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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2003 - N° 179 / 180

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L'unilatéralisme détruira-t-il l'Onu par Boutros Boutros Ghali


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Action pour la paix

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme
 
Il arrive fréquemment qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent comme le bien général, des pays causent des ravages à l’échelle mondiale. Leurs actions sont tellement noyées dans les brouillards du mirage, leurs pensées si marquées au sceau de l’illusion, qu’il peut en résulter un mal, une douleur et une souffrance considérables pour les meilleures raisons du monde.
Tel est le cas aujourd’hui. Ces derniers temps, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan et l’Irak, causant la mort de milliers de civils et faisant d’énormes dégâts dans l’infrastructure de ces deux pays. Après avoir été dispersés, les talibans, fanatiques et rigides, mais dans l’ensemble non impliqués dans le terrorisme, sont maintenant en train de se regrouper et de s’entraîner à l’action terroriste. En Irak, Saddam Hussein n’est plus, mais c’est une ère épouvantable de privations et de souffrances, d’anarchie et de chaos, qui a succédé à son sinistre régime.
 
Aujourd’hui, l’attention du gouvernement américain s’est tournée vers la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord, qui ont été sommés de changer d’attitude, sous peine de devoir encourir la colère et affronter la puissance des défenseurs de la « paix » et des champions de la « liberté ».
 
Ainsi l’Amérique plonge-t­-elle le monde dans une atmosphère de tension et de peur, elles-mêmes génératrices d’épidémies et de catastrophes naturelles qui, à leur tour, ont pour effet d’augmenter la peur et la tension.
 
Une situation dangereuse
 
Que peut-on faire pour ramener la stabilité dans cette situation dangereuse ? Comment les autres nations peuvent-elles contenir les Etats-Unis ? Par quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions auxquelles on ne peut apporter de réponses simples. Elles requièrent une sagesse exceptionnelle et une approche coordonnée.
 
Tout d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les Etats-Unis sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie maléfique qui gouverne leurs actions et met ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule en eux le mirage d’un pouvoir à l’échelon international et menace la paix du monde. Elle a ses avant-postes en Israël et en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice provient de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle, et dont les hommes se croyaient désormais à l’abri.
 
On voit donc bien combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un Etat viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au désastre.
 
Vaincre cette force maléfique
 
Il faudra toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et de l’humanité pour venir finalement à bout de cette force maléfique. Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les Etats-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre leur voix et exiger la paix. L’avenir leur appartient et, pour le construire, la paix leur est indispensable.
 
Nous, les Maîtres, vos Frères aînés, jouerons notre rôle, mais notre action est entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au point.
 
Agissez sans crainte. Faites preuve de sagesse et de diligence dans vos actions et tout ira bien.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La planète d'asphalte : ou comment l'automobile et les plantations se disputent la terre

par Lester R. Brown Source : Worldwatch Institute

En ce début de siècle, la lutte pour la terre s'intensifie entre l'asphalte et les cultures. Jusqu'à présent, le goudronnage des terres arables a pour l'essentiel eu lieu dans les pays industrialisés, qui abritent les quatre cinquièmes des 520 millions d'automobiles en circulation dans le monde. Mais une part croissante des terres cultivables est maintenant sacrifiée dans des pays en voie de développement où la malnutrition sévit au sein des populations, mettant en cause le rôle futur de l'automobile.

Dans les pays industrialisés, des millions d'hectares de terres agricoles ont été goudronnées et transformées en routes ou en parkings. Ainsi, aux Etats-Unis, chaque voiture nécessite en moyenne 0,07 hectare de route ou de parking. Il faut couvrir d'asphalte une surface équivalente à celle d'un terrain de football chaque fois que la flotte automobile américaine augmente de cinq unités.

L'asphalte, ultime semence

Le plus souvent, la terre arable est goudronnée simplement parce que les sols plats et drainés de manière appropriée pour l'agriculture conviennent bien aussi pour la construction des routes. Une fois la terre goudronnée, plus rien ne repousse. Comme l'a souligné l'écologiste Rupert Cutler : « L'asphalte est l'ultime semence de la terre. » Comptant 214 millions de véhicules, les Etats-Unis ont goudronné 6,3 milliards de kilomètres de routes, assez pour faire 157 fois le tour de la Terre au niveau de l'équateur. En plus des routes, il faut des places de stationnement. Imaginez un parking prévu pour 214 millions de voitures et de camions. Si cela vous paraît trop difficile, essayez de visualiser un parking de 1000 places et ensuite imaginez à quoi ressembleraient 214 000 parkings semblables.

Quelle que soit la manière dont on le visualise, il n'en reste pas moins que les Etats-Unis consacrent près de 16 millions d'hectares aux routes et aux parkings, soit une surface proche des 21 millions d'hectares que les agriculteurs américains ont utilisés pour la culture du blé l'an dernier.

Toutefois, le rythme du goudronnage de la terre ralentit dans les pays industrialisés, où le parc automobile approche de la saturation. Aux Etats-Unis, on compte trois voitures pour quatre personnes. En Europe occidentale et au Japon, ce taux atteint une voiture pour deux personnes. Cependant, dans les pays en voie de développement, où les flottes automobiles sont encore restreintes et où les terres arables se font rares, le goudronnage en est seulement à ses débuts. Une proportion grandissante des 11 millions de voitures qui s'ajoutent chaque année au parc automobile mondial, riche de 520 millions d'unités, va aux pays sous-développés. Cela signifie que la guerre entre les voitures et les semences a lieu dans les champs de blé et les rizières de pays où sévit une faim récurrente. Ce conflit qui affecte l'Inde et la Chine, deux pays qui totalisent à eux deux 38 pour cent de la population mondiale, aura des conséquences sur la sécurité alimentaire du monde entier.

La guerre entre les voitures et les semences

Les nations industrielles à forte densité de population qui sont centrées sur l'automobile, comme l'Allemagne, le Royaume Uni ou le Japon, ont recouvert en moyenne 0,02 hectare de terre par véhicule. Et elles ont perdu certaines de leurs terres les plus productives au cours de ce processus. De la même manière, l'industrialisation fait peser une forte pression sur les terres agricoles en Chine et en Inde. Bien que la Chine dispose d'un territoire équivalent à celui des Etats-Unis, ses 1,3 milliard d'habitants se concentrent sur un tiers du pays seulement : une bande d'environ 2 000 kilomètres sur la côte est et sud, où sont situées les terres cultivables.

Si la Chine devait un jour égaler le taux d'équipement automobile du Japon, c'est-à-dire une voiture pour deux personnes, elle posséderait une flotte de 640 millions de véhicules. Aujourd'hui ce parc compte 13 millions d'unités. Si l'idée d'un tel parc automobile peut paraître saugrenu, nous devons nous rappeler que la Chine dépasse déjà les Etats-Unis pour la production sidérurgique, l'utilisation des pesticides et la production de viande rouge. C'est une économie colossale et, depuis 1980, elle con-naît également le taux de croissance le plus élevé du monde.

Si l'on envisage une moyenne de 0,02 hectare de terre goudronnée par véhicule en Chine, comme en Europe ou au Japon, une flotte de 640 millions de voitures nécessiterait près de 13 millions d'hectares d'asphalte, essentiellement prélevés sur les terres cultivées. Ce qui représente plus de la moitié des 23 millions d'hectares de rizières, dont une partie donne deux récoltes et fournit 135 millions de tonnes de riz, la principale ressource alimentaire de la population. Lorsque les agriculteurs du sud de la Chine concèdent un hectare de rizière à
double récolte au profit de l'automobile, leur production de riz est doublement frappée. Même un taux d'une voiture pour quatre personnes, soit la moitié du taux japonais, consommerait une portion substantielle de terre arable.

La situation en Inde est comparable. Alors que, géographiquement, l'Inde ne représente qu'un tiers de la Chine, elle a également plus d'un milliard d'habitants, et possède actuellement huit millions de véhicules motorisés. Les villes et villages connaissent une croissance rapide, et empiètent déjà sur les terres cultivables. Ajoutons à ce phénomène la construction de routes goudronnées pour les voitures, et l'Inde va aussi enregistrer une perte sévère de ses terres cultivées. Un pays dont la population est supposée croître de 515 millions d'habitants d'ici 2050 ne peut se permettre de couvrir d'asphalte des terres fertiles pour en faire des routes et des parkings.

La Chine et l'Inde, ainsi que d'autres pays fortement peuplés comme l'Indonésie, le Bangladesh, le Pakistan, l'Iran, l'Egypte ou le Mexique, n'ont pas assez de terre pour nourrir leur population et soutenir en même temps un système de transport fondé sur l'automobile. La lutte entre les voitures et les semences se transforme en une compétition entre riches et pauvres, entre ceux qui peuvent se payer une automobile et ceux qui se battent pour acheter de la nourriture en quantité suffisante.

Les gouvernements qui subventionnent une infrastructure routière par l'impôt prélevé sur l'ensemble de la population, financent en fait les voitures des riches avec les revenus des pauvres. En subventionnant un système de transport basé sur l'automobile, les gouvernements subventionnent aussi inévitablement le goudronnage de la terre. Si la capacité à posséder une automobile ne s'étend pas au delà des minorités aisées, comme cela semble désormais probable dans ces pays en voie de développement, cela devient un transfert de revenu permanent et presque totalement transparent des pauvres au profit des riches.

Dans un monde en quête de terre, le temps est venu de réévaluer l'avenir de l'automobile, et de concevoir des moyens de transport qui permettent à toute la population de se déplacer, et non seulement à une minorité privilégiée, sans pour autant menacer la sécurité alimentaire. En 1994, lorsque Pékin a annoncé son intention de stimuler la croissance du secteur automobile pour les décennies à venir, un groupe de scientifiques éminents – dont de nombreux membres de l'Académie nationale des sciences aux Etats-Unis – a publié un document contestant cette décision. Ils ont identifié plusieurs raisons pour lesquelles la Chine ne devait pas développer un système de transport centré sur l'automobile, et la première de ces raisons était que le pays ne disposait pas suffisamment de terres agricoles pour nourrir la population tout en composant avec l'automobile.

Investir dans le rail et la bicyclette

Cette équipe de scientifiques a recommandé de concentrer les efforts sur le développement des systèmes fondés sur la dernière technologie de transport ferroviaires légers, ainsi que les bus et les bicyclettes, au lieu de construire une infrastructure de routes et de parcs de stationnement automobile. Non seulement ces moyens apporteraient la mobilité à un nombre bien supérieur de personnes qu'un système congestionné basé sur l'automobile, mais ils protégeraient de surcroît les terres agricoles.

Partout, il existe de nombreuses raisons pour contester les objectifs de l'élaboration d'un système de transport qui se fonde sur l'automobile, à commencer par le changement climatique, la pollution de l'air et les embouteillages. Mais la perte des terres cultivées est un argument suffisant à lui seul. La plupart des trois milliards d'habitants qui viendront s'ajouter aux six milliards de la population mondiale actuelle d'ici 50 ans, naîtront dans des pays en voie de développement où la terre fait défaut pour nourrir tout le monde et s'accommoder à la fois de l'automobile.

La sécurité alimentaire du futur dépend désormais des réajustements structurels des budgets des transports – investir moins dans les infrastructures routières et plus dans le rail et la bicyclette.




Home Le Sommet pour un autre monde

par Rose-Marie Calonego-Marmillon

Fin mai, j'ai participé au Sommet pour un autre monde qui se déroulait à Annemasse, près de la frontière suisse, quelques jours avant le sommet du G8, à Evian. J'ai assisté à des conférences, pris part à des tables rondes. J'ai été impressionnée par l'expertise et les qualités humaines des participants. Je me suis également jointe à la manifestation pacifique du 1er juin, alors que le G8 commençait. Alors que la majorité des médias français passait sous silence le sommet alternatif, il était pourtant clair que des sujets d'importance vitale pour l'avenir de l'humanité étaient mieux traités à Annemasse, ainsi qu'à Genève et dans son voisinage, qu'au sommet du G8 lui-même.

 C'est avec un mélange de déception et de colère que je me suis aperçue que les informations télévisées se focalisaient exclusivement sur le déploiement des forces armées et de police rassemblées à Evian et ses environs, comme si tout ce qui se passait à la périphérie du G8 ne pouvait que constituer une menace pour la paix et l'ordre. En fait, il me semblait que c'était exactement le contraire qui était vrai, car les meilleurs espoirs pour la paix et un avenir sûr étaient incarnés par les nombreux membres des ONG et de la société civile présents à Annemasse ou à Genève, qui œuvraient malgré tous les obstacles à inverser le courant, en apportant des réponses aux problèmes engendrés par la politique des grandes puissances. Sur la foi de ce genre de reportage, on peut être excusé d'avoir pensé que les affaires sérieuses se déroulaient au sommet du G8, alors que les participants du Sommet pour un autre monde auraient été là uniquement pour saccager, se défouler et donner une dernière chance à l'anarchie.

 Pour un monde plus équitable

 Et pourtant, ce sommet qui s'est tenu du 29 au 31 mai à Annemasse (près d'Evian) et à Genève ne se bornait pas à évoquer de vagues « alternatives », mais a été le siège d'échanges sérieux, bien informés, formulant des propositions réalistes et constructives pour un autre monde, meilleur et plus équitable.

 Les sujets à l'ordre du jour du G8 ont été revisités dans la continuité des autres sommets alternatifs tenus en France, parallèlement aux précédents sommets du G7, tels que le Sommet des sept peuples parmi les plus pauvres, en 1989, ainsi que le Sommet des sept résistances, en 1996.

 Huit associations ont co-organisé ce Sommet pour un autre monde, en partenariat avec 22 autres ONG intervenant au niveau international et dont des représentants ont animé les conférences et tables rondes. 

 Loin d'être une « rencontre hippie », le sommet alternatif a examiné les problèmes résultant d'une guerre illégale aux incalculables conséquences pour un monde encore sous le choc de ses images. Il s'est également consacré aux problèmes récurrents de la pauvreté, de l'injustice, de l'ambition de certains pays et de leurs dirigeants, des conséquences de la destruction écologique, de l'accroissement du fossé entre riches et pauvres.

 Un des objectifs majeurs était de remettre en question la légitimité du sommet du G8. Le Sommet pour un autre monde a exploré le rôle des Nations unies et exprimé son point de vue dans cette déclaration :

« Dans une « gouvernance mondiale » démocratique, le G8 n'a pas sa place. Si chaque chef d'Etat et de gouvernement des pays du G8 est légitime pour ce qui concerne la mise en œuvre de la politique de son propre pays et si on ne peut nier le droit de huit chefs d'Etat à se rencontrer, ce cartel perd sa légitimité lorsqu'il s'autorise à guider la conduite d'une politique au niveau mondial. Les citoyens du monde ne lui ont pas donné mandat pour cela.

 De plus, les sujets qu'aborde le G8 relèvent, en fait, du cadre normal des Nations unies. Un renforcement et une réforme de l'Onu sont indispensables pour assurer un cadre propice au maintien de la paix, au développement, à la promotion des droits individuels et collectifs et au respect des grands équilibres environnementaux. »

 Priorité a été donnée à l'expression des acteurs du Sud. Environ 30 délégués, provenant majoritairement de pays d'Afrique, mais aussi d'Amérique du Sud et d'Asie, ont pris part aux conférences et tables rondes et ont pu faire part de leurs constats, analyses et propositions.

 La conférence d'introduction a mis en évidence les déficiences actuelles de gou-vernance, avec l'absence de régulation et de contrôle de la mondialisation néolibérale avec pour résultat la destruction de l'environnement et l'accroissement du fossé entre riches et pauvres sur les plans économique, social et culturel.

 Un esprit de bonne volonté

 Les thèmes abordés démontrent que ce sommet ne peut être considéré comme une protestation naïve ou idéaliste, mais bien au contraire comme une force de réflexion et de proposition pour les problèmes mondiaux les plus urgents :

 – Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) : une chance pour le développement durable de l'Afrique ?

 – Commerce et développement : une relation à l'épreuve des faits.

 – Dette : instrument de domination des pays du sud ?

 – Du local au global : les effets de la mondialisation.

 – Soif d'eau, soif de solidarité

 – Sida et solidarité Nord/Sud.

 – Quelles règles pour la gouvernance mondiale de l'environnement ?

 – Responsabilité sociale et environne-mentale des entreprises.

 – Taxation globale et financement du développement.

 – Anti-terrorisme et droits humains.

 – Transferts d'armes et droits humains.

 Une action symbolique, « le tribunal de la dette et des réparations » s'est déroulé à Genève le 31 mai.

 A Annemasse, le sommet s'est terminé par un concert intitulé « Pour un autre monde, annulons la dette ».

 Le 1er juin, deux manifestations, partant l'une de Genève et l'autre d'Annemasse, ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dans un esprit de bonne volonté. Les participants venaient de nombreux pays, parfois aussi éloignés que le Japon, les Etats-Unis ou le Venezuela. Les deux groupes se sont réunis à la frontière franco-suisse et ont réclamé l'annulation de la dette, lançant un appel au partage, à la justice et au respect des droits de l'homme.


Référence: www.g8autremonde.org




Home Les bienfaits de l'arbre de Moringa

Source : Los Angeles Times, E.-U.

Un arbre, qui pourrait aider à mettre un terme à la faim dans le monde, est devenu le point focal des recherches de l'Université de Leicester, en Grande-Bretagne.

L'arbre de Moringa, se rencontre dans de nombreux pays tropicaux et est capable de pousser dans le désert. Il possède des propriétés curatives extraordinairement variées, mais il est rarement utilisé pour la nourriture. Pourtant, environ 30 g de feuilles, cosses, graines et fleurs, contiennent le calcium de quatre verres de lait, la vitamine C de sept oranges, le potassium de trois bananes et trois fois plus de fer que les épinards. Ses cosses peuvent enrichir le sang anémique, permettre à une mère mal nourrie d'allaiter son bébé ; ses feuilles constituent un excellent engrais et un parfait aliment pour le bétail ; et il peut également être utilisé pour purifier l'eau.





Signes des temps

Home Une bénédiction dans la forêt

 
L'histoire qui suit nous a été adressée par un lecteur de Partage international. Elle relate l'expérience vécue par une de ses amies, Berthe Olaerts, aujourd'hui âgée de quatre-vingt-trois ans.
 
Le 8 juillet 1981, Berthe Olaerts eut une vision de la Vierge alors qu'elle se promenait dans la forêt de Melberg, à Gand, en Belgique. La Vierge se tenait debout contre un arbre qui devint entièrement blanc. La Vierge accompagnée de Jésus bénirent la forêt et expliquèrent : « Cet endroit est sacré et il le restera, et quelque chose d'important s'y produira dans l'avenir », et ils ajoutèrent que ceci serait révélé plus tard. La Vierge demanda à Berthe de réciter le chapelet à cet endroit chaque jour et elle lui montra le sentier qu'elle devrait prendre à travers la forêt. Ce sentier était bleu ciel et l'arbre d'un blanc étincelant. Berthe tomba à genoux et se couvrit le visage des mains tant elle était stupéfaite par cette vision. Lorsqu'elle ouvrit à nouveau les yeux, Marie et Jésus avaient disparu et, à l'endroit où ils se trouvaient auparavant, elle vit un petit nuage qui s'éloignait.
 
Depuis lors, des pèlerins se rendent dans ce lieu, le huitième jour du mois, pour prier et réciter le chapelet. A chaque fois, certains d'entre eux prélèvent des petits morceaux d'écorce de l'arbre sous lequel la Vierge est apparue et maintenant on peut voir le visage de Jésus sur le tronc de l'arbre, là où l'écorce a été enlevée. Une photographie du tronc de l'arbre a été prise et on a demandé à Berthe de la diffuser.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité des faits.


Home Miracles au Venezuela

Source : Sun Sentinel, Venezuela

Des centaines de catholiques vénézuéliens affluent pour voir deux statues de la Vierge auprès desquelles sont supposés se produire des miracles.

Depuis mars 2003, on a pu constater que la petite statue de Marie de la Rose mystique, qui se trouve dans un coffret de bois et de verre décoré dans la chapelle de Belen College, à l'est de Caracas, versait des larmes de sang qui tachaient les joues de la statue aux yeux bleus. Selon une religieuse, les yeux de la statue « ont commencé à suinter du sang tout d'un coup et ce fut un spectacle réellement étonnant ». Elle a déclaré par ailleurs que la statue, rapportée d'Allemagne en 2000, avait été portée en procession dans tout le Venezuela, pays en majorité catholique.

Non loin de là, dans l'église San Cayetano, à Caracas, une statue de Notre Dame de Coromoto, patronne du Venezuela, sécrète une huile parfumée depuis décembre 2002. Le miracle a commencé à un moment où l'avenir du pays était particulièrement sombre, et de nombreuses personnes y ont vu un signe d'espoir. « Je crois que ceci est une bénédiction de Dieu, a déclaré le prêtre de la paroisse âgé de soixante-quinze ans. La Vierge nous dit de ne pas avoir peur et que Dieu conduira bientôt le Venezuela hors de ce labyrinthe. »

Les pèlerins attendent parfois deux ou trois heures pour prier devant la statue et recevoir un morceau de coton imbibé de l'huile sécrétée par la statue. Des témoignages de guérison commencent à se répandre dans la paroisse.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître qui fut la Vierge Marie est à l'origine de ces miracles.


Home La surprenante conduite d'un éléphant

Source : Earthweek, Etats-Unis

La matriarche d'un troupeau d'éléphants d'Afrique du Sud a délibérément ouvert une barrière pour libérer des antilopes enfermées dans un camp à l'est du pays.

La South African Press Association a relaté qu'une société privée avait rassemblé les antilopes près d'Empangeni dans le but de les nourrir. Tout d'abord, les membres du groupe chargé de capturer les antilopes pour les regrouper ont pensé que les éléphants étaient attirés par la luzerne utilisée pour nourrir les antilopes. Mais l'équipe a vu avec stupeur la matriarche du troupeau, connue dans la région sous le nom de Nana, soulever soigneusement tous les loquets métalliques de la barrière avec sa trompe, l'ouvrir toute grande, puis se tenir à l'écart pour regarder les antilopes s'enfuir dans la nuit.

Brendon Whittington-Jones, un écologiste de la région, a déclaré à l'agence de presse : « Les éléphants sont naturellement curieux, mais cette conduite est certainement très inhabituelle et ne saurait avoir d'explication scientifique. »

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'éléphante avait été « poussée » par Maitreya.


Home Des Bouddhas cambodgiens déterrés

Source : Reuters

En août 2002, 31 statues de Bouddha – 27 en or, trois en argent et une en bronze – ont été découvertes, dans les profondeurs de la jungle, par des ouvriers cambodgiens travail-lant à la restauration d'un temple.

Le chef de police suppléant de la province de Kampong Thom, Hang Sithim, raconta que les statues – chacune de 10 centimètres de haut et pesant environ un demi-kilo – sont supposées avoir des centaines d'années. Elles furent trouvées à un mètre sous terre, dans la pagode Por Peich, qui fait partie du site d'un ancien temple central cambodgien précédemment détruit par les Kmers rouges pendant la guerre civile cambodgienne et retourné à la jungle, mais en cours de restauration quand les travailleurs ont déterré les statues. Le chef de police suppléant Sithim croit que les statues sont enterrées « depuis des centaines d'années, quand le dernier temple était pleinement opérationnel ».

Le Maître de Benjamin Creme indique que cette découverte est un autre signe de l'émergence de Maitreya.


Home Un portrait de Jésus verse des larmes de sang

Source : www.ananova.com

En Inde, dans l'église du petit village de Ambora-Camurlim, au sud de Goa, les visiteurs viennent par centaines pour prier et se recueillir devant un portrait de Jésus « versant des larmes de sang ».La gravure commença à pleurer alors qu'elle était fixée sur le placard de la chambre d'une jeune fille du village, âgée de 14 ans.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette histoire est authentique. Ce miracle est manifesté par le Maître Jésus.


Home L'ange de Gorbals

Source : Fortean Times, G.-B.

Selon un article du Fortean Times, de septembre 2002, un ange de bronze, situé dans un lotissement de Glasgow, en Ecosse, a étonné les résidents et confondu les experts en présentant les stigmates aux mains. « L'ange de Gorbals » est suspendu à environ 10 mètres de hauteur, entre deux blocs d'appartements, dans la banlieue de New Gorbals. Bien que le liquide rougeâtre qui s'écoule de ses mains n'ait pas encore été analysé, il est certain que ce n'est pas de la rouille car le bronze est un matériau qui ne rouille pas.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un miracle authentique manifesté par Maitreya.


Home Des graines d'aubergine forment le mot « Allah »

Source : www.ananova.com

Dans le village de Mendhasa, près de Bhubaneswar, en Orissa (Inde), un légume in-habituel attire les visiteurs. En ouvrant une aubergine, une femme vit que les graines formaient le mot « Allah » en ourdou. Le journal local Sambad rapporta que la femme de Muhammad Khalil, qui avait acheté l'aubergine au marché du village, en informa l'Imam, qui ordonna que l'on garde ce légume dans la mosquée. Des centaines de musulmans se rendent dans cette mosquée pour voir l'aubergine.

Le Maître de B. Creme confirme que ce miracle est un signe manifesté par Maitreya.


