DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 2000 - N° 146

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Annulation de la dette : les tergiversations du G8 par Hugh McCullum


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Une opportunité et un défi

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Les problèmes auxquels l’humanité est confrontée sont nombreux et difficiles à résoudre ; certains présentent de graves dangers, et nécessitent une action immédiate. Sans aide ni conseils, il est peu probable que l’action des hommes serait à la mesure des circonstances et suffisamment rapide pour éviter une catastrophe. Ne serait-ce que pour ces raisons, il est nécessaire que les Frères aînés se présentent maintenant en tant que conseillers et instructeurs.

C’est ainsi que nous viendrons prendre nos postes parmi vous et vous aiderons à restaurer votre monde. Ne craignez pas que notre arrivée vous relègue à l’arrière plan parce que vous êtes des hommes ; nous venons uniquement pour vous aider, votre libre arbitre nous est cher, et jamais nous n’irons à l’encontre de votre volonté.

Nombreux sont ceux qui, à l’heure actuelle, doutent de notre existence. Pour beaucoup, notre venue n’est qu’un conte de fées. Bientôt pourtant, les hommes verront ce conte prendre vie et sauront que depuis toujours nous nous tenons derrière vous pour vous guider et vous protéger, attendant patiemment que l’heure soit venue pour nous de vivre de nouveau parmi vous au grand jour.

Un devoir sacré

Nous pénétrerons l’un après l’autre dans votre existence, considérant qu’il est de notre devoir sacré de vous aider de toutes les manières possibles. Grâce à notre longue expérience, nous connaissons la vie. Cette connaissance et ces talents si durement acquis, nous les mettrons à votre disposition pour votre édification et votre bien-être. Nous vous montrerons votre histoire passée : des événements qui se sont déroulés il y a des milliers et des milliers d’années s’offriront à nouveau à vos yeux ébahis, et vous comprendrez alors la généalogie de la race humaine. Vous vous rendrez compte, aussi, des splendeurs que vous avez perdues, et vous évertuerez à reconquérir ces trésors oubliés. Ainsi en sera-t-il, et ainsi connaîtrez-vous une humilité et une pureté nouvelles.

Lorsque vous contemplerez les hauteurs dont vous venez, vous ferez à n’en pas douter le point de votre situation et vous interrogerez sur les raisons de votre plongée dans la division et l’anarchie. Vous comprendrez alors qu’elles sont inhérentes au matérialisme dans lequel, d’âge en âge, vous vous êtes laissé entraîner toujours davantage, trop profondément pour votre bien, et à un point tel que vous en avez oublié le Plan. Maintenant, une fois encore, il vous faudra reconnaître tout cela et emprunter le sentier qui ne conduit que vers la lumière. Il est capital que les hommes prennent les bonnes décisions aujourd’hui, car jamais ils n’ont été confrontés à un péril plus grand. Quant à nous, nous observons la situation et attendons l’opportunité de vous tendre une main amicale et secourable, sachant bien que vous la saisirez avec empressement.

Une double bénédiction

Nous qui sommes vos Frères aînés, voyons dans cette époque une double bénédiction : en tant que Hiérarchie, nous retournons maintenant au grand jour dans le monde, car l’évolution supérieure nous appelle à elle ; et vous qui êtes nos frères cadets, nous offrez un champ de service et un défi que nous relevons avec joie. Le Plan, et son exécution par les hommes, est notre préoccupation constante, car les hommes ont beaucoup à apprendre, et à enseigner aussi, dans leur relation avec les royaumes inférieurs.

Bien que nous ne soyons pas encore apparus publiquement, nous sommes de plus en plus nombreux parmi vous. Bientôt vous nous verrez, nous vous inspirerons et vous chercherez à nous égaler : notre coopération remplacera votre compétition, notre largeur de vue prendra le pas sur votre intolérance, notre amour surmontera votre violence et votre haine. Ainsi en sera-t-il, ainsi vous tournerez-vous à nouveau vers le Plan, qui deviendra vôtre.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La Dame de toutes les nations

A Amsterdam, aux Pays-Bas, il existe une chapelle consacrée à « Notre-Dame de toutes les nations », appellation choisie par la Vierge elle-même.

Entre 1945 et 1959, une visionnaire néerlandaise, Ida Peerdeman, a reçu des messages de la Vierge. A l'âge de douze ans, Ida fit une expérience qui eut lieu le même jour que l'événement miraculeux de Fatima. En rentrant chez elle après avoir quitté l'église, une « Dame en blanc » lui apparut, nimbée d'une lumière éblouissante. La Vierge lui apparut aussi les deux samedis suivants. Lorsque, des années plus tard, elle lui apparut de nouveau, Ida n'eut aucune difficulté à reconnaître en elle la « Dame en blanc ».

Pendant les années de guerre, Ida fit une suite d'expériences qui lui permirent de « voir » et « d'entendre » des événements relatifs aux conflits. L'apparition de la Vierge, en 1945, mit fin à cette période. Ensuite, jusqu'en 1959, la Vierge lui apparut 56 fois. Les expériences d'Ida tournaient autour d'une peinture exposée dans une chapelle d'Amsterdam représentant la Vierge debout sur un globe, dos à la croix, les bras tendus, les paumes de ses mains émettant trois rayons de lumière. La Vierge expliqua à Ida le sens de certains aspects de ce tableau. Elle présenta une requête : être connue « en ces temps qui sont les nôtres » comme « Notre-Dame de toutes les nations » ou « la Mère de toutes les nations », voulant dire par là qu'elle voulait aider les êtres humains de tous les continents et de toutes les croyances.

La Dame dit à Ida que les trois rayons symbolisaient « la grâce, la rédemption et la paix ». Elle expliqua : « Mes pieds sont fermement campés sur le globe, car c'est le vœu du Père et du Fils de m'envoyer dans le monde en ce temps comme « co-médiatrice, rédemptrice et défenderesse. » Elle promit d'accorder au monde la vraie paix : « Ce tableau est l'interprétation et l'illustration du dogme nouveau. C'est pourquoi j'ai donné personnellement cette image aux nations (8 décembre 1952). Cette image précédera un dogme nouveau. » Les messages mettent l'accent sur le fait qu'elle est venue pour conduire les êtres humains vers son Fils, la Croix et l'Eucharistie.

Une prière et des miracles

Lors de cette apparition, la Vierge a donné une prière ; ceux qui en feront usage recevront la grâce, la rédemption et la paix. Beaucoup ont été guéris ou ont eu leur vie profondément transformée après avoir prié la Dame de toutes les nations. Elle a également été associée à des miracles. Ainsi, une femme avait emporté une copie du tableau pour la faire encadrer. Un incendie détruisit les magasins adjacents, mais le magasin d'encadrement fut totalement épargné.

Plusieurs églises et sanctuaires ont été créés. Des miracles eurent lieu dans des groupes de prières : une femme paralysée depuis huit ans a pu marcher de nouveau ; un jeune homme a recouvré l'ouïe, et l'on a constaté la guérison d'un enfant de 8 ans, né avec un trou dans le cœur. La cavité, située dans l'une des valves, s'était refermée.

Voici la prière donnée par la Vierge par l'intermédiaire de Ida Peerdeman :

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père,
envoie maintenant Ton Esprit sur la Terre.
Que le Saint Esprit vive dans le cœur de toutes les nations,
afin qu'elles soient préservées de la dégénérescence, du désastre et de la guerre.
Puisse la Dame de toutes les nations,
qui jadis fut Marie, être notre Défenseur.
Amen.

La phrase « Qui jadis fut Marie » est expliquée par la Dame elle-même : « ... Beaucoup ne me connaissent qu'en tant que Marie, mère de Jésus. Maintenant, en cette nouvelle ère sur le point de commencer, je souhaite être la « Dame de toutes les nations », reconnue par l'humanité entière. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que les messages sont authentiques, de même que les visions matérialisées par le Maître qui a été la Vierge Marie.


Home La tournée de Benjamin Creme aux Etats-Unis

Lors de sa tournée aux Etats-Unis, en juillet 2000, Benjamin Creme a donné des conférences et dirigé des séances de méditation de transmission à New York, Los Angeles et San Francisco. Cette tournée fut un franc succès et témoigne du travail des membres du groupe dans tous les Etats-Unis. A San Francisco, la conférence s'est tenue dans le vaste centre maçonnique, situé au cœur de la ville. Maitreya est apparu à l'occasion des conférences de New York et de San Francisco, sous les traits d'une femme.

A San Francisco, il y eut une innovation, inspirée de la tournée japonaise du mois de mai dernier : une exposition de photographies publiées au dos de la revue Share International. Elles furent disposées suivant différents thèmes : la faim, la pauvreté, la paix, le service.

La rencontre des groupes de transmission, organisée chaque année depuis 1983 par le réseau de méditation de la Californie du Nord, s'est déroulée comme à l'accoutumée dans un parc naturel, situé dans un bel endroit tranquille, près de l'océan, face à la baie de San Francisco. Une centaine de personnes, faisant partie de groupes de transmission de toute l'Amérique du Nord, mais également de Nouvelle-Zélande, ont participé à de longues soirées de méditations de transmission et à des journées de discussions. Le thème de la conférence de Benjamin Creme « la Grande Approche »,
a constitué une perspective intéressante et inhabituelle sur les raisons de la présence grandissante des Maîtres dans le monde, concernant leur propre développement aussi bien que les besoins de l'humanité. Ceci a donné aux groupes une vision élargie du vaste panorama où se dessine le retour des Maîtres et de son impact sur la vie de l'humanité. [Une transcription de cette conférence et des questions qui ont suivi sera publiée dans le numéro double de juillet/août 2001 de Partage international.]

