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Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2000 - N° 145

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home L'art de coopérer

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

De plus en plus, les hommes s’aperçoivent de la gravité des problèmes auxquels ils sont aujourd’hui confrontés. Sur tous les fronts – politique, économique et social – ces problèmes se multiplient, avec leur cohorte de tribulations et de déchirements. Si l’on y ajoute la dégradation de l’environnement engendrée par l’attitude désinvolte de l’homme envers la nature et ses ressources, l’avenir de l’humanité paraît plus sombre encore. Ainsi se fait jour la prise de conscience que la vie humaine est en péril, et qu’il faut faire quelque chose de radical avant qu’il ne soit trop tard.

Que peut donc bien faire l’homme pour échapper au désastre ? Quelles mesures peut-il prendre, ne serait-ce que pour atténuer la menace qui pèse sur lui ?

Le poison de la compétition

La réponse à cette question est relativement simple mais, semble-t-il, difficile à saisir pour les hommes, prisonniers qu’ils sont du carcan de leur propre conditionnement.
 
Les hommes doivent se libérer du poison de la compétition, ils doivent percer à jour le mirage qu’elle constitue et, percevant l’unité du genre humain, adopter la coopération pour le bien général. Seules la coopération et la justice sauveront les hommes de la catastrophe qu’ils ont eux-mêmes engendrée ; seules la coopération et la justice leur assureront un avenir. Dans de telles conditions, l’homme n’a guère le choix et devra accepter que la clé de son salut réside dans la coopération.
 
Une potion magique
 
Quand les hommes choisiront la coopération plutôt que la compétition, ils auront l’impression qu’une potion magique a fait son apparition dans leur vie. Ils seront surpris de la facilité avec laquelle les problèmes les plus tenaces trouveront une solution et s’émerveilleront de voir les actions les plus simples faire reculer les limites du possible : par la coopération, et par elle seule, les hommes apprendront le véritable art de vivre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes apprendront-ils à apprécier la beauté de relation que seule la coopération peut leur apporter. C’est par la coopération que la nouvelle civilisation se construira, que la nouvelle science se révélera, que la nouvelle compréhension se manifestera. Ainsi les hommes grandiront-ils ensemble dans la découverte de leur divinité. Ainsi connaîtront-ils la joie et le bonheur de pareille unité.
 
La Fraternité manifestée
 
Les Maîtres, vos Frères aînés, ne sont pas des novices en matière de coopération. Dans tout ce qu’ils font, la coopération occupe une place centrale. Il ne pourrait en être autrement dans la Fraternité manifestée, où le chancre de la compétition est inconnu.
 
Nous formons sincèrement le vœu que les hommes apprennent l’art de la coopération, et à cette fin nous ferons office de mentors, enseignant par l’exemple. Si libératrice est la coopération qu’il y a vraiment de quoi s’étonner que les hommes aient tant tardé à en apprendre les joies.
 
L’ère de la compétition touche à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d’abondance, la cupidité et la séparation s’effaceront également des mémoires. A la place de ces fléaux émergera la coopération, bénédiction qui garantira aux hommes leur divinité essentielle. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes en viendront-ils à comprendre une autre facette de la nature de Dieu.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les Inuit prennent possession de leur nouveau territoire

par Helena Katz Source : American News Service

Quebec, Canada

Vêtu des traditionnels manteau et pantalon blancs des Inuit, Mariano Aupilardjuk joue doucement du tambour tout en interprétant en inuktitut une chanson de sa composition. Afin de préparer la célébration du premier anniversaire du territoire canadien de Nunavut, Blancs et Inuit, jeunes et moins jeunes, se sont rassemblés pour une conférence tenue à l'Université Laval à Québec.

Leur attention est focalisée sur cet aîné à la barbe grise, portant des lunettes, âgé de 75 ans et originaire de Rankin Inlet, et qui ne parle que l'inuit. Il a connu de nombreux changements au cours de sa vie et a été notamment témoin de l'influence croissante des lois et des méthodes des Blancs au Canada du Nord.

Mais rien ne fut jamais aussi important que la revendication de son peuple pour l'attribution d'un territoire, ce qui eut pour effet de redessiner la carte du Canada pour la première fois en l'espace de cinquante ans et donna naissance au Nunavut dans la partie Est de l'Arctique canadien, le 1er avril 1999. Couvrant un cinquième du territoire canadien, ce qui représente une surface de 1 976 300 kilomètres carrés, le Nunavut a une population composée à 85 % d'Inuit. L'accord du Nunavut pour l'attribution de terres, passé en 1993 entre les Inuit, le gouvernement canadien et les Territoires du Nord-Ouest, fut le plus important accord de ce genre dans l'histoire canadienne.

En 1963, une première proposition pour le partage des Territoires du Nord-Ouest échoua mais l'idée ne fut jamais abandonnée. D'après John Amagoatik, qui préside la Commission d'exécution du Nunavut, il paraissait évident que l'exploration pétrolière sur les terres inuit allait obliger les dirigeants locaux à organiser et à contrôler leurs propres ressources.

« Les Inuit commencèrent à prendre conscience de leur impuissance, dit-il. La plupart d'entre nous étions de petits esquimaux timides, effrayés d'offenser quiconque. Mais à une époque de victoires des droits civiques et de gains politiques obtenus ailleurs par des minorités, une nouvelle génération de leaders inuit émergea, des leaders qui ne craignaient pas d'affronter les gouvernements et les compagnies pétrolières. Ils constatèrent également un manque de respect envers les droits des Inuit et ils furent tous d'accord sur la nécessité d'un changement. Nous fûmes inspirés par Martin Luther King ainsi que par Nelson Mandela. »

L'apprentissage de la responsabilité politique

Les Territoires du Nord-Ouest étaient également trop vastes et la population trop diverse pour répondre aux besoins des Inuit. « Avant leur division, les Territoires du Nord-Ouest couvraient une superficie de plus de 2,8 millions de kilomètres carrés sur quatre à cinq fuseaux horaires différents, explique-t-il. Les cultures impliquées étaient également très variées et étaient représentées par des Européens, des Inuit et par cinq à six tribus indiennes. » Les Inuit sentaient qu'ils avaient des difficultés à se faire entendre. « A Yellowknife, le gouvernement ne protégeait pas nos intérêts. Il ne respectait pas nos droits à la terre et n'offrait pas le genre de système éducatif que nous voulions pour nos enfants, ajoute J. Amagoatik. Il devint évident pour nous que si nous voulions faire avancer nos revendications et préserver notre culture et notre langue, il nous faudrait mettre en place un nouveau gouvernement. »

Ainsi débuta l'aventure vers le Nunavut. Au cours d'un plébiscite tenu en 1982, 53 % des résidents votèrent en faveur de la division des Territoires du Nord-Ouest. La définition des frontières de ce territoire nécessita encore dix années de négociation.

L'accord pour la division du territoire fut finalement signé en 1993, trente ans après l'échec du premier accord. Les Inuit choisirent comme capitale Iqaluit située à la pointe sud des îles Baffin. L'inuktitut fut choisie comme langue de travail du gouvernement.

Le Nunavut célébra son premier anniversaire le 1er avril 2000. Peter Ittinuar, ministre assistant délégué au Département du développement, sait qu'il reste encore un long chemin à parcourir : « Nous tentons de démontrer que nous sommes capables de faire fonctionner un gouvernement et que nous intégrons ce qu'il y a de meilleur chez les Occidentaux et les Inuit, » a-t-il déclaré.

Les ministères mettent en place des groupes de travail afin de s'assurer que les structures et les services sont adaptés à la culture inuit. Dans un souci de maintien des traditions, les dix-neuf membres élus de l'Assemblée législative choisissent le chef du gouvernement et les ministres par consensus plutôt que par un vote majoritaire. L'accord pour l'attribution de terres entraîna également la création de postes de fonctionnaires. Ceci impliqua le recrutement et la formation, parmi une population dont plus de la moitié est âgée de moins de 25 ans et dont seulement environ le quart est diplômée de l'enseignement secondaire. Jusqu'ici, cette société n'a jamais rien connu de tel.

« Je suis un bureaucrate fraîchement nommé et je ne pensais pas que les fonctionnaires étaient aussi malins ! » plaisante P. Ittinuar. En 1995, le gouvernement canadien débloqua près de 40 millions de dollars pour le recrutement et la formation. « Mais jusqu'à ce qu'un gouvernement territorial ou des descriptions de postes aient été mis en place, cette initiative se révéla être un véritable challenge, a déclaré Marcel Fortier, conseiller en développement des ressources humaines au Département des affaires indiennes et du développement pour le Nord. Il fallait préparer des gens pour des fonctions qui n'avaient pas encore été définies. »

A la recherche d'un équilibre entre traditions et progrès

La formation se poursuit en partie grâce à un programme sur trois ans organisé par le Collège arctique, à Rankin Inlet, et une variété de mesures qui encouragent les étudiants à poursuivre leurs études.

