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Accueil > Revue Partage > année 1998

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 1998 - N° 121

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Le capitalisme mondial contre l'économie de marché par David Korten


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Aujourd’hui, le monde est un

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Maitreya se tient prêt à émerger. Les événements survenus récemment dans les « casinos de la spéculation », en Orient et en Occident, confortent les espoirs de le voir s’adresser bientôt à l’humanité. Les économies d’Amérique et d’Europe ne sauraient résister longtemps à la contagion qui a mis les nations asiatiques à genoux. Aujourd’hui, le monde est un ; lentement et douloureusement, les nations prennent conscience de ce fait.

Cela dit, il ne fait aucun doute que les grandes puissances occidentales feront l’impossible pour tenter d’assurer leur propre survie. Comme toujours, l’intérêt particulier sera de mise, et l’on verra même disparaître tout semblant d’altruisme dans les réactions suscitées par la crise mondiale. Pourtant, tout est aujourd’hui si étroitement lié dans l’économie globalisée, si nombreux et si étendus sont les investissements de chacun dans les structures industrielles et financières de tous, que bientôt ces structures, déjà ébranlées, s’effondreront complètement, laissant le monde prêt pour le renouveau.

Les pirates de la finance

Maitreya aura pour tâche d’encourager l’acceptation d’une approche nouvelle. Il exhortera les nations à reconnaître que seul le partage peut résoudre leurs problèmes, et que sans partage et justice, la paix leur échappera toujours.

A jamais révolu doit être le règne des pirates de la finance, avec leur souverain mépris du droit des autres. Jamais plus les entreprises les plus puissantes ne doivent faire de l’exploitation des multitudes la source de leur enrichissement comme si telle était la norme des relations économiques.

Quand Maitreya prendra la parole, ce sera pour dénoncer ces maux de la société actuelle et pour lancer un appel au changement. Avec l’effondrement des marchés boursiers, les hommes prendront conscience que la maladie de la spéculation détruit la substance même de leur vie.

Un nouveau réalisme

Ainsi Maitreya deviendra-t-il une figure centrale de la période à venir. Ainsi les hommes trouveront-ils en lui un leader dans le domaine des idées et un porte-parole pour les opprimés, ainsi s’éveilleront-ils à la lumière ­nouvelle qu’il apporte dans ses enseignements – la lumière de la sagesse et de la vérité.

Peut-être, dans un premier temps, les hommes douteront-ils de la valeur pratique des projets de Maitreya, mais avec le temps ils verront que nulle autre approche ne peut soulager la pauvreté et la souffrance dont la moitié du monde est accablée. L’effondrement des marchés boursiers marquera la fin d’une ère de déchaînement des cupidités, et un nouveau réalisme remplacera le chaos actuel. De toutes parts, hommes et femmes se rallieront à Maitreya, plus stimulés que jamais dans leur aspiration, et le cœur embrasé par l’opportunité de servir la plus noble des causes : rien moins que la recréation du monde.

Bientôt, l’appel retentira : Partagez et sauvez le monde ! Seule la justice nous apportera la paix ! Les hommes, partout, sont frères !


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le pouvoir de la prière

Source : The Tablet, G.-B.

Dans son numéro du 21 mars 1998, l'hebdomadaire catholique international The Tablet a publié un article de deux pages sur le thème du pouvoir de la prière, rédigé par un vicaire anglican. Geoffrey Howard raconte la visite d'un étranger qui vint un soir frapper à sa porte, il y a plus de 40 ans, événement qui est encore aujourd'hui un mystère pour lui.

« Il y a longtemps de cela, en 1956, j'ai fait une expérience qui défie aujourd'hui encore mon scepticisme... En ce jeudi soir de novembre, à l'exception d'un peu de nourriture pour bébé, notre garde-manger était complètement dégarni. Il n'y avait pas l'ombre d'une tranche de pain dans la maison et nous ne serions payés que le dimanche. A l'heure actuelle, étant donné que je vis dans une certaine prospérité, un jeûne de trois jours me ferait le plus grand bien, mais à l'époque, je n'avais que la peau sur les os, et le dimanche suivant, j'aurais eu l'air d'une victime de la famine. Nous priâmes, serrâmes nos ceintures en nous préparant au pire.

Vers neuf heures et demi, nous entendîmes frapper à notre porte. Dans la rue se tenait un homme que je n'avais jamais vu auparavant et que je ne devais jamais plus revoir. A l'époque, son identité m'était complètement inconnue et c'est encore le cas aujourd'hui. Il portait une boîte en carton qu'il me tendit en déclarant : « Je me trouvais dans le bus pour Manchester et le Seigneur m'enjoignit de vous apporter ceci. » Puis, il s'évanouit dans la nuit, me laissant avec la boîte dans les mains. Celle-ci était remplie de nourriture. Ma femme se souvient encore de son contenu ainsi que de la quantité exacte de chaque denrée. Cela nous permit de tenir jusqu'à ce que nous touchions notre salaire et nous n'eûmes pas à souffrir de la faim. "

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a précisé que l'homme était le Maître Jésus et que le « Seigneur » était Maitreya.


Home Tournée d'été aux Etats-Unis

Au mois de juillet, pendant trois semaines, Benjamin Creme a donné des conférences et organisé des méditations de transmission à New York, Los Angeles et San Francisco. Comme toujours, le public s'est montré enthousiaste et les séances de méditation ont été très suivies. A San Francisco, la conférence s'est déroulée à San Rafael, à environ 30 km de la ville. En raison d'une trop grande affluence, une centaine de personnes n'ont pas pu entrer dans la salle et assister à la conférence. Maitreya est apparu incognito au début de chaque conférence, comme il l'avait fait auparavant au Japon et à Londres.

Du point de vue des médias, le moment le plus marquant de la tournée fut l'interview de Benjamin Creme par le très populaire Art Bell, diffusé sur une station de radio nationale. Art Bell commença l'interview en disant qu'une « foule » d'auditeurs lui avait demandé de recevoir M. Creme. Puis il laissa son invité s'exprimer, presque sans interruption, si bien que les très nombreux auditeurs de l'émission (environ 10 millions par semaine) ont pu recevoir la plus complète information. De plus, l'interview fut retransmise en direct sur Internet et elle demeura pendant quelques temps dans les archives d'Art Bell (« broadcast.com. ») Le site Internet d'Art Bell donne également accès aux ouvrages de Benjamin Creme, qui sont disponibles à la librairie Internet « Amazon.com. ».

Une autre première médiatique fut l'interview de B. Creme et de Wayne Peterson dans l'émission d'Allan Colmes, à New York. Diplomate américain, retraité depuis peu, W. Peterson a eu de nombreuses expériences avec Maitreya et avec les Maîtres, et a eu l'occasion de rencontrer des personnalités influentes qui sont informées de la présence de Maitreya ou qui l'ont elles-mêmes rencontré. Certaines des expériences de W. Peterson ont été relatées dans le numéro de décembre 1997 de Partage international.

C'était la première fois que W. Peterson parlait devant les médias de ses expériences. L'interview a reçu un accueil favorable de la part du public.





Signes des temps

Home Une statue de la Vierge se déplace

Source : Houstone Chronicle, E.U.

Récemment, un passant a vu se déplacer une statue de la Vierge Marie, qui se trouvait depuis 10 ans dans la cour d’une maison toute simple de Corpus Christi, au Texas. Ce témoin a alerté la propriétaire de la maison, Raquel Fernandez. Ensemble, ils ont constaté que la Vierge tournait la tête dans les deux sens, ouvrait les yeux et faisait des petits pas.

« Je suis tombée à genoux et je me suis mise à pleurer, a déclaré R. Fernandez, l’Esprit-Saint m’a inondée alors de la tête aux pieds. C’était merveilleux. »

Depuis, des milliers de personnes affluent, jour et nuit, pour voir la statue, pour prier et faire des offrandes. 

Le Maître de Benjamin Creme a précisé que le mouvement de la statue a été provoqué par le Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Des croix de lumière en Allemagne

Il y a environ un an, une famille turque, résidant en Allemagne, a reçu en cadeau une immense croix de bois. Peu de temps après, des croix de lumière ont commencé à apparaître sur les fenêtres de leur appartement. La famille Isatabas, de fervents chrétiens araméens, vit en Allemagne depuis quinze ans, et possède un restaurant turc à Aschaffenburg.

Interviewée par Andrea Bistrich pour Partage international, Mme Isatabas a déclaré : « J'ai remarqué la croix en 1997 pour la première fois, juste avant Noël. Je revenais de faire quelques courses et j'étais arrêtée à un feu rouge. Il y avait de la lumière dans notre appartement et dans le restaurant, ce qui a attiré mon regard. Et j'ai vu la croix. Elle avait exactement la forme d'une croix chrétienne, le symbole de notre foi. J'ai couru dans l'appartement pour vérifier. Cela s'est passé juste avant Noël, en 1997. »

Mme Isatabas ne doute nullement qu'il s'agisse d'un miracle. « Maintenant, lorsque j'ai des problèmes, je prie », affirme-t-elle. Elle doit faire face au scepticisme de l'Eglise (« pas du tout intéressée »), et à celui de ses voisins. « Bon nombre d'entre eux se moquent de nous, ajoute-t-elle, ils n'y croient pas. Pourtant le fait est bien réel : nous avons une croix de lumière. Que faire dans un cas pareil ? Lorsque vous dites aux gens que c'est un miracle de Dieu, ils répondent tous que nous sommes fous. Nous avons fait vérifier la vitre par une entreprise spécialisée qui nous a assuré que la croix ne provient pas du verre. Selon eux, c'est impossible. »

Si vous aviez le choix, voudriez-vous garder cette croix ? « Très certainement, répond-elle, elle a un effet calmant ; c'est comme une protection. Elle nous donne de l'espoir. »

 

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya était à l'origine de ces croix.


