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Accueil > Revue Partage > année 1997

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1997 - N° 111

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Que survive le plus riche par David Korten


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home C’est aux hommes de choisir

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Toute l’importance du fait de vivre à notre époque tient à l’opportunité offerte à tous de servir le Plan et la planète comme jamais auparavant. Tous les hommes, aujourd’hui, si modeste ou limitative que soit leur situation, doivent se sentir concernés par cette occasion unique, – car la planète appartient à tous, et tous sont impliqués par le Plan.
 
L’équilibre de la planète se fait de plus en plus précaire, perturbé comme il l’est par les abus des hommes qui, à leurs risques et périls, ignorent les appels de détresse lancés par la nature. Les hommes sont atteints dans leur respiration même, leur souffle de vie menacé par un air pollué, empoisonné, qui cause des ravages chez des millions d’entre eux.
 
Au sein de cette crise est venu Maitreya. Il connaît les dangers mieux que personne. Que peut-il faire pour aider l’humanité à s’épargner davantage de souffrances, et pour rendre à la planète la plénitude de sa santé et de sa vitalité ?
 
La loi karmique
 
C’est la loi karmique qui détermine la nature et l’étendue de l’aide qu’il peut apporter. Ses avis et conseils seront à la disposition des hommes, mais ces derniers devront être prêts à changer leur façon de vivre pour assurer l’avenir de la planète et de leurs enfants. Les ressources de la Terre sont limitées mais, bien gérées et correctement partagées, elles suffiront aux besoins de tous.
 
Les hommes doivent donc redéfinir ces besoins, et accéder à une compréhension nouvelle et plus juste du sens et de la finalité de leur vie. Cela surviendra quand un minimum de partage aura remplacé ne serait-ce qu’en partie la compétition actuelle et ses méfaits, éloignant ainsi l’homme de l’abîme. C’est aux hommes de choisir : partager et prospérer, ou persister dans des rivalités meurtrières, et périr ensemble. L’humanité choisira la voie de la vie, cela ne fait aucun doute – mis à l’épreuve, le cœur de l’homme réagit toujours sainement.
 
La prochaine phase du Plan
 
Ainsi les hommes seront-ils préparés pour la prochaine phase du Plan : l’établissement de relations justes, et l’expression à travers l’humanité de la nature Amour de Dieu.
 
Beaucoup, aujourd’hui, doutent qu’un tel idéal puisse être atteint, compte tenu de l’égoïsme et de la cupidité manifestée aujourd’hui par l’humanité. Toutefois, nous savons que dans le cœur de tous les hommes brûle la même aspiration à la Justice et à la Fraternité, le même espoir de mettre fin à la peur qui se cache derrière l’égoïsme comme la cupidité.
 
Nous qui sommes vos Frères aînés, avons connu cette même cupidité, ces mêmes désirs et peurs égoïstes. Le fait que nous les ayons surmontés offre à l’humanité la garantie que tous les hommes peuvent le faire également. De cela, nous ne doutons pas. Nous savons que l’homme sera à la hauteur de l’épreuve qui l’attend – et qu’il triomphera.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Jésus et son époque

par Bette Stockbauer

Il existe peu de sujets aussi controversés que la vie et la pensée de Jésus-Christ. Bien qu'il soit le personnage le plus étudié de la civilisation occidentale, les chercheurs ne cessent de se poser des questions sur pratiquement tous les aspects de sa vie. Chaque nouvel ouvrage le présente sous un jour différent. Certains le considèrent en tant que Dieu, d'autres en tant qu'homme. Certains le dépeignent comme un révolutionnaire politique, d'autres comme un instructeur doux et pacifique. D'autres encore affirment qu'il s'agit d'un être purement mythique et vont jusqu'à mettre en doute son existence physique.

Cet article jette un regard sur son temps et examine les défis qu'il dut relever, en tant qu'être humain hautement évolué, vivant dans un monde au seuil de changements importants et tumultueux.

L'époque de Jésus fut l'une des plus sanglantes et des plus cupides que l'Histoire ait enregistrée, et le peuple juif auquel il appartenait était une société divisée. En tant qu'homme doué d'un grand pouvoir et d'un profond charisme, il fut l'objet à la fois d'une haine implacable et d'un amour intense.

Contrairement aux Eglises chrétiennes qui insistent sur son caractère hautement divin, nous allons mettre l'accent sur son humanité, car en tant qu'initié du troisième degré, approchant de la quatrième initiation, celle de la renonciation, il n'était pas encore totalement libéré des conflits terrestres. Certaines déclarations de Maitreya et du Maître Djwhal Khul, ainsi que certains mythes tirés de la Bible, permettront de mettre en lumière les obstacles spécifiques qui se trouvèrent sur son chemin à l'approche de la quatrième initiation.

La tentation dans le désert

Maitreya a déclaré au sujet de Jésus : « ... les tentations du mental, de l'esprit et du corps forcent le soi à agir contre la volonté du Soi véritable[...]Jésus est passé par ces étapes. » (Partage International, octobre 1988, p. 7)

Dans l'Evangile de Luc, nous trouvons le récit des tentations de Jésus. Il est dit qu'après son baptême, il se retira dans le désert pour jeûner et prier. Là, dans le silence absolu du désert de Judée, lui apparut un démon qui le tenta de trois manières. Tout d'abord, il lui offrit de la nourriture dans le but d'interrompre son jeûne de 40 jours. Puis, il lui offrit la richesse et le pouvoir temporel. Pour finir, il le conduisit à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple et lui dit de se jeter en bas et de manifester ainsi aux yeux de tous ses pouvoirs spirituels, en faisant appel aux anges du ciel pour l'empêcher de tomber. En dépit des privations longues et épuisantes de son jeûne dans le désert, Jésus résista à chaque tentation. Finalement, nous dit-on, « le diable s'éloigna de lui jusqu'à une autre occasion ». (Luc 4 :13)

Quelle est la signification de cette histoire, en relation avec la mission terrestre de Jésus-Christ ? Est-elle purement symbolique ou est-elle un présage des événements à venir, l'annonce des difficultés qui se présenteraient à lui dans le déroulement de sa mission ? Si nous retenons la dernière hypothèse, on devine pourquoi le diable attendait une autre occasion, car les tentations du désert ont poursuivi Jésus tout au long de sa vie.

Cette idée à l'esprit, nous allons jeter un regard sur son époque et examiner les difficultés qu'il dut affronter en tant qu'homme de chair et de sang, en tant que Frère aîné qui nous a précédé sur le sentier de la vie.

L'influence hellénistique

Les idées philosophiques qui préparèrent le terrain pour l'ère des Poissons sont nées durant l'âge d'or de la Grèce, en 500 av. J.-C. C'est là que de grands philosophes comme Pythagore, Socrate, Platon, Aristote et Isocrate, ont enseigné l'égalité, la fédération des peuples et la fraternité humaine. Là se sont développés les arts, l'architecture, la science et la philosophie. Là s'est fondée une société de loisirs, libérale dans sa façon de voir les choses, ayant le goût d'une vie raffinée et admirant les prouesses physiques. Cette influence, dite hellénistique, s'est largement répandue dans tout le monde méditerranéen pendant les siècles qui ont précédé la venue du Christ.

Mais, avec le temps, l'amour que les Grecs avaient pour le raffinement se dégrada en vulgaire désir d'une vie luxueuse, et leurs idées libérales dégénérèrent en pure licence. Les jeux athlétiques furent adoptés, par la suite, par l'Empire romain, mais ils se transformèrent en combats de gladiateurs qui coûtèrent inutilement la vie de nombreux esclaves et martyrs chrétiens.

Dans certaines sociétés, l'influence grecque fut la bienvenue, mais dans d'autres elle fut considérée comme odieuse et sacrilège. Néanmoins, la langue et la culture communes qu'elle apporta agirent comme facteur d'unification dans toute la Méditerranée. Elle facilita grandement à la fois l'expansion de l'Empire romain et, plus tard, celle de la chrétienté.

L'Empire romain

Au Ier siècle ap. J.-C., l'Empire romain était à l'apogée de sa puissance politique. Il recouvrait un territoire plus vaste que la moitié des Etats-Unis et avait une population de 50 à 60 millions d'habitants, soit un cinquième de la population mondiale. Ses frontières géographiques s'étendaient du nord de l'Angleterre aux rives de l'Euphrate, et du Danube à toute la côte nord africaine. C'était un exemple précoce de fédération, montrant qu'une vaste population, réunissant des cultures diverses, pouvait coexister sous le même gouvernement. Il se maintint, en tant que système politique unique, pendant six siècles (200 av. J.-C. à 400 ap. J.-C.), ce qui est considéré comme l'une des plus grandes réalisations politiques de l'Histoire.

Ce succès ne fut, cependant, acquis qu'au prix de beaucoup de sang versé. Les guerres romaines de conquête sont célèbres pour leur ténacité et elles ne se terminèrent pas avant que tous les pays entourant la Méditerranée ne soient soumis.

Rome elle-même avait une population d'un million d'habitants et, bien que dépourvue d'industrie et même de relations commerciales, c'était la cité la plus riche de l'Empire, car dans ses coffres s'accumulait un énorme trésor sans cesse renouvelé : le butin de guerre provenant des pays conquis. Dans ses provinces étaient amenés des milliers d'esclaves qui faisaient également partie du butin. A la fin du Ier siècle, l'Italie comptait deux à trois millions d'esclaves, composant 35 à 40 % de la population.

A cause de cet afflux constant de richesse et parce qu'elle était le centre politique de l'Empire, Rome attirait continuellement des individus dévorés d'ambition. La clé du succès se trouvait dans la politique, et le compte-rendu des excès de la classe dirigeante est presque aussi terrifiant que celui des guerres romaines. La vie politique, cependant, pouvait se payer cher, car l'arène politique était empreinte d'une compétition sans merci et accordait peu de valeur à la vie humaine. L'histoire de Rome est jalonnée de dizaines d'assassinats. Le soutien populaire apporté à un dirigeant quelqu'il soit était aussi éphémère que n'importe quel autre plaisir de la vie romaine.

La liberté sexuelle, la prostitution et l'homosexualité étaient acceptées presque sans réserve. Le divorce s'obtenait facilement ; les enfants non désirés étaient exposés aux intempéries et abandonnés à une mort certaine. Avec le temps, la vie familiale commença à tellement se détériorer que la population elle-même se mit à décliner.

