DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 2001

Extraits de la revue
Partage international

Février 2001 - N° 149 / 150

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les migrations et le trafic d'émigrants : un nouveau facteur de discrimination par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Message de Maitreya


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Surmonter la peur du changement

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Nombreux sont ceux qui attendent l’Instructeur mondial avec une foi grandissante, persuadés qu’il saura résoudre les problèmes que les hommes trouvent irréductibles. Ils pressentent qu’ils pourront s’en remettre à son expérience et à la sagesse de son jugement. Nul ne pourrait nier qu’il en soit ainsi. Maitreya est en vérité un sage conseiller, et c’est avec confiance qu’on peut prêter l’oreille à ses avis. La Loi, toutefois, impose des limites à son intervention dans les affaires humaines. Il faut savoir qu’elle interdit l’usage de la force – le libre arbitre humain doit être respecté. C’est donc l’homme, et lui seul, qui doit prendre la décision du changement ; comme l’a dit Maitreya : « Je suis seulement l’architecte du Plan. Vous, mes amis et frères, vous êtes les bâtisseurs volontaires du temple radieux de la vérité. »

Quand les hommes verront l’Instructeur, il leur enseignera la voie de la paix et de l’amour : ce n’est que par la manifestation du partage et de la justice qu’amour et paix peuvent être connus. Ainsi, c’est dans les termes les plus simples qu’il apportera une solution au dilemme de l’homme.

Des structures déficientes

Déjà, l’homme s’aperçoit que ses structures sont déficientes. Il ne parvient pas à comprendre comment, au milieu de l’abondance, la criminalité sévit et se développe dans de telles proportions. Il ne comprend pas non plus comment, dans pareille abondance, tous ne connaissent pas le bonheur. Il ne voit pas que les hommes vivent dans la peur et, par conséquent, ne connaissent pas l’espoir.

La peur et la réticence au changement font entrave au réalisme. Tandis que les hommes se débattent avec des structures dépassées qui déjà s’effondrent, les problèmes réels et urgents leur échappent, les entraînant vers l’abîme.

La peur imprègne toutes les pensées et actions des hommes ; cela suffit à rendre le changement à la fois plus difficile et plus nécessaire que jamais.

Comme vous le verrez, Maitreya préconisera le changement, mais c’est en l’homme lui-même que devra résider le désir de changer. Ainsi l’homme conditionnera-t-il lui-même la vitesse et la portée des transformations, ainsi la Loi sera-t-elle respectée.

Surmonter la peur

Maitreya abordera le problème de la peur, et aidera les hommes à terrasser ce monstre aux têtes multiples. Il leur montrera que, dans la construction du monde nouveau, ils n’ont rien d’autre à craindre que la peur elle-même.

Beaucoup, actuellement, doutent peut-être que de telles choses puissent s’accomplir, pourtant Maitreya sait que par milliards les hommes aspirent aux changements qu’il préconise, aux possibilités qu’il envisage pour le monde. Ils n’attendent rien d’autre que ses paroles, sa voix, son appel à la justice. Vers la construction de ce monde nouveau afflueront les espoirs des hommes et femmes du monde entier. Leur éternel désir de paix et de justice sera enfin exaucé.

Ces désirs et ces pensées descendent déjà sur les hommes, emplissant leur cœur et leur esprit, façonnant dès aujourd’hui l’avenir.

Le monde est prêt, comme jamais auparavant, pour l’émergence du Christ. Rien ne peut empêcher cet événement capital. D’ores et déjà, les ultimes préparatifs sont en cours. Bientôt le Christ, Maitreya, l’Instructeur mondial, le Seigneur d’amour lui-même, vivra parmi nous au grand jour.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home LES CONFERENCES REITH 2000 : RESPECTONS LA TERRE

Le développement durable peut-il fonctionner ?

par Jonathan Porritt

Chaque année la Société britannique de radiodiffusion organise une série de conférences radiodiffusées auxquelles elle invite plusieurs personnalités de renom. Les Conférences Reith furent inaugurées par la BBC en 1948, afin de marquer la contribution historique de Sir (ultérieurement Lord) Reith, le premier directeur général de la BBC, en faveur du service public de radiodiffusion. Des transcriptions des conférences de l'an 2000 sont reproduites ici avec l'accord de la BBC.Toutes les espèces sont dotées d'un profond instinct de survie. Elles mettent tout en œuvre pour garantir leurs propres chances de survie. Et cela est aussi vrai pour l'homme que pour le tigre de Sibérie ou la plus insignifiante des bactéries. Nous, humains, avons même un nom pour notre instinct de survie : c'est le « développement durable ». Ce qui en d'autres termes signifie tout simplement vivre sur cette planète comme si nous avions l'intention d'y vivre à tout jamais.

C'est seulement il y a environ trente ans que les gens ont commencé à se rendre compte que notre instinct de survie s'était quelque peu endormi, oublié dans notre recherche d'une prospérité matérielle toujours plus grande. Afin d'atteindre ce but nous avons littéralement mis à sac notre planète : nous avons détruit les forêts, construit des barrages sur les rivières, pollué l'air, érodé le sol, réchauffé l'atmosphère, détruit les réserves de poissons et tout recouvert de béton et de macadam.

Le Programme des Nations unies pour l'environnement a mis en évidence que le taux d'extinction des espèces vivantes est actuellement plus de 10000 fois supérieur à ce qu'il serait naturellement sans l'impact de l'espèce humaine. Et au fur et à mesure que la population augmente, avec environ 85 millions de personnes de plus par an, les pressions que subit notre planète ainsi que les systèmes vitaux (dont dépendent toutes les espèces y compris nous-mêmes) ne cessent d'augmenter.

Au début, la plupart des politiciens et des hommes d'affaires n'ont guère prêté attention à ces avertissements « exagérés et alarmistes » venant d'écologistes « farfelus et agités ». Mais les preuves scientifiques ont continué à s'accumuler et en 1987, un groupe d'experts a publié, sous la conduite de Gro Harlem Brundtland, un rapport, Notre futur commun, qui nous annonçait tout simplement que nous n'avions pas d'autre alternative que de changer nos manières d'agir si nous voulions éviter notre propre extinction.

La seule alternative au modèle existant de croissance économique (qui ne tient pas compte des populations les plus pauvres et du bien-être de la planète) était le développement durable, « un développement qui satisfait les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir à leurs propres besoins. »

C'était la première fois que l'aspect social du développement durable était mis en avant de la sorte. La pauvreté est un des plus importants facteurs de la destruction de l'environnement et pour que le développement soit réellement durable, nous devons nous occuper autant de questions telles que la lutte contre la pauvreté, l'éducation et une meilleure santé pour tous, que des changements climatiques et de la pollution. Ce message fut réitéré lors du Sommet de la Terre de 1992, le plus important rassemblement de leaders mondiaux de tous les temps, qui réaffirmèrent à la fois le caractère non durable de notre modèle de progrès actuel et la nécessité urgente d'une alternative. Le développement durable n'est pas un problème isolé comme l'«  environnement » ou le « commerce mondial ». Il s'agit d'un modèle différent de progrès, qui tente de maintenir l'équilibre entre les besoins économiques et sociaux de l'espèce humaine et la nécessité non négociable de vivre au sein des limites naturelles de notre planète. Il s'agit autant d'un défi lancé à notre philosophie et à nos valeurs personnelles qu'à nos systèmes politiques et économiques. Cela exige la transformation radicale d'une éthique fondée sur l'exploitation et la domination en une autre, basée sur la coopération et la responsabilité mondiale.




Home LES CONFERENCES REITH 2000 : RESPECTONS LA TERRE

Réflexions sur les conférences de Reith

par Charles Prince de Galles Source : BBC

Chaque année la Société britannique de radiodiffusion organise une série de conférences radiodiffusées auxquelles elle invite plusieurs personnalités de renom. Les Conférences Reith furent inaugurées par la BBC en 1948, afin de marquer la contribution historique de Sir (ultérieurement Lord) Reith, le premier directeur général de la BBC, en faveur du service public de radiodiffusion. Des transcriptions des conférences de l'an 2000 sont reproduites ici avec l'accord de la BBC.
 
Cette année, les Conférences Reith ont accordé une large place à la réflexion suggérant qu'un développement durable est inséparable d'un intérêt personnel bien compris. L'intérêt personnel est, pour chacun d'entre nous, une puissante force de motivation, et si nous pouvons nous pénétrer de l'idée qu'un développement durable est de notre intérêt à tous, alors, nous aurons fait un premier pas important pour l'atteindre. Mais cet intérêt peut revêtir de nombreuses formes en concurrence les unes avec les autres – et il est peu probable que toutes conduisent loin dans la bonne direction, ni qu'elles embrassent les multiples besoins des générations à venir. Je suis convaincu qu'il nous faudra creuser plus profondément pour trouver l'inspiration, le sens de l'urgence et le dessein moral requis pour faire face aux choix difficiles qui nous attendent sur la longue route vers un développement durable. C'est pourquoi, je me propose de parler de la dimension spirituelle de notre existence.

L'idée qu'il existe un pacte de confiance sacré entre l'humanité et notre Créateur, et au nom duquel nous acceptons le devoir de prendre soin de la Terre, a constitué un trait majeur de la pensée religieuse et spirituelle tout au long des âges. Même ceux dont les croyances excluent l'existence d'un Créateur en sont venus à adopter une position identique, sur des bases d'ordre moral et éthique. Ce principe directeur n'a été étouffé que depuis peu, et recouvert par les couches presque impénétrables du rationalisme scientifique.

Je crois que nous ne pourrons réaliser un développement authentiquement durable que si nous commençons par redécouvrir, ou reprendre conscience d'un sens du sacré dans nos rapports avec le monde, et les uns avec les autres. Si nous ne tenons plus rien pour sacré – parce que c'est pour nous synonyme de superstition ou d'irrationnel – qu'est-ce qui nous empêche de transformer notre monde et la vie en une sorte de « grand laboratoire », avec toutes les conséquences potentiellement désastreuses à long terme ?

Fondamentalement, une compréhension du sacré nous aide à prendre conscience qu'il existe des impératifs d'équilibre, d'ordre et d'harmonie à respecter dans le monde naturel, posant des limites à nos ambitions et définissant les paramètres d'un développement durable. Dans certains cas, ces limites sont, d'un point de vue rationnel et scientifique, parfaitement comprises.

Pour prendre un exemple simple, nous savons que faire paître trop de moutons sur un flanc de colline se révélera tôt ou tard contre-productif pour les moutons, la colline, ou les deux. Plus généralement, nous comprenons que l'utilisation excessive des insecticides et des antibiotiques provoque des phénomènes de résistance, et nous commençons à mesurer pleinement les conséquences effroyables qui découlent de l'éjection dans l'atmosphère de trop grandes quantités de dioxyde de carbone.

Mais les mesures prises pour réduire les dommages dus au dépassement des limites de la nature, là comme ailleurs, sont insuffisantes pour garantir des effets durables. Dans d'autres domaines, comme dans le transfert artificiel et sans retenue de gènes entre espèces végétales et animales, on considère souvent que le manque de preuves scientifiques quant aux conséquences néfastes de ces manipulations constituent une raison suffisante pour continuer. Si l'idée d'adopter une conduite prudente dans cette situation, et dans de nombreuses autres potentiellement dangereuses, reçoit un soutien général dans le public, elle se heurte à une certaine opposition officielle, comme si admettre la possibilité du doute était un signe de faiblesse, voire d'un désir d'arrêter le « progrès ». 

L'humanité, partie intégrante de la nature

Je crois, au contraire, que c'est un signe de force et de sagesse. Il semble que nous ne faisons pas suffisamment pour remédier à la situation, lorsque nous savons, preuves scientifiques à l'appui, que nous portons atteinte à notre environnement. Et lorsque nous ne disposons d'aucune preuve, nous avons tendance à ne rien faire du tout, en oubliant les risques. Une partie du problème vient de l'approche dominante qui tend à réduire le monde naturel, êtres humains compris, à un simple processus mécanique. Nous avons perdu cette référence à une unité, un ordre, une sagesse et un dessein parfaits, qui était celle des théologiens naturalistes des XVIIIe et XIXe siècles, comme Thomas Morgan, et que rejettent d'un haussement d'épaules un grand nombre de scientifiques actuels, tel Bertrand Russell qui écrivait : « Je crois que l'univers est un univers de bric et de broc, sans unité ni continuité, sans cohérence ni ordre. »

Sir Julian Huxley écrivait, dans Création, une synthèse moderne, que « la science moderne doit éliminer toute notion de création spéciale ou de direction divine ». Mais pourquoi ? Comme l'a écrit Alan Linton, professeur à l'Université de Bristol : « L'évolution est une théorie construite par l'homme pour expliquer l'origine et la continuité de la vie sur cette planète, sans référence à un Créateur. » C'est notre incapacité ou notre refus d'accepter l'existence d'un Guide qui nous a conduit à voir dans la nature un système que l'on peut changer à notre guise ou une nuisance à fuir et à manipuler, une nature dans laquelle tout ce qui se produit peut être amélioré par la technologie.

Fritz Schumacher avait bien vu les dangers inhérents à cette façon de voir quand il disait « qu'il y a deux sciences : la science de la manipulation et celle de la compréhension ». En cette ère dominée par la technologie, il est facile d'oublier que l'humanité fait partie intégrante de la nature. C'est pourquoi nous devrions agir en harmonie avec elle, car c'est elle qui est, pour reprendre les mots de l'économiste Herman Daly, « l'enveloppe qui contient, soutient et nourrit l'économie, et non l'inverse ».

Alors, laquelle de ces conceptions triomphera, selon vous : celle d'un monde vivant et un, ou celle d'un monde fait de parties aléatoires, simple produit du hasard, et justifiant d'avance n'importe quel type de développement ? Nous sommes là, je crois, au cœur de ce que nous appelons le développement durable. Nous avons besoin de redécouvrir une référence pour le monde naturel, indépendamment de tout point de vue utilitariste, de devenir plus conscient, comme le dit Philippe Sherrard, de « la relation d'interdépendance, d'interpénétration et de réciprocité qui lie Dieu, l'Homme et la Création ». Surtout, nous devrions montrer plus de respect pour le génie de la nature, dont les plans ont été rigoureusement testés et perfectionnés sur des millions d'années.

Cela signifie, veiller à utiliser la science pour comprendre le fonctionnement de la nature, non pour changer ce qu'elle est, comme c'est le cas avec les manipulations génétiques qui cherchent à transformer un processus d'évolution biologique en quelque chose de complètement différent. On rejette trop facilement l'idée que les diverses parties du monde naturel sont reliées par un système complexe de contrôles et d'équilibres, que nous perturbons à nos risques et périls. 

Prendre soin de la Terre

Aussi, à une époque où l'on nous dit que la science a toutes les réponses, quelle chance y a-t-il de travailler en accord avec la nature ? Je crois que si l'on employait une partie de l'argent consacré actuellement aux manipulations génétiques sur les céréales à comprendre et à améliorer les systèmes traditionnels d'agriculture, qui ont passé victorieusement les tests suprêmes du temps, on obtiendrait des résultats remarquables. On a déjà de nombreuses preuves de tout ce que l'on peut obtenir si l'on applique plus de connaissances et moins de produits chimiques aux diverses méthodes de culture céréalière. Ce sont des méthodes véritablement durables, et qui n'ont rien à voir avec les pratiques fondées sur la monoculture, visant à une exploitation commerciale à grande échelle, et que Vandana Shiva a condamné de façon pertinente et convaincante dans sa conférence (mondialisation et paupérisation).

Nos scientifiques les plus éminents reconnaissent volontiers qu'il nous reste encore beaucoup à connaître de notre monde et des formes de vie qui l'habitent. Ainsi que l'indique Sir Martin Rees, de la Société Royale d'Astronomie, c'est la complexité qui rend les choses difficiles à comprendre, non leur dimension. Pour lui, et seul un astronome pouvait dire cela comme il le fait, un papillon constitue pour la science un défi intellectuel bien plus redoutable que le cosmos ! D'autres, comme Rachel Carson, nous ont rappelé avec éloquence que nous sommes incapables de créer un seul brin d'herbe. Et saint Matthieu, dans sa sagesse, souligne que même Salomon, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu d'autant de splendeur que les lys des champs. 