Benjamin Creme est intervenu dans diverses émissions télévisées, notamment lors d'une interview de trois heures, en première partie de l'émission d'Art Bell « Coast to Coast ». Une interview réalisée à Los Angeles par un journaliste nigérian a été enregistrée en vidéo, afin d'être diffusée en Afrique et en Asie. En réponse à la demande de ce journaliste, à la fin de l'interview, Benjamin Creme a été adombré par Maitreya qui a donné un message dont voici un extrait :

« Mes chers amis, je suis conscient de vos besoins et de vos souffrances. J'inspirerai l'amour dans le cœur de ceux qui peuvent vous aider. Mes bénédictions se répandent sur vous tous. »





Tendances

Home Le Sommet de la paix du millénaire

Source : Bureau tibétain, Genève

Plus de 1 000 représentants des différentes religions et spiritualités venus du monde entier se sont réunis aux Nations unies, à New York, à la fin du mois d'août dernier. Les débats et les discours ont porté sur le rôle des différentes croyances dans la recherche de la paix mondiale. Les organisateurs espèrent établir un conseil permanent des leaders religieux qui donnerait son avis aux Nations unies sur la manière de prévenir et de régler les conflits.

Le Dalaï Lama, chef spirituel en exil du bouddhisme tibétain et lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1989, n'était pas invité. Le secrétariat du Dalaï Lama a déclaré qu'il semblait que ceci soit dû à la pression du gouvernement chinois sur les Nations unies. Dans une interview sur CNN, le Dalaï Lama a affirmé que la paix est plus que jamais auparavant accessible : « Le concept de paix, de non-violence [...] devient de plus en plus réel », a-t-il dit.

En commentant cette exclusion, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan a déclaré : « J'ai souligné qu'il aurait été préférable que tout le monde soit présent. » Et l'archevêque Desmond Tutu, également lauréat du Prix Nobel de la Paix, a déclaré dans une lettre adressée aux Nations unies que l'on semblait avoir « cédé à la pression du gouvernement chinois. Et s'il en est ainsi, cela sape totalement l'intégrité des Nations unies et la crédibilité de ces sommets. » Dans une lettre du Dalaï Lama adressée au Sommet et remise par un représentant tibétain à l'Assemblée générale, le chef tibétain s'exprime ainsi : Je suis également convaincu que si le XXe siècle fut un siècle de guerres et d'indicibles souffrances, le XXIe siècle sera un siècle de paix et de dialogue. Alors que les progrès permanents de la technologie font de notre monde un véritable village planétaire, je suis persuadé qu'il viendra un moment où la guerre et les conflits armés seront considérés comme des moyens dépassés et obsolètes de régler les différences entre les nations et les communautés. Les différents pays du monde réaliseront bientôt que le dialogue et le compromis sont les meilleurs moyens de régler les différences, pour le bien de tous, pour notre avenir et l'avenir de notre planète tellement ravagée et si fragile. »

La lettre du Dalaï Lama au Sommet se termine par une prière composée au XIe siècle par un maître bouddhiste indien, Shanti Deva :

« Si longtemps que l'espace durera,
Et si longtemps qu'il demeurera des êtres sensibles,
Puissé-je aussi jusqu'alors rester présent
Afin de dissiper la misère du monde. »

 

 




Home Régularisation du prix du café

Source : Financial Times, G.-B

Trente trois pays ont décidé de conjuguer leurs efforts pour garantir le marché international du café qui emploie 25 millions de personnes dans le monde entier. Actuellement, les prix du café sont à leur plus bas niveau depuis sept à huit ans. L'association des pays producteurs de café (APPC) travaille en ce moment sur l'organisation et la réglementation des exportations de café, avec pour objectif d'obtenir de meilleurs prix, à l'avantage des petits producteurs.

Cette initiative dispose du soutien de tous les membres de l'APPC, y compris le Brésil et la Colombie, les deux plus gros producteurs mondiaux.




Home Sierra Leone : Un seigneur de la guerre présente ses excuses

Source : The Independent, G.-B.

Un ancien seigneur de la guerre en Sierra Leone, le major Koroma, s'est rendu dans un campement médical où sont soignées des personnes amputées suite aux horreurs commises par les rebelles armés de machettes, dont il avait la responsabilité. Malgré un accueil hostile, il tint bon et s'excusa en déclarant : « Je suis responsable de certains de ces agissements. »

Le major Johnny Paul Koroma avait pris le pouvoir à Freetown, en Sierra Leone, à la suite du coup d'Etat de 1997, déclenché par le Front révolutionnaire uni (FRU), qui renversa le président Kabbah. Lorsque le FRU fut à son tour chassé de Freetown, il dut s'enfuir. Mais son cœur semble s'être ouvert et il préside actuellement le Conseil national de la paix. Les médias pensent qu'il a « réellement changé ». Richard Dowden, rédacteur pour l'Afrique de The Economist, qui l'a interviewé, a été impressionné et a déclaré qu'il semblait être devenu un « homme meilleur ». Reste à savoir s'il sera capable de contrôler la violence de ses hommes. Récemment, il a fait exécuter deux d'entre eux, responsables de pillages.





Home Le Brésil et la justice

Source : El País, Espagne

Le gouvernement brésilien a fini par mettre à l'index les propriétaires de grandes étendues de terres dans les forêts brésiliennes. Suite à trois années de recherches, il apparaîtrait que de grands propriétaires se sont illégalement appropriés 10 % des terres brésiliennes. A la lumière de ces découvertes, le gouvernement a décidé d'annuler l'enregistrement de 93,6 millions d'hectares de terres appartenant à 3 035 propriétés ; 55 % de ces terres illégales sont situées en Amazonie. Le gouvernement envisage de réclamer la restitution de ces terres et d'en transformer une partie en réserves écologiques. Ceci constitue une mesure d'ordre majeur qui marque un tournant vers davantage de justice en matière de propriété foncière. Cette décision permettra également de lutter contre l'abattage illégal des arbres, l'un des principaux objectifs derrière bon nombre d'acquisitions illégales de grandes étendues de terres. 




Home Danemark : un sondage sur la foi

Source : Berlingske Tidende, Danemark

Bien que les Danois ne se rendent pas souvent à l'église, la plupart d'entre eux croient en une forme ou une autre de force surhumaine. Selon un récent sondage Gallup, 51 % des Danois croient en une « âme » ou « force de vie » ; 16 % ont une compréhension traditionnelle de Dieu ; 15 %, par ailleurs, se déclarent athées. Ole Riis, professeur de sociologie de l'Université de Aalborg, affirme : «  L'Eglise ne peut plus prêcher au peuple. Il faut aborder le sujet de ses croyances. Voilà le nouveau défi. »





Les priorités de Maitreya

Home Un écrivain vient en aide aux pauvres de l'Inde

Source : New York Times, Etats-Unis

Il y a près de vingt ans, après la publication de son best-seller Cette nuit la liberté, relatant l'histoire de l'indépendance de l'Inde, Dominique Lapierre était retourné en Inde, en vue d'essayer de partager son succès avec les personnes qui avaient inspiré son œuvre.

« Ce fut le début d'une aventure sans fin », a-t-il déclaré. Dominique Lapierre et son épouse, qui se prénomme également Dominique, ont mis sur pied des projets d'aide privée en faveur des lépreux de Calcutta et des pauvres des communautés de pêcheurs des îles du delta du Gange, où de vieux ferry-boats ont été transformés en cliniques flottantes. « Ces bateaux sont au service d'environ 900 000 habitants de 57 îles, déclarent les Lapierre. Ces gens sont si pauvres qu'ils ne disposent même pas de transistors pour les alerter en cas de cyclone. Ils sont la proie des tigres, des serpents et surtout de la tuberculose. »

Les Lapierre (elle, travaille à l'alphabétisation des femmes, à l'éducation et à des programmes de santé) accordent également de petites dots aux femmes pauvres des villages, en vue de leur permettre de se marier un peu plus décemment qu'en règle générale.

Le couple a investi quelque cinq millions de dollars pour leurs humbles projets, largement ignorés, fonds provenant essentiellement des droits d'auteur de leurs nombreux ouvrages. Déçus par la manière dont l'aide officielle est distribuée, ils continuent leur œuvre en privé, sans bureau ni équipe.

Dominique Lapierre et son épouse affirment avoir été transformés à jamais par leurs expériences en Inde, surtout par leur vie à Calcutta, alors que lui travaillait à son roman, la Cité de la joie. « Un beau matin, j'ai été réveillé par une procession passant dans l'allée, au son des tambours et des chants, se rappelle-t-il. J'ai demandé aux gens ce qui se passait et savez-vous ce qu'ils m'ont répondu ? « Nous célébrons la naissance du printemps. » En un lieu où il n'y a ni arbre, ni fleur, ni feuille, ni oiseau, ni papillon, ils célébraient un événement qu'ils ne verraient jamais. » Lorsqu'ils quittèrent l'Inde, les Lapierre avaient un excédent de bagages de 15 kg « cadeaux de pauvres dont le revenu moyen pour survivre s'élève à environ 15 centimes français par jour », déclare-t-il, en ajoutant que la générosité des pauvres n'avait jamais fait défaut, en dépit du fait que 350 millions d'Indiens se couchent, chaque soir, affamés. « Ces gens sont les véritables héros de la planète. »





Faits et prévisions

Home Fusion boursière

Source : Associated Press ; Parade Magazine, Etats-Unis

« Sous peu, toutes les structures amorceront un processus de changement, à commencer par les marchés financiers qui cesseront de fonctionner sur leur mode actuel. Ainsi un système plus équitable d'échanges internationaux pourra se développer. » [Le Maître de B. Creme, Partage international, juillet 1995.]

Les Bourses de Londres et Francfort, sur le point de fusionner en une seule et nouvelle entité appelée iX, ont exprimé leur intérêt à la création d'un marché d'envergure planétaire en s'alliant avec le Nasdaq américain. Les responsables ont déclaré que iX répondait à une « convergence d'intérêt pour la création d'une bourse mondiale ». Les marchés financiers de Milan et de Madrid espèrent intégrer iX en 2001, permettant à cette nouvelle Bourse d'atteindre 70 % des échanges européens. En outre, la direction de la Bourse de Francfort a déclaré ne pas exclure une fusion éventuelle entre iX et EuroNext, la nouvelle Bourse formée par les places financières de Paris, Amsterdam et la Belgique.

