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Accueil > Revue Partage > année 1997

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 1997 - N° 110

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Le deuil d'une nation

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Quand une nation perd l’un de ses représentants majeurs, c’est tout son peuple qui subit un choc traumatique. Ainsi en est-il, aujourd’hui, du Royaume-Uni. La mort de la princesse Diana, la « princesse du peuple », a brisé le cœur des millions de personnes, et la démonstration de puissance populaire sans précédent qui s’en est suivie indique bien la nature et l’étendue de la perte ressentie.
 
Que les gens l’aient aimée, cela ne fait aucun doute. Le fait qu’elle-même, en retour, les ait aimés et ait cherché à les servir, a évoqué l’aspiration des multitudes, et montré qu’elles étaient prêtes pour le message de Maitreya – le seigneur de l’Amour. C’est l’amour, le dévouement et la sollicitude de Diana qui lui ont gagné le cœur des gens.
 
L'âme britannique
 
Bien entendu, les nations sont des entités complexes, et c’est un entrelacs de multiples facteurs qui détermine leur nature. La Grande-Bretagne, toutefois, est de celles dont l’âme se manifeste quelque peu, et c’est bien de l’amour de l’âme britannique que le monde est aujourd’hui témoin. Ce n’est d’ailleurs pas non plus par hasard que Maitreya, l’incarnation de l’Amour, réside dans la capitale de cette nation.
 
Quand il fera son apparition publique dans le monde, Maitreya lui aussi stimulera l’aspect amour chez les peuples de toutes les nations, créant ainsi un vortex d’amour qui, par son rayonnement, transformera la vie des hommes. De cette manière, c’est à travers l’homme lui-même que le Grand Seigneur œuvrera à l’accomplissement de sa mission : restaurer la divinité à sa vraie place dans le cœur des hommes.
 
Désormais, un nouvel état d’esprit l’emportera dans le monde. Les grands idéaux de tolérance et de partage, de justice et de fraternité, graveront partout leur message dans le cœur et la pensée des gens, et c’est dans cette atmosphère d’intense aspiration que Maitreya émergera.
 
L'heure de l'émergence
 
L’heure de l’émergence a maintenant sonné. Rien, désormais, ne peut plus retarder l’apparition publique du Grand Seigneur. Avant longtemps, le monde saura que de l’aide est à sa portée, que les problèmes qui aujourd’hui préoccupent tant les hommes sont transitoires et peuvent être résolus, et que leur solution repose, encore inutilisée, entre les mains de l’humanité.
 
Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya apportera-t-il réponse au besoin qu’ont tous les hommes de prendre une part active à leur destinée, d’exprimer leur aspiration profonde à la justice et à la paix, de manifester leur nature intrinsèquement divine, de montrer qu’ils sont prêts à le suivre et à créer un monde où la séparation ne règne plus en maître, où les peuples de la Terre ne sont plus divisés. Le Seigneur de l’amour s’avance. Le Christ, aîné d’une grande famille de frères, émerge sans délai.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La princesse du peuple

par Benjamin Creme

Comme le public en a été largement informé, Diana, princesse de Galles, a trouvé la mort à l'âge de 36 ans, dans un tragique accident de la circulation, aux premières heures du dimanche 31 août.

Cette disparition a laissé la nation britannique et une partie du monde en état de choc. Diana était si proche du peuple, du fait de ses engagements en faveur des pauvres, des marginaux, des malades et des victimes innocentes des mines anti-personnel, que sa mort a soulevé un immense courant de sympathie et de chagrin. Un service funèbre s'est tenu le samedi 6 septembre à l'Abbaye de Westminster, à Londres, cérémonie à laquelle ont assisté non seulement des grands de ce monde, mais aussi des centaines de représentants des nombreuses organisations caritatives que patronnait la princesse.

Les hommages des dirigeants politiques, et ceux de représentants d'organismes soutenus par Diana pendant des années, ont afflué, de même que les témoignages de ses contacts chaleureux avec des citoyens, et ont permis à la nation de prendre conscience de l'ampleur de son influence et de son amour. Elle était, dans tout les sens du terme, la « princesse du peuple ».

Un étrange concours de circonstance fait que nous déplorons également la perte de Mère Teresa, décédée à Calcutta à l'âge de 87 ans. Mère Teresa était un modèle pour la princesse Diana.

Comme le montre la série de questions-réponses qui suivent, des informations émanant de mon Maître jettent une lu-
mière nouvelle sur les événements extraordinaires qui ont entouré les funérailles de Diana.

Q. Pourriez-vous indiquer la structure de rayons et le niveau d'évolution de Diana, princesse de Galles (1961-1997) ?
R. Ame 2 ; personnalité 4, sous-rayon 6 ; corps mental 2, sous-rayon 6 ; corps astral 6, sous-rayon 6 ; corps physique 7, sous-rayon 3. Elle était une initiée de niveau 1,5.

Q. La mort de la princesse Diana était-elle prédestinée, inévitable ? Peut-être était-ce une sorte de sacrifice, ou un symbole ?
R. Non. C'est le résultat d'un accident tragique, provoqué par les photographes qui ont empoisonné son existence ; techniquement parlant, il s'agit d'un homicide involontaire.

Q. Pouvez-vous dire si le chauffeur de la voiture où se trouvait Diana était ivre ? Si ce n'est pas le cas, qui est responsable de l'accident ?
R. Selon mes informations, le chauffeur était parfaitement sobre et totalement maître du véhicule (jusqu'au dernier moment), mais il a été distrait par la présence des paparazzi, autour et devant la voiture. Ces paparazzi sont donc directement responsables de la mort de Diana et de celle de ses compagnons.

Q. Pouvez-vous indiquer si la voiture qui transportait la princesse Diana et Dodi Al Fayed roulait vraiment à 196 km à l'heure, ainsi qu'on l'a déclaré ?
R. D'après mes informations, elle roulait à environ 100 km à l'heure au moment où s'est produit l'accident.

Q. Pourquoi les Maîtres n'ont-ils pas protégé Diana, comme ils protègent d'autres personnes ?
R. C'est la loi du Karma qui détermine dans quelle mesure un individu peut être protégé. Au cours de sa vie, l'intervention des Maîtres avait déjà protégé plusieurs fois la princesse Diana. Malheureusement, en cette circonstance de grand danger, la Loi n'a pas permis une intervention qui aurait pu la sauver. L'impact de l'accident a provoqué des blessures internes si graves que son corps n'aurait pas pu survivre, ni lui être utile.

Q. Le jour des funérailles de la princesse Diana, des millions de personnes ont eu une réponse du cœur, une émotion extraordinaire, chose encore jamais vue. Est-il possible que Maitreya ait envoyé une bénédiction à la nation ?
R. Cette émotion encore jamais vue provenait du cœur du peuple, de son amour pour Diana, qui elle-même avait donné tant d'amour aux nécessiteux et aux marginaux. Maitreya a potentialisé cet amour en émettant un immense flux d'énergie, le principe christique, auquel la population a inconsciemment réagi, spontanément. C'était en fait une répétition de ce qui se produira dans le monde entier, lors du jour de Déclaration.
Le rayon de l'âme de la Grande-Bretagne est le 2e rayon de l'Amour-Sagesse. C'est à la manifestation de ce rayon, au cours de la semaine dernière, depuis la mort de Diana, que mon Maître fait référence dans son article publié dans ce numéro.

Q. Est-il possible que la princesse Diana ait rencontré Maitreya ou qu'elle ait entendu parlé de lui ?
R. Elle était certainement au courant de son existence et commençait à désirer en savoir plus à ce sujet. Cela aurait jeté un nouvel éclairage sur l'expérience – une vision – que Maitreya lui avait donnée, en 1989. Cette expérience avait réorienté sa vie vers le service aux malades et aux nécessiteux. A partir de ce moment, Maitreya l'imprégnait de son énergie d'amour, lui donnant la force dont elle faisait preuve dans son travail caritatif. Parmi les milliers de témoignages entendus après sa mort, beaucoup citaient l'extraordinaire pouvoir de guérison que sa présence apportait. Même ceux qui étaient gravement malades ou mourants éprouvaient un immense soulagement lorsqu'elle leur parlait ou les touchait.

Q. Comment expliquez-vous le fait que plusieurs personnes aient vu le visage de Diana au moment où elles signaient l'un des nombreux livres de condoléances ?
R. Ceci est exact. Maitreya a placé l'image de Diana dans le mental de centaines de personnes, au cours de la semaine qui a suivi sa mort.




Home En compagnie du Dalaï Lama aux Nations unies de la spiritualité

par Mary Thunder et Jeffrey White Horse Hubbell

Situé à haute altitude dans les Alpes, à proximité de la localité d'Arvillard, se trouve un des plus anciens monastères de France. C'est à l'heure actuelle la résidence d'un ordre de moines tibétains qui ont appelé ce lieu Karma Ling. Cet ordre fut fondé en 1980 par le Très Vénérable Maître Tibétain Kalou Rinpotché, et suit une tradition d'échange interreligieux et interculturel.

Au printemps de cette année, les moines ont reçu Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama, qui a présidé la première rencontre des Nations unies de la spiritualité et a donné pendant une semaine des enseignements sur les Quatre Nobles Vérités du Bouddha.

Lama Denis, le lama responsable de Karma Ling, et l'Organisation des Nations unies (ONU) furent les instigateurs de ce rassemblement. Organisé dans le cadre de la Décennie des peuples indigènes (1994-2004), il a reçu le soutien et la présence du dalaï-lama et des représentants de l'ONU et de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture). Pendant une semaine, des chefs religieux des grandes religions et des anciennes traditions d'Afrique, d'Asie, d'Australie, d'Amérique du Nord et du Sud se sont rencontrés. De multiples approches spirituelles étaient représentées, telles que les traditions amérindiennes, le chamanisme sibérien, ainsi que les religions traditionnelles comme le bouddhisme, l'hindouisme, l'islam, le soufisme, le catholicisme et le protestantisme. Ces responsables se sont réunis pour prier, en signe de commémoration et de reconnaissance mutuelle, et pour réfléchir ensemble sur la façon de coopérer dans un esprit de paix et de solidarité.

