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Accueil > Revue Partage > année 1998

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 1998 - N° 122

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Souvenirs d'une révolution par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home La restauration du Plan

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Pour la première fois dans l’Histoire récente, l’humanité commence à prendre conscience de son interdépendance. Pendant de longs siècles, les nations se sont livré des guerres dévastatrices, qui laissaient dans leur sillage une détresse et un malheur indescriptibles.

S’il est vrai que subsistent de nombreux foyers de conflit, les peuples ont, dans l’ensemble, renoncé – au moins en théorie – à ces agissements impies. Les deux dernières grandes conflagrations ont purifié la race des hommes et rendu possible une nouvelle approche de la vie.

L'époque de l'Atlantide

Cela a également rendu possible le retour dans le monde, à visage découvert, de l’Instructeur mondial, qui, cette fois, ne vient pas seul mais accompagné de ses disciples, les membres les plus avancés de la Hiérarchie dont il est le chef. Ainsi le royaume de Dieu se manifestera-t-il au grand jour parmi les hommes. Il s’agit là d’un retour à la situation qui caractérisait l’époque reculée de l’Atlantide, il y a cent mille ans. En ce temps-là, les Maîtres marchaient parmi les hommes et étaient reconnus pour ce qu’ils sont, à savoir les Gardiens et les Instructeurs de la race humaine.

Rendre au monde son équilibre

Maintenant que nous entrons dans l’âge du Verseau, la spirale de l’Histoire fait apparaître une nouvelle possibilité de progrès pour l’humanité et pour le Plan. La présence des Maîtres exercera son magnétisme sur les multitudes, les galvanisant et les stimulant à l’action pour rendre au monde son équilibre. Ainsi, les hommes renouvelleront-ils leur association avec leurs mentors et Frères aînés, ainsi progresseront-ils vers les sommets à un rythme accéléré. L’heure a sonné de cette heureuse et sainte réunion.

Dans les coulisses, les Maîtres ont déployé tous leurs efforts pour se préparer à cette période, et ils se réjouissent de cette opportunité de servir au grand jour ; ils ont, eux aussi, longtemps aspiré à une relation plus proche avec leurs frères cadets. Désormais, les contacts se feront plus étroits, jusqu’à ce que se crée une situation mutuelle d’interdépendance, dans laquelle l’humanité assumera elle-même la responsabilité de faire avancer le Plan.

L'effondrement économique

Nous abordons une période de transformation d’une portée extraordinaire. Bientôt, très bientôt même, le monde s’éveillera à la réalité de l’effondrement économique. Les structures financières actuelles se verront mises à nu dans leur obscène réalité – celle d’un mécanisme qui condamne les multitudes à la misère et à la faim, alors qu’un petit nombre de nantis « font étalage de leur fortune devant les pauvres ».

Bientôt, Maitreya se présentera et fera entendre sa voix. Ses préceptes retentiront : « Seul le partage sauvera le monde… Faites du partage et de la justice votre étendard, et connaissez une paix véritable… Ayez foi dans le partage, et transformez la vie sur Terre. Il n’y a pas d’autre voie possible. »

Ainsi, Maitreya stimulera-t-il et inspirera-t-il la création d’une nouvelle approche de la vie. Ainsi, les hommes eux-mêmes ouvriront-ils leur cœur à la possibilité du renouveau, et restaureront-ils le Plan sur Terre.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home L'Afrique, victime de la guerre froide

par Boutros Boutros Ghali Source : IPS

Il y a encore une dizaine d'années, l'Afrique était un élément-clé de la scène internationale. La compétition entre les deux blocs, en lutte pour accroître leur influence dans une région considérée comme stratégique, avait considérablement simplifié les relations des Africains avec l'Occident.

Mais depuis la chute du mur de Berlin, les choses ne sont plus aussi simples. Les Etats-Unis et la Russie ont perdu tout intérêt pour l'Afrique et l'Europe se tourne maintenant vers les pays récemment ouverts au libre échange : c'est maintenant l'Asie qui retient l'attention du monde. L'Afrique n'avait en fait jamais été considérée pour elle-même mais pour sa valeur géostratégique. Livrée maintenant à ses seules forces, il est plus que jamais nécessaire qu'elle relève la tête et relance son développement économique ; car à l'opposé de l'opportunisme général des décennies précédentes, la conséquence directe du recentrage à l'Est est ce qu'on nomme sobrement la « lassitude des donneurs ».

Les « Afropessimistes » se complaisent à citer les multiples difficultés dont souffre cette région du monde. Elles sont archi-connues : industrialisation insuffisante, dépendance excessive vis-à-vis de l'Europe pour l'écoulement d'une production tout juste raffinée, secteur agricole incapable de nourrir une population en constante expansion, dette extérieure impossible à contrôler depuis les années 1980. Ce discours construit sur des idées reçues cache souvent une profonde indifférence et ne doit pas servir de prétexte à l'abandon d'une politique de coopération économique. Les problèmes de l'Afrique sont bien réels, mais ils ne doivent pas occulter l'envers, plutôt positif, du décor. L'ignorance comme la paresse intellectuelle, en matière d'analyse, doivent être combattues.

Très peu de gens savent, par exemple, que l'économie de ce continent a progressé de 4,5 % durant les trois dernières années, c'est-à-dire deux à trois fois plus que la plupart des pays d'Europe occidentale ; ou encore que le rythme démographique africain n'est pas si explosif et immaîtrisable que l'on croît généralement : la population s'accroît de 3 % par an, progression inférieure au taux de création de richesses. Parallèlement, des progrès considérables ont été faits en matière d'éducation. Alors que seulement un tiers des enfants de l'Afrique noire fréquentait l'école primaire il y a trente ans, le chiffre actuel est de trois quarts. L'Afrique d'aujourd'hui est également en mesure de former une génération de cadres de haut niveau.

Un autre élément positif dans la dynamique de développement de ce continent, et dont personne ne fait état, est la croissance du réseau médiatique, et donc de la culture spécifiquement africaine qu'il véhicule. Depuis quelques années, alors que de nombreux pays – comme le Bénin, la Côte d'Ivoire ou le Ghana – ont adopté le système multipartite, on a assisté à une réelle libéralisation de la radio et de la presse.

S'il était seulement possible de détourner une fraction des milliards de dollars qui ont quitté l'Asie du Sud-est ces derniers mois, l'économie africaine pourrait doubler son rythme de croissance.

Certains, cependant, sont conscients de cette évolution : le continent attire un nombre croissant d'investisseurs des Etats-Unis et d'autres pays, qui comprennent leur intérêt à accéder à un marché qui atteindra le seuil du milliard de consommateurs en 2020. Coca Cola, par exemple, a prévu une expansion de ses ventes de 15 % en Afrique, à condition que règne la paix.

Mais la paix n'est pas une condition négligeable : le continent est toujours embrasé par les conflits. Plus de la moitié des missions des casques bleus sous mon mandat de secrétaire général de l'ONU (1992-96) se situaient en Afrique. Dans une période où sont réunies les conditions nécessaires à son décollage économique, des guerres fratricides coûtent à l'Afrique de nombreuses opportunités. Seuls les Africains peuvent construire une paix durable sur leur territoire, avec l'aide des organisations internationales, et au premier chef de l'ONU.

Certains acteurs de la région sont cependant mieux préparés que d'autres à l'avènement d'une ère de paix et de développement, à la fois pour des raisons géographiques et historiques. L'Afrique a été unie à l'Europe, pour le meilleur ou pour le pire, durant des siècles. Depuis environ une trentaine d'années, les deux continents ont entrepris de dépasser l'héritage très mitigé de la colonisation. C'est ainsi que les relations entre les deux parties ont mûri et évolué du stade de la dépendance à celui de l'interdépendance. Le degré élevé d'intégration qu'a atteint l'Europe est dû moins à la libre circulation des biens au sein d'un marché commun qu'à la création d'une zone privilégiée pour la libre circulation des idées et des individus. L'exemple européen pourrait être une source d'optimisme pour l'Afrique. Est-ce que l'Europe unie d'aujourd'hui ressemble à ce continent déchiré par la guerre, il y a à peine cinquante ans ? « L'Afrique doit s'unir » proclamait Kwame Nkrumah, le président du Ghana, dans les années 1980. L'Afrique n'est pas seulement une vaste source de matières premières pour le reste du monde. En prenant pleinement avantage de ses ressources humaines, l'Afrique pourrait devenir un membre précieux de la communauté internationale. Mais elle a encore besoin de l'aide étrangère.




Home Le boomerang planétaire

par Jéremy Traylen

Maitreya dit que l'autosatisfaction est la racine de tous les maux. C'est une « mentalité qui pourrait se résumer par la formule : « Pour moi, tout va très bien, merci. » Cet état d'esprit conduit aussi bien les individus que les institutions à se déconnecter des réalités de la vie. Dans cette situation d'isolement, on n'a plus guère de vision ni de sens pratique1. » Cette situation a été on ne peut mieux illustrée par le Sommet du G-8, lorsqu'en mai dernier, les chefs d'Etats et de gouvernements des démocraties les plus riches se sont rencontrés à Birmingham, en Grande-Bretagne. En tête de leur agenda : les récents événements en Indonésie et en Inde.

La question de la dette du tiers-monde venait bien après sur la liste. Rappelons que les pays en voie de développement dépensent annuellement 270 milliards de dollars pour le service de la dette. L'aide occidentale une fois déduite, c'est plus de 200 milliards qui viennent remplir les coffres des nations industrialisées. Cela signifie que, après ce transfert, les gouvernements des pays pauvres n'ont plus grand chose à investir dans la santé, l'éducation et les autres secteurs essentiels. Si la dette de l'Afrique, seule, était annulée, cet argent permettrait de sauver la vie d'environ 21 millions d'enfants, d'ici l'an 2000, et de fournir à 90 millions de jeunes filles et de femmes l'accès à une éducation de base.

Que le Sommet du G-8 ait discuté la question de la dette, c'est en grande partie grâce à la pression politique exercée par la coalition des organisations caritatives religieuses Jubilé 2000 et à sa campagne internationale entreprise en 19962. La coalition s'était également assurée que la vox populi serait parfaitement entendue en mobilisant 70 000 personnes dans les rues de Birmingham durant la rencontre.

