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Accueil > Revue Partage > année 2002

Extraits de la revue
Partage international

Février 2002 - N° 161 / 162

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Les enseignements de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le chaînon manquant

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

A petits pas, l’humanité s’approche du moment de la décision. Malmenés par les événements, les gouvernements sont contraints à chercher des réponses inédites aux problèmes inquiétants qui aujourd’hui résistent à toutes les tentatives de résolution. De plus en plus, ils entendent des voix nouvelles avancer des idées neuves et variées et préconiser des approches totalement inconnues jusqu’alors. La forme-pensée de la nouvelle voie que doit prendre l’humanité dans ses pensées et actions gagne peu à peu du terrain. Ainsi, en dépit du chaos actuel, l’avenir se présente sous des auspices favorables.


La nécessité de partager

Les nations s’aperçoivent que les méthodes d’autrefois restent sans effet, que les anciens mécanismes ne marchent plus, que des crises successives bloquent toute avancée, tandis que la condition des pauvres ne cesse d’empirer, et leur mécontentement de prendre de l’ampleur. Lentement mais sûrement, la nécessité de partager commence à se frayer un chemin dans les esprits. Bientôt, cette idée s’imprimera fortement dans la conscience de la race humaine, et au fil du temps elle s’imposera comme « chaînon manquant » dans la pensée des hommes.

Bien sûr, dans un premier temps, tous les hommes ne percevront pas la nécessité d’apporter une réponse si radicale à leurs difficultés. Le vieil instinct de compétition a la vie dure. Avec le temps toutefois, le simple bon sens du partage, les avantages de la coopération, et le nouveau sentiment de bien-être qui découlera des actions justes emporteront l’adhésion de tous ou presque. Une nouvelle ère de lumière se manifestera ainsi dans le monde.

Des vérités fondamentales

A la lueur de cette révélation, l’homme prendra peu à peu conscience de certaines vérités fondamentales de son existence et de son Etre. Il saura, de manière palpable, qu’il fait partie d’une grande fraternité où l’on vit, souffre et meurt ensemble, comme un seul être ; que les divisions et les différences, auxquelles tant de gens donnent tant d’importance, et qui ont causé tant de souffrances, ne sont que des faux-semblants ; que derrière toutes les apparences extérieures se tient l’Homme immortel qui poursuit, à travers chaque être humain, son voyage vers la perfection, et vers la véritable expression de sa divinité.

Le monde commence à s’éveiller à la vérité de l’existence : l’homme est divin, et il exprime extérieurement sa vraie nature, qui est celle de l’âme. A travers toutes les vicissitudes, son âme l’a protégé et lui a montré la voie. Jamais l’âme n’a été absente de la vie, avec ses peines et ses joies, ses plus hautes réalisations et ses efforts les plus rebutants. Homme et âme sont un.

Telle est la vérité qui n’attend que d’être découverte. L’âme n’attend que de voir poindre cette révélation. L’homme est à la fin de son apprentissage de la vie.

L’âme, désormais, le guide sur un sentier plus élevé et plus clair.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home L'avertissement de cent lauréats du Prix Nobel

Lors d'un symposium organisé à l'occasion du 100e anniversaire du Prix Nobel, cent lauréats de ce prix, appartenant à différentes branches d'activité, ont délivré un cinglant avertissement sur la gravité de la situation du monde et esquissé la manière d'aborder l'avenir.

Voici leur déclaration :

« Ce qui menacera le plus dangereusement la paix mondiale au cours des prochaines années, ce ne seront pas des actes irrationnels commis par des Etats ou des individus isolés, mais des demandes légitimes de ceux qui sont dépossédés de tout. La majorité de ces pauvres et de ces déshérités vit une existence marginale dans des pays équatoriaux. Le réchauffement général de la planète, dont la responsabilité incombe aux pays riches, affectera plus particulièrement leur écologie fragile. Ils connaîtront une situation désespérée et manifestement injuste.

Il est illusoire de penser que tous se contenteront d'attendre le bon vouloir des riches. Si, en outre, dans ce dangereux contexte, nous laissons proliférer les armes dévastatrices, nous serons à l'origine d'une conflagration qui pourrait engloutir riches et pauvres. Le seul espoir pour l'avenir réside dans une action de coopération internationale, légitimée par la démocratie.

Il est temps d'en finir avec toute recherche unilatérale de sécurité et de cesser de nous abriter derrière des murs. Il nous faut, au contraire, persister dans la quête d'une action unifiée à la fois contre le réchauffement de la planète et la militarisation du monde. Ces deux buts conjugués constitueront un gage de stabilité tandis que nous nous acheminerons vers une plus grande justice sociale qui seule peut apporter un espoir de paix.

Nous disposons déjà de quelques-uns uns des instruments légaux nécessaires, comme le traité antimissile balistique, la convention sur le changement climatique, les traités de réduction des armes stratégiques et le traité de prohibition des essais nucléaires. En tant que citoyens concernés, nous demandons instamment à tous les gouvernements d'adhérer à ces exigences qui conduiront au remplacement de la guerre par le respect de la loi.

Pour survivre dans ce monde que nous avons transformé, nous devons apprendre à penser d'une manière nouvelle. Comme jamais auparavant, l'avenir de chacun repose sur le bien-être de tous. »

 




Home Le désespoir des réfugiés

Source : The Guardian Weekly, G.-B.

Au cours du dernier trimestre de l'année 2001, 26 réfugiés clandestins, qui avaient été cachés sur un bateau de pêche en provenance de Chine et se dirigeant vers la Corée du Sud, ont trouvé la mort par suffocation au cours de la traversée. Les contrebandiers les avaient enfermés dans un réservoir à poissons, vaste mais privé d'aération. C'est la découverte de corps flottant sur la mer qui dévoila l'affaire. La police sud-coréenne a indiqué que l'équipage avait jeté les cadavres par-dessus bord.

Dans un autre endroit du monde, plus de 350 réfugiés, Iraniens pour la plupart, se sont noyés, le bateau sur lequel ils avaient pris place ayant sombré au large des côtes de Java.




Home La concurrence, ou l'art de tourner en rond

par Donella H. Meadows

Je connaissais déjà cette histoire de l'ours, et vous aussi, probablement : deux campeurs sont assis devant leur tente, quand ils voient un ours énorme les charger. L'un d'eux se met à lacer ses chaussures de course ; l'autre lui dit : « C'est idiot ! Tu n'iras jamais plus vite que cet ours ! » Le premier répond : « Ce n'est pas plus vite que l'ours, que je veux courir, mais plus vite que toi. »

Cette blague m'est récemment revenue à la mémoire, lors d'une conférence à laquelle elle aurait pu servir d'illustration.

C'était une conférence sur l'avenir de l'industrie forestière. Nous avons parlé du développement rapide des scieries en Nouvelle Angleterre (Etats-Unis). Nous nous sommes demandé si les coupes n'allaient pas finir par excéder les capacités de régénération de la forêt, et également si les propriétaires de ces scieries se posaient cette question avant de décider de les agrandir. Nous nous sommes interrogés sur ce qui se produirait si (ou quand), à force d'augmenter chacun de leur côté leurs activités, ils finissaient collectivement par épuiser les ressources forestières.

Croître ou mourir

Pour les gens du métier, la raison de cette course folle vient de ce que les entrepreneurs n'ont pas le choix : pour présenter des prix plus bas que leurs concurrents, il leur faut réduire leurs coûts de production en adoptant sans cesse de nouvelles technologies, plus économes en main d'œuvre et en bois. Il leur faut aussi mettre sur pieds dans le plus grand secret, concurrence oblige, des projets d'expansion de leurs activités. Ils ne connaissent pas les projets de leurs concurrents avant qu'ils ne soient mis en œuvre, ce qui fait qu'ils sont incapables d'avoir une vue d'ensemble de l'offre globale de bois de leur secteur, pour la comparer aux capacités de régénération de la forêt. Ils ne savent qu'une chose, c'est que leur expansion leur permet de produire à moindre prix, et donc d'augmenter leurs chances de survie, avant de s'agrandir une nouvelle fois. Qu'une scierie prenne du retard, et c'est une autre, plus grosse et moins chère, qui prendra sa place. Croître ou mourir.

Les céréaliers du Middle West, par exemple, dont le monde entier envie les récoltes de maïs, sont prêts à tout pour les augmenter encore ; notamment à investir en engrais, herbicides, pesticides, OGM, ou bien dans l'acquisition de terres supplémentaires ou du dernier modèle de tracteur. Ils sont partants pour tout ce qui peut doper leurs récoltes. Plus ils mettent de céréales sur le marché, plus les prix baissent, et plus ils doivent augmenter leur production pour conserver le même niveau de revenus. Le premier à adopter une nouvelle technologie prend un petit avantage sur les autres, et a plus de chances de survivre. Dans le cas contraire, son exploitation rejoint très vite la liste des entreprises vendues aux enchères. Inutile de battre l'ours à la course, il suffit de battre la pauvre cloche qui le fuit avec vous.

Nous avons également abordé le cas des flottes de pêche à la crevette qui écument le Golfe du Mexique. Tous ceux qui y travaillent reconnaissent qu'il y a 30 % de chalutiers en trop pour que la pêche ait un rendement optimal. Ainsi, ils perdent de l'argent pendant 30 % du temps passé en mer, lequel serait mieux employé à terre.

Cette surexploitation ne semble pas épuiser le stock des crevettes (du fait de leur nature exceptionnellement prolifique), en tout cas pour le moment – contrairement à ce qui se passe pour une dizaine d'autres espèces. Elle ne fait qu'épuiser les profits. Ce qui n'empêche pas les capitaines de flotte de continuer à réinvestir dans l'achat de navires plus gros, plus rapides, plus efficaces, pour surclasser leurs collègues.

Essayer de battre son collègue à la course pour échapper à l'ours entraîne des coûts immenses : coûts qui englobent non seulement le gaspillage des investissements et la mise au rebut de machines à peine amorties, mais les licenciements, les familles ruinées et brisées, et la mort de communautés entières. A quoi il faut ajouter les dommages incalculables infligés à l'environnement par l'exploitation jusqu'à l'extrême limite, et parfois au-delà, d'une même ressource. La forêt du nord-est des Etats-Unis est clairsemée de coupes claires toujours plus larges et plus nombreuses, et formée d'arbres de plus en plus jeunes. Les chalutiers des flottes de pêche à la crevette labourent sans cesse les fonds marins du Golfe du Mexique. Leurs filets tuent ou blessent des tonnes de poissons. Les millions de dollars d'engrais et de pesticides délavent les champs de céréales.

Nous avons créé une économie qui maintient au bord de la ruine ceux qui travaillent à assurer la satisfaction de nos besoins fondamentaux, qui les fait vivre dans la peur et une compétition féroce entre eux, et gaspiller à grande vitesse nos ressources financières, humaines et naturelles. Ne serait-il pas plus sage, face au danger, d'arrêter de s'affronter les uns les autres et de commencer enfin à travailler ensemble à résoudre le problème de l'ours ?




Home La télévision allemande diffuse un reportage sur l'eau de Nordenau

Le 21 décembre 2001, la chaîne de télévision allemande ARD a diffusé une émission sur la source découverte il y a une dizaine d'années à Nordenau, en Allemagne.

Les propriétés géophysiques de la grotte ont été examinées et on a demandé aux visiteurs s'ils ressentaient des énergies particulières dans cet endroit. Des personnes atteintes de diverses maladies ont fait part de leur expérience : certaines ont eu des résultats positifs et d'autres reviennent régulièrement dans l'espoir d'une guérison.

Interviewé au cours du reportage, le professeur Shirahata, biologiste moléculaire de Fukoka, au Japon, effectue des recherches sur l'élimination des cellules cancéreuses par l'eau de Nordenau. Il a découvert que celle-ci avait des propriétés antioxydantes permettant le blocage des radicaux libres qui affaiblissent les cellules et le système immunitaire. Les radicaux libres jouent un rôle dans le processus du vieillissement et dans la formation des cellules cancéreuses. Ces propriétés antioxydantes aident donc à se protéger contre diverses maladies dont le cancer. Le professeur Shirahata et ses assistants ont recueilli jusqu'à présent mille litres d'eau et on aperçoit régulièrement des visiteurs japonais à Nordenau.

L'eau de Nordenau a également été testée par l'Institut international de biophysique de Neuss, près de Düsseldorf, et celui-ci est arrivé à la conclusion que cette eau possédait des propriétés biophysiques et bioénergétiques particulières.

Dans une autre émission diffusée sur WDR 3 (Cologne), un médecin de Dorlar, près de Nordenau, déclara que, parmi ses patients, ceux qui se rendaient régulièrement à la grotte, ou buvaient de l'eau provenant de la source, manifestaient un processus de guérison plus rapide que la normale. Il décrivit la guérison d'un jeune homme venu d'Ukraine qui, à son arrivée à Nordenau, était à peine capable de marcher et avait le souffle coupé dès qu'il montait un escalier. Après avoir bu de l'eau de la source pendant six semaines, ses tests sanguins et pulmonaires s'étaient grandement améliorés, il était capable de marcher normalement et à la fin de son séjour il s'acheta même un vélo tout terrain !

On cita également le cas d'un homme âgé, atteint d'une tumeur à la gorge et d'un cancer secondaire à l'estomac. Il était inopérable et le pronostic médical était alarmant. Il commença à boire de l'eau de Nordenau et, au bout de quelque temps, tous les signes de cancer disparurent.

En 1992, Benjamin Creme demanda à la pharmacie homéopathique Ainsworth, à Londres, de faire une préparation homéopathique à partir de l'eau curative de Tlacote (Mexique). *  En septembre 2001, le pharmacien, M. Pinkus, a déclaré que l'eau rapportée dix ans auparavant avait conservé sa « pureté de cristal ». Il a également raconté l'étonnante guérison d'une Japonaise. A la suite d'un diagnostic de cancer avancé du sein, on lui avait dit qu'elle n'avait plus que trois mois à vivre et qu'une opération était impossible. Cependant, après avoir pris régulièrement des comprimés à base d'eau de Tlacote elle fut complètement guérie.

Un homme interviewé dans le programme de la chaîne ARD a expliqué que la grotte de Nordenau était un endroit sacré et que l'eau miraculeuse avait été énergétisée par Maitreya, le Christ.


[Voir l'article de Partage international d'octobre 1992, sur l'eau de Tlacote, et celui de janvier/février 1993, sur l'eau de Nordenau. La source de Nordenau se trouve sur un terrain appartenant à M. Tommes, Talweg 14 Schmallenberg - Nordenau 57392 ]

* Des granules d'eau de Nordenau sont également préparés par des pharmacies homéopathiques en Allemagne et en Suisse.




Home Trafic humain : une industrie en pleine croissance

Source : ONU

Dans une économie mondiale en plein ralentissement, un secteur fait exception. Chaque année, des millions d'individus, en majorité des femmes et des enfants, sont trompés, enlevés et vendus pour être jetés de force dans des situations d'exploitation sans issue. Ils deviennent les marchandises d'une industrie mondiale brassant des dizaines de milliards de dollars et dominée par des groupes criminels organisés opérant en toute impunité. Ce « nouveau commerce d'esclaves », comme l'a appelé le président nigérian Olusegun Obasanjo lors d'une conférence tenue à Lagos en février 2001, a récemment gagné en gravité et en ampleur. Faute de pouvoir obtenir des chiffres fiables, on estime entre 45 000 et 50 000 le nombre de femmes et d'enfants amenés chaque année par des filières clandestines aux seuls Etats-Unis. Les difficultés économiques accrues, en particulier dans les pays émergents et en développement, les obstacles mis à l'immigration et les conflits armés se sont accompagnés d'une hausse de ce trafic, qui touche maintenant des régions jusque là relativement épargnées, au point que presque aucun pays n'y échappe.

Si les filières changent constamment leur itinéraire, elles reposent toutes sur un même facteur : le différentiel économique entre pays d'origine et de destination. Comme toutes les autres formes de migration illégale, ce trafic s'opère, en effet, invariablement d'un pays pauvre vers un autre plus riche. Les femmes d'Asie du Sud-Est sont ainsi amenées clandestinement en Amérique du Nord ainsi que dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est, et les Africaines sont exploitées en Europe. L'effondrement de l'ex-URSS et l'éclatement économique et politique qui en ont résulté ont conduit à une élévation dramatique de la traite des Européennes de l'Est. La traite prospère également durant ou après les situations de conflit prolongées. L'ex-Yougoslavie, par exemple, en est devenue une des principales plaques tournantes. On sait, preuves à l'appui, qu'au cours de la crise du Kosovo, des gangs armés ont kidnappé des femmes et des jeunes filles, ou les ont amenées, par des promesses trompeuses, à quitter les camps de réfugiés d'Albanie. Selon plusieurs organismes internationaux, le trafic humain, partant du Kosovo, ou lui étant destiné ainsi qu'à d'autres parties de l'ex-Yougoslavie, est en hausse, en réponse à une demande accrue en matière de prostitution de la part du personnel étranger envoyé sur place par les différentes organisations internationales, dont les forces de maintien de la paix des Nations unies.

Comment s'effectue le trafic

Les trafiquants emploient diverses méthodes pour approvisionner leurs réseaux, qui vont de l'enlèvement pur et simple à l'achat d'une enfant ou d'une jeune femme à sa famille. Mais, la plupart du temps, leur victime potentielle est une personne qui cherche déjà à émigrer ; elle est alors contactée par une connaissance, ou dupée par une petite annonce. On lui fait miroiter parfois un emploi régulier, ou un mariage à l'étranger. Mais il arrive aussi qu'elle se sache destinée à l'industrie du sexe, et même qu'elle sera obligée de travailler dur pour rembourser les frais importants de recrutement et de transport, mais ce qu'elle ignore, ce sont les conditions de travail qui l'attendent. En fait, elle se trouve prise dans une véritable toile d'araignée, dans un réseau de dépendance d'une grande complexité.

