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Accueil > Revue Partage > année 2003

Extraits de la revue
Partage international

Mars 2003 - N° 175

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Une solution de paix pour l'Irak par Johan et Dietrich Galtung et Fischer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde
    • Le vrai visage de la mondialisation - Interview de Joseph Stiglitz par Sophie Boukhari


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le peuple se fera entendre

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Quand tout est dit, il ne reste qu’un mot pour qualifier la situation internationale actuelle : chaotique. Des bellicistes assoiffés de pouvoir aux sceptiques indécis en passant par les héros autoproclamés, tous sont impatients de sauver le monde et s’efforcent de rallier les hommes à leurs divers points de vue. Au milieu de ce tumulte, la voix du peuple a du mal à se faire entendre, mais elle n’en reste pas moins un facteur qu’il faudra de plus en plus prendre en considération.
 
Dans de nombreux pays, des foules immenses manifestent leur opposition au conflit injuste qu’on cherche à leur imposer et expriment leurs craintes quant aux terribles conséquences qui risquent d’en découler.
 
Des situations similaires n’ont cessé de se présenter tout au long de l’Histoire, mais la volonté du peuple, même lorsque celui-ci se trouvait directement concerné, n’a que très rarement pesé sur les négociations et les décisions. Au cours des derniers siècles, ce n’est que dans les grandes révolutions que la voix du peuple a joué un rôle déterminant et laissé sa marque dans l’Histoire.
 
Un pouvoir irresponsable
 
Aujourd’hui encore, le moment est venu pour le peuple de faire entendre sa voix. Aujourd’hui encore, il est essentiel que les besoins des peuples du monde en matière de justice, de liberté et de paix soient entendus et pris en compte par les détenteurs d’un pouvoir irresponsable
 
Ces hommes dangereux, prisonniers du mirage du pouvoir, doivent réaliser que le temps de la guerre est terminé, que l’humanité aspire à la paix et à une sécurité aujourd’hui bien précaire. Il faut faire comprendre à ces petits « Napoléon » que leur règne est terminé, que les temps ont changé, qu’ils n’ont plus aucune crédibilité et que le pouvoir repose désormais entre les mains de ceux qui servent les véritables besoins du peuple.
 
Des événements tumultueux
 
Lorsque Maitreya entrera en lice, il est possible qu’il passe tout d’abord inaperçu dans la fièvre des événements quotidiens peu propices au calme et à la sérénité. Cependant, les hommes ne tarderont pas à découvrir qu’un être à l’esprit plus profond, plus persuasif que le leur, a saisi leurs pensées et leurs besoins et qu’il les exprime en leur nom. Ainsi encouragés, ils s’uniront afin de mieux se faire entendre.
 
Maitreya présentera leurs besoins les plus urgents, leurs espérances et leurs craintes les plus profondes. Il parlera au nom de tous les hommes et de tous les peuples, et fera ainsi connaître les qualités d’une société nouvelle répondant aux rêves et aux attentes de l’humanité tout entière.
 
Un défi
 
Bientôt, en vérité, Maitreya entrera en pleine lumière dans la vie des hommes. Parfaitement préparé et impatient de relever le défi qui l’attend, il fortifiera par son courage ceux qui sont capables de répondre. De son cœur immense s’écoulera l’amour qu’il est dans sa nature de donner, et, quand les hommes seront prêts, il se déclarera publiquement, faisant connaître son nom et sa fonction. Ainsi le Grand Seigneur manifestera-t-il son lien étroit avec les hommes et les femmes du monde entier. Ainsi répondra-t-il à la confiance que les hommes, depuis toujours, ont placée en lui.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Des racines communes : la nature inclusive de la philosophie indienne

par Swami Nirliptananda

La tradition indienne remonte à plusieurs milliers d’années. Au cours de cette longue période, certains préceptes, certaines attitudes, une certaine conduite se sont tout naturellement développés. Ils ont trait à la vision que l’individu a de lui-même, à ses relations familiales et sociales. Les éléments de base sont tissés dans un esprit d’harmonie, un esprit « d’unité dans la diversité ». Tel est le caractère fondamental de la culture indienne.

Dans cette diversité est présent l’esprit de liberté, la liberté de penser et de faire ses propres choix. L’Inde est un pays démocratique depuis des temps reculés. Une réelle démocratie ne peut exister que là où les gens sont libres. La liberté est l’élément essentiel dans le processus démocratique ; sans elle on ne peut découvrir la Vérité qui est le fondement de la religion elle-même. Cet esprit de démocratie fut compromis par l’introduction de pouvoirs politiques. La compétition et la manipulation, ou l’abus de pouvoir, sont contraires à l’esprit de démocratie qui se doit d’accorder aux individus la liberté de penser sans crainte d’être poursuivis pour leurs opinions. Dans le monde politique, les individus sont sacrifiés sur l’autel des groupes. Il y a des « blocs de pouvoir » : chaque bloc entre en compétition et se bat contre l’autre, chacun essayant d’imposer sa domination.

La vraie religion est la démocratie sans politique. Le respect de la liberté de chacun est essentiel pour établir une paix véritable. Mais la religion s’est politisée et nous assistons à une montée de la violence. L’anxiété, l’incertitude et la crainte s’emparent de gens innocents qui se trouvent confrontés à des situations échappant à leur contrôle.

L’esprit fondamental de la tradition, de la culture et des religions indiennes, est la tolérance à l’égard du point de vue des autres et le respect de la vie sous toutes ses formes. Si chacun peut tolérer des points de vue différents du sien et développer une attitude bienveillante à l’égard des autres formes de vie, le monde sera libéré de la haine et de l’hostilité. Ceci est l’essence même de la religion.

« On ne devrait jamais faire à autrui ce que l’on considère comme préjudiciable pour soi-même. Tel est en résumé le Dharma. Quiconque agit différemment le fait en raison de considérations autres que celles prescrites par le Dharma. » [Mahabharata]

Tout ceci a imprégné l’esprit des gens dans les diverses régions de l’Inde. Leur sens de l’hospitalité et leur bienveillance se reflètent dans cet enseignement particulier. Ils vivent en harmonie les uns avec les autres et ils participent pleinement à la vie sociale.

Ce principe de non-violence est porté à l’extrême dans la tradition jaïne où ceux qui ont fait vœu de renoncement vont jusqu’à recouvrir leurs narines afin d’éviter de tuer des bactéries en respirant. Les Sikhs, si militants qu’ils soient, sont en fait un mouvement de résistance contre ceux qui constituent une menace par leur vision du monde agressive et dominatrice. Le respect pour les formes de vie inférieures est, en Inde, un principe accepté de tous. 

C’est pourquoi le végétarisme est prôné. Ethiquement, il est conforme au principe de coexistence mutuelle. Il nous aide à reconnaître notre dépendance à l’égard des autres formes de vie et à prendre conscience du fait qu’il y va de notre intérêt à long terme de prendre soin d’elles. La tradition indienne a créé l’arrière plan nécessaire pour une société qui puisse fonctionner de manière coopérative plutôt que compétitive. Coopérer avec la nature au lieu de l’exploiter aide à maintenir l’équilibre écologique. Nous avons été témoins de catastrophes naturelles qui résultent d’une exploitation inconsidérée de l’environnement. Si nous plantons un arbre pour remplacer chaque arbre abattu, nous nous épargnerons bien des souffrances. Nous devons apprendre à coopérer avec la nature.

Le Karma

La doctrine du karma, ou loi de causalité, est basée sur la tradition indienne. Son implication dans le domaine pratique est évidente. Par exemple, un homme est blâmé pour ses méfaits et loué pour ses bonnes actions. Cette doctrine rend l’individu conscient de sa responsabilité et de la manière dont il peut être directement affecté par ce qu’il fait. Nous sommes libres de créer pour nous-mêmes un avenir meilleur ou pire. Nous sommes notre propre ennemi ou notre propre ami.

Dans la Bhagavad Gita, il est dit que le corps, l’esprit et la parole sont les trois instruments de l’action et qu’ils doivent être utilisés avec discernement afin de ne pas produire d’effets négatifs. Dans le bon fonctionnement de ces trois instruments, la nature de la personne joue un rôle fondamental.

On insiste sur la discipline du corps, de l’esprit et des sens. Ils ont besoin d’être affinés et contrôlés pour nous permettre de faire l’expérience des pures vibrations de notre être intérieur qui est la source de la paix et du bonheur. On met l’accent sur la paix dans les traditions indiennes, car la paix est non seulement le but à atteindre sur le plan spirituel, mais également une réalisation concrète. On atteint la paix en étant satisfait et dépourvu de tout sentiment d’envie.

« Vivre simplement et avoir des pensées élevées » est la devise des Indiens depuis des millénaires. On ne peut acheter la paix, ni la gagner avec des fusils. Elle ne peut être obtenue qu’en signant des accords. Lorsque régneront la confiance et la compréhension mutuelles, l’esprit de sacrifice et le respect de la vérité, le monde connaîtra une véritable paix et une réelle prospérité.

Il existe aujourd’hui bien des zones de conflit dans le monde, mais pas chez les peuples de religion indienne. Ces religions ont connu une existence relativement paisible pendant fort longtemps. L’hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme sont des religions anciennes. Elles partagent avec la religion sikh une histoire et un héritage communs. Elles ne prêchent ni la haine ni une forme de salut exclusive. Elles mettent l’accent sur la pureté du cœur et la lumière. On ne peut faire l’expérience de la paix sans pureté du cœur et sans sagesse spirituelle.

OM : le son originel

Om représente le cœur des religions indiennes et le cœur de l’univers. Les religions indiennes le vénèrent. C’est le son primordial à partir duquel l’univers a évolué. Par conséquent il assure la cohésion de toute chose. Les scientifiques nous disent la même chose d’une autre façon. Ils parlent du Big Bang. Ce que les scientifiques appellent le chaos, est ce que les sages ont appelé la diversité. Les sages dans leurs visions pouvaient voir l’unité sous-tendant les diverses manifestations dans l’univers. Ils l’ont appelée « l’immuable au sein de ce qui change, le fil qui réunit les grains du chapelet ». Ils considèrent la relativité comme présupposant l’Ultime. La relativité ne peut être ignorée, mais on ne doit pas perdre de vue l’Ultime qui est la base des existences relatives, comme le sable du désert forme la base du mirage.

En Orient il y a toujours eu une recherche de la totalité. Om représente cette totalité. Il réconcilie le spirituel et le scientifique. Il n’existe pas de conflit entre les deux. La Bhagavad Gita fait référence à la connaissance des sciences spirituelles et matérielles en tant que connaissance totale.

Les sages définissent ainsi le Om : « Aum est la syllabe impérissable. Aum est l’univers et celui-ci est la manifestation du Aum. Le passé, le présent et l’avenir, tout ce qui est, tout ce qui sera, est le Aum. Tout ce qui existe au-delà des limites du temps, est également le Aum. » [Mandukya Upanishad]

Diverses conceptions de Dieu

En Inde il existe différentes conceptions de la réalité absolue, ou Dieu, et elles coexistent sans le moindre problème. Ceux qui croient en un seul Dieu, en de nombreux Dieux, en aucun Dieu, ou au néant, vivent ensemble en paix et en harmonie. Les sages considèrent que ces concepts ont une valeur relative et qu’ils ont tous un rôle à jouer dans la vie des hommes. Les problèmes surgissent lorsqu’une partie est prise pour le tout. Car c’est alors que naît une attitude exclusive et supérieure et que l’on s’arroge le droit de convertir les autres.

Pour faire comprendre les dangers de tout ceci, les sages ont pris l’exemple de quelques aveugles qui sont allés voir un éléphant. Chacun d’eux a touché une partie de l’éléphant. Celui qui a touché la trompe a dit que l’éléphant ressemblait à un serpent, un autre qui a touché le genou a dit qu’il ressemblait à un arbre, un autre encore qui a touché l’oreille a dit qu’il ressemblait à un éventail. Chacun a touché une partie et l’a prise pour le tout. Une discussion s’engagea afin de savoir où était la vérité. C’est alors qu’arriva un autre homme qui réalisa ce qui s’était passé. Il expliqua leur erreur aux aveugles et ceux-ci vécurent à jamais en harmonie.