En vain : les membres du G-8 ne prirent aucune décision sur la question de la dette. Andrew Sims, de Christian Aid, réitère sa déception : « Chaque année, le G-8 claironne des promesses concernant l'allégement du fardeau des pays pauvres, mais invariablement, le tiers monde reste piégé dans la dépendance, avec des programmes d'assistance incapables d'enrayer la succession des catastrophes. L'Occident ne réussit pas à comprendre que la réduction de la moitié de la pauvreté mondiale, d'ici l'an 2015, n'est possible qu'à condition d'aborder la question de la dette de façon plus réaliste, c'est-à-dire plus courageuse : avec le genre d'aide que reçut l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. »

L'endettement du tiers monde n'est pas seulement une question d'ordre humanitaire. Les autres questions figurant sur l'agenda du Sommet, telles que l'emploi, le réchauffement planétaire ou le problème de la drogue sont affectées par le problème de la dette. Si les gouvernements décidaient des mesures radicales à ce sujet, ils contribueraient à éclaircir de façon significative ces quatre points noirs en même temps.

Tel est le discours que tient la militante Susan George, présente durant les manifestations de Birmingham, et qui avait participé par ailleurs à un rassemblement annuel connu sous le nom de « Sommet populaire ». Son expression « le boomerang de la dette » date de 1992. C'est une façon de décrire comment le problème de la dette du tiers monde rebondit sur les pays industrialisés de manière totalement inévitable.

Les programmes d'ajustement structurel

Les programmes d'ajustement structurel, imposés par le Fonds monétaire et la Banque mondiale, dans la plupart des cas de redressement financier, sont au cœur du problème : le but de l'opération étant d'inciter les pays en difficultés à accroître leurs réserves monétaires et surtout leurs devises convertibles, de manière à pouvoir assumer les remboursements. C'est ainsi que lorsque la crise de la dette fit plonger le tiers monde dans les années 1980, des dépenses gouvernementales furent amputées, des biens nationaux privatisés et des travailleurs du secteur public licenciés. On dévalua des monnaies locales et l'on mit la pression sur les revenus du commerce extérieur afin d'obtenir des devises fortes à n'importe quel prix : des ressources naturelles non renouvelables, telles que les forêts et les zones de pêches, furent mises à contribution, et de vastes étendues de terres cultivables furent converties à l'agriculture d'exportation (activité instable parce que totalement dépendante des fluctuations du marché mondial et des spéculateurs-acheteurs occidentaux). Des citadins perdirent leurs emplois et des petits cultivateurs furent expropriés. Cette politique aveugle créa un exode de population à la recherche d'un moyen de subsistance. De plus en plus nombreux, ces réfugiés économiques se mirent à dévaster les forêts, à la fois pour le combustible et pour y faire pousser de quoi se nourrir. Parallèlement, l'hystérie mercantile et la création d'immenses fermes d'élevage intensif monopolisèrent des forces vives. Les austérités budgétaires eurent pour conséquence l'abandon des programmes de protection écologique. Le Brésil, par exemple, qui est à la fois le premier débiteur du tiers monde et la plus grande réserve forestière de la planète, continue d'abattre ses arbres au rythme quotidien de 50 0000 km2.

Dans ce cas précis, la dette est clairement connectée à la déforestation qui, à son tour, entraîne un réchauffement planétaire. Ce genre de problématique se retrouve dans d'autres situations en rapport avec l'environnement. Des études américaines, portant sur 33 comtés qui pompent leur eau de table dans le Rio Grande, révèlent un nombre beaucoup plus élevé de cancers du foie et de la vessie que la moyenne nationale. C'est là un effet secondaire du désastre écologique en marche de l'autre côté de la frontière avec le Mexique, dans la zone dite de la Maquiladora. Dans sa course aux devises, le Mexique a accueilli 1 800 usines étrangères le long de sa frontière nord. L'absence totale de régulations écologiques a entraîné le rejet d'une énorme quantité de déchets toxiques qui, ironie de la causalité, retourne à l'envoyeur et pollue les Etats-Unis sans être inquiété par les services d'immigration.

Les répercutions sont aussi d'ordre économique (pour les salariés américains) puisque l'absence de salaire minimum garanti, de protection de l'emploi, d'assurance chômage, de législation concernant le travail des enfants ou de taxes anti-pollution attire vers ce triste Eldorado les prédateurs capitalistes dont les profits sont de plus en plus menacés, chez eux, par les pressions des syndicats traditionnels comme par celles des lobbies écologistes et autres associations de citoyens sans illusion quant au discours néolibéral de l'administration Clinton.

Mais le problème est plus fondamental : le remboursement des dettes obligeant à un accroissement de l'exportation du tiers monde vers les pays industrialisés, ces derniers se retrouvent tôt ou tard avec un déficit commercial. C'est ainsi que les années 1980 virent un gigantesque renversement de tendance dans la balance des paiements des Etats-Unis : on estime que les pertes d'exportation vers les pays en voie de développement coûtèrent environ 1,4 million d'emplois. Pour l'ensemble des pays riches, la croissance en matière d'exportation passa de 8 % à zéro.

Les conséquences sociales

A la même époque, la crise du monde rural américain fit aussi partie des retombées. Durant les années 1970, l'accumulation de la dette du tiers monde entraîna logiquement une consommation de produits occidentaux, ce qui profita largement aux agriculteurs américains. Ce boom commercial poussa les fermiers eux-mêmes à emprunter pour accroître leur production. Quand la crise se déclara, non seulement le tiers monde stoppa ses importations, mais sa fuite en avant à l'exportation cassa l'équilibre unilatéral du marché. L'effet boomerang ne s'arrêta pas là, 400 000 familles d'agriculteurs firent faillite, entraînant dans leur chute l'ensemble des entreprises et des services des communautés rurales qui, à leur tour, firent sombrer les banques.

La crise de la dette frappa donc de plein fouet une économie américaine déjà fragilisée. L'envolée des courbes du chômage et la chute ou la stagnation des salaires, corollaires classiques du système capitaliste, créèrent des conditions propices à une expansion de la consommation et donc du trafic de drogue, sans doute le principal problème social actuel des Etats-Unis. Le chômage et l'émiettement du pouvoir d'achat eurent un effet à deux niveaux sur l'évolution du mal : ils créèrent les conditions psychologiques de la toxicomanie et parallèlement, le cercle vicieux se développa par l'attraction que ce commerce exerça sur une population sans aucun avenir socio-économique, créant un afflux et une facilité d'accès vers les substances psychotropes qui étendirent d'autant plus vite leur influence sur de nouvelles catégories de population. D'un côté, l'Amérique du Nord se fit donc piéger dans ce cycle infernal ; et de l'autre, les économies de la région andine de l'Amérique du Sud s'engouffrèrent dans la production intensive.

La cas de la Bolivie est très représentatif : en 1981, les chiffres officiels du chômage étaient de 6 % ; en 1988 il passèrent à 22 %, alors qu'ils devaient se situer en réalité autour de 35 %. Il s'ensuivit une conséquence logique : les paysans sans terres et les ouvriers laissés pour compte se ruèrent sur la culture de la coca, qui augmenta aussitôt de 250 %. A la fin des années 1980, la production et le commerce de la coca, brute ou raffinée, employaient environ 40 % de la population active et permettaient au pays de faire face à ses emprunts au FMI, en atteignant des sommets de 80 % sur la globalité des exportations. Bien que par la suite, les pressions exercées par le Bureau des narcotiques américain poussèrent le gouvernement bolivien à entreprendre des destructions ponctuelles de récoltes d'importance mineure, le danger évident d'une action radicale le retint à juste titre d'obtempérer. Comme le fait remarquer l'ancien gouverneur de la Banque centrale de Bolivie : « La cocaïne est une sorte de tampon qui nous protège de l'explosion sociale. »

La dette et la guerre

Venons en maintenant à l'un des moteurs principaux des conflits contemporains. Après la défaite de 1918, l'Allemagne dut faire face à des réparations représentant 15 % des revenus de son commerce extérieur : on considère que ce facteur fut prépondérant dans la génération du conflit qui embrasa le monde vingt ans plus tard.

La situation actuelle du tiers monde est comparable, tout au moins sur le plan financier. C'est ici 20 % des exportations qui alimentent le service de la dette, accélérant la spirale de la misère et de la guerre civile. L'avertissement de Benjamin Creme est parfaitement clair : « Notre monde est tellement divisé, les tensions inhérentes à ces divisions sont si intenses qu'elles portent en elles les germes d'une troisième guerre mondiale, probablement une guerre nucléaire, qui détruirait toute vie sur cette planète3. » Une déclaration qui fait froid dans le dos, si l'on considère l'aspect négatif des récentes explosions nucléaires de l'Inde et du Pakistan et le regain de tension que ces essais ont provoqué dans cette région où le bras de fer (pour ne pas parler de guerre froide) est aussi la règle.

En 1953, les Alliés firent preuve de sagesse et de discernement en ne commettant pas une autre erreur historique : ils annulèrent la dette allemande jusqu'à concurrence de 3,5 % de ses exportations. Les effets « boomerang » ne sont pas uniquement néfastes, ils peuvent également instaurer un équilibre bénéfique pour tous, comme dans le cas des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Europe en 1947. La même logique commandait que, pour préserver ses exportations avec le vieux continent en ruines, on lui donne les moyens de relancer sa machine économique et, partant, la demande. C'est ainsi que le Plan Marshall fut lancé, accompagné d'une enveloppe de 90 milliards de dollars actuels4. On évita l'effondrement de l'Europe mais surtout les deux parties y gagnèrent, grâce à la restauration de la paix et de la prospérité : on avait réussi à contrôler le boomerang planétaire, c'est-à-dire la loi de cause à effet.

En 1982, quand cette crise de la dette du tiers monde se manifesta, on était pourtant devant le même scénario. Mais les hommes politiques de cette époque n'étaient pas perméables à l'inspiration et à la vision, comme le furent leurs prédécesseurs, et une grande partie de l'humanité en pâtit. Néanmoins, il est encore temps de réparer cette erreur et d'inverser le processus, mais pour cela nous devons abandonner tout esprit de suffisance.