Home Un miracle dans le désert australien

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

En juillet 1998, une immense figure représentant un aborigène remarquablement dessiné, fut découverte dans le désert du sud de l'Australie, près de lac Eyre, à 640 km au nord d'Adélaïde. Visible seulement à 900 m d'altitude, le dessin s'étend sur une longueur de 4,8 km. Il fut découvert après que des commerçants de la ville voisine, Marree, aient reçus des fax anonymes les informant de sa présence. Le tracé est constitué par une tranchée aux bords arrondis de six mètres de large, qui, à une distance de 900 m d'altitude, apparaît comme une ligne de couleur rouille foncée contrastant avec le ton pâle de la terre du désert. Ce dessin s'inscrit dans une circonférence de 16 km. Ray Goss fut la première personne à voir ce dessin, à partir d'un avion, et il reconnaît qu'il est impossible de le discerner si l'on se trouve au sol. « Ce dessin représente un aborigène, dit-il, il tient un objet qui ressemble à une lance. »

Le mystérieux dessin a suscité un grand intérêt de la part des médias australiens et internationaux, et les spéculations à propos de son auteur vont bon train. Alors que certains y voient un canular inventé par la communauté locale dans le but d'attirer les touristes, d'autres suggèrent que ce ne peut être que l'œuvre d'extra-terrestres.

 

 

Le Maître de Benjamin Creme affirme que Maitreya a eu l'idée de ce miracle et qu'il s'est fait aider par les frères de l'espace


Home Une statuette en plastique verse des larmes

Source : Daily Mail, G.-B

Une boutique de cadeaux située au bord de la mer, à Boscombe, dans la région de Bournemouth, au sud de l'Angleterre, s'est mise à attirer des pèlerins. On peut y voir une statuette en plastique de 35 cm, représentant une religieuse, qui verse de vraies larmes. Le propriétaire, Michael Maclaire Hillier, avait acheté la statuette en Italie, et l'avait placée dans sa vitrine, dans un coffret de plastique. Quelques heures plus tard, une cliente lui affirma que des larmes coulaient sur le visage et sur les vêtements de la figurine. Michael Maclaire Hillier a déclaré : « C'est un coffret entièrement scellé, ni l'eau ni la condensation ne peuvent donc y pénétrer. Je suis allé chez moi chercher ma caméra vidéo, et je la surveille sans arrêt. »

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ce miracle était l'œuvre du Maître qui fut la Vierge Marie.


Home Des lumières dans le ciel

Source : The Guardian ; Daily Mail ; Daily Telegraph ; The Sun ; G.-B

En juin et en juillet 1998, en Grande-Bretagne, les médias ont rapporté, à trois reprises, que des centaines de personnes avaient téléphoné à la police pour signaler qu'elles avaient vu des lumières très vives, vertes et bleues, se déplacer dans le ciel nocturne en direction du nord-est. Le 11 juin, à partir de 23 h 02, les services de police et de gendarmerie maritime ont enregistré 288 appels, en l'espace d'une heure et demie. Les récits mentionnaient divers objets allant de soucoupes volantes et de lumières plus grosses qu'une voiture, à un avion en feu. Dans le sud de l'Angleterre, le service de police de Thames Valley a contacté le contrôle aérien de l'aéroport de Heathrow, après qu'on lui eut signalé la présence d'un avion en flammes dans le ciel.

Dans le sud de l'Angleterre, à Lewes, Janet Troop a vu « une lumière exceptionnellement brillante, si grande qu'elle illuminait le ciel. C'était comme si quelque chose brûlait. » Alan Lester, d'Eastbourne, promenait son chien lorsqu'il a vu la lumière : « C'était comme s'il faisait jour en pleine nuit », a-t-il raconté.

Radio Stoke, une station de la BBC, a signalé que des auditeurs avaient vu le même phénomène se reproduire durant trois nuits consécutives (les 5,6 et 7 juin), et qu'une auditrice de Radio Merseyside, autre station de la BBC, a décrit ainsi son expérience, alors qu'elle roulait en voiture dans la banlieue de Londres le 11 juin dernier : « Le ciel tout entier était illuminé. C'était comme une boule de feu ... qui donnait l'impression de se déplacer à nos côtés en nous suivant. C'était incroyable ! »

Les médias se sont empressés de mettre fin aux conjectures, en avançant qu'il s'agissait d'une « pluie de météorites ». Les rapports des témoins oculaires, cependant, témoignent de quelque chose de plus extraordinaire. David Kyte, d'Eastbourne, déclare : « Cela m'est passé au dessus de la tête. C'était spectaculaire, aveuglant. J'ai pensé qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial. »  

 

D'après le Maître de Benjamin Creme, c'est à Maitreya que l'on doit ces « lumières » dans le ciel.


Home Un chef israélite prédit l'apparition du Messie

Source : TV, France

Le chef de file des théologiens kabbalistes juifs, qui vit à Jérusalem, dispense maintenant son enseignement au grand public. C'est un fait intéressant à noter, car, jusqu'à une période récente, c'était strictement interdit. Il s'explique en disant que son enseignement se devait d'être secret dans le passé à cause des « forces des ténèbres », mais que les choses ont maintenant changé, et que ces forces agonisent car le Messie doit apparaître bientôt.

 




Home Une commission scientifique demande une enquête sur les ovnis

Source : Reuters

Une commission scientifique internationale a publié un rapport concluant qu'il existe suffisamment de preuves tangibles sur la présence d'ovnis pour justifier une étude scientifique sérieuse. Ce rapport est le premier bilan scientifique indépendant ; il porte sur une période de trente ans et publie des comptes rendus de témoins oculaires. Ces scientifiques ont admis que même si les témoignages ne les ont pas convaincus de la présence d'extra-terrestres, « il pourrait s'avérer valable d'examiner soigneusement les témoignages sur les ovnis, afin d'en extraire des informations sur certains phénomènes inhabituels actuellement inconnus de la science ». La commission a cité dans son rapport des cas de brûlures subies par les témoins, des radars signalant de mystérieux objets, d'étranges lumières se manifestant à plusieurs reprises dans le ciel au-dessus de certains endroits, des aberrations dans le fonctionnement des automobiles, et des traces affectant la végétation, telle que des radiations.





Tendances

Home Fidel Castro entrevoit un monde plus équitable

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

Lors d'un grand rassemblement à la Jamaïque, le leader cubain Fidel Castro a prédit que l'inévitable effondrement financier du capitalisme ouvrirait la voie à un système mondial plus équitable. « Il ne fait pas de doute que l'ordre mondial actuel est à la veille d'une crise sévère », a déclaré Fidel Castro devant un public de plusieurs centaines de Jamaïcains. A son avis, les différentes crises économiques que traverse actuellement le monde sont le signe d'un effondrement imminent du capitalisme : crise de la monnaie mexicaine en 1994, crise asiatique, turbulences économiques de la Russie et stagnation continue de l'économie japonaise. Après la crise, a affirmé Fidel Castro, se présentera l'opportunité de construire une société nouvelle qui ne sera plus fondée sur la consommation.




Home Le troc se développe

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

Au cours des dernières années, le troc s'est largement répandu aux Etats-Unis. Les membres d'un groupe d'« échange » offrent des marchandises et des services gratuits en échange de crédits qu'ils peuvent utiliser auprès de tous les autres membres. Les organisateurs d'échange bénéficient de cotisation et de droits de transaction. Certaines bourses d'échange ont de 600 à 700 membres. Rien qu'en Californie et au Canada, plus de 430 000 sociétés se lancent dans l'échange, le considérant comme une alternative à l'économie basée sur le dollar. Rejoindre un groupe d'échange peut aider une société à court d'argent à reprendre pied et lui permettre de trouver des clients sérieux grâce à la publicité au sein du groupe. L'International Trade Exchange, une chaîne de groupes d'échange franchisés, possède quatre bureaux régionaux aux Etats-Unis.

 




Home La création d'un tribunal des crimes de guerre

Source : Boston Globe, Etats-Unis ; Associated Press

Les délégués des Nations unies de 120 pays ont approuvé un traité créant une cour pénale internationale permanente. Bien que certains défenseurs des droits de l'homme aient critiqué ce traité, le jugeant insuffisant, le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a affirmé que c'était « un grand espoir et un gigantesque pas en avant en ce qui concerne l'autorité de la loi et que personne ne l'aurait cru possible il y a quelques années. »

Le vote fut l'aboutissement de près de cinquante années de pressions exercées par les défenseurs des droits de l'homme dans le but de créer une cour permanente qui suivrait la jurisprudence établie par le tribunal de Nuremberg, chargé de juger les criminels de guerre nazis. Poussés par l'urgence, face aux atrocités commises en Bosnie et au Rwanda, les négociateurs ont rédigé le traité dans le but de décourager et de punir les auteurs de génocides, de crimes de guerre, de crimes d'agression et de crimes contre l'humanité.

