à fait ordinaire et son regard était celui d'un homme âgé. Est-il possible que cet homme ait été adombré lors de notre première rencontre, mais pas à la deuxième ? Pourriez-vous expliquer cela ?

F. F., San Francisco, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le premier homme était Maitreya qui avait utilisé un « familier » basé sur l'apparence du second, l'homme « ordinaire ». Si les deux se trouvaient côte à côte, on verrait des différences, mais vus séparément on peut penser qu'il s'agit de la même personne. Maitreya utilise souvent ce procédé.


Home Soins intensifs

En juin 2002, je me trouvai à Washington pour une conférence et je fus admise à l'hôpital à la suite d'une sérieuse infection de mon index droit. Je finis par y passer cinq jours car l'infection résistait aux antibiotiques et on dut avoir recours à la chirurgie. Au cours de la deuxième nuit, je fus rejointe par une compagne de chambre très particulière. Elle fut amenée après minuit et elle passa le reste de la nuit à parler (sans doute à elle-même) dans une langue que je ne pus identifier ; sous l'empire des médicaments je décidai que ce devait être du russe. Un rideau séparait nos box et je ne pouvais la voir.

Vers 5 h du matin, elle commença à s'adresser directement à moi : « Voisine ! Voisine ! » avec un accent antillais. Je m'éveillai suffisamment pour l'entendre raconter les détails complexes d'une expérience de proximité de la mort. (C'était tout à fait inhabituel : entre autres choses, elle avait été ranimée par une pizza, ce qui, maintenant que j'y repense, me rappelle une expérience que j'ai vécue il y a trente ans.) Elle parla ensuite longuement de son parcours spirituel : elle était membre du Temple d'Egypte, elle parla d'Isis et d'Osiris et de la religion des Maures qui s'était répandue de l'Egypte dans le reste du monde. (Je n'ai retenu que des fragments de ses propos car je n'étais qu'à demi consciente. ) Elle me dit que le Tout est un esprit en chacun : « Pas une couleur, pas une race, pas une personne. »

De temps à autre, au cours des deux jours suivants, elle m'appela pour me parler longuement à travers le rideau. (Je ne me suis jamais trouvée face à face avec elle avant le moment de mon départ.) Elle s'appelait Merline Plummer, avait soixante-quatre ans, était née en Afrique du Sud, et son ascendance était très compliquée : son grand-père était originaire de Chine, mais elle mentionna également l'Afrique, la Corée, l'Inde, la Jamaïque, la Floride – c'était étourdissant et j'avais du mal à suivre. (Lorsque finalement je la vis, je vis une petite femme rondelette, de race indéterminée, aux cheveux noirs, bouclés.) Son mari était un Panaméen noir dont le grand-père venait d'Ecosse. Ils avaient élevé deux enfants dans l'East End à Londres. Son fils lui téléphonait plusieurs fois par jour.

La raison pour laquelle elle se trouvait à l'hôpital, et plus particulièrement dans un service d'orthopédie, n'était pas très claire. Elle était tombée dans la rue et elle s'était heurté la tête, mais elle avait aussi diverses maladies chroniques et on l'emmenait faire une dialyse plusieurs fois par jour. Mais dans l'ensemble son moral était splendide et réconfortant : pendant l'intervention douloureuse que je devais subir toutes les heures, j'entendais sa voix mélodieuse me dire : « Vous êtes sur la voie de la guérison. Cela va s'arranger. Vous êtes sur la voie de la guérison. »

Lorsque je pus finalement quitter l'hôpital, il me vint à l'esprit de lui donner une photo de la main de Maitreya que j'avais sur moi. Elle prit la photo et dit : « Je sens de l'énergie ! » Elle me demanda de la signer, bien que j'aie pris la peine de lui expliquer qu'il ne s'agissait pas de ma propre main. Elle avait apparemment mal saisi ce que je lui avais dit sur le miroir de Barcelone. Ma main droite étant dans un plâtre, je gribouillai mes initiales et la date avec la main gauche et elle dit alors : « Nous pourrons toujours nous contacter à travers cette photo. »

Pendant tout mon séjour à l'hôpital, je me suis sentie en paix et protégée et j'ai bénéficié d'une grande gentillesse et de l'attention exceptionnelle de chacun. Je pense que « Merline Plummer » n'était pas une personne ordinaire.

F.  F., San Francisco, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué que « Merline Plummer » était le Maître Jésus.


Home Un expert

En décembre 2002, je me trouvais à l'hôpital de San Francisco pour trois jours. De temps à autre quelqu'un venait me faire une prise de sang, avec plus ou moins de dextérité. Un matin, ce fut un beau jeune homme silencieux. Le nom inscrit sur son badge était « Ignacio ». C'était un métis de type indéterminé, qui avait des cheveux noirs aux boucles abondantes qui se balançaient lorsqu'il marchait. Lorsqu'il mit l'aiguille dans ma veine, comme d'habitude je fermai les yeux et il dit aussitôt : « C'est fini. » Je n'avais rien senti, mais je vis que la seringue était remplie. Je lui souris et il secoua les cheveux en faisant une sorte de grimace comme pour dire : « Qu'en pensez-vous ? » Puis il s'éloigna pour faire une prise de sang à ma voisine de chambre. Elle m'avait dit combien ses veines étaient devenues fragiles à la suite de longues hospitalisations et combien les prises de sang étaient douloureuses pour elle. Ignacio disparut derrière le rideau, et peu de temps après, j'entendis la femme, surprise, dire : « Comme vous êtes habile ! »

Ignacio était-il un infirmier particulièrement doué ou quelqu'un d'exceptionnel ?

