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Accueil > Revue Partage > année 1998

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1998 - N° 119 / 120

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Les veuves du tiers monde ont toutes les raisons de pleurer par Caroline Moorehead


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home Le siècle à venir

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Quand l’humanité est au bord d’une crise importante, sa réaction peut prendre deux formes différentes : soit elle sombre dans l’apathie, attendant l’inévitable avec fatalisme, soit elle se lance à corps perdu dans des actions irréfléchies, amorçant une fuite en avant sans rime ni raison. Aujourd’hui, en cette époque de changement, c’est cette dernière attitude qui l’emporte. Partout, les hommes agissent comme si l’avenir n’existait plus, comme si sens et valeurs allaient disparaître de la Terre avec eux. La cupidité s’est emparée de leur cœur comme de leur esprit et, tels des somnambules, ils se dirigent, yeux grands ouverts, vers le précipice.

Prodiges et merveilles

C’est ainsi que les hommes avancent vers le siècle à venir : beaucoup sont dominés par la peur, et la plupart en proie au doute. Ils ne se doutent pas des merveilles qui, le moment venu, s’offriront au regard de l’humanité, encore moins des miracles qu’ils accompliront eux-mêmes un jour. Dans l’ignorance et la crainte, ils se cramponnent aveuglément à tout ce que leur cupidité leur permet d’accumuler, pensant ainsi se mettre en sécurité à l’abri du besoin.

Tandis que beaucoup vivent ainsi, il en est d’autres, de plus en plus nombreux, qui s’éveillent à une perspective différente, entrevoient une possibilité d’harmonie inespérée et résistent à l’apathie comme au chaos. Pour l’instant ils sont en minorité, mais bientôt les forces du chaos capituleront devant leur vision de justice et de paix. Un monde nouveau naîtra de leur vision audacieuse de la vie et de leur créativité dans l’action. Lançant un défi aux vieilles mentalités de division et de conflit, ces hommes et femmes de bonne volonté, pas à pas, reconstruiront le monde. Ainsi en sera-t-il. En permanence inspiré et guidé par Maitreya et ses Frères, ce groupe de braves ne cessera de se renforcer et de gagner en influence, ardemment soutenu par les masses qui lui emboîteront le pas.

En un bref laps de temps, on verra se produire une percée majeure vers la résolution des nombreux problèmes qui accablent aujourd’hui l’humanité : faim, pauvreté intolérable et déni des droits fondamentaux ; compétition dévastatrice entre les nations, et dégradation de l’environnement ; fanatisme ethnique, avec les hordes de réfugiés qui en résultent ; et, par-dessus tout, fléau de la guerre.

La charpente du monde nouveau

Quand les hommes prendront conscience que ces problèmes ne sont pas insurmontables, rien ne pourra les empêcher de leur trouver une solution durable. Avec détermination, ils les aborderont l’un après l’autre, dans une compréhension grandissante de l’urgence de la situation et des moyens à mettre en œuvre.

Maitreya, et les Maîtres de plus en plus nombreux qui l’accompagnent, montreront la voie à l’humanité, lui indiquant les possibilités comme les écueils, l’encourageant et l’inspirant. Les hommes eux-mêmes mettront en place la charpente du monde nouveau, qui naîtra de la nécessité, de l’aspiration des hommes à la justice et à la paix, pour l’établissement de la fraternité et le règne de la loi divine.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Tournée de Benjamin Creme au Japon

L'humanité est promise à un avenir radieux

par Michiko Ishikawa

Benjamin Creme a effectué, au mois de mai dernier, sa tournée annuelle au Japon, donnant des conférences dans quatre grandes villes. Partout, l'auditoire a semblé encore plus réceptif que par le passé.

Les groupes japonais qui ont organisé cette tournée avaient préparé des affiches et des prospectus ayant pour sous-titre : « L'humanité est promise à un avenir radieux. » Cette même phrase avait été utilisée pour la promotion de la réédition de la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, l'ouvrage de B. Creme. Lorsque sont parues les annonces dans la presse, informant conjointement de la sortie de l'ouvrage et des conférences, le groupe reçut de nombreux appels de particuliers et de libraires, demandant à recevoir le livre « l'Humanité est promise à un avenir radieux ». Les bénévoles ont dû demander à leurs interlocuteurs s'ils avaient bien compris que ce n'était pas le titre du livre. « Oui, je sais. Je veux un exemplaire de « l'Humanité est promise à un avenir radieux », répondaient-ils pourtant.

Comme le savent nos lecteurs, l'économie japonaise est au plus mal depuis l'éclatement de la « bulle » financière, et connaît nombre de faillites d'entreprises et une augmentation du chômage. Il semble évident que la population cherche une échappatoire, un avenir plus réjouissant. Cela a attiré des personnes d'un genre inhabituel pour ce type de conférences. Un grand nombre d'hommes d'âge mur, en costume cravate, ont écouté B. Creme avec grande attention. Plus de 900 personnes ont assisté à la conférence de Tokyo, la plupart restant jusqu'à son terme, bien qu'elle ait durée cinq heures et demie (de 14 h à 19 h 30, un samedi) !

Maitreya et le Maître basé à Tokyo se sont tous deux rendus sur les lieux des quatre conférences japonaises. A Osaka, Maitreya est apparu sous les traits d'un japonais distingué, âgé d'environ 65 ans, et est resté pendant presque toute la conférence (près de quatre heures). Le Maître basé à Tokyo est apparu sous les traits d'un étranger. Plusieurs des membres des groupes organisateurs des conférences les ont reconnus. [Quelques unes de leurs expériences sont relatées dans notre Courrier des lecteurs.] A la conférence de Tokyo, Maitreya est apparu à cinq reprises sous des traits différents, et le Maître basé à Tokyo à quatre reprises, engendrant une certaine effervescence parmi les membres des groupes, qui pensaient bien avoir reconnu quelqu'un d'inhabituel.

A la fin de la conférence de Tokyo, une dame s'est avancée, offrant un témoignage semblant faire écho à ce que dit souvent B. Creme : « J'ai entendu, prononcé avec des mots, ce que je ressentais intérieurement et ce que j'essayais de manifester à travers mes petits gestes quotidiens. Je n'étais jamais parvenue à partager ces impressions, par peur de ne pas être prise au sérieux. Aujourd'hui, vous avez exprimé tout cela clairement. Merci infiniment pour cette expérience merveilleuse et émouvante. »




Home L'écart des revenus se creuse en Grande-Bretagne

Source : The Friend, G.-B

Une récente étude, publiée par la Fondation Joseph Rowntree, un institut de recherche britannique, a mis en évidence que depuis les années 1940, l'inégalité des revenus en Grande-Bretagne a été plus importante au milieu des années 1990 qu'à n'importe quelle autre période. Entre 1979 et 1995, les revenus se sont accrus de 40 % environ. Cependant, pour les 10 % les plus riches de la population, la croissance a été de 60 à 68 %, alors que pour les 10 % les plus pauvres, elle n'a été que de 10 %.

 




Home Les pouvoirs de guérison de Diana

Source : New York Daily News, Etats-Unis

Dans un livre récent intitulé No Time to Die (Pas le temps de mourir), l'auteur Liz Tilberis, éditrice d'origine britannique de la grande revue de mode américaine Harper's Bazaar, affirme qu'elle a reçu l'aide de la princesse Diana pour vaincre son cancer des ovaires.

Liz Tilberis et la princesse Diana évoquaient souvent les « pouvoirs de guérison » de la princesse et la « lumière blanche », ainsi que l'appelait Diana. Cette dernière croyait à la « transmission de la force et de la compassion » et Liz Tilberis est persuadée que les pouvoirs de guérison de Diana l'ont aidée à surmonter une chimiothérapie au cours de laquelle son taux de globules sanguins a brusquement chuté. Après une conversation avec Diana, ce taux s'était accru de manière étonnante.




Home Les bienfaits de la religion

Source : Trouw, Pays-Bas

La religion est bénéfique pour votre santé. Non seulement les personnes religieuses tombent moins souvent malades que les athées, mais elles arrivent à mieux gérer leur maladie, et qui plus est leur foi accélère le processus de guérison.

Ce sont là les conclusions d'une étude américaine portant sur tout un éventail de littérature professionnelle, où sont citées près de 80 publications ayant trait à la religion et à la santé. Ce rapport, rédigé par des médecins de la Georgetown University School of Medicine de Washington a été publié dans le numéro de mars/avril de Archives of Family Medicine (les Archives de la médecine familiale).

Dans 80 % des articles analysés pour cette étude, la religion semble avoir eu un effet positif sur le bien-être mental aussi bien que physique des individus. Ainsi, la foi aide à venir à bout de l'alcool et de la toxicomanie, de la dépression et des tentations de suicide ; les personnes n'allant jamais à l'église ont quatre fois plus tendance à se suicider que les pratiquants assidus de leur religion. Les chercheurs ont cependant fait remarquer que les personnes gravement déprimées ou toxicomanes ont tendance à aller moins souvent à l'église en raison, précisément, de leur problème. En fait, les pratiquants constituent un groupe démographique à part jouissant d'une excellente santé.

Il semblerait que les pratiquants zélés souffrent dans une moindre mesure de toutes sortes d'affections, allant du cancer aux problèmes cardiaques et vasculaires. Dans l'un des rapports, on montre que des patients profondément religieux, ayant subi une opération du cœur, vivent plus longtemps que d'autres ayant subi la même intervention chirurgicale. Des recherches ont également montré que les croyants se rétablissent plus rapidement que les non-croyants, après la mise en place d'une prothèse de la hanche.




Home Quand le partage a sauvé le monde

par Jéremy Traylen

Il y a cinquante ans, en avril 1948, le vapeur John H. Quick quittait le Texas avec une pleine cargaison de blé. Ceci marqua le commencement de ce que Benjamin Creme a appelé « le plus grand accomplissement de l'Amérique à ce jour1 », et Sir Winston Churchill « l'acte le moins ignoble l'Histoire. »

La Seconde Guerre mondiale s'est déroulée entre deux des plus graves crises économiques des temps modernes. La première, celle de 1929, contribua au déclenchement de la guerre, et la seconde en fut la conséquence. A la cessation des combats, en 1945, il ne restait plus de l'Europe qu'un tas de ruines fumantes. Aux énormes pertes en vies humaines et au déplacement des populations s'était ajoutée la destruction de centaines de milliers d'habitations. Des villes, autrefois riches, connaissaient la faim et les épidémies. Une proportion considérable des usines, des mines, des ponts, des routes, des voies ferrées, des services publics et des terres cultivables était endommagée ou détruite.

Une crise économique européenne

Mais pire encore que la destruction visible fut ce qu'un homme politique appela : « la dislocation totale de la structure de l'économie européenne. » Cet homme, George C. Marshall, secrétaire d'Etat américain, fut à l'origine de la formulation de ce qui devint le Plan Marshall. Dans un célèbre discours prononcé à l'université d'Harvard, le 5 juin 1947, il exposa les grandes lignes à la fois du problème et de la solution. George Marshall expliqua que l'effort de guerre « avait entraîné la disparition, à la fois d'institutions privées, de banques, de compagnies d'assurance et de navigation, soit faute de capitaux, soit à la suite des nationalisations, soit par une destruction pure et simple. Il ne restait plus grand chose des anciennes relations commerciales. Dans de nombreux pays, la confiance dans la monnaie nationale était sévèrement ébranlée. L'effondrement des structures économiques européennes pendant la guerre avait été totale. »

Comme pour rendre les choses plus difficiles, la production agricole s'effondrait car la population urbaine ne produisait plus suffisamment de biens manufacturés à vendre aux agriculteurs. La division du travail, qui constitue la base de notre civilisation moderne, se désagrégeait, forçant les gouvernements à puiser dans leurs précieuses réserves de devises pour importer nourriture et autres produits de base.

Une crise de la balance des paiements n'allait pas tarder à affamer l'Europe, et si le marché européen s'effondrait, les Etats-Unis eux-mêmes, son principal fournisseur, seraient exposés à de graves conséquences. Il était donc vital d'aider l'économie européenne à se remettre sur pieds, non seulement d'un point de vue humanitaire mais aussi dans l'intérêt du peuple américain lui-même. Au moment où G. Marshall tenait ces propos, la crise atteignait son apogée. L'année avait débuté avec l'hiver le plus terrible que l'Europe occidentale ait jamais connu de mémoire vivante : les bateaux étaient immobilisés par les tempêtes et les canaux gelés, les routes étaient bloquées par d'énormes chutes de neige. La pénurie de carburant et d'électricité avait non seulement provoqué la mort par le froid d'innombrables personnes mais avait également entraîné le licenciement de centaines de milliers de travailleurs. La neige avait enseveli le bétail et en Grande-Bretagne, on devait appeler la Royal Air Force pour parachuter des vivres dans des villages coupés du monde par la neige. Un parlementaire britannique avait qualifié la situation de véritable « Dunkerque économique ».

Le plan Marshall

Pendant ce temps, les tensions politiques internationales augmentaient avec les premiers affrontements diplomatiques de la Guerre froide, entre l'Occident et le bloc soviétique. L'hebdomadaire Time titrait alors : « 1947, l'année de la décision. » L'Amérique avait le choix entre s'attaquer carrément aux problèmes mondiaux ou, comme cela avait été le cas après la Première Guerre mondiale, se retirer dans son isolement et laisser la situation se dégrader et s'envenimer. Une situation dont personne ne prit mieux la mesure que George Marshall, qui proposa un moyen simple pour sortir de l'impasse : les nations européennes devraient établir un plan unifié pour restaurer la confiance en leur économie, plan que le gouvernement américain financerait. C'était la seule manière de rompre le cercle vicieux économique de l'Europe.

Heureusement pour le monde, des hommes politiques aux simples citoyens, les Américains furent unanimes à accepter l'audace et la simplicité d'une telle entreprise et très rapidement le Plan Européen d'Aide Economique, comme on l'appelait officiellement, devint une réalité. A la suite du John H. Quick, on envoya une flotte de navires en Europe, chargée de réserves de nourriture pour les hommes et de fourrage pour le bétail. Quelques mois plus tard, ces premières mesures d'urgence furent remplacées par un dispositif destiné à réamorcer la « pompe économique de l'Europe ». Les navires américains transportaient maintenant semences, engrais, carburant, matières premières, ainsi que les machines-outils les plus modernes.

Mais ce qu'ils apportaient de plus important, c'était l'espoir. Selon George Kennan, qui à l'époque travaillait au Département d'Etat : « Le succès psychologique de l'opération fut à ce point extraordinaire, dès le début, que les résultats furent sensibles avant même que les premières livraisons n'arrivent. » Un nouveau courant d'énergie et d'optimisme traversa l'Europe : des montagnes de gravats furent déblayées, les immeubles furent soit réparés soit reconstruits, on bâtit de nouveaux logements, on restaura les routes et le réseau électrique. Les goulots d'étranglement de la production et la pénurie de matières premières n'entravaient plus la mécanique industrielle et, avant que l'année ne s'achève, les chiffres de production se mirent à augmenter fortement.

