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Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2000 - N° 141

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Afrique : éradiquer la pauvreté pour mettre fin à la guerre par K. Y. Amoako


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home La fin du chaos

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Lorsqu’on regarde le monde avec la clarté de vision et le discernement de la connaissance, se révèle une perspective totalement différente de celle de la plupart des observateurs. Pour la grande majorité d’entre eux, nous vivons dans un monde plongé dans le chaos, caractérisé par la guerre, la pestilence et les désastres naturels. Par millions, les hommes y vivent dans la terreur. A n’en pas douter, la planète connaît aujourd’hui toutes sortes de catastrophes – et les souffrances qui en résultent sont aussi nombreuses que cruelles – mais, derrière l’effroi et la douleur, on sent grandir l’espoir que les choses iront en s’améliorant, que cette période n’est que transitoire et ne peut se prolonger indéfiniment. Ainsi en est-il dans de nombreuses régions du monde où les troubles sont les plus graves, et les épreuves qui affectent la population les plus pénibles à endurer.
 
En arrière-plan de tout cela, derrière cette destruction interminable et insensée, ce monde émerge d’un sommeil sombre et chargé de rêves, dont le réveil se révèle difficile et traumatisant à l’extrême. Plus que jamais, de nouvelles et puissantes énergies poussent l’humanité à l’action et, comme toujours en pareille situation, ses premières réactions sont mitigées : chaotiques et destructives au début, avant qu’un nouveau rythme plus élevé ne s’impose progressivement à l’ensemble.
 
Un lourd sommeil
 
Nous qui considérons la vie par-delà les formes et les événements extérieurs, nous savons avec certitude que cette période difficile touche pratiquement à sa fin, que la stabilité et le calme auxquels tant d’hommes aspirent sont presque à portée de main, et que l’humanité s’éveille, revigorée et rafraîchie, de sa longue et sombre nuit.
 
Ainsi le monde est-il prêt, maintenant, pour la réapparition du Christ. Ainsi les hommes sont-ils prêts, maintenant, pour ce qu’il a à leur offrir.
 
Quand il est venu auparavant par l’entremise de son disciple Jésus, les hommes n’étaient pas préparés à répondre à son enseignement. Aujourd’hui, après des siècles de souffrance, d’éducation et d’expérience, ils sont prêts à comprendre ses préceptes, et à agir en conséquence. C’est en tant que Précepteur et Educateur qu’il vient ; c’est comme Instructeur, et non comme sauveur, qu’il accomplit sa mission.
 
Le théâtre du monde
 
Bientôt, celui que le monde attend émergera et se présentera aux yeux de tous. Bientôt, les hommes entreront en dialogue avec leur Soi supérieur, et feront le choix de la vie ou de la mort. Telle est la scène qui se joue maintenant dans le théâtre du monde.
 
Si peu conscients qu’en soient les hommes, la fin est connue depuis le commencement, et ils peuvent être certains du triomphe final de la raison et de la vérité.
 
Maitreya prendra pour signal l’effondrement des marchés financiers, ces salles de jeu au service de la cupidité. Alors, il entrera ouvertement dans l’arène du monde et présentera ses arguments en faveur de la justice et de la liberté, du partage et du bon sens.
 
Il appartient maintenant aux hommes de faire le point sur eux-mêmes, sur leurs priorités, leurs aspirations et leurs valeurs, car de leur décision prochaine dépend l’avenir du monde, le bien-être de l’humanité et le rôle qui les attend dans le Plan de Dieu.
 
Nous qui vous observons en tant que Frères aînés, c’est avec joie et confiance que nous attendons votre juste décision, et votre gloire future.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Viabilité pour la planète Terre

Interview de Jim Bell par Cher Gilmore

Jim Bell, expert de renommée mondiale en matière de développement écologiquement viable, est conférencier et animateur de l'émission de radio hebdomadaire Common Sense (Sens commun). Il fut codirecteur du projet Eco Parque, une usine expérimentale de recyclage des eaux usées, à Tijuana, au Mexique, et directeur du Centre pour une technologie appropriée, à San Diego, Californie, pendant sept ans. Il est l'auteur du livre : Achieving Economic Security on Spaceship Earth (Atteindre la sécurité économique et écologique à bord du vaisseau spatial Terre). En décembre 1999, il posa sa candidature au siège de maire de San Diego, l'élection devant avoir lieu en mars 2000. Cher Gilmore l'a interviewé pour Partage international avant sa déclaration de candidature.

Partage international : L'introduction de votre ouvrage porte sur notre incapacité à gérer la planète de manière économiquement viable, et sur la nécessité d'en faire une priorité absolue.

Jim Bell : C'est la priorité absolue. Si nous n'établissons pas une relation correcte avec le système de survie de notre planète, tout progrès accompli à court terme sera finalement balayé. Mais je crois aussi que cet objectif ne sera pas atteint si les gens doivent changer sous la contrainte. Tout changement durable devra passer par une coopération.

 PI. Comment définiriez-vous une économie viable ?

JB. Je la définis comme la condition dans laquelle toute activité économique, individuelle ou collective, est conduite de manière à préserver le fondement social et écologique sur lequel elle repose. La racine grecque du mot « économie » a pour sens gestion domestique ; ou, d'un point de vue global, gestion viable. Dans le monde moderne, notre course aveugle à l'enrichissement matériel a laissé cet aspect sur la touche.

PI. Ainsi la convoitise nous aveugle ?

JB. On nomme cela convoitise, mais je considère plutôt ce comportement comme un pallier dans le processus de maturation – tels de jeunes enfants explorant le stade du « c'est à moi ». Si nous en restions tous à ce niveau, l'interaction complexe d'une conscience individuelle à l'autre, censée profiter à l'espèce entière serait impossible. Ceci requiert seulement que chacun de nous soit un peu plus conscient et ouvert.

PI. Dans votre livre, vous dites que les accords sur le commerce mondial sont néfastes à l'économie. Pour quelles raisons ?

JB. Parmi les économies dominantes de notre planète, aucune n'est soutenable. Toutes dépendent des énergies fossiles non renouvelables ; et quant aux autres ressources, elles les pillent et les polluent systématiquement. Ceci est insoutenable. Quand vous donnez un coup d'accélérateur aux échanges commerciaux entre deux économies de ce type, cela signifie davantage de dégâts dans l'environnement et plus d'êtres humains jetés sur les routes, avec pour seule issue de se battre pour quelque emploi sous-payé en ville. Nous oublions quelquefois que le droit de s'organiser, tel que nous l'avons aux Etats-Unis, n'existe pas dans de nombreux pays, où le travail est synonyme d'extorsion ou de chantage.

Le mythe économique en vigueur consiste à dire : « Faisons un maximum d'argent et ensuite nous nous occuperons de l'impact négatif sur l'environnement. » Cela ne fonctionne pas car les dommages sont tels que les bénéfices, quels qu'ils soient, ne pourront jamais les réparer. Nous sommes comme ces gens vivant dans une belle maison et qui, de temps en temps, trouvent que ça s'est rafraîchi : au lieu de boucher les fissures pour améliorer l'isolation thermique, nous abattons les murs pour les jeter dans la cheminée. C'est exactement ce que notre économie pratique en ce moment. Nous vivons tranquillement et bien au chaud jusqu'à ce que la maison ait complètement brûlé – ou du moins jusqu'au point où elle s'effondre d'elle-même.

Pour des prix de vente intégrant les coûts écologiques...

PI. Vous dites que le système de libre échange ne vise pas la promotion des produits et services écologiquement sains parce que les tarifs ne sont pas fixés selon leurs coûts réels.

JB. Ce que je veux mettre en évidence, c'est que nous ne disposons pas d'un marché libre, mais qu'il s'agit plutôt d'un système de subvention du capital. Et je suis persuadé que si nous avions affaire à un véritable marché libre, notre planète serait en meilleure santé. Les mécanismes qui peuvent nous y aider sont une adéquation entre le coût et le prix des produits, et l'arrêt des pratiques iniques. Quand nous achetons un produit ou un service, nous ne payons pas pour les coûts environnementaux et sociaux qu'ils impliquent. Ces coûts, qui vont de l'effondrement de la pêche industrielle à la pollution de l'air que nous respirons, sont répercutés sur la société dans son ensemble et sur les générations futures. Une tarification basée sur le coût réel devrait identifier ces paramètres et les intégrer au prix des produits ou services préjudiciables au bien commun. La marge générée pourrait servir à nettoyer les déchets, au lieu de venir en réduction de nos impôts, ou être compensée par une augmentation du coût de la santé. Mais la retombée la plus pragmatique en serait un nivellement du terrain de jeu économique, et une capacité, pour les produits et services respectueux de l'environnement, à se mesurer à armes égales avec les valeurs traditionnelles du système capitaliste. Alors que la règle actuelle barre la route à ces produits et processus alternatifs, et étouffe la créativité des entreprises.

... et les coûts sociaux

PI. Pensez-vous que le système de libre échange, même en appliquant cette nouvelle grille, pourrait réduire le décalage intolérable qui existe entre les riches et les pauvres ?

JB. Oui, car un nouveau mode de tarification devrait prendre en compte les coûts sociaux. De la même manière que pour les coûts environnementaux, ceux-ci seraient moins élevés s'ils étaient anticipés. L'adoption de cette norme dans le commerce mondial serait déterminante pour aider les pauvres à récolter le fruit de leur travail. Mais, en dernière analyse, on en revient toujours à une question de conscience : si un nombre suffisant de décideurs accédait à une conscience suffisante, bien des maux inutiles pourraient être évités dans ce monde ; même sans tarification au coût réel.

La génération Y

PI. Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections municipales de San Diego ?

JB. Pour la même raison que j'ai écrit mon livre : je suis inquiet pour les enfants du monde et les générations futures. Je crois que développer une relation soutenable avec notre planète est le minimum que l'on puisse faire. Faire moins c'est hypothéquer l'avenir.

