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Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Mai 1999 - N° 129

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les pauvres ont-ils leur place dans la mondialisation ? par Leonardo Boff


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Toutes choses nouvelles

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Pendant des siècles et des siècles, les hommes ont attendu les événements qui sont maintenant sur le point de se produire. De manière plus ou moins consciente, ils ont senti qu’un renouveau planétaire était possible, et ont vécu dans l’espoir du moment où un instructeur ou un sauveur leur montrerait la voie de cette transformation. En dépit de tout ce qu’ils ont pu croire et faire indiquant le contraire, les hommes savent depuis toujours que l’évolution se fait en conformité avec le plan, que rien ne peut arrêter ce processus, et que c’est seulement par ignorance et négligence qu’ils ont perdu la trace de leur expérience d’il y a de nombreuses vies.

Une attente vibante

Aujourd’hui, à travers le monde, c’est une attente nouvelle et frémissante qui annonce la venue de l’Instructeur, si imprévue et inaccoutumée que puisse être la manière dont s’effectue son retour. Pour beaucoup, il y a là l’accomplissement des doctrines et prophéties qui leur sont chères ; pour d’autres, c’est la réponse à leurs prières demandant secours et conseils.

Un changement de perception

Pour l’humanité dans son ensemble, l’arrivée de l’Instructeur offre la possibilité d’un changement total de perception du sens et du but de la vie, ainsi que l’opportunité donnée à chacun de contribuer, par son énergie et ses talents, à la transformation de ce monde. Ce n’est pas là une mince tâche, et, pour la mener à bien, le dévouement, le savoir-faire, et surtout la bonne volonté de tous les hommes, agissant de concert, seront indispensables. Ils n’agiront pas seuls, ni sans directives. En tout ce qu’ils entreprendront, les hommes pourront s’attendre à recevoir l’aide et le soutien de ces Frères aînés qui les ont précédés, et que les hommes appellent des Maîtres. Nous nous tenons prêts à porter assistance et inspiration partout où cela profitera à la race des hommes, et renforcera son unité. Ne redoutez donc pas l’immensité de la tâche, car en tous domaines notre aide vous est acquise.

Nous vous conduirons pas à pas

Il est de nombreuses actions que les hommes, pour l’instant, ne peuvent entreprendre, pas seulement faute de moyens, mais parce qu’ils n’ont pas conscience de leur nécessité. Ces actions-là, dans la mesure où la Loi le permettra, nous les accomplirons pour vous. Ainsi nous vous conduirons, pas à pas, sur le sentier de la Réalisation, vous épargnant bien des épreuves et des faux départs.

Remédier aux maux du monde

Aujourd’hui Maitreya, notre Maître, exécute de nombreuses tâches dont il est le seul à pouvoir se charger en tant qu’agent d’intervention divine. Ainsi hâte-t-il la venue du jour où tous pourront le voir. Ce jour-là ne cesse de s’approcher, et donnera le signal que le nouvel âge a commencé ; que la Vie nouvelle qu’incarne le Christ se répand de toutes parts ; que l’humanité a en elle les moyens de remédier aux maux du monde, et n’a besoin que de courage et de foi en sa propre divinité pour faire toutes choses nouvelles.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La préservation des pratiques tibétaines en Inde

Source : Interpress Service

Selon le dalaï-lama, la culture tibétaine et l'enseignement bouddhiste séculaire sont mieux préservés en Inde qu'au Tibet.

Lors d'une récente visite à l'Université de Drepung, une des universités monacales en Inde, le dalaï-lama a expliqué comment ces centres d'enseignement attirent des étudiants originaires d'Inde et de l'étranger. Drepung est située sur le site tibétain de Doeguling, en Inde du Sud. Il s'agit de la réplique d'une université portant le même nom, inaugurée il y a 500 ans à Lhasa et incendiée par les Chinois en 1959.

Erigée en 1971, l'Université de Dre-pung comptait alors 200 étudiants. A l'heure actuelle, elle est fréquentée par
3 500 étudiants originaires principalement des régions de l'Himalaya, du Bhoutan et du Népal. Elle compte également 260 jeunes novices, âgés de huit à quatorze ans, qui suivent un parcours d'éducation générale et de théologie. Un étudiant qui voudra obtenir un doctorat ou Geshe, en tibétain, devra s'astreindre à un travail exigeant pendant dix-huit ans.

Lors de sa visite, le dalaï-lama, qui supervise personnellement les examens de fin de cycle à Drepung, a mené plusieurs jours de débats avec les moines, passant en revue les cinq sujets théologiques les plus importants enseignés à Drepung, à savoir : l'éthique mahaya, la logique, la psychologie, la philosophie madhamita et paramita.

Depuis 1958, des centaines de milliers de tibétains ont fui leur pays. Aujourd'hui, 100 000 d'entre eux sont installés en Inde. Un grand nombre vit au nord de l'Inde, à Dharamsala et aux alentours, à proximité de l'endroit où le dalaï-lama et son gouvernement en exil ont reçu l'autorisation de s'établir, par le gouvernement indien, en 1960. De nombreux réfugiés vivent également sur d'autres sites répartis sur dix Etats indiens.

Le gouvernement de l'Etat de Karnataka, en Inde du sud, a offert environ 6 500 hectares de terre – avec bail emphytéotique de quatre-vingt dix-neuf ans – dont 1 500 utilisés pour le site de Doeguling.

Depuis qu'il a quitté son pays, le dalaï-lama tente sans relâche de convaincre la Chine de permettre au peuple tibétain de regagner sa patrie. Il préconise un plan de paix en cinq points : transformer la totalité du Tibet en zone de paix, abandonner la politique de transfert de population chinoise vers le Tibet (qui a provoqué la mise en minorité des tibétains au Tibet), respecter les droits de l'homme envers le peuple tibétain, protéger l'environnement et ouvrir le dialogue sur le futur du Tibet. 




Home Des opticiens espagnols viennent en aide aux Bosniaques

par Carmen Font

Barcelone, Espagne

Le projet espagnol Òptics x mÓn (Opticiens du monde) tient l'œil ouvert sur certains besoins non résolus. Il a été lancé en 1995, sous l'impulsion d'une jeune opticienne qui, après s'être rendue en Bosnie où elle a pu observer les conditions de vie épouvantables des réfugiés, à Tuzla, a décidé d'envoyer le maximum de paires de lunettes aux ophtalmologistes locaux.

Il existait un réel besoin de lunettes, du fait que la Yougoslavie a un niveau d'instruction et de culture élevé, et que des millions de villageois réfugiés avaient pratiquement tout perdu. Les médecins locaux vérifiaient la vue, mais ne pouvaient fournir de lunettes, laissant ainsi s'installer de graves troubles oculaires chez de nombreux enfants, orphelins, personnes âgées, réfugiés et personnes déplacées.

Mais tous n'ont pas eu à attendre trop longtemps. Les bénévoles d'Òptics x mÓn ont organisé des campagnes de collecte de vieilles paires de lunettes, dans de nombreuses régions espagnoles. « Il s'agit là d'une idée très simple, explique Meritxell Ebbes, les gens laissent leurs lunettes ou leurs montures vieilles ou cassées, chez leur opticien. Ensuite nous les collectons, les réparons et les envoyons partout où le besoin s'en fait sentir. Nous recueillons ainsi environ 5 000 paires de lunettes par an. »

Òptics x mÓn a déjà réalisé trois missions de secours d'un mois, à Tuzla, Zenica et Sarajevo, où des bénévoles ont vérifié la vue de 3 500 personnes et leur ont fourni des lunettes. « Mais ces missions de secours ne règlent pas entièrement le problème, car une totale efficacité nécessite un certain suivi, insiste M. Ebbes. Les équipements existants sont devenus obsolètes, les ophtalmologistes locaux ne se sont occupés que des problèmes oculaires graves et s'ils ont prescrit des lunettes, les patients ne peuvent les obtenir. » Deux jeunes bosniaques se sont rendus à Barcelone pour y faire des études, et après un an, l'un d'entre eux s'est établi à Tuzla, où il fonctionne à présent de façon autonome.

Les bénévoles insistent sur le fait que l'objectif est de permettre à certaines personnes d'ouvrir, dans ces pays, leur propre cabinet optique : « En février, une équipe de six bénévoles s'est rendue au Salvador. C'est un pays où de grands progrès ont été accomplis sur le plan éducatif et culturel, rendant nécessaire la correction des troubles oculaires, ce dont les médecins locaux n'ont pas encore pris conscience jusqu'à présent. »

Alors que cette équipe est sur place pour un an, d'autres bénévoles, au quartier général espagnol, continuent à collecter des paires de lunettes et surveillent attentivement d'autres zones de conflits dans le monde. « Il y a un réel besoin en lunettes dans de nombreuses parties du monde, déclare Meritxell Ebbes, mais nous avons été tellement absorbés par ces projets que nous n'avons pas eu le temps de mettre sur pied un réseau d'opticiens plus étendu, sur le plan national aussi bien qu'international, pour faire face à ce problème. »


Pour plus d'informations : Òptics x mÓn, Terrassa, Barcelone, Espagne. Tél. 34 93 7398358. Fax : 34 93 7398301




Home LES SANS-ABRIS AU JAPON

Les villages de carton et la loi Shogun

par Tamae Ishiwatari

Tokyo, Japon

Au Japon, les sans-abri sont une nuisance. Les autorités locales règlent le « problème » en les expulsant sous prétexte de « programmes d'embellissement de l'environnement » et instaurent toutes sortes de formalités bureaucratiques pour les empêcher d'accéder aux aides auxquelles ils ont droit.