Au fur et à mesure que le nouveau territoire deviendra autonome, des emplois se créeront en dehors du secteur public. D'après J. Amagoatik, bien que les Inuit reprennent possession de leurs terres, il leur faudra exercer un plus grand contrôle sur leur économie. « Celle-ci est encore aux mains des gens du Sud. » Des secteurs actuellement en développement tels que le tourisme amèneront une stabilité et des avantages à long terme alors que le nouveau territoire diversifie son économie sur le chemin qui mène à l'autonomie. « Nous ne pouvons nous contenter de chasser, de tendre des pièges et d'exploiter la terre, comme nous le faisions jusqu'à présent, remarque J. Amagoatik. Nous devons également donner la priorité à des actions telles que la réforme du Droit et du système éducatif afin de répondre aux besoins spécifiques des Inuit et faire face à la crise du logement qui touche en particulier Iqualit. »

Mais le gouvernement territorial doit également relever un challenge moins tangible : sauvegarder une ancienne culture et assurer sa survie. « N'hésitez pas à poser des questions sur ce qui se fait au Nunavut ou pour le Nunavut, a déclaré Peter Irniq, conseiller spécial aux Affaires culturelles à l'Assemblée législative, devant plus de 60 jeunes qui prenaient part à la conférence de Québec. Un jour, vous aurez à prendre ces responsabilités. »

Dans une présentation où se mélangeaient l'anglais et l'inuktitut, P. Irniq souligna que la préservation de la langue et de la culture des Inuit serait une mission importante pour le gouvernement. « Lors de la constitution du gouvernement, on nous fit savoir que nous étions les gardiens de la culture et de la langue traditionnelle des Inuit. Les prochaines années seront déterminantes en ce qui concerne la sauvegarde de ces valeurs. »

Cela est possible en encourageant les Inuit à écrire sur leur propre culture, plutôt que de continuer à confier cette tâche aux gens du Sud. « Nous devons documenter avec précision notre propre histoire et l'écrire nous-mêmes, déclara-t-il sous les applaudissements de l'audience. Nous devrions consigner notre tradition orale ainsi que nos chansons. Elles témoignent de notre passé, éclairent notre situation actuelle et nous aident à comprendre où nous allons. »

Pour les aînés comme J. Aupilardjuk qui connurent de nombreux changements depuis leur enfance, il en existe d'autres à venir, étant donné la croissance du Nunavut et le fait que ses habitants continuent à réclamer le contrôle de leurs terres, de leurs ressources, de leur culture et de leur identité. Mais pour J. Aupilardjuk et d'autres tels que lui, ces changements seraient seulement de nature à rendre au Nunavut sa place d'antan.

Pour information : geocities.com/Athens/9479/inuit.htlm




Home Un magazine pas comme les autres pour les ados

par Mieke H Bomann Source : American News Service

Au cours de son adolescence, Alison Amoroso ne trouvait aucun article dans la presse habituelle qui fasse écho à ce qu'elle ressentait. Américaine d'origine italienne, intelligente, et blessée par les rebuffades sexistes de ses camarades de classe, Alison trouvait peu de consolation dans les magazines pour adolescents montrant surtout des blondes fardées filiformes, désespérément en quête de l'attention masculine.

Une alternative pour la jeune génération

Déterminée à proposer une alternative pour la jeune génération, Alison Amoroso et un groupe d'amis lancèrent en 1990 Teen Voices (Voix d'ados), un magazine trimestriel dont le siège est à Boston, Etats-Unis, où des jeunes filles de 12 à 19 ans apparaissent sous toutes les formes, couleurs et tailles.

Teen Voices publie le travail de jeunes femmes qui s'affirment avec intelligence et sensibilité. « La plupart des magazines ciblent ce groupe d'âge, déclare A. Amoroso qui, maintenant devenue psychologue, vérifie chaque article afin qu'il corresponde aux critères d'âge et de genre. Nous disons qu'il est dur de grandir et qu'il y a une façon de se sentir plus normale. »

Nombre des 13 000 abonnées et des 75 000 lectrices estimées sont issues de familles à faibles revenus, et sont particulièrement exposées aux violences sexuelles et à la toxicomanie. Certaines ne lisent pas couramment et d'autres savent à peine écrire. Mais cela n'empêche pas le magazine de traiter de sujets complexes comme l'inceste, l'analphabétisme et le problème des mères adolescentes. La plupart des articles sont écrits à la première personne, et tous avancent des idées positives sur la manière de gérer les situations difficiles et de les éviter.

Dans la dernière édition, une jeune fille de 16 ans, souffrant d'une scoliose, encourage toutes celles qui sont dans le même cas à ne pas avoir peur. Diana Randolph, âgée de 18 ans, raconte combien il est difficile d'élever un enfant alors que l'on est encore scolarisé. On peut y trouver également l'interview d'une adolescente qui habite en République Dominicaine, ainsi que l'histoire culturelle des termes « négro » et « négresse », et leur effet sur certaines adolescentes.

Un magazine différent

Selon les termes d'Erinn, 16 ans, qui passe en revue le magazine pour le site Internet , les articles de Teen Voices « traitent de sujets que les magazines habituels ont tendance à éviter. Teen Voices n'est pas rempli de publicités, il n'aborde pas les problèmes habituels de garçons ou de questions d'habillement. Ce n'est pas non plus le genre de magazine que vous achèteriez pour vous distraire, au contraire, il est trop sérieux », note-t-elle.

Peut-être, rétorquent ses rédacteurs, mais une partie de la mission de Teen Voices est de placer les magazines grand public comme Seventeen (Dix-sept ans) et Teen (Ado) dans une sorte de perspective. Ils admettent que beaucoup des lecteurs de Teen Voices lisent probablement aussi l'un ou l'autre de ces magazines, et ils se servent de ce fait comme d'une occasion éducative.

Dans son dernier numéro, par exemple, Teen Voices incite ses lecteurs à écrire à Glenda Bailey, éditrice du magazine Marie-Claire, pour protester contre un article recommandant vivement aux jeunes femmes de mettre leur corps en valeur en achetant certains sous-vêtements « amplificateurs, effaceurs ou modeleurs de formes. »

« De quel côté est-elle ? », demande Teen Voices dans sa rubrique « Qu'en pensez-vous ? » Tout en étant résolument féministe et engagée, la revue propose de nombreux articles et chroniques consacrés aux adolescentes. Dans la rubrique « Cuisine », on peut trouver par exemple des recettes saines faciles à faire chez soi. Une rubrique « Conseils aux ados » répond aux questions concernant des sujets tels que l'obligation de rentrer à une heure précise ou les rivalités entre frères et sœurs. Une rubrique intitulée « Art et culture » présente des livres, des musiciens, des disques, etc., et d'émouvants poèmes sont insérés çà et là dans la revue.

Des annonces soigneusement sélectionnées

Ce que les lecteurs ne trouveront pas, ce sont les publicités consacrées à la beauté et à la mode. Alors que dans les mensuels courants, le contenu éditorial est difficile à distinguer de la publicité, dans Teen Voices les annonces sont soigneusement sélectionnées.

« Nous souhaitons offrir des services de qualité, et nous assurer que les annonces ne manquent pas de respect à l'égard des adolescentes », déclare A. Amoroso. Parmi les publicités du dernier numéro figurent des écoles, des livres, un article sur le respect, des informations sur diverses alternatives à la vivisection, des produits de beauté bio, et en cadeau un catalogue de T-shirts et de CD pour les vacances.

Des histoires authentiques

Le magazine, qui sert également d'atelier de journalisme à trente jeunes femmes qui ont participé à sa création, est financé en partie par des dons privés. La plupart des membres de l'équipe sont bénévoles. Plus de soixante personnes donnent de leur temps. A. Amoroso, qui joue le rôle de rédactrice en chef, affirme que les échéances budgétaires sont toujours un casse-tête, mais Teen Voices a réussi à tenir alors que plusieurs revues consacrées aux ados, notamment Blue Jean, et Empowered, ont dû interrompre leur publication.

Trente-trois pour cent des souscripteurs sont des enseignants, des conseillers scolaires, des travailleurs sociaux et des éducateurs, qui trouvent dans Teen Voices des histoires intéressantes qui sonnent juste. C'est particulièrement vrai à San Francisco, où un programme affilié appelé « Bay Area Teen Voices » propose des ateliers de journalisme et d'écriture à des adolescentes en détention. Leur travail est ensuite publié dans la revue. Comme toutes les histoires relatées dans Teen Voices, les écrits proposés par ces jeunes filles, qui ont vécu des vies difficiles, sont publiés tels quels, après juste quelques corrections grammaticales.

« L'idée est d'être aussi authentique que possible », a déclaré Melina O'Grady, directrice du programme de Bay Area. « S'il y a un argot particulier, nous ne changeons rien. Les idées sont profondes mais le langage est simple. »

Le but de Teen Voices est que des adolescentes aident d'autres adolescentes. Dans les pages de leur magazine, des adolescentes donnent des conseils, s'apitoient, écoutent les autres avec compassion et apportent des informations utiles. Plutôt que de publier un guide des « six débardeurs les plus sexy », Teen Voices met l'accent sur le caractère et les émotions.

« Nous essayons de les encourager à accorder de la valeur aux particularités de chacun, à ce qu'elles sont, à ce qu'elles font pour leur communauté, à la manière dont elles traitent les membres de leur famille, plutôt qu'à l'aspect physique », a expliqué Alison Amoroso.


Contact : Teen Voices, P.O. Box 120-027, Boston, Massachusetts, 02120027, E.U.
Site Internet : www.teenvoices.com

 

 




Home Tournée de Benjamin Creme eu Japon

Maitreya visite l'exposition de Share International

par Michiko Ishikawa

La tournée de l'an 2000 de Benjamin Creme au Japon a connu dès le début un succès sans précédent : à Tokyo, le 13 mai, 1 100 personnes ont assisté à la conférence, dont plus de 70 % entendaient Benjamin Creme pour la première fois. Cette tournée s'est terminée par le week-end de rencontre des groupes de transmission qui a réuni à Shiga des personnes venues de tout le Japon. Lors des conférences de Tokyo et d'Osaka, Maitreya et des Maîtres sont apparus sous divers déguisements. [Voir notre Courrier des lecteurs : Travail d'équipe.] L'esprit de coopération et la joie étaient manifestes dans tous les groupes, et ceci s'est reflété dans le succès des conférences et des méditations de transmission ouvertes au public, où le nombre de participants est allé de 200 (à Fukuoka) jusqu'à 370 (à Tokyo).

Le succès des conférences de Tokyo, Nagoya, Osaka et Fukuoka montre que les groupes japonais ont trouvé le moyen de surmonter les obstacles qui avaient perturbé leurs activités au cours des années passées, à la suite de l'affaire de la secte Aum Shinrikyo (dont certains membres avaient répandu du gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995). Attisées par la manipulation médiatique de l'incident, la crainte et la méfiance du public à l'égard de tout ce qui a trait à la méditation, à la spiritualité et aux activités religieuses, atteignaient l'hystérie collective. Au cours des dernières années, les médias ont poursuivi sans merci un certain nombre de musiciens populaires et de célébrités qui semblaient avoir soudain changé leur manière de vivre plutôt matérialiste pour une approche plus intérieure, les accusant d'avoir subi « un lavage de cerveau ».

