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Accueil > Revue Partage > année 2000

Extraits de la revue
Partage international

Février 2000 - N° 137 / 138

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Le combat citoyen arrive à maturité par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Le nouveau millénaire commence

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

C'est en retenant son souffle que l'humanité attend l'apparition de Maitreya. La « fièvre du millénium » a maintenant atteint le stade de l'auto-combustion et, tels des chevaux rongeant leur frein, les hommes commencent à s'agiter, impatients de passer à l'action. Bien que la plupart ne sachent guère quelle forme et quelle direction cette action pourrait prendre, nombreux sont ceux qui pressentent que des changements d'une portée considérable sont sur le point de se produire.

Dans le monde entier, des hommes et des femmes de tout âge ont fait entendre leur vœu le plus cher, celui de pouvoir vivre en paix. Mieux que les hommes politiques, ils reconnaissent l'impérieuse nécessité de la paix. Pendant une courte période, un sens nouveau de l'unité du genre humain a montré à tous qu'un monde de paix et de bonne volonté était possible, n'attendant que de se construire dans la durée. Ce simple fait est de bon augure pour l'avenir.

Un aperçu de l'Unité

A travers les célébrations du millénium, les hommes ont pris conscience qu'une ère prenait fin tandis que commençait un nouvel âge, et cette réalisation s'est imposée avec une intensité croissante dans leur cœur et leur esprit. Une atmosphère d'attente et d'aspiration a remplacé l'apathie ambiante, ravivant les espoirs d'une vie meilleure pour tous. De nouveaux programmes d'aide aux démunis ont déjà été lancés qui reflètent le sens des responsabilités grandissant ressenti par toutes les générations.

L'inspiration de Maitreya est désormais la seule chose dont les hommes aient besoin pour donner libre cours à leur volonté d'agir et de servir. Cet aperçu d'Unité leur a ouvert le cœur à la beauté de l'amour et du partage, et a fait mûrir en eux l'aspiration à créer un monde meilleur.

En tant que guide et leader, Maitreya ne décevra pas les attentes. Il suscitera l'espérance et l'aspiration de tous. Il libérera ce que les hommes ont en eux de plus élevé, ce qui pour l'instant sommeille dans l'ombre parce qu'ils craignent de l'exprimer et ignorent parfois même son existence. Il vaincra la peur des hommes et fondera, en vérité, une humanité nouvelle.

Les portes de l'Initiation

Ainsi le Grand Seigneur préparera-t-il la voie à l'étape suivante de sa mission : l'instauration du royaume de Dieu parmi les hommes. Il ne s'agit pas de ce royaume éthéré qu'imaginent la plupart des croyants, mais de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres et des initiés, à la tête de laquelle se tient Maitreya. Il a pour tâche de créer un reflet de cette expression divine dans le monde physique extérieur, un royaume que tous les hommes pourront voir et vers lequel, au fil du temps, tous seront attirés sur le chemin de la perfection.

Les disciples franchiront les portes de l'Initiation, et entreront dans les salles de la sagesse où ils prendront leurs places en tant que serviteurs conscients du Plan. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les Grands Etres conduiront-ils les hommes de demain vers leur destinée de fils de Dieu.

Maitreya s'apprête à frapper fort aux portes qui mènent à la liberté, à la justice et à la paix. Prêtez l'oreille, reconnaissez son appel, et préparez-vous en allier l'audace à la sagesse en lui emboîtant le pas dans l'action.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.

 

 

 

 





Home Apparitions de la Vierge à Marpingen

Interview de Père Jörg Müller par Andrea Bistrich

Le 17 mai 1999, la Vierge est apparue à trois jeunes femmes dans la petite ville allemande de Marpingen en Allemagne. Elle a annoncé qu'elle apparaîtrait treize fois et qu'à chaque fois elle transmettrait un message. Depuis lors, elle est déjà apparue une dizaine de fois. Des milliers de pèlerins ont été témoins de ces apparitions. Celle du 8 août 1999, la quatrième, s'est produite devant plus de 20 000 personnes. Le père Jörg Müller, psychothérapeute et écrivain, a étudié ce phénomène. Il a mené une enquête, réuni des preuves et soumis les trois femmes à des tests médicaux et psychologiques, et il est arrivé à la conclusion que les apparitions étaient authentiques.

Partage international : Vous avez assisté à la plupart des rassemblements qui ont eu lieu à Marpingen. Y avez-vous fait l'expérience de quelque chose d'extraordinaire ?
Père Müller : Non, je n'ai rien vu de particulier. Je suis quelqu'un de terre à terre, et lorsque j'assiste à ces événements, je suis tellement pris par mon enquête que j'ai à peine le temps de me joindre aux prières. Je dois rester détaché et conserver un regard critique afin d'assurer des bases solides à mes recherches. J'évalue personnellement la situation en m'imprégnant de l'atmosphère. Puis, bien sûr, il y a l'aspect objectif qui est lié au contenu des messages. Et également l'aspect psychologique qui a trait à ce qui se passe pendant l'apparition ; celle-ci repose-t-elle sur un phénomène d'extase ? Le profil biographique et psychologique de celles qui ont la vision a également son importance. De même que les effets positifs sur les assistants : la prière, le repentir, etc. Après avoir pris en considération et examiné à fond ces divers facteurs, je suis finalement arrivé à la conclusion que les apparitions étaient authentiques.

PI. En quoi consistent les tests psychologiques dont vous avez parlé ?
PM. Leur but est d'établir le contenu du subconscient : les femmes qui ont la vision sont-elles équilibrées, saines d'esprit ? N'existe-t-il pas chez elles des tendances névrotiques ou même psychotiques latentes ? S'agit-il d'artifice, de goût pour le théâtral, le sensationnel ? La personne est-elle stable ? Quel est son niveau d'intelligence ? Il existe des tests permettant d'évaluer tous ces facteurs.

PI. Ces tests ont-ils lieu actuellement ?
PM. Ils ont déjà été pratiqués et examinés. Nous n'avons rien trouvé qui pourrait laisser penser que le phénomène n'est pas authentique. Des tests ont été pratiqués pendant les apparitions : réflexes à la lumière, réflexes corporels (réaction à un coup, à une piqûre), les yeux d'une des femmes furent voilés, le pouls mesuré, par exemple. Deux des femmes se trouvaient par moments dans un état d'extase tel qu'elles oubliaient où elles se trouvaient et ne réagissaient plus au monde qui les entourait. L'une d'elle, Judith Hilbig, n'avait pas de moment d'extase, mais cependant, lorsqu'elle entendait les messages, sa perception sensorielle était diminuée et sa conscience du monde extérieure limitée. Les deux autres, Christine et Marion, lorsqu'elles se trouvaient en extase, ne réagissaient plus à la lumière, au son, ni à aucun autre stimulus. C'est un point important qui atteste de l'authenticité de cette extase.

PI. Par extase voulez-vous dire que ces femmes ne sont plus dans un état conscient et entrent en transe ?
PM. Par extase je veux dire que les femmes ne réagissent plus aux stimuli extérieurs. Par exemple leurs pupilles ne réagissent plus à la lumière. Normalement les pupilles se contractent à la lumière. Mais dans le cas qui nous intéresse la contraction est inexistante. Ce n'est qu'après l'apparition que les réflexes, comme le clignement des yeux, redeviennent normaux. On ne peut régler tout cela par un acte de volonté. C'est tout à fait hors de question. En gardant cela présent à l'esprit, nous avons examiné les questions suivantes : existe-t-il une supercherie personnelle ou une suggestion hypnotique ? Sommes-nous en présence d'une supercherie démoniaque ? Est-ce une mise en scène ? Les investigations ne sont parvenues à prouver aucune de ces présomptions.

PI. Etes-vous le seul à pratiquer des tests de ce genre ?
PM. Jusqu'à présent, j'ai recherché et rassemblé des informations de mon propre chef, mais aussi à la demande des participants. La commission de l'évêque de Trier a commencé son enquête le 14 septembre 1999. Il me paraît plus sensé de le faire au moment où les apparitions ont lieu, car lorsqu'elles sont terminées, il n'est pas possible de procéder à des expériences en direct. La majorité des tests ont été pratiqués avec l'aide d'un médecin. Nous avons tout enregistré dans les moindres détails en audio et en vidéo.
Actuellement, nous recevons un nombre grandissant de rapports signalant des cas de guérisons, ou des phénomènes de lumière étrange ou de parfum de rose. Nous assistons maintenant aux répercussions de cet événement. Il nous faut répertorier et vérifier ces comptes rendus et, à chaque fois que c'est possible, obtenir une confirmation médicale des guérisons.

PI. Analysez-vous les messages reçus par les trois femmes ?
PM. Oui, d'après l'avis de nombre de personnes les messages sont banals et inoffensifs. Il n'y a absolument aucun message que l'on devrait rejeter comme contraire à la Bible ou à un quelconque enseignement de l'Eglise. En fait, tous les textes sont une nouvelle manière d'exprimer ce qui a déjà été dit dans d'autres lieux, à Fatima, Lourdes, Medjugorje, ou Schio. On voit maintenant apparaître des critiques de ce genre : puisque les messages sont si simples et si directs, ils ne sont pas réels. Mais, s'ils étaient plus complexes, d'un point de vue théologique, cela ne les rendrait pas plus valides pour autant. Il ne faut pas oublier que la Vierge s'adresse à des gens simples. Les révélations sont simplement des indications, des rappels de ce qui a déjà été dit, des instructions sur la manière de vivre. Je n'en ai pas forcément besoin pour mon propre confort spirituel. L'Eglise est sage lorsqu'elle affirme que nous ne sommes pas obligés de croire aux révélations mais que nous le pouvons si nous le souhaitons. Cependant, ceux qui n'y croient pas devraient se montrer tolérants à l'égard de ceux qui y croient.

PI. Comment jugez-vous la réaction des médias ?
PM. La presse réagit de manière agressive et en fait une histoire banale. Ce qui est manifeste, c'est que les seules personnes interviewées sont totalement incompétentes en la matière, ou agnostiques. Telle est l'attitude générale des médias. Ils tournent en dérision la foi des pèlerins et les ridiculisent.
Il est certain qu'il existe des récits d'apparitions dénués de fondement et qu'il faut se montrer vigilant. Mon objection à ceci est que la presse a vite fait de juger et de répandre des mensonges, tout cela sur un ton avilissant. Je ne suis pas contre la critique, elle a sa place, mais elle ne devrait pas être exprimée de manière destructrice et désobligeante.

PI. Existe-t-il des similitudes avec les visions de Medjugorje ?
PM. Il y a plusieurs points communs avec Fatima, Lourdes et Medjugorje. Ce qui ressort, c'est le « Cœur Immaculé ». On retrouve également l'affirmation : « Je vous remercie de répondre à mon appel », aussi bien que l'exhortation au changement, au repentir, à la prière et au jeûne. On pourrait dire que les jeunes femmes de Marpingen utilisent des textes existant déjà, mais aucune des trois n'a jamais lu les textes de Medjugorje. Elles en ont entendu parler sans plus.

PI. Certains traits particuliers ont-ils émergé à la suite des apparitions ?
PM. Fait intéressant, nombre de personnes sceptiques qui sont venues à Marpingen ont changé d'avis après avoir fait l'expérience d'un ou plusieurs phénomènes. Certains témoins ont senti un parfum de roses intense pendant l'apparition. Une personne a vu un brillant tapis de lumière, décoré de pierres éclatantes, descendre du ciel. D'autres ont entendu une musique inoubliable. Il y a également un compte rendu remarquable confirmé par huit témoins. Ils ont vu une belle jeune femme portant une robe bleue et un voile blanc, agenouillée au milieu de la foule et priant avec ferveur. Chose surprenante, les personnes qui se trouvaient près d'elle ne l'ont pas vue. Les témoins ont remarqué qu'elle était tantôt ici, tantôt là, et furent étonnés de voir à quelle vitesse elle avait changé de place. Un autre détail étrange est que, lorsqu'un vent violent se mit à souffler, son voile ne bougea pas. Plusieurs personnes l'ont vu bénir les gens, puis disparaître. L'un de ces témoins s'est converti au catholicisme. Il s'agit de phénomènes importants et on ne peut les négliger et les considérer tout simplement comme des phénomènes d'autosuggestion ou des hallucinations.

PI. Est-il exact que la Vierge apparaît vêtue de blanc à Marpingen, mais de couleurs différentes en d'autres lieux ?
PM. A Marpingen, elle apparaît généralement vêtue de blanc, alors qu'à Medjugorje, elle porte souvent des robes de différentes couleurs. Quelquefois, elle porte deux voiles, un voile bleu recouvert d'un voile blanc. De plus, il y a la colombe blanche, symbole du Saint-Esprit. On a raconté que la colombe avait des fleurs sous les ailes et sous le ventre et que parfois elle en laissait tomber sur la foule. Christine et Marion la voient et, une fois, un des pèlerins l'a également observée.

PI. Les messages ont attiré l'attention sur le fait que la source aux propriétés curatives dans la chapelle était un don de Dieu destiné aux malades, et que l'eau devait être utilisée avec révérence. Pourtant la source a été condamnée. Pourquoi ?
PM. La source est, paraît-il, contaminée par des bactéries. Ceci d'après le maire. C'est également lui qui l'a fait condamner. Puis-je me permettre de faire remarquer que rien ne l'autorisait à le faire. Il ne peut tout simplement interdire une source qui est utilisée depuis plus d'un siècle sans qu'on n'ait jamais signalé un seul cas de maladie. Nous avons de bonnes raisons de penser qu'il existe une manipulation et par conséquent nous avons demandé à un laboratoire d'analyser l'eau. Jusqu'à présent les résultats ont montré que celle-ci était exempte de toute bactérie nocive. Une troisième analyse est actuellement en cours et les résultats en seront publiés dès que connus.

PI. Existe-t-il des points communs entre les messages actuels et ceux de 1876, lorsque la Vierge est apparue à trois fillettes ?
PM. Lors de sa première apparition, la Vierge avait déclaré : « Je reviendrai dans les périodes de détresse. » Aujourd'hui la Vierge fait référence à son ancienne promesse lorsqu'elle dit : « Je suis revenue vers vous dans cette période de détresse. »

PI. Dans les messages d'aujourd'hui, on trouve l'affirmation suivante : « Je viens en tant que Mère de toute l'Allemagne. » A votre avis, comment faut-il comprendre cela ?
PM. Depuis que l'on a commencé à enregistrer les apparitions de la Vierge en Allemagne, on en compte plus de 170. Cela met l'Allemagne au troisième rang pour les phénomènes de ce genre. Cependant, aucune des apparitions qui se sont produites au XXe siècle n'a été officiellement reconnue. Pourquoi l'Allemagne ? Il a déjà été question de notre pays à Medjugorje. On a dit là-bas : l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse, les pays parlant la langue allemande, sont actuellement les moins croyants et il est urgent que cela change. Il a été également affirmé que l'Allemagne refleurirait un jour. Mais que cela prendrait du temps. Je crois, pour ma part, que la Vierge apparaît parce qu'en tant que Mère elle se soucie du sort de tous ses enfants. Au sein du clergé allemand, la tête domine le cœur et de toute évidence, il a de grandes difficultés à admettre les prophéties.

PI. Comment les trois femmes de Marpingen vivent-elles le fait de devenir soudain le « porte-parole » d'une puissance supérieure et le point de mire du public, ce qui certainement perturbe leur vie privée ?
PM. Elles réagissent avec un calme surprenant. Naturellement, elles souffrent des attaques des médias. En dépit de cela, elles parviennent à rester détachées, ce qui pour moi en dit long sur leur sincérité.