F.  F., San Francisco, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'Ignacio était le Maître Jésus.


Home Une bénédiction familiale

Cher Monsieur,

Le 7 juillet 2003, lorsque je rentrai de l'école, ma mère me raconta que la « main de Maitreya » était, semblait-il, apparue dans la salle de bains de la famille Nishimura. Autour de la table du dîner ce soir-là, ce fut l'unique sujet de conversation. Chez nous, on trouve des cartes de la main de Maitreya dans toutes les pièces, de manière à ce que l'on puisse l'avoir sous les yeux à tout moment. Il y a donc une carte sur le mur de la cuisine et nous la regardions tout en parlant. Mon père déclara qu'il croyait à 80 % en l'authenticité de l'empreinte de la main apparue chez les Nishimura, et ma mère dit qu'elle y croyait à 90 %. Je fermai les yeux et fixai mon attention sur le centre ajna.

Les bols et les assiettes se trouvaient encore sur la table, mais il n'y avait rien sur la partie gauche en face de moi. Lorsque je rouvris les yeux et regardai devant moi, mon champ de vision devint bleu. Puis soudain, une image de la photo de Maitreya est apparue très nettement dans cet espace bleu. Elle flottait à environ 3 cm au-dessus de la table. Elle ressemblait beaucoup à l'apparition de Maitreya à Nairobi. La robe était la même et le visage était légèrement tourné vers la gauche. L'image avait une dizaine de centimètres de haut. On aurait dit qu'elle se trouvait dans un cadre flottant dans l'air. Elle était très nette et en trois dimensions et elle changea d'aspect à deux ou trois reprises.

J'étais confondu. Je revins peu à peu à la réalité comme si je m'éveillais d'un rêve et j'entendis à nouveau la voix de mes parents. L'image de Maitreya disparut. Pendant un certain temps je fus incapable d'en parler. L'expérience n'avait duré que quelques instants, mais il me semblait que le temps s'était arrêté. Lorsque je racontai peu à peu à mes parents ce qui m'était arrivé, ils m'écoutèrent attentivement. Puis ma mère déclara qu'elle me croyait car j'avais sur le visage la même expression que le jour où je lui avais raconté mon expérience avec le Maître de Tokyo, à la conférence de Benjamin Creme à Osaka, en mai 2003. Nous continuâmes à parler de Maitreya pendant environ une heure. Puis ma mère se leva pour débarrasser la table et elle toucha par hasard l'endroit où l'image était apparue. Elle dit alors : « Il y a une énergie étonnante ici ! »

J'allai chercher mon frère aîné qui est sensible aux énergies. Nous ne lui montrâmes pas l'endroit en question, mais en touchant la table il le retrouva facilement. Nous étions là debout tous les quatre. Alors une énergie similaire à celle que l'on peut ressentir au moment de la bénédiction de Maitreya, au début des conférences de Benjamin Creme, commença à affluer avec une puissance de plus en plus grande. Cette énergie était extrêmement forte et nous restâmes là à méditer pendant une vingtaine de minutes. A 21 h 30, lorsque nous montâmes à l'étage afin de laisser mes grands-parents disposer à leur tour de la cuisine, l'énergie affluait toujours.

Mon frère pénétra dans la pièce où mes parents font habituellement de la méditation de transmission et il y ressentit également une énergie très forte. Nous ressentîmes en fait de l'énergie dans chaque pièce où était exposée une carte de la main de Maitreya.

Pourriez-vous me dire s'il s'agit d'expériences authentiques ?

H. U., Kusatsu-shi, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya est à l'origine de ces expériences.


Home Un signe dans le ciel

Cher Monsieur,
 
Le 6 janvier 2003, vers 20 h 30, j'ai assisté à une scène extraordinaire par la fenêtre du troisième étage de notre maison. Quelque chose me poussa à regarder le ciel par la fenêtre et je vis alors au sud-ouest une forme lumineuse de couleur orangée. D'abord il n'y en avait qu'une, puis ce fut trois, quatre et quelquefois six formes lumineuses qui apparurent. Elles se déplaçaient horizontalement et verticalement et parfois se rapprochaient beaucoup d'un avion qui volait dans le ciel au même moment. Elles vinrent ensuite au-dessus de notre maison. Deux formes lumineuses se déplaçaient parallèlement en volant tour à tour rapidement puis lentement, sans que l'on entende le moindre son. Pour finir, elles s'éloignèrent en
 
H. U., Kusatsu-shi, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que Maitreya a créé ces formes lumineuses.


Home Une information inestimable

Cher Monsieur,

Le 16 juin 2003, je marchais dans Hyde Park pour me rendre à une réunion et j'étais en retard. Je m'étais trompée de chemin et je faisais demi-tour en longeant le lac afin de franchir un pont en direction de l'autre côté du parc. C'était une journée chaude et agréable et il y avait une foule de gens en train de faire du bateau ou assis au bord du lac. Un homme âgé se mit soudain à marcher à mes côtés. Il était vêtu d'une chemise rouge et d'un short et avait l'allure d'un touriste. Il avait les cheveux blancs et une barbe et semblait avoir largement dépassé la soixantaine. Il me dit avec un accent bourgeois : « On se croirait au bord de la mer n'est-ce pas ? » Il me demanda si j'étais en vacances et je lui répondis que je vivais ici mais que je m'étais perdue. Je lui posai la même question et il me dit qu'il vivait au sud de Londres mais qu'il était venu en ville pour se rendre à un concert au Wigmore Hall. On avait joué un morceau de Schubert, son musicien préféré. Il me dit qu'il était maintenant en retraite, mais qu'il venait chaque semaine aux concerts donnés à l'heure du déjeuner dans cette salle agréable où l'acoustique est si bonne. (Je compose moi-même de la musique et la plupart des musiciens s'accordent à dire que l'acoustique au Wigmore Hall est l'une des meilleures.)

