DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Mars 1999 - N° 127

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La mondialisation à l'encontre de l'égalité et de la démocratie par Suzan George


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Une approche inclusive

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Pour le moment, une accalmie s’est produite dans le processus d’effondrement du système financier mondial. Au bord du précipice, plusieurs pays ont vu leur économie renflouée, à des degrés divers, par les institutions financières et les banques internationales. Cette tentative de prévenir la destruction complète du système économique actuel est vouée à l’échec et ne saurait produire que des résultats éphémères.

Si grandes sont les tensions inhérentes aux disparités entre nations, avec leurs énormes différences de puissance économique, qu’une véritable stabilité est impossible à atteindre. Dans de telles conditions, l’écroulement dans la honte de l’édifice branlant de l’économie mondiale n’est qu’une question de temps.

Un réexamen des priorités

Cela donnera le signal et l’opportunité d’un réexamen complet des priorités économiques du monde. Tous les peuples ont les mêmes besoins, en matière de nourriture et de logement, d’éducation et de santé. Telles sont les nécessités premières sans lesquelles les hommes ne peuvent réaliser pleinement leur potentiel ni en faire bénéficier la société. Aujourd’hui, des millions d’êtres humains se voient refuser l’accès à ces droits de base.

Lorsque Maitreya émergera, sa première priorité sera de s’attaquer à ce problème fondamental, et de montrer combien il sera simple de changer le statu quo dès que les hommes se considéreront comme des frères. Il soulignera l’urgence d’un partage plus équitable des ressources nécessaires à la vie comme préalable à la stabilité de la société mondiale. Ainsi rassemblera-t-il les peuples et les amènera-t-il à s’engager sur la voie de la transformation.

Quand les hommes comprendront cette nécessité du partage, et reconnaîtront les possibilités ainsi révélées, ils adhéreront avec joie aux recommandations de Maitreya, et réaliseront les changements qui s’imposent. Ainsi les hommes eux-mêmes construiront-ils les fondations du monde nouveau. Avec empressement, ils solliciteront les conseils de Maitreya et de son groupe de Maîtres, évitant ainsi des écueils qui, sinon, anéantiraient leurs efforts. C’est de bonne grâce que ces conseils leur seront prodigués et les guideront vers un avenir accueillant et sûr.

Les préconisations de Maitreya

Il ne se trouvera rien, dans les préconisations de Maitreya, qui ne réponde aux besoins de tous. Le caractère inclusif de son approche déterminera la nature et la forme de toutes les transformations. Ainsi les hommes pourront-ils faire l’apprentissage d’une vision plus élevée, et entrevoir la réalité d’un monde libéré de la division et de la cupidité égoïste, de la soif de puissance et de la domination des faibles et des pauvres. Ainsi, de plus en plus à l’unisson, envisageront-ils la possibilité d’un monde sans guerre et sans misère, sans compétition et sans sacrifice inutile du plus grand nombre au profit de quelques-uns.

Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya inspirera-t-il la création d’un monde nouveau et meilleur. Ainsi invoquera-t-il le Bien inné de tous les hommes, leur montrant le chemin par lequel accomplir leur destinée en tant que fils de Dieu.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les sans-abri en Grande Bretagne

Ceux qui dorment à la belle étoile à Soho

par Britta Landt

 Londres

Avec ses cafés et ses bars, ses théâtres et son animation nocturne, Soho est un quartier de Londres qui attire les touristes. Le revers de la médaille, ce sont la drogue, la prostitution et le nombre croissant de personnes sans domicile, surtout des jeunes, qui vivent dans les rues. J'ai interviewé trois de ces « habitants des rues », comme on les appelle. Ce qui m'a frappée, c'est leur attitude aimable, polie, serviable, simple et franche. Tous trois avaient été rejetés par leur famille ou abandonnés quand ils étaient encore des enfants, et ils menaient une vie dure. Il leur paraît difficile de vivre avec leur allocation de 35 livres sterling par semaine. La violence et la mort font inévitablement partie de leur existence. Six semaines avant ces interviews, deux SDF étaient morts poignardés à Soho.

Sean, 19 ans, originaire du sud de Londres

Sean est étendu dans un sac de couchage sous une porte cochère dans Noel Street, en train de manger un petit pain au chocolat ; il a aussi une baguette de pain emballée dans un plastique. Il propose que nous allions nous asseoir sur un escalier pour parler. Il refuse que je l'aide à porter ses affaires, surtout ses maigres provisions, de crainte que je ne me sauve avec.

« Je vis dans la rue depuis que j'ai douze ans. Mon père m'a chassé. Il n'était pas gentil avec moi, il ne m'a jamais donné de vêtements convenables, ni rien d'autre d'ailleurs. J'allais à l'école habillé comme un clochard. Ma mère était partie depuis longtemps. Je n'ai presque pas d'instruction.

Je mendie de l'argent pour me payer de la drogue (il me montre les marques de piqûres). Je prends toutes les drogues que je trouve, mais surtout de l'héroïne. J'aime l'AMP (méthadone liquide en intraveineuse) parce que c'est plus propre. Je l'obtiens par des gens qui se la font prescrire par leur médecin et qui la revendent.

Ce que j'espère pour l'avenir ? J'espère trouver un logement. »

Sean dut me quitter à ce moment-là, car il devait rejoindre des amis pour obtenir de la drogue.

Colin, 27 ans, originaire de Leeds

Colin est assis dans son sac de couchage à l'entrée d'une maison de Berwick Street, à Soho, et mendie de l'argent aux passants. Au début, il ne veut pas répondre, disant qu'il ne se sent pas bien, puis il se détend tandis que nous parlons.

« Je souffre des reins parce que je bois trop. Je ne me sens généralement pas très bien. Mon amie (il indique une fille assise en face sur un grand carton) essaie de me faire arrêter de boire. Cette entrée est mon domicile depuis quatre ans. J'ai quitté Leeds à cause de trop de mauvais souvenirs. Je suis sur la liste d'attente de la commune pour un logement.

Je travaille par-ci par-là, à temps partiel, pour différents employeurs. J'ai demandé une allocation, mais le problème c'est que ça ne suffit pas pour vivre. Il faut payer pour ses habits et pour se laver. Les gens croient que la charité faite aux sans-abri est gratuite, mais ce n'est pas vrai. Il faut payer les services, payer tout, les habits et la nourriture, même des organismes comme l'Armée du Salut ou les soupes populaires. Les réfugiés qui viennent ici reçoivent davantage d'aide que nous, y compris des appartements meublés. Le gouvernement est une perte de temps. Quinze de mes amis sont morts au cours des trois dernières années. »

Sam, 19 ans, de Lewisham, sud de Londres, l'amie de Colin

Sam est assise sous un porche et nous regarde pendant que Colin me parle. Elle est contente d'être interviewée à son tour. Elle est pleine d'énergie, très agitée, et elle se gratte pendant toute notre conversation. C'est une ardente supporter du Chelsea Football Club et elle me montre fièrement que tous ses vêtements sont bleus, sa couleur favorite, y compris ses chaussettes et son sac de couchage.

« Je suis née et ai été élevée à Lewisham et je suis sur liste d'attente pour un appartement. Mon père travaille pour la commune de Lewisham. Il m'a chassée quand j'avais douze ans. Ma mère est morte. Elle se drogait à l'héroïne. J'ai un fil de trois ans. Il vit avec son père et je ne veux pas avoir à faire à lui. Je vois mon fils tous les jours à la garderie. Mais il vient d'être renvoyé pour avoir frappé un autre enfant avec une paire de ciseaux.

Je reçois chaque semaine une allocation de 35 livres, mais ça ne suffit pas pour vivre et c'est vraiment difficile. Je me fais un maximum de 8 livres par jour en faisant la manche.

Je déteste le gouvernement, et je hais ce pays. Mon avenir ? J'aimerais faire le tour de l'Europe en auto-stop et m'arrêter où ça me plaît. Mais je serai morte dans une dizaine d'années. Il y en a tellement qui se font poignarder par ici, pas par l'un de nous, mais parce que beaucoup de gens détestent les sans-abri. »


 Les sans-abri en Angleterre

– 1997 : 360 000 sans-abri en Angleterre.
– Causes : chômage ; pauvreté ; maladies physiques et mentales ; abus d'alcool et de drogue ; ruptures avec les amis et la famille ; violences   domestiques ; statut de réfugié ; désaccords avec les propriétaires et manque de logements à bas prix.
– Environ 246 000 jeunes se sont retrouvés sans logement en 1995.
– 86 % ont été forcés de quitter leur domicile.
– Causes : disputes avec la famille, pauvreté, promiscuité, violences physiques et sexuelles (affectant 40 % des jeunes filles sans domicile) ; abus d'alcool et de drogue ; renvoi ou départ de l'école (50 % des jeunes de 16 à 24 ans).




Home Un examen scientifique des croix de lumière

par Ineke Hommes

Delft, Pays-Bas

Partage international soutient la thèse selon laquelle la méthode de manifestation des croix de lumière sur des vitres est un mystère dont seul Maitreya détient le secret, et que la science actuelle ne peut y trouver aucune explication. Toutefois, nos lecteurs seront probablement intéressés par les tentatives de deux jeunes étudiantes en physique, de l'Université de Delft.

Depuis leur première apparition à Los Angeles, en mai 1988, plusieurs centaines de croix de lumière se sont manifestées miraculeusement un peu partout à travers le monde, au domicile de différentes personnes. Des Etats-Unis à la Nouvelle-Zélande, des Philippines à la Slovénie, des croix de lumière apparaissent à travers le verre dépoli de fenêtres de maisons, d'hôpitaux et d'églises, sous l'effet d'une source lumineuse unidirectionnelle provenant de l'autre côté de la vitre. Les observateurs témoignent du caractère miraculeux de ces croix et des guérisons qui les entourent, d'autres font des milliers de kilomètres juste pour en admirer la beauté.