Les paysans étaient les grands perdants au jeu du pouvoir et de la fortune. Dans les provinces, leurs lopins de terres étaient regroupés dans de vastes domaines d'Etat dirigés par de riches Romains. Des milliers de paysans furent expulsés et remplacés par une main-d'œuvre composée d'esclaves. Ces paysans sans terre formèrent bientôt une population démunie. Beaucoup d'entre eux partirent pour Rome où ils vécurent misérables et sans travail, sur les subsides de céréales accordés par l'Etat.

Lorsque les guerres de conquête furent terminées, Rome instaura une imposition sans cesse croissante afin de maintenir son niveau de vie luxueux. Les classes inférieures furent particulièrement touchées. Grande devait être leur amertume lorsqu'elles entendaient parler de la construction de monuments colossaux, des dépenses somptueuses des dirigeants et des combats de gladiateurs dont le coût élevé était prélevé, sans le moindre égard, sur leurs salaires durement gagnés.

La religion romaine incluait tout un panthéon de déités. Jupiter et Mars, dieux de la guerre, étaient très honorés. Des sacrifices étaient offerts aux divinités dans l'espoir d'obtenir des faveurs ou de prévenir des catastrophes. L'accent était souvent mis sur le profit matériel et personnel. Une telle religion n'offrait pas grand chose aux classes inférieures, souvent incapables d'assurer leur propre survie, ni à ceux qui étaient en quête de vérité spirituelle. De nombreux fidèles étaient attirés par les autres religions que l'on pouvait trouver dans le vaste Empire romain.

Le mithriacisme, importé de Perse et d'Inde, enseignait la doctrine d'un Dieu solaire, un dieu de lumière et de justice. La religion d'Isis, venue d'Egypte, mettait l'accent sur la sagesse et la connaissance. Les religions à mystères de la Grèce offraient des cérémonies initiatiques de purification rituelle. Toutes ces religions allaient à l'encontre de l'importance accordée par Rome aux réalisations matérielles, en offrant la promesse du salut et l'espoir de l'immortalité.

Le mal cosmique à l'époque romaine

Le Maître D.K. parle du mal cosmique comme d'un mal qui n'est pas inhérent à notre planète, mais qui a trouvé une porte ouverte au temps des Romains, en raison de l'extrême décadence de l'époque (les Rayons et les Initiations, p. 607). Il s'agissait d'une résurgence du mal qui régnait en Atlantide, où le principal péché était le vol, répandu à grande échelle. « Les Atlantes, nous dit D.K., avaient atteint des raffinements de luxe dont notre civilisation tant vantée ne connaît rien et n'a jamais approché. » De même à Rome : « La vie fut souillée par les miasmes d'un égoïsme sans mélange, et les ressorts de la vie en furent eux-mêmes pollués. Les hommes ne vivaient et ne respiraient que pour jouir du luxe le plus effréné et d'une pléthore d'objets et de biens matériels. Ils suffoquaient de désirs et étaient tourmentés par le rêve de ne jamais mourir, mais de vivre encore et encore en accumulant indéfiniment les objets de leurs désirs. » (la Guérison ésotérique, p. 183)

Le Maître D.K. dit également : « L'entrée de ce qui peut être considéré comme le « mal cosmique » fut ouverte pour la première fois aux temps de la décadence de l'Empire romain ; ce fut l'une des raisons qui décida le Christ à se manifester à cette époque. Cette porte s'ouvrit plus largement lors des régimes corrompus des rois de France et, à notre époque, les hommes pervers de tous les pays l'ont ouverte plus grande. » (les Rayons et les Initiations, p. 607)

Le judaïsme palestinien

Le trait le plus marquant de la vie de Jésus, bien qu'il soit oublié de nombreux chrétiens, est le fait qu'il était juif. Son appartenance au peuple juif fut longue et illustre. Dans l'Ancien Testament, ses vies antérieures sont mentionnées : il apparut tout d'abord sous le nom de Joseph, fils de Noun, le successeur de Moïse, puis sous celui de Josué dans le livre d'Ezra, et de Josué à nouveau dans le livre de Zacharie. (Initiation humaine et solaire, p. 59)

Durant la vie de Jésus, la plupart de ses disciples étaient juifs et l'Eglise chrétienne primitive n'était rien d'autre qu'une branche du judaïsme. Ses membres devaient se soumettre aux lois juives concernant la nourriture et la circoncision. Il est important de bien comprendre cet aspect des choses, car l'environnement culturel de cette période du judaïsme nous permet de mieux comprendre bon nombre des déclarations et des actes de Jésus.

A la naissance de Jésus, le judaïsme se trouvait à la croisée des chemins. Ses membres étaient divisés en groupes rivaux, dont certains entretenaient une lutte farouche. Les influences hellénistiques étaient adoptées par les juifs les plus libéraux, mais considérées comme une abomination par les juifs orthodoxes. La soif de richesse et de pouvoir, apportée par l'influence romaine, s'infiltrait dans les sphères les plus élevées de la société juive, dont les membres aristocratiques étaient appelés Saducéens. Ils vivaient dans le luxe, au milieu de la pauvreté générale des classes paysannes.

Même les grands prêtres, qui offraient les sacrifices au temple, étaient devenus totalement corrompus et faisaient le jeu du pouvoir en place. Cela finit par devenir un grave sujet de mécontentement pour les orthodoxes attachés à la notion de lignée et à une prêtrise libre de toute influence extérieure. Des groupes, tels que les Esséniens, rompirent presque totalement avec le courant principal du judaïsme et établirent leurs propres communautés et leurs propres rituels, tout en restant très attachés à la loi mosaïque.

Les grandes contributions du judaïsme au monde de la pensée sont son monothéisme, sa totale adhésion à un Dieu unique, connu sous le nom de Yahvé, et son code de lois, fondement de la foi. Les Pharisiens et les scribes étudiaient et interprétaient la loi mosaïque. Ils détenaient la véritable influence au sein de la religion et étaient souvent connus pour leur grande sainteté.

Cependant, H. P. Blavatsky affirme qu'au temps de Jésus un rituel vide de sens avait remplacé la véritable moralité et que ceux qui gardaient vivants les vrais enseignements ésotériques du judaïsme étaient persécutés par les Pharisiens. Le véritable objet du conflit entre ces derniers et Jésus fut sa volonté de dévoiler la tradition secrète à tous et d'établir une religion basée sur la connaissance des lois sacrées de l'existence. (Isis dévoilée II, p. 561 angl.)

Le peuple élu

Etant donné qu'ils considéraient leur relation avec Yahvé comme très personnelle et sacrée, les Juifs ont développé l'idée qu'ils étaient un peuple élu, choisi entre tous par Dieu, et destiné à diriger son royaume, l'humanité toute entière. Pendant des siècles, leurs prophètes ont parlé du royaume messianique à venir, exhortant les individus à se repentir et à se préparer.

Les interprétations des prophéties d'Enoch, patriarche mystique d'origine inconnue, avaient conduit à l'idée largement répandue que le monde entrait dans le dernier millénaire de son histoire, dont la durée totale était de 4 900 ans. Ce millénaire avait commencé en 41 av. J.-C. et la fin serait annoncée par une grande guerre entre les nations. Un roi messianique, envoyé par Yahvé lui-même, ferait triompher les Juifs de leurs ennemis. Un nouvel Israël s'étendrait sur le monde entier et le royaume des Juifs deviendrait le plus grand empire jamais connu. Cette idée, qui prévalait en Palestine, met en lumière le jeu des relations entre les Juifs, les Romains et les premiers chrétiens.

Lorsque la Judée tomba sous le joug de Rome en 63 av. J.-C., le judaïsme fut plongé dans un perpétuel état d'agitation. De nouveaux groupes, motivés sur le plan politique, se formèrent. Les Zélotes, directs dans leur approche, charismatiques et souvent militaristes, étaient farouchement opposés à Rome et à tous les Juifs qui recherchaient ses faveurs. Les Sicaires (armés d'un poignard) étaient encore plus radicaux. Portant sur eux des armes cachées, ils se mêlaient à la foule et assassinaient les traîtres qui prenaient le parti des Romains.

Des rangs de ces groupes extrémistes est sortie toute une succession de leaders, dont bon nombre prétendaient être le Messie tant attendu. Rassemblant des partisans autour d'eux, ils semaient le trouble dans les cités ou agissaient clandestinement dans les régions désertiques, où ils organisaient la guérilla contre les troupes romaines qui passaient par là. Les Romains gardaient un œil vigilant sur ces rebelles politiques et se méfiaient de plus en plus de ce genre d'action sur le sol juif.

A la lumière de cette situation, il est facile de comprendre pourquoi Jésus eut si peu d'impact historique sur son époque ; il fut sans doute considéré comme un simple agitateur politique. Les Romains avaient déjà crucifié, ou exécuté d'une autre manière, des milliers de rebelles de ce genre. Avant que les dernières protestations des Juifs cessent de se faire entendre, en 135, plus d'un million d'entre eux furent assassinés. Jésus fut seulement l'un d'entre eux.

Le temple

Le temple de Jérusalem était le centre d'un culte fervent pour des millions de juifs qui le considéraient comme la demeure de Yahvé, le Dieu vivant. Sur ses autels, plus de 700 membres du clergé offraient des sacrifices journaliers. Une succession de fêtes annuelles attiraient les juifs de nombreuses régions. Cependant, en tant qu'institution, il s'était beaucoup éloigné de son but spirituel car, en plus d'un lieu de culte, il était devenu une banque. Un système largement répandu de prosélytisme collectait les offrandes des nouveaux convertis. De plus, tous les Juifs étaient soumis à un impôt au profit du temple. Par ailleurs, l'offrande de sacrifices, prescrite par les prêtres, impliquait l'achat d'animaux et le paiement de droits de change. Les classes inférieures, déjà cruellement accablées d'impôts par les suzerains romains, l'étaient plus encore.

Tout cet argent était réinvesti ou prêté. Etant donné qu'à cette époque les taux d'intérêt étaient élevés, atteignant parfois 50 %, un afflux constant de revenu gonflait chaque jour le trésor du temple. Le domaine du temple incluait des dizaines de dépendances et de bureaux administratifs. Son personnel comptait 20 000 employés, une garnison romaine de 600 soldats en gardait les portes et la police du temple surveillait la partie intérieure.