Tout d'abord, étant clandestine, elle n'existe pas pour le pays où elle se trouve, et est donc à la merci des trafiquants qui, pour mieux se l'assujettir, lui confisquent généralement ses papiers. Ils lui imposent, d'autre part, une dette énorme qui renforce cette dépendance et garantit au réseau criminel une rentabilité de longue durée. A quoi il faut ajouter un strict contrôle de ses déplacements (en fait une sorte d'emprisonnement) et les violences.

Les trafiquants sont rarement pris, encore moins poursuivis. Les peines qu'ils encourent sont relativement légères comparées à celles de leurs collègues opérant dans la drogue ou les armes. Une des raisons de cette faiblesse judiciaire tient à ce que les victimes portent rarement plainte. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on sait que les autorités du pays destinataire les considèrent comme des criminelles et les extradent. Cela, combiné à la peur des représailles, fait que ces victimes n'ont aucun intérêt à collaborer avec les autorités du pays où elles se trouvent. Mentionnons, enfin, que cette collaboration est encore rendue plus difficile par l'ignorance complète où elles sont de leurs droits, les obstacles culturels et linguistiques, et l'absence de structure de soutien, qui achèvent de les isoler.

Traite et race

Les liens entre la traite et les préjugés raciaux, s'ils ne sont pas évidents, n'en sont pas moins indéniables. Comme le dit Mary Robinson, haut-commissaire de l'ONU pour les Droits de l'Homme : « Tout trafic humain est, par nature, discriminatoire. Les réseaux internationaux et les clients de la prostitution sont des hommes vivant dans des pays relativement prospères et payant pour les services sexuels de femmes et de fillettes – parfois d'hommes et de garçons – issus de pays moins favorisés. C'est plus qu'une question de droit du travail ou d'inégalité de développement. C'est une question qui, dans la mesure où elle implique une forme de discrimination aussi massive et désastreuse, relève fondamentalement des droits de l'homme. »

Les victimes de cette traite étant en grande majorité des femmes, on a tendance à la réduire à la dimension sexuelle. On l'analyse rarement du point de vue de la discrimination raciale. On s'est peu interrogé sur le fait de savoir dans quelle mesure la race, ou d'autres types de discrimination, constituent un facteur de risque. Mais il suffit de voir quelles sont les femmes qui y sont le plus exposées pour constater qu'il est particulièrement lié à leur marginalisation raciale et sociale, et que cette discrimination détermine aussi le traitement qu'elles trouveront dans leurs pays de destination.

Mais les choses sont en train de changer, et c'est précisément ce lien entre la traite et le racisme qui a été l'objet d'un intense travail lors de la préparation de la Conférence mondiale. Et lors du séminaire Asie-Pacifique, qui s'était tenu peu avant, les délégués de Thaïlande avaient déjà souligné, outre le fait que la « mercantilisation » de la sexualité féminine conduit à la maltraitance, aux violences, aux viols, que cette interaction entre les discriminations sexuelle et raciale touche plus les femmes de certains groupes ethniques que les autres, et que des formes particulières de criminalité, comme la traite, se nourrissaient de perceptions et d'attitudes racistes.

Ce séminaire s'est achevé sur un appel à un effort de prise de conscience plus large de la réalité et des dimensions de ce problème, notamment en ce qui concerne la tromperie par laquelle se recrutent ces femmes et l'emprisonnement qu'elles subissent. Il a également été demandé aux gouvernements de combattre le racisme et la traite, et aux politiciens de ne pas commettre d'excès, dans leurs actes et leurs propos, qui pourraient encourager ce racisme.

Lors d'une réunion de travail, tenue à Zagreb en novembre 2000, sur les questions de la discrimination sexuelle et raciale, un groupe d'experts a recommandé que la Conférence mondiale porte une attention particulière à ces thèmes en élaborant son ordre du jour et qu'elle prenne en compte la relation entre ces deux formes de discrimination.

 

 

 




Home Trouver l'âme du XXIe siècle

par Bill Clinton Source : BBC website

Allocution de Bill Clinton

Le 16 décembre 2001, l'ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, s'est exprimé sur la BBC dans le cadre des conférences Dimbleby. Voici un résumé de son allocution.

« Tout tourne autour de cette simple question : qu'est-ce qui sera plus important au XXIe siècle : nos différences ou notre humanité commune ? »

Dans son discours, provocateur mais optimiste, Bill Clinton a examiné les questions d'actualité, soulignant à la fois les situations explosives et l'arrière plan du terrorisme, et mettant l'accent sur les opportunités offertes par le XXIe siècle

Couvrant un vaste pan de l'Histoire, il a abordé la nature du terrorisme et analysé les éléments de la situation actuelle : un mélange de « vulnérabilité universelle et d'armes de destruction puissantes ». Il a évoqué la nécessité de soutenir la démocratie en tous lieux et d'établir un dialogue avec l'Islam, la nécessité d'accepter plus que jamais la diversité. Il a déclaré que la dette du tiers monde devrait être annulée si les fonds ainsi dégagés étaient investis dans l'éducation, la santé et le développement.

B. Clinton a insisté sur la nécessité de développer « une conscience mondiale » afin d'assurer le bien-être des citoyens du monde, et de « créer ainsi davantage de partenaires et moins de terroristes dans l'avenir ». Il a demandé à tous les pays de s'engager dans la lutte contre la maladie, la faim, l'illettrisme et l'injustice sociale, et appelé à une juste régulation du commerce afin que les bénéfices des sociétés riches contribuent au bien-être de tous.

Le développement d'une conscience mondiale

« Nous devons tous, a-t-il déclaré, développer une véritable conscience mondiale de nos responsabilités et de nos relations les uns envers les autres [...] Nous avons vu comment la misère accentue les conflits, comment elle engendre des recrues pour les terroristes et tous ceux qui incitent à la haine ethnique et religieuse, comment elle alimente un violent rejet de l'ordre économique et social dont dépend notre futur . »

« La raison des attentats du 11 septembre, c'est que nous avons construit un monde où nous avons fait tomber les barrières, supprimé les distances et diffusé l'information. Et la Grande-Bretagne et les Etats-Unis en ont largement bénéficié ; il suffit de considérer les performances de nos économies, la diversification de nos sociétés, les avancées de la technologie et de la science.

Mais on ne peut profiter des avantages d'un monde qui n'est plus protégé par des murs sans devenir plus vulnérable ; le 11 septembre est le revers de la médaille de cet âge nouveau d'interdépendance mondiale [...] Et si vous ne voulez pas vivre avec des barbelés entourant vos enfants et vos petits-enfants pendant les cent prochaines années, il ne suffit pas de battre les terroristes d'aujourd'hui. Il faut construire un monde où il y aura beaucoup moins de terroristes, moins de terroristes potentiels et davantage de partenaires. Et il incombe aux nations riches de partager les bénéfices. »

La pauvreté mondiale

Se référant aux « maladies de la pauvreté », endémiques dans les pays en développement, B. Clinton a déclaré : « La moitié de la population de la Terre n'a aucune part dans cette nouvelle économie mondiale et vit avec moins de deux dollars par jour. Un milliard d'individus avec moins d'un dollar par jour. Comment peut-on parler d'économie mondiale, alors que la moitié des individus n'y prend aucune part et quelle sorte d'économie laisse de côté la moitié de l'humanité. »

« Cette année, parmi toutes les personnes qui mourront sur Terre, une sur quatre mourra du sida, de la tuberculose, de la malaria et d'infections liées à la diarrhée, pour la plupart, des enfants en bas âge qui n'ont jamais eu d'eau potable à leur disposition. Il y a 40 millions de cas de sida et 8 200 personnes en meurent chaque jour. Il y a treize millions d'orphelins. On s'attend à ce qu'il y ait 100 millions de personnes atteintes du sida en 2005. »

Les priorités

« Il nous faut tout d'abord réduire la pauvreté mondiale et accroître le pouvoir économique des pays pauvres. Nous savons comment procéder et cela ne coûte pas aussi cher qu'on pourrait le croire [...] L'Ouganda a utilisé les fonds rendus disponibles par l'annulation de sa dette pour doubler en un an le taux de fréquentation de l'école primaire et réduire le nombre d'élèves par classe. Nous devrions rendre cela possible plus souvent [...] Dans un pays pauvre, une année d'éducation équivaut à une augmentation de revenu de 10 %. Il y a 100 millions d'enfants qui ne vont jamais à l'école [...]

Cela coûtera de l'argent, mais je puis vous affirmer que cela revient beaucoup moins cher que de faire la guerre. Si nous ne faisons rien pour changer les choses, nous dépenserons beaucoup plus à essayer de reconstruire tant bien que mal des régions détruites et des vies dévastées.

Les Etats-Unis dépensent environ un milliard de dollars par mois en Afghanistan, c'est ce que coûte une guerre. Avec 12 milliards de dollars par an, nous pourrions payer la part des Etats-Unis pour toutes les initiatives que je viens de mentionner et il nous resterait encore de l'argent...

Une maison pour tous nos enfants

« Aujourd'hui, la plupart d'entre nous sait que personne ne détient la vérité absolue. En fait, dans nos sociétés, les plus religieux d'entre nous le ressentent parfois d'autant plus fortement car nous croyons, en tant qu'enfants de Dieu, que nous sommes par définition limités dans cette vie, dans ce corps, dans nos esprits. Que la vie est un voyage vers la vérité, que nous avons quelque chose à apprendre les uns des autres, et que tous devraient avoir une chance de faire ce voyage.

Nous pouvons bâtir le monde de nos rêves pour nos enfants, mais puisqu'il s'agit d'un monde sans murs, il devra nécessairement être un foyer pour tous nos enfants. »




Home Le Dalaï Lama au Parlement européen

Source : Campagne internationale pour le Tibet

Dans son discours au Parlement européen du 24 octobre 2001, sa sainteté le Dalaï Lama a affirmé la nécessité d'un changement radical des cœurs et des esprits : « Il est évident que la communauté humaine a atteint un point critique de son histoire. Le monde d'aujourd'hui requiert de nous que nous acceptions l'unité de l'humanité. Dans le passé, les communautés pouvaient se permettre de se penser uniques, comme fondamentalement différentes. Mais aujourd'hui, comme nous l'ont enseigné les événements tragiques aux Etats-Unis, dès qu'il se passe quelque chose dans une région du monde, de nombreuses autres zones sont affectées. Le monde devient de plus en plus interdépendant. Dans ce contexte l'intérêt de chacun repose sur la considération de celui des autres. Sans culture ni promotion d'un sens des responsabilités universelles, notre avenir même est en danger. »

Le sens des responsabilités universelles

« Je crois fermement que nous devons développer consciemment notre sens des responsabilités universelles. Nous devons apprendre a ne plus travailler seulement pour nous-mêmes, notre famille ou notre nation, mais au bénéfice de tous. Le sens des responsabilités universelles constitue le meilleur fondement de notre joie personnelle et de la paix du monde, de l'utilisation équitable des ressources naturelles et, à destination des générations futures, d'un véritable respect de l'environnement. »

Sa sainteté le Dalaï Lama a continué en expliquant que nous avions tendance à oublier qu'en dépit des différences culturelles, tous les êtres humains sont égaux dans leur désir de paix et de joie. Mais, a-t-il poursuivi, nous ne faisons que discuter de la tolérance et de l'acceptation de la diversité, et c'est précisément notre incapacité à donner corps à la pluralité et à la diversité qui est la « source majeure des conflits entre les gens. » Il existe une réelle nécessité d'ouverture d'esprit et de respect de la culture et de la foi des autres.

A la lumière des événements tragiques aux Etats-Unis, le guide spirituel tibétain en exil a évoqué la nécessité de faire évoluer les mentalités anciennes, voire primitives, insistant sur la nécessité de régler les guerres et les conflits, où vainqueurs et vaincus sont tous les deux perdants. Pour y parvenir, les pays doivent dialoguer, c'est essentiel. « Le dialogue est le seul chemin sensé et intelligent pour abattre les différences et les divergences d'intérêts, que ce soit entre individus ou entre nations. Pour le futur de l'homme, la promotion d'une culture du dialogue et de la non-violence est un des devoirs incontournables de la communauté internationale. » Il est également vital que nous apprenions à reconnaître les situations potentiellement conflictuelles et à agir à temps pour éviter les conflits, avant que différences et injustices ne dégénèrent en violence.

L'approche par la voie du milieu ou la proposition de Strasbourg

« Je demeure convaincu que la plupart des conflits peuvent se résoudre par un véritable dialogue conduit dans un esprit d'ouverture et de réconciliation. » Sa sainteté le Dalaï Lama a continué en expliquant que cela avait toujours marqué son approche du problème sino-tibétain – il exposa un aperçu de ses propositions à la Chine – qui est reconnue sous le titre de « l'approche par la voie du milieu » ou la « proposition de Strasbourg ». Cette solution accorderait au peuple tibétain une véritable autonomie, au sein de la République populaire de Chine.

Sa sainteté le Dalaï Lama fit appel à la communauté internationale pour lancer « des efforts internationaux concertés et consistants, afin de persuader Pékin de changer sa politique au Tibet ».

Il a conclu que, pour sa part, il restait engagé dans le processus de dialogue.




Home POUR UN NOUVEAU PLAN MARSHALL

Faire progresser la sécurité humaine

par Dick Bell et Michaël Renner Source : Worldwatch Institute, 1776 Massachusetts

Que pensez-vous de ce conseil prodigué par un officier militaire et homme d'Etat américain concernant la manière dont les Etats-Unis devraient se comporter avec toute une partie du monde déchirée par la guerre, la pauvreté, la maladie et la faim : « [...] il est fondamental que notre peuple parvienne à une compréhension globale de toutes les implications, au lieu de réagir avec passion, en fonction de préjugés ou bien sous le coup d'une émotion passagère [...]. Du fait de l'éloignement, il est virtuellement impossible d'appréhender la signification réelle de la situation en lisant, en écoutant ou même en regardant des images ou des photos. Et pourtant, l'avenir du monde dépend d'un jugement correct. »

Ainsi s'exprima le général George Marshall lorsqu'il exposa les grandes lignes du fameux plan Marshall à l'Université de Harvard, le 5 juin 1947. Dans l'étude qu'il fit des économies d'Europe, il releva que le « désespoir des populations risque d'entraîner des conflits ». Il affirma qu'il ne pourrait y avoir de « stabilité politique ni de paix durable » sans sécurité économique, et que la politique américaine n'était « dirigée à l'encontre d'aucun pays, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos ».

Si le président Bush et ses conseillers examinent les résultats de la campagne de bombardements sur l'Afghanistan, ils pourraient également considérer la pertinence de la stratégie de George Marshall appliquée aux problèmes politiques et moraux. L'Amérique a choisi l'affrontement. Bien sûr, il faut poursuivre ceux qui sont responsables des morts du 11 septembre, les traduire en justice, et œuvrer en coopération avec les autres pays afin de démanteler les autres réseaux terroristes. Mais nous devons agir d'une manière qui n'engendre pas d'autres morts innocentes, qui n'entretienne pas le cycle de la haine à l'origine des événements du 11 septembre.

Ce qui fait cruellement défaut dans la rhétorique de l'administration Bush, c'est la reconnaissance de l'ampleur des problèmes sous-jacents auxquels il faut s'attaquer, quel que soit le succès à court terme de la traque lancée contre les auteurs des attaques terroristes. Comme le suggèrent avec force les paroles de George Marshall, la poursuite des terroristes devrait s'inscrire dans un programme beaucoup plus ambitieux, dans lequel les pays riches s'emploieraient à résorber les effroyables injustices qui sévissent dans le monde avec une audace et une détermination identique à celle qu'ont affiché les Etats-Unis en Europe grâce au plan Marshall.

Il est inutile de dépenser un centime de plus pour mettre en lumière les conditions qui conduisent des pays entiers au désespoir et à la misère.

Près de 1,2 milliard d'hommes luttent de par le monde pour survivre avec un revenu quotidien inférieur ou égal à un dollar. Un nombre identique n'a pas accès à l'eau potable et 2,9 milliards vivent dans des conditions sanitaires insalubres. Près de 150 millions d'enfants souffrent de malnutrition, et plus de dix millions d'enfants de moins de cinq ans vont mourir cette année. Il y a au moins 150 millions de chômeurs et 900 millions de « sous employés », qui se contentent de maigres revenus en retour d'un travail éreintant.

La mondialisation a fait naître des espoirs, même si les moyens de communication moderne rendent visible aux yeux de tous l'inégalité croissante qui existe entre un Occident riche, puissant et dominateur, et le reste du monde. La pauvreté et la privation ne se traduisent pas systématiquement en haine. Mais ceux qui ont vu leurs espoirs s'évanouir et leurs aspirations s'effondrer, et dont le mécontentement grandit, sont bien plus enclins à succomber au chant des sirènes de l'intégrisme. C'est particulièrement vrai pour les jeunes dont les perspectives d'avenir sont incertaines, et dont le nombre va croissant. Près de 34 % de la population du tiers monde est âgée de moins de quinze ans.

Les Etats-Unis et les autres pays industrialisés devraient lancer un « Plan Marshall » mondial afin d'offrir à tout être humain un niveau de vie décent. On peut déjà entendre la complainte de ceux qui prétendront qu'un tel programme serait « trop coûteux ». Mais examinons les chiffres de plus près. Le coût de notre réponse à la présente crise se chiffre en dizaines de milliards de dollars, qui sont venus s'ajouter à un budget de la défense qui se situe déjà à hauteur de 342,7 milliards de dollars.

A moins de changer nos priorités, la menace ne pourra que croître

Pour les besoins de la comparaison, supposons que les Etats-Unis octroient un budget supplémentaire de 100 milliards de dollars pour mener des actions militaires au cours des 12 prochains mois. Que serait-il possible de faire avec cette somme si nous l'affections à des programmes visant à alléger la souffrance humaine ? En 1998, le rapport du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) estimait que le coût annuel pour permettre un accès universel aux services sociaux fondamentaux dans les pays en voie de développement se décomposait ainsi : neuf milliards de dollars permettraient d'offrir à tous les êtres humains l'accès à l'eau et à des conditions sanitaires acceptables ; douze milliards de dollars seraient nécessaires pour couvrir les dépenses de santé liées à la maternité des femmes ; treize milliards de dollars suffiraient pour combler les besoins alimentaires et l'accès aux soins fondamentaux ; et six milliards permettraient l'accès universel à l'éducation.