A l'occasion d'enquêtes menées par la presse, au cours de ces dix dernières années, on a demandé l'avis de scientifiques sur ce « phénomène inexplicable ». Mais ceci n'a donné lieu qu'à de brefs examens et à quelques commentaires succincts faisant en général référence à la « structure spéciale du verre », à une « accumulation d'impuretés », ou aux « influences atmosphériques ». Cela mis à part, la communauté scientifique n'a jamais mené d'investigations sérieuses sur ces croix de lumière.

Au cours de l'année 1998, une étude plus poussée fut cependant réalisée. Aux Pays-Bas, à l'Université de technologie de Delft, deux étudiantes de troisième année, Carolynne Montijn et Hedwig Rotteveel, de la faculté de physique appliquée, ont consacré plus de dix mois à leur « projet de recherche sur les croix de lumière », sujet proposé par leur professeur de physique. Ce dernier avait été interviewé par une revue scientifique qui s'intéressait aux « miracles des temps modernes », et le phénomène des croix de lumière, pour lequel il n'avait pas d'explication immédiate, avait fini par l'intriguer.

Hedwig Rotteveel explique : « Cette entreprise se présentait à nous comme un défi d'importance majeure, car c'était apparemment la première fois que quelqu'un tentait d'expliquer scientifiquement le phénomène en utilisant des techniques de laboratoire. De plus, la quasi absence de données scientifiques nous obligea à partir de zéro. Pour commencer notre recherche, nous appelâmes des librairies et des bibliothèques afin de voir s'il existait de la littérature sur le sujet. Il se trouva que venait de paraître un livre intitulé Tekenen van een nieuwe tijd ? (Signes d'un temps nouveau ?) de Richard Bremer. Dans cet ouvrage sont décrits les apparitions des croix de lumière, les Vierges versant des larmes, les cercles dans les champs de céréales, ainsi que de nombreux autres miracles survenus à travers le monde entier. Nous ne connaissions pas l'ampleur de ces phénomènes et nous ignorions qu'il existait des livres sur ces sujets.

« Nous effectuâmes également une recherche sur Internet en entrant l'expression « croix de lumière » et nous découvrîmes les sites Web de Share International et d'autres médias qui ont écrit sur le sujet. Nous trouvâmes également un documentaire vidéo sur les croix de lumière réalisé par Frances Robinson, une productrice américaine. Enfin, et c'est le plus important, nous eûmes la chance de pouvoir emprunter une petite plaque de verre dépoli, provenant d'une vitre découpée il y a quelques années, au Canada, et sur laquelle apparaît clairement une croix de lumière rouge. C'est tout ce dont nous disposions mais cela se révéla être suffisant pour notre recherche.

« Nous prîmes connaissance des théories selon lesquelles les croix seraient des signes annonciateurs d'un grand événement d'ordre spirituel, mais même si c'était le cas, nous pensions qu'il y avait quand même une explication scientifique à cette manifestation des croix dans le verre. Alors nous nous lançâmes dans l'entreprise consistant à trouver cette explication. »

Une simulation sur ordinateur

Carolynne poursuit :« Notre objectif n'était pas d'établir la cause des apparitions nocturnes de croix sur des fenêtres, mais d'arriver à comprendre avec exactitude comment des motifs si particuliers pouvaient se manifester à travers du verre. En nous basant sur un objet tridimensionnel préprogrammé, nous développâmes trois logiciels différents capables de simuler la réfraction de la lumière (la manière dont la lumière est déviée lorsqu'elle traverse du verre). Ensuite, nous mesurâmes le profil de la surface de deux morceaux de verre dépoli, d'un côté un morceau ordinaire à travers lequel se manifestait, sous l'effet de la lumière, la forme ovoïde classique et, d'un autre côté le morceau canadien avec la croix. Nous calculâmes l'indice de réfraction du morceau de verre ordinaire. En nous basant sur une méthode mathématique spécifique, nous calculâmes une fonction polynomiale modélisant le profil de la surface. A partir de ces fonctions, nous élaborâmes ensuite un autre programme de simulation, en utilisant la même théorie basée sur l'hypothèse selon laquelle les motifs de réfraction dériveraient tous d'une réflectivité de base (selon les lois de la réfraction de Snell). A partir de mesures effectuées et en faisant abstraction de cette méthode mathématique, nous conçûmes également un troisième programme de contrôle. Notre objectif était de déterminer si l'apparition des croix correspondait à un indice de réfraction spécifique. »

Des croix identiques

« Les résultats furent vraiment étonnants », raconte Hedwig. Dans leur mémoire de 110 pages, soutenu en 1998 à l'Université de Delft, elles concluent que leur logiciel permet effectivement une bonne simulation des croix de lumière.
« Notre simulation s'approche tellement de la réalité que les paramètres de forme et de taille du motif de réfraction sont tous les deux identiques à ceux de la croix elle-même. En d'autres termes, nous avons réussi à simuler la croix dans ses moindres détails. Notre conclusion est que la transformation de la forme normale vers le motif de la croix peut s'expliquer par le changement des propriétés de réfraction du verre dépoli dont l'indice exact de réfraction est : n = 1,561. Ainsi, dès que la lumière traverse du verre ayant exactement cet indice de réfraction, une forme de croix apparaît. Pour que cette soudaine transformation se produise, il faut bien sûr que les caractéristiques physiques du verre aient d'une manière ou d'une autre changé.

« Comme ces croix de lumière apparaissent partout dans le monde, il est très improbable que cette transformation radicale du motif présent dans le verre soit due au type du verre utilisé ou à son procédé de fabrication. Un fabricant de verre local nous a confirmé ce fait.

« Ainsi, en nous appuyant sur les lois de la physique, nous avons démontré avec succès que lorsque la lumière est déviée sous un certain indice de réfraction à travers du verre dépoli, l'apparition d'une forme de croix est possible. Mais il faudrait mener d'autres recherches pour déterminer la cause exacte de ce phénomène étrange. Peut-être que de minuscules transformations de la surface du verre, dues par exemple à un nettoyage intensif, pourraient expliquer le phénomène ; ou il est possible que, d'une manière ou d'une autre, la structure moléculaire des vitres à croix de lumière ait été changée. Nous pensons que, en ce qui concerne cette partie de l'énigme, une explication scientifique existe également. »


Des mesures de précision

Afin de mesurer la surface du verre et de déterminer ainsi son motif de réfraction, les étudiantes néerlandaises ont utilisé un altimètre muni d'une minuscule aiguille en acier. L'aiguille balaye la surface du verre dépoli dont la structure, lorsqu'on l'examine de près, est constituée de rangées de minuscules pyramides. Afin de déterminer l'indice de réfraction du verre à un endroit donné, elles ont mesuré les écarts de hauteur entre les différentes pyramides. La plaque de verre était maintenue en place par des aimants sur une table anti vibrations.




Home Réflections sur la bhagavad gita

Travailler pour le bien du monde

par Swami Nirliptananda

d'après une conférence de Swami Nirliptananda

Londres

Même si la connaissance du yoga est éternelle et particulièrement précieuse, elle s'est dégradée au fil du temps. Dans la Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna dit à Arjuna : « Ce même yoga, ô Arjuna, que j'ai enseigné au tout début de la création, je l'enseigne à nouveau aujourd'hui et à toi en particulier parce que tu es mon ami. » Il explique que le but de sa venue dans le monde d'âge en âge est la préservation du dharma (l'attitude juste) et le rétablissement de l'ordre moral, éthique et spirituel ainsi que la protection de ceux qui font le bien. Il s'exprime ainsi : « Ô Arjuna, celui qui me connaît ainsi (celui qui comprend le véritable sens de mes divines paroles et de mon action) ne renaîtra pas après avoir quitté son corps, mais il viendra à moi. » Il affirme que si nous comprenons réellement le secret caché dans ses paroles et ses actes, nous atteindrons l'immortalité lorsque nous quitterons cette vie. Nous ne reviendrons plus sur Terre, nous atteindrons l'état suprême des dieux.

Il est parfois difficile de comprendre que c'est (et c'est très important) le but de notre venue dans le monde et le but de la venue du Seigneur lui-même. Nous invoquons toutes sortes de raisons et les avis divergent lorsqu'il s'agit d'expliquer la venue de Dieu. Mais quand nous en comprenons la véritable raison, nous subissons une transformation intérieure et cette transformation nous fait entrer dans un monde nouveau – nous n'avons donc plus besoin de renaître, nous atteignons un état de réalisation, de divinité. Le but de notre venue sur Terre est de comprendre pourquoi nous sommes ici et de poursuivre dans notre vie l'objectif essentiel : aller vers Dieu.

La pratique de l'ascétisme

Le Seigneur Krishna affirme que cette transformation se produit lorsque nous nous sommes libérés de nos passions, de la peur et de la colère et que beaucoup sont ainsi entrés dans son royaume et ont connu la plénitude de sa présence, après avoir pris refuge en lui et été, grâce à la pénitence, purifiés dans le feu de la connaissance. Telles sont donc les conditions : être dépourvu de toute crainte, libéré des passions et de la colère et rempli de sagesse. Le Seigneur Krishna ne parle pas de la connaissance que nous trouvons dans les Ecritures mais de celle à laquelle nous accédons par la pratique de l'austérité : jnana-tapasya. C'est par la pratique de la méditation que vient la connaissance et cette connaissance, dit Krishna, purifie. C'est donc grâce à elle que beaucoup sont entrés dans son royaume.

Etre libérés de nos passions signifie que nous ne subissons plus l'emprise de nos instincts et de nos impulsions. Etre libérés de la peur signifie que nous ne craignons rien ni personne et que nous n'inspirons aucune crainte aux autres. Ainsi, grâce à la pratique de l'ascétisme, les passions, la colère et la peur sont détruites parce qu'alors vient la connaissance, la connaissance du Soi, la connaissance de notre être véritable. Et lorsque nous sommes purifiés, nous entrons dans la demeure éternelle ; comme le dit le Seigneur Krishna : « Il vient à moi, en moi, ne fait plus qu'un avec moi, devient une partie de mon être. » C'est ainsi que la connaissance agit : elle nous aide à réaliser qu'en fait cette essence divine existe en nous. Nous sommes cette essence divine. Lorsque nous en prenons conscience, la peur disparaît. La colère, la cupidité, la méchanceté et la haine disparaissent également parce que l'atma, l'âme, est au-dessus de tout cela, elle est toujours pure.

