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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2003 - N° 177

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • Levée de boucliers anti-américaine par Mario Soares


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le monde attend

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Le monde chancelle sous l’impact de la récente invasion de l’Irak par les forces américaines et britanniques. Rarement une guerre ­de portée et de durée en apparence si limitées aura eu des répercussions si considérables, causé tant de tourments et suscité tant d’interrogations. Rarement pareille folie irresponsable aura été ainsi reconnue comme telle et dénoncée par la majorité des peuples de la Terre.
 
Les événements tragiques du 11 septembre 2001 ont fourni à l’actuel gouvernement américain la sinistre opportunité, sous prétexte de combattre le terrorisme, d’invoquer en toute mauvaise foi des raisons « hautement morales » pour lancer des opérations de piraterie barbares contre les victimes qu’il s’est choisies.
 
La voix du peuple
 
La guerre est en cours, peut-être même sur le point de se terminer, mais les hommes et femmes de cœur et de raison ont retrouvé leur voix, et décidé de se faire entendre. Enfin, oui, enfin, les peuples commencent à prendre conscience du pouvoir et du droit qui sont les leurs de s’exprimer, d’influer sur les événements et de façonner leur destinée.
 
Du chaos et du malheur engendrés par cette guerre inutile et imposée sous des prétextes fallacieux, sortiront des changements que ses instigateurs n’auraient jamais pu imaginer.
 
Ils ont passé outre à la volonté unie de l’assemblée des nations, prenant sa sagesse pour de la peur, et sa prudence pour de la lâcheté. Ils ont utilisé les méthodes du passé, et, dans les temps à venir, découvriront qu’elles sont inopérantes.
 
Avec leur arrogance et leur soif de puissance, ils ont dépassé la mesure et dressé contre eux les peuples du monde. Leur folie malfaisante a éveillé l’humanité qui s’est dressée pour se défendre devant l’usurpation de ses droits.
 
Un climat de suspicion
 
Lorsque les hommes prendront la mesure des dommages causés aux relations internationales par cette action unilatérale insensée, ils auront de bonnes raisons d’en être consternés. De longues années d’efforts patients pour construire pas à pas la confiance ont été réduites à néant. Un climat de profonde suspicion, de méfiance et d’angoisse règne maintenant dans les sphères diplomatiques à travers le monde. De nombreux chefs d’Etat ont le sentiment qu’un des leurs – le plus puissant – échappe désormais à tout contrôle, que les accords en cours ont été rompus, et qu’il leur faut chercher ailleurs pour reconstruire leurs alliances d’autrefois et assurer leur sécurité. Le choix par l’Amérique de la guerre préventive et son impérialisme à peine déguisé ont coupé cette grande nation de la vérité, l’isolant en même temps de la communauté internationale dont les dirigeants hochent tristement la tête et, gravement, s’interrogent sur l’avenir.
 
L'âme américaine
 
Le monde attend l’émergence de l’âme américaine, celle-là même qui donna au monde l’admirable plan Marshall il y a si longtemps. Le monde attend également l’émergence de Maitreya, qui montrera la voie aux hommes. Son enseignement éveillera et invoquera l’âme idéaliste des Etats-Unis, guidant les meilleurs citoyens de ce grand pays vers la lumière qu’ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils s’accorderont avec leurs frères et sœurs des autres nations et, dans l’unité, sous l’inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix au monde qui attend.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Signes des temps

Home Le miracle de Theresa Rose

Source : Woman's World, Etats-Unis

Kathryn Rossi, de Freeport, en Illinois (E.-U.), était enceinte de son quatrième enfant. Mais les tests pratiqués à la vingtième semaine de grossesse révélèrent des anomalies chromosomiques dans le fœtus et d'autres analyses furent ordonnées. Kathryn pria sainte Thérèse, réputée pour son amour des enfants. La nuit précédant les analyses, Kathryn découvrit que le papier toilette blanc qu'elle venait d'acheter n'était pas totalement blanc, après tout. Le rouleau qu'elle ouvrit avait des roses imprimées dessus. « On raconte que lorsque sainte Thérèse entend une prière, elle envoie une rose pour le faire savoir », précise Kathryn.
 
Les analyses suivantes révélèrent que le placenta ne procurait pas la nourriture nécessaire au bébé. Le docteur ne donnait aucune chance à Kathryn d'arriver au terme de sa grossesse. On attendrait le plus longtemps possible, « mais la plupart des bébés dans ces conditions naissent trop petits pour survivre », lui annonça le docteur.
 
La famille et les amis commencèrent à envoyer des fleurs et des cartes, et bien que Kathryn n'ait pas raconté son histoire de sainte Thérèse et de roses à quiconque, excepté à son mari Robert, dans chaque bouquet et sur chaque carte il y avait une rose. Même l'ange en céramique offert par sa belle-mère tenait une rose, une surprise également pour la mère de Robert car le modèle représenté sur la boîte avait les mains vides.
 
Le bébé naquit à 25 semaines de grossesse, ne pesant qu'à peine quatre cents grammes. Kathryn décida de l'appeler Theresa Rose. Mais le docteur lui dit que le bébé n'avait que cinq pour cent de chances de survivre, et que même s'il vivait, il faudrait l'opérer pour fermer une artère majeure dans le cœur. L'opération fut un succès, de même que toutes les interventions ultérieures nécessaires.
Après la première opération, Kathryn pria sainte Thérèse de lui envoyer un signe lui montrant qu'elle entendait sa prière. Le lendemain, le docteur lui annonça que toutesles analyses de Theresa Rose montraient une réelle amélioration. « Je n'arrive pas à l'expliquer », précisa-t-il.
 
La santé de Theresa Rose continua de s'améliorer et à quatre mois et demi, elle put rejoindre le foyer de ses parents. Aujourd'hui, c'est une fillette de deux ans en parfaite santé.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette guérison miraculeuse est l'œuvre du Maître Jésus.


Home Saskatchewan : des images de la Vierge

Source : Reuters

Depuis septembre 2002, des images de la Vierge ont été aperçues dans quatre villages aux frontières nord de la province canadienne du Saskatchewan, entraînant l'afflux de centaines de visiteurs.
 
Les apparitions les plus récentes se sont produites en janvier 2003, à Beauval (Saskatchewan). Les images apparaissent la nuit et rougeoient. Elles ont été filmées, raconte Bertha Durocher, propriétaire de l'une des maisons où cela s'est produit.
 
Bertha Durocher a précisé qu'au début, elle ne voulait pas parler de cette image apparue sur sa fenêtre. « Je l'ai raconté à ma mère qui m'a répondu : « Oh, c'est probablement ton ombre. » Aussi j'ai pensé que personne ne me croirait. Cela rougeoyait si joliment que j'en avais les larmes aux yeux », raconte Bertha, qui pense que ces apparitions sont une sorte de message divin.

Le Maître de Benjamin Creme indique que ces images sont manifestées par Maitreya.


Home Une femme enceinte recouvre la vue

Source : Aftenposten, Norvège

Mona Ramdal avait seulement 15 % de vision, mais au cours de sa dernière grossesse, elle a progressivement recouvré la vue et elle vient de passer son permis de conduire. Per Hwamstad, ophtalmologiste, soigne Mona, âgée de vingt-neuf ans, depuis la fin des années soixante-dix, et il n'a jamais entendu parler d'un cas semblable.
 
« C'est parfaitement incroyable. C'est un miracle. Je ne peux expliquer ce qui s'est passé », a déclaré P. Hwamstad. Mona est née atteinte de toxoplasmose, une infection qui peut causer des lésions aux yeux ou au cerveau des bébés. Son œil droit a toujours eu une vision extrêmement faible. Lorsque Mona atteignit l'âge de treize ans, son œil gauche commença également à faiblir, et sa vision fut réduite à 15 % de la normale. Mais lorsqu'elle fut enceinte la vision de son œil gauche commença à revenir. Quand sa fille Anne-Marthe, âgée aujourd'hui d'un an, est née, Mona avait recouvré la vue. Depuis elle a obtenu son permis de conduire du premier coup.
 
« La rétine fait par définition partie du cerveau. Ce qui est détruit est détruit à jamais. C'est la raison pour laquelle on ne peut expliquer que quelqu'un dont la vue a été si déficiente se mette à voir soudain normalement », a déclaré P. Hwamstad.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Mona Ramdal a été guérie par le Maître Jésus.


Home Un ovni au-dessus du Loch Ness

Source : www.unknowncountry.com

Un ovni a été aperçu en janvier 2003 au-dessus du Loch Ness, en Ecosse, au-dessus de Drumnadrochit. « C'est devenu le sujet de conversation du village, raconte Liz Gresham, dont le mari Ian fut le premier à l'apercevoir. C'était comme s'il y avait deux objets noirs, l'un au-dessus de l'autre, avec des couleurs au milieu. Quant aux couleurs, pour qu'elles se mélangent, comme c'était le cas, c'est que l'appareil devait tournoyer en permanence. » Cet ovni fut également aperçu à peu près au même moment en Angleterre.
 
Ian Gresham remarqua l'ovni en regardant par la fenêtre, à environ 1 h 30 du ma-tin, et le filma avec son caméscope. Il raconte : « C'était étonnant, quoi que ce fut, cela tournoyait et changeait de formes. Il semblait vert quand on regardait sur la vidéo, mais à l'œil nu, il était d'un bleu brillant. Nous nous sommes assis et avons réfléchi. Ce ne pouvait être une étoile filante, car elle aurait disparu, et ce n'était pas un avion. Il était étonnant de voir comme cet objet planait simplement, puis se dirigeait dans différentes directions. Quand il a ralenti, on s'est aperçu qu'il n'était pas rond mais de forme oblongue. »
 
Ian Gresham contacta la base locale de la Royal Air Force pour demander s'ils n'avaient rien remarqué sur leur radar, mais on lui répondit par la négative. Toutefois, le radar n'est plus surveillé après 23 h.
 
Il semble que cette même lumière brillante a été aperçue, à la même période, par des habitants de la forêt de Dean (Grande-Bretagne). Steven Taylor, la vit vers 0 h 30, il raconte : « C'était comme un projecteur brillant, mais ce n'était pas un hélicoptère car il n'y avait absolument aucun son. Je ne sais pas ce que c'était, je n'ai pas attendu pour le découvrir. C'était tellement étrange ! »
 
La lumière réveilla sa voisine, Elizabeth Fletcher, qui explique : « C'était une lumière perçante et très forte mais je n'entendais rien. Je pensais que c'était quelqu'un essayant de rentrer chez lui, ou que cela aurait pu être un hélicoptère de la police. » Kate Nelmes, porte-parole de la police locale, a précisé que leur hélicoptère n'était pas en service dans cette région à ce moment-là.
 
Un porte-parole de l'aéroport de Gloucestershire a raconté : « Il n'y a eu aucun mouvement le dimanche soir et nous avons fermé à 19 h 30. » La station locale de l'Air Force a confirmé qu'aucun avion n'avait survolé le secteur à cette heure.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet ovni était un vaisseau vénusien.


Home Diffusion d'un rapport de 1980 sur une apparition d'ovni

Source : www.unknowncountry.com ; CNN, Etats-Unis

En 1980, des aviateurs américains ont déclaré avoir vu « un étrange objet brillant » près d'une base aérienne britannique, le 27 décembre, le matin de très bonne heure. Le rapport détaillé de cet événement a été récemment communiqué à la suite d'un programme britannique de levée du secret défense concernant certains documents. Avant que ce rapport ne soit divulgué, l'information avait largement circulé parmi les ufologues, mais une vingtaine de personnes seulement avaient eu accès au document lui-même, après en avoir fait la demande en vertu de la loi américaine sur la liberté d'information.

Ce rapport révèle que deux agents de sécurité américains avaient vu un objet émettant une « lumière rouge orangé », qui se déplaçait au milieu des arbres de la forêt de Rendlesham. Les deux hommes, accompagnés d'un collègue, ont essayé de comprendre ce qui se passait. « Les agents de sécurité ont raconté qu'ils avaient vu dans la forêt un étrange objet lumineux, a déclaré par écrit le lieutenant-colonel Charles Halt, alors sous-commandant de la base aérienne de Bentwaters. D'après leurs descriptions, l'objet avait un aspect métallique et une forme triangulaire. Il mesurait approximativement deux ou trois mètres à la base et il avait environ deux mètres de haut. Toute la forêt était illuminée d'une lumière blanche. L'objet lui-même émettait par pulsations une lumière rouge sur le dessus et était pourvu d'une rampe de lumières bleues en dessous. L'objet semblait planer ou peut-être était-il posé. Mais lorsque les hommes de la patrouille approchèrent, il manœuvra au milieu des arbres et disparut. Au même moment, les animaux d'une ferme voisine furent pris de frénésie. »

Une heure plus tard, l'ovni fut à nouveau visible, près de l'entrée arrière de la base. Le rapport de C. Halt dit ceci : « Plus tard dans la nuit, on a aperçu une lumière rouge orangée à travers les arbres. Elle se déplaçait çà et là en émettant des pulsations rythmées. A un certain moment elle a semblé rejeter des particules brillantes, puis elle s'est fractionnée en cinq objets blancs séparés avant de disparaître. Aussitôt après, on put voir dans le ciel trois objets ressemblant à des étoiles, deux d'entre eux au nord et l'autre au sud, tous se trouvant à environ 10 degrés au-dessus de l'horizon. Ces objets se déplaçaient rapidement, virant à angle aigu et émettant des lumières rouges, vertes et bleues. Vus à travers une lentille de puissance 8-12, les objets situés au nord semblaient avoir une forme elliptique. Mais ils se transformèrent ensuite en cercles parfaits. Ils restèrent dans le ciel pendant au moins une heure. L'objet situé au sud fut visible pendant deux ou trois heures. Il envoyait de temps à autre un rayon de lumière vers le bas. »

Le lendemain matin, C. Halt et ses hommes découvrirent sur le sol trois creux circulaires d'environ 18 cm de diamètre. On y releva un niveau de radiation dix fois supérieur à la normale. Les aviateurs avaient essayé sans succès de photographier les apparitions et rien n'était apparu sur le radar de contrôle.