Des résultats miraculeux

Ce fut un véritable miracle économique : non seulement l'Europe occidentale se redressait et se remettait en marche, mais l'industrie du continent adopta les dernières technologies et les outils de production les plus modernes, que l'Amérique avait l'obligence de mettre à sa disposition. Raymond Jolivet se souvient de son excitation lorsque la ferme de sa famille fut l'heureuse bénéficiaire du premier tracteur du canton : « Des tas de gens s'arrêtaient pour voir ce qui se passait. En ce temps-là, on voyait peu de tracteurs dans la campagne et ils voulaient y jeter un coup d'œil pour savoir de quoi ces machines étaient capables. Le tracteur permit de multiplier la productivité par cinq durant les périodes les plus chargées, comme celle de la récolte. »

L'ouvrier Jean Dubertet, lui, se remémore l'arrivée d'une presse à tôle géante dans son usine de Douai, à la frontière franco-belge : « Elle était énorme. Sur le parcours entre le Havre et Douai, les enseignants avaient amené leurs élèves, de tous âges, pour voir passer le monstre. Je n'oublierai jamais le moment où elle pénétra dans l'usine : la plupart des ouvriers arrêtèrent leur travail pour venir admirer ce nouveau jouet. C'était quelque chose de tellement différent de ce que nous connaissions, que nous étions tous fascinés. » Par la suite, Jean Dubertet travailla sur cette presse pour produire des carrosseries de 2CV Citroën.

Parallèlement à l'envoi des machines les plus récentes, 372 experts américains se mirent à sillonner l'Europe, prodiguant leurs conseils et organisant des séminaires en ingénierie, marketing et techniques de recherche. De leur côté, près de 150 équipes de production européennes se rendirent aux Etats-Unis pour observer, directement à la source, les plus récentes méthodes industrielles.

Les journaux rapportèrent les fantastiques résultats de cette interaction. Dans une savonnerie des Pays-Bas, par exemple, les Américains montrèrent aux Néerlandais comment, avec les moyens techniques les plus modernes, réduire les processus de fabrication de cinq jours à seulement deux heures. Au Danemark, dans une usine de nylon, on produisit en une seule journée ce qui exigeait auparavant un mois de travail, grâce à de nouveaux équipements et de nouvelles méthodes de fabrication.

En 1948, les pays bénéficiaires du plan Marshall s'étaient fixés eux-mêmes pour objectif qu'en 1952, la production industrielle dépasse de 30 % le niveau d'avant-guerre. Pour l'agriculture, le but était de + 15 %. Alors que les résultats agricoles furent légèrement inférieurs aux prévisions, un an avant l'échéance, les chiffres pour l'industrie étaient largement dépassés. Globalement, le PNB de l'Europe occidentale augmenta de 32,5 % pendant les quatre ans que dura le Plan d'Aide Economique.

Ces années furent aussi parmi les plus prospères que l'économie américaine ait jamais connues. L'aide totale des Etats-Unis se chiffra à 13,3 milliards de dollars, soit l'équivalent de 90 milliards de dollars en termes actuels. Ceci ne représentait certes qu'une fraction de l'économie totale des pays concernés mais ce fut « l'étincelle qui permit au moteur de démarrer », apportant la stabilité, la confiance et les éléments essentiels nécessaires à l'autoguérison de la machine économique.

Un élan du cœur

En plus de l'action menée par leur gouvernement, les citoyens américains ordinaires ouvrirent leur cœur à la souffrance de leurs frères et des organisations caritatives privées collectèrent, sous forme de colis, l'incroyable somme de 500 millions de dollars. En monnaie actuelle, cela équivaudrait à un don de plus de 20 dollars de la part de chacun des habitants des Etats-Unis de l'époque, hommes, femmes et enfants.

Benjamin Creme a rapproché cet élan d'amour du peuple américain de la réaction des britanniques au récent décès de la princesse Diana. Dans les deux cas, c'est le deuxième rayon de l'âme des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne (exprimant l'aspect Amour du Divin) qui se manifesta puissamment2.

Néanmoins, le parallèle le plus important à faire avec la situation actuelle est, de nouveau, cette prise de décision à laquelle est confrontée une partie de l'humanité, face à la profonde détresse de ses frères humains. Environ 80 % de la population mondiale vit dans les pays en voie de développement, pourtant ces pays ne fournissent à peine plus de 20 % de la production économique mondiale.

Ce déséquilibre fondamental engendre une situation catastrophique : des millions d'êtres humains meurent de faim, de maladies tout à fait curables, ou vivent dans des conditions inimaginables de misère, soumis à des besognes particulièrement pénibles. Dans le même temps, par comparaison, le reste de l'humanité vit dans l'abondance. C'est cette situation qui exacerbe les tensions et les troubles dont souffre le monde aujourd'hui.

Entre 1948 et 1951, l'Amérique donna chaque année de 1 à 2 % de son PNB pour financer le plan Marshall, ce qui est en contraste frappant avec les 0,1 % de l'aide officielle au développement pour 1997. Selon le Maître de Benjamin Creme : « La principale mission de la nation américaine pour les temps présents est de découvrir son âme et avec elle son besoin de servir plutôt que de dominer le monde... Le vrai pas en avant sera de mettre à la disposition de la communauté mondiale ses multiples ressources, talents et énergies afin de conduire les nations vers la création d'un monde nouveau et plus viable. Notre planète attend un tel accomplissement3. »

Il y a un demi siècle, George Marshall disait à ses concitoyens : « L'avenir du monde entier est suspendu à notre capacité de jugement. Il dépend, je pense, dans une large mesure, d'une prise de conscience du peuple américain... Quelles sont les souffrances ? Quels sont les besoins ? Que vaut-il le mieux faire ? Que devons-nous faire ? » Ces mêmes mots, on pourrait les prononcer aujourd'hui.


Notes
1. Share International, jan.-fév. 1998, p 21
2. Partage international, mars 1998, p 35
3. La Mission de Maitreya, vol 3, p 189 de l'éd. originale

Références
People's Century, BBC Television
BBC Television.
The Second Victory: The Marshall Plan and the postwar revival of Europe,
Madison Books, New York 1987





Tendances

Home Distribution de la donation Turner

Source : Ultima Hora, Paraguay

Les Nations unies ont commencé la répartition du milliard de dollars donnés par Ted Turner, le magnat des télécommunications. Un programme d'aide aux Indiens quechua, en Bolivie, en est l'un des principaux bénéficiaires. Ce projet, axé sur certaines zones rurales, visera à réduire la surpopulation et la pauvreté, et à « améliorer les conditions d'hygiène et de santé, ainsi qu'à accroître les opportunités économiques de 100 000 autochtones, dont 75 000 femmes ».

Un second programme a été prévu pour contribuer à la lutte contre la violence dont sont victimes les femmes en Amérique latine et dans les Caraïbes, et pour mettre en place des centres de contraception au Honduras afin d'éviter la maternité chez les adolescentes.




Home Hong Kong vote pour la démocratie

Source : The Guardian, G.-B

En mai dernier, à l'occasion des premières élections libres sur le territoire de la République populaire de Chine depuis la révolution de 1949, 1,5 million de résidents de Hong Kong – représentant 53 % de la population de l'île – ont affronté des pluies torrentielles pour se rendre aux urnes. A la suite de cette participation record, les leaders démocratiques reviennent en force.

« Pour moi, le message est clair : les citoyens de Hong Kong désirent la démocratie et ils la méritent. C'est le premier pas dans cette direction auquel nous assistons en Chine, un petit pas, certes, mais, je l'espère, également un événement déterminant pour nous tous », a notamment déclaré M. Lee, chef de file du Parti démocrate.

Une semaine plus tôt, la télévision chinoise qui relayait les images satellites de CNN sur la démission du président Suharto en Indonésie, avait brusquement interrompu son émission. On aurait pu croire que la victoire des forces démocratiques à Hong Kong représenterait une menace plus importante encore pour les autorités de Beijing, mais les médias chinois n'ont pas occulté les résultats, bien au contraire.

Le 4 juin, 40 000 personnes se sont rassemblées au Victoria Park de Hong Kong, en commémoration du massacre de la place Tienanmen. Ils auront ainsi été les premiers manifestants autorisés à protester contre cet événement sur le sol chinois. Robin Munroe, responsable de Human Rights Watch dans l'ex-colonie britannique, commente l'événement : « Ils construisent l'histoire ici et maintenant. C'est la première fois en République populaire de Chine que tant de gens manifestent avec autant de force leur vision de l'histoire, leurs idées, leur colère et leur souffrance. »

 




Home Retour des prisonniers de guerre

L'Iran a récemment libéré 5 600 prisonniers de guerre irakiens en échange des 380 hommes relâchés par l'Irak. Nombre d'entre eux étaient détenus depuis plus de quinze ans. L'échange a été placé sous la supervision du Comité international de la Croix rouge.





Les priorités de Maitreya

Home Cuba se tourne vers la culture biologique

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

Imposée au gouvernement à la suite à d'une crise économique catastrophique, la mutation récente de l'agriculture cubaine vers des procédés biologiques a permis d'assurer la survie de la population et d'éloigner la menace d'une famine généralisée. L'interruption de l'aide soviétique à Cuba a entraîné une chute de 90 % des approvisionnements en pesticides et en engrais et une baisse de 50 % pour le carburant et les pièces de rechange. Ceci a provoqué un étranglement de la production agricole qui a chuté de près de 50 % entre 1990 et 1994, ainsi que la réduction d'un tiers de l'apport journalier en calories et en protéines pour les Cubains. Toutefois, avec la mutation vers les techniques de culture biologique, la tendance s'est pratiquement inversée.

Heriberto Gallart, ancien professeur à l'Université de La Havane, est l'un des fers de lance de cette initiative. Il raconte qu'il dut quitter son emploi parce que son salaire ne lui permettait même plus de payer ses frais de déplacement quotidiens entre son domicile et son lieu de travail. Depuis 1994, lui et sa famille cultivent un terrain d'un hectare situé dans un quartier résidentiel aux environs de La Havane. En utilisant des techniques biologiques de manière intensive, ils font pousser 20 variétés de légumes et de plantes. Le gouvernement lui permet d'exploiter cette terre, qui était à l'origine une décharge, et lui a même fourni des outils, des semences ainsi que d'autres équipements. Il a reçu l'aide d'agents du ministère de l'Agriculture qui lui ont appris le savoir faire nécessaire. « Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je ferais ce genre de travail, a-t-il déclaré, mais ma situation et celle de ma famille s'est améliorée et les voisins bénéficient d'une alimentation moins chère. »

Dans tout le pays, les transformations ont été foudroyantes :

Au sein des villes – Depuis 1991, plus de 27 000 jardins biologiques, couvrant une superficie totale de 2 500 hectares, ont été créés dans les zones urbaines de La Havane avec une production annuelle estimée à un million de tonnes de nourriture. Situés dans le voisinage ou même juste à côté du domicile du jardinier, ces jardins étaient pour la plupart laissés vacants ou à l'abandon.

Dans les campagnes – En 1993, le gouvernement a décidé le démantèlement des gigantesques fermes d'Etat, dont l'agriculture cubaine était constituée à 80 %. Suite à cela, la plupart de ces fermes ont été transformées en coopératives génératrices de profits. Si bien qu'au cours de la saison agricole 1997, Cuba a atteint des niveaux de production record pour dix des 13 denrées alimentaires de base du pays.

Sur les marchés économiques – La possession de dollars a été légalisée et les nouvelles coopératives ont reçu l'autorisation de revendre les denrées alimentaires en dollars sur les marchés agricoles nouvellement créés, hormis un quota destiné à l'Etat.

Les techniques biologiques – Le gouvernement a entamé une politique offensive pour la promotion des procédés biologiques en faisant travailler des centaines d'ingénieurs agronomes. Plus de 200 usines ont été créées pour produire des insectes utiles à l'environnement et des pesticides naturels.

« L'expérience cubaine nous montre qu'il est possible de nourrir la population de tout un pays grâce à de petites exploitations agricoles basées sur des technologies alternatives et sans avoir recours aux pesticides chimiques. Nous pouvons ainsi améliorer notre autosuffisance dans le domaine de la production alimentaire », déclare P. Rosset, directeur de l'Institut américain pour les politiques de développement alimentaires.




Home La pauvreté aux Etats-Unis

Source : Aftenposten, Norvège

L'année dernière, aux Etats-Unis, plus de 21 millions de personnes ont réclamé une aide d'urgence. D'après une étude publiée récemment, les trois-cinquièmes d'entre elles étaient des femmes et les deux-cinquièmes restants des enfants. L'étude était organisée par Second Harvest, le plus grand réseau de banques alimentaires du pays, et couvrait des projets animés par 12 000 organisations caritatives.

Dans plus d'un tiers des ménages qui ont reçu de l'aide, au moins une personne bénéficiait d'un travail, que ce soit à plein temps ou à temps partiel. Force est de constater qu'aux Etats-Unis, de plus en plus de personnes bénéficiant d'un emploi à plein temps ne gagnent pas assez pour nourrir leur famille.

Parmi les personnes qui viennent aux soupes populaires, 79 % ont un domicile. Beaucoup de personnes plus âgées ont à choisir entre acheter de la nourriture ou suivre un traitement médical.

Christine Valdimiroff, de Second Harvest, déclare que les organisations bénévoles sont submergées depuis que les programmes officiels d'aide alimentaire ont été supprimés, l'année dernière, par les autorités fédérales.




Home Le tiers monde sort d'une profonde dépression

Source : Trouw, Pays-Bas

Les plaintes souvent entendues sur le fait que les pays en voie de développement ne sortiront jamais de l'impasse sont basées sur un certain nombre de conceptions erronées. Un rapport de la Banque mondiale – Indicateurs du développement mondial – montre que des progrès énormes ont été accomplis au cours des 30 dernières années en matière d'éducation, de santé et de production alimentaire. La situation matérielle s'est également améliorée de manière significative.

Depuis 1970, le taux de mortalité infantile dans les pays en voie de développement a presque été réduit de moitié. La production alimentaire s'est accrue d'une manière suffisamment importante pour faire face à une croissance démographique de près de deux milliards d'âmes. La plupart des enfants du tiers monde sont à présent scolarisés. De plus en plus de filles atteignent les classes supérieures de l'enseignement secondaire. Cependant, il existe toujours de grandes différences entre les zones reculées du monde et les autres pays. En Asie du Sud, il y a toujours plus de garçons que de filles à fréquenter l'école primaire. En Afrique sub-saharienne, les taux de mortalité infantile sont encore de loin supérieurs à ceux qui existaient en Extrême-Orient il y a 25 ans. Bizarrement, le champion du monde de la croissance économique n'est pas l'un des « tigres asiatiques » ni un pays occidental, mais le Botswana, un pays africain dédaigné par tant de commentateurs. Au cours de la période allant de 1965 à 1996, il a connu une croissance des revenus de 9,2 % par an et par habitant. En second lieu, vient la Corée du Sud avec un taux de 7,3 % et en troisième lieu, la Chine, avec une croissance de 6,7 %.