Dans leur ignorance, des gens se battent actuellement car chacun pense que son Dieu est supérieur au Dieu de l’autre. Celui qui adore un seul Dieu se croit supérieur à ceux qui en adorent plusieurs. Il met un point d’honneur à affirmer qu’il croit en un seul Dieu. Celui qui ne croit à aucun dieu est considéré comme un démon. La pureté du caractère n’est pas prise en considération. La croyance est confondue avec la connaissance et comme les hommes aveugles dont je viens de parler, nous nous battons sur la base de croyances et de choses que nous ignorons. L’homme réalisé est silencieux.

Les religions indiennes ont longuement débattu de toutes ces questions, permettant ainsi le développement de conceptions philosophiques de grande valeur qui ont rendu les hommes plus sages. Ainsi est née une tradition accordant une place respectable à chacun, qu’il croit en un seul Dieu, en de nombreux Dieux ou en aucun. Après tout, ces différents concepts sont tous des idées qui ont une place relative. Dans notre ignorance nous leur donnons une valeur absolue et nous nous y accrochons. En Inde, ceux qui croient en un seul Dieu sont respectés, ceux qui ajoutent ce Dieu à de nombreux autres le sont également, de même que ceux qui ne croient pas en Dieu, ou ceux qui croient au Néant.

Les religions indiennes donnent à chacun la liberté de croire à ce qu’il veut. Il existe la liberté de penser et de s’exprimer et chacun peut faire preuve d’esprit critique. Mais il est impératif de respecter la liberté d’autrui. C’est dans cette atmosphère qu’ont mûri les religions indiennes. Cette liberté a permis une coexistence pacifique.

Il n’a jamais existé ni droit exclusif au salut, ni dénigrement, ni condamnation, ni prosélytisme, ni enfer éternel. L’humanité n’a pas été divisée entre croyants et damnés. Ashoka le Grec, dans un édit rédigé il y a plus de 2 000 ans, a déclaré : « Samavaya eva sabhu ( La concorde seule est méritoire). »

Les sages ont ajouté une nouvelle dimension à la définition de Dieu qui inclut tous les concepts mentionnés précédemment. Ils ont déclaré que Dieu est infini. Dans l’idée d’infini tous les concepts précédents sont inclus. Tout a une place. Rien n’existe en dehors de l’infini. On ne peut soustraire, ajouter, multiplier ou diviser l’infini. Il contient toute chose. Les sages ont déclaré : « Purnam adah purnam idam purnat purnam udachyate ; purnasya pur-namadaya purnameva avshishyate (Cela est l’infini. Ceci (le monde manifesté) est infini. Enlevez l’infini de l’infini, l’infini demeure). »  

A l’heure de la mondialisation économique, la religion doit abandonner son sectarisme étroit et ses convictions dogmatiques et embrasser des valeurs et des principes plus universels et plus inclusifs.

Om Shanti Shanti Shanti.





Signes des temps

Home Statues miraculeuses en Inde

Source : Reuters

Des milliers de fidèles hindous se sont rendus dans les temples de l'ouest de l'Inde lorsque la rumeur s'est répandue que de l'eau s'écoulait des statues représentant Shiva, un des trois dieux de la trinité hindoue.

La police s'est efforcée de maintenir l'ordre dans l'Etat du Gujarat tandis que la foule se bousculait pour apercevoir un Shivalingam, une pierre de forme ellipsoïdale vénérée par les Hindous en tant que symbole de la création.

Des fidèles ont également déclaré qu'ils avaient entendu parler de l'apparition du symbole hindou OM sur le sommet de certains lingams.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait de miracles authentiques manifestés par Maitreya.


Home Assam: un jeune guérisseur attire les foules

Source : BBC News Online, Grande-Bretagne

 Au nord-est de l'Inde, dans l'Etat de l'Assam, un garçon de douze ans affirme pouvoir guérir différentes maladies à l'aide de tisanes. Plus de 40 000 personnes venues de toute l'Inde se sont rassemblées devant la maison du garçon, dans le district de Morigaon – à environ 75 km de Guwahati, la capitale de l'Assam – avec l'espoir d'être guéri.

Selon les autorités, cette foule provoque d'importantes perturbations. Tinku Deka est trop jeune pour être médecin, mais cela n'a pas empêché les gens de former des files d'attente devant sa maison dans l'espoir d'être guéri de maladies telles que le cancer, l'asthme, le diabète et même la paralysie. Un policier local explique que Tinku Deka pense avoir le pouvoir de guérir à l'aide de plantes, suite à un rêve dans lequel il fut béni par le Dieu hindou Vishnou.

Son traitement, qui est totalement gratuit, consiste à donner aux patients des mixtures de plantes qu'ils doivent garder sur le corps pendant 15 jours. La nouvelle s'est répandue bientôt dans les villages voisins, et maintenant des gens de toute l'Inde affluent pour voir ce garçon.

Des forces paramilitaires ont été déployées afin d'aider à contrôler la foule car le village, qui comprend seulement quelques milliers d'habitants, connaît de grandes difficultés pour faire face à cette affluence de visiteurs.

Tinku Deka a été contraint de limiter ses soins à 2 000 patients par jour.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « Dieu » dans le rêve du garçon était Maitreya , qui est également à l'origine des guérisons.


Home Des ovnis apparaissent dans le monde entier

Source : Sources diverses (cf articles)

« Surveillez le ciel de Grande-Bretagne, d'Europe, du monde entier. Il y régnera une grande activité. Le temps est venu maintenant où des êtres hautement évolués peuvent circuler dans le monde, procurant des expériences à certaines personnes, leur montrant une vie plus élevée, une sagesse plus grande. » [Partage international, avril 1990]
Tout au long de l'année 2002, les médias du monde entier ont rapporté des centaines d'apparitions d'objets volants non identifiés, dont voici une brève sélection :

Azerbaïdjan – Le 20 juin, quatre disques d'un blanc argenté sont aperçus au-dessus de la capitale, Bakou, située sur les rivages de la mer Caspienne. Le premier disque a été vu par des centaines de personnes vers 10 h du matin. Plus tard, trois autres disques le rejoignirent. Les ovnis sont restés stationnaires au-dessus de la ville jusqu'à 15 h, puis ils se déplacèrent lentement vers la mer avant de disparaître.
[Sources :  Al Azerbaijani, American Free-dom News radio, Azerbaïdjan]

Bulgarie – Durant plusieurs nuits du mois d'août, les habitants de la ville de Vizrojdentsi ont été témoins d'étranges manœuvres dans le ciel. Anton Dimitrov, 14 ans, a déclaré que « le premier ovni avait la forme d'un triangle d'un rouge lumineux. Deux autres appareils apparurent ensuite, évoluant en dessinant dans le ciel une figure en forme de huit avant de disparaître ».
[Source : Standart, Bulgarie]

France – En juin, un objet plat, penché sur le côté, volant en ligne droite, est photographié près de Tosnen, dans les Alpes.
Le 5 juillet, huit lumières rouges volant en deux formations triangulaires sont aperçues au-dessus du Pertuis et de la Motte d'Aigues.
Les 8 et 10 juillet, une sphère jaune est aperçue au-dessus d'Argonnay, dans les Alpes. D'après des témoins, cet objet, qui volait à une distance de 300 m, se déplaçait à une vitesse régulière. Soudain, son éclat s'est intensifié brusquement et il a disparu.
Le 4 août, cinq objets ovoïdes sont aperçus, se déplaçant au-dessus de l'ancienne usine nucléaire de Brennilis, en Bretagne.
Le 8 août, un ovni est photographié au-dessus de la ville de Douai.
[Sources : VSD, Nord Matin, France]

Sri Lanka – Le 9 juin, on a rapporté l'apparition de nombreux ovnis au-dessus de l'ancienne cité de Polonnaruwa, au nord-est de Colombo. Des centaines de témoins, dont un journaliste de la télévision, voient une lumière « en forme de V ». Une équipe d'astrophysiciens de l'université de Colombo tente sans succès de déterminer la nature de cette lumière qui se meut à très grande vitesse tout en émettant un bourdonnement.
[Sources : Times of India, Inde et Sri Lanka ; www. ananova.com]

Turquie – Le 5 juin, Haktan Akdogan, directeur du Centre de recherches Sirius sur les ovnis et les sciences spatiales, donne des instructions à 70 officiers supérieurs de la marine et de l'aviation. Un grand nombre d'exemples d'ovnis leur est soumis et ils acceptent de coopérer et d'échanger des informations sur la « réalité des ovnis en Turquie ».
[Source : www.siriusufo.org]

Grande-Bretagne – Une photographie d'objet volant non identifié prise dans le Kent, en juin, passionne Graham Birdsall, rédacteur en chef de UFO Magazine. Selon lui, c'est l'« une des photos les plus sensationnelles jamais prises d'un ovni ». Elle présente à son sommet une construction semblable à une tour « très comparable aux apparitions de Mc Minnville et de Rouen », explique-t-il, faisant allusion aux photographies prises au-dessus de Mc Minnville, dans l'Oregon (Etats-Unis), en 1950, et de Rouen (France), en 1954.
L'instantané a été pris dans un champ, à Tonbridge (Grande-Bretagne), par un photographe anonyme qui l'a envoyé au journal local, le Kent and Sussex Courier. L'objet s'est déplacé obliquement pendant dix minutes avant de disparaître brusquement.
[Source : Daily Mail, Grande-Bretagne]

Ukraine – le 5 juillet, une lumière éblouissante, semblable à celle produite par l'explosion d'un missile, est aperçue simultanément par le pilote d'un avion d'El Al, durant le vol Tel-Aviv-Moscou, et celui d'un avion des Oural Airlines, volant d'Odessa à Ekaterinbourg. Se souvenant du cas dramatique d'un avion civil détruit par un missile ukrainien, en octobre 2001, les deux pilotes ont alerté les autorités ukrainiennes. Ces dernières ont lancé un démenti formel, toute activité de missile étant interdite depuis l'accident. Aucun radar ukrainien n'a observé une trace quelconque de cette lumière, pourtant observée par de nombreux témoins oculaires qui l'ont décrite comme « une boule de lumière rouge ».
[Sources : Reuters ; Associated Press ]




Home Des bisons blancs redonnent l'espoir

Source : Star Tribune, Nord Dakota, E.-U.

En août 2002, un bison blanc est né dans un ranch au centre du Nord Dakota. Depuis septembre, trois nouveaux bisons blancs sont nés dans ce même ranch.

Depuis la naissance de ces bisons, les vieux chefs indiens américains natifs du Dakota ont visité le ranch appartenant à Dwaine et Debbie Kirk. « Les Anciens ont un tel respect pour les animaux, explique Debbie Kirk. Ils chantent pour les jeunes bisons et dispersent leur tabac sacré pour honorer l'esprit de la Dame Bison blanc. »

Selon une tradition Dakota, la Dame Bison blanc est un esprit qui apparut au peuple Dakota il y a deux mille ans. Elle avait prédit son retour et déclaré que le peuple connaîtrait la paix, le bonheur et la prospérité. Son retour devait être annoncé par la naissance d'un jeune bison blanc.

« Les personnes tournées vers la tradition ou la spiritualité sont très imprégnées par cette prédiction, déclare Merry Ketterling, une américaine originaire de la réserve Sioux Standing Rock du Nord Dakota. Malgré tous les problèmes de drogue, d'alcool, de pauvreté et de traités non respectés, le peuple indien a gardé l'espoir que les choses s'améliorent. »

Les bisons ont fait leur retour sur les grandes plaines où des millions d'entre eux paissaient autrefois. Ils furent presque tous exterminés par les chasseurs, mais des éleveurs ont depuis peu reformé des troupeaux
Un bison femelle, née dans une ferme du Wisconsin, en 1994, était le premier bison blanc né depuis soixante ans. Ce bison, appelé Miracle, est devenu une attraction touristique, de même que Nuage Blanc, bison albinos, né en 1996, dans le Nord Dakota.