La nouvelle cour sera un tribunal permanent situé à La Haye, aux Pays-Bas. La Cour internationale de justice, également située à La Haye, règle les différends entre Etats, alors que la nouvelle cour engagera des poursuites à l'encontre des individus. La cour agira uniquement si un pays se montre incapable de poursuivre ses propres ressortissants, ou refuse de le faire. Les affaires en cause pourraient être soumises à ce tribunal par un pays particulier, par des magistrats, ou par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les Etats-Unis sont l'un des sept pays qui ont voté contre le traité, dans la crainte présumée que leurs forces militaires à l'étranger ne deviennent la cible de poursuites judiciaires dans un but purement politique. Le traité doit être ratifié par 60 pays pour que la cour devienne une réalité, ce qui pourrait, de l'avis des diplomates, demander cinq années d'efforts.

 




Home Mettre un terme aux sanctions contre la Corée du Nord

Source : New York Times, Etats-Unis

Dans l'appel le plus marquant qu'il ait lancé à ce jour en faveur d'un changement d'attitude des Occidentaux à l'égard de la Corée du Nord, le président sud-coréen Kim Dae Jung a demandé aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux de mettre un terme à leurs sanctions de longue date à l'encontre de la Corée du Nord. Il a suggéré l'idée que cette méthode serait le moyen le plus efficace de permettre à la Corée du Nord de s'ouvrir au monde extérieur. Un engagement politique et des liens économiques plus étroits seraient, à son avis, la meilleure façon d'exercer une influence modératrice sur la Corée du Nord.

Actuellement, en raison des règles stipulées par le Trading With the Enemy Act, la plupart des sociétés américaines n'ont pas le droit de faire des affaires avec la Corée du Nord. Même si l'on ne peut s'attendre à ce que cette politique change dans l'immédiat, la prise de position du président Kim pèsera certainement dans la balance lorsque des décisions seront prises. Il est temps, a-t-il suggéré, d'essayer une approche différente afin de diminuer les tensions. K. D. Jung a déjà fait des déclarations en faveur d'une amélioration des relations avec la Corée du Nord dans le passé, mais l'appel qu'il vient de lancer est le plus direct.

 




Home La réforme fiscale danoise favorise les plus démunis

Source : Financial Times, Grande-Bretagne

Le Parlement danois a approuvé une réforme fiscale qui aura pour résultat une importante redistribution de la richesse au profit des plus démunis. Une réduction d'impôts sur les revenus les plus bas sera compensée par une augmentation d'impôts sur les salaires élevés, sur les biens immobiliers et sur les placements d'épargne offrant des avantages fiscaux.

 




Home La révolution pacifique des femmes iraniennes

Source : New York Times, E.-U.,The Guardian, G.-B.)

En Iran, le nombre sans précédent de femmes prenant part à des sports de compétition et de loisirs reflète un changement subtil, mais profond. On peut parler de révolution pacifique. Même si la participation est limitée par un code vestimentaire défini par la tradition fondamentaliste, le sport est devenu pour les femmes l'instrument essentiel de la réforme culturelle. Le football féminin, qui avait été interdit pendant la révolution, est maintenant autorisé aux jeunes filles des écoles. Par le passé, les sports connaissaient la ségrégation au niveau des sexes. Aujourd'hui, hommes et femmes font du jogging ensemble, et on les voit même nager ensemble dans les clubs de sport privés de Téhéran.

Dans un pays où les femmes doivent avoir l'autorisation de leur mari pour travailler ou obtenir un passeport, ainsi que le consentement de leur père pour se marier, la pratique d'un sport représente une nouvelle liberté obtenue depuis l'élection du président modéré.

Ces derniers temps, des metteurs en scène iraniens ont obtenu des dizaines de prix à l'étranger. En Iran, la production de films n'a jamais été aussi importante et des cinémas sont transformés en salles multiplexes. Les premiers changements sont intervenus après l'élection du président Mohammed Khatami, qui a nommé un homme modéré à la tête du ministère de la Culture, l'Ataollah Mohajerani. De nombreuses salles de cinéma avaient été saccagées par les Islamistes durant la révolution et étaient tombées en ruines sous les Ayatollahs, qui les considéraient comme des portes ouvertes à la contamination occidentale. Actuellement, il n'existe plus que 270 salles de cinéma pour 60 millions d'habitants. 





Faits et prévisions

Home L'Asie entre dans une phase de dépression

Source : New York Times ; San Francisco Chronicle ; Wall Street Journ

« Comme nous l'avons déjà annoncé (Partage international, déc. 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : un krach boursier est inévitable. » (un collaborateur de Maitreya, P.I., juin 1989) « La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main… D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » (P.I. mai 1989)

A propos de la crise économique asiatique, Jean-Michel Severino, responsable régional à la Banque mondiale, affirme : « Nous sommes probablement à la fin du premier cycle de la crise et nous entrons dans une récession profonde, nous pourrions même utiliser le terme de dépression. » « Cette dépression pourrait perdurer si l'on ne la traite pas avec la plus grande attention », a-t-il déclaré, annonçant que, dans les mois qui viennent, l'hypothèse d'une récession économique mondiale n'était pas à écarter.

L'an dernier, le FMI (Fonds monétaire international), le banquier mondial de la dernière chance, a prêté en urgence plus de 130 milliards de dollars afin de renflouer plusieurs économies défaillantes. Le FMI lui-même manque désormais de fonds. Selon Stanley Fischer, haut fonctionnaire au FMI, si une nouvelle crise éclate, le FMI se trouvera en « grande difficulté ».

Dans les colonnes du New York Times, le chroniqueur Thomas Friedman a écrit récemment un article intitulé : « L'Amérique est-elle sur une autre planète ou quoi ? » Th. Friedman s'interroge : « Combien de temps, Seigneur, combien de temps les Etats-Unis peuvent-ils encore prospérer tandis que le reste du monde est dans la tourmente ?... Qu'est-ce qui pourrait venir ternir le sourire de l'Amérique ? Chacun est dans l'attente d'un « événement ». Mais... ce qui toucherait le plus le pays serait que se produise un subtil changement de mentalité collective qui ferait que, à la prochaine baisse de la Bourse, les nombreux investisseurs qui ont pour habitude d'acheter à la baisse, contenant ainsi toute véritable chute du marché, se mettent à vendre même à perte. » Th. Friedman conclut que : « ... la seule chose que nous ayons à craindre, c'est l'absence même de peur. » Et les dernières nouvelles concernant l'économie japonaise ne font que renforcer le sentiment de crise. Le gouvernement américains et les experts financiers concluent que le problème bancaire japonais est beaucoup plus sérieux que ce que Tokyo a bien voulu reconnaître publiquement. Les créances irrécouvrables détenues par les banques japonaises sont estimées à près de mille milliards de dollars, soit environ le double du niveau officiellement admis par le Japon. Ces estimations se basent sur les chiffres approximatifs fournis par le Japon ainsi que sur des données officieuses émanant des banques d'investissement du monde entier. Il s'agit seulement de données brutes, du fait que les banques japonaises masquent les créances par divers jeux d'écritures. Cependant, si ces chiffres sont exacts, les retombées affecteront sérieusement toute l'économie asiatique, avec des effets certains sur l'Occident.  




Home Le pire est à venir

Source : CNN

Selon un rapport de la banque suédoise S-E, six pays asiatiques sur dix vont devoir affronter une aggravation de leur situation économique. D’après ce rapport, le pire est encore à venir pour le Japon, déjà durement frappé. (Source : Aftenposten, Norvège) Le financier international George Soros s’attend même à un éclatement de tout le système. « Les conditions sont réunies pour un effondrement du système tout entier si, au centre, l’activité économique ralentit, alors même que les pressions inflationnistes augmentent. Nous y sommes presque.




Home Un nouveau commissaire aux droits de l'homme à l'ONU

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis)

« Vous verrez de nombreux changements se produire au sein de l'ONU… Un sang jeune y fera son apparition. » (P.I.juin 1991)

L'ancien président irlandais Mary Robinson s'est vue confier la charge d'améliorer les mauvais résultats enregistrés par l'ONU en matière des droits de l'homme à travers le monde. Elle a été nommée Haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies. Première femme a occuper les fonctions de président en Irlande (1990-1997), elle quitte ainsi un poste plutôt symbolique pour une position de réelle influence politique. Madame Robinson a été le premier représentant irlandais à serrer la main du leader du parti Sinn Fein, et lorsqu'elle a quitté ses fonctions, elle jouissait d'une cote de popularité de 90 %.