Un jeune homme de mes amis me disait qu'il était membre de la génération Y. Je lui ai demandé ce que cela voulait dire. Il m'a répondu : « Pourquoi nous collez-vous tous ces déchets radioactifs et toxiques sur les bras, pourquoi décimez-vous nos forêts, pourquoi notre économie s'applique-t-elle à détruire et à polluer tout ce qui existe ? »

La génération Y, elle aussi, participe malheureusement à la destruction ; elle devra travailler avec nous pour réparer ce gâchis. La première étape consistera à arrêter le massacre, la deuxième, à faire le ménage. Je me présente à la fonction de maire car je sais comment m'y prendre pour arrêter ce processus infernal, et comment effectuer des réparations qui soient tout bénéfice pour chacun d'entre nous, pour le présent comme pour le futur.

L'implication de chacun

PI. Que peuvent les simples citoyens pour amener les changements dont vous parlez ? Ce sont des changements énormes, qui nécessitent l'approbation de la société.

JB. Les gens doivent se secouer et s'impliquer politiquement ; devenir candidats, ou travailler pour eux, faire campagne pour eux, voter pour eux. Et si personne n'est digne d'être élu, alors il faut se présenter soi-même. S'il s'avère que c'est vous le meilleur, alors c'est vous qui devez vous présenter ; mais en gardant à l'esprit le souci de permettre à tous de participer. Il faut utiliser notre démocratie et nos droits pour réaliser ces changements. Si l'argent de nos impôts sert à payer le contrat qui assassine notre planète, alors il est urgent de changer la règle du jeu. C'est là que nous devons intervenir.

L'objectif que je propose est un apprentissage de la vie et du travail en harmonie avec la planète ; nous devons apprendre à respecter notre cadre de vie et transmettre cet enseignement à nos enfants. Il existe un dicton  : « Vous devez conduire un cheval à l'abreuvoir, mais vous ne pouvez pas boire à sa place. » Mon livre montre le chemin jusqu'à l'eau, mais c'est à nous de choisir. Si nous prenons la juste décision, alors le futur peut être une aventure passionnante. Sinon, ce sera un lieu de tristesse. Mais je n'ai pas de vision négative : je considère le dilemme de l'humanité comme un élément dynamique, et la prise de conscience comme un élément de transformation. Je fais tout cela parce que travailler à créer une économie soutenable pour nos enfants et les générations futures est tout simplement la chose à faire pour moi ici et maintenant. Je suis convaincu aussi que c'est finalement la seule action sensée.


Pour de plus amples informations, ou pour commander le livre Achieving Economic Security on Spaceship Earth : ELSI – Ecological Life Systems Institute – PO Box 7453, San Diego, CA 92167, E.-U. – Tél : 619-758-9020. Le programme de radio Common Sense est accessible sur internet : www.jimbell.com




Home L'eau curative de Nordenau

par Paul Zwaga

Amsterdam, Pays-Bas

« Les Eaux de Vie du Verseau pénétreront la vie des hommes à tous les niveaux, et en réponse à ce stimulus, un nouvel homme naîtra [...] Le Christ accordera ce Don de Vie, se révélant lui-même comme le Porteur d'Eau... » [Le Maître de Benjamin Creme, mai 1982, Un Maître parle, p. 19].

« ...un réseau énergétique est en cours de création [par le Seigneur Maitreya] à travers le monde, le réseau des « Eaux de Vie » [...] La « vie plus abondante » est, précisément, les Eaux de Vie du Verseau [...] apportant inévitablement des changements incommensurables dans la conscience, et aussi guérissant les maladies physiques et renforçant le corps physique de l'humanité. » [Benjamin Creme, Partage international, décembre 1993]

Depuis sa découverte en 1992, la source d'eau curative de Nordenau, en Allemagne, est visitée quotidiennement par des centaines de personnes venant du monde entier. Dans le numéro de janvier/février 1993 de Partage international, Benjamin Creme écrivait : « Mon Maître confirme que cette source a été énergétisée par Maitreya en décembre 1991, avant son apparition à Düsseldorf, au nord de Cologne, en avril 1992. »

La source se trouve dans une mine d'ardoise sur la propriété de l'hôtel Tommes, dans les montagnes du Winterberg, près de Dusseldorf. La presse et la télévision ont relaté des faits de guérisons miraculeuses attribuées à l'eau, survenues chez des personnes déclarées incurables par la médecine et guéries de toutes sortes de maladies et de symptômes.

L'enfant de Tchernobyl

L'histoire de ce garçon de 18 ans, originaire de Kiev est particulièrement intéressante. Il a été invité à Nordenau avec d'autres « enfants de Tchernobyl » par M. et Mme Tommes (propriétaires de l'hôtel Tommes). A la suite de l'accident nucléaire survenu à la centrale de Tchernobyl, le garçon souffrait d'une forme très rare de cancer lymphatique avec des métastases à l'estomac et aux poumons. Aussi souffrait-il de difficultés respiratoires et s'épuisait-il facilement. Les médecins avaient perdu tout espoir sur son devenir et, pour eux, sa maladie était incurable. Lors de son séjour à Nordenau, il se rendait deux fois par jour à la source dans la mine, et après un certain temps, il s'est senti suffisamment bien pour faire du VTT sur les collines environnantes. Au bout de cinq semaines, les symptômes de sa maladie avaient pratiquement disparu. A son retour d'Allemagne, le jeune homme trouva un emploi à Kiev et déclara se sentir bien.

Un pouvoir de guérison « phénoménal »

En 1992, les recherches menées à Francfort par le Dr Steinbruck sur 42 personnes s'étant rendues à la source miraculeuse, a mis en évidence que pour 30 pour cent d'entre elles, la guérison était totale, pour 28 pour cent l'amélioration était significative, et pour 16 pour cent leur état s'était amélioré d'une certaine façon. D'autres médecins ont confirmé ces découvertes. Plus récemment, le Dr Gadek ayant mené une étude sur 515 visiteurs de la source ayant bu de l'eau, découvrit qu'indépendamment de leur âge et de leur personnalité, leur qualité de vie s'était améliorée de façon significative dans presque tous les cas.

L'eau de Nordenau a été testée et étudiée dans les laboratoires du professeur Shirahata à Fukuoha, au Japon. Il a été mis en évidence que des maladies ou des affections telles que la cataracte ou l'arthrite, ainsi que les stades initiaux de la sclérose en plaques réagissaient bien et pouvaient être traités avec succès par l'eau de Nordenau. En mai 1999, le professeur Shirahata fit une communication à la conférence de biologie moléculaire de Lugano en Suisse et parla du pouvoir de guérison « phénoménal » de l'eau de Nordenau. Il étudie actuellement les effets de cette eau sur les tumeurs et envisage de publier ses résultats dans le courant de l'année 2000. Une information sur ces différentes études reste disponible à l'hôtel Tommes.

Beaucoup pensent que les extraordinaires propriétés de guérison de l'eau ont un lien direct avec le champ magnétique et les énergies électromagnétiques de la vieille mine d'ardoise. M. Tommes et ses collègues conseillent d'ailleurs aux personnes de ne pas rester plus de 20 minutes là où la source jaillit. Aux abords du tunnel qui mène au coteau et à la source, des accès ont été aménagés pour les visiteurs, et la grotte où se trouve la source a été rendue accessible aux chaises roulantes. Les visiteurs ont la possibilité de remplir deux bouteilles d'eau et de les emporter. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Nordenau, il est possible de commander jusqu'à 10 litres d'eau, en réglant les frais d'emballage et de port.


Pour toute information, contacter l'hôtel Tommes, 57392 Schmallenberg, Nordenau. Tél : 0049 29759 6220. Fax : 0049 29759 622 165. Internet : www.stollen-nordenau.de ou www.tomes.de


Lire aussi : Une eau aux vertus curatrices découverte en Allemagne, par Memo Neupert, dans le numéro de janvier/février 1993 de Partage international




Home Carlos Santana affirme avoir parlé à la Vierge

Source : Reuters

Carlos Santana affirme avoir parlé au personnage religieux le plus vénéré du Mexique, la Vierge de Guadalupe, alors qu'il était en train de prier, au début du mois de décembre 1999. « Mon cœur s'est transformé en un oiseau de feu qui ne désirait qu'une chose, s'envoler et aller vers elle », raconte le musicien qui avait joué au célèbre festival de Woodstock en 1969.

Cette star du rock, âgée de 52 ans, a tenu une conférence de presse dans un grand hôtel de Mexico pour raconter que la Vierge de Guadalupe « lui avait parlé » pendant qu'il était à l'église en train de prier. « Je me suis mis à pleurer, ce que je n'avais jamais fait de ma vie et elle m'a dit : « Calme-toi, respire, je suis très fière et contente de toi, raconte C. Santana. Lorsque la Mère de Guadalupe vous parle ainsi, vous vous sentez vivre. »

Carlos Santana a fait cette déclaration quatre jours avant le pèlerinage annuel de millions de Mexicains à la Basilique de Guadalupe, au nord de Mexico, où d'après la légende, la Vierge est apparue à l'Indien Juan Diego, en 1531. Il a dédié son nouvel album à « Dieu qui m'a mis en contact avec des anges. »




Home Des estomacs vides dans un monde d'abondance

par Peter Rosset

Avec la naissance qui a porté le chiffre de la population mondiale à six milliards, il est opportun de réfléchir sur notre capacité collective à nourrir l'ensemble de l'humanité.

La distribution alimentaire est une priorité, que nous vivions en Asie, qui détient le triste record de la malnutrition ; en Afrique, où la production vivrière a pris un énorme retard ; en Amérique latine, où l'extrême inégalité provoque une famine croissante ; ou encore aux Etats-Unis, où se trouvent le plus grand nombre d'affamés pour un pays industrialisé.

