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Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Juin 1999 - N° 130

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les droits de l'homme et la paix par Dalaï Lama


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Citation


  • Environnement


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home L'autorité de la Loi

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Depuis que l’humanité a, dans l’ensemble, rejeté l’autorité de la Loi, elle a vécu une série de désastres qu’elle a interprétés comme des « actes de Dieu ». Il s’agit en fait d’« actes des hommes », qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’évolution prévue pour cette Terre. Quand les hommes prendront conscience de cela, ils entreprendront une action concertée pour corriger leur pensée et leurs actions, et rétablir ainsi l’ « autorité de la Loi ». Progressivement, le rythme de la Loi s’imposera dans la vie, et il en résultera une nouvelle harmonie et un plus grand équilibre.

L'Esprit de la Paix

Pour faciliter ce processus, un formidable avatar se tient derrière Maitreya. L’Esprit de Paix ou d’Equilibre, œuvrant à travers la loi d’action et de réaction, déverse sa présence cosmique sur le chaos de ce monde. Jusqu’à présent les hommes ne ressentent guère, ou de manière très vague, l’impact de cette force de transformation ; néanmoins, les énergies d’Equilibre saturent le monde à l’heure actuelle. Dans ces conditions, les hommes peuvent s’attendre à une ère d’un calme extraordinaire contrastant totalement avec l’agitation qui règne aujourd’hui.

Dans cette ère de paix et de calme sans précédent, la nouvelle civilisation s’élèvera vers des sommets toujours plus glorieux. S’élançant vers les étoiles, les hommes conquerront l’espace et détruiront l’illusion du temps. Les énergies du cosmos, aujourd’hui inconnues, seront maîtrisées et utilisées à bon escient. Une perception croissante de sa divinité conduira l’homme à regarder profondément en lui-même, et à trouver ainsi l’essence de sa véritable identité et de son unité avec la nature et avec Dieu. Ainsi l’environnement, qui ne sera plus maltraité et asservi à la cupidité des hommes, connaîtra-t-il un nouvel essor et leur offrira-t-il en retour tout ce qui est nécessaire à leurs besoins.

Ainsi cette nouvelle civilisation représentera-t-elle la prochaine grande étape dans l’accomplissement du Plan. Ainsi l’homme retrouvera-t-il la dynamique de son évolution, perdue depuis si longtemps. Et ainsi, nous qui sommes vos Frères aînés, pourrons-nous vous observer, vous encourager, vous mettre en garde, vous protéger, et connaître la joie de voir l’homme rentrer au bercail. Ainsi en sera-t-il.

Le premier pas

Comme l’a si souvent dit Maitreya : « Les hommes doivent se considérer comme un. » C’est le premier pas, et le plus important sur le chemin du progrès. De cette condition, tout le reste dépend. La première tâche de Maitreya et de son groupe sera de montrer aux hommes qu’il en est ainsi, que de cette manière seulement l’autodestruction pourra être évitée, et que, une fois cette condition remplie, le potentiel qui sommeille en l’être humain sera libéré et conduira l’homme vers son prochain grand accomplissement.

Nous ne doutons pas que l’humanité prendra conscience de son unité. Derrière toute l’agitation incessante de l’homme, se fait jour la conscience que tous doivent prendre part à la résolution des multiples et considérables problèmes auxquels le monde est confronté ; que la responsabilité – comme les problèmes eux-mêmes – est globale et indivisible, et que ce n’est que par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être correctement assumées et surmontées.

Maitreya, qui apparaîtra bientôt devant le monde, a pour tâche d’ouvrir l’esprit des hommes à ces vérités. Soyez certains qu’il en sera capable et qu’il réussira.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home LES SANS-ABRIS EN ALLEMAGNE

La face visible de la véritable pauvreté

par Andrea Bistrich

Munich, Allemagne

On les appelle « vagabonds », « clochards », « mendiants » ou tout simplement « sans-abri ». Ils sont les pauvres de notre société riche, sans emploi, sans ressources et vivant en marge de la société. Officiellement, ils sont qualifiés de « personnes en situation de détresse sociale » ou plus communément de « sans-abri ». Selon la réglementation du système de protection sociale, ils sont décrits comme « personnes errantes, sans source sûre de revenus, vivant seuls, sans domicile et sans emploi donnant accès au système de protection sociale, sans sécurité et souvent sans relations avec leur famille ou avec les autres membres de leur communauté. Ce sont des personnes accablées de problèmes sociaux qui les empêchent de prendre part à la vie communautaire. »

Officiellement, ils n'existent pas. En Allemagne, le nombre de sans-abri n'est repris dans aucune statistique provenant du gouvernement ; les seules estimations proviennent d'institutions indépendantes offrant des services sociaux. Parmi elles le Bundesarbeitgemeinschaft Wohnung-slosenshilfe (BAG), une organisation syndicale qui vient en aide aux sans-abri. Le BAG réclame depuis longtemps des statistiques officielles sur la pénurie de logements, mais sans succès. Des estimations font cependant état d'environ 591 000 sans-abri en Allemagne. En y ajoutant les sans-abri immigrés, on atteint environ 860 000 personnes, ce qui correspond à la population de Cologne, la quatrième ville d'Allemagne.

Qui sont ces sans-abri ? Presque un tiers sont des femmes, un peu moins d'un tiers des jeunes et des enfants, les hommes représentant 39 % des sans-abri. Comme si ces statistiques n'étaient pas suffisantes, le BAG estime qu'un million de personnes vivent sous la menace de se retrouver à la rue ou habitent dans un logement n'offrant pas le minimum de confort.

Il apparaît clairement que la situation de sans-abri est plus pénible pour certains que pour d'autres. En effet, les familles obtiennent plus facilement un logement provisoire que les personnes seules. Ce qui fait qu'environ 35 000 personnes vivent seules dans la rue. D'après le BAG, en Allemagne, l'un des pays les plus prospères du monde, 27 personnes sont mortes dans la rue, suite à la vague de froid de l'hiver 1996/1997.

Les femmes sans-abri

Les femmes en situation de détresse financière ressentent souvent de la honte et évitent le plus longtemps possible de recourir aux services d'aide. Afin de garder un toit sur leur tête, beaucoup vivent dans des situations compromettantes ou même rejoignent des partenaires qu'elles avaient quittés suite à des actes de violence. D'après une enquête sur les femmes qui ont perdu leur logement, 37,5 % se sont retrouvées à la rue suite à une séparation ou à un divorce ; de façon surprenante, 21,5 % se retrouvent sans abri en quittant la maison de leurs parents et environ 10 % ont fui la violence (sexuelle) de leur conjoint. Une autre raison est l'expulsion pour loyers impayés et conflits avec le propriétaire. Il n'existe pas suffisamment d'aide pour ces femmes. Dans tout le pays, il n'existe que 15 services d'aide d'urgence aux femmes et les possibilités de logement sont très réduites. Les femmes vivent alors dans des centres d'accueil mixtes ou sont tout simplement rejetées suite au manque de logements réservés aux femmes.

Un million d'enfants vivent dans la pauvreté

Récemment, cette information a fait grand bruit parmi les médias allemands. Selon la Commission pour l'enfance du Bundestag (les autorités fédérales d'Allemagne), un million d'enfants sont de plus en plus gravement affectés par la pauvreté et reçoivent de l'aide du gouvernement en plus des allocations ordinaires.

Pour beaucoup, le choc provient du fait que la pauvreté ne peut plus être considérée comme un problème touchant des groupes marginaux, mais bien comme une menace vis-à-vis de l'ensemble de la société. La montée du chômage est pointée par la Commission comme en étant la cause principale. Souvent une famille moyenne de deux enfants commence à rencontrer des difficultés financières lorsque l'un des parents perd son emploi. Et la situation ne risque guère d'évoluer favorablement en Allemagne avec un chômage qui concerne maintenant 4,8 millions de personnes.

Le futur

En dépit des efforts et de l'importance de l'aide distribuée dans les villes, la situation reste très préoccupante dans les régions rurales et le problème des sans-abri en Allemagne ne peut être dissimulé. La complexité du problème ne permet pas d'adopter de réponses simples et rapides. « Les sans-abri constituent la face visible de la véritable pauvreté », avait déjà déclaré Barbara Stamm, ministre des Affaires sociales et de l'emploi de Bavière, en avril 1997.




Home « Mais, maman, c'est le Christ ! »

par Laura Fernandez

Laura Fernandez, une amie espagnole de Partage international, décrit sa rencontre avec Gabriel Moyano, un jeune Argentin, âgé de cinq ans, célèbre pour ses dons extraordinaires de guérison (voir l'article à ce sujet paru dans la rubrique « Signes des temps », p 46 de notre numéro de janvier-février 1999).

Lors d'un récent voyage en Argentine, effectué dans le but de rendre visite à des parents, ma famille et moi-même décidâmes de nous rendre chez Gabriel Moyano, l'enfant de cinq ans qui a acquis des pouvoirs de guérison après que la Vierge lui soit apparue. Nous eûmes la possibilité de nous entretenir avec Gabriel et ses parents, Dora et Carlos, qui vivent dans la province de San Juan, dans un petit village aux maisons modestes et aux rues de terre battue.

Nous avions convenu d'un rendez-vous, car les gens viennent de tout le pays pour rencontrer « l'enfant qui accomplit des miracles ». Dora et Carlos nous accueillirent avec une certaine réserve, étant donné que les médias et l'Eglise ont pris des positions mitigées et contradictoires concernant les pouvoirs de leur fils. « Qui sont ces gens venus d'Espagne, apportant une revue appelée Share internacional – una llamada a compartir (un appel au partage), la version espagnole de Partage international, comment ont-ils entendu parler de Gabriel et que veulent-ils ? » Telles étaient les questions inscrites sur leurs visages.