Une note de service émanant du ministère de la Défense, incluse dans le rapport, déclare : « Aucune preuve n'a été trouvée d'une quelconque menace sur la sécurité du Royaume Uni et il n'a pas été procédé à d'autres investigations. Aucune information supplémentaire n'est venue altérer notre point de vue selon lequel ces apparitions de lumière ne présentent pas d'intérêt particulier pour nos services. Aucun objet non identifié n'a été enregistré sur les radars pendant la période en question, et il n'existe pas la moindre preuve qu'un objet quelconque se soit introduit dans l'espace aérien britannique et ait atterri près de RAF Woodbridge. En l'absence de preuve évidente, le ministère de la Défense garde l'esprit ouvert sur la question. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet était un appareil destiné à capter des informations plutôt qu'un vaisseau de l'espace. Il procédait à ce que l'on pourrait appeler « une étude scientifique ». Sa base se trouve sur Mars.


Home Des ovnis en Azerbaïdjan

Source : Baku Today, UFO Roundup, www.ufoinfo.com

Selon des informations transmises à l'agence Olaylar News par Fuad Gasimov, expert en ufologie, l'apparition d'ovnis dans le ciel au-dessus de Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, « symbolise clairement un signal d'alarme » concernant la guerre en Irak. L'Azerbaïdjan est un petit pays sur la côte occidentale de la mer Caspienne. Ses voisins sont l'Irak et l'Iran.

F. Gasimov est président du département cosmique et sismologique de l'Agence nationale pour le cosmos en Azerbaïdjan.

Tout d'abord, les ovnis sont apparus au-dessus de Bakou, le jeudi 2 janvier 2003. Les résidants du troisième Mikrorayon de Bakou ont eu la chance de filmer ces objets à 8 h du matin, et l'enregistrement a été diffusé plus tard sur ANS/TV. Cette diffusion troubla tout ceux qui la virent.

F. Gasimov déclare que l'apparition d'ovnis dans cette région indique la probabilité d'une guerre importante en Irak. « Ils sont en train d'essayer d'empêcher cette guerre. L'apparition d'ovnis dans le ciel de l'Azerbaïdjan peut être considérée comme un avertissement contre la République islamiste de l'Azerbaïdjan également. » F. Gasimov considère que ces objets sont contre l'utilisation des aéroports de l'Azerbaïdjan dans ce conflit potentiel. « Ils ne veulent pas révéler leurs secrets au genre humain, a précisé Gasimov. Mais il y a des faits montrant que les ovnis restent en contact avec certains scientifiques. Ces objets gardent le contact avec ces personnes au moyen de l'alphabet Morse ou en utilisant des signaux télépathiques, et ils transmettent des informations relatives au futur. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces ovnis sont également originaires de Mars. Ils n'ont pas d'intention symbolique. Les ovnis ne donnent pas d'« avertissements ». Ils ont leur propre agenda.


Home Des ovnis en Argentine

Source : www.ufoinfo.co ; UFO Roundup,

Le samedi 11 janvier 2003, à partir de 8 h 30, un grand groupe de « boules de feu volantes » fut aperçu au-dessus de Buenos Aires, en Argentine. Ricardo E. D'Angelo, spécialiste des ovnis, a rapporté : « Buenos Aires est témoin d'une grosse vague d'ovnis, probablement la plus forte de ces dernières années. Des boules de feu, traversant le ciel à haute et basse altitude et dans toutes les directions ont été observées par des milliers de Portenos (surnom des résidants de Buenos Aires) et enregistrées entre 20 h 30 et 22 h. J'en ai compté moi-même 23 à la fois. J'ai l'habitude de voir des satellites traverser le ciel, et de toute évidence, ce n'était pas des satellites. »

« Ces boules de feu étaient trois ou quatre fois plus lumineuses que Vénus, a précisé R. D'Angelo. La plupart avaient des lumières clignotant sur les côtés extérieurs – bleues aux extrémités mais aussi rouges et vertes. Plus tard dans la soirée, dix d'entre elles traversèrent le ciel d'un bout à l'autre, survolant les « barrios » surpeuplés où de nombreuses personnes les aperçurent. Leur vitesse variait considérablement, planant presque immobiles, et parfois démontrant une vitesse extraordinaire, apparaissant et disparaissant sans aucune logique. »

Selon le Maître de Benjamin Creme, ces ovnis étaient originaires de Mars.



Tendances

Home Sida : les bienfaits d'une alimentation équilibrée

Source : www.unicef.org

Selon deux agences de l'Onu, un régime équilibré est le moyen le plus simple d'aider les personnes touchées par le sida, et peut même contribuer à freiner la progression de ce virus mortel.
 
Un nouveau manuel publié conjointement par le FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture) et l'OMS (Organisation mondiale de la santé) reconnaît le lien entre cette maladie et l'alimentation, et présente des conseils nutritionnels pour les 42 millions de personnes souffrant du sida.
 
En soutenant le système immunitaire et en stimulant les niveaux énergétiques, une alimentation équilibrée peut aider le corps à lutter contre les ravages de la maladie et peut, en maintenant le poids corporel, accroître l'efficacité des remèdes et prévenir la malnutrition. Selon le Dr. David Nabarro, directeur de l'OMS pour le développement durable et les milieux sains : « La relation entre le sida et la malnutrition est un exemple particulièrement frappant du cercle vicieux du dysfonctionnement immunitaire, de la maladie infectieuse et de la malnutrition. L'aspect nutritionnel du sida a longtemps été ignoré. L'attention s'est toujours concentrée sur les médicaments, explique William Clay, de la division Alimentation et nutrition du FAO. Le message a toujours été : Prenez deux comprimés après les repas. Mais on a omis de prendre en compte les repas eux-mêmes. »
 
Près de 95 % des personnes atteintes du sida vivent dans les pays en développement où l'aide sanitaire, les ressources et les remèdes sont insuffisants. Pour ces personnes, une alimentation équilibrée est un moyen efficace de lutter contre la maladie. La prolifération du sida se produit souvent quand une série de circonstances socio-économiques (faim, insécurité alimentaire, pauvreté extrême et débâcle sociale) coïncide avec la présence du virus de l'immunodéficience humaine (HIV) au sein de la population. De telles situations poussent les gens, surtout les jeunes, à des activités à haut risque comme la prostitution, afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.
 
Lorsque le sida frappe un membre de la famille, cela affecte la vie de l'ensemble du ménage. Le chef de famille étant malade, les siens risquent de manquer de nourriture et deviennent de ce fait sensibles à l'infection.
 
Le sida a un effet dévastateur sur le bien-être nutritionnel : l'assimilation des aliments diminue ; l'appétit et le métabolisme sont perturbés ; les muscles, les organes et autres tissus se détériorent. L'apparition d'infections secondaires et d'autres formes de stress accroissent les besoins en énergie et en nutriments. Ce genre de malade a besoin de davantage de protéines pour reconstruire ses muscles, d'une nourriture plus énergétique afin d'accroître son poids, de vitamines et de sels minéraux pour doper son système immunitaire, ainsi que d'eau pour combattre la déshydratation.
 
Ce manuel de FAO/OMS propose des remèdes bon marché et faciles à trouver localement pour compenser les carences liées au sida afin de subvenir aux besoins d'un membre de la famille atteint de cette maladie. En encourageant de bonnes habitudes alimentaires, le FAO et l'OMS espèrent que leur manuel améliorera la santé et la résistance à l'infection de toute la famille.




Home Delhi : une banque pour les enfants

Source : BBC News Online, G.-B.

Dans la capitale de l'Inde, à Delhi, des enfants des rues, sans ressources, ont créé leur propre banque. Fait unique, les enfants gèrent et dirigent eux-mêmes leur banque. Mis en sécurité, leur argent leur rapporte des intérêts, leur offre aussi des prêts et déjà leur vie s'en trouve transformée. La fondation Butterflies, qui abrite la banque au coin d'une petite pièce au sol cimenté, souhaite intégrer d'autres enfants des rues, dont le nombre avoisine les 18 millions en Inde. Sébastien Matthew, de Butterflies, explique : « Les enfants se sentent en sécurité ici. Les enfants qui vivent seuls dans la rue sont en situation d'insécurité permanente. Ils sont souvent maltraités par d'autres et leur vie est extrêmement difficile. »
 
Rajut, 13 ans, est un fidèle client de la banque où, chaque soir, il dépose sur son compte ce qu'il a gagné comme ramasseur de chiffons, soit près de 0,30 euro. Il a toujours vécu dans la rue, mais depuis que la banque existe, il dit que cela fait toute la différence : « Avant que la banque ne démarre, je ne conservais aucun argent sur moi. On me volait, on me brutalisait pour tout me prendre. Aujourd'hui, tout est en sécurité à la banque. Mais en plus, si je tombe malade et ne peux travailler, je peux sortir de l'argent de la banque pour m'acheter nourriture et médicaments. »
 
Toutes les décisions sur la gestion de la banque sont prises par les enfants eux-mêmes. Les 160 titulaires d'un compte se réunissent une fois par mois. Anuj, 15 ans, a été élu au poste de directeur par les enfants. Orphelin à 8 ans, il s'est retrouvé à la rue et y a toujours vécu. Depuis qu'il a pris ses fonctions, Anuj se rend compte qu'il y a plus de travail qu'il n'y pensait et espère qu'en grandissant il deviendra à son tour directeur de banque.
 
Cette banque a offert à de nombreux enfants l'opportunité de préparer leur avenir. Manoj, 12 ans, vient de déposer les 18 roupies qu'il a gagnées en ramassant des chiffons. Après un mois d'économie, il a près de deux euros sur son compte. Et il a de grands projets. Manoj explique : « J'économise pour démarrer un jour une petite affaire. Je pourrais conduire un rickshaw comme le fait mon père, ou bien j'investirai dans un kiosque de rue pour vendre des cigarettes et du thé. »
 
Dans les bidonvilles autour de la gare de Delhi, vit Afroz. A 15 ans, après avoir ramassé les chiffons, il est récemment devenu vendeur de rue, grâce à un prêt octroyé par la banque. Il passe 14 heures par jour à vendre des articles bien alignés sur une charrette à bras. Il a déjà remboursé une grande partie du prêt, avec les intérêts. Son but est d'épargner suffisamment pour diriger une vraie boutique.




Home La Cour criminelle internationale contre les exécutions aux Etats-Unis

Source : Deutsche Presse-Agentur

La Cour criminelle internationale siégeant à la Haye s'est récemment prononcée contre l'exécution de trois citoyens mexicains condamnés à mort aux Etats-Unis. En émettant une injonction provisoire contre cette sentence, la Cour suprême des Nations unies a souscrit à une pétition recueillie au Mexique. Dans 50 autres cas, et malgré des demandes insistantes, cette même Cour avait refusé de donner suite. Le gouvernement mexicain reproche à Washington de ne pas avoir informé les prévenus de leur droit de faire appel à leur consulat. Par ce manquement, la Cour suprême des Etats-Unis est en infraction avec la Convention de Vienne, d'avril 1963. Lors de procès similaires intentés par l'Allemagne, la Cour avait confirmé, en juin 2001, ce droit fondamental des citoyens étrangers. A cette époque, les frères La Grand avaient été exécutés en Arizona pour le meurtre d'un directeur de banque. Les autorités américaines avaient ignoré une injonction temporaire émise par la cour des Nations unies de surseoir aux exécutions dans cette affaire.




Home Investir pour le bien général

Source : BBC News Online, G.-B.

La Bourse de Johannesburg prévoit de lancer un indice des valeurs éthiques. « Pour y figurer, les sociétés doivent répondre à certains critères concernant les droits de l'homme, la protection de l'environnement et les relations avec les actionnaires », explique Nicky Newton King, directeur du JSE.
 
Mais ce nouvel indice accordera également de l'importance aux mesures de redressement des inégalités économiques créées par la minorité blanche pendant la période de l'apartheid. Ainsi sera-t-il tenu compte des engagements à poursuivre des pratiques favorisant la justice entre les acteurs économiques.
 
Les sociétés doivent aussi « montrer leur compréhension de l'impact du sida sur l'entreprise, et avoir pris des mesures appropriées à cet égard », précise N. King. L'économie sud africaine et le marché boursier sont dominés par les entreprises minières, secteur souvent critiqué par les défenseurs de l'environnement. Mais alors que l'on estime qu'environ 11% des Sud-africains sont touchés par l'infection HIV/sida, les craintes à propos de l'impact économique de la maladie ont incité de grandes entreprises, y compris des multinationales minières anglo-américaines, à offrir un traitement gratuit aux salariés.