Jérusalem, cité de paix, cité de souffrance

Lorsque Jésus « prit la ferme résolution de se rendre à Jérusalem » (Luc 9 : 51), la ville dans laquelle il entra était un centre de violentes tensions religieuses et politiques. Nous voyons là se jouer toute la dualité de la vie : entré comme un roi, il fut finalement exécuté comme le dernier des criminels. De tous côtés, il pouvait, sans aucun doute, voir les signes de la pauvreté de son peuple, son ardent désir de liberté et son aspiration à l'avènement du royaume de Dieu. Il savait également que le cœur de l'opposition se trouvait là, dans le centre du pouvoir. Il est dit dans la Bible qu'il savait à l'avance que la mort l'attendait.

On croit généralement que le fait qu'il s'en soit pris aux agents de change du temple de Jérusalem est ce qui a cristallisé l'opposition contre lui. Vu sous l'angle des réalités politiques de la vie du temple, il s'agissait d'un acte de pur courage, visant une institution qui symbolisait le summum de la décadence à la fois romaine et juive. C'est Caïphe, le grand prêtre du temple de Jérusalem qui, nous dit-on, menait l'opposition contre Jésus, et Caïphe avait été choisi par le gouverneur romain. Afin de garder cette protection, Caïphe aurait pris des mesures à l'encontre de n'importe quel Zélote juif fomentant une révolte contre la loi romaine. L'action de Jésus devait forcément être considérée comme dangereuse et séditieuse, étant donné le nombre important de ses partisans. Il était fatal qu'elle entraîne de sérieuses répercussions.

Multiples sont les choix que Jésus aurait pu faire à Jérusalem. Il aurait pu utiliser ses pouvoirs pour organiser un soulèvement du peuple, suivant ainsi la voie choisie par tant de ses coreligionnaires. Il aurait pu rechercher la faveur des Romains et devenir un leader temporel riche et réputé. Ou il aurait pu tout simplement retourner en Galilée et mener la vie tranquille d'un rabbin juif.

Finalement, il choisit une voie qui déconcerta presque tout le monde. Son action dans le temple attira non seulement la colère des prêtres et des Romains, mais elle éloigna de lui bon nombre de ses fidèles. Les plus traditionalistes d'entre eux ont sans doute été scandalisés de le voir s'attaquer à une institution qu'ils considéraient comme sacrée, et les Zélotes ont dû être déçus de son échec à mener jusqu'au bout une dissidence plus radicale encore.

Lors de son arrestation, son humble soumission aux autorités romaines peut avoir semé la confusion dans l'esprit des apôtres. D'après H. P. Blavatsky, il jouissait de pouvoirs magiques considérables et il avait enseigné leur utilisation aux apôtres (Isis dévoilée, p. 148 angl.). Ils savaient qu'il aurait pu tout simplement échapper à ses ravisseurs et qu'il l'avait fait dans d'autres circonstances. Qu'il choisisse de ne pas le faire a peut-être été une de ses plus grandes épreuves, renoncer totalement à la vie dans ce monde.

Le sentier de renonciation de Jésus

Le chemin qui mène à la croix de la quatrième initiation, celle de la renonciation, est marquée par des conflits. De tous côtés, l'initié trouve la discorde, la dualité et la contradiction. La bonne voie passe quelque part au milieu, dans une approche exprimant une qualité nouvelle et totalement différente.

Ce n'est que grâce à un discernement tout particulièrement développé que la voie à suivre peut être trouvée. Jésus résolut la dualité qu'il dut affronter en pardonnant et en étant conscient de l'unité de tous les êtres.

Maitreya nous dit : « Les expériences que le Seigneur offrit à Jésus sont offertes à certains disciples aujourd'hui. Mais dans le cas de Jésus, son mental prit tout d'abord possession de ces expériences. Le mental essaya d'utiliser ces pouvoirs spirituels afin de réaliser certains buts précis. Il commença à prêcher [...] Jésus était préoccupé par la disparité entre les riches et les pauvres » et il finit par être « attaché à ce qu'il souhaitait réaliser (l'égalité, la justice). »

Ainsi, « son enseignement était relatif (parce que submergé dans la dualité). » Maitreya dit que : « Aux yeux du Seigneur, il n'existe ni riche ni pauvre » ; « Lorsque l'on essaie de prêcher, on ne crée rien d'autre que des limites. » Le véritable enseignement est celui-ci : « Je suis avec vous si vous êtes honnête, sincère et détaché » (Partage International, sept 1988, p. 18)

Dans ces affirmations, on retrouve l'un des défis auxquels Jésus s'est trouvé confronté, le test d'une sage utilisation de ses pouvoirs spirituels, analogue à la troisième tentation dans le désert. Jésus était sensible à l'influence de son entourage et il pouvait se laisser guider temporairement par ses propres émotions et ses propres desseins. Il était limité, comme toute entité qui s'incarne sur le plan physique, de la simple molécule au Logos d'une planète.

A notre niveau, nous ne pouvons espérer comprendre les vastes paramètres des défis qu'il dut affronter. Le témoignage le plus marquant que nous ayons est celui de sa passion dans le jardin de Gethsémani. L'angoisse éprouvée alors témoigne de l'importance de la terrible décision qu'il dut prendre, lorsqu'il dut renoncer à sa propre volonté pour se soumettre à une volonté plus élevée, celle de la Monade, qu'il avait toujours appelée son Père dans les Cieux.

« Père, pardonne-leur... »

Maitreya affirme que Jésus eut des doutes jusqu'à la fin, mais que lorsqu'il s'est écrié : « Seigneur, Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné ? », il eut une vision. Il comprit alors que le mental ne devait pas rechercher les pouvoirs spirituels. « Lorsque Jésus était sur la croix, je me trouvais à côté du crucifié et de ceux qui le crucifiaient [...] lorsque Jésus s'en rendit compte, il dit : « Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. » Il réalisa ainsi mentalement, spirituellement et physiquement « ...que le relatif et l'absolu sont les deux faces de la Lumière. Jésus réalisa que tous les êtres sont créés par Dieu et que nous réagissons tous aux lois de la nature. Puis le silence se fit. Il avait trouvé la paix... » (Share International, sept. 1988, p. 18)

Qu'il ait réussi sa mission ne fait aucun doute. Il a ancré sur la Terre certaines énergies d'amour et de volonté qui ont ouvert la porte à de vastes possibilités d'accomplissement humain. De plus, il a laissé un héritage pour tous ceux qui voudraient le suivre ; sa vie et son œuvre sont la promesse que nous aussi, même s'il nous arrive souvent de trébucher et de tomber, nous parviendrons à l'achèvement final. Nous pouvons aspirer à des pouvoirs identiques aux siens, triompher de la mort et connaître la résurrection.

C'est peut-être cela qu'il eut l'intention de nous donner, la véritable Lumière qu'il a jeté sur le sentier. « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père » (Jean 14 :12). Là se trouvent notre espoir, notre futur et la possibilité de notre véritable union avec Dieu.

Deux cents ans de lumière

Des groupes de chercheurs, les chrétiens gnostiques, puisèrent leur force dans cet héritage. D'après le Maître D.K., les deux premiers siècles de l'ère chrétienne furent marqués par une forme de radioactivité qui poussa certains êtres à se surpasser dans le but d'atteindre une spiritualité plus élevée (Traité sur le Feu cosmique, p. 910). A de telles époques, des individus hautement évolués s'incarnèrent dans le but d'accélérer le rythme de l'évolution.

C'est ce qui s'est passé au temps de Jésus. En partant des apôtres, on peut retrouver la trace, sur une durée de 200 ans, d'une lignée d'instructeurs qui propagèrent ses idées, sous une forme plus ou moins claire. Leurs écrits sont les témoignages les plus ardents de l'œuvre qu'il a accomplie. Grâce à leur détermination et à leur courage face à l'opposition, le fil de son enseignement a été préservé pour le monde futur.


Sources : Isis dévoilée, tome II, Helena Blavatsky ; la Guérison ésotérique, Initiation humaine et solaire, les Rayons et les initiations, Traité sur le Feu cosmique, Alice Bailey (éditions Lucis).




Home Un traitement vietnamien contre la toxicomanie

Source : IPS

Un groupe de chercheurs vietnamiens s'est récemment rendu aux Etats-Unis afin de lancer une étude internationale visant à déterminer si un composé végétal, mis au point par un guérisseur traditionnel vietnamien, pouvait soigner la toxicomanie. Cette médication, dénommée « Heantos », a produit des résultats impressionnants au Vietnam, où elle a été testée sur près de 4 000 toxicomanes. Aux Etats-Unis, elle subira une expérimentation rigoureuse, en collaboration entre le Centre national pour la science et la technologie naturelle du Vietnam, la John Hopkins University des Etats-Unis et l'Institut américain contre la drogue.

L'inventeur du Heantos, le Dr Tran Khuong Dan, est issu d'une famille d'herboristes traditionnels. Après avoir vu son frère aîné mourir d'une overdose et assisté à la rapide montée de la toxicomanie à Ho Chi Minh Ville, au début des années 1980, le Dr Tran s'est mis à la recherche d'un traitement basé sur les principes et la sagesse accumulés depuis 2 500 ans par la médecine asiatique traditionnelle. Après avoir commencé ses recherches en recueillant des herbes dans les régions du Nord et du Sud-Vietnam, il consacra six années à raffiner un composé fait de 13 herbes indigènes communes. Après avoir utilisé Heantos pour guérir sa propre toxicomanie, le Dr Tran présenta le composé auprès du ministère de la Santé, afin qu'il soit utilisé à des fins thérapeutiques dans les hôpitaux et les cliniques de tout le Vietnam. Jusqu'à présent, 3 000 opiomanes, héroïnomanes, morphinomanes et cocaïnomanes ont été traités avec succès.

Contrairement à la méthadone, un substitut de l'héroïne largement utilisé mais coûteux, administrée aux toxicomanes dans la plupart des pays occidentaux, le Heantos n'entraîne pas d'accoutumance et les toxicomanes peuvent en arrêter la prise après la seconde phase.

Au Vietnam, le coût de l'ensemble du traitement s'élève à environ 70 dollars alors qu'aux Etats-Unis, un traitement annuel à la méthadone peut atteindre 3 000 dollars.

Les résultats les plus encourageants ont été obtenus avec des vétérans de la guerre qui étaient devenus dépendants de l'opium, utilisé pour le traitement de leurs blessures. Sur plus de 100 vétérans traités par le Heantos, moins de 30 % étaient retournés à l'opium un an après. 




Home L'énergie solaire

Source : Positive News, G.-B.

