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Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 1999 - N° 133

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Renforcer les droits de l'homme est la meilleure façon de prévenir les conflits par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Une période d'épreuve

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il ne fait aucun doute que l’époque actuelle est particulièrement éprouvante pour l’humanité. Tous n’attendent qu’un signe leur indiquant que l’avenir se présente sous de bons auspices, que l’Armageddon tant annoncé dans les prophéties n’est pas la vengeance divine que l’on pourrait craindre, mais une simple création de l’imaginaire et de la peur des hommes. Cependant, nombreux sont ceux qui restent persuadés que le séjour de l’humanité sur Terre connaîtra cette triste fin et empoisonnent ainsi l’atmosphère d’espérance. Assurément les signes d’espoir abondent, mais les doutes de l’homme l’empêchent de les interpréter et de les comprendre correctement.

Avec l’avènement de Maitreya, tout cela va changer. Sa présence rassurera les masses, leur montrant qu’elles peuvent avoir confiance en l’avenir, qu’une lumière nouvelle brille dans le monde, que l’ère de la Fraternité les attend et que les hommes la façonneront eux-mêmes. Ils sauront, sans l’ombre d’un doute, que leurs besoins peuvent être et seront satisfaits. Ils sauront qu’ils sont importants, que leur existence a un sens et un but.

Une liberté inaccoutumée

Cette expérience nouvelle de leur propre valeur leur fera adopter avec joie les méthodes de transformation de soi. Les dogmes et les peurs du passé perdront l’emprise tenace qu’ils exerçaient sur eux et, dans cette liberté inaccoutumée, les hommes verront leur joie de vivre renouvelée et accueilleront le changement à bras ouverts. Ainsi en sera-t-il, ainsi le Grand Seigneur s’attirera-t-il l’amour et la dévotion de tous ceux, innombrables, qui seront inspirés par sa présence.

En tant qu’Instructeur, Maitreya est sans égal ; nous, qui sommes ses disciples immédiats, sommes bien placés pour le savoir. Une expérience séculaire lui a enseigné la sagesse, la compréhension aimante qui lui permettent de pénétrer le cœur et l’esprit de tous, et de les inspirer ainsi pour qu’ils tentent d’égaler son accomplissement. Même aujourd’hui, beaucoup commencent à répondre à sa présence invisible et s’aperçoivent, dans leur for intérieur, qu’il en est ainsi. Quand Maitreya émergera pleinement au grand jour, ce processus s’accélérera de façon spectaculaire, jusqu’au moment où tous sauront que le Christ vit à nouveau parmi les hommes et leur dispense son enseignement.

Tout d’abord, Maitreya se concentrera sur les grands problèmes – politiques et économiques, écologiques et sociaux – qui menacent la stabilité du monde et le bien-être des hommes. Quand ces problèmes commenceront à trouver une solution, il tournera son attention vers la constitution intérieure de l’homme et sa psychologie ; vers les causes de la maladie, sa prévention et son traitement. Il réaffirmera les grandes lois fondamentales qui gouvernent la vie sur Terre, et les relations qui nous lient au Cosmos tout entier. Il montrera que la notion de relations justes est essentielle à la compréhension du sens et de la finalité de notre présence sur cette planète, car les relations justes sont la prochaine grande réalisation à laquelle l’homme est destiné.

Nombreuses sont donc les tâches qui attendent Maitreya tandis qu’il se tient en coulisse, prêt à émerger à la pleine lumière, sous les regards pleins d’espoir de l’humanité dévorée de curiosité. Le Grand Seigneur n’est en rien découragé par l’immensité d’une tâche dont lui seul peut prendre pleinement la mesure. Il sait que tout a été sagement prévu et organisé, et que l’homme lui-même est prêt pour la nouvelle vie qui l’attend.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home De la musique pour les nouveaux-nés

par Carol Davis Source : American News Service

Nashville, Tennessee, Etats-Unis

Outre les cadeaux offerts généralement aux nouveau-nés, tels que les peluches et les parures de berceau, l'Etat du Tennessee offre à tous les bébés qui y sont nés un disque compact ou une cassette de sons destinés à stimuler le développement du cerveau.

C'est suite aux recherches qui ont démontré qu'écouter de la musique classique favorisait le développement des capacités créatrices que cet Etat a commencé à distribuer gratuitement un album intitulé Ecouter, apprendre et grandir : Musique pour stimuler et inspirer les jeunes esprits.

Don Sundquist, gouverneur du Tennes-see, affirme que « depuis très longtemps, de nombreux parents et des enseignants pensent que la musique est bonne pour les enfants. Elle renforce le développement de l'esprit et leur permet de libérer une énergie créatrice qui les aide à s'exprimer ».

Au fur et à mesure des découvertes de la science dans ce domaine, cela est apparu comme une évidence. D'après D. Sund-quist : « L'exposition à certaines musiques permet de stimuler l'activité et le développement du cerveau, même chez les nouveau-nés. Les enfants en retirent de grands bénéfices à long terme. »

D'après le Dr Jim Powel, un éducateur de Caroline du Nord spécialisé dans le développement de la petite enfance, des recherches ont montré que la musique classique exerce une influence marquante sur la vie prénatale et sur la petite enfance jusqu'à l'âge de cinq ans. Elle stimule la partie droite du cerveau responsable des capacités artistiques, tandis que la partie gauche prend en charge d'autres activités telles que les mathématiques.

D'après J. Powel : « On a montré que les fibres nerveuses sont plus développées chez les enfants baignant dans la musique dès leur plus jeune âge que chez l'individu moyen. Chez les jeunes enfants, la musique active le développement du cerveau droit et exerce également une influence sur le cerveau gauche au travers du corps calleux. »

Selon Anne Pope, directrice de la Commission du Tennessee pour les loisirs, le cinéma et la musique : « Des études ont montré que certains types de musique classique améliorent les capacités d'apprentissage et nous souhaitions reprendre ce type de musique sur le CD ; nous voulions un CD que les gens écouteraient souvent, et dans ce but nous avons repris des morceaux connus, appréciés des parents. »

D'après Anne Pope, le comité de sélection a pratiqué plusieurs études afin de déterminer les morceaux classiques dont le rythme et la méthode auraient le plus d'impact sur les enfants. Parmi les 14 morceaux sélectionnés, on retrouve le canon de Pachelbel, l'ouverture du barbier de Séville de Rossini et la suite n° 3 de Bach.

La distribution du CD a démarré en janvier et est coordonnée par le Département de la santé du Tennessee. Les parents de chaque nouveau-né reçoivent une carte de félicitations et un carnet de vaccination qui leur permet d'obtenir le CD ou la cassette auprès du Département de la santé des comtés ou par l'intermédiaire des pédiatres participant à cette action.




Home Les femmes gagnent le pouvoir de diriger leur propre vie

Source : Earth Times News Service(Etats-Unis)

Au cours de la récente session annuelle de la Commission des Nations unies sur le statut des femmes, des groupes de femmes venus du monde entier se sont réunis à Washington, pour échanger leurs points de vue sur des projets de développement communautaires offrant des ressources financières et politiques aux femmes.

Ainsi, en Inde, une organisation du nom de Swayam Shiksham Prayog (SSP), ou Auto-éducation pour la prise en charge des femmes, comprenant deux millions de membres, a aidé 10 000 femmes à créer un fonds, à partir de leurs maigres ressources de 3 FF par jour, pour faire face aux besoins urgents locaux. Depuis que les groupes d'épargne et de crédit ont pris naissance vers 1997, plus de 450 groupes de femmes issus de deux zones rurales d'Inde ont mis assez d'argent de côté pour permettre à des membres individuels d'emprunter plus de 270 000 FF sur ce fonds commun, chacun des membres n'investissant que 1,50 FF par mois. Chaque groupe se réunit régulièrement pour décider qui devrait obtenir un prêt et le montant de ce dernier. Ces prêts sont généralement destinés à des dépenses médicales, à des frais de scolarité, à l'achat d'engrais, de semences ou de nourriture.

Ces groupes sont généralement impliqués dans la réalisation et la gestion de projets sanitaires et d'eau potable communautaires. Ces femmes ne souscrivent pas de contrats à l'extérieur et ne font pas appel à de la main-d'œuvre extérieure. Elles sont elles-mêmes à la fois les contractantes et les travailleuses, et leur argent reste ainsi dans le village.

En Ouganda, pour donner suite aux nouvelles directives constitutionnelles de ce pays, prescrivant que 33 % des représentants élus des collectivités locales devraient être des femmes, une organisation féminine populaire ougandaise est en train de former des femmes au service public, pour les préparer aux fonctions qu'elles doivent occuper. En plus du quota d'un tiers de représentants locaux, chaque district doit envoyer au moins une femme à l'Assemblée nationale, où l'on compte à présent 51 femmes sur un total de 274 membres.

Les femmes d'une communauté rurale, au Kenya, ont appris comment édifier des structures résistantes aux inondations, lors d'une visite qu'elles ont faites dans un village de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les femmes de Nouvelle-Guinée sont expertes dans la manière de protéger leur foyer contre les inondations, et à présent, avec leur nouvelle formation, les Kenyanes sont devenues « assistantes d'architectes » dans leur propre communauté, en dirigeant des projets de construction pour les maisons individuelles et les centres communautaires.

Pour illustrer le fait que les femmes ont des solutions pour leurs propres problèmes, la Commission des Nations unies va répertorier 100 initiatives de femmes, populaires et innovantes, pour les inclure dans le réexamen quinquennal de la Conférence de Pékin de 1995 sur les femmes, qui aura lieu en l'an 2000.