Lorsqu'on lui a demandé ses conseils et ses bénédictions pour cette rencontre, le dalaï-lama a déclaré : « Mon expérience me laisse penser qu'une telle rencontre doit avoir deux objectifs fondamentaux. En premier lieu, que les principales religions réfléchissent à la façon de participer à l'amélioration du monde et de l'humanité en général, non par la promotion de leur propre foi, mais par le développement des valeurs humaines fondamentales telles que la compassion et l'éthique séculière. En second lieu, que chacune des grandes traditions s'interroge sur sa contribution à la préservation des traditions indigènes anciennes qui œuvrent pour le maintien et la survie de leurs communautés. Il est important de faire connaître ces anciennes traditions à tout le monde. »

Les Quatre Nobles Vérités

Chaque matin, le dalaï-lama s'est rendu à La Rochette, localité voisine, pour partager ses enseignements spirituels avec plus de 8 000 personnes, rassemblées sous un gigantesque chapiteau. Le thème central de ses enseignements fut la question : comment une personne ordinaire pourrait-elle devenir un bouddha ? – un être humain illuminé, totalement éveillé, omniscient et rempli de compassion, quelqu'un qui a réalisé le sens de l'existence. Le dalaï-lama a indiqué que, dans le premier enseignement du Bouddha après son Eveil, il présenta au monde un chemin pour atteindre ce but. L'enseignement consistait en quatre exposés, ou nobles vérités : la Vérité de la souffrance, la Vérité de l'origine de la souffrance, la Vérité de la cessation de la souffrance et le sentier qui mène à la cessation de la souffrance.

Une semaine intertradition

La délégation des Amériques était composée de Grand-mère Sarah Smith, représentante pour le Canada, Tlakaelel pour le Mexique et Aurelios Diaz pour l'Amérique du Sud. Grand-mère Anna Haala, Jeffrey White Horse Hubbell, Morgan Eaglebear, l'arrière-arrière-petit-fils du célèbre chef apache Geronimo et Sparky Shooting Star représentaient les Etats-Unis. Chef de la délégation des Etats-Unis, Mary Thunder les avaient tous rassemblés.

Pendant cette semaine, appelée la « semaine des intertraditions », les peuples indigènes furent invités à partager leurs enseignements, coutumes et cérémonies. Il y eut beaucoup d'échanges et d'enseignements entre les différentes cultures, et les délégations ont commencé à découvrir une unité commune dans leur diversité. Ce partage de leurs visions communes et de leurs prières a débouché sur une déclaration qui fut présentée le dernier jour.

Chaque jour, le dalaï-lama reçut l'une ou l'autre délégation en audience privée. Lors de l'audience privée de la délégation d'Amérique du Nord, Thunder remit au dalaï-lama et au lama Denis une Chanupa sacrée, une pipe sur laquelle son fils avait sculpté l'image d'un miracle, un bison blanc né aux Etats-Unis en 1994 et considéré comme sacré par de nombreux groupes indigènes, ainsi qu'un petit crâne en cristal découvert dans les ruines d'un ancien temple Maya et utilisé pour la guérison. Grand-mère Anna Haala offrit au dalaï-lama une plume d'aigle, don de ses Anciens.

Le quatrième jour, sa Sainteté fut rejointe sur scène par toutes les délégations, quinze représentants des religions mondiales se tenant à sa gauche, et quinze Anciens des peuples indigènes, à sa droite. Chacun des Anciens fut convié à présenter une courte cérémonie représentative de sa culture.

Le Cercle des traditions unies

Ce rassemblement permit la création du Cercle des traditions unies. Cela a rejoint l'espoir du dalaï-lama, qui rêvait de rassembler les chefs religieux et spirituels, espérant ainsi que, si des personnes appartenant au monde de la spiritualité parvenaient à se réunir et à se conduire respectueusement les unes envers les autres, cela constituerait un pas en avant vers la paix.

Au cours des trois prochaines années, le Cercle se réunira dans différents endroits, avec des personnes concernées par les divers problèmes auxquels doit faire face la planète. Une liste ambitieuse de projets et d'activités a été établie par les représentants participant au cercle.

En voici certains points :

– Recherche et analyse des problèmes communs au Nord et au Sud, en insistant sur l'interdépendance. Les solutions devraient comporter une autre vision de l'économie, un plan biorégional, et le soutien de tout investissement à visée sociale.

– Projet pour une vision globale, avec des projets de films et de CD sur une humanité qui commence à se rendre compte qu'elle forme un tout avec la biosphère.

– Sollicitations des Nations unies, des gouvernements et des ONG en faveur des nations indigènes.

– Sommet pour une économie « sanctifiée » ou environnementale, et pour l'étude de programmes d'échanges locaux ou régionaux concernant l'environnement.

Thunder fut élue à la tête de la délégation des Etats-Unis pour 1998 et fut sollicitée pour présider une commission des relations humaines, des droits de l'homme et des problèmes des femmes. Non sans humour, on l'a appelée la « Commission des grands-mères ». Elle est composée de Grand-mère Sarah, Grand-mère Anna et Grand-mère Thunder. Leur réaction fut de déclarer : « Les grands-mères prennent soin de leurs enfants, de leurs petits-enfants ainsi que de leur futur. » Thunder a récemment entrepris de rédiger une étude sur le rôle des femmes dans la spiritualité et dans les religions mondiales.

En souvenir de son voyage, Thunder a déclaré : « Ce fut un miracle et un rêve que de partager mes sentiments les plus profonds sur la spiritualité, d'interroger les participants sur le rôle des femmes dans les religions du monde, de présenter à l'assemblée le défi d'éduquer les enfants dans l'amour plutôt que dans la violence, d'avoir rencontré le dalaï-lama et d'avoir reçu sa bénédiction. Il est l'incarnation de la compassion et le maître de l'humour et de la joie.

Les moines ont demandé au dalaï-lama ce qu'ils pouvaient faire au monastère en mémoire de lui. « Chaque matin, souvenez-vous des oiseaux et chantez pour eux, comme ils ont chanté pour moi pendant mon séjour ici », a-t-il répondu après un temps de réflexion. »




Home Rapport de l'Unicef sur le progrès des nations

Source : Unicef ; New York Times, E.-U.

Une étude réalisée dans le cadre du Rapport annuel de l'Unicef sur le progrès des nations, montre que près de trois milliards d'individus, la moitié des habitants de la planète, sont dépourvus de conditions sanitaires élémentaires, la situation ne faisant qu'empirer. L'absence d'hygiène conduit au retour d'anciennes maladies et à un accroissement de la mortalité due aux diarrhées. Selon Adrienne Germain, directrice de programme pour une organisation indépendante soutenant les groupes de femmes dans les pays pauvres : « Les services des ministères de la Santé [dans les pays en voie de développement] ne considèrent pas l'eau et l'amélioration des conditions sanitaires comme faisant partie de leurs attributions. » Faute d'attention suffisante portée aux problèmes sanitaires, l'efficacité des programmes médicaux locaux est compromise. Même dans les pays qui ont fait de grands progrès dans l'approvisionnement en eau potable pour les populations pauvres, l'accès à des toilettes hygiéniques laisse encore fortement à désirer.

Le Rapport sur le progrès des nations examine également le montant de l'aide des pays industrialisés, et relève qu'en 1995, dernière année pour laquelle les dossiers sont disponibles, l'aide gouvernementale au développement a chuté jusqu'à son plus bas niveau depuis 1950. Avec une contribution moyenne de 0,27 % du PNB, les Etats-Unis sont tombés au bas de la liste, réduisant maintenant leur contribution à 0,10 % seulement du PNB. Les pays donateurs arrivant en tête sont le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède. En termes absolus, c'est le Japon qui fournit la contribution la plus importante. La contribution de presque tous les pays a régressé depuis 1992. 





Signes des temps

Home Une image de la Vierge Marie en Egypte

Source : Agence France-Presse

Des milliers de chrétiens coptes se sont rendus au village de Shentana al-Hagar, au nord du Caire, pour voir des images de la Vierge Marie planer dans la nuit, au dessus d'une église.

« J'ai vu la Vierge Marie de mes propres yeux, vendredi et samedi, durant la nuit », a raconté Mervat Nabil, un enseignant de 42 ans. « Sa silhouette blanche et brillante est apparue trois fois. Elle a fait le tour du clocher et a salué les fidèles au dessous d'elle. »

Les habitants du village affirment que le premier témoin de l'apparition fut un gardien de l'église, un homme de religion musulmane, qui assista au phénomène pour la première fois durant la nuit du 6 août 1997. Depuis ce jour, des chrétiens coptes viennent de toute l'Egypte afin de voir ces apparitions, et campent près de l'église pour la nuit.

Ces rassemblements ont commencé le 14 août, veille de la fête de l'Assomption qui, selon la tradition chrétienne, correspond à la montée au ciel de la Vierge Marie, mère de Jésus.

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de cette apparition de la Madone, mère de Jésus.


Home Une pomme de terre miraculeuse attire les foules en Inde

Source : De Volkskrant, Pays-Bas

Des milliers de musulmans indiens ont pu observer une pomme de terre miraculeuse qui s'est manifestée dans le nord-est de l'Inde. Momina Ahmed a découvert les mots « Allah » et « Mohammed » sur les deux parties de la pomme de terre qu'elle venait de couper. Les deux morceaux sont maintenant exposés dans la mosquée locale. Depuis cette découverte, selon le mari de Momina, Moinuddin Ahmed, « plus de 10 000 fidèles musulmans ont rendu visite à la mosquée pour observer le miracle ».

