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Accueil > Revue Partage > année 1997

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1997 - N° 107 / 108

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Vers un capitalisme « écologique » par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home L’avenir est assuré

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Sous l’emprise de leur conditionnement religieux, des millions d’hommes s’attendent à voir survenir, en cette fin de millénaire, de véritables cataclysmes – voire, comme beaucoup le croient, la fin du monde. S’il est vrai que, en modifiant les grands équilibres de la nature, l’homme engendre d’importantes destructions, ceux qui se penchent sur les Ecritures dans une anxieuse fébrilité ne verront pas leurs attentes confirmées. Avec le temps, même les perturbations actuelles finiront par s’estomper.
 
Les nouvelles énergies génèrent de nouvelles possibilités, et le monde les reçoit aujourd’hui en abondance. La violence de la discorde actuelle cédera bientôt la place à l’établissement d’un nouvel équilibre qui préparera le monde pour son prochain pas en avant.
 
Le rayon de Maitreya
 
Quand la situation se sera stabilisée, les hommes seront mieux en mesure de faire le point, et d’apprécier l’état d’Etre véritable de l’humanité. Ils s’apercevront alors que les perspectives ne sont pas aussi sombres, ni le monde si délaissé par Dieu que beaucoup le pensent aujourd’hui. Bien sûr, de nombreux foyers d’obscurité subsistent, et la haine et la séparation dominent encore la vie d’innombrables groupes d’hommes. Pourtant, de la perspective privilégiée qui est la nôtre, nous voyons la lumière croître toujours plus fort parmi ceux qui aspirent à exprimer leur vrai potentiel.
 
C’est vers ceux-là que nous tournons notre propre Lumière, pour soutenir et stimuler leurs efforts. Dans le même temps, le puissant rayon de Maitreya illumine le cœur de millions d’hommes, et les oriente vers le bien.
 
Nous ne nous sentons donc pas découragés par le chaos qui semble menacer l’humanité et mettre en péril son avenir. Tout ne va pas pour le mieux dans la demeure des hommes, mais partout où se pose notre regard nous voyons les signes d’une régénération.
 
Ainsi attendons-nous dans la joie le jour où, de nouveau, nous pourrons marcher en pleine lumière parmi les hommes. Ce jour est maintenant presque arrivé. Nous attendons l’appel. Alors, c’est avec joie que nous enseignerons et conseillerons les hommes, sur la base de l’expérience que nous avons acquise à travers les âges. De ce que nous avons à donner, tout ce qui peut être partagé en toute sécurité le sera. Ce sont les hommes eux-mêmes qui décident de la rapidité et de l’ampleur de notre réponse.
 
Une situation nouvelle
 
Quand Maitreya apparaîtra devant le monde, une situation nouvelle se fera jour : les vieilles certitudes ne tarderont pas à disparaître, cédant la place à un élan d’espoir dans le renouveau. Le goût de l’aventure saisira les plus jeunes qui se prépareront ainsi à une vie de service. Ainsi Maitreya, en se tenant aux côtés des hommes, leur inspirera-t-il la création d’un monde nouveau. Le vieux rêve de fraternité humaine deviendra progressivement une réalité et, inspirés et grandis par cette expérience, les hommes iront même au-delà de leurs espérances les plus élevées. N’ayez donc aucune crainte, car l’avenir est assuré. Le retour à la source est prévu, le chemin qui y mène est tracé. Nous sommes les garants de sa réalité.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home La thérapie par le jeu pour des enfants handicapés de Hongrie

Portrait d'une pionnière d'Ashoka, Bernadett Takacs

Depuis sa fondation en 1980, l'association à but non lucratif Ashoka : Innovons pour le bien commun a aidé plus de 500 personnes, à travers le monde, qui se sont distinguées par des initiatives visant à réaliser de profondes transformations sociales. Voici un nouvel épisode d'une série de portraits de bénéficiaires de l'aide d'Ashoka.

Bernadett Takacs affirme que, depuis le temps du lycée, elle a toujours « aimé parler, jouer, et être en compagnie d'enfants », et qu'elle a toujours senti que son travail dans le monde serait « d'aider les enfants dans le besoin ». Ses efforts pour développer la thérapie par le jeu à l'intention des enfants handicapés lui ont permis d'accomplir une bonne part de son rêve.

Il n'existe à l'heure actuelle, en Hongrie, que peu de moyens permettant d'aider les enfants handicapés et leurs parents. Beaucoup de services sociaux subventionnés par le précédent régime ont connu une lente dégradation du fait de la transition économique en cours. De plus, l'idéologie tacite concernant le traitement et les soins aux handicapés a favorisé solitude et dépendance.

Bernadett Takacs a conçu une salle de jeu commune qui met à la disposition des enfants et des adultes des jeux et des techniques d'apprentissage favorisant la santé et le développement cognitif des enfants. La salle de jeux commune sert à la fois de service social pour les enfants des environs et leurs parents, et de centre pour l'apprentissage des méthodes de thérapie par le jeu pour de futurs enseignants spécialisés ou enseignants d'école maternelle.

Bernadett Takacs déclare qu'elle était une enfant introvertie, très soucieuse. « C'est pourquoi, plus tard dans ma vie, j'ai voulu aider des enfants qui partageaient les mêmes sensations. »

Une stratégie bien définie

Elle subit un entraînement d'éducatrice spécialisée et rédigea sa thèse de doctorat sur le rôle du jeu dans le développement précoce des enfants présentant des problèmes de développement cognitif. « Au fur et à mesure que j'acquérais une connaissance pratique et théorique, j'étais de plus en plus persuadée qu'on ne peut approcher un petit enfant que grâce aux jeux, à travers le jeu et avec le langage du jeu », affirme-t-elle.

Elle voulut mettre à profit ses connaissances pour créer un programme pratique au bénéfice des enfants. Elle mit en place la salle de jeu Mikka Makka en 1994, dans un quartier du centre de Budapest, avec l'appui de l'Association nationale hongroise des handicapés physiques.

Elle collecta des fonds auprès de fondations, acheta des jouets et des jeux à l'étranger, conçut et organisa la salle de jeux elle-même. Cette « oasis dans la ville » est ouverte à tous et son entrée est libre. Des enfants handicapés aussi bien qu'en bonne santé, leurs parents et leurs grand-parents, jouent et apprennent ensemble. Il y a toujours un éducateur spécialisé disponible pour conseiller et former les adultes. B. Takacs fournit aussi une assistance psychopédagogique.

Essentiellement, le Centre aide les enfants défavorisés dont les familles ne peuvent acheter les jouets et les jeux qui sont disponibles au Centre. Ces familles peuvent louer et emporter les jeux chez eux, ce qui est un service unique dont tout le monde peut profiter.

Une nouvelle approche

Bernadett Takacs décrit ainsi son approche : « Chaque enfant reçoit une attention, un intérêt, un soin, réels et sincères, cela les rend reconnaissants, amicaux et ouverts, nous permettant de pénétrer dans leur propre monde. Nous avons beaucoup d'occasions de les connaître et de leur permettre de révéler leurs besoins. C'est pourquoi nous attendons patiemment qu'ils se tournent vers nous, qu'ils s'ouvrent à nous, et qu'ils nous confient leurs secrets les plus intimes. Ils peuvent y parvenir grâce au jeu, au dessin ou à la communication orale. La connaissance de la situation familiale et des parents nous aide à comprendre les besoins de la famille tout entière ainsi que les besoins et les désirs de l'enfant... La thérapie par le jeu crée une vie sociale plus productive, plus heureuse et plus harmonieuse. »

Cette approche de la thérapie par le jeu est absolument nouvelle en Hongrie. Les programmes que Bernadett Takacs a développés ont aidé à localiser et à prévenir les difficultés de lecture chez les enfants en école maternelle. Ses méthodes ont été appliquées avec succès à des enfants en bonne santé aussi bien qu'à des enfants handicapés. Son idée maîtresse est de fournir un service qui empêche une cristallisation précoce des enfants handicapés et de leur famille, en tentant d'influencer la façon dont la société adulte considère les enfants et le jeu.

Elle a également conçu un programme de formation à l'attention de professeurs d'éducation spécialisée ou de maternelle, ainsi qu'à celle d'étudiants d'enseignement supérieur. Cette formation en thérapie de jeu commence à être intégrée dans la liste des cours d'universités ou de collèges d'enseignement supérieur pour professeurs, et aussi à être appliquée dans les écoles maternelles en Hongrie.

« Mon rêve est de donner naissance à un réseau de centres de jeu en Hongrie », déclare-t-elle. Elle se prépare actuellement à lancer son programme dans tout le pays et à développer plus encore un ensemble de services aux familles d'enfants handicapés.


Contact : Ashoka : Innovators for the Public, 1700 North Moore Street, Suite 1920, Arlington, VA 22209, USA. Tél. 703-527-8300. e-mail : Ashoka@tmn.com.




Home Les « zones shalom » apportent un nouvel esprit à la rénovation urbaine

par Marianne Comfort

En avril 1992, Los Angeles explose : émeutes et pillages succèdent à l'acquittement de quatre policiers blancs dans l'affaire du passage à tabac de l'automobiliste noir Rodney King, enregistré sur bande vidéo. A l'autre bout du pays, des chefs religieux se réunissent à l'échelle nationale et courbent la tête.

Les émeutes déclenchent un sondage profond des âmes à l'Assemblée générale de l'Eglise unie méthodiste, tenue à Louisville, dans le Kentucky. Après l'annonce de la nouvelle, les 1 000 délégués prient afin d'obtenir une réponse aux questions posées par la violence et le désespoir existant en milieu urbain. Ils donnent à la solution à laquelle ils parviennent le nom de « communautés shalom », vision biblique d'un bien-être spirituel, physique et émotionnel.

La participation de l'Eglise méthodiste

Les Méthodistes décident de se concentrer sur de petites aires géographiques, souvent de quelques pâtés de maisons seulement, dans le but de conjuguer renouveau spirituel, social et économique. Moins de cinq ans plus tard, les Etats-Unis sont parsemés de 140 « zones shalom », nombre d'entre elles impliquant la présence d'églises depuis longtemps actives dans les services sociaux et le développement économique.

Au dire des participants, la nouveauté réside dans le fait que, dorénavant, ces églises se concentrent consciemment sur l'établissement de relations de confiance parmi des groupes raciaux, ethniques et économiques disparates.

Elles s'attaquent, en outre, à des projets concrets d'amélioration du quartier. « Ce sont des substrats de méfiance qui, par exemple, ont en partie causé les émeutes de Los Angeles », a déclaré John R. Schol, directeur du ministère urbain de cette confession de 8,5 millions de membres. « Les origines en étaient bien plus profondes que les passages à tabac et que le verdict dans l'affaire Rodney King. C'était le résultat de bien des années d'oppression et de racisme. Les suspicions et les craintes raciales, ethniques et culturelles sont difficiles à aborder isolément. Notre stratégie consiste à ne pas les traiter dans le vide, mais autour de maisons disponibles et d'affaires qui se développent. »

D'après le révérend Jim Hamilton, au bout d'un an et demi d'édification sur les bases du « concept shalom », les conflits se sont calmés dans sa communauté de Los Angeles. Ce pasteur méthodiste a son église au cœur d'une « zone shalom » de dix pâtés de maisons, de plus en plus peuplés d'immigrés latino-américains. Les différends entre locataires et propriétaires, qui auparavant aboutissaient à de la frustration et parfois à de la violence, sont maintenant arbitrés par une personne employée par l'église et familiarisée avec la communauté.

Les enquêtes de police à l'encontre des vendeurs des rues et les descentes du service de santé dans des commerces d'alimentation installés dans des habitations (ce qui renforçait la méfiance des résidents envers les autorités) se règlent actuellement grâce à un dialogue qui cherche délibérément à combler le fossé entre les différences culturelles.

Jim Hamilton attribue ce changement à la « stratégie shalom » qui opère maintenant dans 50 cités. La formation à cette « approche shalom » commence en entretenant des relations. « Des équipes de huit à 25 personnes de races, classes et expériences diverses se rencontrent pour évaluer les forces et les besoins de la communauté », nous déclare John Schol. « Souvent ces personnes se rencontrent pour la première fois. Elles découvrent qu'elles ont les mêmes aspirations à propos de leur quartier, et ensuite elles discutent sur la façon dont elles peuvent travailler ensemble. »

Une percée majeure face aux dealers de crack

Un moment crucial s'est produit dans le quartier d'Hamilton, à Los Angeles, lorsque lui-même et son « directeur shalom », Evilio Franco, ont fait baisser les yeux à des dealers qui passaient du crack à des élèves d'une école primaire. « Pour nous, ce fut une percée majeure afin d'obtenir le respect des mères du quartier, dans notre tentative d'y créer une communauté shalom », nous affirme J. Hamilton.

En même temps, il lui fallait éduquer les membres de son église (des fidèles composés essentiellement de blancs âgés dans une communauté où s'installaient de plus en plus de nouveaux immigrants). « A mesure que la constitution du quartier changeait, ajoute-t-il, ils creusaient un fossé et entouraient l'église de palissades. En les aidant à devenir plus actifs dans la communauté, on a mis un visage sur ce qui apparaissait comme un étranger, à savoir l'immigrant. »

Ces derniers mois, l'église a ouvert son gymnase à des membres de gangs qui s'intéressent au basket-ball, et elle a recruté des jeunes du quartier pour constituer deux équipes de football. Cela les tient éloignés de la rue et du trafic de drogue. « Pendant ce temps, nous dit J. Hamilton, Evilio Franco a commencé d'arbitrer des différends entre propriétaires et locataires, et des conflits entre des résidents latino-américains et les autorités municipales non hispanophones. »

Servir d'intermédiaires entre les résidents et les autorités

Au cours d'une récente percée, les deux hommes ont contribué à calmer une foule de 50 personnes rendues furieuses par une descente de police et l'opposition du service de santé aux femmes qui vendaient du maïs rôti dans leur appartement. Ils ont également convaincu la police d'arrêter de distribuer des amendes aux résidents pauvres, qui essayaient de gagner un peu d'argent en vendant des casse-croûte dans les rues. Ces derniers ont une peur mortelle de tous les gens en uniforme « car dans leur pays, ils ont été confrontés à des menaces d'arrestation, de torture et même de mort par des fonctionnaires en uniformes », ajoute J. Hamilton. E. Franco et lui-même tentent de servir d'intermédiaires, en expliquant les règlements aux résidents et en expliquant la peur des résidents à la police. Maintenant, dans son quartier, « il règne un sentiment de calme comme jamais auparavant ».




Home Les « zones shalom » apportent un nouvel esprit à la rénovation urbaine

par Marianne Comfort

En avril 1992, Los Angeles explose : émeutes et pillages succèdent à l'acquittement de quatre policiers blancs dans l'affaire du passage à tabac de l'automobiliste noir Rodney King, enregistré sur bande vidéo. A l'autre bout du pays, des chefs religieux se réunissent à l'échelle nationale et courbent la tête.

Les émeutes déclenchent un sondage profond des âmes à l'Assemblée générale de l'Eglise unie méthodiste, tenue à Louisville, dans le Kentucky. Après l'annonce de la nouvelle, les 1 000 délégués prient afin d'obtenir une réponse aux questions posées par la violence et le désespoir existant en milieu urbain. Ils donnent à la solution à laquelle ils parviennent le nom de « communautés shalom », vision biblique d'un bien-être spirituel, physique et émotionnel.

La participation de l'Eglise méthodiste

Les Méthodistes décident de se concentrer sur de petites aires géographiques, souvent de quelques pâtés de maisons seulement, dans le but de conjuguer renouveau spirituel, social et économique. Moins de cinq ans plus tard, les Etats-Unis sont parsemés de 140 « zones shalom », nombre d'entre elles impliquant la présence d'églises depuis longtemps actives dans les services sociaux et le développement économique.

Au dire des participants, la nouveauté réside dans le fait que, dorénavant, ces églises se concentrent consciemment sur l'établissement de relations de confiance parmi des groupes raciaux, ethniques et économiques disparates.

Elles s'attaquent, en outre, à des projets concrets d'amélioration du quartier. « Ce sont des substrats de méfiance qui, par exemple, ont en partie causé les émeutes de Los Angeles », a déclaré John R. Schol, directeur du ministère urbain de cette confession de 8,5 millions de membres. « Les origines en étaient bien plus profondes que les passages à tabac et que le verdict dans l'affaire Rodney King. C'était le résultat de bien des années d'oppression et de racisme. Les suspicions et les craintes raciales, ethniques et culturelles sont difficiles à aborder isolément. Notre stratégie consiste à ne pas les traiter dans le vide, mais autour de maisons disponibles et d'affaires qui se développent. »

D'après le révérend Jim Hamilton, au bout d'un an et demi d'édification sur les bases du « concept shalom », les conflits se sont calmés dans sa communauté de Los Angeles. Ce pasteur méthodiste a son église au cœur d'une « zone shalom » de dix pâtés de maisons, de plus en plus peuplés d'immigrés latino-américains. Les différends entre locataires et propriétaires, qui auparavant aboutissaient à de la frustration et parfois à de la violence, sont maintenant arbitrés par une personne employée par l'église et familiarisée avec la communauté.