D'éternels mendiants

Le Seigneur Krishna dit à Arjuna : « Quelle que soit la manière dont quelqu'un me glorifie, elle est la bienvenue. Les hommes prennent des chemins divers, mais, ô Arjuna, tous ces sentiers mènent vers moi, tous sont miens. Chacun dans le monde entier me vénère d'une manière ou d'une autre. » Il affirme que l'aspiration à la dévotion est une chose importante et que lorsque nous pratiquerons l'ascétisme, nous obtiendrons la connaissance qui purifie et qui permet d'atteindre la divinité. Ainsi, en nous rapprochant de Dieu d'une manière juste, nous parviendrons jusqu'à lui.

La Bhagavad Gita n'est pas destinée à ceux qui manquent de dévotion et qui ne pratiquent pas la discipline de la méditation. La dévotion et l'ascétisme sont la base, le fondement. Le Seigneur Krishna affirme qu'ils nous purifient et que nous parviendrons jusqu'à lui quelle que soit la manière dont nous pratiquons cette méditation, quel que soit le sentier choisi.

Ceux qui aspirent au succès sur cette Terre vouent un culte aux divinités dans l'espoir de biens matériels. Nous voulons des résultats concrets. Nous ne recherchons pas des bienfaits éternels parce qu'ils sont trop difficiles à obtenir. Nous devons pratiquer un ascétisme rigoureux si nous voulons atteindre ce qui est éternel, ce qui purifie.

Prenons l'exemple du roi qui a renoncé à toutes ses possessions. Les gens sont venus de tous côtés pour emporter une chaise, une table ou autre chose, mais quelqu'un est arrivé et a dit : « C'est vous que je veux » ; et il a tout obtenu.

Nous sommes aveugles et ignorants et lorsque nous obtenons quelque chose, le lendemain cela ne nous intéresse plus et nous voulons autre chose. Nous demeurons d'éternels mendiants. Le Seigneur Krishna affirme que dans notre ignorance nous demandons à Dieu de nous accorder ceci, puis cela, et nous restons des mendiants toute notre vie. C'est pourquoi nous devons nous libérer de nos passions, de la colère et de la peur en pratiquant le détachement. Grâce à lui, nous ne ressentons plus le besoin (qui affaiblit notre esprit) de posséder telle ou telle chose. Lorsque Dieu devient le centre de notre vie, nous pénétrons dans son royaume, nous nous identifions à lui et nous n'avons plus le désir de ceci ou de cela, nous ne dépendons plus de rien d'autre. Mais tant que nous n'aurons pas trouvé l'approche juste qui passe par l'ascétisme et la renonciation, nous demeurerons d'éternels mendiants.

Le système des castes

Il semble qu'il règne aujourd'hui une grande confusion en ce qui concerne le système des castes. Le Seigneur Krishna déclare qu'il a créé les quatre castes par la répartition des gunas (les qualités) et du karma. Il s'exprime ainsi : «  Bien que j'en sois l'auteur, sachez que je demeure au-dessus de l'action et du changement. » Les castes sont-elles un héritage immuable, quelque chose qui peut changer, quelque chose que nous créons nous-mêmes ; sommes-nous guidés par nos propres habitudes, nos goûts et nos dégoûts, nos choix personnels ? J'ai eu l'occasion de rencontrer quelqu'un qui critiquait vivement le système des castes et je lui ai dit que je ne pouvais qu'être d'accord, bien qu'il ne s'en soit pas pris au système des castes en lui-même mais aux préjugés de castes. Cela l'a beaucoup surpris. Ce sont en effet les préjugés qui causent un problème. Quelle est la valeur du système des castes ? A quoi sert-il ? Les Védas, le Manu et le Seigneur Krishna lui-même en parlent, mais aucune des Ecritures ne le critique vraiment. Le Seigneur Krishna s'exprime ainsi : « J'ai créé les castes, le système des castes vient de la répartition des gunas et du karma, ce qui signifie que votre situation dans ce monde dépendra de vos actes. » Il affirme également : « Bien que je sois le créateur de tout cela, ne pensez pas que je sois partial, que je prenne parti, que j'agisse ; je suis au-delà des gunas. » Certains disent que les gunas sont hérités, de même que le système des castes ; d'autres affirment que ce dernier joue seulement un rôle fonctionnel qui nous permet d'organiser la société, d'aller de l'avant et que, sans un système qui attribue à chacun une fonction particulière, nous ne pourrions progresser. Tous ont raison. Ce qu'il faut savoir, c'est que le système des castes existe depuis l'époque des Védas et qu'il est à l'origine de beaucoup de choses, notamment de toutes les grandes réalisations dont nous sommes fiers : notre conception et notre philosophie de la vie, notre dharma, notre science, les mathématiques et l'astronomie, tout cela est né de la société de castes et de la langue sanskrite. Après avoir mesuré tous les bienfaits que cette forme de société nous a apporté, nous pouvons essayer de comprendre à quel moment nous avons commencé à faire fausse route.

Le développement technologique est-il la cause du bombardement d'Hiroshima ? Non, c'est la manière dont nous, les êtres humains, nous utilisons cette technologie (par exemple pour nous entretuer) qui est en cause. De même, nous ne pouvons rendre le système des castes responsable des préjugés qui se sont développés à l'époque moderne. Une caste contre une autre : il s'agit de faiblesses humaines, d'attitudes négatives. La technologie a accompli de grandes choses pour nous, nous avons de la chance. Mais nous en avons aussi fait un mauvais usage, par exemple fabriquer des bombes atomiques pour tuer autrui. La technologie n'était pas destinée à un tel but, elle était supposée assurer le bonheur de l'humanité, nous donner davantage de confort et sûrement pas nous détruire. De la même façon, le système de castes nous a apporté beaucoup de bonnes choses. Ce n'est pas lui qui est à blâmer.

Agir de manière désintéressée

Le Seigneur Krishna s'est offert lui-même en exemple afin de nous montrer comment nous devrions vivre en ce monde. Il s'exprime ainsi  : « Nulle action ne peut me souiller et je ne désire le fruit d'aucune. Celui qui me connaît réellement n'est pas lié par ses propres actes. Je suis dans ce monde, mais mes actions (mon travail, tout ce que je fais) ne créent aucune sorte de lien pour moi car je ne désire le fruit d'aucune. » Des liens (du karma à travers le fruit de l'action) se créent parce que les gens glorifient Dieu dans l'espoir d'obtenir ceci ou cela, mais le Seigneur est ainsi souillé. Le Seigneur Krishna a affirmé que dès que nous comprendrons ses paroles, nous ne reviendrons plus sur Terre après notre mort. Il ajoute que lorsque nous le connaissons réellement, nous sommes libérés de ce monde. Peu de gens travaillent de manière désintéressée, la plupart agissent dans l'espoir d'obtenir quelque chose. Le désir et le fruit de l'action sont les raisons d'agir de l'homme ordinaire, mais le sage, celui qui sait, a dépassé ce stade. Il ne travaille pas pour lui-même afin de satisfaire quelque besoin personnel. Il travaille pour les autres, et non pas dans son propre intérêt. Le Seigneur Krishna vient pour établir le dharma, pour le bien du monde, et non parce que lui-même désire quelque chose. Et il suggère que nous fassions de même : que nous travaillions pour le bien du monde, que nous agissions de manière désintéressée, que nous nous rendions utiles aux autres, et ainsi nous ne serons pas liés par nos actions. Om Tat Sat Hari Om.


* La Bhagavad Gita, ou  Chant de Dieu, l'un des textes sacrés hindous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu, et Arjuna, son disciple.

Note. Selon Benjamin Creme, Krishna était adombré par Maitreya (voir la Mission de Maitreya, Tome II, p. 78).



Signes des temps

Home Miracle à Armenia

Source : Associated Press

Le tremblement de terre de magnitude 6 qui a frappé Armenia, en Colombie, le 25 janvier 1999, a dévasté les bidonvilles des quartiers pauvres du sud de la ville, alors qu'il a largement épargné les immeubles cossus situés au nord.

Une église d'Armenia, appelée Sanctuaire des miracles, a été entièrement réduite à l'état de décombres, à l'exception d'une statue de saint Antoine aidant un pauvre mendiant, qui est restée intacte.

« C'est un miracle. Cela montre que Dieu n'a pas oublié les pauvres », a déclaré sœur Blanca Gomez.

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle était l'œuvre du Maître Jésus.


Home Miracle dans le Bronx

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Les gangs des ghettos les plus déshérités du Bronx, à New York, sont en train de voir leur vie se transformer. Hector Torrès, 42 ans, est l'un des acteurs clé de ce remarquable changement, depuis qu'en 1992, il fit une expérience qui changea sa vie.

Elevé à New York, dans une famille portoricaine pourtant unie, Hector fait très vite partie d'une bande, devenant à 15 ans le chef d'un gang appelé « les Célibataires ». Exclu de plusieurs établissements scolaires, il parvient à obtenir son diplôme et plus tard une bourse pour l'université. Cependant, après avoir dilapidé le montant de sa bourse pour se procurer de la drogue, il quitte l'université pour se lancer dans une nouvelle aventure en tant que dealer. Il a vite fait de gagner et de dilapider une petite fortune, mais incapable de surmonter sa toxicomanie, il abandonne son trafic, quitte le secteur et suit une formation d'ingénieur électricien.