 




Home Apparition de la Vierge Marie au Canada

Source : Toronto Globe and Mail, Canada

Les premières apparitions de la Vierge sur les terres de la ferme de John et Shelagh Greensides, à Marmora, à environ 200 km au nord-est de Toronto, se sont produites il y a cinq ans. Les Greensides avaient installé un chemin de croix sur leurs terres, et avaient invité des groupes d'amis à prier avec eux. C'était leur façon de remercier la Vierge pour le voyage qu'ils avaient fait à Medjugorje, en Bosnie, où elle apparaît depuis 1981. Selon Alice Johnson, une sœur de la communauté chrétienne de Peterborough, Ontario, qui a consacré deux livres au phénomène : « A Marmora, des gens de toutes sortes et de tous pays peuvent voir notre Bienheureuse Mère, la Vierge Marie ». D'après le Toronto Globe and Mail, le 8 décembre 1996, 2 000 personnes, venues de tout le Canada et des Etats-Unis, se sont réunies à la ferme des Greensides pour assister aux apparitions.

L'article ajoute : « Les messages attribués à Marie portent sur des thèmes communs tels que : revenez vers Dieu, allez à l'église réciter le rosaire, mais ils avertissent aussi les gens de la soi-disant « fin des temps ». Ni les prêtres, ni les visionnaires ne sont totalement d'accord sur la signification de ce message. Ils pensent qu'il s'agit plutôt de la fin d'un âge et non de la fin du monde ». L'article conclut : « Certains pensent que ces apparitions sont des signes précurseurs du retour de Jésus. »

 

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme ces apparitions de la Madone.


Home L'image de la Vierge de Floride se reconstitue

Source : Associated Press

L'image de la Vierge aux couleurs arc-en-ciel, apparue sur un immeuble de bureaux à Clearwater, en Floride, s'est remise d'une attaque de vandalisme. En juin dernier, un inconnu avait lancé sur la silhouette un liquide non identifié, ayant provoqué des salissures. Mais après deux jours de violents orages, les traces ont disparu et l'image apparaît telle qu'elle était en décembre dernier, lorsque des centaines de milliers de personnes ont commencé à affluer sur les lieux.

« Nous avons entendu dire qu'elle s'était guérie elle-même... Cela semble être le cas », a déclaré un visiteur. Selon Jim Cascio, porte-parole du propriétaire de l'immeuble, la transformation « semble avoir duré deux semaines. L'image semble avoir retrouvé ses couleurs d'origine. »




Home L'image de Jésus apparaît dans une clinique

Source : Philippine Daily Inquirer, Philippines

Une image de Jésus est apparue sur le sol de la clinique du Sacré-Cœur à Narra, sur l'île de Palawan, aux Philippines. L'image a suscité la dévotion de nombreuses personnes et « a transformé la clinique en un lieu de culte. » 




Home Miracles dans la région de Chicago

Source : Chicago Sun Times, Etats-Unis

Tom Sheridan, spécialiste des questions religieuses dans le Chicago Sun Times, a déclaré que de nombreux phénomènes miraculeux se sont produits dans la région de Chicago ces dernières années, bien que peu d'entre eux aient été « officiellement » reconnus comme des miracles.

L'Eglise orthodoxe orientale, qui pose des « conditions » moins rigoureuses que celles de l'Eglise catholique pour reconnaître un miracle, a officiellement reconnu deux miracles qui se sont produits dans la région de Chicago. Il s'agit d'une part d'une icône de la Vierge qui verse des larmes, à l'église orthodoxe de St-Georges d'Antioche, à Cicero, dans l'Illinois, et d'autre part d'une copie sur papier de la même icône, qui aurait également versé des larmes cette année. Selon l'évêque Demetri Khoury, le second miracle serait une « extension » du premier.

Tom Sheridan a recensé d'autres phénomènes considérés comme des miracles par ceux qui en ont été témoins. Ainsi, en 1984, au sud-ouest de Chicago, une statue en bois de la Vierge semble avoir versé des larmes, dans l'église St-Jean de Dieu. Après plus d'un an, l'archevêché de l'Eglise catholique de Chicago a déclaré : « Nous ne pouvons éliminer la possibilité d'une explication par des causes naturelles. »

Le 6 décembre 1986, une peinture de Marie a commencé à « pleurer » à l'église orthodoxe albanaise de St-Nicolas. Un représentant de l'église a considéré cela comme miraculeux, mais peu de temps après, il cessa de l'affirmer.

En avril 1987, une peinture représentant la Vierge Marie et Jésus aurait versé des larmes, dans l'appartement d'un tailleur à la retraite, cette fois au nord-ouest de Chicago.

En juillet 1991, selon un ancien cheminot, du sang s'est mis à couler d'un crucifix situé dans le cimetière Queen of Heaven (Reine du Ciel), à Hillside.

En 1994, des clients d'un magasin de cadeaux religieux, appelé St-Charles, ont soutenu avoir vu bouger des statues de la Vierge Marie.





Home La statue de la Vierge de Ballinspittle attire de nouveau les foules

Source : The Daily Telegraph, Grande-Bretagne

A Ballinspittle, comté de Cork, en Irlande, les mouvements de la statue de la Vierge soulèvent de nouveau l'intérêt des fidèles. Il y a douze ans, de nombreuses personnes de la région avaient affirmé avoir vu la statue bouger. Récemment, la foule est retournée sur les lieux, suite à des rapports similaires. Des évêques de l'Eglise catholique ont essayé sans succès de calmer l'ardeur des fidèles, en rappelant qu'une « intervention surnaturelle directe est très rare »




Home Une croix de lumière en Nouvelle-Zélande

Source : New Zealand Sunday News, Nouvelle-Zélande

« Une croix de lumière apparue sur la fenêtre d'une maison de Devonport a été accueillie comme un nouveau signe du retour du Christ dans le monde. »

Ainsi commence un récent article paru dans le New Zealand Sunday News : « Croix de lumière, signe du Christ ». Paul Larkin, peintre en lettres, a confié au Sunday News que la croix de lumière qu'il avait remarquée dans sa salle de bain était le signe que « quelque chose de grandiose » allait arriver. P. Larkin l'avait remarquée trois semaines auparavant, peu après avoir emménagé dans la maison. Il reconnut le phénomène, ayant déjà vu d'autres croix à Auckland, et s'étant informé à leur sujet auprès de son groupe de méditation de transmission. « J'avais pris un bain, je suis sorti de la baignoire, me suis habillé et lorsque j'ai éteint la lumière, la croix était là. » P. Larkin ajoute que les précédents locataires n'avaient pas vu de croix. « La croix est apparue alors que j'étais très déprimé par un tas de problèmes. Elle m'a vraiment aidé à en sortir. » L'article cite également le « chasseur de croix », Buddy Piper, qui parle des croix comme des « signes (formes christiques) que Maitreya et les Maîtres sont en train de répandre dans le monde... pour éveiller l'humanité à la nouvelle qu'il est parmi nous. »





Tendances

Home Une femme candidate à la présidence du Kenya

Source : New York Times, Etats-Unis

La première femme candidate à la présidence du Kenya sait bien ce qu'il y a d'outrageant à devoir marcher des kilomètres pour trouver de l'eau potable pour sa famille. Charity Kiluki Ngilu, défenseur des femmes et des pauvres, est considérée comme un concurrent redoutable pour le président Daniel Arap Moi, au pouvoir depuis 19 ans. Et ce, en dépit d'un sexisme séculaire inhérent au patriarcat de la société kenyanne. Candidate pour le Parti Social Démocrate, elle se propose de remédier aux scissions ethniques qui divisent le pays. « Ce pays est blessé », déclare-t-elle. « Il existe une hostilité et une haine déclarée entre les différentes tribus. Une personne neutre, étrangère au sérail, doit s'interposer et devenir médiatrice. » Nombreux sont ceux qui voient en C. Ngilu ce médiateur.

Charity Ngilu est la neuvième d'une famille de treize enfants. Elle a reçu de son père, qui était pasteur, la force de combattre pour une croyance. Sa famille a été élevée avec des moyens modestes, mais C. Ngilu a réussi à obtenir une bonne éducation car l'école était gratuite avant la proclamation de l'indépendance du Kenya. Elle a suivi des études commerciales au collège et a créé par la suite plusieurs entreprises florissantes. Alors qu'elle prospérait, elle s'est trouvée de plus en plus choquée par les conditions de vie qui régnaient dans le district de Kitui où elle résidait, à près de deux cents kilomètres à l'est de Nairobi. Elle a levé des fonds pour construire des puits et des systèmes d'approvisionnement en eau, afin que les femmes n'aient plus à porter l'eau sur leur dos. Elle a apporté son aide à la création de cliniques afin que les habitants des villes ne meurent plus de maladies curables. Peu après, plusieurs membres de l'association féministe locale se sont présentées au domicile de C. Ngilu lui demandant d'être candidate aux premières élections législatives multipartites du Kenya. « Vous êtes folles », leur a-t-elle répondu. Son indignation face à la condition des pauvres l'a finalement convaincue d'accepter leur requête. « La pauvreté est un cercle vicieux. Je parle avec autorité et affirme que cette situation n'a pas lieu d'être aujourd'hui dans notre pays. » En 1992, elle battait le candidat officiel du parti dirigeant grâce à un soutien populaire considérable.

Les stratèges politiques pensent que C. Ngilu a une bonne chance de gagner si elle parvient à faire de cette élection une confrontation entre elle et M. Moi. Pour d'autres, le pays est encore trop instable et les hommes encore peu enclins à accepter d'être dirigés par une femme. Néanmoins, lors d'un récent rassemblement politique à Mombasa, elle a été acclamée par une assistance essentiellement masculine. Pour ces hommes, elle représente une rupture radicale avec la politique tribale et séparatiste du passé. Comme l'a déclaré un jeune homme : « Charity parle de l'unité, et cette unité unifiera les hommes et les femmes. Si nous votons pour un homme, il n'y aura aucun changement. Avec une femme, un grand changement se produira inévitablement. » 

 




Home Le Christ : un homme pour toutes les races

Source : De Volkskrant, Pays-Bas

Le Vatican a décidé que le Christ mérite une nouvelle image. Il ne sera plus un homme de race blanche portant une expression de souffrance, mais un héros triomphant dont les traits pourront être reconnus par toutes les races.

