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Accueil > Revue Partage > année 1999

Extraits de la revue
Partage international

Février 1999 - N° 125 / 126

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les effets dévastateurs de la mondialisation sur la diversité écologique par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Le bien commun

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Comme le nouveau millénaire s’approche à grands pas, il apparaît de plus en plus clairement que de nouvelles valeurs pénètrent dans le cœur et l’esprit des hommes. Des millions d’entre eux, réduits naguère à l’état d’esclaves, ne sont plus disposés à accepter leur sort ; ils se soulèvent contre la tyrannie qui les opprime et exigent une vie meilleure.

Sous d’autres horizons, se fait jour un nouveau souci d’honnêteté et de respect de la loi qui met en cause et condamne la corruption et le laissez-faire du passé récent. Nombreux sont ceux qui se sentent investis d’un sens des responsabilités inédit et aspirent à se mettre au service de leurs frères et sœurs à travers le monde. D’où vient donc cette énergie purificatrice, cette grâce salutaire ?

L'Esprit de paix et d'éqilibre

Depuis de nombreuses années déjà, Maitreya a focalisé sur le monde l’énergie de l’Esprit de paix et d’équilibre. Sous nos yeux, ce puissant avatar cosmique transforme la vie des hommes. Par son énergie bénéfique, ce qui autrefois détruisait et déchirait est rendu inoffensif et bienfaisant ; ce qui sépare et divise cherche maintenant à réconcilier et à rassembler. En proportions égales, dans l’équilibre des opposés, Action et Réaction imposent au monde leur rythme restaurateur, et lui apportent l’harmonie.

Quand Maitreya travaillera en pleine lumière, les hommes verront cette grande Loi plus clairement à l’œuvre.

En attendant, l’ordre ancien se désagrège, conduit jusqu’au bord du gouffre par sa propre démesure. L’humanité est aujourd’hui témoin de l’effondrement de l’empire de la cupidité, de la tyrannie des forces du marché, de l’âge d’or des pirates de la finance. Désormais, en tous domaines, l’objectif sera le bien commun. Ce qui va dans le sens du bien commun prospérera ; ce qui va en sens opposé dépérira. Ainsi les nouvelles formes et institutions répondront-elles aux besoins de tous les hommes.

Unir les forces du bien

L’heure approche où le bien public sera le seul critère d’appréciation de toute action. Ainsi sera préservée l’intégrité du renouveau. Nombreux sont ceux qui, tout en réclamant le changement à cor et à cri, en redoutent l’avènement, tant ils sont influencés par les institutions et les médias en place. Bientôt, quand Maitreya émergera, les hommes se rendront compte que les changements qu’il préconise auront pour effet d’améliorer la vie de tous, et qu’aucun groupe ne doit craindre pour son avenir. Ainsi le Grand Seigneur œuvrera-t-il à unir les forces du Bien, à invoquer la bonne volonté qui sommeille en tous.

Bientôt, Maitreya entamera le processus de son émergence en apparaissant au public lors de nombreuses émissions. Ainsi, suscitera-t-il l’attention et l’intérêt des masses, qui feront entendre leur voix pour réclamer sa Déclaration.

Ainsi l’Instructeur remplira-t-il sa promesse de revenir parmi les hommes et de les conduire vers une lumière nouvelle et plus élevée. Ainsi en sera-t-il, ainsi les hommes reprendront-ils leur voyage vers les étoiles.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La musicosophie ou l'art d'une écoute créatrice

Interview de George Balan par Andrea Bistrish et Andreas de Bruin

« Notre approche de la grande musique classique est généralement très superficielle. Nous la considérons comme un divertissement, alors qu'elle est en réalité un appel à l'introspective, à la connaissance de soi et à la recherche du sens de la vie. »

En s'appuyant sur cette ferme conviction, George Balan, musicologue et philosophe roumain, a fondé une école qui enseigne « l'art d'écouter la musique consciemment ». Située à Sankt Peter, village reculé de la Forêt Noire, non loin de Fribourg, en Allemagne, et fondée en 1979, c'est la première école de ce genre dans le monde. Avant de s'installer à Fribourg, George Balan a enseigné pendant plus de vingt ans, en tant que professeur d'esthétique musicale, au conservatoire de Bucarest et il fut également un animateur de radio très connu en Roumanie. Aidé de cinq assistants, il se consacre maintenant à l'œuvre de sa vie, la musicosophie, qui enseigne comment accéder consciemment à la sagesse cachée contenue dans la musique des grands maîtres européens.

Après des années de recherches et d'expériences personnelles très profondes, G. Balan est arrivé à une conclusion surprenante et unique en son genre : pour réellement comprendre la musique de Bach, Beethoven, Mozart, Brahms, Schubert et d'autres grands compositeurs, il n'est pas nécessaire d'être un spécialiste, il suffit d'être un auditeur conscient.

Depuis 1992, l'école propose à Sankt Peter, Rome et Madrid, des cours d'une durée de trois ans d'« écoute consciente » ; ces cours sont ouverts à tous ceux qui, même sans connaissance musicale préalable, désirent acquérir une compréhension entièrement nouvelle de la musique et d'eux-mêmes et peut-être parvenir à un art de vivre musical. Certains étudiants recherchent un enseignement approfondi de la musique classique européenne ; d'autres, qui ont déjà une formation musicale, viennent compléter leur éducation ; et d'autres enfin souhaitent recevoir une formation qui leur permette d'enseigner à leur tour l'écoute musicale – les motivations sont extrêmement variées. Quelque soit le but recherché par l'ami de la musique, en tant qu'auditeur, il lui est demandé de participer au stade final de création musicale: en parvenant à une écoute spiritualisée, il achève le processus de création du compositeur et de l'interprète.

Comprendre la musique

Que signifie écouter la musique de manière consciente ? Cette aptitude ne semble pas venir tout naturellement, sinon l'existence d'une telle école ne serait pas nécessaire. La musique est un langage et, en tant que tel, elle joue un rôle interprétatif.

Le message contenu dans la musique doit être compris. Pour saisir le sens d'un texte littéraire, il est nécessaire de comprendre d'abord sa structure et le sens des mots avant de pouvoir accéder à une compréhension plus profonde. Cela demande un effort intellectuel, une approche méthodique et un examen logique. « Pour réellement comprendre la musique, explique George Balan, vous devez apprendre à vous détacher de l'euphorie et des émotions qu'elle suscite, sinon tout ce dont vous serez conscient, c'est de vous-même et vous ne comprendrez pas ce que la musique représente objectivement. » Il s'agit de ne pas se contenter d'être emporté par l'émotion de la musique, mais de savoir aller au-delà et, pourrait-on dire, de rencontrer l'esprit de la musique. Pour accéder aux niveaux les plus profonds de la musique, il est nécessaire d'écouter le même morceau plusieurs fois de suite, de s'en imprégner et d'y réfléchir; il faudrait également visualiser les structures musicales sous formes de graphiques.

Penser de façon musicale

Le directeur de l'école, Uwe Fricke, qui travaille depuis longtemps avec George Balan, explique le processus de compréhension que l'auditeur doit suivre : « Pour réellement comprendre la musique, il ne suffit pas de s'asseoir, de fermer les yeux et de réfléchir au message philosophique contenu dans tel ou tel morceau. La véritable compréhension que nous nous efforçons d'enseigner à nos étudiants, lors de nos séminaires, est un processus complet qui, tout en impliquant une approche mentale, va au-delà, parce que c'est alors que les expériences les plus intéressantes se produisent. Nous essayons d'enseigner une compréhension musicale holistique qui permet de penser à la musique, d'en être totalement imprégné et finalement de dépasser le seuil de la pensée. Atteindre ce stade est une expérience libératrice qui permet à la dignité humaine de s'épanouir. »

Le but d'une écoute répétée est de saisir la pensée musicale du compositeur : le premier thème, le second, une reprise, la mélodie, le final, etc., jusqu'à ce que la structure complète ait été découverte. D'après Uwe Fricke : « La partie créatrice de l'écoute commence après. Il s'agit alors d'imaginer comment le thème du morceau que vous avez écouté pourrait être traduit sous forme de mouvement. Il suffit de le fredonner ou de le siffler plusieurs fois avec une grande concentration et d'observer ce qui se passe au niveau de vos bras et de vos mains. » La mélodie que vous entendez peut être esquissée sous forme de gestes. L'auditeur recompose la musique et c'est alors que commence l'effet holistique, parce que vous accédez à la dimension objective de la musique. Ce qui est important n'est plus « je », mon idée, ce que moi j'imagine, mais ce que Mozart, Beethoven ou Schubert ont eux-mêmes créé avec leur musique.

La méditation musicale

Lorsque l'auditeur aura atteint un état de profonde contemplation grâce à la musique de grands compositeurs comme Bach, Mozart, Brahms, Beethoven, Schubert, Bruckner, Malher ou Wagner, il trouvera l'accès à une source intérieure, à une profonde révélation spirituelle. Dans son ouvrage, ABC des shöpferischen Musikhörens (ABC d'une écoute créatrice de la musique), George Balan explique : « L'amour de la musique et de la connaissance de la musique sont le parvis du temple dans lequel nous entrons pour converser avec Dieu. En nous conduisant à notre identité véritable, la musique nous ouvre la voie vers Dieu, car il n'existe aucune différence entre trouver la foi véritable et atteindre notre véritable Soi. Cela explique la réponse mystérieuse à la question de Moïse : « Je suis celui qui est »... et nous expérimentons la musique de la même façon, grâce à notre aspiration, car la musique est « Je suis » exprimé sous forme de son, un rayon du Divin. » L'idée d'une écoute consciente de la musique vient d'un profond désir de l'âme humaine, d'une aspiration et d'un besoin irrésistible de contemplation et de méditation. Vue sous cet angle, la musique est, pour Gorge Balan, « une discipline humaine mélodieuse » qui contient tout ce que l'âme a besoin de connaître pour atteindre la libération et qui, également, lui donne la force nécessaire.

Pour l'auditeur sérieux qui considère la musique comme une voie de discipline spirituelle, lorsqu'à l'écoute concentrée se joint la contemplation, la musique ouvre l'oreille à quelque chose de fondamental qui va au-delà de la personnalité.

Conscience et guérison

La musique n'a cessé d'accompagner George Balan dans les difficultés et les défis qui ont jalonné sa vie. Elle est peu à peu devenue son maître spirituel, lui révélant ce qui restait caché dans les sciences basées sur les mots. Le désir de G. Balan d'explorer l'interaction existant entre la musique et la spiritualité découle des circonstances particulières de sa vie dont les racines se situent dans son enfance. « A l'âge de 13 ou 14 ans, explique-t-il, j'étais totalement autodidacte. Je réalisai de plus en plus que mon attitude à l'égard de la musique était différente de celle des autres. A l'âge de 20 ans, alors que j'étudiais la musique au conservatoire, j'avais la réputation d'être un cas difficile, car l'enseignement que je recevais n'était pas à la hauteur de mes aspirations. »

Cette évolution atteignit son paroxysme lorsque, au moment d'achever ses études musicales, vers l'âge de trente ans, il réalisa soudain que la musique est une révélation : une forme particulière de philosophie. « Cela se passa à Moscou, continue-t-il, et c'est également là que furent posées les bases de la musicosophie, dans mon exposé : Ìber den philosophischen Gehalt der Musik (les Aspects philosophiques de la musique). Bon nombre de mes condisciples ne me prirent pas au sérieux car ils pensaient que je recherchais dans la musique quelque chose qui, tout simplement, n'existait pas. »

De retour dans son pays natal, G. Balan se heurta à la critique et à l'oppression, à cause de son attitude inhabituelle à l'égard de la musique et de ses opinions progressistes. Il dut faire face à de telles persécutions qu'il devint impossible pour lui de continuer à vivre et à travailler en Roumanie et, en 1977, il se réfugia en Allemagne où il put finalement commencer à mettre ses idées en pratique.

George Balan a accepté de répondre aux questions de Partage international.

Partage international : L'intensité qui jaillit de l'expérience d'une écoute consciente de la musique dépend-t-elle du niveau de conscience de l'auditeur ? De sa manière d'être, de son développement et surtout de sa réceptivité ?
George Balan : On pourrait l'exprimer ainsi. Le son relève d'une culture totalement différente, une culture que la plupart d'entre nous ne possède pas. Une forme particulière de conscience est nécessaire en ce qui concerne la musique. La manière d'utiliser le son, la capacité de s'ouvrir à la musique et à ses bienfaits spirituels, tout cela ne peut être considéré comme allant de soi. De nombreux philosophes sont plus ou moins sourds à la musique. Ils sont capables de résoudre tous les problèmes du monde, mais ils ne peuvent saisir le thème principal d'un morceau musical. Ils sont sensibles aux idées intellectuelles mais pas aux idées musicales. La plupart d'entre nous sommes comme des enfants lorsqu'il s'agit de comprendre la musique.

PI. Dans quelle mesure est-il possible d'approfondir cet état de conscience par une écoute répétée ?
GB. Il n'existe pratiquement pas de limite.

PI. Voulez-vous dire qu'il existe un mouvement défini, un développement vivant et continu ?
GB. Oui. Chaque fois que vous faites un effort, une tentative sérieuse, vous n'avez pas seulement le sentiment d'être allé plus loin, vous en êtes réellement convaincu. La musique n'a pas de limites. Si vous cessez d'approfondir un morceau et si vous le reprenez à nouveau des mois ou même des années plus tard, vous le découvrez à nouveau.

PI. Novalis, poète romantique et romancier allemand, est censé avoir dit que la maladie était un problème musical et que certains sons permettaient à l'homme d'être à nouveau en harmonie avec lui-même et avec le cosmos.
GB. La musique peut nous apporter énormément sur le plan spirituel. Mais ce que nous faisons de son contenu dépend entièrement de nous-même. Sinon, tous les compositeurs et tous les interprètes jouiraient d'une santé parfaite, ce qui n'est évidemment pas le cas.

PI. Mais il serait possible de guérir les blessures de l'âme ?
GB. Tout est possible, mais pas avec les méthodes utilisées actuellement dans la thérapie musicale. Quelque chose se produit au niveau spirituel pour la personne concernée et aucun thérapeute ne peut diagnostiquer ce qui se passe réellement. Du centre où la musique pénètre, quelque chose peut surgir qui offre une possibilité de guérison. A mon avis, il est cependant erroné d'affirmer que telle maladie peut être guérie par telle musique. Le son peut créer et structurer; le son peut réparer notre esprit. Et c'est notre esprit qui continue à avoir un effet et qui se charge de tout. Mais si je souffre de rhumatismes, d'une maladie de peau ou d'un cancer, comment la musique de Mozart pourrait-elle agir sur cette maladie particulière ? Elle peut m'apporter une certaine force sur le plan spirituel et il m'appartiendra d'en tirer parti. Ce n'est pas la musique elle-même qui guérit une maladie. Jésus lui-même l'a affirmé : « Ce n'est pas moi qui vous ai guéri, c'est votre foi. » La personne avait une foi si forte qu'elle l'a guérie.

PI. Pourrait-on dire que la musique est la source de l'inspiration, qu'elle nous fait prendre contact avec quelque chose de plus élevé, qu'elle nous relie à notre soi spirituel qui peut alors agir ?
GB. Tout d'abord et avant toute chose, un véritable amour de la musique est nécessaire, car c'est en fait l'amour qui guérit. L'amour est le pouvoir le plus élevé qui soit. La règle d'or est que la musique nous aidera lorsque nous n'attendrons rien, lorsque nous n'essaierons pas à tout prix d'obtenir son aide, comme dans une relation entre deux personnes. La musique ne peut être utilisée. La nature de la musique, « Dame Musique », ne peut être sollicitée, elle ne répondra pas. Le véritable amour est désintéressé. C'est pourquoi nous n'écoutons pas la musique afin d'en obtenir quelque chose, nous l'écoutons pour elle-même, pour la joie qu'elle nous procure. La connaissance de soi vient de surcroît. La connaissance de soi prend toute une vie. Vous devenez de plus en plus conscient et la musique vous aide dans ce processus d'expansion de la conscience.

PI. ... et elle a une dimension humaine essentielle.
GB. Oui. Nous avons besoin de la musique, mais pas pour des raisons pratiques. En un certain sens, la musique est un luxe. L'amour aussi est un luxe. L'amour et la musique appartiennent à cette partie de la vie qui est dénuée de but pratique. Nous pourrions nous en passer mais que serait notre vie sans musique et sans amour ?