Les priorités de Maitreya

Home La lutte contre la faim

Source : www.wfp.org

Dans une mise en garde intitulée Le pire reste à venir, James T. Morris, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), en appelle à la mobilisation de la communauté internationale devant la montée en flèche des situations d'urgences alimentaires et la forte diminution de l'aide alimentaire. Le 5 février 2003, s'adressant au Comité des relations étrangères du Sénat américain, à Washington, il a déclaré : « Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim. Non seulement dans des situations d'urgence comme celles existant en Afghanistan, en Corée du Nord et en Afrique, où nous manquons souvent des fonds nécessaires, mais nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim chronique qui torture l'existence de millions de familles victimes de la guerre ou de catastrophes naturelles. »

Selon J. Morris, cette situation provient essentiellement d'un manque de volonté, car il n'existe aucun obstacle réel qui puisse empêcher la communauté internationale de mettre rapidement un terme à la faim. « Il y a plus de nourriture que nécessaire dans le monde, a-t-il affirmé, et des millions de gens ont faim parce que les gouvernements ont fait de mauvais choix politiques. »

Le directeur du PAM demande un financement plus conséquent en faveur de l'aide alimentaire : « Alors que les fonds accordés par le PAM se sont accrus, cela n'a pas été le cas de l'aide alimentaire mondiale, a-t-il noté. En fait, au cours des trois dernières années, elle a réellement chuté d'un tiers, passant de 15 à 10 millions de tonnes. Les besoins en aide alimentaire d'urgence sont en augmentation et l'aide alimentaire est en régression. »

J. Morris a également réclamé des fonds pour nourrir les enfants dans les écoles, et il a insisté sur le rôle de l'alimentation dans la prévention des infections chez les victimes du sida, et dans leur capacité à maintenir leur activité, surtout en Afrique où la pandémie compromet la sécurité alimentaire. « Dans la plupart des communautés pauvres, ce que réclament en premier lieu les victimes du sida ce ne sont pas des médicaments, mais de la nourriture pour leur famille, pour leurs enfants affamés », a-t-il déclaré.




Home L'Ethiopie en situation critique

Source : Oxfam International

Un rapport publié en février 2003 par Oxfam International met l'accent sur la situation de la crise subie par les onze millions de personnes touchées par la sécheresse en Ethiopie. Ce rapport, intitulé Ethiopie : prévenir la crise, insiste sur l'urgence de combler les lacunes en matière d'acheminement de la nourriture vers les 3,5 millions de personnes qui ont besoin d'urgence d'une alimentation enrichie en protéines.
 
Joan Summers, directeur de programme, a déclaré : « Nous avons des promesses qui permettent de couvrir un peu moins de la moitié des besoins en nourriture pour 2003 et il est vital que ces promesses se matérialisent. De la Mauritanie à l'Angola, de nombreux pays sont dans des situations désespérées [...], mais avec onze millions de personnes dépendant de la nourriture acheminée par la communauté internationale, l'Ethiopie est en situation critique et nous devons y faire face. »
 
Les dernières saisons des pluies ont été insuffisantes et ceci constitue la cause immédiate de la situation d'urgence en Ethiopie. Dans les régions pastorales à l'Est de l'Ethiopie, les peuples Kurayu, Afar et Somali ont déjà énormément souffert en juin et juillet 2002 et les animaux (moutons, chèvres et bovins) ont succombé en grand nombre, privant les habitants du lait et de la viande qui constituent la base de leur alimentation.
 
Dans la région de Kurayu, la fondation Gudina Tumsa, partenaire d'Oxfam, estime que 80 à 90 % des bovins et 30 à 40 % des chèvres et des moutons sont morts. Dans de nombreuses régions, des cultivateurs qui dépendent principalement des céréales et des légumineuses pour leur alimentation sont également soumis à de mauvaises récoltes.
 
La faim et la malnutrition sont en augmentation, particulièrement parmi les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent leur enfant. Il y a un déficit en aliments énergétiques à haute teneur en protéine. Les usines éthiopiennes ne peuvent satisfaire les demandes et il n'y a pas de devises pour effectuer des achats dans les pays voisins comme le Kenya.
 
Le gouvernement éthiopien a demandé une aide de 1,4 million de tonnes de nourriture afin de faire face aux besoins jusqu'à la fin de l'année 2003. Des fonds sont également nécessaires pour assurer le transport de l'eau et effectuer des forages, pour les services de soins d'urgence, pour les semences et la reconstitution du cheptel. La famine de cette année sera probablement pire que celle de 1984-1985 et elle devrait toucher deux à trois fois plus de personnes.
 
D'après Gezahegn Kebede, coordinateur d'Oxfam en Ethiopie, « l'ampleur de cette crise est telle que tout défaut dans l'acheminement de la nourriture aurait des conséquences catastrophiques pour les milliers de personnes qui sont à la limite de la survie. Nous devons aussi nous interroger sur les raisons pour lesquelles ces sécheresses récurrentes ont un tel impact dévastateur en Ethiopie. La plupart des 65 millions d'Ethiopiens sont fermiers ou bergers et n'ont aucun moyen de se sortir de la pauvreté et d'échapper aux caprices de la nature. Il faut absolument investir dans le développement rural et les marchés pour mettre un terme à l'impact catastrophique de telles sécheresses en Ethiopie. »
 
Le rapport affirme que les solutions aux problèmes de l'Ethiopie doivent aborder les causes sous-jacentes de la pauvreté dans ce pays : insuffisance du développement rural, pression sur l'environnement, poids de la dette et conditions non équitables du commerce.
 
Au cœur de la sécheresse
 
Denise Nichols, gestionnaire du plan d'urgence d'Oxfam, a visité la province d'Afar, une zone aride à l'épicentre de la sécheresse en Ethiopie : « Le peuple afar est constitué de bergers nomades qui, chaque année, effectuent un long périple à travers les paysages désertiques en déplaçant leur troupeau à la recherche d'eau et de pâturages. Ces gens dépendent complètement des deux saisons des pluies ; si celles-ci font défaut, ils deviennent très vulnérables. » Les troupeaux représentent tout ce qui compte pour le peuple afar : ils constituent leur moyen d'existence, leur nourriture et leur richesse. « Tous les biens des habitants de la province sont investis dans leur cheptel. Il n'y a ni banques ni autres moyens de stocker leurs ressources. Les chameaux et les ânes sont leur moyen de transport. Les chèvres, les moutons et le bétail fournissent la viande et les produits laitiers qui constituent la principale source de nourriture en particulier pour les enfants. Tous les autres besoins – médecine, habillement, céréales – sont couverts en vendant du lait ou de la viande sur les marchés. Le cheptel des habitants de la province d'Afar est en train de dépérir. Les anciens nous disent qu'ils n'ont jamais connu une période où ils ont perdu autant d'animaux. »
 
Il ne reste plus rien aux hommes lorsqu'ils ont perdu leur troupeau. C'est d'abord le bétail qui dépérit ; il n'en subsiste presque plus ; ce sont évidemment les chameaux qui meurent en dernier lieu. Partout, nous voyons des gens qui marchent depuis plusieurs jours, il ne leur reste que quelques animaux, ils sont à la recherche de pâtures, d'eau ou de points de distribution de nourriture. « Nous avons rencontré des gens très malades et fragiles. La malnutrition croît rapidement et ce n'est plus qu'une question de temps avant que les hommes disparaissent à leur tour. »
 
Denise raconte comment elle s'est arrêtée le long d'une route où un camion distribuait de l'eau : « Les gens que nous avons rencontrés marchaient depuis trois jours à la recherche d'eau. J'ai parlé à des femmes terriblement affaiblies parce qu'elles avaient très peu de nourriture et pratiquement rien à boire. Elles étaient extrêmement amaigries ; on percevait leur squelette sous la peau.
 
La distribution de l'aide alimentaire est vitale. Il y a déjà 23 000 personnes déplacées qui vivent dans des camps à Oromio. L'aide alimentaire est l'ultime recours qui permet aux gens de survivre dans les conditions les plus difficiles tout en restant dans leur environnement. S'ils sont obligés de se regrouper dans des camps, ils doivent se séparer de leur famille et des autres structures. Ils ont tout perdu, lorsque la crise sera passée, ils devront tout reprendre à zéro. »
 





Les enseignements de Maitreya

Home Le salut

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

Le salut

Qu'est-ce que le salut ? Pouvoir circuler à volonté dans le mental, l'esprit * et le corps. [Partage international, juillet/août 1991]

Le salut relève du niveau spirituel. On atteint le salut grâce à l'honnêteté, à la sincérité et au détachement. Muni de ces seuls trois principes, vous pouvez vous rendre où vous le désirez, et ne jamais éprouver de fatigue mentale, physique ou spirituelle. Vous vous sentez libres intérieurement.   [Juillet 1989]

Une personne physiquement et mentalement libre, non conditionnée et capable de s'exprimer, est souvent considérée comme folle. Prise dans ce sens, la folie n'est pas une maladie. Maitreya dit : « Regardez un saint. Que lui trouvez-vous ? Il ne se laisse pas conditionner. Il a l'esprit et le cœur d'un enfant. Pourtant, on ne le considère pas comme un fou car il a pris une aura de sainteté. Cependant, une personne qui elle n'a pas pris cette aura mais se conduit comme un enfant, est également libre du processus automatique du conditionnement. Cette personne est également proche du salut. Le conditionnement n'a pas lieu au niveau du mental, de l'esprit et du corps, et le Soi peut librement se mouvoir. Ce sont des qualités naturelles données à la naissance. Quiconque manifeste ces qualités dès la naissance se trouve près du salut. » [Sept. 1990]

Maitreya déclare : « Regardez les saints. Lorsqu'ils se trouvent près du Seigneur, ils doivent tout laisser derrière eux. Ils quittent la vie mondaine. Cela est fait par l'individu. Mais lorsque la nature vous place dans ces conditions, celles-ci sont naturelles. Ce sont des bénédictions du Seigneur. » [Sept. 1990]

A mesure que l'évolution se poursuit étape par étape, le Soi devient de plus en plus indépendant, libre de tout engagement. Lorsque vous vous trouvez au seuil du salut, tout vous abandonne. [Septembre 1990]

Maitreya déclare : « Même en devenant immortel, on n'atteint pas le salut. Le salut ne peut s'atteindre qu'en pratiquant l'honnêteté, la sincérité et le détachement. » [Juil.1989]

L'équilibre et l'harmonie

Comment pouvez-vous affirmer que Jésus est le Fils unique engendré par le Père, si la Lumière existant en Jésus existe aussi dans toute la création? L'équilibre et l'harmonie se développent automatiquement à partir de cette compréhension. L'équilibre engendre l'harmonie. [Septembre 1990]

Si vous imposez votre point de vue à quelqu'un, cette personne va alors se sentir écrasée. Ce comportement existe non seulement dans les familles totalitaires, mais également dans les pays totalitaires. Rajouter des lois et des règlements ­– ce qui est un processus d'addition, ou même de multiplication, c'est-à-dire une forme rapide d'addition – fait pencher le plateau de la balance d'un côté. L'équilibre est rompu. Le problème ne pourra être résolu par un simple processus de soustraction. Le poids diminuera alors, mais le problème subsistera. La solution se trouve dans la division, ce qui signifie apprendre à échanger des opinions et à développer l'art de la communication. La liberté réside dans l'art de la communication. Une telle attitude crée l'harmonie, l'équilibre. Le résultat en est une véritable démocratie. [Décembre 1988]

Si vous regardez tout le temps au-dehors, vous perdez de vue votre soi intérieur. La vie devient alors trop matérialiste. Si, à l'inverse, vous regardez la plupart du temps en vous-même, vous perdez contact avec la réalité extérieure. Garder un équilibre entre l'intérieur et l'extérieur conduit à l'établissement de relations justes au sein du mental, de l'esprit et du corps. Ce point d'équilibre doit être maintenu. [Avril 1989]

« Lorsque des swamis, des gourous etc. sont mal à l'aise, ils renoncent au monde et se retirent sur des montagnes ou dans des grottes. On appelle cela la « paix », mais ce n'est pas la paix. Il s'agit souvent d'un état de choc tel, qu'ils ne parviennent plus à supporter les vibrations de la vie. » [Janvier/février 1992]

Le criminel est malade, ce qui signifie qu'il n'est pas équilibré. Un équilibre du mental, de l'esprit et du corps, lui permettrait d'exprimer cette énergie d'une manière différente. La personne équilibrée connaît un état de liberté intérieure. Elle ne commettra pas de meurtre. [Avril 1990]

En l'absence d'équilibre, surviennent guerres, famines et catastrophes naturelles. En situation d'équilibre, la même énergie peut engendrer le bonheur, favorisant la vie commune et le partage. [Juillet/août 1990]

La meilleure manière de progresser consiste à harmoniser les forces opposées (que l'on peut appeler positives et négatives) ; vous créez alors de l'énergie. Il est nécessaire d'essayer d'aboutir à un consensus ; les deux forces opposées perdent alors leur caractère contre nature, et ce qui est naturel demeure. Sinon, vous semez à nouveau les graines de la destruction. [Octobre 1988]

Le cœur

La vie doit être équilibrée, et nous devons être conscients de la présence du Soi dans le cœur. [Avril 1990]

Le cœur ne peut en aucun cas être terni ni même atteint, il est le siège de l'âme. C'est le mental qui nous égare. Les qualités du cœur sont la paix, la félicité, le bonheur et la grâce. En vous mettant à l'unisson des « sentiments du cœur », vous ferez l'expérience de votre innocence naturelle, celle que vous aviez lorsque vous étiez enfants. Ne cherchez pas à « visualiser » le cœur. Ce serait comme si l'esprit avait l'intention de découvrir la source de la lumière à l'aide d'une torche. [Décembre 1989]

Même les gurus et les prophètes commencent à réaliser que le salut ne se trouve pas dans l'acquisition de pouvoirs hors du commun, mais dans la seule humilité envers le Seigneur, qui réside dans le cœur. [Sept. 1988]

Maitreya a dit qu'il est venu pour nous aider à le connaître dans notre cœur. Cette connaissance ne peut se produire dans le mental, l'esprit ou le corps car leur existence est liée à l'évolution. La Divinité est pure et éternelle. Le Soi vit dans le cœur, et c'est là que vous faites l'expérience de Dieu. [Avril 1990]

Maitreya dit : « Le cœur d'une personne est mon parlement, c'est là que je procure des expériences. C'est mon temple. Lorsque j'y parle, des changements se produisent dans le mental, l'esprit et le corps de l'individu, et personne ne peut les arrêter. » [Mars 1990]

« Le langage du cœur se trouve là où vit le Seigneur. » [Octobre 1988]



En anglais, spirit. Ce mot, particulièrement difficile à rendre en français, signifie notamment " la force de vie qui anime le corps des êtres vivants " , et " le principe émotionnel fondamental qui motive l'activité d'une personne" . Sa traduction par esprit ( au sens de " principe de vie " ) est donc approximative, et n'est utilisée dans ce texte que faute d'un terme plus adéquat (Ndt ).