Les activités de ceux qui travaillent pour l'Emergence et pratiquent la méditation de transmission sont devenues très surveillées et de nombreux groupes se sont vu refuser l'utilisation de lieux publics pour leur méditation de transmission hebdomadaire. Lorsqu'un groupe de Tokyo chercha à louer une salle publique dans l'intention d'y faire une exposition photographique des miracles relatés dans Share International [la version originale anglaise d'où est extrait Partage international], l'accord lui fut refusé.

Des approches nouvelles

En 1999, les groupes japonais ont adopté plusieurs approches nouvelles afin de faire connaître Maitreya et ses priorités. L'une d'entre elles fut une exposition des photographies publiées au dos de la couverture de Share International. Chacune de ces pages fut agrandie et exposée sur des panneaux de trois tailles différentes. Ces 150 panneaux furent divisés en trois catégories suivant le type de photos et les citations qui les accompagnent : la faim, la pauvreté, la cupidité ; le service, le partage, les droits des enfants ; la paix et la justice, la famille, les transformations mondiales.

Intitulée le Partage sauvera le monde, cette exposition incluait une description de son but et de ses intentions, des informations concernant la revue, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les priorités de Maitreya. De manière à établir le lien entre l'exposition et la conférence de Benjamin Creme, et également avec mes propres conférences, commencées en septembre 1999, nous avions ajouté nos profils : Benjamin Creme en tant que rédacteur en chef de la revue originale en anglais, et moi-même en tant que rédactrice de la version japonaise. Ainsi les groupes avaient-ils des prospectus sur les conférences et des brochures à distribuer. D'anciens numéros de Share International en japonais ont également été mis gratuitement à la disposition du public.

Chaque conférence était précédée de l'exposition dans la même ville. Les groupes locaux se sont arrangés pour obtenir l'autorisation d'exposer les photos dans divers lieux publics. Des tirages de clichés exposés étaient mis à la disposition des personnes intéressées. Une fois l'accord obtenu, les responsables louaient à Share Japon un ensemble de panneaux de différentes tailles et de conceptions diverses, en fonction des lieux. Dans la plupart des cas, il ne fut pas nécessaire que les membres du groupe soient présents à l'exposition, excepté occasionnellement pour ranger les brochures et prospectus d'information mis à la disposition du public.

Des expositions à grand succès

Entre janvier et mai 2000, quarante-cinq expositions ont été organisées dans vingt-deux villes, d'une durée allant d'une semaine à un mois. Les lieux choisis furent des banques, des bureaux de poste, des halls d'accueil d'hôtels de ville, des écoles, des salles publiques, des grands magasins, des galeries, des librairies, etc. Elles ont remporté tant de succès que dans certaines villes elles ont fait l'objet de comptes rendus dans la presse locale. Le public était touché à tel point que certains employés des mairies et des bureaux de poste faisaient eux-mêmes connaître l'exposition et en recommandaient la visite. Certaines personnes recopiaient des citations imprimées en-dessous des photographies.

L'élégant reporter

Selon une de nos collaboratrices de Tokyo, à l'exposition qui eut lieu dans une galerie à Yokohama, et dont elle s'est occupée avec deux autres personnes, un homme élégant ayant l'air d'un reporter est entré, tenant à la main un appareil photo professionnel, et a examiné avec beaucoup d'attention chacune des photographies exposées. Puis il s'est assis et a bavardé avec les responsables pendant deux heures. Il ne tarissait pas d'éloges, disant que l'exposition était magnifique et qu'il s'agissait de « vraies » photographies. Il dit que lui-même avait pris de nombreuses photos et aimerait faire une exposition de ce genre mais qu'il était si occupé qu'il n'arrivait même pas à développer les films, sans parler de faire une exposition. Il dit également : « Si davantage de gens pouvaient voir ces photos et les messages qui les accompagnent, et y réfléchissaient, il est probable que le monde changerait. » Puis, il ajouta : « Les choses continueront à empirer. Cela ne changera pas, à moins que ne survienne quelque désastre extraordinaire qui nous oblige à un changement radical. »

Il fut par la suite confirmé par le Maître de B. Creme que cet homme était Maitreya. [Pour davantage de détails, consulter, dans notre Courrier des lecteurs, la lettre de N. I., « Un succès certain ».



Point de vue

Home Il faut améliorer l'accès aux médicaments de première nécessité

par Gro Harlem Brundtland

En ce début du XXIe siècle, 1/3 de la population mondiale n'a pas accès aux médicaments indispensables à sa santé. Dans les parties les plus pauvres d'Afrique et d'Asie, ce chiffre dépasse 50 %. Il est scandaleux qu'une petite minorité de riches puisse utiliser les médicaments importants tandis que des millions d'autres personnes, qui en ont besoin, sont obligés de s'en passer.

Selon les derniers chiffres de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), 10,3 millions d'enfants de moins de cinq ans sont morts l'an dernier dans les pays en développement. Environ 8,6 millions de ces décès étant le fait de maladies transmissibles, de carences alimentaires et de la mauvaise qualité des conditions périnatales. Une large proportion de ces morts aurait pu être évitée si les enfants à risques avaient pu recevoir les médicaments adéquats.

Un libre accès aux médicaments

Les pays en développement, qui forment les 3/4 de la population mondiale, ne reçoivent qu'entre 1/4 et 1/3 des revenus créés par l'économie mondiale. Tandis que les pays développés s'efforcent de maîtriser leurs dépenses de santé, ceux en développement en sont encore à faire face aux problèmes de base, comme l'absence d'infrastructures sanitaires élémentaires, l'insuffisance par manque de fonds de la partie du budget dévolu à la santé, le coût élevé des nouveaux produits pharmaceutiques. L'accès aux médicaments est un élément stratégique central dans toute politique de santé.

La question de l'accès aux médicaments est complexe, car elle comprend de nombreux facteurs : les systèmes de distribution, le financement, l'approvisionnement et les prix. Les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres : leur approvisionnement, leur stockage, leur contrôle et leur distribution demandent des compétences spécifiques. L'OMS soutient toute mesure qui renforcera l'accès aux médicaments essentiels. Le fossé qui sépare aujourd'hui les pays riches et pauvres dans cet accès constitue un gigantesque échec du marché, et nous ne réussirons à le combler qu'en établissant une large gamme de partenariats entre les gouvernements des pays en développement et industrialisés, les institutions financières et l'industrie pharmaceutique.

1,5 milliard de personnes vivent dans une pauvreté extrême dans laquelle les maintient une mauvaise santé, et n'ont pas accès à des soins efficaces. Un autre milliard, au moins, bien que dans une situation légèrement meilleure, n'ont pas la possibilité de recevoir les soins dont ils ont besoin, faute d'argent ou, tout simplement, de services médicaux, parfois inexistants.

Si les compagnies pharmaceutiques ont l'obligation morale de contribuer à la solution et d'aider les pauvres à obtenir un accès durable aux médicaments à des prix abordables, il est impératif d'abaisser les protections douanières et les marges de distribution, et de faire accepter politiquement la notion de « prix équitable », en particulier pour les quelques médicaments de base récents qui sont si vitaux pour la santé.

Mais l'acceptation de ce « prix équitable » est une décision politique, dont l'initiative incombe aux gouvernements des pays industrialisés. En retour, il revient à ceux des pays en développement d'améliorer les systèmes de financement, d'importation, d'achat et de distribution afin de mettre les médicaments, les vaccins et l'équipement médical à la portée de tous.

Les stratégies et les politiques de lutte contre la pauvreté et d'accès aux soins et aux médicaments doivent être suffisamment larges pour englober l'ensemble des facteurs de santé, et être clairement axées sur la mise à la disposition de tous des services médicaux et des médicaments.

Une médecine accessible à tous

Au Brésil, par exemple, qui a compris l'importance d'une médecine accessible à tous, la Politique nationale du médicament promeut les médicaments génériques en rendant obligatoire, pour les achats publics, l'adoption des noms génériques, et en encourageant leur prescription et leur utilisation.

La promotion des génériques peut aider à atteindre les objectifs de réforme à la fois en rendant les prix des médicaments plus abordables, en augmentant le choix des produits pharmaceutiques disponibles et en en rationalisant la sélection et l'utilisation.

L'Union européenne s'est fixé trois objectifs majeurs, concernant la fixation du prix et le remboursement des médicaments, avec pour buts de contenir l'augmentation des dépenses de santé, de renforcer la compétition par une plus grande transparence du marché et par l'encouragement des génériques, et enfin de faire prendre conscience aux patients du coût réel des médicaments en les informant mieux du rapport coût/bénéfice des alternatives thérapeutiques.

L'OMS encourage depuis longtemps les politiques du médicament fondées sur la promotion de génériques à la qualité garantie, une stratégie qui s'est avérée payante pour maîtriser la consommation médicale.

Il devient de plus en plus clair que non seulement la pauvreté est cause de mauvaise santé, mais que cette mauvaise santé maintient dans la pauvreté. L'évidence a fini par s'imposer qu'investir dans la santé est une façon mesurable et efficace de réduire la pauvreté. Si toutes les transitions économiques, sans exception, qui se sont opérées au cours des deux derniers siècles ont montré que l'amélioration de la santé entraîne un abaissement de la mortalité infantile et une augmentation de l'espérance de vie, l'accès universel aux médicaments de première nécessité et aux vaccins est lui aussi un raccourci vers cette réduction de la mortalité et vers l'amélioration de la santé pour tous, et constitue l'une des mesures les plus efficaces en matière de santé qu'un pays puisse prendre.

Nous avons pour mission commune de rendre les médicaments accessibles à tous ceux qui en ont besoin, quels que soient leurs revenus. C'est possible, si nous agissons ensemble.





