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Accueil > Revue Partage > année 1989

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1989 - N° 15 Vol. 2, n° 11

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Tendances


  • Le point de vue de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Interviews




L'article du Maître

Home Objectif : l’infini

par le Maître –


par l'entremise de Benjamin Creme

La politique de la Hiérarchie spirituelle a toujours été d’informer l’humanité et de mettre à sa disposition tous les aspects de la connaissance ésotérique qui peuvent être divulgués en toute sécurité et devenir exotériques.

Pendant des âges, cela n’a été possible que de façon très limitée. Mais depuis un siècle, ont été communiquées davantage d’informations et de connaissances qu’à aucun autre moment de l’histoire de l’humanité. Ceci reflète les progrès constants de l’homme dans la compréhension des lois internes subtiles qui régissent l’aspect extérieur des choses et des événements, ainsi
que son besoin ressenti de jouer un rôle pleinement conscient dans sa propre évolution et son propre développement.

Au seuil de l’ère nouvelle qui s’ouvre aujourd’hui, nous pouvons nous attendre à une diffusion sans précédent d’enseignements jusqu’ici tenus secrets qui, une fois assimilés et compris, jetteront une lumière encore plus grande sur les mystères de l’univers et la nature de l’Etre de l’homme. Nous, les Protecteurs de la race humaine, attendons avec impatience le moment où tout pourra être révélé, où les hommes et les Maîtres travailleront de concert, en pleine lumière et dans une confiance réciproque totale, dans la certitude qu’aucun mal ne peut résulter d’une telle coopération.
 
Une collaboration
 
Le moment n’est pas encore venu, mais déjà des mesures sont prises pour assurer une collaboration plus étroite que jamais auparavant. Dans le premier groupe des Maîtres qui prennent leur poste dans le monde se trouvent ceux dont la tâche est de stimuler cette étroite coopération, et de rassembler autour d’eux des groupes de disciples sur lesquels ils peuvent compter pour transmettre les enseignements sans les dénaturer.
 
Diverses méthodes sont actuellement essayées et diverses expériences menées, ce qui nous permet de disposer des données nécessaires et d’agir sans perte de temps ni d’énergie. Capables de la plus grande souplesse face à tout changement de situation, nous n’entreprenons rien d’important sans une préparation et une planification soigneuses. Ainsi en a-t-il toujours été.
 
Rares aujourd’hui sont ceux qui peuvent se rendre compte de l’énormité de la tâche attendant les Maîtres qui émergent les premiers et travaillent en si étroite collaboration avec les hommes. Pendant les siècles passés, leur attention a été tournée vers les plans supérieurs de la vie, avec les domaines de la conscience comme principal centre d’intérêt. En nombre croissant, ils doivent maintenant fixer leur regard sur la vie de tous les jours et accepter un rôle qu’ils ont dépassé depuis longtemps. Néanmoins rien ne saurait les effrayer ni refroidir leur ardeur face à ce travail ; les hommes peuvent être assurés de leur volonté de servir. Leur tâche est de conduire l’humanité jusqu’au sommet de la montagne par le sentier éprouvé qu’ils ont eux-mêmes suivi, scellant ainsi leur propre accomplissement.

Bientôt, le premier groupe de Maîtres sera connu, leurs noms deviendront familiers aux disciples du monde. Avec une assurance et une confiance grandissantes, l’humanité se tournera vers eux pour recevoir aide et conseils. Ainsi réaliseront-ils de grands changements, par l’entremise des hommes eux-mêmes. Ils inspireront la création d’un monde nouveau où la connaissance et l’intelligence humaines s’étendront jusqu’aux étoiles et au delà, ne trouvant plus que l’infini pour objectif. Ainsi en sera-t-il.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Editorial

Home Le problème de la drogue : mettre la charrue avant les bœufs

Des experts ont calculé que le commerce de la drogue brasse autant d’argent que le secteur pétrolier1. Des millions de drogués et d’innombrables consommateurs occasionnels fournissent les capitaux qui contribuent à maintenir la puissance de l’empire multinational des parrains de la drogue.

Le Président des États-Unis, Georges Bush, vient de déclarer la guerre à la mafia de la drogue. Cette déclaration de guerre est très compréhensible, aucune autre démocratie occidentale ne comptant autant de drogués que les États-Unis. Les statistiques disponibles indiquent qu’il n’y aurait pas moins de cinq millions de consommateurs réguliers de cocaïne dans ce pays.

On doit naturellement se féliciter que le Président Bush ait lancé une campagne anti-drogue. La question reste cependant de savoir si les moyens mis en œuvre peuvent atteindre l’effet escompté. Cette dernière initiative anti-drogue ne se distingue malheureusement pas par son esprit d’innovation. De plus, ce plan révèle un manque évident de reconnaissance des causes ayant conduit à ce qu’il est convenu d’appeler le problème de la drogue. La stratégie du Président Bush se résume essentiellement à consacrer des milliards de dollars à poursuivre et à punir les dealers et les consommateurs de drogue.

Cependant, penser que cette seule méthode puisse emporter le succès relève d’un calcul erroné et simpliste. Sur un plan pratique, elle ne peut tout simplement pas fonctionner. Les régions où les plants de coca sont cultivés sont trop éparpillées et inaccessibles pour permettre un contrôle réellement efficace. La même remarque s’applique également aux contrôles frontaliers. Le déploiement d’effectifs policiers et militaires importants produira certains effets — mais pas assez pour inquiéter ne serait-ce qu’un tant soit peu les parrains de la drogue. Les prisons de haute sécurité elles-mêmes sont aujourd’hui des foyers importants du commerce et de l’utilisation de la drogue. Comment penser alors endiguer efficacement le commerce de la drogue à l’extérieur des murs des prisons ? 

Qui plus est, un succès dans ce domaine n’aboutirait qu’à diminuer la disponibilité des narcotiques, ce qui augmenterait le prix de détail de différentes drogues. Cette augmentation rendrait à son tour la production et le trafic de drogues beaucoup plus lucratifs, et donc attractifs. Il semble en fait qu’on mette ici la charrue avant les bœufs. Si le Président Bush souhaite réellement avoir une action positive, il commet alors une erreur fondamentale : négligeant les causes, il ne s’attaque qu’aux effets — et qui plus est avec une lame émoussée.

Le Président Bush, ainsi que les autres leaders mondiaux concernés par le problème, seraient bien avisés de considérer les motivations des principaux acteurs de ce drame de la drogue. Les cartes d’au moins un des trois groupes d’acteurs de ce drame sont clairement mises sur la table : les gros dealers veulent de l’argent, tout simplement. Ce sont des prédateurs qui se penchent rarement sur le sort bien peu enviable, effroyable même, du deuxième groupe : celui des drogués. Traiter d’une manière identique ce deuxième groupe — celui des drogués, des consommateurs occasionnels et des petits revendeurs, eux-mêmes souvent drogués — et celui des mafiosi endurcis du syndicat de la drogue, est faire montre de bien peu de compréhension et encore moins de compassion.

Traiter les membres de ce second groupe comme des criminels est non seulement inutile, mais engendre également une réelle aggravation de leur situation. Les utilisateurs de drogue ne sont pas des criminels, bien que la criminalité devienne souvent une facette de leur comportement, mais plutôt des réfugiés qui tentent d’échapper à une vie qui leur paraît futile et d’éviter, par dessus tout, d’être confrontés à eux-mêmes. Ils perçoivent le monde comme dépourvu de sens, et se perçoivent eux-mêmes comme sans valeur. Cette expérience insupportable les conduits à chercher l’oubli dans la drogue. Lorsque la société les traite comme des éléments hostiles et indésirables, cela ne fait que renforcer l’image déjà négative qu’ils ont d’eux-mêmes.