Faits et prévisions

Home Pollution : augmentation des cas de cancers

Source : Evening Standard, BBC TV, Ceefax, Grande-Bretagne

« La pollution de notre planète est maintenant le principal facteur de mortalité. Elle diminue nos défenses immunitaires et nous laisse à la merci de toutes sortes de maladies, même de certaines que nous pensions avoir éradiquées depuis longtemps. » [Benjamin Creme, The Art of Cooperation, p. 154]
 
L'augmentation anormale de cas mortels de cancers du foie est attribuée à la pollution. Des recherches effectuées à l'Imperial College School of Medicine, à Londres (Grande-Bretagne), ont montré que le taux de décès consécutif à cette maladie a dou-blé en 30 ans, passant de 967 en 1968 à 1 822 en 1996. Le Dr Simon Taylor Robinson, spécialiste en la matière, estime que cet accroissement, le plus significatif parmi tous les autres cas de cancers en Grande-Bretagne, a pour cause probable la pollution chimique, il s'agirait sous doute « d'un produit utilisé par les usines ou l'agriculture, comme un pesticide, ou qui se diffuse dans les circuits d'eau potable. »
 
Parallèlement, une autre étude britannique a attribué à la pollution l'augmentation de 20 % des cas de cancer du canal biliaire.




Home Taux de mortalité et suie atmosphérique

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

« Nous empoisonnons notre planète si vite qu'à moins d'un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [Benjamin Creme, PI, juin 1991]
 
D'après une récente étude scientifique, la poussière et les suies contenues dans l'air sont à l'origine de 20 à 200 morts prématurées chaque jour dans les grandes villes américaines. Une affection provenant de particules minuscules (plus fines que l'épaisseur d'un cheveu) se répand dans 20 des plus grandes villes américaines. Des chercheurs ont trouvé que maladies respiratoires, attaques cardiaques et morts prématurées se produisent même dans des villes qui respectent les niveaux nationaux de pollution de l'air.




Home Les fleuves du monde sont pollués et mal gérés

Source : Environment News Service/ Cox News Service, Etats-Unis

Selon un rapport de la Commission mondiale pour l'eau, plus de la moitié des grands fleuves du monde se tariraient ou seraient pollués. Cette commission, financée par les Nations unies, la Banque mondiale et l'Organisation des Etats américains, a publié un rapport sur l'état des fleuves à travers le monde. D'après cette commission, l'Amazone, en Amérique du Sud, et le Congo, en Afrique sub-saharienne, sont les plus propres parmi les 500 grands fleuves du monde, car il se trouve peu d'industries le long de leur cours. A moins que des systèmes d'irrigation économes en eau et des méthodes de gestion plus efficaces soient mises en place et que la pollution soit réduite, le monde connaîtra au cours des prochaines décennies des difficultés à faire face à la demande en eau potable ainsi qu'aux nécessités du développement agricole et économique.
 
– Le Nil (Egypte) : son débit est utilisé à plus de 90 % pour l'irrigation ou perdu suite à l'évaporation dans des réservoirs. En raison des dommages dus à l'irrigation et des rejets industriels et urbains, l'eau qui parvient à la mer Méditerranée est très polluée.
 
– Le fleuve jaune (Chine) : les zones agricoles sont polluées et le fleuve s'est tari pendant plus de six mois en 1997.
 
– Le Jourdain (Moyen-Orient) : d'une importance cruciale pour les communautés du désert, ce fleuve ne répond plus aux besoins humains et environnementaux. A l'heure actuelle, seulement un tiers de son débit naturel atteint la Mer Morte, ce qui cause la disparition progressive de celle-ci.
 
– Le Colorado (Etats-Unis) : son eau étant utilisée pour l'irrigation de 1,5 millions d'hectares de terres agricoles, les écosystèmes situés en aval du fleuve se transforment en marécages salés et sans vie.
 
Le rapport met également en évidence le fait que la contamination des fleuves et de leurs bassins fut responsable, en 1998, de l'exode d'un nombre de réfugiés « écologiques » estimé à 25 millions, nombre qui dépassa pour la première fois au niveau mondial les 21 millions de réfugiés de guerre.
 
Ismail Segrageldin, président de la commission, déclare : « A moins que nous ne changions nos façons de procéder, nous aurons bientôt à faire face à une grave pénurie d'eau. Les besoins des consommateurs, issus d'un même pays ou de pays différents, devront être traités dans un esprit de coopération plutôt que de concurrence. Il faut s'assurer que les besoins des pauvres ainsi que des générations futures soient satisfaits et s'occuper des questions relatives à la quantité et à la qualité de l'eau. »




Home Une mort lente en Hindoustan

Source : The Independent, G.-B.

Quatre cents activistes représentant une série de groupes écologistes et de citoyens ont manifesté autour d'une usine, dans l'Etat du Tamil Nadu, au sud de l'Inde, pour réclamer que l'on mette fin aux conditions de travail dangereuses et au déversement de déchets à base de mercure.
 
L'usine de l'Hindoustan Lever, située à Kodaikanal, est une filiale de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever. Sa construction fut l'objet d'une autorisation exceptionnelle du gouvernement indien, en échange de son engagement à ne pas polluer la « Princesse des collines », station d'une grande beauté, appréciée par les protecteurs de l'environnement comme étant un « trésor de biodiversité ». Mais cet engagement n'a pas été respecté par l'usine de thermomètres qui trouve acceptable de mettre au rebut 30 % de sa production. Ces rebuts sont déversés autour de la ville et 15 tonnes de thermomètres ont été découverts dans une décharge voisine et sur le flanc des coteaux environnants, polluant la ligne de partage des eaux des sholas sensibles et biodiversifiés.
 
Mais le coût n'est pas limité à l'environnement. Les ouvriers de l'usine souffrent de troubles de santé dus aux fuites de mercure qui se produisent lors de la fabrication, aux éclaboussures permanentes et aux vapeurs toxiques qui s'échappent des fours. Un médecin local a déclaré : « La plupart des ouvriers de l'usine qui consultent présentent des troubles rénaux. Le mercure tue lentement. Je leur dis que le seul traitement pour eux est de quitter leur emploi. »




Home Etats-Unis : les effets du smog

Source : Environment News Service

Dans la moitié est des Etats-Unis, le smog serait responsable, chaque été, de l'hospitalisation de 53 000 personnes, de l'arrivée aux services d'urgences de 159 000 personnes et de plus de six millions de crises d'asthme. Une étude met en cause l'ozone provenant des centrales au charbon, qui est considéré comme un problème de santé publique d'ampleur nationale par les militants écologistes.
 
Cette étude, menée par Abt Associates, une société de conseils sous contrat avec l'Agence des Etats-Unis pour la protection de l'environnement (EPA), analyse les dommages causés par la pollution de l'air. L'ozone, un gaz hautement réactif, est le principal composant du smog estival. Lorsque le taux d'ozone augmente au niveau du sol, les gens sont susceptibles de subir des lésions des poumons et des voies respiratoires. Les centrales à charbon sont les plus grands pollueurs industriels du pays, et émettent plus d'un quart des oxydes d'azote générateurs d'ozone.
 
Le rapport, intitulé : A bout de souffle : Les effets de l'ozone sur la santé dans l'Est des Etats-Unis, s'est intéressé à 37 Etats du Maine au Texas.
 
« Un accident ou un désastre d'ampleur nationale qui enverrait tant de gens dans les services d'urgences ferait la une des journaux », estime Rebecca Stanfield, du Groupement de recherche d'Intérêt public amé-ricain, un des co-sponsors de l'étude. Bien que les effets dus à l'ozone se dispersent au-delà de l'été, les souffrances des personnes touchées par des problèmes respiratoires n'en sont pas moins réelles.
 
« Afin de réduire cette calamité, une des choses les plus simples et des plus économiques à faire est de diminuer la pollution génératrice de smog causée par les vieilles centrales polluantes. Ainsi que le montre l'étude, la survie de nos poumons en dépend », a déclaré Phil Clapp, du Fonds national pour l'environnement.





Regard sur le monde

Home Argentine : le troc au secours des pauvres

Source : Deutschlandfunk, Allemagne

Tandis que les autorités argentines luttent pour trouver une solution à la crise économique, les Argentins ont développé un système d'entraide combinant le troc avec un système similaire aux Sels (systèmes d'échange local) pratiqués dans d'autres pays. Ces clubs d'échanges, créés en 1995, à Buenos Aires, se sont étendus à travers tout le pays. Des coupons de crédit, les creditos, sont utilisés et acceptés dans tous les clubs d'échanges. Plus de 2,5 millions d'Argentins sont membres d'un club d'échanges, si bien qu'un quart de la population de l'Argentine dépend de leur existence. La demande d'adhésion se fait par écrit et requiert l'acceptation des « Principes du réseau global d'échanges », comprenant les clauses suivantes :
 
– Notre destinée humaine n'a rien à voir avec l'argent.
 
– Nous ne faisons pas de publicité pour des marchandises et des services, mais nous nous entraidons afin de donner à notre vie une signification plus profonde : travail, compréhension et échanges commerciaux équitables.
 
– Nous pensons qu'il est possible, en nous aidant mutuellement, de surmonter la compétition, le profit et la spéculation.
 
Dans ces clubs, des marchandises sont échangées grâce aux creditos, aucun argent n'est utilisé. Chaque membre doit offrir quelque chose pour obtenir un coupon-crédit, grâce auquel d'autres biens pourront être acquis. Les nouveaux membres reçoivent un certain nombre de creditos afin de pouvoir commencer. Les échanges proposés couvrent un large éventail de biens de première nécessité : nourriture, boissons, vêtements neufs ou usagés, livres, CD, etc., aussi bien que les services de professionnels comme les plombiers, les coiffeurs, les juristes, etc. Les organisateurs de ces clubs de troc cherchent à acquérir de l'influence dans les milieux de l'économie, afin d'avoir leur mot à dire en matière de production agricole et industrielle. Ils souhaitent amener les producteurs et les consommateurs à se rapprocher, en éliminant les intermédiaires et les groupes multinationaux.
 
Graciela Draguicevic, directrice du club d'échanges Sentimento, de Buenos Aires, déclare que le phénomène « troc » et les valeurs sociales altruistes qu'il représente va tout à fait à l'encontre de l'idée que les circonstances dramatiques génèrent la loi de la jungle. Par exemple, Sentimento achète des tonnes de riz à une coopérative agricole avec de vraies devises provenant de la modeste cotisation versée par les membres du centre social. Ce riz est ensuite emballé et étiqueté à Buenos Aires, puis revendu pour la moitié du prix pratiqué dans les grandes surfaces.
 
Une permanence médicale a été établie au troisième étage du centre, dans laquelle des médecins peuvent pratiquer. Une pharmacie, installée au rez-de-chaussée, vend des médicaments génériques fabriqués par des laboratoires argentins ou brésiliens et mis sur le marché par Sentimento. Le tout est contrôlé par des associations de consommateurs et le ministère fédéral de la Santé, ce qui permet d'éviter les bénéfices habituels.
 
Soixante millions de creditos sont actuellement en circulation, et chaque jour, 250 000 autres sont distribués aux nouveaux membres. De plus en plus de marchandises courantes sont échangées dans les clubs, et les produits issus de cette économie de troc sont utilisés pour le commerce normal. Beaucoup de petites et moyennes entreprises, qui ne pourraient pas survivre dans les conditions économiques normales, se sont réfugiées dans ces clubs d'échanges. Les creditos deviennent de plus en plus populaires et sont aujourd'hui acceptés par les chauffeurs de taxi, dans les restaurants, les agences de voyage, et même pour l'achat de voitures d'occasion, de biens immobiliers ou la location d'appartements.
 