Le peintre brésilien Claudio Pastro est chargé de créer le nouveau look. L'Eglise catholique souhaite l'utiliser sur une vaste échelle en l'an 2000. Cette année-là, selon le Pape, une nouvelle ère chrétienne doit commencer.

D'après C. Pastro, tout au long du premier millénaire, le Christ a été dépeint avec un visage attrayant, aux caractéristiques universelles, mais ensuite l'Eglise en a progressivement fait un européen.

 




Home Le Parlement iranien approuve le choix des membres du Cabinet

Source : New York Times, Etats-Unis

Le président iranien modéré, Mohammed Khatami, a lancé un appel ferme, destiné aux députés de tendance radicale, afin qu'ils acceptent ses choix pour la composition de son Cabinet. Cet appel semble avoir obtenu l'effet désiré car le Parlement a avalisé sa sélection. Parmi les membres désignés, le nouveau ministre de la Culture, Ataollah Mohajerani, était accusé par de nombreux députés radicaux d'être trop ouvert sur l'Occident. Un autre modéré fortement critiqué, Abdollah Nouri, est devenu ministre de l'Intérieur. Un certain nombre de technocrates modérés et relativement jeunes ont également été nommés au sein du Cabinet. C'est le cas d'une jeune femme de 36 ans, qui a fait ses études aux Etats-Unis, et qui se trouve désormais à la tête de l'agence pour la Protection de l'environnement. C'est la première femme membre du Cabinet depuis 1979.

Les ministères de la Culture et de l'Intérieur pourraient bien se situer au cœur du combat visant à faire de l'Iran un pays plus modéré. La Culture peut amener des changements garantissant les libertés culturelles et artistiques ainsi qu'une plus grande ouverture. Ce ministère contrôle aussi les médias. La désignation du nouveau ministre a été accueillie favorablement par les Iraniens engagés dans les arts et le secteur de l'édition. Ils ont espoir que les restrictions concernant la vie culturelle seront atténuées et que la censure sera levée. Dans son discours au Parlement, M. Mohajerani a affirmé que la tolérance faisait partie intégrale de la religion musulmane. « Nous devons protéger les artistes et créer une atmosphère propice à la créativité, à la tranquillité et à la liberté. »

 




Home Du pain sans frontières

Source : Newsweek, version espagnole

« Le monde de la farine contre le monde de la faim » est le mot d'ordre d'une nouvelle organisation non gouvernementale (ONG) dont le but est de fournir aide et coopération aux personnes souffrant de troubles de santé et de déficiences alimentaires. Créée par 14 boulangers espagnols, Pain sans frontières fait face à un réel besoin : 100 kg de farine, d'un prix de revient d'environ 180 FF, permettent de nourrir un enfant pendant 370 jours, toute une année, ou 370 enfants durant un jour. Ce groupement n'accepte pas d'argent, mais uniquement des dons sous forme de farine, qu'il envisage de distribuer avec l'aide de la Croix-Rouge. 





Les priorités de Maitreya

Home Afrique : l'éducation grâce à la radio

Source : Interpress Service

Des programmes de radio, diffusés par les universités à travers toute l'Afrique, contribuent à faire bénéficier de services éducatifs de nombreux Africains, tout particulièrement des femmes.

Initialement conçus pour faire parvenir les résultats de recherches à des agriculteurs qui auparavant n'avaient pas accès à l'information, ces programmes comprennent maintenant une large variété de sujets pratiques ainsi que des cours de préparation à un diplôme. Les résultats sont impressionnants. Par exemple, après un an de diffusion de telles émissions par l'Université de Nairobi, au Kenya, 70 % des auditeurs agriculteurs avaient adopté les techniques agricoles décrites, et mis à profit les émissions sur la santé, telles que la rotation des cultures et le traitement de la malaria.

La majorité des étudiants concernés par ces programmes sont des femmes. A l'Université de Namibie, le programme d'un cours d'enseignement à distance pour un diplôme d'infirmière a été suivi à 90 % par des femmes. Au Kenya, 80 % des agriculteurs sont des femmes, dont la plupart habitent dans des villages reculés sans aucun accès à des bibliothèques, mais dont la grande majorité dispose de la radio et suivent des cours d'agriculture radio-diffusés. 

 




Home L'état des forêts dans le monde

Source : InterPress Service

Au cours des années 1990 à 1995, la destruction des forêts à travers le monde s'est traduite par une diminution des surfaces boisées équivalente à deux fois la superficie de l'Italie. Mais d'après un nouveau rapport, le taux de disparition des forêts est en légère réduction.

Selon un récent rapport de l'Organisation pour l'agriculture et l'alimentation des Nations unies (FAO), les pays en voie de développement auraient perdu 65,1 millions d'hectares de forêts de 1990 à 1995. Ce résultat étant partiellement atténué par une augmentation de 8,8 millions d'hectares de forêts dans les pays développés. Les principales menaces pesant sur les forêts des pays en voie de développement proviennent du ramassage excessif de bois de chauffage, de la surexploitation des pâturages dans les zones arides ou semi-arides et de techniques de récoltes destructrices.

Selon les estimations de la FAO, la surface mondiale des forêts, comprenant les forêts naturelles et les plantations, avoisinerait en 1995 les 3,5 milliards d'hectares, soit 26,6 % de l'ensemble des surfaces terrestres – Antarctique et Groenland non compris. « Alors que le taux de disparition des forêts naturelles reste élevé dans les pays en voie de développement, d'après certains signes, ce taux serait en train de baisser », affirme David Harcharik, assistant général de la FAO et directeur du département responsable des forêts. Selon les estimations du rapport de la FAO, sur la période 1990-1995, les forêts naturelles auraient diminué au rythme de 13,7 millions d'hectares par an dans les pays en voie de développement, contre 15,5 millions d'hectares par an durant la décennie 1980-1990. L'augmentation des zones forestières dans les pays développés et une meilleure gestion des plantations sont des signes qui nous montrent « que nous sommes sur la bonne voie », affirme D. Harcharik. « Mais il nous reste un long chemin à parcourir. »

D'après le rapport de la FAO, les efforts déployés pour atteindre une autosuffisance alimentaire mondiale auront également un grand impact sur les forêts de la planète. D'ici l'an 2020, on s'attend à ce que la production alimentaire mondiale augmente de presque 2 % par an, et que 90 millions d'hectares de nouvelles terres soient mis en cultures, principalement en Amérique latine et en Afrique sub-saharienne. Comme on s'attend à ce que la moitié de cette terre provienne des forêts, le rapport insiste sur la nécessité d'une gestion forestière non destructrice, causant le moins de dégâts possibles au système écologique et assurant une régénération adéquate des ressources forestières. 

 





Faits et prévisions

Home Fusion nucléaire à froid : la solution approche

Source : Evening Standard, Grande-Bretagne

« Le procédé de fusion nucléaire – procédé à froid, sans danger, sans rejets, utilisant un simple isotope de l'eau – résoudra tous les besoins énergétiques de l'humanité. Cette technique sera mise à notre disposition avec l'instauration du partage... » (Benjamin Creme, Share International, déc. 1988)

Au laboratoire Rutherford Appleton de Didcot, en Angleterre, une équipe de scientifiques japonais serait extrêmement proche de découvrir la fusion nucléaire à froid. Le processus ouvre la porte à une source d'énergie sans danger, sans limite et bon marché, à base d'hydrogène, la substance la plus abondante dans l'univers. 

 




Home Coopération au Salvador

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

« Un changement aura lieu en Amérique latine. Un consensus démocratique s'étendra à presque tous les pays. [...] La voix des peuples se fera entendre. » (Le Maître de Benjamin Creme, Partage International, déc. 1989)

Les récentes élections au Salvador avaient laissé craindre une grande instabilité parlementaire. Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile aucun parti politique n'avait obtenu une majorité significative. Sept partis se partageaient les 84 sièges du Congrès, et on s'attendait à la formation d'alliances pour dégager une majorité. Au lieu de cela, les partis ont conclu un accord pour le partage du pouvoir, allant même jusqu'à octroyer un nombre supérieur de sièges aux plus minoritaires d'entre eux, afin de parvenir à une représentation plus équitable. Et depuis, certains problèmes difficiles ont été résolus, dans un esprit de coopération. Cette attitude a retenu l'attention de toute l'Amérique centrale. Pour la première fois dans l'histoire de ce continent, des forces opposées ont choisi de s'unir pour gouverner. La division du pouvoir s'est avérée positive et n'a nullement paralysé l'action du gouvernement. Selon l'éditorialiste d'un quotidien local : « Il s'agit d'une vision intelligente et très responsable [...] qui implique un respect mutuel de la volonté du peuple. » 

 




Home Faillites personnelles en nette progression au Japon

Source : Nikkei Net News

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, déc. 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Les marchés boursiers ressemblent à des maisons de jeu où chacun devient « dépendant » de cette drogue qui consiste à faire de plus en plus d'argent. La situation ressemble à une bulle sur le point d'éclater. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage International, juin 1989)

Au Japon, le nombre de faillites personnelles atteint des records. Selon les premiers chiffres délivrés par la Cour suprême, elles se sont élevées à 33 137 pour le premier semestre 1997. Pour l'année entière, les projections tablent sur plus de 60 000 faillites. Il s'agit d'un record depuis 1985, date des premières statistiques officielles enregistrées par la Cour suprême. La chute des revenus et l'effondrement des valeurs foncières depuis l'éclatement de la bulle économique japonaise seraient à l'origine de cette forte progression.

