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Accueil > Revue Partage > année 1998

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 1998 - N° 124

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les dangers de l'interdépendance mondiale par Mark Sommer
    • Le libéralisme est-il cousin du marxisme ? par Rodrigo Borja


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Environnement


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Prélude au changement

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

De plus en plus, dans le monde entier, on pressent l’imminence du changement. L’effondrement de grandes devises monétaires et la faillite d’établissements financiers ont ébranlé l’économie du monde. Ils ont été suivis d’efforts visant à consolider, et si possible à remettre sur pied l’édifice chancelant de la structure économique mondiale. Ces tentatives de dernière minute n’aboutiront pas. Tout au plus pourront-elles, dans le court terme, retarder l’effondrement final d’un système qui n’est plus viable ni utile pour l’immense majorité des hommes. A l’approche du troisième millénaire, les structures anciennes et obsolescentes perdent de leur stabilité et de leur cohérence, libérant ainsi le terrain pour la construction des formes du nouvel âge.

L'idée de synthèse

Ces formes nouvelles doivent embrasser les idéaux de tous les hommes et leur aspiration à un monde plus juste, un monde qui ne soit plus déchiré et divisé entre riches et pauvres, puissants et faibles. Par-dessus tout, elles doivent intégrer l’idée de synthèse, qui représente le dessein intérieur spirituel de l’ère du Verseau.

Quand Maitreya émergera dans la plénitude de son intervention publique, il posera les fondations de cette nouvelle vision de la vie : il mettra l’accent sur l’unité du genre humain et sur la nécessité du partage, de la justice et de la liberté comme seuls garants de la paix ; il lancera un appel à tous les hommes pour qu’ils pardonnent et oublient les fautes du passé ; il sonnera le clairon pour les rassembler dans un effort commun pour le bien de tous.

Ainsi le Grand Seigneur montrera-t-il la voie à tous ceux qui sont prêts à entamer leur voyage vers l’avenir. Ainsi indiquera-t-il les écueils à éviter et les mesures à prendre pour permettre à la race humaine de survivre et de prospérer.

Un potentiel unique

Il n’est pas difficile d’imaginer les retentissements profonds que la présence et les propos de Maitreya pourront avoir. Jamais auparavant dans l’histoire humaine un homme d’une telle stature et de semblables capacités n’avait offert au monde son unique potentiel de service et de connaissance. Avec lui viennent aussi ses disciples les Maîtres, parvenus eux-mêmes à la perfection, qui brûlent d’entreprendre leur œuvre de sauvetage et de secours.

En dépit des apparences, la situation s’améliore dans le monde. L’actuel effondrement de ses structures n’est que le prélude indispensable à l’émergence d’un réalisme dont l’homme a grand besoin pour procéder à un réajustement de ses valeurs et donner un sens et un but nouveaux à sa vie. Maitreya et son groupe sont ici pour stimuler ce processus, apporter de l’aide en toute situation, et agir comme les Frères aînés qu’ils sont effectivement. Bientôt, on les connaîtra en tant que Conseillers et Gardiens de la vérité, en tant que Mentors de ceux qui veulent faire l’apprentissage des relations justes et sont prêts à travailler pour leurs frères et sœurs dans le monde entier. Ceux-ci sont nombreux, et déjà on les connaît. Joignez-vous à leur groupe chaque jour plus important, et démontrez maintenant que vous faites partie du peuple du Christ.


 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Des joyaux dans la boue

par Ana Swierstra Bie

Il y a maintenant onze ans, Arne Skarpsno, un retraité, se rendit compte que durant la période de fermeture estivale de certaines institutions, beaucoup de toxicomanes, prostituées, alcooliques et autres personnes sans domicile se retrouvaient affamés, errant dans les rues d'Oslo. Il se sentit poussé à agir et tandis que d'autres personnes partaient en vacances. Arne et son épouse Gerd chargèrent leur table de camping et de nombreux sandwichs faits maison dans leur voiture et se rendirent à un endroit souvent fréquenté par des toxicomanes. Ils y installèrent leur table et offrirent du pain et des boissons aux sans-abri. Arne était tellement pris par son besoin d'action qu'il n'eut pas la moindre appréhension. Après une phase initiale de scepticisme, les « enfants des rues » se rendirent compte qu'il y avait là quelqu'un qui désirait sincèrement leur venir en aide sans rien demander en retour.

Durant cet été, ils préparèrent quelque 4 000 sandwichs, et lorsque les institutions ouvrirent à nouveau leurs portes, Arne et Gerd voulurent continuer leur action : les drogués, les prostituées, les criminels, les sans-abri et les alcooliques étaient devenus « leurs enfants », quel que fût leur âge.

Le couple consacra tout son temps et ses revenus à cette tâche. Arne était dans la rue, cherchant à établir une relation de confiance et à se faire des amis. Il donnait son numéro de téléphone à tous les enfants des rues, qui pouvaient le contacter à tout moment. Gerd restait à la maison, répondant au téléphone et préparant les sandwichs. Arne découvrit de nouveaux moyens de faire face aux besoins qu'il rencontrait. Il prit contact avec des entreprises du secteur alimentaire afin d'obtenir des dons en nature.

« Je me vois encore la première fois au téléphone en train de quémander » se rappelle-t-il. Certains n'avaient rien à donner mais d'autres se montrèrent généreux. Leur maison se remplit de boîtes de conserve et de vêtements. Tout était mis dans des sacs et distribué à ceux qui étaient dans le besoin. Le besoin de chaleur humaine et de soins de santé était tout aussi important que la nourriture et les vêtements. Arne et Gerd écoutaient et réconfortaient. Ils étaient disponibles au téléphone 24 heures sur 24. Personne ne tombait jamais sur le répondeur. Leur maison était toujours ouverte ; si quelqu'un au bout du rouleau les appelait, Arne prenait la voiture et allait le chercher. Ils ne savent combien de vies ils sauvèrent en accueillant ces personnes chez eux et en leur offrant un repas, une douche, des vêtements propres et le sofa qui leur permettait d'attendre la fin des effets de la drogue.

se rappelle-t-il. Certains n'avaient rien à donner mais d'autres se montrèrent généreux. Leur maison se remplit de boîtes de conserve et de vêtements. Tout était mis dans des sacs et distribué à ceux qui étaient dans le besoin. Le besoin de chaleur humaine et de soins de santé était tout aussi important que la nourriture et les vêtements. Arne et Gerd écoutaient et réconfortaient. Ils étaient disponibles au téléphone 24 heures sur 24. Personne ne tombait jamais sur le répondeur. Leur maison était toujours ouverte ; si quelqu'un au bout du rouleau les appelait, Arne prenait la voiture et allait le chercher. Ils ne savent combien de vies ils sauvèrent en accueillant ces personnes chez eux et en leur offrant un repas, une douche, des vêtements propres et le sofa qui leur permettait d'attendre la fin des effets de la drogue.

Les enfants d'Arne

Beaucoup séjournèrent chez eux durant de longues périodes. « Ce sont des gens qui volent et qui mentent. Pourtant, je les ai vus sous un jour complètement différent. Il y a tellement de beauté en eux ; mais ils ne la voient pas eux-mêmes. »

Arne et Gerd ont aussi organisé des fêtes de Noël pour les « enfants ». Une année, lorsqu'on lui demanda où il comptait les organiser la prochaine fois, il répondit, à sa propre surprise : « A l'hôtel de ville. » L'idée lui paraissait séduisante et après quelques déboires, il rencontra la personne adéquate, à qui l'idée plût beaucoup. Quand Noël arriva, les portes de l'hôtel de ville d'Oslo s'ouvrirent pour les sans-abri ; les tables étaient couvertes de soie damassée et d'argent, comme lors des réceptions royales. « La première année, certaines personnes voyaient d'un mauvais œil l'hôtel de ville rempli de drogués mais maintenant elles en sont très fières. » Et la célébration annuelle de Noël est devenue une tradition bien établie.

Des inégalités choquantes

Lui-même originaire d'une famille modeste, et ayant consacré de nombreuses années de sa vie à travailler pour les riches, Arne a fréquenté les classe sociales les plus extrêmes. Les inégalités entre riches et pauvres le choquent toujours : « L'injustice, la cupidité, la spoliation des pauvres par les riches, tout cela me met en colère. Les gens sont tellement préoccupés d'eux-mêmes ; la seule chose qui les intéresse est d'acquérir ce qui se fait de mieux ; tout cela n'est que prétention et vanité. »

Arne admire Jésus mais il trouve la plupart des chrétiens passablement hypocrites. Il affirme : « Jésus a dit : « Tout ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites », mais beaucoup de prêtres et de chrétiens ne se préoccupent que de sauver les âmes. Je suis pour eux comme une épine enfoncée dans leur chair car je mets en pratique ce qu'ils devraient faire. La dernière chose qui me viendrait à l'esprit, c'est de rebattre les oreilles des gens de discours sur Jésus ; je ne cherche à convertir personne et je n'ai pas l'ambition de tirer qui que ce soit de l'emprise de la drogue. Ces enfants viennent de tous les milieux. Ce sont des jeunes qui ont connu des difficultés au départ. Certains d'entre eux n'ont jamais eu de chance. Nous leur donnons ce qu'ils n'ont jamais eu : de l'amour. »

« Certaines personnes s'irritent de mon attitude. Pourquoi ne les laissez-vous pas mourir, me dit-on ? Nous aurions ainsi un problème de moins. » Mais pour Arne, ces garçons et ces filles sont ses joyaux.