Le gouvernement japonais prévoit d'équiper 70 000 foyers en électricité à base d'énergie solaire. Au Pays de Galles a été installée la plus grande toiture recouverte de panneaux solaires de Grande-Bretagne. Elle génère neuf mégawatts dont le coût, estime-t-on, sera réduit de manière significative au cours des deux prochaines années. De la même manière, aux Etats-Unis, on s'attend à ce que le programme du président Clinton Un million de toitures solaires, produisant déjà une électricité bon marché et non polluante, puisse créer 20 000 emplois. 




Home Au Mexique, les jeunes votent en faveur de l'éducation

InterPress Service

Les résultants sont là : les enfants mexicains sont récemment allés voter pour la première fois et ont placé le droit à l'éducation comme priorité numéro un. Dans le cadre de ce vote, organisé par l'Unicef et l'IFE (Institut fédéral électoral), en parallèle avec les récentes élections législatives au Mexique, 3.7 millions d'enfants de 6 à 12 ans ont été interrogés sur neuf principes fondamentaux de droits de l'homme. La plus haute priorité donnée par les enfants revient au droit  « d'aller à l'école afin d'apprendre et de devenir un être humain meilleur » ; la deuxième revient au droit « vivre dans un endroit ou l'eau, l'air et le sol sont propres » ; la troisième au droit à ce que « mon corps et mon esprit ne soit pas meurtries ». Les enfants ont désigné, de la quatrième à la neuvième place : « Habiter un endroit calme, être en bonne santé et bien manger, être correctement traité, pouvoir jouer et se reposer, ne pas travailler avant l'âge légal autorisé et dire ce qu'ils pensent en étant écoutés.

L'Unicef et l'IFE avaient placé des urnes dans les écoles, les hôpitaux, les orphelinats, les internats et des centres d'éducation spécialisée. « Nous sommes très satisfaits des résultats, a déclaré Cuentas Zavala, représentant de l'Unicef pour le Mexique et le Cuba. Maintenant, le défi à relever consiste à perfectionner la démocratie et à satisfaire les demandes des enfants. »





Signes des temps

Home Le nom d'Allah sur des œufs et des haricots

Les sceptiques y verront le jeu du hasard de la nature. Mais Mikail Güçlü n'a aucun doute : il a en sa possession des œufs et des haricots miraculeux sur lesquels figure le mot « Allah ».

Il y a trois ans, M. Güçlü, âgé de trente-trois ans, domicilié dans le quartier du Régent à La Haye, aux Pays-Bas, avait acheté des œufs de ferme frais et les avait mis en vente dans son magasin. Mais deux d'entre eux avaient un aspect étrange. « J'ai remarqué que les coquilles étaient légèrement déformées, d'une façon bizarre, comme si cela formait des lettres arabes », déclare-t-il. « Et soudain, j'ai vu l'inscription : « Allah. » Raison suffisante pour faire venir un ami. M. Güçlü parle quatre langues, mais sa connaissance de l'arabe est limitée et il voulait en avoir le cœur net.

« Mais j'avais peine à croire ce que lisait mon ami sur la coquille : « Il n'y a qu'un Dieu, Allah, et Mahomet est son prophète. » Par précaution, j'ai voulu demander à d'autres personnes, et je suis allé trouver l'Imam, à la mosquée. Tout le monde disait la même chose. »

Un voisin, Mohammed Moncef, originaire de Tunisie, de passage dans le magasin, confirme ce qui est « écrit » sur les coquilles. « C'est la première fois que je vois ces œufs, mais c'est très clair, ce que vous voyez ici est la première ligne du Coran. »

Ali Reza Rahiminejad n'est pas aussi catégorique. Il ne connaît pas l'histoire, mais M. Güçlü l'a appelé pour discuter d'une « affaire urgente ». M. Rahiminejad, un Iranien, ayant interrompu son travail, se retrouve un œuf dans la main sitôt franchi le pas de la porte du magasin, avec la demande expresse de dire avec précision ce qu'il voit. Après un certain temps, lui aussi voit quelque chose : « Le mot « Allah », répété à plusieurs endroits. » Il ne déchiffre rien d'autre, même lorsque M. Güçlü lui énonce la phrase entière. « Oui, tu me le dis, mais je ne le vois pas. Je ne vois que « Allah ». Et, ici, également, et là, aussi. Mais c'est tout. »

Les haricots ne posent cependant aucun problème à M. Rahiminejad. « Sans l'ombre d'un doute, il est écrit « Allah » sur celui-ci. »

M. Güçlü avait découvert les « haricots miraculeux » en les rangeant, deux jours après avoir acheté les œufs. Il avait fait l'achat de cinq kilos de haricots, dont 500 grammes portaient le mot « Allah ». « On va peut-être penser que j'ai écrit moi-même sur les haricots, mais je jure que ce n'est pas le cas. Emportez-en quelques-uns avec vous pour les examiner, si vous le désirez. Mais j'aimerais, ensuite, les récupérer. »

M. Güçlü considère que ce qui s'est produit par la suite avec les haricots est encore plus miraculeux. Il avait donné quelques « haricots au nom d'Allah » à des amis. Par respect, il avait considéré qu'il ne pouvait pas vendre les haricots qui restaient, et il avait décidé de les offrir à la mosquée, en demandant qu'ils soient cuits et partagés parmi les fidèles. « Environ quarante personnes ont pu en manger à volonté et il en restait encore. « Nous pouvions en servir autant que nous voulions et il y en avait toujours », m'a affirmé l'Imam un peu plus tard. »

Ce n'est pas la première fois que cet homme de trente-trois ans entend parler de tels phénomènes. « J'ai entendu dire que cela arrive très souvent. A Londres. Et quelque part aux Pays-Bas, on affirme qu'il s'est produit un cas similaire avec un poivron. J'ai également appris qu'en Turquie, on a découvert le nom d'« Allah » sur un rayon de miel. Et, à Ankara, j'ai vu de mes propres yeux une pomme avec l'inscription sacrée. Mais je n'aurais jamais osé imaginer que cela puisse m'arriver. Je ne pouvais en croire mes yeux. »

M. Güçlü y voit un miracle : « J'ai l'habitude de prier beaucoup, mais, ces temps derniers, ce n'est plus autant le cas. L'Imam m'a dit : « C'est un signe pour toi, persévère dans ta foi. » Mais, ajoute M. Güçlü, avec conviction, c'est aussi une preuve pour les non-croyants que Dieu existe. »

 




Home Le mystérieux bon Samaritain

Source : Crewe Guardian, G.-B.

Peu de temps après la mort de la princesse Diana, un accident tragique s'est produit sur l'autoroute M6, à proximité de Cannock, en Grande-Bretagne. On dut déplorer la mort de deux femmes et il y eut de nombreux blessés. Un autocar, impliqué dans l'accident, transportait un groupe vers Buckingham Palace pour rendre hommage à la princesse. Ce groupe est actuellement à la recherche d'un homme en voiture rouge qui s'est arrêté pour les secourir. Les témoins le décrivent comme un ange officiant au bord de la route, alors que le drame apparaissait dans toute son horreur.

Barbara Jones, l'organisatrice du voyage, a déclaré : « Nous n'avons aucune idée de son identité ni de son origine, mais c'était un homme tellement formidable. Il nous a tous aidés à sortir du car rapidement, au cas où celui-ci aurait explosé. Ensuite, il a commencé à nous envelopper dans des couvertures. Il a même transporté dans sa voiture des personnes en état de choc, afin de les maintenir au chaud. Nous voulons juste le remercier personnellement. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le bon Samaritain qui a réconforté les victimes de l'accident était Maitreya.


Home Jésus apparaît au Nouveau Mexique

L'information qui suit a été trouvée sur le site Internet d'un groupe appelé R.A.G.S. International.

Une personnalité de stature spirituelle mondiale, Riaz Ahmed Gohar Shadi, du Sindh, au Pakistan, est récemment rentré en Angleterre, après une tournée aux Etats-Unis. Dans une interview donnée à Londres le 28 juillet dernier, Gohar Shadi a déclaré : « Le 29 mai 1997, je me trouvais à l'El Monte Lodge, à Taos, au Nouveau-Mexique. Durant la seconde moitié de la nuit, j'ai senti la présence d'un homme dans ma chambre. Il y avait un peu de lumière. D'abord, j'ai pensé que c'était Zafar (mon assistant), comme il lui arrive souvent d'entrer dans ma chambre sans ma permission. J'ai demandé : « Que fais-tu là ? » L'Homme répondit : « Je suis venu pour te rencontrer. » J'ai allumé et j'ai vu alors un beau jeune homme que je ne connaissais pas, debout devant moi. A ce moment, j'ai ressenti une énergie intense et un grand plaisir envahir mon âme et mes corps spirituels. Un plaisir semblable à celui dont j'ai fait l'expérience lors de rassemblements spirituels dans les « Très Hauts Royaumes ». Le jeune homme se montrait capable de parler plusieurs langues. Il dit : « Je suis Jésus, fils de Marie et je me trouve en ce moment aux Etats-Unis. » Je lui demandai où il vivait. Il répondit : « Dans le passé je n'avais pas de maison et je n'en ai pas plus aujourd'hui. »

Pressé de donner des détails sur cette rencontre, Gohar Shadi répondit : « Ce dont nous avons parlé, Jésus et moi, restera secret pour l'instant. Je révélerai les détails au monde au moment opportun. » Selon le site Web, Gohar Shadi adressera un message inédit au monde vers la fin de l'année, message qui fera suite à la retransmission radio mondiale du pape Jean-Paul II, prévue en octobre ou début novembre.




Home La « Vierge du métro »

Source : Reuters

Près de 2 000 personnes défilent, chaque heure, pour voir une image de la « Vierge du métro » qui apparaît dans une flaque d'eau, dans une station de métro de Mexico. L'image, sous forme d'une tâche humide laissée par une flaque d'eau évaporée, mesure environ 30 cm et ressemble à l'image de la Vierge de Guadalupe, manifestation de la Vierge Marie au Mexique.

Les services de l'archevêché de Mexico ont exprimé des doutes quant à l'authenticité du miracle, arguant qu'il n'atteignait pas le niveau des apparitions divines de Guadalupe en 1531, Lourdes en 1854 et Fatima (Portugal) en 1917.

Les autorités de l'archevêché ont déclaré : « Aucun élément théologique ne nous permet de considérer ce dessin formé par une flaque d'eau comme une présence divine. »

L'image est apparue dans la station de métro Hidalgo, dans un quartier pauvre de Mexico. Le métro de Mexico est l'un des plus fréquenté du monde, transportant chaque jour plus d'un million de passagers.