Home Des lettres gravées sur des graines de bananier

Source : The Salt Lake Tribune, Etats-Unis ; www.earthfiles.com

Kasim Barakzia, propriétaire du restaurant Baba Afghan, à Salt Lake City, Utah (Etats-Unis), a découvert des centaines de graines de bananier gravées de ce qui semblerait être des lettres et autres symboles. K. Barakzia incisa une graine et remarqua que les graines, normalement lisses comme celles d'une citrouille, étaient gravées sur chaque côté de marques ressemblant à des lettres anglaises et arabes, des chiffres, et même du symbole arabe « Allah ». D'autres graines présentaient des gravures ressemblant à un arbre ou un oiseau. K. Barakzia a raconté qu'il incisait deux ou trois graines de bananier tous les deux jours, depuis neuf ans, et qu'il n'avait jamais rien vu de pareil. Une personne qui s'est arrêtée au restaurant pour regarder ces graines inhabituelles a déclaré que certaines des marques ressemblaient à des lettres hébraïques. K. Barakzia a ajouté qu'il pensait que certaines des gravures semblaient êtredu japonais, du chinois et même de l'hindi. « J'aimerais que quelqu'un connaissant ces langues vienne voir, a-t-il demandé.

D'après un horticulteur local, ces marques seraient vraisemblablement l'œuvre d'insectes. Mais Dave Rosenfeld, qui a photographié les graines, a précisé : « J'ai remarqué que les graines sont encore entourées de leur peau et que cette membrane est intacte. Il est impossible qu'un ver ou quelque autre insecte ait pu ronger la graine sans attaquer la membrane protectrice. »

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce miracle a été manifesté par Maitreya.


Home Une déesse miraculeuse

Dans un temple de Wolverhampton (G.-B.), une chapelle dédiée à la déesse hindoue Mata (mère) Ambe est devenue un centre de pèlerinage depuis que la statue de cette déesse a commencé à verser des larmes de sang. Cette statue était restée intacte après l’incendie qui avait ravagé le temple en 1989. La nouvelle chapelle a été érigée le 6 octobre 2002, au début du festival annuel de neuf jours en l’honneur de Mata Ambe, mais le bâtiment est resté fermé jusqu’à ce que, deux jours plus tard, le président du Centre Gujarati Bhikhubhai Patel l’ouvre pour l’office du soir. A l’intérieur, il trouva des empreintes de pas ensanglantées et du sang s’écoulant du front de la statue, à l’endroit du centre ajna, entre ses sourcils.

Le Maître de B. Creme confirme qu’il s’agit d’un miracle manifesté par Maitreya.



Tendances

Home Le pouvoir du peuple à Chypre

Source : The New York Times, Etats-Unis

Dans ce que le New York Times dépeint comme « un choc pour la Force des Nations unies chargée du maintien de la paix à Chypre », la police, les douaniers, les diplomates et tout un chacun sur l'île de Chypre, les Chypriotes grecs et turcs ont commencé à traverser les postes de contrôle qui séparent les deux communautés depuis1964. Tandis que certains avaient qualifié de manipulation politique l'ouverture partielle de la ligne de séparation, longue de 190 km, de nombreux insulaires grecs et turcs y voient le résultat d'une force plus grande. Emina Ogue, professeur à l'Université de Famagusta, dans la partie turque de l'île, qui a traversé la zone de démarcation à Nicosie, a déclaré : « Ceci est la volonté du peuple », et fait remarquer que cette pression s'exerçait sur les dirigeants des deux camps qui n'avaient plus qu'à faire réparer les barrières ou à les enlever.

Le New York Times a également relaté que le groupe d'enseignants qui se trouvait avec Mme Ogue considérait « la réunification de l'île comme inévitable ». Elle a également déclaré : « C'est tout à fait étonnant, nous n'aurions pu imaginer cela il y a une semaine. Tout le monde s'est montré très coopératif et très gentil, tout à fait le contraire de ce que nous affirmaient nos dirigeants. »

Des dizaines de milliers de personnes ont maintenant fait le trajet, normalement soumis à autorisation, entre la partie grecque et la partie turque de l'île.




Home Mines antipersonnel : engagements respectés

Source : UN Wire, Onu

Selon l'Onu, 44 des 45 pays qui ont accepté la Convention des Nations unies, le 1er mars 2003, en vue de la destruction de l'ensemble de leurs mines antipersonnel, ont respecté leur engagement, faisant du traité d'Ottawa de 1999 l'un des accords de désarmement les plus réussis.

Plus de trente millions de mines antipersonnel ont été détruites par 55 pays, alors que le nombre fabriqué, à travers le monde, a chuté de 55 à 14 millions. Quelques 130 pays ont ratifié le traité d'Ottawa ou s'y
sont associés, et de nombreux autres n'ayant pas encore signé la convention interdisent cependant l'exportation de ces mines. D'après Martin Barber, directeur des Mine Action Services des Nations unies : « Le commerce international des mines antipersonnel a quasiment pris fin. Et ces armes interviennent largement moins dans les conflits actuels qu'elles ne le faisaient il y a cinq ou dix ans. »

M. Barber a précisé que les Nations unies soutiennent actuellement des actions de déminage engagées dans 35 pays, que des gouvernements apportent leur soutien financier à hauteur de 200 millions de dollars par an, et que ce niveau doit être maintenu. Il a indiqué aussi que le manque de ressources et de sécurité ressenti dans certains pays constitue toujours un défi à relever.




Home La Chine s'occupe de ses pauvres

Source : Süddeutsche Zeitung, Die Zeit, Allemagne

Au début du mois de mars 2003, M. Zhu Rongji, premier ministre sortant du gouvernement chinois, a annoncé des changements imminents, avec des réformes au niveau du gouvernement et de l'appareil d'Etat, la création d'une commission de développement et de réforme, d'un nouveau ministère du Commerce, d'une nouvelle instance de contrôle des banques, la création d'une administration pour gérer les biens du gouvernement, mais aussi des modifications au niveau du recrutement des nouveaux ministres, des fonctionnaires, des doyens de l'appareil judiciaire et du gouverneur de la banque centrale.

Pour la première fois en treize ans, la croissance du budget militaire annuel a chuté de façon significative entre 2002 et 2003 pour passer de 17,6 % à 9,6 %.

Le budget de 2003 met l'accent sur l'aide à apporter aux pauvres du pays. Grâce à des mesures d'aides économiques, la Chine a connu un fort taux de croissance. Mais parallèlement, le fossé entre les riches et les pauvres s'est creusé, ce qu'a critiqué ouvertement M. Hu Jintao, l'un des dirigeants du parti, qui a également fustigé le fait que les réformes économiques passées n'ont pas suffisamment tenu compte de leurs conséquences écologiques.

Le but que se fixe maintenant la Chine est la création d'une société à « richesse modérée » pour tous, selon les déclarations successives du gouvernement et des dirigeants du parti. La pauvreté a touché la classe ouvrière, les habitants des villes mais surtout le monde rural. Des programmes financiers expérimentaux visant à soutenir les fermiers du sud de la Chine vont être étendus à l'ensemble du pays avec un budget passant de 2,75 milliards de dollars en 2002 à 3,4 en 2003 ; sur ce budget, 945,6 millions sont alloués aux retraités, 518 millions aux ha-bitants des villes vivant en dessous du seuil de pauvreté. En outre, des programmes de création d'emplois se verront allouer une somme identique.




Home Plaidoyer pour une politique agricole plus juste

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

Pour Evelien Herfkens, ministre néerlandaise de la Coopération et de l'aide au développement, la politique agricole de l'Union européenne a des conséquences néfastes sur les nations en développement. La fermeture de son marché à nombre de leurs produits agricoles va à l'encontre des objectifs d'aide au développement qu'elle s'est fixés. « La politique agricole européenne est une honte, a-t-elle déclaré lors d'une réunion de la Banque mondiale tenue à Paris, où elle a plaidé pour un changement rapide d'orientation en la matière.

Elle affirme que l'Europe s'est arrangée pour maintenir son agriculture hors d'atteinte de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), ce qui « est hypocrite car, dans le même temps, elle fait pression sur les pays en voie de développement pour qu'ils lui ouvrent de larges secteurs de leurs marchés. L'Europe devrait ouvrir ses frontières aux produits agricoles. »





Les priorités de Maitreya

Home Un milieu sain pour les enfants

Source : Communiqué de presse de l'OMS

L'OMS (Organisation mondiale de la santé), qui dépend des Nations unies, adresse un appel urgent intitulé Un milieu sain pour les enfants.

Chaque année, plus de cinq millions d'enfants meurent de maladies, d'infections et d'accidents imputables à leur environnement, alors que quelques mesures simples portant sur l'amélioration de leur milieu de vie pourraient éviter leur décès suite à des infections respiratoires ou à des maladies telles que la malaria ou la diarrhée. A l'occasion de la Journée mondiale de la santé, l'OMS s'est adressée aux différents Etats membres, aux organisations non gouvernementales et à toutes les personnes concernées par le bien-être des enfants, en leur demandant d'agir de manière plus efficace, plus visible et plus concertée, afin de protéger les enfants des risques liés à l'environnement.

Dans un discours prononcé à New Delhi (Inde) lors de la Journée mondiale de la santé, le Dr Gro Harlem Brundtland, directeur général de l'OMS, a déclaré : « Les principales menaces pour la santé des enfants se rencontrent dans les endroits qui devraient être les plus sûrs pour eux : la maison, l'école et leur communauté. C'est un fait peu connu mais pourtant accablant que chaque année, plus de cinq millions d'enfants âgés de 0 à 14 ans meurent, principalement dans les pays en voie de développement, de maladies liées à leur environnement, c'est-à-dire aux lieux où ils vivent, étudient et jouent. »

Ensemble, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et la malaria, qui sont toutes des maladies associées à des facteurs environnementaux, sont à l'origine de plus de décès d'enfants que n'importe quelle autre maladie. Le Dr Brundtland affirme : « Ces maladies peuvent être prévenues. Nous connaissons les stratégies qui permettent de combattre ces menaces pour la santé des enfants ; cependant, nous devons faire davantage d'efforts pour nous assurer qu'elles sont largement appliquées aux niveaux globaux, nationaux et locaux. » Au moins un tiers des cas de maladies détectées dans le monde sont liées à des facteurs environnementaux. Les enfants de moins de 5 ans sont concernés dans 40 % de ces maladies alors qu'ils représentent moins de 10 % de la population mondiale.

Près de deux millions d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d'infections respiratoires aiguës (celles-ci représentent la principale menace chez ces jeunes enfants). Un risque majeur provient de la pollution de l'air provoquée dans les logements par les feux de cuisine et les chauffages fonctionnant à partir de combustibles très polluants.

Les diarrhées dues à l'eau non potable et à des systèmes sanitaires inadéquats représentent la deuxième cause de décès d'enfants et tuent environ 1,3 million d'enfants chaque année.

La malaria, qui est transmise par des moustiques vivant dans les eaux stagnantes, tue environ un million d'enfants chaque année, principalement en Afrique sub-saharienne.

Les accidents de la circulation et les noyades sont les causes principales de décès accidentels parmi les enfants. A l'occasion de la Journée mondiale de la santé, l'OMS a utilisé le slogan « Un milieu sain pour les enfants » afin d'attirer l'attention sur les dangers que l'environnement fait courir aux enfants et sur les mesures simples qui permettent de les prévenir.

D'après le Dr Brundtland : « Tout enfant a le droit de grandir dans un environnement sain, à la maison, à l'école et dans sa communauté. L'avenir de nos enfants et de leur monde dépend de leur bonne condition de santé. Leur avenir se trouve entre nos mains et nous devons travailler davantage afin de réduire les risques que les enfants courent dans leur cadre de vie. »




Home Guérir l'Afrique du Sud

Source : The New York Times, Etats-Unis

La Commission de vérité et de réconciliation d'Afrique du Sud vient de remettre son rapport au président Thabo Mbeki.
 
L'archevêque Desmond Tutu, président de la commission, a déclaré : « Aujourd'hui, nous célébrons la liberté que nous avons retrouvée après avoir souffert des chaînes horribles et de l'injustice d'un système abject. Nous avons enregistré une victoire spectaculaire contre un système diabolique. »
 
D'après un article du New York Times, les travaux de la commission reflètent l'orientation du gouvernement sud africain vers le pardon plutôt que vers les poursuites judiciaires, et la réparation plutôt que les représailles. Les mesures innovantes prises en vue de réparer les préjudices provoqués par l'ancien système d'apartheid et d'entamer une nouvelle ère prévoient une réparation s'élevant à plusieurs millions de dollars pour les victimes qui feront part des injustices subies ainsi qu'une amnistie pour ceux qui confesseront les atrocités qu'ils ont perpétrées.
 
L'article note cependant que les travaux de la commission ont été gênés dès le début par des entraves d'ordre juridique destinées à protéger les responsables officiels au plus haut niveau. Le rapport final met cependant en garde le gouvernement contre une amnistie générale et pousse celui-ci ainsi que les responsables économiques à accélérer le règlement des réparations qui doit être considéré comme une question d'honneur et d'urgence au niveau national.
 
L'archevêque Tutu, en signalant que le monde des affaires avait profité du système de la suprématie des Blancs, a rappelé au président Mbeki l'existence d'une proposition de loi portant sur l'instauration d'une taxe à charge des entreprises, destinée à financer 360 millions de dollars de réparation. Il a ajouté : « Ceci ne doit pas être considéré comme un geste d'altruisme, il est de l'intérêt des entreprises de réduire le fossé qui sépare les riches des pauvres. »
 
Lors d'une conférence de presse, l'archevêque Tutu a insisté sur ce que l'article du New York Times qualifie de « désillusion et menace d'explosion transparaissant derrière le miroir d'une Afrique du Sud pacifiée », et il a ajouté : « Comment expliquer que dix années après le changement de régime, les Noirs se réveillent encore le matin dans des ghettos sordides pour aller travailler dans les palaces situés dans des villes en majorité peuplées de Blancs et retrouver le soir les mêmes conditions ignobles ? Je ne sais pas pourquoi ces gens ne maudissent pas le processus de paix, moi-même et la Commission de vérité. »




Home Internet et les étudiants des pays en développement

Source : freemedschool.com et oneworld-knowledge.com>

FreeMedSchool.com, offre un service encore non exploité sur Internet, créé par OneWorldknowledge, implanté à Bruxelles, dont Richard Wheeler est le concepteur.

 Le site FreeMedSchool.com permet aux étudiants de suivre les cours essentiels de chimie et de biologie, en collaboration avec des universités et des professeurs du monde entier, à la seule condition d'avoir accès à Internet.

OneWorldknowledge a été créé pour répondre à la difficulté croissante que connaissent les pays en voie de développement dans l'ensemble de leur enseignement. Richard Wheeler affirme : « Nous pensons que l'accès aux meilleurs services de l'enseignement et à l'informations doit être le même pour tous car ils font partie intégrante des droits fondamentaux de l'homme. Notre but est de montrer qu'il offre également une opportunité pour tout ce qui est d'intérêt public et que tout le monde a ses chances. Notre intention est de rendre accessible à toute personne, où qu'elle soit dans le monde, le programme du plus haut niveau, gratuitement, sans considération d'âge, de nationalité ou de situation financière. Evidemment, en proposant gratuitement le meilleur enseignement des meilleurs universités du monde, cela provoquera une révolution au sein de l'enseignement lui-même. »

Les étudiants de FreeMedSchool.com seront soutenus financièrement par des sociétés pharmaceutiques et par des universités afin de passer leur examens aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, le site a reçu une centaine de candidatures d'étudiants provenant de pays développés.

L'université sur le web compte sur la publicité gratuite et sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître davantage. A l'heure actuelle, 24 cours sont disponibles en ligne ; les enseignants et les universités publient leurs cours sur le site et en échange celui-ci peut accéder aux données des différentes universités. Cette ouverture reflète l'esprit de OneWorldknowledge qui soutient que la connaissance appartient à l'humanité dans son ensemble et devrait être ouverte à tous.




Home D'anciennes maladies réactivées faute d'une vaccination suffisante

Source : BBC TV Ceefax, Grande-Bretagne

Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé, les vaccins contre les maladies infectieuses ne parviennent pas aux pays qui en auraient le plus besoin. Devant l'incapacité de ces pays à augmenter leurs dépenses pour la vaccination infantile, de nouvelles épidémies pourraient survenir en nombre croissant et d'anciennes maladies pourraient réapparaître.
 
Ce rapport met en garde contre la résurgence de la tuberculose et de la diphtérie et montre qu'une action urgente est nécessaire. A l'heure actuelle, dans les pays en voie de développement, seul un enfant sur vingt est vacciné contre des maladies communes comme la coqueluche, la tuberculose et le tétanos.





Les enseignements de Maitreya

Home Le mental

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.
 
Qu'est-ce que le mental ? Ce n'est rien de moins que l'ébauche de la création, a affirmé le collaborateur de Maitreya. Le mental n'est pas personnel. Tout comme l'énergie, il est universel.
Dans la terminologie spirituelle, a-t-il ajouté, l'énergie est l'Esprit, tandis que le mental est le Saint Esprit. « Le Maître (Maitreya) affirme que le mental peut être comparé à un esprit, car il peut apparaître sous n'importe quelle forme. Il peut être un être humain, un serpent, ou du feu », a déclaré le collaborateur de Maitreya. L'intégralité de la création est dans le mental. Si, poussé par l'énergie, le Soi tombe dans le piège du mental, il est alors emprisonné dans ce cycle d'évolution connu sous le nom de Karma (c'est-à-dire la cause et l'effet).
Cependant, le Soi doit faire l'expérience du mental afin de progresser jusqu'à sa pleine réalisation. Le mental peut bien entendu agir comme le ferait Dieu, et donc contrôler et manipuler l'énergie afin d'accomplir tout ce qu'il désire. Mais ces pouvoirs psychiques, ou magiques, peuvent être très destructeurs. [Partage international, décembre 1989]
 
La mémoire se trouve dans le mental. Tous soucis et luttes résident dans le mental. [Décembre 1989]
 
Le mental est comme un ordinateur. Il lui faut un opérateur pour fonctionner. Comment employez-vous votre mental ? Par l'entremise de la conscience. La conscience est gouvernée par la lumière. A l'instant où s'établira la relation entre le mental, la conscience, et la lumière, vous constaterez de grandes transformations. Les rayons, les couleurs, éveilleront le mental et l'esprit. Alors, même un enfant de cinq ou six ans pourra comprendre la structure de l'atome. [Mars 1992]
 
 « Le corps mental, la structure, est contrôlé sur le plan physique par le cerveau. Lorsque le corps mental subit un déséquilibre, le cerveau en est affecté et ne peut plus con-trôler les organes physiques. » [Juillet/août 1990]
 
« L'oppression, la concentration et la dépression existent dans le mental. » L'idéologie, par exemple, « conditionne » le mental. [Janvier/février 1990]
 
La souffrance, la dépression, la dépendance envers la drogue sont des états du mental. [Décembre 1989]
 
Si vous parlez le langage du mental, il y a confrontation, contradiction. Le mental est une machine qui peut être dangereuse. [Janvier/février 1990]
 
Le mental veut découvrir des choses, mais la curiosité à elle seule crée la division. [Octobre 1988]
 
Selon Maitreya :« Lorsqu'un meurtrier est exécuté, le corps physique est puni, mais pouvez-vous punir le mental ? C'est le mental, et non le corps, qui est responsable de l'acte. Vous croyez avoir détruit la cause du meurtre en détruisant le corps physique. Le problème, en fait, n'a pas été résolu. Une fois dissocié du corps physique, le mental doit encore poursuivre le cours de sa vie mentale. Il agit comme une force invisible et entre en contact avec un autre mental, présent dans un corps physique, et le contraint alors à commettre un acte criminel. Soudain, un homme devient fou furieux et tue nombre de personnes. »
Maitreya conseille aux scientifiques, aux psychologues et aux médecins : « Essayez d'étudier ce problème. » Même si vous augmentez la population carcérale, vous ne résoudrez pas le problème si vous ne vous attachez pas à traiter le mental des prisonniers. Il est important de faire prendre conscience de l'environnement et du Soi à l'individu. La réalisation du Soi, qui est un processus graduel entraînant la non identification à la colère et aux autres idées et émotions destructrices, conduit à l'équilibre dans le mental, l'esprit et le corps.
Lorsque le mental est encore malade, il peut nuire mentalement au-delà des murs de la prison. [Janvier/février 1991]
 
Demandez-vous qui essaie d'acquérir connaissance et sagesse. Est-ce vous, le Soi ? Non, c'est le mental. Quand le mental et l'esprit se démènent (pour acquérir des connaissances), luttent, vous, le Soi, êtes prisonnier de cette tentative. [Janv./fév. 1990]
 
Lorsque le mental est au repos, libre de toute opinion dogmatique, il absorbe la vérité. [Septembre 1988]
 
Les pensées
 
Les êtres humains sont liés les uns aux autres. A partir du moment où vous émettez une pensée, celle-ci peut en principe être captée par tout le monde, en tout lieu. [Octobre 1988]
 
Si vous permettez à une seule pensée de se personnifier en vous, vous n'êtes plus vous. Cette pensée vous possède. La loi d'inertie entre en action. C'est la raison pour laquelle on éprouve de l'attachement, de la tension, de la dépression. La pensée devrait être comme de l'eau, fluide et capable de changer de forme. Quand elle se personnifie, elle se solidifie. Cela crée des conflits. Lorsqu'une pensée suit son cours naturel, elle ne se personnifie jamais. Elle remplit son rôle, se matérialise naturellement et disparaît. [Septembre 1988]
 
Il est nécessaire de comprendre le pouvoir de la pensée. Dans bien des cas, une pensée puissante, unique, s'est emparée du mental à l'exclusion de toute autre. C'est destructeur. Il est nécessaire, pour aider la personne à se détacher de cette pensée, de la conduire à une conscience du Soi, « l'observateur », « le spectateur ». Le Soi n'est pas le mental. Un tel détachement créera, en la personne, une cassure qui lui permettra de se libérer. [Septembre 1988]
 
Prenons le cas d'une personne qui se saisit d'un couteau et poignarde quelqu'un. Cette personne était-elle consciente, vigilante, avant de participer à ce processus ? Qu'est-ce qui lui a fait se saisir de l'arme ?
A partir du moment où une personne s'identifie à une pensée, peut-être confuse mais néanmoins puissante, dont l'énergie la contraint à commettre de tels actes, cette personne est perdue. Ces pensées sont des énergies semblables à des vaisseaux privés de gouvernail. Une telle situation se produit lorsque les pensées ne sont pas inspirées par la conscience.
C'est grâce à la conscience, à la vigilance, que le Soi peut contrôler ces énergies. Par contre, s'il se détourne de la conscience et la délaisse, s'il cesse d'être vigilant, il devient la proie de ces énergies. [Mai 1989]
 
Connaissance et sagesse
 
Connaissance et sagesse sont particulièrement d'actualité à une époque où la société accorde une importance primordiale à la connaissance. Dans ce contexte, le terme connaissance signifie « ce que l'on accumule », tandis que la sagesse recouvre « la connaissance issue de l'expérience ».
D'après Maitreya : « Vous voulez sortir du schéma répétitif de la naissance et de la mort. Cela signifie que vous voulez vous libérer de l'influence du big bang. Mais la connaissance et la sagesse seules ne peuvent vous y aider. C'est la conscience qui guide le véritable Soi. » Selon Maitreya, cette conscience est liberté et salut. La conscience survient en conséquence du détachement. [Oct. 1993]
 
Le collaborateur a illustré l'importance du détachement – sur lequel Maitreya insiste constamment – en prenant comme exemple l'histoire d'Adam et Eve. Au moment même où ils mangeaient « le fruit de l'arbre de la connaissance », Adam et Eve devinrent conscients des choses autour d'eux. Cela implique que la connaissance sans détachement vous emprisonne. Elle devient l'un des liens de la vie qui vous enchaînent.
Maitreya dit : « Tout comme le corps a besoin d'être lavé chaque jour, vous devez également veiller à l'hygiène de votre mental et de votre esprit. Votre esprit constitue la source de l'énergie. Il peut se fatiguer. Vous avez besoin de l'eau du détachement. »
Maitreya déclare souvent : « Vous pouvez contrôler la connaissance et la sagesse. Vous pouvez les utiliser positivement. Mais elles ne devraient pas s'occuper de votre Soi. Elles ne devraient pas vous dominer. Dès l'instant où vous en êtes détachés, vous les maîtrisez. » [Octobre 1993]
 
Le point de vue de Maitreya est que l'on ne peut atteindre le Tout-Puissant uniquement par la connaissance et la sagesse. Ce chemin peut vous conduire à des déités, qui sont avant tout des créations du mental. En cela n'existe aucun salut. [Décembre 1990]
 
Maitreya dit que « l'univers provient de la Lumière. Toute âme n'est qu'une étincelle de cette Lumière. Lorsque cette étincelle de Lumière s'approche de la totalité de la Lumière, elle se fond. » La même chose se passe avec la connaissance et la sagesse. Lorsque approche le moment où l'âme se retire (du mental, de l'esprit et du corps), ces dernières se dissolvent. La connaissance et la sagesse, telles que nous les connaissons, ne peuvent suivre l'âme (c'est-à-dire le Soi). [Septembre 1988]





Faits et prévisions

Home Trois économies européennes en récession

Source : The New York Times, Etats-Unis

« Je crois que, en accord avec les prévisions de Maitreya, dont les premières remontent à 1988, nous assistons à un processus de krach boursier mondial qui a commencé, comme prévu, au Japon, et qui deviendra général. » [Le Grand Retour, page 100]
 
L'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont signalé une contraction inattendue de leurs économies au cours des trois premiers mois de l'année 2003. L'Union européenne a déclaré que la croissance avait été en perte de vitesse dans les douze pays de la zone euro au cours du premier trimestre, et a demandé à nouveau à la Banque centrale européenne d'abaisser les taux d'intérêts.
L'Allemagne a indiqué que son économie avait régressé de 0,2 % au cours du premier trimestre, après avoir régressé de 0,03 % au trimestre précédent. Ceci correspond à la définition du mot récession : deux trimestres consécutifs de « croissance négative ».
 
