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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2003 - N° 181

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Bechtel, et du sang pour de l'eau en Irak par Vandana Shiva


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le plus bel avenir

par le Maître –

 
par l'entremise de Benjamin Creme
 
On est en droit de se demander d’où viendra la vision qui inspirera aux hommes l’abandon des voies du passé – guerre, compétition, destruction de la planète – et les conduira ainsi sur le chemin du partage, de la justice et de la paix. Pendant combien de temps les hommes devront-ils attendre un signe leur indiquant que ceci est réalisable ? Où les hommes pourraient-ils regarder pour trouver ne serait-ce qu’une lueur d’espoir ? Nul doute que les événements actuels ne portent personne, sinon les plus convaincus, à penser que ce changement si souhaitable est non seulement possible mais certain.
 
Un avenir assuré
 
Sur quelle base repose pareille certitude ? De quelle connaissance supérieure émane-t-elle ? Comment, dans ce monde incertain, ne pas perdre confiance ? La réponse à ces questions légitimes réside dans le fait connu de tous les Maîtres de Sagesse de la Hiérarchie (mais pas encore de tous les hommes) que leur chef et leader, Maitreya lui-même, est, depuis de nombreuses années déjà, présent dans le monde ; que, de même, nombre de leurs Frères les plus illustres marchent une fois encore parmi les hommes. Ce fait à lui seul est absolument sans précédent. Il annonce quelque chose de merveilleux et de nouveau pour les hommes. Pour la première fois, depuis d’innombrables milliers d’années, ces hommes « sans défauts » vont enseigner aux hommes comment vivre heureux, dans la simplicité, la paix, et les relations justes.
 
On peut donc affirmer que l’avenir de l’humanité est assuré. Pour mettre en œuvre le processus menant à la paix, les hommes doivent cependant en accepter le fondement, en reconnaissant qu’ils sont tous uns et tous égaux, chacun d’entre eux étant l’expression de la divinité qui imprègne tout Etre. Lorsque cela sera clairement compris, les hommes ne rencontreront guère de difficultés pour créer les conditions de la paix. Les aspects divins que sont la justice et la liberté prendront une signification et une importance nouvelles, et hâteront l’arrivée du jour où le partage des ressources sera accepté comme réponse naturelle et logique aux dilemmes et aux conflits d’aujourd’hui.
 
Un exemple héroïque
 
Jusqu’à présent, de telles idées et démonstrations de vie spirituelle ont été l’apanage d’hommes isolés. Lente, en vérité, a été la réponse à leur exemple héroïque. Néanmoins, les circonstances exercent actuellement sur l’humanité une pression inhabituelle et insupportable – les hommes doivent s’adapter et changer, ou périr.
 
Dans leur recherche de solutions à leurs problèmes, ils trouveront Maitreya et son groupe de Maîtres prêts à répondre, prêts à les guider loin du danger et d’une folie encore plus grande. Ils ont les réponses qui jusqu’ici ont échappé à l’humanité, les réponses qui seules assureront l’avenir, le plus bel avenir qui soit pour la race des hommes.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Home La chute du dollar

par Scott Champion

Au cours de ces 24 derniers mois, le dollar américain a perdu 25 % de sa valeur par rapport à un panier de devises de référence comprenant notamment le yen japonais, l’euro, le franc suisse, le dollar canadien, la couronne suédoise et la livre sterling. Une chute d’une telle ampleur n’est pas inhabituelle sur le marché des devises ; cependant, ce qui est nouveau, c’est qu’il semble que l’administration Bush cherche à favoriser un dollar encore plus bas. Si ceci se confirme, il s’agirait d’un renversement total par rapport à la politique de l’administration Clinton qui favorisait un dollar fort.

Les avantages d’un dollar faible

Les Etats-Unis préféreraient un dollar faible pour plusieurs raisons. D’abord, un dollar meilleur marché améliore la compétitivité des produits américains sur les marchés étrangers, ce qui profite aux sociétés multinationales américaines. Ensuite, cela rendrait le prix des importations plus coûteuses. Dans les deux cas, les entreprises américaines y trouvent avantage.

Deuxièmement, la politique impérialiste de l’administration Bush est très coûteuse et son financement nécessite un recours à l’emprunt sur le marché international des capitaux. Le déficit des comptes courants des Etats-Unis (c’est-à-dire le déficit commercial ajusté des transferts tels que ceux relatifs aux intérêts encaissés à l’étranger) s’élève actuellement à quelque 600 milliards de dollars ; en conséquence, les Etats-Unis doivent emprunter chaque jour auprès de prêteurs internationaux un montant net de plus de 1,5 milliard de dollars. Il est généralement plus aisé pour un emprunteur de rembourser une dette dans une devise qui se déprécie plutôt que dans une devise qui se renforce. Au vu de l’importance des montants concernés et de la faiblesse de l’économie domestique, un dollar fort rendrait encore plus difficile le financement du rôle de « gendarme du monde » que les Etats-Unis se sont eux-mêmes octroyé.

L’état lamentable de la situation financière aux Etats-Unis ne doit pas apparaître comme une bonne nouvelle pour le reste du monde. Avec un taux d’intérêts à court terme proche de zéro, il n’y a pratiquement plus aucun avantage économique à attendre d’une nouvelle baisse des taux. La faiblesse du dollar reste donc le seul levier permettant de stimuler l’économie américaine. Tant que les prêteurs se montreront disposés à investir en dollars, les Etats-Unis pourront continuer à emprunter afin de maintenir leur niveau de vie. Mais de sérieux problèmes surviendront pour le gouvernement américain, l’économie et la population si les prêteurs se mettent à bouder le marché américain en raison de la faiblesse du dollar.

Depuis de nombreuses années, les Etats-Unis apparaissaient comme le moteur économique de la planète, jouant le rôle de consommateur de dernier ressort pour les surplus mondiaux en période de fragilité économique. Mais ils se retrouvent maintenant dans une situation difficile. Si l’Amérique tente de contrer les tendances déflationnistes en favorisant la dépréciation du dollar, elle va exporter la déflation vers le reste du monde car les devises étrangères vont se renforcer par rapport au dollar. Ceci va mettre les autres économies à mal et freiner leur capacité à acquérir des biens et services, y compris ceux en provenance des Etats-Unis. Il est probable que les Etats-Unis vont choisir cette voie de facilité puisque, à court ter-me, un dollar faible contribue rapidement
à l’amélioration des revenus des sociétés américaines, tandis que les dommages au niveau de l’économie mondiale n’apparaîtront qu’à plus long terme.

Malheureusement pour l’administration Bush, une politique de dollar faible comporte de nombreux risques. L’économie mondiale est inondée de dollars et, généralement, en cas de surabondance, la valeur d’un bien (comme le dollar) chute, parfois de manière précipitée. Si la confiance dans le dollar ou dans les actifs libellés en dollars (comme les bons du Trésor) décroît, le reste du monde est susceptible de revoir sa position sur les investissements libellés dans cette devise, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Environ 75 % des actifs détenus par les banques centrales à travers le monde sont libellés en dollars américains (par exemple sous la forme de bons du Trésor américain). Ces banques ne veulent pas voir leurs actifs décroître de façon significative. De nombreux pays, tels que le Japon, recyclent leur surplus commercial sous la forme de dollars américains via l’achat de bons du Trésor américain. Ils le font dans leur propre intérêt et dans le cas du Japon, cette politique permet de maintenir une faiblesse relative du yen par rapport au dollar. Il est difficile d’imaginer que les Japonais changent de politique car cela mettrait à mal leurs propres entreprises. Et le Japon détient, avec le reste du monde, environ un tiers de l’ensemble de la dette du Trésor américain. Si ces pays n’acquièrent plus de bons émis par le Trésor et si ils se mettent à revendre les titres en leur possession, les Etats-Unis connaîtront de sérieuses difficultés. Les autorités américaines devraient s’inquiéter de la faiblesse du dollar car celle-ci pourrait s’accélérer et devenir incontrôlable.

Vers la déflation

Lorsque surviendra le krach boursier mondial dont il est régulièrement question dans cette revue, nous assisterons probablement à une disparition de la confiance vis-à-vis du dollar, car les nations revendront leurs actifs libellés en dollars afin de tenter de redresser leur propre économie chancelante. Les Etats-Unis connaîtraient alors les plus grandes difficultés à financer leurs énormes déficits budgétaires et commerciaux. Au moment le plus inopportun, les Etats-Unis pourraient se retrouver dans l’obligation d’augmenter sensiblement leurs taux d’intérêts afin d’attirer à nouveaux les capitaux qui leur permettront de faire face à leurs obligations. Ceci constituerait un nouveau coup dur pour l’économie. La chute des marchés boursiers ferait entrer de manière quasi certaine l’économie américaine dans une période de déflation. De récentes déclarations d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, et de M. Bernacke, gouverneur de la Réserve fédérale à New York, au sujet d’un possible scénario déflationniste, traduisent l’inquiétude de la Fed qui se tient prête à écouler de grandes quantités de dollars pour lutter contre cette éventualité. Ces déclarations sont sans précédent dans les 90 ans d’histoire de la Réserve fédérale ; elles devraient être interprétées comme un signe de la volonté de la Fed de pousser le dollar à la baisse en cas de crise grave.

A l’heure actuelle, de nombreuses forces se conjuguent et pourraient mener à une chute du dollar. Parmi ces signes, on retrouve un excès de l’offre, la faiblesse des taux d’intérêts, le besoin de lutter contre la déflation, une chute continue des marchés boursiers et le risque d’une crise majeure du côté des produits dérivés [Voir l’article « Vers le précipice » dans Partage international du mois de juin 1999]. Il est très probable que dans un futur, qui n’est pas si éloigné, tous ces facteurs en arriveront à se conjuguer.

En outre, beaucoup de financiers, de responsables de banques centrales et de gouvernements ne peuvent se réjouir des politiques économiques et étrangères de l’administration Bush. Ils sont conscients du fait que le recyclage permanent de capitaux en actifs américains permet, du moins en partie, de maintenir la domination américaine sur le reste du monde. Si les responsables qui contrôlent les capitaux à l’échelle mondiale décident, pour une raison ou une autre, de ne plus acquérir de titres du Trésor américain et de liquider ceux qui sont en leur possession, alors le dollar chutera brutalement et les Etats-Unis feront l’expérience d’un choc économique sans précédent. Si tout ceci se produit, le monde assistera alors à la fin de l’hégémonie américaine.




Home Al Gore troublé par l'orientation des Etats-Unis

Source : www.Moveon.org

S'exprimant à l'université de New York, le 7 août 2003, à l'occasion d'une réunion organisée par Moveon.org, l'ancien vice-président Al Gore a sévèrement critiqué les méthodes et la politique de l'actuelle administration américaine. Parlant de la guerre en Irak, de l'économie intérieure et de la politique sociale et environnementale, il a expliqué pourquoi il pense que la « direction prise par notre nation est profondément préoccupante ».

« Des millions d'Américains partagent aujourd'hui le sentiment que quelque chose de fondamental est faussé dans notre pays et que certaines valeurs américaines importantes sont en péril. Et ils souhaitent redresser la situation », a-t-il déclaré.

Le peuple américain s'est persuadé de la nécessité d'attaquer l'Irak sur la base de ce que A. Gore qualifie de « fausses impressions ». Réfutant tous les arguments avancés pour justifier la guerre – arguments qui s'avèrent aujourd'hui fallacieux – il a regretté l'absence de débat, le fait que les médias n'aient pas été plus opiniâtres et lucides, que les faits aient été déformés et que de fausses impressions et attentes aient été créées. « Normalement, nous autres Américains mettons cartes sur table, discutons des choix qui s'offrent à nous avant de prendre des décisions. Mais tel ne fut pas le cas avec cette guerre. Cela ne s'est pas passé comme il aurait fallu. »

Au sujet de la politique économique, il a déclaré : « Au lieu de créer des emplois, par exemple, nous en perdons des millions. Trois années consécutives de pertes nettes, cela ne s'était pas produit depuis la Grande Dépression. Et il apparaît que ceux qui profitent le plus du système sont les Américains jouissant du revenu le plus élevé, ceux qui sont malheureusement le moins enclins à dépenser leur argent dans des secteurs pouvant créer des emplois, alors même que l'économie est affaiblie et le chômage en augmentation.

Et bien entendu, les déficits budgétaires sont plus importants que jamais – et le pire est à venir – mais ils sont de loin les plus dangereux que nous ayons jamais connu, et cela pour deux raisons. D'abord, ils ne sont pas temporaires, mais structurels et à long terme. Ensuite, ils ne vont pas cesser d'augmenter. D'ailleurs, dans le monde entier, les marchés ont commencé à reconnaître l'impact sans précédent de cette catastrophe financière naissante. »

Selon A. Gore, l'administration Bush bafoue le processus démocratique : « Les groupes et individus puissants et riches qui s'immiscent dans le « premier cercle » – en accordant leur soutien politique et de grosses contributions financières – sont en mesure d'ajouter leurs petits intérêts personnels à la liste des objectifs poursuivis, sans devoir tenir compte de l'intérêt public ou de la simple raison... Le président semble suivre une politique choisie préalablement aux faits – au profit des amis et supporters. Il a mis en œuvre une propagande très efficace pour que le public adopte la doctrine ayant la faveur de tous les intérêts particuliers, selon laquelle le gouvernement est très mauvais et ses domaines d'interventions devraient être restreints au maximum, sauf lorsqu'il s'agit d'accorder de gros contrats aux industries qui se sont introduites dans le premier cercle.