D'autres bisons blancs sont nés depuis, dont un taureau, né en août 2001 dans le Michigan. Nommé « le Messager de Wahos'i » par Looking Horse, chef de la réserve cheyenne River, dans le Sud Dakota, actuellement gardien de la pipe sacrée. « L'esprit de la Dame Bison blanc a annoncé son message d'espoir à cette époque de grand danger, déclara-t-il au moment de la naissance de Messager, et elle continue son message par la naissance de chaque bison blanc – chacun d'eux étant un signe. La naissance de quatre bisons blancs est un signe de grande urgence. Cela signifie que nous sommes à une croisée des chemins. »

 




Home Un puits d'eau curative de nouveau en fonction

En Irlande, un puits dont l'eau a des propriétés curatives – perdu depuis qu'il avait été comblé sur les instructions d'hommes d'Eglise locaux en 1930 – est à l'origine d'un grand nombre de guérisons extraordinaires depuis sa soudaine résurgence au printemps 1996.

Benjamin Douglas, un producteur laitier près de Ballivor, dans la vallée de la Boyne, au nord-ouest de Dublin, fut alerté par son fils Ian au sujet d'un « trou rempli d'eau ». Il commença à pomper l'eau, à creuser les abords avec une pelleteuse mécanique. Après plusieurs heures, le niveau de l'eau avait suffisamment baissé pour révéler une caverne rocheuse d'environ 1 m sur 65 cm de large et plus de 50 cm de profondeur. Le lendemain matin, le trou était de nouveau rempli.

Les recherches locales de M. Douglas révélèrent qu'il y avait eu ici jadis un puits d'eau curative qui était utilisé par un herboriste guérisseur local. A sa mort, le grand-père de M. Douglas avait fait boucher le puits à la demande des ecclésiastiques locaux, afin d'empêcher que cette eau ne serve à des pratiques de guérison « païennes ».

M. Douglas présenta cette eau à différents guérisseurs afin d'évaluer ses propriétés curatives et des réactions positives furent très vite rapportées : tolérance accrue aux effets de la chimiothérapie, guérisons de problèmes glandulaires, d'alcoolisme et de difficultés cardiaques. Notamment, Thomas, un garçon de 13 ans souffrant de « rhumatismes cystiques » (maladie évolutive dans laquelle des mucosités excessives dans les poumons gênent la respiration) commença à boire quotidiennement plus d'un litre de cette eau, en plus de son traitement. Moins de huit semaines plus tard, Thomas se sentait suffisamment bien pour grimper les escaliers en courant.

M. Douglas a sécurisé le puits en construisant un cairn (construction de pierres) et continue de rechercher les propriétés curatives de cette eau.


Contact : Benjamin Douglas, tél. 0035-34-05-46258

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette eau curative est énergétisée par le Maître Jésus.



Tendances

Home Non à la guerre : un mouvement d'envergure mondiale

Source : BBC, G.-B. ; Associated Press

Des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue le 18 janvier dernier pour protester contre la possibilité d'une guerre en Irak. De grandes manifestations ont eu lieu à Washington et à San Francisco (Etats-Unis), à Paris (France), et à Londres (Grande-Bretagne), ainsi qu'au Japon, en Russie, au Pakistan, en Allemagne. A Washington et à San Francisco, on a estimé la participation à environ 200 000 personnes. Selon les organisateurs, des manifestations anti-guerre se sont déroulées dans au moins 220 villes américaines.

A Paris, des manifestants ont scandé en anglais « Stop Bush ! Stop war ! ». Cette marche, regroupant 6 000 personnes, était la troisième manifestation nationale du genre depuis octobre 2002. A Moscou, environ 1 000 manifestants ont chanté « US hands off Iraq !» et « Yankee, go home ! », devant l'ambassade américaine. Ailleurs en Europe, 5 000 manifestants pacifiques se sont retrouvés à Göteborg (Suède), alors que des milliers marchaient dans les rues de Cologne, Bonn, Rostock et Tübingen (Allemagne). A Londres, des protestataires se sont rassemblés devant le quartier général des Forces armées britanniques pour exprimer leur opposition. Environ 100 personnes du parti vert grec ont manifesté à Istanbul, jetant symboliquement des armes en plastique dans une boîte à ordures. Environ 1 000 activistes ont protesté au Caire, alors que plusieurs manifestations anti-guerre se déroulaient au Pakistan.

Des manifestations se sont aussi déroulées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où environ 400 personnes répondaient à l'invitation de rassemblement du parti vert, et on estime à 4 000 le nombre d'étudiants et de travailleurs syndiqués qui ont assisté à un concert et participé à une marche à Tokyo. Plus de 1 500 citoyens, agitant des pancartes et des bannières, ont marché à Manama, la capitale du Bahreïn, exprimant leur désaccord à la guerre en Irak, et invitant leurs dirigeants pro-occidentaux à expulser les forces américaines du royaume. Ce petit Etat du Golfe persique héberge actuellement la cinquième flotte américaine et accueille environ 1 000 membres du personnel militaire américain, qui seraient au nombre des forces utilisées lors d'une attaque contre l'Irak déclenchée par les Etats-Unis. 

Des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue le 18 janvier dernier pour protester contre la possibilité d'une guerre en Irak. De grandes manifestations ont eu lieu à Washington et à San Francisco (Etats-Unis), à Paris (France), et à Londres (Grande-Bretagne), ainsi qu'au Japon, en Russie, au Pakistan, en Allemagne. A Washington et à San Francisco, on a estimé la participation à environ 200 000 personnes. Selon les organisateurs, des manifestations anti-guerre se sont déroulées dans au moins 220 villes américaines.

A Paris, des manifestants ont scandé en anglais « Stop Bush ! Stop war ! ». Cette marche, regroupant 6 000 personnes, était la troisième manifestation nationale du genre depuis octobre 2002. A Moscou, environ 1 000 manifestants ont chanté « US hands off Iraq !» et « Yankee, go home ! », devant l'ambassade américaine. Ailleurs en Europe, 5 000 manifestants pacifiques se sont retrouvés à Göteborg (Suède), alors que des milliers marchaient dans les rues de Cologne, Bonn, Rostock et Tübingen (Allemagne). A Londres, des protestataires se sont rassemblés devant le quartier général des Forces armées britanniques pour exprimer leur opposition. Environ 100 personnes du parti vert grec ont manifesté à Istanbul, jetant symboliquement des armes en plastique dans une boîte à ordures. Environ 1 000 activistes ont protesté au Caire, alors que plusieurs manifestations anti-guerre se déroulaient au Pakistan.

Des manifestations se sont aussi déroulées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où environ 400 personnes répondaient à l'invitation de rassemblement du parti vert, et on estime à 4 000 le nombre d'étudiants et de travailleurs syndiqués qui ont assisté à un concert et participé à une marche à Tokyo. Plus de 1 500 citoyens, agitant des pancartes et des bannières, ont marché à Manama, la capitale du Bahreïn, exprimant leur désaccord à la guerre en Irak, et invitant leurs dirigeants pro-occidentaux à expulser les forces américaines du royaume. Ce petit Etat du Golfe persique héberge actuellement la cinquième flotte américaine et accueille environ 1 000 membres du personnel militaire américain, qui seraient au nombre des forces utilisées lors d'une attaque contre l'Irak déclenchée par les Etats-Unis. 

Des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue le 18 janvier dernier pour protester contre la possibilité d'une guerre en Irak. De grandes manifestations ont eu lieu à Washington et à San Francisco (Etats-Unis), à Paris (France), et à Londres (Grande-Bretagne), ainsi qu'au Japon, en Russie, au Pakistan, en Allemagne. A Washington et à San Francisco, on a estimé la participation à environ 200 000 personnes. Selon les organisateurs, des manifestations anti-guerre se sont déroulées dans au moins 220 villes américaines.

A Paris, des manifestants ont scandé en anglais « Stop Bush ! Stop war ! ». Cette marche, regroupant 6 000 personnes, était la troisième manifestation nationale du genre depuis octobre 2002. A Moscou, environ 1 000 manifestants ont chanté « US hands off Iraq !» et « Yankee, go home ! », devant l'ambassade américaine. Ailleurs en Europe, 5 000 manifestants pacifiques se sont retrouvés à Göteborg (Suède), alors que des milliers marchaient dans les rues de Cologne, Bonn, Rostock et Tübingen (Allemagne). A Londres, des protestataires se sont rassemblés devant le quartier général des Forces armées britanniques pour exprimer leur opposition. Environ 100 personnes du parti vert grec ont manifesté à Istanbul, jetant symboliquement des armes en plastique dans une boîte à ordures. Environ 1 000 activistes ont protesté au Caire, alors que plusieurs manifestations anti-guerre se déroulaient au Pakistan.

Des manifestations se sont aussi déroulées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où environ 400 personnes répondaient à l'invitation de rassemblement du parti vert, et on estime à 4 000 le nombre d'étudiants et de travailleurs syndiqués qui ont assisté à un concert et participé à une marche à Tokyo. Plus de 1 500 citoyens, agitant des pancartes et des bannières, ont marché à Manama, la capitale du Bahreïn, exprimant leur désaccord à la guerre en Irak, et invitant leurs dirigeants pro-occidentaux à expulser les forces américaines du royaume. Ce petit Etat du Golfe persique héberge actuellement la cinquième flotte américaine et accueille environ 1 000 membres du personnel militaire américain, qui seraient au nombre des forces utilisées lors d'une attaque contre l'Irak déclenchée par les Etats-Unis.




Home Des célébrités britanniques contre la guerre

Le 31 janvier 2003, des célébrités et des personnalités publiques britanniques ont protesté contre la guerre en Irak, au palais de Westminster, au cœur du gouvernement britannique. Elles ont marqué leur désapprobation en signant une carte pour le premier ministre Tony Blair.
 
A la conférence de presse, le panel d'intervenants incluait le metteur en scène Ken Loach, les politiciens George Galloway et Jeremy Corbyn, l'architecte Lord Richard Rogers, Bianca Jagger et le musicien Damon Albarn.
 
Selon le député travailliste Jeremy Corbyn : « Cette guerre ne reçoit ni le soutien du public ni l'approbation du parlement, et n'a aucune justification morale. Je crois que Tony Blair a fait une erreur monumentale. Je crois qu'il existe une énorme opposition politique dans ce pays, et il est possible que les manifestations que nous organisons soient les manifestations politiques publiques les plus importantes qu'ait jamais connues ce pays, parce que personne n'est pour cette guerre. »
 
« Tony Blair devrait se rappeler que l'opposition est considérable dans ce pays et en Europe, et énorme dans d'autres parties du monde. Aux Etats-Unis, où je me trouvais, il y a quelques semaines, elle est absolument incroyable, avec la participation des vétérans des guerres du Vietnam et du Golfe, de la communauté noire et des citoyens ordinaires, à la grandeur du pays. [Cette guerre a] pour véritable mobile de promouvoir les intérêts commerciaux et militaires américains : c'est essentiellement une guerre pour le pétrole. Si nous voulons vivre dans un monde en paix, et éviter une guerre en Irak, nous devons encourager un processus de désarmement de tous les pays qui possèdent des armes de destruction massive, y compris le nôtre et les Etats-Unis. Et nous devons nous attaquer directement aux causes des guerres, qui sont la pauvreté et l'injustice. Autrement, il y aura aujourd'hui une guerre avec l'Irak, demain avec la Corée du Nord, et Dieu seul sait où cela nous conduira. »
 
Bianca Jagger s'est pour sa part exprimée ainsi : « Je demande au premier ministre Blair et au président Bush de nous dire pourquoi, si les inspecteurs en désarmement demandent plus de temps pour être en mesure de désarmer Saddam Hussein, nous n'en prenons pas aussi ? Pourquoi faire cavalier seul, sans le reste de l'Europe, qui est en désaccord avec ces attaques contre l'Irak. Nous ne devons pas oublier que la véritable raison de cette guerre est le pétrole : ce sera du sang pour du pétrole. »
 
Le musicien Damon Albarn a quant à lui affirmé : « Un fort sentiment généralisé s'exprime [contre la guerre]. Je ne crois pas vraiment aux affirmations de Tony Blair. Je ne le crois pas parce qu'il n'écoute pas le peuple qui l'a élu. »




Home L'avertissement du général Schwarzkopf

Source : Washington Post, USA ; Agence France P. ; Islam on Line l

Le général Norman Schwarzkopf, qui commanda les forces américaines lors de la Guerre du Golfe en 1991, sous la présidence de George Bush père, a déclaré qu'une nouvelle guerre avec l'Irak n'avait pas encore été justifiée. Devenu héros militaire pour son rôle dans la dernière guerre, N. Schwarzkopf a accordé son soutien aux inspecteurs des Nations unies, afin de leur laisser le temps de trouver des preuves concernant d'éventuels programmes d'armement irakiens.
 