PI. Comment se sont-elles rencontrées ?
PM. Toutes trois ont été prises au dépourvu par ces apparitions. Chacune d'elles a d'abord eu des apparitions personnelles indépendamment des autres, puis elles se sont trouvées réunies. Elles ne se connaissaient pas auparavant. Il faut préciser qu'elles sont timides et qu'elles n'ont accepté de paraître en public qu'à la demande de la Vierge. Elles n'auraient jamais agi ainsi de leur propre chef. Le fait qu'elles soient maintenant désavouées est triste, mais de toute évidence cela va de pair avec l'air du temps. De nos jours, vous ne rencontrerez pas l'approbation si vous agissez en prophète. Il est plus probable que l'on vous couvre de ridicule.

PI. Au cours de votre recherche vous avez pu faire personnellement connaissance avec les trois femmes. Pourriez-vous les décrire ?
PM. Je pense qu'elles sont pondérées et peu compliquées. Toutes trois sont psychiquement normales, douées d'une intelligence moyenne ; elles ont une capacité remarquable à mémoriser leurs impressions ; elles ont le sens de la réalité et, qui plus est, elles font preuve de discernement. Cela suffit à éliminer toute possibilité d'autosuggestion ou d'hypnose. De plus, elles gardent un scepticisme sain et mettent en question chaque événement. Elles ne prennent ni drogue ni tranquillisants. Elles possèdent une solide éducation. Judith est employée au tribunal d'instance de Sarrebruck. Marion est employée dans l'hôtellerie et Christine a étudié le chant, mais a interrompu ses études lorsqu'elle a réalisé que ce n'était pas sa voie.

PI. On peut se demander pourquoi ces trois femmes ont été choisies pour transmettre le message. Qu'ont-elles de particulier ?
PM. La Vierge a toujours choisi les gens simples et modestes. Il est frappant de constater que toutes trois ont un sens de la dévotion très profond et l'esprit ouvert. Ces qualités semblent indispensables pour être choisi. Soit dit en passant, avant les apparitions, l'une d'entre elles n'avait pas une foi très solide. Cependant, les messages célestes sont également utiles aux pécheurs et aux autres, mais certainement pas aux théologiens.

PI. Un article sur les « Apparitions de la Vierge » sur Internet affirme qu'au cours d'un sermon à Lourdes, le pape Jean-Paul II a déclaré qu'il était convaincu que, pour le nouveau millenium, Dieu avait prévu « un acte de miséricorde à l'égard de l'Eglise et de toute l'humanité ». A votre avis, y a-t-il un lien avec les apparitions de Marpingen ?
PM. La grâce n'est pas spécifique à un lieu ou une époque donnée. La déclaration du pape fait référence à un phénomène global. Le nombre de plus en plus grand d'apparitions de la Vierge au cours des dernières années (nous avons reçu à ce jour des comptes rendus de 17 pays) ne peut passer inaperçu. Il nous faut également considérer qu'à notre époque de décadence, la moquerie, la méchanceté et la diffamation sont endémiques dans nos sociétés. Cela ne devrait pas nous surprendre à l'approche de la fin de ce siècle que la Vierge elle-même qualifie de « siècle de Satan ». A mon avis, devoir affronter une résistance massive à l'acceptation de l'authenticité des apparitions de Marpingen fait partie de la lutte pour le salut. Je garde donc une vision optimiste. Je vois l'avenir de manière positive et je crois que les choses ne pourront qu'aller mieux.
 

 Les trois femmes

– Marion Guttmann (30 ans) voit la Vierge et l'enfant en trois dimensions, mais ne l'entend pas toujours
– Christine Ney (24 ans) voit une image de la Vierge en deux dimensions « comme à travers un écran ». Elle l'entend également.
– Judith Hilbig (35 ans) entend la Vierge mais ne la voit pas.
 

Description de la Vierge

« Elle était entièrement vêtue de blanc, même son voile était blanc. Sa manière d'être était simple. Elle parle comme vous et moi, simplement et naturellement. Elle baisse la tête et est triste comme nous le sommes. Quelquefois l'enfant Jésus était avec elle. Il a l'air d'un enfant de dix mois, regardant sa mère et la foule, souriant et bénissant les gens. Quelquefois il est accompagné de petits enfants. Ces enfants étaient partout avec la Vierge, se mêlant à la foule. » (Marion Guttmann).

Quelques messages*

« Je viens aujourd'hui comme une Mère, la Mère de tous les enfants. Je n'ai pas de plus grand souhait que celui de voir mes enfants accepter d'être guidés par moi. Une fois encore, je vous tends la main. Acceptez-la et laissez-vous guider comme un petit enfant est guidé par sa mère. » [ message du 18 juillet 1999]

« Tout comme j'ai sanctifié à nouveau ce lieu, je veux bénir à nouveau la source. Je vous recommande d'en utiliser l'eau régulièrement. C'est maintenant une eau sanctifiée que vous devriez boire. Comme je l'ai promis, cette eau apportera une guérison psychique, mentale ou physique à ceux que notre Père souhaite aider. » [message du 18 juillet 1999]

« Ouvrez votre cœur ! Portez votre croix ! Aimez la croix ! Repentez-vous ! Et tous ensemble nous sauverons le monde pour Dieu notre Père, qui au ciel attend toutes les âmes, et donc toute l'humanité ! Son amour pour les hommes est si grand qu'il souhaite que tous retournent vers lui, trouvent le chemin qui les ramène vers lui, afin qu'ils puissent tous vivre dans son amour et sa gloire. C'est dans ce but que le monde fut créé : pour glorifier Dieu, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, car le monde s'est beaucoup écarté de son dessein et de son but. » [message du 18 juillet 1999]

« Mes enfants, je vous remercie d'être venus. Acceptez, je vous en prie, l'amour (l'amour de la Vierge). Je vous aime tous. Tout ce que vous supportez, je le supporte avec vous. Je ne vous laisserai jamais seuls. Ayez la foi. Faites-moi confiance. Ne craignez rien, mes biens-aimés. Je suis avec vous dans toutes vos peurs. Je me soucie de chaque détail de votre vie. Je sais tout ce qui vous préoccupe. » [message du 8 août 1999]


 Quelques témoignages*

« Le 13 juillet, lors de l'apparition, j'ai senti un merveilleux parfum de fleurs. Plus tard, alors que mon mari, un ami et moi-même lisions un reportage sur Marpingen, nous avons senti tous trois le même arôme intense. » (G. K., Braunschweig)

« Le 13 juillet, je me trouvais par hasard à Marpingen. Au cours de l'apparition, j'ai vu un tapis de lumière blanche de 20 mètres carrés qui descendait du ciel, décoré de pierres brillantes. » (I. S., Esch)

« ....au moment de l'apparition, j'ai entendu une douce musique. C'était une harmonie continue. Je n'oublierai jamais cette merveilleuse musique. Je l'ai entendue au début et à la fin de l'apparition. » (G. M. P., Walpershofen)

« Lorsque la Vierge est apparue, j'ai entendu un bruissement, mais aucune feuille ne bougeait. Cela ressemblait au vent précédent l'orage. » (G. F., Püttlingen)
 

*Toutes les citations sont tirées de l'ouvrage : Von Maria zu reden ist gefährlich. Was geschah wirklich in Marpingen ? de Jörg Müller (publié chez Miriam-Verlag).
 Du même auteur : Warum erscheint Maria so oft ? Aktuelle Erscheinungsorte Mariens und ihre weltweiten Botschaften (Vienne 1999)


[D'après le Maître de Benjamin Creme, c'est le Maître qui fut la Vierge Marie qui est à l'origine des apparitions de Marpingen.]


Home Rencontres avec des anges

Interview de Emma Heathcote par Gill Fry

Emma Heathcote, jeune diplômée de théologie de l'Université de Birmingham, en Grande-Bretagne, âgée de 22 ans, effectue actuellement des recherches sur les rencontres avec des anges. Elle espère montrer que des gens appartenant à toutes les religions, aussi bien qu'à aucune, ont le même genre d'expérience. Après avoir fait paraître des annonces dans des journaux et dans des magazines religieux, sollicitant des comptes rendus « d'expériences avec des anges », elle a réuni un grand nombre de témoignages. Gill Fry l'a interviewée pour Partage international.

Partage international : Avez-vous reçu des réponses de personnes de toutes confessions ?
Emma Heathcote : J'ai reçu à ce jour environ 450 lettres et bien que la majorité émane de chrétiens, j'ai également reçu des courriers de juifs, de musulmans, d'hindous et de nombreux athées.

PI. Est-il plus difficile d'obtenir des comptes rendus d'expériences avec des anges de la part de non chrétiens ?
EH. Oui, je n'avais pas réalisé combien il serait difficile de recevoir des témoignages de personnes appartenant à d'autres religions. La conception juive des anges est liée au mysticisme et à la Kabale, et c'est la raison pour laquelle de nombreuses personnes ayant eu des expériences de ce genre et appartenant à la tradition juive ne souhaitent pas se faire connaître, à moins d'avoir un esprit particulièrement ouvert. En outre, il n'est pas facile de transcrire ces témoignages car ils sont très personnels. De nombreux correspondants m'ont écrit que j'étais la première personne à qui ils faisaient part de leur expérience, ou encore que j'étais la seule avec leur mari à être au courant. Les gens me demandent de ne pas mentionner leur nom par crainte du ridicule. Pour certaines personnes, cela demande un réel effort d'accepter de raconter leurs expériences par écrit.

PI. Les anges apparaissent-ils dans toutes les traditions religieuses ?
EH. De même que les allusions aux anges sont fréquentes dans le Nouveau Testament, on en parle également dans le Coran, les Ecritures hindoues, la mythologie grecque et l'Ancien Testament. Le mot grec pour ange est angelos, qui signifie messager ; le mot hébreu est malakh, qui signifie esprit, et le mot perse angeros, qui se traduit par courrier. Les anges sont mentionnés dans toutes les religions sans exception et il semblerait qu'ils jouent toujours le même rôle.

PI. Quel est ce rôle ?
EH. D'après les témoignages de mes correspondants, l'ange leur a apporté de l'espoir, du calme et du réconfort et souvent il les a aidés à sortir d'une situation difficile ou dangereuse. Un homme m'a raconté l'expérience suivante. Se rendant à son travail, il attendait de pouvoir traverser une rue très passante. Apercevant une interruption dans la circulation, il commença à s'avancer, mais il fut retenu par une dame âgée qu'il n'avait pas vue arriver et qui tendit le bras devant lui avec une telle force qu'il dut s'arrêter. Quelques secondes plus tard, une voiture de sport passa à toute allure ; de toute évidence elle l'aurait heurté. Il se retourna pour remercier la dame en question, mais elle avait disparu. Dans ce type de situation où la vie de quelqu'un s'est trouvée en danger, il est fréquent que l'ange disparaisse ainsi.

PI. Ce genre d'expérience arrive-t-il souvent ?
EH. Oui. D'après mes recherches, les rencontres avec les anges semblent entrer dans cinq catégories principales. Tout d'abord, il peut s'agir d'une expérience visuelle, où l'ange apparaît soit sous la forme traditionnelle avec des ailes, soit sous une forme humaine, ou fréquemment sous la forme d'une silhouette vêtue de blanc. La présence de l'ange peut également se manifester sous la forme d'un parfum inexpliqué, agréable et pénétrant ; cela arrive assez fréquemment au moment de la mort de quelqu'un. Il arrive aussi que certaines personnes entendent une voix ou un chœur d'anges, souvent dans un lieu de culte.
Dans la quatrième catégorie, entrent de véritables sensations physiques qui se produisent souvent chez des personnes âgées, par exemple l'impression d'être enveloppé par des ailes. Une femme âgée m'a écrit pour me raconter qu'à la mort de son mari, alors qu'elle appréhendait le moment d'aller se coucher tant son mari lui manquait, elle avait vu et senti son édredon se transformer en une paire de bras réconfortants, ressemblant aux ailes d'un ange. Détail intéressant, cette femme était athée. Plusieurs autres personnes m'ont également raconté que, dans un moment de détresse, elles s'étaient senties entourées par des ailes, sans qu'un ange soit visible pour autant. D'autres expériences se manifestent par le toucher. Une femme m'a écrit pour me raconter comment, aux obsèques de son fils, elle avait vu un ange et l'avait senti lui toucher la joue. Parmi les personnes qui m'ont écrit, nombreuses sont celles qui non seulement ont vu un ange, mais en ont également senti le contact physique.
Les expériences de la cinquième catégorie se manifestent sous forme de lumière : l'apparition d'un faisceau, ou d'un rayon de lumière. Souvent, au moment de la mort d'un être cher, un rayon de lumière semble s'élancer vers le haut. Une personne m'a écrit qu'elle avait vu son père glisser de son lit, se tenir debout auprès d'un ange, regarder autour de lui, puis s'élever dans un faisceau de lumière. La mère de cette femme se trouvait également dans la pièce et, bien qu'elle n'ait rien vu, elle a senti ce qui se passait. De nombreuses expériences se produisent au moment de la mort, d'où l'expression : « ange de la mort ».

PI. Pourquoi tant d'expériences au moment de la mort ? Avez-vous entendu parler d'expériences concernant des personnes hospitalisées ?
EH. Oui. Une femme hindoue, âgée d'une quarantaine d'années, hospitalisée à la suite d'une blessure à la jambe, m'a raconté qu'elle avait vu des anges attendant patiemment au pied du lit de deux patients mourants. Une autre femme m'a raconté qu'elle avait passé une nuit à l'hôpital et qu'elle avait été tenue éveillée par une patiente sur le point de mourir qui, toute la nuit, s'était redressée pour essayer d'atteindre le pied de son lit. Ne pouvant y parvenir, elle avait haussé les épaules, murmuré quelque chose, puis s'était rendormie. Les autres malades de la salle se rendaient compte qu'elle parlait à « quelqu'un » et ma correspondante a vu un ange au pied du lit de la mourante. Le lendemain matin cette dernière était décédée.

PI. Pensez-vous que l'intérêt suscité par les anges s'accroît ?
EH. Oui. Le magazine américain le Sceptique a affirmé que, de toutes les formes de croyance, c'est la croyance en l'existence des anges qui prend le plus d'ampleur. D'après un récent sondage, sept personnes sur dix croient aux anges et une sur trois s'est trouvée en présence d'un « être céleste ».

PI. Cet intérêt pourrait être encore plus grand si l'on prenait en considération le fait que les anges se manifestent souvent sous l'aspect d'hommes ou de femmes ordinaires.
EH. Il existe toutes sortes d'anges. Certaines personnes ne les imaginent que sous leur aspect traditionnel : entourés d'un halo, avec des ailes, etc. Mais certains anges apparaissent sous la forme d'une silhouette vêtue de blanc, ou sous l'aspect d'un être humain ordinaire, cependant il y a toujours chez eux quelque chose de différent.

PI. En quoi se distinguent-ils ? Comment peut-on les reconnaître ?
EH. L'« ange » est généralement une personne inconnue de l'individu. Il apparaît soudain, en une fraction de seconde, au moment d'un danger immédiat. Il fait ce qu'il a à faire, généralement sans prononcer un mot, puis il disparaît. Plusieurs journaux m'ont fait dire que les anges « partent en fumée ». Ce n'est pas le cas, mais il est vrai qu'ils disparaissent souvent. J'ai reçu une lettre d'une famille dont la voiture, lors d'un voyage au pays de Galles, s'était soudain enlisée dans un chemin boueux. Quatre randonneurs, sortis de nulle part, étaient venus les aider à la sortir de la boue et à la ramener en terrain sec. Lorsqu'ils s'étaient retournés pour les remercier, ceux-ci avaient disparu. Il n'y avait que des champs aux alentours et les quatre hommes n'avaient pu aller nulle part.
Je suis tout particulièrement intéressée par le compte rendu d'expériences vécues en même temps par plusieurs personnes, car elles réfutent la thèse des psychologues sceptiques qui considèrent de tels événements comme purement imaginaires. 