La politique menée à l’encontre des planteurs de coca en Amérique du Sud se caractérise par la terreur et la répression, et par le fait qu’elle néglige la dimension sociale du problème auquel le troisième groupe est confronté. Les fermiers du Pérou, de Colombie, de Bolivie, et d’autres pays sud-américains ont une raison des plus impératives de continuer à cultiver la coca : la pauvreté et la faim. La feuille de coca représente une source importante de revenu, et constitue pour d’innombrables familles le seul moyen de gagner leur subsistance. Une approche intransigeante du problème engendre également chez eux des résultats indésirables : à défaut d’avoir le choix, ces gens viennent, soit activement soit passivement, renforcer les rangs des mouvements de guérilla. Les planteurs de coca, dans leur pauvreté matérielle, et les drogués, dans leur pauvreté spirituelle, sont tous deux victimes d’une société qui accorde trop peu d’attention aux besoins de millions de ses membres.

Face à ces besoins, le déploiement de forces militaires ou policières n’est pas un remède, même s’il constitue peut être une nécessité à court terme. Pour susciter un changement réel, une action beaucoup plus fondamentale est nécessaire. Les causes réelles du mal reposant sur la pauvreté spirituelle et/ou matérielle, il vient immédiatement à l’esprit qu’il est indispensable de trouver un remède qui s’attaque à cette cause. Le déploiement de forces militaires et la mise en place de sévères punitions n’en sont pas. La solution réside dans l’établissement progressif d’une société dans laquelle tous les peuples auront les mêmes droits quant à la nourriture, au logement, à l’éducation et à la santé. Seul un monde qui subviendra à ces besoins matériels fondamentaux offrira en même temps l’opportunité du développement spirituel, qui est un élément essentiel pour tous les êtres humains. C’est de cette manière uniquement que les planteurs de coca, les drogués et tous les autres réfugiés de la société d’aujourd’hui, pourront être libérés de leur fâcheuse position actuelle.


1. On se reportera, pour obtenir une analyse plus approfondie du problème de la drogue et des solutions envisageables, à l’interview du Maître de Benjamin Creme par Patricia Pitchon, publiée en page 7





Tendances

Home En bref

- La célèbre horloge qui, dans le journal américain Bulletin of Atomic Scientists, indique à quel point le monde est proche de la destruction ne met plus seulement en garde contre la menace nucléaire. Les aiguilles de cette « Horloge du Jugement dernier » indiquent maintenant également le niveau de pauvreté et la situation écologique de la planète. Ce journal souhaite décrire ainsi le fait que la sécurité du monde ne dépend plus seulement de la situation militaire sur notre planète. Jusqu’ici, les aiguilles de l’horloge ont indiqué à plusieurs reprises minuit moins trois mais, depuis le 1er janvier 1988, c’est-à-dire peu de temps après le plus important traité américano-soviétique de désarmement, l’horloge se maintient à minuit moins six.

- En 1988, le nombre de « joint ventures » internationales installées en Europe de l’Est a atteint de nouveaux records. Selon la Commission Économique des Nations-Unies pour l’Europe, le nombre des nouvelles créations dans cette région a augmenté de 380, portant le total à 550 environ. (Extrait de Development Forum)

- Si l’on en croit le New York Times, le Pape Jean Paul II a lancé un appel à tous les musulmans du monde afin qu’ils contribuent à sauver le Liban. Le Vatican indique que c’est la première fois qu’un Pape lance un appel à la communauté musulmane. Il a en même temps fait parvenir une lettre apostolique aux évêques, appelant à une journée de prière en faveur du Liban.

- Trois commissions du Parlement soviétique ont approuvé une proposition de loi autorisant tout groupe ou individu à publier des magazines, des livres ou des journaux. Cette nouvelle loi, qui met fin au pouvoir de censure avant publication exercé sur la presse par le gouvernement, devrait être appliquée avant la fin de l’année.

- La police sud-africaine, qui en son temps avait abattu des membres de la principale organisation indépendante de Namibie, la SWAPO, a pu être observée en train de garder l’entrée des réunions politiques de la SWAPO. N’est-ce pas là un signe des changements se déroulant actuellement en Namibie ?

- La police secrète polonaise tant redoutée, les Zomos, sera officiellement dissoute. Cette organisation policière a depuis toujours symbolisé la répression d’État en Pologne.

- Les chefs de gouvernement espagnol et marocain ont décidé de se rencontrer régulièrement une fois par an. Cette décision marque une amélioration considérable des relations auparavant très tendues entre ces deux pays.

- Vladimir Lobov, doyen parmi les généraux soviétiques et membre du Soviet Suprême, s’est récemment adressé à l’assemblée de l’OTAN, à Rome. C’est la première fois qu’un général soviétique y est invité.





Le point de vue de Maitreya

Home Personne ne peut résister à l'énergie nouvelle

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par Un journaliste de télévision

L’énergie nouvelle — Chacun est influencé aujourd’hui par la nouvelle énergie qui est actuellement répandue à travers le monde. Ceux qui ont cru en des systèmes politiques, religieux et philosophiques ont perdu leurs illusions, car ces systèmes n’ont pas réussi à apporter la paix, la prospérité et le bonheur. On ne pourra résoudre les problèmes du monde que par une approche réaliste, non obscurcie par l’idéologie ou les forces du marché.
La paix ne règne nulle part dans le monde actuel, où la confusion et le chaos dominent partout. Mais tout n’est pas sombre, ni voué à l’échec, a poursuivi le proche collaborateur de Maitreya. Il s’agit d’un nouvel âge. La voix du réalisme se fait aujourd’hui entendre parmi les jeunes, libres de l’emprise des idéologies, des philosophies et des théories. Ils envisagent la vie de façon réaliste, et la prennent comme elle vient.
Personne ne peut résister à l’énergie nouvelle. Elle saisi par surprise les nations et les individus. Maitreya a déclaré : « Regardez en vous et vous vous apercevrez que Je suis en vous, vous guidant en permanence. »
Son collaborateur a ajouté que Son message peut se résumer ainsi : de nombreuses modifications interviennent dans l’univers, entraînant la dissolution de toutes sortes d’énergies négatives. Le Maître a déclaré : « Ne soyez pas effrayés ni bouleversés. Je suis avec vous, maintenant. Je suis venu pour vous aider à comprendre que le mental, l’esprit et le corps sont les temples à l’intérieur desquels vous réalisez l’Être Suprême. Vous n’êtes ni le mental, ni l’esprit, ni le corps, mais le Soi qui est au dessus d’eux et qui s’exerce à les utiliser au mieux. »
Nous vivons une époque exaltante. Chacun fait l’expérience d’une expansion de conscience, a conclu le collaborateur de Maitreya.

