DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1999 - N° 131 / 132

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Environnement


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Une rude leçon

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il est rare que l’homme voie à l’avance les conséquences de ses actes, et, même lorsque c’est le cas, il est tout aussi rare qu’il permette à cette connaissance de le freiner dans ses entreprises. Si forte est la puissance du désir que, pour le plus grand nombre, ses exigences sont un véritable diktat.

Il en est ainsi aujourd’hui en Yougoslavie, où la soif de pouvoir d’un homme faible et entêté a été cause d’une souffrance indicible pour d’innombrables autres, quand elle n’a pas entraîné leur mort. Les nations qui sont maintenant aux prises avec cet aventurier sanguinaire méconnaissent à leur propre péril l’histoire brutale qui est la sienne. Les Nations unies doivent prendre position et, d’une seule voix, le mettre en accusation et le juger comme le criminel qu’il s’est révélé être. Si tel n’était pas le cas, la paix dans les Balkans – et, par contagion, en d’autres endroits – ne serait qu’un vain espoir.

Bien entendu, les nations sont divisées dans leur réponse à l’action des forces de l’Otan. Elles ont toutes des raisons diverses de se montrer réservées et critiques à leur égard, mais sans une telle intervention les tyrans de ce monde se rendraient coupables de méfaits toujours pires, occasionnant toujours plus de souffrances à leurs peuples et à ceux qu’ils imaginent être leurs ennemis.

Le sentier de la justice

Nous, qui sommes vos Frères aînés, ne faisons jamais l’apologie de la guerre, mais nous ne saurions encourager non plus un consentement indigne au génocide et à la déchéance humaine ; le monde d’aujourd’hui est trop lourd de dangers pour toute conciliation en pareilles circonstances.

Dorénavant, les nations devront se tenir prêtes à faire face aux crises de ce type, et faire connaître leur volonté d’intervenir au besoin. Le sentimentalisme consistant à rechercher la paix à n’importe quel prix ne fait pas partie de nos méthodes ; le sentier de l’Amour doit être aussi celui de la justice et de la raison.

Un épisode tragique

Une question se pose : comment procéder pour mettre fin à cet épisode tragique de l’histoire européenne récente ? Rien moins que l’abandon total de la cruelle entreprise de séparation menée par les dirigeants serbes ne devrait être considéré comme acceptable dans le respect de la loi. Sinon, cette maléfique aventure en inspirera d’autres, faisant des émules chez ceux qui caressent des ambitions du même genre, et il en résultera une menace constante. La réhabilitation des réfugiés et leur retour au pays constituent une priorité majeure ; la reconstruction de leurs villages, pillés et incendiés, est une tâche impressionnante. Le peuple serbe doit prendre la responsabilité des réparations qui s’imposent et se décharger ainsi d’une part de sa culpabilité. D’énormes emprunts seront nécessaires à la Fédération yougoslave pour lui permettre de remplir ses obligations et de reconstruire son propre territoire national ravagé par la guerre. Ce peuple doit être amené à comprendre que ses ambitions nationalistes sont inacceptables, et qu’il doit se séparer des dirigeants qui l’ont égaré de la sorte.

Un séparatisme séculaire

Ce n’est pas la première fois que le ferment amer qui ronge les Balkans explose sous forme de guerre. Le monde est maintenant trop petit et trop interdépendant pour permettre à un séparatisme séculaire de poursuivre son œuvre destructrice. Une sage diplomatie, une vision ample et la menace du recours à la force doivent contribuer ensemble à calmer le feu des ambitions territoriales et de l’orgueil ethnique.

Nous, les Instructeurs, observons de près la manière dont l’humanité apprend cette rude leçon et, dans la situation présente, nous ne sommes pas découragés.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La tournée de Benjamin Creme au Japon

En mai dernier, Benjamin Creme a donné des conférences et animé des méditations de transmission dans quatre villes japonaises  : Osaka, Okayama, Tokyo et Nagoya. Comme à l'accoutumée, le public fut nombreux et attentif. La conférence de Tokyo, a réuni plus de 800 personnes, dont près de la moitié entendaient les informations de Benjamin Creme pour la première fois.

Après la conférence d'Osaka, le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya y avait fait une apparition. L'un des bénévoles l'avait reconnu sous les traits d'un homme qui s'était frayé un passage au milieu d'un groupe de personnes, en criant d'une manière comique : « Je viens de la campagne. Je suis perdu ici ! »

La tournée de Benjamin Creme au Japon s'est terminée par la rencontre des groupes de transmission qui s'est tenue à Shiga. Celle-ci a donné aux participants l'opportunité de prendre part à des méditations plus longues, et de bénéficier de longs adombrements de Maitreya. Cette rencontre s'est avérée très stimulante et très enrichissante pour les groupes japonais.




Home PROGRAMMES DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT

La publicité s'accroît au détriment du consommateur

Source : Pnud

Le Rapport sur le développement humain en 1998, traite de la consommation de biens et services, et décrit le directivisme et les contraintes qu'elle exerce sur le développement de l'humanité. Ce rapport montre comment, malgré un bond fulgurant de la consommation dans de nombreux pays, plus d'un milliard d'êtres humains manquent encore des moyens de satisfaire leurs besoins élémentaires. Il souligne également le besoin urgent d'une information adéquate sur la qualité des produits dans les pays en développement.

A l'échelle planétaire, les dépenses de publicité ont augmenté de 700 % depuis 1950. Aujourd'hui, le taux de croissance de ces dépenses est de 30 % supérieur à celui de l'économie mondiale. Bien que l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon soient encore les principaux acteurs de ce marché qui s'élevait à 435 milliards de dollars en 1997, une grande part de son augmentation provient du tiers monde qui est, par ailleurs, le plus mal loti en termes de pertinence de l'information à l'usage des consommateurs, et ne bénéficie d'aucune structure de régulation sur les activités de ce secteur commercial.

Elaboré à la demande du Programme des Nations unies pour le développement, ce rapport cite les envolées stupéfiantes des budgets publicitaires dans des pays tels que la Chine qui a décuplé ses dépenses, suivie de l'Indonésie avec 600 % d'augmentation, de l'Inde, de la Malaisie et de la Thaïlande, avec un taux de 300 %.

Selon les statistiques, les Etats-Unis sont toujours en tête avec des dépenses estimées à 101 milliards de dollars. Cependant, si l'on traduit ces données en pourcentage du revenu national, la Colombie vient en tête de liste avec 2,6 % du PNB. Pour au moins deux autres pays en développement – la Corée du Sud et le Venezuela – les dépenses publicitaires en termes de parts du PNB sont plus élevées qu'aux Etats-Unis. En l'absence de mise en garde officielle sur les risques concernant certains produits, les entreprises sont libres de vanter des qualités sans aucune validation scientifique et, en matière de santé publique, certains produits peuvent pénétrer le marché d'un pays sans attendre le résultat des tests à long terme. « La publicité présente une information insuffisante... et peut être particulièrement trompeuse pour ceux qui n'ont pas d'autre source d'information, comme les enfants, les individus sans formation scolaire, et ceux qui ont des difficultés à lire. »

L'augmentation du tabagisme

Alors que, dans la plupart des pays occidentaux, les campagnes d'information et la réglementation ont permis de réduire la consommation de tabac, les grandes compagnies se sont taillées une voie royale dans les pays en développement où il n'existe pas de système de prévention. Les pays industrialisés ont vu la consommation chuter de 10 % entre 1970 et 1995, alors que parallèlement, dans le tiers monde, elle progressait en moyenne de 64 % (100 % en Haïti, au Népal, au Sénégal et en Syrie, et 200 % au Cameroun et en Chine). Si aujourd'hui l'Occident peut revendiquer la moitié des 3,5 millions de morts dues à l'usage du tabac, le tiers monde devrait pouvoir revendiquer 70 % des 10 millions de morts estimés en 2020.

« Chacun devrait recevoir une information objective sur les conséquences de cette consommation, sur sa santé, sur l'environnement et le bien-être d'autrui », déclare Sakiko Fukuda-Parr, chef de service du Rapport sur le développement humain. « Les consommateurs ont besoin d'une information constructive, pouvant les aider à identifier les biens et services les moins nocifs pour l'environnement et la santé, qui soient le fruit d'un travail respectueux des normes de l'OIT. Des études en ce sens ont démontré que les consommateurs européens sont prêts à payer 5 à 10  % plus cher pour des produits qui apportent la preuve de ces garanties. La publicité n'est pas un mal en soi, elle est en réalité un puissant outil d'information sur les nouveaux choix possibles. » Mais si elle ne remplit pas son office en dehors de la seule incitation à l'achat, les gouvernements comme les associations de défense des consommateurs doivent prendre le relais en termes d'éthique et de transparence. « Des consommateurs avertis et conscients de leur démarche représentent une force positive formidable. »




Home les sans abris au canada

On se dit : « C'est de ma faute »

Interview de Don Sipos ancien sans logis

« Il y a vingt ans, j'ai vécu sous ce banc public », explique le photographe Don Sipos. Je voyageais aux Etats-Unis quand on m'a tout volé, et le service d'immigration m'a renvoyé au Canada, en autobus, avec 5 dollars. Je me suis retrouvé au dépôt d'autobus de Vancouver et j'ai marché jusqu'à Stanley Park, qui est devenu ma résidence. J'ai grandi dans un orphelinat de Winnipeg, dans l'Ontario, mais en raison de mes origines hongroises et de ma peau sombre, personne n'a voulu m'adopter. »

PI. Pourriez-vous nous dire à quoi ressemble la vie d'un sans-abri dans un parc ? Pourquoi refusiez-vous l'aide sociale ?
DS. Je me sentais vraiment stupide de m'être fait voler. J'ai survécu en me nourrissant des baies du parc. Je ne volais pas, mais j'effectuais de petits travaux.

PI. Vous dites que près de 1 000 personnes vivent à Stanley Park en permanence. Y a-t-il une camaraderie parmi ces sans-abri ?
DS. Non, je ne faisais pas confiance aux gens et j'étais enclin à rester seul, à m'isoler. Un dimanche, j'ai demandé à un homme qui astiquait sa voiture, si je pouvais finir ce travail afin de gagner de quoi m'offrir un café. Il m'a demandé depuis combien de temps je n'avais pas mangé et m'a offert un repas. Je me souviens du poulet et de tous les détails de ce dîner. Plus tard, le même homme, Bill, m'a retrouvé et m'adonné un sac de couchage. Il a continué à venir me voir et un jour, il m'a emmené chez lui pour que je puisse me laver ; puis il s'est débrouillé pour me faire séjourner dans un foyer jusqu'à ce que je touche mon premier salaire.

PI. Lorsque vous regardez en arrière, comment expliquez-vous ce qui est arrivé ?
DS. Quand on se retrouve dans une telle situation, on se dit que c'est notre faute et on cherche à savoir pourquoi cela nous est arrivé. J'ai dû mettre mon orgueil dans ma poche et accepter l'aide de Bill, qui m'a accueilli comme un frère. On n'aime pas s'avouer à soi-même qu'on est dans cet état.

PI. Vous vivez seul maintenant ?
DS. Oui. J'ai vendu beaucoup de photos à des magazines et à des journaux et je vis simplement, dans un van. Je mange tous les jours à l'Armée du Salut, qui sert de très bons repas à bas prix. C'est ma famille, maintenant, nous tissons des liens. Nous nous voyons aux repas et nous veillons les uns sur les autres.




Home Unicef : Rapport sur la situation de l'enfance en 1999

La crise de l'éducation constitue une grave menace

Pour assurer l'éducation de tous les enfants dans le monde, on devrait consacrer sept milliards de dollars de plus, chaque année, pendant les dix années à venir. Ce montant est inférieur aux dépenses annuelles de produits cosmétiques aux Etats-Unis, ou de crème glacée en Europe. Il représente moins de 1% des dépenses militaires annuelles dans le monde.

Des centaines de millions d'enfants, à qui l'on ne reconnaît pas le droit à une éducation élémentaire, grandissent sans acquérir la formation qui leur permettrait de mener une vie décente au XXIe siècle. Dans son Rapport annuel sur la situation de l'enfance dans le monde en 1999, l'Unicef met en garde face à cette situation qui constitue une grave menace pour la paix et la prospérité.

L'Unicef affirme que près d'un milliard de personnes (soit un sixième de l'humanité) sont considérées comme fonction-nellement illettrées, incapables de lire un livre ou de signer leur nom. Encore davantage sont incapables de remplir un simple formulaire ou d'utiliser un ordinateur. D'après Carol Bellamy, directeur exécutif à l'Unicef : « Les conséquences de l'illettrisme sont très profondes et peuvent constituer une menace très grave. »

En citant des recherches effectuées dans les pays développés, le rapport montre qu'il existe une corrélation entre la durée de la scolarité et la mortalité infantile. Ce rapport relate que les enfants qui grandissent sans éducation élémentaire ont non seulement les plus grandes difficultés pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, mais également pour mener à bien leur vie d'adulte dans un esprit de tolérance et de compréhension.

L'éducation de base enseigne aux hommes le moyen de subvenir à leurs droits fondamentaux tels que la santé et la nourriture. Elle permet d'apprendre aux enfants, comme aux adultes, à gérer les conflits, à respecter le pluralisme et la diversité et à coopérer avec les autres en vue de la réalisation d'objectifs communs, y compris un style de vie harmonieux et sain, correspondant aux besoins des enfants. Selon le rapport de l'Unicef : « A l'échelle de la société, le manque d'éducation affaiblit les causes de la démocratie et du progrès social et, par extension, de la paix et de la sécurité mondiales. »

Le non accès à l'éducation concerne principalement les fillettes qui doivent se consacrer à des tâches liées à la subsistance plutôt qu'à l'école ou qui tiennent un rôle marginal dans les classes. La gravité de la situation se reflète dans les statistiques : parmi les 855 millions d'adultes considérés comme illettrés fonctionnels, deux tiers sont de sexe féminin. L'éducation est le facteur le plus important qui permettra de mettre fin au travail des enfants ; de même l'instruction des fillettes permettra d'apporter une éducation à tous les enfants. Pour les enfants traumatisés par la violence et les conflits armés, y compris les enfants soldats et ceux qui sont confrontés à la violence sexuelle, l'éducation est d'une importance vitale, tant sur le plan curatif que sur le plan de la réhabilitation.

Le rapport insiste non seulement sur l'importance vitale d'un accès à l'éducation de base, mais également sur la qualité de cette formation. Par exemple, dans les pays développés, 150 millions d'enfants n'atteignent jamais la cinquième année primaire. Ils quittent l'école sans avoir acquis les compétences qui doivent servir de base pour continuer à apprendre tout au long de la vie.

De récentes expériences montrent que des ressources peuvent être trouvées sans délai quand le besoin en est ressenti. Ainsi, dans les pays développés, lors de l'effondrement des économies de l'Indonésie, de la Corée et de la Thaïlande, le groupe des sept pays les plus industrialisés, le G7, a permis à l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) de mobiliser en quelques mois plus de 100 milliards de dollars afin de venir à la rescousse des « tigres » financiers asiatiques.

Imaginez ce qu'il serait possible de réaliser avec une telle mobilisation de moyens en faveur de l'éducation. De leur propre chef, quelques pays, en dépit de leur pauvreté, ont réussi à libérer des ressources en faveur de l'éducation et ce avec des résultats significatifs. Le Viêt-nam, par exemple, avec un PNB de 290 dollars par habitant, a atteint un taux d'alphabétisation global de 94 %, et de 91 % pour la population féminine.

Le poids de la dette extérieure constitue la principale entrave qui empêche de nombreux pays de consacrer des ressources à l'éducation. La dette du Nicaragua par exemple, atteignait six fois son PNB en 1995. La Tanzanie consacre six fois plus de ressources au remboursement de la dette qu'à l'éducation. D'après un récent rapport des Nations unies, les pays les plus pauvres du monde supportent un endettement extérieur qui atteint la somme astronomique de 2 200 milliards de dollars. L'Amérique latine et l'Asie y contribuent pour 31 %, l'Afrique pour 16 %, les pays d'Europe dont l'économie est en transition et l'Asie centrale pour 18 %.