Une conscience instinctive

Face à tant d'inconnu, il est difficile de ne pas éprouver d'humilité, d'émerveillement et de crainte quand on examine notre place dans l'ordre naturel, et de ne pas voir que ces sentiments ont leur source dans notre raison intérieure, sentie avec le cœur, et qui parfois, à notre insu, nous dit que nous sommes là intimement plongés dans les mystères de la vie et que n'avons pas toutes les réponses. Peut-être n'est-il pas nécessaire de les avoir pour savoir ce que nous devrions faire dans certaines circonstances.

Ainsi que l'écrivait Blaise Pascal au XVIIe siècle : « On sent Dieu par le cœur, et non par la raison. » Alors, ne sentez-vous pas que, enfouie profondément en chacun d'entre nous, il y a une conscience instinctive, perçue par le cœur, qui nous donne – pour peu que nous le lui permettions – le guide le plus sûr pour nous dire si nos actes servent ou non les intérêts à long terme de notre planète et de toute la vie qu'elle abrite et nourrit ? Cette conscience, cette sagesse du cœur, peut n'être guère plus que le vague souvenir d'une harmonie lointaine, bruissant comme une brise à travers les feuilles, mais elle est suffisante pour nous rappeler que la Terre est unique et que nous avons le devoir d'en prendre soin. Nous ne voyons pas quelle place la sagesse, l'empathie et la compassion pourraient avoir dans le monde empirique, mais les sagesses traditionnelles pourraient nous demander : « Sans elles, sommes-nous vraiment humains ? » Et ce serait une bonne question. Socrate, à qui l'on demandait de définir la sagesse, répondit : « C'est savoir que l'on ne sait pas. » En suggérant que nous aurons besoin d'écouter davantage le sens commun qui émane de nos cœurs si nous devons réaliser un développement durable, je ne veux pas dire que l'information obtenue par la recherche scientifique n'est pas essentielle. Loin de là ! Mais je crois que nous avons besoin de rétablir l'équilibre entre la raison de la sagesse instinctive, sentie par le cœur, et les perspectives rationnelles de l'analyse scientifique. Seule, aucune de ces deux approches n'est utile. 

Le cœur et la raison, inséparables d'un développement durable

Ce n'est donc qu'en utilisant en même temps les deux parties de notre nature, l'instinctive et la rationnelle, – notre cœur et notre mental – que nous pourrons vivre à la hauteur du pacte sacré qu'a placé en nous notre Créateur. Ainsi que Gro Harlem Brundtland nous l'a rappelé, le développement durable ne concerne pas que le monde de la nature, mais également les hommes. Il s'applique tout autant aux vastes multitudes qui manquent de nourriture ou d'eau potable qu'à ceux qui vivent dans la pauvreté et qui sont sans travail.

S'il est incontestable que la mondialisation a apporté des avantages, elle apporte aussi des dangers. Sans l'humilité et l'humanité, qui sous-tendent la notion d'« économie connectée », de John Browne – une économie qui tient compte du contexte social et environnemental dans lequel elle opère – nous courons le risque de voir les plus pauvres et les plus faibles, non seulement en tirer très peu d'avantages, mais, ce qui est pire, perdre leurs moyens mêmes d'existence et leurs cultures. C'est pourquoi on ne saurait s'occuper sérieusement de développement durable sans se rappeler que les leçons de l'Histoire sont particulièrement essentielles quand on se tourne vers l'avenir. 

Une éducation où s'équilibre raison et intuition

Naturellement, aujourd'hui où seul compte ce qui est « moderne », il est extrêmement dangereux de parler des leçons du passé. Et ces leçons sont-elles jamais enseignées ou comprises correctement, à une époque où transmettre ce type de connaissances acquises est souvent considéré nuisible au progrès ? Nos descendants auront évidemment des connaissances scientifiques et des capacités technologiques qui dépassent notre imagination, mais auront-ils suffisamment d'intuition ou de maîtrise de soi pour les utiliser sagement, à la fois grâce aux leçons tirées de nos succès et de nos échecs ? Je ne le crois pas, à moins que nous n'intensifions nos efforts pour élaborer une éducation qui équilibre raison et intuition. Sans quoi, le développement véritablement durable est voué à l'échec. Ce ne sera plus qu'un mantra creux, répété ad nauseam pour nous donner bonne conscience. Il nous faut donc envisager de mieux équilibrer l'éducation des populations, de sorte que la sagesse pratique et intuitive du passé puisse s'harmoniser avec les technologies et les connaissances du présent, afin de créer des individus profondément conscients des mondes visibles et invisibles. Le futur a besoin de personnes qui comprennent que le développement durable ne se résume pas à une série de données techniques, à une reprogrammation de l'humanité ou à un réaménagement de la nature comme une extension de l'industrialisation mondiale, mais au contraire qu'il concerne la reconnexion avec la nature et une profonde compréhension du concept de responsabilité, inséparable de l'intendance à long terme. 

Redécouvrir l'unité du monde

Ce n'est qu'en redécouvrant l'unité et l'ordre essentiel du monde vivant et spirituel – comme c'est le cas dans l'agriculture biologique, la médecine holistique, ou encore notre façon de construire nos maisons – et en comblant l'abîme qui sépare le sécularisme cynique et l'intemporalité de la religion traditionnelle, que nous éviterons la désintégration complète de notre environnement. Surtout, je ne veux pas voir le jour où nos petits-enfants rassemblés autour de nous, nous demanderont, sur un ton de reproche, pourquoi nous n'avons pas mieux suivi la sagesse de nos cœurs et l'analyse rationnelle de nos têtes ; pourquoi nous ne nous sommes pas plus souciés de préserver la biodiversité et les communautés traditionnelles, ou de mieux comprendre notre fonction d'intendants de la Création ? Il n'est jamais aussi plaisant d'adopter des attitudes de prudence et de respect de l'équilibre dans la vie que l'inverse, mais c'est précisément cela, le développement durable.




Home LES CONFERENCES REITH 2000 : RESPECTONS LA TERRE

Mondialisation et paupérisation

par Vandana Shiva Source : Extraits d'une émission de la BBC Radio 4, Grande-Bretagne

Chaque année la Société britannique de radiodiffusion organise une série de conférences radiodiffusées auxquelles elle invite plusieurs personnalités de renom. Les Conférences Reith furent inaugurées par la BBC en 1948, afin de marquer la contribution historique de Sir (ultérieurement Lord) Reith, le premier directeur général de la BBC, en faveur du service public de radiodiffusion. Des transcriptions des conférences de l'an 2000 sont reproduites ici avec l'accord de la BBC.

Dernièrement, je me suis rendue à Bhatinda (Penjab) car il venait de s'y produire une série de suicides parmi les agriculteurs. De nos jours, au Penjab, qui est traditionnellement l'une des régions agricoles les plus prospères de l'Inde, tous les agriculteurs sont tellement endettés qu'ils sombrent dans le désespoir. D'immenses parcelles de terre sont devenues des marécages incultes et désertiques. Comme l'a fait remarquer un vieux paysan : « Même les arbres ont cessé de porter des fruits car l'usage intensif des insecticides a supprimé les agents de pollinisation, c'est-à-dire les abeilles et les papillons. »
 
Le Penjab n'est pas le seul territoire à être victime de ce désastre écologique et social. Les paysans qui cultivaient traditionnellement des légumineuses, du millet et du riz se sont laissés convaincre par des producteurs de semences à acheter des graines de coton hybrides – un véritable « or blanc » pour lesdits producteurs – qui étaient censées rapporter des millions. Seulement, au lieu de devenir millionnaires, ces paysans sont tombés dans la misère.

Les semences indigènes ont été évincées par les nouveaux hybrides qui ne se reproduisent pas et qui, par conséquent, doivent être achetés de nouveau chaque année à un prix très élevé. Les hybrides sont également très vulnérables aux nuisibles. Au Warangal, l'utilisation des insecticides a bondi de 2000 %, passant de 2,5 millions de dollars dans les années 1980 à 50 millions de dollars en 1997. Actuellement, les paysans continuent de répandre ces insecticides qui sont les instruments de leur propre mort car ils ne peuvent venir à bout de leurs dettes.

Les producteurs essaient maintenant d'introduire des semences génétiquement modifiées qui ne feront qu'accroître les coûts et les risques écologiques. C'est pourquoi des paysans comme Malla Reddy, de l'Union des paysans de l'Andhra Pradesh, ont arraché, au Warangal, le coton Bollgard génétiquement produit par Monsanto.

Le 27 mars 2000, le jeune Betavati Ratan, âgé de 25 ans, a mis fin à sa vie parce qu'il ne pouvait pas rembourser les dettes qu'il avait contractées pour forer un puits sur son terrain d'un hectare. Les puits sont maintenant à sec, de même qu'au Gujarat et au Rajastan où plus de 50 millions de personnes souffrent de l'absence d'eau.

La sécheresse n'est pas une « calamité naturelle », elle est provoquée par l'homme. C'est le résultat de l'exploitation des maigres ressources des régions arides pour alimenter des cultures avides d'eau destinées à l'exportation, plutôt que pour arroser les plantes frugales dont la population locale pourrait se nourrir.

Ce sont des expériences comme celles-ci qui m'ont fait comprendre à quel point nous avions tort d'adhérer à cette nouvelle économie mondiale. Au cours de cette intervention, j'ai l'intention de dire qu'il faut faire une pause et réfléchir aux conséquences de la mondialisation sur les vies des personnes ordinaires. C'est indispensable pour assurer la survie.

[...] Ce que nous faisons aux plus démunis au nom de la mondialisation est une agression impardonnable. C'est particulièrement évident en Inde où nous constatons de façon évidente le désastre de la mondialisation, en matière d'alimentation et d'agriculture.

Qui nourrit le monde ?

Ma réponse n'est pas celle de la plupart des gens : ce sont les femmes et les petits exploitants agricoles qui sont les pourvoyeurs principaux du tiers monde et, à l'inverse des croyances prédominantes, leurs petites exploitations diversifiées sont plus productives que les monocultures industrielles.

[...] Les exigences de rendement font mourir les petites exploitations. Cela tue la production de millions de femmes agricultrices du tiers monde, telles les femmes de mon Himalaya natal qui ont lutté contre la conscription au sein du mouvement Chipko et qui, sur leurs cultures en terrasses, jusqu'à présent encore, font pousser du jhangora (millet à volailles), du marsha (amarante), du tur (pois chiches), du urad (sarrasin), du gahat (soja), du baht (sorte de lentille), ainsi qu'un nombre incalculable d'autres variétés de plantes. Du point de vue de la diversité, la production variée est supérieure à la monoculture. Je nomme cet aveuglement dirigé sur la productivité intensive une « monoculture de l'esprit » qui crée la monoculture aussi bien dans nos champs que dans nos mentalités.

L'improductivité paysanne

Les paysans Maya dans les Chiapas sont considérés improductifs parce qu'ils ne produisent que deux tonnes de maïs par demi-hectare. Mais on néglige le fait que la production alimentaire totale atteint 20 tonnes par demi-hectare si l'on tient compte des haricots, des courges, des légumes et des fruits.

A Java, de petits exploitants cultivent 607 espèces dans leurs jardins privés. En Afrique sub-saharienne, les femmes font pousser 120 végétaux différents. Un simple jardin privé en Thaïlande comporte 230 espèces, un jardin privé africain comporte plus de 60 sortes d'arbres. Les familles rurales au Congo consomment les feuilles de plus de 50 sortes d'arbres domestiques. Une étude au Nigeria oriental a montré que les jardins privatifs, qui n'occupent que 2 % des terres appartenant aux familles rurales, fournissent la moitié de la production totale de leurs exploitations. En Indonésie, 20 % des revenus domestiques et 40 % de l'alimentation du foyer proviennent du jardin que cultive la femme.

Les recherches effectuées par le FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) ont montré que de petites exploitations pratiquant des cultures multiples peuvent produire des milliers de fois plus de produits alimentaires que de grandes monocultures industrielles. Et cette diversité, non seulement produit plus de nourriture, mais se trouve être également le meilleur moyen de combattre la sécheresse et la désertification.

[...] Cet aveuglement délibéré à la diversité, l'ignorance de la production de la nature, du travail des femmes et des paysans du tiers monde favorise la destruction et l'appropriation, comme s'il s'agissait d'un progrès.

Prenons l'exemple du « riz en or », le riz génétiquement modifié contenant de la vitamine A – prétendument bon pour guérir la cécité. On dit que sans les apports de la génétique, il est impossible de supprimer les carences en vitamine A. La nature, toutefois, nous offre des sources abondantes et variées de cette vitamine. Si le riz n'était pas raffiné, il apporterait de la vitamine A. Si les herbicides n'étaient pas répandus sur nos champs, nous aurions du bathua, de l'amarante et des feuilles de moutarde, qui sont des végétaux nutritifs contenant de la vitamine A.

Au Bengale, les femmes utilisent plus de 500 plantes en qualité de légumes – le hinche sak (enhydra fluctuans), le palang sak (spinacea oleracea), du tak palang (rumex vesicarious), du lal sak (amarethus gangeticus) – pour n'en citer que quelques-unes. Mais le mythe du progrès scientifique fait croire que les scientifiques en biologie ont inventé la vitamine A, niant la variété des dons de la nature ainsi que la connaissance des femmes qui savent utiliser cette diversité pour nourrir leurs enfants et leurs familles.

Le meilleur moyen de justifier la destruction de la nature, de l'économie locale et des petits producteurs autonomes est de faire en sorte que leur production soit imperceptible. Les femmes qui cultivent pour leurs familles et leurs communautés sont traitées de « non productives » et « d'économiquement inactives ». La dévaluation du travail féminin et du travail effectué au sein d'une économie autosuffisante est le résultat inévitable d'un système basé sur l'hégémonie capitaliste.

La mondialisation détruit les économies locales

C'est ainsi que la mondialisation détruit les économies locales ; cette destruction étant considérée comme du progrès.

[...] Partout, la production alimentaire devient une économie négative : les fermiers dépensent de plus en plus pour acheter des matières premières industrielles, tandis qu'ils gagnent de moins en moins en vendant leurs récoltes. La conséquence en est un endettement toujours croissant et des vagues de suicides aussi bien dans les pays pauvres que les riches. [...] La mondialisation d'une agriculture industrielle qui n'est pas autosuffisante fait littéralement évaporer les revenus des paysans du tiers monde au moyen d'une combinaison de la dévaluation des devises, de l'augmentation des prix de production et de l'effondrement du prix des produits.

Partout, les paysans ne reçoivent qu'une partie seulement de ce qu'ils recevaient il y a dix ans pour les mêmes produits. Cette année, l'Union nationale des fermiers canadiens a fait le rapport suivant au Sénat : « Tandis que les fermiers qui font pousser de vraies céréales – blé, avoine, maïs – ont des revenus négatifs et sont au bord de la ruine, les entreprises qui fabriquent des « céréales » pour le petit déjeuner amassent des profits énormes. En 1998, les entreprises Kellogg, Quaker Oats et General Mills ont vu la valeur de leurs actions croître respectivement de 56 %, 165 % et 222 %. Alors qu'un boisseau de maïs est vendu à moins de quatre dollars, un boisseau de pétales de maïs est vendu à 13 dollars. [...] Peut-être que les agriculteurs gagnent si peu parce que les autres en prennent trop. »
Un rapport de la Banque mondiale reconnaît que « derrière la polarisation de l'attention sur les prix à la consommation et sur les prix des matières premières, se trouvent de grandes compagnies commerciales qui opèrent sur les marchés internationaux ».

Tandis que les paysans gagnent moins, les consommateurs paient plus. En Inde, le prix de la nourriture a doublé entre 1999 et 2000. Dans les zones rurales, la consommation de graines comestibles a chuté de 12 %.