Tendances

Home Un diagnostic indolore

Source : Avis 1, Norvège

A l'Institut d'électronique physique de Trondheim, en Norvège, a été mise au point une méthode permettant un diagnostic indolore de la jaunisse chez le nouveau-né.

Chaque année, environ 5 % des enfants norvégiens naissent avec la jaunisse, maladie causée par un excès de bile dans le sang. Les diagnostics, traditionnellement réalisés par des prises de sang pratiquées plusieurs fois dans le talon du bébé, étaient douloureux pour l'enfant et traumatisants pour les parents. Désormais, grâce à une nouvelle technique basée sur une source externe de lumière qui pénètre la peau, des médecins ont la possibilité de collecter les informations indispensables pour rendre un diagnostic sur l'état des tissus, sans avoir recours aux méthodes traditionnelles traumatisantes. La source de lumière utilisée peut être une simple ampoule électrique.

Cette même méthode peut être utilisée pour le diagnostic de cancers de la peau et de brûlures, sans avoir à prélever des échantillons de tissus dermique.


 




Home Un traitement efficace contre le cancer

Source : Avis 1, Norvège

Un nouveau produit contre le cancer de la peau a été conçu par le laboratoire norvégien Photo-Cure. Une pommade contenant un composé chimique qui se concentre seulement dans les cellules cancéreuses est appliquée sur la peau. Après trois heures, la peau est comme illuminée par une lumière rouge, identifiant ainsi les cellules cancéreuses. Un traitement à base de lumière peut être dirigée avec précision afin de les détruire tout en évitant les cellules saines adjacentes.

Après avoir testé ce traitement sur 3 000 patients, la recherche clinique montre que 90 % des cas sont guérissables. Ce traitement sera également utilisé pour le psoriasis, les verrues et l'acné. Jusqu'à présent, on utilise la chirurgie et la radiothérapie pour traiter les cancers de la peau.

Ce laboratoire est également en train de mettre au point d'autres produits pour le traitement des cancers internes de la bouche, de la gorge, du colon, du rectum et des cancers gynécologiques.




Home Des diamants pour la paix

Source : BBC TV Ceefax, G.-B.

D'après une récente étude de l'Institut international pour les études stratégiques, le nombre de décès annuels dus à des conflits armés, au niveau mondial, est passé de 170 000 à 110 000 depuis août 1998, l'Afrique sub-saharienne totalisant 60 % de ces décès.

Le groupe de pression Global Witness s'est mobilisé contre l'achat de diamants aux pays africains qui utilisent les revenus de leurs mines pour financer la guerre. Alors que la Namibie et le Botswana, ont atteint une croissance économique et une stabilité grâce à leurs ressources minières, l'Angola, la Sierra Leone et le Liberia dépensent leurs revenus en armant des combattants rebelles.





Les priorités de Maitreya

Home Le logement est un « droit sacré »

Source : New York Times, Etats-Unis

Aux Etats-Unis, plus de 300 chefs religieux catholiques, protestants, juifs, bouddhistes et musulmans, ont signé une lettre au président Clinton, affirmant que l'accès au logement est un « droit sacré ». Ils demandent au gouvernement de prendre des mesures pour aider les plus pauvres à obtenir un abri permanent.

Deux mouvements à but non lucratif : Logement en Amérique et Témoin religieux, ont fait circuler cette lettre. L'un des signataires, l'évêque Joseph A. Fiorenza, président du congrès national des évêques catholiques, a déclaré : « Je pense que tout être humain est né avec des droits : le droit à la vie, le droit à l'éducation, le droit à des soins médicaux, et le droit au logement. » Le rabbin E. Yoffie, président de l'Union des congrégations hébraïques américaines, a cité un passage de la Bible (Isaïe, 58-7) : « Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile. » L'archidiacre Kendall, de l'Eglise épiscopale, a déclaré : « Le logement n'est pas un privilège qui doit être gagné. Chacun doit pouvoir disposer de ce qui lui est indispensable pour vivre. »




Home Une clinique contre les effets de la pollution

Source : Onzième prix Goldman

Oral Ataniyazova, obstétricienne d'Ouzbékistan, est la fondatrice d'une clinique et d'un mouvement communautaire dont l'objectif est de combattre les effets de la pollution dramatique que subit la région autonome du Karakalpakstan. L'usage intensif de pesticides et autres substances chimiques y a généré un désastre écologique sans pareil, qui affecte la santé et les ressources de trois millions d'habitants. En outre, la dérivation de l'eau de la mer d'Aral (une des plus grandes mers intérieures de la planète) à des fins d'irrigation pour la culture du coton, est à l'origine de son rapide assèchement et du déplacement de 40 à 60 000 personnes vivant de la pêche.

Collaborant principalement avec des femmes et des enfants, Oral Ataniyazova a créé des programmes d'éducation à l'environnement pour amener la population à prendre conscience de l'origine du problème et à rechercher des solutions : « Nous sommes témoins d'un taux croissant de maladies dans notre pays, dont des malformations chez les nourrissons, des cancers, des problèmes rénaux et autres. Il est clair que l'environnement en est responsable. Mon objectif est d'apporter un appui technique à mes concitoyens en améliorant la condition des femmes et des enfants, tout en conduisant des activités de terrain au jour le jour. »





Faits et prévisions

Home La nicotine aussi addictive que l'héroïne

Source : Ceefax, BBC-TV, G.-B.

La consommation de drogues va commencer à décroître. (Maitreya, Partage international, novembre 1988).

Selon un rapport publié en février 2000 par le British Royal College of Surgeons, la nicotine entraîne une dépendance au même titre que les autres drogues, telles l'héroïne et la cocaïne, et devrait donc être traitée en conséquence. Ce rapport appelle à la mise en place d'une politique radicale contre le tabagisme, comprenant la création d'un organisme public chargé de contrôler les substances entrant dans la composition des cigarettes et un large soutien financier de l'Etat pour lutter contre la dépendance à la nicotine, avec la prise en charge totale de gommes et de timbres nicotiniques par la National health Service (la Sécurité sociale britannique). ]




Home La pollution est nuisible pour l'intelligence

Source : BBC, Grande-Bretagne

« La pollution atteint un niveau dangereux. [...] S'ils sont abordés correctement, avec la volonté de changement, ces problèmes devraient être résolus d'ici disons vingt ans ». [PI, décembre 1989].

Chris Williams, professeur à l'Institut des sciences de l'éducation de l'Université de Londres, après avoir dressé le bilan des effets nocifs de la dégradation de l'environnement sur les capacités mentales, constate qu'ils touchent plusieurs millions d'individus dans le monde. Les causes principales en sont des poisons, comme le plomb, les PCB (polychlorobiphényles : composés synthétiques utilisés dans l'équipement électrique), et la pollution radioactive.

A ces effets directs de la pollution s'ajoutent les carences en oligo-éléments, comme le fer ou l'iode, dues à l'érosion des sols, et qui provoquent un appauvrissement des céréales. Selon les scientifiques, il est difficile de connaître l'étendue exacte du problème en raison de la difficulté à recueillir les données : « Notre science, explique le Dr Williams, ne s'occupe que de substances séparées, et ne tient pas compte de leurs effets combinés. Ce qui nous a conduit à sous-estimer l'étendue de ce problème. » Ainsi la déficience en fer chez l'enfant, par exemple, favorise l'absorption de plomb.

L'une des découvertes les plus inquiétantes du Dr Williams concerne la corrélation statistiquement significative observée par les épidémiologues entre l'augmentation du nombre de naissances d'enfants présentant le syndrome de Down (ou trisomie 21), et les pluies qui ont suivi l'explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl. Cette augmentation, liée à la radiation nucléaire, culmine neuf mois après l'explosion dans certaines régions d'Allemagne, de Scandinavie, ainsi qu'au centre de l'Ecosse (Lothian).

Le Dr Williams a trouvé, dans une étude de l'Académie des sciences de Russie, le cas d'une ville dont 95 % des enfants ont été frappés de déficiences mentales du fait des radiations émises par une mine d'uranium. En Asie du Sud-Est, 1,5 milliard de personnes sont affectées par les carences en fer des cultures de la Révolution verte, surtout du maïs. Les carences en iode toucheraient des populations encore plus importantes dans les pays en voie de développement. Dans certaines parties de l'Himalaya et de la Chine, ce problème est aggravé par la déforestation qui a pour conséquence le lessivage des sols par la pluie et la perte d'éléments nutritifs essentiels à l'homme. Ce phénomène n'a rien de nouveau, mais il prend une dimension inquiétante du fait que l'abattage de forêts entières se conjugue avec une pression démographique croissante.

Le plomb constitue une menace dans l'environnement, un taux élevé dans le sang se répercutant sur les facultés mentales. Un enfant britannique sur dix en souffre, et dans certaines villes d'Afrique, cette proportion passe à neuf sur dix. Les enfants Inuit, dans l'Arctique, souffrent des mêmes problèmes, mais ils sont dus aux PCB, qui se propagent des tropiques au Canada en une semaine.

« Ce qui m'inquiète le plus, dans cet ensemble de problèmes, c'est leur dimension évolutive. Le cerveau humain est actuellement menacé du fait de son propre comportement, et l'homme est le seul acteur de l'écosystème qui se mette en danger lui-même de cette façon, dit-il. J'ai vu des villages indiens dont une bonne partie de la population souffre de déficiences mentales à cause de puits empoisonnés au fluor. Les gens intelligents et dynamiques s'en vont, et le phénomène s'amplifie. Je crains que les ravages de la sous-alimentation, et de l'empoisonnement ne s'étendent dans les pays pauvres si nous ne prenons pas conscience de ce qui se passe. »




Home Une entreprise japonaise en crise

Source : El País, Espagne ; the Guardian, Grande-Bretagne

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. » [un collaborateur de Maitreya, PI, mai 1989]

Sogo, un des grands magasins les plus prestigieux du Japon, a déposé le bilan le 13 juillet 2000 avec une dette s'élevant à 1 900 milliards de yens. L'entreprise, créée il y a cent soixante dix ans, comptait des enseignes dans les principales villes japonaises, 14 magasins à l'étranger et 10 000 employés. Cette faillite a secoué les marchés financiers, provoquant une chute de la valeur du yen.