Dans un discours prononcé au Conseil des relations extérieures, à New York, Alan Greenspan, chef de la Réserve fédérale américaine, a déclaré qu'il était impossible de prédire « la nature précise de la prochaine crise financière mondiale ». Et il a ajouté : « Mais qu'il y en ait une est certain, tout comme la tendance humaine à l'imprudence en matière financière. »

Cependant, Sir Donald Tsang, secrétaire des Finances de Hong Kong, s'est prononcé sur la possibilité de l'éclatement d'une crise financière mondiale au cours de l'année 2001. Une crise s'est produite tous les deux ou trois ans depuis le début des années 1990 : la crise de la livre britannique en 1992, la dévaluation du peso mexicain en 1994, la débandade asiatique en 1997. Selon Donald Tsang, chaque fois, le problème réside dans une trop grande ouverture de l'économie et l'incohérence des flux de capitaux. Plus de 180 ministres des Finances se sont rencontrés en 1998, à Washington, afin de résoudre ce problème. De nombreux officiels promirent une action. Mais D. Tsang s'interroge : « Qu'avons-nous fait à ce sujet ? Rien. »




Home Les fermiers chinois protestent

Source : The Guardian, G.-B.

« La graine de conscience s'épanouit maintenant. La conscience se développe chez les êtres humains dans le monde entier, si bien qu'ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres, alors que leur destin est d'être libres. Partout, les gouvernements devront écouter le peuple. Le gouvernement sera celui du peuple, pour le peuple. » [Maitreya, PI, septembre 1988]

En août 2000, quelque 20 000 paysans chinois ont manifesté dans le sud du pays pour protester contre des taxes trop élevées. La police anti-émeute fut appelée pour interrompre le saccage d'un bâtiment public dans la banlieue de Yuandu.

Cet incident fut provoqué par l'interdiction d'une brochure intitulée l'Ami des cultivateurs, qui donnait la liste des taxes agricoles maximales autorisées par Beijing, mais dépassées de manière habituelle dans les campagnes. Les agriculteurs étaient furieux que ce document qui justifiait leurs revendications ait été interdit. Dans une province voisine, M. Li, membre actif du parti communiste, fut si impressionné par la situation critique des fermiers qu'il écrivit à Beijing pour demander de l'aide : « Les paysans souffrent réellement ; la campagne est très pauvre ; et notre agriculture est en danger. »

M. Li décrit une communauté si étranglée par les taxes que 15 000 sur les 18 000 cultivateurs valides ont abandonné leurs fermes pour chercher du travail en ville. La migration traditionnelle des paysans vers les villes est devenue une ruée, atteignant maintenant plus de 60 % de la population rurale.

Le cours des céréales et des autres récoltes est demeuré stagnant ou a diminué au cours des dernières années, alors que les taxes ont grimpé en flèche depuis dix ans. Les prix chuteront encore davantage lorsque la Chine entrera dans l'Organisation mondiale du commerce, facilitant ainsi l'entrée des produits américains. M. Li a déclaré : « J'ai souvent rencontré des personnes âgées qui m'ont saisi la main en pleurant, affirmant qu'elles préféreraient mourir bientôt. Des enfant sont venus me demander à genoux de l'argent pour aller à l'école. »





Home Espoir de paix en Somalie

The Guardian, G.-B.

Le 27 août 2000, le nouveau président somalien, Abdiqassim Salad Hassan, a prêté serment, mandaté pour former le premier gouvernement national depuis neuf ans. Il s'est engagé à ramener la paix en Somalie, pays qui n'a pas eu de gouvernement depuis la chute de l'ancien dictateur Mohammed Siad Barre en 1991. Des milliers de personnes avaient envahi les rues de Mogadishu deux semaines auparavant, afin d'exprimer leur soutien à la conférence de paix dans leur pays ravagé par la guerre.

Ahmed Adan et ses associés sont rentrés de leur exil au Canada l'an dernier, abandonnant leurs modes de vie confortables pour investir un million de dollars dans la première chaîne de radio et de télévision indépendante de Somalie. M. Adan a déclaré : « Nous avons senti que le moment était venu de revenir et d'investir dans l'avenir de Mogadishu. Les Somaliens sont fatigués de la guerre et tout le monde souhaite la paix. »

Mohamed Farah, surnommé « Cinq Balles » car il a failli être tué cinq fois, tenant sa kalashnikov et mâchonnant du khat, a déclaré : « Je ne veux plus me battre. Je veux aller à l'école. »




Home Fonte de la glace arctique

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

« Les nuits et les jours deviendront plus chauds sur l'ensemble de la planète. Les êtres humains passeront plus de temps à se reposer, moins de temps à travailler, et cette évolution se traduira par des modifications dans leur comportement. » [PI, janvier-février 1990]

De nouvelles études montrent que la glace des régions arctiques est en train de fondre. Au cours des deux dernières années, des chercheurs sont arrivés à la conclusion que la glace de l'océan Arctique s'était réduite de plus de 37 000 km2 chaque année entre 1978 et 1998, soit une réduction de 6 % au cours de cette période. Depuis 1993, la calotte glacière du Groenland, qui représente 10 % de l'eau à l'état solide dans le monde, s'est amincie à certains endroits de plus de 90 cm par an. L'Islande, située au bord du cercle polaire arctique, a subi une augmentation des températures moyennes estivales de 0,3 à 0,6°C depuis le début des années 1980, et ses glaciers sont en rapide recul depuis 1995.

Ces données fournissent une nouvelle preuve de l'impact du réchauffement planétaire, alors que l'inquiétude s'accroît sur les gaz à effet de serre, qui provoquent l'augmentation de la température terrestre.




Home Une initiative des Nations unies pour protéger la couche d'ozone

Source : InterPress Service

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » [PI, juin 1989]

Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a lancé un nouveau projet, doté d'un budget de 37 millions de dollars, afin d'aider les pays en voie de développement à supprimer progressivement les substances qui détruisent la couche d'ozone. Ce projet apporte une réponse aux appels de ces pays en faveur d'un soutien financier et technique, en vue de réduire l'utilisation des chlorofluorocarbones (CFC) et de les remplacer par des produits alternatifs moins dangereux pour la couche d'ozone, comme les hydrochloro-fluorocarbones (HCFC). Conformément à un accord international intitulé Protocole de Montréal, les pays en voie de développement doivent éliminer les substances dangereuses d'ici l'an 2010.

Le nouveau projet se focalise sur la réduction de CFC dans des pays faiblement consommateurs de produits chimiques. Le PNUE affirme qu'il aide déjà quelque 25 petits pays à se préparer à mettre en œuvre des projets similaires. La Chine, qui est le plus gros producteur de CFC, recevra une aide spéciale de 150 millions de dollars, répartie sur les dix prochaines années, pour fermer ses unités de production de CFC.

D'autres projets ont été établis pour divers pays, tels que les Bahamas, la Malaisie et la Thaïlande, qui se sont engagés à éradiquer les substances dangereuses.




Home Une voiture qui absorbe la pollution

Source : Environment News Service.

Volvo a conçu une automobile qui absorbe la pollution lorsqu'elle roule. Sur le modèle de luxe S 80 2000, le radiateur dispose d'un revêtement spécial appelé « PremAir » qui transforme l'ozone en oxygène.

L'ozone, principal composant de l'air pollué, est à l'origine de divers problèmes respiratoires. Des tests ont montré que la S 80 équipée de PremAir transforme en oxygène au moins 75 % de l'ozone passant à travers le radiateur. Plus l'air est chaud et pollué, plus l'action de PremAir est efficace. L'effet de purification par les jours de grande chaleur où les taux d'ozone sont particulièrement élevés peut être supérieur à celui d'un pot catalytique, affirme Volvo.





Dossier

Home Séminaire 1999 - Le problème du mirage

Questions-réponses - 3e partie

par Benjamin Creme

La mise en œuvre de l'idéal

Q. Dans quelle mesure les groupes devraient-ils se consacrer à l'étude des exigences requises pour l'initiation de groupe, ou progresserons-nous tout naturellement vers cette initiation au fur et à mesure que nous travaillerons de manière coopérative pour la Réapparition ?
R. Oui, dans une certaine mesure, si l'attitude du groupe est correcte. Cependant, nous pouvons imaginer que nous travaillons pour la Réapparition d'une manière coopérative et ne pas faire le moindre progrès vers l'initiation de groupe. Il ne s'agit pas tant d'étudier que de mettre en œuvre les exigences requises. D'après le Maître, aucun groupe n'a commencé à le faire. Le principal obstacle est l'absence de relations impersonnelles. Les gens sont incapables de se montrer impersonnels.
Si vous travaillez vraiment en coopération, vos relations sont probablement justes, mais cela ne se fait pas naturellement. Rien ne se fait tout seul. Maitreya déclare : « L'homme doit agir et manifester sa volonté. » Si vous voulez que quelque chose arrive vous devez le mettre en œuvre ; vous devez agir dans ce sens.
C'est l'un des problèmes auxquels se heurtent de nombreuses personnes de sixième rayon. Elles ont tendance à imaginer que si elles peuvent visualiser quelque chose et lui donner un nom, c'est déjà là. Mais cela n'est pas vrai. Ce n'est qu'un rêve, une vision astrale. C'est une possibilité, mais tant que vous ne l'avez pas mise en œuvre et réalisée sur le plan physique, elle n'existe pas, sinon en tant que rêve. Les Américains appellent leur vie un rêve. « Réalisez vos rêves », « vivez votre rêve », mais qu'entendez-vous par « rêve » ? Ce rêve diffère suivant les individus, ce peut être une vie confortable, un heureux mariage et beaucoup d'enfants, une bonne école pour eux lorsqu'ils grandiront et un bon métier. Tout cela est très artificiel.
Je parle ici de la capacité des gens puissamment influencés par le sixième rayon de visualiser, d'envisager un idéal. Cet idéal peut être terrible pour d'autres, mais ils le considèrent comme un idéal. Vous envisagez la meilleure vie possible : la paix, la prospérité et l'abondance pour tous, les Noirs et les Blancs (surtout les Blancs). Vous présentez cela à tout le monde comme votre idée de la vie, mais tant que vous ne commencez pas à le mettre en œuvre, cela n'existe pas. Il s'agit seulement d'un rêve astral, d'une idée imaginaire, d'un idéal. Tel est le problème, et je constate qu'il existe tout autant dans les groupes que dans l'ensemble de la nation.
Bien sûr, il ne s'agit pas uniquement des Etats-Unis. Je constate la même chose à chaque fois que le sixième rayon fait sentir fortement son action au sein des groupes, l'idée que si on peut nommer une chose, l'envisager, en faire son idéal, alors, sans qu'il soit nécessaire de lui donner forme et structure sur le plan physique, cette chose est là. Mais rien n'a été fait. Il ne s'agit que d'un rêve qui n'existe plus lorsque vous vous réveillez. Lorsque les Américains se réveilleront, ils réaliseront que la liberté et la justice n'existent pas aux Etats-Unis, tout au moins pas pour tout le monde. Elles existent généralement pour les Blancs, mais pas pour les Noirs ; elles ne règnent pas partout, loin s'en faut, et certainement pas dans le monde entier. Ce n'est qu'un rêve, un idéal.
Si vous travaillez en coopération, vous ferez sans doute ce qui est juste en ce qui concerne la Réapparition, mais ce n'est pas la même chose que de travailler en groupe de manière impersonnelle, en dépassant les préférences et les aversions de chacun. L'impersonnalité est une attitude dans laquelle le fait d'aimer ou de ne pas aimer quelqu'un ou quelque chose n'entre pas en jeu. C'est pourquoi c'est si rare. D'autres facteurs interviennent dans la création de justes relations humaines, mais celui-ci est le principal, et, semble-t-il, le plus difficile à mettre en pratique.