 




Home Les sans-terre brésiliens protestent

Source : Christian Science Monitor, Etats-Unis

Au Brésil, des milliers de personnes sans terre ont récemment occupé des immeubles fédéraux dans 16 villes, dans le but de contraindre le gouvernement à subventionner davantage la réforme foncière.

« Le Congrès reste inerte. Il avait manifesté son intention de procéder aux réformes que nous avions demandées, mais il n'a rien fait. L'occupation d'immeubles est la seule arme dont nous disposons », a déclaré Eduardo Luiz Emmerck, l'une des 1 000 personnes qui ont passé la nuit au ministère du Trésor du Brésil, dans le centre ville de São Paulo. Il a déclaré que sa famille « ne pouvait survivre » et rembourser un prêt du gouvernement avec les 8,5 dollars (50 FF) par jour, que leur rapporte la vente du lait des vaches qu'ils élèvent sur leur lopin de terre de 20 hectares. « Même après que le gouvernement nous ait donné la terre, nous ne pouvons pas produire suffisamment pour assurer notre subsistance, et les prêts ne couvrent pas nos dépenses », a-t-il précisé.

Les 4 000 membres du Mouvement national des ouvriers agricoles sans terre ont accepté de quitter les bureaux fédéraux. Mais ils ont menacé de bloquer les autoroutes et d'occuper les banques nationales si le gouvernement n'accélérait pas la distribution de quelques 440 millions d'hectares de terres agricoles vierges à un nombre de paysans sans terre estimé à 4 millions.

Les leaders du mouvement ont déclaré qu'ils cessaient les occupations, le ministre brésilien des finances, Pedro Malan, ayant donné son accord pour qu'une commission du Congrès négocie leurs revendications, y compris celle d'augmenter de plus du double le montant des crédits agricoles accordés pour aider les paysans à exploiter les terres qui leur sont allouées. « Maintenons la pression et demandons que la réforme agraire se fasse une fois pour toutes », a déclaré un leader du mouvement, Roberto Baggio.

Le président, Fernando Cardoso, s'est engagé à établir 280 000 paysans sur des terres « vierges », réquisitionnées par le gouvernement, et à accorder à chaque famille un prêt de 6 500 dollars (35 000 FF) pour faciliter leur démarrage. Le mouvement a déclaré que les occupations se poursuivraient tant que le gouvernement n'aurait pas augmenté les prêts jusqu'à 89 000 FF et réduit les intérêts de 12 à 6,5 %.

« Je préfère mourir que de continuer à souffrir ainsi », a déclaré l'un des occupants, José Irapera. Cet ancien ouvrier agricole a expliqué qu'il a été licencié, il y a deux ans. « J'ai besoin d'un petit lopin de terre. Ma femme, mes deux gosses et moi, nous sommes de braves gens. Nous ne voulons plus avoir faim. » )





Faits et prévisions

Home La voix du peuple indonésien a été entendue

Source : New York Times ; Reuter ; CNN

« Aucun gouvernement sur terre ne pourra résister à la volonté focalisée, déterminée, des populations instruites. » (Benjamin Creme, Share International, octobre 1982)

Après trente-deux années passées au pouvoir, le président indonésien Suharto a cédé à une pression intérieure et mondiale croissante, et a donné sa démission en mai dernier. Depuis des mois, ses opposants exigeaient son départ tandis que l'Indonésie s'embourbait dans la crise financière et que le dictateur se révélait incapable de garder le contrôle de l'économie du pays.

En mars dernier, Suharto avait pourtant réaffirmé son emprise en réprimant toute opposition et en se faisant réélire pour un septième mandat, par le parti au pouvoir.

L'étreinte de Suharto n'a commencé à faiblir que lorsque des intellectuels musulmans, des généraux à la retraite et d'anciens ministres ont apporté leur soutien aux manifestations anti-Suharto menées par les étudiants. Dans les jours précédant sa démission, les manifestations estudiantines et les émeutes se sont accrues, en réponse à l'augmentation de 70 % du prix du carburant, décrétée par le gouvernement. La mort de six étudiants, tués par les forces de police anti-émeutes, a attisé l'indignation et pendant quatre jours les foules ont mis à sac Jakarta, la capitale du pays. Ces émeutes ont fait plus de 500 morts et près de 5 000 bâtiments ont été endommagés.

La semaine suivante, les événements ont pris une tournure exceptionnelle lorsque les soldats ont permis à des centaines d'étudiants d'occuper le Parlement et de rencontrer des représentants du gouvernement. L'opinion dans le pays s'était alors retournée contre Suharto et les députés, formant d'ordinaire un parlement plutôt docile, ont annoncé qu'ils le contraindraient à partir s'il ne démissionnait pas de son plein gré.

Le successeur de Suharto, B. J. Habibie, est également un de ses amis de longue date, l'un de ses protégés. B. J. Habibie a pris certaines mesures positives. Il a annoncé que les citoyens pourraient former des partis politiques d'opposition et adhérer à des syndicats. Il a également affirmé la liberté de la presse. B. J. Habibie a aussi promis de nouvelles élections au cours de l'année, et a engagé une enquête sur la corruption politique et économique. Mais pour de nombreux étudiants et responsables politiques de l'opposition, B. J. Habibie ne va pas assez vite, et ils réclament sa démission. « Il n'est pas en accord avec notre voix intérieure. »




Home Un grand jour pour l'Irlande

Source : New York Times, E.-U

« En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international, oct. 1988)

Les peuples divisés d'Irlande se sont unis dans une large approbation du traité de paix du Vendredi saint. Soixante-dix pour-cent des électeurs d'Irlande du Nord et 95 % de ceux de la République d'Irlande ont voté en faveur du traité. C'est la première fois depuis 1918 que l'ensemble de la population irlandaise votait en même temps sur le même sujet. Le référendum, qui s'est déroulé dans le calme, vient refermer trente ans de conflit sectaire entre catholiques et protestants. Il prélude à la plus grande transformation de l'Irlande du Nord depuis sa création en tant que province autonome en 1922

 




Home Les tribulations de l'économie russe

Source : New York Times, Etats-Unis

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main […] D’une manière générale, les marchés boursiers tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui n’auront plus leur place dans la société nouvelle. » (Partage international, mai 1989)

La panique des investisseurs a amené les marchés financiers russes au bord de l’effondrement. Avec en toile de fond la crise monétaire asiatique et le sentiment général que les difficultés économiques en Asie sont loin d’être terminées, des investisseurs nerveux quittent les marchés des pays en voie de développement comme la Russie, dont le gouvernement est incapable de collecter l’impôt et dont l’économie est quasiment moribonde.

La Bourse de Moscou est désormais le marché financier le moins performant au monde. Il a chuté de plus de 50 % cette année. Les valeurs sont en baisse et les efforts développés pour doper le rouble par l’achat de devises sur le marché ont coûté plus d’un milliard de dollars en une ­semaine, amenuisant des réserves natio­nales dont le faible niveau est déjà très alarmant. Si les efforts en vue de stabiliser la monnaie échouent, une dévaluation ­pourrait suivre, provoquant une réaction en chaîne de faillites bancaires, d’inflation, de problèmes pour le règlement de la dette nationale et de troubles politiques.




Home Faillites japonaises

Source : El País, Espagne

Six coopératives de crédit ont récemment annoncé leur faillite, vu l'importance de leurs créances irrécouvrables, et ont transmis leurs activités à d'autres institutions financières. Une partie de ces créances sera couverte par la Société d'Assurance des dépôts, qui assure également les bénéfices des prêteurs qui se sont portés caution.




Home Manifestations pour l'annulation de la dette du tiers monde

Source : The Guardian, G.-B.

« La dette sera annulée. Il n'existe aucune autre solution. » (P. I., mai 1989)

Le 16 mai dernier, 70 000 personnes de différentes nationalités se sont rassemblées autour du centre de conférence où se réunissait le G-8, à Birmingham (Angleterre), pour demander l'annulation de cette dette qui étrangle les pays en voie de développement. Durant la préparation de cet événement, les médias du pays ont constamment relayé l'information et commenté la situation catastrophique des pays débiteurs. En raison des problèmes du Kosovo et de la controverse sur les récents essais nucléaires en Inde, la question de la dette ne devait pas être à l'ordre du jour. Mais la marche contre la dette a généré une telle attention de la part du public, des médias et de certains hommes politiques que cette situation d'injustice s'est imposée comme une priorité.

Les exemples suivants illustrent la crise subie par les pays accablés par la dette :

- Chaque jour, les pays pauvres paient aux pays riches 717 millions de dollars d'intérêts.

- Aujourd'hui, chaque nouveau-né du tiers monde est redevable de 482 dollars.

- Ces pays ont reçu une aide de 25,1 milliards de dollars en 1997, alors qu'en 1991 l'aide était de 35,1 milliards. Pour chaque dollar emprunté, il leur faut reverser 11 dollars au service de la dette.

- En Sierra Leone, l'espérance de vie d'un individu est de trente-sept ans, car le gouvernement dépense quatre fois plus pour rembourser la dette que pour la santé publique.

- Il faudrait 9 milliards de dollars par an à l'Afrique pour atteindre des objectifs élémentaires en matière de santé, de nutrition, d'éducation et de contrôle des naissances.

- Les dépenses mondiales en matière d'armement se montent à 800 milliards de dollars par an. Les 16 milliards de livres sterling dépensées dans l'achat des 232 avions de combat Eurofighters permettraient d'effacer totalement les dettes de l'Asie du Sud et de l'Afrique sub-saharienne.





Dossier

Home SÉMINAIRE 1997 : La coopération

Questions-réponses : Coopérer dès le berceau (2/5)

par Benjamin Creme

Nous publions ci-dessous la transcription de certaines questions-réponses qui ont suivi la conférence de Benjamin Creme sur la coopération.

Q. La coopération est tout d’abord un état d’esprit. Pourriez-vous dire comment éduquer les enfants dans ce sens ?
R. La coopération doit être instaurée à un moment ou à un autre, le moment le plus favorable étant la petite enfance. Pour cela, il est nécessaire que les parents y croient eux-mêmes, qu’ils soient suffisamment tournés vers l’âme pour considérer la coopération comme la meilleure façon de vivre, non seulement au sein de la famille, mais aussi à l’extérieur.
La plupart des parents découvrent, lorsqu’ils envoient leur petit William ou leur petite Nancy au jardin d’enfant ou à l’école maternelle que l’enfant s’adapte facilement ou au contraire ne s’adapte pas. S’il s’adapte, c’est généralement parce qu’il n’a pas un esprit trop compétitif et qu’il a déjà appris quelque peu à coopérer. Il comprend qu’à l’heure du déjeuner il faut se tenir tranquille et ne pas jeter trop de nourriture autour de soi. Lorsque l’on joue dans le sable ou dans l’eau avec les autres, on peut le faire dans un esprit de rivalité, en éclaboussant ses voisins ou en leur jetant du sable, et éprouver beaucoup de plaisir à être le plus fort, ou bien, au contraire, coopérer et trouver dans le jeu partagé un plaisir peut-être moins excitant mais beaucoup plus durable.
C’est quelque chose que les parents doivent apprendre à leurs enfants. Le premier né est facile parce qu’il n’a pas de rival, mais dès qu’un second enfant arrive, une certaine rivalité s’installe. L’aîné se dit : « J’étais le trésor de maman et la prunelle des yeux de papa, et ce sale gosse est venu me voler leur affection, leur temps et leur attention. C’est profondément injuste. »
La jalousie et la rivalité sont fondées sur la peur. Elles sont le résultat d’un manque de confiance de l’enfant qui craint que ses parents l’aiment moins que les autres et qui se sent incapable de partager leur amour avec ses frères et sœurs. La plupart des gens trouvent très difficile de partager avec autrui l’amour d’un être cher. C’est un problème qui vient de l’enfance. Vous devez partager l’amour de vos parents avec vos frères et vos sœurs et si vous n’y parvenez pas, il vous sera très difficile, en tant qu’adultes, de partager l’affection d’un être cher avec quelqu’un d’autre. Vous voudrez que ceux qui vous aiment soient là uniquement pour vous, qu’ils fassent preuve d’un amour absolu, total, fixé sur vous. Qu’ils puissent souhaiter partager leur affection avec d’autres vous paraîtra terrible, sacrilège. La plupart d’entre nous n’avons pas reçu une éducation suffisante dans ce domaine et nous ne sommes pas assez tolérants, assez coopératifs, pour sortir de ce cycle de compétition qui a commencé au cours de notre enfance. Cela se retrouve partout. On le voit à la télévision, au cinéma. Cette façon de s’accrocher afin d’être sûr de recevoir tout l’amour et toute l’affection que nous désirons et dont nous avons besoin, est tout à fait dans l’air du temps.
C’est pourquoi la compétition est si répandue, de même que le stress. Les gens meurent beaucoup plus tôt qu’ils ne le devraient, à cause du stress engendré par la compétition qui tue toute spontanéité dans la vie. La plupart des individus se contentent d’une attitude passive, ils ne sont pas impliqués dans la vie, n’y jouent aucun rôle. Ils ne peuvent que réagir émotionnellement face aux événements, faire leur travail, sans jamais créer quelque chose excepté, peut-être, des enfants.
Il est extrêmement difficile de coopérer. Essayer d’apprendre le sens de la coopération aux enfants implique une décision volontaire de la part des parents. La coopération est une qualité de l’âme ; c’est l’énergie de la bonne volonté s’exprimant sur le plan social. Vous possédez cette qualité ou vous ne la possédez pas.
Il est vraiment nécessaire d’inculquer la coopération mais c’est aux parents de le faire ; ce sont eux qui devraient commencer. Bien sûr, chaque groupe devrait considérer qu’il fait sa propre éducation, que chaque membre du groupe est impliqué dans un processus d’auto-éducation. Personne dans cette salle ne peut se dire que son éducation est achevée – elle devrait se poursuivre de la naissance jusqu’à la mort – mais beaucoup de gens pensent qu’étant donné qu’ils sont allés à l’école, ils ont reçu une éducation suffisante et ils s’en tiennent là. Ils n’essaient jamais de poursuivre leur éducation par eux-mêmes et d’élargir leur conscience. Une immense opportunité va s’offrir à l’humanité dans ce domaine dès qu’elle prendra les premières mesures visant à changer les structures politiques et économiques. On verra alors la coopération apparaître partout parce que les gouvernements coopéreront, de même que les grandes institutions et les nations en tant que telles. Il sera alors beaucoup plus facile pour les individus de coopérer ; cela semblera tout naturel.

