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Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 2000 - N° 148

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La mondialisation et les femmes par Noeleen Heyzer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home Un nouveau départ

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Quand les hommes prendront conscience de l’abîme dans lequel ils sont tombés, ils feront le point de leur situation et emprunteront le sentier du retour à la sagesse et à la sécurité. Bien sûr, cela prendra du temps, car la perte de la Grâce et la plongée dans la corruption et le chaos actuels ont une longue histoire. Au fil des millénaires, l’humanité a connu une déchéance continue, s’éloignant toujours davantage des fondements spirituels qui, en des temps lointains, réglaient sa vie. Elle a oublié son origine et sa destinée, tandis que l’âge des Ténèbres voilait sa mémoire et prenait son cœur en otage. Longtemps perdu dans le double mirage de la Matière et du Temps, l’homme s’éveille seulement maintenant de ses rêves et de ses illusions.
 
Il va sans dire que certains individus se sont élevés au-dessus du troupeau et se sont frayé un chemin à travers les brouillards de l’ignorance pour parvenir à une certaine lumière. Tels des étoiles brillant dans la nuit, ils sont restés fidèles à la connaissance et au dessein de leur âme et ont servi de phares à tous les autres. Grâce à ces hommes et femmes d’exception, une vérité fondamentale a pu être préservée dans les périodes les plus sombres : celle de l’éternelle odyssée de l’homme dans une conscience en expansion constante.
 
Des progrès hésitants
 
Maintenant que nous entrons dans la sphère d’influence du Verseau, un nouveau chapitre s’ouvre et l’espèce humaine se voit accorder un nouveau départ.
 
Pendant des millénaires, l’humanité s’est débattue dans l’ombre, sans porter la moindre attention au groupe des Frères aînés qui observent ses progrès hésitants et la guident dans la résolution des problèmes et des dangers qu’elle a elle-même engendrés.
 
Maintenant, enfin, les Frères peuvent apparaître en pleine lumière et se montrer aux hommes.
 
Maintenant, enfin, ils peuvent enseigner et guider au grand jour.
 
En tant que Frères, les Maîtres amènent avec eux une compréhension nouvelle de la vraie relation qui existe entre les hommes.
 
En tant que Maîtres, les Frères montreront aux hommes la sagesse et la connaissance qui seront un jour les leurs, et stimuleront ainsi leur aspiration.
 
En tant qu’Amis et Guides, ils tiendront devant les hommes le miroir de ce qu’ils peuvent devenir, et accéléreront ainsi leur parcours évolutif.
 
Ils viennent pour enseigner et guider, et pour apporter leur secours à tous.
 
Leur grand leader, Maitreya, se tient prêt à s’engager dans une aventure sans égale qui le conduira ouvertement, en pleine lumière, au plus près du cœur et de l’esprit des hommes.
 
Son enseignement inspirera les hommes, les amenant à transformer leur vie, à la reconstruire en mieux, et à façonner un futur qui reflétera plus fidèlement le Plan.

L'ascension de l'humanité

Ainsi l’humanité recommencera-t-elle à s’élever, et à se rapprocher du sommet qu’elle avait connu dans un lointain passé.
 
Rien ne saurait empêcher cette ascension, si ce n’est la volonté de l’homme lui-même.
 
Ainsi les hommes sont-ils soumis à une mise à l’épreuve sans précédent dans leur longue histoire. Mais l’avant-garde des Maîtres se trouve parmi eux et leur avenir est assuré.

Maitreya lui-même se tient dans les coulisses, prêt à émerger pour affronter l’ignorance de l’époque. Il a rassemblé autour de lui des aides de tous les continents, hommes et femmes de toutes races et convictions. Ensemble, ils sont prêts à livrer bataille à l’ignorance et à la cupidité, à l’égoïsme et à la cruauté, et ils sont certains de remporter la victoire.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Sommet du millénaire, Nations unies, septembre 2000]

Extrait du discours de Fidel Castro

par Fidel Castro Nations unies, septembre 2000

« L'espèce humaine a acquis suffisamment de connaissances, de valeurs éthiques et de ressources scientifiques pour avancer vers un nouveau stade historique de véritable justice et d'humanisme. Rien dans l'ordre économique et politique actuel n'est au service de l'humanité. Cela ne peut être soutenu et doit être changé.

Il suffit de rappeler que nous sommes à présent six milliards, dont 80 % sont des pauvres. Des maladies séculaires comme la malaria, la tuberculose et d'autres tout aussi mortelles n'ont pas été vaincues dans le tiers monde ; de nouvelles épidémies comme le sida menacent de décimer des populations entières, alors que les nations riches investissent des sommes faramineuses dans des dépenses militaires et somptuaires, et que chaque jour, une meute vorace de spéculateurs échange des devises, des actions et d'autres capitaux réels ou fictifs, évalués à des trillions de dollars. La nature a été détruite, le climat est visiblement en train de changer, l'eau potable est contaminée et insuffisante, la ressource alimentaire des océans pour les humains est épuisée et non renouvelable, et les ressources vitales ont été gaspillées en articles de luxe et futilités.

Chacun peut comprendre que l'objectif fondamental des Nations unies pour le siècle à venir est de sauver le monde, pas seulement de la guerre, mais du sous-développement, de la faim, de la maladie, de la pauvreté, et de la destruction des ressources naturelles indispensables à l'existence humaine. Et cela doit être fait de toute urgence, avant qu'il ne soit trop tard !

Le rêve de parvenir à des normes vraiment justes et rationnelles pour gouverner la destinée humaine pourrait apparaître comme un objectif impossible à atteindre pour beaucoup. Notre conviction est que la bataille pour l'impossible devrait être le thème de cette institution qui nous a réuni aujourd'hui. »





Home Mandela : un invité d'honneur

Source : guardianunlimited.co.uk

Nelson Mandela, ancien président d'Afrique du Sud, était l'invité d'honneur du congrès annuel du Parti travailliste de Grande-Bretagne, qui s'est tenu en septembre 2000. Après une acclamation de sept minutes, M. Mandela conclut ces journées en remerciant le Parti travailliste pour son soutien et sa solidarité durant les années d'apartheid. Il mit l'accent sur la nécessité de maintenir le même esprit de solidarité face aux problèmes actuels de mondialisation, tout particulièrement dans les pays en voie de développement. Voici quelques extraits de son discours :

« [...] Le monde est aujourd'hui le village mondial dont nous avions l'habitude de parler en termes métaphoriques. Aujourd'hui, tout événement est connu dans le monde entier et affecte quiconque où qu'il soit.

Le danger vient du fait que la mondialisation peut se réduire à la libre circulation des biens et des capitaux, à l'accès libre aux marchés et à la suppression des barrières commerciales. Le souci du bien commun qui caractérisait cette solidarité internationale dont je viens de parler, est en perdition dans la conception actuelle de la mondialisation.

Nous pourrions penser que le rétrécissement du monde, suite aux progrès en matière de télécommunication et de technologie de l'information, nous aurait incité à nous préoccuper davantage de nos frères et sœurs où qu'ils se trouvent [...] C'est avec tristesse que nous constatons, qu'en dépit des progrès considérables accomplis par l'humanité dans les domaines scientifiques, technologiques et économiques, la pauvreté et les inégalités sociales demeurent des caractéristiques de la plupart de nos sociétés [...]

Dans notre pays, la pauvreté reste le plus grand problème social, et son éradication constitue le plus grand défi de la politique et de la société. Nous avons constitué une démocratie sans distinction de race, basée sur une des constitutions les plus modernes au monde. Notre société, autrefois divisée, s'est reconstituée dans un esprit de réconciliation nationale garantissant la stabilité de notre vie politique ; nous pouvons maintenant vivre nos différences dans le cadre de notre démocratie constitutionnelle. La gestion de notre économie est largement reconnue pour avoir su maintenir la solidarité des principes essentiels macro-économiques.

Lorsque nous avons lancé notre économie sur les rails de la reconstruction et du développement, nous avions orienté les bénéfices de la croissance vers la création d'emplois et une prospérité accrue pour tous, mais cela ne s'est cependant pas mis en place au rythme où nous l'espérions. La croissance d'une économie n'est plus simplement une question d'ordre national. La mondialisation fait échouer les projets nationaux les mieux préparés, car nombre de facteurs internationaux échappent au contrôle du pays. Nous l'avons constaté lors de la crise financière sur les marchés asiatiques, même si notre économie y résista mieux que la plupart de celles en voie de développement. La croissance d'une économie telle que la nôtre dépend de façon cruciale des investissements étrangers et cependant nous devons bien constater que la stabilité politique, le progrès social et la saine gestion économique d'un pays sont souvent ignorés lorsque des décisions d'investissement se prennent. De même que par le passé nous luttions ensemble pour nous opposer à l'apartheid en Afrique du Sud, nous devons maintenant joindre nos forces en faveur de la croissance et du développement.

L'Afrique du Sud démocratique n'a pas la prétention de devenir une puissance dominante dans sa région, en Afrique ou dans les pays en voie de développement. Cependant, nous avons pris conscience de la responsabilité que nous avons de mettre en avant les problèmes communs à ces régions lorsque nous agissons sur la scène internationale [...]