[...] Récemment, la Sté McKinsey a déclaré : « Les géants américains de l'alimentation reconnaissent que le complexe agroalimentaire indien dispose encore de grandes réserves de croissance, particulièrement dans le domaine de la transformation des aliments. L'Inde transforme un minuscule 1% des aliments qu'elle produit, tandis que les Etats-Unis en transforment 70 %. »

Les choses changent

Ce n'est pas que nous, en Inde, mangions les aliments tels quels. Les consultants internationaux ignorent les 99 % d'aliments transformés par les femmes à la maison ou dans les petites unités villageoises, uniquement parce qu'ils échappent au contrôle de l'industrie agroalimentaire mondiale. Quatre vingt dix-neuf pour cent de la transformation alimentaire de l'Inde a été intentionnellement empêchée de se développer. Maintenant, sous la pression de la mondialisation, les choses changent. Des lois prétendument hygiéniques ont été promulguées pour abattre les économies locales et les petites unités de transformation. En août 1998, les petites unités de production d'huiles comestibles ont été interdites en Inde à cause d'une « nécessité d'emballage », condamnant la vente d'huile en contenants non scellés et exigeant des emballages en plastique ou en aluminium. Cela a tué les petits ghanis et les presses à froid. Cela a anéanti le marché de nos nombreuses graines oléagineuses (moutarde, lin, sésame, arachides, noix de coco...).

La prise de contrôle de l'industrie des huiles comestibles a affecté les moyens d'existence de dix millions de personnes. Le remplacement de la farine atta par des farines de blé emballées sous marques coûtera 100 millions d'emplois. Ces millions de gens sont contraints de grossir les rangs des nouveaux pauvres. L'utilisation obligatoire des emballages augmente la pollution de l'environnement en produisant des millions de tonnes d'ordures.

Le travail manuel est devenu illicite

La mondialisation de la production alimentaire détruit la polyculture des aliments indigènes et les économies locales. Une monoculture mondiale a été imposée aux gens en décrétant que ce qui est frais ou fabriqué sur place à la main présente un danger pour la santé. Les mains humaines ont été accusées d'être les pires agents de contamination et le travail manuel est devenu illicite. Ils doivent être remplacés par des machines et des produits chimiques achetés aux grands complexes mondiaux. Ce ne sont pas de bonnes recettes pour nourrir le monde, mais des moyens de léser les pauvres pour créer des marchés aux puissants. Les gens sont perçus comme des parasites à éradiquer pour la « bonne santé » de l'économie mondiale.

Les arguments de santé et de dangers sanitaires ont été imposés aux peuples du tiers monde au moyen de la promotion forcée des produits génétiquement modifiés et autres produits douteux. Récemment, suite à un décret de l'OMC, l'Inde a été obligée de lever toutes les barrières douanières. Parmi les importations sans restriction, carcasses et déchets animaux constituent une menace pour notre culture et pour la santé publique comme la maladie de la vache folle.

 La règle du commerce

Le Centre américain de prévention des maladies, basé à Atlanta, a calculé que près de 81 millions de cas de maladies dues aux aliments sont recensés chaque année aux Etats-Unis. Les morts par empoisonnement ont quadruplé avec la libéralisation. La plupart de ces cas sont dus à la viande d'animaux élevés en fermes industrielles. Chaque année, les Etats-Unis abattent 93 millions de porcs, 37 millions de bovins, deux millions de veaux, six millions de chevaux, chèvres et ovins et huit millions de poulets et dindes.

[...] Les brevets et les droits de propriété intellectuelle sont censés être accordés pour des inventions originales. Mais on demande maintenant des brevets pour des variétés de riz comme le basmati, qui était la gloire de ma vallée natale, ou pour des insecticides dérivés du neem que nos mères et nos grand-mères utilisaient déjà. Rice Tec, une entreprise américaine, a obtenu le brevet n° 5 663 484 pour les récoltes et les semences de riz basmati. Le basmati, le neem, le poivre, le concombre amer, le curcuma, tous les produits intégrés dans notre nourriture ingénieuse et notre art médical, sont piratés et brevetés. La connaissance du pauvre est devenue la propriété des multinationales, créant ainsi une situation où les pauvres doivent payer pour les semences et les produits médicaux qu'ils ont développés et qu'ils utilisaient déjà pour leurs besoins nutritifs et curatifs.

[...] Quand les géants de l'agro-alimentaire considèrent les petits paysans ; quand, au moyen de règlements commerciaux et de technologies nouvelles ils cherchent les moyens de les exterminer, on peut dire que l'humanité a atteint un seuil dangereux.

[...] La question de survie pour le nouveau millénaire est de savoir si l'homme soumis à l'économie mondiale peut échapper au schéma de pauvreté et de disette, de monoculture et de monopoles, d'appropriation et de dépossession, pour s'orienter vers une vision d'abondance, de partage, de diversité et de décentralisation, de respect et de dignité de tous les êtres vivants.

[...] La mondialisation est la règle du commerce et considère Wall Street comme l'unique source de valeur. En conséquence, ce qui devrait avoir une grande valeur – la nature, la culture, le futur – est dévalué et détruit. Les règles de la mondialisation ont miné les règles de la justice et des moyens d'existence, de la compassion et du partage. Nous devons remplacer le totalitarisme du marché par une démocratie planétaire. Notre espèce ne peut survivre que si nous observons les lois de la biosphère. La nature peut pourvoir aux besoins de chacun si l'économie planétaire respecte les limites de la viabilité et de l'équité. Comme disait Ghandi : « La terre peut répondre aux besoins de tous, mais pas à l'avidité de certains. »




Home L'Afrique et sa position dans le monde actuel

par Nelson Mandela

 Londres

Jeudi 6 avril 2000, l'ancien président d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, a prononcé un discours devant un auditoire composé des membres de la London School of Economics (LSE), ainsi que de personnalités politiques et de dignitaires. Durant les années d'apartheid, la LSE avait joué un rôle actif dans la lutte contre les injustices qui avaient cours dans ce pays.

Nelson Mandela fut accueilli par des applaudissements tumultueux et son discours s'acheva sur une longue et vibrante standing ovation. Puis le poète Andrew Motion lut un poème qu'il avait composé en son hommage, et la séance se termina sur l'air de The Messenger [tiré du film Jeanne d'Arc, de Luc Besson], joué avec entrain par Joan Armatrading et son orchestre. N. Mandela se lança alors dans un numéro de danse impromptu qui porta à son comble l'enthousiasme du public et marqua le début des festivités. Le respect et l'admiration pour cet homme d'Etat, l'un des plus marquants de la scène internationale, étaient tangibles.

« J'ai grandi dans la partie orientale du Cap, une région d'Afrique du Sud qui ressemble beaucoup à celle décrite par le romancier britannique Thomas Hardy. C'était un monde de tradition orale, où l'on se soignait avec des herbes, et où l'on n'avait pas d'accès à l'eau pure. Les infections gastro-intestinales, la malaria et le choléra étaient très répandus. La vie y était cruelle et courte. L'électricité n'existait pas, et l'attelage était notre seul moyen de transport. La dureté et la pauvreté de l'existence étaient aggravées par l'indifférence de la société. Les colonies étaient faites pour être exploitées, au profit de la Nation Mère et de ceux qui étaient venus s'installer dans notre région. L'esclavage, ce business immensément profitable, et que l'on disait aboli, était encore frais dans la mémoire de la vieille génération des plus pauvres d'entre les pauvres, et l'on en parlait à voix basse, à mots couverts. Ma jeunesse et mes premières années d'adulte se passèrent à lutter contre un système injuste et oppressif. »

Nombre de dirigeants africains d'aujourd'hui diraient exactement la même chose. Et lorsque vous faites le bilan des succès et des échecs de l'Afrique, il faut toujours garder cet arrière-plan à l'esprit. L'une des plus grandes erreurs que commettent des commentateurs politiques sérieux est de nous juger sur la même base que celle sur laquelle vous jugez ceux qui façonnent l'opinion dans les vieux pays industrialisés, oubliant que notre peuple s'est vu pendant plus de trois siècles refuser des privilèges qui vous paraissent aller de soi.

L'éducation

Vous avez été dans les meilleures écoles du pays – pourvues d'enseignants hautement qualifiés, de salles de classes équipées du meilleur matériel pédagogique ; où l'on employait la même langue que chez vous, avec des parents ayant eux-mêmes bénéficié d'une éducation de très haute qualité, et pouvant aider leurs enfants à comprendre très tôt des notions sophistiquées.
Mais lorsque vous considérez la situation des Noirs en Afrique, le tableau devient tout autre : des enfants qui vont à l'école sans y disposer d'outils et d'aides pédagogiques, pour y recevoir un enseignement dans une autre langue que la leur et dispensé par des professeurs bien moins qualifiés qu'en Occident. On revient de l'école pour retrouver des parents qui n'ont reçu aucune éducation. Des enfants pauvres mangeant du porridge le matin, du porridge à midi, du porridge le soir, incapables de se concentrer. Des familles nombreuses avec peu d'espace pour circuler, où les enfants partagent une chambre à trois ou quatre, sans table ni chaise, faisant leurs devoirs à même le sol.

Tels sont les gens qui vivent en Afrique aujourd'hui, et j'espère que vous en tiendrez compte en considérant la situation de ce continent. Ceux qui sont au gouvernement dans les différents pays africains sont des gens qui n'ont jamais eu la possibilité de recevoir une formation pour s'y préparer, contrairement à beaucoup d'entre vous.

Je souhaite poser une question difficile : à quel stade de son histoire l'Afrique en est-elle ? [...] Nous sommes convaincus que nous sommes à une période d'une importance historique décisive pour ce continent et sa place dans le monde. Nous sommes déterminés à faire du XXIe siècle celui de l'Afrique. Devant l'ampleur de la tâche que nous nous sommes fixée, nous formulons les défis à relever en termes qui peuvent évoquer les périodes de changements historiques majeurs qu'ont connues d'autres régions du monde à d'autres époques.

La renaissance africaine

C'est ainsi que l'idée d'une renaissance africaine s'est imposée sur notre continent avec toute la résonance d'une idée dont le temps est venu. La renaissance dans laquelle nous sommes engagés ne sera pas de même nature que celle de l'Europe, et ne culminera pas dans la colonisation et la domination d'un système économique mondial, dont le trafic d'esclaves fut partie intégrante. La nôtre est une renaissance qui se trouve confrontée à des problèmes ayant pour origine les relations historiques qui se sont instaurées à cette période-là entre l'Afrique et le reste du monde. En outre, nous devons l'accomplir dans un contexte international de mondialisation rapide.

A ce premier projet historique s'en ajoute un second, complémentaire, et qui est celui de construire de solides institutions dans un continent uni – des institutions politiques, économiques et sociales au niveaux national, régional et continental.

Les Etats faibles, qui font aussi partie de notre héritage, comptent, en effet, parmi les conditions qui sont par trop propices à l'apparition des seigneurs de la guerre, à la mobilisation ethnique qui divise des peuples unis et les jette dans la guerre civile, et aux tensions et conflits qui menacent la stabilité de certaines régions. Là encore, ce processus de construction d'Etats et d'institutions forts ne peut passer par la destruction et les massacres horribles que l'Europe s'est infligée à elle-même, surtout dans la première moitié du XXe siècle. D'un autre côté, le système d'institutions multilatérales et internationales, qui ont été instaurées au milieu du XXe siècle pour empêcher que de telles catastrophes se reproduisent, fournira une partie importante des moyens qui nous permettront de bâtir un monde équitable. Et cela même si nous cherchons également à réformer nos institutions internationales africaines afin qu'elles reflètent dans la pratique les principes démocratiques d'un monde décolonisé.

La vision que traduit l'idée de renaissance africaine est une vision de reconstruction et de développement d'une Afrique où la vie des peuples et des Africains progresse rapidement et constamment en direction de standards largement en accord avec ceux du reste du monde. C'est aussi la vision d'une Afrique intégrée au monde sur une base égalitaire. L'Afrique se situe collectivement au degré le plus bas du stade mondial de développement. Cela veut dire, pour des millions d'Africains, les maux engendrés par la pauvreté et le sous-développement, les fléaux de la malaria, de la tuberculose et du sida, et des programmes éducatifs qui sont très loin de ceux dont le continent a besoin pour participer pleinement à l'économie et à la société moderne. [...]

Si, malgré tout cela, nous sommes si sûrs de réaliser notre rêve, depuis longtemps chéri, de renaissance et de reconstruction, c'est parce que les conditions pour le faire existent maintenant. On trouve l'une de ces conditions dans le stade de développement de l'économie mondiale. Si, d'un côté, il fait courir le risque de voir se renforcer, voire empirer, les déséquilibres historiques, d'un autre, il fournit des opportunités à l'Afrique, région au vaste potentiel encore inutilisé. La libération de l'Afrique du Sud, une libération qui marqua le point culminant de la lutte de l'Afrique contre le gouvernement colonial et la minorité blanche, a de ce point de vue constitué une étape essentielle. Elle a permis au continent de concentrer ses énergies et ses ressources, qu'il avait dû jusqu'alors employer à résister à l'oppression coloniale et raciale, pour élaborer et modeler son propre développement.

A cette condition pour la régénération de l'Afrique s'en ajoutent deux autres, qui se renforcent l'une l'autre : d'une part, la montée en puissance des mouvements populaires au cours des deux dernières décennies, qui se sont manifestés dans les luttes contre les dictatures et les gouvernements non démocratiques ; d'autre part, l'apparition d'une nouvelle génération de leaders africains, d'hommes et de femmes capables, qui ne sont plus prêts à accepter comme une fatalité les conditions de vie actuelles de l'Africain. Autant de raisons qui nous donnent foi en l'avenir. Ce n'est pas minimiser nos problèmes, ou sous-estimer l'ampleur de la tâche à accomplir, que de les reconnaître. Ce n'est pas non plus ignorer le fait que certains de ces problèmes sont de notre fait, comme nous le montrent les archives des premières décennies d'indépendance.

La réalisation de notre vision ne se fera pas sans une industrialisation rapide pour exploiter nos ressources encore très peu utilisées et notre position géostratégique. Cette industrialisation demande, à son tour, des programmes massifs de développement des infrastructures pour permettre la régénération de nos villes et l'instauration d'un véritable système éducatif. Dans notre monde interdépendant, ce qui arrive dans un pays se répercute dans de nombreux autres. Ce qui arrive en Afrique a des conséquences sur ses relations avec le monde. La croissance et le développement durables requièrent donc la paix, la sécurité et la stabilité, ainsi que l'unité du continent. La paix est la plus grande arme du développement.

Concilier émotions et pensées

A l'inverse, les conflits et les tensions qui minent la stabilité et la sécurité peuvent figer le progrès que nous avons entrepris sur la voie du développement. Ce qui nous donne de l'espoir, c'est que les leaders africains trouvent des façons créatives de résoudre les conflits. Nous croyons que la transition de l'Afrique du Sud, qu'on qualifie parfois de miracle – alors qu'en fait, elle s'est fondée sur l'action d'hommes et de femmes – a eu une grande importance en ce qu'elle a démontré ce qu'il est possible de faire quand existent la volonté et les conditions de la paix.

Ce qui est difficile dans la vie, ce n'est pas tant que nous influençons les autres et que nous les changions ; le plus difficile est de changer soi-même selon les situations auxquelles nous sommes confrontés.

L'une des questions les plus difficiles devant laquelle on se trouve quand on est en prison, en exil, ou quand on travaille sur le terrain, c'est de concilier sentiments et pensée. Nos sentiments nous disaient qu'en aucune circonstance nous ne négocierions avec le régime d'apartheid qui nous avait soumis des siècles durant à quelques-unes des expériences les plus douloureuses que l'on puisse concevoir. Il était impensable de nous asseoir à la même table que nos ennemis pour négocier. Mais notre raison nous disait que si l'on ne s'asseyait pas avec ces gens, notre pays partirait en fumée, et que des civils innocents seraient massacrés. L'infrastructure du pays serait détruite. Le développement de la communauté cesserait. Le problème était de concilier ces deux choses : nos émotions et notre pensée.