Il existe des séminaires de musicosophie dans onze pays d'Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis, au Mexique et au Venezuela.
Des ouvrages et des publications de George Balan sont disponibles en allemand, en français, en espagnol et en italien.
Contacts : Allemagne : I. Finkenherb 5-6, D-79271 Sankt Peter, tél +49 (0) 7660-581. Fax +49 (0)7660-1536. France : Jacqueline Mainguy, 23 avenue de St Cloud, 78000 Versailles, tél 01 39 50 33 45




Home Expansion du microcrédit

par Cielito Pascual et Diane Osborne

New York, Etats-Unis

Il fut un temps où le mouvement pour le microcrédit était la risée du système bancaire conventionnel. Et pourtant le concept d'une structure non spécifique de crédit à l'intention des plus pauvres a recueilli des suffrages si nombreux qu'on peut s'attendre à ce qu'il joue un rôle crucial dans la mécanique économique mondiale. Plus de huit millions de familles, parmi les plus pauvres de la planète, ont déjà bénéficié de tels programmes de prêts, mais il reste encore beaucoup à faire.

Environ 1 200 acteurs et défenseurs de ce nouveau concept se sont réunis en assemblée internationale il y a quelques mois à New York, dans le cadre du Sommet des conseils du microcrédit. Cette rencontre, la première faisant suite au sommet historique de 1997, à Washington, devait servir de forum aux représentants des organisations officielles comme aux jeunes entreprises; une plate-forme d'échanges de conseils et d'informations, ainsi qu'une occasion d'encouragement pour de nouvelles expériences dans ce domaine.

Cielito Pascual et Diane Osborne y assistaient pour Partage international et nous livrent ici leur compte-rendu.

« Notre présence ici veut être un témoignage de l'extraordinaire importance de ce phénomène, a déclaré James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, dans son discours d'introduction. Nous sommes en bonne voie d'user efficacement de cet instrument dans la lutte contre la pauvreté. Mais nous devons garder présent à l'esprit qu'il ne s'agit pas seulement de se féliciter des premiers succès, mais d'affronter les défis à venir. » Ces paroles, empreintes d'un optimisme prudent, ont donné le ton pour la suite du Sommet qui, durant trois jours, a vu se succéder les interventions de délégués d'une centaine de pays.

Les participants ont résumé les progrès accomplis par la Campagne pour le microcrédit, dont l'objectif fixé pour 2005 est d'atteindre 100 millions des familles les plus pauvres de la planète – et tout spécialement les femmes – que ce soit en termes de crédit pour la création d'entreprises ou de services commerciaux. Cependant, les délégués ont souligné le fait que leurs efforts dans cette campagne risqueraient d'être affectés par deux difficultés majeures : la capacité d'expansion et de diversification de telles institutions bancaires face aux besoins mondiaux ; et celle consistant à déterminer, en termes de coût effectif, si un accroissement du nombre des programmes de crédit et des emprunteurs constitue bien le reflet d'un accroissement du nombre des familles bénéficiaires.

Il faut ajouter à cela le fait que l'argent seul n'est pas en mesure de répondre à tous les problèmes que rencontrent les exclus. Elsa Bhatt, secrétaire générale de l'Association indienne des femmes créatrices de leur propre emploi, a déclaré : « Si les pauvres doivent vraiment participer à l'économie mondiale, il leur faut non seulement avoir accès aux ressources mais aussi aux moyens de les gérer et de se les approprier ». L'objectif de la Campagne pour le microcrédit est clair : il ne suffit pas d'atteindre les pauvres, il est nécessaire de créer une nouvelle structure qui puisse leur offrir – particulièrement aux femmes – l'opportunité de devenir des acteurs politiques, sociaux et économiques à part entière, dans des secteurs dont on les a tenus longtemps à l'écart.

Des progrès au niveau international

« Le microcrédit est un formidable outil pour libérer les hommes et les femmes de la pauvreté et l'on devrait le classer au rang des droits humains fondamentaux », a déclaré le président péruvien Alberto Fujimori. En 1997, son engagement dans la Campagne a eu pour conséquence l'ouverture de la Banque péruvienne pour les micro-entreprises. Cette banque a ouvert ses portes avec un fichier de 34 000 clients, dont 60 % de femmes. A. Fujimori escompte que la banque atteigne les 100 000 clients d'ici l'an 2000, améliorant ainsi directement la vie d'un demi-million de personnes.

Diane Marleau, ministre de la Coopération internationale du Canada, a évoqué les trente années de soutien de son pays à la microfinance : « Nous savons que des mesures adéquates d'investissement, de formation, de justes conditions d'épargne et d'une mobilisation communautaire peuvent faire toute la différence entre pauvreté et développement. » Elle a notamment annoncé que le gouvernement canadien, par l'intermédiaire de l'Agence internationale canadienne pour le développement, contribuerait pour neuf millions de francs, étalés sur une période de trois ans, à l'amélioration des services de microfinance à l'intention des pauvres de plus de 40 pays en voie de développement.

Les Nations unies ont ajouté leur énergie à l'élan du projet lorsque l'Assemblée générale a adopté, en décembre 1997, une résolution portant sur le rôle du microcrédit dans la lutte pour l'éradication de la pauvreté. Cette résolution fut votée par 40 pays, et leurs ambassadeurs ont même formé un groupe, les Amis du microcrédit. Une douzaine d'organisations des Nations unies ont annoncé leur engagement en faveur des objectifs de la Campagne. Le HCR (Haut commissariat aux réfugiés) ainsi que l'Unesco (organisation pour l'éducation, la science et la culture) ont présenté leurs plans d'action visant à atteindre ces objectifs.

La Grameen Bank du Bangladesh, navire amiral et pionnier du mouvement, a dévoilé deux innovations. La première se nomme Grameen Investissements : cette institution offre aux citoyens américains la possibilité de soutenir l'effort de la banque en investissant un minimum de 1 000 dollars, plutôt qu'en faisant des dons, et cela par l'intermédiaire de la Fondation Calvert pour l'Investissement social. La totalité du capital est utilisée dans les programmes de microcrédit. Pour ce qui est de la seconde innovation, il s'agit de la collaboration – unique en son genre – de Grameen avec la compagnie Monsanto, leader mondial en biotechnologie. Cette association a donné le Centre Grameen-Monsanto pour les technologies respectueuses de l'environnement. Le premier projet du Centre est de développer des techniques appropriées, sensibles à l'équilibre écologique, pour une application dans les zones rurales du Bangladesh où les communautés agricoles visent l'autosuffisance dans la culture du maïs, du riz et du coton. On espère que ces recherches contribueront à renforcer la position économique des paysans pauvres et à améliorer la qualité de vie des zones rurales entièrement livrées à elles-mêmes.

Des progrès au niveau local

« Convaincre un pauvre qu'il est en mesure de faire un emprunt peut prendre du temps. Je ne cesse de répéter à mes collaborateurs qui travaillent sur le terrain que nous disposons de tout le temps qu'il faut. Ainsi s'exprimait le professeur Mohammad Yunus, fondateur et directeur de la Grameen Bank, qui traite les dossiers de plus de deux millions de membres emprunteurs, à travers ses 1 100 agences réparties sur le territoire du Bangladesh.

Atteindre les plus pauvres est un effort de tous les instants, sans aucune garantie de succès au final. Chaque situation nécessite une approche à plusieurs niveaux, conçue pour des individus, des communautés, des cultures indigènes spécifiques. Les participants à la Réunion des conseils sont tous d'accord pour penser que, bien que les résultats puissent varier considérablement, l'effet global des programmes de microcrédit peut se mesurer dans l'amélioration des conditions de vie des « pauvres aptes au travail ». Les organisations suivantes ont relaté comment elles ont dû s'adapter pour répondre aux besoins de leurs clients.

1. Le microcrédit au service des très jeunes et des pauvres

Le Fonds aborigène du prêt commercial pour la jeunesse a été créé pour venir en aide aux 18-30 ans, parmi les diverses tribus indiennes isolées de la province de Manitoba, au Canada. La difficulté, dans ce programme particulier, est d'atteindre les régions rurales reculées d'une province dont la population est analphabète. Les administrateurs du programme sont sensibles aux effets possibles d'un échec sur un individu déjà handicapé par une piètre estime de soi et n'ayant aucun accès à une quelconque structure d'encadrement. Le programme prévoit une possibilité d'annuler jusqu'à 25 % des prêts – lesquels vont de 800 à 150 000 dollars, la moyenne des emprunts se situant autour de 15 000 dollars. La clé de l'efficacité d'un tel programme réside dans les consultations préliminaires à tout dossier et à son suivi.

2. Le microcrédit au service des jeunes femmes pauvres du Bangladesh

Bien que ce pays serve souvent d'exemple, principalement grâce au succès de la Grameen Bank, Najma R. Sharif, une Bangladeshi enseignant l'économie en tant que maître-assistant à l'Université Ste Marie, au Canada, est intervenue pour parler des obstacles rencontrés dans le processus du microcrédit dans son pays comme dans le reste du monde : « Ce sont les préjugés culturels d'une société machiste qui gênent l'accès des femmes à ces programmes. » Dans de nombreux cas, l'information n'atteint pas les femmes, qui en ont pourtant tellement besoin. Dans une culture qui met l'accent sur le mariage, les femmes n'ont généralement pas de pouvoir de décision concernant les ressources familiales. Les conseillers financiers ont constaté que, même si un crédit est accordé à une femme, le contrôle de ce capital peut être usurpé par le mari et l'argent utilisé par exemple pour l'éducation et la nourriture exclusive des fils de la maison.

De nombreux facteurs entrent en jeu dans l'octroi d'un crédit destiné à des femmes pauvres, au Bangladesh ; le plus important d'entre eux étant la volonté et la capacité de la communauté à éduquer les siens et à permettre aux jeunes femmes de prendre le contrôle de leur vie.

Mettant l'accent sur le pouvoir du microcrédit de transformer la vie des femmes, Noeleen Heyzer, directrice de l'Unifem (Fonds de développement des Nations unies pour les femmes), a déclaré : « Je suis persuadée que la microfinance, correctement employée, peut devenir l'outil capable d'aider les femmes à devenir des décideurs économiques importants. »

3. Le microcrédit au service des anciens prisonniers

Lynn Hubard, directrice de l'Institut pour la spiritualité mondiale, a travaillé dans la région de Chicago avec des prisonniers récemment libérés. En prison, les individus qui arrivent au terme de leur peine partagent leurs plans d'avenir avec un conseiller spirituel. Lynn Hubard est convaincue que les ex-prisonniers sont des candidats parfaits pour le microcrédit, mais que le système est souvent réticent à intégrer cette catégorie de population dans ses configurations bancaires. Son organisation aide les prisonniers tout au long du processus d'emprunt et enseigne aux institutions microfinancières à prendre en compte les besoins des ex-prisonniers qui commencent une vie nouvelle.

4. Réparer les dommages causés par l'apartheid

La SEF (Fondation pour les petites entreprises) s'est mise au service des populations rurales du nord de l'Afrique du Sud, une des régions les plus touchées par les précédentes politiques de ségrégation : 60 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté et 40 % avec moins de la moitié de ce seuil.

« Si vous ciblez la pauvreté, vous devez concevoir un programme destiné exclusivement aux pauvres, vous ne pouvez pas mêler les pauvres et les autres dans le même programme: le plus riche aura toujours tendance à donner le pas, ce qui a pour conséquence d'évincer le plus pauvre. Sur les 20 000 dossiers de prêt traités par la SEF, seulement sept affichent débiteurs », a déclaré John de Wit, le dirigeant de la SEF.

Nous devons partager la planète

Pour l'ensemble des participants à ce Sommet du microcrédit, le potentiel de ce système pour créer des solutions durables à la pauvreté des deux tiers de l'humanité est très clair. Leur tâche est maintenant de convaincre plus de gouvernements, plus d'entreprises industrielles ou commerciales, plus de donneurs, et d'une manière générale l'ensemble des citoyens.

Susan Davis, directrice exécutive du EDO (Organisation des femmes pour l'environnement et le développement) a résumé cela très simplement, au cours d'une conférence de presse : « Chacun d'entre nous a un énorme travail à effectuer pour prendre conscience de notre façon de vivre, travailler, aimer et partager la planète. C'est de cela dont il s'agit. »




Home Les informations passées aux oubliettes

par Eduardo Galeano

Montevideo, Uruguay

Tout au long de l'année 1998, les grands médias du monde, praticiens accomplis des arts magiques, ont de nouveau démontré leur maîtrise de la prestidigitation. En octobre, un grand quotidien a publié, tout en bas de l'une des nombreuses pages consacrées aux aventures de Monica Lewinsky à la Maison Blanche, une histoire en apparence sans importance:

« Une étude scientifique, réalisée par trois organisations internationales spécialistes de l'environnement, a conclu que la planète avait perdu le tiers de ses richesses naturelles au cours du dernier quart de siècle. Selon les estimations, il faudrait cinq à dix millions d'années pour restaurer les espèces animales et végétales qui ont disparu pendant cette période. »

Je n'ai entendu cette information ni à la radio, ni à la télévision.

Le boulet de canon humain

Une autre nouvelle insignifiante, dont on n'a entendu parlé nulle part dans les médias, concerne la confession de l'ex président Georges Bush, selon laquelle le pétrole fut le motif réel de la guerre contre l'Irak. Dans son livre autobiographique, A World Transformed (Un monde transformé), écrit en collaboration avec Brent Scowcroft, M. Bush reconnaît ce qu'il avait toujours nié: l'opération Tempête du désert ne fut pas entreprise pour défendre la liberté du Koweït, mais parce que les Etats-Unis ne pouvait pas permettre qu' « un pouvoir hostile dans cette région contrôle la majeure partie des réserves mondiales de pétrole ».

La déclaration de M. Bush ne pouvait être plus claire.

Le gorille

L'actualité concernant un autre ex-chef d'Etat a, par contre, fait grand bruit. L'affaire de l'ex-dictateur Augusto Pinochet, pris au piège à Londres à la requête de la justice espagnole, a entraîné de vastes débats juridiques à travers le monde.

Après avoir renversé le gouvernement chilien en 1973, Pinochet viola toutes les lois de son pays, de la planète et du cosmos. Néanmoins, de prestigieux juristes et des présidents démocrates ont accepté que ses crimes soient jugés par la loi chilienne. Cela ressemble à un numéro de cirque. La loi chilienne interdit explicitement que ses crimes soient jugés. C'est l'autorité de la loi, dictée par nul autre que Pinochet.

D'autres stars du cirque

Peu de temps avant cet événement, les Archives de la Sécurité nationale, à Washington, ont publié certains documents de la C.I.A. datant du putsch organisé par Pinochet pour évincer le président Salvador Allende, élu démocratiquement.

Il s'agit d'ordres transmis en 1970 par le président Richard Nixon et par son secrétaire d'Etat Henry Kissinger au directeur de la C.I.A. : « Sauvez le Chil i! Utilisez nos meilleurs hommes ! Peu importe le coût ! Que l'économie chilienne fleurisse ! »

Quelque temps plus tard, des instructions venant de la C.I.A. parvinrent au chef de mission à Santiago : « Allende doit être démis par un coup d'Etat. Nous maintenons notre position. »

Et, en 1973, on peut lire dans le rapport d'un officier de la C.I.A. : « Le coup a été presque parfait .»

Des nains

En dépit de la crise financière internationale, les informations nous annoncent que d'autres marchés se portent bien. Par exemple, celui des enfants, professionnels de football.

Le club de Barcelone vient juste de débourser 5,3 millions de dollars pour Hauruna Babangida, jeune joueur nigérian à peine âgé de quinze ans. Il faut dire que le jeune Babangida fait figure d'adulte comparé à certaines étoiles montantes du football argentin. Un imprésario sportif a payé 25 000 dollars pour Gerardo Castro, âgé de neuf ans seulement, qui jouera pour River Plate, tandis qu'un autre homme d'affaires du monde du sport a annoncé qu'il paierait le double de cette somme pour Ariel Huguetti, un dribbler accompli de juste douze ans.

Le père d'Ariel a déclaré : « Si nous n'avions pas eu des problèmes économiques, je n'aurais pas accepté ces 50 000 dollars. »

Le jongleur

La guerre est bonne pour les affaires. Les chiffres publiés par l'Institut international des études stratégiques montrent que les Etats-Unis dominent les ventes d'armes, avec 45 % du marché.

« Gagner la paix est le grand défi auquel l'humanité est confrontée », a déclaré le président Clinton, après avoir lâché pour 75 millions de dollars de bombes sur des cibles civiles au Soudan et en Afghanistan.