L'Italie a déclaré que son économie s'était contractée de 0,1% au premier trimestre, à la surprise des experts qui avaient prévu une croissance de 0,1%.
 
Aux Pays-Bas, la surprise fut plus grande encore : une récession de 0,3 % contre 0,1% attendu par les experts. Bien que les Etats-Unis soient traditionnellement considérés comme le moteur économique du reste du monde, certains économistes pensent que son taux de croissance, inférieur à 2 %, ne sera pas suffisant pour entraîner l'Europe et l'Asie.
 
« Le monde n'a pas beaucoup de marge de croissance pour amortir les chocs, a déclaré Stephen S. Roach, principal expert économique de la société boursière Morgan Stanley. Aussi, lorsque des secousses se produisent comme l'épidémie de SRAS en Asie et la récession qui semble débuter en Europe, c'est tout le système économique mondial qui pourrait tomber dans la récession. » 




Home Une voiture électrique pionnière

Source : De Telegraaf, Pays Bas

 

« N'ayez nulle crainte pour l'avenir de la Terre. A l'ignorance actuelle succédera une nouvelle et meilleure gestion des affaires humaines, et une plus grande stabilité s'ensuivra. » [Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, décembre 1993]

 

Une équipe norvégienne, composée d'un père et de son fils, expérimente une voiture totalement en symbiose avec l'environnement : la Think City. Conçue au départ pour être une voiture électrique, ce véhicule a reçu le soutien de Ford Motor dans sa phase expérimentale de développement.

Cette nouvelle voiture citadine à deux places ne produit aucune fumée d'échappement, est virtuellement silencieuse et fonctionne aussi bien par des températures extrêmement hautes que basses. La boîte de vitesse automatique ne nécessite que deux pédales, l'une pour l'accélération, l'autre pour le freinage. Elle est donc facilement adaptable pour des conducteurs handicapés. La carrosserie est composée d'une matière thermoplastique durcie, existant dans des couleurs différentes, ce qui affranchit des opérations de peinture polluantes. Elle comprend seulement sept éléments, chacun étant aisément remplaçable et totalement recyclable. Au total, la Think ne se compose que de 425 pièces, une infime fraction de ce que comprend une voiture traditionnelle. Le moteur électrique lui permet d'atteindre la vitesse de 50 km/h en sept secondes, et sa vitesse maximum est de 85 km/h.

Si son coût d'achat est susceptible d'être plus élevé qu'une voiture ordinaire, le coût d'usage offre des avantages qui milite définitivement en faveur de ce type d'automobile en Europe et aux Etats-Unis. En France par exemple, des subventions à hauteur de 2 000 euros peuvent être attribuées, ainsi que des réductions d'impôt et l'accès gratuit à des parcs de stationnement. Des subventions et des avantages fiscaux comparables sont également appliqués aux Etats-Unis.

Le gouvernement norvégien a annoncé que les voitures électriques étaient exemptées de toutes taxes automobiles, du paiement des parkings et des péages routiers.

[Source :




Home La fusion à froid, source d'énergie inépuisable

Source : The Guardian, G.-B.

 

« L'utilisation du principe de la fusion nucléaire  au moyen d'une méthode économique, sûre, « froide », utilisant un simple isotope de l'eau disponible dans le monde entier répondra à tous les besoins énergétiques futurs de l'humanité. Cette méthode sera mise à notre disposition lorsque le partage deviendra la norme économique. » [La Mission de Maitreya, tome II, p. 222]

 

Après avoir essuyé les sarcasmes des scientifiques pendant plus de dix ans, la recherche d'une énergie illimitée – qualifiée de « saint Graal de la physique » – est sur le point de gagner une nouvelle crédibilité.

Le 23 mars 1989, les professeurs Martin Fleischmann et Stanley Pons, de l'Université de l'Utah (Etats-Unis), avaient affirmé avoir réussi à procéder, en laboratoire, à une fusion nucléaire à température normale, dans un bocal de verre. Ce processus de « fusion à froid », décrit par les professeurs comme une « source d'énergie inépuisable », produisant quatre fois plus d'énergie qu'elle n'en utilise, avait immédiatement été rejeté par les partisans de la « fusion à chaud ».

Depuis lors, cependant, la fusion à froid est devenue l'objet d'un mouvement de recherche « clandestin », avec la publication de centaines d'articles décrivant des reproductions et des améliorations pleines de promesses. A présent, un projet de l'US Navy, à San Diego, annonce une avancée potentielle dans la compréhension des conditions requises pour la reproduction de « l'effet Fleischmann Pons ».

Le congrès annuel de la « fusion à froid » est suivi par un grand nombre de chercheurs. Il se tiendra en août 2003, à Cambridge, dans le Massachusetts – siège du Massachusetts Institute of Technology, les opposants initiaux de « l'effet Fleischmann Pons ».





Dossier

Home Séminaire européen à Kerkrade en 2002

Les Paires d'Opposés - Questions-réponses

par Benjamin Creme

Transcription des questions posées à Benjamin Creme à l'occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s'est tenue à Kerkrade, aux Pays-Bas, en septembre 2002

Q. En quoi le service aide-t-il à résoudre les paires d'opposés ?
R. Le service est l'un des deux principaux moteurs de l'évolution, l'autre étant la méditation. Le service, quelle qu'en soit la nature, permet de prendre progressivement ses distances par rapport à soi-même. Au fur et à mesure que votre service grandit et s'étend en dehors de vous-même, vous ne perdez pas contact avec vous-même, mais vous devenez de moins en moins concerné par votre propre ego, l'expression de votre personnalité. Le service répond à l'impulsion de l'âme, il permet l'accomplissement de son dessein. L'âme s'incarne pour servir le Plan de l'évolution qui consiste à spiritualiser la matière. En s'incarnant à maintes et maintes reprises, elle crée une série de véhicules qui deviennent de plus en plus aptes à réaliser son but et à accroître l'étendue de son impact sur le plan physique. Cet impact se fait sentir dans divers domaines, au service de la communauté, de la nation, ou de l'humanité dans son ensemble. Plus la personne est évoluée, plus vaste est généralement l'étendue de son service. Mais que le travail accompli soit important ou restreint, il permet à l'âme de manifester son rayonnement en servant le monde.
L'âme cherche à servir, elle suggère à son véhicule, la personnalité, telle ou telle forme particulière de service. Lorsque ceci se produit, nous devenons de moins en moins intéressés par l'aspect personnel et de plus en plus concernés par le service altruiste accompli au bénéfice de tous. L'âme recherche toujours l'action altruiste. Elle ne s'intéresse pas à elle-même et n'a pas le sentiment d'être un individu, un soi séparé. Elle ignore tout de la séparation. Elle voit seulement l'ensemble, et elle-même dans sa relation avec cet ensemble. Lorsque la personnalité répond de manière correcte à l'impulsion de l'âme, celle-ci cherche à la détacher non seulement des résultats du service, mais du service lui-même. L'acte de service devient un processus initié par l'âme, ce qui signifie que la personne travaille avec détachement, loin de tout mirage.
Tout est affaire de détachement. Tout ce qui peut aider au détachement nous aide à résoudre les paires d'opposés et rien ne contribue autant au détachement que le service accompli de manière totalement détachée. L'âme accomplit alors de réels progrès sur le plan physique à travers son véhicule. Son aspi-ration est élevée et elle incite la personne à se dépasser. Le feu de l'action, la création d'un moteur qui nous dirige vers l'avant, vient du conflit, inévitable tant que nous vivons dans un corps physique. Le conflit perdure jusqu'à ce que nous ayons résolu les paires d'opposés. Nous découvrons alors que ce qui nous poussait vers l'avant n'est plus nécessaire. Le service n'est pas seulement une aide pour résoudre les paires d'opposés, c'est la voie par excellence.

Q. Quelle est la relation entre la loi de cause et d'effet et la résolution des paires d'opposés ?
R.  La loi de cause et d'effet nous affecte aussi longtemps que nous créons du karma. Celui-ci découle de notre réponse au conflit auquel nous sommes confrontés, comme tout un chacun, conflit qui nous conduit vers l'avant et nous apporte le feu qui nous permettra de résoudre les paires d'opposés. Si nous sommes, comme l'affirment non seulement le Maître, mais tous les enseignements ésotériques, des âmes en incarnation, nous sommes l'esprit et la matière réunis. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés naissent de cette rencontre de l'esprit de la matière : d'un côté, action, mouvement, rayonnement, vérité et beauté, et à l'opposé, matière inerte, dépourvue de toute réaction, et vibration basse. La tâche consiste à évoluer afin d'atteindre le niveau où ces deux aspects seront totalement réconciliés et où l'esprit sera relié à l'individu sur le plan physique et se manifestera à travers lui. Tout ceci est régi dans une certaine mesure par la loi de cause et d'effet. Plus nous sommes assujettis à la loi de cause et d'effet – c'est-à-dire plus nous faisons ce que nous avons envie de faire, en suivant la voie de moindre résistance – plus nous créons du karma. Nous ne pouvons l'éviter. Nous mettons en mouvement des causes, dont les effets font de nos vies ce qu'elles sont. Chaque vie est le résultat du karma.
Il existe, bien sûr, un karma personnel, un karma de groupe, un karma national et un karma mondial. Nous sommes assujettis à tous ces karmas. Je parle en ce moment du karma personnel, mis en mouvement par nos propres actions. Le karma a un effet très puissant jusqu'à ce que nous soyons capables de commencer à résoudre les paires d'opposés, à devenir plus détachés dans nos actions et à créer moins d'effets.
La souffrance résulte de la violation de la loi, mais aussi de la nature même de la relation entre l'esprit et la matière. La loi du karma est nécessaire pour établir un nouvel équilibre. A chaque fois que nous rompons l'équilibre, nous engendrons des effets qui provoquent une réaction de la loi du karma. Celle-ci, afin de rétablir l'équilibre, met en mouvement une action qui fera que, finalement, tôt ou tard, la perturbation que nous avons causée sera contrebalancée par notre propre souffrance, par la maladie, ou quoi que ce soit qui puisse nous arriver.
Si nous agissons contre la loi, volontairement ou involontairement, nous créons un désordre dans la cohésion de l'équilibre et une action du karma est nécessaire pour contrebalancer ce désordre. Si, par exemple, nous avons tué quelqu'un, tôt ou tard nous serons tués à notre tour. Si nous avons causé de la douleur ou de la souffrance à autrui, tôt ou tard, nous connaîtrons une douleur ou une souffrance d'une intensité égale. La loi inhérente à la nature même de l'Etre crée la nécessité de rétablir l'équilibre lorsqu'il a été rompu.
Plus nous avançons, moins la loi de cause et d'effet, ou loi du karma, agit, car nous sommes détachés. Lorsqu'on est détaché, on ne crée pas de karma. Le karma est engendré par l'attachement au corps physique, au corps émotionnel/astral, ou au corps mental. De ces attachements divers, il résulte de l'illusion qui nous fait croire que nos pensées, nos rêves et nos créations imaginaires, sont bel et bien réelles. Nous sommes en effet incapables de voir la réalité, jusqu'au jour où l'illusion peu à peu se disperse et où notre vision s'éclaircit. Lorsque nous avons une vision claire des choses et que, par conséquent, nous agissons de manière plus juste, nous engendrons moins de réactions karmiques et notre vie devient plus facile.

Q. La coopération et le consensus sont-ils le moyen d'en finir avec les paires d'opposés dans le travail de groupe ?
R. Tout cela est très lié. La coopération est le résultat d'une impulsion de l'âme. L'âme recherche l'harmonie et pour créer cette harmonie, le consensus devient nécessaire. Le consensus, lorsqu'il fonctionne correctement, est réellement la capacité d'un groupe de personnes de penser et d'agir de la même manière. Mais il ne s'agit nullement de réduire les pensées et les idées différentes à une seule idée qui serait celle soutenue par la personne qui s'impose le plus au sein du groupe. Le consensus naît lorsque les idées et les points de vue divers demeurent présents, et qu'intuitivement l'âme de chacun des individus du groupe réalise qu'il faut suivre telle ou telle voie. Ce genre de consensus est toujours le résultat d'une expérience de l'âme.
La coopération est une intention de groupe ; l'âme coopère avec le plan de l'évolution, elle vient en incarnation pour poursuivre ce plan. Elle s'abaisse et passe des siècles interminables emprisonnée dans un corps physique à travers lequel elle ne peut exprimer son être véritable, jusqu'à ce que, vers la fin du processus, elle s'arrange finalement pour imprégner suffisamment son véhicule de ses propres qualités et de ses vibrations plus élevées, afin que ses intentions puissent être quelque peu exprimées par la personnalité.

Q. La lutte entre les paires d'opposés au sein des groupes travaillant à l'Emergence a-t-elle été bénéfique ou destructrice ?
R.  Lorsque nous parvenons dans une certaine mesure à résoudre les paires d'opposés, le résultat est bénéfique. Dans la mesure où ce n'est pas le cas, bien sûr, cette lutte peut être très destructrice.
Tous les groupes sans exception ont des phases où l'une ou l'autre de ces conditions se manifeste. Nous ne pouvons dire que tel groupe particulier se montre toujours destructeur car ses membres ne résolvent jamais les paires d'opposés, ou au contraire toujours constructif car ses membres résolvent toujours les paires d'opposés. Votre question n'est pas, à mon avis, très pertinente. La lutte entre les paires d'opposés est endémique, elle existe dans le monde ; c'est parce que nous sommes ici que cette lutte existe, parce que nous sommes des âmes immergées dans la matière.
Dans un groupe comme le nôtre, vous pouvez être certains que vous bénéficiez des aspects positifs de cette lutte, car quoi que vous fassiez, quelle que soit votre lutte, quelle que soit la manière dont vous travaillez, que ce soit avec une efficacité totale ou relative, en suivant parfaitement ou non la ligne juste, vous travaillez pour la cause la plus importante qui soit, l'événement le plus important dans ce monde depuis 98 000 ans. Rien de ce que vous faites, quels que soient vos efforts, pourrait être plus bénéfique que ce travail. C'est l'opportunité, comme l'a dit Maitreya, d'un millier de vies. Elle ne vous sera plus jamais donnée. C'est quelque chose de difficile, qui demande la vision et la compréhension de tout ce qui est en jeu, afin d'en saisir l'importance et de trouver en soi l'élan, le courage, l'enthousiasme nécessaires pour se mettre au travail et continuer sans jamais se lasser. Tout ceci ne peut qu'être bénéfique.

Q.  Nous savons tous que nous devons nous détacher de la matière. Nous devons également nous détacher de l'esprit. Quels pas devons-nous franchir dans cette direction ?
R.  Se détacher de l'esprit est la chose la plus facile qui soit. Nous savons tous que nous devons nous détacher de la matière, nous ne savons pas comment nous y prendre. Mais se détacher de l'esprit est facile. Il suffit de faire ce que vous voulez. Vous pouvez par exemple vous lancer dans la spéculation, investir en Bourse, et vous enrichir de plus en plus. C'est une manière de se détacher de l'esprit.
La notion de matière est quelque chose que nous pouvons saisir, mais la notion d'esprit est plus difficile à saisir. Aussi que faisons-nous ? Nous l'entourons d'une lumière colorée. Nous sommes alors capables de le visualiser. Nous pouvons visualiser un grand idéal spirituel. C'est alors notre corps émotionnel qui se manifeste. Nous considérons l'esprit comme impossible à atteindre, ou si l'on peut l'atteindre ce ne peut être que de manière ténue. Nous le considérons comme un idéal. C'est nous-même sous notre aspect le meilleur. Nous avons l'idée que Dieu nous observe tout le temps. Mais, lorsque nous sommes seul, il se peut que nous ayons une expérience spirituelle. Nous ne sommes alors ni envieux, ni avare, nous nous suffisons à nous-même. Nous ne voulons rien, nous n'avons besoin de rien, nous nous sentons tout simplement heureux, joyeux, dépourvu du moindre désir. Nous ne sommes pas en train de nous dire : « Je dois être bon. » C'est quelque chose qui se fait sans effort, et nous sommes alors dans l'esprit, sans avoir besoin d'essayer de l'attraper.
S'attacher à l'esprit, c'est le vouloir, le saisir, et ce n'est donc pas en avoir une vue détachée, pas plus d'ailleurs qu'une vue détachée de la matière. Il s'agit d'apprendre à être totalement soi-même, dépourvu de tout besoin, de tout souhait, de désirs d'aucune sorte, que ce soit de nature spirituelle ou matérielle. Lorsque nous en sommes capables, nous trouvons le chemin entre les paires d'opposés. Il ne s'agit pas de renoncer à quoi que ce soit. C'est quelque chose qui vient tout naturellement, sans effort particulier, un état qui nous est donné, un état très simple. Peu de personnes peuvent être assez simples pour ne rien désirer. On veut être nourri, apprécié, aimé, considéré, admiré. La plupart d'entre nous veulent tirer avantage de toute situation particulière. Mais être tout simplement heureux d'être là, d'exister, est une chose merveilleuse, un état de non-attachement. N'étant alors nullement attaché à l'esprit, parce que nous ne le recherchons pas, il ne nous viendrait pas à l'idée d'appeler cela un état spirituel, c'est juste être heureux comme un enfant est heureux en jouant avec ses jouets, en faisant des châteaux de sable, sans penser à lui-même, totalement absorbé. Une totale félicité, une concentration dans l'instant, c'est la manière de marcher entre les paires d'opposés.

Q. Quel rôle joue le conflit en ce qui concerne le travail de groupe, l'initiation de groupe ? Où tracer la ligne entre les bons et les mauvais conflits ?
R. Il n'existe en fait pas de mauvais conflit, ni d'ailleurs de bon conflit. La vie vous apporte nécessairement le conflit, que vous l'aimiez ou non, et ce n'est ni un bien ni un mal, c'est la vie. Ce genre de conflit n'est ni bon ni mauvais. C'est simplement quelque chose que nous devons affronter. Le « mauvais » conflit est celui que nous créons par nos « mauvaises » actions, notre haine, notre violence, notre aversion à l'égard de certains individus. Nous créons tous ce genre de conflit, à longueur de journée, à longueur de temps. Ce n'est pas de ce conflit dont je veux parler.
Ce genre de conflit est « mauvais », mais ce n'est pas le conflit qui anime le processus d'évolution. Il nous est tout simplement apporté par la vie, parce que nous sommes des âmes en incarnation. C'est comme si nous vivions sur les pentes de l'Etna. Nous n'ignorons pas que l'Etna est un volcan, et qu'il peut parfois entrer en éruption. Nous savons que tôt ou tard, la lave se déversera et nous espérons que notre famille pourra s'échapper à temps. Quelquefois les choses se passent bien, d'autres fois nous sommes pris au dépourvu. Quoi qu'il en soit, nous n'avons aucun contrôle sur ce genre de situation. La vie nous confronte à tel ou tel événement imprévisible. Un ouragan surgit par exemple et il n'y a rien que nous puissions faire pour l'empêcher. Cela fait partie de la vie sur le plan physique. Cet ouragan sème le conflit, l'anxiété, la disharmonie, et bien sûr la destruction. Mais c'est la vie, ce n'est pas quelque chose que nous avons nous-même créé.
Par contre, M. Bush, le président des Etats-Unis, a créé un terrible conflit et une anxiété immense au cours des derniers mois avec ses projets de guerre contre l'Irak. Il veut attaquer l'Irak et va sans doute le faire, quel que soit l'avis des autres. Il a créé un énorme chaudron de disharmonie dans le monde qui fait maintenant partie de son karma. Il l'a créé lui-même sans nécessité, ce n'est pas une catastrophe venue de l'extérieur.
Pour nous, maintenant, bien sûr cela fait partie de notre vie. Nous sommes libres d'avoir une opinion personnelle sur la question, mais, en tant que citoyen d'un pays ou d'un autre, ce conflit fait maintenant partie de notre vie. Notre responsabilité karmique n'est pas engagée car ce n'est pas nous qui avons mis ce conflit en mouvement. Mais par notre opinion sur la question, que nous soyons pour ou contre la guerre, nous prenons part à ce conflit. Si l'on pense que Saddam Hussein étant un homme mauvais (ce qui est indéniable), c'est une bonne chose que les Américains nous en débarrassent et qu'il n'y a qu'à les laisser faire, ce qui est sans doute l'avis de nombreuses personnes, on contribue au conflit qui se met en place.
Tout dépend donc de ce que nous entendons par conflit. Si c'est nous qui l'avons mis en mouvement, c'est notre conflit, et nous en subirons les conséquences. S'il s'agit d'un conflit que la vie nous impose, il apporte le feu qui anime le processus d'évolution, à travers le grand rayon de l'harmonie par le conflit.
Quel rôle joue le conflit en ce qui concerne le travail de groupe ? Les conflits que le groupe peut résoudre et qui sont les conflits de la vie, sont bénéfiques pour lui et ils seront plus facilement résolus, à mon avis, si l'on prend soin de marcher sur la ligne qui sépare les paires d'opposés, en ne s'attachant ni à l'esprit ni à la matière, en avançant simplement entre les deux avec un maximum de détachement.

Q. Pourriez-vous en dire davantage sur ce que vous entendez par la voie du milieu ?
R. Ce n'est pas vraiment un terme que j'utilise, mais il fut utilisé par le Bouddha, et je vais donc vous répondre. La voie du milieu concerne essentiellement le détachement.
C'est la voie qui permet de porter un regard critique sur ce que l'on fait et de veiller à garder certaines limites, à respecter la bienséance et à éviter tout excès, si bien que l'on ne va jamais trop loin ni dans une direction ni dans une autre. C'est la voie de la tolérance, la voie non fanatique. Elle considère que le fanatisme est une chose néfaste qui obstrue le sentier. La voie du milieu est la voie de la tolérance, du discernement et du sens des proportions.
Ceux qui se montrent intolérants à l'égard des opposés, qui voient tout en noir et en blanc, et en totale opposition, ne suivent pas la voie du milieu. La voie du milieu voit le semblable là où il existe, et les opposés là où il y a des opposés, mais sans y attacher une importance exagérée. La voix du milieu est le sentier du bon sens, celui, surtout, du détachement et du sens des proportions.

Q. La spiritualisation de la matière implique-t-elle nécessairement le conflit ?
R. Lorsque nous nous efforçons de spiritualiser la matière, nous sommes inévitablement confrontés au conflit car nous sommes enveloppés de matière. L'âme à son niveau ne connaît pas le conflit, pour elle il ne signifie rien. Le conflit résulte de l'énorme différence, en termes de vibration, entre l'âme sur son propre plan et la matière du plan physique dans lequel elle s'est incarnée. Il existe donc toujours un conflit.
La matière a ses propres besoins essentiels et lorsqu'ils sont satisfaits, il n'y a aucun conflit. Mais, lorsque le corps physique, par exemple, exige plus que le nécessaire (et que nous permettons à notre corps de demander plus que ce dont il a besoin – d'après le Maître Djwhal Khul, la plupart des personnes mangent quatre fois trop) cela crée un conflit qui se manifeste par une mauvaise santé. Sur le plan physique nous pouvons constater le résultat direct d'un conflit de nature matérielle. La spiritualisation de la matière se produit sans que nous soyons nécessairement conscients du conflit, mais nous y sommes plongés, il naît à chaque instant, tout ce que nous faisons dans la vie crée un conflit avec notre âme. Nous accomplissons sans cesse des actes ayant des conséquences karmiques, en tant que personnalité, imprégnée par l'âme mais encore incapable d'en manifester suffisamment les qualités. C'est de là que naît le conflit. La matière ne connaît pas le conflit, l'esprit non plus. C'est lorsque les deux sont reliés et que la matière essaie de devenir esprit que le conflit surgit.
C'est l'apport d'un niveau élevé de vibration, l'énergie de l'âme, dans la matière qui fait naître le conflit. L'âme sait qu'il faudra des milliers d'incarnations pour que la personne change suffisamment, et c'est une guerre longue et épuisante.
Le conflit est une guerre entre la personnalité et l'âme et elle commence dès que la personne « s'éveille », c'est-à-dire lorsque le principe christique naît dans la caverne du cœur (le cœur situé à droite de la poitrine, le siège de l'âme dans le corps physique éthérique). Lorsque la lumière de l'âme est éveillée dans ce centre, la personne entame « le chemin du retour », un retour vers l'esprit, car l'âme est esprit. Lorsque nous disons retour, cela ne veut pas dire que nous retournons quelque part. Cela signifie que l'âme est capable de se manifester de plus en plus à travers son véhicule. Auparavant, ce dernier était trop inerte. Il y a d'un côté tamas et de l'autre rajas ; rajas est le pouvoir du feu, la lumière, et tamas est l'inertie, l'absence de mouvement, l'absence de lumière. Nous avons donc ces deux forces qui s'opposent. Il est intéressant de savoir que le quatrième rayon, qui est à mon avis la clé permettant de manier ces paires d'opposés, est le rayon dans lequel l'aspect tamasique, l'aspect inertie, et l'aspect rajasique, l'aspect feu, sont curieusement égaux. C'est d'ailleurs le grand problème pour l'individu de quatrième rayon. Il doit trouver la voie entre les deux. Quelquefois il est plein d'enthousiasme et peut rapidement être inspiré par une grande cause, et s'enflammer pour elle. L'individu de quatrième rayon peut faire n'importe quoi lorsqu'il est ainsi rechargé. Mais quand il n'est pas inspiré, c'est l'inertie de l'autre aspect, celui de la matière, qui se manifeste en lui. Ces deux aspects sont étrangement égaux chez ce type d'individu et le secret pour lui et, à mon avis, pour tous les êtres qui ont à résoudre les paires d'opposés, c'est de fouler avec précaution le sentier qui passe entre les deux, en évitant de s'identifier à l'un ou à l'autre et en demeurant parfaitement détachés.