Ces montants sont substantiels, mais ils ne constituent qu'une fraction des dizaines de milliards de dollars que nous venons d'engager, et ils semblent dérisoires face aux dépenses militaires mondiales qui avoisinent les 780 milliards de dollars annuels.

Il existe une triste ironie à regarder l'administration Bush s'acharner à bâtir une coalition internationale. Il n'existe pas d'effort aussi soutenu, aux Etats-Unis ni dans aucun autre pays développé, pour créer une coalition afin d'éradiquer la faim, pour immuniser tous les enfants, pour fournir de l'eau potable, pour éradiquer les maladies infectieuses, pour créer des emplois dignes, combattre l'illettrisme ou construire des logements décents.

Le coût généré par cette sécurisation insuffisante des besoins fondamentaux, qui fournit un terreau fertile au terrorisme, grimpe en flèche. Depuis le 11 septembre, nous savons que les armes sophistiquées offrent une protection limitée contre ceux qui veulent se venger à tout prix de maux réels ou présumés. A moins de changer nos priorités, la menace ne pourra que croître dans les années à venir.

S'il choisissait de mobiliser les ressources adéquates pour combattre la souffrance humaine, le président Bush disposerait d'une opportunité unique de tirer parti des événements du 11 septembre et de prendre une place privilégiée dans l'histoire du monde. Mais en premier lieu, nous devons tous comprendre qu'en fin de compte, les armes seules ne peuvent acheter une paix qui soit durable dans un monde où des milliards de nos semblables subissent des inégalités, des injustices et des privations extrêmes.


Worldwatch Institute, 1776 Massachusetts Avenue NW, Washington DC 20036, Etats-Unis. www.worldwatch.org.




Home La recherche de la sécurité

par Ezzard McNair

La quête de la sécurité est un des grands sujets de préoccupation de l’humanité. Cela apparaît d’autant plus évident depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.

Ainsi que le dit le vieil adage, il n’existe que deux choses certaines dans la vie : la mort et les taxes. Une troisième certitude est tout aussi importante : le changement. Qu’une personne suive le courant ou qu’elle y résiste, il est certain que le changement produira un effet : celui de l’incertitude. Peut-on trouver la sécurité face au changement et à l’incertitude ?

D’après l’auteur britannique Benjamin Creme, « la vie n’offre aucune sécurité. La vie n’a rien à voir avec la sécurité [...]. Tout, dans la création, est relatif. Il doit en être ainsi, sinon, il n’y aurait pas d’évolution. La création évolue, donc elle change. Il n’y a pas de statu quo, et sans statu quo il n’y a pas de sécurité. » [la Mission de Maitreya, tome II, p. 411] Jésus n’a-t-il pas exprimé la même idée, il y a deux mille ans, lorsqu’il a dit : « N’amassez pas de richesses sur la Terre, là où la moisissure et la rouille les consumeront, mais amassez les trésors du ciel. » [Mathieu 6 : 19/20]

Rien n’est statique

Rien ne dure, en dépit du désir de l’homme. L’humanité voudrait un statu quo permanent, mais cela n’existe pas. B. Creme poursuit : « La vie est mouvement, conscience, transformation, expérience. Qui a dit qu’elle avait à voir avec la sécurité ? Personne. Dieu ne l’a pas incluse dans le contrat. Mais nous la désirons tous sur le plan physique, émotionnel et mental. » [MM2, p. 412] B. Creme parle d’une vérité éternelle, selon laquelle rien n’est jamais statique. On le constate dans le changement des saisons, dans la croissance de l’enfant jusqu’à l’âge adulte, dans la naissance et la disparition des civilisations.

La recherche de sécurité ne signifie pas qu’il soit déraisonnable de s’attendre à un certain degré de sécurité sur le plan physique. Ce besoin est une conséquence naturelle de la vie. Tout le monde a droit à cette sécurité. J. Krishnamurti, instructeur et philosophe, suggérait que sans elle, la vie serait impossible : « On ne peut pas vivre sans sécurité ; la sécurité physique est une exigence animale primordiale. On a besoin d’un logement, de nourriture et de vêtements. » [Flight of the Eagle, p. 57] Des millions de personnes ne jouissent d’aucune sécurité, en dépit de cette idée largement admise, qui est même exprimée en toutes lettres dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU. C’est lorsque le désir et la recherche de sécurité deviennent un besoin psychologique que les problèmes surgissent. Dans The Boy and the Brothers (le Garçon et les Frères), de swami Omananda Puri, l’un des « Frères » fait une distinction entre sécurité physique et sécurité psychologique. Il se réfère au besoin de sécurité physique en tant que « lutte pour la survie, née de la nécessité », ou « désir sans effort », et à la sécurité psychologique en tant que « lutte pour la sécurité née du vouloir » , ou « désir compulsif ». La première est un élément de la vie. La seconde devrait être abandonnée. C’est le besoin psychologique de sécurité qui est à l’origine de tant de souffrances.

Un fusil toujours plus gros ?

Au niveau individuel, on recherche la sécurité psychologique par divers moyens ( un emploi, une épouse, des enfants, la richesse ou la possession d’un fusil ). La plupart des gens ne sont même pas conscients d’être motivés par leur besoin de sécurité. Mais que la main du destin les prive de l’une ou l’autre de ces sources de sécurité et l’on voit à quel point ils se sentent aussitôt menacés.

Une personne peut perdre son emploi par manque de capacité ou à cause d’une restructuration d’entreprise. Une femme peut perdre son mari. Une épouse peut s’enfuir avec un autre homme. Les couples veulent des enfants afin qu’ils s’occupent d’eux quand ils seront vieux. Mais les enfants déménagent, ou ils sont tellement accaparés par leur propre vie qu’ils consacrent peu de temps aux parents. Quelle fortune n’est pas sujette au hasard du climat économique du moment ? Les fusils ne sont une source de sécurité qu’aussi longtemps que quelqu’un ne se présente pas avec un fusil plus gros.

Au collectif, nous voyons que chaque famille, chaque groupe et chaque communauté recherche la sécurité. La recherche de sécurité de la part des nations est sans doute la plus marquante du fait qu’elle touche chacun de nous. Toute nation qui en a les moyens recherche la sécurité bien au-delà de ses besoins physiques (sécurité pour son niveau de vie, ses rêves économiques, sa culture, ses richesses naturelles, son idéologie politique). Mais la recherche de sécurité d’une nation est source de problèmes dès lors qu’elle conduit cette recherche sans tenir compte de son impact sur les autres nations.

L’actuel président des Etats-Unis pense que la sécurité de son pays peut s’améliorer par le déploiement d’un système de défense antimissiles. Il ne se préoccupe guère du fait que cela provoque la colère d’autres nations et ne peut que les conduire à renforcer leur propre armement. Mais qu’en est-il des précautions contre d’autres formes de guerre et de terrorisme (armes biologiques ou chimiques) ? Qu’en est-il des menaces internes provenant de milices armées secrètes ? Un bouclier antimissiles ne peut rien contre de telles menaces.

Etant donné la nature compétitive et suspicieuse des relations internationales, il n’existe aucun moyen pour que les nations du monde trouvent une sécurité permanente. Trop nombreuses sont celles qui veulent suivre leur propre chemin en excluant toutes les autres. Il n’y aura pas de sécurité tant qu’une telle situation perdurera et aussi longtemps que l’on dressera des obstacles contre la coopération et la confiance.

Quel que soit le degré de sécurité atteint au niveau individuel ou collectif, toute sécurité apparente ne sera que de courte durée. La stabilité et la sécurité sont toujours destinées à être entrecoupées de périodes de changement, d’incertitude et d’insécurité.

Si la vie ne présente pas de sécurité, alors quel est son but ? Et si la sécurité est une expérience éphémère, pourquoi la plupart des gens la recherchent-ils ?

Pourquoi cherchons-nous ?

Benjamin Creme fait remarquer : « Chacun de nous vit dans la peur de la vie elle-même. » [MM2, p. 310] Cette peur est ce qui motive notre recherche de sécurité. Et la peur existe parce que nous sommes presque tous piégés dans le monde de l’illusion. De la naissance à la mort, chacun est conditionné par la famille, les professeurs et la société, à croire à cette illusion. Ce qui est irréel est considéré comme réel ; ce qui est impermanent comme permanent. Très peu de gens savent qui ils sont, et un nombre encore plus restreint comprend la véritable nature du monde dans lequel nous vivons. La personnalité (corps physique, émotionnel et mental) est vue comme un aspect solide de ce qui constitue l’identité individuelle. Aussi longtemps que les gens s’identifieront avec la personnalité, ils s’identifieront aussi avec le monde dans lequel cette personnalité vit.

Dans l’ouvrage Fiery World, de la société Agni Yoga, on trouve ces mots : « L’attraction de l’écorce terrestre crée l’illusion de la sécurité, ce qui explique l’attachement des êtres humains pour le monde terrestre. » [Fiery World, p. 276] Les mots clés sont : « L’illusion de la sécurité. » Vue d’un niveau spirituel supérieur, l’écorce terrestre et la personnalité ne sont que des ombres, le reflet d’une vérité beaucoup plus grande. La personnalité est le reflet, le véhicule de manifestation de l’âme. Le monde est un véhicule de manifestation d’un grand Etre céleste, le Logos planétaire. En tant que corps d’expression, ils sont transitoires et soumis au changement.

Nous sommes conditionnés à nous identifier avec la personnalité, avec le monde, à nous sentir en sécurité dans le monde. Pourtant, partout ne règne que le changement et l’incertitude. Comment vivre avec cette contradiction ? Comment nous attendre à nous sentir à l’aise dans de telles circonstances ? On s’attache aux gens et aux choses dont nous pensons qu’ils nous apporteront protection et sécurité. Mais en même temps, comme le dit Krishnamurti : « Il reste pourtant la crainte que la chose à laquelle nous sommes attachés soit plutôt flexible, instable. » [Collected Works, p. 119] Il n’est pas étonnant qu’il y ait de la peur, car tout ce à quoi on s’identifie est éphémère. 

Par conséquent, on affronte le déroulement de la vie avec effroi car, tout au fond de nous-mêmes, nous savons que les choses sont fugaces. Nul ne sait ce que le lendemain lui réserve. Toute chose et toute personne est perçue comme étant une menace potentielle au statu quo ou un obstacle à l’obtention de la sécurité recherchée.

B. Creme le résume ainsi : « Nous avons fait de la vie une espèce d’enfer, une arène dans laquelle nous sommes des gladiateurs qui, avec des armes obsolètes, luttent contre des adversaires puissants et mieux équipés que nous[...] Nous ne faisons que passer[...], courir après, lutter, entrer en compétition, pour le plaisir, la sécurité que nous recherchons. » [MM2, p. 310] Est-il surprenant que la véritable paix ne se trouve nulle part ? Aussi longtemps que chaque individu vivra dans une telle frustration, la nation en fera autant. Et la vie du monde entier est comme celle de chaque nation. 

Pourtant, alors qu’il peut sembler impossible de modifier cela, l’humanité n’est pas prédestinée à vivre indéfiniment de cette manière.

La solution

Que peut-on faire pour mettre fin à l’incessante recherche de sécurité ? Malheureusement, rien ne peut être fait pendant un nombre incalculable de vies. Le voile de l’illusion est trop épais et le conditionnement trop fort. Tout effort pour se libérer du mode de vie conventionnel et le dépasser se heurte au jugement méprisant de ceux qui sont trop effrayés pour affronter la relativité de la vie. Si bien que par manque de volonté, de courage et de détermination, nous retombons rapidement dans cette recherche conventionnelle mais fragmentaire.

Finalement, à force d’expériences et de profonde lassitude de cette existence misérable, un changement s’amorce. Plus fort et plus déterminé, l’individu se tourne vers une nouvelle lumière plus brillante : la voie spirituelle.

Cette nouvelle approche attire l’attention de l’âme qui commence à prendre la mesure de sa lumière dans la forme de la personnalité. L’individu est envahi par un sens de l’engagement et par une aspiration nouvelle. Ces qualités soutiennent l’effort nécessaire pour atteindre le seuil de l’initiation et le dépasser.

Tandis que l’individu avance le long du chemin spirituel, sa personnalité s’oriente de plus en plus vers la vie de l’âme. Cette orientation apporte une qualité de conscience qui s’accroît et devient plus durable au fur et à mesure des progrès spirituels. Il s’agit de prises de conscience qui permettent à l’individu de transcender les pensées, les émotions et le mental de sa personnalité. Dès lors, il fait l’expérience d’une liberté nouvelle : la capacité de vivre dans l’« ici et maintenant ». Dans cet « ici et maintenant », il n’existe ni insécurité, ni peur. Il n’y a qu’une perception silencieuse, sacrée, dans laquelle l’individu fait la distinction entre la vraie vie et son reflet éphémère. A partir de la troisième initiation, l’âme a totalement absorbé l’instrument qu’est sa personnalité. Ils deviennent uns dans leur objectif et leur compréhension. Pour la première fois, un vrai pas a été franchi dans le règne de la Hiérarchie. L’individu éprouve un nouveau sentiment de sécurité, la sécurité de sa propre divinité. Cette sécurité n’a pas été recherchée. Elle est venue d’elle-même dès lors que les voies du monde ont été abandonnées.

L’individu est désormais capable de vivre dans et avec l’insécurité sans en être affecté. Vivre en sachant que rien dans ce monde n’est permanent, qu’il n’existe aucune sécurité, nous libère de la pensée que la vie peut être différente de ce qu’elle est (constamment en mouvement, elle s’écoule librement et elle est en expansion). La vie dans le monde n’est plus subie, mais acceptée. Comme il est indiqué dans Fiery World : « On ne devrait pas compter sur le monde physique, mais apprendre à en évaluer chaque parcelle. » [p. 163/164] En effet, avec cette nouvelle conscience, les expériences de la vie sont mieux appréciées pour leur moment de beauté et pour les occasions de croissance et de compréhension qu’elles apportent.


 Références :
Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II (MM2) Partage publication.
Fiery World, volume I ; Société Agni Yoga.
J. Krishnamurti, Flight of the Eagle, Harper.
J. Krishnamurti, Œuvres choisies, volume XVI, Kendall/Hunt
Swami Omananda Puri, The Boy and the Bro-thers, Victor Gollancz.





Point de vue

Home Réflexions face à la peur

par Wendell Berry Source : OrionOnline.org

1. Le temps approche où nous ne pourrons plus évoquer les horreurs du 11 septembre sans y associer l'optimisme technologique et économique généralisé qui prit fin en ce jour.

2. Cet optimisme reposait sur le présupposé que nous étions entrés dans un « nouvel ordre mondial » et une « nouvelle économie » destinée à croître sans fin et à amener une prospérité dont toute augmentation aurait été « sans précédent ».

3. Les leaders politiques, les décideurs du monde des affaires et les investisseurs qui soutenaient cette façon de voir ne se rendaient pas compte que cette prospérité ne concernait qu'un infime pourcentage de la population mondiale et une fraction chaque jour plus réduite de celle des Etats-Unis ; qu'elle était fondée sur l'exploitation des pauvres de la planète et que son prix en termes environnementaux faisait peser une menace sans cesse croissante sur la vie, y compris sur celle des personnes dites prospères.

4. Les nations « développées » avaient donné au « libre-échange » le statut d'un dieu, auquel elles sacrifiaient leurs paysans, leurs zones agricoles et les communautés qui y vivent, leurs forêts, leurs marécages et prairies, leurs écosystèmes et leurs bassins fluviaux. Elles avaient accepté une pollution universelle et un réchauffement général comme le prix normal à payer pour pouvoir mener leurs affaires.

5. Cette attitude suscita, en réaction, un effort mondial de décentralisation et de justice économiques, ainsi que de responsabilité écologique. Les événements du 11 septembre rendent cet effort plus nécessaire que jamais. Nous, citoyens des pays développés, devons continuer notre travail d'autocritique et de réforme. Il nous faut reconnaître nos erreurs.

6. La doctrine principale qui a inspiré l'euphorie économique et technologique des dernières décennies faisait tout dépendre de l'innovation. On croyait désirable, et même nécessaire, d'aller d'une innovation technique à une autre, car on y voyait l'assurance d'une croissance et d'un progrès économique sans limite. Ce qui impliquait, naturellement, une haine du passé, un rejet de toutes les innovations précédentes, quelque ait été leur valeur.

7. Nous n'avons rien pu prévoir de ce qui est arrivé. Nous n'avons pas imaginé que l'ensemble de nos innovations pouvait être balayé par une plus grande : par l'invention d'un nouveau type de guerre qui les tournerait contre nous, en utilisant des risques potentiels que nous avions ignorés. Nous n'avions jamais envisagé la possibilité de nous retrouver piégés dans le réseau de communications et de transports qui était censé nous rendre libres.

8. Nous n'avions pas prévu que les armes et la science de la guerre que nous vendions et enseignions jusque-là au reste du monde deviendraient à la portée, non seulement des gouvernements reconnus, qui possèdent, sur une large échelle et d'une manière si inquiétante, un pouvoir de légitime violence, mais aussi des « Etats voyous », de groupes dissidents ou fanatiques, dont la violence, pourtant, ne saurait jamais dépasser celle que les Etats s'arrogent et légitiment.

9. Nous avions intégré, sans la questionner, la croyance selon laquelle la technologie est essentiellement bonne, qu'elle ne peut servir le mal, ni nos ennemis, ni être utilisée pour détruire ce que nous aimons, notre Terre ou notre vie.

10. Nous avions également accepté la croyance corollaire que toute économie d'échelle mondiale, complexe et centralisée – que ce soit une économie monétariste ou tout autre système économique artificiel que l'on pourrait lui substituer – n'avait rien à craindre du terrorisme, des sabotages, ou de la guerre, car solidement protégée par une « défense nationale ».