Le lien entre la croissance démographique et la faim est le centre de débats passionnés depuis que l'économiste britannique Thomas Malthus a publié son Essai sur le principe de population, en 1798. Dans ce dernier, il soutenait que la population croissant de manière exponentielle (très rapidement) et la production de nourriture progressant selon un mode arithmétique (donc plus lentement), nous nous acheminions inévitablement vers la pénurie et la famine. L'Histoire n'a cependant pas démontré la validité de cette théorie : au cours des trente-cinq dernières années, la production alimentaire mondiale par habitant a dépassé de 16 % la progression démographique. Aujourd'hui, chaque personne dispose en principe de plus de nourriture qu'à aucun moment dans l'histoire de l'humanité. Pourtant, selon les Nations unies, le monde compte actuellement plus de 800 millions d'affamés. La meilleure estimation du ministère de l'Agriculture américain reconnaît que 36 millions d'affamés vivent sur le territoire des Etats-Unis, qui est de loin le pays le plus riche et le plus gros exportateur alimentaire de la planète.

Concernant ce que l'on nomme parfois l'« insécurité alimentaire », il est clair, en dépit des écarts statistiques, que trop d'êtres humains ne mangent pas à leur faim, et cela bien trop souvent pour qu'on puisse le justifier selon quelque critère que ce soit. Dans une ère d'abondance croissante, alors que nous disposons de technologies censées accomplir des miracles, comme la production de nourriture synthétique et la manipulation génétique, pourquoi la faim continue-t-elle à régner dans un monde aussi prospère ? La réponse réside dans le mode de gestion de l'industrie alimentaire mondiale et dans la répartition de cette abondance.

La surproduction

Aux Etats-Unis, des gens ont faim parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer à la fois leur nourriture et leur logement. Un emploi à plein temps au salaire minimum ne permet pas de couvrir les besoins élémentaires d'une famille de quatre enfants, l'obligeant à choisir entre nourriture et logement. C'est ainsi que, des familles avec enfants dont un ou plusieurs membres travaillent constituent une part sans cesse croissante des consommateurs des soupes populaires et des innombrables sans-abri. Cette situation coexistant avec une économie florissante, il y a matière à enseignement sur le développement de la faim dans un environnement d'abondance matérielle.

Les pays en développement entretiennent un schéma similaire : la majorité de la population est trop pauvre pour accéder aux produits de sols pourtant fertiles. Un des problèmes les plus graves que doivent affronter les agriculteurs de la planète est la surproduction, qui entraîne la chute des prix.

Face aux pays surpeuplés et affamés comme le Bangladesh, il existe des pays de moindre densité comme le Brésil et la Bolivie, où la faim persiste malgré de grandes capacités de production vivrière. Tous les pays possèdent des ressources suffisantes pour nourrir leur population, mais les politiques de libre échange ont façonné un monde où ces ressources sont détournées de cet objectif.

La nourriture s'écoule des pays pauvres de l'hémisphère Sud vers les consommateurs bien nourris de l'hémisphère Nord. Dans ces pays riches, comme aux Etats-Unis, les citoyens pauvres subissent le même sort que leurs congénères du Sud.

Le problème n'est certainement pas une insuffisance de capacité de production, et les succès de l'ingénierie génétique ne mettront pas un terme à la sous-alimentation. La vérité est que le système est contrôlé par une poignée d'individus qui n'obéissent qu'à la loi du profit, à une économie mondiale où les objectifs égoïstes vont à l'encontre des droits humains les plus élémentaires.

Le droit à une nourriture suffisante

En 1948, à l'instigation de Franklin et Eleanor Roosevelt, les Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des Droits de l'homme, qui garantit le droit à une nourriture suffisante et à un salaire décent pour tous. L'application de ces normes internationales ne signifie pas que les gouvernements doivent prendre les gens en charge, les nourrir et leur verser une rente, mais plutôt qu'ils sont tenus de favoriser l'égalité et la justice, et de dissuader toute politique préjudiciable aux droits fondamentaux. Toujours selon ces principes, les politiques intensives qui entraînent la ruine et l'exode rural, ou subventionnent la mécanisation au détriment de la main-d'œuvre, sans projet alternatif pour la masse des travailleurs qu'elles font basculer dans le chômage, doivent être bannies. Il faut, au contraire, promouvoir le développement économique et la création d'emplois à l'échelon local. De même, on doit supprimer le décalage entre l'évolution des revenus minimaux et l'inflation, tel qu'il existe depuis plusieurs décennies aux Etats-Unis.

Aujourd'hui, pour nourrir les six milliards d'êtres humains, et ceux qui naîtront dans le futur, nous devons réformer l'ensemble du système de production et de distribution alimentaire et faire des droits fondamentaux notre objectif prioritaire. Dans la mesure où la faim est la conséquence de choix unilatéraux et non le fait de la fatalité, il est possible d'atteindre cet objectif. Ce projet n'est pas plus utopique que l'abrogation de l'esclavage, il n'y a pas si longtemps de cela.

Réduire les inégalités

Freiner la croissance démographique n'est pas en soi une solution. Les changements qui contribueraient à une juste distribution de la nourriture – à savoir la démocratisation de l'économie et l'émancipation des femmes – sont les véritables clés du contrôle de la natalité, la finalité étant de réaliser l'équilibre entre l'espèce humaine et son environnement naturel.

L'éradication de la faim ne passe pas par la destruction de la nature ou la production d'une nourriture douteuse. Nous avons pu constater que les méthodes de cultures basées sur l'utilisation de pesticides, et la manipulation génétique, n'ont rien fait pour mettre un terme à ce fléau. La recherche montre, au contraire, que le mode de production familial, traditionnel, basé sur des principes d'équité et d'équilibre écologique est beaucoup plus efficace que l'agriculture industrielle. La voie à suivre, qui permettrait de répondre aux besoins futurs de la planète en supprimant le spectre de la famine, serait l'établissement d'un système d'exploitation des ressources dans lequel ceux qui travaillent auraient voix au chapitre, et une meilleure rétribution pour leur labeur. Les inégalités constituent, de nos jours, la véritable cause de la faim, et si nous ne faisons rien pour y remédier, les conséquences seront demain inéluctables. En nous attaquant aux inégalités, nous pouvons éliminer la faim, ralentir la croissance démographique et produire plus de nourriture de manière plus durable.

En dernière analyse, parvenir à nourrir six milliards d'êtres humains ou davantage dépend de notre volonté politique. Il est temps de nous organiser en un mouvement mondial civique et de récupérer le contrôle du système alimentaire, pour le mettre au service d'une alimentation saine pour tous.

www. foodfirst.org




Home Le pape déclare que le Ciel et l'enfer n'existent pas

Source : El Periódico, Espagne

Le Ciel et l'enfer, tels qu'ils ont été conçus depuis des siècles par l'Eglise chrétienne, n'existent pas, a déclaré le pape. Ils n'ont pas de place spécifique, ne sont localisés nulle part dans l'univers, ni dans les nuages ni sous la Terre.

Lors d'un discours public, le souverain pontife a insisté sur le fait que « paradis et bénédiction ne sont ni une abstraction ni un endroit physique situé dans les nuages, mais une relation personnelle et vivante avec la Sainte Trinité, c'est-à-dire Dieu ». Selon lui, une certaine prudence doit être adoptée en décrivant ces concepts : « En termes métaphoriques, le Ciel doit être compris comme la demeure de Dieu, puisque le paradis est un état de bonheur et de paix dans lequel l'homme établit une relation particulière avec Dieu. En fait, le Ciel est la réalisation des aspirations les plus profondes de l'homme, un état de bénédiction suprême bien défini. »

Les mots du souverain pontife furent corroborés ultérieurement par le prestigieux mensuel jésuite Civiltà Cattolica, dont l'éditorial a mis l'accent sur le fait que « l'enfer existe et est éternel, mais qu'il ne devrait pas être compris comme une expression de la colère de Dieu, comme une invention de l'Eglise ». L'article défie le lecteur catholique avec l'affirmation que l'enfer n'est pas un lieu brûlant mais « l'état d'être d'une personne qui souffre d'être séparée de Dieu, cette douleur étant l'essence même de l'enfer ». Civiltà Cattolica, révèle en termes imagés que « Dieu ne pointe pas un révolver sur le pêcheur pour l'envoyer en enfer. Puisqu'il a fait l'homme libre, l'homme seul choisit de se condamner à la déchéance éternelle ».




Home Repenser le projet éducatif de l'université

par Phyllis Power

L'approche ésotérique de la vie apporte un cadre de référence éclairant et radicalement original, et ceux qui s'y intéressent cherchent à l'intégrer dans leurs domaines d'activité et leur manière de penser. Ainsi est-ce le cas en matière d'éducation. L'exposé du Maître Djwhal Khul sur la « nouvelle science de l'éducation », dans Education dans le Nouvel Age (EDNA), d'Alice Bailey, est très loin de la pratique courante actuelle et reste même, aujourd'hui encore, difficile à saisir. La déclaration préliminaire de cet ouvrage peut néanmoins servir de point de départ et de source d'inspiration à la réflexion des enseignants :

« [...]Le terme « spirituel » ne se rapporte pas seulement à ce que l'on appelle les questions religieuses. Toute activité qui favorise le développement de l'être humain, dans quelque domaine que ce soit : physique, émotionnel, mental, intuitionnel, social, et le conduit à dépasser son état présent, est essentiellement spirituelle de nature, et l'expression de la vitalité de l'entité divine intérieure. » (p.1).

Une éducation « spirituelle »

Cette dimension spirituelle est aujourd'hui généralement absente des buts assignés à l'éducation, qui est principalement dominée par la pensée rationaliste occidentale. Or, cette déclaration du Maître Djwhal Khul nous rappelle que la spiritualité embrasse tous les domaines de la vie, les questions sociales et politiques tout autant que le monde intérieur. Pour les enseignants, elle souligne avec force l'idée que l'éducation concerne le développement – l'évolution, l'expansion, le progrès – sur les plans intérieur et extérieur. Elle nous présente une vision holistique de l'éducation qui, telle qu'elle est examinée dans Education dans le Nouvel Age, cesse d'être une aspiration vague pour devenir l'objet d'une recherche méthodique, « scientifique ».