Travailler comme une hiérarchie en miniature

Q. Quel est l'équilibre à trouver entre le fait d'avoir un leader au sein du groupe, comme dans une hiérarchie en miniature, et la pleine participation de chacun ?
R. Ce n'est pas une question d'équilibre. Il s'agit de deux choses différentes. Vous ne devriez pas considérer que le fait d'agir comme une hiérarchie en miniature requiert des différences hiérarchiques au sein du groupe. Ce que veut dire le Maître Djwhal Khul, c'est qu'automatiquement dans un groupe il se trouve des gens ayant atteint un niveau différent. Vous pouvez avoir quelqu'un dont le niveau d'évolution est 0,95, quelques personnes ayant tout juste passé la première initiation, de 1,0 à 1,2 par exemple. D'autres seront un peu plus avancées, de 1,3 à 1,5 par exemple. Puis il pourra y avoir une personne entre 1,5 et 1,7, rarement quelqu'un au-dessus de 1,7.
Ce que le Maître Djwhal Khul veut dire, c'est qu'il devrait y avoir dans tous les groupes quelqu'un qui est en relation consciente avec la Hiérarchie ; telle est la situation idéale. C'est le rôle que je joue dans ce groupe, pris au sens le plus large, c'est-à-dire comprenant l'ensemble de tous les groupes travaillant pour la Réapparition dans le monde. Je maintiens la liaison avec la Hiérarchie. Il faut également qu'il y ait des personnes ayant atteint un niveau leur permettant de saisir les exigences de la Hiérarchie, telles que je les interprète, et de les mettre en œuvre autant que faire se peut dans le monde : éditer des livres, des revues et de la littérature de toute sorte ; organiser des rencontres, contacter les médias, assurer la liaison entre le monde et moi. En un sens, je fais cela en plus de mon propre travail, j'assure le contact avec les Maîtres et également la dissémination réelle, pratique de l'information. Chaque conférence que je donne en fait partie. Chaque fois que nous éditons Share International, je suis responsable de chaque interview, des différents articles. Ma contribution est toujours présente si bien que je travaille à deux niveaux différents.
Il y a, d'autre part, ceux qui participent uniquement à la méditation de transmission. Ils ne sont pas très impliqués dans le travail au quotidien, mais souvent ils se chargent de poser des affiches ou de faire un autre travail de ce genre. Donner de son temps et de son énergie, c'est servir. Le groupe tombe automatiquement dans une situation de hiérarchie en miniature, mais cela devrait se faire consciemment.
Il ne devrait pas y avoir de problème d'équilibre entre le fait que le groupe ait un leader et la pleine participation de tous. Celle-ci devrait toujours exister. Je travaille à Londres au quotidien et je ne pense pas que les membres du groupe londonien aient l'impression de ne pas participer.

L'importance du courage

Q. Comment le manque de courage nous maintient-il dans le mirage ? Le courage est-il important pour la vitalité du groupe ?
R. Le courage est essentiel pour tout disciple. S'il vous fait défaut, vous ne deviendrez jamais un Maître. Nous devons apprendre à vivre seul en pleine conscience pour pouvoir devenir un Maître. Etre privé de tout conseil, de directives supérieures, être absolument seul dans le monde et en avoir pleinement conscience, c'est ce que vous ressentez lorsque vous devenez un initié du quatrième degré, car vous n'avez plus l'âme pour vous guider. Auparavant l'âme était l'aspect le plus élevé dont vous pouviez avoir conscience. Au fur et à mesure que vous avancez, vous devenez de plus en plus conscient d'être une âme, mais il vient un temps, au moment de la quatrième initiation, où cette conscience disparaît. C'est ce que Jésus a exprimé en disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Il ne s'agit pas d'un abandon de Dieu. La question signifie : « Où es-tu parti ? Je croyais savoir qui était Dieu, c'est-à-dire mon soi supérieur, mon âme, qui est une réflexion exacte de Dieu. Qu'est-il arrivé ? » L'âme n'est plus là, car elle a été réabsorbée dans le Soi, qui est toute la déité, le Divin lui-même. Il s'agit d'un réel sentiment de perte, l'impression que vous ne pouvez plus vous tourner vers personne pour demander conseil.
Si j'ai besoin de conseils, je peux me tourner vers mon Maître. Il préférerait, j'en suis sûr, que je ne le fasse pas, tout au moins pas si souvent. Mais il est très bon, et il répond toujours quelque chose. (Il dit : « Ne compte pas la-dessus ! ») Mais c'est vrai, je peux me tourner vers lui pour demander conseil. Après la quatrième initiation, vous connaissez une solitude telle que personne n'en a jamais connue dans cette salle. Cela demande du courage. Il vous faut faire preuve de courage dans les petites choses, pour avoir ce genre de courage au moment où vous en aurez le plus grand besoin. Il en est ainsi pour un Maître. Mon Maître est absolument seul. Il a lui-même un Maître, il peut se tourner vers Maitreya, mais seulement pour une question de tactique ou d'enseignement, pas pour une question personnelle. Les Maîtres n'ont pas de questions personnelles. Vous devez être capable d'être totalement seul pour devenir un Maître, et pour cela il faut avoir cultivé le courage. La manière de développer son courage est d'en faire preuve dans toutes les situations : affronter la situation et croître en courage. Quoi que vous fassiez, votre courage grandit. Si vous manifestez du courage dans les petites choses, il devient plus facile d'en avoir dans les choses importantes, comme d'être seul dans tout le cosmos. C'est une idée terrifiante si vous manquez de courage. Par conséquent manquer de courage vous maintient dans le mirage au sens où vous ne grandirez jamais.
Le mirage est le résultat d'une conscience qui ne change pas. Il est dans la nature même de la vie de changer ; c'est essentiel. Il n'existe rien de plus réel dans tout le cosmos que le changement. Le changement se produit et vous n'avez aucun contrôle sur lui, excepté de façon très mineure dans votre propre esprit. Le changement qui se produit au fur et à mesure que la vie prend de nouvelles formes, de nouveaux modes d'expression, échappe à votre contrôle.
Le premier poisson qui est sorti de la mer et qui a entrepris de vivre sur la terre ferme a fait l'expérience d'un changement qu'il n'avait jamais imaginé. Il existe un mécanisme que nous appelons aspiration, qui, par sa nature même, a conduit le poisson hors de l'eau. Il a aspiré à une condition différente. La nature du désir est mirage, mais cependant ce désir existe dans la moindre roche, dans le moindre caillou, dans la matière elle-même. Il n'existe rien de tel que de la matière inerte, toute matière est consciente. C'est la conscience de l'atome, le principe du désir inhérent en chaque atome de l'univers, qui a conduit le poisson de la mer à la terre ferme, qui l'a fait se transformer en mammifère et finalement en être humain.
Ce processus est visualisé par le Logos, pas seulement comme une possibilité physique ; il est visualisé, comme toute chose, tout d'abord en termes d'énergie. Et les énergies rendent le processus inévitable. Ainsi le changement se produit et une créature de la mer devient une créature de la terre sous l'effet du principe du désir, de l'aspiration, qui est la nature même de la vie. Il faut du courage pour cela. Au début tous les poissons ne l'ont pas fait. Ils ont dû aller sur le bord de l'eau et dire : « Oh non, pas moi. Cela manque d'humidité ici. Comment vais-je survivre. » Mais alors un poisson est arrivé, sans doute du quatrième rayon, et il a dit : « C'est sec ici. Ok, j'y vais, suivez-moi ! » Comme le hussard attaquant les fusils avec son épée et criant : « Suivez-moi ! » Le courage est-il important pour la vitalité du groupe ? Bien sûr. Le courage est probablement ce qui manque dans la plupart des groupes. Il faut du courage pour parler en public, à des gens sceptiques, de la Réapparition, même pour en parler à ses amis et à sa famille. Il faut du courage pour nager à contre courant de l'opinion publique, pour parler ouvertement d'un sujet si controversé. C'est pourquoi de nombreuses personnes préfèrent passer leur temps sur Internet. C'est beaucoup plus facile.

Mettre l'accent sur les priorités

Q. Qu'est-ce qui est plus efficace à votre avis : donner des conférences à un public restreint, même très restreint, ou mettre l'histoire sur Internet où elle sera accessible à un large public ?
R. Je n'ai pas la moindre hésitation à dire que les conférences vivantes, de même que des interviews à la télévision, sont bien plus efficaces que ce qui est écrit, que ce soit sur Internet ou ailleurs. Il existe une énergie de communication dans une conférence qui est par elle-même convaincante. Porter témoignage, c'est invoquer cette énergie. Si vous demandez au public (beaucoup de groupes le font lors de mes conférences), quelle est parmi les nombreuses sources d'information (radio, annonces dans les journaux, prospectus, information verbale, etc.) celle qui les a fait venir à la conférence, la plus souvent citée est le bouche à oreille. La recommandation de leurs amis les a poussés à venir et à passer le message à d'autres. Internet est utile, particulièrement pour intéresser les journalistes, mais nettement moins efficace que la parole avec toute la conviction qu'on peut y mettre.