« Ces initiatives démontrent comment les capacités des femmes peuvent être édifiées, de sorte qu'elles ne sont plus des bénéficiaires passives du gouvernement ou des ONG, mais des planificatrices actives dans leurs réalisations, a déclaré Prema Gopalan, directeur de la SSP. Ces femmes acquièrent une expérience pratique quotidienne pour aider des familles à survivre à la pauvreté. Les gouvernements et les agences internationales devraient envisager de se tourner vers ces femmes pour trouver des solutions à la pauvreté. Cette connaissance communautaire du développement doit être mise à contribution, si l'on veut produire un développement durable. Nous avons besoin de bien plus que du seul accès au capital. Nous avons besoin d'un accès à des stratégies économiques alternatives. »





Signes des temps

Home De l'huile apparaît sur la peau d'une Indienne apache

Source : The Arizona Republic, Etats-Unis

Etheleena Miller, une Indienne apache âgée de vingt-huit ans, vivant dans l'Arizona, est au cœur d'une histoire extraordinaire. Selon les témoignages, le 9 mars 1999, elle était en train de prier dans sa salle de séjour, après une période de jeûne de trois semaines, lorsque soudain un rayon de lumière pénétra dans sa maison et un ange apparut sur le toit.

Depuis lors, une huile parfumée coule goutte à goutte des murs de la maison, des plafonds, des fenêtres, des miroirs et d'Etheleena elle-même. Un reporter du journal The Arizona Republic, qui a interviewé Etheleena, a vu l'huile : « Elle avait sur les cheveux suffisamment d'huile pour que celle-ci lui coule sur la nuque. Ses mains apparaissaient également saturées du même liquide dont le parfum rappelait à la fois celui d'un après-rasage et celui d'une eau de toilette démodée. Un récipient de plastique posé sur le bois du lit contenait une petite quantité d'huile et il y avait des traces d'une substance huileuse sur les murs... toute la maison était imprégnée du doux parfum de cette huile. »

Lorsque la nouvelle s'est répandue, des centaines de personnes ont commencé à affluer chez les Miller. Parmi eux, il y avait une femme de l'Oregon, venue en Arizona avec son fils malade pour demander à Etheleena de prier pour lui. « Il a été guéri », affirme cette dernière. Bien que leur nombre ait décru, il y a toujours un courant régulier de visiteurs.

Katherine Stanley, une amie d'Etheleena, affirme que l'huile coule de plusieurs endroits sur les murs intérieurs de la maison, à chaque fois qu'Etheleena se met à prier. Elle ajoute que le récipient d'huile sur le lit se remplit tout seul bien qu'il y ait un couvercle dessus : « Nous l'avons vidé à plusieurs reprises, mais il se remplit toujours plus. »

L'authenticité du phénomène ne fait pour elle aucun doute. « Je crois que Dieu est à l'origine de tout cela, affirme Katherine Stanley. J'en suis certaine»

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus était à l'origine de ce phénomène.



Tendances

Home La croyance des Américains sur le retour du Christ

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

Un quart des Américains ayant répondu à un récent sondage du Los Angeles Times pense que le passage à un nouveau millénaire annonce le retour de Jésus-Christ. Alors que la moitié des Américains interrogés ont affirmé qu'ils considéraient le 1er janvier 2000 comme un « jour de l'an » ordinaire, 26 % ont déclaré qu'ils s'attendaient à une augmentation des catastrophes naturelles, et 30 % à un accroissement des troubles civils. La croyance au fait que l'an 2000 verra se produire des événements extraordinaires prédomine largement chez ceux qui déclarent croire à la vérité littérale de la Bible. Parmi les fondamentalistes de la Bible, 40 % ont déclaré qu'ils croyaient que le nouveau millénaire était lié au retour du Christ. Parmi ceux qui ne sont pas des fondamentalistes bibliques, 18 % soutiennent cette croyance.




Home Etats-Unis : Le taux de criminalité le plus bas depuis 30 ans

Source : Associated Press

Aux Etats-Unis, le nombre de crimes violents et de cambriolages a diminué en 1997, comparé à l'année précédente, marquant le niveau le plus bas depuis 30 ans. La diminution atteint 8,1 % pour les meurtres (26 % de moins qu'en 1993) et 7,8 % pour les vols. Les homicides commis par des adolescents ont baissé de 16 % en 1998, la quatrième baisse annuelle. La classe politique de tous bords s'en attribue le mérite. La part des crimes résolus par la police est cependant restée la même, et la criminalité a baissé dans toutes les régions du pays.




Home La Suède lance une chaîne de restauration rapide végétarienne

Source : Trouw, Pays-Bas

Une compagnie suédoise prévoit d'investir le marché européen et américain avec sa nouvelle chaîne de restauration rapide végétarienne, fournissant un large éventail de menus internationaux. Meaning Green, prévoit d'ouvrir dix restaurants à l'étranger, au cours des cinq prochaines années. « De plus en plus de gens se rendent compte qu'ils creusent leur tombe en mangeant, a déclaré le directeur de marketing, Jan Carlstein. Le marché de l'alimentation saine se développe très rapidement, et nous répondons à cette demande. » 

 




Home Liberté de parole en Irlande du Nord

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Les auditeurs de BBC Radio Ulster témoignent d'un soutien sans précédent à une émission spéciale de deux minutes, qui est diffusée chaque jour depuis le 1er janvier 1999 et qui se poursuivra jusqu'à la fin de l'année. « Heritage » permet à des gens ordinaires de toutes les communautés catholiques et protestantes de faire part de leur témoignage sur la manière dont le conflit d'Irlande du Nord a affecté leur vie. Les participants peuvent garder l'anonymat, ou se présenter, et ont l'opportunité de parler sans interruption pendant deux minutes.

Anna Carragher, directrice du Northern Ireland Broadcasting, qui a conçu ce programme, a déclaré qu'elle voulait marquer le tournant de cette année dans l'histoire politique de l'Irlande du Nord et donner aux personnes spoliées et blessées l'occasion de s'exprimer. Elle a déclaré : « Les gens veulent raconter leurs difficultés. La condition de victime a été monopolisée par quelques rares personnes symboliques. Nous avons voulu aller au-delà. «Heritage » est la voix des sans-voix, aussi nous focalisons-nous sur des personnes qui font part de leur histoire pour la première fois. » 




Home Préférence pour les entreprises qui épousent de grandes causes

Source : American News Service

Selon une récente étude faite à l'échelle nationale, si la plupart des consommateurs américains souhaitent que les entreprises fassent des bénéfices, ils en attendent désormais davantage. Ils veulent que les firmes s'impliquent activement dans une cause sociale.

Pour les entreprises impliquées, la récompense se traduit dans le chiffre d'affaires, dans la réputation de la marque et dans la loyauté des salariés. « De nombreuses entreprises sont maintenant impliquées dans le marketing des grandes causes », déclare Alison DaSilva, responsable du marketing des grandes causes chez Cone Inc, membre fondateur de l'association Business for Social Responsability (Entreprises pour la responsabilité sociale). Cette étude a été menée avec Roper Starch Worldwide Inc, une firme de sondage d'opinions. Le rapport explique pourquoi les Américains trouvent que les entreprises semblent toutes parler de causes. Ainsi, la société The Home Depot lutte contre la crise du logement, Avon contre le cancer du sein, et les magasins Target sponsorisent l'éducation.

Selon cette étude, 83 % des consommateurs déclarent avoir une image plus positive d'une firme qui soutient une cause qui leur tient à cœur. Environ deux tiers des consommateurs déclarent qu'à égalité de prix et de qualité, ils préfèrent une marque ou un détaillant associés à une bonne cause. L'étude a également mis en évidence que huit Américains sur dix choisissent les firmes qui se vouent à une cause spécifique pendant une longue période, plutôt qu'à celles qui se consacrent à de nombreuses causes différentes pendant une période plus courte.

Selon Alison DaSilva, à mesure que davantage d'entreprises épousent une cause, les entreprises et la cause y gagnent. Selon une autre étude, le marketing des grandes causes a progressé de 300 % depuis 1990. En 1997, les entreprises ont consacré près de 535 millions de dollars aux grandes causes. Pour une entreprise, les raisons de se rallier à une cause ne sont pas seulement de s'assurer de bonnes relations publiques, mais également d'intensifier la fidélité et la loyauté de ses employés. « Cela renforce la fierté et le moral des salariés », déclare Alison DaSilva.

Alors que certaines compagnies n'adhérent aux grandes causes que dans un seul but lucratif, A. DaSilva affirme que la plupart des firmes impliquées sont sincères et nourrissent de bonnes intentions.





Les priorités de Maitreya

Home Un tiers de la population mondiale manquera d'eau en 2025

Source : Trouw, Pays-Bas

Selon l'Institut international de la gestion de l'eau, un tiers de la population mondiale, soit près de 1,8 milliard d'individus, sera confronté à une grave pénurie d'eau au cours des 25 prochaines années. La diminution des réserves d'eau constitue une menace pour la santé, l'environnement et la paix. Cette prévision ne concerne pas seulement l'eau potable, mais également l'eau destinée à l'irrigation et à l'usage industriel. Les pays les plus menacés se trouvent au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et du Sud, dans le Sud de l'Inde et le Nord de la Chine.




Home Un nouveau test pour dépister les maladies

Source : BBC-tv, Grande-Bretagne

Des médecins et des scientifiques de l'University College de Londres, ont mis au point un nouveau test qui permet d'analyser les quelque 300 gaz volatils contenus dans l'air que nous expirons, afin d'y déceler des affections telles que des maladies intestinales, des gastrites ou des ulcères, les signes de l'asthme, le diabète, etc. Ce procédé, actuellement en cours de miniaturisation, consiste en un appareil qui ressemble à un téléphone cellulaire. Le patient respire dans l'appareil qui décode et enregistre les divers paramètres contenus dans son haleine. Les premiers essais cliniques sont prévus d'ici deux ans. L'un des avantages de cette intervention serait de contribuer à lutter contre la sur-prescription : les malades pourraient lire directement leur analyseur d'haleine personnel et éviter, par exemple, l'usage injustifié d'antibiotiques.





Faits et prévisions

Home Les enfants du nouvel âge au Pays-Bas

De Telegraaf, Pays-Bas

« Nombre d'enfants qui s'incarnent aujourd'hui sont plus évolués que les générations antérieures. Ils sont plus réceptifs aux énergies spirituelles et également plus intuitifs. Cela fait partie du processus d'évolution [...] Nous sommes actuellement parvenus à un point où les enfants qui naissent sont plus nombreux à être équipés pour l'ère nouvelle. Ils transformeront notre vie. » (la Mission de Maitreya, tome 1, p. 156, B. Creme)

De Telegraaf a annoncé l'instauration d'une Tribune pour les enfants du nouvel-âge aux Pays-Bas. Selon ce quotidien national, les enfants de « la nouvelle ère » présenteraient des caractéristiques différentes de celles des générations précédentes.