Un article paru récemment illustre bien ce point. Il commence ainsi : « Le bon sens japonais est un non-sens pour le reste du monde. » Il critique le verdict de non culpabilité rendu lors d'un procès contre plusieurs défenseurs des sans-abri qui avaient été accusés d'obstruction à la loi. Le journaliste déplore cette attitude laxiste, critiquant le juge pour sa faiblesse face aux nuisances publiques que représentent les sans-abri. Il s'en prend à ce qu'il considère comme un concept traditionnel profitant aux opprimés, selon lequel « les faibles ont toujours raison », que c'est un non-sens et qu'il faut observer la loi Shogun en ne tolérant pas l'étalage de tels spectacles qui offensent le public. Encouragée, la municipalité a fait appel de la décision du juge.

On peut penser que, selon un consensus général, le système social se doit d'être juste et généreux dans un pays industrialisé aussi riche que le Japon qui, tout au moins jusqu'à récemment, jouit d'une économie très favorable. Mais la réalité semble très différente.

Ils sont sans-abri parce qu'ils l'ont choisi 

Tokyo a une population d'un peu plus de sept millions d'habitants. D'après les sources officielles, le nombre de sans-abri y atteint à peine 3 700, alors que le « Shinjuku Renrakukai », un groupe d'assistance aux sans-abri, affirme que le chiffre réel approche les 5 000. Les sans-abri de Tokyo ont tendance à se regrouper dans certaines zones délimitées, comme Shin-juku, le quartier d'affaires de Tokyo proche de la gare centrale, qui voit chaque jour défiler deux millions de personnes. D'un côté de la gare se trouve des immeubles ultra-modernes qui abritent des bureaux administratifs, ainsi que des sociétés et des hôtels de luxe.

Le contraste est frappant. A l'ouest, du côté restauré de la gare, un village de carton s'est étendu autour de la station de métro et le long du couloir qui conduit aux bâtiments administratifs. Un véritable défi est lancé par les sans-abri à ces symboles du pouvoir et de l'autorité, de la richesse et du modernisme.

« Ils ont leur propre philosophie et leurs propres opinions. C'est pourquoi ils choisissent d'être sans domicile », déclare le gouvernement. Mais il tente périodiquement de les expulser sans ménagement « parce que le quartier a besoin d'être embelli ». Une situation de siège s'est développée, le gouvernement utilisant tous les moyens pour éloigner les sans-abri. Des passages parallèles et plusieurs sculptures érigées le long de la route, afin d'occuper l'espace, ont englouti respectivement 1,3 milliards et 40 millions de yens. Ce ne sont là que deux exemples d'une politique de harcèlement et de mesquinerie envers les habitants du village de carton, de même que le couvre-feu dès 5 heures de l'après-midi et la réduction du nombre d'abris pour l'hiver.

A qui appartiennent les espaces publics ?

En 1996, les sans-abri du village de carton de Shinjuku ont été expulsés par la police, assistée de gardes privés. Plusieurs sympathisants ont été arrêtés. Mais reste la question de savoir à qui appartiennent les espaces publics. Et faut-il donner la priorité à la vie humaine ou aux règlements municipaux ?

Rien qu'à Shinjuku, 40 à 50 sans-abri meurent chaque année dans un accident de la circulation. D'après le Dr Miyashita, le Centre des urgences de Tokyo a noté 211 morts en 1997 (alors qu'il n'y en avait que 109 en 1988), dans un rayon de 500 mètres autour de ses locaux. Le nombre de personnes ayant besoin d'une aide d'urgence (pain et lait) représente un excellent baromètre du ralentissement de l'économie japonaise ; alors que le nombre de repas servis au Centre des urgences était de 4 507 en 1988, il a grimpé à 55 035 en 1995. Par un curieux paradoxe propre aux services sociaux japonais, le nombre de ceux qui reçoivent une aide sociale est resté pratiquement le même tout au long de la décennie. Pourquoi ?

Voici un parfait exemple des absurdités administratives. Pour prétendre à une aide sociale, il faut avoir une adresse permanente. Pour recevoir une aide financière afin de trouver un logement permanent, vous devez donc avoir une adresse permanente. Les bénéficiaires reçoivent 78 000 yens par mois et un hébergement d'une valeur de 1 900 yens par nuit. Mais une question se pose : pourquoi les personnes se trouvant dans une situation désespérée ne demandent-elles pas l'aide de l'Etat ? Le feriez-vous ?

L'aide sociale est accordée avec une attitude condescendante, comme une charité paternaliste. Les lois, les réglementations, les conditions requises, la bureaucratie et l'arrogance des responsables, tout cela est totalement dissuasif. Si bien qu'on pourrait croire que ces pauvres gens préfèrent geler dehors plutôt que d'affronter la froideur administrative. Le personnel hospitalier et les ambulanciers savent à quel point l'insuffisance des soins médicaux donnés aux sans-abri entraîne des morts inutiles.

En 1997, après des années de lutte, un mince espoir se fit jour pour les sans-abri et les représentants du Shinjuku Renrakukai : la municipalité de Tokyo reconnaissait leur existence et les invitait à négocier. Ils avaient enfin gagné une voix, qui ne manquerait pas de continuer à se faire entendre. Mais alors qu'en 1998, toute l'attention s'est braquée sur Tokyo et les Jeux olympiques, personne n'a remarqué l'incendie qui ravageait le village de carton, détruisant tous les abris si laborieusement construits. Le gouvernement a saisi l'occasion pour éliminer les derniers abris. Certains sans-abri ont été conduits dans des centres d'hébergements, d'autres dans les parcs des environs. A Tokyo, tout comme ailleurs au Japon, ce que beaucoup de gens peuvent attendre de mieux est un réchauffement de la température. Il semble bien que, pour le moment, la loi Shogun ait gagné. Mais à présent qu'ils ont obtenu une petite voix, les sans-abri sont déterminés à ce qu'elle se fasse entendre pour négocier des changements et exiger ce à quoi ils ont droit.




Home Vivre parmi les pauvres de Tokyo

Tokyo, Japon

Je suis missionnaire chrétien. Après avoir vécu plusieurs années dans l'un des quartiers les plus pauvres de Tokyo, un appel de Dieu m'a incité à me rapprocher davantage des pauvres, et en janvier 1996, je suis allé vivre dans un abri en carton, durant quinze mois, au bord d'une rivière, à Tokyo.

J'ai découvert un groupe d'hommes en situation difficile, vivant au mieux de leurs possibilités. Ces gens totalement démunis ont librement partagé avec moi leur nourriture, leurs ressources et leur temps.

Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit lorsque vous entendrez le mot « sans-abri » ? Un vieux clochard ivre, empestant l'urine, vagabond dans une gare ? Des gens dormant dans les rues avec seulement une couverture et de vieux journaux pour se tenir chaud ? Certaines de ces images sont évidemment justes.

Il est certain que si vous me croisiez dans les rues de Tokyo, vous ne devineriez jamais où j'ai passé la nuit. Et si vous rencontriez la plupart de mes voisins, vous ne vous douteriez pas qu'ils sont sans abri. Les sans-abri de Tokyo ont un autre visage.

Il y a M. K., qui, à 73 ans, est un maître incontesté dans la construction d'abris en carton. Au cours des quatre dernières années, il a appris tout seul à construire des abris de carton capables de résister à la neige, aux pluies torrentielles, aux typhons et même aux inondations. C'est un petit homme aux mains calleuses et aux gestes lents et méthodiques, qui est un puits de connaissances. Il peut vous dire sans hésitation l'heure à laquelle le soleil va se lever et se coucher, l'heure des marées et la date de la prochaine pleine lune. Vous voulez savoir quelque chose au sujet du « haiku » (une forme de poésie) ? Il est prêt à vous aider. Si vous lui demandiez pourquoi il a choisi de vivre au bord de la rivière, sans doute hausserait-il simplement les épaules (il est humble de nature). Mais si vous deveniez amis et que vous insistiez, il vous répondrait probablement qu'ainsi il peut subvenir à ses besoins, sans l'aide du gouvernement.

Beaucoup d'autres ont, comme lui, choisi de se montrer créatifs devant l'adversité. Ils ont donné une nouvelle signification à la souffrance. Certaines personnes favorisées vous diront qu'ils ont choisi d'être sans domicile. Oui et non. M. K. a choisi de vivre au bord de la rivière, mais pour lui c'était le seul moyen d'être autonome et d'avoir de la compagnie. La plupart de ces hommes ne trouvent pas d'alternative à leur condition de vie actuelle. Le chemin vers la liberté semble parsemé de tant d'obstacles que n'importe quelle solution de rechange leur apparaît comme un mirage, et pour certains, l'espoir est le précurseur de la déception.




Home reflexions sur la bagavad gita*

Partager ce que Dieu nous a donné

par Swami Nirliptananda

Londres

L'austérité et le sacrifice purifient le caractère. Se repentir veut dire souffrir des mauvaises actions que nous avons pu commettre : nous pouvons passer toute une nuit à psalmodier le nom de Dieu, ou à répéter un mantra, ou encore pratiquer une forme ou une autre d'ascétisme, par exemple le jeûne. C'est ce qu'on appelle le tapasya (ascétisme) de la méditation. L'ascétisme réfrène notre nature : il nous permet de nous débarrasser de nos aspects négatifs, de nos inclinations coupables. Ainsi nous pouvons parvenir à la connaissance et, grâce à la connaissance, nous arrivons jusqu'à Dieu. Par la lecture, même celle de la Bhagavad Gita, nous accédons seulement à la connaissance ordinaire. La Bhagavad Gita nous dit comment nous conduire, comment pratiquer le dharma (la justice, la vertu) et grâce à cette pratique nous accédons à la connaissance libératrice.