Défilé de monstres

De nos jours, la thérapie par les armes semble salutaire aux yeux de bon nombre de citoyens. A la veille des récentes élections brésiliennes, des affiches gigantesques montrant le canon d'un pistolet ont recouvert les murs de Rio de Janeiro avec l'indication suivante : « Oui à la peine de mort ! Un bon escroc est un escroc mort ! »

Un ancien inspecteur de police du nom de Sivuca s'est adressé à ses électeurs en ces termes et a été élu député.

Il y a aussi le député mexicain Luis Miguel Ortiz, qui croit que les balles ne sont pas la punition appropriée pour les criminels. Il propose de « se réunir sur la place publique et de distribuer aux citoyens des aiguilles qu'ils pourraient utiliser sur les parties intimes du détenu jusqu'à ce que mort s'ensuive ».

Les contorsionnistes

Une tempête financière menace de ravir la vedette, et les gouvernements du monde se sont précipités au secours des banquiers en faillite.

Le gouvernement du Mexique veut reprendre au titre de la dette publique, à hauteur de 50 milliards de dollars, les dettes des banques privées en faillite. Le Japon a consacré 240 milliards de dollars en fonds publics pour soutenir les banques incapables de couvrir leurs emprunts.

Voilà bien les arts du cirque. Par des acrobaties prodigieuses, le capitalisme s'est mué en socialisme inversé. Lorsque tous les jeux sont faits, le socialisme n'est pas si mauvais – lorsque ce sont les pertes qui sont socialisées.




Home Faut-il rendre obligatoire l'éducation au service ?

par Grégory La Forge Source : American News Service

Il y a cinq ans, l'Etat du Maryland fut à l'origine d'une controverse portant sur la relation entre éducation et citoyenneté. A l'époque, ce fut le premier Etat à rendre obligatoire pour tous les lycéens le service envers la communauté.

Maintenant que, depuis un certain temps déjà, l'examen de fin d'études secondaires prend en compte les services rendus à la communauté, les experts se penchent sur les expériences en cours au Maryland, où a été inscrit au programme scolaire obligatoire le nettoyage des berges des cours d'eau ou la collecte de nourriture pour les nécessiteux. Même les plus critiques reconnaissent que le nouveau système de service obligatoire a réussi à impliquer des milliers de lycéens dans un vaste ensemble d'activités bénévoles. Le débat porte sur le fait de rendre obligatoire le volontariat, ce qui est considéré par certains comme une contradiction, et par d'autres comme un paradoxe constructif.

Tandis que quelques Etats et villes suivent les traces du Maryland, la plupart des écoles à travers le pays ont tenté de promouvoir le service à l'égard de la communauté sur une base de volontariat.

« Il est clair qu'on cherche à encourager le volontariat », déclare Robert Shumer, directeur de la Centrale pour l'éducation au service national, une association du Minnesota regroupant 14 organisations et universités, qui suit les projets de service envers la communauté et assiste les écoles dans le développement de programmes.

Certains défenseurs de l'éducation au service, dont R. Shumer, mettent moins l'accent sur le fait de rendre obligatoire le service que sur le fait que ces activités apparaissent dans le programme scolaire sous l'appellation « éducation au service ».

Le Minnesota, par exemple, offre des primes aux écoles qui intègrent des travaux d'intérêt collectif dans les programmes de matières académiques telles que l'histoire et les sciences sociales. Le Maryland a poursuivi son programme en dépit des obstacles, et notamment de l'opposition de certains directeurs d'école, associations d'enseignants et groupes d'étudiants. A plusieurs reprises, des membres de la Chambre des représentants du Maryland ont tenté de venir à bout de ce système d'éducation au service, mais en vain.

Edward Andrews, membre du Comité national pour l'éducation et ancien directeur d'école, affirme : « Tout nouveau programme d'une pareille ampleur est nécessairement difficile à mettre en place. Il y a eu également quelques détracteurs qui ont contribué à rendre les choses plus difficiles. Ainsi certains ont baptisé « servitude scolaire » cette obligation qui a été conçue pour apprendre aux jeunes à rendre service et à aider les autres. Les jeunes adultes doivent apprendre à devenir des citoyens responsables. »

Beaucoup désapprouvent l'approche qui consiste à rendre le service obligatoire. « C'est une contradiction que de rendre obligatoire le service à la communauté», affirme Sue Card, directrice du Consortium des enfants, une association à but non lucratif basée à Westbrook dans le Maine. « Ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre pour inculquer aux jeunes le sens de la communauté et de leur appartenance à cette communauté. C'est du bénévolat forcé. Le service envers la communauté ne peut être qu'un acte volontaire, consistant à aider ceux qui sont dans le besoin ou à résoudre un problème qui se pose à la collectivité. » Le Consortium des enfants fournit une formation et une assistance technique aux écoles qui mettent en place un programme de service à la communauté, principalement en Nouvelle Angleterre, et tente de promouvoir le choix des lycéens en les encourageant à choisir la meilleure solution pour s'attaquer à un problème ou en les aidant à déterminer dans quels domaines ils pourront aider le plus efficacement la communauté.

L'exemple du Maryland fait des émules

Après cinq années, le Maryland demeure le seul Etat qui ait rendu le service de la communauté obligatoire pour les étudiants, mais un nombre croissant d'écoles à travers le pays, notamment en Californie, à Chicago et à Dallas, étudient des variantes possibles de ce programme obligatoire.

Chicago est en train de mettre en place un programme de service envers la communauté, en vue de le rendre partie intégrante des diplômes, à partir de 2001. De nombreuses autres écoles, regroupant des millions de jeunes, continuent à favoriser les services bénévoles avec l'appui, notamment financier, de différentes organisations nationales.

Dans le système adopté par le Comité du Maryland pour l'éducation, on exige des lycéens 75 heures de travail au profit de la communauté. Une partie de ce temps doit être consacrée à la préparation du projet et à la réflexion critique le concernant, ou à la conception d'une action locale. C'est en 1993 qu'une première génération de lycéens a suivi ce nouveau programme obligatoire. Sur les 42 532 lycéens qui terminèrent leurs études quatre ans plus tard, 49 ont échoué à leurs examens, uniquement parce qu'ils n'avaient pas satisfait à leurs obligations de service de la communauté. Plusieurs centaines d'autres ont échoué pour un ensemble de raisons parmi lesquelles celle-ci a joué un certain rôle.

La plupart des écoles du Maryland affirment qu'elles suivent l'approche de l'éducation au service en laissant les étudiants identifier, étudier et résoudre eux-mêmes de façon concrète certains problèmes de la communauté, tels que la restauration de cimetières délabrés, la visite aux personnes âgées, l'accompagnement scolaire des jeunes enfants ou la collecte de fonds pour les sans-abri.

Les écoles publiques du comté Frederick, dans le Maryland, sont parmi celles qui ont intégré la notion de service de la communauté dans leur programme scolaire. Par exemple, les étudiants du cours d'anglais peuvent identifier un problème qui se pose au niveau de la communauté et écrire aux responsables du gouvernement ou aux journaux locaux. Les élèves du cours de sciences peuvent par exemple contrôler la pollution d'un cours d'eau. Les étudiants en langues étrangères peuvent donner des cours de français ou d'espagnol à des enfants de l'école élémentaire.

D'après Gwen Burcker, coordinatrice de l'éducation au service au lycée de Middletown, ce service envers la communauté instauré dans les classes représente pour beaucoup d'élèves la première occasion de se confronter directement à ce type d'expérience. « Certains se plaignent avant d'y aller, mais le plus souvent, après leur première expérience, ils souhaitent y retourner. »

Robert Shumer, de la Centrale nationale pour l'éducation au service, émet certaines réserves quant à l'obligation de service, pensant qu'elle pourrait être mal interprétée par les lycéens ; ceux-ci pourraient en effet s'estimer quittes une fois qu'ils auront satisfait aux obligations du service. « Ce n'est certainement pas ça, le service de la communauté, dit-il, car d'une certaine manière, le service n'est jamais terminé. » Dans le Maryland, certains lycées ont essayé d'éviter ce piège en encourageant les élèves à mettre sur pied des clubs de service qui prennent en charge une grande variété de projets en dehors du temps scolaire. D'autres, comme le lycée de Walkersville, proposent un cours de service de la communauté. Dans ce cas, les élèves volontaires travaillent pendant les heures de cours sur les projets de service qui les attirent le plus.

Mary Carson et Katie Crum font partie des 49 étudiants inscrits au cours facultatif à Walkersville. Tous les matins, Mary et Katie effectuent leur service pendant 1 h 30, dans une maison de retraite. Mary aide des patients victimes de la maladie d'Alzheimer lors de leurs exercices matinaux et rend de petits services tel que le rangement des serviettes et des gants de toilette. Katie diffuse les annonces du matin via le système d'intercom : météo, menus et activités de la journée ; ensuite elle assiste les patients dans d'autres tâches.

Charles Cramer, qui coordonne les activités de service au lycée, affirme que ce cours facultatif, en confrontant chaque jour les élèves avec le service de la communauté, va bien au delà de ce qui se fait dans les autres classes. « Ils se forgent le caractère et développent une aptitude au contact et à la compréhension », dit-il. Mary, de son côté, considère que le cours facultatif est plus enrichissant que les cours académiques donnés en classe. « C'est tout à fait différent », confie la jeune fille de dix-sept ans, un matin, après avoir terminé son aide aux patients de la maladie d'Alzheimer, « je sens qu'avec mes modestes moyens, j'aide à ma manière. Je sens que d'une certaine façon je me suis enrichie, je me sens plus impliquée en contribuant de la sorte. »

Au Maryland, chaque année, certains tentent de faire abroger l'obligation de service de la communauté. La tentative la plus récente provient des représentants républicains du comté d'Anne Arundel ; elle a échoué dernièrement devant une commission de la Chambre des représentants. Le délégué James Rzepkowski avait formulé une proposition de loi visant à permettre aux écoles du comté d'Anne Arundel de supprimer l'obligation de service ; il fait part de son inquiétude de voir « du temps scolaire consacré à des activités d'importance secondaire alors que certains enfants quittent l'école sans savoir lire ou calculer ». D'après lui, « il faut se concentrer sur l'éducation de base plutôt que de se faire plaisir en se donnant l'impression d'avoir fait quelque chose pour la communauté. »

Au niveau national, beaucoup d'experts affirment que les élèves peuvent profiter au point de vue académique, personnel et social, de ces expériences de service pour la communauté. D'après Jim Kielsmeir, président du National Youth Leadership Council, un groupe de Saint Paul dans le Minnesota qui plaide pour le service de la communauté et le développement d'un esprit de leadership parmi la jeunesse, « nous savons qu'il existe de nombreux avantages à impliquer la jeunesse dans certaines formes de don de soi. Les écoles devraient s'y engager de façon active en intégrant dans leur cursus une formation au service de la communauté ».

Cependant, on n'a toujours pas trouvé de réponse à la question de savoir si le service doit être volontaire ou obligatoire. Robert Shumer, de la Centrale nationale pour l'éducation au service, déclare ainsi : « Le jury se trompe en affirmant qu'il vaut mieux maintenir le service obligatoire, certains indices montrent que le volontariat est une solution préférable. Dans une société démocratique, le service devrait être uniquement volontaire. »

Bien que la seule étude portant sur l'expérience du Maryland date de trois ans et qu'elle n'implique que 24 étudiants, ceux qui plaident pour l'obligation de service affirment que l'expérience du Maryland est un succès.

Lynelle Jense, spécialiste des programmes scolaires pour les écoles publiques du comté de Harford, affirme : « Je pense que les élèves apprennent ainsi l'importance de la citoyenneté et de l'engagement et que cela va bien au delà du volontariat. L'éducation au service est bien plus qu'un concept de bénévolat. Après leur service, durant le processus d'analyse, les enfants parlent de ce qu'ils ont appris et de leurs sentiments à cet égard. Je crois vraiment que ceci représente pour les enfants une réelle opportunité de comprendre ce que signifie une citoyenneté active et engagée. »




Home Al-Hardiny, le saint de Kfifan

par Nabil Matraji

Le Liban, pays des commerçants phéniciens, des inventeurs de l'alphabet et de la plus célèbre université de l'empire romain, n'a jamais été riche en ressources minières ; sa véritable richesse est d'ordre spirituel. De grands « saints » ont foulé cette terre sacrée : Maron, Charbel, Rafka et Hardiny, pour n'en citer que quelques-uns. L'un d'entre eux, Al-Hardiny, a été récemment béatifié par le pape Jean-Paul II, et le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'était un initié de 4e degré1.

Joseph Kassab, mieux connu sous le nom d'Al-Hardiny, est né en 1808, à Hardine, un village situé au nord du Liban, dans une pieuse famille maronite de six enfants, dont il était le quatrième. Dès son plus jeune âge, Joseph s'adonnait à des pratiques religieuses, préférant consacrer son temps à la prière, plutôt que de jouer avec les autres enfants ou de participer à la vie sociale. Sattoot, qui avait le même âge que lui, a raconté soixante-dix ans plus tard que, lorsqu'elle était petite fille, Joseph Kassab et elle avaient l'habitude de garder les vaches ensemble dans les pâturages. « Il me demandait toujours, explique-t-elle, de m'occuper de ses vaches, prétextant qu'il était fatigué et voulait dormir. Mais, en fait, il se rendait dans une grotte où, à genoux, il priait pendant des heures devant un autel consacré à saint Jean. »

Il reçut une bonne éducation dans tout ce qui touche au domaine religieux et il apprit à lire l'arabe et le syriaque. A l'âge de vingt ans, Al-Hardiny renonça à tous ses biens terrestres et entra en religion. Il fut ordonné prêtre et passa rapidement du poste de professeur adjoint de théologie à celui de directeur d'école à Kfifan, pour devenir par la suite professeur de théologie morale et, sept ans plus tard, assistant général. Son mandat fut renouvelé deux fois au cours des treize années qui suivirent, jusqu'à ce qu'il contracte une pleurésie et meure le 14 décembre 1858, à l'âge de 50 ans.

Un mystique à l'esprit pratique

Al-Hardiny n'a jamais été enclin à faire preuve d'autorité au sein de son ordre. « Même lorsqu'il devint assistant général, raconte le père Al-Kafri, son biographe, il demeura humble et refusa d'avoir un serviteur particulier à son service, comme c'était la coutume à l'époque. »

Le père Hardiny était un mystique à l'esprit pratique ; il n'accepta jamais de vivre dans un ermitage, habitude pourtant fort répandue chez les premiers moines libanais. Il pensait au contraire que ceux qui affrontent les problèmes de la vie quotidienne ont un plus grand mérite. La vie ordinaire est un martyre continuel, faisait-il remarquer, car le moine doit toujours être un exemple pour ses frères, et se garder de devenir une source de scandale, alors que l'ermite vit seul, loin de toutes les tentations extérieures. Al-Hardiny était d'avis que chacun doit trouver sa propre vocation, certains préférant la solitude et d'autres la vie commune.

Il était contre les règles sévères et rigoureuses. Lorsqu'on introduisit une nouvelle règle interdisant aux moines de fumer, Al-Hardiny fut l'un des seuls à oser protester, faisant calmement remarquer : « Nous devrions alléger la charge que nous mettons sur les épaules du moine et sur sa conscience car plus la pression est grande, plus grand est le risque d'explosion. Si la voûte est trop cintrée, elle finira pas s'effondrer », ajouta-t-il.

La vie du père Hardiny fut dominée par deux rayons majeurs (voir sa structure de rayons1). Le 6e rayon de sa personnalité se combinant au 3e rayon de son âme et de son corps mental en fit à la fois « un homme de Dieu et un homme de science ».

Sa personnalité de 6e rayon se manifesta clairement dans son amour illimité et dans sa profonde dévotion au Christ et à la Vierge Marie. « Prier sans cesse », telle était la devise d'Al-Hardiny qui ne faisait jamais la sieste l'après-midi et, en fait, ne cessait jamais de prier. Alors que tous les autres se retiraient dans leurs chambres avant minuit, il restait dans l'église jusqu'aux prières du matin. L'évêque Youssef Mahfouz en parle en ces termes : « Il se montrait d'une grande gentillesse envers les autres ; la bonté de son caractère et ses qualités faisaient de lui quelqu'un qui s'efforçait d'éviter toute occasion de blesser qui que ce soit. Alors qu'il était strict envers lui-même, il manifestait la plus grande indulgence à l'égard des autres moines. »

En plus des qualités de sa personnalité de 6e rayon, Al-Hardiny manifesta les qualités du 3e rayon de son âme et de son corps mental dans son travail intellectuel et philosophique. Professeur de théologie, il était spécialement versé dans la morale et il se rendit également célèbre dans l'art de la reliure. Si l'on en croit son biographe : « Alors que le père Hardiny était un moine strict et austère, c'était également quelqu'un qui attachait une grande importance au savoir et à la culture. Il fut le promoteur de la renaissance culturelle dans l'ordre maronite des moines du Liban, et un professeur émérite. Il aimait ses étudiants et se souciait toujours de leur bien-être et de leur éducation. Il voulait que tous les moines reçoivent une solide éducation afin d'être capables de remplir au mieux leurs fonctions sacerdotales. »

Un modèle de détachement

De toute évidence, Al-Hardiny était passé maître dans l'art du détachement qui est, par excellence, la note-clé du disciple qui a passé l'initiation de la Grande Renonciation. Alice Bailey affirme dans son ouvrage Initiation humaine et solaire que « la vie d'un homme qui passe la quatrième initiation est généralement une vie de grands sacrifices et de souffrances. Il faut renoncer à tout, à ses amis, à l'argent, à sa réputation, à son caractère, à sa position sociale, à sa famille et même parfois à la vie elle-même ».

