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Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Juin 2000 - N° 142

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Le nouveau millénaire sera celui de l'application des droits de l'homme par Fernando de Salas


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Une liberté nouvelle

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
C’est avec effarement que nous, vos Frères aînés, assistons au spectacle extraordinaire donné actuellement par ceux qui gèrent les affaires économiques et financières des nations.
 
Tandis que les marchés boursiers, de plus en plus incontrôlables, chancellent sous l’assaut conjoint de l’avidité et de la peur, les « hommes d’argent » cherchent maintenant à consolider leur pouvoir, et créent entre les principaux marchés des liens plus étroits afin de les unifier. A leurs yeux, cela devrait tous les renforcer.
 
De notre point de vue, cela ne pourra que précipiter l’effondrement total de ces « casinos » que sont les bourses du monde. Désormais, c’est d’un seul mouvement que ces bourses réagiront aux courants, tantôt ascendants, tantôt descendants, qui attisent la fièvre des spéculateurs et les mènent droit au précipice. Une fois abandonnés les « tampons » modérateurs de la dispersion, rien ne pourra plus prévenir la chute vertigineuse.
 
Un système devenu fou
 
Quand elle se produira, les hommes comprendront l’indigne extravagance d’un système devenu fou, et pour la première fois ils feront face à la réalité. C’est également à ce moment que Maitreya entamera le processus de son émergence publique en s’adressant directement aux populations, plongées qu’elles seront dans la confusion et le désespoir.
 
Il montrera aux hommes que, loin d’avoir tout perdu, ils ont au contraire gagné une liberté nouvelle – leur unique perte étant leurs mirages de richesse et leurs illusions de puissance. Quand les hommes l’entendront parler, ils prendront conscience que les relations justes sont la seule vraie réalité à laquelle ils aspirent, et, purifiés et enhardis à la fois, ils mettront en œuvre le processus conduisant au partage et à la justice. Ainsi les hommes assureront-ils la paix à laquelle ils aspirent et qui depuis si longtemps semblait leur échapper.
 
Agir à partir du cœur
 
Maitreya montrera que, quand les hommes agissent à partir du cœur, ils agissent en accord avec le Plan qui, même s’ils n’en ont pas conscience, dirige la vie de tous. Quand ils prendront conscience de cela, les hommes abandonneront avec joie leurs égarements et leurs folies de naguère, et établiront entre eux les relations nouvelles et meilleures qui caractériseront l’âge à venir. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes s’éveilleront-ils, pas à pas, au rôle qui les attend pour façonner la nouvelle civilisation.
 
Sous la conduite de Maitreya et de son groupe, qui conseilleront et guideront l’humanité, les plans et projets en attente passeront sans perte de temps du stade de l’ébauche à celui de la réalisation. En temps voulu, tout se transformera dans le sens du mieux. Une première esquisse de la nouvelle civilisation ne tardera pas à apparaître, inspirant aux hommes des changements encore plus audacieux. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les Grands Etres, vos Frères aînés depuis des temps reculés, entreront-ils une fois encore dans la vie des hommes ; et ainsi les hommes eux-mêmes franchiront-ils la prochaine étape de leur chemin, un chemin qui, lentement et sûrement, les conduira jusqu’à leur Source.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Réflexions sur la Bhagava Gita*

Accomplir notre devoir pour le bien de tous

par Swami Nirliptananda

La vérité vient de la dévotion et de la compréhension. Comme Arjuna, nous nous trouvons tous, à un moment ou à un autre, confrontés à choisir entre nos devoirs et nos préférences. Mais la petite part de souffrance qu'il nous faut endurer pour accomplir nos obligations nous purifie.

Le but de notre vie est d'atteindre la vérité ultime, la libération, mais il existe également des buts relatifs, très importants pour parvenir au but ultime.

Nous ne pouvons atteindre la libération qu'en nous efforçant d'agir de manière juste, en suivant la voie du dharma. Si chacun fait ce qui lui plaît, il y aura des conflits d'intérêts, mais si nous essayons de faire cause commune et d'agir pour le bien de tous, nous oublierons notre intérêt personnel. Tel est l'objectif du dharma.

Bhakti signifie dévotion à la vie. Une véritable dévotion à l'égard du Seigneur s'exprime par le service à l'humanité souffrante. Que notre service soit une offrande au Seigneur. Réservons-lui une place dans le secret de notre cœur. N'oublions jamais de nous en remettre à lui. Sinon, nous ne connaîtrons pas la paix.

Choisir le juste sentier

Arjuna pose au Seigneur Krishna une question importante : « Ô, Seigneur, si tu accordes tant de valeur au sentier de la connaissance, pourquoi me forces-tu à commettre une action aussi terrible ? » Arjuna ne veut pas prendre part au combat, mais le Seigneur Krishna lui conseille de prêter une oreille attentive. Savoir écouter est une forme de yoga.

Le Seigneur Krishna dit : « Si tu refuses de prendre part à cette bataille, ô Arjuna, tu commettras une faute. » Arjuna pensait, au contraire, que c'était une faute de se battre. Nous pensons tous de même. Nous n'avons pas envie de lutter pour obtenir quelque chose. Nous attendons des résultats tout faits, miraculeux. Nous préférons la facilité. Nous voulons une religion confortable. Toutes les valeurs spirituelles doivent être à notre convenance. Non seulement le sentier doit être facile, mais nous voulons des résultats immédiats. Certains instructeurs spirituels font ce genre d'offre. La religion doit devenir une sorte de drogue : on veut une drogue pour s'endormir et une autre pour rester éveillé.

Lorsque Arjuna dit à Krishna qu'il préfère vivre d'aumônes, celui-ci reste ferme et, finalement, Arjuna cède, et dit : « Tout cela n'est pas très clair pour moi. Tu es mon gourou. S'il te plaît, instruis-moi. » Pour finir, il accepte de faire ce que le Seigneur Krishna lui demande. Celui-ci ne change rien aux règles, mais il rend Arjuna plus sage en lui expliquant la philosophie de la vie. Aujourd'hui, « l'explication » fait défaut, car on ne recherche plus la connaissance, et tout le monde est confus, l'enseignant comme l'élève.

Le Seigneur Krishna affirme que, dès le début de la création, il y a eu un sentier double, le sentier de l'action et de la connaissance. Le but de la vie humaine est d'acquérir de l'expérience et d'accéder ainsi à la connaissance. Il existe deux manières d'acquérir de l'expérience : directement ou indirectement. Directement : lorsque, par exemple, on se brûle la main dans le feu, on se rend compte que le feu est dangereux. Indirectement : notre expérience peut être utile à ceux qui en sont les témoins. Il en est ainsi depuis les origines de la création. Tant que notre conscience n'est pas suffisamment développée, il nous faut apprendre par la souffrance.

La perfection

Le but de la vie est d'atteindre la perfection : de nous libérer de toute négativité, de l'ignorance qui nous domine, en accédant à la connaissance. La perfection existe en nous et nous devons en faire l'expérience. Nous devons faire l'expérience d'atma, l'âme, qui est parfaite. Donc, c'est la réalisation de cette perfection en nous qui est le but de la vie.

Nous pouvons nous demander si la perfection existe réellement. Si nous procédons à une analyse de nous-mêmes, nous découvrirons que nous pensons toujours être capables de réaliser quelque chose de plus grand, de plus élevé. Notre aspiration nous pousse à nous élever sans cesse davantage. Cette aspiration vient d'atma et elle ne cessera que lorsque nous aurons atteint la perfection. Tant que nous n'y serons pas parvenus, il nous manquera quelque chose.

Le Seigneur Krishna affirme que nous ne pouvons atteindre la perfection par simple renonciation à l'activité. Nous avons souvent envie de nous débarrasser des contraintes de la vie active, mais personne ne peut rester inactif, même pendant quelque temps, car nous sommes irrémédiablement liés à l'action par les gunas, les caractéristiques de notre nature. Nous pensons que nous sommes libres de faire ce que nous voulons, mais le Seigneur Krishna explique que c'est tout le contraire. Tout d'abord, nous ne savons pas réellement ce que nous voulons faire. A un certain moment, nous désirons faire une chose et l'instant d'après nous voulons en faire une autre. A un moment, nous pensons que telle chose est juste, puis nous pensons qu'elle ne l'est pas. Pourquoi en est-il ainsi ? C'est notre nature qui nous pousse dans une certaine direction et nous force à faire certaines choses, alors que nous pensons les faire librement.

Les caractéristiques essentielles de cette nature sont les trois tendances principales qui existent en nous. La tendance inactive, tamasique, nous rend docile, et nous donne envie de ne rien faire. La tendance active, rajasique, nous pousse à faire sans cesse quelque chose, à être toujours occupé. Et la tendance paisible, satvique, nous pousse à regarder les choses, à les examiner et, après une analyse correcte, à faire ce qui est juste. Tant que nous sommes dominés par les caractéristiques tamasiques et rajasiques, nous sommes désespérément forcés de faire une chose ou l'autre, sans savoir pourquoi.

Liés par l'action

Le Seigneur Krishna explique que lorsque nous nous contentons de rester assis à ne rien faire, imposant une contrainte à notre corps alors que notre esprit ne connaît pas le repos, nous vivons comme des hypocrites. Mais lorsque nous contrôlons nos sens par le mental, et que nous sommes détachés des actions passées et présentes, notre attitude est excellente. C'est seulement lorsque nous avons la maîtrise de nos sens, sans que notre action soit entravée, que nous sommes libres. Sinon, les tendances de notre nature nous forcent à suivre une direction particulière, comme nous pouvons le constater dans la vie quotidienne. Nous prenons l'habitude de faire tantôt ce qui est juste, tantôt ce qui nous plaît, et notre esprit et nos sens vont sans cesse de l'un à l'autre.

Le Seigneur Krishna nous conseille de rejeter ce qui est agréable et de rechercher uniquement ce qui est juste. Lorsque Arjuna préfère choisir la facilité, la voie de la connaissance, et s'étonne que le Seigneur Krishna lui conseille de choisir plutôt la voie de l'action, celui-ci répond que l'activité est supérieure à l'inactivité, et il conseille à Arjuna de remplir ses obligations.