Nous avons rencontré des problèmes avec certains de nos camarades et collègues, nous en avons rencontrés avec l'ennemi qui avait répété, pendant des décennies, qu'il ne négocierait jamais avec des terroristes. Il nous fallait trouver un moyen de franchir le pont sans humiliation. C'est parce que nous avons su surmonter cette contradiction entre nos émotions et notre pensée que nous avons pu réaliser une transformation pacifique et confondre les prophètes de malheur qui prédisaient qu'il n'y aurait jamais de changement pacifique dans notre pays, que toute tentative de le faire noierait l'Afrique du Sud dans des rivières de sang. Si nous avons été en mesure de leur prouver qu'ils avaient tort, c'est parce que, d'abord, et avant tout, nous avons pu nous changer nous-mêmes.

Même si l'Afrique du Sud a toujours répondu lorsqu'on lui a demandé son aide pour résoudre des conflits, ce fut toujours en partant du principe que seules les parties en conflit peuvent parvenir à des solutions durables. Je suis revenu très confiant de la dernière rencontre d'Arusha (Tanzanie), certain que nous sommes à la veille d'une percée et que le processus débouchera sur une paix durable pour le Burundi et les Burundais.

Deux principes pour une paix durable

Quand je me suis rendu au Burundi [...], j'ignorais tout de la qualité de ses dirigeants. Mais je fus extrêmement impressionné de voir que parmi les 18 négociateurs en présence, il y avait six ingénieurs (formés à Bruxelles, Paris, en Allemagne et en Russie) ; que quatre étaient diplômés en droit, quatre autres en économie, et un en littérature française ; qu'il y avait deux médecins, un mathématicien, une biologiste et un sociologue. Telle est la qualité des responsables politiques avec lesquels nous avons affaire, et c'est pour cette raison que j'ai été certain, dès le début, que tôt ou tard, nous déboucherions sur une solution. De fait, le processus en direction d'une paix durable au Burundi avance, et cela parce que les deux principales conditions de la paix sont réunies. La première de ces conditions, c'est que les parties en conflit doivent être prêtes à participer au processus. La seconde, que tous les leaders soient disposés à accepter un compromis, fondé sur la reconnaissance qu'en tant que Burundais, ils ont certains intérêts et principes en commun, qui sont plus importants que toutes les différences qui les divisent. Au nombre de ces principes, il y a celui qu'il est totalement inacceptable que des hommes, des femmes et des enfants innocents subissent une perte de liberté ou meurent assassinés parce que des responsables politiques se sont montrés incapables d'accepter les compromis nécessaires à la paix.

La manière dont ce principe a été si souvent violé est un acte d'accusation tragique contre les dirigeants politiques. Ce qui soutient notre espoir en l'avenir de l'Afrique, c'est la manière dont le processus de paix au Burundi a été favorisé par les efforts conjoints des leaders de nombreux pays du continent, et avec le soutien actif de la communauté internationale. Ensemble, en consultation avec et sous la direction de l'OUA (Organisation de l'unité africaine), ils ont exercé une responsabilité collective pour l'instauration de la paix et de la sécurité africaines. Le soutien international, qui a été si vital pour ce processus, continuera à l'être pour la reconstruction que la paix rendra possible.

La position de l'Afrique

Telle est la voie de la reconstruction et du développement de l'Afrique. Des leaders qui ne peuvent placer les intérêts de leurs peuples au-dessus des leurs ne sauraient instaurer de paix durable et de développement durable. Aucun pays africain ne peut résoudre seul ses problèmes – pas plus que l'Afrique elle-même ne peut atteindre seule ses buts. Les programmes de reconstruction économique, la garantie de la paix, de la stabilité et de la sécurité, le traitement des problèmes nés des relations historiques de l'Afrique avec le reste du monde, tout cela demande une mise en commun de la souveraineté, le retrait de la dette, et que l'on négocie des régimes commerciaux et des systèmes d'investissement équitables. Cela requiert aussi que l'Afrique puisse parler d'une même voix, une voix qui reflète la certitude de ses peuples que le continent est sur le chemin d'une rapide amélioration de la vie de tous.

C'est pourquoi nous incluons parmi nos priorités l'édification de la coopération avec le reste du Sud, en partenariat avec les pays industrialisés du Nord. C'est pourquoi nous mettons l'accent sur le développement de nos organisations régionales et continentales, et sur le progrès en direction de l'intégration économique. C'est pourquoi la consolidation de la démocratie est fondamentale pour notre avenir. La position de l'Afrique dans le monde actuel dépendra de ce qu'elle fera d'elle-même. C'est pourquoi, enfin, nous restons confiants dans notre détermination d'être à l'aube du siècle de l'Afrique.[...]

Je veux que vous ouvriez les yeux et observiez ce qui se passe sur ce continent. Presque tous ses pays, à quelques exceptions près, se sont maintenant démocratisés, et ce sont ces avancées qui nous font espérer que, quels que soient les problèmes – et certains sont très sérieux – nous disposons néanmoins d'hommes et de femmes talentueux, capables de se montrer à la hauteur des défis qui attendent le continent.


Une grande dame

Nelson Mandela conclut son discours par l'anecdote suivante, priant son auditoire, au cas où ce dernier n'aurait pas été satisfait de sa prestation « de se montrer un peu plus diplomate que cette jeune dame ».

Une jeune demoiselle de cinq ans se présenta un jour à mon portail, et le service de sécurité m'annonça : « Il y a une jeune dame dehors qui veut vous voir. » Je répondis de la faire entrer, mais ils m'avertirent : « Monsieur le Président, elle est très insolente. » Je répondis : « Justement, laissez-la entrer ! » Et de fait, c'était vraiment une grande dame. J'étais assis dans mon salon quand elle fit irruption, sans frapper, et demanda : « Quel âge as-tu ? » Je dis : « Je suis désolé, je ne m'en souviens pas. Mais je suis né il y a très, très longtemps. » Elle : « Deux ans ? » Moi : « Non, bien plus longtemps que ça. » Elle changea alors de sujet : « Pourquoi as-tu été en prison ? » Je dis : « Je n'ai pas été en prison parce que ça me plaisait. On m'a forcé à y aller. »  – « Qui ? »  – « Des gens qui ne m'aiment pas. »  – « Combien de temps y es-tu resté ? »  – « Je ne peux pas m'en souvenir, mais très longtemps. » La question des deux ans revint. Et comme je ne pus y répondre, elle ajouta : « Tu dois être un vieil homme vraiment stupide. » Puis elle continua à me parler comme si elle m'avait fait un compliment.


Questions à Nelson Mandela

Jonathan Black, président de l'Union des étudiants de la LSE : « Vous avez été une telle source d'inspiration pour de nombreuses personnes dans le monde... Je me demandais quelle a été la vôtre. »
Nelson Mandela : C'est une question qu'on m'a déjà posée plusieurs fois. On dit généralement que l'on a été inspiré par sa mère, ou par son père. Malheureusement, comme je l'ai indiqué [...], j'ai grandi dans une région où rares étaient les Noirs qui avaient bénéficié d'une éducation, et mes parents n'ont jamais été à l'école. Ils étaient totalement illettrés. Ma source d'inspiration, ce sont les femmes et les hommes qui sont apparus un peu partout dans le monde, qui ont choisi d'en faire le théâtre de leurs opérations et luttent contre les conditions socio-économiques qui entravent le progrès de l'humanité. Des femmes et des hommes qui se battent partout où l'on essaie d'étouffer la voix de l'homme, qui luttent contre la maladie, l'analphabétisme, l'ignorance, la pauvreté et la faim. Certains sont connus, d'autres non. Tels sont les gens qui m'ont inspiré...

Bella Isaacs, diplômée de la LSE : « Vous avez traversé de nombreuses expériences difficiles. Quelle a été votre technique de survie ? »
Nelson Mandela : [...] Je dois corriger une erreur que l'on a commise à plusieurs reprises, qui est de croire que tous ceux qui ont souffert et connu la prison pour la libération de l'Afrique du Sud sont pleins d'amertume, sauf un, qui constitue une exception. Et qu'il a été le seul artisan des changements radicaux qui ont bouleversé la politique de ce pays. Nous sommes une génération de leaders qui travaillons collectivement, en équipe, et il se peut qu'il y en ait un parmi nous qui soit chargé d'informer des décisions prises par le comité. Mais ces décisions ont été prises après qu'on ait débattu à fond des différentes positions, de sorte qu'une fois qu'elles ont été rendues publiques, celui qui s'y oppose perd généralement toute crédibilité. Tel est l'environnement dans lequel nous avons été produits et aucun de nous, y compris moi-même, n'avons d'expérience à vous présenter qui nous mettent à part des autres. Si vous voulez que je vous expose ce que nous, en tant qu'équipe, avons fait, et notre point de vue sur les questions auxquelles est confronté un politicien, ma tâche est plus facile. Mais je veux souligner que certains d'entre nous n'ont pas réellement apporté la contribution dont le monde les crédite. Il y a bien des femmes et des hommes qui ont apporté bien plus que moi – par exemple, à la direction du Congrès national africain. Il y a eu en prison des gens qui ont bien plus inspiré leurs collègues que je n'aurais pu le faire... 

 

 

 


 

 




Home Le pouvoir unificateur du « AUM »

par Swami Nirliptananda

Swami Nirliptananda évoque pour nous l'utilisation de l'ancien son védique et donne un aperçu de moyens pratiques qui permettraient de changer le monde.

La science moderne a eu de profondes répercussions sur l'humanité en un temps record. Une dépendance excessive à l'égard de la technologie et des réalisations scientifiques a rendu moins important l'usage du corps et du cerveau, créant ainsi de nouveaux problèmes. L'un d'entre eux est l'immense vide intérieur qui frappe l'individu au cœur et l'affecte sur le plan psychologique. Ce déséquilibre mental est à la racine des problèmes et de la violence qui règnent dans le monde.

Un monde émergé du son

Nous vivons dans un monde dominé par la peur. Non seulement les individus, mais également les différents pays, se méfient et ont peur les uns des autres. La course aux armements engloutit l'argent qui pourrait éliminer la pauvreté, alors que l'homme doit réaliser qu'il n'a pas d'autre ennemi que lui-même. Il doit apprendre comment vivre avec lui-même. Il est indispensable que s'établisse une convergence entre le matériel, le spirituel et les sciences, un mariage entre la tête et le cœur, pour que les hommes puissent faire l'expérience de la grandeur et de la beauté du monde, et de toutes les richesses qu'il peut offrir. Pour qu'une telle convergence soit possible, il n'existe pas de base plus solide que le son sacré AUM (généralement prononcé Om).

Les scientifiques émettent l'hypothèse que ce monde a émergé du son, – le « Big Bang ». Nos rishis hindous ont affirmé la même chose il y a des milliers d'années. Om est le son originel à partir duquel tout a été créé, maintenu et transformé. Il est dit dans les Vedas : « Om est la syllabe impérissable. Om est l'univers, et celui-ci est la manifestation du Om. Le passé, le présent et l'avenir, tout ce qui est, tout ce qui sera, est Om. De même, tout ce qui existe au-delà des limites du temps est également Om. »

[Mandukya Upanishad]. Cette définition du Om donne l'idée que l'univers est un ensemble indivisible. Tout est interdépendant. Om représente à la fois les principes psychiques et les principes matériels de la vie. En prendre conscience peut sauver notre monde du danger menaçant que constituent le dogmatisme et le matérialisme orienté vers la compétition et le profit.

L'harmonie de la vie

Cette vision des choses donne aux fidèles des religions indiennes ( hindous, bouddhistes, jaïns ou sikhs), une attitude plus amicale à l'égard de la nature et moins agressive d'une manière générale. Leur héritage commun vient d'une civilisation foncièrement tolérante à l'égard des différents points de vue, et d'une approche inclusive du Dessein ultime de Dieu. Le nom qu'ils donnent habituellement à Dieu est Om ou Omkar. Om représente cette totalité d'approche. En méditant sur le Om, différents niveaux de notre être, au fur et à mesure qu'ils se manifestent dans notre existence et se reflètent dans l'univers, sont intégrés. Cette intégration est nécessaire pour que nous puissions faire l'expérience de l'harmonie de la vie.

Il est reconnu que la répétition du son Om a, sur le plan psychique, un effet thérapeutique d'une valeur inestimable, qu'elle apporte la paix intérieure et libère de la souffrance. Pendant des millénaires, les sages hindous ont répété cette syllabe et ils ont atteint des états transcendantaux de réalisation, et fait l'expérience de l'unité de la vie.

Aujourd'hui nous n'avons pas d'autre choix si nous voulons nous préserver de l'autodestruction. Il faut commencer par se concentrer pour rassembler la personnalité désintégrée. Puis se focaliser sur la Réalité transcendantale et fusionner le mental comme une flèche avec son objet. Dans nos Vedas, le Mandukya Upanishad conseille : « Prends le grand arc trouvé dans l'Upanishad. Fixe-y une flèche affûtée par une constante méditation. Puis tends la corde avec un esprit absorbé dans la concentration, et atteins, ô fidèle, la cible qui est l'Immuable ou le But. »

Pour un monde de paix

Il est regrettable que nous vivions dans un monde de violence où les gens sont devenus prisonniers dans leur propre maison. Il est important que ceux qui croient à la paix et à la coexistence mutuelle s'imposent. Il est temps de s'éveiller et de se lever, sinon les attitudes et la conduite négatives continueront à exercer leur pression sur le monde.

La manière d'y parvenir est de s'unir. Nous devons libérer notre monde de la peur et de la pauvreté en partageant nos ressources et notre vision des choses. Nous pouvons le faire. Les hindous, les bouddhistes, les jaïns et les sikhs qui vivent en paix ne réalisent pas qu'ils constituent plus d'un quart de la population mondiale. S'ils s'unissent, ils ne pourront plus être ignorés. Aujourd'hui, ceux qui détiennent le pouvoir ne remarquent que ceux qui crient ou lèvent le poing. Le nouveau millénaire sera différent. La majorité silencieuse va s'imposer de manière pacifique. Ces hommes et ces femmes seront pris au sérieux car ils se tiendront tous ensemble. L'unité reposant sur une solide base morale va s'avérer plus puissante que le canon des fusils. Avec les moyens modernes de communication, nous pouvons établir un esprit de fraternité et d'amitié dans des milliers de temples, d'organisations et chez des personnalités importantes. Ce qui est nécessaire, c'est de coordonner les forces minuscules qui sont déjà là en un système dynamique afin d'agir pour le bien de l'humanité.

Avec le Om, nous avons une formule pour tous, créatrice et dynamique, pour unifier la conscience collective de tous ceux qui croient à la paix et à la coexistence mutuelle, pour manifester l'humanité dans l'homme, pour le faire prendre conscience de sa place dans la création, en tant qu'individu responsable. Om Tat Sat Hari Om.





Signes des temps

Home Le Maître Jésus à la télévision néerlandaise

Le 21 avril 2000, le programme d'information de la télévision néerlandaise Hart van Nederland (Au cœur des Pays-bas) a diffusé un reportage sur la source d'eau curative de Geulle, au sud du Limbourg, qui fut énergétisée par le Maître qui fut la Vierge Marie (voir Courrier des lecteurs de Partage international, octobre 1993). Quelques membres d'un groupe de transmission de la région étaient présents le jour où l'équipe de télévision avait interviewé le propriétaire de la source, M. Jonkhout, et avaient pris quelques clichés de la source et des environs.

Le soir de la diffusion de ce reportage, on vit à l'écran un homme puisant de l'eau à cette source, alors qu'on ne l'avait pas remarqué ni interviewé pendant le tournage. Une femme faisant partie du groupe de transmission indiqua qu'elle l'avait effectivement vu cet après midi-là, et qu'elle s'était demandé d'où il était arrivé, tout d'un coup. Les images montrent un homme d'âge moyen, légèrement chauve, vêtu d'une chemise légère d'un blanc éclatant, penché pour remplir une bouteille au robinet. Après avoir vu cette émission, une lectrice de Share International a interrogé la rédaction pour savoir si c'était Maitreya qu'elle avait vu à la télévision. 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme près de la source était le Maître Jésus, dans l'un des innombrables déguisements que lui-même et le Seigneur Maitreya utilisent.