Selon Youssef Mahfouz : « Al-Hardiny était totalement détaché, même de ses parents. Il quitta Hardine pour entrer dans les ordres et il ne revit jamais ses parents ni son village. S'il devait se rendre dans cette direction, il le faisait de nuit, afin que personne ne puisse le voir. Il n'essayait jamais de plaire aux gens, il ne se souciait pas de nourriture ni de boisson, il ne mangeait jamais de viande, excepté lorsque ses médecins et ses supérieurs le lui ordonnaient et il restait d'humeur égale devant le chagrin comme devant les événements heureux. »

Fidèle à ses qualités et à ses vertus, il vécut sa vie en accord avec la devise « Ora et Labora » (prière et travail). Ainsi, Al-Hardiny qui, d'après ses contemporains, était toujours jovial, devint un modèle à suivre et un exemple pour son entourage. Son plus célèbre disciple, le père Charbel Makhlouf est maintenant un des Maîtres de Sagesse2.

Peu après la mort d'Al-Hardiny, sa tombe fut ouverte et l'on constata que son corps était resté totalement intact, sans le moindre signe de décomposition. Après plusieurs miracles posthumes, sont corps fut exhumé et placé près de l'église, dans un cercueil devant lequel, 148 ans après sa mort, chrétiens et non chrétiens continuent de se recueillir.

Des miracles

Quelques-uns des miracles accomplis par Al-Hardiny durant sa vie sont relatés dans l'enquête qui a été réalisée dans le but de confirmer sa sainteté. Dans l'un des épisodes racontés, le frère responsable des provisions du monastère vint avertir son supérieur qu'il restait peu de nourriture dans la réserve. Le supérieur alla vérifier les récipients contenant le blé et constata qu'ils étaient à moitié vides. Il revint avec Hardiny qui se tint à la porte, bénit l'eau, en aspergea les récipients, puis s'en alla. Un peu plus tard, le frère chargé des provisions s'écria joyeusement : « Les récipients sont remplis à ras bord. »

Une autre anecdote concerne le frère Maroun Maifouki qui faisait du feu afin d'empêcher les nombreuses fourmis d'emporter les grains de blé. Le père Al-Hardiny demanda au moine de le suivre, bénit de l'eau et demanda au frère d'en asperger le blé et les fourmis. Le lendemain, le frère Maroun remarqua que les fourmis emportaient seulement l''ivraie et laissaient le blé en place. Tout étonné, le moine rapporta l'événement à Al-Hardiny qui lui demanda de n'en souffler mot à personne.

Un autre exemple illustre les pouvoirs du père Hardiny. Cette fois-là, un gardien de chèvres vint lui demander de bénir de l'eau. L'une de ses chèvres était mourante mais, dès que le berger l'eut aspergée avec l'eau bénite, elle se leva et retourna dans le pâturage.

Après sa mort, de nombreux miracles furent accomplis par le père Hardiny, au bénéfice de musulmans comme de chrétiens.

Une femme druze qui était stérile avait fait le vœu, si elle avait un enfant, de se rendre avec lui sur la tombe d'Al-Hardiny. Elle avait également promis de le faire baptiser, mais elle n'avait pas osé en parler à son mari. Quelques temps après la naissance de l'enfant, elle se mit en route pour Kfifan, afin d'accomplir sa promesse. Chemin faisant, elle se demandait avec appréhension comment dire à son mari qu'elle avait promis de faire baptiser le nouveau-né. Lorsqu'elle arriva au pont de Madfoun, à environ trois heures de sa destination, elle remarqua que l'enfant ne bougeait plus. Elle le secoua, mais en vain, l'enfant était mort. Elle eut peur mais ne dit rien à son mari et continua à porter l'enfant mort jusqu'à la tombe. Là, elle le plaça près du cercueil et se retira à l'écart pour pleurer. Elle craignait que son mari la punisse et lui reproche la mort de leur unique enfant. Cependant, elle avait la plus grande confiance dans le père Hardiny. Ses larmes étaient à la fois des larmes de crainte et d'espoir. Une fois de plus, ses souhaits furent exaucés et l'enfant se mit soudain à pleurer. Un moine sorti du monastère et l'appela en disant : « Madame, venez, votre enfant pleure. » « Quoi ? mon enfant ne peut pas pleurer, il est mort. » Elle se précipita à l'intérieur et constata que l'enfant pleurait. Elle le prit alors dans ses bras en s'exclamant : « Mon enfant était mort et maintenant il est à nouveau en vie ! » Elle commença à louer le Seigneur et à crier si fort que tous les occupants du monastère vinrent voir ce qui se passait. Son mari et sa famille apprirent toute la vérité au sujet de ses vœux et acceptèrent que l'enfant soit baptisé.

Une autre anecdote concerne Mariam Semaan qui travaillait comme femme de ménage au monastère de Kfifan. Dans sa jeunesse, elle avait connu le père Al-Hardiny et elle avait même vu son corps lorsqu'on avait ouvert sa tombe. Plus tard, Mariam eut une maladie des yeux et perdit complètement la vue. Un jour, alors qu'elle pleurait sur son sort, elle se souvint que Dieu avait accompli des miracles grâce à l'intercession du père Al-Hardiny. N'ayant pas d'argent, elle demanda à son père un cent car ils étaient très pauvres : « Je voudrais l'offrir à saint Al-Hardiny afin qu'il me guérisse les yeux. » Cependant, le lendemain matin, à son réveil, elle réalisa qu'elle avait recouvré la vue. « Mes yeux, raconte-t-elle, brillaient comme des diamants ; 65 ans ont passé depuis et je n'ai jamais plus souffert des yeux. »

L'évêque Joseph Al-Khazen a raconté : « Ma défunte mère avait un œil faible et elle fut frappée d'une maladie douloureuse qui lui fit perdre la vue de l'autre œil. Les médecins essayèrent en vain de soulager la douleur. Une nuit, celle-ci fut si forte que ma mère fit appel au père Al-Hardiny afin qu'il la guérisse. Elle promit de lui offrir une chaîne en or en signe de gratitude, puis elle s'endormit. Au cours de la nuit, elle vit en rêve un moine placer la main sur sa tête, en disant : « Calme-toi, ma fille, ta vue sera guérie. » Le lendemain, elle nous annonça joyeusement qu'Al-Hardiny lui était apparu et lui avait dit qu'elle serait guérie. Peu de temps après, elle fut effectivement guérie, son œil redevint parfaitement normal. »

La béatification

Le 7 septembre 1989, le pape Jean-Paul II promulgua un décret donnant au père Al-Hardiny le titre de « vénérable ». En 1996, au cours du mois de mai, une enquête de béatification fut menée afin d'authentifier un autre miracle qui s'était produit grâce à l'intercession d'Al-Hardiny. L'enquête fut centrée sur le cas d'André Najm, un jeune Libanais en phase terminale d'une leucémie, qui avait demandé au père Al-Hardiny de l'aider et qui fut totalement guéri. Un an plus tard, le 7 juillet 1997, le pape Jean-Paul II promulgua un décret confirmant l'authenticité de ce miracle et le Vénérable Al-Hardiny fut béatifié le 10 mai 1998, jour du premier anniversaire de la visite historique du pape au Liban.


1. Al-Hardiny – Structure de rayons : Ame : 3 ; personnalité : 6/4 ; corps mental : 3/7 ; corps astral : 4/6 ; corps physique : 3/7. Niveau d'évolution : 4,0. (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III)
2. Voir l'article sur Charbel Makhlouf dans Partage international, mars 1998.
Bibliographie : The Blessed Nimatullah Kassab Al-Hardiny (brochure) de l'évêque Youssef Mahfouz, publié par l'Ordre maronite libanais, 1998 ; et également : The Daily Star ; L'Orient-Le Jour ; Al-nahar ; Al-anwar.




Home OURAGAN MITCH :

Plan d'actions en faveur des victimes

Source : La Vanguardia, Espagne

Les effets tragiques de l'ouragan Mitch qui a frappé l'Amérique centrale en novembre 1998, provoquant 11 000 morts et la dévastation virtuelle du Honduras, avec la destruction de 70 pour cent des infrastructures, ont éveillé le pouvoir du peuple dans les pays développés. L'Espagne a montré la voie: quelques jours seulement après la catastrophe, une somme sans précédent de 31 millions de dollars a été collectée par le gouvernement et les ONG. Les gens ont fait la queue dans les banques afin de verser des dons, les lignes téléphoniques des organisations à but non lucratif ont été saturées et des programmes télévisés se sont transformés en téléthons impromptus pour réunir des fonds.

Cependant, la solidarité des gouvernements a été moins évidente. L'Espagne fut encore le pays le plus généreux, avec cent 192 millions de dollars d'aide et la supression de 30 pour cent de la dette – mieux que les Etats-Unis qui ont apporté 80 millions de dollars, et l'Union européenne 118 millions de dollars – dont 88 millions sous forme de crédit au développement. Le gouvernement français a décidé « d'annuler la majeure partie de la dette de ces pays ». La France et la Grande Bretagne doivent également créer un fonds de secours qui prendra en charge une partie de la dette de ces pays au Fonds monétaire international. L'Allemagne n'accordera pas d'annulation unilatérale mais à une réduction de la dette du Nicaragua et du Honduras. Les Pays Bas, où 50 millions de dollars ont été réunis, ont annoncé qu'ils annuleraient les intérêts et frais de recouvrement des dettes du Honduras et du Nicaragua, soit plus de 30 millions de dollars.

De plus, l'Union européenne a décidé d'engager un « dialogue politique » avec les pays touchés, afin de considérer la possibilité d'annuler la totalité de leur dette extérieure, qui totalise 17 milliards de dollars.

Bien que les actions entreprises par les différents gouvernements ont été quelque peu ambiguës et ont reçu la critique de nombreuses organisations non gouvernementales, elles ont néanmoins marqué une nouvelle étape, comme le souligne Elena Pisonero, secrétaire d'Etat espagnol au commerce : « Traditionnellement, les pays formaient des alliances pour faire la guerre, mais maintenant, petit à petit, ces alliances servent à construire la paix. L'aide humanitaire en Amérique centrale, la plus importante à ce jour, constitue un bond en avant dans les relations internationales ».




Home Pnud : Rapport 98

La consommation efrénée élargit le fossé entre les riches et les pauvres

Source : Rapport sur le développement humain du Pnud, Forbes Magazine

Chaque année depuis 1990, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) charge une équipe d'experts indépendants de rédiger un rapport sur le développement humain, qui examine des questions d'ordre mondial et d'importance majeure. Ce rapport ne se borne pas à considérer l'augmentation du revenu moyen comme unique facteur d'amélioration de la condition de l'homme. Il prend également en considération des facteurs comme l'espérance moyenne de vie, le degré d'alphabétisation et l'état de bien-être général. Il soutient que le développement humain est en fin de compte « un processus d'élargissement de la capacité de choix des individus ».

Le dernier rapport se préoccupe des questions de consommation de biens et de services, et examine comment cela peut favoriser ou freiner le progrès humain. Malgré un fort développement de la consommation dans de nombreux pays, plus d'un milliard de personnes ont des moyens tellement faibles qu'elles sont dans l'incapacité de subvenir à leurs besoins les plus essentiels.

Dans son ensemble, la consommation de biens et de services atteindra les 24 000 milliards de dollars cette année, soit le double de celle de 1975. Les gens n'ont jamais autant consommé en nourriture, en énergie, en éducation, en transports, en communication et en divertissements. L'espérance de vie est plus longue et les libertés individuelles sont plus grandes du fait d'un meilleur accès aux services de santé, à l'éducation, aux produits manufacturés, aux crédits bancaires et aux différentes technologies. Mais d'après le Rapport sur le développement humain de 1998, les schémas de consommation actuels ont des conséquences inacceptables au niveau humain. Ce rapport met en évidence le fait que des inégalités flagrantes, en termes de consommation, touchent maintenant plus d'un milliard de personnes, qui ne parviennent même pas à subvenir à leurs besoins les plus essentiels.

Parmi les 4,4 milliards d'habitants des pays en voie de développement, presque 70 % vivent au sein de communautés privées d'une hygiène de base ; 30 % manquent d'eau potable ; 25 % sont mal logées ; 20 % ne bénéficient pas de services de santé modernes; 20 % des enfants scolarisés ne dépassent pas le niveau primaire et un pourcentage équivalent souffre de malnutrition. Pour les plus pauvres habitants de la planète, toutes les corvées quotidiennes, y compris le transport de l'eau et des carburants, s'accomplissent par voie pédestre.

« Il n'y a rien de criminel à consommer abondamment, affirme James Gustave Speth, administrateur du Pnud. Mais il est scandaleux de constater que le niveau de consommation des pauvres est tellement bas qu'ils ne peuvent même pas subvenir à leurs besoins les plus essentiels. »

Le rapport dévoile que, avec la mondialisation des marchés, la demande en produits et en services de luxe est en pleine explosion, même au sein de communautés que l'on considère habituellement comme étant pauvres. Ce que l'on considérait, il y a 20 ans, comme étant luxueux est maintenant devenu indispensable – une voiture pour chaque famille française de classe moyenne, une montre pour chaque famille rurale en Inde, un réfrigérateur pour chaque famille chinoise. Entre 1975 et 1995, les ventes de postes de radio en Afrique ont augmenté de plus de 400 % ; en Amérique latine celles des appareils de télévision de plus de 500 % ; en Asie de l'Est celles des automobiles de 1400 %. En Corée du Sud, les ventes d'ordinateurs personnels sont de plus de deux fois supérieures à celles réalisées en Norvège. Au Brésil, au Chili et en Corée, les ventes d'appareils de télévision atteignent ou dépassent le niveau de celles réalisées au sein des pays industrialisés. En Chine, les abonnements à la télévision par câble sont passés de 11 millions en 1990 à 35 millions en 1995.

Le rapport note que, malgré ces forts taux de croissance de leur consommation, les pays en voie de développement sont loin d'atteindre les niveaux de consommation des nations les plus riches.

Une répartition inégale des revenus provoque l'exclusion sociale lorsque, dans l'échelle des valeurs de la société, trop d'importance est accordée à ce qu'une personne possède par rapport à ce qu'elle est ou est capable de faire. « Un adolescent qui ne porte pas les dernières chaussures à la mode peut se sentir mal à l'aise parmi ses camarades de classe. Dans les campagnes de l'Inde, une jeune femme peut se voir exclue du mariage lorsque sa famille n'a pas les moyens de payer sa dot. »

Le rapport nous avertit que lorsque les standards de vie que fixe la société dépassent les revenus, les schémas de consommation sont déséquilibrés. « Les dépenses des ménages pour une consommation de luxe peuvent prendre le pas sur des dépenses essentielles comme l'alimentation, l'éducation, la santé, les soins des enfants et l'épargne. »

La croissance débridée de la consommation fait subir à l'environnement des stress sans précédent, faisant peser une menace supplémentaire sur ceux qui consomment le moins. Bien que la croissance de la consommation dans les pays en voie de développement fasse également subir des stress à l'environnement, les niveaux de consommation sont encore loin d'approcher ceux des pays industrialisés. La consommation des combustibles fossiles a pratiquement quintuplé depuis 1950 et le cinquième le plus riche de la population mondiale en consomme environ 53 %.

Les émissions de dioxyde de carbone sont de 21 tonnes par habitant et par an aux Etats-Unis, alors qu'elles sont seulement de trois tonnes en Chine.

Le cinquième le plus pauvre de la planète, responsable de seulement 3 % des émissions de dioxyde de carbone, occupe des régions basses particulièrement exposées à la montée du niveau de la mer, provoquée par le réchauffement global de la planète. Avec une élévation d'un mètre du niveau de la mer, le Bangladesh perdrait 17 % de la superficie de ses terres. L'Egypte en perdrait 12 % et sept millions d'Egyptiens seraient privés de logement. Une grande partie des petites îles telles que les Maldives et Tuvalu seraient englouties par les vagues.