Le Seigneur Krishna explique que le monde tout entier est lié par l'action, étant donné que nous sommes obligés de travailler pour maintenir notre existence physique, et que, même lorsque nous pratiquons la méditation ou étudions les Ecritures, nous sommes engagés dans une activité. Cependant, lorsque nous accomplissons un travail dans un esprit de sacrifice, nous n'en sommes pas esclaves. Ce n'est que par le sacrifice que nous trouvons le bonheur ; il n'existe pas d'autre voie. Le sacrifice nous libère, alors que tout travail accompli sans sacrifice nous rend esclaves, nous attache à la roue de la naissance, de la maladie, de la vieillesse, de la mort : le chemin de la souffrance. C'est pourquoi le Seigneur Krishna nous conseille d'agir seulement pour le bien des autres, libres de tout attachement.

L'action juste purifie l'âme

Agir pour le bien du monde, pour tous. C'est le moyen de nous purifier intérieurement, tout comme nous nettoyons notre corps avec de l'eau et du savon. Sans désintéressement, il n'existe pas de joie, mais seulement un égoïsme de plus en plus grand.

Si nous ne respectons pas la nature, nous ne pouvons connaître la paix. Malheureusement notre avidité nous pousse à l'exploiter de manière agressive. Sans esprit de sacrifice, l'homme est rempli d'avidité. Cette avidité est comme un puits sans fond : elle ne peut jamais être comblée. Elle est comme un feu que l'on ne peut éteindre, qui brûle la Terre entière et qui finira par détruire toutes ses ressources.

Cependant, le Seigneur Krishna affirme que, lorsque nous prenons quelque chose dans la nature, il est de notre devoir de donner autre chose en échange. Lorsque nous coupons un arbre, nous devons en replanter un autre. Si nous nous contentons de couper les arbres, il ne restera plus de forêts et il se produira un déséquilibre écologique, dont nous serons responsables. Lorsque nous prenons quelque chose sans rien donner en échange, nous agissons comme des voleurs. Ce n'est que lorsque nous prenons les restes d'un sacrifice que nous sommes libérés du péché. Si nous ne partageons pas ce que nous possédons avec les autres, nous commettons une faute, nous violons la loi de la réciprocité.

La conscience est notre véritable guide

Nous avons besoin d'une force de police pour faire respecter la loi, mais nos anciens instructeurs, les Rishis, qui faisaient preuve d'intuition, imprégnaient cette loi dans notre conscience, de manière à ce que nous sachions que violer la loi universelle engendre la souffrance. Ils ne nous disaient pas que notre avidité nous fait pécher contre le Tout Puissant, mais contre nous-mêmes. Quelles que soient nos actions, nous en récolterons les fruits. Grâce à cette expérience, nous comprendrons qu'il est préférable pour nous de faire ce qui est juste, ce qui nous évitera de souffrir. Si nous ne travaillons pas dans un esprit désintéressé, nos propres actions se retourneront contre nous. Nous nous conduisons soit comme notre ami, soit comme notre propre ennemi.

Lorsque nous violons la nature, elle nous rend la pareille. Prenons l'exemple de la nourriture. Nous dépendons d'elle pour notre existence, mais lorsque le sol est pollué, nous sommes nous-mêmes victimes de cette pollution et nous tombons malades. Autre chose encore, nous faisons de la cuisine pour dix alors que nous ne sommes que deux, et nous jetons les restes, tandis que, chaque jour, des milliers de personnes, dans d'autres parties du monde, meurent de faim. De plus, nous dépendons de l'air, prana, pour vivre. Prana, c'est la vie. Il est donc essentiel de préserver la qualité de notre atmosphère.

Vivre en vain

La pluie est indispensable pour produire de la nourriture. La pluie vient de yajna, le sacrifice, et yajna vient du karma. Le karma est venu du Veda, la connaissance, et le Veda, de l'Impérissable. Donc le Veda, qui imprègne tout, est centré en yajna. Yajna donne shanti, la paix intérieure, et shanti vient du Veda, donc de l'Impérissable, du Tout Puissant lui-même.

Cela signifie que la manière dont nous nous conduisons dans ce monde est importante, qu'il ne s'agit pas simplement d'accomplir des rituels. C'est pourquoi le Seigneur Krishna explique que lorsque nous faisons la cuisine pour nous-mêmes sans partager, nous ne mangeons rien d'autre que du péché. Toute une philosophie sociale s'est développée, centrée sur le principe du sacrifice : lorsque nous ne suivons pas ce chakra, cette « roue » ou principe du partage, du don mutuel, mais qu'au contraire nous ne pensons qu'à satisfaire nos sens et à faire ce qui nous plaît, sans nous préoccuper d'autrui, nous vivons en vain.

Les Vedas mentionnent deux sentiers : le sentier de non-retour et le sentier de retour. Cependant, il existe un troisième sentier : le sentier de non départ et de non-retour. C'est le sentier dominé par le guna tamasique. Nous nous trouvons sur ce sentier lorsque nous sommes indolents, lorsque nous n'avons aucune aspiration dans la vie, lorsque nous ne bougeons pas de l'endroit où nous sommes et ne faisons aucun progrès. Si nous n'avons aucune sorte d'aspiration, nous perdons cette vie humaine.

Si nous vivons en vain, nous ne serons pas libérés, mais nous ne nous incarnerons plus en tant qu'être humains. Nous descendrons. Comme une mouche, nous naîtrons et mourrons sans relâche. Le Seigneur Krishna explique que, lorsque nous ne respectons pas ce chakra du don mutuel, et que nous essayons au contraire de l'exploiter à notre profit, nous vivons en vain ; notre vie est dénuée de valeur, nous la gaspillons, car nous ne l'utilisons pas comme elle devrait l'être.

Depuis que nous sommes venus au monde, nos parents se sont souvent passés de sommeil et de nourriture pour prendre soin de nous et nous aider à grandir. Lorsque nous sommes devenus des adultes, nous avons à notre tour des obligations à l'égard de nos parents lorsqu'ils sont âgés et qu'ils sont devenus vulnérables et dépendants.

Nos devoirs

Les cinq devoirs ou yajnas sont d'adorer le Seigneur chaque jour ; de relire chaque jour un passage des Ecritures ; de veiller sur nos parents âgés et sur notre famille ; d'agir pour le bien commun ; et de prendre soin de notre environnement. A tous les niveaux, l'homme a des devoirs à remplir.

L'humanité est la couronne de la Création, mais elle a également une grande responsabilité. Quelqu'un de civilisé se doit de protéger les autres, mais, au lieu de cela, l'homme exploite, détruit. Il affirme même que les animaux ont été créés pour lui servir de nourriture. Mais nous ne sommes pas sur la Terre pour tout détruire, et prétendre que, puisque nous sommes au sommet de la Création, nous avons tous les droits, ne fait que nous rabaisser à un niveau plus bas que celui des animaux, qui n'utilisent que ce dont ils ont réellement besoin pour survivre.

Tant que nous dépendrons des autres, nous leur devrons quelque chose : il existe des dettes à payer. Tant que nous ne les avons pas remboursées, nous vivons en vain. Les devoirs à l'égard de nos parents âgés et de nos instructeurs sont primordiaux. Toutes les autres obligations sont secondaires. Notre vie sera vaine si nous refusons d'accomplir nos devoirs essentiels ou quelque autre type de yajna.

Ce n'est que lorsque nous sommes en sécurité dans le Soi, et que nous trouvons la joie, centrés dans atma, que nous n'avons plus d'obligations. L'implication est très importante. Le Seigneur Krishna souligne que si nous accomplissons nos devoirs dans un esprit juste, notre nature sera si évoluée que nous n'aurons plus grand chose en commun avec ce monde. Nos sens trouveront alors leurs délices dans le Divin. Lorsque nous glorifions et servons le Seigneur, tout notre être finit par se tourner vers lui et nous dépendons alors totalement de lui.

Jusque là, nous avons tous quelque chose à faire. Lorsque nous remplissons nos obligations, l'atmosphère et l'harmonie sur la Terre deviennent bénéfiques à notre vie spirituelle. Comme l'indique le Seigneur Krishna, il existe un chakra, ou un cycle de « donner et prendre ». Ce chakra est basé sur le sacrifice. Les devoirs et le dharma sont également basés sur le sacrifice. Toute notre vie repose sur le sacrifice. Grâce à lui, notre nature et notre esprit sont purifiés. Nous devons apprendre à trouver notre joie dans le sacrifice, et non pas dans l'exploitation d'autrui.

Ne laissons pas le rejet du désir nous conduire à l'inaction. Et ne devenons pas non plus inactifs lorsque nous ne travaillons pas pour nous-mêmes. Au contraire, nous devrions être d'autant plus actifs lorsque nous travaillons pour le bien du monde. Et, loin de vouloir en tirer un quelconque avantage personnel, nous devrions y mettre tout notre cœur afin que chacun puisse en bénéficier.

Le Seigneur Krishna affirme que, bien qu'il n'ait rien à perdre ou à gagner personnellement, il travaille. En effet s'il s'arrêtait, toute chose s'arrêterait car chacun suivrait son exemple et il serait responsable de la destruction de ce monde. Si seulement les êtres humains pouvaient penser de la même façon, nous aurions tous un sens plus élevé de nos responsabilités et éviterions toute action qui puisse être cause de souffrance inutile.

L'évolution vient de l'intérieur

Le monde peut évoluer grâce au travail désintéressé, mais pas au moyen de la technologie. Il ne peut évoluer que de l'intérieur, pas de l'extérieur. L'évolution est quelque chose qui se fait par l'intermédiaire de la conscience. Notre monde, qu'il nous plaise ou non, est à l'image de notre conscience. Il se développe dans la mesure de notre transformation intérieure. C'est pourquoi le Seigneur Krishna affirme que toute la création est interdépendante. Il est donc nécessaire de nous aider les uns les autres. En agissant ainsi, nous ferons le bonheur de tous. Om Tat Sat Hari Om.


* La Bhagavad Gita, ou « Chant de Dieu », un des textes sacrés indous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu, et Arjuna son disciple.