« Avant que Gabriel ne voit la Vierge sur le mur du garage, nous n'aurions jamais pu imaginer une chose pareille, expliqua Dora. Au début, je ne voulais pas que mon fils fasse tout cela. Je voulais le protéger : il est encore si jeune. Mais j'ai réalisé par la suite qu'il était plus intelligent que moi. Il peut faire la différence entre sa vie d'écolier, sa vie d'enfant normal qui joue avec les autres, et sa « mission » comme il l'appelle. Il n'invente pas ce qu'il dit ni ce qu'il fait, et il n'est pas fou. Nous n'avons pas peur, bien que l'Eglise n'approuve pas ses faits et gestes et affirme même, sans avoir parlé directement avec nous ou avec Gabriel, que nous tirons un profit matériel de tout cela, alors que c'est faux. » Comme il nous le sera confirmé par la suite, les Moyano ne font pas payer les services rendus par leur fils, et n'acceptent ni argent ni cadeaux.

Gabriel reçoit la visite de la Vierge Marie toutes les nuits. Elle lui donne la vision des personnes qu'il peut guérir à distance, et de celles au chevet desquelles il doit se rendre pour effectuer la guérison. Deux brèves séances suffisent. Il place sa petite main et un chapelet de la Vierge sur la tête du patient, murmure quelques mots et dit : « C'est fait ! Dieu apporte sa guérison chaque fois que c'est possible ! » De nombreuses personnes ont été guéries de cette manière, comme le racontent témoins et patients : cela va du diabète et des fractures osseuses au cancer et aux problèmes cardiaques. Les médecins ne peuvent expliquer comment les tumeurs ou les fractures de leurs patients ont disparu, même si, à ce jour, aucun rapport clinique n'a encore authentifié ces guérisons miraculeuses.

Dora, plus ouverte et plus détendue après avoir feuilleté Share internacional, nous posa une question étonnant : « Savez–vous pourquoi Gabriel parle toujours de deux individus différents, le Christ et Jésus, comme s'il s'agissait de deux personnes distinctes ? Je n'y comprends rien. Mon fils sait-il de quoi il parle ? »

Nous lui montrâmes la photographie de Maitreya à Nairobi, en lui expliquant ce que nous savions au sujet de la réapparition du Christ. Nous lui dîmes qui était le Maître Jésus et parlâmes également de la Hiérarchie spirituelle. Elle nous écouta avec beaucoup d'attention, puis se mit à parler d'autre chose. Soudain, elle s'interrompit et dit, en montrant la photographie de Maitreya : « Voyons si Gabriel reconnaît l'homme qui se trouve sur cette photo. Il parle toujours d'un Homme en blanc.» Elle appela son fils qui jouait dans la cour avec d'autres enfants, et elle lui montra la photographie, en lui demandant gentiment : « Regarde cet homme, regarde la robe qu'il porte, sa barbe et son espèce de chapeau, c'est très étrange. » L'enfant, qui est de très petite taille, lança un regard taquin à sa mère et sourit en disant, nullement surpris par la question : « Oui, je le connais. » – « Sais-tu qui c'est ? » demanda-t-elle. « Mais, maman, c'est le Christ », répondit l'enfant avec une assurance extraordinaire. Sa mère parut quelque peu troublée, mais ne put s'empêcher de demander : « Mais où l'as-tu rencontré ? » – « Au ciel, maman, quand la Vierge m'emmène avec elle et qu'ils me parlent tous les deux. » Aussitôt dit, il repartit en courant jouer dans la cour avec les autres enfants.

Nous restâmes sans voix. Seul le père de Gabriel parvint à rompre le silence : « Si vous souhaitez bénéficier d'une guérison, venez le lundi, le mercredi ou le vendredi à 15 heures. Il vous faudra faire la queue, car une centaine de personnes se présentent régulièrement. Je sais qu'il fait très chaud à ce moment de la journée, aussi nous avons demandé à notre fils de reporter ces séances de guérison à une heure plus tardive, mais tout ce qu'il a répondu, c'est : « Papa, le Seigneur n'est pas un supermarché où l'heure d'ouverture dépend de la saison. Il guérit à trois heures. » Nous avons trouvé qu'il y avait là une coïncidence frappante avec le fait que les bénédictions de Maitreya sont toujours données à quinze heures, heure locale.

Saint Martin de Porres

Dora nous raconta également que quelque temps auparavant une femme (ayant apparemment des dons de télépathie) était venue chez eux et leur avait déclaré que Gabriel était la réincarnation du frère Martin de Porres, surnommé « frère Balais », célèbre saint d'Argentine, renommé pour ses pouvoirs de guérison et qui voulait toujours accomplir les tâches les plus humbles, notamment balayer le sol, dans le monastère où il vivait. Dora et Carlos n'avaient jamais entendu parler de ce saint mais cela les fit rire car le jouet préféré de leur fils était un balai.

Quelques jours plus tard, nous tombâmes par hasard sur une pharmacie portant le nom de « Saint Martin de Porres ». Nous demandâmes à la propriétaire si elle possédait quelque portrait ou image de ce saint, et elle nous offrit aimablement une statuette de 15 cm qu'elle enveloppa comme un cadeau. Nous retournâmes à la maison de Gabriel où l'enfant pratiquait ses séances de guérison cet après-midi là. Après avoir fait la queue pendant un certain temps, nous entrâmes dans la maison et mon mari plaça la statuette encore emballée sur une table. Dora nous dit qu'ils ne pouvaient accepter de présents, mais nous expliquâmes que ce « présent » avait peut-être quelque chose à voir avec le passé de leur fils.

Gabriel entra alors dans la pièce et traita mon mari qui s'était foulé la cheville. Le petit garçon plaça son chapelet sur la tête de mon mari, dit une prière et reposa le chapelet sur sa « table de travail », couverte d'images, de fleurs et de bougies. Il semblait absent, comme s'il écoutait un message intérieur.

Puis, soudain, il se retourna et se dirigea vers la table sur laquelle était posée la statuette enveloppée. Il tendit les bras et eut quelques difficultés à l'atteindre. Lorsqu'il parvint enfin à la saisir, il s'exclama : « J'avais bien envie de savoir à quoi je ressemblais ! » Mais Gabriel ne perdit pas de temps car de nombreuses personnes attendaient.

Nous demandâmes la permission de prendre quelques photos. Dora se tourna vers son fils qui, après une pause, répondit avec détermination : « Non, on me dit de ne pas accepter que l'on prenne des photos cette fois-ci. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est principalement à l'origine des guérisons, et que Gabriel est effectivement la réincarnation de saint Martin de Porres (1579-1639).


Home Un téléthon mondial contre la faim

Source : FAO

Un an après le lancement de « TeleFood » (TV faim) par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), cet « événement médiatique pour une prise de conscience mondiale » a déjà permis de collecter plus de deux millions de dollars, pour financer 136 projets de modeste envergure visant à venir en aide à de petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du tiers monde et à améliorer la nutrition de leurs communautés. Bien que ce programme couvre l'ensemble de la planète, c'est le continent africain, avec 50 projets concernant 23 pays, qui en est le principal bénéficiaire. Selon le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf : « L'objectif majeur de TeleFood a été de provoquer une prise de conscience générale sur l'ampleur du problème et d'encourager la solidarité dans la lutte contre la faim. [...] Nous n'apporterons pas d'aide alimentaire à la population, mais des moyens afin qu'elle produise sa propre nourriture, en atteignant ainsi un état de sécurité nutritionnelle et d'indépendance vis-à-vis de l'aide internationale. »

Ces premiers 136 projets visent à construire une autosuffisance alimentaire et reflètent, pour la plupart d'entre eux, le thème de la Journée mondiale contre la faim de 1998 (« Les femmes nourrissent le monde »), thème choisi pour souligner la contribution essentielle des femmes à l'équilibre domestique et national en matière d'alimentation.

Le projet mis en œuvre dans le village turc de Sahgeldi est typique de la philosophie qui sous-tend l'ensemble de l'initiative. A Sahgeldi, 30 femmes, considérées comme veuves virtuelles, du fait que leur mari a quitté une activité agricole marginale pour aller chercher du travail à la ville, ont reçu chacune quatre brebis, avec possibilité de pâture sur les terres appartenant au gouvernement. L'une d'entre elles, Gulistan Ircap, a déclaré que c'était la première fois de sa vie qu'elle possédait un bien légalement, et que le lait et le fromage qu'elle vendait au marché lui procuraient le seul revenu qu'elle ait jamais eu.

Présentant le TeleFood l'an dernier, Jacques Diouf affirmait que « le ressort de la lutte contre la faim n'est pas à chercher dans la charité, mais dans la justice ; et que le but de l'entreprise est de recueillir la solidarité et le soutient de tous. »




Home Vers le précipice

par Scott Champion

Puisque la majorité du monde occidental doit encore faire l'expérience de l'effondrement des marchés financiers ou de la déflation, il n'est pas inutile de s'interroger sur l'avenir qui nous attend, au cours des prochains mois, tant à titre individuel que pour l'ensemble des citoyens de nos pays. Comment serons-nous affectés par le processus de déflation, l'effondrement des marchés et des économies, et par le risque systémique engendré par le commerce des produits dérivés ?

Le monde n'a pas connu les effets dévastateurs de la déflation depuis les années trente. La déflation résulte de l'accroissement de la valeur relative de l'argent par rapport aux biens, aux services et autres catégories d'actifs. En situation de déflation, c'est l'argent liquide qui compte. Face à une chute généralisée des prix, les consommateurs diffèrent leurs achats, en sachant que ce qu'ils souhaitent acquérir coûtera encore moins cher demain. Ce report des achats entraîne un recul des ventes et des revenus des entreprises. Ce qui provoque des licenciements, entraînant, à leur tour, une baisse encore plus brutale des prix et, finalement, de nouveaux licenciements. C'est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

Citons l'exemple du Japon qui se bat contre la déflation depuis près de dix ans. Dans ce pays, le taux d'épargne avoisine les 20 pour cent. A l'opposé, les Etats-Unis ont connu 17 années de forte croissance économique, mais leur taux d'épargne réel est négatif. Pour maintenir un train de vie par trop élevé, les Américains se sont engagés dans la voie d'une prospérité apparente. Et de fait, la valeur des actifs réels et comptables a connu une forte progression, mais au prix d'un renchérissement de la dette publique, de celle des ménages et des entreprises.