Q. On pourrait dire que l'aspiration est le désir d'amélioration. Quel est le lien entre l'aspiration et le détachement ? Comment pouvons-nous aspirer à quelque chose et en même temps être détaché ?
R. Cela dépend du niveau de notre aspiration. Quelqu'un dont le degré d'évolution se situe entre 0,6 et 0,7 aspirera à passer la première initiation. Tout ce qu'il fera sera en fonction du niveau allant de 0,6 à 1. Quelqu'un qui a déjà le niveau 1 voudra atteindre le niveau 1,5 ou 1,6 et parvenir à la polarisation mentale, ou au niveau 2. Si vous êtes arrivé à 1, pourquoi ne pas aspirer à 2 ? Si vous êtes arrivé à 2, pourquoi ne pas aspirer à 3 ? L'aspiration elle-même change, elle dépend du niveau où vous vous situez, et de la personne qui aspire.
La personne qui est plus ou moins dominée par son mécanisme astral aura une aspiration qui manquera de détachement. Cette aspiration sera liée aux désirs astraux de la personne qui pour elle sont réels, bien que dépourvus de toute réalité d'un point de vue plus élevé. L'aspiration quant à elle sera réelle mais ce ne sera pas une aspiration détachée.
L'aspiration d'un individu plus évolué sera relativement plus détachée. Plus la personne sera détachée, plus l'aspiration sera pure. Elle ne sera pas orientée vers l'ego, elle sera altruiste, orientée vers l'âme et elle visera au bien de tous. Si nous considérons l'aspiration d'une personne polarisée sur le plan astral, celle d'une personne polarisée sur le plan mental, et celle d'une personne polarisée sur le plan spirituel, nous constatons qu'il existe trois sortes d'aspiration. Il s'agit toujours d'aspiration mais le niveau d'attachement est différent. La personne polarisée sur le plan astral recherchera des résultats, elle aspirera à un but. La personne polarisée sur le plan mental sera plus détachée, elle aura moins le désir d'obtenir des résultats, et l'aspiration de la personne polarisée sur le plan spirituel sera totalement pure et visera l'amélioration de la vie de tous. Ce sera une aspiration pour le meilleur sans attachement personnel.

Q. Les Maîtres éprouvent, comme nous, de l'aspiration. Le détachement est-il pour eux aussi une question à prendre en compte ?
R. Les Maîtres sont totalement détachés, c'est ce qui fait qu'ils sont des Maîtres. Si les Maîtres étaient attachés à leur aspiration, ils ne seraient pas des Maîtres. C'est la conscience et la maîtrise des différents plans qui sont la preuve de leur détachement. Un Maître ne connaît pas le problème du détachement mais je suis certain qu'il a d'autres problèmes. Il doit, par exemple, comme nous, devenir conscient de ce qui jusqu'à présent était au-delà de sa conscience, et le visualiser. Nous ne pouvons imaginer ce qui nous dépasse. Il existe des milliers de moyens et de manières d'élargir sa conscience dont pour l'instant nous ignorons tout.

Q. Pourriez-vous préciser la différence entre idéalisation et aspiration ?
R. L'aspiration se poursuit tout au long de notre vie, tout au long de celle du Maître, et au-delà, éternellement. C'est une fonction de l'esprit d'aspirer à quelque chose d'autre, quelque chose qui nous dépasse ; tant que nous n'avons pas atteint l'au-delà, nous ne savons pas qu'il existe. Si nous limitons la conscience, la source, ce que nous appelons Dieu, à ce que nous sommes capables d'en imaginer, nous rabaissons Dieu à pratiquement rien, car nous sommes incapables d'imaginer, même avec les plus grands efforts, la nature de Dieu. Nous avons constaté l'amour de Dieu, nous avons constaté la sagesse de Dieu, nous ignorons tout de la volonté de Dieu. Pouvons-nous imaginer la volonté de Dieu ? Savons-nous ce qu'est la volonté de Dieu ? La volonté est le dessein. Le Bouddha a montré la sagesse de Dieu, Maitreya a montré l'amour de Dieu à travers Jésus. Maitreya montrera aujourd'hui la sagesse, l'amour et la volonté de Dieu. C'est la nouvelle révélation apportée par Maitreya. La volonté de Dieu est une chose à laquelle l'humanité n'a guère réfléchi jusqu'à présent. Nous pensons que c'est elle qui déclenche les catastrophes naturelles. Lorsqu'il y a un ouragan, ou une éruption volcanique, par exemple, nous disons que c'est « la volonté de Dieu », mais cela n'a rien à voir avec la volonté de Dieu. La volonté de Dieu est quelque chose de totalement différent. Je laisserai à Maitreya le soin de tracer les grandes lignes du dessein de Dieu. Au cœur même de notre existence se trouve un immense secret qui est le dessein de la vie, le dessein de Dieu. C'est ce que Maitreya révélera cette fois-ci au monde. L'idéalisation est la capacité du mental humain d'idéaliser, de visualiser, un état qui n'existe pas encore, ce n'est pas la même chose que l'aspiration. Cette capacité est étroitement liée à la qualité de l'aspiration, au niveau où se situe celle-ci, comme je l'ai expliqué précédemment. L'idéalisation d'une personne polarisée sur le plan astral est différente de celle d'une personne polarisée sur le plan mental, et différente également de celle d'une personne polarisée sur le plan spirituel. Nous devons prendre tout cela en compte.

Q. L'article du Maître et votre conférence nous donnent espoir et confiance en l'avenir et ils revêtent une importance particulièrement significative à tous les niveaux, dans nos vies personnelles, dans la vie de groupe et dans le monde. Ils replacent l'Histoire et la guerre dans leur contexte.
R. Nous devons savoir que les guerres sont mauvaises et nullement nécessaires. Une fois déclenchées, elles font partie du conflit qui dirige l'évolution. Cependant il existe toutes sortes de conflits qui n'entraînent pas la guerre. La guerre est le conflit porté à l'extrême, le désir de certains groupes de se débarrasser de ceux qui pensent différemment. Ou cela peut être tout simplement le moyen le plus rapide de tout accaparer, et de se débarrasser des opposants. Malheureusement les armes modernes sont si destructrices que la guerre est devenue la menace majeure pour la survie de la race humaine.

Q. Il semblerait que notre monde soit aujourd'hui en crise, les paires d'opposés étant plus nettes que jamais : un matérialisme flagrant d'un côté et une pauvreté abjecte de l'autre. L'épée de clivage de Maitreya force l'humanité à faire un choix – nous devons partager ou mourir. Pouvez-vous donner votre avis ?
R. Les gens ne comprennent pas ces paroles de la Bible : « Je viens non pas pour apporter la paix mais l'épée. » (l'épée de clivage) « Je dresserai les hommes contre les hommes, les fils contre les pères, le frère contre le frère. » C'est une façon symbolique de souligner le fait que l'humanité ne voit pas le meilleur chemin à prendre, car elle est dépourvue de jugement et de tolérance, et mal éduquée, si bien qu'elle a tendance à suivre la mauvaise voie, pas toujours, bien sûr, mais le plus souvent. Et tout cela tourne à la catastrophe et débouche sur la guerre. Si l'humanité connaissait le chemin à suivre, il y aurait bien sûr des conflits mais ils ne conduiraient pas à la guerre ni à une destruction massive.
L'épée de clivage est bel et bien réelle, mais elle est sans doute différente de ce que nous imaginons. L'épée de clivage est en fait l'énergie d'amour. L'énergie d'amour est l'épée qui crée le clivage dans le monde. Le clivage, c'est la différence, la séparation, et cependant nous devons essayer de comprendre que cette énergie est envoyée dans le monde par Maitreya, qui est l'Avatar de l'Amour. Il répand cet amour dans le monde et celui-ci stimule tout un chacun, les bons comme les méchants, ceux qui font preuve d'altruisme, mais aussi ceux qui se montrent cupides et égoïstes. Tout le monde sans exception est stimulé. L'énergie elle-même est purement impersonnelle, elle n'est ni bonne, ni mauvaise. C'est une énergie qui stimule, qui rassemble les peuples, et même les particules de matière assurant la cohésion du monde. Les particules de matière de notre corps sont maintenues ensemble par cette même énergie. C'est Dieu le Fils, l'aspect Christ, l'aspect conscience. Cette énergie d'amour relie entre elles les particules de matière sans lesquelles le monde n'existerait pas, et lorsqu'elle est déversée massivement, comme c'est le cas depuis de nombreuses années, elle crée l'épée de clivage.
Elle stimule le bien, et celui-ci apparaît clairement aux yeux de tous, et c'est la même chose pour le mal. Cependant c'est un trait humain de voir plutôt le mal et l'on entend les gens dire : « Vous affirmez que le monde change en bien, mais nous ne voyons rien d'autre que la guerre, et des rumeurs de guerre, de nouvelles maladies, des gens qui perdent leur emploi et des immigrés qui prennent notre travail, et tout ne fait qu'empirer. Cela ne fait aucun doute. Tout est en train d'empirer, de devenir plus matérialiste, il existe de la corruption partout, regardez Enron, Worldcom, toute cette corruption qui suinte des grandes sociétés. Nous voyons la criminalité, la toxicomanie, etc., augmenter partout dans le monde. On ne peut pas dire que le monde est meilleur. Au contraire les choses sont pires que jamais. »
Pour eux les choses sont pires parce qu'ils ne voient que le pire. Mais, s'ils voulaient ouvrir les yeux, et regarder les choses avec davantage de discernement, ils verraient un nouveau monde, ils verraient des différences, davantage de tolérance, des idées nouvelles. Ils n'oublieraient pas la libération de Nelson Mandela après 27 ans de prison, la fin de l'apartheid, la réunification de l'Allemagne, la division en Etats autonomes de l'Union soviétique qui reposait sur une « unité » imposée au peuple russe par une élite. Le monde a changé de manière spectaculaire. La guerre froide est terminée. Les Etats-Unis et la Russie ne sont peut-être pas des pays amis, mais ils entretiennent des relations cordiales. Un dialogue est possible entre eux.
Tout cela résulte de la loi d'amour. Celle-ci crée l'épée de clivage permettant ainsi à l'humanité de voir clairement le choix qui s'offre à elle. Partager et recréer le monde, permettre à tous les peuples de vivre ensemble dans la paix et l'abondance, créer un monde « où personne ne connaît la privation, où tous les jours sont différents, où la joie de la fraternité se manifeste à travers tous les hommes », comme le dit Maitreya (Message n° 3). Ou continuer comme avant, sans rien faire contre la corruption et la misère, et assister finalement à l'anéantissement de notre monde. Tel est le choix placé devant l'humanité. Maitreya mettra cela en évidence et le choix sera très clair. Mais les choses sont déjà claires aujourd'hui. Nous devons choisir entre le partage et la justice pour tous, ou un fossé grandissant entre les peuples et une guerre qui détruirait toute vie. Voilà l'épée de clivage.
Les paires d'opposés n'ont jamais été aussi claires. D'un côté, un matérialisme flagrant, des marchés boursiers qui chancellent sous les assauts d'une cupidité grandissante, et de l'autre, des gens qui meurent de faim par millions. L'épée de clivage de Maitreya force l'humanité à faire un choix : partager ou mourir. Maitreya l'exprime clairement : « Les hommes doivent partager ou mourir. Il n'existe pas d'autre issue. » Lorsque nous comprendrons que nous devons partager ou mourir, il est évident que nous accepterons le partage et ainsi seront créées les conditions qui permettront à tous de vivre en paix.

Q. Les conflits de groupe mettent en lumière nos mirages. Nous essayons d'éviter le conflit mais nous devons nous attendre à des conflits dans la vie. Ceux-ci accélèrent le processus qui permet de se débarrasser du mirage. Qu'en pensez-vous ?
R. Le conflit peut accélérer ce processus par la douleur, ou la souffrance qu'il engendre. Lorsque l'humanité verra clairement qu'il n'est plus possible qu'un tiers des hommes vivent dans l'abondance et deux tiers dans une pauvreté abjecte, lorsque nous ne supporterons plus ce mirage, les choses changeront. Il nous est impossible de continuer ainsi. Si nous essayons, nous détruirons toute vie sur cette planète. C'est peut-être la raison majeure de la présence de Maitreya dans le monde dès aujourd'hui. S'il avait attendu plus longtemps, il aurait pu être trop tard. Vous découvrirez que son timing est parfait.




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Les Paires d'opposés - Questions et réponses (2/2)

par Benjamin Creme

Q. Un individu moyen comme nous peut-il accéder parfois au mental supérieur ?
R. Un individu moyen pourrait accéder au mental supérieur dans certaines circonstances particulières, par exemple en méditation ou dans un état de grande exaltation, résultant d'une bénédiction qui a pu être donnée. C'est possible, mais pas en règle générale, car nous devons encore comprendre et fonctionner à travers notre propre véhicule mental. Nous pourrions être ouverts à la stimulation d'une bénédiction émanant d'un esprit supérieur qui nous offrirait une vision de la vie du point de vue de l'âme. C'est tout à fait possible. 
 
Q. L'accès au mental supérieur est-il une approche raisonnable pour résoudre le problème des paires d'opposés ?
R. Cela n'a rien à voir avec les paires d'opposés. Le mental supérieur est le véhicule de l'âme. Ce qui a trait aux paires d'opposés ne peut être vu qu'une fois que l'âme s'est incarnée, car les paires d'opposés existent seulement pour une âme en incarnation. C'est l'âme amenée à fusionner avec la matière qui crée les paires d'opposés.
En admettant qu'une personne soit suffisamment intelligente, et capable de méditer et de voir le monde comme l'âme le voit, cette expérience, si elle était assez forte ou assez fréquente, pourrait l'aider à résoudre les paires d'opposés. Mais à la fin du processus elle ne les verrait plus. Les paires d'opposés sont tout simplement une illusion. Cependant il nous faut traverser cette illusion avant de savoir que cela en était une. Si nous pouvions voir les opposés comme l'âme les voit, nous les verrions comme une illusion. La question de savoir si cela nous aiderait ou non dépend de chaque individu.
 
Q. Pourriez-vous commenter la relation qui existe entre le désir et l'aspiration, et la satisfaction de soi et l'aspiration ? Qu'est-ce qui se passe dans ce dernier cas ? Y a-t-il un manque de friction avec les gens qui sont satisfaits d'eux-mêmes ?
R. L'aspiration est du désir, mais le désir est orienté vers l'ego alors que l'aspiration ne l'est pas. Elle est orientée vers un nouvel état, un état meilleur, un état de libération, quelque chose qui dépasse le présent. Elle n'est pas orientée vers l'ego comme lorsque quelqu'un déclare : « Je souhaite être meilleur dans tel ou tel domaine. » Cela, c'est du désir. L'aspiration est un désir abstrait pour un meilleur état d'être, qui n'a rien à voir avec l'individu en particulier. L'individu ordinaire éprouve du désir, mais l'individu détaché éprouve de l'aspiration. L'aspiration est l'essence même de la spiritualité de l'individu détaché.
 
Q. Il y a pourtant un but recherché ?
R. Le sixième rayon, qui est celui de l'idéalisme, domine la vie américaine. Les Etats-Unis vivent dans le véhicule de la personnalité. Telle est la réalité d'aujourd'hui. Le principe du désir est extrêmement puissant lorsqu'il s'exprime à travers le peuple américain : le désir de richesse, d'argent, le désir de tout contrôler, d'être le meilleur, le plus grand, de gagner. Tous ces désirs émanent de la personnalité.
L'aspiration de l'âme des Etats-Unis, qui est une âme de deuxième rayon, est tout à fait différente : elle est de servir le monde, d'aider, d'améliorer la vie des hommes. Cette aspiration n'a guère la possibilité de se faire entendre car la personnalité est si puissante, si envahissante, que l'aspect de l'âme s'exprime seulement de temps en temps, comme elle l'a fait par exemple avec le Plan Marshall, l'aide économique américaine pour la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale.
Le monde, comme l'a déclaré le Maître Djwhal Khul, attend que l'âme des Etats-Unis se manifeste. Lorsqu'elle le fera, elle adoptera les idées du Christ, et elle les mettra à exécution aussi vite que possible, en utilisant sa personnalité. L'âme apportera la vision et la vitalité spirituelle nécessaire, mais le désir, une fois encore, de surpasser les autres, de donner au monde le meilleur, de faire mieux que ce qui a jamais été fait, de faire régner la liberté la plus grande, la meilleure justice qui ait jamais existé, cette ambition viendra de la personnalité. Vous verrez.
Les Etats-Unis seront le pays qui fera les plus grands sacrifices en faveur de l'environnement. Au lieu de dire : « Non, nous n'avons rien à voir avec le Protocole de Kyoto. C'est anti-américain. C'est contre notre intérêt », ce sera l'opposé. Lorsque le deuxième rayon de l'Amérique adoptera les idées de Maitreya et s'efforcera de les mettre en pratique, il le fera à travers le sixième rayon de la personnalité, et les Américains seront les meilleurs. Vous verrez. La devise sera : plus tôt, plus vite, plus grand, mieux.
 
Q. Vous avez parlé du cœur sacré, ou du cœur spirituel, de l'homme. Existe-t-il réellement un moyen pratique qui nous permette d'en faire l'expérience, de le sentir, et de commencer ainsi à savoir par nous-mêmes que nous sommes des âmes ?
R. La première chose est de vous reconnaître en tant qu'âme. C'est la raison pour laquelle le principe christique naît dans le sanctuaire du cœur de l'homme, ou de la femme, en incarnation. C'est toujours de la matière, mais dans cette matière naît la lumière et l'amour de l'esprit. Ce principe christique, à peine perceptible au début, grandit peu à peu et il vous conduit à la première initiation. Pour finir, il vous mènera à la cinquième initiation. C'est le même principe qui nous guide à travers le long processus de l'initiation, jusqu'à ce que nous ayons atteint la perfection et que le travail de l'âme soit achevé.
Il vous éveille au fait que vous êtes une âme. Toutes les religions du monde ont eu pour but d'instruire l'humanité, car toute religion est un sentier qui mène à Dieu. Même si sa description du sentier est plus ou moins déformée, la religion, correctement comprise, est une méthode visant à nous montrer que nous sommes en réalité des âmes.
Nous sommes des âmes qui se sont revêtues de matière, se sont incarnées, et traversent un processus de retour vers l'état originel de pur esprit, enrichies de toute l'expérience que leur a apportée le séjour dans la matière. Grâce à cela l'aspect matière de notre planète est sans cesse perfectionné, spiritualisé.
Nous remplissons une fonction. Le but, le rôle de l'humanité est de spiritualiser la matière. Nous le faisons tout d'abord par la spiritualisation de notre propre corps. Nous élevons la matière, étape par étape. La matière est essentiellement de la lumière, mais elle ne ressemble pas à de la lumière tant qu'elle se trouve dans la forme. Nousmontrons que cette forme peut devenir de plus en plus raréfiée, de plus en plus lumineuse. Des particules subatomiques de plus en plus nombreuses sont attirées vers les corps physique, astral et mental au cours du processus d'évolution jusqu'à ce que, pour finir, il n'y ait plus que de la lumière. Un Maître est une personne d'aspect physique solide, comme vous le constaterez, mais son corps n'est pas assujetti aux lois de la matière. Il est assujetti uniquement aux lois gouvernant la lumière sur notre planète. Il a conquis la mort. Il a dépassé la vie sur le plan physique. Celui-ci n'a plus de réalité pour lui, mais en fait, il n'en a jamais eu, si ce n'est de manière relative.
La réalité est qu'il n'existe qu'un tout. Ce tout possède deux pôles, que nous appelons esprit et matière. Ce sont deux parties d'un même ensemble et chacune a le potentiel de l'autre. Tel est le secret. Ce n'est pas la même chose que si tout était esprit et que la matière ne comptait pas. Cette idée a régné au cours des deux derniers millénaires où l'on a nié la réalité du corps physique. Celui-ci a été honni des chrétiens. Ils l'ont haï et crucifié. La crucifixion est le principal symbole de la chrétienté, alors que ce devrait être la résurrection. La résurrection hors de la matière, dans l'esprit.
Les Maîtres ne rejettent pas le plan physique. Deux tiers d'entre eux sont dans des corps physiques, c'est ainsi qu'ils apparaissent sur la Terre. Mais ils ne sont pas limités par les fonctions du plan physique. Ils n'ont nul besoin de manger, de dormir, d'aller faire des courses, d'aller chez le coiffeur ou d'acheter des vêtements. Tout ce qui leur est nécessaire, ils peuvent le créer par la pensée. Ceci grâce à la compréhension des lois gouvernant l'esprit et la matière.
Il n'existe, fondamentalement, que l'esprit, mais l'esprit possède plusieurs niveaux, et nous appelons matière le niveau le plus bas. L'esprit et la matière sont considérés comme ne faisant qu'un, mais ils sont distincts dans le processus d'incarnation. Ils sont alors mis en relation de manière à ce que s'accomplisse ce qui ne pourrait l'être autrement. Nous ne pouvons spiritualiser la matière si nous n'avons pas de matière.
Le corps de cette planète doit être perfectionné. C'est le corps d'expression d'un grand Etre cosmique, qui est sur le sentier du perfectionnement. Un jour, ce monde sera une orbe brillante dans les cieux qui révèlera sa beauté rayonnante à tous les télescopes qui l'auront pris pour mire. Grâce à nous qui le perfectionnons peu à peu, qui le spiritualisons par notre action en tant qu'âmes venant en incarnation.




Home CONFERENCE D'OUVERTURE DES RENCONTRES 2002 A SAN FRANCISCO

Les paires d'opposés

par Benjamin Creme

L'article suivant est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme à la rencontre des groupes de transmission qui s'est déroulée dans les environs de San Franscisco, aux Etats-Unis, en août 2002.


Les paires d'opposés

Par le Maître –, à travers Benjamin Creme, Partage international, juillet 1989

Depuis que l'homme est apparu sur la Terre, son histoire n'a été qu'une longue suite de conflits et de luttes, d'agressions et de guerres. Il n'y a guère eu d'époque où ces tendances n'aient été dominantes, si bien qu'elles sembleraient constituer la nature essentielle de l'homme. Pourtant, en dépit des apparences, ce n'est nullement le cas. Pourquoi alors, l'homme présente-t-il une image aussi déformée de lui-même ? D'où lui vient cette propension à l'action chaotique et à la violence destructrice ?

L'homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. Au cours d'innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés, l'âme de l'homme a cherché à exprimer sa nature divine dans le temps et l'espace. Lorsqu'elle se crée une contrepartie physique, elle la dote des moyens qui lui permettront d'évoluer vers sa propre perfection. C'est ainsi que le Plan de Dieu s'accomplit.

La clé de ce développement est l'aspiration. En chaque homme demeure le désir de perfection et le besoin d'exprimer le bien, le beau et le vrai : les attributs de l'âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n'est dénué du désir de s'améliorer, peu importe comment il l'exprime. Il n'existe personne en qui cette aspiration ne serait présente. Comment alors expliquer les aberrations de l'homme, sa violence et sa haine ?

La réponse se trouve dans la position unique qu'il occupe, point de rencontre de l'esprit et de la matière, et dans les tensions que suscite la coexistence de ces deux aspects en lui. L'homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, sujette aux limitations qu'elle impose. Sa lutte pour la perfection consiste à résoudre l'opposition inhérente aux deux pôles indissociables de sa nature et à les conduire à une union complète.

La domination de la matière

Au moyen d'incarnations répétées, le processus d'évolution atteint progressivement ce but, jusqu'à ce que la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l'esprit. Le Plan s'est alors réalisé et un autre Fils de Dieu est retourné chez lui.

Pendant très longtemps, la domination de la matière fait obstacle à l'expression de l'âme ; l'évolution se poursuit, mais lentement. Lorsqu'il a résolu le conflit entre les pôles opposés de sa nature, l'homme réalise que la dichotomie n'est qu'apparente, et les oppositions irréelles. Il réalise alors que tout est Un, que l'esprit et la matière ne sont que deux aspects d'un Tout divin, et que les limitations du passé ne sont rien d'autre qu'illusion.

Sans ce conflit entre les opposés et la friction qui en résulte, les progrès de l'homme seraient vraiment lents. La friction est le feu qui le pousse sur son chemin, l'aspiration, la lumière qui l'appelle toujours plus haut.

C'est ainsi que l'homme, avec le temps, abandonne les limitations de la matière, en revêtant celle-ci du rayonnement de sa vérité spirituelle. L'homme a pour mission de spiritualiser la matière et d'amener la substance de la planète, dans chaque règne, à devenir le reflet parfait de l'Homme céleste dont elle est le corps. Le conflit et la guerre, la violence et la haine, ne sont que des manifestations temporaires de l'incapacité de l'homme, dans son état actuel, à manifester sa véritable nature. Le temps est proche où sa vérité prévaudra, où sa beauté rayonnera et où sa bonté éclatera aux yeux de tous.


« Les paires d’opposés », un sujet d’une importance capitale : rien de moins que la démonstration par mon Maître de notre existence en tant qu’âme. Et également l’énoncé des raisons qui font que, pendant très longtemps, il est bien difficile pour l’âme de se manifester à travers l’homme et pour l’homme de se manifester comme âme. Naturellement, du point de vue de l’âme le temps ne compte pas, car elle ne fonctionne pas dans le temps. Mais du point de vue de ce qui fonctionne dans le temps, les corps physiques qui se succèdent à travers les siècles, il semble s’écouler une période interminable avant que l’âme puisse réellement manifester sa propre nature à travers son reflet, l’homme ou la femme en incarnation. Que cela ne puisse se faire du jour au lendemain, c’est bien sûr évident. L’âme s’incarne dans la matière. Elle se pourvoit d’un corps physique, d’un corps émotionnel et d’un corps mental, dont la personnalité, réflexion de l’âme sur le plan physique, est la synthèse. La différence de vibration entre l’âme et les différents corps empêche toute possibilité de fusion immédiate, ou même relativement rapide, entre elle et eux. 