« Les enfants du nouvel âge ressentent la vie à travers leurs sensations et leur intuition, sont plus mûrs pour leur âge, montrent un profond respect pour les êtres humains, les animaux et la nature. Ils sont très sensibles et semblent disposer de facultés paranormales. A la maison et à l'école, ils sont souvent considérés comme des éléments perturbateurs, qui se moquent des normes et des conventions. »

Carel, un jeune garçon de douze ans, est cité en exemple : il ne voulait jamais jouer avec les autres, mais préférait rester assis, attentif. C'est seulement après qu'il eut demandé à sa mère pourquoi elle avait des « rayons rouges entre les mains », et qu'il se fut rendu compte qu'elle ne voyait pas les couleurs comme lui, qu'il réalisa qu'il était différent. A l'école aussi, le jeune Carel voyait toujours des couleurs, « des rayons bleus dans la classe, et quand l'instituteur se fâchait, ils tournaient au rouge. »




Home La religion sur le Web

Source : Los Angeles Times, E.-U.

« Les peuples eux-mêmes exigeront des réformes qui, inévitablement, mineront l'autorité du canon religieux et affaibliront la puissance des prêtres. » (Le Maître de Benjamin Creme, PI, octobre 1990)

Le réseau Internet est en passe de devenir un support religieux pour des millions d'individus. Selon le groupe de recherche Barna, en Californie, un adolescent américain sur six affirme compter sur Internet pour nourrir sa vie spirituelle. En l'an 2010, près de 20 % des utilisateurs américains d'Internet s'en remettront totalement au réseau pour le culte et la foi. Il est possible d'accéder à des informations, des groupes de discussions et même des services de culte. C'est le début de la plus importante vague de réformes religieuses depuis plusieurs centaines d'années, affirme le groupe de recherche. 




Home Une énergie éolienne

Source : Interpress Service

« Notre tâche essentielle consiste, aujourd'hui, à protéger notre environnement. » (PI, mai 1989)

L'énergie éolienne est beaucoup plus sûre et économique que l'énergie nucléaire. C'est ce qu'affirme une étude publiée récemment par l'Institut américain de recherche sur l'énergie et l'environnement.

Se fondant sur l'exemple japonais, le rapport estime que la mise en place d'une capacité de production d'énergie éolienne légèrement supérieure à 12 000 mégawatts au cours des dix prochaines années, fournirait une quantité d'électricité comparable à celle qu'on espère obtenir en utilisant du plutonium et du dioxyde d'uranium dans les centrales nucléaires. Le prix de revient de l'électricité produite dans ces réacteurs nucléaires est estimé à environ 0,11 dollar par kilowatt/heure. En comparaison, l'énergie produite par éolienne sur le littoral devrait coûter moins de 0,06 dollar par kilowatt/heure. Le Japon pourrait ainsi économiser deux milliards de dollars en substituant l'énergie éolienne au combustible nucléaire.

En 1998, la capacité de production d'énergie éolienne mondiale s'est accrue de 2 000 mégawatts, pour atteindre 125 % du niveau de 1997. C'est la forme d'énergie qui connaît la plus forte progression. Cependant, les ressources publiques attribuées au développement technologique en relation avec l'énergie éolienne ont été bien inférieures aux subventions accordées au nucléaire. D'après cette étude, les politiques peu judicieuses des gouvernements qui favorisent les combustibles fossiles et l'énergie nucléaire constituent les principaux obstacles à l'expansion de l'énergie éolienne.




Home Recycler l'air chaud

Source : Trouw, Pays-Bas

D'après les organismes néerlandais de distribution d'eau, des expériences montreraient que dans certaines régions des Pays-bas, les routes dégageraient assez de chaleur pour chauffer des maisons ou des immeubles.

En effet, ces études montrent que par temps ensoleillé, même pour une température de l'air comprise entre 12° et 15°C, l'asphalte recouvrant les routes atteint les 50°C. Il est possible de canaliser cette chaleur à travers un système de refroidissement à eau, afin d'en faire bénéficier les zones environnantes. De plus, la détérioration des chaussées par un froid ou une chaleur intenses pourrait être considérablement réduite, diminuant ainsi considérablement les coûts d'entretien. 




Home Une étude sur les pluies acides

Source : New York Times, Etats-Unis

Un récent éditorial du New York Times a exposé les conclusions d'une étude qui montre que les pluies acides provoquent des dégâts bien supérieurs à ce qui était jusqu'à présent admis. Des bassins fluviaux du Sud-Est des Etats-Unis et de certaines zones situées à l'ouest, comme la Sierra Nevada et une partie des montagnes Rocheuses, sont polluées par des poisons. Ces résultats inquiétants révélés par l'étude pourraient, d'après l'éditorial, conduire à renforcer les courants politiques favorables à une législation visant à réduire les pollutions de l'air, et à renforcer les contrôles.





Dossier

Home SÉMINAIRE 1998 - - Questions-réponses

Que la lumière soit - 4/5

par Benjamin Creme

Q. Etant donné sa puissance, l'astral peut-il procurer des expériences de lumière ? Je pense notamment aux fanatiques religieux.
R. Oui et non. Ce n'est pas la lumière, bien sûr, qui est à l'origine du mirage. C'est l'individu dont le centre d'intérêt, la polarisation, se situe sur le plan astral. Si vous êtes polarisés sur le plan mental ou sur le plan spirituel, vous n'avez pas les mêmes problèmes lorsque vous vous trouvez en présence de la lumière astrale. Vous la prenez pour ce qu'elle est, de la lumière astrale. C'est une zone de conscience et d'activité pour l'humanité, pour une durée limitée. Il est préférable d'en sortir rapidement et d'accéder au plan mental et, si possible, à travers celui-ci, au plan spirituel. La lumière astrale est la réflexion, à un niveau inférieur bien sûr, de la lumière de bouddhi, l'intuition.

La race atlante – le mauvais usage de l'énergie astrale

Q. Pourquoi l'humanité a-t-elle perdu son chemin ? Est-ce à cause du mauvais usage de l'énergie astrale à la fin de l'époque atlante ? Ou à cause du mauvais usage du libre arbitre ? Ou encore à cause du retrait de la lumière des Maîtres il y a 100 000 ans ?
R. L'humanité a perdu son chemin à cause du pouvoir grandissant des forces matérialistes. Deux groupes agissaient simultanément : les Maîtres de Sagesse sur le plan spirituel et les Seigneurs de la matérialité chargés de maintenir l'aspect matériel de la planète. Il vint un moment où des individus de plus en plus nombreux commencèrent à penser. Ce n'était pas le cas de la majorité qui s'efforçait de vitaliser et de perfectionner le corps astral (celui des émotions, des sentiments) ; la plupart des gens étaient bien loin d'être capables de penser. Et il fallut des millénaires avant que quelques-uns, parmi les plus avancés, commencent à le faire. Les Seigneurs de la matérialité étaient si puissants à l'époque et la magie noire si répandue (les Maîtres utilisaient bien sûr la magie blanche) que de grandes divisions commencèrent à régner au sein de la population.
Bien des mythes sont en fait des récits concernant cette époque, et les histoires de rois, celle de Midas par exemple, reflètent l'attrait extraordinaire exercé par le matérialisme à la fin de l'époque atlante. Auparavant, le mot « voleur » n'existait pas, personne n'aurait eu l'idée de voler. Ce n'est que lorsque, en raison du pouvoir croissant du matérialisme, certaines personnes s'enrichirent et devinrent très cupides qu'inévitablement on vit naître la criminalité. De nos jours, les pays occidentaux se demandent pourquoi il y a une telle montée de la criminalité. C'est parce qu'il existe trop de divisions. Dans une société où règnent les forces de marché, il est inévitable qu'un petit nombre d'individus s'enrichissent au delà de toute mesure alors que bon nombre d'autres restent dans la pauvreté. Le fossé ne cesse de s'élargir et, comme le dit Maitreya : « Les riches font étalage de leur fortune devant les pauvres » (message n° 81). Ceci cause l'envie, la haine, le ressentiment et la criminalité. S'il existait dans le monde une répartition plus équitable des biens, il y aurait très peu de criminalité. Celle-ci n'est pas quelque chose d'inné.
Il vint un moment, à l'époque atlante, où les deux forces antagonistes furent si polarisées qu'une grande guerre s'ensuivit. Elle se termina par une impasse, aucun des deux camps n'ayant réellement remporté la victoire. Finalement, les Maîtres décidèrent de se retirer, pour un temps, dans les montagnes et les déserts du monde où leurs successeurs, pour la plupart, séjournent encore. Au bout de 95 000 ans, la roue a tourné permettant aux Maîtres de revenir ; du fait de leur propre évolution et aussi parce que les hommes ont enfin atteint un niveau qui, dans l'ensemble, leur permet de penser et de prendre des décisions, de répondre aux conseils et aux suggestions, et d'utiliser leur mental pour analyser des situations. L'humanité admettra finalement que la seule solution possible est la juste redistribution des ressources. Elle reviendra alors au point où elle se trouvait avant de quitter le sentier de lumière, celui de l'évolution. La mise en œuvre du Plan va pouvoir démarrer à nouveau. Ce plan n'a jamais été réellement abandonné, mais, les Maîtres s'étant retirés du monde, un de ses aspects a nécessairement été suspendu au cours de toutes ces années.
« Le mauvais usage du libre arbitre » ? Oui, car l'humanité a choisi la mauvaise direction, le chemin du matérialisme. Le matérialisme n'est pas seulement l'adoration de nombreuses divinités ; c'est également l'usage abusif du pouvoir. Hitler n'était sans doute pas particulièrement riche personnellement, mais il exerçait un pouvoir absolu et il était donc profondément matérialiste. C'est ce qui explique qu'il ait pu être possédé jusqu'à l'obsession par deux membres du groupe des seigneurs de la matérialité. Les Maîtres utilisent l'adombrement qui peut aller de la simple impression mentale occasionnelle jusqu'à un adombrement continu s'arrêtant juste avant l'obsession, afin que le libre arbitre du disciple ne soit jamais enfreint. Les forces des ténèbres, au contraire, utilisent le même processus, mais jusqu'à l'obsession et Hitler était littéralement possédé. C'est la raison pour laquelle il était si puissant, mais cela n'aurait pas été possible s'il n'avait pas été aussi profondément matérialiste. Il nous faut élargir notre compréhension de ce que signifie le fait d'être matérialiste. Ce n'est pas simplement vouloir « l'abondance » (la plupart des gens aspirent à l'abondance). Cela signifie également avoir le goût du pouvoir, de la domination.