Les enquêtes de police à l'encontre des vendeurs des rues et les descentes du service de santé dans des commerces d'alimentation installés dans des habitations (ce qui renforçait la méfiance des résidents envers les autorités) se règlent actuellement grâce à un dialogue qui cherche délibérément à combler le fossé entre les différences culturelles.

Jim Hamilton attribue ce changement à la « stratégie shalom » qui opère maintenant dans 50 cités. La formation à cette « approche shalom » commence en entretenant des relations. « Des équipes de huit à 25 personnes de races, classes et expériences diverses se rencontrent pour évaluer les forces et les besoins de la communauté », nous déclare John Schol. « Souvent ces personnes se rencontrent pour la première fois. Elles découvrent qu'elles ont les mêmes aspirations à propos de leur quartier, et ensuite elles discutent sur la façon dont elles peuvent travailler ensemble. »

Une percée majeure face aux dealers de crack

Un moment crucial s'est produit dans le quartier d'Hamilton, à Los Angeles, lorsque lui-même et son « directeur shalom », Evilio Franco, ont fait baisser les yeux à des dealers qui passaient du crack à des élèves d'une école primaire. « Pour nous, ce fut une percée majeure afin d'obtenir le respect des mères du quartier, dans notre tentative d'y créer une communauté shalom », nous affirme J. Hamilton.

En même temps, il lui fallait éduquer les membres de son église (des fidèles composés essentiellement de blancs âgés dans une communauté où s'installaient de plus en plus de nouveaux immigrants). « A mesure que la constitution du quartier changeait, ajoute-t-il, ils creusaient un fossé et entouraient l'église de palissades. En les aidant à devenir plus actifs dans la communauté, on a mis un visage sur ce qui apparaissait comme un étranger, à savoir l'immigrant. »

Ces derniers mois, l'église a ouvert son gymnase à des membres de gangs qui s'intéressent au basket-ball, et elle a recruté des jeunes du quartier pour constituer deux équipes de football. Cela les tient éloignés de la rue et du trafic de drogue. « Pendant ce temps, nous dit J. Hamilton, Evilio Franco a commencé d'arbitrer des différends entre propriétaires et locataires, et des conflits entre des résidents latino-américains et les autorités municipales non hispanophones. »

Servir d'intermédiaires entre les résidents et les autorités

Au cours d'une récente percée, les deux hommes ont contribué à calmer une foule de 50 personnes rendues furieuses par une descente de police et l'opposition du service de santé aux femmes qui vendaient du maïs rôti dans leur appartement. Ils ont également convaincu la police d'arrêter de distribuer des amendes aux résidents pauvres, qui essayaient de gagner un peu d'argent en vendant des casse-croûte dans les rues. Ces derniers ont une peur mortelle de tous les gens en uniforme « car dans leur pays, ils ont été confrontés à des menaces d'arrestation, de torture et même de mort par des fonctionnaires en uniformes », ajoute J. Hamilton. E. Franco et lui-même tentent de servir d'intermédiaires, en expliquant les règlements aux résidents et en expliquant la peur des résidents à la police. Maintenant, dans son quartier, « il règne un sentiment de calme comme jamais auparavant ».




Home Maitreya et le Maître japonais se rendent aux conférences de Benjamin Creme

par Michiko Ishikawa

Au mois de mai, Benjamin Creme a achevé sa 13e tournée annuelle de conférences au Japon, où il s'est adressé à un public nombreux et réceptif à Tokyo, Nagoya, Osaka et Okayama. Les méditations de transmission publiques ont accueilli de nombreux participants. Un grand nombre d'entre eux prenait part pour la première fois à une Transmission. Un des aspects positifs a été la participation d'une assistance particulièrement jeune à la plupart des conférences. A Tokyo, près de mille personnes étaient présentes, dont la majorité avaient moins de trente ans. A Okayama, une ville du Sud-Ouest, 25 % du public était constitué de jeunes.

La tournée s'est terminée avec un week-end de méditation de transmission à Shiga, à l'occasion de la fête de la pleine lune du Christ, la dernière des trois fêtes de printemps de la Hiérarchie spirituelle. Nous avons eu la chance de recevoir la bénédiction de Maitreya pendant quatre heures le dimanche 25 mai, à partir de 15 h, par l'intermédiaire de l'adombrement de B. Creme.

Lors du week-end de transmission, une femme a raconté au groupe l'expérience suivante : elle avait vu un gentleman anglais avec une barbe et des cheveux blancs à la conférence d'Osaka l'an dernier, en 1996. Elle avait même pensé en premier lieu que l'homme pouvait être M. Creme, car elle ne l'avait jamais vu auparavant, mais le Maître de B. Creme a indiqué que cet homme était en réalité Maitreya. Poussée par ce témoignage, une autre femme se souvint de son expérience à la conférence de Nagoya, cette année. D'après le Maître de B. Creme, un beau Japonais, très élégant, qu'elle avait dépassé dans la parc sur le chemin menant à la conférence et qu'elle vit également dans la salle, était en fait le Maître japonais de Tokyo.

Le groupe a été galvanisé en apprenant la visite de Maitreya et du Maître japonais aux conférences de B. Creme ; ce fut comme un véritable encouragement au travail. Depuis lors, d'autres personnes sont venues relater leurs expériences de Maitreya ou de l'un des Maîtres. Chaque fois que la nature de ces rencontres était confirmée, la personne semblait galvanisée et sa foi approfondie. A l'issue du week-end, les groupes dans tout le pays ont repris leurs activités d'information sur la réapparition avec une consécration et une détermination accrues.

A Tokyo, M. Creme a été interviewé par un réseau de télévision numérique par satellite, PerfecTV, qui s'adresse plus particulièrement aux jeunes. Impulsé par la demande de l'interviewer, B. Creme a été adombré par Maitreya devant la caméra. A notre surprise et grande joie, Maitreya adressa un court message aux Japonais par l'intermédiaire de B. Creme durant l'adombrement. A ma connaissance, c'est la première fois que Maitreya fait une communication de cette manière devant une caméra de télévision : « Mes chers amis du Japon, j'ai la grande joie de vous dire que vous me verrez très bientôt. Guettez mon émergence. Mon amour vous enveloppe tous. »

L'interview, incluant cet extraordinaire adombrement de Maitreya, a été retransmise en deux parties d'une demi-heure chacune, début juin.




Home Les sans-abri en Russie 

Une rencontre avec Valery Sokolov

par Jan Spence

Valery Sokolov a vécu sans domicile fixe pendant six ans en Russie, de 1986 à 1992. Parfois il dormait dans une gare et parfois en pleine forêt. Pour lui, le plus difficile était de gagner de l'argent pour acheter de la nourriture. Certains jours il ne mangeait rien du tout. Valery a maintenant 28 ans et est président de la Fondation caritative Nochlyezhka (Un abri pour la nuit), à Saint-Pétersbourg. Il est aussi éditeur en chef de Na Dney (Toucher le fond), un mensuel traitant de l'absence de logements et d'autres questions sociales, y compris les problèmes des retraités et des anciens détenus. Valery affirme que sa mission est de restaurer l'espoir chez les sans-abri et de leur démontrer que le monde n'est pas cruel. Cette fondation est la seule organisation non gouvernementale, en Russie, qui soit engagée dans l'aide aux sans-abri. Chaque semaine, un millier de personnes sans domicile fixe lui demandent de l'aide, et elle offre des repas gratuits, des vêtements et des consultations juridiques. Il n'y a pas d'abri pour la nuit disponible. Des plans ont été dessinés pour le premier abri de nuit de la ville, mais le projet attend d'être financé. La Fondation dépend de donations en provenance de l'étranger, principalement d'Allemagne, de Grande-Bretagne et du Danemark.

Entre 30 000 et 50 000 personnes sont sans abri à Saint-Pétersbourg. On les appelle des bomzhi – des sans domicile fixe – le statut officiel de ceux qui n'ont pas la propiska, un timbre sur le permis de circuler à l'intérieur du pays, confirmant le lieu officiel de résidence. Sans carte de séjour, les sans-abri sont privés d'emploi, de services médicaux, d'aide sociale et sont passibles de deux ans de prison pour « vagabondage, mendicité et parasitisme ». En 1994, la morgue municipale de Saint-Pétersbourg a constaté le décès de 3 515 sans-abri. Les bezrodniye, ou orphelins de la société, sont enterrés sous des pierres tombales portant des numéros plutôt que des noms et des dates. Saint-Pétersbourg possède 250 lits pour les enfants sans-abri, mais pas un de plus pour n'importe qui d'autre. Dans un rapport adressé l'année dernière au Comité des droits de l'homme des Nations unies, Valery affirme nettement : «  Les autorités de la Fédération de Russie poursuivent des politiques pouvant être définies comme peu différentes d'un génocide latent basé sur une discrimination sociale. »

En 1996, la municipalité de Saint-Pétersbourg a donné à Valery 20 millions de roubles – environ 20 000 francs – comme premier contrat social pour les sans-abri. Valery a toutefois raconté : « Le maire m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit : « Les sans-abri sont une invention des journalistes ». » Quand on l'interroge sur les points communs entre les sans-abri en Russie et aux Etats-Unis, Valery répond : « Le regard des sans-abri, de ceux qui ont réellement besoin d'aide, est le même quel que soit le pays, c'est un regard qui voit chaque porte fermée devant soi... Le crime est florissant et la Russie est le pays où il y a le plus de prisonniers, plus de 1,2 millions. Les Etats-Unis viennent en deuxième position. Après avoir accompli sa peine, un détenu russe a légalement droit à un appartement. Mais il y a pénurie d'appartements, et les anciens détenus n'ont pas d'endroits pour vivre. Aussi commettent-ils d'autres délits et ils retournent en prison. Ils vont en prison dix ou douze fois. »

La consommation de drogue n'est pas aussi courante qu'aux Etats-Unis, mais en Russie, au moins 60 % des sans-abri sont alcooliques. « Beaucoup meurent à cause de la vodka, déclare Valery. La vodka est bon marché. Un demi-litre coûte à peine plus d'un dollar. »

Aux Etats-Unis, le Centre pour les initiatives des citoyens (CCI – Center for Citizens Initiatives-USA), organisation à but non lucratif située en Californie, a organisé depuis 1983 des échanges entre ressortissants avec l'ancienne Union soviétique. Ils ont financé le premier voyage de Valery Sokolov, qui a passé un mois à San Francisco, pour participer à une formation pour dirigeants et intervenants bénévoles.

Valery a été surpris de voir autant de sans-abri aux Etats-Unis. « C'est un pays riche, un pays de haute technologie, et c'est terrible de voir des gens qui ont faim ici. J'ai entendu Clinton parler du siècle à venir. Il a déclaré : « A huit ans, chaque enfant aux Etats-Unis saura lire. A douze ans, chaque enfant saura utiliser Internet. » Mais je ne l'ai pas entendu dire que dans les années qui viennent, aucun enfant, aucune personne, aux Etats-Unis, ne connaîtrait la faim. Il a parlé du futur, mais il n'a pas pris en compte les réalités. »

Les expériences les plus marquantes de Valery aux Etats-unis concernent l'échange avec les personnes impliquées dans des activités locales, et la participation à une manifestation contre la brutalité policière à San Francisco. « Ce fut pour moi très important. Je ne pourrais pas manifester ainsi en Russie. Si je manifestais en Russie, la police m'arrêterait dans la minute. »

Dans ses publications, le CCI se sert d'une citation célèbre tirée de l'œuvre de Margaret Mead, une citation qui pourrait facilement s'appliquer à Valery et aux personnes qui travaillent avec lui à la Fondation Nochlyezhka : «  Ne doutez pas qu'un petit groupe de citoyens sérieux et dévoués puisse changer le monde. En fait, c'est toujours ainsi que cela s'est passé. »


Les programmes du Centre pour les Initiatives des Citoyens américains sont destinés à permettre aux citoyens de prendre leurs responsabilités dans le changement social. Pour toute information, contacter  : Center for Citizens Initiatives-USA, 3268 Sacramento Street, San Francisco, CA 94115 ; téléphone : 415-346-1875 ; fax : 415-346-3731




Home Le prix Goldman « A la vie, aux enfants, à l'amour... »

Les héros de l'environnement à l'honneur

Les héros de l'environnement à l'honneur

Un ancien officier de la marine russe accusé de trahison pour avoir révélé une affaire de contamination radioactive, une mère de famille américaine opposée à la construction d'un incinérateur de déchets toxiques, et un chef de tribu des Samoa qui a mis fin à la destruction de forêts vierges ancestrales, furent parmi les sept lauréats du prix Goldman pour l'environnement, décerné chaque année.

Alexandre Nikitin, ancien officier de la marine russe, a révélé au monde qu'une catastrophe nucléaire était possible, au nord-ouest de la Russie, là où se désagrège une flotte de sous-marins hors d'usage. Dans un chantier naval isolé, situé à la frontière entre la Russie et la Norvège, 52 sous-marins nucléaires, rongés par la rouille, sont laissés à l'abandon. Ces sous-marins russes désaffectés, contenant des combustibles nucléaires, auxquels s'ajoutent les 67 sous-marins nucléaires encore opérationnels, font courir de graves dangers de contamination radioactive dans cette région.

Ayant quitté la marine en 1992, A. Nikitin rejoignit la Fondation Bellona, organisation norvégienne non gouvernementale s'occupant des problèmes écologiques de la Russie du Nord-Ouest. En 1996, il fut co-auteur d'un rapport décrivant les dangers écologiques que fait courir la flotte russe en désagrégation. Ce rapport de 170 pages attira l'attention des groupes écologiques à travers le monde et tomba entre les mains des services de renseignements russes, le FSB. Alexandre Nikitin fut accusé de trahison et emprisonné, et le rapport proscrit. Bien qu'il ait retrouvé plus tard sa liberté sans aucune explication, les charges pesant contre lui tiennent toujours. Il n'a pas le droit de quitter Saint-Pétersbourg, et il lui est impossible de recevoir le prix Goldman en personne. « C'est à la Russie de trouver une solution à ce problème, déclare-t-il dans une vidéo diffusée lors de la cérémonie de remise des prix, mais la responsabilité est également internationale, car ces radiations sont une menace pour le monde entier. »

 




Home L'incinération des déchets toxiques

Terri Swearingen, infirmière, a été récompensée pour son action contre la construction d'incinérateurs de déchets toxiques, aux Etats-Unis. En 1990, elle s'était engagée à plein temps dans la lutte contre le projet de construction du plus grand incinérateur de déchets toxiques du pays, dans sa ville natale d'East Liverpool, dans l'Ohio, à 400 mètres d'une école primaire. Elle organisa une coalition de groupements de citoyens dans trois Etats, et mena des marches de protestation et des actions de désobéissance civile.

Bien que l'unité d'East Liverpool ait démarré avec une activité réduite en 1993, Terri intensifia ses protestations, parcourant le pays pour discuter avec d'autres communautés menacées par des implantations similaires. Le point culminant de sa tournée fut une manifestation devant la Maison blanche, où elle fut arrêtée. Le lendemain, le gouvernement américain annonça une révision radicale des régulations gouvernementales sur les incinérateurs de déchets dangereux, comportant certaines modifications qu'elle avait elle-même proposées. Suite à cela, le gouverneur de l'Etat de l'Ohio institua un moratoire sur la construction de tout nouvel incinérateur sur son territoire.

Terri Swearingen a déclaré : « Je ne suis pas une scientifique, je n'ai pas de doctorat. Je suis la mère d'une fille de 14 ans. J'espère que lorsqu'elle se souviendra de cette histoire, elle réalisera que j'ai agi pour elle. L'incinération gaspille nos ressources et menace l'avenir de nos enfants. Aucun enfant aux Etats-Unis ne devrait fréquenter une école à proximité de laquelle des déchets toxiques sont incinérés, et aucun président ne devrait le permettre. »




Home Les grandes forêts vierges de Polynésie

Dans le Pacifique Sud, sur l'île de Savai'i, aux Samoa occidentales, le village de Falealupo gère quelques-unes des plus grandes forêts vierges encore intactes en Polynésie. En 1988, le gouvernement des Samoa avait informé le village que si un nouveau bâtiment scolaire n'était pas construit, il n'y aurait plus d'enseignants pour donner des cours aux enfants. Comme le revenu moyen à Falealupo est inférieur à 100 dollars, les chefs du village estimèrent qu'ils n'avaient pas d'autre alternative que de vendre une partie de leur forêt vierge afin de financer la nouvelle école.

Paul Cox, un américain, professeur en biologie, étudiait alors l'écologie de la forêt des Samoa. Il fut informé de cette décision alors que le bruit des bulldozers parvenait déjà de la forêt avoisinante. Paul Cox rencontra immédiatement les chefs du village et leur demanda s'ils pouvaient arrêter l'abattage des arbres, s'il réussissait à collecter l'argent nécessaire à la construction de l'école. Le grand chef Fuiono Senio fut le principal défenseur de la cause de la forêt. Au terme d'une longue discussion, il réussit à convaincre les autres chefs d'accepter la proposition peu ordinaire de Paul Cox. Une machette à la main, Fuiono se mit à courir au devant des exploitants forestiers afin de les arrêter.