Une approche holistique alternative : la « personne critique »

Dans un climat général plutôt défavorable, Ronald Barnett, philosophe spécialiste de l'éducation à l'Université de Londres, adopte également une approche globale de l'apprentissage, mais d'un point de vue très différent. Ses écrits concernent plus spécifiquement l'éducation universitaire, parce qu'il croit que cette étape du cursus éducatif, qui commence vers 18 ans, a un rôle particulier dans le développement de ce qu'il nomme la « personne critique ». Djwhal Khul prévoit que, dans la nouvelle éducation, on s'emploiera, à partir de l'âge de 10 ans, à « faire du mental l'élément dominant » de la personnalité. Dès 17 ans, on initiera le jeune à une approche du monde plus profonde, par la pratique de la méditation – par exemple, en l'entraînant à approfondir sa pensée sur un sujet donné.

Ces dix dernières années, R. Barnett a effectué une critique particulièrement pertinente et solide de ces tendances qu'il décrit comme une vision mécaniste et matérialiste de l'éducation. Il en rend responsable à la fois des forces intérieures et extérieures à l'université, et qui tentent de promouvoir un modèle d'éducation supérieure limité et limitant, qui pousse les étudiants dans des filières académiques fermées sur elles-mêmes ou dans des formations imposées par l'économie de marché. R. Barnett propose un nouveau modèle : une éducation visant à former une « personne critique ». Ce qu'il entend par là reste quelque peu vague, mais grosso modo, la « personne critique » est un penseur capable d'envisager ce qui est neuf sans être conditionné ou limité par les structures actuelles et traditionnelles ; un acteur qui ne se satisfait pas des choses telles qu'elles sont, mais qui est en mesure d'imaginer des solutions alternatives et d'oser y croire ; une personne à l'intelligence ouverte, qui ne porte pas sur le monde un regard aveuglé par les préjugés ou des idées préconçues. Cette notion de « personne critique » peut tout à fait se mettre en parallèle avec ce que dit Djwhal Khul :

« L'éducation nouvelle devrait viser à faire du sujet de l'expérience éducative le possesseur conscient de ses facultés ; elle devrait en faire un être debout et à l'œil clair devant la vie, et lui ouvrir les portes lui permettant d'entrer dans le monde des phénomènes objectifs et des relations ; elle devrait lui avoir donné la connaissance d'une porte menant dans le monde de la Réalité et par laquelle il puisse passer à volonté pour y assumer et y vivre sa relation avec d'autres âmes » (EDNA, p. 8).

Les trois domaines de l'éducation : la connaissance, le monde et le soi

Pour Ronald Barnett, l'éducation d'une personne critique doit comprendre trois domaines : la « connaissance », le « monde », le « soi ». La connaissance correspond à l'objet traditionnel de l'enseignement universitaire, mais R. Barnett insiste sur la nécessité, pour la personne critique, de comprendre que tout corpus de connaissance est partiel et provisoire, et qu'il ne propose qu'une façon limitée de comprendre le monde. Plutôt que de conditionner l'étudiant à s'adapter au monde tel qu'il est, il souhaite le former à une « action critique » par rapport au monde. Celle-ci ouvre la possibilité d'un changement radical grâce à la compréhension de la possibilité d'un monde différent. Quant au « soi », il constitue, pour R. Barnett, le domaine le plus négligé de l'université et, en fait, lui-même n'expose pas en détail ce qu'il entend par « développement de soi ». Dans le schéma qu'il propose, le soi semble à la fois fragmentaire et socialement construit, mais en même temps assez solide non seulement pour accepter l'incertitude, mais aussi pour y réagir de manière constructive. Ce qui, en termes ésotériques, pourrait correspondre au travail d'intégration de la personnalité et d'ouverture croissante de celle-ci aux influences de l'âme. Quoi qu'il en soit, du fait qu'elle embrasse les trois domaines de la connaissance, du soi et du monde, cette approche constitue une version de cette éducation globale qui est la plupart du temps rejetée dans l'enseignement supérieur actuel.

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A quoi pourrait alors ressembler le cursus éducatif d'une personne critique ? Ronald Barnett propose trois conditions. Il faudrait en premier lieu donner aux étudiants la possibilité d'approfondir leurs connaissances, tout en gardant un regard extérieur sur leur discipline, quelle qu'elle soit, afin de comprendre comment leur image du monde s'est construite. Cela implique une compréhension inter ou transdisciplinaire, qui exige des étudiants non seulement qu'ils aillent au-delà d'une simple initiation à un mode de penser spécifique, mais aussi de s'efforcer de préciser leur position personnelle et de comprendre comment conjuguer ou non différentes sortes de connaissances. En second lieu, en créant un « espace critique » l'université doit leur donner la possibilité d'explorer pour eux-mêmes leurs propres idées et leur position en encourageant à la fois la rigueur intellectuelle et l'intuition créatrice. Etre critique ne signifie pas être négatif envers les idées ou l'enseignant. Enfin, l'université doit encourager une « attitude d'esprit critique » chez ses étudiants. Ces trois conditions relèvent à la fois du programme d'études (qu'enseignons-nous à nos étudiants ?) et de la pédagogie (comment le leur enseignons-nous ?). Actuellement, dit Ronald Barnett, les universités sont encore soumises à des forces intérieures et extérieures qui s'en tiennent à une vue limitée et limitante des objectifs de l'enseignement supérieur.

Débuts modestes

Malgré ces forces, il est possible, sur une petite échelle, de faire quelques premiers pas. J'ai récemment effectué des recherches et donné un cours sur un programme de « lecture critique » destiné aux étudiants de première année de l'Université du Sussex qui, contrairement à ce qui se passe généralement dans ce pays, met l'enseignement interdisciplinaire au centre de sa pédagogie. Ce programme est fait de cours thématiques : chaque enseignant choisit un sujet qui l'intéresse, de même que les étudiants de leur côté – ce qui tend à leur faire adopter dès le départ une « attitude d'esprit critique ». L'un de ces cours avait pour thème la mort. Les étudiants lurent un large éventail de textes difficiles (anthropologie, psychologie, histoire, littérature, autobiographies), qui offraient autant d'approches différentes de la mort. Les effectifs réduits et la longueur des séminaires ont largement favorisé une exploration en profondeur du sujet. En parallèle à la rédaction d'essais de type académique, les étudiants devaient tenir un « journal de la mort », afin de pouvoir observer et favoriser l'évolution de leurs idées. Ils avaient également la possibilité d'explorer ce thème de la mort selon des voies qui leur auraient été interdites par les cursus universitaires ordinaires, par exemple en s'efforçant de préciser leur position personnelle sur la vie après la mort. Le thème de ce cours, sa nature interdisciplinaire et l'effort rédactionnel des étudiants, tout cela ouvrit un espace pour le développement de domaines qui ne sont habituellement pas couverts dans l'enseignement supérieur d'aujourd'hui, et pourrait déboucher sur un programme encore plus radical – incluant par exemple l'exploitation d'une perspective ésotérique. Ainsi que l'a déclaré le responsable de ce cours : « C'est un de ces cours qui peuvent vous changer une vie. »


Références :
A.A. Bailey, Education dans le Nouvel Age, éditions Lucis

Ronald Barnett, Higher Education : a critical business. Society for Research into Higher Education and Open University Press, Buckingham, 1997.

« Lorsque la structure de rayons, le niveau de développement et les objectifs de l'âme seront connus et authentifiés, une approche plus scientifique de l'éducation des enfants et des adultes pourra prendre place. » Le Maître de B. Creme, janvier 1988


Home La fête de Wesak – un voyage au centre de l'univers

par Joséphine Harrison

Le Mont Kailash à l'ouest du Tibet, connu aussi sous le nom mythique de Mont Semura, était jadis considéré par les peuples d'Asie centrale comme le centre de l'univers. Pour le Bon, tradition ancestrale du Tibet, c'est une montagne sacrée. Pour les hindous, il représente le trône de Shiva. Et certains pensent que c'est l'endroit même où se déroule chaque année, en mai, la grande fête spirituelle de Wesak. The Wesak Festival Moon of the Bouddha, un film tourné dans les années 1980 par Albert Falzon, suggère, comme lieu probable de cet événement, une vallée à l'ombre du Mont Kailash.

Dans l'ouvrage, The Dalai Lama : My Tibet, l'auteur Galen Rowell affirme que les gens sont venus en caravanes jusqu'au Mont Kailash, en forme de pyramide, depuis les temps les plus reculés, afin de se prosterner sur cette terre sainte. Ils croient que, si leur corps entre en contact avec chaque parcelle du sentier sacré qui entoure la montagne, leur karma sera purifié et qu'ils atteindront l'illumination. Ils viennent de toute l'Asie, religieux comme laïcs. On peut voir dans le film de Falzon des lamas de la secte très respectée des Bonnets rouges, avec des trompettes si longues qu'elles doivent prendre appui sur l'épaule d'un second moine lorsqu'on veut en jouer. Le voyage pour atteindre le lieu sacré est lui-même un défi. Le Mont Kailash (Kangrinpoche en tibétain) et le lac sacré Manasurowar, où les pèlerins se purifient symboliquement avant de fouler le sentier sacré, sont pour les bouddhistes les principes Père et Mère représentant les moyens de parvenir à l'illumination.

La fête de Wesak est célébrée au moment de la pleine lune de mai par les bouddhistes dans toute l'Asie. Cependant, l'emplacement exact de cet événement profondément spirituel se déroulant dans le Tibet occidental n'a pas été confirmé. Il est décrit par Alice Bailey et C. W. Leadbeater comme prenant place dans une vallée en forme de goulot de bouteille, tapissée d'une herbe rase, et entourée de montagnes aux flancs boisés, sur le versant nord de l'Himalaya, à environ 600 km de Lhassa. Leadbeater mentionne également un lac aux alentours, où les pèlerins se lavent avant de pénétrer dans la vallée.