Q. Dans la société très compétitive qui est la nôtre, comment créer des conditions qui puissent permettre aux jeunes générations de cultiver leurs dons ? Comment communiquer avec elles ? Cette question me vient à l’esprit à cause de l’idée généralement admise que les nouvelles générations nous inciteront à coopérer.
R. Si c’est vraiment le cas, si nous sommes prêts à faire confiance aux jeunes générations afin qu’elles nous aident dans ce sens, vous pouvez être certains que les conditions qui leur permettront de nous montrer comment coopérer sont déjà en place. Comme je l’ai déjà dit, les enfants se disputent généralement l’amour et l’attention de leurs parents. J’ai souligné la nécessité d’enseigner aux enfants l’art de la coopération et je crois que c’est tout à fait possible. Mais je ne pense pas que la coopération puisse s’enseigner aux adultes. On se livre à la compétition ou bien l’on coopère. Il ne s’agit pas d’un mouvement qui irait de la compétition vers la coopération, mais d’une nouvelle approche de la vie, d’un changement venant du cœur.
La base de la compétition est essentiellement la peur. Nous voyons l’autre comme un ennemi potentiel, quelqu’un qui peut nous nuire, qui nous inspire de la crainte, quelqu’un qui nous rappelle notre père ou notre grand-père que nous n’aimions pas, quelqu’un qui nous menace d’une manière ou d’une autre. Par contre, s’il existe en nous une totale confiance, une totale acceptation de la vie que nous avons vécue et que nous vivons aujourd’hui, la compétition et la crainte qui en découlent ne se manifesteront pas. Nous nous montrons tels que nous sommes, en bien ou en mal. Si nous agissons en tant qu’âme en incarnation, inévitablement et quelque soit notre niveau d’évolution, la coopération qui est une qualité de l’âme se manifestera.
C’est ce qui se passe pour le jeune enfant qui ne s’est pas encore heurté à l’esprit de compétition d’un frère ou d’une sœur. Il existe chez lui une acceptation totale de chaque instant, une totale présence au monde. Il a des parents beaux et aimants, toujours prêts à lui accorder leur attention. Il ressent cela comme un état de félicité qui malheureusement disparaît sitôt qu’il commence à penser : « Je veux maman. J’ai besoin de papa. Je déteste celui qu’on appelle mon grand frère. Je ne peux supporter qu’il viennent me séparer de maman ou de papa. » Et l’enfant plus âgé éprouve le même genre de sentiment à l’égard du plus jeune.
La conscience de l’âme, le sens du Soi, existe ou n’existe pas. S’il existe, la compétition ne se manifeste pas. La compétition vient avec la peur : la peur d’être privé de quelque chose, la peur que quelqu’un vienne troubler ce sentiment de totale acceptation, d’unité avec tout ce qui existe. Il s’agit d’un sentiment permanent qui peut, selon le niveau d’évolution atteint, être interrompu de temps en temps. C’est un état dans lequel ce que nous appelons Dieu se manifeste chez un être humain sur le plan physique. Aussi longtemps que dure cette unité, la compétition ne peut apparaître parce qu’il n’existe aucune crainte. Lorsque nous parlons de la compétition et de la coopération, nous parlons en fait de la peur et de l’absence de peur.
La coopération est le résultat de l’absence de peur et il faut l’enseigner à l’enfant. On doit lui montrer par l’exemple comment coopérer, comment manifester la qualité de l’âme que nous appelons coopération et qui exprime notre aspect divin dans la vie de tous les jours. Seul l’exemple peut influer sur l’enfant. Chaque enfant imite ses parents, marche derrière eux, fait exactement ce qu’ils font, parle comme eux, les imite dans leur approche de la vie et des autres.
Lorsque nous parlons de la responsabilité qui nous incombe d’éduquer nos enfants dans le sens de la coopération, nous devons nous connaître nous-mêmes. Nous devons manifester ce que nous sommes réellement, une âme en incarnation. Le Maître affirme : « La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent et ceux qui coopèrent. » Cela ne distingue pas ceux qui croient à un certain type de système économique tourné vers la compétition de ceux qui n’y croient pas. Croire à tel système ou non n’est que le résultat de quelque chose de plus profond. Pour le Maître, il y a ceux qui ont peur et ceux qui n’ont pas peur. Si vous avez peur, il est inévitable que vous entriez en compétition avec les autres. Cela peut être dans le domaine économique, mais tout aussi bien dans les relations humaines et vous instaurez alors de mauvaises relations avec vos semblables.
La coopération est quelque chose qui doit exister sur le plan physique. C’est une manière d’agir. Elle nécessite que vous soyez vous-mêmes, que vous exprimiez votre nature véritable. Cela se présentera différemment pour chacun parce que les âmes elles-mêmes sont différentes ; elles sont individualisées et leurs rayons d’énergie sont différents. La manière de coopérer sera donc différente mais on pourra toujours y reconnaître de justes relations. Coopérer ou créer des relations justes, c’est la même chose.
Comment créer les conditions permettant la coopération dans une société aussi compétitive que la nôtre ? C’est tout le problème. Nous vivons dans une société qui a élevé la compétition sur un piédestal et la considère comme une qualité essentielle de la vie, nécessaire pour accroître la production et la vente des biens de consommation. Dans la vie économique, elle n’a pas d’autre fonction. Son unique but est de produire davantage d’objets pour un moindre coût, afin de pouvoir les vendre moins cher et d’en vendre plus que nos concurrents. Cela signifie qu’au lieu d’avoir conscience de nous-mêmes en tant qu’êtres humains, en tant qu’âmes en incarnation, nous obéissons à une vision mécaniste du sens et du but de la vie.
On retrouve cela dans la Bible, dans l’Apocalypse, la grande prostituée a pris possession du trône et nous nous prosternons devant son autel, l’autel de la compétition et de l’avidité. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’avidité humaine. Nous devons le reconnaître et pourtant essayer avec persévérance d’établir, autant que possible, de justes relations humaines, sans faire preuve de sentimentalisme, mais d’une manière naturelle et logique, parce que chacun d’entre nous est une âme en incarnation qui, à son niveau, ne connaît que des relations justes. L’âme est dépourvue de tout égoïsme, elle a le sens du tout.
Nous pouvons laisser la nouvelle génération se débrouiller par elle-même. Chaque génération amène en incarnation ceux qui sont capables d’apporter les réponses aux problèmes qu’ils rencontreront. Au-delà d’un certain âge, il n’est plus possible de faire face aux situations nouvelles. Ceux de la nouvelle génération ne peuvent compter sur leurs parents ou grands-­parents pour régler leurs problèmes. Par contre, ceux-ci peuvent apprendre auprès des jeunes la manière de résoudre les difficultés qui peuvent se présenter et je pense que c’est ce qui se produit actuellement. Bon nombre de personnes plus âgées peuvent trouver regrettable la manière d’agir des jeunes, mais elles devraient reconnaître qu’ils ont une liberté, une confiance en eux-mêmes, une conscience de leurs possibilités dans la vie qui font trop souvent défaut à leurs aînés.

Q. Le sport peut-il enseigner aux enfants la coopération, le sens de l’unité et du travail d’équipe ?
R. Il peut effectivement leur enseigner le travail d’équipe et donc la coopération. Il enseigne l’unité car chacun peut s’identifier à l’équipe dont il fait partie et la coopération puisqu’il est nécessaire de coopérer pour participer au jeu.
Le meilleur jeu à cet égard est le cricket parce qu’il ne nécessite pas de véritable compétition ; il n’y a pas d’interception. La compétition et purement symbolique, entre deux groupes de valeur, un groupe anglais et un groupe de Nouvelle-Zélande, d’Australie, des Antilles, du Pakistan, de l’Inde, du Zimbabwe, du Sri Lanka ou d’Afrique du Sud. Partout où le pavillon britannique a été hissé, le noble jeu de cricket s’est répandu et il a cimenté une approche fair play de la vie, une sensibilité particulière, un certain raffinement en matière de goût et de culture. C’est un jeu qui ennoblit. Si vous pouvez permettre à votre enfant de se joindre à un club de cricket, de quelque importance qu’il soit, je ne pourrais que vous y encourager, parce que je considère qu’il n’existe rien de plus enrichissant pour une âme en incarnation que le jeu de cricket. Je plaisante (un peu) bien sûr. Les sports d’équipe sont excellents pour les enfants. Les sports sont la sublimation de la guerre et il est bien préférable de pratiquer un sport plutôt que de jouer à la guerre.

Q. Les gens sont-ils foncièrement compé­titifs ou combatifs ?
R. Les gens aiment se battre. A mon avis, nous ne sommes que très peu civilisés. Je pense que le vernis de la civilisation sur l’humanité est extrêmement mince et qu’en fait nous ne sommes généralement que des animaux intelligents. Je crois que la plupart des hommes sont déséquilibrés parce qu’ils sont des âmes vivants dans des corps d’animaux. La partie humaine, l’aspect de l’âme, a du mal à s’adapter à l’aspect animal. C’est là que se situe la crise, la crise spirituelle de l’humanité.
(A suivre)




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Conférence d’ouverture (1/5)

par Benjamin Creme

Cet article est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme devant un auditoire américain, lors de la rencontre des groupes de transmission qui s’est tenue à San Francisco en 1997. L’enregistrement de cette conférence fut par la suite diffusé lors de la rencontre européenne qui s’est tenue à Kerkrade (Pays-Bas) au cours de la même année.


La coopération

par l'entremise de Benjamin Creme

L'humanité, aujourd'hui, est sur le point de faire un grand bond dans l'avenir, un avenir où l'homme manifestera sa nature essentiellement divine. Quoiqu'il en soit lui-même peu conscient, l'homme a passé, et continue de passer, les tests qui lui permettront de recevoir en pleine maturité la connaissance et les pouvoirs dont il a besoin pour façonner son avenir.
A l'heure actuelle, il est probable que cette réalité n'apparaît clairement qu'à la vision intérieure des Guides de la race, mais il en est ainsi, et c'est de bon augure pour l'époque qui s'amorce. Où que les hommes se rassemblent aujourd'hui, une conscience nouvelle de l'urgence des problèmes se fait jour, accompagnée d'un sens accru des responsabilités humaines envers la planète et ses royaumes.

La maturité de l'homme

Ce n'est que maintenant, après une éternité de lutte pour la survie et le progrès, que l'on peut considérer que l'homme a atteint sa maturité, maturité qui nous est bien perceptible, quoique bien cachée à l'homme lui-même.
L'opportunité s'offre maintenant d'une avancée majeure pour l'humanité, avancée qui dépasse de loin, par sa rapidité et par ses dimensions, toutes celles qui l'avaient précédée. Alors que, jusqu'à présent, une progression lente et stable paraissait souhaitable et même préférable, un rythme nouveau et dynamique se crée actuellement, qui par sa puissance projettera l'humanité dans l'avenir sur une vague de changement global. Si grandes sont les tensions, dans le monde divisé d'aujourd'hui, que seul un rapide changement de direction permettra d'éviter une catastrophe. Un tel changement, à n'en pas douter, posera à beaucoup d'hommes des problèmes d'adaptation, mais bien plus nombreux encore seront ceux qui l'accueilleront comme l'opportunité d'une nouvelle vie.
Nous qui travaillons dans les coulisses, nous sommes pleinement confiants, certains que l'humanité entreprendra cette transformation radicale de ses structures. Celles-ci ne répondent plus aux besoins des hommes, et entravent l'émergence du renouveau. Dans ce contexte nous observons et nous guidons, veillant sur tout.
Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l'humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence également à se manifester. Ceci augure bien de l'avenir, car c'est seulement par la coopération que l'humanité survivra ; c'est seulement par la coopération que la nouvelle civilisation sera construite ; c'est seulement par la coopération que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité.
La coopération est la résultante naturelle de relations justes. De même, les relations justes sont la conséquence d'une sage coopération. La coopération est la clé de tout effort de groupe couronné de succès, elle est une manifestation de la divine volonté de bien. Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle permet la synthèse d'une grande diversité de points de vue.

La magie de la coopération

Coopération est synonyme d'unité. L'unité et la coopération sont les tremplins de l'avenir, offrant à tous les hommes l'assurance de l'accomplissement. De grandes réserves d'énergie restent dormantes au sein de l'humanité, n'attendant que la magie de la coopération pour se manifester.
La compétition va à l'encontre de l'ordre naturel ; la coopération libère en l'homme la bonne volonté.
La compétition n'a d'autre préoccupation que le soi personnel, alors que la coopération œuvre au plus grand bien de tous.
La compétition conduit à la séparation, origine de tous les péchés ; la coopération mêle et unit entre elles les fibres multicolores qui constituent la trame de l'unique vie divine.
La compétition a conduit l'homme au bord du précipice ; seule la coopération l'aidera à retrouver son chemin.
Les tenants du passé aiment la compétition ; les tenants de l'avenir embrassent avec joie la divine coopération.
La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent, et ceux qui coopèrent.
Purifiez votre cœur des souillures de la compétition ; ouvrez votre cœur aux joies de la coopération.


Le monde est divisé en deux groupes : ceux qui s'accrochent aux vieux systèmes nationalistes, avides et égoïstes, et représentent les forces réactionnaires du monde ; et ceux qui, s'ouvrant aux énergies nouvelles du Verseau, recherchent la voie de la fraternité et de la coopération, et la manifestation de l'interdépendance résultant du fait que l'humanité est une.

En tant qu'humanité une, nous forgeons mutuellement notre destinée et évoluons de manière à exprimer, avec nos nationalités et nos dons différents, l'extraordinaire variété de la vie divine, mais dans l'unité. Il s'agit manifestement d'un problème majeur pour l'humanité, tant le monde est divisé et la compétition répandue de nos jours. C'est la nature même de nos systèmes politiques et économiques qui est en cause. Ils sont en effet basés sur les forces du marché, le mercantilisme, l'expansion et le pouvoir. Si nous voulons survivre, tout cela doit changer. Comment réduire à néant l'immense pouvoir de la compétition qui sous-tend tous les aspects de notre vie actuelle et y substituer non seulement l'idée de coopération, mais celle d'une coopération véritable ?

La compétition est, à mon avis, fondée sur la peur. Si nous prenons du recul, nous pouvons voir le lien existant entre la compétition et le règne animal. Il est naturel pour les animaux de se disputer la nourriture nécessaire à leur survie. Il existe une incessante compétition entre les loups et les caribous, entre les lions, les tigres, les pumas, les léopards et les différentes variétés d'antilopes et de cerfs. Tous ces animaux rivalisent entre eux, mais pour eux il n'y a pas compétition. Le lion et le tigre ne pensent pas : « J'entre en compétition avec mes frères et mes sœurs pour m'emparer de cette antilope. » Cela ne leur vient pas à l'esprit. Il s'agit pour eux d'un instinct vital.