La bonne santé d'une démocratie dépend finalement de la vitalité de ses partis politiques et de la participation active de ses citoyens. Nous formulons le souhait que reste vivace l'esprit de solidarité qui a inspiré le Parti travailliste depuis tant d'années. Nous souhaitons que ce siècle soit celui où les pauvres et les délaissés retrouvent leurs droits et où les grandes inégalités sociales du passé soient éradiquées. »




Home RENCONTRES ET PHÉNOMÈNES SURNATURELS

Des Maîtres parmi nous 

Interview de Thomas Curley par Phyllis Power

Thomas Curley termine son ouvrage des Maîtres parmi nous par une citation tirée d'un article du Maître de Benjamin Creme paru dans le numéro de juillet/août 1988, de Share international : « Les hommes en viendront à savoir qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils ne l'ont jamais été et qu'ils ne le seront jamais. Les Maîtres sont toujours disponibles quand une aide s'avère nécessaire ; les hommes peuvent compter dessus. Dans toute sa mesure, maintenant, cette aide sera disponible. » (p. 277) 

Des Maîtres parmi nous retrace le voyage individuel de Thomas Curley vers cette prise de conscience. Cet ouvrage a pour effet de persuader le lecteur de la conviction personnelle croissante de l'auteur que les Maîtres sont actuellement parmi nous, afin d'aider l'humanité à changer le monde en ces temps de crise. T. Curley y relate ses expériences en un récit très vivant : ses rencontres, dont celle avec Benjamin Creme « rayonnant » alors qu'il était adombré. Il se livre à ses propres réflexions, par exemple au sujet des apparitions de la Vierge et d'autres signes ou miracles et il complète son ouvrage par l'interview de personnes dont les expériences ont été publiées dans le courrier des lecteurs de notre revue.

Les yeux dans le réduit

Jésus est peut-être la présence la plus importante de sa vie. Il relate une puissante expérience de son enfance :

A l'âge de quatre ans, il vit « une paire d'yeux sombres et perçants » qui le regardait à l'intérieur d'un cabinet noir. La seule à bien vouloir écouter son histoire et à l'accepter comme véridique fut sa grand-mère irlandaise, femme pleine de compassion et de compréhension, car elle avait fait elle aussi une rencontre apparemment surnaturelle.

Son approbation apporta à son petit-fils la foi en la réalité de ses propres expériences qu'il put associer à des rencontres ultérieures significatives, les siennes et aussi celles d'autres personnes. Et, plus de trente ans après cet événement, le Maître de Benjamin Crème lui confirme enfin que « les yeux dans le réduit » étaient ceux du Maître Jésus.
T. Curley déclare à ce sujet : « La confirmation de M. Creme, accompagnée d'une sensation infuse qu'il s'agissait de la vérité, a mis fin pour moi à toute question [...] Un sentiment d'amour intense m'emplit le cœur. L'attente de toute ma vie était terminée. » (p. 241) Après cette rencontre avec B. Creme, il fit la nouvelle et déterminante expérience de revoir ces mêmes yeux chez une « jeune femme » qui lui demanda de l'argent dans le train qui le ramenait chez lui. Par la suite, le Maître de B. Creme lui confirma qu'il s'agissait également du Maître Jésus.

S'il ne s'agit pas d'un ouvrage concernant spécifiquement la réapparition du Christ telle qu'elle est présentée par Benjamin Creme, ce volume apporte un témoignage sur la réalité de cette promesse.


Thomas Curley, Des Maîtres parmi nous – Rencontres et phénomènes surnaturels. Trafford publishing, Victoria BC, 2000.
Sites web : migh-tywords.com et booklocker.com.





Home Rapport de la Banque mondiale sur le développement

Combattre la pauvreté

Source : Banque mondiale ; El País, Espagne

Peu avant les attaques virulentes dirigées contre la mondialisation et pour l'effacement de la dette des pays en développement, lors de la réunion du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale (Prague, fin septembre 2000), cette dernière venait de publier son Rapport sur le développement mondial 2000-2001 : Combattre la pauvreté. Ce rapport, qui couvre la dernière décennie, se livre à une étude approfondie de la pauvreté. Il propose toute une série d'actions concrètes sinon pour en venir à bout, du moins pour la réduire de façon importante.

Un pas en avant

Mais les critiques, souvent virulentes, reprochent à ce rapport de n'être guère qu'une déclaration d'intentions de plus, parce qu'il n'est pas soutenu par une véritable volonté politique, et que les stratégies exposées s'appuient trop souvent sur des solutions d'économie de marché. C'est, néanmoins, un pas en avant que de voir enfin une institution économique mondiale prendre conscience de sa responsabilité dans la lutte contre la pauvreté, et envisager des solutions alternatives qui ne se fondent plus, comme c'était jusque là le cas avec les institutions de Bretton Woods, sur la théorie des retombées économiques. Le rapport reconnaît, en effet, que si la croissance économique est cruciale, elle ne suffit cependant pas à créer des conditions qui permettront d'améliorer concrètement la situation des pauvres et que, s'il est possible de réduire de façon très importante la pauvreté, on n'y parviendra que si l'on adopte une approche plus large, et centrée autour de trois axes majeurs : le développement des opportu-nités, l'insertion, et la sécurité. Il recommande donc que les gouvernement des pays en développement, les pays donateurs, les agences internationales, les ONG, la société civile et les communautés locales se mobilisent sur ces trois fronts :

– Opportunités : développer les opportunités économiques (travail, eau, crédit, écoles...) des pauvres en stimulant la croissance, infléchir le fonctionnement des marchés dans un sens qui leur soit plus favorable et promouvoir leur démarginalisation, en particulier en renforçant leurs actifs, tels que la terre et l'éducation.

– Insertion : mettre les pauvres mieux en mesure d'influer sur les décisions qui affectent leur existence et éliminer la discrimination fondée sur le sexe, la race, l'appartenance ethnique et le statut social.

– Sécurité : réduire leur vulnérabilité à la maladie, aux chocs économiques, aux mauvaises récoltes, au chômage, aux catastrophes naturelles et à la violence, et les aider à traverser ces épreuves lorsqu'elles surviennent.

« Ce rapport a pour but de mieux faire comprendre la pauvreté et ses racines, écrit dans la préface James Wolfensohn, président de la Banque. Tout en s'appuyant sur nos théories et stratégies antérieures, il élargit et approfondit sensiblement nos conceptions de ce qui doit être fait pour relever le défi de la lutte contre la pauvreté. »

Fruit de deux ans de travail, ce rapport s'appuie sur un travail de recherche considérable, en particulier sur une enquête documentaire : La Parole est aux pauvres, dont les auteurs ont systématiquement sollicité le témoignage de plus de 60 000 hommes et femmes pauvres de 60 pays. De plus, les auteurs du rapport ont étendu leurs consultations à un large éventail de gouvernements, organisations non gouvernementales, associations, universités, entreprises, groupes de réflexion sur le développement de toutes les régions du monde. Une discussion sur internet à partir d'une première mouture du rapport a donné lieu à des centaines de réponses venant de 44 pays.

Le rapport part du principe que la pauvreté ne se définit pas uniquement par la faiblesse des revenus et de la consommation, mais également par le manque d'éducation, une nutrition et une santé défectueuses. Fondé sur le témoignage des pauvres eux-mêmes, et sur l'évolution de la réflexion sur la pauvreté, le rapport va plus loin et inclut dans la définition de la pauvreté le manque de pouvoir, l'incapacité à se faire entendre, la vulnérabilité et la crainte. « Ces différentes dimensions de la pauvreté se combinent pour engendrer des effets importants, explique l'économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Nous savons que sans la croissance économique, on ne saurait réduire durablement la pauvreté. Mais nous sommes également conscients du rôle fondamental des changements institutionnels et sociaux dans le renforcement des processus de développement et dans l'insertion des pauvres. »

La pauvreté dans un monde d'abondance

A une époque où nombre de pays connaissent un état de prospérité sans précédent, 2,8 milliards de personnes – presque la moitié de la population mondiale – vit avec moins de 15 francs par jour.

Selon le rapport, 1,2 milliard vivent aux limites de la survie, avec moins de 8 francs par jour. Dans les pays à hauts revenus, moins d'un enfant sur 100 meurt avant cinq ans. Ce chiffre est multiplié par cinq dans les pays les plus pauvres. La malnutrition touche moins de 5 % des enfants de moins de cinq ans dans les pays prospères, 50 % dans les pays les plus pauvres. Ce dénuement perdure, quand bien même les conditions de vie se sont améliorées davantage durant le siècle écoulé que pendant tout le reste de l'histoire de l'humanité. La richesse mondiale, les liaisons internationales et les capacités technologiques n'avaient jamais connu un tel développement.

L'inégalité de la répartition

Pour autant, on ne peut qu'être frappé par l'inégalité de la répartition de ces bienfaits. Le revenu moyen des 20 pays les plus riches est 37 fois plus élevé que celui des 20 pays les plus pauvres (cet écart a doublé au cours des 40 dernières années). La situation des diverses régions du monde a évolué de façon fort différente. En Asie de l'Est, le nombre de gens qui subsistent avec moins de 8 francs par jour est tombé d'environ 420 millions à quelque 280 millions entre 1987 et 1998. En Amérique latine, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, en revanche, le nombre des personnes défavorisées a augmenté. Quant aux pays d'Europe de l'Est et d'Asie centrale en transition, ils ont vu se multiplier par plus de 20 le nombre des pauvres vivant avec moins de 8 francs par jour. Il existe également des inégalités entre groupes ethniques. Dans certains pays africains, la mortalité infantile a baissé dans les groupes qui jouissent d'une grande influence politique et, en Amérique latine, les taux de scolarisation des groupes autochtones atteignent souvent moins des trois quarts des taux moyens observés chez les non-autochtones. Enfin, les femmes restent plus désavantagées que les hommes. En Asie du Sud, le nombre d'années de scolarisation ne représente qu'environ la moitié de celui des hommes, et les taux de scolarisation féminins au niveau secondaire n'atteignent que les deux tiers des taux masculins.