Il déclara soudain : « Je vais vous dire quelque chose de très important », et, en plaisantant, il ajouta qu'il me donnerait cette information gratuitement. Il m'expliqua alors que tout est composé de minuscules molécules d'énergie et que toute chose a son contraire. C'est-à-dire, je pense, que si, par exemple, vous vous sentiez mal l'année dernière, il ne s'agissait pas de vos sentiments véritables. Il me dit également que quelqu'un qui vous paraît merveilleux peut s'avérer en fait pas merveilleux du tout. Il plaisanta sur le fait que la période où l'on courtise quelqu'un est très différente du mariage ! Puis il déclara : « C'est comme Tony Blair, il s'est mis sur un piédestal, mais il va dégringoler. » J'avais dépassé la bifurcation que je voulais prendre et j'étais en retard. Je lui dis que je devais revenir sur mes pas. Il me répondit alors : « Laissez-moi vous embrasser », et il m'embrassa sur la joue ! Je me mis à rire. Il fit de même et il me dit en s'en allant : « C'est le prix à payer pour l'information que je vous ai donnée ! »

Qui était cet homme ?

T.  C., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya.


Home Pain de vie

Cher Monsieur,

En 1993, un soir d'automne, à Ikebukuro, après la méditation de transmission, je marchais sous la pluie en direction de la station de métro pour rentrer chez moi. Je remarquai soudain une femme d'une trentaine d'années qui venait vers moi, accompagnée d'un beau petit garçon. Elle tenait un parapluie dans la main droite et se penchait au-dessus de l'enfant pour l'abriter de la pluie.

Elle était grande pour une Japonaise et elle avait une silhouette mince et élégante comme on en voit souvent dans les peintures Ukiyoe, mais elle était vêtue à la manière occidentale. Le petit garçon, âgé de trois ou quatre ans, portait une baguette de pain sous le bras. Il regardait droit devant lui et marchait d'un pas ferme et assuré, ayant pleinement confiance en sa mère qui tenait le parapluie au-dessus de lui et veillait sur lui avec affection. Je fus très impressionnée par cette scène et, après les avoir croisés, je pensai à la relation existant entre le Christ, Maitreya, et Jésus qu'il adombra, tandis que celui-ci apportait aux hommes le pain de vie que l'on dit signifier l'enseignement du Christ.

Tout ceci a-t-il quelque chose à voir avec les grands êtres dont il est question dans la Bible ou s'il s'agissait tout simplement d'une femme ordinaire et de son petit garçon ?

I. H., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était en fait le Maître Jésus et le « beau petit garçon » Maitreya.


Home Des voisins planétaires

Cher Monsieur,

Le mardi 8 juillet 2003, je roulais sur le boulevard de ceinture à Oxford, à 1 h 10 du matin, lorsque je remarquai un objet brillant dans le ciel, entre les immeubles.

Devant changer de direction, je perdis l'objet de vue. Arrivée chez moi cinq minutes plus tard, je scrutai le ciel. Il y avait un autre objet, plus petit, et j'allai rapidement jusqu'à la route principale pour l'observer.

C'était un magnifique objet jaune orangé qui devenait de plus en plus grand. A un moment donné, il sembla se scinder en trois parties, puis il reprit sa forme initiale. Il se déplaçait lentement et apparemment de manière très subtile. Je l'observai pendant une dizaine de minutes avant qu'il ne disparaisse progressivement.

En février 2003, en rentrant de Londres vers 4 h du matin, je vis aux alentours d'Oxford un globe brillant qui se déplaçait rapidement, entrant et sortant tour à tour des nuages. Pourrais-je avoir l'avis de votre Maître sur ces apparitions ?

H.  S., Oxford, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux spatiaux, le premier et le troisième venant de Mars et le second de Vénus.


Home Maestro

Cher Monsieur,

 Le dimanche de Pâques, mon amie et moi sommes arrivées en avance pour voir un film à Harvard Square, à Cambridge (Massachusetts). Cela me donna l'envie de marcher un peu. Il y avait un beau Noir qui chantait une chanson après l'autre en français. Même si je ne parle pas le français, j'avais l'impression que chaque chanson contenait les mots : « Je t'aime. » Cet homme me laissa une telle impression de beauté et d'amour que j'eus le sentiment que ce n'était pas quelqu'un d'ordinaire. Me suis-je trompée ?

P.  B., Waltham, Massachusetts, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'homme qui chantait en français » était Maitreya.