Le Seigneur Krishna dit : « Le fou qui se contrôle extérieurement mais ne cesse d'avoir l'esprit fixé sur les objets qu'il convoite est un hypocrite. » Un hypocrite est quelqu'un dont l'esprit est rempli de penchants coupables, mais qui affiche une forme ou une autre de religiosité. Au contraire, le juste contrôle son mental, pratique le karma yoga, le yoga de l'action, dans un esprit détaché. L'important n'est donc pas le contrôle de nos organes physiques, mais celui du mental où s'accrochent les pensées coupables. Quand de telles inclinations envahissent l'esprit, même si nous affichons une religiosité extérieure, les mauvais penchants demeurent. Il est donc nécessaire d'exercer un contrôle sur notre mental de façon à être capable d'agir de manière désintéressée, sans être attaché au fruit de l'action et dans un esprit de sacrifice. Ce type d'actions purifie notre nature et nous apporte la lumière, mais ce n'est pas le cas de celles que nous accomplissons avec le désir d'obtenir quelque chose, celles que nous n'accomplirions même pas si nous n'avions pas l'espoir d'en tirer un bénéfice personnel. L'accomplissement de ses devoirs est supérieur à l'inaction. D'ailleurs l'action est indispensable, ne serait-ce que pour nous maintenir en vie.

Agir pour le bien des autres

Accomplir les devoirs prescrits est une chose particulièrement importante. Certains devoirs sont appelés swadharma  : il s'agit des devoirs familiaux, des devoirs sociaux et ceux qui sont liés à notre dharma. Ces devoirs existent. Qu'ils nous plaisent ou non, nous devons les remplir. Et nous devons le faire dans un esprit de détachement. Nous devons accomplir ce qui est juste, ce qui est nécessaire. Quelqu'un qui est chargé du
nettoyage et qui fait son travail correctement est supérieur à un roi qui ne fait pas le sien. L'important est d'accomplir sa tâche, quelle qu'elle soit, de tout son cœur. C'est là que réside le secret de la vie. Agir en y mettant tout son cœur, ne pas faire les choses à moitié, nous mène à la perfection, élève l'âme et change toute notre attitude à l'égard de la vie. Nous devons toujours tendre au meilleur, faire chaque chose le mieux possible : c'est cela qui nous élève. Faire les choses à moitié ne mène nulle part.

Ce monde est prisonnier de l'action, excepté celle qui est accomplie dans un esprit de sacrifice. Essayez donc d'agir au profit de la communauté, pour le bien des autres, libres de tout attachement. Presque tous les êtres sont attachés au fruit de leurs actes et deviennent esclaves de l'action, esclaves du monde. Une chaîne invisible que nous appelons l'attachement s'est enroulée autour de notre cou et nous sommes liés comme l'enfant est lié à sa mère par le cordon ombilical. Agissez donc en étant libres de tout attachement, agissez par devoir, pour le bien du monde entier, de tous les êtres, de toutes les créatures et non pour en tirer un bénéfice personnel. Comportez-vous comme une mère qui fait le maximum pour son enfant, sans attendre quoi que ce soit en retour. C'est le karma yoga.

La retenue

C'est l'esprit de yajna (la retenue) qui purifie notre être. Brahma, le Créateur, a créé toute chose, tous les êtres, au moyen de yajna. Le Seigneur Krishna dit : « Par ce yajna, vous allez vous multiplier, laissez ce yajna combler vos désirs. » Nous devrions jouir de tout ce que nous accomplissons dans ce monde dans l'esprit de yajna. Dans le tout premier vers de l'Isa Upanishad, les Rishis expliquent en quoi consiste yajna : il s'agit d'user de toute chose avec modération, sachant que rien ne nous appartient, prendre seulement ce dont nous avons besoin, sans complaisance. La retenue purifie notre esprit ; elle nous empêche d'agir de manière négative car lorsque l'esprit est purifié, les mauvais penchants disparaissent et nous connaissons alors la joie d'agir de manière juste. En créant le monde, Brahma a également créé yajna et a déclaré : « Maintenant, allez et vivez dans la joie grâce à yajna. » Cela signifie que nous n'envions personne et que nous usons avec modération de ce qui est à notre disposition. Cela signifie que nous mangeons modérément, que nous prenons seulement ce qui nous est nécessaire.

Considérons l'exemple du Mahatma Gandhi qui procédait à ses ablutions, près de l'océan, un matin de bonne heure, tout en conversant avec le Pandit Nehru. Dans une main, il tenait un verre d'eau destinée à sa toilette et dans l'autre une brosse. Il réalisa soudain qu'il avait utilisé toute l'eau du verre avant d'avoir fini de se laver et il s'exclama : « Mon Dieu, qu'ai-je fait  ? J'ai fini l'eau avant d'avoir achevé ma toilette  ! » – « Vous êtes au bord de la mer ! » répliqua Nehru. « Mais, cela ne me donne nullement le droit d'utiliser plus d'eau que je n'en ai besoin », rétorqua Gandhi. C'est cela l'esprit de yajna, c'est le fondement du dharma. Lorsque nous le comprendrons vraiment, nous deviendrons semblables à des rois et nous jouirons réellement de ce monde.

La joie

Comme l'affirme le Seigneur Krishna : « Lorsque nous savons réellement à qui tout appartient, nous pouvons prendre quelque chose et en profiter dans un esprit de retenue, prenant peu, seulement ce qui est nécessaire, en étant comme le gardien d'un bien qui ne nous appartient pas. » Si nous avons ce genre d'attitude, notre esprit restera centré sur Dieu et nous jouirons de la paix et de tout le reste. Si nous faisons des sacrifices à Dieu, il nous accordera sûrement de quoi nous réjouir. Mais, nous nous comportons comme des voleurs si nous profitons de ce que Dieu nous donne sans rien offrir en retour. Tout ce que nous obtenons est un don de Dieu, qu'il s'agisse du succès à nos examens, du fait que nous gagnons beaucoup d'argent, que nous avons la chance de pouvoir nous acheter une maison ou de profiter de tous les biens que ce monde met à notre disposition. Lorsque nous nous rendons dans un temple pour recevoir une bénédiction ou pour acquérir du mérite, nous commettons un péché si nous n'apportons pas d'offrande. Au lieu de nous élever, nous restons tels que nous sommes ou nous devenons pires. A quoi cela sert-il  ?

Ceux qui font la cuisine pour eux-mêmes partagent un repas impur. Mais ceux qui partagent les restes d'un sacrifice à Dieu sont libérés du péché. En général, nous mangeons seulement ce qui nous fait plaisir, cela peut même ne pas être bon ou franchement nocif pour notre santé et nous nous servons trop largement pour finalement en jeter la moitié à la poubelle parce que nous ne réfléchissons pas. Nous ne pensons pas à ceux qui, par millions, souffrent de la faim : c'est la pire des choses. Le Seigneur Krish-na dit que la nourriture que nous absorbons dans le seul but de satisfaire notre appétit égoïste et nos propres désirs n'est pas bonne. C'est une nourriture impure. Mais donner ne serait-ce qu'un tout petit morceau de ce que nous avons, c'est faire œuvre de charité et la nourriture que nous absorbons après l'avoir partagée est ce que nous appelons amritam, du nectar. Manger les restes d'une nourriture offerte en sacrifice nous libère de tous nos péchés, purifie notre mental et tout notre être.

L'esprit de partage

En agissant dans un esprit de partage, nous faisons preuve de maturité, nous nous aidons mutuellement et chacun progresse. Lorsque nous adopterons une telle attitude, l'harmonie, la paix et le progrès règneront autour de nous ; nous obtiendrons tout et nous connaîtrons le bonheur et la paix intérieure. Mais lorsque l'esprit de partage fait défaut, on voit apparaître l'égoïsme et nous oublions que rien ne nous appartient, que tout nous vient de Dieu. Et c'est de cet oubli si grave que découlent tous les problèmes du monde. Mais dès que nous nous rappelons que c'est Dieu qui nous a accordé tout ce que nous possédons et dès que nous le partageons avec autrui, cela a un effet psychologique sur notre mental – cela nous purifie intérieurement et nous faisons alors l'expérience de la paix et du bonheur. L'auto-purification nous débarrasse de notre ignorance, nous permettant ainsi d'atteindre la connaissance, puis la libération. Tel est le but de notre vie. Om Tat Sat Hari Om.


*La Bhagavad Gita ou « Chant de Dieu », l'un des textes sacrés hindous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu et Arjuna, son disciple.





Tendances

Home Les Etats-Unis adressent des excuses au Guatemala

Source : The Guardien, G.-B.

Lors d'une visite de quatre jours au Guatemala, au mois de mars dernier, le président Clinton a adressé des excuses officielles au peuple guatémaltais. Un mois auparavant, l'Historical Clarification Commission, un organisme indépendant, avait publié un rapport montrant que les Etats-Unis étaient responsables de la plupart des violations
des droits de l'homme perpétrées lors de la guerre civile du Guatemala, qui a duré 36 ans et fait 200 000 morts.

Le président Clinton a déclaré : « Il est important que je reconnaisse clairement que les Etats-Unis ont eu tort d'apporter leur soutien aux forces militaires et aux services de renseignements engagés dans cette
répression violente, à grande échelle, dépeinte dans le rapport de la commission. Nous ne devons pas répéter une telle erreur, et nous continuerons à soutenir le processus de paix et de réconciliation au Guatemala. »




Home Des femmes bosniaques luttent pour la paix

Source : Parade Magazine, E.-U.