Q. La magie noire peut-elle réellement transformer les gens en porcs ?
R. Vous n'avez pas lu la mythologie grecque. Ne connaissez-vous pas l'histoire racontée dans l'Odyssée ? Ulysse erra pendant environ vingt ans à son retour de Troie et il lui arriva toutes sortes d'aventures, dont l'une sur l'île de Circé, la terrible sorcière qui transformait tous ceux qu'elle n'aimait pas en porcs. Il existait sur cette île de nombreux pourceaux qui avaient auparavant été des hommes. Oui, c'est un fait !

Une conduite éducative

Q. Le Maître a déclaré : « Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d'une nouvelle connaissance d'eux-mêmes et de Dieu. » Cela a-t-il un lien avec le travail de groupe, avec « l'effort d'éducation de vaste portée » dans lequel il affirme que nous sommes engagés ? Cet effort d'éducation est-il une manière d'apporter de la lumière au monde ?
R. Je l'espère ! Oui, vraiment ! Si vous vous exprimez dans un langage accessible à tous, oui, vous pourrez apporter la lumière de votre connaissance, de votre conscience, au monde. La connaissance est de la lumière. Tout ce qui élargit notre conscience de la réalité, que ce soit sur le plan physique, sur le plan éthérique, astral, mental ou spirituel, est de la lumière, est utile et mérite d'être retenu. Cette connaissance apporte de la lumière.

Q. Nous devons transmettre ces enseignements aux autres. Cela s'accomplit -il par la simplicité des mots et de l'action ?
R. Oui, tout à fait. Si vous êtes capables de transmettre les enseignements d'une manière simple, accessible à tous, c'est la meil-leure façon. Mais ce qui importe avant tout, ce n'est pas tant la simplicité de l'action que l'action juste. Dans le domaine de l'éducation, rien n'a un impact plus puissant, plus vrai, plus immédiat que l'exemple. Si vous pouvez montrer par l'exemple les qualités dont vous parlez : la nature de la lumière, de la vie, etc., vous serez alors bien placés pour enseigner. Si vous les vivez vraiment, vous en ferez la démonstration.
C'est sur cela que les Maîtres comptent en se manifestant devant les hommes. Ils savent que leur exemple offrira un extraordinaire modèle des possibilités futures. Les gens verront que de « simples hommes » peuvent devenir des Maîtres, comme Maitreya. S'ils peuvent le faire, nous le pouvons aussi. Ils ne sont pas différents, seulement plus avancés. Tout ce que nous traversons, ils l'ont également traversé. Si nous voyons, par exemple, que l'amour total, inconditionnel, la sagesse extraordinaire, l'incroyable intelligence des Maîtres ne sont pas si éloignés de nous que nous ne puissions jamais y aspirer, cela éveillera en nous le désir d'atteindre ces qualités.
Lorsque vous avez un véritable instructeur, il ne s'agit pas de l'imiter, mais de penser comme il pense, de voir la vie avec le regard neuf qu'il a fait naître en vous. En manifestant la véritable nature de cette vie, il vous montre ce qui est possible. C'est là toute la beauté. Il ne s'agit pas seulement de mots, mais de la nature de la vie.

Q. Il semblerait que, dans les expériences relatées dans le courrier des lecteurs de Partage international, Maitreya, ou l'un ou l'autre des Maîtres, se contente la plupart du temps de sourire ou de faire un signe de la main et que cela ait une importance considérable pour la personne qui vit cette expérience. La raison évidente est qu'il s'agit d'une rencontre avec un Maître. Mais je pense que Maitreya nous montre également que chacun d'entre nous peut transmettre très simplement l'amour et la lumière de son âme par un sourire et aider ainsi à créer un climat de joie.
R. Oui, je suis d'accord avec vous. Mais il y a aussi ces charmantes personnes new age qui sourient tout le temps si bien que, pour finir, on a envie de leur taper dessus. Il existe plusieurs sortes de sourires, celui de l'amour et de la joie authentiques, mais aussi le sourire faux et sentimental qui affirme : « Je comprends le sens de la vie et de l'innocuité et je sais que tout est Un, que tout est Dieu et je suis un avec le Tout. Ne suis-je pas quelqu'un de bien ? » – « Oh si, vous l'êtes, mais vous êtes aussi vraiment casse-pieds ! Soyez vrais, soyez vous-mêmes ! » Si vous ne pouvez vous empêcher de sourire, si la joie vous inonde tellement et si vous souriez lorsque vous allez simplement à la boutique du coin ou chez le dentiste, alors très bien, souriez quoi qu'il arrive.

Q. Qu'est-ce qui se présente d'abord, l'expérience de la lumière ou les actions qui expriment cette lumière et la rendent manifeste ? Peut-être vont-elles de pair ?
R. L'expérience de la lumière se présente d'abord. Elles vont de pair et se renforcent mais vous devez faire l'expérience de la lumière avant de pouvoir l'exprimer.

Q. La peur n'est-elle pas un facteur majeur d'inhibition qui nous empêche de manifester notre divinité ?
R. Combien vrai. L'une des tâches de Maitreya, après le jour de Déclaration, sera précisément de débarrasser l'humanité de la peur et de la culpabilité. La peur est le facteur le plus inhibant de notre psychisme. Elle empêche, dans une large mesure, la manifestation du principe vital. Nous pourrions manifester beaucoup mieux notre divinité innée si nous n'étions pas rongés par la crainte et le sentiment de culpabilité inculqués dans une large mesure par les différentes religions. Celles-ci ont, en effet, une grande responsabilité dans ce domaine. La culpabilité et la peur jouent un rôle fondamental dans les formes pensées de l'humanité. Maitreya s'efforcera de débarrasser le monde de cette peur et de cette culpabilité qui sont le résultat d'une mauvaise éducation, d'un conditionnement de la pire espèce, venant principalement de la religion.

Q. Lorsque j'essaie de comprendre l'explication scientifique de la lumière, de l'électricité, etc., je ressens une sorte de frustration alors que je m'efforce de faire la distinction entre les différentes formes de lumière. Au cours de ce processus, j'ai tendance à perdre de vue ce que je ressens au fond du cœur : le fait que nous sommes tous des aspects de l'Un. Alors que ma vie est basée sur cette compréhension et que, par conséquent, je vis la lumière et l'amour, est-il absolument nécessaire que j'occupe mon esprit à réfléchir à des notions qui me sont si étrangères ? Est-ce qu'une importante partie de l'ensemble m'échappe ? L'idée que « nous ne sommes pas séparés » résume tout pour moi.
R. C'est très juste. Lorsqu'on a un esprit intuitif, c'est en général de cette manière que l'on approche ce genre de question. Cependant, si vous continuez à avoir une approche uniquement intuitive de toute chose, il vous faudra sans doute un peu plus longtemps pour devenir un Maître de Sagesse. Un Maître est un connaissant. Il existe deux sentiers : le sentier du bhakti, le dévot tourné vers le cœur (ce qui est une approche tout à fait valable), et le sentier de l'occultiste, celui qui recherche la signification des choses et qui agit en fonction de sa compréhension, le gnani dans la terminologie sanskrite (et cette voie est tout aussi valable). Finalement les deux voies se rejoignent : le Maître est à la fois un bhakti et un gnani, sinon il serait incomplet.
Un avatar peut être l'un ou l'autre. Par exemple, Paramhansa Yogananda était un bhakti, il avait le cœur sur la main. Sri Ramana Maharshi, qui était un gnani, approchait la vie et enseignait d'une manière différente. En fait, il enseignait en silence. Son sentier était celui de la connaissance du Soi (se poser la question « qui suis-je ? » et essayer d'y répondre). Le bhakti ne se soucie pas de ce genre de question. Il se contente de manifester sa compréhension intuitive du fait que tout est amour, que tout est Dieu, que tout est lumière, que tout est Un. Le gnani, au sens où il est un connaissant, est un scientifique.
Dans son approche de la vie, le scientifique a une vue moins simpliste des relations, si je puis m'exprimer ainsi. Si vous pensez que « tout est Un », vous faites abstraction du domaine des relations. Si vous agissez en scientifique, même si ce n'est pas sur le plan physique, vous voyez les correspondances. Même si cela demande un saut dans le domaine de l'intuition pour y parvenir, vous voyez le lien existant entre les différents aspects de la réalité. En agissant ainsi, vous pourrez construire des vais-seaux spatiaux qui iront jusqu'aux confins de la galaxie. Il est impossible de le faire à partir de la simple connaissance que tout est amour, que tout est Un.
C'est cela qui est intéressant dans la manière d'agir des différents rayons. Si vous avez un corps mental de deuxième rayon, par exemple, qui vous donne une vision intuitive de la vie, vous jugerez sans doute que tout ce dont nous avons parlé ne présentait pas vraiment d'intérêt : la relation existant entre tel ou tel aspect de la lumière, la lumière de la connaissance, celle de la sagesse, de l'intuition, de l'âme, et vous vous demanderez peut-être quel besoin nous avons de les séparer.
Nous le faisons parce que ces aspects ont des fonctions différentes. Au fur et à mesure que nous progressons, certaines capacités se manifestent dans nos vies ; tout d'abord, la lumière de la connaissance, la lumière du mental. Et lorsque nous progressons davantage, nous touchons quelque aspect de l'âme et nous accédons à la lumière de la sagesse venant de l'âme. Puis, le mélange de la lumière de la connaissance, qui est la lumière de la personnalité, et de la lumière de la sagesse qui est celle de l'âme, nous apporte la lumière de l'intuition qui est à la fois la lumière de la connaissance et celle de l'âme. Cette lumière est si brillante que son éclat éclipse toutes les autres formes de lumière. Nous accédons alors à la conscience synthétique de l'intuition dont parle notre interlocuteur. C'est la manière naturelle de travailler du deuxième rayon. Il n'aime pas la science, il trouve tout cela frustrant et aride. Naturellement, c'est une qualité de synthèse qui est valable pour une vie ; la même personne pourrait fort bien avoir un mental de cinquième rayon dans la vie suivante. Elle dira alors : « Qu'entendez-vous par synthèse ? Nous allons tirer cela au clair, nous allons regarder dans le microscope et voir ce qu'il en est ! » Il faut de tout pour faire un monde.