11. Nous nous trouvons confrontés à un choix clair, auquel nous ne pouvons nous dérober : continuer à promouvoir un système économique mondial de « libre échange » illimité entre grandes entreprises, reliées entre elles par des canaux de communication et d'approvisionnement longs et hautement vulnérables – tout en sachant, désormais, qu'un tel système devra être protégé par des forces de police très onéreuses et opérant au niveau planétaire, mises en place et entretenues par une ou plusieurs nations, voire par toutes, et que ce déploiement policier ne sera efficace que dans la mesure où il contrôlera la liberté et la vie privée de l'ensemble des citoyens du monde.

12. Mais nous pouvons aussi opter pour une économie mondiale décentralisée qui aurait pour objectif d'assurer à toutes les nations et régions de la planète une autonomie locale en ce qui concerne la sphère vivrière. Cela n'éliminerait pas le commerce international, mais tendrait à le faire porter sur les surplus de la production, une fois les besoins locaux satisfaits.

13. L'un des plus graves dangers que nous courons maintenant, après celui de subir d'autres attaques, c'est d'essayer de poursuivre comme avant le programme affairiste de « libre-échange » mondial, quel qu'en soit le prix en terme de libertés et de droits civiques, sans remise en question, autocritique ni débat public.

14. C'est pourquoi les hommes politiques et les citoyens doivent résister à la tentation de faire de la rhétorique, et réfléchir. Il n'est guère facile pour l'homme de la rue de connaître ce qui se passe réellement à Washington dans une période de crise comme celle que nous traversons ; nous savons tous à quelles difficultés inextricables le gouvernement doit faire face. Mais le discours que tiennent les politiciens, les bureaucrates et les commentateurs a jusqu'à présent tendu à réduire les problèmes complexes devant lesquels nous nous trouvons à des questions d'unité, de sécurité, de normalité et de vengeance.

15. La bonne conscience, qu'elle soit nationale ou individuelle, est une erreur. Elle fait faire fausse route. C'est un signe de faiblesse. Toute guerre dans laquelle nous pourrions nous lancer maintenant contre le terrorisme deviendrait comme un nouvel épisode dans une longue histoire guerrière, un épisode dont nous aurions été pleinement responsables. Ce serait s'estimer innocents à bon compte que de s'en prendre à des populations qu'on aurait décrétées coupables et passibles de sanctions militaires. Cette « doctrine stratégique » remonte à Sherman (un des généraux nordistes de la guerre de Sécession) qui fut le premier à la mettre en œuvre. Elle n'a jamais été récusée.

16. C'est également une erreur, les événements du 11 septembre l'ont montré, de supposer qu'un gouvernement peut se faire l'apôtre d'une économie mondiale et y participer tout en agissant exclusivement dans son propre intérêt, en abrogeant, par exemple, les traités internationaux qu'il avait lui-même signés, et en refusant toute collaboration sur les questions éthiques.

17. Et cela en est une autre, fondamentale, et évidente pour qui connaît les Etats-Unis et leur Constitution, de croire qu'une crise puisse justifier une quelconque forme d'oppression politique. Depuis le 11 septembre, bien trop de politiciens, prétendant « parler au nom des Américains », ont affirmé que ces derniers accepteraient joyeusement une réduction des libertés en échange d'une plus grande « sécurité ». C'est peut-être le cas pour certains. Mais d'autres préféreraient de loin une réduction de la sécurité (y compris au niveau du commerce mondial) à toute réduction de droits constitutionnels.

18. Même maintenant, nous n'osons pas oublier que depuis l'attaque de Pearl Harbour – à laquelle l'attentat de septembre a été souvent, mais inutilement, comparé – nous, les hommes, avons subi une série de guerres presque ininterrompue, et dont aucune n'est parvenue à nous apporter la paix, ou à nous rendre plus pacifiques.

19. Il va de soi que la guerre n'a pas pour objectif et résultat la paix, mais la victoire, et que toute victoire arrachée par la violence ne peut que justifier cette violence, l'étendre et l'aggraver. Si nous sommes tellement convaincus de la valeur de l'innovation, ne devons-nous pas en conclure que nous avons besoin de quelque chose de nouveau pour remplacer les guerres qui n'ont jamais cessé de nous opposer les uns aux autres et dont chacune est censée être la dernière ?

2O. Ce n'est pas la violence qui conduit à la paix, mais une attitude pacifique, qui, loin d'être de la passivité, repose au contraire sur une volonté, la volonté d'être vigilant, informé, concret et actif. Il nous faut reconnaître que, tandis que nous consacrions des sommes extravagantes en dépenses d'armement, nous avons totalement négligé de rechercher les chemins de la paix et de les suivre. Nous avons, par exemple, plusieurs académies militaires, mais aucune académie de la paix. Nous avons ignoré les enseignements d'hommes de paix comme le Christ, Gandhi, Martin Luther King. Peut-être est-ce parce que la guerre est source de profit, tandis que la paix, vu son faible coût, ne rapporte rien.

21. Nous ne devons pas permettre encore une fois à l'émotion publique et aux médias de caricaturer nos ennemis. Si ceux-ci devaient être des nations musulmanes, alors, il nous faudrait chercher à les connaître. Il faudrait dès l'école en enseigner l'histoire, les cultures, les arts et les langues. Et nos responsables politiques devraient avoir l'humilité et la sagesse de s'enquérir des raisons de leur haine.

22. En ce qui concerne l'économie, partant des secteurs de l'alimentation et de l'agriculture, il faudrait promouvoir, et encourager à l'étranger, l'idéal d'autosuffisance locale. Reconnaître que c'est là le mode de vie pour tous le plus sûr et le moins cher.

23. Il nous faudrait reconsidérer, renouveler et étendre nos efforts de protection des fondements naturels de l'économie humaine : le sol, l'eau, et l'air. Protéger les écosystèmes et les bassins fluviaux que nous avons laissés intacts, et commencer à restaurer ceux que nous avons endommagés.

24. La complexité de nos difficultés actuelles suggère comme jamais auparavant la nécessité de changer notre façon de concevoir l'éducation. L'éducation n'est pas une industrie, et elle n'a pas pour objectif premier de servir le secteur industriel en se centrant sur la formation professionnelle ou en lui louant, par exemple, le secteur de la recherche universitaire. Elle a pour fonction essentielle de permettre aux citoyens de mener des vies qui soient économiquement, politiquement, socialement et culturellement responsables. Cette responsabilité ne se développe pas uniquement en rassemblant des informations, ou en y ayant accès, car des informations de ce genre ne sont, en réalité, que des faits donnés sans aucun contexte, et donc impossibles à hiérarchiser. La véritable éducation, c'est celle qui rend les jeunes capables de mener leur vie, guidés par la raison, c'est-à-dire en sachant hiérarchiser les choses par ordre d'importance ; donner la priorité à ce qui le mérite.

25. La première chose que nous devrions apprendre à nos enfants (et à nous-mêmes), c'est que nous ne pouvons dépenser et consommer sans limite. Il nous faut apprendre à épargner et à conserver. Nous avons besoin d'une « nouvelle économie », fondée sur le sens de la mesure et le respect des autres et du monde qui nous entoure, sur l'épargne et la préservation, et non sur les excès et le gaspillage. Une économie basée sur le gaspillage est vouée de façon inhérente à la violence, et à la guerre, son produit dérivé. Nous avons besoin d'une économie pacifique.


Cet article a été publié, sous le titre  Thoughts on America , sur le site des revues Orion and Orion Afield, OrionOnline.org





Signes des temps

Home Superbe ensemble de cercles dans un champ de blé anglais

Source : Daily Mail, G.-B. ; Photo site web :

Une formation géométrique*, la plus magnifique, la plus complexe et la plus grande jamais vue, est apparue dans un champ de blé à Milk Hill, Alton Barnes, dans le Wiltshire, en Angleterre. Le dessin traditionnel, complexe et d'une géométrie parfaite, comprenait six branches de spirales, chacune rejoignant la suivante, et composées de treize cercles gradués, bordés à l'intérieur et à l'extérieur par trois autres cercles gradués plus petits. En tout, plus de 400 cercles de différentes tailles formaient ce vaste joyau de 240 m de diamètre.

Cette formation a été admirée aussi bien par des experts en la matière que par des profanes. Une personne, reconnue pour avoir tenté d'imiter des formations, a calculé qu'étant donné le nombre des cercles, dont les plus grands atteignent 22 m de diamètre, un mystificateur aurait dû créer un cercle toutes les trente secondes pour obtenir cette formation apparue en une nuit.



* Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 161-162  de janvier-février  2002 , page 23

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'un dessin original créé par un vaisseau spatial venu de Mars.


Home Crop circle de Milk Hill : résultat des analyses

Source : Eathfiles.com ;Unknowncoun-try.com

Les analyses scientifiques des échantillons de sol et de végétaux prélevés au sein des formations apparues dans des champs de céréales ont pour objet de déterminer si ces formations sont « authentiques » (c'est-à-dire réalisées par des moyens inconnus) ou s'il s'agit de canulars montés par des êtres humains. L'essentiel de ce travail d'analyse est effectué par le docteur W. C. Levengood, biophysicien du Michigan.

Le docteur Levengood a travaillé sur des échantillons de tiges de céréales provenant du crop circle de Milk Hill, une gigantesque formation de 240 mètres de diamètre, constituée de six branches et de plus de 400 cercles, découverte en Angleterre, en août dernier (voir photo). Selon ses observations, les excroissances nodulaires de ces tiges sont allongées et présentent des cavités d'expulsion, sortes de petits éclatements, au sein des nodules. De telles cavités ont été mises en évidence sur des tiges provenant d'autres formations, au cours des dernières années. Le docteur Levengood pense que le liquide cellulaire est chauffé par une mystérieuse énergie micro-onde, ce qui courbe les tiges, prouvant ainsi que ces formations n'ont pas été créées par quelqu'un qui se contenterait d'aplatir les tiges.

Le docteur W. C. Levengood a également remarqué que les échantillons de grains de blé provenant de la formation de Milk Hill présentaient une taille sensiblement réduite par rapport aux échantillons témoins, prélevés en dehors de la formation. Cependant, lorsque ces grains furent mis en germination, en laboratoire, suivant un protocole scientifique, ils présentèrent un taux de croissance de 111 % par rapport aux échantillons témoins. Le docteur Levengood a ainsi démontré que les petits éclatements dus à l'action des micro-ondes pouvaient favoriser la croissance des végétaux. En examinant les échantillons de sol prélevés à l'intérieur de la formation, il a également mis en évidence un taux plus élevé de matériau magnétique que dans les échantillons témoins. Il a également trouvé des concentrations inhabituelles de fer magnétique dans d'autres formations en Israël et en Europe, aussi bien qu'aux Etats-Unis.




Home Un ovni au Surinam

Source : Associated Press

Des douzaines de personnes ont rapporté avoir vu un ovni à proximité de la capitale du Surinam ( Amérique du Sud ), en octobre dernier. La police, l'armée et les contrôleurs aériens ont affirmé avoir enregistré des récits concernant un objet blanc lumineux qui s'est déplacé dans le ciel de long en large, à grande vitesse, pendant deux heures. Il y eut également des témoignages dans les banlieues sud de la ville, et plusieurs chaînes de télévision ont diffusé des vidéos d'ovnis.

Tony Comvalius, un officier de l'Air Force qui a vu l'ovni, a affirmé qu'aucun avion ne se trouvait dans les parages à ce moment-là, et a confirmé, de même que le service météorologique, qu'aucun ballon météo n'était en cause. « J'ignore ce dont il s'agissait, a-t-il déclaré, mais sans aucun doute possible ce n'était pas un objet volant que je connaisse. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet objet était un vaisseau spatial venant de Mars.


Home Des apparitions d'ovnis en Norvège

Source : Aftenposten , Norvège

A la fin du mois de septembre 2001, la police norvégienne s'est trouvée inondée de rapports à propos d'ovnis. Des lumières et des vaisseaux de tailles différentes ont été aperçus dans tout le Nord du pays. Une femme originaire de la ville de Bodo a affirmé qu'un petit objet volant a atterri sur sa pelouse avant de redécoller et de s'envoler au loin. A Mosjoenr, trois personnes ont raconté s'être cachées pour se protéger, à la vue d'un objet tournoyant, qui les survolait à basse altitude. Le chef de la police de Helgeland, Roar Togersen, a affirmé qu'il ne doutait pas que chacun des témoins avait vu quelque chose : « Une fois encore plusieurs témoins ont observé le même phénomène, au même moment », déclare-t-il. D'autres ont rapporté avoir vu de petits ballons très lumineux produisant un sifflement, ainsi que des objets plus grands et silencieux.


Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les objets aperçus étaient des vaisseaux martiens.


Home Ballet d'ovnis en Malaisie

Le 22 janvier 2001, plusieurs adultes et une trentaine d'enfants ont raconté qu'ils avaient vu six objets brillants accomplir des manœuvres inhabituelles au-dessus d'un orphelinat, à Gopeng, Perak, en Malaisie, Les objets volaient en dessinant des lignes verticales et horizontales, des cercles et des angles obtus. Ils se regroupaient parfois pour former des figures compactes, notamment des lettres, et ils émettaient une brillante lumière orange. Un des témoins adultes a qualifié le spectacle de « plus divertissant qu'intimidant ».




Home Un appel venant d'un ovni

Source : www.ufocenter.com

Un habitant de Valencia, en Californie, rentrait chez lui au milieu de la nuit le 6 février 2001, en écoutant un programme de radio concernant un site web sur les ovnis. En arrivant chez lui, il se connecta à Internet afin d'en apprendre davantage sur le site. Quelques instants plus tard, son téléphone sans fil sonna un coup bref. « Pour je ne sais trop quelle raison, a-t-il déclaré, je me levai pour regarder par la fenêtre de ma cuisine. » Il eut alors la surprise de voir un grand vaisseau spatial triangulaire volant lentement en direction de sa maison. L'objet était éclairé d'une vive lumière blanche à chaque angle et de deux lumières rouges sur la partie inférieure qui « semblait palpiter et émettre un bourdonnement ». Il sortit rapidement et regarda le vaisseau voler au-dessus de sa maison.





Home Des ovnis pour commémorer un anniversaire

Les habitants de Machesny Park, dans l'Illinois, aux Etats-Unis, ont raconté qu'ils avaient vu le 25 janvier 2001, dans la soirée, trois grands vaisseaux spatiaux triangulaire se déplacer à basse altitude et à vitesse lente au-dessus de la cité. Leur seul bruit était un bourdonnement persistant. Cette apparition s'est produite un peu plus d'un an après une autre apparition d'ovnis particulièrement remarquable dans l'Illinois. Cette nuit-là les policiers de quatre communes différentes avaient observé un vaisseau spatial de forme triangulaire volant à basse altitude au-dessus de la campagne. La description des objets volants aperçus au-dessus de Machesny Park est pratiquement identique à celle donnée par les policiers.




Home Jésus sauveur

Source : De Telegraaf, Pays-Bas

Il est maintenant établi, à la suite de la procédure habituelle du Vatican, que mère Teresa fut à l'origine de la guérison d'une Indienne âgée de trente ans en 1998. Cette femme fut guérie d'une grave tuberculose et d'une importante tumeur un an après la mort de mère Teresa, selon le porte-parole de la Commission de béatification et de canonisation du Vatican, dont la déclaration fut rapportée dans l'hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana.

Le 5 septembre 1998 (exactement un an après la mort de la religieuse) des sœurs infirmières appartenant au même ordre que mère Teresa posèrent un médaillon sur la poitrine de la malade (un médaillon qui avait été en contact avec le corps de mère Teresa). Le soir même la femme fut guérie. Les médecins ont indiqué que ni la tumeur ni la tuberculose n'ont réapparu.

Tous les cas de miracles éventuels doivent être soumis à une enquête et à l'approbation de la Commission de béatification avant qu'un candidat puisse être béatifié. La première phase de l'enquête concernant mère Teresa, prix Nobel de la Paix, est maintenant achevée (un rapport de 35 000 pages). Si les responsables du Vatican se déclarent satisfaits par la suite de la procédure, mère Teresa pourrait finalement être canonisée.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'Indienne a été guérie par le Maître Jésus.


Home Une Vierge miraculeuse en Grèce

Source : Eleftherotypia, Grèce

Une icône de la Vierge, dans l'église de Saint Nectarious, à Kipoupoli, une banlieue d'Athènes, en Grèce, a commencé à saigner le vendredi 16 mars 2001. La nouvelle s'est rapidement répandue et le père Chrisostomos Bakomitros a passé la plus grande partie du week-end au téléphone, afin de répondre aux nombreuses personnes demandant quelle direction prendre pour se rendre jusqu'à l'église encore inachevée. Pendant une semaine, plus de 10 000 visiteurs sont venus de toute la Grèce afin de voir la blessure sur le cou de l'icône.

Juste avant le début d'une messe de Carême, un vendredi soir, quelques paroissiens avaient observé des taches rouges sur le coffret de verre entourant l'icône. Le père Chrisostomos vit que celles-ci provenaient de l'icône elle-même. Le mot « miracle » s'est répandu dans la petite église et depuis elle est devenue un lieu de ferveur religieuse.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les taches rouges ont été manifestées par le Maître Jésus.


Home Un sauvetage miraculeux

Cette photographie d'une voiture accidentée est l'une de celles prises par un photographe professionnel de la police. Après avoir développé le film, cet officier aperçut une silhouette sur l'un des clichés. Pensant qu'il s'agissait d'un problème avec l'appareil ou avec la pellicule, il pratiqua des tests sur les deux, mais tout était en parfait état.

Les occupants de la voiture sont repartis à pied, sans une égratignure. Ils n'ont même pas été choqués  [De notre correspondant du Liban] 


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 161-162 de janvier-février 2002, page 24.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la silhouette sur la photographie est celle de Maitreya, qui a secouru les passagers de la voiture accidentée.


Home « Ceux qui cherchent des signes les trouveront. »

« Ceux qui cherchent des signes les trouveront. » [Maitreya, message n° 10, novembre 1977]

Ces dernières années, Partage international s'est fait l'écho d'un nombre croissant de miracles à travers le monde, en parallèle avec l'émergence imminente de Maitreya. Il a pu s'agir de représentations de la Vierge ou de Jésus versant des larmes, de statues hindoues qui boivent du lait, de messages écrits, découverts à l'intérieur de fruits ou de légumes, de croix de lumière, de sources curatives, de sauvetages attribués à des « anges », ainsi que de toutes sortes de miracles et de signes qui touchent les croyants mais également ceux qui ne se rattachent à aucune religion.