 




Home Menaces d'inondations

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

En août dernier, un ensemble de grandes organisations écologistes a présenté au gouvernement britannique le rapport Gardit faisant état d'une menace de graves inondations. Ces inondations pourraient provoquer une catastrophe dans la capitale, avec des dégâts estimés à 220 millions de Livres Sterling. Selon ce rapport, l'eau ronge les fondations, s'infiltre dans les sous-sols et finira par envahir les tunnels du métro dans un délai de cinq ans. Sous la ville de Londres le niveau de l'eau, restée captive de son lit d'argile depuis 10 000 ans, monte de trois mètres par an en raison du déclin de certaines industries, comme les brasseries, qui pompaient cette eau du sous-sol. La solution consisterait à creuser des trous de sonde afin d'aspirer l'eau vers la surface en certains lieux clés de Londres. Cela nécessiterait un investissement de six millions de Livres, ainsi qu'un coût d'exploitation annuel de deux millions de Livres.




Home L'environnement gagne des points dans les sondages

Source : Earth Times, E.-U.

Une nouvelle étude fait ressortir un accroissement de l'intérêt pour l'environnement dans le monde entier, au cours des cinq dernières années.

Des sondeurs faisant état de l'évolution de l'opinion publique mondiale prédisent que les préoccupations de santé vont bientôt porter à nouveau l'environnement au premier plan de l'agenda politique. Selon Doug Miller, président de Environics International of Toronto, qui a coordonné cette étude avec des firmes de recherches bien en vue dans 24 pays : « Loin de tomber dans les oubliettes de l'actualité, l'environnement promet une fois de plus de dominer le débat public au cours des cinq prochaines années, dans de nombreux pays. » Plus de 27 000 interviews ont été menées dans huit pays d'Europe occidentale et dans quatre pays d'Europe de l'Est, ainsi qu'en Chine, au Japon, en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, au Chili, au Pérou et au Nigéria. Ensemble, ces pays totalisent 60 % de la population mondiale.

L'étude comprend certaines questions utilisées dans un sondage Gallop à l'occasion du Sommet de la Terre en 1992, et met en évidence que l'intérêt pour l'environnement augmente dans pratiquement tous les pays interrogés.

En Inde, 94 % de la population a « beaucoup » ou du moins « un degré appréciable » d'intérêt pour son environnement, en comparaison des 77 % de ceux qui avaient répondu à la même question en 1992. Les résultats les plus élevés furent ensuite trouvés au Chili (90 %), aux Etats-Unis (89 %) et en Pologne (89 %, avec une progression spectaculaire de 25 %). Les plus faibles niveaux d'intérêt furent enregistrés en Europe occidentale et en Russie. En Suisse, 55 % des personnes interrogées éprouvent « beaucoup » ou du moins « un degré appréciable » d'intérêt.

Interrogés sur le fait de savoir si leur santé avait été affectée par des problèmes d'environnement, la plupart des gens ayant répondu par l'affirmative se situe en Inde (94 %), en Hongrie, au Chili, en Corée du Sud, en Pologne, au Mexique, au Nigéria et en Russie.

Interrogés sur le fait de savoir si la santé de leurs enfants avait été affectée, une proportion écrasante (84 à 97 %), dans 23 des 24 pays, répondit « beaucoup » ou « à un degré appréciable ». Seuls au Japon, les résultats furent sensiblement plus bas, autour de 70 %.

L'étude a nettement montré à quel point les conditions économiques nationales influent sur le mode de pensée des gens. Les Canadiens, les Suisses, les Néerlandais, les Finlandais, les Britanniques, les Américains, les Sud-Coréens et les Japonais ont le plus tendance à dire que la protection de l'environnement est plus importante que la croissance économique. Dans chacun de ces pays, les résultats furent pratiquement les mêmes ou sensiblement plus élevés qu'en 1992.

Les gouvernements ayant reçu de leurs citoyens les appréciations les plus élogieuses sur leurs réalisations en matière d'environnement furent ceux des Pays-Bas (34 % seulement estimèrent ces réalisations « médiocres » ou « très médiocres »), du Nigéria, de la Suisse, des Etats-Unis, du Chili, de la Chine et du Canada.

Commentant les résultats généraux de l'enquête, Doug Miller a déclaré : « C'est comme si l'instinct de survie de notre espèce avait été activé. C'est à leurs risques et périls que les chefs de gouvernements et de l'industrie ignorent cet intérêt croissant pour l'environnement et la santé. »

Il a ajouté : « Bien que l'inaction actuelle puisse ne pas provoquer de dommages publics immédiats, le jour de la prise de conscience et de la responsabilité approche à grands pas, du fait que l'intérêt pour la santé et la critique de l'inaction des gouvernements augmentent dans la plupart des pays. »

 




Home La pollution atmosphérique aux Etats-Unis

Source : New York Times, Etats-Unis

Le président américain, Bill Clinton, a balayé les inquiétudes de ses conseillers et a approuvé de nouvelles mesures contre la pollution atmosphérique. Les nouvelles normes ramènent le taux de pollution de l'ozone de 120 à 80 pour un milliard, et fixent également des limites aux particules microscopiques de suie. De vieilles centrales énergétiques du Midwest devront mettre en place un dispositif de contrôle de la pollution, et des investissements devront être réalisés en vue de la production de carburant et de voitures plus propres, en intégrant peut-être une augmentation des dépenses du transport public. Le résultat final constituera une étape décisive dans la protection de la santé publique, surtout celle des enfants asthmatiques.

Cependant, un échéancier souple a été adopté, afin de permettre aux entreprises commerciales et aux Etats de s'adapter aux nouvelles règles.





Regard sur le monde

Home Les risques de la maternité précoce

Source : Interpress Service

Une étude menée par la Société Alan Guttmacher des Etats-Unis, en collaboration avec la Fondation internationale de planification familiale de Londres, a lancé une mise en garde. Il convient de protéger presque un milliard de jeunes de 10 à 19 ans contre les risques entraînés par une grossesse précoce, si la société veut bénéficier de leur plein potentiel.

Selon les estimations de cette vaste étude menée dans 44 pays en voie de développement et dans cinq pays développés, couvrant 75 % de la population mondiale, chaque année, 15 millions d'enfants naîtraient d'adolescentes, ce qui représente un peu plus de 10 % de l'ensemble des naissances sur la planète. Au cours des 20 à 30 dernières années, les grossesses touchant des adolescentes ont diminué dans de nombreux pays d'Asie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Mais 30 % au moins des jeunes femmes d'Amérique latine et 50 à 60 % de celles d'Afrique sub-saharienne donnent naissance à leur premier enfant avant l'âge de 20 ans. Selon les indications de cette étude, les femmes d'aujourd'hui auraient depuis peu tendance à atteindre l'âge de la puberté plus tôt et à se marier plus tard. Les rapports sexuels avant le mariage sont maintenant courants, mais cela se passe souvent sans prendre de précautions et avec tous les risques que cela comporte, comme des grossesses précoces ou des maladies sexuellement transmissibles.

D'après cette étude, les choix effectués par les adolescents conditionnent fortement leur réussite sociale, leurs opportunités d'emploi et, par conséquent, toute l'orientation de leur vie. Collectivement, leurs choix conditionnent de manière significative l'avenir de leurs communautés, de leurs pays et du reste du monde. « Tout notre avenir est en jeu », affirme Jeannie Rosoff, présidente de l'Institut Guttmacher. « Pour les jeunes gens où qu'ils soient, et en particulier pour les jeunes filles, il faudrait une éducation meilleure et plus étoffée, et des opportunités d'emploi. En ce qui concerne les bonnes décisions à prendre pour eux sur le moment, et le choix d'avoir un enfant, il leur faut un meilleur soutien de leurs familles et de leurs communautés, et ils en ont le droit. » 

 





Citation

Home Nation et défavorisés

par Nelson Mandela

« Ce n’est pas à la manière dont elle traite les plus illustres de ses citoyens qu’il faut juger d’une nation, mais à la manière dont elle traite les plus défavorisés des siens. »





Courrier des lecteurs

Home Un miracle dans la grotte de Mittenwald

Cher Monsieur,

Au cours de l'automne 1996, une amie, R.H., et son mari, passèrent leurs vacances à Mittenwald, un centre touristique en Bavière. A proximité de la seule église de Mittenwald se trouve une grotte, dans laquelle est représentée la scène de Lourdes où la Vierge surplombe Bernadette, la regardant en baissant la tête. A maintes reprises, tous les jours, mon amie s'agenouilla en prière en ce lieu. Elle y prit des photographies.

Ayant fait développer le film, elle s'aperçut avec émotion que le visage de la Vierge de la grotte s'était transformé en celui du Christ, et que celui-ci levait la tête vers la source de lumière inondant la grotte. Le rosaire qu'elle tient à la main est devenu invisible.

E. Q., Möhnesee, Allemagne

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle a été manifesté par le Maître Jésus.


Home Tête-à-tête avec un oiseau

Cher Monsieur,

En août 1993, je séjournais au Canada, sur l'Ile Gabriola, où je participais à un séminaire. Une partie du programme consistait à observer trois jours de silence. Durant l'un de ces trois jours, je longeais la plage et m'assis pour me reposer. Un aigle vint alors se poser devant moi, à environ deux à cinq mètres. Je pensai : « Dois-je me montrer prudente ? » Mais en même temps, alors que je regardais l'aigle, un grand calme et une grande paix intérieure m'envahirent. Je dis intérieurement : « Bonjour l'aigle. » Nous nous regardâmes un instant et je ressentis une paix et une joie intérieure. Lorsqu'il bougea, je me rendis compte de son énorme taille, tout en sachant que je n'avais pas à en avoir peur. En rentrant, je me demandai s'il était courant qu'un aigle vienne se poser si près d'un être humain, car dans mon pays il en reste peu de cette espèce. J'interrogeai deux ou trois personnes de la région : toutes me dirent qu'elles n'avaient jamais entendu parler de quelque chose de semblable, et trouvèrent extraordinaire qu'un aigle s'approche aussi près. Visiblement, elles ne me croyaient pas. Lorsque je me remémore cette expérience, je ressens cette paix intérieure.