Q. Nous savons que la technologie de la lumière apportera des progrès immenses dans le domaine de la médecine. Qu'en est-il des autres domaines, celui de l'économie et celui de la politique par exemple ?
R. Il semble évident que, si la technologie de la lumière nous donne une puissance illimitée, de la chaleur à volonté et des moyens de locomotion utilisant directement l'énergie du soleil et si, de plus, cette technologie est à la disposition de tous, personne ne pourra se l'approprier, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui avec les cheikhs du pétrole qui possèdent d'immenses richesses dans le désert. La technologie de la lumière aura, de toute évidence, un effet considérable sur l'économie mondiale. Nous l'utiliserons tous, mais elle ne sera la propriété de personne. Qu'adviendra-t-il des grandes compagnies comme General Electric et autres ? Elles n'auront plus de raisons d'être. Dans le domaine politique, un pouvoir énorme est exercé par des gens qui font pression sur les gouvernements et qui contrôlent les grandes industries. Tout cela disparaîtra. Il est évident que la technologie de la lumière simplifiera beaucoup les structures politiques et économiques de notre monde, sans parler de ses applications dans le domaine médical. Une technologie offrant une énergie illimitée et non polluante ne peut que changer la vie dans tous les domaines.

« Faire comme si »

Q. Nous avons constaté, dans notre groupe de discussions, que l'idée de faire « comme si » était interprétée de la manière suivante : nous sommes polarisés sur le plan astral et nous savons que nous devrions nous efforcer d'atteindre la polarisation mentale. Nous ne devrions donc pas être sensibles aux émotions ni avoir des relations sentimentales au sein du groupe. Aussi sommes-nous supposés agir « comme si » nous étions polarisés sur le plan mental. Je pense, pour ma part, qu'il s'agit d'une mauvaise interprétation d'un commentaire que vous avez fait dans le passé, affirmant que nous devrions faire « comme si » nous étions sûrs de la présence de Maitreya et des Maîtres dans le monde et préparer la voie. Pourriez-vous nous dire ce qui ne va pas dans notre façon de voir les choses ?
R. Si vous essayez de montrer que vous êtes polarisés sur le plan mental et que vous ne l'êtes pas, aucune personne quelque peu perspicace ne vous prendra au sérieux. Pensez-vous qu'en affichant un visage sévère ou une expression « réfléchie » et en ne réagissant pas aux plaisanteries des autres, vous agissez comme si vous étiez polarisés sur le plan mental ? Vous devez être vous-mêmes.
Agir « comme si », c'est plutôt accepter l'hypothèse de la présence de Maitreya et des Maîtres dans le monde. Vous avez l'intime conviction qu'il en est ainsi, ou votre mental vous dit qu'avec tant de signes extérieurs et d'illustrations de cette présence, ce ne peut qu'être vrai. Benjamin Creme ne sait peut-être pas tout, mais il doit y avoir quelque chose dans ce qu'il dit qui me fait croire que c'est vrai. Que puis-je faire ? Dois-je me contenter d'attendre jusqu'à ce que tout cela soit prouvé ? Si vous voulez faire quelque chose d'utile, vous devez prendre une décision. Mon conseil (et c'est également celui des Maîtres en pareil cas) est de considérer pour l'instant cette présence comme une hypothèse tout à fait crédible. « Cela pourrait être vrai, cela semble possible. » Prenez-le ainsi, pour l'instant, jusqu'à ce que cela soit vraiment prouvé et agissez en vous appuyant sur l'hypothèse que tout cela est vrai. Agissez donc « comme si » c'était vrai ; ne réduisez pas votre activité dans la crainte d'en faire trop et de découvrir plus tard que vous vous étiez trompés et que vous avez perdu votre temps et votre énergie. C'est le cas de bon nombre de personnes. Elles restent à la traîne en disant : « Eh bien, si j'étais vraiment sûre, je serais tout à fait présente, mais je ne peux m'y donner à fond car, après tout, ce n'est peut-être pas vrai. » Elle ne sont pas suffisamment convaincues. Si, par contre, votre intuition vous inspire une profonde conviction, vous savez, même si vous ne pouvez rien prouver. Savoir et prouver sont deux choses bien différentes.
Je me souviens du jour (en mars 1959) où Maitreya me dit : « Tu auras un rôle à jouer dans ma venue, si tu l'acceptes », et mon Maître d'ajouter : « Tu as entendu aujour-d'hui des paroles qui ont changé ta vision des choses. Le moment viendra où il te sera demandé d'agir en conséquence et d'annoncer sa venue. » Un ou deux jours plus tard, il me fit tout un exposé sur la nécessité de la foi, pas une foi aveugle, mais une véritable conviction intérieure. La foi en notre propre expérience. Il termina par ces mots : « Le manque de foi a suffi à faire échouer de nombreux disciples très prometteurs. Aie la foi et annonce sa venue. »
La foi est si nécessaire que sans elle vous ne ferez jamais rien. Si vous n'avez pas confiance en vous, vous ne ferez jamais rien de personnel ni d'original. Si vous n'avez pas foi dans votre propre façon de voir les choses, vous n'aboutirez nulle part. Même si par la suite vous devez constater que vous vous êtes trompés, il est préférable d'agir avec confiance, de faire des erreurs et d'en tirer les leçons, plutôt que de ne rien faire parce que votre foi est insuffisante. Vous vous dites : « C'est peut-être vrai, ou peut-être pas. Comment le savoir ? Je ne sais quoi faire », parce que vous n'avez pas la foi. Si vous avez confiance en vous, même si par la suite il s'avère que vous vous êtes trompés, il est de toute façon préférable d'agir plutôt que de ne rien faire. Vous risquez simplement de faire des erreurs et il est possible d'y remédier. Tant que vous ne les avez pas faites, vous ne pouvez savoir si ce sont vraiment des erreurs.
Mon professeur de peinture avait l'habitude de dire que les pires tableaux que l'on ait jamais peints sont ceux que l'on n'a pas peints. C'est une chose que je n'ai jamais oubliée. Si vous ne faites rien, il ne se passe rien dans votre vie, vous ne faites que la traverser sans but. Il est bien préférable de faire des erreurs graves et d'en tirer la leçon plutôt que de ne rien faire du tout. (Je veux dire, bien sûr, en demeurant dans les limites du raisonnable. Je ne vous demande pas de dévaliser une banque !)
Agir « comme si », c'est précisément agir avec foi, foi dans votre propre jugement, non pas faire quelque chose si vous pensez réellement que c'est une erreur, mais le faire parce que vous pensez que cela pourrait s'avérer juste et que, de toutes façons, c'est utile, comme, par exemple, préparer la voie pour Maitreya, sans preuve extérieure ni expérience personnelle particulière. Si vous vous contentez d'attendre une preuve, vous manquerez peut-être l'opportunité de toutes vos vies. Comme le répète Maitreya dans ses messages : cette opportunité de servir est le plus grand cadeau qui vous ait été donné au cours de toutes vos vies (voir Messages de Maitreya n° 26 et 27). Rappelez-vous que cette opportunité ne durera pas longtemps. Il n'y en aura pas d'autre d'ici 2 000 ans et ce sera différent. Dans 2 000 ans vous serez peut-être engagés dans l'organisation de groupes de disciples pour préparer la voie du prochain Instructeur mondial. Bien sûr, il s'agira alors d'une humanité très différente, incroyablement plus avancée, et d'un monde totalement nouveau, mais la voie devra quand même être préparée. Agissez comme si vous étiez sûrs que c'est vrai et prouvez-le par votre action.
(à suivre)





Citation

Home Vivre comme des frères

par Martin Luther King Jr.

« Je suis persuadé qu'une parole juste et un amour inconditionnel auront le dernier mot. Nous savons désormais traverser les airs comme des oiseaux, parcourir les mers comme des poissons, mais il nous reste à apprendre le simple fait de vivre sur terre comme des frères. »





Courrier des lecteurs

Home Le Prince de Paix

Cher Monsieur,

En 1989, j'étais étudiante à Londres. Un midi, je me promenais dans Regent's Park, où se trouve une impressionnante fontaine flanquée de deux énormes haies. J'étais si absorbée par la beauté du lieu et par mes propres pensées que je ne remarquai pas le « prince » au bout de l'allée, jusqu'à ce que j'en sois tout près. Rien dans ma vie ne m'avait préparé à un tel moment.

A ma gauche, assis sur le gazon, se tenait un prince tout droit sorti des Contes des Mille et une nuits ! Il portait une splendide robe de soie vert émeraude et un turban assorti, similaire à ceux des maharadjahs représentés dans les anciennes miniatures indiennes. Il était absolument à couper le souffle. Une pièce d'étoffe circulaire de la même soie que sa robe était étalée sur le sol. Ses babouches dorées étaient placées précautionneusement devant lui. Sa robe brodée d'or était sertie de pierres précieuses et une énorme pierre d'un violet profond ornait son turban. Ses cheveux noirs étaient épais et ondulés. Son teint était chaud et doré. Quoique rasé de près, en y repensant, il ressemblait beaucoup à Maitreya lorsqu'il est apparu à Nairobi, en 1988.