« L'idée que Saddam Hussein puisse avoir développé une capacité nucléaire sophistiquée est inquiétante, a -t-il déclaré lors d'une interview publiée par le Washington Post du 28 janvier. Cela dit, je n'ai pas accès aux renseignements dont dispose le gouvernement américain. Et avant que je puisse affirmer que sans l'ombre d'un doute, il nous faut envahir l'Irak, j'imagine que j'aimerais avoir de plus amples informations. »
 
Ce général en retraite a également des inquiétudes sur le rôle d'une armée américaine qui s'engagerait dans n'importe quel conflit afin de renverser Saddam Hussein. « A quoi va ressembler l'après-guerre en Irak avec les Kurdes, les sunnites et les chiites ? C'est une question éventuelle, et elle devrait faire partie d'un plan de campagne globale [...], J'ose espérer que nous avons mis en place les ressources nécessaires pour devenir une armée d'occupation, sinon nous allons évoluer au milieu du chaos. »




Home Le Forum économique mondial

Source : World Economic Forum

Le récent Forum économique mondial annuel, tenu en janvier 2003, a réuni plus de 2 000 personnes, incluant des dirigeants politiques et des chefs d'entreprise, des dirigeants d'organisations non gouvernementales, des universitaires et de grandes figures médiatiques, pour discuter des moyens de « Restaurer la confiance », thème de la conférence.

Parmi les points forts de la conférence :
– L'invitation du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, aux pays développés, à partager leur avance scientifique et technologique avec les pays pauvres, et à créer un fonds mondial pour lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde.

– L'annonce faite par Bill Gates que la Fondation Bill et Melinda Gates s'engageait à donner 200 millions de dollars au groupement Global Health, issue du Forum économique mondial, pour identifier les principaux défis scientifiques reliés à la santé mondiale, et accroître la recherche médicale dans le domaine des maladies qui font des millions de morts dans les pays en développement.

– L'annonce par la compagnie pharmaceutique américaine Pharmacia d'accorder des licences non exclusives de son traitement contre le sida, le Delavirdine, à des fabricants de médicaments génériques qui accepteront de manufacturer le médicament et de le distribuer dans les pays les plus pauvres du monde.

– Plus de 50 compagnies opérant en Afrique se sont formellement engagées à gérer leur entreprise avec justice et intégrité, et à promouvoir la pratique d'un commerce équitable. Parallèlement, l'Open Forum Davos 2003 a réuni plus de 2 000 personnes, qui ont participé durant cinq jours à des débats ouverts au grand public sur les problèmes mondiaux. Organisées en collaboration avec le Forum économique mondial, les rencontres de l'Open Forum avaient pour but d'élargir le dialogue qui avait lieu à Davos.




Home Un Etat palestinien viable

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Au Forum de l'économie mondiale de Davos, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a évoqué les conditions indispensables à la création d'un Etat palestinien : « Un Etat palestinien devra être un véritable Etat, pas un Etat factice morcelé. » Il a incité les Israéliens à mettre fin à l'extension de leurs colonies sur la Rive gauche et à s'occuper de la crise humanitaire dans les territoires occupés, et les Palestiniens à sévir contre le terrorisme, afin d'établir un Etat palestinien dans les trois années à venir. Le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa, a qualifié l'affirmation de C. Powell de « très, très positive » et montrant le sérieux des intentions américaines à propos de l'Etat palestinien.




Home Ligne directe pour la paix

Source : New York Daily News, Etats-Unis

C'est suite à une erreur que l'on doit la création de la ligne directe Hello Shalom-Hello Salaam, un moyen de communication entre Israéliens et Palestiniens. Une Israélienne, Natalia Wieseltier, avait composé un faux numéro sur son téléphone mobile et était tombée sur un Palestinien nommé Jihad. Ils raccrochèrent après avoir échangé quelques mots. Mais Jihad la rappela, son portable ayant enregistré le numéro de Natalia. Par la suite, ils eurent plusieurs conversations. Natalia Wieseltier fut si touchée par la puissance de leur dialogue qu'elle créa la ligne directe, avec l'aide du Forum pour les familles endeuillées, un groupe d'Israéliens et de Palestiniens ayant perdu des proches dans le conflit, mais gardant toutefois l'espoir d'une paix possible.

Les personnes appelant cette ligne entendent des messages enregistrés par plusieurs bénévoles et décident ensuite qui appeler. Une grand-mère israélienne de 55 ans, professeur, a enregistré le message suivant : « Nous sommes tous des êtres humains et désirons le meilleur pour nos enfants et petits-enfants. Nous avons le pouvoir de changer les choses. » Des milliers d'Israéliens et de Palestiniens ont bénéficié de ce service téléphonique qui a permis d'établir une communication entre les deux peuples.




Home Un groupe religieux milite pour l'environnement

Source : The New York Times, E.-U.

Aux Etats-Unis, une organisation appelée Association religieuse nationale pour l'environnement est en train d'organiser une campagne qui associera la réduction de la consommation des moteurs automobiles et la moralité. Les membres de cette association se sentent mandatés comme « serviteurs de la création de Dieu ». Dans ce but, ils ont adressé une lettre aux trois grands fabricants d'automobiles des Etats-Unis, leur demandant de produire des véhicules plus économes, avec des demandes de garanties spécifiques. Ils se sentent investis d'une responsabilité particulière vis-à-vis des pauvres à qui la pollution nuit le plus.

Parmi leurs actions, ils vont envoyer du matériel pédagogique à 100 000 congrégations pour les aider à former le clergé et les laïcs au rôle de « porte-parole pour la conservation de l'énergie et les économies de carburant ». Un comité de membres de cette association a lancé une campagne publicitaire intitulée : « Quelle sorte de voiture conduirait Jésus ? » par laquelle ils encouragent les gens à s'orienter vers les véhicules qui consomment le moins de carburant.




Home Le président Lula veut vaincre la famine

Source : The New York Times, E.-U. ; The Guardian, G.-B. ; El País, E

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, récemment élu, a suspendu l'achat, par l'Armée de l'air, de douze nouveaux avions de chasse d'une valeur de 760 millions de dollars, déclarant que cette somme serait mieux employée pour soulager la famine. Selon un porte-parole du gouvernement, cette décision du président « reflète l'urgence pour ce pays de focaliser ses efforts sur le problème de la faim » et ne constitue pas un rejet des militaires. Dans son discours d'investiture, en janvier 2003, Lula da Silva, qui connu la faim étant enfant, a déclaré qu'éliminer la famine du Brésil serait la première priorité de son mandat. « Le Brésil a connu la prospérité des plantations de canne à sucre à l'époque coloniale, mais cela n'a pas mis fin à la famine. Le Brésil a proclamé son indépendance et a aboli l'esclavage, mais cela n'a pas éradiqué la famine. Le Brésil a connu la richesse des mines d'or de Minas Gerais et de la production du café de la vallée de Paraiba, mais cela n'arrêta pas la famine. Le Brésil s'est industrialisé et s'est doté d'un marché productif et diversifié, mais cela n'a pas vaincu la famine. Ce pays ne peut continuer ainsi. » Avant même d'entrer en fonction, il a annoncé le lancement de « Famine zéro », programme visant à éradiquer ce problème qui affecte au moins 25 millions d'habitants sur les 175 que compte le pays. Lula da Silva a récemment commencé un tour du pays afin de se rendre compte de la pauvreté par lui-même.





Les priorités de Maitreya

Home A l'écoute des enfants : le rapport 2003 de l'Unicef

Source : Unicef

D'après l'Unicef, il est essentiel d'attribuer un rôle constructif aux enfants afin de favoriser leur développement ainsi que celui d'une société humaine plus cohérente et vivant en paix.


De par le monde, des dizaines de millions d'enfants se sentent déconnectés des institutions politiques et ne font pas confiance en leur gouvernement ; selon l'Unicef, il est de la plus haute importance de prêter l'oreille aux enfants et de les impliquer dans les décisions concernant leur vie.

« Dans un monde meurtri par les conflits et divisé par la pauvreté, il est absolument essentiel de prêter attention aux enfants et de les impliquer dans l'élaboration d'un avenir meilleur pour eux, affirme Carol Bellamy, directrice à l'Unicef. Permettre aux enfants et aux adolescents de participer de manière constructive à la vie de leur communauté et de leur pays est crucial, car cela permet d'assouvir leur optimisme naturel et cela les prépare à assumer une vie adulte constructive. »

Lors de la présentation du rapport annuel de l'Unicef, la Situation des enfants dans le monde en 2003, C. Bellamy a affirmé que des études menées ces trois dernières années sur la base d'un échantillon de 40 000 enfants, répartis sur quatre continents, ont montré que la plupart doutent de l'utilité du vote en tant que levier permettant d'améliorer leurs conditions de vie et ne considèrent pas les membres de leur gouvernement comme des modèles à suivre : « Ces études ont dévoilé quelque chose de très important au sujet des valeurs adoptées par ces enfants. Notre première réaction doit être de rester attentif à ce qu'ils nous disent car en fait, leur message, c'est que nous ne les écoutons pas assez. Notre seconde réponse doit être d'engager le dialogue avec eux, de leur donner un rôle actif dans les questions qui les concernent et de tabler sur leur perspicacité et leur passion pour trouver des solutions positives. »

Selon C. Bellamy, les dernières études menées ainsi que les expériences positives de l'Unicef en matière d'implication des enfants ont conduit l'organisation à consacrer son rapport annuel à ces questions. La Situation des enfants dans le monde en 2003 étudie la question largement méconnue de la « participation des enfants », c'est-à-dire du degré avec lequel les enfants et les jeunes gens sont impliqués de manière constructive dans des solutions qui les concernent. Le rapport affirme que l'implication des enfants est essentielle pour les préparer aux responsabilités de l'âge adulte et pour le développement de sociétés générant moins d'exclusions.

Ce rapport mentionne que, loin de promouvoir l'anarchie, le manque de respect pour le pouvoir ou la sape de l'autorité parentale, la participation des enfants à des questions qui les concernent tend à promouvoir le sens du respect et la prise en compte de leur propres droits et de ceux des autres. Le rapport mentionne aussi qu'il y a de sérieux inconvénients à ne pas tenir compte des jeunes. Si les enfants sont exclus du processus de prise de décision et qu'ils n'ont pas l'occasion de s'impliquer de manière constructive dans les questions qui les concernent, alors, d'après le rapport, ceux-ci n'auront pas l'occasion de développer des compétences telles que la capacité à s'exprimer, à concilier les différences, à faire des choix responsables, à s'engager dans un dialogue constructif ou à assumer des responsabilités à leur propre égard, à l'égard de la famille ou de la communauté.

A côté des bénéfices à long terme pour les enfants eux-mêmes et pour leur propre entourage, le rapport attire l'attention sur le fait que lorsque les enfants ont l'occasion de participer aux décisions et actions des adultes, alors celles-ci sont plus positives, plus créatives, plus engagées et plus fructueuses.

« Les enfants et les adolescents ont prouvé que lorsqu'ils sont impliqués, ils peuvent faire la différence dans leur entourage. Ils ont des idées, des expériences et des intuitions qui enrichissent la vision des adultes. »

Le rapport cite de nombreux exemples qui montrent que, lorsqu'ils sont écoutés et qu'on leur donne les moyens d'agir, les enfants sont capables d'apporter des changements positifs dans leur communauté :

Dans la province du Baluchistan, au Pakistan, où le taux d'illettrisme des femmes est de 98 %, des troupes scoutes locales ont entrepris une action de sensibilisation des responsables de l'éducation afin d'autoriser les filles à fréquenter l'école. Leurs efforts ont permis, au bout de la première année, d'inscrire 2 500 filles de plus dans les écoles.