Six mois après, Paul Cox avait collecté les fonds nécessaires et la convention de Falealupo était signée. Dans le cadre de cette convention, les donateurs se sont engagés à construire l'école, en échange de la promesse du village d'assurer la protection de la forêt vierge sur une période de 50 ans. Les villageois peuvent utiliser la forêt pour ramasser des plantes médicinales et pour d'autres usages traditionnels, mais toute activité endommageant la forêt est interdite.

L'école fut construite et la réserve de forêt vierge de Falealupo, de 12 000 hectares, fut délimitée. Suite à cela, Paul Cox participa à la création d'une autre réserve, de 8 000 hectares, située sur l'île de Savai'i. Le chef Fuiono continue à protéger la forêt contre des exploitants éventuels, et à la préserver d'une utilisation abusive par la population.

« La décision des chefs de notre village de protéger la forêt vierge fut difficile à prendre. Le prix Goldman démontre que cette décision difficile revêt une importance internationale. », a déclaré le chef Fuiono, qui a partagé le prix avec P. Cox.




Home L'ACTUALITÉ DES VALEURS HINDOUS

Notre sécurité ne peut venir que de Dieu

par Swami Nirliptananda

Conférence donnée à Londres par Swami Nirliptananda

L'ignorance est à l'origine de nos problèmes, c'est elle qui génère nos souffrances. Le stress est donc un produit de l'ignorance. A mesure que notre connaissance de nous-même et du monde augmente, nos problèmes diminuent et le stress tend à disparaître. Grâce à la foi, la maîtrise de soi et plus particulièrement la maîtrise des sens, nous accédons à la connaissance, laquelle nous permet ensuite d'accéder à la paix suprême. La paix ne connaît pas le stress. L'état de paix fait disparaître les tensions du corps. D'où l'importance de cultiver en nous cette qualité qui concerne la totalité de l'être dans sa dimension physique, mentale et spirituelle.

La discipline physique s'appelle « asana », terme qui signifie « tenir une posture ». Dans la Bhagavad Gita, le dieu Krishna nous dit que les sens sont plus subtils que le corps, le mental plus subtil que les sens, et l'esprit plus subtil que le mental. Si nous ne maîtrisons pas notre corps, comment saurions-nous contrôler notre mental ?

L'attachement

Il est bon de rester assis en posture dans la paix et le calme en étant conscient de la posture. Cette conscience qui croît fait naître quelque chose en nous. Si nous essayons de nous concentrer sur un objet précis, notre esprit va vagabonder, mais si nous nous efforçons de tenir une posture en restant conscient de cette posture, nous constaterons qu'insensiblement notre esprit se détache des choses, se détache du monde. Car nos problèmes résident dans ce monde, ou plutôt dans la manière dont nous nous attachons aux choses de ce monde. Cet attachement sape notre être profond, notre volonté profonde et engendre ainsi une faiblesse qui est la cause de nos problèmes.

Lorsque le stress s'installe en nous et que notre volonté s'affaiblit, nous perdons toute capacité de résistance et devenons désemparés, impuissants à inverser le processus. D'où la nécessité de se centrer dans une posture spécifique et de la maintenir sans faiblir le plus longtemps possible, car lorsque les sens se détachent du monde, la concentration redevient possible et la volonté profonde peut de nouveau s'affirmer.

Le corps a des enveloppes subtiles, il existe dans plusieurs dimensions. Lorsque le stress s'installe en nous, notre conscience ne fonctionne plus qu'à un niveau très superficiel. Il en résulte que notre mental fonctionne à ce même niveau superficiel et crée un cloisonnement entre ces différents états de l'être, le subtil et le causal. Les différents aspects de l'être sont déconnectés les uns des autres et il s'ensuit toutes sortes de problèmes. A l'inverse, la guérison intérieure exige que nous descendions au centre de nous-même et que nous établissions notre conscience à ce niveau de profondeur, à la source de notre être. Nous engendrons le stress lorsque nous nous coupons de cette source.

Lorsque nous libérons l'être intérieur, que nous lui donnons la possibilité de s'affirmer, nous avons alors un sentiment de liberté. Ce sentiment est très important car, sans lui, nous ne pouvons connaître une véritable détente. Lorsque notre mental fonctionne à un niveau de conscience suffisamment pur, cela déclenche quelque chose en nous. Il est donc important d'acquérir une certaine connaissance de soi qui nous aidera beaucoup à surmonter les épreuves de la vie. Une vie guidée par une perspective spirituelle doit être libre de tout stress. Dans l'ancienne culture védique, l'enfant se rendait chez un gourou afin d'apprendre à maîtriser son mental ; cet apprentissage, appelé « brahmacharya », consistait en une harmonisation de tout l'être. L'enfant était alors bien armé pour progresser dans la vie et dans la société, son intelligence des choses et de lui-même ayant fait de lui un être mature. Mais si l'enfant grandit dans une société dépourvue de telles valeurs spirituelles, sa vie sera dominée par des préoccupations matérielles, lesquelles seront une cause de stress, car le plan matériel, constamment changeant, n'offre aucune stabilité. Nous vivons donc dans un monde d'incertitude et d'insécurité, qui est source d'anxiété et cause de stress. La seule façon d'éradiquer ce stress est de nous tourner vers Dieu, vers la religion, car notre sécurité ne peut venir que de Dieu. Prenez l'exemple d'une compagnie d'assurance qui se réassure auprès d'une autre compagnie qui, à son tour, se réassure auprès d'une autre... ou l'exemple d'un pays riche et puissant comme les Etats-Unis qui, encore et toujours, invente de nouvelles armes. Tout cela n'est-il pas motivé par un sentiment d'insécurité ? Ce sentiment d'insécurité, on le voit bien, est le lot de toute société matérialiste.

Dans La Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna déclare que Lui et Lui seul donne la sécurité, car il procure non seulement la sécurité matérielle mais également la sérénité. Ainsi, notre quête, tout notre dharma ou chemin de vie, est inspiré par le divin. Et cette inspiration confère à l'être une intégrité, une harmonie intérieure qui le rapproche de Dieu. Pour nous, Dieu est immuable, Dieu est vérité, Dieu est la source du bonheur, Sat-Chit-Ananda. C'est en Dieu et non dans le monde que nous trouvons le bonheur, car dans le monde nous expérimentons des moments de plaisir puis des moments de souffrance, et cette instabilité est source d'anxiété. C'est pourquoi les rishis nous conseillent de méditer le matin, afin d'évacuer les négativités accumulées durant la nuit, et le soir, afin d'évacuer celles accumulées durant la journée. Cela permet de s'établir dans une vie pacifiée, toujours renouvelée, sublime. Et lorsque nous nous endormons, nous entrons dans le sommeil avec une sensation de légèreté et de fraîcheur, l'esprit et le corps détendus. Dans cet état de détente, tout l'être peut se régénérer ; s'il y a des tensions en nous, nous ne pouvons dormir vraiment.

Drogues et médicaments nous privent de notre force intérieure

Dans la société moderne, nous prenons un médicament contre le sommeil, au autre pour nous endormir et d'autres encore contre tous nos maux, car c'est une société matérialiste où l'homme cherche son équilibre à travers des drogues. Pourtant, l'homme qui vit et se nourrit sainement n'a besoin de rien d'autre. Son organisme est à même de réagir et de l'aider. S'il consomme des produits nocifs pour son organisme, celui-ci réagit contre cette agression spécifique et génère du stress. Le bon et l'agréable sont deux choses très différentes. L'homme avisé choisit, après mûre réflexion, ce qui est bon, alors que l'ignorant s'attache à ce qui est plaisant. Dans La Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna parle des choses plaisantes en déclarant qu'au début, elles sont comme un nectar, une joie ineffable, puis cela devient un poisson qui finalement nous détruit. A l'inverse, il nous dit que ce qui est bon a, au début, le goût du poison, puis à la fin celui d'un nectar. Nous devons, par conséquent, savoir observer les choses et les analyser, savoir accepter ce qui est bon pour nous et rejeter ce qui nous est nocif. Si nous nous levons tôt et gardons notre première pensée pour Dieu, notre journée commencera magnifiquement et sera une journée heureuse. Si notre journée commence par un affrontement, elle en sera marquée jusqu'à notre coucher.

La méditation nous sature de bonnes vibrations dont nous sous-estimons l'influence, car lorsque ces vibrations nous pénètrent, elles écartent de nous toutes les influences négatives. Après notre travail, après toute activité mentale, remettons notre esprit à Dieu, remettons tout cela à ses pieds de Lotus. Si nous faisons cela, toute tension disparaît. Mais si nous espérons venir à bout de notre stress grâce aux drogues, nous perdons notre temps car elles créent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. Elles nous coupent de notre force intérieure et rendent l'organisme incapable de réagir par lui-même. Il nous faut donc avoir foi dans le dharma, foi en Dieu, foi en la prière et la méditation. C'est cette foi qui nous permettra d'apporter bonheur et beauté dans notre vie.
Om Tat Sat Hari Om.





Signes des temps

Home Un ovni en Lituanie

Source : Abendzeitung, Allemagne

Cinq villageois, en Lituanie, affirment avoir vu un ovni. « Cela ressemblait à une soucoupe, ayant des pulsations, comme un cœur. » L'ovni est resté stationnaire, environ 10 m au dessus du sol, avant de disparaître. 





Faits et prévisions

Home Expansion et coopération en Europe

Source : New York Times, Etats-Unis

« L'OTAN telle que nous la connaissons disparaîtra. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, juillet/août 1989).

Après six mois d'âpres négociations, le président américain Bill Clinton et les autres dirigeants de l'OTAN ont signé conjointement avec le président Boris Eltsine « l'Acte fondateur ». Cet accord permet de trouver un équilibre entre des objectifs antagonistes, en protégeant les nouveaux membres de l'OTAN tout en préservant les relations entre l'Occident et la Russie. Cet accord ouvre la voie à l'admission d'anciens pays du bloc soviétique au sein de l'OTAN. Les premiers concernés devraient être la Pologne, la Hongrie et la République tchèque.

Le thème sous-jacent à cet accord met en évidence que la Russie et l'OTAN ne sont pas des adversaires, et qu'ils vont œuvrer de concert pour assurer la sécurité euro-atlantique. La Russie jouira d'une voix dans les affaires de l'OTAN, mais ne disposera pas du droit de veto. L'accord sera le tremplin à la création du Conseil mixte permanent OTAN-Russie, qui sera chargé de débattre des opérations de maintien de la paix, de la dissémination des armes nucléaires et d'autres questions liées à la sécurité. Ce Conseil sera dirigé par le secrétaire général de l'OTAN, un représentant d'un pays membre et un fonctionnaire russe. L'OTAN accepte également de ne pas déployer d'armements nucléaires et de ne pas implanter de sites de stockage sur le territoire d'un nouveau membre. Lors de la cérémonie de signature, le président Eltsine a promis que, désormais, la Russie ne pointera plus de missiles sur les pays alliés de l'OTAN.

Le président français Jacques Chirac a estimé que « cet accord est un succès pour la Russie, pour l'Alliance atlantique, pour l'Europe, mais il constitue avant tout un succès pour la paix ainsi qu'un grand espoir pour les peuples de la terre. » 

 




Home La dette mondiale au programme de la Conférence de Lambeth

Source : Church Times ; The Friend, Grande-Bretagne

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (un collaborateur de Maitreya, PI, mai 1989)

Tous les dix ans, la conférence internationale de Lambeth réunit les évêques anglicans. En 1998, la Conférence centrera ses débats sur le poids de la dette mondiale. Par le passé, la conférence était plutôt dominée par les églises d'Amérique du Nord et d'Europe. Cette fois, les évêques des pays en voie de développement ont manifesté fermement leur désir de voir la Conférence faire pression en faveur d'un changement dans la gestion de la crise de la dette. Soixante évêques et consultants se sont réunis en avril dernier pendant dix jours pour finaliser l'ordre du jour de la Conférence, et un certain nombre d'entre eux ont exprimé leur exaspération à l'encontre de ce qu'ils considèrent comme une obsession occidentale à propos des questions sexuelles. « Il ne nous intéresse pas de savoir qui couche avec qui », s'est exclamé l'un d'entre eux. « Pour beaucoup d'hommes de nos pays, la question est d'abord de savoir s'ils auront seulement un endroit pour dormir. »




Home Elections : bouleversement en Iran

Source : New York Times, New York Daily News, Etats-Unis

« L'appel intérieur de la liberté [...] fera retentir sans cesse son écho jusqu'à ce que s'effondrent les derniers bastions de la tyrannie... » (le Maître de Benjamin Creme, PI, juillet 1992)

A la surprise générale, les Iraniens ont élu comme président un modéré, l'ancien ministre de la culture Mohammed Khatami, par une majorité de 69 % des suffrages. La victoire de M. Khatami a créé un véritable choc au sein du clergé intégriste qui dirigeait l'Iran depuis le renversement du Shah en 1979. M. Khatami ne devrait pas apporter de changements radicaux à la politique extérieure de l'Iran, et il a pris les plus grandes précautions afin de ne pas offenser les conservateurs iraniens. Mais son opinion sur les jeunes, les femmes et le rôle de la religion diffère sensiblement du point de vue des fondamentalistes. Il ne voit par exemple aucune objection à ce que des femmes détiennent des postes d'influence au gouvernement, et il pourrait être le premier président à nommer une femme dans son cabinet.

Juste après sa victoire, M. Khatami a indiqué que tout réchauffement des relations avec l'Occident dépendrait du changement d'attitude de Washington à l'égard de l'Iran. Même si sa position n'est pas jugée des plus bienveillantes, elle ne reflète sûrement pas l'intransigeance du chef religieux suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei. Les experts politiques voient dans cette élection un tournant dans l'histoire de la révolution iranienne. 

 




Home Réagir au changement du climat mondial

Source : New York Times, Etats-Unis

« Les effets dus à l'amoindrissement de la couche d'ozone disparaîtront, mais les changements climatiques déjà amorcés ne peuvent manquer de se produire. Les jours et les nuits deviendront plus chauds sur l'ensemble de la planète. Les êtres humains consacreront davantage de temps à se détendre et moins de temps à travailler, et cette évolution se traduira par des modifications de leurs comportements. Ils disposeront de plus de temps pour des activités récréatives. Les règnes végétaux et animaux seront également touchés, et un certain nombre d'espèces disparaîtront. »

« La société se mettra à percevoir les problèmes en termes planétaires. Les choix politiques seront élaborés à l'échelle mondiale. Les individus se rapprocheront les uns des autres, apprenant à partager et à vivre ensemble en harmonie. » (un collaborateur de Maitreya, PI, janvier/février 1990)

Pour la première fois, le dirigeant de l'une des plus importantes sociétés pétrolières du monde s'est récemment prononcé en faveur de programmes pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui seraient la cause du réchauffement général. John Browne, directeur du groupe BP, a admis les préoccupations publiques en rapport avec le changement climatique, et il a défini ce qu'il appelle un ordre du jour progressif pour traiter ce problème.

« ...Nous ne pouvons pas ignorer l'évidence grandissante des changements climatiques, a-t-il déclaré. Et en tant qu'hommes d'affaires, nous ferions bien de prêter attention à l'inquiétude de nos clients. » John Browne a exposé le calendrier d'actions de BP, prévoyant des investissements dans des sources d'énergie alternatives, la recherche de partenariats avec des organisations écologistes et gouvernementales, ainsi qu'un objectif de gestion et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le même ordre d'idées, John Browne a également annoncé que BP allait ouvrir cette année, dans le nord de la Californie, une usine de fabrication de panneaux solaires qui sera la plus grande et la plus moderne du monde.

 




Home Le gouvernement américain réduit ses dépenses d'énergie

Source : New York Times, Etats-Unis

 

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (un collaborateur de Maitreya, PI,1989)

Le gouvernement fédéral américain va investir 5 milliards de dollars dans la rénovation de ses bâtiments, afin de réduire de 25 % sa facture énergétique. Le financement sera fourni par des fonds privés. Les rénovations concerneront aussi bien les postes militaires, les monuments et les bureaux. Les systèmes d'air conditionné, les éclairages et les équipements de chauffage seront notamment remis à neuf. Lorsque les cinq cent mille bâtiments publics auront été rénovés, les coûts d'énergie devraient baisser de quatre à un milliard de dollars par an.