Mais un après-midi de janvier 1992, Hector est obligé de retourner dans le Bronx, car la fille de son frère a été kidnappée et l'on compte sur son talent de négociateur pour libérer la fillette. Il n'a toutefois pas l'occasion d'intervenir car on lui tire dessus : la poitrine et l'abdomen perforés, il est transporté à l'hôpital Lincoln, où il est déclaré mort dès son arrivée.

Trois jours plus tard, Hector se réveille et entend les docteurs s'entretenir de la façon dont ils lui ont sauvé la vie. Vers 2 h du matin, il s'éveille à nouveau et voit, debout près de son lit, un jeune interne latino-américain qui lui dit, en montrant ses baskets encore couvertes de sang : « Tout ce sang est sorti de toi, tu en as arrosé toute la salle d'opération. Mais ces docteurs ne t'ont pas sauvé, personne ne t'a sauvé. Ce fut un miracle. » Apparemment, le jeune interne était resté avec lui quand la machine avait indiqué que son cœur s'était arrêté de battre. Les médecins s'étaient alors affairés pour tenter de le sauver, s'apprêtant ensuite à enregistrer l'heure de son décès lorsque soudain, son cœur s'était remis à battre.

Après quelques mois, Hector retourne à l'hôpital pour remercier le jeune interne, mais personne ne sait de qui il s'agit et le personnel lui laisse entendre qu'il a eu des hallucinations. Il explique : « J 'ignore si ce fut l'effet de la morphine ou si cette expérience était spirituelle, mais depuis ce moment-là, j'ai changé. Quand on est
confronté à sa propre mort, on remet tout en question. Je me suis demandé pourquoi tout cela m'était arrivé et quelle était la leçon à en retirer. J'ai commencé à prier et suis retourné au milieu des « Rois latins »
.

Il découvre aussi que le jour où il est mort et miraculeusement revenu à la vie était un 6 janvier, le « jour des Rois », le jour le plus important du calendrier des « Rois latins ».

Après son attentat, Hector réalise qu'il ne veut pas vivre inutilement. « Je voulais faire quelque chose pour mes frères, alors je suis retourné dans mon quartier et j'ai travaillé avec les gosses du Bronx, en leur disant : « Moi aussi je faisais partie d'un gang, mais écoutez-moi et ne soyez pas comme moi. » Il recrute d'anciens membres de gangs afin qu'ils parlent aux jeunes de toute la ville, et décide de contacter le chef de l'infâme bande des « Rois latins », estimant que si eux-mêmes pouvaient changer, améliorer leur communauté, alors tout le monde le pouvait. Hector sollicite donc une « conversation spirituelle » auprès de King Tone, le chef du gang. La rencontre a lieu dans un parc. Ils s'observent longuement en silence. King Tone déclare alors à Hector : « J'ai eu une vision où l'on me disait qu'un homme viendrait m'aider. Es-tu cet homme ? » Hector répond qu'il ne sait pas, mais qu'il peut l'aider à trouver cet homme.

Une semaine plus tard, Hector Torrès organise une interview à la radio, au cours de laquelle King Tone dévoile les grandes lignes d'une nouvelle vision. Suite à cela, ils reçoivent bientôt des offres de locaux gratuits et de soutien financier d'un groupe d'action sociale, et la transformation commence.

Le professeur David Brotherton, universitaire britannique vivant aux Etats-Unis, qui a étudié ce mouvement, a assisté, en 1995, à une réunion qui se déroula dans une église de Harlem. Il se souvient : « La réunion dura cinq heures et il devait y avoir 700 « rois et reines ». La plupart n'avaient pas terminé leur cursus scolaire, mais ils écoutaient chaque discours, médusés. Pour moi, il était évident qu'il ne s'agissait plus d'un gang, mais d'un mouvement politique, dont la vision avait des années lumières d'avance sur tout ce que j'avais vu, et qui dégageait une confiance en soi, une montée en puissance et un engagement total, en vue de la libération des classes pauvres et laborieuses. Jusque-là, j'avais cru, comme tous les autres, que l'Amérique était fondamentalement dépolitisée. Tout à coup, j'ai réalisé que j'avais tort ! » 

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune interne » était le Maître Jésus, qui a également donné la vision à King Tone.


Home Une colonne de lumière

Torrenteras est un petit village espagnol abandonné, situé dans la région de Guadalajara, où une unique famille continue à vivre. Tous les ans, cette famille organise, dans l'église désaffectée du village, un séminaire soufi d'une semaine, comportant des chants, des danses, et où rivalisent des conteurs.

Cette année, vers la fin du séminaire, au cours de la répétition du spectacle de clôture, quelqu'un a pris une photographie. Sur ce cliché, qui nous a été envoyé par Josepha Ramon, de Barcelone, une colonne de lumière apparaît.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette colonne de lumière a été manifestée par le Maître Jésus.


Home Un bébé miraculé

Source : The Daily Telegraph ; The Daily Mail, G.-B.

En décembre 1998, les journaux britanniques ont fait un reportage sur un bébé miracle, Tiffany Taylor, née 12 jours avant terme, au Hope Hospital de Manchester.

Lors de l'accouchement, les médecins la déclarèrent mort-née et, pendant 20 minutes, ils tentèrent de la ranimer. Leurs efforts restèrent vains et ils rendirent le bébé mort à ses parents. La mère, qui avait déjà accouché d'un bébé mort-né, était accablée de chagrin. Le couple se mit à bercer Tiffany qui, soudain, eut une profonde inspiration et commença à respirer normalement, environ 42 minutes après sa naissance.

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que le bébé a été ramené à la vie par Maitreya.


Home Jésus apparaît à une jeune Camerounaise

Source : Vent d'Est, Cameroun

Edwige Mbalikoung, âgée de 24 ans, est l'aînée des huit enfants d'une famille presbytérienne vivant à Abong Mbang, dans l'est du Cameroun. Souffrant d'une grave maladie, elle avait été hospitalisée à la limite du coma. Elle affirme avoir reçu au cours de ses rêves plusieurs visites de Jésus-Christ lui demandant de retourner chez elle, de prier et de lire les psaumes.

Lorsque finalement elle obéit, un insecte sortit de sa tête. Son père brûla l'insecte et elle fut soudain guérie. Mais, lorsqu'elle raconta son histoire, elle se heurta aux critiques et à la suspicion, et Jésus lui apparut à nouveau. Des stigmates se manifestèrent alors sur ses mains, preuve pour les sceptiques de l'authenticité de son récit. Edwige Mbalikoung affirme que ses stigmates ont le pouvoir de guérir.

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la jeune malade avait été guérie par le Maître Jésus et que c'est également lui qui est à l'origine des stigmates.


Home Apparition de la Vierge à Saint Domingue

Source : Sucesos, St Domingue

Marisol de Leon venait de donner un bain à sa petite fille âgée de deux ans, lorsqu'elle découvrit soudain quelque chose de blanc qui se reflétait dans la baignoire en plastique remplie d'eau. Elle fut tout d'abord effrayée et sur le point de s'enfuir, mais elle décida de regarder à nouveau pour être tout à fait sûre de ce qu'elle voyait. Une image de la Vierge Marie apparaissait très distinctement ; Marisol pensa qu'il s'agissait d'un miracle.

« Quelques heures auparavant, j'étais en train de me plaindre de ne pas avoir un sou vaillant pour aller à Higüey City, afin d'assister à la cérémonie de la Vierge d'Altagracia. Et elle est venue à moi », explique Marisol.

Depuis lors, des centaines de personnes ont afflué chez elle et ont pu voir, de leurs propres yeux, l'image miraculeuse de la Vierge. 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'image de la Vierge avait été créée par Maitreya.



Tendances

Home L'humanité attend le Messie

Prêchant à la chapelle du Parlement, à Londres, en décembre 1998, le Révérend Père Alan Main, éminent théologien et président de l'Assemblée générale de l'Eglise d'Ecosse, s'est exprimé sur la façon dont l'humanité attend qu'un Messie résolve ses problèmes. Il a déclaré : « Au milieu de toutes ses incertitudes et ses malheurs, la race humaine attend que l'heure sonne et compte inconsciemment sur l'intervention d'un Messie. Quelqu'un de suffisamment brillant pour résoudre les problèmes mondiaux et pour conduire la vieille mécanique surchauffée de notre civilisation vers le bonheur de l'humanité. » (The Daily Telegraph, Grande-Bretagne)

Un collaborateur de Tara Center, en visite en Floride, a raconté que « des rabbins parcouraient les rues de Miami, aux Etats-Unis, en distribuant aux passants des prospectus annonçant la prochaine venue du Messie. 

 




Home Suppression de la notion de « crime contre la révolution »

Source : El Periódico, Espagne

Le gouvernement chinois est sur le point de supprimer la notion de « crime contre la révolution » de la constitution du pays.

De nombreux dissidents sont actuellement condamnés en vertu de ce principe. La décision résulte d'une modernisation de la stratégie du régime communiste instituée, en son temps, par Deng Xiaoping. Les amendements adoptés doivent être approuvés par le Parlement, en mars prochain.

 




Home Le pape en appelle a un « partage plus équitable »

Source : New York Times, Etats-Unis ; El País, Espagne

Lors de sa huitième visite en Amérique du Nord, le pape Jean-Paul II, malgré sa démarche et son élocution chancelantes, a vigoureusement insisté sur la nécessité de construire une société équitable. Il y a vingt ans, le pape s'en était pris à l'influence déshumanisante du communisme.

Cette fois, les avertissements du pape concernent les dangers du capitalisme avec son système débridé de marché libre, qui ne tient compte ni des pauvres ni des opprimés.