Home La Clé du Maître

Cher Monsieur,

Le 23 juin 2003, j'étais à Toulouse et je me rendais à l'appartement de mon frère entre 11 h et minuit. Quand soudain, un homme d'âge moyen, qui ressemblait à un mendiant, me demanda si je pouvais lui donner un peu d'argent. Il portait un gros sac à dos, sentait l'alcool et il était accompagné d'un gros chien blanc.

Je lui donnais un euro et il me dit qu'il avait rendez-vous avec un ami, mais que celui-ci ne s'était pas manifesté. Nous descendîmes la rue ensemble et il me fit part de ses expériences. Il me dit qu'il avait beaucoup voyagé, qu'il avait été quelque temps à Amsterdam et en Inde et qu'il avait suivi les enseignements de Sri Maharishi pendant neuf ans.

Il me dit qu'il avait eu une opération quelque temps auparavant, qui lui avait laissé sept cicatrices sur le bras. Puis il me montra son bras, où figurait un tatouage représentant une étoile à sept branches. Il me dit aussi que son chien, qui était comme un fils pour lui, avait eu une opération également, ce qui était plutôt amusant. Puis à un moment, sans savoir où j'habitais, il m'indiqua que nous avions déjà dû dépasser mon bâtiment, ce qui était effectivement le cas !

Il me fît ensuite soupeser son sac pour me montrer à quel point il était lourd et en sortit un petit carnet d'adresses où il chercha les coordonnées de son ami qui habitait près d'un magasin Casino. Comme nous étions passé devant quelques minutes auparavant, je lui proposais de lui montrer le chemin.

Quand nous arrivâmes, il utilisa une clé étrange dont il se servit pour ouvrir la porte et me dit qu'il n'était pas sûr que son ami soit là. Je le laissais là, mais après quelques pas il m'appela pour me dire que son ami n'était pas là. Je lui offris donc de passer la nuit à l'intérieur du bâtiment où vivait mon frère et où il y avait suffisamment de place pour lui et son chien.

Nous avions presque atteint notre destination quand il me dit que son chien allait s'arrêter avant nous, exactement en face de l'entrée de mon bâtiment. Quelques secondes plus tard, le chien traversa la rue et s'arrêta juste en face du bâtiment ! Comme l'entrée principale était fermée, je lui dis que je ne pouvais pas l'ouvrir étant donné que je n'avais pas la clé. Ce n'était pas un problème pour moi de passer par-dessus la barrière mais pour eux, je n'en étais pas sûr. Il me surpris encore une fois quand il m'annonça que cela n'était pas un problème pour lui et il sortit une clé qui entra parfaitement dans la serrure. Quand il la tourna, la barrière s'ouvrit. Je n'en croyais pas mes yeux et je lui dis que sa clé devait être magique.

Je lui montrais ensuite un endroit où il pouvait s'installer avec son chien, à l'intérieur du bâtiment. Il prit son sac de couchage, le déplia sur le sol et me demanda de la nourriture. Je lui dis que malheureusement le réfrigérateur était vide (il l'était, à l'exception d'une boîte de sardines déjà ouverte) et à nouveau, sans le savoir, il me dit qu'une boite de sardines serait suffisante pour lui. Je la lui donnais donc et il me demanda ensuite un bol d'eau pour son chien. Mon frère ayant été un peu dérangé par toutes ces allées et venues, je lui suggérais d'utiliser l'assiette. Il me dit que ce n'était pas grave et qu'il allait se servir d'une bouteille en plastique coupée en deux. Puis il me remercia en me serrant la main à la manière de vieux amis.

Ce fut une merveilleuse expérience durant laquelle je ressentis quelque chose de fort à l'intérieur de moi. Je pense maintenant que l'homme et son chien n'étaient pas des êtres ordinaires et je voudrais savoir si vous pouvez me dire qui ils étaient vraiment.

A. H., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et le chien, le Maître Jésus.


Home Une vision télescopique

Cher Monsieur,

Je viens de rentrer de la méditation de transmission qui s'est déroulée à New York, en présence de Benjamin Creme, au cours de laquelle il a mentionné la présence de Maitreya, du Maître Jésus et d'un autre Maître.

De nombreuses personnes s'y attendaient et elles se sont empressées de jeter un coup d'œil autour d'elles. J'ai fait la même chose, mais je n'ai pas été capable de localiser ces illustres personnages.

J'ai cependant remarqué une femme de type gitan assise un rang derrière moi, du côté du couloir. Elle a attiré mon attention car elle bougeait constamment le pied ! C'était une femme blonde de fière allure et elle avait des paillettes dorées sur le visage et les oreilles ! Elle était vêtue d'une robe de soie noire, bordée d'un beau motif doré.

A la fin de la conférence, j'ai remarqué qu'elle lisait le prospectus en mettant sa main en cornet contre son œil et en l'utilisant comme un télescope. Je lui ai demandé ce qu'elle faisait et elle m'a répondu qu'elle avait oublié ses lunettes mais qu'elle était capable de voir à travers son « télescope ». J'ai essayé de faire la même chose et cela a marché.

Elle semblait remplie d'assurance et elle n'avait vraiment pas un air ordinaire.

Cette femme était-elle un Maître ?