Le mécanisme de la déflation

Cette illusion de richesse constitue un piège. Elle conduit inévitablement à une situation de crise lorsque la tendance s'inverse et que la « bulle » des actifs fictifs éclate. Les dettes accumulées en phase d'expansion sont toujours à échoir, tandis que fond la valeur des actifs utilisés pour le nantissement de ces dettes, par exemple un portefeuille d'actions ou une maison. Mais, les créanciers exigent leur dû, et les dettes doivent être honorées, remises ou passées en perte. Le remboursement des dettes accentue la tendance déflationniste. Les actifs sont liquidés à n'importe quel prix afin d'éviter la forclusion ou, simplement, pour pouvoir continuer à se nourrir. Ajoutons à ce tableau les licenciements massifs, et nous comprenons mieux la situation que connait actuellement une bonne partie du monde, qui est aussi celle qui nous attend, et qui est si difficile à enrayer.

Dans les années trente, on a accusé la spéculation d'être la principale cause du krach, une spéculation excessive, dopée par la possibilité d'emprunter jusqu'à 90 pour cent du prix d'acquisition d'une action. Une telle offre de crédit stimule sans mesure les achats de titres. Il en a résulté une forte pression à la hausse des cours, conduisant au célèbre krach.

Mais comment nous situons-nous maintenant par rapport à 1929 ? Aujourd'hui le gouvernement américain limite les achats à crédit à hauteur de 50 pour cent de la valeur des titres. Et cette limite est en vigueur depuis de nombreuses années. A priori, nous semblerions donc courir un risque moindre que nos prédécesseurs. Mais, contrairement à la situation des années 1920, nous disposons d'un accès bien plus facile au crédit. Avec la prolifération des cartes de crédit et avec l'extension de la pratique consistant à apporter un bien en hypothèque pour obtenir un prêt, il devient aisé d'acquérir à crédit un portefeuille boursier. C'est ce que font, à une échelle non négligeable, une nouvelle génération de spéculateurs qui démissionnent de leur emploi pour boursicoter sur des valeurs à très court terme, spéculant sur le prix des titres accessibles par Internet, et qui varie d'une minute à l'autre.

Et même si cette situation ne concerne pas nécessairement l'Américain moyen, ce dernier doit toutefois, par définition, recourir à l'emprunt pour financer une partie de ses investissements en Bourse, étant donné son taux d'épargne négatif. Il ne débite certes pas obligatoirement sa carte de crédit pour envoyer de l'argent frais à son agent de change, mais en réalité, cela revient au même, comme le montre l'exemple suivant : Une famille dispose de 80 000 dollars de revenus annuels qu'elle consacre entièrement à satisfaire son train de vie. Elle a toutefois réussi à allouer 3 000 dollars à un fonds d'investissement en Bourse, mais, au cours de la même période, le solde débiteur de son compte courant a atteint 4 000 dollars. En réalité, cette famille a emprunté pour financer son investissement boursier. Ce schéma s'est répandu à une échelle surprenante aux Etats-Unis, où la Bourse a gagné le statut de religion. Son mantram est « 20 pour cent de profits, à perpétuité ». Quotidiennement, le culte des valeurs en Bourse s'imprime dans la conscience d'un public sans méfiance, par le truchement du matraquage publicitaire, dans les journaux, les magazines et à la télévision. La surveillance des pratiques comptables des entreprises, dont la responsabilité incombe officiellement aux experts-comptables et aux inspecteurs des finances, est éludée tant la hausse des valeurs devient un impératif social. Les « experts » de Wall Street imaginent de nouvelles techniques afin de permettre aux entreprises d'afficher des bénéfices par action en croissance rapide, alors même que dans la majorité des cas, cette croissance provient essentiellement de nouvelles pratiques comptables fictives. C'est à ce stade que l'avidité du grand public intervient, et Wall Street, toujours bien disposé, apporte la promesse de rémunérations substantielles. Comme en 1929, l'effondrement du marché fera ressortir tous les vices du système de libre échange ; toutes les supercheries, tous les crimes, la moindre trace de corruption seront exposés à la lumière du jour.

Les produits dérivés

Ceci nous amène à une source de risque encore plus importante : le marché mondial des produits dérivés. Un produit dérivé est un contrat qui tire sa valeur d'un instrument sous-jacent, qui peut être une action, une obligation, une matière première ou une devise. Supposons qu'un fabricant américain de boissons prévoit de vendre, l'an prochain, pour 3 milliards de dollars de boissons, au Japon. Au taux de change actuel entre le dollar et le yen, il réaliserait un profit. Cependant, le fabricant américain s'inquiète de la probabilité que le dollar augmente d'environ 20 pour cent en moyenne, par rapport au yen, au cours de l'année prochaine. Il en résulterait un manque à gagner pour son entreprise, car un yen moins fort se traduirait par une moindre rentrée de dollars dans ses caisses. Comme il ne veut pas perdre son bénéfice, il va contacter une grande banque et l'informer qu'il souhaite réaliser un transfert de risque dollar/yen équivalent à 3 milliards de dollars. La banque donne son accord pour assumer le risque. Mais elle ne veut pas non plus subir une perte importante. A son tour, elle reporte le risque auquel elle s'expose sur une tierce partie. Par exemple, un grand constructeur automobile japonais pourrait souhaiter compenser le risque qu'il prend pour vendre, en dollars, des voitures aux Etats-Unis. A l'inverse du fabricant américain de boissons, le producteur japonais s'inquiète d'une possible revalorisation de 20 pour cent du yen par rapport au dollar au cours de la prochaine année, qui laminerait les bénéfices qu'il prévoit de dégager sur le montant total de ses ventes, qu'il estime à 3 milliards de dollars. Dans ce cas de figure, la banque semble disposer d'une situation des plus favorables. En entrant en affaires avec le fabricant japonais, pour un montant identique mais un risque inverse, la banque a transféré son risque à la société japonaise. En réalité, la banque a acheté et vendu la même chose simultanément, et empoché deux commissions au passage.

Pour que l'exemple soit complet, et afin de montrer pourquoi le risque est si grand, considérons l'hypothèse selon laquelle le fabricant de boissons a vu juste : l'année suivante, le dollar augmente d'environ 20 pour cent par rapport au yen. La banque doit alors 600 millions de dollars au fabricant américain de boissons. En retour, la banque détient une créance identique sur le constructeur japonais. En conséquence, théoriquement, la banque réalise une opération sans risque. Mais est-elle vraiment sans risque ?

Le problème avec le marché des produits dérivés est double. Premièrement, la valeur nominale des produits dérivés, actuellement soumis à transaction, est estimée à quelque 90 000 milliards de dollars. Le gigantisme même de ce marché est pratiquement la garantie de problèmes futurs. Il surpasse de très loin la valeur combinée de tous les autres marchés financiers du monde. Deuxièmement, se trouve-t-il vraiment quelqu'un pour croire que les banques et les agents de change ont trouvé suffisamment de partenaires, présentant un profil de risque acceptable, pour compenser des positions à hauteur de 90 000 milliards de dollars, alors même que la valeur du marché financier américain, pris dans son ensemble, n'excède pas 10 000 milliards de dollars ? Certaines sociétés jouissent d'une notation de fiabilité de premier ordre, mais la majorité se situe dans le spectre inférieur de la courbe, en terme de qualité du risque, à l'instar des entreprises du fonds de couverture Long Term Capital dont la faillite a été provoquée par un surendettement et qui, à lui seul, a failli provoquer la chute du système financier international. Pire encore, nombreux sont les agents de change et les banques qui disposent désormais de leur propre département d'affaires, et qui ne cherchent même plus à couvrir le risque encouru à chaque transaction, choisissant au contraire de spéculer sur la tendance future des instruments (tels que l'évolution du dollar face au yen), avec, pourrait-on ajouter, l'argent de leurs dépositaires.

Que se passera-t-il en cas de krach boursier mondial, lorsque la valeur du crédit de nombreux particuliers, entreprises et gouvernements sera mise en doute ? Un tel krach engendrerait des fluctuations incontrôlables dans la valeur des actions, des obligations, des matières premières et des devises, qui sous-tendent chaque transaction sur les produits dérivés. A quelle hauteur se situe le risque (30 000 milliards de dollars, 60 000 milliards) ? Des pertes équivalentes à 5 ou 10 pour cent de ces montants seraient suffisantes pour anéantir les positions détenues par toutes les banques, agents de change, et les institutions financières du monde.

La sophistication des ordinateurs et des moyens de communication modernes nous placent dans une position de risque bien supérieure à celle de 1929. La question n'est pas de savoir si le système va s'effondrer, mais quand. La loi de cause et d'effet est incontournable. Au bout du compte, les banques centrales du monde n'auront pas la capacité d'amortir la déroute du système financier international.

La dernière déflation s'est conclue lorsque les Alliés ont dû développer leur production économique pour combattre les puissances de l'Axe, au début de la Seconde Guerre mondiale. Un tel rassemblement des peuples du monde entier pourrait bien être nécessaire pour mettre fin à la prochaine déflation. Puissions-nous, en Occident, espérer que s'il faut une guerre pour cela, ce sera celle que nous mènerons pour mettre fin à la souffrance des pauvres et des laissés-pour-compte du monde, à leur faim, à leur désespoir, et à notre honte.




