DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Avril 1999 - N° 128

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La guerre contre Rigoberta Menchu par Eduardo Galeano


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La fin de l’âge de la barbarie

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Un jour viendra où l’humanité, pour évoquer l’époque que nous traversons, parlera de « l’âge de la barbarie ». La civilisation mourante d’aujourd’hui est tellement éloignée de tout idéal possible, que les hommes de l’avenir se demanderont comment nous avons pu la conserver pendant si longtemps.

Nombreux sont les facteurs et les causes à l’origine de cette triste situation : la longue et lente dégradation chez l’homme des relations individuelles va de pair avec la complexité croissante de ses armements et la reflète. Son pouvoir de donner la mort à distance, triomphalement étendu à l’échelle des continents, scelle le sceau de son avancée vers l’autodestruction. La froide sophistication des armes d’aujourd’hui n’a d’égale que leur impersonnalité : le guerrier n’a plus à être témoin de l’épouvante qui s’inscrit sur le visage de sa victime.

Une menace insidieuse

Dans une telle situation, on ne peut guère s’étonner que les institutions politiques et économiques reflètent, à leur tour, cette aliénation grandissante des hommes à l’égard des sources de leur vie. Le mercantilisme, cette menace insidieuse mais puissante, se répand souvent à l’abri des regards et domine maintenant d’innombrables destinées, réduisant à néant ce don de Dieu qu’est l’individualité humaine. Les gens sont désormais des statistiques dépourvues de sens comme de besoins, simples pièces sur l’échiquier des forces du marché et des profits commerciaux.

Le désert du monde moderne

Ce désert d’aridité qu’on appelle le monde moderne dépouille les hommes de ce qui fait leur humanité : leur capacité d’être heureux, de se réaliser dans la créativité, de répondre spontanément aux besoins des autres, de vivre libres. Une compétition mortelle ronge l’esprit humain, se faisant juge et arbitre de la « bataille » de la vie. Cette grande aventure qu’est la vie s’est vu corrompre et remplacer par le combat inéquitable et angoissant rendu nécessaire par la simple survie.

Bien sûr, des conditions si extrêmes ne sévissent pas partout de manière uniforme, mais pour des myriades d’êtres humains elles représentent la réalité de l’existence et, à moins que les hommes ne changent de direction, cette situation ne peut que s’aggraver.

Une nouvelle manière de vivre

Quand Maitreya pénétrera au grand jour dans l’arène du monde, il montrera aux hommes qu’une telle vie de souffrance et de lutte n’est pas inévitable et ne constitue pas pour eux le seul choix possible ; qu’une autre voie s’offre à eux de plein droit, à condition qu’ils veuillent l’emprunter.

Il montrera que déjà, au milieu du chaos généré par la montée des cupidités, les hommes réagissent contre l’affaiblissement des liens sacrés de la vie ; que des forces nouvelles immenses se font jour, engendrant un nouveau commencement ; que des turbulences actuelles émerge progressivement une manifestation supérieure et plus juste de cette capacité innée qu’a l’homme de faire face aux défis de son temps et de surmonter ses difficultés.

Maitreya rappellera aux hommes l’origine et la destinée élevée qui est la leur, et il leur inspirera un nouvel art de vivre : dans l’harmonie et les relations justes, sans recours à la guerre ou à la compétition, dans le respect mutuel et la plus totale coopération. Ainsi en sera-t-il.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home D'après un livre World Hunger : 12 Myths

Douze mythes sur la faim

L'article qui suit est rédigé d'après le livre World Hunger : 12 Myths (Douze mythes sur la faim dans le monde). A travers l'exemple des Etats-Unis, il montre la manière dont une nation riche réagit au problème de la faim. Mais ce sont l'ensemble des pays développés – et tout particulièrement ceux du G7 – qui sont remis en question par cette analyse, pour leur politique tiers-mondiste et leur complicité dans ce fiasco général, honteux autant qu'inutile. Cet article met en évidence les préjugés culturels et autres schémas mentaux qui font obstacle à nos bonnes intentions visant à mettre un terme à la faim et à la pauvreté sur cette planète.

Aujourd'hui, près de 800 millions d'êtres humains ne mangent pas à leur faim, alors qu'il y a assez de nourriture pour tous. Or, l'un des principaux obstacles à l'éradication de ce fléau réside dans notre façon d'appréhender le problème, et ce n'est qu'en nous libérant de l'emprise des mythes qui s'y attachent que nous pourrons le combattre.

Mythe n° 1 : Il n'y a pas assez de nourriture pour tous.

En réalité il y a abondance et non pénurie. La production mondiale de blé, riz et autres céréales est suffisante pour fournir à chacun 3 500 calories par jour, sans compter les féculents, légumes, noix, racines, fruits, viande et poisson. Nous pouvons apporter l'équivalent de 2 kg de denrées, par jour et par personne, à toute la planète : 1,2 kg de céréales, graines et noix, environ 450 g de fruits et légumes, et presque autant de viande, lait et œufs. C'est suffisant pour rendre tout le monde obèse ! La difficulté est que beaucoup sont trop pauvres pour acheter ces denrées. Même les pays qui souffrent de famine endémique auraient aujourd'hui la capacité de nourrir leur population, beaucoup d'entre eux étant des exportateurs agricoles !

Mythe n° 2 : Mère nature est responsable de la famine.

Il est facile de blâmer la nature. En réalité ce sont des forces engendrées par l'homme qui rendent ce dernier de plus en plus vulnérable aux caprices de la nature. La nourriture est toujours disponible pour ceux qui en ont les moyens. Dans les périodes difficiles, la faim touche seulement les plus pauvres. En Asie du Sud, en Afrique, des millions de personnes, submergées par les dettes et payées avec des salaires de misère, vivent à deux doigts du désastre parce qu'elles sont privées de terre cultivable par une minorité dominante. Les événements naturels sont rarement la véritable cause des morts. Ce sont les institutions humaines et les politiques qui déterminent qui mange et qui meure de faim en période de pénurie. Ainsi, aux Etats-Unis, de nombreux sans-abri meurent de froid durant l'hiver, et pourtant on ne peut en rejeter la responsabilité sur le mauvais temps. Les vrais coupables sont un système économique qui n'offre pas d'opportunités à tous, et une société qui place l'efficacité économique au-dessus de la compassion.

Mythe n° 3 : La surpopulation

En réalité, les taux de natalité sont en train de décroître rapidement au niveau mondial, alors que les dernières régions du tiers monde à parvenir à ce stade amorcent leur transition démographique – lorsque le taux de natalité chute en réponse au déclin de la mortalité. Bien que la croissance démographique reste une préoccupation sérieuse dans nombre de pays, on ne peut, en aucun cas, justifier la faim qui y sévit par la densité de la population. Face à des pays comme le Bangladesh, surpeuplé et pauvre en ressources, nous trouvons le Nigéria, le Brésil ou la Bolivie, où la faim coexiste avec d'abondantes ressources alimentaires. Le Costa Rica, avec une surface cultivée par habitant de moitié inférieure à celle du Honduras, a une espérance de vie moyenne de onze ans supérieure à celle de son voisin. Elle approche des normes occidentales et c'est assurément un indicateur du degré de nutrition de la population.

La démographie galopante n'est pas la cause première de la faim. Comme la faim elle-même, elle est le résultat d'inégalités structurelles qui privent la population pauvre, et particulièrement les femmes, d'opportunités économiques et de sécurité. La démographie galopante et la faim sont endémiques dans des sociétés où la propriété terrienne, l'emploi, l'éducation, les soins médicaux et les pensions de vieillesse sont hors d'atteinte de la plupart des gens. La situation des sociétés du tiers monde qui ont vu leur croissance démocratique se réduire fortement – comme la Chine, le Sri Lanka, la Colombie, Cuba ou encore l'Etat du Kerala, en Inde – prouve qu'il faut d'abord améliorer les conditions de vie des classes défavorisées, et en premier lieu des femmes. Ce n'est qu'ensuite qu'elles pourront choisir d'avoir moins d'enfants.

Mythe n° 4 : Augmenter la production alimentaire peut nuire à l'environnement

Nous devrions certes nous inquiéter d'une crise écologique qui menacerait notre production alimentaire ; mais les besoins mondiaux ne sont pas tels qu'il nous faille sacrifier l'équilibre de la planète. Ce ne sont pas nos efforts visant à nourrir les affamés qui peuvent être la cause d'une catastrophe écologique. Les principaux responsables sont les multinationales qui pratiquent la déforestation dans les pays pauvres et soutiennent la demande artificielle qu'elles ont créée dans les pays riches pour les bois tropicaux, les fruits exotiques et les légumes hors-saison. La plupart des pesticides utilisés dans le tiers monde concernent les productions agricoles d'exportation, ce qui ne contribue guère à lutter contre la faim. Aux Etats-Unis, les pesticides permettent d'offrir au consommateur des denrées plus appétissantes que nature, mais n'améliorent en rien leur valeur nutritionnelle. Pourtant, il existe déjà de nombreuses alternatives en matière de culture saine, et bien d'autres encore sont à l'étude. Le succès de l'agriculture biologique, aux Etats-Unis, laisse augurer des changements positifs. Les résultats spectaculaires de Cuba, sorti de la crise alimentaire de ces dernières années par l'application d'une politique agricole auto-suffisante sans utilisation de pesticides, constitue également un exemple. Les alternatives agricoles respectueuses de l'environnement sont plus productives que les techniques destructrices.

Mythe n° 5 : La révolution verte est la seule solution.

En réalité, l'augmentation du rendement de l'agriculture moderne n'est pas un mythe. Les nouvelles espèces de semences permettent de récolter des millions de tonnes de céréales supplémentaires par rapport aux pratiques traditionnelles. Mais se contenter d'accroître la production ne peut supprimer la faim car cela ne change en rien le mécanisme économique qui détermine qui peut ou ne peut pas acheter de la nourriture. C'est pourquoi, parmi les pays dont les réussites agricoles illustrent généralement le discours des théoriciens de la Révolution verte, tels que l'Inde, le Mexique et les Philippines, la production céréalière, et dans certains cas les exportations, ont progressé alors que la famine persiste et que l'équilibre et la fertilité des sols cultivables sont compromis pour longtemps. Aujourd'hui, c'est d'une nouvelle révolution verte qu'il s'agit : celle des biotechnologies qui représentent une menace accrue pour l'égalité entre les hommes. Un danger que nous devons dès maintenant nous préparer à combattre.