Dans la plupart des cas, il ne suffira pas d'agir aux niveaux national et local pour faire reculer rapidement la pauvreté. Il existe de nombreux domaines où la communauté internationale, et particulièrement les pays industriels, doit intervenir pour que les pays pauvres et les habitants démunis du monde en développement connaissent un avenir meilleur. L'allégement de la dette et les mesures complémentaires visant à renforcer l'efficacité de l'aide au développement constituent un élément de la réponse. Lors de l'assemblée de Prague du FMI et de la Banque mondiale, James Wolfensohn a déclaré : « La situation est plus sérieuse que jamais, parce que le montant de l'aide consentie par les pays occidentaux au tiers-monde a baissé au cours de la dernière décennie – et c'est un crime. »





Signes des temps

Home La vogue des anges

Gooi en Eemlander, Pays-Bas.

Le journal régional néerlandais Gooi en Eemlander a consacré récemment une page entière aux anges. « Les anges annoncèrent la naissance de Jésus-Christ il y a deux mille ans. Mais les anges ne se manifestent pas seulement aux environs de Noël. On peut les rencontrer à toutes les époques et dans toutes les religions. Au cours des dix ou vingt dernières années, on a assisté à une recrudescence de comptes rendus les concernant. » L'article mentionne les différents types d'anges rencontrés : les anges sauveurs venant au secours d'une personne en danger ; les anges guérisseurs ; ou les anges apparaissant juste au moment où l'on a besoin d'eux. Le journal cite Hans Moolenburgh, un médecin néerlandais, de Harlem, qui avait prédit en 1983 que le retour des anges dans la conscience humaine serait l'une des grandes surprises du XXe siècle.
Le Dr. Moolenburgh a réuni un vaste dossier contenant les expériences de ses patients, présenté dans son ouvrage les Anges qui protègent et aident l'humanité. « Le ciel est sur le point de se manifester à la conscience humaine, » affirme le Dr. Moolenburgh.

Les deux comptes rendus suivants sont des extraits des ouvrages du Dr. Moolen-burgh publiés dans Gooi en Eemlander :

-  « Une de mes patientes m'a raconté qu'étant enfant elle vivait à la campagne. A proximité se trouvait une ferme. Un jour sa mère apprit par leur médecin que la fille du fermier était à l'article de la mort. Elle se rendit immédiatement auprès de la mère de l'enfant et se mit à prier avec elle. Soudain on frappa à la porte qui se trouvait à l'arrière de la maison. La mère de ma patiente alla ouvrir et elle vit un jeune homme qui se tenait sur le seuil. « Femme, que se passe-t-il ? » demanda-t-il et elle répondit : « Une enfant est en train de mourir. »
L'homme se rendit immédiatement au chevet de l'enfant, posa les mains sur elle et en invoquant le nom de Jésus, il chassa la maladie. Puis il sortit par la porte de derrière et personne ne le revit jamais...
L'enfant reprit conscience (elle se trouvait dans le coma) et fut même fort mécontente lorsqu'on lui interdit d'aller en classe le lendemain. Ceci s'est passé il y a trente ans. La fillette est maintenant une adulte qui se porte très bien. »1
[H.C. Moolenburgh, les Anges qui protègent et aident l'humanité, Ankh-Hermes, 1983]

- « Par une journée ensoleillée de 1982, à Limburg (aux Pays-Bas), un jeune couple et leur petite fille d'un an et demi étaient assis à la terrasse d'un café situé au bord d'une rue passante. Il y avait beaucoup de circulation et le couple était en train de passer commande tandis que l'enfant jouait au soleil.
Soudain les parents réalisèrent que pendant quelques instants ils avaient cessé de surveiller leur petite Anna. Elle ne se trouvait plus sur la terrasse mais avait réussi à descendre les marches jusqu'au trottoir et lorsqu'ils la virent enfin elle se dirigeait vers la chaussée. Les parents terrifiés bondirent en direction d'Anna, alors qu'elle allait s'engager sur la route. Soudain une belle petite fille blonde d'environ quatre ans apparut. Elle s'interposa entre l'enfant et la circulation ; elle étendit les bras et retint Anna en arrière. En une fraction de seconde, le père d'Anna se trouva près des deux fillettes, prit Anna dans ses bras, soulagé, mais en la grondant gentiment. Les parents voulurent remercier la jolie petite fille qui avait sauvé la vie d'Anna. Elle n'était nulle part ; contrairement à toute vraisemblance elle avait disparu. »2
[Hans C. Moolenburgh, Un ange sur votre route : 101 expériences avec des anges. Ankh-Hermes, 1991]

 

(1) Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'ange (le jeune homme) était le Maître Jésus. (2) Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « petite fille » était en fait le Maître Jésus.


Home Un aveugle recouvre la vue

Source : Sources : BBC Radio News ; BBCtv Cee-fax news service, Grand

Un homme, aveugle depuis onze ans, a recouvré la vue. Philip Evans, âgé de soixante-seize ans, de Coventry, en Grande-Bretagne, considère comme un « miracle » le fait d'avoir recouvré la vue, comme l'a confirmé son médecin. Ash Choudri, un optométriste du cabinet d'opticiens Vision Express, qui l'a examiné, se dit absolument stupéfait.

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que le Maître Jésus était à l'origine de ce miracle.


Home Une image de la Vierge

Source : Diaro de Cuyo, Argentine

Mario Vergara et Silvia Aguilera, un jeune couple de San Juan (Argentine), ont été témoins d'un phénomène qu'ils qualifient de miracle. Ils ont allumé une bougie devant une carte postale de St Cayetano, et, en fondant, la bougie a pris la forme d'une Vierge, en prière ou tenant un bébé dans les bras. Mario et Silvia ne peuvent s'empêcher de dire une prière chaque fois qu'ils passent devant cette « sculpture ». Au début, seuls leurs parents et leurs amis étaient au courant du phénomène, mais la nouvelle se répandit rapidement et des gens de toute la province sont venus chez eux pour voir la Madone. « Nous ne voulions pas faire de publicité afin que tout ceci garde son caractère purement spirituel. »

D'autres phénomènes similaires ont eu lieu récemment dans la même région. Des images de Jésus, de la Vierge et d'un ange sont apparues sur le mur de la maison de la famille Gómez. Des personnes avaient été miraculeusement guéries en touchant ce mur. Au début d'avril 2000, dans la même province de San Juan, l'image d'une vierge locale, la Madone de Catamarca Valley, est apparue pendant dix jours dans la salle de séjour d'une maison de Valle Fértil.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces miracles étaient authentiques et qu'ils étaient l'œuvre du Maître Jésus.



Tendances

Home CE : Ouvrir le marché européen aux pays les plus pauvres

Source : NOS-tv Teletekst, Pays-Bas

La Commission européenne souhaite donner aux 48 pays les plus pauvres de la planète l'accès au marché européen, en les dispensant de droits d'entrée. La CE veut soumettre une proposition en ce sens aux états membres de l'Union européenne.

Le commissaire au commerce de la CE, M. Lamy, a déclaré qu'il y a eu assez de discussions sur les moyens d'améliorer l'accès au marché européen pour les pays les plus pauvres. Il pense que quelque chose devrait être fait pour régler ce problème.

Un tel accord supprimerait les contingents, les taxes et autres restrictions sur les importations en provenance de pays comme le Bangladesh et le Mozambique. Seul l'armement serait exclu de cette nouvelle réglementation.




Home Protocole international interdisant les enfants soldats

Source : New York Times, Etats-Unis ; site web des Nations unies, www

Un protocole d'accord international, réunissant 50 pays, a été signé afin d'empêcher que les enfants ne soient utilisés comme soldats dans les conflits armés. Cet accord interdit l'enrôlement des moins de 18 ans, et fixe à 15 ans l'âge minimal de l'engagement des volontaires, norme retenue par la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant.

Ce protocole a pu être signé après que les Etats-Unis aient renoncé à leur volonté de permettre l'envoi au combat des jeunes de moins de 18 ans. Un compromis autorise l'armée à poursuivre le recrutement et l'entraînement des jeunes de 17 ans, comme c'est la pratique aux Etats-Unis, mais exige qu'elle prenne « toutes les mesures possibles » pour les éloigner du front tant qu'ils n'auront pas atteint 18 ans.

Kofi Annan a rapporté qu'il s'agissait « d'une étape très importante pour éloigner les enfants de toute activité militaire », alors que le haut commissaire pour les droits de l'homme, Mary Robinson, a salué « l'esprit de coopération » manifesté par le groupe. Elle a ajouté qu'elle se réjouissait de la conclusion rapide du processus conduisant à l'entrée en vigueur du protocole, qu'elle a qualifié « d'instrument efficace pour la protection des enfants dans les conflits armés ».

Le protocole prévoit des garanties, à savoir que soient communiqués des preuves fiables de l'âge et du consentement des engagés volontaires et de leurs parents. Plus de 300 000 enfants sont concernés par cet accord, dont un grand nombre n'a pas encore 15 ans, et qui sont impliqués dans les 33 guerres qui se déroulent actuellement dans le monde.