Les femmes ont fait un grand pas en avant lors des récentes élections en Bosnie-Herzégovine. Des institutions démocratiques américaines, comme la Ligue des femmes électrices, ont été introduites dans le pays et pourraient bien exercer une influence. Les sièges obtenus par les femmes au sein des trois organes législatifs sont passés de 1 à 11 (sur 42), de 7 à 21 (sur 140) et de 2 à 19 (sur 83). Swanee Hunt, ancienne ambassadrice américaine en Autriche, qui a contribué à la formation des femmes bosniaques, a déclaré  : « En un temps étonnamment court, les femmes ont mis sur pied une Ligue des femmes électrices, ont publié un guide à l'intention des candidates et ont promu de nouvelles règles pour les élections. »




Home Forum mondial des sciences de la vie

Source : El País, Espagne

Bio Vision, le premier forum mondial sur les sciences de la vie, qui s'est tenu récemment en France, à Lyon, a réuni plusieurs scientifiques de renom, des industriels et des hommes politiques, dans le but d'examiner les avancées et les enjeux de la biologie, de la biotechnologie, et de leurs applications pratiques. La rencontre s'est terminée par un appel urgent aux gouvernements occidentaux et aux sociétés privées, afin que la priorité soit accordée à la production de nourriture destinée aux pays en voie de développement ; sinon, a-t-il été déclaré : « La maladie et la famine se répandront dans des proportions jamais vues auparavant. »

Soutenus par les Académies des Sciences française et américaine, neuf lauréats du prix Nobel, l'Unesco, le FAO et de nombreuses autres institutions, ce forum a mis l'accent sur les principaux sujets d'actualité concernant la recherche biologique, notamment les travaux sur le génome, le clonage et la manipulation génétique des espèces.

Une attention toute particulière a été accordée aux explications pratiques des recherches, afin de résoudre le problème crucial de la faim dans le monde. Comme il a été rappelé lors de cette rencontre, 40 % de la population mondiale – deux milliards et demi d'individus – souffrent de malnutrition et, parmi ceux-ci, 850 millions
connaissent la famine. Les Nations unies estiment que la population mondiale augmentera de deux milliards et demi au cours des vingt-cinq prochaines années, alors que la superficie des terres cultivables demeurera inchangée.

Conscient de cela, les scientifiques ont admis que leur principal souci était de produire davantage de nourriture sur une moins grande surface, en utilisant des méthodes durables. Ils ont aussi admis que ce but ne pouvait être atteint sans recourir à la biotechnologie, étant donné que seule l'aide des techniques génétiques et biologiques peut accroître suffisamment le rendement des récoltes et leur valeur nutritive. Les experts considèrent qu'il est également urgent que les pays riches transmettent aux pays en voie de développement leurs connaissances en matière de biotechnologie et leur assurent une formation dans ce sens.

 




Home Equateur : la voix du peuple se fait entendre

Source : El País. Espagne ; El Comercio, Equateur

Les gens sont descendus dans la rue, au début du mois de mars 1999, après que le gouvernement équatorien ait annoncé, dans le but d'essayer de résoudre la crise économique que subit le pays, une série de mesures impopulaires (notamment une augmentation du prix de l'essence de 160 %, une augmentation draconienne du prix des denrées alimentaires de base et un blocage des dépôts bancaires des particuliers). Des
véhicules ont bloqué les voies d'accès aux principales villes ; les syndicats, des groupes divers et des enseignants ont organisé des manifestations ; des grèves générales ou des débrayages ont paralysé les grandes villes pendant quatre jours. Finalement, le gouvernement a accepté de réduire le prix de l'essence et de rétablir certaines taxes, notamment une taxe sur les mouvements de capitaux.

 




Home Un gouvernement de coalition en Afghanistan

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Après sept ans de guerre civile en Afghanistan, les différentes factions belligérantes (les Talibans et différents groupes d'opposition) ont accepté de partager le pouvoir dans un gouvernement de coalition. Ce rapprochement prévoit un échange de prisonniers. Les différentes parties espèrent parvenir à un cessez-le-feu dès que possible. 

 




Home Des emplois pour les toxicomanes

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Une agence de Rotterdam (Pays-Bas) s'est specialisée dans la recherche d'emplois pour les toxicomanes. Malgré le scepticisme ambiant, 33 toxicomanes ont trouvé un Une agence de Rotterdam (Pays-Bas) s'est spécialisée dans la recherche d'emplois emploi permanent en 1998. En deux ans d'existence, cette agence unique en son genre a traité les demandes d'emploi de 200 toxicomanes.





Les priorités de Maitreya

Home Les opérations de la cataracte plus accessibles

Source : Sight Savers Press Release, Grande-Bretagne

Dans les pays en voie de développement, des millions de personnes pourront recouvrer la vue grâce à une avancée significative dans le domaine du coût des opérations de la cataracte. Le centre Aurolab, à Madurai, en Inde, va briser le monopole occidental de la production de fils de suture de la cataracte, en lançant la fabrication de ce fil à un prix considérablement réduit.

En Occident, avec la microchirurgie de pointe en matière de lentilles intra-oculaires, des millions de personnes ont reçu des implants, ce qui leur a rendu une vue presque parfaite. Cependant, dans les pays en voie de développement, les fils de suture importés constituent près du tiers du coût de l’opération. On utilise donc une chirurgie traditionnelle moins onéreuse, contraignant le patient à porter des verres épais après l’opération. Mais près de 50  % d’entre eux les perdent ou les cassent en l’espace d’un an, ce qui les ramène à leur état de cécité. Le centre Aurolab fabrique également des implants de lentilles à faible coût et les distribue dans près de 70 pays du tiers monde.




Home Famine en Somalie

Source : Interpress Service

L'Unicef a signalé qu'une situation de grave famine était en train de se développer au centre et au sud de la Somalie. On estime qu'un million de personnes sont menacées et que 300 000 d'entre elles, dont 60 000 sont des enfants de moins de cinq ans, sont en danger pour leur vie.

Plusieurs saisons de maigres récoltes, une grave inondation et une guerre civile qui se prolonge sont les causes principales de cette situation précaire. Après les dommages causés par l'inondation, les réserves de céréales n'ont pas été reconstituées et la dernière récolte s'est déjà révélée insuffisante. Le prix de la plupart des produits augmente et le pouvoir d'achat diminue, particulièrement parmi les personnes déplacées à l'intérieur du pays, ce qui provoque une situation de malnutrition.





Faits et prévisions

Home Japon : le malaise économique

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. La fin est proche. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)

Alors que le Japon est empêtré dans la pire récession qu'il ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale, la banque centrale a pris une mesure sans précédent, ramenant pratiquement à zéro les taux d'intérêts à vue. Une banque qui emprunterait un million de dollars, n'aurait à payer le lendemain que 27 cents d'intérêt. En permettant ainsi aux banques nippones d'emprunter virtuellement gratuitement, la banque centrale espère stimuler les prêts aux entreprises et aux particuliers, et redynamiser ainsi l'économie. Cette mesure présente des risques, mais la situation critique de l'économie japonaise a poussé l'institution financière à adopter une position aussi risquée. (Source :  New York Times, Etats-Unis)

« Comparées aux mois précédents, les perspectives qu'offre le Japon sont encore plus mauvaises maintenant. » C'est ce qu'a récemment affirmé Lawrence Summers, vice secrétaire du Trésor américain, de passage à Tokyo. Selon lui, les banques japonaises sont sous-capitalisées, leurs créances irrécouvrables devraient être passées en pertes, et quant aux mesures de relance prises par à-coups, par le gouvernement, pour stimuler l'économie, elles sont inefficaces. Le point de vue de L. Summers est également partagé par les économistes. « C'est vraiment déprimant », a déclaré Jardine Fleming, un économiste de Tokyo. « Je pense qu'il est normal d'être pessimiste. » Hiroshi Kuribayashi, un autre économiste, s'est aussi fait l'écho de ce sentiment : « L'approche attentiste du gouvernement japonais s'avère très dangereuse. Je suis très pessimiste. » L. Summers a mis l'accent sur l'importance de l'économie japonaise pour le monde : «  Une économie mondiale ne peut pas fonctionner avec succès sans un Japon prospère. »   (Source : ​Los Angeles, Etats-Unis) 




Home L'élection de Miss Israël témoigne du changement

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

« ...Ils vivront comme frères et sœurs et les Palestiniens auront leur propre territoire. » (PI, mars 1991)

En mars 1999, pour la première fois, une candidate israélo-arabe a remporté le titre de Miss Israël et représentera le pays lors de la prochaine élection de Miss Monde. Rana Raslan, la lauréate, a déclaré : « Que je sois juive ou arabe n'est pas important. Nous devons prouver au monde que nous pouvons vivre ici en paix. » Pour Taleb A-Sana, membre du Parti Démocratique Arabe : « C'est un événement symbolique et historique qui prouve que le sentiment d'éloignement entre Juifs et Arabes diminue. »

Les Israéliens d'origine arabe représentent environ un cinquième des 5,9 millions d'habitants du pays et se sont souvent plaints d'être victimes de discrimination. Une autre étape importante a été franchie en février lorsque le premier juge arabe a été élu à la cour suprême, la plus haute institution judiciaire du pays.




Home Appels à la réduction de la dette

Source : Coalition Jubilé 2000, Grande-Bretagne ; Los Angeles Times,

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (mai 1989)

Le président américain Bill Clinton a exhorté les pays les plus riches du monde à alléger le poids de la dette des nations les plus pauvres. Il a déclaré qu'à l'occasion de la réunion annuelle des pays les plus industrialisés, qui aura lieu au mois de juin 1999, il proposera un projet visant à délester de 70 milliards de dollars la dette des pays en voie de développement, en contrepartie de réformes économiques.

Gordon Brown, le Chancelier de l'Echiquier britannique, a également exprimé son soutien à l'allégement de la dette. « Nous devons réduire la dette, et le faire maintenant », a-t-il déclaré lors d'un rassemblement à Londres, à l'initiative du mouvement Jubilé 2000. Jubilé 2000 est une coalition d'organisations faisant campagne pour l'éradication de la dette du tiers monde. Cette dette constitue « le grand problème éthique d'aujourd'hui et de toute la décennie », affirme G. Brown. « C'est la première cause de pauvreté et d'injustice à travers le monde, et elle constitue l'une des menaces les plus sérieuses à la paix mondiale. »

G. Brown a affirmé son soutien personnel à Jubilé 2000 et a émis les propositions suivantes  :

– Annuler 50 milliards de dollars de dettes, avant la fin de l'an 2000 ;

– Vendre pour un milliard de dollars d'or, à prélever sur les réserves du Fonds monétaire international, afin de financer une partie du coût de l'annulation ;

– Stopper la baisse continue de l'aide internationale et revenir au niveau d'aide de 1992, soit 60 milliards de dollars par an ;

– Inciter la population britannique à donner un milliard de dollars aux organisations humanitaires d'aide au développement.