Notes
1. La loi de cause et d'effet, Partage international, numéro spécial.
2. Voir : Abolir l'esclavage de l'endettement, Partage international, juin 1998.
3. La Mission de Maitreya, tome III (version française en préparation)
4. Voir : Quand le partage a sauvé le monde, Partage international, juillet-août 1998.

Références
Breaking the Chains, A Guardian special report,
http ://report.guardian.co.uk/debt/index.html
Susan George, The Debt Boomerang : How third
World Harms Us All, Pluto Press, 1992.




Home Espoir de paix en Amazonie colombienne

Source : The Guardian, G.-B.

En juillet dernier, le président colombien Andréas Pastrana a participé à des pourparlers de paix secrets dans la forêt amazonienne avec les dirigeants du plus important mouvement de guérilla du pays. Manuel Marulanda, dit « Sureshot » (tireur d'élite) et Jorge Briceno avaient refusé toute coopération avec son prédécesseur très discrédité, le président Ernesto Samper, mais ils ont accepté de rencontrer Andréas Pastrana après que l'une de leurs conditions ait été satisfaite, à savoir la démilitarisation de cinq municipalités de la zone sud.

Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, a chaudement félicité Andréas Pastrana et a offert l'aide de l'ONU dans ces négociations qui pourraient amener un terme à la lutte armée.

Pour sa part, le père Jorge Martinez, du Conseil national de médiation, considère ces discussions comme « extrêmement positives pour le pays ». Malgré la longue liste des revendications de la guérilla, portant sur des réformes sociales, politiques et agricoles, comme conditions préalables à toute décision de déposer les armes, cette rencontre apporte une espérance nouvelle de réconciliation. 




Home Journal de la croix de lumière qui guérit

par Buddy Piper

« Maitreya inondera le monde de tant d’événements extraordinaires qu’il semblera impossible de leur trouver la moindre explication. » Depuis que Share International a publié cette phrase en 1988, je suis fasciné par les miracles dont des millions de personnes sont témoins sur cette planète, miracles grâce auxquels « Maitreya intensifie le climat d’espoir et d’attente qui lui permettra de se faire connaître comme l’Instructeur de toute l’humanité ».

Mon répondeur et mon fax reçoivent du monde entier d’innombrables témoignages transmis par des collaborateurs dévoués, qui m’ont aidé à devenir un reporter spécialiste des miracles du monde moderne. Grâce à des interviews sur plus d’un millier de stations de radio ou de chaînes de télévisions américaines, j’ai essayé de tenir le public informé de chaque nouvel événement. Voici l’un des miracles les plus fascinants que j’ai pu observer.

La procession

Ayant reçu un fax me demandant de vérifier les faits, je me rendis sur place. En 1996, le soir du Vendredi saint, la circulation fut interrompue, sous la surveillance de la police, dans un quartier résidentiel de Montclair, en Californie, à 90 km à l’est de Los Angeles, par une femme de petite taille (Jo Ann Noriega) qui, vêtue comme Marie, la mère de Jésus, marchait au milieu de la rue. Elle brandissait un morceau de vitre sur lequel étincelaient des dizaines de croix minuscules, créées par la lumière des bougies que tenaient à la main les nombreuses personnes qui la suivaient.

Juste derrière elle se trouvait un groupe de musiciens amateurs qui jouaient une musique inspirée à l’intention des participants. Le long de la route, « Marie » fut invitée à entrer chez ceux qui avaient besoins d’aide, pour y réciter une prière en anglais ou en espagnol.

Frank, le mari de Jo Ann, vêtu comme Jésus, marchait devant « Marie », en portant une lourde croix de bois avec l’aide d’Hussem Farrach, ancien alcoolique toxicomane, guéri par la croix de lumière.

La procession s’arrêta un peu plus tard devant la maison des Noriega où toutes les personnes présentes furent invitées à entrer, successivement, par groupes de quatre, afin de regarder à travers la fenêtre de la salle de bain l’impressionnante croix de lumière qui apparaissait grâce à la pleine lune. Plus tard dans la semaine, j’interviewai Jo Ann.

L’interview

J’étais impatient d’apprendre comment Jo Ann avait pu attirer chez elle des centaines de personnes. Beaucoup de ceux qui voient les croix de lumière repartent avec un nouvel espoir. Avait-elle prévu ce genre de travail de guérison ? Jo Ann sourit : « Non, pas du tout. Laissez-moi vous faire partager les passages marquants de mon journal intime, journal que j’ai finalement intitulé : Mon journal de la croix de lumière qui guérit. »

Le journal de Jo Ann rapporte une série d’accidents de travail dramatiques qui eurent lieu entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980 et dont fut victime Frank, son mari, chauffeur routier. A la suite de l’un de ces accidents, les médecins découvrirent qu’il avait une grosse tumeur au cerveau. L’opération réussit mais le laissa dans l’incapacité de reprendre son travail durant trois ans. Il fut victime d’un autre accident lorsqu’il fit volontairement un tête-à-queue pour éviter une voiture dans laquelle se trouvaient trois enfants et une femme, qui avait perdu le contrôle de son véhicule. En 1991, pour couronner le tout, les médecins informèrent Jo Ann qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfants. Mais quelques mois plus tard, une religieuse appela Jo Ann pour l’informer qu’une femme sans domicile fixe, sur le point d’accoucher, voulait abandonner son bébé. Jo Ann et Frank adoptèrent l’enfant.

Le miracle des croix commença deux ans plus tard, au cours d’un rêve. Jo Ann se mit à lire dans son journal :

Le journal de la croix de lumière qui guérit

– 13 octobre 1992 : J’ai fait un rêve. Jésus se trouvait sur une croix, située entre deux autres et de sombres nuages s’amoncelaient. J’accourais vers les trois croix en m’écriant : « Je suis là pour toi, pour accomplir ta volonté quelle qu’elle soit. » Jésus répondit : « Sois attentive et vigilante. »

– 8 décembre 1992 : Je reste en alerte, j’observe particulièrement les nuages. Aujourd’hui, dans ma cuisine, j’ai ressenti une présence aimante qui semblait m’attirer vers la salle de bain. Je me demandais pourquoi j’étais dans la salle de bain. Il était six heures du soir, il faisait nuit et pourtant une lumière brillait à travers la vitre. En regardant à l’extérieur j’ai vu une croix magnifique qui se dressait dans le ciel ! Frank est rentré vers 10 heures. Je l’ai entraîné aussitôt vers la fenêtre, mais la croix avait disparu. Il m’a regardé d’une manière étrange en disant : « Es-tu sûre d’aller bien, Jo Ann ? » Je lui ai répondu que j’avais réellement vu une croix de lumière et que j’avais senti que cette vision avait peut-être un lien avec mon rêve.

– 9 décembre 1992 : La croix de lumière est réapparue dès qu’il a fait nuit. J’étais impatiente de la montrer à Frank mais lorsqu’il est rentré, elle avait de nouveau disparu. Il m’a regardé gentiment et m’a dit que je travaillais trop et qu’il s’inquiétait pour ma santé.

– 11 décembre 1992 : Frank est rentré tôt, mais à 9 heures du soir, la croix n’était toujours pas visible. Et soudain, elle était là ! Frank la vit et s’exclama : « Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? Ça fait des années que nous regardons par cette fenêtre et nous n’avons jamais rien vu de semblable ! »

– 16 décembre 1992 : Je suis si triste. La croix a complètement disparu. C’est comme si ma meilleure amie m’avait abandonnée. Elle était si belle.

– 27 décembre 1992 : Je me sens déprimée. J’ai prié toute la journée : « Jésus, si la croix doit revenir, envoie-moi un signe. La voir nous a tellement aidé. Veux-tu que d’autres la voient aussi ? Je la leur montrerai si tel est ta volonté. »

– 28 décembre 1992 : La nuit commençait à tomber alors que je nettoyais la cour. Je décidai soudain de retourner dans la maison pour allumer la petite veilleuse pour la Vierge Marie, fixée au mur de la salle de bain. J’étais encore en train de me demander pourquoi j’avais eu cette impulsion lorsque j’ai entendu ma voisine pousser un cri. Je me suis précipitée dehors pour voir ce qui se passait. Ma voisine montrait la fenêtre de ma salle de bain en s’exclamant : « Mon Dieu ! Vous avez une nouvelle croix ! Elle est à l’intérieur de votre maison ! » C’était notre deuxième croix, créée par la veilleuse de la salle de bain. J’avais vu trois croix dans mon rêve. Se pourrait-il qu’il y en ait une troisième ?

– 3 janvier 1993 : Encore une bonne journée ! Il était environ 7 heures du matin lorsque je regardai par la fenêtre de la salle de bain. Je fus momentanément éblouie par une lumière aveuglante. Je pris mes lunettes de soleil, très excitée de voir au-dessus des maisons voisines une croix dont la source de lumière était le soleil hivernal. C’était la troisième croix. Elle continua à s’élever pendant la matinée, puis elle s’inclina graduellement au-dessus de notre maison avant de disparaître.

– 8 janvier 1993 : Il devient évident que, durant la journée, la croix se manifeste aussi longtemps que le soleil peut entrer en contact avec l’énergie qui semble entourer la maison. Elle est apparue régulièrement durant ces six derniers jours.

– 11 janvier 1993 : Ce soir, une idée m’est venue. J’ai dit à Frank : « Va remplacer l’ampoule qui se trouve au-dessus de la porte d’entrée latérale, chez la voisine. Elle n’est pas là mais je veux tenter une expérience. – C’est impossible, Jo Ann, répondit-il, car l’interrupteur est à l’intérieur, chez elle. » Je répliquai sans savoir pourquoi : « C’est déjà allumé. » Et c’était bien le cas. Notre croix nocturne, celle qui est visible de la fenêtre de notre salle de bain, était de nouveau là ce soir. Elle est splendide !