Mais tout cela n'était rien comparé à ses yeux, grands, noirs et si lumineux : l'amour qui en émanait flottait tout autour de lui. Il posa son regard sur moi jusqu'à ce que je détourne les yeux. A la pause suivante, je me ruai dans le parc, mais il n'y était plus.

Récemment, j'ai repensé à un passage de l'ouvrage de Howard Murphet sur la biographie de H. P. Blavatsky : When Day-light Comes, où il est question de sa rencontre avec son Maître, le Maître Morya, dans Regent's Park. C'était un si beau prince ! Cela m'avait profondément marqué et j'avais secrètement désiré rencontrer un tel prince. J'ai le sentiment que le prince que j'ai vu était Maitreya. Est-ce exact ?

H. B., Bath, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « prince » indien était Maitreya.


Home Promenade en voiture

Cher Monsieur,

Il y a une trentaine d'années, j'habitais une petite ville, près de Matumoto. L'endroit était entouré de hautes montagnes sur trois côtés. Je mettais quotidiennement trente à quarante minutes pour me rendre à pied jusqu'à l'école primaire. Un jour, alors que j'étais à mi-chemin de chez moi et de l'école (je ne me souviens plus si c'était en allant ou en rentrant de l'école), une voiture noire décapotable, venant de la direction de l'école, s'approcha lentement de moi. Le conducteur, de race blanche, portait un chapeau comme celui de Charlie Chaplin. L'homme arborait un grand sourire et me salua de la main. J'éprouvai alors une sensation de grand bonheur et lui rendis son salut de la même façon. Il était inhabituel de voir un étranger sur une route de campagne où presque aucune voiture ne passait. Il devait s'agir d'un homme assez original, qui aimait voyager. Je me souviens très nettement de tous les détails de cette rencontre, que je me remémore de temps à autre. Cet homme n'avait rien de particulier mais il reste toujours présent dans mon esprit. Cet homme était-il l'un des Maîtres ?

S. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home La boule qui réveille

Il y a sept ou huit ans, je rendis visite à un ami, chez ses parents, à Maebashi-shi. Après avoir dîné et passé une soirée détendue, nous décidâmes de sortir prendre une tasse de thé. Au milieu de la nuit, nous nous rendîmes donc dans un restaurant. Nous primes notre thé à une table, assis côte-à-côte. Tandis que je lui parlais, les coudes sur la table et les mains jointes, une boule de verre d'environ 2,5 à 3 cm de diamètre tomba de mes paumes et atterrit bruyamment sur la table. Elle roula jusqu'au bout de celle-ci avec un son grave. « Elle va tomber sur le sol », pensai-je. Nous regardâmes tous deux sous la table, mais la boule avait disparu. A en juger par le bruit qu'elle fit en roulant, elle devait être très lourde. Elle comportait un motif complexe rouge et noir entrelacé. Ces couleurs ne me firent pas une bonne impression. Que signifiait cette boule de verre ? S'agissait-il d'une sorte de libération de stress ?

S. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la boule de verre a été matérialisée par le Maître Jésus. C'était pour la réveiller.


Home Le garde du corps

En mai 1992, vers 4 h 30 du matin, un intrus m'attaqua dans mon lit pendant mon sommeil. Ma chambre se trouvait au deuxième étage et l'homme s'introduisit par la fenêtre. D'ordinaire, j'ai le sommeil profond, mais ce matin-là, dès que la fenêtre s'ouvrit, je m'éveillai. L'homme bondit près de mon lit et essaya de m'étrangler avec ses mains. Je hurlai et luttai pour le repousser. Mais, soudain, quelque chose l'effraya et il s'enfuit par la porte d'entrée. Ai-je reçu l'aide d'un Maître lors de cet incident ?

S. K., Tokyo, Japon 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est le Maître Jésus qui est intervenu.


Home Un voleur dans la nuit

Cher Monsieur,

Le 13 septembre 1992, je fus baptisée dans un temple protestant appelé Hokei Gakuen Church. C'était par une journée chaude et humide et les vêtements que je portais à la cérémonie (un corsage en coton blanc et une jupe de coton noir à petits motifs) étaient trempés de sueur. Le soir, je les lavais donc avec le linge de toute la famille et suspendis le tout sur le balcon avant d'aller me coucher.

Le lendemain matin, je m'aperçus que les vêtements que j'avais portés lors de la cérémonie avaient disparu. Il ne manquait que ceux-là. Ils n'étaient pas très coûteux et j'eus le sentiment qu'ils s'étaient « volatilisés » plutôt que « perdus ». C'était si étrange que maintenant encore je me pose des questions à ce sujet. S'agissait-il d'un signe ?

M. F., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « voleur » était Maitreya « comme un voleur dans la nuit. » C'était dans le but d'attirer son attention.


Home Les oiseaux de l'amour

Cher Monsieur,

L'anecdote suivante se déroula entre le 30 mars et le 1er mai 1997. J'acceptai une fois de plus la responsabilité de répondre aux demandes d'informations concernant la conférence de Benjamin Creme à Tokyo. Chaque année, les appels commencent à affluer vers la fin mars pour culminer au cours des quelques jours précédant la conférence de mai.

Le matin du 30 mars, je remarquai qu'une colombe avait construit son nid sur la lanterne fixée au mur, près de la porte d'entrée de notre appartement situé au huitième étage (le balcon qui mène à cette porte donne sur l'extérieur). Cela m'étonna car les colombes de cette espèce viennent rarement en zones urbaines. Le nid, dans lequel la colombe était installée, était constitué de petits branchages et faisait environ 20 cm de diamètre. Le fait qu'il se trouve dans un endroit où les passages étaient si fréquents me causait quelque inquiétude. Bientôt, deux colombes, le mâle et la femelle commencèrent à se relayer pour couver les œufs.

Lorsque j'ouvrais doucement ma porte, mon regard rencontrait les yeux noirs cerclés de rouge des oiseaux. Je leur parlais intérieurement : « Soyez assurés que personne ici ne vous fera de mal. » Chaque fois que je rentrais chez moi, je les trouvais en train de couver, dans une posture pleine de dignité, comme s'ils gardaient ma maison. La beauté digne et la sereine aura qui émanaient d'eux (de leur regard et de leur corps) me subjuguaient. Toutes les personnes qui venaient chez nous étaient très surprises et remplies de curiosité. Deux oisillons naquirent vers le 17 avril et toute la famille partit le 1er mai.

Je ne peux m'empêcher d'éprouver de la reconnaissance envers leur présence qui me réchauffa le cœur et m'aida à traverser la période animée et difficile qui précède la conférence. Je sentis qu'une présence invisible était à l'origine de cet événement. Est-ce que tout cela est arrivé par pur hasard ?

H. N., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est le Maître Jésus qui a matérialisé les colombes.


Home A la recherche du miraculeux

Cher Monsieur,

Voici l'expérience qui arriva, il y a quelques années, à mon amie, dans le cimetière d'un temple bouddhiste (Toko-In « Temple de la Lumière Orientale », situé à Numabe, dans la ville de Tokyo). Elle était venue se recueillir, seule, sur la tombe de ses grands-parents et de son oncle. Elle portait un seau d'eau afin de nettoyer la pierre tombale. Soudain, un homme, entre cinquante et soixante ans, vint vers elle et lui demanda si, à sa connaissance, une source d'eau miraculeuse se trouvait près d'ici. Elle fut surprise car elle n'avait vu personne alentours. Le cimetière du temple est plutôt petit et un visiteur ne serait en aucun cas passé inaperçu. Elle lui répondit : « Un puits se trouve ici, mais j'ignore s'il a de telles propriétés. Je ne connais pas bien cet endroit, vous pouvez vous renseigner auprès de l'abbé du temple. » L'homme la remercia et s'éloigna. La journée était calme et ensoleillée et ce fut la seule personne qu'elle rencontra en ce lieu.

De qui s'agissait-il ? Peu après, mon amie assista à votre conférence pour la première fois. Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez me donner une réponse.

Y. S, Tokyo, Japon 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Demandez et vous recevrez

Cher Monsieur,

Je m'efforçais depuis janvier 1997 de trouver une réponse à deux questions très importantes. Le 2 février 1997, alors que je me trouvais en voiture, assise à la place du passager, nous dépassâmes une voiture blanche, parquée à quelque distance de chez moi. Lorsque nous arrivâmes devant ma maison, la voiture blanche nous rattrapa et s'arrêta devant la nôtre. Un jeune homme de type méditerranéen, d'environ trente ans, aux cheveux foncés, tombant jusqu'aux épaules, sortit du véhicule et s'approcha de nous. Dès cet instant, tout sembla se dérouler au ralenti. Je sortis de la voiture en regardant l'étranger, essayant de voir s'il avait l'air menaçant, car mon fils était dans la voiture. Le jeune homme s'approcha du conducteur et demanda le chemin de l'aéroport. Je réalisai alors que cet homme ne présentait aucun danger et commençai à décharger mes achats pour les rentrer chez moi. L'étranger ne parla plus et ne posa plus de questions, il se contenta d'écouter tout en paraissant « absent ». Il s'était exprimé en anglais avec un accent. Je l'observais depuis chez moi tandis qu'il finissait d'écouter les indications puis, sans rien dire, il remonta dans son véhicule et la voiture s'éloigna.

Cet incident me laissa une impression étrange et dès que je fus seule après que mon fils se soit endormi (environ une heure plus tard), je fus attirée par mes revues Partage international. J'en pris une au hasard, l'ouvris et tombai sur un article qui répondait à l'une des questions qui me préoccupaient depuis le mois de janvier. Puis, j'en pris une autre, que j'ouvris également au hasard, et y trouvais la réponse à ma seconde question. Je n'arrivais pas à croire qu'en ouvrant ces deux revues au hasard j'avais trouvé exactement ce que je voulais savoir.

Pouvez-vous me dire [1] Qui était cet étranger ? [2] S'il m'a aidé à trouver la solution à mes problèmes en m'incitant à chercher les réponses au bon endroit ?