G. Brown a poursuivi : « Nous tous qui sommes ici, osons croire que toute personne devrait pouvoir manger chaque jour et que tout enfant a le droit à l'éducation.»

 

 




Home La société Shell va réduire ses émissions nocives de dix pour cent

Source : Shell website

 « L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (PI, 1989)

La société Shell s'est engagée à réduire de plus de 10 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici l'an 2002 par rapport à leur niveau de 1990, partout où elle est présente dans le monde. A plus long terme, Shell souhaite dépasser les objectifs de réduction d'émissions nocives prévus dans l'accord de Kyoto pour l'an 2010.





Citation

Home Extrait de l'épître aux Corinthiens, 13.13

par Saint Paul

« Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l'espérance et l'amour, mais l'amour est le plus grand. »





Courrier des lecteurs

Home Ce chien n'est pas Maitreya. Officiel ! 

Cher Monsieur,

Nous venons d'avoir une visite surprenante, à l'issue d'une réunion qui s'est déroulée cet après-midi (10 avril 1999), au Centre d'information sur la Réapparition, à Amsterdam. Depuis quelques temps, des membres du groupe néerlandais organisent des réunions dans le but de dissiper certains malentendus et de faciliter l'intégration du groupe. Il semble que ces rencontres fassent régulièrement l'objet de bénédictions du Maître de Benjamin Creme, lorsqu'un point important concernant le travail de groupe est abordé. Cet après-midi, nous avons discuté des doutes de certains membres du groupe quant aux expériences relatées dans le courrier des lecteurs de Partage international, et plus précisément sur la validité de certaines indications (ou confirmations) fournies par Benjamin Creme ou son Maître au sujet de ces expériences.

A la fin de la rencontre, nous avons reçu une bénédiction, pendant laquelle nous sommes restés assis, immobiles, les yeux fermés. Juste avant que la bénédiction commence, j'avais remarqué une personne, à l'extérieur, en train d'examiner les documents exposés dans la vitrine donnant sur la rue. Lorsque nous avons rouvert les yeux, nous avons vu un homme, la main au-dessus des yeux, le visage collé contre la vitrine, qui s'efforçait de regarder à l'intérieur. Avec un large sourire, il s'exclama : « Quel endroit charmant ! »* Il avait une voix agréable et un ton taquin. D'apparence soignée, il portait une veste bleue. Ses yeux étaient bleus, ses cheveux bruns grisonnants et il semblait âgé d'une cinquantaine d'années. Il tenait un chien en laisse. Il s'exprimait et se comportait de manière directe, simple et amicale, comme s'il nous connaissait tous. Nous avons réalisé par la suite que bien qu'il se soit trouvé dehors lorsqu'il a commencé à parler et, qui plus est, au coin d'une rue passante et bruyante, nous avons tous entendu ses paroles très distinctement.

Deux d'entre nous ont remarqué qu'il avait également une poussette avec un bébé. Quelqu'un d'autre l'a vu pointer du doigt les brochures exposées, en disant : « Vous croyez vraiment à tout cela ? » Nous avons tous éclaté de rire et il y eut une soudaine agitation. Les gens se sont levés, se sont mis à parler, à entrer en contact avec l'homme en question, certains lui faisant même signe de la main. Quelque chose dans son regard me fit penser à Maitreya tel qu'il est apparu sous les traits de l'homme de la bibliothèque de New York (Partage international, octobre 1998), mais étant donné que certains d'entre nous semblaient le connaître, faisant des gestes et lui répondant, je supposai qu'il était venu chercher quelqu'un. Il semblait être un habitué des lieux, comme s'il vivait dans le voisinage. En fait, quelqu'un s'est souvenu après coup l'avoir entendu dire : « Je suis un voisin. »

« Tu le connais ? », demanda un membre du groupe à un autre, lorsqu'il le vit agiter la main pour saluer l'homme à l'extérieur. « Oui, et toi aussi », répondit l'autre spontanément. Lorsque quelqu'un sortit, l'homme s'approcha de la porte et, se tenant sur le seuil, il dit en plaisantant : « Ce chien n'est pas Maitreya. Même si Ben ou son Maître vous disent le contraire ! » Cette remarque semblait plutôt surprenante de la part d'un passant ordinaire, qui n'avait aucun moyen de savoir de quoi nous avions discuté. D'autre part, il n'existe aucune brochure dans la vitrine (ni ailleurs) où l'on parle de Benjamin Creme d'une façon aussi familière. Et finalement, il s'avéra qu'aucun d'entre nous ne connaissait cet homme.

Nous aimerions savoir si « ce voisin souriant » ne serait pas Maitreya.

G. A., Amsterdam, Pays-Bas

* L'expression néerlandaise employée par l'homme en question, « Gezellig, he ! » pourrait être comprise comme une plaisanterie, mais il est intéressant de savoir qu'elle dérive d'une ancienne racine germanique signifiant « béni ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya et que le bébé dans la poussette était le Maître Jésus.


Home Un saint sadhu

Cher Monsieur,

Il y a dix ans (1986), je me trouvais à l'ashram de Rajneesh, à Puna, en Inde. J'avais 20 ans. Comme je n'avais pas d'argent, je devais travailler aux cuisines et au ménage de l'ashram pour payer ma nourriture. Je partageais un petit appartement avec deux femmes venues d'Allemagne. Je dormais dans la cuisine. Une fois ma part de loyer payée, il me restait très peu d'argent. Jamais auparavant je n'avais dû vivre dans une telle pauvreté et j'étais terriblement anxieuse. Je devais travailler très dur et j'avais à peine le temps de méditer.

Un soir, je me sentais tellement perdue que je me mis à pleurer au milieu de la nuit. Je ne savais plus pourquoi j'étais venue en Inde. Au milieu de mes larmes, je vis le mur de la cuisine (où je dormais) s'illuminer et je sentis une présence. Je demandai : « Qui est là ? », mais il n'y eut aucune réponse. Puis je sentis une chaleur derrière ma tête qui sembla pénétrer au plus profond de mon être. Mon anxiété et mon sentiment d'apitoiement sur moi-même commencèrent à s'estomper. Je réalisai que j'étais en train de méditer dans la position du lotus. Le lendemain, je me sentis complètement différente. Je fus capable de consoler une camarade qui pleurait dans la salle de bain.

Quelques jours plus tard, alors que je roulais à bicyclette en direction de l'ashram, je vis un indien vêtu de blanc, portant un signe orange sur le front, qui arrivait à ma hauteur sur sa bicyclette. Il s'exclama en anglais : « Quelle chance. Dépêchons-nous ! », puis il me dépassa. Je ne le connaissais pas, néanmoins je le suivis. Il roulait si vite que j'arrivais à peine à le suivre. Nous arrivâmes près d'une route, à mi-chemin entre mon logement et l'ashram. Au bord de cette route se trouvait un sadhu en haillons qui ressemblait à un mendiant, mais je le sentais entouré de sainteté. Il se tenait debout, tournant lentement la tête à droite et à gauche, comme s'il regardait au loin. Il semblait approcher de la quarantaine, était grand et mince, avec des yeux noirs. Ses cheveux étaient longs et il portait une barbe clairsemée. A mon grand étonnement, l'Indien qui m'avait conduit là s'agenouilla sur la route boueuse et appuya son front sur le sol avec un profond respect en récitant quelque mantra. Ce geste me fit comprendre que le sadhu n'était pas un homme ordinaire. L'Indien me fit signe de saluer le sadhu. Je joignis les paumes et le saluai en prononçant le namaste. Le sadhu me regarda et sourit sans rien dire, puis il hocha la tête trois fois avant de regarder à nouveau au loin, et il commença à bouger lentement la tête. Ce mouvement était incroyablement élégant, comme s'il contemplait le monde entier. Je me souvins alors que je devais me rendre à l'ashram et enfourchai ma bicyclette, laissant les deux hommes derrière moi.

Chaque fois que je repassais à cette endroit, sur le chemin de l'ashram, je cherchais à revoir le sadhu, mais je ne le revis jamais. Pouvez-vous commenter ces expériences ?

N. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est Maharishi qui l'a réconfortée dans la cuisine. Le sadhu était le Maître Jésus et l'Indien qui l'a guidée était Maharishi.


Home Un serveur chaleureux

Cher Monsieur,

En octobre 1996, mon fils, mon petit-fils et moi-même avons visité l'Italie en voiture. Un soir, aux environs de Florence, cherchant à nous loger pour la nuit, nous nous sommes arrêtés dans un charmant hôtel. Après nous être installés, nous avons dîné rapidement dans un petit restaurant proche de l'hôtel car nous étions fatigués. Le serveur était grand, brun et extrêmement beau. Il paraissait âgé d'une trentaine d'années. Il parlait italien aux personnes de la table voisine et un excellent anglais lorsqu'il nous servait. Il avait un sourire incroyablement chaleureux et amical. J'avais l'étrange impression de le connaître.

Après avoir terminé leur repas, mon fils et mon petit-fils retournèrent dans leur chambre tandis que je restais pour boire mon café en regardant des dépliants touristiques, occupée à planifier l'itinéraire du lendemain. Peu après, les autres personnes quittèrent le restaurant et je retournais vers l'hôtel tout en admirant le ciel et en songeant à la grandeur de la Rome antique dont nous avions eu le plaisir de contempler les ruines durant les quelques jours précédents.

Soudain, je vis notre chaleureux serveur courir dans ma direction, mon sac à la main. Je le remerciai chaleureusement. Il me vint à l'esprit que c'était peut-être mon Maître, puis je trouvai cette idée farfelue.