Home REFLEXION SUR LA BAGAVAD GITA

Le détachement apporte la paix et l'harmonie

par Swami Nirliptananda

Londres

L'action, la connaissance et le renoncement ont une grande importance. Sans la connaissance, l'action mène à l'esclavage, mais guidée par elle, elle mène au renoncement et celui-ci conduit à la libération. Puisque nous vivons dans ce monde, nous devons prendre soin de notre corps et donc nécessairement agir. Mais les activités créatrices ne peuvent venir que de la connaissance, non de l'ignorance. Ce sont des actions qui ne mènent ni à l'attachement ni à l'esclavage, mais au renoncement et à la libération.

Tout le monde travaille et certains d'entre nous le font même jour et nuit. Mais lorsque nous regardons le monde qui nous entoure, nous constatons qu'il y règne toujours une grande confusion. Si les activités par elles-mêmes apportaient la libération, une telle confusion n'existerait pas. Les actions en elles-mêmes ne sont pas coupables, les problèmes viennent du fait que les gens agissent sans connaissance. La plupart des individus travaillent dans l'ignorance, créant sans cesse des conflits et n'aboutissant nulle part.

La philosophie de l'action signifie la philosophie de la vie, car dans la vie, nous sommes impliqués dans l'action – la vie ne peut exister sans l'action. Le Seigneur Krishna dit qu'il est nécessaire de faire une distinction entre l'action, l'action défendue et l'inaction, car la voie de l'action est impénétrable. D'après lui, il existe trois types d'actions : celle que nous accomplissons en pensant qu'il s'agit d'une action, celle que nous accomplissons à tort et celle que nous n'accomplissons pas (ce qui est également une forme d'action). Il nous faut comprendre en profondeur ce qu'est réellement l'action. La voie de l'action, celle du karma yoga, n'est pas très facile à saisir pour nous.

L'action et l'inaction

Celui qui voit l'inaction dans l'action et l'action dans l'inaction est un homme sage, un yogi, un homme qui accomplit tout. Nous constatons que certaines personnes débordent d'activité alors que d'autres ne font rien et nous avons tendance à penser que les premières font tout. Mais le Seigneur Krishna nous dit qu'il n'en est rien : lorsqu'une personne semble tout faire, cela ne signifie pas que c'est réellement le cas ; il est possible que ce soit la personne qui semble ne rien faire qui en réalité fasse tout. Si nous considérons les choses en termes pratiques, nous constatons que certaines personnes disent : « Je fais ceci, je fais cela » ; elles semblent toujours très occupées et n'avoir jamais de temps disponible pour quoi que ce soit, alors que d'autres ne disent peut-être rien mais ont toujours du temps pour tout et par conséquent font toujours quelque chose. Lorsque nous ne pensons pas que nous agissons, faisant simplement les choses pour elles-mêmes, sans attachement, l'ego est absent. L'ego entre en jeu lorsque nous pensons que nous faisons tout, comme si le monde ne pouvait exister sans nous.

Le Seigneur Krishna affirme que le yogi est celui qui ne se vante pas, et travaille en silence sans avoir le sentiment de faire quoi que ce soit ou sans en avoir conscience, celui qui a du temps pour tout. C'est lui qui est créatif. Le yogi, dit le Seigneur Krishna, est le vrai constructeur, celui qui fait réellement tout, même si l'on ne peut voir ce qu'il fait. Par contre, celui qui est attaché aux fruits de l'action, pensant qu'il fait tout, ne fait que s'agiter. Celui qui agit de manière désintéressée et dont les actes sont brûlés dans le feu de la sagesse est appelé « un homme avisé » par les sages.

Le feu de la connaissance

Le Seigneur Krishna affirme que l'action liée à la connaissance mène au renoncement mais que l'action sans la connaissance mène à l'esclavage. Lorsque, grâce au discernement, les actions ne reposent pas sur des mobiles égoïstes et le désir d'obtenir des résultats, le feu de la connaissance brûle les souillures du karma, rompt l'esclavage du karma. Le feu de la connaissance, tout comme n'importe quel feu, réduit tout en cendres. Il brûle tout notre karma, non seulement celui d'aujourd'hui, de l'année dernière ou de cette vie, mais celui de très nombreuses vies. Par conséquent, la connaissance nous libérera de l'esclavage de ce monde.

Parmi tous les buts que nous poursuivons, la recherche de la connaissance est tout particulièrement importante. En recherchant la connaissance, nous atteignons tout. A partir d'une notion acquise nous nous efforçons d'en atteindre une autre : il existe différents stades dans la vie et si une notion est applicable à un moment donné, une autre peut être souhaitable à un autre. Nous avons sans cesse besoin d'être guidés et la connaissance nous sert de guide. Le Seigneur Krishna affirme que c'est en fait cette connaissance qui brûle toutes les chaînes que l'action crée en ce monde. D'après lui, lorsqu'on est libéré de l'attachement aux fruits de l'action, que l'on est toujours satisfait et que l'on ne dépend de rien, bien qu'engagé dans le karma, en vérité on ne fait rien.

Le contentement

Lorsque nous nous détachons des fruits de l'action, vient le contentement : santosh. Le contentement est la source qui nous libère. L'homme avide n'est jamais libre, il ne cesse de courir après une chose ou une autre. Le Seigneur Bouddha a dit que nous souhaitons tous posséder quelque chose, mais que la plus riche des possessions est le contentement, que pourtant personne ne semble rechercher.

Le contentement est la plus riche des possessions car lorsque nous sommes satisfaits, nous devenons indépendants et n'avons besoin de rien. Le Seigneur Krishna affirme que lorsque nous sommes toujours contents, indépendants grâce à la connaissance, engagés dans l'action et ne désirant rien pour nous-mêmes, nous ne faisons rien car nous ne créons aucun esclavage, aucune chaîne pour nous-mêmes. Alors nous agissons réellement, nous accomplissons tout et chacune de nos actions a de la valeur, est créatrice. Lorsque la connaissance est là, tout ce qui est bon vient avec. Mais lorsque seule existe l'ignorance, tout ce que nous faisons se transforme en un serpent qui tôt ou tard nous dévore. Le Seigneur Krishna nous conseille donc de suivre le sentier du détachement.

Le désir égoïste

Le Seigneur Krishna dit que lorsque nous ne désirons rien pour nous-mêmes, et que nous avons renoncé à toute forme de possessivité, en accomplissant le karma, nous ne risquons pas d'agir de manière coupable. Nous aurons l'esprit pur et nous agirons pour le bien du monde. La base du péché est le désir égoïste. Toute action enchaîne, excepté celles qui sont accomplies dans l'esprit de yajna (la retenue) et sans mobile égoïste. L'absence de mobiles égoïstes vient de la connaissance et du discernement. Lorsque nous travaillons dans un but égoïste et que nous recherchons des récompenses et des possessions parce que nous y sommes attachés, nous devenons esclaves de nos actions. Le Seigneur Krishna ne dit pas que nous ne devrions pas travailler mais que nous devrions travailler en ayant l'esprit satisfait. Nous ne sommes pas liés par nos actions lorsque nous sommes satisfaits de ce que nous obtenons sans effort, gardant notre équilibre dans le succès comme dans l'échec, libres de l'envie et des paires d'opposés. Etre libéré des paires d'opposés signifie être dépourvu de haine, d'avidité ou d'autres attitudes négatives de ce genre, et même ne pas penser que certaines actions sont bonnes pour nous et d'autres pas ; faire simplement ce qu'il y a à faire, accomplir tous nos devoirs sans penser que certains sont plus faciles que d'autres. Simplement agir au mieux pour le bien de notre famille, de notre société et de notre monde.

L'équilibre

L'envie est l'un des plus graves problèmes auquel l'homme se trouve confronté. Dès que le sentiment de possessivité existe, on voit apparaître le désir des fruits de l'action qui est la cause de l'envie. Sans cela il n'y aurait pas d'envie. Avec l'envie, la connaissance disparaît. Et lorsque la connaissance fait défaut, on travaille en aveugle. L'envie perturbe notre jugement. Nous nous conduisons de manière insensée.

Lorsque nous ne cédons pas à l'envie nous gardons notre équilibre dans le succès comme dans l'échec, nous considérons les choses de manière objective lorsque notre travail n'apporte pas les résultats escomptés. Nous pouvons le déplorer, mais nous conservons une attitude équilibrée ; ce qui permettra de surmonter la difficulté. Une attitude équilibrée est donc très importante dans la vie. Le Seigneur Krishna dit que le travail accompli avec un esprit équilibré apporte l'harmonie dans le monde parce qu'ainsi, nous ne sommes pas liés à nos actes. La compétition apparaît seulement lorsque nous recherchons le fruit de nos actions. Ce n'est que lorsque nous ne considérons pas les choses d'un point de vue compétitif que nous gardons notre objectivité et notre équilibre dans toutes nos actions ; alors nous ne pensons ni au succès ni à l'échec mais seulement à accomplir l'action juste, celle qui libère de l'esclavage. Si nous agissons ainsi, l'esprit détaché et absorbé dans la connaissance, tout notre karma sera réduit en cendres.

La stabilité de l'esprit

L'attachement nous fait rechercher sans cesse les choses auxquelles nous sommes attachés et l'instabilité s'installe dans notre esprit. Lorsque nous sommes attachés, notre esprit ne cesse de vagabonder. L'esprit ne peut être réceptif à la connaissance que lorsqu'il est détaché. Cela s'appelle pratyahar : l'esprit est alors retiré du monde, dans un état de concentration qui mène à la connaissance. Tant que nous n'avons pas accédé à la connaissance, nous demeurons agités, mais la connaissance apporte la stabilité de l'esprit qui mène au détachement.