– 13 janvier 1993 : Les croix nous apportent un apaisement émotionnel et nous en sommes profondément reconnaissants. Ce soir, vers 11 heures, nous avons entendu des voix devant notre porte d’entrée, puis quelqu’un a frappé. Nous avons prudemment ouvert la porte. Une femme m’a demandé : « Etes-vous la femme aux croix ? » Très surprise, je lui répondis que nous n’en avions parlé à personne, sauf à notre voisine. « Nous ne connaissons pas votre voisine, pas plus que vous-même, mais en passant, nous avons vu le visage de Jésus sur la fenêtre de votre salon. C’est lui qui nous a guidés vers votre maison. » Nous avons invité ces gens a entrer dans la cour pour voir la croix sur la fenêtre de notre salle de bain, qui donne sur un côté de la maison. Ils étaient une vingtaine, mais comment étaient-ils au courant ? Ils ne nous l’ont jamais dit.

– 9 février 1994 : Nous savons maintenant que la première de ces magnifiques croix, celle qui avait fini par disparaître, réapparaissait chaque mois, au moment de la pleine lune, déversant une splendide lumière bleue, et j’ai le sentiment que Jésus souhaite que ces croix demeurent là. Comme j’ai promis de le faire, je commence à les montrer à tous ceux qui veulent bien m’écouter.

Est-ce Jésus ?

– 13 février 1994 : Ce matin, vers 8 heures, j’étais en train de montrer les croix à travers la fenêtre de la salle de bain à plusieurs personnes, lorsque j’eus l’impression d’entrer dans une espèce de transe et demandai à Frank d’aller rapidement chercher mon appareil photo. Plusieurs formes commencèrent à se manifester sur le plafond et au-dessus de la porte de la salle de bain, tandis que le soleil se reflétait sur un album de photos que je venais de montrer. J’ai photographié chacune de ces formes. Les personnes qui se trouvaient là ne semblaient rien voir, mais je suivis les formes jusqu’à ce que l’une d’elle s’arrête sur la porte d’une armoire qui se trouve de l’autre côté du couloir. Je l’ai photographiée. Je pense que c’est une représentation de Jésus. Puis la forme a disparu, mais avec un peu de chance elle est sur la pellicule.

– 13 mars 1994 : La photo que j’ai prise il y a un mois est magnifique. Pour moi il s’agit de la silhouette de Jésus. Aujour­d’hui, pendant que je la regardais, j’ai senti le besoin de diriger mon appareil photo vers le soleil. J’ai pris une photo. Je me demande ce que cela signifie, en admettant que cela ait le moindre sens.

– 20 mars 1994 : J’ai eu la photo que j’ai prise en regardant le soleil. Elle représente un nuage où l’on peut distinguer un visage humain. Est-ce celui de Jésus ?

Jo Ann s’arrêta de lire son journal pour me raconter que c’est après qu’elle ait pris cette photo que les guérisons ont commencé.

Des témoignages de guérisons

– 24 avril 1994 : « Mon nom est Hussem Farrach. Depuis l’âge de 19 ans, j’étais alcoolique et toxicomane. J’ai maintenant 31 ans. Je me droguais au PCP, à la cocaïne, à l’héroïne et au LSD, jusqu’au jour où j’ai rencontré Jo Ann Noriega qui travaillait dans un centre de réadaptation. Elle m’a invité à venir voir ses croix de lumière. En m’approchant de la fenêtre, je suis tombé à genoux et je me suis mis à pleurer. J’ai prié et senti une présence angélique. J’ai senti un parfum de roses, mais il n’y avait aucune rose, seulement la présence de Dieu. »

Jo Ann m’affirma que cela faisait presque quatre ans que Hussem était sobre et ne se droguait plus, et qu’il avait aidé des dizaines de toxicomanes à s’en sortir. Durant trois années consécutives, il a également joué le rôle de Simon aidant « Jésus » à porter la croix, lors du cortège du Vendredi Saint.

– 20 octobre 1996 : L’autre jour, avant de se rendre à l’hôpital City of Hope pour se faire opérer d’un cancer, Sue Knudson est passée voir les croix et a prié en implorant sa guérison. Ce matin, elle me raconte que les médecins n’avaient plus décelé aucune trace de sa maladie. Le cancer avait disparu ! Sue raconte à tout le monde que c’est la croix qui l’a guérie.

Jo Ann ajouta : « Presque chaque semaine, lors des réunions, quelqu’un fait une expérience qui transforme sa vie, mais ce qui me touche le plus ce sont les guérisons d’enfants, comme celle que j’ai relatée dans mon journal. »

– 17 janvier 1998 : Bichly Dinh, une fillette mal voyante, âgée de 11 ans, a été amenée par sa mère, lors de l’une de nos réunions de guérison. La petite fille m’a raconté : « Il m’est arrivé quelque chose de très beau. Je me suis endormie dans une sorte de transe et j’ai vu Jésus qui était venu me donner des yeux neufs. Tout s’est passé dans une grande paix. » Elle s’était réveillée en pleurant. Je lui ai demandé si elle se sentait bien. Elle m’a répondu que oui et qu’à présent elle voyait beaucoup mieux.

Jo Ann a transformé la petite maison dont elle est locataire en cathédrale de lumière et d’espoir. Elle enseigne l’amour et demande la guérison de ceux qui viennent la voir. En ouvrant son cœur, elle est devenue le canal de compassion que le Seigneur utilise pour transformer bien des vies. Je me suis souvent demandé comment le Christ choisissait les disciples qui transmettent son message d’amour dans ce monde troublé. Pour moi, en quittant Jo Ann, la question ne se pose plus. Le Christ utilise ceux qui ont souffert pour guérir la souffrance, car ils savent ce que c’est.





Signes des temps

Home La jeune fille et les miracles

Source : BBC News, Grande-Bretagne ; San Francisco Chronicle, Worcest

La jeune fille reste silencieuse dans son lit. Elle ne peut pas parler et peut à peine bouger. Un nombre grandissant de personnes lui attribuent néanmoins des guérisons miraculeuses.

Audrey Santo, une jeune fille de 14 ans, se trouve dans le coma et en soins intensifs depuis qu'elle s'est presque noyée dans la piscine familiale en 1987. Elle vit avec sa famille à Worcester, dans le Massachusetts (E.-U.), passant ses journées dans une chambre à coucher décorée de représentations de Jésus-Christ et de la Vierge Marie. Une mystérieuse huile de couleur claire s'écoule des statues et des images religieuses. Un parfum de roses flotte dans l'air.

Depuis que l'histoire d'Audrey s'est ébruitée, des pèlerins arrivent en nombre croissant chez les Santo. Ils entrent par petits groupes pour s'entasser dans la pièce du fonds d'où ils peuvent la voir à travers une vitre. Les dévots affirment qu'il s'agit d'une mystique, d'une « âme victime » (quelqu'un qui prend sur soi les souffrances de ceux qui lui demandent d'intercéder en leur faveur auprès de Dieu, en transmettant leurs demandes de guérison). Un couple a raconté que c'était grâce aux prières qu'ils avaient adressées à Audrey que leur fils avait pu naître sans être atteint de trisomie comme l'avait diagnostiqué leur médecin. Un homme a déclaré qu'il avait été guéri d'un cancer en priant Audrey. Une adolescente a affirmé qu'elle souffrait d'un urticaire inguérissable qui avait disparu du jour au lendemain après sa visite à Audrey ; son médecin était stupéfait.

D'autres faits miraculeux se sont produits : la famille Santo raconte qu'à quatre reprises, pendant que la messe était célébrée dans leur maison, du sang était apparu sur les hosties de la communion. On raconte qu'il arrive qu'Audrey présente des stigmates (les plaies du Christ crucifié) sur son corps.

L'affluence est devenue énorme lors d'une messe annuelle célébrée pour l'anniversaire de l'accident qui est à l'origine de l'état d'Audrey. En 1996, plusieurs centaines de personnes se rendirent dans une église proche. En 1997, elles étaient environ quatre mille. Cette année, une foule de huit mille personnes s'est rassemblée dans le stade en plein air du Holy Cross College afin de prier pour sa guérison. Audrey elle-même fut amenée sur place dans une ambulance et placée dans une petite maison avec une fenêtre à travers laquelle les gens pouvaient la voir.

Selon Mary Cornier, porte-parole d'une église locale, la signification de ces événements est que « le jamais vu a été vu. Ce sont des signes de notre foi ».

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les phénomènes entourant Audrey ont été créés par le Maître qui fut la Madone et par le Maître Jésus.


Home Un miracle dans une église

Source : National Public Radio, E.-U.

Dans l'Alabama, les tornades dévastatrices du printemps dernier ont détruit une église, appelée « l'église aux portes ouvertes » acceptant toutes races et confessions confondues. Soixante personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de la tornade.

Bien que l'église ait été complètement dévastée, personne n'a été tué. Le pasteur lui-même se trouvait là avec ses deux filles, pour répéter les chants prévus pour les fêtes de Pâques. Lorsque la tornade s'est abattue sur l'église, le pasteur s'est jeté sur ses filles et les a couchées au sol dans une allée. L'une d'elles a déclaré avoir vu « des anges soulever les murs ». Elle est vraiment persuadée de n'avoir pas rêvé. Elle a même précisé avoir entendu l'un d'entre eux dire quelque chose comme : « Ces gens ont besoin d'aide. » Toute l'église fut dévastée sauf cette allée.

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que ce miracle a été accompli par Maitreya.



Tendances

Home Rencontre mondiale des ministres chargés de la jeunesse

Source : ONU

Lors de la première Conférence mondiale des ministres chargés de la jeunesse, les représentants de 146 pays ont convenu d'agir dans différents domaines, notamment la participation des jeunes, le développement, la paix, l'éducation, l'emploi, la santé, et la toxicomanie sous toutes ses formes.

La Conférence, qui s'est tenue à Lisbonne au Portugal, est l'aboutissement de plus de dix années d'efforts pour mettre au premier plan des préoccupations nationales et internationales les mesures concernant la jeunesse et renforcer ainsi les actions déjà entreprises en faveur des jeunes. De plus, en adoptant la Déclaration de Lisbonne, les gouvernements s'engagent non seulement à développer une politique générale en faveur des jeunes, mais aussi à se fixer des objectifs précis à court et moyen terme.