A l'échelle mondiale, les quantités de poissons pêchés en mer ont quadruplé depuis 1950 et la consommation d'eau courante a presque doublé depuis 1960. La consommation de bois à des fins industrielles et domestiques a augmenté de 40 % au cours de ces 25 dernières années. Mais d'après le rapport, une fois encore, les pauvres sont les derniers bénéficiaires et ils souffrent amèrement des conséquences d'habitudes de consommation destructrices. Dans les pays en voie de développement, le poisson est la principale source de protéines pour presque un milliard de personnes, mais les pratiques de pêche destructrices des nations industrialisées ont dégradé de nombreuses réserves de poissons, entraînant ainsi une augmentation des prix devenus inabordables pour les pauvres.

Le manque d'eau potable contraint des millions et des millions de pauvres à dépendre de sources insalubres. Celles-ci sont à l'origine de quelque deux milliards de cas de diarrhée par an et sont une des principales causes de mortalité parmi les nourrissons et les jeunes enfants. Le coût élevé et le manque de combustibles modernes, au sein des communautés pauvres, contraignent des millions et des millions de personnes, principalement des femmes, à cuire leurs aliments dans une pièce enfumée, sur des feux à base de bois ou de bouses animales. D'après le rapport, presque les deux tiers des 2,7 millions de décès dus chaque année à la pollution de l'air seraient causés par les émanations de fumées à l'intérieur d'habitations appartenant à des familles pauvres.

La bonne nouvelle est que, alors que la consommation a atteint des niveaux records, l'utilisation de ressources non renouvelables s'est ralentie. De nouvelles réserves ont été découvertes, la tendance de la consommation va vers des produits et des services moins gourmands en ressources, l'énergie est produite d'une manière plus efficace et le recyclage est devenu plus populaire. A la suite des campagnes de sensibilisation à la protection de l'environnement, certains consommateurs se sentent plus concernés quant à leurs rapports avec l'environnement.

« Les consommateurs, la société civile et les gouvernements doivent forger de nouvelles alliances afin de créer de nouveaux schémas de consommation, affirme Richard Jolly, le principal coordinateur du rapport. Le monde a besoin de schémas de consommation qui garantissent le partage des ressources et non la division de la société ; qui renforcent les compétences de chacun au lieu de les diminuer ; qui soient viables sur le plan social, ne portant pas atteinte au bien-être d'autrui ; qui soient renouvelables et non dégradantes pour les réserves naturelles de ressources et l'environnement, pour les générations actuelles et futures. »

D'après ce rapport, la consommation est dans une large mesure vitale au progrès humain, mais la vraie question, ce n'est pas la consommation, mais plutôt ses schémas et ses effets : « D'après certains, il faudrait freiner la consommation dans les pays en voie de développement afin de limiter les dégâts causés à l'environnement. Mais ceci signifierait une prolongation des privations déjà profondes et à grande échelle dont pâtiraient les générations futures. »


L'inégale répartition de la consommation

Le cinquième le plus riche de la population mondiale :

– consomme 45 % de la totalité de la viande et du poisson. Le cinquième le plus pauvre doit se contenter de moins de 5 %. En France, la consommation moyenne de protéines par personne est de 115 g par jour, contre 32 g au Mozambique.

– consomme 58 % de toutes les ressources énergétiques. La consommation du cinquième le plus pauvre est de moins de 4 %. Les pays au revenu le plus élevé produisent 65 % de l'électricité mondiale.

– détient 74 % de toutes les lignes téléphoniques, contre 1,5 % pour le cinquième le plus pauvre. La Suède, la Suisse et les Etats-Unis disposent de plus de 600 lignes téléphoniques pour mille habitants. En Afghanistan, au Cambodge ou au Tchad, il y a seulement un téléphone pour mille habitants.

– consomme 84 % de tout le papier, contre 1,1 % pour le cinquième le plus pauvre. En moyenne, la consommation de papier dans les pays industrialisés est de 78,2 tonnes pour mille habitants, alors qu'elle est de 0,4 tonnes dans les pays les plus pauvres.

– possède 87 % des véhicules dans le monde, contre 1 % pour le cinquième le plus pauvre. Dans les pays industrialisés, la moyenne est de 405 voitures pour mille habitants. La moyenne est de 11 pour mille dans les pays de l'Afrique subsaharienne, et de 5 pour mille en Asie de l'Est et du Sud.


Les ultra riches

Les trois personnes les plus riches du monde possèdent des actifs supérieurs à ceux de l'ensemble des 48 pays les moins développés.

Les 15 personnes les plus riches du monde possèdent des actifs supérieurs à ceux de toute l'Afrique subsaharienne.

Les 32 personnes les plus riches du monde possèdent des actifs supérieurs à ceux de l'ensemble de l'Asie du Sud.

Les 84 personnes les plus riches du monde possèdent des actifs supérieurs à ceux de la Chine, le pays le plus peuplé, avec 1,2 milliard d'habitants.

Les 225 personnes les plus riches du monde ont des actifs cumulés qui dépassent mille milliards de dollars, soit l'équivalent du revenu annuel des 47 % les plus pauvres de la population mondiale, soit 2,5 milliards de personnes.

Le coût total estimé pour assurer et maintenir l'accès universel à une éducation de base pour tous, à des services de santé pour tous, à une alimentation correcte pour tous, et à une eau consommable et des services sanitaires pour tous représente environ 40 milliards de dollars par an. Ceci représente moins de 4 % de la richesse conjuguée des 225 personnes les plus riches au monde. 




Home Apprendre à voir Dieu en toute chose

par Swami Nirliptananda

1. Dieu à l'intérieur et à l'extérieur de nous

Il n'existe rien de plus élevé que la Vérité, seule la vérité triomphe. Toutes les Ecritures reposent sur elle. La Vérité est le principe fondamental du dharma, de l'attitude juste, car lorsque nous regardons les choses de manière scientifique, nous découvrons qu'il n'existe aucun principe dans le monde qui ne repose sur elle.

De nombreuses personnes ne comprennent pas encore quelle est leur position dans le monde. D'une manière générale, nous pensons et nous croyons qu'en tant qu'êtres humains, nous occupons une position supérieure aux autres êtres et, en raison de cette position présumée supérieure, nous nous sentons autorisés à exploiter, tuer, massacrer. Les Rishis, les Sages et les Munis, les Silencieux, avaient eux aussi développé leur pouvoir, mais en plus de ce pouvoir ils avaient développé la connaissance et la sagesse. Ainsi, leur pouvoir était équilibré et il ne leur faisait pas perdre la raison ; il ne les poussait pas à la brutalité. Au contraire, ils utilisaient leur pouvoir pour aider au développement scientifique, au profit de l'humanité. Nous retrouvons cette influence, depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, dans l'esprit des hommes du monde entier. Par exemple, de nombreuses personnes suivent actuellement la voie du yoga et de la méditation et sont devenues végétariennes. Cela montre que de nos jours ceux qui réfléchissent recherchent quelque chose qui puisse les aider dans ce monde de chaos.

Un professeur d'université, à Londres, avait l'habitude de conseiller à ses étudiants athés d'étudier les Upanishads et les autres Ecritures hindoues. Après cela, ils étaient convaincus de l'existence de Dieu, parce que les Rishis et les Munis avaient étudiés le sujet en détail. Ils ne s'étaient pas contentés d'accepter les choses mais, au contraire, ils avaient élaboré des systèmes philosophiques et sondés en profondeur les mystères de l'homme et, d'une manière très logique, ils étaient parvenus à certaines conclusions. Ceux qui réfléchissent ne peuvent ignorer leur découverte de la Vérité.

La perfection

Ce qui est Dieu est parfait, et de ce Dieu parfait est issu ce monde qui est lui aussi parfait. Même à une échelle réduite, la perfection reste toujours la perfection. Par une approche scientifique ou arithmétique, nous découvrons que Dieu existe et qu'il est parfait, et que le monde dans lequel nous vivons est également parfait. Mais le problème réside dans notre ignorance qui nous rend incapables de réaliser la perfection inhérente de ce monde ; seule l'imperfection est visible à nos yeux. Autrefois, les Rishis et les Munis ont sondés les profondeurs des mystères de la vie et, après avoir atteint la Vérité, ils nous ont transmis leur savoir : la certitude que nous sommes les Fils de l'immortalité, que Dieu existe en toute chose et que toute chose existe en Dieu. Celui qui est imprégné de cet esprit de yoga, de cette vision de l'Unité, voit la même chose partout.

Les Rishis et les Munis étaient des êtres si avancés qu'ils étaient capables de voir à l'intérieur de ce monde, à l'intérieur de toute chose, Dieu transcendant demeurant de façon immanente dans toute la création, dans tout ce qui existe. C'est pourquoi nous vénérons la plante tulsi, la vache, Hanuman qui a une tête de singe, Ganesh qui a une tête d'éléphant, le Gange (le fleuve sacré), la Terre, les collines et tout le reste. Nous devons apprendre à voir ce qu'il y a de bon en toute chose, la divinité qui existe en tout, car s'il n'existait rien de parfait en nous, logiquement, il nous serait impossible de progresser. C'est parce que la Perfection existe en nous que nous sommes capables de progresser. Et il n'existe pas de cime que nous ne puissions atteindre. Nous en sommes conscients. Nous sentons qu'il existe encore tout un potentiel en nous, que nous sommes capables d'accomplir tant de choses.

Les Rishis et les Munis, qui étaient des êtres humains très avancés, des âmes divines, pensaient que si nous regardions le monde en essayant de voir le bien, la perfection en chacun, notre attitude serait différente : nous aurions du respect pour toute chose et pour chacun, nous considérerions la vie comme sacrée. Si nous pouvions voir Dieu en tous, nous cesserions les massacres, les guerres et les destructions. Mais nous sommes ignorants de la divinité qui existe en toute chose. Nous voyons le mal partout. En raison de cela, l'ignorance s'empare de plus en plus de nos esprits, et là où existe l'ignorance, existe la souffrance car l'ignorance est la cause de notre souffrance : la connaissance apporte le bonheur, l'harmonie, la paix. Là où existe l'ignorance règnent le conflit, la méfiance, la suspicion et la crainte.

La dévotion

Le but de la dévotion est de nous débarrasser de l'ignorance afin que la lumière de la connaissance puisse naître dans nos cœurs. Lorsque cela arrivera, nous ferons l'expérience de la paix et du bonheur, Faire preuve de dévotion, c'est essayer de voir Dieu en tous et en toute chose. Si nous réalisons que Dieu est dans les arbres, les rivières et le sol, nous manifesterons du respect à leur égard et nous cesserons d'abattre les arbres, de polluer les rivières et la Terre. Au fur et à mesure que la science progresse, elle réalise qu'une telle attitude à l'égard de la vie est aujourd'hui nécessaire si l'homme veut échapper à l'autodestruction. En raison du développement de la technologie et de ses méthodes de destruction à grande échelle, et de l'agressivité, de l'avidité de la nature humaine, l'alternative à l'autodestruction est de voir la Divinité, le caractère sacré de toute chose.

Notre monde est pollué, les déchets sont rejetés à la mer. Il est souvent question de la destruction de la couche d'ozone et de bien d'autres problèmes. Tout cela est le résultat de l'avidité et de la négligence des hommes et de leur exploitation brutale de la nature. L'homme a été incapable de voir Dieu en quoi que ce soit. Le développement de la science matérialiste n'a pas été accompagné d'un développement religieux et moral. En raison de ce déséquilibre, notre vie se trouve désormais menacée. C'est pourquoi nous devons apprendre à voir Dieu dans tous les êtres.

La Bhagavad Gita et d'autres Ecritures nous enseignent que si nous sommes incapables de voir Dieu tout près de nous, nous ne pouvons espérer le voir loin de nous. Dieu est partout, à l'intérieur et à l'extérieur de toute chose et non en une région lointaine du ciel. Il est répandu partout, il existe en toute chose. Dieu est en nous-mêmes. Et si nous en prenons conscience, nous nous inclinerons devant notre mère, notre père, nos maîtres, nos saints. Nous les vénérerons comme nous vénérons Dieu. Dans certaines religions, il est interdit de s'incliner devant quoi ou qui que ce soit, c'est considéré comme un sacrilège. Et en raison de cela, on massacre des animaux et l'on tue même des êtres humains.

Notre monde deviendra un paradis si...

Lors de rencontres interconfessionnelles, la question est souvent posée de savoir si les hommes sont oui ou non supposés manger de la viande. Il n'est pas normal que les êtres humains mangent de la viande car ils ne possèdent pas de crocs pour la déchiqueter comme le font les animaux, le lion et le tigre par exemple. La viande n'est pas une nourriture naturelle pour nous. Elle est malsaine. C'est un poison. En raison de cela, notre monde est de plus en plus pollué. Les Rishis et les Munis ont prescrit une manière d'agir différente : les ingrédients qui sont offerts dans une yajna, une purification par le feu, ont certaines propriétés anti-pollution : lorsque nous les brûlons, ils purifient l'air et la fumée s'élève et forme des nuages qui se transforment en pluie qui nourrit le sol et fait pousser les plantes, et les animaux aussi bien que les êtres humains s'en nourrissent. Ainsi toute créature vivante bénéficie du rituel du feu. Il apporte la paix et le monde entier en profite.

Nous pouvons constater que les Rishis et les Munis d'autrefois étaient des sages. Ils ont développé une certaine manière de vivre et si nous suivons leur exemple, le monde dans lequel nous vivons, notre monde, serait un paradis. Ils nous ont donnés le dharma et si nous suivons la voie du dharma, c'est-à-dire la voie de l'attitude juste, notre esprit sera purifié. Lorsque notre mental sera clair et notre nature équilibrée, nous serons capables de connaître la paix de l'esprit. Mais, tant que nous resteront incapables de connaître la paix intérieure, il ne nous servira à rien de signer des traités de paix.

La dévotion permet de clarifier le mental quand elle est pratiquée dans un état d'esprit concentré et méditatif, mais pas lorsque notre pensée est ailleurs. Si notre esprit est agité et instable, nous ne pouvons même pas dormir correctement. Le principal problème actuel est le stress : le mental travaille trop vite. C'est pourquoi bon nombre de personnes se tournent vers la méditation dont elles connaissent la valeur. Ce n'est que grâce à la méditation que l'esprit trouve la paix.

La croyance et la pratique

Nos anciens Rishis et Munis réalisaient la valeur du silence, de la quiétude, et suivaient l'exemple du Seigneur Shiva assis en posture de méditation, tranquille et paisible. Dans le temple, nous pouvons verser nos offrandes sur sa statue, mais il est possible que nous le fassions sans savoir pourquoi, ce qui signifie que nous sommes ignorants et l'ignorance nous empêche de voir Dieu. Si nous pratiquons la religion correctement, nous en obtiendrons les résultats ici et maintenant, pas après notre mort. Il ne s'agit pas seulement de croire à quelque chose, il faut le pratiquer. Le Seigneur Krishna a affirmé que la pratique du dharma ne crée pas de résultats négatifs et ne demande guère d'efforts, et qu'un peu de pratique nous préservera, dans une large mesure, de la peur. Si nous pratiquons dans un esprit juste, avec une attitude et une compréhension justes, nous connaîtrons le bonheur au cours de cette pratique et après. Mais si nous ne pratiquons pas ou si nous ne le faisons pas avec un esprit juste, nous n'arriverons à rien.

Le but de la pratique est la réalisation. Nous devons tirer profit de ce que nous faisons et, si nous le faisons correctement, nous gagnerons à tous les niveaux. Nous nous rendrons compte que notre pratique devient partie intégrante de notre être, de notre vie, parce qu'elle nous apportera la paix et le bonheur ; elle nous fera voir les choses différemment ; elle changera toute notre attitude à l'égard de la vie.

2. Dieu dans le présent

Nous pouvons avoir un réfrigérateur rempli de denrées succulentes, mais en quoi cela peut-il être utile si notre système digestif est malade ? Sans le dharma, c'est-à-dire l'attitude juste, tout se transforme en poison ; avec le dharma tout se transforme en nectar.

Comment l'autodiscipline, par exemple le fait de jeûner, peut-elle contribuer à l'harmonie en nous-mêmes, dans nos maisons, dans notre société, dans notre pays et dans le monde entier ? Cette question est fondamentale pour les êtres humains. Chacun d'entre nous veut être heureux. Malheureusement, en dépit de tous nos efforts, nous rencontrons la frustration à chaque instant. Le but de tout ce que nous accomplissons dans la vie, que ce soit le travail social, la méditation, la dévotion, l'étude, le jeûne, a pour but de nous rendre plus sages : de développer notre connaissance, notre compréhension et notre sagesse.