« Mon espoir est de rendre leur vie plus facile tant qu'ils sont toujours en vie. Ils savent que je le fais pour rien, parce que je les aime. Ils savent aussi que je peux les comprendre car, dans ma jeunesse, j'ai abusé de l'alcool et de la drogue. On ne peut pas duper ces gens, et ils n'essayent pas de me tromper non plus. Lorsque je suis à la recherche du véritable amour, je le trouve dans les rues, pas dans les églises. »

Maintenant, les sandwichs et les boissons sont distribués dans des camions et Arne Skarpsno, qu'on appelle aussi « le père des enfants des rues » est maintenant connu de tous les Norvégiens. L'aide qu'il a distribué est d'un montant d'environ 20 à 30 millions de francs. La portée et l'efficacité de son système de distribution sont impressionnantes. Arne fait appel aux médias pour promouvoir la cause qui lui tient à cœur. Il a de bonnes relations avec les hommes politiques et avec les dirigeants de grandes entreprises. « Les médias font connaître les besoins, les hommes d'affaires y répondent par des dons et moi je ne suis que le coursier. » Ainsi lorsqu'il apprit que les surplus de produits alimentaires étaient jetés à la décharge, il avertit les journaux qui y firent un large écho. Très rapidement, les mises à la décharge stoppèrent et Arne put alors procéder à la redistribution des surplus.

Trente à 40 sociétés participent régulièrement à des donations de nourriture et d'autres biens. La municipalité a fourni un large entrepôt de stockage tandis que des amis et des volontaires participent à l'empaquetage et à la distribution de nourriture et de vêtements. Une marque de véhicules sponsorise sa camionnette, les gens font des dons en vêtements et en argent et un magasin de chaussures équipe les enfants des rues.

Arne fournit régulièrement de la nourriture à 18 foyers regroupant chacun de 40 à 60 personnes ainsi que des abris de fortune pour les mères et les enfants. Il soutient aussi des centres d'évangélisation, des prisons, des abris de nuit pour les prostituées ainsi que différentes institutions. Les surplus de nourriture sont donnés à des jardins d'enfants et même les chevaux des environs ont leur part de pain.

Arne et Gerd travaillent bénévolement : « Un père ne doit pas recevoir de l'argent pour l'aide qu'il donne à ses enfants » dit-il. « Nous sommes comme des parents, rien ne se perd en frais généraux. L'amour que je récolte dans la rue constitue mon salaire. »

Au fil des ans, la vie dans les rues est devenue de plus en plus violente et ils ont assisté à de nombreuses funérailles, souvent celles de jeunes, décédés suite à une overdose. Gerd est souffrante et elle ne peut plus assumer son travail ; il y a quelques années, Arne s'effondra d'épuisement mais il se sent toujours poussé à l'action. « Parfois, lorsque je me sens fatigué, je me dis qu'il serait si facile de rester simplement à la maison avec un café à regarder la télévision. Mais je sais qu'il y a toujours plus de travail à abattre, et lorsque je rentre tard le soir à la maison, je ne voudrais pour rien au monde renoncer au bonheur que je ressens. C'est réellement une grande chance que de pouvoir accomplir ce travail. »




Home Benjamin Creme en visite à Berlin

Au mois d'octobre, Benjamin Creme s'est rendu à Berlin pour la deuxième année consécutive. Il y a donné une conférence devant un public de plus de 500 personnes, dont bon nombre n'avaient jamais entendu parler de Maitreya auparavant. L'auditoire s'est montré très intéressé et la séance de questions-réponses s'est poursuivie au-delà de minuit. Le lendemain, 250 personnes ont assisté à une méditation de transmission, et de nouveaux groupes se sont créés à Berlin.




Home Projet d'habitat aux Philippines

Source : Habitat Newsletter, Espagne

Les Philippines, et surtout leur capitale, Manille, souffrent d'une grave crise du logement affectant plus du tiers des familles pauvres. Ces familles survivent habituellement dans des bidonvilles, occupent illégalement des maisons ou sont sans-logis, et ni le gouvernement ni les institutions privées ne sont en mesure de résoudre ce problème.

Freedom to Built (FtoB) (Liberté de construire), association à but non lucratif créée juste avant la première Conférence sur l'habitat de Vancouver, a déjà fourni un logement à 5 000 familles à faibles revenus. Comme ces familles sont incapables de payer le prix normal d'une maison, FtoB leur construit des habitations très sommaires mais décentes, de 20 à 40 m2, pour moins de 70 % du prix moyen. Les familles peuvent ensuite les reconstruire ou les agrandir selon leurs revenus.

Les familles elles-mêmes prennent part à la construction de leur maison (et de celles du quartier). De cette manière, elles n'ont pas seulement un abri, mais également un titre de propriété, et donc une surface financière. FtoB viabilise également les secteurs déjà implantées, y apportant l'eau et l'électricité.




Home L'aide aux enfants des rues d'Afrique du Sud

Depuis sa fondation en 1980, l’association à but non lucratif Ashoka : Innovons pour le bien commun a aidé plus de 500 personnes, à travers le monde, qui se sont distinguées par des initiatives visant à réaliser de profondes transformations sociales. Voici un nouvel épisode d’une série de portraits de bénéficiaires de l’aide d’Ashoka.

Portrait de David Fortune, boursier de l'Ashoka

David Fortune, prêtre, travailleur social auprès de l'enfance et comédien à temps-partiel, agit pour que les enfants et les jeunes des rues d'Afrique du Sud réintègrent leurs familles et leurs communautés. Plutôt que de proposer les maisons de redressement, ou de l'aide d'urgence qui ne procure que de la nourriture et l'hébergement, David Fortune a élaboré une technique de travail social qui vise à regrouper les enfants, leurs familles et leurs communautés, pour favoriser leur compréhension mutuelle et stimuler leurs actions.

Né en 1962, David a perdu sa mère à l'âge de neuf ans et son père à l'âge de quatorze ans. Mais il ne permit pas que la perte de ses parents ait un effet négatif sur sa vie et sur son ambition personnelle. Au contraire, cela constitua le facteur essentiel dans sa décision de travailler avec les jeunes. « Le message que je sentais devoir partager avec eux est que nous sommes tous les architectes de notre propre avenir. Et quel que soit le milieu dont nous sommes issus, nous sommes capables de déterminer notre propre avenir. »

Après avoir terminé ses études au lycée, David travaille comme employé de banque. En 1983, il abandonne le monde du commerce et poursuit ses études pour devenir prêtre catholique. Alors qu'il est encore au séminaire, il obtient son diplôme de travailleur social dans la protection infantile et, à temps-partiel, il est comédien professionnel. En tant que spécialiste de la protection infantile, il commence à travailler dans des abris avec des enfants qui, auparavant, ont vécu dans la rue. David découvre bientôt que beaucoup d'enfants des rues ne reçoivent aucun soin. Il s'engage alors pour leur venir en aide. En 1989, il entreprend une étude de six mois sur les enfants des rues du Cap. Entre 1990 et 1992, David travaille en tant que coordinateur d'un projet concernant les enfants des rues du Cap. Pendant cette période, il élabore les bases de sa nouvelle approche du travail social avec les enfants des rues et lance l'association communautaire de développement Streets, en 1992.

L'apartheid

Le phénomène des enfants et des jeunes vivant dans la rue est mondial ; c'est toutefois un problème relativement récent en Afrique du Sud. Jusque dans les années 1980, les lois de l'apartheid limitaient la migration vers les villes, en contrôlant strictement l'afflux des Sud-africains noirs vers les quartiers « blancs » du pays. Avec le relâchement puis l'abandon de ce contrôle migratoire, dans les années 1980, l'Afrique du Sud a connu une forte migration de la population rurale vers les villes. L'urbanisation rapide, s'ajoutant aux divers troubles sociaux-économiques, a entraîné une augmentation du nombre des enfants vivant dans la rue.

Un grand nombre de ces nouveaux migrants n'arrive pas à trouver d'emploi et s'enfonce dans des situations de pauvreté urbaines dégradantes qui diffèrent nettement avec les conditions de vie à la campagne. Se démenant pour obtenir une place en ville, ils doivent se battre pour fournir aux enfants un soutien indispensable, tant matériel qu'affectif. Mais les familles subissent de telles difficultés qu'elles ne peuvent pas toujours répondre aux besoins de leurs enfants. Par manque d'attention et en raison des mauvais traitements qu'ils endurent, de nombreux enfants se sentent contraints à quitter le foyer pour la rue qui leur paraît être, à première vue, une vie plus excitante et de plus grande liberté.

En 1987, on estimait à 5 000 le nombre des enfants des rues en Afrique du Sud, et en 1995, le nombre de ces enfants, âgés de huit à dix-sept ans, atteignait 10 000, dont 2 000 dans la seule ville du Cap. Ces jeunes sont, en grande majorité, de sexe masculin (98 %), et tous de race noire. La plupart de leurs activités sont illégales, allant des petits délits jusqu'à des actes plus graves, tels que l'inhalation de colle, la prostitution, l'usage de drogues, mais aussi les crimes violents tels que des rixes entre clans, (souvent avec jets de pierres et usage d'armes blanches), le vol, l'agression et le viol.