PI. Avez-vous également rencontré des journalistes sceptiques ?
EH. Oui. Il est regrettable que les médias veuillent toujours chercher une explication logique pour tout. Pourtant certaines lettres relatent des faits ayant eu plusieurs témoins et donc difficilement réfutables. Un homme m'a raconté un incident survenu à l'hôpital alors que sa femme sérieusement malade était branchée à un respirateur, dans la salle de soins intensifs. Il était venu lui rendre visite avec ses deux fils et ses parents. Son état était très critique, elle avait une chance sur deux de survivre. Soudain, son mari vit un ange qui se tenait au pied du lit, derrière les barreaux de métal. Alors qu'il se demandait si ceci n'était pas tout simplement l'effet du stress et de l'émotion, son fils aîné se tourna vers lui en disant : « Papa, vois-tu cette silhouette derrière le lit ? » – « C'est un ange ! » répondit alors le plus jeune fils, et les parents s'exclamèrent qu'ils « n'avaient jamais rien vu de tel. » Lorsqu'une infirmière entra, ils lui demandèrent si elle remarquait quelque chose d'anormal, et elle répondit : « Oh, mon Dieu, il y a un ange ! » L'ange disparut alors et, à partir de ce moment-là, la malade se rétablit rapidement. Un autre cas s'est produit dans l'église d'une petite paroisse des environs de Londres. Un jeune couple venait de s'installer dans la région et la femme avait demandé à recevoir la confirmation. Elle attendait devant les fonds baptismaux et soudain le prêtre ressentit une étrange sensation d'huile chaude sur tout le corps. Il remarqua que toute l'assemblée des fidèles avait les yeux fixés sur la jeune femme et, en se retournant, il vit un ange qui se tenait auprès d'elle, la main posée sur son épaule. Une femme dans l'assistance s'évanouit ; elle était catholique et elle demanda par la suite à recevoir la confirmation anglicane, à cause du miracle dont elle avait été témoin. Toutes les personnes qui se trouvaient près des fonds baptismaux virent l'ange. Le prêtre les réunit le lendemain et il put constater qu'elles avaient toutes partagé une expérience identique.

PI. Avez-vous eu des comptes rendus se rapportant au moment de la mort de la princesse Diana ?
EH. Une femme de religion anglicane et une autre de religion sikh m'ont écrit toutes deux séparément pour me raconter qu'elles avaient vu une armée d'anges dans la pièce où elles regardaient les funérailles de la princesse à la télévision.

PI. D'autres catégories de personnes vous ont-elles fait part de leurs expériences ?
EH. Oui. J'ai recueilli le témoignage de cinq personnes non voyantes et, d'après leurs récits, il semblerait qu'elles aient les mêmes expériences que les personnes qui voient. C'est une zone de recherche intéressante que j'espère pouvoir explorer davantage.

PI. Avez-vous reçu du courrier de personnes plus jeunes ?
EH. J'ai reçu du courrier de nombreuses personnes âgées de vingt à quarante ans me racontant des expériences qu'elles avaient vécues dans leur enfance. La première lettre que j'ai reçue venait d'un juge de paix, une femme âgée d'une soixantaine d'années, racontant une expérience qui lui était arrivée à l'âge de vingt-deux ans. Elle travaillait alors dans le service des urgences de l'Hôpital Guy, à Londres. Une fillette de trois ans était arrivée dans le service, accompagnée de sa mère en proie à une crise de nerfs, d'un agent de police, d'un témoin et d'un conducteur de poids lourd affolé. Apparemment l'enfant jouait sur la chaussée lorsque le poids lourd l'avait renversée. Le conducteur avait senti les roues passer sur elle et il était désespéré. Les quatre personnes avaient assisté à l'accident. Le médecin examina l'enfant et ne trouva rien. On fit une radio mais tout était normal, si ce n'est que l'enfant était inconsciente. Finalement elle revint à elle, regarda sa mère et dit : « Où est l'homme au long manteau blanc ? » Le médecin s'avança mais l'enfant répliqua : « Non, il y avait un homme vêtu d'un long manteau blanc qui m'a prise dans ses bras après le passage des roues sur moi. »

PI. Pensez-vous que votre travail pourrait rapprocher les communautés religieuses en montrant que les anges apparaissent dans toutes les traditions ?
EH. Si tout le monde a le même genre d'expérience quelle que soit sa religion, cela devient passionnant. Si les médias ont montré de l'intérêt pour mon travail, c'est que je suis la première personne en Grande-Bretagne à faire ce genre de recherches. De nombreux ouvrages ont été écrits sur les anges, mais presque toujours d'un point de vue chrétien ou new age.

PI. Comment se présente ce genre d'expérience pour des personnes de religions différentes ?
EH. Exactement de la même façon, elles voient souvent les anges sous une forme humaine. Un couple de musulmans a raconté qu'il avait senti un parfum très fort au moment de la mort d'un proche et une femme hindoue a senti le parfum des fleurs préférées de son père au moment où celui-ci est décédé.

PI. Vous avez reçu environ 450 lettres. Les gens doivent être très marqués par leur expérience pour faire l'effort d'écrire. Cela se sent-il dans leur courrier ?
EH. Oui, leur expérience est très vive et ils se posent des questions. Une femme a raconté que lorsque son mari est décédé, les employés des pompes funèbres sont venus s'occuper du corps tandis qu'elle attendait dans le jardin. Lorsqu'elle revint dans la chambre, elle remarqua une forte odeur de fleurs. Elle pensa qu'il s'agissait d'un aérosol utilisé par les employés, mais après avoir lu un article consacré à mon travail, elle réalisa qu'elle avait dû vivre une expérience particulière et ce fut pour elle un grand réconfort.

PI. A quoi ressemblent les anges lorsqu'ils apparaissent ?
EH. Je pense que les gens voient différentes sortes d'anges. Certains voient l'ange traditionnel mesurant 1m80. J'ai reçu une lettre d'un homme qui promenait son chien sur le chemin de halage, au bord du canal. Cet homme, chrétien, est un scientifique diplômé, quelqu'un d'intelligent, doué d'un esprit logique. Il ressentit soudain une atmosphère surnaturelle et eut le pressentiment d'un danger, aussi se mit-il à prier et immédiatement un ange de 1m80 apparut devant lui pour le protéger. D'autres personnes ont vu des boules de lumière diffuse, respiré un parfum intense ou entendu une voix. Certaines personnes sceptiques me demandent pourquoi les anges n'apparaissent pas toujours sous le même aspect. A mon avis, si votre mari vient juste de mourir, vous n'avez pas envie de voir apparaître soudain un ange mesurant 1m80. Il vous ferait peur. Je pense que l'expérience se présente sous une forme adaptée à l'individu.

PI. Pensez-vous que l'humanité s'achemine vers une ère plus spirituelle ?
EH. Je pense que c'est nécessaire. La religion connaît un tel déclin qu'il nous faut trouver quelque chose d'autre. La majorité des gens de ma génération a été élevée sans aucune religion, mais l'homme a besoin de croire en quelque chose.

PI. Croyez-vous personnellement à l'existence des anges ?
EH. Avant d'entamer mes recherches, j'abordais le sujet avec un certain scepticisme. Au fur et à mesure que sont arrivées, de plus en plus nombreuses, des lettres relatant des histoires tellement étonnantes, je suis devenue persuadée que les gens croyaient réellement avoir vu des anges. Maintenant je suis vraiment convaincue que les anges existent et que, à chaque fois et quel que soit l'endroit où ils apparaissent, leur présence est un réconfort.
 

DIfférentes catégories d'expériences

1. La force d'affronter ou d'accepter une maladie en phase terminale.

2. La visite d'un ange au chevet d'un malade.

3. Une aide pratique dans un moment difficile.

4. La prévention d'un accident fatal.

5. Une aide morale dans un moment de peur.

6. Une aide pour reconsidérer sa vie apprendre à voir les choses sous un autre angle.

7. Les anges gardiens.

8. Les apparitions d'anges dans un contexte religieux.

9. Les expériences sans raison ni explication particulière.

10. Ceux qui voient des anges tout le temps.

Age des témoins au moment de l'expérience

au-dessous de 18 ans : 15 %

de 18 à 35 ans : 25 %

de 36 à 55 ans : 44 %

de 56 à 75 ans : 7 %

76 ans et plus : 9 %

Différents types de manifestations angéliques

– ange de style traditionnel avec des ailes : 26 % ;

– forme humaine qui disparaît ensuite : 21 % ;

– une force ou une présence : 15 % ;

– une silhouette vêtue de blanc : 11 % ;

– un parfum : 7% ;

– impression d'être entouré de lumière : 6 % ;

– une voix : 6 % ;

– impression d'être enveloppé par des ailes : 4 %.


Pour davantage d'information ou pour faire le compte rendu d'une expérience vécue (quelle que soit votre tradition religieuse ou spirituelle) : Emma Heathcote, PO Box 7459, Birmingham, B32 2TQ ou www. cherubim.freeserve.co.uk.
Pour un approfondissement sur les anges, voir la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse et la Mission de Maitreya, tome III, de Benjamin Creme.




Home Pourquoi partager ?

par Gary Gardner Source : Magazine Woldwatch

Washington, Etats-Unis

Le sens du partage est profondément enraciné dans l'histoire de l'homme. Pendant la plus grande partie de notre vie en tant qu'espèce on a passé des centaines de millénaires comme chasseurs et cueilleurs, et l'on partageait tout. La propriété privée n'existait quasiment pas pour l'homme primitif. Avant l'invention de l'agriculture, la plupart des sociétés étaient nomades. Avec un tel mode de vie, toute possession était encombrante, et accumuler des biens n'avait aucun sens.

Quant aux ressources naturelles, c'étaient des propriétés communes, pour autant que le mot « propriété » eût alors un sens. La plus grande partie de la vie était communautaire, c'est pourquoi la propriété individuelle n'était pas nécessaire et pouvait au contraire être cause de scission.

Il y a dix mille ans environ, lorsque l'homme se lança dans l'agriculture, un approvisionnement régulier de nourriture lui permit de se sédentariser et la propriété privée se développa. Parallèlement, vint le désir de conserver jalousement ses biens pour soi ou pour sa famille. Néanmoins, la plupart des sociétés s'efforcèrent de protéger les intérêts du plus grand nombre.

C'est au cours des trois derniers siècles, avec la mise en avant de l'individu en tant que tel, que la propriété privée devint le fondement de l'économie de marché moderne. De nos jours, le domaine de ce qui relève de la propriété privée continue de s'étendre avec l'expansion de l'économie de marché, et englobe des secteurs qui n'avaient jamais été considérés comme pouvant être privés. L'eau, provenant des sources appartenant aux communautés, est pourtant mise en bouteilles et vendue au profit de quelques-uns.

En 1998, la Cour d'appel de Washington a admis le principe qu'une formule mathématique puisse être brevetée. La vie elle-même est en train de passer au rang de propriété : le gouvernement américain a tenté de faire breveter des prélèvements génétiques, et il a même réussi à faire breveter le code génétique d'un Papouasien (mais ce brevet a été désavoué par la suite).

A mesure que la propriété privée gagne du terrain et que le secteur public perd de son influence, la plus grande part de la richesse mondiale se retrouve entre les mains de particuliers. Moins les richesses du monde sont partagées, plus elles tendent à être utilisées à des fins personnelles. Quiconque se sentant concerné par les inégalités croissantes qui en découlent pourrait craindre que la tendance soit irréversible.

Cette répartition inquiétante de la richesse crée un climat malsain, car la société de consommation favorise la surconsommation des biens et de l'énergie.

Les recherches menées en Allemagne et en France, au sein de l'Institut Wuppertal et de l'Institut Facteur 10, ont montré à quel point la consommation actuelle dépasse les limites mondiales ; il en ressort que l'humanité va devoir réduire sa consommation de biens de moitié, pour rééquilibrer l'économie. Ce sont les pays industrialisés, là où la consommation est la plus importante, qui devront réduire de façon conséquente leur consommation : certains analystes estiment qu'une réduction de 10 % de la consommation n'aurait pas de conséquence significative sur la vie de ces pays. Pour atteindre ce but, toute une série de stratégies a été suggérée, comme le recyclage des matériaux, le refaçonnage des produits et l'utilisation de procédés permettant de limiter le gaspillage (comme la substitution des trajets en voiture par l'usage des télécommunications).

Une autre stratégie serait de remettre au goût du jour l'ancienne coutume du partage communautaire. Si l'objectif premier du partage est social, ses avantages écologiques ne sont pas négligeables. Ce ne sont pas des considérations purement théoriques, mais des avantages clairement démontrés dans trois secteurs essentiels de l'activité humaine : en rentabilisant l'utilisation de la voiture, de l'habitat, et du bénévolat.

Vers une meilleure utilisation de la voiture

Au début des années 1990, des analyses du ministère des Transports néerlandais mettaient en exergue que le nombre de véhicules privés à l'intérieur du pays augmentait de façon alarmante. Leur nombre avait triplé depuis les années 1970, étant passé de 2 millions à plus de 6 millions, pour atteindre probablement 8 millions en 2010. Afin d'éviter les situations extrêmes que connaissent les villes de Mexico et Bangkok au niveau des embouteillages et de la pollution, les spécialistes néerlandais ont pris des mesures pour tenter de freiner cette expansion des voitures particulières par la limitation des places de stationnement, l'incitation à l'utilisation des bus et des bicyclettes, etc. Ils ont également encouragé la location de véhicules, idée qui s'est propagée depuis en Europe.

Les habitants d'Amsterdam, par exemple, peuvent bénéficier du système de location de véhicules Autodelen en contrepartie d'une caution d'environ 1 500 FF, dont 95 % récupérables en fin de contrat. L'agence stationne ses voitures dans toute la ville, à des endroits réservés. Les intéressés peuvent réserver un véhicule à l'avance, ou en prendre un sur place s'il y en a de disponible. C'est alors à pieds ou à bicyclette qu'ils prennent possession de la voiture qui est généralement garée à proximité. Ils utilisent une carte électronique pour obtenir les clefs laissées à leur disposition dans une boîte, proche de la voiture. En fin de mois, les membres reçoivent le montant à payer comprenant le coût de la location et des heures de conduite, ainsi que le kilométrage effectué.

Ce système de location ne s'adresse pas à ceux pour qui la voiture est le mode de transport essentiel. L'utilisation quotidienne en serait trop onéreuse, notamment pour les banlieusards. Mais pour les usagers qui font moins de 10 000 km par an et qui ont la possibilité de prendre les transports en commun, d'aller à bicyclette ou à pieds, ce service accroît leur mobilité et leur offre une alternative à la fois souple et économique pour des déplacements occasionnels, tout en leur évitant de posséder une voiture.

Quelques 70 000 personnes, dans 300 villes en Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède, Italie et Irlande, font partie de ce groupe de location de véhicules. Récemment, ce concept a obtenu un franc succès en Amérique du Nord. Six villes du Canada mettent sur pied ce système, tandis qu'aux Etats-Unis, Portland le possède déjà et Seattle est en train de le créer.