Il était tôt lorsque je descendis prendre mon petit déjeuner dans le hall de l'hôtel. La serveuse qui vint prendre ma commande était âgée, ne parlait pas un mot d'anglais et ne semblait pas comprendre ce que je voulais. Soudain, le même serveur apparut, vêtu d'un jean et d'un pull, et il traduisit ma commande. Je le remerciai encore de son aide et lui demandai en plaisantant s'il lui arrivait de dormir. Il répondit par un sourire ! J'eus alors l'idée saugrenue de lui demander s'il n'était pas un instructeur spirituel, mais je n'osai le faire.

Depuis que j'ai lu dans Share International ce qui concerne les « rencontres fortuites », je regrette de n'avoir pas eu le courage de lui poser la question.

B. H., Lakewood, Colorado, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le serveur souriant était le Maître Jésus.


Home Volatilisée

Cher Monsieur,

Le South Coast Herald d'Afrique du Sud a publié, dans son numéro du 18 octobre 1996, un article relatif à Mme Woffie Graham, une femme du troisième âge, bien connue à South Broom, qui devait se rendre à Pietermaritzburg. Elle connaissait bien l'itinéraire qu'elle avait souvent parcouru, mais cette fois-ci, elle ne prit pas la bonne route et se retrouva à Kwa Mashu Town-ship. Ne sachant plus comment se rendre à Pietermaritzburg, elle demanda à un homme qui se trouvait près de sa camionnette où était le commissariat de police pour y obtenir des informations, mais l'homme était peu disposé à quitter sa camionnette. C'est alors qu'une femme élégamment vêtue, d'âge moyen, apparue près de Mme Graham, surgie de nulle part, et se proposa de l'emmener jusqu'au commissariat. Pensant lui offrir un peu d'argent pour le dérangement, Mme Graham lui demanda de l'attendre pendant qu'elle se renseignait, mais la femme déclina l'offre, prit une petite allée puis disparut.

 Mme Graham l'appela son « ange noir » et je me demande qui elle était ?

B. I., Durban, Afrique du Sud

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'« ange noir » était Maitreya.


Home Un sourire réconfortant

Cher Monsieur,

Ma mère mourut en 1977 après une vie très difficile. Elle avait passé beaucoup de temps aux jardins botaniques de Wellington dans le jardin des roses, en étroit contact avec la nature. Nous fîmes donc une petite cérémonie à son intention dans les jardins, à l'intérieur de la serre aux bégonias. C'était très émouvant, et malgré la difficulté, la journée se déroula pour moi comme dans un rêve. J'aperçus un homme qui essayait d'ouvrir la porte afin d'entrer, mais elle était fermée à clé. Je n'y prêtai pas une grande attention à ce moment-là, mais un peu plus tard, ce même homme monta dans sa voiture et me regarda en souriant. Finalement, je lui rendis son sourire. Je ne peux pas vraiment dire quelle était sa nationalité, bien qu'il eût la peau sombre.

Je n'accordai pas la moindre pensée à l'incident jusqu'à la nuit suivante, vers 3 heures du matin, heure à laquelle je me réveillai, obsédée par cette pensée. Pourriez-vous avoir l'obligeance de me dire qui était cet homme ?

J .O., Christchurch, Nouvelle-Zélande

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Rapide dégrisement

Cher Monsieur,

En juin ou juillet 1996, vers 1 heure de l'après-midi, j'allais m'acheter un sandwich à l'Albisriederplatz de Zurich, quand je remarquai un homme, dans les 45-55 ans, fort probablement ivre, s'appuyant et se retenant à un panneau d'interdiction de stationner. Il paraissait incapable d'avancer d'un pas. A peu près cinq minutes plus tard, comme je retournais à ma voiture, je le vis au même endroit, debout et immobile. D'habitude je ne parle jamais à de tels hommes car je me sens gêné. Mais lorsque je passai près de lui, je lui demandai si je pouvais l'aider. Il répondit d'une voix indistincte et comme un homme ivre : « ... vais à Albisrieden. » (dans la même direction mais un peu plus loin que mon lieu de travail). Embarrassé je lui dis : « Je n'ai pas le temps de vous emmener, mais vous pouvez prendre le tram, je peux vous y déposer ? » Il répéta : « ...Albisrieden. » Je lui réitérai qu'il pouvait prendre le tram à environ 50 m d'où nous étions. Il ne paraissait pas bien me comprendre. Je lui dis : « Je dois partir maintenant », et je le quittai.

Ma voiture était garée juste après le coin de la rue, à environ 10 ou 15 m. Quand j'y arrivai, je sentis que je devais rebrousser chemin pour voir s'il était toujours là, car ce n'était pas bien de le laisser comme ça. Je revins sur mes pas, mais il n'était plus là. Je fus très surpris qu'un homme dans son état puisse avoir lâché le panneau et marché sans aucune gêne! J'entrai dans le magasin, à côté de l'endroit où il se trouvait, je fis le tour du pâté de maisons, j'allai jusqu'à la station de tramway, de l'autre côté de la rue : il n'était nulle part. Mon cœur se mit à battre très fort et je me demandai qui était cet homme. Pouvez-vous, s'il vous plaît, me dire s'il s'agissait d'un homme ivre ordinaire ?

C. W., Urdorf, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'« homme ivre » était Maitreya.


Home Une aide bénévole

Cher Monsieur,

Le dimanche 30 novembre 1997, je visitais un salon organisé dans le cadre d'un séminaire pour personnes handicapées à Wulfen, près de Dorsten, accompagnée de mes petits-enfants et de mon beau-frère qui est muet et paralysé. Le chauffeur du bus qui ramenait les personnes en chaise roulante m'avait demandé d'être bien à l'heure à l'arrêt du bus car il devait encore charger plusieurs personnes. Je m'étais installée, nerveuse, près de la fenêtre pour voir si le bus arrivait, tandis que je donnais à manger à mon beau-frère tout en essayant moi-même d'avaler quelque chose. Peu avant de monter dans le bus, je suis allée prendre un café. Malheureusement, j'ai heurté une femme dont la tasse s'est renversée. Elle était très aimable et m'assura que cela n'était pas bien grave. Elle m'accompagna à notre table et me dit, en le désignant, qu'elle connaissait mon beau-frère. Elle me suggéra de m'asseoir et de boire mon café. Mais le bus arrivait et je tentai d'enfiler le manteau de mon beau-frère. La dame, qui était très élégante, se montra très gentille en restant près de nous et en se proposant de nous aider pour conduire mon beau-frère jusqu'au bus. Je la remerciai mais déclinai son offre car très peu de personnes peuvent réellement le manipuler, et je commençai à l'habiller. Mais la dame insista et l'aida délicatement de son côté ; elle semblait étonnamment à l'aise face à ses membres raides. Si je n'avais pas été aussi occupée et entourée de tant de personnes, je me serais probablement demandée si cette femme n'était pas Maitreya.

Ce n'est que plus tard que j'ai pensé que cette dame peu ordinaire, dont il émanait un tel sentiment de paix, pouvait être Maitreya. Lorsque mon beau-frère me signala qu'il avait déjà rencontré cette personne auparavant, cela a renforcé mon sentiment.

M. P., Dorsten, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « dame » était Maitreya.



Interviews

Home L'ouïe n'est pas la seule fonction de l'oreille

Interview de Barbara Zanchi par Andrea Bistrich

Barbara Zanchi, pianiste et musicothérapeute, est la fondatrice du « Centro di Educazione all'Ascolto » (Centre d'éducation à l'écoute), à Città della Pieve, en Italie, où se donnent des cours de rééducation de l'oreille suivant le traitement global du médecin français Alfred Tomatis, neurologue et oto-rhino-laryngologiste. Sa méthode, connue sous le nom de « méthode Tomatis », « entraînement auditif » ou « thérapie de l'écoute », est appliquée aujourd'hui dans plus de 250 centres à travers le monde.*

B. Zanchi s'est elle-même spécialisée dans le domaine de l'audio-psychophonologie et a fondé « La Musica Interna », école et association musicale à Bologne. Elle est la coordinatrice italienne du programme de troisième cycle de musicothérapie à l'Université de Bristol, en Grande-Bretagne. Andrea Bistrich a interviewé Barbara Zanchi pour Partage international.

Partage international : Comment avez-vous connu l'œuvre du Dr Tomatis ?
Barbara Zanchi : En tant que musicothérapeute, j'ai surtout travaillé avec des enfants handicapés présentant des problèmes de retard général ou de langage. La méthode de traitement du Dr Tomatis m'a tout de suite beaucoup intéressée, car il travaille dans le même domaine que moi et a obtenu des résultats extraordinaires. Je n'ai pas été longue à me décider à lui rendre visite à Paris pour y suivre un traitement personnel.

PI. Quelle expérience en avez-vous retirée ? Avez-vous observé certains effets sur vous ?
BZ. Pour la première fois, j'ai fait l'expérience de ce que pouvait vraiment être le pouvoir du son, et que je pouvais m'en servir comme une source d'énergie très réelle, comme une possibilité de me recharger. Après le traitement (et même pendant), je me suis rendue compte que j'étais devenue plus sensible aux niveaux subtils du son. Les effets en étaient évidents, même sur mon corps physique. Je me suis sentie beaucoup mieux, d'une certaine manière plus équilibrée, énergisée et détendue.