Les sondes spatiales —Les scientifiques pourraient être à l’origine de ravages dans l’univers avec les sondes spatiales à propulsion nucléaire, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Certains points dans l’univers contrôlent les énergies de la création. S’ils subissaient des perturbations, cela équivaudrait à libérer les atomes de leurs liens nucléaires. Une telle situation pourrait entraîner des catastrophes, telles que des tremblements de terre ou des inondations.
Les planètes lointaines possèdent leur propre force gravitationnelle qui les maintient en place, et préserve leur structure d’évolution. Les sondes spatiales à propulsion nucléaire peuvent provoquer un déséquilibre et engendrer des conséquences désastreuses.
Il a ajouté que Maitreya procurerait des expériences aux scientifiques afin de les amener à prendre conscience du danger de leur recherche. Le Maître a déclaré : « A partir du moment où vous vous approcherez des pouvoirs de la création, vous êtes tentés de les employer. Si vous ne savez comment les manipuler, ils vous détruiront. Certains yogis peuvent approcher ces pouvoirs, mais avec détachement. C’est la raison pour laquelle ces pouvoirs ne leur causent pas de dommages. Les scientifiques, quant à eux, ne connaissent pas ce détachement. »
Les scientifiques jouent également à un jeu dangereux dans un autre domaine. Ils cherchent à percer les secrets de la conscience. Ils pratiquent aujourd’hui un certain nombre d’expériences sur des animaux, en manipulant les gènes afin de découvrir d’où provient l’énergie de la conscience, et où elle s’en va après la mort.
Tant d’expériences sont réalisées en secret dans les laboratoires que, si un jour le public venait à en être informé, cela soulèverait un tollé général et l’opinion publique exigerait qu’il soit mis un terme à ces expérimentations, a affirmé le collaborateur de Maitreya. « Les scientifiques sont en train de jouer avec les forces de la vie. »

La voix du peuple —On commence à entendre la voix du peuple. Celui-ci commence à réaliser que les politiciens l’ont trompé. Les jeunes, par exemple, ne croient ni en la politique, ni en la religion, ni en la philosophie. Ils veulent simplement s’entendre entre eux et assurer leur propre destinée.
Ceux qui, malgré eux, vivent dans la rue, ou éprouvent des difficultés à rembourser l’emprunt de leur habitation, déclarent aujourd’hui qu’ils n’ont pas élu ces hommes politiques afin de vivre dans de telles conditions, a affirmé le collaborateur de Maitreya.
« Je suis né dans ce pays, j’ai été privé de lait lorsque j’étais enfant, on m’a nourri avec des sandwiches, et maintenant, à la fin de ma scolarité, on me dit qu’il n’y a pas de travail pour moi. Disposer d’une maison est au-delà de mes moyens », affirment les jeunes. « Quelle sorte de vie aurai-je », demandent-t-ils alors ? Et on leur répond : « Vous êtes seul maître de votre destinée, nous vivons dans une démocratie où chacun est libre de faire ce qui lui plait. Pourquoi n’essaieriez-vous pas de vous expatrier ? » Mais naturellement, lorsqu’ils se rendent à l’étranger, les autochtones leurs signifient qu’ils ne désirent pas voir des étrangers s’installer chez eux.
Le collaborateur de Maitreya poursuit ainsi : Le Maître a déclaré que les structures sociales doivent subir de rapides changements, car les divisions dans notre société sont créées et maintenues par les politiciens.
Le monde n’est pas perverti, seuls ses dirigeants le sont. Ils ne connaissent que la recherche de leur pouvoir personnel.

Margaret Thatcher —Les seules personnes dont le Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, fasse aujourd’hui l’éloge sont celles qui défendent sa politique armée, tel le Régiment de Défense de l’Ulster. (Il s’agit là d’un commentaire sur le compte-rendu d’un discours de Madame Thatcher, décrivant le RDU comme « très, très brave ».)
Elle admet maintenant avoir perdu ses illusions. Elle pleure en son for intérieur, et se demande : « J’ai essayé de rendre la vie meilleure en Grande-Bretagne. Qu’est-ce qui ne va pas ? »
Mais tous les politiciens se posent aujourd’hui la même question au sujet de leur politique, a affirmé le collaborateur de Maitreya.

La privatisation des compagnies des eaux — C’est une bombe à retardement. La mercantilisation est plus destructrice que n’importe quelle bombe nucléaire.

L’Irlande du Nord — Maitreya a déclaré aux hommes politiques : « Vous êtes en Irlande du Nord depuis vingt ans, et il est maintenant temps de vous en aller et de laisser le peuple décider de son propre destin. »
L’armée doit rester et accomplir son devoir, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Vous vous apercevrez que les politiciens se taisant, la paix s’installera, car ce sont les hommes politiques qui engendrent les divisions.

Un tremblement de terre aux États-Unis — Un tremblement de terre de grande ampleur surviendra aux États-Unis, qui, selon le collaborateur de Maitreya, « restera dans les annales de l’histoire ». L’énergie qui a récemment été à l’origine de l’ouragan Hugo n’a pas « disparue », a-t-il précisé. Elle attend de pouvoir surgir à nouveau, cette fois-ci sous la forme d’un tremblement de terre. (Ce tremblement de terre s’est produit à San Francisco à l’heure où nous mettions sous presse.)

L’Union Soviétique et les États-Unis — Pour quelle raison les Soviétiques et les Américains avancent-ils si rapidement dans la négociation sur le désarmement, a demandé le collaborateur de Maitreya. C’est parce que leurs scientifiques leur ont annoncé que toutes les armes qu’ils fabriquent actuellement seront rendues obsolètes par la prochaine technologie de la lumière.
Que se passera t-il lorsque les peuples qui ont été conditionnés pendant des siècles à rester passif, réaliseront soudain que leurs prétendus maîtres en politique sont impuissants ? Ils se soulèveront et prendront bien évidemment le contrôle, a-t-il déclaré.
Il n’y a dorénavant plus de recul possible, on ne peut qu’aller de l’avant. Ce sont là les premières étapes conduisant au Jour de la Déclaration.

M. Gorbatchev — Il ne devrait pas parler de liberté alors qu’il ne comprend pas lui-même ce que cela signifie.

M. Bush — Il a déclaré une nouvelle guerre — cette fois-ci contre les trafiquants de drogue colombiens — afin d’attirer l’attention du public sur lui-même, et de montrer qu’il est toujours le Président des États-Unis. M. Bush fut averti des problèmes posés par la drogue dans son pays, dès 1982, lorsqu’il était vice-président. Pourquoi n’a-t-il alors rien fait ? Cette nouvelle guerre oppose les politiciens aux parrains de la drogue — en d’autres termes, il s’agit d’une affaire de pouvoir.

Israël — Les généraux commencent à affirmer que les hommes politiques les ont trompés. Maitreya procure des expériences à de nombreux leaders politiques et religieux à travers le monde, particulièrement dans les zones de conflit, comme en Israël.

Le Cambodge — Interrogé sur les difficultés et l’avenir du peuple cambodgien à la suite du retrait des troupes vietnamiennes, le collaborateur de Maitreya a répondu que rien ne se produira. Ceux qui, comme les Khmers Rouges ou d’autres, ont déjà tenté de s’imposer et ont échoué, ne réussiront pas mieux cette fois-ci. Le tour du peuple est maintenant arrivé.
Aucun homme politique ne peut désormais jouer de « sale tour » à la race humaine, car Maitreya veille sur elle. Un tri sera opéré au sein de la classe politique et certains éléments seront éliminés.





Faits et prévisions

Home La guerre du Liban touche à sa fin

« Les chrétiens et les musulmans libanais se réveilleront un matin face à un ciel serein, un ciel de paix. Les Libanais se demanderont ce qui a pu se passer dans leur pays en l’espace d’une nuit pour qu’un tel événement soit rendu possible. » (Partage international, juillet/août 1989)

C’est avec des larmes de joie, des chants et des acclamations, que le peuple de Beyrouth a accueilli le cessez-le-feu entré en vigueur fin septembre, mettant ainsi fin à une période de violence sans précédent. Contre toute attente, le commandant des troupes chrétiennes, le général Aoun, décida subitement d’accepter le plan de paix proposé par la Ligue Arabe.

« La paix s’est répandue au Liban du jour au lendemain », tels sont les termes avec lesquels un journaliste occidental a décrit la situation. L’accord prévoit un certain nombre de réformes politiques, et stipule que les troupes syriennes se retireront du Liban dans les deux ans suivant l’instauration de ces mesures. Les observateurs politiques estiment que des obstacles considérables jonchent encore la voie menant à la paix, mais ont néanmoins parlé d’une « percée historique » et du « commencement de la fin de la guerre civile libanaise ».