Des officiers de police qui gardent l'endroit affirment qu'au moins 1 800 personnes défilent chaque heure pour voir l'image. Beaucoup déposent des cierges, des fleurs et des pièces de monnaie près de l'image. 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette image a été créée par le Maître qui fut la Vierge, mère de Jésus.


Home La Vierge Marie apparaît en Croatie sur un terrain de football

Source : Algemeen Dagblad, Pays-Bas

Des écoliers croates qui jouaient au football racontent qu'ils ont vu la Vierge Marie. Ils affirment que la Vierge est apparue à trois ou quatre mètres au dessus de leur terrain, dans le village de Gradina, au nord de la Croatie. Certains l'ont vue tenant une croix, d'autres disent qu'elle pleurait. Le prêtre local, Stepan Biber, affirme que la Vierge est déjà apparue à Gradina en 1950, mais que cette information fut censurée par le régime communiste de l'époque. 





Tendances

Home Quelque chose de nouveau va se produire

Source : De Volkskrant, Pays-Bas

« Nous sommes ici pour si peu de temps. Nous devrions plutôt partager nos plaisanteries, le rire, l'admiration, l'étrangeté, l'excentricité, les découvertes, la science, l'art, le sens de l'humour, les différentes façons de porter un pantalon. Nous avons besoin les uns des autres. Le grand bœuf mondial n'a pas encore commencé. Il va avoir lieu avec la nouvelle génération au cours du prochain millénaire. »

« Les jeunes européens réalisent maintenant que le matérialisme est une impasse et conduit à plus de matérialisme encore. Réduire sa vie à chercher un appartement, acquérir une deuxième voiture, passer ses vacances en Grèce... tout cela a dévalué la vie. L'esprit humain est capable de tellement plus. »

« J'espère que nous nous tenons sur le seuil d'un énorme chambardement. Ainsi pourrons-nous commencer à regarder au delà des frontières mesquines du nationalisme, vers des objectifs plus sérieux comme le bien être de notre planète. La faim, les réfugiés, les sans-abri, les victimes de génocide, la persécution religieuse, la guerre sont des problèmes qu'il nous faut régler. »

« Il n'est plus acceptable de continuer à perpétuer aveuglément les convictions héritées de nos parents. Le vieil équilibre factice est en train de se rompre, les vieilles certitudes ont disparu. Cela prendra peut-être du temps, mais quelque chose de neuf sortira de tout cela. Quelque chose de nouveau est sur le point de se produire. »


Source : Interview de Ben Okri, écrivain nigérian, lauréat du British Booker Prize for Literature 1991De Volkskrant, Pays-Bas




Home La Conférence Forum 2000 appelle à un éveil spirituel afin d'alléger les malheurs du monde

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

« Le salut de l'humanité repose sur un réveil spirituel nous conduisant à changer d'attitude vis-à-vis du monde, vis-à-vis de nous-mêmes et de notre place dans l'existence en général. Il est nécessaire de mieux comprendre la vraie finalité de notre existence et de nos actions sur cette Terre. » Ces paroles de Vaclav Havel ont ouvert la Conférence Forum 2000 qui s'est tenue récemment à Prague, en République Tchèque, dans le but d'explorer les alternatives pour le futur qui pourraient « réduire l'état de souffrance de l'humanité. » Présidée par V. Havel et le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, la Conférence a réuni une soixantaine de penseurs renommés, de tous pays, dont dix Prix Nobel et huit chefs d'Etat ou anciens chefs d'Etat. Les débats ont porté sur le rôle de Dieu dans l'élaboration du destin de l'humanité, sur l'assise de l'humanité et sur la nécessité pour cette dernière de prendre ses responsabilités. L'ancien président du Costa-Rica, Oscar Arias Sanchez, a déclaré : « Notre manque d'éthique nous a conduit à l'apathie et notre inaction est tout à fait immorale. » Faisant remarquer que les êtres humains ont besoin de davantage de confiance en eux-mêmes et d'une plus grande paix de l'esprit, le Dalaï Lama a décrit la « responsabilité universelle » – travailler pour le bien de l'humanité entière et pas seulement pour soi-même – comme étant le meilleur espoir de bonheur individuel et d'harmonie internationale. 




Home Le gouvernement britannique gèle ses propres salaires

Source : The Guardian, G.-B.

Le premier ministre britannique Tony Blair et son gouvernement ont décidé de ne pas appliquer les hausses de salaires comprises entre 20 et 40 % prévues pour 1998. Ces importantes augmentations avaient été décidées par le précédent gouvernement conservateur. Les ministres de l'actuel gouvernement ont été unanimes sur la nécessité de montrer l'exemple d'une certaine mesure et de poursuivre dans cette direction à plus long terme. Tony Blair n'a pas accepté d'augmentation de salaire depuis quatre ans.  




Home Elections libres au Liberia

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

Les premières élections depuis 12 ans au Liberia se sont déroulées en présence de l'ex-président des Etats-Unis, Jimmy Carter, et de plus de 500 observateurs internationaux. Au cours de ce qui a été décrit comme un écrasant mouvement de refus de la loi des armes, les Libériens se sont précipités aux urnes. La récente guerre civile a fait plus de 150 000 victimes et a entraîné le déplacement de plus d'un million de personnes. A la surprise générale, y compris des observateurs étrangers, Charles Taylor sort nettement vainqueur de ces élections. Ancien chef de la rébellion, C. Taylor commença la guerre civile il y a sept ans, en tentant de renverser la dictature du président Samuel Doe, qui fut tué en 1990. La campagne de C. Taylor était axée sur les thèmes de la réconciliation et de la paix, et il présenta des excuses pour les destructions et la souffrance causées par la guerre. A quelques semaines de la victoire, C. Taylor promit d'organiser des commissions chargées de promouvoir la réconciliation nationale et de garantir les droits de l'homme. 

 




Home Ted Turner fait don d'un milliard de dollars aux Nations unies

Source : Cable News Network, New York Times, Etats-Unis

Ted Turner, fondateur de CNN, Cables News Network, et vice-président de Time Warner, a annoncé qu'il ferait don d'un milliard de dollars aux Nations unies. La donation, prévue en dix versements annuels de 100 millions en actions de Time Warner, ira à la création d'une fondation à but non lucratif destinée à assister les programmes des Nations unies pour l'aide aux réfugiés, l'enfance, le déminage et la lutte contre les maladies. L'engagement de T. Turner ne sera pas affecté au remboursement de la dette américaine envers l'ONU, évaluée à 1,5 milliard de dollars. T. Turner a l'intention de devenir un collecteur de fonds pour les Nations unies. « Tous ceux qui sont riches peuvent s'attendre à recevoir un appel de ma part. » T. Turner a également déclaré : « A quoi bon la richesse qui dort dans les coffres des banques ? C'est vraiment une attitude pathétique face à l'argent. » Et encore : « Plus je fais le bien, plus l'argent afflue. Vous devez apprendre à donner. Il y a tellement de types riches dans le monde – des milliardaires. Le monde déborde d'argent et personne ne sait quoi en faire. Nous ne demandons pas l'argent dont ils savent quoi faire, mais seulement celui qu'ils ne savent comment utiliser. »




Home Asie : les pauvres et la croissance

Source : Trouw, Pays-Bas

La pauvreté connaît un déclin rapide en Extrême-Orient. En 1995, dans les pays de cette région (Chine, Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Laos, Cambodge, Mongolie et Indonésie), 345 millions de personnes devaient se contenter de 1,5 dollar par jour pour survivre. En 1975, ce nombre avoisinait 717 millions. Il n'existe aucun autre endroit au monde où la pauvreté recule aussi rapidement.

Exprimée en pourcentages, l'amélioration de la situation de ces huit pays est encore plus spectaculaire. Selon les critères de la Banque mondiale, environ 21 % de la population vit actuellement dans la pauvreté, contre 57,6 % en 1975. Bien que la proportion des pauvres reste élevée, la population a bénéficié de l'énorme croissance économique de ces deux dernières décennies.

La réussite que connaissent les pays d'Extrême-Orient vient en partie des efforts qu'ils ont accomplis dans les domaines de l'éducation et de la santé. La Banque mondiale met en particulier l'accent sur l'éducation. Il est plus que probable que les personnes qui bénéficient d'une instruction scolaire cherchent par exemple à appliquer de nouvelles techniques à leur agriculture, ou sinon quittent la campagne pour la ville. La Banque mondiale émet cependant quelques réserves au sujet de la croissance économique. Une partie importante de la population n'en profite pas. Au Cambodge, au Vietnam, au Laos et surtout en Mongolie, la pauvreté continue à régner. Il existe au Vietnam une grande différence entre le Sud assez riche et le Nord qui est pauvre. En Chine, les régions côtières prospèrent alors que les campagnes sont sous-développées. Mais surtout, les différences de salaires s'accroissent. 




Home Chine : Internet, facteur de liberté

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Grâce à Internet, une plus grande liberté prévaudra en Chine. Tel est l'espoir qui gagne le pays en ce moment. En juin de cette année, le premier journal clandestin, Le Tunnel, a vu le jour sur Internet, afin de contribuer à la cause de la liberté d'expression en Chine. Le nombre d'abonnés est en augmentation constante. Lancé au début de l'année 1995, Internet comptait environ 100 000 utilisateurs chinois fin 1996. On estime qu'ils seront 300 000 fin 1997 et deux millions d'ici l'an 2000.

D'après Edward Zeng, propriétaire d'un cyber-café : « Internet n'est pas une technologie mais une culture. Tout changera en Chine : la vie quotidienne, les méthodes de travail, les mentalités. Tout. »




Home Pèlerinage d'une première dame américaine à Fatima

Source : El Pais, Espagne

Hillary Clinton, première dame des Etats-Unis, a réalisé l'un de ses vœux spirituels les plus fervents : visiter le sanctuaire de Fatima au Portugal, où trois enfants déclarèrent avoir eu des visions de la Vierge, il y a 80 ans. Accompagnée de sa fille Chelsea et de Elisabeth Frawley Bagley, ambassadeur des Etats-Unis au Portugal, l'épouse du président Clinton a visité l'un des plus célèbres sanctuaires de la chrétienté. Hillary Clinton a montré un intérêt particulier pour la chapelle où les visions se sont produites et où les trois enfants ont reçu les trois messages. 