Les enfants et les jeunes des rues souffrent de troubles de la santé, de malnutrition, de violences physiques, de traumatismes psychologiques et de l'hostilité de la population. Ils entrent dans l'âge adulte avec peu d'éducation, pas de formation, et manquent de moyens pour gagner leur vie honnêtement, d'une autre manière qu'avec ce qu'ils ont appris de la vie très dure de la rue.

Quelles soient privées ou gouvernementales, les initiatives qui viennent en aide aux enfants des rues reposent presque exclusivement sur l'institutionnalisation et l'aide à court terme, et elles n'ont été capables ni de réduire le nombre de ces enfants, ni de leur apporter le nécessaire au développement, à long terme. Pour ces enfants qui ont quitté le domicile familial pour vivre dans la rue, il n'y a que trois alternatives d'hébergements possibles : les abris et les foyers de bénévoles, qui manquent de ressources, les centres d'éducation surveillée et les « Maisons de sécurité », où les tribunaux envoient les fugueurs contre leur gré (les enfants étant coupables de délit en cas de fuite), et la prison. La plupart de ces enfants considèrent ces institutions comme des lieux d'isolement effrayants. Dans cet environnement carcéral, ils ont le crâne tondu et sont souvent mélangés à des jeunes plus âgés et plus endurcis qu'eux. Craindre les adultes et obéir à leurs injonctions, c'est tout ce qu'ils apprennent là.

Les solutions à long terme

David Fortune pense que le problème des enfants des rues ne peut être traité en l'absence des familles et d'une communauté élargie. Son organisation, Streets, est la première en Afrique du Sud à envisager les solutions à long terme.

Pour s'attaquer aux causes du problème des enfants des rues, David utilise une stratégie qui agit sur trois niveaux différents : l'enfant, sa famille et sa communauté.

En ce qui concerne l'enfant, la chaleureuse et conviviale Maison d'accueil répond aux besoins quotidiens des enfants, leur procurant nourriture, sécurité de l'hébergement, vêtements, douches, conseils et assistance médicale et légale. Streets est en train d'étendre ses programmes afin d'inclure une formation élémentaire, éducative et professionnelle, avec le travail du bois, de la soie et du cuir, du dessin sur tissu, la confection de vêtements, le travail du métal, ainsi que d'autres techniques permettant aux enfants de créer des objets qui seront vendus. Streets identifiera ensuite les employeurs potentiels et les possibilités d'emploi des jeunes qualifiés ou semi-qualifiés.

Au-delà des formations professionnelles spécifiques, Streets contribue à restaurer en chacun l'estime de soi et la confiance en soi. Les enfants sont ainsi préparés à retourner chez eux et à affronter les problèmes qui peuvent y exister.

Favoriser le rapprochement famillial

Les personnes qui travaillent à la Maison d'accueil se servent de ce qu'ils apprennent des enfants pour retrouver leurs familles. Streets les rencontre et discute avec elles des raisons qui ont poussé les enfants à s'enfuir. Ils cherchent ensemble d'éventuelles solutions. Par exemple, si l'enfant s'est enfui à cause de l'extrême pauvreté du domicile familial, Streets met en relation la famille avec des organisations gouvernementales ou non-gouvernementales susceptibles de fournir nourriture, assistance médicale et vêtements (les familles ne sont en général pas au courant des ressources disponibles au sein de la communauté).

Grâce à la confrontation de l'enfant avec sa famille, Streets peut parfois identifier une personne maltraitant l'enfant, et attirer ainsi l'attention de la famille de manière à prévenir ou réduire les mauvais traitements futurs. Lorsque les problèmes résident au niveau de la cellule familiale de base, l'enfant ne peut retourner chez lui et Streets cherche des solutions auprès de la famille plus éloignée (tantes, oncles, grands-parents, frères et sœurs plus âgés).

Une pièce de théâtre

Enfin, au niveau de la communauté, Streets organise des représentations théâtrales : une pièce de théâtre originale engendre chez les spectateurs une prise de conscience et les mobilise pour qu'ils s'impliquent dans l'aide aux enfants des rues. Le scénario met en évidence ce que vivent ces enfants, leur lutte pour la survie, les mauvais traitements et les violences dont ils sont victimes, leur incarcération et tout ce qui leur fait défaut. La pièce dépeint aussi les diverses raisons possibles qui incitent les enfants à quitter leur domicile, tels que la pauvreté, le chômage, la faim, les mauvais traitements physiques, sexuels, émotionnels ainsi que les insultes reçues. Les échanges qui suivent la représentation ont pour but de trouver des réponses à cette interrogation : « Que peut faire la communauté au sujet de ce que nous venons de voir ? » Streets cherche des idées auprès des femmes, des jeunes, des groupes de confessions diverses. Il propose des ateliers traitant de l'organisation financière et de la viabilité d'un projet à ceux qui veulent démarrer un projet personnel.

En plus du personnel de la Maison d'accueil elle-même, Streets emploie des travailleurs de rue bénévoles, des travailleurs de secteur et des travailleurs de communauté. Les travailleurs de rue effectuent une ronde quotidienne afin de localiser les enfants et ils les dirigent vers les services appropriés. Grâce à un travail de rue systématique, il est plus facile d'identifier les nouveaux enfants et d'intervenir plus précocement. Les travailleurs de secteur visitent les familles des enfants pour prodiguer des conseils au niveau de la maison et mesurer les progrès réalisés ; ils rencontrent entre trois et cinq familles par jour. Le rôle des travailleurs de communauté est de créer une prise de conscience publique, de sensibiliser la communauté à la situation difficile de la jeunesse, des enfants et de leur famille, ainsi que de mobiliser et d'inciter de nouvelles personnes à s'impliquer dans le travail social.

Depuis 1993, Streets a aidé plus de 300 familles dans 19 communautés aux alentours de la région ouest du Cap. Plus de 200 enfants ont été replacés avec succès dans leur famille, avec un taux de réussite de 66 %. Streets a été cité comme programme modèle par le Département des services sociaux dans la région ouest du Cap. Le Département est en train d'étudier l'adoption de ce modèle pour d'autres projets similaires. D'autres organisations travaillant avec les enfants des rues ont demandé à David de former leur personnel selon l'approche développée par Streets.

Ayant peaufiné son approche et démontré son efficacité dans la région du Cap, Streets est maintenant en mesure d'exercer une influence sur le problème des enfants sans foyer à travers le pays. David met l'accent sur la communication de l'approche de Streets aux services sociaux gouvernementaux ainsi qu'aux autres institutions qui travaillent avec les enfants des rues.


Pour plus d'information : Ashoka : Innovateurs pour le Public, 1700 North Moore Street, Suite 1920, Arlington, VA 22209,USA ; téléphone : 703-527-8300 ; e-mail : Ashoka@tmn.com.





Signes des temps

Home Un miracle au Honduras

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Après le passage dévastateur de l'ouragan Mitch, en novembre 1998, les médias du monde entier ont rapporté l'histoire étonnante de Laura Isabel Arriola, une femme de trente six ans qui a survécu pendant six jours alors qu'elle avait été emportée par les flots à 80 kilomètres de la côte. Mme Arriola a surmonté des difficultés extraordinaires : battue par les vagues, au milieu des débris de bois flottant, fortement aspergée d'écume, elle a perdu conscience à plusieurs reprises et a souffert d'hypothermie et de déshydratation. Le sixième jour de son calvaire, elle aperçut un canard près de son radeau de fortune. « J'ai commencé à parler à ce canard », a-t-elle raconté. Je lui ai dit : « Petit canard, envoie un message pour faire savoir que je suis vivante. Ramène-moi vers les miens. Ramène-moi vers le rivage », puis je me suis mise à pleurer en disant : « Pourquoi est-ce que je ne peux pas m'envoler avec toi ? »

Quelques heures plus tard, Mme Arriola fut aperçue par un hélicoptère qui la repêcha. Le lieutenant commandant Mark Folwell, de la frégate de la Royal Navy britannique qui est venu à son secours, a déclaré : « Il est vraiment incroyable de posséder non seulement la force physique, mais également la capacité mentale nécessaires pour survivre dans de telles conditions. C'est tout à fait extraordinaire. Je fais partie de la Royal Navy depuis vingt ans et je n'ai jamais rien vu de semblable. "

Le Maître de Benjamin Creme a affirmé que cette femme avait reçu la protection du Maître Jésus et que c'est lui qui a matérialisé le canard.


Home Des guérisons miraculeuses attribuées à Mère Teresa ?