Home L'éducation et le « monde sans livres » 

Interview de Alan Duff par Shirley Nairn

Alan Duff fut élevé au rang de Membre de l'Empire britannique en 1994 en raison de sa contribution à la littérature. Auteur de plusieurs ouvrages, il est plus spécialement connu pour son roman sur le peuple Maori, C'étaient des Guerriers, qui devint plus tard un film acclamé dans le monde entier. Tous ses ouvrages essaient de sensibiliser les peuples indigènes aux bienfaits de l'éducation.

En 1992, A. Duff démarra « Des livres chez Soi », programme financé par des sponsors privés et des subventions publiques. Présent dans plus de 300 écoles néo-zélandaises à budget réduit, il a permis l'introduction de plus d'un million de livres dans des foyers défavorisés. Les ouvrages sont choisis par les élèves, d'après les conseils de leurs professeurs et de leurs parents. Les enfants emportent les livres chez eux et en font souvent profiter leur famille et leurs amis. Shirley Nairn, notre correspondante en Nouvelle-Zélande, s'est entretenue avec Alan Duff, à son domicile de Havelock North.

Partage international : Dans vos livres, vous affirmez que l'éducation et la lecture sont des besoins primordiaux pour l'humanité. Pourriez vous expliquer pourquoi vous accordez tant d'importance à l'éducation ?

Alan Duff : Le fonctionnement du monde est basé sur l'expression écrite qui ne se réduit pas seulement à la transmission de l'information mais représente également la connaissance, sert de référence et permet l'auto-analyse. Sans expression écrite, l'auto-analyse est impossible. Aucune culture n'a pu se maintenir avec succès dans la durée sans s'appuyer sur l'expression écrite.

PI. Lorsque la tradition orale se transmet d'une génération à la suivante il y a, selon vous, dissolution de la volonté des individus. Du fait qu'ils ne savent pas lire correctement, ils ont tendance à s'en remettre à l'autorité de leurs chefs, perdant ainsi leur capacité à réfléchir par eux-mêmes. La tradition orale réduirait-t-elle la capacité des individus à agir de manière indépendante ?

AD. Oui, tout à fait. C'est pour cette raison que l'Eglise catholique n'autorisa pas à ses propres fidèles l'accès à l'écrit. L'expression écrite est empreinte de puissance et donne accès au pouvoir. J'estime que le pouvoir devrait revenir à chacun et ne devrait pas être monopolisé par quelques individus.

PI. Vous insistez vraiment sur le fait que la lecture est d'une grande importance pour les peuples indigènes. Vous allez même jusqu'à affirmer que s'ils avaient le choix entre rester pendant cinq ans en immersion dans leur propre culture ou passer cinq ans avec la possibilité de lire un nouveau livre chaque semaine, ils s'en sortiraient mieux dans ce monde en mutation avec la seconde option. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

AD. L'expression écrite peut leur donner les deux options alors que leur propre culture ne leur en offre qu'une. L'expression écrite leur ouvrira toutes sortes d'horizons et cela signifie qu'ils pourront améliorer, mettre en valeur et faire progresser leur propre culture, et cela leur permettra d'accéder à des mondes totalement différents.

PI. Dans votre livre, les Maori, leur crise et leur challenge, vous évoquez le problème de la violence et son lien avec l'éducation et les mécanismes de la pensée ; ce sont des sujets proches de votre propre ligne de recherche ainsi que des problèmes mondiaux. Est-ce cette préoccupation qui vous a incité à lancer la campagne de collecte de livres pour les enfants afin qu'ils puissent en rapporter un chez eux et le garder ?

AD. Oui. Dans C'étaient des Guerriers, il y avait un personnage du nom de Beth qui errait à travers sa maison en réalisant qu'elle était issue d'une société sans livres et qui ne menait nulle part. Ensuite je me suis rendu dans une école et j'ai demandé aux enfants de lever la main s'ils possédaient des livres chez eux. Presque aucune main ne s'est levée, et c'est ainsi que tout a commencé.

PI. Avez-vous d'abord ciblé les écoles situées dans votre propre secteur ?

AD. Oui, j'ai commencé à Hastings dans les écoles les plus pauvres et actuellement le programme couvre toutes les écoles les moins favorisées dans tout le pays. Notre programme concerne 300 écoles réparties à travers le pays et nous avons eu l'occasion de fêter le millionième livre placé dans un foyer. Soixante-dix mille enfants et presque chaque enfant pauvre en Nouvelle-Zélande est maintenant touché par ce programme.

PI. Placer un million de livres dans des foyers défavorisés est un véritable exploit. Comment avez-vous réussi à informer les enfants dans les écoles de l'existence de ce programme ?

AD. Nous utilisons des acteurs afin de transmettre notre message. Nous faisons appel à des personnalités en vue ainsi qu'à des vedettes de la télévision, car nous savons que ce sont elles que les enfants voient et écoutent. Ces personnes portent le message et vont en parler dans les écoles.

PI. Vous appuyez-vous sur des bases philosophiques dans votre travail ?

AD. Je crois que la plupart de ceux d'entre nous qui réussissent dans la vie se voient gratifiés d'un talent d'un genre ou d'un autre, et dans le cadre de notre responsabilité morale nous devons rendre quelque chose à la société. Nous devons donner.


Contact : Alan Duff, fax : 646 877 4586


 

La violence

Il s'agit d'un mode de vie où le savoir est absent, où il n'existe aucune référence à des barrières comportementales : vous vivez tout simplement dans l'instant présent, instant après instant. Dans ce monde les émotions ont une totale suprématie sur la raison, cette dernière n'ayant aucune place, sans parler même de pouvoir se chercher, explorer alentours, et découvrir d'autres manières de se comporter. C'est un fléau qui conduit à fuir toute éducation, avec pour conséquence qu'aucun sujet ne peut être abordé sans tomber dans la caricature du tout noir ou tout blanc. Dans ce monde, ceux qui sont sans éducation sont condamnés à vivre une vie où toute forme de curiosité est absente.

C'est un mode de comportement en circuit fermé où même le meurtre peut trouver sa justification.

Alan Duff, extrait de Maori, the Crisis and the Challenge (les Maori, leur crise et leur challenge).




Home La Vierge de Pooraka pleure en silence

par Cassetta Pasquo

Adélaïde, Australie

Lorsque, pour la première fois, j'ai entendu parler des statues de la Vierge en larmes de Pooraka (un faubourg au nord d'Adélaïde), j'ai pensé qu'il s'agissait d'une nouvelle manifestation de la longue série de miracles attribués à Maitreya et aux Maîtres. Le Maître de Benjamin Creme a en effet confirmé que ce miracle était dû au Maître qui fut la Vierge Marie. Néanmoins, je fus surpris d'apprendre que ces manifestations miraculeuses se produisaient déjà depuis plusieurs années, alors que le phénomène ne s'était pas encore ébruité. Cela se comprend aisément quand on rencontre la communauté chrétienne vietnamienne d'Adélaïde, dont les membres discrets, polis et pieux, ne tiennent pas à attirer l'attention sur eux.

Les miracles se manifestent sur deux statuettes : la plus petite ne mesure que 30 cm tandis que la plus grande fait 60 cm de haut. Elles sont maintenant placées côte à côte, près de l'autel, dans la chapelle du centre de la communauté chrétienne vietnamienne ; mais les miracles sont survenus sur la plus petite bien avant qu'elle ne soit installée dans la chapelle. Les premiers signes apparurent alors qu'elle circulait d'une famille à l'autre, au sein d'un groupe de prière des environs de Ingle Farm. Lors d'une réunion de prières, en décembre 1992, plusieurs participants remarquèrent ce qui ressemblait à du sang, s'écoulant le long des joues de la statuette. Ce phénomène se répète de manière intermittente depuis cette époque. Cela attira l'attention du prêtre de la paroisse qui, en mai 1997, fit le nécessaire pour que la statuette soit installée à côté d'une autre Vierge dans la chapelle. C'est à ce moment que les miracles se manifestèrent également sur celle-ci : une larme de cristal, difficile à photographier mais très distincte à l'œil nu, apparaît dans chacun des yeux de la Vierge.

Un témoignage tout particulier

Les deux statues proviennent de Fatima (Portugal) et furent ramenées par le prêtre de la paroisse, le père Augustin Nguyen Duc Thu. La plus grande fit un détour par Rome où elle fut bénie par le pape en 1987. Le père Augustin pense que la dévotion des fidèles est à l'origine des miracles et observe que des senteurs de parfum de rose se manifestent lorsque la plus petite statue pleure. En observant la dévotion tranquille des membres de cette communauté, il vient aisément à l'esprit que ce phénomène constitue un témoignage tout particulier, destiné à ce groupe de chrétiens. De son côté, le père Augustin pense que la Vierge pleure en raison de ce qui se passe dans le monde et qu'elle demande aux chrétiens de revenir au véritable enseignement de Jésus. Près des statues, dans la chapelle, règne une ambiance de sérénité et de paix.

Il est intéressant de rapprocher ces miracles avec l'apparition d'une image de la Vierge à Yankalilla, au sud d'Adélaïde. Les deux phénomènes furent confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme étant des manifestations du Maître qui fut la Vierge Marie. Le miracle de Yankalilla fit le tour du monde tandis que celui de Pooraka, en dépit d'un ou deux articles dans la presse locale, resta relativement peu connu. La nouvelle vient seulement de se répandre suffisamment pour qu'un petit nombre de personnes se relaient à la chapelle pour y partager cette douce bénédiction.




Home L'ONU à l'aube du nouveau millénaire

Interview de Kofi Annan par Djibril Diallo

Dans cet entretien, Kofi Annan examine le rôle de l'ONU dans le nouveau millénaire, dresse le bilan de ses succès au cours des cinquante dernières années, en particulier en ce qui concerne le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement).

Djibril Diallo : Monsieur le secrétaire général, ma première question portera sur un thème qui est un peu votre leitmotiv. Vous dites souvent, en effet, qu'il ne peut y avoir de paix sans développement. Quels sont, à votre avis, les facteurs clé de la paix et du développement ?