Q. Votre Maître pourrait-il indiquer l'efficacité des différentes manières de faire connaître la présence de Maitreya dans le monde par une évaluation de 1 à 10, 1 indiquant une méthode peu efficace et 10 une méthode très efficace ?
R. – Parler de la Réapparition à la radio ou à la télévision...10
     – Présentation publique faite par des co-workers, vidéos, etc...10
     – Présentation à des groupes intéressés par l'information...10
     – Revue Partage international ...10
     – Stands à des foires et des rencontres new age ou autres...10
     – Publicité pour les livres ...10
     – Publicité dans des journaux ou des revues...10
     – Publicité à la radio et à la télévision...10
     – Distribution d'ouvrages, de brochures, etc., sur la Réappariton...10
     – Distribution de l'Emergence...4
     – Site internet de Share International...4
     – Le projet Emergence International...4
     – Le nouveau site Internet appelé : the Teacher.org...4

Q. Existe-t-il une mauvaise façon de servir ?
R. Oui. Il existe un mirage important qui se manifeste au sein de plusieurs groupes aujourd'hui, c'est le mauvais usage du peu de temps qui reste pour préparer le retour du Christ. C'est l'enseignement destiné aux groupes, alors qu'il faudrait consacrer toute son énergie à préparer le monde extérieur à la réapparition du Christ et à l'émergence de la Hiérarchie. Nous savons tous que c'est cela le vrai service. Mais c'est difficile, cela demande du courage. Il existe un service plus facile, mieux accepté, plus agréable, mais qui reste intéressant pour les groupes, c'est de parler des rayons, par exemple, des rayons d'un pays, d'une ville, et de leur relation avec les rayons d'autres pays, d'autres cités, des raisons qui font que nous avons des relations commerciales avec tel pays plutôt qu'avec tel autre. Les gens dépensent beaucoup de temps et d'énergie sur ces questions qui n'ont rien de prioritaire. C'est un pur mirage. Ils m'écrivent pour me demander de répondre à une foule de questions afin d'approfondir leur connaissance toute nouvelle des rayons. Ils voudraient parler des rayons mais ils ne connaissent pas suffisamment leur sujet, et ils m'écrivent. Je ne prends même pas la peine de répondre car ce qu'ils veulent faire est hors de propos actuellement.
Pourquoi ne consacrent-ils pas leur temps et leur énergie, pour le peu de temps qui reste, à parler du retour du Christ et de l'extériorisation de la Hiérarchie, ainsi que des changements qui se produiront dans le monde, afin d'y préparer le public ? Parce qu'ils manquent de courage, parce qu'ils sont faibles, parce que c'est plus facile de parler des rayons. Les rayons sont un sujet ésotérique intéressant. Cela plaît et cela exige beaucoup de recherches pour pouvoir en parler sérieusement. C'est une chose facile à faire et très intéressante, c'est pourquoi les gens le font et ils s'imaginent servir.
Il n'est pas facile et pas forcément passionnant de parler du retour du Christ et cela demande du courage. Il faut du courage pour aller parler à des gens qui vont vous dire : « C'est du bidon. Vous ne me ferez pas croire cela. » Il est possible qu'ils ne le disent pas, mais cela arrive souvent. Il faut du courage pour affronter une telle situation, et organiser une rencontre pour parler du retour du Christ. Parler des rayons, ce n'est pas préparer l'humanité au retour du Christ. C'est un sujet intéressant que vous pouvez étudier à loisir par vous-même, mais il y a plus urgent.
Combien de personnes ont besoin de connaître l'interaction des différents rayons, leurs vertus et leurs vices, pour comprendre que l'homme qu'elles vont voir très prochainement à la télévision est le Christ, l'Instructeur mondial, l'Imam Mahdi, le Messie, celui qu'elles attendent sous un nom ou un autre ? C'est cela qu'elles ont besoin de savoir ; c'est cela la préparation. Parler à des groupes qui connaissent probablement déjà tout ce qui concerne les rayons, c'est simplement jouer à être actif alors que vous n'êtes pas actif du tout. C'est un des principaux mirages actuels.

Q. Quel lien existe-t-il entre l'initiation de groupe et le travail concernant la Réapparition ? Qu'est-ce qui est le plus important ? Suffit-il de se focaliser sur la Réapparition et laisser l'initiation de groupe se faire d'elle-même ?
R. Il ne s'agit pas de privilégier l'un par rapport à l'autre. Si vous menez le travail concernant la Réapparition en tant que groupe, vous remplirez les exigences requises pour l'initiation de groupe. La question est de savoir comment vous travaillez. Le faites-vous en appliquant les quatre exigences de la Règle XI ? Avez-vous réellement des relations de groupe impersonnelles ? Travaillez-vous réellement comme une hiérarchie en miniature ? Observez-vous réellement la loi du silence occulte ? Utilisez-vous réellement les forces de destruction de manière constructive ? Si la réponse à ces questions est négative, il faut vous efforcer d'appliquer ces quatre règles. Sinon vous ne ferez que jouer avec l'idée d'initiation de groupe.
Vous devez travailler pour la Réapparition en agissant comme si vous étiez une hiérarchie en miniature, avoir des relations de groupe impersonnelles, observer le silence occulte, et utiliser les forces de destruction de manière constructive. C'est ainsi que le travail doit être fait. Il ne s'agit pas de choisir entre le travail concernant la Réapparition et l'initiation de groupe. Si le premier est mené à bien, il devrait impliquer la deuxième.

Q. Vous avez dit il y a un certain temps, que les co-workers qui désiraient consacrer leur temps et leur énergie à des causes comme celle des sans-logis ou au problème de la faim auraient une action plus efficace s'ils travaillaient pour la Réapparition, car il existe de nombreux groupes travaillant pour ces causes humanitaires mais un seul groupe travaillant pour la Réapparition ? Est-ce toujours le cas ?
R. D'une manière générale, oui. Nous ne sommes pas le seul groupe à travailler pour la Réapparition, mais nous sommes le seul à le faire consciemment. Il existe de nombreux groupes qui travaillent dans le domaine politique, sans savoir qu'ils travaillent pour la Réapparition. Mais ils travaillent à la transformation de la société, ce qui est le but de la Réapparition. Il ne s'agit pas seulement de l'émergence d'un groupe d'hommes particulièrement éclairés. Il s'agit de la transformation de la société. Etant donné que nous sommes les seuls à savoir ce que nous faisons, à parler littéralement de la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, et des transformations qui en résulteront, je pense qu'il est plus utile de consacrer votre temps et votre énergie à ce travail. Cependant si vous avez du temps et de l'énergie à revendre, vous pouvez faire différentes choses. Rien ne vous empêche d'aider les sans-abri et de participer à la lutte contre la faim tout en travaillant pour la Réapparition. Tout dépend de votre dynamisme..

Q. La critique est-elle toujours mauvaise ou une critique constructive est-elle parfois nécessaire afin de corriger certaines erreurs dans le travail de groupe ? Si c'est le cas, quelles sont les directives à suivre ?
R. Cette question est très importante. Il existe une forme de critique constructive et il est souvent essentiel qu'elle puisse se faire entendre. Mais les exigences sont très strictes. Vous devez être absolument certain de vous trouver dans une position supérieure et meilleure, par rapport au problème en question, que la personne que vous critiquez. Si, en toute honnêteté et sans mirage, vous pouvez dire que vous voyez le problème d'un niveau plus élevé et que par conséquent il ne s'agit pas d'une critique personnelle, mais au contraire d'une critique constructive qui va dans le sens d'un meilleur fonctionnement du travail de groupe, vous avez certainement le droit et même le devoir d'émettre cette critique. Si vous pensez que vous connaissez tous les facteurs en jeu, ce qui doit être le cas pour que votre critique soit constructive, cela vous donnera un droit supplémentaire à le faire. La question est de savoir discerner si votre critique est constructive ou non, si vous avez le droit de l'émettre ou non. Vous n'avez pas le droit d'émettre une critique basée sur la partialité, les préférences personnelles ou une connaissance insuffisante, ou erronée, de la situation. Tout cela doit être pris en compte avant d'émettre une critique supposée constructive. Si vous remplissez ces exigences, une critique constructive est alors possible et juste.

Q. Que faire au quotidien pour vaincre les mirages ?
R. Les regarder, devenir conscient de soi, s'observer, et, sans porter de jugement, reconnaître les mirages pour ce qu'ils sont. Reconnaître leur absence de réalité. Si nous réfléchissons sur un mirage et si nous le regardons sans le condamner, sans essayer de le changer, nous prenons davantage conscience de la véritable nature de ce que nous regardons. Je pense que vous découvrirez dans la plupart des cas qu'elle est différente de ce que vous pensiez, en raison de la nature même du mirage. Le mirage cache la vérité, la réalité. C'est pourquoi il est très différent de cette réalité. C'est également la raison pour laquelle quelqu'un comme le Maître Djwhal Khul a pu considérer sa dévotion envers son Maître comme sa principale qualité, alors qu'en fait c'était elle qui le retardait. Le mirage est toujours très différent de ce que l'on imagine. C'est ce qui le rend difficile à reconnaître.


 A suivre dans Le problème du mirage - Questions-réponses 4e et dernière partie (Partage international n°147)





Citation

Home Extrait du livre " Aux pieds du Maître "

par Jiddu Krishnamurti

« Celui qui est sur le sentier existe non pour lui-même, mais pour les autres ; il s'est oublié lui-même, afin de pouvoir les servir. Il est comme une plume dans la main de Dieu, dont la pensée peut ainsi s'écouler à travers lui et trouver à s'exprimer ici bas, ce que sans cette plume elle ne pourrait faire. »

J. Krishnamurti à l'âge de quinze ans





Courrier des lecteurs

Home Un ange très spécial

Cher Monsieur,

Je voyage régulièrement sur la ligne nord du métro londonien, de Tufnell Park à Euston, où je change en direction de Victoria Line Northbound pour me rendre chez moi. Le soir du 11 juin 2000, j'étais très fatiguée après une journée pénible et je m'endormis, si bien que je dus descendre deux arrêts après Euston, à Angel (Ange), où il y a seulement deux quais au même niveau.