Mythe n° 6 : Les exploitations agricoles doivent être vastes.

En réalité, les grands exploitants qui contrôlent la majeure partie des meilleures terres, en laissent une grande superficie en friche. Les petites exploitations réussissent à produire quatre à cinq fois plus à l'hectare, en utilisant des méthodes intensives plus proches de l'idéal agronomique à cette échelle.

Aucun bail ne leur offrant de garantie sur leurs terres, les millions de petits fermiers du tiers monde sont peu motivés pour investir dans l'amélioration des sols, l'alternance des récoltes ou la mise en jachère, ce qui compromet la production future. Pourtant, la redistribution des terres peut améliorer la production agricole. Une réforme agraire intelligente a notablement accru les rendements dans des pays aussi différents que le Japon, le Zimbabwe et Taiwan. Une étude de la Banque mondiale concernant le Nord-Est brésilien estime qu'une juste redistribution de la terre arable en lopins de petites tailles pourrait accroître la production de 80 %.

Mythe n° 7 : L'économie de marché peut mettre un terme à la faim.

En réalité, malheureusement, cette formule qui accorde plus d'importance au marché qu'aux décisions politiques ne peut rien contre les causes du mal. Cette position dogmatique veut nous faire croire que la société peut opter pour l'une ou l'autre voie, alors qu'en fait tout système combine l'économie et la politique pour répartir les ressources et distribuer les marchandises. L'économie de marché et sa merveilleuse efficacité ne peut réduire la faim que si le pouvoir d'achat est équitablement réparti. Ceux qui croient à l'utilité du marché et à la nécessité d'éradiquer la faim ne doivent pas chercher à promouvoir le marché lui même, mais les consommateurs ! Les gouvernements ont un rôle capital à jouer en la matière : ils doivent s'opposer aux monopoles, en s'appuyant sur un système original de taxation, de crédit et de réformes agraires, afin de donner aux pauvres les moyens financiers de leur participation à l'entreprise économique. Les récentes tendances à la privatisation et à la dérégulation des échanges ne sont certainement pas la réponse au problème.

Mythe n° 8 : La réponse est à chercher dans le libre-échange.

En réalité, le libre-échange a été un échec total dans le combat contre la faim. Dans la plupart des pays du tiers monde, les exportations ont progressé et la faim n'a pas diminué, bien au contraire. Lorsque la production de soja du Brésil est montée en flèche,pour aller nourrir le bétail japonais et européen, la famine est passée d'un tiers à deux tiers de la population. Alors que la majorité des gens est rendue à un état de pauvreté tel, qu'elle ne peut même pas acheter la nourriture issue de son propre sol, les compagnies qui contrôlent la production orientent leurs investissements vers des marchés plus rentables, à l'étranger. La production de denrées destinées à l'exportation élimine la production vivrière de base. Les politiques comme l'Alena (Accord de libre échange des pays de la zone nord atlantique) et le Gatt (Accord général sur les tarifs et le commerce) dressent les travailleurs de nombreux pays les uns contre les autres, dans une « course vers le bas » où les règles de la compétition consistent à travailler pour le moins cher possible, sans couverture sociale et avec le minimum de normes écologiques. Le Mexique et les Etats-Unis en sont un exemple dramatique : depuis la signature de l'Alena, les Etats-Unis ont subi une perte nette de 250 000 emplois, et le Mexique de deux millions, et bien entendu, la faim a augmenté son emprise dans ces deux pays.

Mythe n° 9 : Ils sont trop affamés pour se battre pour leurs droits.

En réalité, bombardés que nous sommes d'images d'êtres humains misérables, faibles et affamés, nous perdons de vue les évidences : pour ceux qui disposent de maigres revenus, la seule survie représente un effort gigantesque. Si les pauvres étaient vraiment passifs, peu d'entre eux seraient en mesure de survivre. A travers le monde, que ce soit chez les Zapatistes, au Mexique, ou dans les syndicats d'agriculteurs de l'Inde, partout où les hommes souffrent sans raison, se multiplient les mouvements qui visent à changer cet état de choses. Ces gens se nourriraient normalement si notre attitude ne le leur interdisait pas. Ce n'est certainement pas à nous d'« arranger les choses à leur place ». Nous avons la responsabilité de supprimer les obstacles qui les entravent, obstacles générés par les politiques des grands groupes industriels, du gouvernement des Etats-Unis, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Mythe n° 10 : Pour nourrir les affamés, il suffit d'augmenter l'aide américaine.

En réalité, la plupart des programmes d'aide des Etats-Unis vont à l'encontre des besoins des affamés. L'aide étrangère renforce le statu quo. C'est un rapport élitiste qu'instaurent les gouvernements, et l'aide américaine n'est pas seulement un échec en cela qu'elle n'atteint pas son but, mais elle accroît les obstacles sur la route des plus pauvres. Cette sorte d'aide a pour finalité d'imposer le libre échange et l'économie de marché, de stimuler les exportations au détriment de la production vivrière, et de fournir l'armement nécessaire aux dictatures pour se maintenir au pouvoir. Même lorsqu'il s'agit d'une aide d'urgence, d'une opération humanitaire (qui représente tout au plus 5 % de l'aide totale) il est en fait question, encore une fois, de mercantilisme et de gros bénéfices pour les compagnies céréalières américaines. Il vaudrait mieux décider de l'annulation inconditionnelle de la dette, car c'est le fardeau de la dette qui pousse la plupart des pays du tiers monde à faire des coupes claires dans les budgets de la santé, de l'éducation, et à freiner les programmes de lutte contre la pauvreté.

Mythe n° 11 : Nous tirons avantage de la pauvreté du tiers monde.

En réalité, le bien-être de la majorité des Américains n'est pas menacé par la réduction de la pauvreté, mais par son extension. Des salaires réduits – à l'étranger comme dans les grandes villes des Etats-Unis – peuvent signifier des prix plus bas sur les bananes, les chemises, les ordinateurs et la nourriture des fast-foods, mais c'est aussi une manière onéreuse d'encourager la pauvreté et la faim. Aggraver la pauvreté du tiers monde met en danger l'emploi, les salaires et les conditions de travail aux Etats-Unis, dans la mesure où les compagnies iront sous-traiter à l'extérieur. Dans une économie mondiale, les acquis sociaux des travailleurs américains ne peuvent être garantis qu'à la condition que les travailleurs des pays moins bien lotis soient libérés de leur désespoir matériel actuel.

Aux Etats-Unis, des politiques comme celle de la réforme de l'allocation chômage injectent sur le marché du travail plus de main-d'œuvre qu'il ne peut absorber – à des salaires inférieurs au tarif minimum – ce qui tire vers le bas les salaires de ceux qui sont à un niveau plus élevé. On voit s'accroître le nombre des « pauvres qui travaillent », ces travailleurs qui bénéficient d'un emploi à temps plein ou partiel et qui, néanmoins, ne peuvent nourrir et loger convenablement leur famille. Prendre conscience du lien, de l'intérêt commun que la plupart des Américains partagent avec les pauvres des pays défavorisés nous pousse à une attitude de compassion qui n'est en rien synonyme de pitié. Travailler à aider les pauvres à se libérer eux-mêmes de l'oppression économique, c'est œuvrer à notre propre libération.

Mythe n° 12 : Il faut restreindre les libertés pour mettre un terme à la faim.

Que ce soit d'un point de vue théorique ou pratique, il n'y a aucune raison pour que la liberté, au sens de libertés démocratiques, soit incompatible avec l'éradication de la famine. A examiner la situation générale de la planète, il n'apparaît pas de corrélation entre la faim et la liberté. Par contre, si on la considère au sens étroit (le droit d'accumuler sans limite la richesse et le pouvoir économique, et de les utiliser sans contrainte), la liberté s'oppose bien à l'éradication de la faim. Mais, nous proposons au contraire une définition de la liberté en accord avec la vision et les valeurs fondatrices des Etats-Unis, à savoir que la sécurité économique pour tous est la seule garantie de notre liberté. Il est essentiel d'accorder ce sens au mot liberté pour s'assurer la victoire contre le fléau de la faim.


Word Hunger : 12 Myths, (2e édition) par Frances Moore Lappé, Joseph Collins et Peter Rosset, avec la collaboration de Luis Esparza (entièrement révisée et mise à jour) Grove/Atlantic et Food First Books, octobre 1998. Reproduit d'après Back-grounder report Summer 1998. Food First, 398 60th Street, Oakland, Californie 94618, USA. Tél. 1-800-274-7826.Internet :www.foodfirst.org>.




Home La lumière

par Aart Jurriaanse

Le thème de la lumière joue un rôle fondamental tout au long de l'existence humaine. Dans les premiers stades de son développement, l'homme est inconscient de cette lumière mais, vie après vie, il prend progressivement conscience des différentes formes de lumière qui agissent sur lui. Il y a tout d'abord la lumière du Soleil, qui apporte à tous les règnes de la nature non seulement la lumière du jour mais aussi la chaleur. Au fur et à mesure que l'homme évolue, son besoin de lumière augmente, ce qui se manifeste, entre autres, par les dispositions qu'il prend afin de s'assurer un éclairage artificiel au cours des heures sombres de la nuit. Il manifeste simultanément une demande croissante pour les formes de lumière plus subtile, notamment pour la lumière de la connaissance. Finalement, la lumière dans la tête est progressivement reconnue. L'humanité dans son ensemble se dirige vers cette conscience.

Au cours de son évolution, l'homme atteint finalement la lumière Une en passant par quatre stades successifs :

a) La lumière de l'instinct. Associée au stade animal, elle constitue la force directrice antérieure à la lumière de la raison.

b) Grâce à la lumière de la connaissance, les mirages du plan astral sont dissipés par la lumière du mental.

c) La lumière de la sagesse ou lumière de l'âme, qui se mêle à la lumière de la connaissance.

d) La lumière de l'intuition, instrument de l'initié, est un mélange des autres lumières et elle mène à l'illumination.