Home Ingénierie génétique

 « Des scientifiques soviétiques et américains effectuent déjà des expérimentations d’ingénierie génétique, et ces expériences se poursuivront jusqu’au moment où ils pourront transmettre une information génétique à un organe malade afin de le régénérer sans avoir à utiliser la chirurgie. » (Partage international, juillet/août 1989)

Des chercheurs canadiens et américains ont isolé le gène responsable de la fibrose kystique, l’une des maladies génétiques à évolution terminale les plus répandues chez les jeunes en Amérique du Nord. En identifiant ce gène, les chercheurs espèrent non seulement prévenir la maladie, mais également être capable de traiter les cas existants.

Le docteur J.A. Watson, le « grand-père » de la génétique moderne, a déclaré au San Francisco Examiner que les progrès récents de la génétique se révèlent « beaucoup plus exaltants que tout ce qu’on aurait pu imaginer dans le passé ». Selon le docteur Watson, dans les quelques années à venir, les scientifiques seront capables d’isoler les gènes responsables du cancer du colon, de la maladie de Huntington et de la neurofibromatose.




Home Des négociations se préparent en Afrique du Sud

« Un processus se développe aujourd’hui en Afrique du Sud, qui conduira les leaders noirs et blancs à la table des négociations. » (Partage international, septembre 1988)

La ville de Johannesbourg, en Afrique du Sud, a autorisé l’accès de certaines piscines et centres de loisirs à toutes les races, et met actuellement en application un plan visant à supprimer la ségrégation dans les transports en commun. Le conseil municipal s’est prononcé en faveur de l’élimination des derniers vestiges de « l’apartheid mesquin », après qu’un sondage ait révélé un large soutien des électeurs à ce projet.

Le président sud-africain, F.W. De Klerk, récemment élu, paraît plutôt crédible si l’on se réfère aux réformes qu’il a introduites. C’est à cette conclusion qu’ont abouti les observateurs politiques, après avoir analysé les changements qu’il a effectués au sein du gouvernement. M. Gerrit Viljoen, qui appartient à l’aile modérée du Parti National, a été nommé ministre du Développement Constitutionnel — ce pas en avant étant jugé très significatif. Peu après sa nomination, M. Viljoen a annoncé que Nelson Mandela, le leader de l’ANC, pourrait être libéré « peut-être dans un délai de quelques semaines ».

Lors de son discours d’investiture, le Président De Klerk a rappelé sa ferme intention de travailler pour bâtir une Afrique du Sud « totalement nouvelle », dans laquelle il n’y aura plus de place pour la « domination ni aucune sorte de répression ». Quelques semaines après son élection, le Président De Klerk a accepté une invitation à entamer des discussions avec trois leaders spirituels noirs.




Home Négociations entre guérillas et gouvernements

« Les conflits existant entre les gouvernements et les forces de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations. On remarquera, en particulier, la mise en place de ce processus au Soudan, en Éthiopie et au Nicaragua. » (Partage international, novembre 1988)

Éthiopie Lorsqu’il était Président des États-Unis, Jimmy Carter avait négocié les accords historiques de Camp David entre Israël et l’Égypte. Depuis qu’il a quitté la présidence, M. Carter est devenu un négociateur qui parcourt le monde entier et qui a participé au retour de la paix dans plusieurs conflits régionaux de longue durée. En septembre, il servit d’intermédiaire dans l’ouverture de pourparlers préliminaires entre le gouvernement éthiopien et le front de libération populaire de l’Érythrée, au centre Carter d’Atlanta, en Géorgie. M. Carter a qualifié le résultat de ces pourparlers préliminaires de « gigantesque pas en avant ». Jusqu’à une date récente, l’instauration d’un dialogue entre l’Éthiopie et l’Érythrée était impensable. « Une totale absence d’animosité a caractérisé les négociations », a déclaré M. Carter. Des pourparlers officiels de paix doivent maintenant débuter à la mi-novembre. Dans le même temps, Cuba, qui combattait aux côtés du gouvernement éthiopien contre le front de libération de l’Érythrée, a retiré ses dernières troupes d’Éthiopie.

Nicaragua Le Président Carter a également négocié le retour au Nicaragua de 30 000 indiens Meskitos ainsi que de leur chef, Brooklyn Rivera. Les Meskitos ont combattu le gouvernement sandiniste à partir de leurs bases situées au Honduras depuis 1981. L’un des termes de l’accord stipule que M. Rivera renonce à lutter contre le gouvernement et s’engage à apporter sa collaboration aux prochaines élections, dans lesquelles M. Carter exercera un rôle de surveillance en tant qu’observateur international invité.

El Salvador Le gouvernement salvadorien et les chefs de la guérilla se sont mis d’accord pour entamer une série de discussions officielles, qui se dérouleront chaque mois, afin de mettre un terme « par des moyens politiques et dans le délai le plus court possible » à la guerre civile qui dure depuis dix ans. Dans cet accord, les deux parties « promettent de ne pas se retirer unilatéralement » des pourparlers de paix à venir et d’accepter la médiation de l’église catholique.

Colombie — Le gouvernement colombien et le mouvement de guérilla d’extrême-gauche M19 viennent de signer officiellement un traité de paix conclu deux mois plus tôt par ces deux parties. Le traité stipule que les membres du groupe M19 livreront leurs armes en échange d’une amnistie et du droit à former un parti politique. Le parlement colombien doit maintenant ratifier les termes de ce traité.

Angola — L’établissement d’un nouveau cessez-le-feu en Angola est encore possible. A la suite d’une recrudescence des hostilités entre le gouvernement et l’organisation rebelle Unita, les USA ont redoublé d’efforts en vue de préserver le traité de paix ratifié auparavant. Selon le Président zaïrois Mobutu, qui agit comme médiateur dans ce conflit, un nouvel accord pourrait être signé très prochainement.




Home Opposition au gouvernement de M. Ghandi

« M. Gandhi ne contrôle pas la situation politique. Il est devenu silencieux car de nombreuses affaires de corruption sont en train de faire surface. » (Partage international, septembre 1989)

A New Delhi, 250 000 personnes ont manifesté afin de soutenir les partis politiques opposés au gouvernement de Rajiv Gandhi. L’un des leaders de l’opposition a fait la déclaration suivante : « Ce gouvernement est déjà mort. Il est sur le chemin de son bûcher funéraire ».




Home Défauts dans les missiles

« Observez ce qui est arrivé au missile Trident qui a explosé récemment. Ce missile avait coûté 14 millions de livres. Maitreya nous avertit que d’autres démonstrations de cette sorte se produiront si les politiciens se refusent à comprendre. » (Partage international, mai 1989)

Aux États-Unis, une expérience menée sur le missile stratégique MX a échoué en raison d’un défaut dans le système de navigation. Au début de cette année, d’autres essais de missiles stratégiques, le Midgetman et le Trident 2, avaient déjà échoué.




Home Avancées au Moyen-Orient

« Les Soviétiques seront impliqués au Moyen-Orient de manière constructive. » (Partage international, mai 1989)

Le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chévardnadzé, s’est proposé d’agir comme intermédiaire entre Israël et l’OLP, l’organisation de libération de la Palestine. Il a suggéré que les deux parties se rencontrent en URSS.

Le Président égyptien, M. Moubarak, avait quant à lui déclaré auparavant qu’il considérait la situation actuelle au Moyen-Orient comme une « chance unique » pour la paix. Il a proposé d’organiser au Caire des discussions de paix entre Israël et une « délégation palestinienne ». Un sondage d’opinion a révélé qu’une majorité des Israéliens, soit 52 pour cent, se prononcent en faveur d’une telle conférence. Le gouvernement israélien a cependant estimé « n’être pas encore prêt » et a rejeté la proposition.