Home Des guérisons miraculeuses

Source : Weekly World News, Etats-Unis

Sœur Chan Rueylae, connue comme la « nonne qui flotte », guérit, dit-on, même les mourants qui viennent la voir. Cette nonne bouddhiste, âgée de quatre-vingt-quatre ans, reçoit chaque année la visite de milliers de personnes atteintes de maladies apparemment incurables comme le cancer ou la paralysie. Nombreux sont ceux qui affirment avoir été guéris par elle.

« Je suis absolument convaincu de ses dons de guérison. Je l'ai constaté de mes propres yeux », a déclaré le Dr Dacha Soo-karom, directeur de l'hôpital général Dacha à Bangkok.
 
Les malades qui viennent voir Sœur Rueylae appartiennent à différentes traditions religieuses ; ils sont nombreux à avoir parcouru des centaines de kilomètres, pour se rendre au temple de la Grotte du Dragon d'or où elle réside, à Nongyassi. Certains affirment que leurs maux ont disparu après qu'ils se soient lavés les mains dans l'étang couvert de lotus sur lequel la nonne flotte chaque jour tout en priant. D'autres déclarent qu'ils ont été guéris par des potions ou par imposition des mains.
 
Un cultivateur, Wirat Chumsaeng, affirme qu'il serait mort d'un cancer du poumon s'il n'était pas allé voir sœur Rueylae, l'an dernier. « Le traitement médical s'avérait inefficace. Elle me toucha le bras et souffla vers moi de la fumée qu'elle avait inhalée d'une chandelle. Puis elle me donna un médicament à base de plantes et me dit d'en prendre tous les jours, puis de réciter une prière qu'elle m'indiqua. Au bout de deux mois, un examen médical a montré que je n'avais plus de tumeur et un contrôle récent montre qu'elle n'a pas réapparu. »
 
Sanit Samaikong, qui cultive la canne à sucre, souffrait en permanence d'un problème nerveux, après être tombée dans un ravin en 1989. Ses bras et ses mains étaient secoués de violents tremblements et sa jambe droite était paralysée. Après six années de souffrances, Sanit rendit visite à Sœur Rueylae et la nonne lui frotta les bras et massa sa jambe malade avec une huile sainte. « En trois semaines, mes tremblements disparurent totalement, dit-elle, et, qui plus est, ma jambe malade alla mieux et au bout de deux mois je pus reprendre mon travail. »
 
Le Dr Sumon Keanpintong a déclaré qu'il n'existait aucune explication scientifique au pouvoir de guérison de Sœur Rueylae. Et il a ajouté : « Il ne fait aucun doute que certaines personnes ont été guéries par cette nonne. »

Sœur Rueylae affirme qu'une nonne bouddhiste révérée lui a enseigné ses techniques de guérison et comment flotter sur l'eau tout en méditant. Elle a commencé à guérir les malades il y a cinq ans. « Avant tout, je demande aux gens d'avoir la foi. Des milliers d'entre eux sont venus me remercier de leur avoir sauvé la vie. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l'authenticité de ces témoignages. La guérison est pratiquée par le Maître Jésus agissant à travers Sœur Rueylae.


Home Des militaires français soutiennent l'hypothèse des ovnis

Source : Boston globe, Etats Unis

Un rapport sur les ovnis, établi par des militaires français de haut rang et par des hauts fonctionnaires, est arrivé à la conclusion que « de nombreuses manifestations observées par des témoins fiables pouvaient être l'œuvre d'équipages d'origine extraterrestre » et qu'en fait « l'hypothèse extraterrestre » était l'explication la plus plausible. Bien qu'il n'existe aucune preuve catégorique, le rapport affirme que « de fortes présomptions existent en faveur de cette hypothèse qui, si elle se révélait exacte, aurait des conséquences capitales ».
 
L'équipe française est parvenue à cette conclusion après avoir étudié pendant trois ans près de 500 observations aéronautiques internationales visuelles ou radar, et examiné les rapports des pilotes (après que le secret ait été levé). Ils ont tiré leur données de sources officielles, d'autorités gouvernementales et des forces de l'air de différents pays. Les résultats de leurs recherches sont réunis dans un rapport de quatre-vingt-dix pages intitulé les Ovnis et la Défense : à quoi devrions-nous nous préparer ?
 
« Le nombre de phénomènes demeurant totalement inexpliqués, en dépit de l'abondance et de la qualité des données, ne cesse de croître dans le monde entier », a déclaré l'équipe. Les auteurs du rapport notent qu'environ 5 % des observations sérieusement documentées ne peuvent être attribuées à des sources terrestres, par exemple des exercices militaires tenus secrets. Ces 5 % semblent « être des engins volants totalement inconnus, aux performances exceptionnelles, guidés par une intelligence naturelle ou artificielle », affirment-ils. La science a conçu en théorie des modèles plausibles qui permettraient de voyager d'un système solaire à l'autre, et une technologie utilisable pour propulser de tels véhicules, souligne le rapport. Par ailleurs, il assure aux lecteurs que les ovnis n'ont commis aucun acte hostile, « bien que des manœuvres d'intimidation aient été confirmées. »

A l'origine de ce rapport se trouve le général Bernard Norlain, ancien commandant de l'Aviation française, et conseiller militaire du premier ministre, le général Denis Letty, pilote de combat, et André Lebeau, ancien directeur du Centre national d'études spatiales. Ils ont formé un comité de douze membres chargé de mener des études approfondies, le Cometa, qui est signataire du rapport. Parmi les autres membres on trouve un amiral, le responsable national de la police, et le directeur d'une agence gouvernementale étudiant cette question, ainsi que des scientifiques et des fabriquants d'armement.
 
Non seulement le groupe défend sa thèse, mais il réclame une action internationale. Les auteurs demandent à la France d'établir « des accords de coopération avec les pays intéressés, européens ou non » sur la question des ovnis. Ils suggèrent que l'Union européenne entreprenne une action diplomatique avec les Etats-Unis, et « exerce une pression utile afin de clarifier cette question cruciale qui devrait être intégrée dans les alliances politiques et stratégiques. »




Home De grands espoirs !

Source : de Telegraaf, Pays-Bas

Si les Martiens veulent visiter les Pays-Bas, ils sont les bienvenus, et ils pourront atterrir facilement, depuis qu'un jeune artiste néerlandais a conçu et réalisé deux sites d'atterrissage, spécialement destinés aux ovnis, et qui seront prêts au début de 2001. Les deux ouvrages sont construits sur des ronds-points ; sur l'un d'entre eux apparaît de la lumière bleue qui se réfléchit sur différentes surfaces ; sur l'autre se trouve une sorte de tour de contrôle éclairée par des projecteurs. Cet aéroport destiné aux extraterrestres, est avant tout un signe d'attente et d'espoir, affirme l'artiste qui a conçu ce projet.

 

 




Home Des peupliers très populaires

Source : Gazet Van Antwerpen, Belgique ; Haarlems Dagblad, Pays-Bas

Des Roumains se rassemblent dans un cimetière des environs de Bucarest, la capitale, pour presser leurs mains sur les troncs de deux peupliers situés près de l'église. On dit que l'image du Christ est apparue miraculeusement sur les troncs des deux arbres et, depuis plusieurs mois, le phénomène attire chaque jour des centaines de personnes qui souhaitent poser leurs mains à l'emplacement des images miraculeuses. Des bougies sont allumées à proximité et des fleurs sont répandues autour des arbres ou fixées dessus. Les gens considèrent ceci comme un signe d'espoir lié d'une manière ou d'une autre à Jésus-Christ.

Le Maître de B. Creme a indiqué que Maitreya était à l'origine de ce phénomène



Tendances

Home Bill Gates parle pour les pauvres du monde

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Lors d'une conférence à Seattle sur l'utilisation des ordinateurs en vue d'aider les pays en voie de développement, Bill Gates a tenu des propos surprenants, à savoir que les ordinateurs n'étaient pas d'une grande utilité pour résoudre les plus graves maux de la planète. Il a déclaré : « Les deux milliards de personnes les plus pauvres du monde ont désespérément besoin de soins sanitaires et non d'artifices. » Cette déclaration constitue une évolution majeure pour Bill Gates et a provoqué une onde de choc au sein de la communauté américaine du commerce high-tech. Il a répété qu'il croyait toujours que la technologie pouvait donner naissance à un monde meilleur, mais ajouté qu'il doutait que les ordinateurs ou le capitalisme mondial pouvaient résoudre la catastrophe imminente à laquelle les plus pauvres du monde vont avoir à se confronter.

Il a expliqué que ceux qui pensaient que les pays en voie de développement tiraient bénéfice de la Net économie n'avaient aucune idée de ce que vivre avec un dollar par jour, sans électricité, pouvait signifier : « Vous achetez uniquement de quoi manger ; vous essayez de survivre... des mères se tournent vers l'ordinateur en lui disant : « Mes enfants sont en train de mourir. Que pouvez-vous faire ? »

Bill Gates avoue avoir perdu toutes ses illusions sur l'état de la planète après s'être rendu en Afrique et dans d'autres pays en voie de développement. Il a changé d'opinion sur le potentiel technologique censé aider à sortir de la crise. Il a affirmé : « Les ordinateurs peuvent faire des choses incroyables, mais ils doivent être replacés dans la perspective des valeurs humaines. »

La fondation Bill et Melinda Gates consacre maintenant les deux tiers de ses ressources à l'amélioration des soins sanitaires et à une plus grande diffusion des vaccins à travers le monde. L'année dernière, la fondation Gates a consacré plus de 200 millions de dollars à des actions relatives à la santé (prévention de la mortalité maternelle et infantile, mise au point du vaccin contre le sida, planning familial et vaccination des enfants). « Etre père de deux enfants et savoir que des médicaments essentiels ne sont pas disponibles partout, me fait placer cette préoccupation au-dessus de toutes les autres ».




Home Des messages d'unité

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Dans son message de Noël, la reine Elisabeth d'Angleterre a évoqué l'aspect spirituel de la vie : « Que l'on croit ou non en Dieu, je pense que la plupart d'entre nous ont le sens du spirituel, le sentiment que la vie a une signification et un but profond, et je suis persuadée que ce sens a tendance à croître en dépit des pressions du monde extérieur. Cette spiritualité se retrouve dans les enseignements des autres religions. Bien sûr, la religion peut être cause de divisions, mais la Bible, le Coran et les textes sacrés des juifs et des hindous, des bouddhistes et des sikhs, sont tous des sources d'inspiration divine et de conseils pratiques, qui ont traversé les générations [...] »

 De son côté, l'archevêque de Canterbury, dans son message du Nouvel An, a parlé de la nécessité du partage : « [Notre petit-fils qui vient de naître] découvrira un monde d'une inégalité choquante, un monde où 20 % d'entre nous consomme 80 % des ressources naturelles. Un monde où une minorité dispose de bien plus que le nécessaire, alors que la majorité a tout juste de quoi survivre. Un enfant né dans un pays riche a toutes les chances de consommer, gaspiller et polluer davantage dans sa vie que cinquante enfants nés dans les pays en voie de développement. En fait, notre mode de vie qui gaspille tant d'énergie conduit notre planète à un point de non-retour... »




Home Des roses contre des fusils

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Des milliers d'ouvriers du Kazanlak, région du centre de la Bulgarie, ont trouvé de nouveaux emplois depuis que les usines d'armement Kalashnikov ont réduit leur production de deux-tiers, en raison de la récession dans l'industrie mondiale d'armement. Autrefois, la région était réputée pour sa production d'huile essentielle de rose, après que les Ottomans aient implanté cette fleur dans la région, il y a quatre siècles. Cependant, ces dernières années, cette activité avait été délaissée et le nombre de rosiers avait décru de 75 %.

Un nouveau programme de développement régional prévoit de former les ouvriers licenciés pour une transition douce de l'industrie de l'armement vers cette autre, actuellement pauvre en ressources mais riche en potentiel. Les familles sont encouragées à investir leurs indemnités de licenciement dans les champs de roses abandonnés de la région. Des crédits bon marché, des plants gratuits, des engrais à faible coût et des stages de formation seront fournis aux participants, de même qu'un salaire minimum garanti d'environ 210 FF par mois.

Hristo Kanchev, agronome, président de la coopérative de roses, déclare : « Il y a trop peu d'investissement chez les gens. Ils ont besoin de ressentir à nouveau la fierté et la motivation du propriétaire terrien, ce qu'ils n'ont plus connu depuis un demi-siècle. »

 




Home Des laboratoires pharmaceutiques font des dons de vaccins

Source : Associated Press, Etats-Unis

En réponse à la campagne lancée par le président Clinton pour accélérer le développement des vaccins, quatre grands laboratoires pharmaceutiques ont fait don de millions de doses de vaccins contre l'hépatite B, la polio, la malaria et d'autres maladies, en Afrique et dans d'autres parties du monde.

– Sur une période de cinq ans, les laboratoires Merck vont donner cinq millions de doses de vaccins contre l'hépatite B.

– L'American Home Products Corporation doit donner à l'Unicef dix millions de doses de vaccins contre la pneumonie et la méningite.

– SmithKline Beecham va étendre son programme de vaccination contre la malaria et commencer à pratiquer des essais de vaccinations sur les enfants, en Afrique.

– Aventis va fournir 50 millions de doses de vaccins contre la polio en Afrique.

Ces quatre laboratoires se sont également engagés à activer la recherche et le développement sur les vaccins contre le sida et la malaria.




Home Assistance aux nomades tibétains

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

 

Depuis 1989, les nomades tibétains bénéficient d'une initiative lancée par un bouddhiste australien. Ainsi, des nomades riches prêtent sans intérêt des moutons et des chèvres à des nomades pauvres. Jusqu'à présent, des familles comprenant 50 bergers nomades ont bénéficié d'un prêt de 150 moutons et de 50 chèvres.

Cette « banque de moutons » a été créée par Bodhi (qui signifie « illumination » en tibétain). Son directeur, Colin Butter, a déclaré : « L'idée est de donner aux nomades une base économique pour nourrir leur famille et de réduire les inégalités entre eux. »

Les fonds de l'organisation ont permis d'acheter un premier lot chez les nomades riches, à raison de 12,80 dollars la tête, et de les prêter aux nomades pauvres qui les élèveront pour leur compte. Ces derniers bénéficieront du lait, de la laine et de la progéniture qui seront produits. Avec 30 brebis produisant au moins 25 agneaux par an, chaque famille devrait avoir, en quatre ans, augmenté son troupeau de 100 têtes. Elle sera alors dans l'obligation de rembourser Bodhi sur une période de deux ans, avec des animaux du même âge et du même sexe que ceux qui ont été empruntés.





Les priorités de Maitreya

Home Etat de l'alimentation à l'aube du nouveau millénaire

Source : FAO, site web

Une Journée mondiale de l'alimentation se tient chaque année sous les auspices du FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation). Depuis plusieurs décennies, cette journée cherche à attirer l'attention du public sur le problème de l'alimentation et sur la nécessité de mettre un terme à la famine dans le monde.

« Le fléau de la misère est moralement inacceptable et doit être éradiqué », a déclaré Jacques Diouf, directeur général du FAO, lors de la dernière campagne d'émissions, de concerts et autres événements de la mobilisation du public et à la solidarité mondiale contre la faim. La faim et la dénutrition chroniques réduisent l'espérance de vie. Le manque de moyens physiques ou économiques d'accéder à une nourriture régulière, nourrissante et saine a des effets négatifs sur les peuples et les nations.

Conséquences négatives

Le Rapport 2000 du FAO sur l'état de l'insécurité alimentaire dans le monde débute par cette accablante question : « Quelle est au juste l'ampleur de la famine endurée par plus de 800 millions de personnes sous-alimentées à travers le monde ? » Un nouvel outil d'évaluation de la gravité des besoins a été mis sur pied par le FAO. Il s'agit du moyen de mesurer, dans chaque pays, le degré de dénutrition individuel des populations sous-alimentées. En fait, ces mesures, effectuées en kilo-calories, indiquent à quel degré l'assiette quotidienne de certains est vide. D'après le Rapport 2000, 826 millions de personnes à travers le monde ne mangent pas à leur faim – 792 millions dans les pays en voie de développement et 34 millions dans les pays industrialisés et les pays en phase de transition. Ces chiffres ne présentent fondamentalement aucun changement depuis le dernier décompte ; un triste constat de l'échec du monde à répondre aux besoins à une époque de surabondance.