De la nourriture vivante

Si un lion, un tigre ou un léopard a faim, il part chercher de la nourriture. Sa nourriture est toujours vivante, n'importe quel animal est donc une proie pour lui. Il s'agit seulement de savoir qui courra le plus vite. Si c'est le cerf ou l'antilope, comme cela arrive fréquemment, il échappera au fauve. Mais si, en coopérant, les lions et les léopards unissent leurs efforts ou si, comme le font les loups à la poursuite du caribou, ils chassent ensemble grâce à une instinct inné de coopération, ils peuvent attraper leur proie, même si elle est beaucoup plus rapide qu'eux. La coopération existe dans le règne animal, mais la chasse est fondamentalement une compétition dans le but de survivre.

Il y eut une époque où il était parfaitement naturel pour les premiers hommes, qui vivaient dans des conditions d'extrême précarité, de se disputer la nourriture. Ils se battaient entre eux pour survivre. Ils durent lutter également contre les animaux, pour leur survie, pendant des millénaires, au cours de la compétition qui a opposé l'homme-animal primitif au règne animal. Les dinosaures, ou leurs descendants qui étaient toujours des dinosaures, bien que plus petits et plus rapides, et qui se montraient tout aussi rapaces, ont décimé l'humanité. L'existence même de celle-ci a été menacée à maintes reprises par le règne animal. L'instinct de compétition est primordial chez l'animal. Mais nous ne sommes pas seulement des animaux. Même si nous devons notre corps et certains de nos instincts au règne animal, nous sommes des âmes en incarnation. En tant qu'âme, quelque chose d'autre que la compétition entre en jeu dans les relations existant entre les hommes, les groupes, les nations, etc. Nous n'entrons pas toujours en compétition, mais lorsque nous le faisons, nous finissons toujours par nous détruire. La guerre est de la compétition à grande échelle et l'humanité y a eu recours à maintes reprises pour différentes raisons : pour agrandir son territoire, pour le pillage, le butin ou souvent par simple plaisir, comme au Moyen-Age, afin de garder force et souplesse au bras maniant l'épée, ou encore pour jouir du plaisir de la chasse sous une autre forme – la chasse à l'homme, nos frères et sœurs de couleur, de religions, de tribu ou de race différentes.

Avec l'arrivée des civilisations agraires, le besoin de compétition a diminué. La compétition sous forme de guerre fut encore très fréquente, mais le simple fait de se tourner vers une civilisation agraire sédentaire a supprimé pour l'homme la nécessité de faire la chasse à son semblable pour le trophée, ou de chasser pour rapporter du gibier. Un aspect différent s'est développé : la coopération. Les tribus se sont agrandies, de petites villes marchandes se sont développées, le commerce est né. Tout cela est fondé sur la coopération. Il est impossible de construire une ville ou un centre de négoce sans coopérer. Vous ne pouvez élargir l'éventail des activités humaines et devenir créatifs sans coopération. Si certains creusent le sol, cela permet aux autres de construire les maisons. Si certains construisent les maisons, cela permet à d'autres de jouer du piano ou de la harpe. Ces différenciations et ces spécialisations enrichissent la société humaine, la civilisation et la culture. Sans esprit de coopération, toute cette richesse ne pourrait se développer. Il est nécessaire que chacun ait le sentiment de faire partie d'un groupe, d'une communauté de frères et de sœurs partageant les ressources d'un endroit particulier et jouissant, de ce fait, des fruits d'une coopération réciproque.

La surproduction

Aujourd'hui, nous sommes arrivés à un point où, sur le plan pratique, matériel, le monde est probablement plus riche qu'il ne l'a jamais été. Il existe davantage de produits disponibles par habitant qu'à aucune autre période de l'histoire humaine. Jamais auparavant on a ressenti le besoin de posséder tant de biens matériels. Jamais les entrepôts n'ont regorgé de tant de produits. Nous avons atteint un niveau de surproduction massive qui ne pourrait exister sans coopération. Mais, bien qu'elle soit le résultat d'une coopération entre les individus, cette surproduction a finalement conduit à une lutte sans merci, à une compétition effrénée pour vendre ces marchandises.

Il fut un temps où les hommes entretenaient des relations commerciales correspondant à leurs besoins. Si vous produisiez du vin et des olives, vous les échangiez contre de l'or, de l'argent, de l'étain, du lapis-lazuli ou d'autres ressources naturelles. Cela suffisait. Personne ne songeait à rivaliser avec les autres en ce qui concerne la nature des produits échangés. Si vous étiez Phénicien, Romain ou Grec, vous faisiez du négoce avec la Grande-Bretagne ou l'Allemagne afin d'obtenir ce que produisaient ces deux pays, mais pas ce que vous produisiez vous-mêmes. Vous leur donniez du vin, des olives et du marbre et ils vous procuraient en échange de l'étain, du cuivre, de la laine et de l'ambre. Et c'est ainsi qu'une forme de commerce naturel, basée sur le coopération, a pu se développer dans les civilisations agraires du monde entier.

De nos jours, tous les pays développés, et plus particulièrement ceux du G-7, produisent les mêmes choses. Nous produisons tous des voitures, des machines à coudre, des réfrigérateurs, des calculatrices, des ordinateurs et tout l'attirail de notre vie de citadin, moderne et sophistiquée, et nous essayons tous de nous vendre les uns les autres ces biens de consommation. Aucun d'entre nous n'a besoin de ce que les autres ont à vendre. Un produit nous intéresse seulement dans la mesure où il coûte moins cher. Seul le prix importe. Si le produit est de meilleure qualité mais plus cher, nous n'en voudrons pas forcément. S'il est de meilleure qualité et que son prix est moins élevé, nous serons très intéressés. S'il est de qualité moyenne mais qu'il est bon marché, nous nous en contenterons. C'est ainsi que se pratique le commerce actuel. Nous achetons uniquement des objets que nous pourrions parfaitement fabriquer nous-mêmes pour un prix un peu plus élevé.

Nous avons atteint une sorte d'impasse dans nos relations commerciales. Comment en sortir ? L'une des solutions serait de retourner à une civilisation agraire où tout le monde se contenterait de produire et de fabriquer ce dont il a besoin, et où les échanges, limités aux strictes nécessités, s'effectueraient sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Cela pourrait sembler judicieux, mais le monde d'aujourd'hui est si vaste, sa population si nombreuse et le système commercial qui rendrait possible ce genre d'échanges serait si compliqué que personne ne serait prêt à envisager une telle éventualité. Il serait bien sûr insensé d'essayer de revenir en arrière. Nous devons prendre une direction différente. Au lieu d'être compétitifs, nous devons apprendre à coopérer. Sinon, nous n'irons nulle part.

La compétition, par ailleurs, semble innée dans la psyché humaine. Tout le monde a plus ou moins l'esprit de compétition. Nous devons en avoir conscience, le reconnaître et agir en conséquence. La plupart des enfants ont l'esprit de compétition. Ils se disputent l'amour, l'approbation ou l'attention de leurs parents. S'ils n'obtiennent pas cet amour et cette attention, ils haïssent leur frère ou leur sœur ; ils passent leur colère sur le cadet. Dans toutes les familles de deux ou trois enfants, l'aîné est parfait jusqu'à l'âge de deux ans, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée du second enfant. Mais après, lorsque sa mère ne le regarde pas, il donne des coups de poing au petit « animal » qui accapare toute l'attention de ses parents.

J'ai moi-même été le deuxième enfant de la famille et je me souviens que, lorsque j'étais tout petit, ma sœur, qui avait un an et dix mois de plus que moi, me frappait sur la tête et me donnait des coups de pied. J'étais assis à une extrémité de la poussette et elle à l'autre, et elle me donnait des coups de pieds sous la couverture. Par la suite, j'ai pris ma revanche parce que, lorsque je suis devenu plus grand et plus fort qu'elle, je l'ai à mon tour bien souvent frappée. Mais ce n'était que la loi du karma agissant à travers moi (rires) !

La responsabilité des parents est immense. Puisque l'esprit de compétition entre frères et sœurs est presque inévitable (il vient avec le lait maternel), il doit être maîtrisé et remplacé par l'esprit de coopération qui, à mon avis, doit être enseigné.

Le conditionnement

Dans la société très imparfaite où nous vivons, tout le monde est conditionné. Tous les parents conditionnent leurs enfants comme ils l'ont été eux-mêmes. Nous ne cessons de transmettre notre propre conditionnement. Nous ne pouvons nous en empêcher. Nous devons être très vigilants, faire preuve de beaucoup de sensibilité et d'intelligence, pour prendre conscience de notre manière d'agir et nous montrer extrêmement patients et détachés. Nous devons créer pour nos enfants des conditions leur offrant la possibilité de coopérer dès leur plus jeune âge.

Les meilleures crèches et jardins d'enfants essaient d'inculquer la coopération. C'est une chose merveilleuse à voir lorsque tout va bien. Mais cette coopération cesse très vite dès que deux enfants veulent avoir le même jouet ou participer à la même activité. On voit alors surgir, à travers le principe du désir qui régit la personnalité, ce vieil instinct primitif qui pousse à entrer en compétition pour obtenir ce que l'on veut. Tout enfant est un petit sauvage jusqu'à l'âge de 14 ans environ. Puis, avec un peu de chance, il devient mi-sauvage, mi-civilisé. Jusqu'à ce moment-là, c'est la nature astrale qui domine chez lui. Je ne parle pas, bien sûr, des génies qui s'incarnent en tant qu'initiés et se mettent dès leur jeune âge à peindre comme Picasso.

La bonne volonté, aspect divin

Le principe du désir est très puissant et il s'exprime instinctivement par la compétition. Il pourrait coopérer, mais en s'agrippant, en se battant pour obtenir ce qu'il veut, ce dont il croit avoir besoin, il entre en compétition, il blesse, il détruit, il tue si nécessaire. Tel est le lot de l'humanité jusqu'à ce qu'elle atteigne le stade où l'âme, aspect divin, dont la nature est la bonne volonté, se manifeste. Comme le dit le Maître : « La coopération est une manifestation de la divine volonté de bien. » C'est l'âme qui manifeste la bonne volonté, qui nous donne le désir de coopérer.

Il est très difficile pour des êtres humains vivant dans un corps physique, et dont la personnalité est principalement gouvernée par la nature astrale, de saisir clairement, de comprendre, sauf peut-être de manière intellectuelle, la nature de l'âme. L'âme a une vision large des choses ; elle n'éprouve pas le moindre sentiment de séparation.

L'âme, par son travail magique, élabore la personne sur le plan physique en créant la structure de rayons et les différents corps, sur la base du taux vibratoire particulier, déterminé par le niveau atteint lors de la vie précédente. Elle essaye de créer une réplique d'elle-même sur le plan physique et elle sait, parce qu'elle est intelligente, que cela prendra de nombreuses incarnations. Elle doit donner à son reflet les véhicules convenant aux conditions de vie un moment donné, à la nature de la famille et de l'environnement dans lesquels la personne va se trouver ; tout un ensemble de véhicules, de rayons, de dons à mettre en valeur, et parmi lesquels l'âme devra déterminer celui qui aura une importance majeure. Au cours de nos innombrables incarnations, nous avons eu, plus ou moins, tous les rayons dans notre structure. Certains d'entre eux seront mis en veilleuse et ne s'exprimeront pas de façon marquée. D'autres, utilisés récemment, se manifesteront avec force. Aucune expérience n'est jamais perdue.

L'âme manifeste une bonne volonté totale, absolue. Elle ne connaît que l'intelligence divine, l'amour divin et le dessein ou la volonté divine. La bonne volonté est un aspect de l'amour. Elle est à la fois le dessein de Dieu et l'amour de Dieu, elle est l'amour en essence. L'âme essaie d'inculquer cette bonne volonté à son véhicule et cela conduit inévitablement à la coopération. Lorsque vous coopérez, vous vous efforcez d'exprimer la qualité de bonne volonté. Les deux vont de pair. Plus vous devenez coopératif, plus vous exprimez la bonne volonté. Plus vous manifestez la bonne volonté, plus vous désirez coopérer. La bonne volonté rend la coopération aisée. Mais il est difficile de coopérer si, au lieu d'agir sous l'influence de la bonne volonté qui vient de l'âme, vous obéissez au principe du désir et acceptez ce que votre intelligence vous dicte quant à vos besoins supposés ou lorsqu'il s'agit d'effectuer un choix pour vous-même ou pour votre groupe. L'intelligence est souvent en désaccord avec la vision intérieure et l'intuition venant de l'âme qui mènent toujours à la bonne volonté, à l'expression de relations justes.

L'âme ne connaît que les justes relations et ce sont ces relations qu'elle souhaite établir sur le plan physique. Bien sûr, c'est difficile car, au cours des siècles, et plus particulièrement de nos jours, à cause de nos structures politiques et économiques modernes, nous avons créé un monde basé essentiellement sur la compétition.

Le rêve américain

Prenons l’exemple des Etats-Unis. Le plus grand désir ici, le « rêve américain », est un désir d’abondance et de liberté. Dominée par le 6e rayon d’idéalisme, la nature fondamentale de la personnalité des Etats-Unis s’exprime par la compétition. Elle ne peut faire autrement car son idéalisme et son sens de l’individualité accroissent son esprit de compétition.

Les pères pèlerins vinrent en Amérique pour y trouver la liberté de culte. Ils découvrirent une terre « où coulaient le lait et le miel ». Cela répondait à leur rêve d'abondance, de richesse matérielle, d'expansion, de pouvoir, à tout ce qui était susceptible d'améliorer la vie des hommes sur le plan physique. C'est ainsi qu'est né le rêve américain. Pour construire cette nation, les premiers immigrants durent se battre contre les Indiens à qui appartenait la terre et ils les exterminèrent presque tous. Ils se servirent de leurs fusils et, bien sûr, un bon fusil est plus efficace que le meilleur des arcs. Il est plus rapide, plus meurtrier et, bien manié, il est infaillible. La compétition est à la base de toutes les activités de pionniers, et ce pays a été arraché aux Indiens par la force. Il est impossible de faire œuvre de pionnier et de construire une nation sans se battre. Mais cet esprit de compétition a perduré et il est devenu la principale caractéristique de ce pays.

Le « cadeau » donné par l'Amérique au monde entier, à travers ses films et par le pouvoir économique qu'elle détient, est la compétition. Cette compétition est l'aspect majeur de la vie américaine actuelle. Ce n'est pas son seul aspect mais c'est le principal.

On enseigne la compétition aux enfants américains dès leur plus jeune âge. On les pousse à rivaliser les uns avec les autres, on les conditionne dans ce sens. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr. Il en est de même en Europe et surtout au Japon. Les mères n'accordent de louanges à leurs enfants que s'ils s'efforcent d'être les meilleurs en classe. On leur apprend à accueillir avec joie toute éventualité qui pourra améliorer leurs « chances » dans la vie. Cet état d'esprit commence à dominer notre vision de la vie et il s'est répandu dans le monde entier. Le rêve américain est devenu un rêve mondial d'abondance.