« Pour promouvoir cette doctrine, ils répandent le mythe selon lequel, en réalité, l'intérêt public n'existe pas. Ce qui compte à leurs yeux, c'est l'intérêt privé. Et ce qu'ils souhaitent en réalité, c'est que ceux qui sont très riches soient laissés en paix au lieu d'être appelés à réinvestir dans la société par l'intermédiaire de la fiscalité.

« La principale fausse impression réside peut-être dans les objectifs sociaux cachés de cette Administration, qui transparaît dans l'expression « conservatisme compatissant » qu'ils emploient. Mais la compassion est sans signification si elle se limite à la simple constatation des souffrances d'autrui. Le test de la compassion, c'est l'action. Ce que l'administration Bush offre d'une main est la rhétorique de la compassion ; ce qu'elle reprend de l'autre, ce sont les ressources financières nécessaires pour faire de la compassion autre chose qu'une impression vague et vide... Certains choix extrêmement importants pour notre avenir vont devoir être faits rapidement, et il est impératif que nous évitions de les fonder sur de nouvelles fausses impressions. »

Al Gore a également averti que l'actuelle Administration avait rejeté le Traité sur la suppression des essais d'armes nucléaires, et qu'elle « souhaite entamer un nouveau programme de fabrication d'une nouvelle génération de bombes nucléaires plus petites (et, espère-t-elle, plus facile à utiliser). A mon avis, ce serait pure folie – et le point de non retour vers le Traité de suppression des essais nucléaires alors même que nos alliés et nous-mêmes nous efforçons d'éviter que la Corée du Nord et l'Iran effectuent des essais nucléaires ».




Home L'histoire de Nazeeh

par Oren Medicks Source : www. YellowTimes.org

Israel

Un groupe d'Israéliens, de Palestiniens et de pacifistes de différentes nationalités vivant ensemble dans une oliveraie, en plein territoire palestinien : peut-être est-il nécessaire d'être Israélien pour comprendre à quel point cette situation est invraisemblable.

Des Palestiniens et des Israéliens qui, le soir, cherchent ensemble du bois pour allumer le feu, après avoir passé la journée ensemble à confectionner des panneaux d'information ; qui font la vaisselle sous un minuscule filet d'eau en provenance d'une vieille bouteille de coca toute cabossée, car il n'y a pas d'eau courante ; et qui prennent ensemble leur tour de garde, assis tranquillement côte à côte, sans autre crainte qu'un assaut éventuel de l'armée israélienne.  

Aucun israélien ne pourrait imaginer une telle situation sans frissonner de terreur : se retrouver entouré de Palestiniens en plein cœur du pays de l'Antifada, sans soldat israélien pour le protéger ! Pas un n'accepterait de courir un tel danger s'il n'y était forcé. Il y a deux mois, même ceux qui se trouvent actuellement dans cette oliveraie, ou qui y ont passé quelques jours, n'auraient jamais cru s'engager un jour volontairement dans une telle aventure.

A l'origine de cette dernière se trouve un ordre de confiscation que reçut Nazeeh, un fermier de Mas'ha, petit village palestinien. Les autorités israéliennes voulaient le priver de 95 % de sa terre afin de prolonger ce qu'elles appellent la « zone de séparation », qu'elles présentent au public israélien comme une mesure raisonnable de sécurité destinée à séparer les Palestiniens des Israéliens (en réalité, elle ne fait que séparer certains Palestiniens de leur terre).

Comme tous les autres villages palestiniens, Mas'ha est déjà séparé de la vie normale par des amas de terre et de pierres destinés à empêcher tout véhicule d'entrer dans le village – ou d'en sortir. Survivre dans des conditions aussi inhumaines relève déjà de l'héroïsme. Aussi Nazeeh se rendit-il compte aussitôt que perdre sa terre signifierait la mort pour lui-même et ses sept enfants.

Pour nous qui vivons dans des pays souverains et pouvons nous déplacer comme bon nous semble, il est presque impossible d'imaginer le terrible sentiment d'impuissance et de frustration qu'éprouvent ceux qui sont confrontés à une puissance qui joue avec leur vie et qui, en réalité, ne désire qu'une chose : les voir disparaître. Accablé, Nazeeh examina tout de même le petit nombre d'options qui s'offraient à lui. Engager des poursuites judiciaires ? Mais avec quel argent ? De toute façon, les chances d'un Palestinien devant la justice israélienne étaient plus que minces. Organiser une manifestation ? Elle serait immédiatement dispersée par une volée de balles – en caoutchouc dans le meilleur des cas, réelles dans le pire. Alerter les médias ? Personne ne s'intéresserait au calvaire d'une famille palestinienne, elles sont trop nombreuses dans ce cas.

Alors Nazeeh, cet homme habitué à travailler 16 heures par jour, pieds nus, depuis l'âge de cinq ans, ne put contenir sa peine et sa colère. Il dit à sa femme : « Ne m'attends pas. Il ne me reste que quelques jours, tout au plus quelques semaines, avant que les bulldozers rasent mon oliveraie. Je veux y passer tout ce temps. » Il prit de l'eau, un peu de café et de sucre, deux paquets de cigarettes qu'il avait roulées lui-même avec du tabac bon marché, et partit.

Peu à peu, l'histoire de Nazeeh fit le tour du village, puis, franchissant les barrages routiers, parvint à un groupe multinational de pacifistes militants qui résidaient dans un village voisin, et qui contactèrent des pacifistes militants israéliens. 

Puis, ces gens se rendirent sur place. Tout d'abord en petit nombre, seulement pour quelques heures, mais bientôt certains décidèrent de séjourner un ou plusieurs jours : une tente fut alors dressée dans l'oliveraie et se transforma rapidement en symbole de résistance à la confiscation. Les gens confectionnèrent des panneaux d'information illustrés de photos et de cartes. Les médias commencèrent à leur rendre visite : Nazeeh – et sa tente – étaient devenus dignes des journaux.  

Deux mois ont passé. Pendant ce temps, Nazeeh n'a pas quitté son oliveraie plus de quelques heures. Et quelque 500 Israéliens et pacifistes militants de plusieurs pays y ont passé une ou plusieurs nuits – ce qui a sans doute changé à jamais leur façon de voir les choses.


Pour davantage d'informations, voir le site internet www.gush-shalom.org





Signes des temps

Home Apparition du Sacré Cœur de Jésus

Source : El Caribe, Répub. Dominicaine

Des dizaines de fidèles catholiques et des curieux se sont rassemblés le 29 mai 2003 pour voir une image du Cœur Sacré de Jésus sur le tronc d'un amandier, dans la communauté de La Vigía, située dans la région de Dajabón, en République Dominicaine. Les paroissiens se sont recueillis, ont prié tout l'après-midi et une partie de la nuit, et ont déposé des cierges et des images saintes devant l'arbre. Pablo Pichardo et Arcadio Alvarez, deux paroissiens de la communauté, ont déclaré que ce genre de signe apparaît dans les endroits bénis de Dieu.
 
L'image miraculeuse a été découverte par un groupe d'enfants qui jouaient dans la cour d'une maison abandonnée depuis plus d'un an. Cependant, Areisi Rodríguez de García, la propriétaire de la maison, a expliqué que l'image avait été en fait découverte par son plus jeune fils six mois auparavant, mais qu'elle n'en avait pas parlé afin d'éviter la venue de nombreux curieux.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle accompli par le Maître Jésus.


Home Des ovnis à travers le monde

Afrique du Sud

Source : News 24, Afrique du Sud

– Des habitant de Boland, Cape Town, se sont demandés si ce qu'ils voyaient était une étoile ou une soucoupe volante, après avoir observé un phénomène lumineux inhabituel dans la région de Worcester. De nombreuses personnes téléphonèrent aux stations de radio régionales pour rapporter qu'elles avaient vu un ovni.
 
L'émission matinale du DJ Nic Marais a rapporté qu'un auditeur avait téléphoné aux environs de 18 h 45 pour raconter l'incident, suivi d'appels similaires confirmant le phénomène. Un commerçant de Cape Town, nommé Deon, roulait vers Worcester quand il vit un ovni ayant la forme d'un cigare juste au-dessous de la lune. Apparemment, il planait au-dessus des nuages avec une lumière plus petite sur le côté mais très brillante. Il raconte qu'il a regardé ces lumières un long moment et que ce n'était certainement pas un avion.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un ovni provenant de Mars.


Home Des ovnis à travers le monde

Azerbaïdjan

Source : www.unknown-country.com

Le 19 mai 2003, en début de soirée, des centaines de personnes ont aperçu un ovni volant au-dessus de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. « Cela ressemblait à une « goutte de lait »  dans le ciel sans nuage », rapporte un témoin. Après être resté immobile  un certain temps, l’ovni disparut rapidement à grande vitesse. Le professeur Elchin Khalilov, qui étudie les phénomènes paranormaux, a précisé : « Il est d’ores et déjà tout à fait clair et sans équivoque que l’objet immobile n’était pas un avion, ni un hélicoptère ou tout autre objet volant. Il est certain que cet objet a une origine technologique. Je ne peux pas dire exactement à quelle distance il se trouvait.  Cela dépend de sa taille. Il était plutôt près du sol, de grandes dimensions, avec des éléments symétriques de chaque côté. » C’est le deuxième ovni apparaissant au-dessus de Bakou depuis janvier 2003.

Le Maître de B. Creme a indiqué que cet ovni est authentique, et originaire de Mars.


Home Des ovnis à travers le monde

Etats-Unis

Source : Associated Press

En avril 2003, des objets ronds et rouges, de la taille d'une pièce d'un dollar en argent, sont soudainement apparus, semblant observer trois personnes rentrant chez elles en voiture, sur une bretelle de l'autoroute appelée « Booger Bottom », près de Greenville, en Géorgie (Etats-Unis). Durant 25 secondes, un homme de 50 ans, originaire de Tucker (Géorgie), accompagné de son frère et de sa belle-sœur de Warm Springs (Géorgie), firent l'expérience d'une rencontre du troisième type.
 
Ils appelèrent la station Mutual UFO de Géorgie (Mufonga), dont les agents Olivia Newton et Jim Clifford furent chargés de suivre l'affaire. Ainsi que le remarqua Olivia Newton, aucun des témoins ne leur fournit le moindre motif de mettre en doute leur récit. « Nous sommes attentifs au langage du corps, et à toutes les contradictions dans les témoignages, rappelle-t-elle. Ils nous regardaient droit dans les yeux et allaient droit au but. Ils ont tous dit que ces objets n'appartenaient pas à ce monde. Ils estimaient qu'il y avait en eux de l'intelligence. Ils étaient sûrs d'avoir été observés dans le seul but de les étudier, de les scanner. Scanner est le mot qu'ils ont employé. » Les témoins appelèrent « lumières » la cinquantaine d'objets rouges apparus dans la voiture, mais ils les ont décrit à Olivia Newton comme étant « solides ». Ces objets rouges se matérialisaient puis disparaissaient instantanément. L'un des témoins, assis à l'arrière, a vu un objet rouge tournoyant près du véhicule, du côté du conducteur, avant l'apparition des lumières.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'appareils d'enregistrement multi-sensoriels totalement inoffensifs venant de Mars.


Home Nouvelles apparitions d'agroglyphes

Kansas

Source : www.wibw.com

En mai 2003, un agroglyphe (crop circle) est apparu dans un champ de blé, près d'une ferme de Haysville, au Kansas. Au matin, Curtis Fletcher découvrit ce qui semblait être un agroglyphe dans le champ près de sa maison. De semblables formations furent découvertes dans les champs des environs pendant la même période.

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'il s'agit bien d'un agroglyphe martien.


Home Nouvelles apparitions d'agroglyphes

New Jersey

Source : New Jersey - Express-Times, E.-U.

Le New Jersey Express-Times a rapporté que des agroglyphes sont apparus dans un champ du New Jersey, en mai 2003. Pete et Lisa Andrews remarquèrent des zones herbeuses de 60 cm de haut, couchées à plat en formations irrégulières dans un champ près de leur maison, à Lower Mt. Bethel Turnpike.
 
Les tiges d'herbe étaient couchées dans la direction nord-sud, avec la base des tiges liées près du sol et tressées ensemble. Environ deux douzaines de zones herbeuses de ce type ont été retrouvées ainsi couchées, sur des longueurs allant de quelques centimètres à environ 3 mètres. Aucune trace de pneus ou d'empreintes ne conduisaient au champ. Ces formations n'étaient pas là la nuit précédente, et Pete Andrews a raconté qu'il était resté éveillé la plus grande partie de la nuit et qu'il n'avait rien vu ni entendu d'anormal. Les voisins des Andrews ont déclaré qu'ils avaient vu de semblables formations dans ce champ quelques années auparavant.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'agroglyphes d'origine martienne.