Avant cette visite, le pape avait déclaré en parlant de ce système de marché libre : « La race humaine est confrontée à de nouvelles formes d'esclavage, plus insidieuses que celles du passé. » Le pape a mis l'accent sur les iniquités de l'économie de marché qui ne font qu'élargir le fossé entre les riches et les pauvres. Soulignant les contradictions du XXe siècle, le pape a déclaré : « Nous avons beaucoup progressé dans certains domaines, mais pas du tout dans d'autres. Ce siècle est le témoin impuissant de la mort de millions d'êtres humains affamés, tandis que, paradoxalement, la production industrielle et agricole s'accroît. » Le pape en a appelé à un ordre mondial meilleur, dans lequel la redistribution des revenus et l'apuration des dettes seraient l'objectif primordial. « Ce que ce nouveau capitalisme dur ignore, a-t-il ajouté, c'est le coût humain qui découle de son concept purement économique de l'homme. »

Tentant d'éveiller la conscience des puissances économiques, il a déclaré que les institutions internationales, les gouvernements et les organismes de contrôle de l'économie mondiale doivent, tous ensemble, lancer de courageux projets visant à assurer un partage plus équitable des biens de ce monde.

 




Home La première présidente suisse

Source : The Guardian, G.-B

En décembre 1998, la Suisse a élu pour la première fois une femme à sa présidence. Il y a plus de trente ans que le droit de vote a été accordé aux suissesses. Ruth Dreyfuss, qui est juive, occupera ce poste pendant un an. Elle a déclaré, à Berne, devant une foule joyeuse : « La Suisse a prouvé que sans ses femmes, elle serait engourdie. »




Home Le pouvoir politique dépend de nous

Source : Nationem, Norvège

Les grandes entreprises dominent le monde, nous pouvons faire quelque chose afin de changer cela a déclaré recemment le professeur d'économie David C .Korten, lors d'une conférence à Oslo, en Norvège. "Nous vivons à présent dans un casino financier mondial, où les grandes compagnies font ce qu'elles veulent des hommes politiques"

David Korten estime que depuis que le communisme s'est effondré, et maintenant que le capitalisme s'engage dans la même direction, le monde a désespérement besoin de trouver de nouveaux systèmes . Il a comparé le capitalisme mondial à un cancer qui ronge de l'intérieur. " Le capitalisme consiste à manipuler l'argent pour en produire encore plus au profit de ceux qui en ont déjà largement assez " a-t-il déclaré . D.Korten prône une économie de marché qui tienne compte des considérations sociales et écologiques , et qui se soucie du capital naturel renouvelable dont nous dépendons tous . "L'économie de marché repose sur la confiance que lui accordent ses acteurs, et elle ne peut fonctionner à terme que si ces derniers assument la responsabilité des conséquences sociales et culturelles de leurs actes " 

"Même si les multinationales semblent redoutables, elles n'ont pas beaucoup plus de pouvoir que celui que nous décidons de leur accorder. En choisissant de faire nos achats chez les petits commerçants plutôt que dans les hypermarchés, de faire appel à la banque locale plutôt qu'à une grosse banque , d'acheter des produits autres que ceuxque l'on voit chaque jour à la télévision, nous pouvons participer au changement d'orientation, a- t-il déclaré, en tout premier lieu, nous pouvons nous éveiller au fait que le pouvoir politique dépend du peuple.





Les priorités de Maitreya

Home La santé de la Terre

Source : The Guardian, G.-B.

En octobre 1998 fut publié un rapport révélateur, le Living Planet Report (Rapport sur la vie de la planète), fruit de la collaboration entre le Fonds mondial pour la nature (WWF), la Nouvelle fondation économique et le Centre mondial de la protection de l'environnement situé à Cambridge, en Grande-Bretagne. Selon Gro Harlem Bruntland, directrice de l'Organisation mondiale de la santé : « Ce rapport donne pour la première fois une évaluation précise de l'effrayante dégradation de la santé des forêts et des écosystèmes d'eau douce et marins mondiaux. Il met en évidence le fait que depuis 1970, notre Terre a presque perdu le tiers de ses richesses naturelles. » 

Selon ce rapport, l'élévation du niveau de vie aurait entraîné le doublement de la consommation, au cours des vingt-cinq dernières années, et cette tendance va en s'accélérant. En termes de ressources mondiales, le Nord Américain moyen consomme dix fois plus que le Bangladeshi moyen, cinq fois plus que l'Africain moyen et trois fois plus qu'un Asiatique. Alors que la consommation par habitant est énorme dans les pays occidentaux, les ressources naturelles de certains pays en voie de développement se réduisent à un rythme alarmant.

Selon Sir Ghillian Prance, directeur des Jardins botaniques royaux de Londres : « Ce rapport nous donne un avertissement que nous devrions tous prendre très au sérieux. La conservation des écosystèmes naturels n'est pas un luxe que seuls les riches peuvent se permettre. C'est un facteur essentiel au maintien des fonctions écologiques vitales de notre planète, et dont dépend notre survie à tous. » 




Home Une découverte médicale révolutionnaire

Source : The Guardian, G.-B.

En novembre 1998, le magazine Science a annoncé une avancée d'importance majeure dans le domaine de la science médicale. Deux équipes de chercheurs américains ont trouvé le moyen de générer en laboratoire tout type de tissu humain. A partir d'embryons humains, les équipes ont cultivé des « cellules mères » qui possèdent le potentiel de devenir du sang, de la peau, des muscles ou même des tissus d'organes, au sein du corps humain en phase de croissance. Auparavant, deux équipes de chercheurs américains auraient réussi à « immortaliser » ces cellules mères en les implantant dans une souris, mais les dernières découvertes vont plus loin : la croissance des cellules d'organes humains est réalisée in vitro.

James Thomson, de l'Université de Madison, dans le Wisconsin, aux Etats-Unis, a déclaré : « Je pense qu'à long terme, cette découverte révolutionnera les techniques médicales de transplantation. » Les chercheurs déclarent que grâce à ces nouvelles cultures de tissus, de nouvelles techniques de traitement du diabète, du cancer et des maladies du cœur pourraient également voir le jour d'ici dix ans.

Le Dr Austin Smith, de l'Université d'Edimbourg en Ecosse, impliqué dans le même domaine de recherche, a affirmé :
« Ceci ouvre la voie à une transformation de la médecine au cours du siècle prochain. »

 

Benjamin Creme confirme qu'un futur développement de cette découverte, combinée avec la « technologie de la Lumière » à venir, rendra possible la régénération d'organes endommagés ou usés sans avoir recours aux techniques de chirurgie lourdes actuelles, ainsi que l'avait prédit Maitreya.


Home Chute mondiale des aides contre la faim

Source : Ouest France, France

L'an dernier, les Etats membres de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) se sont engagés à « réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d'ici l'an 2015 ». Douze mois plus tard, la réalité n'est pas à la hauteur des espérances. Le nombre de pays souffrant de pénurie alimentaire est passé de 25 à 29, alors que le budget disponible, inférieur à quatre milliards de francs, est rigoureusement égal à celui d'il y a deux ans. « Ce budget équivaut à deux jours de consommation de tabac en Amérique du Nord », s'indigne J. Diouf, le président sénégalais de la FAO.

De surcroît, sur les 174 Etats membres de l'ONU, seuls 69 sont à jour de leurs contributions. Certains pays comme l'Irak, le Congo, l'Iran et les Etats-Unis accumulent les retards de paiement. Les Etats-Unis ont déjà fait part de leur souhait de réduire leur quote-part dans le budget de la FAO.

L'aide alimentaire n'a jamais été aussi faible, bien que les perturbations engendrées par El Niño dans l'agriculture, en Asie et en Amérique du Sud (sécheresses, inondations), fassent craindre une baisse des récoltes. La FAO redoute également une augmentation du fléau de la faim dans les décennies à venir, et s'attend à de nouvelles catastrophes dans les grandes villes à travers le monde, où six personnes sur dix devraient vivre en 2025. La FAO appelle à la création de lieux de distribution de nourriture. Faute de quoi, les mégapoles d'Afrique et d'Amérique du Sud ne pourront pas assurer l'alimentation de leurs nouveaux habitants.




Home Apprendre à vivre avec le sida

Source : InterPress Service

Deux mois après avoir perdu son mari du sida, Martha, une technicienne du textile de Lima, au Pérou, devint co-fondatrice d'une association d'auto-assistance pour les femmes confrontées au sida. Aujourd'hui, un an plus tard, le « Front national des femmes vivant avec le sida » offre non seulement une assistance mutuelle à ses 73 membres, mais fait également bénéficier ces femmes d'une formation technique afin qu'elles puissent créer leur propre entreprise. « Le travail est un puissant facteur dans la guérison émotionnelle, surtout quand il prend place au sein d'un groupe d'individus sensibilisés et concernés par les mêmes problèmes», explique la psychologue de l'organisation.





Faits et prévisions

Home L'Indonésie adopte des réformes radicales

Source : CNN, Associated Press, Reuters

« Le manque de flexibilité en matière politique et religieuse disparaîtra. La conscience se développe chez les êtres humains, et ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres alors que leur destin est d'être libres. Partout les gouvernements devront écouter le peuple. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage international, sept. 1988)

Au terme de longues négociations, le Parlement indonésien a adopté un programme de réformes politiques radicales, ouvrant ainsi la voie à des élections qui devraient être les plus ouvertes depuis plusieurs décennies :

– Le nombre de sièges parlementaires réservés à l'armée sera réduit de 75 à 38.

– Un vaste éventail de partis politiques sera autorisé à se présenter aux élections, sous réserve qu'ils ne soient pas à l'origine de problèmes raciaux ou religieux, et qu'ils respectent un certain nombre de conditions générales. Jusqu'à présent, seuls trois partis bénéficiaient d'une reconnaissance légale.

– Plus de quatre millions de fonctionnaires, contraints pendant des décennies de voter pour le parti Golkar de l'ex-président Suharto, seront écartés de la vie politique.