 

 




Home Des cellules à combustible comme carburant

Source : New York Times, Etats-Unis

Selon la Ford Motor Company, un prototype de véhicule électrique tirant son énergie de cellules à combustible, plutôt que de batteries, serait prêt à passer les tests d'évaluation dès l'an 2000. Cette voiture serait construite par Ford, sous l'égide du Partenariat pour une nouvelle génération de véhicules, une entreprise en participation entre les trois grands constructeurs américains et le gouvernement des Etats-Unis, visant à produire à un prix raisonnable des véhicules sûrs et économes en énergie. Ce nouveau véhicule ne produirait absolument aucune émission polluante. En utilisant une cellule à combustible, dans laquelle sera mélangé de l'hydrogène gazeux comprimé avec de l'oxygène provenant de l'air extérieur, cette voiture pourra très probablement parcourir de plus longues distances que les voitures électriques fonctionnant sur batteries ; elle pourra aussi être rechargée plus rapidement. Selon un expert du groupe écologique « Union des scientifiques concernés », il s'agirait, à ce jour, de l'option technologique la plus prometteuse pour l'environnement et pour le consommateur. 





Dossier

Home SÉMINAIRE 1992 : L'art de l'attente

Conférence d'ouverture (1/2)

par Benjamin Creme

Cet article est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme, en 1996, lors des rencontres des groupes de transmission à San Francisco (Etats-Unis) et à Kerkrade (Pays-Bas).


Le concept de temps dans le nouvel âge

 par le Maître – par l'entremise de Benjamin Creme

Un changement de la plus grande importance surviendra dans la vie de l'humanité lorsque le concept de temps se sera transformé. Actuellement, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relierait entre eux les événements vécus, alors qu'en vérité le temps n'est pas un processus, mais un état de conscience. Quand nous le saisirons, nous transformerons notre vie et nous ferons un pas de géant dans notre compréhension de la réalité elle-même. L'homme commencera alors à savourer une nouvelle et merveilleuse liberté et, n'ayant plus à ses trousses le temps avec son cortège de limitations, il prendra spontanément possession de son héritage divin.

Comment cela peut-il s'accomplir  ? Actuellement, la plupart d'entre nous sont emprisonnés dans le cadre rigide de leurs activités journalières  : il faut gagner sa vie, prendre des décisions en tenant compte des besoins des autres, mener un combat sans fin contre la montre et l'implacable « temps qui passe ». Il n'y a que peu d'espoir, dans nos conditions de vie présentes, de voir changer fondamentalement notre compréhension du temps. Pourtant, pour la première fois dans l'histoire, on entrevoit aujourd'hui la possibilité d'une expérience tout à fait nouvelle de ce phénomène, et la transformation sociale est la clé de cette évolution des plus souhaitable. Quand l'humanité sera une, en vérité et dans les faits, le Temps disparaîtra. Quand l'homme abordera la vie d'un point de vue intérieur et créateur, le temps perdra de son emprise sur notre esprit et nous libérera ainsi de sa tyrannie. Tout cela nécessite que nous reconsidérions la place de l'homme dans l'univers, et que nous établissions un rapport plus authentique avec la source de notre être.

Les cycles d'activité

D'ordinaire, l'idée de temps n'évoque rien d'autre qu'une suite d'événements passagers. Une manière nouvelle et plus exacte de se le représenter pourra se faire jour, quand l'homme prendra les dispositions nécessaires pour s'aligner sur le Soi supérieur. Lorsqu'il y parviendra, cela lui ouvrira les portes d'une meilleure compréhension des cycles d'activité et de non-activité, donc du temps.

Une telle compréhension est indissociable de l'établissement de relations justes avec nos semblables, car c'est seulement quand l'impression d'en être séparé aura disparu, que le sens véritable de l'activité cyclique nous apparaîtra. L'instauration d'un nouvel ordre mondial, politique et économique, est une condition sine qua non de cette plus grande clarté de vue, car nous ne pourrons parvenir au sentiment d'unité nécessaire que quand régneront l'harmonie et la justice. En termes pratiques, cela signifie la création de structures – politiques, économiques et sociales – qui rassembleront les hommes et engendreront un sentiment d'unité sur tous les plans et en tous domaines. Quand les hommes saisiront cela, ils prendront les mesures nécessaires pour que se réalisent de tels changements, et prépareront la voie à l'établissement de justes relations humaines. De ces nouvelles relations entre les hommes émergeront les conditions dont dépend, pour eux, une nouvelle expérience du temps.

Une nouvelle expérience

Du point de vue de la Hiérarchie, le temps n'existe qu'au sens d'une succession de vagues d'activité et de non-activité cycliques, qui se répètent à l'infini. Un Maître n'est nullement conditionné par le temps tel qu'il est ressenti dans les trois mondes de l'expérience humaine, et il lui faut sans cesse moduler l'expression de ses idées ou de ses intentions, lorsqu'il a affaire à ses disciples par exemple, pour s'adapter à l'état de conscience de ceux qui en demeurent prisonniers.

Déjà, comme le montrent certains signes, les hommes commencent à comprendre que leur manière d'aborder le temps est inadéquate, et d'ici peu ce fait connaîtra une plus large reconnaissance intellectuelle. Inhérent à de nombreuses découvertes de la science d'aujourd'hui, est le principe selon lequel le temps est de nature duelle et, de plus en plus, cette conception influera sur la perception qu'ont les hommes de la réalité. Mais ce n'est que par une perception directe de lui-même en tant que partie intégrante du tout, que l'homme parviendra à une conscience véritable de la nature du temps. Quand l'homme créera autour de lui les formes et les structures, fondées sur l'unité et la fraternité, qui sont indispensables pour permettre à cette intégration de se produire, il parviendra au seuil d'une expérience totalement nouvelle de la réalité ; de là s'écoulera un flot continu de créativité, sans égal et sans précédent dans toute l'histoire de ce monde.


La plupart de ceux qui sont engagés dans le travail concernant la réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse vivent depuis des années avec la (fausse) impression d'attendre quelque chose. Ils attendent, certains patiemment, d'autres avec beaucoup moins de patience, l'émergence publique de Maitreya. Il est bien rare qu'un appel téléphonique émanant de l'un d'entre eux ne se termine par les inévitables questions : « Que se passe-t-il en ce moment ? Y a-t-il du nouveau ? »

Un peu comme si j'étais installé derrière un télécopieur, en relation avec la Hiérarchie et tous les habitants du monde angélique en train de me communiquer les dernières nouvelles. Cela se produit en permanence, depuis des années, et c'est révélateur de l'attente de toutes ces personnes, de leur impatience, de leur désir de connaître les dernières « nouvelles ».

Mais comment pourrait-il y avoir des nouvelles, s'il n'existe en fait rien de tel que des « nouvelles » ? Si le temps n'existe pas, il n'existe pas non plus de nouvelles, lesquelles sont liées au temps. Le fax est tout simplement la dernière et la plus stupide expression de notre esclavage vis-à-vis du temps.

Si vous y réfléchissez, vous réaliserez sans trop de difficultés qu'en fait le temps n'existe pas. C'est une illusion. Et cependant nous organisons notre vie et vivons en fonction de cette illusion totale, selon laquelle le temps est une suite d'événements jalonnés par les heures et les minutes. Nous pensons à l'Histoire, à la Préhistoire et au futur. Nous en avons peur. Nous regardons devant nous en nous disant : « Je vais vieillir, être malade, je vais mourir. Je ne peux, je n'ose penser à cette échéance que j'espère très lointaine. » Les gens passent toute leur existence dominés par le concept du passé et du futur, si bien que rares sont ceux qui vivent pleinement l'instant présent.

Tout le monde, presque sans exception, envisage la vie en tant que passé ou futur. Nous regrettons le passé et avons peur du futur. Les enfants aspirent à grandir, à devenir plus brillants, plus intelligents et plus forts et, pour eux, c'est cela le futur. Mais ils n'y pensent pas en termes de temps. Ils y pensent simplement sous l'angle de leurs nouvelles responsabilités ; de la force, de la vision, du courage et des occasions qui leur seront offertes à mesure qu'ils grandiront.

Chacun sait que les enfants n'ont aucun sens du temps. C'est la raison pour laquelle ils sont pratiquement les seuls à vivre réellement l'expérience humaine : ils ne sont pas conditionnés par le temps. En dehors d'eux, nous sommes tous, sauf les Maîtres et les grands initiés, dominés par la totale illusion que le temps existe. Par conséquent, nous sommes toujours en train de regretter une chose ou d'en attendre une autre. Nous regrettons toutes les années perdues, toutes les journées où nous n'avons pas utilisé au maximum notre potentiel, dans notre travail concernant l'émergence du Christ ou dans quelque autre domaine. Nous aimerions avoir entrepris ce travail plus tôt et avec plus d'ardeur. Nous regrettons de ne pas avoir réellement saisi cette occasion, de l'avoir manquée, d'avoir eu peur, de nous être sentis trop fatigués ou vraiment trop timides pour faire quelque chose.

Certains comptent les jours et les semaines avant la venue de Maitreya, attendant le moment où ils pourront se tourner vers ceux à qui ils en ont vaguement parlé et leur dire : « Vous voyez, j'avais raison. Le temps a montré que ce n'est pas en vain que j'ai consacré toutes ces heures, toutes ces journées, toutes ces années à travailler pour cette histoire de réapparition du Christ qui n'en finit pas. » Si l'on en croit ce que me répondent au téléphone de nombreuses personnes engagées dans ce travail, ou les lettres et les conversations qu'elles échangent, ainsi que les rumeurs qui circulent autour des différents groupes, visiblement, elles ne cessent d'attendre.

Existe-t-il une autre conception possible du temps, qui nous permettrait de transformer notre manière d'attendre pour en faire un art, une expérience qui pourrait s'avérer enrichissante, vivante et utile ? Certains y parviennent déjà. Mais beaucoup d'autres, dans ces groupes, à travers le monde, se contentent d'attendre tout simplement. Leur énergie s'épuise, leur patience et leur espoir s'estompent, leur dévouement et leur conviction diminuent. Ceci est dû principalement au fait que leur intérêt est basé essentiellement sur une réponse émotionnelle à l'idée de l'émergence, et il existe une limite aux énergies astrales qu'ils peuvent utiliser pour soutenir leur engagement en réponse à cette idée. C'est pourquoi ils perdent patience et demandent : « Que se passe-t-il en ce moment ? Y a-t-il du nouveau ? »

Ce n'est pas par hasard que le tout premier article écrit par le Maître pour Share International, en janvier 1982, s'est intitulé « Le concept de temps dans le nouvel âge ». Les Maîtres ne font jamais rien, si anodin que cela puisse paraître, qui n'ait un but sous-jacent. Ils ne perdent jamais l'occasion de servir le Plan, d'aider un disciple d'une manière ou d'une autre, d'apporter de la lumière chaque fois qu'ils le peuvent. Tout ce qu'ils font est réalisé avec un objectif qu'ils peuvent atteindre instantanément, lorsque la demande leur est formulée.

On ne peut « rouler » un Maître

Tous les mois, je demande à mon Maître : « Peux-tu me transmettre l'article pour la revue ? » Parfois, à de rares occasions, il me répond : « Non, je n'ai pas encore d'idées. Redemande demain ou attends jusqu'à vendredi. » Il sait que je suis si paresseux que je préférerais remettre cela à vendredi, et ainsi il me facilite la tâche. Mais on ne peut tromper un Maître. Je ne puis en aucune façon demander à mon Maître l'article en question tout en espérant qu'il répondra : « Non, pas maintenant », sans qu'il connaisse le fond de ma pensée. Il lit en moi comme dans un livre ouvert. Je devrais lui dire : « Serait-il possible d'attendre jusqu'à vendredi parce que je suis fatigué, et je n'ai pas envie maintenant. » Mais il le sait très bien, et il répond : « Je suis occupé pour l'instant. Attendons vendredi », ou : « Je n'ai aucune idée. Pas la moindre idée. » Alors que c'est tout le contraire. C'est ainsi depuis des années. La revue Share International paraît depuis plus de quinze ans. Chaque mois, le Maître me dicte les idées qui lui sont venues pour son article et l'on a tout lieu d'espérer que cela va continuer. Il m'arrive de penser que tôt ou tard il pourrait être à court d'idées, mais ce n'est encore jamais arrivé. Je suis toujours étonné de ce qu'il me transmet. Parfois, les mêmes thèmes sont repris sous un angle nouveau et, ainsi, il élargit notre conscience, la développant sans cesse. Mais je suis certain que ce n'est pas par hasard que le tout premier article a été consacré au temps, ou plutôt à son absence, à l'illusion du temps : le concept de temps dans le nouvel âge.

Ce n'est pas non plus par hasard si, au moment où je fus adombré pour la première fois par Maitreya, en mars 1959 (peu après le contact initial avec mon Maître) – lorsqu'il me dit qu'il allait venir dans le monde dans une vingtaine d'années, que j'aurais un rôle à jouer si je l'acceptais – il m'offrit la plus extraordinaire des expériences : une vision précise de la manière dont les Maîtres perçoivent la réalité en l'absence de toute notion de temps.

Dans la vision qui me fut donnée, je me trouvais à l'intérieur d'une brillante sphère de lumière blanche. Du côté droit de cette sphère (qui n'avait pas à proprement parler de côtés, c'était plutôt une impression), je voyais défiler en couleurs, en dépit d'un léger voile sur la succession des scènes, tous les événements du monde que nous appelons l'Histoire, comme le décès de la reine d'Angleterre, ou telle ou telle bataille. Je voyais tout cela, mais ces événements colorés, vivants, changeants, étaient encore en train de se produire, se superposant les uns aux autres.

En même temps, à gauche, et sans tourner la tête ni perdre conscience de ce que nous appelons le passé, je voyais, en couleurs, un panorama des événements qui allaient se produire, ce que nous appelons le futur, mais ils avaient lieu simultanément. Tout en contemplant le passé, je voyais également le futur. Je me suis vu moi-même, j'ai vu des gens que je connaissais. J'ai vu des événements liés à la Réapparition. Toutes les scènes qui m'étaient montrées et dont j'avais pleinement conscience se déroulaient en même temps. Il n'existait aucune notion de passé ni de futur. C'était une vision globale, j'étais au centre et je vivais tout cela. Comme au cinéma mais en plus réel. Cependant, même les plus terribles scènes de guerre ne me donnaient aucune espèce d'émotion : je les voyais tout simplement se dérouler, et il en allait de même pour le futur. Je voyais tous les événements dans le seul temps qui existe, le présent. Et ce présent est éternel. Il n'existe ni passé ni futur, mais seulement le moment présent.

C'est ainsi que le Maître, n'importe quel Maître, expérimente ce que nous appelons la réalité. Quant à nous, nous avons une idée confuse du temps. Cela commence au cours de notre enfance, lorsqu'on nous dit qu'il est temps d'aller dormir. « Temps d'aller dormir ? Mais pourquoi ? Je ne suis pas fatigué, maman », répond l'enfant. On s'endort lorsqu'on est fatigué et on n'attend pas. Les jeunes enfants peuvent s'endormir à n'importe quel moment (comme certaines personnes que je connais pendant la méditation de transmission !). C'est une expérience soudaine, pleine, totale. Mais, cependant, dès que le sommeil devient une routine et que chaque matin on est réveillé par la sonnerie du réveil, la notion de temps intervient. Que nous soyons ou non en train de vivre la plus magnifique des expériences de contact avec l'âme, nous sommes réveillés parce que c'est l'heure. Si vous avez déjà séjourné dans un hôpital, vous savez ce que je veux dire : six heures du matin, réveil, tasse de thé. Les infirmières sont là et doivent faire leur travail, donc elles vous réveillent.

L'illusion du temps

Dès la petite enfance, nous sommes conditionnés et rendus profondément esclaves de l'illusion du temps. Nous ne nous contentons pas de penser que le temps existe, mais nous le considérons comme la chose la plus importante qui soit. Notre vie est totalement gouvernée par cette illusion. Il nous est pénible d'attendre parce que nous sommes conditionnés par ce facteur temps et donc par toutes les attentes qui s'y rapportent.

Bien sûr, comme nous vivons en relation avec d'autres personnes et que nous devons gagner notre vie, prendre le train, le bus ou l'avion, nous créons des conditions dans lesquelles le temps est très important. Si vous arrivez avec une heure et demie de retard à l'aéroport, vous aurez raté votre avion. Nous réglons notre vie de manière à nous conformer à ce qui nous paraît le plus important. Mais si vous êtes quelqu'un de créatif (et j'utilise ce mot dans le sens le plus large), si vos pensées suivent un processus de création émanant de l'âme, qui ne possède pas la notion du temps (l'âme étant complètement en dehors du temps) et à plus forte raison si vous êtes écrivain, poète, artiste, musicien ou scientifique, engagé dans un travail profondément absorbant, si vous êtes quelqu'un qui aime ce qu'il fait et peut y rester plongé pendant des heures, alors vous savez que je dis vrai : le temps n'existe plus. Il ne joue aucun rôle dans le processus créatif.

Le fait de travailler, et la concentration de toute votre attention sur votre travail, éloigne de vous l'illusion, que vous avez normalement, que le temps existe. C'est pourquoi, si vous êtes quelqu'un de créatif, de vraiment absorbé par cette créativité, vous pouvez commencer à travailler à 9 heures du matin et réaliser à 16 h 30 que vous n'avez pas déjeuné et que vous n'êtes pas encore habillé. Mais tout cela n'a pas la moindre importance. Seuls connaissent ce genre d'attention et de concentration ceux qui se plongent si profondément dans un travail créatif que le temps disparaît totalement de leur conscience. C'est ainsi que l'on accède à la vie réelle. Cette conscience créatrice non conditionnée par le temps est la seule qui permette la liberté de la création.