Les Philippines ont reconnu l’État de Palestine, amenant à 89 le nombre des pays reconnaissant la Palestine comme un état indépendant. Le Japon a quant à lui accordé à la délégation de l’OLP à Tokyo un statut plus important.




Home Moins de dépenses pour l'armement

« Les tensions commençant à décroître dans le monde entier, la défense ne demeurera pas la priorité essentielle. » (Partage international, mai 1989)

« Dans le monde entier, les gouvernements dépenseront désormais plus d’argent pour le bien-être des personnes, au lieu de dépenser cet argent en armes destructrices. » (Partage international, octobre 1988)

Usa/Urss — Washington et Moscou poursuivent leurs surenchères de propositions de désarmement. Le Président Bush ayant proposé de détruire 80 pour cent de l’ensemble des armes chimiques détenues par les États-Unis, Moscou indiquait le lendemain que l’URSS était favorable à une abolition totale de toutes les armes chimiques.
Des discussions fructueuses entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays laissent entrevoir la conclusion prochaine de nouveaux traités sur la réduction des armes nucléaires et de l’armement traditionnel. Le ministre américain, M. Baker, a déclaré que « des progrès fondamentaux » avaient été réalisés.
L’Union Soviétique a ajourné son projet d’envoyer un vaisseau spatial habité vers Mars. Ce projet a été différé afin d’octroyer plus de fonds aux services sociaux.

Hongrie La Hongrie prévoit de réduire sa production d’armement de plus de 30 pour cent dans les trois ans à venir. Les fabricants d’armes ont reçu pour directive de se reconvertir dans la production de biens non militaires. La Hongrie prévoit également de réduire de moitié ses exportations d’armes vers l’Union Soviétique ainsi que le nombre de ses rampes de lancement de missiles nucléaires.

France L’année prochaine, la France dépensera beaucoup plus d’argent pour l’éducation, le logement et la culture. Les sommes allouées aux H.L.M. augmenteront de 17 pour cent, celles destinées à l’éducation de 9 pour cent, et celles destinées à l’art et à la culture de 7,6 pour cent. Les dépenses moyennes du gouvernement français n’augmenteront pas de plus de 5,3 pour cent.

La Banque Mondiale — Le Président de la Banque Mondiale, Barber Conable, a dénoncé violemment les dépenses militaires inconsidérées des pays en voie de développement. En moyenne, un cinquième du budget des pays du tiers monde est destiné à des fins militaires. Ces dépenses sont supérieures aux sommes consacrées chaque année pour l’éducation et la santé réunies. M. Conable recommande que les fonds disponibles soient utilisés à des fins plus constructives, non seulement dans les pays en voie de développement mais également dans les pays industrialisés.




Home La dette du tiers monde

« La dette du tiers monde sera annulée. Il n’y a pas d’autre solution. » (Partage international, mai 1989)

La Banque Mondiale a décidé de faire don de cent millions de dollars aux pays les plus pauvres afin de les aider à liquider leurs dettes auprès des banques privées. Cependant, les nouveaux chiffres du rapport annuel de la Banque Mondiale pour l’année 1989 montrent qu’en dépit des aides internationales massives provenant de pays donateurs, les nations du tiers monde ont versé à leurs créditeurs 50 milliards de dollars de plus qu’elles n’en ont reçu sous forme d’aide.




Home Les drogués souffrent de famine spirituelle

« Les drogués souffrent de famine spirituelle. Ils souffrent d’une auto-aliénation extrême. La vie n’a plus de sens pour eux et ils veulent y mettre un terme, commettant un lent suicide par le moyen de la drogue. Si la vie n’a plus de sens, alors c’est un sens qui doit lui être redonné. Pour qu’un tel changement puisse se produire, l’individu doit expérimenter le sens de sa propre valeur. » (Partage international, juillet/août 1989)

Un livre récemment publié indique que l’estime de soi joue un certain rôle — quoique son importance ne soit pas encore précisée — dans les problèmes sociaux tels que l’usage de drogues et le crime. On note, semble-t-il, une nette corrélation entre l’estime de soi et l’utilisation du contrôle des naissances ainsi que le taux d’échecs scolaires. Neil Smelser, un éminent sociologue américain, auteur d’un livre intitulé « L’importance sociale de l’estime de soi », a déclaré au San Francisco Chronicle que cette étude, « quoique mitigée dans ses résultats, est suffisamment concluante pour justifier que les dirigeants d’associations locales et les politiciens prennent en compte cette dimension psychologique ».




Home Effondrement des dogmes et des idéologies

« Le processus consistant à inculquer, à imposer des idéologies dans le mental des individus, tend à disparaître dans le monde entier. » (Partage international, décembre 1988)

L’effondrement des dogmes et des idéologies semble se produire avec une rapidité croissante dans le monde, et nulle part plus rapidement que dans les pays communistes.

La demande de réformes démocratiques s’accroît de jour en jour en RDA, en Yougoslavie et en Tchécoslovaquie.

Le premier ministre yougoslave a demandé publiquement la création d’un système pluripartite. En RDA, la fuite de milliers de personnes vers la RFA est source d’inquiétudes, et des manifestations réclamant des réformes balayent le pays. La Tchécoslovaquie, qui avec la RDA est dotée du gouvernement le plus autoritaire du bloc de l’est, entre elle aussi prudemment dans le mouvement des réformes. Son ministre des Affaires étrangères, M. Jarmir Johanes, a déclaré que son pays souhaite mettre en place des « réformes économiques et sociales profondes ».

En Pologne, le premier pays du bloc de l’est à avoir un gouvernement pluripartite, le parti communiste a entrepris des réformes internes. La majorité de ses membres a exprimé son désir de rédiger un nouveau programme pour le parti et de lui donner un nouveau nom.

Le parlement hongrois a voté une loi qui donne aux Hongrois la liberté de voyager et d’émigrer. Pour la première fois en Hongrie, un dirigeant du parti, et non des moindres, a publiquement évoqué la possibilité de se retirer du pacte de Varsovie. Dans une interview accordée au Washington Post, Matyas Szuros, le Président du parlement hongrois, a déclaré que son pays pourrait suivre l’exemple de l’Autriche et de la Finlande et devenir neutre dans un futur plus ou moins lointain. Le parti communiste hongrois a accepté de transformer la Hongrie en un état pluripartite.




Home Gorbatchev sera remplacé

« Gorbatchev se trouve dans une position délicate et, selon Maitreya, il sera finalement remplacé. » (Partage international, octobre 1988)

Les travailleurs russes ont créé un mouvement qui s’oppose à la politique du Président Gorbatchev. Ce fait appuie les rumeurs circulant en URSS selon lesquelles un groupe conservateur se prépare à prendre le pouvoir. Le Président Gorbatchev, lors d’une intervention télévisée, s’est lui-même fermement élevé contre de telles rumeurs. Quelques jours plus tard, il renforçait sa position en éliminant à nouveau certains opposants influents. Les kremlinologues pensent toutefois que la situation dans les échelons supérieurs du parti est très tendue, et que tous les efforts déployés par Gorbatchev pour renforcer sa position ne font que provoquer encore plus d’opposition.




Home Probalilité d'un nouveau krach boursier

« La série d’événements qui a conduit au krach boursier de l’année dernière se reproduit actuellement au Japon, ce qui entraînera un nouveau krach boursier. » (Partage international, décembre 1988)

L’une des plus importantes compagnies américaines en placements bancaires et valeurs financières, la société Drexel Burnham Lambert, a réalisé une étude auprès de 200 experts financiers à travers tout le pays. Selon les experts interrogés, il y aurait 40 pour cent de chance pour qu’un krach boursier survienne à Tokyo dans les deux ans à venir. La probabilité d’un tel krach aux USA n’est que de 25 pour cent, ont-ils affirmé.