Dans la province d'Abia, au Nigéria, des étudiants d'une école supérieure ont organisé une campagne de porte-à-porte pour sensibiliser la population, composée de 25 000 Afugiris, à l'importance de la vaccination. Cette initiative a conduit des centaines de femmes, qui autrement n'auraient jamais pris conscience des avantages de la vaccination, à se rendre avec leurs enfants aux dispensaires locaux. Cette campagne a probablement permis de sauver des centaines de vies.

D'après C. Bellamy : « La société dans son ensemble bénéficie de la participation des jeunes et des enfants en raison des nouvelles idées que ceux-ci apportent. Ils ne viennent pas toujours avec les solutions les plus pratiques mais très rarement ils apportent des réponses de routine. Ils imaginent de nouvelles alternatives ou de nouvelles idées qui accroissent les chances de succès. »

Carol Bellamy note que parmi les huit objectifs principaux connus sous l'appellation « Objectifs du millénaire pour le développement », six ont trait à l'enfance et vont nécessiter d'importants investissements en matière de bien-être des enfants. Elle pense que l'écoute des enfants, la compréhension de leur point de vue et leur implication dans la réalisation seront des éléments cruciaux pour ces objectifs. La plupart de ceux-ci ont été fixés pour 2015 mais l'un d'entre eux, en rapport avec l'amélioration du système éducatif des filles, a pour échéance 2005.

Le rapport insiste sur le fait que les responsables doivent compter sur les jeunes et reconnaître leur importance. Il appelle les gouvernements à enseigner les valeurs démocratiques dès la jeune enfance en facilitant l'accès à l'éducation et à la participation dans la société civile et dans la vie publique.

Carol Bellamy affirme que « si nous échouons dans la promotion de la participation des enfants, nous manquerons une opportunité exceptionnelle de renforcer la démocratie et la dignité humaine à travers le monde. Cet échec donnera aux jeunes un sentiment d'impuissance et d'exclusion de la société ; le coût en sera terrible. »

Ce rapport met en évidence le fait que 150 millions d'enfants souffrent de malnutrition, que 120 millions en âge scolaire (en majorité des filles) ne fréquentent pas l'école, et que chaque jour, 6 000 nouveaux jeunes sont infectés par le virus du sida. La prise en compte des jeunes, leur engagement dans les initiatives de prévention et dans les processus de décisions qui les concernent sont des éléments essentiels pour faire face
à ces problèmes.

Etre à l'écoute des enfants n'implique pas nécessairement l'acceptation automatique de leur point de vue. Au contraire, le dialogue et l'échange leur permettent d'élaborer des méthodes constructives pour agir sur leur entourage. La participation implique un processus d'échange social et encourage les enfants à assumer des responsabilités de plus en plus importantes en tant que futurs citoyens actifs, tolérants et démocrates.




Home Afghanistan : appel à l'Union européenne

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

L'Afghanistan fait appel à l'Union européenne pour obtenir des fonds en vue d'assurer aux mères et à leurs enfants des services sanitaires de base. Lors d'une visite à Bruxelles, à la fin de l'année 2002, Ferozuddin Feroz, vice-ministre afghan de la Santé, a cité une étude récente selon laquelle 16 mères sur 1 000 décèdent au cours de leur grossesse ou lors de l'accouchement, « un triste record mondial ». Un enfant sur quatre ne parvient pas à l'âge de cinq ans, alors que 40 % d'entre eux sont victimes de maladies facilement guérissables. F. Feroz prône une coopération avec l'Union européenne qui a aidé à financer cette étude, et a sollicité une assistance supplémentaire. Actuellement encore, des districts entiers ne disposent pas des fournitures médicales de base, a-t-il déclaré. Avec l'aide de Bruxelles et les efforts de ses Etats membres, l'Union européenne est le plus important donateur dans la reconstruction de l'Afghanistan. On estime que près de 520 millions d'euros, sur les 830 millions promis par l'Europe, sont arrivés dans ce pays en 2002. D'autres objectifs essentiels de l'Union européenne incluent l'enlèvement des mines terrestres, la construction d'infrastructures routières et le redémarrage de l'agriculture. La plupart des fonds sont dirigés vers Kaboul, afin de conforter l'autorité du gouvernement.




Home Bill Gates lutte contre le sida

Source : Associated Press

Bill Gates, président de Microsoft, a offert 100 millions de dollars à l'Inde pour lutter contre le sida. Cette contribution de la fondation Bill & Melinda Gates est la plus importante que l'organisation ait jamais accordée à un pays pour lutter contre cette maladie. B. Gates a déclaré que son initiative en Inde mettrait l'accent sur les femmes, en raison de leur vulnérabilité face au virus et de leur manque d'accès aux traitements. Il a affirmé que la fondation Gates était à la recherche de programmes enseignant des méthodes de prévention ne nécessitant pas la coopération d'un partenaire masculin. Cette initiative mettrait aussi l'accent sur la recherche sur les gels microbicides destinés à tuer le virus HIV.

B. Gates a déclaré : « Je me suis rendu compte, il y a dix ans, que ma fortune devait retourner à la société. Il vaut mieux ne pas transmettre à ses enfants une fortune dont il est difficile de se faire une idée, ce ne serait pas constructif pour eux. »

B. Gates a démarré la seconde phase d'un programme de vaccinations anti-polio de 25 millions de dollars. Selon l'Agence France Presse, cette campagne de vaccination est destinée à couvrir l'intégralité des 1,6 million d'enfants qui naissent chaque année dans l'Etat d'Andhra Padesh, en Inde, et 500 000 enfants vont recevoir gratuitement le vaccin contre l'hépatite. La Fondation s'engage à offrir des contributions supplémentaires pour soutenir ces efforts.





Les enseignements de Maitreya

Home Conditionnement et seconde nature

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué une série de prévisions et d’analyses sur l’état du monde, ainsi que des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs de la communauté asiatique de Londres les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

(Benjamin Creme explique : La « seconde nature » est notre conditionnement – le résultat de notre expérience évolutionnaire dans la matière.)

Selon l'enseignement de Maitreya, tout ce qui a été matérialisé s'appelle « Prakriti ». C'est votre « seconde nature ». Celle-ci contrôle actuellement votre mental, votre esprit et votre corps. Sa puissance diminue lorsque la conscience croît. Tant que vous êtes sous le contrôle de votre seconde nature, vous ne pouvez comprendre l'art de l'existence. Maitreya nous incite tous à accomplir notre destinée, à nous libérer de cette seconde nature par la croissance de notre conscience de soi. [Partage international, septembre 1988]

Pour employer une terminologie spirituelle, la seconde nature est le devenir suprême, qui est lui-même la seconde nature de l'Etre Suprême. [PI, mars 1990]

Dans l'histoire biblique du jardin d'Eden, il fut dit à Adam et Eve de ne pas manger des fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Selon le collaborateur de Mai­treya, cette recommandation signifie : « Ne vous conformez pas aux prakritis ».Le terme sanscrit prakriti fait référence à l'ac­tivité matérielle, ou à la matière de manière générale. Mais au pluriel, prakritis signifie également les activités humaines qui sont le résultat du conditionnement. Par consé­quent, c'est le serpent, qui est le symbole des prakritis, c'est-à-dire du conditionnement – l'opposé de la liberté – qui tenta Adam et Eve.
Si vous vous placez face à la connaissance à l'aide de votre conscience, vous comprendrez que vous ne devez pas vous en « emparer ». Si vous « absorbez » la connaissance – ce qui est un acte possessif – vous n'êtes plus libre. [PI, nov. 1988]

Lorsque vous soumettez-le Soi au mental, à l'esprit et au corps, tout devient prédestiné. Par contre, tout ce que vous accomplissez dans la conscience du Soi n'est pas prédestiné, car vos actes ne sont pas, dans ce cas, le fruit du conditionnement. [PI, avril 1989]

Le conditionnement est comme un œuf. Une fois couvé, la vie existant à l'intérieur brise la coquille. Lorsque le conditionnement se brise, l'individu éprouve un soulagement. Le conditionnement peut se briser avec ou sans prise de conscience.
Lorsque le conditionnement se brise sans prise de conscience, il en résulte un choc qui a une puissance telle qu'il peut détruire une partie de la mémoire. Une gigantesque quantité d'énergie y est emprisonnée, comme dans un volcan où règne une intense chaleur qui provoque finalement une éruption. Le destin du conditionnement est fatalement d'exploser. Nul ne peut rester à jamais conditionné. C'est pourquoi Maitreya a déclaré : « Soyez détachés, alors vous ne serez pas conditionnés. » [PI, janv./fév. 1990]

La « seconde nature » de l'homme, c'est-à-dire sa nature conditionnée, peut grandir en conscience grâce à l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement. Mais si l'environnement – les circonstances dans lesquelles on se trouve – est défaillant, la seconde nature ressemble à un aveugle déambulant dans les rues. [PI, nov. 1993]

Un cri, commun et universel, existe dans le mental et l'esprit des hommes dans le monde. Le conditionnement est tel que les hommes ont tendance à perdre foi et confiance dans la vie. Le mental a été conditionné par les combats idéologiques, par les échecs des différents gourous et dirigeants. [PI, décembre 1990]

Les « ismes » sont les éléments vitaux de la « seconde nature » – la nature de l'illusion. On n'y échappe qu'avec l'esprit. Cela ne veut pas dire que vous devez chercher à vous libérer des « ismes » pour vous réfugier dans l'esprit. C'est bien plus que cela, car c'est la destinée de chaque être de se diriger vers la lumière. [PI, septembre 1989]

C'est la destinée de tous les êtres de goûter à l'esprit et à la liberté. [PI, septembre 1989]

« Ne reniez pas toutes vos habitudes. Elles doivent être préservées jusqu'à ce que le peuple apprenne la signification de la liberté. » [PI, mars 1991]

Maitreya dit que les « ismes » sont mère du salut, sans eux, pas de salut. « J'ai besoin du voleur et du saint pour accomplir ma mission. » De même, Il a besoin de ceux qui utilisent les balles, tout autant que de ceux qui se battent pour la liberté, car les « ismes » sont d'inévitables processus à la fois négatifs et positifs. Ce n'est qu'en atteignant le détachement qu'une personne ou une nation devient libre de tels opposés. [PI, septembre 1989]

Qu'est-ce que la paix ? Maitreya dit : « Dans la création, la paix signifie le non-conditionnement. Qu'est-ce la guerre ? La guerre veut dire conditionnement. »
Nous pouvons comprendre que lorsque des personnes essaient d'imposer des idéologies, elles subissent en fin de compte un processus d'autodéfaite, parce que le Soi est en guerre. Maitreya dit : « Les graines de la destruction se trouve dans le conditionnement. Les graines de la paix dans le non-conditionnement. » Le conseil de Maitreya est : « Soyez ce que vous êtes, afin d'être libre du conditionnement, afin d'approcher tout ce qui vous arrive avec un esprit ouvert, afin de ne pas tomber dans des processus destructifs. » [PI, septembre 1990]

La personnification

Chaque fois que vous pensez en termes de « moi » ou de « mien », vous êtes au niveau de la personnalité. L'ego a le pouvoir d'accomplir des actes (karmas), ce qui est encore important. Le Soi est libre de cette contrainte, et n'est pas obligé de se livrer à de quelconques disciplines. Le Soi est simple témoin.
L'honnêteté et la sincérité font croître la relation entre le Soi et l'ego. Si le détachement prévaut, il n'y a pas personnification. Il n'y a alors aucune division. Il y a « Multitude dans l'Unicité » et « Unicité dans la Multitude ». C'est l'amour divin. [PI, mars 1992]

Si vous permettez à une seule pensée de se personnifier en vous, vous n'êtes plus vous. Cette pensée vous possède. La loi d'inertie entre en action. C'est la raison pour laquelle on éprouve de l'attachement, de la tension, de la dépression. [PI, septembre 1988]