Auriez-vous l'amabilité de me dire s'il s'agissait d'un aigle ou « d'autre chose ».

K. S., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme indique qu'il ne s'agissait pas d'un aigle « réel », mais qu'il a été matérialisé par Maitreya.


Home Enfin ! un homme parfait

Cher Monsieur,

Aux alentours du 6 octobre 1995, ma fille S.J., étudiait à la bibliothèque de Castricum (Pays-Bas), lorsqu'un homme grand, environ 1,90 m, au beau visage (comme s'il n'avait rien de mauvais en lui) passa près d'elle : « Enfin ! un homme parfait. » Il la regarda droit dans les yeux un bref instant puis passa son chemin. Elle eut vraiment envie de le suivre, de lui demander s'il était marié, s'il avait une famille. Mais elle y renonça ; elle venait de se réconcilier avec son compagnon.

Lorsqu'elle me décrivit sa démarche, je m'exclamai tout à coup : « Maitreya ! » Elle me regarda, sur son visage se lisait un mélange d'irritation et de curiosité, et elle m'avoua qu'elle aussi, à sa grande stupéfaction, avait fait le rapprochement entre l'homme de la bibliothèque et Maitreya.

Nous aimerions bien savoir s'il est possible qu'elle ait réellement rencontré Maitreya et s'il l'aide.

Anonyme, Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était effectivement Maitreya. Non, il ne l'aide pas.


Home Une belle rencontre

Cher Monsieur,

Au cours de l'été 1995, j'ai vécu l'expérience la plus extraordinaire de ma vie. A l'époque, j'habitais dans une petite maison en bois avec ma fille âgée de dix ans. Comme je souffrais de graves problèmes cardiaques (j'avais pris une retraite anticipée en tant qu'handicapée), il m'arrivait souvent de ne pas pouvoir m'endormir le soir. Ainsi, cette nuit d'été là, je restais éveillée, lorsque vers 2 heures du matin, alors que j'allais allumer la télévision, la chambre s'emplit d'une lumière brillante, au centre de laquelle se tenait un homme. Les mots me manquent pour décrire sa beauté, son amour et les sentiments chaleureux qui émanaient de lui. J'étais incapable de bouger et la seule pensée qui me vint à l'esprit fut : « C'est Jésus. » Il me regardait amicalement et me demanda : « Aimerais-tu devenir riche ? » Ma réponse fut négative. Alors il disparut et une partie de la lumière demeura encore dans la chambre pendant un certain temps.

Vous imaginez aisément que cet événement surpasse tout ce que j'ai vécu dans ma vie et que je m'en souviendrai jusqu'à la fin de mes jours. Je tiens à ajouter que quatre mois plus tard, ma maison fut incendiée et ma fille et moi, nous retrouvâmes pratiquement démunies de tout. Toutefois, un mois plus tard, nous avions un appartement neuf.

J. J. , Prevalje, Slovénie

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était bien le Maître Jésus.


Home Avec tous mes remerciements

Cher Monsieur,

Après une longue hésitation, je me suis décidée à vous consulter sur une série d'événements qui m'ont troublée ces deux dernières années. Cela se produisit en août 1994, pendant les vacances d'été passées en France. Mon mari et moi allions visiter Avignon afin de voir le palais des papes. Cet été-là, j'étais heureuse grâce à ma lecture des livres de Benjamin Creme et des enseignements d'Alice Bailey, et parce que j'étais invitée au séminaire de septembre de cette année-là. A l'époque, je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais d'être invitée à ce séminaire. Mais au moins, j'étais tout à fait heureuse et j'avais le vague sentiment que « quelque chose » allait changer.

Alors que j'entrais dans le palais des papes, j'aperçus une femme bosniaque assise sur les escaliers, près de l'entrée, avec à côté d'elle un petit écriteau où il était inscrit : « Je suis de Bosnie, j'ai trois enfants, je vous remercie de m'aider à acheter de quoi manger. » Je lui donnai de l'argent mais elle ne répondit rien. Elle resta assise tranquillement. Ma fille aînée, qui ne comprenait pas le français, me demanda pourquoi je donnais de l'argent à cette femme. Je lui répondis de ne jamais passer à côté d'un mendiant sans lui donner quelque chose et j'ajoutais en riant : « Parce qu'on ne sait jamais. » (Je pensais aux récits lus dans Share International). Et si l'on passait à côté de quelque chose d'important ! Elle acquiesça tout en riant et puis je n'y pensai plus.

J'allai vers une place où il y avait un manège. Nos trois enfants en firent plusieurs tours et mon mari remarqua un Pakistanais qui dessinait des portraits. Une foule l'entourait et l'observait parce qu'il avait du talent. Je me tenais là depuis un moment avec mon bébé dans son landau, lorsque je me rendis compte qu'un homme de grande taille m'observait. Je tournai la tête dans sa direction et j'aperçus un homme à l'air distingué, aux cheveux frisés et grisonnants, avec des yeux bleus, vêtu d'un pantalon gris et d'une chemise bleue à manches courtes. Il faisait très chaud et tout le monde transpirait, mais la chaleur ne semblait pas l'affecter. Lorsque nos regards se croisèrent, il sourit et je lui retournai son sourire un peu timidement. Alors, il s'approcha et se pencha sur le landau en me demandant quel âge avait mon bébé. Je lui répondis en français (à l'époque, il avait presque dix mois). Ensuite, il déclara que c'était un joli bébé, et alors je le remerciai, contente (comme le sont toutes les mamans) de sa remarque. Mon mari fit signe de continuer et nous nous éloignâmes, je sentais qu'il continuait à me regarder. Lorsque je me retournai, il sourit à nouveau, je fis de même et je me sentis étrangement timide. Tout en continuant notre route, je parlai à mon mari de cet aimable monsieur et lui demandai s'il l'avait vu, mais fait étrange, il ne l'avait pas remarqué.

Quelques minutes plus tard, nous étions sur le trottoir d'une rue commerçante animée d'Avignon, lorsque mon mari décida d'aller chercher de l'argent à la banque de l'autre côté de la rue. Mes deux filles et moi marchions lentement, tout en poussant le landau, afin que mon mari puisse nous rattraper. Peu après le départ de mon mari, un Français, au teint mat et portant un sac à dos, vint vers nous. Il avait l'air un peu négligé ; il portait un short et des sandales. Je remarquai que ses pieds, ainsi que les ongles de ses mains et de ses orteils étaient très sales. Il me regardait de ses grands yeux bruns amicaux à travers des lunettes aux verres très épais. Il s'arrêta devant le landau en se penchant au-dessus et toucha mon petit garçon tout en disant qu'il était très beau. Il s'exprimait dans un français rapide et continuait à toucher le bébé, en déclarant qu'il était beau et gentil. Je restais là, souriante, enchantée de ses remarques. Nous discutâmes (dans mon meilleur français) du temps et de la chaleur. Ensuite, il se pencha de nouveau sur mon garçon, le toucha et, me regardant droit dans les yeux, il dit trois fois « merci », en français, avant de s'éloigner.

Après son départ, nous marchâmes lentement le long du trottoir et étonnée, j'interrogeai mes filles : « Pourquoi m'a-t-il remerciée ? Je n'ai rien fait de spécial. » Alors ma fille aînée répondit : « Peut-être qu'il t'a remerciée parce que tu lui as permis de toucher Joël avec ses ongles sales. » Sa réponse me fit rire, mais j'étais toujours troublée. Lorsque mon mari nous rattrapa, je lui demandai s'il n'avait pas remarqué cet homme puisqu'ils avaient dû se croiser, mais il ne l'avait pas remarqué non plus.

Depuis, je ne sais trop quoi penser. S'agit-il juste de deux Français sympathiques ou d'autre chose ? Peut-être que mon imagination va trop loin, mais si ces hommes étaient plus que des Français ordinaires et sympathiques, peut-être que l'un d'eux me remerciait pour mon geste envers cette femme bosniaque à qui j'ai donné de l'argent ? Comme l'a dit le Christ dans la Bible : « Tout ce que vous faites envers le moindre de mes frères, vous le faites envers moi. »

                                                                                                  A. van E., Leusden, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme de grande taille était Maitreya et l'homme au sac à dos le Maître Jésus.


Home Une bienheureuse insomnie

Cher Monsieur,

Il y a quelques mois, ma mère, âgée de 75 ans, est allée passer une visite médicale. On lui avait conseillé de consulter un spécialiste au sujet d'une grosseur de près de quatre centimètres qui paraissait « inquiétante ». Elle dut attendre une semaine avant de pouvoir le consulter et entre temps, sembla reprendre confiance. Nous avons tous été ravis d'apprendre que le médecin avait constaté que tout allait bien et qu'elle était en parfait état de santé.

Quelques jours plus tard, elle m'a avoué qu'une chose étrange lui était arrivée la veille de la seconde visite médicale. Ma mère est d'un naturel plutôt joyeux, mais en allant se coucher, elle avait été envahie par un sentiment de bonheur total. Elle nous avoua ne jamais avoir ressenti une telle félicité et être restée éveillée jusqu'à trois heures du matin à profiter de cette béatitude. Le Maître de Monsieur Creme voudrait-il avoir l'amabilité de nous éclairer sur la source de cette félicité ? Une guérison a-t-elle eu lieu ?

N. M., Dallas, Texas, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme indique que le Maître Jésus est à l'origine de la guérison et de cet état de félicité.


Home Une pièce de musée

Cher Monsieur,

Après avoir lu Share Nederland pour la première fois, je me suis souvenu d'une rencontre qui s'est produite au British Museum à Londres. Dans le département des antiquités égyptiennes, mon amie a aperçu un homme brun au regard extrêmement perçant. Tout d'abord, je n'ai rien remarqué. Mais quand elle me l'a désigné, j'ai également éprouvé quelque chose de difficile à exprimer par des mots. Quelque temps après cette brève « rencontre », mon amie et moi en avons discuté, mais nous avons été incapables de trouver une explication à la sensation qui nous a envahis à la vue de cet homme. Peu à peu, nous avons tous deux commencé à oublier l'incident. Est-il possible que nous aussi ayons rencontré Maitreya ?