Selon les Maîtres, l’homme est apparu pour la première fois sur la Terre il y a dix-huit millions et demi d’années. C’est long. Nous sommes à l’œuvre depuis tout ce temps. Pouvez-vous imaginer combien cela vous paraîtrait épuisant si vous vous en souveniez ? Dix-huit millions et demi d’années de luttes pour parvenir à ce point, cela paraît démesurément long.

Et pourtant, il semble bien qu’il ait rarement existé une période où nous n’ayons connu ni conflit et lutte, ni agression et guerre. On a dit que ce continent, l’Amérique du Nord, avait été découvert par Christophe Colomb. Mais les Vikings y sont venus longtemps auparavant. Ils ont débarqué ici au VIIIe siècle, ils se sont peints le visage et le corps, et ils ont rencontré et combattu d’autres hommes dont la peau était encore davantage peinte.

« Il n’y a guère eu d’époque où ces tendances n’aient été dominantes. »

Pouvez-vous imaginer que pendant dix-huit millions et demi d’années il y a rarement eu un week-end tranquille. Il y avait toujours une guerre en train de commencer, ou bien chacun se reposait en attendant le lundi pour recommencer à se battre, si bien qu’il semblerait que ce perpétuel état de conflit reflète notre véritable nature. Est-ce vrai ? Est-il possible que ce comportement agressif représente la nature intrinsèque de l’homme, de l’humanité dans son ensemble ?

Le Maître dit qu’en dépit de toutes les apparences contraires, et elles sont nombreuses, ce n’est absolument pas le cas. Si un Maître le dit, c’est qu’il le sait. Les Maîtres le savent car ils ont la vision d’une époque, d’un monde où les choses seront différentes. La nature essentielle de l’homme, et de la femme, est autre que le conflit, la lutte, l’agression et la guerre. Pourquoi, dans ce cas, offrons-nous une image aussi terrible, aussi déformée, de notre véritable nature ?

« D’où lui vient cette propension à l’action chaotique et à la violence destructrice ? »

Selon l’enseignement ésotérique, chaque génération amène en incarnation ceux qui sont dotés des capacités nécessaires pour résoudre les problèmes de leur temps. Ceci permet à l’humanité de poursuivre son évolution. Il existe toujours une nouvelle génération qui voit les problèmes, est capable de les traiter d’une manière neuve et de les résoudre, préparant ainsi la voie pour l’humanité dans son ensemble. Mais en même temps, bien sûr, il existe cette tendance au conflit, inhérente aux relations entre l’esprit et la matière.

« L’homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. »

Cette affirmation est le truisme ésotérique de tous les temps. Nous sommes en réalité des âmes en incarnation. Des âmes parfaites, identiques à celui que nous appelons Dieu, l’Homme céleste qui est l’âme de cette planète, celui qui nous a créés et dont nous sommes les formes-pensées. Dieu a conçu un plan d’évolution et nous y a inclus, en tant que l’un des aspects de ce Plan, en tant qu’élément partiel, mais important, de l’ensemble. En rapprochant l’esprit et la matière, il a créé l’homme.

« Au cours d’innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés. »

L’humanité existe depuis dix-huit millions et demi d’années (et pour combien de temps encore ?). A quel moment notre âme a-t-elle commencé à prêter attention à la matière à travers laquelle elle s’exprimait sur le plan physique ? C’est ce moment qui détermine notre niveau d’évolution. Lorsque notre âme voit que nous sommes prêts à commencer à exprimer, quelque peu, sa propre perfection, à manifester dans le processus d’incarnation les qualités qui sont les siennes – la vérité, la beauté, l’intelligence, l’aspiration à la perfection – notre véritable évolution commence. Le moment où cela s’est produit pour chacun détermine notre niveau d’évolution.

Au cours d’innombrables incarnations, l’âme cherche à exprimer sa nature divine dans le temps et dans l’espace, à travers des personnalités successives (à travers des corps physiques, émotionnels et mentaux), tantôt en tant qu’homme, tantôt en tant que femme. Elle satisfait ainsi son désir, son aspiration à refléter sa propre nature et ses propres qualités dans une contrepartie physique. Elle dote cette réflexion d’elle-même des moyens d’évoluer vers la perfection. C’est ainsi que se met en place le Plan de Dieu.

Mais des millions de personnes ignorent qu’il existe un Plan. C’est un état de fait regrettable. Probablement le plus regrettable qui soit, mis à part l’ignorance presque totale de notre existence en tant qu’âmes. La première chose, la première réalité, qui devrait à mon avis être enseignée, c’est la constitution humaine : le fait que notre nature est essentiellement spirituelle, que cette nature spirituelle, cette divinité, cet esprit, se reflète à un taux de vibration légèrement inférieur en tant qu’âme humaine et que celle-ci à son tour se reflète sur le plan physique en tant qu’homme ou en tant que femme. L’évolution procède selon un Plan. Les Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle sont les Gardiens de ce Plan.

Si chacun le savait, ou pouvait l’admettre comme une hypothèse, le monde serait extrêmement différent. Les gens ne sachant pas qu’il existe un Plan, n’ont aucune idée de ce vers quoi ils se dirigent. Ils sont entraînés par le grand aimant de l’évolution, et le résultat est qu’ils n’ont pas réellement de libre-arbitre. Ils sont simplement poussés par les circonstances, circonstances auxquelles ils réagissent, naturellement, selon le niveau d’évolution qu’ils ont atteint.

Ce qui est nécessaire, avant tout autre chose sans doute, est une rééducation de l’humanité, de sorte que chacun sache que l’évolution procède selon un Plan, et qu’il peut jouer un rôle dans ce Plan. Nous pouvons devenir conscients et agir dans le sens du Plan. Le chaos, l’agression et la guerre, le conflit et la lutte, résultent de l’ignorance de l’existence même d’un Plan et de sa nature. Cette ignorance fait que nous ne savons comment diriger nos vies. Il existe de grandes lois gouvernant le processus de l’évolution, et l’âme dote son véhicule des moyens d’évoluer. La clé de ce développement est l’aspiration. Tout ce qui évolue, depuis le grain de sable jusqu’à l’être le plus évolué que vous puissiez imaginer, l’ange ou l’avatar le plus rayonnant qui soit, a atteint le niveau où il se trouve grâce à l’aspiration.

Il fut un temps où toute vie se situait dans la mer. Les océans détenaient la majeure partie de la vie sur cette planète. Sur les parties émergées le règne végétal faisait ses débuts, lorsque quelques créatures marines sortirent de la mer pour accéder à la terre ferme.

Cela a dû être une expérience extraordinaire pour les premiers poissons, ou les premiers reptiles, qui sont sortis de la mer et ont réussi à atteindre un sol relativement sec. Ils ont dû apprendre à respirer et à se mouvoir différemment. Ils ont dû apprendre à marcher, maladroitement au début, puis avec une plus grande facilité, jusqu’à ce qu’ils soient capables de courir plus vite que ne le fait un cheval aujourd’hui.  

Tout ceci ne s’est pas fait par hasard. C’est le résultat de l’aspiration. Il est difficile d’imaginer l’aspiration d’une créature marine à se rendre sur la terre ferme, cependant sans aspiration cela ne serait jamais arrivé. Aucun changement ne se fait sans l’aspiration au changement. Un changement de cette nature, passer de la vie dans la mer à la vie sur terre, fut un changement capital. C’était obéir à une volonté intérieure, à une aspiration au changement, le désir d’accéder à une condition de vie meilleure, plus élevée, à une perfection non imaginée jusqu’alors, mais pressentie comme une possibilité. Nous-mêmes évoluons exactement de la même manière.

Grâce à l’aspiration nous avons un idéal. Nous réagissons aux énergies envoyées dans le monde par la Hiérarchie des Maîtres, les Gardiens du Plan, et en réponse nous aspirons au changement. Nous avons la vision d’une situation différente et meilleure, plus parfaite, que ce soit dans le domaine politique, économique, social, scientifique, culturel ou autre. Cette capacité à envisager quelque chose de mieux, quelque chose qui se rapproche davantage de la perfection qu’instinctivement nous savons possible, nous fait évoluer. Nous savons instinctivement ce qui se trouve dans le mental du Logos car, fondamentalement, nous sommes des âmes, des réflexions exactes du Logos que nous appelons Dieu, le Logos de la planète Terre, l’Homme céleste dont nous sommes l’idée.

C’est ainsi que nous évoluons, et créons de nouvelles conditions. C’est la raison pour laquelle des êtres vivants ont pu sortir de la mer et s’habituer à vivre sur la terre ferme.

« La clé de ce développement est l’aspiration. En chaque homme demeure le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau, le vrai : les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dénué du désir de s’améliorer, peu importe comment il l’exprime. »

Il existe peut-être quelques exceptions. Certains hommes politiques d’aujourd’hui, ou d’hier, trouvent difficilement leur place dans ce contexte. Mais, soyons généreux. Acceptons ce que dit le Maître, l’idée que personne, quels que soient ses défaillances, ses insuffisances, son goût du pouvoir, son avidité, n’est dépourvu du désir de devenir meilleur. Chacun a le sens du bien, même si, bien souvent, il en fait une interprétation totalement erronée et crée la destruction.

« Comment expliquer alors les aberrations de l’homme, sa violence et sa haine ? » Comment expliquer, par exemple, l’attitude de certains des hommes qui dirigent le monde aujourd’hui ?

« La réponse se trouve dans la position unique que l’homme occupe, au point de rencontre de l’esprit et de la matière, et dans les tensions que suscite la coexistence de ces deux aspects en lui. »

Tel est le secret. Nous sommes des âmes, des êtres spirituels parfaits, sublimes, identiques au Dieu dont nous émanons. Mais notre enveloppe est à l’opposé de l’esprit, apparemment tout au moins. Elle est faite de matière : la matière de notre corps physique, émotionnel et mental. Notre corps mental, lui-même, cette chose ténue que nous appelons pensée, est de la matière, s’exprimant à un niveau particulier. Dans cette matière, une grande réorganisation se met en place. Nous l’appelons évolution. L’âme s’incarne dans la matière et traverse le conflit très long, en apparence interminable, entre ce que nous appelons esprit et ce que nous appelons matière.

Telle est la raison de la violence et de la haine qui ont régné pendant des siècles et des siècles – 18,5 millions d’années – au point que parfois l’humanité fut au bord mê-me de l’extermination. Le règne animal est à l’origine de la mort de bien des hommes, mais les hommes eux-mêmes se sont souvent entretués, pour de la nourriture, pour un lopin de terre, pour une domination avide sur leur territoire. L’homme a un côté avide, qui vient de sa mauvaise interprétation du sens et du but de la vie. Certains pensent qu’il est normal de s’emparer du territoire des autres, d’y installer des commerçants, puis de baptiser ce territoire « empire ».

L’impérialisme est presque aussi vieux que l’humanité, et il perdure. Le désir d’être le plus grand et le meilleur existe toujours. Bien sûr, plus nous devenons grands et meilleurs, plus nous devenons puissants, et plus encore nous avons la possibilité de le devenir. C’est ce que les pays impérialistes ont fait de tous temps. C’est ainsi que les Romains ont conquis tout le monde alors connu, toute l’Europe et l’Asie mineure, la route des Indes, et en Occident la route vers l’Allemagne et ses plaines, la France, l’Espagne et même la Grande-Bretagne, en traversant la Manche.

Regardez ce que les Romains ont fait. Ils étaient partout, mais cela ne leur suffisait pas. Aussi que firent-ils ? Lorsque le monde s’ouvrit davantage, notamment grâce aux explorateurs espagnols et portugais, les Romains se dirent : « Cela ne va pas du tout. Nous avons perdu notre pouvoir. Plus personne ne pense à Rome. » Et les Romains se sont incarnés en tant qu’Anglais. Ils ont entrepris de reconquérir le monde et cette fois ils s’emparèrent de sa plus grande partie, environ les trois-quarts, et ils lui ont donné le nom d’Empire britannique. C’est bien sûr de l’impérialisme.

En s’incarnant en tant qu’Anglais, ils eurent la possibilité de bâtir un empire plus grand que Rome n’en avait jamais connu. Les Romains construisirent des routes, les Anglais construisirent des chemins de fer. Ils purent aller plus loin et plus vite, et cela créa une ouverture vers le monde entier. Les Romains sont encore à l’œuvre. 

« L’homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, sujette aux limitations qu’elle impose. »

Tel est le problème. Tout cela a trait au niveau de vibration. La matière, relativement parlant, par rapport à l’âme, est inerte. Elle ne vibre pas, ou elle vibre si lentement que pendant de longs siècles l’âme ne peut l’utiliser, si ce n’est de manière très rudimentaire, au sens où elle lui permet de s’incarner et de se construire un véhicule, un homme, ou une femme, qui grandit, a des enfants et meurt. C’est la façon dont les choses progressent, mais cela dure une éternité.

La matière est inerte, elle ne répond pas aux vibrations de l’âme, à ce que le Maître appelle la beauté, la vérité, la bonté de l’âme. Et cependant l’être qui se trouve dans ce corps, emprisonné dans la matière, éprouve, du fait même qu’il est une âme, un désir de perfection, le sentiment qu’il existe quel-que chose de meilleur. Il vient un moment, dans l’histoire de chacun, où l’âme se penche vers son reflet et s’exclame : « Regardez, regardez cela. » Elle appelle ses amis.
« Regardez, regardez ! Vous voyez ? Cela bouge. Regardez. Cela bouge à nouveau. Avez-vous vu ? Vous devez l’avoir vu. Regardez ! Il a bougé à nouveau. Il l’a fait. »

Cela me rappelle une anecdote. Cela se passait sur le bateau Queen Mary, où nous avons pratiqué un certain nombre de méditations de transmission. Un jour nous étions à l’intérieur, au niveau du pont, dans une salle magnifique. C’était pendant un week-end et le public était autorisé à venir sur le bateau, transformé en hôtel flottant, à Palm Beach, en Californie. Nous étions tous assis près des hublots et les visiteurs allaient et venaient. Nous les entendions, mais nous poursuivions avec bonheur notre méditation lorsque soudain il y eut une famille juste derrière moi, et quelqu’un dit à haute voix : « Regardez. Ce sont des mannequins. Regardez. Regardez ! Vous savez, c’est comme les statues de cire chez Madame Tussaud. Ce sont des mannequins de cire. Regardez-les tous assis. » Nous avions du mal à contenir notre envie de rire. Quelqu’un d’autre dit alors : « Ce ne sont pas des mannequins ! Regardez. L’un d’eux a bougé. Celui-là. » – « Où ? Je ne l’ai pas vu bouger. » – « Regardez, il bouge encore. » Nous nous tenions de plus en plus raides, en essayant de ne pas rire. Ils finirent par s’en aller, pas très certains de ce qu’ils avaient vu.

Il en va ainsi pour l’âme lorsqu’elle regarde vers le bas, et constate un petit effort spirituel dans sa contrepartie. Une petite lumière émane de la matière inerte et l’âme guide alors sa contrepartie, son véhicule, vers une forme ou une autre de méditation. Grâce à la méditation, l’âme peut finalement amener la matière à devenir plus sensible.

C’est à ce stade qu’intervient un moyen de relier ou de fusionner l’âme avec sa contrepartie, et de permettre ainsi à l’homme, ou à la femme, de répondre à l’impact de l’âme. Ce moyen est l’initiation. Les initiations, au nombre de cinq, furent créées pour tirer avantage du niveau atteint par l’humanité avancée de l’époque et, de cette manière, le lien avec l’âme s’est approfondi. Le processus de fusion s’est développé et l’évolution de l’humanité a progressé.

C’est un processus artificiel qui accélère l’évolution. Sans l’initiation, il faudrait des millions d’années supplémentaires de tension, de lutte, d’agression et de guerre pour amener cette fusion, ce yoga, cette union de l’esprit et de la matière. Une fois qu’une personne est arrivée au début du processus d’initiation, qui couvre les dernières vies d’une longue évolution, tout s’accélère.          

« Sa lutte pour la perfection consiste à résoudre l’opposition inhérente aux deux pôles indissociables de sa nature et à les conduire à une union complète. »

Telle est la chose nécessaire, amener à une union totale deux aspects en apparence totalement opposés : la véritable nature spirituelle, resplendissante de beauté et de bonté, de l’âme et l’inertie, la vibration bas-se, de la matière.

« Grâce à des incarnations répétées, le processus d’évolution atteint progressivement ce but, jusqu’à ce que la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l’esprit. Le Plan s’est alors réalisé et un autre Fils de Dieu est retourné chez lui. »

Quand ceci est pleinement réalisé, la cinquième initiation est passée et le Maître est libéré de l’attraction de la matière. Il existe une totale fusion entre l’âme et son reflet, entre l’esprit, la monade de l’Etre, dont l’âme est elle-même le reflet, et la contre-partie sur le plan physique, l’homme ou la femme que l’on peut voir dans un miroir. Lorsque cette fusion est accomplie, le voyage sur Terre est terminé. Ce n’est qu’un marchepied vers une autre grande expansion de conscience, sur des niveaux cosmiques, mais en ce qui concerne cette planète la tâche est accomplie.

« Pendant très longtemps, la domination de la matière fait obstacle à l’expression de l’âme ; l’évolution se poursuit, mais lentement. Lorsqu’il a résolu le conflit entre les pôles opposés de sa nature, l’homme réalise que la dichotomie n’est qu’apparente, et les oppositions irréelles. »

Qu’est-ce qui permet à ces deux pôles opposés de se rejoindre ? C’est le secret du processus d’évolution. Le rayon qui contrôle l’évolution humaine est principalement le quatrième, le rayon de l’harmonie par le conflit. Le but de l’homme, le désir inné de tous, est essentiellement de créer l’harmonie, l’unité. Chacun, selon le Maître, aspire de manière innée à l’unité, à l’harmonie, à la perfection, qualités qui reflètent la bonté, la beauté et la vérité de l’âme.

Ceci s’accomplit de façon magique grâce au quatrième rayon qui apporte la force vitalisante, la friction qui conduit un homme, ou une femme, sur le sentier de l’évolution. Telle est la condition humaine. L’agression, la violence et la haine sont des points de tension et de conflit que nous devons affronter. Ensemble ils constituent la friction qui résulte de notre assujettissement au quatrième rayon d’harmonie par le conflit. Pour finir ce rayon produit l’harmonie. Le but de tous ceux qui sont gouvernés par le quatrième rayon est de réaliser l’harmonie, qu’ils en aient conscience ou non, qu’ils en soient capables ou non. Les individus de quatrième rayon sont souvent remplis de conflit car ils sont l’exemple même de la lutte qui conduit l’humanité vers l’avant. Sans conflit, il n’y a pas de mouvement.

Bien sûr, si nous pouvions manifester immédiatement sur le plan physique l’harmonie de l’âme : son amour, son intelligence, sa volonté de bien, sa beauté, sa vérité, le conflit ne serait pas nécessaire, mais malheureusement nous en sommes incapables, étant donné la différence des niveaux de vibration. Pendant de longs siècles, la matière de notre corps, physique, astral et mental, est inadéquate pour exprimer le taux vibratoire, et par conséquent la nature, de l’âme. Et nous ne voyons pas la bonté, la beauté, la vérité qui la caractérisent. Ces qualités ne peuvent s’exprimer.

Nous avons un instrument que nous devons ajuster de mieux en mieux, et nos efforts en ce sens créent le feu qui rend cet ajustement possible. Ceci, ajouté au sentiment de perfection, à l’aspiration, nous fait progresser et nous élève vers quelque chose que nous ne voyons pas encore, mais dont nous sentons la présence, quelque chose de plus élevé et de plus parfait, comme la terre ferme pour une créature marine. Pouvez-vous imaginer quelle étape fut franchie par cette créature ? C’est, aux yeux de l’âme, la même que celle d’un individu plongé dans les ténèbres du plan physique et qui ne connaît pas encore la nature de l’âme, ou qui ne se considère pas comme une âme. C’est une étape du même ordre pour la conscience.

« Sans ce conflit entre les opposés et la friction qui en résulte, les progrès de l’homme seraient vraiment lents. »

Le quatrième rayon de l’harmonie par le conflit conduit l’humanité vers l’avant. C’est le rayon qui essaie de traiter le problème des paires d’opposés. Sa manière d’y parvenir, lorsqu’il est manié correctement, consiste à trouver le sentier qui passe entreles deux. Pour une personne de quatrième rayon, c’est la manière idéale de résoudre le problème posé par ces deux aspects de son être. C’est bien sûr très difficile à réaliser et c’est la raison pour laquelle cela prend très longtemps. Mais le quatrième rayon est le rayon le plus puissant dont dispose l’humanité à cet égard. Il existe d’autres rayons, comme le cinquième qui domine l’évolution mentale, mais le quatrième est précisément le rayon qui nous aide à résoudre les paires d’opposés. Il le fait en évitant d’accorder une importance trop grande à l’un ou à l’autre des deux aspects. 

Dans l’idéal, l’individu de quatrième rayon, confronté aux paires d’opposés, ne s’identifie ni avec l’esprit ni avec la matière. C’est ce qui donne au quatrième rayon d’une nature inférieure l’apparence d’être immoral, de ne pas s’embarrasser de certitudes éthiques. Il s’agit d’une attitude mutable, non engagée, dans lequel l’individu de quatrième rayon ne s’identifie pas avec la matière, mais pas tellement non plus avec l’esprit. Si nous ne nous identifions pas trop avec l’esprit ni avec la matière, nous pouvons marcher dans l’espace étroit qui se situe entre les deux. C’est la voie parfaite pour le développement de l’individu de quatrième rayon.

Quelque chose de ceci est valable pour l’humanité tout entière car, quels que soient les rayons de chacun, en ce qui concerne son évolution l’humanité est gouvernée par le quatrième rayon d’harmonie à travers le conflit. Le conflit est nécessaire au départ pour créer le feu qui nous conduit vers l’avant. Sans conflit, il n’y aurait pas de mouvement. Mais il vient un temps où l’individu évolué, quel que soit son rayon, doit réunir les deux aspects de sa nature. Nous sommes tous des âmes, et nous sommes engagés dans la matière. Comment résoudre le problème ? Je vous suggère d’employer la méthode du quatrième rayon et de marcher entre les paires d’opposés, ce qui signifie ne pas trop vous identifier avec l’un ou l’autre aspect. Cela signifie ne pas se montrer fanatique, en un mot, être détaché.

C’est l’essence même du détachement, et lui seul permet de faire ce voyage entre les paires d’opposés. C’est pourquoi Maitreya place le détachement au cœur de son enseignement. Et il n’est pas le seul : tout enseignement de nature spirituelle considère le détachement comme la meilleure méthode pour surmonter la dualité de notre nature – le fait d’être simultanément âme, esprit, et matière –, surmonter ce conflit et créer l’harmonie, en nous libérant de notre identification avec notre corps physique, nos émotions ou nos constructions mentales, que nous prenons pour le Soi. Et ainsi, dans cet état de détachement, accomplir un simple voyage entre les deux aspects opposés de notre nature.

Le détachement est la clé et l’aspiration la force motrice. Le conflit a été le feu nous poussant vers l’avant, mais l’aspiration est ce qui nous élève. Même un Maître aspire à un état supérieur. Quelle est l’aspiration d’un Maître ? Je ne puis vous le dire, mais un Maître lui-même aspire à quelque chose de plus élevé.

Même celui que nous appelons le Dieu de notre système solaire aspire à une forme plus élevée de système solaire. Le Dieu, l’Homme céleste qui est l’âme d’une planète, aspire à créer sur sa planète un monde correspondant à sa propre conception de la perfection. Il s’agit d’un processus créateur. Au fur et à mesure que nous contrôlons les élémentaux physiques, émotionnels et mentaux qui constituent la matière de nos différents corps, nous prenons peu à peu le contrôle sur ce processus d’évolution.

La clé est la radiation. Lorsque nous parvenons à un certain niveau, nous créons une radiation dans la matière. Cette radiation vient naturellement de l’âme. L’âme remplit sa fonction sur le plan physique, à travers notre corps physique, notre corps astral et notre corps mental, et ceux-ci commencent à rayonner. Ainsi l’âme spiritualise la matière. A chaque incarnation nous apportons dans nos corps un peu plus de matière de nature subatomique. Leur nature atomique se transforme progressivement en nature subatomique, qui est littéralement de la lumière. Nous répondons de plus en plus à la lumière de l’âme jusqu’à ce que celle-ci devienne prédominante dans notre vie en tant qu’individu. Nous ne nous identifions plus à la matière, nous maîtrisons sa nature.

A travers l’âme, les corps sont dotés de la qualité de radiation que l’initié apporte dans chaque vie, jusqu’à ce que, à travers les cinq initiations, la perfection soit atteinte : la matière du corps d’un Maître du cinquième degré est entièrement composée de lumière. Elle est arrivée à la perfection en ce qui concerne cette planète. Dieu dans un sens plus profond est alors connu, mais à travers l’aspiration, le Maître reçoit une indication, un aperçu de la voie qui se trouve au-delà, celle que l’on appelle la Voie de l’Evolution supérieure, dont nous-mêmes ne savons à peu près rien. Grâce à son aspiration, il a un aperçu de ce royaume éloigné, de cette expérience, de cet état, dans lequel il pourra fonctionner de manière encore plus lumineuse, plus puissante et plus créatrice qu’il n’a pu le faire à aucun moment, même en tant que Maître, sur cette planète.

Cette transformation atomique se produit tout d’abord à travers nos corps physiques, puis grâce à notre travail avec le règne animal, le règne végétal et le règne minéral. La substance de la planète dans chaque règne devient finalement une réflexion parfaite de l’Homme céleste, le Logos de notre planète, dont elle est le corps.