Ces différents stades ne sont pas nettement séparés. Ils se fondent et se chevauchent. A chaque étape, un nouvel environnement spirituel sera révélé et un contact plus proche s'établira avec l'âme. Chaque pas en avant mène à une expansion de conscience, à une compétence et à des capacités élargies.

L'accès à davantage de lumière apporte automatiquement à l'individu des responsabilités accrues, car celui qui reçoit une lumière plus grande doit l'utiliser au service de l'humanité.

Lorsque l'aspirant a pris conscience de la première lueur de lumière dans la tête, l'obscurité intérieure devient plus dense. Cela peut conduire, au début, au désespoir et à une profonde dépression, mais cette étape doit être endurée, jusqu'à ce que les ombres soient finalement dispersées par la pure lumière de l'âme – la vie est alors éclairée par le soleil dans la tête, diffusant sa lumière dans toute sa splendeur. Cela mène l'aspirant à la conscience de l'âme et au sentier de lumière. En pénétrant sur ce sentier, il devient lui-même une lumière, apportant ainsi l'illumination aux autres et éclairant leur chemin. L'éclat de cette lumière peut être intensifié par la concentration de l'attention sur la vie intérieure, grâce à l'amour consciemment dirigé et à la méditation. Au fur et à mesure que le disciple avance, il acquiert la capacité d'utiliser une lumière plus forte qui lui apporte de nouvelles révélations.

Les étudiants prennent parfois conscience d'une lumière diffuse ou d'une lueur dans la tête ; il s'agit de la lumière des atomes physiques composant le cerveau. Lorsque, par la suite, ils perçoivent une sorte de soleil, cela indique la reconnaissance de la lumière éthérique se combinant à la lumière atomique physique. La vision de ce qui apparaît comme une lumière électrique extrêmement brillante dénote généralement la fusion des lumières éthérique et atomique avec celle de l'âme.

Le fait de pouvoir enregistrer ces phénomènes lumineux ne doit pas être considéré comme un critère essentiel lorsqu'il s'agit d'évaluer le développement spirituel d'un individu. Certains disciples ayant déjà atteint un niveau spirituel avancé ne sont pas conscients de ces rayonnements lumineux dans le cerveau. Les disciples ne devraient donc pas s'inquiéter s'ils sont incapables de percevoir ces lumières dans la tête.

Dans le domaine scientifique, un aspect de la lumière après l'autre sont révélés, ce qui montre progressivement la relation entre la lumière sous toutes ses formes et le monde subtil des énergies.

Le nouvel aspect de la lumière auquel la science se trouve confrontée concerne dans une large mesure le plan éthérique, mieux connu dans la terminologie scientifique sous le nom de champ électro-magnétique, champ qui sous-tend et interpénètre toute forme substantielle dans la nature et qui sert de lien commun unissant toute manifestation phénoménale au Tout unique. « Lumière et matière sont des termes fondamentalement synonymes ». L'intérêt actuel des scientifiques se porte, dans une large mesure, sur le phénomène de la radiation, sa direction, son contrôle, sa réception, son action, son interaction et ses relations avec les règnes minéral, animal, humain et, pour finir, spirituel. Cette nouvelle « lumière » mène en définitive la science à la découverte et à la reconnaissance de l'existence de l'âme et de l'Esprit.

La lumière divine

Le disciple prend successivement contact avec la lumière de la matière, la lumière du mental, puis la lumière de l'âme et de l'intuition. Ces différentes formes de lumière le soutiendront jusqu'à ce qu'il ait atteint la perfection sur la Terre, jusqu'au moment où il ne sera plus nécessaire pour lui de revenir à la vie phénoménale afin d'y faire de nouvelles expériences. Lorsque la vie rayonnante de l'âme se mêle à la lumière magnétique du corps vital, elle stimule les atomes du corps physique jusqu'à ce que chacun d'eux devienne un petit centre radiant. Par conséquent, lorsque l'âme prend le contrôle de la personne, la lumière finit par briller dans tout le corps. C'est le rayonnement qui émane des saints. L'initié entrera alors dans la lumière surnaturelle, la lumière divine, émanant du Logos et canalisée par la Triade spirituelle. Cette lumière supérieure lui révélera des horizons nouveaux et insoupçonnés.

1. L'instinct

L'instinct est cette mystérieuse qualité donnée par Dieu à toutes les formes manifestées et qui les guide sur le sentier de la vie, jusqu'à l'« individualisation ». A ce moment-là, l'action, qui était purement instinctive, commence à obéir aux premières stimulations de la raison, via le mental : c'est la première expression de la « conscience de soi ».

La vie émotionnelle est gouvernée par l'instinct qui fonctionne au-dessous du niveau de la conscience et sert de protection naturelle contre les influences adverses qui se manifestent au sein de l'environnement. Il est responsable du développement des habitudes et des caractères qui distinguent un organisme vivant et il assure la procréation et la propagation de toutes les espèces.

La nature instinctive, caractéristique du règne animal, est un principe immature qui, peu à peu, se transforme en une véritable conscience. C'est la capacité de percevoir son environnement et d'y réagir spontanément. Une mémoire inconsciente se développe et il s'ensuit des réactions spécifiques où aucun souvenir conscient n'intervient, comme dans l'instinct de conservation.

2. La connaissance

La connaissance est ce qui s'acquiert par l'étude et elle peut être considérée comme l'ensemble des expériences et des observations humaines : tout ce que l'homme a enregistré grâce à ses cinq sens et qui a ensuite été relié, classifié et emmagasiné, en tant qu'information pour une utilisation future, dans l'ordinateur humain qu'est le cerveau. C'est la somme de tout ce que l'homme a extrait des expériences de la vie et cela reste dans une large mesure limité aux aspects matériels de la vie.

La mémoire est intimement associée à la connaissance et elle reflète la clarté avec laquelle les faits ont été enregistrés par le cerveau. La qualité de l'intellect peut être sérieusement limitée par les défaillances de la mémoire. D'un autre côté, si une excellente mémoire est associée à un cerveau médiocre, ses qualités exceptionnelles ne seront pas pleinement utilisées et les résultats obtenus resteront quelconques.

Un accroissement de connaissance augmente la responsabilité de l'individu. Si la connaissance acquise n'est pas appliquée avec discernement et ne s'exprime pas d'une manière appropriée, il s'ensuivra une stagnation et une obstruction qui se manifesteront par quelque désordre sur le plan émotionnel ou physique. Il se produira littéralement une indigestion intellectuelle. La connaissance doit être partagée avec les autres ; elle ne doit pas être recherchée dans un but égoïste, mais mise au service d'un monde qui en a grand besoin.

Toute forme de connaissance ne concerne pas que des questions matérielles. Il existe également une connaissance concernant la vie subjective : la connaissance ésotérique. Elle a trait à un aspect des énergies et des forces. L'individu moyen manque encore de l'équipement nécessaire pour enregistrer les phénomènes subjectifs. La plupart des hommes sont seulement conscients du plan physique, mais la connaissance parfaite ne pourra être atteinte tant que l'homme n'aura pas acquis la conscience sur le plan bouddhique, le plan de l'âme.

Les différentes formes de connaissance peuvent être classées en quatre catégories :

a) La connaissance théorique. C'est la « connaissance livresque ». La plus grande partie des connaissances acquise ainsi est considérée comme une source autorisée venant d'un enseignement écrit ou oral. A bien des égards, ses opinions sont donc influencées par celles d'autrui. Une grande partie de la soi-disant connaissance des hommes n'est donc pas une information reposant sur des faits, mais diverses croyances qui, pour la plupart, ne sauraient être « scientifiquement prouvées ».

b) La connaissance discriminante. Là, le mental concret entre en jeu et un certain nombre de données sont examinées par la raison et confrontées à d'autres données provenant de sources différentes, et l'on essaie d'arriver à une conclusion intelligente. Ce qui semble dénué de fondement, invérifiable est éliminé et l'on s'efforce de pénétrer au cœur du sujet par des moyens logiques et scientifiques. Cette approche est donc celle du penseur et de l'esprit scientifique et elle réclame concentration et méditation. C'est ainsi que de nombreux scientifiques pénètrent, sans le savoir, sur le terrain ésotérique, car leur mental devient réceptif à quelques-unes des vérités éternelles émanant des mondes supérieurs. Ces idées arrivent jusqu'à leur cerveau et donne ainsi naissance aux brillantes « découvertes » de la science.

c) La connaissance intuitive. Sur le plan bouddhique ou intuitif se trouvent de nombreuses vérités qui n'ont pas encore été reconnues et acceptées par le monde des hommes. Seuls quelques individus, dont l'esprit est entraîné à penser clairement, peuvent s'élever jusqu'à ce niveau grâce à leur mental réceptif.

d) La connaissance spirituelle. Il s'agit de la connaissance intérieure, associée au développement spirituel et développée :

Grâce à une expansion systématique de la conscience, on devient successivement conscient du prochain pas à faire et du nouvel objectif à maîtriser.

Les nouvelles vérités qui ont été pressenties doivent être plus clairement définies, intégrées et manifestées dans la méditation, l'expérience pratique et le service. Ceci s'avère souvent long car les nouvelles idées ou les nouveaux principes doivent être totalement assimilés avant de devenir partie intégrante de la pensée du disciple.

Au fur et à mesure que les connaissances augmentent, il arrive un moment où le disciple en sait suffisamment pour communiquer une partie de son savoir. Le simple fait d'enseigner pousse l'enseignant à élargir ses propres connaissances car, pour qu'il soit capable de transmettre des données, il faut que celles-ci soient tout d'abord clairement définies dans son mental et, au cours de ce processus de clarification et d'approfondissement de son sujet, ses connaissances s'enrichissent.