C'est la personnification de cet état qui crée la confusion et le chaos. La personnification est autodestructrice. Tout ce qui est personnifié, n'est pas le Soi véritable. [PI, déc.1991]

A partir du moment où vous personnifiez l'enseignement, vous créez des demi-dieux et des dogmes qui emprisonnent. De plus, si vous personnifiez l'enseignement, vous créez, en l'incarnant, une chose différente. [PI, septembre 1988]

La déclaration de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne peut aller au Père sans me connaître », signifie que nous ne pouvons atteindre le Tout-Puissant qu'à travers la conscience. Dans la tradition chrétienne, cette vérité est personnifiée en Jésus. Si vous « dépersonnifiez » cette vérité, elle peut être comprise comme le principe de la conscience. [PI, décembre 1990] 

Le Maître qui est en chaque personne ne participe à aucun acte de création. 
C'est le chemin vers la liberté et le salut. Lorsque l'âme pratique ce détachement avec honnêteté et sincérité, elle prend conscience que ce n'est pas la personnification. [PI, janv./fév. 1992]  

Ceux qui, dans le passé, connurent la vérité de la Lumière se prirent pour des prophètes, des saints, des gourous. Ils la personnifièrent et perdirent le sens véritable de l'enseignement du Seigneur. Maitreya déclare « à partir du moment où vous personnifiez la force spirituelle en vous, un processus de destruction se met en œuvre. Vous rencontrez alors des forces corruptrices. Ce n'est pas une prédiction, mais une loi universelle. Le mental ne doit pas être personnifié. L'esprit ne doit pas être personnifié. »
Lorsque vous vous fixez un but, que vous l'atteignez, et que vous n'êtes plus capable de le faire disparaître, votre développement s'arrête. Ce que vous êtes capable de personnifier, vous devez être capable de le faire disparaître. Si vous pratiquez la méditation par exemple, et que vous personnifiez ce qui se passe, vous êtes alors automatiquement entourés par des forces (spirituelles) qui vous emprisonnent. Cela arrive à des yogis et à des saints.
Le Soi se trouve alors enveloppé, emprisonné, par une force puissante. On s'aperçoit, à la lumière de cet enseignement, que toutes les religions souffrent actuellement de contradictions dues à la personnification. L'évolution de la force spirituelle se trouve alors paralysée. Lorsque le courant est bloqué, il déborde et encercle le mental, l'esprit et le corps. Les individus, qui ne veulent rien connaître d'autre que les pensées auxquelles ils sont attachés, ne peuvent plus faire aucun progrès. [PI, septembre 1988]

De la même manière, « Si vous me personnifiez, si vous courez après moi, vous ne créerez rien d'autre que la confusion, le chaos et la destruction. »
« Même mes signes ne créent qu'un bonheur momentané. Le moment le plus heureux est celui où vous me percevez à l'intérieur de votre cœur. » [PI  sept. 1988]





Faits et prévisions

Home Plongeon économique mondial

Source : El País, Espagne ; Reuters

« Nous assistons à un processus de krach boursier mondial qui a commencé, comme prévu, au Japon, qui deviendra général, et qui ouvrira la voie à la création d'un nouvel ordre économique, juste et équitable. » [Le Grand Retour, Benjamin Creme, page 100]

Mizuho Holdings, la plus grande banque du Japon et du monde, depuis la fusion de Fuji, Daichi et de l'Industrial Bank of Japan, a annoncé qu'elle clôturerait son année fiscale, le 31 mars, avec une perte d'environ 15,1 milliards de dollars, la plus grosse perte enregistrée par une compagnie japonaise.

Le Crédit Suisse, deuxième groupe bancaire suisse, a perdu 2,34 milliards de dollars, un record pour une banque européenne, tandis que les bénéfices de Citigroup, aux Etats-Unis, plongeaient au dernier trimestre 2002, en raison de l'incapacité de nombreuses sociétés à rembourser leurs crédits. Le fait que les deux plus grandes banques du monde aient enregistré des pertes record met en relief la situation inquiétante de l'économie mondiale en 2002.

En janvier 2003, les trois principaux indices boursiers américains n'ont cessé de décliner, alors que le mois de janvier sert de baromètre pour le reste de l'année. Après trois années consécutives de pertes, l'indice Dow Jones industriel a chuté de 3,5 % en janvier 2003, tandis que le Nasdaq chutait de 1,1% et le S&P 500 de 2,7 %. L'inquiétude causée par les tensions entre l'Irak et les Etats-Unis et la perspective de bénéfices très médiocres pour les entreprises découragent les investisseurs.

La Bourse américaine, qui connaît actuellement la dégringolade la plus longue jamais enregistrée, 11 jours d'affilée de baisse, a régressé à 3 465 points, la moitié de son niveau le plus élevé, soit 6 930 points, atteint en décembre 1999. Cette chute de 50 % est particulièrement significative car elle en laisse prévoir d'autres, plus grandes encore, selon la théorie Gann, une théorie commerciale largement admise qui applique des principes mathématiques aux mouvements boursiers.

 D'après cette théorie, lorsque le principal indice chute de 50 % par rapport à son niveau le plus élevé, il chutera à nouveau de moitié, ce qui ferait plonger le FTSE à 1 733 points, niveau le plus bas depuis quinze ans. En se basant sur les tendances actuelles, de nombreux experts anticipent un tel événement.
 D'après Sir Howard Davies, chef des instances de régulation financière en Grande-Bretagne, l'an passé « les marchés financiers ont connu certaines des conditions les plus difficiles jamais enregistrées de mémoire d'homme ». De son côté, David Buik, de la maison Cantor spécialisée dans les prévisions à long terme, a déclaré : « La crainte, l'incertitude et le manque de confiance étranglent désespérément le marché. »




Home Les Etats-Unis : une superpuissance mal aimée

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Les Etats-Unis sont craints et détestés dans le monde entier. Je ne veux pas dire par tous les pays, les Britanniques aiment les Etats-Unis, mais dans tout le monde arabe, à cause de leur soutien à Israël, en Chine et ailleurs dans le monde ex-communiste, l'Amérique n'est pas aimée et on ne lui fait pas confiance car c'est une nation immense, puissante et tyrannique. Elle a envahi plus de pays que n'importe quelle autre nation depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle se croit la gardienne du « monde libre », mais elle n'est pas la seule nation « libre » dans le monde. [Le Grand Retour, p.196]

Selon une étude menée dans 44 pays par le Centre américain de Recherche Pew et l'Herald International Tribune, il n'y a que le Mali, la Russie et l'Ouzbékistan qui soient plus favorables qu'auparavant à l'attitude américaine contre le terrorisme.

L'anti-américanisme a grandit dans presque tous les pays, comme en France et en Allemagne, et dans des pays stratégiquement importants comme la Turquie. La plupart des gens sont contre la guerre contre l'Irak, « la guerre mondiale contre la terreur ». La supériorité économique des Etats Unis et son impérialisme commercial provoque du ressentiment. Néanmoins, l'étude précise qu'elle n'a pas établi le lien entre l'impérialisme économique des Etats-Unis et l'anti-américanisme à travers le monde.

En Grande-Bretagne, la plus proche alliée des Etats-Unis, seulement 47 % des gens sont favorables à la guerre, et encore, seulement sous certaines conditions. La majorité des Russes sont contre une attaque sur l'Irak, et 80 % des Turcs sont opposés à tout soutien aux Etats-Unis – ce qui met cette superpuissance en position délicate, puisqu'elle voudrait utiliser les bases militaires turques pour attaquer Bagdad.

Alors que le sentiment envers les Etats-Unis en Europe et en Amérique du Nord est relativement positif, l'estime de ce pays continue de se détériorer dans le monde musulman. En Indonésie, au Sénégal et au Liban, la majorité ne soutient pas les Etats-Unis. En Egypte et en Jordanie le chiffre atteint 80 %. Plus d'un quart des interviewés du Ghana, de l'Indonésie, du Sénégal et de l'Ouganda pensent que les attaques suicides sont justifiées si elles servent à défendre l'Islam.




Home Le déclin des réserves en eau potable menace la vie

Source : BBC tv ; Ceefax, G.-B.

« Notre tâche essentielle consiste à protéger notre environnement. » [PI, mai 1989]
Une étude de l'impact des activités humaines sur les écosystèmes a révélé que les réserves d'eau potable sont tellement polluées qu'elles perdent leur capacité de support à la vie. L'Institut des ressources mondiales prévoit que la dégradation de ces ressources va entraîner des pénuries pour les hommes (1% seulement des réserves d'eau de la planète sont propres à la consommation) ainsi que l'extinction accélérée de certaines espèces.
 





Citation

Home Etablir la paix sur Terre

par Albert Einstein

« Rien de ce que je puisse faire ne changera la structure de l'univers. Mais, peut-être, en faisant entendre ma voix, je peux aider la plus grande de toutes les causes, celle d'accroître la bonne volonté parmi les hommes et d'établir la paix sur Terre. »





Courrier des lecteurs

Home Apparitions multiples

Les huit lettres qui suivent décrivent des rencontres avec un homme âgé prénommé « Egon ».

Cher Monsieur,

A l'occasion de la conférence de Benjamin Creme, à Munich, le 16 novembre 2002, j'ai pris un certain nombre de photographies destinées à illustrer un article sur l'émergence de l'Instructeur mondial, pour une revue allemande.

A la fin de la conférence, une amie s'est précipitée vers moi afin d'attirer mon attention sur quelqu'un qu'elle pensait être Maitreya (au cours de sa conférence, Benjamin Creme avait signalé la présence de celui-ci dans la salle). Il s'agissait d'un homme âgé, pauvrement vêtu, portant une casquette de toile et traînant un caddie d'où sortait une bouteille d'eau. Je pris trois photos de lui tandis qu'il regardait la documentation exposée sur une table. J'étais vraiment impressionné par la dignité de son allure.

Cet homme était-il Maitreya ?

A. de B., Munich, Allemagne

Cher Monsieur,

A Regensburg, dans un salon new age, j'ai vu un visiteur très particulier. Il portait une écharpe rouge, un béret et un vieux manteau et il avait un vieux sac à dos contenant quelques affaires. Je l'avais déjà rencontré maintes fois au cours des trois dernières années, à l'occasion de salons ésotériques, en Allemagne, en Autriche et en Italie, où nous avions des stands d'information sur Maitreya. Nous avions souvent bavardé ensemble ; je lui avais parlé de Maitreya et des Maîtres et il avait écouté attentivement sans avoir l'air particulièrement impressionné. Je me disais qu'il devait être un peu fou pour visiter tous ces salons ésotériques, où l'on rencontre toujours les mêmes gens et où l'on entend toujours les mêmes histoires. C'était un homme vraiment peu ordinaire. Mais j'étais toujours très contente de le voir ; quelquefois il restait là une journée entière et il semblait fort intéressé par tout ce qu'il voyait. Il venait à notre stand et nous parlions de Dieu, du monde en général, de tout ce qui existe sous le soleil. Il me dit s'appeler Egon et être originaire de Salzbourg, en Autriche. Je me demandais comment il pouvait financer tous ses voyages car sa pauvreté paraissait évidente, il suffisait de regarder son sac à dos, rafistolé avec de nombreuses épingles de sûreté.

Il venait à mes conférences sur Maitreya. Il s'asseyait au premier rang, et semblait toujours un peu fatigué, mais intéressé. Au bout de quelques minutes il s'endormait. Nous échangions un sourire lorsqu'il se mettait à ronfler. Lorsqu'il s'éveillait, à la fin, il disait avoir apprécié ma conférence. En mon for intérieur, je pensais qu'il n'en avait pas entendu grand chose puisqu'il avait dormi.

L'une de ces rencontres m'a particulièrement marquée. A Augsbourg, en octobre 2002, à l'occasion d'un salon, j'attendais un collègue qui, finalement, ne put venir. C'était terrible ; j'étais en retard et je n'avais que peu de choses à exposer sur le stand, seulement quelques photos, la « main » de Maitreya et une dizaine de prospectus. J'adressai intérieurement une prière à Maitreya pour qu'il m'accorde son aide et son inspiration, car je sentais que je ne pourrais assurer ce week-end toute seule.