Bien que certains de ceux qui ne respectent pas ces normes ne ratifieront probablement pas le protocole, ou ne tiendront pas leurs engagements, les partisans de l'accord déclarent que celui-ci contribuera à stigmatiser l'utilisation des enfants dans les combats. Cet accord doit être approuvé par l'Assemblée générale des Nations unies avant que les gouvernements puissent le ratifier.


 




Home Du nouveau en chirurgie cardiaque

BBC-tv, Grande-Bretagne

Selon l'avis de certains spécialistes, une pompe cardiaque électrique de la taille d'un pouce pourrait révolutionner la chirurgie cardiaque et supprimer ainsi de nombreuses transplantations. Cette pompe, au titane, fonctionne avec une batterie suffisamment petite pour être introduite directement dans le cœur, et se charge de pomper le sang à travers le corps. L'équipe de chirurgiens du John Radcliffe Hospital d'Oxford (Grande-Bretagne) qui a pratiqué la première implantation sur Peter Houghton, âgé de 62 ans, a déclaré qu'il se rétablissait bien.





Faits et prévisions

Home ESB : Inquiétude grandissante

Source : BBC News Online ; BBCtv Cee-fax ; The Independent, G.-B.

« Les forces du marché sont à l'origine de la maladie de la vache folle. Cette maladie affecte déjà les êtres humains. Les symptômes sont des pertes de mémoire, de conscience et de connaissance. » [Partage international, juillet/août 1990]

Le gouvernement britannique a reçu les résultats longuement attendus d'une enquête officielle sur l'ESB (l'encéphalite spongiforme bovine) en octobre dernier, dans la semaine même où le nombre de décès atteignait en Grande-Bretagne 80 personnes.

Ce rapport indique que l'ESB est devenue une épidémie en raison des pratiques d'élevage intensif, plus particulièrement du recyclage des protéines animales en nourriture pour le bétail, pratique qui s'est largement répandue dans les années 1970 et 1980.

« Personne n'a prévu la possibilité de l'entrée dans la chaîne alimentaire animale d'un agent mortel beaucoup plus virulent que les bactéries et les virus habituels, et qui serait capable d'infecter le bétail même après le processus de transformation des déchets en farine animale », indique le rapport. Il critique sévèrement les responsables gouvernementaux pour leur manque de prévoyance lourd de conséquences.

Un nouveau diagnostic a montré récemment qu'un homme de soixante-quatorze ans décédé en 1999, était mort non pas de la maladie d'Alzheimer, mais de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, ce qui a conduit à réévaluer les prévisions de mortalité : cet homme avait vingt ans de plus que les précédentes victimes de cette maladie qui touche habituellement des personnes âgées de douze à cinquante-cinq ans. La maladie ne peut être identifiée avec une certitude absolue qu'après le décès du patient.

L'inquiétude causée par la maladie de Creutzfeldt-Jakob ne cesse de croître. Selon un récent sondage effectué en Ecosse pour la chaîne alimentaire Iceland, près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu'elles étaient très préoccupées par le risque de contracter la maladie, soit 18 % de plus que l'an passé, en dépit des déclarations officielles selon lesquelles la consommation de viande de bœuf ne présente aucun danger.




Home Le pouvoir du peuple en Yougoslavie

Source : New York Times, Etats-Unis

« Les gens sont prêts pour le partage et pour la venue du Christ. Aucun gouvernement ne peut résister à la volonté focalisée et déterminée d'une opinion publique mondiale éduquée. » [B. Creme, octobre 1982]

Le peuple serbe a mis fin à la longue tyrannie du dictateur Slobodan Milosevic, lorsque le candidat de l'opposition Vojislav Kostunica, a remporté une victoire décisive dans les élections présidentielles yougoslaves.

S'inclinant devant le vaste mouvement de rébellion populaire, S. Milosevic s'est résigné. V. Kostunica a déclaré : « Ce qui me rend serein, c'est que le peuple m'a fait confiance. » Il s'est engagé à ne faire preuve d'aucun esprit de revanche à l'encontre de ceux qui ont servi l'ancien régime, et on dit qu'il est favorable à la création d'une commission de vérité chargée d'examiner les crimes commis par toutes les parties dans les conflits yougoslaves.




Home Le pouvoir du peuple en Côte d'Ivoire

Los Angeles Times, Etats-Unis

« L'appel intérieur de la liberté [...] fera retentir à l'infini son écho jusqu'à ce que s'effondrent les derniers bastions de la tyrannie[...] » [Le Maître de B. Creme, PI, juillet 1992]

Un jour après qu'il se soit proclamé vainqueur des élections en Côte d'Ivoire, malgré l'évidence du contraire, le général Robert Guéi a été chassé du pouvoir par une révolte populaire. En dépit des menaces de violence et des représailles militaires, des dizaines de milliers de citoyens et des soldats déserteurs ont occupé les rues d'Abidjan. Laurent Gbagbo, professeur d'histoire et syndicaliste, principal adversaire du général Guéi aux élections, fut proclamé nouveau chef d'Etat. Il a promis d'apporter l'électricité et l'eau courante dans les villages ruraux, de donner une éducation gratuite dans les premières années de lycée, et d'instituer une assurance santé universelle. Bien que la tension politique dans le pays reste grande, la rébellion populaire a envoyé le message suivant : « Les peuples d'Afrique veulent la démocratie et des gouvernement justes ; et les dictateurs ne pourront plus désormais s'abriter derrière les militaires ».





Home La banqueroute des compagnies d'assurance secoue le Japon

Source : Metro, Pays-Bas

« Lorsque la nouvelle énergie frappera le marché boursier, les forces de l'avidité commenceront à refluer. Lorsque l'énergie de ce système s'épuisera, la bourse commencera à s'effondrer. » [Maitreya, PI, mars 1990]

« La fin du mercantilisme approche » [Maitreya, PI, mai 1989]

La Kyoei Life Insurance Company, qui se situe au onzième rang des compagnies d'assurance vie du Japon, est l'objet de la plus importante faillite enregistrée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'effondrement de cette compagnie, avec ses 13 000 employés et son actif de 42,4 milliards de dollars, s'est produit moins de deux semaines après que la Chiyoda Mutual Life Company, ait déposé son bilan.

Les banqueroutes sont en hausse dans tous les secteurs. Au cours des six premiers mois de l'année fiscale, 9 543 affaires japonaises se sont déclarées en faillite, soit une augmentation de 19,6 % par rapport à 1999.





Home Inondations sans précédent (1)

Source : BBCtv ; Independent Television News ; Channel 4tv, G.-B.

On a toujours cru que la Grande-Bretagne était à l'abri des grandes catastrophes naturelles [...] Mais Maitreya affirme que personne n'est à l'abri. Chacun a la responsabilité de s'occuper de son prochain. [Un collaborateur de Maitreya, PI, avril 1990]

Après les récentes inondations qui ont dévasté la France et l'Italie, de vastes régions de l'Angleterre se sont retrouvées sous les eaux, à la suite des pluies torrentielles qui ont frappé le pays en octobre et en novembre, provoquant les plus graves inondations que l'Angleterre ait connues depuis 1947. La rivière Severn, entre autres, est sortie de son lit et a inondé de vastes zones à l'ouest du pays, tandis que la ville d'York était à demi submergée par une inondation dont le niveau n'avait jamais été atteint depuis 1625.

Des ministres ont donné leur accord pour la création d'un fonds d'urgence destiné à améliorer les mesures de protection contre les inondations dans tout le Royaume Uni.

Les météorologues déclarent que le mauvais temps constaté depuis quelques années est dû au réchauffement de la planète ; ils préviennent que la Grande-Bretagne subira des tempêtes plus fréquentes et plus fortes dans un avenir prévisible.




Home Inondations sans précédent (2)

Oxfam America

« Selon Maitreya, tout est étroitement lié. Chaque atome, chaque particule au sein de chaque atome, est reliée à chaque autre particule dans le monde entier. C'est pourquoi ce qui se produit dans un des aspects de la création exerce inévitablement une influence sur les autres. Les formes-pensées destructrices de l'humanité affectent les élémentaux déviques dont le rôle est de contrôler les schémas climatiques planétaires. » [B. Creme, la Mission de Maitreya, 1993]

Alors que des inondations ont ravagé certaines parties de l'Europe, le même destin avait frappé auparavant une vaste région de l'Asie du Sud-Est ainsi que les Philippines, la Corée du Nord et la Chine.

La région du Mékong a connu les pires inondations enregistrées depuis soixante-dix ans. On estime que 4,5 millions de personnes au Cambodge, au Viêt-nam, au Laos et en Thaïlande ont été touchées d'une manière ou d'une autre. Le nombre de sans logis est évalué à environ deux millions. Le niveau du Mékong est le plus élevé que l'on ait connu depuis 1929 et il est susceptible de monter encore davantage. Des infrastructures d'une valeur de 14 millions de dollars ont été anéanties. Les réelles difficultés commenceront dans les mois qui viennent, lorsque toute la région subira le choc de la disparition de la terre arable et de la destruction des récoltes qui n'ont pu être faites avant les inondations. Les victimes des inondations sont également confrontées au danger de maladies engendrées par la pollution de l'eau.

Les inondations ont été provoquées par la venue précoce de la mousson, environ quarante jours plus tôt que la normale. Des orages et d'abondantes chutes de pluie dans les régions situées en amont en Chine, en Thaïlande et au Laos, ont contribué à cette montée des eaux.