Notre esprit est souillé par les influences qui nous conditionnent, celles de nos sens, c'est-à-dire que nous voyons, entendons, touchons et goûtons. En fait, ces impressions, qui pénètrent en nous par l'intermédiaire de nos sens, façonnent notre caractère. Lorsque nous essayons de nous concentrer, les images de ce que nous avons vu, entendu, etc., nous reviennent à l'esprit. En définitive, nous devons nous débarrasser de toute cette négativité accumulée au cours de bien des vies, y compris celle-ci.

Lorsqu'une habitude se transforme en mauvaise habitude, elle commence à nous façonner. Nous créons tout d'abord l'habitude, puis l'habitude s'empare de nous et commence à nous façonner. Par exemple, on commence un jour à fumer ou à boire de l'alcool et, finalement, on ne peut plus s'arrêter parce que c'est devenu une mauvaise habitude. Il existe bien d'autres habitudes ; toute notre vie est faite d'habitudes et nous n'en avons pas conscience ; nous ne nous demandons pas dans quelle direction elles nous conduisent parce que nous en sommes inconscients et c'est ainsi qu'elles deviennent partie intégrante de notre vie. Et même si, par exemple, nous pratiquons des rituels de dévotion de manière régulière, il est possible que nous continuions dans la même direction, en conservant les mêmes habitudes Mais la pratique spirituelle doit permettre de se débarrasser de ses habitudes, de devenir de plus en plus soi-même et de cesser d'être esclave de ses passions et de ses instincts. Nous devons apprendre à agir de manière naturelle et en accord avec nous-mêmes, et cela n'est possible que si nous agissons en parfaite conscience.

La maîtrise de soi

Dans la Bhagavad Gita, Krishna dit qu'il est préférable d'essayer de parvenir à la maîtrise de soi plutôt que de pratiquer des rituels. Sans la maîtrise de nos sens, de nos instincts et de nos passions, aucune vie spirituelle n'est possible parce que nous sommes esclaves de nos mauvaises habitudes. Faire preuve de maîtrise de soi signifie être capable de se détacher de toutes ses mauvaises habitudes.

Se maîtriser signifie être capable d'affirmer sa volonté, sa force intérieure, par exemple dans le jeûne. Le jeûne est un processus qui purifie notre nature de la négativité qui pénètre en nous par l'intermédiaire de nos sens. Il ne s'agit pas seulement de s'abstenir de nourriture, mais également de faire preuve de retenue dans nos paroles et de discernement dans ce que nous écoutons, ce que nous regardons, etc., car c'est seulement lorsque nous entendons et voyons des choses justes que nous recevons de bonnes impressions et de bonnes vibrations et que notre négativité peut disparaître. Cela signifie que nous devons regarder seulement ce qui peut nous apporter la paix, car ce que nous voyons, entendons et goûtons, pénètre en nous et y demeure sous forme de graine ; lorsque nous fermons les yeux, tout cela nous revient à l'esprit. C'est pourquoi il est bon d'avoir, par exemple, un bel autel qui nous apporte la paix lorsque nous le regardons. Mais si nous regardons des choses vulgaires, cela nous apporte de la laideur. Il en est de même avec ce que nous écoutons. Si nous écoutons, par exemple des chants à la gloire de Dieu, notre esprit est nourri, mais si nous écoutons une musique inharmonieuse et forte, ses vibrations pénètrent également en nous. La musique peut nous apporter la paix et le bonheur ou, au contraire, la perturbation et l'agitation de l'esprit.

Le sentier de la paix

Il en est de même pour le jeûne et d'autres formes d'abstinence. Si nous les observons, notre instabilité mentale habituelle fera place à la volonté intérieure et à la stabilité, et ainsi des personnes qui sont dépendantes du tabac, par exemple, ou de l'alcool, deviendront capables de se débarrasser de leurs mauvaises habitudes. Mais si cette volonté intérieure nous fait défaut, nous courrons dans toutes les directions, espérant ainsi trouver le bonheur mais, finalement, nous ne connaîtrons que la frustration. Si, par contre, nous suivons la voie de la modération, nous avons peu de chance de nous tromper. En cultivant le Soi, grâce au jeûne ou à d'autres formes d'abstinence, nous cultiverons et purifierons notre nature ? Et grâce à cela, nous obtiendrons la paix, le bonheur et la liberté. Nous ne savons vraiment ce que sont la paix et le bonheur, actuellement. D'après les Ecritures, sans la paix, il nous est impossible de connaître le bonheur ? C'est pourquoi il est si important de suivre le sentier de la paix, de la sérénité intérieure et de l'équilibre de l'esprit.

Se tourner vers Dieu

Si nous souhaitons avoir l'Inde à la radio, nous commençons par essayer de régler notre radio très doucement et lorsque nous entendons un son qui semble venir de l'Inde, nous nous concentrons, totalement absorbés par ce que nous faisons et, soudain, nous obtenons « Radio Inde ». Il en est de même pour notre esprit. Nous devons apprendre à l'accorder. « Radio Inde est toujours là, mais nous ne pouvons l'obtenir que si nous nous branchons sur cette station. De la même manière, Dieu est toujours présent, mais nous ne pouvons en prendre conscience parce que notre esprit n'est pas en harmonie. Pour obtenir le contact, deux choses sont particulièrement importantes : l'autodiscipline et un mantra.

Le mantra est la forme de prière la plus importante dont nous disposions ; c'est en quelque sorte le bouton que nous utilisons pour accorder notre esprit. Lorsque intérieurement nous répétons lentement « Om Namah Shivaya », par exemple, pendant trente minutes, et si, en même temps, nous écoutons ce mantra en nous-mêmes, notre esprit subira un changement, une transformation. En effet, l'esprit ne pouvant assimiler plus d'une chose à la fois, il est peu probable que des pensées négatives puissent y pénétrer. Nous commençons alors à trouver la paix et la stabilité mentale.

Chaque fois que nous voyons et entendons quelque chose qui perturbe notre esprit ou lorsque nous avons un problème dans notre vie, répétons notre mantra. C'est de l'autodiscipline. En agissant ainsi nous trouverons progressivement la paix car notre esprit commencera à devenir calme, tranquille et paisible. Si nous avons une tasse de poison et si nous y versons constamment de l'eau pure, il viendra un moment où il ne restera plus de poison dans la tasse, mais seulement de l'eau pure. Il en est de même pour nous. Si nous ne laissons venir que de bonnes pensées dans notre esprit, finalement, les pensées négatives disparaîtront et seules les pensées pures demeureront en nous. Lorsque notre nature sera purifiée, Dieu sera près de nous et nous en aurons la vision ; nous sentirons qu'il est toujours présent et nous ne connaîtrons plus la peur.

C'est dans cet esprit que nous devrions essayer de pratiquer et de réaliser Dieu. La réalisation vient lorsque nous pensons sans cesse à Dieu. Plus nous serons capables de penser à Dieu, plus il sera proche de nous. Créons donc de bonnes habitudes car elles nous mèneront à Dieu. Efforçons-nous, par exemple, de consommer une nourriture sattvique qui est bonne pour notre santé, et abstenons-nous d'alcool et de tabac. Commençons la journée par une méditation afin d'obtenir la paix de l'esprit, sinon toute la journée sera perturbée et cela aura également un effet négatif sur votre entourage. Lorsque nous accomplissons nos tâches quotidiennes dans la paix et la bonne humeur, ceux qui sont en contact avec nous font aussi l'expérience de cette paix et de cette bonne humeur. La méditation avant le coucher nous aidera à trouver un sommeil profond, tout notre être sera régénéré par les vibrations divines et lorsque nous nous réveillerons le matin, nous serons parfaitement dispos.

A chaque instant

Lorsque nous prenons pas le temps d'agir ainsi, lorsque nous oublions Dieu, les problèmes surgissent dans notre vie. Nous devons prendre le temps, à chaque instant. Si nous ne pensons pas au Seigneur, c'est comme s'il n'existait pas. En vénérant les vaches, les arbres, les rivières, la piété se développera dans notre cœur et nous verrons Dieu en toute chose. Si nous répétons notre mantra, il nous rappellera le Seigneur et nous ne cesserons de penser à lui. Alors notre esprit sera rempli de la conscience de Dieu et nous pourront faire l'expérience de Dieu. Généralement, notre esprit ne cesse de se déplacer comme un pendule, soit vers le futur, soit vers le passé, mais il n'est jamais dans le présent. Le présent, l'instant présent, est le moment le plus précieux de notre vie, de cette vie. Si nous nous préoccupons du présent, tout le reste ira bien. En pratiquant l'autodiscipline et la méditation, nous nous rendrons compte que peu à peu l'esprit commencera à s'adapter, à se poser, ce qui le rend plus stable et de plus en plus centré sur le présent. C'est seulement lorsque l'esprit est dans l'instant présent que nous pouvons parvenir à la réalisation de Dieu, car Dieu n'existe que dans le présent.

Om Tat Sat Hari Om.

 





Signes des temps

Home Argentine : un enfant auteur de guérisons

Source : Diario de Cuyo, Argentine

« Seul un miracle pouvait me rendre le sens de l'odorat, perdu à la suite de l'opération d'une tumeur cérébrale », affirme Rosa de Quinteros, l'une des 3 000 personnes qui ont consulté Gabriel Moyano, un enfant de cinq ans qui manifesterait des dons de guérison depuis une apparition de la Vierge Marie.

« Je sens un parfum de roses », s'était exclamée Rosa alors qu'elle ignorait que c'est précisément ce parfum que perçoit l'enfant lorsque la Vierge lui apparaît.

Tout a commencé en mars 1998, quand les résidents de Villa Libertad, située à Pocito, un village de la province de San Juan, en argentine, ont remarqué qu'une image de la Vierge était apparue sur le mur d'un garage. Ils furent convaincus du caractère surnaturel de cette apparition et rapidement la province, puis le pays entier s'y intéressèrent. Gabriel et un groupe d'enfants furent les premiers à découvrir le phénomène. Alors qu'ils jouaient dans la cour, ils virent soudain d'étranges lumières ébaucher une forme.

Depuis ce moment-là, selon Gabriel, la Vierge apparaît chaque nuit dans sa chambre, lui demandant de guérir les personnes qui viennent à Pocito. Il est également témoin de l'apparition du Christ Miséricordieux. « Il place sur ma poitrine un rayon bleu ainsi qu'un rayon rouge, et il me demande de les orienter vers les personnes que je dois guérir le lendemain », explique Gabriel, qui peut également décrire dans le détail les messages qu'il reçoit, ainsi que le travail qu'il doit accomplir : « En fait, ce sont la Vierge et Jésus qui effectuent les guérisons. Ils m'expliquent comment procéder et j'accomplis le travail sur les personnes malades qui viennent ici. Si elles ne peuvent pas être guéries, je les en informe. Beaucoup sont guéries et d'autres retournent vers Dieu et je sais ce qui se passe parce que la Vierge me l'explique. » Gabriel ne demande rien en échange de ses guérisons et explique que c'est pour lui un devoir d'accomplir cette tâche « à la demande de la Vierge et de Jésus ».

Mais le petit Gabriel ne guérit pas seulement chez lui, il se rend également dans des endroits que la Vierge lui montre au cours de la nuit. « Elle me signale que, par exemple, dans un hôpital ou une maison se trouve une personne très malade ou brûlée. Ensuite, avec l'aide de son manteau, elle m'emmène sur place avec elle, comme si on volait, afin que je puisse me rendre compte de ce qui s'y passe. Le lendemain, je me rends à cet endroit et je guéris la personne, si Dieu n'a pas décidé de l'emporter avec Lui. » La mère de Gabriel, Dora Pizarro, raconte que le lendemain de ses visions nocturnes, l'enfant se rend à l'endroit en question comme s'il le connaissait déjà.

« Ses visions nocturnes se révèlent parfaitement exactes : la description du lieu, le visage du malade, sa maladie ... comme s'il lui avait effectivement déjà rendu visite. »

 Les parents de Gabriel expliquent que les apparitions de la Vierge ont complètement perturbé leur vie et qu'ils ont tenté de persuader leur fils de tout abandonner. Gabriel a refusé en expliquant qu'il ne désobéirait pas à la Vierge.

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de ce récit. Les guérisons sont principalement l'œuvre du Maître Jésus.


Home Un jeune garçon guéri par un ange

Source : Atlanta Journal-Constitution, Etats-Unis

« Guéri par un ange ? » Un article paru dans l'Atlanta Journal-Constitution, raconte l'histoire de Ryan Wesley, un garçon de 11 ans qui souffrait de complications à la suite d'une opération à cœur ouvert, et était sur le point de mourir. Ses grands-parents, Lisa et Wayne Harrison, s'étaient précipités à l'hôpital, à cinq heures et demie du matin, après s'être réveillés avec le sombre pressentiment que quelque chose était arrivé à leur petit-fils Ryan. Alors qu'ils étaient assis dans la salle d'attente, une femme nommée Angélique, portant une robe de mousseline de soie violette et des escarpins de cuir vernis orange, entra.

D'après cet article, « la femme avait déclaré quelle aussi avait été réveillée par un sentiment d'urgence et que quelque chose – elle pensait que c'était Dieu – lui avait dit de se rendre à l'hôpital pour enfants d'Egleston et de chercher un couple dont le petit-fils avait de graves problèmes cardiaques. Dieu lui avait demandé de leur dire de ne pas s'inquiéter, que tout allait aller pour le mieux. »

« Je me souviens d'avoir pensé que cette femme devait être très riche car tout dans son aspect, son maquillage, sa coiffure, était impeccable, a déclaré Lisa Harrison, mais il y avait en elle une telle chaleur, son visage était si rayonnant [...] Lorsqu'elle ma regardée, tout ce qui pouvait exister en moi de laid ou de mesquin a disparu. Tout ce que je ressentais était de l'amour. »

Puis, baissant les yeux, Lisa Harrison remarqua les pieds de la femme. Elle portait des escarpins vernis orange, identiques à ceux que Lisa avait elle-même portés le jour de son mariage, « ses escarpins porte-bonheur ». Lisa Harrison a déclaré que la femme leur avait dit que des événements comme la maladie de Ryan se produisent afin de rapprocher les membres d'une famille, que ce sont des cadeaux particuliers de Dieu, et qu'il fallait les « ouvrir » et partager leurs bienfaits avec le monde. La femme annonça que Ryan vivrait et, s'adressant au mari de Lisa, Wayne, elle lui dit qu'ils se reverraient bientôt.

Elle quitta alors la salle d'attente et ils ne la revirent jamais. Ryan se rétablit, mais Wayne mourut quatre mois plus tard. Les médecins appellent Ryan leur « enfant miraculé ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu' « Angélique » était le Maître Jésus.


Home Des ovnis sur la France

Source : Le Bien Public, VSD, France

L'été dernier, un ovni a été aperçu au-dessus de plusieurs villages de l'Est de la France. «  Un engin, de forme triangulaire, avec des lumières rouge et blanche, volait à basse altitude, déclare un témoin. J'ai entendu un vrombissement inhabituel, un bruit sourd qui ne ressemblait ni à un avion, ni à un hélicoptère. » De fait, des traces rectilignes et triangulaires ont été découvertes dans des champs proches du village. Un arbre fruitier s'est soudainement et curieusement desséché. Au cours de la même nuit, plusieurs centaines de résidents de la région des Ardennes ont observé un objet volant non identifié.

Le magazine VSD a également publié un numéro spécial intitulé Ovni, les preuves scientifiques. VSD affirme que des pilotes militaires ou civils, des physiciens et des astronomes, d'Amérique, d'Europe et du Japon ont accepté de parler publiquement de leurs expériences personnelles d'ovnis. Les rapports de ces témoins oculaires sont présentés avec objectivité aux lecteurs du magazine.




Home Apparition de Jésus au Kenya

Source : Suddeutsche Zeitung, Allemagne

Des habitants de la ville frontalière de Busia ont déclaré que Jésus leur était apparu. D'après une station radio du Kenya, les personnes se sont agenouillées en pleurant et en priant. Les personnalités officielles de la localité maintiennent la version selon laquelle ces personnes auraient simplement été trompées par un jeu de lumière émanant d'une discothèque proche.