Finalement j'eus beaucoup de soutien : tout se déroula pour le mieux et l'insuffisance de documentation sur le stand n'eut pas réellement d'importance. Je sentais que la carte de la « main » de Maitreya irradiait une intense bénédiction à chaque fois que moi-même ou une autre personne la regardions. L'homme de Salzbourg était également là ; cette fois il resta pendant tout le week-end. Il vint à mon stand, posa son sac et me tint compagnie. Nous avions du café et des gâteaux à notre disposition. Je ne me souviens pas de ce dont nous avons parlé, mais j'éprouvais un sentiment d'apaisement. Je me disais que nous devions présenter un tableau bien étrange : une table avec si peu de documentation, moi-même un peu perdue et Egon si pauvrement vêtu.

L'année précédente, nous avions découvert des cercles de lumière dans toutes les villes où nous avions tenu un stand d'information. Ce fut également le cas à Augsbourg, juste à l'opposé du hall. Je proposai à Egon de partir à la recherche de ces cercles et j'essayai de lui expliquer qu'il s'agissait de signes de Maitreya. Il ne fut guère impressionné et il se contenta de sourire. Je l'emmenai au bord de la route et nous regardâ-mes les cercles.

Egon vint également à ma conférence. Je fus un peu déçue de voir qu'il y avait si peu de monde. Je commençai par dire aux quelques personnes présentes qu'elles étaient libres de croire ou non à ce que j'allais leur exposer et je leur demandai si elles pouvaient ressentir l'énergie de Maitreya. Elle était très intense, comme s'il avait été présent dans la salle.

Lorsque Egon revint à notre stand, je lui montrai le dernier présent de Maitreya, « l'empreinte de la main », et je le laissai essayer de ressentir l'énergie qui se dégageait de la photographie. Il demeura un moment les yeux fermés. Je me souviens que j'étais toujours très heureuse de le voir ; il m'écoutait patiemment en ayant parfois l'air amusé. Un jour je lui demandai s'il pouvait déposer quelques prospectus à Salzbourg pour que les gens entendent parler de Maitreya. Il accepta et bien que son sac à dos ait été bourré d'affaires, il y ajouta très soigneusement les prospectus que je lui tendis et promit de demander l'autorisation de les déposer dans des magasins.

Le dimanche soir, nous nous rendîmes ensemble à la gare. Il devait attendre son train et nous nous séparâmes dans le hall. Je l'embrassai et je me rendis sur le quai. Lorsque je me remémore tous les salons auxquels j'ai participé, je réalise que c'est celui d'Augsbourg qui m'a laissé la plus forte impression.

A la conférence de Benjamin Creme, à Munich, j'ai revu Egon : vêtu comme à l'accoutumée et traînant un caddie, il fut le dernier à pénétrer dans la salle. Je fus heureuse de le voir et nous échangeâmes un salut. Je supposai qu'il était venu parce que nous l'avions invité quelques semaines auparavant.

Se pourrait-il que Egon soit Maitreya ?

D. M., Regensburg, Allemagne  

Cher Monsieur,

Au début de la conférence de Benjamin Creme, à Munich, en novembre 2002, un homme particulièrement grand s'engagea dans l'allée centrale pour se diriger vers l'estrade. Il était vêtu d'un long manteau brun démodé et portait un béret beige. Il traînait un caddie, dont il ne restait que le cadre métallique, avec un paquet attaché dessus. Le paquet était si petit qu'il aurait pu aisément le porter à la main.

Lorsqu'il se retourna, je pus voir son visage, il avait une peau très lisse et un nez proéminent. Il s'assit un rang derrière moi.

Je cessai de penser à lui jusqu'à ce que Benjamin Creme dise que Maitreya était présent dans la salle. Je ne pus m'empêcher de me retourner et je vis qu'il était assis de manière très décontractée, les jambes écartées, les épaules de travers. Il avait les yeux fermés et ses deux mains dessinaient un mudra. Je le regardai à plusieurs reprises mais il ne semblait guère prêter attention à son entourage.

 A la fin de la conférence, je le regardai de manière directe et je savais qu'il en avait conscience, mais il garda la tête inclinée et il n'adressa la parole à personne. Je m'en allai pensant qu'il préférait ne pas parler et je l'aperçus plus tard au milieu de la foule, près de l'exposition de photos de Share international. Etait-ce Maitreya ?

A. H., Berlin, Allemagne

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme, à Munich, en novembre 2002, j'étais assise dans l'une des rangées du fond. Lorsque Benjamin Creme commença à parler, un homme âgé, vêtu d'un manteau à carreaux, portant un béret et traînant un caddie, s'avança dans l'allée centrale à la recherche d'une place. N'ayant pu en trouver, il fit demi-tour et revint vers les rangées du fond. De chaque côté de moi, se trouvait une place libre. J'avais posé mon sac sur le siège à ma droite et mon voisin avait posé son manteau et des cartes sur le siège à ma gauche. L'homme regarda ces deux places, puis il me regarda droit dans les yeux. Je me sentis envahie d'une incroyable chaleur et j'eus l'impression que cet homme me donnait une leçon : puisque mon voisin et moi-même occupions tant de place, il n'en restait plus pour lui. Il trouva un siège libre deux rangées derrière moi et je ne pus m'empêcher de me retourner pour le regarder. Il donnait l'impression d'être un peu perdu, mais le regard qu'il avait posé sur moi était celui d'un homme intelligent qui savait exactement ce qu'il faisait. Etait-ce Maitreya ?

C. S., Prien, Allemagne

Cher Monsieur,

Notre groupe avait un stand au salon ésotérique de Munich, une semaine avant la conférence de Benjamin Creme, en novembre 2002. En voyant passer un homme âgé, je me suis souvenu que je l'avais rencontré à tous les salons ésotériques auxquels j'avais participé au cours des trois dernières années et qu'il portait toujours les mêmes vêtements. Cela me parut très étrange. Je l'avais même rencontré à l'occasion d'un salon ésotérique en Autriche.

Etait-ce Maitreya ou un Maître ?

J. A., Regensburg, Allemagne

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme, à Munich, en novembre 2002, mon attention fut attirée par un homme assis dans la quatrième rangée devant moi. Il portait un manteau d'hiver au col remonté et une casquette de couleur crème. Je ne pouvais voir s'il était jeune ou vieux, mais j'étais incapable de détourner les yeux de lui.

A la fin de la conférence, au moment où les gens se dirigeaient vers la sortie, beaucoup s'arrêtèrent et le regardèrent en souriant, tandis que d'autres échangeaient des murmures. Certains attendirent pour voir ce qu'il allait faire. Il se leva, il mesurait environ 1 m 90, et il se dirigea vers l'exposition de livres au fond de la salle en traînant un caddie sur lequel étaient attachés un paquet et une bouteille thermos. Il regarda les divers ouvrages et posa la main sur la photographie de la « main » de Maitreya comme s'il voulait en sentir l'énergie. Il voulut acheter la carte mais un homme près de moi lui demanda la permission de la lui offrir. Il leva les yeux : il avait des traits fins, un beau nez, des yeux bruns et une longue barbe grise. Son visage me fit penser à celui de Jésus sur de vieilles images. Il ne dit rien de particulier, mais prononça quelques mots dans un dialecte typiquement bavarois, ce qui me surprit beaucoup. Au bout de quelques instants, il quitta le hall. Je le suivis et je le vis monter dans une voiture accompagné d'une femme.

Cet homme était-il Maitreya ?

A.  S., Munich, Allemagne

Cher Monsieur,

A Munich, un peu avant le début de la conférence, je vis un homme âgé se diriger vers la table de Benjamin Creme. Il traînait un caddie avec une bouteille thermos qui dépassait. Tous les sièges de devant étant occupés, il s'assit dans une des rangées du fond. Il portait des vêtements simples : un manteau court et un béret qu'il garda toute la soirée. Pendant l'entracte il resta tranquillement assis à méditer.

Plus tard, au moment où tout le monde s'en allait, il resta assis. Presque arrivé dans le hall, je fis demi-tour. Si c'était Maitreya, me donnerait-il un indice ? Au bout d'un moment il se dirigea vers la table de documentation et resta concentré sur les cartes de la « main » de Maitreya. Il tira un petit porte-monnaie à fermeture éclair de sa poche et en sortit quelques pièces. Je pris rapidement une carte et la posai devant lui en disant : « Puis-je vous offrir cette carte ? » Il accepta. J'ajoutai : « Cette main vous portera chance et vous bénira. » Il me répondit dans un dialecte bavarois que je ne pus saisir car il y avait beaucoup de bruit. J'étais ému et très touché. Il posa sa propre main sur la carte, puis il se pencha jusqu'à ce que l'extrémité de son nez touche presque la « main » de Maitreya pendant environ une minute.

Cet homme était-il Maitreya ?

M.  R., Langenselbold, Allemagne

Cher Monsieur,

En octobre 2002, j'ai participé avec Dunja Mueller au salon de Rosenheim, près de Munich. Un homme appelé Egon s'est présenté à notre stand et a bavardé avec Dunja. Je le saluai ; il ne m'était pas étranger mais je n'avais aucune idée de l'endroit où je l'avais vu auparavant.

A l'occasion d'un autre salon, trois semaines plus tard, à Augsbourg, Egon se présenta à nouveau à notre stand. Nous parlâmes un peu et il me raconta que Dunja et lui étaient partis ensemble à la « chasse » aux cercles de lumière l'année précédente. Il resta un petit moment devant notre stand à regarder les ouvrages de Benjamin Creme. Je remarquai qu'il ne sentait pas très bon et je me dis en moi-même que je devrais faire l'effort d'être plus tolérant.

Il me raconta qu'il s'était également rendu au salon de Salzbourg et je lui demandai comment il pouvait se permettre de traverser le pays pour aller d'un salon à l'autre et de payer le billet d'entrée. Il me répondit qu'il se débrouillait. Il acheta une carte de la « main » de Maitreya.

Egon était également présent au grand salon ésotérique du centre de Munich, une semaine avant la conférence de Benjamin Creme. Je me souviens qu'il prit quelques prospectus et les tint dans la main tout près de ses yeux pour examiner les mots très soigneusement, comme un botaniste dépourvu de loupe examinant une plante rare. Je pensai : « Quel homme étrange ! Voyager d'un salon à l'autre, pour voir à peu près les mêmes expositions. »

Etait-ce Maitreya ou un Maître ?

C.  K., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le vieil homme dont il est question dans ces huit lettres et disant s'appeler « Egon » était bien Maitreya.


Home Juste à temps

Cher Monsieur,
 
Le 3 janvier 2003, j'avais rendez-vous à 16 h avec Tony Benn pour une interview et j'étais un peu en retard. En courant vers le métro, je décidai de prendre un taxi si j'en trouvais un. Ils sont rares à cet endroit. Je vis deux taxis remplis et je me dirigeais vers le métro lorsque j'en vis un autre. Sa couleur vert pomme attira mon attention, c'est une de mes couleurs favorites.
 
Je lui fis signe et je sautai dedans, me demandant pendant quelques instants si le conducteur pouvait être Maitreya ou un Maître. C'était un homme souriant d'une cinquantaine d'années, qui avait l'air d'être originaire d'Europe de l'Est et qui avait un léger accent Cockney. Il était très aimable et il déclancha aussitôt l'arrivée d'air chaud à l'arrière, car il gelait dehors. Je me relaxai, soulagée de ne pas avoir à courir avec mes sacs lourdement chargés. Je fus sur le point de lui dire que j'étais pressée, mais je me ravisai en pensant : « Faisons-lui confiance. » Je pris mes aises. J'allumai la lumière et je me mis à lire les questions de l'interview, envahie d'un sentiment de calme. Juste au moment où j'étais enfin réchauffée, le conducteur, après m'avoir demandé mon avis, coupa l'arrivée d'air chaud.
 