Avant la conférence de Lisbonne, les Nations unies avaient réuni le quatrième Forum mondial de la Jeunesse à Braga, également au Portugal. Les participants à ce forum — principalement des jeunes et des organisations œuvrant pour la jeunesse, ont finalement adopté le Plan d'action de Braga en faveur de la jeunesse, qui met l'accent sur la participation des jeunes en tant que préalable nécessaire au développement de l'humanité dans son ensemble.




Home Campagne africaine contre la violence à l'égard des femmes

Source : IPS

L'UNIFEM (Fonds des Nations unies pour le développement des femmes) a lancé récemment une campagne visant à éduquer le public en ce qui concerne les différentes formes de violence subies par les femmes et les jeunes filles en Afrique.

Les bureaux régionaux de l'UNIFEM de tout le continent préparent une série de manifestations destinées à attirer particulièrement l'attention sur cinq points particuliers : les abus d'ordre familiaux et domestiques, les crimes liés à la guerre, les pratiques traditionnelles telle la mutilation génitale, les lois relatives à l'héritage des femmes, la violence politique et économique, et la nécessité d'instaurer des mesures en faveur des droits de la femme tant au niveau de l'Etat que de la communauté.

« En Afrique, nous avons affaire à une attitude de négation et d'occultation de la violence existant dans nos sociétés, et les femmes et les enfants de sexe féminin ont davantage souffert de cette négation », a déclaré le Dr. Nahid Toubia, présidente d'une organisation de défense des droits de la femme africaine.

, a déclaré le Dr. Nahid Toubia, présidente d'une organisation de défense des droits de la femme africaine.

Prévue pour coïncider avec le 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme, cette campagne couvrira l'ensemble du continent et organisera divers manifestations, notamment des tables rondes, des annonces télévisées et des commissions d'enquêtes auxquelles participeront des victimes de ces violences.

 





Faits et prévisions

Home Qui nous sortira du chaos ?

Source : The Observer, G.-B.

« Comme nous l'avons déjà annoncé (Partage international, déc. 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, juin 1989)

 « La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » (P.I., mai 1989)

« Qui nous sortira du chaos ? » Le 6 septembre dernier, ce titre imprimé en caractères gras s'étalait sur les deux pages d'un article du journal britannique The Observer. Deux éminents journalistes y analysaient la crise économique et politique mondiale, et se demandaient si les dirigeants actuels étaient capables d'y apporter des solutions.

Le 6 septembre dernier, ce titre imprimé en caractères gras s'étalait sur les deux pages d'un article du journal britannique . Deux éminents journalistes y analysaient la crise économique et politique mondiale, et se demandaient si les dirigeants actuels étaient capables d'y apporter des solutions.

Selon Will Hutton : « Sur l'ensemble des marchés financiers, la valeur cumulée des actions a perdu quatre mille milliards de dollars en à peine deux mois — pour la seule Grande-Bretagne, la Bourse a perdu environ 300 milliards de dollars. Le FMI n'a plus que 25 milliards de dollars en caisse et, s'il est contraint à de nouvelles aides d'urgence en Amérique latine après celles accordées à l'Asie et à la Russie, il n'aura plus de réserves. On aura ainsi épuisé le dernier recours du système, si imparfait soit-il, contre la panique financière. L'enjeu n'est rien moins que la survie de l'ordre économique et financier mis en place au cours des vingt dernières années. »

Commentant les aspects politiques de cette crise, Andrew Marr estime que les « dirigeants mondiaux baignent dans la médiocrité ». Il commente : « Il s'agit d'un problème économique engendré par les marchés boursiers et l'effondrement des devises ou leur repli.

Mais c'est avant tout un problème politique. Les marchés mondiaux sont sujets à la panique. Ils constituent des mécanismes aisément influençables, et répondent à ce qui est de l'ordre des décisions et des certitudes. Incapables d'engendrer un ordre mondial par eux-mêmes, ils ont besoin des hommes politiques pour faire ce travail à leur place. Mais la confiance politique est tristement déficiente. Personne ne répond présent. En fait, le monde a choisi de privatiser le pouvoir — mais il a manifestement échoué à privatiser l'autorité ou le leadership. Du fait de politiques à courte vue et d'échecs personnels, les sociétés les plus importantes sont à la dérive. L'ordre mondial ne s'est pas effondré, mais il a besoin d'être repensé ; et par des dirigeants plus sages que ceux d'aujourd'hui. » 

 

 




Home La bulle a-t-elle éclaté ?

Source : New York Times ; Bloomburg Online, E.-U.

Tandis que le président russe Boris Eltsine limogeait le gouvernement qu'il avait nommé cinq mois auparavant, le rouble chutait de 9 % et les institutions financières du pays étaient prises d'un vent de panique. Le tourbillon russe a eu des répercussions dans le monde entier. Partout, des marchés financiers ont chuté. A New York, l'indice Dow Jones a perdu près de 300 points, soit 3,4 % en une seule journée. Quelques jours plus tard, les marchés américains perdaient encore 6,4 %, confirmant une tendance durable à la volatilité. La Bourse de Tokyo a atteint son niveau le plus bas depuis douze ans, témoignant d'une inquiétude persistante quant à la capacité, pour le gouvernement japonais, de résoudre la crise bancaire du pays. Comme si le Japon n'avait pas assez de problèmes, la société Toa Steel annonçait son intention de fermer ses portes, ce qui représenterait la plus grande faillite d'une société industrielle dans toute l'histoire du pays.

Les marchés des pays en voie de développement ont subi les répercussions de la chute libre de l'économie russe, comme celles de la crise asiatique l'an passé. Les économies d'Amérique latine ont été les plus affectées. Par sa sévérité, la crise actuelle en Amérique du Sud peut se comparer à la crise de l'endettement qui avait plongé le continent, au début des années 1980, dans une récession qu'il lui avait fallu dix ans pour surmonter. Pendant des mois, les investisseurs ont fui les marchés d'Amérique latine. Les marchés vénézuéliens ont perdu 9,5 % en une journée et plus de 60 % sur l'année. Au Brésil, la situation est également précaire. Dans le domaine des devises, le Peso mexicain a été la grande victime, perdant plus de 20 % cette année.

Face à cette situation économique catastrophique, le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan a déclaré : « Il n'est pas raisonnable de croire que les Etats-Unis puissent demeurer une oasis de prospérité dans un monde qui connaît une recrudescence de tensions. » Faisant écho à la réflexion de A. Greenspan, le San Francisco Examiner affichait récemment ce titre : « La bulle a-t-elle éclaté ? »

 




Home Les ondes sonores pourraient remplacer les machines

Source : United Press International

« Cette technologie, qui utilise la couleur, les sons et la vibration, sera la science du 21e siècle. » (un collaborateur de Maitreya, P.I., janv./fév. 1990)

« [...] l'homme sera à même de maîtriser des forces et des énergies à la merci desquelles il se trouve aujourd'hui, et dont il est totalement inconscient. Par la puissance de sa pensée, il sera en mesure de transcender le temps et la distance, et de créer des moyens de transport dans lesquels on ne se sentira pas déplacé, et tellement silencieux que le fait de voyager n'entraînera plus aucune fatigue. Grâce à la puissance du son, il créera ses moyens de production et maîtrisera son environnement. » (B. Creme, la Mission de Maitreya, tome I)

Un expert américain dans le domaine de l'acoustique affirme qu'il a inventé un procédé à base d'ondes sonores à haute énergie qui pourrait un jour remplacer les machines issues de la révolution industrielle.

Ce physicien, Tim Lucas, déclare que la technologie, appelée Synthèse de résonance macrosonique (RMS) « ouvre littéralement les portes du pouvoir du son ». La technologie paraît simple, basée sur ce qu'un scientifique décrit comme une « boîte à secousses ». Elle consiste en une chambre creuse en aluminium attachée à un moteur qui la fait vibrer pour engendrer l'onde sonore. Ce dispositif permet de venir à bout de ce que les chercheurs en acoustique ont considéré pendant des années comme une difficulté insurmontable, la tendance des ondes sonores à se dissoudre en ondes de choc qui dissipent l'énergie.

T. Lucas déclare : « Nous sommes parvenus à mettre dans les ondes sonores une énergie d'un niveau suffisant pour répondre aux besoins énergétiques élevés qui sont ceux de l'industrie. » La première application de la RMS sera vraisemblablement un compresseur acoustique pour la réfrigération, dont T. Lucas affirme qu'il est plus efficace que les modèles courants et qui mettrait fin à l'utilisation des produits CFC (chlorofluorocarbures) qui détruisent la couche d'ozone.

Mais T. Lucas pense qu'il s'agit seulement d'un « fragment du puzzle ». La RMS présente un potentiel intéressant pour toutes les industries dont l'activité repose sur des machines complexes utilisant des pistons, des pompes et des compresseurs. T. Lucas l'affirme, « Nous pouvons accomplir les mêmes tâches sans les pièces mobiles ».




Home Vol de lumière

Source : BBC TV, Grande-Bretagne

Des ingénieurs américains travaillant dans le Nord du Mexique réalisent des tests sur un engin spatial mu par un laser géant, en lieu et place du combustible conventionnel. Le « vaisseau de lumière » vole en ligne droite, alimenté par un rayon laser émis par l'un des plus puissants lasers des Etats-Unis.

Ce rayon se reflète sur un miroir placé à la base de l'engin, et générant une température de 30 000 degrés celsius — cinq fois la température de la surface du soleil.

 




Home Pétrole : les réserves s'amenuisent

Source : Scientific American, Etats-Unis

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (P.I., 1989)

Un article du magazine Scientific American, de Colin J. Campbell et Jean H. Laherrere, experts en matière de ressources pétrolières, affirme : « D'après la plupart des données disponibles, les réserves de pétrole auraient sensiblement augmenté au cours des 20 dernières années. Une telle croissance est une illusion. Près de 80 % du pétrole produit actuellement vient de champs pétroliers découverts avant 1973, dont la grande majorité est en déclin.

Dans les années 1990, les compagnies pétrolières ont découvert sept milliards de barils de pétrole par an. En 1997, ils ont extrait plus de trois fois cette quantité.