Il n'y avait rien d'autre à faire que de rejoindre l'autre quai et retourner à Euston. Imaginez mon étonnement lorsque je vis un panneau indiquant : « Victoria Line North bound ». Je pouvais à peine en croire mes yeux et je me dis que désormais je pourrais rentrer chez moi par ce trajet et éviter ainsi de changer à Euston dont les escaliers interminables me fatiguent de plus en plus. J'arrivai chez moi en un temps record.

Le lendemain soir, je restai dans le métro jusqu'à Angel, mais je ne pus trouver le quai où j'avais pris la correspondance la veille. La disposition de la station était exactement identique, si ce n'est le panneau de direction qui n'indiquait plus « Victoria Line North-bound ». J'étais réellement abasourdie et un employé du métro que je consultai me dit qu'il n'existait pas de Victoria Line à Angel. Je devais donc retourner à Euston.

J'aimerais bien avoir votre avis. Tout cela est-il le fruit de mon imagination, ou ai-je en fait changé à Euston de la manière habituelle et « marché en dormant » pour me retrouver sur la bonne ligne deux arrêts plus loin ? Ou ai-je voyagé dans un « train fantôme » ? Si Maitreya ou l'un des Maîtres est à l'origine de cette mésaventure, j'aimerais bien qu'il mette à ma disposition cet « Ange spécial » tous les soirs !

 J.L.,Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus avait accompli « un glissement dans le temps et dans l'espace », et qu'il était à l'origine du changement de direction sur le panneau indicateur de la station. Ceci était malheureusement un événement exceptionnel.


Home Justes directives

Cher Monsieur,

En septembre 1999, je faisais des projets pour retourner dans l'Est pendant mes vacances. Alors que je me trouvais dans une librairie, quelqu'un mit soudain devant moi une revue que je n'avais jamais vue auparavant : Sedona Arizona Magazine. Je la pris et me retournai pour voir l'individu qui l'avait posée là, mais il était déjà parti. J'achetai la revue et je la lus. Elle n'avait rien de particulier, mais le résultat de cet achat fut surprenant. Je commençai à me dire que je devrais me rendre à Segona plutôt que sur la Côte Est. J'avais le sentiment que je devais absolument aller là-bas pour rencontrer quelqu'un, mais je ne savais pas qui.

J'annulai mes autres projets et pris des dispositions pour me rendre à Sedona. J'y passai un peu plus d'une semaine, ne sachant pas très bien si quelqu'un se manifesterait ni pourquoi.

La veille de mon départ, j'éprouvai le désir impératif d'entrer dans une boutique de cerfs-volants devant laquelle j'étais déjà passée plusieurs fois. Une voix douce mais ferme me disait d'entrer dans cette boutique. Lorsque j'entrai, il n'y avait personne à l'intérieur, si ce n'est le propriétaire derrière le comptoir principal. Pour quelque raison, je n'étais pas autorisée à m'aventurer dans le reste du magasin, et je restai là pendant deux minutes, ne sachant trop quoi faire. Puis j'allai directement vers le fond du magasin et là se trouvait Maitreya ! Je fus stupéfaite et remplie de joie, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous nous regardâmes pendant une minute ou deux, puis il sortit du magasin (il n'y avait personne d'autre). Je le suivis jusqu'au parking. La voie intérieure me dit de rester un peu en arrière, il monta alors dans une décapotable bleu clair immatriculée dans l'Utah et il s'éloigna.

Maitreya était d'une beauté parfaite et ses cheveux étaient coiffés d'une manière que je n'avais jamais vue auparavant. Ils étaient noirs et longs mais d'une coupe difficile à décrire. Nous n'échangeâmes aucune parole. J'eus simplement la conviction profonde qu'il s'agissait de Maitreya, l'Instructeur mondial. Je me sentais infiniment reconnaissante de sa présence. C'était le 14 octobre 1999. J'ai raconté cette expérience à quelques personnes, mais la plupart pense que je suis un peu folle ou bizarre ou que j'ai tout simplement rêvé. Mais je sais que c'est vrai.

M.P., North Hollywood, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait bien de Maitreya.


Home L'employé du péage

Cher Monsieur,

Je suis restée très impressionnée par un événement qui s'est produit le 7 juin 1998.

Mon ami et moi revenions de Lenox, dans le Massachusetts. A la sortie de l'autoroute, j'attendais derrière plusieurs voitures pour régler le péage. Lorsque je tendis l'argent à l'employé de service, je fus immédiatement fascinée par son visage. C'était un homme mince, avec des yeux sombres étincelants et une peau d'un éclat d'albâtre, sombre mais lumineuse. Il avait le type indo-pakistanais et lorsqu'il sourit, je sentis tout mon corps frémir. Il avait les dents les plus blanches et le sourire le plus joyeux et le plus chaleureux que j'ai jamais vus. Il me dit : « Merci ». Son uniforme était presque trop immaculé.

Au moment d'appuyer sur l'accélérateur pour repartir, j'eus un moment d'absence. J'étais submergée par des sentiments d'une force incroyable. Mon ami, cependant, ne remarqua rien de particulier et ne fit aucun commentaire.

Je ne peux croire tout à fait qu'il ait pu s'agir d'un Maître étant donné qu'il y avait d'autres voitures derrière et devant moi, mais, depuis lors, je suis submergée par le souvenir de cet homme et de l'extraordinaire énergie de joie, d'amour et de pur bonheur qui émanait de lui. Je n'avais jamais connu une telle expérience auparavant.

M.B., Rhode Island, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'employé du péage était Maitreya.


Home Service de secours

Cher Monsieur,

Alors que nous sortions du Yosemite National Park, en Californie, en septembre 1991, mon ami eut un moment de distraction et fit un écart. Le pneu avant droit de la voiture éclata, ce qui lui fit faire trois tonneaux devant les véhicules venant en sens inverse, avant de s'immobiliser sur le côté opposé de la route. Je sortis immédiatement et avant même que la poussière soit retombée, une femme apparut et me demanda si j'étais blessé. Je lui répondis que j'avais une coupure à la main et elle se mit à me poser toute une série de questions pour évaluer l'importance de la blessure. Elle ne dit pas qu'elle était infirmière, mais son attitude le suggérait. Je me souviens qu'elle avait une quarantaine d'années, qu'elle mesurait environ 1 m 60, qu'elle était de corpulence moyenne et qu'elle portait des vêtements blancs ou un uniforme d'infirmière.

Elle s'éloigna à pied, puis revint avec une trousse de premiers secours et me banda la main en disant que la police avait été prévenue. Je m'éloignai un instant pour m'occuper de mon ami et lorsque je me retournai pour la remercier, mais elle avait disparu.

En dépit du fait que ni mon ami ni moi-même ne portions nos ceintures de sécurité et que le toit de la voiture était ouvert, nous sommes sortis tous deux pratiquement indemnes. Avons-nous bénéficié de quelque intervention divine et cette infirmière était-elle l'un des Maîtres ?

 T. B., Oakland, Californie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'infirmière » était le Maître Jésus.


Home Vision sélective

Cher Monsieur,

Au printemps 1994, mon mari et moi-même sommes allés en compagnie de quelques amis assister à un concert au Great American Music Hall de San Francisco. Je me sentis soudain incommodée par la chaleur et la fumée et j'allai boire un peu d'eau. Alors que je m'apprêtais à rejoindre le groupe, je me sentis mal, j'eus la vision d'un tunnel et m'affaissai sur le sol. Personne ne venait à mon aide mais soudain je sentis une main sur mon épaule. C'était celle d'un jeune homme aux cheveux bruns, bouclés, et aux yeux d'un bleu profond, et, à cet instant, je pus voir son aura : une aura nette d'un bleu violet. Il portait autour du cou une sorte d'amulette accrochée à un cordon de cuir. Par quelque moyen de communication, mais pas nécessairement par la parole, il me demanda si cela allait. Il m'aida à me relever et me conduisit vers mon mari, en me soutenant par la taille. Je racontai à mon mari ce qui m'était arrivé mais ni lui ni le reste du groupe ne se souvient d'avoir vu quelqu'un m'aider. S'agissait-il de l'un des Maîtres ?

M. B., Oakland, Californie, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était le Maître Jésus.


Home Le changement d'une roue

Cher Monsieur,

Lorsque nous sortions du Great American Music Hall en juillet 1992, après un concert, nous constatâmes que l'une des roues de notre voiture était à plat. Nous venions de faire faire une révision et les boulons étaient très serrés à cause de l'outil utilisé par le garage pour visser les roues. Je restai assise dans la voiture tandis que Tim s'efforçait de changer la roue et je regardai passer la police, les prostituées et les proxénètes en me demandant si nous allions réussir à sortir de là. Peu de temps après, je remarquai un jeune homme grand et très mince, aux cheveux châtains mi-longs, portant une veste de cuir brun, un jean, et un sac à la ceinture orné de clochettes qui tintaient au rythme de sa démarche décontractée.

Tim se souvient qu'il s'est approché en disant quelque chose comme : « Poussez-vous », ce que fit Tim et l'homme monta sur la jante de la roue avec ses grosses bottes. Les boulons cédèrent un à un, tandis que l'homme appuyait sur la jante de tout son poids. Puis il s'en alla, dans un bruit de clochettes. S'agissait-il de l'un des Maîtres ?

 M. et T. B., San Francisco, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya.


Home Concentré sur la semelle de sa chaussure

Cher Monsieur,

Je marchais dans Haight-Ashbury, à San Francisco, dans l'intention de retourner dans quelques boutiques où j'étais allée auparavant, espérant y retrouver mes clés égarées. Au détour d'une rue, je fus frappée par l'aspect d'un homme très pauvrement vêtu. Il portait des vêtements sales, déchirés et usagés, et ses gestes et son expression béate étaient ceux de quelqu'un qui n'a plus toute sa tête. J'étais triste pour lui. Je m'arrêtai pour le regarder, espérant qu'il ne me demanderait pas d'argent car son comportement me mettait mal à l'aise. Il n'en fit rien, aussi commençai-je à bouger, toujours fascinée par cet homme. Je remarquai qu'en dépit de son accoutrement son visage était beau et bien rasé, et je me sentis un peu rassurée à l'idée qu'il devait bénéficier de l'aide de quelque service social. Il était très grand (1 m 90) et plutôt mince.