L'effondrement de cette entreprise est dû à une surexpansion au cours des années « bulles » de la décennie 1980. Récemment, un consortium américain avait racheté l'un des plus gros prêteurs de Sogo, la banque Shinsie, suite à quoi cette banque avait réclamé à Sogo le remboursement des sommes prêtées. La crise de Sogo est la deuxième plus importante qu'ait connue le Japon depuis la Deuxième Guerre mondiale, après celle de Japan Leasing, la compagnie bancaire qui a fait faillite en 1998.





Dossier

Home Séminaire 1999 - Le problème du mirage

Questions-réponses - 2e partie

par Benjamin Creme

Nous publions ici la transcription des questions-réponses qui ont suivi la conférence de Benjamin Creme à San Francisco (Etats-Unis), en juillet 1999.

Le mirage et l'initiation de groupe

Q. Avez-vous une idée de la raison pour laquelle nous ne nous sommes pas approchés davantage de l'initiation de groupe ?
R. La principale raison est que c'est difficile. C'est la chose la plus difficile à réaliser pour n'importe quel groupe dans le monde, et c'est pourquoi aucun n'y est jamais parvenu. Si cela avait été facile, de nombreux groupes l'auraient déjà fait. Au cours des siècles, les Maîtres ont tenté diverses expériences avec différents groupes dans l'espoir que l'un ou l'autre d'entre eux parviendrait à l'initiation de groupe ou s'en approcherait, mais ce n'est jamais arrivé. Toutes les expériences ont échoué pour un certain nombre de raisons, notamment à cause des mirages dont sont victimes les disciples.
L'autre raison de ces échecs a été l'absence d'une idée puissante, magnétique, capable de réunir un certain nombre d'individus ayant atteint des niveaux d'évolution légèrement différents, ne se connaissant pas entre eux et dispersés dans le monde entier. Ces conditions sont aujourd'hui réunies par notre groupe. Je veux parler des groupes japonais, américains, sud-africains, européens, australiens, néo-zélandais, etc., qui constituent en fait un seul groupe. Ce groupe travaille aujourd'hui sous l'inspiration de l'idée colossale, magnétique, de la réapparition du Christ et de l'extériorisation du travail de la Hiérarchie spirituelle. Si cette idée n'est pas suffisamment magnétique et puissante pour assurer la cohésion d'un groupe, alors rien d'autre ne pourra l'être. Je ne puis en imaginer d'autres, et les Maîtres eux-mêmes, de toute évidence, ne sont pas parvenus à présenter une autre idée assez puissante pour réunir des groupes dans le monde entier, ayant chacun leur propre culture et
leurs propres traditions, ayant étudié ou non les enseignements de la Sagesse éternelle.
Pourquoi ne nous sommes-nous pas approchés davantage du but recherché ? Le mirage est la principale raison qui nous a rendu incapables, jusqu'à présent, de commencer à mettre en place le processus nécessaire à l'initiation de groupe.
On m'a demandé récemment si nous ne pourrions pas aller plus loin et traiter un aspect plus avancé de l'enseignement des exigences requises, passer de la règle XI à la règle XII, la règle XI étant supposée avoir été suffisamment bien étudiée, digérée et peut-être même appliquée. [Voir : Alice Bailey, un Traité sur les sept rayons : les Rayons et les Initiations.] Le Maître a répondu : « Aucun groupe n'a commencé à appliquer les quatre exigences de la règle XI. » Tant que cela n'aura pas été fait, il n'y aura aucune progression vers l'initiation de groupe.La règle la plus difficile de toutes, semble-t-il, celle qui oblige les gens à affronter leurs mirages, est l'exigence de relations de groupe impersonnelles. Ceci semble être difficile pour tous les groupes, en raison des préférences de la personnalité qui relèvent du mirage. L'exigence requise pour parvenir à des relations de groupe impersonnelles est que ces relations ne devraient tenir aucun compte des préférences et des aversions de chacun. Aimer ou détester sont des opposés et vous devez aller au-delà des paires d'opposés, même si ces préférences s'expriment d'elles-mêmes. Nous pouvons travailler avec les personnes que nous aimons, mais il nous est impossible de le faire avec celles que nous n'aimons pas. Ce sont des réactions de la personnalité qui n'ont pas leur place dans un groupe occulte.
Les groupes occultes n'ont rien à voir avec les personnalités. Ils sont l'expression sur le plan physique d'un regroupement d'âmes qui ont été réunies par la loi karmique, la nécessité ashramique, et le but ou l'intention de l'âme. C'est ce qui fait que le groupe occulte devrait être capable d'accéder à l'initiation de groupe. Nous ne parlons pas d'un groupe de personnes composant une équipe de football, ni d'un groupe d'hommes d'affaires créant une nouvelle société. Ceci est quelque chose de tout à fait différent. Il s'agit d'un groupe d'âmes travaillant consciemment au niveau de l'âme, venant en incarnation en même temps suivant la nécessité ashramique. Les Maîtres savent quels disciples, à un moment donné, à un certain niveau de leur évolution, peuvent être stimulés et guidés vers une relation qui rendra possible l'initiation de groupe, c'est-à-dire vers des relations de groupe impersonnelles.
La plupart des personnes sont incapables de faire preuve d'impersonnalité. C'est le fond du problème. Lorsque vous êtes capable d'être vraiment impersonnel, vous pouvez faire à peu près n'importe quoi. L'objectivité et l'impersonnalité sont les caractéristiques du disciple prêt pour l'initiation. La plupart des gens montrent par leur attitude que, même s'ils ont passé la première initiation, ce qui est le cas de la plupart d'entre vous, parvenir à l'impersonnalité est une chose particulièrement difficile.

Q. Comment différencier l'intuition et une réaction instinctive, émotionnelle ?
R. La plupart des gens ont une approche des choses conditionnée par leur manière habituelle de penser et leurs préjugés, ce qui inhibe leur intuition. L'intuition est une fonction de l'âme qui permet à la lumière de l'âme de se projeter dans le corps mental et à celui-ci de satisfaire aux exigences de l'attention. Une situation se présente et la personne doit réagir d'une manière ou d'une autre. Conditionnée par ses préjugés et sa conception de la vie, elle réagit généralement de la même manière que la veille ou l'année précédente. La décision est rapide et elle repose presque toujours sur une réaction astrale/émotionnelle, et nullement sur l'intuition.
Lorsqu'il faut prendre une décision, vous réagissez suivant ce que vous êtes à un moment donné. Vous êtes toujours plus que ce que vous ne croyez, mais la plupart des gens font appel à leur manière de penser habituelle pour gérer n'importe quelle situation. Cette manière de penser, à moins que la personne ne soit polarisée sur le plan mental, va être considérablement conditionnée par son imagination astrale, ses réactions émotionnelles habituelles face à une impression ou une expérience donnée. L'intuition n'a guère la possibilité d'apporter sa contribution à la situation.