Point de vue

Home Tendre la main : la meilleure solution aux conflits

par Sheikh Hasina Source : IPS-IPB

Dhaka, Bangladesh

La solution apportée au conflit apparemment insoluble qui a opposé le gouvernement du Bangladesh et les tribus insurgées des collines du Chittagong pourrait servir de modèle dans le règlement de nombreux conflits ethniques en cours, ailleurs dans le monde.

L'élément clé de la solution est la confiance, et non la force.

Depuis plus de deux décennies, les collines du Chittagong (Chittagong Hill Tracts, ou CHT), une région montagneuse du sud-est du Bangladesh où habite la majorité de la population tribale du pays, ont été le foyer d'agitations, de violences et de conflits à l'origine d'au moins 20 000 morts et du déracinement de milliers de personnes, forcées de chercher refuge de l'autre côté de la frontière avec l'Inde.

Il s'agissait d'un problème complexe, mais qui se résumait à une seule question fondamentale : le droit d'un peuple autochtone, une minorité ethnique, religieuse, culturelle, linguistique et sociale, de préserver son identité, sa culture, ses traditions et ses valeurs, en vivant à sa manière, sur un territoire où il vit depuis des générations.  Pour résoudre un problème, on doit d'abord le placer dans son contexte. Dans ce cas, la solution devait être politique.

Je suis revenue au Bangladesh en 1981, après six années d'exil ayant suivi l'assassinat, par les militaires, de mon père, le premier ministre Sheikh Mujibur Rahman, de ma mère, de mes trois frères et des épouses de deux d'entre eux. Le plus important était de mettre fin au pouvoir militaire et de rétablir la démocratie. En 1990, le régime militaire au pouvoir a finalement dû se retirer.

Après avoir formé le gouvernement, nous avons créé un comité national constitué de parlementaires issus des principaux partis, dont certains de l'opposition, pour engager le dialogue avec les représentants des populations tribales. Ces pourparlers se sont conclus par la signature, le 2 décembre 1997, d'un accord de paix entre les deux parties. Depuis lors, aucun incident ne s'est produit au CHT. Ceux qui avaient fui de l'autre côté de la frontière, plus de 63 000 personnes, sont rentrés chez eux. La paix est définitivement revenue au CHT, et elle s'y maintient sans aide extérieure ni médiation.

Je ne connais aucun autre exemple dans le monde où, hélas, les conflits ethniques sont légion, où un tel résultat ait été obtenu. Comment avons-nous réussi, là où les autres avant nous avaient échoué ?

Les uns après les autres, les gouvernements avaient utilisé la force militaire pour tenter de contenir les populations tribales. Un gouvernement avait essayé de rendre ces populations minoritaires en installant au CHT des personnes venues d'autres parties du pays. Un autre avait bien tenté de s'entendre avec les populations tribales, mais sans parvenir à un accord. Ce n'était nullement la manière de résoudre un problème qui était avant tout de nature politique.

Alors qu'il était dans l'opposition, mon parti a été le premier à exiger une solution politique. Parvenus au pouvoir, nous avons essayé d'instaurer un climat de confiance avec les représentants des populations tribales. Nous les avons invités à venir discuter avec nous à Dhaka, et ils sont venus. Les deux camps ont fait des concessions pour parvenir à un accord de paix, mais dans un climat de respect mutuel. Ainsi, dans la toute première phrase de l'accord, nous avons reconnu le CHT comme la patrie de ces populations tribales. Dans le règlement de tout problème, nous croyons qu'il est primordial d'établir d'abord un climat de confiance, et de le maintenir jusqu'à la résolution complète du problème. Ce fut là, croyons-nous, la clef de notre succès.

Deux mois après l'accord de paix, je me suis rendue à Khagrachari, une ville isolée du CHT, où les anciens insurgés s'étaient réunis pour une cérémonie de reddition des armes. Il y régnait un sentiment d'allégresse incomparable. Plusieurs anciens insurgés déposèrent leurs armes. Celui qui avait été leur chef me tendit les siennes. Je lui remis un bouquet de roses blanches.

Au cours de la cérémonie, une pensée m'envahit soudain : « Pourquoi devrais-je me tenir à distance de ceux qui, en réponse à mon appel, ont renoncé à leurs armes ? » A la surprise de tous, j'écartai les responsables de la sécurité et me dirigeai vers les anciens insurgés. Ils étaient là, devant moi, ces jeunes hommes, certains encore adolescents, le visage portant les marques d'une vie pénible, vécue loin de leurs foyers, l'esprit rempli d'appréhension quant à l'avenir, le regard fixé sur les armes à terre, celles qui avaient été leur plus proche, et parfois leur seule compagnie, dans les broussailles et les fôrets où ils se terraient.

Il fallait rassurer ces jeunes hommes et les encourager. Ils me regardaient, incrédules, alors que je m'approchais d'eux. Je leur ai parlé, j'ai observé de près les armes qu'ils venaient de rendre. J'ai vu des larmes dans les yeux de certains. Mais rapidement, tous se mirent à sourire ; l'appréhension avait disparu de leur visage, et leurs yeux brillaient.

Ce fut le début d'une vie pacifique pour ce peuple tribal, dans sa patrie et ses maisons traditionnelles que le gouvernement aidera à rebâtir, avec ses enfants fréquentant l'école, et les hommes et les femmes au travail. Tout le Bangladesh peut être fier de cette solution pacifique à ce long et cruel conflit.


Sheikh Hasina, premier ministre du Bangladesh depuis 1996, a écrit cet article pour Peace is possible (la Paix est possible), un ouvrage du Bureau international de la paix (BIP) consacré à la conférence sur la paix qui s’est tenue à La Haye, du 11 au 15 mai dernier (voir à ce sujet le site Internet www.ipb.org).
Le BIP a accordé à IPS (International Press Service) le droit de diffuser cet article aux médias.





Tendances

Home Un nouveau leader pour Israël

Source : New York Times ; Cable News Network, Etat

L'équilibre du pouvoir en Israël s'est modifié de manière spectaculaire avec l'élection d'Ehud Barak, chef du parti travailliste, et d'un Parlement recentré sur des mouvements plus laïcs, alors que les ultra-orthodoxes ont perdu leur pouvoir de faire pencher la balance à l'Assemblée. Tout comme Itzhak Rabin, Ehud Barak est un ancien officier couvert de médailles, qui a promis de rapprocher les différentes factions du pays.

Les élections ont apporté l'espoir que soient repris les pourparlers de paix au Moyen-Orient. On a assisté à une reprise de contact entre les différents leaders de la région. Ehud Barak a immédiatement adressé un signe au leader palestinien Yasser Arafat et au roi Abdullah de Jordanie, et ces derniers ont fait part de leur nouvel optimisme. La reprise des pourparlers avec la Syrie, au point mort depuis trois ans, est également inscrite sur l'agenda d'Ehud Barak, de même que le retrait, d'ici un an, des troupes israéliennes du Liban.

Bien qu'Ehud Barak ne soit pas considéré comme une « colombe » et que des différences fondamentales demeurent entre Israël et les Palestiniens sur le statut de Jérusalem, le retour des réfugiés palestiniens, et les questions de sécurité, Ehud Barak semble plus réceptif à l'idée de parvenir à un accord définitif avec les Palestiniens, ce qui fait de lui un partenaire dans les négociations plus crédible que son prédécesseur .

« Il est dans mon intention d'être le premier ministre de tous », a affirmé Ehud Barak. « Quelles que soient nos divergences d'opinion, nous sommes frères[...] Je sens que le peuple israélien aspire à une nouvelle manière de gouverner. Les Israéliens aspirent au changement, à l'unité et à l'espoir. »




Home Un gouvernement élu au Nigeria

Source : New York Times, Etats-Unis

Tenant ainsi une vieille promesse souvent remise, le dirigeant militaire du Nigeria a transmis le pouvoir à un président régulièrement élu. L'investiture a inauguré une nouvelle ère de gouvernement civil, faisant suite à quinze ans de dictature. Cet événement est d'autant plus significatif qu'un Africain sur six vit au Nigeria, et que ce mouvement vers la démocratie se manifeste alors que de nombreux pays africains sont engagés dans des conflits armés.

Le contrôle politique du pays passe à des civils élus dans leurs fonctions au cours des six derniers mois. Constatant les graves problèmes auxquels le Nigeria se trouve confronté, notamment celui d'une économie dévastée, le nouveau président, Olusegun Obasanjo, a demandé à ses concitoyens de faire preuve de patience et d'esprit de sacrifice, mais il a promis le « commencement d'une renaissance authentique » au Nigeria. « Je ne puis prédire ce qui va se passer, a affirmé un professeur ayant assisté à l'investiture, mais la seule chose certaine, c'est que la démocratie s'est installée pour durer et que personne ne pourra y mettre fin»




Home La Russie renonce à la peine de mort

Source : BBC Ceefax, G.-B.

Les 173 derniers prisonniers russes condamnés à mort ont vu leur peine commuée en condamnation à perpétuité ou à vingt-cinq ans de prison. Cette décision de Boris Eltsine met un terme aux exécutions capitales en Russie et fait suite au moratoire de 1996 sur les exécutions, établi par le Conseil de l'Europe comme préalable à toute demande d'admission de la Russie au sein de l'Union européenne.

 




Home Le don précieux de l'identité

Source : The Inde-pendent on Sunday, Grande-Bretagne

L'un des actes les plus cruels commis consciemment contre les Albanais du Kosovo a été la destruction systématique de toutes les marques de leur identité  : passeports, permis de conduire, cartes d'identité et même plaques d'immatriculation des véhicules, afin d'empêcher leur retour au Kosovo. Lorsqu'ils eurent franchi les frontières, devenus apatrides, sans domicile et sans argent, ils étaient devenus également des anonymes. Avant de trouver le chemin du studio d'Izimai Luta, à Tetova, au nord-ouest de la Macédoine.

Izimai Luta est un photographe albanais qui a travaillé jour et nuit bénévolement pour photographier pas moins de 26 879 réfugiés kosovars, ce qui a permis à ces derniers d'obtenir une Carte Verte d'identité de la Croix Rouge macédonienne. Cela lui a coûté quelque 500 000 FF en manque à gagner et 200 000 FF de pellicule et de papier, mais il a refusé d'accepter toute forme de paiement. Considéré comme un saint par les réfugiés, il a travaillé jusqu'à la limite de ses forces afin de leur procurer la précieuse Carte Verte permettant d'accéder à l'aide médicale, à un abri et aux transports publics gratuits, et de traverser les frontières de n'importe quel pays ami. Cette carte est reconnue dans tous les pays de l'OTAN.

 




Home Nos voisins extraterrestres

Source : These Days, revue protestante de prière quotidienne, E.-U.

Des enfants de Birmingham, en Angleterre, discutaient d’un film télévisé où il était question d’extra-terrestres. « Les auteurs de cette histoire ont tout faux, a déclaré une fillette de neuf ans, dans ce film les aliens étaient tous des méchants, comme s’ils n’étaient pas des créatures de Dieu. Ils font comme nous partie du monde que Dieu a créé. Moi je pense qu’on ferait mieux de devenir amis. »




Home Le nouvel Internet

Source : Source : San Francisco Chronicle, Etats-Unis

Les commanditaires d’Internet 2, une version plus rapide et plus puissante d’Internet, ont lancé récemment un prototype du nouveau système en ligne. Un groupement d’universités et d’entreprises de hautes technologies a annoncé que 70 campus universitaires américains et les principales sociétés sponsors étaient maintenant reliés grâce à une technique particulière développée par ce réseau privé de recherche. Le réseau, long de 20 000 km, est plus de 1 000 fois plus rapide que le World Wide Web commercial, mais il n’est accessible qu’aux chercheurs et aux employés des universités et sociétés connectées.

Quelques 140 universités supplémentaires, qui ont contribué au financement d’Internet 2, auront accès au nouveau réseau l’année prochaine. Le réseau de fibre optique à grande vitesse, utilisé comme une université virtuelle par les étudiants et les professeurs, peut transmettre une encyclopédie de 30 volumes en moins de deux secondes.

On espère que la technologie utilisée dans ce système provoquera des avancées dans un grand nombre de domaines au cours des prochaines années. Avec la technologie d’Internet 2, les ingénieurs situés dans des régions géographiquement éloignées pourront concevoir ensemble leurs produits dans des environnements informatiques en trois dimensions. Les hôpitaux pourront collaborer dans leurs recherches de diagnostics en utilisant des images digitalisées transmises sur tout le réseau, et les professeurs et les étudiants pourront utiliser les vastes bases de données des «  bibliothèques numériques » des universités de tout le pays.





Les priorités de Maitreya

Home La médecine cubaine fait un bond dans le futur

Source : San Francisco Chronicle, Etats-Unis

Malgré les graves problèmes économiques que connaît Cuba, son gouvernement lance de gros investissements dans la recherche et le développement pharmaceutique et biomédical depuis le milieu des années 1980, et plusieurs médicaments fabriqués sur l'île, y compris un vaccin contre le cancer, sont à présent en phase de tests cliniques au Canada.

David Allen, du York Medical, laboratoire de recherche pharmaceutique biotechnique, à Toronto (Canada), est l'un des personnages clés dans l'émergence des médicaments cubains. D. Allen visita pour la première fois les principaux centres scientifiques de Cuba en 1994, et il découvrit une communauté de recherche et de développement de produits bien intégrée, gérée par des scientifiques, ayant comme objectif de développer des médicaments commercialisables. York Medical signa des accords avec six grands centres de recherche médicale cubains, et dispose maintenant de cinq produits (trois traitements anticorps anticancéreux, un vaccin contre le cancer et un agent topique, anti-fongique et anti-bactérien) qui subissent des tests cliniques au Canada.

Les médicaments anti-cancéreux permettent d'éviter l'approche standard du « couper, brûler, tuer ». Au lieu de cela, ils stimulent le système immunitaire du corps afin de supprimer les protéines et enzymes de croissance que les cellules cancéreuses utilisent comme « programme » pour se multiplier indéfiniment. S'étant révélés sûrs et efficaces lors des essais cliniques sur des humains, à Cuba, ces médicaments sont considérés comme très prometteurs pour le traitement des tumeurs solides les plus graves (cancers de la tête, de la gorge, du cerveau, des poumons, des seins et des ovaires). Le Dr Mark Vincent, professeur de médecine à l'Université de Western Ontario, s'est déclaré « impressionné, par la qualité innovatrice de certaines des approches cubaines pour traiter et prévenir le cancer ». Il a affirmé que les essais sur des patients atteints du cancer des poumons en phase terminale pourraient commencer d'ici quelques mois, avec une publication des résultats environ deux ans après. « Ce qui m'a réellement impressionné, dans la science et la technologie mises en œuvre par les Cubains, c'est qu'ils ont beaucoup de points communs avec les Japonais. Ils vivent dans un petit pays aux maigres ressources, aussi ont-ils utilisé leurs cerveaux et leurs talents », a-t-il déclaré.




Home Progression alarmante de la pauvreté

Source : El País, Espagne

James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, a récemment annoncé, que le nombre de personnes vivant dans un état de pauvreté en 1998 s'est élevé à 1 milliard 700 millions de personnes, soit 400 millions de plus qu'en 1997. Cela signifie que 29,7 % de la population mondiale vit avec moins d'un dollar par jour.