Soudain il se pencha et commença à s'occuper de sa chaussure de cuir, dont la semelle décousue battait le sol lorsqu'il se déplaçait. Il était très concentré sur ce qu'il faisait, et me tournait le dos. J'essayai d'avoir un aperçu de son reflet dans une devanture, me demandant si par hasard il ne s'agissait pas de Maitreya. Mais il regardait vers le bas.

Je continuai à marcher, avec l'idée que si c'était Maitreya, il serait parti en l'espace d'un instant, et je regardai derrière moi ; il était toujours là. J'entrai dans une boutique, puis en ressortis, il n'avait pas bougé. Je passai auprès de lui, essayant à nouveau de le voir mieux, mais trop incertaine pour l'approcher réellement. En passant, j'eus un aperçu de ses mains qui s'affairaient toujours sur la chaussure. Elles avaient une ossature très fine, elles étaient propres et légèrement translucides, et me faisaient penser aux photos de Maitreya au Kenya. Je m'éloignai un peu, en continuant à me retourner de temps en temps : il était toujours là, penché sur sa chaussure ; lorsque je regardai derrière moi pour la troisième fois, j'en jurerais, son regard se fraya un chemin à travers la foule des passants et ses yeux scintillèrent lorsqu'ils rencontrèrent les miens. Lorsque je me retournai pour la quatrième fois, on ne le voyait plus et je sentis qu'il avait disparu. Etait-ce Maitreya ?

 S. M., Oakland, Californie, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait de Maitreya.



Interviews

Home Le pouvoir au peuple

Interview de Cheri Honkala par Cher Gilmore

Cheri Honkala, fondatrice du Kensington Welfare Rights Union (KWRU), est aussi porte-parole de la Poor People's Econiomic Human Rights Campaign (Campagne pour les droits économiques des pauvres). Le KWRU est une organisation multi-raciale composée de familles pauvres et de sans logis de Philadelphie, en Pennsylvanie (Etats-Unis), qui se sont unies pour mettre fin à la pauvreté. Il est considéré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme comme l'un des cinq mouvements mondiaux les plus importants pour les droits de l'homme et, en cette qualité, il a reçu le prix Letelier-Moffet des droits de l'homme pour l'an 2000.

Cheri a consacré sa vie à créer ce mouvement puissant mené par les pauvres eux-mêmes pour revendiquer la pauvreté. Elle a été arrêtée le 29 novembre 1999, lors des manifestations de Seattle contre l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et accusée d'obstruction alors qu'elle tentait de s'exprimer sans violence. Elle a aussi participé à la Campagne pour les droits économiques des pauvres, contre les Etats-Unis, démarche juridique visant à rendre les Etats-Unis responsables des abus économiques commis contre les droits des pauvres avec la réforme des aides sociales. Cher Gilmore, collaboratrice de Partage international, a interviewé Cheri Honkala avant la mobilisation du 16 avril pour une justice mondiale, à Washington, visant à protester contre la politique du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Partage international : de quelle façon le KWRU a-t-il débuté ?
Cheri Honkala : Je me suis débattue pour subvenir à mes propres besoins et à ceux de mon enfant. Je me suis retrouvée à trois reprises à la rue, dans ce pays, ni pour des problèmes de drogue, ni par refus de travailler, mais simplement parce que je vis en Amérique et que j'étais dans des passes difficiles. La première fois, ce fut suite à mon divorce, les deux autres fois parce que j'avais été licenciée. Lorsque cela vous arrive, vous vous sentez piégé. J'ai créé ce mouvement en 1990, dans les sous-sols d'une église, avec une demi-douzaine d'autres femmes du voisinage aux prises, elles aussi, avec la pauvreté. C'est à partir de là que nous sommes devenues une organisation reconnue sur le plan national.

PI. Comment le KWRU s'est-il développé ?
CH. Il nous a fallu deux à trois ans avant de pouvoir vraiment adjoindre des membres supplémentaires au noyau initial. Pour amener des gens à aller au-delà de leur propre sécurité de logement jusqu'à se consacrer totalement à mettre fin à la pauvreté, il y a un grand pas à franchir.

PI. Qu'est-ce qui a permis aux uns et aux autres de passer d'une approche centrée sur eux-mêmes (tout à fait compréhensible) à une approche plus large ?
CH. Je pense que c'est le fruit d'une éducation politique (aider les gens à comprendre que tant qu'une personne est sans logement dans ce pays, cela pourrait arriver à n'importe qu'elle autre, et donc que notre survie est inséparable de celle des autres. Nous ne pouvons vraiment pas considérer la pauvreté comme un problème individuel. En fait, tout ce sur quoi nous pouvons compter, ce sont les autres, ainsi que sur notre capacité à nous organiser afin d'obtenir satisfaction de nos besoins fondamentaux, et pour cela, les autres sont indispensables.

L'estime de soi avant tout

PI. En quoi consiste votre programme ?
CH. Nous avons adopté une certaine politique concernant les personnes qui nous rejoignent et qui ont un besoin d'aide alimentaire, vestimentaire et de logement. Lorsqu'elles arrivent au sein du groupe, nous ne nous occupons pas seulement de ces problèmes. Elles doivent également suivre des cours et s'engager à contribuer à mettre fin à la pauvreté et à la pénurie de logement dans ce pays. Les premiers cours retracent l'histoire de l'organisation et posent la question : « Pourquoi y a-t-il des pauvres dans ce pays ? » Nous mettons l'accent sur l'estime de soi car la plupart des pauvres qui entrent dans notre organisation sont persuadés qu'ils n'ont pas la moindre valeur. Et nous nous appliquons à leur enseigner la signification de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

PI. Cette école transforme-t-elle les gens ?
CH. Oh oui, c'est très étonnant. Ceux qui viennent à nous ne pensent pas avoir le droit de manger tous les jours et croient qu'ils sont des ratés parce qu'ils n'ont pas été capables de nourrir leurs enfants convenablement. Le déclic qui les amène à se mettre en colère et à pourvoir à ce que plus personne n'ait faim dans ce pays, surtout les enfants, est en soi un processus de transformation.

PI. Comment le KWRU est-il lié à la Campagne des pauvres pour les droits économiques de l'homme (PPEHRC) ?
CH. Le KWRU a utilisé un autobus pour sillonner le pays, à la recherche de ce que nous appelons les violations des droits économiques de l'homme. Cela nous a permis de découvrir d'autres organisations qui s'attaquent à la pauvreté et qui sont menées par les pauvres eux-mêmes. C'est à partir de là que nous avons créé le PPEHRC.
Le PPEHRC est le plus vaste mouvement qui lutte pour que chacun accède au moins à ce que la déclaration universelle des droits de l'homme revendique : le droit à un emploi convenablement rémunéré, le droit à un logement décent, la garantie d'une éducation et de soins de qualité. Le KWRU est réputé pour ses écoles de droits économiques humains et enseigne les tactiques de survie et comment s'organiser au jour le jour. Pour avoir un puissant impact national et international, il faut une base solide.

PI. Qu'est-ce qui, selon vous, est unique dans ce que vous faites ?
CH. Le fait que l'ensemble du processus fonctionne sur l'engagement et non sur le profit. Notre personnel n'est pas rémunéré. Nous nous engageons vis-à-vis de ceux qui passent leur existence à résoudre les problèmes de nourriture, d'habillement et de logement. Nous ne commençons pas par distribuer des subsides, ce qui vient en premier, ce sont les problèmes et les besoins des gens et, que nous ayons de l'argent ou non, nous nous efforçons de les résoudre.

PI. Quel est votre espoir pour l'avenir ?
CH. Nous souhaiterions vivre dans un pays où les sans logis et la faim n'existeraient plus, ce qui ne nous semble pas être un objectif impossible à atteindre. Nous l'estimons tout à fait réalisable. Notre travail consiste uniquement à rendre les gens conscients de cela et à les amener à prendre position. La situation dans ce pays s'est tellement dégradée que personne ne peut plus se permettre de rester les bras croisés en déclarant que ce n'est pas son problème.

PI. Les gens entendent-ils ce message ?
CH. Absolument. Si les gens du fin fond de l'Iowa, les personnes âgées et tous les autres à travers tout le pays n'existaient pas, l'organisation ne tiendrait pas . On se rend tout de suite compte si les gens croient à ce que vous faites et entendent votre message lorsqu'ils vous envoient des chèques de 10 dollars depuis l'autre bout du pays, alors qu'eux-mêmes n'ont rien. C'est incroyable. Chaque jour, nous recevons en moyenne quatre cartons de lettres de personnes qui nous écrivent pour nous dire qu'ils n'ont pas de quoi s'acheter des médicaments, ou qu'ils ont des problèmes de logement, etc. La pauvreté ne choisit pas la couleur ou le quartier dans lequel vous vivez.

Une nouvelle génération de leaders

PI. Selon vous, quel est, à part l'argent, votre plus grand défi ?
CH. Notre plus grand défi est une course contre la montre afin de former le plus grand nombre possible de leaders parmi les pauvres et les gens de ce pays qui s'opposent à la pauvreté et désirent y mettre un terme. Nous savons que les riches et les puissants de ce pays sont parfaitement au courant de notre existence, et cela nous inquiète. C'est pourquoi nous devons créer une nouvelle génération de leaders au cours des deux prochaines années.

PI. Avez-vous déjà des opposants ?
CH. Absolument. On ne participe pas à la toute première pétition affirmant que le gouvernement des Etats-Unis est coupable de violation des droits économiques de l'homme sans s'attendre à des réactions. Il y a des gens qui nous aiment et nous le disent, et d'autres qui préféreraient que nous disparaissions et qui nous l'ont clairement fait comprendre. C'est pourquoi il est si important que la presse parle de notre travail et que le plus grand nombre possible de gens soient au courant, car ce n'est qu'ainsi que nous aurons un certain degré de sécurité.

PI. Une date a-t-elle été fixée pour votre procès à propos de la manifestation contre l'OMC ?
CH. Le juge a renvoyé l'affaire, mais uniquement parce que des milliers de lettres sont arrivées du pays tout entier, et même du monde entier, sur le bureau du District Attorney. C'est la seule raison pour laquelle je n'ai pas été emprisonnée, du moins pour le moment, car la bataille n'est pas finie. Les deux années à venir seront déterminantes, et notre succès dépendra de notre capacité à former suffisamment de leaders prêts à mettre fin à la pauvreté et disposés à agir dans ce sens en se consacrant au développement de ce mouvement. Ce n'est que lorsque d'autres leaders seront prêts que je me sentirai en sécurité et que je serai sûre que le travail se poursuivra.