Le FAO estime que le nombre d'affamés dans les pays en voie de développement se réduirait de huit millions par an durant la première moitié des années 1990. Mais pour respecter l'engagement pris lors du Sommet mondial de l'alimentation de 1996 (réduire de moitié le nombre des affamés à travers le monde d'ici 2015), ce chiffre devrait atteindre 20 millions par an.

Evaluation de la famine

Bien que ces chiffres (826 millions de sous-alimentés, 792 millions dans les pays en voie de développement et 34 millions dans les pays développés) ne présentent aucun changement par rapport aux estimations de la période précédente, de nouvelles estimations pour 2015 et 2030 suggèrent un léger progrès, sans efforts supplémentaires. D'ici 2015 par exemple, le nombre de sous-alimentés dans les pays en voie de développement devrait tomber à 580 millions environ. On est encore loin du but fixé par le Sommet mondial de l'alimentation (400 millions).

Selon les estimations actuelles, ce but ne sera pas atteint avant 2030. Au niveau régional, l'Asie du Sud et de l'Est pourrait l'atteindre, tandis que l'Afrique sub-saharienne et l'Afrique du Nord et de l'Est arriveraient loin derrière. L'Amérique latine et les Caraïbes se situeraient quelque part entre les deux.

Les perspectives plus optimistes de l'Asie peuvent être partiellement attribuées à l'expansion économique et au ralentissement de la croissance démographique dans les deux plus grands pays du monde : la Chine et l'Inde. L'Afrique Sub-saharienne doit affronter un défi plus grand. La plupart des pays les plus pauvres et les plus conflictuels se situent dans cette zone, là où la sous-alimentation est la plus sévère et où les perspectives de croissance économique sont les plus limitées.

Un léger progrès

Toutefois, un léger progrès pointe à l'horizon. Les prévisions du FAO d'ici 2015 suggèrent qu'en raison du ralentissement de la croissance démographique et de l'accroissement de la productivité et du revenu, davantage de gens échapperont à la faim.

« Mais ceux qui ont faim ne peuvent pas attendre 15 ans, affirme le rapport. Les nombreuses causes de la sous-alimentation, qui vont de la pauvreté et des conflits à l'insuffisance de l'infrastructure et à la faiblesse des investissements agricoles, exigeront partout une attention soutenue des communautés locales et internationales. Dans un monde qui jouit d'un record de richesses, il est moralement impératif de s'assurer que chaque personne sur cette planète réalise qu'elle a le droit de ne pas avoir faim. »




Home La mortalité infantile diminue de manière inégale

Source : OMS

Au cours des cinquante dernières années, le nombre de décès parmi les jeunes enfants a fortement diminué à travers le monde, tombant en-dessous d'un l'objectif fixé il y a dix ans par les dirigeants mondiaux. Toutefois, dans certains pays, la mortalité infantile est restée au même niveau et commence même à augmenter.

D'après un rapport émanant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) : « Le ralentissement est particulièrement préoccupant dans le cas de l'Afrique et du sud-est asiatique où le taux de mortalité reste élevé, particulièrement dans les pays souffrant de désorganisation économique grave. Tandis que l'épidémie du sida continue à s'étendre en Afrique et dans plusieurs parties de l'Asie, la poursuite de la diminution de la mortalité infantile semble de plus en plus improbable en l'absence de progrès sensibles dans le contrôle de la propagation du virus HIV. »

D'après ce rapport, la mortalité infantile avait régressé de près de 60 % durant la seconde moitié du XXe siècle. Environ 10,5 millions d'enfants sont morts en 1999, soit 2,2 millions de moins qu'en 1990. Cette décroissance de la mortalité infantile signifie qu'aujourd'hui les bébés ont plus de chances de pouvoir fêter leur cinquième anniversaire.

En 1990, les dirigeants de plus de 150 pays s'étaient fixés pour objectif de réduire la mortalité à 70 décès pour 1 000 naissances d'ici l'an 2 000. Le taux mondial est actuellement de 67 pour 1 000, mais 57 pays au moins n'ont pas atteint le niveau de 70 pour 1 000. Le Niger, la Sierra Leone, l'Afghanistan, le Malawi, la Guinée, le Liberia, la Guinée-Bissau et la Somalie accusent tous un taux de mortalité infantile de plus de 200 pour 1 000 naissances.

Selon l'OMS, une alimentation et des conditions de vie meilleures ont contribué à réduire le taux mondial de mortalité. L'emploi croissant de la thérapie de réhydratation orale pour les enfants atteints de diarrhées est un autre facteur.




Home Le profit ou la maladie

Source : BBC-tv Ceefax, G.-B.

Trois rapports sont parus récemment, accusant l'économie d'être la principale menace pour la diminution des maladies, notamment en Afrique.

Aux Etats-Unis, des chercheurs de Houston et d'Atlanta affirment que les fabricants américains de médicaments sont en voie de cesser la production de nombreux produits vitaux pour la lutte contre les maladies parasitaires en Afrique sub-saharienne, sous prétexte que les pays en voie de développement n'ont pas les moyens de les acheter. Ces chercheurs recommandent que ces firmes puissent bénéficier d'exemptions d'impôts afin de continuer à produire ces remèdes indispensables.

L'International Charity Voluntary Service Overseas (VSO) a lancé un appel pour qu'une réponse urgente soit apportée à la détresse causée par le prix élevé des médicaments dans les pays en voie de développement. Liz Orton a lancé une campagne de deux ans visant à faire connaître la situation des malades du sida dans les pays en voie de développement. « La situation en Afrique est intolérable. Les pays en voie de développement doivent pouvoir disposer de davantage de ressources, et le prix des médicaments doit être plus abordable », a-t-elle déclaré.

Des représentants sud-africains de la santé publique ont révélé qu'au cours des derniers mois, 4 000 personnes, dans la province du KwaZulu, au Natal, ont contacté le choléra, maladie transmise par l'eau, et qu'au moins 32 d'entre elles sont décédées. Ces représentants déplorent qu'il faille payer pour se procurer de l'eau potable filtrée, alors qu'auparavant elle était fournie gratuitement. C'est ainsi que beaucoup de gens qui n'ont pas les moyens de payer l'eau, se sont mis à utiliser l'eau des rivières pour leur consommation, ces mêmes rivières qu'ils utilisent pour déverser leurs eaux usées.




Home Le monde abandonne ses enfants

Source : The Guardian, Grande-Bretagne ; Parool, Pays-Bas

Selon l'organisation humanitaire britannique Oxfam, deux cents enfants meurent chaque heure dans le monde en conséquence directe de l'incapacité de la communauté internationale à tenir ses promesses d'aide au développement.





Faits et prévisions

Home Temps difficiles à Wall Street

Source : CNN, Financial Network, E.-U

 « La compétition […] est la raison du mercantilisme qui règne dans notre société. […] L’effondrement du système économique actuel y mettra fin et la compétition sera remplacée par la coopération. » [Benjamin Creme, Partage international, juillet-août 1998]
 
L'année 2000 a été particulièrement difficile pour la bourse américaine. Le Nasdaq, indice des valeurs de la nouvelle économie, a perdu 39,4 % de sa valeur au cours de l'année, sa plus grande contre-performance sur un an depuis sa création en 1971. L'indice Dow Jones des valeurs industrielles de haute technologie a perdu 6,2 % au cours de l'année, sa première perte depuis 1990, et la pire qu'il ait connue depuis 1981. L'indice Standard & Poor's 500, basé sur un éventail plus large de valeurs, a perdu plus de 10 % sur l'année, premier résultat négatif depuis 1994 et performance la plus mauvaise depuis 1977. La baisse du marché boursier, un an seulement après que les trois principaux indices aient enregistré des gains records, a secoué la confiance des investisseurs, selon les experts. « Ce fut une année de désillusion pour les nouveaux investisseurs de Wall Street, et une année de revers de fortune soudains et rapides pour beaucoup », a déclaré Ned Riley, conseiller financier chez State Street Global Advisers. Même la diminution des taux d'intérêt décidée par Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine, au début janvier 2001, n'a apporté qu'une relance temporaire aux marchés boursiers, et de nombreux analystes affirment que la baisse n'est peut-être pas terminée.




Home Une retombée difficile pour les Etats-Unis

« La fin du mercantilisme est maintenant proche. D’une manière générale, les marchés boursiers, tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui, n’auront plus leur place dans la société nouvelle. » [Un collaborateur de Maitreya, PI, mai 1989]
 
Le financier George Soros a lancé de nouveaux avertissements concernant une crise financière mondiale inéluctable. Critiquant la Réserve fédérale américaine pour sa lenteur à réagir aux signes de faiblesse de l'économie américaine, G. Soros déclare que les Etats-Unis pourraient faire l'expérience d'une retombée « chaotique et difficile », dont les répercussions se feraient plus particulièrement sentir dans les pays en développement.




Home Japon : Crise du système bancaire

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

L'économie japonaise est sous la menace d'une nouvelle crise. En raison du grand nombre de leurs créances irrécouvrables, les banques japonaises sont contraintes de vendre de gros blocs d'actions, ce qui a des résultats dramatiques pour la bourse japonaise. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a perdu 30 % de sa valeur en 2000 et les difficultés que connaissent les banques pourraient aggraver la situation.

Durant la crise financière asiatique de 1998, de nombreuses sociétés ont connu des difficultés financières et n'ont plus été en mesure de rembourser leurs emprunts. Les banques japonaises ont prolongé nombre de ces crédits n'offrant plus de garantie et en 1998, le gouvernement japonais a nationalisé deux grandes banques commerciales afin d'empêcher leur faillite. Cependant, il apparaît maintenant que la situation économique japonaise n'a guère progressé au cours des deux dernières années et que les banques continuent à supporter le poids d'un grand nombre de mauvaises créances. Afin de diminuer la complexité des liens traditionnels entre les secteurs bancaires et économiques, le gouvernement a poussé les banques à vendre les parts qu'elles détiennent dans des sociétés japonaises, mais à la fin du mois d'août dernier, les banques n'avaient pas encore vendu la moitié de ce qu'elles auraient dû céder. La chute de l'indice Nikkei ne fait qu'aggraver leurs problèmes, les profits escomptés s'évanouissant avec la baisse des valeurs.

Selon l'analyste R. Feldman, de Morgan Stanley Dean Witter, « de nombreux investisseurs considèrent qu'une nouvelle crise a déjà commencé au Japon ». Il craint que, comme en 1998, le gouvernement japonais ne sache pas trouver la réponse appropriée.




Home Le monde financier

Source : de Volkskrant, Pays-Bas

« Bientôt, les difficultés engendrées par la cupidité contraindront les hommes à repenser leur théorie et leur pratique économique, et c’est un monde plus juste qui en résultera. Si cela n’est pas tout à fait pour demain, du moins ce temps est relativement proche. » [Le Maître de B. Creme, octobre 1992]
 
Lors de la première interview qu'il a accordée depuis la gigantesque explosion qui a dévasté toute une partie de la ville néerlandaise de Enschede, située près de la frontière allemande, Jaques Troch, président des brasseries Grolsch, établies à Enschede, a déclaré que « la quête incontrôlée de l'argent et du profit avait dépassé toutes les bornes ».
 
Selon lui, le désastre qui a coûté la vie à 19 personnes et laissé de nombreux résidents sans abri, l'a transformé. Il saisit désormais chaque opportunité pour dénoncer la mentalité du « toujours plus d'argent » qui sévit dans le monde entier. « Il semble que plus une société annonce de remaniements et de licenciements, plus la valeur de son action grimpe en Bourse. Et les dirigeants de prétendre : « Cela n'a pas d'importance ; les possibilités d'emplois sont très importantes dans la région. » Mais nous parlons de personnes qui résident ici et qui occupent leur emploi depuis de nombreuses années. Il n'est pas concevable de parler de ce sujet en de pareils termes, n'est ce pas ? »
 
Pour le président de Grolsch, la situation actuelle dans le monde des affaires outrepasse toute limite. Il pense que les entreprises feraient mieux de considérer un meilleur équilibre entre les intérêts des actionnaires et ceux des employés, des fournisseurs et des consommateurs. « Je crois que nous nous sommes trop éloignés du modèle de l'économie corporative de la Rhénanie, au profit d'un système que j'appelle « la loi de la jungle ». L'homme n'est plus au centre du système. Bien entendu, la croissance est nécessaire, et il est nécessaire de payer un dividende honnête, mais cela ne devrait nullement dépasser certaines limites. »
 
Bien que ses idées ne soient pas partagées par l'ensemble de ses collègues, J. Troch n'estime pas lutter en vain : « Je pense que nous atteindrons un point critique. Je ne suis pas le seul à penser ainsi. Petit à petit, de plus en plus de gens parlent de la dignité humaine, de qualité de vie... Mais je note que les personnes qui partagent mes vues sont généralement à la retraite. Les cadres des grandes entreprises expriment des points de vue identiques seulement après avoir arrêté de travailler. Lorsqu'ils commencent enfin à vivre leur vie. »




Home Il faudrait trois planètes Terre

Source : Environment News Service, Reuters

« L’un de nos objectifs devra consister à créer une économie plus simple et naturelle, visant à la satisfaction des besoins réels. Le système économique actuel est basé sur les contraintes du mercantilisme et des forces du marché. Tous les pays développés produisent ou surproduisent les mêmes biens qu’ils ne peuvent vendre... » [PI, juin 1994]
 
Si chaque être humain consommait autant de ressources naturelles et émettait autant de dioxyde de carbone que la moyenne des Américains, des Européens ou des Australiens, il nous faudrait au moins deux autres planètes Terre, comme l'estime un rapport récent du Fonds mondial pour la nature (WWF).
 
Ce rapport, Planète vivante 2000, montre que la richesse naturelle des forêts, des réserves d'eau potable et des écosystèmes marins a décliné d'un tiers au cours des trente dernières années, du fait de la surconsommation. « Notre niveau de consommation actuel érode la structure même de notre planète et menacera finalement notre survie à long terme en tant qu'espèce, a déclaré Francis Sullivan, chef de la section britannique du WWF. Le monde vit au-dessus de ses moyens. Nous ne pouvons plus assumer les modes de consommation de masse actuels. » Le rapport Planète vivante 2000 mesure « l'empreinte écologique », qui est l'impact exercé par l'homme sur les écosystèmes du monde. Pour une population donnée, ce référentiel décrit sa consommation de nourriture, de matières premières et d'énergie, et le rapporte à la zone de terre productive ou à la zone marine nécessaire à la production de ces ressources.
 
Pour l'Américain moyen, la zone nécessaire pour produire les ressources naturelles qu'il consomme et pour absorber ses émissions de dioxyde de carbone, est deux fois plus importante que celle requise pour un individu d'Europe occidentale, et cinq fois plus grande que pour un Asiatique, un Africain ou un résident d'Amérique du Sud.
 
« Ce sont les consommateurs des pays riches établis dans les zones tempérées de l'hémisphère Nord qui sont les premiers responsables du déclin continu de la richesse naturelle des zones tropicales », affirme Jonathan Loh, rédacteur du rapport. Les Emirats Arabes Unis, Singapour et les Etats-Unis engendrent les empreintes écologiques les plus importantes, suivis par le Koweit, le Danemark, la Nouvelle Zélande et l'Irlande. La Namibie, le Bangladesh, l'Afghanistan et l'Erythrée ont les plus faibles.
 
F. Sullivan espère que ce rapport incitera les pays situés en haut de l'échelle à revoir leurs politiques et à favoriser les technologies faiblement consommatrices d'énergie. « La question est de savoir comment maintenir notre économie et nos standards de vie tout en réduisant la production. C'est le défi des trente prochaines années », conclut-il.