Nous avions trente minutes pour nous rendre à l'interview et c'était une heure de pointe. De temps à autre, je regardais ma montre, puis le conducteur. Nos yeux se rencontraient quelques instants dans le rétroviseur, puis je reprenais ma lecture. Mon silence ne semblait pas le déranger. J'étais très absorbée par la préparation de l'interview.
 
A deux reprises, j'éprouvai la crainte d'être en retard, mais je me répétais : « Fais-lui confiance. » Et j'avais l'impression d'entendre : « Ne t'inquiète pas. Nous serons à l'heure. » C'était un brillant conducteur et il prit un chemin inhabituel, contournant les zones de trafic intense, en coupant par les petites rues. A un feu de circulation, il indiqua la direction au conducteur d'une autre voiture et l'espace d'un instant je pensais : « Ne rate pas le feu ! », mais cela n'arriva pas. Je me reprochais mon manque de patience et j'en riais intérieurement.
 
Lorsque nous approchâmes de l'adresse de Tony Benn, je pensais qu'il fallait tourner à droite, mais il tourna à gauche et conduisit lentement en vérifiant les numéros des maisons. J'étais certaine que nous devions faire demi-tour, mais il insista calmement et nous trouvâmes bientôt la maison. Je réalisai que je m'étais trompée et je m'excusai. Il était 15 h 55. J'étais arrivée juste à temps ! Il dit : « Je suppose que vous voulez un reçu », et il m'en donna un de couleur vert pomme ! Je le remerciai et je lui expliquai que j'avais un rendez-vous à 16 h et que je lui étais très reconnaissante de m'avoir conduite à temps. Il était aimable et décontracté. Il me demanda si je ne voulais pas vérifier si c'était bien la bonne adresse, mais je lui répondis que j'en étais certaine. En lui disant au revoir, je me sentais calme et prête pour l'interview.
 
Par la suite, j'ai pensé à un commentaire de Benjamin Creme sur l'émergence de Maitreya. « Vous découvrirez qu'avec Maitreya tout est parfaitement synchronisé. » Depuis lors, j'ai réfléchi à la nécessité d'avoir confiance dans le déroulement des événements, particulièrement aujourd'hui, où tant de gens sont stressés face à la situation mondiale et aspirent à voir Maitreya.
 
Ce conducteur de taxi parfait était-il Maitreya ou un Maître ? Il se trouve que ce jour-là, c'était mon anniversaire.
 
G.  F.,  Londres, Grande-Bretagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « conducteur de taxi » était le Maître Jésus.


Home Un passant connu

Cher Monsieur,

 

Le samedi 23 novembre 2002, je me rendais avec ma femme Caroline à l'atelier de méditation de transmission de Benjamin Creme à Londres. Nous nous dirigions vers l'arrêt de bus, lorsque je vis venir vers nous un homme qui ressemblait à Saï Baba, en plus jeune. Je remarquai qu'il avait des manières très féminines et qu'il était vêtu de manière élégante : une veste orangée, un polo noir et un pantalon noir. Il était accompagné d'un autre homme et ils passèrent près de nous en bavardant.

Lorsqu'il fut plus près, je remarquai qu'il portait plusieurs colliers d'or et sur l'un d'entre eux je vis un pendentif avec un portrait qui me sembla être celui de Saï Baba de Shirdi.

Ma femme et moi fûmes impressionnés par cette rencontre et, tandis que nous poursuivions notre route, Caroline me dit que c'était justement le jour de l'anniversaire de Saï Baba. Je l'avais complètement oublié, et je ressentis un afflux d'énergie.

Votre Maître pourrait-il dire s'il s'agissait effectivement de Saï Baba ?

D. G., Londres, Grande-Bretagne

Le Maître de B. Creme a confirmé que l'homme était bien Saï Baba. L'homme qui l'accompagnait était Maitreya.



Interviews

Home Descendre dans la rue

Interview de George Galloway par Gill Fry

Député de Glasgow depuis près de trente ans, George Galloway a mené de vigoureuses campagnes contre les sanctions envers l’Irak. Il est aujourd’hui à la tête du mouvement contre la guerre, en Grande-Bretagne. Gill Fry l’a interrogé pour Partage international.

Partage international : Croyez-vous que Saddam Hussein menace véritablement la stabilité du monde, ou les Américains ont-ils d’autres motifs, comme le pétrole, pour vouloir le détrôner ?
George Galloway : Un récent sondage, effectué auprès de ses lecteurs par le magazine Time, montre que 80 % d’entre eux considèrent que c’est George Bush l’homme le plus dangereux sur la scène internationale. Je suis d’accord avec eux. Je tiens celui-ci pour l’un des plus mauvais responsables politiques actuels. Il dispose d’une puissance militaire et d’armes terribles et, à la différence d’autres dirigeants, il a la possibilité et la détermination de s’en servir contre une population irakienne déjà saignée à blanc par douze années de guerre et d’embargo. Douze années qui ont vu mourir plus d’un million d’enfants, la plupart de moins de cinq ans, et dont la majorité n’était même pas née au moment de la Guerre du Golfe et de la mise en place des sanctions économiques.
Je crois qu’il y a de moins en moins de monde pour croire que cette guerre a pour but d’éliminer la menace irakienne. En vérité, c’est nous qui menaçons l’Irak ainsi que la paix et la stabilité du Moyen Orient, pour toutes sortes de raisons : le pétrole, le soutien aveugle à la politique extrémiste de Sharon et, raison étrangement shakespearienne, le désir de Bush d’achever le travail de son père.
Mais le principal de ces motifs est d’établir un pouvoir sans partage de l’Amérique sur le monde et de forcer celui-ci à s’agenouiller devant les deux caractéristiques de la puissance américaine d’aujourd’hui : un capitalisme sauvage à l’échelle de la planète, et une mainmise impérialiste sur toutes les régions stratégiques du monde.

PI. Croyez-vous l’Amérique sincère quand elle dit vouloir faire la guerre pour la paix ?
GG. Quand j’ai vu l’intervention de George Bush devant les députés en louchant sur son téléprompteur, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au télé-évangéliste Jimmy Swaggart, actuellement en prison pour diverses affaires de mœurs et de détournements de fonds. Je me suis dit que sa « sincérité » était aussi crédible que celle du révérend ! Au cours du discours, j’ai aussi eu la surprise de voir des adultes, qui plus est des élus, bondir une quarantaine de fois de leurs sièges pour acclamer des propos aussi délirants.

PI. Quelles seraient les répercutions d’une guerre au Moyen-Orient et, plus généralement, dans le monde arabe ?
GG. D’abord, un bain de sang en Irak même. Les stratèges américains, avec leur allié britannique, ont déjà planifié cette guerre d’une manière précise. A commencer par le lancement de 800 missiles de croisière en 48 heures – un véritable déluge, dépassant en quantité tout ce qu’ils ont envoyé durant les 45 jours de la première Guerre du Golfe. Cela sera suivi par des opérations de bombardements intensifs et systématiques par des B 52, durant 60 jours et nuits, y compris sur les villes – ces mêmes B 52 qui avaient pilonné le Vietnam dans les années 1960 et 1970. Le terrain sera alors prêt pour lancer 350 000 soldats américains et britanniques à la conquête du pays, qui tueront tous ceux qui se trouveront sur leur chemin. Ils occuperont alors l’ensemble de l’Irak, un pays de même dimension que la France. Ils mettront en place un gouvernement fantoche choisi parmi les opposants irakiens actuellement à Londres, un gouvernement qui s’occupera en priorité de privatiser l’industrie pétrolière. L’ensemble de cette entreprise de prise en main de l’Irak se soldera par des milliers de pertes humaines, et pas seulement en Irak.
Le seul homme qui souhaite cela plus que Bush est Oussama Ben Laden qui, le 11 septembre, a lancé ce type d’affrontement longuement mûri entre Orient et Occident, entre musulmans et non musulmans.
Une fois la guerre terminée, la résistance civile irakienne commencera sa lutte contre l’armée d’occupation. Nous assisterons alors aux mêmes scènes d’horreur et de désolation, à la longue série d’attentats suicides, de voitures piégées... bref, au chaos dont souffre une population civile sous occupation étrangère et auquel doivent faire face, par exemple, les troupes du général Sharon. Le séisme ainsi créé plongera l’ensemble de la région dans une profonde instabilité – une instabilité qui menacera même les gouvernements fantoches et les régimes serfs du Moyen Orient, qui n’ont d’autre but que de servir les intérêts des grandes puissances. C’est pourquoi le changement de régime pourrait ne pas se limiter à l’Irak.
Une aubaine extraordinaire pour le terrorisme international. La cause de Ben Laden s’est nourrie de la présence de quelques milliers de soldats cachés sous des tentes dans les déserts d’Arabie saoudite. Peut-on imaginer la provocation que constituera pour le terrorisme islamique celle de 350 000 croisés occidentaux dans un pays arabe dont ils pilleront, des années durant, les richesses et les ressources ?

PI. Pensez-vous qu’il y ait un lien entre Ben Laden et Saddam Hussein ?
GG. Les Américains ont d’abord essayé d’imputer le 11 septembre à l’Irak, jusqu’à ce que la CIA démontre le contraire. Ils tentèrent alors de lui attribuer la responsabilité des agressions à l’anthrax, avant de découvrir que l’origine en était purement américaine. Ensuite, en désespoir de cause, après avoir des mois durant affirmé que ce lien entre l’Irak et le réseau Al Qaïda n’existait pas, ils en sont venus maintenant, à la 11e heure, à le ressusciter dans le but d’obtenir le soutien de l’opinion publique. L’Irak est à l’opposé de l’islamisme intégriste. C’est un pays laïc, une dictature socialiste. C’est même pour cette raison que nous l’avons soutenu dans sa guerre contre l’Iran, car nous comptions sur lui pour servir de rempart contre la révolution menée par les religieux intégristes.

PI. Quel est le rôle de l’Onu dans la solution de cette crise ?
GG. Il faut que les Nations unies résistent aux pressions et aux tentatives de corruption que l’Amérique et la Grande-Bretagne font peser sur le système onusien. Ces deux pays tiennent ainsi en permanence un véritable missile de croisière braqué sur le Conseil de sécurité. On pourrait résumer leur attitude par cette formule : « Votez pour notre projet de résolution, ou nous passerons outre. » Avec cette menace implicite que ceux qui leur refuseront leur soutien ne bénéficieront pas des contrats pour l’exploitation pétrolière et la reconstruction du pays que cette guerre dévastatrice aura rendu nécessaire. Cette entreprise de corruption dépasse de loin tout ce que nous avons connu jusque là. Jusqu’à présent, elle est restée sans effet sur les décisions du Conseil de sécurité. Il pourrait en aller autrement dans les derniers instants de la 11e heure. Mais ne soyons pas dupes : cette guerre est injustifiée et éminemment contre-productive, et elle ne le sera pas moins si MM. Poutine et Chirac cèdent finalement aux pressions, aux chantages et aux menaces.

PI. Comment peut-on éviter cette guerre ?
GG. En manifestant massivement. Tony Blair est actuellement dans une situation de grande fragilité politique. Si nous pouvons briser cet « axe du mal » en coupant le cordon ombilical qui semble relier le dirigeant travailliste au président républicain le plus réactionnaire et le plus intégriste que nous ayons connu, alors, nous pourrons éviter cette guerre, parce que l’opinion américaine y est de plus en plus opposée. Si nous disions aux Américains que les Britanniques ne peuvent se joindre à eux, nous pourrions empêcher cette folie de se produire. Il faut, pour cela, une mobilisation massive dans onze capitales européennes, au Moyen Orient, en Iran... et aux Etats-Unis. Nous montrerons ainsi la force de l’opposition à la guerre, et les va-t-en-guerre seront forcés de reconsidérer leur position. Nos pays restent des démocraties, aussi imparfait que soit ce système politique.
Et, comme le disait le docteur Johnson, « rien ne facilite plus la concentration mentale que de savoir que l’on va être pendu à l’aube ». Le personnel politique fait régulièrement face à son « bourreau », l’électorat. Et s’il sait que ses électeurs votent avec leurs pieds et avec leurs cœurs contre la guerre, alors ces derniers pourront imposer leur volonté à ceux qu’ils ont élu.






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