Un an seulement après la mort de Mère Teresa, plusieurs cas authentifiés de guérisons ont été recensés. Il y eut tout d'abord le cas de sœur Rita Mascarenhas, 71 ans, infirmière missionnaire à l'école catholique de Purulia (petit village à 350 km de Calcutta). Le 20 août 1997, elle eut à subir une intervention chirurgicale pour une hernie. Peu après l'opération, des douleurs intolérables la condamnèrent à une totale immobilité. Les médecins se mirent d'accord avec elle pour une nouvelle intervention, certains nerfs ayant été endommagés durant l'acte chirurgical. Le 5 septembre Mère Teresa mourut, et le 7, sœur Pierina, amie intime de la défunte, lui rendit hommage dans la chapelle ardente et toucha son corps avec une pièce de coton blanc. Elle apporta ensuite le bout de tissu à la malade en lui disant : « Cela va t'aider, il vient de Mère Teresa. »

Sœur Rita appliqua alors le petit morceau d'étoffe sur sa blessure. Parallèlement aux injections d'analgésiques des médecins, la religieuse continua à invoquer Mère Teresa, malgré sa souffrance. Une nuit, alors qu'elle s'efforçait de trouver le sommeil, elle entendit distinctement une voix qui lui ordonnait de se tourner vers la gauche, ce qu'elle fit avec de grandes difficultés. Un peu plus tard, le même voix lui demanda de se tourner vers la droite et elle obéit de nouveau. A 7 h 30 du matin, la même voix péremptoire lui ordonna : « Lève-toi et marche ! » Elle se leva et marcha : ses douleurs avaient complètement disparu.

Les médecins, surpris par cette rémission inattendue, restent sans explication quant à sa cause et se disent prêts à témoigner devant la commission d'enquête du Vatican, qui ouvrira le procès en canonisation de Mère Teresa d'ici quatre ans.
(Source : La Vanguardia, Espagne)

Citons également le cas de cette jeune Française vivant aux Etats-Unis, qui prétend avoir guéri de ses multiples blessures provoquées par un accident de la route, après avoir touché un médaillon que lui avait donné Mère Teresa. Une religieuse, porte-parole des Sœurs de la Charité, a déclaré que ses médecins jugeaient que son rétablissement relevait du miracle, étant donnée la vitesse de calcification osseuse nettement supérieure à la normale, et cela sans intervention chirurgicale.
(Source : The Tablet, Grande-Bretagne)

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de ces deux cas, en spécifiant que ce n'est cependant pas Mère Teresa qui en est à l'origine mais le Maître Jésus.


Home Miracle en Italie

Source : The Tablet, Grande-Bretagne

Il est de tradition que le 19 septembre, jour anniversaire du martyre subi en l'an 305 par saint Gennaro (saint Janvier), saint patron de Naples, une relique de son sang, conservé dans un flacon, se liquéfie.

Le mois de septembre 1998 n'a pas fait exception à la règle. Sous l'égide du cardinal Michele Giordano, le flacon fut exposé dans la cathédrale de Naples. Le jour anniversaire, après « cinquante minutes d'ardente prière », le miracle s'est produit. La liquéfaction a provoqué de nombreux applaudissements au sein de l'assemblée des fidèles qui ont été témoins de l'événement.

 

Le Maître de B. Creme a affirmé que ce miracle était accompli par le Maître Jésus.


Home Une inconnue porte secours à des victimes d'un accident de la route

Source : De Nieuwe Meerbode, Pays-Bas

En octobre 1998, une femme inconnue d'un certain âge a aidé le conducteur et les trois passagers d'une voiture à sortir de celle-ci alors qu'elle était tombée sur le toit, au fond d'un canal, à Mijdrecht, aux Pays-Bas. La femme a aidé les quatre personnes à sortir du véhicule et les a conduites jusqu'à un endroit sec. Chose étonnante, il n'y eut  aucun blessé. Lorsque les victimes de l'accident ont voulu remercier celle qui les avait sauvées, elles se sont aperçues qu'elle avait disparu.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme âgée » était Maitreya.



Tendances

Home L'Allemagne met fin à l'ère du nucléaire

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Le nouveau gouvernement de coalition a décidé de « mettre définitivement fin à l'ère de l'énergie nucléaire ». La loi sur le nucléaire, entrée en vigueur en 1960, visait à promouvoir l'énergie nucléaire. La nouvelle loi visera désormais à mettre un terme à l'utilisation de ce type d'énergie. On se penche actuellement sur les détails et sur le délai d'application de cet arrêt. Les initiatives entreprises sous le gouvernement précédent, en faveur de l'industrie nucléaire, seront annulées avec effet immédiat, et il ne sera plus accordé aucun permis de construction de centrale nucléaire.




Home Stimuler les politiques visionnaires

Un centre destiné à promouvoir un nouveau leadership visionnaire (The Center for Visionary Leadership) a récemment été inauguré à Washington. L'objectif est de créer un endroit qui puisse encourager le développement d'un nouveau leadership visionnaire afin de promouvoir de meilleures approches pour résoudre les problèmes, approches qui ne soient plus basées sur l'antagonisme mais sur la meilleure chance de réussite possible, et qui tiennent compte de l'intérêt de tous.

Il s'agit d'une nouvelle initiative à but éducationnel non partisan, favorisant un esprit communautaire et un engagement envers les valeurs morales et spirituelles au sein de la vie publique. On y offre des conférences, des échanges, des formations au leadership, et des séminaires avec des dirigeants visionnaires provenant d'un peu partout aux Etats-Unis. Une étude en profondeur de la Sagesse éternelle telle qu'enseignée en Orient et en Occident, dispensée sous forme de cours mensuels intitulés « Science de l'âme », complète le programme. Les participants sont initiés à l'art de l'écoute, à la réduction de la réaction de défense, et à la recherche d'un terrain d'entente commun.

Parmi les leaders visionnaires invités à siéger au Conseil consultatif du centre : John Hoyt, président de la Société humaine ; Satish Kumar, fondateur de la Grameen Bank du Bangladesh ; le directeur du Schumacher College d'Angleterre, l'ambassadeur John McDonald ; Claudine Schneider ex-membre du Congrès américain ; Marianne Williamson, auteur à succès.


Pour informations : The Center for Visionary Leadership, 3408 Wisconsin Ave NW, Room 200, Washington DC 20006, USA. Tél. : (202)237-28000 ou (301)320-2389. cvldc@nettrail.net




Home La situation des droits de l'homme s'améliore au Maroc

Source : Trouw, Pays-Bas

Les proches des nombreux prisonniers politiques marocains « disparus » doivent recevoir, ou ont déjà reçu une lettre explicative à leur sujet. On s'attend à ce qu'un bon nombre d'entre eux soient bientôt relâchés. Certains prisonniers sont portés disparus depuis des décennies. La situation des droits de l'homme s'est graduellement améliorée au Maroc depuis mars 1998, lorsqu'un un gouvernement du centre-gauche a été nommé, sous la direction du premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi.

 




Home Edition : l'ésotérisme en hausse

On note une augmentation de l'intérêt envers la spiritualité aux Etats-Unis, intérêt nourri non seulement par les Eglises, mais également par les éditeurs. Les livres sur la métaphysique, la spiritualité, ou ceux d'inspiration religieuse, sont maintenant les nouvelles superstars de l'industrie du livre. Entre 1991 et 1997, les ventes de livres à tendance religieuse ont augmenté de 150 %, contre 35 % pour les autres. Le plus grand distributeur de livres aux Etats-Unis, Ingram, a noté une augmentation de près de 500 % de ses ventes de livres sur la spiritualité, pour une période allant de l'été 1994 à l'automne 1996, et une autre augmentation de 58 % pour celle allant de l'automne 1996 au printemps 1998.

Ce type de croissance spectaculaire pour une seule catégorie de livres (la spiritualité) est sans précédent dans l'histoire de l'industrie de l'édition aux Etats-Unis. Lynn Garrett, responsable de la section religieuse du Publishers Weekly, affirme : « Je crois que les gens se sont rendu compte qu'une vie dépourvue de l'aspect religieux et spirituel ne fonctionne pas vraiment pour les êtres humains. »

 




Home Plan d'autonomie du Timor oriental

Source : New York Times

Après vingt ans de piétinement diplomatique, l'Indonésie et le Portugal sont récemment convenus d'un plan d'autonomie pour le Timor oriental. Le statut de ce territoire, situé dans l'archipel malais au nord de l'Australie, fait l'objet de controverse depuis 1974 lorsque le Portugal a abandonné cette colonie, que l'Indonésie a envahie l'année suivante. Aux termes du projet, les habitants du Timor obtiendraient le droit de former un gouvernement autonome local et de contrôler les affaires éducatives et culturelles, mais l'Indonésie garderait le contrôle des affaires étrangères et militaires ainsi qu'une partie de la politique monétaire et fiscale.

Les leaders politiques du Timor oriental, qui doivent participer à des négociations sur l'avenir du territoire, paraissent se ranger à ce compromis. Le ministre des Affaires étrangères d'Indonésie, Ali Alatas, a affirmé que l'Indonésie était prête à accorder une réelle autonomie, « conforme aux normes internationales », et qu'elle continuerait à réduire ses forces armées stationnées au Timor oriental.

 




Home Croyance en l'existence de phénomènes paranormaux

Source : The Guardian Weekly, G.B

A mesure que l'intérêt envers les pratiques religieuses traditionnelles semble s'estomper, des idées non orthodoxes paraissent avoir le vent en poupe. On dit que le Vatican prépare une encyclopédie contre ce qu'il estime être un accroissement de la superstition. Pourtant, un récent sondage montre que 63 % des Britanniques croient en l'existence de phénomènes paranormaux.