« Le conflit et la guerre, la violence et la haine, ne sont que des manifestations temporaires de l’incapacité de l’homme, dans son état actuel, à manifester sa véritable nature. »

La véritable nature de l’homme est une âme immortelle, l’expression parfaite du Logos de notre planète dont les qualités sont la bonté, la beauté et la vérité.

Quand ces qualités régneront sur l’ensemble de la planète, quand tous les règnes de la nature seront ainsi spiritualisés et de-venus parfaits, la tâche de l’Homme céleste sera accomplie, et il se dirigera vers un travail plus élevé sur une planète supérieure. Nous-mêmes poursuivrons une tâche plus élevée sur des planètes supérieures, éventuellement dans des systèmes solaires supérieurs, et cela continuera ainsi sans cesse jusqu’à l’infini. Mais je ne vais pas continuer à voguer vers l’infini. Je vais m’arrêter là.




Home Séminaire américain à San Francisco en 2002

Les Paires d'opposés - Questions et réponses – (1/2)

par Benjamin Creme

Transcription des questions posées à Benjamin Creme à l'occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s'est déroulée à San Francisco, aux Etats-Unis, en juillet 2002

Q. Est-il exact de dire que seuls le karma et le mirage nous empêchent de parvenir à la réalisation du Soi ?
Pour répondre brièvement à votre question, je dirai non. Mis à part le karma et le mirage, qu'est-ce qui nous empêche de parvenir à la réalisation du Soi ? Nous-mêmes. Le fait que nous soyons immergés dans la matière crée le karma. C'est aussi ce qui engendre le mirage, les conflits, et crée ainsi le feu qui génère l'énergie nécessaire à l'évolution. En même temps, tant que nous sommes plongés dans ce conflit, nous produisons du mirage et du karma négatif.
Cependant le Maître Djwhal Khul a déclaré (par l'intermédiaire d'Alice Bailey) qu'il est créé davantage de bon karma que de mauvais karma. Pouvez-vous imaginer cela ? Ce vieux monde pourri, avec ses systèmes politiques corrompus, crée moins de mauvais karma que de bon karma. Ce qui empêche la réalisation du Soi, c'est l'inertie du disciple – tout d'abord, l'inertie de la matière dont nos corps sont constitués. Ces corps sont créés par de minuscules vies déviques. Chaque atome est une petite vie qui poursuit sa propre évolution en faisant partie du corps d'un homme qui lui-même évolue. Cette vie dévique se prépare petit à petit à devenir finalement un être humain.
Tout dans la vie, dans l'ensemble du cosmos, est en voie de devenir humain, est humain ou a dépassé ce stade. L'homme se situe à mi-chemin, au point de rencontre de l'esprit et de la matière. Tel est le problème, le défi, l'extraordinaire expérience qui est la nôtre, fournir le point exact de rencontre entre l'esprit et la matière, rendant ainsi l'évolution possible. Les conditions, empreintes de conflits et de violence, que nous créons sont les mirages résultant de la différence de vibration entre notre réalité spirituelle et la matière dont sont constitués notre corps physique, notre corps astral et notre corps mental. Chacun de ces corps est composé de minuscules vies déviques ou angéliques. Les mirages sont surmontés lorsque nous commençons à contrôler l'activité de ces vies dont le but est orienté vers elles-mêmes. Tant qu'elles sont aux commandes, la matière reste la matière. Lorsque la maîtrise est exercée par l'énergie de l'âme, nous transformons progressivement la matière atomique, et nous prenons le contrôle du sentier de l'évolution. C'est la raison pour laquelle il est si important de saisir la non-dualité des paires d'opposés, en foulant le sentier qui passe entre les deux, non pas dans le but d'éviter l'un ou l'autre, mais par détachement.
C'est le sentier de l'initiation. Les corps sont peu à peu transformés par l'âme. La réalisation du Soi se rapproche lorsqu'on passe progressivement d'une initiation à la suivante. Chaque initiation apporte une fréquence plus élevée aux vies déviques composant la structure atomique de nos corps physique, astral et mental. Cette structure atomique est progressivement modifiée et l'activité des vies déviques se transforme. Elles cessent d'être aux commandes. Leurs pulsions nourrissent notre corps, mais l'énergie de l'âme commence à assurer le contrôle. La personnalité maîtrise davantage le corps physique, qui commence à répondre aux instructions du plan mental. Le corps astral, lui aussi, commence à devenir plus calme. En fait, le corps astral devrait être comme un lac tranquille et il le deviendra au fur et à mesure de l'évolution. Il cessera progressivement d'être balayé par les émotions. Il agira alors comme un miroir reflétant le niveau de conscience bouddhique. Le niveau bouddhique est le second niveau de la Triade spirituelle, laquelle fait intervenir la volonté, l'amour-sagesse et l'intelligence de l'âme. La conscience bouddhique, reflétée sur ce lac tranquille, est ce que nous expérimentons sous forme d'intuition.
Les minuscules vies déviques du plan astral sont plus ou moins bien contrôlées jusqu'au niveau d'initiation 1,5-1,6, où commence la polarisation mentale. Ensuite, elles s'imposent de moins en moins dans la vie de l'individu. Cela ne signifie pas pour autant que nous n'ayons plus d'émotions, mais elles sont de moins en moins capables de nous envahir et de nous submerger. Nous apprenons à nous détacher de leur impact sur le corps astral.
L'énergie de l'âme est tellement plus élevée que celle du corps astral, composé de matière, que nous prenons progressivement le contrôle du plan astral. Ce contrôle est cependant loin d'être total avant le niveau 2,5-2,6, où commence la polarisation spirituelle.
De notre point de vue, la vie dévique est la vie de la matière. Du point de vue des dévas, c'est une vie totalement consciente. Elle est similaire à celle des cellules de notre corps qui ont leur propre existence en de-hors de notre conscience mentale et agissent en accord avec notre ADN et la quantité de vitamines, de minéraux et de nourriture que nous leur donnons à absorber. Si nous leur apportons suffisamment d'énergie de l'âme, nous commençons à les contrôler.
Tout autant que le karma, c'est notre capacité à changer la qualité de vie de nos véhicules qui détermine le moment où nous atteindrons la réalisation du Soi. Ou bien c'est nous qui avons le contrôle, ou bien ce sont les dévas. Mais l'action du grand aimant que nous appelons la Vie, et qui guide vers l'avant l'ensemble de l'évolution, devient, tôt ou tard, trop forte pour que n'importe quel groupe ou individu puisse y résister, et nous sommes poussés vers l'avant, bon gré mal gré. Nous ne sommes peut-être pas encore parvenus au stade de la réalisation du Soi, mais nous y parviendrons un jour.
Ce n'est pas seulement le mirage ou le karma qui empêche la réalisation du Soi ; mais le poids du karma et la densité du mirage dépendront du degré de maîtrise que les individus possèdent ou ne possèdent pas sur leurs véhicules.

Q. Comment agit le karma ?
R. Le karma est la principale loi gouvernant la vie dans notre système solaire. En raison de cette loi, chaque pensée, chaque action, met en mouvement une ou plusieurs causes. Les effets découlant de ces causes font que nos vies sont ce qu'elles sont, en bien ou en mal. C'est une loi toute puissante et parfaitement juste.
La loi du karma cherche à parvenir à un point d'équilibre. C'est essentiellement cela le karma, la réalisation de l'équilibre. Si nous mettons en mouvement des causes dont les effets engendrent le conflit, la violence, la discorde, la peine, la souffrance et le mal, inévitablement pour créer l'équilibre, les causes doivent être résorbées. Elles le sont par nous-mêmes qui les avons créées. Nous en recevons les effets, le choc en retour. Et nous nous étonnons, nous disons : « J'ai eu une période très difficile, quelle année de malchance. » Tout cela est la résolution du karma passé. Cela peut ne pas être le passé immédiat, mais celui de vies antérieures.
Le Maître Djwhal Khul a également affirmé que personne ne reçoit davantage de karma négatif qu'il n'est capable d'en supporter. Tout le monde ne peut partager cette conception des choses, notamment les personnes qui décident de se suicider, parce qu'elles n'ont pas la force de faire face au karma de leurs actions, ou d'affronter la vie pour diverses raisons. Elles se disent : « Non, la vie est tout simplement impossible. Je ne peux continuer à vivre ainsi », oubliant qu'elles ignorent ce qui arrivera demain. Le suicide n'est jamais une sortie intelligente car nous ne savons pas ce qui nous attend. Nous n'imaginons pas que tout pourrait changer et que nous pourrions connaître au cours des vingt prochaines années un bonheur dépassant toutes nos attentes. De la résolution du karma que nous trouvons si lourd à porter aujourd'hui peut naître le bonheur, le bien-être, la facilité, le « bon karma », comme nous l'appelons, des années à venir. Le karma n'est pas l'accomplissement du commandement de Dieu, « œil pour œil, dent pour dent ». Cette vision très négative de la loi du karma appartient au passé. Dieu, ou celui que nous appelons Dieu – que ce soit le Dieu de cette planète, l'Homme céleste, ou le Dieu de notre système solaire, le Logos solaire – est essentiellement bon. Cette bonté imprègne chaque aspect du karma, même si nous le ressentons comme négatif et douloureux à l'extrême. Il tend à établir l'harmonie et l'équilibre – avant tout l'équilibre – un équilibre parfait entre les énergies et les causes qui les mettent en mouvement.

Q. Nos actions passées rendent-elles inévitables nos expériences futures ?
R. Nos expériences futures sont inévitables en ce sens qu'elles rétablissent l'équilibre si nous avons enfreint la loi d'innocuité.

Q. Peut-on éliminer du karma par le service et des changements de conscience ?
R. Oui. Le karma peut s'effacer si nous apprenons à vivre selon le Plan. Nous ne créons pas de mauvais karma si nous n'accomplissons pas de mauvaises actions. Si nous ne volons pas et si nous ne bombardons pas les pays pauvres et d'autres choses de ce genre, nous ne créons pas de karma négatif. D'où la nécessité de l'innocuité dans toutes nos actions, que ce soit au niveau individuel, national ou international.
Si, par exemple, nous savons que le Plan d'évolution exige que nous vivions en paix et en harmonie tous ensemble, en partageant les ressources de la planète qui sont destinées à tous, et si nous parvenons ainsi à faire régner partout l'harmonie, la justice et la liberté, nous pouvons être assurés que la vie de chacun progressera selon la loi. Nos vies seront bonnes, fructueuses, créatrices, et resplendissantes dans tous les sens du terme.
Lorsque nous engendrons le conflit, la violence, la haine, l'injustice et l'oppression, nous créons du karma négatif. Nous n'agissons plus selon le Plan de Dieu. Le Plan de Dieu est une réalité. En termes bibliques, c'est quelque chose de vague et de mystique, mais en termes ésotériques il s'agit d'une réalité concrète. L'ésotérisme est la plus concrète des sciences ou des philosophies. Grâce au service et aux changements de conscience qui s'ensuivent, nous brûlons du karma.
En changeant nous-mêmes, nous changeons la nature du karma que nous créons, et nous pouvons résoudre plus facilement le karma du passé.

Q. Vous avez dit que l'âme était parfaite à son propre niveau. Dans ce cas, pour quelle raison a-t-elle besoin de traverser le processus d'évolution ?
R. L'âme à son propre niveau est la réflexion parfaite de l'Homme céleste, le Dieu de notre planète. Elle n'a pas besoin d'une évolution plus élevée sur cette planète. C'est l'âme en incarnation qui a besoin de perfection. Elle vient en incarnation par sacrifice, c'est sa propre volonté de sacrifice qui la pousse à s'incarner pour mener à bien le Plan du Logos.

Q. Comment spiritualisons-nous la matière ?
R. Tout d'abord en spiritualisant la matière de nos propres corps. En tant que race humaine nous spiritualisons les règnes animal, végétal et minéral par la radiation de l'énergie de notre âme. Le secret de la transformation de l'inférieur en supérieur passe par la radiation. C'est la raison pour laquelle à l'extrémité du premier règne, le règne minéral, existe la matière radioactive. La radioactivité est la limite entre le règne minéral et le règne végétal. La radiation est le lien qui rend la végétation possible.
Lorsque le règne végétal évolue, il crée, par la radiation, un lien avec le règne animal. La radioactivité du règne végétal se situe dans le parfum et les couleurs des fleurs, par exemple. Toutes ces magnifiques couleurs et ces merveilleux parfums sont des radiations d'énergie. A l'extrémité du règne végétal certaines plantes mangent des insectes, et ainsi débouchent dans le règne animal.
Le règne animal évolue, et finalement forme un corps pour le règne suivant, le règne humain. Nous devons notre corps physique au règne animal, mais nous ne sommes pas des animaux. Nous sommes le règne suivant qui se développe par la radiation du mental.
Le mental est une faculté de radiation, et il rend possible l'évolution de l'humanité. En émettant de plus en plus de radiations, nous traversons le processus de l'initiation. A chaque initiation nous recevons une vibration d'énergie plus élevée, devenant ainsi plus magnétiques et attirant davantage de matière subatomique dans nos corps, qui se transforment progressivement pour devenir le corps de lumière d'un Maître. Lorsque nous passons la cinquième initiation, nous sommes un Maître, nos corps sont entièrement composés de lumière.
Nous avons toujours été cette lumière, nous y retournons, mais en pleine conscience. Tel est le travail de l'âme en tant que Divin intermédiaire entre le niveau spirituel et le niveau physique. L'âme rend possible la spiritualisation de la matière. Cette spiritualisation se poursuit à travers tous les règnes jusqu'à ce que la planète ait atteint la perfection voulue par le Plan qui réside dans le mental du Logos planétaire. A chaque initiation, une partie du Plan nous est dévoilée. Nous avons ainsi une vision plus profonde de ce Plan et du rôle que nous devons y jouer. C'est ce en quoi consiste réellement l'initiation. Elle stabilise le degré de radiation atteint et, par conséquent, la quantité de lumière qui se trouve dans les corps de l'initié à chaque initiation.

Q. Quelle est la différence entre l'aspiration et l'instinct chez les animaux ?
R. L'aspiration et l'instinct ne sont pas tout à fait identiques. Ils sont liés, naturellement. Les oiseaux en vol sont guidés par l'instinct et l'utilisation de certains facteurs comme la position du soleil, dont ils se souviennent par instinct. Les plus âgés éduquent les plus jeunes, ceux-ci suivent par instinct et deviennent finalement capables de survoler toute la planète. C'est cela l'instinct, mais ce n'est pas la même chose que l'aspiration. Les animaux évoluent grâce à leur instinct, qui se situe au-dessous du seuil de la conscience. Mais ce qui pousse un poisson à sortir de la mer et à devenir un mammifère, c'est l'aspiration, bien qu'à ce niveau elle fonctionne comme une sorte d'instinct. Le poisson aspire alors à une fonction plus élevée, à une plus grande mobilité. Voler est l'un des rêves de l'humanité car nous savons qu'en réalité nous sommes immatériels. Nous sommes enfermés dans un corps matériel, mais en essence nous n'avons pas de poids. C'est l'aspiration vers la légèreté, vers la qualité de la lumière elle-même, la qualité de la vie en dehors de la forme. C'est reconnaître que la véritable nature de la vie se trouve en dehors de la forme.
La forme rend la vie visible ; nous reconnaissons la vie par son impact sur nos propres vies à travers la forme. Mais chacun a rêvé d'une vie en dehors de la forme, une vie où la conscience existerait sans la forme. Il existe des vies colossales dans notre système solaire qui accomplissent des actes d'une valeur et d'une créativité extraordinaires et qui, cependant, sont dépourvues de toute forme. Nous-mêmes reconnaissons seulement ce qui possède une forme car notre vision est limitée.
Dans la première race, la race lémurienne, l'humanité dut développer le corps physique. Maintenant nous bougeons, nous agissons, nous courons sans y penser. Tous ces gestes se situent au-dessous du seuil de l'action consciente. Nous travaillons désormais sur le plan mental, nous formulons des idées, nous utilisons le raisonnement. Notre science s'est construite sur la compréhension des lois qui gouvernent ce niveau de pensée. Nous savons que nous sommes capables de réfléchir, de construire des ordinateurs, des navettes spatiales, et que, si nous faisons exactement ce qu'il faut, la navette spatiale tournera autour de la Lune ou autour de Mars, et pourra être ramenée sur la Terre. Nous connaissons nos capacités. Il s'agit d'utiliser le mental concret pour créer des outils, qui accompliront avec succès le travail nécessaire.
Il existe un niveau de conscience qui n'utilise ni le raisonnement ni le calcul, mais une qualité beaucoup plus abstraite, l'intuition, qui vient de l'âme. La prochaine race humaine ne pensera pas comme nous le faisons, elle utilisera l'intuition. Les personnes les plus avancées de la race actuelle utilisent déjà l'intuition dans une certaine mesure. Nous employons le terme « intuition » de manière très approximative. Nous la con-sidérons comme une fonction du mental, alors qu'elle vient du niveau de la conscience bouddhique, celle de l'âme.
L'intuition se réfléchit sur le plan astral, lorsqu'il est tranquille comme un lac. On sait sans savoir, sans même penser. On sait parce que l'on sait, tout simplement. Actuellement nous devons utiliser à la fois le mental rationnel et ce que l'on pourrait appeler un mental intuitif. Finalement, la pensée, le mental rationnel, l'ordinateur, descendra au-dessous du seuil de conscience, nous saisirons les choses immédiatement par intuition et connaîtrons la réponse sans avoir besoin d'y réfléchir.

Q. Nous avons constaté qu'en cas de conflit, il suffisait de prendre les choses avec détachement pour que les paires d'opposés se résorbent. Pourquoi le détachement est-il si difficile ?
R. Le détachement est difficile parce que nous sommes immergés dans la matière. Si l'âme s'exprimait totalement à travers la matière, le pôle opposé, nous n'aurions aucune difficulté à nous détacher. Ce serait automatique car l'âme est totalement détachée. Elle est remplie de l'amour de Dieu. Elle vient en incarnation pour mener à bien le Plan de l'évolution. Mais elle n'est attachée à rien. L'âme n'a pas la notion du temps. Elle n'est pas pressée, elle ne nous bouscule pas.
Il existe cependant différents moyens pour l'âme de nous pousser et elle le fait parfois. Elle peut par exemple donner à son véhicule une vie de sévère inhibition, que ce soit dans le domaine physique, émotionnel ou mental, ou les trois. Pourquoi le fait-elle ? En mettant à part le fait d'accidents qui se produisent parfois au moment de la naissance, l'âme peut agir ainsi lorsque la personne, au cours de plusieurs vies successives, n'a progressé que très peu, ou même pas du tout. L'âme inhibe alors tout progrès jusqu'à ce que la personne ait brûlé son karma. Elle peut ensuite revenir dans une vie où elle avance de manière considérable. Une vie extrêmement limitée sur le plan physique, en raison d'une maladie ou d'un dysfonctionnement, peut être le prélude à une grande avancée.
Pourquoi est-ce si difficile d'être détaché ? C'est difficile, un point c'est tout. Si c'était facile, tout le monde y parviendrait. Ce n'est pas facile parce que les gens sont attachés – tout le monde l'est. Nous sommes attachés à notre corps physique parce que nous pouvons le voir : nous nous identifions à lui, nous voulons le préserver. L'instinct d'auto-préservation est très fort. La préservation du corps physique est le principal instinct, c'est pourquoi nous restons sur le trottoir lorsqu'une voiture ou un bus arrive. Il est nécessaire que cet instinct d'auto-préservation soit très fort, sinon la vie n'existerait pas.
Nous prenons également nos émotions très au sérieux. Nous les considérons comme réelles, mais il n'en est rien. Chacune de nos émotions est le résultat d'un mirage, de notre imagination. C'est comme un rêve. Lorsque nous dormons nous passons beaucoup de temps à rêver. A notre réveil, nous disons : « C'était terrible. Dieu merci, ce n'était qu'un rêve. » Nous avons créé ce rêve nous-mêmes. C'est quelque chose de purement symbolique, lié à certaines peurs ou certaines situations de notre vie de tous les jours. Le même rêve peut parfois revenir sans cesse, même toute notre vie durant. Il ne s'agit que de la répétition symbolique de quelque chose qui nous trouble, peut-être depuis l'enfance et que nous n'avons pas été capables de surmonter en grandissant, quelque chose que notre mère, ou notre père, a fait ou n'a pas fait, quelque traumatisme. Ou bien les rêves peuvent résulter d'événements quotidiens qui nous ont déplu, ou ont suscité notre colère ou notre tristesse, ou encore un sentiment d'apitoiement sur nous-mêmes.
Toutes ces émotions sont irréelles. Lorsqu'elles pénètrent dans nos rêves, ceux-ci sont aussi irréels que s'il s'agissait des émotions elles-mêmes. Le mental humain a la faculté de créer des formes-pensées qui peuvent apparaître sous forme de rêve. Ce n'est qu'au cours du sommeil profond que le mental inférieur est vraiment au repos, sinon il reste toujours plus ou moins actif. Plus nous nous approchons du réveil, plus il devient actif et c'est juste avant de nous éveiller que nous faisons les rêves les plus intenses.
Les gens prennent leurs rêves et leurs émotions au sérieux. Ils pensent qu'ils sont nécessaires. Mais aucune de nos émotions n'est nécessaire. Le sentiment qui vient du cœur est quelque chose de tout à fait différent des émotions qui viennent du corps astral ou émotionnel. Les émotions sont à l'origine du mirage qui pèse si lourdement sur l'humanité. Mais il n'est pas nécessaire d'être attaché. Nous pouvons nous détacher. Tel est le but de l'évolution.
Dès que l'on parvient au niveau 1,5 ou 1,6, on commence à trouver que ce qui semblait impossible lorsqu'on était au niveau 1,2 ou 1,3 devient plus facile. Nous ressentons toujours les émotions, mais elles ne nous submergent plus autant, ni aussi souvent. Elles restent présentes, mais elles perdent de leur intensité et nous découvrons que nous pouvons nous en détacher très facilement. En posant simplement la question : « A qui arrive cette émotion ? A moi. Qui suis-je ? » Dès que nous posons la question : « Qui suis-je ? », nous déplaçons le point d'identification et nous créons un espace entre nous-mêmes et l'émotion. Si nous agissons ainsi à chaque fois que quelque chose fait monter une émotion en nous, nous constaterons que nous sommes capables de prendre une certaine distance. Les émotions n'auront plus d'effet sur nous, ou seulement pendant quelques minutes. Elles ne dirigeront plus nos vies.
Le plan astral est le siège de la conscience des personnes polarisées sur ce plan. Si elles sont dotées d'imagination astrale, les problèmes augmentent. Il suffit pour le constater de voir les livres qui ornent les étagères des librairies ésotériques, tout le non-sens astral qui passe pour de la sagesse aux yeux de milliers de personnes.
Ce qui a de la valeur, c'est ce qui est réel, et on ne peut l'atteindre que lorsqu'on est détaché. Si nous regardons quelque chose de manière détachée, nous en avons une expérience totalement différente. Lorsque nous y sommes attachés nous le voyons de manière entièrement subjective, nous sélectionnons ce qui nous intéresse. Nous voulons nous faire plaisir et nous prenons ce qui nous plaît, ce qui nous donne une meilleure opinion de nous-mêmes.
Si nous regardions les choses avec détachement, nous réaliserions peut-être que tout cela n'a rien à voir avec nous, n'a aucune valeur pour nous. Ce n'est pas nécessairement irréel mais cela n'a pas de valeur pour nous. Ce que nous devons apprendre à faire, c'est travailler de manière plus objective, en étant davantage en relation avec le Plan d'évolution qui dirige l'ensemble. Nous jouissons du libre arbitre, mais il nous faut adapter notre libre arbitre à la volonté de Dieu. On croirait entendre parler un homme d'église ! Quand je parle de Dieu, je ne veux pas dire un vieil homme avec une barbe. Je veux dire les lois qui émanent de la nature même de Dieu, l'Homme céleste, les lois qu'il a mises en mouvement et qui ont créé notre planète. Si nous considérons objectivement sa ligne d'action, c'est-à-dire son Plan, sa conscience de ce qui est permis ou possible, et si nous essayons de l'accomplir parce que nous nous sentons équipés pour cela, alors il ne s'agit plus du tout d'une vision subjective des choses.

Q. Vous avez déclaré que la rééducation de l'humanité était particulièrement importante. Comment transmettre l'enseignement concernant les paires d'opposés et le détachement ?
R. Vous pouvez expliquer que l'humanité est un règne spirituel, que l'essence même de la vie est spirituelle et que nous sommes des âmes en incarnation. L'âme s'incarne dans la matière qui, au niveau actuel de notre existence, nous apparaît comme le pôle opposé de l'esprit. C'est exact, mais seulement dans un sens relatif.
Il existe une gradation dans la matière, suivant la quantité de particules de nature atomique ou subatomique qu'elle détient. L'aspect esprit est réel à son niveau, et en se manifestant sur le plan physique il change la qualité de la matière. La matière est l'aspect le plus bas de l'esprit, et l'esprit l'aspect le plus élevé de la matière. Lorsque l'aspect matière est spiritualisé, il remonte progressivement à travers les différents plans et au cours de ce processus il devient de plus en plus parfait.
Cette spiritualisation de la matière est le rôle de l'humanité au sein de l'évolution. En tant qu'âmes, nous sommes descendus, nous nous sommes immergés dans la matière. L'âme crée des corps de matière, physique, astrale et mentale, et une personnalité qui les synthétise. Cette personnalité est, en quelque sorte, la somme de toutes les personnalités qui ont servi de véhicule à l'âme au cours d'innombrables siècles.
L'humanité dans son ensemble est en train d'atteindre un niveau où, à grande échelle, la personnalité devient la véritable expression de l'âme. L'intégration de la personnalité se poursuit rapidement et elle peut faire un meilleur usage de l'énergie et des véhicules de l'âme, créant ainsi des véhicules mieux adaptés, plus aptes à transmettre l'énergie spirituelle, capables de rayonner davantage et d'accéder à davantage de connaissances. Il s'agit de parvenir à la fois à atteindre certaines qualités et à les exprimer, en forgeant un instrument adapté à ce but.