Kofi Annan : Dans le monde où nous vivons, la plupart des pays actuellement en conflit sont également touchés par la pauvreté. Ils manquent d'un bon gouvernement ; ils n'assurent pas à leurs peuples les conditions de vie minimales. J'entends par là l'éducation, l'hygiène et l'eau pure. Lorsque ces nécessités sont satisfaites et qu'il existe un système de régulation correct et un gouvernement convaincu que l'environnement est un facteur d'éveil et de développement des capacités humaines, cela libère les énergies des gens, qui peuvent ainsi prendre part à l'activité économique et sociale et, de la sorte, forger leur avenir. Ils sont alors trop absorbés par ces tâches de construction pour se lancer dans ces conflits où ces guerres que nous avons vu ravager tant de pays.

DD. De plus en plus, les besoins humanitaires prennent le pas sur les besoins du développement. Les pays en développement, par exemple, craignent que l'argent collecté pour la reconstruction du Kosovo n'entraîne une diminution des fonds consacrés à leurs projets de développement.

KA. Une intervention humanitaire est, par nature, une intervention d'urgence, une question de vie ou de mort pour un peuple. L'action contre la pauvreté, menée en collaboration avec les pays pauvres pour essayer d'améliorer leur situation, est une action permanente, et qui doit se poursuivre. Financer une intervention d'urgence dans une région du monde au détriment de la tâche essentielle de développement menée dans d'autres régions serait imprévoyant et malheureux.

Tous les responsables, politiques et autres, des pays donateurs avec lesquels j'ai discuté, y compris dans le cadre de l'Assemblée générale, m'ont assuré que telle n'était pas leur intention, car ils comprennent à quel point est essentielle la lutte contre la pauvreté et pour le développement. Ils savent aussi que cette lutte exige un effort de longue durée. Sans l'investissement nécessaire, soit sous la forme de l'Aide publique au développement (APD), de prêts, de subventions, d'allégements de la dette ou d'encouragements à l'investissement privé, un pays ne fait pas le progrès souhaité ; il peut même régresser. C'est pourquoi j'espère que les donateurs tiendront leurs promesses et ne réduiront pas l'aide qu'ils apportent à des régions comme l'Afrique ou l'Asie du Sud.

Les réussites

DD. Quelles sont, selon vous, sur les cinquante dernières années, les réussites les plus marquantes des Nations unies ?

KA. L'ONU est née d'un conflit. C'est pourquoi, au moment de sa création, ses fondateurs étaient très conscients de la nécessité d'éviter les guerres et de protéger l'individu. C'est également le sens de la campagne que j'ai menée en direction du public pour lui expliquer les idéaux de cette organisation, qui sont de protéger et de défendre ce qui appartient aux peuples. Sa Charte commence par ces mots : « Nous, les peuples... ». Je placerai toujours l'individu au centre de toutes nos actions.

L'une des réussites majeures de l'ONU, à mon avis, a trait aux droits de l'homme. Elle a été de rendre à l'individu sa dignité et le respect qui lui est dû. Je me demande parfois ce qui se serait passé si nous avions eu ce point de repère, si nous avions eu cette convention avant la Seconde Guerre mondiale. Cela n'aurait peut-être pas sauvé tout le monde, mais on aurait au moins eu une base pour dire : « Attendez une minute ! Cela n'est pas juste. Vous violez les droits de ces personnes. » Les choses auraient probablement été différentes. Je tiens cette protection des droits de l'homme pour une de nos réussites. Une autre concerne la décolonisation. Lorsque l'on considère le nombre de nations et d'êtres humains que cette organisation a fait accéder à la liberté et auxquels elle a donné une chance de prendre leur vie et leur destinée en mains, voici une réussite majeure.

Il y a eu également des progrès dans le domaine du développement. Si l'on examine les résultats de l'ensemble des conférences mondiales que nous avons tenues, on constate que nous avons vraiment réussi à mettre le développement à l'ordre du jour. Nous avons mis en place un agenda au niveau mondial qui, s'il est respecté, nous aidera à améliorer le sort des pauvres. Certains pays, comme la Chine, analysent les résultats de chacune de ces conférences et s'efforcent de les intégrer dans leurs plans, à tous les niveaux, du fédéral au local.

Un succès majeur concerne le respect de l'environnement. Avant le sommet de Rio de 1992, tenu sous l'égide des Nations unies, la question de l'environnement, même si l'on en parlait, ne retenait pas l'attention autant qu'aujourd'hui. C'est l'ONU qui a mis à l'ordre du jour la notion de développement durable, en matière de santé, d'hygiène et de contrôle des naissances, elle a obtenu des résultats remarquables. Nous avons ainsi largement de quoi être fier, beaucoup a été fait. C'est un bilan particulièrement riche pour une organisation qui n'a que 50 ans. Bien entendu, il ne faut pas nous endormir sur nos lauriers. Les défis à relever sont encore gigantesques, et il nous faut poursuivre nos efforts.

DD. Quel est la place du Pnud dans l'éradication de la pauvreté ?

KA. On pourrait dire que le Pnud est le poste avancé du système des Nations unies. Il est à l'œuvre dans pratiquement tous les pays en développement, où il travaille de concert avec les gouvernements, les individus et le public. Pour la plupart des gens, les membres de l'ONU à l'œuvre sur le terrain, qu'ils appartiennent au Pnud, à l'Unicef ou au HCR, représentent le visage humain de notre organisation. L'ONU, c'est ce que nous accomplissons sur place.

Les efforts du Pnud pour développer les capacités locales, en collaboration avec la société civile, les ONG et le secteur privé, sont absolument essentiels. Le travail concret et les études qu'il a menés sur le terrain ont prouvé que les pauvres, pour peu qu'on leur donne une chance, de bons conseils, de l'argent, et qu'on les forme aux techniques de gestion et de management, peuvent faire beaucoup pour eux-mêmes. Nous devrions être capables de les aider à devenir autonomes – de leur apprendre à pêcher plutôt que de leur donner des poissons.

Il y a, en outre, d'autre domaines où l'action du Pnud est vitale. Par exemple, dans le développement de l'éducation des filles ou le rattrapage du retard technologique. Il est important d'aider les gouvernements à dépasser certains vieux schémas de comportements et ainsi à se débarrasser de quelques-unes de leurs faiblesses pour pouvoir aller de l'avant.

Les objectifs

DD. Dans quels domaines l'ONU doit-il être renforcé, et qu'est-ce que cela implique ?

KA. Quand on parle de renforcer l'ONU, il faut l'entendre dans le sens le plus large. J'ai dit dès mon installation que seul, je ne pouvais rien faire. Les Nations unies doivent travailler en partenariat avec la société civile, les gouvernements, le secteur privé et les fondations, si elles veulent avoir un impact sur les crises qu'elles traitent. C'est pourquoi je crois que nous devrions renforcer notre capacité à coopérer avec toutes ces instances et tous ceux qui sont directement impliqués dans ces crises.

Je crois aussi nécessaire de renforcer nos propres systèmes, nos différentes institutions – c'est ce que vise, précisément, la réorganisation entreprise depuis quelques années. Notre organisation doit renforcer la cohérence entre les divers organismes et les agences qui la composent – le Pnud, le Secrétariat, l'Unicef – et même étendre ses efforts au-delà du système onusien, de façon non seulement à avoir une ligne politique plus homogène, mais à réagir de manière plus responsable et coordonnée aux défis auxquels nous sommes confrontés. Il nous faut également développer nos capacités de persuasion et de mobilisation auprès des donateurs potentiels – gouvernements et individus – pour qu'ils donnent largement et nous soutiennent ainsi davantage dans notre lutte contre la pauvreté, nos efforts pour promouvoir l'éducation, la santé, et plus généralement dans toutes les questions vitales dont nous nous occupons.

Il nous faudrait aussi parvenir à mieux convaincre les pays donateurs de la nécessité d'élargir et d'accroître leur aide au développement. Aujourd'hui, on parle d'allégement de la dette. Mais cela ne suffit pas. Si nous pouvions obtenir d'eux qu'ils augmentent leur aide aux pays en développement, tout en améliorant, de notre côté, notre capacité à soutenir ces derniers dans leurs efforts pour mettre en place des institutions de base, alors seraient jetées les fondations du développement futur. Ces pays deviendront alors capables d'attirer les investisseurs. Et il faut bien comprendre que les conditions pour faire venir les capitaux étrangers sont les mêmes que celles qui encouragent les investisseurs nationaux et locaux à risquer leurs biens. Cela peut sembler une tâche redoutable, mais je la crois à notre portée. Et, à certains égards, nous avons déjà fait les premiers pas.

Nous devrions aussi relever dès maintenant le défi de la bonne gouvernance. Et quand je parle de défi de la bonne gou-vernance, je ne pense pas seulement aux pays en développement. C'est un défi qui nous concerne tous. Nous gouvernons dans une époque qui a changé. Nous gouvernons dans une ère de mondialisation, et il nous faut comprendre que ce qui se passe au niveau local peut avoir des répercussions au niveau international – et vice-versa. Par conséquent, quand nous aidons des dirigeants politiques à améliorer la manière dont ils gouvernent leur pays, à y renforcer le respect de la loi, à promouvoir la transparence et la responsabilité dans l'administration publique et à élaborer des systèmes de régulation adéquats, nous leur donnons la base solide et indispensable à tout progrès sain et durable.

Nous avons vu ce qui s'est produit depuis deux ou trois ans. Confrontés soudainement à une situation de crise, certains pays qui nous paraissaient bien fonctionner se sont plus ou moins effondrés en raison de la défaillance des institutions, des fondations et des systèmes de régulation fondamentaux. J'espère donc que nous centrerons de plus en plus notre effort d'assistance aux gouvernements sur la question de la gouvernance, et de l'édification d'une société basée sur le respect de la loi.

La sécurité humaine

DD. Quelles sont les questions les plus vitales auxquelles est confronté le nouveau millénaire ? Et quel rôle voyez-vous pour les Nations unies ?