Home Sauvons la planète Terre

« L’environnement deviendra la priorité numéro un dans le monde entier. » — déclaration publiée dans Partage international en juin 1989
Des responsables politiques américains et des scientifiques spécialistes des sciences de la terre se sont récemment rencontrés à Washington afin de constituer une mission de sauvegarde de l’environnement à l’échelle planétaire, dont le but, selon les termes mêmes de l’un des scientifiques, sera de « sauver la planète Terre ».
Des experts venus des Universités, du Congrès américain et de diverses agences gouvernementales ont évoqué — avec une insistance inhabituelle dans le milieu prudent de la recherche conventionnelle — les conséquences engendrées par l’utilisation massive des combustibles fossiles et par la destruction de millions d’hectares de forêts tropicales humides.
Et tandis que certains groupes développent l’idée d’associer les efforts nationaux et internationaux pour financer le coût onéreux de l’exploration de l’espace, il apparaît que les participants étaient d’accord à l’unanimité sur la nécessité d’allouer la plus grande partie des ressources financières attribuées à la science à une meilleure compréhension des besoins écologiques immédiats de la planète. Mais la distance qui sépare ce qui est connu et ce qui doit être connu reste encore très grande, a déclaré Peter Thatcher, membre de l’Institut des Ressources Mondiales. « Ce qui est choquant, c’est que l’on connaisse mieux la face cachée de la Lune que la plus grande partie du continent africain. »

Les principes de Valdez — Tirant en partie son inspiration des principes de Sullivan, un ensemble de règles établies afin de guider les entreprises faisant des affaires en Afrique du Sud, une coalition d’organisations écologistes et d’investisseurs sociaux ont créé les principes de Valdez, un outil qui permet d’apprécier le comportement des sociétés quant au respect de l’environnement. Ce code a été établi dans le but d’orienter l’investissement individuel et institutionnel vers la protection de l’environnement et afin d’obliger les entreprises à avoir un comportement social responsable.
Créés par la Coalition pour des Économies Respectant l’Environnement à la suite de la terrible catastrophe pétrolière de la société Exxon en Alaska, les principes de Valdez fournissent des directives aux entreprises décidées à adopter une attitude qui respecte notre environnement et reconnaît l’interdépendance qui nous conditionne. Un système de récompense allouant des subventions importantes aux entreprises qui adhèrent à ces principes et pénalisant financièrement celles qui s’y soustraient, fera comprendre aux sociétés qu’il est coûteux d’être socialement irresponsable.
Faire connaître les entreprises qui se seraient engagées à suivre les principes de Valdez pourrait bien avoir des répercussions d’une portée considérable. Non seulement les investisseurs des caisses d’assurance vieillesse, les institutions universitaires et les individus pourraient se servir de ces principes afin de prendre leurs décisions d’investissement, mais les actionnaires pourraient également proposer des résolutions demandant aux entreprises de s’y conformer, et les consommateurs les utiliser afin de déterminer quels produits acheter et quels services utiliser. Les étudiants arrivant sur le marché du travail pourraient quant à eux considérer ces principes comme un bon outil leur permettant de déterminer s’ils souhaitent accepter ou non telle offre d’emploi dans telle compagnie.

Une priorité absolue — Le président de la Banque Mondiale, Barber Conable, a promis de faire de l’environnement une priorité absolue pour les années 1990. M. Conable a déclaré, lors de la réunion annuelle de la Banque Mondiale, que « dans la prochaine décennie, il sera impossible d’améliorer la qualité de la vie, tant dans les pays industrialisés que dans ceux en voie de développement, à moins de porter un effort considérable pour la protection de notre environnement ». M. Conable répondait ainsi à des critiques qui accusent la BanqueMondiale d’ignorer les problèmes d’environnement générés par les projets de développement qu’elle avalise dans les pays du tiers monde.

Au cours de l’assemblée annuelle, le ministre des Finances français a déclaré que les riches pays industrialisés devraient allouer de plein gré des fonds supplémentaires à la Banque Mondiale afin de traiter les problèmes écologiques. Il a déclaré que la France serait d’accord pour apporter une contribution d’un montant de 140 millions de dollars à la création d’un fonds écologique d’un montant global de 1,25 milliards de dollars.

La Croix Verte — L’Union Soviétique souhaite la création d’une Croix Rouge de l’environnement au sein des Nations Unies, qui serait à même d’apporter une assistance d’urgence à des pays devant soudain faire face à un désastre écologique. Certains l’appellent déjà la « Croix Verte ».
« Vaincre la menace pesant sur l’environnement de la planète et assurer la sécurité universelle par une action rapide et efficace est un impératif »,
a écrit le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chévardnadzé dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, M. Javier Perez de Cuellar. M. Chévardnadzé a insisté pour que l’Assemblée Générale de l’O.N.U. traite cette question lors la session actuellement en cours.

Ce Centre d’Assistance d’Urgence pour l’Environnement, dont la création est proposée, dépêcherait des groupes internationaux d’experts dans les régions touchées par des désastres écologiques. Les Soviétiques, en définitive, attendent de ce centre qu’il prévienne les désastres, et que son action ne soit pas limitée à la réparation des dégâts. Il pourrait aider notamment les pays en voie de développement à préparer et à réaliser les études de faisabilité des nouveaux projets industriels d’importance, potentiellement dangereux.

Des héros de l’écologie — Un couple de San Francisco vient de créer un prix qui sera décerné annuellement à six « héros de l’écologie de base » dans le monde, un par continent habité. Ce Prix Goldman de l’Écologie, d’un montant de 360 000 dollars, proposé par le couple de philanthropes Richard et Rhoda Goldman, sera décerné pour la première fois au mois d’avril par un ensemble de juges prestigieux. Quatre-vingt-dix candidats aux premières attributions ont déjà été sélectionnés par quinze organisations écologistes ainsi qu’un groupe de personnalités connues sur le plan international.





Citation

Home Déclaration au Parlement de la Confédération du gouvernement suisse

« La paix signifie plus que le silence des armes ou la destruction des arsenaux militaires. Il ne pourra y avoir de paix tant que des individus seront poursuivis en raison de leur foi, de leur conviction politique ou de leur race. La paix n’existera pas non plus tant que des êtres humains mourront de faim ou auront à connaître des conditions de vie socialement injustes. »




Home Tous de la même race

par Eleanor Roosevelt

« …on doit considérer les êtres humains comme étant tous de la même race. »





Interviews

Home La drogue : un problème mondial

Interview de Le Maître - par Patricia Pitchon

Les solutions avancées pour faire face au problème de la drogue, qui s’articule autour d’une longue chaine de causes et d’effets reliant les producteurs, les consommateurs et les dealers, peuvent en fait être groupées en six catégories : légalisation, mesures législatives et réglementaires, mesures financières telles que la saisie des biens appartenant aux revendeurs de drogue, création de cultures de substitution (c’est dire qu’il conviendrait d’encourager les paysans, qui cultivent le pavot ou la feuille de coca dont sont tirés l’héroïne et la cocaïne, à développer d’autres cultures), éducation et réhabilitation des drogués, et en dernier lieu négociations, solution que certains Colombiens ont proposé depuis la déclaration de guerre des barons de la drogue au gouvernement colombien.

Tout plan réaliste doit tenir compte des producteurs, des consommateurs et des dealers. Il doit comprendre des solutions à court, à moyen et à long terme. Les aspects politiques, économiques et sociaux du problème doivent enfin également être pris en compte.

Le Maître de Benjamin Crème a aimablement accepté de répondre à des questions touchant à ce problème mondial. L’interview s’est déroulée le 20 septembre 1989.