James Wolfensohn a lancé un appel pressant : la crise financière actuelle a porté un coup sévère aux conditions de vie de millions de gens. « Beaucoup de pays pauvres ont eu une croissance économique inférieure à 1,5 %. Compte tenu du fait que l'accroissement démographique dans ces mêmes pays a été de 3,4 %, on peut sans peine imaginer l'effet que cela a eu sur le revenu par personne parmi les plus pauvres. »

James Wolfensohn cite l'Indonésie et la Russie, pays où 60 millions de personnes vivent avec moins de 25 FF par jour, parmi les cas les plus frappants, et a demandé aux nations industrialisées de faire un effort majeur pour diminuer le poids de la dette dans les pays les plus pauvres. A cet égard, il a noté que lors du prochain Sommet de la Banque mondiale et du FMI, un programme sera mis sur pied en vue d'annuler une partie de l'énorme dette (40 pays ont une dette globale de 200 milliards de dollars) ou d'assouplir les modalités de remboursement. Le président de la Banque mondiale a également critiqué l'approche financière étroite de la structure économique actuelle : « Nous devrions nous préoccuper du fonctionnement correct des systèmes judiciaires dans ces pays, et du contrôle financier. Nous devons mettre fin à la corruption et encourager la protection sociale, l'éducation et le droit des femmes. »




Home Vers l’éradication de la polio

Source : IPS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment déclaré que la polio appartenait dorénavant au passé dans les régions à forte densité de population du Pacifique occidental, le dernier cas de cette maladie recensé dans cette région datant de plus de deux ans.

Jusqu’en 1990, la polio était endémique dans sept des trente pays du Pacifique occidental : le Cambodge, la Chine, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Mongolie, les Philippines et le Viêt-nam. Au début des années 1990, l’OMS a lancé des campagnes massives de vaccinations visant à éradiquer la maladie d’ici l’an 2000. L’hémisphère occidental fut déclaré libéré de la polio en 1994, et à l’heure actuelle, le nombre de cas a diminué de 90 % dans le reste du monde.

La polio est une maladie extrêmement contagieuse, qui affecte généralement les enfants âgés de moins de cinq ans, provoquant une paralysie en l’espace de quelques heures. Il reste trois foyers principaux de transmission dans le monde : l’Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan et Inde), l’Afrique occidentale (surtout le Nigeria) et l’Afrique centrale (en particulier la République Démocratique du Congo).





Faits et prévisions

Home Le « Don du ciel » de la princesse Diana

Source : The Mirror, Grande-Bretagne

« La princesse Diana était certainement au courant de l'existence de Maitreya et commençait à désirer en savoir plus à ce sujet. Cela aurait jeté un nouvel éclairage sur l'expérience – une vision – que Maitreya lui avait donnée, en 1989. Cette expérience avait réorienté sa vie vers le service aux malades et aux nécessiteux. A partir de ce moment, Maitreya l'imprégnait de son énergie d'amour, lui donnant la force dont elle faisait preuve dans son travail caritatif. Parmi les milliers de témoignages entendus après sa mort, beaucoup citaient l'extraordinaire pouvoir de guérison que sa présence apportait. Même ceux qui étaient gravement malades ou mourants éprouvaient un immense soulagement lorsqu'elle leur parlait ou les touchait. » (Benjamin Creme, Partage international, octobre 1997)

En avril 1999, Frances Shand Kydd, la mère de la princesse Diana, s'est exprimée sur le « Don du ciel » reçu par sa fille, pour aider son prochain. A cette occasion, elle fit remarquer que Diana cherchait délibérément à réconforter les personnes délaissées, âgées, malades ou démunies, et elle ajouta que « son regard était intense, elle écoutait les gens avec son cœur et sa tête. J'avais l'impression qu'elle semblait fréquemment bénéficier d'un don du ciel. Avec ses mains, elle accomplissait toutes sortes de gestes. Elle était faite pour les étreintes, les donnant et les recevant ». Mme Shand Kydd s'est exprimée à l'occasion de l'ouverture d'un centre de traitement du sida à Bournemouth. Depuis la mort de sa fille, il y a deux ans, la mère de Diana a reçu 54 000 lettres dont 90 % ont été écrites par des personnes qui n'avaient jamais rencontré Diana, mais dont elle a transformé la vie.




Home Le Japon promet des usines plus propres

Source : The Nikkei Weekly, Japon

« Notre tâche essentielle consiste, aujour-d'hui, à protéger notre environnement. Telle sera la responsabilité de chaque individu, fût-il politicien, guru, saint ou scientifique. » (PI, mai 1989)

Au Japon, les secteurs de l'acier et de l'énergie ont annoncé des mesures accrues en matière de protection de l'environnement. Makoto Kihara, responsable du secteur de l'acier, a élevé le niveau de ses promesses : d'ici 2010, l'industrie japonaise de l'acier prévoit de réduire la pollution dont elle est la cause de 11,5 % par rapport à 1990, tout en maintenant son niveau de production actuel. Selon Makoto Kihara, l'industrie de l'acier pollue 10 % de moins au Japon qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en France.

De son côté, Isami Kojima, responsable du secteur de l'énergie, souhaite que les centrales électriques réduisent leurs taux de pollution de 20 %, par rapport à ceux de 1990. 




Home La Marine américaine fait des économies grâce à l'écologie

Source : American News Service

Petit à petit, la Marine américaine fait des émules par ses efforts écologiques. Lorsque l'Académie navale d'Annapolis, dans le Maryland, a introduit une solution à base d'eau pour le nettoyage des fusils, les officiers se sont montrés sceptiques. Ils affirmaient que l'eau et les armes ne font pas bon ménage. Mais quand Camille DeStaphne, responsable de la division écologique de l'académie, a montré que sa solution permettait d'économiser 35 000 dollars par an, elle a commencé à faire des adeptes.

Pour C. DeStaphne, la base d'Annapolis qui entraîne et loge plus de 4 000 enseignes de vaisseaux, « est comme une petite ville. Si nous ne respectons pas les règles écologiques, nous ne pourrons accomplir la mission qui nous est confiée. »

La Marine a défini un objectif de réduction des déchets et des émissions toxiques de 50  % d'ici l'an 2000, grâce au recyclage ou au remplacement des produits à résidus élevés par des produits plus performants. Par exemple, l'Académie dispose chaque année de cent mille chiffons usagés. Aujourd'hui, les chiffons imbibés d'huile ou de produits chimiques ne sont plus jetés, mais sont collectés chaque semaine par une société qui les rapporte propres. Camille DeStaphne affirme que la base a globalement économisé 140 000 dollars grâce à l'utilisation de produits alternatifs et recyclables. Et ils ont réduit les déchets toxiques de 35  %.

Camille DeStaphne et son équipe se réunissent quatre fois par an avec le personnel d'autres bases militaires. 




Home BP s'engage à réduire ses émissions de gaz

Source : San Franscisco Chronicle, E.-U.

British Petroleum a présenté un ambitieux projet destiné à réduire ses émissions de gaz, lesquels contribuent au réchauffement de la planète. John Browne, le président de cette société, qui se situe au troisième rang mondial dans la hiérarchie des compagnies pétrolières, s'est engagé à réduire les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre, jusqu'à un niveau de 10 % inférieur à celui de 1990. Cet objectif de 10 % « est désormais pris en considération au même titre que le sont nos objectifs finan-ciers, a-t-il affirmé. Il s'agit d'une promesse, et de même que pour nos objectifs financiers, une promesse est un engagement personnel. »




Home Alimentation biologique : hausse de la demande

Source : The Guardian Weekly, Grande-BretagneThe Nikkei Weekly, Japon

En Grande-Bretagne, les supermarchés livrent bataille pour satisfaire une demande croissante de produits biologiques. La vente de ces produits a doublé en l'espace d'un an, sous l'impulsion d'un public conscient de l'impact de l'alimentation biologique sur la santé. L'expansion actuelle de ce qui était considéré comme un marché cloisonné devrait se poursuivre pendant au moins cinq ans. De plus en plus de gens sont disposés à dépenser davantage pour des produits plus écologiques.

Le gouvernement chinois et diverses sociétés japonaises travaillent à transformer l'agriculture biologique vivrière chinoise en industrie exportatrice, afin qu'elle devienne l'une des principales sources d'approvisionnement du Japon en produits biologiques.

Le gouvernement chinois aide des villages entiers à se lancer dans l'agriculture biologique ; tandis qu'avec l'aide de diverses entreprises, les sociétés de commerce japonaises développent le marché de l'agriculture biologique en Chine. Ces efforts devraient conduire la Chine à devenir un fournisseur clé de produits biologiques pour l'industrie alimentaire japonaise au cours du siècle prochain.

Mais la demande japonaise n'est pas la seule à stimuler l'expansion de l'agriculture biologique en Chine. Pour les paysans pauvres, qui ont peu profité des réformes et de l'ouverture des marchés de la Chine, l'agriculture biologique traditionnelle peut générer des revenus supérieurs.




Home Reverdir les déserts et les villes

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Alors que la désertification affecte un quart de la surface terrestre, de grands espoirs se portent sur certaines technologies capables de transformer les déserts en terres fertiles.

Fin 1997, des essais de technologies vertes ont été menés à AL Khafji, en Arabie Saoudite. Pour les chercheurs, la température, qui atteint parfois 50 degrés en été, fait de ce lieu une zone idéale pour tester les technologies de refertilisation des déserts.

L'une des expériences porte notamment sur la formation d'une couche souterraine étanche, à partir d'une solution concentrée de polymère qui se transforme en gelée par réaction chimique au calcium. Une couche étanche permettrait non seulement d'empêcher l'eau de s'infiltrer plus profondément dans le sol, mais elle stopperait également la remontée de sel en surface, qui détruit la végétation.




Home Un accord pour la limitation du commerce des pesticides

Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

Au cours d’une réunion tenue à Rotterdam, aux Pays-Bas, les ministres et hauts fonctionnaires de plus de 100 pays ont signé une convention par laquelle ils s’engagent à contrôler leurs exportations de produits chimiques et de pesticides potentiellement dangereux. D’après le Dr Jacques Diouf, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de nombreux pesticides interdits ou sous strict contrôle, au sein des pays industrialisés, sont encore commercialisés dans les pays en voie de développement, menaçant ainsi des millions d’agriculteurs et l’environnement. Dans son allocution, J. Diouf a déclaré : « Dans la plupart des pays en voie de développement, aucune régulation ne contrôle la distribution des pesticides. Les infrastructures pour réguler ces produits toxiques sont également insuffisantes et le nombre d’agriculteurs et de travailleurs formés est trop peu élevé. »

Cette convention concerne une liste de 27 produits chimiques et pesticides, mais il est probable que, dans l’avenir, beaucoup d’autres viendront s’y ajouter.





Dossier

Home SÉMINAIRE 1998 - Conférence d'ouverture

Que la lumière soit - 1/5

par Benjamin Creme

Que la lumière soit

par le Maître –, à travers Benjamin Creme

Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets. A chacune de ces expériences dans la matière, l’homme apporte à ses véhicules une certaine quantité de lumière, si petite soit-elle, et change ainsi de manière subtile la vibration de ses corps. Lorsque tous ses corps vibrent ainsi à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée, le voyage terminé. Du moins du point de vue de l’homme ; car du point de vue de ceux qui ont atteint l’accomplissement, le voyage ne fait que commencer.

Ainsi chaque homme et chaque femme réalisent-ils la métamorphose de l’homme en Dieu. De la chrysalide de la matière, avec toutes ses limitations, sort le Maître libéré, dont irradie la lumière de Dieu.

Sans forme

A travers l’immensité de l’univers, cette lumière persiste ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle se montre. A ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière, ces formes donnent accès à la lumière ; pourtant, la lumière est essentiellement sans forme, n’ayant pas besoin de structure pour soutenir son Etre.

Au plus profond de chacun de nous demeure une telle lumière, qui n’attend que l’opportunité de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités de tout le Cosmos. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. Rechercher donc cetalignement avec l’âme, et manifestez ainsi le dessein de Dieu.

Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent.

Une ère de lumière

Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. D’innombrables opportunités de progrès s’offriront à l’humanité : l’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée ; il connaîtra avec certitude la réalité de Dieu, et la relation existant entre l’homme et la divinité ; il commencera, de son plein gré, à coopérer avec le Plan divin.

C’est tout cela qui attend l’humanité, au seuil de l’âge du Verseau. Cette ère verra s’épanouir à nouveau le Plan divin, et cela conduira enfin l’homme à accepter consciemment sa destinée.

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, pourraient douter qu’il en soit ainsi, face à un monde déchiré et en proie à toutes les tensions. Les problèmes semblent trop complexes, les divisions trop extrêmes. Mais c’est précisément là, au moment où le besoin s’en fait le plus sentir, que vient l’Instructeur, prêt à apporter au monde une lumière nouvelle. Un tel Etre est maintenant parmi vous, attendant dans les coulisses, patiemment, qu’on l’invite à commencer sa mission de service.

Répandez la lumière qu’il apporte, et imprégnez toute chose de sainteté. Prenez en vous son enseignement, et portez secours à tous ceux qui en ont besoin. Manifestez sa lumière, et créez ce monde à nouveau.


L’article suivant est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme en 1998 lors des rencontres de groupes de transmission, à San Francisco, aux Etats-Unis, et à Kerkrade, aux Pays Bas. Cette conférence est basée sur un article du Maître de Benjamin Creme publié dans le numéro double de décembre 1983/janvier 1984 de Share International, traduit dans lencadré ci-contre.

« Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. »

Il est intéressant de noter que le Maître parle de « chaque siècle ». Les Maîtres pensent et travaillent sur des périodes de deux mille ans et des périodes de 25 et de 75 ans. Une période de 25 ans, quatre par siècle, équivaut à deux semaines dans l’échelle du temps d’un Maître, bien qu’en fait la notion de temps lui soit totalement étrangère. Les Maîtres travaillent en dehors du temps. Ils se rencontrent tous les 25 ans afin de discuter des différentes possibilités et de définir une ligne de travail et les objectifs à réaliser au cours de la période à venir. Les points de repère de 25 ans et de 75 ans marquent des moments décisifs pour les Maîtres et pour l’afflux et le reflux des grandes énergies cosmiques.

Par exemple, l’énergie des Poissons a commencé à se retirer en 1625, et non pas en 1624 ou en 1626, et l’énergie du Verseau a commencé à faire sentir son effet sur la planète en 1675. Cela illustre parfaitement la manière dont les Maîtres travaillent : ils fixent le travail à venir et font le bilan des 25 années précédentes. Chaque siècle, ils se réunissent pour examiner dans quelle mesure leur plan a réussi et a permis à l’humanité de franchir un pas en avant. Ils évaluent également le nombre de disciples travaillant consciemment avec le Plan. Ils s’efforcent ainsi de trouver le meilleur moyen de mener à bien leur plan, les espoirs qu’ils nourrissent pour l’humanité. Le Maître dit très clairement : « Chaque siècle rapproche l’homme de son but :  la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. »

La Triade spirituelle

Chacun s’interroge : « Pourquoi sommes-nous ici ? Quel est le but de nos cycles de réincarnation ? » Le but est de fournir à l’âme l’opportunité de servir le plan de Dieu. C’est l’âme qui s’incarne, à maintes et maintes reprises, dans une série de véhicules qu’elle investit progressivement de sa propre nature, de son Etre, jusqu’à ce que l’homme ou la femme soit totalement imprégné par elle et puisse travailler consciemment et intelligemment avec le Plan. L’âme fait le grand sacrifice de descendre de l’état de perfection, qui est le sien sur le plan causal, dans le but de travailler sur le plan physique, le plan émotionnel et le plan mental à travers les véhicules dont elle s’est pourvue à cet effet. L’âme apporte la Lumière de Dieu de la Triade spirituelle, du Soi, de l’Etre spirituel qui se reflète à travers elle, et elle transmet cette lumière à la personnalité. La Triade spirituelle incarne atma (la volonté), bouddhi (l’amour-sagesse) et manas (le mental). Ces trois aspects de la triade sont focalisés dans l’âme et, un par un (tout d’abord généralement l’aspect manasique, puis l’aspect bouddhique et finalement l’aspect atmique, celui de la volonté ou du dessein), ils deviennent des éléments puissants dans la vie de la personnalité en y intégrant la Lumière de Dieu. Nous devenons progressivement ce que nous sommes potentiellement : des dieux vivants.