Home Une Vierge pleure à Las Vegas

Source : Los Angeles Weekly, Etats-Unis

Sur l'autel que Pablo Covarrubias a installé dans son arrière cour se trouve une statue de la Vierge de Guadalupe qu'il a rapportée de la basilique de Mexico. Régulièrement, de véritables larmes coulent des yeux de la statue. Elles sont récoltées sur de petits morceaux de coton et sont distribuées aux croyants. Selon P. Covarrubias, on rapporte plusieurs cas de guérisons surnaturelles et, un jour de grand vent, la Vierge est apparue dans le ciel, au-dessus de l'autel.





Tendances

Home Des visiteurs d'hôpitaux de diverses confessions

Source : The Friend, Grande-Bretagne

Les hôpitaux de Bradford, dans le nord de l'Angleterre, ont été remarqués car ils offrent à leurs patients la possibilité de recevoir des visiteurs d'hôpitaux de confessions diverses. Au lieu de se contenter d'assurer les visites habituelles des aumôniers des Eglises anglicane ou catholique, ces hôpitaux disposent d'une équipe de quarante bénévoles de confessions variées, y compris des personnes provenant des communautés locales musulmanes, sikh et hindoues.




Home Accords canadiens avec une peuplade indigène

Source : New york Times

Bien que renfermant en lui un potentiel de conflit, le traité territorial signé entre le gouvernement canadien et le peuple Nisga’a, de Colombie britannique, accorde pour la première fois le droit à l’auto-détermination à une tribu indigène. Ce traité historique donne aux Nisga’a le droit de contrôler 1 200 km2 de forêts de pins, de cours d’eau et de cimes  montagneuses, ainsi que les droits légaux de diriger leur propre nation. Ces droits sont comparables à ceux accordés aux tribus indiennes des Etats-Unis.

Les 800 000 indigènes du Canada comptent parmi les habitants les plus pauvres et les moins éduqués du pays. On espèrent que la posssibilité pour la tribu de gouverner elle-même augmentera considérablement ses chances de parvenir à une certaine indépendance économique. En dépit des critiques affirmant que ce traité accorderait aux Indiens un niveau d’autonomie de gouvernement refusé aux séparatistes francophones du Québec, les négociateurs fédéraux et la plupart des chefs Nisga’a pensent que cet accord encourage le processus de réconciliation entre les indigènes et les autres Canadiens. 





Les priorités de Maitreya

Home les sans-abris dans le monde

Un toit ne suffit pas

par Monte Leach

On estime qu'il y a dans le monde aujourd'hui 100 millions de sans-abri. Ces personnes n'ont pas de quoi se loger et dorment sur les trottoirs, sous les portes cochères, dans les parcs, sous les ponts ou encore dans les bâtiments publics, tels que les gares ferroviaires ou routières ou bien dans les asiles de nuit qui leur procurent un lit.

Le rapport publié en 1996 par le Centre des Nations unies pour l'habitat indique que le nombre des sans-abri atteint le milliard d'individus si l'on y inclut ceux qui vivent dans des logements « provisoires, souvent insalubres. C'est le cas des squatters qui vivent sous la menace constante d'une expulsion, des réfugiés dont l'habitation a été détruite et qui vivent dans des camps, et de ceux qui occupent des abris temporaires (comme les 250 000 sans logis, vivant sur les trottoirs de Bombay) ».

Le nombre des sans-abri serait encore plus important si l'on y incluait « toutes les personnes ne disposant pas d'un logement avec jouissance assurée (c'est-à-dire celles qui en tant que propriétaires occupant ou locataires ne sont pas protégées contre une expulsion arbitraire et brutale) et comportant les équipements les plus élémentaires tels qu'une eau de qualité satisfaisante acheminée par des tuyaux, et la mise à disposition de sanitaires et de systèmes d'évacuation. »

Le problème ne se limite pas aux pays en voie de développement. Chaque année, dans les Etats de l'Union européenne, environ 2,5 millions de personnes font l'expérience de se retrouver sans logis. Chaque nuit, aux Etats-Unis, on estime que plus de 700 000 personnes sans-abri dorment dans des lieux publics ou des abris de secours. Chaque année, quelque deux millions d'Américains se trouvent sans logis pour une durée plus ou moins longue.

Le logement précaire revêt des formes variées à travers le monde, et comprend des cages (à Hong-Kong), des autocars ou des conteneurs (en Israël et dans les Territoires occupés), des trottoirs (en Inde et au Bangladesh), des caves, des cages d'escaliers, des conteneurs et des greniers (en Europe), ou des rues (enfants dans toute l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine et l'Europe de l'Est) et des boîtes en carton (aux Etats-Unis).

Les causes

Il ne semble pas que l'insuffisance des accords internationaux puisse expliquer cette insuffisance de logements. Outre la Déclaration universelle des droits de l'homme, il y existe des dizaines de traités, déclarations, conventions et ententes, signés par tous les Etats de l'ONU, déclarant que le logement est un droit humain fondamental. Plus de 40 pays incluent également le droit au logement dans leur Constitution.

Pourquoi le phénomène est-il alors si répandu? Les causes en sont diverses. Au niveau économique, on devient sans logis en raison de la pauvreté et du chômage. Les pauvres n'ont tout simplement pas les moyens de s'offrir un abri convenable. Le nombre des personnes en situation de pauvreté absolue (qui ne peuvent satisfaire leurs besoins les plus élémentaires) s'élève à 1 200 millions de personnes dans le monde, ce qui équivaut à peu près celui des sans-abri; être pauvre signifie presque par définition être sans logis. Au-delà de ces causes économiques, il existe aussi des causes politiques. « A mesure que les pays se développent, la valeur des terrains augmente et les gens qui en ont les moyens achètent les terrains les mieux situés, déclare Scott Leckie, directeur du Centre sur les droits au logement et les expulsions, à Genève. Les groupes à revenus faibles ou moyens sont repoussés vers la périphérie des villes, c'est pourquoi les bidonvilles apparaissent aux abords de chaque cité du tiers monde sans exception. Des intérêts financiers énormes sont en jeu, qui poussent à la hausse la valeur des propriétés et des terrains, au fil des années. Les propriétaires en tirent un grand avantage, mais il devient ensuite très difficile aux autres d'accéder à un logement abordable.

Les pauvres n'étant souvent pas d'un grand poids politique, les gouvernements peuvent ne pas se sentir poussés à améliorer leurs politiques du logement et de lutte contre la pauvreté. Si un gouvernement est élu parce que les grands propriétaires terriens et les patrons de grandes sociétés veulent que les choses se passent d'une certaine façon, il est bien évident qu'il ne va pas consacrer une énergie considérable à tenter d'éradiquer la pauvreté. »

Pourtant, l'implication des gouvernements est essentielle à l'amélioration des conditions de l'habitat, car une approche purement privée, fondée sur le marché, ne fonctionne pas, affirme S. Leckie. « Le marché légal du logement, dans tous les pays du monde, quel que soit son niveau de richesse ou de pauvreté, ne fournit pas le logement nécessaire aux 40 % les plus pauvres de la population. Le marché ne subvient tout simplement pas aux besoins des groupes aux revenus les plus faibles. »

Cela s'ajoute à la pression internationale exercée par des institutions telles que le FMI et la Banque mondiale. Selon S. Leckie, « un pays peut avoir une bonne politique de logement, mais également une énorme dette. La Banque mondiale et le FMI, qui interviennent avec des fonds énormes, ont un immense pouvoir. Il disent en fait : « Soit vous participez à l'économie mondiale et jouez le jeu d'après les règles que nous établissons, et vous réduisez vos dépenses, soit vous être frappés d'ostracisme et coupés de l'économie mondiale. » Je vous laisse imaginer la pression à laquelle est soumise même un gouvernement des plus raisonnables. »

Les solutions

Il existe des solutions à nombre de ces problèmes, et certains pays les appliquent, du moins au niveau local.

Daniel Biau, responsable du Centre des Nations unies pour l'habitat, à Nairobi (Kenya), explique qu'il appartient aux gouvernements de prendre des mesures concernant la population ne disposant d'aucun abri. « N'avoir aucun abri est similaire à être en situation d'extrême pauvreté. Il est question de survie. Il faut prévoir un filet de sécurité. Il s'agit de gens si pauvres qu'il faut les assister directement. Mais pour ceux qui se trouvent en situation de pauvreté relative, un cadre, des stimuli sont nécessaires », ajoute-t-il.

Beaucoup des personnes sans véritable logis se trouvent parmi le milliard de celles qui vivent dans des taudis ou des bidonvilles. Presque toutes ces habitations misérables sont techniquement des installations illégales, ce qui signifie que ces gens n'ont pas le titre d'occupant officiel, ou qu'ils squattent le logement. En raison de l'insuffisance du stock de logements légaux disponibles, les gens apportent leurs propres solutions au problème. Ils construisent des bidonvilles aux abords de la cité, à proximité des possibilités d'emploi. « En fait, déclare S. Leckie, l'écrasante majorité des nouvelles habitations construites aujourd'hui dans le monde le sont par ceux qui habitent ces maisons, et par les communautés dans lesquelles ils vivent. » Il estime que cette tendance devrait être encouragée par les gouvernements.

« Pour résoudre le problème des bidonvilles, il ne s'agit pas d'expulser les gens, ni de raser les habitations, déclare-t-il, mais de créer des conditions telles que ceux-ci puissent améliorer leurs propres habitations, avec l'aide de la communauté. Une des meilleures façons de procéder est de leur en garantir la jouissance, afin qu'ils sachent qu'ils sont protégés d'une expulsion arbitraire, injuste et illégale. Si les gens savent cela, même s'ils ne gagnent pas deux cents dollars par an, ce qui est le cas de beaucoup, ils dépenseront leur argent à améliorer leur maison, ce qu'ils ne feraient pas dans le cas contraire, dans la crainte d'être expulsés. Si les gouvernements agissaient de cette manière, en association avec les squatters, beaucoup de bonnes choses pourraient en résulter. »

D. Biau reconnaît que l'amélioration de l'état des bidonvilles devrait être une priorité des gouvernements : « Dans les pays en voie de développement, la première démarche dans toute politique du logement devrait être d'améliorer les installations existantes non officielles (les taudis et les bidonvilles). Cela inclut la clause de garantie de jouissance, et de prévoir les infrastructures de base, y compris l'eau, l'électricité et les installations sanitaires. Un autre élément important de la politique du logement devrait être de prévoir des motivations financières pour les petits investisseurs privés, afin d'encourager le locatif bon marché. »

« Les gouvernements devraient favoriser ce développement plutôt que de le contrôler, déclare Sara Wakeham, spécialiste africaine de l'habitat. Tout ce développement non officiel se produit, de toute manière. Nous voulons que les administrations locales le soutiennent plutôt que de le restreindre et le freiner, et qu'ainsi elles encouragent l'accroissement des logements en nombre et en qualité. » 

L'aide internationale

L'aide internationale au développement des pays émergeants est en diminution dans le monde entier. Et même dans ce gâteau qui s'amenuise, le montant attribué au secteur du logement ne s'élève qu'à 2 ou 3 % du total. D. Biau déclare : « Le logement est un élément si coûteux que les pays occidentaux ne peuvent pas en assurer le financement sur l'ensemble de l'aide qu'ils apportent. Ils peuvent payer l'assistance technique, mais l'accordent avec réticence. Les gouvernements occidentaux considèrent le logement comme une priorité des affaires intérieures, et non pas comme une priorité relevant de l'aide internationale. Ils préfèrent se concentrer sur l'agriculture, par exemple. C'est une approche à courte vue, les organisations internationales n'ont pas encore compris que le XXIe siècle sera le siècle des villes. Les pauvres et les sans-abri s'y concentreront de plus en plus, et la communauté internationale doit faire davantage pour aider les pays en voie de développement. »

Les réussites

On considère que les pays de l'Union européenne ont les politiques sociales du logement les plus avancées du monde. Parmi les pays en voie de développement, on remarquera les efforts déployés par des pays comme le Brésil, le Chili, la Colombie, l'Indonésie, le Sénégal, Singapour et la Tunisie. Au Brésil, par exemple, on considère que des villes comme Fortaleza, Recife, Porto Allegre, Santo Andre et plusieurs autres ont des programmes de logements tout à fait efficaces. Et dans l'Afrique du Sud de l'après-apartheid, beaucoup de progrès ont été accomplis avec des politiques du logement plus favorables aux pauvres.

Une grande partie du progrès s'accomplie au niveau local. « Les lieux où l'on enregistre des réussites sont ceux où des organisations locales très solides sont présentes, où le degré de participation dans la communauté est très élevé et où le gouvernement agit en tant que force qui facilite plutôt que force qui réprime, explique Scott Leckie. La plupart des réussites se produisent à petite échelle, communauté par communauté, quartier par quartier, mais elles se reproduisent en d'autres lieux dès que les gens en ont connaissance. »

Daniel Biau approuve : « La situation idéale serait d'avoir une municipalité forte qui définit les politiques dans toute la cité et d'avoir pour chaque installation de squatters et chaque taudis quelques OBC (organisations basées sur la communauté) et quelques ONG (organisations non gouvernementales) qui coordonnent l'application de ces politiques. Je pense que les associations clés du futur se feront entre les autorités locales, les OBC et les ONG, au niveau de la cité. »

Mais la volonté politique doit être présente pour réaliser ces objectifs. « Dans n'importe quelle ville ou pays, si la volonté existe, il y a un moyen d'améliorer la situation, affirme D. Biau, et le moyen peut se définir aisément. » Il ajoute que les médias ont un rôle important à jouer pour convaincre les décideurs politiques d'agir de manière plus responsable. Et en fin de compte, les gens eux-mêmes sont capables de générer la volonté politique nécessaire. Ainsi, dans toute l'Amérique latine, des gens s'organisent, envahissent des terres, et font pression sur les gouvernements, depuis de nombreuses années. Aux Philippines, des OBC et des ONG, au nombre d'environ 100 000, travaillent en vue d'améliorer le logement et les conditions de vie dans les taudis.

« Une approche populaire, incluant tous les facteurs concernés dont, chose très importante, les personnes elles-mêmes, est la base de la solution, affirme Scott Leckie. De plus en plus de gens sont impliqués dans ce genre de mouvements. Conjointement, avec une plus grande reconnaissance du logement en tant qu'élément relevant des droits de l'homme, de plus en plus de groupes légaux et de groupes concernés par ces droits s'impliquent également. Ces deux forces unies font avancer les choses dans la bonne direction. »





Faits et prévisions

Home Les marchés financiers : pire que la bombe atomique

Source : Bergens Tidende, Norvège

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. Les marchés boursiers ressemblent à des maisons de jeu où chacun devient « dépendant » de cette drogue qui consiste à faire de plus en plus d'argent. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1989)

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. » (PI, mai 1989)

Lors d'une récente visite en Norvège, Hans-Peter Martin, collaborateur du journal allemand Der Spiegel, et co-auteur d'un ouvrage intitulé le Piège de la globalisation, a déclaré que « le marché financier mondial constituait désormais une menace supérieure à celle des armes nucléaires pour la stabilité et la paix mondiale ». Dans leur livre, H. P. Martin et son collègue Harald Schumann décrivent comment la libéralisation des marchés des valeurs et des devises a ôté toute limite à la ruée générale aux profits, menaçant la stabilité et le bien être d'un nombre croissant de pays.

Depuis la sortie de cet ouvrage, il y a quelques années, l'Asie et la Russie ont été victimes de crises économiques et d'autres grands pays, comme le Brésil, sont au bord du précipice.

« Je ne tire aucune joie d'avoir eu raison » s'exclame H.P. Martin. « Le processus s'est déroulé beaucoup plus rapidement que nous l'avions anticipé. Le piège de la mondialisation a été dressé et de nombreux pays s'y sont fait prendre. » Martin pense que certaines forces d'opposition seraient susceptibles de résister au processus et d'en ralentir les effets négatifs. « Il faudrait un nouveau mouvement social capable de jouer un rôle similaire à ce qu'a fait Greenpeace pour l'environnement. Les syndicats sont trop bureaucratiques. Nous avons maintenant besoin d'organisations nouvelles et plus vastes qu'au commencement de l'ère industrielle », affirme-t-il.

 




Home Asie : les problèmes demeurent

Source : The Nikkei Weekly, Japon

Le premier ministre japonais, Keizo Obuchi, a consenti à mettre en œuvre de nouvelles mesures, plus rapides, afin de sortir l'Asie de la crise financière et économique. Lors d'une visite au Vietnam, il a notamment promis des crédits à faibles taux d'intérêt et des équipements pour la formation de dix mille techniciens.

Le même jour, on annonçait que l'Asie du Sud-Est n'avait pas encore atteint le fond. Cette année, l'Indonésie, la Malaisie, le Vietnam et les Philippines devraient voir leur Produit national brut (PNB) baisser d'au moins un pour cent. En 1998, ce PNB avait déjà enregistré une contraction de plus de huit pour cent.