Ces réformes ont été votées par un Parlement considéré jusqu'à présent comme un simple tampon face au pouvoir autoritaire de Suharto. Rappelons que le règne de Suharto a pris fin en mai 1998, à la suite de vastes mouvements de contestation anti-gouvernementaux provoqués par la plus grave crise économique qu'ait connue l'Indonésie depuis plusieurs décennies. La majorité des revendications du mouvement dirigé par les étudiants portaient sur des réformes politiques et économiques. Ces décisions du Parlement ouvrent la voie aux élections parlementaires du mois de juin et à l'élection présidentielle ultérieure. « Nous voulons réitérer la promesse du gouvernement d'organiser une élection juste et ouverte, quel qu'en soit le prix », a déclaré Syarwan Hamid, général de corps d'armée et ministre de l'Intérieur. Le président B.J. Habibie, successeur de Suharto, a promis au pays que le scrutin parlementaire, le plus libre depuis 1955, sera démocratique. Cependant, certains critiques soulignent que les changements se contentent de rogner le puissant pouvoir politique de l'armée, au lieu de l'abolir.

 




Home Le Conseil mondial des Eglises

Source : The New York Times, E.-U.

« La dette des pays pauvres sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (mai 1989)

Le Conseil mondial des Eglises a fait une déclaration sur la nécessité d'annuler la dette des pays pauvres. Cette déclaration a clos une rencontre, qui s'est tenue à l'Université du Zimbabwe, pendant 12 jours, et qui a rassemblé près de 1 000 délégués des Eglises protestantes et orthodoxes du monde entier. L'assemblée a déclaré que «  les besoins élémentaires et les droits fondamentaux des individus et des communautés, ainsi que la protection de l'environnement, passaient avant le remboursement de la dette ».

Dans l'Ancien Testament, le Livre du Lévitique parle d'une période qui reviendrait tous les 49 ans, où les esclaves seraient libérés, les débiteurs affranchis de leurs obligations et les terres rendues à leurs propriétaires. La déclaration du Conseil mentionne des passages bibliques sur l'instauration d'une période de remise des dettes « indiquée de nos jours, tout autant que ce fut le cas il y a des milliers d'années ».

Les évêques de l'Eglise catholique romaine et de l'Eglise évangélique d'Allemagne se sont aussi penchés sur le problème de la dette. Ils ont publié un communiqué citant le pape Jean-Paul II qui aurait déclaré que l'an 2000 serait « une période appropriée » afin de réfléchir sur les moyens de réduire ou d'annuler la dette des pays pauvres.




Home La Chine s'apprête à cautionner la dette des banques d'Etat

Source : Washington Post, E.-U.

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. » (P.I., mai 1989)

Tandis que s'accroît l'inquiétude à propos de son système bancaire, le gouvernement de la Chine a annoncé des mesures concernant l'énorme masse des créances irrécouvrables accumulée par les quatre plus grandes banques d'Etat. Il créera des sociétés de gestion d'actifs qui se verront transférer ces créances. Ce plan de restructuration devrait soulager les banques d'une dette globale estimée à plus de 20  % du produit intérieur brut de la Chine. Il a été proposé, peu après qu'une grande banque régionale, la Guangdong international Trust, ait annoncé son dépôt de bilan et révélé un endettement supérieur à quatre milliards de dollars. Une autre société chinoise, la Guangdong Enterprises, doit près de trois milliards de dollars, et se trouve également au bord de la faillite.




Home Avancées palestiniennes

Source : New York Times, E.-U.

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (P.I., juin 1988)

Au cours des cinq années écoulées, le peuple palestinien a progressivement acquis quelques symboles de souveraineté, comme un drapeau, un aéroport international, ou l'ouverture d'ambassades, et vient d'obtenir un nouveau signe de reconnaissance : un code national pour les appels téléphoniques internationaux. L'Union internationale des télécommunications a donné son accord pour octroyer un code de zone et attribuer des fréquences d'émission radio à l'Autorité nationale palestinienne de la Rive gauche et de Gaza. Cette décision confère aux Palestiniens une porte d'entrée à d'autres pays, qui pourrait aboutir à divers partenariats.

La quête des Palestiniens pour un Etat souverain a reçu un coup de pouce par le discours, devant le Conseil palestinien, de l'ancien premier ministre israélien S. Peres, en compagnie d'un groupe de prix Nobel, dont l'ancien président soviétique M. Gorbatchev, l'archevêque D. Tutu, et l'ex-président de l'Afrique du Sud, F.W. De Klerk. Pour la première fois, un Israélien s'est adressé à cette assemblée législative. S. Peres s'est prononcé en faveur de la création d'un Etat palestinien. « Nous espérons profondément que le peuple palestinien obtiendra son indépendance », a-t-il déclaré.





Citation

Home Le chemin qui mène à Dieu

par Baghavan Sri Sathya Saï Baba

« La vie est un défi, relevez-le !
La vie est un rêve, réalisez-le !
La vie est un jeu, jouez-le !
la vie est amour, goûtez-le !
C'est le chemin qui mène à Dieu. »




Home Les plaisirs des riches

par Léon Tolstoï

« Les plaisirs des riches sont souvent acquis grâce aux larmes des pauvres. »





Courrier des lecteurs

Home Une intervention comique

Cher Monsieur,

Vers le mois de juin 1998, deux clochards comiques et bruyants ont assisté à une méditation de transmission au centre d'information d'Amsterdam. Ils firent du bruit en essayant d'ouvrir la mauvaise porte puis ils entrèrent dans la pièce, continuant à parler fort entre eux. Leur aspect était si drôle que certains d'entre nous avaient du mal à s'empêcher de rire, et la concentration à laquelle nous étions parvenus disparut en un instant.

L'un d'entre eux annonça qu'il avait une certaine expérience des techniques de méditation. A la question : « Dois-je enlever mes chaussures ? », l'un d'entre-nous répondit aussitôt « non », probablement parce qu'il pensait que l'odeur déjà forte pourrait s'amplifier encore. La salle de méditation était pleine ; il ne restait que deux chaises libres. Au bout de vingt minutes, les deux clochards se sont levés et sont sortis en trébuchant.

Après la méditation, j'en parlai à une amie qui me dit qu'elle n'excluait pas la possibilité que ces deux individus aient été des « âmes spéciales ». Ces deux clochards étaient-ils Maitreya et le Maître Jésus ?

M. A., Vinkeveen, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces clochards étaient, en effet, Maitreya et le Maître Jésus.


Home Un parfum céleste

Cher Monsieur,

Lors de votre dernière conférence à New York, alors que je m'occupais de préparer la salle, j'ai senti une forte bouffée d'un parfum floral plutôt « céleste ». J'ai regardé autour de moi en humant l'air ambiant, mais j'ai été incapable de déceler l'origine de cette senteur. Peu de temps après, alors que les personnes qui m'accompagnaient s'étaient éloignées, j'ai à nouveau senti cette bouffée parfumée pendant un court instant. Ai-je perçu quelque chose d'inhabituel ?

J. D. R., Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le parfum était l'œuvre de Maitreya.


Home Instruire l'instructeur

Cher Monsieur,

Dès le premier jour d'un passage à Londres, au cours de l'été 1992, je me rendis à Brick Lane, dans le quartier indo-pakistanais. Après avoir déambulé dans une rue à plusieurs reprises, j'entrai au Sherat, un restaurant indien. J'essayai de commander un plat végétarien et, m'exprimant par gestes (je ne parle pas anglais), je tentai apparemment en vain d'expliquer au serveur que je ne voulais pas une nourriture trop épicée. A ce moment-là, à droite de la table, un jeune homme d'environ vingt-cinq ans, très grand, avec des cheveux noirs et lisses et de très beaux yeux, légèrement bridés, s'adressa à moi, dans un espagnol parfait : « Puis-je vous aider ? » Je lui indiquai ce que je souhaitais commander et il ajouta : « Voulez-vous également un peu de riz ? » Ce à quoi je répondis : « Oui, s'il vous plaît, commandez aussi du riz. »

Le serveur s'éloigna et le jeune homme qui se tenait debout devant ma table me demanda : « Que faites-vous dans ce quartier ? » Je ne savais si je devais lui dire ou non la vérité, mais je lui proposai :
« Asseyez-vous, je vais vous dire quelque chose. » Il s'assit en face de moi et je lui demandai : « Connaissez-vous celui que l'on appelle le Christ ? Il habite ici, dans ce quartier, depuis quelques années. »

Le jeune homme demanda en souriant : « Un Pakistanais comme moi ? » et je lui répondis : « Je ne sais pas s'il est Pakistanais ou non, mais il a le type indien. » Son visage était si rayonnant que j'étais surprise que cette nouvelle l'ait rendu si heureux. Je continuai : « Ecoutez, vous le reconnaîtrez quand vous le verrez. Si vous rencontrez dans la rue un Indien de grande taille, d'environ trente-sept ans, avec quelque chose de très particulier, demandez-lui, du fond du cœur : « Etes-vous Maitreya ? » Alors il vous écoutera. » Je fus à nouveau surprise de la joie que mes paroles suscitaient chez cet homme. L'expression de son visage et son sourire étaient tels que je pensais : « Son visage rayonne de bonheur. »

Le serveur apporta les plats et le jeune homme se leva en disant : « Merci beaucoup pour ce que vous m'avez dit. » Et il quitta ma table. Je ne m'inquiétai pas de voir où il allait et je commençai à manger, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qui venait de se passer et je me demandais pourquoi il avait été si heureux d'apprendre que le Christ habitait ici.

Il a dit quelque chose que j'ai trouvé assez drôle. Au début, quand il s'est levé pour commander le repas, je lui ai demandé : « Comment se fait-il que vous parliez si bien espagnol ? » et il m'a répondu : « Je suis allé à San Sebastian (une ville située au nord de l'Espagne) et j'y avais une petite amie. »

Qui était ce Pakistanais ?