Bien qu'il soit nécessaire de partager la connaissance acquise, il faut laisser à toute information nouvelle le temps d'être approfondie, de mûrir et d'être rattachée à ce que l'on sait déjà, sinon il pourrait arriver que les connaissances mal assimilées mènent rapidement à la confusion. En partageant son savoir, il faudrait également veiller à ne jamais devenir présomptueux, suffisant et arrogant et à ne jamais imposer son point de vue aux autres lorsqu'ils voient les choses différemment.

3. La sagesse

Alors que la connaissance concerne l'aspect matériel de la vie, la sagesse a trait au progrès de l'esprit à travers les trois véhicules de l'expression humaine et aux expansions de conscience qui l'accompagnent. Elle concerne le côté vie de l'être, l'essence des choses et non la matière elle-même. C'est la perception innée qui rend l'homme capable de distinguer entre le réel et l'irréel, le vrai et le faux. La sagesse est un élargissement de la connaissance, c'est l'interprétation et la compréhension de la signification intérieure qui se trouve derrière les faits transmis. Elle implique le pouvoir d'appliquer la connaissance de manière raisonnable et avec bienveillance, non seulement au bénéfice d'un individu, mais dans l'intérêt de tous. Elle naît de la fusion de la lumière de l'âme et de la lumière de la connaissance. Elle est la sublimation du mental supérieur et du mental inférieur se reflétant dans l'intellect et s'exprimant par une compréhension aimante dans les affaires des hommes. Elle ne s'exprimera pas toujours par la parole, mais parfois par un silence bénéfique ou, peut-être, se combinera-t-elle à une certaine action bienveillante qui pourra en fait avoir un effet plus grand qu'une avalanche de parole.

Le monde intérieur de la signification, normalement caché par le voile extérieur de la matière et de l'ignorance, est finalement révélé par la lumière de la sagesse. Elle permet de discerner les causes qui sont à l'origine des formes extérieures, ce qui mène à la compréhension. Sagesse est donc synonyme de compréhension.

4. La compréhension

La compréhension fait partie intégrante de la sagesse, elle sert de lien entre la connaissance et la sagesse. C'est la faculté qui permet au Penseur de transformer la connaissance en sagesse. Alors la connaissance a pour objet l'observation et l'expérimentation de l'aspect matériel de la vie, la sagesse en reflète les effets spirituels, et la compréhension est la relation entre ces deux pôles opposés qui naît de l'intervention de l'âme. Elle ne se contente pas de relier la vie dans la forme aux plans subjectifs, mais elle sert de canal permettant à l'inspiration des niveaux supérieurs de parvenir jusqu'à l'intellect.

Le principal élément constitutif de la compréhension est la qualité d'amour venant de l'âme, et seule la compréhension permet l'identification avec d'autres individus et d'autres groupes. C'est la qualité qui s'avère essentielle dans toute forme d'identification, et qui mènera finalement l'homme à son objectif essentiel, celui de la synthèse avec toutes les formes d'expression de la vie divine, à de justes relations humaines.

C'est seulement par une compréhension aimante que l'on peut reconnaître les autres hommes pour ce qu'ils sont réellement, avec toutes leurs imperfections et toutes leurs vertus, avec leurs petitesses et leurs qualités remarquables.

Bien qu'il soit nécessaire de faire preuve d'une compréhension aimante dans toutes les relations humaines, il n'existe pas un seul domaine où cette compréhension donne des résultats aussi positifs et rapides que dans l'éducation des enfants. Tant de souffrance inutile est infligée aux enfants par des adultes qui devraient faire preuve de plus de discernement. Les erreurs des enfants sont bien souvent commises sous l'impulsion du moment, dans le but d'attirer l'attention, ou peut-être dans un sentiment de frustration ou de curiosité. Il peut s'agir également d'un besoin de riposte immédiate à quelque chose que l'enfant considère comme une injustice. Bien des difficultés de ce genre pourront être éliminées par une approche compréhensive.

La bonne volonté, l'amour, la sagesse et la compréhension vont de paire et constituent les qualités essentielles sur lesquelles devraient se fonder de justes relations humaines et la paix dans le monde.

La loi de compréhension aimante est l'une des caractéristiques de l'âge du Verseau qui commence, elle finira par guider les relations humaines et elle se manifestera dans toutes les formes d'association. L'observateur superficiel est encore aveuglé par les manifestations nombreuses et grossières de haine et de cupidité, mais pour ceux qui sont sensibles aux courants sous-jacents qui finalement détermineront les relations, l'influence des énergies d'amour, de bonne volonté, de compréhension et de tolérance est nettement perceptible. Bientôt, leur effet deviendra évident dans le monde entier.

5. L'intuition,

L'intuition exprime la lumière de l'âme. C'est la prise de conscience au niveau mental de certains aspects de la vérité inspirés par l'âme et émanant du monde des idées. Ces vérités sont présentes sur les plans supérieurs, mais elles restent ignorées de l'homme ordinaire pris dans les mirages de l'émotion, du désir et de la manifestation physique. C'est seulement lorsque le disciple accède au plan mental et que son esprit commence à devenir plus sensible et à se focaliser sur le plan bouddhique que ces idées peuvent être enregistrées et révélées. Ces vérités sont d'abord reconnues et ensuite comprises, puis progressivement assimilées et finalement ajustées aux besoins du disciple et aux circonstances.

Le dernier pas accompli dans le développement de la conscience fait que le disciple fonctionne au moyen de l'intuition au lieu d'utiliser le mental inférieur ou concret qui perdra progressivement de son importance.

La plupart des penseurs avancés, qui jouent un rôle actif dans les nombreuses branches du savoir, se servent de l'intuition sans être conscients du processus. Cependant, un grand nombre d'individus prennent progressivement conscience des mondes subjectifs et s'entraînent à acquérir les qualités qui leur permettront d'avoir un réel contact avec le plan de l'intuition.

Correctement utilisée, l'intuition donne à l'individu une conscience claire de la réalité, sans avoir l'esprit obscurci par les mirages et les illusions des trois mondes inférieurs. Lorsque l'intuition fonctionne, l'être humain est capable d'agir en accord avec les exigences du Plan, car il n'a plus une vision déformée des faits et des idées.

Ce n'est que lorsque le disciple devient intuitif qu'il peut être utile dans le groupe d'un Maître. Lorsqu'il s'ouvre à l'intuition, il peut passer du stade probatoire à celui de disciple accepté. Tout disciple devrait donc s'efforcer de se débarrasser de ses mirages et de vivre à la lumière de l'intuition. Cela signifie un accroissement de la sensibilité et une réponse intérieure de l'âme. Ce processus est lent et graduel, et il faut veiller à ne pas brusquer les choses : dans la vie de l'âme, le facteur temps n'a guère d'importance.

Le grand avantage de la perception intuitive est d'être infaillible et d'arriver rapidement à des conclusions justes, comparée au travail lent et laborieux du mental avec ses inexactitudes, ses illusions et ses nombreuses autres imperfections.

Les étudiants ont tendance à confondre un mental clair et analytique avec l'aptitude à faire, grâce à l'intuition, une rapide évaluation de la situation permettant d'aboutir à des décisions appropriées. Lorsque c'est le cas, il est possible qu'il leur reste en fait un long chemin à parcourir avant de pouvoir disposer de la perception intuitive.

Il existe trois qualités fondamentales qui caractérisent l'intuition. Ce sont :

a) Un mental illuminé qui éclairera le chemin du disciple et le guidera sur le sentier de service qu'il a choisi.

b) Une compréhension parfaite et immédiate dans ses rapports avec les autres. Celle-ci se manifestera par un amour inconditionnel pour tous, associé au détachement émotionnel, ce qui permet une approche objective et équilibrée de tous les problèmes.

c) La présence constante de l'amour venant de l'âme permet de saisir les besoins profonds de tous les êtres et d'y répondre. Cet amour mènera à la suppression de toutes les barrières et à la disparition de toute forme de critique blessante.

Tant que le mirage et l'illusion dominent, l'intuition ne peut agir. Alors que le disciple s'efforce de poursuivre sa marche ascendante, il lui arrive, à de rares occasions, d'avoir un éclair de compréhension intuitive qui pourra l'inciter à aller de l'avant. Seule l'intuition peut libérer de toute forme d'illusion.

Bien que le disciple puisse, dans des périodes de stress, être guidé par des éclairs d'inspiration intuitive, la véritable intuition ne deviendra possible qu'à partir de la troisième initiation, lorsque le mental concret laissera la place au mental supérieur de la Triade spirituelle. A ce stade, l'intuition opérera aussi naturellement que le principe mental chez un individu intelligent.

L'intuition est le canal de la révélation. C'est grâce à elle que l'homme perçoit peu à peu les mondes subjectifs, a un premier aperçu de la sagesse divine et du plan divin, prend conscience du Christ intérieur et acquiert une idée plus claire de l'aspect transcendant et immanent de la Déité.

L'intuition est une énergie impersonnelle qui n'agira pas de manière efficace pour obtenir des avantages centrés sur la personnalité. L'individu ne sera favorisé par l'inspiration intuitive que lorsque son intérêt personnel coïncidera entièrement avec celui du groupe, de la communauté ou de l'humanité toute entière. De nouvelles vérités et révélations sont communiquées afin d'être utilisées au profit de la race humaine et non pour satisfaire les désirs pervertis et empreints de mirage de l'individu. Cependant, il arrive fréquemment que de nouvelles idées tombent dans de mauvaises mains et soient alors, temporairement, dénaturées et utilisées à des fins personnelles, avant d'être finalement utilisées correctement afin de remplir leur but initial qui était de promouvoir les intérêts communs.

6. L'illumination

L'illumination est nécessaire à l'inspiration divine qui permet à un homme de reconnaître le Tout dont il est une infime partie. C'est une conscience suprahumaine qui agit par l'intermédiaire de l'âme, inonde de lumière tous les centres et relie le mental conscient, à travers ces centres illuminés, au Tout divin.

Dans le passé, l'illumination était associée à la religion et au mysticisme, mais, dans le futur, l'accent sera mis sur l'approche intellectuelle, et la lumière de l'âme sera réfléchie par le mental : il s'agira d'une illumination intellectuelle.