Q. Pourriez-vous expliquer la différence entre le concept de solution et celui de résolution dans la manière de traiter le conflit entre les paires d'opposés ?
R. Il ne s'agit pas de solution, mais de résolution. Nous résolvons la dichotomie apparente entre l'esprit et la matière dès que nous cessons de les voir comme une dualité, celle-ci n'existant que dans un sens relatif. Il y a, d'un côté, la monade et sa réalité spirituelle et de l'autre, le plan physique et sa réalité matérielle. Du point de vue de la monade, le plan physique n'est pas une réalité. C'est une ombre, comme sur un écran de cinéma. Nous voyons ce qui ressemble à des gens, mais nous savons que ce ne sont pas des personnes réelles. Il existe un écran et nous voyons un spectacle d'ombres projeté sur cet écran. Nous voyons par exemple des vallées, des montagnes et des cow-boys qui se tirent dessus. Cela semble réel mais cela ne l'est pas. C'est ainsi que l'âme voit le plan physique.
Ce plan n'a pas de réalité pour l'âme, si ce n'est de manière relative. Tout le monde est là, ainsi que les arbres et les maisons, mais dans la vision de l'âme tout cela ne fait qu'un, comme un spectacle d'ombres mouvantes. C'est comme un jeu, cela n'a rien de sérieux. Si sérieux que cela puisse être pour nous, si nous avions la vision de l'âme, les différentes péripéties nous feraient sourire tant elles sont fantaisistes. C'est un phénomène de lumière sans consistance et sans importance. Au fur et à mesure que l'on s'élève, il existe de moins en moins de forme, de moins en moins de substance, mais de plus en plus de réalité et de sens. Ici nous avons une forme dense et peu de substance intérieure. Vu des plans supérieurs, cette forme paraît dépourvue de consistance et irréelle, mais ici elle est tout à fait solide et bien réelle. Les choses que nous voyons, que nous touchons et que nous utilisons, depuis les locomotives jusqu'aux tanks, sont des objets réels, grands et lourds. Mais du point de vue de l'âme tout cela est comme un jeu, un jeu d'enfants relativement dépourvu de conséquence.
Ce qui est important du point de vue de l'âme c'est la réalité du Plan. L'âme, sans hâte, sans tensions ni stress, s'efforce de mener à bien le Plan. Elle voit et connaît ce Plan et est responsable des actes accomplis par son véhicule pour le réaliser. Nous jouissons du libre arbitre et souvent nous ne répondons pas. Nous gaspillons de nombreuses vies, ce qui est dommage.
Pour en revenir à la question posée, et élucider la différence entre le concept de solution et celui de résolution, il n'existe pas de solution. Il y a une résolution. Il s'agit d'amener tous les conflits à un état d'équilibre. La nature crée l'équilibre et à chaque fois que celui-ci est rompu, elle doit faire quelque chose pour le rétablir. Il peut s'agir d'une tempête ou d'un typhon, mais celui-ci apporte non pas une solution, mais une résolution du déséquilibre. C'est un processus créateur, instable en un certain sens, mais éternel. Cependant les choses changent continuellement au fur et à mesure que la vie est capable de créer un meilleur véhicule pour s'exprimer. Cela concerne la vie elle-même et le véhicule à travers lequel elle s'exprime. L'évolution procède par la création de véhicules plus aptes à exprimer la vie. Il s'agit de créativité. Le Plan dans son essence même est créateur.

Q. Est-il approprié d'essayer de parvenir au détachement par l'invocation ou la prière ?
R. Vous pouvez essayer ! « Je suis trop paresseux aujourd'hui. Je suis si fatigué ! Dieu, je t'en prie. Apporte-moi le détachement. Avant tout, je t'en prie, détache-moi de cette paresse ! »

Q. Le conflit est généralement considéré comme mauvais, mais c'est en fait un signe de vitalité s'il est susceptible d'allumer l'étincelle nécessaire à la communication ou au dialogue qui conduiront au changement. Le conflit est un processus qui peut conduire à l'harmonie. Mais le conflit militaire – le manque de dialogue – ne peut réussir. Dans la guerre moderne, tout le monde est perdant.
R. C'est tout à fait vrai. Le conflit est généralement considéré comme mauvais, mais c'est parce que les gens en ont une vision trop étroite. Le conflit est en réalité le champ de bataille de notre vie. La guerre n'est pas nécessaire. Nous n'avons pas à faire disparaître notre ennemi. Nous n'avons même pas besoin d'ennemi pour être en conflit. Le simple fait d'être une âme en incarnation apporte suffisamment de conflit pour allumer le feu qui nous guide sur le chemin de l'évolution.
Si nous portons en nous-même l'aspiration qui nous pousse à nous élever et à rechercher une meilleure qualité de vie, le conflit n'a pas à signifier la guerre. Bien sûr, en ce qui concerne l'humanité, c'est souvent le cas. C'est encore chose facile que d'entrer en guerre pour de mauvaises raisons. Naturellement si nous sommes envahis par un autre pays, la guerre est presque inévitable. Nous devons repousser l'envahisseur. Nous mobilisons nos soldats en espérant qu'ils seront vainqueurs et que l'envahisseur retournera chez lui.
L'ennui ici, aux Etats-Unis, c'est que vous avez un immense pays, et que les Twin Towers ont été détruites. Environ 3 000 personnes ont perdu la vie dans des circonstances particulièrement dramatiques, ce qui est une véritable tragédie, mais vous réagissez comme si tout le pays avait été envahi par une autre nation. Il vous faut faire la guerre contre l'envahisseur que vous appelez terrorisme, contre l'Afghanistan, l'Irak et d'autres pays peut-être ? Vous considérez le terrorisme comme un envahisseur. Vous devez retrouver le sens des proportions. Le terrorisme est un phénomène mondial. Et vous devez reconnaître la cause de ce terrorisme.
Pour ceux qui vivent en Grande-Bretagne, en Espagne ou d'autres pays, où il y a eu régulièrement des attentats à la bombe pendant des années, la vie n'est pas drôle tous les jours, et il y a des morts. Les attentats à la bombe perpétrés par l'IRA (qui est illégale en Irlande du Nord) ont duré pendant des années dans des villes comme Belfast, qui a été dévastée par les terroristes. Londres, Manchester et Birmingham ont également subi ce genre d'attentats, mais nous avons dû continuer à vivre, tout en essayant de faire la paix avec ceux qui les perpétraient, ce qui, heureusement, semble finalement s'avérer possible.
Les Britanniques n'ont pas bombardé l'Irlande parce que l'Armée républicaine irlandaise posait des bombes en Grande-Bretagne, et ils n'ont pas non plus bombardé les Etats-Unis en invoquant le fait que la plupart des fonds de l'IRA venaient, et viennent toujours, des Américains d'origine irlandaise. Si la logique de votre gouvernement est que quiconque « protège » le terrorisme est susceptible d'être bombardé, il y a longtemps que la Grande-Bretagne aurait dû bombarder l'Irlande et les Etats-Unis.
Ce que j'essaie d'expliquer c'est que le conflit n'a pas besoin de se manifester sous la forme d'une guerre. Nous avons tendance à envisager le conflit en termes de guerre. Il est certain que le Maître parle de violence et de haine, et la violence et la haine sont du conflit. Le trafic de drogue, la criminalité, tout cela est de la violence et crée de la haine, divise la société. Il y a d'un côté les riches et de l'autre les pauvres, « les riches faisant étalage de leurs richesses devant les pauvres », comme le dit Maitreya. Tout cela est source de conflit. C'est une chose dont ce pays (les Etats-Unis) n'a jamais pris conscience.
La domination de la société mondiale par les investissements et la globalisation est source de conflit. Point n'est besoin d'un attentat terroriste comme celui du 11 septembre pour s'en rendre compte. Cette domination est source de peine et de souffrance pour un groupe qui se trouve sous l'emprise d'un autre. Nous devons considérer le conflit dans un sens très large, pas seulement en termes de guerre. Tout ce qui produit de la disharmonie, de la discorde et de la haine, tout ce qui se situe à l'opposé de la bonne volonté, est conflit.
Tous ces événements, étant donné que nous sommes des âmes plongées dans la matière, produisent le feu qui nous fait avancer sur le chemin de l'évolution. Si nous pouvions dès le début demeurer détachés, nous progresserions sans conflit et en créant l'harmonie autour de nous. Le conflit n'est pas une nécessité. L'harmonie à travers le conflit est le résultat du quatrième rayon, mais l'harmonie est théoriquement possible sans le conflit. Bien sûr, cela n'arrive pas, car peu nombreux sont ceux qui sont déjà parvenus au stade où ils ne sont pas affectés par la disharmonie.

Q. Le quatrième rayon augmentera en intensité au cours des prochaines décennies. On peut supposer que cette stimulation nouvelle créera un point de tension plus élevé au sein de l'humanité dans son ensemble et pour chaque individu particulier. Cette opportunité favorisera-t-elle l'initiation, et quelle sera son action sur l'humanité en matière de conflits ?
R. Il est vrai que dans quelques décennies le quatrième rayon viendra en incarnation comme c'est le cas actuellement pour le septième rayon. Ces deux rayons agiront ensemble.
Dans la méditation de transmission, après que les énergies cosmiques 1, 2, 3 aient été libérées, les énergies des rayons entrent à leur tour. Les rayons 4 et 7 sont toujours les premiers à être introduits et ils le sont ensemble. Le quatrième rayon produit l'harmonie, en harmonisant tous les rayons. Le septième rayon est utilisé pour les ancrer sur le plan physique. Le septième rayon est le plus pratique de tous les rayons en ce sens qu'il relie l'idéal spirituel au plan physique. L'action rituelle du septième rayon crée, par la répétition, une énergie qui ancre l'idée. Le sixième rayon détient l'idéal, et n'a aucune difficulté à le visualiser, mais il éprouve de grandes difficultés à le rendre manifeste car il ne recherche pas la réalisation, la vision lui suffit.
Le septième rayon s'empare de la vision et l'ancre, il la fait descendre sur le plan physique. Grâce à son sens de l'action et de l'organisation, il en fait quelque chose de tangible. Le septième rayon sait comment construire des institutions, des formes, à travers lesquelles l'idéal peut se manifester. Les deux rayons réunis, le 4 et le 7, non seulement donnent les formes d'art les plus élevées, selon les Maîtres, mais ils alignent la radiation que nous appelons beauté avec celle que nous appelons rituel. Ces deux formes de radiation seront introduites ensemble et elles seront à l'origine d'un extraordinaire éveil de l'humanité.
Non seulement les gens deviendront plus créatifs dans le domaine de l'art proprement dit, mais cela ira au-delà. L'art de vivre deviendra extrêmement important pour l'humanité, qui fera preuve de plus en plus de créativité. Cela ne veut pas dire que de nombreux modes de vie différents soient nécessaires, mais cultiver l'art de vivre, c'est apprendre à vivre ensemble en paix, en sécurité et en harmonie, en agissant de concert, selon la Loi, la loi du rayon et la loi du Logos.

Q. Comment l'afflux de la force de Shamballa au cours des trois dernières décennies a-t-elle contribué à augmenter le niveau de conflit au sein de l'humanité? Et en quoi son influence diffère-t-elle de celle du quatrième rayon ?
R. Le niveau du conflit et de la disharmonie est accentué par l'afflux de la force de Shamballa, mais ceci est largement compensé par les bénéfices qu'elle a également apportés, car le premier rayon est celui de la Volonté et du Dessein. C'est le Dessein du Logos qui est en train de se mettre en place. La force de Shamballa incarne ce Dessein, et la Volonté donne naissance au but souhaité. L'harmonie, l'amour et la bonne volonté se manifestent grâce à l'action de la force de Shamballa. Dans son impact initial sur les plus basses couches de la société elle peut avoir ce que nous appelons un effet négatif. Elle stimule dans une certaine mesure la violence, mais ceci est temporaire et contrebalancé par son action bénéfique. Si ce n'était pas le cas, cette énergie de Shamballa ne serait pas libérée. 
L'afflux de n'importe quelle énergie supérieure a une double action. Une action qui, tôt ou tard, est bénéfique, et une autre qui dans l'immédiat, à court terme, est préjudiciable pour certains, mais qui est rapidement compensée par les bénéfices apportés à grande échelle aux autres membres de la société.
On pourrait dire la même chose de l'énergie d'amour. L'énergie d'amour est absolument neutre. Elle n'est ni « bonne » ni « mauvaise ». Nous pensons que l'amour est forcément une bonne chose. Il est neutre. C'est « l'épée de clivage » qui est délibérément utilisée par le Christ pour stimuler tous les êtres. Elle stimule le bon et le mauvais. Elle stimule l'égoïsme et l'avidité de certains et en même temps l'altruisme des autres.
Elle trace une ligne au milieu, de manière à ce que l'humanité puisse voir où elle doit se tenir. Elle ne laisse pas de zones floues, elle indique simplement où se trouve le bien et où se trouve le mal, où se situe l'avidité et, au contraire, le véritable altruisme émanant de l'âme.
Il y a des gens qui se croient sans égoïsme et favorables au bien de toute l'humanité. Mais leur vie repose sur l'égoïsme et l'avidité. L'épée de clivage tranche au travers de cette hypocrisie et montre les gens sous leur véritable jour. Nous pouvons ainsi voir clairement que si nous choisissons une certaine voie, elle nous conduira au désastre, alors que si nous choisissons l'autre, un monde nouveau sera créé. C'est cette dernière voie que l'humanité doit choisir, et prions qu'elle le fasse.

Q. Les paires d'opposés existent pour que nous puissions reconnaître la voie entre les deux.
R. Et voilà. C'est la raison pour laquelle nous sommes là depuis le début ! Dieu a dit : « Ces gens vers 2002 sont dégourdis, mais pas encore tout à fait assez. Ils doivent reconnaître la voie entre les paires d'opposés. Aussi que vais-je faire ? Je sais. Je vais créer des paires d'opposés. Nous aurons l'esprit et nous aurons la matière. Nous les mettrons ensemble et ils devront trouver leur chemin entre les deux. » C'est cela. Les paires d'opposés sont là pour que nous puissions trouver notre chemin entre elles. C'est une façon mystique d'exprimer les choses.

Q. Dans ses priorités, Maitreya conseille de suivre la voie du milieu entre les paires d'opposés. N'a-t-il pas dit, par exemple, que ce qu'il faut c'est prendre le meilleur du capitalisme et le meilleur du communisme et en faire la synthèse dans un système combiné.
R. Ce n'est pas exactement ce qu'il a déclaré, mais je sais ce que vous voulez dire. Il a dit qu'une charrette était déséquilibrée si elle ne possédait qu'une seule roue. Nous avons besoin de deux roues : une roue que nous pouvons appeler capitalisme et l'autre que nous pouvons appeler socialisme. Sans les deux roues, cela ne marchera pas.
J'ai demandé à mon Maître quel équilibre devrait être adopté entre ces deux forces pour construire la meilleure forme possible de démocratie sociale ou de socialisme démocratique, Maitreya ayant annoncé que cette méthode de gouvernement serait adoptée dans le monde entier, comme elle l'est déjà, dans une large mesure, dans la plupart des Etats européens. Je lui ai demandé quelles étaient les meilleures pro-portions, et il m'a répondu : « Eh bien, qu'en penses-tu ? » J'ai répondu : « Disons trente pour cent de capitalisme et soixante dix pour cent de socialisme. » Il m'a dit : « C'est exactement cela. C'est la meilleure proportion. » Soixante-dix pour cent de socialisme, ce qui donnerait le moyen de traiter tout ce qui concerne les institutions d'une importance majeure sur le plan social, comme le transport, l'énergie, l'eau, etc. Et la glace sur le gâteau, en gros les produits de luxe, seraient les trente pour cent laissés à l'entreprise privée.

Q. Pouvez-vous expliquer ce qu'est le Gardien du Seuil et en quoi il diffère de l'expérience ordinaire du karma et du conflit ?
R. Le Gardien du Seuil est l'accumulation faite par chaque individu, d'une vie à l'autre, dans le long périple des incarnations, de ses fautes, de ses mauvaises actions. Toutes celles-ci se cristallisent dans une personnalité. C'est l'aspect inférieur que la personne doit être capable de résorber – la dichotomie entre l'âme et ses qualités de beauté, de vérité et d'amour, et le Gardien du Seuil dont nous prenons conscience et qui nous apparaît comme le mal dont nous avons hérité, les défaillances, la propension à accomplir des fautes et des erreurs, qui caractérise la vie humaine. 
Le Gardien du Seuil est ce qui crée le mirage dans notre vie. Il nous empêche de percevoir la vérité, la réalité. Il maintient l'humanité captive et il continuera longtemps encore. C'est ce mirage qui est surmonté dans une certaine mesure au moment de la deuxième initiation.
Entre 1,5-1,6 et 2, nous rencontrons le Gardien du Seuil à maintes et maintes reprises. Chaque incarnation nous ramène au même endroit, où nous sommes captifs de nos rêves, de nos méprises, des visions que nous prenons pour la réalité. Tout cela doit être surmonté. Nous devons apprendre à voir à travers, à voir les choses comme elles sont, simplement comme elles sont. Elles sont toujours très différentes de ce que l'on imagine.
Même nos propres qualités le sont. Ce que nous considérons comme nos plus grandes qualités sont souvent nos pires défauts. Ce dont nous nous croyons capables est un phénomène issu de notre imagination astrale, un phantasme, que pourtant nous prenons pour la vérité.
Tant que nous n'avons pas traversé cette phase et passé la deuxième initiation, ces mirages constituent de puissants freins à notre progrès. Il s'agit de formes-pensées puissantes. Le Gardien du Seuil est une réalité, la somme de toutes nos expériences en tant que personnalité, la cause de notre karma, et il nous retient en arrière. Tant que nous ne sommes pas capables de voir à travers tout cela et de nous détacher de nos rêves, de nos valeurs, de la perception que nous avons de nous-mêmes, de nos ambitions, de nos espérances, tant que nous n'en sommes pas libérés, nous restons prisonniers du mirage.
Lorsque nous passons la troisième initiation, nous sommes capables de contrôler l'élément astral et, dans une certaine mesure, l'élément mental également. A la troisième initiation, qui intègre les véhicules des trois corps, ceux-ci vibrent à la même fréquence. L'âme peut alors réellement prendre en main la vie de l'individu.
Du point de vue des Maîtres, la troisième initiation est en réalité la première car elle est la première véritable initiation de l'âme. Nous pouvons alors entreprendre les tâches qui nous mèneront à la quatrième et à la cinquième initiation, qui peuvent prendre encore environ deux vies. Les choses vont généralement plus vite à partir de la troisième initiation, car l'âme peut agir puissamment à travers l'individu. C'est le rayonnement de l'âme qui crée le magnétisme de tel ou tel individu parvenu à ce stade, et qui nous permet de le reconnaître.

Q. Comment peut-on savoir que l'on a affaire au Gardien du Seuil et non pas à quelque chose d'autre, par exemple une expérience ordinaire ?
R. Vous ne pouvez le savoir. Cela se passe en dehors de la conscience. Vous avez affaire ou non au Gardien du Seuil. Vous n'y accordez pas la moindre pensée. Vous devenez simplement de plus en plus détaché. Vous n'y pensez jamais car vous êtes détaché.

Q. Cette expérience n'a par conséquent rien d'extraordinaire ?
R. Elle est si progressive et, en un sens, si logique. Si vous détachez votre attention de quelque chose, cela cesse de vous irriter. Si vous êtes toujours en train de penser au Gardien du Seuil : « Oh, mon Dieu, ce Gardien du Seuil », si vous rentrez chez vous et montez les escaliers en disant : « Oh, mon Dieu, ce Gardien du Seuil se tient encore derrière la porte », détournez votre esprit de cette idée, accordez-vous une chance. Apprenez à vous détacher et les choses se feront d'elles-mêmes.

Q. Est-il exact de dire que la Bhagavad Gita est une représentation symbolique du conflit auquel l'âme est confrontée dans la matière ?
R. Pour répondre brièvement, je dirai oui. La Bhagavad Gita est en fait une dissertation faite par différents êtres sur le sentier de l'évolution et elle concerne principalement le plan astral ou émotionnel. Elle a trait à la nature du mirage et à la manière de le surmonter. Tout Shakespeare traite également du mirage et de la manière de le vaincre.

(suite 1/2)





Citation

Home Extrait du message n° 46

par Maitreya

« Mon besoin majeur aujourd'hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l'action.
Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l'urgence du moment.
Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l'égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela.
Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu'ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. »





Courrier des lecteurs

Home Un cadeau d'anniversaire

Cher Monsieur,

Le 23 avril 2003, la veille de mon trentième anniversaire, j'eus envie de m'offrir le luxe de prendre un taxi pour me rendre à la méditation de transmission. Lorsque je montai dans la voiture qui sentait le poisson (je vis par la suite que le conducteur était en train de manger un pâté en croûte), le conducteur me dit d'une voix chaleureuse : « Comment allez-vous ? » « Très bien, merci, et vous ? »« Je n'ai pas à me plaindre. »  Je lui expliquai où aller en faisant des gestes de la main. Il se mit alors à rire en imitant mes mouvements, et en disant : « Votre genre me plaît ! »  Je fis la remarque que la soirée était agréable et il répéta : « Je n'ai pas à me plaindre. »

Il me demanda si ma journée avait été bonne et, après avoir vu une voiture immobilisée par un sabot de Denver, nous engageâmes une conversation sur le coût de la conduite automobile, les restrictions de parking et les frais qui incombent à un chauffeur de taxi. Je lui dis que ce ne devait pas être facile car il ne pouvait jamais savoir quel serait le salaire de la journée. Il m'affirma que parfois il avait de nombreuses réservations, mais qu'en général « il fallait accumuler les heures ». Je lui demandai s'il devait parfois attendre assez longtemps entre deux courses et il me répondit : « Oui, mais je ne perds pas mon temps. Je lis des choses qui profiteront à tous. C'est très important de lire des choses qui profiteront à tous. »  Je lui demandai quel genre de choses il lisait et il me répondit : « Tout ce qui concerne la médecine alternative. » Je lui dis alors que pour ma part j'utilisai des médicaments homéopathiques ; il me demanda pourquoi, je lui en donnai la raison et j'ajoutai : « Et ça marche ». Il dit alors quelque chose comme ceci : « Lorsque les gens disent que cela ne marche pas, je leur dis d'essayer l'alcool en guise d'alternative ! »

Nous parlâmes de la médecine alternative, puis nous abordâmes la question des gouvernements et des sociétés pharmaceutiques et de la manière dont celles-ci nient les bienfaits des médecines parallèles afin de promouvoir leurs propres médicaments, tout en se refusant cependant à fournir, à un prix abordable, des médicaments de première nécessité aux pays pauvres. Nous parlâmes de l'Afrique du Sud et du sida et il fit allusion à Nelson Mandela, le comparant au président actuel pour ce qui est de la politique à l'égard du sida.

Je lui demandai d'où il était originaire. Il répondit : « Du Nigeria. » Je lui dis que l'on venait justement de parler du Nigeria à la radio. « Vous savez quelque chose sur notre pays ! », dit-il, en souriant. « Pas grand chose », répliquai-je. Je lui expliquai qu'aux nouvelles on avait dit qu'il venait d'y avoir des élections, mais que ce n'étaient pas des élections libres. « Où existe-t-il des élections libres dans le monde ? », répondit-il. J'acquiesçai avec véhémence et il se mit à rire.

Nous en vînmes à parler du savoir. Il déclara alors : « Vous devez utiliser vos connaissances. Ce n'est pas bon de posséder des connaissances qu'on n'utilise pas. » Il m'expliqua que c'était comme de donner une livre à quelqu'un qui vous demande de l'argent dans la rue. Si vous lui donnez cet argent, en fait vous le possédez encore, car vous n'attendez rien en retour, et vous vous sentez tous les deux beaucoup plus légers. Si en donnant une livre vous n'attendez rien en retour, c'est plus important que de donner cent livres. Il m'expliqua que donner cette livre signifie que vous la possédez davantage que si vous en aviez des milliers à la banque, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas, et que vous deviez dépenser tout cet argent pour faire des achats dont vous n'avez nulle envie. Il affirma que c'était la même chose avec le savoir et il continua sur ce sujet. Je pense qu'il voulait dire qu'il fallait partager ses connaissances, sans prêcher, sans rien attendre en retour.

A un moment donné, il se tut pendant quelques instants et tout ce que je pus trouver à répondre fut : « Oui.» Il me sourit en disant : « Cela fait beaucoup de choses à comprendre. » Je lui posai une autre question et nous poursuivîmes la conversation. Je lui demandai quand nous devions partager nos connaissances. « Pour nourrir (ou instruire) un enfant, vous n'attendez pas qu'il soit devenu adulte. » Nous parlâmes de la manière de donner de petits fragments de connaissance au moment où on les acquiert, et du fait que parfois on sait quelque chose sans en avoir vraiment conscience et que plus tard on y ajoute autre chose, consolidant ainsi ses connaissances précédentes. Il compara ceci aux relations avec autrui, à ce que nous savons des autres et ressentons à leur sujet, mais tout en l'écoutant, je lui indiquai la direction à prendre et je dois avouer que je n'ai pas très bien saisi ce qu'il a dit à ce sujet.