Mon Maître a récemment écrit un article sur cette notion du temps, de son absence et de notre obsession du temps. Cet article nous montre comment les Maîtres conçoivent cela. Il est paru dans l'édition de juillet/août 1996 de Partage International et s'intitule « Un choix sans cesse renouvelé ». En voici un extrait :

« Beaucoup font preuve d'impatience à l'approche de ces événements, dans leur ignorance des nombreux facteurs, notamment d'ordre cosmique, qui doivent être pris en considération par Maitreya dans l'accomplissement de la loi. Rien ne peut être fait qui enfreigne le libre arbitre des hommes ; rien ne peut influer sur la manière dont Maitreya déterminera l'heure de son émergence, si ce n'est la Loi elle-même, et l'évaluation qu'il fait de la situation, à un moment donné. Il est pourtant une chose dont vous puissiez être assurés : il ne tolérera pas le moindre retard pour entreprendre au grand jour sa mission de service. Lui, et lui seul, peut être l'arbitre du moment propice. Remettez-vous en donc, en confiance, à son jugement.

Un tel jugement repose sur une connaissance à laquelle les hommes n'ont pas accès. Seule la compréhension de certains facteurs cosmiques peut permettre une appréciation correcte de la situation. Et même dans ces conditions, Maitreya doit prendre d'importantes décisions en se fondant sur des données à la fois limitées et changeantes. A vrai dire, il existe une frontière subtile séparant ce qui est nécessaire de ce qui est possible.

Accordez donc votre confiance au Seigneur de l'Amour, et au discernement qui guide ses actions. Ne perdez pas confiance, face aux temporisations apparentes – dans l'éternel présent, aucun retard n'existe. »

La réalité est ainsi. Mes souvenirs manquent maintenant de précision, mais il ne fait pour moi aucun doute que, en mars 1959, dans la vision que Maitreya m'a donnée sur l'absence du temps, j'ai vu son émergence dans la série des « événements à venir », la série du « futur ». De nombreuses années se sont écoulées et j'ai oublié les images précises, mais j'ai vu des personnes que j'ai reconnues et, de manière quasi certaine, Maitreya, les Maîtres, la population qui se rassemblait, d'immenses foules de gens remplis d'espoir et de gratitude, une immense ferveur. Tout cela je l'ai vu.

Dans les enseignements de l'Agni Yoga, se trouve cette phrase admirable : « Si vous aimez le travail, considérez-le comme un substitut du temps. » C'est tout à fait vrai. Si vous aimez le travail dans le sens où vous consacrez votre temps et votre énergie à un processus créatif quel qu'il soit, il se substitue au temps. Dans cet état de créativité, le temps disparaît.

On dit de Rembrandt, un initié du 3e degré et un grand artiste, qu'il n'aurait jamais permis une interruption de son travail et donc de sa concentration, le roi lui-même eût-il frappé à la porte. Il n'aurait jamais permis la moindre interruption parce qu'il savait que cette interruption l'aurait immédiatement ramené dans le temps. Le temps est l'opposé, la négation, de ce rythme créateur qu'est le travail. Si vous aimez le travail, considérez-le alors comme un substitut du temps.

Si le temps n'existe pas, l'attente non plus, et il n'y a pas de retard. Le retard n'existe qu'en fonction du temps. C'est nous qui avons le sentiment d'attendre quelque chose. Nous voyons le temps comme une succession d'événements jalonnés par les jours, les heures et les semaines. Rien de vrai dans tout cela. Le temps se rattache seulement au cerveau. C'est une illusion, une représentation mentale.

Pour la plupart des gens, le temps existe. Mais dans l'esprit des Maîtres il n'en est rien. Et pour les nourrissons et les jeunes enfants non plus. Si vous dites à un enfant : « Non, tu auras cela demain », il n'a aucune idée de ce demain. Mais il sait qu'il obtiendra l'objet convoité plus tard. Un enfant vit tellement en dehors du temps qu'il oublie. Si vous lui demandez : « Qu'as-tu fait aujourd'hui ? » Il vous regardera en pensant : « Quelle idée stupide, comment peux-tu attendre de moi que je te dise ce que j'ai fait aujourd'hui ? Je peux seulement te dire ce que je fais maintenant. Mais ce que j'ai fait aujourd'hui ? » Aujourd'hui n'existe pas. L'enfant n'a aucun sens du temps en dehors du moment présent. C'est un concept qui lui est étranger. Et c'est la raison pour laquelle un enfant paraît si absorbé, ces fragments d'expériences soigneusement contrôlés, enregistrés, découpés ne signifiant rien pour lui.

En 1982, je me suis demandé pourquoi mon Maître avait choisi comme premier article pour Share International : « Le concept de temps dans le Nouvel Age ». Maintenant, dans une certaine mesure, je réalise pourquoi. C'est parce qu'il est de la plus grande importance pour l'humanité que nous perdions cette notion du temps. Nous ne devrions pas limiter notre conscience à la conscience du temps, qui n'est pas quelque chose de réel.

Dès que vous sortez de votre corps physique, le temps disparaît. Si vous pouvez y parvenir (et vous pouvez facilement apprendre à le faire et à vous déplacer dans votre corps éthérique), vous perdez toute notion de temps. Hors du corps physique le temps n'existe pas, car il n'est qu'une illusion du cerveau. Si nous n'étions pas conditionnés par notre manière de vivre, nous n'aurions aucune notion du temps. Nous en faisons une nécessité afin d'organiser chaque moment de notre journée selon les aiguilles de l'horloge. Nous construisons des structures sociales, politiques et économiques qui nous enferment dans le cadre du temps.

De cette manière, certains peuvent exercer leur pouvoir. Vous ne pouvez exercer de pouvoir sur quelqu'un qui n'a pas la notion du temps. Evidemment, pour prendre un train ou un avion, vous devez vous organiser dans ce sens. Mais à part ces nécessités, plus vous pourrez vivre sans la notion du temps, plus vous serez libre et heureux, et meilleure, sans doute, sera votre santé.

L'importance de ce premier article

Ce premier article, écrit pour Share International, n'a pas reçu jusqu'à présent, à ma connaissance, toute l'attention qu'il méritait, en premier lieu de ma part. Je me souviens que l'un de nos membres les plus actifs, maintenant décédé, avait dit à l'époque : « Je ne comprends pas un mot de cet article. Je n'y comprends rien. » Je ne sais si vous-même le comprenez ou finirez par le comprendre, mais c'est à mon avis l'un des articles les plus importants que le Maître ait écrit.

Dès que nous créerons les structures qui montreront que l'humanité est vraiment Une, dès que les hommes accepteront les enseignements de Maitreya, adhéreront à ses conseils et installeront le partage, la justice et la paix dans le monde, il naîtra une harmonie qui, pour l'instant, fait hélas cruellement défaut. C'est une harmonie entre l'extérieur et l'intérieur qui crée les conditions dans lesquelles le temps disparaît. Cette harmonie, cette liberté, est l'état d'être d'un esprit créatif. Et c'est cet état d'esprit harmonieux, cet état d'être, que chaque artiste, chaque poète ou toute autre personne créative recherche. S'il existe un blocage à la créativité, c'est parce que cet état d'harmonie n'existe pas. Il faut, bien sûr, des périodes de régénération, afin de réanimer sans cesse le feu de la créativité ; ce sont des périodes d'inaction.

En tant qu'artiste, je suis très conscient de ce flux, de ces séquences d'activité créatrice suivies de périodes inactives où tout est en friche et où il faut observer, enregistrer ou bien faire autre chose. Puis les choses évoluent, graduellement, sans que l'on y pense, vers une autre activité créatrice. Cela se passe par séquences, c'est un courant cyclique, un rythme d'activité suivie d'inactivité.

Je crois que ce cycle d'activité et d'inactivité est étroitement lié à l'absence de temps. Si vous êtes dominé par le temps, vous dites que vous n'avez pas le temps de faire votre travail, pas le temps de créer. Si vous vous y mettez, vous trouvez le temps. Selon mon expérience, s'agissant des personnes qui travaillent dans un groupe, dans neuf cas sur dix il est préférable de donner un travail à ceux qui font déjà le plus gros du travail. N'essayez pas de le donner à quelqu'un qui ne fait rien ou pas grand chose. Il ne changera pas sa manière d'être. Certaines personnes sont bloquées, elles peuvent avoir beaucoup de bonne volonté, mais il leur manque l'impulsion qui leur permettrait de travailler pour le groupe.

C'est presque une certitude, si vous désirez qu'un travail soit fait « à temps » et de manière efficace, donnez-le à quelqu'un qui en fait déjà trop, quelqu'un qui semble avoir dépassé ses limites, et le travail sera fait. Ce sont des personnes qui disent : « Bon, je trouverai le temps. » Par contre, ceux qui restent à ne rien faire disent « oui », mais le travail n'est pas fait car ils ne font jamais rien. Ils disent : « Je n'ai pas le temps. » Ce n'est pas qu'ils n'aient réellement pas le temps. Ils ne le font pas parce que leur esprit est conditionné par le temps.

Un manque d'impulsion

Ce n'est pas le temps qui leur fait défaut, c'est l'impulsion. Ils n'ont pas l'impulsion de travailler. Et alors, ils en font de moins en moins et finalement ils ne font plus rien du tout. De telles personnes existent dans tous les groupes sans exception, à un degré plus ou moins grand. Demandez à quelqu'un qui est très occupé de faire un travail et il sera fait, parce que ce genre de personne sait comment travailler sans être dominée par le temps.

Le sentiment de retard quant à l'émergence de Maitreya est dû pour une large part à une totale incompréhension de la manière dont les Maîtres travaillent. J'ai déjà expliqué qu'ils n'étaient pas concernés par la notion de temps. Ils doivent procéder à de réels ajustements afin d'essayer d'introduire dans un cadre temporel qui puisse avoir un sens pour nous, un événement qu'ils voient déjà se dérouler. La réapparition du Christ a eu lieu avant qu'il descende de l'Himalaya. Tout événement lié à l'émergence de Maitreya est déjà en train de se dérouler.

Le krach boursier a déjà eu lieu. Il se produit maintenant parce que seul l'instant présent existe. Il n'est pas remis à une date ultérieure. Nous seuls attendons que se précipite sur le plan physique cet événement que nous appelons krach boursier. Nous pouvons accepter l'idée qu'il se soit produit au Japon, car il suffit de regarder l'indice Nikkei, mais non sur le plan international. Cependant pour les Maîtres c'est bien le cas. Mais il leur est difficile de nous dire, selon notre conception du temps, quand ces événements vont se produire.

Les événements ne deviennent tels que lorsqu'ils ont eu lieu. Lorsque vous dites à un enfant que c'est son anniversaire, c'est sûrement un événement qui attire toute son attention : le gâteau, les bougies, les cadeaux. Mais, si vous lui dites que demain ce sera son anniversaire, il sera intéressé par cette idée pendant cinq minutes, puis il s'occupera d'autre chose et oubliera tout jusqu'au lendemain, lorsqu'il verra le gâteau. S'il s'en souvient encore le jour suivant, il ressortira les bougies, les rallumera, juste pour prolonger l'expérience. Il n'a absolument pas le sens du temps.

Les événements que nous appelons le passé, qui se déroulent encore, et ceux du futur, qui se déroulent maintenant, doivent se précipiter. Ils existent déjà sur les plans intérieurs, sur les niveaux plus subtils de la réalité : un accident d'avion, le krach boursier, la naissance d'un enfant, l'assassinat d'un roi, tous ces événements doivent être précipités sur le plan physique avant que l'on en prenne conscience.

Comment croyez-vous que Maitreya puisse faire toutes ces prédictions extraordinaires, comme la fin de la guerre froide, la réunification de l'Allemagne, la libération de Nelson Mandela, etc. ? Il se trouve lui-même à l'origine de certains de ces événements. C'est lui qui a inspiré à M. Gorbatchev l'idée d'aller aux Etats-Unis pour faire la paix, et d'ouvrir l'Union soviétique. Il a rendu personnellement visite à Nelson Mandela et organisé toute la transformation de l'Afrique du Sud. Il a également contribué aux accords du Moyen-Orient en apparaissant devant Yasser Arafat et le roi de Jordanie. Mais, en dehors de ces cas particuliers, il voit simplement les événements. Il sait qu'ils se produiront parce qu'ils sont déjà en train de se produire. Ils vont inévitablement se précipiter et devenir réels. Plus nous prendrons conscience de cela, plus nous perdrons notre impatience. Nous serons alors capables d'être tout simplement présents et attentifs à ce qui se passe sans éprouver le désir constant d'avoir des nouvelles et de demander : « Quand cela va-t-il arriver ? »

Nous demandons tous à Maitreya de venir vite afin d'accélérer les choses et de faire cesser cette période de chaos et d'agitation. Mais elle ne se terminera pas dès que Maitreya apparaîtra, elle durera encore pendant longtemps. Nous devons réaliser que, pour Maitreya et les Maîtres, il n'y a pas de dates fixées, notamment en ce qui concerne l'émergence. Mais les médias et tout un chacun ne cessent de me demander : quand Maitreya va-t-il apparaître ? quand se produira telle ou telle chose ?

Des « ouvertures »

En ce qui concerne Maitreya, il n'y a pas de date fixée, même pour une apparition à la télévision. Il existe seulement des moments propices qui changent constamment. Lui seul peut évaluer les opportunités en fonction des énergies cosmiques qui circulent. Certaines sont positives, d'autres négatives et elles changent sans cesse. C'est là la difficulté pour Maitreya. Grâce à sa vision et à sa sagesse (il a deux niveaux de conscience cosmique), grâce à son adombrement par deux Avatars de puissance colossale et à toute la compréhension cosmique que cela lui donne, il peut repérer la possibilité d'un moment opportun. Mais dès que celui-ci approche, quelque chose peut encore se passer et modifier les données. Cela se produit sans cesse.

Il peut repérer une ouverture, voir une « fenêtre d'opportunité » se dessiner à l'horizon, savoir que certaines énergies cosmiques vont se déverser et se maintenir durant tel cycle particulier. Mais l'humanité est-elle prête ? Les médias vont-ils réagir de manière positive ? Il doit prendre en considération aussi d'autres facteurs, dont nous ne pouvons même pas avoir la moindre idée. Nous devrions nous débarrasser de notre sentiment d'impatience. Quelle est la date prévue pour le jour de Déclaration ? Maitreya lui-même ne le sait pas. Je ne peux pas dire qu'il n'en a aucune idée, mais les Maîtres ne pensent pas en termes de temps, donc cela n'a aucun sens de fixer une date.

Ce qu'il voit, c'est une série de possibilités, durant lesquelles il lui faut prendre en considération tous les facteurs lui permettant de juger scientifiquement de l'opportunité du moment. Des facteurs tels que l'état de l'humanité, ce que nous faisons pour aider nos semblables et surtout l'activité des Seigneurs de la Matérialité (les forces du chaos) qui ne restent pas assis à se tourner les pouces. Ils sont, au contraire, actifs comme jamais auparavant, parce qu'ils savent que leur temps est compté : dès que Maitreya se présentera, que l'humanité verra les Maîtres et entamera le processus de reconstruction qui l'élèvera au-dessus du niveau où ils peuvent l'influencer, ils ne pourront plus rien. Ces forces de destructions essaient d'empêcher l'apparition publique du Christ, au travers de leurs agents – des hommes et des femmes vivant parmi nous – certains d'entre eux bien connus dans le monde des médias et dans d'autres domaines d'activité, les dirigeants de certains pays, certains groupes financiers qui sont opposés à cet événement, divers groupes réactionnaires, que ce soit dans le domaine politique ou religieux.

Ces forces savent ce qui se passe, que ce n'est pas en leur faveur, et elles résistent aussi longtemps qu'elles le peuvent. Certaines personnalités en vue résistent par tous les moyens à l'extériorisation de la Hiérarchie parce que, pour eux, cela signifie la fin de leur puissance. Ce sont des hommes de pouvoir. Leur principal intérêt est le maintien de ce pouvoir sur leurs milliers d'employés et sur l'esprit de millions de gens dans le monde. Ce sont des hommes avides de pouvoir et dont le seul intérêt dans la vie, à part sans doute celui de faire de l'argent, est d'exercer leur pouvoir sur l'esprit des autres et d'imposer leur idées de ce qui leur semble juste : l'ancien credo de l'avidité, de l'égoïsme et du séparatisme. En un sens, ils ne peuvent s'en empêcher. Ils sont dominés par leur nature et leurs propres énergies et ils construisent un grand rempart contre le processus de l'extériorisation. Mais cela ne marchera pas. C'est impossible, il ne s'agit que d'une question de temps.