L'étoile à cinq branches

Au moment de cet événement sacré qui se déroule au Tibet, l'énergie de Shamballa est déversée sur la Terre à travers le Bouddha. Au cours de la cérémonie, qui dure environ une heure et demie, connue sous le nom de Wesak en Occident et de Sakadawa en tibétain, un groupe de grands Etres, les Connaissants de la race humaine, prennent place à l'extrémité nord-est de la vallée en face d'un rocher plat sur lequel est posée une coupe de cristal remplie d'eau. Les trois chefs des départements de la Hiérarchie, le Manu, Maitreya le Christ, le Mahachochan, ainsi que les Maîtres des sept rayons se déplacent en dessinant des figures symboliques tandis que des versets sont chantés en ancien pali. Au point culminant de la cérémonie, les Maîtres et leurs disciples regroupés forment une étoile à cinq branches, Maitreya se tenant à la pointe, face au rocher servant d'autel.

Au moment de la pleine lune, le Bouddha, assis en lotus, vêtu de sa robe safran, apparaît tout d'abord comme un point minuscule dans le ciel. Puis, selon Leadbeater il se transforme en une gigantesque silhouette entourée d'une brillante aura et de sphères lumineuses de différentes couleurs, bleu outremer éclatant, jaune doré, pourpre, blanc argenté et rouge écarlate, d'où partent des rayons verts et violets. Les couleurs de l'aura du Bouddha sont également décrites dans les anciennes écritures bouddhistes. Cet être rayonnant plane au-dessus de la coupe de cristal et des trois grands Seigneurs. Un mantram, utilisé uniquement à l'occasion de cette fête, est entonné par Maitreya.

C'est le moment suprême pour l'enrichissement spirituel de l'humanité. Les énergies de Shamballa, transmises par le Bouddha, sont reçues par Maitreya en tant que représentant de l'humanité. Puis la coupe de cristal est soulevée et bénie par lui, tandis que les participants à la cérémonie s'avancent, un par un, pour boire une petite gorgée d'eau. Les pèlerins qui réussissent à parvenir jusqu'à la vallée apportent leurs flacons d'eau pour participer à la bénédiction finale. La cérémonie se termine lorsque le Bouddha lève la main droite en signe de bénédiction, avant de s'éloigner lentement jusqu'à redevenir un point minuscule dans le ciel.

Ceux qui ont été témoins de cette cérémonie en rêve en ont gardé un souvenir très vif. L'authenticité de cette expérience est confirmée par A. Bailey qui a, à deux reprises et à sept ans d'intervalle, assisté à la fête en rêve.

Dans Psychologie ésotérique, volume 2, elle affirme que les efforts réunis des disciples dans la préparation spirituelle, avant et après le Wesak, sont d'une importance capitale. Cela semble tout particulièrement vrai maintenant que nous entrons dans le nouveau millénaire. On assiste à un énorme mouvement mondial en faveur de la fraternité, de la justice et de la paix et l'opportunité offerte par le Wesak est exceptionnelle. C'est comme si une grande allée de lumière s'ouvrait pour canaliser cet immense afflux d'énergie venant de Shamballa.

Chacun de nous peut coopérer au Plan en se préparant, par la méditation, à transmettre les forces nouvelles déversées par les grands avatars, notamment l'Esprit de paix et l'Avatar de synthèse. A. Bailey suggère d'avoir une attitude de service et de consécration à la tâche que l'âme nous confiera et qui nous permettra d'être utile au Plan. Elle suggère que les disciples se préparent au moins deux jours avant cet événement extraordinaire et s'y consacrent encore deux jours après. Le jour de la pleine lune, nous devrions nous tenir fermement dans la Lumière.

Les Maîtres et « l'Instructeur des anges et des hommes » attendent les disciples qui, quel que soit leur niveau de compréhension du plan, sont prêts à se sacrifier d'une manière ou d'une autre pour l'humanité et à participer à la création d'une immense réserve d'énergie qui profitera au monde entier, au cours de toute l'année. La Grande Invocation, donnée à l'humanité par l'intermédiaire d'A. Bailey en 1945, qui invoque ces énergies puissantes, surtout lorsqu'elle est prononcée en groupe et plus particulièrement lors de la méditation de transmission, est d'une grande utilité dans ce processus.


A. Falzon : La Fête de Wesak ; A. Bailey : Psychologie ésotérique, tome 2 ; Elisabeth Booz : Tibet ; C. W. Leadbeater : The Masters and the Path (Les Maîtres et le Sentier) ; Galen Rowell : The Dalai Lama – My Tibet





Signes des temps

Home Le Manuscrit de l'Ange

Source : Associated Press

Découvert en Israël, un parchemin contenant un texte hébreu comporte certaines phrases et illustrations décrivant le voyage d'un croyant dans les Cieux, semblables à celles des manuscrits de la Mer Morte. Selon l'expert en manuscrits Stephen Pfann, président de l'Université de Terre Sainte, cette découverte va jeter un nouvel éclairage sur le mysticisme juif et sur les origines de la chrétienté.

Depuis plusieurs années, des rumeurs circulent parmi les érudits, selon lesquelles l'un des manuscrits de la Mer Morte, textes religieux esséniens découverts dans les grottes près de la Mer Morte entre 1947 et 1954, serait un faux bien construit qui aurait abouti chez un antiquaire dans une ville arabe proche.

Le magazine The Jerusalem Report rapporte qu'en 1974, des moines bénédictins auraient acheté ce parchemin comportant 1 000 lignes en hébreux, l'auraient emporté dans leur monastère à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche, afin de l'étudier secrètement. Ces moines auraient juré de garder le secret, mais l'un d'eux, sous le pseudonyme de Mateus, aurait rompu son vœu en léguant à sa mort, survenue en 1996, une transcription accompagnée de commentaires à un ami allemand.

Cette transcription aurait été donnée à un administrateur d'un collège israélite et à un médecin s'intéressant à la Kabbale, une forme de mysticisme juif. Selon l'auteur de l'article en question, les deux hommes, qui tiennent à garder l'anonymat, lui ont permis de prendre connaissance du texte. Un examen toutefois trop superficiel pour tirer des conclusions quant à l'authenticité du manuscrit.

Par la suite, l'administrateur du collège donna une partie du document à S. Pfann. Dans ce document, un homme identifié comme étant Yeshua ben Padiah, décrit une vision religieuse qu'il eut alors qu'il se trouvait à Ein Eglatain, campement dans le désert sur la rive orientale de la Mer Morte. Il raconte avoir été enlevé par un ange, Panameia, et qu'il voyagea à travers les cieux, en passant par la porte d'un palais céleste. Une seconde source, non identifiée dans le document, donne des recettes d'embaumement pour la résurrection des morts et l'utilisation des herbes et des pierres pour soigner les maladies, pratiques attribuées aux Esséniens par Flavius Josèphe, historien juif de cette époque.

Stephen Pfann raconte également qu'il a trouvé, dans l'histoire de Yeshua, une phrase complète qu'il avait essayé en vain de reconstituer dans l'un des manuscrits de la Mer Morte sur lequel il travaille. « Le Manuscrit de l'Ange est plausible, déclare-t-il. Je n'ai rien trouvé qui puisse totalement récuser cela. Si ce document devait se révéler un faux, il aurait été conçu par un expert ayant étudié à fond les manuscrits de la Mer Morte. »

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le document est authentique.


Home Tes souffrances sont terminées

Source : Extraits de Weekly World News, Etats-Unis

Morris Hiltfen, de Chicago, dans l'Illinois, fut miraculeusement guéri d'un cancer inopérable du cerveau après avoir reçu la visite de Jésus. Il explique : « La tumeur cancéreuse que j'avais au cerveau grossissait de jour en jour et trois médecins m'avaient affirmé qu'il n'existait aucun espoir de me sauver. J'avais perdu l'usage de la parole et toute autonomie. Je souffrais constamment et j'avais perdu le contrôle de mes fonctions naturelles. A cinquante ans, j'étais devenu une telle charge pour ma famille que je souhaitais tout simplement mourir afin de mettre un terme à ma souffrance et à celle des miens.

Lorsque Jésus entra dans ma chambre, à l'hôpital, je crus tout d'abord que je délirais. Mais c'était bien lui, avec sa tunique et ses sandales, ayant l'air de sortir tout juste des pages de la Bible. Il se dirigea silencieusement vers moi, plaça ses deux mains sur ma tête et me dit, de la voix la plus douce que j'aie jamais entendue, que mes souffrances étaient terminées et que le lendemain j'irais tout à fait bien. Je crus qu'il voulait dire que je serais bientôt au ciel avec lui. Mais presque aussitôt la douleur qui martyrisait mon corps depuis des mois disparut.

Au bout de quelques heures, je pus parler aussi clairement qu'auparavant, je pus marcher, manger et penser comme un homme qui n'a jamais été malade un seul jour de sa vie. Mon médecin n'en croyait pas ses yeux. Et le lendemain, lorsqu'il me fit passer une radio, plus grande encore fut sa stupéfaction, car la tumeur géante avait totalement disparu, de la manière la plus inexplicable. Du jour au lendemain, ma vie redevint normale... »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est bien le Maître Jésus qui est apparu à cette personne.


Home Miracle au Tibet

Source : Daily Mail, Grande-Bretagne

Selon un journaliste allemand, à Lhassa, au Tibet, une statue verse des larmes en forme de petites perles. La statue est celle du Bouddha Shakyamuni qui se trouve dans le temple Jokhang. Le lama qui a rapporté l'événement au journaliste affirme que la statue pleure souvent et que les lamas sont toujours très émus quand cela se produit. Le journaliste a rapporté cinq de ces perles à Munich, où il compte en faire l'analyse chimique. Décrivant les perles, il a déclaré : « Elles sont magnifiques et ressemblent à des perles d'amour. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces perles sont manifestées par Maitreya.