Le facteur humain a également joué un rôle : une exploitation intensive des forêts dans les régions en amont du bassin du Mékong a causé de l'érosion et accru la sédimentation. Des barrages construits le long des affluents de la rivière ont détruit des marécages naturels aggravant la situation en aval. Oxfam et les Nations unies préviennent que cette situation critique va durer plusieurs mois : des personnes déplacées au Viêt-nam et au Cambodge seront confrontées à la famine à grande échelle au cours des mois qui viennent.





Citation

Home Répondre à l'appel des pauvres

par Nelson Mandela

« Jamais on ne devrait voir les pauvres, en colère, nous montrer du doigt et nous accuser d'avoir failli à répondre à l'appel du peuple en assurant à tous nourriture, logement et dignité. »





Courrier des lecteurs

Home Il ne s'agit pas d'une coïncidence

Cher Monsieur,

Le vendredi 15 septembre, lors de la rencontre des groupes de transmission au monastère de Rolduc, je suis allée dans le jardin. J'y ai rencontré un prêtre d'environ trente-cinq ans, qui avait des cheveux noirs, des yeux bruns, des sourcils foncés et un teint pâle ; il mesurait environ 1 m 80. Nous nous saluâmes. Il avait l'air aimable et sympathique et je lui demandai à quel genre de rencontre il assistait. Il me dit qu'il suivait des enseignements destinés aux prêtres. Je lui parlai alors de Maitreya et de la manière dont Jésus avait été adombré par le Christ au cours des trois dernières années de sa vie et était ainsi devenu Jésus-Christ. Il m'expliqua, qu'en fait, on lui avait donné le nom de Christ des années plus tard. Je continuai à parler des raisons du retour de Maitreya et de la nécessité du partage. Il semblait intéressé par toute l'histoire, et me dit qu'il était d'accord sur bien des aspects.

Nous parlâmes de la nécessité de donner un bon exemple aux enfants étant donné qu'ils ont besoin de pouvoir s'identifier à quelque chose de positif. Nous étions d'accord à ce sujet, et je lui demandai ce qu'il pensait de la position du pape sur l'homosexualité, le mariage, le sexe, le contrôle des naissances. Il dit qu'il était surpris de lire dans les journaux que, dans les écoles, les jeunes étaient encouragés à s'interroger sur leur inclination sexuelle réelle. Nous fûmes d'accord pour trouver cela ridicule et détestable. En parlant de la pilule, il fit référence à un évêque qui, lors d'une conférence, leur avait déclaré que l'introduction de la pilule signifierait la fin du mariage, et il était d'accord avec la position de l'évêque. Il me dit que le pape avait publié un rapport sur la pilule, dans lequel il explique pour quelle raison il n'est pas favorable à son usage, mais que les médias l'ont passé sous silence. Il continua en expliquant que les femmes esquimaudes allaitent leurs enfants pendant près de trois ans de manière à ne pas être de nouveau enceintes. Il déclara qu'il suivait trois jeunes couples qui vivaient des mariages très réussis où le sexe jouait un rôle enrichissant.

Je me dis que c'était un prêtre à l'esprit particulièrement ouvert, tant il semblait à l'aise en abordant de tels sujets. Il régnait une atmosphère de légèreté et de temps à autre un rire fusait, comme dans une conversation entre amis. Soudain il déclara : « Imaginons que votre nom soit Marijke. » Je répliquai : « Quelle coïncidence ! Je m'appelle effectivement Marijke. Comment le saviez-vous ? » Il pointa le doigt en l'air en disant : « Ce n'est pas une coïncidence » ; il ajouta que son nom était Eric. Nous étions là depuis près de trois-quarts d'heure lorsqu'il me dit soudain qu'il devait me quitter car les vêpres commençaient.

Je lui proposai de venir jusqu'à la table où sont présentés livres et brochures afin de lui donner quelques documents. Il répéta : « Souvenez-vous que ce n'est pas une simple coïncidence si je connais votre nom. »

S'agissait-il seulement d'un prêtre à l'esprit ouvert, ou était-ce le Seigneur Maitreya, ou le Maître Jésus ? ,

M. N., Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « prêtre » était le Maître Jésus.


Home Un solide appétit 

Cher Monsieur,

Un certain nombre d'entre nous avons vu un Africain d'une remarquable élégance lors de la rencontre internationale des groupes de transmission, en septembre 2000, à Kerkrade, aux Pays-Bas.

Il ne s'était pas inscrit pour le repas, mais il était cependant assis à l'une des tables de la salle à manger. Il était entré en même temps qu'une femme du groupe, qui a raconté ensuite qu'il tenait ostensiblement à la main une grosse Bible (sur la couverture de celle-ci étaient incrustés les mots « Sainte Bible »). Il portait une chemise bleu vif et une cravate élégante, et, d'après les autres personnes qui l'ont vu, son assiette débordait de nourriture.

A un moment donné, il quitta la salle à manger. Deux membres du groupe néerlandais se levèrent alors rapidement pour le suivre et voir s'ils pouvaient en apprendre davantage à son sujet. En atteignant la porte de la salle ils scrutèrent les vastes corridors, mais il avait déjà disparu. Ils demandèrent au personnel de service si les prêtres attachés au monastère de Rolduc prenaient quelquefois leur repas dans la salle à manger, mais on leur répondit que c'était très rare.

Une personne a raconté qu'elle était assise auprès de lui à table et qu'elle avait pris une cuillerée de sucre qu'elle avait renversée. Le sucre, au lieu de s'éparpiller sur la table, tomba en formant un petit tas, non pas entre son bras et la tasse, comme elle aurait pu s'y attendre, mais plus loin.

Naturellement ma question est la suivante : l'homme en question était-il un Maître ?

 F. E., Amsterdam, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le visiteur africain était Maitreya.


Home Une visite éclair

Cher Monsieur,

En 1997, lors d'une conférence de Benjamin Creme à San Fernando Valley, aux Etats-Unis, je me trouvais au fond de la salle, pendant l'entracte, et, au moment où les gens sortaient, une femme attira mon attention. Les détails ne sont pas clairs dans mon esprit, mais je crois me souvenir qu'elle boitait ou qu'elle utilisait des béquilles. Il me semble également qu'elle avait une robe rouge, ou des cheveux roux. Tandis qu'elle se dirigeait vers la porte, nos yeux se sont rencontrés et nous avons échangé un sourire. Peu de temps après, j'eus le sentiment qu'elle avait quelque chose de particulier, et je me rendis dans le hall vers les tables où étaient disposés ouvrages et brochures, espérant la trouver là, mais elle n'y était pas. Je demandai aux autres s'ils l'avaient vue mais leur réponse fut négative. S'agissait-il d'un Maître ?

D. L., Los Angeles, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme en question était le Maître Jésus.


Home La protection de Saï

Cher Monsieur,

Une amie, Leslie, décédée récemment d'un cancer, m'a parlé il y a près de deux ans d'un Indien qu'elle avait rencontré juste avant de se faire opérer d'une tumeur du cerveau. De bonne heure le matin, à la fin de l'hiver ou au début du printemps, en 1996, elle se présenta à l'hôpital avec quelques amis venus pour la soutenir. Ils rencontrèrent un jeune Indien qui était chargé de veiller sur Leslie, et de l'aider à se préparer pour l'opération. Cet homme, à un moment donné, fut appelé « Saï » par un autre employé de l'hôpital. Il remonta le moral de Leslie et de ses amis par sa gentillesse, son sourire chaleureux et l'éclat de ses yeux. Elle me raconta plus tard qu'elle avait été grandement réconfortée par sa gentillesse et qu'elle était partie en salle de chirurgie beaucoup plus confiante. Les amis qui se trouvaient avec elle eurent tous l'impression que cet homme était peut-être Saï Baba, notamment parce que Leslie avait entendu parler de lui pour la première fois quelques semaines avant son opération, lorsque je lui offris un peu de vibhuti provenant de son ashram. Elle l'avait prié de l'aider à guérir.

S'agissait-il réellement de Saï Baba ?

E. G., Albany, New York, E.-U.

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune Indien » était Saï Baba.


Home Une lumière surprenante

Cher Monsieur,

Ce qui suit s'est passé en 1997, quelques jours avant Noël. Nous finissions d'imprimer le premier numéro du journal l'Emergence en slovène. A la fin de la journée, j'étais fatigué mais vraiment satisfait. Plus tard dans la soirée, j'apportai des exemplaires du journal aux membres de notre groupe de transmission et nous commençâmes notre méditation.

Je n'attendais aucune expérience particulière au cours de la transmission, j'étais fatigué et j'avais du mal à fixer mon attention sur le centre ajna. A la fin de la transmission, je sentis soudain une pression dans la poitrine et la salle s'emplit de lumière. Les yeux toujours fermés, je sentis que cette lumière émanait de la croix de lumière que nous avions placée dans le coin de la pièce.

Une source de lumière émanait d'un autre endroit de la pièce et je sentis soudain, les yeux toujours fermés, qu'une grande silhouette se tenait devant moi. J'avais le sentiment que c'était Maitreya. Je ressentis une grande joie intérieure et les larmes me vinrent aux yeux. Je sentais que j'avais atteint mes limites et au-delà de ces limites il y avait la lumière et la liberté. S'agissait-il de Maitreya ?