Une étude, effectuée par l'Université de Leeds (G.-B.) laisse apparaître que 55 % des gens croient au don de « double vue » et que 67 % accordent quelque crédit à l'astrologie. Une autre enquête indique que 22 % de l'ensemble des Européens croient maintenant à la réincarnation.





Faits et prévisions

Home D'une catastrophe à l'autre

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

En première page de l'édition du 7 novembre 1998, le journal britannique The Guardian met en lumière la disparité existant entre le plan de sauvetage mis en place en septembre 1998 pour sauver le fonds de spéculation américain LTCM (Long Term Capital Managment) et l'aide fournie aux pays d'Amérique centrale suite à la récente tragédie provoquée par le cyclone Mitch. On peut lire en gros titre : « Crise à Wall Street : un fonds spéculatif plonge et l'Occident met sur pied un plan de sauvetage de 3,5 milliards de dollars – Crise en Amérique centrale : au moins onze mille morts, des millions de sans-abri ; l'Occident débloque un fonds d'urgence de cent millions de dollars. »

Larry Elliott, l'auteur de l'article, explique : « C'est l'histoire de deux désastres. L'un a été évité, l'autre est bien réel. Dans le premier cas, la banque centrale du pays le plus puissant du monde s'est évertuée à empêcher la stupidité et l'avidité d'un fonds spéculatif de faire exploser le système bancaire [...]. Alors qu'en Grande-Bretagne, la plupart de ceux qui veulent acheter une maison ne peuvent emprunter plus de deux fois et demi la valeur de leurs revenus, les dirigeants de LTCM détenaient des positions d'une valeur de 900 milliards de dollars, soit 250 fois leur capital initial. » Qualifiant les responsables financiers de la Réserve fédérale, basée à New York, de « Maîtres de l'Univers », L. Elliott note que « la nuit dernière, aucun Maître de l'Univers n'était présent à Tegucigalpa, la capitale du Honduras ; pas de salle de conférence lambrissée, pas de néons. Mais juste des cadavres qui s'amoncelaient, et une ardoise de deux milliards de dollars de dégâts »




Home CRISE FINANCIÈRE INTERNATIONALE

Le besoin d'un leadership charismatique

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

« Comme nous l'avons déjà annoncé (Partage International, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1989)

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » (Partage international, mai 1989)

Le président américain Bill Clinton a qualifié la crise économique mondiale de « plus grand défi financier pour les Etats-Unis depuis cinquante ans ». Walter Russell Mead, membre du Comité aux relations extérieures, a déclaré : « La mesure du défi auquel est confronté Bill Clinton est la suivante : il doit utiliser la Maison Blanche [...] d'une part pour convaincre un public américain sceptique des réels dangers engendrés par la crise économique internationale, [...] d'autre part, il doit galvaniser l'opinion publique internationale pour que l'Europe et le Japon s'unissent et adhèrent à un programme visant à changer le fonctionnement de l'économie mondiale. Alors que la planète, qui regorge d'armes nucléaires, fonce vers l'abîme économique, les Etats-Unis et le monde entier ont de nouveau besoin d'un leadership aussi fort que celui de Roosevelt face à la double menace du nazisme allemand et de l'impérialisme japonais. »

Japon – En écho à l'immense confusion qui entoure la crise financière du pays, les autorités japonaises se sont publiquement contredites sur l'état de leur système bancaire, lors de la réunion annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Washington. Masaru Hayami, gouverneur de la Banque du Japon, a déclaré que les réserves en capital des 19 premières banques du pays a atteint un niveau dangereusement bas au cours des derniers mois. Il a précisé comment les banques ont été contraintes de réduire leur capital pour effacer de leur bilan d'énormes créances irrécouvrables liées à l'immobilier. Après cette intervention, de hauts fonctionnaires du ministère des Finances (qui a été accusé de manquement grave à son devoir de régulation du système bancaire) ont fermement affirmé que la présentation de M. Hayami était largement biaisée, car il employait une définition étroite pour caractériser le capital des banques, les plaçant ainsi sous un jour exagérément pessimiste.

Environ deux semaines plus tard, le Parlement japonais a adopté un projet controversé qui prévoit d'affecter 517 milliards de dollars (prélevés sur les impôts des contribuables) pour secourir le système bancaire national chancelant et tenter de réinjecter des fonds dans une économie paralysée. Les observateurs estiment que le plan de sauvetage réduit le risque d'un effondrement du système financier, mais qu'il n'apporte qu'une solution à court terme et ne s'attaque pas au défi de la modernisation du système bancaire, afin de le rendre autonome.

 




Home Un appel à la régulation des flux de capitaux

Source : El País, Espagne- New York Times,( Et .U)

Selon le Cercle de Montevideo (un forum de discussion sur le développement et la démocratie réunissant les chefs d'Etat d'Amérique latine), le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement se sont montrés inefficaces pour prévenir la crise financière asiatique. Le président uruguayen, Julio Maria Sanguinetti, a de surcroît demandé la création d'urgence d'un nouveau mécanisme de régulation des flux de capitaux : « La vitesse de circulation des capitaux, et surtout l'ampleur des montants en cause, ont généré une économie mondiale sans rapport avec le monde réel. La dérégulation des marchés financiers a déclenché des effets que les experts se sont avérés incapables d'anticiper. Et maintenant, ils déclarent qu'ils ne savent pas comment y faire face. »

Brésil – Le gouvernement brésilien a mis en place un programme de 80 milliards de dollars sur trois ans, composé de réductions des dépenses et d'augmentations d'impôts, pour se conformer aux exigences du Fonds monétaire international qui s'apprête à appliquer un plan de sauvetage.

Neuvième économie mondiale – supérieure à celle de la Corée du Sud, de la Malaisie et de la Thaïlande réunies – le Brésil est au centre des préoccupations du monde depuis le récent effondrement financier russe. Les taux d'intérêt de la dette brésilienne ont doublé dans un laps de temps réduit ; les réserves en devises du pays ont diminué de 30 milliards de dollars ; et la dette intérieure a atteint 300 milliards de dollars.

On craint l'effondrement du système financier du pays. Cet effondrement entraînerait des cessations de paiement et des dévaluations dans toute l'Amérique latine, menaçant des économies plus solides et multipliant les risques pour l'économie américaine. Certains économistes affirment que le plan d'austérité pour le Brésil écartera provisoirement le risque d'une crise tout en maintenant en vigueur des politiques financières inquiétantes. Ils estiment que les exigences du plan de sauvetage du FMI frappera lourdement les pauvres et rognera les aspirations de la classe moyenne.

Les Etats-Unis et le FMI devraient procéder à l'octroi d'un prêt supérieur à 30 milliards de dollars, que les experts jugent toutefois insuffisant. Lors de la réunion annuelle de la Banque mondiale et du FMI qui s'est tenue en octobre, l'ancien ministre des Finances et actuel gouverneur de la Banque centrale du Mexique, Guillermo Ortiz, a déclaré qu'à la lumière des pressions financières qui s'accentuent sur l'Amérique latine et de la fuite des investissements des marchés émergents, le monde en voie de développement aurait besoind'un prêt d'urgence de 200 millards de dollars dès l'an prochain.




Home Une tentative pour stabiliser les marchés financiers

Source : New York Times, Etats-Unis

Afin de « limiter les mouvements de balancier oscillant entre l'essor brutal et la faillite soudaine, qui détruisent l'espoir et diminuent la richesse », les membres du G-7 sont convenus de mettre à disposition de certains pays un crédit de plusieurs milliards de dollars, par le truchement du FMI, afin de parer à toute attaque de leur monnaie ou de leurs marchés s'ils sont victimes de difficultés économiques extérieures. Cette mesure représente une nouvelle stratégie pour le FMI qui, jusqu'à présent, allouait seulement des fonds aux pays souffrant déjà de sérieuses difficultés économiques. Par cette nouvelle stratégie, le FMI pourrait intervenir plus rapidement pour secourir des pays avant que leur économie ne soit gravement déstabilisée. L'objectif de cette mesure est de décourager les spéculateurs tentés de vendre une devise ou d'autres actifs afin de profiter d'une chute de leur valeur.




Home Les Russes font du troc pour survivre

Source : Los Angeles Times,Etats-Unis

« Sous l'inspiration du Christ et des Maîtres, une forme de troc sophistiqué remplacera progressivement le système éoconomique actuel. [...] Finalement, l'argent aussi – c'est-à-dire le capital – devra être retiré du circuit économique – car il n'est plus un leurre pour les hommes. » Benjamin Creme, Share International, novembre 1987

Etant donné que l'argent liquide se fait rare et que leur marché financier est quasiment réduit à néant, les Russes délaissent l'échange classique de biens avec une contrepartie monétaire au profit du troc. C'est un capitalisme sans argent qui permet tant aux individus qu'aux entreprises de survivre à l'effondrement économique. Dans presque toutes les villes de Russie, les ouvriers des usines reçoivent des biens tel que de la verrerie ou des collants en échange de leur travail. Certains enseignants sont payés avec des pierres tombales, qui sont très recherchées et peuvent facilement être revendues. Des entreprises qui étaient en faillite et dont les clients étaient insolvables, survivent grâce à des systèmes sophistiqués de troc concernant pratiquement tous les produits. De nombreux cadres sont employés à plein temps pour mettre au point des accords de troc. Certaines sociétés troquent des voitures neuves ou des plaquettes de freins de trains pour payer les transports de marchandises par voie ferrée, dont les coûts ont augmenté. L'économie russe s'est désormais ajustée au manque d'argent et elle semble même capable de survivre et de croître ainsi.  