La cohabitation

Dans les années 1950, le sociologue David Riesman parlait des citadins et des banlieusards en terme de « foule solitaire » : « Nous vivons et travaillons au milieu d'une foule de gens et l'on ignore jusqu'à leur nom et leur histoire. On peut supposer que la plupart des citadins ressentent une certaine ambivalence vis-à-vis de cet anonymat, appréciant l'intimité qu'elle offre mais regrettant la perte de contact humain. Certaines mesures tendent à recréer ces contacts (par le système des logements communautaires, par exemple), mais les habitants doivent sacrifier une part importante d'indépendance et d'intimité en échange de liens sociaux plus étroits. Dans nos sociétés modernes, il s'avère difficile de trouver le juste équilibre entre vie communautaire et vie privée. »

Au Danemark, au début des années 1970, un groupe de pionniers a expérimenté un type de communauté appelé la « cohabitation ». Planifié par les habitants et destiné à créer des liens communautaires étroits, le village typique comporte 10 à 40 ménages, ayant chacun sa maison ou son appartement. L'intimité y est appréciée et respectée, les buts et la culture de la communauté encouragent d'autant plus les interactions et le partage entre voisins. Les résidents partagent certains espaces, bien souvent la « maison commune », pour les réunions, les loisirs, et parfois les repas en commun, mais également pour des ateliers. Dans certains cas, ce sont des jardins ou des aires de jeux qui sont partagés. Les communautés sont autogérées, d'où les interactions qui en découlent, et les décisions relevant de la communauté sont prises sur la base d'un consensus. En résumé, la cohabitation semble apporter la cohésion sociale, ce que beaucoup recherchent tout en laissant chacun libre de décider du niveau de son engagement.

Ce type de village est en plein essor. Plus de 200 d'entre eux existent au Danemark, où 10 % des nouveaux logements sont de ce type. En Amérique du Nord, ce système s'est davantage développé que le partage de véhicules. Aujourd'hui, quelque 55 communautés vivent ainsi aux Etats-Unis et au Canada, et 150 autres sont sur le point de voir le jour. Le nombre des résidents est encore minime, 3 000 sur une population de 300 millions d'habitants, Etats-Unis et Canada confondus, mais l'intérêt suscité montre que le mouvement est appelé à se développer.

Temps libre et capacités

Même si nous étions amenés à partager notre voiture et notre logement, nos outils et même nos jouets, bref, tous les objets qui nous entourent, nous posséderions toujours une ressource capitale et personnelle : notre temps. Mais le temps, tout comme les biens matériels, peut être partagé, en donnant des leçons, en enseignant ou en se consacrant à diverses forme de bénévolat. Et comme pour le partage des biens, le don de son temps est créateur au niveau communautaire, car il peut protéger l'environnement lui-même : des efforts sont entrepris le long des berges des rivières pour les débarrasser des déchets, ou auprès d'oiseaux menacés par une nappe de mazout. Mais dans un monde où les parents ont tout juste de quoi mettre un paquet de céréales sur la table, qui peut se consacrer au bénévolat ? Nous devrions davantage nous interroger sur la façon dont nous pourrions « rentabiliser » les effets positifs du bénévolat. Edgar Cahn du Times Dollar Institute de Washington, propose le « crédit de service ». En quoi consiste-t-il ? Supposons que chaque heure de bénévolat accomplie par une personne, que ce soit dans une clinique, pour la soupe populaire ou chez le voisin, soit enregistrée dans une base de donnée en tant que « crédit de service ». Supposons encore que ce bénévole (appelons-le Victor) est un homme âgé au revenu modeste, mais qui a besoin de faire repeindre sa salle de bains. Il n'a pas les moyens de payer un peintre et il est trop fier pour demander de l'aide. Comme il a accumulé un crédit de service, il peut, sans gêne, utiliser ce crédit afin d'obtenir qu'un autre bénévole repeigne sa salle de bains. Dans cet exemple très simple, le crédit de service a doublé le marché du service volontaire : au lieu que seule l'heure de travail de Victor ait apporté une contribution à la communauté, c'est son heure plus celle du peintre qui y ont contribué. Si d'autres volontaires dans la vaste panoplie possible de leurs capacités se joignent à eux, c'est tout le marché du bénévolat qui prend de l'expansion. Le crédit de service exploite essentiellement une source de richesse latente dans toute communauté : le temps et l'énergie des gens.

Des programmes de crédits de service fonctionnent dans plus de 150 communautés aux Etats-Unis et se développent également au Japon et en Europe.

Redécouvrir les liens qui nous unissent

Tant dans le secteur public que privé, surtout dans les pays industrialisés, le rôle du partage tend à être reconnu dans la création des liens communautaires. Dans les villes de Takoma Park, au Maryland et de Berkeley en Californie, par exemple, des centres d'outillage proposent aux habitants divers types d'outils, tout comme ils le feraient pour un livre dans une bibliothèque publique.

Copenhague offre gratuitement des bicyclettes pour rouler en ville, procurant ainsi un moyen de locomotion rapide et non polluant. Dans plusieurs villes d'Allemagne, des systèmes ont été mis en place par des sociétés pour permettre notamment que conducteurs et passagers se rencontrent à des fins de transport en commun, ou que des résidents devant s'absenter de leur appartement puissent trouver des gens de passage à la recherche d'un logement pour quelques jours. Toutes ces formes de partage tendent à rentabiliser les biens matériels tout en réduisant leur impact sur l'environnement et en renforçant les liens sociaux.

Le partage peut, bien sûr, être à l'initiative de particuliers et se faire au niveau du voisinage. Chacun peut en prendre l'initiative en évaluant dans quelle mesure il utilise les objets qu'il possède et s'il est prédisposé à les partager. On peut se demander si chaque ménage doit posséder sa propre tondeuse à gazon, ses propres valises, son propre équipement de camping ou de ski ? Imaginez à quel point le voisinage pourrait devenir vivant si chacun suivait l'exemple de la communauté d'Alameda, au Nouveau Mexique, où les occupants ont dressé une liste d'objets qu'ils sont disposés à prêter aux voisins. De nos jours, avec l'expansion d'Internet et l'utilisation de telles listes, ce type de partage devient plus facile que jamais.

Le partage peut sembler étrange dans notre société moderne qui met l'accent sur l'individualisme et la propriété privée. Mais le partage peut représenter une stratégie doublement bénéfique pour la société, au niveau des liens communautaires trop distendus et de l'environnement trop exploité. En fait, le dicton cartésien qui a ouvert l'ère moderne de l'individualisme (« Je pense donc je suis ») aurait besoin de céder la place à la sagesse du peuple xhosa, en Afrique du Sud : « Je suis parce que nous sommes. » Le jour où nous, en tant qu'individus, reconnaîtrons nos racines communes, le partage, comme la pensée, deviendra notre seconde nature.


Cet article, issu du Magazine Woldwatch (juillet-août 1999)  est reproduit avec la permission de l'Institut Woldwatch de washington.




Home Rechercher la justice en Bolivie

par Mike Ceaser

La Paz, Bolivie

Lorsque Elvira Alvarez a été incarcérée en 1989 sur de fausses accusations (vente de médicaments périmés), elle est restée enfermée sept mois dans une prison de La Paz, en Bolivie, pour la seule et unique raison que personne ne pouvait l'aider à remplir les formalités de sa libération.

Aujourd'hui, Elvira Alvarez passe une bonne partie de ses journées dans les prisons de La Paz, afin d'aider les autres en faisant ce que personne n'a fait pour elle : elle accélère les procédures d'un système judiciaire lent et corrompu. « Pour moi, les prisonniers sont des êtres humains et non une menace », déclare Elvira Alvarez, grande femme de 45 ans, dont les vêtements sombres contrastent avec le sourire chaleureux. Depuis son enfance, elle éprouve de la compassion pour les démunis. Elle a passé ses premières années dans l'exploitation de riz, de cacao et de canne à sucre de son père, dans la province tropicale Franz Tamayo, au nord de La Paz. A l'époque, vers la fin des années cinquante, son père et les autres fermiers traitaient leurs ouvriers comme des esclaves.

Un jour, alors qu'elle avait six ans, elle avait vu comment un ouvrier avait été fouetté parce qu'il avait tenté de s'enfuir. « Il y avait une immense porte par laquelle je pouvais voir, se souvient-elle ;  j'ai épié et ensuite j'ai trouvé la clef et je l'ai libéré. » Bien qu'elle n'ait jamais avoué à son père qu'elle avait libéré cet homme, elle avait protesté contre de tels abus, mais son père avait simplement répondu que « ses ouvriers le méritaient et qu'ils devaient lui obéir ». Deux ans après cet incident, elle dut partir vivre chez son grand-père à La Paz, et n'eut plus de contact avec son père, en dehors d'une rencontre occasionnelle.

La compassion

L'acte de compassion de la fillette révélait précocement le caractère de la femme adulte.

Elvira Alvarez et sa mère ont quitté La Paz pour Santa Cruz, en 1973. C'est là qu'elle rencontra son mari, Orlando. Il travaillait comme mécanicien tandis qu'elle confectionnait et vendait des vêtements.

Le cheminement qui a conduit Elvira dans les prisons de La Paz, a débuté en 1982 dans les Yungas, plaine semi-tropicale à l'est de La Paz. Elle s'y était rendue pour vendre des vêtements et s'était trouvée confrontée aux graves problèmes de santé des chercheurs d'or. Les médecins demandaient à ces familles pauvres 60 grammes d'or (plusieurs mois de salaire) pour un accouchement. Et si la famille ne pouvait pas payer, « la naissance devait se faire sans aide, raconte Elvira ; et beaucoup ne pouvaient pas payer. »

Elvira et son mari ont suivi un cours de premier secours à La Paz et ont commencé par vacciner les mineurs, puis ils ont élargi le programme avec une aide internationale venant d'une organisation appelée Pan para el mondo (Du pain pour le monde). Au cours des sept années suivantes, le couple créa un réseau de 46 dispensaires prodiguant des soins et distribuant des médicaments bon marché aux mineurs et à leurs familles.

Voyant leurs profits se réduire, les médecins locaux accusèrent les Alvarez de vendre illégalement des médicaments périmés et d'être des agitateurs politiques. « Parce que nous nous dévouions pour les gens, plusieurs médecins nous ont accusés pour protéger leurs intérêts, explique Elvira ; c'était un moyen pour nous faire quitter la ville. »

La prison-piège

Le couple fut arrêté en novembre 1989 et emprisonné à La Paz. Un mois plus tard, ils avaient droit à la liberté conditionnelle, mais il fallait payer une caution et remplir des papiers, et ils n'avaient personne à l'extérieur pour les aider. Si bien qu'ils durent passer encore sept mois en prison, jusqu'au jour où ils furent lavés de toutes les accusations portées contre eux et libérés. Elvira franchit la porte de la prison en se promettant d'éviter aux autres de si longs délais.

En Bolivie, le système judiciaire offre plusieurs formes de liberté sous caution après que les premières formalités aient été remplies. Comme aux Etats-Unis, la caution dépend de la gravité du délit, et le juge peut refuser la caution dans les cas les plus graves. C'est le juge qui décide en première instance si les preuves sont suffisantes pour maintenir les accusés en prison. Selon Elvira, cette décision est supposée être prise dans les 20 jours, mais elle prend généralement entre trois et quatre mois. Puis arrive le moment du procès et de la sentence. Mais tout ce processus est extrêmement lent. « Parfois, lorsque la sentence est prononcée, la personne a déjà passé en prison trois ou quatre fois le temps prévu pour la peine », déclare Elvira.

Pendant les six premières années, Elvira travailla seule, aidant à accélérer les procès des prisonniers et assurant sa subsistance en vendant des porcelaines artisanales fabriquées par les détenus. Le bruit de ses activités se répandit parmi les prisonniers.

En 1995, elle reçut une subvention pour son travail, puis l'année suivante une deuxième, venant d'Ashoka, afin qu'elle puisse travailler à plein temps. Elle est maintenant assistée par quatre juristes.

L'une des principales fonctions d'Elvira Alvarez est d'informer les juges sur les circonstances de certaines affaires qui, sinon, resteraient ignorées. Elle a ainsi fait libérer un homme qui avait été injustement accusé d'avoir vendu des concessions de mines qu'il ne possédait pas. Son accusateur avait publié l'histoire dans un journal, mais du fait que le défendeur vivait dans un lieu éloigné, il ne l'avait pas lue. Il fut jugé par contumace, et la première fois qu'il entendit parler de l'affaire fut lorsque la police vint l'arrêter.

Le bouc émissaire

Un autre cas concerne un garçon de 16 ans que son oncle avait emmené en voyage sous prétexte d'acheter du matériel électrique. Sur le chemin du retour, l'oncle passa le paquet au garçon. Lorsque la police les intercepta, ils trouvèrent huit kilos de cocaïne dans le paquet. Tous deux furent arrêtés, mais après une année en prison, le garçon fut acquitté et libéré. « Il souffrait d'une grave dépression, raconte Elvira, il me demandait toujours : Faites-moi sortir d'ici, Madame. Je n'en peux plus. »

D'autres affaires restent en suspend pour des détails de procédure comme l'absence de garants ou d'argent pour payer la caution. Et puis il y a toute la paperasserie administrative. Bien que la Bolivie compte s'orienter vers un système de procédure orale similaire à celle des Etats-Unis, les procès se déroulent généralement par écrit. Ce qui implique quantités de photocopies à distribuer à droite et à gauche, de délibérations, de notifications et de rapports, chaque document donnant lieu à de nouveaux délais. Elvira passe une grande partie de son temps à rendre visite aux juges, à vérifier que le travail administratif progresse. « Si personne ne plaide en leur faveur, les affaires des prisonniers n'avancent pas, dit-elle. Certains prisonniers ne connaissent même pas leur propre sentence, seul l'avocat étant présent lors du procès. »

L'un des objectifs d'Elvira est d'obtenir la « liberté conditionnelle » à laquelle les prisonniers ont droit après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Souvent, des suspensions retardent les libérations de plusieurs mois. « Je n'ai jamais vu un prisonnier être mis en liberté conditionnelle spontanément », dit-elle.

En plus de son travail dans les quatre prisons de La Paz, (deux pour femmes et deux pour hommes), Elvira Alvarez se rend aussi au tribunal et dans les bureaux des juges. C'est une tâche qui pourrait être accomplie par les avocats de l'aide judiciaire, mais chacun de ces 18 avocats doit jongler avec 60 ou 80 cas.

Questions d'argent

La corruption du système légal se reflète dans les pots-de-vin : modestes pour les gardiens de la part des prostituées, des dealers et des touristes, et importants pour les juges de la part des inculpés riches. « Si vous n'avez pas d'argent, rien ne bouge », déclare Elvira. L'année dernière, sur la liste de Transparency International, la Bolivie arrivait en tête de la corruption, même si la situation s'était améliorée depuis l'année précédente. Transparency International est une organisation allemande qui évalue le degré de corruption dans de nombreux pays.

Récemment, un samedi matin, Elvira faisait sa visite habituelle à la prison San Pedro, construction massive du centre de La Paz, bâtie il y a 130 ans pour 250 prisonniers, mais qui en abrite maintenant 1400. Dans la chapelle, les prisonniers se bousculaient autour d'elle pour lui raconter leur histoire et lui demander où en était leur affaire. Elle les écoutait alternativement, prenant des notes sur une visite à faire à tel juge ou à tel avocat. « Je m'occuperai de votre cas, mais ce n'est pas moi qui prononce les jugements », répondit-elle à un homme qui se plaignait d'avoir été injustement accusé d'avoir poignardé quelqu'un. Elle en incitait un autre à assister à l'audience. « Je pense que le juge est davantage intéressé si l'accusé est présent », expliquait-elle.