 J. F., Vipaya, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la silhouette était celle de Maitreya.


Home Un homme courageux

Cher Monsieur,

Au cours d'un week-end de janvier 1996, je pris le métro dans l'après-midi pour rendre visite à l'un des membres d'un groupe de transmission new-yorkais. Je devais changer à la Gare centrale et je descendis un escalier pour prendre la correspondance. Sur le quai se trouvait un homme à qui il manquait la moitié du corps. Il n'avait ni jambes ni hanches, seulement une tête, un torse et deux bras puissants qu'il utilisait pour se propulser sur un petit chariot. Rien que de le voir était si éprouvant que je ne pouvais le regarder. Cependant, un courant de sympathie s'établit immédiatement entre lui et moi. Quelques instants plus tard, il se mît à chanter un air folklorique tout en me suivant sur son fauteuil roulant vers l'extrémité du quai, où le dernier wagon devait s'arrêter. Il avait une voix profonde, rauque, mais la mélodie était agréable. En l'écoutant chanter j'éprouvai diverses émotions. La première était qu'un homme souffrant d'un handicap aussi grave put avoir envie de chanter. En même temps, je souffrais d'un sentiment de culpabilité parce que j'avais un corps en parfaite santé et beaucoup de chance dans la vie et que je n'en faisais pas grand chose.

L'homme s'arrêta dans un endroit à l'écart et attendit le train. Je me tournai vers lui pour le regarder ; il était lui-même en train de me regarder. Je réalisai qu'il allait monter dans le train pour demander de l'argent, aussi je fouillai dans mon sac pour avoir de l'argent sous la main. Le métro entra dans la station et je montai. Je ne m'étais pas trompée, moins d'une minute plus tard, les portes de communication s'ouvrirent et il arriva dans le couloir central tenant une tasse dans une main, alors que de l'autre, il propulsait son fauteuil. Lorsqu'il arriva à ma hauteur, je mis l'argent que j'avais préparé dans la tasse. Il me dit : « Merci », d'une voix profonde et bourrue et je lui répondis : « Je vous en prie. »

Est-il possible de connaître l'identité de cet homme handicapé ?

 D. O., Bronx, New York, E.-U.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme handicapé du métro était le Maître Jésus.


Home Des yeux brillant d'un éclat particulier

Cher Monsieur,

Au mois d'avril 1997, en début de soirée, j'emmenai les enfants d'un ami dans un restaurant MacDonald. En approchant du comptoir, je remarquai une vieille dame qui passait sa commande. Elle était petite, un peu forte, et portait un béret et des vêtements démodés et usagés. Ce qui m'avait frappé, c'était sa gentillesse et sa jovialité. Elle me sourit en se dirigeant vers sa table. Nous commandâmes des repas à emporter pour les enfants et nous sortîmes. En montant dans la voiture, j'eus soudain le désir de faire demi-tour et de demander à la dame si elle accepterait que je paye son repas. Je laissai les enfants dans la voiture et j'entrai à nouveau dans le restaurant pour lui parler. Debout près de sa table, je lui demandai si elle voulait bien que je lui offre son dîner. En disant cela, je lui remis un peu d'argent. Elle me prit la main et me remercia chaleureusement. Ses yeux bleus semblaient briller d'un éclat particulier tandis qu'elle me parlait. Me serrant la main, elle déclara : « J'espère que vous reviendrez et que vous me verrez bientôt pour de bon. » Je me suis senti particulièrement heureux après cette rencontre.

Cette femme était-elle une personne ordinaire ?

McN. E., Denver, Colorado, E.-U.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Asoka Bandarage

Women, Population and Global Crisis (Femmes, population et crise mondiale)

par Carmen Font

Un fermier brésilien à qui l’on demandait pourquoi il avait neuf enfants répondit : « Parce que trois mourront en bas âge, trois émigreront à São Paulo, et trois resteront ici pour s’occuper de nous quand nous serons vieux.. »  Cette réponse, habituelle dans les pays en voie de développement, résume à elle seule l’idée prévalante selon laquelle l’explosion démographique des cinquante dernières années serait due à l’élévation du taux de fécondité chez les femmes pauvres.

C’est cette vision trompeuse et partielle du problème de la surpopulation que remet en question Asoka Bandarage, d’origine sri lankaise et professeur dans le Massachusetts, dans son ouvrage Women, Population and Global Crisis (Femmes, population et crise mondiale). Elle y analyse avec une clarté inhabituelle les idées sur le problème de la population, et en examine les causes réelles.

Son travail est en grande partie une critique de la doctrine malthusienne, dont elle voit une résurgence dans la culture capitaliste occidentale. Selon Malthus, économiste anglais de la fin du XVIIIe siècle, les principaux problèmes sociaux ont tous leur origine dans la croissance démographique : en effet, au rythme exponentiel de la croissance des naissances s’oppose la progression arithmétique de la production alimentaire et des ressources. Par conséquent, la meilleure façon d’assurer la survie de l’espèce consistera à contrôler le taux de natalité. Cette doctrine domine les principales institutions du monde.

Faire de la réduction de la natalité la mesure centrale de lutte contre la pauvreté aboutit, en fait, à montrer toute l’absurdité de cette doctrine, puisque c’est le contraire qui semble vrai. A. Bandarage en cite comme preuve manifeste le Bangladesh, qui a « réussi » à faire baisser son taux de natalité au cours des trente dernières années sans entraîner une diminution majeure de la pauvreté ou des transformations sociales, ainsi que le relève, en 1992, la Banque mondiale dans son étude d’évaluation de ses opérations : « Le taux de fécondité peut baisser et l’usage des contraceptifs augmenter sans changements significatifs dans les variables sociales, économiques et sanitaires considérées comme les conditions préalables à tout changement démographique. C’est ce qui fait du Bangladesh un cas particulièrement intéressant à étudier, car il pourrait permettre de voir si des changements démographiques semblables sont possibles dans nombre d’autres pays pauvres qui ne montrent aucun signe avant-coureur de baisse de la fécondité. » Les taux de natalité ont chuté, mais « le nombre de personnes vivant dans la pauvreté au Bangladesh, que ce soit dans les zones rurales ou urbaines, a augmenté ces dernières années. La mortalité infantile y est encore élevée : 10,8 % pour la période 1990-1995, alors que l’alphabétisation féminine est basse : 22 % des femmes adultes. En réalité, le fait d’avoir cru qu’une politique de planning familial puisse réussir « en l’absence d’un développement socio-économique extensif a eu pour conséquence la détérioration des conditions de santé et de bien-être des pauvres. »

Le droit des femmes ne doit plus se réduire à celui de la reproduction. Nombre d’agences, de plans et de conférences consacrés au développement, tel le Programme d’action de la conférence internationale sur la population et le développement, non seulement réduisent souvent les libertés des femmes à la seule liberté de reproduction, mais s’occupent peu de ce qui touche à leur santé ou à leur qualité de vie. Or, il ne peut y avoir de véritable choix en matière de maternité tant que les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits. Cette satisfaction doit précéder toute limitation volontaire des naissances. A. Bandarage rapporte aussi une preuve frappante d’imposition de programmes de contraception par certaines cliniques de planning familial dans des pays en voie de développement. Au niveau local, par exemple en Chine, en Inde et en Indonésie, les femmes auraient reçu des prêts, des micro crédits, voire des prestations, en échange de la promesse de ne plus avoir d’enfants. Au niveau international, la Banque mondiale a de plus en plus tendance à conditionner ses prêts aux pays débiteurs du tiers monde à l’adoption de leur part d’une politique drastique de réduction de la natalité.

Les femmes dans l’économie politique de la pauvreté

Selon le professeur A. Bandarage, le véritable responsable de cet état de fait, c’est le système économique mondial : les femmes sont, dans une large mesure, les canaux par lesquels ce système transmet les disparités. Elle récapitule un certain nombre de questions économiques et politiques liées à la surpopulation :

– La technologie élargit le fossé : « L’introduction du mode de production capitaliste et la mercantilisation du travail ont encore plus désavantagé la femme que l’homme en ce qui concerne l’accès à la terre, au crédit, au marché du travail et aux revenus. » La monoculture extensive imposée par le Nord, en utilisant une main d’œuvre bon marché, a dévasté l’agriculture locale communautaire et causé la déforestation. Il faut encourager une production locale respectueuse de l’environnement et accessible aux femmes, qui sont les principales pourvoyeuses de nourriture. La solution à long terme à la crise économique mondiale, à la pression migratoire qui s’exerce des pays du Sud sur ceux du Nord, et à l’exode rural dans les pays pauvres, réside dans la préservation des écosystèmes locaux, le renforcement des économies et de la production locales.

– Politique d’ajustement structurel : les politiques de libre-échange imposées par le FMI et la Banque mondiale se caractérisent par une libéralisation du commerce, qui favorise surtout les exportations des multinationales, par la dévaluation des monnaies locales et, surtout, par des coupes importantes dans les dépenses sociales à seule fin de rembourser la dette extérieure. Il en résulte un chômage généralisé, qui touche plus particulièrement les femmes, un accès restreint aux services et aux emplois, et la baisse de la production alimentaire. L’annulation de la dette est impérative.

– Inégalité des modèles de consommation : la plus grande menace pour la préservation de l’environnement vient plutôt des 20 % plus grands consommateurs du Nord que des 20 % plus petits consommateurs du Sud. A. Bandarage fait observer que « les pays industrialisés qui représentent moins de 25 % de la population mondiale consomment plus de 75 % de l’énergie. Ils produisent les deux tiers des gaz à effets de serre, comme le dioxyde de carbone, et plus de 90 % des chlorofluorocarbones à l’origine de la dégradation de la couche d’ozone. » On retrouve la même inégalité dans le commerce : le Nord importe plus qu’il n’a besoin, épuisant ainsi les réserves et les écosystèmes du Sud. Le Nord doit donc consommer moins et développer des modes alternatifs de production et d’utilisation de l’énergie. « Il faut une meilleure distribution de ces ressources si l’on veut rééquilibrer la concentration excessive des richesses dans les pays développés. De plus, la consommation excessive a un autre effet, secondaire mais dangereux, qui est de détourner de la recherche du sens de la vie. Il est nécessaire, par exemple, de transformer l’orgie capitaliste et consumériste qu’est devenu Noël en une expérience plus réfléchie de partage simple, conforme au véritable esprit du Christ.