Home Nouvelles apparitions d'agroglyphes

Maryland

Source : Maryland Star Democrat, Etats-Unis ; www.unknowncountry.com

Le juriste Lex Kramer a découvert des agroglyphes dans des champs de blé à Easton. Il raconte : « On dirait que quelqu'un a pris un rouleau et l'a fait rouler pour obtenir une forme bien définie. »
 
Ces formations sont apparues en mai 2003, durant plusieurs jours, dans presque tous les champs de blé d'Easton. Les céréales d'hiver, encore vertes pour la plupart, étaient aplaties en quelques endroits avec des céréales intactes juste à côté.
 
Richard Hitchens, du service national des prévisions météorologiques a raconté : « Cela ne peut pas être dû à un phénomène météorologique, c'est trop irrégulier. Une mini tempête aurait sévi dans une zone continue. Je n'ai jamais entendu parler de phénomène météo capable de produire cela. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce sont d'authentiques agroglyphes martiens.


Home Nouvelles apparitions d'agroglyphes

Australie

Source : The Courier-Mail, Australie

En l'espace d'une nuit de mai 2003, des douzaines d'agroglyphes sont apparus dans un champ de sorgho appartenant à la famille Gowen, qui habite une ferme à Glass House Mountains, en Australie. Le propriétaire, Kel Gowen, a déclaré qu'il avait été réveillé aux environs de minuit par deux « zaps » retentissants. Son ouvrier agricole, Noel Brady, dont le cottage domine les quatre hectares de sorgho, a lui aussi déclaré qu'il avait été réveillé par un bruit retentissant, qui avait été suivi de puissants éclairs d'un vert brillant. K. Gowen raconte que le lendemain de bonne heure, il remarqua trente cercles aplatis dans le champ de sorgho.

Le Maître de B. Creme confirme qu'il s'agit d'authentiques agroglyphes martiens.


Home Nouvelles"empreintes" de main

Encore en Espagne

Cher Monsieur,
 
Ma mère m'a appelé pour me signaler qu'une chose étrange s'était à nouveau produite sur le miroir où était apparue l'empreinte de la main de Maitreya.
 
Le dimanche 22 juin 2003, mon père prit une douche. Lorsqu'il eut terminé, le miroir était couvert de buée, excepté à l'endroit où apparaissait clairement une nouvelle empreinte de main.
 
Ma femme et moi-même allâmes constater le phénomène. La nouvelle empreinte, comme la précédente, était celle d'une main gauche. Elle était nettement marquée et quasiment semblable à celle apparue en 2001.
 
Le lendemain, ma mère demanda à son aide-ménagère de ne pas toucher au miroir afin de ne pas effacer l'empreinte. A sa grande surprise celle-ci lui raconta qu'elle avait vu récemment plusieurs empreintes similaires sur le miroir et qu'elles les avait effacées pensant qu'il s'agissait d'empreintes laissées par quelqu'un de la maison.
 
Il peut être intéressant d'ajouter que lorsque nous allâmes voir cette empreinte ma femme souffrait depuis deux jours d'une pénible douleur dans le cou. Après avoir regardé la main, elle réalisa soudain que la douleur avait totalement disparu.
Mes parents aimeraient savoir s'il s'agit d'un nouveau signe et qui est à l'origine de celui-ci.
 
H. L., Barcelone, Espagne

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'une seconde empreinte manifestée par Maitreya « pour faire bonne mesure ».


Home Nouvelles "empreintes" de main

Empreinte d'une main droite au Japon

Cher Monsieur,
 
Le 7 juillet 2003, je vaquais à mes occupations après le départ de mes enfants pour l'école, lorsque vers 8 h 30 ma jeune sœur m'appela pour me dire que notre mère était très déprimée depuis quelque temps. Tout ce que je pus faire fut d'écouter ma sœur avec sympathie car j'étais incapable de trouver quelque chose à dire qui puisse remonter le moral de notre mère.
 
J'ai l'habitude de me rendre chaque jour vers 9 h 30 au bureau de mon mari pour l'aider dans son travail. Aussi je me hâtai de retourner à la salle d'eau pour chercher le reste de la lessive à suspendre. Je remarquai alors une empreinte de main sur le grand miroir au-dessus du lavabo. Le haut du miroir se trouve à environ 1 m 90 du sol et une longue lampe fluorescente est fixée au sommet. L'empreinte de la main se trouvait juste au-dessous de la lampe et je me dressai sur la pointe des pieds pour l'examiner avec soin.
 
Je me dis qu'il était étrange de voir une empreinte de main aussi grande. Ce ne pouvait être la main d'un membre de ma famille. Je pensai alors à la photographie de la main de Maitreya. L'empreinte sur la carte est celle d'une main gauche, mais l'empreinte sur mon miroir était celle d'une main droite. Je leur trouvais cependant une grande similitude. « Pourrait-il s'agir de la main de Maitreya ? », me demandai-je. En me dressant à nouveau sur la pointe des pieds, je posai ma main contre l'empreinte. Cette main était beaucoup plus grande que la mienne. Seul quelqu'un de très grand avait pu laisser l'empreinte de sa main à cet endroit.
 
Absorbée par cette découverte, j'oubliai totalement d'aller travailler. L'empreinte montrait nettement les quatre doigts et je pouvais même distinguer les empreintes digitales. C'était une main d'homme avec de longs doigts. Je pouvais voir nettement la partie charnue de la paume au-dessous du pouce et du petit doigt. Mon cœur était rempli de cette pensée : « Il me suffit de demander l'aide de Maitreya. Je vais essayer de demander que ma mère aille mieux. » Ce que je fis de tout mon cœur. J'étais pleine de gratitude et mes yeux étaient inondés de larmes.
 
Le lendemain soir, je rencontrai par hasard ma mère en ville dans une confiserie. J'eus la joie de la voir arborer un sourire rayonnant de quiétude.
Pourriez-vous me dire si l'empreinte était celle de la main de Maitreya ?
 
H. N., Gifu-ken, Japon

Le Maître de B. Creme a confirmé que la main a été manifestée par Maitreya.



Tendances

Home Injustices sociales en Amérique latine : « Trop c’est trop ! »

Source : Sources : Conseil mondial des Eglises ; IPS News

Les leaders des églises protestantes d’Amérique latine déclarent qu’ils ne peuvent plus fermer les yeux sur les profondes injustices sociales engendrées par le système économique mondial. Pour rester fidèles à l’Evangile, ces églises se sentent obligées de dénoncer l’ordre économique mondial actuel.

En Amérique latine, plus de la moitié de la population est pauvre, le taux de chômage est important et les politiques d’ajustement structurel, l’accroissement de la dette extérieure, les privatisations, les flux incontrôlés de capitaux et les pratiques de liberté des prix ont généré, selon leurs propres termes, une « profonde crise humanitaire ».

Des centaines de délégués se sont réunis à Buenos Aires entre le 28 avril et le 1er mai 2003 pour assister à une réunion intitulée « La mondialisation de la plénitude de la vie ». Organisée par le Conseil des Eglises d’Amérique latine, sous les auspices du Conseil mondial des Eglises, ils ont exploré des alternatives à la « mondialisation à visage néo-libéral ». Ce conseil, réunissant 342 églises de plus de 100 pays, appartenant pratiquement à toutes les confessions chrétiennes situées sur tous les continents, se montre extrêmement critique à l’égard des pratiques néo-libérales de marché libre, et il propose ses propres alternatives aux gouvernements et aux institutions de crédit multilatérales. Des représentants régionaux ainsi que des délégués des Etats-Unis, d’Afrique et d’Asie ont étudié un projet intitulé Les églises protes-tantes déclarent que trop c’est trop ! collectivement rédigé par des sociologues, des économistes, des théologiens et des prêtres, qui ont soumis leurs propositions à l’assemblée. Ce projet recommande la création d’institutions publiques mondiales chargées de surveiller l’orientation prise par le processus de mondialisation et de réguler le système bancaire et la circulation des capitaux.

Lassé des ponctions exercées sur les budgets publics et de la pauvreté croissante résultant souvent des sévères mesures d’austérité imposées pour payer l’intérêt de la dette, le document du Conseil des églises réclame que des changements s’opèrent au niveau des institutions de crédit comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement, dont les activités jouent un rôle décisif dans la politique économique des pays pauvres et endettés. Ces institutions n’ont pas respecté leur mandat original et ont au contraire contribué à mettre en place un modèle économique injuste. Le Conseil propose également une actualisation de la mission des Nations unies.

Les Etats-Unis sont en train de négocier une zone de libre échange à l’échelle du continent avec 34 pays d’Amérique latine et des Caraïbes (à l’exclusion de Cuba), qui devra prendre effet en 2005, mais beaucoup de gens pensent que la région souffrira tandis que les sociétés multinationales feront des bénéfices et « obligeront les pays à entrer en compétition les uns contre les autres dans des conditions d’inégalités », affirme le document.

Ce document réclame également l’annulation de la dette : « L’Amérique latine a remboursé 1,4 milliard de dollars au cours des vingt dernières années, ce qui équivaut à cinq fois sa dette d’origine. » Le document du Conseil des églises préconise une coopération au niveau de toute la région et, « avec courage et volonté politique », un refus concerté de payer les dettes. Dès que le projet final sera prêt, un groupe de responsables religieux se réunira, fin 2003, pour le présenter au ministre canadien Jean Chrétien, aux juristes américains et aux représentants des institutions de crédit multilatérales.




Home Le projet « Chaise vide »

Source : www.questionw.com

 
Alors que les principaux médias relèvent des contradictions dans les arguments du gouvernement américain justifiant l'invasion de l'Irak, les projets de l'administration Bush pour le Moyen-Orient et la réduction des libertés civiques, des citoyens américains se regroupent et créent des sites web pour la défense de la justice et la démocratie, et pour le droit à une presse objective.
 
Le premier projet « Chaise vide » a été appliqué, à Santa Fe (Nouveau Mexique), au cours d'une visite du président Bush. En face de la Maison Ronde (Maison d'Etat) une chaise vide, posée sur un piédestal, mettait en évidence l'absence du président, tandis que 150 citoyens inquiets, âgés de huit à 80 ans, posaient des questions à la chaise vide, qui portait l'inscription : « Where's George ? » (Où est George ?).
 
Des dizaines de groupes, dans plusieurs pays, ont repris cette idée et invitent les citoyens à interroger la chaise vide dans chaque ville où se rend le président Bush. A l'origine de ce projet, Sam Hitt explique : « Notre idée est simple : partout où se rend Bush, nous serons là avec une chaise vide qui l'attend. Dans la pure tradition démocratique, chaque citoyen aura le droit de s'approcher et de poser une question. Nous espérons qu'il aura assez de courage et de respect pour la démocratie pour s'asseoir vraiment sur la chaise et répondre aux questions des gens. »




Home Les avantages d'une alimentation biologique

Source : Independent Online

Selon des chercheurs américains, les récoltes cultivées selon les méthodes de l'agriculture biologique contiennent des substances meilleures pour la santé que les cultures conventionnelles ; on peut supposer que cela est dû à l'absence de pesticides. Les analyses de baies et de céréales issues des agricultures biologique et raisonnée montrent qu'elles contiennent jusqu'à 58 % de composés polyphénoliques. Ces composés agissent comme antioxydants et protègent les cellules de certaines détériorations susceptibles d'entraîner des maladies cardiaques et le cancer. Les produits biologiques sont cultivés sans pesticides chimiques, ni engrais. Les produits de l'agriculture raisonnée sont cultivés sans pesticides artificiels.
 
Les chercheurs de l'Université Davis en Californie (Etats-Unis), ont comparé les niveaux de composés polyphénoliques et d'acide ascorbique présents dans les mûres, les fraises et les céréales issues de l'agriculture biologique, de l'agriculture raisonnée et de l'agriculture conventionnelle. Cette équipe de chercheurs a découvert que les mûres issues des agricultures biologique et raisonnée, puis surgelées, contiennent de 50 à 58 % de plus de poly phénoliques que les cultures conventionnelles des parcelles voisines. Quant aux fraises surgelées issues de l'agriculture raisonnée, la part de polyphénoliques présente y est de 19 % supérieure à celle des fraises de l'agriculture conventionnelle. Dans The Journal of Agricultural and Food Chemistry, les chercheurs indiquent que les produits de l'agriculture raisonnée et de l'agriculture biologique présentent également un taux d'acide ascorbique supérieur, que le corps transforme en vitamine C.
 
 





Les priorités de Maitreya

Home Le Rapport mondial sur l'eau

Source : Unesco

Sous les auspi­ces de l'Unesco, un effort conjoint de l'Onu pour établir un ta­bleau mondial de la situation de l'eau dans le monde a abouti à un document que personne ne peut se permettre d'ignorer. Le Rap­port sur l'approvisionnement en eau dans le monde a été officiel­lement diffusé à l'occasion du 3e Forum mondial sur l'eau, le 22 mars 2003, journée mondiale de l'eau. Toutes les agences et commissions de l'Onu s'occupant du problème de l'eau ont collaboré afin de comparer les progrès accomplis avec des ob­jectifs tels que la santé, l'alimentation, les écosystèmes, les villes, l'industrie, l'énergie, la gestion des risques, l'évalua­tion économique, le partage et la gestion des ressources. Les 23 partenaires de l'Onu composent le Programme mondial d'approvisionnement en eau.

Depuis 1972, la Journée mondiale de l'environnement a lieu le 5 juin de chaque année. Le thème choisi cette année concernait les 1,1 milliard d'habitants ne bénéficiant pas d'un approvisionnement en eau, et les 2,4 milliards ne disposant pas d'installation sanitaire. Ce thème a été choisi pour 2003, Année internationale de l'eau potable.