Un champ de service

C'est à partir de ce concept de « fenêtre d'opportunité » que les Maîtres travaillent dans chaque domaine de la vie. Ils n'établissent pas de programme particulier pour un disciple en lui disant, par exemple, que dans trois ans il devra avoir atteint tel ou tel niveau. Ils voient une opportunité de dynamiser l'activité d'un disciple donné, prometteur, exerçant une activité de service avec une certaine ardeur, qui perd le sens séparatiste de l'ego, qui devient plus altruiste et vit de plus en plus en tant qu'âme. Ils voient tout cela et utilisent leur énergie pour stimuler cette personne. Ils lui présentent un domaine de service, par l'intermédiaire de son âme ou, si c'est possible, d'une manière plus directe. Ce sont des fenêtres d'opportunité qui leur permettent d'agir ainsi. Pour une personne donnée, ça n'aurait peut-être pas été possible plus tôt ou plus tard. Ce ne sont pas des occasions qui durent, parce que les gens sont changeants.

Chacun est différent. Chacun est unique. C'est quelque chose dont l'humanité prendra un jour conscience. Les gens le disent, mais peu saisissent réellement toute la vérité de cette affirmation. Chaque individu est littéralement unique. Il n'existe pas deux êtres identiques. Il n'existe pas de clones. L'idée des clones fascine l'humanité, mais elle est à l'opposée de la réalité. Chacun veut être un individu, mais tout le monde est un individu, un être unique.

Chaque homme exprime son individualité, bien ou mal, mais à sa manière qui est unique. De ce fait, personne ne répond de la même façon à un stimulus identique. Certains réagissent rapidement. Si on leur présente une activité de service, ils peuvent saisir l'occasion d'agir et faire de grands progrès. Puis, il leur arrive parfois de relâcher leurs efforts, de stagner et de s'arrêter là. Et il est possible qu'une autre opportunité ne se présente pas pour eux avant des années ou des incarnations. Dans une ou deux incarnations, une nouvelle occasion peut s'offrir et la même personne peut être poussée à progresser davantage. Mais si son rythme n'est pas suffisant pour garder la vitesse acquise, elle peut s'endormir sur ses lauriers. Cela dépend en partie de la structure de rayons et surtout de l'individualité unique de la personne en question.

Les Maîtres doivent prendre tout ceci en considération. Ils savent que s'ils offrent une opportunité, elle peut être saisie ou non. Le même type d'opportunité proposé à deux individus différents peut donner des résultats totalement différents.

Certaines personnes pensent que, étant donné que nous devons développer la conscience de groupe, il nous faut perdre notre individualité. Ce serait la pire des choses que de perdre notre caractère unique, notre touche personnelle, notre couleur. Tout ceci nous est donné, nous l'appelons libre arbitre. Le non-respect de ce libre arbitre est à l'origine de toutes les guerres, du mal et des conditions de vie effroyables de millions de gens. Mais le bon usage du libre arbitre tendra à produire des personnes au caractère bien défini, individualisées, uniques, ce qui est nécessaire au processus de l'évolution. Sans cette individualité, nous n'avons pas de liberté, pas de libre arbitre et donc aucune possibilité d'évoluer. C'est le libre arbitre qui nous permet d'évoluer, il nous permet aussi de faire le mal. Le bon usage du libre arbitre permettra à l'individualité de l'âme de se manifester dans toute sa pureté.

Vous remarquerez que la masse des gens est très uniforme. Chaque individu peut présenter un type physique bien déterminé, mais les idées diffèrent peu. Cependant, au fur et à mesure que les hommes progressent sur le chemin de l'évolution, bien qu'ils soient de moins en moins nombreux, leurs traits particuliers s'accentuent et ils se différencient de plus en plus. Il vous suffira de rechercher, dans la Mission de Maitreya, tome 1, le nom des initiés de deuxième et troisième degré pour vous en rendre compte.

Vous ne confondrez jamais un Rembrandt avec un Vélasquez. C'est impossible. Je choisis des individus ayant atteint le même niveau d'évolution et vivant à la même époque. Vous ne confondrez jamais non plus Rembrandt et Vermeer. Ni Beethoven et Berlioz. Berlioz a assisté aux funérailles de Beethoven, c'était donc presque un contemporain, bien qu'il fût plus jeune.

Plus une personne évolue, plus son âme se manifeste et, avec elle, sa nature altruiste. Dans le même temps, la personne s'individualise d'autant plus. Cela peut paraître paradoxal, mais il n'en est rien. Plus la personne est avancée, plus l'âme se manifeste en elle et mieux vous voyez la nature réelle de son âme. Cette personne devient alors de plus en plus créatrice et on remarque de plus en plus ce qui la rend unique.

C'est la raison pour laquelle vous ne regarderez jamais un Matisse en pensant que c'est un Picasso, ou vice-versa. Ils étaient contemporains, ils ont atteint exactement le même degré d'initiation (2,4) à la fin de leur existence, mais chacun d'eux était totalement différent et unique dans la manière d'exprimer sa créativité. J'utilise des peintres comme exemple parce qu'il m'est plus naturel de penser à eux. Mais on pourrait dire la même chose au sujet de scientifiques ou de toute autre personne engagée dans une vie créatrice. Plus les êtres sont avancés, plus leur âme se manifeste et, cependant, plus ils sont avancés, plus ils sont uniques. L'individualité n'est pas quelque chose qui doit se perdre, elle doit au contraire être rehaussée et mise au service de l'âme.

Lorsque cette évolution se produira à grande échelle, nous connaîtrons une ère de réelle créativité, une culture véritable. Nous sommes sur le point de créer une telle civilisation. Sous la direction des Maîtres et avec leur aide, l'humanité créera les conditions politiques, économiques et sociales qui finiront par nous débarrasser de l'emprise du temps.

Nous créerons, par exemple, des machines qui accompliront tous les travaux fastidieux que des millions d'hommes peinent à faire aujourd'hui. Des millions d'individus dans les usines, de par le monde, ne font rien d'autre que de travailler toute la journée comme des automates. Lorsque nous créerons des machines qui nous libéreront du travail pénible et inutile, les temps de loisirs ainsi dégagés permettront à l'humanité de manifester sa véritable créativité. La sensation d'être dominé par le temps disparaîtra. Nous construirons notre vie sur des bases entièrement nouvelles. Notamment, les gens travailleront de plus en plus chez eux. Ils auront aussi davantage de temps libre. L'énergie de millions de personnes, qui aujourd'hui est inhibée et contenue, sera libérée. Il s'ensuivra une formidable créativité dans le monde entier. Pensez au potentiel du tiers monde qui représente les trois quarts de la population mondiale, mais qui ne participe que très peu à la vie créative de l'humanité. Lorsque ces hommes seront libérés des travaux pénibles, lorsqu'ils pourront manger à leur faim et avoir une vie normale et décente d'être humain, vous pouvez imaginer l'afflux de toute la puissance créatrice qui sera alors libérée.

Cela nous donnera une formidable expansion de conscience. La création de structures, politiques, économiques et sociales, meilleures et plus justes est la clé de cette nouvelle prise de conscience dans laquelle le temps n'existera plus. Le temps n'est qu'une représentation mentale.




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Questions-réponses (2/2)

par Benjamin Creme

Nous publions ici les transcriptions de certaines des réponses données par Benjamin Creme lors des séminaires de méditations de transmissions de 1996, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.

Des moments opportuns

Q. Quels sont les facteurs créant des ouvertures, des « fenêtres d’opportunité » ?
R. Je parlais de fenêtres d’opportunité pour Maitreya, qui doit trouver le meilleur moment pour se présenter ouvertement au monde. Je ne peux donc aborder ce sujet que dans la mesure où nous connaissons certains des facteurs impliqués.
J’imagine que le premier facteur concerne les énergies cosmiques qui affluent à tous moments, de manière cyclique, et qui changent. Elles ne changent peut-être pas d’un jour à l’autre, mais certainement d’une semaine et d’un mois à l’autre. Maitreya doit tenir compte de ces cycles. Les énergies qui appellent la meilleure réponse possible de l’humanité à sa présence, à son enseignement, etc., seraient les plus favorables. A d’autres moments, d’autres énergies le seraient moins. Il est évident qu’il choisira le moment où il sera sûr qu’il y aura la meilleure réaction possible à tout ce qu’il aura à dire. Ceci est le principal facteur qui créera une ouverture.
Un autre facteur est l’état de l’humanité, l’état de sa conscience, à tel moment, tel qu’il se manifeste face aux divers événements se produisant dans le monde – ce que nous faisons pour nous-mêmes : manifester une expansion de conscience lorsqu’elle peut-être bénéfique pour le monde, ou des contractions de la conscience lorsqu’une nouvelle guerre ou des conflits importants alourdissent le cœur et l’esprit de l’humanité. L’état d’esprit, la bonne volonté, la sensibilité, l’ouverture de l’humanité représentent des facteurs importants.
Il y a aussi l’activité des « forces des ténèbres » comme on les appelle, les Seigneurs de la Matérialité qui, vous pouvez en être certains, ne perdent jamais une occasion de s’opposer à ce qui menace de les empêcher d’asservir l’humanité. Une chose leur déplaira souverainement : la manifestation au grand jour des Maîtres dans le monde, à commencer par Maitreya. Ceci est un autre facteur.
Les forces d’opposition ont la possibilité de savoir tout ce que fait la Hiérarchie – tout, sauf les secrets les plus profonds qui ne sont connus que des Maîtres – si bien qu’il est très difficile pour la Hiérarchie de travailler avec ses groupes sans que les « forces adverses » ne soient renseignées sur ce qui est prévu et sur ce qui est en train de s’accomplir, sur les effets que cela aura, et que cela a déjà sur le monde (puisque le temps n’existe pas) avant même que nous ne nous en rendions compte. Nous ne pouvons que constater la « précipitation » des événements ; nous ignorons que ces événements se produisent déjà, du point de vue des Maîtres, et aussi du point de vue des forces du mal, – comment dire ? – des anti-Maîtres.
Je sais que jamais mon Maître ne m’indiquera la date de la première apparition de Maitreya à la télévision. Naturellement, le jour de la Déclaration sera connu de tous à l’avance, car les médias s’en chargeront et je n’aurai pas besoin de recevoir un message spécial. Si mon Maître me transmettait cette date, l’information devrait traverser la sphère mentale, où les Seigneurs de la Matérialité sont tout aussi capables que les Maîtres de les intercepter. Cette pensée, même si elle voyage plus vite que la lumière depuis l’esprit de mon Maître jusqu’à mon propre mental, pourrait être connue de ces forces, qui ne devraient pas connaître ces détails car elles organiseraient aussitôt une offensive pour la contrer. Et ces forces ne sont pas seules. Les Maîtres sont à même de surmonter assez aisément les forces du mal de notre planète, en dépit de toute l’intelligence de ces dernières et des centaines de milliers de personnes avec lesquelles et à travers lesquelles elles travaillent sur les plans physique et astral. Mais ces forces noires sont en contact avec des forces cosmiques d’un tout autre ordre.
Ainsi, quand je dis que les forces cosmiques doivent être positives, je ne pense pas seulement aux forces qui agissent à travers le cosmos depuis diverses constellations, mais à celles qui ne sont pas en même temps influencées par certaines forces cosmiques mauvaises. Les forces noires de cette planète reçoivent leur énergie depuis le plan astral cosmique, et certains dans notre propre système sont capables de manipuler ces puissantes énergies cosmiques. Maitreya doit tenir compte de tout cela dans le choix qu’il fera d’une fenêtre d’opportunité. Et cela change sans cesse, ce n’est pas statique. Il pourrait dire par exemple : « Voilà qui est parfait ; choisissons le mois de septembre », et d’ici à septembre toute la situation peut s’être modifiée et devenir épouvantable en raison des changements dans les forces elles-mêmes et de l’impact des forces noires sur les forces cosmiques. Elles sont tout aussi capables que les Maîtres de les manipuler.
Un autre facteur important est le degré de préparation de l’humanité, et c’est là que nous intervenons. Notre tâche a été de créer un climat d’espoir et d’attente qui permettra à Maitreya de se faire connaître (sans enfreindre notre libre arbitre) et de se révéler au grand jour dans un climat de réceptivité optimale. Des millions de personnes ont entendu cette histoire ; bien entendu, toutes n’y croient pas. Des milliers, peut-être des centaines de milliers, y croient jusqu’à un certain point. Elles sont ouvertes à cette possibilité, et c’est une bonne chose. Il y en a des centaines ou des milliers (je ne sais pas combien) qui y croient vraiment et qui se sont activement engagées. Leur tâche, notre tâche, est de favoriser la réceptivité de l’humanité à la possibilité de l’émergence de Maitreya. Cela contribue à créer cette ouverture qui lui permettra de se faire connaître.

Q. Comment pouvons-nous reconnaître ces ouvertures et les utiliser ?
R. Nous ne le pouvons pas ; seul un Maître peut savoir quelque chose à ce sujet. Ce que nous pouvons faire, c’est travailler aussi dur que possible afin de contribuer à créer ces ouvertures sur le plan physique. C’est la seule manière dont nous pouvons avoir une influence sur un événement cosmique aussi colossal.
Je pense que les gens de ces groupes oublient généralement l’immensité de l’événement auquel nous travaillons. Nous considérons l’Histoire en pensant : « Eh bien, le Bouddha est venu, et Jésus est venu, puis Mahomet ; c’est assez simple. » Mais c’est tout sauf simple. Nous vivons une époque particulière, que seuls les événements terribles des deux guerres mondiales de ce siècle ont rendu possible. Ce siècle aura représenté une expérience cruciale pour l’humanité dans l’histoire de notre planète, dépassant de très loin les dévastations des derniers jours atlantes, la disparition de l’Atlantide, etc. L’homme pensant est fondamentalement différent de l’homme atlante. La puissance de notre armement actuel est telle que nous pourrions provoquer un cataclysme à côté duquel l’effondrement de l’Atlantide ferait figure de bagatelle. Cela détruirait toute vie sur la planète. Notre responsabilité est donc immense. Aucun siècle n’a jamais eu un tel impact, pour le bien ou pour le mal.
Avec la défaite des puissances de l’Axe lors de la guerre de 1939-1945, les Maîtres ont, pour la première fois depuis près de 100 000 ans, la possibilité de se manifester ouvertement dans le monde, pas seulement en tant qu’individus, mais afin de mettre graduellement en place leurs ashrams sur le plan extérieur. C’est cela la signification réelle de l’extériorisation de le Hiérarchie. C’est extraordinaire.
Ceci étant, ceux qui savent et qui croient que c’est en train de se produire doivent fournir un énorme effort éducatif afin d’en informer le plus grand nombre possible, en y mettant toute leur énergie. Peu importe que vous mouriez à la tâche (mais vous n’en mourrez pas). Mais si vous deviez mourir, cela n’aurait pas d’importance car il ne s’agirait que d’une vie parmi d’innombrables autres vies (une vie qui n’aurait pas pu être mieux utilisée). Votre vie ne pourrait pas être mieux utilisée qu’en vous consacrant au progrès du Plan d’extériorisation des ashrams de la Hiérarchie et à la présence du Christ, Maitreya, dans le monde. Un tel événement est si grand, si important au niveau planétaire, qu’il ne m’est pas possible de l’exprimer. C’est une question de vie ou de mort pour la planète. Plus nous travaillons et plus nous le faisons savoir, plus nous aidons à créer cette ouverture, en favorisant l’un des facteurs essentiels : la préparation de l’humanité à cet événement. C’est ainsi que nous devons utiliser ces ouvertures, même si nous ne savons pas les reconnaître.

Le travail de groupe

Q. Le consensus au sein d’un groupe a-t-il un rapport avec l’unité ? Si oui, cela pourrait-il être un moyen pour nous de prendre conscience de l’absence de temps ?
R. Oui, si vous aviez une conscience de groupe. Le travail de groupe vise à acquérir la conscience de groupe, qui est la conscience qu’ont les Maîtres. Ces derniers n’ont pas une conscience du « Je » séparée. Ils l’ont perdue depuis longtemps. Ils ont perdu le sens du « Je » en perdant le sens de leur moi séparé.
Un bébé n’a aucun sens du « Je ». Les ennuis, les problèmes de la vie commencent lorsqu’il ressent pour la première fois le « Je » ; la pensée du « Je » est la première pensée. Dès lors, tout est lié à ce « Je » : « Je veux, j’ai besoin... » C’est ainsi que nous traversons la vie, exigeant au nom du « Je ». Nous faisons tous cela. Nous croyons que la vie doit être ainsi.
Un Maître n’agit pas de la sorte ; il sait qui il est, c’est-à-dire le Soi. Il n’a aucun sentiment de séparation. Sa conscience est celle du groupe. Chaque Maître a en permanence, une conscience télépathique de tous les autres Maîtres. Ils peuvent, bien sûr, écarter tout ce dont ils n’ont pas besoin d’être conscients. Mais un Maître peut à tout moment se mettre au diapason, être conscient de la pensée d’un autre Maître et y répondre, en un processus continu. Ils travaillent en tant que groupe avec une conscience de groupe.
Le travail de groupe prépare les disciples du monde à ce même type de conscience de groupe. C’est la conscience de groupe qui crée le consensus. Le consensus n’est pas une décision de la majorité, mais s’obtient au moyen de la conscience de groupe, de la conscience mentale, intuitive et simultanée de tout le monde, comme le résultat de discussions qui permettent d’arriver à la conclusion unanime que c’est telle décision qui doit être prise. Le groupe ne fonctionne pas en disant : « Combien de personnes pensent ceci ? Combien pensent cela ? La majorité l’emporte. » Il s’agit d’accroître la conscience des groupes qui travaillent ensemble et dont les esprits peuvent se relier les uns aux autres afin d’arriver, en dépit des différences, au consensus que telle ou telle chose doit être faite.
C’est un processus qui prend du temps mais qui finit par conduire à l’initiation de groupe. C’est une condition sine qua non : l’initiation de groupe ne peut pas avoir lieu sans cette conscience de groupe. C’est pourquoi l’étude assidue de la Règle 11, telle qu’elle est transmise dans les livres d’Alice Bailey, surtout les quatre conditions de la Règle 11, est nécessaire pour ceux qui travaillent dans ce groupe. Ce sont les premiers pas, essentiels, conduisant à la création de la conscience de groupe. C’est le chemin qui conduit à l’initiation de groupe. Le plan de la Hiérarchie a pour objectif de mettre en place un processus initiatique de groupe dans le monde physique extérieur. C’est la première fois qu’une telle possibilité existe.