En pratiquant le détachement, tout ce que nous accomplirons dans ce monde aura de la valeur et n'apportera que de très bons fruits ; au moment voulu, nous bénéficierons tous des résultats et le monde en sera meilleur. Mais le Seigneur Krishna affirme que lorsque nous nous préoccupons sans cesse des résultats, en fait « nous ne faisons rien » car, quoi que nous fassions, cela créera davantage de problèmes et pour finir tout disparaîtra, tout sera détruit ; ce n'est qu'une question de temps. Lorsque, cependant, nous travaillerons de manière désintéressée pour le bien du monde, nous apporterons la paix dès l'instant où nous commencerons, car, ayant acquis la sagesse, nous serons en paix avec nous-mêmes. Ainsi, peu à peu, la paix se développera et grâce à elle, nous connaîtrons le bonheur et nous possèderons tout.

La dévotion et le renoncement

Faire preuve de dévotion et de renoncement signifie déposer tout ce que nous faisons en offrande aux pieds du Trône de Lotus de Dieu. Lorsque nous n'oublions jamais le Seigneur, lorsque nous gardons l'esprit attaché à Dieu et ne cessons de penser à lui, cette qualité divine se développe dans nos cœurs et dans nos esprits. La dévotion et la connaissance sont les outils qui nous permettent de surmonter les problèmes de notre vie. Notre esprit sera sublimé, nous nous rapprocherons de plus en plus de la Divine Source, de la Divine Vibration, du Trône de Lotus de Dieu. Et alors, nous connaîtrons la paix, le bonheur et la libération. Om Tat Sat Hari Om.

*La Bhagavad Gita, ou « Chant de Dieu », un des textes sacrés hindous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu, et Arjuna, son disciple.

 

 

 

 




Home Les rivalités entre élèves nuisent à l'apprentissage

Source : American News Service

Champaign, Illinois, Etats-Unis

L'intense compétition qui règne entre les élèves du premier cycle du secondaire les empêche de demander de l'aide en cas de besoin, affirme Allison Ryan, professeur de psychologie de l'éducation à l'Université de l'Illinois, auteur d'un récent article dans le Journal of Educational Psycho-logy. « Lorsqu'en classe, la principale question se résume à savoir qui est le plus intelligent ou le meilleur, alors les élèves sont moins enclins à poser des questions ou à se faire remarquer en demandant de l'aide. »

Bien que ce comportement se manifeste auprès de l'ensemble des élèves, il s'avère être particulièrement marqué chez les moins brillants, qui sont plus susceptibles de ressentir une demande d'aide comme un signe de faiblesse. Un élève qui a plus de difficultés se sent davantage menacé lorsqu'il demande de l'aide. Il se dit : « Si je pose une question, je vais passer pour un idiot. » Ceux qui ont de meilleurs résultats et qui ont plus confiance en leurs capacités se soucient moins de ce que pensent les autres. Allison Ryan s'est rendue compte que les professeurs attentifs aux besoins sociaux et émotionnels des élèves réussissaient mieux à réduire le fossé entre les plus brillants et ceux qui avaient plus de difficultés. « Entretenir des relations sociales, par exemple en discutant avec les élèves sur des thèmes non académiques, contribue à encourager les élèves les plus faibles », affirme-t-elle.

La prochaine phase de l'étude de Allison Ryan abordera les moyens utilisés par les professeurs afin de créer un environnement plus chaleureux dans les classes et son impact sur les élèves.





Signes des temps

Home Un sauvetage miraculeux

En mars 1999, Amber Scott, une jeune étudiante de 19 ans, d'Anderson, dans l'Indiana, aux Etats-Unis, a survécu à un spectaculaire accident. Alors qu'elle se rendait à son collège, et que sa voiture était arrêtée à un passage à niveau, la pensée lui vint soudainement que si on la percutait à l'arrière, elle serait projetée sous le train. C'est alors qu'elle se rendit compte, en regardant dans son rétroviseur, qu'un énorme camion se rapprochait à vive allure et était sur le point de la heurter.

Quelques secondes plus tard, le camion emboutissait l'arrière de sa Pontiac, projetant le véhicule vers le train, le capot se retrouvant coincé sous le 33e wagon. Le conducteur du train ne se rendit compte de rien, le train continua d'avancer et la Pontiac fut traînée, à angle droit, sur près de6 km. Amber se souvient de l'accident : « Juste avant d'être percutée, j'ai agrippé mon volant, fermé les yeux et me suis mise à prier. J'ai senti le camion me heurter, et lorsque j'ai réouvert les yeux, je n'ai plus vu que le train, dans un vacarme assourdissant. »

Au cours de la panique qui suivit, Amber réussit à se servir de son téléphone portable pour alerter sa mère et les services de secours. Par chance, après sept minutes, l'arrière de la voiture percuta un poteau, ce qui la libéra et mit fin au calvaire de la jeune fille. Miraculeusement, elle s'extirpa du véhicule écrasé avec juste quelques égratignures. Sa mère évoque la possibilité d'une intervention divine : « Vous savez, des bras devaient se trouver autour d'elle », a-t-elle déclaré.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'Amber Scott a été sauvée par le Maître américain qui vit dans l'Arkansas.


Home Le visage sur le miroir

Source : Sunday Tribune ; Courrier, Afrique du Sud

Dans une humble demeure catholique de Verulam, en Afrique du Sud, une image de Jésus, apparue miraculeusement dans un miroir, a attiré des milliers de pèlerins au cours de l'année 1998.

Leroy Gordon avait remarqué pour la première fois ce visage en octobre 1997. Mais au bout de sept jours le visage s'était effacé. Puis en janvier, le visage réapparut, surmonté d'une couronne d'épines, avec les mots alpha et oméga inscrits au-dessus.

Le miroir fut emporté afin d'être examiné par des experts. L'image, constituée d'une substance huileuse du genre vaseline, fut grattée à plusieurs reprises, et chaque fois elle réapparut, légèrement modifiée. Les scientifiques, incapables d'élucider ce mystère, effacèrent l'image et placèrent le miroir sous scéllés. Le miroir ayant été restitué à la famille un lundi matin, le visage réapparut dès le lundi soir.

L'archevêque Napier a déclaré : « Le visage a changé à plusieurs reprises. Il est certain que, comme tout le monde, nous aimerions bien connaître la vérité qui se cache là derrière. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est l'auteur de ce miracle.


Home La visite d'un ange

Source : Dallas Morning News, Etats-Unis

Un article en première page du Dallas Morning News commence ainsi : « Le cheminement de Rosie Cohen qui, épouse d'un rabbin orthodoxe, est devenue guérisseuse spirituelle, a commencé, il y a deux ans, par la visite d'un ange. Son mari, Itzhak Cohen, de la congrégation de Tiferet-Israël, au nord de Dallas, gisait mourant à la suite d'une déchirure du côlon.

Mme Cohen était assise dans la salle d'attente de l'hôpital, lorsqu'une grande femme coiffée d'un turban blanc s'approcha et la serra dans ses bras en lui disant qu'elle pouvait lui venir en aide. La femme conduisit Mme Cohen près de son mari et lui fit placer les mains au-dessus du corps immobile du rabbin. Puis elle lui demanda de visualiser de l'énergie vitale tissant une toile tout autour de lui. Lorsque Mme Cohen eut terminé, la femme avait disparu. Peu après, le rabbin Cohen se rétablit et Rosie Cohen sut qu'elle devait partager son expérience. »

Mme Cohen projette d'entraîner des bénévoles à visiter les malades et à leur prodiguer des soins élémentaires.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « grande femme » était le Maître Jésus.



Tendances

Home Le pouvoir du peuple paraguayen

Source : New York Times, Etats-Unis

Un gouvernement civil de coalition a rapidement émergé après la démission forcée du président Raul Cubas Grau et de son conseiller militaire. On considère qu'il s'agit de la restauration la plus rapide et la plus complète des structures politiques du Paraguay, depuis le renversement de la dictature en 1980.

Le parti unique et la dictature ont été remplacés par un gouvernement d'unité nationale dirigé par un nouveau président, Luis Gonzales Macchi, ancien président du Sénat. Les militaires ont contribué au changement en montrant clairement qu'ils soutenaient la volonté du Congrès, de même que les milliers de personnes qui ont manifesté en faveur de la démocratie.

Bien qu'il n'ait jamais été considéré comme un législateur particulièrement efficace, L. G. Macchi a su négocier avec les deux partis d'opposition et il a formé un cabinet de coalition qui, pour la première fois, inclut un membre n'appartenant pas au Parti du Colorado. Ayant promis d'en finir avec la pratique des pots-de-vin, monnaie courante dans le gouvernement précédent, et de privatiser les entreprises publiques inefficaces, Luis Gonzales Macchi a assuré à la population que son gouvernement serait vraiment un gouvernement d'unité nationale. Il reste cependant des difficultés majeures, notamment la faiblesse de l'économie et le manque d'expérience des leaders en matière de coalition gouvernementale. Cependant, les graffitis gribouillés sur les murs où l'on peut lire : « Adieu le vingtième siècle, adieu le temps des assassins », reflètent bien le sentiment du peuple paraguayen passé du désespoir à une attente pleine d'espérance.




Home La Colombie reprend des pourparlers de paix

Source : El Tiempo, Colombie ; El Periódico, Espagne

Le président colombien Andrés Pastrana et le commandant en chef des forces armées révolutionnaires, Manuel Marulanda, surnommé Tireur d'élite, se sont rencontrés contre toute attente afin de fixer un programme, après l'échec des pourparlers de paix engagés lors d'un cessez-le-feu en juillet 1998.

A la suite d'une rencontre de sept heures où, pour la première fois, un président colombien et un chef de guérilla se sont rencontrés face à face pour parler de paix, ils ont signé un communiqué soulignant leurs buts communs : « La paix est un processus qui demande des efforts d'analyse et de compréhension et l'engagement d'accepter les transformations politiques, économiques et sociales qui permettront la construction d'un Etat basé sur la justice sociale. » Dans le même document, les deux parties se sont engagées à mettre en place une commission internationale de vérification, avec des délégués de Cuba, du Venezuela et d'Espagne, qui les aidera à « écarter les obstacles qu'ils pourraient rencontrer sur le chemin de la paix ».