Elvira Alvarez discute aussi avec les prisonniers de leurs conditions de détention. Lors de son internement à la prison des femmes, 60 femmes dormaient sur d'étroites couchettes serrées les unes contre les autres dans un dortoir, et la nourriture était « infecte ». Pendant la journée, les prisonnières apprenaient à fabriquer des porcelaines et à tisser. Malgré la présence de meurtrières et d'autres détenues accusées de crimes graves, Elvira dit que l'ambiance n'était pas violente.

Bien que les détenus de San Pedro soient favorisés par rapport à d'autres parce qu'ils ont droit à des cours universitaires et qu'ils disposent d'un atelier de menuiserie, ces avantages ne sont accessibles qu'à une faible minorité des 1 400 prisonniers.

En une heure, Elvira a parlé avec une vingtaine de détenus. Ensuite, elle s'est assise près d'Esteban Cokarico Colquehuanca, 42 ans, condamné à 15 ans pour agression. Les charges relevées contre lui remontent à 1995, lorsqu'un groupe de paysans s'était opposé à la police dans une communauté rurale au nord de La Paz. Cokarico raconte que les autres l'ont dénoncé sous la torture, mais qu'il n'était pas impliqué et qu'on ne l'a accusé que parce qu'il était le chef de la communauté.

Alors qu'Elvira Alvarez pense que la plupart des prisonniers sont coupables des délits dont ils sont accusés, elle estime que Cokarico est innocent. Elle dit que le procureur a mal fait son travail et qu'elle va demander la révision de son cas. Mais elle ne fit aucune promesse et Cokarico a peu d'espoir.

Elvira nous explique que lorsque les détenus viennent vers elle, elle cherche avant tout à savoir quels sont leurs besoins et s'ils ont de la famille qui peut les aider. Si elle pense pouvoir les aider, elle va voir l'avocat du prisonnier, puis le juge auquel elle explique les particularités du cas et demande la liberté conditionnelle. Elle apporte aussi au prisonnier son soutien moral, l'encourage et parle de sa situation à sa famille.

La tâche de l'équipe d'Elvira Alvarez complète celui des avocats de l'aide judiciaire qui consacrent le peu de temps dont ils disposent à défendre les prisonniers. Elvira travaille sur les procédures légales qui suivent le procès. Elle collabore aussi avec les juges, tandis que les avocats ont des rapports conflictuels avec eux.

Elvira pense que le fait d'être une femme facilite son travail vis-à-vis des autorités carcérales qui, généralement, soutiennent ses activités. Elles estime qu'au cours des neuf années de travail dans les prisons, elle a aidé 500 à 600 détenus à quitter le milieu carcéral. « Un seul est retourné en prison, déclare-t-elle. Nous nous efforçons de faire comprendre l'aspect humain des prisonniers, quelles étaient les motivations qui les ont poussés au crime. Je m'efforce toujours de leur donner une seconde chance. »

Nouvelle Vie

Depuis l'année dernière, Elvira Alvarez a également mis au point un programme appelé Nouvelle Vie, dont le but est d'apprendre aux ex-détenus à fabriquer et à vendre des objets d'artisanat, ce qui leur donne le moyen de se réinsérer dans la société. « C'est souvent difficile du fait que beaucoup de détenus sont rejetés par leur famille, explique-t-elle. Dans d'autres cas, l'ex-détenu rentre chez lui et reste à la charge de sa famille. L'emprisonnement laisse des traces dans la vie de tous les détenus. »

Jusqu'à présent, elle a travaillé avec Pastoral Social, une organisation de l'Église catholique. Mais elle désirerait avoir plus de liberté et d'indépendance et est en train de créer sa propre fondation, Siglo 21 (XXIe  siècle), pour s'occuper d'aide juridique en faveur des prisonniers et de leur réinsertion dans la société.

Elle aimerait voir de nombreux changements dans les prisons boliviennes, y compris un accroissement du taux de réinsertion, une solution plus rapide des cas et la séparation des enfants et des adultes dans la population carcérale. Des centaines d'enfants vivent officieusement avec leurs parents en prison, où ils côtoient violeurs et meurtriers.

Elvira Alvarez aimerait aussi ajouter à son travail un programme de prévention : « J'aimerais travailler avec les jeunes pour leur montrer les conséquences du crime, afin qu'ils évitent de se faire du mal. »


Elvira Alvarez sollicite tout don d’ordinateurs, d’imprimantes et de matériel destinés aux anciens détenus. Pour toute information : Elvira Alvarez, Correo Central, Casilla 7782, La Paz, Bolivie.Fax :(591-2)364131. Email : cdse@latinwide.com

Reproduit avec la permission de Changemakers, une initiative d’Ashoka, organisation non lucrative ayant son siège à Arlington, Virginie, Etats-Unis, qui recherche et soutient les initiatives personnelles favorisant un changement social à long terme. Pour plus d’information, voir sites web : www.changemakers.net et www.ashoka.org




Home Un amour infini

Interview de Glenda Green par Betsy Whitfill

Glenda Green, peintre portraitiste, est une historienne de l'art mondialement connue. En 1989, son mari fit le rêve que Glenda devait peindre le portrait de Jésus-Christ. Cette éventualité l'intrigua, mais il lui fallut près de deux ans avant de se décider à entreprendre un tel portrait. Après des mois d'étude, de recherche et de méditation, elle ne savait toujours pas comment procéder. Elle pria dans son atelier afin d'obtenir de l'aide.

Glenda décrit ainsi ce qui s'est passé ensuite : « A ce moment-là, un être comme je n'en avais jamais vu auparavant entra dans la pièce... Bien que transparent, il était entouré d'une lumière éclatante, et il déplaçait l'air d'une telle manière que je pouvais voir des courants ondoyer sous forme de vagues à deux mètres cinquante de moi. Etait-ce le Saint-Esprit... ou peut-être un ange particulier ? D'autres expériences et des visions intérieures devaient me révéler par la suite qu'il s'agissait du Maître lui-même, sous un aspect purement spirituel. L'être m'appela par mon nom, sans prononcer cependant de mots humains que je connaisse, puis il envoya un rayon d'énergie qui atteignit un point situé entre mes yeux. Je suppose qu'il implanta quelque chose dans mon nerf optique, car une image éclatante m'apparut. C'était le modèle exact du portrait à faire. Cet événement changea ma vie et à partir de cet instant chaque heure de travail est devenue un vivant dialogue avec le Maître. »

L'ouvrage de Glenda Green, Love Without End : Jesus Speaks* (Un amour infini : Jésus parle), est le fruit du dialogue échangé avec le Maître Jésus dont elle reçut la visite quatre mois durant, dans son atelier, à Forth Worth, au Texas. Betsy Whitfill, notre correspondante aux Etats-Unis a interviewé Glenda Green.
 

Partage international : Du 23 novembre 1991 au 12 mars 1992, le Maître Jésus vous est apparu dans votre atelier pour vous aider à peindre son portrait. Pourriez-vous décrire ce que fut pour vous cette expérience ?
Glenda Green : A ma grande surprise, je me suis sentie très à l'aise. Avant cette expérience, j'aurais imaginé que le fait de me trouver en présence du divin me donnerait un sentiment d'insuffisance et d'indignité, conditionnée comme je l'étais par les différents dogmes enseignés sur la Terre. J'eus la surprise de constater que le Maître se mettait à ma portée afin que je me sente à l'aise. Nous parlâmes de sujets sacrés et profanes et il sembla prendre un égal intérêt à tout. Non seulement il avait une totale absence de jugement, mais pas le moindre préjugé. Ceci est primordial pour que la communication soit possible. Il n'y avait rien pour lui qui fut trop insignifiant pour en parler, rien non plus qu'il juge trop élevé pour pouvoir être révélé.

PI. Jésus vous a beaucoup parlé de l'amour. Qu'est-ce que l'amour et pourquoi est-ce si important ?
GG. L'amour est, littéralement, ce qui fait tourner le monde. C'est lui qui a créé le monde. Il fut la première manifestation de l'existence, ce qui existait auparavant dépassant totalement notre entendement. De toutes les choses qui peuvent être connues, l'amour est la première et la dernière. L'amour ne peut être défini, mais c'est lui qui définit toute chose, il coexiste avec le Créateur et toutes les forces créatrices. Il est, par conséquent, dans les limites de ce qui est accessible à la connaissance, ce qui se rapproche le plus de la faculté d'exister. C'est une proto-énergie, ce qui incite les choses à manifester de l'énergie.

PI. Vous écrivez que Jésus recommande aux gens d'être « tout amour ». Pourquoi est-ce si difficile ?
GG. Parce que l'on confond amour et attachement. Les Maîtres, au cours des siècles, ont insisté sur l'importance primordiale du détachement, en tant que moyen de s'élever et d'atteindre la plénitude de l'âme. Il ne s'agit pas de vivre dans la pauvreté, de renoncer à toute possession, à toute satisfaction des sens et à tout désir. A la racine même du désir se trouve le désir de « Dieu ». Sans aspiration à une vie plus élevée, nous ne l'atteindrons pas. Avant de pouvoir maîtriser le désir, il faut surmonter l'association que nous faisons entre amour et attachement.

Le mental et la structure

PI. Jésus vous a parlé du mental et de sa capacité à créer des structures, capacité qui obscurcit l'amour. Pourriez-vous donner quelques explications ?
GG. Le mental est binaire, comme un ordinateur. Il enregistre des données ; il les intègre et établit des comparaisons. Cette faculté nous rend capable d'évaluer et de faire des choix, mais le mental introduit la dualité dans la pensée, à la différence de l'amour qui voit l'unité des choses, et le Maître n'a jamais contesté l'importance de développer son intelligence par l'éducation. Mais le mental étant binaire, il doit rester un serviteur.
Le cœur est le centre de la roue de la vie, le point singulier, et l'amour réside dans la conscience de la singularité, à travers laquelle nous pouvons comprendre l'unité. La singularité et l'unité doivent avoir la priorité, être placées au-dessus des considérations binaires.
Une structure peut être créée à n'importe quel niveau, cela peut aller d'un plan émanant du divin jusqu'à une simple motivation dans un but de survie. Il s'agit seulement d'un schéma de prévision et d'organisation. Vous devez savoir où situer la structure dans votre vie. Vous devez réaliser que c'est un dérivé. La structure ne crée rien. Elle est une forme créée. De même que le mental, étant binaire, est secondaire, la structure, située à sa juste place, est une forme dérivée. Même la Création originelle, en tant que structure, est dérivée. Dieu a précédé le Cosmos.

PI. Jésus vous a parlé de l'économie, en disant que « la structure crée l'illusion que l'expansion est la seule voie vers la puissance et la gloire », et également que « tout s'effondre lorsque les nations connaissent une expansion et une spécialisation démesurées et entravent ainsi les cycles naturels de compression ». Cela s'applique-t-il à la situation économique actuelle ?
GG. Oui. Notre expansion dépasse tellement l'ordre naturel des choses que nous devrons tous nous ressaisir, restreindre nos besoins, de bon gré ou à la suite d'un effondrement général. Cela est arrivé à maintes reprises au cours de l'Histoire. Ce principe existe à l'arrière-plan de toute chose. Nous pouvons éviter les souffrances de l'effondrement qui s'annonce en restreignant nous-mêmes nos besoins. Jésus a insisté là-dessus. Si tous ceux qui peuvent le faire ont la sagesse d'entamer un processus dans ce sens, cela augmentera les chances de voir le monde entier faire de même.

Le partage

Q. Vous affirmez que le partage conduit à la prospérité de tous.
GG. Il s'agit d'un principe tellement simple et évident, qu'il est difficile d'en dire davantage à ce sujet. Nous construisons des murs pour protéger ce qui nous appartient, nos idées et/ou nos biens. Ces murs finissent par nous empêcher de recevoir. Une idée qui m'a été fort utile il y a cinq ans peut très bien ne plus rien m'apporter aujourd'hui. Si j'avais partagé mes idées il y a des années, il m'en arriverait de nouvelles aujourd'hui. Pour être valable, le concept de propriété doit être aussi fluide que la vie.

PI. En tant qu'individus, il est possible que nous soyons capables de comprendre dans une certaine mesure l'idée de partage, mais au niveau national et international il existe beaucoup de résistances. Jésus a-t-il apporté quelques suggestions ?
GG. La définition de l'éthique donnée par le Maître est l'amélioration. Certaines nations sont repliées sur leur propre passé et ne sont pas prêtes à envisager un changement qui apporterait un nouvel avenir. Mais on voit poindre à l'horizon des changements qui amélioreront la vie comme jamais et feront disparaître les résistances.

PI. Que voyez-vous à l'horizon ?
GG. Tout d'abord, la science nouvelle, ensuite Internet qui est si facile et si nouveau que l'on peut éprouver une sensation de liberté sans avoir à sortir de chez soi. Lorsque cette liberté deviendra accessible à tous, on y trouvera d'immenses avantages.

PI. Jésus vous a dit également « qu'une telle énergie d'amour se déverse actuellement sur la Terre qu'elle brisera les structures inutiles ». D'où vient cet amour ?
GG. De trois sources. La première est la divinité elle-même, car la volonté de Dieu est que soit fait le maximum de bien. La deuxième vient de tous les êtres qui sont arrivés au niveau de conscience christique, et qui irradient énormément d'amour. Quant à la troisième source, elle sera en fait la conséquence de l'effondrement qui est sur le point de se produire, effondrement qui ne sera pas provoqué de l'extérieur.
Au cours de l'histoire de l'évolution humaine, nous avons construit des structures dans le but de gérer l'inconnu. Nous avons des gouvernements et une armée pour nous protéger de dangers imaginaires, pas pour faire face à la situation réelle. Cependant, entre-temps, nous avons fait des progrès et nous sommes maintenant arrivés au point où notre conscience dépasse notre inconscience. Cette conscience détruira elle-même les structures que l'inconscience a construites dans le but de gérer l'inconnu. Il s'agit d'un processus naturel d'évolution, et le Maître a affirmé que c'est la raison pour laquelle il a été annoncé par toutes les races, toutes les religions, au cours des siècles. J'appellerais cela l'amour humanitaire, la capacité de faire le plus de bien possible quel qu'en soit le prix. Nous choisirons le meilleur et l'inférieur disparaîtra. Je pense que nous en sommes pratiquement là, mais il y a un flux et un reflux dans toute chose.

Jésus et son retour

PI. Cette « grande guérison » dont Jésus vous a parlé va-t-elle se produire ?
GG. Oui.

PI. Pensez-vous que l'imminence de cette transformation a influé sur le moment choisi par Jésus pour vous rendre visite ?
GG. Oui. Je pense que tout son message était destiné à activer ce processus pour ceux qui peuvent tirer profit de son message.

PI. A-t-il parlé de son retour ?
GG. Pas expressément. Je lui ai effectivement demandé s'il reviendrait bientôt sur Terre et il m'a répondu : « Bientôt, mais pas de la manière que certains imaginent. »

PI. Etant donné que Jésus est l'instructeur des Eglises chrétiennes, quel est son message pour la chrétienté moderne ?
GG. Je n'ai pas trouvé de différence entre ce qu'il m'a dit et les paroles qu'il a prononcées autrefois, si ce n'est une certaine clarification. Les chrétiens traditionnels n'obéissent généralement pas à ses paroles mais à des dogmes qui y ont été ajoutés. Il est très pragmatique et pour lui une vie spirituelle se vit dans la pratique. Il ne voit pas de séparation entre le domaine physique et le domaine spirituel. L'accomplissement de l'âme n'est pas différent de l'accomplissement d'une vie humaine.
Lorsque nous comprendrons d'où viennent les structures, nous nous élèverons au-dessus des dogmes séparateurs. Un dogme est tout simplement une structure intellectuelle. C'est pourquoi il a affirmé : « Lorsque vous connaîtrez la vérité, elle vous libérera. » Les gens ont érigé des dogmes afin de compenser ce qu'ils ne comprenaient pas, pour satisfaire leur ignorance et non leur sagesse. Une étude comparative des religions montre qu'elles ont toutes créées des dogmes et que ce sont eux qui les différencient. Leur sagesse est identique.