Le long voyage de l’évolution

Le Maître déclare : « Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans l’ascension de l’homme vers les sommets. » C’est une affirmation très vaste. C’est vrai en essence, naturellement, parce que même une incarnation inutile, relativement parlant (et la plupart d’entre nous en ont eu de nombreuses), est pour le moins un moment de repos dans le long voyage de l’évolution.

Bien qu’il soit probablement vrai que, dans l’esprit des Maîtres, chaque incarnation « marque une étape dans l’ascension vers les sommets », cette affirmation doit être prise, à mon avis, comme un énoncé des faits relatifs. Nous gaspillons tous des incarnations. Pourtant cela ne semble pas inévitable, Maitreya quant à lui n’a jamais gaspillé une incarnation. C’est la raison pour laquelle il est l’Alpha et l’Omega, la raison pour laquelle il n’a jamais échoué dans la réalisation de ses objectifs. C’est la raison pour laquelle il est le Christ. C’est la raison pour laquelle un homme sur la Terre, planète relativement peu évoluée, a été capable d’incarner le principe christique. Notre planète, la Terre, a créé un Christ, ce que Mars, par exemple, n’a jamais fait. Bien que Mars possède une technologie avancée et une conscience du sens et du but de la vie que la plupart des habitants de notre planète ne possèdent pas encore, elle n’a pas réussi à créer un Christ.

« A chacune de ces expériences dans la matière, l’homme apporte à ses véhicules une certaine quantité de lumière, si petite soit-elle, et change ainsi de manière subtile la vibration de ses corps. »

La substance naturelle de nos véhicules, physique et éthérique, est la matière atomique. Notre corps physique est composé de matière atomique. Sa contre-partie éthérique l’est également et elle possède sa propre vibration, sa propre lumière. Il n’existe rien qui ne soit de la lumière. Au cours de chaque incarnation, s’il n’y a pas trop de retours en arrière ou de piétinements, s’il existe un minimum d’effort de notre part, une progression vers l’avant et vers le haut, un peu de substance composée de particules subatomiques, c’est-à-dire de lumière, vient s’ajouter à nos véhicules élevant ainsi leur taux vibratoire. Cela va croissant jusqu’à ce que soit atteint le taux vibratoire de la lumière elle-même. Lorsque le processus est achevé et que tous les corps vibrent au même taux, la tâche est terminée. Vous êtes alors devenu un Maître libéré. Bien sûr, cela prend du temps ; cela n’arrive pas du jour au lendemain. D’innombrables incarnations sont nécessaires avant de parvenir au début du processus.

Le principe christique

 Pendant des siècles, les incarnations se poursuivent sans que l’âme accorde beaucoup d’attention à son véhicule, l’homme ou la femme, parce que rien dans la vie de l’individu ne justifie son attention. Finalement, grâce au processus-même de la vie, les véhicules, tout d’abord le véhicule physique, puis le véhicule astral et enfin le véhicule mental, s’affinent progressivement. Davantage de matière sub-atomique est magnétiquement attirée vers celle qui existe déjà et une lumière commence ainsi à briller. Lorsqu’elle atteint une certaine fréquence, l’âme tourne son attention vers le bas. Auparavant cette attention était tournée vers le haut, vers la Monade, le Soi, l’Etincelle divine, dont l’âme est la réflexion. L’âme change donc la direction de son attention, pas de manière permanente, mais de plus en plus souvent, imprégnant progressivement sa réflexion, la personnalité, de sa propre nature.

Le principe christique naît, sous la forme d’une lumière, dans le sanctuaire du cœur, le centre du cœur situé au même niveau que le cœur physique, mais à droite. Il stimule ce centre jusqu’à ce qu’il commence à rayonner. La personne change alors totalement.

Puis arrive un moment où toutes les connaissances acquises, tous les plaisirs appréciés autrefois, commencent à perdre leur saveur. La vie commence à sembler ennuyeuse, inutile, dépourvue de sens. L’individu élargit alors son champ de réflexion. Il commence à s’intéresser, peut-être, à différents enseignements spirituels, à tout ce qui peut le faire sortir de l’impasse de ce qui jusqu’alors avait occupé sa vie et sa conscience.

L’âme est le premier guide spirituel à cet égard. Lorsqu’un certain niveau est atteint, et que la lumière commence à pénétrer, il est possible qu’un Maître s’intéresse alors à l’individu et encourage ses efforts. Les choses se poursuivent ainsi jusqu’à ce que la personne soit prête pour la première des cinq initiations planétaires. Celles-ci couvrent toute la durée des dernières vies du processus évolutif.

Les initiations

La première initiation devient possible lorsque nous avons acquis une véritable maîtrise sur l’élémental physique, un réel contrôle sur les minuscules entités déviques dont l’activité constitue notre forme ou notre corps. Ces élémentaux créent les formes de l’humanité et contrôlent, par leur activité, la nature de désir de chacun d’entre nous jusqu’à ce que nous ayons nous-mêmes atteint un niveau de contrôle et de discipline qui nous permette de contrôler leur action. Finalement, les centres de force, les chakras de l’initié, sont prêts à recevoir la lumière du Sceptre de l’Initiation. Lors des deux premières initiations, c’est le sceptre le moins puissant qui est manié par Maitreya. A partir de la troisième, c’est le Diamant flamboyant, le Grand Sceptre, activé par la lumière du soleil, qui est focalisé sur les chakras de l’individu par le Seigneur du Monde, Sanat Kumara, en personne.

Lors des deux premières initiations, le processus de transformation est extraordinaire. Il est si radical que toute la vie de l’individu en est changée. Presque toujours, il devient végétarien. Pensez à tous les jeunes, de par le monde, qui deviennent spontanément végétariens. Cela fait partie du processus de purification du corps physique par la lumière. La lumière agit de plusieurs façons : elle purifie et elle stimule l’évolution parce qu’elle est notre nature-même. La lumière, c’est l’évolution, et la nature de la vie, c’est la lumière ou l’électricité.

Un univers électrique

Nous connaissons de nombreuses formes de lumière. Dans un passé reculé, avant que nous ayons des interrupteurs à notre disposition, la seule solution pour les hommes primitifs était d’avoir un feu toujours allumé. Ils avaient ainsi un peu de lumière. Cette lumière leur permettait de se voir, éclairait le sentier à l’extérieur de la caverne et éloignait les animaux sauvages. Il y a toujours eu un grand feu brûlant en permanence dans les sociétés primitives. Cela a duré pendant des milliers d’années. Dans toutes les cavernes où l’on sait que des hommes ont vécu, on trouve des traces de ces feux qu’ils devaient garder allumés afin de se chauffer. La chaleur est une autre forme de lumière.    

La chaleur est la lumière du soleil physique. Il existe en fait trois soleils, chacun émettant une catégorie de lumière différente. Du soleil physique viennent la lumière et la chaleur par friction. La chaleur est en effet produite par friction : les radiations émises par le soleil, combinées avec les radiations infrarouges venant de la Terre, ou agissant par friction avec elles, produisent la chaleur. Si vous grimpez en haut du mont Everest, vous constaterez qu’au lieu qu’il y fasse plus chaud (comme on pourrait s’y attendre, étant donné qu’on est plus près du soleil), c’est l’endroit le plus froid sur la Terre parce qu’il se trouve très éloigné du point de rencontre des vibrations de la Terre et du Soleil dans l’atmosphère où cette friction a lieu. Si la couche atmosphérique est très mince, comme c’est le cas sur le mont Everest, il fait plus froid à cause du manque de friction. Le Cœur du Soleil émet le feu solaire ; et le Soleil spirituel central émet le feu électrique. Nous vivons dans un univers électrique ; la nature même de l’univers, de tout le cosmos, est faite de lumière ou d’électricité.

Lorsque nous allumons la lumière électrique, en fait nous nous branchons sur la lumière du monde, à son niveau le plus bas, celui du plan physique. La découverte de l’électricité nous a ouvert les yeux sur la possibilité de savoir qui nous sommes, de devenir les dieux que nous sommes essentiellement. Lorsque nous comprendrons la véritable nature intérieure de l’électricité, nous acquerrons la maîtrise des forces de l’univers. Pour l’instant, nous n’avons fait qu’effleurer le domaine de l’électricité. Nous nous en servons d’une manière de plus en plus experte au fur et à mesure que le temps passe ; nous pouvons lui faire accomplir toutes sortes de choses. Elle est à la base de notre technologie. Nous l’utilisons pour créer de la chaleur, de la lumière, du mouvement, etc. Mais nous n’avons pas encore réussi à découvrir le véritable mystère de l’électricité. Lorsque nous aurons percé ce mystère, nous accéderons à la maîtrise de la lumière.

L’électricité existe à trois niveaux différents : le feu électrique du Soleil spirituel central, le feu électrique (feu solaire) du Cœur du Soleil et le feu électrique par friction du soleil physique. A chaque niveau demeure un grand mystère. Au cœur de ce mystère se cache la nature de la lumière et par conséquent la nature de la vie elle-même. L’humanité est presque arrivée au stade où elle va pouvoir, stimulée par les Maîtres, commencer à faire des recherches sur la nature de la vie et démontrer qu’elle est identique à la lumière du soleil . On nous a dit que Maitreya introduirait une nouvelle technologie, la technologie de la lumière. Elle nous permettra de comprendre et d’utiliser les secrets cachés dans la nature de l’électricité.

Des dieux réalisés

« Lorsque tous ses corps vibrent à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée. »

Lorsque tous nos véhicules, physique, émotionnel et mental, vibrent à l’énergie de la lumière, à la même fréquence, et que le lien avec l’âme est total, il s’établit alors un lien entre la Monade, l’Etincelle divine, le Soi, dont l’âme est la réflexion, et l’homme ou la femme sur le plan physique. La présence de l’âme en tant que « Divin Intermédiaire », comme on l’appelle, n’est alors plus nécessaire et elle est réabsorbée par le Soi, la Monade dont elle était une émanation. Cela se produit tard dans le processus d’évolution, l’individu atteint alors la quatrième initiation. La cinquième initiation découle de l’union complète de la personnalité, désormais totalement imprégnée par l’âme, et du Soi ou Etincelle divine. L’individu est alors un Etre parfait, il a atteint la réalisation de Dieu, la réalisation du Soi. Tous les Maîtres sont des êtres réalisés. Ils ne leur est plus nécessaire de faire de nouvelles expériences sur la Terre. Ils peuvent, si telle est leur destinée, quitter la planète et aller sur des planètes d’un niveau supérieur ou même quitter le système solaire pour se rendre sur Sirius.

La perfection

« Du point de vue de l’homme, le voyage est terminé. »

C’est la fin du voyage sur Terre ; la purification de tous les véhicules et l’élévation du taux vibratoire de ces véhicules afin qu’il s’accorde parfaitement à la fréquence de la lumière. Du point de vue des Maîtres, de ceux qui ont atteint cette perfection, cette libération de l’attrait terrestre, cette conscience et ce contrôle sur tous les plans (qui fait d’eux des Maîtres), ce n’est que le commencement du voyage.

Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie ? Le Maître voit s’ouvrir devant lui des perspectives d’Etre que nous ne pouvons même pas soupçonner. Cela ne veut pas simplement dire que l’on fait les choses de mieux en mieux, comme par exemple l’on tape de mieux en mieux à la machine avec de la pratique, ou que l’on peint de mieux en mieux en persévérant si l’on a quelque talent. On aimerait que ce soit le cas. Pour le Maître, c’est la nature même de la vie qui change totalement. Ayant atteint la perfection sur la planète Terre, il pourrait, par exemple, se rendre sur Vénus. Chaque planète a sept expériences d’incarnation, sept rondes comme on les appelle. La Terre se trouve au milieu de la quatrième ronde. Vénus en est à sa dernière incarnation ; pour la Terre, elle est comme un alter ego, notre Soi supérieur. Notre système solaire est par rapport au système suivant, celui qui se trouve juste au dessus, Sirius, comme notre personnalité par rapport à notre âme.

Sirius

En tant qu’individus, nous sommes la réflexion pâle et limitée de l’immense volonté, de l’amour, de l’intelligence et de l’ardente nature de l’âme. Possédons-nous vraiment toutes ces qualités ? Bien sûr, mais tant que nous ne sommes pas devenus des Maîtres, nous ne pouvons manifester cette volonté, cet amour et cette intelligence dans toute leur perfection et irradier la lumière de Dieu, qui nous permettrait de stimuler des milliers de disciples. Pour le Maître, c’est tout à fait différent. Mais s’il se rend sur Sirius, il est comme un débutant, un initié du premier degré. De nombreux Maîtres vont directement de la Terre sur Sirius. Ce sont ceux qui ont choisi le « Sentier de Sirius », l’un des sept sentiers de « l’Evolution supérieure ». La rapidité de l’évolution sur ce sentier est, pour nous, incroyable.

Par exemple, le peintre Mantegna était, au XVe siècle, un initié de degré 2,2. Cela représente aujourd’hui un niveau relativement avancé, mais ce n’est même pas le début de la polarisation spirituelle. Lorsqu’il devint un Maître, quelques vies plus tard, Mantegna se rendit directement sur Sirius. Nous ne sommes qu’à l’aube du XXIe siècle. Le temps écoulé depuis le XVe siècle ne représente même pas un instant à l’échelle de l’évolution, mais les opportunités de réalisation sont si vastes pour la personne qui se rend sur Sirius, et le taux vibratoire de la lumière qui en émane est si élevé que Mantegna a maintenant atteint un niveau équivalent à celui de Maitreya.

Sirius est l’un des Sept Systèmes solaires sacrés qui entourent « Celui dont rien ne peut être dit », le Suprême Logos de notre galaxie. Notre propre système est le plus proche voisin et la réflexion de l’un des Sept Systèmes solaires sacrés. Nous en avons de la chance !

Bien que notre système solaire ne soit pas particulièrement important en lui-même, ni très évolué (et notre planète n’est pas très évoluée non plus), nous avons la chance de recevoir une loi de Sirius. Ce que nous appelons la loi de cause et d’effet vient de Sirius. C’est le résultat de la lumière émanant de Sirius. Lorsque cette lumière atteint notre système solaire, réflexion de Sirius, comme la personnalité est une réflexion de l’âme, elle se manifeste comme loi de cause et d’effet, comme loi du karma, loi fondamentale de notre système solaire et de notre planète. Tout ce que nous pensons, tout ce que nous faisons, chaque pensée, chaque action, met en mouvement une cause ; les effets découlant de ces causes font de nos vies ce qu’elles sont, en bien ou en mal. Nous créons donc les circonstances de nos vies, en relation avec la loi de renaissance mise en mouvement par la loi du karma. Ces deux grandes lois agissent ensemble et nous amènent en incarnation, à maintes et maintes reprises, selon les nécessités karmiques et les besoins du monde à un moment donné.

Le Plan

Les Maîtres contrôlent totalement le processus de mise en œuvre du plan d’évolution qui existe dans la pensée de notre Logos planétaire, l’Homme céleste, qui cherche à amener sa lumière à la perfection sur la planète Terre. Son plan est relié au plan du Logos solaire. Chaque Logos planétaire apporte son niveau de lumière au plan plus vaste du Logos solaire. Notre Logos solaire cherche, de même, à relier son propre plan au plan encore plus vaste et plus élevé émanant du Logos solaire de Sirius.