Home La pollution franchit les frontières

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

« Nous empoisonnons notre planète si vite qu’à moins qu’un rapide changement de direction n’intervienne, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [Benjamin Creme, PI, juin 1991]

La pollution atmosphérique en provenance de l'Asie fait son apparition sur la côte Ouest des Etats-Unis. Des recherches présentées lors d'une récente réunion de l'American Geophysical Union, à San Francisco, ont montré qu'une petite quantité de suie, de monoxyde de carbone et de toxines industrielles dans l'atmosphère californienne, avait franchit le Pacifique.

On ignore si les polluants proviennent de la combustion du charbon en Chine ou d'une source pétrolière au Japon. Bien
que l'atmosphère asiatique ne soit responsable que d'environ 1 % des polluants les plus répandus sur la côte Ouest, cela pourrait constituer un problème grandissant pour de nombreux pays comme la Chine et d'autres pays de l'Est asiatique, qui sont en voie d'industrialisation.

Des recherches antérieures avaient fait remonter l'origine des toxines et poussières industrielles présentes sur la côte Est des Etats-Unis à l'Europe et à l'Afrique du Nord, confirmant que la pollution ne respecte pas les frontières nationales et continentales.

 

 

 




Home Les professions libérales attirées par une vie plus simple

Source : Environment News Service, Reuters

« Dans le monde entier, la tendance à une plus grande simplicité s'observera également chez un grand nombre de gens riches, qui partageront avec le peuple ce qu'ils ont en excès. » [Un collaborateur de Maitreya, PI, oct. 1988].
 
Les demandes d'emplois bénévoles issus des professions libérales ont connu une envolée spectaculaire au sein de l'organisation caritative britannique « Voluntary Service Overseas », qui a constaté que les deux-tiers des 800 candidats déclaraient vouloir mener une vie plus simple. L'augmentation d'une année à l'autre est de l'ordre de 60 %. Ce mouvement touche en particulier la catégorie des cadres comptables ou commerciaux de haut niveau dont les revenus annuels varient entre 300 000 à 400 000 francs. Selon un porte-parole de l'organisation, faisant allusion au « blues du consommateur », nombre de postulants se disent revenus des postes stressants et du matérialisme ambiant, et voudraient remplacer cette culture, qui incite à travailler toujours plus pour dépenser plus, par un mode de vie meilleur et plus simple, et mettre leurs compétences professionnelles au service d'une noble cause.





Citation

Home Extrait du message n° 82

par Maitreya

 « Par ma présence, la loi du partage se manifestera.
Par ma présence, l'homme s'élèvera vers Dieu.
Par ma présence, et par celle de mes Frères,
l'homme connaîtra le nouveau pays de l'Amour.
Portez cette loi simple dans votre cœur, mes amis.
Manifestez l'amour par le partage et changez le monde.
Créez autour de vous une atmosphère de paix et de joie
et, avec moi, faites toutes choses nouvelles. »





Message de Maitreya

Home Une communication de Maitreya du 14 décembre 2000

par Maitreya

Le 14 décembre 2000, Benjamin Creme a été interviewé pour une émission devant être diffusée au printemps prochain par la chaîne de télévision britannique Channel 4. A la fin de l'entretien, on lui a demandé si Maitreya accepterait de donner une bénédiction à l'audience, et éventuellement de lui adresser un message. Ce souhait a été exaucé, et par l'entremise de Benjamin Creme, Maitreya a dit ce qui suit :

Mes amis, il ne reste que très peu de temps avant que vous me voyiez.
Puissiez-vous répondre promptement, et de tout votre cœur, à mes paroles.
N'ayez nulle crainte dans la période qui va commencer, car elle sera le prélude de l'époque la plus heureuse de votre vie.
L'intérêt que vous portez à mon histoire me fait plaisir, mais, croyez-moi, ce n'est pas une histoire.
C'est une réalité dont vous ferez un jour le récit à vos enfants, qui la transmettront eux-mêmes à leurs propres enfants, et ainsi de suite pendant de longues années.
Je vivrai parmi vous comme votre frère et instructeur, et ferai croître en vous cette conscience à laquelle nous donnons le nom de Dieu.
Ma bénédiction se répand maintenant sur vous tous.
Soyez heureux, et attendez patiemment ma véritable émergence.





Courrier des lecteurs

Home Une nouvelle visite

Cher Monsieur,

En juillet 2000, j'ai tenu un stand d'information sur l'émergence de Maitreya au salon Quest (salon sur la spiritualité) qui se tient chaque année à Newton Abbot (Devon).

Après avoir raconté à ceux qui se trouvaient avec moi l'histoire de ma rencontre avec Maitreya deux ans auparavant à ce même salon (voir Partage international, septembre 1998), j'allai faire un tour parmi les autres stands et j'eus la surprise de revoir le vagabond qui s'était avéré être Maitreya.

Après avoir hésité, je me décidai à aller lui parler. Il avait la même allure qu'auparavant : les mêmes lunettes, le même imperméable, etc. Il avait toujours un air légèrement distrait, une certaine lenteur, et le même éclair chaleureux dans les yeux. « Je suis content de vous revoir », dis-je. Il se tourna vers moi sans se presser, en disant très lentement : « Je ne vous reconnais pas. » « Moi, je me souviens de vous », répliquai-je.

Il dit alors : « J'y suis ! Vous êtes le Néerlandais qui était au stand de Maitreya, il y a deux ans ! Je ne reconnais pas votre visage, mais je reconnais votre voix. Vous l'attendez encore ? C'était la première question qu'il m'avait posée, il y a deux ans. « Non, répliquai-je, Il est déjà là. » Je lui demandai alors : « Cherchez-vous un livre particulier ? » – « Oui, je cherche un ouvrage sur les Maîtres ascensionnés. Au fait, avez-vous lu cet Harry Potter ? », dit-il, en désignant du doigt le dernier ouvrage de la série, exposé sur un stand. « C'est autre chose ! » Je lui demandai son nom. « Basil » répondit-il. « Où habitez-vous ? »« Pas bien loin d'ici ». Je lui demandai alors : « Pourquoi êtes-vous ici ? » Après un long silence, il répondit : « Pour les mêmes raisons que tout le monde, je suppose. »

 Pendant toute la durée de notre entretien, il parla très lentement, comme s'il pesait chaque mot, tout en ne cessant de sourire. « Y a-t-il quelque chose qui vous intéresse particulièrement à ce salon ? » demandai-je. « Eh bien, c'est la quatrième fois que je viens, je n'ai manqué qu'une seule occasion, et cela devient un peu monotone. » (Soit dit en passant, nous avons présenté un stand sur l'émergence de Maitreya quatre fois, alors qu'il y a eu cinq salons Quest).

Finalement, je décidai de lui dire ce qui me tenait à cœur : « Selon le Maître de Benjamin Creme, vous êtes Maitreya. » Après un long silence, il répliqua : « Oh, vraiment ? Eh bien, j'ai moi-même rencontré quelques êtres particulièrement remarquables... » Chacune de ses réponses semblait avoir un sens particulier, et était exprimée avec un mélange d'innocence et d'humour. Sur ce, je décidai de le quitter, et je m'en allai en disant : « A bientôt. »

En retournant à notre stand, je dis aux autres de se tenir prêts à accueillir « un visiteur particulier ».

T. S, Cornouaille, G.-B.

Le Maître de B. Creme a confirmé que le « visiteur particulier » était Maitreya.


Home Un personnage singulier

Cher Monsieur,

En juillet 2000, au salon Quest, nous avons rencontré un personnage très intéressant (nommé Basil), qui portait deux grands sacs de plastique. Notre collègue avait rencontré le même vieux monsieur à l'occasion de ce salon deux ans auparavant.

Il est arrivé avec une expression chaleureuse sur le visage. Après l'avoir salué de quelques paroles aimables, nous lui avons demandé : « Désirez-vous quelques renseignements ? », ce à quoi il répondit : « Non, merci, j'ai toute une pile de documentation à la maison. » Il ajouta : « Je m'intéresse à la question depuis les années 1980. » Il s'exprimait d'une voix agréable, son attitude était pleine de légèreté et de bonne humeur, et ses réponses à nos questions étaient souvent joviales et ambiguës.

Il adressa à Paul la remarque suivante : « Il est supposé exister de nombreux Maitreya dans le monde. » Paul répondit : « Beaucoup utilisent le nom de Maitreya, mais il n'en existe qu'un seul. A Glastonbury, il y a quelqu'un qui dit être Maitreya. »

Basil hocha la tête : « Ah, à Glastonbury, celui qui vend des objets en cuivre et des cristaux. » Paul ajouta alors : « Oui, et toutes sortes de couvre-chefs, de la pacotille apparemment. » Basil dit alors : « Il n'y a pas de mal à cela, nous avons tous besoin de petits trucs de temps à autre. Que ferais-je sans mes lunettes ? » Nous éclatâmes tous de rire.

Soudain, alors qu'il n'y avait aucune allusion à celui-ci sur notre stand, Basil s'exclama : « Et ce Saï Baba ? C'est autre chose. » Il semblait amusé par Saï Baba et il continua : « C'est une sorte de Cadet de l'espace, quelqu'un qui vient d'ailleurs. » – nous en déduisîmes que cette remarque se référait au fait que Saï Baba est un Avatar. Nous rîmes en nous-mêmes une fois de plus.

« Il répand la rumeur que je suis Maitreya ! » dit-il ensuite en faisant un geste vers Tonny. « Je n'ai rien à voir avec lui ! » ajouta-t-il en riant tout bas, avec une étincelle de malice dans ses yeux très perçants. Nous lui expliquâmes alors que c'était Benjamin Creme qui avait dit qu'il était Maitreya. Il continua à rire et dit : « Je suis perplexe. » Tonny dit alors que lui aussi était perplexe. Basil continua en disant : « Nous sommes tous perplexes. »

En parlant de Benjamin Creme, il disait Benji. Son allure était celle d'un vieil homme excentrique, peu soigné, aux dents abîmées et aux vêtements sales, qui avait l'air un peu perdu et indécis. Ce qui était curieux, cependant, c'est qu'il ne sentait pas mauvais, fait inhabituel pour quelqu'un d'un aspect aussi négligé. Il donnait une impression de réelle chaleur et de quiétude.

Paul demanda à Basil : « Qu'est-ce qui vous attire ici ? » – « C'est plutôt évident ! » s'exclama Basil avec un sourire : « Qu'est-ce qui attire ici n'importe qui d'entre nous ? » Paul parut embarrassé. Basil ajouta : « Je vais vous laisser tirer cela au clair par vous-mêmes. » Sur ce, il s'éclipsa.

Un peu plus tard, Basil revint et parla avec quelqu'un d'autre qui lui demanda combien de temps s'écoulerait, à son avis, avant l'émergence publique de Maitreya. Ce à quoi il répondit : « On a avancé différentes dates, mais qui sait ? Cela dépend de lui. »

Chacun d'entre nous avoua ensuite qu'il était difficile de se souvenir des paroles exactes de Basil, en dépit des efforts conscients faits pour l'écouter attentivement.

B.H., P.G., S.G., G, S, T.S., D, G.-B.

Voici la réponse de Benjamin Creme : « Basil » est, bien sûr, un « familier » utilisé par Maitreya. La difficulté à se souvenir de ce qui a été dit est due à l'intention délibérée de Maitreya de garder une certaine légèreté à la conversation, afin d'éviter qu'elle ait un caractère trop personnel. Le groupe, à mon avis, n'aurait pas dû dire à Basil que lors d'une occasion précédente, il avait été un « familier » utilisé par Maitreya. L'approche était trop directe. J'écris ceci afin que cela serve éventuellement de conseil à d'autres groupes qui pourraient se trouver dans une situation identique.


Home Un signe tangible

Cher Monsieur,

Une semaine après la rencontre avec Basil au salon Quest, je me préparais pour la conférence que je devais donner sur l'émergence de Maitreya, et j'étais quelque peu anxieux. Je réfléchissais à notre rencontre avec Basil, plus particulièrement au moment où il nous a dit : «  Nous avons tous besoin de petits trucs de temps à autre. »

Je pensais que ce serait bien si Maitreya pouvait me donner un signe tangible qui m'aiderait pour ma conférence. Aussi décidai-je de sortir mes cristaux de quartz et de les tremper dans de l'eau salée pour les nettoyer, ce que je n'avais pas fait depuis au moins un an ou deux.

Le même jour, un peu plus tard, je vis dehors sur la route une vieille pierre couverte de poussière. Pour une raison inconnue, je me baissai pour la ramasser et je l'essuyai. Elle ressemblait à un morceau de jaspe sanguin, parfaitement poli et intact, de la taille d'une pièce de cinquante pence. Je recherchai dans un ouvrage les qualités spécifiques du jaspe sanguin et je découvris que c'était « la pierre du courage », et que les piments rouges représentaient « le sang du Christ ».

Pourriez-vous m'indiquer s'il s'agit d'une simple coïncidence ? Si ce n'en est pas une, pourriez-vous me donner une explication ?

P.G., Somerset, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la pierre avait été manifestée par Maitreya.


Home Devineresse

Cher Monsieur,

Le 20 juin 1998, un samedi matin ensoleillé, je venais de quitter une boutique de vêtements à Arnsberg. Je m'apprêtais à monter dans ma voiture lorsque je fus abordée par une femme étrangère d'âge moyen. Elle me demanda si je l'autorisais à me dire un certain nombre de choses me concernant. De prime abord, je me montrai plutôt réservée étant donné que tout cela était si soudain. Mais quelque chose en moi était d'accord pour accepter. Ce qu'elle me dit était exact bien que présenté de manière très générale. J'étais si fascinée par ses yeux bleus que je continuai à l'écouter.

Pour finir, elle me demanda un peu d'argent, disant qu'elle était mendiante et venait de Tunisie. Je lui donnai de l'argent et elle me dit au revoir. J'eus envie de la suivre, mais elle disparut aussi vite qu'elle était venue. Je longeai la rue en voiture mais je ne pus la trouver nulle part.

Cette expérience ne cesse de me revenir à l'esprit et j'aimerais beaucoup savoir qui était cette femme.

S.M, Arnsberg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme en question était le Maître Jésus.


Home Carte de vœux

Cher Monsieur,

Cette rencontre s'est produite en avril 1998, dans un drugstore d'Albany, New York. J'étais en train d'acheter une carte de première communion pour mon neveu âgé de sept ans et je pensais avec tristesse à ma mère décédée en 1988 et à ma tante, la grand-mère de mon neveu, décédée en 1997.

Soudain, j'entendis une voix derrière moi : « Excusez-moi, mademoiselle, pouvez-vous m'aider ? » Je me retournai et ne vis personne, mais, baissant les yeux, j'aperçus une toute petite dame aux cheveux blancs qui m'arrivait à la hauteur du coude et qui avait les yeux levés vers moi. Elle était vêtue de manière indescriptible, mais je remarquai immédiatement ses yeux bleu clair pénétrants et son fort accent, russe peut-être. Je lui répondis : « Bien sûr, que puis-je faire pour vous ? »

Elle sourit et me tendit deux cartes de vœux en disant : « Je ne parle ni ne lis très bien l'anglais, aussi je me demande si vous pourriez me dire quelle carte je devrais envoyer à ma fille. C'est son anniversaire, et je voudrais lui envoyer une carte (ici sa voix se mit à trembler et elle était au bord des larmes), je l'aime tant. » Tandis qu'elle disait cela, je remarquai qu'elle avait du mal à respirer, mais j'étais aussi très touchée par la profondeur de ses sentiments à l'égard de sa fille, qui me rappelait combien ma propre mère me manquait. Aussi lui dis-je : « Je vais essayer. Faites-moi voir vos cartes. Il faut que ce soit une carte particulière, n'est-ce pas ? Car il est évident que vous aimez beaucoup votre fille. » – « Oui », répondit-elle en hochant la tête, et elle me tendit ses cartes.