– Dépenses militaires : « Lorsque les dépenses militaires sont prioritaires, c’est généralement au détriment des programmes sociaux. » Dans les pays où elles sont près de trois fois supérieures à celles de l’éducation ou de la santé, l’espérance moyenne de vie et le taux d’alphabétisation sont relativement bas. Ainsi que l’explique A. Bandarage, « les coupes sombres dans les budgets consacrés à la santé et à d’autres services, l’augmentation des prix des denrées alimentaires et des transports et le recrutement massif de l’armée dans la population masculine retombent essentiellement sur les femmes, qui doivent par leurs propres efforts compenser les pertes de revenus et de force de travail. »

Facteurs socioculturels

L’illettrisme rend nécessaire les familles nombreuses, en tant que mécanisme de survie, et réduit l’accès à l’emploi, et donc à l’argent nécessaire pour payer l’éducation. « Les plus fortes réductions dans la natalité se produisent lorsque diminuent les inégalités entre secteurs économiques et, en particulier, lorsque les revenus des groupes les plus pauvres augmentent. » Les facteurs culturels sont difficiles à changer, car ils se heurtent à la domination masculine, au Nord comme au Sud. A. Bandarage en fournit des exemples frappants : « Quand l’environnement devient fragile, le bois de chauffage, l’eau, la terre et les autres ressources naturelles se raréfient. Les pauvres passent alors la plupart de leur temps à s’approvisionner en bois, en nourriture et à aller chercher de l’eau. Comme ces tâches sont généralement dévolues aux femmes, ce sont elles qui supporteront ce surcroît de temps de travail. »

Vers une transformation psycho-sociale

Mais ce qui fait surtout la valeur de cet ouvrage, c’est d’avoir réussi à analyser la relation entre l’inégalité féminine et la crise mondiale actuelle de manière à faire ressortir la nécessité d’une transformation spirituelle de la société ‑ transformation qu’elle qualifie de psycho-sociale. Elle la définit comme un « changement de paradigme, un passage du paradigme de la domination à celui du partenariat ». Elle voit dans la domination la « raison d’être » qui a conditionné notre culture depuis des siècles, et notamment défini les relations humaines en termes de supériorité : supériorité du Nord sur le Sud, de l’employeur sur l’employé, de la croissance sur la valeur, des Blancs sur les Indigènes, et ainsi de suite. Ce paradigme renvoie à une structure psychologique dualiste profondément enracinée, qui voit le soi comme différent et nécessairement contraire à tous les autres soi, et c’est ce type de pensée séparée et séparante qui nous a conduit à ignorer notre vraie nature en encourageant la cupidité, la haine, la peur et la poursuite d’un individualisme extrême.

Mais A. Bandarage est optimiste sur le changement en cours : beaucoup de traditions spirituelles et de philosophies de justice sociale que l’on trouve un peu partout dans le monde travaillent à changer cette vision dualiste et à comprendre à quel point la vie est interconnexion. A l’opposé du paradigme de la domination, le partenariat accepte le caractère inévitable de la mort, comme faisant partie du cycle sans cesse changeant de la nature. Il accepte la réalité de l’impermanence, la nature constamment changeante de tous les phénomènes, matériels et mentaux ‑ anicca, en pali, la langue des Ecritures bouddhistes. La conscience de cette impermanence fondamentale aide à libérer l’esprit de l’attachement aux formes particulières, physiques et mentales, au nombre desquelles l’idée de soi séparé.

Cette approche requiert coopération et équilibre entre les différentes parties du tout et fait ressortir le caractère crucial de l’égalité entre femmes et hommes. La transformation requise n’est pas simplement de nature intellectuelle, elle est un changement du cœur humain : « De l’ignorance (moha), la cupidité (raga) et la haine (dosa) à la sagesse (panna), la générosité (dana) et la compassion (karuna). »

A. Bandarage souligne la nécessité pour chacun de s’engager dans une forme ou une autre de pratique spirituelle, notamment la méditation : «  Nous avons besoin d’une ferme auto-discipline fondée sur une pratique spirituelle, que ce soit la méditation, la communion avec la nature, ou toute autre méthode volontairement acceptée. »

Il ne faut pas se contenter de transformations extérieures, mais développer une vie intérieure saine : « Nous devons aller au-delà du réformisme social et environnemental, qui touche aux problèmes de surface tels que la surpopulation et l’immigration, pour explorer les causes profondes de notre coupure avec la nature [... ] La crise à laquelle le monde est confronté est fondamentalement de nature morale et spirituelle : c’est une crise des relations. » Ce qu’il faut traduire en action : « Nous devons établir un programme précis d’action politique qui soit fermement fondé sur des enseignements universels, spirituels, et qui nous fassent sortir des cercles étroits du sectarisme et des intégrismes religieux et ethniques. »


Bibliographie : Asoka Bandarage, Women, Population and Global Crisis, Zed Books, London, 1998. (Non traduit) ; Malthus : Essai sur le principe de Population (Garnier- Flammarion, poche) ; pour les données statistiques, l’Etat du monde en 2000 (World Watch Institute).





Interviews

Home La méditation

Interview de Swami Nirliptananda par Linda Gumahin Devi

Devi Linda Gumahin : Swamiji, quel est l’objectif de la méditation ?
Swami Nirliptananda : La méditation est très importante. Elle a un objectif élevé : nous faire passer de ce monde de souffrance à un monde de bonheur, de joie, de félicité. C’est une méthode, une discipline, que nous devons pratiquer dans l’intimité, et si nous le faisons de manière correcte, nous réaliserons qu’elle nous aide à nous découvrir nous-mêmes, dans notre réalité profonde.
Nous pensons que nous sommes le corps physique, les sens, l’intellect, mais lorsque nous analysons tout ceci avec soin, nous découvrons que ces divers aspects de nous-mêmes ont leurs limites. Nous finissons par arriver à la conclusion qu’il existe en nous quelque chose de plus profond que nous ne connaissons pas et, au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit, nous nous rapprochons de cette Source de notre Être.
La méditation est donc réellement ce qui nous conduit de ce monde de souffrance à un monde de joie. Les distractions que nous trouvons dans le monde reposent sur les sens ; nous pensons généralement qu’elles peuvent nous apporter le bonheur, mais, en fait, le plaisir que nous y trouvons est temporaire et il ne nous rend pas meilleurs. Au contraire, les petites satisfactions matérielles éloignent notre attention de la Source réelle du pur bonheur et de la joie. Ce n’est que par la pratique de la méditation que nous sommes capables de nous relier à cette Source intérieure.
Lorsque nous nous écartons de ces distractions, nous parvenons à la Source de la méditation. Dans la philosophie hindoue, cette Source est appelée Sat-Chit-Ananda, la Conscience absolue, l’Existence absolue, la Félicité absolue. Telles sont les trois caractéristiques de la Source du bonheur et de notre Etre intérieur. Mais lorsque nous sommes plongés dans le monde extérieur, notre esprit devient si obsédé par ce qui l’entoure et tellement conditionné par les vibrations matérielles, que nous pensons pouvoir analyser avec nos sens tout ce que nous voyons et entendons, et nous croyons qu’il s’agit de l’unique réalité.
Cependant nous nous apercevrons finalement que toutes les choses qui nous attirent changent, qu’elles sont impermanentes, et si nous les examinons avec soin, nous réaliserons qu’elles ne présentent nullement les caractéristiques du bonheur, car il ne s’agit que d’objets inanimés. C’est par une telle analyse que nous découvrirons finalement comment atteindre la Source de la méditation. Lorsque nous pratiquons la méditation pendant un certain temps, nous finissons par rejoindre, de manière très progressive, cette source, car notre mental, au lieu d’être attiré par le monde, s’en détache. Et grâce à ce détachement et à cet entraînement à la méditation, nous commençons à atteindre un état de conscience de plus en plus profond et de plus en plus pur. Et nous découvrons finalement la paix et le bonheur, et un sentiment de joie et de libération. Cette libération est ce que nous recherchons tous, ce bonheur et cette paix que le monde matériel ne peut nous apporter.
En pratiquant la méditation, tranquillement assis, nous découvrons progressivement que notre esprit se calme, et nous commençons à éprouver un sentiment de paix intérieure. En d’autres mots, il s’agit d’une découverte du Soi, la découverte de ce que nous sommes réellement, non pas le corps physique, mais Sat-Chit-Ananda.