Au fur et à mesure que le disciple progresse, il ne peut recevoir tout d'abord que des éclairs occasionnels d'illumination. A mesure que les années, ou les vies, passent, le disciple persistant dans ses efforts de purification personnelle, d'étude, de méditation et de service aimant, les éclairs d'illumination reviennent plus fréquemment jusqu'à ce que le disciple atteigne finalement la troisième initiation. A ce stade, l'initié est enfin admis dans le monde de lumière de l'âme et, dans le monde des hommes, « il devient une flamme brûlante et brillante qui irradie la lumière venant de l'intérieur ».




Home Rapport sur l'etat du monde du worldwatch institut

Un nouveau modèle économique

Source : InterPress Service

Il est indispensable que le siècle prochain voit s'instaurer un nouveau modèle économique basé sur les énergies renouvelables, telles que les énergies éolienne et solaire, et sur une utilisation plus efficace du sol, de l'eau et des matières premières. C'est ce qui ressort de l'édition Spécial millénaire du Rapport annuel sur l'état du monde du Worldwatch Institute.

Selon ce rapport, alors que la population mondiale s'est accrue de quatre milliards d'individus depuis 1900, soit trois fois la population de la planète du début du siècle, les écosystèmes naturels sur lesquels s'appuient les économies sont en train de s'effondrer. Les réserves de pêche océaniques atteignent leurs limites sous l'action conjuguée de la pollution et de la surexploitation, les eaux de table sont en voie d'épuisement, les pâturages se dégradent sous l'effet de l'élevage intensif, et la plupart des forêts tropicales sont sur le point de disparaître. La hausse des températures, résultant de la combustion des carburants fossiles, menace l'approvisionnement alimentaire, à travers le globe, d'autant que la violence accrue des tempêtes aggrave les difficultés économiques et que la montée des eaux inonde les villes côtières.

« Ces tendances ne pourront se poursuivre pendant de longues années, déclare le rapport. A mesure que le XXIe siècle approche, la question est de savoir si nous aurons l'ingéniosité pour changer les choses, et ce assez rapidement pour éviter le déclin économique dû à ces problèmes écologiques. »

Selon le rapport, l'une des clés pour inverser la dégradation écologique est de taxer les activités qui en sont à l'origine. Si, par exemple, l'utilisation du charbon est taxée, l'énergie solaire devient économiquement plus compétitive. Si les émissions de gaz d'échappement sont taxées, les transports plus propres deviennent plus abordables.

Le rapport liste les pays prêts à prendre certaines initiatives. Le Costa Rica prévoit de produire toute son électricité à partir de sources renouvelables, d'ici l'an 2010, tandis que le Danemark a interdit la construction des centrales thermiques au charbon. L'Allemagne prévoit de réduire les taxes sur les salaires de 2,4 %, en augmentant du même montant celles sur l'énergie. « Il s'agit là d'une étape décisive qui orientera la première économie européenne dans une direction écologique viable », déclare le document. Au cours des cinq dernières années, l'Europe a augmenté sa production d'énergie éolienne de près de 5 000 MWh, dont la moitié en Allemagne. La production mondiale de cellules solaires photovoltaïques a doublé depuis cinq ans, notamment sous l'impulsion du gouvernement japonais, qui veut que les toitures solaires deviennent la norme pour les nouvelles constructions.

Beaucoup d'entreprises sont en train de réaliser que l'abandon progressif de l'économie basée sur les carburants fossiles donnera naissance à quelques-unes des opportunités d'investissement les plus importantes du siècle prochain. Bill Ford, président de la Ford Motor Company, aux Etats-Unis, prévoit une augmentation des profits de sa compagnie grâce au remplacement des moteurs à combustion interne. « La conscience écologique se répand, a déclaré Bill Ford, les sociétés dynamiques accompagneront le mouvement, les autres disparaîtront. »




Home Succès de la tournée espagnole

La sixième tournée de conférences de Benjamin Creme en Espagne, en février dernier, s'est avérée un succès à tous les égards. Les conférences de Nerja (Málaga), Madrid et Barcelone ont attiré un public de 300 à 500 personnes, et la capacité des salles fut parfois insuffisante pour les contenir toutes. Les séances de méditation de transmission ont réuni 150 à 200 participants. Plus de 90 % du public des conférences entendait parler de Maitreya pour la première fois et l'intérêt suscité fut sincère et enthousiaste.

Il y eut une forte demande de documentation. Des centaines d'exemplaires de Emerger Mundial (l'Emergence) ont été distribués, une centaine d'ouvrage vendus ainsi que des centaines d'exemplaires de la revue mensuelle et de la brochure les Enseignements de la Sagesse éternelle. La version espagnole de la vidéo Breaking the Biggest Story in History (Toute la lumière sur une histoire extraordinaire) a également suscité un vif intérêt.

Comme à l'accoutumée, le succès est en grande partie le résultat du travail de préparation des groupes locaux qui ont annoncé les conférences par courriers, affiches, communiqués dans la presse ou à la radio. Certains programmes de radio ont apporté leur soutien en faisant connaître la venue de Benjamin Creme et en interviewant des collaborateurs bénévoles. Tout cela a contribué à la création d'un climat d'attente chez ceux qui ont ensuite assisté aux conférences. Nombre d'entre eux ont demandé à être tenus au courant .

Les médias se sont montrés très intéressés. Benjamin Creme a été interviewé dans trois émissions de radio (deux chaînes nationales et une régionale) touchant plusieurs millions d'auditeurs : Espacio en Blanco sur M80 Radio, Angel de la Noche sur Radio Voz et Luces en la Oscuridad sur Radio Rambla. Il y a eu aussi des interviews dans des magazines ésotériques et new âge connus, tels que Más Allá, Año Cero, Enigmas et Karma 7, dont les tirages réunis s'élèvent à près d'un million d'exemplaires en Espagne et en Amérique latine. Benjamin Creme fut également interviewé par la principale agence de presse espagnole, Agencia Efe, et par deux magazines culturels locaux. Au total une tournée qui en valait vraiment la peine.





Signes des temps

Home Deux Canadiens sur trois croient aux miracles

Source : Montreal Gazette, Canada

D'après un récent sondage, 62 % des Canadiens croient aux miracles ou aux interventions divines, 19 % attendent un « miracle millénariste » et 5 % le retour du Christ.

Sur 1 000 personnes interrogées, 75 % considèrent que la religion et la spiritualité tiennent une place importante dans leur vie, et même une importance croissante pour une sur trois. Cependant, la plupart ne vont pas à l'église ; seulement un quart d'entre elles assistent à un culte chaque semaine.

Parmi ceux qui attendent un miracle millénariste, 22 % pensent qu'il se présentera sous forme de paix, de salut ou d'une vie meilleure. Parmi l'autre groupe, 5 % attendent le retour du Christ et 3 % redoutent la
fin du monde.

D'après Ron Graham, auteur d'un ou-vrage sur la religion et la spiritualité canadienne, « les miracles n'ont pas nécessairement trait au Christ. Il peut exister de petits miracles, par exemple être sauvé lors d'un accident de voiture, ou encore obtenir par la prière la guérison de parents malades. Les gens ont l'esprit ouvert à cet égard. Mais ils ne l'expriment pas en se rendant à l'église tous les dimanches. »





Tendances

Home L'interdiction des mines antipersonnel prend effet pour quarante pays

Source : Westminster, BBC2tv, G.-B.

Le 1er mars, le traité des Nations unies sur l'interdiction des mines antipersonnel a pris effet pour les 40 pays qui l'ont ratifié. Ce traité, connu sous le nom de Convention d'Ottawa, est devenu une loi internationale en l'espace de seulement neuf mois, un temps record. A ce jour, plus de 90 pays supplémentaires ont signé le traité et s'apprêtent à le ratifier. Cependant, ce n'est le cas ni de la Russie, ni de la Chine, ni des Etats-Unis. ( Atlantic Monthly, E.-U.)

Le 22 février dernier, le secrétaire à la Défense du Royaume-Uni, George Robertson, a annoncé à la Chambre des Communes que l'armée britannique avait détruit toutes ses mines antipersonnel, quatre ans avant le délai fixé par la Convention d'Ottawa.

 




Home Contacts entre l'Inde et le Pakistan

Source : New York Times, E.-U.

Tout a commencé par une invitation de conciliation faite par le premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, au premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee : un voyage en autocar de l'Inde au Pakistan. M. Vajpayee a accepté et c'est une première car aucun premier ministre indien ne s'était rendu au Pakistan depuis dix ans.

Deux documents ont été signés et une déclaration commune a été publiée. Les propositions soulignent les intentions des deux pays, sans entrer dans les détails. L'Inde et le Pakistan ont promis de garder des contacts et se sont mis d'accord pour discuter d'un assouplissement dans l'attribution des visas, d'une coordination en matière de politique commerciale et de la libération de prisonniers politiques. Les deux pays ont accepté de prolonger leur moratoire sur les essais nucléaires et d'adopter des mesures pour prévenir toute possibilité de lancement accidentel de missiles.

La pierre d'achoppement de cette nouvelle amitié reste le règlement du conflit concernant les Etats du Cachemire et du Jammu, conflit qui a causé la mort de 30 à 50 000 civils. Dans la Déclaration de Lahore, signée au cours de ce voyage, les deux parties se sont engagées à intensifier leurs efforts afin de trouver une solution pacifique à ce problème.

 




Home Le Timor oriental

New York Times, Etats-Unis

Le Timor oriental, île annexée par l'Indonésie il y a plus d'un quart de siècle, semble sur le point d'obtenir son indépendance. Le président indonésien, B. J. Habibie, a déclaré publiquement qu'il proposait de « lui donner sa liberté, [...] que c'était juste et équitable. » Un accès trop rapide à l'indépendance pourrait cependant conduire au chaos, et les diplomates étrangers s'efforcent de trouver une solution viable qui inclurait une présence internationale, afin de prévenir d'éventuels actes de violence.