« Parmi toutes les crises sociales et naturelles que l'humanité affronte, la crise de l'eau est celle qui est au cœur de notre survie et de celle de notre planète, déclare le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsura. Aucune région ne sera épargnée par l'impact de cette crise qui touche tous les domaines de la vie, depuis la santé des enfants jusqu'à la capacité des nations d'assurer l'alimentation de ses citoyens. Les réserves d'eau diminuent tandis que la demande s'accroît dramatiquement à un rythme insoutenable. Au cours des vingt prochai­nes années, l'approvisionnement moyen en eau par personne dans le monde devrait diminuer d'un tiers. »

En dépit des preuves évidentes de cette crise, l'engagement poli­tique de renverser cette tendance fait défaut. Au cours des 25 dernières années, une série de conférences internationales a mis l'accent sur une grande variété de solutions, y compris des moy­ens d'assurer les besoins immédiats en eau et les services sani­taires qui seront nécessaires ces prochaines années. Plusieurs objectifs ont été fixés pour améliorer la gestion de l'eau, mais « presque aucun n'a été atteint, déplore le rapport. Des problèmes d'attitude et de comportement sont au cœur de la crise, explique le rapport, l'inertie au niveau des autorités, et une population mondiale peu consciente de la dimension du problè­me font que nous négligeons de prendre à temps les mesures néces­saires. »

De nombreux pays et territoires sont déjà en état de crise. Le rapport cite plus de 180 pays et territoires en termes de quanti­té d'eau renouvelable disponible par habitant, c'est-à-dire toute l'eau circulant à la surface du sol ou en sous-sol. Le plus pauvre en eau est le Koweït (10 m3 par an et par habitant), suivi par la Bande de Gaza (52 m3), les Emirats Arabes Unis (58 m3), les Bahamas (66 m3), le Qatar (94 m3), les Maldives (103 m3), Jama­hiriya (Libye) (113 m3), l'Arabie Saoudite (118 m3), Malte (129 m3), et Singapour (149 m3).




Home Face au stress, les Européens redéfinissent leurs priorités

Source : BBC News Online, G.-B.

A travers l'Europe entière, des personnes, bien rémunérées, ayant réussi dans leur vie, souffrent à ce point du stress qu'elles remettent en question leurs priorités et modifient leur mode de vie.

Selon des recherches effectuées par les analystes de marché Datamonitor, quelque douze millions d'Européens acceptent de travailler moins d'heures et d'être moins rémunérés, tandis que deux millions supplémentaires, diplômés, ont complètement tourné le dos à cette course effrénée, une fois atteint l'âge de trente ou quarante ans.

Selon cette étude, le matraquage constant par la publicité, le flot incessant d'informations reçu via les médias et Internet, et la disponibilité continue induite par l'utilisation du courrier électronique et des téléphones portables, sont la source d'un haut degré de stress. Cette étude indique également que des facteurs tels que l'« éclatement » de la famille et une plus grande conscience du risque d'attaques terroristes ont porté l'attention des gens vers de nouvelles priorités. « Devant les nombreuses contraintes quotidiennes auxquelles elles doivent faire face, beaucoup de personnes travaillant à temps complet s'efforcent de simplifier leur existence », déclare Datamonitor.

« Trop d'impératifs à gérer simultanément, trop d'informations et même trop de choix à faire, font que beaucoup de gens se sentent complètement exténués à la fin de la journée. Ce qui conduit certains à redéfinir leurs véritables priorités : gagner et dépenser plus, ou bien se concentrer sur la famille, sur les relations et sur d'autres valeurs humaines et familiales ? »





Citation

Home Extrait du message n° 82

par Maitreya

« En vérité, le partage est divin. Il sous-tend tout progrès pour l'homme.
Par son application, mes frères et sœurs, vous pourrez parvenir à une juste relation avec Dieu,
et ceci, mes amis, est la raison même de votre vie.
Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère.
C'est une vérité simple mais, jusqu'à présent, combien difficile à saisir par l'homme.
Le moment est venu de démontrer cette vérité. »





Courrier des lecteurs

Home Le club des fans

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2003, Benjamin Creme a donné une conférence à l'Hibiya Hall de Tokyo, un vieux bâtiment de brique avec un perron d'une trentaine de marches. Quelques minutes avant d'ouvrir la porte, j'ai assisté à une scène étrange. Un vieil homme au crâne chauve était assis en haut des marches et s'adressait allègrement à une foule de 80 à 100 personnes, alignées sur les marches au-dessous de lui, et l'écoutant avec une grande attention. J'eus un sourire d'amusement en constatant qu'une conférence semblait déjà avoir commencé.

Soudain l'idée me traversa l'esprit que cet homme était peut-être un Maître. Ne pouvant résister à la curiosité de voir son visage, je sortis par la porte de derrière et je gravis rapidement les marches menant à l'entrée principale. Au moment où j'arrivai en haut, l'homme avait cessé de parler, mais une vieille dame me dit d'une voix forte : « Nous sommes venus maintes fois à cette conférence. Nous connaissons parfaitement bien cette histoire. » Un peu confuse, je lui répondis : « Oh ! est-ce vrai ? Merci. » Elle ajouta alors, toujours d'une voix forte, comme si elle voulait que tout le monde l'entende : « Nous connaissons aussi très bien Michiko Ishikawa. » A quelques pas de là, l'homme intervint à son tour avec un sourire chaleureux : « C'est exact, nous sommes venus maintes fois à cette conférence. » En regardant cet homme, j'eus l'impression de l'avoir déjà vu auparavant. Après leur avoir dit que nous allions bientôt ouvrir la porte, je retournai à mes occupations.

S. Y., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vieil homme était Maitreya, et la vieille femme le Maître Jésus.


Home La vérité toute nue

Cher Monsieur,
 
Je suis allée pour la première fois à la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo. Je suis arrivée assez tôt et, au milieu de la foule qui attendait, j'ai vu un couple extraordinaire. Tous deux avaient l'air assez âgés, plus de quatre-vingts ans. Ils portaient des vêtements usagés mais ils rayonnaient de générosité et de noblesse. La femme s'adressait à ceux qui se trouvaient autour d'elle : « Je suis vraiment impatiente d'entendre cette histoire... Nous sommes mariés depuis si longtemps que je suis fatiguée de ce vieil homme... » L'homme retira alors d'un geste rapide son bonnet de tricot, révélant ainsi un crâne complètement chauve et il dit en riant et en montrant sa tête : « Voici pourquoi. » Au moment où la porte s'ouvrit et où nous commençâmes à pénétrer à l'intérieur, il ajouta : « J'adore Benjamin Creme. Tout ce que nous avons entendu l'année dernière s'est avéré juste. » Ce couple m'a fait une telle impression que je me suis demandé si ce n'étaient pas des Maîtres.
 
T. S., Chiba, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vieil homme était Maitreya, et la vieille femme le Maître Jésus.


Home Matière à rire

Cher Monsieur,
 
Lorsque nous avons ouvert la porte pour la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, parmi les premiers arrivants, j'ai remarqué un homme et une femme âgés qui marchaient en chancelant et en se soutenant l'un l'autre, tout en tirant un caddie. L'homme se présenta au bureau d'accueil tandis que la femme attendait près d'un mur. Au bout d'un moment, l'homme revint et ils gravirent les escaliers. J'entendis l'homme dire à sa femme : « Son nom est Creme (prononcé en japonais ku-ray-mu) parce qu'il ne cesse de recevoir des ku-ray-mu (des plaintes, des objections). C'est la raison pour laquelle il s'appelle ku-ray-mu ». Il dit cela d'une voix si forte et si joyeuse que je ne pus m'empêcher de rire. L'homme se tourna alors vers moi en disant : « Etiez-vous en train d'écouter ? Est-ce drôle ? N'est-ce pas que c'est drôle. » Nous rîmes ensemble. La première image que j'avais eue de lui, chancelant, trébuchant, avait totalement disparu et je me sentais réconfortée. L'homme était mince et il portait un béret à carreaux. La femme paraissait plus forte, un peu masculine, et elle avait un visage plutôt carré, à la peau foncée.
 
H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vieil homme était Maitreya, et la vieille femme le Maître Jésus.


Home Un intermède comique

Cher Monsieur,
 
Dans un couloir près des toilettes, à la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, je vis une vieille femme qui ne cessait de répéter à un vieux monsieur (son mari) : « Resteras-tu ici pendant que je vais aux toilettes de l'autre côté ? M'attendras-tu ? » Mais le vieil homme ne semblait pas comprendre, aussi j'intervins en disant : « Allez-y, je vais rester avec lui. » Pendant que nous attendions, je dis à l'homme que sa femme était partie aux toilettes. Il marmonna quelque chose, mais tout ce dont je peux me rappeler c'est le mot « kami-san » qui se référait à sa femme. Dans l'intervalle, il se cogna la tête contre le plafond en pente. Je m'en excusai auprès de sa femme lorsqu'elle revint. Elle répondit : « Il est devenu un peu stupide, vous savez. » Tous deux étaient plutôt minces et ils portaient des vêtements ordinaires. Ils avaient autour du cou des cordons où étaient suspendues des cartes de bus, ou de train, gratuites.
 
K. O., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vieil homme était Maitreya, et la vieille femme le Maître Jésus.


Home En un clin d'œil

Cher Monsieur,
 
Lorsque j'arrivai, vers 12 h 40, au parc qui entoure l'Hibiya Hall, il y avait déjà une longue file d'attente sur le perron, bien que la conférence soit prévue pour 14 h. Je me dis que j'avais tout mon temps et je fis un tour dans le parc. C'était une belle journée et je trouvai un banc où étaient déjà assises deux dames âgées élégantes. De là, je pouvais voir les gens qui attendaient l'ouverture de la porte.
 
Je remarquai soudain un homme grand, de type européen, surgi de nulle part, qui se dirigeait vers le banc où j'avais pris place, auprès des deux autres dames. Il passa devant nous et s'éloigna lentement vers la pelouse. Il avait de longs cheveux d'un blanc éclatant et un air sûr de lui. Il semblait âgé d'une soixantaine d'années. Il était bien bâti, large d'épaules, et il portait un élégant costume bleu. Il me fit penser à Benjamin Creme, mais en plus jeune. Il observa les gens qui se trouvaient sur la pelouse pendant un moment. Il n'avait rien dans les mains et il ne semblait rien avoir à faire de particulier dans le parc. On aurait dit qu'il veillait sur la foule.
L'idée me vint soudain que c'était peut-être Maitreya. Ressemble-t-il à Maitreya ? Que faire si c'est Maitreya ? Mon cœur commença à battre. Je l'admirai de dos, lorsque soudain il se retourna et se mit à revenir vers moi. En le voyant s'approcher de plus en plus, je ne savais quoi faire, et involontairement je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris au bout de quelques instants, il venait juste de passer devant moi. Il continua à marcher tranquillement dans l'allée principale, au milieu des arbres. Je le regardai s'éloigner peu à peu. Qui était cet homme ?
 
H.  N., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Inspirer la confiance

Cher Monsieur,
 
Le 17 mai 2003, jour de la conférence de Benjamin Creme à Osaka, je me trouvais sur le trottoir, avec un autre membre du groupe, pour guider les gens vers la salle. Un homme d'une cinquantaine d'années s'approcha de moi et, faisant référence à la pancarte que je tenais à la main, me demanda, en dialecte d'Osaka : « Le monde change rapidement ? [titre de la pancarte] Qu'est-ce qui peut changer le monde ? Que devons-nous faire ? » Je répondis que M. Creme allait donner une conférence sur ce sujet. « La conférence de cet homme mise à part, c'est à vous que je pose la question et c'est à vous de m'expliquer », dit-il. C'était un homme à l'allure inhabituelle. Il portait une chemise jaune, des chaussures jaunes et des lunettes de soleil jaunes. Je répondis que je ne voulais pas commettre d'erreur et que, par ailleurs, je n'avais pas suffisamment confiance en moi. Il ôta alors ses lunettes et approcha son visage du mien, si près que nos nez se touchaient presque. Il me regarda dans les yeux et déclara : « Vous êtes une âme, n'est-ce pas ? L'âme est créée par le Seigneur et elle est plus proche de vous que vos mains et vos pieds. Vous êtes cette âme, alors comment pouvez-vous manquer d'assurance ? » L'autre membre du groupe dit alors : « C'est par le partage [que le monde peut changer]. » Il s'adressa alors à lui : « Partager quoi ? Partager quelque chose que nous ne pouvons pas voir ? Partager également nos pensées et nos sentiments fugitifs ? » Lorsque mon compagnon lui demanda : « Qu'entendez-vous par quelque chose que nous ne pouvons pas voir ? », l'homme tourna à nouveau son attention vers moi, me regarda dans les yeux et me dit : « Pourquoi n'employez-vous pas vos propres mots ? Il vous suffit de vous exprimer dans votre propre langage. » Il se conduisait comme s'il était en colère, sans m'intimider cependant. Il me récita quelques phrases de la Bible, mais il parlait vite et j'avais du mal à saisir ses paroles.
 