La majeure partie du programme discuté à la table des négociations a déjà été défini, depuis les réformes parlementaires et judiciaires jusqu'au remplacement des cultures illégales et à une augmentation des impôts visant à réduire les grandes fortunes.

 




Home Un nouveau territoire au Canada

Source : Associated Press

La création d'un nouveau territoire, au nord du Canada, gouverné par le peuple inuit, est l'une des expériences les plus hardies au monde en matière d'autodétermination indigène. Le Nunavut, aussi vaste que l'Europe occidentale, couvre 60 % des anciens Territoires du Nord-Ouest. Cette partition, résultat de la revendication territoriale majeure de l'Histoire du Canada, constitue la plus grande modification de la carte de la nation depuis que Terre-Neuve est venue s'y ajouter en 1949.

Le mot Nunavut signifie « notre terre » en langue inuite. Sur les 25 000 habitants du Nunavut, environ 85 % sont des Inuits. Paul Okalik, le premier dirigeant du territoire, élu par ses pairs, est le seul et unique avocat inuit du Nunavut. Dans l'avenir immédiat, le Nunavut dépendra des fonds fédéraux pour la majeure partie de son budget. Ces ressources seront principalement utilisées pour des programmes visant à réduire le chômage, la criminalité et l'usage de la drogue.




Home Négociations avec les rebelles zapatistes

Source : New York Times, Etats-Unis

Dans un revirement qui constitue peut-être le signal d’un changement dans la politique des autorités mexicaines à l’égard des rebelles zapatistes dans l’Etat de Chiapas, le gouverneur de cet Etat, Roberto Allores Guillen, a annoncé qu’il allait essayer la patience et la diplomatie pour tenter de résoudre les conflits, plutôt que d’employer la force. Les insurgés zapatistes ont défié le gouvernement en s’emparant de la mairie d’un village qui avait été investi par la police d’Etat. Au lieu de mobiliser des troupes afin d’imposer sa volonté, le gouvernement a retiré les forces de police du village et désigné des responsables officiels afin d’ouvrir des négociations avec les Zapatistes.




Home Argentine : Manifestations contre la faim

Source : Diario de Cuyo, Argentine

Des Argentins se sont rassemblés en grand nombre devant des supermarchés, dans les provinces de Buenos Aires, Mendoza, Tucumán, Santa Fe et plusieurs autres, pour exiger que le gouvernement distribue chaque mois 50 tonnes de nourriture aux nécessiteux du pays. Ces manifestations avaient pour but de protester contre la politique économique du gouvernement, et de l'exhorter à distribuer de la nourriture. Au cours des dernières années, les supermarchés de ces régions ont fait l'objet de plusieurs pillages de masse, en raison de l'insuffisance de la nourriture disponible. Raúl Castels, organisateur de ces marches de protestation, l'a clairement exprimé : « Nous n'avons pas peur du gouvernement. Nous revendiquons notre droit d'avoir un pays pour tous. Nous réclamons une meilleure distribution des richesses. »

Contrairement à ce qui s'était passé en 1989, où les manifestations et les pillages de magasins avaient entraîné la mort de près de 30 personnes, les manifestants ont montré leur détermination pacifique à parvenir à un accord avec le gouvernement.





Les priorités de Maitreya

Home Cinq mythes sur la pauvreté et l'environnement

Source : Pnud

Le Rapport 98 du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), suggère de grands changements politiques, institutionnels, de valeurs, ainsi qu'un accroissement du sens de la responsabilité collective (voir « La consommation effrénée élargit le fossé entre les riches et les pauvres », Partage international, janvier/février 1999.) Ce même rapport s'attache à démystifier cinq idées reçues sur la manière d'aborder les problèmes de pauvreté et d'environnement dans les pays en développement.

Mythe n° 1 : Les subventions accordées pour la production de l'énergie, de l'eau potable et des autres ressources naturelles profitent aux populations pauvres.

En réalité, elles desservent souvent ceux à qui on les destine, et l'argent encourage plutôt le gaspillage des ressources par les riches. Le rapport prône la cessation des subventions perverses pour l'agriculture, l'énergie, l'eau et les transports routiers, qui sont de l'ordre de 700 à 900 milliards de dollars par an. « Chaque année, on dépense une fortune à financer notre propre destruction, affirme Richard Jolly, principal coordinateur du rapport. Supprimer ce genre de subventions pourrait permettre de réduire les impôts, renforcer les incitations à la préservation des ressources, et d'investir dans des technologies écologiquement compatibles. Les bénéficiaires en seraient aussi bien les riches que les pauvres. »

Mythe n° 2 : Les pauvres ne sont pas en position de contribuer aux coûts de production de ces ressources.

La majorité des familles pauvres payent déjà pour les ressources essentielles, et sont souvent prêtes à donner de leur temps pour améliorer les systèmes communautaires d'hygiène et de distribution d'eau potable.

Mythe n° 3 : Les pays en développement devraient copier les modèles occidentaux.

Il y a surtout une leçon à tirer des expériences désastreuses en matière d'environnement dans les pays industrialisés, de même qu'il est possible d'adopter de nouvelles technologies, d'éviter des erreurs et de réduire ainsi le coût de la réparation de ces erreurs. Les pays en développement pourraient éviter les innombrables pièges du mode de vie occidental, en optant pour des sources d'énergie propres et illimitées, des modes de production agricole à l'opposé de la culture intensive, et des procédés de fabrication industrielle qui permettraient d'éviter les coûts énormes de nettoyage de l'environnement que doivent engager aujourd'hui de nombreux pays occidentaux.

Mythe n° 4 : Les pays en développement devraient restreindre leur consommation et freiner leur industrialisation pour limiter les problèmes d'environnement.

La consommation est encore si réduite dans la majorité des pays en développement qu'il est nécessaire de l'accroître, mais sur la base de technologies alternatives, de nouveaux choix énergétiques et de politiques innovantes, afin d'éviter les conséquences négatives sur l'environnement. « Les pays pauvres doivent accélérer la croissance de leur consommation, déclare Gustave Speth, administrateur du Pnud. Mais il n'est pas utile qu'ils suivent la voie des économies dominantes. On peut élaborer des techniques de production plus respectueuses de l'environnement. Il n'est pas tant besoin de plus ou moins de consommation, mais d'un modèle différent de consommation – orienté sur le développement de l'homme. »

Mythe n° 5 : Dans les pays en développement, les possibilités de politiques alternatives anti-pollution sont limitées.

Il existe de nombreuses options pour ces pays, afin de préserver, par exemple, la qualité de l'air : différents moyens incitatifs, fiscaux et législatifs peuvent y contribuer. Le rapport cite certaines initiatives adoptées par plusieurs de ces pays, montrant bien que les solutions existent. Ainsi, Singapour a réussi à combiner la taxation de la circulation automobile avec un système performant de transport en commun. Le Chili a amélioré la qualité de l'air dans sa capitale, Santiago, en régulant le trafic, grâce à un système de surveillance. L'Egypte a réduit les dangers présentés par les déchets solides, à Alexandrie, en transformant des substances à haut risque en engrais organiques.




Home La clé du problème alimentaire mondial réside dans la résolution des conflits armés

Source : IFPRI, Etats-Unis

Selon l'IFPRI (Institut international de recherche en politique alimentaire) : « Pour créer un monde libéré de la faim, il faudrait s'employer à prévenir et à résoudre les conflits violents, tel celui que connaît le Soudan, ainsi que contribuer à reconstruire les sociétés désintégrées par la guerre. »

Ce rapport souligne un lien évident entre le nombre de conflits armés et la bais-se de la production vivrière en Afrique sub-saharienne. Durant la période 1970-1993, les pays concernés produisaient en moyenne 12,4 % de moins en temps de guerre qu'en temps de paix ; et les crises alimentaires provoquées par la sécheresse et une gestion irréfléchie de l'agriculture et de l'aide extérieure, dans de nombreux pays africains, avaient conduit à la rébellion et à la chute brutale de l'appareil gouvernemental, suivies logiquement d'une pénurie encore plus importante de ressources dans les années de conflits subséquents.

Per Pinstrup-Anderson, directeur général de l'IFPRI, déclare : « Le lien entre la violence armée et la famine n'est nulle part ailleurs plus évident qu'actuellement au Soudan, où 2,6 millions de Soudanais, dont un tiers d'enfants dans un grave état de malnutrition, ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence. » Les fermiers n'ont pas été en mesure de semer ou de récolter quoi que ce soit, en raison de la menace des mines anti-personnelles, des balles, de l'infrastructure routière en partie détruite, de la carence en investissement dans le secteur rural et d'un effondrement global du tissu social du pays.

Ce rapport recommande que les programmes de développement des instances internationales prennent en compte la prévention et la solution des conflits armés dans leurs plans d'action. « L'aide d'urgence se doit d'être autre chose que l'élémentaire charité », déclare Mark Cohen, co-auteur du rapport. « Partout où cela est possible, les efforts pour éradiquer la famine, par le biais des livraisons de l'ONU, devraient s'accompagner d'une collaboration avec les individus concernés, afin de promouvoir la paix et restaurer l'équilibre dans la production agricole et l'activité productrice en général. »





Faits et prévisions

Home S'unir pour faire la police

Source : The Independent, Grande-Bretagne

« L'Otan prendra une nouvelle forme sous les auspices des Nations unies. Sa fonction sera de surveiller les nations dans le monde entier et de les protéger contre la guerre. Les Russes, les Chinois et les Japonais seront également impliqués dans ce rôle de « police » protectrice. (Un collaborateur de Maitreya, Partage international, janvier-février 1992)

Vuk Draskovic, le vice premier ministre serbe qui a été limogé pour avoir appelé les Serbes à affronter la vérité à propos de la crise du Kosovo, a déclaré le 26 avril 1999 : « L'Otan se renforce. La Roumanie et la Bulgarie vont en devenir membres. [...] L'Otan pourrait même devenir une sorte d'organisation militaire mondiale. Si la Russie adhère, [...] ce sera la plus grande armée du monde. Il est donc important que l'ONU place cette machine sous contrôle international. Si le Conseil de Sécurité estime que la mission des Nations unies au Kosovo doit être assurée pour partie par des pays de l'Otan, cette décision doit être respectée.»

Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, avait auparavant protesté contre l'initiative de l'Otan en Yougoslavie, estimant que l'Otan ne devrait lancer de campagnes que sous les auspices de l'ONU. Parallèlement, la Russie continue à jouer un rôle crucial dans les négociations entre la Serbie et l'Otan, afin de parvenir à un règlement pacifique au Kosovo. 




Home Le système financier actuel est instable dans ses fondements

Source : New York Times, Associated Press, Etats-Unis

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. » , PI, juin 1989)

« Ainsi que je l'ai déjà évoqué à plusieurs reprises, il existe des déséquilibres inhérents à notre économie qui, à moins d'être corrigés, mettront un terme à cette longue période de forte croissance et de faible inflation. » C'est en ces termes qu'Alan Greenspan, président de la Réserve Fédérale américaine, a commenté les perspectives qu'offre l'économie américaine. En tête de liste des fauteurs de trouble potentiels, se trouve la baisse du chômage qui, selon lui, pourrait entraîner une flambée des salaires, voire des prix. S'y ajoute le risque d'un retournement du marché boursier, qui conduirait les consommateurs et les entreprises à réduire leurs dépenses. Pour A. Greenspan, nombreux sont ceux qui pensent que les actions ont atteint des valeurs « bien au delà du raisonnable ».

Au Japon, la deuxième économie mondiale, le yen s'est récemment apprécié, la Bourse de Tokyo s'est raffermie, et le gouvernement a œuvré avec détermination pour restaurer un système bancaire délétère. Mais selon certains observateurs, plusieurs signes montrent que la convalescence de l'économie japonaise est loin d'être achevée.

Pour sa part, Robert Allen Feldman, économiste de la banque d'affaires Morgan Stanley Dean Witter, estime « qu'il faudra au minimum deux ans pour que le Japon retrouve une croissance digne de ce nom. »

Mais l'absence de redressement n'est pas due à la passivité du gouvernement japonais. Ce dernier a déjà consacré 520 milliards de dollars pour renflouer les banques en déroute, à la fin de l'année 1998. De plus, 207 milliards de dollars ont été débloqués afin de stimuler la croissance par des projets de travaux publics et des mesures de réductions d'impôts. Mais ces mesures auront seulement permis d'éviter que l'économie sombre davantage. Et l'accroissement des dépenses de l'Etat a généré un déficit budgétaire qui devrait se situer parmi les plus élevés du monde industrialisé – près de 10 % du Produit intérieur brut. Le gouvernement prévoit cette année une croissance économique limitée à 0,5 %, mais les économistes du secteur privé jugent ce niveau, pourtant modeste, extrêmement optimiste.

Certains économistes estiment que le gouvernement japonais doit ouvrir plus largement son économie à la compétition internationale et accentuer la dérégulation. Eisuke Sakakibara, vice ministre japonais des finances, a récemment déclaré que « si l'accélération de la dérégulation constitue un enjeu important pour le Japon, il existe cependant un danger à laisser trop de liberté aux marchés financiers. Le système financier actuel est instable dans ses fondements », a-t-il expliqué, invoquant un contrôle gouvernemental renforcé sur les mouvements de devises et les flux de capitaux.

A cet égard, le Fonds monétaire international a adopté une modification majeure de ses procédures. Il a approuvé la création de nouvelles « lignes de crédits contingentées », qui lui permettront d'accorder préventivement des milliards de dollars de crédits à un pays, avant que ce dernier entre en crise, dans le but de prévenir de nouvelles crises financières internationales. Le FMI mise sur un effet d'annonce pour convaincre les investisseurs que tel ou tel pays, bénéficiaire d'un tel crédit préventif, applique des politiques saines et dispose de réserves de devises suffisantes pour soutenir sa monnaie contre les attaques des spéculateurs. L'objectif est d'empêcher une « ruée vers la sortie » de la part des investisseurs étrangers, en les persuadant que le pays a suffisamment de ressources pour soutenir sa monnaie, avec le soutien du FMI.

D'autres propositions visant à remodeler l'architecture financière internationale devraient être débattues dans les mois prochains.




Home L'Italie annule la dette d'empruntde 40 pays pauvres

Source : The Dominion, Nouvelle-Zélande

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (PI, mai 1989)

L'Italie va annuler la dette de ses débiteurs les plus pauvres, pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Carlo Azeglio Ciampi, ministre du Trésor, a indiqué que 40 pays disposant d'un revenu annuel par habitant inférieur à 300 dollars, allaient bénéficier de cette mesure.





Brève

Home La coopération est favorable à l'emploi

Source : Trouw, Pays-Bas

L'Organisation internationale du travail (OIT) s'est interrogée sur les raisons pour lesquelles le chômage était si faible en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas. En novembre 1998, les taux de chômage étaient de 3,6 % aux Pays-Bas, de 4,4 % en Autriche et de 4,6 % au Danemark. En Irlande, le taux était de 7,3 %, en forte baisse sur l'année, alors que le taux de chômage moyen en Europe atteint les 10 %.

Lors d'une réunion de travail sur ce thème, l'OIT a pu déterminer que les facteurs suivants étaient en cause : une approche corporatiste, un dialogue social, des prix et des taux d'intérêts stables et une politique active du marché du travail. L'OIT insiste sur le fait que le corporatisme démocratique est au moins aussi efficace que le libre-échange. 





Citation

Home L'absence de tolérance et de respect des droits de l'homme

par Kofi Annan

« L'absence de tolérance et de respect des droits de l'homme n'est pas seulement un déni de la dignité humaine. Elle est à la racine de la souffrance et de la haine qui font le berceau de la violence politique, et qui entravent le développement économique... »





Environnement

Home L'énergie solaire

Source : Positive News, Grande-Bretagne

Selon un rapport du Groupe de travail solaire du gouvernement britannique : « Il est très probable que vers le début du siècle prochain, l'énergie solaire connaisse une expansion phénoménale. » Ce rapport demande qu'au moins 70 000 toitures solaires soient installées en Grande-Bretagne d'ici 2010, dans le cadre du Programme européen des 500 000 toitures solaires.

L'immeuble solaire qui dispose de la plus grande façade intégrant des cellules photoélectriques, en Europe, vient tout juste d'ouvrir ses portes à Sunderland, en Grande-Bretagne. Ses 45 000 cellules doivent générer chaque année une quantité d'électricité correspondant à une valeur actuelle de 55 000 livres sterling.

Lors du Programme européen des 500 000 toitures solaires, Christos Papoutsis, représentant l'Union européenne, a déclaré à Amsterdam que le stade où se tiendront les prochains Jeux Olympiques d'Athènes sera alimenté à partir de sources d'énergie renouvelable.




Home Les consommateurs réclament des produits bio

Source : Trouw, Pays-Bas

Les consommateurs sont prêts à payer 9 à 17 % de plus pour certains produits, si le rapport qualité/prix est acceptable et s'ils sont produits d'une manière responsable. Des recherches effectuées par l'Association des consommateurs néerlandais indiquent que 60 % des consommateurs sont attentifs au comportement des producteurs vis-à-vis du bien-être de la population et de l'environnement.





Courrier des lecteurs

Home Une conversation spirituelle

Cher Monsieur,

En août 1998, comme je me sentais déprimée, j'allai faire des courses à High Street. Alors que je me trouvais dans une rue à sens unique à la recherche d'un emplacement, je vis soudain une voiture se garer à contre sens. J'arrivai à sa hauteur alors que le chauffeur était toujours en train de manœuvrer et je garai ma voiture juste à côté. Je me dirigeai ensuite vers l'ascenseur.

Le chauffeur de l'autre véhicule s'y trouvait déjà et m'attendait en maintenant les portes de l'ascenseur, ce dont je le remerciai. Nous n'étions que tous les deux. Il pressa le bouton du rez-de-chaussée, s'appuya contre la paroi et me dit : « Je ne pourrai jamais attendre jusqu'à l'été que tout soit absous. » Surprise, je me mis à rire bruyamment en pensant que je devais sortir de cet ascenseur au plus vite car cet homme était aussi fou que moi. Lorsque la porte de l'ascenseur s'ouvrit, je fis quelques pas et me retournai pour examiner l'homme à nouveau, mais il avait disparu. Il s'agissait d'un Anglais tout à fait ordinaire, âgé d'une quarantaine d'années.

C. S., Orpington, Kent, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Merveille des merveilles

Cher Monsieur,

Il y a certaines choses qui me restent sur le cœur et dont je dois vous faire part :

[1] Dans la rubrique Signes des temps du numéro de mars 1999 de Partage international, vous faites mention d'un tremblement de terre survenu à Armenia, en Colombie. Les bidonvilles furent détruits mais, ô miracle, une statue de saint Antoine était restée complètement intacte ! Mais comment les pauvres du monde vont-ils bien pouvoir réagir à une telle information ? Je suis désolé mais je me demande si le Maître Jésus (avec tout le respect que je lui dois) ne pourrait pas accomplir d'autres miracles, comme d'empêcher la destruction des habitations ?

[2] A la page précédente, il est question d'une colonne de lumière. Pour votre information, je vous signale qu'il m'arrive parfois d'avoir des photos du même genre.

[3] De grâce, ayez davantage les pieds sur terre et montrez-vous plus rationnel.

H. D., Amsterdam, Pays-Bas

Commentaire de Benjamin Creme : [1] En fait, le Maître Jésus sauva de nombreuses personnes au cours du tremblement de terre. Préserver la statue avait un but symbolique : montrer un signe d'espoir au milieu de la catastrophe. [2] Vous devriez nous les faire parvenir pour publication dans Share International. Vous aussi avez été béni. [3] D'après mon Maître, nous faisons preuve de beaucoup de bon sens.