Nous devons essayer de comprendre que ce que nous appelons la vie et ce que nous appelons la lumière, sont une seule et même chose. La lumière est une manifestation de la vie, et la vie est une manifestation de la lumière. C’est l’Etre. Nous avons l’habitude de parler en termes de conscience. Chaque domaine de perception nous conduit à un niveau de conscience plus élevé et plus inclusif. Nous incluons dans notre conscience une part de plus en plus grande de ce qui est accessible à la connaissance dans notre système solaire. Lorsque nous savons, nous pouvons mettre nos connaissances en pratique. Nous manifestons nos connaissances par nos actes. Et ainsi nous rendons réel le plan du Logos planétaire. Plus nous comprenons ce plan, plus nous sommes capables de travailler intelligemment à sa mise en œuvre. Les Maîtres connaissent le Plan. Ce sont des dieux vivants et ils peuvent travailler intelligemment à la réalisation de ce plan, à travers l’humanité et les règnes inférieurs. Nous ne sommes pas tout à fait aussi inertes que les règnes inférieurs, mais nous le sommes tout de même pas mal, et notre problème, c’est que, depuis au moins cent mille ans, nous avons perdu contact avec le Plan. Nous avons perdu notre chemin.

La technologie de la lumière

Mars et la Terre sont plus ou moins au même niveau, chacune se trouvant au milieu de sa quatrième ronde. Il existe sur Mars des êtres parfaits, des êtres semi-parfaits, et des gens qu’on n’aimerait pas rencontrer la nuit. Mais ce qui fait la beauté de Mars, si je puis m’exprimer ainsi, c’est que ses habitants n’ont pas perdu leur chemin. Ils n’ont pas perdu le Plan de vue ; ils travaillent toujours dans le cadre de ce Plan. C’est la raison pour laquelle ils possèdent une technologie extraordinaire. La technologie de la lumière est banale pour eux. Ils sont en train de trouver des moyens d’aller au-delà, ou de l’utiliser pour des transformations galactiques qui confondraient notre imagination si nous pouvions en avoir la moindre idée. Ils ont, par exemple, mis un grand anneau de lumière autour de notre planète. Celui-ci permet à la Terre de garder son équilibre dans le système solaire. Les histoires de renversement des pôles, du nord qui deviendrait le sud, sont absurdes. Les frères de l’espace, plus particulièrement les Martiens, ont mis en place cet anneau de lumière cosmique afin de maintenir la Terre sur son axe et de préserver son intégrité. Les Martiens sont capables d’utiliser la lumière parce qu’ils n’ont pas fait les mêmes erreurs que nous.

L’époque atlante

Il y a environ cent mille ans, à la fin de la civilisation atlante, une grande guerre opposa les Forces de Lumière à ceux que les Maîtres appellent les Seigneurs de la matérialité. Nous les appelons les forces des ténèbres ; ce sont des êtres qui viennent d’un système solaire précédent et dont la tâche est de maintenir l’aspect matière de la planète. Les Maîtres ont travaillé avec la race atlante pendant douze millions d’années et l’humanité avançait plutôt bien et en suivant une ligne juste. De grandes civilisations se succédèrent. Les Maîtres travaillaient ouvertement et ils firent don à l’humanité de grandes connaissances scientifiques que nous avons perdues. La science était alors beaucoup plus évoluée qu’elle ne l’est de nos jours. Les Maîtres avaient mis à la disposition des hommes la science de la lumière.

L’humanité de l’époque apprenait à parfaire l’appareil sensitif, émotionnel, le corps astral. Elle y parvint si bien que c’est aujourd’hui encore le corps le plus puissant dont nous disposions. Ce fut la grande réalisation de la race racine atlante. Et c’est la raison pour laquelle, tant que nous ne sommes pas arrivés à mi-chemin entre la 1re et la 2e initiation, nous sommes « polarisés » sur le plan astral. La polarisation astrale signifie que le plan astral est le siège de notre conscience.

Vers la fin de cette longue période, les Maîtres s’efforçaient de guider les hommes vers une perfection de plus en plus grande dans l’expression de leurs émotions, mais aussi vers l’acquisition d’un certain niveau de capacité mentale. Certains individus étaient capables de penser, mais ils étaient très peu nombreux, comparés au reste de la population. Et celui qui était capable de penser acquérait un certain pouvoir. Il se trouvait dans la situation qui est aujourd’hui celle d’un fermier avec son troupeau. Les animaux ne peuvent penser ; ils peuvent ressentir des émotions, ressentir de la douleur. Il n’est pas nécessaire de se rendre dans un abattoir pour le constater. Les animaux ne pensent pas à la manière dont les hommes pensent, mais ils commencent à répondre à la pensée humaine. Les chiens, par exemple, montrent un certain degré de télépathie astrale et de réponse au mental des hommes, de ceux dont ils sont proches. Il en est de même pour les chevaux, les éléphants et les chameaux. Les hommes ordinaires de l’époque atlante devinrent comme de simples biens, à la disposition des individus puissants qui étaient capables de penser et qui commençaient à devenir très riches, et à faire preuve d’une grande cupidité et de séparatisme. Ces derniers répondaient davantage aux forces des ténèbres, aux seigneurs de la matérialité. Si vous pensez que le mercantilisme d’aujourd’hui a mis dangereusement l’accent sur le matérialisme, ce n’est rien comparé à l’époque atlante où il existait des gens beaucoup plus riches que le plus riche de nos contemporains. Je ne veux pas nécessairement dire riches en termes d’argent, mais en termes de pouvoir. Il y eut une grande guerre entre les Forces de lumière, les Maîtres de l’époque, et les forces de la matérialité, qui étaient très puissantes. Ces dernières exerçaient une grande influence car les gens aimaient le matérialisme. Ceux qui étaient capables de penser forçaient des troupeaux humains à construire leurs empires. La situation aboutit finalement à une impasse et les Maîtres se retirèrent dans les montagnes et les déserts du monde : les Andes, les Montagnes Rocheuses, et plus tard, dans l’Himalaya, les Carpathes, l’Oural, l’Atlas, etc. Le désert de Gobi devint un lieu de retraite où de nombreux Maîtres attendirent le moment où ils pourraient revenir dans le monde. Ils ont enterré dans le désert de Gobi, l’Himalaya, les Rocheuses et les Andes des documents concernant ces civilisations passées, magnifiques témoignages de la pensée et de la créativité des Maîtres de l’époque. Ces civilisations ne furent pas l’œuvre de l’humanité atlante, mais celle des Maîtres et de leurs proches disciples.

La Hiérarchie cachée

Depuis cent mille ans, nous n’avons plus sous les yeux l’exemple de la Lumière de la Hiérarchie. Elle a toujours été présente dans les coulisses, mais, comme elle était cachée, l’humanité dans son ensemble a nécessairement oublié son héritage. Nous avons dû nous battre apparemment seuls, mais, en fait, nous n’avons jamais été seuls car, dans les moments de grande nécessité, la Hiérarchie a toujours envoyé l’un des siens dans le monde afin qu’il agisse en tant qu’Instructeur pour une époque donnée, d’une ère à l’autre, d’un cycle à l’autre. Au cours de ces cent mille ans, il en a toujours été ainsi. Cette aide n’a jamais fait défaut ; la lumière a toujours été disponible.

Les enseignements

A une époque plus récente, cette lumière a été largement révélée à travers les écrits d’Helena Petrovna Blavatsky, d’Helena Roerich et d’Alice Bailey. Leurs ouvrages ont éclairé le monde d’une manière très significative en faisant connaître les Enseignements à des centaines de milliers de personnes qui avaient atteint un stade où il leur était possible de répondre à la lumière de l’âme et de s’éveiller à la lumière de la connaissance. La lumière de la connaissance, la prise de conscience de ce qui se cache derrière les apparences, de ce qui constitue le monde du sens et la nature de l’Etre, est maintenant disponible pour tous ceux qui sont prêts à l’absorber. Aucun aspect de cet enseignement, de cette lumière de la connaissance, n’est jamais refusé à l’humanité si nous sommes prêts à le recevoir. C’est nous-mêmes qui, suivant notre réceptivité et la mesure où nous sommes prêts, fixons les limites du degré de lumière qui peut être révélé.

La lumière de la connaissance

Avec le retour dans le monde des Maîtres, en tant que groupe, après une absence de cent mille ans, cette lumière de la connaissance galvanisera l’humanité d’une manière extraordinaire. On assistera à des progrès spectaculaires dans tous les domaines de la connaissance, particulièrement en ce qui concerne la science de la Lumière et la compréhension de la nature de l’Etre. Les Maîtres continuent à explorer et à développer l’Etre alors que nous avons dû jusqu’à présent, et que nous devrons longtemps encore, confiner notre activité à la nature de la conscience, à la compréhension de ce que signifie le fait d’être un être humain conscient.

L’Ere du Verseau

« A travers l’immensité de l’univers, cette lumière persiste ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle se montre. A ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière, ces formes donnent accès à la lumière ; pourtant, la lumière est essentiellement sans forme, n’ayant pas besoin de structure pour soutenir son Etre. »

Pour la plupart des individus, non seulement la lumière nécessite une forme pour être reconnue, mais la mesure dans laquelle elle peut être reconnue, comprise et utilisée dépend du niveau d’évolution de chacun. Les Maîtres peuvent contacter, absorber et rediriger la lumière venant d’entités cosmiques fort éloignées, comme les constellations. Par exemple, nous entrons aujourd’hui dans l’ère du Verseau. Cela signifie que la lumière du Verseau est transmise, sous forme d’énergie cosmique, jour après jour, à chaque heure, à tout instant, dans notre système solaire. C’est la nouvelle lumière, la nouvelle vie qui galvanisera l’humanité au cours de l’ère qui vient.

La vie

Nous imaginons que rien n’existe en dehors de la vie et que ce que l’on peut appeler vie est limité. Lorsque nous sommes morts, nous ne vivons plus. Tant que nous ne sommes pas morts, nous vivons. Mais il existe vie et vie. Il existe des degrés de vie comme il existe des degrés de connaissance. La vie a des niveaux différents qui dépendent de l’état de conscience de celui qui vit. Pour un Maître, être est quelque chose de tout à fait différent de ce que cela représente pour nous. Pour un enfant, être, c’est probablement accomplir toutes sortes de choses qui se présentent spontanément, qui stimulent son cerveau, qu’il prend plaisir à faire. L’enfant ne fait rien qui puisse avoir sur lui un effet déprimant. Il fait des choses qui l’amusent et le stimulent, qui satisfont son besoin de mouvement, d’action, de connaissance – de vie. La vie de l’enfant est différente de la nôtre. Nous laissons place à la dépression, à l’inertie, à l’ignorance, à l’inconscience. Tout cela fait partie de notre sensation de vivre. Si nous sommes avisés, nous acceptons l’idée que nous ne savons pas tout et nous essayons d’y remédier en lisant ou en nous rendant à des conférences. Nous essayons de faire de notre mieux avec les possibilités dont nous disposons. Il est naturel et intelligent d’agir ainsi. Certaines personnes, au contraire, ne font qu’aggraver les choses, mais nous ne pouvons empêcher cela.

La lumière à travers laquelle nous comprenons la nature du Cosmos, de la Vie, de l’Etre, n’a pas besoin d’un corps. En elle-même, elle est dépourvue de forme car elle englobe toute chose. Cependant, pour que nous puissions la voir, nous en rapprocher, l’enregistrer, il est nécessaire qu’elle ait une forme. Si notre conscience se situe sur le plan physique, ce que nous appelons la lumière électrique signifie quelque chose pour nous. Mais vous est-il jamais arrivé de penser qu’il existe un aspect de l’électricité dont nous ne savons rien, un aspect que nous n’avons pas vu, auquel nous ne pouvons accéder parce qu’il ne possède pas de forme ? Nous connaissons seulement la lumière électrique parce qu’elle peut éclairer la pièce. Nous pouvons allumer ou éteindre. Nous pouvons le faire jusqu’à ce que l’ampoule soit usée ; lorsque cela se produit, l’électricité n’a plus de forme. Nous pouvons mettre de la nourriture dans un simple casier, elle ne se réchauffera pas pour autant. Mais mettez-la dans un four, tournez le bouton, et soudain cette électricité sans forme devient de la chaleur. C’est donner forme à quelque chose qui par essence en est dépourvu.

Sans forme

Puisque cela ne possède pas de forme, nous ne pouvons savoir combien il existe de niveaux dans cet état sans forme. S’agit-il d’un état sans forme unique, total, simple, qui se trouve partout, mais qui est invisible, ou en existe-t-il différents niveaux ? En ce qui concerne l’électricité, il existe différentes tensions correspondant à différents niveaux de puissance : feu, chaleur ou lumière, de cette « chose » que nous appelons électricité. Mais l’électricité en elle-même est essentiellement dépourvue de forme ; elle n’a pas besoin de forme pour exister. Il est seulement nécessaire qu’elle ait une forme pour que nous puissions la reconnaître. Il en est de même avec la technologie de la lumière. La lumière elle-même, étant de l’électricité, n’a pas de forme, mais avec la technologie avancée que nous appelons manipulation génétique, nous pouvons utiliser des qualités particulières de l’électricité. L’électricité agit en donnant sa cohésion à la forme. Elle maintient ensemble les molécules du corps, par exemple, et on peut donc l’utiliser dans ce but.

 Maitreya nous a dit qu’elle serait utilisée pour créer de nouveaux organes, que les transplantations d’organes deviendraient inutiles car la technologie de la lumière nous permettra d’en créer de nouveaux.

Voici une citation du Maître D.K., au sujet de la lumière ou de l’illumination qui, à mon avis, a quelque chose à voir avec la technologie de la lumière bien qu’il ne l’appelle pas ainsi. « Une des découvertes imminentes, dit-il, sera le pouvoir intégrant de l’électricité qui assure la cohésion au sein de toutes les formes et soutient toute vie dans la forme au cours du cycle de l’existence manifestée. »

Vous vous demandez peut-être pourquoi notre corps conserve sa forme. La forme de notre menton et de notre mâchoire reste pratiquement identique de notre naissance à notre mort, même si de subtils changements se produisent, la peau devenant plus flasque par exemple et se couvrant de rides. Mais la structure osseuse, relativement parlant, reste la même. Le cœur, le foie et les reins peuvent parfois présenter certaines déficiences, mais il arrive aussi qu’ils fonctionnent parfaitement bien jusqu’à la fin de notre vie, si longue soit-elle. C’est tout à fait extraordinaire. Le corps éthérique lui-même possède une forme, même s’il s’agit d’une forme subtile qui se déplace et qui change. Il existe un mécanisme qui fait qu’une fois créé, le corps humain, à moins d’être renversé par une voiture ou de tomber du haut d’une falaise, garde intacts sa forme, son pouvoir de fonctionnement interne et ses organes.

Le secret de tout cela, c’est l’électricité. L’énergie de l’électricité, à un niveau plus élevé que celui qui permet à une ampoule de nous éclairer, « assure la cohésion au sein de toutes les formes et soutient toute vie dans la forme au cours du cycle de l’existence manifestée ». Elle produit également la cohésion des atomes et celle des organismes au sein de la forme, nos organes, construisant ainsi ce qui est nécessaire pour exprimer le principe vital. Nous touchons là à un mystère fondamental, profond, celui de l’électricité, qui sera révélé d’ici 40 ou 50 ans. Cette découverte révolutionnera la médecine et plus particulièrement la chirurgie, d’une manière tout à fait extraordinaire.

L’alignement avec l’âme

« Au plus profond de chacun de nous demeure une telle lumière, qui n’attend que l’opportunité de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités de tout le Cosmos. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. »

Sans alignement avec l’âme, rien de cela ne serait possible. La vie sur Terre est ainsi constituée que l’alignement avec l’âme se produit inévitablement parce que nous sommes des âmes en incarnation.

Chacun d’entre nous possède cette lumière, la lumière, le potentiel de tout le Cosmos avec tout ce que cela signifie : la conscience qui enregistre, lorsque l’être humain devient parfait, la volonté, l’amour et l’intelligence de Dieu, ou quelque autre aspect de Dieu que nous puissions réaliser. Nous n’avons de noms que pour trois de ces aspects. Il doit exister des douzaines de qualités de la nature de Dieu que nous n’avons pas encore reconnues mais qui attendent d’être révélées. Tout cela, s’étendant à tout le Cosmos, jusqu’à l’infini, constitue notre potentiel. C’est une idée absolument extraordinaire.