Le prochain choc pétrolier ne sera pas aussi limité dans le temps que ceux des années 1970. Notre analyse de la découverte et de la production de pétrole […] dans le monde semble montrer que, dans les dix ans à venir, l'approvisionnement ne sera plus apte à répondre à la demande. »





Dossier

Home SÉMINAIRE 1997 : La coopération

Questions-réponses : Coopération et travail de groupe (4/5)

par Benjamin Creme

Q. Que signifie réellement la coopération au sein d'un groupe ?
R. Coopérer veut dire ne pas être destructif. Faire les choses dans un but commun, en se mettant d'accord sur la direction à suivre et la manière d'agir.

Q. La compétition est-elle un réel problème dans le travail de groupe ?
R. A mon avis, c'est l'un des problèmes majeurs. Au sein d'un groupe, les gens se disputent la « réussite ». Ils rivalisent pour le prestige ou le statut personnel. Je ne sais comment cela se passe ici, mais à Londres, dès le début, nous avons évité d'attribuer une charge spécifique aux différents membres. Personne n'a de titre officiel et il n'existe aucun statut personnel dans ce sens. La seule différence se situe au niveau de l'efficacité. Certaines personnes travaillent davantage, de manière plus assidue et plus efficace, dans le but de faire connaître l'information ou simplement dans le travail de bureau nécessaire à la diffusion des publications. Que vous vendiez des corn flakes ou que vous fassiez connaître la Réapparition, il faut toujours prévoir un emballage en quelque sorte, et c'est le travail de bureau. Certains sont très qualifiés pour cette tâche mais ne se montrent guère brillants en dehors.

Q. Nous savons, de manière intellectuelle, qu'il ne devrait exister aucune rivalité entre nous, mais une certaine forme de compétitivité s'insinue de manière subtile...
R. Qui a dit que c'était subtil ? A mon avis, cela n'a rien de subtil. La compétition fait rage. Je connais des individus, dans chaque groupe, qui ne peuvent agir autrement que dans un esprit compétitif. Les trois-quarts du temps, ils ne font rien, jusqu'à ce qu'ils se sentent soudain inspirés. Ils font alors une petite chose, par exemple ils prennent contact avec des médias. Mais ils veulent que tout le monde soit au courant, que nous sachions tout ce qu'ils ont fait, que leurs efforts et leurs mérites soient reconnus, et que nous nous rendions compte à quel point il est important qu'ils se soient rendus chez tel libraire. Tout le monde doit savoir que ce dernier acceptera, peut-être, de mettre quelques livres en rayons. C'est déjà une réussite !
Il s'agit de compétition à l'égard des membres du groupe et il faut extirper ce genre d'attitude. Ce n'est pas seulement dénué de tout intérêt, c'est très destructeur, parce que les gens prennent position et des clans se forment. Certains aiment la personne en question et se regroupent autour d'elle. D'autres, au contraire, ne peuvent la supporter à cause de son esprit compétitif. La compétition en elle-même n'attire pas. Mais chacun est attiré par ceux qui lui ressemblent et ceux qui ont l'esprit compétitif s'attirent mutuellement. Par contre, ceux qui souhaitent coopérer sont repoussés par cet esprit de compétition. Lorsqu'il en est ainsi, le groupe perd sa cohérence. C'est pourquoi il est essentiel que l'esprit de compétition disparaisse. Si vous ne pouvez obtenir que les individus qui sèment la perturbation quittent le groupe (ils sont quelquefois plus destructeur en dehors du groupe qu'à l'intérieur), vous devez les supporter et essayer avec le temps de les faire changer. Le seul moyen d'y parvenir est, à mon avis, de leur accorder si peu d'attention qu'ils finissent effectivement par changer.

Q. Il est donc impératif de surveiller avec vigilance ses propres motivations et d'essayer d'éviter la comparaison et la compétition.
R. Absolument. La comparaison est, bien sûr, l'essence de la compétition. Vous vous comparez aux autres et le peu que vous avez réalisé vous paraît bien insignifiant à côté de tout le travail qu'ils font. Si quelqu'un dans le groupe présente bien et fait preuve d'énergie, vous pensez : « Celui-là, je le déteste. Pour qui se prend-il ? » Dans tous les groupes, on voit arriver quelqu'un de ce genre qui se met rapidement au travail et donne des complexes aux membres plus anciens, parce qu'il se montre efficace et ne souffre pas des mêmes blocages que les autres. Il peut s'agir de personnes plus jeunes qui travaillent depuis moins longtemps et, par conséquent, ne sont pas aussi blasées. Elles n'ont pas perdu leur élan et leur enthousiasme et donnent des complexes aux autres. Finalement la jalousie s'installe ainsi que la compétition. Il en est de même avec les enfants ; la sœur aînée est toujours en compétition avec le cadet et le plus jeune est toujours jaloux de l'aîné. Cela se passe ainsi au sein des familles et un groupe finit par tellement ressembler à une famille que l'on y trouve le même genre de situations.
Nous devons donc effectivement examiner nos motivations. Il faut rester honnête avec soi-même, ce qui n'est pas facile, et être capable de voir réellement ses propres motivations, même si l'on ne peut changer sa manière d'agir. Si vous examinez constamment vos mobiles et assumez la véritable intention qui se cache derrière tout ce que vous dites et faites, vous purifiez peu à peu votre esprit. Vous agissez alors spontanément d'une manière juste. Vous ne rivalisez pas.
Vous devez apprendre à vous taire lorsque c'est nécessaire. J'ai constaté que dans tous les groupes certaines personnes protègent le groupe. Elles aimeraient se montrer plus ouvertes, plus puissantes, plus efficaces mais elles évitent de le faire parce que cela suscite toujours la jalousie et la compétition chez les autres. Elles doivent rester un peu en retrait, se retenir, ne pas en dire trop parce qu'on les cataloguerait de grosse tête ou de beau parleur. Il en est ainsi dans tous les groupes. Il faut regarder les choses en face parce que ceux qui sont engagés dans le travail de groupe sont des individus ordinaires même si, par ailleurs, ce sont aussi des disciples de quelque niveau. Il est donc nécessaire d'examiner avec soin cette question de motivation.
Personne n'est totalement honnête. Je rencontre des gens dans tous les groupes qui, lorsqu'ils me parlent, ne le font pas franchement. Ils disent ce qu'ils pensent que j'aimerais entendre ou ce qu'ils aimeraient me faire croire. Il vaudrait mieux qu'ils disent simplement ce qu'ils ont à dire. Si c'est quelque chose de destructeur, il serait préférable dans certains cas de se taire, et dans d'autres de dire ce que l'on a à dire. Cela dépend, car la destruction peut avoir un aspect constructif. Le moment est parfois venu pour la critique constructive. Mais il ne devrait jamais exister de critique destructive émanant de la jalousie, de la peur, de la haine ou de la méchanceté. Nous devons surveiller nos mobiles dans toutes les situations qui peuvent se présenter. C'est une exigence fondamentale. Nous n'arriverons jamais à une véritable coopération, tant que nous ne nous exprimerons pas du fond de nous-mêmes et tant que nous n'agirons pas du fond de nous-mêmes en tant que groupe, dans un esprit dénué de tout sentiment de compétition, de jalousie, de crainte et de ressentiment, nous n'arriverons jamais à une véritable coopération. Ce genre de sentiment détruit la bonne volonté qui est à la base de la coopération.

Q. Lorsque nous constatons une tendance à la compétition en nous-mêmes, nous essayons de la réprimer ou de la supprimer tout à fait, mais elle reste toujours là. Nous nous focalisons sur le travail à accomplir, sur le but, mais notre conditionnement est très puissant. Comment « purifier le cœur de la souillure de la compétition ? » En passant de l'astral au mental ? En utilisant des mantras ? En faisant appel à la lumière de l'âme ? Par la méditation de transmission ?
R. Tout cela est utile. Le meilleur moyen d'y parvenir est de passer le plus rapidement possible de la polarisation astrale à la polarisation mentale et, lorsque cet objectif est atteint, de la polarisation mentale à la polarisation spirituelle, car plus votre niveau de polarisation est élevé, plus l'âme peut influencer la vie de la personnalité. C'est l'âme qui coopère. Elle ignore tout de la compétition. Elle ne connaît que la bonne volonté et c'est au travers de cette bonne volonté que vient la coopération. Si la bonne volonté est absente, vous pouvez parler de coopération, essayer toute votre vie, de manière intellectuelle, de faire des efforts dans ce sens, mais vous n'y parviendrez pas, car la bonne volonté est fondamentale.
La première chose qui doit exister au sein d'un groupe, c'est la bonne volonté de chacun à l'égard des autres. La bonne volonté est le ciment qui assure la cohésion du groupe. Plus vous parviendrez à voir les gens en tant qu'âmes, plutôt que sous l'aspect coupant, difficile et antipathique de la personnalité, plus vous serez capables d'agir sans ressentiment et dans un esprit de coopération.

Q. L'énergie de la bonne volonté sert-elle de lubrifiant dans le travail de groupe ?
R. L'énergie de la bonne volonté n'est pas seulement un lubrifiant dans le travail de groupe, elle est la base même de l'existence du groupe. C'est ce que les gens ne comprennent peut-être pas très bien. Il n'existe rien d'autre que des groupes. Nous parlons de l'initiation de groupe comme de quelque chose d'inhabituel, alors qu'en fait l'initiation s'est toujours faite en groupe, mais nous n'avons pas vu ces groupes. Aujourd'hui, la différence est qu'avec les énergies nouvelles du Verseau, les individus se regroupent d'eux-mêmes. C'est pourquoi l'idée d'une initiation de groupe devient une image réelle dans leur esprit. En fait, il n'a jamais rien existé d'autre. Cela a toujours été une initiation de groupe. Mais elle a concerné un homme ici, une femme là, cela s'est fait lentement, de manière individuelle. Maintenant le même nombre de personnes recevront l'initiation, mais en relation de groupe. Il s'agit d'un mécanisme différent parce que les groupes qui existent sur le plan subtil commencent à se manifester sur le plan physique. Cependant, les groupes auxquels tous ces individus appartiennent restent les mêmes sur le plan subtil. La seule différence est qu'il s'agit maintenant d'une activité de groupe consciente.