Ce rêve a ses racines dans l'avidité qui est elle-même fondée sur la peur. Il s'exprime par la compétition également basée sur la peur. Sans peur la compétition ne peut exister. Supprimez la peur et à sa place vous avez l'amour, la confiance, la foi, qualités dont la perte est lourde de conséquences. Cette foi essentielle en la vie, cette confiance de base, cet amour et cet esprit de bonne volonté et de coopération sont innés en chacun de nous mais si, au lieu d'être encouragés par nos parents, ils sont remplacés par la crainte, le mécanisme de la compétition s'installe dans la conscience.

Certaines nations sont incapables de se passer de la compétition. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont le pouvoir d'influer sur la manière de vivre du reste du monde et c'est un grave problème. Cette influence se propage par la radio, la télévision et le cinéma. Les films américains jouent dans le monde entier un rôle pédagogique considérable. Ils sont largement diffusés, dans les pays développés comme dans ceux du tiers monde. Les Etats-Unis font de bons et de mauvais films, mais avant tout des films qui présentent un certain modèle de vie. Ils apprennent au reste du monde comment vivre dans la crainte et comment surmonter cette crainte grâce à la compétition : si vous êtes compétitif, vous pouvez surmonter la peur. Vous gagnez, vous accroissez vos biens, vous vivez dans l'abondance, de manière à avoir un édredon pour vous protéger des forces qui vous font peur.

Dans ce pays, on apprend à chacun que le rêve, c'est de devenir millionnaire. Je sais que personne dans cette salle n'a ce genre d'idéal. Vous seriez d'ailleurs bien incapables de devenir millionnaire, parce que ce qui vous intéresse, c'est de comprendre le sens et le but de la vie. C'est la raison pour laquelle vous faites partie d'un groupe comme le nôtre. Mais bon nombre de vos concitoyens vivent dans l'espoir de devenir millionnaire. Le premier million est difficile à acquérir, mais ensuite tout devient aisé. Il suffit d'investir et de jouer en bourse où, comme dans un casino, un million peut rapidement devenir deux millions, puis trois, et même un milliard. Cela fait partie du rêve américain.

Vous appelez cela la liberté ?

C'est un édredon. Vous pourriez tout aussi bien dire : « Je veux un énorme coussin rempli de dollars. Je pourrais m'asseoir dessus, m'en faire un édredon et m'y blottir. Je sais qu'alors rien ne pourrait m'atteindre. J'aurais un gardien à l'entrée de mon immeuble et il faudrait connaître le mot de passe pour arriver jusqu'à mon oreiller rempli de dollars. » Vivre ainsi, c'est vivre derrière des barreaux. Il faut saluer le gardien au passage, avoir la permission d'entrer et de sortir. Vous appelez cela la liberté ? Les personnes qui vivent ainsi ne viennent jamais à mes conférences parce qu'elles se terminent à minuit. Elles ont peur de rentrer chez elles la nuit. Elles ont peur d'être agressées, d'être dévalisées. Il en est ainsi dans le monde entier. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la liberté.

Les Américains en particulier ont, d'une manière générale, accepté cette vision aberrante des choses. Ils veulent la liberté mais ils créent des institutions qui leur refusent cette liberté même qu'ils sont supposés vouloir et protéger. Ils réunissent de vastes armées pour protéger leur manière de vivre. J'aime l'Amérique et les Américains. Mais votre devise : « American Way of Life » n'a rien à voir avec la liberté, elle n'a rien a voir avec la justice et la coopération. Elle est fondée sur la compétition.

Les Américains ont l'esprit le plus compétitif qui soit. Je me souviens de la manière dont se sont déroulées les choses lorsque les Etats-Unis ont accueilli la coupe du monde de football, il y a deux ans. Les Américains ne jouent guère au football, mais ils ont accueilli la coupe du monde, ce qui leur a permis de gagner beaucoup d'argent. Avant le début de la compétition, on a pu voir des reporters de télévision dans toutes les villes des Etats-Unis. Ils s'adressaient aux jeunes avec qui ils échangeaient ce genre de dialogue : « Connaissez-vous quelque chose au football classique ? A votre avis, en quoi consiste-t-il ? – C'est un peu comme le football américain. On donne des coups de pieds dans un ballon. J'en ai entendu parler à la télévision. – A votre avis qui va gagner ? – Oh, je ne sais pas. Est-ce qu'on joue ? Si nous jouons, nous les Américains, on gagnera sûrement. » Tout cela spontanément, sans rien connaître du jeu ni de ce qui fait la qualité d'une équipe. Bien sûr, les Américains n'ont pas gagné et pour cause, puisque ce sport n'est pas pratiqué ici. Dans le futur, en 2050 environ, les Américains gagneront le championnat international de football (rires) ! Actuellement, ce n'est pas un jeu naturel pour vous parce qu'il n'est pas assez compétitif et c'est la seule raison pour laquelle vous ne l'avez pas encore adopté !

Les Américains sont particulièrement doués pour la compétition parce qu'elle est partie intégrante de leur vie, que ce soit dans le domaine des affaires ou dans celui de la guerre par exemple. Et, s'ils ne peuvent s'y livrer ouvertement, ils le font en cachette, par l'intermédiaire de la CIA. Quel est le rôle de la CIA à votre avis ? C'est d'entrer en compétition avec les autres pays sans en avoir l'air, parce que ce n'est pas très fair play de se débarrasser de gouvernements démocratiquement élus. La CIA est là pour faire la sale besogne.

Je m'en prends aux Etats-Unis, mais ce n'est pas réellement mon intention. J'essaie de mettre l'accent sur la principale source de compétition, mais cet état de fait s'est répandu partout et menace aujourd'hui l'existence même du monde.

Si nous ne renonçons pas à la compétition, nous détruirons le monde. C'est l'évidence même. Les homme doivent comprendre qu'ils sont interdépendants, frères et sœurs d'une humanité une, et que cette humanité est une force qui a un rôle à jouer dans le monde et doit obéir à certaines règles. Ces règles sont innées au niveau de l'âme. Lorsque nous nous exprimons sur le plan de l'âme nous obéissons à ces règles.

Nous devons absolument coopérer. Que ce soit dans le domaine politique ou dans le domaine économique, il n'existe aucune nation au monde, pas même la plus grande, qui puisse survivre seule. Les Etats-Unis ont une dette nationale d'environ 30 000 milliards de dollars, dont 25 % est garantie par le Japon. Si le Japon retirait ses investissements des Etats-Unis, 25 % de cette dette nationale ne serait plus garantie. Il vous faudrait trouver l'argent ailleurs ou voir votre économie s'écrouler. Cet effondrement serait inévitable.

Une telle situation est le résultat d'une conception du monde totalement erronée de la part des gouvernements successifs de ce pays. Le monde est différent de ce qu'ils ont imaginé. Ils l'ont vu, en fait, comme un vaste terrain où l'on pouvait se livrer au jeu du pouvoir et où les plus forts auraient le maximum de contrôle sur les règles du jeu. Pendant des siècles, les autres pays ne se sont guère intéressés à ce genre de jeu, que ce soit en Europe ou, qui plus est, en Asie. Pendant des milliers d'années, la Chine a été déchirée par les conflits qui ont opposé des seigneurs de la guerre, et il en fut de même au Japon.

Les Etats-Unis, étant un pays neuf, n'a pas connu de luttes internes similaires. C'est tout à fait inhabituel pour un pays aussi vaste que le vôtre. Vous avez connu la guerre d'Indépendance et la guerre de Sécession entre le Nord et le Sud. Ce fut une manière rapide (même si cela a semblé long sur le moment), de mettre en place les éléments constitutifs de l'histoire moderne. Je suis certain que bon nombre de personnes dans ce pays souffrent encore des conséquences de la guerre de Sécession, mais cette guerre a permis la libération des esclaves noirs. La guerre a du bon et du mauvais. Certaines guerres sont justes, d'autres totalement injustes.

Ce que nous attendons, si nous nous référons à ce qu'a affirmé le Maître Djwhal Khul par l'intermédiaire d'Alice Bailey, c'est la manifestation du 2rayon d'Amour de l'âme des Etats-Unis. Lorsque cet aspect se manifestera, il débarrassera le monde de la compétition. Jusqu'à présent, c'est l'aspect de sa personnalité qui s'est largement manifesté, par son avidité, sa présomption et sa lourdeur, sa facilité à imposer la loi, son puissant esprit de compétition venant de l'énergie du 6e rayon. Ce rayon procure la facilité de galvaniser ses forces au maximum pour obtenir ce que l'on convoite. Le principe du désir agit à travers lui et, si tel n'était pas le cas, la perte serait grande, bien sûr, pour le monde. Au cours des deux mille ans qui viennent de s'écouler, ce 6e rayon a dominé l'humanité. Il est l'héritage de l'ère des Poissons et il est focalisé sur les aspects les plus nouveaux de l'humanité.

Les Etats-Unis incarnent un aspect récent du plan d'évolution pour la planète. L'Amérique, c'est l'Europe transportée au-delà des mers, des petits morceaux d'Europe : un peu d'Allemagne, d'Italie, de Grande-Bretagne, de Pologne, de Suède, etc. Ces fragments ont été transplantés et mélangés les uns aux autres. Les Etats-Unis sont le résultat de cette expérience menée par la Hiérarchie.

Les peuples d'Europe et des Etats-Unis représentent la cinquième sous-race de la cinquième race racine, la race racine aryenne. Ce pays manifeste la dernière phase, la dernière expression du développement de l'humanité, depuis la première sous-race de la première race jusqu'à la cinquième sous-race de la cinquième race. De cette cinquième sous-race émergent maintenant, et il en sera ainsi durant une longue période dans le futur, ceux qui deviendront la sixième sous-race de la cinquième race. On les rencontrera en Europe et surtout aux Etats-Unis. Un nouvel être humain est créé à partir du mélange de populations. Au cœur des tensions, naissent les possibilités permettant l'émergence de l'intuition, qualité de l'âme.

Des réalisations

Le rayon de l'âme des Etats-Unis est le 2e rayon d'Amour-Sagesse qui s'est manifesté de manière évidente, après la guerre, avec le plan Marshall qui est à ce jour la plus grande réalisation des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Ce n'est pas votre sens de la compétition, votre informatisation, votre conquête de la Lune et votre espoir d'atteindre un jour la planète Mars qui importent. Tout le monde accomplit plus ou moins les mêmes prouesses techniques. Les Etats-Unis le font à plus grande échelle, mieux et plus vite, parce que c'est un pays plus vaste et plus doué pour ce genre de choses. Mais tout cela n'a guère d'importance. Ce qui compte réellement, ce sont les justes relations humaines créées par une nation quelle qu'elle soit.

En tant qu'idéal, les Etats-Unis croient aux justes relations dans la mesure où elles correspondent à l'idée qu'ils s'en font. Pour eux, cet idéal est le capitalisme et un système politique suffisamment démocratique, mais pas trop. Je pense qu'il existe un fascisme naissant dans l'administration autocratique qui sous-tend la soi-disant démocratie, non seulement ici, mais dans de nombreux pays européens. Aux Etats-Unis cela est plus accentué du fait de la domination des militaires depuis la Seconde Guerre mondiale.

Maintenant que la Guerre froide est terminée, une certaine coopération s'est installée pour la première fois entre les Etats-Unis et l'ancienne Union soviétique (non pas par le triomphe du capitalisme sur le communisme, mais parce que M. Gorbatchev, inspiré par Maitreya, s'est rendu aux Etats-Unis et a plaidé en faveur de la paix et de la fin de la Guerre froide). La Russie est également dominée par le 6e rayon de sa personnalité. Nous avons connu, face-à-face et en compétition, deux géants politiques, économiques et militaires, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à une époque récente. Ces deux superpuissances ont exercé une pression extrêmement éprouvante sur l'humanité. En attendant l'émergence de la Chine, il n'existe plus désormais qu'une seule superpuissance, les Etats-Unis, et la responsabilité leur incombe de créer un monde différent. Cela ne sera possible que lorsque se manifestera le 2e rayon d'Amour, qui est celui de l'âme de cette nation.

Comment peut-il se manifester ? Il ne le peut que par l'intermédiaire des disciples et des initiés, car ils sont les seuls à exprimer l'aspect de l'âme d'une nation. C'est à eux qu'il appartient de mettre en avant les idées, les enseignements, les formes-pensées qui inspireront la coopération à une échelle mondiale, en accord avec la mondialisation créée par les Etats-Unis dans le domaine économique, mais non dans le domaine politique. Pour l'instant, il n'existe pas suffisamment de bonne volonté entre les nations pour créer cette contre-partie politique et c'est pourquoi l'esprit de compétition, à travers les forces du marché, règne en maître dans notre vie.

Si les forces du marché sont supposées dominer le mode de vie de la communauté mondiale, celui-ci sera nécessairement basé sur la compétition car les forces du marché reposent sur elle. Les plus grands pays seront inévitablement les gagnants. Or il se trouve que les Etats-Unis sont la plus grande nation et c'est la raison pour laquelle ils encouragent les forces du marché. Personne ne va encourager de telles forces s'il se trouve dans une situation de faiblesse. Vous n'imaginez pas le Zaïre ou l'Ouganda faisant « cadeau » au monde d'une économie basée sur les forces du marché. Un tel cadeau ne pouvait venir que des Etats-Unis et l'esprit de compétition s'est répandu dans le monde entier parce que votre économie s'est elle-même répandue partout.

La crise spirituelle de l'humanité, la recherche du sens et du but de notre vie, se focalise aujourd'hui dans le domaine politique et spécialement dans le domaine économique, et c'est là qu'il faudra trouver la solution. Cela signifie que l'aspect de l'âme, l'aspect spirituel, doit entrer en jeu.

Nous devons observer notre manière d'agir et transformer nos habitudes. L'humanité doit changer ou mourir. C'est ce que le Maître exprime avec tant de justesse : « Coopération est synonyme d'unité. L'unité et la coopération sont les tremplins de l'avenir, offrant à tous l'assurance de l'accomplissement. De grandes réserves d'énergie restent dormantes au sein de l'humanité, n'attendant que la magie de la coopération pour se manifester. »

En vivant dans la compétition et dans la crainte, nous n'utilisons qu'une infime partie de notre potentiel. Il existe des milliards d'individus, la majorité de la population mondiale, qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer, qui ne jouent aucun rôle dans leur propre destinée. Le monde les ignore. Ils ne peuvent qu'être des spectateurs misérables, exploités, blessés, aigris, observant avec colère ce qui se passe dans le monde, regardant la vie des autres défiler en images à la télévision ou dans les films. Quant à eux, ils se lèvent le matin pour travailler parfois dix-huit heures par jour afin de s'assurer une maigre subsistance. Ils dorment quelques heures, se lèvent à nouveau et font la même chose sept jours sur sept. C'est ainsi que se déroule la vie de millions d'individus, et celle de millions d'autres ne vaut guère mieux.