Home Elections au Nigeria

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis ; Associated Press

Pour la première fois en quinze ans, les Nigérians se sont rendus aux urnes pour participer à des élections parlementaires et présidentielles non contrôlées par les dirigeants militaires du pays. Ce vote a mit fin à des décennies de domination politique, exercée par les militaires qui n'ont cessé de gouverner le Nigeria depuis son accession à l'indépendance en 1960, à l'exception d'une période de dix ans. Le général Olusegun Obasanjo, qui avait dirigé le Nigeria dans les années 1970 et qui avait alors renoncé au pouvoir en faveur d'un gouvernement civil, a remporté l'élection présidentielle. Son parti politique, le Parti démocratique du peuple, a remporté la majorité dans les deux chambres du Parlement. L'actuel dirigeant militaire du Nigeria, le général Abdulsalaam Abubakar, s'est engagé à se retirer le 29 mai prochain et à passer le pouvoir à Olusegun Obasanjo, premier président civil en quinze ans.





Faits et prévisions

Home L'appel de célébrités en faveur de l'annulation de la dette

Source : De Volkskrant, Pays-Bas ; ITV Television, Grande-Bretagne

« La dette des pays pauvres sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)

Jubilé 2000 est une coalition d'organisations qui militent en faveur de l'annulation de la dette des pays en voie de développement. Cette coalition projette de créer un événement mondial afin d'inspirer les hommes politiques à effacer l'ardoise existante, avant la fin de l'année 1999 et le nouveau millénaire. L'ancien champion de boxe Mohammed Ali, le pape Jean Paul II, ou encore le Dalaï Lama, comptent parmi les personnalités religieuses, sportives, et les stars du rock qui soutiennent la campagne de Jubilé 2000. Ensemble, ils espèrent
convaincre les pays créanciers que le tiers monde ne pourra jamais résoudre ses problèmes tant qu'il restera écrasé par le poids du remboursement de ses dettes.

Jubilé 2000 s'apprête à créer un événement scénique comparable au méga concert Live Aid de 1985, qui avait relié 1,5 milliards de téléspectateurs par satellite, et au cours duquel la pop star Bob Geldof et les autres participants avaient levé des fonds pour l'Afrique.

Au mois de février, au cours de la cérémonie de remise des Césars de la Musique, à Londres, Bono, le chanteur du groupe rock irlandais U2, a parlé au nom de Jubilé 2000. Il a expliqué comment le public peut s'impliquer dans la campagne : « Nous devons vraiment cesser de demander aux affamés de rembourser l'argent que nos gouvernements leur ont prêté, avec les intérêts en plus. Cela tombe sous le sens, mais les banques n'annuleront pas la dette tant que les hommes politiques ne le leur demanderont pas ; et ces derniers ne diront rien aux banques tant que nous, nous ne le leur demanderons pas : c'est pourquoi je suis ici. Etes-vous avec moi ? [Acclamations d'un public enthousiaste.] Nous avons une chance de changer le monde. »

 




Home Appel en faveur d'une réforme financière mondiale

Source : Associated Press, Reuters

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main... D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » (un collaborateur de Maitreya, PI, mai 1989)

Les chefs d'Etat de 17 pays en voie de développement ont exigé que les activités des spéculateurs en devises et des sociétés multinationales soient contrôlées, afin d'empêcher ces opérateurs de s'enrichir au détriment de centaines de millions de pauvres à travers le monde. Le Groupe des 15 (qui compte en fait 17 adhérents et représente environ 30 pour cent de la population mondiale) s'est réuni à la Jamaïque et a convenu que les répercussions de la crise financière du Sud-Est asiatique montrent que les pays industrialisés doivent porter attention aux préoccupations du tiers monde.

Les revendications du G-15 portent sur les points suivants : la création de lois internationales permettant de contrôler les grands opérateurs financiers, et particulièrement les fonds d'investissements à risques et les spéculateurs en devises ; une participation plus importante des pays du tiers monde dans la gestion de la crise financière mondiale ; l'intégration de mesures de protection sociale dans les programmes de développement, afin de répondre aux besoins des plus pauvres ; l'abandon de la dette détenue par les pays industrialisés du G-7 et l'Union européenne, sur les pays les plus pauvres ; et le lancement immédiat de programmes de lutte contre l'accroissement de la pauvreté et du chômage, pour « assurer la paix et la stabilité mondiale ».




Home Une étape historique dans le processus de paix en Irlande

Source : New York Times, Etats-Unis

« Au niveau local, un certain type de Parlement régional représentatif de la population sera constitué, dans lequel catholiques et protestants auront leurs représentants. Catholiques et protestants se rapprocheront. » (Partage international, octobre 1993)

Après plusieurs jours de débats enflammés, l'Assemblée d'Irlande du Nord a voté une vaste restructuration politique de la province. Les changements ont été votés à 77 voix pour et 29 voix contre. Ils constituent, tant pour les dirigeants catholiques que protestants, une étape historique dans le processus de paix.

L'accord prévoit que l'Irlande du Nord crée dix ministères, qui gèreront les affaires de la province, à l'exception de la sécurité et de la fiscalité. En outre, un Conseil ministériel Nord-Sud sera chargé de certains dossiers impliquant une coopération bilatérale, comme le tourisme, l'agriculture et l'économie. Il réunira des membres de l'Ulster et de la République d'Irlande. Ces changements visent à conférer aux catholiques plus de pouvoir et de représentation dans les affaires de l'Irlande du Nord. Comme le souligne un adjoint au premier ministre catholique : « Les représentants des unionistes et des nationalistes sont parvenus à un accord concernant les questions constitutionnelles, sociales et économiques... pour la première fois en 80 ans ! »





Citation

Home Faire le bonheur des autres

par Samuel Johnson

« Que celui qui désire faire le bonheur des autres s'empresse de leur donner ce qui répond à leurs attentes pendant qu'il en est encore temps ; qu'il garde présent à l'esprit que tout retard ne peut qu'ôter quelque chose à la valeur de son bienfait. »





Courrier des lecteurs

Home Tout ira pour le mieux

Cher Monsieur,

Quelque chose d' inhabituel m'est arrivé il y a une heure [lettre datée du 11 novembre 1997]. En allant au bureau de poste afin de relever mon courrier, j'ai pensé soudain que si je devais voir le Seigneur Maitreya, il m'apparaîtrait sous les traits d'une femme. Je n'avais jamais pensé à cela auparavant, alors, pourquoi juste à ce moment-là ?

Dix minutes plus tard, j'arrivai à la poste, ouvris ma boîte postale et y trouvai une lettre d'un co-worker londonien. Je sortis et commençai à lire la lettre sur le trottoir, tout en marchant. Soudain, une femme blonde d'une trentaine d'années, qui se trouvait là, s'adressa à moi : « Si vous voulez expédier cette lettre en tarif express, il y a un bureau de poste dans cet immeuble. » « Oh non, répliquai-je en souriant, je viens juste de la recevoir et je suis en train de la lire. » Elle rit : « Ah bon, j'espère que ce sont de bonnes nouvelles ? » « Oui, répondis-je, tout est pour le mieux ». C'est alors que la femme leva les bras et le visage vers le ciel en s'exclamant : « O Dieu, tout ira pour le mieux ! »

Elle me regarda en souriant et je souris à mon tour. Alors je me souvins du titre du dernier numéro de l'Emergence  : « Je suis Jésus, tout ira pour le mieux. »

N. M., Liban

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette « femme » était Maitreya.


Home Le sadhu qui passe

Cher Monsieur,

Le 8 octobre 1983, venant de l'ashram où nous séjournions, près de Kulu Valley, dans l'Himalaya, je descendais la montagne en compagnie de deux personnes pour visiter des temples et le village proche.

Dès que nous entrâmes dans le village, un sadhu nous croisa. Il portait de longs cheveux blancs, une barbe, était vêtu d'un pagne ocre et tenait un long bâton. Soudain, j'éprouvai l'irrésistible envie de me retourner pour le regarder. Exactement au même moment il fit de même. On aurait dit que nous étions seuls. Il ne regarda pas mes compagnons qui ne le remarquèrent pas non plus. Je ne parlai à quiconque de cette rencontre. Ce fut comme un accord.

J'ai souvent pensé à lui durant toutes ces longues années et j'y repense encore souvent en me demandant qui il était.

E. S., Boulder, Colorado, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le sadhu était Maitreya.


Home Maîtres et disciples

Cher Monsieur,

En juin 1997, je me promenais avec mon amie Elisabeth, âgée de 84 ans, et sa camarade de classe. Soudain, trois personnes sortirent de la boutique devant laquelle nous passions. La première était un garçon âgé de 8 à 10 ans, qu'une religieuse, très grande, vêtue de noir, tenait par les épaules de façon protectrice. Je regardai le visage pâle de la religieuse, mais ne pus y déceler aucune expression. Juste derrière elle, je vis un bel homme aux cheveux bruns, qui semblait les accompagner. Je ne l'aperçus que brièvement, mais décelai une sorte de perfection en lui. Je fis part de ce que je venais de voir à mes amies. «Je les ai vus également ! » déclara Elisabeth. L'autre dame qui se trouvait avec nous n'avait rien vu du tout.

Cette nuit-là, je me réveillai et me remémorai la scène. Et soudain, j'eus la nette impression que la religieuse que j'avais vue était une manifestation du Seigneur Maitreya, que le bel homme était le Maître Jésus, et que ces apparitions furent seulement réservées à Elisabeth et à moi. Cette pensée me remplit de joie. Lorsque j'en fis part à Elisabeth, elle me répondit qu'elle ne pensait pas qu'il puisse s'agir du Seigneur Maitreya car le regard de la religieuse lui avait semblé dépourvu d'éclat et d'amour.

Mon impression est-elle correcte ou est-ce le fruit de mon imagination ?

M. R., Schoten, Belgique

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la religieuse était Maitreya et l'homme le Maître Jésus et il a précisé que le jeune garçon était un disciple du Maître Jésus.