M. D., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune Pakistanais était Maitreya.


Home De l'or en pépites

Cher Monsieur,

Le 10 août 1998, j'ai pris un auto-stoppeur, à Boston Bar, en Colombie britannique. Il ressemblait à un chercheur d'or des années 1890. Il portait un long chapeau conique, assez étroit à la base, et avait une longue barbe blanche. Ses effets se trouvaient dans deux sacs à provisions. Nous engageâmes la conversation, mais je conservai la parole la plupart du temps, bien qu'il s'arrangea toujours pour glisser quelques remarques instructives. « Vous semblez avoir connu beaucoup d'expériences intéressantes », déclara-t-il, en récapitulant sans erreur l'histoire de ma vie. Je déplorais la tendance à légiférer sur chaque aspect de la vie et il émit l'idée que c'était dû à la peur. « Mais c'est facile pour moi de dire cela, étant donné mon état naturel. » Il réagit à l'histoire de Maitreya comme s'il la connaissait déjà. Il paraissait très cultivé.

Il s'intéressa à l'autisme de mon fils et précisa que Freud fut le premier à décrire cette condition. Puis, il me fit une suggestion : « Compte tenu de cette expérience que vous avez eue de Maitreya, il y a huit ans, de l'amour ruisselant à travers votre cœur, pourriez-vous envisager d'orienter ce courant d'amour en direction de votre fils ? » Cette remarque me sidéra complètement, car je n'avais jamais pensé à faire cela, alors qu'il semblait si évident que ce fût la chose à faire. C'est comme s'il me montrait comment me servir d'un cadeau que j'avais reçu.

Je me souviens qu'il émanait de lui un parfum plutôt agréable et suave, totalement différent de celui auquel on pouvait s'attendre. Qui était-il ?

M. M., Vancouver, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet « auto-stoppeur » était le Maître Jésus.


Home Une méditation fructueuse

 Cher Monsieur,

Lors d'un accident de voiture, en 1996, mon frère a eu une fracture du fémur et un écrasement de la rotule. Au cours de sa convalescence, et avec son autorisation, j'ai médité sur la lithographie de Benjamin Creme intitulée : Ange solaire II, en sollicitant une intervention curative en sa faveur. J'ai fait cela durant les quatre semaines qui ont séparé deux des rendez-vous de mon frère avec son chirurgien orthopédiste. Avec étonnement, ce praticien a constaté qu'en quatre semaines, le rétablissement de mon frère équivalait à un rétablissement de quatre mois. Le Maître est-il à l'origine de ce rétablissement éclair ?

C., MA, Etats-Unis 

Le Maître de B. Creme confirme qu'il est à l'origine de ce prompt rétablissement.


Home Bis

Cher Monsieur,

En décembre 1995, environ deux semaines avant Noël, j'ai fait une étrange rencontre. Cela s'est passé vers 17 heures, juste avant l'heure de pointe. J'étais sur le chemin du retour, et m'apprêtais à parcourir les couloirs du métro de la station Times Square, au centre de Manhattan, habituellement très fréquentés à cette heure. Mais curieusement, ce jour-là, ils étaient déserts.

Alors que je descendais l'escalier qui menait aux longs couloirs, je vis un jeune homme mince et élancé qui se dirigeait vers moi. Il avait le teint mat et poussait une bicyclette. Je remarquai qu'il était vêtu très légèrement par ce temps si froid. Il ne portait qu'un fin pantalon de jogging gris, un coupe-vent en nylon bleu et une casquette. Je commençai à me faire du souci pour lui, en me disant qu'il devait être gelé. Mais, au fur et à mesure qu'il se rapprochait de moi, il paraissait moins misérable et ne semblait pas du tout souffrir du froid. Ce qui le singularisait spécialement, c'était sa bicyclette (ce qui est plutôt rare dans les couloirs du métro) ornée de bandes multicolores. Lorsqu'il passa à ma hauteur, il me fit un signe de tête en disant gentiment « hello ». Quelques secondes après, une pensée me vint soudain : « L'homme à la bicyclette ! » Quelques années auparavant, en 1993, j'avais déjà rencontré un « homme avec une bicyclette », que le Maître de Benjamin Creme avait confirmé être Maitreya.

A la suite de cette révélation, je décidai de retourner sur mes pas. Il était au bout du couloir et m'observait, comme s'il savait que je me retournerais. Il me fit de nouveau un signe de tête en souriant, et je lui souris en retour. Je me rendis compte qu'il se dirigeait vers la ligne BMT, dont la sortie se trouve à Brooklyn. Me sentant un peu
bizarre, bien qu'éprouvant une grande euphorie, je poursuivis mon chemin en me demandant s'il pouvait à nouveau s'agir de Maitreya. Même si ce n'était pas le cas, cela me fit repenser à cette première rencontre et me réconforta beaucoup.

Puis il y eut cette autre coïncidence étrange. Deux jours plus tard, le New York Post, un grand quotidien new-yorkais,
publia en première page une grande manchette intitulée « Miracle dans le métro ! » L'article relatait la mésaventure d'une femme qui avait été poussée par un psychopathe, alors qu'elle se trouvait au bord du quai, et projetée sur les rails au moment où une rame entrait en gare. Le train, incapable de s'arrêter, lui passa littéralement sur le corps à grande vitesse. Les témoins, terrifiés, furent complètement abasourdis lorsque, peu après, ils s'aperçurent que non seulement elle avait échappé à une mort affreuse, mais qu'elle ne présentait que quelques blessures légères. Cette surprenante mésaventure s'est produite à Brooklyn, sur la ligne BMT, le soir, à l'heure de pointe, un jour exactement après ma rencontre avec l'homme à la bicyclette.

Il m'est venu ultérieurement à l'esprit que les deux événements pouvaient être liés, comme pour me faire comprendre que même dans les sombres et sinistres entrailles du métro new-yorkais, un esprit doux et bienveillant veillait sur tous.

G. B.,  New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le « jeune homme à la bicyclette » était Maitreya et que la femme poussée sous le train a été sauvée par Maitreya.


Home Entouré d'une lumière dorée

Cher Monsieur,

Femme au foyer, je m'occupe avec mon mari d'un commerce de livraison de lait. Il y a environ 15 ans (1984), j'ai été atteinte d'une maladie liée au stress. Hospitalisée pendant 40 jours, j'ai subi un traitement à base d'adrénaline. J'ai pris cette hormone durant trois ans et demi, mais j'ai cessé d'en prendre en avril 1988, en entendant parler de ses effets secondaires. C'est durant cette période difficile que j'ai vécu l'expérience suivante :

En automne 1985 ou 1986, alors que, affaiblie, je livrais du lait vers 5 heures du matin, je vis un homme d'environ soixante ans qui me souriait. Il me demanda un peu de lait. Je me souviens que sa peau était sombre et qu'il était vêtu de légers vêtements blancs malgré la fraîcheur matinale. Il était entouré d'une lumière dorée. Après cette rencontre, je me suis sentie légère aussi bien dans mon corps que dans mon cœur. Je me sentais transportée. Je pensais : « C'est sûr que Dieu m'aide tant que je fais des efforts et travaille dur (même si je ne me sens pas très bien). » Je n'ai jamais pu oublier cette rencontre. Il y a cinq ans, je me suis mise à participer activement à des méditations de transmission et au travail de l'Emergence, et je me demande si cet homme était un Maître. Merci de me donner votre avis.

N. I., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.



Interviews

Home Les enseignements d'une culture ancestrale

Interview de Helena Norberg-Hodge par Monte Leach

Le Ladakh est une région désertique située à l'ouest de l'Himalaya et faisant maintenant partie de l'Etat indien du Cachemire. Souvent désigné sous le nom de Petit Tibet, il abrite une culture bouddhiste tibétaine vieille de plus de mille ans.

Helena Norberg-Hodge faisait partie de l'équipe de tournage d'un film anthropologique lorsqu'elle arriva au Ladakh en 1975 ; à l'époque, le Ladakh entrait en contact pour la première fois avec le développement de style occidental. Au cours des années qui suivirent, elle a travaillé avec les habitants du pays afin de protéger leur culture et leur environnement des méfaits liés à une modernisation accélérée. En 1978, elle créa le Projet pour le Ladakh dans le but de fournir aux populations locales le moyen de faire des choix responsables quant à leur avenir. Ses efforts aboutirent à la création du Ladakh Ecological Development Group (Groupe de développement écologique du Ladakh) avec lequel elle partagea en 1986 le Prix pour un développement juste, que l'on appelle également le prix Nobel alternatif. Elle s'efforce aussi de faire connaître dans les pays développés les effets de la mondialisation de l'économie afin de promouvoir un développement durable.

Monte Leach, rédacteur en chef pour l'Amérique de Partage international, a rencontré Helena Norberg-Hodge à l'occasion de son dernier séjour dans la région de San Francisco.

Partage international : Qu'est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la préservation de la culture du Ladakh ?
Helena Norberg-Hodge : Je me suis rendue dans de lointaines vallées et j'ai parlé avec les habitants du pays. J'ai découvert un système d'autosuffisance remarquable et, par-dessus tout, un sentiment de fierté : ces gens illustraient parfaitement ce que veut dire le fait d'être sûr de son identité et parfaitement à sa place. Ils étaient à la fois très ouverts, heureux et simples. Et ils m'ont dit qu'ils n'avaient jamais connu la faim. Ils avaient un niveau de vie bien plus élevé que je ne l'aurais cru et qui ne provenait en aucune manière du prétendu progrès.