P.  B., Waltham, Massachusetts, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme blonde » était Maitreya.



Interviews

Home Entrer dans le XXIe siècle avec l'espoir d'un monde meilleur

Interview de Robert Muller par Felicity Eliot

Pour beaucoup de gens, les Nations unies sont une chose acquise ; elles ont toujours existé et existeront toujours. Le Dr Muller, qui a travaillé avec cette institution dès ses débuts, nous donne ici la mesure de tout ce qu'elle a apporté au monde et de ce que l'on peut encore en attendre. Devenu l'assistant du secrétaire général après avoir gravi tous les échelons de l'organisation, R. Muller a acquis une expérience pratique unique, qui s'ajoute à une profonde spiritualité et à des qualités de visionnaire – on l'a appelé le « Philosophe », le « Prophète d'espérance » des Nations unies. R. Muller est le fondateur du World Core Curriculum (projet qui vise à instaurer un « tronc commun » dans l'ensemble des programmes d'enseignement de la planète) – qui lui a valu en 1989 le Prix de l'éducation pour la paix de l'Unesco et la réputation de « père de l'éducation mondiale ». Il existe aujourd'hui 43 écoles Robert Muller sur la planète, et il s'en crée de nouvelles chaque année. Dans la ligne de ce curriculum, il a mis en place un certain nombre d'autres programmes, destinés, par exemple, à créer un service mondial d'information du public (Framework for World Media Coverage), à favoriser le développement de la conscience planétaire et cosmique (Framework for Planetary and Cosmic Consciousness) ainsi que les arts et la culture (Framework for Arts and Culture).
R. Muller est aujourd'hui en retraite active. Il est chancelier émérite de l'Université de la Paix, créée par l'Onu au Costa Rica. Il travaille particulièrement à élargir la compréhension humaine et la conscience mondiale. Il a reçu récemment le Prix international de l'humanisme Albert Schweitzer, le Prix Eleanor Roosevelt (Eleanor Roosevelt Man of Vision Award), et recevra le 19 octobre 2003 le Prix de la paix GOI, décerné au Japon.
Ces dernières années, il a accordé plusieurs interviews à Partage international qui lui ont valu l'image d'un éternel optimiste quant à l'avenir des Nations unies.
 
Partage international : En lisant l'excellente biographie que Douglas Gilles vous a consacrée Prophet : the Hatmaker's Son, Life of Robert Muller, je suis frappée par le fait que vous semblez avoir tout de suite reconnu l'importance centrale, présente et à venir, des Nations unies. Qu'est-ce qui, dans cette institution, a pu ainsi captiver votre imagination et incarner vos idéaux et vos espoirs ?
Robert Muller : J'étais assez pessimiste quand, jeune homme, j'entrai à l'Onu. La France et l'Allemagne étaient entrées trois fois en guerre durant la vie de mon grand-père, qui avait changé cinq fois de nationalité sans même quitter sa ville natale. Mon père a porté l'uniforme allemand, puis français. Si deux nations civilisées comme elles n'avaient pu éviter la guerre, qu'attendre d'un monde aux multiples religions, aux 5 000 langues, partagé entre Blancs et Noirs, entre communistes et capitalistes, et aux mentalités variant du tout au tout ? Le moindre incident pouvait déclencher un nouvelle guerre mondiale. Quand j'entrai pour la première fois aux Nations unies, je pensais que nous aurions dû inscrire sur la porte : « Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. » Aujourd'hui, à 80 ans, je suis étonné de ce qu'il n'y ait pas eu de guerre mondiale : l'Onu y a été pour une grande part, si bien qu'il faudrait désormais écrire : « Vous qui entrez ici, faites-le avec l'espoir d'un monde meilleur. »
Même si les Nations unies n'ont pu – faute qu'on le leur ait permis – jouer le rôle central qui aurait dû être le leur dans le règlement des conflits, il ne faut pas oublier ce qu'on leur doit dans d'autres domaines. En 1952, par exemple, nous ne savions même pas combien il y avait d'hommes sur la Terre ; nous avons donc lancé le premier recensement mondial. Nous avons soulevé la question de la pauvreté dans les pays pauvres. Nous avons remporté de grandes victoires, grâce à l'Onu : la mise en place d'un réseau de surveillance planétaire des grandes maladies, l'éradication d'un grand nombre d'entre elles. Trente quatre agences mondiales ont été créées, chacune traitant de problèmes mondiaux bien définis, que ce soit l'économie, la santé, l'éducation, l'agriculture, etc. Citons l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et les nombreuses agences régionales en matière d'environnement, dont le travail a été si efficace que rares sont les pays, aujourd'hui, qui n'aient pas un ministère de l'environnement. 
Il est difficile de prendre la mesure des services que cette organisation a rendus aux peuples, comme, par exemple, la fin du colonialisme, de l'apartheid[…], j'ai moi-même beaucoup de peine à le croire. C'est pourquoi mon ami l'ambassadeur canadien Douglas Roche et moi-même avons, un peu avant l'an 2000, dans un livre intitulé Entrer en sécurité dans le XXIe siècle, dressé la liste des tâches difficiles que l'Onu a menées à bien et de celles qui l'attendent. J'ai pu en citer une cinquantaine.
Une fois, ma femme m'a dit que, comme il ne restait que 2 000 jours avant l'an 2000 et que j'avais beaucoup d'idées, je devrais en noter une chaque jour. Eh bien aujourd'hui, j'ai 5 700 « Idées et rêves pour un monde meilleur ». Et une bonne partie d'entre elles ont été réalisées par les Nations unies ainsi que d'autres organisations. C'est pour cela que je suis passé d'une jeunesse pessimiste à une vieillesse pleine d'espoir, qui ne baisse jamais les bras.
L'humanité est en train de changer. On a maintenant une Union européenne (UE), lancée elle aussi par des jeunes gens, venus comme moi d'Alsace-Lorraine, qui voulaient mettre fin aux conflits et aux haines qui opposaient sans cesse Français et Allemands. Enfant, je rêvais de voir disparaître la frontière qui traversait ma ville natale, et ce rêve s'est réalisé en 1992. Je suis allé sur place fêter cet événement et constater par moi-même la disparition des frontières entre les 15 pays qui forment aujourd'hui cette Union. Une chose que je n'aurais jamais cru possible il y a seulement quelques années.
Dix pays supplémentaires ont aujourd'hui décidé de rejoindre l'Union, et un certain nombre d'autres attendent de poser leur candidature. De sorte que l'UE pourrait avoir été plus loin que les Nations unies elles-mêmes et son exemple réveiller les Etats-Unis, qui se diront peut-être : « Regardez ce que font ces Européens. Ils ont même créé leur propre monnaie, qui en est venue à concurrencer le dollar sur la scène internationale. » Peut-être en viendront-ils alors à réorienter leur politique vis-à-vis de l'Onu et à en faire la pièce maîtresse de la vie internationale.
 