Home Des organes biologiques : un avenir bionique

Source : Aftenposten, Norvège

« L'ingénierie génétique se développera jusqu'à un point tel que toute l'information génétique nécessaire pourra être transmise à un organe, afin qu'il puisse se régénérer, parfois en l'espace de quelques heures. Cette technique sera opérationnelle d'ici quelques années. » (Benjamin Creme, Partage international, septembre 1989)

« On devrait [plutôt] rechercher un moyen de créer des organes artificiels de substitution, au lieu d'utiliser des organes vivants en les transférant d'une personne décédée à une personne vivante. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome I)

 Les premiers organes humains fabriqués artificiellement sont beaucoup plus près de voir le jour que le public ne se l'imagine. L'utilisation commerciale du premier d'entre eux, la peau artificielle, a été autorisée en mai 1998. Le mois suivant, d'éminents scientifiques se sont réunis à l'université de Toronto, en vue de lancer un projet international ayant pour objectif de procéder à la culture d'un cœur humain en laboratoire, d'ici dix ans. « Beaucoup de gens prendront cela pour de la science-fiction, mais nous avons déjà sérieusement progressé, et je suis persuadé que nous pourrons atteindre cet objectif. Il n'y a aucun obstacle de base qui pourrait nous en empêcher », a déclaré le professeur Michael Sefton, de l'Institut biomédical de l'université de Toronto. Il est prévu de cultiver séparément le muscle cardiaque et les valvules, puis de les coudre ensemble.

Les premiers organes humains fabriqués artificiellement sont beaucoup plus près de voir le jour que le public ne se l'imagine. L'utilisation commerciale du premier d'entre eux, la peau artificielle, a été autorisée en mai 1998. Le mois suivant, d'éminents scientifiques se sont réunis à l'université de Toronto, en vue de lancer un projet international ayant pour objectif de procéder à la culture d'un cœur humain en laboratoire, d'ici dix ans. a déclaré le professeur Michael Sefton, de l'Institut biomédical de l'université de Toronto. Il est prévu de cultiver séparément le muscle cardiaque et les valvules, puis de les coudre ensemble.

M. Sefton pense que la culture des tissus va complètement révolutionner la chirurgie. « Des parties du corps seront remplacées, tout comme vous changez le carburateur d'une voiture. La culture du cerveau sera à la fois difficile et non-éthique, mais en dehors de cela, il semblerait que l'on puisse cultiver tous les organes », affirme-t-il.

D'innombrables expériences ont été entreprises, visant toutes à remplacer les différentes parties du corps par des organes humains créés artificiellement. Des os, des rotules, des dents, des seins, des valvules cardiaques, des artères, des nerfs de la moelle épinière, des trachées, des foies, des uretères, des intestins et des oreilles figurent au rang des projets déjà mis en œuvre. Tous ont en commun le fait que les organes sont constitués de cellules humaines et ne contiennent aucun élément artificiel.

Une grande scientifique, Nancy Parenteau, de Organogenesis, est enthousiaste : « D'ici dix ans, il sera courant de se rendre chez son médecin pour se faire soigner une blessure avec de la peau naturelle. Cette technologie renferme également de grandes possibilités pour d'autres organes. Il serait ainsi relativement facile de fabriquer de nouveaux intestins et de nouvelles trachées. »

Selon le professeur Rafat El-Gewely, de l'université de Tromsø, en Norvège : « La culture de tissus renferme d'immenses possibilités en médecine. Même l'élaboration d'un cœur pourrait être un objectif réaliste à long terme, bien que nous en soyons encore loin aujourd'hui. »




Home Une année chaude

Source : Interpress Service

« Les effets dus à l'amoindrissement de la couche d'ozone disparaîtront, mais les changements climatiques déjà amorcés ne peuvent manquer de se produire. Les jours et les nuits deviendront plus chauds sur l'ensemble de la planète. » (Partage international, janvier/février 1990)

L'Office national de météorologie britannique a annoncé que les températures relevées à travers le monde, au cours des six premiers mois de 1998, étaient les plus élevées depuis les premières mesures effectuées pour une période similaire, en 1860. Ces données montrent que la température moyenne mondiale était supérieure de 0,4° C à celle de la période 1961-1990. Les températures de juillet ont également battu un record. Selon le Centre national américain de données climatiques, le mois de juillet a été le plus chaud à l'échelle mondiale, avec une température supérieure de 0,17° C à celle du précédent record, établi en juillet de l'année dernière. Si cette tendance se poursuit, 1998 dépassera 1997, et sera l'année la plus chaude jamais enregistrée.




Home La couche d'ozone

Source : Earth Week, E.-U.

Des chercheurs allemands ont annoncé que le taux de CFC-12, un produit chimique destructeur de l'ozone, augmente moins rapidement dans la haute atmosphère. Selon les chercheurs : « Les données sur le CFC-12 montrent un accroissement continu et plutôt constant entre 1978 et le début des années 1990, alors qu'un ralentissement de cette tendance est observé après 1990. » Le CFC-12, un chlorofluorocarbone jadis utilisé dans les réfrigérateurs et les systèmes d'air conditionné, est l'un des principaux produits chimiques détruisant la couche d'ozone. 




Home La pollution devient une source majeure de décès

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (Partage international, 1989)

« Quarante pour cent de tous les décès peuvent être attribués à la pollution de l'environnement. Telle est la conclusion d'une étude menée par l'Université Cornell, dans l'Iowa, aux Etats-Unis, sur les liens existant entre la pollution, le développement démographique, les changements climatiques et l'apparition de maladies.

Les scientifiques ont conclu que les changements climatiques aboutissent non seulement à une augmentation des températures, mais aussi à une diffusion plus rapide des maladies, particulièrement dans les zones urbaines surpeuplées. La malnutrition et la pollution de l'air, de l'eau et des sols, affaiblissent l'organisme humain et rendent les gens plus vulnérables à la maladie.

De nombreuses personnes sont actuellement contraintes de se réfugier hors de leur pays à cause de la pollution de l'environnement.




Home Des canettes en carton

Source : Business Breakfast, BBC1TV, Grande-Bretagne ; TV-2, Espagne

L'inventeur anglais Richard Freeman et des membres du groupe Scientific Generics ont mis au point un carton capable de servir d'emballage à des boissons gazeuses. Cette canette, appelée « fizzbox », est élaborée à partir de couches de carton disposées à 90° les unes des autres, et constitue un récipient ayant les mêmes propriétés que l'aluminium pour résister à la pression.

La fabrication de ces canettes en carton est moins chère que celles en aluminium, et elles peuvent être recyclées, ce qui constitue un argument important en Grande-Bretagne, où l'on consomme 35 milliards de canettes de boissons gazeuses chaque année. Sur cette quantité, seul un tiers est recyclé, le reste représentant 65 000 tonnes d'aluminium mises au rebut.





Citation

Home Limiter nos besoins

par Alexandre Soljenitsine

« Il est devenu urgent pour nous de limiter nos besoins. Il nous est difficile de nous résoudre à l'abnégation et au sacrifice, car dans la vie publique et politique comme dans la vie privée, cela fait déjà longtemps que nous avons laissé tomber au fond de l'océan la précieuse clé de la retenue. Pourtant, la limitation de ses appétits représente l'objectif le plus sage et le plus fondamental d'un homme qui a conquis sa liberté. »

 

 





Environnement

Home Mieux répartir l'espace écologique

par Adele Meijer

Des groupes écologistes ont échafaudé des plans pour bâtir une économie durable fondée sur le principe du partage. Ils travaillent à la transformation de notre système économique en un système d'échanges commerciaux basé sur le troc, avec une distribution équitable et une production équilibrée. Ils nous dévoilent également les impacts réels du partage vis-à-vis des niveaux de consommation.

La croissance économique est l'un des facteurs essentiels caractérisant notre économie de marché. Il ne nous semble pas intéressant d'investir dans une entreprise dont les profits stagnent. La valeur de la monnaie d'un pays se fonde sur les résultats de ses industries. Les sociétés non cotées en Bourse sont également amenées à accroître leur production à cause de mécanismes inhérents au marché, qui provoquent une baisse des marges.

Dans une large mesure, la croissance économique dicte également sa loi aux gouvernements occidentaux : une augmentation modérée des salaires, une baisse des taxes et des diminutions corrélatives dans le budget de l'éducation ou de la santé sont censées la stimuler, ainsi que les projets de développement des infrastructures.

Pour stimuler la croissance économique des pays du tiers monde, le Fonds monétaire international impose à leur gouvernement des contraintes encore plus sévères : dévaluation de la monnaie, arrêt des aides alimentaires et coupes claires dans les budgets de l'éducation et de la santé.