E. M., Brisbane, Australie

1] Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'étranger était Maitreya. [2] Oui.


Home Une réparation instantanée

Cher Monsieur,

En 1991, je montrai à un ami coréen une cassette vidéo d'une conférence de Benjamin Creme et lui parlai de Saï Baba et de Maitreya. Mon ami restait très sceptique. Je décidai alors de lui montrer une cassette vidéo de Saï Baba intitulée « Dieu ». Mais lorsque nous voulûmes la visionner dans l'appartement d'un voisin, nous nous aperçûmes que son magnétoscope était défectueux et avait complètement entortillé la bande qui était devenue en grande partie inutilisable.

Mais je voulais absolument montrer cette cassette à mon ami et la remis dans le magnétoscope et nous nous aperçûmes alors que la bande vidéo était intacte !

Pouvez-vous me dire si cela a été l'œuvre de Saï Baba ?

M. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Saï Baba a réparé la bande.



Interviews

Home Les failles du XXIe siècle

Interview de Harlan Cleveland par Monte Leach

Politologue et haut fonctionnaire, Harlan Cleveland est président de l'Académie mondiale des arts et des sciences. Il fut auparavant secrétaire d'Etat adjoint, ambassadeur des Etats-Unis à l'Otan et président d'université. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la fonction directoriale et les relations internationales.

Partage international : A la demande de la Commission européenne, vous avez récemment publié un article, en collaboration avec le futurologue Mark Luyckx, qui aboutit à des conclusions surprenantes sur le rôle de la religion dans le futur. Pouvez-vous nous donner des précisions ?
Harlan Cleveland : S'il est vrai que la religion jouera un rôle de plus en plus prépondérant dans les affaires du monde au XXIe siècle – comme l'a affirmé, juste avant sa mort en 1976, André Malraux, écrivain et ministre français de la Culture de 1960 à 1969 – alors quels types de conflits sont-ils les plus susceptibles de se produire dans les années à venir ?
Nous pensons que la faille va se situer au cœur de chacune des grandes religions, essentiellement entre ceux qui, à divers titres, sont qualifiés de fondamentalistes – qui accordent à leur tradition une importance dominante et qualifient d'infidèles et d'égarés tous ceux qui n'adhèrent pas à cette tradition – et les « transmodernes », qui pensent que les anciennes traditions et la quête spirituelle actuelle conduisent à une tolérance accrue envers les différentes formes que revêt la quête de Dieu.
En réalité, près d'un quart de la population adulte des Etats-Unis entre dans la catégorie que je nomme la « spiritualité inorganisée ». Ces personnes ressentent un lien avec un pouvoir supérieur – Dieu, Allah, ou d'autres noms, en fonction de leur façon de s'exprimer et de leurs traditions – mais elles n'éprouvent pas le besoin d'avoir des mollahs, des rabbins ou des prêtres comme intermédiaires, principe qui est à la base de toutes les religions organisées. Les adeptes de cette composante spirituelle non organisée de la population s'interrogent de plus en plus sur la manière d'adapter cette quête de Dieu sans bafouer les autres formes de foi. La règle serait que personne ne proclame : « J'ai trouvé la vérité, maintenant on peut stopper toutes les recherches. » Il s'agit d'une manière d'envisager comment vivre parfaitement en paix dans un monde pluraliste.

PI. Dire que l'une des failles du futur sera au cœur des traditions religieuses constitue une conclusion surprenante. Si nous examinons certains conflits qui éclatent dans le monde, nous observons des luttes entre les laïcs et les religieux, ou bien entre les religions. Je pense en particulier à des pays comme l'Algérie, le Soudan, Israël, l'Irlande du Nord.
HC. Cette facette s'est révélée à moi de manière plutôt brutale, lors d'un voyage au Sri Lanka. J'ai rencontré là-bas un moine bouddhiste d'origine américaine, très enclin à la contemplation. Et lorsque j'ai rejoint Colombo, la capitale, j'ai lu dans les journaux que des personnes se réclamant du bouddhisme avaient répandu du sarin, un gaz toxique, dans le métro de Tokyo. Dans les deux cas, les personnes se disent bouddhistes. Et ce jeune homme, en Israël, qui a assassiné Yitzhak Rabin. Comparez-le, par exemple, aux étudiants du Séminaire théologique juif de New York. Et comparez également le militant chrétien de droite du Parti républicain, aux Etats-Unis, avec la plupart des autres chrétiens de ce même pays, qui n'apprécient pas vraiment d'avoir comme porte-parole le révérend Pat Robertson.
Le groupe transmoderne ne représente encore qu'une minorité, qui grandit toutefois rapidement. Ce que j'appelle la nouvelle faille, la faille du XXIe siècle, a pour source l'opposition au modernisme qu'expriment tant les fondamentalistes que les transmodernes, d'une manière différente et pour des motifs distincts. Mais ces groupes sont aussi en désaccord entre eux. Il est important de se représenter le futur ainsi, et non d'anticiper simplement les conflits entre chrétiens et musulmans, par exemple.

PI. Pour être clair, lorsque vous employez le terme « prémoderne », c'est pour qualifier un point de vue fondamentaliste. La vision « moderne » serait plus laïque, fondée sur des principes scientifiques.
HC. Oui, soutenue par le piédestal de la raison, érodée au cours de ce siècle par la réalisation que la recherche scientifique et les innovations technologiques ne produisent pas que des miracles et des changements positifs, mais ont également provoqué des dégâts considérables, une pollution et des maladies sans précédent.
Dans ce contexte, les transmodernes s'essaient à introduire une certaine dose de spiritualité non rationaliste. On le voit dans la communauté scientifique. Les partisans de la théologie du chaos déclarent qu'ils ne peuvent diriger leur pensée d'un point à un autre par des moyens rationnels, et pourtant, ils ont conscience que c'est ce qu'ils doivent faire. La pensée transmoderne remet aussi de plus en plus en question la pyramide administrative et les modes de pensée hiérarchisés en matière de gestion. Nous assistons à une montée en puissance des systèmes « sans pilote », comme Internet, ou le système monétaire international. Et une partie du problème consiste à trouver un moyen de gérer ces systèmes.
Une composante importante de la tendance transmoderne, est le changementd'attitude envers les femmes, qui acquièrent un statut nouveau dans le monde.

PI. Comment résoudre ce conflit entre pré-moderne et transmoderne ?
HC. Développer une grande tolérance, car la tolérance permet d'éviter les conflits.

Le dialogue entre les nations

PI. Vous vous êtes exprimé sur l'ouverture du dialogue entre les pays occidentaux et les pays en voie de développement. Pourquoi considérez-vous cette ouverture si importante ? Et sur quoi reposerait ce dialogue ?
HC. C'est une méthode pour mieux se comprendre, pour qu'ils ne nous considèrent pas comme des êtres différents, et pour que nous ne voyons pas en eux des citoyens du monde de second ordre.

PI. Dans votre rapport, vous avez écrit que nous pourrions entamer ce dialogue avec la philosophie suivante : « Nous sommes les produits d'une société industrielle, laïque, mais nous réalisons que nous ne pouvons plus envisager la politique sans prendre en compte la question du sens, la spiritualité et l'identité culturelle. Nous vous demandons donc de vous joindre à nous dans un effort sérieux pour prévoir un avenir mutuellement avantageux pour nos sociétés. Dans cette optique, chacun devra laisser de côté ses complexes de supériorité, ses intolérances, qu'elles soient fondées sur le rationalisme scientifique ou la tradition spirituelle, ainsi que ses rêves de voir sa propre opinion dominer le monde. » Comment cette approche peut-elle servir de fondement à un dialogue mondial ?
HC. C'est une approche de la manière dont les Européens et les Américains devraient parler aux pays arabes du Moyen-Orient, aux Indonésiens, aux Indiens, aux Chinois et autres peuples éloignés. Si, dans le cadre d'une politique extérieure européenne, ils pouvaient approcher le monde avec cette optique, ce serait un progrès énorme. En fait, ce dont se plaignent de nombreux fondamentalistes, ou tout au moins leurs penseurs, ne repose pas sur une base religieuse. Ils se plaignent de la modernité, des effets de l'industrialisation. Nous pouvons modérer sensiblement ce point de vue avec ce type d'approche. Mais elle nécessite une forte remise en question pour admettre que nous faisons preuve d'un complexe de supériorité et que nous ferions mieux de nous en débarrasser.

PI. Quels sujets aborderiez-vous ?
HC. Pour les Européens, je pense que cela s'applique en particulier à leurs politiques d'immigration qui se sont resserrées ces temps derniers. Les Allemands ont renvoyé les Turcs chez eux. Pour les Français, officiellement l'Algérie était un département, comme un Etat à l'intérieur du pays. De nombreux Algériens vivant à Paris ont la nationalité française, mais la France essaie de trouver des moyens de rendre ces gens hors la loi, ce qui en fait des ennemis.

La révolution juste

PI. Comment voyez-vous les composantes prémodernes et transmodernes s'accorder ? Comment pourront-elles accepter le modernisme qu'elles rejettent à divers titres ?
HC. C'est la chose importante en elle-même – le fait qu'elles tendent toutes deux à rejeter de plus en plus ouvertement et rationnellement la conception moderne du monde, qui est essentiellement un produit de l'ère industrielle. La révolution de l'information fournit de nombreuses opportunités à ces opposants à la modernité pour trouver des terrains d'entente. L'une des choses que la révolution de l'information peut faire pour le monde, c'est de le rendre plus juste, car lorsque les gens sont éduqués, ils sont capables d'utiliser la ressource principale du monde, qui est l'information. Mais cette ressource ne ressemble pas aux autres. Ce n'est pas une ressource rare, sujette à la pénurie. Plus on l'utilise, plus elle s'étoffe. Elle n'aboutit pas à l'échange, mais au partage.

PI. Lorsque je pense à la révolution de l'information, j'imagine difficilement les mollahs d'Iran y participer depuis leurs écrans d'ordinateurs.
HC. Je pense qu'ils vont découvrir qu'ils doivent en passer par là, afin de gardercontact avec le reste du monde, ou même simplement avec les enfants de leurs propres ressortissants. Ceux qui pensent détenir le pouvoir essayeront toujours de contrôler un phénomène comme Internet, mais c'est un réseau fondamentalement incontrôlable. Et c'est une bonne chose.