Ce serait intimidant si nous devions réaliser ce potentiel immédiatement, mais cela ne se fait pas en un jour. Il s’agit d’une ouverture progressive, qui s’étend sur des éons, et nous avons tout le temps de nous y habituer. De la pratique naît la perfection. Lorsque les Maîtres parlent de perfection, il s’agit simplement de pratique. Pratiquer une manière de vivre juste. «... En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. »

L’aspect volonté du Divin

« Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté » (message de Maitreya, n° 31). Cette affirmation est de Maitreya et je suis certain que la même chose a été dite des milliers de fois auparavant. Pour mener à bien le plan de Dieu, la volonté est nécessaire. Chacun de nous possède cet aspect volonté, qu’il le sache ou non, qu’il l’utilise ou non. Quel que soit notre niveau dans une vie donnée, en tant qu’être humain, dieu en incarnation, chacun d’entre nous possède cet aspect volonté du divin, qui incarne le dessein ; la volonté manifeste le dessein. Lorsque nous connaissons le dessein de Dieu, nous pouvons être Dieu. Tout cela met l’accent sur le fait que nous ne sommes pas séparés de Dieu. Il n’existe rien d’autre que Dieu ou la lumière dans l’ensemble de l’univers manifesté et non manifesté. Et nous sommes tout cela. Nous avons le potentiel de tout cela, et tout ce que vous avons à faire, c’est de le reconnaître, d’en devenir conscients et de le manifester. Ce n’est pas facile, mais certainement possible puisque les Maîtres l’ont fait.

« Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. »

Nous devons parvenir à l’alignement avec l’âme. Nous devons aligner la personnalité et ses véhicules avec l’âme. Progressivement, la volonté, l’amour et l’intelligence de l’âme se manifestent dans la personnalité du plan physique et ainsi le travail se fait.

La spiritualisation de la matière

« Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. »  La connaissance et l’amour existent déjà dans l’âme qui est parfaite. L’âme ne se perfectionne pas elle-même. Elle s’efforce de perfectionner ses véhicules et, à partir de sa propre nature, elle spiritualise la matière de cette planète. Le but du processus d’incarnation de l’âme est la spiritualisation de la matière. En s’incarnant à maintes et maintes reprises, elle attire magnétiquement vers elle de plus en plus de  lumière, de matière sub-atomique, jus-qu’à ce que le corps tout entier soit fait de lumière.

L’initié du 4e degré, qui n’est pas encore un Maître, possède un corps composé aux trois-quarts de lumière. Chaque initiation augmente considérablement la capacité de radiation de l’individu. C’est le résultat de l’action du Sceptre d’initiation qui projette sa lumière dans les chakras de l’initié, produisant ainsi un changement considérable dans sa capacité de radiation.

On reconnaît le stade où un individu est parvenu dans son développement évolutif par la radiation de son activité. (Je connais cependant des personnes qui pensent être arrivées au seuil de la quatrième initiation alors qu’en fait elles en sont au niveau 1,2.)

Les gens semblent avoir une idée très vague de ce que signifie le fait d’être un initié. Toutes les grandes actions de ce monde ont été accomplies par des initiés d’un certain niveau. Tout changement majeur dans le monde est avant tout le résultat du stimulus apporté par la Hiérarchie qui travaille par l’intermédiaire des initiés et des disciples de degrés divers. Les initiés émettent les grandes idées. Ces idées deviennent nos idéaux. Nous mettons ces idéaux en pratique et la civilisation progresse. Il en a toujours été ainsi.

Il ne pourrait en être autrement car seuls ceux qui possèdent une part de lumière peuvent en absorber davantage. C’est le sens de l’affirmation biblique : « A ceux-là, il sera donné. » Cela ne veut pas dire que vous devriez avoir davantage d’argent parce que vous êtes déjà riche. Cela signifie que si vous avez en vous-même la lumière de l’esprit, la lumière de l’Etre, et que vous l’irradiez, vous pouvez en attirer davantage. C’est évident. Le plus élevé ne peut être attiré que par un instrument suffisamment élevé pour pouvoir le capter. Ce que nous faisons en fait, au cours de notre voyage évolutif, c’est créer un instrument, et à chaque vie, espérons-le, un instrument meilleur, plus subtil, plus sensible, équipé d’une meilleure « antenne » pour capter la lumière, et accéder ainsi à la compréhension et à la conscience qui sont à la disposition de tous, afin que nous puissions les absorber et les utiliser si nous possédons un instrument suffisamment adapté. Il s’agit de créer cet instrument et c’est pour cela que nous sommes en incarnation.

Le service

« Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent. »

Dès que vous entrez en contact avec votre âme, inévitablement vous souhaitez trouver une forme de service. C’est automatique, parce qu’il est dans la nature de l’âme de servir, mais pas dans la nature de la personnalité. L’âme cherche à plier la personnalité afin qu’elle devienne une véritable réflexion de sa propre nature et c’est la raison pour laquelle les stades où l’âme s’efforce d’absorber et d’imprégner la personnalité sont si difficiles à vivre. La personnalité est toujours en rébellion, elle ne veut pas faire l’effort nécessaire et lorsque cela devient trop difficile, elle fuit ses responsabilités.

J’ai constaté cela à maintes reprises, lorsque les gens me parlent de leurs problèmes. Ces problèmes découlent en effet presque toujours du fait qu’ils fuient ce qu’ils devraient justement affronter. Tout va bien pour chacun tant que la vie est facile, que nous faisons des progrès, que nous pouvons en voir les résultats (ce à quoi nous attachons une grande importance). Mais il vient un moment où nous ne voyons plus de résultats, où nous rencontrons ce qui nous semble être un énorme obstacle ou une difficulté dans la vie, et la tendance de la majorité des gens est alors de fuir, de ne pas faire face à cette difficulté afin de la surmonter. Nous ne réalisons pas que les obstacles sont justement mis devant nous pour que nous trouvions la force de les surmonter.

Nous ne deviendrons jamais un Maître si nous n’avons pas la force de surmonter tout ce à quoi nous pouvons être confrontés, si désagréable, si difficile ou éprouvant pour notre amour-propre que cela puisse être. Notre être véritable ne pourra réellement se manifester que lorsque nous ferons appel à toutes nos ressources intérieures pour surmonter de tels obstacles. L’obstacle peut être d’ordre pratique, se présenter sur le plan physique. Il peut aussi être purement psychologique (les problèmes sont presque toujours d’ordre psychologique chez ceux qui progressent), mais même sur le plan physique, chaque fois qu’un obstacle se présente, beaucoup de gens fuient. Ils se disent : « Si je suis là-bas, cela sera mieux que si je reste ici, et je n’aurai pas à faire face à ce problème particulier. » Cependant, tant qu’ils n’y auront pas fait face, le problème reviendra, spécialement s’il s’agit d’un problème psychologique, parce qu’ils n’ont pas relevé le défi et ne se sont pas équipés de manière à faire face à ce problème à chaque fois qu’il surgit. Si nous sommes équipés pour y faire face, il a tendance à ne plus se présenter ou, s’il le fait, ce n’est plus un réel problème.

C’est la même chose que d’apprendre à faire notre travail au bureau ou à l’usine. Les premiers jours sont terribles. Nous sommes perdus. (Je parle comme quelqu’un qui n’a jamais travaillé dans un bureau ni dans une usine, mais j’ai de l’imagination !) Pour la plupart des gens, c’est trop, à un certain moment de leur vie, que de faire face à ce que la vie leur présente dans le but de les faire progresser. La première chose à faire, à mon avis, avant d’essayer de continuer, c’est de prendre la décision intérieure de parvenir à résoudre tous les problèmes, à surmonter tous les obstacles. Au lieu de fuir, nous essayerons de résoudre la difficulté, de faire de notre mieux pour la surmonter, et, si nous agissons ainsi, cela nous rendra plus fort et tous nos problèmes deviendront d’autant plus faciles à résoudre. Plus l’obstacle est grand, plus grand est le défi à relever, et plus nous devenons aptes à devenir un initié et finalement un Maître.

C’est la seule voie. Nous devons la parcourir car lorsque nous serons devenus un Maître, nous serons seuls. Il viendra un moment où nous réaliserons que nous sommes absolument seuls, sans l’aide de qui que ce soit, si ce n’est celle de notre propre Etre. Notre propre Etre est Dieu, rien de moins que tout le cosmos. Nous ne pouvons exploiter qu’une infime partie de ce potentiel à un moment donné. Mais si nous ne commençons pas à utiliser ces ressources intérieures, nous ne les utiliserons jamais. Nous devons apprendre à exploiter notre potentiel et à ne pas demander aux autres ce que nous devons faire. Certaines personnes sont toujours en train de s’adresser aux autres : « J’ai tel problème. A ton avis, que dois-je faire ? »  Si nous ne faisons pas face à nos problèmes, si nous ne prenons pas nos propres décisions, nous ne grandirons jamais. Nous ne deviendrons jamais un Maître. Nous ne deviendrons même pas des initiés du 2e degré, sans parler de devenir des Maîtres. (Je présume que vous êtes des initiés du 1er degré !)




Home SÉMINAIRE 1998 - questions-réponses

Que la lumière soit - 3/5

par Benjamin Creme

Nous publions ci-dessous la transcription de certaines des questions-réponses qui ont suivi la conférence de Benjamin Creme sur la lumière.

Différents niveaux de lumière

Q. Il semble que dans l'article du Maître il soit surtout question de la lumière de l'âme, de la manifestation de notre propre lumière. Mais dans la dernière ligne de son article, lorsqu'il parle de Maitreya, le Maître dit : « Manifestez sa lumière. » Pourquoi passe-t-il de la lumière de l'âme à la lumière de Maitreya ? Est-ce pour souligner qu'il s'agit de la même lumière ?
R. Il s'agit effectivement de la même lumière, mais à des niveaux différents. Maitreya est l'âme incarnée de l'humanité. Il incarne en lui-même ce que nous appelons le principe christique, la conscience christique. L'aspect christique est l'aspect de l'âme. Lorsqu'il commence à briller dans le cœur humain, le contact avec l'âme ne cesse de croître et de s'approfondir. C'est la lumière de l'âme que vous irradiez lorsque vous servez. Ce que le Maître veut dire, c'est que, dans ce domaine éclairé, avec tous ses problèmes, est venu Maitreya avec sa plus grande lumière. C'est la même lumière, mais son intensité est plus grande, naturellement, puisqu'il est l'âme incarnée du monde. Eveillez cette lumière en vous-mêmes. Ce que le Maître veut dire, c'est que vous devez répondre aux idées de Maitreya, les faire vôtres. Comme le dit Maitreya : « Prenez- moi à l'intérieur de vous et laissez-moi agir à travers vous. Faites de moi une part de vous-mêmes et montrez-moi au monde. » (message de Maitreya n° 10). Il s'agit de prendre la lumière de Maitreya, l'âme, l'aspect conscience, et de la faire vôtre. Au fur et à mesure qu'elle grandit en vous, vous attirez davantage de lumière de Maitreya. Vous devenez un aimant. Lorsque vous agissez et que vous servez, l'aimant devient de plus en plus puissant et il attire davantage de cette lumière, et ainsi, en servant le monde, vous deviendrez de plus en plus parfait.

Q. Pourriez-vous décrire la relation existant entre la lumière et l'amour ? Y a-t-il une différence entre les deux ?
R. La lumière et l'amour sont identiques, mais il existe différents niveaux de lumière. Il y a la lumière, le feu électrique, qui vient du Soleil spirituel central. Puis l'amour, le feu solaire, qui vient du Cœur du Soleil. Ce sont des aspects différents d'une lumière unique. Le feu par friction vient du soleil physique ; il s'agit également de lumière. Le feu électrique inclut la lumière de l'âme, mais la lumière de l'âme n'inclut pas le feu électrique ; de même, la volonté inclut l'amour et l'intelligence, mais l'intelligence n'inclut ni l'amour ni la volonté, et l'amour n'inclut pas la volonté ; ces trois aspects sont différents.
Il existe d'autres aspects pour lesquels nous n'avons pas encore de noms. L'un d'entre eux est apporté par l'Avatar de Synthèse ; il s'agit d'une qualité dont le Maître Djwhal Khul dit que nous pouvons la considérer comme « le principe du Dessein dirigé » et qui est en relation avec l'aspect volonté. C'est la volonté que rien ne peut contrarier, qui se fraye un chemin à travers tous les obstacles afin de mener à bien le Dessein de Dieu. Cette énergie cosmique, qui s'écoule maintenant à travers Maitreya, dissipe l'apathie et la résistance existant dans nos vies, à bien des niveaux, afin que la Volonté de Dieu puisse se manifester. C'est ce qui se produit aujourd'hui. Nous entrons dans une ère où, pour la première fois, l'humanité s'éveillera d'elle-même à sa nature divine. Je ne veux pas dire au sens mystique. Je veux dire dans un sens réel, pratique. Nous commencerons à reconnaître notre divinité et à la manifester.

Q. La religion et la science pourront-elles jamais voir les choses de la même manière ?
R. La séparation qui existe entre la religion et la science est une fausse séparation. Ceux qui ont l'esprit scientifique se disent  : « Je ne veux pas m'impliquer dans tout cet échafaudage mystique. J'aime savoir où j'en suis. Je m'intéresse au plan physique, je veux travailler pour le bien-être de l'humanité. » Le mystique, au contraire, pense : « Je n'aime pas la science, elle est froide et sèche, je sais que Dieu est amour et je le sens au fond de moi. » C'est très bien, mais la science et la religion sont liées, ni l'une ni l'autre n'a une vision globale de l'ensemble. Il ne s'agit pas de savoir si l'une est supérieure à l'autre, ou plus froide ou plus chaleureuse. C'est simplement qu'il existe des esprits de types différents, gouvernés par différents rayons d'énergie, et qui ont tendance à comprendre ceci et pas cela ; différents rayons produisent à chaque incarnation différents types de personnes. Au cours d'une incarnation donnée, nous manifestons telle ou telle tendance. Nous devons intégrer ces différents aspects.
Le sentier religieux est celui du mysticisme. La conscience intuitive et les expériences mystiques apporteront à l'individu la preuve que Dieu existe. Le scientifique, qu'il s'agisse du psychologue scientifique ou du chercheur technique, expérimental, arrivera, par ses propres méthodes, à la même conclusion. En fait, la science a apporté davantage de révélations sur la nature de la réalité au cours des deux mille dernières années que la religion.
Celle-ci ne nous a pas appris grand chose depuis le VIe siècle ; c'est au cours de ce siècle que nous, les Occidentaux, avons renoncé à une grande partie de nos connaissances sur la réalité, notamment la croyance en la réincarnation et la loi de cause et d'effet. Les premiers instructeurs chrétiens, Origène et les autres, enseignaient la réincarnation, de même que l'avaient fait Platon, Socrate et Aristote avant eux. Au VIe siècle, ce qui concernait la réincarnation fut retiré de la Bible et perdu pour les Occidentaux. Nous avons ainsi été privés d'une notion essentielle. Nous avons perdu conscience d'une des grandes lois qui gouvernent nos vies. Ce fut une calamité, rien de moins. Cette suppression fut imposée aux pères de l'Eglise par l'empereur Justinien.
Nous devons appréhender la réalité sous des angles aussi nombreux que possible parce qu'il existe sept types d'êtres humains qui obéissent à sept rayons différents et dont l'équipement mental varie. Il est inévitable qu'ils aient une approche différente de la réalité, et toutes ces approches sont valables si elles sont authentiques. Un rapprochement surviendra, dans un avenir proche, entre la science et ce qui jusqu'à présent a relevé de l'approche mystique. L'esprit scientifique explorera la nature de la réalité à partir d'une conscience éveillée. Il est impossible d'accéder aux aspects les plus élevés de l'électricité par les vieilles méthodes du plan purement physique. Il nous faut accéder à une vision supérieure. Cette vision nous parviendra depuis « l'autre côté », à travers la lumière astrale.