Au début, les hommes politiques étaient contrariés par cette organisation de pauvres qui avait créé avec succès un nouveau système d'échanges, sans argent ni supervision de l'Etat, remettant en question l'idéologie capitaliste courante. Mais le gouvernement argentin et les organisations financières internationales commencent à apprécier cette opportunité de mettre un terme à la lutte contre la pauvreté qui coûte si cher, grâce à la création de deux systèmes économiques parallèles : l'économie conventionnelle où l'argent est émis par la banque centrale, les impôts et taxes sont prélevés et la sécurité sociale existe ; et cette nouvelle économie officieuse dans laquelle il y a peu ou pas de taxes et qui n'attend rien de l'Etat.
 
Certains critiques désapprouvent le gouvernement de ne pas prendre ses responsabilités et d'abandonner la politique sociale aux Eglises et au clubs d'échanges, tout en éloignant les gens de l'économie réelle. G. Draguicevic rétorque qu'en raison de la pression exercée par la droite, les programmes d'aide sociale ont été réduits dans le monde entier, forçant les pauvres à se contenter de charité distribuée au compte-gouttes ou de prêts accordés à des taux d'intérêts élevés. Mais grâce aux clubs d'échanges, les pauvres se sont unis et forment un véritable contrepoids. « Nous montrons une nouvelle façon d'agir et ne dépendons plus du gouvernement, ni du Fonds monétaire international, déclare G. Draguicevic. Le FMI ne peut plus nous dicter notre conduite – nous sommes un marché parallèle et indépendant. »





Citation

Home Extrait du message n° 131

par Maitreya

« J'appellerai à mes côtés tous ceux qui aiment leurs frères.
De tous les partis et de toutes les nations, ils viendront, se rassemblant autour de moi.
J'emplirai leur cœur d'espoir et d'amour et, en nombre croissant, ils conquerront le monde.
Ce processus a débuté. On peut déjà entendre la voix des peuples.
De plus en plus fort, ils réclament la justice, la paix pour toujours.
Un espoir renouvelé s'empare de l'humanité et cela me réjouit le cœur. »
 





La voix des peuples

Home Le mouvement mondial de protestation contre la guerre continue de s'amplifier

Source : BBC News, The Guardian, The lndependent, G.-B. New York Time

Au moment où la guerre débutait en Irak, des citoyens d'un peu partout dans le monde ont participé à des marches et à des « actions directes », et des étudiants ont manqué leurs cours en signe de protestation. Durant les dix premiers jours de la guerre, les protestations se sont intensifiées, alors qu'environ dix millions de manifestants envahissaient les rues, souvent face à une répression policière, renouvelant ainsi leur engagement profond à s'opposer activement à l'action militaire.

Voici quelques-unes des nombreuses manifestations anti-guerre qui se sont déroulées du 21 au 23 mars dernier :

Athènes (500 000 à 700 000), Thessalonique (100 000) ; Rome (200 000 personnes) ; Barcelone (500 000 à 750 000), Vigo (100 000), Madrid (500 000), Séville (150 000),  La Corogne (50 000 à 70 000) ; New York (300 000), San Francisco (75 000), Los Angeles (20 000) ; Diyarbakir (250 000), Istanbul (15 000) ; Londres (500 000), Edimbourg (10 000) ; Edmonton (15 000-18 000), Toronto (100 000), Montréal (200 000) ; Amsterdam (85 000) ; Adélaïde (100 000), Melbourne (15 000), Brisbane (50 000), Perth (15 000), Sydney (15 000) ; Paris (100 000) ; Berlin (40 000 à 100 000), Bonn (8 000), Francfort (8 000), Hambourg (8 000), Cologne (12 000) ; Tokyo (50 000), Osaka (10 000) ; Lahore (100 000) ; Copenhague (10 000) ; Göteborg (20 000), Stockholm (50 000 à 80 000) ; Lisbonne (90 000 à 100 000), Porto (6 000) ; Berne (40 000) ; Le Cap (8 000 écoliers) ; Séoul (15 000-20 000) ; Vienne (30 000 à 40 000) ; Bruxelles (20 000) ; Chili (5 000) ; Nicosie (4 000) ; Helsinki (40 000), Turku (17 000) ; Djakarta (30 000) ; Auckland (10 000), Wellington (4 000) ; Oman (5 000) ; Beyrouth (1 000) ; Gaza (20 000) ; Manille (10 000) ; Dacca (15 000) ; Calcutta (15 000), New Delhi (5 000) ; Le Caire (40 000).

Lors du premier jour de la guerre, les protestataires ont perturbé le travail de plusieurs secteurs d'activité par leur opération : « No business as usual », manifestant ainsi leur opposition à ce que les affaires continuent comme si de rien n'était. A San Francisco, 1 500 protestataires ont été arrêtés alors qu'ils paralysaient la ville, se relayant toute la journée, de 7 h à 23 h, pour occuper les rues, alors que des groupes précédemment arrivés étaient jetés en prison. « C'est une des choses les plus valables que j'aie réalisées dans ma vie », affirme un enseignant de 54 ans, menotté par la police alors qu'il bloque une intersection de San Francisco. A New York, des milliers de personnes ont interrompu la circulation autour de Times Square durant deux heures. Au Cachemire, une grève générale nationale a fermé les commerces et les bureaux pour toute une journée, et laissé les rues désertes.

Le premier week-end après le début de la guerre, les manifestations ont connu une recrudescence. Judy Ripley, 50 ans, de Fort Myers en Floride, affirme : « Ma seule action possible est de sortir dans la rue et de dire : « Vous ne faites pas cela en mon nom ». Pour Judy Robbins, 54 ans, de Sedgwick dans le Maine, qui a fait un trajet de 18 heures en autobus avec sa fille Zoé, infirmière : « Le choix qui s'offrait à moi était soit de venir ici, soit de rester à la maison et d'abdiquer. »

Selon l'Associated Press : « A New York, la foule, évaluée entre 100 000 et 200 000 personnes, s'étendait sur 30 pâtés de maisons, avec des manifestants qui se joignaient encore à la marche au Herald Square, alors que les premiers manifestants arrivaient au parc du Washington Square, dans le quartier Greenwich Village. » Parmi eux se trouvaient Susan Sonz et son fils de neuf ans, Ruben, venus de leur résidence près du Ground Zero. « Les enfants du Ground Zero sont contre la guerre » pouvait-on lire sur la pancarte portée par le jeune garçon. « Nous sommes convaincus qu'il n'y a aucun rapport entre le 11 septembre et Saddam Hussein, ajoute Susan Sonz, et nous ne voulons pas voir d'autres innocents mourir. »

A Londres, le 22 mars, démontrant leur persévérance et leur détermination, 500 000 personnes ont convergé vers Hyde Park, un nombre moins imposant que lors de la manifestation du 15 février, mais qui peut s'expliquer par le fait que la marche n'a été organisée que quatre jours à l'avance et n'a bénéficié que d'une couverture médiatique limitée. Des milliers d'écoliers et d'étudiants du Royaume-Uni ont manifesté dans les grandes villes. Une étudiante, Zoe Pilger, a écrit dans un journal britannique, le UK's Independant newspaper : « Un élément positif émerge de tout ce carnage à venir en Irak : les jeunes de ma génération deviennent de plus en plus politisés. Le matin qui a suivi le largage des premières bombes sur Bagdad, une amie étudiante et moi avons organisé une grande manifestation pour protester contre la guerre. La réponse a été  fantastique, avec une participation d'environ 500 étudiants de 11 à 18 ans de notre école secondaire. Les jeunes, au lieu d'adopter une vision étroite et xénophobe du monde étranger, font des rapprochements entre leur propre vie et celle du peuple irakien. C'est un fait bien connu des jeunes protestataires que 42 pour cent de la population irakienne n'a pas 15 ans. »

A la question : « Pourquoi les démonstrations anti-guerre prennent-elles tant d'ampleur ? », le journaliste David Aaronovitch répond, dans le journal britannique The Guardian : « La plupart de ces gens ne sont pas descendus dans la rue pour protester contre la guerre au Vietnam, contre l'apartheid, contre le canal de Suez, et même contre les essais nucléaires, alors qu'arrive-t-il maintenant ? On a tant discouru sur l'« impuissance » du citoyen ordinaire que beaucoup en étaient venus à le croire. Mais aujourd'hui, depuis 1997 et l'accession de Tony Blair au pouvoir, les foules sont devenues très puissantes. Pensez à la réaction de foule qui a suivi le décès de la princesse Diana. Comparé à n'importe quoi d'autre, le fait de descendre dans la rue fonctionne. C'est pourquoi les gens le font. »

David Callahan, directeur de la recherche pour Demos, un organisme sans but lucratif voué à l'étude des politiques gouvernementales, affirme dans le New York Times que les mouvements de protestation reflètent plus qu'un sentiment anti-guerre. Bien que ces mouvements puissent ne pas être couronnés de succès quant à leurs buts immédiats, ils servent à révéler une inquiétude croissante sur la manière dont la société est organisée. D. Callahan observe l'émergence de deux thèmes principaux. Le premier est un inconfort de plus en plus généralisé devant « la consommation effrénée et le gaspillage en Amérique du Nord », et l'autre est un profond malaise devant l'état de la démocratie américaine. D. Callahan croit que ces deux courants sous-jacents peuvent servir à alimenter un activisme social puissant, qui pourra finalement aider à changer la société. Le manque de contact avec la réalité perçu par les protestataires chez leurs représentants élus et l'échec des médias à bien évaluer et décrire ces courants sous-jacents ont cependant déjà suscité l'émergence d'un électorat plus engagé.

D. Callahan conclut ainsi son article : « Les dirigeants élus devraient comprendre que l'orientation de la politique étrangère américaine et le destin de l'Irak ne sont pas les seuls sujets qui préoccupent les Américains. Ils s'inquiètent aussi du destin de l'Amérique – et si l'on peut se fier à l'Histoire, leur voix ne feront que s'intensifier. »

Selon Arundhati Roy (romancière et journaliste indienne) : « Plus du tiers des citoyens américains ont résisté à la propagande intensive à laquelle ils ont été soumis, et plusieurs milliers d'entre eux sont actuellement en lutte active contre leur propre gouvernement. Le cœur du mouvement de révolte gagne des centaines de pays à travers le monde. C'est la plus spectaculaire démonstration de moralité publique jamais observée. »
 

 
Question : Combien de civils irakiens ont été tués et blessés au cours de cette guerre ?
Benjamin Creme : Environ 2 500 civils ont été tués et 6 000 à 7 000 ont été blessés [au 10/04/2003]
 
Question : Comment le mouvement anti-guerre peut-il s'adapter à la nouvelle situation ?
Benjamin Creme :  L'humanité doit exiger la paix. Selon Maitreya, la seule façon de l'obtenir est d'accepter le principe que l'humanité est une, et donc que la nourriture, les connaissances scientifiques, l'éducation, les soins de santé, appartiennent à tous et doivent être redistribués de façon plus équitable. Nous devons créer un monde uni : l'humanité une doit vivre dans un monde uni. Actuellement, il existe deux mondes : celui des riches et des très riches et celui des autres, les pauvres et les misérables qui meurent littéralement de faim.
Maitreya a besoin que vous défiliez et que vous manifestiez continuellement. Le 15 février, 12,5 millions de personnes ont manifesté, dont près de deux millions à Londres. Maitreya a pris part à cette manifestation ; il la considère comme un signe montrant que nous sommes prêts à faire quelque chose pour nous-mêmes. Il est déterminé à commencer son travail public, mais l'humanité doit manifester, appeler au partage qui est la seule façon d'apporter la justice et la paix.
Les gouvernements ne feront rien tant que l'humanité ne les y forcera pas. Et lorsque cela se produira, ce sera sous l'inspiration de Maitreya qui éduquera l'humanité comme un tout, la galvanisera et l'éclairera. Aucune nation ne peut ignorer une opinion publique aussi massive. C'est cela qui amènera la transformation du monde. C'est à nous de le faire.
Quelle est la meilleure chose que nous puissions faire ? Certainement manifester à toute occasion, encore et encore, pas seulement pour la fin de la guerre en Irak mais pour la paix, la justice, le partage des ressources mondiales. Vous devez commencer à réclamer autre chose. La demande doit venir de l'humanité : pour la justice à travers le partage. Quand les gouvernements du monde verront cela, ils trembleront, ils seront terrifiés devant le pouvoir du peuple grandissant dans chaque pays.
Ils érigent toutes sortes de restrictions, mais le peuple a trouvé le moyen de s'organiser. Il doit continuer consciencieusement à manifester et passer de « l'Irak » au « partage », pour créer la justice comme seul chemin vers la paix. Fondé sur cette réalité, ce mouvement doit s'amplifier et se répandre.
 





Courrier des lecteurs

Home Un réconfort moral

Cher Monsieur,

Je suis allée au rassemblement contre la guerre à Hyde Park, à Londres, le 22 mars 2003, avec une certaine hésitation, pensant que cela n'avait plus tellement de raison d'être maintenant que la guerre était commencée, mais consciente des exhortations du Maître de Benjamin Creme et de Maitreya à nous réunir pour protester. J'étais cependant heureuse de me mêler à une foule chaleureuse et de rencontrer mes amis et les nombreuses personnes intéressées par Maitreya et ses enseignements.