PI. Que signifie l'effet Tomatis exatement ?
BZ. Les recherches du Dr Tomatis sur le processus auditif et le développement du langage, depuis quarante-cinq ans, a permis de mettre au point une méthode globale d'apprentissage et de rééducation de l'oreille grâce à une technique de stimulation par le son. Le Dr Tomatis a prouvé les effets stimulants de certains sons à hautes fréquences sur le système nerveux central, le cortex en particulier, qui est le centre du processus de la pensée. Le but de son travail est d'apporter un équilibre aux principales activités conscientes de la vie, par exemple le domaine des capacités motrices, des sens, du traitement des émotions et de leur maîtrise, de l'adaptation comportementale et sociale, ou dans le domaine de la mémoire et de la concentration.
Le travail du Dr Tomatis se focalise sur la fonction de l'oreille moyenne. L'oreille moyenne a pour fonction d'adoucir le son, afin de protéger l'oreille interne, qui est la partie la plus sensible de tout le système auditif. A défaut, le son détruirait l'oreille interne. Le problème se pose quand le mécanisme de l'oreille moyenne est trop rigide. Et c'est là que les travaux du Dr Tomatis révèlent leur grande efficacité, car il s'agit d'une gymnastique des muscles de l'oreille ou, en d'autres termes, de la rééducation de la fonction de l'oreille moyenne. En somme, l'oreille devrait pouvoir s'ouvrir quand elle veut écouter, mais aussi avoir la capacité de pouvoir se fermer toutes les fois que c'est nécessaire.

PI. Comment peut-on obtenir une oreille moyenne plus sensible, moins rigide ?
BZ. Tout d'abord, on examine la façon d'écouter du sujet. L'écoute, ici, signifie un processus actif ; elle nécessite le désir d'ouvrir l'oreille pour comprendre ce que l'on entend. L'ouïe, toutefois, est plus passive. On peut avoir une bonne ouïe, mais être un piètre auditeur.
Un graphique qui montre la courbe d'écoute fournit de multiples informations sur la situation physique, émotionnelle et auditive : par exemple, la personne a-t-elle accès à des sons très aigus, ou à d'autres sons plus graves. En outre, les antécédents sont pris en compte. Une grossesse stressante, une naissance difficile, une séparation prématurée de la mère sont des causes possibles des problèmes d'écoute. A partir de cela, on peut mettre au point un programme afin d'améliorer les capacités du patient. Finalement, le véritable travail d'écoute commence. Il s'exécute par l'intermédiaire d'un appareil électronique appelé l'oreille électronique, comprenant un jeu d'écouteurs, un micro et un système de grilles électroniques qui filtrent des sons spécifiques, selon les besoins individuels du patient. C'est un moyen d'aider les oreilles et de les entraîner à fonctionner sans distorsion.

PI. N'est-ce pas comme si l'on vivait avec une machine ?
BZ. Non. Si par exemple vous avez un problème de distorsion vocale (c'est-à-dire si votre voix est déformée), cela peut se corriger par un travail sur l'écoute. Il vous suffira de suivre un traitement initial de 60 séances d'une demi-heure, durant quinze jours de suite, à raison de deux heures par jour, suivies d'un arrêt de trois à cinq semaines, et de 30 séances supplémentaires sur huit jours. Selon les objectifs et les besoins individuels, les séances peuvent s'étaler sur une période plus longue.

PI. L'oreille adapte-t-elle les sons automatiquement ou le patient doit-il travailler sur lui consciemment ?
BZ. A un certain stade, les gens peuvent évidemment se rendre compte de ce qui se passe, de ce qui change durant le processus du traitement du son. Mais, même à ce moment-là, il vaut mieux simplement laisser faire sans trop réfléchir. Lorsque les patients écoutent, on leur demande de ne pas se servir de leur mental concret, mais de faire quelque chose qui est relié à l'hémisphère cérébral droit, celui qui joue un rôle dans le processus de la musique ou des perceptions plus spatiales. On peut dessiner, faire des puzzles, exécuter des travaux manuels ou simplement écouter comme si l'on méditait en quelque sorte. Cela marche même pendant le sommeil. Nous l'avons observé lors de séances avec des enfants hyperactifs. Habituellement, ils ne peuvent s'empêcher d'être agités et actifs, ne serait-ce qu'une seconde. Cinq minutes après leur avoir mis les écouteurs, ils dormaient. Et il était très important pour eux de trouver la possibilité d'arrêter toute activité et de se détendre.

PI. Vous avez évoqué des problèmes tels que la distorsion vocale, les difficultés de langage, l'hyperactivité. Y a-t-il d'autres symptômes pour lesquels les gens demandent un traitement ?
BZ. Oui, beaucoup viennent pour traiter des troubles de l'ouïe tels que l'acouphène et le vertige de Ménière. D'autres souffrent de problèmes d'adultes : la crise de la quarantaine, la dépression, l'anxiété, ou ils viennent pour une remise en forme générale. Pour ceux qui souhaitent apprendre les langues étrangères plus rapidement, le traitement avec l'oreille électronique s'est avéré être une réussite extraordinaire. Presque chaque langue utilise sa propre gamme de fréquences, et par conséquent il peut être difficile de parvenir à s'exprimer convenablement dans une langue qui se trouve hors de la gamme de sa propre langue. La première loi dont il faut se souvenir est que « notre voix ne reproduit que ce que notre oreille peut entendre ». Ceci est d'une importance capitale, surtout pour les musiciens, les chanteurs et les acteurs. Au fil des années, nous avons traité avec succès des personnes travaillant dans ces domaines, y compris des personnalités aussi célèbres que Sting et Gérard Depardieu.

PI. Une autre formulation intéressante que j'ai découverte grâce à la technique Tomatis, concernant le lien entre l'oreille et la voix, est que le son n'est produit ni dans la bouche ni dans la partie supérieure du corps mais en fait par les os.
BZ. Oui. Pour avoir une belle voix, il faut s'entraîner à pratiquer ce que l'on appelle « la voix de l'os ». Si vous utilisez votre voix de telle sorte que les os vibrent, ils fonctionnent alors comme un filtre. Ils retirent les basses fréquences. Ce qui reste est la meilleure partie de la voix. C'est ce que l'on appelle l'entraînement audio-vocal. Meilleurs sont les sons que vous produisez, mieux votre écoute fonctionne, et mieux votre écoute fonctionne, meilleure est votre voix. Et il est intéressant que Tomatis ait découvert ceci en étudiant la voix d'Enrico Caruso, le célèbre chanteur d'opéra italien (simplement en écoutant ses disques). Caruso a connu les meilleures années de sa carrière après être resté sourd pendant un certain temps, à la suite d'un accident. Il n'entendait plus sa voix que par l'intermédiaire de ses os. Et en contrôlant sa voix par les os, il l'améliora de façon extraordinaire.

PI. La musique filtrée au cours de ces traitements par l'écoute, visant à produire des sons à haute fréquence, est surtout celle de Mozart. Pourquoi Mozart ?
BZ. Le Dr Tomatis a fait maintes recherches pour trouver la musique qui convenait à ses idées. Et il en vint à la conclusion que la meilleure était celle de Mozart, ainsi que les chants grégoriens. Il ne s'agit pas seulement de la valeur artistique de la musique mais de la richesse du son. Ainsi, si vous retranchez les basses fréquences de la musique de Mozart, il reste un nombre incroyable de hautes vibrations.

PI. Mais et Beethoven, Bach, Schubert ou d'autres grands musiciens ?
BZ. Avec Mozart, c'est différent ; il est capable d'ouvrir à la fois l'oreille et le cœur de l'auditeur. Cet effet spécial a été prouvé au cours des dernières décennies, théra-peutiquement et pédagogiquement, à travers l'étude de milliers de cas.
Mozart avait expliqué : « Je cherche deux notes qui s'aiment. » Et c'est pourquoi le Dr Tomatis dit qu'il est plus qu'un musicien, qu'il est la musique elle-même, « l'incarnation de l'harmonie ». Cet effet bénéfique de la musique de Mozart se vérifie sur tous les continents, quels que soient les milieux culturels, car l'harmonie que sa musique est capable de produire est universelle, elle dépasse la culture.
Et, d'une certaine façon, il en est de même avec le chant grégorien. Il met l'auditeur en contact avec le rythme qui existe en dehors de lui-même, l'harmonie de l'univers. Alors que Mozart travaille sur l'harmonie de notre structure intérieure, le chant grégorien accomplit la synthèse entre nous-mêmes et le monde sacré, plus élevé et plus grand que nous-mêmes.

PI. Utilisez-vous d'autres sortes de musique dans le cas des enfants ?
BZ. Cela dépend des symptômes de nos petits patients. Pour les enfants qui ont de graves problèmes, comme un retard moteur ou un retard de langage, ou qui sont atteints d'autisme ou de troubles neurologiques tels que la paralysie cérébrale, la trisomie, l'épilepsie, nous avons mis au point un traitement spécial dans lequel nous utilisons la voix de la mère comme outil thérapeutique. La voix de la mère est enregistrée et suffisamment filtrée pour que l'enfant n'en comprenne plus les mots. Il l'écoutera comme l'équivalent du son entendu dans le sein maternel. Cela donne à l'enfant la possibilité de remonter jusqu'à sa naissance sonique, à partir de la-quelle son désir de communiquer a débuté, et par cette expérience symbolique le désir de communiquer et d'écouter est stimulé, en fait ce désir est restauré.

PI. Quelles seraient vos recommandations quant à l'avenir ?
BZ. On devrait enseigner aux enfants la façon d'écouter comme il faut et à être plus sensibles à ce qui se passe. Nous devons reconnaître que le son a sur nous des effets positifs aussi bien que négatifs. En ce moment, les sociétés font principalement l'expérience de ses effets négatifs. Aujourd'hui, même dans les petites villes, les gens souffrent du bruit de la circulation, du bruit sur leur lieu de travail, du bruit à la maison et dans le voisinage, etc. Le stress et l'anxiété sont les résultats visibles des basses fréquences. En fait, il nous faut développer une nouvelle culture dans laquelle nous créerons les possibilités d'utiliser les avantages du son comme méthode d'harmonisation.