En tant que Haut commissaire de l'ONU, elle a convoqué une réunion des responsables de l'agence onusienne afin que le secrétaire général Annan puisse leur demander d'inclure la question des droits de l'homme dans tous leurs programmes. Ce qui constituerait un véritable bouleversement. Ses priorités incluent la suppression de la pauvreté et le droit à l'éducation et à la santé. Elle a déclaré : « A l'ONU, nombreux sont ceux qui en chemin ont perdu l'objectif de vue... Il existe maintenant une réelle opportunité de reconquérir le but oublié de l'ONU. »




Home La thérapie génétique tient ses promesses contre le diabète

Source : The Nikkei Weekly, Japon

« En Russie et aux Etats-Unis, des scientifiques effectuent déjà des expériences d'ingénierie génétique et ces expériences se développeront jusqu'à ce qu'ils puissent transmettre une information génétique à un organe malade afin de le régénérer, sans avoir recours à la chirurgie. » (Partage international, juillet/août 1989)

Une nouvelle stratégie prometteuse en thérapie génétique pour le traitement du diabète a été mise au point par une équipe de recherche trans-pacifique, comprenant des chercheurs de la Yokohama City University, de la Mount Sinaï School of Medicine aux Etats-Unis, et une société de tests cliniques établie à Yokohama. Des tests utilisant des souris ont confirmé l'efficacité de cette technique, et l'on espère qu'elle pourra être développée en un traitement de longue durée pour des personnes insulino-dépendantes souffrant de diabète. La stratégie comprend l'introduction du gène pour l'insuline, l'hormone qui diminue le taux de sucre dans le sang, en association avec le gène pour le PEPCK, enzyme favorisant la synthèse du glycogène et qui devient plus active lorsque le taux de sucre sanguin baisse. Le groupe avait inclus le gène PEPCK pour empêcher une chute trop brutale du taux de sucre sanguin.

 




Home Sida : la recherche avance

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« On découvrira des sérums qui stopperont dans une certaine mesure l’expansion du sida. » (Le Maître de Benjamin Creme, S.I., janv./fév. 1987)  

Des chercheurs américains ont découvert comment le virus du sida pénètre dans les cellules du corps humain. Ils espèrent être capables de trouver un médicament efficace contre le virus, en se basant  ces découvertes. Les résultats de leurs recherches ont été récemment publiés dans les revues scientifiques Nature et  Sciences.




Home Moins de guerre

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (P.I. mai 1989)

En 1997, le monde a connu 25 guerres, soit deux de moins que l'année précédente. En 1989, ce nombre était de 36, d'après le rapport du SIPRI (Institut international d'étude sur la paix) basé à Stockholm. Ce rapport précise que les dépenses militaires mondiales ont chuté d'un tiers pour atteindre environ 740 milliards de dollars, pour la période 1988-1997. Malgré ces développements positifs, les chercheurs du SIPRI affirment que nous devons encore abandonner l'aspect le plus dangereux de la guerre et promouvoir la « destruction totale des armes nucléaires ». (Source : Algemeen Dagblad, Pays-Bas ; Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

Lors d'une conférence sur le désarmement organisée en Suisse par l'ONU en juillet, les responsables de l'ASEAN, le groupement de sept pays d'Asie du Sud, ont réclamé que soient formulées des obligations qui interdiraient le recours à la dissuasion nucléaire et qui assureraient la destruction des arsenaux existants.

 




Home La Grande-Bretagne bannit les mines terrestres

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne ; BBC TV

Le gouvernement britannique a décidé en juillet de s'interdire d'utiliser des mines terrestres, la loi prenant effet immédiatement. Dans une interview accordée à la BBC, le ministre de la Défense, George Robertson, a déclaré que la Grande-Bretagne espère que ce geste encouragera d'autres pays à signer le Traité d'Ottawa. Ce traité, qui bannit la fabrication, l'exportation et l'utilisation des mines, a été accepté par 126 pays en décembre 1997. Dès qu'un minimum de 40 pays l'auront effectivement ratifié, il entrera en vigueur. La Grande-Bretagne a déjà détruit la moitié de ses 500 000 mines. La loi de juillet a mis un terme à une déficience législative qui contraignait des soldats britanniques à participer à des opérations de minage avec des soldats de pays non signataires, notamment des soldats américains, lors de certaines opérations menées par l'ONU.

 




Home Repérage des mines terrestres

Source : El País, Espagne

Le Projet « Ange » (Système global avancé d'élimination des mines terrestres antipersonnel) a été introduit lors de la dernière conférence Eureka qui s'est tenue à Lisbonne. Soutenu par dix pays européens dont la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine, ce projet constitue une nouvelle étape pour localiser et désactiver les mines antipersonnel. Parmi les mesures innovantes, un système de repérage aérien permet de localiser précisément les mines et deux systèmes de repérage en surface analysent les données qui permettent de discerner les vraies mines des fausses, ce qu'aucun autre mécanisme ne sait




Home Fabriquer du papier sans détruire les arbres

Source : American News Service)

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier » (Partage international, juin 1989)

Le papier fabriqué à partir de fibres non dérivées du bois, que l'on trouvait déjà dans les magasins diététiques, est maintenant produit par de grandes compagnies papetières.

Des firmes comme Weyerhaeuser, International Paper et Crane font des essais avec des papiers non issus du bois. Cette méthode réduit la déforestation, utilise moins de pesticides, d'agents blanchisseurs et autres produits chimiques, et peut de plus créer des emplois.

Selon Vision Paper, une société qui collabore avec des agriculteurs américains qui produisent du kenaf, la culture de cette plante fibreuse contribue à améliorer la rotation des cultures, et donc à réduire les risques d'excédents et la chute des prix qui lèsent les petits agriculteurs. Des sociétés comme The Gap, Sony et JC Penney utilisent désormais ce papier non dérivé du bois pour leurs différents documents. Kinko's, une chaîne de copieurs et d'impression, propose ce papier non-ligneux dans certains de ses magasins.

Le kenaf, qui fait partie de la famille des hibiscus, d'origine africaine constitue l'une des alternatives au papier ligneux, mais des entreprises font également des essais avec du papier issu du bambou, de plants de bananes, de canne à sucre et de vieux billets de banque.




Home La banque mondiale au secours de la forêt

Source : BBC TV

La Banque mondiale et le gouvernement américain ont décidé d'affecter 35 millions de dollars à la préservation de la forêt tropicale brésilienne. Il s'agit de protéger de l'exploitation et des catastrophes naturelles une région ayant la superficie de la Grande-Bretagne. La moitié des forêts du monde a été détruite au cours des trente dernières années ; jusqu'à présent, seulement 6 % des forêts sont protégées.





Dossier

Home SÉMINAIRE 1997 : La coopération

Questions-réponses : la coopération en politique et en économie - (3/5)

par Benjamin Creme

Q. Existe-t-il une forme de compétition saine incitant à créer des produits de meilleure qualité, par exemple des médicaments plus efficaces ?
R. C'est le grand mensonge qui est à l'origine de toute action compétitive, égoïste et basée sur le profit, entreprise par ceux qui croient à la compétition.
Une « compétition saine » fait simplement baisser le prix d'un produit ; rien de plus. Si vous voulez des produits bon marché, vous devez êtes prêts à accepter les effets d'une compétition soi-disant saine. Quel avantage y a-t-il à obtenir un produit moins cher en faisant jouer la concurrence entre des centaines d'entreprises produisant toutes la même chose, si ce processus implique un mercantilisme qui diminue la qualité de la vie ?
Nous avons besoin de produits bon marché et cela pourrait se réaliser si, par exemple, les pays ne dépensaient pas leurs ressources en armements et en réserves stratégiques, mais au contraire consacraient cet argent à la production de biens de consommation à des prix abordables. Il n'est pas utile que cent entreprises produisent toutes le même produit et pratiquent entre elles une « saine » compétition pour diminuer le coût de production. Le produit sera peut-être bon marché sur l'étiquette, mais à combien revient-il socialement parlant ? C'est cela le coût véritable.
On ne peut se contenter d'évaluer le coût d'un produit en dollars ; il faut aussi prendre en compte les conséquences de sa fabrication sur le plan social. Est-il juste de gaspiller inutilement les ressources naturelles pour fabriquer une centaine de types différents d'automobiles, de tuyaux, de portes ou de quoi que ce soit d'autre, dans le but de faire baisser les prix au maximum, si le coût réel sur le plan social, mondial et écologique est accablant ?
Une « compétition saine » n'existe pas. Il y a la coopération ou la compétition. La coopération va dans le sens de la vie, de l'évolution et la compétition fait l'inverse. Elle est contraire à la vie et va à l'encontre de l'évolution. A l'avenir, grâce à l'utilisation de robots et, surtout, grâce à des procédés de fabrication extrêmement raffinés obtenus au moyen de ces robots, chaque nation deviendra auto-suffisante. Pour l'instant, nous devrons commencer par le partage des ressources, par la redistribution des biens de consommation fabriqués à la main ou à l'aide de machines plus ou moins efficaces.
Une « saine compétition » engendre une surproduction poussant les fabricants à rivaliser pour vendre leurs produits. Mais nous ne pouvons acheter tous ces biens de consommation. C'est là qu'intervient le mythe du choix. Achetez-vous un produit parce qu'il vous paraît de bonne qualité ? Parce qu'il durera longtemps ? De nos jours, certainement pas. Parce qu'il sera bon marché ? Oui, c'est ce qui compte avant tout. Tel est le résultat d'une compétition soi-disant saine.
Ce processus se répète partout dans le monde. La population des Etats-Unis s'élève à 250 millions d'habitants, celle de la Chine à un milliard, celle de l'Inde à 900 millions, celle de l'Europe à 350 ou 400 millions et celle du Japon à 120 millions. Tous ces pays fabriquent les même produits, certains d'une qualité légèrement supérieure, d'autres d'une qualité un peu moindre, à des prix plus ou moins élevés. Tous, de toutes façons, gaspillent les ressources de la planète. Il est impossible d'avoir une compétition soi-disant saine et un choix infini en produisant les mêmes objets par milliers, sans qu'il en soit ainsi.