J. K., Voorschoten, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était Maitreya.



Interviews

Home L'éducation dans le nouvel âge (2/2)

Interview de Benjamin Creme par George Catlin

L'amélioration de l'éducation sera l'une des priorités du nouvel âge. Mais qu'est-ce, en fait, qu'une véritable éducation ? Quelle relation existe-t-il entre l'âme et la conscience ? Quel rôle jouent les rayons ? Quelle est l'importance de l'auto-discipline et de la confiance en soi ? Que doivent faire les enseignants et les parents ? George Catlin, éducateur, a interrogé Benjamin Creme à ce sujet. Nous publions ici la seconde partie de cet article.

GC. Vous avez fait allusion aux « lignes de plus ou moins grandes résistances ». Pourriez-vous nous donner quelques indications à ce sujet. Qu'est-ce qu'une ligne de moindre résistance et pourquoi ne devrait-on pas la suivre quelque soit l'endroit où elle nous mène ?
BC. Il est parfois plus profitable de faire ce qui nous est le plus difficile. Cela apporte des qualités d'auto-discipline qui sont vraiment nécessaires. Je ne parle pas de la discipline imposée, mais de l'auto-discipline, qui est sans doute la chose la plus importante que nous puissions acquérir à condition d'en faire bon usage. S'imposer une discipline sans raison, comme le font de nombreux ascètes, notamment des ascètes religieux qui se « flagellent », ne fait rien d'autre qu'endurcir le caractère et détourner du monde et de la vie.

Extravertis et introvertis

Si votre ligne de moindre résistance est d'être plutôt paresseux, de prendre la vie du bon côté, ne pas faire d'effort pourrait bien être un obstacle sur la voie du progrès que s'est fixé votre âme dans cette vie. Il est possible que vous ayez besoin de vous attaquer aux choses que vous n'aimez pas faire, celles que vous trouvez difficiles. Si vous y parvenez, si vous vous imposez une discipline dans ce sens, vous pourrez alors faire preuve de davantage de discipline pour les choses importantes, celles qui comptent vraiment.

Je pense que cela concerne aussi l'éducation : la discipline personnelle de l'individu dans l'organisation de sa vie et le développement de son propre potentiel en fonction de ses rayons. Quiconque a un mental de 3e rayon est très actif, créatif, plein d'entrain et d'idées. Ce genre de personnes peuvent cependant être trop actives et manipulatrices, et ne jamais apprendre à rester immobiles, à tourner leur regard vers l'intérieur et à trouver le sens de la vie. Il existe d'autres rayons, comme le 6e, qui est très idéaliste et aspire à une vision et à une vie intérieure plus élevée. Ceux qui sont dominés par ce rayon peuvent manquer de sens pratique sur le plan physique. C'est également vrai du 2e rayon qui est très introverti. Il trouve très facile d'entrer en contact avec l'âme, c'est pour lui sa ligne de moindre résistance. Mais par contre, le contact avec l'extérieur, la relation au monde physique et à toutes ses exigences est pour une personnalité de 2e rayon quelque chose de très difficile.

Si vous parvenez à vous discipliner et à utiliser vos qualités avec intelligence (ce qui n'est pas facile) vous pourrez renforcer vos points faibles et modifier vos points forts de manière à ce que, tout en restant dominants, ils n'effacent pas les autres aspects de vous-mêmes. Vous renforcerez vos points faibles en vous imposant, au début, une discipline dans les petites choses, jusqu'à ce que vos efforts successifs vous permettent d'acquérir une solide discipline personnelle. C'est cela l'éducation, l'auto-éducation, en ce qui concerne la bonne utilisation de sa propre structure de rayons, qui est en fait la manière de diriger sa vie.

GC. Dans ce que vous venez de dire apparaît l'idée que les problèmes se présentent essentiellement sous deux aspects principaux. L'un concerne la manière de diriger sa vie et de faire face au monde extérieur et l'autre est relatif au mouvement intérieur en direction de l'âme.
BC. C'est la croix de la matière. Avant d'atteindre un certain niveau d'évolution, vous vous trouvez sur une ligne ou sur l'autre : dans une vie donnée, vous êtes soit introverti, soit extraverti. C'est le sentier du disciple, le long duquel vous apprenez à manier les énergies qui vous dirigent, tour à tour, vers la vie intérieure de l'âme ou vers la vie extérieure de la personnalité. Une vie entière peut être introvertie et tournée vers l'âme ou, au contraire, extravertie et tournée vers le monde extérieur. Dans un cas comme dans l'autre, l'individu éprouve un sentiment de malaise intérieur parce qu'il prend conscience de cette unilatéralité mais, en fait, il n'y peut pas grand chose. Lorsqu'un certain équilibre a été atteint et qu'il a intégré ses véhicules physique, émotionnel et mental, il devient un initié. La marque de l'initié est sa capacité à se tourner vers l'intérieur, à être introverti lorsque telle est sa volonté, mais également se tourner vers l'extérieur et à se relier avec une parfaite aisance au monde extérieur s'il le souhaite.

GC. Il semblerait que notre éducation actuelle soit plutôt orientée vers la relation au monde extérieur. On nous enseigne principalement des aptitudes destinées à faciliter notre insertion dans la société. Quels changements dans le futur devraient permettre le développement de la vie intérieure ?
BC. De nos jours, l'éducation, dans la mesure où elle apporte quelque chose, est essentiellement la formation en vue d'un métier. Les gens sont simplement rendus aptes à gagner leur vie dans le monde extérieur des affaires, sous l'emprise de la compétition. Cela va changer. La compétition doit laisser place à la coopération. C'est essentiellement la compétition, basée sur l'avidité et la peur, qui empêche les hommes d'exprimer ce qui est le plus important : leur unité, leur sentiment de faire partie d'un groupe. Cela doit changer. Lorsque ce sera le cas, les gens réaliseront que l'âme est un fait, ce qui sera démontré par l'exemple des Maîtres. Chacun réalisera qu'il est une âme et se tournera vers elle. L'éducation dirigée vers la vie de l'âme et la psychologie de l'âme deviendront alors de plus en plus la norme dans notre système éducatif. Je ne veux pas dire par là que nous aurons uniquement une éducation religieuse. Je ne parle absolument pas de religion. Le sentier de la religion, tel que les Maîtres le considèrent, n'est que l'un des nombreux sentiers permettant la manifestation de notre divinité innée. Dieu n'a pas fait de la religion sa demeure, même si la religion peut vous aider à réaliser cette divinité. Tous les aspects de la vie, la politique, l'économie, la religion, la société dans son ensemble, l'art, la culture, la science, l'éducation, peuvent être vécus de manière telle que ce que nous appelons Dieu puisse y être connu et exprimé.
Le divin devient de plus en plus une expérience immédiate. C'est ce qu'il est en fait. Dieu n'est pas un homme avec une barbe assis dans le ciel à vous surveiller afin de voir si vous n'êtes pas en train de voler, de mentir ou de tricher. Il est en vous et c'est ce sens du divin en vous qui progressivement vous amène à ne plus mentir, tricher ou voler. Ce n'est pas parce quelqu'un vous dit que c'est mal, mais parce que vous savez instinctivement que ce n'est pas la manière juste de se comporter envers ses semblables.
Tout ce qui blesse autrui ou lui cause du tort est ressenti intuitivement, instinctivement, comme mauvais. Un changement de conduite se produit grâce à l'observation de soi et à l'auto-détermination. Les défauts disparaissent lorsque vous devenez plus conscient, plus imprégné des qualités de l'âme. Cela se produira sur une échelle de plus en plus vaste au fur et à mesure que les hommes cesseront d'être en compétition et apprendront à coopérer, que ce soit au sein de la famille, de la communauté, ou sur le plan national ou international.

L'estime de soi

GC. En ce qui concerne la capacité de coopérer et à pressentir l'existence de l'âme, sa valeur et sa mission, l'Instructeur mondial, le Seigneur Maitreya, a dit que sans estime de soi rien ne peut être fait. Est-ce le premier pas à faire dans la bonne direction ? Les parents, les enseignants et les écoles ne devraient-ils pas y réfléchir ?
BC. Tout à fait. L'un des traits affligeants de notre éducation actuelle est la manière dont on sous-estime les enfants, en leur disant qu'ils ont tort, qu'il ne faut pas faire ceci ou cela, que c'est mal. Cette inhibition constante de l'enfant n'a rien à voir avec une mauvaise conduite. L'enfant n'a aucune conception du mal. Il a seulement des désirs, des instincts et un besoin d'aventure. Si on le laisse faire sans lui répéter sans cesse qu'il est méchant, il grandira sans inhibitions, sans perdre l'estime de soi. Les enfants devraient se sentir aimés, ils devraient sentir que leurs parents se soucient vraiment d'eux, qu'ils font preuve de patience à leur égard, qu'ils sont prêts à les écouter, à parler avec eux, etc. Cela leur donnerait une confiance intérieure qui les rendraient capables de tirer le maximum des opportunités que la vie peut offrir.
Ce qui empêche la plupart des gens d'avancer est un manque de confiance. Ceci est dû principalement au fait que les parents ne cessent de harceler leurs enfants, de les sous-estimer en leur disant : « Tu n'es qu'un enfant », ou « Comment peux-tu savoir ? » Tout ce que dit un enfant fait l'objet de moqueries, est rabaissé. Cela ne se produit pas dans toutes les familles, mais souvent. Même chez les gens par ailleurs intelligents et instruits, vous trouverez cette façon de sous-estimer, de tourner en dérision les propos de leurs enfants.
On ne devrait jamais ridiculiser les enfants. Les parents agissent ainsi parce que cela les arrange de réprimer leurs enfants, de manière à garder une certaine autorité. Les gens sont si surmenés, si tendus, qu'ils ne peuvent supporter la présence et les demandes de leurs propres enfants. C'est une tragédie à la fois pour eux, pour les enfants et pour la société en général.
L'estime de soi est un besoin fondamental de tout être humain. Son absence conduit à la délinquance, à la toxicomanie, à tous les abus, voire même au suicide. Tout cela est la conséquence directe de l'incapacité de nombreux parents à donner à leurs enfants le sentiment d'être aimés et compris, à les traiter avec chaleur, patience, en étant prêts à les aider, à les écouter, à communiquer avec eux et à leur donner ce sentiment de confiance qui est essentiel.