Home Une icône du tsar verse des larmes de myrrhe

Source : Daily Mail, Grande-Bretagne.

A Moscou, dans l'église de l'Ascension, une icône du tsar Nicolas II a commencé à verser des larmes de myrrhe le 7 novembre 1999, jour anniversaire de la prise de pouvoir bolchevique. On a raconté que le parfum avait été particulièrement prononcé lors des cérémonies qui se sont déroulées en mémoire du tsar assassiné, que l'Eglise russe orthodoxe envisage de canoniser.

Le Maître de B. Creme a indiqué que le Maître Jésus était à l'origine de ce miracle.


Home Les miracles de la poussière d'or

Source : Dallas Morning News, E.-U.

Un petit nombre de prédicateurs chrétiens pentecôtistes itinérants, qui parcourent les Etats-Unis, affirment que depuis un an, de la poussière d'or s'est matérialisée miraculeusement sur leurs vêtements, leurs mains et leurs visages, chaque fois qu'ils prient. Des guérisons auraient suivi le phénomène de la poussière d'or. L'un des prédicateurs, Bob Shattles, d'Atlanta, en Géorgie, affirme avoir vu les jambes d'une jeune fille paralysée se redresser devant ses yeux, alors qu'elles étaient recouvertes de la poussière d'or, et que d'autres personnes ont été guéries du cancer. Un évangéliste, établi à Dallas, au Texas, le révérend Renny McLean, qui déclare faire l'expérience de la poussière d'or partout où il prêche depuis octobre 1998, cite le cas d'une femme de Virginie dont la vue a été rétablie et d'une femme de Cleveland, dans l'Ohio, qui s'est retrouvée avec un foie tout neuf. Selon le ministre du culte de l'église de la parole vivante, à Akron, dans l'Ohio, de la poussière d'or apparaît sur les visages, les mains, les cheveux et les vêtements des paroissiens, deux fois par semaine, depuis que le révérend McLean y a prêché.

Charisma, un magazine chrétien, organe du mouvement charismatique pentecôtiste, a fait analyser quatre échantillons de poussière d'or et a déclaré qu'elle était constituée de plastique, ou de plastique avec des traces d'aluminium. Mais des croyants affirment que la poussière est une manifestation de Dieu, un signe de dévouement envers son peuple. « Les gens ont besoin de tels phénomènes surnaturels pour croire qu'il y a un Dieu qui peut les aider à traverser toutes les crises », a déclaré un prédicateur commentant ce phénomène.




Home Philippines : une statue de la Vierge qui bouge

Source : People's Journal Tonight, Philippines

La foule se presse dans les jardins de l'église de San Diego de Alcala, à Polo, Valenzuela City, aux Philippines, pour voir une statue miraculeuse de Notre Dame de Lourdes. Selon des témoins, cette statue, placée dans une grotte, a commencé à bouger dans les jours précédents le 11 février, jour de la fête de Notre Dame de Lourdes. « J'ai vu ses vêtements, ses pieds et ses mains se mettre à bouger, et son corps s'est tourné vers l'église, a déclaré un habitant du quartier, Conrado Evangelista. Il y avait là un pèlerin venu avec une photo de la statue prise auparavant, et la différence était flagrante : sur le cliché, les doigts de la Vierge touchaient son menton, et maintenant, ils en sont éloignés d'une dizaine de centimètres. » Les visiteurs remplissent des bouteilles de plastique avec l'eau qui s'écoule aux pieds de la statue, et nombre d'entre eux prétendent se sentir mieux après en avoir bu.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître qui fut la Vierge Marie est à l'origine de ce miracle.



Tendances

Home La Grèce et la Turquie signent des accords

Source : New York Times ; Etats-Unis

Les ministres grec et turc des Affaires étrangères ont signé une série d'accords marquant le réchauffement des relations entre les deux pays. La Turquie et la Grèce ont été d'âpres rivaux pendant plus d'un quart de siècle, suite à l'occupation de Chypre en 1974 par les troupes turques, qui conduisit à la division de l'île. Des efforts considérables ont été accomplis au cours de ces dernières années pour rapprocher les deux parties, mais ils se sont tous soldés par des échecs. Ce que les voies diplomatiques n'ont pas été en mesure de faire, les séismes dévastateurs qui ont frappé les deux nations l'ont apparemment réalisé : chaque pays apportant secours à l'autre.

Ces accords règlent les échanges commerciaux et encouragent la coopération entre les deux pays, pour lutter contre le crime organisé, prévenir l'immigration illégale et protéger l'environnement. Selon un ancien ministre turc des Affaires étrangères : « Le contenu de ces accords n'est pas tellement important. Ce qui compte, c'est que les gens, en Turquie, en Grèce et à Chypre prennent à présent conscience que les deux gouvernements peuvent traiter l'un avec l'autre d'une manière positive. »




Home Progrès dans le déminage

Source : Ceefax, BBC-tv, G.-B

Un nouveau détecteur de mine, actionné d'une main pour préciser l'emplacement, la forme et la profondeur d'une mine terrestre, devrait réduire radicalement le danger que présente l'extraction des mines enterrées. Selon l'Alliance pour le soutien au déminage humanitaire « the Mine Eye » (l'œil sur la mine), permet d'extraire des mines en cinq minutes au lieu des cinquante minutes habituelles. Actuellement mis au point par un groupe de sociétés japonaises, ce détecteur est soumis à des essais approfondis au Cambodge (région fortement minée).




Home Hausse de la philanthropie aux Etats-Unis

Source : New York Times, Etats-Unis

Selon le Giving USA, rapport publié par l'association américaine Fund-Raising Council (Comité de collecte de fonds), les dons des américains ont augmenté de 11 % en 1998. C'est la troisième année consécutive qu'ils connaissent une croissance à deux chiffres. Des sommes considérables ont été collectées, grâce aux organisations écologiques et humanitaires, aux organismes de santé, d'assistance publique qui comprennent les droits civiques, les affaires publiques, la protection du consommateur et les groupes de développement scientifiques. Cependant, The New Tithing Group (le nouveau groupe du paiement de la dîme), association à but non lucratif, déclare que les Américains les plus riches pourraient donner davantage, et les encourage à donner selon leurs richesses plutôt qu'en fonction de leurs revenus.





Les priorités de Maitreya

Home La Birmanie et les droits de l'homme

Source : Bya Ma-Pangea, Espagne

A l'occasion du 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme, les autorités militaires birmanes ont affirmé que cette Déclaration était basée sur des principes occidentaux ne s'adaptant pas à la réalité orientale.

Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix et leader de la Ligue nationale pour la démocratie en Birmanie, s'est fermement opposée à cette affirmation en déclarant : « Ceux qui ne sont pas favorables aux droits de l'homme déclarent que les dispositions contenues dans la Déclaration des droits de l'homme de l'ONU ne sont pas adaptées au mode de vie asiatique, et qu'elles ne peuvent s'appliquer qu'à la mentalité occidentale. Mais il ne s'agit là que du point de vue de ceux qui ne croient pas aux droits de l'homme. »

Compte tenu de la situation actuelle, où deux millions de Birmans sont contraints de travailler pour l'Etat, Aung San Suu Kyi rappelle que « si l'article affirmant que personne ne doit être réduit en esclavage ne s'appliquait pas à l'Asie, mais uniquement à l'Occident, ce serait certainement une grande insulte pour nous, Asiatiques. Quand les êtres humains sont traités comme du bétail, sont revendus et achetés, quelle que soit leur origine, ce n'est jamais bon ».

Le leader pro-démocratique birman a également souligné le fait que ceux-là mêmes qui se plaignent des droits de l'homme s'habillent à l'occidentale. « Il n'est pas inconvenant de s'habiller à l'occidentale, mais rappelez-vous de notre premier ministre U Un, du temps de l'AFPFL (ligue de libération anti-fasciste, au pouvoir depuis l'indépendance en 1947 jusqu'au coup d'Etat de 1962). Bien que vêtu à la birmane, il n'avait jamais mis en question la validité universelle des droits de l'homme. C'est lorsque ces droits ne sont pas respectés que les peuples se soulèvent. Nous l'avons fait en 1988 ; les Indonésiens l'ont fait en 1998. »

Dans ses propos, Aung San Suu Kyi a souligné que la Déclaration des droits de l'homme a été écrite pour que la paix règne sur la Terre. « Et il n'y a rien dans ces droits qui ne soit pas acceptable en Asie, rien qui ne soit en contradiction avec nos croyances religieuses, rien qui ne s'oppose à notre foi bouddhiste. »





Faits et prévisions

Home La bulle financière devra nécessairement éclater

Source : New York Times, Etats-Unis

« La fin du mercantilisme est maintenant proche. D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » [Partage international, mai 1989]
« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. La fin est proche. C'est une bulle sur le point d'éclater. » [PI, mai 1989]
 
Franco Modigliani affirme que l'engouement pour les actions des sociétés de la cyberéconomie et autres technologies de pointe est une bulle qui finira par éclater. F. Modigliani, lauréat du prix Nobel d'économie en 1985, a déclaré dans un article publié dans le New York Times « qu'il n'existe pas de bulle qui puisse se dégonfler lentement. Une bulle, par sa nature même, ne peut qu'éclater. » S'il ignore à quel moment cela se produira, il affirme que cela arrivera, et que les conséquences seront d'autant plus graves que la bulle aura grossi. De son point de vue, la Réserve fédérale américaine a raison d'augmenter les taux d'intérêt, mais elle n'agit peut-être pas assez rapidement.
 