Une mise en commun de l'excédent

Q. Comment éviter que quantité de pays produisent la même chose ?
R. C'est une question d'organisation. Tous les pays produisent des excédents, à l'exception peut-être de quelques pays du tiers monde. Il sera demandé à chacun de mettre en dépôt, au profit du monde entier, ce qu'il possède en excédent et, à partir de ce fond commun, il sera possible de faire face aux besoins de tous. Le processus de redistribution et, par conséquent, la réorganisation de nos structures économiques, suffira à faire disparaître la surproduction. Nous ne verrons plus certaines sociétés gigantesques produire toutes de l'aspirine, par exemple, sous des noms différents.

Q. Cela semble si loin.
R. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais ce n'est pourtant qu'une question de volonté. Un pays comme les Etats-Unis pourrait organiser sa production de manière à ne pas fabriquer, dans un but de compétition, une multitude de produits identiques, gaspillant ainsi les ressources de la Terre. Allez dans n'importe quelle grande surface ou magasin d'une taille raisonnable et vous trouverez des rayons remplis de marchandises. D'où proviennent-elles ? Des ressources limitées de la Terre. Pourquoi les trouve-t-on toutes réunies dans ce grand magasin ? Quelle est l'utilité de pouvoir acheter cinquante types différents de mouchoirs, de pilules contre la migraines ou d'autre chose ? Nous n'avons nullement besoin de cette multitude de produits.
Aux Etats-Unis, où tout repose sur la compétition des forces du marché, on insiste sur l'importance du choix. On vous propose une variété infinie de produits, ce qui ne sert qu'à vous faire perdre votre temps. Tous ces objets sont là pour satisfaire les désirs d'une population avide et infantile qui aime (ou plutôt qui a été conditionnée dans ce sens) avoir à sa disposition un choix infini d'objets, choix qui la pousse à vouloir un jour une chose et le lendemain une autre. On a l'impression que c'est la grande vie, une vie d'abondance. Aux Etats-Unis, on ne pense qu'à l'abondance. Tous les pays, l'Europe, le Japon, l'Australie et tous les autres, ont « importé » cette idée d'abondance. C'est sur elle que reposent les forces du marché, mais le prix à payer en misère humaine est terrible. Rien qu'aux Etats-Unis, 33 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Des centaines de milliers d'individus dorment dans la rue. Le coût social de cette abondance, de cette multiplicité de produits, est si élevé qu'il est très difficile à évaluer. Quelqu'un devrait faire une étude et la publier dans un journal à grand tirage afin de montrer ce qu'il en coûte au monde que vous disposiez de cinquante marques différentes de corn flakes. Nous pourrions modifier tout cela dès demain sans avoir besoin de l'aide de Maitreya.

Q. Beaucoup de personnes de bonne volonté qui ont entendu votre message craignent que la fin de la compétition et le début du partage signifient la perte de leurs moyens d'existence ou de leur statut social. Comment leur communiquer votre information dans des termes moins ésotériques afin de ne pas les effrayer ?
R. Dites-leur que le partage ne supprimera pas leurs moyens d'existence ; il pourrait tout aussi bien les augmenter. Si vous êtes multimillionnaire, vous devrez sans doute vous contenter d'un terrain de golf à neuf trous au lieu de dix-huit, dans votre jardin. Mais si vous êtes camionneur, le partage pourra vous apporter une vie bien meilleure.
Le partage redonnera au monde sa santé. Il rendra la vie plus heureuse à la plupart des gens. Certains auront, bien sûr, au début, l'impression d'y perdre, mais grâce à l'influence des Maîtres, à l'extraordinaire transformation spirituelle et mentale et à la fin des tensions, nous créerons un monde où finalement chacun dira : « C'est parfait. Tout va pour le mieux ! » Chaque jour, les médias montreront comment les choses se déroulent et quels sont les résultats des efforts entrepris. Le monde entier se sentira concerné. Chaque jour nous verrons Maitreya à la télévision et il répondra aux questions. Les gens diront : « J'ai un peu moins d'argent, mais je suis plus heureux. Je suis vraiment heureux. » Il est possible d'être plus heureux avec moins d'argent lorsque les inégalités n'existent plus. Vous n'êtes plus en train de vous dire : « Si seulement j'étais millionnaire ! » parce que certains possèdent des millions alors que vous n'avez qu'un salaire dérisoire. Ce sont ces disparités qui créent l'avidité et le sentiment de ne pas vivre pleinement sa vie.
Les gens n'ont aucune raison de penser qu'ils pourraient souffrir du partage. Dites-leur qu'au contraire la plupart d'entre eux auront une vie meilleure, plus heureuse. Ceux qui, peut-être, vivront moins bien sont ceux dont le niveau de vie est aujourd'hui anormalement élevé. Mais vous n'avez pas besoin d'un million de dollars pour avoir une vie agréable. Si vous gagnez beaucoup d'argent et si vous en donnez une grande partie aux œuvres de bienfaisance, c'est très bien. Il n'y a pas de mal à gagner un million de dollars par an, si l'on en donne 800 000 à des œuvres humanitaires, au tiers monde par exemple.

Une maturité nouvelle

Q. Dans son article, le Maître affirme : « L'homme a atteint la maturité, maturité qui nous est bien perceptible, quoique bien cachée de l'homme lui-même. » Pourriez-vous développer cette idée ? Dans quel sens avons-nous déjà atteint un certain degré de maturité ?
R. Tout disciple, tout initié, est, somme toute, aux yeux des Maîtres, plus mûr, plus avancé en termes de maturité spirituelle qu'il ne pense l'être lui-même. Il est difficile de connaître de manière précise son propre niveau d'évolution. Un Maître le voit. L'individu peut osciller d'un extrême à l'autre. Certains aspects de lui-même peuvent rayonner d'un éclat tout particulier et d'autres rester plus ou moins obscurcis. Cela dépend de l'activité de service et des difficultés karmiques qui surgissent, de manière cyclique, dans la vie de chacun. Vos épaules sont chargées du karma auquel vous êtes capables de faire face. Personne ne se trouve confronté à plus de karma qu'il n'en peut supporter.
Ce qui fait du karma un problème majeur pour les individus, c'est leur inaptitude à l'affronter, à reconnaître qu'ils en sont responsables et à agir en conséquence. La plupart des gens rejettent leurs problèmes sur les autres ou sur les circonstances : ils sont dus à leur éducation, au fait que leurs parents ne les aiment pas, qu'ils ont divorcé ou qu'ils ne se sont pas occupés d'eux, ou encore que leur conjoint les a quittés ou ne les a pas quittés. Toutes nos expériences négatives sont mises sur le dos de quelqu'un d'autre mais, bien sûr, il s'agit de notre karma, de notre propre responsabilité.
Il nous faut accepter ce karma et dire : « C'est ainsi, c'est la vie. » La vie est un autre nom pour le karma. Ce que nous appelons la vie, c'est un flux de karma, bon ou mauvais, agréable ou non – c'est le flux de la vie. Lorsque c'est désagréable nous disons : « Quelle vie ! » Lorsque c'est agréable : « La vie n'est-elle pas merveilleuse ? » Tout dépend de notre humeur, de la manière dont nous réagissons face à cette charge de karma que nous devons tous supporter. Ce qui nous retarde dans notre évolution, c'est le karma qui repose encore sur nos épaules, qui n'est pas brûlé dans le feu du service. Brûlez le karma dans le feu du service et vous arriverez au sommet à toute allure.