Depuis quelques temps, Partage international reçoit, en nombre croissant, des témoignages provenant du monde entier, se rapportant à des manifestations telles que des « cercles lumineux » et des « bénédictions de lumière » qui apparaissent sur des photographies.

Les bénédictions de lumière

Les « bénédictions de lumière » se caractérisent généralement par une colonne ou un tourbillon de lumière apparaissant sur une photographie après le développement. Ces motifs lumineux ne sont pas dus à des défauts du film ou à des accidents durant le processus de développement et, de plus, ils n'apparaissent que sur certaines épreuves et non pas sur l'ensemble du film concerné. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agit de bénédictions manifestées par Maitreya ou le Maître Jésus. Nous publions ici une courte sélection de photographies de bénédictions lumineuses* accompagnant les témoignages qui parviennent régulièrement à notre rédaction.

  • Acropole de Lindos, Rhodes (Grèce), photo de B. F, St Louis-Neuweg (France) 
  • Slovénie, avril 2000
  • Swami Ramakrishnananda (occulté par la lumière blanche) à  l'aéroport d'Adélaïde, en février 2001. Photographie envoyée par P. C., Burnside, Australie
  • Majorque, juin 2001, photo envoyée par R. H., Unterschleissheim (Allemagne)

Les cercles de lumière

Des photographies de cercles lumineux nous parviennent en très grand nombre de toutes les régions du monde. Ces cercles apparaissent soudain sur des bâtiments, des chaussées ou d'autres surfaces qui réfléchissent la lumière du soleil. La plupart du temps, ils cessent d'apparaître après quelques jours ou quelques semaines. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces signes miraculeux sont l'œuvre des Frères de l'Espace, qui travaillent en coopération avec Maitreya. Nous publions ici une courte sélection de photographies* qui nous sont adressées par nos lecteurs.

  • Worcester, Massachusetts (Etats-Unis), photo envoyée par A. K.
  • Trois photos prises à Edmonton, Alberta (Canada), en mai 2001 envoyées par T.L.
  • Moss (Norvège), mai 2001, photo envoyée par le Docteur A. D. L.
  • Trois photos prises à Munich (Allemagne), en juillet 2001, envoyées par A de B.
  • Guilford, Surrey (G.-B.) mai 2001, photo X. P.
  • Novo Mesto, Slovénie, photo envoyée par B. S.
  • Halifax, Nouvelle-Ecosse, juin 2001 de J. T.
  • Vernont (Etats-Unis) de J. D. R.
  • Ratisbonne, Bavière, Allemagne, juillet 2001, de D. M.
  • New-York, (Etats-Unis) de J. D. R.

Les cercles de lumière : un miracle pour tous

Depuis le mois d'avril 2001, des cercles de lumière apparaissent sur des immeubles de Novo Mesto, en Slovénie. Barbara Skoberne décrit ce phénomène.

De loin, je vis quelque chose qui brillait sur le mur d'une maison. En m'approchant, je me rendis compte qu'il s'agissait d'un cercle parfait de lumière, avec un léger X au milieu. Sur la maison d'à côté, il y avait deux cercles de lumière un peu plus clairs, et sur la maison suivante se trouvaient six cercles enchevêtrés comme sur le symbole des jeux olympiques. Sur un immeuble voisin, le mur entier était couvert de formes lumineuses. C'était très impressionnant, même stupéfiant.
Les jours suivants, j'en vis d'autres, y compris sur le toit d'un garage. Les cercles, plus ou moins lumineux, se combinent pour former des figures géométriques de différentes formes et de tailles variées. Les couleurs elles aussi varient, la plupart sont claires (un dégradé de blanc plus ou moins lumineux), mais j'en ai vu d'un jaune-orangé brillant, au point que le mur paraissait en flammes. Aux environs de Pâques 2001, on a découvert des cercles de lumière sur une trentaine de sites à Ljubljana, et depuis lors dans cinq autres villes de Slovénie. Lorsque je me trouve devant ces cercles, j'éprouve un sentiment de joie. De son côté, un ami ressent une paix profonde en leur présence.

Des gens venus voir des expositions de photos de ces cercles de lumière, ont parlé d'autres cercles qu'ils avaient vus. Ce phénomène nous concerne tous, indépendamment de notre religion ou de nos idéaux. C'est un miracle que tout le monde peut voir.

[1] Ces cercles lumineux sont-ils énergétisés par Maitreya ou par les Frères de l'Espace, et si tel est le cas, grâce à quel type d'énergie ? [2] Ces formes lumineuses ont-elles des propriétés curatives ?
Benjamin Creme répond : [1] Oui, par plusieurs types d'énergie. [2] Oui.


* Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 161-162 de janvier-février 2002, pages 17, 18, 19 et 20





Tendances

Home Suppressions de missiles

Source : New York Times, CNN, E.-U.

Les présidents Bush et Poutine, en s'engageant tous deux à réduire de manière importante leurs arsenaux nucléaires, ont fait un pas de plus vers la paix. Le premier a promis de faire passer en dix ans le nombre de ses têtes nucléaires de 7 000 actuellement à un chiffre oscillant entre 1 700 et 2 200 ; le second, de 6 000 à 2 000, mais tout en demandant la mise en place d'un contrôle fiable de la mise en œuvre de ces promesses.

Cependant, l'optimisme qu'a fait naître cette double initiative a été quelque peu troublé par la décision unilatérale du gouvernement américain de se retirer en juin 2002 du traité ABM de 1972  ( traité interdisant l'essai et le déploiement de missiles antibalistiques).

Les critiques sont venues de Chine et de Russie, mais aussi de l'intérieur. Non seulement de membres du parti démocrate, mais aussi du chef de la majorité au Sénat, Tom Daschle, qui fit part de ses préoccupations sur la manière dont elle pourrait affecter les relations de son pays avec les principales puissances, et surtout, déboucher sur la reprise de la course aux armements dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan.

 

 




Home Le commerce, chemin de la paix ?

Source : New York Times, Etats-Unis

Trois vastes accords commerciaux sont venus récemment montrer que la normalisation de relations difficiles entre certains pays pourrait suivre les voies de l'économie.

Le premier est le fait de Taiwan, qui a levé les restrictions qu'elle avait imposées depuis une cinquantaine d'années aux investissements directs en Chine. Des milliers d'entreprises avaient depuis quelques temps commencé à contourner ces dispositions législatives en créant dans des pays tiers des sociétés écrans leur permettant de prendre pied sur le continent. La situation difficile de l'économie taïwanaise n'est sans doute pas étrangère à cette évolution, dans la mesure où elle met dans une situation difficile le parti au pouvoir, le Parti progressiste démocratique. Quoi qu'il en soit, cette levée des restrictions crée une ouverture économique qui pourra peut-être servir de base à une amélioration des relations politiques entre les deux pays.

Autre accord commercial, celui entre le Vietnam et les Etats-Unis. Cet accord ramène de 40 à 4 % les tarifs douaniers américains sur les biens et services en provenance du Vietnam, et font sortir ce pays de son statut juridico-commercial de « pays défavorisé », ce qui lui ouvre de nouvelles perspectives économiques. En échange, le Vietnam s'engage à entreprendre une série de réformes, dont l'abaissement de ses tarifs douaniers et l'ouverture de ses entreprises à la concurrence internationale.

Enfin, une barrière de plus est tombée entre Cuba et les Etats-Unis lorsque ceux-ci ont laissé entrer dans l'île un navire chargé de viandes, de grains et de bois de charpente. Une cargaison de près de 30 millions de dollars destinée à regarnir des entrepôts vidés en décembre dernier par l'ouragan Michèle.

 

 




Home G. Brown, pour un plan Marshall en faveur des pays pauvres

Source : BBC News

Le chancelier de l'échiquier britannique, Gordon Brown a, devant les Communes, apporté son soutien au plan mis en place par les Nations unies, afin de doubler l'aide aux pays en développement. « La tragédie du 11 septembre a fait naître un nouveau sens des obligations que nous avons les uns envers les autres, et nous a fait prendre conscience de la nécessité d'instaurer une nouvelle donne entre les pays développés et les plus pauvres. » Une nouvelle donne inspirée du plan Marshall qui avait permis le redémarrage de l'Europe dévastée par la Seconde Guerre mondiale.

Ce plan a été élaboré sur la base d'un rapport remis l'an dernier à l'ONU par l'ancien président mexicain, E. Zedillo. Ce dernier, après avoir défini des objectifs précis pour combattre la pauvreté dans le monde et faire décoller économiquement les pays en développement, estime que pour les atteindre d'ici 2015, il suffirait de doubler l'aide actuelle de la communauté internationale, c'est-à-dire de l'augmenter de 50 milliards de dollars par an. Cela permettrait de diviser par deux la pauvreté sur la planète en 15 ans, de réduire des deux-tiers la mortalité infantile et d'assurer une scolarité de base à l'ensemble des enfants du monde.

G. Brown a appuyé, pour ce faire, la proposition de l'ONU de créer un fond spécial alimenté par un emprunt international, et s'est rendu aux Etats-Unis afin d'obtenir leur soutien : « Nous devons nous inspirer du plan Marshall qu'a lancé votre pays après la guerre pour guider notre action dans le monde de l'après-Guerre froide ; et pas seulement pour la reconstruction de l'Afghanistan, mais pour l'ensemble des pays en développement. Car cinquante ans après, si nous avons pris conscience de notre interdépendance, nous savons aussi que le fossé qui existe entre ce que la technologie nous permettrait de faire pour abolir la pauvreté, et la réalité, est immense : 110 millions d'enfants non scolarisés, 7 millions qui meurent par an de morts que l'on pourrait éviter, et un milliard de nos concitoyens dans la misère. »

Mais, a-t-il précisé, quel que soit l'accueil qui sera réservé à sa proposition, le gouvernement britannique est déterminé à être le fer de lance dans la lutte contre la pauvreté, en commençant par augmenter le pourcentage du revenu national que son pays consacre annuellement à l'aide aux pays pauvres. En retour, il attend des gouvernements de ceux-ci qu'ils poursuivent des politiques de stabilité, luttent contre la corruption et encouragent les investissements en s'ouvrant au commerce international.




Home L'Ukraine détruit ses derniers silos de missiles nucléaires

Source : New York Daily News, E.-U.

L'Ukraine a détruit ses derniers silos de missiles, tenant ainsi la promesse qu'elle avait faite de renoncer au nucléaire lorsqu'elle hérita, après la désagrégation de l'Union soviétique, d'un vaste arsenal nucléaire. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « l'Ukraine a ainsi confirmé son engagement à mener une politique de paix et de stabilité ».





Les priorités de Maitreya

Home Un appel à la guerre contre la pauvreté et la dégradation de l'environnement

Source : Source : Worldwatch Institute

Le monde doit mener une guerre mondiale contre la pauvreté et la dégradation de l'environnement, aussi énergique et bien financée que la guerre contre le terrorisme. C'est ce qu'affirme le rapport 2002 sur la situation mondiale, publié par le World watch Institute : un organisme de recherche établie à Washington (Etats-Unis).

« Dix ans après le sommet mondial de Rio, nous sommes encore loin de voir la fin de la marginalisation économique et environnementale dont souffrent des milliards d'individus, déclare Christopher Flavin, président de l'institut. Dans nombre de pays, le fossé qui sépare les riches et les pauvres s'élargit malgré la prospérité des années 1990, ce qui met en péril leur stabilité sociale et économique. Et les pressions sur les systèmes naturels du monde, depuis le réchauffement planétaire jusqu'à l'appauvrissement et la dégradation de ressources, telles que les réserves de pêche et d'eau potable, aggravent davantage la déstabilisation des sociétés. »

Ce numéro spécial du rapport sur l'état du monde met l'accent sur les thèmes concernés par le sommet mondial sur le développement durable, qui se tiendra en août/septembre 2002, à Johannesburg (Afrique du Sud), sous l'égide de l'ONU. Ce sommet apportera aux leaders mondiaux une chance historique de conclure un nouvel accord pour un monde économiquement, socialement et écologiquement durable, une chance qu'ils ne pourront pas se permettre de laisser passer. Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, affirme dans la préface du rapport que « nous devrions tous comprendre que nous sommes non seulement confrontés à des menaces communes, mais qu'il existe aussi des opportunités communes à saisir si nous voulons relever le défit en tant qu'une seule et même communauté humaine ».

Le rapport met en relief certaines avancées sociales et environnementales accomplies depuis le sommet mondial de Rio, comme la diminution de la mortalité consécutive à la pneumonie, à la diarrhée et à la tuberculose, ainsi que l'arrêt de la production des chorofluorocarbones (destructeurs de la couche d'ozone) par les pays industriels.

Mais beaucoup d'autres facteurs importants continuent de s'aggraver. Les décès dus au sida se sont multipliés par six au cours des années 1990 ; les émissions de dioxyde de carbone à effet de serre ont augmenté de plus de 9 % ; et 27 % des récifs coralliens sont gravement menacés, contre 10 % à l'époque du sommet de Rio.

Ce rapport 2002 sur l'état du monde met en exergue plusieurs obstacles qui, au cours des dix dernières années, ont freiné les progrès vers l'instauration d'un monde durable :

– La politique de l'environnement reste une priorité mineure : le nombre croissant de traités écologiques et autres initiatives souffrent d'engagements et de financements insuffisants. Le Programme pour l'environnement de l'ONU a dû se battre pour maintenir son budget annuel d'environ 100 millions de dollars. Pendant ce temps, les dépenses militaires engagées par les gouvernements s'élèvent à plus de deux milliards de dollars par jour.

– Les dépenses consacrées à l'aide étrangère stagnent. Malgré l'accroissement de plus de 30 % de la production économique depuis Rio, l'aide a considérablement diminué, chutant de 69 à 53 milliards entre 1992 et 2000.

– La dette du tiers monde s'aggrave. Malgré les engagements de Rio, la dette des pays en développement et en transition s'est accrue de 34 % depuis 1992, atteignant 2 500 milliards de dollars en 2000.

L'accroissement de l'aide financière et politique pour les programmes sociaux et environnementaux est nécessaire, mais non suffisante pour permettre la transition vers un monde durable. Les auteurs du rapport affirment que l'engagement d'autres grands acteurs internationaux, les organisations non gouvernementales (ONG) et le milieu des affaires, est également essentiel.

Depuis le sommet de Rio, les ONG ont pris l'habitude d'utiliser les nouveaux moyens de communication pour organiser des opérations transfrontalières. Aujourd'hui, plus de 24 000 ONG opèrent à l'échelon international. Au cours des années 1990, les ONG ont intéressé des millions de personnes à de grandes campagnes, y compris celles concernant le Protocole de Kyoto, relatif au changement climatique, la suppression des mines antipersonnel ou la création du Tribunal criminel international.

« L'Afrique du Sud est la preuve vivante du pouvoir des peuples, qui œuvrent ensemble pour amener des changements, déclare Gary Gardner, directeur de recherche. La fin de l'apartheid est le parfait exemple d'une transformation rapide pratiquement impossible à imaginer. »

Les auteurs du Rapport 2002 sur l'état du monde exposent les changements techniques et politiques nécessaires pour créer une économie durable. « Conduire le monde vers un régime socialement et économiquement durable est une tâche ardue, affirme Hilary French, directrice de projet. Mais l'Histoire montre que la coopération peut surmonter des obstacles paraissant insurmontables. Johannesburg nous aidera à déterminer si les nations sont capables de s'attaquer ensemble aux problèmes urgents, ou si nous resterons sur le chemin de la destruction, lequel conduit à la pauvreté, au déclin de l'environnement, au terrorisme et à la guerre. »




Home Un bénévole reçoit les honneurs de la Fondation pour l'eau

Source : Fondation internationale pour l'eau

La Fondation internationale pour l'eau fut créée en l'an 2000 par Ernst Frost, avec pour but de favoriser le partage des connaissances et des technologies nécessaires à l'exploitation des ressources en eau, ainsi que de développer des projets avec des pays en développement en matière d'approvisionnement en eau potable.

Wolfgang Buchner, travailleur bénévole, inventeur et enseignant, fut récompensé par le prix international Hundertwasser pour sa participation remarquable à des projets de développement de systèmes d'approvisionnement en eau dans des zones rurales d'Amérique latine.

Cet article est une version abrégée d'un discours du Dr Albert Göttle, président de l'Administration fédérale allemande des eaux, lors de la remise des prix, en juillet 2001.

A l'heure actuelle, à l'aube du troisième millénaire, environ 1,3 milliard de personnes manquent d'eau potable. En 2050, lorsque la population mondiale aura atteint onze milliards de personnes (elle est actuellement de six milliards), quatre milliards d'entre elles manqueront d'eau potable, l'un des besoins les plus fondamentaux de la vie. L'industrialisation croissante, l'agriculture intensive, les terres abandonnées par les agriculteurs qui migrent vers les villes et la pollution grandissante des rivières, des lacs et des nappes phréatiques rendent urgent le développement de réserves d'eau sur tous les continents, en particulier dans les pays en voie de développement.

L'eau (l'or de demain) est déjà une source de conflits au Moyen-Orient et des problèmes analogues menacent le nord et le sud de l'Afrique, l'Asie centrale et du sud, ainsi que l'Amérique latine. La forte augmentation de la population, l'expansion rapide de l'industrie et de la pollution automobile, ainsi que l'exploitation abusives des ressources naturelles, mettent en danger les ressources naturelles nécessaires à la vie et en particulier l'approvisionnement en eau. De grandes catastrophes naturelles telles que des inondations, des sécheresses et des épidémies, générées par les changements climatiques, deviennent totalement incontrôlables.

Ces problèmes sont déjà flagrants en Amérique latine. En Bolivie par exemple, la pénurie en eau potable est une des principales causes de maladies chroniques et de la forte mortalité infantile. L'eau disponible est la plupart du temps polluée : dans les zones rurales les gens puisent l'eau directement dans les rivières, les fossés et les étangs qui servent d'abreuvoirs aux animaux, et où sont déversées les eaux usées. Les températures tropicales transforment ce mélange en un dangereux foyer bactérien. Au début des années 1990, le choléra est réapparu en Amérique latine et il y sévit toujours.