PI. Où en est la Campagne des pauvres pour les droits économiques de l'homme contre les Etats-Unis ?
CH. Cette pétition a été soumise à la Commission interaméricaine des droits de l'homme, le 1er octobre 1999. C'est sans doute dans le courant de l'année que nous passerons en jugement, et le gouvernement américain devra prouver qu'il ne refuse pas aux gens leurs droits fondamentaux. Cette journée sera certainement très intéressante. Nous continuons à réunir de la documentation et nous avons eu la chance de recevoir l'aide de plusieurs juristes d'exception. Ils commencent enfin à se manifester et disent : « Nous nous occupons sans cesse de réprimer les délits – le temps est venu pour nous de faire quelque chose en amont. Que l'on nous prenne pour des fous ou non, nous pensons que le fait de refuser aux gens la satisfaction de leurs besoins fondamentaux constitue une violation des droits de l'homme. » C'est à cela que servira ce procès.

PI. Comment en êtes-vous venue à décider d'engager ce procès ?
CH. Les gens et les gouvernements sont appelés à s'élever dans le monde entier contre la violation des droits de l'homme, et nous avons estimé que le moment était venu de le faire ici, parce que nous avons perdu trop d'êtres chers.

PI. Avez-vous des projets dont vous aimeriez informer nos lecteurs ?
CH. Oui. En novembre, après les élections présidentielles, nous tiendrons le tout premier Sommet mondial des pauvres pour mettre fin à la pauvreté. Ce sommet se tiendra à New York, et nous demandons aux gens de nous envoyer des idées de débats ainsi que des documents, et de continuer à consulter notre page sur le web pour de plus amples informations. Nous avons besoin de toute l'aide possible, notamment en matière de traductions.

PI. Avez-vous d'autres besoins immédiats ?
CH. Oui. Nous avons un besoin urgent de véhicules, nous en avons perdu tellement cette année. Les véhicules que nous recevons ont généralement une durée de vie de trois mois, et les camionnettes servent à apporter de la nourriture à des centaines de personnes chaque jour. En ce moment, nous n'avons plus de camionnettes et nous distribuons la nourriture avec de simples voitures que nous louons à la journée.

PI. Avez-vous autre chose à ajouter ?
CH. Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons besoin d'aide. Je tiens à encourager les gens à consulter notre site web et à réfléchir à la manière dont ils pourraient utiliser leurs talents pour nous aider à poursuivre notre tâche.

Contact : Kensington Welfare Rights Union PO Box 50678, Philadelphia, PA 19132, USA, Tél. 215.203.1945.
Email <kwru@libertynet.org>. Site web <http://www.kwru.org>.





Home Kumari, ma fille népalaise

Interview de Trees van Rijswijk par Marijke op ten Noort

Trees van Rijswijk a parcouru 15 000 km à bicyclette à travers l'Inde, le Népal, le Tibet et la Chine, dans des conditions les plus difficiles. A son retour aux Pays-Bas, elle a écrit : Kumari, ma fille népalaise, ouvrage aussitôt devenu l'un des dix best-sellers néerlandais. Au Népal, elle a établi une fondation qui est à l'origine de la création d'un orphelinat, d'une école et d'un centre d'accueil pour mères célibataires. Marijke op ten Noort l'a interviewée pour Partage international.

Partage international : Vous avez réalisé ce que la plupart des gens se contentent de rêver. Qu'est-ce qui vous a poussée à vivre cette aventure ?
Trees van Rijswijk : C'est un vieux rêve d'enfant. Je voulais rencontrer des gens au style de vie et à la mentalité différents des miens. Me déplacer à bicyclette m'a permis ce face à face très différent du regard que l'on porte sur le monde à travers la vitre d'un car pour touristes. J'ai eu une vision directe, j'ai pu humer l'air et faire l'expérience de la réalité, m'arrêter quand je le décidais, et me reposer sous les arbres qui me plaisaient. En termes de réussite sociale, les Pays-Bas m'avaient comblée de faveurs : des diplômes, une brillante carrière de professeur, une bonne éducation et la foi en Dieu. Lorsque j'ai entrepris mon périple à vélo, j'ai laissé tout cela derrière moi et c'est devenu un voyage vers l'inconnu. C'est pour cette raison que j'ai choisi de partir seule et à vélo.

PI. J'ai trouvé votre ouvrage éloquent, stimulant et plein d'humour. Pourriez-vous nous dévoiler la genèse de votre projet, l'élément déterminant ? Vous écrivez par exemple : « Alors que je traversais l'Himalaya, ma conscience de la pauvreté s'est accrue... »
TvR. Oui, j'ai éprouvé une très grande empathie pour les intouchables, la caste la plus basse, pour les femmes, les enfants et les chiens errants. J'ai vécu dans le village de Tamsarya, au Népal, où j'ai fait l'expérience directe de l'épouvantable pauvreté de la population rurale.

PI. Vous avez même travaillé durant quelques jours en compagnie de ces femmes qui transportent des pierres dans les carrières, pour éprouver ce qu'elles ressentent à faire ce travail harassant, n'est-ce pas ?
TvR. Oui, ces femmes transportaient des pierres pour la construction d'une route. Elles travaillaient presque sans interruption de 8 h 30 du matin à 6 h du soir et rentraient ensuite chez elles pour s'occuper de leur famille et faire la cuisine. Il y a environ 50 000 enfants népalais qui travaillent pour l'industrie indienne ou qui se prostituent. Des entrepreneurs indiens transportent, par exemple, des familles népalaises entières par camions dans la jungle pour la cueillette des fruits destinés à la fabrication du savon – ce même savon qui est ensuite vendu au Népal à des prix exorbitants, pour permettre à la population de se laver les mains après une rude journée de travail. La même chose se produit pour la cueillette des herbes médicinales, le ramassage du bois et de certains champignons. Le gouvernement ferme les yeux. Il faut savoir que la durée de vie moyenne d'un Népalais est de 47 ans.

L'école Kumari

PI. Mais je suppose que le gouvernement s'est montré intéressé par le « projet miracle » que vous avez créé pratiquement à partir de rien et en si peu de temps. Comment vous y êtes-vous prise pour en faire autant si vite ?
TvR. Je pensais que si je pouvais traverser l'Himalaya à bicyclette, j'étais sûrement capable de monter une école pour orphelins en une année. Et précisément un an après, un orphelinat et une école étaient nés. Pour financer ce projet, j'ai donné conférence sur conférence, soir après soir, à travers tous les Pays-Bas. Je projetais des diapositives sur le Népal, sans chercher à faire pleurer l'assistance, mais en lui parlant simplement pour la rendre consciente de ce qui se passe là-bas. Une école s'est mobilisée pour collecter des fonds afin de construire la ferme. A travers notre fondation, nous avons pu recueillir de nombreux petits dons, et les gens continuent à nous en faire parvenir. Pour la construction de l'école, cent quarante habitants du village ont travaillé sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en se relayant. Des étudiants en architecture de Delf sont venus prêter leur concours, ainsi que de nombreux autres compatriotes qui ont travaillé aux côtés des Népalais. Je reçois encore aujourd'hui tellement d'offres de service que je ne parviens pas à les employer toutes. Cela montre combien nombreux sont ceux qui sont prêts à apporter leur aide.
Cette école destinée aux orphelins, aux enfants handicapés, aux enfants des rues et à ceux dont les parents survivent bien en deçà du seuil de pauvreté a ouvert ses portes en janvier 1997. Et depuis, tant d'événements se sont produits. L'école a eu un impact positif à une échelle plus vaste encore : soixante-trois enfants ont pu bénéficier d'un toit. En plus d'un abri, l'école apporte aussi une opportunité d'avenir. En partie parce que nous avons construit un bâtiment beau et solide, nous avons réussi à attirer de bons enseignants. Une étude gouvernementale a montré que les élèves de l'école Kumari étudient deux fois mieux que ceux des autres écoles népalaises. Et qui sait si, un jour, l'un de ces enfants ne deviendra pas ministre. L'excellente coopération du conseil d'administration, composé de représentants du village, fait que tout fonctionne sans heurt. L'école dispose maintenant d'un personnel permanent de sept membres qui soutiennent tous son projet social, reposant entre autres sur la suppression du système de castes et la rémunération égale des hommes et des femmes. Nous mettons en pratique nos idéaux : comme dans le cas de cette femme qui avait été rejetée par sa famille et répudiée en raison de sa stérilité, et que nous avons engagée pour s'occuper des enfants.
En dehors de l'enseignement de base, les professeurs donnent des cours de chant et de danse, ils aident à la préparation des repas et s'occupent de l'infirmerie. Le directeur de l'école ainsi que l'un des orphelins les plus âgés ont été formés aux soins élémentaires par un médecin néerlandais. Le concierge se rend utile en servant de coiffeur et en apprenant aux enfants la fabrication des briques. « Ils pourront ainsi construire leur propre habitation par la suite », déclare-t-il. L'école nourrit quotidiennement quatre-vingt-trois personnes, et chaque mois, dix enfants supplémentaires parmi les plus sous-alimentés des villages environnants sont accueillis à la cantine. Nous essayons, autant que possible, de vivre de la production de nos potagers et de la ferme, qui servent de terrain d'expérimentation pour les enfants attirés vers les travaux manuels. Ils ont une grande capacité d'apprentissage, mais la chose la plus importante que nous essayons de mettre en pratique c'est le respect de chacun et de la vie.

PI. D'après votre livre, je crois comprendre que vous avez dû vous trouver quelquefois dans des situations plutôt dangereuses. N'avez-vous jamais eu le sentiment de recevoir une aide invisible ?
TvR. Oui, on m'a aidée de manière parfois extraordinaire, mais j'aurais beaucoup de mal à en parler : en fait, je préfère même ne pas essayer. J'espère simplement pouvoir dire un jour : « J'ai apporté ma petite contribution. » 






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.