PI. Jésus a-t-il fait référence à de grands instructeurs comme le Bouddha ?
GG. Une fois, il a dit : « Si je suis ici, c'est pour vous aider à connaître le Père. Si vous me vouez un culte et ne connaissez pas le Père, vous avez pris la mauvaise voie. » A ce moment-là, je me suis demandé si c'était également valable pour les bouddhistes et les autres, et il a ajouté : « Si vous connaissez le Bouddha dans le but de connaître le Père, vous n'êtes pas perdus. Si vous connaissez le Bouddha seulement pour connaître le Bouddha, vous avez pris la mauvaise voie. »

PI. Quelle est la chose la plus importante que Jésus vous ait dite et en quoi cela a-t-il transformé votre vie ?
GG. Il m'a aidé à transcender ma personnalité et à restaurer ma relation avec ma source, le Créateur. Je me sens davantage reliée à tous et à tout. C'est pourquoi je suis capable d'accomplir ce travail.

Une réponse enthousiaste

PI. Avez-vous parlé en public et quelle a été la réaction ?
GG. Croyez-le ou non, j'ai été invitée à parler en chaire, le dimanche, dans plus de vingt églises chrétiennes, traditionnelles ou non. Les gens réagissent très bien. J'ai aussi parlé devant des groupes new âge ; ils se montrent tout d'abord circonspects, craignant que je ne veuille introduire un nouveau dogme. Mais lorsqu'ils constatent la profondeur du message, leur réponse est enthousiaste.

PI. Quels sont vos projets pour l'avenir ?
GG. J'ai l'intention d'écrire deux nouveaux ouvrages. Le Workbook (Livre de travail) aidera à une compréhension plus profonde et me permettra de présenter d'autres aspects de ce message. L'autre ouvrage s'adressera à l'enfant qui est en chacun de nous, afin de distiller la pure essence du message à partir d'une perception innocente. Je vais également organiser des séminaires afin d'aider les groupes d'études qui se forment maintenant dans tout le pays. 

Extraits des paroles du Maître Jésus dans l'ouvrage de Glenda Green :

« Bénis soient ceux qui vivent dans la modération, car ils hériteront de la Terre. La modération est l'économie de Dieu et l'économie des bénis. Lorsque le Ciel viendra sur Terre, la voie économique à suivre sera celle de la modération. Il ne sera pas nécessaire qu'une personne fasse des réserves et qu'une autre meure de faim. Le partage deviendra une joie lorsque vous apprendrez que vous recevrez dans l'exacte mesure où vous partagerez. »

« Lorsque le cœur a une relation juste avec Dieu, et qu'il est le maître dans la vie, la charité se manifeste comme un aspect naturel du partage. »

« Il n'existe aucune structure qui ne puisse être supplantée par l'amour. »

« La bonté est le cœur du vivant. C'est elle qui rend la vie supportable, pleine de sens et de joie. »

« La division génère le mal.»

« N'importe quelle prière adressée avec amour, ou le glorifiant, obtiendra une réponse, mais votre Père n'est pas là pour répondre aux prières de votre ego, pour résoudre les problèmes que vous vous créez vous-mêmes, ni pour apporter un dénouement heureux à vos fictions. Votre Créateur ne fait qu'un avec la réalité, aussi comment pourrait-il répondre à une prière qui cherche à vous séparer davantage de l'amour et de la réalité, donc de lui-même ? Même s'il le voulait, comment le pourrait-il ? Lorsque vous prierez dans le but d'être raffermi dans votre compréhension de la réalité, chacune de vos prières sera exaucée et souvent de manière spectaculaire. »

« La manifestation de l'amour retrouvé peut se présenter de mille façons... un cœur paisible, un pas de danse dans votre démarche, le baiser d'un enfant, ou l'éclat d'un matin de printemps. Tout cela signifie que l'amour de Dieu est présent. Si l'amour semble s'évanouir pendant un instant, ne vous inquiétez pas ; ce n'est qu'une apparence, afin que vous le cherchiez à nouveau. L'amour est un mystère, le plus grand mystère de l'univers. L'amour est votre soi véritable, qui jaillit de Dieu, la source indéfinissable et éternelle de l'existence. On ne saurait expliquer pourquoi telle chose ou telle personne allumera le feu de l'amour en vous. On ne peut expliquer non plus comment, à votre tour, vous allumerez peut-être cette même flamme chez un autre. »

« Contemplez l'infini chaque jour, et tout ce que vous cherchez vous sera donné. »


*Love Without End : Jesus Speaks, par Glenda Green, Heartwings Publishing, PO Box 14251, Forth Worth, Texas 76117, USA.


Le portrait de Jésus par Glenda Green, « The Lamb and the Lion » a été placé dans une église rattachée à la Christ Truth League, une institution chrétienne non confessionnelle de Forth Worth, au Texas. L'église est ouverte tous les jours.




Home Le nouveau millénaire apporte l’espoir d’un retour du Christ

Source : Associated Press

Un récent sondage sur les attentes des Américains pour les prochaines décennies a montré que près de la moitié d’entre eux, soit 44 %, pensaient que Jésus-Christ pourrait bien revenir sur Terre au cours de la première moitié du prochain siècle. Un sur cinq a déclaré être certain que le Christ reviendrait. Plus d’un tiers s’attend à ce que les Etats-Unis soient impliqués dans une guerre nucléaire au cours des 50 prochaines années. Près des deux tiers croient qu’il y aura probablement une attaque terroriste majeure contre les Etats-Unis, incluant des armes biologiques ou chimiques. Le même nombre de personnes interrogées redoute que le monde soit confronté à une grave crise énergétique et que les problèmes écologiques deviennent une lourde menace.

Néanmoins, malgré ces opinions, environ quatre personnes sur cinq ont déclaré être confiantes quant aux conditions de vie dans le nouveau millénaire, et s’attendent à ce que les progrès médicaux et les avancées scientifiques et technologiques jouent un rôle capital dans l’amélioration de la vie dans l’avenir.




Home REFLEXIONS SUR LA BHAGAVA GITA*

De la conscience du Soi à la culture du Soi et à la connaissance du Soi

par Swami Nirliptananda

Londres,
 
Il est possible que nous nous demandions ce qu’est la prière, quel est son but et quels bénéfices nous en tirons. Le Seigneur Krishna affirme que prier, c’est comme de nettoyer l’abat-jour plein de suie d’une lampe et remonter la mèche très haut pour faire briller la lumière. Si nous ne nettoyons pas l’abat-jour, nous ne voyons pas la lumière même lorsque la mèche brûle. Il en est de même pour la lumière de la connaissance. Lorsque l’esprit est purifié, la connaissance se manifeste d’elle-même. Mais lorsque l’esprit est impur, toute notre nature est impure et la lumière intérieure est voilée. C’est l’ignorance qui nous prive de cette lumière.
 
Krishna affirme que le Seigneur ne tient pas compte de ce que nous faisons ; il ne se demande pas si nous agissons bien ou mal. Toute action positive purifie notre être, elle nettoie l’abat-jour de la lampe. Par contre, toute action négative le ternit. Krishna dit que Dieu n’est pour rien dans nos souffrances, qu’elles sont dues à nos propres actions, au fait que notre connaissance du Soi est voilée par l’ignorance. Même si nous savons faire la différence entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, notre nature nous pousse dans la mauvaise direction. Tout le problème est là.
 
Le pouvoir latent qui existe en chacun de nous
 
Considérons le vaste panorama de la vie, la terre, les animaux, les plantes, etc. ; tout cela, en fait, suit une certaine progression et nous savons que nous pouvons progresser, que nous pouvons devenir meilleurs ; nous nous efforçons d’y parvenir et nous ne serons pas satisfaits tant que nous n’aurons pas atteint l’état de perfection recherché. Il existe quelque chose en nous qui nous pousse dans ce sens, comme la vie dans une graine. Lorsque la graine se transforme en arbre, c’est la vie qui agit. Ce pouvoir latent existe en nous, mais comme nous n’en sommes pas conscients, nous agissons en aveugles. Le Seigneur Krishna affirme que le tapasya (l’austérité) de la prière nettoie l’abat-jour. Prier de manière régulière signifie nettoyer régulièrement l’abat-jour. Mais si nous nous contentons de prier une minute ou deux et si nous oublions de le faire le reste du temps, l’abat-jour se ternit. Lorsque nous recommençons à prier il ne se passe rien, mais si nous persévérons nous commençons à ressentir les choses différemment. 
 
De mauvaises habitudes peuvent être un obstacle. J’ai eu l’occasion de rencontrer deux personnes qui venaient de faire une retraite de sept jours et qui, dès leur retour chez elles, avaient allumé la télévision ; leur main avait appuyé automatiquement sur le bouton et elles se sont demandées pourquoi elles avaient agi ainsi. Nous créons des habitudes négatives qui finissent par nous dominer. Il en est de même, affirme le Seigneur Krishna, de l’obscurité qui voile la connaissance du Soi, notre lumière : nos mauvaises habitudes nous empêchent de distinguer ce qui est juste pour nous. Lorsque nous rentrons chez nous le soir, la première chose que nous faisons, c’est chercher l’interrupteur pour allumer la lumière. Les objets mêmes qui sont supposés assurer notre confort : chaises, tables, etc., se révèlent être des obstacles dans l’obscurité. La lumière est donc importante , elle nous permet de voir ce qui se trouve devant nous et de ne pas trébucher. Il en est de même pour l’univers dans lequel nous vivons, qui est aussi notre demeure.
 
La lumière de la conscience
 
La connaissance du Soi est la lumière intérieure, la lumière de notre conscience qui nous guide. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des individus ne sont pas conscients du Soi. Nous sommes conscients de tout ce qui nous entoure, de nos amis, de notre travail, de notre maison, etc. Nous avons une conscience objective, mais pas de conscience subjective. Nous ne sommes pas conscients de ce qui nous arrive réellement, de ce qui se passe en nous. Par conséquent, le premier pas vers la connaissance du Soi est la conscience du Soi. Nous devons apprendre à devenir conscients du Soi. Cette conscience du Soi se développe dans le silence et la prière. Si nous trouvons également un peu de temps pour répéter, en silence, un mantra sacré ou le nom de Dieu et si nous méditons, notre mental se calmera, car le mental n’est jamais silencieux, il est toujours occupé. Les médecins eux-mêmes n’y peuvent rien. S’ils nous donnent un médicament pour dormir, notre mental ne s’apaise pas pour autant. Les somnifères ne peuvent arrêter le mental, ils ne peuvent le contrôler.
 
La relaxation mentale
 
Comment relaxer le mental, c’est le grand problème des temps modernes. Tant que notre mental n’est pas relaxé, nous ne pouvons faire l’expérience de la paix. Seules la prière et la méditation nous permettent de parvenir à la relaxation mentale car c’est grâce à leur pratique (par le simple fait que nos pensées sont tournées vers Dieu) que le processus de purification se met en place. Nous nettoyons l’abat-jour de la lampe des souillures du péché en pensant au Seigneur, en nous abandonnant à lui, en lui offrant ce que nous possédons d’un cœur sincère, dans notre aspiration à la pureté. Ce sont la méditation et la pratique spirituelle qui purifieront notre nature et notre esprit. Et lorsque ceux-ci seront purifiés, nous ferons l’expérience de la paix et du bonheur.
 
La pureté intérieure
 
Le Seigneur ne se contente pas de nous bénir en nous accordant la richesse, la santé et des biens matériels, il prend également soin de ce qu’il nous a donné. Aussi, lorsque nous nous abandonnons totalement à lui, en prenant refuge en lui, il vit avec nous dans ce monde de péchés et de souffrance. Lorsque nous avons atteint la connaissance du Soi, nous réalisons que Dieu est près de nous, qu’il est si proche que nous ne pouvons nous en séparer. L’ignorance nous éloigne de lui. Plus nous sommes ignorants, plus nous pensons que Dieu est loin de nous, et certaines personnes totalement ignorantes pensent même que Dieu n’existe pas. Ainsi, la connaissance du Soi nous rapproche de Dieu et l’ignorance nous en éloigne.
 
La connaissance vient par la dévotion au Seigneur, la prière, la méditation ; telle est la voie. L’ignorance vient lorsque nous oublions Dieu et que nous nous perdons dans le monde matériel, lui consacrant toutes nos pensées. Notre esprit est alors si confus que même si Dieu venait à nous en personne nous ne le reconnaîtrions pas.
 
Il est dit dans la Bhagavad Gita que ceux qui pensent au Seigneur, qui se fondent en lui, qui fixent leur attention sur lui et en font leur but suprême, atteignent un point de non-retour, toutes les fautes qu’ils ont accumulées étant dispersées par la connaissance du Soi. Et lorsque ceci se produit, nous faisons l’expérience du bonheur en ce monde et dans l’autre. Nous n’avons alors plus de problèmes.
 
Telle est donc l’idée : penser d’abord à Dieu, nous en remettre à lui et le glorifier sans cesse. Nous ne devrions pas permettre à notre bouche d’exprimer n’importe quoi, mais nous dire en nous-mêmes : « De notre bouche sort la prière de Dieu » et ne jamais oublier que cette pureté existe en nous. Lorsque nous utiliserons notre bouche comme il convient, nous découvrirons qu’elle est un moyen qui nous permet d’accéder au plus profond de nous-mêmes et de développer la culture du Soi qui purifiera notre esprit. Si nous ne cessons de penser au Seigneur, si nous lui adressons nos prières et si nous nous en remettons entièrement à lui, nous parviendrons jusqu’à lui et nous quitterons à jamais ce monde impermanent où nous sommes condamnés à faire l’expérience de la naissance, de la maladie, de la souffrance, de la vieillesse et de la mort.
 
L’intrépidité
 
Lorsque notre Soi intérieur est purifié, notre compréhension de nous-mêmes s’éclaircit et nous cessons d’être aveugles. Avec la connaissance du Soi se développe la certitude. Et lorsque la certitude se développe en nous, notre mental s’affermit et l’anxiété et les tensions cessent d’exister. Toute inquiétude disparaît lorsque nous nous rapprochons de Dieu, car lui seul peut nous apporter la sécurité.
 
La chose importante est que cette pratique donne des résultats immédiats. Dès que nous commençons à pratiquer le dharma, nous constatons que nous sommes libérés de toutes nos craintes en ce qui concerne ce monde-ci et l’autre. La peur disparaît lorsque nous nous rapprochons de Dieu. Le dharma concerne la culture du Soi. Nous cultiver signifie absorber la nourriture qui convient, ne pas lire, regarder ou écouter n’importe quoi, et surveiller nos paroles, car les sens nous mènent à la connaissance du Soi ou au contraire à l’ignorance. Il nous faut donc être vigilants et veiller à ne laisser pénétrer en nous que des choses bonnes – sattvic –, ainsi il n’y aura pas de place pour les choses négatives. Tout comme la lumière et l’obscurité ne peuvent coexister dans une même demeure, le positif et le négatif ne peuvent se trouver au même endroit. Par conséquent, nous devons nous efforcer de ne laisser pénétrer en nous que des choses positives. Il arrive que nous n’ayons pas envie d’agir ainsi, mais si nous nous efforçons de le faire quand même, tout ce qui est négatif en nous disparaîtra peu à peu. Seule la pratique de tapasya (l’austérité) libérera notre corps, notre esprit, notre nature de toute négativité.
 