Le lendemain, je me trouvais dans une épicerie à Notting-Hill lorsqu'un Noir excentrique, portant un chapeau haut de forme et des lunettes noires, entra dans la boutique. Il commença à parler de la guerre avec la même voix et le même accent antillais que le personnage qui est apparu à Hyde Park le 15 février et qui s'est avéré être Maitreya (voir Partage international, d'avril 2003). Désignant du doigt les journaux qui montraient la photographie d'un enfant en pleurs avec un bandage sur la tête, il déclara à voix haute qu'ils étaient « en train de tuer des enfants » et que c'était de « l'impérialisme », sa voix résonnait comme à Hyde Park. A ce moment-là les détails horribles concernant les nombreux enfants blessés ou tués n'avaient pas encore atteint les journaux.

Pendant tout ce temps il me regardait droit dans les yeux. J'écoutais le son de sa voix plutôt que ses paroles, et je me demandais s'il pouvait s'agir de Maitreya, même s'il ne ressemblait pas à l'homme d'Hyde Park. Je dois avouer que j'étais quelque peu interloquée par sa véhémence et que j'hésitais à lui répondre. Il s'en alla soudain. Je payai ma note et je me hâtai de sortir de la boutique mais il avait disparu.

J'ai alors pensé que c'était sans doute Maitreya et qu'il était venu répondre à mes doutes concernant la manifestation.

I.  L., Londres, Angleterre

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'Antillais était Maitreya.


Home Un visiteur familier

Cher Monsieur,
 
Les 8 et 9 février 2003, nous avions un stand sur Maitreya au salon de Würzburg, en Allemagne. Le dimanche nous avons revu « Egon », vêtu comme à la conférence de Benjamin Creme, à Munich, en novembre 2002. Il est venu à notre stand et a regardé avec beaucoup d'attention les photographies de lui prises à Munich. Plus tard, nous lui avons demandé si nous pouvions le prendre à nouveau en photo. Il a répondu : « Non, non, vous avez déjà deux photos de moi sur votre stand. » Il demeura au salon pendant environ quatre heures, assis sur une chaise, faisant de temps à autre un petit somme, ou regardant autour de lui. Lorsque je le remerciai de sa présence, il me regarda d'un air amusé et hocha la tête. Nous sommes persuadés que cet homme était Maitreya. Existe-t-il réellement un homme appelé Egon et originaire de Salzbourg ?
 
A. R. et D. M., Regensburg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'Egon était Maitreya et précisé qu'il n'existait pas d'autre Egon.


Home A contre-courant

Cher Monsieur,
 
Au cours de la manifestation contre la guerre qui a eu lieu à Barcelone le 15 mars 2003, de nombreuses personnes sont descendues dans la rue en dépit de la pluie. Il régnait une atmosphère de fraternité et de liesse. Même la pluie semblait bienvenue. Personne ne se souciait d'être trempé. La chose importante était d'être là et de scander des slogans contre la guerre et en faveur de la paix.
 
Au sein de cette atmosphère festive est apparu soudain un personnage étrange, qui marchait au milieu des manifestants, mais en sens opposé ! La chose amusante, c'est qu'il portait un parapluie. La structure métallique de ce parapluie était en parfait état, mais il n'y avait pas de tissus autour pour abriter de la pluie ! Tout le monde regardait avec étonnement cet accessoire inutile.
 
Lorsque je le vis, je me dis : « C'est Maitreya », et j'essayai de le suivre des yeux pour le voir un peu mieux. Mais il portait une capuche contre la pluie et il marchait avec rapidité et détermination à travers la foule, si bien que je le perdis de vue. Il était très soigné et il semblait se diriger dans une direction et un but précis. Je demandai à mon mari quel pouvait être l'usage d'un tel parapluie et il me répondit : « C'est comme la politique, avec ses structures parfaites et rien d'autre, aucune couverture, aucune protection pour les gens, si bien que ceux-ci doivent descendre dans la rue pour être pris en considération, pour être entendus. »
 
J'ai apprécié cette réponse car elle était en parfait accord avec l'expérience que nous étions en train de vivre. J'étais émue par l'atmosphère d'unité et d'harmonie qui nous entourait. Pourriez-vous nous dire qui était cet homme étrange ?
 
P. G., Barcelone, Espagne

Le Maître de B. Creme a confirmé que « l'homme au parapluie » était Maitreya.


Home L'homme au sifflet

Cher monsieur,
 
Le 22 mars 2003, j'ai participé à la manifestation « Stop the war » dans le centre de Londres. Je me trouvais avec un groupe de quatre amis au milieu de milliers de gens partageant tous le même avis. Nous avons atteint Picadilly Circus où se rejoignaient les manifestants venant de deux directions différentes. L'atmosphère était déterminée et très positive, les slogans et les coups de sifflet résonnaient nombreux et le soleil brillait chaudement.
 
Plus loin, le long de Picadilly, j'entendis le son d'un tambour. Il s'agissait d'un rythme régulier qui semblait avoir un effet calmant et apaisant sur la foule. Nous réalisâmes que tout le monde marchait en cadence au son du tambour. A ce moment-là, au sein de cette foule apaisée, l'énergie de Maitreya semblait imprégner chaque atome, c'était quelque chose de tangible et de magnifique. Nous l'avons tous remarqué.
 
Nous entrâmes dans Hyde Park. Entourée de gens vendant divers articles et brandissant des pétitions à signer, je remarquai soudain un homme qui ressemblait beaucoup au personnage interviewé lors de la dernière manifestation et qui s'est avéré être Maitreya (voir Partage international, avril 2003). On aurait dit la même personne, mais en plus jeune. Il s'approcha d'un vendeur de sifflets, en acheta un et le mit autour du cou, puis il sembla disparaître dans la foule. J'en parlai à mon amie Lynn, qui me répondit : « Oui, je l'ai vu, il a acheté un sifflet. »
 
Le fait que nous ayons toutes deux remarqué cet homme particulier au milieu d'une foule aussi dense nous incite à vous demander s'il s'agissait de Maitreya.
 
C.  E, Benfleet, Essex, Angleterre

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme qui a acheté un sifflet était Maitreya. Comme pour la manifestation de Londres le 15 février, l'énergie de Maitreya s'est déversée avec une grande puissance sur la foule, inspirant les participants.


Home Egon, encore une fois

Cher Monsieur,
 
Le 15 février 2003, j'ai pris part à la manifestation en faveur de la paix qui s'est déroulée à Berlin. Ce fut une expérience extraordinaire et particulièrement stimulante de participer à cette marche pour la paix avec un demi-million de personnes. La « volonté du peuple » était une réalité ce jour-là.
 
Dans la soirée nous avons attendu l'heure de notre départ dans la gare Bahnhof Zoo. Il faisait très froid dehors et nous étions contents de pouvoir profiter de la chaleur qui régnait à l'intérieur. L'atmosphère qui avait imprégné toute cette journée demeurait présente.
 
Je ne pus en croire mes yeux lorsque soudain je vis « Egon », cet homme dont il a été beaucoup question dans le courrier adressé à votre revue (voir Partage international de mars 2003). Je l'avais déjà vu à Munich en novembre 2002, à la conférence de Benjamin Creme.
 
Il était toujours identique à lui-même, avec son vieux manteau démodé et son caddie. Il se tenait là avec sa loupe, en train d'examiner des papiers. Il portait à la main un sac de plastique contenant des pommes. Il traversa soudain le hall pour se diriger vers la porte et ses gants tombèrent alors de son caddie. Il s'en aperçut aussitôt et les ramassa. Je l'observai de loin. Il ne me regarda pas et je n'éprouvai pas le besoin d'aller lui parler.
 
 J'étais réellement abasourdi de le voir dans cette gare. Cette journée fut réellement « une journée bénie ».
 
Egon était-il cette fois encore Maitreya ?
 
D. H., Heidelberg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que, cette fois encore, « Egon », était Maitreya.



Interviews

Home Prendre position

Interview de Daniel Barenboïm par Fergal Keane Source : [Reproduit avec l’autorisation de D. Barenboïm, Fergal Keane et la BBC-Radio 4.]

Daniel Barenboïm, pianiste et chef d’orchestre de renommée internationale, jouissait de la faveur unanime des médias jusqu’à ce que ses prises de position sur la question explosive du Moyen-Orient en fassent la cible de réactions haineuses. Pour ce juif israélien, la crise des territoires occupés ne peut se résoudre par les seules armes. Et l’Etat d’Israël risque de se transformer en ghetto s’il n’opte pas pour la paix et n’ouvre pas ses frontières.
D. Barenboïm a donné des concerts en Palestine et organisé des rencontres entre des musiciens arabes et israéliens et des étudiants du monde entier. Il dirige actuellement l’Opéra de Berlin et l’Orchestre symphonique de Chicago. Le texte suivant est la transcription d’une interview diffusée en janvier 2003 sur Radio 4 (BBC).
 
Fergal Keane : Pourquoi avez-vous décidé de soutenir le processus de paix alors que nombre de citoyens israéliens n’y croient plus et pensent que seules les armes permettront de sortir de l’impasse ?
Daniel Barenboïm : Parce que je crois que cette position est pure folie. Nombreux sont ceux qui, en Israël et dans le monde, voient dans la création de cet Etat un acte de justice universelle, et c’est mon cas. Je pense que cette création était une nécessité absolue pour le peuple juif, et au vu de ce qui s’est passé dans les années qui ont précédé cette naissance – et je ne parle pas seulement de l’Holocauste – je crois que c’est un acte absolument juste. Mais j’ai aussi le sentiment qu’il est impératif pour nous, Israéliens, de reconnaître le fait que cet acte de justice universelle s’est fait au prix de souffrances, d’expulsions, de déplacements et de tragédies pour d’autres hommes. Si nous ne l’avons pas compris en 1948 – ce qui était alors compréhensible – cette prise de conscience est devenue aujourd’hui une nécessité vitale. Et si nous n’y parvenons pas, non seulement nous serons injustes à l’égard de la 3e ou 4e génération de Palestiniens, mais nous mettrons en péril l’existence même de l’Etat d’Israël.
 
FK. Comment en êtes-vous venu à cette prise de conscience ? Y a-t-il un événement, une période qui l’a particulièrement favorisée ?
DB. Je dois dire que j’ai cette position depuis longtemps ; je me rappelle, par exemple, avoir été horrifié d’entendre Golda Meir, autour de 1970, me semble-t-il, alors premier ministre, déclarer qu’il n’y avait pas de peuple palestinien. Je me souviens m’être demandé comment l’on pouvait dire une telle chose. On peut tenir ces gens pour des agitateurs, des terroristes, etc., mais on ne peut dire qu’ils n’existent pas. Cet aveuglement était, comment dire, profondément anti-juif. L’ensemble de la tradition, de l’histoire de ce peuple se fondent sur une éthique très forte et, à la différence du christianisme, davantage sur la justice que sur l’amour. C’est pourquoi je suis inquiet de voir une partie du peuple juif, du peuple israélien, ignorer purement et simplement quelque chose qui existe.
 
FK. Parmi les principales initiatives que vous avez prises pour vous faire une idée plus claire de la situation, il y a le concert que vous avez donné en Cisjordanie. Quel souvenir en gardez-vous ?
DB. Si je me suis rendu en Cisjordanie, ce fut, entre autres raisons, parce que je ne me voyais pas rester à Berlin ou à Chicago et multiplier les critiques depuis mon fauteuil. Je me serais donné le beau rôle. Et bien qu’Israélien, musicien, chef d’orchestre et pianiste connu, bien que je puisse me rendre où bon me semble, je n’aurais eu aucune crédibilité. Cette attitude facile ne me convenait pas et, de plus, j’éprouvais le besoin de connaître ces gens-là. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller les voir chez eux.
 
FK. Comment s’est effectué votre premier passage d’Israël en Cisjordanie ? Je suppose que vous avez dû franchir de nombreux points de contrôle...
DB. Mon premier voyage là-bas a eu lieu en 1995 ou 1994, et à cette époque, il y avait peu de check points. Je m’y suis aussi rendu en mars et septembre 2002, bien qu’on m’ait demandé de ne pas le faire. Car j’étais profondément curieux, désireux de rencontrer ces gens, de savoir ce qu’ils pensaient, ce qu’ils ressentaient.
 
FK. Quel accueil avez-vous reçu ? Vous, musicien célèbre, arrivez dans cette région, et vous trouvez face à des gens qui considèrent depuis des années votre peuple comme leur ennemi ?
DB. Lors de mon premier séjour, en 1994-1995, je me suis rendu à l’université Bir Zeit, où j’ai rencontré des professeurs et des étudiants. J’ai été, naturellement, frappé par l’amertume qui transparaissait derrière chacun de leurs propos. Ils m’ont fait pourtant un très bon accueil, mais tout en ne me laissant aucun doute sur le fait qu’ils ressentaient l’occupation comme inhumaine et pensaient que tout était fait pour enlever à leur peuple le sens de son identité. C’était une visite privée. Mais lorsqu’en 1999, j’y suis retourné pour donner un concert, la situation était bien sûr très différente. J’avais pour premier souci d’avoir un bon piano, car je me refusais à penser : « Après tout, ce ne sont que des Palestiniens. Peu importe ce que je joue ! » Je leur ai donc demandé s’ils acceptaient que je fasse venir un piano d’Israël. Ils ont été d’accord, et l’Orchestre symphonique de Jérusalem nous en prêta un, à charge pour eux d’en payer le transport. L’ensemble des préparatifs du concert s’est passé dans une atmosphère à la fois de sérieux et de profonde entente.
Ce fut un moment merveilleux. Et nombre d’entre ceux qui m’entouraient, notamment Edward Saïd, m’ont tenu compagnie dans les coulisses jusqu’aux derniers moments.
 