PI. Quelle est votre réaction aux récents événements ? Les manipulations et les tentatives de marginalisation dont l'Onu a fait l'objet n'ont-elles pas entamé votre optimisme et causé des dégâts irréparables ?
RM. Pour parler franchement, même s'il y a eu refus de voir les Nations unies intervenir dans cette affaire, ce qui s'est passé est infiniment mieux que tout ce que nous avons connu avant. Par exemple, la guerre du Vietnam n'a jamais été portée devant le Conseil de sécurité. Quand de jeunes Américains venaient s'enchaîner dans la salle du Conseil en signe de protestation, je leur disais : « Vous ne vous êtes pas enchaînés au bon endroit. Allez le faire en face, à la Mission américaine auprès de l'Onu, parce qu'on ne nous a même pas permis d'avoir un droit de regard sur cette guerre. »
Aujourd'hui, à propos de l'affaire irakienne, les Russes et d'autres Etats auraient pu protester [contre la guerre], eux aussi, mais ils ne voulaient pas se fâcher avec les Etats-Unis. Ils se seraient probablement contentés d'un exil de Saddam Hussein. A mon avis, l'un des points les plus positifs fut le fait qu'elle a été portée devant l'Onu, et les manifestations de protestation massives qui se sont déroulées un peu partout dans le monde au moment même où se tenait le Conseil de sécurité. De ce point de vue, cette affaire nous a fait faire un progrès historique.
Mais ce n'est pour moi qu'un stade dans l'évolution et la croissance des Nations unies. Et vous pouvez être sûre que George Bush senior, qui a été délégué à l'Onu, conseille au président actuel de ne pas trop exiger de l'Organisation et certainement pas de la fermer.
 
PI. Je me demande si le public connaît réellement l'Onu, son travail et ce qu'on lui doit.
RM. Absolument pas. C'est un vrai scandale. Les Nations unies sont absentes des programmes scolaires ; l'éducation est purement nationale, elle n'a aucune dimension mondiale. Mais il y a, de ce point de vue, du nouveau : les enfants ont leur propre Onu, où ils prennent la place des dirigeants, votent et discutent. Ce « modèle des Nations unies », c'est ainsi qu'on l'appelle, est devenu très populaire. Dernièrement, une session s'est tenue une semaine entière, juste avant l'Assemblée générale des chefs d'Etats – ce qui a permis aux enfants de dialoguer avec eux et de leur poser des questions.
C'est un progrès, mais il faudrait davantage informer sur les Nations unies. Y compris les médias. Je ne me souviens pas avoir lu un seul article du New York Times favorable aux Nations unies, par exemple. Et même, à de rares exceptions près, dans le reste de la presse. Sur ce point, j'aurais au moins réussi à convaincre un jeune homme, venu me voir un jour au siège de New York pour me demander ce qu'il pourrait faire pour le monde, de lancer une entreprise d'information qui ferait connaître au public le savoir fantastique de l'Onu et ses projets d'amélioration du monde. C'était Ted Turner, le créateur de CNN. Il a donné un milliard de dollars à l'organisation et me tient, depuis, pour le plus grand homme vivant sur la planète !
 
PI. Le siège de l'Onu est à New York – cependant, les Etats-Unis ne semblent pas apprécier à sa juste valeur, ne semblent pas comprendre l'apport des Nations unies, qui présentent en permanence au monde un nombre considérable de projets de toutes sortes. Ce fut, après tout, des Américains – notamment le président Roosevelt et sa femme – qui travaillèrent avec le plus d'énergie à l'élaboration du volet « droits de l'homme » de la Charte. Comment changer une telle situation ?
RM. Vous avez très bien décrit l'apport du président Roosevelt et de sa femme. Il a été également capital que le général Eisenhower ait compris que les républicains devaient s'engager davantage en faveur des Nations unies – ce qui fait qu'un certain nombre d'entre eux ont collaboré à la mise sur pied de l'Organisation. Quand Mme Roosevelt et ma femme ont lancé, depuis le Chili, la Déclaration des droits de l'homme, la réaction du New York Times et de nombre d'autres quotidiens fut de n'y voir qu'un papier de plus, qui finirait tôt ou tard dans la corbeille. Aujourd'hui, il n'y a pas un seul chef d'Etat qui voudrait être accusé de violer des droits : que ce soit les Droits de l'homme, ceux des femmes, des enfants, des handicapés, des peuples Indigènes, etc. Il est merveilleux de voir ce qu'a déclenché cet appel de Mme Roosevelt.
 