Seul un approvisionnement en eau potable permettra de rompre ce cercle vicieux dans les zones rurales, mais peu de mesures ont été prises par les gouvernements.

Mais un nouvel espoir est né. Alors que dans sa jeunesse, il effectuait son service volontaire en Bolivie, Wolfgang Buchner fut frappé par les difficultés que traversait ce pays. Il s'installa là-bas afin d'aider les paysans à faire face à leurs problèmes d'eau. Débordant de projets, il construisit, au cours de ces vingt dernières années, 10 000 puits qui approvisionnent maintenant en eau potable au moins 200 000 personnes.

A l'aide de matériaux simples trouvés sur place, il inventa le « puits Buchner », dont le coût est d'environ six dollars par mètre de profondeur, y compris l'équipement de pompage. La plupart des gens des pays en voie de développement ont les moyens d'acquérir cette technologie simple qui peut être aisément utilisée dans d'autres pays.

De plus, en 1993, W. Buchner démarra ses propres écoles à San Julian et Puerto Rerez où, avec l'aide de l'Etat bolivien, il forme des jeunes gens et des chefs de famille aux techniques de forage de puits et d'approvisionnement en eau. Ils apprennent à travailler dans différents types de terrains en utilisant des techniques primitives, des pompes manuelles qu'ils fabriquent eux-mêmes ainsi que des réservoirs à eau, et également à édifier un système de « latrines sèches » qui permettent de protéger les nappes phréatiques des dangereuses infiltrations polluantes provenant des latrines traditionnelles.

Avec son système éducatif à effet « boule de neige », W. Buchner n'a pas seulement formé les formateurs, mais il a également créé des emplois pour un grand nombre de personnes qui assurent maintenant l'arrivée de l'eau dans les éviers des cuisines de leur entourage, grâce à ce qu'ils ont appris en observant leur « homme à tout faire » travailler dans leur maison. W. Buchner décrit sa technique comme suffisamment simple pour être copiée par tout le monde.





Home Le tabagisme fera plus de ravage que le sida

Source : Ceefax ; BBC-tv, Grande-Bretagne

Un rapport avertit qu'en 2020, dans les pays en développement, le tabac sera responsable d'un plus grand nombre de décès que le sida, avec 8,5 millions de morts par an, de maladies consécutives au fait de fumer. Selon ce rapport de l'Institut du Sussex pour l'étude du développement, c'est dans les pays riches que les décès en lien avec le tabagisme, posent actuellement un problème majeur, mais la situation se modifie au détriment des pays en développement, où la tentative visant à limiter la croissance du nombre de fumeurs est sapée par la pression du marché, de la publicité et du parrainage.

 

 




Home Le monde gagne la bataille contre la polio

Source : Ceefax ; BBC-tv, Grande-Bretagne

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l'éradication du virus de la polio dans toute la région de l'Ouest-Pacifique (soit 37 pays, depuis la Chine jusqu'en Nouvelle-Zélande), qui comprend 33 % de la population mondiale. C'est la deuxième région du monde après l'Amérique où la polio a été éradiquée, ce succès intervenant douze ans après que l'OMS ait annoncé qu'elle comptait éliminer ce fléau dans la monde entier d'ici à 2005.





Les enseignements de Maitreya

Home Cause et effet

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

La cause et l'effet peuvent être compris comme une expression essentielle de la loi spirituelle. Ceci jette une lumière nouvelle dans la mesure où nous identifions les causes et leurs effets correctement. Il est important ici de s'entraîner à en percevoir les lignes directrices. [Partage international sept. 1988]

L'énergie du Principe christique est une cause. Des individus qui marchent ensemble d'un même pas, qui parlent ensemble, qui travaillent ensemble en sont des effets. [oct. 1989]

La création est un processus automatique. Chaque « isme » découle d'un processus automatique. C'est un peu comme lorsqu'on lance une pierre dans l'eau, il s'ensuit automatiquement des rides à la surface. Chaque action engendre donc automatiquement des effets, rappelant au Soi qu'il n'est pas libre. Le voyage vers le salut commence dès que le Soi se met à chercher cette liberté. [mars 1990]

Les activités humaines conditionnées, appelées « karma », sont soumises aux lois de cause et d'effet. Maitreya affirme : « Si vous ne pratiquez pas le détachement dans vos activités, vous connaîtrez des obstacles, la stagnation et l'emprisonnement. La vie deviendra cyclique (c'est-à-dire répétitive) et restera liée aux lois de cause et d'effet. Vous ne connaîtrez ni paix, ni bonheur, ni liberté, ni salut. C'est pourquoi le détachement constitue une discipline si importante de la vie. » [mars 1991]

Maitreya affirme que lorsqu'on perturbe le déroulement normal de l'évolution auquel est soumise la création, cela perturbe également les éléments naturels. [juin 1991]

« Lorsque vous utilisez des armes de guerre de haute technologie pour détruire des maisons, des ponts, etc., et pour mettre fin à des vies innocentes, vous libérez une énergie de destruction. Cette même énergie affecte les éléments de la nature. » [juil./août 1991]

C'est à l'homme d'assumer la responsabilité de ses propres pensées, de ses propres paroles et de ses propres actes. C'est ainsi qu'il se développe spirituellement. [sept. 1988]

Ce qui est fait dans l'ignorance est automatiquement pardonné. Ce que l'on fait en étant conscient des conséquences est un pêché, si par nos actions nous nous enfermons volontairement dans les liens de la vie. [sept. 1989]

Plus vous devenez conscients des causes et des effets, plus vous pouvez prendre en charge votre propre destinée. Il est important d'engendrer des causes justes afin d'obtenir des effets justes. [avril 1989]

Comprendre que nous vivons dans un monde de causes et d'effets conduit à la conscience du Soi. [sept. 1988]

La seule façon d'aborder un problème de la vie, quel qu'il soit, est de comprendre comment il a pris naissance. Dès que vous connaissez son mécanisme, vous pouvez l'inverser. « Dès lors que vous connaissez sa naissance, vous pouvez connaître sa mort. »
Selon Maitreya, tout problème demande à être analysé dans la perspective du comment, du quand, du où, du pourquoi. C'est en abordant les problèmes de cette manière qu'on peut les résoudre. [septembre 1988]

Maitreya a déclaré : « Observez la situation du monde aujourd'hui. Au nom de la religion, de la politique et de la civilisation, tout le monde a été victime des idéologies. Cela vaut-il la peine de vivre cette sorte de vie ? Le monde a été pollué par les idéologies. Aussi le message est-il clair : si la race humaine ne suit pas le chemin de la justice, de la paix, du bonheur, de la grâce, alors la nature explosera. Si les êtres humains (ainsi que les nations et les pays) ne se respectent pas les uns les autres, les énergies qui incitent les nations et les pays à se battre, et qui vibrent intensément dans la nature, s'exprimeront sous forme de désastres majeurs, qui nous guettent aujourd'hui au coin de la rue. Vous serez témoins de tremblements de terre importants, d'inondations, d'éruptions volcaniques, d'explosions d'avions. »
Maitreya a déclaré : « Tout ce que vous voyez se produire actuellement dans le monde est entièrement le fait de l'homme. » [nov. 1990]

Maitreya a déclaré : « Si, par supercherie, vous avez contraint quelqu'un à se retirer, vous serez contraints de vous retirer de la même manière. »  [janv./fév. 1991]

Le Soi « vieillit » dans cet état de conditionnement connu comme la naissance et la mort. Au moment de la mort, le Soi se libère tout à coup du corps physique, ensuite du corps mental, et demeure une certaine forme du corps spirituel. Ce cycle de la naissance et de la mort se poursuit jusqu'à ce que le Seigneur lui-même « ouvre la porte du ciel ».
Maitreya dit : « Il n'existe pas de ciel dans le mental, l'esprit et le corps. Le ciel se trouve au-delà du mental, de l'esprit et du corps. Il se trouve dans l'Etre Suprême. »
Dans le contexte de cet enseignement de base, on peut comprendre que, dans la création, tout ce qui est prédestiné est, en réalité, préconditionné. (Maitreya fait ici référence à la grande loi du karma : les effets suivent invariablement les causes qui ont été mises en mouvement, et rien dans la création ne se trouve en dehors de cette loi.) [sept. 1990]

Maitreya affirme : « Travaillez ensemble et partagez. Si vous affamez vos voisins, le temps viendra où vous aurez à faire face à d'aussi graves problèmes. » [oct. 1990]





Faits et prévisions

Home La crise en Argentine : le pouvoir du peuple se fait sentir

par Carmen Font Source : Clarín, La Nación, Argentine

« L'« aura » de la démocratie va commencer à se développer dans toute l'Amérique latine. » [Maitreya, PI, novembre 1988]

« La conscience se développe maintenant chez les êtres humains dans le monde entier, si bien qu'ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres, alors que leur destin est d'être libres. Partout, les gouvernements devront écouter le peuple ». [Maitreya, Partage international septembre 1988]

Dans la nuit du 20 décembre 2001, les Argentins sont descendus dans la rue, afin de protester contre la manière dont les politiciens géraient la profonde récession économique qui accable le pays depuis plusieurs années. Depuis les années 1950, c'est la première fois que les citoyens, armés de casseroles (avec cette cacerolada, ou sérénade des casseroles, le peuple montre qu'il a faim), forçant un ministre des Finances, Domingo Cavallo, et un président, Fernando de la Rúa, à démissionner.

Les manifestations ont débuté à Buenos Aires, alors que des gens se penchaient à leurs fenêtres et faisaient s'entrechoquer des casseroles. Le son s'est répercuté dans le voisinage, et les premiers groupes se sont formés aux coins des rues. Ces rassemblements spontanés se sont rapidement multipliés, un appel à tous ayant été lancé sur les ondes et sur Internet : « Rendez-vous tous chez Cavallo ! » En moins d'une heure, des milliers de citoyens s'étaient assemblés devant la résidence de D. Cavallo. Mais la foule a également congestionné d'autres quartiers de Buenos Aires, exprimant les mêmes protestations, et des supermarchés ont été pillés dans un geste de désespoir. La nuit même, D. Cavallo s'est trouvé forcé de démissionner, suivi le lendemain par le président de la Rúa (du parti radical). Ensuite, la mobilisation sociale a fait se succéder cinq présidents en l'espace d'une quinzaine de jours.

Le message des casseroles était clair : « Nous ne voulons pas que les politiciens réduisent nos salaires », comme l'exprimait un Argentin sur Internet en appelant ses concitoyens à protester. « Nous voulons que les administrations nationales, provinciales et locales soient réduites de 50 %. Nous ne voulons plus de politiciens avides de pouvoir, qui se préoccupent plus de gagner les élections que de résoudre des problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés. Nous voulons que ces politiciens sachent que nous n'accepterons plus leur irresponsabilité plus longtemps. » Des messages de cette sorte ont débordé le secteur politique, pour incriminer les pouvoirs judiciaires et les grosses entreprises.

L'inquiétude de la population n'était pas sans fondement, puisque le système économique et financier de l'Argentine était sur le point de s'effondrer. Les mesures prises par D. Cavallo avaient conduit au blocage de l'épargne des classes moyennes et inférieures. La réserve de 25,6 milliards de dollars qui, en janvier 2001, soutenait la convertibilité du peso en dollar, était réduite à 14,6 milliards fin décembre. Onze milliards de dollars avaient ainsi disparu. Avant d'en arriver là, les grandes entreprises argentines avaient retiré la plupart de leurs dépôts. Ce qui amena D. Cavallo à interdire aux citoyens de retirer plus de 250 pesos (soit 250 dollars) par semaine à leur banque. Selon le journaliste argentin Joaquin Morales : « Les Américains, au cours de la dépression des années 1930, ont perdu 20 % de leurs dépôts sur une période de deux ou trois ans. Nous, les Argentins, avons perdu 24 % en six mois.

Cette crise a connu des répercussions dans toutes les couches de la société, et s'est traduite par la réduction des offres d'emploi, des salaires et des retraites, et de nombreuses familles ont manqué de nourriture. Le chômage a triplé entre 1991 et 1995, avec un taux actuel de 20 %, l'Argentine ayant 37 millions d'habitants. Un Argentin sur trois est sans travail. Plus de cinq millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Selon le rapport du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) sur la démocratie en Argentine, l'appauvrissement de la société argentine s'est fortement accrue au cours des quatre dernières années. La dette extérieure est à la base des nombreux problèmes économiques de ce pays : l'Argentine doit 132 milliards de dollars au FMI. Le nouveau gouvernement péroniste d'Eduardo Duhalte a ordonné l'interruption des remboursements pour pouvoir financer d'urgence un ensemble de réformes économiques destinées à éviter l'effondrement du pays. E. Duhalte a déclaré que l'Argentine était dans l'incapacité de rembourser sa dette extérieure, et qu'elle interrompait donc ses règlements.

Le gouvernement argentin avait appliqué des mesures d'austérité draconiennes ces derniers mois, mais sans atteindre le déficit zéro exigé par le FMI. En décembre, le FMI avait alors suspendu le versement d'un crédit de 1,3 milliard de dollars. Selon l'agence internationale de notation Fitch, la défaillance de l'Argentine est la plus importante jamais enregistrée pour un pays débiteur. Le nouveau gouvernement a dévalué le peso (maintenu à parité avec le dollar américain depuis dix ans ) de 28,5 %, dans l'espoir d'accroître les exportations et de réduire l'inflation.

La société argentine, qui vit dans un pays doté d'abondantes richesses naturelles, envisage les nouveaux développements avec un mélange d'espoir et de scepticisme, guettant avec intérêt les nouvelles mobilisations sociales, pour éviter que son avenir ne glisse entre des mains étrangères ou corrompues. De l'avis d'un dignitaire de l'Eglise catholique d'Argentine : « Eduardo Duhalde a débuté son mandat du bon pied, parce qu'il a modifié l'orientation de la politique économique. Il favorise la production et l'emploi au niveau national, au lieu de continuer à opter pour une politique d'ouverture aveugle et d'ajustements permanents, qui signifie souvent un transfert des ressources du peuple vers l'Etat, et même vers l'étranger. »




Home Le déclin économique se poursuit au Japon et aux Etats-Unis

Source : The Japan Times, Japon

« Lorsque cette nouvelle énergie touchera le marché boursier, les forces de l'avidité commenceront à refluer. Les personnes qui consacrent une large part de leur vie à entretenir le système et à en tirer profit, verront disparaître leur intérêt pour ce système et tout ce qu'il représente. Lorsque l'énergie qui maintient ce système s'épuisera, la Bourse commencera à s'effondrer. » [PI, mars 1990]

Les deux plus grandes économies mondiales, les Etats-Unis et le Japon, sont toujours dans la tourmente. Bien que certains économistes annoncent les signes d'un rétablissement de l'économie américaine, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a déclaré que « des risques majeurs persistent à court terme ». Tout comme en l'an 2000, les trois principaux indices boursiers américains ont terminé l'année en baisse – cette double baisse consécutive est la première depuis la crise de 1973-1974. Après avoir concédé 39 % en 2000, l'indice Nasdaq des valeurs technologiques a de nouveau perdu 21 % en 2001. L'indice Standard & Poor 500, qui avait chuté de 10 % en 2000, a encore reculé de 13 % en 2001. L'indice Dow Jones, qui accusait une perte de 6 % en 2000, a également subi un retrait de 7 % l'an dernier. Les pertes d'emplois en 2001 sont les plus importantes depuis neuf ans, en partie du fait des événements du 11 septembre – jugés responsables de la disparition de 1,6 millions d'emplois en 2001.

Au Japon, la fin de l'année n'a pas apporté de répit à la détérioration de l'économie. En fait, le pessimisme se reflète sur divers fronts. Plusieurs indicateurs clés de la bourse de Tokyo ont connu un déclin brutal, l'indice Nikkéi terminant l'année à 10 543 points, rejoignant ainsi son niveau de 1983.

Le taux de chômage a atteint le record de 5,4 % l'an passé. La baisse des revenus se poursuit. Le moral des entreprises reste bas. Les faillites et les dépôts de bilan augmentent. Face à ces difficultés et aux problèmes récurrents des systèmes bancaires, les trois principales agences de cotation ont diminué la note du pays. Le Japon est au coude à coude avec l'Italie dans le classement des plus mauvais débiteurs parmi les principaux pays industrialisés. La dette publique du Japon atteint 140 % du produit intérieur brut.

La confiance des consommateurs est au plus bas. Les sondages montrent que 72 % d'entre eux craignent une perte d'emploi pour eux ou un autre membre de leur famille au cours de l'année à venir. Et pour 67 % d'entre eux, la situation économique devrait continuer à se détériorer. La récession et l'insécurité économique ont amené les Japonais à réduire sensiblement leurs dépenses et leurs emprunts, malgré la faiblesse des taux d'intérêt.




Home La chute de la Bourse japonaise

Source : The Nihon Keizai, Japon

En commentant la crise financière de plus en plus aiguë qui sévit au Japon, Yoshifumi Nishikawa, président de la Sumitomo Mitsui Banking Corporation, a fait la déclaration suivante : « Les banques ont perdu pratiquement toute la richesse qu'elles avaient amassée au cours des cinquante cinq années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. L'accroissement des créances douteuses et la chute vertigineuse des cours boursiers nous ont conduits à une situation très grave. »




Home Chute des principaux indices boursiers en 2001

Les opérateurs financiers considèrent que
les performances des principaux marchés boursiers en 2001 ont été les plus médiocres depuis 25 ans :

- Hang Seng (Hong Kong) : baisse de 24 %

- Nikkei (Japon) : baisse de 24 %

- Straits Times (Singapour) : baisse de 15,75 %

- FTSE (Royaume-Uni) : baisse de 16 %

- Nasdaq (Etats-Unis) : baisse de 21 %

- Dow Jones (Etats-Unis) : baisse de 7 %

- Standard & Poor (Etats-Unis) : baisse de 13 %.