DLG. Existe-t-il un moment particulièrement propice à la méditation ?
S N. Vous serez incapables de développer la discipline de la méditation si vous n’adoptez pas un horaire régulier. Méditer toujours à la même heure aide à entrer dans un état d’esprit différent. La méditation est particulièrement importante le matin. Nous n’imaginons pas combien l’esprit devient conditionné à partir de quatre heures du matin. C’est le moment de la nuit où nous ne sommes ni tout à fait éveillés ni tout à fait endormis et où l’esprit devient très vulnérable aux expériences faites le jour précédent, ou même à des expériences que nous n’avons jamais faites à l’état de veille. Mais ces vibrations négatives sont présentes et l’esprit a tendance à s’en saisir si bien qu’elles pénètrent dans nos rêves. Au moment où nous nous éveillons, notre esprit est déjà conditionné par ces vibrations négatives, et il devient très difficile de méditer, car, lorsque le mental est imprégné de telles vibrations, il est difficile de se concentrer sur quelque chose d’autre.
Se lever de bonne heure signifie se lever avec un esprit dispos, clair, libre. Nous sommes alors capables de le remplir de vibrations et de pensées positives, et nous constaterons que, lorsque l’esprit est ainsi nourri, il s’en trouve renforcé et qu’il nous est alors plus facile de nous concentrer. Il est donc particulièrement important de pratiquer la méditation de bonne heure le matin. A quatre heures, avant de nous lever, nous pouvons nous asseoir et pratiquer une méditation d’une, deux ou trois heures.

DLG. Quelle est la durée minimum pour un débutant ?
SN. Les débutants peuvent méditer pendant trente minutes ; c’est suffisant. Mais méditer pendant seulement dix ou quinze minutes ne peut guère être utile car au moment où le mental commence à se calmer, nous sommes prêts à nous lever. Et lorsque nous ne laissons pas au mental suffisamment de temps pour s’apaiser, nous ne pouvons obtenir l’expérience nécessaire pour la méditation. Il est donc important de choisir un moment spécifique. Juste avant d’aller nous coucher nous devrions également méditer, rester assis calmement et paisiblement et nous laisser absorber en Dieu. En agissant ainsi, nous découvrirons que notre esprit se relaxe, et lorsque nous nous endormons dans un état de relaxation, chargés de vibrations positives, tout notre être demeure imprégné de ces vibrations pendant le sommeil. Lorsque nous nous lèverons le lendemain matin, nous aurons l’esprit pur et clair et nous serons capables de méditer plus facilement. Notre mental ne sera pas chargé de vibrations négatives et distrait par des tendances contre lesquelles il nous faudrait lutter.
En nous levant tôt le matin et en méditant le soir avant d’aller nous coucher, nous découvrirons que tout notre être s’imprègne progressivement des vibrations spirituelles de la méditation. Mais cela ne signifie pas que nous pouvons nous reposer pendant le reste de la journée ; nous devrions toujours demeurer auto-conscients, et percevoir la négativité qui pénètre dans notre esprit. Nous devrions toujours avoir des pensées positives et créatrices. Si nous y parvenons, notre esprit sera protégé. L’utilisation d’un mantra peut également nous aider. Si nous répétons un mantra et si nous nous concentrons sur le son et les vibrations, nous constatons que rien d’autre n’a alors la possibilité d’entrer dans notre esprit. Lorsque nous chantons le mantra OM, nous pouvons le faire résonner à haute voix lorsque nous sommes seuls, nous nous rendrons compte que c’est très efficace. Cependant, au bout d’un moment, cela doit devenir un processus mental. Alors le mantra commencera à venir du fond de nous-mêmes, de notre Soi intérieur. Notre mental méditera sur ce son et nous nous détacherons ainsi du monde. De cette manière l’esprit se purifie.
Donc le matin et le soir nous nous asseyons pour méditer à heure fixe, et nous nous efforçons de demeurer auto-conscients pendant le reste de la journée. Si, pendant notre méditation, nous gardons une montre ou un réveil à proximité et si nous nous habituons à méditer un peu plus longtemps, au lieu de nous lever dès que nous nous sentons un peu mal à l’aise, nous pourrons augmenter progressivement la durée de notre méditation et, peu à peu, nous serons capables de trouver une position plus confortable. Ceci nous aidera sans aucun doute, au fur et à mesure que nous progresserons. Lorsque nous nous sentons trop mal à l’aise, nous pouvons nous lever et marcher un peu, ou étirer les jambes. Puis nous pouvons nous asseoir à nouveau pour méditer et nous constaterons qu’ainsi notre période de méditation se prolongera ; nous serons capables de rester assis plus longtemps. Certaines personnes sont très occupées, mais, étant donné l’importance de la méditation, nous devrions trouver du temps à lui consacrer, car c’est seulement par la méditation que nous connaîtrons la joie. Nous rencontrons bien des tentations, mais elles ne peuvent nous apporter ni paix, ni bonheur ni joie. Il nous faut donc trouver du temps pour la méditation.

DLG. Pourriez-vous indiquer la méthode correcte ?
S N. Il est préférable de méditer assis dans une posture particulière, ce qui signifie être confortablement assis. On pourrait penser qu’un coussin serait confortable, mais parfois il pourra au contraire s’avérer très inconfortable, spécialement s’il est trop mou, car il aura tendance à nous faire pencher dans une certaine direction. Il est préférable de rester assis bien droit. On peut s’asseoir sur une couverture pliée. Il n’est pas nécessaire de croiser les jambes, mais il faut garder le dos bien droit. Il faut rester assis calmement, tranquillement, en gardant le corps parfaitement immobile, et nous assurer que nous conservons cette position pendant au moins un quart d’heure. Si nous sommes capables de le faire, tout en demeurant conscients d’être assis dans cette posture, nous réaliserons qu’une force intérieure, un pouvoir intérieur, se développe progressivement en nous. Car lorsque nous sommes assis pour méditer, avec détermination, le corps fixé dans une posture particulière, et que nous maintenons cette posture sans bouger, parfaitement conscients, la conscience que nous manifestons nous aide à développer cette force intérieure. Lorsque celle-ci sera développée en nous, nous serons capables de rester assis plus longtemps tout en demeurant relaxés.

Pranayam

Une fois que nous avons trouvé la bonne posture, il est recommandé de pratiquer pranayam, le contrôle de la respiration, car il existe un lien entre le rythme de notre respiration et notre mental. Tout en restant assis bien droits, nous inspirons avec la narine gauche, en bouchant la narine droite avec un doigt, et nous expirons avec la narine droite, en bouchant la narine gauche. Puis nous inspirons avec la narine droite et nous expirons avec la narine gauche. Et nous continuons ainsi : inspiration à gauche, expiration à droite ; inspiration à droite, expiration à gauche. Puis nous faisons la même chose en comptant les secondes. Nous inspirons profondément, avec une narine, pendant quatre secondes, puis nous retenons la respiration pendant seize secondes en gardant les deux narines fermées, et nous expirons très lentement, avec l’autre narine, pendant huit secondes. Nous faisons cela à gauche, puis à droite, et nous recommençons l’ensemble du processus encore quatre fois supplémentaires, ce qui fait en tout cinq séries de respirations contrôlées. Par la suite, nous pouvons accroître la durée, mais nous devons veiller à ne pas exagérer. Si nous continuons ainsi, nous constaterons que peu à peu notre esprit s’harmonise.

Relaxation et répétition du mantra

Après le pranayam, nous attendons quelques minutes avant de commencer l’exercice de relaxation que voici. Tout d’abord, nous relaxons notre pied gauche en commençant par le gros orteil ; puis nous relaxons les autres orteils un par un, puis le dessus du pied, le dessous, la cheville, puis tous les muscles jusqu’au genou. Nous éliminons très lentement toutes les tensions présentes. Et nous continuons jusqu’à la hanche. Puis nous relaxons la jambe droite de la même façon, puis l’abdomen, le nombril, la poitrine, les épaules, le cou, la main gauche en commençant par les doigts, le dos de la main, le poignet, du poignet jusqu’à l’épaule, puis le bras droit de la même façon. Puis nous relaxons le corps entier jusqu’au cou, et ensuite le menton, les lèvres, le nez et son pourtour, les joues, le pourtour des yeux, le front, et le sommet de la tête. Ensuite, nous relaxons la partie inférieure de l’épine dorsale, puis progressivement tout le dos jusqu’à l’arrière du cou et de la tête, puis à nouveau le sommet de la tête. Nous relaxons l’ensemble du corps et nous le visualisons rayonnant de lumière, imprégné de vibrations très pures, sans cesser de maintenir la conscience, la concentration de la relaxation ; nous éliminons ainsi toutes les tensions qui peuvent être présentes. Puis en gardant conscience de la relaxation, sans bouger les membres, nous restons assis à méditer.
Ensuite, nous pouvons répéter notre mantra tout en essayant de maintenir l’état de relaxation. La combinaison des deux nous aidera à nous détacher du monde extérieur et, finalement, également de notre corps. Lorsque nous répétons notre mantra, la conscience se développe et de cette conscience naît la méditation. La méditation se produit lorsque nous ne sommes attachés ni au monde ni à notre corps. En effet, nous pouvons alors fixer notre esprit sur la méditation. L’esprit lui-même devient contemplatif. Il ne fonctionne plus au niveau physique mais à un niveau de conscience supérieure, un pur état de conscience, et nous commençons alors à sentir les vibrations pures de la joie, de la liberté et de la paix. Nous pouvons demeurer dans cet état pendant longtemps. Lorsque nous avons fini, nous restons assis encore cinq ou dix minutes, laissant la pure vibration imprégner tout notre être. Ensuite nous devrions garder le silence afin de demeurer dans cet état de méditation consciente, tout en travaillant ou en vaquant à nos occupations. De cette manière, nous verrons que la méditation devient quelque chose qui vit en nous, qui demeure en nous, et, lorsque nous sortirons, notre esprit ne sera pas distrait par le monde extérieur. Om Tat Sat Hari Om.


Swani Nirliptanandda, attaché à l'un des temples hindous de la communauté asiatique de Londres, est  l'un des swamis les plus proches de Maitreya et de ses enseignements.






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