De fausses personas 

Q. Qu'entendez-vous par « fausses personas » ?
R. Certaines personnes, en colère, s'expriment ainsi : « Je lui ai dit exactement ce que je pensais de lui. » Il s'agit d'une réaction instinctive, émotionnelle. C'est l'expression de la persona. Si quelqu'un se perçoit comme fort, il se dit : « Je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds. N'ayez crainte. » Ce sont en général des femmes, tout au moins aux Etats-Unis, qui adoptent ce genre d'attitude. Elles deviennent très dures car elles pensent que le monde qui les entoure est contre les femmes, ce qui est vrai dans une certaine mesure. Mais elles ont fait que le monde est ce qu'il est, dans des vies précédentes, tout comme n'importe qui d'autre. Nous sommes tous responsables du statu quo à un moment donné.
Si vous êtes bien décidé à ce que personne ne vous sous-estime, si vous ne voulez pas vous laisser « écraser », utiliser, manipuler, ou rabaisser, si vous avez une attitude défensive dans toutes les situations et si vous vous montrez « dur » et agressif, c'est que vous avez adopté une persona (un masque). Vous n'êtes pas vous-même.
La plupart des gens qui connaissent leur structure de rayons réduisent leur personnalité à l'expression de leurs rayons. Cela n'a souvent rien à voir avec les rayons. Si vous connaissiez leurs parents, vous verriez pourquoi ils sont ainsi. S'il s'agit d'une femme, vous diriez : « Je sais comment était sa mère. » Les femmes prennent position contre ou en faveur de leur mère. Elles projettent dans chaque situation cette persona d'agressivité et d'autodéfense, se préservant, ne donnant rien et ne laissant personne « leur marcher sur les pieds ».
Il s'agit d'une fausse persona. Cela ne ressemble pas à la personne réelle. Cette attitude n'est pas une réaction intuitive venant de l'âme, et elle empêche celle-ci de s'exprimer. Vous connaissez dans votre propre groupe les personnes à qui vous pouvez parler raisonnablement, celles dont l'esprit est ouvert, qui réfléchissent sur elles-mêmes et qui essaieront rapidement de changer, si on leur fait remarquer, ou s'il devient évident, qu'elles sont considérées comme trop dirigistes, trop rebelles, trop tapageuses, trop sûres d'elles, ou quoi que ce soit d'autre.
Si ce sont des personnes réfléchies, elles feront l'effort de changer. Sinon, elles conserveront une persona totalement fausse, qui peut être de construction récente. Pour ma part, je voulais parler de la vieille persona, celle que nous traînons depuis l'école. Nombre de personnes sont composées de fausses personnalités, quelquefois de plusieurs.
Elles les adoptent suivant les circonstances afin de présenter l'aspect qui convient le mieux à telle situation particulière, ce qui leur permettra, pensent-elles, d'être prises au sérieux, considérées comme agréables, sensibles, diplomates, réfléchies, que ce soit réellement le cas ou non.
Les gens traversent la vie, depuis l'enfance et la vie scolaire, en subissant l'influence de leur entourage dans tout ce qu'ils pensent et tout ce qu'ils font. Ils doivent égaler les autres, mieux encore les surpasser, ou, si ce n'est pas possible, atteindre au moins un niveau à peu près équivalent. Aux Etats-Unis le désir d'être accepté est très prononcé à tous les niveaux de la scolarité. Il existe une compétition générale, mais également une compétition pour être accepté des autres. Cela signifie qu'il faut être comme eux, se détacher mais sans être différent, se montrer énergique, mais pas d'une manière différente de celles des autres, afin que tout le monde soit acceptable.
Ce sont de fausses personas que les gens adoptent pour être comme les autres, pour être aimés, être pris au sérieux, afin de ne pas être brimés. Il s'agit de différents fac-similés psychologiques de sois possibles que les gens construisent pour être adaptés à la vie. Ils viennent dans le groupe avec ces différents visages d'eux-mêmes. Lorsqu'ils se sentent satisfaits, acceptés, à l'aise, ils font le maximum pour maintenir cette situation. Et les choses ne changent pas.
Peu de personnes reconsidèrent leur personnalité. Rares sont ceux qui se demandent si ce qu'ils disent aux autres est la vérité, ou si c'est quelque chose qu'ils ont entendu dire par quelqu'un d'autre, quelque chose qui les a fait rire et admirer celui qui l'a dit. Si bien qu'ils répètent la même chose pour être admirés à leur tour. Tout le monde imite d'autres personnes. Nous imitons tous les gens que nous admirons, nous adoptons leur attitude, si éloignée puisse-t-elle être de notre propre personnalité.
Lorsque cela se passe dans les groupes soi-disant spirituels, cela prend une forme bien définie. S'il s'agit d'un groupes new age, vous devez pouvoir lever les yeux vers le ciel, et garder cette attitude suffisamment longtemps pour que les gens reconnaissent votre spiritualité et votre absence de matérialisme. Lorsqu'on distribue de l'argent, vous serez là le premier, mais vous devrez donner l'impression que l'argent ne vous intéresse pas du tout : « Je vous emprunterai de l'argent de temps en temps. L'argent est seulement de l'énergie. Ce n'est que l'énergie du troisième rayon concrétisée, nous le savons tous. Je peux donc vous emprunter de l'argent, quelle que soit la somme, sans vous rembourser. Pour ma part, je ne possède pas d'argent, car l'argent est généralement sale. Ce n'est que de l'énergie souillée. C'est la raison pour laquelle, en fait, je ne m'astreins pas à faire un travail qui me prendrait des heures afin de gagner de l'argent, car je suis au-dessus de cela. J'ai atteint un stade dans mon évolution où je suis parfaitement conscient que l'argent n'est pas une fin en soi. C'est utile, tout au moins l'argent des autres, s'ils veulent bien m'en prêter. » J'exagère un peu bien sûr pour mettre les choses au clair.
Telles sont les personas que les gens présentent. Vous les connaissez. Vous les avez rencontrées. J'en ai rencontrées par milliers au cours de ce travail. Ce genre de personnes ne cessent de me donner des ouvrages sur la nécessité de se montrer gentils les uns envers les autres, et de répandre l'amour et la lumière pour que tout aille mieux dans le monde.
Il s'agit d'un des principaux mirages des groupes new age. « Si les gens comprenaient seulement ce que je comprends, que l'amour et la lumière sont les bases réelles de la vie, le monde changerait. Il n'y aurait plus de problèmes comme ceux qui sévissent au Kosovo, en Bosnie ou en Irlande du Nord. »
Ces groupes new age ou soi-disant spirituels sont victimes des plus grands mirages qui soient, et celui-ci est l'un des principaux. Ils n'ont pas le sens du réel, et par conséquent ils ignorent ce que sont de vraies relations de travail avec d'autres personnes, car ils n'ont jamais travaillé de cette façon.
La plupart des membres de nos groupes viennent du milieu new age. Il n'est donc pas étonnant qu'ils ne puissent avoir des relations de groupe impersonnelles. Ils aiment toujours certaines personnes et en détestent d'autres, qui en fait leur ressemblent, qui ont les mêmes mirages. Nous détestons toujours nos propres mirages lorsque nous les voyons chez d'autres personnes. En nous-même, nous les supportons parfaitement bien, mais chez les autres ils deviennent haïssables. Ainsi les gens ont-ils tendance à diviser le groupe en petits clans. Nous pouvons travailler avec certaines personnes parce que nous pouvons facilement les accepter. En fait, c'est parce que nous avons une approche à peu près identique de la vie. Nous pouvons parler devant une tasse de café, partager un repas et avoir des échanges sociaux. Nous n'invitons pas tout le monde dans le groupe à y participer car nous ne nous entendons pas avec les autres ; ils ne voient pas les choses sous le même éclairage que nous. Cette attitude a cours dans tous les groupes. Il n'existe pas de relations impersonnelles ayant uniquement trait au travail.
Lorsque les gens vivent dans le monde des affaires, travaillent pour une entreprise, les mêmes conditions se manifestent. Ils font connaissance avec d'autres membres du personnel, entretiennent des relations plus ou moins étroites avec certains, et ne parlent jamais aux autres. La même attitude apparaît dans l'activité de service où elle n'a pas sa place. Il est naturel qu'en raison de vos rayons, de votre milieu, de vos centres d'intérêt, vous gravitiez dans la compagnie de certaines personnes plutôt que d'autres. C'est inévitable. Mais en termes de conscience, il ne devrait exister que des relations de groupe impersonnelles. Etant donné qu'il s'agit d'un groupe de service, il est nécessaire qu'il en soit ainsi. Si vous n'y parvenez pas, vous n'avez même pas fait le premier pas pour remplir les conditions requises pour l'initiation de groupe.