Home Avant-première

Cher Monsieur,

C'était le soir du 24 octobre 1996. Je me rendais dans une agence de voyages à Shibuya afin de réserver une place pour Kyoto. Le but principal de ce voyage était d'aller voir la statue de Maitreya Bouddha au temple de Koryuji. Je me hâtais vers l'arrêt du bus. Il faisait déjà assez sombre, lorsque je vis un homme dans la soixantaine qui portait une veste bleu marine et un pantalon gris. Il marchait lentement à grands pas devant moi. Il ralentit car une femme qui portait son bébé marchait encore plus lentement devant lui. Je dus ralentir à mon tour, et pensai que cet homme était très gentil. Nous attendîmes devant le même arrêt du bus n° 22.

Je me mis à parler à la femme pour l'informer de la réapparition du Christ. C'est ce que je fais chaque fois que j'en ai l'occasion. L'homme m'écoutait en souriant. Il se trouvait entre la femme et moi, si bien qu'il me fit signe de passer devant lui. Il ne dit rien et je le remerciai de même, sans rien dire. Lorsque le bus arriva, je m'installai à l'arrière. L'homme se dirigea droit vers moi et je réalisai qu'il allait sûrement s'asseoir à côté de moi. Je le laissai prendre le siège près de la fenêtre. Je commençai à lire le numéro d'octobre de la revue Share International [version anglaise de Partage international]. Il semblait intéressé par cette revue. J'aurai aimé lui montrer une image frappante, comme par exemple une croix de lumière.

Au bout d'un quart d'heure, je décidai de descendre deux stations avant celle prévue. Il sembla me suivre, mais lorsque je me retournai, il avait disparu.

Je l'ai bien observé et j'en conclus qu'il ne pouvait pas s'agir de Maitreya. Mais je me demande quand même qui était cet homme ?

M. K., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme de l'autobus était bien Maitreya.


Home Laissez-moi vous guider

Cher Monsieur,

Il y a environ sept ans, plusieurs groupes de transmission de Tokyo ont tenu une méditation de transmission de 24 heures au Centre féminin d'éducation, à Saitama. Je venais d'obtenir mon permis de conduire et voulais me rendre à ce centre en voiture. Je quittai la maison vers 11 heures du soir.

Je croyais être sur l'autoroute, mais la route devenait de plus en plus étroite et je me retrouvai dans une impasse. J'étais complètement perdue. Il était environ trois heures du matin et il faisait nuit. Je cherchai quelqu'un à qui demander mon chemin. Je ne me souviens plus si j'étais au fond de l'impasse ou si j'avais commencé à rebrousser chemin lorsque je vis deux voitures garées sur le bas-côté de la route. Dans l'une d'elles il y avait un couple, si bien que j'hésitai à les déranger. Un jeune homme se trouvait dans le second véhicule. Bien que ce fut le plein milieu de la nuit, que l'endroit fut désert et isolé, poussée par le désespoir, je descendis de voiture et allai demander mon chemin au jeune homme (en y repensant, je crois que la présence du couple dans l'autre véhicule m'a rassurée). Le jeune homme répondit : « Je vais moi-même dans cette direction, vous n'avez qu'à me suivre. » Soulagée, je le suivis. Je croyais que le centre était proche, mais nous roulâmes environ une heure. Je me sentais parfois mal à l'aise que le trajet soit si long, mais il me guida jusqu'au centre. J'y arrivai vers 4 h 30. Je pensai que j'avais eu de la chance d'avoir rencontré ce jeune homme si serviable, puis je songeai que c'était étrange et que j'avais dû être guidée.

K. S., Tokyo, Japon

le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya.


Home Un noble visage

Cher Monsieur,

En juin 1993, je me rendis à un salon sur la spiritualité, à Anvers, avec une amie d'un groupe de méditation de transmission. C'était une occasion de passer l'après-midi avec elle et de rencontrer deux autres membres du groupe qui tenaient un stand d'information sur Maitreya, l'Instructeur mondial. Nous étions occupés à bavarder lorsque j'aperçus un homme qui attira mon attention par la simplicité et la perfection qui émanaient de lui. Il portait la barbe et avait une magnifique chevelure gris-foncé, parsemée de fils argentés, qui lui descendait jusqu'aux épaules.

Lorsqu'il s'approcha, il tourna la tête vers moi et je vis son noble visage basané sans aucune ride et ses yeux brillants.

Je n'osais le regarder de nouveau car cela aurait paru impoli, mais quelque chose en lui m'incita à le regarder encore et cette fois-ci droit dans les yeux. Puis il poursuivit son chemin et je m'aperçus qu'il était vêtu d'un complet classique de couleur sombre.

Je dis à mes deux amis, qui apparemment n'avaient rien remarqué, que je venais de voir un homme au visage si noble que je n'avais encore rien vu de tel dans ma vie. Mille personnes peuvent passer, mais un visage si noble ne se voit ni ne se trouve facilement. Pour une raison inconnue, nous ne cherchâmes pas à le revoir. A la suite de cela, je me sentis heureuse comme jamais auparavant et remplie de lumière.

M. R., Schoten, Belgique

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme au « noble visage » était un nouveau Maître.



Interviews

Home Révélations sur la fusion nucléaire à froid

Interview de Russ George par Connie Hargrave Source : Positive News, Grande-Bretagne

Scientifique indépendant, Russ George a mené de longues recherches afin de percer le mystère de la fusion nucléaire à froid, phénomène découvert par les professeurs Fleischmann et Pons en 1989. Il est l'auteur du premier article sur la fusion à froid que la prestigieuse Société américaine de physique ait jamais accepté de publier (l'an dernier). Grâce à des preuves photographiques et au résultat d'expériences menées à l'Institut de recherche de Stanford en Californie, il a fourni à la communauté scientifique la preuve de l'existence de la fusion à froid, en tant que réaction nucléaire contrôlée. Il est sur le point de développer des applications simples qui utilisent cette réaction comme source d'énergie bon marché. Connie Hargrave l'a interviewé pour Partage international.

Partage international : La fusion nucléaire à froid semble être une source de chaleur inépuisable consommant, dans un environnement normal, des matériaux que l'on peut facilement se procurer. Pourquoi cette source potentielle d'énergie n'éveille-t-elle pas davantage d'intérêt ?
Russ George : Le concept de la fusion à froid va à l'encontre des principes établis par la science moderne et la menace dans ses fondements mêmes.
En fait, le nombre de personnes qui travaillent dans ce domaine, à travers le monde, a chuté d'environ 1 000 à 100, en raison de la nature insaisissable de cette réaction. La fusion nucléaire à froid n'est pas une invention mais un phénomène naturel dégageant de grandes quantités d'énergie. Cependant, à l'état naturel, cette réaction ne se produit pas à grande échelle et elle n'est pas non plus très violente ni facilement reproductible. C'est pourquoi il a été difficile de fournir des preuves scientifiques. La plupart des scientifiques sont des spécialistes un peu fermés, formés à appliquer des « recettes de cuisine » stéréotypées. Contrairement aux recherches classiques qui restent dans les domaines balisés, le travail sur la fusion à froid s'aventure dans des territoires nouveaux et en grande partie inconnus. Peut-être était-il plus facile pour un généraliste comme moi, sans statut académique, ni salaire, ni réputation à défendre, de se lancer dans une telle recherche.
Jusqu'à présent, on ne sait maîtriser la fusion nucléaire que dans le but de produire des explosions atomiques. Et pour déclencher une réaction de fusion, comme dans le cas d'une bombe à hydrogène, des températures équivalentes à celles existant au cœur du soleil sont nécessaires. On comprend alors l'éclat de rire des spécialistes devant la possibilité de réactions nucléaires se déclenchant à température ambiante.

PI. Dans ce cas, comment Fleischmann et Pons pouvaient-ils savoir que leur découverte mettait en jeu de l'énergie nucléaire et non pas seulement une simple réaction chimique ?
RG. Les premiers à avoir observé ces réactions étaient de bons chimistes qui ont compris que les principes de la chimie ne s'appliquaient pas dans ce cas là. Ils ont constaté un excédent de chaleur : pour un apport initial de puissance électrique de 10 watts, il se dégageait une chaleur correspondant en fait à un apport de 11 watts. Dans le cas de réactions chimiques classiques, la production de chaleur s'interrompt lorsque la source d'énergie s'épuise. Pons et Fleischmann ont su qu'il ne s'agissait pas d'une réaction chimique, car rien de connu dans le domaine de la chimie ne permet de générer une telle quantité d'énergie. C'est ainsi qu'ils ont conclu que la réaction était nucléaire.

PI. Pour quelle raison tant de scientifiques refusent-ils ces découvertes et les considèrent-ils comme une aberration ?
RG. Une réaction nucléaire doit être synonyme d'émission de radiations et dans l'esprit des scientifiques une réaction nucléaire qui ne génère pas de radiations mesurables est impossible.
Selon l'affirmation de certains scientifiques : « Là où il se manifeste, le feu nucléaire laisse des cendres », et tout le monde sait que les « cendres » d'une réaction nucléaire, ce sont les radiations. La fusion à froid, quant à elle, génère d'intenses radiations alpha, ce qui est totalement différent : pour s'en protéger, quelques atomes suffisent alors qu'il faut un mètre d'épaisseur de plomb pour se protéger contre les radiations émises par l'explosion d'une bombe atomique. En résumé, comme la fusion à froid ne génère aucune radiation nucléaire dégageant une certaine énergie ou ayant un quelconque pouvoir de pénétration, les scientifiques l'ont classée comme étant non nucléaire. Cette vision est maintenant totalement enracinée dans leurs esprits, un peu comme le concept d'une Terre plate à l'époque de Copernic.
Lorsque la fusion à froid sera reconnue par la science, la physique nucléaire et atomique devront être reconsidérées. Les scientifiques devront se poser les questions suivantes : « Avons-nous émis de fausses hypothèses ? A côté de quoi sommes-nous passés ? » La découverte de la fusion à froid est actuellement, si l'on peut dire, le « mouton à cinq pattes » de la physique contemporaine.