Q. Qu'en est-il de l'humanité prise comme un tout ? Comment se manifeste cette maturité ?
R. Notre maturité se manifeste par le fait que nous commençons à nous sentir responsables de notre planète, à l'échelle mondiale, même si ce n'est que d'une manière bien hésitante et à peine discernable. Nous commençons à réaliser comment nous nous comportons vis-à-vis de notre environnement, à comprendre que nous détruisons progressivement la planète en tant que corps d'expression d'un grand Etre cosmique, corps qui vit, respire et évolue. Nous commençons à prendre conscience que nous ne pouvons continuer à agir n'importe comment, à dépouiller la planète, à polluer l'air, les rivières et les océans. Nous le savons. Des groupes concernés, de plus en plus nombreux, ont attiré l'attention des gouvernements sur cette question. Et maintenant, enfin, ceux-ci ou leurs représentants se rencontrent à des intervalles plus ou moins réguliers afin d'analyser les problèmes et voir de quelle manière les résoudre.
C'est une maturité nouvelle qui se manifeste par le fait que l'humanité commence à avoir le sens de son unité. Faire preuve de maturité, c'est reconnaître que nous sommes tous des frères et des sœurs appartenant à la même humanité et que nous sommes sur cette planète pour mettre à exécution un certain plan, pour jouer un certain rôle, ce dont la plupart des gens n'ont encore qu'une conscience très vague. Le fait que nous prenions enfin au sérieux les problèmes sur lesquels des groupes particuliers ont attiré depuis longtemps l'attention des gouvernements est le signe que nous prenons conscience de notre vulnérabilité mais aussi de notre unité. Nous devenons plus mûrs.
Durant un siècle et demi, nous avons trouvé parfaitement naturel de saccager et de piller les ressources planétaires dans un but de profit à court terme : pour gagner de l'argent et faire marcher l'industrie, suivant ainsi le courant de forces et d'idées qui ont amené la révolution industrielle. Maintenant, nous nous trouvons confrontés à un nouveau concept : celui de la révolution post-industrielle. Nous avons dépassé le stade de l'industrialisation du XIXe siècle et de son perfectionnement au XXe siècle, et nous ne savons pas ce qui nous attend désormais. Il faudra bien fabriquer des objets de consommation, mais la plupart des gens ignorent que cela se fera d'une manière toute différente, en utilisant des méthodes totalement nouvelles qui ne saccageront plus la planète. Nous prenons maintenant conscience du problème planétaire que constituent la sauvegarde de l'environnement et le respect de l'écologie.
Nous commençons même à reconnaître, sur une grande échelle, pas partout mais d'une manière générale, que la guerre n'est pas une réponse à nos problèmes. Si les Etats-Unis veulent agir dans un sens et la Russie dans un autre (comme c'était le cas), il faut qu'ils essaient de trouver un terrain d'entente, une forme de compromis, au lieu de tout détruire sur leur passage pour démontrer la validité de leur point de vue dans le domaine économique. Dans un sens plus profond, on commence à voir apparaître le beau visage de la coopération. Les Maîtres le voient et hochent la tête de plaisir et de joie. Ils voient que partout les gens commencent à saisir une notion fondamentale, à comprendre enfin que la coopération réussira là où tout le reste à échoué. Nous ne partageons pas encore les ressources planétaires, mais nous en parlons.
Dès la fin des années 1980, Maitreya avait prévu que les pays développés réaliseraient que la seule manière d'avancer était d'annuler les dettes des pays du tiers monde. Ceux-ci sont en effet dans l'impossibilité de les rembourser. Tout récemment, le gouvernement britannique est arrivé à une conclusion identique. Le chancelier de l'échiquier (celui qui s'occupe des finances et des impôts) vient d'entreprendre une campagne mondiale afin d'étudier la question et il plaide en faveur de l'annulation de la dette. Jusqu'à présent, le gouvernement britannique se montrait l'un des plus récalcitrants sur cette question. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et quelques autres étaient bien en retard sur de nombreux pays préconisant l'annulation comme seule solution possible. Maintenant, les Britanniques ont pris une initiative qui, à mon avis, aboutira à la réalisation des prévisions de Maitreya dans ce domaine.
Finalement, tout va dans le sens des prévisions de Maitreya. Il sait de quoi il parle parce qu'il le voit déjà se réaliser. On pourrait dire, en ce qui concerne l'humanité prise comme un tout, que de même que les individus, elle est plus mûre qu'on ne le pense. Le Maître voit que l'âme elle-même, l'âme en incarnation, apprend, grandit et mûrit.

Q. La compétition semble être tout particulièrement répandue aux Etats-Unis. Pensez-vous que ce soit réellement le cas ?
R. Les Etats-Unis sont un étrange pays. En raison de l'extraordinaire puissance du rayon d'idéalisme qui est celui de sa personnalité, il se déroule dans toute la nation des expériences communautaires qui encouragent la coopération et la bonne volonté. Si l'on fait une comparaison entre les Etats-Unis et n'importe quel autre pays européen, y compris la Grande-Bretagne, on constate qu'il existe davantage de sens communautaire et de réel désir de coopérer, davantage d'amour manifesté au niveau de la bonne volonté, dans les différentes communautés des Etats-Unis que peut-être n'importe où ailleurs dans le monde. C'est probablement aux Etats-Unis que l'on trouve la meilleure littérature consacrée à la manière de créer des communautés fondées sur la coopération. Mais vous devez exporter ces idées. Plutôt que d'exporter le concept de la compétition, vous devez exportez celui de la coopération. Cet idéalisme fait la force des Etats-Unis.
Mais vous avez en même temps l'aspect opposé, un terrible esprit de compétition qui se manifeste plus que n'importe où ailleurs. La compétition est à la base de la vie politique et économique des Etats-Unis et, bien sûr, pour cette raison, elle est extrêmement puissante et contagieuse. L'esprit de coopération qui s'exprime dans les communautés de la nation toute entière, pourrait lui-aussi se répandre facilement. Les communautés fondées sur la coopération sont toujours le résultat d'une expérience. Elles sont idéalistes mais aussi pragmatiques. Les gens se sont rendus compte que la coopération améliore la vie collective et leur procure des avantages que votre gouvernement leur refuse.
Aux Etats-Unis, vous avez ces gouvernements « non-interventionnistes » qui considèrent qu'ils n'ont pas à intervenir, c'est-à-dire à payer pour des services publics. Je crois, pour ma part, que le gouvernement devrait être responsable des différents services utiles à la communauté. Mais aux Etats-Unis vous avez un gouvernement de droite, même lorsque les démocrates sont au pouvoir. Comparé à celui d'une démocratie européenne, il n'est pas démocrate du tout. Il est même très à droite. On trouve des gouvernements du même type en Europe et ailleurs, mais la droite américaine ne veut pas dépenser d'argent pour des services d'utilité publique. Elle considère que les différents services nécessaires à tous doivent reposer entre les mains d'organismes privés, que cela fait partie de la libre entreprise. Il ne s'agit que d'une théorie, à laquelle on n'est pas obligé de croire.
On pourrait discuter ad vitam aeternam des avantages et des inconvénients de ces différentes théories. Je considère, pour ma part, que les citoyens de n'importe quel pays devraient pouvoir, par une participation active, subvenir à leurs besoins. L'Etat, c'est nous, ce n'est pas le gouvernement, le premier ministre ou le président et leur entourage, et nous devrions pourvoir aux besoins de tous. Je ne fais pas de différence entre l'Etat et les citoyens, dans la mesure où ceux-ci ont un réel degré de participation dans le gouvernement et leur mot à dire dans le choix des dépenses.
A mon avis, la libre entreprise, la tendance soutenue plus spécialement par l'aile droite, par les hommes politiques républicains, devrait se limiter plus ou moins à traiter des aspects non essentiels de la société. Je pense que les transports, la fourniture du charbon, du gaz et de l'électricité (ou de toute autre nouvelle forme d'énergie) devraient dépendre de l'Etat. Il devrait s'agir d'entreprises nationalisées gérées dans l'intérêt de tous. Et il en sera sûrement ainsi un jour. Quant au reste, tout ce qui fait le charme de la vie, les activités culturelles et de service, cela devrait être confié à la libre entreprise. C'est l'activité créatrice des individus qui peut le mieux répondre à ce genre de besoins.
 (A suivre)





Citation

Home Des miracles

par Saint Augustin (354-430)

« Les miracles ne sont pas contraires à la nature, mais seulement à ce que nous connaissons de la nature. »





Courrier des lecteurs

Home Un fan de football

Cher Monsieur,

L'avant dernier jour de la Coupe du monde de football, à Paris, j'ai vu à la télévision un reportage qui me pousse à vous écrire. On y voyait un homme sans domicile fixe, grand, avec un merveilleux sourire ; il se faisait appeler Jésus. Il avait les cheveux longs comme au temps de Jésus et portait un long manteau blanc. Ses vêtements étaient usés mais très propres.

Le journaliste lui demanda s'il regrettait de ne pas pouvoir entrer dans le grand Stade de France pour assister à la finale. Il répondit que non, qu'il était très heureux comme ça, qu'il lui suffisait de se trouver à proximité et de voir un petit coin de la pelouse du terrain de football. Il dégageait une impression de bien-être réelle, comme si sa condition de S.D.F. ne le touchait absolument pas. Je suis sûre que cet homme, de par sa présence, en passant à la télévision, a touché le cœur de millions d'êtres humains, comme il a touché le mien.

C'est drôle, mais j'imagine bien Maitreya ou Maître Jésus profitant d'un tel événement pour nous faire un clin d'œil à la télévision !

D. J., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le S.D.F. était le Maître Jésus.


Home Rencontre dans un salon sur la spiritualité

Cher Monsieur,

En juin 1998, à Newton, dans le Devon, j'ai aidé à tenir un stand d'information sur l'émergence de Maitreya au salon Quest-98 (un salon sur la spiritualité qui a duré trois jours). Le vendredi matin, juste avant l'ouverture, une pensée me traversa l'esprit : « Aurons-nous la visite de Maitreya aujourd'hui ? » Une heure plus tard, quelqu'un qui ressemblait à un vagabond (pas très propre, des vêtements troués, des dents en mauvais état, d'épaisses lunettes, le crâne dégarni) se dirigea vers notre stand avec un sourire et demanda : « Vous l'attendez encore ? » Je ne pus m'empêcher de rire tout seul en me disant : « Le voici ! » Je ne me souviens pas des termes exacts de notre conversation, mais il me dit qu'il avait passé toute sa vie à chercher sa voie et qu'il avait toujours vécu dans la crainte. Il semblait distrait et sa conversation était émaillée de longs silences. Alors qu'il s'apprêtait à continuer sa visite, je lui dis de revenir plus tard, ce qu'il fit au cours de l'après-midi, vers 16 heures. Il me dit alors qu'il venait de boire deux bières et qu'il se rendait à un atelier. Le lendemain, je le revis brièvement, de loin, sous le chapiteau de l'orchestre. Se pourrait-il qu'il soit… ?