 




Home Une vision génétique de l'avenir

Source : BBC TV, Grande-Bretagne

« Le développement de la recherche génétique permettra de découvrir l'information génétique qu'il est nécessaire de donner à un organe pour lui permettre de se régénérer, parfois en quelques heures. » (Benjamin Creme, PI, septembre 1989)

Le centre Sanger, situé à Cambridge, en Grande-Bretagne, est en train de constituer une vaste banque de données intégrant toutes les recherches effectuées sur le code génétique humain. Bénéficiant du soutien financier du gouvernement britannique et d'associations caritatives, ce projet, présenté comme ayant une « dimension biblique », vise à devenir le centre d'informations génétiques mondial pour les siècles à venir. 




Home Catastrophes naturelles : une année record

Source : Worldwatch Institute, Etats-Unis

« Le temps qu'il fait est affecté par nos attitudes. Lorsque règne la dysharmonie, accompagnée d'une grande confusion, de la guerre, d'une extrême inégalité entre les conditions de vie, lorsque des millions d'individus meurent de faim sans raison, et lorsque plus encore vivent dans l'angoisse permanente et le besoin, nous mettons en place des forces destructrices qui, inévitablement, affectent les vies élémentales dont l'activité consiste à engendrer le temps qu'il fait sur la planète. Ces élémentaux réagissent alors de manière dysharmonieuse, et il en résulte des séismes, des ouragans, des inondations, etc. Lorsque nous atteindrons un certain équilibre, les élémentaux et le temps deviendront alors plus facilement prévisibles et plus « normaux ». » (Benjamin Creme, Partage international, mars 1990)

Les violences climatiques ont causé de nombreux décès en 1998, ainsi que des pertes économiques estimées à quelques 89 milliards de dollars, plus que le coût de l'ensemble des catastrophes naturelles des années 1980. Selon certains chercheurs, l'activité humaine est la cause essentielle du problème.

Selon les premières estimations du Worldwatch Institute, les pertes économiques de novembre 1998 dépassent de 48 pour cent le dernier record annuel, enregistré en 1996, et qui dépassait les 60 milliards de dollars. Au-delà des pertes matérielles, l'impact des tempêtes, inondations, sécheresses et incendies sur les populations a été considérable cette année. On estime à près de 32 000 le nombre des décès et à quelques 300 millions (soit plus que la population des Etats Unis) les personnes sans abri ou contraintes de déménager du fait d'événements climatiques extrêmes.

Le rapport affirme que certains des désastres les plus dévastateurs de 1998 ont, à l'évidence, une origine « non naturelle ». A cause de la déforestation, de nombreux flancs de coteau escarpés sont dénudés et ne retiennent plus l'eau de pluie qui dévale dans les cours d'eau, provoquant fréquemment des glissements de terrain dévastateurs et des inondations. Parallèlement, la croissance de la pression démographique a conduit de nombreux individus à s'installer dans des zones de plaine ou de coteau inondables. Bien que les météorologues associent certaines catastrophes de 1998 au phénomène El Niño, aucun El Niño n'avait jamais engendré tant de catastrophes.





Brève

Home Nouveaux appels en faveur de l'éradication de la dette

par Kofi Annan

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, veut que les pays occidentaux transforment la totalité des créances publiques qu'ils détiennent sur les pays africains – environ 135 milliards de dollars – en subventions, afin de pallier à leurs problèmes de trésorerie. S'adressant à un groupe d'experts du développement de l'Afrique, qui forment la cellule de réflexion du secrétaire général, K. Annan a déclaré : « Le poids de la dette extérieure est un obstacle majeur à la croissance économique et au développement durable de l'Afrique. »




Home Le Sénégal interdit l'excision

Source : El País, Espagne

Selon un communiqué produit par le gouvernement de Dakar, le Sénégal vient d'interdire la pratique de l'excision des femmes. Toute personne qui persistera à aider et à encourager cette pratique sera passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison.





Citation

Home La valeur d'une civilisation

par Samuel Johnson

« La valeur d'une civilisation se mesure au soutien qu'elle accorde aux pauvres. »





Courrier des lecteurs

Home Maitreya au Conway Hall

Cher Monsieur,

Mardi 3 décembre 1998, lors de la conférence de Benjamin Creme au Conway Hall, à Londres, j'étais assise derrière la table où se trouvait proposée de la documentation en libre-service et je discutais avec une collègue. Il était environ 18 h 50. Une femme est entrée dans le hall et a lu attentivement les journaux trimestriels l'Emergence exposés sur la table. Elle a examiné tous les numéros avec intérêt et s'est même penchée sur la table pour mieux voir ceux qui ceux qui se trouvaient en arrière, mais elle n'en a pris aucun et n'a pas posé de questions. Ensuite elle est partie, paraissant satisfaite. Alors qu'elle lisait les journaux, cette pensée me vint : « Ah, Maitreya va être une femme ce soir. » Puis, je me dis : « Pourquoi pas celle-là ? » Mais instantanément, je rejetai cette idée, non parce que son aspect était trop ordinaire (c'était une femme entre deux âges, d'apparence banale), mais parce qu'elle semblait trop réelle. Lorsqu'à la fin de la conférence, Monsieur Creme a annoncé que Maitreya avait fait une visite dans le hall pendant dix minutes sous l'aspect d'une femme ordinaire, j'ai pensé qu'il s'agissait d'elle. Ai-je eu raison?

I. L., Londres, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cette femme était Maitreya.


Home Une remarque en passant

Cher Monsieur,

En 1995, alors que je travaillais au Strong Memorial Hospital de Rochester, dans l'Etat de New York, aux Etats Unis, je vécus une expérience qui laissa en moi une profonde impression.

Quelques jours auparavant, lors d'une réunion de prière chrétienne, j'avais parlé du retour de Maitreya et de son émergence, ce qui avait choqué la plupart des personnes présentes. Elles étaient restées inquiètes et silencieuses. L'une d'entre elles avait ouvertement avoué son incrédulité et, peu de temps après, la réunion avait pris fin. J'étais rentré chez moi tout à fait déprimé.

Puis un jour, alors que je traversais le hall de l'hôpital où je travaille, je vis un homme noir, de grande taille, qui se dirigeait vers moi en discutant avec une femme. Je ne remarquai chez eux rien de particulier jusqu'au moment où, passant à ma hauteur, la femme se tourna vers son compagnon (et moi) en disant : « Tu n'as pas à être mon porte-parole. » Ce fut la seule phrase que j'entendis distinctement. Sidéré, je me retournai et les vis s'éloigner. S'agissait-il d'un conseil de Maitreya destiné à m'orienter sur ma façon de servir ? Compte tenu de ma récente déconvenue au sujet de Maitreya, cela avait un sens. Peut-être est-il préférable que je vive ma propre vie du mieux possible, donnant ainsi un bon exemple du Christ qui est en moi aux personnes de mon entourage, plutôt que de prendre le difficile sentier consistant à leur parler ouvertement de Maitreya ?

[1] Qui étaient cet homme et la femme qui l'accompagnait ? [2] Mon interprétation de la phrase est-elle correcte ?

X. K., E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la femme était Maitreya et l'homme le Maître Jésus. [2] Non. Maitreya voulait dire que vous n'avez pas nécessairement à être son porte-parole. Servez de manière détachée.


Home Il était une vieille femme...

Cher Monsieur,

1. Un jour de février 1997, j'attendais à un arrêt de bus, près de la cathédrale de Regensburg, en compagnie de mon fils. Absolument épuisée et désireuse de rentrer chez moi au plus vite, j'étais loin de remarquer ce qui se passait autour de moi. Soudain, mon fils s'exclama que la femme qu'il avait vue avec mon collègue (et que le Maître de benjamin Creme avait confirmé être Maitreya dans Partage international) descendait justement d'une voiture. J'en restai abasourdi et ne parvins pas à le croire. Elle descendit de la voiture juste devant nous, s'approcha de nous en riant et salua mon fils comme s'il était une vieille connaissance. Puis elle me regarda, toujours en riant, et marmonna dans notre dialecte bavarois quelques mots que je ne pus comprendre. Elle avait l'air d'une pauvre vieille de la campagne, et était telle qu'on me l'avait décrite, frêle, voûtée, claudicante, portant des vêtements usés. En on ne pouvait pas dire qu'elle sentait bon. Je lui demandai si elle savait qui nous étions. « Oh oui, je vous connais très bien, je vous ai souvent vu en ville avec votre fils... ». Je lui demandai alors si elle était la « femme au ticket d'autobus », car j'avais encore des doutes. Elle marmonna de nouveau en dialecte : « Quoi ? Oui, oui, oui... enfin, peut-être...cela m'arrive parfois. »

Elle se précipita entre les passants en les saluant et en leur parlant, puis traversa la rue. Je la suivis dans le but de l'observer. Mon bus passa. Elle demanda de l'argent à quelques passants et leur parla. Puis elle s'assit sur un banc et aborda une autre femme qui, comme elle, semblait venir de la campagne et qui, apparemment, l'avait prise une fois en voiture ; toutes deux semblaient se connaître. Nous nous assîmes aussi sur le banc, et de temps en temps, elle nous faisait un signe amical de la tête. Que nous l'ayons suivie semblait la rendre perplexe. La situation était étrange et je ne pouvais que rire de moi-même. Tout cela était si saugrenu ! Elle se leva et regarda derrière elle à plusieurs reprises ; finalement, elle me demanda où j'allais. En fait nous devions prendre la direction opposée et je ne savais pas vraiment que dire. Je pensai que, peut-être, elle voulait nous dire quelque chose. Je finis par lui demander si je pouvais faire quelque chose pour elle, mais elle déclina l'offre et me remercia : « Non, non, je n'ai besoin de rien. Mon fils vient me chercher avec sa voiture. » Nous discutâmes encore un peu puis elle nous dit au revoir. Nous prîmes l'autobus et elle resta là à nous faire au revoir de la main. J'étais en pleine confusion : « Se pouvait-il que cette femme soit Maitreya ? » Je n'arrivais pas à le concevoir et il me tardait de la revoir. Par la suite, toutes les fois que je retournais sur les lieux, je regardais attentivement autour de moi dans l'espoir de l'apercevoir.

2. Fin juillet, de nouveau je me retrouvai près de la cathédrale et, comme c'était si souvent le cas, je repensais à elle, lorsque je l'aperçus juste devant moi. Elle était penchée sur une poubelle et inspectait les détritus, telle une mendiante. Ses vêtements étaient toujours d'une extrême pauvreté. Elle me jeta un bref regard et s'éloigna précipitamment. Je la suivis. Sans cesse, telle une malade mentale, elle demandait l'heure aux passants. Puis elle quémanda de l'argent pour acheter un ticket d'autobus. La plupart du temps, elle réclamait 10 marks. Certains donnaient quelque chose, beaucoup ne faisaient que passer sans s'arrêter. Quelques personnes paraissaient se souvenir d'elle. J'entendis un homme déclarer qu'il lui avait déjà donné de l'argent quelques jours plus tôt ? Puis de nouveau, elle bavarda avec les passants et rit en regardant les petits enfants. Elle était très amicale avec tout le monde.

J'observais toute la scène et eus tout à coup l'impression de jouer dans un film. Elle me demanda de l'argent, juste un ou deux marks. Je les lui donnai, et soudain elle en voulut dix. Je ne pus me retenir de rire et les lui tendis. Avec vivacité, elle fourra l'argent dans un sac en plastique déjà bien rempli, qu'elle sortit de son vieux sac à main. Elle continua ainsi pendant une demi-heure et décida alors qu'il était temps de rentrer chez elle. En partant, elle me fit au revoir de la main. Elle se précipita ensuite chez un boucher où elle acheta des saucisses. Déconcertée, je l'observais à travers la vitrine. Je ris de moi-même devant de tels doutes. Elle se dirigea ensuite vers l'arrêt d'autobus en claudicant et se retourna à plusieurs reprises. Finalement, elle s'assit sur un petit mur de briques et, de la main, me fit signe d'approcher. J'étais toute heureuse. Elle me regarda d'un ait triste. Elle me dit combien il était dur d'être pauvre, ne pouvais-je pas lui donner de l'argent ? Son obstination me fit rire car je venais juste de lui en donner. Elle me demanda alors où j'allais maintenant, car elle devait rentrer chez elle. En partant, elle me fit au revoir de la main. Elle traversa le pont, lentement, courbée, en ne cessant de se retourner. Je la regardai partir, et tout comme la première fois, je ne pouvais y croire.

J'étais restée une heure avec elle ? Le lendemain, les choses prirent une tournure encore plus saugrenue.

3. Je me trouvais de nouveau près de la cathédrale et sortais d'un grand magasin. Je songeai : « Pourvu que je ne la rencontre pas encore aujourd'hui », car j'étais exténuée et ne me sentais pas « convenablement préparée ». Mais, instantanément, je sus qu'elle se trouvait là une fois de plus juste devant moi ! Je n'arrivais pas à y croire ! Je restais là à la fixer, tandis que, comme d'habitude, elle demandait aux passants de l'argent pour se procurer un ticket d'autobus. Elle me dit bonjour d'un ton détaché. Cette fois-ci, elle me réclama tout de suite 10 marks en échange de son vieux ticket. Je lui donnai l'argent, c'était tout ce qui me restait, et elle me tendit son vieux ticket absolument sans valeur. Je ne pouvais que rire de ces petits tours qu'elle faisait aux gens. Tandis qu'elle fourrait prestement l'argent dans son vieux sac usé, je constatai qu'elle y avait accumulé un grand nombre de vieux tickets qu'elle avait probablement l'intention de « vendre ». Elle me remercia chaleureusement et ajouta que j'avais une place dans ses prières afin d'être protégée, ce dont je fus très touchée.

Puis, elle se dirigea vers l'arrêt du bus et je la suivis. Elle s'assit à côté des autres personnes qui attendaient et une fois de plus elle demanda si quelqu'un pouvait lui donner de l'argent. Elle ne cessait de quémander. Finalement, elle me fit signe de venir m'asseoir à côté d'elle et nous bavardâmes. Elle me dit qu'elle était aller voir son médecin ce matin-là, et nous continuâmes de bavarder, comme on le ferait avec une vieille dame un peu folle. Ses chaussures, qu'on lui avait données, étaient trop justes et lui faisaient mal. Pendant tout ce temps, son vieux visage ridé riait et elle me tapotait l'épaule comme une vieille amie. Elle me regarda et me déclara combien mon visage lui plaisait, ce qui m'embarrassa. Elle rit de nouveau et dit : « Je vous aime vraiment... tout comme j'aime vraiment tous les gens... chez nous, notre pasteur dit aussi que j'ai toujours aimé tout le monde... pour moi, c'est la chose la plus importante. » Elle parlait aussi à d'autres personnes. Finalement, elle voulut aller à un autre arrêt d'autobus. Je souhaitais l'accompagner mais ne trouvais aucune raison valable. Après avoir marché un peu, elle désira se reposer de nouveau. Elle avait de grandes difficultés à se déplacer et c'était bien triste de la voir ainsi.

Elle finit par me dire au revoir en me souhaitant bonne chance et une bonne journée. Nous étions demeurées ensemble pendant une heure et demie. Je restai à flâner quelques instants sans arriver à croire à ce qui venait de m'arriver.

D. M., Regensburg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la vieille dame était Maitreya. Il a également indiqué que cette vieille femme existe réellement et qu'il se sert de son personnage pour ces expériences.


Home Ni ordinaire ni aveugle

Cher Monsieur,

Fin avril ou début juin 1997, je me rendais sur mon lieu de travail avec les idées les plus noires en ce qui concernait mon emploi. Sur le point de franchir le tourniquet à la station de métro d'Otemachi pour prendre la correspondance, je remarquai un quinquagénaire aveugle qui semblait tout désemparé, comme s'il était perdu. Songeant que, vu ma négativité, une bonne action ne pouvait que me faire du bien, je m'approchai de lui et lui demandai où il avait l'intention de se rendre. Comme il s'agissait de la même station que la mienne, nous montâmes ensemble dans un wagon. Alors que nous étions assis côte à côte, j'éprouvai une sensation merveilleuse et me rendis compte que l'énergie –le ki – émanant de lui était très pure et très agréable. Et je pris soudain conscience que cet homme me venait en aide, en non l'inverse. Je l'accompagnai jusqu'à sa destination et me rendis à mon travail.

Je reste toujours perplexe en ce qui concerne cette agréable et merveilleuse expérience. S'agissait-il d'un aveugle ordinaire ?

H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'aveugle était le Maître de Tokyo.




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