KA. L'une des questions majeures qu'il va nous falloir traiter est celle de la sécurité humaine. La sécurité, dans son sens le plus large, est intimement liée au respect des droits de l'homme et de la dignité de chacune et de chacun. En termes de développement, cela signifie faire en sorte que la personne ordinaire – l'individu que l'ONU place au cœur de son action – dispose des moyens de base nécessaires à sa survie – c'est-à-dire la santé, l'éducation – et ait la possibilité de mener la vie la plus épanouie possible.

La sécurité humaine est également liée à la question de la paix – qui est plus que la simple absence de guerre – et à notre capacité à mettre fin aux conflits, parce que dans le monde d'aujourd'hui, ce sont les civils qui en sont les premières et principales victimes. Nous avons longtemps eu tendance à nous concentrer sur la souveraineté et la sécurité des Etats. Aujourd'hui, nous allons devoir prendre en compte une demande croissante qui veut que l'on accorde la priorité à la sécurité des personnes vivant dans ces Etats, non plus à celle de l'Etat en soi. Comment opérer cette transformation ? Qu'est-ce qui guidera l'ONU, dans un monde de guerres ethniques et de violence à l'intérieur des Etats eux-mêmes ?

Rien, dans la Charte des Nations unies, ne s'oppose à la reconnaissance de droits au-delà des frontières. En fait, tant dans sa lettre que dans son esprit, elle affirme ces droits de l'homme fondamentaux. Le problème ne provient donc pas de déficiences de cette charte, mais de nos difficultés à en appliquer les principes à notre ère nouvelle ; une ère où les notions strictement traditionnelles de souveraineté ne sont plus à la mesure des aspirations qui poussent partout les hommes à atteindre les libertés fondamentales. Les Etats souverains qui, il y a 50 ans, ont rédigé la Charte, s'étaient consacrés à la paix, mais ils avaient vécu la guerre. Ils en avaient connu toute l'horreur, mais ils savaient aussi qu'il y a des moments où l'usage de la force devient légitime dans la poursuite de la paix. C'est pourquoi la Charte déclare en toutes lettres : « Il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun. » Mais qu'est-ce que cet intérêt commun ? Qui le définira ? Qui le défendra ? Sous l'autorité de qui ? Et avec quels moyens d'intervention ? Ce sont là les questions immenses qui se posent à nous à l'aube de ce nouveau siècle.





Signes des temps

Home Energies curatives en Slovénie

par Andrea Bistrich

« Maitreya est en train de créer un réseau énergétique à travers le monde : le réseau des « Eaux de Vie ». [...] Cette vie plus abondante correspond précisément à l'Eau de Vie du Verseau [...] Elle apporte inévitablement d'importants changements dans la conscience, et guérit également les maux physiques tout en renforçant le corps physique de l'humanité. » [Partage international, décembre 1993]

Tunjice est un joli village de montagne situé près de la ville de Kamnik, dans les contreforts des Alpes slovènes. La région est célèbre pour ses fossiles et son calcaire de premier choix, formé il y a des millions d'années. Depuis le printemps de 1998, ce petit village somnolent connaît un afflux massif de visiteurs. Plus de 30 000 personnes y sont venues, de toute l'Europe et de pays aussi éloignés que l'Inde et le Canada. Pourquoi ? Parce qu'une source d'eau curative aux vertus remarquables a été découverte dans une vaste forêt proche de la pittoresque église baroque de Sainte Ana.

Le puits d'eau laiteuse

En mars 1998, Drago Vrhovnik était en train d'extraire du sable à bâtir dans sa petite exploitation, lorsqu'il ressentit des picotements semblables à une décharge électrique de faible intensité lui parcourir le corps. Soudain, il se rendit compte que la douleur débilitante qu'il ressentait à l'épaule droite avait disparu. Drago avait été blessé dans un accident de rallye automobile bien des années auparavant et depuis lors il avait dû vivre avec cette douleur insupportable. Deux semaines plus tard, il remarqua que l'un des deux puits miniers qu'il avait creusés s'était rempli d'eau. Il l'agrandit afin que l'eau se disperse, mais le lendemain, il constata qu'il était rempli à ras bord d'une eau de couleur laiteuse. A l'âge de quatorze ans, Drago s'était blessé à l'avant-bras, et malgré bien des soins médicaux, cette blessure ne s'était jamais cicatrisée. Drago ressentit un besoin irrésistible de laver sa plaie dans l'eau laiteuse du puits. En quelques jours elle se referma et deux semaines après elle était complètement cicatrisée.

Les dix stations énergétiques

Perplexe, Drago chercha une explication. On le mit en contact avec un groupe de personnes sensibles à l'énergie subtile et bien informées sur le sujet. Il les invita de venir et ils découvrirent que l'eau et toute l'exploitation étaient puissamment énergisées. Ils l'informèrent que cette énergie avait des effets positifs sur le corps et que ses qualités différaient d'un endroit à l'autre de son exploitation. Suivant leur conseil, Drago creusa dix puits, chacun correspondant à un méridien du corps humain, et capables de déclencher le processus de guérison adapté à des cas différents. Drago explique que « de nombreux visiteurs se sentent revigorés après leur passage à travers le circuit des dix stations énergétiques et éprouvent une plus grande vitalité. Ils se sentent plus résistants aux rhumes et à la grippe et ressentent une sensation de bien-être ». Des personnes se trouvèrent guéries de toutes sortes de maux, y compris de maux de tête tenaces, de maladies nerveuses, de rhumatismes, d'acouphènes, et de bien d'autres maladies. Un des cas les plus spectaculaires fut celui de son cousin atteint d'une thrombose ayant nécessité de nombreuses opérations. Après avoir bu de l'eau et en avoir massé les parties atteintes de son corps, son état s'améliora nettement et, en peu de temps, il fut complètement guéri. Ce fut aussi le cas d'un autre homme atteint d'une maladie de foie. Beaucoup de cas sont relatés dans un recueil de témoignages, prévu par Drago. Tous n'en font pas usage, certains préférant garder leur expérience secrète.

Guérisons, miracles et apparitions

Des guérisons « miraculeuses » se sont succédées depuis que le site a ouvert ses portes, mais les choses ne s'arrêtent pas là. Certaines personnes prétendent avoir vu des apparitions de Jésus et de la Vierge. Drago considère cela sans sourciller : « Je n'ai aucune envie de faire de ce site un sanctuaire religieux ; l'énergie est pour tous, indépendamment des croyances. Si de telles choses se produisent, cela ne change pas notre but. » Sa philosophie est toute simple et réaliste : « Je ne suis ni un incroyant ni un fervent pratiquant, je désire simplement faire mon possible pour aider mon prochain. » Cette attitude peut expliquer les bonnes relations qu'il entretient avec ses voisins et l'église toute proche, dont le prêtre conseille le site curatif de Drago aux malades, et l'église à ceux qui veulent prier. Un ami hongrois du prêtre (également prêtre) a lui aussi profité des énergies du site. Souffrant d'alcoolisme, il n'a plus touché une goutte d'alcool depuis sa visite sur les lieux.

Drago a des projets pour son site. Il espère y construire un hôpital ou un sanatorium afin que les gens puisse y faire des séjours prolongés, destinés à des traitements à long terme et à des cures. Outre sa coopération avec des médecins et des thérapeutes, Drago encourage aussi les méthodes alternatives de diagnostic telles que la photographie Kirlian et l'analyse coronale. Une analyse scientifique de l'eau est en cours à l'Université de Ljubljana. « Je pense qu'il est utile que les gens viennent ici avec un esprit ouvert, déclare-t-il. C'est alors que des choses peuvent commencer à se produire pour eux ».


Pour tout renseignement s'adresser à : « Na Tratah », Drago Vrhovnik, Tunjice 12, 1240 Kamnik, Slovénie, tél : 00 386 (0)61 817 085 ou 00 386 (0)41 635 078. Les groupes importants sont priés de s'inscrire avant de se rendre sur les lieux.


Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'eau curative a été énergisée par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Nouvelle preuve des liens existants entre le suaire de Turin et le Christ

Source : Source : The Sunday Times, G.-B.

Mechtild Flury Lemberg, chercheur de nationalité suisse, faisant autorité en matière d'histoire des textiles, et ayant travaillé à la restauration du suaire de Turin, a constaté qu'il y avait de fortes ressemblances entre le suaire et des fragments de tissu fabriqué, il y a environ 2 000 ans, au Moyen Orient.

Dans un rapport remis à l'occasion d'un congrès organisé par l'Eglise catholique, M. F. Lemberg, compare les points de deux ourlets et d'une longue couture latérale du suaire à ceux d'un vêtement daté entre - 40 et + 73, découvert dans les ruines de Masada, une forteresse située sur les montagnes dominant la Mer Morte et le Jourdain. « La couture est si bien faite qu'on ne la voit que sur l'envers du tissu. A mon avis, le suaire n'est pas un faux datant du Moyen-Age. Les similitudes que j'ai relevées indiquent qu'il pourrait dater de l'époque même de Jésus Christ et avoir pour origine le lieu qui est aujourd'hui Israël. »

Les tests de datation au carbone 14, réalisés en 1988, indiqueraient que le suaire, vénéré par de nombreux chrétiens comme étant le linceul ayant enveloppé le corps du Christ lors de son inhumation, aurait été tissé entre 1260 et 1390. Toutefois, les pressions en faveur d'une nouvelle datation au carbone 14 se font plus pressantes. En effet, l'an dernier, des chercheurs israéliens ont déclaré que le pollen découvert sur le linceul provenait d'une plante qui aurait pu être utilisée pour tresser la couronne d'épines du Christ. Cette plante, décrite dans la Bible comme étant une espèce d'amarante, ne pousse qu'au Moyen-Orient.

« Les chercheurs sont divisés sur la valeur de la datation au carbone 14, a déclaré Ian Wilson, auteur d'ouvrages sur le suaire et l'un des spécialistes requis par l'Eglise. Mais les travaux effectués à Masada sur le pollen ont contribué à établir un nouveau consensus en faveur d'un nouveau test. »

C'est au Vatican qu'il revient de prendre la décision de poursuivre les investigations. Bien qu'elle ait encore à répondre officiellement à l'analyse de M. F. Lemberg, l'Eglise a présenté son rapport en premier lieu en Italie, lors de la conférence de Turin, là où se trouve le suaire.