Faits et prévisions

Home Le scénario catastrophe des marchés financiers

Source : Time Magazine ; New York Post, Etats-Unis

« Comme nous l’avons déjà annoncé (PI décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l’a répété : le krach boursier est inévitable. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, juin 1989)

Les marchés financiers américains se situent à des niveaux très élevés. La persistence de la tendance à la hausse a amené le prix des actions à un niveau équivalent à dix fois leur cours en vigueur quinze ans auparavant. Dans cette ambiance de prospérité apparente, on a cependant pu lire récemment dans les colonnes économiques du magazine Time un article de mauvaise augure intitulé « Le scénario catastrophe de Wall Street ». Puis le New York Post a affiché ce titre en première page : « Et si Wall Street sombrait ? »

Il est particulièrement intéressant de rapprocher ces deux articles d'un autre, paru dans la rubrique économique du New York Times. Ce dernier affirme que le marché américain en expansion approche du stade où le marché japonais a trébuché. A l'instar du Japon, les Etats-Unis proclament actuellement que la supériorité de leur système économique est à l'origine de la persistence de la hausse des cours. Et que ce système devrait servir de modèle. Mais, un graphique traçant la courbe de la croissance du marché japonais au cours des quinze dernières années montre un parallèle inquiétant entre l'indice Nikkei et le Dow Jones. Le marché américain a connu une croissance quasiment identique, au cours d'une période quasiment égale, et il se situerait maintenant exactement au point où le marché japonais a chuté.

En dépit des statistiques économiques positives, il règne manifestement une certaine inquiétude vis-à-vis de la Bourse, comme le témoigne l'orientation de ces articles. Time affirmait particulièrement : « La bonne nouvelle est que ceux qui contrôlent les gouvernements et l'argent semblent prêts au pire. Ou bien s'agit-il d'une mauvaise nouvelle ? »

 




Home Le président Eltsine freine le « capitalisme cowboy »

Source : Trouw, Pays-Bas

« Finalement, la politique des représentants du peuple et du gouvernement aura pour priorités l’alimentation, le logement et la protection sociale de la population russe. » (PI, novembre 1993)

Le président russe, Boris Eltsine, souhaite mettre un frein au « capitalisme cowboy ». Il ne souhaite pas un retour à l’économie planifiée de l’Union soviétique, mais il est également opposé à une liberté économique débridée. « Le marché n’est pas une panacée en soi. Dans chaque pays civilisé, il existe une coopération harmonieuse entre les mécanismes du marché et l’intervention gouvernementale », a déclaré récemment le président Eltsine devant le Sénat de Russie. De fait, il pense que la Russie devrait suivre la voie d’un « nouvel ordre économique ».




Home Un appel en faveur des pays pauvres

Source : El Pais, Espagne

« La dette sera annulée. » (PI, mai 1989)

Les hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ont appelé les 181 pays membres à financer un plan d'apurement de la dette en faveur des pays en voie de développement les plus endettés. Philippe Maystadt, le ministre des Finances belge, président du comité intérimaire du FMI, a déclaré que les pays industrialisés devaient participer à ce projet. Il s'est plaint du manque de bonne volonté de la part des pays créanciers à rassembler les fonds nécessaires. La Russie a été l'une des premières à répondre à cet appel urgent : le ministre des Finances russe, Anatoli Tchoubaïs, a informé l'assemblée du FMI que son pays était prêt à annuler une partie de la dette des pays les plus pauvres. Il a cependant fait remarquer que les dettes héritées de l'ancienne Union soviétique sont bien plus importantes que celles des autres pays créanciers. 




Home Eradiquer la dette pour l'an 2000

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Au cours d'un colloque financier qui a réuni les pays du G-7 et du Commonwealth au mois de septembre, le chancelier britannique Gordon Brown a proposé une initiative globale afin d'éradiquer la dette des pays les plus pauvres (3,5 milliards de dollars) pour l'an 2000. Pour atteindre cet objectif, il préconise la vente des réserves d'or du Fonds monétaire international. G. Brown suggère qu'en l'an 2000 soixante quinze pour cent des pays les plus pauvres du monde puissent bénéficier de plans d'annulation de leur dette. Ce qui permettrait de réaffecter les ressources nationales au profit de l'éducation, de la santé et de la lutte contre la pauvreté. 

 




Home Réduction de dette pour la Bolivie

Source : Trouw, P.-B

La Bolivie a vu le poids de sa dette diminuer de 448 millions de dollars. Cette décision contribue à réduire la dette globale de l'Amérique du Sud de quatorze pour cent.

La Banque mondiale et le FMI, qui ont avalisé cette remise de dette, ont entamé des pourparlers avec le Mozambique, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, afin d'élaborer des accords similaires. L'Ouganda a été le premier à ouvrir la voie de la remise de dettes en bénéficiant d'un apurement de 338 millions de dollars. 

 




Home Progrès en Irlande du Nord

Source : New York Times ; New York Daily News, E.U.

« Il y aura davantage d’autonomie et les communautés disposeront d’un pouvoir plus important sur les affaires locales, ce qui sera positif. Au niveau local, un certain type de Parlement régional représentatif de la population sera constitué, dans lequel catholiques et protestants auront leurs représentants. » (PI, octobre 1993)

Une rencontre historique a eu lieu entre le Sinn Fein, l'aile politique de l'IRA, les dirigeants unionistes et les représentants des gouvernements britanniques et irlandais, afin de négocier un terme aux violences qui sévissent depuis trente ans en Irlande du Nord. Le Sinn Fein a gagné sa place à la table de négociations après s'être engagé officiellement à rechercher une solution pacifique au conflit.

De même, la décision de David Trimble (le chef du plus grand parti politique unioniste protestant en Irlande du Nord) de participer à des négociations de paix en présence du Sinn Fein, a marqué un changement net de sa politique. Un an auparavant, il avait juré de ne participer à aucune discussion tant que l'IRA ne procèderait pas dans le même temps à un désarmement massif. Des sondages révèlent cependant qu'une large majorité des unionistes, encouragés par le nouveau cessez-le-feu de l'IRA, approuvent cette participation.

Gerry Adams, le porte parole du Sinn Fein, a énoncé dans les colonnes du New York Daily News l'étendue de la tâche à accomplir : « Mettre fin à des siècles d'injustice, guérir les plaies du passé et parvenir à la réconciliation, tendre les mains de l'amitié[...] A travers un dialogue honnête et en œuvrant avec foi, rechercher et trouver un accord ; bâtir une nouvelle démocratie irlandaise qui soit le bien commun de tous les Irlandais et prenne sa source dans le consensus et l'égalité. » 




Home L'Ecosse et le Pays de Galles vers l'autodétermination régionale

Source : New York Times ; New York Daily News ; San Francisco Chronic

« Une représentation régionale parlementaire verra le jour au Pays de Galles et en Ecosse. » (PI, octobre 1993)

Alors qu'elle se trouve unie avec l'Angleterre depuis 290 ans, l'Ecosse vient de franchir un pas supplémentaire vers l'autodétermination en votant, à une majorité écrasante, la création d'un Parlement écossais pour l'an 2000. Cet événement est considéré comme le plus grand changement au sein du Royaume Uni, depuis l'accession de l'Irlande du Sud à l'indépendance en 1922. Le Parlement écossais n'aura pas autorité en matière de défense, ni de politique étrangère, mais il gérera la plupart des affaires internes telles que l'éducation, la culture, les transports, la santé et l'environnement.

Au Pays de Galles, les électeurs ont approuvé, à une faible majorité, la création d'une assemblée indépendante qui aura pouvoir de décider de l'allocation des budgets annuels octroyés par Londres pour la santé, l'éducation et les transports.




Home Le rendement économique japonais en chute libre

New York Times, E.-U.

Les économistes japonais avaient anticipé une contraction de l’économie japonaise en écho à l’augmentation de la taxe sur les ventes. Cependant, la forte chute du rendement économique japonais, équivalent à un taux annuel de 11,2 pour cent au cours du deuxième trimestre, a ébranlé les analystes les plus aguerris. Le gouvernement avait prédit que le Japon sortirait rapidement de son marasme et que l’économie pourrait absorber l’augmentation de cette taxe.

Les oscillations de l’économie japonaise soulignent la fragilité de son fondement. Comme l’exprime M. Takagi, de l’Institut de Recherche Fuji : « Les perspectives que j’avais préalablement envisagées étaient négatives, mais le résultat réel est encore pire. »





Citation

Home Des bidonvilles

par Mère Teresa

L’autre jour, j’ai rêvé que j’arrivais à la porte du paradis.
Et saint Pierre me disait : « Retourne sur terre, il n’y a pas de bidonvilles par ici. »





Courrier des lecteurs

Home Le philosophe du parc

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, alors que je voyageais en Nouvelle-Angleterre, je me retrouvai dans une petite ville pittoresque pour quelques jours. Je ne pourrais expliquer logiquement ce qui m'avait attiré dans cet endroit, cette charmante commune ressemblant à bien d'autres que j'avais visitées lors de mon voyage. Mais on peut dire que ce que j'ai vécu pendant les trois jours où j'y suis resté était tout sauf habituel. On peut même dire qu'il s'agissait d'une expérience aux frontières du réel.

Le soleil commençait juste à embraser la brume de l'aube lorsque j'entrai dans la ville. Comme tout touriste, je désirais voir les magasins et les lieux historiques. Je devais encore trouver un parking ou un endroit calme pour garer ma camionnette et réfléchir sur ce que m'avait dit récemment un ami.

Ensuite, j'ai passé deux jours à tenter de découvrir ma divinité en examinant les régions les plus profondes et inconnues de mon esprit. Mon investigation était si captivante et si excitante que je ne prenais le temps de manger que lorsque c'était nécessaire, et oubliai le tourisme pendant deux jours. Alors que je commençais à avoir faim et que j'étais prêt pour un changement de rythme, je me mis en quête d'un lieu pour me restaurer. Pour quelque raison inconnue, je décidai de marcher plutôt que de prendre la voiture.

Alors que j'approchais de la lisière d'un parc, je remarquai un homme assez âgé assis, seul, sur un banc. De là où je me trouvais, j'apercevais également un petit restaurant, pas très loin. Mais, à mon étonnement, je me dirigeai vers l'homme assis sur le banc du parc plutôt que vers ce dont j'avais le plus envie à ce moment là, de la nourriture.