Home Plus de 160 pays contre le réchauffement planétaire

Source : The Washington Post, E.-U.

« Maitreya lui-même a dit que la sauvegarde de l'environnement devait devenir la première priorité de tous, jeunes et vieux. » [B. Creme, The Great Approach. p. 124]

Les représentants de plus de 160 pays, à l'exclusion des Etats-Unis, se sont accordés pour signer un traité sur le contrôle du climat, fixant des obligatoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce traité obligerait environ 40 pays industrialisés à réduire, d'ici 2012, leurs émissions de dioxyde de carbone ainsi que d'autres gaz à effet de serre, à un niveau de 5,2 % en dessous de celui de 1990. Les gouvernements d'au moins 55 pays responsables de 55 % des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale doivent ratifier le traité avant qu'il ne prenne effet.

« Ceci est le seul traité international sur le réchauffement planétaire qui vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone, déclare Jennifer L. Morgan du WWF (World Wildlife Fund). Il envoie un puissant message à tous les craintifs et les indécis de la politique et des affaires afin qu'ils abordent le problème du réchauffement de la planète. »

Les Etats-Unis, les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, se sont opposés au traité, arguant qu'il nuirait à leur économie. Certains pays en voie de développement, dont l'Inde et la Chine, seraient dispensés de l'obligation d'atteindre les objectifs.

Les réductions obligatoires définies par le traité pénaliseraient lourdement les pays très industrialisés. En effet, ces derniers utilisent de grandes quantités de charbon et autres combustibles fossiles pour leur industrie et leur production d'énergie. Les pays qui n'atteindraient pas leurs objectifs seraient sanctionnés par une augmentation de leurs objectifs ultérieurs.

Selon ce traité, les pays auront la possibilité d'acheter du carbone à crédit sur un marché financier international, en provenance de pays ayant des taux d'émission de gaz bas, ou de réduire leurs objectifs en développant les forêts et les terres agricoles qui absorbent le dioxyde de carbone.





Citation

Home Extrait du message n° 131

par Maitreya

« Je viens vous montrer, mes amis, que l'ère des séparations se termine,
le temps des divisions s'achève. Dès maintenant, mes amis, mes frères,
vous serez témoins d'une plus grande détente dans le climat du monde :
une douce atmosphère d'espoir s'inscrira dans les affaires des hommes,
un nouvel appel à la justice s'élévera de toutes parts et, au sein de cette
clameur, vous me trouverez. »





Courrier des lecteurs

Home Voir, c'est croire

Le 27 octobre 2001, au cours de la conférence que Benjamin Creme a donnée à Munich, il m'est arrivé une chose à la fois merveilleuse et troublante.

Pendant la bénédiction, au début de la conférence, j'étais assise au premier rang, les yeux clos. Ma mère était sur l'estrade, à côté de Benjamin Creme, et lisait des messages de Maitreya. Je me sentais très heureuse et détendue. Soudain, j'eus l'impression qu'un homme coiffé d'un turban blanc avait pris la place de ma mère. Il avait l'air très bienveillant et je ressentis de la joie. Cependant, cette image disparut très vite et je n'y pensai plus.

Durant la pause, tandis que je consultais le livre des Messages de Maitreya, je découvris la photographie d'un homme coiffé d'un turban blanc. Il me rappela aussitôt l'image apparue dans mon esprit. Je lus qu'il s'agissait de la photographie de Maitreya à Nairobi. A présent, je me demande s'il y a réellement un rapport entre cette photographie et l'homme dont la vision m'est apparue pendant la bénédiction.

Maitreya était-il réellement sur l'estrade ? Sinon, de quoi s'agissait-il ?

C. R., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette personne a vu l'adombrement de Benjamin Creme par Maitreya. La photographie d'un événement similaire a été publiée dans le numéro de décembre 2001 de Partage international.


Home Voir pour croire

Cher Monsieur,

En lisant le courrier des lecteurs chaque mois, je me suis toujours demandée pourquoi les gens ne regardent pas la personne rencontrée dans les yeux, en lui posant tout simplement la question : « Etes-vous Maitreya ? » Cependant, depuis un incident qui m'est arrivé en 1997, je comprends mieux les témoignages qui paraissent dans votre revue.

Un soir où je me trouvais seule chez un ami, on sonna à la porte. Je m'apprêtais à aller ouvrir, mais dès que je commençai à bouger, un brin de poussière me pénétra dans l'œil, et se glissa sous ma lentille de contact, ce qui me fit aussitôt pleurer. Lorsque j'ouvris la porte, je vis un Noir qui se tenait un peu en retrait sur le porche. Il me demanda si j'étais la reine des lieux. Amusée par cette expression, je lui dis que le propriétaire était sorti. L'homme m'expliqua alors qu'il faisait une collecte pour un abri destiné aux sans-logis. Je lui donnai un peu d'argent et nous parlâmes de ses possibilités de trouver un emploi.

Deux choses se produisaient simultanément : mon œil me faisait mal et coulait affreusement, ce qui accaparait une bonne partie de mon attention. Mais, en même temps, j'enregistrais l'allure, les paroles et la manière d'être de ce jeune homme et j'étais étonnée de voir combien il paraissait soigné, chaleureux, « rayonnant » pour un sans logis. Au fond de moi, j'étais presque certaine qu'il s'agissait d'une rencontre avec Maitreya et cette impression demeura en moi pendant toute la durée de cette rencontre. Cependant je ne lui ai posé aucune question à ce sujet. Mon œil retrouva son état normal peu de temps après son départ.

Tout ceci est resté gravé dans ma mémoire et a eu sur moi un effet très puissant et très positif. Pourriez-vous me dire si c'était une visite de Maitreya ou seulement celle d'un charmant jeune homme ?

S. S., Denver, Colorado, Etats-Unis 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le jeune homme noir était Maitreya.


Home Auriez-vous du feu ?

Cher Monsieur,

Dans le courant de l'été 2001, une jeune femme sonna à notre porte et, via l'interphone, me demanda du feu. Je descendis avec une boîte d'allumettes. Elle se montra très reconnaissante, me remercia et alluma sa cigarette. Elle me demanda le nom de la rue et nous échangeâmes quelques paroles. Avant de me dire au revoir, elle bénit notre maison d'une façon qui m'impressionna énormément. Cette impression profonde est toujours présente dans mon cœur et dans mon esprit.

Pouvez-vous m'indiquer qui était cette femme ?

J. M., Wels, Autriche

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette jeune femme était Maitreya.


Home Un sage érudit

Cher Monsieur,

En octobre 1980, je me trouvai à Philadelphie pour un projet d'études, lorsqu'à la sortie d'une église je vis un homme assis sur les marches. Agé apparemment d'une trentaine d'années, il était grand, il avait les yeux et les cheveux foncés et il portait une longue robe noire qui lui recouvrait même la tête, le protégeant ainsi du froid et du vent.

J'eus tout d'abord l'impression qu'il s'agissait d'un sage érudit à l'allure distinguée, pas du tout à sa place dans la rue. Mais apparemment ce n'était pas le cas. Il me dit que personne ne lui avait rien donné depuis trois jours et lorsque je lui remis un peu d'argent, il me remercia avec un sourire et une sincérité qui me réchauffèrent le cœur.

Son attitude était très amicale et son visage n'exprimait rien du désespoir, de la détresse ou de la timidité que l'on rencontre habituellement chez les sans-logis. Au contraire, il y avait en lui une confiance et une noblesse indéfinissables qui, ajoutées à son apparence si raffinée et si soignée, rendaient peu crédible l'idée qu'il puisse s'agir simplement d'un sans-logis ordinaire.

Plus tard, m'étant éloignée avec des amis, je ressentis le besoin de faire demi-tour et je le retrouvai toujours assis au même endroit, penché en avant, la tête baissée, regardant attentivement derrière lui.

Ressentant sa forte présence de loin et me sentant étrangement liée à lui, j'étais submergée par le sentiment inexplicable que nous nous connaissions. Je ne pouvais écarter l'idée que cet étranger, qui avait quelque chose de familier, n'était pas un vrai mendiant et j'avais le cœur serré de devoir le quitter.

S. K., Virginie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le sage érudit était Maitreya.


Home L'image d'un diamant

Le 18 octobre 1996, je me rendis à la fameuse église de Copper Ridge, à Knox-ville, dans le Tennessee  [ voir Partage international, juillet/août 1996 ] avec quelques membres de ma famille. Je pris des photos. Au développement, je découvris sur l'une d'elles une figure en forme de diamant, bizarrement opaque et asymétrique, là où je m'attendais à voir une grande croix de lumière. Au moment où la photo fut prise, aucun objet concret ressemblant à cette image n'était visible à l'intérieur ni à l'extérieur de l'église.

Après m'être demandé pendant quelque temps avec perplexité ce que cela pouvait bien être ou symboliser, je reste toujours intriguée, n'ayant trouvé aucune réponse satisfaisante.

S. K., Virginie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la figure avait été matérialisée sur le négatif par le Maître Jésus.


Home Rencontre avec un Indien

Cher Monsieur,

En novembre 1997, je fis un voyage de douze heures pour assister à la conférence de Benjamin Creme à Atlanta, en Géorgie. En arrivant à la frontière entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, je fus soudain submergée de fatigue et je dus m'arrêter pour la nuit, une heure seulement avant la destination prévue.

Il n'y avait rien d'autre qu'un restaurant Denny. J'y entrai et allai m'asseoir au comptoir. Au bout de quelques minutes, j'eus conscience de retrouver mon énergie. Près de moi était assis un homme qui avait beaucoup d'allure. Une lumière blanche semblait émaner de sa personne. Il avait la peau foncée, des cheveux blancs, coupés courts, et il était coiffé d'un chapeau de feutre à larges bords. Ce chapeau portait de nombreuses inscriptions, qui laissaient supposer une origine indienne.

Nous entamâmes une conversation qui se prolongea pendant une heure, sur la condition difficile des Indiens. Il me dit combien il lui paraîtrait souhaitable que la compétition et la réglementation soient remplacées par le respect des différences et le partage. Tandis qu'il parlait, j'avais l'impression que mon centre ajna était ouvert et que mon corps était rempli de lumière. Tout le monde rayonnait derrière le comptoir.

Je lui serrai la main, en lui disant combien j'avais apprécié notre conversation, et j'allai réserver une chambre dans l'hôtel. Environ vingt minutes plus tard, alors que je déchargeais mes bagages, je le vis arriver dans un camion d'un bleu étincelant. Il me demanda : « Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ? » Je déclinai son offre mais j'étais si émue par sa présence que je lui demandai s'il accepterait un cadeau de ma part. Je lui donnai de l'encens tibétain. Il me dit n'en avoir jamais vu auparavant, et il accepta avec joie. Il me proposa alors de me joindre à lui et à ses amis pour une cérémonie de tambour au printemps et il me laissa son numéro de téléphone.

A mon retour d'Atlanta, je m'arrêtai dans le restaurant pour demander si quelqu'un l'avait revu. Je lui téléphonai, mais le numéro était incorrect. Cependant le restaurant était toujours imprégné de son rayonnement et je me sentais réconfortée en prononçant silencieusement son nom.

Cet homme était-il Maitreya ? Si oui, que penser de sa suggestion d'assister à une cérémonie de tambour ? Cela faisait-il seulement partie de la mise en scène ?

K. M., Virginie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya. Aucune « cérémonie de tambour » n'était prévue, cela faisait effectivement partie de la mise en scène.


Home Musique sacrée

Cher Monsieur,

Un jour de novembre 1997, dans la ville où j'habite, j'étais sorti pour acheter un livre lorsque je remarquai un musicien de rue assis sur le sol. Lorsque je passai auprès de lui, nos regards se rencontrèrent l'espace d'un instant et je me sentis ému.

Aussitôt après, il me vint à l'esprit que cet homme était peut-être Maitreya. Plus tard, je passai à nouveau par-là et je mis de l'argent dans la tasse en plastique qui se trouvait devant lui. Il chantait en s'accompagnant à la guitare. Il hocha la tête en signe de remerciement et nos regards se croisèrent à nouveau. Je lui souris et lui fis un signe rapide de la main. Puis, je poursuivis ma route. Ce musicien était noir, il portait une casquette noire et il semblait âgé d'une quarantaine d'années. Il était assis sur une couverture brune, sur laquelle il avait posé ses disques compacts et sa tasse de plastique. Depuis ce jour, je ne cesse de penser à cette rencontre.

[1] S'agissait-il de Maitreya ? [2] Si oui, y avait-il une signification plus profonde, qui m'était destinée personnellement, dans ce chant et cette musique ? [3] Une expérience de ce genre constitue-t-elle pour celui qui la fait une forme d'initiation, ou une occasion d'améliorer ses facultés personnelles ? Ou s'agit-il d'autre chose ?

G. S., Erkelenz, Allemagne

1] Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya. [2] Non. [3] Non. Ce sont de simples expériences, qu'il est intéressant de relater dans la revue Partage international.


Home Rencontre dans le métro

Cher Monsieur,

Voici ce qui m'est arrivé le 4 décembre 1997, dans la soirée, lorsque je pris le métro pour rentrer chez moi. A la station Oberkampf, je rejoignis le quai juste au moment où une rame arrivait. De loin, je vis descendre un homme blond de grande taille. Il était vêtu d'une veste et d'un pantalon noir qui lui couvrait à peine les chevilles. Il ne portait apparemment pas de chaussettes mais seulement des mocassins noirs. Ceci était plutôt surprenant car la température ne dépassait pas zéro, mais il ne semblait nullement avoir froid. Soudain, il se mit à courir pour rejoindre l'autre ligne de la station, en levant les pieds très hauts en arrière. Juste à ce moment-là, un Noir passa près de moi. Il était mince, vêtu très simplement, de façon un peu démodée, et il courait de la même façon que l'homme blond, comme s'il voulait le rattraper.

J'atteignis finalement mon quai et je vis l'homme blond et le Noir en train de parler comme s'ils se connaissaient déjà. En passant auprès d'eux, je pus voir que l'homme blond ne portait effectivement pas de chaussettes et je constatai que la peau blanche de ses pieds semblait émaner de la lumière.

J'allai jusqu'à l'extrémité du quai et je pris une cigarette. Quelques minutes plus tard, je jetai un regard derrière moi. Je vis que le Noir me regardait avec insistance. Il se mit à marcher dans ma direction en faisant délibérément du bruit avec les talons de ses chaussures comme s'il souhaitait m'avertir de son arrivée. Il me demanda une cigarette et je lui en donnai une. Il avait de beaux yeux foncés de forme arrondie. Il me demanda si j'étais étudiant et je lui répondis que je travaillais dans les téléphones mobiles. Le métro arriva et nous y prîmes place. Sa présence m'intriguait sans me perturber cependant. Il avait une voix amicale et il me posa des questions sur les téléphones mobiles.

Je voulais lui parler de l'émergence de Maitreya, mais ses nombreuses questions m'en empêchèrent. Cependant, en considérant son visage, son apparence, son regard profond et son allure générale, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il s'agissait peut-être du Maître Jésus. Il continua à me questionner. Il me demanda ce que j'avais fait auparavant. Je lui répondis que j'avais fait des études cinématographiques et il me demanda si j'avais déjà réalisé un film. Je lui répondis que non. Il me dit qu'il souhaitait vivement que je puisse le faire. Je lui demandai à mon tour ce qu'il faisait. Il me répondit qu'il étudiait la philosophie, qu'il était en cinquième année et préparait un doctorat. Puis, il recommença à me poser des questions sur les films que j'aimais. Je lui dis que j'avais vu récemment « Sept ans au Tibet ». Nous arrivâmes alors à la station Voltaire et il descendit en me disant au revoir.

Pourriez-vous me donner quelques informations sur ces deux hommes ?

Y. D., Paris, France

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme blond était Maitreya et que le jeune homme noir était effectivement le Maître Jésus.


Home Oiseau du matin

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, lors de mon jogging habituel avant l'aube, je tournai au coin d'un immeuble, dans un quartier résidentiel, et je levai les yeux vers le ciel. Le soleil devait se lever environ trente minutes plus tard et le ciel brillait. Juste au-dessus de moi, je vis un grand nuage du genre cirrus, mais pas n'importe quel nuage.

Je m'arrêtai net. Le nuage avait la forme parfaite d'un cardinal. Lorsque je dis que la forme était parfaite, je veux dire que ce n'était pas un de ces nuages dans lesquels on peut deviner une forme avec un peu d'imagination. L'oiseau était parfaitement dessiné, sans rien de superflu autour. Emerveillé, j'envisageai un instant de retourner chez moi pour prendre mon appareil photo. Finalement, je repris mon jogging, tout imprégné de cette vision. Je me suis souvent demandé si elle avait un lien avec Maitreya.

D. H., Modesto, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'oiseau a été matérialisé par le Maître Jésus.


Home Bénédiction d'anniversaire

Cher Monsieur,

Cette photographie a été prise le 20 août 2000, lors de la cérémonie du 50e anniversaire de l'association pour la réalisation du Soi, au Lake Srine Temple. Le rayon de lumière frappe directement le centre d'un Mandala dessiné à la craie sur l'escalier de béton conduisant au temple principal. S'agissait-il d'une bénédiction de Maitreya ?

F. F., Los Angeles, Etats-Unis


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 161-162 de janvier-février 2002, page 31.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le rayon de lumière est une bénédiction de Maitreya.


Home Verrou de sûreté

Cher Monsieur,

En 1977, dans le courant de l’été, dans la zone désertique autour de Los Angeles, en Californie, j’ai vécu une expérience qui a changé pour toujours ma vie et ma manière de penser.

Je roulais sur une route à deux voies et je me trouvais derrière un énorme camion. Alors que je m’apprêtai à le doubler, le volant de ma petite voiture de sport se bloqua. Il ne voulait plus bouger. Un instant plus tard un autre camion arriva en sens inverse.

Le volant fonctionna à nouveau parfaitement lorsque je me garai sur le bas-côté de la route, effondré par ce qui venait de se passer.