Le suaire sera exposé au public, dans une vitrine à l'épreuve des balles, entre août et octobre, dans le cadre des cérémonies de l'Eglise marquant le 2000e anniversaire de la naissance du Christ. On s'attend à la visite de plus de trois millions de personnes.




Home Le meilleur ami de l'homme

Source : Parool, Pays- Bas

Dans la province de Jiantgtsu, dans le sud-ouest de la Chine, 25 personnes ont eu la vie sauve grace aux aboiements obstinés d'un petit chien.

Une rupture dans les canalisations d'eau souterraine avait fait monter dangereusement le niveau de l'eau autour des habitations des villageois endormis. L'alarme lancée par le petit chien a réussi à les réveiller. Un journal de Pékin a relaté qu'un homme fut réveillé au petit matin par le chien qui tirait ses couvertures . L'eau s'engouffra chez lui dès qu'il ouvrit la porte ; il eut juste le temps de mettre sa femme enceinte à l'abri .Pendant ce temps, le chien courut vers les maisons voisines afin d'avertir les autres personnes qui purent ainsi échapper à temps au danger .

Aprés que le niveau de l'eau eut baissé, les gens s'aperçurent que le petit chien avait disparu .

Le Maitre de B.Creme a indiqué que le chien était une manifestation de Maitreya.



Tendances

Home La Russie accepte un traité de désarmement

Source : New York Times, E. - U. ; BBC World Service, G. - B.

La question des missiles et du désarmement qui semblait en veilleuse depuis l'effondrement du communisme est revenue au premier plan. Poussé par le nouveau président Vladimir Poutine, le parlement russe a ratifié le traité Start-II, un accord que la précédente Douma avait refusé de valider. En vertu de ce traité, les Etats-Unis et la Russie seront autorisés à garder 3 500 têtes nucléaires, alors que les Etats-Unis en possèdent actuellement 8 000 et la Russie 6 500.

De nouvelles réductions de l'armement devraient être décidées lorsque les deux pays se rencontreront pour une nouvelle série de pourparlers devant aboutir à un nouveau traité : Start-III. Mais quelques obstacles ont été rencontrés en raison de la volonté du gouvernement américain de développer un système de défense limité, reposant sur des missiles, dont ils disent avoir besoin pour se défendre contre des Etats qu'ils jugent dangereux, comme la Corée du Nord et l'Iran. Un tel système de défense exigerait des modifications dans le traité sur les missiles anti-balistiques déjà signé.

Avec la ratification du parlement russe et une rencontre ayant lieu aux Nations unies pour discuter de la maîtrise des armes nucléaires, l'opportunité existe actuellement pour un consensus international qui permettrait de négocier de nouvelles réductions dans l'armement nucléaire, et de renouveler les efforts visant à faire ratifier le traité de non-prolifération par les nations qui ne l'ont pas encore fait.




Home Critiques à l'encontre du FMI et de la Banque mondiale

Source : New Republic, American Reporter, Etats-Unis

Des milliers de personnes ont manifesté récemment à Washington, en marge d'une réunion du FMI et de la Banque mondiale. La presse a saisi l'occasion pour relayer les critiques de quelques voix éminentes à l'encontre de ces institutions. Dans un article cinglant paru dans le magazine New Republic, Joseph Stiglitz, ancien responsable économique à la Banque mondiale, a eu des mots très durs à l'égard du FMI.

Faisant référence aux manifestants attendus à Washington, il écrit : « Ils diront que le FMI est arrogant, qu'il n'écoute pas vraiment les pays en voie de développement qu'il est supposé aider, qu'il agit en secret et échappe au contrôle démocratique. Ils diront que les remèdes économiques du FMI ne font souvent qu'empirer les choses.

Et ils auront raison. J'ai été responsable économique à la Banque mondiale entre 1996 et fin 1999, pendant la plus grave crise économique mondiale du demi-siècle. J'ai vu comment le FMI, faisant tandem avec le Département du Trésor américain, a réagi. Et j'ai été consterné. » Il conclut en disant : « Si les gens que nous chargeons de diriger l'économie mondiale, au FMI et au Département du Trésor [américain], n'entament pas un dialogue et ne prennent pas à cœur les critiques [des manifestants], les choses continueront à aller très, très mal. »

Dans un récent ouvrage, les Yeux du cœur, l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide explique que les programmes d'austérité prônés par le FMI et la Banque mondiale offrent « un choix entre la mort et la mort » pour les pays pauvres.

Sur une planète où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, « les statistiques qui décrivent l'accumulation des richesses dans le monde sont effarantes, écrit J.-B. Aristide. Cette crise du dollar cache une crise humaine : chez les pauvres, une incommensurable souffrance ; chez les autres, les puissants, les maîtres de la politique, une pauvreté d'esprit qui a fait une religion du marché ; une crise de l'imagination si profonde que le seul critère de valeur est le profit, le seul critère du progrès humain la croissance économique. »




Home Sommet du G77

Source : El País, Espagne

Les pays en voie de développement réclament un « nouvel ordre mondial humain ».

Représentant 80 % de la population mondiale, les dirigeants des pays en développement qui se sont rencontrés à La Havane, à Cuba, ont réclamé un « nouvel ordre mondial humain » afin que soient redistribués la richesse et le pouvoir dans le monde. Plus de 65 chefs d'Etats, venus des 133 pays membres du Groupe des 77 (ainsi nommé car le groupe, lors de sa fondation en 1964, comptait 77 membres), ont assisté à ce « Sommet du Sud » qui a duré trois jours.

Les résolutions prises lors de cette rencontre réclament des changements dans le système financier mondial afin de donner aux pays en développement davantage voix au chapitre en ce qui concerne les politiques économiques et commerciales, « une annulation complète de la dette », et une assistance internationale largement accrue. Ils ont également réclamé « un nouvel ordre humain mondial visant à supprimer les inégalités croissantes entre les riches et les pauvres », ainsi que le droit pour les pays du Sud de « participer sur un pied d'égalité aux décisions qui les concernent. » Le Sommet a déclaré que les Nations unies devraient jouer un rôle plus important dans les affaires économiques, et a recommandé aux délégués du Groupe des 77 de négocier avec les groupes des pays riches. Ils ont tous parlé de la nécessité d'accéder aux marchés mondiaux, à la technologie et, par-dessus tout, demandé que le monde industrialisé remplisse les engagements pris il y a trois décennies : accorder 0,7 % du P.I.B. à une aide réelle au développement. L'aide est tombée de 0,34 % à 0,22 % au cours des années 1980 et 1990.

Actuellement, la richesse des trois pays les plus riches du monde est plus élevée que le P.N.B. réuni de 48 nations, représentant 600 millions d'individus.

« Ce sommet est une réaction naturelle et marque la renaissance du Groupe des 77, qui est déterminé à briser les chaînes du lourd héritage de notre pauvreté, de notre exclusion et de notre détresse », a déclaré avec emphase Arthur Mbanefo, représentant permanent du Nigéria aux Etats-Unis. « Nous réclamons, une fois pour toutes, le traitement équitable et décent que nous méritons. »





Les priorités de Maitreya

Home Afrique : la famine risque de s'étendre

Source : Associated Press, Etats-Unis

L'ONU a déjà averti que près de 16 millions de personnes risquent d'être frappées par une grande vague de sécheresse au nord-est du continent africain. Selon Carolyn McAskie, coordinatrice adjointe des Nations unies pour les secours d'urgence, l'Ethiopie est de loin la plus menacée, devant faire face à une grave crise alimentaire due à une pluviosité trop faible et à la guerre civile qui s'éternise avec l'Erythrée. Six autres pays de la corne africaine (Erythrée, Somalie, Soudan, Kenya, Ouganda et Djibouti) ont également été laminés par la sécheresse, les combats et l'instabilité permanente due à l'afflux des réfugiés. L'ONU estime qu'il en coûtera 250 millions de dollars pour apporter à ces pays et aux 12,4 millions de personnes risquant de connaître la famine les 410 000 tonnes de nourriture et autres produits indispensables. Mais les responsables de l'Organisation pensent que la crise pourrait toucher jusqu'à 16 millions d'Africains et s'étendre à la Tanzanie, au Rwanda et au Burundi ; ce qui porterait le volume de l'aide alimentaire à plus d'un million de tonnes.

L'Ethiopie, de loin la plus concernée, devrait recevoir 80 % de cette aide. Durant la sécheresse de 1984-1985, près d'un million de personnes sont mortes de faim ou de maladies, dans ce pays. L'ONU affirme que « sans donateurs, la communauté internationale sera probablement confrontée au même type de catastrophe humanitaire qu'il y a 15 ans.

 

 




Home La Charte de la Terre

Source : Environment News Service

La Charte de la Terre, document porteur d'une structure éthique et morale sans précédent, visant à guider la conduite des peuples et des nations entre eux, mais également avec la planète, vient d'être achevée.

Plus de 100 000 personnes de 51 pays, ainsi que 25 leaders mondiaux concernés par l'environnement, les affaires, la politique, la religion et l'éducation ont pris part à son élaboration au cours des huit dernières années. A l'origine de ce processus, Ruud Lubbers, ancien premier ministre des Pays-Bas, relayé par Maurice Strong, ex- secrétaire général du Sommet de la Terre, et Mikhaïl Gorbatchev, ex-président de l'Union soviétique, actuellement en charge de la Croix verte internationale. La Charte de la Terre proclame que les problèmes de pauvreté, de détérioration de l'environnement, de conflits ethniques et religieux, et d'injustice sociale sont interdépendants ; en conséquence, les politiques qui mettent l'accent sur l'un de ces problèmes peuvent engendrées des retombées positives dans d'autres domaines. M. Strong déclare que « nous possédons les moyens technologiques pour promouvoir un changement durable ; mais une motivation suffisante nous fait défaut. Grâce à la Charte de la Terre, nos motivations sont maintenant orientées. Notre objectif est que cette Charte produise un impact équivalent à la déclaration universelle des droits de l'homme. »

La Charte de la Terre comporte 16 articles principaux et 59 articles annexes qui esquissent une vision intégrée du développement durable et des droits de l'homme. Les quatre premiers principes de la Charte visent :

– au respect de la Terre et de la vie dans toute sa diversité ;

– au soin à apporter à la vie par la compréhension, l'amour et la compassion ;

– à la construction d'une société libre, démocratique, durable et pacifiste ;

– à la volonté de protéger la générosité et la beauté de la planète, pour les générations présentes et futures.