GC. Il semble qu'actuellement la plupart des professeurs perdent la moitié de leur temps et de leur énergie à affronter les problèmes de discipline, en s'efforçant, en quelque sorte, de maintenir les enfants dans certaines limites. Pensez-vous que si les enfants étaient traités avec davantage d'attention et d'amour par leurs parents, il y aurait moins de problèmes ?
BC. Absolument. Mon Maître a dit dans un article paru dans Partage International qu'il ne s'agissait absolument pas d'un problème de discipline. C'est une question de liberté. Il s'agit de reconnaître la valeur de l'enfant, son besoin d'expression personnelle.
Tout enfant, quelque soit son niveau d'évolution au moment de sa naissance, vient au monde avec un certain nombre de buts personnels à réaliser, dont l'un des principaux consiste à apprendre à vivre en paix et en harmonie avec ses semblables, avec tous ceux avec qui il entrera en relation. La possibilité de réaliser ce but est rare aujourd'hui. Vous faites vraiment partie des exceptions si la famille où vous naissez, les écoles que vous fréquentez et la communauté nationale qui est la vôtre vous apportent les conditions nécessaires à la réalisation des desseins que votre âme s'est fixée pour une vie donnée.
Nous devons reconnaître que tous les jeunes sont uniques. Ce sont des fils de Dieu qui évoluent vers la manifestation de cette divinité et de cette filiation. Combien de personnes sont-elles capables de considérer un enfant de cette manière ?
Beaucoup de parents aiment leurs enfants, mais vous pouvez aimer un enfant et ne pas le respecter. Affirmer que vous respectez vraiment et en toute occasion son caractère unique et sa valeur me paraît une gageure. Peu de gens répondent ainsi aux besoins de l'enfant.
Nous avons l'Année de l'enfant, mais ce respect donné à l'enfant n'est pas pris très au sérieux. Cependant, le fait même que cette Année de l'enfant existe, même s'il ne s'agit que d'un slogan passif, montre que nous commençons à reconnaître la valeur de l'enfant et la nécessité de le respecter.
Un enfant, quelque soit son niveau d'évolution, vient en incarnation avec tout un acquis. Une merveilleuse fillette, âgée de 11 ans, peint actuellement des tableaux qui ressemblent à ceux de Picasso, Matisse ou Chagall. Il s'agit, de toute évidence, d'une enfant exceptionnellement douée. Elle est Roumaine, vit aux Etats-Unis et a déjà un succès fantastique. Cette enfant est autorisée à peindre. C'est un génie et elle est autorisée à l'être. Elle fait ce qu'elle doit faire. Au lieu d'aller jouer, elle exprime des idées très intéressantes et très belles sur d'immenses toiles.
On devrait donner aux enfants tout ce qui leur est nécessaire pour cultiver leurs talents. Cela concerne le respect de l'enfant en tant qu'âme. Si vous respectez chaque enfant en tant qu'âme, si vous réalisez qu'il a tout un acquis derrière lui et si vous lui donnez la possibilité d'exprimer ses dons, il en résultera des merveilles de créativités.

GC. Envisagez-vous différentes sortes d'écoles adaptées à différents niveaux de développement ?
BC. J'envisage une forme d'éducation spéciale pour les enfants plus particulièrement doués, pas nécessairement des établissements spéciaux. Il pourrait s'agir de la même école. Mais il existerait différentes sections permettant de mettre en valeur et de développer les aptitudes des enfants particulièrement doués. Sinon, une partie de la richesse que ces dons peuvent apporter à l'humanité serait perdue.
De nos jours, si un enfant est particulièrement doué, généralement ces dons se manifestent tôt au tard, quelles que soient les circonstances. Mais de cette manière il peut y avoir beaucoup de temps perdu. Certains ne manifestent qu'une petite partie de leurs possibilités parce que leurs dons n'ont pas été remarqués au moment voulu. Il faudra donc que la formation des professeurs atteigne un niveau de plus en plus élevé. En ce qui concerne l'éducation, sa qualité dépendra de celle des enseignants. La formation des professeurs est, à mon avis, le premier pas essentiel pour répondre aux nouveaux besoins de l'éducation.

La méditation et le service

GC. Certains écrits, notamment ceux du Maître D.K., envisagent la possibilité que l'éducation soit davantage centrée sur la manière d'atteindre l'âme au-delà du mental. Envisagez-vous une telle éventualité ?
BC. Oui, Absolument. Evidemment, il nous faut tout d'abord discipliner nos instincts. Puis il est nécessaire de mettre en valeur et de développer l'intellect, le mental et le cerveau. Et il faut ensuite évoquer l'intuition. Ce sont des étapes de plus en plus élevées. Plus l'individu sera avancé, plus l'intuition jouera un rôle. Le pont qui mène à l'intuition, l'antahkarana, qui est créé grâce à la méditation et le service, finira par être reconnu comme l'un des buts de l'éducation.
Ce pont doit être construit. La méditation sera donc, à un certain stade de l'éducation, reconnue comme la pratique par excellence pour créer ce pont en direction de l'âme.

GC. Il est intéressant que vous fassiez allusion à la méditation et au service. De nombreuses écoles incluent déjà le service dans leur système éducatif. De nombreuses universités lui font place dans leur programmes d'examen. Il est agréable de penser que cela se produit déjà.
BCOui. Plus l'enfant sera relié à la communauté dès son jeune âge, plus cette qualité de service deviendra normale et naturelle.

GC. Dans le même esprit, pensez-vous que la méditation sera enseignée dans les écoles et universités ?
BC. Oui. Bien sûr, elle ne devrait jamais être imposée trop tôt. Je ne pense pas qu'il soit souhaitable de faire méditer les jeunes enfants, mais un début de méditation est bénéfique. Nous parlions de problèmes de discipline. Si les enfants pouvaient commencer la journée en restant simplement assis pendant cinq minutes et respirer profondément, en pensant tranquillement à eux-mêmes et peut-être à ce qu'ils vont faire pendant le reste de la journée, ces quelques minutes de respiration les apaiseraient et l'atmosphère de la classe pourrait être complètement différente.

GC. Et pour les enfants plus âgés, envisagez-vous un apprentissage plus technique de la méditation ?
BC. Absolument, un début de méditation, ou une méditation légère qui permet la concentration. Il est nécessaire d'apprendre à se concentrer, à utiliser le mental, à méditer et à construire le pont vers l'âme. Il y a un temps pour chaque chose. Je ne donnerai pas d'âge précis, car les possibilités des enfants varient énormément suivant leur niveau d'évolution. Les plus évolués peuvent commencer plus tôt que ceux qui le sont moins.

Le rôle de la télévision

GC. J'aimerais avoir votre avis sur un dernier point : celui de la télévision et de ses effets sur les enfants.
BC. A mon avis, la télévision a un effet des plus négatifs sur les enfants. Ce n'est pas la faute des enfants, mais celle du type d'émissions proposées. J'ai remarqué, à ce sujet, qu'aux Etats-Unis, par exemple, ceux qui pratiquent la méditation manquent de concentration. Leur capacité de rester attentifs est très limitée. Je pense que c'est dû au fait que leur attention est dispersée, dès leur plus jeune âge, par la télévision commerciale. La publicité est pratique, elle vous laisse le temps d'aller boire une tasse de café, ou de faire autre chose, mais elle interrompt l'attention au milieu d'un programme. Votre intérêt est soutenu pendant un certain temps, puis soudain il y a une interruption qui dure presque aussi longtemps que l'épisode précédent du programme que vous regardiez. Cela a un effet désastreux sur la concentration.
C'est mauvais pour les adultes et également très nocif pour les enfants. En effet, les programmes qui leur sont réservés ne sont pas meilleurs à cet égard. Ils sont entrecoupés d'annonces publicitaires qui les incitent à réclamer à leurs parents l'achat de telle ou telle chose. Il s'agit d'un phénomène de société qui est dû à la compétition, à l'appât du gain, aux systèmes économiques mondiaux inadaptés qui se transformeront lorsque la coopération et le partage remplaceront la compétition.
Il est nécessaire que les enfants apprennent à se concentrer. Cela ne vient pas toujours tout seul. Certains enfants, les plus évolués, peuvent généralement se concentrer sans difficultés. Il existe cependant de nombreux enfants doués qui en sont tout à fait incapables.

GC. A votre avis, la télévision finira-t-elle par jouer un rôle plus positif ?
BC. Oui, certainement. La télévision deviendra le principal moyen d'éducation dans le monde, mais elle devra totalement modifier ses programmes. Imaginez, dans chaque foyer, un écran de télévision qui offrirait aux enfants la possibilité de recevoir un enseignement sur l'Histoire au réel sens du terme : l'Histoire mondiale, et non l'Histoire nationaliste et chauviniste, mais celle de l'humanité au cours des siècles, ce qui leur permettrait de réaliser que cette Histoire est la leur. Les Maîtres pourront donner à la télévision un aperçu de ce qu'était la vie dans les temps les plus reculés, à l'époque atlante, et de ce qu'elle pourrait être dans un lointain futur. De merveilleux programmes pour enfants seront projetés sur les écrans par les Maîtres. La télévision deviendra l'instrument clé utilisé par Maitreya et les Maîtres dans le but de transmettre leurs enseignements à l'humanité.






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