*Cf. : A l'écoute de l'univers, Alfred Tomatis, 1997.
Pour de plus amples renseignements, s'adresser à : Centro di Educazione all'Ascolto, Barbara Zanchi, Corso Vannucci, 129 Città della Pieve (PG). Tél. : 0335-8247381.
Alfred A. Tomatis Foundation (Lewes) Ltd, 3 Wallands Crescent, Lewes, East Sussex BN72QT, UK. Tél. : 01273-474877 ou 01273-478666 ; Fax : 01273-487500.




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Interview de Laurien Towers Gatlin par Monte Leach

Laurien Towers Gatlin est bien placée pour connaître la capacité de la télévision à unifier le monde. En 1984, elle fut l'une des productrices de Live Aid (un concert live mondial de 17 heures, visant à collecter des fonds en faveur des victimes de la famine en Ethiopie). Laurien a aujourd'hui des projets encore plus ambitieux : un concert de 24 heures, Rockin' for Freedom, prévu pour les 19 et 20 juin 1999, destiné à éveiller les consciences et à récolter des dons pour faire face aux problèmes les plus critiques de la planète ; également la création d'un réseau mondial de télévision, GlobaLink Television, qui présentera des divertissements interculturels et mettra en relief des efforts humanitaires menés à travers le monde.

Laurien, plongée dans la préparation de son concert, a pris le temps de s'entretenir avec Monte Leach, notre chef de rédaction pour l'Amérique, à propos de Rockin' for Freedom et de GlobaLink Television.

Partage international  : Quel but espérez-vous atteindre avec Rockin' for Freedom ?
Laurien Towers Gatlin : L'objectif général de Rockin' for Freedom est de promouvoir la paix et l'unité mondiales, la préservation culturelle et écologique, d'accroître la conscience et de récolter des dons qui, espérons-le, aideront plusieurs organisations qui agissent de manière positive, partout dans le monde.
La plupart des problèmes qui se posent, à l'heure actuelle, à travers la planète, sont étroitement liés. Vous ne pouvez pas parler de pollution, de famine ou de déforestation sans évoquer par exemple le déplacement des populations et ses conséquences, la perte des récoltes, la souffrance des enfants et le non respect des droits de l'homme. Ces problèmes sont tous totalement interconnectés.
Ainsi que nous le disons sur nos documents de présentation : « Le temps est venu pour nous, en tant que citoyens du monde, de nous faire entendre et de défendre les droits de l'homme, d'enrayer la famine, de protéger les enfants, les espèces menacées et l'environnement. En nous unissant, nous pouvons pousser la communauté internationale à faire tous ces efforts en vue d'un changement durable pour une humanité et une planète pacifiques, constructives et responsables. »

PI. Comment Rockin' for Freedom va-t-il contribuer à atteindre ces objectifs ?
LTG. L'idée est de réunir des musiciens, des célébrités, des dignitaires et des leaders mondiaux dans une émission internationale de longue durée. Grâce à la musique, à la danse et à des messages, nous célébrerons les liens qui nous unissent, et mettrons en avant les efforts positifs menés à travers le monde.
Ainsi, une partie de l'émission sera consacrée au 40e anniversaire de la Journée nationale tibétaine et à la préservation de la culture tibétaine sous la conduite du dalaï- lama. Ce dernier nous a d'ailleurs adressé un message d'encouragement, « souhaitant aux artistes, organisateurs et supporters de Rockin' for Freedom un plein succès dans leur effort humanitaire. » Nous unissons également nos efforts à ceux des organisateurs de Native American Music Awards and Juneteenth'99, une fête afro-américaine traditionnelle.

PI. Comment se dérouleront les 19 et 20 juin ?
LTG. Nous donnerons des concerts à travers le monde (à Los Angeles, Londres, en Inde, au Mexique, au Nigeria, en Afrique du Sud et en Suisse), ces divers endroits se relayant l'un l'autre. Le concert sera transmis en direct par satellite, ainsi que par la radio et sur Internet. Il sera diffusé à travers le monde par la télévision, plusieurs chaînes câblées et divers réseaux. Nous serons visibles dans tous les pays de la planète qui choisiront de se brancher sur nous. Dans certaines régions, en fonction des décalages horaires, le concert pourra être enregistré et diffusé ultérieurement pendant la journée ou aux heures de grande écoute. Les pays en voie de développement pourront accéder au programme gratuitement. Nous opérerons comme le fera en permanence GlobaLink, dès que cette chaîne sera opérationnelle.

PI. Techniquement, cela semble une tâche énorme. Comment vous y prendrez-vous ?
LTG. Plusieurs des personnes qui s'occupent de Rockin' for Freedom font partie de GlobaLink Television, la société que j'ai fondée il y a quatre ans. Certains membres de GlobaLink faisaient partie de l'équipe Live Aid, dont le principal organisateur (maintenant directeur général de Globa-Link Television) jouera le même rôle pour Rockin' for Freedom.

GlobaLink Television

PI. Quelle est l'origine de GlobaLink ?
LTG. Plusieurs personnes ont préparé le terrain à travers le monde afin de créer une nouvelle chaîne de télévision qui produira des programmes interculturels internationaux : musiques du monde, émissions de divers pays, animations, théâtre et beaucoup d'autres événements particuliers. Nous ferons aussi des reportages et mettrons l'accent sur des sujets humanitaires et sur les organisations qui s'en occupent. Nous espérons que GlobaLink favorisera la compréhension, la tolérance et des changements positifs au niveau international.
Bien que la télévision actuelle comprenne des chaînes de voyages, la BBC et, par-ci, par-là, de la musique de diverses cultures, nous voulons créer un créneau où, à toute heure, vous saurez que vous allez entendre ou voir quelque chose qui a été produit dans d'autres pays (partager l'idée qu'ils se font de leurs loisirs, de leur culture, de leurs traditions et de leurs valeurs, d'une manière que seule la télévision permette de faire). Au cours de leur vie, la plupart des gens sortent rarement de leur ville, beaucoup moins encore se rendent à l'étranger. Ils auront ainsi, s'ils en ont l'envie, le moyen d'aller au théâtre à Taiwan ou au Zimbabwe.
Cette chaîne n'est pas destinée à tout le monde, mais nous savons qu'une audience existe. Le besoin et le désir d'un tel programme se fait aussi sentir parmi les gens qui n'ont pas les moyens d'avoir une chaîne payante. GlobaLink sera financée par la publicité et le sponsoring, mais de manière à ce qu'elle soit autant que possible accessible gratuitement aux pays en voie de développement qui n'auraient pas la possibilité de payer des droits élevés ou des publicités chères, mais qui souhaitent participer.

PI. Où en êtes-vous du développement de GlobaLink ?
LTG. GlobaLink est un travail d'amour, et le projet a très sérieusement avancé au cours de ces dernières années. Plusieurs associés dans divers pays sont prêts à lancer des programmes et à nous soutenir dès que nous serons officiellement prêts à le lancer. Nous pensons que Rockin' for Freedom sera l'une des rampes de lancement de Globalink.

PI. Disposez-vous des moyens techniques et financiers suffisants ?
LTG. L'aspect technique est prêt et les ressources financières ont joué un rôle certain en nous permettant d'arriver où nous en sommes. Nous recherchons des fonds supplémentaires pour un lancement à long terme. Nous pouvons commencer avec un nombre d'heures limité, et à partir du moment où nous aurons les revenus de la publicité, même si les tarifs sont très bas, nous arriverons à un bilan équilibré dès la fin de la première année. Et il s'agit là du scénario le plus pessimiste.
Même si nous nous attendons à faire des bénéfices, les priorités de GlobaLink sont ailleurs. Nous pensons que le plus important est l'honnêteté de la programmation et l'éducation présentée de manière divertissante.

PI. Pensez-vous que la télévision soit un bon moyen d'éduquer les gens ?
LTG. La télévision reliée par satellites et Internet, sont les moyens de communication les plus puissants de la planète. Mais ils sont actuellement les moyens les moins bien utilisés pour le bien commun. Nous y voyons des images d'actualité sur une poursuite en voiture, un bombardement, une fusillade, une guerre, une famine ou tout autre événement négatif se produisant dans un lieu isolé de la planète, qui n'est même pas indiqué sur une carte. Alors qu'un événement positif se produisant quelque part n'obtient que deux lignes en dernière page d'un journal.
Personnellement, j'en ai assez de voir des reporters britanniques ou américains débiter des informations, debout devant des monuments d'autres pays. Je pense que la plupart des gens aimeraient comprendre ce qui se passe dans les autres parties du globe. Il est encourageant de découvrir que des efforts faits ailleurs sur la planète ont été couronnés de succès et que beaucoup plus pourrait être réalisé grâce à un peu d'initiative, de soutien et de coopération.
Nous devons motiver les gens. Je désire que GlobaLink devienne une plate-forme qui encouragera chacun à faire la différence là où il se trouve, à savoir qu'il est important qu'il s'engage.

PI. Etes-vous optimiste pour l'avenir ?
LTG. Oui, certainement. Si tout le monde pouvait passer un moment dans un engin spatial et voir notre planète de loin, nous aurions tous le sentiment intense que c'est là notre maison. Il n'y a pas de frontière, pas de barrières ni de divisions. Nous devons nous unir et travailler avant tout à la préservation de notre monde physique, puis à celle de notre monde émotionnel et spirituel, afin que chacun puisse vivre dans la paix et l'harmonie. Je pense que c'est pour cela que nous avons été créés. Je pense que c'est notre potentiel et que c'est ce que nous sommes en réalité. Il s'agit de nous réveiller et de nous souvenir de qui nous sommes réellement.


Pour plus d'informations, pour participer ou apporter aide à Rockin' for Freedom ou à GlobaLink Television, contacter : GlobaLink Television, 2531 Sawtelle Boulevard#73, Los Angeles, CA 90064-3124. Tél. 310-575-0504 (9 à 18 h, heure locale) ; fax : 310-478-2175 ; e-mail : gltv@gte.net ; Internet : www.globalinktv.net






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