D'après l'article : « Il n'est pas difficile de trouver des financiers qui admettent en privé qu'ils sont morts d'inquiétude, mais totalement pris dans le système. » La plupart des hommes d'affaires ont étudié les travaux de F. Modigliani dans les écoles de commerce et nombreux sont ceux qui ont vu des collègues perdre leur travail en refusant d'acheter les nouvelles actions. Leur nervosité ne cesse de croître en raison de la volatilité du marché. F. Modigliani a commencé à revendre des actions il y a environ un an, et ne regrette rien. « Les seules personnes qui ont agi intelligemment en 1929 sont celles qui ont vendu trop tôt », a-t-il déclaré.




Home Time magazine brandit le spectre d'un krach boursier

Source : Time magazine, Etats-Unis

Dans Time magazine, Frank Pellegrini dresse un tableau sinistre de l'instabilité et de la volatilité de la situation financière mondiale. Son article ne laisse rien échapper : l'absence de tout contrôle sur les manipulations des cours exercées via internet ; la capacité du système actuel non seulement de faire et défaire d'énormes multinationales mais également de détruire des pays entiers. Il examine le destin de différents pays et déclare : « Il y a seulement une décennie, le Japon était invincible. [...] Ce qui est arrivé depuis au Japon pourrait-il arriver à un Etat puissant comme les Etats-Unis, sorti depuis 15 ans seulement de sa propre décennie de déclin ? Pourquoi pas ? Après la Grande Dépression, qui ébranla le monde entier, nous pensions en avoir tiré les leçons. » Mais, il affirme que les mœurs, le copinage, les cercles vicieux sont toujours les mêmes, et il ajoute : « Personne n'est à l'abri, et maintenant nous nous attendons à ce que tout cela se reproduise. Mais nous ignorons où cela commencera cette fois. »




Home Davantage de terre pour les Palestiniens

Source : New York Times, Associated Press, Etats-Unis

« Contre toute attente, l'armée israélienne se retirera de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza, et retournera dans sa patrie qu'elle sera prête à défendre. Lorsque ce retrait s'opérera, les politiciens bellicistes seront paralysés. La volonté du peuple d'Israël protégera et défendra Israël. » [Partage international, juin 1989]

En mars 2000, Israël a accepté de se retirer de 6,1 % de la Cisjordanie, donnant ainsi aux Palestiniens le contrôle total ou partiel de 40 % du territoire. Les régions cédées incluent des villages et des villes autour de Ramallah, Bethléem et Hébron, déjà sous contrôle palestinien. Les zones situées en bordure de Jérusalem Est réclamées par les Palestiniens ne leur ont pas été accordées pour le moment, mais un compromis a donné aux Palestiniens des villages proches de Jérusalem, mais situés un peu à l'écart de la frontière. Ce retrait fait partie d'une série de transferts de territoires acceptés lors des accords de paix provisoires. Un transfert de terres supplémentaire est prévu pour juin 2000. Les négociations se poursuivent en vue d'un accord final devant régler des problèmes tels que le statut de Jérusalem, les frontières, le statut des réfugiés palestiniens, et les implantations juives.

Dans une décision qui fait date, les droits des citoyens arabes d'Israël furent confirmés lorsque la Cour suprême rejeta une politique qui accordait l'exclusivité aux juifs en matière d'implantation en Israël, en accordant à un couple arabe israélien l'autorisation d'acheter de la terre dans une implantation coopérative juive au nord d'Israël.




Home Annulation de la dette russe

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. Cette dette ne peut être recouvrée d'aucune façon. D'après Maitreya, ce n'est pas en infligeant un fardeau supplémentaire aux contribuables des nations créditrices que l'on trouvera une solution à ce dilemme. Par contre, les fonds qui ont, jusqu'à présent, été consacrés à la Défense, permettront de résoudre ce problème. » [PI, mai 1989]

La Russie et le Club de Londres (une coopérative regroupant un millier de banques ayant prêté de l'argent à des pays débiteurs) sont parvenus à un accord, et ce, beaucoup plus rapidement que ne l'escomptaient les commentateurs les plus optimistes, en vue de réduire les dettes russes qui s'élèvent à plus de 10 milliards de dollars. La Russie ayant pris en charge les dettes de l'ex-Union soviétique, sa dette avait atteint 31,8 milliards de dollars, somme qu'elle n'est plus en mesure de rembourser depuis la crise financière d'août 1998. Moscou avait alors engagé des négociations avec le Club de Londres, qui ont abouti à une impasse en décembre 1999, faute d'accord sur l'étendue de l'annulation. La Russie avait demandé une réduction de 40 % de ses dettes, alors que le Club de Londres avait fixé un seuil de 35 %. En fin de compte, le Club de Londres a accepté de procéder à une réduction de 35,6 % de la dette de la Russie.

Selon des experts financiers, cet accord fournira à la Russie une nouvelle chance de réintégrer le marché international des capitaux. Ce nouvel accord permettra aussi de redémarrer une ronde de négociation identique avec le Club de Paris, qui comprend tous les pays créanciers impliqués.




Home La nouvelle monarchie

Source : Guardian Weekly, G.-B.

« Selon Maitreya, le rôle des monarchies va maintenant se modifier dans le monde entier. Les monarchies vont être dorénavant réellement actives, et de manière positive. » [PI, décembre 1988]

Six mois à peine après le début de son règne, Mohammed VI, roi du Maroc, a introduit de tels changements dans son pays que son peuple met déjà en lui tout son espoir pour l'avenir. C'est un merveilleux moment, au Maroc, c'est comme le printemps d'un pays. Il est certain que ce pays a désespérément besoin à la fois d'espoir et de réformes, car quatre millions de personnes y vivent avec moins d'un dollar par jour, et le taux de chômage officiel s'élève à 20 %, tandis que l'analphabétisme atteint près de 45 % de la population.

Le jeune roi s'est fixé deux objectifs majeurs : démanteler le régime autoritaire dont il a hérité et introduire des réformes radicales. Il a créé une commission, à laquelle il participe de très près, pour enquêter sur 4 000 cas de répression politique et étudier les compensations possibles pour les victimes de l'injustice. Les personnes les plus nécessiteuses perçoivent d'ores et déjà des avances en argent comptant. La création d'une telle commission est unique dans le monde arabe.

De jeunes conseillers occupent des positions clé au sein de l'administration et confortent le roi dans son processus de modernisation. Des réformes sont entreprises dans le domaine de l'éducation, des services sociaux et de la justice. On le surnomme le roi des pauvres, mais l'on pourrait tout aussi bien le dénommer le protecteur des femmes, des enfants et des personnes âgées, du fait que l'une des principales réformes qu'il projette vise à améliorer le statut social et légal des femmes, qui sont en grande partie sous-éduquées dans les zones rurales, où l'analphabétisme atteint un taux voisinant les 80 %. Cette campagne particulière suscite cependant l'opposition des forces cléricales conservatrices. Les changements controversés comprennent : un relèvement de l'âge minimum requis pour le mariage des femmes de 15 à 18 ans ; la non reconnaissance de la répudiation des épouses par leur mari comme forme acceptée de divorce (comme c'était le cas jusqu'à présent) ; et l'égalité des droits à la propriété pour les femmes divorcées. De nombreux Marocains craignent l'opposition grandissante envers leur nouveau roi, mais osent espérer en un avenir meilleur.





Citation

Home Rétablir l'unité

par le Maître –

Que l'homme construise un avenir dans lequel ce ne soit pas sa divinité qu'il sacrifie, mais son soi séparé. Qu'il étreigne ses frères dans l'amour, et rétablisse son unité avec tout ce qui est. »





Courrier des lecteurs

Home Compagnons de voyage

Cher Monsieur,

Ce qui suit s'est produit en avril 1999, lors de mon retour de la conférence donnée par Benjamin Creme à Munich, et depuis je n'ai cessé d'y penser.

Nous rentrions, mes amis et moi, d'Allemagne en Slovénie, dans deux voitures. Dans l'une d'elles nous étions quatre et dans l'autre se trouvaient deux jeunes femmes. Il y avait une tempête de neige. Nous nous arrêtâmes à une station-service qui se trouvait encore en Allemagne, et je décidai de fumer une cigarette à l'intérieur. Mon attention fut attirée par un endroit inhabituel réservé aux repas pour chiens, et je sentis qu'une force retenait mon regard dans cette direction. Je remarquai alors une paire de chaussures très particulières aux pieds de quelqu'un. Ces chaussures étaient si belles que je ne pouvais en détacher les yeux. Elles semblaient avoir été faites à la main, avec soin et amour. Tout près se trouvait quelqu'un portant une paire de chaussures quasiment identiques. Je levai finalement les yeux sur les propriétaires de ces chaussures. Il s'agissait de deux jeunes gens portant des vêtements faits main, et tous deux avaient un air étrange, ainsi vêtus par un temps pareil. L'un d'eux était grand et maigre, et il avait des cheveux bruns ; l'autre était plus petit et il avait des cheveux blonds coiffés à la manière rasta. Une atmosphère particulière se dégageait de leur présence et je leur fis immédiatement confiance.

J'eus soudain l'idée que peut-être ils avaient besoin qu'on les emmène quelque part, et, juste à ce moment-là, l'un d'eux s'approcha de moi en demandant si nous allions traverser l'Autriche, car ils avaient l'intention de se rendre à Venise. Je répondis que c'était effectivement le cas et que, bien sûr, nous allions les prendre, mais qu'il fallait que je m'assure auparavant que les personnes de l'autre voiture avaient suffisamment de place. Je leur demandai d'où ils venaient et le plus grand des deux répondit qu'il venait de Berne et l'autre d'Australie. Je me dis que c'était une heureuse coïncidence, car la propriétaire de l'autre voiture était une fan de l'Australie et elle accepterait sûrement de les prendre. Je leur demandai également où ils s'étaient procuré ces chaussures et ils me répondirent qu'ils les avaient fabriquées eux-mêmes.