Je lus rapidement les textes des deux cartes. Ils étaient d'un sentimentalisme un peu exagéré. Je me dis que l'une ou l'autre conviendrait, bien que personnellement je n'aurai choisi ni l'une ni l'autre. L'une était dans des tons violets et lavande et en haut on pouvait lire : « Pour ma chère fille que j'aime tant. » Je dis à la vieille dame : « Je pense que celle-ci plaira à votre fille », et je lui lus le texte.

La dame était ravie. Hochant la tête en souriant, elle dit : « C'est sa couleur favorite. » Je lui répondis : « Je serais contente de recevoir cette carte de ma mère si elle me l'envoyait. » Elle me lança un regard rayonnant de ses yeux bleus et me toucha le bras en disant : « Merci beaucoup, vous êtes une gentille fille. » Dans son geste, il y avait à la fois l'amour qu'elle portait à sa fille et sa gratitude envers moi. « C'est naturel, dis-je en souriant, j'ai été contente de vous aider. »

La femme quitta le rayon des cartes et disparut. Au bout de quelques instants, je choisis une carte pour mon neveu et je me dirigeai vers la caisse. Mais la vieille dame n'était nulle part. Je jetai un coup d'œil plus loin et vers la sortie, mais je ne pus la voir. Ce n'est qu'en rentrant à la maison que je réalisai que cette rencontre m'avait marquée.

Qui était cette femme  ?

J. F, Albany, New York, E. U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de David Lorimer : L'esprit de la science

Réduire la fracture entre science et religion

par Carmen Font

Le Congrès des mystiques et des scientifiques se déroule chaque année depuis 1977, en Grande-Bretagne, sous forme d'une série de conférences. Ce congrès est organisé par le réseau Science et Médecine, organisation internationale de quelque 2 000 membres, principalement des scientifiques, visant à explorer les limites de certaines idées reçues bien ancrées dans les domaines médicaux et scientifiques.

Des physiciens, des biologistes, des médecins, des psychologues, des chefs spirituels et des philosophes de pointe dans leur domaine, avec parmi eux quelques lauréats du prix Nobel, examinent la relation existant entre la connaissance scientifique et les dimensions les plus profondes de la vie et de la conscience humaine. Certaines de leurs conférences les plus intéressantes ont été compilées par David Lorimer, directeur de Science et Médecine, sous le titre l'Esprit de la science.

Vers une intégration des dimensions spirituelles

Fritjof Capra, David Bohm, Rupert Sheldrake, James Lovelock, Charles Tart et Sir John Eccles sont quelques-uns des scientifiques qui présentent leur point de vue et posent des questions peu ordinaires telles que : Dans quelle mesure notre science actuelle est-elle spirituelle ? Avons-nous dissocié notre réalité spirituelle de la science, alors que toutes deux sont indissociablement liées ? Les dimensions spirituelles peuvent-elles nous aider à mieux comprendre nos découvertes scientifiques, et les questions d'ordre spirituel pourraient-elles à leur tour tirer profit de certaines méthodologies scientifiques ?

Ces auteurs sont fortement motivés pour dépasser l'approche mécaniste conventionnelle de la science qui nous influence depuis Newton. Plutôt que d'appréhender l'univers ou le corps humain comme des entités fragmentées interagissant énergétiquement de manière incohérente, on peut maintenant les considérer comme des entités holistiques s'insérant dans un contexte plus vaste. Cette approche gagne peu à peu du terrain au sein de la communauté scientifique mais demande encore à être plus généralement acceptée.

Une approche plus holistique

D'après Fritjof Capra : « La nouvelle vision de l'univers issue de la physique moderne ne donne pas tort à la physique newtonienne, ni davantage raison aux théories de la relativité et des quanta. Nous devons tout simplement réaliser que toutes nos théories, nos modèles et nos concepts sont toujours limités et approximatifs. Ceci peut être décourageant pour le scientifique si l'on considère que la connaissance scientifique est la seule référence possible, mais pas si d'autres types de connaissances sont acceptés. »

Le psychologue Charles Tart va encore plus loin : « Pourquoi existe-t-il un conflit entre la science et la religion ? Parce que la démarche scientifique est culturellement liée à une philosophie matérialiste qui prône que toute explication « scientifique » doit en fin de compte être de nature physique. »

Notre vision actuelle de la physique retient tout particulièrement l'attention des auteurs : « La physique moderne peut jouer un rôle fondamental en ce qui concerne les transformations sociales et culturelles (et aussi économique) nécessaires, et il sera plus facile de convaincre nos institutions de la nécessité de tels changements si nous appuyons nos arguments sur une solide base scientifique. »

L'être et le devenir

Afin de transcender la vision réductionniste propre à la science, il est crucial de trouver une base scientifique au concept de l'être et du devenir, ainsi qu'à l'idée de l'existence d'un dessein, d'un but. Au cours des siècles, les religions ont tenté de réconcilier l'image d'un Dieu en tant que Créateur tout puissant qui régit toute forme d'existence avec celle d'un Dieu immanent capable de changer les lois et le cours des événements. D'autre part, la physique intègre graduellement le concept d'un univers créateur et en progrès parce qu'elle a mis en évidence la capacité de la matière à s'auto-organiser (1). Néanmoins, la relation entre cette progression et le facteur temps est encore floue pour la science et pour la religion. Toutefois, voici ce qui mystifie principalement les scientifiques : si les physiciens acceptent l'idée d'un univers créateur et en progrès, cela implique en quelque sorte le concept d'un dessein, d'un but. Comme l'écrit Paul Davis : « L'expansion de l'univers se déroule-t-elle selon un plan ? Existe-t-il une sorte de plan cosmique ? Pour moi, la preuve la plus convaincante de l'existence d'un plan est que les lois de la physique sont faites d'une telle manière qu'elles permettent l'existence de qualités organisatrices. Celles-ci ne génèrent pas seulement des structures mais aussi, ce qui est plus important, des individus conscients capables de tester et de mettre en application ces lois. »

Reconnaissance de l'existence d'une conscience globale

La conscience est également un sujet de débat brûlant abordé dans l'Esprit de la science qui se focalise sur plusieurs preuves scientifiques de l'existence d'une conscience globale dépassant le simple concept du « je » chez les humains, et qui les relie au reste de la nature. Le zoologue Lyall Watson relate quelques anecdotes surprenantes. Alors qu'il effectuait des recherches sur la côte Sud de Madagascar, il fut étonné par le grand nombre de remèdes naturels utilisés par les autochtones. « Ce qui m'intrigua le plus était de savoir pourquoi ces hommes sélectionnaient certaines plantes et non d'autres parmi l'incroyable variété d'espèces, et pour quelles raisons. Je posai la question à un herboriste qui me répondit tout naturellement que ces secrets leurs étaient transmis par les plantes elles-mêmes. Lorsqu'il avait besoin d'un remède, il allait dans la forêt et marchait les yeux fermés. Dans cet état de conscience, il était guidé vers certaines fleurs et plantes par le « son » qu'elles émettaient. Il prélevait alors quelques feuilles ou pétales et les déposait sur sa langue ou dans la paume de sa main. Il pouvait ainsi découvrir les vertus curatives propres à la plante dans une certaine partie du corps. » Selon L. Watson, nombre de ces communications avec la nature sont la preuve de notre lien avec le reste de la nature, chose que la biologie conventionnelle n'est pas tellement disposée à accepter. « Ceci permettra également d'expliquer, ajoute-t-il, pourquoi les miracles sont possibles »

La résonance morphique

Rupert Sheldrake, biochimiste britannique réputé, rappelle au lecteur que la notion d'un univers en évolution est en fait assez répandue au sein de la communauté scientifique depuis 1966, lorsque la « radiation cosmique de fond sous forme de micro-onde » fut découverte et assimilée à une sorte de fossile vivant du Big Bang. Mais ceci contredit l'idée de l'existence des lois éternelles de la nature (le monde appréhendé en tant que machine), l'une des bases fondamentales de la méthode scientifique elle-même : puisque les lois de la nature sont partout et toujours identiques, une loi ou un effet sont considérés comme « réels » s'ils peuvent être reproduits à n'importe quel moment et dans les mêmes conditions, tout en produisant les mêmes résultats. Peut-on concevoir une notion d'évolution de l'univers coexistant avec certaines lois éternelles ? Rupert Sheldrake considère que c'est possible et il retient encore une fois la théorie bien connue de la causalité formatrice qu'il prend comme base pour soutenir une évolution des organismes qui dépasse l'évolution darwinienne à proprement parler. D'après cette théorie, tous les systèmes sont organisés selon des champs morphiques ou « champs qui façonnent les formes » localisés à l'intérieur et autour des organismes. Ce serait l'équivalent biologiques des champs magnétiques (et en termes ésotériques des champs éthériques).

Selon R. Sheldrake : « La matière ne constitue plus maintenant notre réalité de base. A l'heure actuelle, nous, les scientifiques, nous assimilons la matière à une énergie contenue dans ces champs. Ces champs ne sont pas issus de la matière mais à l'origine, c'est la matière qui est issue de ces champs. »

En effet, ce sont bien ces champs d'énergie qui évoluent, mais ils intègrent en eux une sorte de mémoire et ils sont constitués de la même forme que des systèmes antérieurs semblables : « J'appelle les processus selon lesquels des systèmes semblables interagissent sur des systèmes semblables subséquents à travers l'espace et le temps : la résonance morphique, l'influence du semblable sur le semblable. »

Il semblerait alors que la théorie de Rupert Sheldrake réconcilie les deux points de vue : que l'univers et les sphères évoluent, mais que cela se produit selon certaines lois, sinon ce serait le chaos. R. Sheldrake se sert d'une comparaison d'ordre mystique : « Au lieu d'affirmer que tout provient du Père, ce qui est une vision mécaniste, ou que tout provient de la Mère, ce qui est une vision matérialiste inconsciente, nous pouvons dire que tout provient d'un peu des deux. »

Aux frontières de la science

Dans un ouvrage explorant les frontières de la science, une référence aux phénomènes psy est presque devenue incontournable. Charles Tart entame sa contribution avec plusieurs questions ouvertes: « La spiritualité n'est-elle pas démodée ? En avons-nous encore besoin aujourd'hui  ? Pourquoi, en tant que scientifique, aurais-je à m'en préoccuper  ? » Questions qu'il fait rapidement suivre d'une réponse convaincante : « Parce qu'il arrive des choses à un être humain que la physique contemporaine ne peut en aucun cas expliquer et dont les implications sont importantes pour l'esprit humain. Ainsi, pour que notre science soit complète, nous ne pouvons ignorer le spirituel, ce qui n'est pas matériel selon notre physique. » Par exemple, un sondage mené en 1981 par le sociologue Andrew Gresley, révéla que 54 % de la population américaine avait déclaré avoir vécu une expérience de contact télépathique avec une autre personne. « Ce sont des phénomènes que la science se doit d'explorer », déclare C. Tart.

Larry Dossey, médecin américain, semble synthétiser tous ces concepts en estimant que l'on peut également les appliquer au corps humain : « Le médecin s'occupe seulement de la partie physique de l'organisme et, prisonniers que nous sommes de notre culture scientifique, nous avons amputé de la notion de santé et de maladie le rôle que nos pensées, nos attitudes, nos émotions et même notre âme jouent dans cet organisme. »

Il explore alors les effets que nos pensées, nos émotions et notre âme (qu'il nomme conscience) ont sur notre bien-être physique et il va jusqu'à soutenir que la prière peut jouer un rôle fondamental dans le processus de guérison : « D'après les résultats d'un grand nombre d'expériences en laboratoire, les effets de la prière sur l'organisme seraient significatifs. » Le psychiatre américain Daniel Benor a répertorié 131 études de ce type concernant les effets de la prière listés dans son ouvrage Recherche sur la guérison (2) : « Je considère que dans leur ensemble, ces informations constituent l'un des secrets médicaux les mieux gardés de la science médicale. Considéré sérieusement, cela pourrait révolutionner notre compréhension de la nature de la conscience [...] et des véritables dynamiques de la guérison. »

L'esprit de la science est bien un ouvrage original – une tentative destinée à attirer l'attention du public sur certains des débats et des questions les plus audacieux abordés au sein de la communauté scientifique. Et par dessus tout, c'est une solide compilation de certaines des initiatives et expériences les plus importantes menées au cours de ces dernières années par des scientifiques réputés dans le but de faire tomber les barrières rigides séparant la science et la religion.


 (1) Cette notion a été développée par le théologien et géologue français Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955). Il l'appela « complexion » : imprégnant l'univers tout entier, la matière et l'énergie ont en elles une propriété innée qui définit et déclenche cette progression. 

(2) Daniel J. Benor, Healing Research, vol 1 (Munich : Helix Verlag, 1993).


L'Esprit de la science est édité par David Lorimer, The Wrekin Trust, UK 1998.
Science et Médecine
: www.cis.plym.ac.uk/SciMedNet/home.htm




Home Un livre de Wayne Peterson : Temps extraordinaires, hommes extraordinaires

Rencontres d'un diplomate américain avec Maitreya et les Maîtres de Sagesse

par Cher Gilmore

Dès l'âge de quatre ans, Wayne Peterson connut des expériences peu ordinaires. La Vierge lui apparut, lui sauvant la vie et lui faisant une promesse extraordinaire qui tomba dans l'oubli, jusqu'au jour où...

Bien des années plus tard, alors qu'il regardait la télévision, zappant d'une chaîne à l'autre, il s'arrêta soudain sur une émission de Merv Griffin. La couverture d'un ouvrage intitulé la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse crevait l'écran, et instantanément la promesse de la Vierge lui revint à l'esprit : « Je te confie un secret que peu de gens connaissent encore. Tu verras le Christ, parce qu'il va venir dans le monde, vivre parmi les hommes. »

Le regard de Wayne restait figé sur l'écran, tandis que Merv Griffin et Gore Vidal poursuivaient un entretien passionné avec Benjamin Creme, l'auteur du livre en question. Dès la fin de l'émission, il courut l'acheter. C'est ainsi que débuta son enquête sur cette affaire extraordinaire et pourtant si étrangement familière, qui le conduisit dans une folle aventure, et qu'il se retrouva dans des situations inédites pour lui et dans des réalités spirituelles dont il ignorait tout.

Wayne Peterson occupait à l'époque le poste directeur du Fulbright Scholarship Program à la CIA. Auparavant, il avait travaillé pour le Peace Corps, au Brésil, ainsi qu'en qualité de diplomate dans diverses ambassades en Amérique du Sud, en Afrique et en Extrême-Orient. C'est ainsi qu'il a évolué dans des milieux inaccessibles à la plupart des gens, et qu'il a eu des contacts au plus haut niveau avec la Maison blanche et de nombreux gouvernements étrangers, y compris le Vatican.

Son ouvrage raconte l'histoire incroyable de sa première rencontre avec Maitreya, le Christ, et le groupe des êtres évolués qui l'entourent et qui supervisent l'évolution de notre planète [voir PI, décembre 1997]. Il parle de sa carrière dans les milieux du pouvoir politique, où il a rencontré nombre de personnalités influentes ayant vécu des expériences similaires avec Maitreya. Toutes sont conscientes que la vie telle que nous la connaissons est sur le point de connaître un changement spectaculaire pour devenir meilleure et qu'elles auront, le moment venu, un rôle à jouer dans la transformation de notre monde.

Ce livre palpitant entraîne le lecteur d'une aventure surprenante à l'autre, aventures auxquelles il serait difficile de croire sans la crédibilité apportée par la position et la réputation de l'auteur. En ces heures difficiles, le message de Wayne Peterson apporte un grand espoir, et corrobore les informations données depuis vingt cinq ans par Benjamin Creme. Tous deux, à partir de leur propre source et de leurs points de vue différents, nous promettent un brillant avenir et nous assurent de la possibilité de créer un monde de paix, de beauté, de justice et d'abondance pour tous.


Extraordinary Times, Extraordinary Beings. Emergence Press, Nevada. Diffusé par Tara Center, PO Box 6001, North Holli-wood, CA 91603. Il peut également être obtenu via Internet.
Traduction française parue aux Ed. des Trois Monts, 2001, Wayne S. Peterson, Rencontres avec les Maîtres de Sagesse, ISBN 2-909735-51-6






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.
Grande conference Paris mars 2017