Home Une inscription sur un carton

Cher Monsieur,

Le 27 mars 1999, alors que je me rendais à une rencontre sur la faim et la pauvreté, je me disais que j'aurais pu en faire bien davantage au cours de ces dernières années, et que je pourrais faire beaucoup plus aujourd'hui pour l'émergence de Maitreya, sans certaines faiblesses et imperfections. Tout en conduisant, je m'adressai même aux Maîtres à voix haute, leur disant quelque chose comme : « Je parie que vous êtes fatigués de supporter toutes mes histoires. »

Alors que je me trouvais sur la bretelle de sortie de l'autoroute, je vis un Noir, barbu, sympathique et resplendissant de santé, assis sur le rail de sécurité – il ressemblait beaucoup à la photographie de Maitreya prise à Nairobi, la coiffure en moins. Il tenait à la main un carton sur lequel était inscrit : « Un peu d'aide, ça permet d'aller loin. » J'arrivai à l'intersection trop vite pour pouvoir faire quoi que ce soit d'autre que de lire le message et jeter un coup d'œil sur l'homme en question, mais lorsque je passai à sa hauteur, il me regarda d'un air aimable et fit un signe de la main.

S'agissait-il de Maitreya, voulant me rassurer en me faisant savoir que toute action, si modeste soit-elle, accomplie par moi-même ou n'importe lequel d'entre nous dans le but de le servir, est beaucoup plus utile que nous l'imaginons ?

C. G., Atlanta, Géorgie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya donnant effectivement un message d'encouragement.


Home Un chant de louanges

Cher Monsieur,

 Au début de l'été 1997, je me trouvais à Cayenne, en Guyane française. Un jour, en fin d'après-midi, j'empruntai une large ave- nue du centre de Cayenne pour rentrer chez moi. Je me sentais vraiment très déprimé. Alors que je m'arrêtai à un feu rouge, une femme d'une soixantaine d'années, très dynamique et portant des lunettes, frappa à la vitre de ma voiture et me demanda si je pouvais la rapprocher de sa destination. J'acceptai. Soudain, une petite fille de huit à dix ans, vêtue comme une écolière, apparut, venue de nulle part. « Tu peux venir avec nous », lui dit la dame. La fillette monta à l'arrière du véhicule, se rapprocha de moi et m'embrassa sur la joue. Je sentis que son baiser était emprunt d'une grande compassion ainsi que de reconnaissance. Comme je suis un lecteur de Partage international, je pensai, bien sûr, qu'il s'agissait du Seigneur Maitreya ou du Maître Jésus. Je leur demandai où elles allaient. Elles répondirent : « Nous allons à l'église près de Montjoly, vous savez, l'église du Christ divin. Venez nous y rendre visite un jour. » En entendant cela, je songeai que ce n'était pas le genre de réponse qu'un Maître donnerait.

Je devais passer prendre mon neveu, âgé de deux ans. Quelques minutes après, la petite fille le prit sur les genoux et ouvrit la vitre. Le petit resta tout à fait tranquille, tout semblait en parfaite harmonie.

La dame me parla du Christ et je lui répondis que j'avais entendu dire qu'il était de retour sur Terre. Elle répliqua : « Non, non, dans la Bible il est dit que le Christ viendra avec une armée d'anges, que les cieux s'ouvriront et que les trompettes retentiront. Avez-vous entendu parler de cela ? » Je répondis que non. Puis je lui demandai qui était la merveilleuse petite fille. Elle répondit : « C'est une petite qui aime venir écouter la parole de Dieu, nous chantons beaucoup à l'église. Aimeriez-vous écouter un chant ? » Je répondis : « Si vous voulez. » Je fus réellement enchanté, transporté, je ne voulais pas que ça s'arrête.

Finalement, nous arrivâmes près de l'église. La fillette descendit et disparut. La dame me remercia chaleureusement et me dit d'être prudent. Je restai stationné quelques minutes sur le parking, car j'avais quelques courses à faire. Alors que je reprenais la route, je fus surpris de voir que la dame était encore là, me faisant signe de la main, s'assurant que je reparte sans problème. En fin de compte, cette rencontre eut un effet positif sur moi et je me sentis bien le reste de la journée.

Une semaine plus tard, dans la même avenue, alors que je descendais de voiture, je vis la dame juste en face de moi. Je la reconnus immédiatement et allai la saluer : « Comment allez-vous ? Où est la petite fille ? » Elle répondit : « Je vais bien, la petite aussi. Elle est chez la fille d'un voisin et je n'habite pas très loin. » Elle répondait à mes questions avant que je ne les pose. « Si vous me voyez passer en voiture et si vous voulez vous rendre à l'église, dis-je, n'hésitez pas à me faire signe. Ce sera un réel plaisir pour moi de vous y conduire ! » Elle répondit : « Merci, beaucoup, jeune hom-me. Dieu vous bénisse. » Qui étaient la fillette et cette dame ?

 Y. D., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette femme était Maitreya et que la fillette était le Maître Jésus.


Home Une apparence trompeuse

Vers la fin de 1996, j'allai parfois méditer chez une amie dans le Marais, à Paris. Après la méditation, elle avait l'habitude de me raccompagner jusqu'au métro République.

Un soir que nous étions proches de la station de métro, nous passâmes devant un clochard assis par terre, près de l'entrée d'un immeuble. Il regardait vers le sol, et ses cheveux longs, sales et hirsutes cachaient son visage. Je crois qu'un chien se trouvait près de lui.

Peu après l'avoir dépassé, je fis soudain volte-face pour lui donner une pièce. Une atmosphère étrange et spéciale flottait autour de lui. Alors que je lui donnais l'argent, il leva la tête et je vis à ma grande surprise un visage radieux, jeune, lumineux, aux yeux bleus, totalement différent de ma précédente impression. Il me remercia humblement et gentiment en prenant l'argent. Il avait un regard réservé rempli de compassion. Je fus réellement ému car il semblait avoir mon âge, environ 23 ans. Je m'étonnai : « Si jeune et si démuni. » Je ressentis la douleur qu'une telle condition peut procurer.

Nous continuâmes notre chemin et mon amie me dit : « Quel beau visage ! » Elle aussi avait ressenti quelque chose.

Quelques temps après, je le revis à la même place, le visage toujours tourné vers le sol. Qui était ce jeune homme ?

Y. D., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était le Maître Jésus.


Home Une touche de catholicisme

Il y a deux ans, alors que je rentrais d'un séjour dans le sud de l'Inde, où j'avais visité les ashrams de Sri Sathya Saï Baba et Sri Premananda, j'avais donné rendez-vous à un ami au jardin du Luxembourg, à Paris.

Nous étions assis sur un banc et je lui montrais quelques photos prises en Inde lorsqu'un asiatique, jeune et grand, se dirigea vers nous. La couleur de sa peau me fit penser qu'il était originaire du Sud.

Il était vêtu de beige et portait un sac à dos. Il nous salua et nous demanda si nous aimerions recevoir une bénédiction. Encore absorbé par mes photos et sans réfléchir, je lui demandai s'il voulait de l'argent. Il parut offensé, penaud, et refusa. Nous acceptâmes sa bénédiction et je lui demandai comment cela se passerait. Il déclara qu'il nous bénirait chacun notre tour.

Je passai le premier. Je fermai les yeux et il commença. J'ouvrais les yeux de temps en temps et vis sa main au-dessus de mon front. Il gardait les yeux fermés et récitait quelque chose à voix basse. Ensuite, il fit de même avec mon ami. Chaque fois qu'il donnait sa bénédiction, il nous demandait de répéter une certaine phrase dans sa propre langue – phrase dont je ne me souviens plus.

Alors qu'il terminait la bénédiction, il nous demanda si nous étions catholiques. Mon ami répondit par l'affirmative (bien qu'il soit ouvert à toutes les religions). Pour ma part, je déclarai que j'étais intéressé par toutes les religions. Je notai alors un sourire sur le visage du jeune homme, dont l'apparence me faisait penser aux photos de Maitreya à Nairobi. Il semblait réellement heureux. Je lui demandai quelle était sa religion, et il répondit qu'il était shintoïste. Puis il nous salua et partit.

Quel ne fut pas mon étonnement lorsque j'appris que le shintoïsme est la religion nationale du Japon et qu'il n'est pas sensé inclure ce genre de bénédiction. Le plus singulier dans tout cela est que l'homme n'avait absolument pas le type japonais. Qui était-il ?

Y. D., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était le Maître Jésus.


Home Le dresseur de pigeon

Cher Monsieur,

Le jour de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, j'arrivai plus tôt que l'heu-re prévue. Aussi je flânais dans le parc et m'assis sur un banc, face à une fontaine près du kiosque à musique. Puis, je me mis à lire l'ouvrage de Benjamin Creme sur la méditation de transmission. Alors que je levai la tête pour regarder la fontaine, je vis un homme élancé, vêtu de noir, se dirigeant vers moi. Bien que cet homme m'intriguait au plus haut point, je pensai qu'il était impoli de trop le fixer, aussi fis-je semblant de l'ignorer et continuai ma lecture. Mais je n'arrivais plus à me concentrer et finis par fermer mon livre. L'homme s'assit sur un banc proche du mien.

Tout en écoutant la chorale qui répétait dans le kiosque, je regardai vers la fontaine. Je vis de nombreux pigeons se diriger vers moi. C'était un spectacle étrange. Même les moineaux sautillaient autour des bancs et ne s'envolaient pas. Je ressentis une impression bizarre, tout en me disant qu'il ne fallait pas trop m'inquiéter. Aussi, je m'assis sur un autre banc. Peu de temps après, l'homme en noir passa derrière moi et quitta le parc. Qui était cet homme en noir ?

I. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et que les pigeons étaient contrôlés par son esprit.




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