S'inscrivant dans la campagne mondiale autour de la Charte, quatre rencontres universelles ou « dialogues » ont déjà été proposés :

– le dialogue sur le monde des affaires et de l'environnement se tiendra aux Pays-Bas, au Peace Palace de la Haye, et réunira des écologistes, des hommes d'affaires, des économistes et des politiques, qui verront ensemble comment le monde des affaires, au niveau mondial, peut intégrer des principes durables en tant que stratégie de développement et d'investissement ;

– le dialogue pour l'élaboration de la paix, prévu pour septembre 2000 en Asie centrale, s'attachera à combler la lacune entre la coexistence et le conflit. Cette rencontre présentera la Charte comme un support possible permettant de développer des mécanismes préventifs et éducatifs à une coexistence dans des régions où les risques de conflits existent ;

– le dialogue sur la religion et l'environnement, fixé pour août 2000, lors du Sommet pour la paix dans le monde au cours de ce millénaire, auquel participent des chefs religieux et des leaders spirituels, au siège des Nations unies. Cette rencontre s'appuiera sur la Charte pour discuter des programmes concrets de promotion des principes de durabilité et de paix.




Home Augmentation des budgets d'aide au développement

Source : Guardian Weekly, G.B.

Conséquence de la crise asiatique et de la mise en œuvre du nouveau programme d'annulation de la dette des pays les plus pauvres, la part du budget que les pays occidentaux consacrent au développement est en hausse, pour la première fois depuis cinq ans. L'OCDE a récemment annoncé que l'aide publique aux pays en voie de développement a commencé à s'accroître en 1998 de près de 10 %, atteignant 83 milliards de dollars.





Faits et prévisions

Home Une ère nouvelle au Moyen-Orient

Source : The Guardian, G.-B.

« Le Moyen-Orient oubliera le poids de sa douloureuse histoire, comme s'il ne s'était rien passé. Les bons rapports entre voisins, l'amitié, le respect grandiront. Le calme et la paix remplaceront la violence actuelle. » [Partage international, juin 1989]

« Les pays dont les troupes se trouvent sur un territoire étranger devront les rapatrier. Il en sera ainsi au Liban que les troupes syriennes quitteront. Ce processus s'appliquera également à d'autres nations, y compris les superpuissances. » [PI, juin 1989]

A la suite d'une décision marquante prise le 12 avril 2000, treize prisonniers libanais, kidnappés et détenus par Israël afin de servir de monnaie d'échange pour la libération d'un aviateur porté disparu, ont été relâchés. L'issue de la bataille légale qui aura duré neuf ans fait partie d'une série de décisions récentes qui laisse supposer que le système judiciaire israélien essaie de s'adapter à l'évolution en cours depuis les accords de paix d'Oslo de 1993. Certains prisonniers étaient détenus depuis quatorze ans, pratiquement sans contact avec l'extérieur, si ce n'est une interview de la télévision israélienne. Ils furent également privés de viande pendant les dix premières années, les Israéliens leur refusant l'abattage rituel.

Ce verdict contourne une décision précédente datant de 1997, selon laquelle cette détention était légale. Zivi Rish, l'avocat des détenus a déclaré : « Le président de la Haute Cour de Justice, Aaron Barak, a changé d'avis. En communiquant sa décision, il a déclaré courageusement qu'il n'avait cessé de repenser au verdict prononcé trois ans auparavant. Il a profondément réfléchi à cette erreur et il a maintenant le courage d'admettre qu'il a eu tort. » Z. Rish a ajouté : « Cela signifie que l'Etat d'Israël ne peut détenir d'otages, même pour une cause importante comme le retour de l'aviateur Ron Arad. Même si la fin est importante, elle ne peut justifier les moyens. »

Autre signe d'amélioration des relations au Moyen-Orient, les autorités israéliennes ont autorisé Mohammed Abou Abbas, pirate du navire Achille Lauro, à retourner à Gaza en avril dernier. Il a déclaré : « Théoriquement, n'importe quel pays au monde pourrait m'arrêter. Mais tout est politique. Si quelque chose m'arrive, cela n'arrangera pas les choses ; cela retardera le processus de paix. Nous sommes des combattants, mais nous disons oui à la paix [...], je veux voir si je peux traverser le territoire israélien avec ma voiture pour me rendre en Cisjordanie, c'est-à-dire sur notre terre. Les rabbins israéliens pourraient demander à la justice de m'arrêter, mais les Israéliens refuseront de le faire. Nous sommes maintenant dans une ère nouvelle. Nous-mêmes oublions ce qui s'est passé avant Oslo et ils doivent faire de même. »

Depuis 1998, aucun civil israélien n'est décédé des suites d'une attaque terroriste palestinienne, et les responsables israéliens de la sécurité reconnaissent que ce succès est à porter au crédit de la coopération avec leurs homologues palestiniens.




Home Une avancée de la thérapie génique

Source : New York Times, Etats-Unis.

« Les chercheurs découvriront l'information génétique qu'il est nécessaire de donner à un organe pour lui permettre de se régénérer, parfois en quelques heures. Cette technique sera utilisée d'ici quelques années. » [Partage international, septembre 1989]

Après des années d'études consacrées à la thérapie génique, très prometteuses puis assez décevantes, les chercheurs français ont fait part du premier succès incontestable obtenu dans le traitement par la thérapie génique. Bien que la méthode utilisée ne soit peut-être pas applicable à d'autres maladies, cette thérapie s'est montrée efficace pour trois bébés souffrant d'un désordre génétique connu sous le nom de SCID (sévère déficience immunitaire combinée XI), un état qui oblige le malade à vivre dans une bulle stérile. Au bout de trois mois de traitement, les bébés vivaient chez eux comme n'importe quel autre enfant. Au bout de dix mois, leur système immunitaire était normal.

Tel qu'il est décrit dans la revue Science, le procédé consiste à prélever de la moelle osseuse du malade, d'où l'on extrait des cellules souches, dans lesquelles on introduit un virus contenant un gène de remplacement, ce virus aidant à transporter le gène dans les cellules. Les cellules contenant le gène sain sont alors transplantées à nouveau chez le patient, et les gènes correcteurs se multiplient, éliminant ainsi le gène défectueux. SCID réagit particulièrement bien à la thérapie génique et le succès obtenu avec ces patients ne mènera pas nécessairement au traitement d'autres maladies. Mais un membre de l'équipe de médecins qui avait essayé d'utiliser pour la première fois la thérapie génique en 1990 a déclaré : « Si l'on ne parvient pas à corriger SCID, on ne pourra corriger rien d'autre. » Maintenant, ce premier pas est franchi.




Home Une nouvelle méthode de clonage

Source : San Francisco Chronicle, Etats-Unis.

Des scientifiques ont cloné six veaux, utilisant une nouvelle technique qui ouvre la possibilité d'une ère nouvelle dans la médecine régénératrice, qui devrait permettre de remplacer quasiment n'importe quelle partie du corps. Près de quatre ans après que des scientifiques aient cloné une brebis appelée Dolly, qui a vieilli prématurément, les dernières expériences ont permis à des veaux clonés de commencer leur vie plus jeunes biologiquement que les cellules âgées dont ils sont issus. Au niveau cellulaire, les veaux ont toutes les caractéristiques de la jeunesse, même s'ils ont été obtenus à partir de cellules vieillies, délibérément poussées au seuil de la mort.

« Ces animaux ont des cellules qui apparaissent plus jeunes que leur âge chronologique », a déclaré le Dr Robert Lanza de l'Institut de technologie cellulaire avancée, une firme de biotechnologie américaine qui a sponsorisé ces recherches. « Ceci pourrait avoir d'importants résultats dans le traitement des maladies humaines. » Le but ultime en ce qui concerne les humains est de façonner des parties de remplacement à partir des propres cellules rajeunies d'un patient, ce qui permettrait de dépasser le problème du manque d'organes et du rejet de transplantation, tout en s'assurant que les greffes durent assez longtemps pour que le procédé soit valable. Mais de nombreux obstacles scientifiques et techniques demeurent avant qu'une telle stratégie puisse être envisagée dans le traitement des malades.




Home L'illusion du temps

Source : De Volkskrant, Pays-Bas

« Déjà, comme le montrent certains signes, les hommes commencent à comprendre que leur manière d'aborder le temps est inadéquate, et d'ici peu ce fait connaîtra une plus large reconnaissance intellectuelle. » [Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, juil. 1997]

« Le temps n'existe pas réellement. C'est une illusion... Le temps et l'espace ne sont que des expériences du mental... Il n'existe qu'un seul temps, l'instant, dans lequel prennent place le passé comme nous l'appelons, le présent tel que nous le connaissons, et le futur que nous attendons. » [Benjamin Creme, Partage international, juil. 1997]

Le temps est une illusion gênante, déclare le chercheur britannique Julian Barbour, dans un récent ouvrage, The End of Time* (la Fin du temps). Il affirme que le temps n'existe pas en tant que réalité indépendante mais qu'il est le résultat des changements se produisant dans le monde physique, changements dans la forme de la réalité abstraite, multidimensionnelle, dans laquelle nous vivons.

La raison pour laquelle la majeure partie de l'humanité (y compris la plupart des physiciens) est convaincue de l'existence du temps, c'est le fait que nous ayons « un sol solide sous les pieds ». Notre réalité ayant pour toile de fond notre univers matériel, solide et dense, nous avons tendance à considérer toute chose en termes de coordonnées fixes. Et dès lors, nous sommes obligés d'ajouter une dimension supplémentaire, le temps, pour pouvoir décrire les changements.