Nous étions arrivés à destination. Pendant toute la conversation, il m'avait regardé intensément et avec beaucoup de sérieux à travers le rétroviseur, excepté lorsqu'il riait et plaisantait. C'était un Noir, grand et chauve, à l'accent prononcé.

Après avoir réglé ce que je lui devais, je lui dis : « Cette conversation a été très intéressante. » Il sourit et me dit d'une voix chaleureuse : « Je viendrai vous chercher la prochaine fois ! » Cet homme était-il Maitreya ?

T.  C., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « chauffeur de taxi » était Maitreya.


Home Un visiteur bien informé

Cher Monsieur,

Le 10 avril 2003, je tenais le stand des livres à l'occasion de la conférence de Benjamin Creme à la Friend's House. Pendant une période d'accalmie, je vis un jeune homme blond se diriger vers moi. 

Comme il ne semblait pas très absorbé par les ouvrages exposés, je décidai d'engager la conversation. Je lui demandai s'il possédait déjà des livres de Benjamin Creme et il me répondit qu'il les avait en allemand car il venait de Berlin. Je dis : « Ah ! très bien » et il continua : « Maintenant je peux les lire en anglais. » Nous continuâmes à bavarder et au cours de la conversation il m'apprit qu'il faisait un séjour de quelques jours en Grande-Bretagne avec des amis. 

Je parlai des nombreuses apparitions de Maitreya, en Allemagne, sous les traits d'Egon. Il me dit alors qu'il avait lui aussi vu Maitreya à une manifestation contre la guerre à Berlin. Je lui demandai s'il avait eu la confirmation de Benjamin Creme, mais il me dit qu'il n'en avait pas besoin car il savait qu'il s'agissait de Maitreya.

Nous parlâmes de la revue Share International. Je lui demandai s'il la connaissait. Il me répondit qu'effectivement il la connaissait, mais seulement dans sa version allemande. Je lui proposai de feuilleter les exemplaires exposés s'il le souhaitait. Il quitta le stand des livres pour feuilleter les revues. Puis il regarda les affiches. Un peu plus tard, je vis quelqu'un qui lui ressemblait s'asseoir pour assister à la conférence avec un groupe de personnes. Même si auparavant je m'étais posé des questions, ceci semblait indiquer qu'il ne s'agissait pas de Maitreya. Ou était-ce tout de même lui ?

S.  M., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « le jeune homme » était Maitreya.


Home D'un même pas

Je suis allée à la manifestation contre la guerre qui s'est déroulée à Londres le 12 avril 2003 avec deux membres de mon groupe de méditation. Au milieu du parcours, mon attention fut attirée par un homme qui arriva soudain à ma hauteur. Il avait un type asiatique et il portait des vêtements et des chaussures de travail. Il me parut bizarre. Il demeura auprès de nous pendant environ un quart d'heure. Parfois il se trouvait derrière nous, puis il nous rejoignait à nouveau, et nous nous interrogions en plaisantant sur son identité.

A un moment donné, je jetai un coup d'œil sur mon amie Suzanne qui se trouvait sur le bord de la rangée de manifestants. Elle portait une jolie bannière qu'elle avait confectionnée elle-même sur laquelle on pouvait lire, d'un côté : « Le monde appartient à tous », et de l'autre : « L'Onu en Irak dès maintenant. » L'Asiatique marchait sous la bannière de Suzanne et, vus de profil, ils avaient tous deux un air décidé et grave et quelque chose d'émouvant.

L'homme vint ensuite près de moi et nous marchâmes d'un même pas. Puis il prit de l'avance et s'éloigna dans la foule, nous quittant définitivement. S'agissait-il simplement d'un manifestant déterminé parmi de nombreux autres ?

                                               S.  M., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'Asiatique » était Maitreya.


Home Un moine au milieu de nulle part

Cher Monsieur,

Cette rencontre s'est produite il y a de nombreuses années lorsque, encore enfant, j'accompagnais mes parents lors d'un déplacement en voiture. J'ai le souvenir d'un voyage à travers la campagne française, qui me paraissait interminable.

Soudain, dans un virage qui semblait sans fin, j'aperçus un homme qui se tenait debout, immobile, sur le bord de la chaussée. Il était vêtu comme un moine du passé et portait une aube longue et blanche surmontée d'une capuche. Il me semble que ses cheveux étaient noirs et très courts. Son visage offrait une expression de gravité et d'introspection, comme si le moine était plongé dans une méditation profonde sur la vie, ce qui avait une signification toute particulière pour moi. Il ne paraissait pas s'intéresser le moins du monde au trafic autour de lui. Il n'y avait rien de particulier aux alentours, pas de village, pas de monastère, aucun lieu de pèlerinage naturel pour un moine. Il se trouvait simplement là, au milieu de nulle part.

Pourriez-vous dire s'il s'agissait d'un moine à la tenue désuète ou de quelqu'un de différent ?

L.  G., Dijon, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine » était le Maître Jésus.


Home Bénédiction

Cet événement s'est produit lorsque j'étais adolescent. J'étais allongé sur mon lit à écouter une musique très douce et relaxante. Mon attention était centrée sur une jolie statue du Bouddha que je possède. En fait, elle n'a aucune valeur particulière, elle est faite de plâtre peint aux couleurs de l'or et de l'ébène. Mais j'en appréciais beaucoup la finesse et la délicatesse des traits. Toujours est-il qu'écoutant cette musique paisible, j'éprouvai un sentiment de communion intense avec la statue, et je ressentis soudain une douce énergie qui m'enveloppa. Un sentiment de paix, comme je n'en avais jamais connu, m'envahit, et je me retrouvai dans une sorte d'état modifié de conscience. Cette expérience dura quelques minutes. S'agissait-il d'une expérience de l'âme, ou bien de l'énergie d'un Maître, ou simplement d'une simple modification passagère de ma conscience habituelle ?

L.  G., Dijon, France

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'expérience a été procurée par le Maître Jésus.


Home De l'aide à portée de main

Cher Monsieur,
 
Du 2 au 4 mai 2003, notre groupe a animé un stand à la foire ésotérique de Hanovre. A midi nous avons eu le plaisir de voir « Egon » se diriger vers nous. (Le Maître de B. Creme a indiqué précédemment qu'Egon était un « familier » utilisé par Maitreya, Partage international mars et mai 2003). Il posa aussitôt son sac dans un coin et il resta tout l'après-midi avec nous. Il fit le tour de la foire avec l'un d'entre nous et il visita plusieurs stands avec intérêt. Entre-temps il revenait toujours à notre stand et nous avons eu la chance de bavarder avec lui. Il nous donna des conseils, fit même certaines allusions dont l'une ne prit tout son sens que quelques semaines plus tard. Il régnait autour de lui une atmosphère de paix et de tranquillité et nous nous sentions parfaitement à l'aise. Sans parler de ses plaisanteries.
 
Ce qui peut être intéressant pour d'autres, c'est qu'il nous rappela très souvent l'énergie bienfaisante de la « main de Maitreya ». Pour presque tout, que ce soit pour énergétiser et purifier l'eau des bouteilles que nous avions apportées, pour nos problèmes de santé ou d'autres problèmes, il nous conseilla d'utiliser la « main ». Par exemple, lorsque je me plaignis de n'avoir pas dormi la nuit précédente, il dit : « Moi non plus, mais pourquoi n'avoir pas utilisé la main ? » (Je l'ai fait depuis et, bien sûr, je dors mieux). Il conseilla à une autre personne de notre groupe qui avait du mal à s'endormir de mettre la « main » sous son drap – et, au bout de quelques jours, tous ses problèmes avaient disparu.
 
« Utilisez cette main pour tout, nous dit-t-il. Vous ne pouvez disposer sur Terre d'une énergie plus puissante que celle-ci ! » Nous sommes très reconnaissants de la chance que nous avons eue de le rencontrer.
H. D. et H. M., Hambourg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a confirmé que cette fois encore « Egon » était Maitreya.


Home Un visage chaleureux

Cher Monsieur,

Un soir d'automne, en 1998, j'étais en train de promener mon chien lorsque soudain, au coin d'une rue, je faillis heurter une jeune femme splendide . Elle avait une peau brune translucide, des cheveux bouclés et elle arborait un sourire radieux. « Hello », dit-elle avec chaleur et enthousiasme. Intriguée, je répondis : « Bonjour », et je poursuivis mon chemin. Aussitôt après, je me dis : « Trop tard, c'était Maitreya ! » Mais elle avait déjà disparu au coin de la rue. Depuis lors j'ai lu de nombreuses lettres de lecteurs décrivant une chaleur et un rayonnement similaires, et je me demande si « cette belle jeune femme » n'était pas en fait Maitreya.

I.  L., Londres, G.-B.

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Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « jeune femme » était Maitreya.


Home Un mendiant à l'allure digne

Je ne sais que penser de cette rencontre : c'était un artiste de rue, un homme grand au beau visage, à la peau peinte en gris afin de ressembler à une statue, vêtu d'une longue tunique. Cela se passait dans le centre commercial de Whiteley, à Qeensway (Londres), en automne 1998.

L'homme avait les yeux fermés, une tasse devant lui et les mains croisées sur les genoux. A chaque fois que quelqu'un déposait une pièce de monnaie dans sa tasse, il souriait, hochait la tête d'un air digne et levait les mains dans un geste d'acceptation avant de les ramener sur ses genoux. Pendant tout ce temps, il gardait les yeux fermés. Je m'approchai et regardai son visage avec attention en déposant des pièces dans sa tasse. Il y avait beaucoup de bruit dans le centre commercial, des gens, de la musique, des enfants, et il semblait cependant savoir quand des pièces tombaient dans sa tasse. Je me demande s'il s'agissait, ou non, d'un individu ordinaire.

I.  L., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'artiste de rue » était Maitreya.



Interviews

Home Les Nations unies vues de l'intérieur (première partie)

Interview de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font

Federico Mayor Zaragoza (né à Barcelone en 1934), biochimiste, s'est gagné l'estime de ses compatriotes et de la communauté internationale par un parcours tout entier consacré à la paix et au développement. Détenteur de plusieurs portefeuilles importants dans divers gouvernements de transition de l'après franquisme (de la fin des années 1970 au début des années 1980), puis député européen. Il fut ensuite directeur général de l'Unesco (1987-1999), organisation à laquelle il insuffla un nouvel élan, notamment en mettant en place un programme de réflexion et d'action intitulé Culture de la Paix, dont la plate-forme fut adoptée en septembre 1999 par l'Assemblée générale des Nations unies. Refusant de se présenter à un troisième mandat, il créa à Madrid la Fundación Cultura de Paz, dont il est président. Il expose les raisons de l'affaiblissement des institutions internationales.
 
Partage international : Vous vous êtes déclaré contre la guerre en Irak et, plus généralement, contre tout conflit armé. L'un des principaux arguments avancés par l'Administration Bush en faveur de cette guerre était que, tous les moyens diplomatiques ayant échoué, elle restait la seule solution pour instaurer la paix et la liberté. Comment convaincre des dirigeants que l'on peut parvenir à la paix par le dialogue et la négociation, quelle que soit l'importance des différends ?
Federico Mayor Zaragoza : Je voudrais dire aux Américains que nous avons aimé leur Pax Americana de 1945, et que nous détestons celle de 2003. Ce sont eux qui ont dit après la Seconde Guerre mondiale : « Il nous faut rechercher des lignes directrices à l'échelle mondiale, un cadre de référence démocratique, un cadre d'existence globale. »
Ils ont créé les Nations unies à San Francisco et c'est le système de Bretton Woods qui donna naissance à la Banque mondiale, initialement appelée Banque pour la reconstruction et le développement – choses que nous avons presque totalement oubliées. L'Onu existe précisément parce que « nous, les peuples, sommes résolus à protéger nos enfants du fléau de la guerre... ». C'est quelque chose que nous devons applaudir, car les Américains ne se sont pas bornés à dire qu'ils avaient gagné la guerre, ils ont assumé les responsabilités qui découlaient de leur victoire.
Comment expliquer, alors, que les années passant, les Etats-Unis ont marginalisé l'Onu, l'ont utilisé à leur convenance ? Les Etats-Unis ne peuvent utiliser les Nations unies comme si c'était une agence humanitaire – qui pourra, par exemple, prendre part à la reconstruction de l'Irak, mais une fois que l'Administration Bush aura signé de très lucratifs contrats avec des compagnies de reconstruction. L'Onu doit répondre clairement à une telle attitude : « Non, nous ne sommes pas une simple agence humanitaire, ou de reconstruction. Nous sommes ici pour donner des lignes directrices et agir, et nous condamnons le fait que vous n'ayez pas suivi le sentier que nous avions indiqué. »
 
PI. Comment le respect de l'Onu par toutes les nations doit-il se traduire ?
FMZ. A mon avis, nous avons besoin d'un certain nombre de valeurs morales, qui soient acceptées et respectées par tous, et ces valeurs se trouvent dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. N'oublions pas, non plus, que parmi ceux qui les ont le plus défendues, on trouve une citoyenne américaine, Eleanor Roosevelt. Elles existent pour tous.
J'ai protesté, par exemple, contre l'intervention au Kosovo avant même qu'elle ne soit déclenchée. Car c'était ouvrir une brèche dans un principe, et quand un principe n'est pas respecté, de nombreuses choses sont brisées, de nombreuses vies détruites, la confusion se répand, et beaucoup perdent ces lumières qui sont précisément nécessaires dans les temps obscurs. J'ai déclaré, en mars 1999 : « En tant que directeur général de l'Unesco, je condamne cette invasion. » Même si les motifs étaient justes, nous aurions dû passer par les canaux établis. Si les Etats-Unis, l'Otan et d'autres puissances européennes ne respectent pas ces principes, pourquoi la Russie devrait-elle le faire en Tchétchénie ou la Chine continentale vis-à-vis de Taiwan ?
Nous avons besoin d'un cadre de référence mondial pour établir des normes claires, avec un système de sanctions efficace. Nous avons besoin de renforcer les institutions internationales ; c'est pourquoi je participe à un projet dans le cadre de l'Université polytechnique de Catalogne, projet baptisé Ubuntu – mot traditionnel africain qui signifie humanité et partage – et qui vise à instaurer un système d'institutions internationales plus efficace, plus représentatif et plus démocratique.
 
PI. Quelle est la tâche principale de la Fundación Cultura de Paz ?
FMZ. C'est de mettre en pratique la déclaration et le plan d'action qui ont été approuvés à l'unanimité, en septembre 1999, par l'Onu. Je me suis aperçu, lorsque j'étais à l'Unesco, que nous étions soumis aux pressions qu'une minorité exerce sur la majorité. C'est la loi du plus fort. J'ai pensé qu'il était grand temps de dire qu'assez, c'est assez, car le prix en termes de vies humaines et de souffrance est si élevé qu'il nous faut tous, une fois pour toutes, travailler à mettre fin à la violence et à la contrainte. Nous devons proclamer que tous les êtres humains sont égaux, en dignité, en liberté – et, ainsi que le dit le premier article de la Déclaration universelle des droits de l'homme, vivre « dans un esprit de fraternité ». Tout est là. C'est à la fois très simple et très compliqué.
Je ne peux plus accepter qu'une poignée de dirigeants continuent à utiliser la force au nom du peuple et de la démocratie, quand il est temps, à l'orée de ce nouveau siècle et de ce nouveau millénaire, de chercher par le dialogue des solutions concrètes aux grands problèmes.
 
PI. C'est cet esprit qui a présidé aux récentes manifestations contre la guerre, dans le monde entier.
FMZ. Exactement. Je crois que le 15 février 2003 a été un moment de grande espérance et peut-être même un tournant historique. Il est temps de dire à haute voix que nous voulons voir le peuple « entrer en scène ». Dans le passé, c'était le grand absent. Seuls comptaient quelques individus puissants, des leaders politiques ou religieux, par exemple ; les gens ordinaires n'existaient tout simplement pas. Il est temps, aujourd'hui, d'écouter ce qu'ils ont à dire. C'est cela, la culture de la paix.
 
PI. Considérez-vous la guerre en Irak comme un échec des institutions internationales, en particulier de l'Onu ? Pour de nombreux experts et de nombreux citoyens ordinaires, la décision américaine de ne pas attendre une autre résolution des Nations unies pour attaquer l'Irak l'a affaiblie.
FMZ. Les institutions internationales, et spécialement l'Onu, étaient déjà très affaiblies. Elles étaient faibles avant la guerre, elles sont maintenant fragiles. La preuve en est la totale impunité dont jouissent sur la scène internationale toute une série de turpitudes, comme, par exemple, les paradis fiscaux, les trafics de tous ordres et, pour m'arrêter là, la guerre en Irak, une guerre qui n'avait rien de nécessaire ni de légitime et qui, une fois encore, a battu en brèche le principe d'ordre international à l'échelle planétaire.
A mon avis, les Etats-Unis ont une énorme responsabilité, parce qu'ils attendent d'autres qu'ils respectent certaines normes onusiennes qu'eux-mêmes ne respectent pas. Ils demandent à l'Irak de les observer, tout en acceptant qu'Israël les enfreigne chaque jour.
Les Etats-Unis ont imposé au monde une Pax Americana, mais ils ne savent pas que faire de leur victoire. La prise de Bagdad par l'armée américaine fut suivie dès le lendemain par les pillages et le chaos. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis sont incapables de gérer correctement l'après-guerre. Les guerres ne font, généralement, qu'empirer les choses.
 
PI. Et, dans ce cas particulier de l'Irak, la solution aurait été de… ?
FMZ. Si la communauté internationale estime nécessaire d'écarter du pouvoir un tyran avéré comme Saddam Hussein, la première chose à faire est de créer une « Commission Vérité » – puis d'ouvrir et d'instruire un procès conformément aux règles et procédures définies par l'Onu. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils hostiles à la Cour pénale internationale ? Parce qu'ils se refusent à employer toutes méthodes qui pourraient régler les conflits de manière pacifique. Dans le passé, ils ont souvent fait le choix de la force. Au Chili, par exemple, dans les années 1970, ils ont désapprouvé le verdict démocratique qui avait porté Allende à la présidence du pays ; ils l'ont éliminé et remplacé par Pinochet. Ils ont fait de même au Nicaragua avec Somoza, et en Argentine avec Videla et Massera. C'est pour des raisons analogues qu'ils n'ont pas signé le protocole de Kyoto, pour des « raisons intérieures », alors qu'il y va de la santé de la planète.
Ce que je dis, avec de nombreux officiels et citoyens ordinaires, c'est oui à la démocratie, bien entendu, mais à l'échelle internationale, et non seulement locale. Les Etats-Unis devraient être les premiers à accepter cette démocratie planétaire. Ils ne peuvent demander aux autres de se plier à la Convention de Genève lorsqu'il s'agit de prisonniers américains, alors qu'ils détiennent des prisonniers afghans dans la baie de Guantanamo.
S'il est vrai, comme le clament leurs dirigeants, qu'ils sont les grands défenseurs des droits de l'homme, qu'ils commencent par traiter à égalité tous les êtres humains. Je ne vois pas que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne accordent le même traitement aux morts afghans ou irakiens qu'aux leurs. Les morts palestiniens n'ont apparemment pas la même importance que les morts israéliens. Cette question est pour moi très grave, et je continuerai à dénoncer publiquement les gouvernants qui optent pour la violence.
 
PI. Beaucoup pensent que l'Onu aurait dû agir plus énergiquement pour éviter la guerre, que c'est une institution quelque peu passive, et qu'elle devrait s'opposer aux pays ou aux dirigeants qui veulent la manipuler.
FMZ. L'Onu n'est pas une institution par elle-même, mais un rassemblement de nations. Nous avons tous souhaité, lorsque le Mur de Berlin est tombé – grâce à ce grand homme d'Etat qu'est Mikhaïl Gorbatchev – que le monde recevrait les « dividendes de la paix » attendus. « Enfin, nous aurons les deux milliards de dollars que certains Etats dépensent chaque jour en armements », nous sommes-nous dit ; nous nous réjouissions déjà d'en recevoir une partie, 10, 20, ou 30 % peut-être. Mais ces dividendes nous ont très vite été refusés, ce qui a rendu notre restructuration impossible. L'expression « nous, les peuples » ne fut pas entendue. Les Etats-Unis ont travaillé sans re-lâche à accroître le poids du G7 puis du G8 afin de réduire petit à petit l'Onu au silence. Et ils y sont parvenus : l'Onu est aujourd'hui devenue muette. Dernièrement, quelques pays ont élevé la voix ; je suis fier du Mexique et du Chili qui, conscients des risques qu'ils prenaient, ont eu le courage de dire aux Etats-Unis qu'ils ne voyaient pas de raisons objectives d'attaquer l'Irak. Bravo à la France, et à ces nations qui ont déclaré clairement que les allégations des Etats-Unis ne correspondaient à aucune réalité.
Lorsque j'ai entendu le président espagnol, José Maria Aznar, déclarer au parlement que telle ou telle personnes avaient été capturées en possession de substances toxiques, je me suis demandé s'il n'en savait pas plus que moi. J'attendais avec curiosité les résultats des laboratoires – non parce que ces substances toxiques auraient justifié une guerre – les processus de désarmement et les inspections avaient précisément pour but de démanteler les arsenaux dangereux. Mais j'aurais été étonné d'apprendre que Saddam Hussein, non content d'être un tyran, avait en plus choisi ce moyen pour briser la stabilité du monde. Quoi qu'il en soit, lorsque les laboratoires confirmèrent que ces substances soi-disant toxiques n'étaient rien d'au-tres que des détergents inoffensifs, lorsque les services de renseignements britanniques montrèrent que les personnes en cause n'avaient aucun lien avec Al Qaïda, lorsque des experts de la compétence et de la probité d'un Hans Blix déclarèrent n'avoir découvert aucune des armes supposées de destruction massive, alors les pays auraient dû dire aux Etats-Unis : « Ne prétendez pas défendre la légalité internationale. » Comme l'a fait le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en affirmant sans ambiguïté qu'une guerre en Irak était illégale, qu'elle était entreprise malgré l'opposition de l'Onu et au mépris de la décision majoritaire du Conseil de sécurité.
 
PI. Le droit de veto, dont on sait l'importance au Conseil de sécurité, constitue-t-il le problème majeur ?
FMZ. Non, je ne crois pas. Le droit de veto a besoin d'être corrigé, comme de nombreux autres aspects des Nations unies – même si personne ne sait exactement comment. Au cours des 30 ou 40 dernières années, il y a eu des centaines de travaux et de propositions pour le remplacer et faire en sorte que les grandes puissances n'aient pas une influence disproportionnée dans l'Organisation. On a proposé, par exemple, de ne pouvoir en faire usage que dans des cas exceptionnels ; ou bien de procéder à une refonte du Conseil de sécurité. Car est-il imaginable que l'on prenne des décisions sans tenir compte de pays aussi peuplés que l'Inde, le Brésil ou le Nigeria, qui n'en sont pas membres permanents ? Toutes ces questions ont fait l'objet de travaux et de réflexion, mais depuis la fin des années 1970, les Etats-Unis ont toujours gardé la même position : « Nous préférons nous passer des Nations unies, nous sommes les fondateurs de la Pax Americana. » C'est le point de départ de l'hégémonie que nous connaissons actuellement, et qui a trouvé son point culminant dans la profonde blessure du 11 septembre.
 
PI. A votre avis, les Nations unies ont-elles la capacité de fixer de véritables priorités internationales ?
FMZ. Les Nations unies, non – mais les nations, unies, oui. L'Institution telle que nous la voyons fonctionner aujourd'hui, non – mais des Nations unies renforcées, oui.
Nous, la grande majorité, qui sommes étonnés de cette façon de gérer les choses – qui va à contre-courant de la démocratie – voulons dire qu'il y a des alternatives économiques et sociales, qu'il y a des alternatives environnementales, culturelles et morales. On ne peut accepter qu'un politicien abdique ses responsabilités devant le marché – c'est catastrophique. Car il est évident que le marché tranche toujours en faveur du profit, et aux dépens du peuple. En d'autres termes, l'ordre des priorités a changé, et il nous faut remettre les choses à leur juste place. Les Nations unies peuvent, devraient, aider véritablement à fixer des priorités, et elles le souhaitent, mais elles ne sont pas en mesure de le faire pour l'instant.
 
PI. Avez-vous foi en l'avenir ?
FMZ. C'est triste à dire, mais nous commençons le troisième millénaire avec une des crises les plus graves que le monde ait connues depuis des décennies. Ceux qui ont créé la démocratie internationale veulent aujourd'hui instaurer une hégémonie mondiale. Mais, heureusement, il y a les médias, il y a des caméras qui filment ce qui se passe, ce qui empêche les leaders d'agir d'une façon purement arbitraire ou d'adopter des pratiques inacceptables sous prétexte que l'état de guerre justifierait tout. C'est pourquoi j'ai tout de même confiance en l'avenir, car les dirigeants qui ne pensent qu'en termes de force commencent à sentir le vent tourner. Ils savent que, plus que probablement, il leur faudra écouter la voix des gens qui descendent dans la rue pour manifester. Il y a peu de temps, ils ne les entendaient même pas. Mais ce n'est plus possible aujourd'hui, même eux doivent les écouter. Qui plus est, ceux qui manifestent ont des propositions, ce qui, à mon avis, fait une différence énorme avec ce qui se passait auparavant. Depuis Porto Alegre (c'est-à-dire le Forum social mondial), il y a déjà des propositions concrètes pour un changement de direction, que les Nations unies prennent très au sérieux et sur lesquelles elles travaillent.
 
[Dans la deuxième partie de cette interview, Federico Mayor Zaragoza abordera les causes, économiques et politiques, des différences entre monde développé et monde en voie de développement, particulièrement en Afrique.]
 

Voir également : Unesco, rubrique « Culture de la Paix » et www.ubuntu. upc.es






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