PI. Pourriez-vous parler des autres ten-dances que vous voyez émerger ?
HC. Au cours du siècle prochain, nous allons devoir résoudre le problème de la pauvreté. Deux tiers du monde sont si pauvres comparés à l'autre tiers que leurs populations deviennent « nerveuses », animées d'un esprit révolutionnaire. Les moyens de résoudre ce problème deviennent disponibles et sont issus de la révolution de l'information.
La Corée du Sud, par exemple, est parvenue à s'extraire de la pauvreté principalement grâce à l'éducation des masses, pour devenir l'un des membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), le club des pays riches. Ce fut le résultat de l'application, à grande échelle, de l'information à l'ensemble de la société. Les généraux qui étaient au pouvoir lorsque la guerre de Corée a éclaté en 1950, pensaient devoir faire face à une guerre technologique, et ils étaient convaincus de la nécessité d'éduquer le peuple pour que le pays soit en mesure de répondre à ce défi. C'est pourquoi les généraux ont décrété la généralisation de l'éducation. Puis, alors que la menace de guerre s'estompait, les généraux au pouvoir se sont dit  : « Nous ferions mieux de mettre fin à cette histoire d'éducation universelle, cela devient trop onéreux. » Mais tous les pères et mères de famille coréens s'étaient définitivement mis dans la tête que tous leurs enfants « feraient des études supérieures ». Il était totalement impossible de faire machine arrière. Et cela s'est passé juste au moment où ce que nous appelons la révolution de l'information a débuté. De ce fait, ils ont bâti une économie très forte, qui consiste à importer des marchandises, y apporter une valeur ajoutée, et à les exporter à nouveau.
Si ce processus a pu se produire là, il peut être reproduit partout ailleurs.
Ce que j'appelle la « révolution mondiale juste » sera le fait marquant du XXIe siècle. Je pense que les bases économiques qui conditionnent la pauvreté vont disparaître dans les prochaines décennies. Tant de dirigeants n'accordent aucun droit de participation à leur peuple, ne leur accordent pas le droit à l'éducation. Mais il leur sera de plus en plus difficile de les contrôler.

PI. De nombreux pays font l'expérience de la crise économique. Pensez-vous que cette crise économique puisse servir de catalyseur à une révolution mondiale juste ?
HC. Il ne s'agit pas réellement d'une crise économique. C'est en fait une crise financière. Par manque d'argent, de nombreuses personnes font faillite, ou se sentent pauvres. Mais c'est le résultat d'une pensée financière vraiment très stupide.
L'argent est une ressource très symbolique. Si, par exemple, vous possédez beaucoup d'actions de la société X, et que leur prix chute soudainement, vous ne possédez plus la même richesse ; elle s'est envolée. Ou bien vous pensez que vous étiez riche, mais le taux de change entre votre monnaie et une autre devise a changé. Mais cela n'affecte pas la quantité de céréales disponible dans le monde.
Il ne s'agit plus d'une pénurie de ressources. Mais plutôt d'une pénurie d'imagination, de notre capacité à nous organiser pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Ce n'est pas une absence de biens. C'est une absence de curiosité et d'imagination.
Je suis optimiste à propos de l'avenir. Mais il est souvent difficile pour nous de faire ce qui devrait à l'évidence être fait, jusqu'à ce que toutes les autres alternatives aient été épuisées.


Pour plus d'information, contacter : World Academy of Art and Science, 130 Hum-phrey Institute of Public Affairs, University of Minnesota, 301 19th Ave South, Minneapolis, MN 55455 Etats-Unis. Tél : 612-624-5592 ; Fax : 612-625-3513




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L'élimination des mines antipersonnel

Interview de John Head par Shirley Nairn

Pour la première fois de l'Histoire, toute une catégorie d'armes largement répandues a été mise hors la loi. Le 1er mars 1999 a marqué l'entrée en vigueur de la Convention sur les mines terrestres, exigeant la prohibition de l'usage, du stockage, de la production et du commerce des mines antipersonnel, ainsi que leur destruction. Ce traité, généralement connu sous le nom de Convention d'Ottawa, aura été l'une des conventions internationales de ce type les plus rapidement ratifiées. A ce jour, 135 pays l'ont signé, parmi lesquels 81 ont déposé des actes de ratification auprès du Secrétariat des Nations unies, à New York, ce qui signifie qu'on exige d'eux qu'ils répondent à leurs engagements. Ils auront quatre ans pour détruire leurs stocks de mines antipersonnel et jusqu'à dix ans pour neutraliser celles qui sont posées sur leur territoire. Shirley Nairn, correpondante de Partage international, a interviewé John Head, porte-parole néo-zélandais de la Campagne contre les mines terrestres.

Partage international : Considérez-vous le Traité d'Ottawa comme un succès ?
John Head : Oui. C'est un formidable pas en avant. Il existe désormais une interdiction internationale des mines terrestres. Bien que tous les pays n'aient pas accepté cette interdiction. Trois pays africains (le Sénégal, l'Angola et la Guinée-Bissau) ont décidé d'ignorer cette pression, mais en général les gouvernements mondiaux ne souhaitent plus utiliser les mines terrestres.

PI. Que devient cette interdiction dans les régions comme le Kosovo, où les mines ont été largement utilisées ?
JH. Au Kosovo, bien que les Serbes et l'Armée de libération du Kosovo aient posé des mines, les Etats-Unis et une demi-douzaine de pays européens n'en ont pas fait usage, même si les Etats-Unis n'ont pas signé le Traité et qu'ils en possèdent un stock important. Ils auraient pu larguer ce qu'ils appellent des « gators mines », qui sont en fait des mines anti-chars couplées de mines anti-personnel. Cela aurait été extrêmement dangereux pour la population kosovare. Cela montre l'effet persuasif du Traité, et le revirement de l'opinion mondiale qui s'oppose désormais à l'utilisation des mines terrestres en temps de guerre.

PI. Vous avez participé à la conférence internationale sur les mines terrestres en Russie et dans la CEI, en mai 1998. Pouvez-vous résumer l'évolution dans ces Etats ?
JH. Les Russes connaissent parfaitement les avantages et les inconvénients des mines terrestres en tant qu'armes défensives, et leur expérience des programmes de déminage les a rendu conscients de la souffrance humaine qu'entraîne leur usage inconsidéré.
Nous étions informés de l'utilisation des mines en Tchétchénie, mais j'ai été consterné d'apprendre que les mines terrestres proliféraient dans beaucoup de régions de Russie. Des gens y sont tués et mutilés tous les jours.
L'armée russe affirme que les mines terrestres sont indispensables pour protéger les frontières de la nation, et les hommes politiques déclarent qu'ils ne peuvent signer le Traité car ils n'ont pas les moyens financiers de détruire les stocks existants. D'après eux, il en coûterait un milliard de dollars pour détruire toutes les mines terrestres et nettoyer le terrain miné. C'est pourquoi il serait peu réaliste de s'attendre à ce que la Russie signe le Traité à ce stade.
Jody Williams, de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines terrestres (ICBL) du groupe des Prix Nobel de la paix, a assisté à la conférence et y a évoqué ouvertement le problème : « Le Traité d'Ottawa a fourni le cadre pour une solution au problème des mines terrestres, et démontre que les nations récalcitrantes font preuve d'un manque de volonté politique et de souci humanitaire. » Elle a déclaré qu'au cours d'une récente visite en Ukraine on lui avait affirmé que le gouvernement ne disposait pas des fonds nécessaires pour détruire les mines terrestres, en omettant le fait que le gouvernement canadien avait proposé de le faire pour lui. Elle a invité la Russie à convertir son moratoire de cinq ans sur l'exportation des mines terrestres en interdiction permanente, d'en arrêter la production dès à présent et de prévoir une date pour la signature du Traité.

PI. En parlant d'un protocole des Nations unies sur les mines terrestres, il y a quelques années, vous avez déclaré que ce protocole n'était qu'un bout de papier et qu'on n'avait pas les moyens de l'appliquer. Ces moyens seront-ils encore un problème majeur quand le processus de ratification du Traité d'Ottawa sera achevé ?
JH. Ceci a été débattu lors de la Conférence de Maputo, au Mozambique, en mai 1999. Maputo est l'endroit le plus fortement miné d'Afrique. Sept cents représentants de la plupart des pays qui ont ratifié le Traité, plus un certain nombre d'observateurs, tels que la Chine, ont assisté à cette conférence pour examiner les effets du Traité.L'ICBL a présenté son rapport en détaillant, pour chaque pays, le nombre de mines en stock, la production annuelle, le nombre de mines enterrées et les initiatives pour aider les victimes des mines terrestres. La surveillance de l'application du Traité est principalement confiée aux organisations non-gouvernementales (ONG).

PI. Quel rôle les ONG et l'opinion publique ont-elles joué dans la campagne ?
JH. Les gouvernements prennent les décisions, mais la population et les ONG les influencent. Au début de la décennie, les gouvernements du monde entier acceptaient les mines terrestres comme armes défensives légitimes. Grâce à la campagne menée par la Croix rouge et l'ICBL les politiques gouvernementales ont changé, et à présent nous avons une interdiction internationale.

PI. Le monde sera-t-il meilleur à l'avenir ?
JH. Oui. Il y a un an, les mines tuaient ou blessaient une personne toutes les 20 minutes, 500 par semaine, soit 26 000 par an. Même dans des régions comme le Cambodge, le nombre de tués ou de blessés a diminué de moitié depuis le début de la campagne. Le fait qu'on ne pose plus de mines au Cambodge en est le résultat. Cette tendance peut s'étendre au monde entier, avec l'espoir que dans un avenir proche, les mines terrestres relèveront du passé.


Contact : John Head, CALM, 6 John Sims Drive, Wellington 6004, New Zealand. Fax. 644-384-211 ; Email : John.head@xtre.co.nz.






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