Que va-t-il se passer lorsque ces hommes vont voir Maitreya, entendre sa voix réclamer la justice, le partage et de justes relations ? Ils attendent leur revanche. Ils ont étouffé le feu qui brûle naturellement au fond d'eux-mêmes, afin de ne pas exploser, de ne pas mettre fin à leurs jours ou tuer leur patron. Toute cette énergie vitale emprisonnée, étouffée, est pour le moment privée d'expression, mais cela ne pourra durer indéfiniment. Il faudra, à mon avis, tout le savoir-faire de Maitreya pour contrôler la situation et empêcher le feu qui couve de s'enflammer. Il se produira des explosions. Beaucoup, je crois, y perdront la vie. Maitreya appellera au changement mais aussi, soyez-en sûrs, à la modération et au pardon. Nous verrons les changements s'accélérer peu à peu et nous pardonnerons et oublierons les anciens préjudices. Il est nécessaire que les choses se déroulent ainsi. Sinon, il y aurait un bain de sang.

La coopération doit être présentée comme la voie du futur et non simplement comme une regrettable nécessité, car autrement nous aurions une révolution. Il nous faut choisir de notre plein gré la voie du changement, la voie de la coopération. Nous devons reconnaître et accepter les droits de tout être humain, du plus défavorisé dans l'échelle sociale jusqu'au puissant magnat vivant dans un hôtel particulier du monde développé. La compétition, comme l'affirme le Maître, « va à l'encontre de l'ordre naturel, la coopération libère en l'homme la bonne volonté ».

Une existence subhumaine

Si la compétition est fondée sur la peur, ce qui est effectivement le cas, nous vivons alors toute notre vie une existence subhumaine. Nous acceptons la compétition sans nous en rendre vraiment compte. Nous ne voyons qu'une partie de son mécanisme : nous devons produire des biens et des services à des prix plus compétitifs que les autres. Tel est le but. Si nous devons y perdre notre emploi, il nous faut l'accepter. Nous nous retrouvons au chômage parce qu'il est nécessaire de diminuer au maximum les coûts de production afin de vendre tel produit particulier moins cher qu'ailleurs. Si vous êtes un bon Américain et si vous croyez au mythe de la compétition, vous devriez être aussi capable d'accepter la perte de votre emploi, de votre confort, de votre manière de vivre. Cela fait naturellement partie de la règle du jeu dans une économie basée sur les forces du marché.

Et si vous ne pouvez l'accepter ? Si les tension sont trop fortes ? Les contraintes dues aux forces du marché commencent à se faire sentir très durement dans tous les pays développés. Il est quasiment impossible de se promener dans les rues de New York, Londres, Paris, Tokyo, Berlin ou n'importe où ailleurs, sans rencontrer des gens qui dorment dans la rue – tous les sans-logis du monde. Cette situation est due aux forces du marché. A cela s'ajoute le problème de la drogue et de la criminalité montante qu'elle engendre. Aux Etats-Unis, 87 % de la criminalité est liée à la drogue. Il en est presque de même en Grande-Bretagne et dans le reste de l'Europe. Lorsque la criminalité augmente, l'usage de la drogue croît et inversement. Les deux sont liés. Maitreya dit que les toxicomanes souffrent d'un manque spirituel. L'absence de valeurs spirituelles résultant de la compétition pousse les individus vers la drogue. Naturellement cela rapporte des milliards de dollars aux caïds de la drogue qui fournissent à des millions d'individus le moyen de se suicider lentement.

Croyez-vous que cela puisse continuer ainsi ? Nous devons changer notre manière de vivre. Nous devons faire disparaître de la conscience humaine la peur qui s'exprime à travers la compétition. Comment faire ? Nous devons trouver un moyen. Nous pouvons suivre les conseils de Maitreya qui nous dit : « Faites-moi confiance, faites confiance à la vie, faites-vous confiance, faites confiance à votre divinité intérieure, et partagez les ressources de la Terre. » Dès que nous accepterons le principe du partage et créerons la justice dans le monde, à mon avis, nous en aurons fini avec la compétition.

Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l'avidité et la peur. L'avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s'exprimer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l'énergie vitale. C'est la raison pour laquelle le système capitaliste est fondé sur la liberté qui devait permettre aux individus d'exprimer leur créativité. Cependant, il s'agit d'un point de vue très individualiste et très matériel qui laisse de côté l'aspect de l'âme qui, elle, s'exprime de manière collective. L'individualité dont chacun est si fier doit être mise au service du groupe. Lorsque c'est le cas, la nature du groupe change. Il ne recherche plus la compétition mais la coopération. Il exprime la bonne volonté divine. C'est ce à quoi nous devons parvenir et il en est de même pour tous les autres groupes.

L'un des problèmes majeurs auxquels se trouvent confrontés nos groupes, aujourd'hui, dans certains pays plus que dans d'autres, est de trouver la manière de contacter les médias afin qu'ils transmettent notre message. Pourtant, les membres des différents groupes partagent tous la même conviction, ils attendent tous Maitreya et consacrent leur temps et leur énergie à ouvrir l'esprit du public à sa réapparition et à celle des Maîtres. Mais tout dépend de la coopération existant au sein du groupe. Une juste coopération permet une action extérieure juste et, par conséquent, efficace, tout comme l'efficacité dans le monde des affaires rend plus compétitif.

Lorsque vous remplacez la compétition par la coopération, vous pouvez bénéficier du savoir-faire, de l'acuité d'esprit, de la créativité et de l'imagination d'un grand nombre de personnes. Si vous travaillez dans ce sens, votre groupe devient beaucoup plus efficace. Vous avez davantage d'idées à votre disposition et vous devez les utiliser. Vous devez reconnaître que chacun a le droit d'avoir ses propres idées. Elles n'ont peut-être pas toutes la même valeur en ce qui concerne le problème à résoudre mais, grâce à la coopération et aux essais suivis d'échecs, vous finirez par trouver les idées les plus efficaces. Cette question de compétition et de coopération concerne tout particulièrement les groupes et chacun d'eux devrait la prendre très au sérieux.

J'ai abordé ce sujet avec les groupes japonais lors de ma tournée de conférences au Japon, en mai 1997, et ils en ont fait leur sujet de réflexion pour l'année. Dans leur cas, il existe également un problème de flexibilité. Mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'insister sur la flexibilité aux Etats-Unis. Ici, les groupes sont très flexibles et les individus également (ces derniers le sont tellement qu'ils ne peuvent rester immobiles pendant dix minutes lors d'une méditation de transmission !) La flexibilité a son utilité mais le plus important est d'apprendre la coopération.

Certains individus ne peuvent absolument pas coopérer. Pour en revenir au 6e rayon, c'est celui qui a le plus de mal à coopérer à cause de son individualisme marqué. Le 6e rayon est le rayon de l'idéalisme, mais l'idéalisme s'exprime toujours d'une manière très individualiste. Dans tous les groupes, vous trouverez des individus gouvernés par le 6e rayon, qui font partie de tels groupes à cause de leur idéalisme. Leur motivation est parfaitement juste, sincère et valable, mais leur manière de réagir, en raison de leur idéalisme centré sur leur propre individualité, les empêche de coopérer avec les autres membres du groupes. Ils peuvent travailler pour le groupe, quelquefois de manière très efficace, mais pas avec le groupe. Coopérer signifie travailler avec les autres, ensemble, en trouvant le juste compromis. Les personnes de 6e rayon ont du mal à accepter un compromis parce qu'elles ont toujours raison. Quel est l'intérêt, se disent-elles, de trouver un compromis avec quelqu'un qui a tort ? Telle est l'approche du 6e rayon. Il serait stupide de renoncer à mes idées puisque j'ai raison et qu'ils ont tort. Ce serait tout à fait insensé. Une personne de 6e rayon n'est pas insensée. Elle peut être aveugle, bornée et obstinée, mais c'est autre chose.

Des super-robots

Le Maître affirme que si, pendant des siècles, il nous aurait été impossible de survivre sans la compétition qui est notre aspect animal, maintenant, par contre, nous pouvons créer très facilement tous les objets et produits dont nous avons besoin en utilisant des robots. Nous disposerons même bientôt de super-robots et finalement nous créerons les robots eux-mêmes grâce au pouvoir de notre pensée. Nous en sommes capables, ce n'est pas un gros problème. Maintenant, nous avons atteint la maturité nécessaire, une maturité visible aux yeux des Maîtres, même si pour nous elle reste bien cachée. Les Maîtres savent que l'humanité est désormais suffisamment mûre pour réfléchir, évaluer et reconnaître les possibilités, les dangers et les moyens d'action nécessaires au changement. Nous ne sommes encore jamais parvenus à nous détruire, bien que nous ayons été sur le point de le faire en 1959, lors de la crise de Berlin, qui aurait pu aboutir à une troisième guerre mondiale. Cette guerre fut empêchée, heureusement pour nous, grâce aux efforts conjugués de notre Hiérarchie et des Frères de l'espace qui ont agi par l'intermédiaire de leurs représentants dans le monde. Il y eut une autre alerte en 1962, lors de la crise des missiles cubains, mais curieusement ce ne fut pas aussi grave. La guerre contre la guerre a été gagnée en 1959 et la Terre à été sauvée.

Nous avons toujours le pouvoir de détruire. Nous jouissons du libre arbitre ; nous pouvons rejeter Maitreya. Nous pouvons dire : « Non, la situation nous convient telle qu'elle est. Nous sommes tellement habitués à la compétition que nous ne saurions agir autrement. » Mais lorsque les marchés boursiers vont s'effondrer, que faire ? Le système va-t-il continuer à fonctionner ? Comment évaluer alors le succès ou l'échec ? D'énormes sociétés mondiales ont investi une grande partie de leurs capitaux en bourse et spéculent, jour après jour, heure après heure, sur les marchés boursiers du monde entier. Il s'agit le plus souvent de spéculation sur les devises, sur le taux à venir du dollar, du yen, du mark, de la livre sterling. Toutes les grandes sociétés ont placé d'importantes sommes d'argent dans ce genre de spéculation. Il y a également des banques, comme la Barings, et des comtés, comme le comté d'Orange (au sud de la Californie), qui ont fait faillite il y a deux ou trois ans à cause de leurs investissements dans les produits dérivés, c'est-à-dire la spéculation sur la valeur supposée d'une monnaie donnée dans un délai de trois à six mois par exemple. Tout ce vaste édifice, basé sur la compétition, peut s'effondrer du jour au lendemain et il doit être transformé. Les Maîtres savent que nous sommes prêts et suffisamment mûrs pour prendre les dispositions qui s'imposent.

Le Maître nous dit : « La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent et ceux qui coopèrent. » Cette affirmation exprime parfaitement la situation et elle me paraît cruciale. Elle donne en effet la mesure de ce qui est en jeu actuellement et montre que le monde est prêt pour le changement. Deux grandes forces existent aujourd'hui : d'un côté les réactionnaires qui regardent en arrière par amour du passé et qui s'accrochent désespérément à ce qui est vieux et inutile, à ce qui s'effondre et tombe en ruine ; et, de l'autre, ceux qui réalisent que la seule voie vers le progrès passe par la coopération, ceux qui viennent en incarnation prêts à coopérer parce que ce sont des disciples et des initiés. C'est entre les mains de ces disciples et initiés, qui forment le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que repose notre avenir.





Citation

Home De la patience

par Jeremy Collier

« La patience est souvent le meilleur moyen d'accomplir la volonté de Dieu. »





Courrier des lecteurs

Home Des Maîtres aux conférences de Benjamin Creme

Cher Monsieur,

Cette expérience s'est déroulée le 23 mai 1998, le jour ou M. Creme donnait sa conférence à Tokyo. Avant le début de la conférence, je suis allé parler à mon amie et à sa sœur qui étaient installées dans l'allée centrale au premier étage. Je remarquai un jeune japonais, assis, les yeux clos, trois ou quatre rangées derrière elles. J'étais frappé par l'atmosphère qui émanait de sa présence, si noble, si belle. Il paraissait jeune, environ vingt ans, et pourtant si serein. Il semblait non pas avoir simplement fermé les yeux, mais être dans un état de profonde méditation. Son visage était si doux, si beau, il ressemblait à un moine bouddhiste. Je ne pouvais détacher mes pensées de cet homme, aussi suis-je resté à proximité afin de l'observer plus attentivement. De dos, il avait de grandes oreilles, une belle nuque. Il portait un T-shirt blanc, une casquette noire de base-ball et avait les pieds nus dans des mules.

Je parlais de lui à mon amie, et elle me dit qu'elle avait échangé un regard avec lui et qu'il avait des yeux magnifiques. Comme la conférence allait commencer, je rejoignis ma place. Dès que M. Creme apparut sur la scène, mon amie se retourna pour regarder le jeune homme, mais il avait disparu.

Environ une semaine plus tard, j'allai visiter le temple Koryuji à Kyoto, pour voir la célèbre statue de Miroko Bosatsu (Maitreya Bouddha). [On sait que Maitreya utilise cette statue pour bénir ceux qui viennent la vénérer.] Lorsque je vis la statue, je réalisai soudain que le jeune homme que j'avais vu à la conférence de Tokyo ressemblait étonnamment à cette statue de Maitreya – en profonde méditation.

Qui était ce beau jeune homme ?

T. S., Tokyo, Japon

 

 

Le Maître de B. Creme indique que le jeune homme à la conférence était Maitreya.


Home Un homme joyeux

Cher Monsieur,

Lors de la dernière conférence de M. Creme à Osaka, je travaillais à la réception. Il pleuvait et j'étais plein de reconnaissance à l'égard des personnes qui venaient à la conférence malgré la pluie. A ce moment-là, je remarquai en face de moi un homme qui semblait prendre plaisir à regarder ce qui se passait dans le hall de réception. Il avait l'air très joyeux. Je m'adressai à lui : « Bon après-midi, bienvenue à la conférence. » Sans dire un mot, cet homme me salua d'un magnifique sourire et j'eus l'impression qu'il me disait de manière télépathique : « Bon après-midi ! » Il était japonais, mais avait quelque chose d'indo-européen. Il semblait avoir une soixantaine d'année, il était très grand, il avait les cheveux blancs et une atmosphère très noble émanait de sa personne. Il était particulièrement élégant et ses gestes avaient la simplicité de ceux d'un enfant. Il me fit une si forte impression que son souvenir s'est imprimé dans mon esprit et que je pourrais en faire un portrait détaillé. Dans un geste d'humour, il s'inclina et s'avança en déplaçant les pieds délicatement, et je me demandai pourquoi il agissait ainsi. Cela semblait si naturel que j'étais plein de sympathie à son égard.

Je n'avais jamais rencontré un si bel homme et son élégance n'a d'égale chez aucun des Japonais que je connais. Le souvenir de ses gestes raffinés et plein d'humour me procure la même sensation que si je recevais l'énergie de Maitreya, lors des adombrements de M. Creme, une vibration qui circule du sommet de la tête jusqu'au cœur. La conférence de cette année a été pour moi la meilleure de toutes celles auxquelles j'ai assisté depuis les treize années que je participe aux activités de ce groupe.