Il se dirigea ensuite vers la salle de conférence. J'ai appris plus tard qu'il avait posé des questions similaires à d'autres personnes chargées, dans divers endroits, de guider le public. Cet homme était-il un Maître ?
 
H. S., Okayama

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Ouvrir et fermer la porte

Cher Monsieur,

Lors de la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, j'étais chargée de différentes tâches, notamment l'ouverture et la fermeture des portes de la salle, ainsi que la mise en place de l'exposition de photos de Share International, au deuxième étage. Pendant l'entracte, je vis deux femmes, qui n'avaient pas le type japonais, assises sur un banc dans le couloir. L'une d'elles était grande, elle avait des cheveux noirs et un type quelque peu oriental. L'autre était blonde, portait des lunettes et semblait pleine d'attention. Elles étaient toutes deux charmantes. Elles bavardèrent allègrement pendant toute la durée de l'entracte. A la fin de celui-ci, c'est moi qui avais la responsabilité de fermer la porte de la salle. Je voulais le faire au moment opportun, mais pour finir, je dus ouvrir et fermer la porte si souvent que cela devenait un obstacle pour les gens qui entraient. La femme brune me regardait d'un air amusé. J'étais un peu intimidée, mais pas vraiment décontenancée.

Lorsque la séance de questions-réponses commença, j'allai décrocher les panneaux de photographies au second étage. Tandis que je les décrochais un par un, les deux femmes vinrent regarder les panneaux qui étaient encore en place. Les photos n'étaient pas très solidement fixées sur les panneaux et le coin d'une photo de Saï Baba s'était décollé. La femme brune le remarqua et elle appuya gentiment sur le coin pour le redresser. Puis, elle me demanda la signification de la citation écrite en japonais sur le panneau. Il s'agissait des effets négatifs de la mondialisation reposant sur l'économie de marché. Je lui dis en anglais : « Non-globalization ». Elle hocha la tête et me remercia, puis elle ajouta, en japonais, avec un magnifique sourire : « A l'année prochaine », et elle s'en alla.

[1] Ces deux femmes respiraient l'harmonie et la joie. Etaient-elles des Maîtres ?

Juste avant la fin de la première partie de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, je m'apprêtais à ouvrir la porte, avec une autre personne du groupe, lorsqu'un merveilleux parfum attira notre attention. Nous essayâmes en vain d'en déceler l'origine. On aurait dit un parfum de fleur, de rose apparemment. Ce parfum, assez pénétrant au début, s'estompa progressivement.

 [2] S'agissait-il d'une bénédiction ?

N.  Y., Tokyo, Japon 

[1] Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme brune était Maitreya et la blonde le Maître Jésus. [2] Il s'agissait effectivement d'une bénédiction de Maitreya. Ce parfum était un signe.


Home Hypnotisée

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2003, à la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, j'étais chargée de la sécurité. Vers 13 h 20, je regardais les gens affluer dans le hall lorsque je remarquai soudain, debout derrière moi et observant l'entrée, un homme plutôt grand, qui n'avait pas le type japonais. Il était particulièrement calme et il semblait attendre tranquillement quelqu'un. Ses yeux bleu gris étaient dirigés vers le haut. Soudain, un Japonais de petite taille et d'âge moyen, vint vers moi et entama la conversation. Il avait le teint pâle et les yeux bridés. Il me raconta que c'était la quatrième fois qu'il assistait à une conférence de Benjamin Creme et qu'il avait voulu y amener sa femme et des amis mais que ce n'était pas facile. Il déclara également que si les hommes politiques assistaient à cette conférence, leur politique en serait améliorée. Il aborda toutes sortes de sujets. Au bout d'un moment, je me souvins de l'étranger. Je jetai un coup d'œil dans sa direction et je pus constater qu'il était toujours là. Je me retournai rapidement vers le Japonais et je réalisai que, tout en me parlant, il ne cessait de me regarder dans les yeux. Il était temps que je retourne à mon travail, mais lorsque je rencontrais son regard, j'avais l'impression que mes pieds étaient cloués sur le sol et je continuais à l'écouter. Je jetai un coup d'œil sur ma montre, il ne restait plus que cinq minutes avant le début de la conférence. Je lui dis que c'était l'heure, et il s'en alla en souriant. Notre conversation avait duré plus de vingt minutes. Qui était cet homme ?

H.  N., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya et que l'étranger était le Maître Jésus.


Home Paniers-repas

Cher Monsieur,

Le 17 mai 2003, à la conférence d'Osaka, j'allai m'asseoir dans la cinquième rangée, au milieu, car je voulais voir Benjamin Creme disparaître dans la lumière au moment de l'adombrement. Un peu plus tard, une femme âgée, portant un sac à dos et deux autres petits sacs, vint s'asseoir dans la même rangée. Elle ouvrit son sac à dos et commença à manger, en laissant le panier-repas dans le sac à dos. Je me dis que c'était une étrange façon de faire. N'aurait-il pas été plus simple de sortir le panier-repas ?

Une mère et sa fille arrivèrent ensuite. Elles demandèrent si les deux sièges inoccupés entre la vieille dame et moi étaient disponibles et elles s'y installèrent. Etant donné qu'il était encore très tôt, la plupart des places autour de nous étaient vacantes, mais la mère et la fille préférèrent s'asseoir près de moi. Je me dis que, peut-être, elles voulaient, elles aussi, voir Benjamin Creme disparaître dans la lumière. Comme la vieille dame, elles se mirent à manger. La fille avait un panier-repas appétissant, contenant toutes sortes de mets différents et une boulette de riz mélangé à de la poudre de shiso et enveloppé dans du nori (une algue marine). Ce repas dura un bon moment et la jeune femme paraissait avoir un solide appétit. Sa mère mangeait des boulettes de riz, posées sur une assiette décorée de motifs bleus. J'étais étonnée de voir qu'elle avait même apporté une assiette de céramique.

Pendant la conférence, je croisai les jambes tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, tandis qu'elles restaient assises, les jambes jointes, sans bouger. Quelles personnes distinguées, pensais-je. La jeune femme avait les mains posées sur les genoux. C'était de très jolies mains et je me dis que c'était agréable d'être jeune. Pendant la conférence, Benjamin Creme annonça que Maitreya se trouvait dans la salle, ainsi que le Maître Jésus et le Maître de Tokyo. Je regardai alors autour de moi, mais je ne vis personne qui puisse ressembler à un Maître.

Pendant la pause, je parlai avec la jeune femme, assise près de moi, de toutes sortes de choses. Elle me dit qu'elle avait participé à la manifestation en faveur de la paix en Angleterre, et remarqué certaines personnes portant des pancartes où l'on pouvait lire : « Nous voulons rencontrer Maitreya aujourd'hui. » Elle avait été touchée de voir ce genre d'inscription alors que de nombreuses pancartes affichaient des déclarations hostiles, ou agressives. Ceci me laissa supposer qu'elle faisait des études en Angleterre. Elle lisait d'ailleurs un ouvrage anglais en attendant le début de la conférence. Plus tard, lorsque, rentrée chez moi, j'ai parlé de cette rencontre à mon mari, il a émis l'hypothèse que peut-être ces trois femmes étaient les Maîtres dont Benjamin Creme avait signalé la présence dans la salle. Qu'en est-il exactement ?

M.  C., Kagoshima, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'effectivement la « vieille femme » était Maitreya, la « jeune femme » le Maître Jésus et sa « mère » le Maître de Tokyo.


Home Un témoin oculaire

Cher Monsieur,
 
J'ai assisté, pour la première fois, à une conférence de Benjamin Creme à Osaka, le 17 mai 2003, à l'invitation de ma mère. Pour être honnête je n'avais pas très envie d'y aller, mais j'ai vécu des expériences étranges pendant cette conférence :
 
[1] Tout d'abord, peu après le début de l'adombrement, j'ai vu une silhouette portant une robe en forme de triangle entourer Benjamin Creme. Je ne pus distinguer le visage de cette silhouette qui recouvrait le corps de Benjamin Creme. Mademoiselle Ishikawa, qui était assise auprès de lui, avait, quant à elle, un air parfaitement normal. Lorsque la conférence a commencé, la silhouette avait disparu.
[2] L'éclairage du plafond dessinait, juste au-dessus de mon siège, une croix éclatante.
[3] Le mal de tête et la diarrhée dont je souffrais depuis le matin avaient disparu.
 
Je suis parti de bonne heure et je n'ai donc pas reçu la bénédiction finale. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir apporter quelque lumière sur ce qui m'est arrivé.
 
T.  M., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] Maitreya a donné à T. Makino une vision exacte de l'adombrement, que [2] Maitreya a manifesté la croix, que [3] la guérison a été le résultat direct de la bénédiction de Maitreya.


Home La bonne direction

Cher Monsieur,

Le 17 mai 2003, jour de la conférence de Benjamin Creme à Osaka, je me trouvais dans la rue, une pancarte à la main, pour guider les gens de la gare vers la salle de conférence, en leur précisant qu'ils devaient descendre un escalier. Un homme grand s'approcha de moi, regarda ma pancarte, puis l'escalier, et désignant celui-ci, me demanda : « C'est bien par ici ? » Il me gratifia d'un sourire si rayonnant que je fus un peu perplexe. C'était un homme d'âge moyen, à l'allure distinguée, mais tout son corps exprimait la joie, et il marchait de manière agitée. Je me dis que peut-être il était quelque peu « dérangé ». Je discernai cependant une certaine profondeur dans son regard. Plus tard, en pensant à lui, je me suis sentie, à mon tour, pleine d'allégresse. J'aimerais savoir s'il s'agissait seulement d'un homme un peu étrange.

Y. T., Kyoto, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya.


Home D'une pierre deux coups

Après la méditation de transmission ouverte au public à Tokyo en 2002, je bavardais avec un autre membre du groupe devant le miroir des toilettes lorsque Benjamin Creme vint vers moi en disant : « Hello ! », et il me serra la main d'un geste très amical dans cet endroit encombré. Puis nous eûmes une brève conversation :
Benjamin Creme : Viendrez-vous à la rencontre de Shiga ?
I. H. : Oui.
BC. Alors je vous y verrai.
IH. M. Creme, je vous apporterai du vin blanc.
BC. Oh ! merci.
IH. Mais, au fait, pouvez-vous boire du vin à l'occasion ?
BC. Oui, je l'aime beaucoup.
(Je suis convaincu, et je sais par expérience, que le vin est très utile pour ceux qui voyagent à l'étranger et qui doivent absorber différentes sortes de nourriture.)
Peu après cette conversation, je réalisai qu'en fait l'homme avec qui j'avais échangé ces quelques mots semblait un peu plus petit que Benjamin Creme. J'aimerais donc savoir si c'était bien lui. Sinon, qui était-ce ?
 
I.  H., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait en fait de Maitreya.


Home Intimidé par la caméra

Cher Monsieur,
 
Le 21 mai 2003, jour de la séance publique de méditation de transmission à Nagoya, j'étais chargé de placer les participants. Au moment où Benjamin Creme commençait à présenter la méditation de transmission, un bel homme d'une trentaine d'années, portant un uniforme de garçon de restaurant ou de barman, pénétra dans la salle et alla s'asseoir au bout de la rangée. Lorsqu'on commença à filmer l'allocution préliminaire de Benjamin Creme, il se leva en disant : « Je ne veux pas être dans la vidéo, je préfère écouter à l'extérieur. » – « D'accord, je viendrai vous chercher dès que l'introduction sera terminée », répondis-je. Je vérifiai à plusieurs reprises s'il était toujours là. Il attendit plus d'une heure à l'extérieur de la salle. Dès que la présentation fut terminée, je lui indiquai le siège le plus éloigné de Benjamin Creme.
 
La méditation de transmission se termina vers 21 h et l'homme était toujours là. Lorsque Benjamin Creme demanda aux nouveaux participants de lever la main s'ils souhaitaient continuer à faire de la méditation de transmission, l'homme était en train de regarder une brochure d'information de Share Japon posée sur une table auprès de lui. Je lui proposai également une brochure sur la méditation de transmission qu'il accepta volontiers. Puis, je cessai de penser à lui, trop occupé à ranger et à empaqueter les divers documents que nous avions apportés pour cette rencontre. Pourriez-vous me dire si cet homme était un être exceptionnel?
 
S.  M., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Un hidalgo ?

Cher Monsieur,
 
A Tokyo, le 10 mai 2003, la conférence de Benjamin Creme était sur le point de commencer. Un homme d'une cinquantaine d'années, qui n'avait pas le type japonais, était assis au tout dernier rang et le siège près de lui était vacant. Je lui demandai : « Est-ce libre ? » – « Je vous en prie », répondit l'homme en japonais. Il était bien bâti, il avait un visage empreint de noblesse et des cheveux noirs, clairsemés de blanc. Je lui demandai en japonais : « Comment avez-vous entendu parler de cette conférence ? » Il me répondit en anglais : « Je ne parle pas japonais. » Je répétai donc ma question en anglais. « J'ai vu des affiches dans différents endroits », me répondit-il.
 