Le Seigneur Krishna a affirmé que lorsque l’ignorance est détruite en nous, la lumière de la connaissance du Soi se révèle tel un soleil. De même qu’à la lumière du jour nous marchons sans crainte et n’avons nul besoin de nous éclairer, lorsque la connaissance du Soi se manifeste nous devenons intrépides. Om Tat Sat Hari Om.
 
*La Bhagavad Gita, ou « Chant de Dieu », l’un des textes sacrés hindous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu, et Arjuna, son disciple.  





Signes des temps

Home Un miracle en Russie

Source : Associated Press

Des responsables de l'Eglise russe vont examiner un portrait du dernier tsar qui semble verser des larmes, afin de déterminer s'il s'agit vraiment d'un miracle. Presque chaque jour, de la myrrhe s'écoule d'une icône représentant le tsar Nicolas II, depuis qu'elle a été apportée dans l'église par un paroissien, le 7 novembre 1998, jour anniversaire de la révolution de 1917. Les Bolcheviques ont exécuté Nicolas II en 1918 ; ses restes ont été découverts en 1991. Selon la tradition orthodoxe, l'apparition de liquides parfumés comme la myrrhe sur des reliques pourrait être considérée comme un miracle.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus était à l'origine de ce miracle.


Home Le suaire de Turin vient de Jérusalem

Une nouvelle analyse des grains de pollen et des empreintes de plantes sur le suaire de Turin en situe l'origine à Jérusalem, avant le VIIIe siècle. L'étude réfute l'examen pratiqué en 1988 qui concluait que le suaire avait été tissé en Europe, entre 1260 et 1390.

« Parmi les empreintes et les grains de pollen trouvés sur le suaire, nous avons identifié des variétés végétales qui ne poussent que dans la région de Jérusalem, a affirmé Avinoam Danin, professeur de botanique à l'Université hébraïque de Jérusalem. Les affirmations selon lesquelles le suaire aurait une origine européenne ne peuvent être maintenues. »

Selon le professeur, une analyse des empreintes florales rejoint les conclusions d'une analyse des grains de pollen réalisée par un autre botaniste, Uri Baruch, et permet d'identifier un mélange d'espèces de plantes que l'on ne peut trouver que dans la région de Jérusalem, en mars et en avril. Les chercheurs ont également découvert qu'une autre variété de plante identifiée sur le suaire avait été cueillie dans le désert de Judée, ou dans la vallée de la Mer Morte, entre trois et quatre heures de l'après-midi, et déposée le jour même sur le suaire.
A. Danin a trouvé une proportion élevée de pollen de gundelia tournefortii. L'analyse a également montré la présence de pollen de câprier. Les deux espèces coexistent dans une zone limitée autour de Jérusalem, a affirmé A. Danin. On peut également voir une empreinte de gundelia tournefortii sur le suaire, près de l'épaule de l'homme. Certains experts ont suggéré que cette plante avait été utilisée pour la « couronne d'épines ».

Deux grains de pollen de la même espèce ont également été trouvés sur le sudarium d'Oviedo, linge qui est supposé avoir recouvert le visage du Christ dans son tombeau. Le sudarium d'Oviedo a été déposé dans la cathédrale de cette ville d'Espagne au VIIIe siècle, et A. Danin pense que la similitude des grains de pollen indique que le suaire de Turin remonte à la même époque que le sudarium. Les deux morceaux de tissu portent également des traces de sang de groupe AB, disposées de la même façon. « Il est impossible que des traces identiques de sang, appartenant visiblement au même groupe sanguin, et coexistant avec le même type de grains de pollen, n'aient pas une origine commune, a affirmé A.Danin. Le même pollen et la similitude des taches de sang sur les deux morceaux de tissu prouvent de toute évidence que l'origine du Suaire de Turin est antérieure au VIIIe siècle. »




Home Une visionnaire sur une chaîne de télévision américaine

Source : Fox Television, Etats-Unis

Katya Rivas, une femme bolivienne qui affirme avoir des visions de Jésus et de Marie, et recevoir des messages de leur part, a fait l'objet d'une émission spéciale de deux heures, en début de soirée, sur une chaîne de télévision américaine.

Katya Rivas a été filmée alors que des stigmates se formaient sur ses mains, ses pieds et son front, symbolisant les plaies de Jésus. A la fin du programme, elle a lu un message qu'elle a affirmé venir de Jésus : « Hommes du XXe siècle, vous m'avez oublié. Je reviendrai pour vous sortir de l'obscurité et vous montrer la vraie foi. Je viens pour vous serrer dans mes bras. Je veux mettre mon cœur auprès du vôtre, transmettre mon amour à toute l'humanité. Voulez-vous me serrer dans vos bras ? Vos âmes ont la délicatesse d'un pétale de rose. Laissez-moi les imprégner de mon amour. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le contact avec le Maître Jésus était authentique mais que les messages étaient exprimés par la visionnaire dans son langage personnel.


Home Un jeune miraculé

Source : The Dallas Morning News, Etats-Unis

A Cleveland, aux Etats-Unis, un jeune garçon de dix ans a récemment échappé à une mort certaine. Mickey Thornsley jouait avec le pistolet semi-automatique de sa grand-mère, lorsqu'il se tira malencontreusement une balle dans la tête. Il survécut mais resta inconscient. On informa la famille qu'il était inopérable et que « ce n'était plus qu'une question de temps... »

Ne voulant pas perdre espoir, la famille se mit à prier. Quatre jours plus tard, Mickey se réveilla miraculeusement et entama une complète guérison.

Après cette épreuve, Mickey déclara : « Je suis allé au Ciel et j'ai vu Jésus. Mon grand-père est venu vers moi et m'a dit de retourner à la maison car mon heure n'était pas encore venue. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le maître Jésus est l'auteur de cette guérison miraculeuse.


Home Je suis le bon berger

Source : Weekly World News

Judy Galvereau, de Jacksonville, en Floride, a déclaré que Jésus « l'avait empêchée de se suicider après la mort de son mari et lui avait donné la volonté de vivre ». Très déprimée après le décès de son mari, elle s'était rendue sur une plage voisine et s'était mise à pleurer.

« Après un moment, explique-t-elle, je commençai à ressentir une sensation de chaleur dans tout le corps, je levai les yeux et vis un homme assis près de moi. Je n'avais pas remarqué sa présence et n'avais aucune idée de l'endroit d'où il venait. Sans que j'en comprenne la raison, je sentis que je pouvais lui faire confiance. Il me prit la main, mais son attitude n'avait rien d'équivoque. Il n'avait pas l'air de vouloir quoi que ce soit et ne dit pas un mot.

C'était un homme barbu vêtu d'une tunique, il portait les cheveux longs et ses yeux étaient les plus doux que j'ai jamais vus. Soudain, je lui ouvris mon cœur[...] Après cela, je ressentis une légèreté, une paix que je n'avais jamais connues auparavant. Je sus de manière certaine que je reverrai mon mari et que tout irait bien. L'homme se leva pour partir et je lui demandai qui il était, bien que je le sache déjà. Il prononça alors ces quelques mots : « Jean 10 :14. » En rentrant chez moi, je cherchai le passage en question dans la Bible : « Je suis le bon berger, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est le Maître Jésus qui est apparu à cette personne.



Tendances

Home Le monde uni dans la célébration du nouveau millénaire

Le troisième millénaire a commencé sur une vague d'optimisme, alors que la bonne volonté et un sentiment de fraternité se répandaient dans le monde à l'occasion des célébrations inaugurant l'année 2000. Certains craignaient une catastrophe informatique, de l'agitation sociale ou même l'Armageddon. Mais rien de tout cela ne s'est matérialisé, tandis que partout les gens se rassemblaient pour célébrer l'ère nouvelle. En Grande-Bretagne et ailleurs, l'atmosphère rappelait celle qui régna lors des funérailles de la princesse Diana, quand Maitreya fit déferler une vague d'amour sur la foule afin de créer une inoubliable expérience d'ouverture du cœur. Le Maître de Benjamin Creme a déclaré que Maitreya a également déversé son énergie d'amour sur le monde le 1er janvier 2000, de minuit à trois heures du matin, heure de Londres.

Même les médias, prêts à faire des reportages empreints de tristesse et de découragement, furent touchés par le sentiment positif. Celui-ci s'est reflété dans les gros titres des journaux britanniques : « Six milliards d'individus s'unissent dans un moment de paix. » [Observer] ; « La fin du monde tel que nous le connaissons. » [The Guardian]

Voici une sélection extraite de ces journaux :

« L'aube se lève aujourd'hui sur un nouveau chapitre de l'histoire humaine. Un millénaire s'ouvre sur le renouveau. [The Guardian]

Fergal Keane évoque les « raisons d'espérer », et remarque : « Il est surprenant de constater qu'il reste autant d'idéalisme », reprenant les paroles prononcées en 1941 par le président Roosevelt dans son discours sur les quatre libertés (liberté de la parole, du culte, affranchissement de la pauvreté et de la peur) : « Ce n'est pas la vision d'un millénaire lointain. C'est la base même d'un monde envisageable pour notre époque et notre génération. » [The Independent]

The Independent raconte également comment Nelson Mandela a célébré l'aube de l'an 2000 dans la cellule de son ancienne prison de Robben Island, en tendant une bougie allumée à son successeur, Thabo Mbeki, qui la passa ensuite à un enfant : « La flamme de la liberté ne peut jamais être éteinte. »

Dans son Millenium essay (Essai sur le millénaire), Paul Johnson fait référence aux dangers d'auto-destruction qui nous menacent « à moins qu'une religion du cœur ne nous retienne. » [The Daily Mail]

Jonathan Freedland écrit : « Partout dans le monde on a l'impression d'entrer dans une ère nouvelle. L'espace d'un instant, nous sommes unis en tant que race humaine attendant que le soleil se lève sur un nouveau jour. » [The Guardian]

En première page du Daily Telegraph, l'éditorial intitulé « Après deux mille ans, il est temps d'être libres » se termine par cette affirmation : « C'est quelque chose de célébrer deux mille ans de civilisation commune. Cela donne une raison d'espérer. Quelle joie et quelle solennité de s'embarquer pour un troisième millénaire, compté à partir de la naissance de celui dont le service est parfaite liberté. »




Home Accord de paix entre l'Ouganda et le Soudan

Les dirigeants de deux Etats africains ennemis invétérés, le Soudan et l'Ouganda, ont signé un accord de paix, prévoyant la restauration de liens diplomatiques et s'engageant à cesser de soutenir les groupes rebelles qui essaient de renverser leurs gouvernements respectifs. L'accord, signé par Yoweri Museveni, président ougandais et le lieutenant-général Omar Hassan, président soudanais, a été négocié par l'ancien président américain Jimmy Carter.




Home Le Dalaï Lama s'adresse aux New Yorkais

A la fin de l'année dernière, une foule estimée à 40 000 personnes s'est rendue à Central park afin d'écouter le Dalaï Lama, leader spirituel du Tibet, s'exprimer sur le thème de la transformation mentale qui mène à la paix intérieure et à l'illumination.

Parmi les thèmes abordés : la résolution de nos problèmes ne dépend pas de nos possessions matérielles : c'est par la coopération plutôt que par la compétition, et par la compassion, qu'on atteint la paix intérieure ; l'humanité dans son ensemble est interconnectée, si bien que la destruction de notre voisin est inévitablement la nôtre. Le Dalaï Lama a également insisté sur le fait que le développement spirituel ne se réduit pas à une simple pratique religieuse.

Parmi la foule présente à Central Park se trouvaient des fidèles ainsi que de simples curieux, mais derrière leur présence se dessinait apparemment une même motivation commune : la recherche de la paix intérieure et de l'accomplissement spirituel à New York, mégapole trépidante où règne en maître la compétition. Bien que, selon certains, beaucoup soient riches sur le plan matériel grâce à la forte croissance économique, il existe un vide spirituel qui reste à combler. D'après une femme : « Les New Yorkais aiment vivre passionnément, mais le Dalaï Lama inspire une passion pour la vie elle-même. »




Home Kofi Annan pour une ONU plus interventionniste

Source : New York Times, Etats-Unis

S'adressant aux dirigeants mondiaux, Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, a averti ceux-ci que le Conseil de sécurité ne pouvait plus se permettre de traîner les pieds pour prévenir le massacre des victimes piégées dans les guerres civiles. Ses critiques ont notamment visé l'impuissance de l'ONU face au génocide du Rwanda et son indécision à l'égard des atrocités serbes au Kosovo.

Kofi Annan a déclaré que les gouvernements ne pouvaient plus avancer l'excuse de la souveraineté nationale quand il était évident que les droits de l'homme étaient violés. A l'encontre de ceux qui ont insinué que l'ONU était mal adaptée pour intervenir face à la violence intérieure des Etats, Kofi Annan a clairement fait savoir qu'il pensait qu'ils avaient tort.





Les priorités de Maitreya

Home Un site web pour lutter contre la faim

Un simple clic de souris d'ordinateur dans un site web récemment créé permet d'offrir une aide alimentaire sans aucun frais pour le visiteur du web. Un groupement de sponsors, réunis sur le site www.thehungersite.com  effectue alors un don au Programme d'alimentation mondial de l'ONU (WFP) en échange d'une petite publicité et d'un lien à leur propre site. N'importe qui peut visiter le site une fois par jour, et générer ainsi un don. Depuis son démarrage, le 1er juin 1999, ce site a envoyé assez d'argent au WFP pour acheter plus de 10 millions de denrées de base.

Le site est géré bénévolement par John Breen, un programmeur américain qui souhaitait initialement soutenir l'éducation dans les pays en voie de développement. Mais il s'est vite rendu compte que la faim était prioritaire. Un responsable de WFP a déclaré que le site était « un témoignage extraordinaire du pouvoir d'Internet ».




Home Avancée dans la protection du système immunitaire

Source : Ceefax, BBC-tv, G.-B.

Aux Etats-Unis, une équipe de scientifiques affirme avoir été les premiers à réussir à accroître le nombre de cellules sanguines – cellules mères qui ont la capacité, dans des conditions appropriées, de se différencier en cellules variées ou en différents types de tissus. Cette percée pourrait permettre aux médecins de réactiver des systèmes immunitaires déficients et d'éviter ainsi les greffes de moelle osseuse.




Home Découverte d'un traitement contre la diarrhée

Source : Associated Press

Le premier vaccin au monde contre la principale cause de diarrhée infantile (un virus qui tue chaque année jusqu'à un million d'enfants dans le monde) a été approuvé par la Food and Drug Administration. Une vaccination à vaste échelle avec le Rotashield aux Etats-Unis pourrait empêcher un million d'enfants de contracter la diarrhée provoquée par une infection intestinale due au rotavirus, et d'éviter l'hospitalisation de 34 000 autres. C'est ce que déclarent les Laboratoires Wyeth-Ayerst qui sont en train de commercialiser le vaccin mis au point par les National Institutes of Health (NIH). Des experts affirment que le vaccin pourrait sauver la vie de milliers d'enfants vivant dans les pays pauvres. Wyeth a promis de fournir le vaccin aux enfants de ces pays, grâce aux bénéfices obtenus dans les pays développés.





Faits et prévisions

Home La bulle continue à grossir

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

 « L'obéissance aveugle aux forces du marché, dont les règles myopes causent aujourd'hui tant de souffrances, cédera la place à une politique plus éclairée et plus juste, qui prendra en considération les besoins de tous. » [Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, juillet 1995]

« Les marchés boursiers semblent pris d'un vent de folie », si l'on en croit le bilan de fin de siècle de la Bourse dressé par un grand quotidien néerlandais. La valeur boursière combinée de Microsoft et d'Intel, qui fournissent respectivement des logiciels et des ordinateurs, atteint presque le dixième du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis. Le service Internet Yahoo vaut deux fois General Motors. La valeur de Microsoft sur le marché dépassera bientôt le PIB du Canada, ce qui fait dire en plaisantant à l'économiste-statisticien américain David Hale que le président de Microsoft, Bill Gates, pourrait réclamer un siège aux sommets du G7. Quant à l'économiste Edward Yardeni de la Deutsche Bank, il a estimé en décembre 1999 que le prix des actions aux Etats-Unis dépassait de 60 % leur valeur réelle.