PI. Pourriez-vous parler un peu de l'Université de la paix ?
RM. Nous avons là une situation très proche de celle que connaissent les Nations unies. On ne pouvait mieux choisir, pour l'installer, que le Costa Rica, une nation démilitarisée. Quand son président en a fait la proposition devant l'Assemblée générale, j'ai couru l'embrasser. Mais les gouvernements n'étant pas intéressés, il m'offrit 400 hectares dans la région la plus magnifique du pays.
C'est moi qui fus chargé de faire accepter ce projet par l'Assemblée générale, ce qu'elle fit, mais à la condition que ce ne serait pas l'Onu qui le financerait. Ce qui, naturellement, équivalait presque à un baiser de la mort. Mais je pus obtenir un mil-lion de dollars de la part d'un philanthrope japonais. Le bâtiment est magnifique, dispose de nombreux équipements, mais même aujourd'hui, après vingt ans d'existence, elle ne compte guère plus qu'une soixantaine d'étudiants venus du monde entier.
Le secrétaire général, Kofi Annan, s'est intéressé personnellement à l'Université, il est venu la visiter. Il en a confié la responsabilité à Maurice Strong, qui avait fait un excellent travail quand il était en charge de l'environnement, et qui a continué ici, puisque les gouvernements commencent aujourd'hui à la financer. J'en suis le Chancelier émérite, mais je ne la dirige pas, je laisse cela à des gens plus jeunes. Je suis certain que cette université deviendra l'une des principales dans le monde quand elle aura surmonté les oppositions que suscitent souvent les institutions nouvelles, comme les Nations unies, celles qui changent réellement quelque chose, de la part des autres institutions, hostiles à tout changement.
Aujourd'hui, l'Université de la paix est acceptée. Mais il faudra encore un peu de temps pour qu'elle reçoive les fonds nécessaires. Les secteurs de l'armée ne la voient pas d'un bon œil. Il y a actuellement environ 600 académies et institutions militaires de par le monde. Elles ont peur de disparaître. Elles ont peur de se retrouver bientôt dans la ligne de mire et de n'avoir plus de raison d'être. Il n'y aura jamais assez de guerres pour elles.
 
PI. Vous êtes parmi ceux qui connaissent le mieux le fonctionnement de l'Onu et de ses diverses organisations. Est-elle réellement représentative des peuples, sous sa forme actuelle ?
RM. Je dirais qu'à ma grande surprise, les Nations unies représentent aujourd'hui pratiquement tous les pays – 190 l'ont rejointe, alors qu'on avait commencé à 46. Inimaginable, non ?
L'Onu est réellement bien représentée – que ce soit via l'OMS, l'Unesco, l'OIT (Organisation internationale du travail), ou le FAO, pour ne citer que celles-là parmi les 34 agences et bureaux onusiens qui existent aujourd'hui.
Le problème, c'est qu'il faudrait maintenant qu'y soient représentés les parlements des pays membres. Ce qui lui permettrait de travailler directement avec eux, sans passer par les ministères et les bureaucraties nationales. L'Union européenne, qui a un parlement, a récemment demandé la création d'un parlement des Nations unies, qui aurait un statut consultatif.
 
PI. Puis-je vous demander de vous projeter dans le futur, tant à court qu'à long terme, et de nous dire quels changements structurels seraient nécessaires pour faire des Nations unies la grande chambre de débats du monde, où tous les pays seraient représentés également et équitablement ?
RM. Les Nations unies doivent être repensées de fond en comble. De même, d'ailleurs, que les systèmes économique, politique, éducatifs[…] en fonctionnement sur la planète.
J'ai une liste de 21 grandes questions qu'il faudrait totalement revoir, parce que nous sommes désormais une société mondiale qui dispose de systèmes de communication ultra rapides, d'un trafic aérien intense, de moyens de transports incroyables, de systèmes informatiques[…]. Ce monde n'a plus rien à voir avec celui qui a vu la naissance des Nations unies ! Et c'est pour cela qu'il faudrait radicalement reconsidérer le système et le fonctionnement onusiens. En l'an 2000, il a été demandé à l'Assemblée générale des chefs d'Etats de repenser l'Organisation et de proposer des réformes qui la mettrait en mesure de traiter le nombre croissant de problèmes planétaires auxquels l'humanité doit faire face. Nous avons un gros rapport sur cette réforme, élaboré par une commission dirigée par le premier ministre de Suède, mais les dirigeants n'y ont prêté aucune attention. Ils ne veulent rien perdre de leur souveraineté. Personnellement, j'ai écrit, et je dis dans mes discours, que cette planète n'est pas bien gouvernée. Il faut absolument progresser sur ce point. En commençant en priorité par les Nations unies.
 

Pour plus d'informations : www.robert-muller.org  et  www.goodmorningworld.org  (deux sites en anglais qui présentent ses divers projets).