Je me présentai comme l'un des volontaires du groupe qui avait organisé la conférence. Je lui expliquai que, d'origine chrétienne, j'en étais venu à l'activité concernant la Réapparition il y avait plus de vingt ans. Il me dit : « Moi aussi, je suis chrétien, catholique, originaire d'Espagne. Cependant je ne puis, moi non plus, adhérer à la doctrine de base des chrétiens fondamentalistes. Actuellement, je suis davantage intéressé par l'approche présentée dans cette conférence... » Il semblait avoir quelque problème aux jambes et il se levait de temps à autre pour les étirer. Il se déplaça ensuite vers la première rangée où deux sièges étaient restés vacants et il s'assit là, les jambes tendues. Au bout d'un moment, il quitta la salle.
 
Cet homme me fit une forte impression et je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un Maître.
 
I. H., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Apprendre à enseigner

Cher Monsieur,

Nous avons organisé une séance de vidéo au Minami Fureai Center, à Okayama, le 21 février 2003. Elle devait commencer à 13 h. Vers 13 h 10, un homme d'une trentaine d'années est entré. Il avait un visage aux joues rondes et des cheveux noirs, coupés court, avec une petite mèche blanche près du front. Il était habillé de façon décontractée et il portait des chaussures de tennis. Nous lui avons offert du thé et des biscuits et nous lui avons demandé d'attendre un peu, pour le cas où d'autres personnes arriveraient. Mais personne d'autre ne s'est présenté et nous avons annoncé : « Aujourd'hui, il est possible que nous n'ayons qu'un seul visiteur, mais nous allons commencer. » L'homme dit alors : « C'est parce que c'est un jour de semaine, la prochaine fois vous aurez beaucoup de monde. » 

Lorsque la vidéo commença, il déclara : « Je préfère m'asseoir devant », et il s'installa juste devant l'écran, ouvrit un carnet et prit des notes tout en regardant la vidéo. Il s'agissait de l'enregistrement de la conférence faite par Benjamin Creme à Tokyo, en 2002. Lorsque la conférence fut terminée, je dis : « La session de questions-réponses est très intéressante. Voulez-vous la regarder ? » – « Volontiers. » Nous avons donc continué.

Lorsque la vidéo fut terminée, nous lui avons demandé s'il avait des questions à poser. Il ouvrit son carnet et dit : « Oui, j'ai effectivement beaucoup de questions. » La première fut : « Pourriez-vous expliquer la différence entre l'énergie du Verseau et l'énergie des Poissons ? » J'expliquai de mon mieux. Tandis qu'il m'écoutait, ses yeux exprimaient une grande satisfaction et j'avais l'impression qu'il acquiesçait et m'encourageait mentalement. Je sentais qu'il était content. Il demanda ensuite : « Qu'est-ce qu'un Maître ? » J'expliquai. « Tous les êtres humains deviendront-ils des Maîtres ? » – « Oui, mais cela prendra du temps. » Il posa des questions sur Maitreya et sur B. Creme : « Est-il un Maître ? » Nous le lui avons expliqué.

Il nous demanda ensuite d'expliquer la différence entre la méditation de transmission et une méditation ordinaire. Je le fis de mon mieux. Puis il demanda : « En quoi la méditation de transmission aide-t-elle les Maîtres ? »  Je fus décontenancée et je répondis quelque chose d'incohérent. Il vint alors à mon secours en disant : « N'est-il pas vrai que si les Maîtres peuvent rendre accessible une quantité énorme d'énergie du Verseau à travers vous, la venue d'une ère nouvelle et meilleure sera d'autant plus rapide. » Il demanda ensuite : « Quels changements se sont produits en vous depuis que vous avez commencé la méditation de transmission ? J'aimerais que chacun d'entre vous me réponde ? » Il écouta nos réponses avec une grande attention, le visage tourné vers chacun de nous à tour de rôle. C'était comme s'il présidait la rencontre, s'assurant que chacun se sente vraiment compris. Après que chacun se fut exprimé, il se tourna vers la personne qui avait dit auparavant que ses relations familiales s'étaient améliorées, et il demanda : « En quoi vos relations familiales se sont-elles améliorées ? » En fait, la personne en question craignait que sa précédente déclaration ait pu donner l'impression d'un culte religieux. Aussi fut-elle soulagée qu'il lui demande d'être plus claire. Elle déclara : « Lorsque je suis allée pour la première fois à une conférence de Benjamin Creme, je n'ai pas tout saisi. Mais j'ai lu ses livres et j'ai commencé à comprendre le sens de la famille et des relations entre parents et enfants, le sens de la vie et de la mort, et mon propre conditionnement. Ce qui est bien, c'est que j'ai changé. » Il semblait content de sa réponse et ne cessait de hocher la tête. Elle dit alors qu'elle aimerait lui recommander la lecture des chapitres sur « l'évolution » et « l'expansion de la conscience » dans la Mission de Maitreya, tome II. Tout en lui parlant, elle réalisait la chance qu'elle avait eue d'avoir accès à tout cela et son cœur débordait de joie. Elle ressentait une ardeur et un enthousiasme qu'elle n'avait jamais éprouvés auparavant. D'autres membres recommandèrent la méditation de transmission pour ses vertus curatives. « C'est bien, répliqua-t-il, que faites-vous d'autre ? Je m'intéresse particulièrement aux groupes qui militent en faveur de la paix. Je me rends dans différents endroits où ont lieu des rencontres de ce genre. » – « Nous prenons également part aux manifestations anti-guerre et distribuons des communiqués sur cette information », déclara l'un des membres. « Je n'ai-me pas trop l'expression « anti-guerre », expliqua-t-il alors. Il existe de nombreuses situations différentes suivant les pays. Etre « anti », ou contre quelque chose, crée la confrontation, n'est-ce pas ? Je préfère l'expression « non à la guerre », je tiens à cette nuance. Qu'en pensez-vous ? » Je fus touchée par ses paroles et j'admirai que, si jeune encore, il puisse avoir une telle profondeur de pensée. J'eus honte, moi qui suis nettement plus âgée, du manque de profondeur de la mienne.

Je lui parlai ensuite de la carte de la main de Maitreya. Il déclara : « C'est un talisman, n'est-ce pas ? J'aimerais en prendre une. » Nous bavardâmes encore un peu et il dit à deux reprises : « Vous aurez davantage de visiteurs la prochaine fois. »

Pour finir, nous lui demandâmes d'écrire un commentaire pour nous encourager. « Je vais écrire mon commentaire pendant que vous rangerez vos documents. » En partant, il ajouta : « J'emporte ceci », et il empaqueta les biscuits que nous lui avions offerts auparavant.

En lisant son commentaire un peu plus tard, nous avons remarqué que, d'après son adresse, il n'habitait pas le quartier d'Okayama où nous avions distribué nos prospectus d'information. Il avait également écrit M. Fleming à la place de M. Creme, alors qu'auparavant il l'avait énoncé correctement. Voici son commentaire : « Il m'a été très utile de regarder la vidéo de M. Fleming et d'écouter les opinions intéressantes de chacun. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de discuter de la paix, de la manière de vivre, etc. Si j'en ai la possibilité, j'aimerais faire également l'expérience de la méditation de transmission. J'espère que l'information que vous diffusez touchera le plus grand nombre possible de personnes. Je vous remercie de votre accueil. »

Pendant les quelques heures que nous avons passées avec cet homme, nous avons été remplis d'un sentiment de joie et de bonheur. Nous n'avions jamais eu auparavant une telle rencontre vidéo. Par ailleurs, à la séance de vidéo suivante, le 1er mars, le public est venu nombreux. Qui était cet homme ?

M. S., N. K., H. N., Okayama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Un petit homme sympathique

Cher Monsieur,
 
En 1996, alors que je traversais une période difficile, j'assistai à un congrès de parapsychologie. Je remarquai un vieil homme, corpulent, mais d'une grande prestance, assis près de moi. Un peu plus tard, il déclara : « C'est fait », puis il s'en alla. Je sais que cet homme a fait quelque chose pour m'aider. Pourriez-vous me dire qui il était ?
 
J. L. A., Valence, Espagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « vieil homme » était le Maître Jésus. .



Interviews

Home « La paix est possible et même inévitable »

Interview de Dennis Kucinich, sénateur américain par Monte Leach

Dennis Kucinich, député démocrate de l'Ohio, apparut sur le devant de la scène nationale,  en 1977, lorsqu'il fut élu maire de Cleveland, à l'âge de 31 ans ; c'était en effet l'homme le plus jeune jamais élu à la tête d'une grande ville américaine. En 1978, les banques de Cleveland exigèrent qu'il vende la centrale électrique de la municipalité à une société privée, en échange d'un report de crédit accordé aux autorités de la ville. D. Kucinich refusa et, fait sans précédent dans la politique américaine, les banques de Cleveland placèrent la ville en cessation de paiement pour un simple déficit de 15 millions de dollars. D. Kucinich ne fut pas réélu en 1979, mais quinze ans plus tard, il fut élu au Sénat de l'Ohio en raison de l'expansion de la centrale électrique de Cleveland qui fournit de l'énergie à près de la moitié des habitants de la ville. En 1989, le Conseil municipal de Cleveland l'a félicité pour « avoir eu le courage et la clairvoyance de refuser de vendre les installations électriques de la municipalité. »
En tant que parlementaire, Dennis Kucinich a mené l'opposition du congrès américain   à la guerre contre l'Irak. Dans le cadre de sa campagne pour la présidence des Etats-Unis, il fait montre d'une volonté politique puissante et d'une conviction spirituelle du lien existant entre les êtres vivants. La conception du monde de D. Kucinich implique un engagement passionné pour le service public, la paix, les droits de l'homme et l'environnement. Monte Leach l'a interviewé pour Partage international.
 
Partage international : La paix et la justice sont des éléments majeurs de votre campagne présidentielle et de l'ensemble de votre approche politique. Pourquoi avez-vous choisi de vous concentrer sur ces objectifs ?
Dennis Kucinich : Chacun de nous entretient dans la vie un projet tendant à améliorer la société dans laquelle nous vivons. Chacun le fait à sa manière. Certains deviennent médecins, juristes, architectes, professeurs, mères ou pères de famille, employés municipaux, boulangers, serveurs. Nous avons tous un rôle à jouer et aspirons à réaliser toujours davantage. En ce qui me concerne, j'ai choisi, dès mon plus jeune âge, de m'investir dans le domaine de la justice socio-économique. L'expérience montre que la quête de la paix dans le monde extérieur doit être précédée par la quête de la paix dans notre monde intérieur, et je comprends aujourd'hui que la paix est possible, et même qu'elle est inévitable si nous travaillons dans ce sens.
 
Partager ce qu'on comprend et ce qu'on a appris, partager notre propre expérience, est une grande joie. Le fait de travailler dans ce sens au sein de nos structures gouvernementales est une grande responsabilité, que j'ai prise, parce que je crois que nous pouvons créer une société plus pacifique, et il est certain que la paix et la justice vont de pair. Mon engagement émane de la compréhension des objectifs et de la croyance qu'une personne peut faire toute la différence, et en effet, chacun de nous peut faire la différence. Chacun devrait réfléchir sérieusement à ce qu'il peut faire, dans sa propre vie, afin d'essayer de développer le potentiel de sa propre humanité. Ce que chacun de nous peut faire dans sa propre existence, c'est aller chaque jour un peu plus loin et accomplir plus de choses, envoyer plus d'amour dans le monde et essayer d'utiliser tous ses talents et ses capacités à tout instant. De telles possibilités de créativité existent dans notre monde. Elles existent en chacun de nous. Nous devons simplement avoir confiance en nous et en notre capacité de changer les choses.
 
PI. Vous avez mentionné certains d'entre eux, mais y a-t-il d'autres idéaux spirituels ou religieux, ou des principes qui vous guident dans votre approche de la vie et de la politique ?
DK. Ma conception du monde est holistique. Je vois le monde comme un ensemble dont les éléments sont interdépendants. Toute chose a une manière d'exprimer son identité à travers une seule réalité puissante et immanente. Chacun de nous fait des choix, et ces choix ont des effets sur le mon-de. Nous pouvons alors parvenir à réaliser le pouvoir inhérent à chaque individu, ainsi que l'expression et le potentiel de notre existence. Les principes qui animent ma vie et mon engagement sont liés à cette compréhension de l'interconnexion essentielle de toute l'humanité. C'est pourquoi nous devons être conscients que nos choix ont des conséquences sur les autres, non seulement sur les êtres humains, mais aussi sur les autres espèces. Si bien que nous devons veiller à respecter notre planète et tous ceux qui prennent part à la vie de cette planète.
 
PI. Comment êtes-vous parvenu à une vue aussi profonde du monde ? Est-ce une expérience particulière que vous avez faite, ou cette conception du monde a-t-elle évolué avec le temps ?
DK. Mes vues sont la conséquence de la manière de penser qui a créé cette nation, les pensées de Thomas Jefferson sur la liberté de l'homme, le Mouvement transcendantal américain, les poètes romantiques anglais et, certainement, mes propres liens avec le catholicisme, mais surtout avec toutes les religions. Tout cela a donné une sorte de synthèse et m'a conduit à une vue globale des possibilités de l'unité de l'humanité et du potentiel humain.
 