Sur les marchés boursiers, aujourd'hui surévalués, on constate un important phénomène d'auto-amplification. Lorsque les banques et les compagnies d'assurance, par exemple, comptabilisent leurs profits sur investissements comme profits opérationnels, le prix de leurs propres actions augmente. De même, lorsqu'une société fait entrer en Bourse une filiale dont elle stimule les cours, le cours du holding augmente de façon vertigineuse. En outre, certains analystes en investissement n'ont plus une vision objective des valeurs qu'ils surveillent, car les institutions qui les emploient ont aussi la main mise sur les émissions de titres ou autres opérations financières concernant ces mêmes valeurs boursières.

Convaincus qu'ils seront renfloués dans l'éventualité d'un krach, comme cela s'est produit lors du krach asiatique de 1998, les investisseurs boursiers prennent des risques de plus en plus grands pour maximiser leurs profits, comptant sur le fait que personne ne peut se permettre de faire éclater la bulle.




Home Un grand économiste japonais annonce l'éventualité d'un krach

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main... D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » [Un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989]

Le Conseil de stratégie économique du Japon a publié, en 1999, un rapport préconisant de profondes réformes. Heizo Takenaka, directeur de la célèbre Fondation de Tokyo et professeur d'économie à l'Université Keio de Tokyo, critique de longue date de la politique économique du gouvernement, ne parle pas d'une crise économique mais d'une crise politique. « A moins d'une profonde démocratisation allant du domaine de l'admisnistration et de la justice jusqu'à celui de l'éducation, l'économie sera toujours en danger de s'effondrer », affirme-t-il, en dépit des investissements massifs du gouvernement dans des travaux publics destinés à stimuler la croissance économique.

« Il existe des hôtels dans les montagnes d'Hokkaido [île la plus septentrionale du Japon], où personne ne séjournera jamais, et des usines destinées à la production de voitures de luxe qui ne seront jamais construites, même si l'économie redémarre. » Selon H. Takenaka, les autorités japonaises n'engagent pas de débat public sur leur politique, mais se contentent de consulter des conseils institutionnels composés de théoriciens et de représentants de sociétés dont le seul souci est de préserver le statu quo. Même les médias et les universités sont incapables de défier les pouvoirs en place. C'est pourquoi, déclare-t-il : « Le Japon court à sa perte. »

H.Takenaka prédit que les effets néfastes de l'éclatement de la « bulle économique » japonaise sont encore à venir. « Il existe deux facteurs qui obligeront les entreprises à passer leurs créances en pertes et profits et à se restructurer. Tout d'abord, l'an 2000 verra la fin des garanties illimitées du gouvernement sur les dépôts bancaires. Ensuite, les sociétés ne pourront plus bien longtemps produire des bilans en utilisant des filiales pour cacher leurs pertes, comme cela est apparu à l'occasion des banqueroutes dans le secteur financier. » Selon H. Takenaka, ces réformes ne sont qu'un préliminaire, mais le Kasumigaseki, l'Administration japonaise, a brusquement refusé les propositions les plus importantes émises par le Conseil de stratégie économique.

« La démocratie est indispensable, affirme H. Takenaka. Les études menées dans les pays en voie de développement montrent que la croissance économique augmente lorsqu'un pays devient plus démocratique et jouit d'une plus grande liberté politique. » De son point de vue, les réformes auxquelles se trouve confronté le Japon représentent un énorme défi, couvrant tous les aspects de la société, y compris la notion de responsabilité individuelle et non plus collective, si les individus et les institutions veulent assumer la responsabilité de leurs propres actes. « Sans réformes structurelles, l'économie pourrait encore s'effondrer. Dans ce cas, nous connaîtrions un état de choc similaire à celui qui a suivi la défaite lors de la Seconde Guerre mondiale. »




Home Traité entre la Russie et la Biélorussie

Les différents Etats [de l'Union soviétique] auront bientôt leur autonomie dans tous les domaines, excepté ceux de la défense et de l'économie, qui continueront à être gérés par un gouvernement central. » [Partage international, mars 1991]

Evénement d'une importance relative sur le fond, mais riche de symbole, après des années de négociations la Russie et la Biélorussie se sont mises d'accord sur le principe d'une confédération politique et économique. Le traité d'union, s'inspirant de l'Union européenne, prévoit que les deux nations garderont leur indépendance mais travailleront à l'élaboration d'une union douanière, de règles économiques, d'une monnaie et d'une politique de défense communes. La création d'un nouveau parlement et d'un conseil exécutif est envisagée afin de superviser ces objectifs communs




Home Baisse des émissions de dioxyde de carbone

Source : Environmental News Service, Etats-Unis

« N'ayez crainte pour l'avenir de la Terre. A l'ignorance actuelle succédera une gestion des affaires humaines nouvelle et meilleure, et une plus grande stabilité s'ensuivra. » [Le Maître de Benjamin Creme, PI, décembre 1993]

Un rapport de Worldwatch Institute déclare que les émissions de dioxyde de carbone ont baissé.

Worldwatch, organisme de recherche à but non lucratif, qui étudie les problèmes écologiques mondiaux, affirme dans son nouveau rapport que les émissions, provenant de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel ont baissé de 0,5 %, pour atteindre 6,32 milliards de tonnes. Ce rapport montre que cette baisse s'est produite parallèlement à une expansion de l'économie mondiale de 2,5 %.

Worldwatch déclare que cette baisse des émissions de dioxyde de carbone en dépit de la croissance économique démontre que l'accélération de l'expansion est indépendante des émissions de carbone, balayant l'argument selon lequel réduire les émissions serait dommageable à l'économie. Dans le passé, on pensait en effet que la croissance économique était liée à l'accroissement de la consommation de carburant et des émissions de dioxyde de carbone.

Selon ce rapport, d'autres phases de baisse s'étaient déjà produites, mais seulement parce que de fortes perturbations économiques avaient diminué la consommation de carburant. L'effondrement économique en Europe Centrale avait considérablement réduit les émissions de dioxyde de carbone au début des années 1990. Elles avaient également chuté au cours de la crise des années 1970, où le carburant était devenu très cher.

Mais la récente baisse a été en partie provoquée par une meilleure utilisation de l'énergie et une consommation moindre de charbon, encouragée par la suppression des subventions liées à la consommation d'énergie. La Chine, par exemple, a réduit ses subventions au charbon de 14 milliards de dollars. Son économie s'est accrue de 7,2 %, alors que ses émissions ont baissé de 3,7 %. Ceci est à comparer à une croissance annuelle stable de 4 % des émissions durant les deux décennies précédentes.

Cette baisse des émissions de dioxyde de carbone signifie peut-être qu'il sera moins difficile de ralentir le réchauffement planétaire, en accord avec le protocole de Kyoto, accord international demandant aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. De nombreux groupes économiques s'opposent à la mise en application du protocole de Kyoto, sous prétexte qu'il paralyserait financièrement l'industrie.





Citation

Home Extrait du message n° 1

par Maitreya

« Mes frères et sœurs, mon retour dans le monde est le signe que le nouvel âge, comme vous l'appelez, a commencé. »





Courrier des lecteurs

Home Trois bénédictions

Cher Monsieur,
Au printemps 1993, un jour où j'étais rentré chez moi de bonne heure dans l'après-midi, je m'allongeai pour me reposer un peu. Lorsque j'ouvris les yeux (il faisait jour), je vis très nettement un homme qui se tenait près de mon lit. Immédiatement je reconnus le Christ. Il avait des cheveux châtains, bouclés, mi-longs, pas de barbe mais un doux visage rempli de grâce. Il portait un manteau violet et orange de couleur changeante. J'avais l'impression que ses pieds ne touchaient pas tout à fait le sol. Je fus très impressionné et ne pus dire un mot. Il disparut au bout d'une minute ou deux.
Au mois de septembre de la même année, je m'éveillai un jour vers une heure du matin. Toute la pièce était inondée de lumière blanche. Je fus tout d'abord effrayé. Mais la lumière se condensa pour dessiner la silhouette du Christ. Je me sentais proche de lui comme si nous étions frères. La crainte fut remplacée par le calme et la joie. Au bout de dix secondes, il disparut.
En automne 1994, je vis un jeune homme près de l'église ursuline à Ljubljana. Il tenait un papier indiquant qu'il était étudiant et qu'il avait faim. Je l'avais presque dépassé lorsque j'eus le sentiment que ce jeune homme était réellement en difficulté. Je fis demi-tour et lui donnai un peu d'argent.
J'aimerais que vous me donniez votre avis sur ces rencontres.
J.P., Ljubljana, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme auprès du lit était le Maître Jésus, de même que l'étudiant affamé, et que c'était également lui qui avait créé la lumière blanche un soir.


Home Un bus rempli de sourires

Cher Monsieur,

Le soir du 26 février 1997, j'avais l'esprit préoccupé lorsque je pris le bus dans le centre d'Athènes. En montant, je vis un jeune homme d'une trentaine d'années, assis au fond, qui me regardait en souriant comme s'il me connaissait bien. Je me détendis un peu devant ce sourire, cependant la crainte m'envahit, je devins suspicieux et évitai son regard. Mais il continuait à me fixer avec un sourire chaleureux si bien qu'à deux reprises j'oubliai mon anxiété et éclatai de rire. Il ne cessa de me regarder en souriant pendant tout le trajet et même lorsque je descendis du bus. Alors que je marchais dans la rue, il me sourit à travers la vitre.

Qui était ce jeune homme ? Etait-ce le Maître Jésus ? Il y avait également dans le bus quelqu'un d'autre qui me regardait en souriant. C'était un homme d'âge moyen, aux yeux bleus, assis trois sièges plus loin. Etait-il lui aussi quelqu'un de particulier ?

L.A., Grèce

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme qui souriait était le Maître Jésus et que l'homme aux yeux bleus était Maitreya.


Home Un véhicule princier

 En 1996, alors que je rentrais chez moi pour déjeuner, une voiture se mit à la hauteur de la mienne. Je regardai à l'intérieur et fus très étonnée de la façon inaccoutumée dont étaient vêtus ses deux occupants. Ils semblaient étrangers. Je ne me souviens plus de l'apparence du conducteur mais le passager était mince, la peau sombre, vêtu comme un prince oriental et coiffé d'un turban. Tous deux me dévisagèrent, puis le véhicule me dépassa.

J'oubliai cet épisode, mais l'année suivante, en lisant le courrier des lecteurs, je me souvins brusquement de cette expérience.

Etait-ce Maitreya et un Maître ?

D.D., Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « prince » était Maitreya et le conducteur le Maître Jésus.


Home Un protecteur de haut niveau

Au mois de juillet 1996, après la méditation de transmission, je rentrai chez moi, tard dans la nuit, par le train inter-urbain de New York. Nous étions quatre personnes dans le wagon.

Au troisième arrêt, un homme monta en proférant des insultes et vint s'asseoir en face de moi en m'injuriant, et en se penchant de plus en plus près de moi. Je commençai à prier Maitreya, appelant le Bouddha et même Saï Baba afin qu'ils me viennent en aide.

Alors, l'un des passagers, un jeune homme, se leva lentement et vint s'asseoir juste à côté de moi. Il se pencha vers l'homme fou qui se rassit et se tut, subjugué, jusqu'à la station suivante, où il descendit précipitamment. Aucun mot ne fut prononcé.

Je descendis deux stations après, non sans avoir remercier le jeune homme si aimable.

Etait-ce Maitreya ?

D.D., Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « le jeune homme » était Maitreya.


Home Une vision personnelle

Au mois de novembre 1997, je crois que j'ai vu Maitreya à la télévision, sur une chaîne publique. En zappant, je tombai sur un homme jeune au teint mat et aux cheveux bruns, qui expliquait la situation économique mondiale. L'arrière-plan avec ses palmiers, etc., me fit situer l'interview au Moyen-Orient. Je n'y prêtais pas beaucoup attention. J'y repensais plus tard en lisant Share International sur les forces du marché. Peu après, je le vis de nouveau et cette fois-ci je l'écoutai. Il disait : « Le problème actuel, ce sont les forces du marché. » Le plus bizarre, c'est que je ne parviens à me rappeler que de cette phrase.

Etait-ce Maitreya ? A-t-il vraiment été interviewé ou bien n'était-ce qu'une vision ?

D.D., Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya. Cependant, il n'était pas à la télévision, mais donnait l'impression d'y être.


Home Aromathérapie

En 1993, à Kearny, dans le New Jersey, mon appartement fut à plusieurs reprises envahi par une forte senteur de fleur (je pense aux gardénias). J'inspectai partout pour en découvrir l'origine, mais ne pus la trouver.

Ceci fut-il provoqué par Saï Baba ?

D.D., Etats-unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le parfum floral a été manifesté par le Maître Jésus.


Home Des jours inoubliables

Vers les années 1978, un ami et moi décidâmes de passer quelques jours à Aspen, dans le Colorado. Alors que nous traversions la place principale, nous croisâmes un jeune homme de notre âge qui jouait de la guitare et chantait. Je m'arrêtai immédiatement pour l'écouter, stupéfait par l'incroyable pouvoir que dégageait ce chant. Nous devînmes immédiatement amis et passâmes les jours suivants ensemble.

Ces quelques jours sont lointains dans ma mémoire, mais je m'en souviens comme d'une expérience étrange et inexplicable. Lorsqu'il fut temps de se séparer, je dis au revoir à Cory, mon nouvel ami, et me dirigeai vers ma voiture. Mais je fus alors envahi par un fort sentiment de présence et je me mis à pleurer de façon incontrôlée. Avec l'image mentale de cette présence, je me souviens avoir dit : « C'était toi », en lui rendant justice pour tout le bien reçu dans ma vie. Je repense à ces quelques jours de temps à autre, me demandant si je le rencontrerais à nouveau un jour. Pourriez-vous m'éclairer sur ces quelques jours qui ont changé ma vie ?

J.P., Hamilton, New Jersey, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Cory » était le Maître Jésus.


Home Un homme et son chien

A New York, vers le mois de septembre 1997, en attendant le début de la conférence de Benjamin Creme, je passai devant un homme et son chien assis sur le trottoir à côté d'une devanture de magasin. Il me fit un signe, demandant de l'aide. Je lui donnai quelques pièces et comme je me sentais un peu mal à l'aise et ne voulais pas qu'il fût davantage humilié, je lui dis que cet argent était pour son chien. Il me répondit que son chien avait été un très bon ami pour lui. Il se cachait à moitié le visage mais sa voix était claire et pleine d'amour. Etait-ce l'un des Maîtres et qui était le chien ?

J.P., Hamilton, New Jersey, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus et que le chien était un disciple.


Home Envahie par la joie

Cher Monsieur,

Le 30 juin 1998, j'étais sur le point de me coucher, lorsque je vis une lumière très intense dans le coin de ma chambre, le long de mon lit. Cela semblait provenir de deux colonnes de lumière blanche. Je ressentis alors ce que je ne puis décrire que comme une joie totale, et ensuite – plutôt excitée – je m'endormis. Pourriez-vous m'expliquer cette expérience ?

S.-A. T., Milton Keynes, Grande Bretagne 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la lumière a été manifestée par le Maître Jésus, comme un signe.




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