Home Le mouvement pour la paix se rassemble au Texas, devant Bush

Interview de Robert Jensen par Nancy McClellan

 
Au mois d'août dernier, un rassemblement du mouvement pour la paix s'est tenu à la Maison de la paix, à Crawford, Texas (Etats-Unis) – la ville où, peu avant la course à la présidence, George W. Bush avait fait construire une maison. L'événement comportait une conférence de presse (le président résidant sur place au même moment, la presse internationale était présente) ; un diaporama sur l'occupation de l'Irak ; une manifestation organisée par Mili-tary Families Speak Out (MFSO) (les Familles des militaires se font entendre), un groupe qui demande le retour des troupes au pays. En l'espace de quelques mois, ce groupe est passé de quelques centaines de supporters à plusieurs milliers.
 
Candance Robison, qui s'est exprimée au nom de MFSO, a affirmé que le président Bush avait menti à la nation sur les raisons de faire la guerre et que ses propos haineux ne pouvaient qu'encourager des insurgés à prendre les troupes américaines pour cible.
 
Lors de la conférence de presse, Robert Jensen, de l'Ecole de journalisme du Texas, a répondu à quelques questions posées par Nancy McClellan pour Partage international.
 
Partage international : Quel est le message essentiel de votre discours ?
Robert Jensen : J'ai mis l'accent sur les mensonges de l'Administration Bush au sujet des armes de destruction massive et des prétendus liens de l'Irak avec les terroristes. Jour après jour, nous en apprenons davantage sur ce qu'ils ont fait pour justifier la guerre.
Mais l'Administration Bush a proféré un mensonge encore plus gros, qui ne concerne pas seulement l'Irak, au sujet des opérations militaires : de celles qui ont suivi le 11 septembre comme de celles qui sont en projet. On nous les présente comme des guerres destinées à protéger la population, ce qui est un mensonge. Ces guerres visent à acquérir du pouvoir. Ce sont des guerres pour le pétrole et l'empire, des guerres destinées à étendre le contrôle américain sur les régions les plus stratégiques du monde – le Moyen-Orient et l'Asie centrale. Les prétextes du terrorisme et des attentats du 11 septembre ont permis à l'administration Bush d'ourdir des plans que toute la structure du pouvoir avait prévus de longue date afin d'asseoir son contrôle. Leur but n'est pas la paix mais la victoire. Leur but est le contrôle, non la coexistence ; la domination, non la démocratie. Ces vérités sont claires aux yeux de presque tout le monde, sauf aux yeux de l'Amérique, où le système de propagande est tellement ancré que les gens ont de la peine à ne pas se laisser abuser.
 
PI. Pensez-vous qu'il soit difficile pour les Américains de croire que leur gouvernement soit capable de telles choses ?
RJ. De plus en plus d'Américains, et pas seulement des personnes politisées ou penchant à gauche, commençent à y croire. Tandis que l'Administration Bush accentue ses mensonges, et que l'opinion mondiale s'oppose de plus en plus clairement à notre pays, les gens cherchent à vérifier ce qu'il en est.
L'Administration Bush ne s'intéresse pas à l'opinion publique. Ce sera le cas tant que le mouvement pour la paix ne pourra pas démontrer que le pays aura à payer les coûts politiques et économiques de leur politique. C'est la leçon de la guerre du Vietnam : la tendance s'est renversée lorsque le mouvement de protestation a commencé à imposer des coûts au pays.
 
PI. Comment parvenir à faire relayer les idées nouvelles par les grands médias ?
RJ. Nous ne devrions pas sous-estimer nos réussites. Les médias ne sont pas un monolithe. Il existe des journalistes qui cherchent à faire du bon travail. Des personnes de l'extérieur peuvent les influencer en tentant de construire des relations à long terme avec eux.
Il est possible de lancer des médias alternatifs pour contourner les grands médias. Il n'y a pas de secret sur la manière de changer le monde : il faut éduquer le public ; organiser les gens pour exercer des pressions sur ceux qui détiennent le pouvoir. Ce n'est pas un mystère. Le problème, c'est que cela demande du travail, des efforts et un engagement à long terme.
Malheureusement, et je pense que c'est le cœur du problème, nous vivons dans une culture où l'on est conditionné pour obtenir des résultats rapides et tangibles et une gratification immédiate. Nous devons admettre le fait qu'en tant que pays, en tant que société, surtout aux Etats-Unis, nous sommes devenus paresseux et arrogants.
 
PI. Quelles sont les premières mesures pratiques et concrètes que vous suggérez dans un tel contexte ?
RJ. Communiquer. Je pense que n'importe quelle campagne d'éducation du public génère des tensions. Travailler avec les moyens de communication existants et affronter les limitations de la société actuelle avec sa publicité insidieuse. Si c'est tout ce que vous faites, vous limitez votre succès à long terme. C'est une question d'éducation du public et d'organisation.
Un prise de conscience du mouvement anti-guerre est qu'il est réellement possible de construire un mode de vie différent et que c'est une activité gratifiante, ce n'est pas seulement une lutte. Nous devons travailler pour relancer une politique progressiste et contre la guerre, pas seulement avec un sentiment d'amusement mais aussi avec le sentiment qu'à long terme, cela peut devenir une manière de vivre. Cela ne veut pas dire que vous passez tout votre temps à faire de la politique, mais en ayant un esprit politique, vous vous offrez une alternative aux galeries marchandes et à l'écran de télévision qui occupent tant d'Américains.
 
L'alternative est une véritable communauté, des gens réels et de vraies relations construites localement.






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