FK. Edward Saïd, l’écrivain et universitaire palestinien...
DB. Ecrivain palestinien et professeur de littérature à l’université Columbia. Ils sont restés avec moi pratiquement jusqu’à ce que je monte sur scène, puis rejoignirent ostensiblement leurs sièges. Une fois seul, j’eus un moment d’inquiétude, car j’allais pour la première fois me trouver face à un auditoire qui pourrait fort bien se montrer inamical. Vous pouvez imaginer ma surprise lorsque à mon entrée en scène, le public se leva et m’applaudit à tout rompre. Cette ovation, en un sens, a plus compté pour moi que celles que j’ai pu recevoir dans nombre de centres musicaux prestigieux, car elle montrait qu’ils avaient accepté la main que je leur tendais, primo en tant que musicien, et secundo en tant qu’Israélien venu à leur rencontre. Ce fut une expérience puissante et inoubliable.
 
FK. De retour en Israël, vous avez éveillé un certain nombre de réactions très hostiles, allant de menaces de mort à des articles de journaux d’une particulière violence.
DB. Ce n’était pas pour cette raison. Ces réactions s’inscrivaient dans le cadre de « l’affaire Wagner », qui n’avait rien à voir avec ma visite dans les territoires occupés. Vous savez que la situation en Israël est très compliquée. Tous les sondages montrent que 70 % de la population approuvent Sharon et sa politique, mais que la même pro-portion, peut-être même un peu supérieure, est lasse de la situation actuelle et aspire à un changement et, même si c’est d’une manière floue, à un accord avec les Palestiniens. Ce qui veut dire que bon nombre d’Israéliens abritent ces deux sentiments contradictoires en même temps.
 
FK. Que pensez-vous d’Ariel Sharon ?
DB. Qu’il a été déclaré indirectement responsable de Sabra et Chatila par une cour israélienne.
 
FK. Sabra et Chatila, les camps de réfugiés que massacrèrent des milices chrétiennes envoyées par Ariel Sharon.
DB. Et je pense que quelqu’un qui en a été déclaré responsable, même indirectement, ne devrait pas être le premier ministre de ce pays.
 
FK. Qu’est-ce que cela révèle de l’état d’esprit qui règne en Israël, compte tenu qu’il a été élu, il faut s’en souvenir, après une série particulièrement brutale d’attentats suicides ?
DB. Ce que je vais vous dire vous surprendra probablement, mais je crois qu’un nombre particulièrement important d’Israéliens ignorent tout de ce qui se passe. Les livres d’Histoire de ma génération, celle qui était à l’école dans les années 1950, donnaient une version in-complète des événements. Elle n’avait rien de comparable avec celles, remplies de mensonges, des pays totalitaires, comme l’URSS, par exemple, certes non. Mais elle était très unilatérale. Lorsque, dans les années 1980-1990, arrivèrent les « nouveaux historiens », tel Elan Pappe, qui avaient accès aux archives des ministères de la Défense et des Affaires étrangères, l’histoire des Palestiniens apparut sous un jour nouveau. Je suis convaincu que ce qui pourrait arriver de mieux à de nombreux Israéliens serait de prendre conscience de la manière dont ces gens vivent et entendent cette version partiale de leur histoire – pas les extrémistes, les militants du Hamas, les terroristes, mais les Palestiniens ordinaires, qui ont de très tristes histoires à raconter. Je crois que pour un grand nombre de mes concitoyens, Sharon n’est pas vraiment fautif. Cette attitude a, à mon avis, de multiples causes. L’une d’entre elles tient à l’histoire que les juifs se sont transmise de génération en génération, et si vous avez été une minorité pendant deux mille ans, parfois bien accueillie, parfois très mal, d’autres fois d’une manière catastrophique, comme sous l’Inquisition espagnole ou les Nazis, il est compréhensible qu’il soit difficile de s’ouvrir à l’extérieur. Cette minorité sait qu’elle a centré toute son éthique, ses comportements, autour de sa survie, mais il faut affirmer une fois pour toutes qu’il ne s’agit plus, désormais, de la survie d’Israël. Il s’agit de reconnaître l’identité des Palestiniens, afin que notre Etat puisse vivre en paix. Nous ne sommes pas en train de vivre le chapitre 2 de l’Holocauste. Les rôles ont changé. Je ne dirais pas qu’ils se sont inversés, comme on l’affirme parfois ; mais nous, juifs, devons comprendre que quand nous parlons de l’autre, nous ne parlons pas de lui comme supérieur, comme de quelqu’un qui essaie de nous éliminer, comme la Gestapo, mais comme de quelqu’un qui actuellement dépend de nous, et dont nous occupons le territoire.
 
FK. Vous avez pris une autre position, qui a suscité des réactions aussi violentes, sinon plus [que celles après le concert] en Israël, lorsque vous avez décidé de jouer du Wagner, brisant ainsi l’un des plus forts tabous culturels de ce pays. Pourquoi ?
DB. J’avais plusieurs raisons. Mais laissez-moi d’abord vous dire quelques faits très simples. Wagner fut joué en 1936 à Tel-Aviv, lors du deuxième concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël, alors appelé le Philharmonique de Palestine, sous la direction du grand Toscanini, anti-fasciste acharné qui avait publiquement pris position contre Mussolini, Hitler, etc. On avait donc joué Wagner, qui avait été notoire-ment antisémite.
C’est la Nuit de Cristal, du 9 novembre 1938, qui a donné naissance à ce tabou, une nuit où les Nazis, après avoir brûlé les livres juifs et les synagogues, s’arrangèrent pour associer, dans l’esprit des gens, la musique de ce compositeur à leur idéologie, au point qu’elle devint insupportable aux juifs. Ce que je comprends et respecte totalement, bien entendu. Par conséquent, les gens qui ne veulent pas entendre les œuvres de Wagner ne doivent pas être forcés de le faire. Je ne crois pas, pour autant, que ce soit une raison pour qu’ils empêchent ceux qui ne sont pas victimes de cette association de les écouter.
 
FK. Mais n’est-ce pas placer la liberté artistique au-dessus des droits affectifs de gens qui ont connu de grandes souffrances ?
DB. Mais rien n’oblige ces gens qui ont beaucoup souffert à aller au concert. Ils peuvent rester chez eux, mais pourquoi ceux qui n’ont pas connu leurs souffrances n’auraient-ils pas le droit d’écouter cette musique ? En d’autres termes, je comprends que l’on associe souffrance et ce genre de musique, et que donc on ne soit pas en mesure de l’entendre. Je respecte cela, totalement et sincèrement. Mais je ne crois pas qu’on puisse être chez soi, à Tel-Aviv, et souffrir de ce que ailleurs et au même moment on joue Wagner, à Jérusalem par exemple.
Pour moi, ce tabou à propos de Wagner fait partie d’un malaise plus général que vit Israël, en ce moment, d’un ensemble de problèmes venant de ce que nous sommes en train de passer d’un statut de minorité à un statut de nation, et que nous dominons une autre minorité dix-neuf ans après la naissance de notre Etat. Nous avons, en quelque sorte, à rejeter une vieille peau, si nous voulons réussir cette transition et devenir vraiment une nation. Je ne veux pas dire qu’il faille oublier l’Holocauste, mais il y a cinquante quatre ans que nous sommes un Etat, et nous devrions avoir acquis suffisamment d’esprit démocratique pour que ceux qui ne veulent pas écouter du Wagner parce que sa musique les blesse puissent ne pas le faire, mais sans pour autant en empêcher les autres. Cela n’a rien d’un crime contre l’histoire ou la pensée juives.
 
FK. Cela nous amène à une question fondamentale : qu’est-ce qu’être juif, qu’être Israélien, aujourd’hui. Tout ce que vous dites renvoie à la quête d’une nouvelle identité qui ne soit pas liée, voire même emprisonnée, dans les associations du passé.
DB.Liée, si, emprisonnée, non. Nous sommes liés, aujourd’hui, par ce que nous étions hier, mais tout changement nécessite du temps. Une grande partie de la population d’Israël, au moment de sa création, était d’origine européenne. Elle avait connu les horreurs de l’Europe centrale. Notre génération s’est battue contre l’image purement européenne du juif, qui le cantonnait dans les professions intellectuelles, l’art ou la banque. Pour nous, il allait de soi qu’un juif puisse être agriculteur, militaire ou policier ; qu’il puisse y avoir des juifs voleurs, des juives prostituées. Tout cela fait partie de la vie d’une nation normale. Malheureusement, lors de la guerre de 1967 (dix-neuf ans après la fondation de notre Etat, une guerre qui plaça sous notre contrôle la Cisjordanie et 1,5 million de Palestiniens), il n’y eut personne pour entrevoir qu’au fil des ans cette occupation aurait une influence corrosive non seulement dans les territoires occupés, mais, par une sorte de boomerang, chez nous.
 
FK. Vous êtes citoyen israélien. Si le pays que vous aimez doit survivre – et vous vous êtes vous-même interrogé, dans le passé, sur les conditions de cette survie – que doit-il faire précisément pour devenir ce que vous voulez qu’il soit, pour devenir un lieu dont l’identité ne sera pas définie seulement par le passé ou contre les Palestiniens ?
DB. C’est une question capitale. Je dirais d’abord que l’occupation est une erreur totale, tant du point de vue stratégique que moral. Cela dit, on se trouve très vite, pour ainsi dire, devant la question de l’œuf et de la poule : comment mettre fin à la violence palestinienne en leur rendant et en évacuant les territoires sans qu’ils pensent devoir cette libération au terrorisme, sans qu’ils deviennent plus violents encore, qu’ils en veuillent toujours plus, etc. ? Je crois qu’il faut garder certaines choses à l’esprit. L’une est que ces gens ont le droit de définir leur propre identité, le droit à l’autodétermination, un droit universellement accepté dans les relations internationales. Autrement dit, ils ont droit à avoir leur propre Etat.
 
FK. En d’autres termes, Israël doit prendre des risques ?
DB. Israël doit prendre la responsabilité de conduire à la création d’un Etat palestinien, et le plus tôt sera le mieux. Nous avons déjà trop tardé, mais il faut que ce soit, dès le début, un Etat avec lequel Israël sera obligé de coopérer.
Je crois, ensuite, qu’Israël doit faire des gestes symboliques. Permettez-moi d’illustrer ce que je veux dire par une proposition. Le 15 mai est l’anniversaire de l’indépendance d’Israël, un jour où les juifs du monde fêtent
la fin de deux mille ans de diaspora. Mais pour le peuple palestinien, ce jour est celui de « la catastrophe ». Pourquoi donc ne pas faire en sorte que l’Etat palestinien accède à l’indépendance un 15 mai ? Ce serait la seule manière d’empêcher que cette date n’induise chez ces deux peuples des attitudes diamétralement opposées. Cela peut paraître un petit geste, mais si on ne le fait pas, si on place la fête de l’indépendance des Palestiniens le
17 mai, par exemple, cela voudra dire que deux jours avant, ils se souviendront de la haine, et donc les Israéliens aussi.
 
FK. Quelles seraient les conséquences pour l’Etat d’Israël s’il ne prenait pas ce risque, essentiellement le risque que l’évacuation des colonies et le retour aux frontières (de 1967) ne donne  l’impression à certains Palestiniens que la violence a réussi ?
DB. Je pense que c’est l’existence même d’Israël qui serait en jeu, car en définitive, le temps ne joue pas en sa faveur. La population non juive qui vit dans les frontières d’avant 1967 (et donc sans compter celle des territoires) est de 20 % ; 20 % de la population n’est pas juive, mais composée de ce qu’on appelle les Arabes israéliens, et a un taux de fécondité supérieur à celui de la population juive. Il se pourrait donc que d’ici 10 ou 20 ans, ils forment de 45 à 50 % de la population israélienne, ce qui mettrait fin à l’idée même d’Etat juif tel que conçu en 1948 – à savoir que ce ne doit pas seulement être un Etat pour les juifs, mais d’abord un Etat juif. Cette différence est capitale. Et tout ce qui a été fait ces dernières années est contre-productif, car cela a consisté à s’accrocher à des territoires où les juifs sont minoritaires. Hébron, par exemple. Si l’on veut cet Etat juif, pourquoi vouloir des territoires où il n’y a pas de juifs ?
 
FK. A votre mort, votre nécrologie se concentrera, je suppose, sur votre vie musicale.
DB. Je n’en suis pas si sûr. Ma carrière musicale est beaucoup moins importante, moins intéressante que ce problème crucial.
 
FK. C’était en fait une manière d’introduire ma question suivante. Que voudriez-vous que l’on dise de Daniel Barenboïm en tant qu’homme politique ?
DB. Je n’en suis pas encore là. Mais je vais vous dire ce que j’aimerais faire plus tard. Je voudrais vivre à Jérusalem parce que cette ville, c’est chez moi. Je voudrais vivre dans une Jérusalem qui ait aussi un sens pour les autres. Vous me parlez comme si j’avais un plan de paix pour le Moyen-Orient. Croyez-moi, si c’était le cas, je ne serais pas assis ici en train de discuter avec vous. J’essaierais de le vendre partout où ce serait possible.
 