P.P. : De plus en plus de gens plaident en faveur d’une légalisation de la drogue comme réponse à ce problème. Ils affirment qu’une telle solution couperait l’herbe sous le pied d’une grande partie de la mafia de la drogue.
Le Maître : « Cette solution peut sembler attirante mais n’est pas une option valable. Elle équivaudrait à légaliser le meurtre. »

P.P. : L’ancien secrétaire général de la maison blanche, Donald Regan, a suggéré qu’une plus grande coopération était nécessaire entre les banques, les organismes officiels, les fonctionnaires responsables de l’application des lois et le gouvernement. Il a même proposé, dans un article publié récemment dans le New York Times, que le trésor américain, pour atteindre les actifs des revendeurs de drogue, imprime de nouveaux billets de 50 ou 100 dollars, différents de ceux actuellement en usage. Le gouvernement pourrait annoncer dix jours à l’avance que les vieux billets n’ont plus cours légal et qu’ils doivent être remplacés par les nouvelles coupures. Tenter d’atteindre les revendeurs de drogues en contrôlant leurs biens et leur argent est-il un objectif de première urgence ?
Le Maître :
« Cette mesure ne serait efficace qu’à court terme. Elle peut effectivement sembler attirante à court terme, mais l’expérience de la vie et des êtres humains conduit à penser qu’elle ne pourrait pas être réellement efficace. »

P. P. : Quels en sont les points faibles ?
Le Maître : « Les revendeurs de drogue eux-mêmes seraient avertis de l’existence de ces plans et prendraient les mesures nécessaires afin de blanchir à nouveau leurs avoirs. En fait, c’est ce qu’ils font déjà maintenant. A l’image des criminels du passé, comme ceux de Chicago ou d’autres villes, ils se mettent à adopter eux aussi la position de citoyens respectables, investissant des fonds dans toutes les branches de la vie nationale et internationale. Ils sont le plus souvent actionnaires de grandes sociétés, souvent des citoyens tout à fait respectables, travaillant fréquemment pour des gouvernements à des postes de confiance comme conseillers, agents commerciaux, intermédiaires, etc., grâce à leurs nombreux contacts de par le monde. Aussi serait-il très difficile d’arriver à les prendre de vitesse avant qu’ils ne trouvent une parade à la nouvelle situation et les moyens de la contourner. S’ils occupent les positions qu’ils ont aujourd’hui, c’est parce que, dans leur domaine, ils sont passés maîtres. Leur sagacité est aussi grande que celle des agents des meilleurs services secrets. »

P.P. : Mettre en place des cultures de substitution ne peut être une solution sans une restructuration du prix des matières premières sur le marché mondial. Les prix du cacao et du café se sont par exemple récemment effondrés, effaçant les profits de nombreux pays. Qu’en pensez-vous ?
Le Maître : « A long terme, les cultures de substitution constituent la seule solution véritable. Mais comme vous l’avez justement fait remarquer, d’autres éléments entrent en ligne de compte. Les producteurs doivent obtenir la garantie d’une juste rétribution de leur travail et de leur investissement en temps et en énergie dans la culture de bananes, de café ou d’autres denrées, plutôt que dans celle de la drogue. Ce qui implique essentiellement une réorganisation de l’économie mondiale. On en revient finalement toujours à la nécessité d’une réorganisation de l’économie mondiale, fondée avant tout sur le principe du partage et sur une juste redistribution des ressources de la planète.
« Lorsque cette réorganisation aura eu lieu, vous vous apercevrez que les paysans des différents pays producteurs de drogue accepteront volontiers, et de leur plein gré, la responsabilité de nourrir la nation plutôt que d’alimenter les besoins en drogue de millions de citoyens débauchés — tout au moins est-ce ainsi qu’ils sont perçus — situés au plus bas de l’échelle sociale, des marginaux, etc. Ils éprouveraient plus de fierté à effectuer leur travail. Et cela leur apporterait le sentiment de contribuer d’une manière positive, et non plus destructive, à l’économie mondiale. Pour le moment, ils ne voient pas d’alternative. »

P.P. : Que pensez-vous d’une autre solution, qui consisterait à consacrer beaucoup plus d’argent à la réhabilitation des drogués et en général à l’éducation des individus ?
Le Maître : « Il s’agit là d’une priorité essentielle. Des millions de gens se trouvent pris dans le circuit de la drogue, soit comme producteurs soit comme consommateurs. Les utilisateurs sont évidemment toujours les perdants. Un très important programme de réhabilitation doit être mis en place par tous les gouvernements qui sont confrontés à un problème dans ce domaine. Comme certaines personnes le savent, Maitreya a déjà entrepris une action dans ce sens. Des centres ont été créés, dans lesquels de jeunes délinquants, des personnes souffrant d’aliénation, des membres de familles éclatées, des drogués et des revendeurs — tout ceux qui sont en marge de la société et qui s’opposent à elle — peuvent être réhabilités, et le seront finalement. Dans ces centres, ils pourront acquérir le respect de soi qui les conduira à leur réhabilitation et à leur réinsertion comme membre à part entière de la société. Ils doivent retrouver le sentiment d’appartenance au groupe. Pour l’instant, ils se dirigent lentement vers le suicide parce que, pour la plupart d’entre eux, la vie a peu à leur offrir. »

P.P. : Que dire de mesures législatives et réglementaires supplémentaires ?
Le Maître : « Il s’agit d’une première étape indispensable, mais elle ne devrait pas être considéré autrement. C’est une solution provisoire destinée à prévenir l’intensification de la menace qui pèse véritablement sur le bien-être de la société. C’est un fléau. Mais pour une courte période, des fonds suffisants devraient être réaffectés à une action de maintien de l’ordre afin de contrôler la distribution des drogues au moment où elles quittent les nombreux petits laboratoires qui se multiplient à travers le monde. De telles mesures seront nécessaires pendant quelques années. »

P.P. : Que pensez-vous de la solution proposée par plusieurs personnalités éminentes, en Colombie, à savoir de possibles négociations avec les trafiquants de drogue ?
Le Maître : « Une telle solution devrait être tentée. Il n’est pas dit qu’elle marche, car d’autres éléments entrent en ligne de compte. Dans ce problème, un des facteurs importants est la motivation. L’argent ayant la valeur qu’on lui connaît aujourd’hui, une motivation à devenir très riche existera toujours chez certaines personnes. Mais très prochainement, une transformation complète des systèmes économiques mondiaux aura lieu, en raison de la dévaluation de l’argent qui suivra le prochain krach boursier mondial. Les individus s’apercevront alors qu’il est moins rémunérateur de violer la loi dans les pays producteurs — qui plus est une loi renforcée, si les mesures précédemment citées sont prises. Il sera beaucoup moins fascinant, moins rémunérateur, et plus dangereux qu’à l’heure actuelle, de s’engager dans ce qui, de plus en plus, sera considéré comme une activité criminelle. Une autre difficulté inhérente à ces négociations est que certains des plus gros bonnets de la drogue sont apparemment des citoyens respectables, à la tête de grandes sociétés et entreprises. Pour eux, quoiqu’illégal, leur investissement est le bienvenu. Aussi ne sont-ils pas du tout prêts à se faire connaître afin d’entamer des négociations. Mais cela vaut la peine d’essayer. »

P.P. : S’agit-il de personnes dont les noms nous sont inconnus ?
Le Maître : « Oui, pour la plupart. Quelques uns d’entre eux ont peut-être pu éveiller les soupçons de certains organismes gouvernementaux mais, jusqu’à présent, ils ont été suffisamment rusés pour tirer leur épingle du jeu. »

P.P. : Y a-t-il des Américains et des Européens parmi eux ?
Le Maître : « La plupart des nationalités sont représentées. Mais ils travaillent à un niveau qui les rend intouchables et insoupçonnables dans des branches ou des secteurs d’activités qu’ils ont eux-mêmes créés. »