Q. Est-il difficile de parvenir à une véritable coopération en tant que groupe ?
R. Oui, c'est difficile en raison du conditionnement qui est le nôtre et de notre niveau d'évolution. Le changement se produit lentement et nous devons l'accepter. Cependant, nous travaillons en groupes et dans des conditions qui permettent l'expérimentation. Nous devons considérer cela comme la réalité de base et chercher à mettre nos connaissances en pratique.
Nous avons de la chance en tant que groupe. Nous ne travaillons pas de manière confuse pour notre avancement ou notre développement personnel, du moins, je l'espère. J'espère que personne ici ne se trouve dans un de ces groupes simplement dans un intérêt personnel. Nous sommes ici pour servir le Plan de l'évolution, dans la mesure où un aspect de ce plan nous a été présenté, et même un de ses aspects majeurs : la préparation à l'extériorisation de la Hiérarchie. C'est capital.
Nous vivons des temps mémorables ; je ne saurais trop insister là-dessus. C'est une époque comme il n'en a jamais existé auparavant. Je doute qu'une telle opportunité de service se soit jamais présentée à un groupe. A maintes reprises, dans ses messages, Maitreya a affirmé : « C'est une opportunité de service comme on n'en a jamais vu auparavant. » S'il le dit, vous pouvez être sûr que c'est la réalité. Jamais auparavant, tant de gens n'ont eu une telle opportunité de service, l'opportunité d'accomplir, à leur niveau, quelque chose d'une importance capitale. C'est la raison pour laquelle des groupes comme celui-ci devraient reconnaître le privilège qui leur est accordé, faire le maximum pour se montrer à la hauteur de l'opportunité qui se présente et ne pas la gaspiller dans un esprit de compétition ou d'égoïsme, ou dans une simple contemplation de soi, à laquelle chacun peut se complaire parfois mais qui, avec le dévouement au travail, devrait être de plus en plus rare.

Q. Avoir une large vision de la mission du groupe peut-il aider à coopérer ?
R. Si vous êtes idéaliste, cela devrait vous aider. Si vous avez l'esprit compétitif et si, par conséquent, vous êtes destructeur et si, de plus, vous ne réalisez pas que votre groupe est impliqué dans quelque chose de plus vaste, vous pourriez finir par devenir très destructeur. On devrait peut-être vous demander de quitter le groupe. C'est à lui de décider. Prendre conscience de la mission élargie du groupe devrait vous inciter à réfléchir davantage avant de vous montrer destructeur. Cela devrait vous aider à faire preuve d'introspection et à montrer une attitude plus coopérative, même à l'égard des personnes que vous n'aimez pas et avec lesquelles vous avez l'habitude de rivaliser.

Q. Comment faire preuve d'esprit critique dans le travail de groupe d'une manière qui soit constructive ?
R. Il existe deux sortes de critique : la critique destructive et la critique constructive. La critique destructive est celle dont chacun fait preuve à l'égard d'autrui. La critique constructive est relativement rare, parce que vous devez non seulement être en mesure de percevoir le moment où un individu sera ouvert à la critique, mais également être celui qui peut aider. Vous devez être capable de lui donner des conseils utiles. Cela n'est pas facile lorsqu'on a affaire à d'autres personnes. Il est déjà difficile de corriger ses propres défauts.
Lorsque vous avez affaire à autrui, vous devez être absolument certain du bien fondé de ce que vous faites avant de pouvoir émettre une critique positive. Toute autre forme de critique devrait être abandonnée, ne pas être formulée. Critiquer les autres détruit les justes relations et la confiance, cela avilit la personne critiquée et celle qui critique. Je sais bien que tout le monde le fait. Il n'existe pas un individu au monde qui, à moins d'être un initié de degré 4,9, soit à l'abri de critiquer les autres d'une manière négative. Mais nous devrions tous essayer, dans la mesure du possible, de l'éviter.
Je pense qu'il y a des moments dans l'activité de groupe où une critique judicieuse peut être utile pour réorienter la personne vers une manière d'agir plus juste et plus cohérente. Lorsque c'est nécessaire, chacun doit se montrer ouvert à ce genre de critique. Mais vous constaterez que ce n'est pas le cas. Une critique positive est presque toujours mal prise par ceux à qui elle s'adresse, à moins qu'ils ne fassent preuve d'un détachement tout à fait exceptionnel.
Si une personne est détachée, elle acceptera n'importe quelle critique, justifiée ou non, positive ou négative ; mais vous arrive-t-il souvent de rencontrer quelqu'un de si détaché qu'il puisse accepter avec une humeur égale et même avec amabilité ce genre de critique ? Chacun considère qu'il a le droit d'être traité avec un total respect et, dans le travail de groupe, chacun devrait évidemment pouvoir compter sur le respect des autres membres du groupe. C'est une exigence primordiale : un respect fondamental, non-dit mais cependant reconnu et ressenti, pour l'individualité de chacun et la certitude que tous font honnêtement ce qu'ils ont à faire, au mieux de leurs capacités et en obéissant à de justes raisons. Ce n'est pas toujours vrai, mais chacun a besoin de sentir ce respect et cette confiance.
Chacun aborde le travail que nous faisons avec un mélange de motivations. La première étant la conscience qu'il s'agit probablement du travail le plus important (à mon avis, c'est effectivement le plus important) que quiconque puisse faire dans le monde aujourd'hui. Bien sûr, un éminent chirurgien penserait qu'il existe d'autres choses tout aussi importantes à faire. Relativement parlant c'est vrai mais, d'un point de vue plus vaste, si l'on prend en considération l'avenir de la race humaine, l'extériorisation de la Hiérarchie est primordiale et le travail s'y rapportant est, à mon avis, le plus important qui puisse s'offrir à qui que ce soit.
C'est la raison pour laquelle le nombre de personnes participant à ce travail est relativement peu élevé ; il demande en effet beaucoup. S'il s'agit du travail le plus important qui soit, il exige que l'on s'y investisse totalement. Peu d'individus sont prêts à se consacrer à quelque chose dont ils n'ont pas eu de preuve tangible, quelque chose dont ils ont seulement entendu parler ou qu'ils ont découvert au cours d'une lecture, quelque chose dont ils ne peuvent avoir une totale certitude. C'est la raison pour laquelle certains gourous dans le monde sont suivis et vénérés alors que d'autres, inconnus, sont laissés de côté et ignorés.
La question posée est : comment traiter le problème de la critique dans le travail de groupe ? La critique existe inévitablement dans tous les groupes parce que des erreurs y sont commises dans tous. Mais qui peut dire ce qui est une erreur ou peut-être tout simplement une expérience ? Toute forme d'activité doit laisser le champ libre aux expériences. Mais d'un autre côté, bien que le temps n'ait pas d'existence réelle, il existe un facteur temps ; il y a un temps prévu pour un certain travail et s'il n'est pas effectué en temps voulu, il est ensuite trop tard. Une grande partie du travail lié à la réapparition de Maitreya et des Maîtres aurait dû être fait plus tôt. Le temps est passé où ce travail aurait pu être accompli dans les meilleures conditions.
Vous devez vous concentrer sur le travail auquel donner la priorité à un moment donné. Cependant, c'est là que naissent les critiques, parce que les gens ne seront pas d'accord sur ce qu'il convient de faire. Quand des divergences d'opinion existent en raison de points de vue différents, de rayons différents, de visions du monde différentes, de légères différences dans le niveau d'évolution de chacun, une importance différente est donnée à des choses différentes. Nous devons parvenir à un consensus et ce consensus est le résultat de la coopération. 
(A suivre)





Citation

Home Extrait du Message de Maitreya n° 73

par Maitreya

« Chaque tressaillement d'amour ressenti dans votre cœur est enregistré dans le mien.
Voilà la simple vérité de notre relation. »





Courrier des lecteurs

Home Maitreya sur une vidéo

Cher Monsieur,

Je suis en train de réaliser un documentaire vidéo intitulé l'Homme qui disparaît, basé sur des expériences de Maitreya faites par des New Yorkais. On y voit des gens dans les rues de New York, en particulier des sans-abri.

Un jour où je me trouvai à la bibliothèque municipale à l'heure du déjeuner, à la recherche de gens intéressants à filmer, je passai devant une table de travail où était disposé un assortiment étonnant d'objets personnels. Je cherchai le propriétaire des yeux.

Il y avait là un livre ouvert traitant de l'histoire de la musique, des cassettes, un extrait d'une revue musicale avec des passages soigneusement soulignés, des photocopies de schémas de différentes flûtes. J'aperçus également une feuille où étaient notées des références bibliques. Je zoomai et fis la mise au point.

Dans le premier passage on pouvait lire : « De quels bienfaits ont-ils joui alors ? Vous souvenez-vous du bonheur en Israël, sous le règne du fidèle roi Salomon ? Cela donne une petite idée du bonheur qui régnera sur la Terre sous le règne de Jésus. »

Et juste au-dessous : « Il régnera une paix véritable au sein de l'humanité et entre les hommes et les animaux, comme Isaïe l'a prédit. (Psaume 46 :9. Isaïe 11 :6-9.) Tout comme Jésus a guéri les malades lorsqu'il était sur terre, il guérira toute l'humanité. (Isaïe 33-24.) »

C'est alors que j'entendis bouger derrière moi. Je me retournai, prête à recevoir de sévères reproches pour mon intrusion. « Oh, je suis vraiment désolée », dis-je à l'homme qui se trouvait en face de moi, un Noir à l'air aimable. Il se contenta de hocher la tête et de sourire. « Voyez-vous un inconvénient à ce que je fasse une prise de vue supplémentaire ? » Il hocha à nouveau la tête en souriant comme pour dire : « A votre guise. »

L'homme alla s'asseoir et je lui demandai de nouveau s'il voyait un inconvénient à ce que je le filme. Il se contenta cette fois encore de hocher la tête et de sourire. Il n'avait pas prononcé un seul mot, aussi en avais-je déduit que, sans doute, il ne parlait pas l'anglais. Ne voulant pas qu'il se sente embarrassé, je m'écartai et au lieu de regarder à travers le viseur, je surveillai la prise de vue sur l'écran LCD de la caméra. En fait, j'avais tort de me faire du souci car il avait une prestance extraordinaire.