PI. Quel est votre avis sur le rôle et l'importance des Nations unies et de ses diverses agences dans le monde actuel ?
DK. Si j'étais élu président, je renforcerais les Nations unies et je travaillerais à assurer la participation des Etats-Unis à toutes les structures prônant un ordre international et une loi internationale. L'Onu a été un puissant vecteur de l'unité humaine et il est très important que les Etats-Unis travaillent à rendre les Nations unies efficaces. Malheureusement, ces dernières années, notre nation a tenté de détruire le rôle des Nations unies et du Conseil de sécurité dans la prise de décisions. La guerre contre l'Irak est un exemple criant du rôle destructeur joué par l'actuelle administration, ignorant les préoccupations exprimées par les Nations unies et le travail de ses inspecteurs, et décidant d'une action unilatérale. Je ne pense pas qu'une telle politique soit conforme au rôle d'une grande nation, ni compatible avec la tentative de promouvoir et d'assurer l'unité humaine. En tant que président des Etats-Unis, je laisserais de côté la politique de préemption et d'unilatéralisme pour créer une politique de coopération afin d'assurer la sécurité de toutes les nations et de la nôtre en particulier.
 
PI. Quels changements devraient intervenir pour que les Nations unies puissent mettre en œuvre leur potentiel dans le monde ?
DK. Nous devons examiner ce que les Etats-Unis pourraient faire. En tant que président, je demanderais à l'Onu de travailler avec les Etats-Unis pour favoriser tous les aspects de la loi internationale et les renforcer. Les Etats-Unis pourraient montrer la voie en soutenant les principes du traité de non prolifération qui demandent l'abolition de tous les armements nucléaires ; en soutenant et en ordonnant un traité interdisant les essais nucléaires ; en abandonnant les projets de défense nationale antimissile qui sont les prémisses d'une guerre nucléaire ; en protégeant l'espace contre la prolifération des armes ; en participant au traité sur l'espace et en assurant qu'il n'y aura jamais d'armes dans l'espace ; en abandonnant la doctrine du programme Vision 20/20, qui prévoit l'armement de l'espace. Les Etats-Unis peuvent montrer la voie par la coopération internationale afin de garantir que nous pouvons relever le défi du terrorisme. Après le 11 septembre, la communauté internationale était prête à collaborer avec les Etats-Unis à une entreprise ambitieuse combinant les ressources de la communauté mondiale afin de lutter contre le terrorisme et de travailler en collaboration avec les agences de police locale et d'Etat. Les Etats-Unis ont malheureusement décidé de suivre leur propre chemin, préférant les bombes au travail d'enquête. Je crois que nous pouvons montrer le chemin en soutenant les Nations unies par une coopération internationale sur le terrorisme.
 
De plus, les Etats-Unis ont besoin de promouvoir au niveau international le concept qui est si puissant dans ce pays, l'égalité de tous devant la loi. Le meilleur moyen d'atteindre cet objectif est de participer à la Cour internationale de Justice. En tant que président, je préconiserais que les Etats-Unis participent à la Cour internationale de Justice. Par ailleurs, je souhaiterais que les Etats-Unis signent une convention sur les armes biologiques et chimiques, qu'ils participent au Traité sur les petites armes et au Traité sur les mines antipersonnel, et, afin de protéger notre environnement, qu'ils participent au Traité de Kyoto sur les changements climatiques, qui implique la nécessité de travailler d'ores et déjà au développement durable. L'ensemble de ces actions irait dans le sens d'un ordre international, d'une loi internationale et par-là même serait susceptible de renforcer les Nations unies.
 
PI. Notre magazine s'appelle Partage international parce que nous estimons qu'il faut partager plus équitablement la nourriture et les ressources du monde entre les riches et les pauvres. Quel est votre avis sur ce sujet spécifique, et plus généralement, comment pouvons-nous aider les gens à sortir de la pauvreté, ici aux Etats-Unis et partout dans le monde ?
DK. Dans les Evangiles, il y a une histoire qui parle du Christ mettant le peuple au défi et créant une éthique de conscience sociale lorsqu'il dit : « M'avez-vous donné à manger quand j'avais faim ? M'avez-vous hébergé quand je n'avais pas de logement ? Et il ajouta : Ce que vous faites au plus petit d'entre vous, c'est à moi que vous le faites. » Il faisait un lien entre le principe spirituel du partage et le besoin essentiel d'une prise de conscience en tant qu'élément immanent de réciprocité de l'être. Nous affirmons notre existence en reconnaissant les autres et en partageant nos vies et ce que nous avons avec autrui. Notre capacité de spiritualiser le monde matériel dépend de cette reconnaissance.
 
PI. Etant donné votre longue expérience politique, quel est, selon vous, le meilleur moyen de manifester nos idéaux spirituels dans le monde physique ?
DK. Ce que je fais au niveau du gouvernement, c'est de rechercher des opportunités de créer des emplois afin que les gens soient autonomes ou qu'ils aient l'opportunité de créer pour eux-mêmes la richesse matérielle. Je fais cela en promouvant l'idée d'un service sanitaire universel grâce auquel chacun dans ce pays pourrait bénéficier de soins de qualité. Je le fais en travaillant à promouvoir la sécurité des retraites en sorte que les gens du troisième âge puissent jouir d'une sécurité économique grâce à un système de sécurité sociale pleinement garanti. Je le fais en promouvant l'éducation, afin que nos enfants aient la possibilité d'élargir leur connaissance du monde et d'eux-mêmes. Chaque jour, je m'occupe de ces vastes sujets.

Mon bureau de Cleveland s'occupe aussi de sujets moins importants qui, dans la vie de certaines personnes, sont primordiaux, en aidant chaque année 10 000 personnes ayant toutes sortes de problèmes et de requêtes. Le travail consistant à gouverner n'existe pas seulement dans le macrocosme ; il existe aussi dans le microcosme. Dans ce pays, il existe des centaines de millions de gens qui souhaitent voir leur vie s'améliorer, qui souhaitent voir les conditions matérielles de leur existence prises en compte, et qui souhaitent participer à une société qui valorise tant les individus que les collectivités. Chaque jour, je cherche à aider quelqu'un. Et chaque jour aussi je cherche à aider le monde entier. Les deux sont intimement et véritablement liés.
 


 
[Pour plus d'information : kucinich.us]




Home Les Nations unies vues de l'intérieur (seconde partie)

Interview de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font

Dans cette seconde partie de l'interview qu'il a accordée à Partage international, l'ancien directeur général de l'Unesco, Federico Mayor Zaragoza, expose ses vues sur le rôle de cette organisation dans la solution des grands problèmes actuels, en particulier ceux concernant l'Afrique et le Proche-Orient.
 
Partage international : Le système des Nations unies a été largement critiqué dans les médias et les cercles politiques, non seulement pour n'avoir pas su empêcher la guerre contre l'Irak, mais aussi pour son incapacité à résoudre les problèmes de la pauvreté endémique et de l'instabilité politique dans de nombreuses parties du monde et notamment en Afrique. Comment ce continent pourrait-il, à votre avis, sortir de sa situation actuelle ?
Federico Mayor Zaragoza : La première chose dont nous ayons besoin, c'est de lignes directrices morales, applicables à l'ensemble du monde. Nous devons faire en sorte de nous débarrasser des dictatures, à condition que ce soit par le biais de l'Onu. Il faut que les peuples opprimés jouissent d'une libre disposition de leurs propres ressources, afin de pouvoir accéder à un développement durable. Comment ne pas trouver suspect le comportement de certaines nations qui ne s'en prennent qu'aux dictateurs de pays riches en ressources naturelles ?

Vous m'avez posé une question sur l'Afrique. C'est un continent que je connais bien et que j'aime, peut-être plus qu'aucune autre partie du monde. Pendant douze ans, j'y ai passé la moitié de mon temps. J'y ai appris que nous, les Occidentaux, avons beaucoup de connaissances, mais peu de sagesse. Je peux dire que la sagesse d'une Africaine, par exemple, est proprement étonnante. Ce sont des gens qui ont réellement vécu. Nombre de ceux qui habitent dans le quartier prospère du Village planétaire ne vivent pas réellement : ils n'ont pas le temps de penser, ils ne souffrent pas, la masse des informations qui les inonde étouffe une bonne part de leur sensibilité et de leurs capacités de création ; ils n'inventent rien – faute d'avoir la tension vitale nécessaire. Mais cette tension existe en Afrique où l'on rencontre souvent des femmes illettrées mais d'une sagesse merveilleuse parce qu'il leur faut chaque jour, du matin au soir, inventer de nouvelles façons de survivre ; elles ont atteint un stade de maturité humaine extraordinaire.

C'est pourquoi toute arrogance de notre part serait mal venue. D'autant que, dans le passé, nous avons fermé les yeux sur trop de génocides. Personne n'est intervenu quand, de 1975 à 1979, Pol Pot a éliminé deux millions de Cambodgiens. Nous devons appliquer les mêmes règles à tous. Nous ne pouvons nous rendre chez les Africains, comme je l'ai trop souvent vu faire, pour leur dire : « Faites ceci et cela, et prenez garde, car nous savons que vous êtes corrompus. »
 
 Commençons par faire le ménage chez nous, parce que le monde développé n'est pas précisément un modèle de transparence. Certes, la corruption existe en Afrique, chez certains de ses dirigeants et parmi le personnel des grandes sociétés. Mais ce n'est pas le cas de la généralité des personnes. On ne peut pas dire que les Noirs africains soient corrompus. Ce sont les gens qui sont en contact avec les pays appauvris (appauvris, et non pas pauvres), qui le sont. Quant à nous, nous n'avons pas tenu nos promesses d'aide, comme par exemple de consacrer 0,7 % de notre PNB ou d'investir massivement dans des projets de développement. Nous n'avons fait qu'exploiter leurs richesses. Pensez, par exemple, au gaz et aux phosphates que nous, les Espagnols, tirons des pays du Maghreb. Encore une fois, nous ne pouvons dire qu'en Afrique, les gens sont corrompus. C'est nous qui appauvrissons ce continent, en prélevant ses richesses moyennant, dans le meilleur des cas, des compensations ridicules. Il y a quelques années, au Canada, j'ai participé à une réunion qui avait pour but de lancer divers projets en Afrique. Nombre de délégués – qui tous représentaient des pays développés – se plaignaient amèrement du haut degré de corruption qui rendait particulièrement difficile leur action. J'ai fini par leur demander qui possédait les diamants, l'or, les mines, les zones de pêche d'Afrique. Ils ne faisaient tout simplement pas confiance aux citoyens africains.
 
PI. Nous avons assisté, il y a quelques semaines, au pillage des musées irakiens, où d'inestimables pièces historiques ont été perdues. Peu après, des délégués et des experts de l'Unesco ainsi que de divers grands musées, comme le British Muséum, le Louvre, le Musée de l'Hermitage, etc., se sont réunis pour voir comment récupérer et, éventuellement, restaurer ces objets. Si vous aviez été encore directeur général de l'Unesco, auriez-vous convoqué ce genre de réunion, et aussi vite
FMZ. Au cours des années que j'ai eu l'honneur de passer à la tête de l'Unesco, je ne m'intéressais pas beaucoup aux musées. Je ne me préoccupais que de l'être humain. Pour dire les choses franchement, je regrette profondément que l'organisation actuelle, qui appartient à un système en voie d'être réduit au silence, n'ait pas plutôt protesté contre le nombre de victimes de cette guerre
Cette question des musées n'a rien à voir avec le rôle de l'Unesco. Son rôle est « d'élever dans l'esprit des hommes les défenses de la paix ». L'exclure des débats sur les grands problèmes mondiaux actuels est une erreur, comme si ses compétences se limitaient à l'art et aux musées ; c'est une façon de se soulager à bon compte des peurs qui imprègnent les grandes instances internationales.
 
Les Nations unies ont une conscience, et cette conscience, c'est l'Unesco. Et la mission de l'Unesco, selon les termes mêmes
de sa charte, c'est d'établir « la paix sur le fondement de la solidarité intellectuelle et morale de l'humanité ». C'est pourquoi, quand j'ai entendu parler des pillages en Irak, ma première réaction a été d'en faire retomber la honte sur les pays envahisseurs, qui ont été incapables de protéger l'entrée des musées. Franchement, le pillage, pour moi, c'est une question technique, et je n'ai jamais accordé beaucoup d'importance à ce genre de choses. Il y a quelques années, à quelqu'un qui me disait : « Federico, le Sphinx de Gizeh a une oreille cassée », j'ai répondu : « Bon, ne vous en faites pas, on la réparera un jour. » On peut réparer les pierres, heureusement, et le résultat final est souvent merveilleux. Mais on ne peut le faire d'une vie humaine perdue. Et c'est cette vie humaine qui doit être la priorité absolue de l'Unesco. En tant que conscience de l'Onu, elle aurait dû critiquer la guerre en Irak, et ne pas attendre le pillage des musées pour faire entendre sa voix.
 
PI. « Elever les défenses de la paix », ce n'est pas seulement garantir l'absence de guerre. C'est avant tout un état d'être.
FMZ. En un sens, oui. Ce genre de défenses doit s'ancrer à la fois dans l'éducation et dans un ensemble de principes moraux et éthiques, ainsi que le déclare la charte de l'Unesco. Se servir de l'Onu comme d'une simple agence humanitaire, c'est lui faire exécuter des tâches étrangères à sa mission. Et quand l'Unesco se consacre à autre chose que d'assurer la défense de la paix (par la démocratie, l'éducation et le développement), elle fait fausse route.
 