P.P. : Que pensez-vous d’autres mesures, telles que les réformes bancaires ?
Le Maître : « Peu de choses peuvent vraisemblablement être faites dans ce domaine sans une plus grande transparence des comptes bancaires. La plupart des sommes d’argent blanchies sur une grande échelle le sont par l’intermédiaire des principales banques suisses, qui ont fait vœu de garder le secret sur ces investissements car elles réalisent des bénéfices énormes avec cet argent. C’est donc là le dernier endroit où vous pourriez mettre en place une investigation. En effet, à moins de changer les lois régissant les enquêtes et les recherches dans les milieux bancaires, il y a fort à parier que ce serait un coup d’épée dans l’eau. Une telle recherche peut être effectuée dans certains pays, en Angleterre par exemple, à condition de produire des preuves suffisantes. Mais il est difficile d’amasser ces preuves à des niveaux qui soient significatifs. Les choses sont bien trop organisées et, comme il a été dit auparavant, le réseau de renseignement mis en place par les personnes concernées est évidemment très au point. Ils peuvent rapidement transférer leurs fonds d’une banque à une autre. Ils les répartissent dans de nombreuses banques et investissent dans des secteurs tout à fait légaux de l’industrie. »

P.P. : Il existe donc un réseau de corruption très étendu ?
Le Maître : « Absolument. Ce réseau s’étend dans le monde entier, et il est loin d’être superficiel. Il est en fait profondément ancré dans les structures en place »

P.P. : Si un changement intervient chez les producteurs et les consommateurs de drogue, que va-t-il advenir de ce réseau de corruption au plus haut niveau, avec tous les fonds dont il dispose ?
Le Maître : « La valeur attachée à l’argent doit tout d’abord être modifiée. Ils ne seront plus alors tentés d’amasser de telles fortunes, car il n’y aura plus d’endroit où les dépenser. Plutôt que d’être fondée sur les principes actuels de croissance constante et de production, lorsque l’économie mondiale s’orientera vers la suffisance et la stabilité, la motivation d’amasser des richesses énormes diminuera. Il existera toujours un champ d’activité pour les gens riches et avides, mais aux yeux de l’opinion publique mondiale et à la lueur des changements qui émergeront progressivement dans les systèmes économiques mondiaux, la tendance à accumuler des richesses deviendra beaucoup moins souvent l’objectif d’une vie. »

P.P. : Il s’agit donc d’un changement progressif du sens des valeurs ?
Le Maître : « Oui, en partie imposé de l’extérieur par la transformation de la valeur attachée à l’argent. »

P.P. : Quelles sont les perspectives à court et à moyen terme en Colombie ?
Le Maître : « Il existe de réels espoirs pour que la Colombie suive une voie constructive, mais la voie de la destruction est une possibilité toute aussi grande. Pour le moment, tout peut arriver. La situation peut évoluer vers la guerre civile et une sorte de suicide collectif, ou bien la Colombie peut se réhabiliter avec l’aide de grandes nations comme les États-Unis, en refusant les activités criminelles des trafiquants de drogue et des dealers. Ce qui implique de porter un coup sévère aux armées privées employées pour assurer le bon déroulement de tout ce trafic, en Colombie et partout ailleurs. On doit les affronter sur leur propre terrain. »

P.P. : Il semble exister un lien entre la drogue, la défense et la dette. En effet, si les pays producteurs doivent s’engager dans des cultures de substitution, ils ne pourront pas rembourser leurs énormes dettes. Et la dette ne sera pas annulée, à moins que les budgets consacrés à la défense ne baissent dans les pays industrialisés et que ces derniers ne soulagent alors ces pays (comme le Pérou, la Bolivie, la Colombie, etc....) de leur dette. Par ailleurs, la drogue se développe dans un environnement de grande pauvreté. Est-ce exact ?
Le Maître : « Cette remarque est tout à fait juste, et chacun de ces facteurs joue un rôle dans cette question brûlante qu’est la production de drogue. L’effacement de la dette devra être financé par des coupes claires dans les budgets de défense des grandes nations. Ce processus est déjà en cours. A première vue, les programmes de défense déjà lancés seront poursuivis. Tant de milliards ont été consacrés pour des armes actuellement en cours de fabrication que ces programmes seront probablement menés à leur terme. Par contre, les nouveaux projets ont été annulés de toute part. Les Américains et les Soviétiques parvenant à un accord sur la réduction de l’armement nucléaire, les autres pays y trouveront une incitation à diminuer leur production. Un climat de stabilité est ainsi engendré, dans lequel une guerre mondiale devient de moins en moins vraisemblable. Ces deux pays donnent le ton aux autres nations. »

P.P. : Le problème de la drogue constitue-t-il un fardeau lourd et douloureux qu’il va falloir traîner ? Devrons-nous passer encore dix ou vingt ans à le résoudre ?
Le Maître : « On peut espérer que non. Ce problème durera vraisemblablement encore cinq ou six ans, tout en diminuant graduellement d’intensité. La résistance cédera lorsque le principe du partage commencera à ‘mordre’, c’est-à-dire à être mis en place et appliqué parmi les nations. C’est là l’élément clé de tout le processus. Ce changement permettra aux pays pauvres — ces pays du tiers-monde, ainsi qu’on les appelle, qui sont les principaux producteurs de drogue à grande échelle — de prendre dignement une place qui leur revient de plein droit au sein de la communauté des nations, sans devoir s’appuyer sur cette activité illégale dont personne ne veut, sauf ceux qui en tirent profit. Le principe du partage ainsi que la concrétisation d’une économie basée sur la suffisance et la stabilité couperont l’herbe sous les pieds des dealers. »

P.P. : Peut-être avons-nous besoin d’un choc pour qu’un changement de grande ampleur puisse avoir lieu ? Le krach boursier sera-t-il cet événement qui nous secouera ?
Le Maître : « L’humanité doit être poussée dans ses derniers retranchements, elle doit toucher au désespoir. Ce choc sera certainement rude. Il ramènera l’humanité à la raison et, dans certains cas, contraindra les gouvernements à capituler. Lorsque Maitreya se fera connaître, ils demanderont à être guidés, accepteront Ses conseils, et toutes leurs priorités en seront alors modifiées. Des millions de personnes dépendantes de la drogue s’en trouveront également changées. Les gens se tournent vers la drogue car ils ne savent pas qui ils sont. Et ils ne savent pas qui ils sont en raison d’un manque d’éducation. Ils sont hantés par le sentiment de leur propre ignorance, de leur propre incapacité, de leur inutilité, et il leur semble alors qu’ils n’ont rien à perdre. Ils n’ont aucun respect d’eux-mêmes. C’est la raison pour laquelle Maitreya affirme « qu’il ne peut y avoir de progrès sans respect de soi ». La première chose à faire consiste donc à enseigner aux individus le respect d’eux-mêmes.
« La transformation des structures économiques mondiales ainsi qu’une réorientation des priorités des gouvernements, créeront les conditions grâce auxquelles les individus pourront retrouver le respect d’eux-mêmes. Alors ils n’auront plus envie de se droguer. Et si personne ne désire se droguer, plus personne ne se proposera pour fournir de la drogue. Certains membres de la Hiérarchie pensent que la crise de la drogue atteint aujourd’hui son apogée, et que cette crise ne peut donc prendre qu’une seule direction, celle du decrescendo. »


Clin d’œil du Maître : après cette interview, j’ai demandé au Maître s’il accepterait d’être à nouveau interviewé, en supposant que le sujet en vaille la peine. Il a répondu qu’il aurait besoin de « d’épousseter un peu son jargon journalistique, qui est un petit peu rouillé ! »






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