PI. Je pensais que les scientifiques étaient par nature des gens curieux et qu'une telle perspective les enchanterait.
RG. Il y en a certains, mais en tout cas pas les dernières générations de scientifiques qui font actuellement autorité dans le domaine de la physique. Considérez la position des scientifiques qui ont atteint les sommets dans leur domaine, qui ont écrit les ouvrages de référence, qui ont atteint la cinquantaine ou la soixantaine et qui occupent des chaires dans de prestigieuses universités. Voici le message que leur délivrent ces premiers résultats de la fusion à froid : « Votre ouvrage achevé il y a dix ans, que l'on considère comme la « bible » de la physique nucléaire, est en grande partie erroné. En fait, vous n'avez pas fait mention des découvertes à venir les plus importantes qui soient dans le domaine du nucléaire. A savoir celles qui concernent l'existence de toute une autre famille de réactions nucléaires, qui n'émettent aucune radiation à caractère pénétrant. »

PI. Vous disposez de preuves photographiques démontrant l'existence de la fusion à froid...
RG. Oui, au printemps 1998, j'ai présenté à la Société américaine de physique un article à caractère scientifique démontrant l'occurrence d'une réaction nucléaire à un niveau microscopique. Les photos montrent que lorsqu'un métal comme le palladium est utilisé dans des réactions de fusion à froid, il en sort recouvert d'éruptions ressemblant à des micros volcans. Ceci met en évidence la dissipation d'une très grande quantité de chaleur entraînant la fonte ou la vaporisation du métal, mais seulement en des points microscopiques. Connaissant la température de fusion du palladium, nous avons calculé la quantité d'énergie nécessaire à la fusion de ces micro-points sans provoquer de fusion alentour. Vu le chiffre astronomique que nous avons trouvé, la source d'énergie ne pouvait être que nucléaire.

PI. Quel fut l'accueil réservé à ces découvertes ?
RG. Il fut poli. Les scientifiques ont déclaré : « Oui, vous avez des preuves de l'existence d'une chaleur d'origine nucléaire mais elle n'est accompagnée d'aucune émission de radiations ; donc cette réaction n'est pas d'origine nucléaire. » Avec ces scientifiques, on tourne en rond parce que pour eux, aucun autre type de réaction nucléaire n'est possible.

PI. Quelles preuves avez-vous dû apporter afin de démontrer d'une manière concluante qu'il s'agit effectivement d'une réaction nucléaire ?
RG. Il y a eu production d'hélium et en l'occurrence de deutérium*, comme c'est le cas lors de la fusion de deux atomes d'hydrogène. Lors de ces réactions, la présence d'hélium a été décelée dans tous les cas, mais les sceptiques démentent en prétendant que cet hélium se serait « infiltré » à partir de l'atmosphère.

PI. Avez-vous réussi à prouver que ce n'était pas le cas ?
RG. En juillet 1998, à l'Institut de recherche de Stanford, j'ai utilisé pour mes expériences un spectromètre de masse de haute qualité. Cet appareil permet une mesure exacte des atomes et il a déterminé un taux d'hélium supérieur à 10 pour un million, suite à la réaction de fusion à froid. J'ai également utilisé de l'hydrogène gazeux pour la réaction, au lieu d'eau lourde**, car l'eau, de par ses impuretés, fausse les mesures des spectromètres. Mes expériences à base de substances gazeuses ont été un succès. En conséquence, tous les scientifiques peuvent maintenant examiner la procédure qui démontre que la quantité d'hélium supplémentaire ne s'est pas « infiltrée » à partir de l'atmosphère ambiante, car il est impossible que se produise une « fuite » d'une concentration basse vers une concentration plus élevée.
L'étape suivante serait une confirmation de mes recherches par une source indépendante telle que le Pacific Northwest Laboratory du Département américain de l'énergie, qui est le mieux équipé au monde pour la détection d'hélium résultant de réactions nucléaires. Toutefois, avec les moyens dont je dispose, il m'est impossible, sans soutien financier extérieur, de faire mener à bien de tels essais.

PI. Avez-vous travaillé seul ?
RG. Oui, je ne suis pas subventionné, mais grâce à mes relations avec des scientifiques de haut niveau et avec des lauréats de prix Nobel, j'ai réussi à travailler de façon indépendante. Par exemple, j'ai pu utiliser les meilleures spectromètres de l'Institut de recherche de Stanford, bien qu'officiellement je n'aie pas accès à ce service. Ils ont fermé les yeux et j'y suis entré à chaque fois par la porte de service. De même, j'ai pu effectuer des expériences au laboratoire de recherche nucléaire du gouvernement américain situé à Los Alamos, au Nouveau Mexique.

PI. Quand verrons-nous des applications pratiques de cette découverte ?
RG. Pour mes expériences, j'utilise actuellement un cylindre à gaz rempli d'hydrogène gazeux et de quelques autres substances actives, et il produit de la chaleur sans discontinuer. La température croit en fonction de l'augmentation du volume et la réaction se prolonge indéfiniment. Le cylindre est analogue au modèle standard utilisé pour stocker du gaz comprimé, comme par exemple les bonbonnes d'hélium qui servent à remplir les ballons dans les parcs d'attraction. La seule différence est que la température du cylindre se maintiendra indéfiniment autour de 250° C.

PI. Les substances utilisées ne s'épuisent-elles pas au bout d'un moment, et ne coûtent-elles pas trop cher ?
RG. Non. Une réaction de fusion peut produire de la chaleur pendant des siècles sans « épuiser » les substances nécessaires à son déroulement. La réaction requiert de « l'hydrogène lourd » qui, de même que l'hydrogène, se trouve en abondance dans l'univers. La réaction peut également fonctionner avec d'autres substances chimiques, certaines étant simplement plus efficaces que d'autres. Ainsi, personne ne pourra se constituer de monopole sur les substances utilisées, en vue d'en tirer profit.

PI. Je suppose que les centrales électriques ne s'intéressent pas à la fusion nucléaire à froid ?
RG. Non, car la fusion nucléaire à froid ne requiert qu'un investissement ponctuel pour l'achat initial du matériel et des substances chimiques. En fait, la technologie relative à ce genre de fusion pourra dans l'avenir être utilisée à petite échelle par toute personne dotée d'un esprit inventif. Elle est d'une telle simplicité qu'il sera impossible de l'entourer de barrières technologiques.

PI. Il paraît que de grandes entreprises financent des recherches sur la fusion à froid.
RG. Oui, Fiat, Mitsubishi et Toyota continuent à financer la recherche, mais ils gardent le secret. Leur succès est quelque peu limité à cause du mode de fonctionnement de la réaction. De plus, l'énergie produite est « lente et régulière », ce qui permet, par exemple, de chauffer une maison ou une serre, mais son intensité est encore insuffisante pour propulser un véhicule.

PI. Quelles applications pratiques voyez- vous pour la fusion à froid ?
RG. Il y aura certainement des applications dont tout le monde pourra bénéficier. Des pays pauvres comme le Sri Lanka ou le Ghana, qui n'ont pas les moyens financiers ni l'expérience pour construire des centrales nucléaires, pourront utiliser cette nouvelle technologie. Le cylindre peut simplement être posé quelque part et, comme il produit de la chaleur en permanence, il suffit de l'enrouler de tuyaux d'eau pour produire de l'eau chaude. Ceci permettra d'énormes progrès dans des zones où le coût de l'énergie était jusqu'ici prohibitif.
Le dessalage de l'eau et le chauffage de serres, à grande échelle, deviendront maintenant plus économiques. Grâce à des techniques d'ingénierie, on pourrait l'utiliser à grande échelle pour la production d'électricité.
Des entreprises capables de financer des équipes de chercheurs pourront bientôt fabriquer des produits à usage commercial. Il faudra davantage de temps pour voir arriver les applications domestiques en raison des règles de sécurité qui imposent de longues procédures de tests.

* L'hydrogène lourd ou deutérium, a un neutron supplémentaire dans son noyau.
** L'eau lourde contient de l'hydrogène lourd. L'eau de mer contient en abondance cette forme d'eau lourde.


Pour toute information complémentaire, contacter Russ George : rgeorge@hooked.net ou http : /www.hooked.net/-rgeorge. Tél. 415-493-4515.
Voir aussi l'article de Connie Hargrave La fusion à froid, une perspective d'avenir, Partage international, décembre 1992.


La fusion à froid pour neutraliser les déchets radioactifs

Des scientifiques du Trenergy Laboratory de Salt Lake City, aux Etats-Unis, affirment avoir découvert une méthode pour neutraliser les déchets nucléaires. Cette découverte est confirmée par l'un des plus grands laboratoires nucléaires européens, le Cise, situé près de Milan (Italie).

Le procédé est sûr, suffisamment simple pour être reproduit dans un laboratoire de lycée, et son coût est inférieur à celui du stockage d'une quantité équivalente de déchets radioactifs pendant un an. Le coût du traitement d'un kilo de déchets, par cette méthode, reviendrait à 2 000 dollars, alors que le coût annuel de stockage d'un kilo de déchets s'élève à 2 500 dollars.

La durée du procédé qu'utilisent les scientifiques américains est d'environ une heure, et il nécessite l'équivalent de 5 francs d'électricité à 300 watts dans une cellule spéciale pour fusion à froid appelée aussi cellule de transmutation nucléaire à basse énergie. Les scientifiques italiens ont déclaré que les résultats étaient  tellement remarquables qu'ils ne pouvaient s'être produits par erreur ou suite à une contamination. Ils ont confirmé que ce procédé permettait de transmuter des éléments radioactifs dangereux comme le thorium, le césium ou l'uranium en éléments non radioactifs tels que le titane ou le cuivre. Selon les estimations des scientifiques, le thorium met des milliards d'années pour se neutraliser naturellement.

Le Département américain de l'énergie s'intéresse à ce projet et offre son soutien. Plusieurs grands laboratoires et universités américaines ont depuis confirmé la validité de ce procédé et de ses résultats qui pour beaucoup de scientifiques semblent impossibles. Les inventeurs sont prêts à mettre une cellule de test à disposition de toute personne voulant contester leur travail, contre une simple caution de 5 000 dollars.

Pour plus d'informations, contacter le Dr Hal Fox: halfox@slkc.uswest.net ou le site Web : http : /www.padrak.com/ine






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.