Q. J'ai entendu dire que l'amour était en quelque sorte l'énergie qui assure la cohésion de toute la réalité. Vous avez déclaré dans votre conférence que l'électricité, à un niveau ou à un autre, est l'énergie qui lie toutes les formes. Ces deux notions sont-elles identiques ? Ou existe-t-il une différence qu'il serait utile de saisir ?
R. A un certain niveau, il s'agit de la même chose ; mais il existe différents niveaux de cette manifestation. Nous l'appelons électricité à un certain niveau et amour à un autre. Les deux sont nécessaires. L'énergie fondamentale de la vie elle-même est électrique, c'est la force électrique venant du Soleil spirituel central. Elle est reliée à l'aspect esprit de la réalité. L'énergie d'amour vient du Cœur du soleil. L'énergie de la force de vie venant du soleil spirituel lie toutes les formes entre elles ; elle crée la relation qui rend les formes possibles. Elle crée les organismes au sein des formes, les molécules au sein des organismes, les minuscules structures atomiques d'un schéma particulier – tout cela est conditionné par l'action de la lumière, l'aspect esprit. C'est ce qui crée les phénomènes. L'aspect amour, le deuxième aspect de cette même lumière, venant du cœur du soleil, établit une relation magnétique entre toutes les formes créées, de manière à ce qu'elles soient toutes reliées entre elles. Chaque atome est relié à tous les autres dans l'ensemble du cosmos. Les deux aspects sont nécessaires et ils fonctionnent à des stades quelque peu différents : créant la matière, puis reliant les atomes de cette matière par une attraction magnétique qui en assure la cohésion. C'est cette attraction que nous appelons amour.

Q. Peut-on dire que ces énergies servent le même but, mais à des niveaux différents ?
R. Elles servent le but fondamental du Seigneur du monde : la manifestation du monde matériel, la création de toutes les formes composant cette manifestation, et le maintien de ces formes ensemble de manière à ce qu'elles ne s'envolent pas vers un autre système solaire.

La lumière intérieure et la lumière extérieure

Q. Mon père avait les nerfs optiques atrophiés et il était aveugle. Vers la fin de sa vie, il parlait souvent d'une brillante lumière blanche dans sa tête. Il pouvait parfois localiser les objets physiques autour de lui en se basant sur l'emplacement de cette lumière dans la tête. Il lui arrivait fréquemment d'être gêné par son éclat. S'agissait-il de la lumière de l'âme, d'un réflexe causé par son infirmité, ou d'une illusion ?
R. Différentes sortes de lumière peuvent être perçues. Il y a la lumière des particules atomiques du cerveau lui-même. Puis la lumière du corps éthérique, la contrepartie éthérique du cerveau. Il y a également la lumière de l'âme qui est généralement perçue comme un brillant soleil dans la tête, un soleil si brillant qu'il est difficile de le regarder. Dans le cas de votre père, il s'agissait d'une combinaison des trois : la lumière de la structure atomique du cerveau, la lumière éthérique et la lumière de l'âme. Je ne pense pas que ce soit vraiment la lumière, se projetant à l'extérieur et produisant une conscience des objets, qui donne à l'individu un sens infaillible de leur position, mais plutôt une élévation de la conscience en raison de cette lumière croissante dans la tête, en particulier la lumière de l'âme.

Q. Hier, pendant la bénédiction qui a précédé votre conférence et celle qui l'a suivie, on avait l'impression de voir intérieurement une pluie de petites taches de lumière dorée. Etait-ce réel ou s'agissait-il d'une illusion ?
R. Ce n'était pas une illusion. C'était tout à fait réel, mais ce n'était pas seulement une sensation intérieure, bien que vous l'ayez perçue ainsi ; cette lumière existait également dans la salle. C'est l'énergie de Maitreya qui a donné cette pluie de lumière dorée vue intérieurement mais aussi inondant la salle.

Q. L'air semblait fourmiller de minuscules points de lumière qui tourbillonnaient, puis disparaissaient. De quoi s'agissait-il ? Etait-ce de la lumière ? De l'énergie éthérique ? Des molécules d'air ? Ou l'effet d'une mauvaise vue ?
R. Il ne s'agissait pas de l'effet d'une mauvaise vue. C'était de la lumière, plus précisément de la lumière éthérique. Ces particules appartiennent normalement au quatrième plan éthérique, le plus bas des niveaux éthériques. Elles existent partout où vous portez votre regard. Allez au bord de la mer et regardez juste au-dessus des vagues, vous pourrez voir tourbillonner les particules de lumière. Vous pouvez apprendre à fixer votre vision sur elles, puis à en choisir une et à la suivre jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Sa place est alors prise par une autre et vous pouvez la saisir. Maintenez fermement votre regard et suivez la trace de l'une d'entre elles. Elles sont généralement si rapides que vous pouvez seulement voir des tourbillons de lumière, vous ne pouvez pas les séparer. Mais vous pouvez les ralentir et suivre alors le petit voyage de l'une d'elles, la regarder virevolter, former de petites spirales, puis disparaître. Alors une autre apparaît et vous pouvez littéralement ralentir le mouvement avec vos yeux. Plus vos yeux seront relaxés, mieux vous verrez la contrepartie éthérique de toute chose.

Q. Il est certainement possible d'établir une distinction entre la lumière intérieure et la lumière extérieure. En tant que groupe, nous sommes inondés de lumière extérieure, particulièrement lors de week-ends comme celui-ci. Quel est réellement l'effet de la lumière de la transmission, des adombrements et des bénédictions sur notre forme extérieure et sur notre conscience ? En quoi la lumière intérieure et la lumière extérieure diffèrent-elles et quelle est leur interaction ?
R. Lorsque vous faites partie d'un groupe de méditation de transmission, que vous participez à des salons sur la spiritualité, que vous donnez des conférences, etc, vous dispensez la lumière de la connaissance. Vous absorbez de la lumière et vous en envoyez. La méditation de transmission, ajoutée à votre activité en relation avec ce travail, ou toute autre forme de travail spirituel, a un effet immédiat sur les chakras. Elle intensifie l'activité de l'âme et par conséquent sa lumière. Elle intensifie la lumière entrant et sortant du corps éthérique si bien que les chakras eux-même sont stimulés. Tout cela réuni, particulièrement en situation de groupe, crée un état de tension spirituelle. Chaque individu a un degré de tension spirituelle plus ou moins élevé. La valeur de son action à un moment donné, l'efficacité de son travail, sont à la mesure de cet état de tension. Plus cette tension spirituelle est élevée, plus grande est la créativité de l'individu, plus précieuse est sa valeur spirituelle pour l'ensemble du monde. Nous devons créer une tension spirituelle. Rien ne se produit sans tension. C'est comme si vous aviez en vous un ressort spirituel et que tout ce que vous faites qui soit de nature spirituelle (y compris, bien sûr, la méditation de transmission) tendait ce ressort, comme lorsqu'on remonte une horloge. Il se tend jusqu'à un point où il ne peut plus être tendu sans se rompre. Alors il se détend et vous avez un changement, une transformation dans la conscience. Chaque être humain subit le même processus. Avant toute expansion de conscience, il y a une période de tension spirituelle. L'activité spirituelle : les adombrements, les bénédictions, les méditations de transmission, le travail de nature spirituelle dans le monde, tout cela rehausse l'effort spirituel, tendant le ressort. Puis vient un moment où celui-ci ne peut être tendu davantage, il se détend et il se produit en vous une expansion de conscience. C'est ainsi que vous avancez. C'est la clé de tout le processus d'expansion de conscience, et donc du processus d'évolution.
Plus vous transmettez (si vous êtes alignés), plus vous agissez dans un sens spirituel, plus vous partagez les enseignements avec autrui, plus vous répandez la lumière de la connaissance, de l'âme, de la sagesse, de l'intuition – ces lumières font toutes partie de la Lumière et appartiennent à différents aspects de votre Etre – tout cela tend le ressort, accroît la tension spirituelle.
Il en est de même pour les groupes. Chaque groupe utilise dans son activité une certaine proportion d'énergie de l'âme et une certaine proportion d'énergie de la personnalité. Ces proportions varient dans les différentes parties du monde. La plupart des groupes que je connais et avec lesquels je travaille utilisent une large proportion d'énergie de l'âme et une faible proportion d'énergie venant de la personnalité. Notre groupe (je veux dire les groupes du monde entier, à l'exception d'un ou deux) fonctionne en utilisant un très haut niveau d'énergie de l'âme car ses membres sont inspirés par l'idée de la présence du Christ dans le monde. Leur âme répond à cette grande idée du retour du Christ et de la Hiérarchie des Maîtres. Cette idée exerce une action magnétique et c'est elle qui a allumé en eux la flamme que nous appelons l'âme. C'est ainsi que se sont créés, dans le monde entier, des groupes de plus en plus nombreux qui sont en train d'atteindre, peu à peu, un stade où la lumière devient si intense, l'énergie et la tension accumulées si fortes, que la tension lâche, qu'une détente se produit. Il ne s'agit pas d'une perte d'énergie, mais d'un changement de conscience. Cela se produit avant chaque initiation. Toute initiation est le résultat de la manifestation de cette tension spirituelle. C'est elle qui rend capable de soutenir la lumière du sceptre de l'initiation.

Q. Cela n'a-t-il pas un effet stressant sur le système nerveux ?
R. La réponse est oui et non. Cela dépend de la résistance de notre système nerveux. Cela dépend, pourrait-on dire, de l'état plus ou moins névrotique de chacun. Je veux dire, très sérieusement, de la mesure dans laquelle on est sensible ou non au mirage. De la mesure dans laquelle nous sommes capables d'entrer de manière plus ou moins directe dans ce processus, sans être victimes de mirages qui nous maintiennent en arrière et ne nous permettent pas d'agir directement. C'est cela qui affaiblit le système nerveux. Mais pour ceux dont la flamme ne vacille pas et dont le mécanisme de réponse est direct, l'effet produit sur le système nerveux peut être très vivifiant.

La lumière astrale

Q. La lumière astrale existe-t-elle réellement ? Ou n'est-elle que mirage ? Quelle est la différence entre la lumière astrale et la lumière de l'âme ?
R. La lumière astrale existe. Il n'y a qu'une seule lumière et, bien sûr, cette lumière s'écoule à travers tous les plans, y compris le plan astral. Il se passe actuellement quelque chose de remarquable. Il s'agit d'une intensification de la lumière astrale de la planète et d'une descente de cette lumière jusqu'au plan physique. Cela a commencé par une rupture du voile séparant le plan physique du plan astral au cours des bombardements répétés de la Première Guerre mondiale, puis de la Seconde. Le largage de millions de tonnes de bombes, les innombrables tirs d'artillerie, tout cela a fait un bruit énorme dans toute l'Europe et en Russie (et également dans d'autres régions du monde au cours de la dernière guerre). Cela a provoqué une déchirure dans le voile séparant le plan d'existence physique du plan astral.
Cette déchirure donne la possibilité de prendre conscience de la vie après la mort, car le plan astral est celui où séjourne la majorité des individus en dehors de leur incarnation physique. La plupart des gens sont, bien sûr, polarisés sur le plan astral, c'est-à-dire que leur conscience est centrée sur ce plan, et, nécessairement, une grande partie de leur séjour se passera dans ce que les Tibétains appellent le « bardo », les différents niveaux du plan astral. Cela peut durer très peu de temps si la personne est plus avancée, ou, pour l'humanité moyenne, vraiment très longtemps. Naturellement, sur ce plan, le temps n'existe pas ; le temps n'existe pas en dehors du cerveau physique.
Dans le « bardo » du plan astral, la vie continue sous forme de désir ; le désir est le principe majeur gouvernant l'activité sur le plan astral. Tout ce que vous pouvez désirer est à votre portée. Vous voulez une glace, vous l'avez. Vous voulez une nouvelle maison, vous l'avez également. Il y a sur ce plan des individus qui descendent à la mine tous les jours ; ils se lèvent, s'habillent, descendent à la mine, travaillent dur toute la journée à extraire le charbon, puis ils remontent. Ils sont sales, ils ont soif et ils vont boire quelques pintes de bière au pub pour enlever la poussière qui encrasse leurs poumons, puis ils rentrent chez eux, mangent quelque chose et vont se coucher. Ils font la même chose tous les jours. C'est tout à fait surprenant. Il n'existe pas de mines sur le plan astral, mais quel que soit l'objet de vos pensées ou de vos désirs, il apparaît. C'est ce qui fait la nature illusoire du plan astral.
La lumière astrale est quelque chose de tout à fait différent ; c'est la lumière des atomes du plan astral. Tout comme il existe la lumière du plan de l'âme, il existe celle du plan mental, celle du plan astral et celle du plan physique. Il y a la lumière électrique du plan physique ; votre corps physique vibre en tant que particules de lumière, la lumière du plan physique qui peut être perçue dans la tête sous forme de résonnance, de vibration des particules atomiques composant le plan physique. Lorsqu'une personne répond à la lumière du mental, c'est-à-dire à la lumière de l'âme à travers le mental, celle-ci éclaircit les mirages. La personne en devient consciente et elle peut alors les surmonter. Faisons à nouveau référence au Maître D.K.. : « Lorsqu'on a trouvé le centre éclairé en soi-même, on est capable de prendre conscience de la lumière au sein de toutes les formes et au sein des atomes. On sait ce qu'il faut faire pour dissiper le mirage dans sa propre vie, en utilisant la lumière du mental, qui est la lumière de la connaissance. » [L'Etat de Disciple dans le Nouvel Age, Volume I (page 790 de l'édition anglaise)]
Comme je l'ai indiqué, la lumière astrale permet à l'humanité de commencer à prendre conscience de la vie après la mort, des plans subtils de la matière et de l'existence d'entités sur ces plans. Beaucoup d'informations et de révélations nous parviendront de ces niveaux subtils à la suite des travaux qui seront effectués sur les aspects plus élevés de l'électricité. La révélation doit se faire dans ce sens. C'est pourquoi je ne puis répondre aux questions concernant la technologie de la lumière d'un point de vue strictement physique. Non seulement je n'en sais pas suffisamment puisque nous n'en sommes pas encore là (en 1998), mais cela ne viendra pas à partir du plan physique, cela sera très différent de tout ce que nous pouvons considérer actuellement comme une science. Il s'agit en fait de la science de la psyché, de la nouvelle psychologie.
(A suivre)




Home SÉMINAIRE 1998 - Conférence d'ouverture

Que la lumière soit - 2/5

par Benjamin Creme

La restauration du Plan

« Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. »

Si c’est le cas, tout cela nous sera donné. Dès que l’humanité lance un appel à l’aide, réclame davantage de lumière, d’information, de technologie, autrement dit, lorsqu’elle aspire à une conscience élargie de sa propre nature et de son but, ce qu’elle demande lui est donné. Le cri est entendu par la Hiérarchie et ces mots résonnent : « Ouvrez les vannes » : les vannes de la lumière, de la connaissance, de l’inspiration, des conseils. En réponse à notre cri, les Maîtres déversent le flot de tout ces bienfaits sur nous. C’est ce qui s’est produit en 1875 avec la publication de la Doctrine secrète et d’Isis dévoilée d’H.P. Blavatsky. C’est également ce qui s’est produit avant la guerre avec les enseignements de l’Agni Yoga et ceux d’Alice Bailey qui ont mis une nouvelle lumière et une nouvelle connaissance à la disposition des esprits curieux qui étaient prêts à les absorber, à y répondre et à les utiliser pour servir le Plan.

Le Plan est en train d’être restauré. Sa mise en œuvre fut interrompue par la grande guerre qui a sévi entre les forces de lumière et les forces des ténèbres à la fin de l’époque atlante. Les Maîtres n’ont pas renoncé à ce Plan, mais sa mise en œuvre fut interrompue tandis que l’humanité évoluait lentement , à la recherche de sa propre voie. En trouvant sa voie, elle est devenue plus forte. Nous sommes beaucoup plus solides que les hommes de l’époque atlante. Ceux-ci étaient incapables de penser. Maintenant des millions d’hommes pensent. L’éducation de masse a profondément transformé l’humanité.

« Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. »

C’est quelque chose d’extraordinaire.

« D’innombrables opportunités de progrès s’offriront à l’humanité ; l’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature. » Toutes ces forces sont là. Nous pensons les connaître, mais il n’en est rien. Nous ne savons pas réellement ce qu’est la gravité ; nous n’avons fait qu’y réfléchir. Nous ne savons pas vraiment ce qu’est l’électricité. Nous n’en connaissons que le niveau physique et nous pouvons nous en servir si nous sommes suffisamment prudents. Nous sommes actuellement capables de l’utiliser d’une manière à peu près correcte, mais nous n’avons pas accédé à l’essence de l’électricité. C’est quelque chose de tout à fait différent de ce que nous imaginons.

« L’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée. »

Chaque découverte de la réalité, ou d’aspects de la réalité, est empreinte de beauté. Il s’agit d’un magnifique déploiement des richesses de la vie, du système naturel dans lequel nous vivons et que nous appelons la nature. Le seul problème est que nous nous tenons séparés d’elle. Nous voyons la nature à l’extérieur. Nous considérons que Dieu est là et que nous sommes ici. Il n’existe en fait aucune séparation. Nous ne sommes pas séparés de la nature ; c’est la raison pour laquelle nous ne devrions pas détruire notre environnement. Nous ne sommes pas séparés de ce que nous appelons Dieu. Il est immanent dans tous les aspects de notre être. Nous ne sommes pas non plus séparés les uns des autres et c’est la grande découverte que nous devons faire.

La fin du mirage

La grande hérésie de la séparation nous mène à cette cause de souffrance que nous appelons mirage. Le mirage est le résultat de la séparation, de cette grande hérésie de croire que nous sommes séparés. Dès que nous en prendrons conscience, le mirage disparaîtra. Actuellement, cependant, il est la cause de toutes les souffrances, de tous les malheurs, et de toutes les limitations que nous connaissons dans nos vies et que souvent nous nous infligeons à nous-mêmes. C’est la raison qui se cache derrière l’effroyable famine qui touche des millions d’hommes, le gaspillage incroyable des ressources de la planète, les inégalités, l’injustice, la cruauté de la vie. Tout cela est dû au mirage, c’est le résultat direct de l’expérience illusoire de la séparation.

La vie une

Nous découvrirons que nous ne sommes pas séparés, et que nous ne pourrons conserver longtemps ce mirage en toute impunité. Nous disposons actuellement de forces capables de détruire toute vie. Nous disposons également du libre arbitre et il ne tient qu’à nous de changer de cap. Lorsque nous le ferons, nous serons stupéfaits. Nous nous « émerveillerons devant des découvertes qui nous donneront la maîtrise des forces de la nature », nous serons « saisis par la prodigieuse beauté ainsi révélée », nous « connaîtrons avec certitude la réalité de Dieu ». Lorsque vous prenez conscience de Dieu en vous-mêmes, de Dieu dans la machine, de Dieu dans la lumière qui jaillit de l’ampoule électrique, de Dieu qui crée les merveilles de la nouvelle science, il devient alors pour vous un fait. Vous réalisez que Dieu n’est pas un vieil homme barbu dans le ciel ; c’est un vieux symbole dont nous devons nous débarrasser. Nous devons réaliser que nous sommes Dieu. Tout autour de nous est Dieu. Tout l’espace dans le Cosmos est Dieu. Cette vie – et il n’existe qu’une Vie unique – est nous-mêmes, est en nous et autour de nous. Nous l’appelons Dieu, mais nous pourrions facilement l’appeler nous-mêmes. Nous pourrions l’appeler nature. Nous pourrions lui donner le nom de n’importe quelle personne que nous connaissons. C’est la Vie unique qui est Dieu. Elle n’est pas là-bas, en-dehors de nous, séparée de nous. Elle est inhérente à tous les aspects de notre Etre.





Citation

Home Les principes fondamentaux de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme

par Kofi Annan

« Les principes fondamentaux de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme sont profondément enracinés dans l'histoire de l'humanité. On les trouve dans les enseignements de toutes les grandes traditions culturelles et religieuses du monde... »





Environnement

Home Des bactéries mangeuses de produits toxiques

American News Service

Kingston, Ontario, Canada

L'idée d'utiliser des bactéries pour neutraliser certains produits chimiques toxiques n'est plus une nouveauté, mais des chercheurs de l'Université du Queens ont découvert récemment comment accélérer le processus et le rendre plus efficace.

Selon Andrew Daugulis, professeur en génie chimique qui dirigea l'équipe responsable de la mise au point d'un nouveau bioréacteur : « Ce système sera particulièrement performant pour nettoyer les sites contaminés et détruire des produits chimiques indésirables.» Le nouveau bioréac-teur sera spécialement adapté à la destruction de très hautes concentrations de déchets organiques toxiques tels que le BTX – benzène, toluène et paraxylène – qui sont des composés chimiques de synthèse dérivés de l'essence utilisés à grande échelle par certaines industries.

A l'heure actuelle, il n'existe aucune méthode capable de neutraliser ces déchets, qui sont tout simplement stockés dans des containers avec les risques de fuites que cela entraîne. Andrew Daugulis explique que selon l'approche classique, la difficulté consistait à atteindre avec précision un juste équilibre entre les bactéries et les produits toxiques. Si les bactéries sont alimentées avec des concentrations de produits chimiques toxiques trop importantes, elles meurent. Dans le cas contraire, elles meurent de faim. Et il faudrait des années pour se débarrasser de grandes quantités de produits chimiques toxiques avec une méthode à absorption lente.

Dans le cadre de la nouvelle méthode, les chercheurs utilisent des solvants organiques tels que du pétrole ou des huiles végétales pour dissoudre de grandes concentrations de produits chimiques toxiques. Le résultat est ensuite mélangé avec de l'eau, dans une cuve. L'huile contenant le mélange de composés chimiques toxiques flotte à la surface de l'eau et « les bactéries peuvent alors se nourrir selon leurs besoins. » Au fur et à mesure que les bactéries consomment les composés chimiques toxiques, elles grandissent et se multiplient. Les produits dérivés de ce processus sont du dioxyde de carbone et des bactéries en plus grand nombre. « Le génie de ce système vient de ce que les bactéries contrôlent elles-mêmes le rendement du processus », déclare Andrew Daugulis. L'ensemble du processus ne dure que quelques jours et lorsqu'il est terminé, les bactéries, sous forme de matière organique, peuvent servir d'engrais. L'huile servant à fixer les substances chimiques toxiques peut être recyclée et réutilisée pour les mêmes besoins.

D'après A. Daugulis, le bioréacteur, qui est en phase expérimentale depuis trois ans, a des applications commerciales potentielles. « Nous offrons aux entreprises une alternative qu'elles n'avaient pas auparavant. Dans le domaine des processus biologiques, il n'y a pas plus efficace. »





Courrier des lecteurs

Home Mais si, il en a envie !

Cher Monsieur,

En rentrant chez moi le vendredi 16 janvier 1998, à quatre heures de l'après-midi, je me suis arrêté à un passage à niveau alors qu'un train était sur le point d'arriver. De l'autre côté de la voie, se trouvait une autre voiture. Tandis que nous attendions le passage du train, l'autre conducteur ouvrit sa vitre et me regarda avec un large sourire, comme s'il voulait me dire quelque chose. Je lui rendis son sourire, me demandant qui il pouvait bien être. Il était âgé d'une trentaine d'années et avait des cheveux bruns, mi-longs. Il se retourna soudain vers l'intérieur de sa voiture et dit à voix haute : « Non, je n'en ai pas envie ! Non ! je n'en ai tout simplement pas envie ! » Je pensais alors que quelqu'un dans la voiture venait de lui poser une question, mais je ne pouvais pas distinguer grand chose car la vitre était couverte de buée. Son regard se tourna à nouveau vers moi, il sourit et fit un signe aux voitures qui attendaient derrière lui, comme pour dire : « Tout va bien. Nous allons bientôt pouvoir repartir. »

Le train arriva, les barrières s'ouvrirent et lorsque sa voiture passa à ma hauteur, je réalisai qu'il était seul ! Il sortit la tête par la portière, toujours avec un large sourire, comme pour dire : « Je vous ai bien eu ! »

Je suis persuadé que le conducteur de la voiture était Maitreya. Pour quelle raison ? Je vous dois une explication. Il y a plusieurs années que je travaille à la diffusion des informations concernant Maitreya, et on me demande souvent : « Y a-t-il du nouveau ? Cette interview à la télévision, c'est pour quand ?... » J'ai l'habitude de répondre en plaisantant : « Rien de neuf, Maitreya est toujours en villégiature dans le Sud de la France, il n'a pas vraiment envie de venir, il se trouve parfaitement bien là où il est, etc. »

J. R., Le Locle, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'automobiliste était Maitreya.


Home Si proche, et pourtant ...

Cher Monsieur,

Le 26 avril 1997, j'ai assisté à Paris à la Rencontre internationale des Jeunes avec le pape. A la fin de la messe, je me suis rapprochée des hauts-parleurs pour entendre le message final du pape. Il y avait une large allée et j'ai remarqué de l'autre côté un homme âgé vêtu d'un simple complet brun et d'un béret noir. Il était assis sur le bord du trottoir d'en face, à environ 10 m de moi. Un grand jeune homme portant une chemise blanche, à l'air très distingué, se mit à lui parler. Après s'être serré la main, ils échangèrent des propos chaleureux. J'étais très attirée par l'homme qui était assis, ressentant intuitivement qu'il ne pouvait s'agir que d'un homme d'une grande sagesse, étant donné toute la bonté, l'amour, l'humilité et la simplicité qui émanaient de lui. Il se tourna soudain vers moi comme s'il avait saisi mes pensées ; il me tendit les bras, comme pour m'inviter à me rapprocher de lui, avec un magnifique sourire et des yeux remplis d'affection et de chaleur humaine, comme s'il souhaitait faire partager ses pensées et son amour.

Je m'apprêtai à aller vers lui et à lui parler, mais la voix du pape se fit entendre et tout devint silencieux. Déçue, je n'osai me diriger vers lui, craignant de le gêner, et aussi par respect pour le pape.

Dès que le pape eut cessé de parler, la foule s'éparpilla dans différentes directions et malheureusement, je perdis l'homme de vue. Mais je n'ai jamais pu oublier son visage. S'agissait-il d'un Maître  ?

D. V., Meung-sur-Loire, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme âgé qui a attiré l'attention de notre correspondante était Maitreya. Quant au jeune homme qui est venu le saluer, c'était le Maître Jésus.


Home Maîtres en méditation

Cher Monsieur,

Mon mari et moi, avons participé à une méditation de transmission publique, à Madrid, en février 1997. Nous étions placés, lui, du côté des hommes et moi, du côté des femmes, comme c'est la règle habituelle.

Tout à coup, j'ai ressenti une très forte énergie au niveau du front. J'ai ouvert les yeux et j'ai vu deux jeunes gens, vêtus tous deux d'un pantalon beige clair, d'une chemise blanche et d'un turban blanc. Ils portaient une fine barbe et avaient de grands yeux en forme d'amande. Leur regard était direct, perçant, de sorte que je baissai les yeux, en pensant combien il était bon qu'il existe des gens aussi ouverts à différentes religions et unis aux autres races.

J'ignore s'ils sont restés plus longtemps et quand ils sont partis, mais ils ne se trouvaient plus dans la salle à la fin de la méditation.

Ces deux hommes étaient-ils le Maître Jésus et Maitreya nous rendant visite à Madrid ?

L. F., Malaga, Espagne 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait bien de Maitreya et du Maître Jésus.


Home Bien alerte malgré sa canne

Cher Monsieur,

Je m'apprêtais à quitter la salle pendant la méditation de transmission qui clôturait le séminaire qui eut lieu en mai 1997, le jour de la pleine lune du Christ, lorsque je vis, près de la porte, à l'extérieur de la salle, une petite dame d'environ 80 ans qui s'appuyait sur une canne. Je me souviens lui avoir dit : « Il fait plutôt sombre à l'intérieur, laissez-moi vous conduire jusqu'à un siège. » Je la pris par la main et la fis asseoir à la fin de la rangée en murmurant à la femme assise à côté de veiller sur elle.

Lorsque plus tard, je repensais à cela, je me suis demandé ce qui m'avait poussé à installer cette vieille dame dans la salle, seuls les participants du séminaire étant autorisés à entrer. Par ailleurs, la vieille dame sembla parfaitement à l'aise dans cette pièce faiblement éclairée et me suivit sans problème, malgré le fait qu'elle devait se servir de sa canne. Pourriez-vous me dire qui était cette vieille dame ?

T. Y., Sapporo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était Maitreya.


Home A travers le miroir ?

Cher Monsieur,

Ayant assisté à la conférence publique de Benjamin Creme à New York, en juillet 1997, j'attendais l'ascenseur, lorsqu'en me retournant je vis une femme de grande taille, mince, d'une grande beauté et d'un rayonnement remarquable, qui se tenait devant une colonne recouverte de miroirs. Sa peau était d'un brun doré et elle était vêtue d'une tunique vert olive et d'un pantalon assorti. Ses dents étaient d'un blanc très pur et ses ongles étaient longs et blancs. Il émanait d'elle un magnétisme au-delà de toute description. Son visage était semblable à celui d'un jeune Maitreya féminin ! Comme je la regardai, elle se tourna vers les miroirs comme pour ajuster sa chevelure ou vérifier son maquillage. Je jetai un rapide regard vers mes compagnons et fus poussé à regarder derrière moi. L'espace de ce court instant, elle avait disparu. Sur le moment je crus qu'elle était passée à travers les miroirs. Je me précipitai immédiatement vers l'endroit où elle s'était trouvée et regardai de long en large les couloirs adjacents. Il n'y avait personne. J'attendis pendant que mes compagnons descendaient les escaliers, mon cœur battant à tout rompre. Puis, je partis en réfléchissant à cet événement remarquable. Etait-« elle » Maitreya ?

D. L., Groton, CT, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « femme » était Maitreya.


Home Choc au temple

Cher Monsieur,

En novembre 1972, alors âgée de 18 ans, je suis allée à Tokyo, lors d'une sortie avec les élèves de mon lycée. Séjourner à l'hôtel avec mes camarades de classe fut une expérience si passionnante que les excursions dans les différents temples et sanctuaires n'avaient pour moi qu'une importance secondaire. Aucun de ces temples ne revêtait pour moi un intérêt particulier et ils me paraissaient tous les mêmes. Dans l'un d'eux, alors que je m'apprêtais à gravir l'escalier en bois qui conduisait au sanctuaire, je remarquai sous celui-ci une statue en bois. Une impulsion me fit redescendre les marches pour la regarder de plus près. Lorsque j'examinai son visage, je ne pus détacher les yeux de son regard, comme si ce regard fixe transperçait tout mon être. Je voulus crier et m'éloigner, mais ne pus bouger.

Lorsqu'ensuite, je rejoignis mes amies, mon cœur battait très fort et il me fut difficile de retrouver mon calme. Si mes souvenirs sont exacts, il s'agissait de la statue d'un prêtre bien connu. Mais je ne puis me rappeler de quel temple il s'agissait. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis cette expérience, mais je ne peux oublier la puissance de ce choc. Je continue de penser qu'il s'agissait simplement d'une réaction astrale. Ou bien se peut-il qu'il s'agisse d'autre chose ? Je vous serais reconnaissante de m'éclairer un peu à ce sujet. Un Maître a-t-il pu préparer une telle rencontre pour moi ?

M. F., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de Maitreya.




Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.
Grande conference Paris mars 2017