Croissance et consommation

Le stimulus de la croissance favorise une consommation à l'occidentale, génératrice de gâchis, ce qui représente une menace pour les systèmes écologiques et vitaux de la planète. Les pays développés sont les principaux coupables, avec un milliard d'habitants, soit environ 20 % de la population mondiale, consommant 80 % des combustibles fossiles, des métaux, du bois, des matériaux et autres ressources extraites chaque année. Malgré l'optimisation de l'utilisation de ces ressources, la tendance globale de la consommation est encore à la hausse. La pollution a été stoppée dans certains pays développés ; mais la pollution et la détérioration de l'environnement s'accroissent dans les pays où les ressources sont extraites ou produites.

Dans l'hypothèse où la consommation des pays en voie de développement atteindrait le même niveau de gaspillage que celui des pays développés, la consommation mondiale des ressources serait multipliée par huit, alors que la population aurait seulement doublé. Les limites en termes écologiques seraient alors dépassées de 600 %.

Dans l'alternative où les pays en voie de développement resteraient pauvres, avec une population mondiale qui aurait doublé dans les mêmes proportions, la consommation globale des ressources augmenterait seulement d'un quart. Toutefois, cette alternative est improbable : de nombreux pays en voie de développement sont en passe d'atteindre une prospérité équivalente à celle des Etats-Unis ou de l'Europe.

La Chine, avec son milliard d'habitants, retient l'attention. La croissance économique est d'environ 10 % par an depuis 1980. Il est prévu que d'ici 2020, la proportion des propriétaires de voitures en Chine soit équivalente au niveau actuel atteint en Grande-Bretagne. Cela signifie qu'il y aura 400 millions de voitures en plus. Avec l'emploi d'une technologie conventionnelle, la consommation d'acier serait pratiquement multipliée par deux, et cela entraînerait également une détérioration massive de l'environnement, de la pollution et l'émission de gaz à effet de serre. A partir du moment où la croissance économique des pays en voie de développement sera effective, le manque de ressources aura l'effet d'une bombe à retardement, laissant entrevoir des guerres civiles et la destruction de la planète.

Le partage équitable de l'espace écologique

En 1992, un groupe écologiste néerlandais a publié un projet de recherche auquel avaient participé des universités et des instituts de recherche spécialisés, et qui a bénéficié du financement du gouvernement néerlandais et du Fonds mondial pour la nature. C'était la première description des conséquences que pourrait avoir l'instauration d'une économie durable aux Pays-Bas. En 1995, un institut de Wuppertal adopta la même approche pour le développement d'une économie durable étendue à toute l'Europe. Après sa publication, trente pays européens s'en inspirèrent pour leurs plans nationaux. A la base, ces études sont fondées sur la notion de « partage équitable de l'espace écologique ». L'espace écologique représente la somme des quantités d'énergie, de ressources non renouvelables, de terres agricoles et de forêts dont nous pouvons disposer sans nuire d'une façon irréversible à l'environnement ou priver les générations futures des ressources dont ils auront besoin. L'espace écologique dont nous disposons est limité : nous n'avons qu'une seule Terre. Par exemple, la superficie de terres agricoles exploitables d'une manière durable est limitée ; nous ne pouvons couper chaque année qu'un nombre d'arbres limités, sans quoi nous détruirions nos forêts. Les principes d'équité et de justice sociale se reflètent dans le calcul des « justes parts dans l'espace écologique ». Ces parts se calculent en divisant la quantité d'énergie et de ressources disponibles par la population mondiale prévisionnelle, pour une année cible donnée (sept milliards en 2010). Dans ces conditions, pour atteindre la pérennité, chaque pays doit plus ou moins consommer la même quantité de ressources naturelles par habitant. Le calcul de la juste répartition des différentes ressources permettent de déterminer les mesures à prendre pour assurer une production durable dans le cadre de différents scénarios. Ainsi, le Nord pourrait laisser la place à un développement durable pour le Sud. Les restrictions les plus sévères concerneraient la consommation d'aluminium, de carburants fossiles et de viande.

Réduire la consommation de viande

La mise en œuvre du principe de la juste répartition dans le domaine de l'agriculture impliquerait pour l'Europe la réduction de moitié de ses importations de produits agricoles. Comme la plupart de ces produits sont utilisés pour nourrir les animaux, la consommation de viande devrait être réduite de 66 %. Ceci se traduit par 54 grammes de viande et 290 grammes de produits laitiers par personne et par jour. Afin d'atteindre cet objectif, les mesures suivantes devraient être prises en Europe :

– réorientation complète de l'agriculture vers des procédés biologiques.

– préservation de la nature et retour à l'état naturel de 10 % de la superficie totale des terres.

– arrêt des importations en fourrage pour bétail, en 2010, et réduction de la superficie des autres terres agricoles pour les ramener à 59 % de leur superficie actuelle.

– arrêt, avant 2010, de l'exploitation des terres agricoles ayant déjà subi des dommages.

En 1996, les Canadiens William Rees et Matthis Wackernagel ont publié Our Ecological Footprint (Notre empreinte écologique). Fondé sur le même principe que celui du « juste partage de la terre », l'empreinte écologique est une représentation de la façon dont une personne, un pays, une ville, un produit ou un service s'accapare des sources d'énergie fossile, des terres agricoles, des produits forestiers ou des espaces aménagés. Les diverses ressources sont mesurées en hectares de terres. Cette méthode est une représentation plus simple et plus expressive, mais cependant moins précise.

Evaluer les besoins économiques

Le concept de la juste répartition de l'espace écologique est plus qu'un gadget destiné aux groupes écologistes : il peut également servir à développer des indicateurs utiles à la gestion de notre planète sur un plan économico-politique. Il peut être employé pour évaluer les besoins et les surplus d'un pays, et réguler sa production grâce à l'attribution de quotas sans subir la lourdeur des systèmes de planification propres aux anciennes nations socialistes.

En ce qui concerne la production du lait, l'attribution de quotas est déjà pratique courante. La production européenne d'acier est également régulée par des quotas.

En allant un peu plus loin, le concept de la juste répartition de l'espace écologique pourrait être adapté au contrôle des forces du marché. Il pourrait servir à la réévaluation de la richesse d'un pays et faire de l'endettement d'une nation une histoire ancienne.

Ce serait beaucoup plus réaliste que d'exprimer le poids économique d'un pays en termes de PNB, ce qui ne tient pas compte des coûts liés à l'environnement et du travail non rémunéré (qui représente la moitié du travail effectif). En fait, on pourrait s'en servir pour transformer le cycle « argent-produit-argent » en « produit-argent-produit », ou en un système élaboré de commerce par troc, qui d'après les prédictions de Benjamin Creme, remplacera le système économique actuel.

La commission des Nations unies pour le développement durable a déjà franchi le premier pas en demandant à chacun des pays membres de mettre en place, avant 2002, une stratégie nationale pour un développement durable.





Courrier des lecteurs

Home Il faut bien commencer quelque part

Cher Monsieur,

En lisant le récit de l'expérience d'Inger Bergstrøm dans un salon alternatif à Oslo (Norvège), en novembre 1996 (Partage international, mai 1998), je me suis rappelée un épisode survenu lors de ce même salon. C'était presque le moment de la fermeture, le dernier jour du salon, et il ne restait plus que quelques personnes dans le hall. Les deux autres personnes qui avaient participé au stand « l'Emergence » étaient parties un peu plus tôt. J'étais seule sur le stand et il était temps de commencer à ranger.

Je remarquai un couple derrière moi qui semblait venir d'arriver. J'ai eu l'impression qu'ils parcouraient rapidement les lieux. Je n'ai fait qu'apercevoir la dame, car elle se tenait en retrait, mais le monsieur est venu jusqu'au stand. Il avait l'air européen. Il avait des cheveux noirs et était très élégamment vêtu de noir, avec une cape. Il avait quelque chose de raffiné et d'aristocratique. Son style et son apparence m'avaient quelque peu étonnée dans ce genre d'endroit. Quand il s'est approché et que nous avons commencé à parler, je me suis immédiatement sentie proche de lui.

Il a jeté un coup d'œil rapide sur le stand avant de parcourir du regard le salon, qui se déroulait à l'intérieur d'une sorte de grande arène. « Tout cela ne va pas chercher bien loin » fit-il, et j'acquiesçai, m'étant sentie plutôt mal dans cet épais brouillard « nouvel âgeux ». Alors il continua avec une grande bienveillance : « Mais il faut bien commencer quelque part. »

Il semblait inutile de lui parler des informations présentées sur le stand, ou d'en dire davantage. C'était comme si nous partagions une même compréhension silencieuse. Il resta là quelque temps puis me salua et partit avec sa compagne. Ils semblèrent s'en aller aussi rapidement qu'ils étaient venus.

Je n'ai guère repensé à cet événement par la suite. Je l'avais ressenti comme une conclusion positive à ces trois journées, mais à présent je me demande : « S'agissait-il de Maitreya ? Et si oui, est-ce que la personne qui l'accompagnait, que j'ai à peine vue, était le Maître Jésus ? »

A. S. B., Oslo, Norvège

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était bien Maitreya. La femme était le Maître Jésus.