Il se montrait si naturel que je ne pus m'empêcher de lui demander : « Etes-vous acteur ? » Il secoua la tête en souriant. Je jetai un coup d'œil sur son livre de musique. « Vous êtes sûrement musicien ! » L'homme fouilla alors dans ses affaires et en sortit une longue flûte d'aluminium. A ma grande surprise, il s'agissait d'une flûte plutôt rudimentaire. Son bec avait été joliment façonné à partir d'un sifflet cassé. L'homme porta la flûte à ses lèvres et commença à jouer doucement.

Pendant près d'une demi-heure, je restai assise près de lui, le filmant de temps à autre pendant qu'il faisait sereinement ce qu'il avait à faire. Puis un gardien me surprit et s'écria : « Il est interdit de filmer dans la bibliothèque ! » Je rangeai ma caméra et remerciai l'homme. Il hocha la tête en souriant une fois de plus. Réconfortée par son caractère accommodant et décontracté, j'ajoutai : « Que Dieu vous bénisse ! » Il eut un petit rire chaleureux.

Peu de temps après, j'étais en train de travailler dans une autre bibliothèque lorsque j'aperçus un livre pour enfants, d'Anita Genesi, posé au bout d'une table : Que savons-nous de l'hindouisme ? On pouvait y voir des descriptions et des dessins en couleur représentant les dieux hindous. Sa description de Krishna confirma mon sentiment au sujet du joueur de flûte que j'avais filmé. « Krishna, le 8e avatar de Vishnu est l'un des dieux hindous les plus populaires. Il est célèbre pour sa nature espiègle et les tours qu'il joue à ses amis... Il est le héros de nombreuses aventures. Krishna est généralement représenté avec la peau bleu foncé ou noire et portant une flûte dans la main ou en train d'en jouer. »

C. P., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme de la bibliothèque était Maitreya. La séquence de trois minutes et demie le montre assis en train de lire. Ses sacs et les poches de sa veste sont bourrés de documents. Il joue ensuite quelques notes presque silencieusement sur sa flûte, sourit d'un air entendu devant la caméra, puis saisissant avec soin quelques cheveux à l'arrière de sa tête, il en coupe de petits bouts avec une paire de ciseaux.


Home Une rencontre salutaire

Cher Monsieur,

Dans le courant de 1997, je me trouvais en France, à Paris, où je traversais les pires moments de ma vie, fortement déstabilisé après une désillusion totale sur moi-même. Je n'aurais jamais imaginé cela, seulement un mois auparavant. Le jour que je pensais être le dernier de ma vie, je rencontrai dans un restaurant un homme vraiment peu ordinaire qui semblait tout connaître de moi. Cette conversation me sauva la vie.

M-P. C., Chambly, Québec, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'« homme peu ordinaire » était Maitreya.


Home L'essence de la vie

Cher Monsieur,

Chaque samedi, comme c'est le cas aujourd'hui, je travaille sur un marché qui se tient toutes les semaines à Essen, en Allemagne. Je vends des olives, du fromage et du pain turc. Ce jour-là (le 31 août 1996), en me rendant sur mon lieu de travail, je déposai des exemplaires du journal l'Emergence (en version allemande) sur les banquettes du train. Je venais juste de me rétablir d'une maladie et me sentais encore assez faible.

Peu de temps après avoir commencé mon travail, entre 7 et 8 heures du matin, j'entendis une jeune femme dire derrière moi : « Il règne une odeur délicieuse ici, n'est-ce pas ? » Devant mon étalage, se tenait une jeune femme âgée d'une trentaine d'années, accompagnée d'une femme d'environ 45 ans qui resta un peu en retrait pendant l'entretien.

La jeune femme me regarda avec un large sourire et me salua. Elle mesurait environ 1 m 70 et avait des cheveux brun-roux et les yeux bleus. Elle portait des lunettes et était vêtue d'un vêtement de couleur sombre de style indien. Elle prit grand plaisir à sélectionner différentes denrées, ce qui m'enjoignit à mon tour à leur faire déguster, à elle et sa compagne, un assortiment de produits. Je lui demandai si elle prenait plaisir à goûter à tous ces produits de si bon matin, mais elle répondit que pour elle il n'était pas si tôt que cela. Je lui demandai si elle n'était pas infirmière dans un hospice de personnes âgées ou un hôpital, ce qu'elle confirma en déclarant : « Oui, c'est ce que j'ai fait au cours des dix heures qui viennent de s'écouler. »

Je sentais toute mon énergie revenir progressivement et un sentiment de joie m'envahir. « Que faites-vous pour être tellement heureuse ? » – « Je prends plaisir à la vie », rétorqua-t-elle. – « En permanence ? » Je crois qu'elle me répondit par l'affirmative. J'emballai ses achats en y ajoutant quelques échantillons. Elle déclara que je la rendais vraiment très heureuse. « Mais vous êtes déjà tellement heureuse ! » fut tout ce que je pus lui répondre. Elle me dit au revoir en ajoutant : « A la prochaine fois ! » Suite à cette conversation, j'eus tout à coup faim. Alors que je me restaurais, loin de tout, méditant sur sa « joie de vivre », elle se tint soudain de nouveau devant moi. Elle désirait un autre pain turc. Un peu gêné, je lui confiais que j'étais en train de réfléchir à ce qu'elle avait dit sur la joie de vivre. Autant que je me souvienne, à mon grand étonnement, elle répondit : « Oui, je sais. » Je lui demandai alors s'il était possible de vivre l'épreuve de la maladie dans la joie. Je pensais à ma propre expérience. « Il est difficile de répondre à cette question, mais pourquoi pas, si vous arrivez à en saisir la signification positive. Vous ne serez probablement pas en mesure d'en profiter pleinement. Ce n'est pas facile dans le cas d'une maladie », répondit-elle. Elle me salua en ajoutant : « Je vous souhaite une journée qui vous réchauffe le cœur. »

Quelque sept heures plus tard, allongé dans mon bain, je repensais à tout cela et ne pus m'empêcher de rire à la pensée que ces deux femmes ne pouvaient être que Maitreya et le Maître Jésus.

C. B., Velbert, Allemagne

Le Maître de B. Creme a précisé que la jeune femme qui a acheté les produits était le Maître Jésus et la plus âgée Maitreya.


Home Un peu d'argent - Un tour de passe-passe

Cher Monsieur,

Je vous écris au sujet de deux expériences qui me sont arrivées et je me demande si elles sont « authentiques » ou pas.

  1. Un peu d'argent
    La première eut lieu alors que je sortais d'une cafétéria. Deux hommes s'approchèrent de moi et l'un d'eux me demanda de la monnaie pour acheter une bière. Je discutai un moment avec eux et leur donnai un exemplaire du journal l'Emergence que j'avais sur moi. L'autre se contenta de me dévisager et je lui dis que son apparence m'était familière. Il me répondit que c'était probablement dû à son aura (sur le moment, cette réponse me sembla aller de soi !). Je leur donnai un peu d'argent et, bien que j'eusse une réelle envie de les suivre, je partis.
     
  2.  Un tour de passe-passe​
    A un moment où je faisais une tournée de conférences, je décidai de proposer quelques livres à une librairie ésotérique locale, afin de voir si cela les intéressait. Ce qui me poussa à agir ainsi était le service à Babaji (un gourou qui résida à Haidakhan entre 1970 et 1984. Je ne sais pas trop quelle est sa relation avec le Babaji de Yogananda). Alors que j'entrais dans le magasin, je remarquai une femme qui ne passait pas inaperçue. Elle était corpulente et marmonnait toute seule alors qu'elle circulait dans le magasin. Je finis par me trouver près d'elle devant des rayonnages et lui demandai : « Avez-vous entendu parler de quelqu'un du nom de Babaji ? » Elle répondit que non et ce qu'elle marmonna avait un rapport avec l'astrologie. Je voulus lui demander autre chose, mais elle partit, et lorsque je me retournais pour la voir sortir, elle avait disparu. Pour couronner le tout, mon amie, qui était dans le magasin avec moi, me déclara qu'elle n'avait remarqué aucune femme qui ne passait « pas du tout inaperçue ».

P. B., San Antonio, Texas, E.-U.

1/Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'un des deux hommes était Maitreya et que l'autre, celui qui lui a demandé de la monnaie était le Maître Jésus. 2/Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme dans la librairie était Maitreya. Il n'y a aucun rapport entre le Babaji dont il est question dans l'ouvrage de Yogananda, Autobiographie d'un Yogi, et le Babaji de Haidakhan.


Home Une mission Mémo-rable

Cher Monsieur,

Dans le courant de 1991, lors d'un voyage d'affaires au Mexique, je rencontrai un jeune botaniste et sa femme qui me racontèrent une histoire stupéfiante, dans laquelle Maitreya était peut-être impliqué.

D'après mon ami, sa femme et lui-même ainsi que plusieurs autres personnes étaient en mission botanique dans l'arrière-pays de l'Etat du Michoacan lorsqu'ils rencontrèrent un curieux personnage, grand, barbu, à la peau sombre, parlant 25 langues à la perfection et qui, pour reprendre les mêmes termes que mes amis, avait une vibration très pure, comme christique.

Le groupe de botanistes se joignit à cet homme, qui dit s'appeler « Mémo ». Plusieurs phénomènes étranges se produisirent pendant les quelques jours que dura le voyage : une immense lumière de type ovni entoura les membres du groupe et les suivit lorsqu'ils gravirent les montagnes et campèrent dans les régions boisées où ils récoltaient leurs échantillons botaniques. Un jour qu'ils arrivaient au sommet d'une colline en compagnie de ce personnage, ils découvrirent une rangée de roses disposées en cercle, alors que personne d'autre n'était visible aux alentours.

En entendant cette histoire, je demandai au botaniste et à sa femme s'ils avaient déjà entendu parler de Maitreya, mais ce n'était pas le cas. Par contre, ils étaient au courant de l'eau curative de Tlacote et me déclarèrent que « Mémo » leur avait dit qu'il avait visité cette région quelques mois auparavant. Je n'ai malheureusement pas enregistré mon entretien avec le botaniste et sa femme, et je regrette de n'y avoir pas pensé.

Pourriez-vous me dire qui était « Mémo » ?

S.  D., Santa Barbara, Californie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Mémo » était Maitreya.




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