Je leur racontai que nous revenions de la conférence de Benjamin Creme et d'un atelier de méditation de transmission. Ils dirent alors qu'ils savaient qu'au cours de la méditation il pouvait se produire une transmission d'énergie. La tempête de neige n'avait pas cessé et je courus vers mes amis comme une personne en mission. Je persuadai les deux jeunes femmes (le fait que l'un d'eux vienne d'Australie facilita les choses) et j'avertis également les passagers de ma propre voiture que nous emmenions deux jeunes auto-stoppeurs qui n'étaient sûrement pas le Maître Jésus et Maitreya. Mon affirmation les fit rire et je ne sais pas exactement pourquoi j'avais dit cela. Peut-être était-ce parce que j'étais toujours sous l'influence de la conférence de Munich.

Nous poursuivîmes notre voyage de retour. Je regrettai de ne pas être dans la même voiture que les deux jeunes gens.

Lorsque je racontai à mes compagnons comment je les avais rencontrés, ils éclatèrent de rire et dirent qu'ils ne seraient pas surpris qu'ils se rendent ensuite en Palestine, (plus tard, ils me dirent effectivement qu'ils avaient l'intention de se rendre en Grèce, puis en Palestine). Nous fûmes obligés de nous arrêter à nouveau et je réalisai que nous arriverions à destination très tard. Me demandant comment je pouvais aider les deux étrangers, je me souvins que le lendemain je devais me rendre dans une ville près de la frontière italienne. Ils pourraient dormir chez moi et le lendemain je les emmènerais à la frontière, puis, de là, ils pourraient poursuivre leur voyage. Bien que je ne dispose que d'une petite chambre, je leur proposai cette solution. Ils semblèrent tout d'abord un peu intimidés à l'idée d'accepter mon offre et me dirent qu'ils décideraient pendant le voyage. Finalement ils acceptèrent mon invitation et me dirent qu'ils seraient heureux de visiter la Slovénie. J'en fus ravie, car ils étaient extrêmement sympathiques et rayonnaient de paix et de tranquillité. Je réalisai combien j'appréciais leur compagnie et j'avais vraiment envie de les aider.

Nous arrivâmes à Ljubljana vers huit heures du soir. Je prévins ma mère que j'avais des invités et que je les emmènerais jusqu'à la frontière le lendemain. Elle ne fit aucun commentaire, ce qui ne lui ressemblait guère. Habituellement elle se montre très curieuse lorsque j'invite des gens à la maison et je m'attendais à au moins quelques questions de sa part.

Nous nous installâmes dans ma chambre. Celui qui était de Berne s'appelait Ralph et l'autre Jérémie Benjamin. Je leur fis du thé et, soudain, ma tranquillité d'esprit disparut. Etant donné qu'à Munich de nombreuses personnes avaient raconté qu'elles avaient rencontré l'un des Maîtres, je commençais à faire toutes sortes de spéculations et la suite des événements ne fit que les accentuer. A chaque fois que j'essayais de me persuader qu'il s'agissait tout simplement de deux individus ordinaires, ils disaient quelque chose qui m'intriguait. Par exemple je leur montrai la photo de Nairobi et je leur parlai de Maitreya. Ralph dit que ce nom lui était familier et il ajouta : « N'est-ce pas le Seigneur Maitreya ? » – « Oui bien sûr », répondis-je. Puis je leur montrai l'un de mes cristaux (c'était un rubis et je pouvais voir Saï Baba à l'intérieur) et Ralph dit qu'il voyait un homme avec un turban dans mon rubis. Il fit également des commentaires sur un de mes livres (de manière étrange, comme s'il voulait insister). Il s'agissait de la Mission de Maitreya, tome 3. Il dit que cet ouvrage de Benjamin Creme était un très bon livre.

Je me demandais une fois de plus s'ils étaient bien ceux que je pensais. Mais je n'avais aucune réponse. Ralph mentionna qu'ils faisaient partie du Rainbow Movement et qu'ils s'étaient rencontrés en Inde quatre ans auparavant, à Varanasi. Qu'ils étaient comme deux frères, qu'ils partageaient les mêmes idées, et qu'ils avaient tous deux le même âge, trente ans, leur anniversaire tombant à dix jours d'intervalle. Jérémie dit qu'il était musicien, qu'il jouait de la guitare et qu'on lui avait proposé une place au conservatoire de Darwin. Il avait sa guitare avec lui et, plus tard, quand il en joua (juste quelques notes), il s'avéra qu'il jouait fort bien. Ralph dit qu'il n'avait aucune profession mais qu'il était très occupé au moment de Noël à faire des paquets cadeaux. (Seigneur, pensais-je, donne-moi un peu de tranquillité d'esprit !)

Ils me dirent également qu'avant de partir en voyage, l'un d'eux avait cousu leurs vêtements et l'autre fabriqué leurs chaussures. De Grèce, ils avaient l'intention de se rendre en Israël car Jérémie avait des amis là-bas. Sa mère était juive et elle lui avait beaucoup appris sur la manière d'être attentif au sens caché – j'étais en train de faire référence au nom de Jérémie. Ralph se mit à rire et dit que c'était vrai, mais que le second nom de Jérémie, Benjamin, avait vraiment une signification spéciale. Je ne compris pas ce qu'il voulait dire.

Tout en bavardant, je préparai une salade, ils avaient du pain et du tahin. Le pain était fait maison et il était si bon que j'en fis des compliments à Ralph. Il me dit que de nos jours ce n'est plus réellement un art de faire du pain, étant donné qu'il suffit de mettre les ingrédients dans une machine qui fait tout, si bien que l'on n'a pas à se montrer créatif. Après avoir préparé la nourriture, nous fîmes un cercle pour prononcer une bénédiction. Nous nous tenions les mains lorsque, soudain, à ma grande surprise, une énergie puissante et merveilleuse commença à m'inonder, et une vague de chaleur se répandit dans tout mon corps. Je jetai un coup d'œil sur mes deux compagnons pour voir s'ils ressentaient cette énergie aussi fortement que moi, mais ils n'avaient pas l'air d'éprouver quoi que ce soit d'inhabituel. Au bout d'un moment, Jérémie dit qu'ils étaient très heureux de s'être à nouveau rencontrés après si longtemps et d'avoir pu partager ce repas. Il se passa alors quelque chose de totalement indescriptible : c'était comme si un grand cœur s'ouvrait dans la chambre et que Dieu était heureux...

Notre conversation se poursuivit tard dans la nuit et, le lendemain matin, je les conduisis à la frontière. J'avais à nouveau l'esprit agité en me remémorant les événements de la nuit passée. J'étais heureuse, confuse, remplie de joie, et je me posais mille questions. Lorsque nous atteignîmes la frontière, nous nous dîmes au revoir et nous étreignîmes. Au plus profond de moi-même je disais : « S'il vous plaît, donnez-moi un signe, laissez-moi une preuve matérielle de votre visite. » Et c'est alors que Jérémie sortit un petit coquillage de sa poche en disant : « Ceci est pour vous, du fond de l'océan. »

A. L., Ljubljana, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Jérémie Benjamin » était Maitreya et que « Ralph » était le Maître Jésus.


Home Non pas recevoir, mais donner

Cher Monsieur,

Le vendredi 24 mars 2000, trois jours après la fin de la tournée de conférences de Benjamin Creme en Espagne, nous étions quelques-uns à ranger le matériel laissé dans la salle après cette tournée, en attendant l'heure de notre méditation de transmission habituelle, lorsqu'arriva un nouveau membre qui ne participe pas encore au travail concernant la Réapparition. Il souleva la question de la tournée de Benjamin Creme et expliqua qu'il était très sceptique quant à l'information. Il ne pouvait comprendre pourquoi l'endroit où vivait Maitreya à Londres et celui où vivait le Maître Jésus à Rome étaient tenus aussi secrets, ni pourquoi on ne pouvait les voir travailler ouvertement dans le monde comme le font d'autres Maîtres. Il donna les exemples de Sai Baba et d'Amma que l'on peut facilement rencontrer et dont on peut recevoir l'énergie. Il ne comprenait pas non plus pourquoi Benjamin Creme était la seule personne à parler ouvertement de ce sujet.

Nous essayâmes de lui expliquer la différence entre le travail de Maitreya et des Maîtres et celui de Sai Baba, la nature des événements présentés par Benjamin Creme et annoncés auparavant par Alice Bailey, et le fait que Maitreya et les Maîtres étaient déjà apparus à de très nombreuses personnes. Mais il ne semblait pas d'accord avec nos arguments. Il fut bientôt l'heure de la Transmission, et la discussion s'arrêta sans que nous ayons abouti à quoi que ce soit.

Après la Transmission, tard dans la soirée, les trois d'entre nous qui étions restés jusqu'à la fin, Carmen, Matias et moi-même, avons fermé la salle et nous sommes partis. Mais, avant de nous quitter, nous sommes restés à parler pendant un moment sur le trottoir. Nous avons commenté la discussion précédente et j'émis l'avis que peut-être le problème de notre nouveau membre, comme celui de beaucoup d'autres, était de considérer la spiritualité comme une manière de prendre et de recevoir, alors que la véritable spiritualité consiste à donner. Carmen et Matias pensaient eux aussi que c'était le cas de nombreuses personnes. Nous continuâmes sur ce sujet, mais au bout d'un moment je pris conscience de la présence d'une femme qui avait traversé la rue et qui marchait vers nous. Elle portait un manteau brun et avait un petit sac sous le bras. Je pouvais entendre le bruit de ses talons hauts sur le trottoir. Elle avait des cheveux bruns et, tandis qu'elle s'approchait de nous, je sentais le profond regard de ses yeux noirs fixés sur moi. Elle donnait une impression de grande dignité. Elle nous dépassa, frôlant le dos de Carmen et de Matias, et poursuivit son chemin, en marchant très lentement. Carmen et Matias ne semblaient pas avoir remarqué sa présence. Tandis qu'elle descendait la rue, je me retournai à deux reprises pour la regarder, mais la troisième fois elle avait disparu.

Pourriez-vous me dire qui était cette femme ?

 H. L., Barcelone, Espagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a déclaré que la « femme » était Maitreya.




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