T. O., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Un visiteur timide ?

Cher Monsieur,

Le 16 mai 1998, je me tenais à l'extérieur de l'entrée principale de la salle où allait avoir lieu la conférence de Benjamin Creme à Osaka, afin d'inviter les personnes à entrer dans la salle. Au bout d'un moment, je vis arriver un homme blanc de grande taille, mince, portant un jean. Il avait l'air doux. Il tenait un parapluie blanc taché qui lui cachait le visage. Ses cheveux et sa barbe étaient gris. Je pensais qu'il allait rentrer, mais il ne le fit pas. Il regarda le panneau d'affichage présentant la conférence de Benjamin Creme, se dirigea à droite, puis à gauche et s'en alla. Je pensai qu'après tout, il n'avait peut-être rien à voir avec notre conférence. Au bout d'un moment, le même homme revint de la même direction. Je l'observai, pensant que cette fois il allait rentrer, mais il regarda les indications et ensuite partit à droite. Je regardai rapidement sous le parapluie pour voir son visage lorsqu'il se tourna vers le panneau d'affichage. Il avait un beau visage avec des traits européens. Au moment où je l'aperçus, une très agréable sensation parcourut tout mon être. J'attendis, espérant une troisième apparition jusqu'aux environs de deux heures, moment où la conférence allait commencer, et je rentrai.

Je fus saisi par un sentiment de bénédiction, de bonheur et d'agréable vibration qui dura un long moment par la suite. La personne que j'ai vue était-elle un Maître ?

Y. T., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître résidant à Tokyo.


Home Un instructeur au volant

Cher Monsieur,

Dans la rubrique Questions-réponses du numéro d'avril de Partage international, M. Creme affirme que Maitreya est un Bouddha. Il nous dit, par ailleurs, que Maitreya a décidé d'attendre avant d'entamer la seconde phase de son émergence en raison de la hausse constante des bourses américaine et européenne. J'avoue avoir été un peu déçu en lisant cela. Je venais de parler longuement de Maitreya à des amis proches et de subir leurs critiques et leur dérision, et j'étais pressé de voir Maitreya apparaître à la télévision, même si, à la réflexion, je réalise que ce n'était pas pour de très bonnes raisons.

J'ai reçu ce numéro de la revue un samedi. Le dimanche, après avoir péniblement participé à une méditation de transmission, pris de découragement, je repartis une heure plus tôt que d'habitude. Ce soir-là, une amie devait parler de sujets spirituels et je décidai d'assister à la fin de son exposé plutôt que de terminer la séance de méditation. Environ cinq minutes après être parti, encore sous l'effet de la méditation, je remarquai soudain la plaque minéralogique de la voiture qui roulait devant moi. Elle portait l'inscription « Budha 77 ». Ce fut un moment irréel. Je ne pus reconnaître la marque de la voiture. La tête du conducteur dépassait à peine du dossier de son siège. Cette expérience ne dura que cinq ou six secondes, puis le clignotant droit de la voiture s'alluma faiblement et la voiture tourna dans une rue adjacente.

En réalisant pleinement le sens de cette expérience, dans les heures et les jours qui suivirent, je retrouvai toute ma foi et mon espoir. Pourriez-vous me dire comment cette voiture a pu se trouver devant moi à ce moment précis ? Qui était le conducteur ? Et le mot « Budha » était-il mal orthographié comme je crois m'en souvenir ?

S. C., Kennesaw, GA, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme indique que le conducteur de la voiture était Maitreya, et qu'il avait matérialisé le véhicule. On pouvait effectivement lire « Budha » sur la plaque minéralogique.


Home Un bon karma

Cher Monsieur,

J'étais seule au volant de ma petite Karmann Ghia et roulais en direction des Sierras pour y faire du camping. Puisque c'était la pleine lune et que je devais arriver au sentier menant au camping en pleine nuit, je projetais de marcher jusque-là au clair de lune. Tout en roulant, j'essayai d'atteindre ma boussole pour calculer l'angle du clair de lune. Elle était presque sous le siège de la voiture, et comme je tâtonnais pour la trouver, je donnai une légère secousse au volant et mordis la séparation centrale de la voie rapide opposée. Je roulais trop vite, mon véhicule fit plusieurs tonneaux et se retrouva sur le toit, au milieu de la voie.

J'étais complètement coincée, incapable de m'extraire, m'étonnant que la radio continue de diffuser une chanson stupide et que la police et l'ambulance ne soient pas déjà là. Je pris conscience que ces pensées étaient certainement les dernières et que d'un moment à l'autre des véhicules viendraient vraisemblablement me percuter. Mais, je ne sais pourquoi, je restais parfaitement calme, détendue, et même euphorique. « C'est certainement le choc », pensai-je. Après une attente qui me parut interminable et tandis que j'entendais les pneus crisser à côté de moi, quelqu'un s'écria : « Est-ce qu'ils sont morts ? » Puis on m'extirpa tant bien que mal de ma voiture, on me fit monter dans une autre et l'on remorqua mon véhicule pour l'emmener chez un garagiste. Lorsque je le vis, je compris pourquoi tout le monde avait été si stupéfait de me voir en sortir indemne. Côté conducteur, le toit était écrasé sur le volant. J'avais été projetée, je ne sais trop comment, du côté du passager où j'avais roulé en boule et en sécurité. Si vous connaissez la Karmann Ghia, vous savez que c'est impossible. J'émis quelques pâles plaisanteries à propos de ma « Karma » Ghia, mais je me demande toujours si j'ai été protégée durant cet accident ou si j'ai tout simplement survécu grâce à la chance.

W.  S., Berkeley, CA, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est lui qui a assuré la sauvegarde de la conductrice.


Home Sauvetages

Durant un séjour au Guatemala, j'entendis parler d'un Indien qui aidait les gens à résoudre leurs problèmes. Pensant qu'il pouvait peut-être m'aider à faire des choix pour mon proche avenir, je pris contact avec son collaborateur pour savoir ce qu'il en pensait. Il proposa que nous fassions un rituel « costumbre ». Il semblait que ce soit sa façon de se renseigner auprès de ses contacts du monde invisible sur l'aide qu'il pouvait apporter. Même s'il n'obtenait aucun renseignement, Juan déclara que c'était une bonne chose à faire pour mettre la chance de mon côté. Je devais le rencontrer à mi-chemin, sur le flanc de la montagne, dans une grotte. Je partis à pied sur une route qui me conduisit au-dessus de la grotte, puis je descendis jusqu'à l'entrée par une petit sentier. L'intérieur de la grotte était rempli de rameaux de pin et de fumée d'encens. Juan se mit à psalmodier et à diffuser l'encens alentours. Je n'étais pas sure que cela soit bien sincère et je pensai soudain qu'il profitait de moi. Mais il me faisait payer si peu que cela n'aurait pas eu de sens. La cérémonie se poursuivit un moment et je dois avouer que je restai quelque peu incrédule. Puis il m'annonça que c'était fini et qu'il devait rester pour nettoyer. Il me recontacterait plus tard pour me dire, je suppose, ce qu'il avait appris. Peut-être cela était-il dû à l'obstacle de la langue, mais j'estimais avoir perdu mon temps. Je le quittai alors qu'il commençait à dégager les rameaux de pin. Je crus me débarrasser de ma frustration en remontant en courant le petit sentier jusqu'à la route. Arrivée là, j'aperçus Juan, appuyé négligemment contre un arbre, frais, calme, détendu, assoupi sous son chapeau. Je n'avais guère plus de vingt ans et j'étais en pleine forme. Lui, qui m'apparaissait comme un vieil homme ridé m'avait cependant devancé. Il m'accueillit avec un large sourire et me dit que nous avions besoin d'une autre « costumbre », qu'il avait vu des choses troublantes. J'étais si stupéfaite par sa présence à cet endroit que j'acceptai.

Nous nous retrouvâmes le soir suivant, et bien que je ne me souvienne plus des détails, il me dit que je tomberais très malade, qu'on m'enverrait aux Etats-Unis, que mon avion manquerait de s'écraser, mais que la « costumbre » en atténuerait les effets et que tout se passerait bien. Le soir qui suivit cette rencontre, je m'assis près du lac et regardai les étoiles. Je les entendis vraiment chanter : chacune d'elle semblait émettre sa propre tonalité. J'eus le sentiment d'être protégée.

Peu après, je quittai le Guatemala pour aller plus au sud et tout se passa comme prédit. Je ne sais trop comment je survécus à toute une suite d'événements pénibles qui m'auraient certainement coûtés la vie si je n'avais pas été sauvée juste à temps par toute une série de coïncidences.

Pouvez-vous me dire si Juan était un ange gardien ou simplement un illusionniste ? Ai-je été protégée durant tout ce temps ?

W. S., Berkeley, CA, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme plaide coupable de ces divers « sauvetages »


Home Site Gopher

En 1994, avant que nous n'ayons créé aucun de nos sites Internet, j'essayais de trouver la meilleure façon de faire connaître notre information sur la Réapparition au moyen des réseaux informatiques existants. Frustrée, je passais de longs moments à explorer les diverses méthodes alors disponibles. C'était avant l'invention du Web !

Je pensais que le mieux était de créer un site ftp, mais cela semblait compliqué et peu convivial. Je ne parvenais à rien de bon. Découragée, je délaissai mon ordinateur pour faire autre chose et quand j'y revins, je vis sur l'écran un document expliquant ce qu'était un site « gopher ». Je le lus en entier et je me rendis compte, enthousiasmée, que c'était ce que je cherchais. C'est peu après que nous entreprîmes la création de notre premier site Internet.

Je me suis souvent demandée comment ce document avait pu s'afficher sur mon écran. Je ne me souviens pas avoir fait quoi que ce soit pour l'appeler. S'agissait-il d'une simple coïncidence ?

W. S., Berkeley, CA, E.-U. 

Non, le Maître de Benjamin Creme s'en attribue le mérite.


Home Bénédiction

J'avais attrapé un rhume qui s'aggrava rapidement. Ma dynamique camarade de chambre m'emmena aux urgences où l'on me conduisit directement aux soins intensifs. J'y restai dix jours à lutter pour ma survie. Ma famille fut convoquée et l'on se demanda si j'allais m'en sortir.

J'étais dans un autre monde : sous l'effet, soit des médicaments, soit de la pneumonie elle-même, je me trouvais dans un état où se mêlaient rêves, cauchemars et hallucinations. J'avais la sensation d'être retenue contre ma volonté et torturée (la thérapie que l'on m'appliquait nécessitait d'avoir le dos et la poitrine martelés à intervalles réguliers 24 heures sur 24), et à cause de différents tuyaux et autres instruments, je ne pouvais pas parler pour dire à ma famille de m'aider et j'étais trop faible pour écrire le moindre mot. Je passai dix jours dans cet horrible état. A un certain moment, je fis l'expérience que beaucoup ont faite, celle de me précipiter vers la lumière avec un intense sentiment de soulagement, de bonheur et de joie, et d'être arrêtée en pleine course par l'affligeante « prise de conscience » de la nécessité du retour.

Une fois sortie des soins intensifs, je me retrouvai dans état de grande exaltation. Je me sentais tel un Bouddha. J'avais l'impression de tout savoir et de tout comprendre. Ce n'était pas de l'euphorie, c'était un calme sentiment de plénitude et d'accomplissement, une sensation riche, merveilleuse, divine, mais qui, hélas, s'estompa peu à peu. S'agissait-il d'une expérience de l'âme ? Est-il possible qu'un jour cet état soit une réalité quotidienne ? Vivre en tant qu'âme ressemble-t-il à cela ?

W. S., Berkeley, CA, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il a opéré ce sauvetage et donné sa bénédiction.


Home On ne sait jamais

Cher Monsieur,

Après avoir lu la lettre de Zdenka Preseren parue dans le numéro de mars 1997 de Share International (original anglais de Partage international) qui parlait d'un étudiant qui était en fait Maitreya, je me suis souvenu d'avoir vu également cet homme. En fait, il était relativement connu, il y a un ou deux ans (environ 1995) dans la vieille ville de Ljubljana et beaucoup de gens que je connaissais l'ont vu. Je me rappelle qu'il fut à l'origine de débats très controversés entre nous sur la question de savoir si nous devions ou non donner un peu d'argent à un jeune homme sans handicap physique. Nous nous demandions pourquoi il n'essayait pas de gagner sa vie par l'intermédiaire d'une organisation pour étudiants. Nous n'étions pas parvenus à conclure sur la question de savoir quand et à qui il faudrait donner de l'argent. Est-ce possible qu'il se soit agi de Maitreya lui-même, qui aurait fait un si long séjour dans notre ville ?

N. N., Ljubljana, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'à plusieurs occasions (mais pas à toutes) cet « étudiant affamé » était Maitreya.


Home Avant-première

Cher Monsieur,

Le lundi 7 avril 1997, je me suis réveillé vers 5 h 15 après avoir rêvé de Maitreya apparaissant à la télévision. L'écran de mon téléviseur m'apparut avec l'image très colorée de deux personnages côte à côte. Je ressentis d'instinct qu'il y avait là le Seigneur Maitreya. La personne à droite de l'écran ressemblait très fort au Seigneur Maitreya photographié à Nairobi. Dans mon rêve, je me sentis plein de référence et je me prosternai à terre devant l'écran et embrassai le sol. Je suis très reconnaissant du privilège d'avoir vécu ce rêve dont je suis convaincu de l'origine (mais dont j'apprécierais une confirmation).

T. W., Crewe, Cheshire, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya fut à l'origine de ce rêve.


Home Une occasion manquée

Cher Monsieur,

En 1996, je me rendais en Espagne pour les vacances et notre vol atterrit à l'aéroport de Malaga à une heure de grande affluence. Il y avait foule et nous eûmes des difficultés à trouver des chariots à bagages. Au milieu de cette confusion, une femme d'un certain âge et de type indien fit un geste indiquant qu'elle voulait que je pose sa valise sur le chariot qu'elle avait trouvé. Je ne réagis pas à sa demande et elle réitéra son geste, mais j'ignorai encore une fois sa requête.

Ce refus d'aider n'est pas dans mes habitudes et je le regrette vivement. S'agissait-il d'un test imposé par Maitreya ? Si tel était le cas, je ne peux que demander pardon pour ce moment de faiblesse et d'erreur.

W. R. K., Whitley. Bay, G.-B. 

Le Maître de B. Creme a indiqué que cette « femme de type indien » était Maitreya.


Home Une joie communicative

Cher Monsieur,

En juin 1995, dans les rues d'Anvers, je vis s'approcher un homme (plutôt spécial) de haute stature. En me croisant, il me dit joyeusement bonjour, ce qui me remplit de joie pour toute la journée. Pouvez-vous me dire qui était cet homme ?

H. W., Pulle, Belgique

Le Maître de B. Creme a indiqué que cet homme « spécial » était Maitreya.




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