Q. L’expérience partagée du groupe est que l’attente cesse pendant qu’on travaille.
R. Précisément. « Si vous aimez le travail, sachez que le travail se substitue au temps. » Dans la conscience humaine, le travail et le temps sont opposés. Lorsque vous travaillez avec une attention pleinement concentrée, avec toutes vos facultés focalisées sur ce que vous faites et non en gardant un œil sur l’horloge, vous ne subissez pas la pression du temps, cette terrible tension sur le système nerveux. Au contraire, la concentration, et l’inspiration qui accompagnent cette concentration, viennent de l’âme. Là où l’âme est impliquée, l’énergie de l’âme est impliquée. Plus l’énergie de l’âme s’écoule à travers son véhicule dans toutes ses activités, y compris le « travail », plus le système nerveux parasympathique gouverne nos actions, et moins le système nerveux sympathique intervient. Le parasympathique gouverne le principe du plaisir, et le travail devrait faire partie du principe du plaisir. Ce n’est malheureusement pas le cas pour la majorité des gens dans le monde. Si vous travaillez à une tâche désagréable simplement pour pouvoir vivre, si telle est votre approche – et c’est le cas général – et que votre travail est une corvée trop lourde, ennuyeuse, mécanique, cela crée en vous un conflit. Ce conflit induit une activité du système nerveux sympathique. Vous aurez la bouche sèche, vous éprouverez de la crainte, un manque d’énergie et la perte de vos forces physiques. C’est pourquoi les gens sont figés par la peur.
Un animal n’éprouve pas de peur, si bien qu’il ne reste généralement pas immobile ; il court aussi vite qu’il peut. Certains animaux ont un système de camouflage ; ils savent que leur prédateur ne les verra pas s’ils restent parfaitement immobiles. Il y a donc dans le monde animal deux façons de faire face au danger. L’une est de fuir aussi vite que possible. L’autre est de rester immobile, sans respirer, sans bouger les yeux, et d’espérer. Ces deux approches sont très efficaces. Elles ne seraient pas utilisées si elles étaient inefficaces ; elles disparaîtraient progressivement.

Les illusions du temps

Q. Quelles mesures pratiques pourrions-nous adopter dans notre vie afin de nous aider à nous libérer des illusions du temps ?
R. C’est une réponse que je préférerais que vous trouviez vous-mêmes. Vous devez devenir plus créatifs. Lorsque vous commencez un travail, oubliez le facteur temps, sauf si celui-ci est réellement important. Si par exemple vous êtes occupés à un travail et disposez d’une heure avant de rencontrer un ami ou votre médecin, ou avant de prendre un avion, réglez votre réveil à l’heure voulue et oubliez le temps. Ainsi vous pourrez travailler tranquilles pendant une heure. Si par contre le facteur temps ne joue aucun rôle et que vous êtes occupés à un travail pour le groupe ou pour la Réapparition, faites-le avec toute votre concentration pendant le temps qu’il faudra. Si vous n’avez aucune limite de temps, n’en mettez pas une artificiellement. Si vous en avez une, en raison des conditions de votre vie, et que vous vivez dans un monde moderne et devez dans une certaine mesure vous conformer à ses exigences, vous ne pouvez pas vous libérer du temps. Mais, chaque fois que vous le pouvez, développez cette habitude de travailler en dehors du temps, oubliez le temps.
Lorsque par exemple, vous participez à une méditation de transmission, comme hier soir, ne vous levez pas après une heure parce que vous commencez à vous sentir un peu engourdis et raides en disant : « C’est bien, j’ai fait mon heure habituelle. » Il s’agit d’une situation exceptionnelle : hier soir, l’adombrement par Maitreya s’est poursuivi de 20 h à 3 h du matin, mais à tout moment, tôt dans la soirée ou plus tard, des gens étaient en train de partir. Certaines personnes ne sont pas restées plus d’une heure. Voilà une mauvaise utilisation du temps et d’une « ouverture ». Vous devriez, chaque fois que vous entrez dans une salle de transmission, retirer votre montre et la mettre dans votre poche. Le temps ne devrait avoir aucune prise sur la vie d’un disciple lors de son travail. La méditation de transmission est un travail de disciple. Travailler pour Partage International est un travail de disciple. Tout ce qui concerne la Réapparition du Christ et le travail de la Hiérarchie fait partie du discipulat. Dans ces domaines, même si ce n’est que dans ces domaines, vous ne devriez pas travailler avec des limites de temps. Vous devriez faire ce que vous faites pendant tout le temps qu’il faut, en étant heureux de le faire, heureux de pouvoir passer ce moment à ce travail, sans le considérer comme une corvée pénible. Vous vous libérerez ainsi petit à petit de cette absolue domination du temps.
Au début, lorsque j’ai été formé par mon Maître, notre travail était littéralement continu, 20 heures par jour pendant des mois et des mois d’affilée, puis moins intense pendant plusieurs années. Je ne mentionne pas cela pour montrer à quel point je suis bon, mais pour vous montrer comment un disciple qui a suivi un entraînement consciencieux, qui a été formé par un Maître, a été utilisé par ce dernier.
De sept heures moins cinq le matin jusqu’à 3 heures le lendemain matin, 20 heures et 5 minutes par jour, chaque jour, lui et moi étions en communication constante, sa voix étant plus puissante que n’importe quelle autre pensée qui pouvait me traverser l’esprit. Il travaillait sur moi littéralement jour et nuit pendant 20 heures et 5 minutes, puis à 3 heures du matin il disait : « Très bien, maintenant tu peux aller te coucher. » Et j’allais au lit et je dormais. A sept heures moins cinq du matin, il me tapait sur l’épaule en disant : « Allez, lève-toi. Allons nous promener au parc. Couvre-toi bien, il fait froid dehors. » Il vit dans l’Himalaya où il fait très froid ! La journée entière se passait à traiter des centaines de sujets différents, toujours jusqu’à 3 heures du matin. Cela m’a habitué à ne dormir que quatre heures par nuit. Quatre heures, dit le Maître, c’est bien, c’est normal. Les gens qui dorment plus de six heures exagèrent, affirme-t-il. Je ne parle pas des enfants. En réalité, personne n’a besoin de plus de cinq heures et demie à six heures de sommeil par nuit. Pour ceux qui ont une bonne structure mentale et, je suppose, une bonne structure physique, quatre heures de sommeil suffisent.

Q. Que se passe-t-il pendant le sommeil ?
R. Cela dépend des phases du sommeil. Pendant le sommeil profond il n’y a aucune conscience du temps. On est en contact avec l’âme. Si vous êtes un disciple, votre âme accomplit probablement toutes sortes de travaux en rapport avec votre ashram. Si vous n’êtes pas encore sur le Chemin, vous vous reposez et récupérez des fatigues de votre vie diurne soumise au temps.
Si vous êtes en phase de sommeil léger, vous rêvez. Lorsque vous rêvez, vous vous trouvez encore dans l’illusion du facteur temps. Vos rêves se déroulent en un rien de temps. Vous pouvez rêvez 10 années de votre vie en quelques secondes de temps physique, du fait qu’il s’agit simplement de formes pensées dans l’esprit du dormeur. Ce qui signifie que l’absence de temps ne peut être vécue que dans le sommeil profond. Mais vous ignorez que vous êtes en train de vivre cela, parce que vous êtes inconscients.
Lorsque vous sortez du sommeil profond pour entrer en phase de sommeil léger, les rêves surviennent les uns après les autres. C’est comme les films au cinéma. Certains sont très intéressants, d’autres sont effrayants. Tous ces rêves ne sont que des formes-pensées de l’esprit conditionné par le temps.

Q. La distance est-elle, comme le temps, une illusion ?
R. Oui. La distance n’existe pas plus que le temps. Le temps et la distance ne sont vécus que par l’esprit. Nous nous trouvons tous assis sur la tête d’une épingle ; les 5,5 milliards d’individus en incarnation et les 55 milliards qui sont hors incarnation sont tous assis sur cette même petite tête d’épingle. Ceci est la distance. Nous l’appelons la planète Terre, qui a la taille d’une aiguille si fine que vous ne pourriez pas la voir dans un microscope. Ceci est la réalité. L’ensemble du cosmos repose sur cette tête d’épingle ; tous les gens, toutes les planètes, la totalité de l’univers se trouvent sur cette minuscule tête d’épingle. Ceci est la réalité de la distance. Elle n’existe pas. Si vous êtes un Maître, sans la limitation que nous appelons la distance, vous pouvez aller n’importe où dans l’univers. Si vous avez la conscience qui vient d’une identification étroite avec le Soi, la conscience de la nature du Soi, vous pouvez, par la « pensée », vous trouver dans n’importe quel pays.
La distance est le concept de votre cerveau créé par conditionnement. Un petit enfant n’a aucun sens de la distance. Il ne sait pas qu’il vit dans un immeuble dans une ville de tel ou tel pays, sur telle planète du système solaire. Il n’a aucun sens de cela. Mais avec sa conscience, il peut aller où il veut. Le Soi ne connaît pas de distance. Le Soi est en deçà et au-delà de toute distance. La distance, tout comme le temps, n’est qu’une expérience du cerveau physique, une chose à laquelle nous avons été conditionnés. Bien évidemment, cela prend du temps d’aller de San Francisco à Londres ou à Tokyo, mais il s’agit là du plan physique dense et non de distance et de temps. Pour un Maître, cela ne prend pas de temps du tout.

Q. Selon notre groupe, si le temps est une illusion, il s’ensuit que l’évolution est aussi une illusion. Pouvez-vous nous donner des précisions ?
R. Non, c’est une fausse logique. L’évolution n’est pas une illusion. Le temps est une illusion. L’évolution ne dépend pas du temps, parce que le temps n’existe pas. Mais l’évolution existe. La conscience de l’enfant et la conscience de l’adulte sont entièrement différentes. La conscience d’un initié du premier degré à telle ou telle époque de notre histoire, et la conscience de cette âme en incarnation lorsqu’elle passe sa cinquième initiation, sont totalement différentes. Elle a évolué.

Le devenir du Créateur

L’évolution se produit nécessairement parce qu’elle fait partie du grand souffle du Créateur, qui crée tout ce qui existe. Elle est le devenir du Créateur. Selon la loi de cause et d’effet, et en relation avec la loi de la renaissance, l’évolution se produit non pas en fonction du temps tel que nous l’imaginons, mais par rapport au temps dans le sens du développement cyclique (l’activité cyclique suivie de l’inactivité cyclique ; ce qui se répète indéfiniment et pour toujours).

Les cieux, les systèmes solaires, sont des corps ou véhicules d’expression de Grandes Consciences. Ce sont ces Grandes Consciences qui existent. Les corps sont des manifestations, plus ou moins temporaires dans le temps et l’espace, qui permettent aux consciences d’être créatives. C’est la création et le créateur qui se trouve derrière la création qui importent, et non la distance entre un système solaire et un autre. Il n’y a aucune distance entre un système solaire et un autre dans la conscience de Celui qui a créé le système solaire. Si le temps n’existe pas, alors la distance n’existe pas non plus.

La seule chose qui existe, c’est la Conscience. Voilà le secret. C’est la Conscience qui crée. C’est la création qui produit les corps, les appareils au travers desquels cette Conscience peut s’exprimer. La totalité de l’univers peut reposer sur la tête de l’épingle parce qu’il n’existe pas de distance. Si vous regardez à l’intérieur d’un atome, vous verrez un noyau entouré d’électrons. Chaque atome, avec son noyau entouré de ses satellites, est un petit système solaire. C’est exactement comme le soleil avec ses planètes qui tournent autour. C’est le noyau créateur de toute la création ; il est partout le même. Les atomes eux-mêmes sont différents en fonction de la nature de leur expression ; l’atome qui forme un rocher est différent de celui qui fait partie de votre système nerveux ou d’un système solaire. Mais c’est fondamentalement le même processus qui est suivi par toute la création. Tout ce qui est se trouve à l’intérieur d’un atome. C’est ce que Maitreya veut dire lorsqu’il affirme que tout est lié. Tous les atomes sont liés à tous les autres atomes. Il ne pourrait en être autrement parce que, fondamentalement, il n’existe qu’un atome, et c’est vous.

Dans l’ensemble de la création, il existe un Etre, le Soi. Vous êtes ce Soi. Chacun est ce Soi. Rien d’autre n’existe. C’est vrai du système solaire, de tout individu, de tout membre du règne animal, des évolutions déviques, etc. Rien d’autre n’existe. C’est un état de conscience. C’est Dieu, le Soi, le cosmos, tous les systèmes solaires que vous pourriez imaginer, tous les univers. Tout cela fait partie de votre conscience ; vous n’êtes pas séparés de cette conscience. Ce système solaire n’est réel pour vous que parce que vous en avez conscience. Votre conscience est ce qui le rend réel. Il n’est pas réel si vous n’en avez pas conscience. Ce n’est pas quelque chose que vous devez comprendre ; c’est une révélation.

Notre soleil se trouve à environ 150 millions de kilomètres, et la lune à 384 000 km de la Terre. Il s’agit de distances mesurables, mais elles sont irréelles ; elles ne signifient rien. Dieu est. Il est tout ce qui est. Cela signifie que le temps n’existe pas, que la distance n’existe pas. Fondamentalement, le système solaire n’existe pas. Je ne veux pas dire qu’il s’agit d’une illusion. L’illusion, c’est le temps. Le système solaire n’est pas une illusion mais un reflet.

Lorsque vous voyez le monde, le système solaire, du point de vue du Soi, c’est comme un film au cinéma. C’est une ombre sur un écran. Ce monde n’est pas réel dans le sens où nous imaginons une chose dense, physique et réelle. A notre niveau de conscience physique le plus bas, il est dense, physique et réel. Mais au point de vue de notre âme, sans parler de ce dont l’âme est le reflet, il n’est pas réel. Rien n’est réel. Tout ce système de vie est comme si vous regardiez un film. Vous voyez un bureau, des gens qui écrivent dans le bureau et qui discutent. Ils sortent, traversent la rue, montent dans leur voiture et démarrent. Tout cela n’est pas réel ; ce ne sont que des ombres sur un écran. Mais cela a l’air réel, vous avez le sentiment de la réalité.

Q. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de parler du temps au cours de cette conférence ?
R. Je n’avais pas, au début, l’intention de parler du temps. Cela m’a été en quelque sorte révélé pendant que je pensais à ce que j’allais dire. Ce qui m’a conduit vers ce sujet, c’est ce que les gens ont découvert en attendant. C’est pourquoi j’ai nommé cela « l’art de l’attente ».

L’attente – et la réapparition

Les gens attendent l’émergence de Maitreya depuis 1982. A cette époque Maitreya avait vu la première opportunité. J’ai compris depuis lors que c’était un « but tiré de très loin », même s’il aurait pu être marqué, et mon Maître m’a dit qu’il avait failli l’être. Il a dit qu’il avait été manqué de peu, qu’il était passé beaucoup moins loin de l’objectif que ne l’avaient compris à l’époque ceux d’entre nous qui étaient engagés dans ce travail. Les médias en ont presque fait assez. Ils ont fait très peu, mais presque assez. L’effet des annonces publiées dans la presse mondiale, de la conférence de presse, l’attention que les médias m’avaient accordée, surtout dans ce pays [les Etats-Unis], au cours des deux années précédentes, avaient accompli une grande partie du travail. Le Maître a dit que le but avait presque été atteint, mais pas tout à fait. Il a aussi affirmé que çà aurait été tout à fait remarquable si cela avait réussi. Les Maîtres tentent dans toute la mesure du possible de faire avancer leur plan, même s’il peut sembler qu’ils « tirent de loin ». Le tir est passé si près du but qu’il valait vraiment la peine de le tenter.