Le mirage des groupes américains

Q. Pourriez-vous mettre l'accent sur les principaux mirages des groupes américains ?
R. Les principaux mirages des groupes américains sont les mêmes que dans le reste du monde. Mais ils sont colorés par la personnalité de sixième rayon des Etats-Unis qui domine naturellement la manière de penser, de sentir, et les relations de groupe ici. Les mirages ne sont pas très différents de ceux des Japonais, des Néerlandais, des Russes et des autres pays.
Le problème avec les Etats-Unis, c'est qu'il s'agit d'un pays immense et qu'il est jeune, son âge correspond à celui d'un adolescent. Vous avez deux cent cinquante millions d'habitants. Dans une nation très vaste, vous avez un immense conglomérat de personnes influencées par le même rayon. Lorsque ce rayon est le sixième, cela se remarque. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce rayon a construit l'Amérique. Essayez d'imaginer comment les choses se seraient déroulées si, lorsque vous êtes venus pour la première fois en Amérique, vous n'aviez pas été fortement influencés par le sixième rayon, comme c'était le cas à cette époque, tout comme aujourd'hui. L'Amérique n'existerait pas. Elle se serait arrêtée aux environs de New York et aurait disparu. Au lieu de cela, les pionniers ont traversé à pied ou à cheval les Grandes Plaines, et sont arrivés jusqu'aux Montagnes Rocheuses en plein hiver. Ce fut sûrement terrible. Ils ont escaladé la montagne et ils sont descendus sur l'autre versant pour finalement parvenir jusqu'à San Francisco.
Les principaux mirages des Etats-Unis sont ceux du sixième rayon : un idéalisme excessif, une vision en fait très matérialiste, celle d'une « terre d'abondance ». L'abondance est toujours présentée aux Américains par les entreprises commerciales comme le rêve à réaliser. « Vous voulez l'abondance ? Nous l'avons, nous allons vous la vendre. » On vous vend de l'abondance. Vous avez acheté l'idée d'abondance. Il y a quelque chose qui ne va pas dans l'idée que vous vous faites de l'abondance. Lorsque vous reconnaîtrez que disposer du nécessaire en quantité suffisante, c'est connaître l'abondance, vous réaliserez que vous l'avez depuis longtemps.
Tel est le problème de la société américaine matérialiste d'aujourd'hui. Vous ne réalisez pas que la véritable abondance, c'est de disposer de tout en quantité suffisante. La révolution industrielle a apporté la possibilité que tout le monde puisse vivre décemment. Mais malheureusement ce n'est pas le cas, la moitié du monde vit dans la super-abondance alors que le reste vit dans la pénurie ou le dénuement le plus total.
C'est aussi le mirage du sixième rayon. Le Maître Djwhal Khul dit que le monde attend que l'âme de deuxième rayon des Etats-Unis se manifeste. Lorsqu'elle le fera, elle commencera à transformer le monde. Votre pays réalisera alors qu'il suffit que chacun jouisse du nécessaire et reconnaîtra la nécessité du partage. Le mirage de l'abondance auquel succombe pratiquement tout le monde, est absorbé chez vous avec le lait maternel. Toute la publicité montrée à la télévision, depuis que la télévision existe, présente une fausse image de l'abondance. Les soi-disant groupes spirituels sont aussi épris d'abondance. Ils veulent l'abondance, et ils la veulent tout de suite. Ils n'ont aucune patience.
Tout ce qui en vaut la peine, tout ce qui est durable, demande de la patience. Ceux qui travaillent pour la Réapparition depuis des années commencent à perdre patience. C'est pourquoi il y a une désaffection dans certains groupes. Des personnes qui se sont totalement consacrées à ce travail ne peuvent attendre plus longtemps. « Où est-il ? Maitreya est-il réellement là ? J'aimerais pouvoir le croire ! » Peu importe l'évidence grandissant de jour en jour de la présence de Maitreya, peu importent les expériences qu'elles ont pu avoir avec Maitreya ou le Maître Jésus, peu importe le nombre de fois où elles ont eu des visions intérieures et en ont tiré leurs conclusions, après toutes ces années elles commencent à perdre patience. C'est long, de 1982 à 1999, pour que les gens puissent garder espoir. Malheureusement, pour la plupart des personnes, notamment celles qui ont du sixième rayon, c'est l'espoir, l'aspiration émotionnelle, et non une certitude intérieure totale venant de l'intuition, qui les a conduites au travail concernant la Réapparition. Le résultat, c'est l'impatience, la déception. Notre travail est comme celui d'une goutte d'eau, une goutte qui tombe sur la pierre jusqu'à ce que progressivement la pierre s'use et qu'un trou apparaisse. Il doit en être ainsi. Cela exige de la patience.
La patience est quelque chose qui manque généralement aux Américains, pour toutes sortes de raisons historiques. C'est la qualité opposée à la promptitude des Américains à aller de l'avant, à agir, par exemple à se construire une maison. Je n'ai jamais rencontré autant de gens qui, sans être ni maçons ni charpentiers, ont construit leur propre maison. En Europe, si vos moyens le permettent, vous faites construire votre maison par quelqu'un d'autre. Vous ne commenceriez jamais à construire votre propre maison si vous n'êtes pas maçon, à moins d'avoir suivi une formation auparavant. Je connais des gens, aux Etats-Unis qui, sans aucune formation préalable, ont construit une maison. Au départ, vous n'y connaissez rien, mais vous le faites. Ou bien vous partez de San Francisco pour Miami, à des milliers de kilomètres. Vous ne feriez pas cela en Europe. Si vous partiez de Paris et si vous faisiez 6 000 km, vous vous retrouveriez quelque part en Mongolie, à la recherche de Shamballa que vous ne trouveriez nulle part !
Votre conception de la distance et de la vie en général est très différente de celle du reste du monde. Cela vous rend intéressants, mais cela pose aussi des problèmes, par exemple votre manque de patience. C'est un des plus grands mirages : vouloir quelque chose aujourd'hui même, demain au plus tard, plutôt que de le construire progressivement, d'être patient et de le façonner peu à peu. Vous devez façonner la Réapparition. Vous devez façonner votre propre évolution et votre propre développement. Cela ne se fera pas tout seul. Vous voulez seulement « suivre le courant ». Si vous vous contentez de suivre le courant, il ne se passe rien. Votre vie intérieure ne suit pas le courant. Je pense qu'il s'agit en fait d'une attitude paresseuse, fataliste. Beaucoup pensent que s'ils rencontrent la personne qu'il faut et subissent de bonnes influences, ils parviendront au but. C'est probablement vrai. Mais quelle est cette personne ? Quelles sont les bonnes influences ? Vous devez être ouverts, conscients et prêts à recevoir ce qui vous est donné.
Si vous avez lu trop de mauvaise littérature, comme c'est le cas de la plupart de ceux qui s'intéressent au new age, lorsque vous rencontrez ce qui est juste, vous ne le reconnaissez pas. C'est le problème de bon nombre de personnes. Elles ne reconnaissent pas ce qui leur est donné, par exemple l'opportunité de travailler pour la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, et pour l'extériorisation de la Hiérarchie. Pouvez-vous imaginer quelque chose de plus important que cela pour l'humanité ? Le Christ marchant à nouveau parmi nous et s'adressant à des millions de personnes à la radio et à la télévision, parlant aux médias, tenant des conférences de presse. C'est ainsi que les choses se passeront. Maitreya ne va pas rester caché en haut d'une montagne. Il va demeurer au premier plan de notre vie.
C'est une fantastique opportunité d'évolution personnelle. Cela ne signifie pas que vous obtiendrez quelque chose, une récompense méritée pour ce que vous aurez fait. Nombre de personnes ont ce genre de sentiment concernant leur activité de service. Elles ne sont pas motivées par un réel désir de servir. Ce qu'elles font les ennuie un peu, mais elles le font car elles pensent que c'est bon pour leur karma. Elles voudraient entamer un peu le lourd bloc de karma qui ne cesse de peser sur leurs épaules, et elles pensent que tout ce qu'elles accomplissent fera une différence. S'il s'agit réellement de service, ce sera le cas, mais s'il s'agit d'un service forcé, conditionné, je doute que cela soit efficace. C'est pourquoi certaines personnes ne changent pas après des années et des années de ce qu'elles appellent du service ou de la méditation. Elles ne semblent pas changer du tout car leur approche du service et de la méditation est irréelle. Leur âme n'est pas impliquée et c'est là tout le problème.


A suivre dans Le problème du mirage  - Questions-réponses  3e partie (Partage international n° 146)





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par Nelson Mandela

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Home Travail d'équipe

Cher Monsieur,

[1] Le 13 mai 2000, le jour de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, j'étais en train de préparer la salle avec d'autres personnes quand soudain quelqu'un m'appela. Lorsque je me retournai, je vis Mme I.(la mère de M. I., la traductrice de Benjamin Creme) accompagnée d'un homme. Elle a raconté par la suite que lorsqu'elle était descendue du taxi vers onze heures trente, en face de Hibiya Public Hall, mais de l'autre côté de la rue, il pleuvait. Alors qu'elle essayait d'ouvrir son parapluie, l'homme s'était approché d'elle et l'avait abritée de son propre parapluie en lui demandant : « Où allez-vous ? » Ne le connaissant pas, elle avait hésité à lui répondre. Il avait alors demandé : « Allez-vous à la conférence de Benjamin Creme ? » Elle avait répondu : « Oui », et il lui avait dit : « Je fais partie du personnel administratif du Hibiya Hall. Je vais vous y conduire. »

Il était trop tôt pour la conférence (prévue à quatorze heures) et les portes de l'entrée principale étaient fermées. Il la fit passer par l'entrée du personnel et lui suggéra de rester dans son bureau. Un peu intimidée, elle déclina sa proposition. Aussi la conduisit-il jusqu'au hall principal où nous étions en train de travailler et c'est là que Mme I. me trouva.

L'homme se présenta, puis il me dit qu'il y avait des personnes âgées qui attendaient dehors sous la pluie, et qu'il serait préférable de les laisser entrer. C'était un homme approchant de la soixantaine, portant une chemise blanche et un pantalon gris. Sa tenue vestimentaire était celle d'un membre du personnel, mais il avait quelque chose de différent. Je sentais chez lui une élégance subtile et une profonde intelligence. Il n'y avait aucune raison de douter qu'il fasse partie des employés puisqu'il avait fait passer Mme I. par la porte de service, mais je sentais en lui quelque chose de pas tout à fait ordinaire. Une des personnes de notre groupe, S. Y., arriva à ce moment-là et sortit avec lui pour voir qui attendait dehors. Mme I. alla s'asseoir et nous regarda travailler.

T.I., Tokyo, Japon

[2] Lorsque Melle O.et moi-même entrâmes dans la salle principale de Hibiya Hall vers onze heures trente, nous vîmes Mme I. en train de parler avec un membre du personnel administratif. Celui-ci disait : « Deux personnes âgées munies de cannes attendent dehors sous la pluie. Ne pensez-vous pas qu'il serait préférable de les inviter à entrer ? » Nous prîmes aussitôt l'escalier de service et nous sortîmes avec lui, mais nous ne pûmes voir aucune personne âgée nulle part. « Elles attendaient là tout à l'heure », dit-il. Levant alors les yeux vers le haut de l'escalier assez raide qui menait à l'entrée principale, je vis un homme et une femme âgés d'environ quatre-vingt ans assis en haut des marches, juste devant les grilles fermées. Je me dirigeai vers eux, en pensant que cela avait dû être difficile de monter toutes ces marches avec une canne.

Je les saluai en disant : « Merci d'être venus si tôt. Ce n'est pas très raisonnable de rester assis en haut de l'escalier, il serait préférable que vous entriez. » Tout en disant cela, je réalisai qu'il serait tout aussi dangereux de descendre cet escalier avec une canne pour faire le tour par la porte de derrière.

L'homme âgé déclara alors joyeusement : « Nous allons déjeuner ici. » Je remarquai que sa femme tenait une barquette de plastique semblant contenir quelques légumes, et qu'une bouteille thermos était posée sur une marche. L'homme était petit, très mince, noueux, et complètement chauve. Sa femme avait des cheveux blancs et un visage arrondi et elle était plutôt potelée. Ils portaient des vêtements de travail fraîchement lavés et des chapeaux et ils avaient des sacs à dos. L'atmosphère qui les entourait ne pouvait que faire naître un sourire spontané sur les lèvres de quiconque.

Je les pressai à nouveau : « Mais il pleut. Ne seriez-vous pas mieux à l'intérieur pour manger ? » – « Cette petite pluie ne nous dérange pas. Nous aimons ce genre d'expérience », répliqua l'homme joyeusement. (Voulait-il dire qu'ils étaient contents de déjeuner sous la pluie, ou de venir à une conférence comme celle-ci ?) Comme pour répondre à ma pensée, l'homme dit alors : « C'est plutôt sympathique de manger sous cette pluie printanière. » – « Je vois, répondis-je, nous allons essayer d'ouvrir les grilles dès que possible. » – « Ne vous faites surtout pas de souci pour nous », répliqua-t-il avec un sourire. Je me dis que tout était apparemment pour le mieux et qu'ils avaient probablement plaisir à prendre leur repas sous la pluie. Et nous les laissâmes là.

Une heure plus tard, nous ouvrîmes les grilles, et naturellement ils furent les premiers à entrer. Ils allèrent tous deux se faire inscrire. A la fin de la première partie de la conférence, pendant l'entracte, ils sortirent en s'appuyant sur leurs cannes. Celles-ci, presque identiques, semblaient faites de branches d'arbres à l'état brut. Il me regardèrent en souriant. Je m'inclinai devant eux en disant : « Je vous remercie d'être venus. » L'homme répondit : « Etant donné que nous venons de loin, nous allons partir maintenant. » Sa femme sourit et me salua également. Soudain, je m'inquiétai de savoir comment ils allaient pouvoir descendre les marches avec leurs cannes : « Mais vous allez être obligés de descendre l'escalier... » L'homme répondit : « Cela ira très bien. » Et ils partirent. Je sentis alors qu'ils n'auraient certainement aucun problème.