La charte de l'Unesco constitue l'un des documents les plus instructifs que j'ai jamais lus. C'est pourquoi j'avais coutume de dire à mes collègues du siège, à Paris : « Vous n'avez pas un job, vous avez une mission ! Si vous vous sentez un peu déprimés, lisez le préambule de la charte avant d'aller vous coucher. » Nous avons une fonction purement humaine, qui consiste, entre autres choses, à dire aux responsables politiques et aux simples citoyens : « Ne restez pas inactifs, ne restez pas passifs ; faites connaître vos idées, faites connaître vos désaccords, vos propositions, parlez, exprimez-vous. » Sans quoi on risque de tomber peu à peu dans le fatalisme.
 
Ce genre d'attitude tend à marginaliser et à banaliser les grandes fonctions des institutions internationales. L'Onu, c'est l'union des peuples de la Terre. Elle n'appartient donc pas aux Etats-Unis, à la France ou à la Russie. Il faut faire entrer dans les mœurs le principe selon lequel aucun peuple n'est trop important pour apprendre, ni trop petit pour transmettre une leçon aux autres. Je dis souvent que nous sommes dans une période de transition entre la raison par la force et la force de la raison.
 
PI. Les Etats-Unis se sont retirés de l'Unesco, essentiellement parce qu'ils étaient contre le « Nouvel Ordre de l'Information », proposé dans les années 1980 par votre prédécesseur, le Sénégalais Amadou Mbow – un projet comportant l'introduction d'un droit de censure (très souple) dans l'information publique. Ce retrait était-il justifié ?
FMZ. Sous l'ère Clinton, les Américains se sont aperçus qu'ils avaient eu tort de voir dans l'Unesco une menace pour la liberté de parole. Ils avaient cru que la meilleure façon de discréditer l'Onu, c'était de commencer par s'en prendre à son institution la plus intellectuelle. Ce en quoi ils se sont trompés, parce que l'Unesco est la seule agence qui n'ait pas besoin de dollars – elle a sa propre force, ses propres ressources : ses idées et ses idéaux. Ils l'ont donc quittée dans les années 1980, emmenant avec eux les 25 % de budget qu'ils lui allouaient – et entraînant dans leur foulée la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher avec 5 % du budget. [Le Royaume-Uni réintégrera l'Organisation en 1997]. Ils s'attendaient à ce que l'Unesco s'effondre. Mais les choses ne tournèrent pas ainsi ; loin de s'écrouler, elle a continué son travail comme avant, et sans dollars. Les Américains s'aperçurent, à leur grande surprise, qu'elle n'était pas un lieu de censure, mais bien au contraire qu'elle garantissait la libre circulation des idées, que ce soit par les mots ou les images. Qu'elle était la gardienne planétaire de la liberté d'expression.
 
PI. C'est précisément les Etats-Unis qui prétendirent que le Nouvel Ordre de l'Information menaçait leur liberté d'expression, sous prétexte qu'il la limitait.
FMZ. En fait, ce fut une commission de l'Unesco, qui s'est laissée convaincre par les propriétaires de certains groupes de presse, que ce Nouvel Ordre de l'Information mettrait en péril leur liberté d'expression. Quoi qu'il en soit, on ne combat pas les excès de liberté par une restriction des libertés, mais par leur augmentation. Je leur ai dit : « Ne vous en faites pas, si c'est une affaire d'argent, revenez, nous réaffirmerons une fois de plus notre adhésion au premier article de l'Unesco, qui stipule la liberté d'expression. » Pas de réponse. En 1995, cependant, l'administration Clinton a déclaré, au terme de toute une série d'audits et d'études, qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis de réintégrer l'Unesco – tout en précisant que le principal problème à surmonter était alors le refus du président de l'Appropriations Committee (Commission des finances de la Chambre des représentants chargée des dépenses) de sortir du statu quo. Je leur répondis que je me félicitais de les voir revenir, que l'aspect financier m'importait peu, qu'on s'arrangerait. Un président américain a donc manifesté en 1995 son désir de rejoindre l'Organisation, même si, comme nous le savons, ce désir ne s'est pas encore concrétisé. Récemment, le président Bush l'a manifesté à son tour, mais à un moment où il voulait se placer au centre du système onusien – et donc clairement par opportunisme politique. La suite a montré, de toutes façons, qu'il ne respectait pas les résolutions de l'Onu.
 
PI. Un exemple flagrant d'unilatéralisme, pour bon nombre de commentateurs et de simples citoyens.
FMZ. Je dirais que les Etats-Unis sont passés de l'oligarchie à l'hégémonie, et qu'ils ont pris une énorme responsabilité dans un cadre international qui manque de lignes de conduite et de repères. Comment justifier, par exemple, l'impunité totale dont jouissent les trafiquants de drogues et d'armes au niveau international, faute d'un système de sanctions efficaces ! Au niveau local (national), la démocratie et les systèmes judiciaires fonctionnent relativement bien. Mais au niveau supérieur, il n'en est rien. Et ce sont les Etats-Unis qui sont les premiers responsables de cet état de fait, car ils ont voulu s'arroger le droit de décider pour tous.
 
Les Etats-Unis ne peuvent pas faire office de gardien du monde. Il y a eu une Pax Romana, une Pax Hispanica, une Pax Britannica, et toutes ont abouti à un échec parce qu'aucun pays ne saurait à lui seul régir le monde. Ce sont les Etats-Unis qui ont créé le multilatéralisme. Le meilleur conseil qu'on puisse leur donner (et c'est un pays que j'admire), c'est de faire l'inventaire de leur passé récent, de mettre en place une sorte de Commission Vérité pour essayer de comprendre les motifs et les actes des gouvernements américains au cours de ces dernières années. Peut-être concluront-ils alors : « Revivons l'esprit de 1945 ! », parce qu'à cette époque, c'était vraiment eux qui montraient et ouvraient la voie du multilatéralisme et de la démocratie. Alors qu'aujourd'hui, ils veulent imposer celle de la ploutocratie et de l'hégémonie. Ce qui est, à mon avis, une terrible erreur qu'ils doivent corriger.
 
PI. Avez-vous parlé de cela avec des responsables politiques d'autres pays ?
FMZ. Oui, j'en ai parlé avec des membres du gouvernement français, et également avec des citoyens français, qui sont fiers de la position adoptée par leur gouvernement, de même que les Chiliens et les Mexicains sont fiers des positions prises par les leurs. Ils sont fiers de leurs pays parce qu'ils estiment que leurs dirigeants ont fait ce qu'il fallait (en ce qui concerne la guerre contre l'Irak). On dit toujours la vérité à un ami. Si vous êtes mon ami, vous ne me laisserez pas faire d'erreurs, n'est ce pas ? Un ami vous dit toujours ce qu'il pense, même si vous ne l'admettez pas tout de suite. Il n'y a pas de place pour les compromis. Je crois que nous sommes aujourd'hui à un carrefour, et que les décisions que nous prenons peuvent conduire l'humanité à un avenir sombre ou radieux, selon que nous serons capables ou non de tirer le meilleur de ces crises, car toute crise peut, en définitive, servir à créer du neuf en nous faisant sortir des sentiers battus.
 
PI. La mondialisation – qui est au cœur de tous les débats sur le tiers monde parce que responsable de l'injustice de notre système économique – ne nous rend-elle pas également insensibles aux besoins des autres ? Et cela nous amène à la question du partage.
FMZ. C'est une grande question. Partager signifie littéralement diviser. Cela veut dire que quand on possède quelque chose – que ce soit des biens matériels, des ressources, des connaissances, etc. – on doit en donner une partie à d'autres personnes pour qu'elles puissent en profiter. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui, où nous laissons scandaleusement des hommes mourir de faim chaque jour alors que, dans le monde développé, nous avons des surplus alimentaires.

Chaque vie humaine compte, chaque vie est un miracle – pourtant, nous n'arrivons toujours pas à prendre vraiment conscience que 30 000 personnes meurent de faim chaque jour, alors que chaque fois qu'un accident fait de 20 à 30 morts (ce qui arrive assez souvent pour qu'on y soit habitué) on en fait chaque fois toute une affaire. Tel est le monde que nous avons créé avec cette fameuse « mondialisation » qui, je dois le dire, est une pure supercherie, parce qu'elle est loin d'être mondiale. C'est peut-être vrai de mon environnement immédiat, la zone prospère du Village planétaire où je me trouve. Mais dès qu'on sort de cette zone (qui comprend 17 % de l'humanité), la mondialisation économique disparaît, on ne trouve plus que la faim et la misère. La seule chose qui soit vraiment mondialisée, c'est la pauvreté – pardonnez-moi cet argument démagogique ! Je trouve risible, par exemple, d'apprendre que des multinationales veulent envoyer des portables dans le tiers monde, alors que la moitié de la population de la planète n'a jamais donné un coup de téléphone de sa vie. La mondialisation est un mensonge. Ce qui est vrai, ce sont les manifestations massives du 15 février 2003. C'est là qu'est notre espoir, parce qu'elles nous ont montré que le monde commence à parler.
 
PI. Cette voix des peuples est-elle assez puissante pour aider à jeter les bases d'une Onu plus forte ?
FMZ. Oui. Si nous sommes capables de la rendre plus forte – tous ensemble, gouvernements et peuples – l'Onu aura un avenir brillant. Parce que, je dois insister sur ce point, les Nations unies, c'est l'union volontaire des nations. En ce sens, elles ne sont pas à proprement parler une institution.
 
PI. Mais le monde ne sera pas meilleur tant que n'aura pas été résolue la crise du Proche-Orient, semble-t-il. A votre avis, quel-les sont les étapes à suivre si l'on veut parvenir à une solution pacifique et satisfaisante pour les Palestiniens et les Israéliens ?
FMZ. La seule façon d'y parvenir, c'est de poursuivre coûte que coûte et sans interruption le processus de paix, que je connais très bien. N'oublions pas qu'après le sommet initial tenu à l'automne 1993 à la Maison Blanche , la première rencontre eut lieu à Grenade, en Espagne, sous les auspices de l'Unesco. Itzhak Rabin était un grand ami, et je ne vois pour les Israéliens et les Palestiniens qu'une manière de poursuivre ce processus ouvert par les Accords d'Oslo (Accords, soit dit en passant, qui ont leur origine dans une rencontre inspirée par Marianne Holst, épouse de l'ancien ministre norvégien des Affaires étrangères, Jürgen Holst) : c'est de faire comprendre à des gens comme Ariel Sharon que ce ne sont pas les provocations et le terrorisme d'Etat qui mettront fin à ce genre de situation. Et de dire à ceux qui s'immolent, à ces fanatiques, à ces ignorants qui donnent leur vie pour tuer des civils israéliens, que c'est une impasse. Que cela ne fait que créer une spirale de violence sans fin.
 
Si l'on veut mettre un terme au conflit du Proche-Orient, on ne peut déporter un dirigeant palestinien tout en protégeant un responsable israélien. La seule chose à faire, c'est de s'asseoir à la même table et de dire : « Messieurs, après cette interruption de séance, continuons comme nous l'avons décidé hier ». Itzhak Rabin était sur la bonne voie, c'est pourquoi la seule solution est d'appliquer les Accords d'Oslo.
 
PI. Mais les Accords d'Oslo n'étaient possibles, fondamentalement, que parce que Itzhak Rabin était véritablement ouvert à l'idée d'un Etat palestinien.
FMZ. Itzhak Rabin était certain de la nécessité de la création d'un Etat palestinien. Pour les dirigeants et les négociateurs des Accords, faire de Jérusalem une capitale commune allait de soi, entre autres raisons, parce qu'elle n'a pas de frontières bien définies, et qu'elle est parsemée de colonies au point de ressembler à un gruyère. La seule solution valable est de coexister pacifiquement. Sans parler du fait que la plupart des Israéliens et des Palestiniens voudraient bien vivre en paix ensemble.
 
J'illustrerai cela par une anecdote qui résume à elle seule tout ce que je veux dire. Un jour, je visitais l'hôpital Hadassah de Jérusalem. Sachant que j'avais une formation scientifique, son directeur avait particulièrement à cœur de me montrer chaque détail, y compris un cabinet où un médecin effectuait un examen sur une femme. Un de mes collègues ayant demandé si cette femme était palestinienne, le médecin, après s'être tourné vers elle et l'avoir regardée un moment, répondit : « Je ne sais pas, ici, nous n'avons que des patients. » C'est merveilleux, n'est-ce-pas ? C'est précisément ce que nous avons à faire : prendre conscience que nous sommes égaux et que nous devons nous traiter les uns les autres comme tels. En 1988, Shimon Peres me fit part de quelque chose que tout le monde comprendra : « Finalement, me dit-il, il y aura la paix, parce que nous ne pouvons faire autrement. » A la fin de 1987, étant ministre, je réservais ma première visite à Yasser Arafat, qui vivait alors en Tunisie. J'arrivai chez lui à 3 heures du matin. Et il me dit : « Il y aura la paix, parce que nous sommes obligés de vivre ensemble. Nous ne pouvons pas continuer à nous battre contre ceux qui doivent vivre dans la même maison, sur la même terre [que nous]. »
 

 
Pour plus d'informations consulter le site de l'Unesco, où figure la charte, ainsi que les sites www.ubuntu.upc.es et Fundacion Cultura de Paz : www.fund-cultura de paz.org]
 
 
 
 
 






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