Si cela avait marché, Maitreya aurait pu se révéler au monde dès 1982. Aujourd’hui, après 14 années, le monde se serait probablement transformé infiniment plus, surtout pour ceux qui, dans les usines du monde, sont impitoyablement conditionnés par le temps. Il y aurait maintenant des usines organisées très différemment, avec des robots sophistiqués. Je peux supposer qu’il en serait ainsi après 14 ans. Nous aurions de nouveaux moyens de produire de l’énergie. Les premiers stades de la technologie de la lumière seraient connus et utilisés. Ou tout au moins, la fusion nucléaire aurait remplacé la fission nucléaire. Le climat serait meilleur ; les dévas auraient retrouvé leur équilibre. Vivre dans le monde serait plus agréable. Un sentiment croissant d’unité règnerait ; ce serait, dans l’ensemble, un monde meilleur.

Mais que vous serait-il arrivé ? Que serait-il arrivé aux groupes du monde entier qui n’auraient pas travaillé à la réapparition du Christ pendant ces 14 dernières années ? Certains n’y sont entrés que très récemment, des novices qui s’essayent à ce jeu qui consiste à approcher le public avec ces informations. Mais ceux d’entre vous qui ont travaillé dans ce pays depuis 1980, en Europe et ailleurs depuis 1975 ou 1976, où en seriez-vous ? Vous auriez manqué une occasion de croissance, dans le service, dans le développement de vos talents, de vos initiatives, de qualités que vous ignoriez posséder. Ce fut un apprentissage exemplaire de ce qu’est le service.

Au sein de tous les groupes du monde, les gens accomplissent des tâches qu’ils n’avaient jamais accomplies auparavant. Ils n’ont pas été formés pour ces tâches. C’est pourquoi elles ne sont pas toujours accomplies de manière totalement professionnelles... Mais ils sont en mesure de les accomplir. Ils sont capables de rédiger sur commande un communiqué de presse, une brochure ou même un livre. Ils font des choses dont ils ne se savaient pas capables.
Plus les êtres sont avancés, 
plus leur âme se manifeste et, cependant, plus ils sont avancés, plus ils sont uniques.

Ce sont des talents que vous auriez acquis au cours des siècles, à travers plusieurs incarnations. Inspirés par l’idée de l’émergence, vous avez appris à agir et à servir d’une façon que, j’en suis certain, vous ne pensiez pas possible en 1982. Si je vous avais demandé de me filmer pendant que je suis assis ici en train de vous parler, vous m’auriez répondu : « Non, je n’ai jamais tourné un film de ma vie, comment pourrais-je le faire ? » ou : « Comment pourrais-je publier des livres ? Nous ne savons rien sur la publication des livres. Ni comment organiser les groupes de transmission dans tout un pays, ou éditer des livres ou une revue mensuelle, Partage International, traduite dans plusieurs langues. On n’a jamais entendu parler de ça. »

Il n’existe probablement dans le monde aucun groupe, d’une taille aussi réduite, qui ait contribué aussi activement non seulement au travail de la réapparition, mais qui ait autant d’autonomie dans le travail. Au cours des années, vous vous êtes reconstruits à travers ce travail (ceux d’entre vous qui étiez réellement éveillés). Bon nombre d’entre vous ont travaillé dur en donnant le meilleur d’eux mêmes dans divers domaines, en publiant des livres, en les révisant, en organisant des tournées de conférences, en prenant contact avec les médias, etc.

Je dirais que vous avez probablement vécu la plus grande expérience de votre vie au cours de ces 14 années. Si Maitreya s’était manifesté au monde en 1982, vous auriez été heureux, j’en aurais été heureux. J’aurais eu le temps de peindre beaucoup plus de tableaux que je n’ai pu le faire, ce qui m’aurait enchanté !

Mais songez à ce qui s’est passé, à ce que vous avez appris, à ce que vous avez fait, à tout ce qui à changé en vous, ce qui ne se serait pas produit si Maitreya s’était fait connaître au monde. Vous auriez été inspirés. Vous auriez reçu son énergie. Vous auriez pensé : « Nous avons réussi. Nous avons vraiment réussi. » Mais vous n’auriez pas vécu cette expérience. Vous n’auriez pas eu à lutter âprement, car je suis sûr que ce fut le cas, afin de transmettre ces idées très difficiles à admettre et, pour certains, très déplaisantes, concernant la transformation du monde et la réapparition du Christ.

Je pense que c’est le plus grand cadeau qui vous ait été fait. Maitreya l’a dit dans bon nombre de ses messages : « Ceci est un cadeau qui n’a encore jamais été donné au monde. Faites connaître ma venue. Avertissez le monde et servez vos frères », ou des phrases du même ordre. C’est ce que vous avez fait : vous vous êtes transformés, avez découvert vos propres talents, opportunités et qualités, fortifiant ainsi votre caractère. Vous avez bien sûr 14 années de plus, mais aussi une sagesse acquise au cours de ces 14 années.





Citation

Home Il est impossible de vivre séparés

par Herman Melville

« Il nous est impossible de vivre séparés. Nous sommes reliés les uns aux autres par des milliers de fils invisibles servant à transmettre nos actes, qui sont des causes dont nous recevons les résultats en retour.  »

 





Courrier des lecteurs

Home Suivez les signes !

Cher Monsieur,

Après avoir rencontré le Maître Jésus (cf. récit publié dans Share International, septembre 1995), j'ai essayé de garder ma vieille voiture, dans laquelle il avait pris place.

Avant de faire passer le test de sécurité routière de mon véhicule, j'ai fait vérifier son état par un garagiste, qui m'a appris qu'il allait m'en coûter fort cher en réparations, soit environ 1 200 florins (3 600 FF) – sinon plus – pour la remettre en état en vue du test. Il m'a conseillé de m'en défaire et d'en acheter une autre.

Mon mari et moi décidâmes d'aller discuter de tout cela à la terrasse d'un restaurant.

C'est alors que je remarquai un homme assis à notre droite. Il était un peu enveloppé, avait les cheveux blonds et drus, et une petite barbe. J'ai pensé le reconnaître. Face à lui et discutant avec lui, se trouvait un homme d'apparence indienne, très élégamment vêtu d'un complet gris. « Regarde, dis-je à mon mari, cet homme ressemble au Maître Jésus que j'ai transporté dans ma vieille voiture. C'est un signe évident ! », ai-je ajouté en riant.

Nous avons décidé de faire réparer notre vieille voiture, et cela ne nous a finalement coûté que 750 florins.

Ai-je eu raison de penser que ces hommes étaient le Maître Jésus et le Seigneur Maitreya ?

N. de G., Amsterdam, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'indien était Maitreya et que l'homme enveloppé était le Maître Jésus.


Home Les mules magiques

Il y a quelques années, au centre de santé et de remise en forme de Nijmegen, on fournissait des mules pour le bain et le sauna qui m'avaient tellement plu que j'ai recherché l'adresse du fournisseur et en ai acheté une paire pour la maison. J'eus plaisir à les porter durant plusieurs années, puis finalement les ai jetées lorsqu'elles furent vraiment usées.

Un ami m'en a offert une autre paire, que j'ai conservée pendant environ quatre ans.

En avril 1996, j'ai fait une courte visite à Nijmegen et me suis rendue au même club de remise en forme. En ouvrant mon sac, j'ai trouvé, à ma grande surprise, non pas les mules neuves que j'y avais déposées au préalable en faisant ma valise avant de partir mais, à la place, les vieilles mules qui étaient réapparues ! J'ai cru devenir folle, cela était tout simplement impossible ! Mais c'est la stricte vérité, j'ai bel et bien trouvé mes vieilles mules. Mais, encore plus étrange, elles n'étaient plus aussi usées qu'auparavant.

J'ai la preuve qu'il s'agissait bien là de mes vieilles mules, car il s'y trouvait encore les petits cailloux qui s'étaient agglutinés au cours des années et que je n'avais jamais pu déloger. Je ne comprends pas. Pouvez-vous m'éclairer sur le sens de toute cette histoire ?

                                                                                                     N. de G., Amsterdam, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'est Maitreya qui a manifesté l'apparition des vieilles mules.


Home La sagesse en turban

Cher Monsieur,

Il y a des années, peu après mon entrée dans un groupe de méditation de transmission à Londres, je conclus un marché avec moi-même : je ne réclamerais jamais de signes de la présence de Maitreya. Toutefois, après avoir lu des lettres relatant des expériences impliquant le Seigneur Maitreya et le Maître Jésus, ma résolution commença à fléchir un peu. De temps à autre, un dialogue intérieur s'établissait, qui oscillait entre le désir de signes et un rappel du « marché » que j'avais conclu.

En septembre 1994, Benjamin Creme se trouvait aux Pays-Bas pour y faire une conférence et assister au week-end international de transmission. Le jour suivant la conférence, alors que je parlais au téléphone près de la fenêtre, je vis un homme de haute taille, vêtu d'une robe blanc-ivoire et tenant une vieille bicyclette hollandaise. Il venait de la route passant devant notre immeuble, et allait vers le local de Share International, qui se trouve au coin de la rue à quelques mètres de notre propre porte d'entrée. L'angle de vision que j'avais de ma fenêtre était très étroit, mais en me déplaçant légèrement, je pus le voir un peu plus longtemps. Durant tout ce temps, ma conversation téléphonique se poursuivant, ce ne fut qu'à demi attentive que j'enregistrai tout cela.

Un trait frappant de sa tenue était son énorme turban (identique à ceux que l'on trouve dans les illustrations des Contes des Milles et une nuits). Sous sa longue robe immaculée nullement froissée, il portait un pantalon ample de la même couleur. Cet angle de rue est un lieu très animé, pourtant, alors qu'il regardait attentivement la vitrine où était affiché un agrandissement d'une photographie de Maitreya prise à Nairobi, sa calme assurance créait un îlot de paix. Grand, élégant et mince, il portait la barbe, avait le nez aquilin, la peau brun doré et les sourcils foncés. En fait, il ressemblait étrangement à la photographie de Maitreya qu'il regardait.

Le lendemain, je me tenais presque à l'endroit où l'homme au turban s'était tenu, quand, levant les yeux par hasard, j'aperçus une camionnette conduite à vive allure par un conducteur qui de toute évidence prenait grand plaisir à cette vitesse, et qui tourna à l'angle de la rue où se trouve cette vitrine. Il était lui aussi coiffé d'un volumineux turban, rejeté en arrière, ce qui me permit d'apercevoir un flot de cheveux noirs bouclés. Il portait également un vêtement blanc-ivoire, identique à celui de l'homme que j'avais aperçu la veille. Mais cet homme-ci était à mon avis plus jeune. Il avait aussi une barbe noire, mais son teint paraissait plus clair. Il dégageait une impression de force physique et d'énergie.

Pour quelqu'un d'autre, tout cela peut paraître insignifiant, mais pour moi, il s'agit encore d'un autre exemple d'omniscience, d'assiduité, d'amour plein d'humour et de compassion. Omniscience parce que mon dialogue intérieur sans importance leur était connu ; humour et assiduité parce que leur action s'accordait avec mon dilemme intérieur et le reflétait avec précision. Je ne les ai même pas vus de face. Je n'ai échangé de regards ni avec l'un ni avec l'autre. Mais un simple coup d'œil à demi attentif a suffit. L'énergie que tous deux sont parvenus à émettre en ces quelques secondes est stupéfiante. Ce peut-il que le premier homme ait été le Seigneur Maitreya et le second le Maître Jésus ?

                                                                                                     F E., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le premier homme était Maitreya et le second le Maître Jésus.


Home Une preuve suffisante

Cher Monsieur,

J'ai récemment reçu la visite de quelqu'un qui, des années durant, a caché ses dons paranormaux par crainte du ridicule. Voici l'histoire qu'il m'a racontée :

« J'étais dans mon lit lorsque je fus soudain réveillé par quelqu'un qui soufflait dans mon oreille. Près du lit se tenait un jeune homme (je ne distinguais pas ses pieds car il était enveloppé d'une sorte de brume blanche. Il dit qu'il se nommait Ramon et qu'il allait m'aider à venir en aide aux autres. Je lui répondis que je ne croyais pas au Dieu des églises et qu'il me fallait la preuve de ce qu'il avançait. A cet instant, le plafond entier fut éclairé d'une magnifique lumière dorée et, dans un coin de la chambre, apparut un homme qui semblait se lever d'un fauteuil. Il me sourit. Lorsque j'eus retrouvé un peu de calme, je répétai que je n'adhérais à aucune Eglise ou croyance quelle qu'elle soit. Mais l'homme sourit de nouveau et dit : « La foi est dans ton cœur. Tâche de faire le bien pour les autres et si jamais tu as besoin d'aide, fais appel à Ramon. » Sur ces paroles, il disparut et la lumière s'estompa progressivement.

Ramon se tenait toujours debout au pied de mon lit et il me demanda si cela suffisait comme preuve. Après m'avoir assuré qu'il reviendrait bientôt, Ramon disparut à son tour et ma chambre fut de nouveau plongée dans l'obscurité. Je ne sais pas combien de temps tout cela a duré parce que je m'endormis aussitôt. Le lendemain, je m'éveillai très reposé et heureux. »

Ceci est l'histoire de mon ami. Je me demande s'il est possible que les personnes qui lui sont apparues aient été Maitreya et le Maître Jésus.

I. S. M., Goes, Pays-Bas 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme assis dans le fauteuil était Maitreya et que « Ramon » était le Maître Jésus.


Home Docteur... qui ?

Cher Monsieur,

L'une de mes connaissances m'a rapporté récemment l'histoire suivante. Tout commença pour elle en 1985 ou en 1986. Elle était à ce moment-là très malade, et les médecins ne pouvaient rien pour elle. Elle se mit alors à méditer et à prier instamment Saï Baba de l'aider. Une nuit, elle s'éveilla soudain et vit Saï Baba qui se tenait au pied du lit, les mains levées en signe de bénédiction. La vision persista quelques secondes seulement, mais elle fut convaincue intérieurement qu'elle allait guérir.

Un an plus tard, il ne subsistait plus aucune trace de sa maladie. Un jour, alors qu'elle attendait l'autobus, elle aperçut son médecin. Ils se serrèrent la main, heureux de se rencontrer. Le docteur fut très gentil et s'enquit de sa santé. Elle lui communiqua son bonheur de se trouver en si bonne condition, lui avoua se sentir mieux qu'à n'importe quel autre moment de sa vie, puis ajouta : « De toute façon, je pense venir vous consulter bientôt, mais vous devez avoir beaucoup de patients ces temps-ci, n'est-ce pas ? » « Non, je n'ai pas de patients, j'ai des disciples », lui répondit-il. Quels propos étranges ! C'est alors qu'elle réalisa que son « docteur » portait une tenue plutôt inusitée (un style de vêtements du siècle dernier) et qu'il ne ressemblait plus du tout à son médecin. Mais alors son autobus arriva et ils se dirent adieu. Elle fit quelques pas, puis se retourna pour s'apercevoir que l'homme avait disparu. Je vous serais reconnaissante de me donner vos commentaires.

M. G., Ljubljana, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « docteur » était Maitreya.


Home La forme d'un ange sur la rivière

Cher Monsieur,

En juin et juillet de l'année dernière, je séjournais dans une magnifique partie assez isolée de la forêt naturelle qui se situe dans le centre de l'Ile du Nord, en Nouvelle-Zélande.

J'étais seul la plupart du temps et passais de longues heures à méditer, prier et lire. Un matin, au lever du soleil, assis sur une colline près du camp, alors que je contemplais l'étendue de la rivière Wanganim, je vis une brume blanche flottant dans ma direction en suivant le courant et représentant un ange. Cette forme était incroyablement nette, comme une sculpture, et je sentis la présence de Dieu, irrésistible, sécurisante et aimante. Je crus comprendre que cette rivière était sacrée, bénie. Il conviendrait également de faire remarquer qu'elle coule près d'un village nommé Jérusalem.

Ceci, ajouté à d'autres expériences vivement ressenties, a transformé ma vie de façon spectaculaire et j'ai décidé de vous en faire part afin qu'elle apporte quelque inspiration à d'autres.

M. M., Wellington, Nouvelle-Zélande

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'« Ange » a été matérialisé par Maitreya. Il n'a aucun rapport avec la rivière, sinon qu'il est apparu au-dessus.


Home Maitreya, le bon Samaritain

Cher Monsieur,

En novembre 1994, alors que je rentrais de mon travail et que je me trouvais sur l'autoroute A 4500, à Northampton, en Grande-Bretagne, je tombai en panne de voiture. Un ami me vint en aide. Comme nous attendions l'arrivée des dépanneurs, une fourgonnette s'arrêta et il en sortit un Noir, très grand, mince et élégant, qui nous proposa son aide.

Il avait des yeux extraordinairement beaux, espiègles et rieurs, les mains admirablement soignées et était vraiment très élégant.

Pouvez-vous me dire si cet homme était un bon Samaritain, le Maître Jésus ou le Seigneur Maitreya ? J'ai le sentiment qu'il ne s'agissait que d'un bon Samaritain.

M. F., Wellingborough, Northants, G.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.




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