Home Continuez dans cette voie

Cher Monsieur,

Ce dont je vais vous parler s'est passé à un moment où, avec un autre membre de notre groupe de transmission, je tenais un stand sur l'Instructeur mondial, dans un salon régional consacré à des sujets métaphysiques. Je venais de prendre le relais de mes collègues sur le stand lorsque j'ai remarqué un homme petit, blond, à la peau claire, d'une trentaine d'années. Il avait presque dépassé le stand lorsque j'ai croisé son regard et lui ai souri. Il est revenu au stand, et j'ai commencé à lui expliquer ce que nous faisions.

Pendant que nous parlions, son regard m'a soudainement transpercé d'une énergie d'amour extraordinaire. C'était l'échange de regard et le ressenti les plus intenses que j'aie jamais vécus avec qui que ce soit. Je restai abasourdi et perdis complètement le fil de mes pensées, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Alors que je tentais de retrouver mon calme, ma partenaire engagea la conversation avec lui. Je ressentis une joie étourdissante en l'observant tandis que ma partenaire lui parlait, et je me demandais si elle remarquerait l'intensité de son amour ou de son énergie. Il me semblait que je n'avais pas besoin d'expliquer quoi que ce soit sur Maitreya, les Maîtres de Sagesse ou les miracles à cet homme, car il semblait tout connaître à leur sujet sans en dire mot.

Quand il se prépara à partir, je ressentis une forte envie de le suivre et de parler avec lui, mais il me fit simplement ses adieux en laissant entendre que je faisais du bon travail, et en m'encourageant à continuer, ce qui montre bien qu'il savait ce que nous faisions.

S'agissait-il de Maitreya ou d'un autre Maître, et sinon, qui était-ce ?

S. Z., Boulder, Colorado, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.


Home Un auditeur attentif

Cher Monsieur,

Lors de la conférence de Benjamin Creme à Osaka, au Japon, le 16 mai 1998, je m'occupais de la vente des ouvrages de Benjamin Creme. Au cours de la pause, après la première moitié de la conférence, le vestibule s'emplit de monde, beaucoup de gens se pressant autour de la table où je me trouvais.

J'étais très affairée à répondre à leurs questions, lorsque mon regard s'arrêta sur le profil d'un homme qui se trouvait parmi la foule, à environ deux mètres de moi. Je pensais en moi-même : « Ouah, un homme aussi distingué est venu à notre conférence. » Son aura était nettement perceptible et c'était manifestement un être d'une très grande qualité. Il était beaucoup plus grand que les autres personnes présentes, certainement plus de 1 m 75, et il semblait avoir entre 60 et 70 ans. Il avait des cheveux blancs coupés courts et portait un costume beige clair très bien coupé. Il était très distingué. Il me fit une forte impression, mais je ne tardai pas à l'oublier tant j'étais affairée à ma tâche.

Lorsque la deuxième partie de la conférence commença, je m'assis pour souffler un peu, ce que firent également les deux personnes qui s'occupaient du stand avec moi. Quelques instants plus tard, je me rendis compte que quelqu'un s'approchait de nous. C'était le même personnage. Je me dis à moi-même : « Tiens, il s'en va. A-t-il écouté la conférence tout ce temps ? » Il me regarda, fit un petit geste comme pour me dire au revoir et gagna la porte de sortie d'une démarche élégante.

Après son départ, je repris mes esprits et ne cessai de me répéter que c'était le même homme que j'avais vu plus tôt. Il devait être 17 h 50 et la conférence touchait à sa fin. Pourriez-vous me dire qui était cet homme si distingué ?

M. U., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme distingué était Maitreya.


Home Les deux font la paire

Cher Monsieur,

En mai 1998, la conférence de Benjamin Creme s'est tenue dans le hall public de Hibiya, à Tokyo, au Japon. Je me trouvais à l'extérieur, en bas des escaliers conduisant à la salle de conférence, pour y installer un panneau d'orientation. La salle se trouve au milieu d'un parc et j'apercevais une rue au-delà des arbres. Je vis soudain un Hindou de grande taille, qui marchait sur le trottoir. Vêtu à l'indienne, il portait un long vêtement jaune clair, un pantalon assorti et un turban. Ses cheveux étaient coupés courts. Sa physionomie était distinguée, ses traits bien proportionnés. Il était chaussé de babouches aux bouts pointus et recourbés, comme celles que portent les personnages des Contes des milles et une nuits. Bien que la distance entre lui et moi fut assez grande, je pouvais voir très distinctement ses babouches qui étaient grandes et tout à fait insolites.

Peu de temps après, Benjamin Creme et son interprète arrivèrent sur les lieux. Pendant que nous nous entretenions en bas des escaliers, un jeune homme noir passa entre nous et monta les marches, en me regardant avec un sourire comme pour s'excuser. Lorsque je vis ce beau sourire rafraîchissant, je retins mon souffle et ne pus m'empêcher de garder mon regard fixé sur lui, jusqu'au moment où il disparut à l'intérieur de l'immeuble. Il me fit une telle impression que je me souviens encore parfaitement de son sourire. Il était grand avec de longues jambes minces. Sa tête était plutôt petite et derrière une paire de petites lunettes de soleil rondes on pouvait entrevoir un regard malicieux. Ses cheveux étaient noirs et brillants comme s'ils étaient mouillés. Ils étaient lisses et noués à l'arrière. Il était vêtu d'un tee-shirt noir ajusté et d'un jeans.

Par la suite, lorsque j'y repensais, il devint pour moi évidement qu'il était passé entre nous intentionnellement car, à ce moment-là, l'endroit où nous nous trouvions était pratiquement désert et il y avait beaucoup de place autour de nous. Pourriez-vous me dire qui était l'Hindou aux babouches et ce beau jeune homme noir au sourire si rafraîchissant ?

Y. S., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'Hindou aux babouches et le jeune homme noir étaient tous deux le Maître résidant à Tokyo.


Home Rapide métamorphose

Cher Monsieur,

Lors de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, le 23 mai 1998, je m'occupais de la vente des livres. Juste avant le début de la conférence, je remarquai, parmi la foule qui entrait dans la salle, la présence d'un jeune garçon de nationalité indistincte. Il avait la peau blanche et était vêtu d'un tee-shirt blanc. Il était mince et avait les cheveux noirs coupés courts. Son visage était si beau que je ne me souviens pas de grand chose d'autre. Son aura était manifestement très différente de celles des autres personnes.

Lorsque la conférence commença, nous entrâmes à notre tour dans la salle et nous assîmes à l'endroit réservé pour nous, du côté gauche de la salle, près de la porte latérale. Je notai la présence du jeune garçon, assis à l'extrême gauche, deux rangées devant moi. A certains moments, je pus très bien observer son visage car il regardait dans notre direction. Il avait des sourcils bien noirs, un regard intelligent, éclatant, et ses yeux irradiaient quelque chose de profond.

Ma première pensée fut de me demander pourquoi un si jeune garçon était venu à cette conférence. Il avait l'allure d'un jeune garçon, mais en lui quelque chose était différent, plus mûr. Il assista à la bénédiction de Maitreya.

Lorsque, un peu plus tard, je regardai à nouveau vers lui, je vis avec stupéfaction qu'il portait maintenant une veste rouge vif à rayures bleu clair. L'aura qui émanait de lui était tellement nette que je me rendis compte qu'il ne s'agissait pas d'un être ordinaire. Mes amis qui étaient assis près de moi eurent, eux aussi, cette même impression. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il voulait intentionnellement frapper nos esprits. Qui était ce jeune garçon ?

H. N. Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le garçon était le Maître résidant à Tokyo.


Home Visite éclair - Sonnez, cloches, sonnez !

Cher Monsieur,

  1.  Visite éclair
    Le 29 mai 1998, le premier jour du séminaire de méditation de transmission au Japon, alors que tous se trouvaient dans la salle de conférence, je décidai de me rendre dans la salle de repos. A mon retour, un élégant japonais, vêtu d'un costume bleu clair, était assis sur un canapé, juste à l'entrée de la salle. Il leva les yeux et nos regards se croisèrent. Ses yeux, d'un gris bleuté, étaient si beaux, si profonds et si clairs, que je me saurais les décrire. Je vis de la lumière émaner d'eux.
    J'entrai dans la salle et attendis qu'il entre à son tour, mais en vain. Je le cherchai durant les trois jours que dura le séminaire, mais ne le revis pas. Son image est distinctement gravée dans mon esprit et je ne peux l'oublier. Avons-nous eu la visite d'un Maître ou est-ce le fruit de mon imagination ?
     
  2. Sonnez, cloches, sonnez !
    Le deuxième jour du séminaire de méditation de transmission, j'ai entendu très clairement le son pur d'une cloche, au cours d'une méditation. Cela persista nettement durant un certain temps et devint progressivement de plus en plus lointain. Beaucoup d'autres personnes l'entendirent également. Chaque année, si je repense à cela, je l'entends à nouveau, l'intensité du son variant d'année en année. D'où provient ce son ?

Y. T., Osaka, Japon

1 Le Maître de Benjamin Creme a spécifié que le distingué japonais était le Maître résidant à Tokyo. Il ne s'est trouvé là que pendant cinq minutes environ. 2 Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la source de la cloche était le Maître résidant à Tokyo.




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