T. S., Torpoint, Devon, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « vagabond » était Maitreya.


Home Une promesse est une promesse

Cher Monsieur,

En avril 1997, un samedi matin, une semaine avant Pâques, j'arrivai dans la salle où se déroule la méditation de transmission, à Kyobashi (Osaka, Japon), environ une demi-heure avant tout le monde. Un homme entra soudain et me demanda s'il pouvait participer à la transmission. Je lui demandai s'il avait déjà fait de la méditation de transmission auparavant et il me répondit : « Oui, dans un appartement, à Temma-bashi. » Me souvenant qu'il existait effectivement un groupe là-bas, je lui dis qu'il savait donc certainement comment se pratiquait la méditation de transmission. Il se dirigea alors vers le tétraèdre et me demanda : « Quel est cet instrument ? » Plutôt que de prendre le risque de lui donner une explication erronée, j'ouvris l'ouvrage sur la méditation de transmission à la page où l'on explique ce qu'est le tétraèdre et je lui proposai de la lire.

Il s'assit ensuite devant les plantes vertes et nous discutâmes. Sa coiffure faisait penser à celle d'un artiste et il avait l'allure d'un célibataire. Il dit d'ailleurs lui-même : « Je suis célibataire. » Je lui donnais une quarantaine d'années, ce qu'il confirma en disant : « J'ai quarante ans. » Je lui demandai alors où il demeurait. Il me répondit : « A Tezukayama. » J'eus un petit rire involontaire et je lui tapai sur l'épaule en plaisantant : « Pas étonnant que vous soyez encore célibataire à l'âge de quarante ans ! » (Tezukayama est le quartier riche d'Osaka et je pensai qu'il devait appartenir à une famille aisée.) Il eut un sourire.

D'autres membres du groupe arrivèrent bientôt et nous commençâmes la méditation à 10 heures pour la terminer à midi. Il resta à méditer avec nous pendant ces deux heures. Puis il nous dit qu'il avait l'intention de se rendre à la Prema (l'autre centre de méditation de transmission d'Osaka). Je lui demandai alors de faire savoir au groupe de la Prema qu'il y aurait une méditation de transmission de 24 heures pour Pâques à Kyobashi la semaine suivante. Nous sortîmes tous de la salle et commençâmes à discuter des différents endroits où placer les affiches pour la conférence de Benjamin Creme qui devait avoir lieu peu de temps après. L'homme était toujours là et il écoutait notre conversation en souriant. Je lui dis : « Il est inutile que vous restiez plus longtemps. Vous pouvez rentrer chez vous. »

J'ai demandé par la suite aux membres du groupe de la Prema s'ils avaient bien reçu mon message. Ils répondirent que le message avait été écrit sur le tableau mais qu'ils n'avaient pas vu l'homme en question. Celui-ci avait tenu sa promesse mais jamais plus on ne le revit dans un de nos groupes de transmission. Qui était cet individu ?

N. M., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était le Maître Jésus.


Home Des chapelets dans un buisson

Cher Monsieur,

En 1985, j'ai traversé une période particulièrement difficile dans mon travail. J'avais pris une décision, mais je n'étais pas certaine d'avoir agi pour le mieux. Je demandai alors à ma mère de me rendre visite afin de m'aider à y voir plus clair.

Maman aimait beaucoup les jardins, aussi avais-je décidé de l'emmener se promener dans un parc qu'elle ne connaissait pas encore, où nous pourrions discuter à loisir de mes problèmes. Alors que nous approchions d'un épais buisson, je lui dis : « J'aimerais recevoir un signe, quelque chose qui m'indique que j'ai pris la bonne décision. »

Juste au moment où je prononçais ces paroles, ma mère poussa une légère exclamation et tendit brusquement la main vers le buisson. Elle en sortit un très joli chapelet. Je n'avais pas été élevée dans la religion catholique, mais j'étais déjà engagée dans le travail concernant l'émergence de Maitreya et le symbole du Christ était important pour ma mère et moi. A la fois heureuse et impressionnée, je m'écriai : « Voilà le signe que j'attendais ! », et je ressentis un poids énorme quitter mes épaules.

Mais, toujours un peu inquiète, j'ajoutai : « Regarde s'il n'y en a pas un deuxième, dans ce cas je serais tout à fait rassurée. » Ma mère tendit à nouveau la main vers le buisson et en ramena un beau rosaire semblable au premier. Toute mon inquiétude s'évanouit et je fus capable de poursuivre dans la voie que j'avais choisie, sachant que j'avais pris la bonne décision. Au cours de toutes ces années je me suis souvent demandée comment ces chapelets avaient bien pu se trouver là et comment ma mère avait pu mettre la main juste au bon endroit pour les trouver.

N. M., Oakland, Californie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les chapelets avaient été placés là par le Maître qui fut la Vierge Marie – l'un pour l'auteur de cette lettre et l'autre pour sa mère.


Home Haut vol

Cher Monsieur,

Le 23 août 1997, je faisais du delta-plane dans le Grand Canyon en Arizona, lorsqu'une autre delta-plane passa près de moi, avec un homme sans jambes, une silhouette avec de longs cheveux noirs flottant au vent. Je fus submergé par un sentiment de paix et de sécurité. Je ne parvenais pas à le quitter des yeux, mais soudain j'aperçus une roche en saillie, à la périphérie de mon champ de vision, à la dernière seconde. Le mystérieux infirme s'adressa à moi : « Ne crains rien mon ami. » J'évitai l'obstacle sans difficulté, mais lorsque je me retournai vers mon protecteur afin de le remercier, je vis seulement un faucon qui planait au-dessus de moi.

T. Q., Arlington, VA, Etats-Unis 

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'infirme en delta-plane était Maitreya.


Home Un voyageur... tout à fait particulier

Cher Monsieur,

Mars 1991. Durant dix ans, je suis allé travailler à Amsterdam par le train. Un vendredi matin, alors que je montais dans le wagon, un étrange sentiment m'envahit. Mais lorsque le train s'arrêta à la station suivante, tout devint clair.

Un homme vint alors s'asseoir non loin de moi. Il était vêtu d'une chemise d'une blancheur immaculée, d'une belle cravate, d'une veste et d'un splendide pardessus noir. Il attira mon attention car ses chaussures contrastaient avec ses vêtements impeccables. Elles semblaient dater des années 1900. J'essayai d'étudier son profil et fus frappé par l'aspect remarquablement lisse de sa peau. Je le comparai aux autres passagers et me rendis compte qu'il était particulier. Mû par la curiosité et désirant l'examiner davantage, je décidai d'aller m'asseoir en face de lui, afin de l'étudier dans les moindres détails. Mais je fus puni de ma curiosité car l'étrange voyageur fixa son regard bleu-vert sur moi, et l'intense énergie émanant de cet homme fut telle que tout mon corps en fut affecté. Je fus incapable de le fixer plus longtemps. Il descendit à la gare centrale d'Amsterdam.

Votre Maître voudrait-il avoir l'obligeance d'en dire plus sur cette expérience ?

 Z. R. Egmond, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le passager était Maitreya.


Home Un inconnu dans la nuit

1992, cinquième week-end international de transmission, à Kerkrade (Pays-Bas). La méditation de transmission du samedi soir commença à 20 h et se termina vers 4 h le dimanche matin.

Il restait environ 25 personnes à la fin de la méditation. A ce moment-là, je quittai la salle pour me rendre dans ma chambre située dans une aile du bâtiment principal. Comme je traversais la route, mon attention fut attirée par un Indien, vêtu d'un caftan noir et coiffé d'un turban, qui arrivait par l'entrée principale. Je le vis fort bien car les lampadaires l'éclairaient. « Qu'est-ce que cet homme fait ici aussi tard ? » Telle fut ma première réaction. Cette rencontre est restée gravée dans ma mémoire. On ne s'attend pas à voir un Indien circuler à cet endroit à cette heure de la nuit.

Votre Maître peut-il dire qui était cet « inconnu dans la nuit ? »

Z. R., Egmond, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'inconnu dans la nuit » était Maitreya.


Home L'homme volatilisé

1993. Tous les matins, je devais pédaler à toute vitesse pour ne pas manquer le train qui me conduisait sur le lieu de mon travail.

Un jour, comme je passais près du centre commercial, je vis un homme pauvrement vêtu qui venait en sens inverse. Il semblait vouloir attirer mon attention en traînant à dessein sur le trottoir ses pieds chaussés de vieux souliers. Je fus convaincu d'avoir déjà rencontré cet homme quelques jours auparavant, au même endroit. Je descendis de bicyclette et le regardai poursuivre son chemin. Il tourna au coin de la rue et je remontai sur mon vélo pour voir où il s'était dirigé, mais il avait disparu. Il était impossible de disparaître comme par magie dans un tel endroit. Tout se passa en l'espace de quelques secondes.