FK. Mais vous avez quand même un rêve ?
DB. Oui, je rêve qu’il y aura une coexistence pacifique, qu’il y aura une collaboration entre nos peuples, que les non-juifs d’Israël verront leurs droits pleinement reconnus et qu’ils seront totalement acceptés. En fait, tout ce pour quoi luttèrent les juifs à Londres, Berlin et New York. Et qu’il y aura à côté d’Israël un Etat palestinien qui coopérera avec lui – et la compréhension et la coopération entre les deux peuples forment l’un des mécanismes de défense les plus vitaux et nécessaires contre un Islam incontrôlé et incontrôlable.
 
FK. Le verrez-vous de votre vivant ?
DB. Je l’espère. Je crois encore qu’il y a de nombreux Israéliens qui veulent une paix juste avec les Palestiniens, et qu’il en va de même avec ces deniers. Ils sont dans l’opposition dans les deux pays. Et il est urgent que les Israéliens descendent dans la rue pour dire ce qu’ils estiment important, et que les Palestiniens fassent de même pour exiger l’arrêt des attentats suicides. C’est le paradoxe de cette situation : il existe un parallélisme entre nos deux peuples, dans la mesure où la violence palestinienne sert la politique du gouvernement hébreux et où cette même politique nourrit le terrorisme palestinien.
 
FK. Qu’y a-t-il en Daniel Barenboïm qui le pousse à prendre ainsi position ? Il vous serait très facile, en effet, comme vous l’avez dit, de vivre à Berlin et à Chicago, de vous désintéresser de cette question et de vous consacrer entièrement à la musique...
DB. La musique traite de la nature humaine. Pourquoi jouons-nous encore aujourd’hui les symphonies et les sonates de Beethoven ? Pourquoi cette musique reste-t-elle contemporaine ? Parce qu’elle a une valeur humaine. Bien qu’il y ait des différences de style entre Bach, Mozart et, puisque nous sommes à la BBC, Birtwistle, ces compositeurs ont de nombreux points communs parce que je crois qu’il y a 500 ou 600 ans, les hommes aimaient, haïssaient, se livraient aux mêmes horreurs qu’aujourd’hui, etc. Cela n’a pas changé. Le XXIe siècle n’a rien inventé, en la matière. Nous n’avons créé aucune nouvelle manière de nous comporter. La musique porte sur tout ce vécu de l’homme. Comment donc voudriez-vous que je reste bien tranquille chez moi, à me consacrer uniquement à la musique. Ce ne serait pas de la musique, que je jouerais, mais qu’une suite de notes.




Home Rendre les médicaments de base accessibles à tous

Interview de James Orbinski par Diana Holland

 
Médecins sans frontières (MSF) est une organisation indépendante d'aide humanitaire médicale fondée en 1971, dans le but d'apporter une assistance médicale d'urgence aux victimes de conflits armés, d'épidémies et de catastrophes d'origines naturelles et humaines. Elle supervise 400 projets dans 85 pays et fut récompensée par le Prix Nobel de la Paix en 1999. Partage international a interviewé le docteur James Orbinski, qui dirige le groupe de travail de Médecins sans frontières, sur les médicaments des maladies oubliées.
 
Partage international : MSF a lancé la Campagne pour l'accès aux médicaments essentiels, dans le but d'améliorer l'accès des populations en danger à ces médicaments. Pour quelles raisons votre groupe a-t-il lancé cette campagne ?
James Orbinski : Il existe une inégalité flagrante dans la répartition des efforts de recherche, au détriment des populations les plus délaissées. Dans le monde, seulement 10 % des fonds utilisés par la recherche médicale sont consacrés aux maladies les plus courantes dans les pays en voie de développement, qui sont pourtant à l'origine de 90 % de la mortalité et de la souffrance. Alors que les 90 % restants des ressources financières, intellectuelles et matérielles sont consacrées aux 10 % de la mortalité et de la souffrance des pays prétendus développés.
 
Cette inégalité de moyens a des conséquences que nous observons tous les jours sur le terrain. De plus en plus, nous constatons que nos patients, les plus pauvres parmi les pauvres, meurent en raison de l'indifférence politique concernant leurs problèmes, et de l'absence de recherches pour le développement de nouveaux médicaments et de systèmes de soins qui répondraient à leurs besoins.
 
PI. Pourquoi en est-il ainsi ?
JO. Dans notre système politique et économique actuel, tourné vers la mondialisation, ce sont principalement les marchés et les forces commerciales qui déterminent qui reçoit quoi, et quand. Les gens pauvres n'ont pratiquement aucun pouvoir d'achat et ne représentent donc pas un « marché viable ». Pour l'industrie pharmaceutique, il n'y a pas de retour sur investissement satisfaisant et donc pas de recherche ni de développement pour les médicaments capables de guérir les maladies dont souffrent ces gens, des maladies telles que la maladie du sommeil africaine, la maladie de Chagas, les trachomes et les leishmanioses, dont la plupart des gens dans les pays du Nord n'ont jamais entendu parler, mais qui touchent des centaines de millions de personnes. Parmi celles-ci on compte également, mais à un autre niveau, la tuberculose, la malaria et le sida.
 
Ainsi, des traitements contre le sida existent, mais il faudrait les modifier de telle sorte qu'ils puissent être utilisés conformément aux réalités de la vie quotidienne des pays en développement. Il faut développer des médicaments monodoses, à prise quotidienne, chimiquement stables afin de ne pas être affectés par les variations d'humidité et de température, et qui doivent être stockables sur de longues périodes sans réfrigération. Je prends le sida comme exemple, mais le même principe s'applique pratiquement à toutes les autres maladies que j'ai citées, et cela doit s'ajouter à la recherche pour des thérapies nouvelles.
 
PI. Vous devez trouver les remèdes, comment les emballer et les diffuser efficacement, puis ensuite les rendre disponibles
et veiller à ce que leur prix soit abordable. Qu'est-ce qui fait obstacle ? sont-ce tout simplement les forces du marché ?
JO. De nombreux facteurs entrent en jeu. Pour simplifier, on peut dire que les gouvernements pensent de plus en plus que l'utilisation des forces du marché est la seule manière de développer et de diffuser efficacement des biens et des services, que ce soient des médicaments ou des soins. Mais là réside tout le problème. Les forces du marché n'ont pas contribué efficacement au développement de thérapies adaptées aux maladies oubliées dont je viens de parler. Elles n'ont pas non plus réussi à adapter les thérapies existantes pour lutter contre le sida, la tuberculose et la malaria. L'échec des forces du marché ne doit pas servir d'excuse pour justifier l'éventuel échec de la politique gouvernementale. Il faut renverser le principe d'une société sous l'empire du marché alors que la société devrait dominer le marché.
 
On s'accorde souvent à dire que l'économie est dénuée de morale. C'est le cas si elle est laissée sans cadre moral pour superviser son fonctionnement. Penser qu'un ordre moral puisse trouver sa place dans un système de marché relève de l'utopie. Il n'y a aucun doute que ce sont les valeurs et les principes de base de notre société qui sont les questions essentielles. C'est à partir d'elles que doit se fonder le fonctionnement des marchés.
 
Nous devons nous assurer de la validité de la notion de biens publics, l'idée qu'il existe certaines choses, certains concepts, certains biens, certains services dont tous les êtres humains ont le droit de bénéficier : le droit au logement, le droit de s'alimenter, le droit de travailler, le droit de se soigner, le droit d'accéder aux médicaments essentiels à la survie.
 
PI. Ceci figure dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
JO. Je suis en principe d'accord pour dire que la Déclaration universelle des droits de l'homme décrit un cadre général définissant les paramètres de base relatifs aux droits et à la dignité humaine. Mais il faudrait que ces droits soient accompagnés d'une série de devoirs corollaires.
 
Lorsque j'évoque la notion de biens publics, je pense que c'est un élément central dans le tissu social. J'intégrerais également la notion de l'accès aux médicaments essentiels dans le bien public.
 
PI. Comment rendre les médicaments essentiels accessibles à tous ?
JO. C'est dans le secteur public que la découverte des médicaments s'est effectuée, principalement dans les universités et les instituts de recherche financés par des fonds publics. Ensuite, il existe un domaine appelé « Recherche et développement », qui s'est jusqu'à un certain point développé dans le secteur privé. Il est évident que le secteur privé a créé des médicaments très utiles au cours de ces cent dernières années. Mais le fait qu'un individu ou un organisme ait créé un médicament ne leur donne pas le droit d'exclure certains de l'accès à ce médicament.
 
PI. La mondialisation des marchés est non seulement tolérée mais elle est en fait encouragée par les gouvernements. Comment nous sortir de ce système basé sur le profit et ainsi permettre la concrétisation des initiatives dont vous parlez ?
JO. Cela implique que les citoyens, et non les consommateurs, prennent leurs responsabilités et cherchent à comprendre les dynamiques et les principes, ainsi que les valeurs (ou leur absence) qui définissent notre paysage économique et politique. Et qu'ils prennent leurs responsabilités en tant que citoyens (ceci étant l'un des préceptes fondamentaux de notre démocratie) pour affirmer que ce sont sur ces valeurs que se fonde notre société, et que le marché est une composante de la société et non le contraire. Et qu'ils fassent alors pression sur leurs gouvernements pour qu'ils créent les infrastructures concrètes adaptées pour répondre à ces besoins.
 
MSF s'emploie à créer un secteur mondial de recherche et de développement mondial, du domaine public, capable de satisfaire la demande en médicaments pour la plupart des maladies oubliées. Nous avons un plan très concret. Nous sommes assurés de l'engagement des Conseils de recherche médicale brésilien, indien, malaysien et thaïlandais, de l'Institut Pasteur à Paris, de l'Unité de recherche sur les maladies tropicales de l'OMS et d'un groupe de chercheurs africains. Nous avons constitué ce groupe afin de travailler à la création d'une « Initiative pour le développement des médicaments des maladies oubliées » et lancé cinq projets de développement de médicaments nouveaux.
 
Nous pressons les gouvernements de financer cette initiative, qu'ils tirent des leçons et lancent un projet à plus large échelle dont l'efficacité sera plus grande. C'est un exemple de ce que les citoyens peuvent accomplir. Lorsque vous vous êtes intéressés à l'histoire de la tuberculose, du cancer et du sida, en particulier dans le monde occidental, ce fut quand les citoyens s'organisèrent et qu'ils incitèrent les gouvernements à s'engager dans des programmes de recherche et à mener des actions efficaces que les gouvernements commencèrent à y prêter attention.
 
PI. Dans un monde parfait, comment vos initiatives se concrétiseraient-elles sur le terrain ? Que se passerait-il maintenant si les choses étaient comme vous voudriez qu'elles soient ?
JO. Il existerait une infrastructure médicale de base, fonctionnelle et adaptable, au sein du monde en voie de développement. Les pays en voie de développement seraient clairement capables de fabriquer leurs propres médicaments génériques de haute qualité pour traiter le sida, la tuberculose, la malaria et d'autres maladies oubliées. Ils auraient leur propre recherche médicale et moyens de développement et pourraient ainsi développer des approches répondant mieux aux besoins de leurs populations.
 
En fin de compte, en ce qui concerne l'accès aux médicaments essentiels, il existerait un organisme mondial établissant équitablement les prix. Il serait chargé de s'assurer que le prix des médicaments est plus élevé dans les pays développés et beaucoup plus bas dans les pays en voie de développement afin que les citoyens et les gouvernements de ces pays aient les moyens de se les procurer. Et une fois encore, ce n'est pas juste une question de forces du marché. Il ne s'agit pas de dire : « Il y aura toujours des pauvres, il y aura toujours des marginalisés, il y aura toujours des gens hors du système économique. » En tant qu'êtres humains, nous avons le devoir de nous assurer de leur intégration et de leur bien-être.
 
PI. Avez-vous une idée approximative de ce que cela coûte ?
JO. Jeffrey Sachs* cite un rapport de décembre 2001 de la commission Macro-économie et santé, qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé. Cette étude affirme que pour arriver, d'ici 2007, au genre de choses que j'ai décrites, il faudrait 28 milliards de dollars par an, et que d'ici 2015 ce chiffre devrait atteindre 38 milliards de dollars par an. Pour le G8, dont le produit domestique brut est de 21 trillions de dollars par an, cette somme est vraiment insignifiante.
 
PI. Etes-vous optimiste ?
JO. Si les maladies infectieuses et l'accès aux soins dans le monde en voie de développement ne sont pas au centre d'un nouveau projet, cette initiative échouera. L'année dernière, un Fonds mondial a été créé par Kofi Annan et approuvé par le G8. Ce fonds a besoin de 10 milliards de dollars par an pour financer les traitements, la prévention et les stratégies de contrôle pour le sida, la tuberculose et la malaria. A ce jour, la contribution des pays du G8 à ce fonds n'a été que de 5 % des montants requis. Cinq pour cent, ce n'est même pas assez d'air chaud pour faire décoller le ballon du sol, et encore moins le faire arriver à destination. Si les pays les plus riches ne respectent pas au minimum les engagements qu'ils ont pris, alors non seulement ils laissent un nombre incalculable d'êtres humains souffrir inhumainement mais ils diminuent aussi leur propre humanité.
 

 
* Le professeur Jeffrey Sachs, économiste, est directeur du Centre pour le développement international à l'Université d'Harvard, Etats-Unis.






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