S. Y., Tokyo, Japon

[3] Je me rendis au bureau de Hibiyia Hall et je demandai à l'homme qui avait escorté auparavant la mère de M. I. d'ouvrir les grilles à midi et demie au lieu de treize heures comme prévu, en raison de la pluie. Lorsque la porte s'ouvrit, les premiers à entrer furent le couple âgé. Après avoir inscrit leur nom et leur adresse, ils semblèrent avoir quelque problème pour remplir le questionnaire. Aussi leur demandai-je : « Comment avez-vous appris qu'il y avait une conférence ? » L'homme répondit : « Nous avons vu un prospectus à la mairie d'Higashi Kurume. » Lorsque j'indiquai la ligne où était inscrit le mot : prospectus, il cocha l'endroit d'une main ferme. L'adresse qu'ils donnèrent était à Higashi Kurume.

 C. O., Tokyo, Japon

Pourriez-vous nous dire qui étaient ces personnes : l'homme qui accompagna Mme I., et le couple âgé ? Pourriez-vous également répondre aux questions suivantes : [1] L'homme dans le bureau à qui Melle O.demanda d'ouvrir les grilles plus tôt que prévu était-il également un Maître ? [2] Les Maîtres ont-ils utilisé l'apparence de personnes existant réellement (L'adresse donnée par le couple est une adresse qui existe) ?

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme qui avait escorté Mme I.était le Maître de Tokyo, l'homme âgé Maitreya et sa femme le Maître Jésus. [1] Non, il s'agissait réellement d'un membre du personnel. [2] Oui.


Home Des artistes changeant rapidement de rôles

Cher Monsieur,

Il était environ seize heures trente lorsque la session de questions-réponses commença après l'entracte, lors de la conférence de Benjamin Creme à Hibiya Hall à Tokyo, le 13 mai 2000. Deux hommes approchant de la quarantaine se présentèrent à la réception. L'un d'entre eux, de stature moyenne, avait le type japonais, l'autre était petit et avait une peau d'un brun satiné, des yeux noirs brillants, un large front et des cheveux noirs. Tous deux portaient des vêtements ordinaires et n'avaient rien dans les mains. Je leur dis que la conférence était déjà terminée, et que la session de questions-réponses avait commencé. Cela ne les dérangea pas et il ne s'excusèrent pas le moins du monde d'arriver en retard.

Je leur demandai d'inscrire leur nom et leur adresse et de remplir le questionnaire. Le plus petit des deux me demanda, après avoir regardé le formulaire : « Quel âge me donnez vous ? » (une des questions portait sur la tranche d'âge des visiteurs). Je le regardai et dis poliment : « Entre vingt et trente ans, peut-être. » – « Oh, voici quelque chose d'agréable à entendre. Rien que pour cela, cela valait la peine de venir ici aujourd'hui. » dit-il à son compagnon, et ils entrèrent joyeusement dans la salle de conférence. La peau d'un brun satiné du plus petit des deux ressemblait beaucoup à celle de l'homme âgé que j'avais vu au début de la conférence accompagné de sa femme. Pourriez-vous me dire qui étaient ces deux hommes ?

 C. O., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le plus petit des deux hommes était Maitreya et que l'homme de stature moyenne était le Maître de Tokyo.


Home Un détail vestimentaire incongru

Cher Monsieur,

Lors de la conférence de Benjamin Creme, le 13 mai 2000, à Tokyo, j'étais chargée de l'enregistrement des visiteurs. A un certain moment, je sentis passer un courant agréable. Il émanait d'un homme en train d'inscrire son nom sur le registre de la collègue assise près de moi. Il courbait la tête si bas que son chapeau était juste devant nos yeux. A ma grande surprise, la partie avant très proéminente de ce chapeau presque neuf était complètement déchirée. J'examinai cet homme. Il avait une soixantaine d'années et il était grand et musclé. Il était accompagné d'une femme portant une robe noire. Agée d'environ cinquante ans, elle avait un visage doux et agréable. Tandis qu'elle remplissait le formulaire, l'homme se tenait debout à quelques pas d'elle et nous observait avec beaucoup d'attention, un léger sourire aux lèvres. Il portait une veste de lin au tissage irrégulier et un pantalon également en lin. Sa chemise semblait faite de soie artisanale. Le chapeau ressemblait à un Panama. Ses vêtements étaient apparemment en fibres naturelles, alliant différents tons de beige. Il n'y avait aucun faux pli. Quel homme élégant pensai-je. Mais pourquoi ce chapeau déchiré ? Etait-ce quelqu'un d'excentrique ou l'un des Maîtres ?

 Y. S., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme original était le Maître de Tokyo déguisé et que la femme était un de ses disciples.


Home Un succès certain

Cher Monsieur,

A la fin mars 2000, je me tenais au bureau de réception, avec deux autres personnes, lors de l'exposition de photographies de Share International, intitulée « Le partage sauvera le monde », dans une galerie de Yokohama. Vers quatorze heures trente, un homme âgé entra d'un air détaché, un appareil photo reflex à la main. Nous lui demandâmes d'inscrire son nom sur la liste des visiteurs. Il écrivit un nom très particulier que nous étions incapables de prononcer. Il nous dit qu'il fallait le prononcer « Takeshi ».

Il examina chaque photo avec soin. Puis il nous demanda la permission de fumer une cigarette et il s'assit sur une chaise. Etant donné qu'il portait un appareil photo sans étui, nous supposâmes qu'il habitait dans le voisinage, et nous lui avons demandé s'il prenait souvent des photos en se promenant. Il répondit qu'il était très occupé, mais qu'il prenait souvent des photos en promenant son chien. Je lui demandai s'il avait davantage de temps que d'habitude. Il dit en riant : « Je suis sorti pendant que mon chien fait la sieste à la maison. » Il resta assis là, à bavarder avec nous, jusqu'à ce que nous fermions.

A en juger par sa conversation, nous pensâmes qu'il s'agissait peut-être d'un reporter, mais il avait davantage l'air d'un artiste que d'un journaliste. Il avait les cheveux blancs, un visage à la peau satinée, emprunt de noblesse, et beaucoup de distinction. La galerie se trouvait au sous-sol d'un vaste hôtel particulier, sur une place tranquille entourée d'arbres, mais étant donné que c'était un bâtiment de pierre, la salle était plutôt froide. Il dit : « Il ne fait vraiment pas chaud ici à rester immobile. Ce doit être dur pour des femmes. Demain, je vous apporterai peut-être un radiateur électrique, puisque je n'habite pas loin. Ce serait agréable également d'avoir une cafetière ou quelque chose de ce genre. » Il se souciait de notre bien-être.

Le fond de sa conversation montrait que sa réaction était tout à fait celle que nous avions espérée de nos visiteurs. Il ne cessait de répéter que cette exposition était magnifique et qu'il s'agissait de vraies photos. Il dit que lui-même avait pris de nombreuses photos mais qu'il était trop occupé pour trouver le temps de les développer, qu'il aimerait beaucoup faire une exposition de ce genre mais qu'il n'avait pas le temps. Il déplora le fait que de trop nombreuses photos aujourd'hui soient originales mais manquent de vérité. Il fit même des commentaires sur certains photographes dont il cita le nom.

Il dit qu'il avait fait des reportages dans le monde entier et qu'il s'était toujours trouvé sur la scène des événements majeurs avant quiconque. Il avait pris de nombreuses photos de scènes que personne d'autre n'avait photographiées. Il affirma qu'il était au courant de la chute du mur de Berlin avant tout le monde. Il critiqua également la manière dont les médias travaillent aujourd'hui. « Autrefois, je faisais souvent des reportages. Les photos montraient alors les événements dans toute leur réalité. Aujourd'hui, les photos sont trop manipulées, elles ne sont plus réelles. » Il dit également qu'il s'était rendu sur place lors de l'accident survenu dans l'exploitation minière de Yubari, au Japon, que les conditions de vie étaient alors identiques à celles qui sont montrées dans notre exposition et que c'était la même chose après la Seconde Guerre mondiale.

Il semblait également être en relation avec de nombreux artistes et d'autres personnalités, connues dans divers domaines, et il nous raconta quelques épisodes intéressants. D'une manière détachée, il déclara qu'il n'était pas communiste mais qu'il pensait que les idées communistes avaient du bon. Il dit également : « Si davantage de gens voyaient ces photos et les messages qui les accompagnent, et y réfléchissaient, il est probable que le monde changerait. » Puis il ajouta : « Les choses continueront à empirer. Le monde ne changera pas à moins que ne survienne quelque désastre extraordinaire qui nous oblige à un changement radical. » Il exprima tout ce que nous avions souhaité communiquer au public. Puis il nous fit aimablement la proposition suivante : « Chaque fois que vous projetez de faire un travail de ce genre, n'hésitez pas à me contacter car je connais de nombreuses personnes dans différents domaines. »

Tout d'abord, nous nous sentîmes très encouragées par les compliments d'un photographe professionnel. Mais sa conversation avait quelque chose de si extraordinaire que je commençai à me demander si ce n'était pas quelqu'un d'exceptionnel.

N. I., Tokyo, Japon

 

Le Maître in Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Un parfum céleste

Cher Monsieur,

Un matin, après avoir pratiqué la méditation de transmission, je me trouvais dans ma salle de classe et j'avais ouvert une fenêtre pour aérer un peu. A ma grande surprise, un parfum très agréable pénétra dans la pièce. Je regardai par la fenêtre afin de voir quelle pouvait être l'origine de ce merveilleux parfum, mais je ne vis rien qui puisse l'expliquer. Je demandai à quelques enfants s'ils sentaient eux aussi ce parfum et leur réponse fut affirmative. J'avais déjà remarqué une odeur identique à deux ou trois reprises alors que je me trouvais dans la cour de ma maison au début de l'été. D'où émanait ce parfum ?

J. O'N., Boulder, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce parfum avait été créé par Maitreya.




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