Le temps apparaît lorsque nous étudions la distance séparant deux ensembles de circonstances dans l'univers. Chaque tic-tac de nos montres, et même tous les tic-tac potentiels possibles de toutes les montres et de toutes les pendules, existent déjà. C'est seulement parce que les instants sont nettement délimités en sections égales que le tic-tac est régulier.

J. Barbour pense avoir trouvé les réponses aux questions soulevées par la théorie quantique d'après laquelle, par exemple, des segments très éloignés les uns des autres semblent communiquer de manière instantanée, des particules peuvent se trouver simultanément dans des endroits différents, et tout n'est que coïncidence. Ces énigmes, explique J. Barbour, découlent de notre conception erronée du temps et de l'espace. Vues d'une perspective où le temps n'existerait pas, ces questions agaçantes disparaissent pratiquement étant donné qu'alors toutes les possibilités coexistent.


*The End of the Time, édité par Weidenfeld & Nicolson, ISBN 0297819852.





Citation

Home Extrait du message n° 139

par Maitreya

« Nul homme n'a connu Dieu sans avoir partagé. »





Courrier des lecteurs

Home Encouragement

Cher Monsieur,

Au cours de l'année 1997, à Paris, dans le métro, j'étais assise sur un strapontin près de la porte, pleurant toutes les larmes de mon corps, complètement impuissante à retenir un désarroi si profond, que je ne voyais même plus les gens qui m'entouraient. Je ne comprenais plus rien à la vie, ne sachant plus du tout où j'en étais. Alors que la rame s'arrêtait à une station, mon attention fut attirée par le visage aux traits incroyablement purs d'un homme très grand (si grand qu'il dut baisser la tête pour descendre), mince et vêtu classiquement. L'expérience ne dura que quelques secondes mais fut très puissante. Son regard planté dans le mien, il ne dit qu'un seul mot : « courage », et descendit du wagon.

C'était comme un ordre, mais plein de compassion et d'amour. Aujourd'hui encore, dans les moments de déprime, je repense à cela et me sens soutenue dans l'épreuve.

Je fus étonnée qu'il y eût quelqu'un dans ce monde capable de m'encourager avec tant d'ardeur, de force et d'à-propos. Pouvez-vous me dire qui était cet homme ?

D. J., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Un hobbit serviable

Cher Monsieur,

En septembre 1995, je me suis rendue à Rochester, dans l'Etat de New York, afin de rendre visite à des parents que je n'avais pas vus depuis de nombreuses années. Je retins une chambre dans une auberge de campagne et je louai une voiture. Je n'avais pas réalisé que je me trouvais dans un « coin perdu », où les panneaux de signalisation étaient fort rares. J'arrivai finalement à destination avec deux heures de retard.

Je passai la journée suivante en visites familiales. Il faisait nuit lorsque je pris le chemin du retour pour regagner mon auberge, la radio allumée et sous un magnifique clair de lune. Je quittai la grande route et suivis les panneaux de signalisation, mais, au bout d'un certain temps, je réalisai que j'étais perdue. J'étais entourée de champs de céréales et la route sombre devenait de plus en plus désolée. J'avais un peu peur. Finalement je vis une station-service à un croisement et j'y entrai pour demander mon chemin. Les deux personnes qui se trouvaient à l'intérieur connaissaient l'endroit où je voulais me rendre mais étaient incapables de m'indiquer la route. Elles essayèrent de faire un croquis mais cela aurait aussi bien pu être du chinois. Je commençai à paniquer. C'est alors que la porte s'ouvrit et un jeune homme entra. Il avait tout à fait l'air d'un hobbit* : petit, le ventre saillant, costaud sans être obèse, vêtu d'un jean et d'une chemise de flanelle, et portant une casquette sur sa petite tête ronde. Il dit qu'il savait où se trouvait l'auberge et il proposa de s'y rendre avec sa camionnette, il me suffirait ainsi de le suivre en voiture. Cette idée me ravit et nous partîmes aussitôt. Il ne s'arrêta qu'une fois arrivé devant l'auberge.
 
J'étais si contente que je proposai de lui offrir une bière pour le remercier de sa gentillesse. Après un instant d'hésitation, il accepta et me demanda où nous allions aller. Je suggérai le bar du coin, qui était un bistrot minable, fréquenté par les gens du pays, pour la plupart des ouvriers agricoles pauvres. Je commandai deux bières. Nous nous assîmes et nous commençâmes à bavarder. Il s'appelait Dave. Il me dit qu'il travaillait dans le bâtiment et qu'avec son équipe ils avaient pratiquement reconstruit North Carolina après le passage de l'ouragan Hugo. Les autres personnes dans le bar commencèrent à parler fort et à se disputer, et une bagarre ne tarda pas à éclater. Pendant tout ce temps, Dave gardait le dos tourné et secouait la tête en disant que nous n'avions peut-être pas choisi le meilleur endroit pour boire une bière. J'observai la bagarre qui s'envenimait. La chose intéressante, c'est que tout en assistant à une bagarre dans un bar, tout me semblait se dérouler au ralenti.
 
Rétrospectivement, il me semble que toute cette colère et cette violence étaient désamorcées au fur et à mesure. Finalement la bagarre s'arrêta.

Nous finîmes notre bière et nous partîmes. Avant de regagner ma voiture, je lui donnai une accolade et je le remerciai à nouveau d'avoir été mon « ange de miséricorde ». Je retournai à l'auberge et je me garai dans l'entrée. Je remarquai deux phares dans mon rétroviseur et je réalisai que Dave m'avait suivie. Il se dirigea très lentement vers moi alors que je sortais de ma voiture et il me demanda si j'accepterais de dîner avec lui le lendemain soir. Je lui répondis que ce n'était pas possible car je devais reprendre la route pour New York de bonne heure le dimanche matin. En mettant ma clé dans la serrure de la porte, je lui souhaitai une bonne nuit et il s'en alla lentement.

D. O., Bronx, New York, Etats-Unis


* Personnage de Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme à la camionnette était le Maître Jésus.


Home D'accord

Le jour de mon anniversaire, en août 1997, je me rendais à Greenwich, CT, lorsque je réalisai soudain que j'avais besoin d'essence. Je devais me rendre à une station-service et essayer de me débrouiller toute seule pour prendre de l'essence. J'entrai dans la station-service et je me demandai quoi faire. Soudain un Noir, mince, de taille moyenne, apparut à mes côtés et me demanda très poliment s'il pouvait m'aider. Je fus surprise sans pour autant être effrayée. Il était très gentil, aussi lui fis-je part de mes problèmes lorsqu'il s'agissait de pompes à essence en self service. Nous constatâmes tous deux qu'il me fallait payer le caissier avant que la pompe puisse être mise en route. Même si j'étais persuadée qu'il agissait ainsi pour m'aider, il mentionna que c'était aussi pour lui une façon de « s'en sortir ». Je compris alors qu'il voulait de l'argent et je dis : « Bien sûr. » J'allai jusqu'à la caisse à l'intérieur de la station, alors que lui se tenait prêt à actionner la pompe. A mi-chemin je m'arrêtai et me retournai vers lui. Il semblait savoir ce que je pensais : qu'il pourrait démarrer et partir avec la voiture. « Ne craignez rien, dit-il, je ne vais pas partir ! » et il haussa les épaules.

Je réglai au caissier mes cinq dollars d'essence avec un billet de dix dollars. En même temps je regardais dehors et je voyais l'homme près de ma voiture en me disant : « Et si c'était Maitreya ? Si c'était une rencontre personnelle avec lui ? » Je pris les cinq dollars de monnaie et je retournai vers ma voiture. L'homme finit de pomper l'essence et je mis le bouchon sur le réservoir. Je lui donnai mes cinq dollars de monnaie et je le remerciai. Il regarda les cinq dollars, surpris, et me remercia à son tour. C'était un marché fifty-fifty comme je le pensai sur le moment. Je montai dans ma voiture et je quittai la station. Je voulus lui donner un coup de klaxon, en signe d'adieu. Mais l'homme avait déjà disparu.

Pourriez-vous me dire si cet homme était tout simplement quelqu'un qui traînait en quête d'un peu d'argent ou si je ne me suis pas trompée en laissant mon imagination vagabonder en ce jour de mon anniversaire.

D. O., Bronx, New York, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home Suivez le « guide »

Au cours de la grande vague de chaleur d'août 1995, je travaillais dans le centre de New York. Un après-midi, je quittai mon bureau pour aller déjeuner. Dès que j'ouvris la porte et que je me retrouvai dans la rue, j'eus l'impression de traverser un mur de pure énergie. Je crus tout d'abord qu'il s'agissait de l'intense chaleur, mais je reconnus la vague d'énergie que je ressens à chaque fois que Benjamin Creme est adombré par Maitreya pendant ses conférences. Au même moment, je remarquai un rabbin qui marchait rapidement au milieu de la foule paresseuse des piétons de la 57e rue. Il était vêtu d'un costume sombre, avait une abondante chevelure brune et une barbe, et il était coiffé d'un chapeau de rabbin. Dès que je le vis, je compris que l'énergie émanait de lui. Il avait l'air résolu de quelqu'un qui sait où il va. Sa façon de marcher, avec dignité et grâce, me donna envie de le suivre. L'espace d'un instant, je me demandai : « Serait-ce Maitreya ? »

Je suivis le rabbin pendant un moment, tout en l'observant intensément. Alors qu'il arrivait au coin de la rue et s'arrêtait au feux de circulation, une personne tendant des prospectus « Juif pour Jésus » lui dit : « Bon après-midi, rabbin », en s'inclinant avec respect. Le rabbin fit un léger signe de tête et poursuivit rapidement sa route. En traversant la rue et en essayant de suivre son allure, je réalisai qu'il était stupide de suivre cet homme. Une phrase d'un des Messages me vint soudain à l'esprit : « N'essayez pas de me suivre », et je ris intérieurement de l'ironie de la situation. Je ralentis le pas et traversai la rue et les choses en restèrent là. Toute cette expérience n'avait duré que quelques minutes, mais elle est restée gravée dans ma mémoire. Se peut-il que ce rabbin ait été celui auquel j'ai pensé ?

D. O., Bronx, New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le rabbin était Maitreya.




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