Cela n'a jamais été dans mes habitudes d'engager la conversation avec des inconnus, en particulier lorsqu'ils ressemblent à des clochards. Je marchai pourtant, sans enthousiasme, en direction du banc. « C'est fou, pensai-je. J'ai faim ! Il va probablement me demander de l'argent, comme le font la plupart des vagabonds. Bon, j'ai tout juste de quoi me nourrir moi-même et je vais aider un étranger à s'acheter une bouteille. Que suis-je donc en train de faire ? Et même, qu'est-ce que je fais ici ? »

Ses vêtements, bien que propres, étaient usés et démodés. La couleur et le style de ses chaussettes juraient avec ses chaussures marrons ; tout son accoutrement me rappelait un homme que j'avais vu pendu, dans les entrepôts d'une gare, alors que j'étais enfant, pendant la crise de 1929. Mais son visage ridé révélait beaucoup de caractère et démentit ma première impression. En voyant son visage crevassé et mal rasé, je me suis demandé comment il pouvait se raser sans se couper. Sur le banc, à coté de lui, il y avait les restes de ce qui semblait avoir été son repas : une peau de banane, une peau de saucisson, quelques miettes, et un sac marron.

Il ne dit pas un mot alors que je m'asseyais à ses côtés. Ce n'est qu'après que je lui eus dit « bonjour » qu'il sembla faire cas de ma présence. Il parlait si doucement qu'il fallait que je me penche pour entendre ses paroles. Il me demanda d'où je venais et pourquoi j'étais ici. « Je m'interroge sur ma divinité et je cherche Dieu, » laissai-je échapper à ma grande stupéfaction. « Où l'avez-vous cherché et l'avez-vous trouvé ? » rétorqua-t-il. « Je me suis rendu dans plusieurs églises et lieux de cultes aux Etats-Unis, mais aucun de ces lieux n'a satisfait le besoin qui m'a poussé à entreprendre cette recherche. Il me semble que je suis parvenu au plus près de Dieu la nuit dernière alors que j'interrogeais les profondeurs de mon esprit », déclarai-je. Je n'en revenais pas de cette réponse. « Pourquoi ? » m'étonnai-je. « Lisez-vous la Bible ? » demanda-t-il. Avec quelque hésitation, je répondis : « Je n'ai pas trouvé de réponses là non plus. Ce que vous devez comprendre mon enfant, poursuivit-il, c'est que la Bible ne dit pas toute l'histoire. C'est pour cette même raison que vous ne pouvez trouver Dieu dans aucun lieu de culte. Pourtant, vous avez trouvé ce que vous cherchez et vous ne le savez pas. Vous ne le voyez pas car cela est caché par les images créées par votre esprit. Permettez-moi de vous expliquer ce que je veux dire et vous verrez pourquoi l'homme a de grandes difficultés à découvrir sa divinité et à trouver Dieu. »

Cet homme doux commença alors à parler de la vie de celui que nous connaissons sous le nom de Jésus. Avec beaucoup de détails, il décrivit la vie à cette époque, la réaction des gens face à Jésus, les apôtres. Bien que la journée fut chaude et ensoleillée, des frissons me parcouraient l'épine dorsale et j'avais la chair de poule alors que chaque mot prononcé par cet individu stupéfiant s'ancrait dans mon esprit. Il parlait de choses qu'aucun homme sur terre ne pouvait savoir. Certaines de ses paroles correspondaient exactement à ce que m'avait dit un ami quelque temps auparavant. Il s'agissait précisément de ce qui m'avait amené à rechercher un endroit calme à mon arrivée, de manière à mettre de l'ordre dans mon esprit déconcerté. Maintenant, j'entendais cela de nouveau d'une source des plus invraisemblables. Je sentais mon cœur s'emballer dans ma poitrine. Est-ce-que je devenais fou ? Je ne savais plus si je devais m'enfuir ou rester. En quelques secondes, des milliers de questions se bousculèrent dans ma tête. « Vous semblez perplexe, peut-être ai-je trop parlé ?Oh non ! je vous en prie, continuez, » répondis-je avec empressement. Mon étrange compagnon regarda simplement sa montre et dit : « Le bus peut arriver d'une minute à l'autre. A propos, que pensez-vous de ma montre ? »

Voulant l'entendre davantage, je répondis en essayant de l'apaiser, sans même regarder la montre. Alors, il tapota le verre de sa montre avec le doigt et insista : « Est-ce-que vous aimez ma montre ? » Je regardai la montre, mais ne lui trouvai vraiment rien de spécial. Elle était vielle, comme tout ce qu'il portait. Je n'étais pas intéressé par sa montre, je voulais en entendre davantage. Alors il tourna son poignet de sorte que je pus voir la paume de sa main. Mon esprit voulut rejeter ce que mes yeux virent alors. Du plus profond de moi surgit un cri : « Oh, mon Dieu ! » Les larmes qui suivirent semblaient venir de très loin.

« Ne pleure pas mon enfant, » fut tout ce qu'il dit en me touchant gentiment l'épaule. Lentement, je retrouvai mon calme. C'était comme si mes larmes avaient lavé mes anciennes peurs. Au plus profond de mon cœur, j'éprouvais un sentiment de paix chaleureuse et instantanément, je reconnus celui à qui je parlais, c'était plus fort et plus sûr que mon mental plein de questions.

Il continua sa conversation avec moi, me relatant certains moments où nous nous étions déjà croisés. Une fois, en tant que petite femme orientale dans un marché aux puces et une autre fois, en tant que jeune homme vêtu de jeans, dans une petite épicerie en Californie, où nous faisions la queue ensemble. Une fois encore tout mon corps fut recouvert par la chair de poule. Il m'expliqua alors que si je prêtais attention aux réactions de mon corps, telles que la chair de poule, je pourrai voir comment mon corps m'indique ce qui est « vrai ».

« Pourquoi ne pas m'avoir laissé vous connaître à cette époque ? » demandai-je.

« Je suis un homme très prudent. Je dois l'être pour des raisons évidentes. La plupart des gens ne sont pas préparés psychologiquement ou spirituellement à me rencontrer. Ce n'était pas le moment ou le lieu propice pour me présenter ouvertement à vous. Mais n'ayez crainte, nous nous rencontrerons de nouveau. J'arriverai au moment où vous vous y attendrez le moins, car j'ai pour vous une tâche importante à accomplir », déclara-t-il.

Avant que j'aie pu lui demander de s'expliquer, le bus s'arrêtait devant nous. Spontanément, nous nous levâmes. Je l'entourai de mes bras et l'embrassai. Ce n'était pas une apparition, car c'est un corps chaud que je serrai dans mes bras et une joue piquante que j'embrassai. Même le chauffeur du bus le vit puisqu'il l'interpella : « Est-ce-que vous montez ? Je n'ai pas tout mon temps, moi ! » Mon esprit était de nouveau rempli de questions. A tel point que je ne l'ai pas vu payer le chauffeur. A peine assis, il me fit signe de la main. Lorsque le bus tourna au coin de la rue, je ne vis plus personne dans le bus, excepté le chauffeur. Abasourdi, je me rassis sur le banc. C'est alors que je remarquai que les restes du repas de mon ami avaient disparus également.

Tout hébété, je retournai à ma camionnette. Alors que je prenais la direction de l'autoroute pour commencer mon voyage de retour, je me demandai si tout cela n'avait pas été le fruit de mon imagination, ou pire encore, si je ne devenais pas fou. Je revoyais sans cesse la scène dans le parc, recherchant quelque réponse à mon mystère. J'ai toujours été une personne saine d'esprit, considéré comme normal selon les normes sociales, mais ce que je venais de vivre était hors du commun, ce n'était pas « normal » ! Existe-t-il une zone aux frontières du réel et en aurais-je fait l'expérience ? Je me le demandais. Depuis cet événement, je l'ai rencontré à nouveau. Fin mars 1997*, je me mettrai à voyager aux Etats-Unis et à l'étranger pour parler de ce qu'il m'a demandé de dire.

                                                                                                                           D. Z., Etats-Unis

 

*Cette lettre nous est pervenue le 26 mars 1997.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.


Home Le neuvième nuage

Cher Monsieur,

Un samedi après-midi de l'été 1990, je me rendais chez mon frère. Sa maison est à cinq minutes de marche de chez moi. Le temps était magnifique (pour la Hollande) avec un ciel bleu et un seul nuage. Sur ce nuage, je distinguais le visage d'un homme aux cheveux descendant jusqu'aux épaules ; il portait une barbe et avait de grands yeux en forme d'amandes.

Ce visage m'accompagna tout le long de mon trajet. Je le regardais avec émerveillement et j'en croyais à peine mes yeux car ce visage m'était également très familier : c'était quelqu'un que je connaissais.

Ensuite, j'en fus tellement bouleversée que je fus incapable d'en parler pendant plus d'un an et demi. Avec précaution (cette manifestation étant d'un caractère hautement sacré pour moi), j'en parlai à une amie et ensuite à mes amis des groupes de transmission. Jusqu'à aujourd'hui, je ne me sentais pas prête à partager cette expérience avec vous et le monde.

A. M., Maarssen, Pays-Bas 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le visage représenté sur le nuage était une manifestation du Maître Jésus.


Home Un drôle de déguisement

Cher Monsieur,

Pour me rendre à mon travail, je dois prendre le train à la gare de Sants, à Barcelone. Un matin d'octobre 1996, en marchant vers le dernier passage clouté près de la gare, mon attention fut attirée par une voiture espagnole d'apparence misérable, petite et vieille, une SEAT 600. Le conducteur était habillé comme un prince oriental, avec un vêtement blanc et un turban vert émeraude. J'observai ceci alors que la voiture roulait doucement à proximité.

A côté du chauffeur se trouvait un homme habillé de vêtements européens sombres, difficiles à discerner. Le véhicule s'arrêta devant le passage clouté. Je traversai avec d'autres personnes et, comme d'habitude, je jetai un rapide coup d'œil à gauche pour m'assurer que tous les véhicules s'étaient arrêtés.

A quelques pas du passage clouté, je ne pus m'empêcher de me retourner pour jeter un rapide coup d'œil à cette combinaison bizarre. La voiture se trouvait encore devant le passage clouté (il n'y a pas de feux) alors qu'elle aurait pu continuer sa route après que les piétons aient traversé.