PI. Comment leur mode de vie a-t-il été menacé ?
HNH. Le gouvernement indien était en conflit avec le gouvernement chinois pour une question de territoire et il décida de développer cette région de façon à l'intégrer davantage à l'Inde. Son approche du développement était basée sur un modèle à l'occidentale qui ne correspondait pas du tout aux connaissances et aux ressources locales ; cette approche incluait l'usage d'engrais chimiques et de pesticides (y compris le DDT et d'autres pesticides proscrits). Les subventions destinées à l'importation de nourriture, notamment de riz blanc et de sucre blanc, mirent à mal la production locale et créèrent une dépendance totale vis-à-vis des importations, et ceci dans une région enneigée durant plus de six mois par an, ce qui la rendit très vulnérable. Des subventions furent accordées de façon à introduire dans les habitations des moyens de chauffage fonctionnant au kérosène et au charbon, ce qui entraîna la mise en place de moyens de transport également subventionnés. La construction de routes par le gouvernement conduisit en fait à la destruction de l'économie locale.
Le gouvernement indien fit également appel au tourisme afin de développer la région. Presque tous les visiteurs étaient surpris de la paix, de la joie de vivre et de la beauté de la contrée et de ses habitants. Les étrangers s'exclamaient : «  Oh, quel paradis, quel dommage qu'il soit appelé à disparaître. » A force d'entendre répéter cela, quelque chose s'est déclenché en moi. J'avais de très bons contacts avec la population locale et je savais que personne parmi eux ne considérait le processus en cours comme un phénomène de destruction. Aucun habitant n'avait jamais dit : « Quelle désolation que nous soyons appelés à disparaître ! » Je réalisai alors que les visiteurs étrangers avaient observé dans d'autres parties du monde que ce type de développement économique pouvait s'avérer très destructeur. Je me rendis compte également que les populations locales ne connaissaient rien à ce sujet. A cette époque, j'ai lu un livre intitulé Small is beautiful. Il me donna la conviction que les choses pouvaient se dérouler de manière différente et que la rencontre avec le monde extérieur ne devait pas nécessairement être synonyme de destruction.
J'ai alors commencé à expliquer à la population locale ce que le développement avait signifié dans d'autres parties du monde et je me suis rendu compte qu'ils avaient une vision complètement erronée de la vie en Occident. Ils disaient : « Mon Dieu, vous devez être incroyablement riches. » Ils avaient l'impression que nous ne devions jamais travailler et que nous avions des loisirs illimités. Ce n'est pas qu'ils manquaient d'intelligence mais ils n'avaient que très peu d'informations sur le monde occidental. Je me rendis compte alors que je pouvais leur fournir des informations plus exactes. Mon but n'était pas de dire aux habitants du Ladakh ce qu'ils devaient faire, ni même de leur conseiller de conserver leur mode de vie, mais plutôt de leur fournir le plus possible d'informations sur ce qu'est réellement la vie en Occident. Je leur parlais notamment des problèmes de pollution, de chômage et de pauvreté, et du lien qui existait entre la pauvreté du tiers-monde et la richesse des pays développés. Je voulais aussi leur montrer que beaucoup d'occidentaux souhaitaient en finir avec ce système et qu'ils se battaient dans leur propre pays afin de trouver des moyens de développement plus équitables et plus respectueux de l'environnement. Je donnais des exemples concernant l'utilisation de l'énergie solaire, l'agriculture biologique, ou encore la mise en œuvre de toute une gamme d'alternatives plus équitables et plus durables.

PI. Quelle fut la réaction des habitants ?
HNH. Ils se montrèrent généralement très intéressés par ces informations. Le message qui en résultait était qu'ils ne devaient pas se sentir honteux de leur mode de vie ni se considérer comme arriérés ou primitifs. Il y avait parmi eux des jeunes gens sensibles au mode de vie moderne, qui, dans un premier temps, ont pensé que cette approche les maintiendrait à la traîne, mais dans l'ensemble, ils ont changé d'avis. Le soutien apporté à notre action est maintenant très large et il ne cesse de croître.

PI. Comment votre travail a-t-il évolué ?
HNH. J'ai travaillé avec la population locale pour aider à mettre sur pied un groupe écologiste, de façon à montrer que l'on peut faire usage de l'énergie solaire, installer des serres et faire appel à d'autres techniques n'engendrant ni pauvreté, ni dépendance, ni pollution. Un centre d'écologie fut créé en 1983 mais, bien avant, nous avions déjà effectué des démonstrations de chauffage solaire (four et eau chaude) dans de nombreux villages. Nous avons également introduit les serres solaires qui eurent beaucoup de succès (des centaines furent construites dans toute la région).
Au cours des cinq dernières années, j'ai mis sur pied une association de femmes qui compte maintenant plus de 4 000 membres. C'est un groupe dont l'influence ne cesse de croître. Les mères et les grand-mères ne veulent pas entrer en compétition avec les hommes mais elles veulent être entendues. Tout comme en Occident, j'ai découvert là-bas que le renforcement des liens communautaires constitue le moyen de résistance le plus efficace face à la société moderne de consommation qui pousse les jeunes à entrer en compétition les uns avec les autres afin de s'approprier des biens de consommation limités, et qui isole de plus en plus les individus.
Nous nous rassemblons en tant que communauté et nous discutons des divers problèmes. Les gens disent : « Non, tout cela ne nous rendra pas plus heureux, alors ne le faisons pas. » Les mères qui font partie du groupe peuvent influencer leurs propres enfants. Si vous essayez de le faire vous-mêmes, cela s'avère souvent très difficile car vous avez l'impression de choisir entre l'enfant et la communauté. Si l'enfant demande une paire de chaussures Nike, car ses amis en possèdent, et si vous dites non, vous avez le sentiment de l'isoler. En fait, c'est le système dans son ensemble qui conduit à plus de séparativité mais on ne s'en rend pas compte au premier abord.

PI. Pensez-vous que le Ladakh poursuit sa voie vers l'occidentalisation ou au contraire les choses ont-elles changé depuis le début de votre action ?
HNH. Je pense que ce que j'ai contribué à faire démarrer est maintenant devenu une tendance majeure. En termes de conscience, notre action a touché pratiquement tout le monde et elle a permis de ralentir l'effet de destruction. Elle a également contribué à la création d'un mouvement de résistance. Les leaders de notre groupe écologique sont maintenant majoritaires au niveau du gouvernement local et ils mettent sur pied des programmes en faveur de l'agriculture biologique, des énergies renouvelables et de l'artisanat.

Des leçons

PI.Quelles sont les principales leçons que vous avez retenues de votre expérience au Ladakh ?
HNH. Une des principales leçons que j'ai retenues au cours des vingt-trois années où j'ai suivi la transformation de cette ancienne culture tibétaine est que la mondialisation de l'économie et la société de consommation qui l'accompagne divisent les gens. Je me suis rendu compte que l'une des choses les plus importantes à faire était de renforcer les structures communautaires dans les villages du Sud et de reconstruire de véritables structures communautaires dans les pays industrialisés. Si vous reconstruisez ces communautés en prenant en compte l'aspect économique, vous favorisez les relations locales qui réduisent la dépendance par rapport au système monétaire. Les gens reconstruisent alors de bonnes relations de voisinage (par exemple les gardes d'enfants mutuelles ou le transport des malades à l'hôpital) s'entraidant sans échange monétaire et réduisant de ce fait le recours aux services commerciaux et professionnels.
Il est aussi impératif de commencer à changer les structures de production et de consommation de façon à réduire les distances entre producteurs et consommateurs. Un axe majeur du travail de notre institut consiste à montrer comment une communauté qui prend l'initiative de mettre sur pied une économie basée sur l'alimentation locale peut finalement répondre à toute une série de besoins. En effet, ceci conduit à une réduction des problèmes de transport, d'emballage, de réfrigération et à bien d'autres avantages.

PI. Quels conseils donneriez-vous à ceux qui, dans les pays développés, se sentent en accord avec cette manière de voir ?
HNH. Je leur conseillerais de créer une économie plus autonome, particulièrement en ce qui concerne l'alimentation de base. Cela se met en place lorsque les gens font appel à des productions locales et les conséquences sont bien plus importantes qu'on ne l'imagine. Les populations des pays développés devraient réaliser qu'une économie dépendant de sociétés commerciales est aliénante, car elle transforme les habitants de l'autre moitié du monde en esclaves. Ceux-ci produisent de la nourriture, des chaussures, des vêtements, non pas pour eux-mêmes, mais pour nous et, en échange, ils doivent se contenter d'un salaire de misère.
Nous devons être plus auto-suffisants. Rien n'empêche les Etats-Unis de couvrir davantage leurs propres besoins en denrées alimentaires et d'importer uniquement celles qui ne sont pas disponibles sur place (par exemple le thé ou les bananes) et ceci sans aucune subvention car il serait tout à fait normal que les bananes soient plus coûteuses que les pommes locales, étant donné qu' elles viennent de plus loin.
Nous devons également faire de notre mieux pour expliquer aux populations locales les raisons pour lesquelles une économie plus autonome va dans leur propre intérêt.
Notre travail d'information est conçu dans le but d'aider les gens à comprendre ce qu'il leur est possible de faire pour reprendre le contrôle de leur destinée et se libérer des entraves psychologiques et spirituelles de cette culture commerciale. Il faut beaucoup de temps pour démasquer toutes les voies insidieuses qui nous éloignent de notre lien avec la terre et avec nos frères, lien qui se trouve au cœur même de la spiritualité. Nous considérons en effet la spiritualité comme un lien d'amour et d'empathie entre les hommes et entre l'homme et la nature. Nos travaux mettent l'accent sur les contradictions qui existent entre l'économie actuelle et le mode de vie qui devrait être le nôtre ; ils aident les gens à identifier ces mécanismes pernicieux et à réfléchir sur la manière de changer tout cela.
Notre action a incité de nombreuses personnes à s'impliquer davantage dans leur communauté, notamment en essayant de mettre en place une économie locale basée sur l'alimentation et d'autres projets. Les gens débattent également des effets néfastes de la mondialisation sur leur propre vie, ils réalisent que toutes ces structures contraignantes ont été mises en place par les hommes, mais qu'elles ont pris des proportions inhumaines et qu'elles nous affectent profondément. Nous nous sommes rendu compte que cette formule était un puissant moyen de guérison tant au niveau individuel qu'au niveau planétaire.


Contacts. International Society for Ecology and Culture, Apple Barn, Week, Dartington, Devon, YQ9 6JP, G.-B. ; tél. 44 (1803) 868650. Aux Etats-Unis : 850 Talbot Avenue, Albany, CA 94706, USA ; tél. 510-527-3873.
Small is Beautiful, E.F.Fritz Schumacher, 1973.






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.
Grande conference Paris mars 2017
Grande conference Bruxelles octobre 2017