R. M., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’est le Maître Jésus qui a verrouillé le volant.



Interviews

Home Grandir auprès de swami Premananda

Interview de Bala Murugan par Jacques van den Berg

« Ma mission est toute ma vie. Rien d'autre ne m'intéresse. Je veux seulement guider et élever l'humanité et montrer l'amour de Dieu au plus grand nombre possible de personnes. Je n'ai aucun souhait ni projet personnel. J'accomplis la volonté du Divin en chaque occasion. Les raisons de ma naissance dans ce monde pour y remplir cette mission sont ma compassion et mon immense amour de l'humanité. » Swami Premananda

Bala Murugan, adopté dès son jeune âge par swami Premananda, est maintenant un jeune homme qui vit aux Pays-Bas. Il a été interviewé pour Partage international par Jacques van den Berg.

Swami Premananda est un Avatar vivant au sud de l'Inde. Dans les écritures hindoues, Avatar signifie descente en incarnation de la Divinité. Son enseignement n'est autre que sa vie elle-même – ceux qui le connaissent sont impressionnés par son service constant, désintéressé, à l'égard de l'humanité. Il se soucie toujours des autres et essaie de les aider, qu'il s'agisse d'enfants ou d'hommes politiques, d'hommes de sciences ou d'illettrés – il approche chacun de la même manière et tous ceux qui lui exposent leurs problèmes font l'expérience de sa compassion et de son attention sincère.

Son ashram (centre spirituel), près de Trichy, au sud de l'Inde, sert de foyer à environ cinq cents enfants, de toute évidence heureux, qui pour la plupart ont connu une vie extrêmement misérable avant d'arriver là. Il s'agit souvent d'enfants dont les parents étaient trop pauvres pour les nourrir. La plupart ne pouvaient fréquenter l'école et certains devaient travailler douze heures par jour, ou même davantage, pour un salaire de misère. Dans l'ashram, les enfants ne manquent de rien : ils ont trois repas par jour, des vêtements, ils bénéficient de soins médicaux, ils vont en classe et peuvent pratiquer différents sports ou développer leur créativité et leur spiritualité.

En novembre 1994, swami Premananda a été arrêté à la suite d'une série de fausses accusations destinées à le discréditer. Son procès fut truqué : des jeunes femmes subirent des pressions et même des violences physiques pour les forcer à de fausses dépositions contre lui ; des échantillons d'ADN furent falsifiés et les témoignages soutenant son innocence furent ignorés par la Cour. Il fut déclaré coupable et mis en prison où il se trouve toujours. Imperturbable, il continue cependant à servir les autres : il répond aux lettres de milliers de personnes qui sollicitent son aide ou ses conseils et, depuis sa cellule, il continue à diriger son ashram. Il soutient également les autres prisonniers, qui sont nombreux à lui demander eux aussi conseil et aide. En dépit des privations de la vie en prison, il rayonne toujours d'amour et de contentement et son large sourire demeure célèbre.

Bala Murugan se souvient

Bala Murugan est né au Sri Lanka, dans une famille très pauvre. A la mort de son père, sa mère n'avait aucune ressource pour élever ses enfants, et son fils et ses deux filles furent conduits dans un ashram appartenant à un saddhu (un saint homme). Bala avait alors environ quatre ans. Il en a maintenant probablement vingt-six, mais il ne connaît pas la date exacte de sa naissance.

Un jour le jeune Premananda, âgé alors d'une vingtaine d'années, visita l'ashram et le saddhu lui demanda d'accepter de prendre en charge quelques-uns des enfants. Lorsque Premananda lui demanda quand cette tâche lui serait confiée, le saddhu répondit qu'au moment de sa mort il se rendrait dans la salle des pujas de swami Premananda sous la forme d'un chien et qu'il aboierait. Lorsque l'événement prédit se réalisa, Swami reconnut le signe et il adopta Bala Murugan et ses deux sœurs, ainsi que trois autres enfants.

Premananda prenait soin d'une quarantaine d'enfants dans son ashram de Matale, au Sri Lanka, tout en travaillant dur sur sa plantation de thé voisine. Il jouait avec les enfants chaque jour. Lorsque l'un d'entre eux était triste il le réconfortait, et il leur donnait souvent du chocolat et des bonbons : un jour Bala vit Swami faire surgir miraculeusement de nulle part une barre de chocolat pour réconforter un ami malheureux. Swami servait à la fois de mère et de père pour les enfants et son attention aimante réconfortait Bala lorsqu'il pensait avec tristesse à sa mère.

Les tensions ethniques au nord du Sri Lanka, dans la région dont la mère de Bala était originaire, rendait tout contact avec elle impossible et il ne la revit jamais.

Bon nombre des enfants vivaient dans des conditions épouvantables avant d'être adoptés. Swami trouva un jour un enfant qui pleurait et perdait du sang au bord d'une route. Il avait une blessure à la tête provenant d'un coup de hache et une joue brûlée : sévices infligés par son propre père parce qu'il lui avait quémandé un peu de nourriture. L'enfant n'avait rien mangé depuis des jours à la suite de la disparition de sa mère. Swami prit soin de lui. Cet enfant est maintenant un des meilleurs amis de Bala. Bala Murugan pense que c'est un miracle que son cher Swami apparaisse toujours, comme par hasard, au bon endroit et au moment voulu, pour sauver un enfant malheureux ou dans le besoin.

Il se souvient du jour où la violence ethnique atteignit aussi Matale. Les enfants durent s'enfuir dans la jungle ; certains étaient encore dans les locaux de l'ashram lorsque des cocktails Molotov commencèrent à être lancés. Le courage de quelques-uns uns des résidents les plus âgés sauva les autres et un enfant seulement fut blessé. L'ashram tout entier fut réduit en cendres. Les enfants furent conduits au temple Mariammam de Matale. Mais là aussi ils furent poursuivis. Plus tard, alors qu'ils vivaient dans une maison retirée dans la jungle, ils apprirent que le temple avait été profané. Le prêtre du temple, qui avait réussi à s'échapper, raconta qu'il avait vu des larmes de sang couler de l'un des yeux de la statue de Mariammam, la Mère divine.

Quelque temps plus tard, les enfants furent transférés dans un autre ashram de Swami, à Puliyankulam, où ils restèrent environ trois ans.

Bala a raconté qu'il voyait toujours Swami travailler : que ce soit repiquer du riz sous un soleil de plomb ou sous une pluie battante, nettoyer, installer une fosse septique, rien n'étant trop dur ou trop salissant pour lui. Si personne ne voulait se charger d'un travail pénible ou rebutant, Swami le faisait lui-même. Il était ainsi un exemple pour ses jeunes pupilles et ses élèves.

Des miracles

Bala fait un bond dans le temps pour décrire un événement exceptionnel, vécu auprès de swami Premananda : « la grande nuit de Shiva ». A l'époque de cette fête annuelle, les Hindous jeûnent et prient toute la nuit ; et depuis trente-cinq ans, à l'occasion de cette nuit sacrée, swami Premananda crée des lingams. Un autre grand Avatar, sri Sathya Saï Baba, est également célèbre pour ce phénomène.

Les lingams sont des objets sacrés, très vénérés, des symboles de Shiva, Shiva représentant le « non manifesté ». Ces lingams en forme d'œufs, qui apparemment sont faits de pierre ou de métal, sont « engendrés » dans le corps de l'Avatar, ils remontent dans sa gorge et sortent par sa bouche. Cela semble un processus extrêmement épuisant et douloureux, et Swami doit être soutenu par des aides pour ne pas tomber. Du sang et un liquide rouge, connu sous le nom de kum kum, accompagnent la « naissance » des lingams. Le nombre de lingams produits par Swami en une nuit est souvent extraordinaire : en l'an 2000, par exemple, il a produit exactement cinquante-quatre lingams. Bala se souvient qu'après une nuit si épuisante physiquement, alors que tous les autres étaient prêts à aller se coucher, Swami commença à faire le ménage et la cuisine pour les centaines de personnes présentes.

Bala Murugan aime parler des différents miracles accomplis par Swami. Une fois une femme qui désirait un mala (une sorte de chapelet) vint le voir. Swami, qui était occupé à jouer avec un groupe d'enfants, dit à la femme de se rendre dans une pièce et de se concentrer, un bouquet de fleurs à la main, sur le genre de mala qu'elle désirait. Au bout d'un instant, tout en continuant à jouer avec les enfants, Swami lui demanda : « Le mala est-il arrivé ? »« Oui, Swami, mais pas celui que je souhaitais ! » répondit-elle. « Concentrez-vous à nouveau », dit-il, et le mala qu'elle avait visualisé lui apparut dans les mains.

Bala a également raconté ses souvenirs de la fête de Navaratri, une célébration annuelle durant dix jours, en l'honneur de la Mère divine. Swami demanda à 200 personnes se tenant en ligne, chacune une fleur à la main, de penser à leur divinité préférée et aussitôt une petite statue de la divinité choisie apparut, matérialisée dans leurs mains. Certains reçurent une statue de Shiva, d'autres de Krishna, ou encore de la Mère divine, ou de Ganesh.

En 1988, quelque chose d'extraordinaire s'est produit à l'occasion de la cérémonie hindoue de prières matinales et d'abishekam, où l'on fait des offrandes à une statue de Ganesh, après l'avoir lavée suivant les rites. On demanda à Swami de matérialiser une statue de Ganesh. Il demanda alors que l'on apporte une grande quantité de fleurs sur une estrade normalement réservée aux rites sacrés, puis demanda à ceux qui étaient présents s'ils voulaient une statue de Ganesh assis ou allongé, ou bien une statue de Ganesh enfant. Personne n'étant d'accord, Swami suggéra une figure de Ganesh assis sur un lotus. Tous furent d'accord, et les invités d'honneur furent alors invités à se rapprocher le plus possible du monceau de fleurs et à surveiller attentivement qu'il ne puisse s'agir d'un tour de passe-passe. L'assemblée récita le mantra de Ganesh et Swami se retira dans la salle consacrée aux entretiens qu'il avait l'habitude d'utiliser également comme salle de méditation. Au bout d'une demi-heure, le monceau de fleurs commença à bouger et à dégager une forte chaleur. Swami Premananda réapparut, dans un état de profonde méditation : il avait du mal à marcher, il tremblait, et ses yeux paraissaient « différents ». Il plongea la main dans le monceau de fleurs et, d'un geste majestueux, en sortit la statue de Ganesh. Certaines personnes firent remarquer qu'il n'y avait ni arc ni flèche, éléments traditionnels, au-dessus de la statue et immédiatement Swami compléta la figurine.

Un groupe de scientifiques britanniques se rendit à l'ashram dans le but de rechercher une preuve irréfutable de l'authenticité des miracles de Premananda. On lui demanda de se laver les mains, après quoi une de ses mains fut recouverte d'un sac de plastique qui fut soigneusement fermé et attaché autour de son bras. Puis on lui demanda de matérialiser de la vibuthi (cendre sacrée). Le sac vide se remplit aussitôt de la substance blanche, parfumée, et les scientifiques enthousiastes l'assurèrent qu'ils convaincraient le monde de ses pouvoirs miraculeux. Mais Swami leur demanda de ne pas raconter ce qu'ils avaient vu, car il ne souhaitait pas qu'une foule de gens se précipite dans son ashram, expliqua Bala.

Départ pour l'Inde

Lorsque Bala atteignit l'âge de neuf ou dix ans, les orphelins quittèrent le Sri Lanka par bateau pour se rendre dans le sud de l'Inde. Ce fut une nuit très tendue, pleine d'aventure pour les enfants : tout d'abord ils durent marcher pendant plusieurs kilomètres pour atteindre la côte, en traversant de nombreux contrôles militaires. Pour des raisons de sécurité, on n'avait pas dit aux enfants quelle était leur destination. Le bateau essuya un désastre après l'autre : un des moteurs lâcha, puis ce fut le second, et le vieux rafiot commença à prendre l'eau – tout le monde était persuadé que le bateau allait couler. Alors que chacun avait perdu tout espoir de survivre au voyage, ils découvrirent qu'ils se trouvaient si près de la côte qu'ils pourraient atteindre le rivage en marchant dans l'eau. Swami vint à la rencontre des enfants dans le village voisin de Rameshwaram et commença à leur parler des péripéties de leur voyage dont il connaissait les moindres détails. Il ajouta qu'il les avait sauvés.

En 1983, Swami Premananda se rendit dans le sud de l'Inde à la recherche d'un endroit susceptible de convenir pour son ashram. Au cours de ce voyage, il rendit visite à de grandes figures spirituelles, notamment à Mata Amritanandamayi (connue aussi sous le nom d'Amma ou Mère). Il se rendit également à Trichy, le site du célèbre temple Samayapuram, un endroit connu comme un « siège d'énergie » ou shakti pith. Le temple présente un aspect sévère mais aimant de la Mère divine. Swami Premananda étonna tout le monde en choisissant pour son ashram un endroit rempli de rochers et de mauvaises herbes alors que tant d'autres sites magnifiques étaient disponibles.

Chaque jour, les enfants et les fidèles accompagnaient Swami jusqu'au lopin de terre où ils travaillaient dur, en plein soleil. Mais Bala affirme qu'il aimait ce travail car c'était un réel plaisir d'être auprès de Swami qui était toujours content, et prenait grand soin des enfants. Il leur demandait souvent ce qu'ils voulaient et il revenait avec un ice-cream, de la limonade ou des bonbons. Il travaillait lui-même de manière infatigable toute la journée, en pleine chaleur, parfois ne s'arrêtant même pas pour manger. Swami suivit scrupuleusement l'architecture traditionnelle utilisée pour les ashrams en Inde et il discutait de manière régulière avec les constructeurs.

Sa sollicitude s'étendait au-delà de son ashram et des enfants – il était toujours prêt à apporter son aide aux habitants du village voisin. Il participa à la construction de temples, veilla à ce qu'une route fut construite, qu'il y ait un service local de bus et d'autres facilités. Il était naturel que les gens du village aiment Swami qui faisait tout pour les aider. Ils pouvaient envoyer leurs enfants à l'école ou à la garderie de l'ashram ; ils pouvaient utiliser la salle des pujas (salle de cérémonie) pour y célébrer des mariages, ou des événements similaires, s'ils ne pouvaient se permettre de louer d'autres salles. Swami s'assurait également que chacun puisse bénéficier de soins médicaux et de médicaments gratuits. En même temps, les malades, et tous ceux que la vie accablait de difficultés, savaient qu'ils pouvaient toujours venir lui demander conseil et assistance.

Pendant le week-end, swami Premananda organisait des « transe-interviews » durant lesquelles il entrait dans un état de profonde méditation et prodiguait guérison et conseil. Il ne prenait jamais d'argent, il suffisait qu'on ait la foi. Au cours de ces séances, Swami demandait aux gens de penser à leurs problèmes ou à leur maladie, puis il leur disait : « Vous avez telle maladie, n'est-ce pas ? » Et il leur indiquait quelque chose de simple à faire. Bala Murugan se souvient d'un homme qui fut guéri d'un cancer de la peau, après que Swami ait matérialisé de la vibuthi qu'il demanda à l'homme d'étaler sur la région malade. Le frère d'un homme atteint du sida demanda l'aide de Swami et celui-ci répondit : « Dites à votre frère de venir me voir samedi prochain en apportant deux citrons et une noix de coco. » Le malade du sida suivit les instructions et fut guéri.

Un jour, des villageois, dont le puits était asséché et dont les récoltes dépérissaient, vinrent demander l'aide de Swami ; il leur donna une noix de coco et il leur conseilla de la lancer n'importe où sur leur terre, puis de creuser un puits à l'endroit où la noix de coco éclaterait. Il les assura qu'ils trouveraient là une abondante réserve d'eau et, bien sûr, sa prédiction s'avéra exacte.

Participation à la puja

Bala Murugan aimait tout particulièrement servir et assister Swami pendant la puja, le service religieux. Tous les objets nécessaires à la cérémonie devaient être disposés de manière très précise et rien ne devait être oublié. Swami était méticuleux et précis car il accomplissait souvent le rituel les yeux fermés, dans une profonde concentration, et si un seul des objets n'était pas à la place correcte, cela pouvait perturber le rythme et toute la suite de la cérémonie. « La salle de puja est un endroit exceptionnel, dit Bala. Si vous avez un problème et si vous y réfléchissez dans cette salle, le problème s'évanouit aussitôt. » Lorsqu'on lui demanda si les enfants aimaient la puja, Bala répondit : « Non, souvent ils n'y sont pas habitués, ou, dans la plupart des cas, ils ont eu un passé difficile. Swami leur présente les questions spirituelles de manière progressive et ils s'y intéressent peu à peu. »

Dans les pays développés, les établissements scolaires sont de plus en plus confrontés à des problèmes de brimades entre élèves et de violence. Bala a-t-il fait l'expérience de problèmes similaires dans les écoles de Swami Premananda ? Sa réponse est négative : « Les enfants se battaient parfois, mais Swami les faisait venir auprès de lui, il examinait avec eux les raisons de leur conflit et aussitôt après les enfants redevenaient amis. » Bala ajoute : « Swami éduque les enfants en leur donnant de l'amour. Swami fait tant pour eux, il leur apprend à vivre dans l'ashram et à aimer. Souvent les enfants n'ont rien : ni parents, ni famille, ni maison, ni nourriture, ni école. Dans l'ashram, ils ont tout, et il y a tant de choses agréables et intéressantes à faire. Les enfants peuvent choisir entre la danse traditionnelle, la musique, le théâtre, le dessin, la peinture, différents travaux manuels et activités sportives. Et Swami s'assure toujours que chaque enfant ait la possibilité de choisir les activités qu'il préfère vraiment. »

Lorsqu'on lui demanda s'il y eut jamais quelque chose de difficile ou déplaisant dans sa vie à l'ashram, Bala répond : « Non, tout le monde aime Swami, les enfants aussi bien que les villageois. » Interrogé sur l'importance du rôle de Swami dans le monde, il dit : « Il est le parfait exemple de la manière de servir Dieu en le réalisant en soi-même et en servant l'humanité. » Et lorsqu'on lui demande ce que Swami représente pour lui-même, il répond : « Il est mon père et ma mère, aussi bien en ce qui concerne ma vie intérieure que ma vie extérieure. »






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