A ma grande surprise, le conducteur habillé à l'orientale sortit la tête par la fenêtre et se mit à me faire des grimaces. Il avait de grands yeux marrons expressifs. J'avais observé cette voiture et son chauffeur d'une manière très discrète, car je ne suis pas le genre de personne qui dévisage les gens simplement parce qu'ils ont l'air différents. Je dois admettre que je me sentis légèrement embarrassée. Je persiste à penser qu'il n'y a rien de logique dans la situation, ni dans le comportement du conducteur.

Pourriez-vous me dire qui était le conducteur ?

E. V., Barcelone, Espagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le conducteur « oriental » était Maitreya, et que le passager était le Maître Jésus.



Interviews

Home S'attaquer aux causes de la pauvreté

Interview de Fawzi Al-Sultan par Monte Leach

Le FIDA est une agence de l’ONU ayant pour mission d’aider les populations rurales pauvres. Créé en 1977, le Fonds international pour le développement agricole aide les paysans sans terre, les pêcheurs et les éleveurs à devenir économiquement autonomes. Les projets de cette organisation visent à augmenter la production vivrière, faire progresser la nutrition et réduire ainsi la pauvreté. Depuis sa création, le FIDA a investi près de ­4,5 milliards de dollars dans plus de 400 projets à travers le monde. Ces projets ont permis de créer plus de 3,5 millions d’emplois et d’augmenter la production vivrière annuelle de 40 millions de tonnes, assez pour nourrir 260 millions de personnes.

Fawzi Al-Sultan préside le FIDA depuis 1993. Monte Leach, notre chef de rédaction pour les Etats-Unis, l’a rencontré à l’occasion du Sommet sur le microcrédit qui s’est tenu récemment à Washington.

Monte Leach : Au cours de vos années d’activité au sein du FIDA, quelles leçons avez-vous apprises qui vous semblent les plus pertinentes dans la lutte contre la pauvreté ?
Fawzi Al-Sultan : Le principe essentiel qui s’est imposé à nous est la nécessité de donner aux bénéficiaires une part active aux projets, d’en faire des partenaires à part entière, c’est-à-dire des acteurs qui, dès le départ, disposent eux-mêmes des ressources et les gèrent. A défaut, l’échec est inévitable. Les projets qui marchent le mieux sont ceux où la communauté bénéficiaire est impliquée dès leur conception ainsi qu’à tous les stades de leur réalisation.

ML. De quelle manière une communauté peut-elle faire connaître ses besoins à un organisme comme le vôtre ?
AS. Lors de la conception d’un projet, il importe de rassembler les différents groupes intéressés, coopératives ou associations d’artisans, et de les aider à définir leurs besoins en matière de formation ou d’équipement. Nous réfléchissons donc avec eux afin de déterminer leurs besoins. En général, ces personnes travaillent très bien, mais du fait qu’elles ont des outils manuels obsolètes, elles mettent beaucoup de temps à produire des biens d’une qualité médiocre. Elles savent ce qu’elles veulent faire et le font bien, mais elles ont la volonté d’évoluer en terme de qualification et d’équipement afin d’augmenter et de varier leur production et d’améliorer ainsi leur revenu.

« Je veux de l’eau potable »

ML. Le microcrédit, qui accorde de petits prêts ou une formation aux plus pauvres, est reconnu par le FIDA, ainsi par que d’autres organismes, comme étant très efficace pour lutter contre la pauvreté. Mais de toute évidence, cela ne suffit pas. De nombreuses organisations comme la vôtre s’efforcent de changer les conditions de vie de ces communautés et pourtant, la pauvreté reste omniprésente. Quels sont, globalement, les actions et moyens qu’il faudrait engager pour vraiment inverser le cours des choses ?
AS. Si vous demandez aux pauvres ce qu’ils veulent, ils vous répondront d’abord : « Je veux de l’eau potable. » Ils vous parleront ensuite santé, et éducation pour leurs enfants, car une personne illettrée ne peut pas faire grand-chose. Il faut donc considérer la situation dans son ensemble, sans négliger aucun aspect. La mise en place d’un microcrédit n’est possible que lorsqu’un certain nombre de conditions sont remplies.
Prenons le cas des associations d’artisans : certes, ils savent produire mais ils gagneraient à être mieux qualifiés, mieux équipés, à élaborer de nouveaux modèles et à avoir un meilleur accès aux marchés. Il s’agit en particulier de leur apprendre à fabriquer des objets qui trouveront des débouchés, plutôt que de produire ce que bon leur semble et de se demander ensuite comment ils vont pouvoir vendre ce produit. C’est là le sens du microcrédit et de son efficacité. Cette formule ne saurait convenir à une communauté dépourvue de savoir-faire spécifique ou de services sociaux.
Les pauvres ont parfois de petits lopins de terre, mais bien souvent, ils n’ont aucune terre. Alors comment faire ? Là encore une action à plusieurs niveaux s’impose : d’une part, favoriser le travail de la terre et améliorer sa productivité, afin que la communauté puisse se nourrir et, d’autre part, développer les activités annexes, telles que l’élevage des poulets, l’achat d’une vache à lait, la création artisanale ou toute autre activité. Seul ce type d’approche à plusieurs niveaux est susceptible de sortir ces familles de la pauvreté.

ML. Il s’agit donc d’une double approche fondée sur le microcrédit et les services sociaux ?
AS. C’est plutôt une action d’ensemble incluant des formations professionnelles, l’introduction de nouvelles méthodes d’agriculture et de nouveaux services. Nous sommes en collaboration constante avec les paysans afin d’améliorer les rendements. Si une femme possède quatre ou cinq vaches, par exemple, que se passe-t-il si l’une d’entre elles est malade et qu’aucune assistance n’est prévue pour parer à une telle éventualité ? Vous apprendrez quelques temps plus tard qu’elle a perdu ses cinq vaches et ne peut plus rembourser son prêt. Il faut donc prévoir les services correspondant aux nouvelles activités.
Ainsi, en Bosnie, nous avons prêté des vaches à des femmes qui nous remboursent avec de jeunes veaux. Mais ceci n’est possible que si elles ont accès à des vétérinaires et savent reconnaître une vache malade. Faute de quoi le projet n’est pas viable, l’investissement est à fonds perdus. Il est donc vain de donner de l’argent, des vaches ou quoi que ce soit et d’attendre que les choses se fassent. Il est important de collaborer avec ces communautés que vous aidez par des dons en nature ou en espèces. C’est bien une action d’ensemble qu’il faut mener.

ML. C’est tout un programme. Il faut des initiatives adaptées à chaque situation.
AS. Oui. Prenez le cas d’un village au nord du Mexique, où les femmes arrivaient à tirer un revenu de leurs activités. Comment pensez-vous qu’elles dépensaient leur argent ? En soins pour leurs enfants qui étaient tout le temps malades. Pourquoi ? A cause de la mauvaise qualité de l’eau. C’était donc leur priorité : « Si vous nous aidez à améliorer la qualité de l’eau, nos enfants se porteront mieux et pourront aller à l’école, et nous pourrons nous consacrer à notre travail. » Ainsi, même sans microcrédit, l’accès à l’eau potable peut changer la vie de ces familles.

ML. Cela revient donc à demander aux pauvres quels sont leurs besoins.
AS. C’est cela. Ils vous disent : « Libérez-nous de telle et telle contrainte, donnez-nous une formation et nous ferons du bon travail. » Dans ce village mexicain, un groupe de femmes a pu ouvrir un petit restaurant de routiers. Les enfants étant à l’école, elles se sont partagé le travail : une au nettoyage, une au jardinage, une autre qui s’occupait des poulets, etc, et elles disposaient encore de temps pour leur foyer. Mais il a d’abord fallu les libérer de contraintes qui accaparaient leur temps.

Le transfert des ressources

ML. Les projets du FIDA ont contribué à sortir certaines communautés rurales de la pauvreté. Que faudrait-il pour généraliser ce type d’actions ?
AS. Il faudrait un important effort pour financer des infrastructures au service de la santé et de l’éducation, chaque projet étant clairement ciblé, ce qui n’était pas le cas auparavant. On démarrait un projet dans un pays en espérant qu’il y aurait des retombées positives pour les pauvres. Nous constatons maintenant qu’il faut diriger les fonds directement vers les plus démunis. Il s’agit d’abord de mettre en place les infrastructures et les services. C’est alors seulement qu’un microcrédit peut être efficace.

ML. Croyez-vous pouvoir faire évoluer les choses en drainant davantage l’aide internationale vers les pauvres ?
AS. Tout à fait. Les congrès internationaux jouent un rôle important. Nous pouvons y promouvoir nos propositions et tenter de convaincre les représentants des organisations non gouvernementales (ONG) d’aide au développement d’en faire bénéficier les pauvres de manière plus directe. Cependant, nous nous trouvons confrontés à un autre aspect du problème : la baisse des contributions des pays donateurs.

ML. L’idée directrice de notre revue est la nécessité de partager les ressources – alimentaires ou autres – de notre planète plus équitablement entre les différents peuples, car le monde développé en consomme une part énorme, disproportionnée. Vous dites que les pays en voie de développement n’en sont pas démunis. Mais si ces ressources étaient réparties plus équitablement, cela ne constituerait-il pas un immense progrès ?
AS. Il faut en effet que les pays riches soient plus généreux et fassent l’effort d’accroître leur contribution. Cette aide doit aller aux plus démunis sous forme de prêts à taux très bas ou gratuits, devant servir à financer le démarrage d’activités avant qu’elles ne deviennent rentables. Le transfert de ressources est la clef de voûte de toute aide au développement. Nous devons donc convaincre les décideurs de la viabilité de nos projets et mettre en avant ceux qui ont réussi. Il est inutile de continuer à mettre de l’argent dans des projets qui n’ont pas abouti. Et les projets qui ont réussi sont généralement ceux qui ont été élaborés au niveau local.

ML. Les ONG jouent un rôle majeur, car les gouvernements ont une approche plus globale et peut-être une moindre capacité à créer des liens personnels avec les bénéficiaires de l’aide. Est-ce votre sentiment ?
AS. Oui, certes. Mais chacun à son rôle à jouer. Sans l’engagement des gouvernements, il serait plus difficile pour les communautés d’obtenir le financement de nouvelles infrastructures et de certains services sociaux. Par contre, les gouvernements sont moins à même de fournir l’assistance technique et la formation professionnelle qu’offrent les ONG en détachant quelqu’un sur place pendant un ou deux ans. Ce n’est pas le type d’engagement qu’on peut exiger d’un fonctionnaire. Chacun a néanmoins sa place dans le processus pour qu’un projet aboutisse. 






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