Votre Maître peut-il révéler l'identité de ce « pauvre homme ? » Cette rencontre était-elle porteuse d'un message personnel ?

Z. R., Egmond, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « pauvre homme » était Maitreya. Cette apparition n'était porteuse d'aucun message personnel.



Interviews

Home Wei Jingsheng : ma vie pour la démocratie

Interview de Wei Jingsheng par Karin Schmidl et Manfred Kipfelsberger

En Chine, Wei Jingsheng est la voix la plus marquante de l'actuel mouvement démocratique, dont les membres sont souvent poursuivis pour des raisons politiques. A partir de 1966, la révolution culturelle chinoise, dont les victimes se sont chiffrées par millions, a propagé son idéologie de purification politique dans le pays. Au départ, en 1950, Wei fut un ardent défenseur des idéaux de la révolution, mais dans les années qui suivirent, il réalisa que les paysans et les gens simples étaient plus pauvres et plus asservis que jamais. Par la suite, il fut co-fondateur d'un groupe actif d'opposants, agissant sous le couvert d'une chorale afin d'éviter les poursuites politiques.

Dans le document le plus audacieux de notre temps, Wei Jingsheng a écrit : les Chinois votent pour la modernisation, ils doivent d'abord instaurer la démocratie et moderniser le système social chinois. Cette proclamation a été, pour le gouvernement chinois, la principale raison de son arrestation. Il n'a fallu que quatre heures, au cours d'un procès idéologique, pour le condamner à quinze ans de réclusion.

En 1993, Wei a été libéré et a immédiatement poursuivi son combat pour la démocratie. Peu après, il a été de nouveau arrêté et condamné à quinze autres années d'emprisonnement, à l'issue d'un procès d'une demi-heure seulement.

Ses dix-huit années au « goulag de bambou » (le camp de travail) ont miné sa santé. D'autres prisonniers étaient forcés de le battre régulièrement. Il s'est vu administrer des produits chimiques, et a reçu des coups de matraque électrique. La plupart du temps, il a été soumis à un régime cellulaire de confinement, enfermé dans une chambre noire pendant deux ans et demi, puis dans une cage de verre sans aucune intimité durant deux ans, et enfin dans une oubliette pleine de rats et dépourvue de tout équipement sanitaire.

Après la rencontre de Jiang Zemin avec Bill Clinton, en 1997, et en raison d'une maladie coronarienne, Wei a été relâché et expulsé vers les Etats-Unis pour y être soigné. Après un court séjour à l'hôpital, il a commencé à voyager et à donner des conférences pour informer le public sur la réalité chinoise. Au cours d'une récente tournée en Europe, il a donné une conférence publique à Munich, où Partage international a eu l'occasion de l'interviewer.

Partage international : Cette année, les Etats membres de l'Union européenne ont refusé de soutenir une résolution de la Commission des Nations unies pour les droits de l'homme (UNHCR) concernant la Chine. Que pensez-vous de la situation actuelle ?
Wei Jingsheng : Les violations des droits de l'homme en Chine sont pires que partout ailleurs. Nous exigeons ces droits non seulement pour la Chine et le Tibet mais pour l'ensemble du monde. En Chine, le principe souverain est la dictature ; son but est de conserver le pouvoir à tout prix, ce qui implique de maintenir le système en place. Il n'y a pas de grandes différences entre les régimes dictatoriaux du tiers monde et le gouvernement de la Chine. Le communisme est un fascisme couronné de succès. En Chine, il y a 500 milliardaires qui ont fait fortune de manière illégale et un milliard de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, tel qu'il est défini par les Nations unies.
En décidant de s'opposer à une résolution sur la Chine, les pays en question ont préféré la sauvegarde de leurs intérêts économiques à la défense des droits de l'homme. Je suis contre l'extrémisme, qu'il soit capitaliste ou communiste. Les gouvernements occidentaux subissent la pression des dirigeants économiques, mais il n'y a aucun lien direct entre le commerce et les droits de l'homme. Si l'on ne se plie pas aux règles démocratiques en matière d'économie, on peut aboutir à un scénario semblable à celui de l'Allemagne nazie, lequel, comme nous le savons, a été une tragédie pour le monde entier. Ce n'est que lorsque les transactions économiques seront fondées sur le principe et l'action démocratiques qu'elles seront profitables pour tous.
En Chine, sur le plan des droits de l'homme, la situation n'a pas changé, elle a même empiré. Le monde doit continuer sa lutte en faveur de la Chine et du Tibet. Ce n'est pas la confrontation que nous voulons, mais le dialogue. La décision de ne pas proposer une résolution contre la Chine a déjà eu des conséquences. La déception des Chinois qui croient à la démocratie s'est accrue. Le monde occidental favorise la répression du peuple chinois. Beaucoup de gens, en Chine, préféreraient s'acheminer pacifiquement vers la démocratie, mais étant donné la répression qui continue à sévir, ils pensent qu'une résistance pacifique et non-violente a peu de chance de réussir.

PI. A votre avis, la démocratisation est une exigence essentielle à la modernisation économique. Beaucoup en craignent les dangers et redoutent que le processus démocratique ne déstabilise la Chine comme cela a été le cas pour l'ex-Union soviétique. Qu'en pensez-vous ?
WJ. Il est impossible de dire ce que sera le pays après l'instauration de la démocratie et quel sera l'équilibre du pouvoir. Il n'y a pas que les Ouïgours, les Mongols et les Tibétains qui détestent vivre sous une dictature. Cela ne plaît pas davantage aux Chinois Han. Cela ne pourrait avoir de sens pour les Chinois Han et pour les minorités de vivre ensemble dans un seul Etat que s'ils le souhaitaient. L'Europe, où il y a beaucoup de nations différentes, mais où la tendance est à l'union politique en fournit un bon exemple. Les minorités doivent décider par elles-mêmes quelle forme d'Etat leur convient.

PI. Vous avez visité plusieurs pays du monde occidental. Quelle impression avez-vous de la démocratie dans les pays occidentaux ?
WJ. Je crois qu'il n'existe dans le monde aucune démocratie parfaite. C'est pourquoi j'étudie les démocraties existantes, afin que nous évitions de faire les mêmes erreurs lorsque nous édifierons la démocratie en Chine.

PI. La Chine est un vaste pays. Par conséquent, elle revendique une voie spécifique de développement. Qu'espérez-vous pour elle ?
WJ. Evidemment, le chemin qui mène à la démocratie ne peut pas être le même que dans les autres pays. L'une des raisons est qu'il n'existe pas d'autre pays au monde de la taille de la Chine et, en second lieu, il n'existe aucun autre pays ayant une tradition culturelle ancestrale comparable. La démocratisation en Chine sera donc différente de celle des autres pays, nous avons beaucoup d'obstacles à franchir. D'un autre côté, les Chinois sont des êtres humains comme les autres et pour cette raison le système démocratique chinois ne sera pas très différent de celui de n'importe quel autre pays. Evidemment, nous aimerions qu'il soit meilleur que celui des démocraties occidentales.

PI. La démocratie implique l'autodétermination ainsi que la liberté religieuse. Que pensez-vous du souci légitime qu'ont les Tibétains de vivre une vie libre et autodéterminée ?
WJ. Vous avez raison, bien sûr. L'autodétermination religieuse fait partie des droits de l'homme et ne peut en être dissociée. L'autodétermination n'est pas seulement une question politique, elle fait partie du problème des droits de l'homme. De même que chaque être humain, en tant qu'individu, a le droit de choisir sa religion en toute liberté, chaque nation doit donc avoir le droit de saisir ses propres chances.

PI. Quelles impressions avez-vous de la vie spirituelle des Tibétains ? Prenons l'exemple du Dalaï Lama qui, en raison de ses croyances religieuses, exprime une approche non violente, fondée sur le dialogue politique et la compréhension.
WJ. Pour ma part, je considère que le Dalaï Lama fait preuve de sagesse politique quand il lutte pour le droit des Tibétains à la liberté dans le respect de la non-violence. C'est également vrai du mouvement politique qui lutte pour la démocratie en Chine. Au point où nous en sommes en ce moment du combat pour la démocratie en Chine, ce serait une erreur que de favoriser un conflit entre deux nations différentes comme la Chine et le Tibet. Ce serait un obstacle à notre propre combat pour la démocratie.

PI. Une question personnelle : Comment avez-vous pu supporter votre longue incarcération ? Où puisiez-vous votre force intérieure ?
WJ. Je puise ma force intérieure dans la conviction que la cause que je défends est bonne pour tous. C'est pour moi si important que c'est mon unique source de force. D'une certaine façon, ma conviction est en accord avec la position du Dalaï Lama. Nous luttons tous deux pour donner à l'humanité un avenir meilleur. C'est la raison pour laquelle il existe entre nous deux une profonde compréhension et de grandes possibilités de coopération. Je suis également partisan de la non-violence.

PI. Votre force repose donc surtout sur vos convictions ?
WJ. Le soutien du peuple est également très important pour moi. Sur ce point, je suis d'accord avec les disciples du Bouddha. Nous reconnaissons les faiblesses humaines, nous pensons que l'homme n'est pas parfait, mais nous devons faire des efforts pour nous améliorer.






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